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Radioactif 333

mars 29, 2022

Radioactif 333

Texte de 2008

Assassinat de Gouin.      

Un soir, en entrant à la salle de rédaction, Alain Guilbert qui aimait bien rire de moi, m’a dit que je devais être content de ne plus être le deuxième poète de Sherbrooke puisque Gaston Gouin était décédé.  Je dois avouer que ça m’a insulté. 

J’avais beaucoup de respect et d’admiration pour Gaston Gouin.  Je ne suis pas le genre de gars à souhaiter la mort de quelqu’un pour avoir la première place.  Même si j’ai un gros nombril, je ne crois pas avoir la tête aussi enflée.  Suis-je le seul à croire que je suis un bon garçon ? 

Une chose est certaine, si j’écoutais ce qu’on invente à mon sujet, les intentions que l’on me prête, j’irais me suicider sans tarder.Faire une pipe, c’est pire que de forcer des enfants à vivre dans la misère?  

Je me suis demandé si ce n’est pas ce que le système cherche à me faire croire depuis que mon fils adoptif Rouhed s’est suicidé par amour pour Sara.  Si ce n’est pas ça, ça y ressemble en maudit.   Je ne me sens pas coupable, je suis relativement toujours heureux ;  même si parfois je panique et que je me dis que je serais mieux mort.  

Me suicider ce serait permettre à ceux qui me harcèlent de triompher.  J’ai toujours ressenti cette chasse-aux-sorciers comme étant des gestes politique camouflés sous la haine de la pédophilie, pour excuser leurs gestes politiques dignes de la Gestapo. 

Les féminounes sont une des armes de la nouvelle Gestapo de la droite américaine … Qu’importe! 

Peu de temps après la mort de Gouin, j’ai été mis au courant de la grande rumeur à l’effet que Gaston Gouin aurait été tué dans un accident de motocyclette, provoqué par une blessure à une main.  Il aurait été atteint par une balle tirée par un gars de la GRC ou des services secrets canadiens. 

Avec sa mort, la révolution n’était plus un jeu pour moi.  Nos vies étaient vraiment en danger quand on ne pensait pas comme l’establishment. 

Je ne croyais pas dans la culpabilité de Pierre Vallières, le chef du FLQ ; mais dans la perception que j’avais de la vie politique, que le système ait éliminé Gaston Gouin était possible. 

Nous vivions un film de Costa Gravas en vrai.  Allende a bien été renversé et assassiné avec l’aide de la CIA. 

Être tué par le système, c’était une nouvelle réalité.  Comment ne pas prendre cette histoire au sérieux ?  On disait que Gaston Gouin était felquiste, qu’il était celui qui avait craché au visage de Jean-Jacques Bertrand, le premier ministre et traître linguistique avec sa loi 63, qui donnait le libre choix aux parents italiens du choix d’école.  C’était un sujet explosif comme aujourd’hui, quand il est question de langue ou de religion. 

D’ailleurs, Pauline Julien et Pierre Vallières assistaient aux funérailles.  C’était la première fois que je discutais avec le chef du FLQ.  J’ai cru de plus en plus dans la version du meurtre, quoique la famille le nie encore aujourd’hui.  Paranoïa ou réalité? 

C’est comme la mort d’André Fortin, le chef des créditistes.  La rumeur voulait qu’il ait dû se jeter dans le fossé pour échapper à une auto qui lui entrait dedans.  Une mort suspecte?  Du moins, selon la rumeur. 

C’était toujours les mauvais séparatistes attaqués par les assassins fédérasses.  Mario Bachand qui organisait la lutte pour un Québec français aurait été tué par deux policiers fédéraux, en France.   Ces derniers vivraient maintenant au Québec.  C’est ce qu’on disait.  Comment vérifier de telles affirmations. 

Dans mon cas, ça faisait monter l’adrénaline et ça stimulait mon radicalisme, même si je demeurais non-violent.  Je croyais sincèrement qu’on pouvait changer le système de l’intérieur.  Je me percevais comme un journaliste très engagé, mais je ne croyais pas à violence.  Changer une bande de bandits par d’autres bandits, ce n’est pas ça la révolution.  Lors de la révolution française, ceux qui ont joué de la guillotine, on ensuite goûté à la guillotine. 

Mais, dans ma petite tête, j’admirais encore Mandrin et j’aurais bien voulu lui ressembler.

Charest .      

Nous avons trois exemples extraordinaires de la nécessité pour le Québec à devenir  d’urgence un pays pour se protéger avant que les effets de notre misère climatique nous atteignent et que les Américains – Canadiens décident de nous voler tout ce que nous avons en eau et en richesses naturelles. 

Si pour le moment, ils se servent de leur armée pour aller vider d’autres pays (comme le font la Russie, la Chine et les autres grandes puissances) de leurs richesses, nous passerons dans le « collimateur » dès qu’ils ne pourront plus faire la loi dans le reste de la planète. 

Un pays qui peut restaurer le droit à la torture et aux meurtres politiques est un pays satanique, dangereux qui n’a aucun respect pour la vie des autres. 

Les solutions économiques pour le Québec étaient déjà envisagées et même en voie de réalisation il y a plusieurs décennies. 

Malheureusement, ceux qui nous dirigent n’ont pas encore compris que nous sommes étouffés par les règles canadiennes parce nous n’avons pas les mêmes intérêts.  Ceux qui nous informent font partie intégrante de la machine qui doit nous laver le cerveau, amener tous les gens à une obéissance aveugle de leurs dirigeants despotes.  Un Québec fort, dans un Canada uni.  

Bush a volé ses élections, comme le fédéral a volé le dernier référendum.  Nous sommes encore tributaires des politiques des gouvernements supérieurs. 

Jean Charest présente actuellement trois réformes qu’on envisageait déjà, il y a plusieurs années. Que le Québec soit partenaire du Marché commun européen, ce n’est pas d’hier que cette idée flotte dans l’air.  On voulait, même avec le projet d’aéroport international, faire du Québec la plaque d’entrée de l’Europe en Amérique.  Même sur le plan culturel, Antoine Naaman, de l’Université de Sherbrooke, voulait faire de sa ville le centre mondial de la littérature francophone.  L’Europe a toujours été dans le portrait pour diversifier notre marché. 

Ce projet ne pourra jamais se réaliser, car s’il est intéressant pour le Québec, il l’est définitivement moins pour les Canadiens et les Américains. Mais, on nous fait croire que l’indépendance qui nous permettrait de réaliser ce rêve n’est pas avantageuse.  On nous fait des coups de la Brinks et on les croit.  Si notre marché avait été plus diversifié comme on le prônait, nous n’aurions pas la crise forestière.  C’est aussi le cas, en ce qui concerne, la lutte aux effets de serre.  Pourquoi le Québec a-t-il empêché Hydro-Québec de réaliser des automobiles électriques?  

L’Ontario, en basant son économie surtout la production automobile ne pouvait que se préparer un avenir de crève-faim, car nous sommes à la remorque totale de l’économie américaine.  Quand Trudeau, l’horreur Trudeau (on devrait dire libérale puisque ce fut cette même mentalité de haine envers le Québec qui a persisté jusqu’à nos jours) disait que l’indépendance était un crime contre l’humanité, il devait penser que les pétrolières sont le salut de l’humanité. 

Le Québec ne peut pas modifier l’atmosphère à lui seul, il peut juste être pollué par ses voisins.  Si au moins le Québec avait les moyens de réaliser ses politiques, en étant indépendant, ce serait déjà un grand pas.  Tous les Américains ne seront pas toujours aveuglés par les discours religieux. 

Finalement, si le Québec était indépendant, on ne serait pas en Afghanistan.  Les fédérastes appuient les guerres dans lesquelles le Canada s’est enlisé pour lécher le derrière de M. Bush.  

Les politiques économiques de Jean Charest sont intéressantes, mais elles ne pourront pas être réalisées tant que le Québec ne sera pas un pays. 

Ils ne comprennent pas vite …


Accommodements.

Les premières fois que j’ai rendu visite à maman alors que je venais d’adopter Shuhed, c’était toujours un peu compliqué, car maman qui a toujours été la bonté même n’arrivait pas à comprendre tous les interdits musulmans, comme ne pas manger de porc. 

Mon mets favori a toujours été le ragoût de pattes de cochon de maman.  Elle s’efforça donc à notre première visite de me faire son fameux ragoût, mais quand le petit est venu pour en manger, il ne voulait rien savoir et, pour moi, il n’était pas question de le forcer à ne pas respecter sa religion.  Maman dû lui faire autre chose et apprendre ses règles comme moi. 

Elle a surnommé mon fils «sa chouette», ce qui était plus facile à retenir que Shuhed et aussi parce qu’elle l’aimait bien.    

C’est un peu le même problème avec les accommodements à Montréal, à moins que ce soit rendu un moyen de chantage pour avoir des compensations financières comme on fait avec la pédérastie.

L’Église toute riche a payé et maintenant, comme je l’avais dit dans mon livre Le Temps d’agir, ce chantage se poursuit de plus belle.  C’est un commerce très lucratif.  Ça justifie aussi de ramasser de l’argent à travers des fondations, sous prétexte de défendre les jeunes contre les mauvais prédateurs.   Cependant, on n’a pas l’honnêteté intellectuelle de reconnaître que pour leur bien, qu’afin qu’il puisse devenir autonome, l’idéal ce n’est pas le 911 et la police et tout ce cirque traumatisant, mais une saine éducation pour les préparer à vivre en fonction de leur décision. Ton cul t’appartient ...

Si on regarde objectivement la règle musulmane ou juive concernant la nourriture (c’est une entrée d’argent extraordinaire), c’est stupide de la maintenir.  On ne pouvait pas manger de cochon parce que les gens autour du prophète Mahomet vivaient dans le désert et le porc est un animal qui devient un poison à la chaleur, s’il n’est pas mangé rapidement.  C’était une chose qui survenait souvent.  Donc, c’était un enseignement responsable de la part du prophète ; mais la situation a complètement changé avec les frigidaires. 

Le porc n’est plus une nourriture nocive.  Ce n’est pas parce que cet animal mange sa merde qu’il est plus impur que les autres.  Moins appétissant si on y pense en mangeant, mais pas de plus mauvaise qualité nutritive que les autres. 

Les musulmans ne veulent rien changer parce qu’ils doivent obéir à la lettre à ces enseignements et la tradition.  Ils refusent qu’on l’ajuste en fonction de la réalité actuelle. (C’est la même chose pour les autres religions). 

Toutes nos religions occidentales viennent de la même source ; de Yahvé, le dieu des Juifs, de la Bible et du Coran. 

À la suite de guerres en n’en pas finir, on a accepté qu’un seul dieu, mais les musulmans, eux, l’appellent Allah.  Nous, c’est Dieu. Ça change quoi ? Rien, mais cette nuance justifie bien des guerres. C’est comme les protestants qui sont nés des abus des catholiques avec les indulgences, etc. 

Quand tu étudies l’histoire des religions, tu ne peux pas ne pas être étonné des scandales que portent nos saintes religions.  Par contre, quand tu n’es pas fanatique, la religion est une maudite bonne affaire, car en principe elle nous apporte tous un idéal de vie.   Tout n’est pas que folie.  

Radioactif 332

mars 28, 2022

Radioactif 332

Texte de 2008

Pédérastie = handicap.   

Je ne pensais pas que la politique viendrait tout bouleverser à ce point. 

Même si j’avais récité un poème en disant que ma poésie se cueille sur les lèvres d’un garçon (j’aurais été mieux de parler de pipe, ça aurait été plus authentique).  À ma surprise, des gens partageaient et applaudissaient le fait qu’il y ait enfin une personne assez  » brave ou sautée  » pour lever le voile sur ce tabou. 

Il y avait peu de gens qui savaient que je suis pédéraste. Ça ne te paraît pas dans le front. Je ne suis pas efféminé, alors impossible de le savoir à moins que j’en parle. 

Je me considérais anormal.  J’avais peur de moi et je me demandais si c’était possible que je   « pette un jour au frette » et devienne violent.  J’avais peur que la peur me rende fou.  Je me détestais et je cherchais, comme aujourd’hui, à me comprendre et à comprendre

Naître pédéraste, c’est venir au monde avec un maudit handicap émotif.  C’est inné. Tu peux te tuer. Ou tu peux essayer de le dissimuler toute vie et mourir en te détestant, en te disant que t’es le produit de ton hypocrisie.  Ou tu peux chercher un moyen de l’assumer. C’est ce que j’ai essayé de faire. 

Une bonne partie de mes amis voyaient la solution en changeant de pays.  Là, où on n’a pas une bande des bourgeoises névrosées qui font la lutte à tout ce qui est sexuel. 

Ce n’est pas bête, car si tu tombes en amour avec un petit gars là-bas, tu vas essayer de l’aider ainsi que sa famille, comme le disait le grand écrivain français: Tony Duvert.  Cependant, il y a des fous partout sur la terre, tout n’est qu’une question de fanatisme.  

Le problème avec cette solution: c’est égoïste, même si c’est un moyen d’échapper au suicide.  Tu es là-bas un bout de temps, puis tu reviens.  Le jeune qui s’est attaché à toi est laissé sur le pavé et il vit une situation encore pire qu’avant de te connaître parce que tu lui as ouvert l’esprit à autre chose que sa misère quotidienne quand tu étais là. 

Je n’ai jamais été un touriste sexuel, mais j’en ai assez entendu parler pour ne pas me laisser emplir par toutes les histoires qu’on raconte pour justifier l’existence de bien plus grosses subventions. 

On recherche un pédophile alors que les grandes puissances subventionnent en cachette les guerres, les soldats-enfants, les enfants qui travaillent, les enfants qui sont tués par des escouades de la mort;  mais ces jeunes meurent chastes au moins, ils ne sont pas pervertis par le sexe.         

De plus, de nombreux mouvements missionnaires religieux servent de tremplin à l’espionnage et aux services secrets des grandes puissances.  Il faut bien les connaître un peu pour mieux les mâter et voler leurs richesses naturelles…

Pédéraste, tu te ruines pour ton serin alors que les responsables du commerce charnel des femmes, de la drogue, des ventes d’armes opèrent en groupe, sous la protection de la police internationale.  Toute une différence !      

Les projets à l’eau…         

L’apathie des gens et la peur des autorités locales nous ont coûté tous les grands projets pour sortir les Cantons de l’Est (Vaucouleurs) de l’impasse ; mais avec les cultivateurs,  j’ai appris que si tu veux quelque chose, tu dois brasser un peu la cage. 

Comme me l’a appris, en France, un fonctionnaire du bureau du premier ministre : Il faut parfois créer des petites crises pour laisser la fumée du volcan s’échapper en geysers. 

Si je n’avais pas réussi avec l’aéroport international de Drummondville (un petit investissement d’un milliard), la zone spéciale, etc. ; au moins, j’avais la parole de Robert Bourassa quant à son accord pour la construction de la Transquébécoise ainsi que la tenue d’une étude de mon projet de 100 millions de développement pour tirer l’Estrie de la misère économique. 

Nous n’avons pas eu tout ça, mais je dois avouer en toute honnêteté qu’il a accepté qu’on verse 55,000$ pour étudier le projet à travers le Centre de développement régional.  Le projet tombait peut-être dans les mains de fonctionnaires, mais au moins, il avait une chance de se concrétiser.  Bourassa n’était pas un fou, c’était un économiste compétent, mais il faisait dans ses culottes dès qu’il était question d’indépendance. 

Malheureusement, toutes ces promesses commencèrent à tourner au vinaigre.  Une lenteur à faire mourir un escargot d’impatience.  On m’avait aussi retiré du projet de la Transquébécoise, une politique que semblait adorer la Tribune : on me laissait faire tous les cris primaires, aboyer à qui mieux mieux après la lune, puis, on me retirait le projet parce que j’étais trop électrique. 

Quand les libéraux sentaient que je leur chauffais trop le derrière, il obtenait que je sois écarté du dossier. 

Une chance que je ne buvais pas sur la job.  Je suis beaucoup plus baveux après avoir bu qu’après avoir un fumé un joint.  Le joint me rend paranoïaque ou fou comme une punaise de lit, comme m’avait dit Mme Emma Descôteaux (you are crazy as a bed bug). 

Non seulement Bourassa a accepté le projet, mais ils ont  commencé les travaux de construction de la Transquébécoise (la 55 aujourd’hui),

 Quand Antonio Pinard, ministre la Voirie, est venu inaugurer le projet, je fus remplacé et il en a profité pour citer quelques brides de mon petit livre Réjean, une façon de marquer sa complicité avec ma campagne pour obtenir cette autoroute.  Mais, ça démontrait aussi que certains ministres étaient bien au courant de mon orientation sexuelle.  On m’avait dit que certaines grandes personnalités partageaient mes goûts. Je n’ai jamais vérifié.  C’était un petit clin d’oeil pour me calmer les nerfs.  

Réjean, c’est une lettre d’amour pour un petit gars du même nom. Quand il l’a lue, sa seule réaction fut : C’est très beau, mais on n’adore que Dieu. Mon livre finit par : « Petit prince, je t’adore».  

Réjean est le seul livre qui m’a vraiment payé parce qu’il a été lu par Ronald France, aux Ateliers des inédits, à la radio de Radio-Canada. 

Quand je suis paranoïaque, je pense qu’on me prépare une retraite définitive, mais on veut s’assurer avant qu’on ne pourra pas trouver mes livres. Pas trouvable.  Si en plus mon nom ne paraît nulle part, je serai très vite oublié.

Un libéral…

Définition : Un individu qui a troqué son cerveau par des $$$$$$….        


Les partis politiques.       

Les partis politiques devraient en principe nous permettre de nous situer dans la société et défendre des valeurs particulières.  Malheureusement, les partis politiques ne savent pas sortir de leurs petits intérêts mesquins et voir le bien véritable du peuple.  C’est le cas, du fait français. 

 À moins d’être idiot, tout le monde sait que très bientôt les francophones représenteront la minorité québécoise la plus importante à Montréal et au Canada, le Québec pèsera moins qu’une plume.  

Cette situation ne nous vient pas seulement de l’immigration, surtout si les immigrants apprennent le français en arrivant ou avant de venir.  

L’immigration est une merveille, elle permet un métissage de toutes les  beautés; mais l’immigration joue un rôle négatif déterminant ; si nous n’avons pas le courage de nous définir comme nation francophone.  Nous sommes à peu près le seul peuple sur terre à être assez schizophrène pour ne pas savoir qui il est.  On vote pour des gouvernements indépendantistes, mais on refuse de passer par un nouveau référendum, sous prétexte que ça coûte de l’argent.  On aime mieux avoir des journalistes qui pensent pour nous que de penser. 

Le moins qu’on devrait s’attendre de nos dirigeants, c’est que l’intérêt de la nation passe avec celui des partis politiques. 

Quand je me suis battu pour le français dans les sondages, c’est la Commission des droits de la personne et de la jeunesse qui a défendu le dossier.  La Commission sur la langue ou l’Office sur la langue française ne voulait rien savoir.   Non seulement le Canada ne respecte pas notre langue, mais il élimine nos valeurs : les jeunes délinquants, la guerre en Afghanistan, l’âge de consentement, etc. 

Au fédéral, Stéphane Dion semble un mollusque quand on l’entend parler des prochaines élections.  Il est capable de se comporter en frondeur seulement quand il s’en prend aux Québécois comme s’il avait déjà pris pour acquis que nous sommes un troupeau de moutons. 

Une nation qui n’a pas de pouvoir, c’est comme un homme sans colonne vertébrale…

Radioactif 131

mars 27, 2022

Radioactif 331

Texte de 2008

La pédophilie.        

J’ai discuté avec une représentante de la Commission des droits, ce matin.  J’ai compris qu’on ne peut rien dire pour accélérer l’émancipation du Québec.  Nous sommes encore inconsciemment prisonniers de la morale religieuse, même si nous n’allons jamais à l’église.     . 

Pour la Commission des droits quelle que soit la réalité sexuelle chez les adolescents, toute personne qui a une relation sexuelle avec un enfant de moins de 14 ans est un pédophile.  C’est aberrant que des gens en autorité soient aussi bornés.  On peut bien n’être qu’une province.  Je maintiens mon point de vue.  La pédophilie s’intéresse aux enfants de moins de 10 ans et les pédérastes ceux de plus de 10 ans. C’est basé sur le concept de développement chez Freud.  Normalement, la période        de latence se termine vers 10 ans. Chaque individu est différent.

Si l’on veut respecter la Charte quant à l’intégrité de l’enfant, il faut qu’à tous les âges , il puise se former une conscience personnelle en vue de l’autonomie qu’il devrait acquérir avec la vie adulte.           

 Idéalement, il ne devrait pas y avoir d’âge de consentement parce que le rythme de développement de chaque individu est différent. La sexualité est la base la plus fondamentale de la liberté et de la vie privée. 

Par contre, pour empêcher les abus, il devrait y avoir des cours de sexualité à la fin du primaire qui explique le fonctionnement du corps, les transformations à l’adolescence , les maladies vénériennes et les moyens de contraception, et surtout,  un cours qui leur apprend à dire oui ou non à des relations sexuelles.  Le fameux «  j’aime ou je n’aime pas ». Ce cours doit tenir compte de notre réalité émotive et les dangers qui s’en suivent.       Le fameux savoir vivre ensemble.

Par ailleurs, plus de propagande, de procès dans les médias, fini le temps des grandes hystéries et des procès où les victimes doivent raconter ce qui s’est passé.

La Cour ne devrait prendre en considération seulement le fait qu’il y a eu violence ou pas, consentement ou pas.  D’où l’importance d’insister sur un oui ou un non clair, sans nuance et sans interprétation possible.  Tout ça pour respecter l’autonomie du jeune et lui apprendre qu’il est le seul propriétaire et maître de son corps.  Le bien psychologique de l’enfant sera au coeur de toutes les dénonciations et de toutes les solutions.  Le jeune aura son mot à dire pour la suite des choses.  On respectera aussi son émotivé et son cheminement.  Il y a une différence entre un jeune qui a une relation sexuelle dans laquelle il s’est amusé et l’autre qui a ressenti cela comme un viol. Les deux sont possibles.     

 Avant la fin du primaire, même si des livres devraient être là pour la consultation des enfants plus curieux, l’éducation sexuelle ne devrait pas se faire à l’école ; mais être la responsabilité des parents.  Les lois sont là pour les protéger, pas les écraser.  Je suis convaincu que dans 40 ans, le Québec aura encore régressé, mais je n’y serai plus .

Pour appuyer leur mauvaise foi et leur irrespect du droit des jeunes à leur sexualité, on fait remarquer qu’il y a une tonne d’autres lois qui contournent l’âge de consentement, par exemple, sur la pornographie.  De cette façon, le véritable âge de consentement est de 18 ans.  Ottawa nous a encore fourrés.  On ne se réveille pas vite par chez-nous…

Les aveugles.        

Personne ne m’a informé des 800$ que j’aurais eus en trop du BS lorsque je travaillais pour aider les aveugles en vendant des objets de promotion.

J’avais vendu un gilet 27$. La dame ne voulait pas qu’on y aille le soir même pour livrer son gilet.  Elle ne se sentait pas bien.  Le lendemain, je l’ai rappelé.  Quand on passa ramasser l’argent en échange du gilet, la madame donna un chèque de 1,000$.  On vérifia pour être certain que tout était correct.  La dame nous avait choisis pour donner un don à la suite de la mort de son mari. J’ai demandé à mes patrons de lui envoyer des photos avec des gros mercis.  J’ai eu une commission de 300$ comme c’était la norme. Ça m’a permis de changer mon frigidaire qui venait de rendre l’âme. 

Entre temps, ma nièce m’avait parlé d’une petite fille battue dans une garderie de Magog et devenue aveugle à la suite de cet événement.  Je suis de ceux pour qui la violence faite à un enfant est strictement interdite.  Je suis bien d’accord avec ceux qui croient que les responsables doivent être sévèrement punis et suivis pour que ça ne puisse jamais se reproduire. 

Puis, la madame a décidé de redonner 5,000$ à la Fondation des aveugles.  On devait me remettre le tiers, selon leurs règles, soit 1,300$.  Or, on m’a dit que si on me remettait tout ce montant, on ne pourrait pas organiser la visite du Père Noël pour les enfants aveugles de famille pauvre.  C’est pourquoi, j’ai ré accepté une commission de 300$ pour que les jeunes ne soient pas privés de cet événement. 

Un des patrons a même fait une enquête pour être sûr que la dame était bien en santé de corps et d’esprit, ce qui avait d’ailleurs bien choquée la pauvre dame.  Et, j’ai exigé pour faire ce sacrifice que la petite aveugle dont on m’avait parlé à Magog puisse venir chercher ses cadeaux.  On a d’abord hésité parce qu’elle n’avait pas l’âge requis, mais on a fait exception. 

Le dimanche, avant la visite du Père Noël à ces enfants pauvres et aveugles, j’ai envoyé un fax à tous les média.  À notre surprise, il n’y avait pas que le Père Noël, mais une tonne de journalistes.  Probablement que la fondation a écrit qu’elle avait reçu les 6,000$, mais oublié de changer ce qui m’avait été versé, soit 600$ et non 2,000$.  C’est ce que le gouvernement veut que je leur rembourse. 

Je ne crois pas que je leur dois.  J’ai toujours été pauvre : pas seulement parce que j’ai bien vécu ; mais parce que j’ai aidé bien des gens.

Je n’ai jamais pu m’en sortir parce qu’on m’a trouvé coupable d’attouchement sexuel.  Je ne suis pas mieux, ni pire que d’autres, mais je n’aime pas l’impression d’être volé surtout si c’est  par le gouvernement.

Cocktail explosif.  

La fin des années 1960 jusqu’à 1972 fut une période particulièrement explosive dans ma vie.  Premières publications, premiers essais de marijuana, première femme, première visite en prison, premier journaliste engagé. 

J’ai d’abord compris que la morale que l’on nous force à respecter au Québec (c’est encore vrai de nos jours) est celle du mensonge religieux, de l’hypocrisie et de l’intolérance, le tout chapeauté par la censure. 

Même si je suis très peureux de nature, j‘ai commencé à penser que si Jésus est un homme-dieu, il se devait d’assumer qu’il était sexué, sinon il ne comprendrait pas grand-chose à l’être humain. Puis, je le soupçonnai d’avoir eu une liaison avec Marie-Madeleine jusqu’à ce que l’écrivain Raoul Roy arrive à me convaincre que Jésus avait aussi un amour illimité pour son petit cousin, l’apôtre Jean, qui n’avait  que 15 ans. 

Loin de me scandaliser, ça me fortifia dans ma quête de déculpabilisation.  Cette révélation et la rencontre de Daniel ont tout chambardé.  J’ai décidé d’affirmer ma pédérastie à travers mes écrits et de la vivre ouvertement, ce qui à mon sens,  m’assurait que je ne pouvais pas brimer la volonté d’un jeune puisque non seulement il le savait, mais ceux qui l’entouraient aussi.  Une protection contre la peur, la violence, contre moi-même.

Par ailleurs, je suis devenu plus politisé parce qu’en perdant la construction d’un aéroport international à Drummondville pour sauver la région d’une situation économique catastrophique, j’ai clairement compris que le fédéral nous domine, nous exploite et nous ignore pour ne pas dire nous méprise.             

Les libéraux devaient nous sauver au fédéral, grâce au French Power, mais ce n’était que mensonge.  Ils sont là pour créer une bourgeoisie fédérale au Québec et se la couler douce à nos frais. 

Dans le journalisme, j’appris à recommander les actions qui attirent l’attention et qui font avancer les dossiers.  Je parle de plus en plus de révolution, même si pour moi, c’est encore pacifique.  Je suis une grenade ambulante.  On me craint parce qu’on ne me connait pas et qu’on ne sait pas que je suis non-violent.  Je me sens responsable des causes que j’endosse. 

Définition.

Le Québec a toujours réagi très / trop émotivement, presque maladivement, dès qu’il est question de sexe

C’est bien normal puisque nous avons été traumatisés par la dictature de l’Église, remplacée aujourd’hui, par une député adéquiste qui veut remplacer la police, en poursuivant l’Inquisition contre un danger hautement exagéré : les prédateurs sexuels. 

Notons aussi que personne, moi y compris, accepte la violence dans une relation sexuelle (même entre adultes) et je suis d’accord pour que les contrevenants soient plus sévèrement punis, s’il y a violence. 

Un de mes points de vue, c’est justement le besoin de reconnaître la différence entre des gestes à caractère sexuels consentis ou sans violence et ceux qui sont imposés par la violence, les viols. 

Du temps de Freud, les femmes en chaleur qui voulaient revirer le monde à l’envers avec leur imaginaire trop puritain étaient soignées.  Leur état était souvent causé par un manque de rapports sexuels ou leur peur de la sexualité.  Eh oui! Pas assez de sexe peut te rendre aussi déséquilibré que trop

Avec notre libération, on aurait dû apprendre que la censure a pour but évident de nous garder dans l’ignorance et le mensonge. 

On prétend qu’il n’y a pas de différence entre la pédophilie et la pédérastie, tout simplement parce qu’on a arbitrairement décidé contre tous les dictionnaires, contre les constatations médicales et psychologiques, qu’il n’y a pas de différence. L’adolescent n’a pas les mêmes considérations qu’un jeune garçon de moins de 10 ans. C’est normal à cause de sa constitution physique qui se modifie. Le nier, c’est irresponsable et pourtant, c’est ainsi qu’au fédéral, on  a fixé l’âge de consentement légal. C’est vraiment d’une malhonnêteté intellectuelle incroyable. 

C’est ne pas tenir compte la réalité sexuelle des jeunes.  C’est leur refuser le droit d’avoir un rythme différent dans leur développement sexuel.  La sexualité est un droit individuel encore plus fondamental que la religion et le refuser aux jeunes, c’est de la discrimination, c’est une gifle à leur droit à une vie privée, malgré leur âge. 

C’est incroyable que ce ne soit pas le point de vue de la Commission des droits.  Essayer de nous imposer cette définition légale, c’est oublier que notre droit évolue au moins cent ans en arrière de la réalité.  C’est ridicule.  

Par contre, je suis content que la Commission reconnaisse que c’est de la discrimination que de me classer pédophile, mais on ajoute que je devais bien m’attendre à de mauvaises réactions en traitant de la pédérastie.

 Pourquoi les religions sont-elles protégées, elles ?  Personne n’est obligé d’être d’accord avec la pédérastie.   Je ne l’ai jamais contesté.  Cependant, j’ai le droit d’émettre mon opinion.  Je trouve inconcevable que l’on ajoute qu’ayant été journaliste, j’aurais dû comprendre que l’on n’a pas le droit de tout dire. 

La censure politique dans nos journaux, c’est connu de tous.  J’ai déjà perdu mon emploi à cause d’elle.  C’est un raisonnement parfaitement débile venant des représentantes de la Commission des droits de la personne. Serait-ce qu’aucune femme n’est capable d’objectivité quand il est question de la sexualité des jeunes?

Ce n’est pas fort comme raisonnement sur la démocratie.  Malheureusement, il faudrait me défendre à partir d’un avocat. Je n’ai pas d’argent.  J’en aurai encore moins quand on m’aura plumé, le 5 février prochain ou à ma sortie de prison. 

En dedans, il peut arriver n’importe quoi, personne n’a le droit à l’information dans notre pays qui donne des leçons de démocratie aux autres.

Notre civilisation.  
Si je croyais beaucoup au paranormal, je dirais que je fus dans une vie antérieure un disciple de Socrate ou de Platon, d’où mon amour pour la philosophie, la vérité, les petits gars et la vie intellectuelle. 

Je n’ai pas le courage de Socrate parce que j’ai compris que ça ne donne rien de mourir pour un idéal.  Le système est un tas de pourris : t’en changes un, il y en a 10 pour le remplacer. 

Nous en avons contre la pédérastie parce que nos ancêtres ont choisi de se développer dans la civilisation romaine plutôt que grecque.  Chez les Grecs, comme chez plusieurs autochtones, la pédérastie est un passage à l’âge adulte.  En principe, t’en sors vite, dès que tu as été initié, mais le pédéraste, lui, demeure pris à ce stade de développement.  C’est un éternel enfant ou ado.  Il deviendra facilement prêtre.

Nous, notre civilisation est celle des Romains : l’hypocrisie, le vol, l’assassinat, le pouvoir, l’argent dont la principale vocation est avocat. 

C’est une civilisation décadente.  Nous vivons profondément dans a pourriture sociale.  Les dirigeants peuvent détruire la planète pourvu que ça les paye. 

Je parlais de ma pédérastie à certaines personnes de mon environnement immédiat, des gens en qui j’avais une confiance absolue tout simplement parce que dans ma petite tête, c’était une façon de m’assurer que je ne serai pas assez fou pour violenter un garçon afin d’avoir un rapport sexuel avec lui.  Je n’avais pas encore fait le lien entre la violence sexuelle chez un garçon et la sodomie.

La fascination sexuelle est question d’ondes.  L’aboutissement normal de l’amour entre personnes de même sexe est une très profonde amitié.  Très souvent elle ne comporte pas de contacts génitaux. 

Puisque je m’intéressais au petit zizi, selon ce j’avais lu, j’étais un pervers, un fou.  Je ne voulais pas prendre le risque de devenir assez méchant pour faire mal à un plus petit que moi. 

Au fur et à mesure que je vivais et que je savais exactement comment ça se passe, je m’apercevais qu’on nous ment à pleine gueule quand il est question de sexe.  

Je pouvais comprendre, moi, le descendant grec, dans une civilisation romaine, ce que Jésus voulait dire dans son procès quand il dit : «mon royaume n’est pas de ce monde».  Je suis un intellectuel  perdu dans un monde matériel..

On ne nous a jamais dit au Québec que la pédérastie était le sommet de l’amour dans une des plus grandes civilisations humaines. 

Que les plus grands génies Verlaine, Tchaïkovski, Léonard de Vinci étaient pédérastes.  On le cache pour ne pas donner le mauvais exemple. Et, on pense qu’on est évolué, en étant de purs hypocrites. Aucun humain peut vivre dans sexualité.

Leçons de guerre.

mars 26, 2022

Leçons de guerre.

Poutine nous ramène à l’homme d’avant la naissance de la civilisation.

Pire, il fait la preuve que de s’armer ne garantit pas la paix.  Tous les pays s’armeront davantage pour faire face à la folie de quelques-uns qui s’imaginent que la puissance militaire est encore possible à l’ère du nucléaire.

C’est normal de vouloir s’armer davantage pour protéger son peuple, mais ça ne mène à rien de positif. Ce sont toujours les plus faibles qui paieront la note.

La guerre actuelle n’est pas contre la Russie, mais contre ses dirigeants.

Poutine nous pousse non seulement à moyen terme vers une crise économique, mais il nous force à oublier les changements climatiques. Encore de l’argent pour les pétrolières et les fabricants d’armes.

Cette situation existera tant que tous les pays démocratiques n’accepteront pas d’éliminer toute forme de commerce avec la Russie et tous les pays qui l’appuient.  

Nous reviendrons à nos deux mondes, chacun son bord.

Nous avons déjà le pouce dans le tordeur et il semble que bras y passera au complet à travers une guerre nucléaire. Comment continuer de voir un peuple massacré sous nos yeux sans intervenir?  Pourtant, sauf donner des armes et des moyens se subsistances pour la population, on ne peut rien d’autre que d’être impuissant et en colère, car sinon,  le prix à payer pour la bêtise de Poutine sera la destruction de l’humanité.

Le principe même qui est défendu en protégeant l’Ukraine est celui de la souveraineté absolue des états. Il nous fait comprendre combien la mondialisation n’est qu’un moyen d’enrichir les plus riches.

L’Ukraine est un pays que Poutine y croit ou non.

Ce conflit nous amène aussi à s’interroger sur l’ONU.  Comme je l’avais dit auparavant dans un livre précédent , cette organisation ne peut pas fonctionner sans l’abolition des droits de véto et sans l’organisation d’une armée mondiale, neutre, capable d’intervenir rapidement pour forcer les pays à respecter la paix.

L’ONU doit s’assurer en priorité de la disparition des armes nucléaires, car il y va du salut de l’humanité.

Poutine a provoqué la guerre quoiqu’on ramène de vieilles histoires pour lui pardonner un peu d’être avec ses semblables des monstres qui ne respectent pas la vie et la beauté de l’existence des individus. Il fait la guerre comme il y a des siècles où il fallait tout raser.

Par contre, on ne pousse pas un paranoïaque dans ses derniers retranchements. Voir les politiciens pavoiser et rire est troublant dans les circonstances.

Pour moi, la mort et la destruction qu’elle soit occidentale ou russe me peine et me désole. Je constate que les humains n’ont pas su profiter de l’histoire pour s’assagir un peu. Le pouvoir est encore trop souvent entre les mains de fous.

Des psychopathes !

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Radioactif 330

mars 26, 2022

Radioactif 330

Texte de 2008

Le vol légal du gouvernement. 

Quand j’eus un prêt pour retourner à l’école, après avoir dû abandonner l’idée de retourner à l’enseignement, (je croyais sincèrement que je ne pouvais qu’être innocenté, c’était impossible autrement), j’ai demandé ma pension.  J’ai eu le premier versement rétroactivement durant mes études.             

Le gouvernement avec ses juges a décidé que je devais leur remettre tout ce que j’avais reçu sur le bien-être, soit plus de 3,500 $.  Je n’avais jamais entendu dire qu’il fallait rembourser le bien-être, c’est un aide.  Le reste, c’est le vol légal que constituent les intérêts. 

Pendant ce temps-là, au fédéral, on vivait les commandites, des vols à coups de millions. Belle justice! Tous les vrais voleurs de ce réseau de fraudes sont libres.  Si t’as pas d’argent, il faut au moins des connexions…          

Depuis, on veut m’exclure de la liste des écrivains du Québec parce que j’ai écrit un essai, une opinion, une étude intitulée : La pédérastie mise à nue.  Parce que je suis pédéraste et que je ne m’en cache pas. 

Destituer des écrivains, faire comme s’il n’avait jamais écrit, cela ne s’était vu que dans le livre de Orwell, 1984. D’ailleurs, c’est illégal selon la Charte des droits de la personne en fonction d’un article sur les associations.           

Y paraît que nous sommes maintenant à la phase d’apprendre à diriger et à manipuler les masses.  C’est peut-être pour ça qu’il faut que je devienne la cible de toutes les haines.  Cette recherche suit de près celle sur la composition d’une drogue qui permettrait aux soldats de tuer, sans avoir de remords par la suite.  Mais, ça c’est de la petite bière à côté de mes dettes. Ils vont gagner : ils font les lois et s’engraissent sur le dos des plus pauvres.  Je suis seul entouré d’un mur comme en Palestine.  On veut me débarrasser de la loi des dépôts volontaires afin de pouvoir rogner le peu qui me reste.  Pas d’argent, pas de publication : un ferme ta gueule très efficace.        

 À ma dernière visite, derrière les barreaux, on m’a dit que j’étais supposé y laisser ma peau.  Mais on aurait remis ma mort à plus tard.  La prochaine fois, la prison sera le règlement de compte, l’accident, de la pure paranoïa ?  C’est ce que l’on m’a dit.

Qu’importe au moins, j’aurai écrit ma version sur la tolérance québécoise et ça fera peut-être, un jour, un maudit bon scénario. 

Comme dans les Lavigueur, l’écœurant n’est pas celui qui est accusé, le père ; mais la mafia qui voulait s’emparer de son argent.  Il manque seulement que mon carnet (blogue) soit lu par une meute d’agents secrets pour compléter le roman.  J’espère seulement avoir le temps de finir ma biographie.  Je n’aime pas les trous de mémoire.  

Les dettes.  

Depuis que j’ai perdu mon emploi comme professeur, il y a dix ans, il est bien évident que les salaires ont fondu.  Or, durant une certaine période, j’ai dû recourir au bien-être pour m’en sortir.  

Il était impossible de réorienter ma carrière dans l’internet, même si on avait déjà accepté le prêt dans le cadre d’un projet de retour à l’école, Sprint comme le nom d’une compagnie de téléphone, on me l’a retiré, sous prétexte que c’était une erreur administrative.

À la place, probablement pour me récompenser d’avoir travaillé pour le Bloc aux élections, le fédéral a gelé mon compte de banque.  J’avais environ 10$ pour survivre.  Belle bande de trous-de -culs au Canada !      

Les universités me refusaient comme étudiant pour un doctorat sous prétexte que je fais encore des fautes de français.  Ce qui est vrai.  Je trouve ça normal d’écrire sans faute.  Plus jeune, il fallait une équipe pour corriger mes textes.  Un bel accomplissement.   Un doctorat m’aurait permis d’enseigner dans un cegep et de gagner ma vie. 

Finalement, j’ai obtenu des prêts pour aller chercher un diplôme en scénarisation, à l’UQAM.  Je pensais que je pourrais m’en sortir en écrivant des films.  J’ai même écrit un synopsis de la Thérèsa.  Ce fut un échec total, car personne n’était intéressé.  Il faut commencer avec un scénariste professionnel pour avoir des bourses, si j’ai bien compris.  Et, je n’avais pas cette relation obligatoire. Je ne connaissais personne du milieu cinématographique.           

Quant à réenseigner, inutile d’y penser, même chez les adultes.
  Comme m’a dit André Boisclair alors ministre de l’immigration « même pas besoin d’envoyer ton cv».  Je ne pouvais même pas enseigner aux adultes.   Le seul endroit que l’on m’a proposé : Bordeaux Beach.  Je ne sais pas pourquoi je n’étais pas tellement intéressé.           

Selon le système, j’imagine qu’une fois que tu es reconnu coupable de relations sexuelles avec un jeune, tu devrais te suicider.  Tu ne peux plus rien faire, tu seras toujours le grand danger public. Ce beau système d’hypocrites te barre partout.  Pas question que tu travailles ou t’ailles vivre ailleurs. Tu n’as pas le droit de sortir du pays.  Ce n’est pas tout le monde qui veut mourir, même si on leur rend la vie infernale.      

Ce doit être à cause cette nouvelle désobéissance que l’on ne me lâche pas, même si ça fait 10 ans.  Quant au FLQ, ça fait 40 ans, si j’avais eu à récidiver, je l’aurais déjà fait, il me semble.            

Le bien-être a prétendu que je n’avais pas déclaré tous mes revenus quand je travaillais à la Fondation des Aveugles.  Il prétendait qu’il lui manquait 800$. 

À cette époque, j’étais tellement pauvre et je gagnais si peu (je suis un très mauvais vendeur, je déteste ça) que je m’achetais des bananes pour que ça coûte moins cher de repas afin de pouvoir apporter des sous à Petit Gabriel, qui vivait avec moi, qui souffrait de schizophrénie et qui s’était ramassé en prison.  Puisque je n’étais pas là, que j’étais déjà en prison quand il a été condamné, je me sentais coupable.  Quand je dépassais la limite permise de ce que l’on a droit de gagner par mois, je l’indiquais, mais y parait que ce n’était pas la bonne manière de l’écrire. Un juge a finalement statué que je n’avais pas tenté de frauder

 Aujourd’hui, je crois comprendre pourquoi. Ils ont pu prétendre que je leur devais de l’argent.  La Fondation des aveugles a indiqué avoir reçu 5,000$ en don d’une dame. Ce qui s’est vraiment passé. J’aurais dû toucher le tiers;  mais, pour permettre d’organiser la venue du Père Noël pour les petits aveugles pauvres, je n’ai pas touché ce qui me revenait de droit. Je ne l’ai donc pas déclaré puisque je n’ai jamais eu l’argent.   La Fondation a quant à elle déclaré ce montant.   

Je ne connaissais pas ce détail quand je suis passé en Cour du Bien-être. Y paraît que de toute façon, les tribunaux administratifs ne sont là que pour appuyer les institutions qu’ils représentent.   

À mon avis, c’est le gouvernement qui m’a volé et non l’inverse.


La mafia légale se déchaîne.     

J’ai reçu ce soir une tonne de papiers pour m’amener en cour le 5 février prochain.  Le plaignant : le bien-être social du Québec.   Ça me surprend parce qu’habituellement on me tape sur la gueule juste avant des élections.  Il n’y en a pas de prévu au provincial à court terme, du moins, à ce que je sache. 

Si c’était venu du fédéral, comme aux dernières élections, je n’en n’aurais pas été surpris.  Aux dernières élections, on a gelé une partie de ma retraite, sous prétexte que le fédéral ne doit pas obéir aux lois du Québec. Je suis sur la loi Lacombe ou des dépôts volontaires.  Donc, ce geste était illégal. 

On voit comment les fédérastes nous respectent, en dehors des référendums. 

Le bien-être, ce sont les Libéraux et l’ADQ, tous des fédérastes.  Serait-ce qu’aux prochaines élections, on revient aux luttes fédérastes-séparatistes?  Tous les fédérastes dans le même bateau.     

 À la suite du dernier référendum volé, comme le pouvoir de Bush aux USA, j’ai écrit que Jean Chrétien et Paul Martin étaient les chefs de la mafia légale au Canada. Quant à Stéphane Dion, je l’ai accusé d’inciter à une guerre civile à travers son projet de partition. 

J’ai appris le sens du droit d’opinion : les politiques m’ont arrangé le portrait. 

On a monté une belle mise en scène et je me suis ramassé dedans.  Mais, on ne peut pas monter des pièges ou fabriquer de nouvelles histoires à tous les cinq minutes.  Pour m’accuser, il faut qu’il y ait une victime et là, je vis seulement avec mon frère aîné et ma petite chienne Benji, très difficile de réorganiser un autre procès sexuel pour me faire haïr encore plus.  Il ne leur reste plus que l’argent. 

Le système économique est là pour créer des crises quand les gens deviennent trop lucides.  S’ils mangent assez de merde, ils oublient ceux qui les ont enfoncés dans le tas de merde et, au contraire, ils deviennent tout reconnaissants d’avoir un sauveur.  C’est une bonne méthode pour organiser ce que l’on appelle une dictature bénévole ou volontaire

Il n’y a plus de choix possible : ils sont tous corrompus.  Revenir à l’obéissance aveugle, demander pardon à genoux et prier, prier, prier pour que le ciel soit plus clément ; c’est le lot de ceux qui crient trop fort.  Écraser l’individu, une méthode que l’on emploie à outrance en politique canadienne. 

En1970, ils ont envoyé toute une armée contre une douzaine de gars.  Ils avaient peur… la mafia légale, c’est fort

L’angélisme nous coûtera-t-il l’indépendance du Québec ?


Les voleurs au pouvoir. 

La force de la mafia, c’est qu’elle est présente autant dans les hautes sphères policières que dans la pègre.  L’un est le bras légal de l’autre, mais les deux nourrissent la même mangeoire et paye les mêmes personnes qui opèrent à un échelon plus élevé.       

Grâce à mon emploi, soit effectuer des sondages, je payais ma loi Lacombe, comme on me l’avait expliqué ; mais, sans qu’on nous avertisse, la loi a été changée.  Il aurait fallu en payer plus. 

Le gouvernement, c’est le pire vampire.  Il opère par décrets.   On dirait que le gouvernement pense qu’on passe notre vie à écouter les délibérations à l’Assemblée nationale pour connaître toutes les modifications qu’ils apportent aux lois. 

Les règles du jeu n’étaient plus les mêmes.  Il aurait fallu en payer plus, mais je ne le savais pas.  Hostie !  Je vivais déjà dans la pauvreté totale et il aurait fallu que je leur en donne plus.  Tu gagnes rien (en bas de 25,000$ aujourd’hui c’est rien), mais t’as des retours d’impôt à payer.  Payez les caves!  Votre agent est nécessaire à la grande mafia bourgeoise qui fait la belle vie à vos frais.       

La petite pègre légale du Québec a trouvé qu’à 10$ l’heure, on gagne beaucoup trop.  Le cheap Labor qu’on appelait ça, dans le temps du FLQ.  Je n’avais pas ma carte de membre, mais je savais lire les journaux.  Aujourd’hui, nos voleurs légaux professionnels jappent après moi, mais augmentent les bénéfices des multinationales. 

J’étais prof, on n’avait rien à me reprocher, on a voulu m’embarquer dans un coup monté en dehors de mon enseignement. Parce qu’on avait besoin de s’assurer que je n’étais plus un membre du FLQ, pire parce qu’on aurait aimé que je sois chef d’un nouveau FLQ organisé par la police, piège dans lequel je ne suis pas tombé  Un « Mister big », comme on dit dans District 31, un ajout à la réflexion en 2022.

On a même kidnappé deux enfants pour y arriver, on m’a refusé ensuite toutes les jobs payantes et on voudrait que je leur remette ce qui m’a permis de survivre.  Gang de trous-du-cul! Le coût de la vie augmente, grâce aux pétrolières, à leurs vassaux politiques. On dit que c’est le coût des voyages pour nous apporter ce que nous consommons.   Nous payons pour nous faire voler et on aime ça. On en redemande. 

 Jean Garon, ancien ministre de l’agriculture, sous le PQ, préconisait l’autosuffisance du Québec en agriculture.   Aujourd’hui, on paye pour ne pas l’avoir écouté et bientôt, grâce à l’immigration, ce sera impossible de créer un Québec indépendant pacifiquement.  Ça n’a peut-être plus grande importance pour moi, je serai bientôt mort.  On m’y aide tranquillement à y arriver plus rapidement. 

Les chacals gouvernementaux s’acharnent déjà sur ma dépouille. 

Au fait, même les néo rhinos ne sont plus drôles et se prennent au sérieux « il ne faut pas de Jean Simoneau », depuis que les féminounes y réclament l’égalité.  Je peux annuler mon vote sans eux. 

En votant Bloc, je ne choisis pas le salaud qui va nous diriger, mais au moins, il y a un petit rempart pour nous protéger du fascisme canadien et québécois.   On peut continuer de faire semblant de croire dans la démocratie.

On est plus à l’époque de rire, mais de reprendre le pouvoir et de créer un pays.

Québec anglais.    

Jadis, M. Harper voulait que le Québec soit unilingue français et le Canada unilingue anglais.  C’est une réalité à presque 100% puisque l’assimilation est plus rapide chez les canadiens français hors-Québec. Le français c’est du folklore, en dehors du Québec, au Canada. 

Il a dû mettre de l’eau dans son vin.  Les multinationales ne veulent pas d’un Québec français (l’étiquetage, le bilinguisme, etc.).  Il faut donc continuer de nous angliciser et nos nouveaux princes-nègres (journalistes) essaient de nous faire croire qu’il n’y a rien là.  Charest s’occupe de la mise à mort du Québec français (même si économiquement il a raison de vouloir nous intégrer à l’économie de l’Europe). 

Il l’a bien dit : il ne faut pas d’une immigration à deux vitesses : les riches et ceux qui ont l’intelligence d’apprendre le français (les pauvres).  On comprend son message : il faut continuer d’assimiler le Québec avec des immigrants riches.  Il oublie que les jeunes qui nous arrivent auront à apprendre le français le plus vite possible pour vivre dans un pays francophone et non se faire vivre par lui. 

Très bientôt Montréal sera constitué d’une minorité de francophones.  Voyons donc, il ne faut pas nous prendre pour des valises.   Quant à la langue du travail, on est en train de troquer le français pour une job. 

Nous sommes les nouveaux esclaves de l’économie.  La liberté c’est d’être riche ; mais pourri.   Mon texte précédent était meilleur, mais je suis tanné de toujours devoir recommencer.  Je m’en excuse.

Quand j’écrivais mes grandes épîtres, il arrivait assez souvent que je les effaçais en essayant de les publier.  Ce qui démontre que je ne connaissais pas grand-chose dans l’art de publier sur l’internet.

Radioactif 329

mars 25, 2022

Radioactif 329

Texte de 2008

La pédérastie mise à nu.

Citation :

Le propre de la pédophilie est que l’enfant âgé de moins de 10 ans est encore incapable de distinguer entre le bien ou le mal, ce qu’il aime et n’aime pas.  Il pourrait être traumatisé par la peur de ce qu’il voit ou ce qu’il ressent.  Tout dépend évidemment du comment et de ce qui se passe pour qu’il y ait traumatisme.  Mais, mieux vaut de ne pas prendre de chance.  En ce sens, personne ne peut accepter la pédophilie.

           
La pédérastie mise à nu, page 32.

 La pédérastie est une orientation sexuelle, donc qui devrait être permise par la Charte des droits. Cependant, personne ne peut accepter la pédophilie, car, les enfants de moins de 10 ans pourraient être traumatisés par une expérience sexuelle qui ne respecte pas leur rythme de développement physique et psychologique.

La pédérastie mise à nu, page 13 

Comment Richard Martineau, du Journal de Montréal, a-t-il pu écrire que je suis pédophile, s’il a lu mon livre avant de le critiquer ?  Est-il analphabète ?

Sexualité éclatée 1.

Je n’ai pas vécu une sexualité aussi éclatée pour éduquer qui que ce soit ou me comporter en héros, mais j’adore philosopher. 

Et, je crois, que je suis lent à me faire une idée définitive sur des sujets très importants.  Je ne veux pas être un exemple, je ne veux pas tenter de montrer un harem de petits, je veux tout simplement comprendre et partager mon expérience de la vie et les réflexions qu’elle m’a amené à porter sur l’homme. 

Je cherche ce qui pourrait nous aider à vivre plus heureux.           

Pour certains,  je suis un vieux cochon qui n’a pas su dire «non», le spécimen parfait du jouisseur irresponsable qui ne pense pas au bien-être de son petit compagnon.  Les psychologues ont créé toute une variété de traumatismes chez les jeunes qui font une expérience précoce de leur sexualité.   Pourtant, les sondages démontrent clairement que les spécialistes du sexe ne savent pas de ce dont ils parlent.  Ils disent le contraire de ce que l’expérience dans la vie nous apprend. D’ailleurs, on ne veut pas rendre public les sondages fait auprès des jeunes, car ceux-ci démentent tout ce que l’on nous enseigne.      

Ma réflexion me porte à entrevoir une nouvelle approche personnelle de la sexualité. Si elle peut servir à quelqu’un : tant mieux !  Sinon, j’aurai eu le plaisir de la vivre et de l’écrire.    

Aussi longtemps qu’on remonte dans l’histoire de l’humanité, il y a des gens qui se sont posé des tonnes de questions pour essayer d’améliorer les choses.  D’autres étaient obsédés par le pouvoir.  La science a alors servi, comme les religions, à justifier les interdits sexuels.   On était prêt à tout déformer pour donner raison aux puritains.          

 Je suis un petit curieux qui essaie de comprendre la vie.  Pourquoi l’homme est-il à la fois le pire et le meilleur des animaux ? Comment pourrait-on apprendre à vivre sans guerre?  Dans l’amour. 

Personne n’est à blâmer pour ce que j’ai fait, sauf moi. 

Je remercie Dieu des circonstances qui m’ont amené à être «un peu hétéro, un peu gai, un maximum pédéraste».  Je suis un petit jouisseur comme tous les êtres humains, malheureusement, je le suis plus en esprit qu’en chair. 

Même si je suis un pisseux naturel, je n’ai jamais hésité à cueillir un plaisir sexuel.

Comme le disait jadis mon confesseur, l’abbé Roméo Laurencelle : je suis un moteur de Cadillac dans une petite volks.  Je voulais tout connaître.  On peut savoir à travers les livres ou les autres instruments de connaissance, mais il n’y a qu’un moyen de connaître vraiment : l’expérience, le vécu.  

Je ne crois pas dans la fidélité et pourtant je suis assez fidèle pour me priver du nécessaire juste pour venir en aide à ceux que j’aime.  On a prouvé récemment que les femmes ont une partie du cerveau qui expliquerait leur obsession pour la fidélité, une obsession qui n’existe pas chez les hommes.  Elles secrèteraient une hormone ou quelque chose du genre qui les amène à focaliser sur la fidélité.  Ce geste du cerveau aurait été développé dans le cerveau féminin par des siècles à s’occuper de la famille.   

Je crois que chez les femmes, la fidélité est synonyme de sécurité et de responsabilité.  Ce sont elles qui enfantent et élèvent la famille. L’homme a moins de racines familiales d’où une plus grand frivolité.  Les femmes peuvent avoir mal dans une relation sexuelle, elles saignent alors que pour les hommes le sexe n’est que plaisir d’où cette interprétation différente de la sexualité. 

Les femmes ont plus peur et sont plus sensibles au regard des autres femmes.  Elles sont même carrément jalouses. La fidélité ne me semble pas héréditaire, mais le résultat de milliers d’années à subir des rôles différents pour les femmes et les hommes.            

La fidélité est une nuance essentielle entre l’homme et la femme

La femme n’accepte pas que l’homme puisse voir d’autres femmes par insécurité.  Une exclusivité pire que la prison. On ne voit pas la vie sexuelle de la même façon quand elle est vue comme un plaisir plutôt qu’une perversité. Il faut aussi tenir compte du fait qu’une femme qui connaît une aventure sexuelle sera normalement pénétrée, ce qui qui modifie sûrement la perception que l’on a. Cela justifie sa réticence et solidifie son besoin d’exclusivité.

Une aventure sexuelle chez un hétéro, même chez les mâles, est différente de celle entre gais.  Un gai ne peut pas avoir d’enfant en faisant l’amour.  Le lien est donc moins important, de nature, strictement émotive. Par contre, aujourd’hui, le gai peu avoir le sida plus facilement qu’un hétéro. À remarque que cela ne s’applique qu’aux gais qui pratiquent la sodomie, ce qui n’est pas le cas de tous les gais.

Chez les pédérastes, même si le sexe est ce qu’il y a de plus convoité, ce n’est pourtant pas ce qu’il y a de plus important.  La pédérastie est la communication extraordinaire qui s’établit avec un garçon. Une forme de complicité.  Un partage de jeunesse. 

Fondamentalement, la réalité sexuelle féminine est la même que celle de l’homme, mais elle a dévalorisé, en écoutant les religions, tout ce qui touche à la génitalité.  Un pénis n’est pas qu’un clitoris allongé, mais c’est aussi un symbole. Selon Freud, toutes les femmes rêvent d’avoir un pénis et se sentent désavantagées parce qu’elles en auront jamais, plutôt que de s’accepter..      

Une chose est certaine : dieu étant de nature spirituelle n’a pas dicté comment agir dans notre espace temporel. 

En fait, les prêtres qui dirigeaient tout, ont inventé à travers les Écritures, les rôles de l’homme et de la femme ; en précisant les devoirs de chacun et en choisissant ce qui faisait le mieux leur affaire.  Une femme ne peut pas faire autrement que de rêver au prince charmant et à une vie à deux ad vitam aeternam, tout simplement parce que son rôle en est un de pure dépendance. 

Dans les anciens mariages, elle est strictement qu’une marchandise.  Tout est fait en fonction du mâle.  Les femmes doivent même se voiler, disparaître pour ne pas être une tentation parce que le mâle est trop cochon et tout puissant.  Il ne peut pas en voir une femme qui est belle, sans tomber en érection.  L’homme agit ainsi comme tous les animaux qui ont leur rut.   

Par contre, l’homme est le pourvoyeur, le chasseur et donc, le prédateur.  Il ne pense pas plus au cul que les femmes, mais, lui, il n’en a pas peur.  Il ne sera jamais mère.  Pour la femme. Le sexe est une responsabilité alors que pour l’homme le sexe est un plaisir.

Depuis le début de l’humanité, il se doit d’être un chasseur.  Je suis content de ne pas avoir été simplement hétéro, j’aurais manqué une bonne partie du tableau de la vie.  Je suis juste né ou re-né au mauvais moment.  J’aurais été très heureux dans la Grèce antique.  Là, ou la tempérance était une vertu, la vertu qui d’ailleurs se transforma en abstinence ce qui tua d’ailleurs la pédérastie.

La femme a peur de tout ce qui pourrait lui faire perdre son pouvoir sur son homme, même ses enfants, d’où sa haine de la pédérastie.  Elle perçoit le pédéraste comme un concurrent potentiel ou un individu qui vient briser son nid.  Une compétition inégale.  Sa peur se traduit le mieux dans la sa lutte contre la pornographie et les revues de femmes fatales.  Elle prend acte de la compétition au niveau des fantasmes mâles, lutte qu’elle imagine plus sanglantes que la guerre.  Plus elle prétend dominer son homme par la beauté, plus elle est fragile et faible parce que le corps vieillit. 

Quant à la pédophilie, la femme scrupuleuse la craint, car elle se projette dans la peau de sa petite fille ou de son petit gars qu’elle perçoit comme une partie d’elle-même.  Elle perçoit, pour eux, les mêmes problèmes de la découverte d’une sexualité qui l’a rendu honteuse de l’avoir connue.  Pour elle, la sexualité est le mal absolu, une perversion, une saleté propre aux hommes. 

Sans s’en rendre compte, les féminounes sont des homophobes et des pédophiles perverses, car elles sont toujours obsédées par le sexe des enfants. 

Le pire, ces scrupules féminins transmettent ainsi ce que j’appelle « le gêne féminin héréditaire de honte et de dégoût» parce qu’elle ne s’aime pas assez comme femme sexuée pour se percevoir, sur ce terrain, égale de l’homme.  Cette aliénation est le fruit de l’enseignement religieux qui diminue toujours la femme.  Pour avoir sa femme, son objet sexuel, l’homme doit passer par ses règlements.        

Qu’on le veuille ou non, grâce à leur manipulation des sentiments, les femmes wokes sont devenues les vraies patronnes.  Elles mènent tout, par derrière, en hypocrites, en se plaignant ; mais c’est bien elles qui dirigent tout.  Je parle bien évidemment de certaines femmes. 

Dans les pays musulmans, les femmes sont toujours rien, les esclaves des hommes, leur chose. 

Ainsi, s’il y a une inégalité entre les hommes et les femmes, c’est à cause des religions qui ont voulu que le sexe, la génitalité (ce qui est bien différent de la sexualité) ne serve qu’à procréer.  Le plaisir, c’est le mal.  

Évidemment, tout n’est pas mauvais dans l’héritage des religions si on n’est pas assez fanatique pour prendre les Saintes Écritures à la lettre.  Il faut bien qu’il y ait un mâle, un amant, un mari exemplaire de temps en temps. 

Je suis bien content d’avoir essayé plus d’un statut dans ces relations humaines.  Loin de me juger coupable, je crois que ces rôles me permettent de mieux me mettre dans la peau des autres.  Je ne sais même pas si j’ai tort ou raison.  Mon jugement sur ma vie ne vaut que pour moi.             

La seule difficulté, la seule question demeure : Est-ce que j’ai eu sans le vouloir un mot à dire dans le suicide de Rouhed?  Comment aurais-je pu empêcher le petit Gabriel de se faire sauter le cerveau avec la drogue?  Aie-je été un mauvais père ou une mauvaise mère?  

On se ment souvent quand il est question de faire son procès personnel.


Le mariage. 

J’aimais bien la façon de mon Égyptienne de concevoir la possibilité d’avoir un amant, tout en demeurant fidèle à son mari et à ses enfants.            

Comme Aristote, elle répertoriait l’amour en différentes formes d’expression, selon le genre de relation. 

Il peut y avoir des amours mari-épouse; parents-enfants ; cousins-cousines, amis-amis, etc. 

Tout le monde sait qu’il est plus facile d’établir une relation avec les gens du même sexe, si on écarte bien évidemment pour la plupart, la génitalité.  L’amitié n’est pas gai en soi quoiqu’elle est l’élément essentiel.

L’amour de son mari et de son fils est bien différent pour l’un et l’autre.  On ne fera pas avec l’un ce que l’on fait avec l’autre.  D’ailleurs, le temps a donné raison à ce précepte sexuel. 

Les relations entre les personnes consanguines créent des problèmes.  Donc, même pas besoin de grands exercices moraux pour accepter cette règle.  La nature s’en charge. 

Ça élimine de facto, l’inceste.  Par contre, les raisons qui restreignent la possibilité d’avoir un amant pour une personne mariée peuvent être surtout émotives ou économiques.  On se marie pour avoir des enfants.  Les parents sont responsables de leurs rejetons jusqu’à ce qu’ils puissent voler de leurs propres ailes.  Dans mon temps, on volait en solo très jeune. 

Aujourd’hui, avec l’université, ça n’en finit plus.  Les parents ont à peine le temps de respirer qu’ils ont déjà l’âge d’or.  Il arrive même que des grands-parents élèvent leurs petits-enfants.     

Dans la famille, le lien fondamental est particulièrement la sécurité économique ; mais les familles unies sont celles qui génèrent de l’amour maternel, paternel et familial.  Personne ou presque ne songera à coucher avec sa sœur ou sa mère.  C’est une loi qui va de soi, sans même une éducation universitaire.  

Dans certaines cultures, le mariage est complètement dénué de sentiments ou d’amour.  Le père choisit pour son enfant, selon la dote.  La femme est un objet d’échange et le mariage sert parfois à améliorer le rang occupé dans la hiérarchie de la communauté.   Pour certains, la polygamie (un homme avec plusieurs femmes) et la polyandrie (une femme avec plusieurs maris) sont acceptées.  Pourquoi pas, si tout le monde est heureux dans cette forme d’union ?  Le but premier de la vie c’est d’être heureux, content d’avoir vécu. Mais souvent dans ces mariages, les humains sont moins importants que leur valeur financière ou celle de rang.        

Pour mon Égyptienne, le mariage était une forme de contrat émotif : elle pouvait avoir un amant tant que ça ne nuisait pas à ses relations avec son mari ou ses enfants.  L’amant pouvait exister tant que personne dans sa famille n’était privé de quoique ce soit à cause de son existence. 

J’ai joué ce rôle jusqu’à ce qu’elle rencontre un autre poète plus jeune, plus beau, plus fou et plus performant au lit que moi probablement.  Le changement fait du bien.  Plus tard, elle a aussi divorcé de son mari.      

Malheureusement, je n’avais pas été assez vite pour me rendre compte, quoique je le soupçonnais, que son fils avait de l’intérêt pour ma pauvre personne.  Je n’étais pas un oiseau rare uniquement pour sa mère.             

Quand les féministes ont commencé à revendiquer leur droit à la liberté, le sens du mot « égalité  » tenait surtout au droit de pouvoir changer d’hommes ou de pouvoir entreprendre une carrière. 

Jusque-là, les femmes étaient des objets sexuels et des ménagères parce que ça avantageait le système économique qu’elles s’occupent de la famille.  Le jour, où on a compris qu’amener les femmes sur le marché du travail permettait d’augmenter le coût de la vie et par conséquent les profits, les dirigeants ont laissé s’opérer le changement ; mais on refusait toujours qu’à « travail égal, les femmes aient un salaire égal».      

Aujourd’hui, pour les féministes, l’égalité c’est une question de nombre égal, la fameuse parité.  

J’ai toujours pensé que l’égalité entre homme et femme est qu’« on est tous fondamentalement pareils, égaux, avec les mêmes droits et les mêmes responsabilités, à travers nos différences». 

Aujourd’hui, il faut deux salaires pour qu’un foyer puisse survivre.  Les enfants existent pour assurer l’avenir, mais n’ont jamais le temps de découvrir ce que veut dire le mot tendresse, affection.           

Il est impossible où presque de vivre seul à cause du coût de la vie. 

C’est comme avant, tu pouvais te rendre n’importe où sur le pouce.  Il y a eu tellement de barbaries que maintenant c’est dangereux de faire du pouce.  Est-ce que le monde d’aujourd’hui vaut mieux que celui de mon temps, où l’on pouvait faire confiance à ceux qui nous entouraient ? Nous rêvions d’être meilleurs un jour. 

Aujourd’hui, on cauchemarde la fin de la terre.  Les hommes se détruisent par avidité.  Au lieu de partager le plaisir d’aimer, on se fusille. On se dénonce. Un monde malade.   

Un nègre blanc.    

À cette époque, j’avais encore plus de difficulté avec l’homosexualité qu’avec les femmes. Je n’aime pas les grosses queues.  Nous ne parlions jamais de sexualité avec des gens qui connaissaient vraiment ça, donc, on s’en faisait une idée selon ce que l’on entendait. Une grosse queue c’était nécessairement un violeur et ce devait être douloureux parce que trop gros. On n’arrivait pas à s’imaginer l’homosexualité sans la sodomie. Un élément qui permettait de crier au besoin de protéger les enfants contre les mâles à grosse queue.          

Mes expériences avec des hommes murs furent très restreintes, même si j’ai travaillé dans un club où je devais faire des commissions dans un autre club, qui lui était gai.  Tout ce que j’en connaissais : on disait qu’ils étaient malades mentaux, les gens normaux détestaient tous les homos. Les fifis.  

Je ne croyais pas encore que la pédérastie était une forme d’homosexualité, que les gais aiment ça ou pas.         

On s’imaginait aussi qu’il était impossible de jouir entre hommes sans passer par la sodomie, une autre chose qui ne me disait absolument rien.  Les gais rôdaient souvent dans les toilettes publiques et parfois quand je me sentais assez brave, je faisais comme eux. Je m’exposais.  Je trouvais ça excitant, mon petit côté féminin ou prostitué.  Une autre forme d’expérience. 

Un regard, une couple de mots, quelques tâtonnements et une invitation à aller ailleurs ou regarder l’autre se masturber.  J’adorais me faire manger et encore plus le faire, mais seulement avec des jeunes parce qu’ils avaient une petite queue.  Il y a des hommes qui n’ont jamais connu autre chose que la masturbation sur le plan génital durant toute leur vie.  Dommage !  C’est très embryonnaire comme relation humaine.  J’étais trop pisseux pour prendre des risques parce que dans les journaux on parlait souvent de crimes à caractère sexuel.  J’étais niaiseux, direz-vous, mais j’étais comme tout le monde de l’époque.      

Un moment donné dans ma vingtaine, j’ai commencé à voir du vitiligo.  J’ai une peau brune.  On en riait parfois, soit qu’on disait que j’étais sale ou un petit nègre ; mais j’ai bien vu plus tard que je suis loin d’être aussi noir qu’un Africain ou même un Haïtien.  J’étais gêné des taches blanches qui se multipliaient sur mon corps.  J’avais honte d’être de deux couleurs. Je ne m’acceptais pas.   

Puis, un jour, je dus rencontrer Frédéric, un peintre de Sherbrooke pour un reportage sur la peinture.  Frédéric venait de Scotstown, mais il vivait à Sherbrooke avec sa gérante.  En plus de son immense moustache, Frédéric était officiellement gai. 

Notre entrevue, chez lui, se déroula comme toutes les autres.  Puis, il me prit gentiment une main dans les siennes et me demanda si j’avais beaucoup de ces taches.  Il m’invita par la suite de lui montrer mon torse. La chemise disparut.  J’étais mort de gêne.  Mais, il était évident que ça lui faisait plaisir.  Alors, je m’exécutai.  Tout ce qu’il me dit alors, même si c’était presque rien, transforma ma vie : de honteux à fier.  « Pourquoi es-tu gêné d’avoir de telles taches ?  Nous on doit porter d’immenses moustaches pour attirer l’attention et toi tu as une mappemonde sur le corps et ça t’humilie.  Réveille ! »

J’ai alors compris qu’il faut avoir la sagesse de s’accepter comme on est.  D’autant plus qu’il n’existe pas de médicament pour la dépigmentation de la peau.   » Tu peux te ruiner si tu veux, mais tu n’y changeras jamais rien ! « , m’avait dit un dermatologue.  Alors, j’ai accepté d’avoir un corps deux couleurs.   

C’est exactement la même chose avec la pédérastie.  Tu ne peux rien y changer. 

Malheureusement, la société est tellement haineuse envers les pédophiles et les pédérastes qu’il est préférable que tu vives ta réalité en secret ou avec des gens assez intelligents pour te laisser vivre.   La société, quand elle se met à haïr un genre d’individus se comporte exactement comme l’Inquisition et la Gestapo.

Radioactif 328

mars 24, 2022

Radioactif 328

Texte de 2008

Ça ne dure pas longtemps.       

Après une soirée de poésie dans laquelle je déclarais mon amour pour les petits gars, à ma grande surprise, je n’ai jamais autant été sollicité par des femmes.  On aurait dit qu’elles voulaient me prouver leur supériorité en amour et me rendre coupable parce que je leur préférais un petit gars. 

Le poète en moi leur plaisait probablement moins que le plaisir que j’avais à découvrir des âmes sœurs.  Un beau phénomène d’égalité.  Qu’on le veuille ou non la pédérastie m’a énormément apporté dans la vie dont, entre autres, de ne pas faire de distinction de sexe, de race, de langue et de religion. 

Un humain, c’est en soi un être extraordinaire. 

À mon sens, il y a du bon et du mauvais en tout, reste à savoir lequel l’emporte.  Baiser, point à la ligne, ça n’apporte pas grand-chose, sinon un bon kik d’une seconde ou deux.  Le point G, l’éjaculation, pour un gars, ça dure infiniment peu de temps. 

Le temps des chatouillements, des caresses préalables, l’éjaculation et tout est fini.

J’ai lu dans l’histoire de la répression sexuelle qu’il fut un temps où tout le corps était considéré comme zone sexuelle, Malheureusement, les moumounes ont rétréci cette zone de plaisir à ce qu’elles appellent les « parties». Les hommes  étaient probablement trop hypocrites pour affirmer que la majorité sont d’abord excités par les seins. 

Quand ils font l’amour, ce n’est pas pour faire jouir l’autre, mais jouir eux-mêmes.  C’est normal, c’est ainsi qu’ils furent nourris, donc, qu’ils ont connu les premiers et les plus grands plaisirs de la vie. 

Il faut vraiment être vraiment cochon pour être incapable de résister à une silhouette féminine au point de les forcer à se dissimuler derrière des vêtements pour ne pas être tentés.  C’est pourtant ce que firent les religions dominées par les mâles. 

Le plaisir mâle ne dure pas une éternité. Ce n’est pas fort en durée ; par contre, c’est tout puissant comme plaisir. 

C’est ainsi que j’ai dû répondre à une question que je ne m’étais pas tellement posée jusqu’alors : aimes-tu les femmes? 

Dans ma vie, j’ai toujours considéré l’expérience comme la raison de vivre, et la réflexion, la méditation comme la plus grande des jouissances, celle du cerveau.  Nous sommes sur terre pour être heureux.  La contemplation aboutit habituellement à un sentiment intérieur de plénitude et de satisfaction. 

Puisque je crois dans la Beauté, je la cherche et je la trouve partout.  Les plus beaux moments de ma vie furent une forme d’extase : être en amour.  C’est une participation active à la richesse de la vie, même s’il y a des horreurs qui surviennent à cause toujours de la violence. 

Les moments les plus difficiles de ma vie furent de ressentir ce que j’imaginais comme la misère des autres. 

Ce besoin de rendre les autres heureux m’amena à parler de relations sexuelles non seulement égalitaires, libres, mais aussi responsables. 

C’est d’ailleurs ce qui m’a amené à tant me demander si la pédérastie peut vraiment nuire aux jeunes.  Être en amour avec tout, tout le monde, ce serait encore mieux. 

Ce besoin m’interpelle toujours, car il exige de se demander : qu’est-ce qui pourrait être fait pour qu’il n’y ait plus de démunis sur la terre?   Je veux dire ceux qui n’acceptent pas et souffrent de cette situation ; car, tu peux être démuni parce que tu cherches une réponse, une vérité, à travers la misère comme Bouddha.    J’ai aussi un petit côté spirituel.    

La pédérastie mise à nu.

Citation :

Cependant, il faut avoir la sagesse de reconnaître l’existence d’une vie sexuelle dès l’enfance et le besoin de protéger les enfants de moins de 10 ans contre des gestes qui ne respectent pas leur rythme de développement, car des aventures trop précoces peuvent hypothéquer leur imaginaire, en créant des peurs ou des scrupules qui,  même s’ils ne seront plus justifiés à l’âge adulte, les hanteront quand même.           
La pédérastie mise à nu, page 31,       

Sexe et pot.

On dit que la sexualité, la cigarette et les drogues stimulent la même partie du cerveau.  Je ne le sais pas, mais je peux affirmer que les relations sexuelles étaient plus agréables, sous les effets de la drogue. Mais, si les drogues sont trop fortes, comme aujourd’hui, ça ne donne pas grand-chose puisque tu ne t’en rappelles pas.  Tu t’endors.

Quand t’étais gelé, dans mon temps, t’avais l’impression que l’éjaculation allait prendre une éternité.  Par contre, si tu te mettais à avoir peur de ne pas venir, t’avais peur longtemps.  Ça rendait le fait de faire l’amour avec une fille – parce que ton orgueil compte aussi – beaucoup moins intéressant qu’avec un garçon, car, dans ce cas, ça n’avait aucune importance que tu viennes ou pas.  

Était-ce parce que je buvais en même temps ou que je me masturbais trop souvent pour avoir ainsi peur de ne pas venir? (éjaculer) Ou est-ce parce que je ne me fais pas confiance ?

La première fois que j’ai essayé de fumer du pot, j’étais avec mon ami Réginald Dupuis, Denise, son épouse, et Hélène, mon Égyptienne. C’était une des féministes qui avaient décidé de me faire regretter de leur préférer les garçons.  C’est du moins ce que j’ai pensé à cette époque. 

Au début, moi et Réginald étions autour de la table de la cuisine, nous regardions l’Égyptienne se prélasser, s’étendre sur le bord du sofa, perdue dans ses rêves.  Nous étions persuadés qu’elle essayait de nous en mettre plein la vue.  À force d’en rire, de ne plus pouvoir nous arrêter de rire, nous avons été bien obligés d’admettre que nous étions gelés comme des balles.  L’expérience était très positive. Nous avons récidivé. 

J’ai fumé durant quelques années, mais jamais au travail.  Un soir, alors que l’Égyptienne était revenue me reconduire en auto, elle a commencé à me parler en changeant de voix, en se disant une sœur, qui avait un oeil sur le goupillon de son confesseur.  Inutile de dire que j’ai plongé dans l’improvisation et j’ai attentivement mené les débats jusqu’à ce que filent ses bas-culottes, à l’arrière de l’auto.  Son expérience était un acquis invraisemblable. 

Tout s’est terminé par une communion complète et j’en suis ressorti illuminé des grâces de la jouissance totale.  La glace était rompue et nous avons poursuivi cette idylle, même si elle était mariée.  Je me rendais chez elle quand le mari couchait à l’extérieur.  C’est aussi, à ce moment-là, que j’ai connu son fils, mon petit juif, qui s’amenait toujours en pyjama quand on regardait la télévision et qui me dévorait des yeux.  Je ne me suis occupé de lui, qu’après ses révélations, six ans plus tard.  Il me confia qu’il aurait bien aimé que je me soucie un peu plus de lui quand il était petit garçon; ce qui prouve que je ne suis pas toujours très vite. 

Sa petite sœur était jalouse, elle voulait sa mère pour elle seule.   Elle me manifestait très clairement qu’elle aurait bien aimé me voir ailleurs. 

Quant au père du garçon, nous sommes devenus de parfaits amis et je n’ai jamais su s’il a deviné ma relation avec son Égyptienne.  Pour lui, j’étais le petit comique.  Le petit pédéraste.  Était-il gai ?  Je ne le saurai jamais.

L’Égyptienne.

C
e fut une des périodes de ma vie où je fus surtout hétéro.  Ce n’est pas que les petits gars ne m’intéressaient plus, mais en trouver un, qui soit volontaire, qui aime ça autant que moi, ça ne court pas les rues.  L’Égyptienne me comblait à tous les points de vue.  La course à la perle rare était abandonnée temporairement. 

Plus tard, un homme avec qui j’ai demeuré me disait que la définition de l’amour est ce qu’il y a de plus simple : être bien avec quelqu’un. 

Non seulement, Hélène était très belle, on faisait souvent l’amour. Elle me fit connaître le pot et elle avait une très grande connaissance dans tous les domaines culturels.  De quoi charmer n’importe qui. Elle était une précurseur, elle vivait, bien en avant son temps.  Enfin, une femme avec laquelle je savais de quoi parler et qui m’en apprenait.  Une grande lectrice. 

C’était aussi une féministe qui se riait des femmes encore prises dans le carcan de la morale religieuse et bourgeoise.  Elle prouvait qu’une femme peut être supérieure à bien des hommes.  L’amour exige une forme d’admiration, de fascination pour l’autre que tu sois de l’orientation sexuelle que tu voudras.  

L’Égyptienne est la seule pour laquelle je porterai une marque physique de notre engouement réciproque.  J’étais allé faire de la motoneige avec elle.  On avait loué un vieil appareil Bombardier (nouveau dans le temps) qui n’avait pas de protecteur.  Quand j’ai voulu l’embrasser, en me tournant vers elle, je me suis profondément coupé à un genou.  Ça saignait en tabarouette.  Je n’ai pas eu mal sur le coup, je m’en suis aperçu qu’en voyant mes jeans pleins de sang.  J’ai dû passer un mois à marcher avec une canne.  Ça fait plus mal après que pendant. 

La souffrance nous détourne des plaisirs du lit . J’ai toujours la cicatrice au genou.  Cette relation avec l’Égyptienne fut fabuleuse. 

Un soir, nous nous étions rendus dans le bord d’un bois, près d’un lac, admirer les étoiles,  mon sport national.   Nous avons aperçu ce qui nous a semblé un objet non-identifié.  Malgré ce « punch » imprévu, les heures qui suivirent à faire l’amour nu sur des roches, le lac dans l’œil, furent immortelles à ma mémoire.  Évidemment, au retour, nous avons plutôt parlé de l’ovni avec son époux, un scientifique, juif, athée. 

Nous avions vu un appel intérieur de l’infini qui se traduisait dans notre réalité.  Un point comme une étoile qui se déplaçait à une vitesse ahurissante, agissant comme s’il était propulsé par un faisceau de lumière.   

C’est aussi elle qui me fit découvrir Léo Ferré.  Après la première partie du spectacle, à la suite de sa chanson sur le crachat, je voulais partir.  Elle me demanda de rester, ce que je fis ; mais je n’aurais jamais cru que je serais debout à l’ovationner comme un fou à la fin de son spectacle. 

Pour la première fois, je reconnaissais à travers un chanteur ma réalité, mon identité politique : anarchiste, libre penseur.  Contrairement, à ce que l’on pense, l’anarchie est une philosophie contre la violence.  L’ordre dans le désordre.  Je venais, grâce à elle, d’évoluer un peu plus.   Elle était aussi indépendantiste.

Radioactif 327

mars 23, 2022

Radioactif 327

Texte de 2008

Citation de La pédérastie mise à nu.   

« Si la pédérastie est une orientation sexuelle, donc, qui devrait être permise par la Charte des droits, personne ne peut accepter la pédophilie, car, les enfants de moins de 10 ans pourraient être traumatisés par une expérience qui ne respecte pas leur rythme de développement physique et psychologique. 

Même face à la pédophilie, il faut être assez intelligent pour faire la nuance– ce que notre système ne fait pas — quant à la gravité des gestes. 

Il y a tout un monde entre une pénétration et un attouchement ; mais on réagit comme si c’était la même chose.  La gravité n’a rien à voir avec la morale.  Nous ne devons pas juger selon notre morale d’adulte, mais le bien-être réel de l’enfant : quelle est la signification et l’importance réelle de la situation quant à l’enfant?  À quel point les gestes posés risquent-ils de le perturber et de le marquer? »          

Au lieu de punir, il serait préférable de soigner l’enfant et de s’assurer qu’il ne souffre d’aucun traumatisme. 

Par contre, si le cerveau peut réparer des années d’enfance très difficiles quand on est transporté dans un bon milieu, affectueux, compréhensif, je me demande comment un enfant demeure perturber par un simple attouchement puisqu’un attouchement sexuel ne fait pas très mal et peut même être très agréable quoique c’est très payant de faire croire le contraire.» Aie-je ajouté depuis.                                                                    

La pédérastie mise à nu, page 13.

Gaston Gouin.       

La guerre pour un Québec français s’est transportée dans une manifestation à East-Angus, à l’occasion de la visite du premier ministre Jean -Jacques Bertrand, en plein débat sur le bill 63.

 À cette occasion, les journaux ont tous raconté qu’un des manifestants, identifié plus tard , comme étant Gaston Gouin, un poète et professeur au CÉGEP de Sherbrooke, aurait craché au visage du premier ministre Jean-Jacques Bertrand alors qu’un autre manifestant aurait donné un bon coup de pied au cul du ministre des Terres et forêts, M. Claude Gosselin. 

Pourquoi je ne voulais pas l’écrire ?  Tout simplement parce que je n’ai pas vu l’incident et que je ne voulais pas parler d’une chose aussi grave sans en être absolument certain. 

Aujourd’hui, j’imagine que ce doit être vrai.  Tout ce que je me rappelle de cet événement que j’avais été appelé à couvrir : des proches du premier ministre sont entrés dans l’hôtel où se terminait la manifestation et où j’étais déjà, en disant que c’étaient des maudits cochons. 

Je crois me rappeler que quelqu’un s’était essayé le visage avec son mouchoir, mais qui?  C’est trop vague pour que je puisse être capable d’identifier qui que ce soit.  Je ne pouvais pas l’affirmer, je ne savais pas.  Si ça avait été le premier ministre, je l’aurais reconnu.

Je savais que ça avait brassé, mais je n’en avais pas été témoin.  Je suis sorti pour assister à ce qui se passait.

Je ne me rappelle pas pourquoi j’étais plutôt à l’intérieur de l’édifice qu’à l’extérieur.  Probablement parce que je ne voulais pas manquer ma chance d’interviewer le premier ministre sur la loi 63, la loi sur la langue. 

Ça m’étonne que je n’aie pas été mêlé à la manifestation.  La Tribune m’envoyait toujours à l’Intérieur des manifs, sous prétexte que j’avais une gueule à semer la confiance et être mieux être accepté des manifestants pour avoir plus de détails croustillants. Je pensais déjà, avec l’affaire de l’aéroport et la misère économique de la région, exactement comme eux. 

Quoiqu’il en soit, j’ai été approché pour rectifier mon texte et j’ai appris qu’on me croyait plus radical que je suis en réalité. 

C’était mal me connaître.  Effectivement, pour la langue, je suis devenu et je serai toujours radical, mais, je l’étais encore plus en ce qui touche la vérité pour un journaliste : Je ne pouvais pas écrire une chose sans savoir que c’était vrai.  

Je crois que le Québec doit être un état français, même encore plus aujourd’hui.   C’est tellement important que ça devrait être un sujet qui déborde les mesquineries des partis politiques. 

Si le Québec cessait de toujours avoir peur de son assimilation, et ce n’est pas de la paranoïa, on pourrait se montrer beaucoup plus tolérant envers ceux qui ne parlent pas français et créer une véritable unité nationale québécoise, unité qui sera bien nécessaire quand ça ira encore plus mal sur un plan international et économique. 

Mais les quarante ans où je me suis plus ou moins mêlé de politique prouvent que les Anglophones ne se contenteront jamais de la place de seconde langue.  Ils veulent l’égalité, ce qui dans leur tête, veut dire domination comme les féminounes interprètent l’égalité homme-femme.   

S’il y a un domaine où tous les francophones du Québec devraient être d’accord, c’est celui de la langue.  Si on ne peut pas s’entendre sur un sujet aussi fondamental, y a rien à faire.  Nous ne pouvons même pas être fiers d’être ce que nous sommes.  Même un Robert Bourassa, après Meech, n’aurait pas admis que le français soit encore plus piétiné.

Murray Hill. 

La fin des années 1960 et le début des années 1970 furent une litanie de manifestations.  Je me suis ramassé à Montréal, comme journaliste, lors de la grève de la police qui s’est terminée par le meurtre de Murray Hill.  

Les policiers s’étaient retranchés dans une aréna et tenaient une réunion syndicale.  Certains, pour ne pas dire une maudite bonne gang, avaient la buvette très facile et les pattes plutôt croches.  Quand dans mon rapport à la Tribune je soulignai cette aberration, deux policiers me malmenèrent et s’assurèrent d’entendre ce qu’il voulait bien entendre.  C’était leur conception de la démocratie.  Je me suis éloigné et j’ai recommencé mon rapport au journal. 

Cette soirée de manifestation fut particulièrement frappante du fait que j’étais dans les premières rangées de la parade avec les manifestants.  C’était très impressionnant d’entendre s’effondrer les vitrines et voir les gens courir les bras pleins de nouveaux produits volés dans les magasins vandalisés.  Rien de bien valorisant.  Quel vacarme !  Je ne me suis pas rendu là où les chauffeurs de Murray Hill devinrent les cibles. On apprit ensuite que la victime était un policier qui avait infiltré les manifestants et avait été tiré par un autre policier. 

C’est d’ailleurs ça le problème des manifs, le système les infiltre et leurs policiers déguisés en êtres humains mettent le trouble partout.  Ça justifie l’intervention des autres policiers qui passent leur temps à se pratiquer sur l’art de cabocher la démocratie.  Ainsi, les manifs perdent tout leur sens : les journaux ne parlent que des trouble-fête et ne disent pas un mot sur la motivation de cette manifestation ainsi que les principales revendications. 

Le système est assez pourri pour organiser la violence et ainsi manipuler l’information.  Les morts, ça n’a pas l’air de les fatiguer, mais ils nous font la morale sur notre façon de se comporter. 

À notre décharge, on doit avouer qu’ici c’est quand même moins pire que dans bien des endroits dans le monde.  Ce n’est pas une raison pour que ça puisse arriver chez-nous.

Peace and love.    

Si je me radicalisais un peu plus à chaque manifestation, c’est sûrement parce que j’avais de moins en moins peur. Le journal m’a aussi permis de connaître le premier incident où enfin des gens avaient la jugeote de se baigner nus devant les médias atterrés.  Se baigner nu, c’est dix fois plus agréable qu’avec un maillot. 

En effet, après m’avoir bien averti que je ne pouvais pas fumer ou droper sur la job, les dirigeants de la Tribune m’ont envoyé passer une semaine à Manseau où on célébrait le premier Woodstock en Québec.  

J’étais là avant même le début des spectacles.  Le premier soir, j’ai passé la nuit debout avec les jeunes complètement à jeun, donc, dans une docilité absolue.  Plus tard, j’ai recommencé l’expérience, mais cette fois, il y avait un beau petit gars qui ne cessait de me regarder et qui me passa son joint de hash.  Le hash m’a toujours fait exploser les fusibles de la sexualité, particulièrement, du toucher.  Les moments suivants furent exquis d’extases. 

J’étais non seulement journaliste, mais on m’avait fait la réputation d’un bon tireur de joint.  Les pauvres, qui m’offraient de fumer, le regrettaient vite, car j’étais d’une avidité sans borne.  Aussi, je devenais complètement une autre personne.  Drôle comme un singe.  Je poursuivais deux ou trois idées en même temps. Les dimensions de l’esprit sont très intéressantes quand elles se pénètrent et se superposent les unes aux autres.  

Évidemment, je faisais quand même attention parce que je ne voulais pas perdre mon emploi.  Qui a déjà écrit gelé, sait que tu te reprends souvent. La dérive est plus que facile.   Ce fut tellement amusant qu’un de mes grands patrons, Alain Guilbert, est venu me rejoindre, tout comme Bourassa est venu faire son petit tour d’hélicoptère. 

J’avais beau me surveiller, j’avais quand même appris à me fier à mes premiers « tripeux » et à partager les plaisirs de la communication musicale.  C’est ainsi que j’ai glissé les doigts dans une enveloppe où se trouvait une petite poudre qu’on portait à la bouche.  La danse qui s’en suivit fut extraordinaire.  Sans le savoir, j’ai dû absorber une drogue que je ne connaissais pas. 

Du plaisir, de la danse, je suis passé à la fin de la soirée à la paranoïa totale.  J’ai cru que le chanteur était une réincarnation du diable.  J’avais tellement peur que le lendemain matin, quand je me suis réveillé, je me suis aperçu, ô bonheur, que j’étais couché dans un sac de couchage avec un petit gars.  Rien ne combat aussi bien le diable que la tendresse.

Pour moi, cette manifestation de la musique remettait en question mes nouveaux sentiments politiques.  Qu’est-ce qui est la vraie révolution : changer la vie, vivre sans contrainte, ou se battre en politique pour changer quelque chose qui reviendra exactement pareil quelques années plus tard? 

Peace and love ou FLQ ?  Qu’étais-je vraiment ? 

Le Peace and love est égoïste, mais tellement plus agréable à vivre. Il est aussi beaucoup plus profond.  Le Peace and love est plus universel et sera certainement plus permanent.  Le Peace and love est jeune et rêve.

 Le pot.         

C’était une atmosphère survoltée à tous les points de vue.  Ce qui m’a sauvé et m’a empêché de sombrer dans l’enfer total de la drogue fut ma peur des drogues plus fortes et de leur effet sur mon petit cerveau. 

Malgré cette peur, j’ai eu mes quelques années de bons voyages, une expérience que je ne regrette pas, mais que je ne recommencerais pas.  Ce fut une bonne chose que je craigne les drogues.  J’ai préservé ma dignité, j’ai conservé ma conscience.    À cette époque, on avait de  » l’assez bon pot  » mexicain.  Il était beaucoup moins dangereux que celui d’aujourd’hui, mais j’aurais pu facilement devenir dépendant. 

Je ne sais pas par quel miracle j’ai cessé de fumer.  Malgré ce que certains disaient quand je suis arrivé à Val-d’Or, je ne fumais plus depuis longtemps.  Je trouvais que ça me rendait trop paranoïaque.  Par contre, je n’ai jamais empêché quelqu’un de fumer, même les jeunes qui étaient avec moi.  

Depuis, j’ai modifié ma perception des drogues.  Je suis convaincu, même si je ne suis pas médecin, que la drogue est la principale cause du nombre effarant de jeunes qui souffrent de maladies mentales.    

Le pot est trop fort pour ne pas laisser de séquelles. Je suis honnêtement persuadé qu’en permettant à nouveau d’en cultiver chez soi pour sa propre consommation ce serait le meilleur moyen de contrôler sa force et ses dommages.  Il faut le décriminaliser (en fermant toute possibilité pour les drogues dures) et le vendre comme de la boisson, sous une certaine surveillance quant à la force et la qualité.

C’est exactement comme la prostitution.  Comment enrayer les maladies vénériennes si tu ne peux pas en connaître l’étendue?  Comment exiger que les prostituées soient médicalement suivies de très près tant que c’est un crime?  Comment éviter les maladies vénériennes chez les ados si on revient à la censure d’antan, à la folie de ne pas pouvoir en parler?  

On serait mieux de lâcher un peu la cigarette et le sexe et s’occuper de nos jeunes, de la violence, sans agir comme de veilles mangeuses de balustres déconnectées de la réalité. 

J’ai arrêté de fumer la cigarette, il y a environ deux ans.  Les moments les plus difficiles sont quand on commence à nous casser les oreilles avec leurs maudites campagnes de non-fumeurs à la télévision.  Je viens tellement enragé que ça me tente de recommencer juste pour avoir la sensation de les avoir envoyé chier. 

Je trouve que nos gouvernement ont le nez trop longs dans nos vies personnelles : le sexe, le jeu, la cigarette, la bouffe, et pis quoi encore  

Pourquoi la fumée secondaire des cigarettes est-elle plus dommageable que celle des milliers de tonnes de pollution du pétrole dans les villes?   J’ai bien de la misère à croire ça.  

Higgins avait fait une étude pour nous prouver que Ste-Scholastique, c’était le bon choix pour l’aéroport international ; mais il avait été payé pour arriver à cette conclusion.  Avec le temps on peut dire que son étude était là pour mieux nous emplir.  Ce sera peut-être un jour comme pour les patates que l’on condamnait. Elles ont été réhabilitées parce qu’elles se vendent bien.  Tout marche au fric !

Law 21

mars 22, 2022

Law 21

Law 21 is a law for Québec in Québec.  It is different  with english canadian people because of our difference of  culture. We have a french history and you have an english one , these two culture dont see the religion in the same way. Québec have an history true laïcism that other do not have. In the 1960, we stop to be catholic prisonners.

I do not understand why other provinces are talking about law 21, knowing that majority of Quebecers agree with that law .  Why Canada  can take position about the Quebec governement rules for their workers?  It can be a syndicat preoccupation but not  a Canadian one.  Canada  dont even have to live under that rule. So, what is the problem out Quebec?

They are thinking exacly as when the goverment of Canada decided to kill the indian in all indian child.  After law 21, it will be law 96, against  french, because we would like Québec to be englisn speaking country as all over Canada.

Law 21 is the same for all religions in Quebec. It is a way to be sure religion take the place that should take a religion in our life.  At home and in temples.

A muslim woman can go where ever she wants with an hijab in Québec. The law will even protect her from to be butter by others.  But no one,  whatever the religion, can teach with a religious sing,  The same if you are a police or a judge.

With law 21 we wanted to stop all these fights for power of religions. Indeed, hijab is never name in the Coran, so we can wonder why we pretend it is a rule for muslim.   Lot of women around the world do not wear hjjab ans still good muslim. It just proove that men still want to have hand on women . There is a difference between religion and prosélytisme.

Stop lying!   The teacher did not loose her job because of law 21. She has been transfert, so she can respect the law, like it should have been done at the beginning.

If you dont want Québec to be laïc and french culture, just put us out of Canada. In fact, we never sing the new constitution, so we are already out.

We will be super happy that Québec be independant if you do not respect our culture. We are not a nother Ukraine where Roc tell us how to live.

If you change the constitution and have respect for our culture, we might be happy to be canadian. The realty is that there  already trwo Canada in one. French (Québec)  and Enghish (the rest of Canada).

 And we also have to respect and agree that the First nations are also completely part of our country.as egal nations  partners.  They were the first in this land. Respect us and maybe one day we will be happy to be canadian.

j

Radioactif 326

mars 22, 2022

Radioactif 326

Texte de 2008

Les Lavigueur.      

En écoutant la série télévisée sur les Lavigueur, je vois que ce n’est pas d’aujourd’hui que le Journal de Montréal manque d’éthique professionnelle.  Je me sens dans la peau de cette pauvre famille humiliée par les propos de ce journal.  Aujourd’hui, je subis le même sort. 

D’abord Richard Martineau publie une chronique en oubliant d’indiquer la nuance que j’établis entre la pédophilie et la pédérastie.  Cette nuance est d’autant plus importante que le gouvernement canadien modifie l’âge de consentement pour faire plaisir à la police et aux mouvements religieux.  Il me pointe comme un des porte-parole des pédophiles, ce que je n’ai jamais été et ne serai probablement jamais.  J’écris sur la pédérastie et non la pédophilie, toute une nuance.

La pédophilie, quant à moi, met en danger les jeunes, ce qui me suffit pour que je n’y souscrive jamais.  Des stations de radio de la ville de Québec (avec le groupe de Jeff Fillion) reprennent ce texte malhonnête puisqu’il ne traduit pas ce que j’ai écrit et elles le diffusent.  Pire, le service canoë s’organise sur le web pour que l’on retrouve, dès le début d’une recherche sur moi, les accusations de Richard Martineau. 

Même si je lui ai fait parvenir des textes pour rétablir la vérité, celui-ci n’a pas eu le professionnalisme de s’excuser et rétablir les faits.  À cause de cette accusation, l’Association des auteures des Cantons de l’Est me bannit de ses rangs alors que l’UNEQ fait enlever ma présentation comme auteur québécois sur le site «L’Île», sous prétexte que je ne suis pas (plus) membre de l’UNEQ.  C’est vrai parce que je n’ai pas renouvelé ma cotisation de titulaire depuis des années.  Puis, on m’a mis à la porte de ce cartel culturel.

On essaie de faire disparaître mon nom de tout ce qui est littéraire, sous prétexte que je suis pédéraste, comme si je n’écrivais que sur ce sujet.  Je ne vois pas pourquoi on puisse m’interdire d’écrire parce que je suis pédéraste.  J’écris sur ce sujet pour contrer la désinformation comme j’ai participé dans les années 1980 à des ateliers pour faire connaître le phénomène de la pédérastie.   Des médecins, même des policiers, assistaient à mes présentations. 

Bizarre que mon manuscrit La pédérastie mise à nu soit acceptée pour publication à Paris et rejeté au Québec.  Malheureusement, je ne suis pas assez riche pour poursuivre ce projet.  Par ailleurs, si on veut lire mes poèmes, c’est possible de le faire sur des sites en France puisqu’au Québec je suis proscrit.  Là-bas, on semble être assez intelligent pour reconnaître la différence entre pédophilie et pédérastie. 

Freud dirait que c’est une question de stade dans le développement de la sexualité des individus.  Les pédophiles s’intéressent aux jeunes de moins de 10 ans.  Ce n’est pas de ma faute, s’il n’y a pas un terme pour les adolescentes.  Même si l’évidence confirme cette nuance, les féminounes croient toujours qu’on peut être blessé par un attouchement sexuel. Elles sont ignorantes ou carrément de mauvaise foi. 

Ce n’est quand même pas moi qui oublie de constater les différences (surtout sociales à partir du mariage) sexuelles entre la perception de la sexualité par un gars et une fille : ignorance ou hypocrisie

Au prix que la chasse aux pédophiles coûte, il faudrait commencer d’avoir le droit d’en parler : elle est payée à même nos impôts

Est-il vrai que les mouvements religieux missionnaires sont infiltrés par les services de renseignements secrets, d’où cette soudaine peur pour le sexe des jeunes orientaux ? 

Les peurs libérales…       

Ça y est, la machine à faire peur libérale vient de repartir.  Selon Jean Charest, la déclaration de Madame Pauline Marois, du PQ, signifie que le Québec connaîtra cinq autres années de perturbations, si elle pose des gestes à caractère souverainiste. 

Ça rappelle la belle époque où le gouvernement fédéral avait fait organiser les événements de la Brinks pour faire peur à la population, juste avant des élections.  Une foule de documents avaient été placés dans des camions de la Brinks pour fuir le mauvais Québec séparatiste.  On s’est ensuite aperçu que ce n’était qu’un bluff, une petite mise en scène pour faire croire qu’un Québec indépendant ferait fuir tous les capitaux. 

Serions-nous redevenus assez naïfs pour ne pas comprendre que selon les dernières déclarations de Jean Charest, le fédéral n’a pas l’intention de respecter les résultats d’un futur référendum démocratique ? 

Quand le FLQ existait, Pierre Laporte se vantait dans les réunions des libéraux que ses discours sur la fuite des capitaux et la fermeture d’usines n’étaient que des mensonges nécessaires puisque la plupart des gens sont trop insignifiants pour comprendre sans exagération, sans caricature.  Faudrait-il en déduire que le Parti libéral est celui des Anglais, des menteurs et des épouvantails ? 

Pendant des années, dans les Cantons de l’Est, on s’est demandé qui étaient les terroristes qui posaient des bombes un peu partout ?  Plusieurs années plus tard un bon libéral me disait que c’était l’œuvre de la GRC ou des services secrets canadiens.  Vrais? 

M. Charest devrait savoir qu’il est bien évident que le fédéral tentera par tous les moyens d’empêcher le Québec de devenir un pays indépendant.  Le fédéral ne respecte pas les lois quand c’est dans son intérêt.

J’aurais été arrêté et accusé d’attouchements sexuels (ça te coupe de tout le monde) pour dissimuler que l’on voulait me punir d’avoir été supposément un membre du FLQ.  J’ai appris en prison que le Canada doit, si l’indépendance passe dans un référendum, ressusciter le FLQ, dans cadre d’une opération nommée «Pathfinders».  Selon ce projet, ce groupe formé d’ex-membres de la GRC et de l’armée poseraient des bombes au nom du FLQ à Montréal. Ainsi, ça créerait une situation de violence de façon à justifier une nouvelle intervention de l’armée, comme en 1970. 

 Quand on sait que l’agent Samson, de la GRC, a sauté avec la bombe qu’il allait placer durant un conflit syndical à Montréal, on sait que c’est possible.  Personnellement, je suis convaincu que si on était sûr que ça réussirait, les fédérastes n’hésiteraient pas une seconde.   

C’est vrai que la séparation du Québec du Canada créera avec certitude des perturbations, mais elles ne seraient pas nécessairement négatives pour les Québécois, bien au contraire, mais elles pourraient être illégales et organisées par Ottawa, comme ce fut déjà le cas. 

Ottawa ne respecte pas les lois du Québec, il se croit supérieur.  Quant à Stéphane Dion, il a préconisé la partition.  Ceux qui ont vu l’émission  » Une heure sur terre« , parlant d’Israël et de la Palestine, comprendront que Stéphane Dion préconise avec la partition que le Québec soit un gruyère comme la Palestine… beau défenseur du Québec.  On a pas besoin de mur, on a déjà le mur linguistique.  On a déjà nos vendus pour nous humilier et nous maintenir muets. 

Manif pour le français.

La principale raison de vouloir que le Québec soit un pays, c’est le français.  On semble oublier qu’à la fin des années 1960, la langue était le principal enjeu politique.  Il n’y avait rien de différent dans le discours des assimilateurs : le libre choix des parents.  L’anglais, pour avoir un emploi. 

Ce fut la principale raison d’exister, selon l’écrivain Raoul Roy, de la première vague du FLQ.  Je n’étais pas à la manifestation de St-Léonard, mais j’ai participé à quelques autres manifestations.  D’ailleurs, une dame a été tuée dans une de ces manifestations quand l’anti-émeute a chargé les manifestants, cette dame enceinte a été piétinée.

Dans une autre manifestation, on avait décidé de me faire goûter aux plaisirs d’affronter la police.  J’étais au premier rang des manifestants.  Deux autres gars, un chaque bord, me tenaient par la main, avec consigne que j’avançais ainsi tant qu’ils ne me diraient pas de partir pour sauver ma peau.   Je peux vous garantir que l’escouade était assez virulente pour nous faire trembler dans nos culottes.  Quand ils frappaient leurs boucliers, en marchant au pas sur nous, ce sont comme des machines qui se fichent de la vie. Des tueurs en puissance. Comment des humains peuvent-ils être considérés comme des êtres conscients, pensants, et agir ainsi, même s’ils sont bien payés ? 

À un moment donné, nous étions tout près, les autres m’ont lâché en criant « cours» et je vous garantis que c’est ce que j’ai fait.  Nous nous sommes retrouvés derrière des barricades, nous avons mis le feu et tirés des roches ; mais la police anti-émeute n’a été retardée que quelques minutes.  Nous nous sommes enfuis dans une entrée de métro.  Je me rappellerai toute ma vie le bruit de leurs bâtons sur les portes. 

Aujourd’hui, on a qu’à faire une petite croix pour changer de gouvernement, d’en choisir un qui a assez de respect pour protéger notre langue et on ne vote même pas.  Si le sort du français ne nous préoccupe pas, nous n’avons qu’à apprendre l’anglais, car nous serons très bientôt irrévocablement assimilés.  Le respect de soi, pour nous, passe par le respect du français.  Faudra-t-il reprendre la rue pour se faire respecter ? 

L’économie, c’est une arme de domination comme l’anti-émeute pour imposer la peur. C’est le propre de nos gouvernements de ne rien faire tant que la situation n’est pas devenue intenable. Ensuite, ils placent leurs fomenteurs de trouble pour justifier leur sadisme.  L’économie est devenue au même titre que la bombe atomique, l’arme de persuasion. Vous fermez votre gueule, où on ne vous donnera plus d’argent. C’est un bon moyen pour obliger tout le monde à être obéissant.

Le bilinguisme.      

Avec le bill 63, le Québec s’enfonçait.  Les aliénés (ceux qui sont contents d’être vassaux) semblent aussi nombreux que les colonisés.  Les aliénés sont ceux qui ont perdu tout respect envers eux-mêmes et leur nationalité québécoise.  Ils acceptent d’être traités comme s’ils étaient des étrangers dans leur propre territoire.  Mais, la langue est un sujet presque aussi tabou que la religion et la sexualité parce qu’elle charrie un énorme potentiel émotif. 

Plutôt que de s’expliquer, on préfère nier le problème ou s’invectiver de bêtises.  Pour certains,  être bilingues,  c’est une nécessité que le travail leur a imposé ; pour d’autres, c’est une forme d’accomplissement, de plaisir de posséder plusieurs langues alors que pour d’autres, l’unilinguisme anglais, c’est une manifestation de leur prétendue supériorité parce qu’ils ne sont pas assez intelligents pour apprendre le français ou déménager dans un territoire anglophone comme le Canada.  Ils masquent leur déficience en faisant valoir leur droit de pouvoir utiliser l’anglais au Québec. 

Personne ne veut empêcher personne de parler anglais, mais on demande que l’on ait assez de respect envers la majorité pour apprendre aussi le français et pouvoir ainsi communiquer avec les autres en français. 

Ces unilingues anglophones masquent leur déficience en faisant valoir le droit d’utiliser l’anglais au Québec.  C’est pas ma faute, c’est à cause des autres. Personne ne peut reprocher à un autre de vouloir connaître le maximum de langues parce que ça permet d’étendre ses connaissances sur un plan social et culturel.  Être ouvert aux autres, c’est une qualité et non un défaut.  Il n’y a que les petits bourgeois pour s’arrêter aux accents toniques. 

Que tu parles anglais, même si tu vies au Québec, il n’y a rien là ; mais que tu ne parles que l’anglais et que tu vives au Québec, tu as un foutu problème de respect envers les autres.  La langue utilisée au Québec, c’est le français ; mais plusieurs nouveaux arrivants ne se donnent même pas la peine et la chance de l’apprendre. Si nous étions plus, que nous ne serions pas noyés dans une mer anglophone, la langue aurait moins d’importance.  C’est pourquoi un Québec indépendant sera capable de mieux accepter le bilinguisme qu’aujourd’hui.  Nous n’aurons plus à craindre l’assimilation ou si elle se fait, ce sera de notre faute.  Un autre élément de ce problème est qu’il est pratiquement concentré à Montréal.

Perception

Même si le français est la langue d’usage au Québec, un bon nombre d’immigrants ne l’apprennent pas.  Ces gens ne semblent pas penser à leurs enfants qui, à l’école, doivent apprendre le français. 

Auparavant, le gouvernement défrayait les coûts des cours de français.  Aujourd’hui, c’est encore plus restreint et les Québécois ne perçoivent l’immigration qu’en fonction de ce qu’elle nous coûte.  « Ils ont tous les avantages dès leur arrivée, alors que les nôtres peuvent compter sur aucune aide. », pensent plusieurs. 

Avant d’apprendre l’anglais, si tu respectes ceux qui te reçoivent, tu apprends leur langue : le français.   Par contre, ça coûterait infiniment moins cher si les immigrants apprenaient le français dans leur pays avant de venir au Québec.  Ils pourraient assurer leur survie (l’aide serait moins dispendieuse), tout en apprenant le français, un métier, notre histoire, nos coutumes.  Quand ils arriveraient ici, ils pourraient voler de leurs propres ailes.   Non seulement ça coûterait moins cher, mais ça permettrait aux immigrants d’avoir tous les outils pour vivre cette nouvelle liberté qui leur est donnée.  Ça permettrait d’entretenir l’immigration, car nous en avons définitivement besoin. 

Qu’est-ce qui empêcheraient les industries qui ont besoin de main-d’œuvre de participer à leur formation, moyennant un certains nombres d’années garanties de travail?  Mais, pour créer tout ça, il faut d’abord reprendre totalement en main notre immigration.  Le fédéral s’en est toujours servi pour nous assimiler et combattre l’indépendance

Radioactif 325

mars 21, 2022

Radioactif 325

Texte de 2008

Raymond Garneau.         

J’étais peut-être devenu un peu trop fanatique.Par exemple, Raymond Garneau, le ministre des Finances, s’était rendu au Pub, rencontrer les gens de Sherbrooke.  J’ai refusé de lui donner la main parce qu’il représentait celui qui rejetait ou du moins ralentissait la réalisation de nos projets.  Il détenait la bourse. 

Comme il me connaissait, il fut étonné de ma réaction et me dit simplement qu’il m’avait connu dans des moments où j’étais plus gentil.  Effectivement, je crois que je venais de déborder émotivement mon rôle de journaliste. 

Plutôt que de simplement rapporter les faits, je prenais la cause du bien-être des gens en main. Si La Tribune était trop libérale pour que ce soit acceptable, j’étais trop Estrien pour être encore objectif.  Je voyais les revendications et je m’identifiais à ceux qui les revendiquaient. 

En fait, je surévaluais peut-être le pouvoir des manifestations et de la contestation par rapport aux résultats qu’auraient apporté de bonnes relations avec les autorités.  J’étais un petit Robin des bois délinquant.  Il a fallu 40 ans pour que la Transquébécoise soit terminée comme je le préconisais. J’aurais peut-être été plus efficace pour la région si j’avais été un peu moins revendicateur. 

J’étais le genre de journaliste qui croyait plus dans l’obligation à la vérité et aux résultats qu’à l’objectivité.  J’étais trop engagé et je croyais trop dans le quatrième pouvoir, celui de la presse.  J’en conviens. 

En ce sens, je ne devais pas être un cadeau à contrôler. 

Heureusement, cependant, je n’en ai jamais fait une affaire personnelle.  Je comprends mes anciens patrons, mais ça n’excuse pas qu’un journal soit pratiquement le porte-parole d’un parti politique.  Le journal se doit plutôt à ses lecteurs.  Je croyais dans la vocation de ce métier : défendre les intérêts du peuple et de la vérité.  J’étais un peu trop fanatique.   

J’ai connu le même désaccord avec Pierre Péladeau quand j’ai travaillé dans un de ses hebdos, à Port- Cartier.  Je prenais pour le monde et non pour le patron.  J’ignorais la consigne voulant qu’on n’attire pas les mouches avec du vinaigre. J’avais ma chronique Ti-casse-divague pour pratiquer mon humour.


En dehors du travail, j’étais un épicurien. Une doctrine qui place le plaisir au centre de ses valeurs.  Jouissons maintenant, on ne sait pas quand on mourra.  D’ailleurs, j’étais en amour avec un petit gars qui l’était autant que moi. Il venait me chercher au journal et ne repartait pas sans moi.  Les secrétaires étaient renversées d’apprendre qu’il vrai qu’un jeune peut désirer autant un vieux. 

Journaliste engagé.         

À mon avis, l’erreur que j’ai fait comme journaliste à cette époque fut de me mettre dans la peau de la population et de faire mien le besoin de sortir l’Estrie de son impasse économique alors que les représentants de la région n’étaient qu’un amas d’amorphes. 

Ils avaient tellement peur du politique, qu’ils pliaient l’échine à la moindre décision comme s’il était impossible de faire changer d’avis un gouvernement.  Contester, il ne connaissait pas ça, il faisait partie de ce pouvoir qui ne pense qu’à réglementer et gruger davantage ton portefeuille, même s’ils étaient les victimes.  Et, malgré ça, nous arrivions à obtenir que des projets prennent forme. 

C’est ainsi que Robert Bourassa a promis en campagne électorale de poursuivre la construction de la Transquébécoise et que Georges Vaillancourt, le député de Stanstead, a appuyé le projet de développement Sherbrooke-Magog-Orford.  Ça n’a pas tellement changé puisqu’il est évident plus que jamais que dans le cas du mont Orford, on n’a pas une vision régionale pour régler le problème.  

Il faut créer un territoire touristique qui dépasse les limites de la montagne et dure à l’année longue.  Il faut un lien entre le zoo de Granby, le Centre musical, les théâtres, Magog et Sherbrooke, un lien très rapide qui permet aux touristes d’évoluer autant sur le plan de la beauté de la nature de la région que de son développement culturel. 

Pour connaître l’Estrie, il faut développer des activités qui exigent que le touriste doive y venir souvent et longtemps.  C’est une industrie du sourire et de la gentillesse.  Le tourisme, c’est une atmosphère de plaisir à tous les niveaux. 

Je prenais ce développement trop à coeur.  Je devenais trop partisan, pour ne pas dire fanatique.  Je n’étais pas attaché à un parti politique, quoique j’aie acheté ma carte au Parti Québécois pour protester contre la décision du fédéral de créer Mirabel au lieu d’appuyer le projet de l’aéroport international de Drummondville. J’étais surtout un régionaliste. 

Dans mon évaluation de la solution, il devenait de plus en plus clair et impératif que le Québec devienne un pays, si on voulait s’en sortir ; mais dans ma tête, c’était encore assez vague.  L’indépendance servait à éliminer un palier de gouvernement ; aujourd’hui, je dirais un palier de voleurs légaux.

Bourassa à Asbestos.

La Tribune m’envoyait là où elle avait besoin d’un journaliste.  C’est ainsi que je me suis ramassé à Asbestos.  Cette ville minière est reconnue, depuis la fameuse grève de 1949, comme un endroit où le syndicalisme est très important. 

Quand j’y suis allé, on faisait face à la nécessité de construire un nouvel hôpital puisque l’ancien était condamné à tomber dans le trou de la mine.  Lors de la conférence de presse, Robert Bourassa, qui me connaissait bien, avançait ses solutions, tout en disant à ceux qui y assistaient : « C’est bien ça.  C’est bien ce que j’ai dit, n’est-ce pas, Jean? » J’étais un peu mal à l’aise, je penchais par nature davantage en faveur de la population.  Je doutais des promesses politiques d’autant plus que la réalisation de la Transquébécoise allait moins vite que je l’avais espéré quand Bourassa a accepté le projet. 

Aussi, dans le corridor, le président du syndicat qui marchait avec moi me demanda si je devais le croire.  Je lui fis remarquer que personnellement, je le trouvais pas mal menteur.  On toussa à côté de moi et un autre marcheur que je n’avais pas remarqué était nul autre que Robert Bourassa qui écoutait notre conversation. 

En privé, Bourassa m’offrit un retour en politique, n’importe quand, selon mon bon plaisir.  Je n’avais qu’à lui signifier. 

Bourassa fut toujours gentil avec moi ; mais il ne pensait probablement pas qu’un jour on serait complètement quasi ennemi et que je lui dirais qu’il n’était qu’un maudit menteur.  J’admets que non seulement c’était polisson, mais ça ne donnait rien.  En devenant ennemi avec Bourassa que j’avais connu et admiré, je perdais toute crédibilité comme journaliste impartial. 

Que voulez-vous, on est des êtres émotifs, parfois trop?  Le journal ne me laissait plus couvrir les conférences de presse parce que j’étais trop politisé alors j’étais rendu du côté des manifestants.  En groupe, j’étais encore plus fanatique. On veut devenir objet d’admiration, faute d’avoir un pouvoir réel. 

Si Robert Bourassa avait fait un référendum sur l’indépendance immédiatement après le lac Meech, je l’aurais appuyé à 100 pour cent ; mais il a préféré négocier l’entente inacceptable de Charlottetown.  Trop peu, trop tard, disait-on. Mais, on a jamais eu le courage d’appliquer l’unique solution qui nous reste : créer un pays.   

Le français est la principale raison d’exister du Québec. Il sera très bientôt trop tard.

 
Manif contre Bishop.       

Peu de temps après mon arrivée à la Tribune, un autre sujet que l’économie prenait de plus en plus de place : le français. 

À Sherbrooke, on entendait peu parler de l’assimilation et de la résistance à apprendre le français. Ça semblait un problème propre à Montréal.  Pourtant, ce qui se passait dans la métropole avait aussi des incidences sur nous. 

J’avais appris, comme tout le monde, qu’il y avait un mouvement terroriste à Montréal, le FLQ ; mais ça ne m’intéressait pas particulièrement.  Je faisais comme tous les autres lecteurs : je lisais le titre et parfois quelques paragraphes.  Je n’y connaissais rien, sauf qu’avec le projet de l’aéroport international, c’était évident que nous, du Québec, nous n’étions rien dans la pensée fédérale. 

Le problème de la langue, lui, était contagieux parce qu’il faisait ressortir que nous sommes des colonisés.  Il faisait appel à notre sensibilité.  Il nous atteignait directement.  Par exemple, j’ai été mandaté de couvrir une manifestation pour un Bishop français.  Bishop, c’était l’université anglophone, à Lennoxville. 

À vrai dire, je trouvais ça un peu ridicule, car je ne voyais pas ce que l’existence d’une université anglaise chez-nous apportait de problème.  Nous avions une université française à Sherbrooke et je travaillais avec Antoine Naaman, à faire la promotion d’un projet de faire de Sherbrooke, le centre international de la littérature francophone, le CELEF, à Sherbrooke. 

Comme d’habitude les dirigeants de la Tribune ont demandé que je fasse le travail au sein des manifestants.  Au début, tout était calme, mais soudain, les anglophones choqués ou apeurés ont commencé à nous tirer des balles de neige, à nous bousculer et certains se présentèrent aux fenêtres, les fusils à la main.  J’ai trouvé que «nos anglais» en mettaient pas mal. 

D’autre part, pour la première fois, je me sentais solidaire de ceux qui manifestaient pour le fait français.  Une nouvelle vocation.  Ce fut un bain presqu’une noyade de patriotisme. 

Je venais de découvrir que nous, les francophones, nous étions exploités chez-nous non seulement sur un plan économique, mais pire, dans notre identité.  Je venais d’ajouter un élément à la perception que l’on avait de nous, le petit peuple. 

Par contre, je rejetais toute la philosophie voulant que nous ne sachions pas parler notre français.  Je percevais ça comme un autre moyen bourgeois de nous humilier. Le joual est une langue juste un peu plus régionale.  Il n’y a pas qu’à Paris qu’on sache parler français, mais on est juste un peu moins snob.

Les partis politiques.       

Donc, la manifestation pour la francisation de l’université Bishop, à Lennoxville m’a, à ma grande surprise, sensibilisé sur notre situation de majoritaire qui se comporte en minoritaire à travers les partis politiques fédérastes. 

Quarante ans plus tard, ça n’a pas changé : le Parti libéral est toujours celui des fédérastes, des Canadiens dominants et de la finance.  L’Union nationale est disparue parce qu’elle jouait aux nationalistes québécois et fut remplacée d’abord par le Parti québécois, puis, est apparue l’Action démocratique, fidèle à l’Église, mais issue du Parti libéral.  Des libéraux de droite.  Rien de plus.   

Qu’y a-t-il de changé ?  Rien de fondamental.  Le Parti libéral est toujours un parti fédéraliste qui tente de nous faire croire que nous sommes mieux à l’intérieur du Canada alors que le Parti québécois est un parti plus associationiste qu’indépendantiste pour des raisons évidentes : c’est le seul moyen non-violent de marcher vers la construction d’un pays, le Québec. 

Par ailleurs, la venue de l’Action démocratique est simplement l’apparition d’une droite à l’intérieur du Parti libéral, la girouette sur le plan constitutionnel.  Les positions de Mario Dumont nous forcent d’admettre que son parti est dorénavant carrément fédéraliste. Son vrai visage est vite identifiable sur l’échiquier politique à cause des positions de Mario Dumont sur tout ce que préconise Mme Pauline Marois. 

C’est comme la prétendue ouverture du Nouveau parti démocratique envers le Québec.  Nous savons tous maintenant, comme je l’avais dit dans les années 1970, que le Nouveau parti démocratique est essentiellement fédéraliste, même opposé à une vraie confédération canadienne.  Le NPD est contre l’indépendance du Québec, c’est devenu clair.  QS est pareil.

D’autre part, les fédéralistes d’extrême droite se servent du féminisme pour essayer d’augmenter le nombre de votes fédéralistes chez les femmes.  D’autant plus que les femmes sont de plus en plus la vraie majorité numérique. 

 Avec la création de petits partis politiques féministes, la récupération sera facile pour les libéraux qui multiplient les baisers à la cause féministe que l’on identifie à une lutte contre la liberté sexuelle.  On ne divise pas la gauche, il n’y a jamais eu de gauche et de droite au Québec. Il y a les conservateurs (religieux) et les progressistes.

Ainsi, le Québec se retrouve dans une bien drôle de situation politique.  On essaie de faire croire qu’il faut diriger le Québec, sans se mêler de la guerre fédéraliste-indépendantiste, comme si on pouvait éliminer ce débat. 

Jamais, avec Stephen Harper, comme premier ministre, le Québec a été aussi prisonnier des politiques d’extrême droite américaine.  Nous sommes en guerre en Afghanistan parce que nous sommes Canadiens.

Un Québec indépendant serait neutre et contre cette forme de guerre qui protège les intérêts des pétrolières, des religions, des Seigneurs de la guerre, de la drogue, etc.  Mais elle fait ressortir une nouvelle fois la bravoure des nôtres.    

Radioactif 324

mars 20, 2022

Radioactif  324

Textes de 2008

Constitution

Un autre bel exemple d’hypocrisie politique est d’offrir la possibilité que le Québec soit reconnu comme nation à l’intérieur du Canada alors que cette reconnaissance est fondue dans une Constitution canadienne qui est encore plus rigide qu’un corset

Ils doivent croire les Québécois très stupides pour oser proposer une formule vide, qui ne veut rien dire.  

C’est le statut que le Québec gagne pour l’éternité après 40 ans de lutte pour s’affirmer. 

Chaque année, le Québec perd un peu d’espace et de pouvoir à l’intérieur du fédéralisme.  Chaque année, le Québec se voit noyer par l’anglais qui reprend le terrain, grâce au fédéral.  C’est comme nous demander d’organiser des fêtes nationales pour marquer la disparition du fait français en Amérique. 

Plus nous adhérons aux valeurs des soaps Américains à la télévision, plus nous nous enlisons dans notre disparition comme peuple.  Qui les écoute le plus : les femmes.  Pas étonnant que la campagne morale contre la pornographie nous frappe autant, c’est l’arme choisie par les protestants et les Mormons pour conquérir la population américaine et combattre le catholicisme, en accusant ses curés aux doigts trop longs. 

Une croisade réactionnaire reprise par les mouvements féminounes incarnant chez nous l’âme conservatrice par excellence.  C’est le contraire de l’égalité des sexes.  Les femmes sont encore les victimes.   Elles nient une partie d’elles-mêmes.  Au lieu de s’ouvrir à la sexualité, elles la combattent et créent même une forme de paranoïa quant à la sexualité des jeunes.

Poésie de jet.

Les changements dans ma poésie ne tenaient pas autant à mon talent qu’à l’atmosphère poétique dans laquelle je nageais et je voulais nager.  Sauf que dans mon temps, la morale débile qui anime nos scrupuleux (es)et féminounes issues de la religion, était vertement contestée.  On en avait assez de leurs mensonges et de leur hypocrisie, de leur lavage de cerveau. 

C’était le début de la prise de la parole.  On le faisait les fesses serrées, à moins d’être gelés comme des balles.  Ou c’était pour le kick plus que par conviction.  C’était notre coup de poing dans l’infâme censure sexuelle. 

C’est en ce sens d’ailleurs que ça n’a pas changé.  Il suffit simplement d’évoquer une «poésie de jet» pour que nos vieilles paranoïaques pensent que c’est une poésie pédophile.  Aucun rapport.  Ça marque simplement leur ignorance, car, je vous assure qu’un jeune de seize ans n’a rien à envier dans la production spermatique à un petit vieux de la cinquantaine qui a besoin de sa pilule viagra pour produire sa gouttelette.  Le fleuve St-Laurent ne coule pas qu’à travers nos terres,  mais les âges y jouent un rôle prépondérant. 

Un jeune c’est plus un volcan qu’un jet.  Sauf, que je me politisais.  C’était peut-être très comique d’exiger que j’aie le droit d’avoir une photo de Réjean sur mon bureau, à la Tribune, au même titre que mes patrons exposaient celles de leur femme et de leurs enfants ; mais c’était une conversation, une discussion en trois ans de contestation.  Pourquoi n’aurais-je pas le même droit de voir mon petit amant aussi souvent qu’eux regarde leur épouse ?  Ça n’enlève rien à personne, sauf à moi, si j’en suis privé. 

Je n’ai jamais compris de quoi ces gens se mêlent.  C’était le même phénomène pour l’avortement : en quoi la décision d’une jeune fille les regardaient-elles?  Un paquet de gens manifestaient contre ce droit individuel.  Certains scrupuleux rendus malades par leur morale ont même commis des actes criminels pour empêcher les autres de choisir. 

Heureusement, les féministes ont remporté leur combat pour le droit des femmes de diriger leur sexualité et ça amorcé un profond changement dans notre société.  Malheureusement, on n’a pas encore complètement appris à se mettre le nez dans nos affaires et respecter la liberté des autres.  Les fascistes sont de retour pour régler la vie sexuelle de tous et chacun à partir d’une interprétation farfelue de la sexualité par les religions

À moins qu’il y ait violence, la sexualité d’un individu ne regarde que lui.  La sexualité libre est le premier élément d’une politique de respect de la vie privée.  C’est même son fondement.  Si on ne peut pas le concevoir, on ne peut pas comprendre le sens du mot démocratie ; car on veut imposer notre point de vue à tout le monde, surtout aux jeunes.

Ça paye, le sexe .  

Les pseudos séquelles que l’on subit en ayant des relations sexuelles, sans domination et sans violence, entre un jeune et un adulte, sont une invention des «psys» pour s’en mettre plein les poches et ruiner l’Église catholique.  Les Mormons et les preachers ont parti le bal, dès que les féminounes ont commencé à se servir de la pédophilie pour essayer d’écraser l’Église catholique parce qu’on voulait que les femmes puissent devenir prêtres.        

De la protection de l’enfance, on est passé à l’arnaque facile et communautaire, en ce sens, que tous les acteurs peuvent vite et facilement se graisser la patte.  Il suffit de dire que vous avez eu du plaisir durant un certain temps avec un petit vieux pour prétendre que ça vous a traumatisé et, pour le reste de votre vie, l’argent vous inonde. 

Si vous avez été traumatisé, c’est plutôt que vous avez été élevé dans une atmosphère trop puritaine et que vous n’avez pas su faire la part de choses, croyant que vous étiez la personne visée dès qu’il était question de sexe.  Un petit problème de personnalité est définitivement à la base de tels traumatismes.  Vous réagissez comme si tout le monde savait avec qui vous avez joué aux fesses. 

Le délire religieux est bien plus dangereux qu’un attouchement sexuel; car, le plaisir d’un attouchement sera une invitation à recommencer tandis que le délire religieux est la porte d’entrée de la schizophrénie et de la paranoïa. 

En fait, ce n’est pas la personne avec laquelle vous avez un contact sexuel qui est la principale responsable, elle n’est que l’élément déclencheur de votre instabilité affective, le principal responsable est l’éducation que vous avez reçue. 

Vous auriez eu tout simplement besoin d’une personne assez ouverte pour être capable de vous en parler.  Ce n’est pas une relation sexuelle qui rend un individu méchant ou sale, indigne ou autre qualificatif du genre ; mais sa façon de concevoir la sexualité. 

Les cochons sont ceux qui voient du mal dans la sexualité. 

Que dire de l’entrée en scène de tout ce cirque judiciaire dès qu’il est question de sexe.  C’est assez pour rendre n’importe quel enfant fou. 

En tous cas, recevoir 100,000$$ pour s’être fait faire une pipe par un curé, c’est mauditement bien payé.  Je suis persuadé que n’importe quel travailleur du sexe aimerait que ça le paye autant.

Les pieux mensonges.

Quand je suis allé dedans, j’ai rencontré un des gars qui venait d’être présenté à la télévision comme une victime d’un prêtre qui était aussi ébloui par son petit zizi que les prêtres incas par le soleil. 

Il m’a d’abord raconté comme à la télévision qu’il s’était éveillé alors qu’un mauvais curé aux doigts longs venaient de s’emparer de son petit  goupillon et qu’il lui avait crié de manière à éveiller les soupçons des autres et ainsi sauver sa «josephtée».  Cet incident l’aurait marqué encore plus que la révélation de son homosexualité quelques années plus tard. 

Quand on est ignorant, on croit qu’une orientation sexuelle ça s’attrape dans sa soupe.  Une autre fois, nous sommes revenus sur le sujet.  Cette fois, le curé avait entrepris une petite fellation qui lui procura assez de plaisir pour le réveiller.  Il ne lui mordait pas le gland comme un écureuil, il le léchait comme un cornet de crème glacée. Choqué,  il aurait asséné un coup de poing sur le nez du curé, mais il serait resté encore plus traumatisé que la première fois qu’il a essayé la cocaïne.

En fait, ce n’était jamais arrivé.  Tous les jeunes qui se font prendre essaieront de faire croire qu’ils ont été forcés ou qu’ils n’en ont pas eu connaissance, tout simplement pour se disculper.  C’est normal.  Ils font croire que leur vie a été un enfer parce qu’ils ont participé à une activité sexuelle (qu’ils avaient alors pourtant bien aimée) parce que plus ils ont été malheureux, plus l’Église va payer.

Dénoncer, c’est moche.  C’est vouloir reprendre de la valeur auprès de ses siens en se proclamant victime comme si d’avoir du plaisir traumatise autant que de souffrir. 

Puisque la sexualité est encore mal vue et que les adultes deviennent fous dès qu’il est question de prédateurs sexuels comme s’ils étaient nécessairement tous dangereux, il y a peu de chance qu’on ne devienne pas un héros de la lâcheté.    

Radioactif 323

mars 19, 2022

Radioactif 323

Textes de 2008

Une courroie.         

En fait, c’est vrai que je n’étais pas une personne importante et je ne le serai jamais ; mais je déplaçais beaucoup d’air avec mes articles.  Je semais du vent et j’ai récolté la tempête : on essaie maintenant de s’assurer que je sois bien relégué aux oubliettes, comme une vieille chose afin que ne se propage pas cet esprit de liberté ou d’ouragan. 

Tout ce que je faisais, j’alignais mes entrevues pour élargir les champs de conscience.  J’ai réalisé l’esprit et l’écrit d’un premier projet de développement de l’Estrie, le projet des 200 millions et j’ai essayé de concrétiser cet élan, en me servant de mon emploi de journaliste. 

Pour les entrevues, je trouvais la personne qui disait ce que je voulais entendre dire.  Mes entrevues avaient un but : aider les plus pauvres à mieux s’en tirer, ce qui est devenu pour moi synonyme d’indépendance du Québec. 

Je n’étais pas plus fin que les autres, mais j’essayais de comprendre et d’agir. 

À cette époque, contestation et révolution avaient un tout autre sens qu’un éclat de rire.  Quand j’ai laissé le journalisme, j’ai éliminé tout mon pouvoir d’éducation et d’action.  En continuant d’écrire, je suis encore un tantinet fatigant, car j’essaie de réfléchir et ça remet encore des choses en question. 

En 1996, on a cru que je prenais définitivement ma retraite.  En étant accusé et reconnu coupable d’avoir touché le zizi d’un petit compagnon de voyage, je perdais toute crédibilité. Il suffit de le rappeler pour que je sois un moins que rien. 

Pourtant, le juge avait dit : « il n’est pas un danger pour les garçons, mais il en est un pour les institutions du pays. » Même l’enquête policière n’a pas pu relever une ombre d’infraction après avoir interrogé les garçons de l’école où je travaillais.

Le système est une organisation de bandits légaux et non légaux mille fois plus forts que moi.  Je suis devenu pour le système qu’une simple flatulence.


Poésie de jet.         

Oraison pour des salauds
dans Chair de poule, aux éditions Tic-tac, marque l’évolution non seulement des thèmes abordés dans mes poèmes, mais un changement de structures qui se personnifie à l’intérieur même de la calligraphie des textes.  Les césures sont plus claires.  Ce changement notable est dû à la fréquentation des poètes, grâce aux nombreuses relations de mon ami Gaétan Dostie. 

Entendre, voir, fréquenter les plus grands poètes du Québec a modifié mon écriture d’autant plus que, dans le temps, l’enseignement de la poésie à l’école n’existait pas.  Il est venu avec les cégeps.  En fait, comme le reste, je l’apprenais sur le tas. 

Aujourd’hui, à force d’être refusé, je n’écris presque plus de poésie quoique j’adore encore en lire.  La poésie demeure pour moi l’expression profonde des sentiments et puisque je vivais une période très politisée, il était bien normal que la politique s’insère dans ma poésie. 

Pour combattre, les indépendantistes, ce qui rimait avec artistes de tous les genres, on a commencé à dire que la poésie ne pouvait pas avoir un contenu politique.  Puis, pour protéger les jeunes de leur réalité, on a fait de même avec la pédérastie. 

Tu peux tout dire en autant que tes images de nature sexuelle soient hétéros ou gaies et que  ta façon de vivre ta sexualité s’exprime dans les mêmes formes, gestes et expression que le veut les adultes.  La pédérastie est délinquante. On semble ne pas se rendre compte que l’interdire c’est toujours de la censure, donc  un emprisonnement de l’esprit. 

À force de vouloir rendre la poésie impuissante et épurée, elle finit par ne rien signifier.  Cependant, j’avoue être encore envoûté par les mots.  Il faut faire un choix, car il y a un choix immense de talents dans toutes les catégories. 

En fait, tous les poètes méritent d’être connus : certains nous plaisent plus que d’autres, comme en toutes choses.  Poésie rime avec amitié. 

Grâce à la poésie, j’ai compris que la révolution ce n’est pas renverser un gouvernement par les armes, car tu te sers du même instrument qu’il utilise pour sa domination ; mais en créant un monde tout à fait parallèle

Plutôt que de penser en fonction d’idéologies, religions, partis politiques ; les gens devront apprendre à se regrouper selon leur univers de valeurs.  Il faudra apprendre à s’unir et à agir en fonction de ses croyances, tout en respectant le droit des autres à en faire autant.  Tant qu’il n’y a pas de violence ou de domination, tout doit être permis. 

Plus le temps passe, plus les frictions seront graves et nombreuses entre pays, même entre individus.  Nous embarquons lentement dans la société de la restriction.  La planète ne peut plus nous nourrir tous et les riches sont trop radins pour vouloir partager.


Les manifestations.

Je n’organisais pas les actions, mais on me consultait sur leur éventuelle efficacité. Que devait-on faire pour être diffusé, comment agir pour avoir le maximum d’impact dans les médias.  Un exemple : la guerre des producteurs de lait. 

Pour mieux se faire entendre des députés fédéraux, les producteurs avaient organisé un face à face avec eux, à la veille des élections.  Puisque ça me semblait insuffisant pour faire cracher Ottawa, j’ai discuté avec les autorités du syndicat quant au genre d’actions qu’il fallait organiser pour attirer l’attention.  C’est ainsi qu’il y eut une très importante manifestation des cultivateurs dans les rues de Sherbrooke dont le thème aurait pu être : nos vaches sont à Ottawa.

Ce qui m’aidait, c’est qu’en plus d’écrire pour La Tribune, je partageais mes informations avec Québec-Presse, un hebdomadaire national, qui employait le futur ministre de la Culture, M. Gérald Godin.

On décida de multiplier les manifs à travers tout le Québec.  Ainsi, plus tard, quand, M. Olsen, le ministre fédéral de l’Agriculture, est venu à Richmond, les cultivateurs l’ont reçu avec des pancartes.  Il était impossible que le ministre retourne à Ottawa, sans avoir compris l’urgence d’agir.  Une petite action qui l’a décidé à verser 10 millions $ pour les cultivateurs de production laitière qui risquaient de perdre leur ferme. 

Ce n’est peut-être pas énorme, mais c’est le genre de résultat pour lequel je me sentais très fier et qui compensait pour la dévalorisation que créaient mes attirances sexuelles délinquantes. 

 Au cours d’une négociation avec les autorités fédérales, les représentants de l’UPA m’ont raconté qu’on se servait de mon nom pour faire avancer les pourparlers quand les discussions s’enlisaient.   Il suffisait de dire qu’on me téléphonerait pour que ça débloque.  J’étais très fier de ce pouvoir et je m’en servais toujours pour améliorer le sort des Cantons de l’Est.  Dommage que dans nos sociétés, il faille de la violence pour faire débloquer les choses.

Palestine.

Dramatique de voir le parti conservateur de Stephen Harper essayer d’être encore plus conservateur la Palestine que son modèle républicain Georges W. Bush. 

Harper n’a pas assez d’argent pour aider l’industrie du bois du Québec, mais il donne 300 millions $$ à la Palestine pour participer au processus de paix de Bush au Moyen-Orient. 

Les conservateurs n’ont pas encore compris qu’il s’agit non seulement d’une guerre d’eau potable, mais surtout d’une guerre de religion entre juifs fanatiques et musulmans fanatiques pour ne pas dire complètement sautés.

Contrairement, à ce qui s’est passé au Liban, le Canada donne son appui à la Palestine, mais à travers un parti susceptible d’appuyer Israël.  C’est mieux que la guerre, j’en conviens ; mais le Canada devrait inviter Israël à serrer un peu les armes et à respecter davantage les Palestiniens. Est-ce pour aider une population qui souffre quotidiennement de cette mésentente religieuse ou pour appuyer le parti qui est le plus susceptible de se rallier à Israël ? 

On dirait que le mot d’ordre dans cette région du globe est : mieux vaut mourir dans la foi que d’avoir l’intelligence de partager un territoire où tous les dieux ont été créés par une même religion qui a éclaté à travers les siècles en de multiples religions. Pour presque chaque virgule différente, dans les divers textes, il y a une nouvelle religion.

Par contre, les morts sont réels. En ligne Israël, les USA, le Canada contre la Palestine, l’Iran et la Russie.  Qui va enterrer la hache de guerre ? C’est ainsi que je perçois cette situation : la paix viendra quand se tairont les religieux.

Jérusalem ne devrait pas appartenir aucun de ces pays ou de ces religions, mais être un patrimoine mondial, supervisé par les Nations Unies, où chaque religion apprend à s’ouvrir aux autres.  Il n’y aura plus de fanatisme, plus de motif de guerre, si on oublie que l’énergie, le pétrole,  tue la terre.

Radioactif 322

mars 18, 2022

Radioactif 322

Textes de 2008

La guerre.   

La guerre est d’abord un processus économique, un moyen pour ceux qui dirigent de s’approprier l’avoir des moins bien nantis.  Sans une foi aveugle, un pouvoir politique ou judiciaire absolu, la guerre est impossible.  La guerre vit de nos taxes et de notre consommation.  Elle existe grâce à notre ignorance et notre indifférence à ce qui arrive à l’autre. 

La guerre règne depuis les débuts de l’humanité parce qu’on a laissé le pouvoir entre les mains de quelques bandits légalisés qui peuvent se permettre de tout piller.  La guerre est un commerce planétaire excessivement payant.  Elle est de ce fait un processus économique ; car, elle oblige à devoir investir de nouvelles fortunes pour rendre la vie acceptable et rendre un petit groupe de gens plus riches en devant créer plus d’armes.. 

La guerre, c’est vouloir la domination de sa foi, de son dieu sur tous les autres.  La guerre est de ce fait un phénomène d’ignorance, de fanatisme religieux et de racisme.  S’il n’y avait pas les religions, les individus auraient une conscience personnelle qui leur permettrait de se rendre compte que la guerre ne peut être qu’un abus de sa force.   Dieu est pour plusieurs le bras qui leur fait croire qu’ils sont supérieurs à tous les autres et ils essaient de l’imposer aux autres.  La guerre est un phénomène d’ignorance et de finances.       

Alors qu’on est prêt à remuer ciel et terre pour diriger la sexualité de chaque individu surtout dans les sociétés riches (un moyen de détourner l’attention de la violence), on assiste en silence au viol de conscience de milliers de jeunes qui, contre leur gré, doivent joindre les rangs des armées de soldats-enfants.  Plutôt que de dénoncer la misère des gens qui forcent des jeunes à se prostituer, on s’en prend au tourisme sexuel, un bon moyen d’éviter de dénoncer la misère de ceux qui sont forcés d’avoir recours à la prostitution pour survivre. 

C’est plus facile de s’en prendre à quelques individus qu’à des régimes politiques qui abusent de leur population.  Même si on sait que ça existe, le viol n’est pas encore considéré comme un crime de guerre.  Quand victoire rime avec défoulement collectif, qu’avons-nous de plus à offrir que les animaux ? 

Souvent les guerres sont moussées hypocritement par les intérêts des grandes puissances ou pour défendre ceux des multinationales qui ne respectent rien, sauf leurs profits. 

La guerre ce sont quelques dirigeants, qui à travers les banques, le développement, tirent les ficelles pour s’en mettre encore plus dans les poches.  La guerre, c’est un système planétaire entre les mains d’une poignée de dirigeants. La guerre commence avec les services secrets des pays et l’absence de morale individuelle, ce qui fait en sorte que l’argent est plus important que la vie ou les individus.  

Comment combattre la guerre?  Faudra-t-il que la vie sur terre soit irréversiblement condamnée à disparaître pour agir ? 

La lutte à la guerre est individuelle.  Elle passe par le refus systématique de tous les individus à souscrire à un gouvernement qui met de l’argent dans les armements. 

Si les religions jouaient leur vrai rôle d’apprendre à s’aimer et s’entraider quelle que soit ta foi, elles pourraient créer une solidarité et une conscience universelle qui tuerait l’ignorance géopolitique qui permet la guerre. 

Pour cela, les Nations Unies devraient être la seule organisation mondiale qui possédé le pouvoir d’intervenir pour solutionner les conflits.  On devrait s’entendre pour que l’humanité cherche à éliminer la pauvreté, l’ignorance et mette en place un minimum de lois qui, au lieu de se concentrer sur la sexualité, porteraient sur l’élimination de la violence individuelle et collective. 

Il est impossible d’éliminer la guerre sans le respect de l’égalité entre chaque Homme-Femme.  Pour éliminer la guerre, il faut combattre la misère, l’ignorance.  Il faut orienter nos recherches en vue d’améliorer la vie physique et sociale de l’humanité entière, en passant par l’amélioration du niveau de vie et de la qualité de vie de tous les individus où qu’ils se trouvent sur la planète.  Notre façon de vivre actuelle est par son insouciance un crime permanent. 

Ma mort. Un scénario.     

Je l’avais pressenti, mais je n’y croyais pas.  Je ne savais pas que ça pouvait être un passage aussi doux.  Ce fut comme si j’avais perdu les commandes de mon propre jeu vidéo et qu’il se serait mis à exécuter toutes sortes de programmes que je n’avais pas demandés ; mais qui ne m’étaient pas inconnus, des séquences de ma vie précédente.      

J’ai juste ressenti dans la nuit une profonde déchirure intérieure.  Un glissement vers le centre d’un brouillard opaque.  Je me sentais comme un spermatozoïde dans une mer de sperme.  Je faisais quelque fois surface, ce qui me permettait de reconnaître par ci, par-là, des paysages terrestres.  La sensation avait été assez forte pour m’indiquer qu’il ne s’agissait pas d’un rêve.  Aucune douleur, une fascination blanche et une peur de l’inconnu m’habitaient.  Ma vue était une montagne russe dont les pics émergeaient dans la réalité terrestre.

Si je m’introspectais, j’observais que j’étais comme une gouttelette, bel et bien plus petit qu’un atome, attiré vers je ne sais quelle destination. Quand j’ai ré aperçu mon corps, il n’était pas tellement différent de l’image que je me fais de moi, sauf que quelqu’un m’avait taillé la barbe et je fus à même de constater que j’avais une immense bedaine de Québécois en Floride. Puis, je suis revenu dans mon épais brouillard.   On aurait dit qu’il s’était partiellement dissipé avec mes doutes. 

J’étais plus ou moins indifférent d’avoir disparu.  La mort est comme un tout petit trou dans la trame d’un film.  L’entrée dans une caravane en marche vers un nouvel ovule.  L’action se continue, mais elle n’a pas nécessairement rapport avec l’image qui précède.  Je demeurais un Je.  «Je» identifiais clairement des scènes.  Je ne paniquais plus autant qu’au moment où pour la première fois j’ai pris conscience de ma disparition dans le film de la réalité. 

J’ai profité de ce sentiment de reprendre en main mes désirs pour aller vérifier à nouveau si j’étais vraiment devenu un fantôme.  Rien de plus vrai.  J’étais une furtive allusion dans un dictionnaire.  La vie se déroulait maintenant sans moi.  On ignorait jusqu’à mon existence perdue parmi des milliards d’autres vies. 

Je compris que le brouillard traversé était fait d’un nombre incalculable de petites cellules comme moi, suspendues je ne sais où.  La déchirure fut plus profonde comme une marque de conscience.  J’étais déjà un autre «je » en devenir.

La structurite.

Je ne suis pas devenu indépendantiste seulement parce qu’on a refusé le projet de l’aéroport international à Drummondville, mais parce que le refus de ce projet et les difficultés que l’on vivait dans l’Estrie étaient presque toujours liées au fédéral. 

D’abord, nous n’existions pratiquement pas au niveau fédéral.  Il fallait en prendre conscience et y remédier si on voulait évoluer un peu.  Dès qu’on avait un problème de fond, on se rendait compte que la solution aurait été une intervention d’Ottawa, l’inaccessible.  Nos besoins étaient toujours contraires aux besoins d’une autre partie du Canada et le reste du Canada passait toujours avant nous quand il s’agissait de solutionner un problème. 

Par exemple, on avait donné 200 millions $$ aux producteurs agricoles de l’Ouest, mais on ne pouvait rien avoir pour nos producteurs laitiers qui crevaient de faim au Québec.   Notre seul début de conscience était le parti créditiste : le grand-père du parti Néo rhino par son côté loufoque. 

Par contre, je craignais une autre manie que j’ai appelé « la structurite».  Souvent, pour solutionner un problème, on créait un nouveau palier de gouvernement ou une commission d’enquête dont les résultats iront mourir sur les tablettes.  Problème oublié, problème réglé jusqu’à ce qu’il refasse surface dix fois pire qu’avant. C’est peut-être bon pour créer de nouveaux emplois , mais ça ne règle rien, au contraire, c’est ce qui faisait que toutes les solutions nous coûtaient encore plus cher.          

Les institutions semblaient être des bulldozers pour recueillir de nouvelles taxes qui étaient remises aux grandes industries qui changeaient de location dès qu’elles avaient retiré toutes les aides que nos gouvernements leur donnaient.  C’était le bien-être social des riches, des multinationales, une première forme de mondialisation.  

Plus t’as de paliers de gouvernements, plus tu peux imposer différentes sortes de taxes ; mais les profits se ramassent toutes dans les mêmes poches au bout de la ligne, soit quelques riches qui contrôlent l’économie ou le monde.    

Les autorités pouvaient se sauver des services à rendre à la population en disant qu’il relève d’un autre niveau de gouvernement.  Toujours le même pelletage dans la cour du voisin.

Les juridictions.    

La structurite, c’est l’enfant pauvre, un niveau inférieur à l’empiétement des juridictions constitutionnelles, à partir du même principe : partager le plus de pouvoirs possibles pour mieux taxer.  Plus t’as de gouvernements qui se prétendent responsables et ne font rien pour régler les problèmes, plus ils peuvent revendiquer de champs de taxation.  Un vol légal. 

On nous dévalise à partir de nos impôts et comme si ce n’était pas suffisant, on y ajoute les taxes.  Chaque palier est une valeur ajoutée.   On devrait éliminer tous les retours d’impôts pour ceux qui gagnent (seul ou en famille) moins de 25,000$ par année.  En- bas de ce montant, tu ne vies pas, tu existes à peine, car tout coûte plus cher et comme je l’écrivais dans l’Homo- vicièr, tout est maintenant commercial.

Quand tu gagnes 100,000$ par année et plus, tu ne peux pas te rappeler ce que c’est de devoir sans cesse te casser la tête pour arriver à payer ton toit et ta nourriture.  Tu penses que la prostitution est une dépendance décadente et tu rêves à des lois de plus en plus répressives sous prétexte de protéger les plus jeunes et les générations à venir. Tes valeurs changent.  Les profits deviennent ta raison de vivre.  Le respect, la compassion pour les autres disparaissent.  Tu juges parce que tu payes. 

En fait, pour qu’il puisse y avoir des riches, il faut de petits poissons pour les nourrir.  Les riches s’imaginent que les petits ne sont que des dépenses, oubliant que sans les petits, il n’y a plus de consommateurs.  S’il n’y a plus de consommateurs, il n’y a plus de ventes, plus de profits.  Tout comme s’il y en a trop, car ce sont alors les richesses naturelles qui manquent au rendez-vous.  Le problème Nord-Sud, pays développé vs les pays pauvres ou en développement.  Pour que la société augmente son train de vie, il faut des travailleurs et surtout des ignorants.  Ainsi, on peut leur faire croire que leur salut en dépend et les faire travailler en payant le minimum.  Si les gens réfléchissent trop, ça met la stabilité du système en danger. 

Les juridictions ont un autre avantage indéniable : quand survient un problème, tu peux prétendre que c’est d’une autre juridiction.  On retrouve ça aussi quand les ministères se lancent la balle les uns les autres pour que rien ne bouge.  C’était exactement ce qui arrivait dans l’Estrie. 

C’est chiant d’avoir un petit maudit journaliste qui réveille les gens.  J’étais, ainsi l’ennemi de l’establishment.    Réveiller les gens, ça implique de critiquer les structures en place.     

Radioactif 321

mars 17, 2022

Radioactif 321

Texte de 2008

Censure.

Il y a des moments dans la vie où on laisserait tout tomber.  C’est un matin de même.  Je suis vraiment écœuré.  J’irais prendre une marche avec Benji, mais il pleut, les chiens ont l’avantage de ne pas te juger… sur ta sexualité. 

Je constate que je n’existe plus dans la liste des auteurs du Québec, c’est du moins ce que m’a donné ma recherche sur le site de l’UNEQ, le syndicat des écrivains du Québec (à moins que je me sois trompé, je suis très poche sur ordinateur). 

Surprenant que la droite ait autant de pouvoir au Québec.  Le Québec serait-il devenu à l’image des États-Unis et leurs républicains?   Selon leurs perspectives, en mars je serai totalement disparu de la carte des écrivains.  Ils travaillent fort en ce sens comme dans le roman de George Orwell 1984, l’état avait le pouvoir de faire disparaître toutes traces d’un individu dont il ne voulait plus entendre parler. 

Tant pis pour moi, j’aurai écrit tous ces livres pour rien.  Heureux que quelques-uns aient eu du plaisir à me lire avant de disparaître.

Pour que l’on puisse agir ainsi, il faut une unanimité extraordinaire. Je dois être un des gars les plus haïs du Québec. 

Je vais continuer d’écrire pour vous jusqu’à ce que mon barre ici aussi.  Écrire, est un geste d’amour.  Le don de soi

Que l’expérience soit bonne ou mauvaise. Avec ou sans talent.  Y a des avantages à une telle saloperie.  Je ne dépenserai plus d’argent pour essayer de publier, ce qui épuisait toutes mes ressources, et puisque je suis trop vieux pour commencer à « cruiser », je ne dépenserai plus pour aider qui que ce soit. . 

Je vais abandonner la rigueur d’une biographie (ce que je fais déjà) et je vais me laisser aller dans des coups de cœur comme si je discutais avec des gens que je connais et que j’aime bien.  Des gens en qui je peux avoir confiance parce que je ne mets pas leur  » vol ou leur viol de conscience  » en danger.  Vive la liberté !

La mort de Madame Alice Gosselin.   

Je suis allé en visite chez Madame Alice Gosselin.  J’étais en amour par-dessus la tête avec Réjean et je filais une période de bonheur parfait, même si j’étais toujours dévoré par les peurs engendrées par mes scrupules. 

La nouvelle qu’elle m’annonça avec tact m’a atterré : elle avait un cancer et il ne lui restait plus que quelques mois à vivre.  Quelle chose affreuse à apprendre ! 

Un soir, durant les événements d’octobre 1970, je me rendais avec mon ami Réginald Dupuis donner du sang pour répondre à un appel d’urgence puisque j’avais la catégorie demandée.  Une automobile fonça dans le camion dans lequel j’avais pris place à l’arrière.  Bizarre, je revenais juste de me relever, car quand je m’étais étendu, j’avais la tête exactement où l’autre auto nous enfonça.  Je me suis retrouvé avec une immense bosse au front et à l’hôpital.  Tout à coup, j’ai eu une peur affreuse.  Ma vie se déroula dans une fraction de seconde et Dieu me jugeait.  J’ai tout revu ce qui m’était arrivé avec les résultats de mes gestes. Je m’en voulais pour le mal que j’avais fait à autrui.  Non seulement je voyais mes gestes, mais leur répercussion. Un jugement qui venait de l’intérieur comme si Dieu était en nous.  Je me sentais affreux et je me suis mis à prier. 

Quand je suis sorti de l’hôpital, je me suis rappelé que Madame Gosselin m’avait juré de venir me dire, après sa mort, si Dieu existe.  J’ai immédiatement compris qu’elle venait de mourir. 

À ses funérailles, j’ai constaté que ma montre, celle qu’elle m’avait donnée avec Réjean, s’était arrêtée exactement au jour et à l’heure de son enterrement.  Bien évidemment quand on m’a dit chez-moi que j’avais eu un téléphone de Québec, je savais que c’était pour m’annoncer cette triste nouvelle. 

Aussi curieux que cela puisse paraître, il m’arrivait de me mettre à penser à des gens sans trop comprendre pourquoi. Ils prenaient tout d’un coup beaucoup d’importance et d’espace dans mes pensées.  Et, presqu’invariablement, on m’appelait pour m’apprendre leur mort.  Ce fut entre autres le cas de ma marraine, Médora Turgeon. 

Réjean déménagea et je le perdis de vue.  À cette époque, j’avais une peur bleue d’être celui qui pourrait le rendre malheureux.  Je suis très sensible au nombre de gens qui se sont suicidés et que j’avais bien connus.  J’ai toujours eu une peur affreuse d’avoir la moindre responsabilité dans leur malheur.  

Pédéraste, on n’a pas besoin des féminounes pour faire des examens de conscience.  La vie quotidienne s’en charge. Malheureusement, on n’est pas dans la tête de ceux qu’on aime et on doit se fier à ce qu’ils nous disent pour interpréter leur acceptation ou leur refus, leur sourire et leur bouderie.  Le seul moyen de définir s’ils aiment que vous viviez ensemble un si grand amour, c’est qu’ils soient heureux de vous voir. 

Ma mort.

Dans les dossiers de l’UNEQ, on m’a vraiment complètement fait disparaître: aucune mention, même pas mes livres où je ne dis pas un mot de pédérastie. 

C’est comme si on m’annonçait ce matin que je suis mort.  Disparu. Oublié.  Quelle saloperie!  On dirait qu’on est en maudit que je ne me sois pas suicidé.  Je me sens comme si on venait non seulement de m’assassiner, mais qu’on ait fait disparaître toutes traces de mon existence, de mon meurtre. Je ne croyais pas que ça faisait aussi mal. Nos moralistes sont des écœurants !

L’Ukraine.

mars 17, 2022

La guerre en Ukraine.

La peur est normale quand on fait face à la mort ou à la guerre.  Ce qui se passe actuellement en Ukraine nous démontre que le fil est mince entre la sagesse et la couardise.

Qui arrêtera Poutine s’il n’y a pas le « cesser le feu » exigé par le plus haut tribunal de l’ONU? Qui lui mettra les menottes ainsi qu’à ses vassaux quand l’ONU aura le eu le courage de le faire reconnaître comme un criminel de guerre, mettant la survie de l’humanité en danger?

La prudence est une chose, mais préparer l’avenir est plus important.

Qui aurait pu dire que les armes nucléaires dont on se servait pour éliminer les dangers de guerre mondiale et faire régner la paix deviendraient la raison invoquée pour demeurer impuissant devant le massacre d’un peuple qui ne demande qu’à être souverain?

Si Poutine n’est pas mis hors-de-combat maintenant, tout recommencera bientôt avec une autre nation et ce sera pire parce qu’alors il aura organisé le soutien de tous les autres pareils à lui qui ne veulent que dominer et s’enrichir.

Cette guerre me permet de reconnaître mon impuissance d’homme de 79 ans. Il y a un an je me serais porté volontaire pour enseigner puisqu’il manquait de professeurs diplômés.  J’ai une maîtrise et des années d’expérience, mais on n’aurait pas voulu de moi parce que je suis pédéraste et que je ne m’en cache pas.  Je dois avouer que j’ai ressenti une petite mesquinerie vengeresse, mais la situation est trop importante pour ne pas s’élever au-dessus de son petit moi.

Cette fois, j’ai pensé me rendre combattre à côté des Ukrainiens, mais à bien y penser j’ai compris que je serais plus un fardeau qu’un aide.  J’ai de la difficulté à marcher et les pilules me tiennent en vie.

Cette guerre me permet d’haïr encore un peu plus les politiciens qui s’en servent pour faire de grandes conférences de presse pour augmenter leur valeur en vue des élections, mais qui ne font rien pour empêcher le massacre de l’Ukraine. Un bla bla politique.

Si Poutine et ses vassaux s’en sortent le sort de l’humanité ne sera qu’en sursis. Le problème avec le politique, c’est qu’il ne fait que réagir plutôt que de comprendre que le présent construit l’avenir. L’Ukraine vaincra!

Radioactif 320

mars 16, 2022

Radioactif 320

Texte de 2008

Le scandale Trudeau.     

Durant la campagne en faveur du projet d’aéroport international à Drummondville, j’avais pris de l’assurance. 

Je pouvais facilement interroger un ministre et parfois même le mettre en boîte puisque je préparais mes dossiers.  Même qu’un jour, à la rédaction, presque tout le monde est devenu fou parce que je refusais de  laisser un appel qui avait été commencé alors qu’un certain Robert Bourassa, chef de l’Opposition au Québec,  voulait me parler.  C’était idiot, mais je pensais sérieusement que «la fonction ne te rend pas plus important qu’un autre individu.» 

Je savais que, dans ce cas précis, j’aurais plus de difficulté à entrer à nouveau en contact avec la personne avec qui je discutais pour avoir des informations que de rejoindre à nouveau Robert Bourassa, même s’il s’impatientait.   

Robert Bourassa a toujours été un gentilhomme et je n’ai pas encore de raison de remettre sa gentillesse en doute.  Je savais qu’il pouvait comprendre que ce n’était pas parce qu’il m’appelait que son appel devait nécessairement passer en priorité.  Bourassa était encore à cette époque un politicien que je respectais. 

Quant à moi, je pense aujourd’hui que j’étais un peu-beaucoup trop tête enflée. 

Je connaissais le pouvoir de ma plume à travers le journal ; mais en même temps, j’apprenais que les autorités municipales et autres n’avaient pas assez de colonne vertébrale pour contester la décision du fédéral.  Il devenait clair que le French Power, c’était de la frime.  Trudeau et cies venaient de me prouver qu’ils se fichaient amplement des Québécois. 

Pour moi, le Canada n’était plus mon pays.  Je n’acceptais pas les interventions de Toronto dans un dossier qui ne les regardait pas.  La raison fondamentale pour laquelle l’équipe Trudeau a rejeté le projet de Drummondville fut la peur de l’indépendance du Québec.  Advenant l’indépendance, l’aéroport situé à Drummondville devenait propriété du gouvernement du Québec et c’était indiscutable.  Par contre, à Ste Scholastique, à cause des corridors aériens, dans une négociation, le fédéral conserverait l’aéroport.  Quand je l’ai appris, je n’étais pas fâché, j’étais furieux.  Quelle bande de salauds ! 

Qu’adviendra-t-il du développement économique de l’Estrie?  J’étais insulté qu’un groupe de politiciens du Québec puissent faire croire aux Québécois qu’ils défendaient leurs intérêts alors qu’ils étaient des marionnettes fédérastes des « big boss » de Toronto. Mais, on nageait en pleine trudeaumanie.

Pour essayer de récupérer assez d’argent, pour nous sortir du pétrin, j’ai inventé la zone spéciale.  Un projet d’aménagement de 200 millions pour l’Estrie.  Trudeau semblait disposé à en discuter. 

Pour compenser ?

Quand tu commences ta vie en te faisant dire que t’es un malade mental parce que tu es accroché aux petits pénis, il faut bien trouver quelque chose pour compenser et rééquilibrer l’estime de soi essentiel au bonheur de chaque individu. 

C’est ainsi que j’interprète ces croisades pour améliorer le sort économique des gens de l’Estrie.  Elles devenaient des croisades personnelles.  J’aurais laissé ma peau pour ces gens que je ne connaissais même pas, mais qui me permettaient à travers « mon baume à leurs souffrances » d’être fier de moi.  Autant de zèle méritait bien une petite compensation sans culpabilisation : un petit amour par ci, par là.  

Évidemment, je travaillais très souvent en temps supplémentaires.  Le syndicat m’a demandé de calmer mes ardeurs, car ça nuisait aux autres journalistes moins en chaleurJournaliste, c’est une vocation : l’absolu nécessité de rechercher d’abord la vérité et de promouvoir des valeurs comme la solidarité humaine, la compassion et la tolérance.  Ma fièvre compensait pour la léthargie de nos députés et de nos maires trop poignés dans leur fidélité à leurs partis politiques. Ça n’a pas changé depuis. Il suffit que le chef dise qu’il pleut pour que tous les partisans s’abritent sous un parapluie, même si le soleil brille.  Même si j’avais pu travailler mille fois plus, je me suis calmé un peu les nerfs par solidarité syndicale. 

Qu’on le veuille ou non, le rapport de force ne se modifiera que le jour où tous les syndicats de la planète se battront tous ensemble pour améliorer le sort de tous les ouvriers du monde.   Si les patrons sont unis, les travailleurs doivent l’être encore plus, si on veut un jour un peu de justice sociale. 

Notre beau Jean Marchand, à qui j’élèverais un autel pour le pire des vire-capots, s’est objecté à ce que l’Estrie soit une zone priorisée dans le choix des zones spéciales, c’est-à-dire les régions ayant des subventions spéciales pour l’établissement d’industries en dehors de Montréal. 

Quant à Pierre Trudeau, il m’a offert une heure d’entrevue particulière en tête à tête avec lui et j’ai refusé. 

Je venais d’apprendre que les manifestations bien organisées sont aussi importantes que la curiosité journalistique.  On me dit que Marchand téléphonait très souvent pour avoir ma peau ; mais M. Dubé, président du journal, prétend qu’il n’a jamais subi de telles pressions, mais qu’on se lamentait parce que je parlais trop du projet de Drummondville. 

Ça fait drôle de constater que pour les autorités locales l’appartenance à un parti politique avait plus d’importance que le bien de leurs commettants.   


Smiley Pépin.

Il a fallu organiser une manifestation, lors de son passage à Drummondville, pour que le ministre de l’Industrie et député de Drummond, Smiley Pépin, se rende compte que tout ce tapage se passait dans son comté. 

Quand j’ai su qu’Ottawa, contre la volonté de tout le Québec, avait choisi un autre site, j’ai immédiatement téléphoné à M. Bonardelli, au bureau du ministre des Transports.  Quand il m’a répondu, j’ai commencé par lui lancer : « Vive le Québec libre ». Ce à quoi, il m’a répondu : «je vois que tu es au courant.».  Ce n’était peut-être pas important pour lui, mais ça signifiait que je venais de comprendre que le French Power n’était pas là pour aider le Québec, mais permettre aux bailleurs de fonds québécois de participer à la dégustation de la manne $$$ fédéraste. 

Bonardelli me confirma ce que j’avais entendu à la radio.  J’étais intérieurement pire que la bombe d’Hiroshima.  J’ai appelé Jean Marchand.  J’ai rappelé à son chef de cabinet que les Anglais avaient triomphé des Français sur les Plaines d’Abraham, grâce à un traître qui leur avait montré par où passer pour se rendre sur les plaines et j’ai ajouté : « Et vous, Monsieur Marchand, comment vous sentez-vous dans des culottes de traitre? » Il ne m’a pas raccroché au nez comme je m’y attendais, mais il m’a averti que si je ne changeais pas de ton, c’était ce qui était pour arriver.

Né pour un petit pain, à moins de se nourrir à la bourgeoisie fédéraste canadienne,  La Tribune m’enleva, avec raison, le privilège de me servir de la ligne directe avec Ottawa.  Puisque les autorités régionales pliaient l’échine devant le verdict, je ne pouvais plus rien, sinon créer un autre projet du genre.  Au moins, j’avais compris que Trudeau et son French Power, c’étaient plutôt les rois- nègres de Toronto que les défenseurs du Québec


La Transquébécoise.      

Pendant que les animateurs sociaux et moi, nous nous cassions la tête pour organiser le développement économique de la région, nos autorités municipales jouaient aux têtes enflées et refusaient systématiquement tous les projets qui ne faisaient pas plaisir aux députés du coin.  Les absents. 

Sherbrooke menait le bal.  Les dirigeants de Sherbrooke ne comprenaient pas que la situation économique ne pouvait pas se résorber sans avoir une vision régionale cohérente.  On aurait dit qu’ils rêvaient tous de devenir un jour députés et que, pour cela, ils ne voulaient pas se mettre à dos les partis politiques. 

Avec le CERCE ou le Conseil économique régional des Cantons de l’Est, nous avions créé ce que j’ai surnommé le projet des 200 millions$, c’est-à-dire qu’on demandait cette somme pour réaliser un projet de développement régional. 

Si nous ne pouvions plus rêver à des milliards d’investissements, grâce à l’aéroport, de rayer le chômage à partir de ce seul projet, au moins ainsi on pouvait panser les plaies.  Tout y passait, mais le coeur du projet était la construction de la Transquébécoise, une autoroute nord-sud.  On avait même intégrer le tourisme comme argument. 

Grâce au peintre Frédéric, et un peu de mes amours, Scoststown devenait le centre de la peinture.  Avec Frédéric, nous avions fait réaliser une immense murale par les enfants.  Ça me permettait de voir le petit gars qui me virait à l’envers.  Juste le voir était ma récompense.  L’autre attraction majeure, c’était Magog-Orford. 

À cette époque, même le ministre Claude Gosselin était contre la construction de l’autoroute.  Il préconisait plutôt qu’on élimine les courbes sur la 5-22.  Par contre, Robert Bourassa appuyait nos projets.  Économiste, il comprenait ce que nous cherchions à faire. 

Effectivement, avec les élections, non seulement il appuya le projet de construction de la Transquébécoise, mais il me confirma que son gouvernement étudierait le projet des 200 millions$.  J’étais très heureux et à cette époque, j’aimais bien Bourassa.   

Radioactif 319

mars 15, 2022

Radioactif 319

La censure.

À la fin d’Hymne à l’amour, le vice, la révolte, j’avais produit un long texte pour appuyer la décriminalisation de l’homosexualité ; mais je n’étais pas encore assez libéré pour trouver ça normal.  Je parlais d’une maladie de la personnalité.  Il m’a fallu 65 ans d’expériences de vie pour comprendre que la censure dans laquelle on nous oblige de vivre est la principale responsable des séquelles qu’on impute à la pédophilie. 

C’est toujours difficile de reconnaître l’hypocrisie et l’ignorance d’une société.  Tu crois que c’est toi, le fou.  Ils ne peuvent pas tous se tromper.   C’est vrai, mais pour de l’argent et le pouvoir, ils peuvent tous te tromper.   

Si on ne reconnaît pas le droit des jeunes à une orientation personnelle, ainsi qu’à leur droit de l’expérimenter tant que les participants sont volontaires, c’est qu’on est encore prisonnier de la morale de l’Église : un viol de conscience pire que la pédophilie. 

En refusant de décriminaliser la sexualité et la marijuana, pour mieux les encadrer, les autorités de notre système judiciaire prouvent leur appartenance à la mafia.  Ils peuvent ainsi recevoir les profits à la fois de la police (subventions pour la sécurité) et de la pègre (les gangs).  Il y a sûrement une ou des personnes qui s’en mettent plein les poches et qui ont intérêt à ce que cette grande noirceur se perpétue. 

Le projet d’aéroport international.

Mais, pour l’instant, je veux me concentrer à rappeler le cas de l’aéroport international de Drummondville et par conséquent, la trahison du Québec par les fédérastes. 

L’aéroport fut l’événement qui me fit devenir définitivement séparatiste, même si parfois, j’ai cru que de revenir à une vraie confédération, des états associés, ça pouvait être aussi une solution acceptable. 

Depuis que j’ai compris le lien entre Bush, Harper, la droite religieuse, je suis définitivement absolument séparatiste.  Ceux qui votent pour l’un ou l’autre de ce tandem votent pour les pétrolières et pour la guerre.   Ils sont responsables des assassinats qui se produisent dans le monde au nom de dieu et de l’énergie.


Les problèmes.

Quand je dis que l’Estrie avait de nombreux problèmes. Voici ce que j’en dis dans : Il était une fois dans les Cantons de l’est ou Lettres ouvertes aux gens de par chez-nous. Ce livre a été publié par les Éditions Québécoises, à 5,000 copies.  Il a été présenté au Salon du livre de Paris et j’en ai trouvé une copie à l’université Berkeley, en Californie. On ne retrouve aucune copie de ce livre dans les bibliothèques publiques du Québec.    

— 50,000 personnes sur quelques 200,000 (25%) vivent en-deçà du seuil de la pauvreté.
— 11 à 12% de chômage l’hiver.             
— Magog, Coaticook, Richmond, Asbestos, Sherbrooke face à des problèmes de logements.
— Salaires proportionnellement plus bas à Sherbrooke que dans le reste du Québec.
— Cultivateurs pénalisés de trop produire d’où abandon massif des fermes.
— Menaces de fermetures et de mises à pied dans les pâtes et papiers, les textiles et le bois (scierie).           
— Moins une industrie comme bilan de travail de la députation libérale du coin.
— Épuisement des ressources naturelles au profit des étrangers.  
— Pollution grandissante des rivières St-François et Magog par la Domtar et Dominion Textiles.       
— Pollution et contrôle de l’information.
— Conversion des matières brutes à l’extérieur de la région.           
— Peur, puritanisme et conservatisme maintenus par l’omniprésence de la religion.
— Impuissance et castration psychologique semées par l’asservissement anglo-américain.
— La censure du film de Denis Arcand : On est au coton.

L’importance de l’aéroport.       

Toujours dans Il était une fois les Cantons de l’Est ou Lettres ouvertes aux gens de par chez-nous, un tableau illustre l’importance qu’avait le projet d’aéroport international à Drummondville     :

—   40, 000 emplois juste à l’entretien.   
—   40% de la population québécoise bénéficierait d’une relance économique.
— 1,500, 000 personnes en tout seraient influencées par le choix de Drummondville avec les régions du Bas St-Laurent, de la Gaspésie et du Nord-ouest , la population du centre du Québec est celle qui réalise les plus bas revenus annuels, subit le plus haut taux de chômage saisonnier, encaisse les plus fortes baisses de population (perte de main-d’œuvre au profit de Montréal).
—   Investissements prévus de l’ordre de 1 milliard.    
— Amorcerait un solide développement infra-structural au coeur du Québec.     
— L’aéroport international de Montréal implanté à Drummondville deviendra la force-motrice de l’élan évolutionnaire ; il établira la destinée du secteur tertiaire et rendra possible l’établissement d’un secteur secondaire répondant aux potentiels de la région centrale du Québec.   

Évidemment quand Jean Marchand a annoncé le choix de Ste-Scholastique, tout le monde a plié l’échine.  

Mirabel.

Peu de temps avant le choix de Mirabel par le fédéral.  Le gouvernement du Québec, sous la direction de M. Jean-Jacques Bertrand, prenait position pour un site situé à St-Jean, un site dont on n’avait pratiquement jamais entendu parler auparavant.  Ce site aurait reçu cet appui parce que des amis du parti pensaient se faire une bonne passe en spéculant sur les terrains. 

Par ailleurs, Ottawa laissait entendre qu’une autre possibilité était le nord-ouest de Montréal.  Il a même mandaté Benjamin Higgins pour effectuer une étude d’impact. 

À mon sens, cette étude avait pour mandat de faire ressortir les avantages du choix du gouvernement Trudeau.  Ce site était aussi largement appuyé par un nommé Benhacker qui représentait les intérêts de Toronto.  Ce fut la surprise quand Jean Marchand annonça le choix de Mirabel, privant dorénavant le Québec de ses meilleures terres agricoles.  J’avais le feu au cul !

Radioactif 318

mars 14, 2022

Radioactif 318

Textes de 2008

En route pour Ottawa !

Le projet d’aéroport international à Drummondville prenait de plus en plus d’ampleur.  Il n’y avait plus que La Tribune, de Sherbrooke, qui en parlait, mais les autres médias commençaient à étudier le projet. 

Inutile de dire que dans mon cas, c’était la passion totale.  Enfin, je pouvais, malgré mes limites, aider l’Estrie, voire même le Québec, en améliorant leur sort. Ce projet était vraiment à lui seul le salut économique de l’Estrie.  

Faute de savoir en profondeur ce qui se passait à Ottawa, une visite dans la capitale du Canada s’imposait.  Le président de la Tribune, M. Yvon Dubé, me fit venir à son bureau et me demanda si j’accepterais un emploi rémunéré avec un chiffre suivi de quatre ou cinq zéros.

« Je travaille pour l’argent seulement quand je suis obligé, c’est-à-dire pour survivre.  Je ne suis pas à vendre. »

Au pire, de penser M. Dubé, je me riverais le nez à Ottawa.   J’avais déjà un contact, il était impossible que je n’arrive pas à mettre au moins la main sur une bonne déclaration ministérielle.             
  
 Ma réponse était évidente : je tenais à participer à la réussite de ce sauvetage économique de l’Estrie.  Pour moi, ce qui comptait, c’était de sortir les Cantons de l’Est de son calvaire économique.  Je me serais saigné pour réussir et aider ainsi ma région, plus particulièrement, aider tous les petits gars que je ne connaissais même pas et que je devais m’imaginer.  Je le faisais aussi pour Réjean, même s’il ne vivait pas en Estrie. Plus je travaillais, moins je pensais à lui, moins je m’ennuyais. 

Je voulais améliorer le sort futur de tous les petits Réjean de l’Estrie.  C’est complètement fou, je le sais.  Être attiré par les garçons et leur petit pénis, c’est complètement malade ; mais c’est le contre-pied, le désavantage de ma pédérastie, et, je l’assume du mieux que je peux.  J’ai besoin de me dépenser pour le jeune du quel je suis amoureux.        
 
 Je me souviens qu’après ma condamnation à Val-d’Or en 1996, avoir voulu enseigner en Afghanistan ou en Haïti puisqu’au Québec, on était assez stupide pour m’empêcher d’enseigner même aux adultes, et ce, même s’il y a un manque de profs et un million et plus d’analphabètes.   On avait peur que je contamine les jeunes.  Je suis contre la violence et j’exige un consentement clair et le plus absolu possible, en dehors seulement de mon travail, dans ma vie privée. Je ne comprenais pas que je ne pourrai jamais plus enseigner pour une raison aussi peu valable.

En ayant été condamné, je tombais dans le réseau d’harcèlement féminoune, mis sur pied pour traquer les prédateurs sexuels.   Une bande d’imbéciles qui s’imaginent améliorer notre race alors qu’elles ont l’esprit pourri.  Voir du mal partout, c’est être plus malade que moi.

J’ai enseigné quinze ans sans qu’on puisse me reprocher la moindre chose.  Pour avoir ma peau, il a fallu monter un piège (la maman mormone) en dehors de mon enseignement.  Un jour, je devrai raconter comment la police a  kidnappé deux enfants pour que le garçon avec qui j’étais allé en voyage me dénonce. Belle justice pourrie!         

 
Paul Hellyer.

Effectivement, devenir journaliste, dans un parlement que tu ne connais pas, ce n’est pas évident.  Tu ne connais pas tous les coins secrets.  D’autant plus que la salle de presse à Ottawa n’est pas située au parlement.  Mais, pour sauver la région, j’étais tout feu – toute flamme. 

J’ai rencontré le secrétaire du ministre des Transports, un M. Bonardelli, je crois, et nous avons convenu de souper ensemble.  Au souper, je lui ai expliqué pourquoi ce projet était tellement important pour l’Estrie.  Je lui ai même confié, qu’à mon sens, ce projet était tellement important que si Ottawa le refusait, je deviendrai séparatiste.  J’ai voulu lui faire comprendre que je ne croyais pas que le fédéral puisse être tellement contre le Québec, qu’il lui refuserait une voie pour se sortir de son marasme économique.

Il m’a écouté avec beaucoup de politesse et avant de me quitter, il m’a donné des conseils quant à la façon d’attraper le ministre des Transports, M. Paul Hellyer qui refusait de m’accorder une entrevue.             

Le ministre s’y prenait toujours de la même façon pour échapper aux journalistes.  Bien entendu, j’ai suivi ces conseils et j’ai eu mon entrevue avec le ministre coincé dans l’élévateur, seul, avec moi.  J’ai appris par la suite qu’il s’est longtemps demandé comment j’avais réussi à deviner sa stratégie pour échapper aux journalistes et le saisir au vol. Il m’avait trouvé bien tenace.

La police de Trudeau.

Au début des débats, je me tenais devant la porte d’entrée aux Communes pour y interroger ceux qui passaient et qui m’intéressaient.  Après quelques jours de ce manège, le dernier jour où je devais y être, après avoir réalisé de nombreuses entrevues, deux gros policiers sont venus me trouver et m’ont demandé si j’étais celui qui écœurait toujours le premier ministre Trudeau père. 

« Je ne l’écœure pas.  Je me place ici et j’interroge ceux qui m’intéressent parmi ceux qui passent.  Quand c’est Trudeau, habituellement, il passe-droit et revient pour me répondre.  S’il ne veut pas me parler, il n’a qu’à continuer.  Et, tout à l’heure, quand il était dans les escaliers, il me faisait toutes sortes de guili-guili ; est-ce qu’il fait ça à tous les jeunes qu’il connaît ?  Je veux lui donner une copie d’un livre que j’ai écrit, est-ce que je peux me rendre à son bureau pour lui remettre?»

Finalement, il fut convenu que je pouvais monter à son bureau, escorté par les policiers.  J’ai alors croisé Paul Hellyer qui semblait avoir de la difficulté à retenir son rire.  J’ai remis Hymne à l’amour, le vice et la révolte, mais je n’ai pas rencontré Trudeau à nouveau.  C’était le temps de revenir à Sherbrooke.  Mission accomplie.           

Smily Pépin, le ministre de l’Industrie et député de Drummondville, ne s’était pas encore rendu compte que ce projet était essentiel au Québec.  Ce monsieur était seulement capable de sourire aux anges.  Un poids mort dans un gouvernement.  Quant à Marchand, il tournait toujours autour du pot.  J’ai commencé à douter de la force et de la pertinence du French Power à Ottawa pour reprendre le pouvoir en faveur des francophones, plus particulièrement, pour le Québec. 

La guerre.

mars 13, 2022

La guerre

La guerre en Ukraine est la première ciselure établissant les deux mondes qui exploiteront la terre. D’un côté, les États-Unis et les pays dits démocratiques et de l’autre les pays communistes et les dictateurs;  à moins que cela dégénère en guerre nucléaire et que l’on dise adieu à la vie humaine sur terre.

Cette situation est le fruit de ce que l’on a permis depuis 50 ans. On pensait que la peur nucléaire calmerait les ardeurs et empêcherait même de rêver à avoir recours à ce type d’armes. On est allé à chaque fois un peu plus loin dans l’inacceptable. Les armes chimiques ont fait leur apparition.

Par contre, on savait que les religions sont des mines de haine absolues, malgré les discours de paix et d’amour.  On a vécu cette forme de guerre avec la guerre à l’État islamique, doublé bien évidemment du problème du pétrole. Religion et économie sont des synonymes.

Les guerres régionales servent à remettre à flot le système économique, donc, il en faut bien quelques-unes de temps en temps. Comme le disait, le livre  La paix indésirable, il faut bien subventionner des recherches pour améliorer notre système de défense, question de subvenir aux besoins économiques d’avoir des dépenses inutiles pour que fonctionne l’ensemble du système, en augmentant la moyenne de la qualité de vie.  Ces dépenses rendent la vie supportable, grâce aux salaires bien payés. On a connu depuis, son côté sombre, grâce cette fois à l’ajout du problème climatique, le cher Covid-19.

La guerre contre l’Ukraine devait être une guerre régionale; mais on a oublié que la souveraineté d’un pays est la cellule fondamentale de la démocratie. En attaquant l’Ukraine, Pouline oublie que tous les pays sont souverains et le paria est celui qui attaque.

L’occident ne peut pas se permettre de répliquer par peur d’une troisième guerre mondiale; mais il ne peut pas demeurer sur la défensive, impuissant, quand un pays souverain est rasé de la carte pour réaliser les rêves fous du chef d’une puissance nucléaire.

Parfois, c’est très difficile de voir la différence entre la prudence et la lâcheté, mais c’est la vie de millions de gens qui en dépendent. La patience reste de mise tant qu’on continue de défendre un pays assiégé. La ligne rouge est cette possibilité d’aider les Ukrainiens. Si Poutine l’attaque, il faudra avoir les couilles pour y répondre.

Comment les humains peuvent-ils accepter des millions de morts possibles d’un bord ou de l’autre, c’est simplement de la folie. La guerre est la pire des folies.

Se priver de confort, en diminuant au maximum l’achat d’essence et de gaz russes, ne vaut-il pas mieux que de regarder impuissant  le massacre d’un pays souverain? C’est difficile, mais ce soit être organisé d’urgence.

Radioactif 137

mars 13, 2022

Radioactif  317

Texte de 2008

Fanatisme = folie ?

Est-ce que la religion rend fou?  C’est vraiment la question qui me vient à l’esprit quand je constate l’effet religieux sur la vie politique de nos voisins du Sud. 

Les États-Unis se demandent si l’on peut voir dans la Constitution la possibilité de condamner à mort un criminel reconnu coupable du viol d’un enfant.  Personne ne peut défendre le viol d’un enfant, c’est horrible, c’est l’évidence même.  Mais qui définira ce qu’est un viol?  Il faut parler de violence pour qu’il y ait viol. Veut-on dire entraîner un jeune aux plaisirs défendus, sous prétexte qu’il ne peut pas décider? C’est le droit du jeune de décider s’il est consentant ou pas.

Les Américains sont totalement capables de sauter par-dessus la Constitution pour répondre à leurs interprétations de la Bible.  Quand un pays approuve la torture, il faut se demander quel est l’état mental de ses citoyens.  Quelle différence d’avec la Gestapo? 

En fait, les religions quand elles prônent, en paroles et en actes, l’amour, la compassion, l’ouverture à l’autre et le pardon, ce ne peut être qu’une très bonne chose.  Si les religions prônaient l’entente et la charité, il y aurait moins de guerres sur notre petite planète. 

Malheureusement, les religions ont inclus, grâce à la sexualité, un discours paranoïde, en prétendant que nous sommes tous des pécheurs. Il faut une cible et identifier un ennemi qui justifiera notre intolérance.  Cette peur du mal vécue en groupe donne naissance à tous les fanatismes possibles. 

C’est ainsi que le président Bush a pu prétendre faire la guerre au mal et obtenir la torture comme moyen de renseignement normal.  Est-ce un retour à l’Inquisition? 

Fanatisme = folie ?           

Le fanatisme ou la folie religieuse est, avec les richesses naturelles, une des principales causes des guerres qui se poursuivent présentement sur la terre. 

La religion, c’est le ciment qui relie les communautés par une pensée unique.  Alors si on commence à voir le mal dans les autres, dans son voisin ; pour se protéger et protéger les siens, il faut apprendre à les éliminer.  La religion n’est plus alors une foi qui te permet de mieux vivre en harmonie avec les autres, mais la racine de la haine envers tous les autres différents de toi et qui ne partagent pas ta foi aveugle et démente. 

C’est la même chose pour l’athéisme.  Le fanatisme est un déséquilibre mental.  Peut-être faudrait-il commencer à s’interroger plus sérieusement sur le rôle des religions dans les guerres et l’intolérance qui sévit un peu partout à travers la planète?  Quel est le lien entre les religions et les banques? 

Ce sont des questions qui émergent du fait que je vive ouvertement ma pédérastie.  L’intolérance des justes est-elle moins pernicieuse que celle des damnés?  La modération a bien meilleur goût.  Devrait-on le rappeler à ceux qui nous dirigent? 

Il y a une différence entre prier son Dieu et pendre son voisin au nom de ce même Dieu, lequel est supposé être la miséricorde absolue, selon tous les livres prétendus sacrés. 


L’assassinat : une arme politique ?    

Qui a tué John Kennedy?  Qui a tué Mario Bachand?  Gaston Gouin est-il mort dans un accident provoqué?  Toutes ces questions refont surface quand on lit qu’un membre de la mafia américaine a reçu l’ordre, en 1974, de tuer Pierre E. Trudeau parce qu’il était un ami trop près de Fidel Castro. 

Est-ce vrai que le 11 septembre fut organisé par l’establishment religieux américain pour justifier la guerre en Irak afin d’appuyer Israël dans sa lutte contre les Arabes?  Une guerre entre fanatiques de deux religions?  En quoi le communisme est-il différent du capitalisme, si les deux tuent pour conserver leurs dictatures? Que peut faire le gars de la rue contre ces assassins légalisés, opérant sur une base planétaire? 

La censure est ce qui permet à ces assassins de ne jamais devoir nous donner les vraies réponses.  Ils ont le pouvoir de l’imposer : une balle et on passe à autre chose.   Qu’arriverait-il s’il y avait un site permanent sur le net pour diffuser toutes ces irrégularités?  Comment savoir qui dit la vérité?          

Radioactif 316

mars 12, 2022

Radioactif 316

Textes 2008

Ouverture d’esprit.           

La création d’un gouvernement régional me semblait la première réponse à apporter à nos problèmes parce que nous avions besoin de solidarité.  Au Québec, on ne nous a pas appris à se parler, à se dire les vrais choses, à avoir des idées différentes et de pouvoir les exprimer sans se cogner sur la gueule. 

C’est comme la poésie, voire même la littérature : il ne faut pas parler de politique, de sexe, de religion, de peur de froisser une oreille dans le détour, donc, il ne reste rien d’essentiel à dire.  Disons, qu’on manquait d’ouverture d’esprit. 

Je croyais que la littérature est un échange. La censure est maintenant cent fois pire, qu’il y a plus de 40 ans. 

À cette époque, tout était géré par l’Église à travers les commandements de Dieu et de l’Église, supervisés par la confession.  Il ne fallait pas être gai alors imaginez être pédéraste.  C’était la fin du monde et pourtant j’arrivais à vivre mes passions, en plein bonheur avec la complicité des femmes qui prenaient le temps de me connaître et qui savaient que je n’étais pas dangereux pour leurs garçons.  Elles se contentaient de dire qu’elles auraient bien aimé avoir un gars qui les auraient autant aimées que j’aime les petits gars. 

Mais, dès que je travaillais, la tâche principale était mon travail. 

La sexualité, c’était le fruit du hasard.  Rare, rare, mais très intense.  Il fallait m’avoir lu pour savoir que je suis pédéraste, car je ne suis définitivement pas efféminé.  Avec la poésie, c’était mon secret que je livrais sur la place publique parce que je voulais changer le monde à ma manière : pouvoir «se» vivre comme on est, en autant qu’il n’y ait pas de violence et une pleine liberté, deux éléments strictement essentiels pour une jouissance spirituelle ou physique de la pédérastie.   

Par contre, la honte qu’on a créée autour de la pédérastie rend plus difficile de le dire à son entourage, car peu sont assez ouverts pour l’entendre.  Dire que t’es pédéraste, c’est te condamner à ne plus pouvoir travailler, là, où il y a de jeunes garçons… et des jeunes, il y en a partout.  Pourtant, c’est la pédérastie qui nous rend capable de les comprendre mieux que les autres.


Réjean: amour connu.    

Quand je suis tombé en amour avec Réjean, je me suis assuré pour être certain que je sois toujours bien correct avec lui,  que nos lettres passeraient d’abord entre les mains de Mme G.  Ainsi, il était évident que si je devenais trop hardi, elle interviendrait pour s’assurer que le petit soit bien dans sa peau et sur la même longueur d’ondes que moi.  C’est rarissime, exceptionnel, de rencontrer quelqu’un d’aussi profondément chrétien en qui on peut avoir une totale confiance. 

Je savais qu’elle l’aimait beaucoup et qu’elle n’aurait jamais toléré que je lui fasse le moindre mal. En servant d’intermédiaire, elle pouvait ainsi s’assurer que notre relation ne lui nuisait pas, mais au contraire, l’aiderait à mieux s’accepter.   J’avais même un couple-ami, hétéro et nouvellement marié, qui m’amenait avec eux de Sherbrooke à Québec. 

Un jour, ils ont commencé à me dire que j’étais trop heureux, trop languissant de me rendre à Québec pour que ce besoin existe sans que je sois follement amoureux.  Je leur parlai de Réjean. Ce fut d’abord un choc ; mais me connaissant bien, ils ne se sont pas scandalisés de la situation.  Ils étaient contents eux aussi, autant pour le petit que pour moi, disaient-ils. 

Comme tous les pédérastes, je suis très papa gâteau quand je le peux ; mais je suis surtout fou d’amour, ce que bien des jeunes ont besoin.  Leur présence est tout : un échange d’énergies.  Une osmose.  Si tout baigne dans l’amour et dans le respect mutuel, le jeune ne peut qu’en sortir grandi.  Par contre, puisque je savais possible que cette rencontre conduise à un rapport vraiment génital, je voulais m’assurer que je ne profiterais pas de la situation. 

Le mieux pour les jeunes, c’est de pouvoir directement en parler, car ainsi s’il arrive quelque chose qui ne leur plaît pas, qui ne les aide pas, ils peuvent eux aussi le dire, sans danger que tous les adultes deviennent fous. 

Notre société n’a pas encore une vision aussi pure de la sexualité : on s’imagine que la pureté c’est la chasteté ou le jansénisme. 

Je préfère ma notion de conscience personnelle.  Ainsi, c’est le jeune lui-même qui décide s’il aime ça ou pas ; s’il se sent bien dans cette forme de relation ou non.   S’il veut continuer de me voir ou non.  À vrai dire, ça ne regarde que lui.  S’il croit s’en sortir amoindri, il doit mettre fin à la relation par respect envers lui-même.  On n’est pas totalement responsable de son éducation et de ses scrupules.  Il faut apprendre à assumer autant ses scrupules que son ouverture d’esprit.  On est responsable de notre bonheur

Le but de la vie est que l’ensemble de sa vie soit assez satisfaisant pour être content de l’expérience terrestre. 

Le mal, c’est de juger les autres.  Les jeunes souffrent beaucoup plus d’une société trop scrupuleuse que d’un monde tolérant. 


Réjean.

Le sourire de Réjean m’a littéralement fait exploser.  Il avait une façon hallucinante de me regarder avec des petits yeux, à la fois espiègles, moqueurs et gênés.  Sa voix a fini par m’aimanter à lui.  Après Patrice et Daniel, c’était à nouveau le grand amour parce qu’il pouvait durer. 

Une différence existait pourtant.  Cette fois, tous ceux qui m’entouraient ne le devinaient pas, mais le savaient clairement et s’en réjouissaient.  Réjean avait besoin d’un copain plus vieux pour redorer sa confiance en lui, de se sentir aimé par un mâle, pour lui indiquer des moyens d’être heureux. Il avait un besoin urgent de sortir de sa solitude. 

J’avais peur de mon attrait sexuel voir génital envers lui.  Aurais-je la force de me retenir?  J’avais encore peur qu’une aventure génitale tue l’amour, qui est davantage sexuel. 

Je craignais qu’à force de subir des refus ou de m’imposer la continence, je puisse utiliser ma force ou d’autres moyens pour venir à bout de sa petite chasteté.  Je n’avais pas tellement confiance en moi.  J’aurais viré le monde à l’envers pour lui.  Je ne voulais prendre aucune chance et le froisser sans m’en rendre compte, en étant trop rapide. Ma peur de le rendre malheureux me rendait malade. 

J’étais encore, suite à mes premières expériences, très scrupuleux quant à l’effet de mon amour sur son bonheur.   L’amour est d’abord la beauté d’un petit corps, jeune et beau, qui nous attire, mais pour évoluer, il faut se dépasser et filer vers des sentiments plus profonds, plus responsables. 

L’avenir de cet enfant m’apparaissait comme capital et je m’efforçais de l’aider dans son développement.  C’est pourquoi je n’arrive pas à comprendre pourquoi on ment autant concernant cette forme d’amour extrême et très rare. 

Pourquoi préfère-t-on un puritanisme qui conduit à la violence, plutôt qu’à l’amour, aussi impur soit-il, s’il n’est pas violent?  Il a sa forme, son degré de pureté ? Chacun sa morale…             

Les scrupuleuses (eux). 

Cette expérience de liberté m’a permis de voir la différence entre un état de liberté et celui de répression.   Je crois que les gens scrupuleux ne sont pas seulement les plus cochons de notre société, mais aussi ceux qui ont l’esprit le plus tordu. 

Quand Dieu nous a créés, s’il l’a fait, il ne nous a pas habillés pour naître, au contraire, nous naissons tous nus.  Le premier péché fut Lucifer qui refusa de se prosterner devant la nouvelle créature de Dieu : l’homme. Un refus de la liberté. Si nous nous habillons, c’est parce qu’il fait froid, pour se protéger des blessures.  Aussi, dès notre enfance, on nous apprend une certaine pudeur qui est acceptable, mais qui repose sur rien, rien qui puisse la justifier. 

La tradition.  C’était de même hier, c’est ainsi aujourd’hui, ce sera pareil demain.  Pas fort.  Cependant, les scrupuleuses (eux), elles, voient de la saleté, du mal dans le fait d’être nu – pour elles, tout est pornographique – comme si nos corps étaient quelque chose dont on devrait toujours avoir honte. La honte est au centre de leur phobie antisexuelle.   Il ne faut pas voir de beaux jeunes corps qui nous rappellent notre laideur. 

À l’époque de la reine Victoria d’Angleterre, les médecins avaient même inventé une tôlée de médicaments pour calmer entre autres, les érections chez les petits gars.  Une érection, c’est pourtant ce qu’il y a de plus normal et naturel.

Que dire des découvertes de Freud où la majorité des cas de névroses ou d’hystérie venaient des femmes qui réprimaient leur nature réelle, c’est-à-dire leur sexualité?   Selon toutes les religions, les femmes ont toujours été le mal incarné ou la projection de vieux frustrés qui déterminaient ce qu’il faut croire.  Les religions sont toutes misogynes. 

Pourtant, quand on se bat pour décriminaliser la sexualité, pour obtenir une égalité entre les hommes et les femmes qui dépassent un simple geste de parité mathématique, ce sont elles, les premières qui montent aux barricades et qui organisent des mouvements pour la chasteté ou contre la pornographie.  Serait-ce qu’elles aiment ce rôle traditionnel de pécheresse ? 

Quant à moi, comme je l’ai écrit, je préfère être névrosé à être psychosé. 

Cette situation m’a aussi fait prendre conscience que cette liberté sexuelle exige une très grande responsabilité. 

L’adulte ne vit pas nécessairement une période d’abstinence sexuelle simplement pour gagner la confiance du petit ; mais parce qu’il faut créer une relation d’égalité absolue pour ne pas risquer que le jeune soit traumatisé ou indisposé par une relation sexuelle non consentie.  Il doit la désirer autant que son partenaire adulte. Habituellement, ces contacts sont très rares puisque les jeunes vivent leurs expériences entre jeunes. Ce qui est très bien.

La pédérastie, c’est vibrer au même diapason que le jeune d’où cette possibilité d’échanges qui devient pratiquement une osmose, à travers la complicité.

En la judiciarisant, tu mets le jeune dans une situation émotive qui ne peut que le traumatiser.  Voir des adultes venir fous autour de toi pour une relation sexuelle génitale avec une personne adulte, c’est assez pour croire que t’as commis le crime du siècle

Le bien des enfants est-il plus important qu’une morale bourgeoise ?

Radioactif 315

mars 11, 2022

Radioactif 315

Tous des pédérastes ?

Je connaissais et admirais le ministre Gérard Pelletier.  C’était un journaliste très articulé.  Quant à Trudeau, comme ministre de la Justice, il avait réussi un exploit : faire admettre que la police n’a pas à se mettre le nez dans les chambres à coucher. 

Ça justifiait l’opposition de mon père à cet individu jugé trop favorable aux homosexuels.  D’ailleurs, même s’il aimait bien l’écrivain Jacques Hébert, papa était persuadé que les «deux nigauds en Chine» étaient plus un couple gai que de simples amis. 

Il faut dire qu’à cette époque tout le monde un peu spécial passait pour gai.  Ce n’était pas encore à la mode, mais on commençait à s’apercevoir que l’homosexualité existait. On prétendait que Jacques Hébert, Pierre Trudeau et Robert Bourassa étaient pédérastes comme moi. C’étaient des rumeurs connues et entretenues, je ne sais trop par qui et pourquoi. 

Je n’ai jamais eu de relations  suivies ou intimes avec les politiciens de l’époque. Je les voyais souvent à cause de ma fonction de journaliste, mais là s’arrêtait notre intimité.

Je connaissais Jacques Hébert comme auteur de J’accuse les assassins de Coffin et d’un livre sur la prison de Bordeaux.   Quant à Trudeau, je trouvais ça intéressant qu’il soit gai et qu’il ait eu le courage de faire face à l’étroitesse d’esprit qui dominait chez les Québécois religieux.

  Quant à Marchand, je m’étais engueulé avec lui, à Victoriaville, alors qu’il était président de la CSN.  Je le trouvais pédant. Il riait de l’ignorance des travailleurs qui payaient pourtant son salaire. 

J’avais pris l’habitude de passer aussi mon point de vue dans mes questions.  C’est ainsi que j’avais aussi eu maille à partir avec Jean Lesage parce qu’il ne s’intéressait pas assez au sort des pauvres habitants de la Beauce qui avaient dû subir le gros show du barrage Gayhurst.  L’élimination du barrage leur coûtait plus d’un million en prévention.

C’était sûrement baveux d’engueuler ainsi le premier ministre comme s’il était un chauffeur de taxi ; mais dans ma conception, tous les hommes sont égaux, ce qui valait aussi pour les politiciens. 

C’est un peu dans ce contexte que se déroulait la campagne pour obtenir la construction de l’aéroport international de Drummondville.  Fallait-il leur faire confiance ? Il disait une chose un jour et le contraire le mois suivant. 

On n’aimait pas que j’organise des dossiers de recherche avant de les interroger, car je les mettais en contradiction avec leur propre déclaration antérieure. On prétendait ainsi que je faisais de l’éditorialisme au lieu de la nouvelle.

Le French Power. 

J’avais d’abord entendu parler, au moment où j’étais dans le parti libéral, de l’arrivée du French Power.  Les « trois moineaux » qui se prenaient pour des «colombes» (Pierre E. Trudeau, Gérard Pelletier et Jean Marchand).   Ils devaient, à eux seuls, virer Ottawa bout pour bout, afin que le Québec ait une meilleure part du gros gâteau fédéraste.  

Dans le temps, je trouvais l’idée fort intéressante.   Un cheval de Troie à Ottawa. Why not?  J’étais, à cette époque, presqu’aussi naïf que les adéquistes qui s’imaginent qu’Ottawa va tout nous donner en cadeaux sans avoir reçu auparavant quelques bons coups de pied au derrière ; sauf que je n’étais pas comme eux, du genre à me présenter le cul pour les inviter à fesser les premiers. 

Je venais d’abandonner la politique et à mon sens c’était pour l’éternité.  Mon expérience m’avait déjà confirmé une des façons que mon père avait de concevoir la politique.  « En politique, disait-il, mets tous les politiciens, quel que soit le parti, dans un même sac, quand tu mettras la main dedans et tu la ressortiras pleine de merde». 

Par contre, j’étais comme Dominique Michèle : je me replongeais toujours à contre-courant des bye bye politiques.  « Tenais-je » ça de mes bonnes résolutions quant à mes goûts sexuels ?  Je ne sais pas, mais «tenais-je» ça frappe comme sonorité. 

Je savais m’amuser de tout, même du son des rumeurs.  La vie n’est-elle pas une immense pièce de théâtre?  Une interminable comédie?  Comme la neige a neigé, quand je suis redevenu journaliste, je mangeais à tous les jours un banc d’informations et je savais que dans nos pauvres vies tout est politique…tout, tout, tout !

La propagande.    

La lutte pour créer un gouvernement régional m’avait mis en contact avec presque toutes les autorités de la région et faisait son petit bonhomme de chemin. Donc, quand je suis revenu à Sherbrooke, je me suis servi de mes contacts pour prôner le projet d’aéroport international à Drummondville. 

De plus en plus de municipalités faisaient parvenir leur appui au gouvernement fédéral.  Le projet était superbement ficelé.  Aucune objection majeure ne pouvait être apportée et retenue.  On avait même pensé à la valeur des fermes qui seraient touchées.  Quant aux transports, on avait imaginé un train à haute vitesse et des avions qu’on appelait des «short land take off», à décalage vertical, ce qui compensait pour la distance avec le centre de Montréal où l’on aménagerait un site d’atterrissage spécialement pour ces avions. 

L’aéroport pressenti avait un avantage extraordinaire : il était situé en plein cœur du Québec.  On pouvait y desservir autant la capitale, Québec que la métropole, Montréal.  Et, c’était évidemment, un développement extraordinaire pour tout le Québec. 

Avec un tel outil, on pouvait rêver à tous les développements économiques possibles.  Aussi, quant à la distance, tous les nouveaux aéroports construits dans le monde tentent de s’éloigner des centres trop populeux. 

Grâce au journal, il a fallu peu de temps pour que le projet soit pris au sérieux, sauf à Ottawa. 

Aussi, j’ai écrit « mon petit mémoire » pour appuyer cet emplacement ; mais comment le remettre?

Par hasard, Pierre Trudeau, premier ministre du Canada, participerait au Carnaval de Québec.  Quelle occasion, même si on craignait que ça brasse un peu.  J’ai obtenu le feu vert du journal pour y aller. 

Jean Marchand.

Je me suis fait parvenir une passe comme journaliste pour assister aux différents événements du Carnaval de Québec puisque j’avais eu l’approbation du grand patron, M. Yvon Dubé qui résumait l’affaire ainsi : « Le pire qui puisse arriver, c’est que tu ne parviennes pas à faire une entrevue. « 

Je m’y suis rendu avec le petit mémoire que j’avais écrit sur l’aéroport au cas où. 

À mon arrivée, on me remit ma passe et au lieu d’être avec les journalistes je me suis ramassé en plein cœur de la cérémonie pour souhaiter la bienvenue à Pierre-E. Trudeau, premier ministre du Canada. 

Je n’ai jamais compris pourquoi, ni comment.  J’en ai donc profité pour remettre une copie de mon mémoire à Jean Marchand, qui était alors ministre du Développement et responsable du Québec, je crois.  Il reçut l’enveloppe dans laquelle se trouvait le texte ; il la soupesa, la tâtonna entre ses doigts, en disant qu’il espérait que ce ne soit pas une bombe.  Je l’ai vraiment pris pour un paranoïaque et un imbécile, avec son petit sourire en coin, comme la «guidoune-éponge» que j’ai toujours vu en lui.  Je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai jamais ressenti le moindre respect pour ce minable qui se prenait pour un autre.  

Puis, je m’avançai vers Trudeau et je lui remis l’enveloppe.  Ça semblait l’amuser.  Il me dit, en parlant du nez comme d’habitude, quelque chose comme : « Vous ne voulez quand même pas que je le lise ça dès maintenant?  Qu’est-ce que c’est?  Une thèse faite à la Platon?»  Il me regardait avec un grand sourire et des yeux étincelants.  Je n’avais encore aucune raison d’en vouloir à Trudeau, au contraire, je l’admirais.  Était-il vraiment l‘Homme qui devait planter le fédéral au nom du Québec ?

Je suis ressorti de cette assemblée complètement bouleversé.  Je ne me serais jamais attendu à ce qu’il soit aussi facile d’entrer en communication avec lui, car on était en pleine trudeaumanie.  Je me rappelais surtout son «Je le lirai.» Je dois avouer que j’étais charmé parce que j’admirais son sang-froid.  

À son élection, il s’est présenté comme invité à la fête de la Saint-Jean, à Montréal, alors que personne ne voulait de lui parce qu’il représentait le fédéral.  Alors que tout le monde courait pour échapper aux projectiles, lui, il s’entêtait à rester là, ce qui fit dire à mon père qui ne l’aimait vraiment pas : « Il vient de se faire élire. » Ce qui était arrivé.  Trudeau passait aussi pour un grand intellectuel, ce qui donnait encore plus de brillant à son allusion à Platon.  J’étais dans les vaps.

J’ai rencontré une journaliste qui voulait que j’assiste à la parade du carnaval avec elle, ce à quoi je lui répondis que je ne pouvais pas puisque j’avais un fils et que je ne voulais pas qu’il se ramasse dans une émeute.  Je n’étais quand même pas pour lui avouer que j’avais un petit amant à Québec.  Un jeune que j’adorais à la suite d’un vrai coup de foudre. J’étais tombé en amour avec Réjean dès que je l’ai vu.

Cependant, nous avons convenu de nous rendre au bal de la reine du carnaval qui se déroulait au Château Frontenac.  Le soir, quand j’y suis arrivé, nous nous sommes placés de façon à ce que le cortège passe devant nous, très près, car l’autre journaliste voulait le voir de près.  Ce qui s’avéra une bonne décision.  Quand Trudeau passa, je lui demandai s’il avait eu le temps de jeter un coup d’œil sur mon mémoire.  Il passa, me sourit et continua son chemin, après hésitation.  Je ne pouvais pas me contenter d’une telle réponse. 

Aussi, je suis parti à la course, j’enjambai les marches de l’escalier menant à la salle de bal, du côté droit alors que le cortège s’amenait par la gauche.

À peine rendu en haut, le cortège entrait dans la salle de bal.  Je regardai Trudeau avec un grand « puis», collé au visage.  Le premier ministre continua son chemin, puis, laissa la reine et vint me trouver en me répétant : « Je vais le lire votre mémoire.  Je vais le lire. »

J’étais tellement content que je lui ai flanqué une bonne claque sur l’épaule, comme on fait souvent quand on est très content.  Il sourit, se tourna et alla retrouver la reine qu’il avait abandonnée en cours de route. 

Les policiers arrivèrent à la course, complètement fous, en beau maudit de ce qui venait de se passer.  « Es-tu malade? On aurait pu te tuer. On aurait pu croire dans un attentat. ». C’est un fait.  On craignait beaucoup de grabuge cette fin de semaine-là à cause de sa présence. 

Trudeau était un baveux né. Mais, j’étais trop heureux pour contrôler ma joie de le voir volontairement quitter la reine et le protocole pour venir me répondre.  J’étais carrément fou de joie. 

Je suis immédiatement après rentré à la maison où Réjean m’attendait.  Une soirée au paradis. Une chose comme ça, n’arrive qu’une fois dans sa vie…

L’hypocrisie concernant la loi 21 et le consentement sexuel.

mars 10, 2022

L’hypocrisie concernant la loi 21 et l’âge de consentement.

L’hypocrisie pour ne pas dire la malhonnêteté de notre système judiciaire est de plus en plus évidente.

Je n’aurais jamais cru que la vérité vienne d’un conseiller de Steven Happer. Mais, Dimitri Soudas vient de nous ouvrir un peu les yeux.

La loi 21 n’empêche personne d’être  musulman puisque le voile n’est qu’un rite au même titre que de porter un signe de la croix à la boutonnière.

Or, la loi 21 s’applique à toutes les religions, bannissant le prosélytisme dans la fonction publique pour les gens en état d’autorité.

Toutes les religions sont soumises aux nouvelles règles.

Comme le disait M. Soudas, il s’agit simplement d’une règle régissant la main-d’œuvre travaillant pour le gouvernement du Québec. Pas de signe religieux pour personne dans différentes fonctions.  

En quoi cela regarde-t-il le gouvernement fédéral ou les forces extérieures du Québec?

Le prosélytisme est contre la loi, mais on semble l’ignorer. La Cour suprême sera-t-elle aussi tordue pour les lois 21 et 96 qu’elle le fut pour la loi 101?

L’âge de consentement.

Pendant que l’on essaie de nous faire croire que l’âge de consentement sexuel n’a jamais été de 14 ans, M. Soudas, dans les Mordus de politique, nous rappelle qu’à son avis le meilleur coup du gouvernement Harper fut de d’augmenter l’âge de consentement de 14 ans à 16 ans.

On oublie que le 14 ans a été choisi pour respecter les droits individuels des jeunes et les protéger contre des parents trop scrupuleux ou trop religieux.

J’avais souligné ce changement quand je me suis présenté en Commission parlementaire sur la laïcité.

Comment peut-on être aussi malhonnête et essayer d’effacer la réalité par des mensonges idéologiques?  

Radioactif 314

mars 10, 2022

Radioactif 314

Le gouvernement régional.

Sur le plan forestier, les compagnies se plaignaient de devoir se rendre trop loin pour répondre à leurs besoins en bois pendant que le gouvernement essayait d’exiger que les compagnies assurent la plantation de nouvelles coupes pour assurer l’avenir.  Le pire ennemi de la région était l’individualisme de chaque localité.  Elles agissaient individuellement, sans se soucier de l’impact sur leurs voisins. 

Aussi, les autorités s’enflaient la tête avec leur petit pouvoir et ne réalisaient pas l’absolue nécessité d’une vision régionale pour solutionner le problème. 

À mon avis, la solution était la création à partir de l’Association des cités et villes, des Centres de développement et des comtés, de ce que j’ai appelé un gouvernement régional. 

Cette nouvelle structure exigeait une très forte décentralisation et déconcentration des pouvoirs du fédéral et provincial vers le local.   C’était ma certitude et j’y travaillais de tout mon cœur quand la Tribune m’envoya comme journaliste à Drummondville.

Aéroport international.

L’offre ne tarda pas à venir. Les membres d’un comité formé pour proposer un projet d’aéroport international à Drummondville me rencontrèrent et m’expliquèrent leur point de vue :  Nous avons un projet d’aéroport international pour remplacer Dorval qui est devenu trop petit et qu’on ne peut pas agrandir à cause de l’espace et du bruit ; si tu nous épaules nous te rendons la réciproque dans ton projet en vue de créer un gouvernement régional.  L’entente fut vite scellée. 

En plus de la régionalisation, il fallait revoir les infrastructures et garantir une meilleure communication entre les villes pour diminuer les coûts d’approvisionnement et offrir des possibilités de réduire les dépenses aux industries qui décidaient de s’installer dans notre région, d’où le projet de Transquébécoise, qui se rendait à Drummondville et Trois-Rivières, puis, au lac St-Jean. 

On avait aussi identifié l’urgence de créer des usines de transformation pour augmenter les emplois disponibles et s’assurer que les salaires soient rémunérateurs, d’où la nationalisation de l’amiante.  Il fallait que les villes cessent de survivre avec la mono industrialisation, ce qui met la vie de ses habitants continuellement en danger économique.

En plus, la beauté de l’Estrie, avec son cachet francophone, était un des éléments qui permettaient, grâce à la proximité de New York, de rêver à d’immenses réalisations sur le plan touristique.  Quand j’avais besoin de déclarations pour promouvoir le tourisme en français, j’appelais Réjean Beaudoin. 

Imaginez!  Drummondville, plaque tournante, entrée de l’aviation commerciale internationale pour l’Est de l’Amérique.  Quels rêves étaient impossibles, si on réalisait ce projet.  C’était l’idéal pour sortir l’Estrie du gouffre économique pour bien des décennies.  J’acceptai et je commençai à mener les deux projets de front. 


Plus ça change, plus c’est pareil.

Il y a 40 ans, les compagnies de textile fermaient leurs portes, sous prétexte de la concurrence déloyale des compagnies de Taïwan.  Un jour, nous avons appris que ces mauvaises compagnies étaient les mêmes que par chez-nous, sauf qu’elles avaient changé de noms.

L’économie mondiale est un réseau de voleurs crapuleux qui profitent des hommes les moins instruits, les plus religieux (les plus aveugles) comme chair à canon et comme bras à faibles salaires pour engranger les profits. 

M. Weber a d’ailleurs déjà démontré que le capitalisme est simplement une sublimation de la sexualité à travers la religion protestante

Les multinationales s’installent dans les pays où il est le plus facile de corrompre les dirigeants et installer des dictatures économiques pour maximiser les profits sans problème.  On appelle ça, la mondialisation, mais on devrait plutôt parler des politiques de la banque mondiale. 

Du règne du Dieu ($$$$) dollar.  Il ne faut pas penser que le communisme est mieux, c’est juste une façon différente d’exploiter la masse.   Tous les individus sont au service d’une même clique de dirigeants.  Sauf, que maintenant la planète est trop petite pour répondre à l’appétit de ces voraces requins, sans que les plus faibles crèvent de faim.

Poutine et sa clique

mars 10, 2022

Poutine et sa clique sont les pires déchets de l’humanité.

Radioactif 313

mars 9, 2022

Radioactif 313

31 Décembre 2007
Un plan d’aménagement.

Il y avait à Bromptonville, M. Dorilas Gagnon.  C’était un maire qui désirait sincèrement modifier les choses et aider la population.  Un maudit bon gars.  Il se prêtait facilement à mes entrevues.  J’y dirigeais le fond et le contenu par mes questions, je ne m’en cache pas.  C’était ma façon d’être engagé. 

Je trouvais la situation affreusement difficile pour un tas de familles.  J’étais sans dessus dessous juste à l’idée de voir souffrir ces gens.  Sauver l’Estrie devint presque une mission personnelle. Je connaissais le pouvoir de l’écrit et je dirais même que je l’exagérais. 

Grâce à mon poste de journaliste, je pouvais facilement entrer en contact avec les hommes politiques, d’autant plus que plusieurs ex-ministres se rappelaient de moi.  J’avais aussi de bons rapports avec le ministre des Terres et forêts, M. Claude Gosselin, ce qui me permettait de me faire une meilleure idée du problème forestier. 

Ma solution fut de faire ressortir le besoin d’un plan d’aménagement régional.  En me servant de ma possibilité d’orienter mes entrevues, nous avons préparé ce projet en faisant ressortir ce qui pourrait être fait rapidement dans la région pour relancer l’économie.  Ce plan préconisait entre autres la construction de la Transquébécoise : une autoroute, partant des États-Unis jusqu’au Lac St -Jean.   

Pour nous , si on voulait modifier quelque chose sur le plan économique , il fallait d’abord améliorer les transports.  Il fallait aussi revaloriser les liens avec Montréal. 

31 Décembre 2007
Crise économique.

Quand je suis revenu dans les Cantons de l’Est, notre région souffrait alors du même mal économique qu’aujourd’hui à la grandeur du Québec : les usines de textiles fermaient, les compagnies de papier dénonçaient la crise dans la foresterie, les cultivateurs songeaient à abandonner leur ferme et le chômage grossissait à vue d’oeil.  Il semblait ne pas y avoir de solutions. 

Le pire, c’est qu’il n’existait aucune solidarité entre les municipalités.  On semblait ignorer que si ça allait bien à un endroit, ça aidait les voisins.  Tout est interactif en économie. 

Sherbrooke jouait son rôle de métropole régionale seulement pour mieux profiter des autres.  Je ne connaissais pas grand-chose en économie, mais de toute évidence, il fallait créer un plan global régional qui permettrait de relancer l’économie et tuer les problèmes créés par le chômage. 

Heureusement qu’il y avait le CRD (Centre régional de développement) qui pensait comme moi.  Un plan fut aménagé petit à petit, à partir des informations que j’obtenais pour les différentes municipalités.  Le développement, c’est un état d’esprit.  C’est oser. 

Le principal problème était que toutes les municipalités se coupaient le cou entre elles.  Il fallait trouver une solution sans tomber dans la «structurite».  Au Québec, on est des créateurs de structures à n’en pas finir.  On avait déjà le provincial qui nous ignorait et le pire, le fédéral qui était le seul vrai responsable et capable d’intervenir. 

Ottawa, c’est tellement loin que personne ne savait d’où on venait quand on disait qu’on était de Sherbrooke.  Whose is this guy?  Is he from Mars or the Moon?  They don’t speak English, is it not terrible ? 

J’étais un petit maudit journaliste qui n’avait pas peur d’exiger de parler au premier ministre du Canada sans fondre de peur.  Et, j’en profitais. 

31 Décembre 2007

Bonne année 2008 !

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2008 !        

Au début de cette année 2008, je tiens à remercier tous ceux qui prennent le temps de lire mes écrits et je souhaite à ceux qui me combattent d’avoir une plus grande ouverture d’esprit.

Je tiens aussi à affirmer ma fierté d’être Québécois.  Nous avons peut-être quelques défauts, comme tous les autres, mais nous vivons sûrement dans une société où plusieurs voudraient vivre.

J’espère qu’au cours de cette année, nos gouvernements s’attaqueront surtout à éliminer la pauvreté et l’itinérance.  Dans notre abondance, il est inadmissible, voire honteux, qu’un individu manque de l’essentiel pour survivre.

Espérons aussi que le Québec accomplira un pas important vers la création du pays du Québec.

Je souhaite à tous de la santé, de l’amour et du bonheur !

Radioactif 312

mars 8, 2022

Radioactif 312

30 Décembre 2007
Le syndicalisme

Comment un auteur de centre gauche peut-il écrire un texte antisyndical et anti-bourgeois à la fois? 

Dans les années 1960, mon expérience syndicale n’était pas tellement positive.  Quand j’ai commencé à Sherbrooke, je gagnais 35$ maximum par semaine.  Avec le coût de la vie, je réussissais à m’en mettre de côté.  Aussi, quand je fus transféré à Lac -Mégantic, le syndicat avait décidé de ne pas intervenir parce que je n’avais pas ma permanence. 

La période où je fus journaliste à Lac -Mégantic et Victoriaville s’est donc déroulée sans que je sois membre du syndicat.

Mes expériences postérieures furent toutes autres. Les syndicats défendent toujours ceux qui n’en ont pas nécessairement le plus besoin.  Ils passent souvent leur intérêt corporatif bien avant celui du membre individuel.  Par exemple, quand j’enseignais et qu’il votait des grèves où l’on demandait des augmentations de salaires, j’étais contre. 

Par contre, les gens qui travaillent pour des agences de sondages et qui sont exploités (ce ne fut pas le cas de Som, la dernière maison pour laquelle j’ai travaillé) n’ont même pas droit de se syndiquer. 

Aujourd’hui, je considère que le syndicalisme, malgré ses défauts, est encore utile.  Ils rempliront leur rôle quand ils travailleront à l’échelle mondiale contre l’exploitation des multi- nationales. 

31 Décembre 2007

L’indépendance du Québec.

Ainsi, quand René Lévesque fut expulsé du parti libéral, on peut se demander si cette situation ne reflétait pas davantage une guerre entre les petits coqs du parti qu’à une opposition pour son projet de souveraineté-association, l’excuse employée pour s’en débarrasser

l n’était pas encore question de se séparer du Canada ; mais de devenir plus souverain.  D’ailleurs, je me demande jusqu’à quel point le Parti Québécois a vraiment cru et voulu un pays du Québec, complètement détaché du reste du Canada comme l’entendait Pierre Bourgault ou le disait Jean Chrétien?  Je suis loin d’en être convaincu. 

Les politiciens savaient qu’à ce chapitre, il était impossible de prôner un Québec totalement indépendant, car le plus haut taux d’adhésion fut de 35 % des gens.  Ainsi, tous les projets ont tourné autour de l’association.  L’association de deux états indépendants ou une vraie Confédération, ça n’a jamais été très clair. 

Il y avait sûrement à la base des gens qui , comme moi, rêvait de plus en plus d’un vrai pays du Québec, presque cent pour cent francophone, totalement respectueux de ses minorités, absolument contre les guerres (des inventions du système économique pour dominer)  et contre l’esclavage de la majorité de la population mondiale entre les mains d’une minorité de riches.  

À cette époque, je ne pensais pas encore que le vrai dieu humain est la finance ou l’économie

Je croyais dans des valeurs plus fondamentales et spirituelles comme nous l’avait si bien enseigné la religion catholique ; mais je commençais de plus en plus à m’apercevoir que mêmes les religions sont des multinationales qui s’enrichissent en se mariant à une idéologie.  Elles inventent toutes sortes de passes qui ont eu lieu il y a des milliers d’années ; donc, dont nous sommes  incapables de vérifier la véracité. 

La foi est aveugle, sourde et, si on ne la questionne pas, celle est complètement stupide. 

Si on avait voulu faire l’indépendance, on se serait doté des moyens de communication pour faire accepter le projet par une forte majorité. 

31 Décembre 2007
L’ignorance.

La majorité des gens de l’époque ne saisissaient probablement pas la nécessité pour le Québec de devenir une entité politique carrément extérieure à la structure canadienne. 

Certains , au Québec, ressentaient le peu de respect qu’avaient les autorité du Canada envers le Québec que l’on considérait comme une bande de «pea soup » qui s’agitaient autour des plus voleurs. 

La corruption du système politique du Québec était évidente.  Les politiciens dirigeaient tout en subventionnant les travaux qu’ils faisaient exécuter par leurs amis. 

Quand j’ai été candidat rhinocéros, j’avais d’ailleurs dénoncé le joint existant entre le parti libéral et la Chambre de commerce.  J’ai eu bien du plaisir à lire le roman de Roch Carrier, De l’amour dans la ferraille  une grosse brique qui nous rappelle ces tendances politiques. 

J’étais aussi révolté d’apprendre que la religion était un pouvoir entre les mains de ceux qui nous dominaient ; mais je n’étais pas encore assez brillant pour saisir tout l’aspect économique des religions. Je sentais que ce pouvoir catholique était aussi d’une certaine façon en opposition avec le pouvoir anglais, c’est-à-dire protestant. 

Le problème n’a pas changé depuis.  Harper multiplie les lois envisagées par les plus conservateurs de l’Ouest du pays, lesquels sont en même temps les détenteurs des portefeuilles de l’industrie du pétrole, comme Bush et Ben Laden.  Plus t’as d’argent, plus tu domines. 

Nous sommes revenus à la situation que vivaient les Cantons de l’Est quand je suis arrivé à nouveau à La Tribune comme journaliste.  J’étais déçu, mais mes amours me permettaient de croire qu’un jour il sera possible de vivre en toute liberté en autant que l’on exclue la violence. 

René Lévesque, en ayant permis la nationalisation de l’électricité avait créé un pouvoir énergétique qui pouvait concurrencer le pétrole, mais dans ce temps-là, on y pensait même pas, sauf, peut-être ceux qui étaient assez riches pour en avoir peur.

31 Décembre 2007
Le gouvernement régional.       

Puis, vint l’idée principale : la création d’un gouvernement régional. 

Dans mon esprit , le gouvernement régional n’était pas qu’une nouvelle structure, mais un moyen de rapprocher les solutions des problèmes.  Les autorités municipales, étant plus immédiates, elles pouvaient prendre les meilleures décisions, les plus bénéfiques pour le milieu, car, souvent les fonctionnaires ne savent pas de ce dont ils parlent quand ils analysent une situation en dehors de leur milieu. 

Le gouvernement régional permettait aussi d’avoir les autorités à l’œil et éviter que certains s’emplissent les poches aux dépens des gens qu’ils administrent. 

J’ai travaillé très fort sur ce projet avec M. Dorilas Gagnon, de Bromptonville, et le CRD.  Nous arrivions de plus en plus à faire reconnaître le bien-fondé de la formation d’un gouvernement régional.  Mais, pour y arriver, il ne fallait pas seulement décentraliser, ramener sur un plan régional les décisions fondamentales; mais avoir aussi les budgets, grâce à la déconcentration. 

Nous arrivions même à forcer Sherbrooke à prendre conscience que son sort est rattaché à celui de l’Estrie.  Puis, la Tribune me muta temporairement à Drummondville.  Là, j’ai négocié mon appui à l’aéroport international de Drummondville contre l’appui aux gouvernements régionaux.

Radioactif 311

mars 7, 2022

Radioactif 311

28 décembre 2007 
Vitesse d’évolution.         

Même si je m’en prenais à la SSJB de Québec parce que je la trouvais trop réactionnaire, je n’étais pas tellement plus rapide dans mon évolution politique. 

J’évoluais à l’intérieur de l’idée d’un statut particulier pour le Québec à l’intérieur du Canada (aujourd’hui, l’autonomisme rachitique de l’ADQ) quoique je trouvais l’indépendance une idée extra- séduisante. 

Jean Chrétien n’avait pas encore inventé les «séparatistes». Une perception mesquine, niaiseuse et irrespectueuse des Québécois nationalistes. 

Je pensais qu’on n’avait pas encore les reins assez solides pour devenir un pays indépendant.  En fait, j’étais à l’image de la ville de Québec face à Montréal.  Québec ne connaît pas les mêmes problèmes. Elle n’a surtout pas le problème de la diversité, de la langue. 

À Québec, on ne parle pratiquement que le français.  Il y a peu d’immigration et la religion est encore toute puissante.  La religion à Québec est comme dans nos campagnes, quoique ça change, car toutes nos églises ferment les portes. 

À Barnston, les anglais étaient devenus nos amis.  J’ai toujours dit en riant : grâce à la musique et aux jeux de fesse.  Pourquoi cela ne serait pas universellement possible? 

La mentalité religieuse arriérée de la région de Québec nous fera-t-elle manquer notre rendez-vous avec l’histoire? 

En attendant, on va lui souhaiter un joyeux 400è anniversaire.  Québec est une ville merveilleuse quand on oublie la politique.  J’y ai vécu cinq des plus belles années de ma vie.


28 décembre 2007 
L’indépendance du Québec.

Quand René Lévesque a amené l’idée de la souveraineté–association sur la table libérale, ce n’était pas une idée tout à fait nouvelle.  Il voulait juste qu’on puisse respirer à l’intérieur du Canada. 

Au cours des dernières campagnes électorales, le nationalisme était de plus en plus à l’honneur : Daniel Johnson, père, prônait l’égalité ou l’indépendance.  Même sous Jean Lesage, on écrivait plus PQ pour province de Québec, mais «État du Québec» et le slogan du parti était « Maître chez-nous». 

Nous avons assisté au lynchage d’un ministre libéral, René Lévesque,  qui voulait aller trop vite et trop loin pour la capacité mentale des libéraux d’alors. »   On prétendait, comme à l’époque de Maurice Duplessis, que René Lévesque était un communiste. 

Était-ce seulement à Québec, où on est beaucoup plus religieux, que  ce genre de connerie prend encore ?  La grogne ne tenait certes pas seulement à son idée de souveraineté association, mais on voulait s’en débarrasser parce qu’il faisait grincer les financiers des dents. 

Avant ce congrès, j’étais à souper chez Mme G, lorsque je reçus un appel  téléphonique de M. Éric Kierans qui voulait me rencontrer, car je lui envoyais souvent des réflexions qu’il trouvait intéressantes,  par son petit côté gauchiste. 

Il y avait une guerre de coqs, derrière toute cette campagne anti Lévesque.  Dès que t’exprimais de la sympathie pour ses idées ou pour lui, tu étais taxé de communiste. Tu étais non seulement un suspect, mais une victime de leur paranoïa.  Tu étais un «infiltré»  qui avait pour but de déstabiliser le parti et faire glisser le Québec dans le camp communiste. 

La place que le Québec devait avoir au sein du Canada était un sujet habituel à Montréal.  On parlait entre autres d’un statut particulier, de la souveraineté association, d’états associés, de souveraineté culturelle, sans être un grand pécheur.  L’indépendance, c’était surtout le discours du Rassemblement pour l’indépendance du Québec (le RIN), de Pierre Bourgault.  Montréal était indépendantiste (comme les États Généraux) alors que Québec était demeuré fédéraste. La principale raison de ce retard idéologique et politique est la foi catholique

J’étais assis entre deux chaises parce que pour moi la pauvreté occupait trop d’espace ainsi que la lutte à la corruption pour être devancées par des structures de pouvoir. 

Quand j’ai eu à choisir, j’ai choisi Lévesque.  Le soir, après de fortes pressions, j’ai été devant l’assistance où j’ai remis ma démission comme président des Jeunesses libérales de Limoilou, car je ne représentais plus l’opinion de mes membres, mais j’ai ajouté que je restais libéral pour défendre le droit au pain et au beurre des petites gens. 

Ce fut la seule fois de ma vie où j’ai eu droit à un «standing ovation» et d’être reçu dans les bras de Kierans et Lesage.  Cependant, le mal était fait. 

J’étais désintéressé de la politique que je trouvais maintenant trop sale.  Je me suis rendu travailler à Montréal où  j’ai rencontré Daniel dont je suis devenu amoureux fou. L’amour est plus fort que la bêtise humaine.          
   

30 Décembre 2007
Jouir: le vrai sens de la vie.

Qu’on le veuille ou non, avant de crever, il faudra faire le bilan de sa vie. 

Dans mon cas, ce qui aurait dû être la malédiction totale, la pédérastie, s’est vite avérée comme la chose la plus merveilleuse que j’ai dû vivre, car l’aspect sexuel n’arrivait pas à la cheville de l’échange spirituel que de telles relations signifiaient.  Ainsi, je ne pouvais pas m’en culpabiliser.  Quoiqu’en toute honnêteté, j’ai toujours eu peur que ce soit les autres qui aient raison. 

Suis-je responsable de la fin tragique de ceux que j’ai aimés ?  Est-ce que je pouvais vraiment y changer quelque chose ?   Les plaisirs que j’ai vécus avec les petits gars valent mille fois tous les inconvénients de la débilité morale de nos sociétés actuelles, car j’avais créé ma morale personnelle: Pas de violence, consentement, plaisir mutuel. 

La raison pour laquelle cette éthique allait de soi est fort simple : notre système exige de vivre contre-nature pour obéir aux lois des religions.  Il suffisait de le comprendre.  Nous sommes sur terre pour adorer et glorifier Dieu, admirer sa création, participer à son épanouissement et non se mortifier, sous prétexte que l’on est pécheur. 

Parmi les expériences humaines, l’hédonisme, le plaisir, est fondamental pour ne pas dire notre loi fondamentale. 

Le plaisir est malheureusement momentané, «un moment privilégié, mais limité» qu’il faut savoir saisir dans sa vie.   Il conduit encore plus à la félicité que le sacrifice. 

La notion de salut par la souffrance n’est que du sadomasochisme.  Une forme de plaisir qui existe à travers la souffrance et le sacrifice d’où cette notion de l’abstinence sexuelle que l’on retrouve dans toutes nos religions.  Une projection de vieux frustrés. 

Tout le monde sait que l’on jouit davantage dans un  rêve que dans la réalité.   Pas fous les prêtres !  L’abstinence rend l’éjaculation plus jouissante et plus abondante dans les rêves blancs.  Mais, ils ont oublié, que trop la retarder ou l’empêcher, la rend carrément vicieuse, car ne pas éjaculer peut créer des problèmes avec le sperme quoique le système a prévu une forme d’évacuation avant de nous empoisonner.. 

Ce n’est pas dieu, mais les religieux qui ont inventé la notion de péché de la chair.  Ils voulaient garder l’exclusivité de cette connaissance.  Aimer Dieu, C’EST JOUIR ET APPRÉCIER sa création. Donc, de s’apprécier soi-même. 

C’est essentiel, si l’on veut une bonne raison d’être reconnaissant.

30 Décembre 2007
Poésie de jet.

Je n’ai jamais cru que ma poésie de jet est de la grande poésie; mais elle permettait de définir, peindre un sentiment qui faisait tableau.  Pour moi, la poésie était l’expression vocale, musicale de la peinture. 

Ce n’est pas étonnant que quelques années plus tard,  je participe avec Janou St-Denis à un mouvement ayant pour but de rassembler tous les artistes autour de leur art. Tous les arts sont de la même famille.  

La poésie était parfois très limitée à la noirceur de ses propos.  Heureusement, il n’y a pas qu’une forme d’expression poétique. 

La poésie est un moyen d’expression qui peut se présenter de bien des manières.  La chanson est de cette famille.  Elle peut être un aboutissement  poétique.  L’important, c’est que la poésie réponde à notre personnalité et nous incite à jouir de la BEAUTÉ des mots et des images, des rythmes et des sons.  

Malheureusement, il n’y a pas de récitals de poésie pour les adolescents.  J’admets que ça me permettrait de jouir des yeux et des oreilles.  Donc, il est bien évident qu’on m’interdirait d’organiser de tels concours à cause du danger pour leur chasteté que je représente pour les ignorants et les esprits bornés.

L’important , c’est qu’un tel concours force le jeune à se dépasser et à se respecter.  La vie a un sens quand elle a un but.  La poésie peut intégrer tous les comportements, sauf la violence physique.  Pourquoi ne pas permettre de la laisser s’exprimer? 

À quand un concours national de poésie organisé par la jeunesse ? 

Radioactif 310

mars 6, 2022

Radioactif 310

28 décembre 2007 
Femmes et religion.

Il fut une époque au cours de laquelle les féministes avaient compris que l’inégalité de la femme est le fruit des religions et de la bourgeoisie. 

La Bible, par exemple, multiplie les passages où la femme est la servante de l’homme.  Chez les musulmans, selon mon expérience, la femme est supposée être plus libre parce que Mahomet la présentait comme une partenaire; mais les dirigeants religieux ont implanté, même en plus fanatique,  la même peur de la femme, objet de convoitise pour les hommes.

Le mépris de la femme sur le plan physique est devenu systématique et sous prétexte de péché possible,  on a forcé la femme à se couvrir de façon ridicule.  Plus tu es fanatique, plus tu es près de la violence. Ta foi t’aveugle. T’oublies que tu es un mortel et que ton dieu n’est qu’une vision, une invention de ton esprit. 

Tu veux la domination de ton dieu qu’il soit Yahvé, Allah ou Jésus parce que sans ta foi tu n’existes pas comme individu.  C’est moins fatiguant.  De la folie?  Le fanatisme, certainement.

Comment, si un  homme n’est pas fou peut-il vouloir la mort d’un autre humain pour une force qui n’a rien de matériel? 

Les guerres de religions sont de la démence en action.  Les religions prêchent toutes l’amour et la charité.  Ce sont juste des mots ou une réalité?  Si elles évacuaient la sexualité de leur discours et leur façon de voir l’humain, elles pourraient servir à créer un monde meilleur.          

28 janvier 2007       
Les religions.

Il n’y a pas plus de fanatiques dans une religion que dans une autre. 

Il y aura toujours des fanatiques pour imposer la domination religieuse soit par la Charia,  la Bible ou le catéchisme.  Chez-nous, le règne abusif religieux se caractérise par sa position sur la sexualité

Mais, dans toutes les religions, il y a des gens de «raison»  fort sympathiques qui se servent de ta religion comme moyen de réflexion pour avoir un «agir» plus responsable, et de plus en plus humain, charitable et heureux d’exister. 

La religion, depuis le début du monde, est une façon d’interpréter les forces indomptables et inexplicables de la nature.  Ainsi, plusieurs dieux ont été créés par l’homme et sont disparus à travers l’histoire parce que la connaissance remettait en question leur existence. 

Cependant, le désir de dominer est telle chez certaines religions qu’elles sont devenues des puissances financières et économiques même plus grandes que les multinationales.  Et elles ne se trouvent pas encore assez puissantes.   Elles veulent que leur dieu domine l’humanité entière. 

Le fanatisme religieux est une force collective de l’inconscient qui remplace et nie toute forme d’individualité. 

Pour dominer, les religions ont besoin d’une morale (pour entretenir leur commerce de bonnes intentions) et c’est pour cela que l’on s’oppose si farouchement à une morale individuelle. 

Si les gens se servaient des religions pour méditer sur leur propre valeur et leur raison d’exister, ils se rendraient compte que le plus important  est la situation globale de son être, personnelle et immédiate.  Ils se rendraient compte que l’on ne peut pas être heureux, si les autres ne le sont pas.  « Aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu». 

On s’empresserait d’éliminer toutes formes de peine de mort (légale et illégale) , de jugements sur les autres.  On essaierait de participer à un bonheur à la fois individuel et collectif.  On reconnaîtrait que les livres religieux peuvent nous aider à méditer, à être encore meilleur et plus heureux comme de bons livres de psychanalyse. 

Les religions cesseraient leur croisade contre la liberté sexuelle et deviendraient farouchement opposées à tout ce qui est violence et haine. 

S’il y a un dieu et qu’il nous a créé, c’est pour que nous soyons heureux.  Les religions ne sont que des accessoires pour nous aider à y parvenir.        

29 décembre 2007 
Ma différence.

Une seule chose me différenciait des autres : je trouvais autant de plaisir à vivre une expérience sexuelle avec une femme, un homme et surtout un petit gars. 

La prison m’avait rendu plus religieux, une régression bien normale; mais avec le retour à l’école, je me resituais lentement sur un plan émotif et sans trop m’en rendre compte mes poèmes me permettaient de choisir les valeurs qui devraient animer ma vie. 

L’école m’a permis de me confirmer un goût pour le travail et me battre pour mon pays qui devenait de plus en plus le Québec.  J’étais déçu de la société, mais devoir me battre pour prendre ma place ne faisait que raffermir ma volonté de devenir quelqu’un. 

Les Jésuites, quant à eux, ont été une source de questions philosophiques.  Une nouvelle découverte, une nouvelle façon de penser.  En d’autres termes, je vieillissais lentement. 

Ma visite à Montréal, la fin de mes études obligée par l’exigence financière des Jésuites que je ne pouvais pas respecter, m’ont servi à prendre de l’assurance, parfois même un peu trop. 

Grâce à Mme G et quelques autres dames , j’ai appris que malgré tout, il est préférable de s’ouvrir aux gens qui nous entourent et ainsi ne pas créer un tsunami qui éclate un jour, laissant voir nos différences. 

Rares sont les gens qui comprennent et qui vivent vraiment leur religion d’amour.  L’authenticité, c’est ce qui permet de ne pas éclater comme un ballon trop gonflé.  

Malheureusement, la chasse aux pédophiles que l’on confond avec les pédérastes ne permet pas toujours de vivre ce degré d’honnêteté.  Il est impossible de se dire pédéraste et d’occuper un poste où il y a des jeunes.  Pourtant, ce devrait être le contraire, surtout si on applique la loi que j’ai apprise au début de mon engament dans l’enseignement : never on the job.  C’est pourquoi on a dû monter un piège pour me prendre en dehors de l’école. Confirmer pédéraste, tu n’as plus aucune crédibilité.  

Pire, tu es haï de presque tout le monde. On a honte de te connaître.  Tu ne peux plus travailler dans ton métier (surtout si tu es professeur), tu crèves de faim, tu t’endettes, tu n’as plus de pouvoir… Tu es un mort ambulant. 

La société ne pense qu’à la virginité des jeunes et prétend que nous sommes les obsédés. Une belle projection.  Seuls ceux qui peuvent imaginer le péché peuvent être pécheurs. 

Serait-ce que ceux qui combattent avec autant d’obsession la pédophilie sont les vrais pédophiles ?  Ce sont eux et elles qui sont les plus obsédées par le sexe des enfants.

Radioactif 309

mars 5, 2022

Radioactif 309

27 décembre 2007 
Féminisme positif.          

Les féministes ont déjà joué un rôle très important et très positif dans l’évolution de la société québécoise.  Il fut un temps où elles préconisaient la liberté sexuelle quand ça faisait leur affaire. 

« Nos corps nous appartiennent» , scandaient-elles quand elles se battaient pour le droit à l’avortement et le droit de choisir le moment de leurs relations sexuelles et avec qui. Elles établirent leur droit à choisir entre la maternité et la carrière. Elles furent aussi les premières à réclamer le droit au plaisir sexuel, en dehors des obligations matrimoniales. 

C’est une époque à laquelle je souscrivais complètement à leurs revendications, car leur vision de la sexualité dépassait enfin l’étroitesse d’esprit des religions face à la sexualité.  Je trouvais même inimaginable qu’en 2000 on soit encore assez arriéré pour ne pas avoir établi complètement l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. 

Cependant, dès qu’elles eurent atteint leur but, elles ont commencé à revendiquer, sans le savoir, le retour au paternalisme.  Elles voulaient jouer ce rôle qu’elles avaient tant dénoncé d’où elles entreprirent une guerre pour sauver les jeunes de leur sexualité

Elles sont devenues pédophiles, c’est-à-dire obsédées par le sexe de leurs enfants. Elles projetèrent sur les jeunes filles leur misère quand elles découvrirent les relations sexuelles, elles proclamèrent que tous les hommes sont des cochons qui ne veulent que les violer ou les battre. 

Elles nous prônent depuis lors les mêmes aberrations que les religions nous ont toujours prêchées.  Ce qui avait été bon pour elle cessa de l’être pour les autres le jour où elles obtinrent pour elles ce qu’elles souhaitaient. 

Elles recommencèrent à propager la peur de la sexualité.  Leur peur.  Certaines plutôt que d’opter pour l’évolution et la liberté voudraient nous ramener à l’époque de la grande censure. 

Comme je l’écrivais dans La pédérastie mis à nu, l’égalité des hommes et des femmes ne sera possible que le jour où les femmes accepteront leur sexualité.  Le jour où les femmes cesseront de se croire les esclaves des mâles.  Le jour où elles auront aussi compris que l’égalité ne nie aucunement la différence de perception ou de vision de la sexualité chez l’homme et la femme. 

Nous devons pouvoir concevoir une société où le père est aussi responsable de son enfant que la mère (donc, il devrait avoir les mêmes droits sans préjugés).  Il faut que la mère cesse de voir ses enfants comme des poupées (incapables d’autonomie) à protéger. 


28 décembre 2007 
La vie à Québec.

Je vivais très intensément.  Il y avait « ma petite blonde» qui n’aimait pas l’agressivité de mes doigts autour de ses petits seins ; mais qui m’aurait écrasé contre un mur pour mieux sentir «Charlie» se lever dans mon pantalon.  Comment comprendre cette contradiction?

Ses scrupules s’opposaient à la détermination de Laurent.  Il me confirmait par ses réactions qu’il est possible d’avoir des relations sexuelles avec un gars, sans lui faire peur, sans rien promettre, sans le menacer ou user de la moindre violence ; simplement en lui offrant la possibilité de goûter de nouveaux plaisirs procurés par une main experte. 

Quant à la politique, j’avais été en quelque sorte forcé de démissionner de la présidence des Jeunes Libéraux de Limoilou, parce que j’avais appuyé René Lévesque qui devint mon idole. 

Le parti libéral de Jean Lesage, ayant rejeté un statut particulier pour le Québec, à l’intérieur du Canada, il ne nous restait que l’indépendance pour permettre au Québec de s’épanouir comme société francophone en Amérique. 

Je comprenais l’idée que l’on prêtait au French power (la même que celle prêchée par Stéphane Dion) soit : s’intégrer dans le pouvoir fédéral pour obtenir tout ce que le Québec voulait.  Il était encore trop tôt pour en juger de la pertinence. 

Dans mon esprit, la pauvreté était encore le pire problème des Québécois. 

Peu de temps après, d’autres grands mouvements intérieurs allaient être enclenchés par mon entrée dans un environnement gai, même si les salons où je travaillais étaient des clubs de danseuses nues pour payer mes études,  

Je remportais aussi un concours de poésie en France et je rencontrais Daniel, l’amour suprême.  Le futur petit « Deus vicièr ».    

Radioactif 308

mars 4, 2022

Radioactif   308

26 décembre 2007 
L’enseignement religieux de la sexualité.

L’enseignement religieux de la sexualité est non seulement arriéré, mais il est fondé sur des mensonges, des ignorances et des absurdités comme celle du péché et de l’interdit sous peine de péché mortel. 

Comment Dieu, un être strictement spirituel, sans limite dans l’espace et le temps, peut-il te dire comment agir sur un plan strictement matériel, mortel? 

Par contre, les jeunes doivent être informés scientifiquement de cette réalité ainsi que des responsabilités que la possibilité de devenir parent, apporte.   Quand tu as un bébé comme résultat, ce n’est pas un engagement d’un an, mais pour le reste de la vie.  Ce n’est pas juste garantir la survie de l’espèce ; mais permettre à un humain de vivre heureux.   Un apprentissage long et difficile. 

L’interdit crée des séquelles psychologiques beaucoup plus graves que la liberté, car l’autonomie d’un individu ne naît pas à un moment précis, c’est le fruit d’un long apprentissage, souvent semé d’erreurs. 

Apprendre à être autonome, responsable et heureux, c’est toute une vie d’apprentissage. On a pas de temps à perdre avec une vision de vieux scrupuleux qui ont projeté sur Dieu leurs envies et leurs désirs frustrés, en manque de sexe, où même les fantasmes les plus naturels sont interprétés à leurs yeux comme des désirs indécents

Quand t’es «fucké», tout est indécent, même la nudité.


27 décembre 2007 
Les mensonges religieux sur la sexualité.

Sur le plan strictement physique, les religions mentent aux jeunes presque à chaque phrase qu’elles disent quand il est question de sexualité. 

C’est bien normal.  Elles se basent sur la connaissance que l’on avait de la sexualité, il y a plusieurs milliers d’années.  Notre connaissance de la sexualité a évolué, mais les religions se bouchent les oreilles pour ne pas changer leur discours. 

L’homme est passé d’un problème de survie comme espèce à celui de la surpopulation, d’un trop grand nombre de consommateurs pour notre pauvre petite planète. 

Déjà là, toute notre conception de la natalité est modifiée.  Les urgences ne sont plus les mêmes.  Puis, avec la science, on a appris que la naissance est loin d’être un choix divin, une bénédiction ou une malédiction.  C’est la rencontre d’un petit spermatozoïde avec un ovule.  Comme dans tous les processus de sélection, de choix, il peut arriver que les gênes se mêlent un peu de recette, se transforment, se mutent et que ce dosage donne des résultats bien différents.  On a dû tenir compte de ce facteur dans l’évolution, créant ainsi l’orientation sexuelle. 

Le petit être qui en sort est tout à fait normal et naturel, même s’il est déjà prédisposé à être gai.  Il joue un petit tour à la nature en ayant un petit changement imprévu.  Un petit clitoris rebelle qui s’affiche un pénis (d’où les religieux voulaient le dévoiler, le circoncire) et voilà que pour cette petite nuance dans un chromosome ou plus, la vie sociale future est toute changée. 

On ne veut pas changer parce que les prêtres avaient inventé la Tradition  religieuse et se sont chargés de répartir les rôles entre les hommes et les femmes, se gardant bien évidemment la meilleure place.  L’homme est le dominateur, le conquérant comme les singes d’où ils proviennent. 

On fera toutes les recherches du monde, pour le moment, une femme a un utérus et l’homme une prostate, reliée à une paire de couilles.  Que certaines femmes fassent dépression sur dépression parce qu’elles n’ont pas de pénis, n’y changera rien ; sauf, que notre société évolue si vite qu’un moment donné, il pourra être possible de changer de sexe.  Non seulement j’ai connu des expériences sexuelles avec des femmes, des hommes et des petits gars ;  mais j’ai aussi vécu différents rôles. 

J’ai été la mère gardienne du foyer et des enfants durant une année complète minimum, pour que ma douce aille à l’école.  Puis, auprès de mes deux fils adoptifs,  j’ai été le père célibataire j’ai joué le rôle de mère quant au travail à la maison et le papa éducateur; parce que ma pédérastie venait d’être transformée par la réalité. 

Notre société n’admet pas un contact physique entre le père et son fils.  Le rôle du pédéraste devient comme à l’époque de la Grèce Antique, celui du professeur des vertus et des idéaux pour le jeune.  Par conséquent, pour donner l’exemple, pour ne pas mal influencer le jeune, il apprendra à jouir de la présence des jeunes, sans avoir de rapports sexuels avec eux.  La pédérastie devient vite une relation platonique.

L’homme et la femme peuvent occuper tous les rôles, mais la maternité demande une plus grande sensibilité, une compassion plus profonde.  La mère est une nombriliste qui en nourrit plusieurs, émotivement, bien entendu!

Elle aime sans limite et laisse à l’homme le soin de s’occuper de la discipline.  Il devient alors impossible d’avoir ce même rapport d’égalité qui existe entre un petit gars et un pédéraste, car le père est synonyme d’autorité, donc, d’inégalité. 

Cependant, cette inégalité peut être annihilé par la façon d’enseigner, soit en cherchant de procurer l’autonomie au jeune, en se servant de l’exemple pour leur faire apprendre leur rôle de petit gars, futur homme.


27 décembre 2007 
L’avortement.

Quand on légiféra sur l’avortement, je n’étais pas pour l’avortement comme tel.  Tout être conçu a le droit à la vie. 

Cependant, l’avortement se pratiquait quand même à la cachette, à des prix extravagants et avec des moyens qui mettaient la vie de la mère en danger. Ce n’était pas une question de principe pure, mais le choix entre deux maux, face à une réalité bien présente. 

Personnellement, j’ai choisi la liberté pour les femmes parce que ça faisait ressortir l’hypocrisie de la religion et de ceux qui se prétendaient les défenseurs de la vie.  On ne voulait pas d’avortement, mais on stigmatisait toutes les jeunes femmes enceintes hors du mariage ainsi que leurs enfants conçus dans le péché.  Bandes de malades!  Où est le péché? 

À mon avis, la lutte à l’avortement demandait un changement d’attitude face aux filles- mères. 

Au lieu de s’en prendre à elles et à leurs bébés, ce qui est injuste, il fallait plutôt les aider à être de bonnes mères.  Il fallait libéraliser l’adoption, si c’était le désir de la mère,  de manière à permettre à ces mères  de s’assurer que leur enfant ait une bonne et une belle vie, comme tous les enfants ont droit

Dans sa grande charité, la religion appelait les enfants nés hors du mariage des bâtards.  Ces derniers étaient stigmatisés pour le reste de leur vie au nom d’un dieu d’amour et plein de charité.  Une société trop scrupuleuse est une société d’hypocrites et une société d’injustice sociale. 

Il ne faut pas se tromper, ce sont les mêmes genres de personnes qui aujourd’hui font la lutte à la pédérastie : des mangeuses de balustrades, qui ont tellement honte de leur corps qu’elles font aussi la guerre à la nudité qu’elles prennent pour de la pornographie. 

Les scrupuleux de nos jours sont du même acabit que ceux d’hier.  Ils doivent gérer ce qui se passe dans le pantalon du voisin puisqu’il ne se passe plus rien dans les leurs.  « Tu ne jugeras point.», règle incontournable de tout bon chrétien et musulman. 

Le sexe sans amour tourne vite au vinaigre et à la déception.  C’est important que les jeunes le sachent.  Personne n’est parfait ici-bas et exiger de l’être, c’est de la démence. 

Une foi qui doit être soutenue par la violence est une foi qui ne vaut pas grand-chose.

Radioactif 307

mars 3, 2022

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26 décembre 2007 

Un texte idiot.          
Les filles du Québec.       

Les filles du Québec jouent aux artistes           
l’œil vide, elles regardent nulle part       
et, mortes de peur, font semblant d’aimer tout.

Elles voudraient bien de leurs doigts de fantômes    
tâter un peu l’amour, qu’elles consument en désir.   
Elles rient, elles pleurent, elles dansent           
au plateau des momies.  Pauvres hypocrites !

Filles du Québec, adorables beautés,   
l’amour vous dit merde et merde encore           
vous qui ne savez gonfler vos seins                 
sans laisser tomber de bourrures.          

26 décembre 2007.
Un poème stupide.

On n’écrit pas toujours des textes extraordinaires, certains sont mêmes carrément stupides, même s’ils reflètent un sentiment passager.  C’est le cas de ce poème sur les filles du Québec. 

C’est une petite vengeance personnelle généralisée à la gent féminine. 

À ma défense, je dois cependant rappeler que durant des années,  j’ai expérimenté la «douleur intérieure», grâce aux filles.  Je m’étais si souvent fait refuser, humilier, lors des danses, que c’est là que j’ai commencé à remplacer les filles par la bouteille de bière

Puis, j’ai eu des blondes qui auraient voulu passer jour et nuit, dans le lit, à faire l’amour, ce qui n’était pas désagréable, mais épuisant à la longue.  C’était peut-être bien intéressant, mais ça manquait souvent de profondeur. 

Les rapports humains ne sont pas que sexuels.  De toute façon, on dirait que le moment où tu as ce que tu désires, ça perd en intérêt. 

Si j’aimais bien m’amuser,  j’aurais bien voulu devenir père.  La paternité change toute ta vie, car tu dois t’occuper de quelqu’un d’autre que toi.  Être parent, c’est plus qu’acheter des cadeaux, c’est accepter la responsabilité que tout ce que tu fais marquera l’avenir de ton enfant.  C’est la différence fondamentale entre la pédérastie et la paternité.

Le père est automatiquement un représentant de l’ordre. L’éducation, ce ne sont pas que des paroles en l’air.  C’est surtout donner l’exemple.  C’est exigeant. On m’a toujours dit que je ferais un bon père jusqu’à ce que je le devienne par adoption, de deux garçons, sans femme. 

Je fus un papa gâteau et j’en suis bien content.  J’ai été gâteau parce que j’étais tout à la fois : le père et la mère.  En riant,  je disais à ceux qui me demandaient qui était la mère : j’en ai déjà assez d’endurer les deux gars, pour ne pas y ajouter une femme.

Une farce qui fait montre d’étroitesse d’esprit ; mais j’étais ainsi.   

La gent féminine a été en réalité une découverte formidable pour moi sur le plan émotif. J’aime encore les femmes qui m’ont accompagné dans la vie.         

26 décembre 2007 
Les scrupuleuses.

Et, j’en ai aussi connues des filles qui, tout en étant scrupuleuses au boutte, passent leur temps à te provoquer par leur façon d’agir.   Elles jouent aux offusquées dès que tu veux passer à l’acte.  C’est ce que j’appelais des agace-pissette. 

Ce fut le cas de Jackie à qui était dédié ce poème.  Elle m’a quitté sous prétexte que j’étais trop idiot pour passer à l’acte alors que je cherchais à la respecter parce que je voulais la marier.

Avec les filles, j’étais souvent noyé dans les contradictions.  Je voulais me marier, donc, il me fallait préserver ma pureté et leur virginité; mais on me mettait de côté parce que j’étais trop niaiseux. 

Je voulais jouir un peu trop vite de la vie, alors on me mettait encore de côté, mais cette fois parce que j’étais trop cochon.  J’étais exaspéré par ces contradictions féminines à deux vitesses. 

Par contre, j’avais peur que les curés aient raison et qu’en faisant l’amour je n’arrive pas à éjaculer, parce que je m’étais trop masturbé.  Une insécurité qui tuait souvent le plaisir.   J’étais loin de vivre un tel problème avec les gars. 

Avec eux, c’était clair «oui ou non » et leurs réponses ne souffraient aucune ambiguïté.  Quand ils t’envoyaient promener en te traitant de tapette, tu savais à quoi t’en tenir.  Avec eux, j’ai appris le sens des sourires, des yeux doux, des démarches lascives, des « ça m’intéresse» et « des fiche-moi la paix». 

Assez curieux, dès que les femmes apprenaient que je suis pédéraste, je prenais de la valeur comme malade à guérir.  C’est comme si elles ne pouvaient pas endurer l’idée qu’un gars puisse vivre sans s’intéresser aux filles, à elle, en particulier.     
           

Radioactif 306

mars 2, 2022

Radioactif 306

24 décembre 2007 
Abus sexuel à 13 ans?

Je viens de lire dans le Journal de Montréal une autre infamie : un jeune garçon de 13 ans, des ballets canadiens, a été poursuivi par d’autres enfants un tout petit peu plus jeune pour abus sexuels.  Et oui !  Vous avez bien lu.  13 ans.  On est rendu à ce point rendu fou. 

Il a été relâché pour la période des fêtes afin de les passer dans la famille.  Imaginez les belles fêtes pour tous ces enfants.  Notre société se comporte vraiment comme une bande de «zoufs». 

Freud a clairement démontré que c’est le genre de chose qui arrive normalement dans la vie d’une bonne partie des adolescents.  Nos moralistes sont  bornés.  Ils organisent des guerres qui permettent de tuer des centaines de milliers de personnes d’un coup et jouent aux âmes scandalisées pour des petits jeux sexuels (on appelait ça jouer aux fesses quand j’étais jeune, même s’il n’y avait aucune sodomie).

Leurs jeux de guerre sont bien plus dangereux pour la planète.  Nos dirigeants qui manquent de détruire la planète à cause de leur insatiabilité financière, eux,  ne sont pas dérangés par les problèmes moraux, ils sont littéralement tombés sur la tête.  D’où vient cette imbécillité galopante ? 

Non seulement cette maladie s’attaque à tout ce qui touche la sexualité, mais il faudra aussi cacher les cigarettes dans les dépanneurs pour répondre au lobby  qui veulent empêcher tout le monde de fumer, sous prétexte de protéger les jeunes. 

Expliquez-leur que leur santé est en danger, que vous n’êtes pas que des épouvantails et ils cesseront de fumer.  Ils ne vous croient pas.  Comment croire qu’une cigarette est plus dangereuse que les produits toxiques venant du pétrole des automobiles?  Combien de temps les gens vont endurer d’être menés par le bout du nez par ces vertueux, plus vertueux que la vertu.  Ça me donne envie de recommencer de fumer.  C’est quoi le prochain interdit?  Se promener en sous-vêtement?  Se mettre le doigt dans le nez? 

Quand commence la folie de tout interdire, ça n’en finit jamais.  Les fous ne sont peut-être pas ceux que l’on pense.  Ils sont peut-être au pouvoir pour tout nous interdire…un monopole d’imbécillité.


 25 décembre 2007
Normal- anormal.

S’il n’y a pas de violence, il est possible de comprendre le geste du jeune de 13 ans qui était un peu trop curieux pour ce qu’il y a dans les pantalons de ses voisins (es). 

Non seulement, c’est un phénomène qui surgit dans la vie de beaucoup de jeunes, une nouvelle curiosité d’adolescence, souvent homosexuelle, émergeant des changements qui se produisent en eux.  Ils veulent comprendre.  Pourquoi ça te chatouille dans le bas du ventre après un certain temps quand tu te touches le pénis? Pourquoi tu te sens mal au cours de tes premières éjaculations?  Tu te demandes si c’est normal.  C’est loin de te faire mal, mais   tu te sens crois bizarre.  C’est très agréable, mais tu sais que c’est défendu sans trop savoir pourquoi, sinon que ça vient des adultes.. 

C’est aussi plus difficile voire impossible de comprendre pourquoi on l’interdit.  Ce n’est pas en appelant la police que ce jeune comprendra ce qui se passe. 

C’est ça l’hystérie des adultes face à la sexualité. C’est en faire tout un plat, y injecter une interprétation criminelle ce qui est complètement débile.  

Ces adultes paniqués sont si accrochés aux interdits bourgeois et religieux qu’ils n’entrevoient même pas leur ignorance sur la réalité de la sexualité.  Au contraire, les parents avertis d’un tel comportement de leur enfant, devraient s’ils ne peuvent pas répondre aux questions, trouver un bon psychanalyste pour répondre à leur place, sans devenir fou. 

Ce questionnement est souvent inconscient, celui d’un enfant troublé par sa nature.   Il est aussi possible d’y voir une forme de régression : un retour à un stade d’intérêt de sa petite enfance.  Un processus de protection du moi, tout à fait normal. 

D’une manière ou d’une autre il essaie de se persuader qu’il n’est pas anormal ou il veut partager un plaisir qu’il vient de découvrir.  C’est tout un phénomène pour le garçon de découvrir le plaisir que procure l’éjaculation alors que souvent pour les filles, la découverte de la sexualité rime avec honte et souffrance.  

Malheureusement, les religions ont substitué la notion de péché au développement normal des individus et le système judiciaire qui remplace maintenant cet aspect religieux n’a pas été capable de s’adapter aux connaissances actuelles. 

Ce sont les professionnels de la santé mentale qui devraient intervenir pour que cesse cette folie collective de la peur de la sexualité.   Mais, c’est une ignorance qui rapporte beaucoup.        

Les séquelles.

Les séquelles?  Soyez convaincus que non seulement lui, mais aussi les autres qui ont bavassé en auront des séquelles. 

Plutôt que d’avoir été rassuré, on a réagi envers lui comme s’il avait fait sauter un monument ou commis le pire des crimes.  Cette folie sociale marque les jeunes qui ne comprennent pas pourquoi les adultes deviennent fous à toutes les fois qu’il est question de sexualité. 

Imaginez : la police, la prison, les parents horrifiés qui capotent et exigent presque la peine de mort, il y a de quoi traumatiser n’importe quel jeune. 

Mais, ce sont de bons parents, responsables (?) , qui votent pour élire des gens qui propagent des lois d’un autre temps, celui de l’ignorance. 

Les religions et la bourgeoisie (il ne faut pas mêler les riches avec les pauvres) ont créé cet état de folie comme s’il n’était pas normal d’être sexué et que les moyens pris pour le comprendre ne sont pas toujours adéquats. 

Dans notre monde de censure, il est difficile de faire autrement.  Un moyen de dominer les jeunes sous prétexte de les protéger du danger.  Quel danger? 

Le scrupule et le manque de compassion des parents, des adultes.  De l’hystérie qui est généralement maintenue par les féminounes qui voudraient éliminer le mot pénis du dictionnaire ou ceux qui sont trop religieux, d’où leur incapacité de voir la sexualité en dehors du péché. 

Avec le gouvernement Harper, c’est encore pire.  Il invente les lois les plus rétrogrades du siècle pour suivre la stupidité des mouvements religieux qui animent la pensée de Georges W. Bush.  C’est pour éviter cette folie que les droits de la personne du Québec avait inscrit 14 ans comme l’âge du consentement. La  sexualité  peut être une cause de discrimination contre l’intégrité des individus. 

Mais, la police a obtenu que cette règle ne soit pas respectée sous prétexte justement de protéger les jeunes comme s’il appartenait à la police de veiller sur le comportement sexuel des jeunes.  Un autre droit foulé au pied, celui des jeunes à leur sexualité, par les fédérastes puisque la Charte inventée par Trudeau ne reconnaissait même pas, au début, le droit d‘être gai avant l’âge de 21 ans. 

Le French power fut une trahison.     

Radioactif 305

mars 1, 2022

Radioactif 305

24 décembre 2007 
La mort de maman.

Cette année, pour moi et ma famille, Noël prend un sens tout particulier. 

Il y a cinq ans, ma mère Irène Gauthier Langlois mourait la veille de Noël, en se rendant assister à la messe du vingt cinquième anniversaire de la mort de mon père, Émile.  Tout un événement à vivre.  Une profonde déchirure intérieure comme la mort de tous ses amis, même si Noël devrait être un temps de réjouissance. 

Cette année-là, j’étais descendu à Barnston, quelques jours plus tard à Noël, car, avant, je venais aider maman à préparer sa participation au repas des fêtes. 

J’étais plus tard parce que j’avais besoin d’argent et j’ai travaillé le plus longtemps possible.  Je devais travailler pour survivre et à moins de 10$ l’heure, tu ne vis pas, tu survis.  Le moindre inattendu défonce ton budget. 

Je suis donc arrivé dans l’après-midi du 24 décembre, à Magog.  Mon frère aîné, Roland, est venu me mener à Barnston puisque c’était ce que désirait Bernadette, son épouse, qui était elle-même atteinte d’un cancer.  Bernadette fut une de mes meilleures lectrices car Hymne à l’amour, le vice et la révolte loin de la scandaliser, mon livre l’a fait bien rire. 

Plus tard, dans l’après-midi,  nous avons regardé,  maman et moi, les enregistrements de Fun noir, deux émissions de TQS, auxquelles j’avais participé à l’invitation de Réal Béland.  Pauline était venue aider maman puisque je n’étais pas descendu aussi vite que d’habitude.   Évidemment, tout était presque complété, car maman était une travailleuse infatigable. 

J’avais remarqué que maman avait les lèvres plus bleues, mais elle prétendait que c’était la lumière qui leur donnait cette teinte.

Maman a dormi un peu, ce qui lui arrivait souvent quand on regardait la télévision ensemble.         

Nous nous préparions à partir pour la messe qui était célébrée pour nous rappeler le 25è anniversaire de la mort de papa quand soudain, plus d’électricité.  Je ramenai un peu de lumière avec une petite lampe de poche ordinaire.  À la demande de maman,  j’ai changé pour une lampe de poche beaucoup plus grosse que j’ai placée à l’envers sur la table et qui éclairait ainsi le plafond. 

Par la suite, j’ai pensé au tunnel de lumière dont on parle toujours quand on raconte les histoires de vie après la mort.  C’était comme si maman, sans le savoir, trouvait le chemin vers l’infini un peu trop étroit et qu’elle en aurait choisi un autre.  Puis, nous sommes partis pour l’église. 

Elle a profité d’une courte balade en auto pour se rendre à l’église.  Bizarre, mais j’ai eu envie de partir plus tôt, à pied, me disant que ce n’étaient pas quelques minutes de plus à l’église qui me ferait mourir et que je le devais bien à papa.

Quand je suis arrivé à l’église, il y avait quelqu’un d’étendu sur le plancher.  J’ai immédiatement pensé à maman ; mais je n’y croyais pas vraiment ou plutôt je ne voulais pas y croire.  Je refusais la réalité.  C’est toujours ce que je fais quand quelqu’un que j’aime meurt. 

Elle était là parce qu’en arrivant, elle s’était sentie mal et avait fait un anévrisme.  Le secours médical fut terriblement long.  Heureusement, mon neveu Mario et son épouse étaient là et ils sont tous les deux infirmiers.  Il n’y avait plus rien à espérer. 

Quand on a sorti maman, la musique de la messe chantée pour papa commençait. 

L’électricité ne revint que plus tard, bizarrement, quand maman fut officiellement déclarée morte. 

Elle avait enfin réalisé un vieux rêve : elle avait rejoint celui qu’elle aimait tant.  Elle a eu une vie dure, mais merveilleuse.  Elle avait 91 ans à sa mort et elle n’avait jamais été gravement malade.   Elle était encore pleinement consciente. 

Une chose est certaine, s’il y a quelque chose de l’autre bord, ils furent sûrement très heureux de se retrouver.  Une de mes nièces avait d’ailleurs rêvé à mon père quelques semaines auparavant.   Dans ce rêve,  il attendait toujours, assis dans un escalier,  sans bouger.  Ma nièce lui a demandé ce qu’il faisait ainsi à attendre sans bouger.  Et dans le rêve toujours, il lui répondit qu’il attendait maman.

Le nombre de gens qui ont assisté aux funérailles de papa et de maman était tout simplement hallucinant. L’église n’était pas assez grande pour recevoir autant de fidèles à la fois.

28 février 2022

Quand je mourrai il n’y aura personne. Je serai enterré à Barnston avec ma famille. Avec un peu de temps, personne ne saura que j’ai déjà écrit.  Et, c’est bien ainsi.

J’aurais juste voulu que l’on retienne l’éthique sexuelle que j’ai finalement réalisée à travers ma vie. Liberté sexuelle absolue, sauf pas de violence et un  consentement obligatoire. Pas de sodomie avant l’âge de consentement.  Et surtout, des cours sur la sexualité qui ne soit pas un lavage de cerveau, mais qui correspondent aux découvertes scientifiques. Des cours qui nous aident à apprivoiser nos vies et comprendre que l’essentiel est le bonheur

Je suis tellement fier de mes parents, mais un tel texte me ramène à mes grandes réflexions à savoir pourquoi on vit.

La vie est une suite d’expériences individuelles, personnelles. Personne ne vit la même vie. Des millions de gens sont morts et personne ne peut dire qu’ils ont vécus.  Personne ne se rappelle puisque le temps passe et les témoins de leur vie sont aussi disparus.

La vie est donc un phénomène strictement individuel. Notre vie n’a d’importance que pour nous et ceux qui nous entourent. 

Puisqu’on est une énergie, on est immortel, mais on ne sait pas si on peut être conscient après la mort. Une conscience qui se manifeste autrement?

Radioactif 304

février 28, 2022

Radioactif  304

23 décembre 2007 
L’inflation.

J’entendais l’autre jour une prévision d’inflation faite par notre coquille vide nationale Stephen Harper, marionnette des pétrolières, comme Georges W. Bush. 

C’était bien prévisible puisque l’économie est un instrument de guerre aux mains de la grande mafia internationale.  Pas de guerre, pas de reconstruction, pas de circulation de capitaux. 

Les États- Unis ont de grosses chances de se ramasser dans une inflation puisqu’ils se sont ruinés dans la guerre en Irak. 

Si c’est le cas, le Canada, particulièrement le Québec et l’Ontario, sera en difficulté financière. 

Si Harper veut garder le pouvoir, il doit faire rien de moins que certains de nos dictateurs actuels : laisser le peuple crever de faim pour relancer lentement l’économie. 

Ainsi, les gens prendront Harper pour un sauveur alors qu’il ne fait que mettre la main à la pâte, en aidant les institutions à remplir le mandat pour échapper à la grande misère.  C’est croire aussi dans le scénario d’une attaque locale, mené par des gens de l’intérieur,  pour justifier une autre guerre.   Des films américains dénoncent les attentats du 11 septembre comme un coup monté par les mouvements secrets américains pour justifier une guerre en Irak.  Est-ce vrai?  C’est loin d’être invraisemblable. 

La banque mondiale a très bien compris le principe et maintient des peuples entiers dans l’esclavage. 

Bizarre que nos média ne trouvent pas assez d’espace dans leur actualité pour enquêter et dénoncer ces plans machiavéliques. Ça coûte moins cher d’entretenir la peur des prédateurs sexuels pour justifier l’injection de beaucoup de fric dans la sécurité.  Quelle sécurité? 

Crèves si tu n’as pas la même étroitesse d’esprit que nous!  Disent les riches.  Quel bel esprit chrétien!  

Si tu acceptes la torture comme légale, c’est que ta valeur morale ne vaut plus très chère. 

C’est ce qui différencie le Québec des autres partis de l’Amérique : on n’est pas encore noyé dans ces plans de domination, mais si les média poursuivent leur américanisation, il faudra peu de temps pour que l’on pense comme eux. 

Il faut de l’argent pour survivre.  Et, la liberté pour penser.


24 décembre 2007 
Poésie de jet.

Quand j’ai écrit la poésie de jet, ce n’est pas parce que je me trouvais un très bon poète ; au contraire, je ne me trouvais pas assez brillant pour me dire poète.  Un poète, c’est la lumière de la nation.  Comme un prophète quand on croyait en Dieu. 

La poésie de jet, c’était une idée, un flash, un tableau, une réflexion, un rire.  Un tout qui créait une certaine sensation de plaisir à créer. 

J’insistais particulièrement sur le rythme, tout devait être dit et non lu, de manière à saisir autant les variations d’intonation dans le langage que dans l’image.  Si la poésie était tout, c’est que j’avais l’impression qu’elle survivrait au temps, contrairement à un essai qui est plus figé. 

L’essai,  c’est argumenter, essayer de trouver de nouveaux points de vue comme La pédérastie mis à nue.  

Je ne suis probablement pas un grand poète, ni un grand écrivain, mais d’y avoir cru m’a permis de connaître les plus grandes sensations que la gloire peut apporter.  C’est tout un honneur à la fin de ta vie de constater que tu as rencontré tous les grands esprits de ton temps, de ton pays. 

Ce fut même le cas dans la vie politique.  Comment crever sans avoir pris conscience de ce privilège et ne pas essayer de partager ton expérience? 

La vie est un beau souvenir à la mort.. 

Quand je crèverai, J’espère que ce que j’ai écrit sera encore accessible.  Qu’on aura triomphé de la censure.      

24 décembre 2007 
Blessure.

C’e
st vrai que je suis profondément blessé que des gens avec qui j’ai vécu durant de très belles années, avec qui la vie fut un vrai petit paradis parce qu’elle savait se faire agréable, même si c’était juste jouer au badminton, refusent maintenant de me parler parce qu’un zozo, Richard Martineau, a écrit un texte sur moi dans le journal le plus pourri du Québec, le Journal de Montréal.  Mais, c’est la vie. 

Peut-être qu’un jour, je me ferai de nouveaux amis.  Ce rejet me semble d’une imbécillité toute féminine qui se répand maintenant chez les hommes.   Le «bitchage» ! 

 Vivre en fonction des rumeurs et des qu’en-dira-t-on comme si je n’étais pas le même gars qu’avant.  Peu importe !  Je souhaite à tous ceux qui m’aiment et tous ceux qui me détestent : un très beau Noël.  Super et joyeux.

Radioactif 303

février 27, 2022

Radioactif  303

23 décembre 2007 
La mort de mon père. Émile Simoneau.        

Mon père est mort, en 1977.

Quelques jours avant, je m’étais rendu à Barnston pour voir mes parents.  Papa rayonnait de joie, en apprenant que je publierais un nouveau livre Avant de se retrouver tout nu dans la rue ou le problème du logement, à Parti pris. 

Il était encore plus content, car j’avais de ce fait un nouveau travail à l’Union des familles qui parrainait cette publication, à la suite d’un colloque que nous avions organisé. 

Nous avons eu quelques minutes nous permettant de partager le plaisir de voir le Parti Québécois prendre le pouvoir.  C’est drôle comme j’étais obsédé par le besoin de lui dire que je l’aimais.  J’y pensais très fréquemment. 

J’étais très peiné de voir venir la fin prochaine de mon chien Kiki. Deux formes d’amour bien différentes.  Je me suis demandé quelle mort me ferait le plus souffrir, question que j’ai évincée aussitôt, honteux de l’avoir eue. Cette honte secrète me poursuivra durant des années. Comment avais-je pu avoir une pensée aussi folle? Je ne savais pas, à ma décharge, que papa était malade.

Après le repas, je me suis rendu avec mon ami Gilles Lafrance, prendre une marche qui nous a conduits au cimetière.       

Là, je me suis demandé qui pouvait bien être sous terre près de la clôture, sous un épais banc de neige. 

Gilles me reprocha d’y être allé voir car, disait-il, il ne faut pas déranger les morts. 

Plus tard, de retour à Montréal, je me suis rendu à l’hôpital pour subir des examens à l’estomac, un vieux problème, qui m’achalais déjà. 

Bizarre, je pensais à lui et je décidai de lui offrir mon prochain livre.  Pour moi, dans ma conception, c’était le plus grand cadeau que je pouvais lui offrir.  Je lui ai donc dédicacé Laissez venir à moi les petits gars, publié à Parti pris. 

En revenant au travail, la même journée, mes confrères et consœurs eurent la lourde tâche de m’apprendre son décès.  J’ai vécu dans les «vaps», durant plusieurs jours, incapable de réaliser ce qui m’arrivait ainsi qu’à ma famille.  Papa est mort d’une crise cardiaque. Ce fut instantané.

Avais-je été partie prenante de sa mort  à cause de ma façon débridée de vivre ma liberté?  Je l’inquiétais beaucoup. 

Durant plus d’un an, j’ai eu peur de vivre une dépression, tellement le coup fut difficile à encaisser.  Sa mort fut un moment affreusement pénible.      

Au cimetière, à ma grande surprise, papa a été enseveli exactement là où j’étais allé voir qui s’y trouvait…     

23 décembre 2007 
Un rêve ou un signe ?

Après sa mort, j’ai demandé à mon père ce qu’il pensait de ma pédérastie; maintenant, qu’il était de l’autre côté, capable de lire dans mon âme, sans secret, sans limite.  Et, j’eus ce rêve :           

J’examinais une peinture, une murale qui faisait tout un mur.  Je la montrais à mon père, en lui disant combien je la trouvais laide. « De la merde!», m’exclamais-je.  Un gros barbeau brun.  Et, j’ajoutai que c’était la représentation parfaite de ma vie. 

Mon père m’invita à m’approcher de la peinture.  Je commençai à distinguer très nettement une forêt, des arbres.  Plus on avançait, plus les arbres prenaient formes.  Plus ils changeaient aussi de textures et de couleurs.  On aurait dit finalement, une forêt illuminée par le soleil sous le verglas qui se confondait dorénavant en un seul arbre.  C’était de toute beauté.  J’étais encore sous le ravissement quand mon père me dit : « Tu es cet arbre.  Tu vois ses branches.  Eh bien, chacune d’elles est un petit gars que tu as aimé. »  Un amour diamant.  Quelle beauté !          

Était-ce un message de l’inconscient  ou une réponse de mon père ?  Plus jamais ma relation avec mon père dans l’au-delà ne fut tumultueuse.  C’était comme si on avait pu se comprendre et que j’aurais pu montrer ce que je ressens dans ma pédérastie.  Toute la pureté de mes amours, même si je joue parfois aux fesses. Une autre façon de partager son amour.

J’ai toujours eu un rapport privilégié avec les personnes qui vont mourir et que j’aimais dans la vie.  On n’avait pas à m’avertir quand leur dernière heure arrivait, j’en étais intérieurement avisé.  Une forme de télépathie ? 

Cette capacité à communiquer est morte avec la haine que j’ai ressentie parce que j’ose parler de mes amours alors que les gens voient  ça comme de la perversité. Ils jugent ce que je vis.  Ils jugent sans rien connaître par eux-mêmes.

Poutine

février 25, 2022

Poutine et son équipe doivent être déclarés criminels de guerre avec mandats d’arrestation dès qu’ils quittent la Russie.

Radioactif 301

février 25, 2022

Radioactif 301

21 décembre 2007 
Irène Gauthier Langlois.

J’ai toujours été profondément en amour avec ma mère, mais jamais il ne me serait même venu à l’idée de la voir nue.  Une précision pour les esprits croches. 

Ma mère, c’était sacrée.  Quand tu t’occupes de huit enfants, tu mérites au moins une gerbe de compliments annuellement. Même si je l’aimais énormément, ça ne m’a pas empêché de parfois me comporter comme le pire des trous-du-cul.  

Je me souviens qu’une fois, à 16-17ans,  j’avais beaucoup bu.  Ma mère exaspérée m’avait giflé, en plus de me faire la morale,   Tout ce que j’ai su faire plutôt que de me repentir, j’ai ri de la faiblesse du coup.  Comme je l’ai dit, j’avais appris à boxer.  Je n’étais pas un cogneur très solide, mais personne ne savait mieux encaisser les coups que moi.  Ça ne datait pas de la veille. 

Quand je m’étais sauvé avec mon frère Denis pour aller voir le film Les dix commandements, le Vieux Curé,  m’avait aussi donné une taloche d’anxiété.  Imaginez les deux garçons avec lui, d’une dizaine d’années, qui disparaissent dans Atlantic City.  « C’est si j’avais frappé dans le la ouate», me dit-il ensuite.

Malgré cet incident, je crois avoir été un bon fiston.  Qu’est-ce qui m’y fait penser?  Hier, c’était la fête anniversaire de maman.  Toute ma vie, je me suis demandé si sa fête est le 20 ou le 21 décembre.  Mais, je ne l’oubliais jamais. 

Quant à mon père, c’était un Verseau comme moi.  Il faut s’occuper de ses parents quand ils sont vivants, plus tard on ne peut que les pleurer.


21 décembre 2007 
Jean-Paul II.

Le plus beau cadeau à ma mère dans ma vie fut de lui permettre de voir de très près Jean-Paul II. 

Le hasard fit qu’à sa venue personne ne pouvait accompagner maman.  J’enseignais à Val-d’Or alors maman décida de me demander cette faveur.  « Je vais le demander à mon communiste, lui, il viendra, malgré tout.»

Effectivement, je le fis autant pour moi que pour elle, car, ce n’est pas tous les jours que tu croises le pape.   Je savais que je lui permettrais de réaliser un rêve qu’elle n’avait sûrement jamais osé espérer réaliser. 

Ma mère était profondément croyante.  Maman était dans une chaise roulante, ce qui nous permit d’être dans la deuxième rangée.  Ainsi, avons-nous pu voir le pape passer tout près de nous. 

Ce fut émouvant, je le reconnais, car je suis encore croyant, même si j’ai pris des distances. Mais, le pape m’a encore plus charmé quand il a laissé un petit Italien lui enlever son chapeau et le mettre à sa place.  Un événement qui m’a tout simplement ravi. 

Jean-Paul II a alors montré jusqu’où il était humain.  Ce que j’ai particulièrement apprécié de lui.  Malheureusement, son Église est restée figée dans sa Tradition, comme les libéraux au fédéralisme.

21 décembre 2007 
Maman et Benji.

Quand j’étais à Montréal, maman venait me voir ainsi que Claude, un ami.  Elle montait avec Henriette.

Cependant, plus le temps passait plus elle avait une peur bleue du jeune Gabriel qui vivait avec moi.  Aussi,  en profitait-elle pour venir quand il était en prison.  Elle l’aimait bien, mais elle en avait affreusement peur et elle avait raison. 

Je ne me rappelle pas d’avoir raconté à ma mère qu’il me battait.  J’aillais encore à la messe, mais pour elle c’était trop fatiguant.  Alors elle m’attendait en regardant la messe à la télévision.  Je lui rapportais la communion.  Ainsi, elle ne perdait rien. 

Un jour la direction de l’archevêché vint à une activité de la paroisse.  Le curé me présenta au dignitaire de l’archevêché de la façon suivante : « Voici Jean et elle, c’est Mademoiselle Benji, c’est sûrement la chienne la plus catholique de Montréal, car elle l’accompagne quand il vient chercher la communion tous les dimanches. » 

Un petit incident qui avait charmé maman.  C’est vrai.  Benji venait à la messe avec moi à l’église Sacré-Cœur.  C’est une des rares paroisses où le curé a compris que si Dieu a créé les animaux, c’est qu’il les aime bien. 

Maman a toujours aimé les chiens, un amour qu’elle a légué particulièrement à ma sœur Henriette, même si les autres ne sont pas en reste d’amour pour les animaux.  Or, quand maman venait, elle avait de la difficulté à s’asseoir sans que Benji lui saute sur les genoux et tente de la lécher dans la figure, ce que maman détestait.  Comment Benji savait-elle que maman l’aimant tant?  Elle se comportait ainsi seulement avec elle.  On aurait dit qu’elle savait ce que ressentait maman pour elle.


22 décembre 2007 
Renaissance et compréhension.

Les années vécues à Québec furent une renaissance.  Les Jésuites m’ont appris à me poser de vraies questions.  Ils m’ont permis de me découvrir moi-même. 

Les gens chez qui j’habitais à Lac –Etchemin m’avait appris, en venant me visiter en prison, la plus grande leçon de ma vie : ce n’est pas parce que tu as un défaut, un vice, que tu ne vaux rien. 

Eux, ils m’avaient assez connu pour me pardonner, même s’ils avaient un petit gars ou peut-être parce qu’ils savaient qu’il ne s’est rien passé avec lui quand j’y suis resté.  Ils m’ont témoigné que, malgré ma «mauvaise habitude», comme on appelait ça, dans ce temps-là, je demeurais un bon garçon. 

Ce fut la même chose avec Mme Alice.  Pouvoir me confier à elle me fournissait la certitude que je ne pourrais pas abuser violemment de qui que ce soit, car elle croyait dans ma capacité à me retenir. 

Elle savait que ma pédérastie était une forme d’amour exaltée envers les petits gars; mais que je ne représentais aucun danger

Pouvoir le dire me permettait de ne pas vivre en hypocrite.  C’était une compréhension qui me permettait de pouvoir panser mes plaies et d’éliminer une sur enchère de culpabilité.  Mme Alice m’a permis de reprendre confiance dans la vie.  Grâce au petit Laurent, la vie fut à nouveau un sourire.  Je pourrais dire en riant : toute la force de Samson était dans sa chevelure, la mienne, était dans ma pédérastie. 

Mes amours ont amplement justifié mon existence et permis d’affirmer que la vie mérite d’être vécue, malgré la méchanceté de ceux qui nous condamnent.


22 décembre 2007 
Ma vie : un bilan positif.

Quand j’y pense, je crois que dans l’ensemble, j’ai beaucoup plus fait de bien que de mal, que de dommages. 

Je ne suis pas sage comme le furent mes parents; mais si on fait un effort pour comprendre ce que j’ai écrit, on verra que loin de prêcher la violence et la haine ; j’ai essayé d’être un bon émissaire de la compréhension entre les humains aussi «fuckés» soient-ils. 

J’ai la conscience en paix.  Et, je peux dire à quiconque me juge et me condamne  que la pédérastie est encore moins pire que leur manque d’amour et de charité, la base même de leur foiMa pédérastie ne blesse, ni ne tue personne. 

Comme on le rappelle dans l’évangile : on voit plus la paille dans l’œil du voisin, que la poutre dans son œil.  Malgré leur gueule sale,  ma vie a mérité d’être vécue.  Même si parfois, j’ai un peu honte de moi. 

C’est difficile d’échapper totalement aux jugements des autres.  Dans l’ensemble, c’est le contraire.  Je suis bien fier de ce que j’ai vécu. 

Ma pédérastie a été bien plus généreuse qu’offensante et mon engagement politique a été sans réserve.

Radioactif 300

février 24, 2022

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19 décembre 2007
Poèmes. 

Dans ce texte, la leçon de la croix, je voulais simplement affirmer qu’il n’y a aucun mal dans la sexualité et que l’on peut normalement être assailli par des besoins qui peuvent même nous paraître bizarres. 

20 décembre 2007 
Avis.

Dans mon cheminement pour passer du gars culpabilisé, religieux, au gars libéré, mais encore profondément chrétien,  j’ai écrit des textes qui peuvent sembler irrespectueux. 

En réalité, ils montrent simplement les idées, les émotions, les découvertes qui sont sous-tendues à l’acceptation de ma pédérastie. 

Donc, si on a peur d’être choqué par mes propos, je vous invite à passer par-dessus mes propos durant quelques jours, soit jusqu’à ce que je change de sujet, ayant dit tout ce qui est important. 

Je suis passé du gars démoli par le regard des autres, à celui qui accepte sa réalité, sans rechigner, d’où la nécessité de constater que nous nous sommes souvent royalement fait rouler par les religions qui sont devenues de véritables multinationales beaucoup plus intéressées aux profits qu’au sacré. 

Après avoir publié  Hymne à l’amour, le vice et la révolte  je fus souvent pris de scrupules.   J’ai souvent eu peur de la façon dont on pouvait se servir et interpréter ce que j’écrivais pour détruire le christianisme plutôt que de revoir la différence totale de perspective entre la Bible et l’Évangile. 

Je ne craignais pas pour ce que j’avais écrit, mes intentions, mais la façon dont on l’interpréterait. 


20 décembre 2007 
Parcours.

J’ai vécu un parcours qui m’a permis de pouvoir sincèrement retrouver le plaisir que j’avais enfant de communiquer avec une force spirituelle. 

Aujourd’hui , je trouve ça drôle, car avec la publication du Code de Vinci , mes textes (à part les amours de Jésus et de Jean) n’ont plus rien de scandalisant.  Cette relation gaie entre Jésus et Jean indique une nuance essentielle dans les niveaux d’amour, sans parler vraiment de hiérarchie, mais de capacité à communiquer. 

Quand tu admets que la chair fait aussi partie de la spiritualité, qu’elle est au-dessus des mesquineries qui nous font la condamner, ta vision du mal est changée. 

Les restrictions quant aux rituels entourant l’amour étaient considérés comme «anormaux» s’ils ne répondaient pas aux valeurs de ceux qui se disaient des sages, mais qui en réalité proclamaient l’ignorance d’où est issue leur intolérance. 

C’est l’amour que l’on retrouve à pleine page dans les Évangiles, un amour qui nous permet de réévaluer notre perception de la sexualité et de l’intégrer dans une des raisons fondamentales de vivre. 

S’il y a des milliers d’années, l’humain avait besoin de procréer pour garantir la survie de l’espèce ; aujourd’hui, ce besoin est plutôt devenu un handicap à cause du surplus de population qui risque d’anéantir toute forme de vie sur terre.  

Nous en sommes encore à réaliser l’ampleur des sentiments qui composent l’amour.  Le but spirituel de l’amour quand il est question de la survie physique de l’humanité, de sa transmission est bien différent de celui de combler sa solitude, du besoin d’être deux pour créer une paix intérieure capable de nous rendre heureux. 

Avec la satisfaction de notre instinct de vie, des plaisirs, la vie émotive devient une des raisons principales d’exister  quand on a atteint ce degré de sécurité, où que l’on est détaché de ce besoin d’éternité qui nous anime dans notre ignorance. La vie prend alors le sens de création et de bonheur.  C’est immédiat. 

Quand tu es en amour, t’es pleinement heureux. Comment faire pour l’être sans arrêt? Que ce soit un amour entre gens hétéros ou gais, il n’y a aucune différence.  L’amour rend heureux. 

Sa fonction et son but sont de permettre d’accéder à un niveau supérieur de vie intérieure, un niveau beaucoup plus intense.  L’amour est mère de la joie. Plus les énergies sot pures, plus elles cherchent des énergies aussi pures, d’où l’intérêt pédéraste : un échange d’énergies.

20 décembre 2007 
La retraite.

Ça y est !  Je suis presque devenu un retraité hier puisque ce fut ma dernière journée de travail pour une firme de sondages.

Comme je l’ai indiqué à mes patrons, SOM,  fut une des meilleures compagnies pour lesquelles j’ai travaillé.  Je dois maintenant attendre d’avoir franchi mes 65 ans  pour être officiellement un retraité.  Un vieillard. 

Ça va changer complètement ma vie en ce sens que l’écriture et Benji deviendront mes principales préoccupations.  Jusqu’en janvier, il n’y aura pas un grand changement.  Par la suite, je verrai si ça vaut la peine de faire à nouveau des efforts pour publier officiellement.  Une chose est certaine, plus on essaiera de m’empêcher d’écrire, plus ça risque que je revienne aux pancartes. 

Je ne suis peut-être pas le seul pour qui le mot liberté veut encore dire quelque chose.


20 décembre 2007 
Dr Jacques Ferron.

J’avais un cours de littérature à l’UQAM.  On devait analyser le Petit Chaperon, du Dr Jacques Ferron.  Le professeur nous en mettait plein la vue quant aux symboles sexuels dont regorgeait le texte du Dr Ferron.  Je protestai.  Je lui dis que connaissant le Dr Ferron, ce qu’il nous disait était tout à fait impossible. 

Le Dr Ferron était loin d’être un obsédé sexuel et il n’était pas assez niais pour semer des symboles sans savoir ce qu’ils veulent dire. 

Durant la semaine, j’ai téléphoné au Dr Ferron et je lui ai demandé son avis.  Il me confirma ce que je pensais déjà : le professeur divaguait.  De retour à mes cours, j’en ai fait part à mon professeur qui a quand même maintenu son interprétation et qui ajouta même ce point de vue : «  Un texte publié n’appartient plus à l’auteur, mais au lecteur qui l’interprète comme bon lui semble, quitte à ce qu’il le transforme à sa guise.» 

C’est ce genre de stupidité dont je craignais être victime quand j’ai publié mes livres.  Puisque je suis déjà très contesté, on peut leur faire dire n’importe quoi. 

Par exemple, j’ai beau écrire que je suis contre la pédophilie  expliquer pourquoi, on continue de me faire dire le contraire.  C’est ce que j’appelle de la malhonnêteté intellectuelle. 



21 décembre 2007 
Tout y passait.

Avec la découverte de l’humour, tout y passait. 

Berkeley est un grand philosophe qui prétendait comme certains que l’extérieur n’existe pas en soi.  Nous créons notre environnement à partir de notre propre conscience.  Donc, le monde extérieur n’existe pas.  Pour pouvoir le connaître, il faut être semblable.  Quelle belle chance de rire d’une réflexion qui me semblait assez farfelue.

Il faut dire que depuis j’ai appris que nous ne pouvons rien connaître à moins de l’avoir expérimenté de près ou de loin. 

C’est le genre de réflexions que j’adorais.  Comment sommes-nous conscients?   Qu’est-ce que la conscience ?  La pensée était-elle comme l’électricité ?  Avec les ordinateurs d’aujourd’hui, on devrait aussi se demander si le cerveau n’est pas qu’un très puissant ordinateur. 

Comment ne pas admirer un individu quand on prend conscience que cette richesse est le fruit de siècles de réflexion et d’expériences de toutes sortes ? 

J’ai commencé à concevoir la possibilité de l’évolution de l’homme à travers Teilhard de Chardin.  Il était, à mon avis, beaucoup plus précis et compréhensible.  Un scientiste religieux extraordinaire qui nous rappelle que l’évolution ça ne se réalise pas seulement d’un individu à un autre, mais  la constante générationnelle est plutôt le fruit de millions d’années d’expériences. 

C’est aussi une des raisons qui a fait que la pédérastie a cessé d’être pour moi le résultat du péché. 

Je dois avoir un petit gêne de mutant qui s’est mélangé dans ses choix à ma naissance et qui s’est révélé ainsi quand il a commencé à évoluer dans/avec son environnement.  Une petite libido qui est un peu trop curieuse.  Elle a voulu s’habiller en mère de famille et oublié qu’elle avait des instruments pour être un père.

La pédérastie ressemble beaucoup à l’amour inconditionnel d’une mère pour son fils.  Le serin est tout. 

D’autre part, comme me l’avait indiqué mes psychiatres, ma pédérastie était une fixation à une époque infantile de ma vie. 

En d’autre terme, ma vocation de mâle « perpétuer » de la race fut reléguée à l’oubli puisque j’étais resté prisonnier  de ma pré- adolescence. Question de sécurité? 

J’étais tellement bien chez moi quand j’étais petit qu’il est bien normal que je n’aie jamais voulu passer à l’adolescence.  L’adolescence, c’est le combat pour t’affirmer et prendre ta place

D’autre part, dans l’histoire,  les femmes ont toujours haï les pédérastes parce qu’elles ont l’impression que leur petit pourrait leur être enlevé par quelqu’un saurait les aimer encore mieux qu’elles. Ce qui fait qu’elle se croit seule à aimer ses petits gars. Pour les féministes wokes (féminounes), tous les mâles sont pervers. Pour éliminer cette réalité, elles croient qu’il suffit de tout censurer dans la littérature pour que le phénomène n’existe pas. Elles oublient que la petite nature n’a rien à voir avec la littérature.

Radioactif 299

février 23, 2022

Radioactif 299

19 décembre 2007 
La création.

Loin d’être une façon de mépriser la religion, ma réflexion sur Dieu et la sexualité me permettait de concevoir en dehors de toutes fantaisies que Dieu, contrairement à ce nous enseignent les religions, apprécie la sexualité chez l’homme.

S’il était créateur, il était impossible que celui-ci rejette ce que nous sommes tous : des êtres mortels qui se doivent d’être sexués pour survivre dans le temps et passer à l’éternité

Sur le plan sexuel, être dégénéré exige que nous concevions avoir été auparavant des hermaphrodites.  Ce que nous sommes presque. 

Je voulais comprendre pourquoi les religions nous font toutes croire que nous devrions avoir honte de ce que nous sommes : des êtres humains, donc sexués.   Pourquoi essayons –nous de nous faire croire que nous sommes des anges déchus?   Rien de moins certain. 

Au contraire, tout tend dans la création à s’orienter vers la perfection plutôt qu’à la dégénérescence.  Le temps n’est qu’un pas vers une autre forme d’être incarnée à partir de la précédente.  Si nous vivons la même tendance que ce que l’on observe dans la vie, nous sommes plutôt appelés à devenir des anges.  Un esprit qui n’a plus besoin de support matériel, de corps, pour se manifester ou du moins d’être conscient d’exister.  Une énergie pure consciente, imaginez sa beauté.  Former par  un trou noir.  L’avenir de notre galaxie est de grandir. 

Je comprends pourquoi j’ai commencé à prendre des « valium», dans ces grands moments de réflexion.  Mais, c’est fou, comme c’est le fun de se lancer dans toutes ces questions sans réponse parce qu’elles nous dépassent toutes. 

Tout ça pour aboutir au fait qu’un pur esprit ne peut pas indiquer comment vivre dans un état précédent, inférieur,  puisqu’il est trop pur pour ressentir les limites d’un être qui lui est inférieur.

19 décembre 2007 
L’orgueil.

La réponse la plus pertinente vient de l’histoire même de la création de l’homme qui provoqua une révolte de Lucifer contre Dieu.  Lucifer refusait d’admettre la valeur de l’Homme. Aussi, a-t-il refusé de se prosterner devant lui, malgré les ordres de Dieu.  Dieu en colère le précipita dans les enfers.  Ce fut le début de la grande guerre du bien contre le mal.  Évidemment, il ne reste pas grand témoin de cet événement et rien ne peut nous prouver, sans rire, que ce soit bien arrivé. 

Sauf que vu sous cet angle, le vrai péché n’est pas celui de la chair, mais de l’orgueil.  Le refus de sa réalité

Pire, encore quand on écoute ces histoires inventées par les religions, celles-ci nous présentent toutes comme des anges déchus.  Nous serions passés de l’immatériel au matériel. On serait gelé en chemin, si on pense à l’évolution depuis le Big Bang, On aurait fait le voyage à l’envers.  Mais, si le plus grand péché fut de ne pas admettre la grandeur humaine par Lucifer et que les religions nous apprennent que nous sommes des êtres déchus, ça signifie que les religions appuient Lucifer dans sa rébellion.  Les religions sont-elles des institutions lucifériennes qui méprisent l’homme parce qu’il est fait de chair?  

Ça part bien le débat strictement schizophrénique sur notre réalité comme tout ce que nous enseigne le domaine de la spéculation religieuse.


19 décembre 2007 
La poésie de jet.

La poésie de jet était un mode d’expression et de communication agréable qui me permettait à travers des tableaux d’exprimer tous les sentiments qui m’envahissaient.  Pas besoin de tout dissimuler derrière des phrases creuses et des textes qui ne veulent rien dire.  La poésie de jet avait ses règles. 

La première : la musicalité.  La deuxième : les images, les portraits, les tableaux.  La troisième : les sentiments.  La quatrième : la transparence. 

C’est ainsi qu’une partie de Hymne à l’amour, le vice et la révolte fut consacrée à l’aspect le plus profond de moi à cette époque : les questions religieuses.


19 décembre 2007 
Dieu : énergie.

Il est  évident que Dieu ne peut pas s’être entretenu avec nous de notre sexualité parce qu’il est une énergie purement spirituelle et non matérielle.  

Par conséquent, il est invraisemblable qu’il comprenne le sens de la communication et du plaisir.  

Ma lecture effrénée de tous les livres supposés saints me faisait découvrir que l’interdit sexuel ne tenait qu’à l’interprétation que l’on faisait de certains textes comme l’histoire de Sodome et de Gomorrhe,  Yahvé ne punissait pas son peuple parce qu’il était gai; mais parce qu’il n’y existait plus d’amour et de fraternité entre les individus.  Tout était argent, gloire comme aujourd’hui.  Il n’y avait plus rien d’humain.  Le plaisir frénétique et le train de vie éliminaient les liens d’amour qui doivent normalement se constituer entre individus. 

Il n’y a nulle part dans l’Évangile, aucun endroit où Jésus condamne clairement la chair.  Le manque d’amour est le péché.  L’amour, c’est la rédemption.  Le péché de la chair est très banal et facilement pardonnable, s’il n’y a pas de violence.  C’est une philosophie extraordinaire quand on y pense. 

Jésus était un précurseur en ce qui est de l’égalité des hommes et des femmes.  Une leçon extraordinaire quand on veut la saisir.  C’est pourquoi je demeurais profondément chrétien, tout en écrivant des textes qui, à l’époque et encore aujourd’hui, sont très mal vus.      

19 décembre 2007 
Un Jésus sexué.

Pour marquer mon évolution dans ma perception de Jésus, j’ai écrit de nombreux poèmes où je le sexualisais.  On peut voir ça comme des blasphèmes, mais dans mon esprit, c’était tout à fait le contraire.  Si Jésus est mon sauveur, c’est qu’il porte les mêmes problèmes que tous les hommes.  Sexué ainsi mon Rédempteur, ça me permettait, grâce à cette projection, de le sentir plus près de moi jusqu’à pouvoir lui prêter mes sentiments.  Un mécanisme de défense du moi en pleine action. 

De toutes façons, les Écritures sont aussi la projection des prêtres de cette époque qui passaient leurs messages à travers les récits qu’ils inventaient pour mieux faire comprendre aux moins instruits les règles qui animent la société.  Les prêtres remplissaient toutes les fonctions à cette époque : médecin, police, juge, etc.  C’était un moyen d’en faciliter la mémorisation.  Voici donc ce que ça donné. 

Si vous croyez être choqués, abstenez-vous de lire.  J’ai voulu écrire un hommage à Jésus.  Ce n’est pas une révolte, c’était proclamer ma foi en permettant à Jésus d’être aussi sexué que nous. 

Les fantasmes que je lui prêtais étaient simplement ce qui se produit inconsciemment chez tous les garçons du monde, si on en croit Freud. 

Évidemment, nos féminounes le contesteront à travers leur paranoïa. Les jeunes ne sont pas sexués plus jeunes, nous le sommes dès la naissance, sauf, que nous sommes moins hypocrites aujourd’hui. On est moins niaiseux.

Radioactif 298

février 22, 2022

Radioactif 298

18 décembre 2007 
Intolérance du Québec.

La tentative de me faire soigner psychologiquement m’a aussi permis de voir clair en moi à cette époque. 

Cependant, je n’étais pas assez idiot pour croire que j’avais quoique ce soit à reprocher à mes parents quant à ma pédérastie.  Il était normal dans le contexte que nous vivons, encore dominés par la religion, que ma pédérastie fut quelque chose d’affreux à vivre pour eux.  D’autant plus que je n’étais pas le genre à donner raison à ce que je ne croyais pas. 

Dans bien des familles québécoises, les jeunes qui osaient s’avouer gais étaient simplement rejetés, mis à la porte. L’amour chrétien

Ils venaient juste de comprendre que pour les autres, ils ne valaient même pas une guenille.  C’était la déchéance totale.  Quand un  jeune tuait un adulte, il n’avait qu’à dire que ce vieux cochon avait essayé de le toucher. La libération était immédiate.  Presque une parade pour fêter sa bravoure.  

Même des escouades pour tabasser les gais avaient été organisés et dominaient dans certains parcs de Montréal. 

Être gai, c’était t’exposer à être tué, sous les applaudissements de la foule. 

Le Québec à cause de la religion a toujours été d’un fanatisme absolu envers les gais. 

C’est ce qui arrive aussi chez les musulmans.  Quand un  chef d’état se vante qu’il n’y a pas de gais dans son pays, il ment ou il les fait tuer.  Comment l’Islam comme le christianisme peuvent-ils se prétendre être  des religions qui respectent la nature humaine?  Comment peut-on être une religion d’amour quand on fait tuer ceux qui ne se conforment pas aux règles religieuses? 

Les gais se trompent s’ils pensent avoir extirper les germes de cette intolérance en ayant un petit coin , le Village, ou une petite concession économique : le mariage gai. 

La haine des gais s’identifie à la lutte contre la sexualisation des jeunes. Cette Gestapo a pour fonction de récupérer le terrain perdu depuis les changements apportés en faveur du droit de vivre la sexualité de ton choix, tant qu’elle respecte le consentement. 

La principales raison de l’existence de cette haine, c’est que l’on confond être gai à être sodomite. On s’imagine que tous les rapports homosexuels tournent autour de la pratique de la sodomie, ce qui est faux dans bien des cas. Je n’ai mais pratiqué la sodomie, ce qui ne m’empêche pas d’être pédéraste.


18 décembre 2007 
Religion égale fanatisme.

Toutes les religions sont source de fanatisme et d’intolérance. 

Elles veulent que leur dieu domine et refuse de reconnaître la sexualité comme un élément essentiel à la nature humaine.  Elles provoquent les guerres à cause de leur fanatisme et leur étroitesse d’esprit. 

Les religions sont des multinationales essentielles au pouvoir des grandes puissances économiques

Par leurs enseignements, elles soudent les fidèles entre eux contre les autres.  Jérusalem est un des meilleurs exemples.  Toutes les religions devraient se faire un devoir de respecter l’histoire de cette ville et avoir assez d’ouverture d’esprit pour qu’elle devienne pour tous un lieu de pèlerinage et une porte d’entrée à la compréhension des autres religions, car, on y trouve les racines de trois fois distinctes.  Quelle possibilité de dialogue !  De l’apprentissage au respect de la foi des autres.  Jérusalem devrait être une ville religieuse neutre ;  mais on en a fait un motif de guerre.

Chaque puissance à son dieu, mais toutes en adorent qu’un seul : le pouvoir de l’argent.  Qu’on le veuille ou non, on a structuré le monde de façon à ce que l’argent soit la liberté. 

C’est ce cheminement qui se retrouva dans mes poèmes d’Hymne à l’amour, le vice et la révolte.  Toute une section de poèmes était consacrée aux amours de Jésus.  Ce n’était pas seulement pour provoquer, mais parce que je croyais dorénavant que dieu ne pouvait pas s’être incarné, sans intégré la sexualité comme une force positive, sans cela, il n’aurait jamais pu prétendre de comprendre l’Homme. 

Ma vie fut plus laïque et les enseignements religieux ne me touchaient plus autant. J’avais appris qu’il faut, en religion comme en toute autre chose, en prendre et en laisser.  Je constatais que les religions ne font pas ce qu’elles prêchent.


18 décembre 2007 
Laissez venir à moi les petits gars.

Je ne sais pas si je devrais parler de la « déculpabilisation » ou de «dé- religionisation»,  mais la première fois en prison a entraîné un tsunami religieux qui a duré au moins dix ans.   D’ailleurs, le récit de cette aventure est un roman publié chez Parti pris Laissez venir à moi les petits gars.  Un des rares romans dont j’ai encore quelques copies. 

À sa parution, bien évidemment, pas un mot, pas un journal n’en a parlé.  Même si ça c’est assez bien vendu, on m’a payé en me donnant les copies à acheter à un prix spécial.  Le reste a été détruit.  

Heureusement, dans mes pires moments financiers, ce petit roman fut vendu chez Priape, au Village gai, à Montréal, ce qui m’a permis de survivre. C’est un roman autobiographique, très près de la réalité.  Ma vie me sert de sujet d’écriture.  Comme je le disais dans un de mes poèmes : j’écris avec l’encre de mon sang.


18 décembre 2007 
Littérature féministe.

La littérature est devenue une fonction féminine, sous dictature féminoune au Québec

Le Québec, grâce à Harper, est retourné à la case départ.  La mafia est sauvée.  Elle n’a pas a tremblé : la prostitution individuelle, libre et consentante, n’est pas pour demain, comme la décriminalisation de la possession simple, individuelle, de la marijuana.  On pourra continuer à mentir aux jeunes et s’abstenir de devoir parler de sexualité. 

Ainsi le crime organisé, la pègre, continuera à avoir la main haute sur le trafic lucratif du cul et de la drogue, un trafic mondialisé donc sans frontière  commerciale. 

Avec l’ignorance, la censure, maquillée sous le titre ronfleur de littérature pour la jeunesse, le catholicisme reprend droit de cité. 

Les cours de sexualité dans les écoles sont abolis : on préfère des jeunes qui meurent de maladies vénériennes pour leur faire accepter cette idée stupide de la chasteté.  Mais, on continue d’enseigner les religions au primaire parce que c’est tout jeune qu’il faut laver les cerveaux.  On appelle ça la Tradition.


18 décembre 2007 
Néo rhino infiltré.

En lisant le rapport de l’assemblée Néo rhino, j’ai compris que le parti est infiltré par les féminounes (féministes wokes).  Ça explique pourquoi un certain Tourtières s’en prend à moi dans le parti. 

Quand des membres dans un parti politique de dérision humoristique d’abstention ont une telle étroitesse d’esprit et qu’ils doivent s’attaquer à ceux qui font partie de leur organisation, c’est la grande noirceur qui règne à nouveau, sous le putsch du féminisme réactionnaire.   Du moins, ça ressemble à ça. 

L’avenir nous prouvera que les féminounes sont soutenues par les fédérastes.  Plusieurs femmes, particulièrement dans la région de Québec,  ont refusé de voter OUI pour appuyer les revendications féministes, lors du dernier référendum.  Une espèce de vengeance suicidaire.

Si Harper peut espérer le pouvoir, c’est en comptant sur ces éléments conservateurs et la guerre entre Montréal et les régions.  Tout ça sur un petit fond religieux.  Faudra revenir sur les  » massacres des pères »  par la morale religieuse pour que nos nouvelles matrones se rendent compte qu’elles prêchent contre tout ce que le mouvement féministe affirmait il y a quelques années.

À cette époque, les féministes n’étaient pas réactionnaires, mais progressistes.   Nous sommes à l’ère de la récupération.  Les années 1970 furent trop belles.      

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février 21, 2022

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17 décembre 2007 
Les adultes sont malades.

L’introspection fut de courte durée : je dois continuer d’écrire, même si personne ne veut entendre mon discours.  Le blog est-ce une rubrique- piège?  Pour la police?  Une paranoïa de premier type. 

Ainsi, l’interdit sexuel quand j’étais petit se résumait à ne pas parler de sexe, à rougir dès qu’on essayait d’aborder le sujet.  On apprenait la réalité de la vie dans les discussions des cours d’école, en tendant l’oreille à ce que disaient les plus vieux.  C’était tout croche, mais ça respectait une prudence religieuse à préserver les jeunes contre les mauvais effets de la sexualité

Une telle censure est une prudence, une protection complètement démente

Tant qu’on ne se faisait pas prendre ou que l’on embrassait pas,  on pouvait comparer, zigonner, caresser, mettre un brin de foin dans tout ce qui entrait.  Mais dès qu’un adulte l’apprenait, c’était la tempête, le tsunami, les punitions et presque la venue des curées en visite chez les parents pour nous exorciser.  On savait déjà que les adultes face à la sexualité des jeunes sont de véritables exaltés. 

On les gardait en dehors de nos confidences, car ils n’auraient pas pu subir qu’on ne soit pas aussi niaiseux qu’ils pensaient qu’on l’était.  On ne comprenait peut-être pas tout, mais on en jouissait.  On n’avait pas peur, mais on savait que juste à dire  le mot pénis (et tous ses synonymes), ou simplement cul, ils pouvaient disjoncter de rage et devenir assez fous pour presque demander la peine de mort parce qu’on s’intéressait à notre réalité humaine

À cet âge, à moins de violence, quoiqu’il arrive, c’est sans conséquence, on ne peut pas procréer.  Les adultes sont fous … dès qu’il est question de sexe.


18 décembre 2007 
Bible vs Évangile.

Le premier pas de cette re-visualisation philosophique fut le départage entre la Bible et les Évangiles. 

La Bible n’appartient pas aux chrétiens, mais aux sectes juives plus ou moins fanatiques.  La Bible est leur livre saint.  Saint-Paul était l’un des leurs.  On s’en est servi politiquement pour défigurer le message de tolérance de l’Évangile et ainsi créer un certain pont entre les religions dominantes.

La Bible, c’est le Dieu que j’ai renié dès mon enfance parce que c’est un dictateur sadique et un chef guerrier. 

Jésus qui était un autre visage de ce même Dieu, dans une autre époque, atteinte spirituellement par l’homme, est au contraire un pacificateur.  Du message de guerre, la religion passait au message de l’Amour. 

Notre problème, c’est qu’à travers cette histoire chrétienne, ce sont greffés des fanatiques tel Saint-Paul qui, dit-on, était un gai qui ne s’acceptait pas.  Il était donc de par nature fanatiquement scrupuleux, antisexuel. 

Les catholiques pour se faire de l’argent ont inventé les indulgences et les reliques, ce qui provoqua un schisme et l’arrivée des protestantismes. 

L’histoire de notre sainte religion en est une de scandales, de guerres, une conséquence logique pour être passé dans le clan idéologique des Romains plutôt que dans celui de la Grèce antique. 

Les livres de Roger Peyrefitte sont super éloquents à ce sujet.  La religion peut transmettre ses scrupules parce que tout individu reprend le même cheminement de réflexion depuis les débuts à savoir qu’est-ce que je fais sur cette planète?  La vie a-t-elle un sens?  Une interprétation tout à fait opposée selon que t’acceptes ou tu refuses la liberté sexuelle chez l’homme.  

18 décembre 2007 
La religion et les guerres,

Une fois qu’on admet que les religions sont un des principaux moteurs, grâce au fanatisme, de la guerre de domination, on remet tout en question. 

C’est un peu mon cheminement, sauf que je croyais aveuglément dans Jésus.  Loin de nous enseigner la barbarie d’un dieu qui veut tout dominer, Jésus prêchait la tolérance, à être au service de son prochain.  Il avait dans sa pensée une égalité réelle entre les hommes et les femmes. 

Jésus, est dans les Évangiles, l’exemple absolu de la tolérance et un critique dangereux de l’hypocrisie religieuse. 

Je suis même convaincu que les Évangiles  ( si on enlève les Épîtres qui n’ont rien à y voir) , c’est la révolution la plus communiste que je connaisse.  Ça n’a rien à voir avec l’Église actuelle qui est devenue une immense multinationale affreusement riche, comme toutes les autres religions. 

Si tu veux faire de l’argent part ta religion.  Les preachers américains l’ont bien compris comme ils ont perçu que l’intolérance sexuelle est un moyen de dominer les individus et de les faire cracher financièrement.  Le profit est proportionnel à la peur et la culpabilisation. 

Tant que tu ne te fais pas prendre, t’es un pur quoiqu’en vérité nous avons tous des moments d’égarement.  Les dénonciateurs ont littéralement ruiné des diocèses, en dénonçant la pédophilie des prêtres catholiques et forcer les religions à redevenir des outils de harcèlement et de scrupules anti gais. 

La majorité des pédophiles sont hétérosexuels, la pénétration étant le cœur de leur agir.

Nous assistons à une guerre de religion qui se joue sur l’autoroute de l’immoralité publique. 

Les féminounes du Québec l’ont compris et ont pris le même outil de chantage pour créer leur filière supposément anti-pédophile, grâce aux médias d’information.  Un retour à la morale d’antan qui se borne bien évidemment au sexe.  Le tapis mur à mur de la chasteté est étendu dans nos sociétés quoiqu’en ayant peur de sa nature, l’homme bloque tout progrès.


18 décembre 2007 
Jésus sexué.

 Pour moi, l’essentiel des Évangiles n’était plus l’interprétation que l’on veut nous entrer dans la tête pour assurer le « pouvoir du nombre» de croyants à l’Église ; mais la réflexion que suscitaient ces écrits.  C’est d’ailleurs leur seule raison d’exister. 

J’en ai déduit que si Jésus était Homme, il ne pouvait pas en s’incarnant, mettre de côté la sexualité, c’est une partie intégrante de la nature de l’Homme. 

En aucun temps, Jésus manifeste une quelconque condamnation de la sexualité.  Bien au contraire, il sauve Marie-Madeleine de ses bourreaux.  Il aime ouvertement son petit cousin Jean qui a environ 15 ans.  Il est couché nu aux Jardins des Oliviers avec ses apôtres les plus proches (c’est écrit en toutes lettres dans l’Évangile de Jean, bible de Jérusalem).  Jésus est le grand maître de la tolérance. Le contraire de la direction de l’Église catholique actuelle. 

Seulement pour ça, il mérite d’être classé dans la catégorie des grands maîtres à penser comme Bouddha. Même les musulmans reconnaissent sa naissance « angélique» et qu’il fut un grand prophète, mais ils ne veulent pas reconnaître que c’est Dieu comme le croient les chrétiens. 

La conception de Mahomet est un retour à celle de la Bible, selon laquelle on pourrait dire de Dieu : He is the boss !   Toutes les religions ont inventé des livres saints prétendument divins pour l’interprétation de leurs règles religieuses.  C’est un incontournable pour le commerce.  Qui des juifs, des musulmans ou des chrétiens aura le plus de lecteurs aura la plus grande part du marché mondial des âmes.   C’est tellement rendu commercial que même la coupe de la viande y passe,  comme si elle pouvait être régie par Dieu.

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février 20, 2022

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17 décembre 2007 
La démence religieuse.  

Je n’avais pas encore toutes les connaissances qui me permettraient de saisir le ridicule absolu de la perception religieuse de la sexualité. 

Toutes les religions déistes font dire des énormités à leur dieu sur la sexualité.  Ainsi, quand je fus arrêté la première fois, j’ai cru que c’était pour mon bien.  Que ça m’obligerait à changer.  C’était une suite logique, mais punitive, à mes prières, à mes appels désespérés pour devenir «normal». 

Pourtant, ces petits jeux étaient les plus beaux et les plus sublimes moments vécus, à cause de l’amitié.  Je ne savais pas pourquoi, mais c’était ainsi. 

À cause des adultes, il ne fallait pas caresser, se toucher, même pas y penser. 

On ne nous disait pas qu’il est normal d’être attiré par la sexualité quand tu es jeune, car on croyait que les jeunes n’ont pas de sexualité. 

Je ne devais pas être le seul idiot qui croyait dans le mal dès qu’il était question de sexe.   

Les mêmes préjugés, les mêmes lois prévalent encore aujourd’hui.  Pire le fédéral les rend encore plus débiles. Il faut maintenant avoir 16 ans avant de pouvoir commencer à se sentir comme si nous étions des anges ou des purs esprits.  Cette folie mène à la répression.  Elle nous entraîne vers la haine. 

Nous serions tous des petits Bush, qui pour répondre aux vœux des prophètes, iront se faire tuer à la guerre.  Une boucherie inutile si on savait s’aimer. 

La peur du péché rend l’homme plus bête que l’animal parce qu’elle justifie que tu détestes un voisin , que tu crois trop pécheur ou inférieur à toi.  « Aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu». 

Le premier et le plus grand des péchés, c’est l’orgueil.  Se croire supérieur aux autres.  Cet orgueil démesuré qui empêcha Lucifer de reconnaître que la création de Dieu était bonne. 

Toutes les religions sont antinaturelles à cause de leur vision de la sexualité.  Le bouddhisme n’est pas une religion.  Elles sont donc toutes anormales, contre-nature,  car leurs prémisses reposent sur l’ignorance et la fausseté.


17 décembre 2007 
Crise religieuse.    

Ma prise de conscience du pseudo péché d’impureté s’est formée avec le temps, au fur et à mesure que j’ai pris conscience de la signification réelle du vocabulaire sexuel. 

Dans les sermons on ne nommait pas les choses de la même manière. Je savais entre autres ce que voulait dire « se crosser », mais je ne comprenais plus rien quand on parlait de masturbation.  Avec le mot crosser, mes gestes avaient dès lors une relation de sens avec ce dont on parlait, ce qui n’était pas le cas dans les retraites. 

Ce péché, l’impureté, était fermement enraciné en moi.  Comment  partager quelque chose d’aussi captivant, d’aussi plaisant, d’aussi charitable, car tu fais plaisir à l’autre, pouvait être péché? 

Je n’essayais pas de comprendre, car je croyais sur parole tout ce que la religion disait et nous enseignait.  J’étais l’éponge parfaite. 

Plus je comprenais, plus j’incarnais la possession diabolique.  Mon rapport avec Dieu avait toujours été très agréable, mais à cause de ce péché originel qui me dévorait,  je commençais à le trouver un peu trop sévère.  Je doutais de plus en plus de ma rédemption.  J’ai commencé à me demander pourquoi, s’il savait que je serais damné et qu’il m’avait créé quand même ainsi que tous mes amis qui n’étaient pas catholiques. 

Dieu peut-il être assez méchant pour agir ainsi ?  Ou c’est faux ou dieu est un écœurant.  J’aimais trop Dieu pour pouvoir continuer de croire sans douter.

17 décembre 2007 
Dieu ou Jésus.

Je n’appréciais définitivement pas que Moïse soit condamné à ne pas entrer en Terre promise simplement parce qu’il avait donné un  coup de baguette de trop sur le bord de la montagne.  Je serais plus compréhensif et indulgent envers Dieu maintenant. 

Pour un Dieu de l’Amour, il n’était pas tellement reposant.  Il était borné.  Il était jaloux et ne pardonnait rien à personne.  Il se choquait pour des riens.  À part d’aider à gagner des guerres, il ne semblait pas tellement capable de faire autre chose.  Il était bien trop autoritaire pour me plaire. 

Plus je réfléchissais plus ma foi dans la Bible disparaissait.  C’était de plus en plus un merveilleux roman où Dieu n’était pas nécessairement la vedette.  Je trouvais les Évangiles bien plus intéressantes, car Jésus était bien plus sympathique.  Il aimait son cousin le petit Jean, âgé d’environ 15 ans.  Dieu, lui, dans son nuage ne semblait pas tellement capable de comprendre les humains et leurs imperfections.  Il était assez pervers pour demander à un père de sacrifier son fils et d’exiger ensuite la circoncision.  Qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire, lui, il n’aura jamais de zizi? 

Pourquoi un esprit peut-il bien se préoccuper d’un petit bout de prépuce?  Dieu a-t-il l’esprit aussi tordu?  Que voulait-il faire avec? 

Ce dieu n’avait rien d’élégant.  Un dieu- ordre.  S’il était si intelligent pourquoi n’arrivait-il pas à comprendre nos tentations sexuelles?  Lui, qui était supposé tout connaître …


17 décembre 2007 
Dieu et la pédérastie.

Mes prières s’adressaient à un Dieu, sans visage particulier.  Le Dieu de la Bible n’inspirait que la peur.  Au lieu de me rendre plus obéissant, j’ai appris à me servir de Satan pour obtenir mes faveurs sexuelles.  Il savait répondre à mes prières et orchestrer de belles tentations. 

À part l’enfer, son lieu de retraite, c’était un ange tout-puissant ; mais je voulais demeurer la créature de Dieu.  Je me sacrifiais pour être pardonné, mais étais-je vraiment repentant ?  Je me mentais à moi-même.  J’étais comme les Québécois qui veulent un pays, mais qui ne votent NON. 

Satan était un complice parfait quand il se présentait à travers le plus beau des petits gars demandé en rêve, pour lequel je l’implorais ; mais peu de temps après, la peur reprenait le dessus et j’aurais fait n’importe quoi pour ne sentir pardonné de Dieu. 

Je ne voyais aucun mal dans ma pédérastie, sauf préférer un petit gars à un Dieu profondément jaloux, incapable de supporter la moindre concurrence.  Ma perception de la réalité divine était tout autre que de celle de Yahvé. 

Dieu, c’était un ami, pas un bourreau.  Un être extraordinaire, plein de miséricorde.  Un gars que j’engueulais dans ma tête et dont je ressentais les réponses.  Les signes.  Ce dieu juif de règles bibliques ne correspondait pas du tout à l’ami infini dont je sentais la présence quand je priais.  Je sentais ses réponses m’envahir de joie.  J’étais comme tous les petits Québécois de mon temps, j’avais peur du diable et du bon dieu, ne sachant lequel me frapperait. 

La prison ne fit qu’activer ma crise religieuse.  Elle me prouva qu’être trop religieux, c’est du ressort de la maladie mentale.

Ce fut ma raison d’exister dans la vie. 

À vingt ans, je commençais à confronter les mensonges du système et de ses institutions à ce que la vie m’apprenait. 


17 décembre 2007 
La place de la prison.

Cette manière d’être à Dieu, tout en profitant des largesses de Satan font en sorte que je peux dire que d’une façon que j’ai voulu être pédéraste. 

Est-ce que je me mentais ?  Je le crois.  Pour moi, les intentions devinrent ce qui était le plus important.  Je me jugeais plus selon mes actes, mais à partir des motifs qui les provoquaient.  Le péché devint de plus en plus synonyme d’égoïsme.  Ma générosité naturelle était-elle un masque?  Quand j’allais avec un petit gars, est-ce que je cherchais son amour ou sa capacité à satisfaire mes besoins de jouissance?  Est-ce que mes sentiments étaient vraiment de l’amour?  C’était un combat intérieur éreintant.  Quand étais-je sincère ?  Mon agir dissimulait-il un autre objectif? 

Je me sentais très bien dans ma peau de pédéraste,  mais vis-à-vis les autres,  j’avais tellement honte que je me haïssais tout autant que j’avais du plaisir.  Il suffit de dire que tu es pédéraste pour que l’on te fuie comme la peste. 

Heureusement, qu’on ne passe pas son temps à se poser de telles questions, j’aurais capoté.  C’est d’ailleurs ce qui est arrivé quand je suis allé en prison pour la première fois à vingt ans. 

Là, Dieu prenait toute la place.  J’étais le pécheur impardonnable.  J’étais pire que Poutine et Bush ensemble.  Je devais payer pour le reste de ma vie d’être aussi dépravé.  Une approche totalement masochiste.  Et, le petit Jeannot est apparu dans toute sa beauté, ce qui commença à tout remettre en question.  Le diable venait de tendre la pomme.  Pourquoi dans un tel moment de pénitence, d’auto flagellation, Dieu permettait-il que je tombe en amour avec un petit prisonnier ? 

Je voulais un miracle, mais ce ne fut pas celui que j’attendais.  Dieu me replongeait dans ce désir humain comme s’il voulait me vacciner pour l’avenir.  Sans ces trois mois à l’ombre, je n’aurais jamais remis totalement ma foi en doute. 

Dieu m’interdisait les garçons, mais il m’en présentait sans cesse, de plus en plus beaux.  Ce qui t’arrive n’est-il pas l’expression de la volonté de Dieu?  Ce fut une période de tourments religieux.  Je me suis mis à relire les Évangiles et j’hallucinais autant que l’apocalypse de « Jean, l’évangéliste II  »  Je me demandais si vivre sans péché n’était pas la même chose que vivre sans amour?

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février 19, 2022

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17 décembre 2007 
La sincérité.

En fait, jusqu’à la prison, l’aspect religieux de l’interdit sexuel ne m’empêchait pas toujours de dormir.  C’était plutôt la fascination qui repoussait mes rêves ou plutôt mes cauchemars.  Il suffisait de me confesser pour laver la faute, tout effacer…  « Allez mais ne recommencez pas tout de suite »…

J’essayais d’être sincère en me promettant de ne plus recommencer, mais je savais déjà au plus intime de moi-même que c’était bien hypocrite.  Il suffisait d’un peu de beauté pour m’exciter et recommencer.  Exciter, c’est un mot faible. 

Quand j’avais le plaisir de réaliser mes fantasmes, j’en tremblais de la tête au pied.  C’était pire que la décharge électrique d’un éclair. 

À vrai dire, je ne voyais pas sur quoi on pouvait bien baser un tel interdit.  Même après des caresses, une masturbation, une fellation, tu n’es pas asséché, blessé, humilié, au contraire.  Chaque pénis a sa personnalité, aucun n’est vraiment tout à fait pareil, ce qui ouvre toutes les portes à l’exploration. 

C’est égoïste, j’en convenais, mais je trouvais l’extase dans ces moments de grandes découvertes.   J’arrivais même à un tel degré de satisfaction que je remerciais Dieu d’un tel cadeau-choc.  C’est assez difficile de transmettre un tel sentiment puisque nous sommes tous différents. 

Ce qui me renverse peut laisser l’autre dans une indifférence totale, voir même dans une répulsion la plus totale.  Il faut se connaître.  Savoir ce qui nous convient et qui correspond à notre réalité intérieure.


17 décembre 2007 
Expérience constructive.

Une expérience sexuelle loin d’être néfaste, bien au contraire, te permet souvent de retrouver une forme d’équilibre et de bonheur.  T’as mentalement autant besoin des autres que de respirer. 

Évidemment, tu dois ainsi que ton partenaire, s’il y en a un, percevoir cet échange comme un geste d’amour, une communion intime à la vie de l’autre.  Il y a un aspect sacré dans les jeux sexuels.  Un respect essentiel.  Un don.

Si ça te culpabilise, ça te détruit plutôt que de te grandir.  À ce moment-là, tu es mieux de t’en priver.  L’expérience sexuelle n’est pas un pré requis.  Chaque chose arrive en son temps. 

Si les deux sont d’accord  et que c’est agréable, ça crée des liens.  Puis, entre deux gars, le danger d’avoir des enfants est assez peu élevé, merci !  S’il n’y a pas un contact plus profond que juste avoir du plaisir, ce n’est pas de l’amour.  C’est de l’amitié.

En amour, tu formules un vœu, un avenir, un bout de route à faire ensemble.  Un cheminement nécessaire à ton équilibre et à ton développement.  C’est loin d’être péché ;  mais je comprenais les prêtres qui le prétendaient en disant que le sexe ne doit pas exister en dehors du mariage.  Ça ne me semblait pas complètement faux entre un gars et une fille ; mais entre gars?  Pour quel raison avions-nous des relations sexuelles?  Était-ce aussi de l’amour?   


17 décembre 2007 
Le diable de l’adolescence.

Dieux exige-t-il que nous vivions comme si on n’avait pas de corps?  C’était à mon avis un  scrupule hautement ridicule, carrément malade, même si je ne connaissais pas l’anatomie.  Je sentais mes nouveaux goûts comme étant le réveil normal et naturel à la sexualité chez tous les petits gars du monde.  Un réveil qui survient entre 10 et 15 ans, selon la vitesse de développement de chaque individu. 

Moi,  ce fut vers 11 ou 12 ans. L’appel de la nature aventureuse, comme les petits jeux dans le foin durant mon enfance, a sonné au lit avec mon cousin. Ce fut l’élément déclencheur dans « la nouvelle littéraire » que fut ensuite le reste de ma vie. 

Ce n’est pas à cause de lui parce qu’il était plus vieux que moi.  J’étais dû.  Ce serait arrivé d’une façon ou d’une autre, avec un autre.  C’est la nature

Les règles de Harper ne respectent même pas la réalité physique des jeunes.  D’une manière, les curés avaient raison de crier que la sexualité était la preuve de la présence du diable en nous.

À l’adolescence, on est envahi par le diable si on croit que les hormones sont diaboliques.  Dans sa création, Dieu aurait-il été assez méchant pour répandre le péché en nous à travers l’œuvre de nos nouvelles sécrétions d’hormones?  Ne sont-elles pas responsables de notre développement, même physique, et de notre épanouissement  mental? Aurait-il pris plaisir à nous condamner à l’enfer avant même de nous créer?  Peut-il vraiment être aussi pervers?  Le croire, l’enseigner, c’est blasphémer.  C’est mépriser Dieu de le croire sciemment un sadique.

17 décembre 2007 
Hormones diaboliques.  

Je ne connaissais pas, comme tout le monde, le pouvoir des hormones à l’adolescence.  Je croyais que les religieux savaient de quoi ils parlaient quand ils nous envoyaient tous en enfer pour nos mauvaises pensées, nos mauvais désirs, nos mauvais regards, nos mauvais touchers, en fait, pour exister. 

Je me suis demandé, suite à un sermon, comment aller pisser sans me la toucher. Il ne faut pas se toucher, sinon c’est péché, apprenait-on.  Quelle imbécillité!  

Heureusement, ça ne faisait toujours pas partie des scrupules, ni des interrogations quotidiennes.  Ce fut une passe.  Ce qui prouve qu’au moment où tu deviens scrupuleux, t’en perds un peu la boule. 

Il y a des gens qui se sentent mal juste à entendre le mot sous-vêtement, si ce n’est pas un symptôme qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez elles,  je me demande ce que c’est. 

Les curés prétendaient également que la masturbation donne des boutons, te rend fou ou même peut te faire subir une crise cardiaque.  Je devais ainsi me masturber en priant pour être certain de ne pas être damné en subissant autant de plaisirs. 

Au moins en arrivant au ciel, au purgatoire ou en enfer, j’aurai eu le sourire…


17 décembre 2007 
Règle stupide.

Les musulmans les plus radicaux, les plus fanatiques, les plus obsédés par l’interdit sexuel, ont réglé le problème du toucher en demandant aux hommes de s’asseoir comme les femmes sur les toilettes pour ne pas être sali par les gouttes de pisse qui éclaboussent quand tu fais ça debout.  Ils essaient de nous faire croire que ça vient de l’enseignement du Prophète. 

Dans son temps, il devait y en avoir des toilettes, en plein désert, où il risquait d’avaler plus de sable en se mettant en petit bonhomme pour pisser qu’en restant debout.  Comment régler le problème du vent?  Le Prophète aurait pensé à introduire une règle pour t’indiquer comment « te tenir le paquet » quand tu dois absolument te le tenir, pour te laver,  par exemple.  Eh oui ! Ça se lave aussi. 

D’ailleurs, si tu as appris comment le faire, tu n’auras probablement pas besoin de te faire circoncire, en laissant ainsi la nature marquer ton individualité.  Une autre interprétation religieuse qui me prouve encore que les religions sont  toutes des inventions humaines.  

Il faut comprendre que la Tradition s’écrivait dans un tout autre contexte, ce qui la rend vite dépassée.   Pauvre Dieu !  On lui fait dire tellement de bêtises et ça paye en maudit. 

Les religions ont toutes des millions de dollars pour ne pas dire des milliards.  

Si tu veux être riche, invente ta religion.  L’interdit sexuel est de cet ordre.  Toutes les religions le prêche.  Soyons tous des êtres qui vivent contre – nature pour obéir à leurs règles.

Radioactif 294

février 18, 2022

Radioactif 294

6 décembre 2007   
L’américanisation.

Si on jette un coup d’œil sur ceux qui dominent l’information, on se rend compte qu’en dehors de Montréal, c’est Gesca, anciennement Power Corporation, ami de la famille Trudeau et des libéraux. 

Puis, il y a l’empire Quebecor.  Un empire qui ne renifle que le profit et qui exacerbe notre côté petits voyeurs, pour avoir une bonne côte d’écoute, sans que ça coûte trop cher : ils appellent ça le droit à l’information. 

Les femmes représentent 52 pour cent du marché.  Il faut faire semblant de les protéger pour avoir leur appui et surtout leur écoute.  De quoi les femmes ont-elles peur, mais veulent toujours en entendre parler?  De sexe, bien évidemment.  Pas le leur, mais celui des générations futures.

La peur est une tâche d’encre ou d’huile dans l’océan des relations humaines.  Elle est noire de la glue de l’ignorance.  Elle se répand et prive tout de la vie.  Durant qu’on s’énerve sur les prédateurs sexuels, on oublie qu’il y a des dangers beaucoup plus graves pour la jeunesse : les drogues, les gangs, la violence sous toutes ses formes. 

D’autre part, les Québécois qui ont osé remettre l’Église en question seront très bientôt confrontés à la peur suprême : la mort.  Pas étonnant que nous retournions 40 ans en arrière.  Ils veulent quand même aller au ciel et se tournent vers une stabilité qui leur permet de rasséréner un peu leur état d’âme.  Ils redeviennent conservateurs pour ne pas dire jansénistes comme le préconisent nos médias qui tentent d’harnacher l’opinion publique. 

Les médias, en soutenant la morale archaïque religieuse sèment notre américanisation  et indirectement notre désir de s’identifier de plus en plus au Canada. 

Plus le Québec est différent , moins il y a de chance de se faire hara-kiri . 

La morale joue un rôle primordial dans la perception de sa personnalité et sa fierté d’être authentique.   Beaucoup de luttes inconscientes y sont inhérentes.


16 décembre 2007 
Fond catholique.

Qu’on le veuille ou non, notre rapport avec la vie est le même que celui que nous entretenons avec notre corps et notre esprit.  Notre fond moral, conscient ou non, justifie nos actions.  Nos bibittes collectives nous suivent. 

Même si ce n’est pas la seule raison, André Boisclair avait un handicap insurmontable : il était gai et tout le monde le savait.   Plusieurs ont voté consciemment ou non contre la tapette.  Une homo phobie qui a une plus longue histoire chez nous que la tolérance. 

Le Québec profond est encore beaucoup trop religieux — même si on ne va plus à l’église — pour permettre à un gai avoué d’être premier ministre. Le plus comique, il n’y a pas si longtemps ceux qui voulaient détruire Trudeau ou Bourassa  alimentaient les rumeurs voulant qu’ils soient gais, voir même pédérastes. 

On tolère l’homosexualité pour ne pas passer pour des arriérés, mais on ne sait pas pourquoi.  On vit ça comme une mode.  Il n’y aura plus de « retour en arrière » seulement le jour où l’on n’aura pas à se justifier pour exprimer son orientation sexuelle. 

Être gai va être extrêmement secondaire pour ne pas dire sans importance, car ce sera perçu comme allant de soi. 

Au-delà de nos allures de gens ouverts, nous sommes demeurés des conservateurs en ce qui a trait à la sexualité parce que  » la voix intérieure » que l’on nous a implanté dès notre enfance n’est pas morte.  Nos consciences assaisonnées à la soupe catholique résonnent encore à la morale archaïque et fasciste. 

Dans une période de régression, de remise en question, il est bien normal que ça refasse surface. On peut même carrément revenir complètement en arrière : je souffre déjà de cette inquisition.


16 décembre 2007 
Nous définir.

Puisque nous sommes à nous définir, notre discours semble stupide, mais je le crois incontournable et fondamental dans le questionnement à savoir ce que sont les humains ? 

La pédérastie n’est pas qu’une réalité québécoise.  Quel jeu inconscient la sexualité joue-t-elle dans notre identité individuelle et collective?  Comment peut-on rêver de rapports égalitaires homme- femme, si on refuse de scruter les différences et adapter une morale qui convient aux deux?  Qui respecte ces différences? 

Quand l’égalité force d’exiger une égalité numérique et d’appliquer une discrimination positive, cette égalité ne devient-elle pas une forme de  domination? 

Les hommes ont toujours été les grands absents, les pourvoyeurs, dans l’imaginaire québécois : disparaîtront-ils bientôt?  Les femmes sont-elles les seules à avoir droit à l’accès à la jeunesse?  Quand les hommes auront-ils droit d’être en compagnie d’un enfant sans passer pour un dépravé et jugé à partir de ses prétendus intentions que les femmes lui collent au corps?  Comment repenser la structure familiale en respectant tous ceux qui la forme, le père y compris? 

La Commission Bouchard- Taylor est le début de la réflexion d’où naîtra le Québec de demain.  Sera-t-elle à la hauteur ? Notre pseudo-élite peut-elle suivre et adapter un discours réellement égalitaire?   Si une femme te frappe à la figure, as-tu le droit de lui rendre sa claque?  L’égalité ou est-ce qu’être égal c’est de les laisser nous dominer ?

17 février 2022

J’ai plusieurs fois vécus en couple et jamais, à ma connaissance, il y a été question de pouvoir. On s’arrangeait pour être heureux d’être ensemble.  On ne faisait pas de sacrifices, on faisait les compromis nécessaires pour que tout soit bien pour les deux.

Je ne comprends pas le besoin de domination qu’il soit mâle ou femelle.

Radioactif 293

février 17, 2022

Radioactif  293

16 décembre 2007 
Tempête d’hiver.

J’adorais les journées comme aujourd’hui.  Quand il y avait une tempête, les élèves de la campagne devaient parfois coucher jusqu’à une semaine au village, car les chemins étaient impraticables.  C’était merveilleux.  Ça me permettait de rêver que mes plus beaux fantasmes aient à coucher chez moi, avec moi. 

Malheureusement, ce n’est pas arrivé souvent, mais on a le droit de rêver.  Je le souhaitais parce que je savais que le temps permet bien des ouvertures d’esprit, et je saurais mettre au défi ma séduction. 

Je serais très curieux de savoir combien de jeunes garçons de mon enfance ce sont aperçus que je les désirais, que je rêvais à eux avant que j’introduise la main dans leur chaste demeure.

C’était mon secret et j’étais seul à m’y complaire.  Je me souviens de l’un d’eux.  Si ce n’eut été d’une intervention extérieure, j’aurais facilement rassasié ma curiosité.  Plusieurs années plus tard, j’étais couché près de lui, dans mon propre sac à couchage, quand j’ai senti une main se faufiler entre mes jambes.  Il voulait reprendre le temps perdu.  Étant plus expérimenté, il a su en profiter et moi aussi. 


16 décembre 2007 
Les exercices.

Pour ne pas provoquer la foudre du ciel, je multipliais en secret des réflexions, des leçons et des exercices à savoir quand et comment l’autre pouvait se manifester intéressé. 

La réponse est dans le regard, le sourire, les soupirs l’attitude, les déhanchements, les gratte par ci, etc.

Un «non» a son propre comportement : vif, d’air insulté, écœuré.  On peut sentir la résistance, voire même l’impatience, si on insiste. 

J’étais devenu un expert. Je savais quand mettre les doigts à la pâte et faire gonfler l’arbuste. Je savais interpréter les indifférences et les rejets.  Comment ne pas agir trop rapidement, non seulement pour qu’il ne bavasse pas; mais pour ne pas empêcher l’amitié de croître en nous. 

Cet amour était bien plus important que de lui toucher, le petit jeu qui conduisait à assouvir mes désirs ne m’importait que dans la mesure où il cimentait notre amitié.  Une fois accomplie, la curiosité satisfaite, elle perdait tout son cachet.  Il fallait donc m’assurer qu’elle ne brouillerait pas l’amitié que cela créait. 

Jouer aux docteurs ou aux douanes, c’était la cerise sur le sundae.  Il n’y avait aucune ambiguïté, il aimait ça autant que moi.  C’était la récompense suprême : un moment que je m’efforçais de prendre en mémoire pour l’éternité.

16 décembre 2007 
Les filles.

Avec les filles, c’était tout autrement.  Rien de physique.  Leur rencontre était plus intellectuelle qu’émotive.  Je cherchais une forme d’affinité, de complicité dans la sensation de l’amitié.  Était-ce seulement un moyen de me prouver que j’étais normal?  Ce n’était pas la même complicité. 

Les fesses du garçon convoité qui se rangent vers toi pour te permettre de mieux allonger la main à l’avant et ainsi sentir un petit champignon se déclarer géant.  Ça n’existait pas chez les filles.

Avec les filles, c’est moins passionné, moins étendu dans le temps, mais aussi plus régulier, plus verbal.  Chaque rencontre recommençait là où je l’avais laissée. 

Avec les gars, une occasion manquée signifiait de devoir tout recommencer.  Mon expérience des femmes étaient aussi très limitée. Mes deux sœurs furent pensionnaires, donc, je les ai peu connues.  Mais, je trouvais la présence féminine très agréable.  Avec elle, je discutais, même si je me trouvais vide puisque je n’avais rien d’intéressant à dire. 

Ma jeunesse fut une très belle époque, une époque de jeux.  Adolescent, j’attachais plus d’importance à être séduisant et je savais que le sexe est bien plus intéressant quand on joue en équipe.

À Lac-Mégantic, j’ai découvert que les femmes pouvaient aussi m’intéresser et je suis convaincu que si je n’avais pas fait de prison à 20 ans, je me serais finalement retrouvé un jour du côté des hétéros. 

La prison n’a que braqué mon intérêt sur ma pédérastie.  Mon péché est devenu mon tout. Pourquoi suis-je ce que je suis?

Tant qu’à payer, faut que ça valle la peine.


16 décembre 2007 
Pourquoi écrire ?

Est-ce que ce que je raconte est vraiment utile à quelqu’un?   C’est une question que l’on se pose sans cesse quand on écrit, surtout si on croit avoir un message à apporter. Un autre blogueur déplorait le peu de commentaires laissés sur nos écrits.  C’est un fait.  On se demande si le nombre de visiteurs est fictif.  Qui nous lit ? 

On se décourage et on recommence, en se disant qu’au pire, c’est un bon exercice d’écriture en attendant d’être écrivain.  Dans mon cas, ça veut dire qu’un éditeur officiel accepte de nouveau un de mes manuscrits ou que je m’entende avec des responsables sur internet pour pouvoir publier les livres que l’on refuse. Ce dont je doute.

Partager mon expérience et mes réflexions stupides ou non;  car je crois qu’elles contiennent des pistes de solutions quant à la tolérance, un ingrédient absolument nécessaire à la survie de l’homme.

Plus nous allons refuser notre sexualité, plus nous nous engageons dans un contexte qui fait appel à la violence : il faut que ça change d’urgence…

L’important, ce n’est pas de ne pas être fou ; mais d’être un fou heureux.

Radioactif 292

février 16, 2022

Radioactif  292

15 décembre 2007 
Relations abusives.

Non seulement je ne crois pas dans l’intelligence de notre société et dans sa façon de réagir à la pédérastie qu’elle confond avec la pédophilie; mais je crois qu’elle abuse et se comporte, à cause de la paranoïa que ça génère, comme la pire des Gestapos.  

Son sens de la justice devient une forme de harcèlement.  On dirait que la population n’a pas le temps de réfléchir, de sortir de ses émotions, pour analyser la gravité réelle de la situation.  Elle ne fait que poursuivre aveuglément ce que les religions lui ont appris, sans même se demander si ça a un certain sens. 

On a créé des lois sur la pédérastie et on ne les remet jamais en cause. C’est ce que l’on appelle : une loi préjugée.  Tout le monde pense pareil, tout le monde accepte cette loi comme telle. 

À cause de cette unanimité, c’est une loi que l’on ne remet jamais en question parce qu’il semble que tout le monde est du même avis.  « C’était de même avant, c’est encore ainsi et je ne vous pas pourquoi ça changerait.» Tel est le verdict aveugle et sans recours. 

Une réflexion archi stupide, intellectuellement paresseuse; mais compréhensive, puisque seulement moins de 5 % de la population sont des pédérastes. 

Il ne faut pas non plus mettre de côté les motifs émotifs et politiques.  Ça paraît bien de prétendre que tu protèges des enfants alors qu’en réalité tu les prives de leur droit à la vie privée. 

Les parents décident, la police applique les règles des parents et les personnes concernées n’ont rien à dire, comme si elles n’avaient pas de droit de décider pour elles-mêmes à cause de l’âge et la différence d’âge. 

De quel droit les autres décident-ils du moment où tu peux tomber en amour?  Ainsi va la vie!  L’homme est incapable d’ouverture si ce n’est pas déjà inscrit dans sa nature. Pourtant, la pédérastie l’est dans l’individu qui naît avec cette prédisposition.

En fait, on a peur de la pédérastie parce qu’on la confond avec la sodomie, même si la majorité des pédérastes ne sont pas sodomites


16 décembre 2007 
Le fond du problème.

L’explosion, lors de mon adolescence, était non seulement prévisible, mais inévitable.  Je croyais, sans le moindre doute, en Dieu.   Je voulais être un saint, j’attachais une importance primordiale à la religion, puis, de par ma nature, cette même foi s’est canalisée à travers l’amour des petits gars. 

J’achetais les petits chinois en rêvant de pouvoir vivre un jour avec eux.  Non seulement,  je ne faisais rien de mal, même si je désobéissais à un interdit qui se manifeste ou s’identifie à travers la réaction des adultes; mais j’essayais de devenir meilleur et d’aider les autres à en faire autant.  Un cocktail ou une bombe à retardement? 

Je n’y voyais aucune contradiction puisque l’essentiel du message religieux,  c’est d’aimer.    On ne précise pas qui et comment.  Alors, en quoi être attiré et aimer un jeune garçon pouvait-il être mal? 

J’étais simplement sincère, entier, et je vivais fondamentalement ce que je suis.  Rien de plus naturel.  C’est d’avoir commencé à refuser ma sexualité, normale ou pas, qui était stupide;  mais ça reflète exactement ce à quoi s’attend notre société.  Il est parfois plus normal d’être anormal que d’être normal.        


16 décembre 2007 
Le péché.

Puis, le péché est survenu, est apparu.  Notre société capote dès qu’il est question de sexe. Il était donc inévitable de penser que j’étais « la pourriture», celui par qui tout le mal arrive, alors que les autres avaient nécessairement raison. 

Tu n’es pas encore né qu’on cherche à te condamner comme s’il fallait avoir honte d’être des êtres de chair. 

Dès que t’emploies un vocabulaire sexuel, tout le monde fait des gorges chaudes, les scandalisés.  Même que le mot pénis est devenu pire qu’une arme agressive dans le vocabulaire actuel.  Tu ne peux même plus rire sans que l’on crie au harcèlement psychologique.  

Le degré de scrupule ne serait-il pas devenu une forme de maladie mentale?  Une première forme de paranoïa? 

À un moment donné, tout est clair, on ne sait pas pourquoi, mais on croit que tout ce qui est sexuel est sale et mal.  Il faut se cacher pour se toucher.

Quand j’étais jeune, la tentation passait sur le dos du diable qui essayait de nous posséder. Donc, être sexué, c’est être diabolique.  Quelle connerie! 

Mais, je me croyais déjà possédé  puisque même en faisant des sacrifices, en essayant de me purifier, je n’arrivais pas à m’enlever mes « pensées cochonnes» comme on disait. 

Je servais la messe et j’en profitais, devant l’assistance, pour me rincer l’œil, regarder les beaux garçons dans la foule.  Dans mon cas, ce ne sont pas les femmes, les chapeaux qui me fascinaient et qui m’éloignaient de Dieu, mais la beauté de leurs petits gars. 

16 décembre 2007 
Le mal.

Le pire, c’est cette notion de sale, de mal, dès qu’il est question de sexualité. 

C’est du moins ce que sous-tendent toutes les peurs féminounes sur le sexe, même des jeunes.  Elles nous empoisonnent encore la vie avec des conneries. 

Je ne pouvais pas faire de lien entre ce qui est bien et ce qui est mal sur le plan sexuel parce qu’on n’avait même pas le droit d’en parler.  La censure était totale quoique moins hypocrite que celle d’aujourd’hui. 

J’étais niaiseux et je n’étais pas le seul.  Puisque tu ne sais pas comment sont créés les enfants , qu’on te fait croire toutes sortes de choses pour t’expliquer; tu ne vois , ni ne comprend pas la seule distinction que font les adultes pour ce qui est du passage du mal au bien, la seule chose te donnant le droit à la sexualité étant le mariage.  Tu n’arrives même pas (je n’y ai même jamais pensé) à te figurer tes parents au lit. 

À entendre les psychologues, les surprendre à faire l’amour, c’est aussi traumatisant que la guerre, ce qui prouve bien que leur appréciation des séquelles est pas mal sautée.  Elles ont des proportions maladives

Freud a été le premier à comprendre que l’hystérie et la névrose chez les femmes tiennent strictement à leur peur de leur sexualité.

À cette époque, elles se faisaient soigner plutôt que de recevoir l’appui des féminounes de la télévision.  Pourtant, même si c’est la nature intrinsèque de l’être humain d’être sexué, comme les autres animaux, les religions ont continué d’interdire tout ce qui existe de sexuel de près ou de loin.  Il n’y a pas de vie sans sexualité, elle se transmet par ce moyen.  Alors pourquoi est-ce plus sale que de manger?  Le jugement de base est mauvais, pas étonnant que le reste de la charpente soit tout croche.


16 décembre 2007 
L’orgone.

Le psychiatre W. Reich parlait d’orgone, de l’énergie de base qui façonne notre vie.  Le Ça de Freud.  C’est tellement naturel que tu ne peux même pas vivre sans elle.  Un enfant naît d’une relation sexuelle, son identité sociale dépend dans notre monde de son sexe, il est sexué dès sa conception.   Pourquoi cette réalité est- elle sacralisée dès qu’il y a mariage et qu’elle soit impure s’il n’y a pas le sceau de cette institution?  Des raisons purement économiques. 

Si Dieu ne voulait pas que les hommes vivent leur sexualité n’aurait-il pas été assez intelligent pour ne pas y mettre en plus, le plaisir ?  Voilà toute la question. 

Les religieux ont jadis décrété que la sexualité en dehors de la procréation est anormale, pire qu’elle est un crime.  C’est ce que traduisent encore nos lois.  Une stupidité invraisemblable puisque ce n’est pas parce que tu n’es pas marié que tu n’as plus de sexualité. 

Pourquoi faudrait-il la vivre que d’une seule façon?  Faudrait tous devenir des moines qui baisent en cachette , je peux l’affirmer sans le moindre doute, ayant connu l’expérience.  

16 décembre 2007 
Les adultes sont-ils malades ?

L’introspection fut de courte durée : je dois continuer d’écrire, même si personne ne veut en entendre parler ou c’est une rubrique –piège. Une paranoïa de premier type. 

Ainsi, l’interdit sexuel quand j’étais petit se résumait à ne pas en parler, à rougir dès qu’on essayait d’aborder le sujet.  On apprenait la réalité de la vie dans les cours d’école à travers les récits des plus vieux.  C’était tout croche, mais ça respectait une pruderie religieuse complètement démente.  Tant qu’on ne se faisait pas prendre ou que l’on ne s’embrassait pas, on pouvait comparer, zigonner, caressé, mettre un brin de foin partout où ça entrait. 

Mais dès qu’un adulte l’apprit ce fut la tempête, le tsunami, les punitions et presque la venue des curés pour nous exorciser.  On savait déjà que les adultes face à la sexualité des jeunes sont de véritables exaltés. 

On les gardait en dehors de nos confidences.  On n’avait pas peur, on savait simplement que juste avec les mots pénis ou cul, ils pouvaient disjoncter de rage et devenir assez fous pour presque demander la peine de mort parce qu’on s’était intéressé à notre réalité corporelle. 

À cet âge, quoiqu’il arrive, c’est sans conséquences.  Pour qu’il y ait péché, il faut être conscient de réaliser un péché.  Les adultes sont fous dès qu’il est question de sexe.      

Radioactif 291

février 15, 2022

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15 décembre 2007 
Émile Simoneau, mon père.

C’est comme le rapport avec mes parents.  Je les ai toujours aimés. J’ai eu les meilleurs parents du monde, même s’ils avaient leurs petits défauts. 

À l’adolescence, je ne fus pas le meilleur fiston  Je croyais que mes parents me devaient tout et que je ne leur devais rien.  « C’est vous qui m’avez fait, je ne vous l’avais pas demandé », pensais-je stupidement.

Sauf, que je n’avais rien à leur reprocher.  J’ai eu un peu maille à partir avec mon père à cause de ma pédérastie, mais je lui reprochais surtout de ne pas nous parler assez à mon goût. 

Quand j’étais à Québec, il me paya le voyage à Barnston parce qu’il s’ennuyait.  Je lui avais envoyé une lettre dans laquelle je me vidais le cœur.  À la maison, il me dit qu’à la prochaine missive du genre, il me ferait interner.  Je répliquai par un  pari : je lui ai dit de demander à tous, s’ils partageaient mon reproche à l’effet qu’il ne nous parlait pas assez de ses problèmes; ce qui créait entre nous un fossé, un espace inutile. 

Papa était comme ça, il pensait qu’on était trop jeunes pour comprendre.  Quand la discussion eut lieu à l’échelle familiale, il dut reconnaître que je n’étais pas le seul à avoir cette idée.  Il nous prenait encore pour des enfants. 

La situation changea complètement et nous devînmes de plus en plus amis.  Nous étions bien plus près l’un de l’autre qu’on voulait bien se l’avouer. 

Je travaillais à écrire mon livre sur le problème du logement  Avant de se retrouver tout nu dans la rue ou le problème du logement, publié chez Parti Pris quand mon père est décédé d’une crise cardiaque à 67 ans.  Ce fut le choc des chocs. 

À partir de cette expérience, si j’avais un message à dire aux jeunes, ce serait de ne pas perdre de temps et d’affirmer leur amour à leurs parents, pendant qu’il en est encore temps.  

S’ils sont sévères, c’est parce qu’ils nous aiment pas mais parce qu’ils ne veulent pas que nous ayons des problèmes.  Avec l’âge, on apprend à faire la part des choses.


15 décembre 2007 
Un choix personnel.

Quand le Parti québécois a pris le pouvoir, j’ai téléphoné à la maison, persuadé que j’étais seul à avoir fait ce choix.  Il n’y avait pas de réponse.  Je me suis informé et j’ai appris que toute ma famille s’était rendue chez ma sœur cadette, Henriette, pour y célébrer la victoire du PQ. Je suis pratiquement tombé en bas de ma chaise quand je l’ai appris.          

Même s’il ne me parlait pas beaucoup, je savais que mon père avait été très fier de moi du fait que j’ai été journaliste, mais il ne voulait pas l’avouer pour ne pas m’enfler la tête. Je l’ai même entendu le dire alors qu’il ne savait pas que j’étais près de lui. 

Son seul commentaire quand il apprit que je faisais de la prison pour ma pédérastie fut : « Dommage !  Il était tellement intelligent ». 

« Quoiqu’en aient pensé les psychologues, je suis convaincu que je n’aurais jamais pu avoir de meilleurs parents.  Je n’étais pas masochiste, j’étais fanatiquement tranchant quand il s’agissait de juger la société, comme je l’étais probablement à mon égard. 

Quand je suis entré dedans (en prison), je croyais sincèrement que je méritais le sort que j’avais.  Je sais fort bien que la société n’accepte pas la pédérastie, qu’elle tremble juste à y penser, à un point tel que face à ce problème, elle est complètement fasciste. 

On se croirait encore à l’époque où les gens savouraient le spectacle du feu dévorant les prétendus sorciers.  On a techniquement évolué, mais on est demeuré stagnant quant à l’évolution de notre émotivité et de notre morale collective.  

Je n’étais pas plus indulgent envers moi-même qu’envers la société. Je me condamnais sans réfléchir.  Je croyais avoir mérité mon sort.  J’étais loin de penser que ce jugement social est de l’ignorance pure. 

Je suis pédéraste et je l’assume.  Je m’aime,  même comme ça.

Radioactif 290

février 14, 2022


Radioactif 290

14 décembre 2007 
Harper.

Faudra-t-il voter Stéphane Dion pour se débarrasser du danger que représente Steven Harper pour la planète?  

Ce n’est pas drôle quand on en est rendu à penser à ce sombre scénario pour nous tirer d’affaire.  Une farce ou un drame?  Du Molière ou du Racine?

Au moins, avec le Dr Jacques Ferron , on savait que le diable sera battu, même s’il vient de prendre des cours chez Vincent Lacroix.        


14 décembre 2007 
Ma pédérastie.       

Je n’ai aucune idée d’où peut bien provenir cette admiration éternelle et sans borne pour la beauté des visages de garçons, encore moins de cet attachement, un peu débile, au petit bout qui les distingue des filles. 

Un temps, j’ai cru avoir été un élève de Platon ou Socrate .  Une réincarnation. 

J’ai presque vu ma vie passée dans L’œuvre au noir, de Marguerite Yourcenar.  J’ai même rêvé d’écrire une suite.   J’étais ce jeune duquel on assiste à la mort, qui vient de s’ouvrir les poignets avant d’être brûlé sur la place publique. 

Avant même de lire que Tchaïkovski était pédéraste, je savais que son concerto no 1 est l’expression musicale la plus près de ce que je ressens quand un je rencontre un garçon de qui je tombe amoureux.  Une fougue d’une violence inouïe.  Une communion d’énergies, d’âme à âme, d’une force illimitée comme dans les films de Jedi.  Un appel à la générosité.  Un alléluia perpétuel devant la vie et les cadeaux de l’intelligence, de la conscience et de la sensibilité.  Un éblouissement devant la beauté de l’Homme. 

La pédérastie,  dans mon cas, est une éternelle adoration.  Que ce soit religieux ou non, fou ou pas, je m’en fiche.  Elle me procure le bonheur et je n’ai pas la prétention de prétendre que ce soit même le commencement d’un nouveau mode de vie, au contraire, les pédérastes sont une minorité dans la minorité.  Il en sera toujours ainsi.  Ils sont persécutés. 

La pédérastie est pour moi le bonheur à portée de regards.  Richard Martineau a beau en rire, ces sentiments sont encore en dessous de ce que je devrais peindre pour les décrire exactement.  Dommage.  Ça ne se communique pas.  Une belle folie. C’est d’ailleurs ce qu’il pense je crois. 

Je suis un fou heureux.  Un fou qui a plus de morale que ceux qui le condamnent.   Un pont entre l’homme et l’énergie du Tout. Un bouc émissaire social comme jadis les gladiateurs.


15 décembre 2007 
Les années 1960.

Les années 1960 furent très mouvementées.

J’ai toujours eu beaucoup de difficulté à comprendre le spleen qui m’animait tant vers les années 1960, vers mes 16 ans. J’étais déçu de mon aspect physique.  J’étais rejeté des filles.  Je dansais comme un pied, raide comme une barre alors que je croyais que la séduction passait par la danse.  Ce n’était pas la fin du monde. 

Au contraire, mes sœurs m’ont aidé à devenir un bon danseur; mais quand je me faisais refuser  j’avais l’habitude de compenser en prenant de la bière.  La boisson m’a toujours très mal servi. 

Elle fait jaillir de moi un être qui est le contraire de tout ce que je suis habituellement, normalement. Elle crée une forme de Surmoi idéal plus «bum -voyou», plus baveux, plus tête enflée. 

Dans la vie normale,  je recherche un idéal humain, basé sur la compréhension de la nécessité qu’il y ait du bien et du mal pour cheminer vers une amélioration intérieure. 

Quand je bois je ne perçois plus que la faute des autres qui deviennent la cause,  la responsabilité première de ce qui m’arrive.  Elle me permet de rejeter mes responsabilités sur les événements qui sont la cause de mes problèmes. Elle justifie ma bêtise en affirmant que de toute façon, je suis une nullité absolue.  Ça t’arrange de te croire aussi vil puisque ça justifie que tu ne fasses pas d’efforts pour qu’il en soit autrement.   

En ce sens, le travail est essentiel, car il te revalorise.  Je dois admettre que ce n’est pas ce que fait la société à mon endroit qui me rendra meilleur.  On essaie de me faire exclure de partout simplement parce que j’ai l’honnêteté de dire ce que je pense et de me dire pédéraste. 

Comment peut-on se vanter d’être un état démocratique alors que la censure existe toujours?  Écrire est un acte de très grande responsabilité. 

Si je ne remets rien en question, c’est que je n’ai rien à dire.  Et ainsi, je me méprisais, j’étais alcoolique, avant même d’entreprendre la vie. 

La pédérastie était la divine compensation à la haine hypocrite que j’avais envers moi, sans la comprendre.  J’adorais être saoul, sans comprendre que se saouler équivaut à un suicide manqué.  Pas à cause du goût de la boisson, mais du déséquilibre absolu dans lequel tu ne sais même plus qui tu es.  

C’est aussi le cas quand tu es gelé.  Tu te condamnes sans merci.  Boire, c’est mille fois pire qu’être pédéraste parce que la pédérastie est une forme de générosité, d’amour.  

Pédéraste, tu subis l’ignorance de la société sur la sexualité à plein tube; mais la boisson te conduit à la dévalorisation personnelle, à la haine des autres, à l’égoïsme pur et pire encore, parfois à la violence. 

La boisson excessive est une forme de lâcheté, une forme de suicide. 

Je ne correspondais pas à l’être idéal que je voulais être.  Je ne pouvais pas logiquement atteindre le but de tout ce qui m’était fixé ou à correspondre à l’image que j’avais formée de moi, donc, j’étais rien.  La perfection est inatteignable et j’étais trop jeune ou trop con pour le comprendre. 

Tout cela se passe bien évidemment d’une façon très inconsciente.  Plutôt que de réajuster le tir, d’exiger moins de moi, je me servais de mes défauts pour me dévaloriser et me décourager, le temps d’une brosse.  Ce n’était pas la faute de qui que ce soit, sinon la mienne, c’était ce besoin de perfection comme chez tous les religieux qui était erroné.  La vie est une expérience autant de nos maladresses que de nos forces.  

Les religions voudraient  que nous soyons tous des saints.  Une vocation que Dieu n’a jamais formulé pour un être humain, sinon il ne serait pas le plus miséricordieux.           


15 décembre 2007 
Le travail.

Puisque j’acceptais d’acheter ce que je croyais être de la drogue, de voler (même si ce fut extrêmement rare) mon père pour en avoir,  je fus extrêmement chanceux de ne pas vivre en ville, car je me serais fait happer par tous les esprits tordus, juste pour me sentir accepté par quelqu’un. 

J’imagine que ce besoin d’être reconnu doit être le propre de l’adolescence

Et j’ai eu une adolescence qui n’en finit plus.  C’est du moins ce qui conduit à appartenir à un gang.  On ne sait pas que cette appartenance est à vie à mort avec le crime organisé, tu peux en sortir seulement les deux pieds devant. 

Tous les jeunes ont ce besoin d’être appréciés.  Personne n’en est exclu. C’est un choix personnel, mais aussi une vision très à court terme de la vie : la vie est bien trop belle pour être gâchée à travers la boisson et la drogue.           Heureusement, le travail s’est mis à occuper tout mon espace mental et physique.  Le seul moyen d’échapper à cet enfer, c’est de se tenir occupé, de travailler dans quelque chose qu’on adore et de croire dans la vie. 

Aucune difficulté n’arrive pour rien.  Elle te prépare à passer à un niveau supérieur qui exige que tu sortes vainqueur de tes premiers problèmes.  Notre vie est une suite de pas en avant, mais aussi avec ses régressions. Elle structure notre intérieur. 

L’essentiel, c’est qu’au dernier moment, qu’il y ait quelque chose après la vie ou non, tu puisses être satisfait de ton cheminement et de ce que tu as appris de fondamental.  J’y vois là le jugement particulier : cet instant qui te fait revivre à la vitesse de l’éclair, en un instant, toute ta vie, avant de mourir.  

S’il y a quelque chose après, c’est cet auto jugement qui déterminera ce qui se passera.  S’aimer ou non, c’est le jugement suprême. 

Quand tu portes ce jugement avant de crever, tu ne peux pas te mentir.  C’est comme si tu pouvais non seulement revoir ce que tu as fait, mais aussi sentir la conséquence de tes gestes sur la vie des autres.  Un moment de lucidité absolu. Le seul de ta vie.  Mais, c’est trop tard, on n’a aucun moyen de réparer le passé.

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février 13, 2022

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14 décembre 2007 
Ma sensibilité.

En somme, quand j’étais petit, j’étais comme tous les autres, avec, selon mes comparaisons,  une plus petite queue.  J’étais aussi, semble-t-il, plus sensible et plus intellectuel.  Il faut bien compenser.  

Selon mes gardiennes, j’étais très espiègle, un petit démon qu’il fallait sans cesse surveiller, mais qui avait un sens inné de l’art de la séduction. 

Je n’étais sûrement pas consciemment pédéraste dans cette partie de ma vie, car en dehors du jeu et de moi, il n’y avait que ma mère et les femmes que j’essayais déjà de séduire. 

J’étais aussi assez gourmand.  Aucun rapport apparemment, mais ce fut un appétit que j’ai canalisé ailleurs et autrement.  

Ce tableau correspond aussi à ce qui se passait à l’école : j’étais un très bon étudiant, studieux, appliqué, sauf une semaine ou deux par année où  j’explosais. Ça finissait toujours par mon renvoie de l’école et une réintroduction presque immédiate, grâce aux interventions de mon père et, surtout, parce qu’en général, on semblait savoir que ce n’était qu’une «passe».  J’étais comme programmé.

Je ne devais pas réfléchir et prendre conscience que je faisais de la peine à mes institutrices, car dès lors, j’étais envahi par la contrition jusqu’à la moelle des os.   Je me consacrais vite à ma contrition et aussitôt les institutrices auraient pu me faire manger dans leurs mains, tant j’avais besoin d’être pardonné.

Les garçons étaient déjà toute ma passion, je trouvais qu’ils étaient tellement beaux que je cherchais à voir le plus de visages possibles dans les catalogues Eaton, section vêtements à vendre. 

Quant aux filles, elles étaient déjà, selon la société, le prérequis à la normalité.  Tu devais avoir une blonde pour être un humain normal. Rien d’autre.  Je ne savais pas de quoi parler avec elle, donc, elles m’étaient indifférentes.  Certaines me plaisaient et savaient allumer le désir de leur compagnie. 

L’école de l’époque vivait la folie.  On prenait nos rangs, les gars d’un bord, les filles de l’autre.  Après, on se demande pourquoi on devient homosexuel. Aucun rapport puisqu’on l’est déjà depuis que nos gênes ont fait le choix de notre sexualité.  Il doit y avoir un changement  à cause de la proportion qu’on accorde à différents symboles inconscients .

La réalité est une forme. La percevons-nous de la même façon?  


14 décembre 2007 
Ma faiblesse.          

Sur le plan physique, je ne me rappelle rien de très particulier, à part mon gros nombril.  C’est demeuré dans tous les sens du mot, ce qui me gênait, mais qui n’arrêtait pas ma propension à inspecter «live» la performance « ziziatique » de mes petits copains. J’étais fasciné par la beauté des visages et je me demandais quel corps pouvait bien y correspondre. 

Pour mieux comprendre leurs réactions et les proportions entre pénis-corps, j’inspectais à l’oeil dans les manuels,  et le toucher me permettait de vivre les réalités intangibles de ce monde.

Les différences raciales me passionnaient encore plus. 

Plus vieux, j’y ai ajouté le goût,  drôle de fascination et de questionnement. 

Je ne crois pas m’être senti différent des autres jusqu’à ce que je participe à un concours de levée de poids et que je constate que même les plus jeunes de mes frères étaient plus forts que moi. 

Les remarques de maman à l’effet que je ne devais jamais forcer, faire toujours attention à ma fragilité, parce que j’étais né « crevé», c’est-à-dire avec une double hernie au nombril devinrent des irritants.

Je me suis mis aux exercices jusqu’à ce que je puisse être fier de ma force comme tous les autres garçons.  J’étais trop orgueilleux pour admettre ma faiblesse.  Si j’ai été différent, ce n’est certainement pas à cause de mon enfance, mais en découvrant ma faiblesse sur le plan physique. 

C’est stupide de se croire inférieur à cause d’un gros nombril, mais ce fut l’horreur de ma vie de jeunesse, du moins durant quelques mois ou années. Heureusement, nos costumes de bain nous couvraient pratiquement tout le corps.


14 décembre 2007 
La peur des histoires.     

Je dois convenir quel les histoires d’une de nos institutrices sur la mort et les morts revenus à la vie m’ont profondément marqué.   Cela m’a vraiment très profondément perturbé. J’ai vécu une répétition de cauchemars à cause de ces histoires qu’aucun enfant ne devrait entendre, même sous prétexte de la religion.

J’ai vite essayé de concevoir ce que peut-être un espace infini et une éternité.  À partir de ce moment, pour moi, il était essentiel d’immortaliser tout ce que j’aimais ou me plaisait.  C’est d’ailleurs la première motivation de tous mes écrits : immortaliser tous ceux que j’aimais..

Ce fut assez déterminant pour avoir des répercussions, même dans mon premier livre publié, soit  Hymne à l’amour, le vice et la révolte.  Il avait fallu des années avant que le besoin d’éternité ne domine à nouveau mes besoins et se transforme en la nécessité de dédicacer tous mes poèmes. 

Dans mon imaginaire, une dédicace permettait d’immortaliser les gens que j’aimais.  Je pensais qu’en  inscrivant  leur nom dans mon œuvre, ils ne pouvaient plus disparaître de la mémoire humaine.

14 décembre 2004 
La peur de la mort.           
 
La mort ne fut pas une peur immédiate dans mon enfance.  Tout ce que j’en percevais : les carcasses des vaches mortes, déposées dans les «solages»  des maisons brûlées ayant appartenues aux premiers résidents de Barnston. 

J’ai d’abord eu peur des morts plutôt que de la mort.  Des morts qui pouvaient ressusciter comme on le racontait à l’école. 

Cette peur existait encore quand mon grand-père maternel, Eugène Gauthier, est décédé subitement en se rendant aux toilettes. 

Je devais avoir plus peur des histoires que de la mort, car j’aimais assez mon grand-père pour être certain qu’il ne reviendrait jamais nous faire du mal.  Je m’en rappelais comme celui qui riait aux larmes quand il écoutait  Une partie de plote, du père Gédéon. Ce fut le meilleur disque d’humour un peu salé que j’ai entendu. 

Puis, ce furent les fantômes quand j’allais chercher de l’huile pour le poêle, dans le hangar attenant au magasin de mon père.   Je faisais ce travail à la course et tremblant comme des grelots au vent.  La mort comme telle ne me hantait pas particulièrement, j’étais trop jeune pour réaliser ce que ça voulait dire. 

Cependant, dès que je me sentais mal, je me demandais si ce n’était pas le grand voyage.  Mais, c’était une peur de très courte instance.  Quelques expériences et ce fut la fin de ma peur.  Si ce n’était pas arrivé avant, ça arriverait pas plus maintenant, me disais-je quand je me sentais bizarre.

Puis, la mort est devenue : « ne plus pouvoir revoir les gens disparus ».  Un vide.

Quand je servais la messe et que je portais la croix aux funérailles, je manquais toujours de m’évanouir,  ce qui forçait le curé à me remplacer. 

C’était dû à l’odeur, la senteur de la mort, car la mort a une senteur.  

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février 12, 2022

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13 décembre 2007 
Compromis légal.

Les lois sont un compromis entre les forces policières et la pègre

Nos lois respectent plus les volontés du crime organisé que le droit des individus.  On attache une importance extrême à des crimes sexuels, car ils ne sont pas violents ou dominateurs pour mieux fermer les yeux sur la vraie violence ou les vols de ces messieurs en collet. 

Les crimes sexuels sont ainsi faussement perçus comme étant beaucoup plus dangereux qu’un chauffard en état d’ébriété ou qu’un Norbourg. 

Notre société est menée par une pléiade d’avocats, de juges, et les informations télévisées qui nous font croire que la vraie vie se passe devant les tribunaux.  Informer de cette façon, ça coûte moins cher pour produire de bons moutons.  La nouvelle charrie le plus d’émotions possible, de sentiments pour permettre aux gens d’être menés par le bout du nez et participer à ce voyeurisme qui nous empêche d’avoir une idée juste de ce qui se passe vraiment.  

Changer les valeurs, c’est s’approcher de plus en plus des États-Unis

Devenir de moins en moins humain.  Comme une dame le disait à la Commission Bouchard -Taylor : notre américanisation est bien plus dangereuse pour notre identité que le port du voile.  

Je suis bien d’accord que l’exercice de la religion ne devrait être permis qu’à la maison ou dans un temple  Le voile n’est qu’un rite parmi d’autres

Aucune religion ne devrait être enseignée à l’école avant le cegep.  En ce sens, Mme Marois à tout à fait raison :   le français doit être le critère de base de notre société, pas la religion.   La Commission Bouchard –Taylor doit être un premier pas, une première réflexion, pour définir ce que nous sommes comme société.


13 décembre 2007 
La pègre et la loi.

Mon père m’a toujours dit que la mafia légale, ce sont les juges, les politiciens, les avocats, les hommes d’affaires qui se font engraisser en ramassant l’argent de leurs deux valets exécutoires : la police et la pègre. 

La pègre, ce sont les bras du côté obscur, comme certains films nous le rappellent, alors que la police est supposée faire prévaloir la loi. 

Les manigances ne se passent pas chez la majorité des individus, même chez nos dirigeants, mais nos institutions permettent les intrigues.  C’est comme si on évoluait à un autre niveau dans une spirale dont toutes les couches permettent de sélectionner en un petit nombre ceux qui iront vers le haut. 

Les règles viennent évidemment de la sphère la plus élevée, qui domine et récolte le fruit des sphères inférieures à elle.  C’est pourquoi toute notre société est binaire : les bons et les méchants; les riches et les pauvres. 

Quand nous venons au monde, on est potentiellement les deux . La vie sociale se chargera de développer les attributs qui nous placeront dans le rôle que nous jouerons dans la société.  Il y a dans chaque élément les fanatiques authentiques, ceux qui croient aveuglément dans leur vision de la vie. 

Plus tu montes, moins t’as de contacts avec la réalité.   Plus tu es riche et plus ton espace d’insensibilité s’agrandit.   Plus tu as de pouvoir, moins tu reconnais les inférieurs.

Ainsi, ceux qui construisent les lois sont au-dessus de la réalité. 

Si tu gagnes des millions ou des milliers, c’est impossible de comprendre celui qui doit bosser toute sa vie pour survivre.  Tu es fait en fonction de cette hiérarchie constituée par la tradition.  Pour la modifier, il faut instaurer des règles qui partent d’en –bas et qui montent vers les sommets de l’autorité. 

C’est ce qu’on appelle la démocratie.  Un acte qui ne peut pas souffrir la censure.  Un monde que nous commençons juste à inventer.  Est-il trop tard ?  Peut-on encore croire que la liberté existe?  La démocratie ne pourra s’implanter profondément que si on accepte le rejet de la peine de mort légal ou illégal ainsi que la torture. Le combat contre la violence. 

La démocratie exige que si les chefs qui  sont abusifs doivent être poursuivis au même titre que les criminels. 

Un chef d’état n’est rien de plus qu’un citoyen. Tout individu est imputable quant au rôle qu’il joue dans la société.  La société doit instaurer la justice sociale : l’égalité intrinsèque de tout individu.

 La vie a priorité sur l’économie

À la naissance, tous les individus sont égaux.       

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février 11, 2022

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12 décembre 2007 
Notre jansénisme.

Il faut vivre dans un monde fucké ou trop religieux  pour être traumatisé par un toucher à caractère sexuel. 

Disons que je préfère me faire caresser que de manger une claque derrière la tête.  Je trouve ça plus normal, plus amical. 

Avant l’adolescence, je ne savais même pas que c’était mal ou du moins je ne le comprenais pas, sauf, à travers les réactions des adultes.  Ils devenaient tellement fous quand il était question de sexe que ça devait nécessairement être très grave.  Ils devenaient tous à moitié hystériques quand on faisait allusion à la sexualité, la défécation, à tout ce que l’on appréhendait comme possiblement impur. 

Fallait être gêné de sa nudité,  comme si on était tous venus au monde tout habillé.   Pour que les adultes se comportent ainsi, il fallait bien qu’il y ait un danger, un interdit quelconque, justifié et justifiable.  Ça devait être très grave pour que le mot cul crée autant de malaises. 

Je n’avais pas encore compris que les adultes ne réfléchissaient pas par eux-mêmes, mais à travers des curés qu’ils croyaient béatement, des curés obsédés parce qu’ils devaient se faire un nœud dans le tuyau. 

Personne ne semblait assez intelligent pour se demander pourquoi c’était aussi grave. Et, à ma connaissance, personne n’était devenu difforme pour s’être fourni un petit peu de plaisir, seul ou avec les autres, comme on disait à la confession.  L’expérience prouvait même le contraire. 

Et, l’insistance des prêtres en confession quand on abordait le sujet prouvait leur intérêt pour la question.  Il voulait tout savoir et jouissait à entendre toutes les histoires de cul qui se passaient dans la paroisse.  Ce sont probablement ceux qui ont le plus joui des oreilles.  Ils avaient plein pouvoir sur les pécheurs, même s’ils prétendaient au secret de la confession.


12 décembre 2007 
Mépris religieux.

Les religieux nous ont appris à nous mépriser. Nous sommes des anges déchus.  Des anges condamnés à la mort pour avoir mangé une pomme.  Il faut vraiment être naïf pour croire de telles sottises, à moins, que ce soient des symboles pour essayer de nous faire comprendre autre chose, ce qui est évident. 

Mais, les gens croient au mot à mot de la Bible, ignorant que c’est le produit des intellectuels et religieux juifs qui essaient ainsi de se rappeler ce que la vie a appris à leur nation au fil du temps.  C’est ainsi qu’est née la Tradition.  Par peur d’oublier. 

La religion devant alors agir comme psychologue, médecin, police, elle est devenue d’une rigidité étouffante. 

Les prétendus dévots se mirent à penser que les gens devraient vivre comme eux, que la vérité était transcendante et que cela donnait le droit de penser pour une majorité imbécile qui ne pense pas.   Les prêtes avaient pris conscience de leur pouvoir et en ont abusé largement.  Ils ont projeté leurs propres problèmes, leurs propres bibittes dans leur enseignement. 

Leur sexualité est devenue la vérité sur la sexualité.  

Du rejet de la matière, ils ont passé au rejet de la sexualité, laquelle était bien seulement dans le travail obligé de la reproduction, mais le plaisir en le faisant était, selon eux, le pire des maux ;  parce que ce plaisir pouvait nous détourner du travail et de Dieu. 

Ainsi le problème de quelques mâles juifs un peu trop chauds est devenu le problème de tout un peuple et les femmes ont dû se cacher pour ne plus être la hantise des autres.  Leur obsession est devenue affaire de religion. 

Plutôt que de chercher les attributs qui pouvaient convenir en propre, spécifiquement à un dieu, s’il en existe vraiment un (ce que je crois), ils ont projeté sur lui toutes les conneries de l’être humain : la jalousie, l’exclusivité, la colère, l’orgueil, etc.  Ils en ont fait un beau salaud qui profite de sa force pour soigner son narcissisme.  Du dieu de l’amour est né le dieu du pouvoir et de la guerre.  Le besoin de dominer.       

13 décembre 2007 
L’adolescence.

L’adolescence est, selon moi, la période la plus bizarre de notre vie.  Celle où l’on découvre comment on est vraiment.  C’est comme si durant l’enfance, tu n’étais qu’un paquet d’énergies et d’émotions qui répond à son environnement. 

L’adolescence, c’est l’apprentissage action–réaction, modelage des idéaux, expérience de sa force intérieure. Tu essais de faire plaisir.  Tu n’es pas toi, mais ta réponse au monde qui t’entoure. 

La vie est un jeu, une découverte permanente.   Tu rêves. T’es une éponge. Tu as tous les pouvoirs, puis, avec l’adolescence, tu ne sais plus exactement ce que tu es.  Les explications que t’avais reçues ne te suffisent plus.  Tu te mets à douter. 

Le pire, parfois tu te mets à t’haïr parce que ton corps et ton esprit ne correspondent pas à ce que tu t’attendais.  Tu es inférieur à l’idée que tu te fais de toi.  C’est un mal qui te mine sans que tu puisses trop en comprendre ni le sens, ni le contenu.  Tu t’aperçois que tu n’es pas mieux que le monde qui t’entoure.  Alors, tu t’imagines toutes sortes d’interprétations. 

Que je le veuille ou non, la religion est ce qui a bâti tous mes idéaux;  mais elle fut aussi celle qui m’a détruit avec sa perception antinaturelle de la sexualité et surtout à cause de sa censure qui nous gardait encore plus profondément dans l’ignorance et le mépris instinctif de notre corps

Quand tu te mets à réfléchir, tu te rends vite compte que les réponses religieuses sont souvent vides de sens.  Mon doute se résume à la réalité suivante : « Si la religion nous a menti quant à notre sexualité, une fois, elle peut nous mentir sur tout, tout le temps.»


13 décembre 2007 
Se définir.

Es-tu la cause principale de ton mal intérieur ou les gens qui t’entourent sont-ils les causes de tous tes déboires?   L’adolescence est une période difficile, mais essentielle, car c’est elle qui te définit pour l’avenir. 

Tout ce tu as emmagasiné sort d’un coup et tu fais face à des réalités auxquelles tu n’es encore habitué.  La pire : tu deviens libre, tu commences à devoir choisir.  Le monde parfait de ton enfance n’existe plus. La vie présente même la possibilité d’être un enfer. 

Évidemment, tu n’identifies pas tous ces changements à la révolution que subit ton corps.  Tu ne le sais pas, on ne t’en a jamais parlé. 

J’ai remarqué que les filles ont plus tendance à ne pas s’accepter que les gars.  Serait-ce qu’elles doivent déjà fasciner?  Qu’on leur a appris en ayant peur de leur sexualité que les filles sont moins précieuses que les gars? On les entretient depuis l’enfance dans le rôle de la séductrice.  Même si ce problème arrive moins souvent aux garçons, ce n’est pas complètement exclus de leur vie : le nez, la taille, la hauteur, la grosseur, le zizi, tout y passe, même le nombril. 

Tu t’imagines que tu poignes, que tu attires l’attention des autres parce que tu es beau, sans même savoir exactement ce que ça veut dire.  Tu crois n’avoir de valeur qu’en fonction de cette beauté, rattachée à ton tempérament et ta possibilité de plaire.


13 décembre 2007 
Beauté / laideur.    

Tout le monde se pense beau ou laid et les nuances sont rares. 

Si c’est vrai pour ton corps, ce l’est tout autant pour les valeurs qui nous animeront toute notre vie.  Tu as la certitude d’être très intelligent ou tu trouves que « t’es pas très vite».  Tu te dissimules derrière les goûts. C’est la période où tu dois plaire maintenant à tes camarades encore plus qu’à ta famille.  T’es un peu comme un cerf qui prend le bois.  T’es sensible à tout ce que l’on pense de toi.  T’as besoin de nouvel air.  Pourquoi a-t-on l’impression de ne pas être aimé?  

Personnellement, rien n’a été aussi faux  et pourtant c’est que je ressentais.   Est-ce que je mélangeais la perception que j’avais de moi avec ce que les autres exprimaient? 

Si j’étais né dans un pays pauvre, je n’aurais certainement pas, à cause de ma condition physique, été un enfant capable de survivre. 

Le fait de m’être cru mauvais, pervers à tout jamais, à cause de mon ignorance sexuelle    (même si j’étais, en réalité, on ne peut plus normal) a certainement causé cette impression d’être moins que les autres. 

Est-ce que le fait de trop me masturber a modifié l’image que je me faisais de moi?  On y associait le péché et j’étais profondément religieux.  Ces scrupules m’auraient-ils traumatisé?  Possible, très vraisemblable, c’est possiblement ce qui fait que j’identifie la censure à un viol de conscience. 

La vie extérieure est plus difficile, mais on dirait que tu dois sortir de chez toi pour te découvrir et prendre ta place. 

Était-ce parce que je n’avais aucune personne à qui me confier et me comparer?  Avec qui partager mes goûts que je sentais de plus en plus unique à moi?  Serait-ce pour trouver un peu de cette compassion que je me sentais plus laid?

Commencer à exercer le métier de journaliste à 17 ans fut une des meilleures choses qui me soit arrivée dans la vie, mais étais-je psychologiquement prêt? 

Le journalisme a permis que je me sente utile dans ce bas monde, une condition fondamentale à mon bonheur, car, selon mon éducation, nous sommes sur terre pour aimer, nous engager à améliorer la vie de notre société

Ce n’était quand même pas une façon si négative de voir la vie.  S’aimer et aimer les autres. Mais, ma pédérastie que je commençais à identifier me changeait en pécheur qui récolte des âmes pour le compte du diable.


13 décembre 2007 
Impression.

Si notre société avait été moins scrupuleuse, pour ne pas dire stupidement conservatrice, ma vie aurait été tout à fait différente. 

Je n’aurais pas fait tout un plat avec un comportement qui est pratiquement normal, mais qu’on enseigne comme anormal, comme cochon, parce que les règles sont basées sur l’ignorance ancienne de la réalité de l’homme et du prétendu pouvoir de Dieu. 

Le jour où les adultes auront compris que la sexualité est un problème d’adulte n’est pas encore arrivé.  On est encore fanatiquement anti-gai.  

Les autorités ont tendance à être encore plus répressives (plus religieuses) ou plus malades. Ils ont l’art de gonfler les problèmes et ne pas savoir les solutionner. 

Les gangs de rue et la drogue dure rattachée à la maladie mentale est un problème beaucoup plus criant, mais on ne s’en occupe pas parce que les drogues rapportent des centaines de millions de dollars

Alors qu’une approche plus compréhensive fait que le Québec a le plus bas taux de criminalité, Harper, l’horrible sosie de Bush, veut nous ramener aux anciennes méthodes de la répression, même si elles sont reconnues pour leur inefficacité. 

Combattre le crime est d’abord fondé sur la prévention, sur les moyens d’en détourner les jeunes. 

C’est ainsi dans tous les domaines où le judiciaire met le nez.  Il est capable d’écraser les individus, mais incapable de se tenir debout devant le crime organisé.  C’est la mafia légale organisée en action.  Le profit est plus important que l’individu.


13 décembre 2007 
Compromis légal.

Les lois sont un compromis entre les forces policières et la pègre

Nos lois respectent plus les volontés du crime organisé que le droit des individus.  On attache une importance extrême à des crimes sexuels, car ils ne sont pas violents ou dominateurs pour mieux fermer les yeux sur la vraie violence ou les vols de ces messieurs en collet. 

Les crimes sexuels sont ainsi faussement perçus comme étant beaucoup plus dangereux qu’un chauffard en état d’ébriété ou qu’un Norbourg.  Notre société est menée par une pléiade d’avocats, de juges, et les informations télévisées qui nous font croire que la vraie vie se passe devant les tribunaux.  Informer de cette façon, ça coûte moins cher à produire de bons moutons. 

La nouvelle charrie le plus d’émotions possible, de sentiments pour permettre aux gens d’être menés par le bout du nez et participer à ce voyeurisme qui nous empêche d’avoir une idée juste de ce qui se passe vraiment.  

Changer les valeurs, c’est s’approcher de plus en plus des États-Unis.  Devenir de moins en moins humain. 

Comme une dame le disait à la Commission Bouchard-Taylor : notre américanisation est bien plus dangereuse pour notre identité que le port du voile.  

Je suis bien d’accord que l’exercice de la religion ne devrait être permis qu’à la maison ou dans un temple  Le voile n’est qu’un rite parmi d’autres

Aucune religion ne devrait être enseignée à l’école avant le cégep. 

En ce sens, Mme Marois à tout à fait raison :   le français doit être le critère de base de notre société,  pas la religion.   La Commission Bouchard –Taylor doit être un premier pas, une première réflexion, pour définir ce que nous sommes comme société.

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février 10, 2022

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11 décembre 2007 
Émile Simoneau.

L’adolescence est une bien drôle de période. 

Même si nous étions six gars et deux filles, à la maison,  trois autres sont morts prématurément à la naissance ainsi qu’une sœur d’une année mon aînée. Maman appelait Mariette, Ti-Pitou. On m’a raconté qu’à sa mort, on a dû me faire garder, car je passais mon temps à lui apporter à manger dans son tombeau. 

Nous n’avons jamais manqué de quoique ce soit.  Mes parents sont de véritables héros.

Mes parents s’occupaient de nous, même de nos résultats scolaires puisque mon père croyait que le salut du Québec et de tout individu passe par l’éducation.  Il avait parfaitement raison. 

Il a été commissaire et président de la commission scolaire Saint-Luc de Barnston.  J’aurais bien aimé que l’on nomme l’école St-Luc de Barnston (même nom que la paroisse), l’école Émile Simoneau, pour lui rendre hommage quant à sa préoccupation dans le domaine scolaire. 

Les gens, lors d’un référendum, ont voté pour Saint Luc.  Qu’a-t-il fait, lui, pour le monde de la municipalité de Barnston? 

C’est une forme d’aliénation à la religion dont les Québécois ne sont pas encore débarrassés complètement.  Il reste le phénomène quant à la sexualité. 

Les gens ne sont pas assez niaiseux pour ne pas s’être aperçus qu’ils se sont fait passer une petite vite ; mais c’est moins de trouble de ne rien changer.  Ils se disent : « Nous sommes passés à travers, ils n’ont qu’à faire pareil.».


11 décembre 2007 
Dégénérescence.

À l’adolescence, c’est le temps du grand idéal, du Surmoi.  On veut devenir quelqu’un non seulement pour être admiré, mais surtout pour s’admirer. 

C’est une période particulièrement narcissique.   « Me, my self, and I ; mon nombril et moi ».  Tu t’imagines être le premier à vivre tes expériences. Tu n’en es pas conscient, mais ta capacité sexuelle te défonce.  On s’imagine être d’une grande valeur en soi, juste par le fait d’exister.  Et, c’est vrai. 

Nous sommes les survivants de millions de spermatozoïdes et d’ovaires ; nous sortons de on ne sait où, pour aller on ne sait où également.  Personne n’est revenu après la mort nous expliquer ce qui se passe de l’autre bord.  Toutes les spéculations sont permises et s’érigent parfois en religion.

On a inventé le ciel et l’enfer; la récompense et la punition, pour nous forcer à être de gentils petits humains.  Mais il est tout aussi logique, possible, presque sûrement même qu’il n’y ait rien après la mort.  Comme quand on perd conscience. 

L’homme a fortement dégénéré : en un siècle, il y a eu plus de gens tués par les guerres que jamais auparavant.  L’homme a inventé les religions pour donner un sens à leur vie; mais ces religions avec le fanatisme sont devenues les principales causes de notre plus grande folie la guerre. 

Avec la peine de mort, quelque part, en chemin, on a troqué un dieu de pouvoir  pour un dieu de l’amour,  puis, le Dieu de la finance est apparu. 

Dieu est passé de l’amour, totalement spirituel, une force, un pouvoir de direction, une énergie, pour aboutir une pièce de monnaie.  Dieu est devenu le symbole de notre domination et de notre exclusivité plutôt que celui de notre salut.  Tout plaisir est devenu l’ennemi du travail, du profit, donc, le mal à combattre. 

D’une force totalement spirituelle, dieu est devenu de plus en plus exclusivement matériel.  Dieu a pris le nom d’une bombe atomique si puissante qu’il peut faire trembler toutes les autres puissances, ce qui lui permet de toutes les siphonner.


11 décembre 2007 
Le doute.

Quand j’étais petit, Dieu avait toute l’importance. 

J’étais un  peu comme les musulmans qui vivent seulement en fonction d’Allah et qui vivront ainsi jusqu’à ce qu’ils s’aperçoivent que leur religion est comme toutes les autres : un moyen financier de domination. 

La religion permet d’accepter à peu près n’importe quoi, sous prétexte qu’il y a plusieurs siècles, Allah a parlé à son prophète.   Dans ce temps-là, on n’écrivait pas, on se transmettait la connaissance d’une façon orale.  Or, si vous dites à quelqu’un un secret et que vous réentendez un peu plus tard ce qui avait été dit, il n’y a presque plus rien d’identique à ce que vous aviez dit.  Pourquoi en serait-il autrement dans les religions ? 

La religion juive est à l’origine des religions musulmanes et chrétiennes (L’Ancien Testament), catholique et protestante.  Qui nous prouve que Dieu lui-même nous a dit ce que nous deviendrons? 

La société, le système, est une pyramide inversée. Il n’y a qu’une petite gang qui détient le pouvoir, qui s’effrite dès qu’on va vers le bas, car il se multiplie, se parcelle.  Il devient si faible qu’il faut chaque jour assurer sa survie.  L’autorité vient d’en haut, mais les erreurs aussi.


11 décembre 2007 
 Un espoir ?

Mais, il est dans l’ordre des choses de nous faire croire que l’on peut améliorer la vie. On peut tellement l’améliorer que l’on est sur le bord d‘une catastrophe écologique qui risque d’anéantir l’espèce humaine parce que l’homme est incapable de respecter la nature et de se contenter de ce qu’elle peut nous offrir. 

Les savants calculs religieux ont été pollués par des défauts innés chez l’être humain : l’orgueil et la convoitise. 

Nous nous multiplions, tout en voulant avoir tout, de plus en plus, et nous croyons que la planète peut nous le fournir éternellement.  Erreur ! 

L’homme est un pilleur  insatiable.  Il est à l’image de la folie de ceux qui nous gouvernent

On a qu’à regarder agir les pétrolières pour comprendre que leur bêtise continuera malgré tous les avertissements.   

Par contre, à toutes les secondes nous pouvons être témoins de toutes sortes de belles choses.  Dans leur simplicité, les individus portent en eux le secret de notre survie.  La simplicité volontaire et la générosité illimitée

Il faut apprendre à voir autant ces miracles de l’amour et de la charité que la saleté des systèmes qui nous dominent et nous divisent pour profiter de nous.  Le bonheur est individuel, mais il faut comprendre que l’on ne peut pas être heureux sans le bonheur des autres autour de nous.

Il faut donc améliorer son environnement.  C’est un peu le fond de ce que je pensais quand j’étais à Québec.         


12 décembre 2007 
L’amour.

Jeune, je n’ai pas perçu la vie comme les autres et par conséquent, je n’ai pas développé les mêmes valeurs. L’amitié était tout. 

Ma religion se résumait et se résume encore à : « Aime ton prochain comme toi- même pour l’amour de Dieu». 

C’est pourquoi, en y réfléchissant, j’ai commencé à considérer la pédérastie comme quelque chose de beau et de grand, qu’en déplaise à tous les étroits d’esprit.  Il fallait aimer son prochain, c’était la loi des lois. 

Par exemple, on n’avait pas le droit de se chicaner, c’était la punition assurée.  Il fallait penser aux autres, car nous étions assez nombreux pour devoir partager et se contenter de ce que nous avions.  Je n’y voyais aucun problème. 

Je me pensais vraiment un excellent petit gars. Si l’instant présent est ce qui compte, disons que petit ma devise aurait été « la seconde présente» comme tous les jeunes, j’imagine.   Ça coûte très cher d’être épris de la voûte céleste ou de chercher le petit bonhomme prisonnier dans la lune pour qu’il ne soit pas seul. 

J’intuitionais bizarrement que les défunts étaient partis pour une étoile, celle qui les attirait, questions d’être sur la même longueur d’énergie.  Le ciel était un immense cimetière vivant.  Des âmes qui luisaient.  Tout était beauté.  

Par contre, les gens qui m’ont connu me disent que je serais probablement aujourd’hui, un de ces jeunes que l’on garde sur le «ritalin».  J’étais trop normal pour ne pas être agité.  J’étais trop curieux pour me contenter des explications qu’on nous donnait quant à ce que l’on était. 

J’avais peur des morts à cause des histoires que l’on nous racontait  et pourtant je trouvais déjà l’éternité un peu longue et ennuyante.  Comment pourrais-je passer une éternité à contempler Dieu? 

J’essayais de comprendre Dieu, question de pouvoir m’imaginer l’éternité et l’infinité. Tout. Quand tu dis tout, c’est toi, même les plus petites particules sont la réalité de Dieu. Il est l’espace-temps et les modifications de l’infini éternellement. Je suis. Tout. Toutes des dimensions. Tous les multi-univers.

Essaie de voir ça dans ta petite tête. Une photocopie de l’univers en cellules cervicales  qui te permettent d’être conscient de l’extérieur et de ta réalité. Une cellule représente-t-elle, un univers ou juste une galaxie?


12 décembre 2007 
La générosité.       

Je lavais les planchers parce que je ne voulais pas que ma mère travaille trop fort.  J’étais, je crois, déjà généreux, plus sensible à la misère des autres qu’à ma propre misère.  La générosité était une vertu fondamentale chez nous.  

La sexualité, quant à elle, ne présenta aucun problème particulier : tant que je que j’ignorai que c’était le mal, le diable lui-même.  

Toutes mes expériences d’enfant dans le domaine n’étaient que pur bonheur.

Je pressentais que c’était interdit à cause de la désapprobation de ma mère, qui ne voulait même pas en entendre parler et le besoin de se cacher pour le vivre.  Nos petits jeux de découvertes dans le foin ont cessé quand les parents ont été informés par une fille, bien évidemment, de leur existence.

Je ne comprenais pas pourquoi on ne recommençait pas.  Plus jeune, je n’ai pas eu connaissance de l’hystérie qu’a dû provoquer ces confessions quant à notre curiosité d’enfants normaux. 

Je n’ai pas été traumatisé par ces magnifiques aventures d’exploration de nos corps, sauf, que ça développé ma curiosité quant aux performances esthétiques du pénis des autres. Sont-ils pareils?  Sont-ils bien proportionnés au corps?  Pourquoi toutes ces petites différences?  Un objet de recherches passionnées et passionnant puisque la censure était telle qu’elle qu’on ne pouvait avoir aucune réponse dans les livres. 

Il ne restait qu’à chercher directement là où se trouvait la réponse : dans le pantalon des autres.  Et, je mettais beaucoup de cœur à l’ouvrage.  Ma curiosité était illimitée.           Je n’ai jamais vu de mal à se faire plaisir. Je trouve ça plus normal que d’être obligé de souffrir , de tenir un inventaire de nos sacrifices pour aller au ciel.

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février 9, 2022

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10 décembre 2007 
Lutte bourgeoise.

Comment peut-on arriver à concevoir la sexualité, en dehors du péché, quand tous les curés pendant des décennies nous ont envoyé aux enfers, même si on était juste assez normal pour y penser et  l’expérimenter.  

C’est comme la gestapo féminoune d’aujourd’hui qui fait la guerre à tout ce que l’on identifie comme pédophilie, sans même savoir ce qu’est la pédophilie, sans même avoir l’intelligence de penser qu’on peut voir la sexualité d’une autre façon que la tradition laissée par les religions. 

Pourquoi la projection de leur peur et de leur scrupule deviendrait-elle la norme sociale des jeunes?  Elles sont tellement obsédées qu’elles n’arrivent même pas à distinguer la pédophilie de la pédérastie. 

La lutte d’une bourgeoise jalouse qui s’enflamme pour que les gens qui se procurent sans danger,  librement, du plaisir et qui ignorent que des milliers des jeunes crèvent de faim ou doivent devenir des enfants- soldats. 

Elles s’imaginent que le désastre de leurs expériences sexuelles est la réalité de tous.  On refuse de voir la différence de perception homme-femme.  On se sert de la langue quand ça fait notre affaire, sinon on oublie vite ce que veulent dire les mots pour laisser crier nos bibittes que l’on projette sur les autres. 

Si les féminounes bourgeoises considèrent que faire l’amour, ça fait mal; pour un gars, c’est tout le contraire.

La folie, c’est d’essayer d’implanter cette perversion de la réalité dans la tête des garçons.      

10 décembre 2007 
Absence de talent.

La poésie de jet ne fut pas nommée ainsi parce que j’avais beaucoup de poèmes adressés à Daniel, mais à force de me faire dire que je n’ai pas de talent.  J’ai décidé de créer alors ma propre sorte de poésie : la poésie de jet. 

Puisque je l’inventais, les critiques qui se prennent souvent pour d’autres parce qu’ils sont allés  à l’université n’avaient pas grand-chose à dire.  Pour moi, écrire un poème pour quelqu’un n’avait pas de prix.  C’était l’hommage éternel.  La déclaration d’amour perpétuel.  «J’écris avec mon sang», avais-je écrit pour dire que le sujet de ma poésie était rien d’autre que ma vie. 

C’était ma façon de percevoir la poésie.  J’y croyais dur comme fer.  Mais à force de te faire dire que ça ne vaut pas de la merde, tu finis par passer à autre chose. 

J’étais trop imbu de moi-même pour l’accepter, j’ai créé mon mode d’expression.  La poésie de jet.  Ceux qui étaient trop bourgeois pour l’apprécier n’avait qu’à chercher ailleurs.  J’ai même essayé de créer de nouveaux signes pour moduler les sons.  Le succès fut tel que je ne m’en suis jamais vanté. 

Je n’avais qu’un admirateur : moi-même.  Je me croyais et ça suffisait pour meubler ma vie.  

10 décembre 2007 
Le talent.

L’important n’a jamais été d’être reconnu talentueux par les autres poètes, mais d’en avoir juste assez qui partagent ma flamme littéraire pour savoir ce que veut dire le mot amitié, plaisir de découvrir l’autre. 

Un poème, c’est un cadeau de la vie que tu donnes; c’est toi, tu t’offres. 

Si on aime ce que tu fais, tant mieux ; sinon il y en a d’autres pour qui ce que tu écris est intéressant, même si c’est jugé stupide par d’autres. 

Je ne jugeais pas la poésie des autres, selon des critères techniques ou universitaires, mais selon l’amitié, le partage, l’admiration qui s’installait entre nous. Je reconnaissais parfaitement que ce que j’écrivais à côté de Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Prévert, etc., que je lisais avec avidité, ne valait rien. 

J’étais impressionné par des Madeleine Guimond, Pierre Paul, Paul Chamberland, Gérald Godin, Gaston Miron, Gilbert Langevin, tous ceux de cette époque, je devrais peut-être même dire tous ceux de mon époque.

J’étais ébloui par Janou St Denis qui se dévouait à faire connaître les poètes, à Montréal.  Le plus grand poème fut pour moi le fameux Speak White, de Michèle Lalonde. 

J’aurais tout donné pour avoir assez de talent pour écrire ce chef d’œuvre.  Encore aujourd’hui, j’aime lire et entendre ce que les autres ont à dire ; mais il y en a tellement, qu’il faudrait être millionnaire pour les lire tous.  Ma poésie m’a permis d’être ami avec Janou St Denis, Gilbert Langevin, Gaétan Dostie, Jean Ferguson et beaucoup d’autres.   

Pour moi, la poésie c’est la porte d’entrée de l’amitié.  C’est déjà énorme.  Juste ces amitiés valent d’avoir vécu.


10 décembre 2007 
Tuer la poésie.      

 Quand j’ai enseigné, je me suis rendu compte que tous les jeunes ou presque aiment écrire de la poésie.  C’est un moyen extraordinaire de percevoir et d’assumer ses sentiments. 

Les jeunes sont comme moi, ils adorent des poèmes qu’on peut comprendre.  Pas besoin de 20 ans d’université pour d’écrire ton état d’âme ou pour le camoufler derrière des images que tu es seul à comprendre. 

La lecture t’amène à être plus exigeant et t’apercevoir que n’est pas poète qui veut.   Le monde de la poésie doit être selon moi, de la musique, des images, une avalanche de sentiments.  Je trouvais très bourgeois ceux qui condamnaient les textes de Félix Leclerc ou de Prévert. 

Il peut y avoir un plaisir quasi enfantin dans des poèmes perçus comme des contes ou des éclats de rire.  La poésie est réussie, si elle engendre un sentiment, une sensation, une musique intérieure. 

Malheureusement, on essaie d’en faire un snobisme qui amène les jeunes à décrocher.  La poésie est pourtant une forme d’écriture qui devrait rallier tout le monde, parce qu’il y a toujours quelque part un poète qui nous plaît, qui nous renverse. 

La poésie a sa petite part de sacré comme le chant grégorien. Pas besoin d’être super instruit, suffit d’être sensible, et tout le monde l’est   Comme disait Janou St Denis : « Tuer la poésie, c’est tuer l’espèce humaine».  Et j’ajouterais :

« Censurer la poésie; c’est la tuer. »

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février 8, 2022

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09 décembre 2007 
La drogue et l’itinérance.

On se frotte la bedaine en se faisant croire que l’on a l’esprit ouvert, mais on se fiche qu’un jeune meurt dans un banc de neige parce qu’on prétend que c’est lui qui a fait le choix de vivre ainsi. 

Le système médical concernant la maladie mentale est encore plus déficient que la surpopulation dans les urgences, mais ça ne paraît pas.

Les autorités s’envoient les jeunes : police et psychiatres, sans avoir de réponse au problème, sans savoir ce qui en est la cause fondamentale : le lien entre la drogue et la maladie mentale.  On prétend ne pouvoir rien faire. 

On refuse de reconnaître que c’est leur façon de penser qui en est la principale cause d’incompréhension.

Quand le jeune Gabriel, qui restait chez-moi, sortait de prison, il n’avait aucun secours et il fallait toujours tout recommencer, même chercher toujours les cartes d’identité comme si on ne les avait pas dans les ordinateurs. 

Quand son état se dégradait, nous n’avions aucun endroit susceptible de vouloir nous aider.  On aurait dit que ça faisait leur affaire que je me fasse tuer. 

Le mieux, on a obtenu qu’il puisse être reçu par son psychiatre, un mois plus tard, comme si ce n’était pas suffisamment long pour lui permettre de socialement se désintégrer absolument. 

Si tu peux réussir à rencontrer un juge, qui est le seul à pouvoir ordonner une évaluation psychiatrique et que le médecin détecte une présence de drogue, le jeune est immédiatement renvoyé à la rue comme si c’était une guenille.  Notre société n’a aucune compassion, sauf dans le temps des fêtes.  

Plutôt que de mettre des millions pour combattre la prostitution individuelle, une guerre perdue d’avance, ces fonctionnaires devraient se demander pourquoi il y en a  et ce qui est important : la vertu ou la vie

Des gangs de rue, ce n’est – ce pas du crime organisé ?


09 décembre 2007 
Québec prisonnier.

À mon sens, le Québec est encore prisonnier des enseignements religieux dans ce qu’ils avaient de plus pervers, de plus débiles.  On y accorde une importance démesurée, maladive, pour ne pas dire obsessionnelle.

On essaie tellement d’étouffer tout ce qui est marginal que la vie devient un enfer. 

Et, ceux qui organisent cet enfer se pensent les gardiens de la tradition morale alors que ce ne sont que des pourris qui n’essaient même pas de comprendre une personne qui ne pense pas comme eux. 

C’est cet aspect de la société que je ne prends pas.  Son incapacité et son refus d’essayer de comprendre ceux qui ne pensent pas comme eux, qui sont incapables de remettre la bêtise en question. 

Je croyais qu’au Québec, on avait droit à son opinion.


10 décembre 2007 
Poésie de jet.

Très comique de relire les vieux textes d’Hymne à l’amour, le vice et la révolte, datant de 1968. 

Le plus comiquec’est que l’on soit assez fucké aujourd’hui pour croire que la poésie de jet soit de la pédérastie, à cause de son nom. 

À cette époque, tous les sujets étaient susceptibles de se ramasser dans mes textes.  Mon chien Kiki a eu droit à son poème. Je l’aimais.  Je croyais que le plus grand don que l’on pouvait offrir aux autres, c’était ce que tu écrivais.  J’aurais accepté de mourir martyr pour communiquer ce que tu ressens quand tu meurs brûlé. 

Écrivain, ce n’était pas qu’un don, c’était un bain de vie, une vocation.  Mercure était dieu.  Même si aujourd’hui, j’en ris, il n’en demeure pas moins que la souffrance intérieure que je décrivais était bien réelle. Stupide, mais réelle. 

Je ne me sentais pas aimé, voulu, intelligent.  C’est une façon bien adolescente de saisir la vie.  Il y a des adolescentes qui veulent mourir parce qu’elles ont un bouton sur le nez.  Moi, je voulais prouver que j’étais capable d’apporter quelque chose au monde, aux gens que j’aimais.  Je ne savais pas quoi.  Je ne savais rien faire. 

Tout a changé après avoir vécu à Québec, où je me sentais aimé, avec le retour à l’école, mes premiers élans de révolte contre la religion, mais le plus significatif, à part Daniel,  ce fut quand pour les premières fois je me suis senti désiré physiquement par des clients au club où je travaillais. 

J’étais aussi niais que les jeunes de mon temps pour tout ce qui touche à la sexualité parce que nous émergions d’un monde de censure et de crétinisme.  

Le plaisir l’emportait quand même sur le lavage de cerveau que les religions et leurs saintes âmes hypocrites entretenaient. 

La libération est une sensation époustouflante et pourtant je mourais de peur d’avoir eu l’audace d’écrire certains textes.

Radioactif 283

février 7, 2022

Radioactif  283

07 décembre 2007 
Jacques Hébert.

Le Québec vient de perdre un grand homme.  Jacques Hébert est le premier auteur dont m’a parlé mon père.  Un homme courageux qui aimait la jeunesse, comme moi.  


08 décembre 2007 
Daniel Roberge.

Ce petit Daniel que j’ai tant aimé l’espace d’une journée physique et des années sous forme de fantasmes, d’expérience quasi extraterrestre, tant elle était merveilleuse, je ne l’ai jamais retrouvé. 

Cependant, plusieurs années plus tard, certainement plus de dix, j’ai vu un article sur le meurtre d’un jeune prostitué de Montréal, qui portait le même nom.  J’aurais voulu infirmer ou confirmer mes appréhensions à l’effet que ce jeune tant adoré était bel et bien le même.  Je n’ai jamais pu trouver les informations nécessaires pour en avoir une certitude. 

Quoiqu’il en soit, ce reportage m’a bouleversé.  Si je l’avais retrouvé, qu’il avait su jusqu’à quel point je l’aimais déjà, peut-être que nous aurions vécu ensemble assez longtemps pour éviter ce meurtre? 

Je savais seulement son nom parce que je lui avais demandé juste avant qu’il me quitte. Aie-je eu une certaine responsabilité sur la tournure des événements puisque je l’avais connu beaucoup plus jeune?  Une question normale quand t’as vraiment aimé quelqu’un.  L’aie-je aidé ou nui? 

Que ce fut lui ou non, la sécurité des gens qui se livrent à la prostitution individuelle devrait être assurée, une chose impossible tant que les lois feront un crime de la prostitution.  C’est en ce sens que je trouve que nos lois sur la sexualité servent davantage à délimiter les territoires de la pègre et protéger les droits du crime organisé qu’à protéger les individus qui se livrent à la prostitution comme si cela ne pouvait pas être un choix de vie

Qui sommes-nous pour les condamner ?


08 décembre 2007 
Séduire.

C’était pour moi, quand j’ai travaillé dans les bars de Montréal, la première fois que je me sentais désiré par des gars de mon âge ou plus vieux.   Moi, qui m’avais toujours perçu comme un laideron; c’était une révélation, une expérience adorable.  Je pouvais séduire moi aussi, même si j’étais laid.  Autant j’en étais fier, autant cela me faisait peur. 

Je n’aurais jamais accepté un rendez-vous avec un étranger où j’aurais dû aller en dehors d’un endroit public.  Trop pisseux !  Mais mieux vaut être pisseux que de le regretter plus tard. 

Pour la première fois, je me sentais voulu, désiré, déshabillé des yeux.  C’est adorable.  Un sentiment presque d’orgueil, une fierté; mais on m’avait aussi appris à me méfier des inconnus.  Sans être complètement paranoïaque, une certaine prudence est toujours de mise.  Ça peut peut-être paraître quétaine, mais c’est juste s’aimer un peu, juste assez pour ne pas chercher le trouble.  On ne sait jamais quelle sorte d’individu te court après. 

Ce n’est pas une question de moralité, mais de prudence.  Il ne faut pas tenter le diable.


08 décembre 2007 
La prostitution.

Quand j’ai participé à des ateliers sur les homosexualités pour expliquer ce que je suis, un pédéraste, mes amours avec les petits gars, l’organisateur, le psychologue Alain Bouchard  avait pu obtenir aussi le témoignage de jeunes garçons qui se livraient à la prostitution.  J’en ai retenu deux choses qui me semblent essentielles.  

D’abord, si tu es hétéro, que t’aimes les filles, sois assez intelligent pour ne pas aller avec des gars et ainsi détériorer l’image que tu te fais de toi.  Ta petite nature finira bien par te rattraper et si tu commences à te mentir et à t’haïr, tu ne pourras jamais être heureux.  Si tu veux des gars, fais-le, mais avec des gens en qui tu peux avoir une confiance absolue. 

Quant à la drogue, n’oublie pas que tu ne sais jamais si ton cerveau en souffrira. 

Dans mon temps, c’était encore moins important.  On jouait aux fesses avec des gens que l’on connaissait bien et les drogues n’étaient pas encore assez fortes pour te rendre débile, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. 

Tout ce que te procurait le pot, c’était de te sentir physiquement différent, de pouvoir ressentir une érection prolongée, mille fois allongée, et des éjaculations qui te semblent contenir tout le fleuve St -Laurent.  Ça en finissait plus et ça t’arrachait littéralement le bas du ventre.  Une maudite bonne sensation.  C’était loin d’être mauvais à ressentir.  Oh que non ! 

Mais je ne prendrais aucun risque aujourd’hui.  On ne sait quel poison on te donnera, car tout ce qui compte, c’est que ça rapporte le plus d’argent possible.   Pas besoin de drogue pour jouir.  

Une chose qui m’étonnait aussi : quand tu entrais dans un club gai t’avais l’impression de devenir une livre de beurre dans un marché de margarine.  On te mangeait littéralement des yeux. 

J’aimais bien les cruising bar.  J’y travaillais avec passion. Heureux d’enfin exciter quelqu’un.

08 décembre 2007 
Tomber en amour.           

Même si on avait toutes les polices du monde au cul, les prisons les plus inhumaines, si t’aimes le sexe, c’est ce qui l’emportera.  Cependant, ce n’est pas une raison pour prendre des risques inutiles et de parfois même de mettre ta vie en danger.  Le cul sans amour, ça ne vaut pas la peine.  Ça va durer un petit bout de temps, puis tu t’en écœureras comme toute chose que tu as en trop grande abondance. 

Tomber en amour, ce n’est pas pareil.  L’amour, c’est d’abord le désir sexuel, un  corps jeune et beau qui t’attire;  c’est le désir qui te fait palpiter et sauter le moineau; mais pour être valable, ce désir doit se transformer en échanges.  Il doit d’une certaine manière se spiritualiser  et finalement, si c’est l’amour, ça te rendra encore plus créatif, plus heureux.  Il engendrera des projets pour faire plaisir à l’autre. 

Le but principal de la vie, c’est d’expérimenter, de connaître; mais c’est aussi de chercher le bonheur.   Et, le bonheur ne peut pas exister si tu te méprises.  Tout ce que tu fais, tu dois pouvoir le regarder plus tard avec le sourire et fierté. 

J’ai aimé être un objet sexuel.  De belles expériences!  Sauf que ça peut toujours virer mal si tu ne connais pas ton partenaire, ce qui m’est arrivé une fois, plus tard dans la vie. 

Je ne croyais pas que des malades pouvaient jouir à te voir souffrir.


09 décembre 2007 
L’intolérance.

Ce qui survient maintenant est un exemple éloquent de ce que je déteste de la morale bourgeoise que l’on veut nous imposer au Québec. 

On dépense des millions sous prétexte de combattre la prostitution (un moyen comme un autre de se sortir de la misère) et on n’est même pas capable de financer adéquatement les mouvements qui viennent en aide aux itinérants.  On laisse un jeune de 21 ans mourir gelé sur un banc de neige. 

Cette situation illustre la stupidité des valeurs que nous a inculqué le système,  à coup de lavages de cerveau.  La peur du cul est plus importante que la vie. Je n’ai jamais pu comprendre comment on peut penser ainsi.  Ce n’est même pas chrétien. 

Si on mettait les mêmes millions pour s’attaquer aux vrais problèmes, on n’aurait pas de gens qui meurent de froid durant l’hiver.

Si la prostitution individuelle doit être permise, pas question d’accepter le proxénétisme. Cela est une forme d’esclavage et le sexe ne peut être intéressant que s’il est non seulement non violent, mais consenti. Le sexe en dehors de la procréation doit être une plaisir d’où l’essentiel consentement.

Radioactif 282

février 6, 2022

Radioactif 282

07 décembre 2007 
École extérieure.   

Si on respecte les immigrants, le Québec reverra complètement sa façon d’opérer.  Les immigrants devraient pouvoir suivre dans leur pays d’origine ou dans un regroupement de pays, les cours de français leur permettant d’avoir une assez bonne connaissance de la langue d’usage, dès qu’ils arrivent au Québec.  Cela permettrait aussi des économies puisque ce serait moins dispendieux que de les donner au Québec. 

Par ailleurs, durant cette formation linguistique, on pourrait y enseigner l’histoire du Québec, ses coutumes et procéder à la reconnaissance des diplômes qui serviront à leur arrivée au Québec.  Et pourquoi ce secteur Québec -emploi ne pourrait-il pas s’employer à leur trouver un emploi d’avance ?            

Ainsi quand les immigrants arriveraient chez-nous, ils n’auraient pas à tout recommencer.  Certains ne voudront pas garder l’emploi pour lequel ils sont venus, mais au moins ils auraient le nécessaire, en attendant de refaire leur vie à leur goût.  Il pourrait y avoir de telles écoles pour le Mexique, en Amérique centrale, l’Asie, l’Afrique, l’Amérique du Sud, surtout dans les secteurs où on ne connaît pas le français et où il y a de grosses familles.  On devrait accorder la prépondérance à réunir les familles. 

On pourrait aussi leur expliquer que le Québec est aussi un pays laïc. On fait sa religion seulement à la maison et au temple, mais nulle part ailleurs, surtout pas dans les espaces publics.  Ils doivent savoir qu’ici l’homme et la femme sont égaux et que cette règle a priorité sur les rites religieux

Quand Monsieur Charest parle de deux classes de citoyens, il oublie que les familles doivent se franciser pour les jeunes qui auront aussi besoin du support de leurs parents pour parfaire leur éducation.  D’autre part, on doit privilégier la réunion des familles au statut économique. 

Les plus riches ne veulent rien savoir du Québec et du fait français, ils veulent un pied à terre en Amérique.  S’ils ne veulent pas apprendre le français, rien ne les empêche de s’installer ailleurs. 

D’ailleurs, on devrait aider ceux qui veulent venir vivre ici. 

D’autre part, les industries locales qui ne trouvent pas d’employés pourraient offrir les cours nécessaires à ceux qui arrivent et qui sont à la recherche d’un emploi.  Ils pourraient subvenir à leur besoin le temps qu’ils apprennent leur nouveau métier.  Ceux qui apprennent l’anglais ici, c’est pour mieux déménager plus tard.

C’est pathétique de lire les éditoriaux dans nos journaux depuis que le français est devenu la langue de la minorité à Montréal. C’est-y possible ?  Bien oui.  Toutes nos lois nous y condamnaient. 

Ça fait des dizaines d’années qu’on vous avertit que ça va arriver, mais « la maudite économie», comme s’il n’y avait que ça, en aurait souffert, donc, nos gouvernements ont joué à l’autruche pendant que la Cour Suprême nous inoculait la paralysie.  Elle a morcelé la loi 101 qui pouvait seule garantir un avenir au français au Québec.  On s’est laissé endormir par le discours des libéraux.  

Il ne faut pas être raciste, comme si se respecter, c’est être raciste.  On peut bien maintenant tenir compte de l’accent quand il est question de bilinguisme au travail. 

Nous disparaîtrons très vite si on n’a pas assez de couille pour exiger que le Québec soit au minimum des minimums une société distincte pour de vrai, pas juste francophone dans nos rêves. 

Pas d’indépendance, pas d’avenir francophone.  Montréal nous le prouve.  


07 décembre 2007 
Peuple de l’oubli historique.

Le gouvernement fédéral centralisateur (à moins d’être assez bête pour croire que Harper ne l’est pas) est un gouvernement anglophone qui a toujours voulu nous assimiler, pensez-vous qu’il va promouvoir le français au Québec au détriment du multiculturalisme de Trudeau?  Qu’il va promouvoir une immigration francophone? C’est charcuter notre histoire.  Notre devise devrait être «j’oublie».  Notre vie socio -politique est  comme un lendemain de brosse : moins on s’en rappelle, mieux c’est.  Ça permet d’être moins responsable. 

Au lieu de nous apprendre les religions, un autre moyen de nous exploiter, on devrait nous apprendre notre histoire.  Tout cherche à nous faire comprendre qu’on est des moins que rien.  La preuve, on parle si mal que ce n’est même plus du français.  Et, nous les caves, on gobbe ça.  Même la France nous a encore abandonné et s’est mise à prendre pour les fédérastes.  Bien loin, du « Vive le Québec libre», du Général De Gaule. 

Quel avenir pensez-vous que l’on a?  Trudeau est notre fossoyeur et on est prêt à élire son fils comme premier ministre du Canada. C’est vrai que pour les vieilles, c’est le plus beau candidat, mais il n’y a plus que ça qui compte.  Est-ce un signe d’intelligence politique ?  C’est ce qu’on essaie de nous faire croire, on mérite presque notre sort à force d’être naïfs.


07 décembre 2007 
Pas de choix politique.

Le fédéral va faire semblant de comprendre pour avoir le vote des libéraux du Québec dont le cerveau a paralysé lorsqu’ils ont mis René Lévesque en dehors de leur partie. 

Harper n’est qu’une coquille vide, un pâle reflet de l’ignoble George Bush.  Quant à Stéphane Dion, il est l’espèce de «fucké universitaire» qui nous criait la gueule en cul de poule qu’il était d’accord avec la partition, advenant la séparation du Québec (au moins son père était un fédéraliste fatigué). 

Savez-vous ce que veut dire partition, en dehors des dentelles diplomatiques : une guerre civile pour forcer le Québec à demeurer à l’intérieur du Canada.  Un moyen de ramener l’armée chez-nous comme en 1970. 

Quant au NPD, il a ouvert son jeu et tout le monde sait maintenant qu’il est contre l’indépendance du Québec. Reste le Bloc Québécois. 

Depuis que nous avons des gouvernements minoritaires, il fait preuve d’une impuissance chronique. Tellement qu’on peut dire que le sénat , lui au moins, arrive à bloquer les lois stupides sur la criminalité sexuelle.  Que nous reste-t-il?  Se soumettre?  Apprendre l’anglais au plus vite?  Disparaître comme nous essayons inconsciemment de le provoquer?  Est-ce que je cauchemarde encore?  

À mon âge, je devrais peut-être me la fermer puisque bientôt, je ne serai bon qu’à nourrir les tulipes par la racine.   Et on aura des jeunes aussi fous, aussi paranoïaques que les féminounes face à la sexualité.  Qu’est-ce que ça peut me faire, je ne serai plus là.  Et que je veuille ou non, plus je vieillis, plus mes préoccupations sexuelles sont pour moi passées date. De merveilleux souvenirs.  Voilà tout ce dont on a besoin pour endurer le temps qu’il nous reste.         


07 décembre 2007
Adieu le Québec !

Le Québec français va disparaître si on ne fait pas d’urgence un pays francophone.  C’est inexorable. 

Et, on est encore trop aveugle pour comprendre que si on n’exige pas une immigration francophone (tu sais le français avant d’arriver ou tu as trois ans pour l’apprendre ou tu déménages dans une province canadienne anglaise à ton image… c’est ton choix) C’est du racisme ou être tout simplement lucide. 

C’est un choix de société, si on veut survivre comme nation francophone en Amérique.  C’est contre personne, ils ne sont pas encore arrivés, ils ont parfaitement le choix. 

Pour le fédéral, si on ne peut pas nous assimiler d’un coup, il faut y aller par tranches de 50,000 immigrants par année.  Simple question de temps!  Évidemment, quand tu demeures à Québec ou à l’intérieur des terres,  tu n’y comprends rien parce que Montréal t’es inconnu et que tu ne reconnais pas le rôle de Montréal dans l’avenir du Québec. C’est juste la plus grosse ville ! 

Montréal, c’est le cœur du Québec!  Quand Montréal aura sa crise cardiaque linguistique, le Québec s’affaissera.

Les fédérastes ne se servent pas seulement de l’immigration et du travail en anglais pour nous endormir  et nous mener par le bout du nez.  On se sert entre autres d’une vision bourgeoise de la société pour mieux contrôler, modeler nos émotions. 

Grâce à la sexualité, nous sommes des pécheurs prêts au bûcher pour se faire pardonner des péchés qu’on a jamais commis, mais qu’on nous impute.  Nous sommes des coupables avant même d’être jugés.  C’est le fruit de notre éducation paranoïaque.


07 décembre 2007.
Le joual.

Le plus important pour nous mener par le bout du nez, c’est de nous faire croire qu’on est une bande d’imbéciles qui ne savent même pas parler notre langue correctement.  Un gang d’innocents incapables d’apprendre deux langues. 

En fait, le sermon qu’on entendait déjà sous le règne de Pet Trudeau et qui est aujourd’hui rejoint par le discours de Jean Charest.  Si on  ne parle pas le français bourgeois de jadis Radio -Canada, on est des incultes.  Le peuple ne parle pas français, mais joual.  Quelle ignorance!  Hey! 

Le français que nous parlons, c’est le vieux français, le français de la Cour de France.  Le plus noble  et le plus pur qui se rend aux toilettes plutôt qu’aux «Wash room». 

Le français que l’on préconise ici est un langage de petits bourgeois parvenus qui se croient supérieurs et qui nous viennent d’Ottawa.  Notre français doit être celui du français international à l’écrit et non celui d’une petite bourgeoisie qui se prend pour le nombril du monde.  On devrait s’occuper plutôt de faire la promotion des écrivains québécois  dans le reste de la francophonie canadienne plutôt que des écrivains de France qui ont déjà un marché leur permettant de survivre. 

Mais, si on lit des Québécois on risque que les Canadiens -français comprennent ce qui se passe et à quel point on combat l’indépendance du Québec, en les mettant à dos avec les auteurs québécois.  Lire un autre de mes livres : Spirale intra projective ou Un peuple, un pays. Refusé comme le reste par nos éditeurs officiels.  Combien de temps allons-nous nous auto crucifier?   

Radioactif 281

février 5, 2022

Radioactif 281

La forêt.

Quand je suis revenu à la Tribune, la forêt était une de nos grandes préoccupations.  Certains ne faisaient que commencer à s’apercevoir que nos richesses naturelles ne sont pas immortelles ou infinies.  Les papetières se lamentaient sans cesse comme aujourd’hui, 40 ans plus tard. 

J’avais accepté d’aller passer une fin de semaine au chalet du gouvernement.  J’étais monté à la pêche avec mon bon ami, le peintre Reginald Dupuis. 

Nous avions, lui et moi, peint et bu presque toute la nuit comme ça nous arrivait souvent.  Un des journalistes a tenu à acheter mon horrible peinture (horrible comme tout ce que je peignais), mais elle était signée. 

Quant à M. Gosselin,   ministre des Terres et forêts,  qui nous avait invité, il  s’arrachait les cheveux pour trouver un endroit où nous coucher sans faire scandale, car croyait-il, moi et Reginald étions des amants, une situation qui à cette époque était loin d’être courante.  Le quiproquo venait du fait que j’avais insisté pour amener Reginald avec moi, tout simplement parce que lui aimait beaucoup la pêche et qu’il avait le moyen de transport pour s’y rendre contrairement à moi.  Sans Reginald, je ne pouvais tout simplement pas y aller. 

Reginald était à 110% hétéro, même s’il savait que je suis pédéraste, il avait l’intelligence de ne pas me prendre pour un danger public.  Il vivait avec Denise que j’aimais bien. 

La bande des artistes, nous nous rencontrions souvent chez lui les fins de semaine.  Même s’il fut ciblé par la police durant les événements d’octobre, même si sa demeure fut perquisitionnée, il n’était pas tellement politisé.  On était plutôt des jouisseurs de la culture.  C’était tout simplement un artiste. 

Nous aimions boire et peindre ensemble.  Il m’a d’ailleurs déjà reproché de ne pas voir le tas de femmes qui me tournaient autour. Il aurait bien aimé avoir ma chance, mais mon billet de loterie tend plutôt vers les adolescents.


07 décembre 2007 
Les mensonges sexuels.           

Quand on était jeunes, on n’entendait jamais parler de sexualité ou on se faisait mentir à pleine bouche. 

Aujourd’hui, le péché mortel ne passerait plus alors on essaie d’inventer d’autres risques.  J’ai bien de ma misère à croire qu’un enfant est traumatisé parce qu’il a vu sa gardienne nue, qu’il soit asséché parce qu’il s’est fait masturber ou sucer par son oncle, à moins de venir d’une autre planète.   À moins d’être différent des autres, j’en ai jamais souffert, bien au contraire.  

Ne serait-ce pas plutôt le grand cirque qui entoure tout ce qui est sexuel qui est traumatisant? 

Que l’on essaie de faire croire qu’un enfant ne dort plus après avoir vu un sein ou s’être fait vider la pipe, c’est nous prendre pour des valises.  N’est-ce pas complètement paranoïaque et débile ?

Essayez de vous rappeler votre enfance et demandez-vous si vous auriez vraiment été traumatisé, autrement que par le goût de vouloir recommencer le plus vite possible? 

La connaissance de la sexualité que l’on essaie de nous imposer maintenant est encore plus contre- nature et plus vicieuse que celle du temps de ma jeunesse. Voilà ce que je considère un viol de conscience.

Radioactif 280

février 4, 2022

Radioactif 280

Crise économique.

Il y a 40 ans, c’était la même crise que nous vivons présentement : les textiles et les forêts étaient particulièrement touchés. 

Ma première prise de conscience du problème fut la Penman’s, à Coaticook.  Une usine de textile qui fermait.  Non seulement, c’était très près de Barnston où j’ai été élevé, mais mes reportages portaient sur la réaction des gens à cette réalité.  Ils touchaient donc à mon émotivité.

Denis Arcand faisait un film sur le sujet en même temps.  Évidemment, pour taire le problème, on a censuré On est au coton.   À cette époque, on ne parlait pas de la Chine comme la responsable de tous les crimes économiques de la terre, mais de Taïwan.           

Avec le temps, on a appris que les industries qui nous faisaient concurrence à l’étranger étaient les mêmes compagnies qui criaient famine ici et qui s’installaient là-bas sous un autre nom.  Un moyen d’avoir plus de subventions.

L’économie crée ses propres problèmes, ses propres crises, car, en étant partout sur la planète, les compagnies sous différents noms peuvent inventer des crises.         

Ces multinationales se font elles-mêmes concurrence.  En fermant les usines ici, elles peuvent en ouvrir dans d’autres pays où elles paieront moins cher le nouveau personnel. 

L’économie n’a aucun respect pour l’homme et pour la vie.  

L’économie est la principale responsable de la destruction de la planète.

Nos dirigeants se fichent de la destruction de la terre en autant que les multinationales (particulièrement le pétrole, les forêts, l’immobilier et le pharmaceutique) se fassent un maximum de profits.  Ils se fichent bien de la planète, leur esprit a l’étroitesse de leur portefeuille.  Ce n’est pas qu’au Canada, c’est partout. 

Comment solutionner le problème ?  Ce sera impossible tant que les grandes puissances agiront hypocritement par derrière pour créer des crises afin d’alimenter leur commerce et leur économie. 

L’ONU serait une solution pensable, si l’ONU avait un mot à dire partout sur la planète.  Qui peut combattre l’abus des multinationales qui voguent au-dessus de toutes les lois ?  Elles ont créé une force judiciaire d’avocats capables de se moquer de la souveraineté de tous les pays

Si on se bat pour la libre circulation des biens partout dans le monde, la mondialisation, on enterre de plus en plus l’Homme sous les liasses de papier-monnaie.  Le dieu actuel est comme du temps d’Hitler : l’argent.  Pour des profits, nos dirigeants sont prêts à tout.

Ce qui est étonnant, 40 ans plus tard, on se retrouve avec des problèmes dans les mêmes genres d’industries.  On préconisait alors de diversifier notre économie pour ne plus dépendre de la mono industrialisation, attachée à l’exploitation des richesses naturelles, sans transformation, et de tenter d’installer de nouvelles énergies à travers les industries de pointe et de haut savoir. 

Tout le monde savait que les textiles est un secteur qui est périodiquement en crise.  C’est un moyen employé par ces industries pour changer d’endroits et trouver de la main d’œuvre à meilleure marché (le cheap labor).  C’est aussi, dans les pays riches, un moyen de récolter des subventions afin de conserver des emplois. 

Pas de crise, pas de gouvernement qui paye.  Les multinationales vivent au profit des petits à travers ces aides gouvernementales ou l’absence des impôts à payer

Dans le temps, on parlait de dumping, aujourd’hui, on devrait appeler cela de l’exploitation pure et simple.  Produire aux coûts les plus bas pour vendre le plus cher possible.         

06 décembre 2007 
Les Vaucouleurs.

Quand je suis revenu de Québec, la chose qui me surprit le plus fut la beauté des Cantons de l’Est, de l’Estrie ou des Vaucouleurs.  Ce sont tous des noms qui défilent pour nommer la même région.  Personnellement,  je préfère Vauxcouleurs .  Il n’y a rien de politique. 

Ce nom a été donné par l’écrivain socialiste, Raoul Roy que j’ai très bien connu. 

Notre région se démarque des autres par ses couleurs (spécialement en automne) et ses vaux. 

J’avais amené mon ami Paul-Hervé Bénard (un petit suisse, poète) qui croyait que nous n’avions rien de spécial à offrir comme paysages.  Il y a reconnu des régions de l’Europe si belles, à couper le souffle comme à Baie St –Paul. 

Le Québec est un joyau. Pas une région n’est pareille et chacune a de quoi nous séduire par sa spécificité. 

J’aimerais être assez riche pour passer ma vie à voyager, mais je suis pauvre comme la galle.  Tant pis, j’ai encore des milliers de photos dans la tête à partir de mes voyages antécédents.  Voyager, c’est vivre la liberté. C’est s’instruire en rencontrant d’autres gens. 

Il faut avoir été libre penseur pour bien peser tout le sens du mot «liberté». 

Un mot qu’on bannira sans doute bientôt de nos dictionnaires, car on lui fait perdre tout son sens. La liberté n’existe pas sans la responsabilité.       


Radioactif 279

février 3, 2022

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05 décembre 2007 
French Power.       

En 1968, quand je suis arrivé à Sherbrooke, je venais de « devoir» démissionner de la présidence des jeunes libéraux de Limoilou parce que j’avais appuyé René Lévesque  dans sa démarche au congrès du parti libéral. J’étais encore, comme tout le monde, un bon fédéraste, mais je n’acceptais pas que le Québec soit privé de ses droits. 

J’avais décidé que pour moi l’aventure politique venait de prendre fin définitivement et éternellement.  J’étais assez naïf pour croire que le French Power des Pet Trudeau, Jean Marchand et Gérard Pelletier (que je vénérais comme journaliste quand il passait à la télévision) était une idée géniale : investir le fédéral et redonner une place aux francophones au sein du Canada.

Il arrivait assez souvent que des chefs d’entreprises nous critiquent et prétendent que nous étions une bande de niais.       


05 décembre 2007 
Mon auto.    

La chose la plus nouvelle pour moi comme journaliste à la Tribune fut que je sois assigné à la couverture des événements régionaux. 

Pour ce faire, on me remit une voiture automobile pour parcourir la région à la recherche de nouvelles.  J’étais un chauffeur affreux.  Au début, je me suis fait arrêter parce que je ne roulais pas assez vite. Ça n’a pas duré longtemps, je me suis bien repris après.  Il fallait bien que je m’adapte, la voiture était plus grosse que la volks de l’Aiglon (journal pour lequel je travaillais à Lac- Etchemin). Il fallait avoir des nerfs d’acier pour venir comme passager quand je conduisais. 

Il m’arrivait d’oublier que je conduisais quand je partais dans mes grandes réflexions pour préparer des reportages ou écrire des poèmes

Je me suis toujours pris pour un autre : un grand besoin de revalorisation.

C’est ce qui arrive à ceux qui ont de sévères complexes d’infériorité.  Même si j’ai toujours agi comme si j’étais un grand personnage, j’ai toujours cru que je suis un peu lent à comprendre alors que les autres sont beaucoup plus intelligents.  

Mais, il ne fallait pas que ça paraisse comme ma pédérastie.  Un secret qui finit par te faire éclater comme un ballon d’hélium… juste une question de température.

05 décembre 2007 
Le Dr Jacques Ferron.

    Le Dr Jacques Ferron, écrivain, est la seule personne que je connaisse qui conduisait aussi mal que moi.  Je suis presque mort de peur quand nous sommes descendus ensemble de Montréal à Sherbrooke, dans le cadre de ma campagne rhinocéros. Il se tournait et me regardait droit dans les yeux quand on discutait.  Je lui avais avoué être pédéraste, au cas où ça deviendrait public.  Les libéraux me faisaient passer pour un gros méchant felquiste.  S’il avait fallu que ça se sache que j’étais pédéraste, ça aurait pu faire dévier toute ma campagne électorale.  

Même si c’était un parti comique, je me croyais un grand révolutionnaire. Ça n’a pas empêché le Dr Ferron de bien dormir sur ses deux oreilles.  Il se mêlait de ses affaires, lui.  La seule fois où j’ai fait allusion à ma pédérastie dans cette campagne électorale, il fallait le savoir pour le deviner : j’avais mis l’affiche de petit René Simard devant le siège du candidat libéral, M. Irenée Pelletier, et j’avais dit en riant que je trouvais le petit Simard bien plus beau que le grand Irenée.  

Quelqu’un qui ne me connaissait pas, n’y voyait qu’une autre de mes farces rhinos.  Un de mes organisateurs, un autre Jean, qui avait toujours peur que je lui saute au cul, n’y voyait que du feu.  Plus il me critiquait, plus je le «cruisais». 

Je crois que j’ai réussi à me faire haïr par lui.  Je le méritais bien, mais c’était une de mes manières de provoquer. Je préférais le voir monter dans les rideaux que de le vouloir réellement dans mon lit.  C’était peut-être un peu malade de le provoquer ainsi, mais il avait l’âge de raison. 

En réalité, il était passé date. Autant Jean me croyait un petit vite de la révolution; autant il m’identifiait  au grand Satan, à cause de ma pédérastie.  Pour lui, j’étais sûrement un vicieux, un pervers, un mauvais gars quoi et je dois avouer que si c’est ça tenter quelqu’un, c’est un sport fort  agréable  quoique complètement idiot.

À cette époque, c’est vrai que j’étais en manque. C’était si comique de la voir monter dans les rideaux quand j’insistais pour le convaincre qu’il me tentait physiquement. J’aurais niaisé s’il avait fallu qu’il change d’idée.

06 décembre 2007     
Divertissement.

En fait, je constate en reproduisant mes textes de 1968, publiés dans Hymne à l’amour, le vice et la révolte que finalement, ce n’est pas de la grande poésie, mais ça peut au moins nous faire sourire. 

C’est évident que je vivais un plaisir immense à écrire.  Comme je le disais, le plus drôle, c’est que je me prenais au sérieux. 

Je croyais vraiment que mes textes étaient le résultat d’une recherche de vie qui pouvait changer le monde.  Ces textes me rappellent aussi Jacques Ferron dont les récits sont habités par le diable et un humain qui réussit toujours à le mystifier. Pas surprenant que nous ayons eu autant de plaisir à discuter ensemble. 

Nous avions aussi une grande préoccupation en commun : comment combattre la pauvreté.

Radioactif 278

février 2, 2022

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04 décembre 2007 
Le paranormal.

C’était une période où je croyais au paranormal. 

Aussi,  j’essayais les exercices pour sortir de mon corps.  Un soir, j’ai si bien réussi que j’en eus la chienne.   L’aumônier de l’École normale pour hommes, à Sherbrooke, me dit plus tard que ça pouvait être dangereux, car on peut sortir relativement facilement de son corps, mais c’est plus difficile de revenir. 

Une chose est certaine, je croyais dans le pouvoir absolu du cerveau. 

Le cerveau est comme un ordinateur alors que le corps en est le clavier, celui qui permet  de saisir l’extérieur. 

Ainsi, en contrôlant la sexualité et les sens des gens quant à la découverte de leur corps, l’Église viole l’intimité de tous. 

Je m’amusais aussi à pratiquer le pouvoir de suggestion à distance.   Par exemple, fixer le bas du cou d’une personne en visualisant une action à lui faire accomplir.  Le plus drôle souvent la personne se tourne et commence à chercher derrière elle ou elle fait carrément le geste visualisé qu’on voulait lui faire faire. Se frotter le derrière de la tête, par exemple. 

Le grand Robert, quant à lui, pensait que j’avais des dons de voyance. 

Si ça avait été vrai, le Québec serait déjà indépendant alors qu’à moins d’un miracle  ça n’arrivera pas de sitôt.  Nous sommes encore à la phase féministe, c’est-à-dire l’américanisation à pleine porte, grâce aux valeurs religieuses et sexuelles.  

Il faudrait en sortir pour prendre conscience qu’on peut être un pays parce qu’on est différent.  C’est encore très loin , mais la vie s’accélère. 

On verra dans les dix prochaines années, après que l’ADQ aura pris le pouvoir et sera identifié au parti libéral.           


04 décembre 2007 
L’hypnotisme.

Quant à l’hypnotisme, j’ai cessé d’y croire parce que je me rappelais de tout après avoir été hypnotisé, contrairement à ce que nous commandait l’hypnotiseur, le Grand Roméo, qui donnait des représentations à Lac- Mégantic. 

Nous arrivions quand même, sous la prétendue hypnose, à faire des choses incroyables : porter des gens sur notre ventre alors qu’on était étendu entre deux chaises, endurer des cigarettes allumées sur les mains, faire le chien devant des centaines de personnes, etc. 

Être hypnotisé, c’était comme avoir le droit de faire ce que tu voulais ou de faire des choses que tu n’aurais jamais osé faire autrement.  Il y avait sûrement quelque chose de vrai, mais puisqu’on disait qu’on ne devait pas s’en rappeler et que l’on s’en rappelait quand même, j’ai cru que c’était du «faux semblant».

L’obéissance dictatoriale de l’hypnotiseur était voulue, consentie, intégrée par l’hypnotisé qui n’ose pas refuser l’ordre.  Un pouvoir réel de ton propre inconscient pour ne pas perdre la face? 

À cette époque aussi, je croyais que la force de ton cerveau pouvait agir directement sur la matière comme un pouvoir de séduction, d’attraction ou de transformation. 

La réalité étant une forme de fluide, d’espace engendré par des forces électromagnétiques révélées par la conscience. 

Il se pouvait donc que la force d’un autre champ magnétique puisse modifier l’autre par un simple contact.  Un peu comme si dieu aurait modifié la matière inerte seulement en entrant en contact avec elle. La collision entre deux galaxies par exemple. 

05 décembre 2007 
Poésie de jet.

Inutile de dire qu’à cette époque, on rejetait complètement ce que j’écrivais          (comme aujourd’hui encore, d’ailleurs). 

Peut-être prenions-nous les textes pour le mot à mot alors que l’esprit était ce qui les animait.

Je prenais ça très au sérieux jusqu’au jour où Bernadette, l’épouse de mon frère aîné Roland, me confie qu’elle avait ri aux larmes avec sa sœur, en lisant mes grandes complaintes.  J’ai dû me rendre compte que mes textes étaient plus souvent très rigolos que de grandes envolées lyriques. 

Je savais que l’on reprochait aussi à mes textes de pouvoir être aussi bien écrits en prose qu’en poèmes.  C’est pour cela que j’ai décidé à cette époque d’appeler mes poèmes de la poésie de jet.  Réalité- émotions -réflexions- rires.  C’était tout ce que je voulais apporter avec mes textes. 

Qui aurait pu dire que La victoire racontait une de mes expériences pédérastes vécues récemment et qu’à cette époque,  je me croyais obligé de les condamner tant j’étais prisonnier, imprégné de l’étroitesse d’esprit religieuse québécoise face à la sexualité.  J’y voyais encore le mal.  Ça prend parfois bien du temps avant d’allumer.

Radioactif 277

février 1, 2022

Radioactif 277

03 décembre 2007 
Réfléchir.

J’ai pris connaissance d’un texte qui nous amène à réfléchir sur la guerre. Un exercice qui nous oblige à s’arrêter sur la misère. 

C’est fou qu’en 2007, il y ait encore des individus qui meurent à cause de la pauvreté sur cette planète.  L’homme mérite-t-il d’exister quand on constate qu’il est en train de détruire la planète parce qu’il ne sait pas régir ses besoins et partager? 

Si je suis devenu allergique aux religions, c’est qu’au point de départ., elles condamnent toutes notre réalité humaine plutôt que d’essayer de trouver un moyen d’améliorer la vie de l’Homme. 

Il faut diviser pour régner et ça on y arrive très bien. 

Pour sauver la planète, il faut repenser à la vie d’un autre point de vue : suis-je heureux et comment le partager? 

Si un enfant meurt en Afrique, je suis tout aussi responsable que si c’était dans le foyer chez moi. Comment arriver à vraiment avoir une emprise sur cette responsabilité planétaire?  Comment puis-je vraiment changer les choses puisque je ne suis qu’un tout petit engrenage dans le vaste rouage de l’organisation sociale?  Que puis-je faire quand ceux qui dirigent entretiennent des guerres pour maximiser les profits?

Dans notre société, l’argent est la liberté.   Pourquoi n’est-il pas partagé de façon à ce que tout le monde puisse vivre?  Si les religions nous apprenaient à nous aimer et nous entraider plutôt que de nous faire croire que tout dans la sexualité est mal alors qu’il est impossible de ne pas être sexué, nous aurions une autre façon de voir le monde et par conséquent , nous exigerions de nos gouvernements un plus grand partage des richesses.

Tout est malheureusement fonction de profit.   L’amour est-il vraiment un geste spirituel ?


03 décembre 2007 
La guerre.   

La guerre est d’abord un processus économique.

Un moyen pour ceux qui nous dirigent de s’approprier le bien des moins bien nantis.  Sans une foi aveugle, un pouvoir politique et judiciaire absolu, la guerre est impossible.  La guerre vit de nos taxes et de notre consommation. 

Elle existe, grâce notre ignorance et notre indifférence, de ce qui arrive à l’autre.  Pour cela, il faut que les dirigeants créent une morale collective qui justifie leur excès de pouvoir.     

La guerre règne depuis le début de l’humanité parce qu’on a laissé le pouvoir entre les mains de quelques bandits légalisés qui peuvent se permettre de tout piller.  La guerre est un commerce planétaire excessivement payant. 

Elle est de ce fait un processus économique, car, elle oblige à devoir investir de nouvelles fortunes pour rendre la vie plus acceptable dans les pays dévastés. 

La guerre c’est vouloir la domination de sa foi religieuse, de son dieu sur toutes les autres religions.  La guerre est aussi un phénomène d’ignorance, de fanatisme religieux et raciste.  S’il n’y avait pas de religions, les individus auraient une conscience personnelle, individuelle, qui leur permettrait de se rendre compte que la guerre ne peut être qu’un abus de force et de pouvoir.    

Dieu est pour plusieurs, le motif qui leur fait croire qu’ils sont supérieurs à tous les autres d’où leur volonté d’imposer leurs croyances aux autres. 

La guerre est un phénomène d’ignorance et de finance 

Alors qu’on est prêt à remuer ciel et terre pour diriger la sexualité de chaque individu, surtout dans les sociétés riches (un moyen de détourner l’attention de la violence), on assiste en silence au viol de conscience de milliers de jeunes qui, contre leur gré, se doivent de joindre des armées de soldats – enfants.

Plutôt que de dénoncer la misère des gens qui forcent des jeunes à se prostituer, on s’en prend au tourisme sexuel, un bon moyen d’éviter de dénoncer la misère de ceux qui sont forcés d’avoir recours à la prostitution pour survivre. C’est plus facile à s’en prendre à quelques individus qu’à des régimes politiques qui abusent de leur population.  Même si on sait que ça existe, le viol n’est même pas encore considéré comme un crime de guerre.  Quand victoire rime avec défoulement collectif, qu’avons- nous de plus que les animaux ?          

Souvent les guerres sont moussées hypocritement par les intérêts de grandes puissances ou pour défendre ceux des multinationales qui ne respectent rien, sauf leurs profits. 

La guerre ce sont quelques dirigeants au-dessus des nations, au-dessus des religions, au-dessus des mafias  qui, à travers les banques, le développement, tirent les ficelles pour s’en mettre plein les poches. 

La guerre, c’est un système planétaire entre les mains d’une poignée de dirigeants. 

La guerre commence avec les services secrets des pays et la morale qui fait en sorte que l’argent est plus important que la vie et les individus.        

Comment combattre la guerre?  Faudra-t-il attendre que la vie sur terre soit irréversiblement condamnée à disparaître pour agir? 

La lutte à la guerre est individuelle. Elle passe par le refus systématique de tous les individus à souscrire  à un gouvernement qui met de l’argent dans les armements. 

Si toutes les religions jouaient leur vrai rôle d’apprendre à s’aimer et s’entraider quelle que soit ta foi ou ta religion, elles pourraient créer une solidarité et une conscience universelle qui tuerait l’ignorance géo- politique qui permet la guerre. 

Pour cela, les Nations Unies devraient être la seule organisation à pouvoir intervenir pour solutionner les conflits.  On devrait s’entendre pour que l’humanité cherche à éliminer la pauvreté, l’ignorance et mette sur place un minimum de lois mondiales qui porteraient sur l’élimination de la violence individuelle et collective (par exemple, condamner toutes les formes de peines de mort ou de meurtres, égales ou illégales ainsi que l’élimination de la torture).      

Il est impossible d’éliminer la guerre sans passer par le respect de chaque individu (homme- femme).  Pour éliminer la guerre, il faut d’abord combattre la misère et l’ignorance.  Il faut réorienter nos recherches en vue d’améliorer la vie physique et sociale de l’humanité entière, en passant par l’amélioration du niveau de vie de tous les individus qui se trouvent sur la planète. 

Il faut réapprendre à respecter la nature.  Notre façon de vivre actuelle est par son insouciance un crime permanent.  C’est d’abord une question de conscience individuelle et politique.  Un effort collectif planétaire.


04 décembre 2007 
La musique.           

La musique occupait un très grand espace, mais je n’ai aucun talent.  Si je chante avec une chorale, la chorale fausse, tellement je suis poche. 

Par contre, mes petits frères Serge et Maurice, ont eu plusieurs orchestres : Les Pyramides, les Stellaires, les Rembrandt.  On espérait que je puisse créer des textes pour les chansons, mais ma créativité dans le domaine était mono gamme.  Chaque note qui suivait ressemblait à celle qui précédait.  Il a fallu la chanson  « Antoine » pour démontrer qu’il y avait quand même des possibilités. 

Tout ce que je me rappelle de celle-ci :« Ma mère m’a dit Antoine, fais-toi couper les cheveux, mais Antoine s’est trompé, il s’est fait couper la queue» … une chanson très populaire durant mon adolescence … ce qui prouve bien que les cheveux sont un symbole sexuel. 

Samson, lui, détenait la crinière du siècle ou la force dans sa chevelure.  J’ai essayé d’inscrire une des orchestres de mes frères pour le concours de la chanson thème de l’Expo 67. 

La seule chanson que j’ai réussi à écrire est une version française de No where man, des Beatles, le titre étant Le bohême.


O4 décembre 2007
Le bohème.

C’était un homme bohême          
sans famille, ni pays,        
qui parcourait sans relâche l’univers.   
Par amour de la liberté      
il n’apprit aucun métier     
faisant mille petits travaux
par le monde.          

Citoyens de la terre,          
ton pays est ta planète      
et tous les hommes           
sont ta famille.        

Homme libre de la terre     
pourquoi gémis-tu ainsi    
serait-ce que les hommes
sont trop méchants ?         

Malheureusement,  j’ai une mémoire de plus en plus défaillante… ce qui me trouble énormément. 

Les jeunes avaient enregistré un disque 45 tours avec cette chanson et une autre composée par mon frère Maurice : Trop jeune pour aimer. Une très belle mélodie. Ce furent des moments sublimes, 


À  cette époque, Kiki était mon chien. Celui à qui je confiais mes sentiments intérieurs.  Je couchais dans un lit installé sur le plancher de la cuisine et petit tabarouette passait son temps à manger mes bas durant la nuit. 

Kiki m’a frappé à cause de sa liberté. Il était tout petit et il était le maître absolu à Barnston, même des gros chiens.  Il s’envolait parfois des nuits entières pour aller à la conquête d’une chienne. Il était tout blanc et adorable, comme tous les chiens d’ailleurs. 

Aujourd’hui, j’ai Benji, elle est une vraie vedette à Magog parce que je la promène en panier.  Elle a même fait la première page du seul journal anglophone de Magog. 

Une superbe ville où je suis né d’ailleurs…    


Radioactif 276

janvier 31, 2022

Radioactif 276

02 décembre 2007 
La peur du sexe.   

La peur du sexe existe encore comme par le passé au Québec.  Jamais personne n’a remis en cause l’excès de pudeur dans lequel nous sommes noyés dès la petite enfance. Qui a osé demander sur quoi repose cette morale que la société nous impose?  

Il y a bien sûr la religion : Dieu lui-même nous aurait défendu de jouer avec notre petit zizi parce que Lui y connaît ça.  De l’énergie, ça se manipule comme un pénis.  On a vu ça avec la bombe atomique. 

Si Dieu nous l’interdit, c’est qu’il a une raison.  Parce que nous sommes un ange déchu ou que la corne nous a poussé entre les jambes plutôt que sur la tête comme les rhinocéros.  Parce qu’en toute égalité personne n’a le droit de porter à l’attention des autres humains «  une différence »  entre les sexes? 

Freud l’a bien dit de nombreuses femmes ne peuvent pas supporter la réalité de ne pas avoir de pénis.  Abolissons-les tous ! Castrons !   Du travail pour le Dr Mailloux.

Ou est-ce parce que les prêtres voulaient garder pour eux les petits gars?  Dans un monde où il y a surpopulation pourquoi faut-il s’assurer que notre faculté reproductrice ne s’épuise pas, comme les forêts? 

La morale est une forme de bourgeoisie.  Il ne faut pas mêler les pauvres aux riches.  Ce fut réglé avec la création du lit au Moyen–Âge.  On les fit si petit qu’on pouvait y coucher qu’en couple. 

L’économie détermine la morale.

Si j’arrive à faire croire une telle sottise, le péché, je peux faire croire n’importe quoi, à n’importe qui.  La répression sexuelle, c’est pour tester le taux de naïveté des populations.  


02 décembre 2001 
L’homosexualité.

L’homosexualité était un mot qu’on n’osait même pas prononcer en 1968.  J’ai pourtant écrit un long texte dans Hymne à l’amour, le vice et la révolte, une espèce d’épître à la Jean Simoneau pour condamner les propos homophobes de nos dirigeants d’alors : Yves Gabias, Bona Arsenault, (des ministres québécois), Mme Gilberte Côté Mercier était chef des Bérets Blancs L’extrême droite.. 

Le texte était présenté en disant : «  Je suis malade, mais je peux dire au moins avec certitude que c’est la société qui m’a rendu malade, mais, eux, ne semblent pas pouvoir le faire parce qu’ils n’ont pas encore pris conscience de l’être. »        
 
Je dois avouer qu’aujourd’hui je ne suis pas aussi fier de mon argumentation qu’à cette époque. Mais, je peux me défendre en disant que c’était déjà pas mal lucide de ne pas boire toutes les folies des politiciens face à l’homosexualité. 

Mon texte est parfois niaiseux, d’une ignorance crasse, à me faire rougir, mais c’était une première réflexion, un premier coup de poing.     

En Réponse à Yves Gabias sur l’homosexualité. 

Comme nous le constatons par ces poèmes, l’homosexualité est, comme l’alcoolisme ou tout autre procédé d’évasion, de paradis artificiels, d’abord et avant tout, un problème de perception, d’acquiescement à la vie, un problème d’expression et de communication; un problème existentiel; en somme c’est un suicide déguisé, un refus global de la société qui ne sait pas comment s’exprimer.  C’est le problème d’un être qui n‘arrive pas à se définir et situer dans le monde.          

L’homosexualité a, cependant, ceci de particulier, elle se rattache directement à l’archétype du salut (inconsciemment, l’amour quel qu’il soit apparaît comme le seul moyen de salut) et l’expérience du mensonge et de l’humiliation. 

L’homosexualité, dans l’adolescence n’est qu’un mécanisme de défense du « moi » tout à fait normal et ne devient anormale que si elle se poursuit au stade adulte, car alors elle représente l’impossibilité pour l’individu à se socialiser, à s’intégrer dans sa société.           

L’homosexualité prend sa source dans un complexe d’infériorité, de culpabilité.  Celui-ci naît de la « peur » de manifester ouvertement l’agressivité vis-à-vis le père ou la mère (parfois les deux) qui ont rejeté leur enfant (je souligne ici que ce rejet peut-être simplement imaginaire ou prendre l’aspect d’une impression qu’un autre lui est préféré dans la famille) ou encore la honte d’avoir été offensé et d’ainsi ne pas parvenir à faire à nouveau face à une fille. 

L’homosexualité est le problème de l’être outragé ou déçu qui ne parvient pas à surmonter la situation à cause de sa « peur » de la société adulte.  Mais là, ne s’arrête pas le problème, l’enfant ou l’adolescent se tourne complètement sur lui-même.  Il n’aime que lui-même et ne perçoit les autres qu’à travers son image.  Il faut cependant noter : que l’adolescent, afin que cet égoïsme soit socialement accepté ou ne le culpabilise pas, peut développer chez lui un altruisme à outrance qui est surtout contemplatif ou le moins possible actif parce qu’il demanderait de vaincre sa « peur » dans ses relations avec les autres.           

C’est l’époque de la lutte pour les grandes idées qui, en somme, n’est que la recherche d’un monde meilleur et plus juste pour régler son propre problème. 

Il s’agit encore une fois, de l’opération normale des mécanismes de défense du moi pour se déculpabiliser.  Tout ce mélange de mécanismes conduit facilement, si la culpabilité subsiste, au dédoublement  et à la paranoïa parce qu’ils deviennent excessifs.  Il est à noter qu’un tel sentiment, l’altruisme, entraîne chez lui un nouveau problème : la « peur » d’être égoïste et l’impossibilité de manifester son amour de façon à ce qu’il soit reconnu.  L’être est alors très exigeant envers lui-même et envers les autres.   

Souvent, au début, l’homosexuel est le type d’homme qui croit dans presque tout ce que nous lui disons, il a confiance en tout et prend tout mensonge, tout point inexact, comme un affront à sa propre personne et peut finir par croire que tout le monde veut le tromper, que tout le monde veut sa peau.           

Alors, évidemment, il croira dans la CONDAMNATION DE LA CHAIR, le corps deviendra pour lui le symbole du mal et plus il essaiera de ne pas communier avec cette chair soit, par les actes ou les désirs, plus, évidemment, il va y penser et plus il va faire le contraire de ce qu’il désire.  Ce sera, pour lui, une autre raison d’être plus angoissé, surtout si le problème a commencé tôt dans la jeunesse.  Puisque la société rejette tous les problèmes sexuels (celui-ci en particulier), il ne sait plus où donner de la tête, ni comment s’en sortir et il apprend vite à ne pas en souffler un mot.  Comment être sensuel dans une société qui condamne la sensualité?  Ou comment ne pas l’être quand nous le sommes naturellement?           

Si l’enfant est croyant, il cherchera dans la religion, une solution à ce problème, car elle représente pour lui le seul moyen de salut, salut dont il a d’autant plus besoin qu’il se croit coupable.   Il cherchera dans la religion l’amour dont il a besoin. 

Voilà, la raison pour laquelle la foi est parfois si forte chez certains homosexuels.  Cependant, dans la religion, le sauveur quel qu’il soit est  toujours représenté sous l’aspect d’un adolescent  ou en enfant très joli.  Évidemment, cet aspect beauté prend une importance capitale dans son imagination et devient un des principaux schèmes de son jugement, surtout si le patient croit avoir été refusé à cause de sa laideur.   Et cette beauté même ne fait que raffiner ses désirs et s’ajouter à la symbolique du salut. La beauté prend alors la relève de l’amour. 

Évidemment, comme pour tous les archétypes, l’homosexuel agit inconsciemment comme un glouton devant tout ce qui lui apparaît beau. (À noter le goût pour les blonds, les visages un peu efféminés, la recherche d’une jeunesse très vive chez le partenaire, qui sont, en somme, toujours ressemblants aux images et aux statues de l’enfant Jésus ou des saints.) 

Aussi contradictoire que cela puisse paraître, l’homosexuel cherchera son salut en s’enfonçant dans son vice parce que l’ultime moyen, la religion, ne réussit pas plus que le reste à le dégager de sa situation.  Il se décourage donc et cherche un nouveau contact avec un « beau » garçon pour compenser à sa douleur, car en somme, pour lui, c’est LE SEUL MOYEN DE COMMUNIQUER AVEC LE MONDE RÉEL.  C’est la seule chose qui lui permette d’être heureux.  Et son geste, cette compensation n’est que le trauma de son déséquilibre affectif. 

Évidemment, n’étant pas psychologue, il cherchera à guérir le trauma alors qu’en réalité, le mal se situe souvent dans un complexe d’infériorité.            

Arrivera le moment, où il sera à nouveau condamné par la religion.  L’homosexuel perd alors tout espoir.  Il devient « le » problème.  Puisqu’il est prisonnier par son problème, que ce problème ne trouve pas d’issu, il est évident que sa production sur un plan pratique sera assez minime, alors il se sentira inférieur, coupable et progressera dans son vice car il existera moins de maîtrise entre son ça et son surmoi. 

Évidemment, le moi ne peut en être que très faible.  L’Homosexuel est ainsi écrasé par l’extérieur.  Toujours coupable.  Incapable de se définir à la même époque chronologique que les autres, et, pour trouver une solution à son problème, il devient très instable.          

Mais derrière tout cela, ce qui n’est en fait qu’une accumulation d’accidents dépendant de chacun, se joue un problème plus intense : le refus de devenir adulte. 

À cause de sa situation, parce qu’il a toujours été en état d’infériorité dans ses relations avec les autres, l’homosexuel a dû créer chez lui des valeurs morales ou esthétiques différentes de la société  et orientées selon les crises et les problèmes qui se sont présentés dans sa jeunesse, car l’homosexuel ne voit du monde que sa propre expérience : le monde lui a menti une fois, il ne lui pardonne ou ne peut plus lui faire confiance parce qu’il a « peur » d’être à nouveau trompé. 

Il n’y a pas mille solutions : 1- ou il se plie carrément aux normes sociales, opérant à la cachette ou trouvant ailleurs un autre expédient   2- ou il parvient à s’en sortir grâce à la compréhension de son milieu ou d’une fille (une fille suffit).  3- ou il se crée une nouvelle conception de la vie qui lui permet d’absorber la plus grande partie de ses énergies. 4- ou il accepte simplement sa situation et s’évade dans des sociétés qui acceptent ces valeurs. 5- ou il se suicide.

Comme nous le voyons, juger l’homosexualité par sa manifestation extérieure seulement, c’est méconnaître complètement le problème. Comme l’alcoolisme ou tout autre comportement psychologique anormal (fuite permanente du réel, originant d’un problème existentiel).  

II ne s’agit là que de trauma démontrant le refus, la révolte contre un monde qui l’a déçu. Il refuse alors d’accepter, un monde où il se sent un « coupable », un « intrus », un «indésiré», un salaud, un monstre ou même ce qui est beaucoup plus grave, il se sent «un danger pour autrui». C’est alors qu’apparaît le suicide comme seule et unique solution valable. 

Derrière ce trauma, se joue le drame de l’être se sentant toujours en état d’infériorité, de l’être qui a peur de tout, même de VIVRE , le drame d’un goût infini de vivre et du divorce avec le monde qui refuse de se laisser aimer  comme ce dernier (l’homo ) le peut, drame qui sera d’autant plus grand et plus lourd que la « libido » sera forte et que la prise de conscience sera grande.   Il s’agit du drame de celui qui cherche une formule nouvelle pour accepter la Vie non seulement dans son ensemble, mais dans ces détails,  une formule qui lui permette de s’accepter. 

Comme nous le constatons, l’emprisonnement  n‘est pas une solution, car elle offre à la peur du patient une raison de plus pour ne pas acquiescer au vouloir d’évoluer au stade normal d’adulte.  Si vous aviez toujours été bafoué par ce monde, croyez-vous que vous seriez intéressé à l’accepter?  Ce stade ne représente-t-il pas pour l’homosexualité la plénitude absolue du déchet humain?  Du compromis?  Du mensonge? 

Qui est RESPONSABLE ?  Personne et tout le monde. Personne parce que la maladie s’incruste inconsciemment  (l’acte n’est que le résultat d’une vie antérieure) chez l’individu ; personne parce que le milieu ne fait que ce qu’il juge bon de faire.  Tout le monde parce que chacun est responsable du visage de la société.  Chacun est responsable de l’ignorance.   Chacun est responsable du peu d’amour qu’il y a sur terre.  Qui est le plus malade ?  Le malade ou la société qui le façonne, qui refuse de comprendre, qui refuse tout échec humain et qui, souvent, crée elle-même ces échecs parce qu’elle refuse de vivre en regard de l’individu, mais toujours pour un bien commun qui n’est qu’une pure abstraction?  Il serait trop facile de ne blâmer que le malade, car, souvent nous ne lui offrons aucune chance de salut.  Nous refusons de comprendre et nous faisons semblant d’être de bons chrétiens           

Quelles sont les solutions?  Surtout ne jamais aller voir un prêtre, ce n’est bon que pour vous culpabiliser davantage.  Quant à la prière et la sublimation (le travail à se rompre le cou, etc.) une fois l’habitude acquise (et on ne la prend pas à 21 ans, mais bien plus jeune), le besoin créé, ce ne sont plus que de la foutaise. 

Ce qu’il faut : 1- c’est apprendre que l’homosexualité est normale en autant qu’elle n’empêche pas l’individu à évoluer à un stade adulte (en autant qu’elle demeure un mécanisme de défense du moi à la période de l’adolescence).

Que les actes en soi n’ont aucune importance et ne sont pas plus mal que d’aller à la messe en mangeant son prochain.

Le problème se trouve au-delà d’un complexe d’infériorité.  L’homosexuel n’est coupable de rien comme celui qui couche avec une femme avant de s’être marié.   Tout cela se règlera automatiquement en autant qu’il aura l’intelligence de ne pas se créer un problème avec cela.    

2- C’est lui permettre de sentir autour de lui beaucoup d’affection (non de la domination ou de la surprotection ; lui permettre d’être lui-même i.e. ne pas avoir honte d’être homosexuel.  Ce n’est pas plus honteux qu’un cancer de la rate, c’est une maladie comme une autre.  Il faut le traiter d’égal à égal, lui permettre de se sentir aimé et nécessaire, au moins l’écouter s’il n’a pas la même échelle de valeur, lui faire sentir qu’il y a possibilité pour lui de s’intégrer dans le grand tout de la vie et d’y être heureux.  Il faut lui faire prendre conscience de l’aspect positif des valeurs adultes qui pourraient le sublimer, lui apprendre de ne pas tout rejeter de l’aspect matériel de la vie ; être indulgent. 

Je ne demande pas plus que l’Évangile demandait  (je ne suis pas venu pour ceux qui sont en santé, comme elle dit), et,   l’évangile n’est-elle qu’un système philosophique très beau quand il est dans les nuages, mais impraticable sur terre. 

Quant à l’individu, car il a aussi une part de responsabilité, il doit apprendre à vivre au jour le jour, la seconde pour la seconde, sans passé ni futur ;  apprendre à vivre et jouir au maximum de la seconde qui s’écoule, apprendre à créer chaque jour des besoins dans d’autres domaines, créer des murs pour les détruire, créer des idéaux plus petits, mais plus réalisables.     

Il y a peu d’espoir de sauver ceux qui sont déjà «  prisonniers » de paradis artificiels, mais il faudrait prévenir pour qu’il y en ait moins demain, pour cela, il n’y a qu’une solution : des cours d’éducation sexuelle dans les écoles à partir de la fin du primaire et évoluant selon l’âge de l’enfant et sa personnalité. 

Cesser de remettre cette responsabilité entre les mains de la famille, car, dans la majorité de nos familles, c’est une responsabilité qui n’est pas assumée. 

Il faut rompre avec les préjugés qui nous empêchent de pouvoir discuter des problèmes sexuels sous  toutes leurs formes, sans aucune honte, mais comme un problème humain, au même titre que la faim et cesser de condamner le corps, car il est impossible de sauver l’esprit sans sauver le corps.  

Éviter avec l’enfant, la surprotection, de manifester notre préférence pour un autre ou manifester d’une façon ou d’une autre qu’un enfant est laid,  qu’il est de trop  ou tout autre réflexion de cet acabit.  Il faut éviter de lui faire peur par des mensonges ou des punitions comme la séquestration dans le noir, etc.  Créer le mariage obligatoire et devant être précédé par un examen médical et un cours de 90 heures portant sur la psychologie de l’enfant et les moyens employés pour bien l’élever. Cette dernière partie pourrait être conçue par un groupe de parents, créer un centre permanent d’orientation pour venir en aide aux parents qui ont des difficultés dans l’éducation de leur enfant (il est à remarquer que souvent les parents auraient plus besoin de traitement que l’enfant), cesser de considérer la femme comme celle qui doit tout supporter, mais apprendre, à la traiter en égale ainsi que les enfants.  Il est temps dans notre province que l’on aime moins dieu et davantage  et mieux l’HOMME ; dieu n’en souffrira pas, mais l’homme meurt de notre trop grand amour de dieu et notre si rare compréhension de l’homme.            

Il est temps que l’on apprenne qu’une civilisation qui produit autant de déviants que la nôtre, est une société malade.      

Peut-être que pour avoir eu l’audace d’écrire ce livre, serais-je implacablement condamné ?  Mais, en somme, cela n’a aucune importance, ce qui compte, c’est que notre civilisation apprenne une fois pour toutes que sous son masque de vertus et de christianisme, elle n’est qu’une civilisation d’hypocrites, de menteurs et de déséquilibrés , au même titre que ceux qu’elles condamne , et peut-être plus. 

Il est temps que l’on comprenne que ce n’est pas tout le monde qui accepte l’échelle de valeurs de tout le monde  et que ces individus ont autant le droit de vivre que les autres, que leur échelle de valeurs peut être aussi bonne, qu’une façon de percevoir le monde n’est pas nécessairement bonne  parce que c’est celle de la majorité et que chacun doit être libre de vivre comme il l’entend.

Il faut que le déviant accepte de respecter l’échelle de valeurs des autres, mais, il faut que les autres respectent aussi son échelle de valeurs.  Ce n’est à personne d’autre qu’à l’individu lui-même que revient le droit de choisir comment il veut être à 14 ou 75 ans.       

Comme vous, je crois l’homosexualité anormale, et, c’est seulement dans ce sens que j’emploie le mot condamnable.  Tout ce que je désire, c’est la comprendre, y trouver une solution et fournir cette solution aux millions de gens qui sont prisonniers des paradis artificiels et qui sont encore récupérables. 

Mais, je sais, fort bien, que ce n’est pas avec des raisonnements semblables à ceux de Gabias, de la Côté- Mercier, que l’on parviendra à améliorer la situation car c’est envisager le problème en aveugle. L’ascétisme ne vaut guère mieux que l’homosexualité.        .

Il est temps que nous cessions de confondre mécanismes de défense du moi et l’anormalité qui réside dans l’empêchement de la réalisation complète de la personnalité, le « blocage ».  Il est temps que nous prenions conscience que le complexe d’infériorité est cause première de l’inégalité dans le monde comme il est temps que je prenne conscience qu’il y a moyen de vivre  et bien vivre dans la société actuelle en remettant ses valeurs là où elles doivent être, au dernier rang, comme moyens de me réaliser parfaitement et d’ainsi pouvoir fournir mon rendement maximum pour la société.      

De toute façon, MM. Gabias et Arsenault, Mme Mercier, si vous n’avez rien compris à mon étude, je vous invite à m’écrire.     

J’essaierai de mieux vous expliquer que la solution à l’homosexualité est une reprise de conscience du « je » au stade «fœtal», pour permettre ainsi à l’individu de se resituer devant la vie et changer ainsi son mode d’acquiescement, et non le mépriser.  Et cette reprise de conscience qui cette fois doit être une rupture avec le passé et une renaissance dans le présent, une reconnaissance qui, cette fois, permet au lieu de rejeter la vie du monde phénoménal de l’accepter comme ne mettant pas le « je » en danger. 

Pour cela, évidemment, il faut enrayer les sentiments de culpabilité et faire prendre conscience au patient que l’homosexualité est un mécanisme normal de défense du moi.  Le patient doit prendre conscience de sa valeur et faire de nouveau face au monde sans complexe d’infériorité ou de supériorité.  Et, s’il est déjà incurable, au moins, il sera déculpabilisé devant la vie.     


N.D.L.R : À première vue, ce texte est complètement débile, car il me décrit tel que je vivais ma pédérastie dans la vingtaine. Inutile de dire que je ne vois plus l’homosexualité comme quelque chose d’anormal. C’était quand même un pas que de demander de se déculpabiliser. 

Par contre,  ce texte illustre un pas essentiel vers l’acceptation de l’homosexualité, car au lieu d’en faire une maladie incurable, l’homosexualité est présentée comme un mécanisme de défense du moi (une erreur absolue) dont on doit se débarrasser en devenant adulte. 

Je croyais et je crois encore que l’homosexualité est une déviance si on croit que le sexe a pour seul but la procréation; mais quelque chose de tout naturel si on voit la sexualité comme un plaisir. 

Sans le savoir, mon approche était très près de la Grèce antique quoique je n’y voyais pas encore un moyen de combattre la solitude, une autre fin de la vie de couple. 

Par ailleurs, les grands conseils en vue de s’accepter tel qu’on est sont encore  très justes. 

On ne savait pas encore que l’homosexualité est inscrite dans nos gênes.  Je crois même qu’on ne savait tout simplement pas qu’il y a des gênes.  

Condamner l’homosexualité, c’est un geste d’ignorance autant que d’intolérance. On naît avec une orientation sexuelle qui est inscrite dans notre personnalité profonde. La petite nature, comme on disait.

C’est drôle comme je me prenais déjà pour un autre.  Je me croyais déjà un écrivain important. Et. Je lisais tout ce qui me tombait sous la main en psychologie.

En fait, je me croyais malade et je cherchais un moyen de me justifier, à la recherche d’une raison de m’accepter comme j’étais. C’était ainsi dans les années 1960, la recherche de la Vérité.

Radioactif 275

janvier 30, 2022

Radioactif 275

02 décembre 2007 
Expression.

Ce qui m’étonne après 40 ans, c’est ce mode « pontife » de m’exprimer comme si je possédais la certitude incarnée alors que j’ai passé ma vie à douter de mes capacités, de mon utilité, et surtout de mon interprétation du sens de la vie. 

Mes poèmes contredisaient en tout mes grandes réflexions comme si ces dernières étaient le fruit, les solutions à apporter à mes expériences vécues.        

La pire période dans l’histoire de l’humanité sera celle ou on ne croira plus en aucun dieu.  Elle sera courte, mais terrible. 

Tout se rétablira quand l’Art et la Science remplaceront les religions, car celles-ci ne répondent plus à nos besoins. 

L’art servira à la communication ; et la science à nous situer face à notre réalité : la vie n’a aucun sens, c’est à nous, les hommes, de lui en donner un.


02 décembre 2007 
Société du péché.

La pire chose qui pouvait t’arriver au Québec quand j’étais jeune, c’était de ne pas se conformer aux normes de la sexualité de l’ensemble des Québécois ou à vrai dire de l’Église. 

Ce n’était pas juste l’homosexuel qui était banni, pour qui on priait presque pour qu’il meurt afin d’obtenir le pardon et une nouvelle bénédiction de Dieu; c’était aussi le cas, et parfois c’était encore pire, quand il s’agissait d’une fille mère.

C’était la honte de la famille. Il fallait la cacher et elle n’avait presque aucun moyen de survivre dans l’horreur sociale. 

Le Québec était prisonnier de l’hypocrisie totale des saintes âmes, mangeuses de balustres.

Cette haine étouffait même le pauvre enfant né en dehors du saint sacrement du mariage.  Quand j’ai rencontré Gilles Laflamme, il faisait partie des Rose-Croix. C’était un authentique patriote, mais qui rougissait d’être bâtard. 

Son histoire me fit prendre conscience jusqu’à quel point les «bâtards» souffraient de l’étroitesse d’esprit de notre société catholique.  C’est exactement ce que j’ai décidé de combattre quand j’ai commencé à écrire. 

J’étais loin d’être brave, mais je croyais dans le devoir de dire la Vérité, surtout quand on est auteur. 

Aussi, la poésie de jet était loin de symboliser la pédérastie ou l’éjaculation que je n’étais même pas capable de nommer par ignorance à cette époque. 

La poésie de jet voulait tout simplement se nourrir de la réalité pour prendre la parole plutôt que de se dissimuler derrière des images que personne ne comprenait,  comme il fallait en pondre un discours incompréhensible quand on se prenait pour un poète.         .

Hymne  à l’amour, le vice et la révolte comprenait aussi un texte intitulé : L’art et la science sont notre salut.  Si je trouve maintenant complètement stupides certains passages, au moins, ce texte a la valeur de marquer la longue pérégrination nécessaire pour apprendre à se connaître. Imaginez ce qu’il fallait pour s’accepter. On oublie ce qu’était la haine des homosexuels, des fifis, à cette époque.


02 décembre 2007 
L’art et la science sont notre salut.

J’aime la Vérité, la Vérité de tous les jours que notre imagination transforme en un tableau comique et franc, un tableau tout comme nous, avec ses obsessions, ses grossièretés et ses audaces. 

Je découvre cet aspect de la poésie, la poésie de la réalité, la poésie de l’action qui rit de tout parce qu’elle sait qu’il y a quelque part, au-delà du tableau, une image d’espoir qui sourit, même si  le temps n’est pas encore venu pour elle de se montrer nue. 

À mon avis, la Vérité en elle-même est un poème, elle n’a pas besoin de forme ou de matière, elle est et c’est tout ce qui compte.  Je crois que la poésie n’a de valeur qu’en coopérant à l’ascension de l’homme sur une montagne, une montagne dont on ne connaît pas encore les paysages; mais chose certaine la poésie sera pure et détachée des règles, des sons et des couleurs actuelles, elle sera un miroir.  Il y aura la paix, l’amour et la liberté. 

Ce sera une poésie responsable, mais engagée à rien, ne vivant qu’au souffle de la vie.  La poésie vivra, le jour où nos écrits cesseront d’être esclaves de la religion, où ils cesseront d’être rabougris, frêles et peureux; bref, lorsque les poèmes reflèteront l’esprit de nos poètes, transcendant les boutades qui soulèvent la main du squelette hideux qu’est la somme de nos conventions appelée Société. 

Alors, la poésie pourra marcher le front haut, car, c’est à elle qu’est livré la dignité humaine, c’est elle qui est responsable.  La poésie n’est-elle pas faite pour expliquer l’homme à l’homme ?          

Lors du dernier colloque de la poésie internationale, à l’Expo, j’ai compris que la poésie doit être engagée si elle veut survivre.  Quant à moi, j’irais encore plus loin, je dirais que la poésie doit être dé guindée si elle veut vivre.            

Actuellement, la poésie telle que conçue par la plupart des poètes que je connais tant en France qu’au Canada, est une forme mitigée de masturbation intellectuelle inutile.  Elle ne sert nullement à faire prendre conscience de la réalité.  Elle ne produit que des rêves et la vie n’est pas dans le rêve, mais la réalité. 

La poésie actuelle, c’est une manière aristocratique, la seule qui ait survécu à la révolution française, et pourtant, qui aurait dû être la première à disparaître. 
           
La poésie actuelle n’est qu’une fuite au même titre que la drogue.          

Je regarde la poésie moderne (qui est d’ailleurs comme la peinture moderne)  et je n’y comprends rien comme tous ceux qui l’écrivent d’ailleurs.  Cependant, pour ne pas dire qu’on est imbécile, nous faisons semblant de tout comprendre, de tout admirer, et nous nous gavons d’une pseudo-poésie pour, en fait, aiguiser un peu notre snobisme.

Je suis d’accord. La poésie doit être l’image de nos sensations, mais quand je vois une image, j’aime bien en comprendre le sens, sans faire semblant.  Je trouve que nos poètes actuels sont un restant d’aristocratie universitaire qui devrait être crevé depuis longtemps ; car, quand on veut se peindre et qu’on n’a pas le courage de se peindre franchement tel que l’on est, on a qu’une chose à faire : casser ses stylos.    

J’en ai marre des belles montagnes que l’on n’a jamais vues. Des oiseaux bleus qui nous mangent sur le front. Je voudrais que l’on parle ensemble un tout petit peu de la pelletée de merde que l’on avale tous les jours, des frémissements qui nous courent sur le corps quand on s’élance de toutes nos forces dans l’amour.  Appelez-le animal, si vous voulez. 

Je voudrais que dans nos textes, on le sente ce rythme de la révolte, même s’il est plate.  La révolte c’est monotone, c’est de l’obsession. Je veux que les images reposent sur ce que tout le monde comprend. Que les images soient crues. 

En poésie, il n’y a pas de pudeur, il ne doit pas y avoir de censure et tout ce qui compte, c’est d’exprimer pour mieux nous unir.  Et, il n’y a rien pour unir les hommes comme leurs limites, leurs souffrances et leurs rires.  Voilà le vrai sens de la poésie faire prendre conscience par la réalité de notre véritable état d’homme- créateur. 

Fini le temps des originaux qui se promènent avec des airs idiots et qui se disent poètes.  Être poètes, ce n’est pas être snobs; être poète, c’est vivre, manger la vie par les deux bouts, c’est chercher la Vérité pour la livrer nue aux lecteurs, c’est montrer aux hommes ce que le fonds des choses nous réserve. 

Pour moi, être poète, c’est celui qui épuise toutes ses passions et toutes ses vertus simplement pour donner aux autres les vérités qu’il a pu trouver, c’est celui qui accepte de se sauver ou de se damner pour aider les autres dans la recherche de la Vérité.  C’est d’être honnête.        

Je n’accepte pas que la poésie n’existe que pour la lecture.  Elle doit maintenant être un chant.  Elle doit cesser de s’adresser à l’œil seulement, mais s’adresser à tout le corps.  C’est pourquoi une partie de mon travail n’est pas fait pour être lu, mais pour être récité et je dirais même pour être crié. 

Ce procédé, pour moi, est aussi nouveau que pour vous parce qu’il y a trois ans, quand je l’ai pensé, on m’a dit que ce n’était pas de la poésie et aujourd’hui seulement, je réalise qu’il est le début de ce que doit être la poésie de demain

Ce n’est qu’un premier travail et j’espère avancer plus vite dans cette voie, par ma première pièce de théâtre (au printemps).  Les paroles doivent être accompagnées de couleurs, de sons, etc. Elles doivent être l’âme, et non, le corps et l’âme.  L’image ou la structure doit devenir aussi importante que le texte.  Un texte, une image.         

Oui !  Si nous voulons que l’Art ne soit pas une forme de snobisme, mais la religion par excellence, notre œuvre doit être une communication profonde et créatrice.  La poésie doit être la voie de la libération.   Et, cette première voie est la prise de conscience.        
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Le moins que l’on puisse dire : je me prends vraiment pour un autre depuis bien longtemps.  Une chance que l’on ne m’a pris au sérieux, j’aurais pu changer le monde.
           

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janvier 29, 2022

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01 décembre 2007 

                             Introduction.    
« La  valeur de l’homme ne réside pas dans ses vices, ses vertus ou son degré de rationalisation, mais dans l’intensité et la réalisation de son amour».

Je vis comme je fais de l’auto-stop, en marchant sur le bord de la chaussée, la tête nourrie d’images par la vie qui m’entoure.  Je marche, sans m’arrêter, sachant qu’avec ou sans voyageur généreux, j’arriverai toujours à temps, sinon pour festoyer, au moins pour dormir.         

Je regarde défiler les voyageurs et je leur souris. Ils me font des grimaces. Mais, j’espère.  Il est tellement difficile d’aimer quand les gens nous font des grimaces et nous laissent planté là, sous une pluie froide qui nous gèle le squelette.  Mais qu’importe, il y aura probablement, un autre voyageur, seul, comme moi, qui viendra m’aider à avancer plus rapidement.  Et, s’il n’y en a pas, il restera bien quand même un ruisseau à écouter, un soleil ou des nuages à observer, ou même, si tout est vide, il restera sûrement assez d’air et de lumière pour s’amuser.  Car, vous savez, même dans le vide se faufilent des beautés qui n’attendent qu’un homme pour leur donner un sens.  Aimer, c’est créer.  Et l’homme est un Créateur.      

Il n’est qu’un malheur, je ne peux pas marcher sur la chaussée, car, comme les sauterelles ou les moufettes qui se sont aventurées sur ce terrain défendu aux animaux demeurés sauvages, je serais tué, mon monde n’est pas celui des automobiles. C’est celui de l’Homme – du – Cosmos.     

Une automobile, c’est bon, ça nous fait avancer plus vite; mais dans une auto, nous allons tellement vite que nous oublions les sauterelles et les champs.  Et, dans une auto, s’il n’y a pas un homme à connaître, eh bien, nous descendons pour dormir sans avoir vu un seul mouvement de la vie.  Nous nous enfermons dans un sommeil profond et vide qui ne change en rien à celui qui nous attend au bout du voyage.     


01 décembre 2001 
Autres réflexions. 

Il faut tout unifier.   
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Quand Dieu créa le monde, il vit que celui-ci était mauvais, mais il le trouva si beau qu’il ne put s’empêcher de l’aimer.     
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Le ciel et l’enfer ont été inventés par l’ignorance de la réalité de l’échec de l’homme en amour, mais en vérité, il n’y a ni récompense, ni punition en dehors de la vie ; elles sont contenues dans l’amour puisque l’on est heureux ou malheureux, selon qu’on aime bien ou mal.          

———————————–
Comme l’existence constitue l’éternité des phénomènes, la conscience engendre le temps, et l’attraction, l’espace.         
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Croire au péché mortel, c’est mépriser Dieu.   
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Le vice (ou moins ce que vous appelez ainsi) constitue pour moi un moyen de communication afin d’échapper à une solitude que je n’arrive pas à supporter, soit par lâcheté ou par peur.         
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Pour aimer profondément quelqu’un, il faut le connaître profondément et pour cela notre attention doit être presque exclusivement orientée vers lui.  Aujourd’hui, à cause des communications plus grandes, il est impossible d’être à la fois tout au monde et tout à une personne.  Actuellement, nous attachons plus d’importance à la quantité de nos relations qu’à la qualité.  C’est pourquoi, l’art doit se transformer pour fournir cette qualité qui nous manque dans nos relations et nous empêche d’aimer comme il se doit.           
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Bientôt, la conscience collective prévaudra sur la conscience personnelle. Quel malheur !   
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Aujourd’hui, j’ajouterais que l’individu, perdu dans la spirale de la vie, forme sa conscience à partir des médias.        


01 décembre 2007 
Conclusion d’Hymne à l’amour, le vice et la révolte.        

Je suis allé en enfer, j’y ai bu à pleines coupes l’absinthe du damné.  J’ai sauté le mur du mal et j’ai découvert qu’au-delà des passions règne la vie en autant qu’elle est libre. Et, être libre, c’est de n’avoir aucun regret, c’est chercher l’Amour dans ce qu’il y a de plus absolu.    

Peut-être jusqu’à nos jours, l’amour a-t-il échoué parce que nous n’avons pas su apaiser toutes nos passions.  Oui !  L’Amour vaincra quand même.  La chair n’est pas à blâmer; elle est bonne, elle est sainte.  C’est l’Esprit qui est encore trop faible, mais le temps saura bien l’affermir.  Et alors, ce sera, j’en suis sûr, la réconciliation de la chair et de l’esprit.  L’un ne vit pas sans l’autre, mais ils n’ont pas encore appris à vivre ensemble.  C’est là, le travail des siècles qui vont suivre.  C’est l’époque de l’esprit et demain sera l’époque de l’Homme.       

Alors, n’ayez crainte, tout ce qui est fait par amour ou pour l’amour est bien.  Et, si l’on vous dit que c’est de la passion ou du vice, et que vous, vous soyez certains que vous ne recherchez pas le plaisir pour le plaisir, mais bien l’amour, alors à ce moment, soyez le plus vicieux des hommes, car alors seulement, vous serez digne d’être appelé un homme.     


01 décembre 2001 
Curé écrivain.        

C’est drôle de voir comment je parlais ou plutôt j’écrivais en curé.  Ce qui démontre bien l’éducation dans laquelle j’ai grandi.

Cette façon de penser ne venait pas du fait que mes parents étaient trop scrupuleux, au contraire, c’étaient de bons vivants; mais pour eux, les commandements existaient et il fallait les suivre. 

Je n’étais pas un cadeau parce que j’aimais déjà boire à 16 ans, mais pire, quatre ans plus tard, il me découvrait pédéraste. 

Imaginez leur ouverture d’esprit quand on pense à combien de jeunes ont été reniés par les membres de leur famille parce qu’ils étaient homosexuels. 

Chez moi, on a fini par m’accepter pour ce que je suis et non pour répondre aux règles sociales,  même s’il est difficile d’accepter la réputation de son fiston.  Ils savaient que je ne pouvais pas être un danger public, sauf pour les esprits étroits.

Comme me l’ont aussi dit mes psychiatres.   Cette pudibonderie sociale,  je l’identifie surtout à la perception que j’avais de la société québécoise. 

Derrière les grands sermons moraux, je décelais une forme d’intolérance envers tous ceux qui ne pensaient pas et surtout ne vivaient pas comme tous les autres. 

C’est un peu comme aujourd’hui, l’indifférence qu’ont les gens du système vis-à-vis la foule de jeunes qui vivent sur le trottoir.  Les Québécois sont rapides sur la gâchette quand il s’agit de la misère humaine. 

La détresse est une forme de vie bien plus répandue qu’on veut l’admettre.  On dirait même que depuis 1996 on a tendance comme société de balayer le problème sous le tapis pour ne pas le voir.

 Avoir des pédophiles, ça permet d’avoir bonne conscience,  car on a des gens à blâmer et les détester suffit  pour être acclamés et passer pour des héros proportionnels à notre mépris

La compassion, ce n’est pas notre fort.  Et quand je pense au texte de Richard Martineau, je dirais que l’honnêteté intellectuelle est aussi une grande absente.         



02 décembre 2007 
Autres grandes réflexions profondes du philosophe Ti – Jean.
  
 « Pour moi, tout est clair.  La vie est une pièce de théâtre.  Chacun a son rôle à jouer.  Si tu te révoltes, tu es insignifiant ; si tu cherches à comprendre, t’es stupide ; si tu cherches à changer quelque chose, tu gâches tout et si tu vis comme la vie se présente, en faisant simplement ce que tu peux, en étant désintéressé de ton sort dans cette pièce de théâtre, alors seulement t’es raisonnable.
———————————

La vie sera demain selon ce que nous en faisons aujourd’hui.  Si nous faisons la guerre, nous récolterons la guerre ; si nous semons l’amour, nous récolterons la paix, le bonheur et la liberté.    
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L’homme est encore dans sa préhistoire.        
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Le véritable espoir, c’est de ne rien espérer.   
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Il faut apprendre à rire de la vie. 
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Si nous voulons la paix, nous devons améliorer la communication universelle, établir un dialogue entre les hommes, cesser de juger et de maudire ; essayer loyalement, hors de nos tabous, de comprendre les autres.          
—————————————–

Puisque le passé et le futur n’existent pas et qu’au présent seulement nous sommes;  puisque l’éternité, si elle existe, serait la fixation hors du temps de l’état dans lequel nous sommes au moment de la mort ; tout ce qui importe c’est d’être dans le présent ce que nous voudrions être dans l’éternité : un être aimé et aimant, un être libre et créateur.   
——————————————

L’agressivité est un signe de faiblesse.
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Il faut tuer les tabous et préjugés à partir des sexes. L’AMOUR N’A PAS DE SEXE. 
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Aimer les autres à travers Dieu, ce n’est pas de l’Amour, mais de la charité de bas étage.  C’est hypocritement y chercher son propre salut.     
——————————————-

L’individu n’a aucune importance en soi, comme il n’a aucun sens en soi, c’est son rôle dans le temps et l’espace qui le crée.      
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Le monde coule avec indifférence vers le mépris de la vie, et pour se sauver, il doit redécouvrir son âme d’enfant : apprendre à saisir la vie comme un jeu.     
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La vérité, c’est la réalité, le bonheur,  l’amour.
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Le Christ n’était pas dieu, mais un homme qui a su aimer. 
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Le Christ est mort pour nous délivrer de notre prison : la peur, la culpabilité et l’inégalité.  Et nous, avec le mythe du péché, nous avons construit une nouvelle inégalité : l’hypocrisie et l’avoir. Il est mort pour nous apprendre que seul l’amour nous juge, et nous, avec notre orgueil, nous avons créé de nouvelles valeurs qui aujourd’hui nous empêchent d’aimer.    
—————————————–

S’il y a des guerres, c’est qu’il y a injustice et que nous ne nous connaissons pas assez pour nous aimer ; c’est que nous refusons d’assumer notre métier d’homme.  Nous sommes tous individuellement responsables de chaque homme tué dans une guerre. Tant que l’économie prévaudra sur l’amour, il y aura de nouvelles guerres. L’homme est insatiable. 

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02 décembre 2007 
Expériences.

Je n’étais pas encore né  
que déjà on souhaitait      
que je ne fusse jamais né
je ne fusse jamais né.

J’ai toujours été de trop    
un poids toujours trop lourd        
pour le monde artificiel     
de l’homme et la matière.

J’ai cru dans un idéal       
lequel à chaque jour,        
on s’est plu à détruire       
un peu plus 
pour un autre esclavage  
qu’on appelle Société.

Mon cœur en fut révolte.  
Mon esprit de la haine      
et mon tout fit de moi         
     un «maudit»      
qui ne s’accepte pas         
et refuse cet univers.

Maintenant,  je pleure       
après tant de rires ;
maintenant,  je pleure       
après tant de révoltes        
et je chante partout :          

Vivons d’esprit !  Vivons d’amour !         
d’un amour à chaque jour plus grand   
d’un amour à chaque jour plus gai        
Aimons tout !  N’aimons rien !     

Cette perception était celle de mon adolescence.  Mes réflexions étaient des voies à suivre, j’imagine.            



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janvier 28, 2022

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30 Novembre 2007

Daniel.

Quand j’ai écrit Hymne à l’amour, le vice, la révolte, j’étais loin d’être le parfait rebelle.

Je voulais d’abord immortaliser ma rencontre avec Daniel, car aussi stupide que ça peut sembler, pour moi, c’était le rôle et le propre de la poésie : immortaliser les grands moments de la vie comme dans la poésie d’Ovide.  

Quand j’ai connu Daniel, il était plus ouvert que moi, mais j’avais tellement peur de l’entraîner dans mon vice que je prêtais toutes sortes d’interprétations quant à ce qui se passait :      

Le passif

Allongé dans mon lit, la tête sur ta main,         
tu me regardais impassible et muet       
boire des baisers sur ton corps lascif.

Tu semblais étonné d’une telle avidité,
et sans même te réjouir ou frémir           
tu songeais, je l’ai vu dans tes yeux,     
comme il est laid d’aimer ainsi la chair.

Tu endurais mes caresses, mes lèvres,
comme on porte sa croix, résigné,         
et une fois, une fois seulement  
j’ai cru que tu m’aimais     
quand sur ta langue         
j’ai fait danser mes aveux.

L’orage (était probablement plus près de la réalité)

Je respirais ta présence,  
une pluie tiède sur mon corps    
puis, vinrent bruits et secousses.           

Je tremblais devant toi      
au feu de ton regard         
la chaleur de ton cœur     
et les éclats de nos baisers.        

Je te regardais muet          
tu étais beau comme un dieu     
je te craignais, je t’admirais.         

Puis tout se calma 
à peine encore quelques éclairs
flattaient ma rétine.  C’était bon  
Tout était si frais, tout était si pur.           

Et de tes promesses          
jaillit au-dessus de mon lit           
l’arc-en-ciel de ton retour prochain.

30 Novembre 2007

La dédicace.          

Dans un autre poème, je poursuis ma réflexion sur cette rencontre d’un aussi beau petit gars.  La dédicace en dit long sur comment je me sentais:

 » Dans notre prison, sans visage, est-il plus important d’être équilibré que d’être heureux?  Porter un masque ou être authentique avec les conséquences que cela comporte? » 

Il ne faut pas oublier que la dédicace portait le vrai nom du petit gars que j’avais rencontré et tant aimé:



01 décembre 2007 
Pourquoi ? 

En plus d’adorer découvrir un nouveau plaisir chaque fois, je n’étais quand même pas assez illuminé pour inventer tout ce que je ressentais.  D’autre part, tous ceux avec qui je vivais ces expériences me quittaient le sourire aux lèvres, c’est le moins que l’on puisse dire.  Ils aimaient ça autant que moi, alors à quoi rimait cet interdit ? 

Il venait de la religion, selon ce que je pouvais constater, car le sujet n’était pas une préoccupation sociale courante. 

Pour moi, jusqu’à ce que je rencontre Daniel, je me considérais comme un gars anormal.  Là, j’ai commencé à me demander si c’est important d’être normal puisque cet interdit ne sert qu’à nous rendre malheureux.  

Après avoir été un Disciple de la croix exemplaire, je commençais à mettre en doute le mal que cela pouvait bien faire.  Étais-je fou ou était-ce ceux qui essayent de me le faire croire? 

Je commençais à mettre en doute le mal que cela pouvait produire.

Aussi, aie-je parsemé mon livre de toutes sortes de réflexions qui marquent bien la profondeur de mon questionnement et le déséquilibre émotif que j’essayais de contenir en dissimulant ma culpabilité.

01 décembre 2007 
Anormal.

Pour moi, il n’y avait aucun doute, j‘étais définitivement anormal.  J’avais peur de devenir un monstre. Je craignais qu’à cause de la peur d’être dénoncé, de retourner en prison, je puisse craquer et devenir un tueur. La peur a des pouvoirs insoupçonnés. 

Le cas Dion qui avait tué trois petits garçons à Québec me hantait.  Pourrais-je un jour devenir aussi fou ? 

Je sentais une différence monumentale entre moi et ce monstre, puisque quand mes rencontres inusités arrivaient,  je tombais en amour, et non, dans un état de haine. 

Je me disais aussi que la monstruosité ne doit pas apparaître d’un coup.  S’il était fou comme ça, c’est que la vie l’avait forcé à évoluer en ce sens. 

Je pense que d’une certaine façon la peur de me tromper ou pour me donner bonne conscience de ne pas me connaître assez, m’a permis d’évoluer vers une forme de réflexion qui condamnait toute possibilité de violence, dès le départ, dans toutes mes relations pédérastes. 

Je vais dire comme me disait un ami : T’es fou, mais pas assez pour être inconscient.   

01 décembre 2007 
Prise de conscience.


Hymne à l’amour, le vice, la révolte
coïncidait avec ma première vraie prise de conscience et de position face à la pédérastie. 

En prison, j’avais été simplement submergé d’accusations que j’avais acceptées, en répétant le  « Que ta volonté soit faite », paroles du Notre Père.  

J’ai ainsi plaidé coupable à une tonne de dénonciations, sans même connaitre les accusateurs ou sans même avoir entendu parler des faits que l’on me reprochait.

Là, c’était différent, je m’interrogeais librement parce que je voulais toujours être un bon garçon. 

À cette époque, je me croyais atteint d’une maladie dont l’origine était inexplicable.  Ce n’est pas que j’étais imbécile, mais toute la littérature condamnait même l’homosexualité, alors imaginez la pédérastie. 

Je ne comprenais pas pourquoi.  C’était assez pour que ça m’interpelle.  Qu’avais-je pu faire de mal pour être aussi pervers? 

Les religieux avaient-ils raison quand ils prétendaient que la masturbation nous donnait des boutons, nous exposait à mourir cardiaque ou nous conduisait directement à l’asile;   d’où je me masturbais en récitant mon acte de contrition? 

Pourquoi ces rencontres avec les garçons étaient-elles des moments de prédilection?  De tels moments de bonheur n’existaient pas quand j’étais avec une fille?  Était-ce ma faute si j’y trouvais plus de plaisir ? À qui cela pouvait-il bien faire mal ?  De quoi se mêle-t-on?   Pourquoi? 


01 décembre 2007 
Réflexions.

Hymne à l’amour, le vice et la révolte
était parsemé de réflexions qui indiquent à quel point j’étais instable dans mes nouvelles certitudes. :        
 
Le monde juge l’amour en fonction du génital et pourtant cet aspect ne compte presque en rien en amour.  Lui accorder autant d’importance, c’est comme être un millionnaire qui pleure d’avoir perdu cinq dollars.         
————————————–
L’amour d’autrui exige au préalable l’amour de soi.  
————————————–
J’étais dans une prison,  je m’en suis sorti et je me demande pourquoi, j’étais mieux dans ma prison.           
—————————————
Pour apprendre à aimer, il faut apprendre à ne rien juger.   
————————————–
Il suffit d’un défaut qui te définisse « un déchet de la société» pour être rejeté, et, devoir être hypocrite pour être aimé.       
————————————–
Pour me transformer, j’ai fait de moi ma prison.          
—————————————
L’homosexualité, sous toutes ses formes, peut-être condamnable, non parce qu’elle est impure, comme on le prétend. C’est faux!  Aucun amour n’est impur, il est au-delà du bien et du mal ; mais l’homosexuel s’aime d’abord et que lui-même. Il ne perçoit les autres qu’à travers son image.  Cet amour est condamnable s’il ne va pas au-delà. 

Je ne savais pas encore que c’était le cas de tous les humains.   
———————————-
Men are born for love and happiness, not for war.     
———————————–
Ce sont les réflexions que j’ai placées, lors des dédicaces.  Le plus stupide ne fut pas ces petites pensées, mais de presque écrire un essai en même temps que de la poésie. 

Par ailleurs, si on lit les textes et les réflexions, on s’aperçoit qu’en réalité j’étais profondément malheureux de me découvrir : un déchet de la société.       
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janvier 27, 2022

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29 Novembre 2007

Pourriture politique.        

La deuxième grande révélation fut la pourriture du système politique. Il semblait même y avoir un certain lien avec l’instruction.

Ce sont des ingénieurs qui essayèrent de me corrompre, en  me proposant un bon montant d’argent si je cessais de proclamer que l’histoire du barrage Gayhurst était un racket.

L’autre scandale touchait aussi des professionnels : l’hôpital. 

Si j’avais beaucoup de pouvoir,  puisqu’en plus du journal, je nourrissais certains bulletins de nouvelles à la radio et à la télévision, on me montra vite qu’il était illusoire.  Il a suffi de tirer la prise pour que j’en n’aie plus une goutte.   Le journal me retira simplement du dossier.

Du côté affectif, les filles se montraient plus intéressées.  Si elles sont terrifiantes dans un lit, elles le sont encore plus avec leur jalousie ou leur exclusivité. Rien de plus grinchant qu’une guerre de filles qui veulent te posséder. Par contre, ça ne m’enlevait pas le goût d’avoir un enfant et de devenir un bon père de famille. 

29 Novembre 2007

L’information.

Je n’ai pas eu beaucoup le temps de brailler sur mon sort parce que je n’étais pas beau, que je préférais la masturbation avec des petits copains à la compagnie des filles, je n’avais pas encore 18 ans et j’étais journaliste. 

J’aimais tellement ce métier qu’il occupait pratiquement toute la place dans mon petit cerveau d’autant plus que je n’étais pas tellement instruit. 

Ma première constatation fut l’utilisation que les journaux faisaient des sentiments pour mousser le tirage.  Les religions se maintiennent en lavant le cerveau et les émotions des petits enfants : ce qui constitue l’empreinte primaire.

Je n’ai jamais pu voir souffrir les autres, j’ai plus mal qu’eux. 

Il aurait parfois fallu être si rapide que l’on puisse décrire les premières images du mourant, avant même qu’il arrive de l’autre côté. 

Les journaux servent à prolonger ce que la religion a déjà commencé et si on ne se conforme pas aux normes qu’ils établissent, ils s’arrangent pour t’en faire payer le prix.  Cette rage de sensationnalisme existe toujours et crée toujours les modes.

En maintenant le peuple dans un aussi bas degré d’interrogation, on l’empêche d’évoluer. Les dirigeants sont ordinairement les plus croches que la population.   Le pouvoir corrompt.

30 Novembre 2007

Hymne à l’amour, le vice et la révolte.

Hymne à l’amour, le vice, la révolte, un livre de poésie de jet, a été publié en 1968.  Alors que je prenais très au sérieux tout ce que j’écrivais, les critiques se marraient de mes propos. 

Quand je relis ce livre,  je constate jusqu’à quel point je me croyais un salaud parce que j’aimais les petits gars, même si mes expériences traduisaient le plaisir, la non-violence et le consentement. 

J’étais loin d’être libéré complètement.  Je croyais encore béatement dans la conception de la sexualité de notre société.  Je ne la remettais même pas en cause, je croyais être celui qui avait tort, mais qui essayait de se faire comprendre. 

J’admets comme me l’a écrit un peu plus tard, Alfred Desrochers à qui j’avais remis mon livre pour savoir s’il me conseillait de continuer ou non d’écrire que j’avais de l’audace.  Desrochers disait que j’avais plus de couille que St-Denis Garneau, mais qu’il ne me conseillait, ni me déconseillait de continuer d’écrire. 

Je voyais l’écriture comme une passion, mais aussi comme un devoir.  Je croyais apporter une nouvelle façon de comprendre les vicissitudes de la vie.

Au Devoir, le critique dit que j’’avais si peu de talent que je devrais briser ma plume, mais que j’étais certainement un gars très sympathique à rencontrer dans une taverne.  Une vocation que j’ai embrassée plus tard.   

Selon Gaétan Dostie,  j’étais probablement un des premiers a traité de pédérastie ouvertement.  Il y avait déjà eu une allusion dans un roman québécois de Jean-Jules Richard ,  mais c’était bien tout.

30 Novembre 2007

Le fanatisme.         

Ce soir, on parle d’un ourson en peluche en Afrique. 

Les gens sont assez malades pour exiger la peine de mort parce que des enfants en garderie ont voulu appeler leur ourson Mahomet.  C’est complètement débile.   Ce n’est pas, j’espère, une règle de base de la religion de l’Islam. L’interdit touche Allah et non Mahomet.   Allah c’est Dieu; Mahomet est un prophète comme Jésus.

Il faut se poser des questions sur l’équilibre mental des dirigeants qui amènent leurs fidèles à être aussi fanatiques. 

Quoiqu’il en soit en entendant des nouvelles de ce genre, on ne peut que se dire que le fanatisme de l’Islam nous permet de voir jusqu’où la déraison peut conduire une religion.  Les religions et leur fanatisme sont les principales racines des guerres.  

Si Dieu est amour peut-il accepter qu’on enlève la vie à un être humain pour une règle qui n’enlève rien à Mahomet, bien au contraire, ces enfants ont choisi ce nom parce qu’il aimait bien Mahomet.  Où va s’arrêter  la connerie humaine?

30 Novembre 2007

Les fanatiques.     

Tous les fanatiques se ressemblent. 

Depuis quelques mois, nous avons un mouvement pour connaître des sentences plus lourdes au Canada. 

Est-ce à la suite de l’influence de Jeff Fillion et sa radio pirate que l’ADQ a changé de discours et s’est rangé carrément du côté des fédérastes?  En tendant la main à Harper, on confirme la tentative de virage à droite. 

Fort de la promesse de coquille vide, la nation québécoise à l’intérieur d’un Canada impérialiste, centralisé et militaire, l’ADQ peut prétendre que l’autonomisme – notion qui lèche le derrière d’Ottawa –est une nouvelle avenue. 

Cependant, ça fait 40 ans que nous vivons la formule autonomiste et nous perdons des pouvoirs à chaque session. 

Nous dormons sur l’histoire racontée par des gens qui ont intérêt d’en sauter des bouts comme de 1968 à 1973.  

Poutine

janvier 26, 2022

Poutine

Poutine est le tacticien parfait de la discorde.

Grâce à sa Marionnette, Donald Trump, il a créé une telle division aux États-Unis que ce pays est devenu l’ombre de lui-même. Même les démocrates se divisent entre eux, laissant libre court à la Chine de devenir la première puissance mondiale.  

Maintenant, Poutine tente de diviser l’Europe, en menaçant d’envahir l’Ukraine. Il se sert cette fois du pétrole pour faire ressortir la division qui existe entre les pays occidentaux.

Poutine  met la planète en danger de troisième guerre mondiale, juste pour qu’on le regarde, comme son ami de la Corée du Nord.  

Mais, le bon côté de la situation, fait ressortir la nécessité absolue du respect de la souveraineté des pays.

Cette situation nous force à voir combien la mondialisation peut être un danger.  La mondialisation permet de faire chanter tous les autres pays quand on détient une énergie essentielle. Il est urgent que les empires disparaissent.

Ça me rappelle avoir abordé ce sujet dans mon livre Les derniers amours de Platon, mais là, ce n’était que pure imagination. 

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janvier 26, 2022

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29 Novembre 2007

Le droit de parole.

Une des grandes théories contre lesquelles je dois me battre : un individu n’a pas le droit de parler ou de se commettre sur un sujet dans lequel il est directement concerné. 

Ainsi, si je parle en faveur de la liberté sexuelle des jeunes,  je suis un vieux cochon qui veut profiter de la situation.  Une façon de protéger «mon vice». Pourquoi ce ne serait pas une «qualité», du courage?  Parce qu’il y a des gestes à connotation sexuelle, tout est mauvais. C’est stupide. 

Tout le monde défend ses intérêts plus ou moins hypocritement.  Pourquoi fait-on la guerre ?  Pour le bien des gens qui la subisse?  Ou pour protéger les intérêts de ceux qui exploitent la planète au complet, sans même se soucier de répandre la mort. 

La mort est peut-être une forme de jouissance, mais on ne le saura jamais tant qu’on ne l’aura pas vécu. C’est une grande éjaculation d’énergies.

Les groupes humanitaires existeraient-ils si ses membres n’avaient pas la certitude de se réaliser en se donnant aux autres ?  Tout est toujours fonction de son petit nombril.  C’est normal. 

Certains philosophes prétendent que le «je» est la seule réalité qui existe vraiment et que tout ce qui nous entoure est une construction de notre esprit.  La gratuité de l’action, tout comme l’impartialité, sont des leurres. 

Parler ouvertement de ma pédérastie, dans les conditions actuelles, ne peut que m’exposer à un retour en prison parce qu’il faut bien justifier les sommes astronomiques que l’on investit dans la prétendue sécurité des jeunes sur internet, comme si l’ignorance grandit les individus. 

Par contre, il faut des policiers pour protéger les jeunes contre la violence . Les protéger ne signifie pas d’assurer leur indifférence,  leur insensibilité à la misère humaine.

29 Novembre 2007

Mes 16 ans.

À 16 ans, je suis tombé en amour avec un petit français qui était beaucoup plus jeune que moi.

Il avait un sourire, une façon de prononcer mon nom, des yeux qui brillaient d’une telle intelligence que ça me virait à l’envers. 

Pour le défendre, j’ai réappris à me servir de ma force. 

Ma pédérastie ne s’est réalisé avec lui que par son côté hautement amoureux. 

Sans en être conscient, ma petite libido se mit à bouillir, au point de s’évaporer en rires et en fascination.  Ce fut mon premier grand amour. 

Quand on me traita de tapette, je ne savais même pas ce que ça voulait dire. 

Même si je l’adorais,  je voulais être normal, donc, je me cherchais une blonde.  La première que j’embrassai sous une galerie me valut de me faire passer pour un cochon, puis on a ri de mon ignorance quand on sut ce qui s’était vraiment passé. 

J’étais assez niais pour croire que les fameux péchés d’impureté dont parlaient toujours les curés, c’était tout simplement un «french». Je n’avais pas encore fait le lien avec mes habitudes à me faire plaisir. 

Je me trouvais inhabile, sans talent, et j’avais une peur morbide de l’avenir. 

J’ai passé de longs moments, lors de mon anniversaire de 16 ans, à pleurer, écouter la chanson « I am a lonely boy» , me demandant ce que je venais faire dans ce monde.  Je n’ai jamais autant souffert de mon ignorance. 

Grâce à ma sœur aînée, j’ai pu échapper à ce mépris de moi, en apprenant à danser.  Les arts sont le salut par excellence. 

29 Novembre 2007

Sexe et boisson.   

Vers 12 ans, j’ai pu constater à l’œil et  la main « pleine » que mon cousin avait une énorme bite qui laissait s’écouler un liquide gras et nauséabond. 

Une telle expérience ne pouvait pas être vite oubliée, je l’ai multipliée à l’infini jusqu’à ce que je puisse cracher moi aussi. 

J’essayais de nouvelles postures avec un petit ami quand ça m’est arrivé. Un moment délicieux et intriguant. J’avais l’impression d’être envahi par une faiblesse nouvelle et surtout très agréable

Le deuxième événement d’importance fut certainement la rencontre avec le Vieux Curé qui coïncidait avec une période négative dans laquelle je ne me sentais pas aimé au point de vouloir me suicider. 

Le Vieux Curé a su maintenir ma curiosité et développer mes futurs goûts d’aventure.  Il ne s’est jamais rien passé avec lui, mais  j’aurais bien aimé qu’il partage mes désirs.   Heureusement, nous avions des petits amis communs de mon âge qui servaient à cette fin. 

Par ailleurs, j’ai fait la connaissance de mon pire ennemi : la boisson. 

Quand je bois,  je suis généralement baveux et insignifiant. La boisson, c’est un suicide déguisé basé sur le mépris de soi

Vers 14-15 ans, j’ai compris que me masturber, c’était péché.  Je ne comprenais pas pourquoi et de quoi Dieu se mêlait, mais ça me tuait parce que je voulais devenir un saint et c’était un obstacle insurmontable. 

Je me croyais atteint d’une maladie chronique irréversible.  Une maladie par laquelle j’étais dévoré de l’intérieur.   Tout en la maudissant,  je l’adorais.  Et, notre société puritaine m’empêchait de découvrir la vérité avec sa maudite censure.    

29 Novembre 2007

De 11 à 16 ans.      

Comme tous les petits gars normaux du monde de 11 ans à 16 ans fut le moment sublime de mes grandes découvertes. 

Nous n’étions pas particulièrement scrupuleux à la maison, mais la société avait une attitude carrément débile pour tout ce qui touche la sexualité. 

Je n’ai jamais su, ni vérifié, mais je suis certain que mon père n’était pas le genre d’imbécile à devoir faire l’amour à travers un trou de son pyjama. 

À la maison, ce n’était tout simplement pas une préoccupation.  Personne ne semblait s’y intéresser.  D’autre part, en dehors de chez-moi, c’était la folie pure. 

C’est cette hypocrisie que je combattrai jusqu’à ma mort s’il le faut

Les jeunes ne méritent pas qu’on leur laisse en héritage la stupidité d’une société scrupuleuse

La vérité a ses droits.

29 Novembre 2007

La déconstruction.          

Mes partages d’une sexualité un peu trop débordante, toujours avec mes petits copains, en décidèrent autrement.  Personne ne fut jamais forcé à prendre part à nos ébats qui nous procuraient un très grand plaisir et garantissait notre amitié.

La prison vint tout déséquilibrer, me détruire. 

Le retour à l’école fut une sage décision.  Il a fallu des dizaines d’années, de belles expériences, de l’humour et surtout tomber en amour avec un petit Daniel pour me reconstruire. 

En plus, quand je suis retourné au journal, la politique venait de m’écœurer pour encore un bon bout de temps puisque les libéraux venaient de rejeter le plus grand politicien du Québec : René Lévesque. 

Mes écrits avaient quand même plu à quelques-uns.  La révolte s’était aussi installée au fur et à mesure que je m’instruisais chez les Jésuites. 

J’ai publié mon premier livre de poésie Hymne à l’amour, le vice, la révolte. 

J’étais persuadé qu’on m’avait menti tout au long de ma vie en me faisant croire que ma sexualité marginale faisait de moi un beau salaud.  Il n’y avait jamais de violence, que de l’amour. 

L’amour, c’était mon nouveau credo.  Je ne vivais plus que pour l’amour.  L’amour vole au-dessus de nos classifications : hétéro, gai, etc… On peut aimer plusieurs à la fois dans des formes de vibrations différentes et exclusives à cette personne.

Je n’acceptais pas la jalousie et encore moins l’exclusivité. 

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janvier 25, 2022

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28 Novembre 2007

Récupération émotive.   

Puisque durant toute mon enfance, j’ai toujours cru devoir  faire confiance à la Divine Providence, j’ai gardé ce précepte fondamental comme une des grandes vérités de la vie. 

Principe fondamental de récupération, il était bien normal que mon expérience de la prison se transforme en énergie positive.  Je suis tellement positif de nature que mon ami Jean Ferguson disait que ça me rendait niaiseux de croire aussi béatement dans la bonté du monde.  « Quand on est trop bon, on devient bonasse », ajoutait-il. 

Quoiqu’il arrive, mon premier but, ma première motivation était de toujours servir à améliorer la société. 

Avec un tel esprit, les psychologues avaient peut-être raison de me dire masochiste, mais qui étaient les sadiques?

C’était l’esprit de juge, l’art de condamner les autres qu’ont les personnes les plus fanatiquement religieuses.  Elles se pensent les seules âmes pures sur cette terre.  Elles confondent chasteté et pureté.  Elles font la leçon, mais sont incapables de comprendre les autres. 

J’ai finalement accepté la prison comme une expérience nécessaire, un passage obligé, un moment de réflexion dans la douleur, une nécessité à mon développement intérieur.  Une erreur de jeunesse.  

28 Novembre 2007

La Tribune. 

Je savais que pour transformer le monde, il faut se transformer soi-même, changer sa façon de voir les choses.  Pour devenir plus positif, j’ai installé le rire au centre de mon regard, au coeur de mes actions. 

Après tout, la pédérastie, c’est un adulte qui continue de vivre malgré son âge avec un esprit d’enfant.  Qu’est-ce qu’un enfant cherche ?  Le plaisir.  Tout est beau. 

Mes petites aventures se multipliaient et alimentaient de plus en plus mes poèmes.  Je savais maintenant qu’il est possible de vivre pédéraste sans être le moindrement violent, car plusieurs jeunes aiment découvrir « la vie »auprès d’un adulte. Mes textes devenaient plus roses. 

De temps en temps, je descendais avec le député Georges Vaillancourt qui m’amenait de Québec à Barnston.  Je lui ai avoué que le journalisme me manquait beaucoup.  Pourquoi ne retournes-tu pas à la Tribune? 

Je n’aurais jamais cru qu’un jour je remettrais les pieds dans une salle de rédaction.  Les patrons crurent que le passé avait été ainsi, du fait que j’étais encore trop jeune pour absorber les émotions que nous font vivre ce métier.  Je retrouvais la plume quotidienne.  Dieu merci !

29 Novembre 2007

De la naissance à 11 ans.          
De la naissance à 11 ans, ce furent les années de parfait bonheur.  Presque toujours à jouer, le monde avait un petit côté féérique du fait que je croyais à peu près tout ce que l’on me racontait.  Aucun sens critique, mais une curiosité sans borne.  J’essayais de trouver une explication à tout. 

J’avais déjà Mars à l’œil et je croyais venir des Pléiades.  L’astronomie que je découvrais dans les encyclopédies de ma tante Emilia me fascinait. 

Comme tous les jeunes de mon âge, ma sexualité se résumait à visionner, tâter de temps en temps, les petites branches qui poussaient chez les autres garçons.  Contrairement, à ce qu’on pense, elles sont toutes différentes et ont une particularité qui règle générale se marie très bien avec le porteur.

Je répondais parfaitement à la définition de la période de latence de Freud : une période entre cinq et 10 ans où la sexualité a mille fois moins d’importance que les jeux et l’affection.  Un période où tu ne cherches même pas à savoir ce que tu es ou qui tu es. Une période d’imitation des adultes où la religion est perçue comme une espèce de vapeur sublime qui t’entoure quand tu es un bon petit gars et que tu sais plaire à ta mère. 

C’est aussi celle où tu commences à te voir en héros dans ce qui t’intéresse le plus dans la vie. 

J’étais fasciné par tous ceux qui venaient d’ailleurs parce qu’ils vivaient et pensaient différemment de nous, ce qui n’était pas toujours très apprécié par le milieu.

C’était la période où tu es facilement ébloui par tout ce qui t’entoure, surtout par tes parents que t’adore sans même t’en rendre compte.  La caractéristique : le jeu, le jeu, le jeu… la joie et le plaisir.  

29 Novembre 2007

Le droit des jeunes.         

Si je n’avais pas eu à me soucier des règles, ma vie serait plus facile : je n’aurais pas à justifier chacune de mes pensées et de mes actions ; mais j’aurais manqué à mon devoir de lucidité. 

Il est fondamental pour chaque individu qui aspire à être écrivain d’avoir la force de combattre l’ignorance et l’injustice sociale.  

La raison pour laquelle on doit se battre pour redorer notre façon de percevoir la sexualité est que l’on a institué un  interdit qui n’a aucune raison logique d’exister et qui détruit l’estime de soi chez beaucoup de jeunes parce que la nature humaine est par essence sexuéeLa chasteté est contre-nature. 

Refuser de l’accepter, c’est de la schizophrénie ou de la paranoïa. 

Les crises que crée actuellement la peur des prédateurs sexuels sont injustifiées, montées en épingle et grossies à des proportions dépassant toute forme de réalisme. 

Le jansénisme est une forme d’étroitesse d’esprit qui empêche les individus de se développer intellectuellement et psychiquement. 

Prétendre que je défends la pédérastie par égoïsme, c’est me refuser le droit de me battre pour des jeunes qui ne peuvent pas encore se défendre eux-mêmes, ce qui permet aux adultes de les priver de leur droit le plus fondamental : être les seuls maîtres de leur corps et de leur esprit. 

C’est comme prétendre qu’un individu n’a pas le droit de se battre pour la légalisation de la marijuana parce qu’il en fume.  C’est idiot. 

On peut savoir et connaître; mais pour connaître, il faut l’avoir expérimenté soi-même. 

La censure nous a empêché de réfléchir et nous a empoisonnés la vie.  On doit la combattre pour créer un mode nouveau de la perception de la vie.

Les jeunes ont le droit eux aussi d’être maître de leurs expériences sexuelles.

Radioactif 269

janvier 24, 2022

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28 Novembre 2007

Les Jésuites.         

J’ai bien ri quand les Jésuites ont entrepris de dénoncer mes propos tenus dans le journal étudiant, LE GARNIER, en classe, car selon eux, ça s’attaquait au fondement de notre civilisation. 

Même la religion mangeait une claque, car je disais que le paradis terrestre était le but ultime des humains et que par conséquent,  on devrait lire la Bible à l’envers pour comprendre notre réalité. 

J’ai compris que Dieu n’a jamais rien dit et que la Bible est l’histoire, une espèce de mémoire collective, du peuple juif. 

La Bible, c’est un beau roman avec des poèmes parfois tout à fait extraordinaires.  C’est une réflexion sociale pour aider à la création du nouveau paradis juif qu’on appelle aujourd’hui : Israël. 

Si on sait que les religions sont le fruit des réflexions de celles qui existaient auparavant , on se rend compte que la guerre entre les juifs et les arabes a presque toujours existé et est encore inévitable, car on prétend au dieu unique, en voulant donner prépondérance à son dieu. 

Les guerres juives et musulmanes sont le fruit des religieux les plus fanatiques des deux pensées.  L’histoire de ce coin du monde est une suite de guerres pour la domination de son dieu.  C’est encore cet esprit de guerre qui anime toute la planète aujourd’hui pour permettre à un petit groupe de tout détenir et de tout dominer. 

Les institutions ne sont que des regroupements pour y parvenir. 

Il y a près de 10 ans, j’avertissais les dirigeants de la ville de Montréal qu’on transplantait chez nous les guerres du Moyen-Orient.  Les USA appuient Israël avec Harper alors que la Russie et la Chine sont derrière l’Iran. 

Guerre de pétrole, guerre d’eau, guerre de fanatisme, autour de Jérusalem.

C’est d’ailleurs ce dont je traitais dans Spirale intra projective, un texte écrit à ma sortie de prison après avoir tenté de pondre une constitution.  

28 Novembre 2007

mai 1968.     

Le plus drôle, les étudiants venaient me raconter les efforts de persuasion des professeurs pour essayer de mettre en pièces ce que j’écrivais dans le journal étudiant. 

La meilleure fut celle de mon professeur de sciences sociales, celui même qui avait dit à Madeleine que j’étais parti dans le but de me suicider, juste pour savoir comment elle réagirait. 

Avec mai 1968, il commença à encenser les Français et démontrer comment la France était plus évoluée que le Québec, ce à quoi on lui demanda quelle différence il y avait dans le discours de la nouvelle révolution et ce que j’avais écrit.  Pourquoi tout ce que je disais était de la folie pure alors que venant de la bouche de la France, c’était génial ? 

Je ne me suis jamais mêlé de ces débats, mais j’en ai bien ri. 

Freud, Platon et Dostoïevski furent les auteurs les plus importants que j’ai découverts avec les Jésuites.  Par la suite, quand j’ai travaillé au Journal de Magog, mes lectures portaient sur Ovide et les poètes grecs.  Je signais  mes écrits sous le pseudo de Jean-Pierre Patrice. 

Il y a de magnifiques poèmes d’amour pédérastes chez tous ces auteurs que même les siècles n’ont pas su faire taire. 

28 Novembre 2007

Études.

C’était évident que j’avais les émotions à fleur de peau. 

Comme le disait le curé Laurencelle : j’étais une petite Volkswagen avec un moteur de Cadillac. 

La philosophie était pour moi toute une découverte, une science extraordinaire ; car, c’est une réflexion perpétuelle sur le sens, le pourquoi de la vie.  Quelle révélation! 

Avec la philosophie, les sciences sociales et la psychanalyse, on essaie de comprendre ce qui arrive non seulement dans le monde, mais dans notre propre vie. 

Avec le temps, j’ai compris que les religions sont à la base des guerres et que le rôle de la répression sexuelle est de manipuler les masses à travers les émotions des individus,  en opposant leur libido aux règles sociales pour les contenir. 

La libido est la seule force qui, si on essaie de l’endiguer, se transformera pour continuer à se réaliser. Elle est comme l’eau d’une rivière venue du haut des montagnes, rien ne l’arrête. 

C’est ainsi qu’est né le capitalisme : une sublimation de la sexualité.  Dans notre vie, il n’y a pas que notre sexualité qui se transforme et s’enrichit au fur et à mesure que nous vieillissons, il y a aussi notre intelligence.  Y en a pour qui la phase des symboles, moteur de l’agir inconscient, prend du temps à se développer. 

Je me demande même s’il y en a qui n’y arrive jamais. 

J’avais à Montréal, un médecin juif , le Dr Goldberg , un vrai «bolé» , qui me dit que je n’étais pas très vite, car il m’a fallu toute une vie pour constater que les religions sont à la base de toutes les guerres

Grâce à la pédérastie et sa curiosité,  je peux en toute sincérité aimer autant un petit juif qu’un petit arabe.  Je suis bien content qu’il en soit ainsi.  Je sais aussi qu’ils sont circoncis tous les deux à cause de leur foi. Un peu de diversité aurait peut-être pu créer une curiosité qui débouche souvent à l’amitié.

28 Novembre 2007

Religieux, malgré tout…  

Si je n’étais pas allé en prison, je ne me serais peut-être jamais autant interrogé sur mes valeurs.  J’avais une âme de missionnaire.  Je me serais donné corps et âme pour améliorer le sort de mes frères humains. Je croyais aveuglément que rien nous arrive de mal et qu’il suffit de trouver pourquoi c’est comme ça pour comprendre ce que cet événement vient faire dans notre cheminement spirituel. 

La prison m’a forcé à me chercher encore plus profondément.  C’était quand même bizarre, qu’après tant d’années à croire que le Dieu que l’on m’avait enseigné était un sadique, en qui pourtant je continuais de croire et de craindre.  Étais-je devenu masochiste ? 

La foi est un regard aveugle.

Radioactif 268

janvier 23, 2022

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Novembre 2007

Les blessures.       

Qu’on le veuille ou non, je suis toujours blessé par les lettres de mépris qui s’écrivent contre moi parce que j’ose dire que je suis un pédéraste heureux et parfois même comblé.  C’est mon cas et prétendre le contraire serait mentir. 

Par contre, si je ne le dis pas, selon mes détracteurs,  j’ai toutes sortes d’intentions malveillantes.  Branchez-vous! Ces gens qui écrivent sur mes intentions ne me connaissent même pas et surtout ne savent pas de quoi elles parlent. 

S’ils lisaient ce que j’ai écrit et ce que j’écris maintenant, ils avaleraient leur dentier devant une grande révélation : ils sont incultes, ignorants, désirent le rester et sont des porte-fausses-rumeurs comme le fut Richard Martineau qui n’a même pas eu l’honnêteté intellectuelle de préciser que dans presqu’une dizaine d’occasions dans La pédérastie mise à nu, je condamne la pédophilie et j’explique même pourquoi. 

Ça me blesse parce qu’on ne s’attaque pas à mes idées ou et l’on prétend que j’ai telles ou telles prises de positions que je n’ai même pas. 

Ce qui me frustre,  c’est que leur hystérie ne contribue pas à améliorer la vie sexuelle des jeunes, mais constitue une régression aux vieux discours religieux habillés dans celui de la protection ou de la sécurité : un des pires rackets pour augmenter les sommes d’argent vers les institutions de guerre et de violence. 

27 Novembre 2007

La marée.    

Comme une marée se répand, la haine de mon authenticité par ceux qui ne veulent rien entendre franchit un nouveau lieu, dixit Socrate.   Il fut empoisonné parce qu’il ne voulait pas mentir.   

Pour lui, la vérité, c’est  l’essentiel. Je dois avouer qu’avec un peu plus de modestie, Socrate est un être que j’admire.  C’est un peu comme Galilée que l’on voulait brûler parce qu’il prétendait que la terre est ronde. 

Quand on s’attaque à des dogmes, on risque de se faire rabrouer.  C’est ce qui m’arrive parce que je veux parler d’un sujet tabou au Québec : le droit des jeunes à leur sexualité. 

Le débat vient de se déplacer chez les Néo rhinos où certains commencent, comme dans l’Association des auteures (rs) des Cantons de l’Est, à exiger mon exclusion.  Une chance unique pour les plus curieux de visiter le site des rhinocéros d’aujourd’hui. C’est à neorhino.ca. Bonne lecture! 

Les rhinos sont généralement des  libres penseurs. Bonne liberté!  Ceux-ci sont devenus littéralement constipés.

27 Novembre 2007

Mon petit noir.       

À vrai dire, je n’avais pas été ébranlé quand le Général De Gaulle a prononcé son fameux  » Vive le Québec libre ». Je voulais retrouver Daniel et je travaillais comme un fou dans mes clubs de danse. 

J’expérimentais pour la première fois de ma vie d’être une cible sexuelle potentielle. 

Un soir, à une table, un des visiteurs échappa, semblait-il, fortuitement son verre de boisson.  Je dus me rendre à nouveau à sa table où j’appris que je lui plaisais beaucoup. 

J’étais bouche bée. car jamais personne ne m’avait encore dit qu’il aimerait me rencontrer à la sortie du club quand j’aurais fini de travailler. Aussi stupide que ça puisse paraître, malgré mon âge, j’avais à la fois la chienne totale et le plaisir de découvrir que tu peux plaire à quelqu’un. Ça paraît niaiseux, mais je me suis toujours trouvé très laid.  Te ramasser comme objet de convoitise c’était comme apprendre à marcher. 

Avant de libérer un pays, il est essentiel de te libérer toi-même. 

J’étais d’autant plus excité que ce client était noir.  Je n’aurais jamais cru qu’un noir puisse être attiré par un blanc.  En fait, ma pédérastie se transformait tranquillement en ouverture sur l’homosexualité et la capacité de pouvoir transgresser nos préjugés. 

Ce fut ce que j’ai traduit comme étant mon petit côté putain ou féminin quoique je n’ai rien d’efféminé.  Être désiré, c’est toute une révélation, c’est sentir qu’on vaut quelque chose.  J’apprenais que dans la vie, il faut expérimenter plus d’une forme d’amour.

27 Novembre 2007

Écrire.

Ce fut l’été le plus électrisant de ma vie.  Je suis entré en ville en bêlant comme un petit mouton et j’en suis ressorti comme un vrai bélier.  Inutile de se demander comment se passa le retour à Québec. 

Ma culpabilité s’était transformée en révolte; ma gêne, en provocation.  Je n’étais plus le coupable des coupables, mais la victime d’une société de jansénistes scrupuleux. 

Je réussis à publier mon premier livre de poésie de jet.   J’envoyais mes textes partout et j’en étais rendu, comme aujourd’hui, à me dire que ça intéressait personne.  Puis, sont apparus des gars de nulle part qui trouvaient que je devais rendre public mes écrits.  D’un côté, ceux qui écrivaient dans les journaux que je n’ai aucun talent, de l’autre, ceux qui me proclamaient génial. 

Ma nouvelle fougue fut loin d’être appréciée des Jésuites où on me prédit que je ne saurais même pas faire un  bon journaliste. 

À force de voir des psychologues de toutes sortes,  j’ai fini par obtenir des médicaments que j’appréciais particulièrement quand je prenais une bière.  Une nouvelle soif arrivait : le besoin d’humour. 

J’écrivais pour ne pas me suicider, plus je riais, plus la vie prenait un sens.  Cependant,  je faisais très attention à ce que je consommais car pour moi le plus important organe de notre corps, c’est notre cerveau.  Toute notre vie est structurée autour de notre cerveau. 

Un soir, je suis allé danser avec Madeleine. J’étais tellement pris par ma petite vocation d’écrivain que je m’étais amené un bout de papier pour prendre des notes,  ce fut l’extase avec une des chansons des Beatles, All you need is love.

Je venais de découvrir ce qui allait me servir à conclure ma première partie de l’Homo-vicièr.  Je me revois encore  écrivant des notes pour mon livre alors que Madeleine se trémoussait devant moi,  avant de lui tripoter les seins dans un coin plus discret. 

Écrire, c’était encore plus miraculeux que la communion.  J’étais en amour avec la vie tout en étant attiré par le suicide, mais avec le rire, la vie l’emportait. 

Écrire, ça occupait tout mon temps, tout mon espace, toutes mes pensées.  Écrire, c’était changer le monde. 

Radioactif 267

janvier 22, 2022

Radioactif  267

26 Novembre 2007

Travail d’été.          

En 1967, mes parents ont été atterrés de constater que j’étais encore pédéraste, même si j’avais été incarcéré. « Je n’avais pas assez de cœur pour changer.», disait-on.

Je me suis rendu à Montréal pour y découvrir un travail d’été.  J’ai réussi à trouver des emplois de «dé serveur» dans des clubs de nuit de la métropole. 

Dans un premier club, la musique était arabe ainsi que les danseuses. J’admirais ces corps de femmes et en plus de desservir les tables,  je montais au projecteur éclairer les danseuses.  Je dansais sur place à un point tel que certains prétendirent que je faisais concurrence aux danseuses, car souvent c’était moi qu’on regardait. 

Au contraire, nous avions une complicité absolue, moi et les danseuses.  Trop même. Un soir, des enquêteurs se sont hypocritement dissimulés parmi le monde et se sont installés près de la scène, profitant des éclairages pour voir ce qui se passait. Ils ont arrêté une des danseuses que j’avais trop bien éclairé quand elle se fit aller les seins dans la face d’un des buveurs. 

Fermé pour un temps, j’ai dû me chercher un nouvel emploi.  Sans le savoir, puisqu’il s’agissait d’un bar d’effeuilleuses, à ce nouvel emploi, une partie de la clientèle était gaie. 

J’adorais me rendre à l’autre club chercher de la glace, car ça me permettait pour la première fois d’être en contact avec une clientèle de lesbiennes. 

Un soir, je trouvai une caméra et j’ai voulu la redonner à son propriétaire qui était revenu dans l’espoir de la retrouver.  Une des serveuses m’apprit alors que je faisais objet de convoitise auprès de certains clients que je trouvais super gentils parce qu’ils me payaient des «drinks».  « Tu devrais voir comment certains clients te mangent le derrière des yeux  quand tu te tournes, peut-être comprendrais-tu, espèce de crétin.» 

J’étais bien fier d’apprendre que malgré ma laideur,  je pouvais plaire à certains gars qui venaient faire un tour au bar. 

Si j’étais écœuré de sa malhonnêteté, il en était tout autrement avec les danseuses : elles m’excitaient au point de m’inspirer dans certains de mes poèmes pour mon futur livre. 

Comme me l’avait dit Emmanuel Clancier, un poète français, que j’ai rencontré ce même été : « Le diable va vraiment bien dans tes poèmes. Il te porte chance ».

26 Novembre 2007

Le courage.

Les gens chez qui j’habitais en pension me trouvaient très courageux de vouloir retourner à l’école et m’en sortir à tout prix.  Même nos grands mouvements religieux réputés pour aider les plus démunis m’ignoraient complètement. 

J’ai finalement pu obtenir une bourse parce que j’ai eu le front d’aller passer le chapeau au bureau du ministre de l’Éducation, M. Paul Gérin- Lajoie. 

J’en ai avisé les associations étudiantes et les journaux.  J’ai dû être analysé psychologiquement parce que les fonctionnaires prétendaient que j’étais un malade mental.  Tout ce que l’on a su me diagnostiquer : « t’es un peu névrosé, en ce sens que tu as tendance à trop t’éparpiller, mais si tu concentres tes énergies, tu peux passer à travers à peu près n’importe quoi. On peut t’en amener des études, de l’université, t’es capable en prendre.»

Le pauvre monsieur qui m’avait passé son chapeau ne le revit  jamais, mais je fus classé «un cas spécial». Ça m’a permis de réussir ma première année chez les Jésuites avec de bonnes notes. 

Cependant, on digérait mal que j’écrive que les enfants ne doivent rien à leurs parents parce que l’amour est gratuit.  La goutte qui fit déborder le vase fut un texte que j’écrivis sur la prison avouant ma pédérastie. 

Les Jésuites ne m’ont pas mis à la porte, ils ont exigé des paiements que je ne pouvais pas faire, dans un temps alloué.  C’est la même chose. 

Les Jésuites ont quand même été mes meilleurs professeurs. Ils ne m’ont pas seulement appris à me révolter, mais à pouvoir argumenter et orienter mes questions vers ce qui compte vraiment.   Leur enseignement a été un virage absolu.  Ils m’ont appris à réfléchir et essayer de toujours avoir une vue d’ensemble pour juger d’une situation.

Mon initiation à la philosophie fut un ticket vers le paradis intellectuel.

27 Novembre 2007

Mes valeurs.           

Dans mes valeurs, je préfère un petit gars qui est autonome, éclairé et responsable de son corps qu’une société qui me culpabilise parce que je les adore contrairement à ceux qui, pour du pétrole ou des religions, se permettent de tuer des milliers d’enfants et de faire éclore en Afrique des enfants – soldats, en votant pour les Bush – Harper. 

J’aime le dormeur du val seulement dans le poème de Rimbaud ou la chanson de Charlebois. 

Les Rhinocéros qui ont voté pour moi en 1972 ont voté rhinocéros non parce que j’étais pédéraste et que je combattais la censure sexuelle de notre société encore bien poignée, mais pour annuler leur vote. 

Mes opposants, en plus de me sacrer la raclée, pensaient que le parti Rhinocéros était le pendant humoristique du FLQ. 

J’ai simplement eut l’honnêteté d’être authentiquement ce que j’étais.  Je n’ai jamais demandé à quiconque de faire la promotion de mes amours ou de mes idées.  Dans le temps, on était moins poigné et on n’avait pas besoin de se faire croire qu’on était l’avant – garde, on l’était. 

Aujourd’hui, ceux qui s’en prennent à moi sont habituellement des avant-gardistes réactionnaires.  Pour entretenir la peur et justifier une industrie de la sécurité (des milliards de dollars en jeu), il ne suffit pas de parler d’une guerre lointaine, il faut entretenir des ennemis sur le terrain pour se justifier de leur faire la guerre et ainsi pouvoir partager le gâteau. 

Les pédérastes sont les éléments les plus intéressants, car on peut les accuser d’être pédophiles, ce que 99 % des Québécois haïssent.  Même s’ils ne sont pas dangereux, car ils sont non violents, ils représentent encore les péchés mortels qui ont paralysé toute forme de conscience personnelle au Québec. 

En s’attaquant à eux, l’esprit romain permet à la morale américaine de faire son chemin.  Si bien qu’on essaie même de nous faire croire que le français n’est pas notre principale identité. 

Voilà à quoi ces pensées de droite servent : à nous assimiler non plus par colonialisme, mais par aliénation.

27 Novembre 2007

Ma promotion.       

L’autre argument employé contre moi est que  je parle de la pédérastie pour en faire la promotion.  Ce qui est absolument faux.

Je parle de la pédérastie pour faire appel à une plus grande tolérance envers nous. Pour éliminer le danger que les pédérastes deviennent fous à cause de la société et tuent les jeunes qui vont avec eux parce qu’ils ont peur d’être dénoncés. Être pédéraste, c’est être haï par tout le monde. Qui peut survivre à tant de haine? C’est ainsi et pourquoi mon ami Marc Lachance s’est suicidé. C’est aussi ce que les journaux confirment alors qu’ils nous apprennent que les tueurs avaient peur de la vindicte populaire et ont tué par peur d’être dénoncés.

Il faut avoir vécu le poids de cette haine pour comprendre pourquoi la mort est souvent la seule solution. Les imbéciles qui croient encore au diable sont des assassins, qui se pardonnent de l’être, parce qu’ils croient défendre la morale.

Lors de mon dernier procès, cet argument à l’effet que je faisais la promotion de la pédérastie a été rejeté par le juge lui-même alors qu’on présentait l’Homo-vicièr pour prétendre que je suis pédophile. 

À son avis, j’étais moins dangereux pour les petits gars que pour les institutions du pays. 

En somme, quand on lit mes écrits au complet, on se rend compte que je parle aussi de l’enfer social dans lequel un pédéraste est condamné à vivre. 

Il suffit de prétendre qu’un jeune a eu des rapports sexuels avec un aîné pour non seulement crier au pédophile, mais faire croire qu’automatiquement le jeune a tellement souffert que même sa mère en a ressenti les effets puisqu’il est blessé à vie. 

C’est si important qu’à la télévision on en parle durant des minutes : un homme qui a eu un party avec des jeunes qui ont décidé après quelques bières de descendre leur culotte pour jouer avec les instruments du bon dieu.  C’est si important que toute la nation doit le savoir pour trembler à jamais.  C’est même plus important que l’exploitation des communautés en Afrique par les industries canadiennes. 

Dans le livre sur l’histoire de la répression sexuelle, on insiste pour comprendre que la répression sexuelle n’est pas qu’un phénomène religieux, mais surtout une création de la bourgeoisie.  Il faudrait écrire un livre sur le calvaire inhumain que vivent les pédérastes que l’on fait passer pour des pédophiles. 

Quand cet amour te démange, tu deviens l’objet d’une haine hystérique – maladive des mères-poules qui pensent que leur couvée est en danger si elles ne sont pas sous leurs ailes. 

Quand les jeunes auront-ils le droit de définir ce qu’ils aiment ou détestent?  Quand leur fera-t-on confiance ?  Quand leur laissera-t-on le droit de définir leur conscience ?  Pourquoi la pédérastie si elle n’est pas violente est-elle si dangereuse ?  Est-ce que sa condamnation est justifiée ?


27 Novembre 2007

Jean, le chasseur.

Habituellement, on prétend que j’écris sur la pédérastie pour faire la chasse aux jeunes et si je n’en parle pas, on prétend cette fois que je suis trop hypocrite pour chasser ouvertement.  Vrai ou pas vrai, tu es toujours coupable parce que les autres savent mieux que tioi ce que tu penses.

Disons que si les jeunes se mettaient à courir après moi à la suite de mes écrits , je serais, je l’avoue, très heureux ; mais je ne suis pas assez déconnecté de la vie et de la réalité pour savoir que c’est un peu malade comme souhait et même de le penser. 

Ma photo sur mon (carnet)  blog n’a rien de très excitant, mais indique carrément ce que je suis. Et, financièrement  je suis pauvre comme la gale. On oublie donc dans mon cas  la possibilité d’acheter le plaisir.

Je pourrais dire que les jeunes sont libres de choisir le partenaire de leur choix et que par conséquent, tous ces interdits, les privent de leur droit à leur orientation sexuelle.  Ce que Harper veut leur enlever.  

À quel âge commence une relation homosexuelle?  Qu’est-ce qui indique que l’homosexualité doive se passer nécessairement entre des partenaires de tel ou tel âge? 

Je me demande qui voudrait d’un petit vieux qui commence, comme tous ceux de son âge, à avoir de sérieux problèmes de testostérone. Si tu bandes mous, les dangers de ceux qui adorent la pénétration sont pas mal moins grands. Il suffit d’une petite masturbation pour être quelques jours ou quelques semaines sans pouvoir jouir d’une rigidité essentielle à pouvoir pénétrer.

 moins que ce soit parce que ça « mange » mieux sans dentier?  C’est vulgaire? Peut-être.  Mais, c’est plus vrai que de dire que je suis pédophile.  Au moins, c’est la vérité. 

Le débat est de savoir si la pédérastie est une orientation sexuelle.   Et selon les dernières découvertes scientifiques qui démontrent que l’homosexualité est due à des changements sur une douzaine de gênes, il est  évident que l’attraction est aussi un phénomène chimique. Qui est maître de la sécrétion de ses organes?  

La seule chose qui doit être interdite dans la sexualité est la violence. La seule chose que l’on doit exiger, c’est le consentement.

Radioactif 266

janvier 21, 2022

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26 Novembre 2007

La folie du péché. 

C’était complètement fou de croire autant dans la religion, j’en conviens ; mais en même temps, j’étais le produit naturel d’un petit gars trop émotif et trop curieux pour se contenter de se faire dire que le sexe, c’est le vice absolu, le pire des défauts. 

J’étais brisé.  Aujourd’hui, on dirait qu’une telle dépravation ou tel comportement de notre société est impossible.  C’est tout le contraire. 

Avec les nouvelles lois religieuses de Harper, un gars de 18 ans précis qui aurait un rapport avec un autre garçon consentant de 15 ans et 364 jours pourrait être considéré comme un pédophile et être incarcéré comme je le fus à 20 ans.  Plus malade, plus contradictoire avec les droits de la personne, c’est impossible. 

Heureusement, qu’il y eut l’humour et d’une certaine manière, Madeleine, qui même si elle était très scrupuleuse ne pouvait s’empêcher de me rentrer dans un mur pour mieux sentir mon petit bâton trop élevé. Elle était aussi une personne brisée par l’idiotie des règles sexuelles de notre société. 

Cette stupidité sociale m’a tombé dans l’œil encore plus, quand le père de mon amie Françoise décida de la faire interner, soigner de force, parce qu’elle était tombée en amour avec un Belge, je ne l’acceptais pas. Je souffre plus à voir souffrir un autre qu’à souffrir moi-même. 

Par contre, le sourire du petit David illuminait ma vie et m’assurait que ce ne serait jamais dangereux avec lui.  Son amour de se faire caresser me prouvait que l’amour est plus fort que l’idiotie. 

Ainsi, une nouvelle force surgissait dans mes poèmes : Satan. 

Je pouvais dorénavant dire son nom sans peur, même avec un peu d’admiration pour son audace.  Il était parfois aussi hypnotique que dieu qui boudait toute forme de vie si elle était amusante. Je commençais à percevoir les contradictions.

26 Novembre 2007

La sainteté malade.          

Je me demande si j’aurais ressenti aussi longtemps le besoin de m’affirmer pédéraste, si je n’avais pas fait de prison à 20 ans. 

Une chose est certaine, j’en suis sorti plus fou qu’à mon entrée. 

Il eut une période où je m’haïssais jusqu’à vouloir me suicider.  Je me promenais avec des petits pois dans mes souliers, je priais les bras en croix  et je me faisais des silices pour me dompter de mon vice. 

Tu ne pouvais pas en parler sérieusement à personne.  Sujet interdit à la maison.  Et Dieu était sourd, il ne me donnait aucun signe que je changerais, bien au contraire, on aurait dit qu’il savait multiplier les tentations. 

À l’école, tu ne trouvais aucun livre pour t’expliquer ce qui se passait en toi.  Tu te croyais possédé par le diable.  Tu te demandais pourquoi.  Ce que tu avais fait pour mériter ça. 

Les livres que tu trouvais prétendaient que l’homosexualité était une maladie mentale.  À les entendre parler, juste à voir un sexe, les enfants étaient traumatisés à vie.  Pourquoi étais-je aussi captivé par eux?  Il fallait que je sois terriblement  vicieux pour ne pas pouvoir  y échapper.   Les voir, c’était pour moi, comme percer un mystère, sauter un interdit qui m’empêchait de bien connaître le propriétaire d’une aussi belle âme. Cet amour me permettait d’entrer dans son âme par la jouissance qui animait ses yeux et son souffle tout au long de l’exercice.  

Tout ce qui n’était pas procréation dans les saintes limites du mariage était un péché mortel et quand j’étais petit je ne voulais pas aller en enfer.  J’en cauchemardais. 

Mais, tout aussi fou,  j’avais absolument confiance en Dieu : cette épreuve ne pouvait pas m’être infligée pour rien.  La valse entre dieu et Satan.  Le plaisir et la punition.  

26 Novembre 2007

Daniel.

Puis, un jour, en m’en allant travailler, j’ai rencontré dans le métro un petit gars qui me faisait les yeux doux.  Il ne pouvait sourire qu’à moi, nous étions seuls dans cette partie du tramway.  Je lui manifesté mon intérêt et par signes nous avons vite convenu que nous nous plaisions. 

Quand je débarquai pour aller au travail, il sortit aussi du train et vint me parler.  Il voulait un peu d’argent.  Nous nous sommes entendus de nous rendre dans un restaurant et plus précisément, à la toilette.  Nous avons de là convenus de nous rendre à mon appartement. 

C’était la première fois de ma vie qu’un rêve se réalisait jusqu’à ce point, plus réel que tous mes fantasmes.  À la maison, il se déshabilla et complètement nu, il s’étendu sur mon lit et nous…

Après l’avoir embrassé, je réagissais comme si je l’avais tué tellement je me sentais coupable.  Il rigolait de mes scrupules et bougeait le nez à chaque fois que l’on s’embrassait.  J’avais peur de l’avoir amené avec moi en enfer.  Je l’aimais déjà trop pour  vouloir l’entraîner dans un mal qui le rendrait à jamais malheureux. Il partit en me promettant de revenir avec sa blonde.  Il ne revint jamais. 

Durant des jours, le l’ai cherché. Il s’appelait Daniel et il venait de changer ma vie. 

À ma grande surprise, je reçus une lettre de Normandie.  Je venais de gagner un concours de poésie et on viendrait me remettre les prix dans une cérémonie à Québec.  J’y suis allé avec ma mère, un moyen de me faire pardonner d’être un abject cochon, comme je me percevais d’ailleurs. 

Cette simple rencontre avec Daniel enflamma tous mes textes et c’est ainsi que j’écrivis Hymne à l’amour, le vice et la révolte.  Je me disais que si on m’arrêtait,  je pourrais le revoir, car il serait mon témoin à charge.

Plusieurs années plus tard, je lisais qu’un gars portant ce nom avait été tué en exerçant la prostitution. Était-ce lui?  Une question qui m’a hanté.

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janvier 20, 2022

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26 Novembre 2007

La pédérastie 1.    

Quand on te met en prison pour un crime non violent, tu en as des années à te resituer intérieurement et socialement. 

Si tu n’es pas riche, le système s’emploiera également à te faire crever de faim de manière à ne plus te voir lui courir entre les jambes. 

C’est pourquoi, j’ai écrit Spirale intra projective qui a été refusé partout où je l’ai présenté.  C’est vrai que j’essayais la structure du nouveau roman.  C’est loin d’être clair que les gens comprendraient l’approche trop universitaire de mes confidences. 

J’aurais eu beaucoup plus besoin de pornographie que de littérature, mais j’adore écrire, donc j’écris tout le temps. 

Entre deux ou trois essais d’autobiographie, j’ai écrit  La pédérastie mise à nu.  Je voulais y expliquer la différence entre la pédophilie et la pédérastie. 

Je voulais aussi faire comprendre qu’en créant une atmosphère hystérique autour des relations sexuelles qu’apprécient souvent les jeunes, on créait justement les séquelles psychologiques que notre système s’applique à dénoncer et qui sont souvent la principale cause des suicides chez les gens. 

Je voulais faire connaître le danger d’interpréter la sexualité d’une façon religieuse plutôt que scientifique. 

J’ai envoyé le texte à Richard Martineau que je croyais plus évolué et je suis passé à autre chose un petit bout de temps, tant qu’une station de radio m’apprenne que le Journal de Montréal devenait plus jaune chaque jour.  La gang de Jeff Fillion a fait interdire ma page personnelle où je répondais à Martineau. 

J’ai fait parvenir La pédérastie mise à nu à Paris, à la Société des écrivains qui a accepté de le publier ; mais tout est tombé à l’eau parce que je ne suis pas assez riche.  Pré- paranoïaque,  j’ai commencé à me demander si ce n’était pas un racket.  Ça paraît  tellement bien quand tu es publié à Paris.  Et là,  je suis apparu sur ce petit (carnet) blog.

J’espère pouvoir continuer à réciter les aventures palpitantes de Ti-Jean dans la brousse morale d’un Québec qui se cherche encore.

26 Novembre 2007

La pédérastie 2.    

Puisque je rêvais d’héritage culturel, j’ai commencé à essayer d’écrire une autobiographie de ma poésie.  J’ai fait  Cri de rage et de révolte que j’ai fait parvenir à mon ami Claude Hamelin qui l’a refusé en me servant une première douche poétique. 

Je suis habituellement bien aimé du public lors de mes prestations poétiques, mais là, j’ai appris que je  vaux moins que rien. 

Par contre, Claude a eu l’amabilité de me faire parvenir un CD sur ma visite chez les amis de Gilbert Langevin et il m’a indiqué des sites poétiques sur internet, tout en me précisant que je suis meilleur en prose. 

Pour poursuivre ma quête d’éternité,  j’ai modifié mes grands cris en petites révoltes et j’ai appelé ça l’Autoportrait d’une révolte  que j’ai fait parvenir aux éditions Amalthée, à Nantes, en France, qui l’ont accepté pour publication, mais je ne peux pas parce que je n’ai pas l’argent.. 

Puis, j’ai eu un courriel présentant les concours de l’Association des auteures(rs) des Cantons de l’Est.  Wow ! Enfin quelque chose qui se passait chez nous, là, où s’étaient déroulés mes premières actions autobiographiques. 

J’ai fait parvenir mes deux petits nouveaux livres et ça a déclenché une révolte de plumes, exigeant que je sois radié ad vitam æternam de la fonction d’écrivain au Québec.   

My pen is dorénavant on the way for 1984, proclamé danger public no 1dans la guerre des valeurs contre Steven Harper. 

Je devais aller signer des autographes pour Autoportrait d’une révolte et participer au lancement collectif.  On a appris, 40 ans après ma sortie du placard, que je suis pédophile, ce qui est faux puisque je suis pédéraste et que l’on est trop ignorant pour  faire la différence. 

On a ensuite décidé de ne pas accepter mes 50$ comme écrivain de l’Estrie. C’est tout !        

26 Novembre 2007

La pédérastie mise à nu 2.         

P
uis, c’est au tour du néo rhino d’essuyer les attaques d’un certain brave qui se cache derrière un pseudonyme pour m’attaquer. Rhino, un jour ! Rhino toujours ! 

J’ai une maudite carapace pour endurer la loi des grandes noirceurs.  Le seul côté négatif de toute cette saga, c’est que je retarde toujours le grand moment tant attendu où j’expliquerai comment se vit la vie d’un no man’s land dans une tête qui rêve d’un monde meilleur.  Là, où il n’y a pas de violence et bien des petits anges sexués, alléchants comme dans toutes les bonnes promesses de paradis. 

Parfois, je crois que je devrais revenir à l’humour de l’Homo-vicièr juste pour me rappeler que  Jean Ferguson, célèbre écrivain et éditeur de Val-d’Or, comptait sur moi pour l’introduire dans le panthéon de l’écriture du Québec.  Un petit voyage dans l’éternité qu’il a entrepris bien trop vite pour savoir ce qui arriverait. 

Il m’avait promis de me faire gagner le million et il n’a réussi qu’à le faire en rêve. Un rêve dont je me rappelle un peu, c’est très rare. 

De toute façon, qu’est-ce que je pourrais faire avec un million?  Peut-être aidé des enfants en Afrique ou en Haïti à s’instruire pour qu’ils n’aient pas à devenir des enfants-soldats.  Ici, on préfère mourir de faim à jouir d’un peu de la chaleur de l’amitié.

Au moins,  je servirais à quelque chose. Ici, on manque de professeurs, mais je ne peux même pas l’être pour les adultes, comme si la pédérastie se transmettait comme le sida que nos bonnes âmes ont créé pour avoir une nouvelle arme de combat au Vietnam.

26 Novembre 2007

La pédérastie mise à nu  3.        

Je n’aurais jamais cru qu’en écrivant La pédérastie mise à nu,  mon livre ferait un tel tabac. 

Comme je l’ai dit, j’ai voulu me vider le cœur et faire connaître mon point de vue sur ce sujet que je trouve essentiel dans le développement de la conscience collective québécoise, avant de passer à un autre sujet. 

Je voulais combattre la censure que j’ai dû subir étant jeune et les malheurs que ça implique.  J’ai envoyé le résumé du livre à une agence qui acceptait de payer pour avoir des résumés.  Puisque le nom m’intriguait, j’ai communiqué avec eux pour en savoir plus sur cette organisation.  J’ai appris qu’il s’agissait d’un centre de recherches si on peut dire,  stationné en Israël. 

Richard Martineau quant à lui a écrit un texte dans le Journal de Montréal, m’affublant du titre de pédophile.  Ce que je ne suis pas.   J’explique la différence dans La pédérastie mise à nu.  

Des amis ont cessé de me parler parce que j’avais dit que tant qu’à être condamné pour un attouchement sexuel,  j’étais aussi bien de prétendre que c’était fondé afin de ne pas perpétuellement à avoir à recommencer à me justifier et fournir des explications. 

Je l’avais déjà fait dans Spirale intra projective, un livre écrit à Montréal pour me resituer dans la vie

Dans cette lettre, on me dit que le jeune qui m’avait accusé s’était vanté à ses amis qu’il m’avait bien eu en racontant ses mensonges.  

Puisque j’apprends en vivant, j’ai encaissé le coup.  

Radioactif 264

janvier 19, 2022

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25 Novembre 2007

La peur.       

Ces 24 années (si on peut dire) furent une lutte entre mon attirance envers les petits gars et mon obéissance à Dieu. 

J’avais tellement peur de la damnation que j’ai même signé un pacte avec mon sang, selon lequel je me donnais éternellement à Dieu.  Je m’étais coupé sur le bout d’un doigt et j’avais signé le pacte en y posant mon sang sur le papier. Hypocrisie?

C’était pour le moins un bon moyen de continuer à succomber aux charmes des garçons, sans toutefois en être trop coupable. 

Pire, l’expérience m’apprenait de plus en plus, que loin de devoir montrer les dents à un petit gars pour pouvoir partager ce plaisir défendu, il suffisait d’avoir assez de cran pour lui faire comprendre clairement ce que je désirais quand je sentais qu’il partageait ce même attrait..  Les désirs étaient très vite mutuels. 

Ma vie intérieure réelle se jouait et se manifestait dans mes textes.  Personne n’en voulait, mais je continuais à croire que j’avais du talent. 

Quand tu n’es pas beau, que tu le sais, il te faut trouver quelque chose pour compenser et savoir t’apprécier.  Pour moi, ce fut l’écriture. 

Mais j’y étais encore plus laid, selon la majorité scrupuleuse, car je chantais les amours défendus.  En fait , tout ce que je voulais c’était d’expliquer ce que je ressentais et défendre la tolérance envers ces grands pécheurs dont je faisais partie.

Moi, j’avais peur du diable et encre plus d’en être son esclave inconscient à cause de mes amours envers les petits gars.


25 Novembre 2007

Plaisir sexuel.        

Les 24 premières années de ma vie passaient de la contemplation la plus spirituelle à la haine la plus profonde de moi-même parce que je me découvrais pédéraste. 

J’avais lu un livre écrit par un médecin qui expliquait pourquoi des enfants pourraient souffrir de voir un gros pénis, comment ça pourrait les dégoûter, et l’affirmation que l’homosexualité était une maladie mentale.

Ma peur de nuire à l’autre a certainement forgé ma perception de ce qui pouvait être permis ou défendu.  Je devais être certain que l’autre partageait mes goûts avant de manifester mes désirs. Ces désirs devaient apporter le plaisir à l’autre,  car c’est de le voir heureux qui me rendait heureux.  

La peur de traumatiser l’autre m’a habité toute ma vie et sincèrement je dois avouer que je crois que cette situation est dans la tête des psychiatres qui prétendaient que l’homosexualité est une maladie mentale

(Aujourd’hui, on sait que l’orientation sexuelle est génétique et la supposée déviance pour expliquer la pédérastie tient probablement dans l’une des 10 modifications que l’on a identifiées sur autant de gênes. L’attirance à l’autre est un phénomène chimique que l’on commence à peine à connaître.)

Pourtant, je sentais que je n’étais pas un homosexuel puisque je n’étais pas attiré par les hommes,  mais par les gars moins âgés que moi.  Je ne savais pas ce que j’étais.

La réponse est venue avec Platon. Tout était clair. J’étais comme eux.  J’étais juste né au mauvais siècle. Une sorte de réincarnation.

Élevé catholique, j’avais peur du diable et de l’enfer.  Je n’étais ni pire, ni mieux que quiconque, mais j’étais déjà un insoumis, un soldat du plaisir et un esclave des sourires et de la beauté des petits gars. 

Il ne se passait pas grand-chose, des tâtonnements, mais c’étaient les minutes les plus importantes, les plus belles, les plus riches, je dirais même les plus sublimes de ma vie. 

Une communion tellement chargée d’émotions que j’en avais des semaines à trembler d’excitations.  Une petite vue et des heures à essayer de me la rappeler. 

Je voulais absolument me sauver, mais je ne voulais rien manquer de ces petites secondes de paradis. 

Aussi,  j’essayais parfois de faire chanter Dieu lui-même, le mettant au défi de me présenter une belle tentation et allant parfois jusqu’à me faire le complice du diable pour forcer la main du Créateur.  Je ne sais pas si je ne me mentais pas à moi-même pour me justifier,

Ce fut tout un choc d’apprendre que selon notre société, même juste être homosexuel, c’était une maladie mentale. 

Aucun livre n’arrivait à vraiment expliquer le pourquoi et encore moins le comment s’en sortir. 

La vie devint plus infernale quand des garçons furent assassinés par des maniaques sexuels.

J’avais appris à aimer la vie à travers la beauté des petits gars. Loin d’être un péché, la tentation devint une prière, une aventure, un acte d’adoration, de ravissement et de gratitude.  Quel beau cadeau Dieu me faisait de pouvoir ainsi le saisir dans la beauté.  Ce que tous voyaient comme le pire des péchés devenait à mon sens, dans ma réalité, la preuve que Dieu est non seulement miséricordieux, mais mon meilleur ami.

Sans même m’en rendre compte, ma pédérastie prenait des airs religieux. Au lieu d’être une condamnation, elle devenait une raison supplémentaire de croire que Dieu est capable de transformer le mal en bien. L’amour devenait le centre de ma pédérastie. L’amour de la beauté.

Je comprenais de moins en moins ce qui pouvait justifier le péché. Pourquoi avoir du plaisir te condamne-t-il à l’enfer?  Dieu ne peut pas être aussi étroit d’esprit.

Je doutais de ma sincérité. Étais-je tellement inconsciemment  perverti que je ne pouvais plus me regarder dans un miroir?  Mais, aussi fortement, je croyais en toute sincérité que toute cette peur entretenue à l’égard de la sexualité était nettement exagérée, qu’elle était presque maladive. On mentait pour propager la haine et la peur de la sexualité. Ça ressemblait plus à de la paranoïa quà un danger réel, du moins à partir de tout ce que j’en connaissais.

Radioactif 263

janvier 18, 2022

Radioactif  263

25 Novembre 2007

La vie.          

La vie est une suite d’accidents.  Un petit spermatozoïde fait une course contre la mort et réussit enfin à percer l’ovule et s’y installer.  Puis, avec son ADN, c’est-à-dire l’énergie qui lui est propre, il se combine à l’ovule et commence à développer ce que sera notre corps et notre esprit. 

Comment de si petits êtres vivants peuvent-ils donner naissance à des êtres humains? 

Je lisais l’autre jour qu’une femme « jappait» encore parce qu’on avait permis à des étudiants de pouvoir regarder des spermatozoïdes au microscope.  Quels chanceux et quelle idiote ! 

Le seul élément qui peut entrer en cause dans un tel événement est l’âge.  Sont-ils assez vieux pour comprendre ?  Une chose est certaine : au lieu de jouer la «grébiche épouvantée» devant un phénomène de la nature aussi extraordinaire et mystérieux, les parents devraient en profiter pour souligner à leurs enfants la beauté infinie du phénomène de la vie chez tous les êtres humains. 

C’est là, à mon avis, où  toutes les religions sont devenues des déformations et des interprétations de petits génies en tête de patate,  maudissant un phénomène aussi extraordinaire.  Excusez les patates! 

La vie est un phénomène tellement sublime qu’on n’aura pas assez de l’éternité pour en digérer toute la beauté.   Pourquoi les religions nous apprennent-elles à nous mépriser?


25 Novembre 2007

Paradis terrestre.  

Quand j’ai quitté la maison, je ne savais pas que je venais d’une manière d’être chassé du paradis terrestre de l’enfance. 

La vie est bien différente quand ce sont tes parents qui travaillent comme des fous pour te permettre de survivre.  Le problème de certains adolescents, dont je fus du nombre, est de croire que leurs parents leur doit tout : vous m’avez fait et je ne vous l’avais pas demandé, donc endurez-moi ! Quelle connerie ! 

Elle puisait simplement sa justification dans mes grandes réflexions à savoir qu’est-ce que je fais sur cette terre ?  Quel est le sens de tout ça ?  J’avais beau vouloir être le plus saint possible, je n’y arrivais pas dès qu’une belle gueule se présentait devant moi. 

J’avais beau me flageller, ils n’en n’étaient pas moins attirants.  Si le sexe n’avait pas été interdit, ma vie aurait été toute autre. 

Je me demande même ce qui aurait pu me rendre malheureux sans ces scrupules.

Il n’y avait pas nécessairement de sexe entre nous, les jeux sexuels étaient un bonus. L’illumination. C’étaient des échanges de fluides entre nous que je ressentais du profond de mon âme. Des échanges d’âme à âme.

25 Novembre 2007

Trop sensible.       

Pleurer devant tant de beauté, ne plus sentir qu’un vif sentiment de bonheur comme une brûlure après la communion, c’était du quotidien. 

J’étais probablement trop sensible et avec la pédérastie,  je devenais trop émotif. 

Je me sentais tellement transporté que j’aurais pu y risquer ma vie pour un petit peu de ce bonheur exalté. 

Mes amours furent plus fortes que mes misères. 

Quand j’ai quitté la maison, j’étais encore le petit gars qui apprenait tout avec frénésie.  Si j’adorais aussi mes expériences de lits avec certaines, elles finissaient toutes par des scènes de jalousie.  J’ai fini par identifier les femmes à ce défaut monstre que j’ai ensuite converti en devoir pour être une bonne mère de famille.  Une façon de pardonner. 

Mes tentatives de drogues avaient été très superficielles et n’avaient pas accompli les miracles, le bonheur que l’on m’avait promis. 

Ma peine était directement liée à la haine que j’avais d’être pédéraste.  Je voulais toujours être heureux, oubliant qu’on ne peut pas connaître le bonheur si on ne connait pas la misère. 

Tout ça nourrissait  mes livres et j’y mettais le meilleur de mon âme.  Écrire était une autre porte vers le nirvana. Je m’y appliquais à plein temps.  C’était presque de la folie.  Étais-je heureux?  Tout dépendait du moment, mais, en général, sûrement. Je travaillais trop pour prendre conscience de ce duel intérieur qui jaillissait dans mes écrits.  En général, j’aimais la vie. J’ai toujours été un petit jouisseur.  Une jouissance que j’adorais partager.

Radioactif 262

janvier 17, 2022

Radioactif 262

25 Novembre 2007

Le hasard.

Le hasard fait drôlement les choses. 

Depuis quelques temps, j’ai le sentiment que l’on aimerait bien m’épingler d’ici un an parce que je propage un peu trop la conception que la société est pourrie et que plus tu es riche, plus tu t’es enrichi sur le dos des plus pauvres, grâce à nos institutions qui régissent non seulement notre agir, mais nos pensées. 

Il y a cependant quelques exceptions : les découvreurs.  Ce n’est pas tout le monde qui a la chance et le génie de découvrir quelque chose d’utile à l’ensemble de l’humanité. 

Actuellement, l’industrie la plus payante est celle de la peur ou de la sécurité.  On ne peut pas entretenir la peur, si on n’entretient pas le danger. 

Or, hier soir, je suis allé à un spectacle.  Une des choses que j’adore avec le petit vin que j’y prends.  Je discute avec un voisin de publication et ces problèmes. 

Quand vient le temps de parler de mes livres, ça ne me tente pas de parler de la pédérastie mise à nu. 

J’ai écrit ce livre pour me débarrasser du sujet parce que je crois en avoir fait le tour, avoir tout dit ce que j’avais à dire et pourtant il me revient à la figure à tout moment. 

Je réponds donc à sa question à savoir sur quels sujets  je parle : tout ce qui est interdit. 

La discussion se poursuit et le même gars m’indique après un certain temps qu’il est policier.  Je ne sais pas jusqu’à quel point j’ai piqué sa curiosité, mais ça m’apprendra à être plus prudent. 

Il était assez jeune pour ne pas connaître l’histoire de l’aéroport de Dorval qu’on voulait à Drummondville et de la trahison du gouvernement de Pet Trudeau. 

J’ai été aussi étonné d’apprendre que la police connaît très bien les films qui prétendent que les attentats du 11 septembre ont été organisés en connivence avec les services secrets américains pour justifier par la suite son intervention au Moyen-Orient (le pétrole et la Bible). 

Pourquoi, si on sait tout ça, qu’au Canada on n’arrive pas à nous protéger de cette stratégie planétaire géopolitique ? 

À quand un monde fait pour les humains ?   Les religions sont à la base de toutes les guerres. Qui dit religion dit domination.

25 Novembre 2007

Le corps : une merveille !          

Le corps est une merveille en soi. 

Il est inimaginable que l’on nous le présente comme la cause de notre dégénérescence parce qu’il meurt. 

C’est bien normal puisque la vie est une attraction électromagnétique ou quelque chose du genre qui incarne un monde, une suite d’état d’instabilité, de transformations jusqu’à épuisement et  un retour à l’ensemble des énergies pour être remodelée et recommencer. Toujours. Toujours. 

L’univers est une perpétuelle transformation.  Un réajustement d’énergies. 

C’est drôle que dans ma petite tête, j’ai toujours cru que la matière inerte est aussi éternelle et que la vie est une onde qui en modifie sans cesse les structures. 

Cette onde venait-il de l’extérieur ? Un dieu.  Où de l’intérieur, c’est-à-dire présente dans l’énergie matérielle et capable de se transformer en énergie électromagnétique qu’après avoir atteint un certain degré d’attraction suffisant pour modifier l’environnement.  Comme la foudre dans le ciel.  

Si la vie est facile à concevoir, que l’espace-temps dépasse notre entendement, il en va tout autrement de la conscience, de la mémoire, de l’intelligence, des énergies qui ressemblent plus à celles qui animent nos ordinateurs. 

Juste ces quelques secondes de réflexion sur la vie nous prouvent que la nature mérite toute notre admiration. 

Pourquoi y réagir comme si c’était mal ?  Simplement parce qu’on ne se donne pas la permission de réfléchir en dehors des idées reçues.  

Dans ma petite tête, rien n’a été créé. Tout existe depuis toujours, mais se transforme tout le temps.

Radioactif 261

janvier 16, 2022

Radioactif 261

24 Novembre 2007

Éducation.

Le premier but en éducation est de développer l’autonomie, la responsabilisation,  en d’autres termes, de créer une conscience personnelle. 

C’est pourquoi je préconise qu’on taise l’âge de consentement et qu’on la remplace par la rentrée au secondaire.  

Les cours sur la sexualité devraient être dispensés seulement à la fin du primaire afin d’apprendre à dire «oui» et «non», «j’aime ou j’aime pas». 

Ainsi, il est possible de renchérir son estime de soi, de se créer une conscience personnelle et constater que la sexualité n’est surtout pas un interdit, comme ce le fut toujours, mais une responsabilité qui marquera le reste de notre vie. 

L’interdit vécu comme une paranoïa collective et hystérique est la probablement la première des séquelles que vivent les gens à la suite d’une expérience sexuelle si elle est libre, consentie et agréable.

24 Novembre 2007

La stupidité au pouvoir  1.         

Le pseudo scandale d’initiation d’une policière  dans la police de Québec démontre jusqu’à quel point nos lois sur la sexualité sont encore archaïques et parfois carrément débiles. 

Qu’on le veuille ou non, même si c’est complètement malade, elle a le droit de prétendre qu’elle a été victime d’un crime à caractère sexuel.  Un toucher peut être fait à l’aide d’un objet, selon notre code pénal.  C’est fou, mais c’est comme ça. On oublie que la gravité d’un geste tient à ses conséquences.

Heureusement, on avait oublié la bêtise que peut provoquer nos scrupules ;  mais il a fallu qu’une policière ressuscite cette conception vieillotte de l’attouchement sexuel pour s’apercevoir qu’on a jamais eu l’intelligence de modifier notre définition d’un crime sexuel en fonction des découvertes scientiques. 

C’est comme demander d’interdire la lutte parce qu’un des adversaires peut tenir l’autre par la «fourche» pour lui écraser les épaules au sol.  Une des choses que l’on m’a déjà reprochées dans u de mes procès. 

La bêtise peut être immense quand elle est alimentée par nos scrupules. 

Le seul aspect comique de cet incident est que ce soit la police qui en ait à défrayer la bêtise.   Ce serait encore plus fou d’interdire cette coutume ou de devoir revenir à l’époque des tavernes pour avoir droit de respirer. 

Une loi pour les gars et une loi pour les filles. L’égalité de la femme serait qu’elle assume sa sexualité, sans toujours avoir honte ou voir le diable dans tout ce qui touche le mot plaisir.  Les féministes d’antan ne maudissaient pas le sexe, mais savaient qu’une femme vaut bien un homme.

Prenons pour acquis qu’il ne s’est rien passé à part la pesée : un policier nous balance sur son dos, d’autres gagent sur notre poids et un moment donné, un autre policier nous frappe avec une petite planche sur les fesses.  J’ai déjà raconté cette situation dans un de mes billets.

Ce fut aussi mon initiation policière à mon entrée comme journaliste. Loin d’être mort, j’avais trouvé ça une occasion formidable de rire avec les policiers.  J’avais appris à ne jamais cesser complètement de me méfier des gens, de ne pas avoir une confiance aveugle, même envers la police. Le policier qui devait me frapper a dû retenir son coup, car j’ai tout de suite descendu un de mes bras, au cas où. On ne m’a pas cassé le bras, on s’est amusé. 

Il faut être malade pour voir là un crime.  Bien des gars de la construction seraient déjà en prison, car une des farces les plus appréciées était le gars qui te prend le «paquet» par en arrière et te fait faire un saut.  Quel crime ! 

On peut bien être rendu dans un monde assez fou pour pouvoir être poursuivi pour harcèlement si t’as le malheur de rire des performances dans ton pantalon et qu’une femme se trouve alentour. 

C’est manquer de tact, j’en conviens, mais de là à en faire un aussi gros plat, c’est carrément stupide.  Le scrupule n’est qu’un degré de psychose paranoïde qui n’est pas encore tout à fait dangereux, mais qui peut le devenir quand on l’impose aux autres.  

Le pire, selon notre code criminel, un toucher d’ordre sexuel peut-être fait avec un objet.  Donc, d’un certain point de vue, elle a raison.  Mais, quand on y pense comme il faut, c’est complètement débile. 

Personne n’a été blessé à ce que je sache, personne en a souffert , sauf son orgueil et ses complexes, mais elle a le droit de penser que ses fesses valent plus que les reliques. 

Si c’est ça l’égalité, on peut se demander jusqu’où cette folie va nous conduire.  Un ministre a déjà fait scandale pour avoir donné une claque  (taloche) sur les fesses d’une dame de son parti.  Il en souffert pour le reste de sa carrière politique. 

Est-ce dans ce monde fou que l’on veut vivre ?  Il y a 30 ans, j’écrivais pour que la Commission sur la révision du droit examine ces prétendus crimes à caractère sexuel.  Évidemment,  je ne fus jamais pris au sérieux.  Aujourd’hui, on a éliminé cette commission pour économiser. 

Notre système judiciaire est comme la tradition, figé dans l’ignorance.

15 janvier 2021

Le Québec vient de créer un tribunal spécial pour les causes concernant  la violence conjugale et sexuelle.

C’est une bonne idée a priori, mais le problème c’est que l’on dépense des centaines de millions pour préparer, accompagner le témoignage des prétendues victimes.

Comment peut-on croire qu’il est encore possible de tenir un procès juste et équitable, quand une des parties part nettement favorisée?

La justice n’est pas rendue seulement quand l’accusé est automatiquement reconnu coupable comme le voudrait les féminounes (féministes wokes).

Il y a une différence entre un attouchement sexuel (une claque sur une fesse, par exemple) et un attouchement violent (la personne est immobilisée pour permettre cet attouchement, par exemple). Dans un cas, on emploie la force dans l’autre, non. On s’arrête ou on continue, ce qui est devient carrément du harcèlement.

Il y a une différence entre un attouchement simple ou celui où tu te fais dire que l’autre ne veut pas et que tu continues quand même. 

La question de consentement en matière sexuelle est fondamentale.  Ton approbation ou désapprobation doit être claire comme de l’eau de roche. Un simple attouchement, sans violence ou sans emploie de la force, est davantage une question de savoir-vivre que de harcèlement.

Notre problème est que le tribunal ne fait aucune distinction entre la gravité des gestes posées.

Tout cela tient du fait que l’on présente presque toujours la sexualité en soi comme un geste pervers.

On oublie que dans la majorité des cas, s’il y a consentement, les gestes sexuels sont des plaisirs. Difficile de penser ainsi quand on s’est fait laver la cervelle par les religions qui voient du mal dans tout ce qui se passe en dehors du saint sacré

mariage.

Radioactif 260

janvier 15, 2022

Radioactif 260

Colloque sexuel de l’ADQ.         

M. Dumont, Quelle merveilleuse idée de tenir un colloque sur la sexualité qui permettra aux citoyens du Québec de constater le vide absolu des critères sur lesquels la religion a amené les Québécois à maudire la sexualité plutôt que de la vivre avec responsabilité et sans violence. 

Cela permettra également de percevoir jusqu’à quel point notre notion puritaine de la sexualité est une des principales causes du suicide chez les adolescents. 

Un tel colloque, s’il est honnête, démontrera qu’il existe une différence immense, infranchissable entre pédophilie et pédérastie. 

Si on veut respecter les individus, on tiendra compte des différents stades de développement de la sexualité des individus et la vitesse de leur évolution (Freud, Reich, Fourrier). 

Par la suite, on devra avoir le courage de dénoncer l’approche du gouvernement canadien de Stephen Harper qui poursuit l’ignorance religieuse en la matière comme critère indiscutable de l’établissement des lois sur la vie sexuelle.  Ces lois qui contreviennent à la réalité de la nature humaine ne tiennent même pas compte de la différence entre des faits violents d’avec des expériences consenties, voire même agréables. 

Harper viole la clause des droits de la personne à l’effet qu’il n’y aura pas de discrimination d’âge. 

Questions

Je vous soumets quelques questions auxquelles on pourrait répondre :


a) Doit-on proposer une approche plus libre, plus responsable, apprendre le sens de consentement chez les jeunes pour leur permettre d’avoir une conscience personnelle ?  Savoir ce qu’implique de dire oui ou non à des relations sexuelles ?   

b) L’approche religieuse de la sexualité n’est-elle paranoïaque et hystérique?  Le fanatisme n’est-il pas une forme de problèmes mentaux ?  Comment peut-on avoir une estime de soi quand on croit que notre sexualité, la base même de notre personnalité, est condamnable ?  

c) La paranoïa et l’hystérie qui entourent les relations à l’adolescence ne sont-elles pas les principales sources des séquelles psychologiques qui, prétend-on, entourent une expérience sexuelle chez un adolescent ?  Les réactions sociales ne sont-elles pas encore pires que l’expérience sexuelle vécue d’une façon non violente et consentie ? 

d) Pourquoi n’a-t-on pas l’honnêteté intellectuelle de reconnaître la différence entre pédophilie et pédérastie ?           

e) Pourquoi ne fait-on pas une différence entre celui qui accepte et vit une conception de liberté sexuelle et le délinquant sexuel violent, donc dangereux ?

f) En quoi un Dieu absolument immatériel peut-il nous dire comment on doit se comporter pour être un individu sexué responsable ?  Dieu a-t-il un zizi pour le savoir ?        

g) N’est-on pas à créer une nouvelle industrie : la sexualité réprimée.  Chantage? Fondations de toutes sortes? Une concession à la pègre? Un moyen de mieux faire vivre certains professionnels?     

h) Pourquoi s’il n’y a pas de violence peut-on retourner dans la vie d’un individu jusqu’à 30 ans derrière et, s’il est reconnu coupable, de pouvoir le harceler jusqu’à la fin de sa vie alors qu’il y a prescription de deux ans sur le proxénétisme ? 

Est-ce un règlement raisonnable avec la pègre ? 

24 Novembre 2007

Prudes excessifs et compulsifs.         

Plutôt que de jouer aux prudes excessifs, pour ne pas dire maladifs, on se demandera pourquoi la sexualité est encore une raison majeure de suicides chez les adolescents? 

L’approche préconisée par la société est strictement contre- nature, en rejetant toute forme de sexualité en dehors de la procréation et en fixant un âge minimum de consentement. 

N’est-ce pas nier le rôle de communication, de liens affectifs de la sexualité?  L’importance que l’on y accorde n’est-elle pas strictement démesurée pour ne pas dire complètement hystérique ? 

Que doit-on faire pour promouvoir l’égalité homme-femme, sûrement le contraire de ce qu’implique la sexualité à travers les religions?  Comment peut-on prévenir les maladies vénériennes si on maintient le tabou de la sexualité, encore plus s’il s’agit d’une déviance. 

Marcuse a-t-il raison de prétendre qu’il serait plus profitable pour la société de tolérer les déviances non-violentes ?  Il est inacceptable qu’en 2007, notre société juge encore la vie sexuelle à partir de prémisses erronées et fortement dépassés des religions.  Je vous joins mon dernier livre La pédérastie mise à nu.  J’espère que celui-ci permettra à votre parti politique d’approfondir sa position sur une question aussi déterminante quant au bonheur des Québécois. 

Si ce colloque n’est pas fait juste pour entendre ceux qui condamnent la sexualité, ça pourrait être très intéressant et très constructif. 

En tous cas, on devra revoir la décision d’éliminer les cours sur la sexualité, ne serait-ce que pour informer les jeunes sur les maladies vénériennes et à avoir une approche plus positive, plus apte à développer l’amour de soi à travers sa vie sexuelle. 

Radioactif 259

janvier 14, 2022

Radioactif 259

23 Novembre 2007

Religion 1.   

(Mémoire pour la Commission Bouchard –Taylor)           


Un rite n’est pas une religion. Les événements qui nous ont menés à cette réflexion touchent principalement la religion et la langue.  Et, si on est un peu perspicace, ce ne sont pas les religions et leur droit d’exister qui sont remis en cause, mais leurs rites et leur approche de la sexualité.  On devrait un jour pouvoir au Québec traiter de ce sujet de façon rationnelle et non avec une émotivité digne des membres de l’Inquisition. 

Les règles judiciaires ne doivent pas être simplement une prolongation des règles religieuses.  Il suffit de se rappeler de la guerre pour les cheveux longs qui, disait-on, touchait directement à notre identité sexuelle  pour convenir qu’au fond, c’est le même problème.  Un problème qui n’est pas religieux, mais tout à fait sexuel : le voile sert à cacher les cheveux, symbole sexuel.  C’est la même chose pour le kirpan : un signe religieux initiatique à consonance mâle, comme dirait Freud. 

Mais dès qu’il est question de sexualité au Québec, nous faisons une crise d’émotivité et d’identité comme si l’Église dirigeait encore tout ce qu’on pense.  On n’arrive même pas à faire la nuance entre des gestes violents et non violents.  La sexualité est toujours le diable ambulant en pleine crise de laïcité.  Contrôler la sexualité, c’est contrôler l’émotivité.            

Le problème n’est pas de garantir le droit des individus à professer une religion, mais le droit d’une religion à implanter et imposer dans l’espace publique ses rites sous prétexte de sa foi. 

Ça rappelle l’Église catholique alors que tout était péché.  Hors de l’Église, point de salut.  Enfer pour tous ceux qui mangeaient de la viande le vendredi, l’enfer pour tout.  Comment créer une forme d’estime de soi dans de telles conditions?  L’Église a changé ses rites parce qu’elle était de plus en plus délaissée et personne n’en est encore mort… pour ce qui est de savoir si on sera sauvé quand même, on verra de l’autre bord… Personne n’est encore venu nous donner la réponse .         

Notre passé n’est pas très éloquent quant à la tolérance.  Non seulement tout ce qui touchait à la sexualité était-il soumis à la pire des censures.  On avait même des livres à l’index que n’importe qui lit aujourd’hui avec plaisir. 

Il fallait avoir peur des communistes, rejeter les Bérets blancs intolérables, craindre les étrangers pour leur religion et aujourd’hui nous devons nous accrocher à une morale sexuelle archaïque.  Plutôt que de prôner la responsabilité et l’autonomie, on se vautre dans la haine des ennemis présentés par Quebecor. 

Est-il normal que l’on puisse scruter la vie d’un individu jusqu’à 30 ans en arrière  et le condamner à une surveillance perpétuelle jusqu’à sa mort pour un attouchement sexuel alors qu’il y a prescription de deux ans pour le proxénétisme? 

Être à tort ou à raison accusé d’un crime sexuel non violent est une invitation au suicide.  Un pédophile est moins dangereux qu’un George Bush qui, pour respecter la Bible et préserver le pouvoir du pétrole au Moyen-Orient, crée une guerre qui tue des milliers de personnes?   Ou du chauffeur ivre qui tue un jeune sur le bord de la route?  Ou des parents qui secouent leur bambin?  Pourquoi ce devoir de chasteté qui ne tient à rien de rationnel est-il plus important que la vie? 

Notre système est bien meilleur pour protéger les pénis que de protéger le cerveau de ceux qui le portent.  Le jour où la lutte à la violence et aux drogues fortes sera aussi importante que la lutte à la sexualité, on commencera à pouvoir songer à une forme de société.  Une société qui respecte l’Homme. 

Ce n’est pas l’Égalité entre l’homme et la femme que l’on devrait proclamer, mais l’égalité existentielle juste du fait d’être un être humain comme dans la déclaration des droits, lors de la révolution française.  Mais, il a fallu P.E.Trudeau pour combattre la Charte des droits de la personne, un charte trop québécoise à son goût.

En  fait, on a mis dans notre constitution une obligation de permettre aux gens d’exercer leur religion en opposition à la peur du nihilisme communiste.  On a oublié dans cette obligation de distinguer cet athéisme des autres religions sur terre.  Il y a une différence entre rites et dogmes. 

Si l’on veut une véritable égalité entre les hommes et les femmes, il faudra repenser la sexualité dans et en dehors du mariage, en fonction de la science et non à partir des idées préconçues et archaïques des religions.  Les religions nous ont tenus dans une atmosphère janséniste et puritaine qui est la principale cause avec les drogues des suicides chez les adolescents. 

Il est temps que l’on se rende compte que le rejet des religions c’est plutôt le rejet de leur façon d’aborder la sexualité. 

Toutes les religions sont misogynes.  Pour se libérer de leur étau, il faudra apprendre à faire une distinction entre la foi en Dieu, la prière et les lois qu’elles ont inventées pour contrôler les individus. 

Il faudra voir la sexualité scientifiquement plutôt qu’à travers la perception dépassée du péché.  Le Québec de demain pour consacrer l’égalité homme-femme deviendra-t-il plus scrupuleux comme l’exigent certaines féministes réactionnaires ou plus libertin comme le commande la nature masculine?  Continuerons-nous à aborder la sexualité des jeunes et des adolescents à partir des préceptes des religions ou reverrons-nous les lois pour correspondre à la réalité humaine comme l’enseigne entre autre la psychanalyse?  Voulons-nous former des jeunes responsables, autonomes, équilibrés ou percevoir la sexualité comme une saleté où la paranoïa est sans limite à un point tel qu’on essaie de nous faire croire qu’une caresse est pire qu’un meurtre ?  

Pour les Québécois, la ligne de démarcation est facile à établir. 

Tous les individus ont le droit de professer chez eux, à la maison, la religion qui leur convient ainsi que dans leurs temples. 

Cependant, les religions doivent adapter leurs rites à la vie civile de la société.  Par exemple, pas d’excision possible ou des rites qui s’attaquent à l’intégrité physique d’un individu.  Le port de la burka est inacceptable chez-nous parce que nos soldats se font tuer en Afghanistan pour libérer les femmes de cette obligation des Talibans.  Faut-il tolérer le voile islamique dans un espace public ?  Pourquoi pas, si on voit la figure et que la femme qui le porte le fait en toute liberté? 

J’avoue que ce rite ne m’empêche pas de dormir.  Il ne faut pas passer d’un excès à un autre.  Par contre, on ne peut pas empêcher la terre de tourner pour prier d’une certaine manière et à certains moments précis.  Ce sont des rites qu’on n’a pas à imposer aux autres.  Si on les fait sien, on a qu’à vivre avec. 

Quand Mahomet à parler de prier cinq fois, il n’a pas dit où exactement à quelle heure et de quelle façon précise. 

Les Québécois refusent de se laisser mener par une dictature de la Cour Suprême qui se plie aux normes du fédéral.  Droit à la religion parfait, mais autant qu’on ne l’impose pas aux autres.

Les Québécois sont contre les écoles religieuses. 

Si les religions ont l’argent pour se construire des temples, c’est justement pour pouvoir recevoir leurs fidèles et leur enseigner les fins de semaine.  Il n’appartient pas à l’école d’enseigner les religions.  Cependant, un cours qui les fait connaître toutes permettra peut-être une meilleure harmonie entre les humains. 

Cependant, aucun cours sur la religion ne devrait être donné avant l’entrée au secondaire pour ne pas être une forme de lavage de cerveau

Les religions doivent nous apprendre à nous aimer, pas à s’haïr.  Actuellement, les religions à cause de leur fanatisme sont des usines de discriminations. 

Lesquelles reconnaissent l’égalité de la femme ou le droit des homosexuels?  Aucune école ne devrait exister pour répondre aux besoins des religions.  Les temples sont là pour prier et enseigner la parole de Dieu, Allah ou du dieu que vous voudrez. 

La religion avant l’adolescence est une responsabilité des parents, pas des écoles.  Si elles prétendent à la vérité, elles n’ont pas besoin de lavage de cerveau pour survivre. 

Par ailleurs, les religions étrangères  en dehors de la prière, devraient faire un effort pour que les activités se déroulent en français.  Langue et religion sont intimement liées quand il est question d’intégration. 

Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas aller prier dans la mosquée autant qu’à l’église, puisque nous croyons dans un seul même dieu unique.  


24 Novembre 2007

Commission Bouchard –Taylor.         

Mon mémoire à la Commission Bouchard-Taylor comprenait trois textes: le mémoire comme tel que je viens de publier sur mon carnet (blog), un projet de Constitution  et une lettre à Mario Dumont sur l’idée d’un colloque sur la sexualité. 

Plus on examine les doléances des gens concernant les accommodements culturels, plus on se rend compte que le vrai problème vient du fédéral et de notre incapacité à se dire OUI comme pays. 

Chaque année se termine par un peu moins de pouvoirs réels pour le Québec.  Nous sommes déjà une nation avortée, morte – née.  

Le fédéralisme et son obsession de nous assimiler est la cause historique de nos maux d’aujourd’hui et qu’on le veuille ou non, il est impossible, selon les juridictions du Québec de s’en sortir sans devenir un pays puisque les lois du fédéral ont prépondérance sur celles du Québec.  Nous aimons nous faire mentir, mais peut-être faudrait-il se réveiller? 

Il est impossible de changer quoi que ce soit de vraiment fondamental, à cause des conditions nécessaires à remplir pour changer la Constitution canadienne.  On a qu’un choix : endurer ce qui se décide à Ottawa ou devenir un pays. 

Il est inutile de débattre durant des siècles sur des sujets qui sont de juridiction fédérale, d’autant plus qu’avec les changements à la carte électorale que veut apporter Stephen Harper, le Québec ne pourra même plus avoir le pouvoir d’empêcher le fédéral de passer les lois qu’il désire. 

La situation actuelle au fédéral, nous prouve qu‘un gouvernement fédéraliste, même minoritaire, peut faire ce qu’il veut, sans l’accord du Québec.

Nous sommes une minorité à part entière, perdue à jamais dans une Amérique de droite.  Est-il encore temps d’y changer quoi que ce soit ? 

Radioactif 258

janvier 13, 2022

Radioactif 258

Immigrant = français.

Tous les immigrants doivent pouvoir s’exprimer en français dès leur arrivée au Québec ou devraient avoir une période pour apprendre assez le français pour que ce soit leur langue de communication. 

S’ils ne veulent pas apprendre le français , le reste de l’Amérique est là pour les accueillir.  Il devrait y avoir un nombre d’années minimum (5 à 10 ans) pour avoir droit de vote.  

23 Novembre 2007

Immigration 2.        

L’immigration est définitivement une richesse essentielle au développement du Québec. C’est indiscutable.

Cependant, seul le Québec devrait avoir un mot à dire sur l’immigration, comme d’ailleurs dans tout ce qui touche sa culture, si on est vraiment une nation. 

Quand tu n’es même pas capable de protéger ta langue, dans ce contexte, être une nation, c’est presque sarcastique.  Le moins qu’on peut espérer au Québec, c’est la souveraineté culturelle. 

Je dirais même que si on veut absolument demeurer dans le fédéralisme, on ne peut accepter rien en dessous du rapport Allaire bonifié, c’est-à-dire en y ajoutant la justice, le retrait de la loi sur le désaveu et le respect absolu des juridictions, etc. 

Mais, en acceptant de vivre à l’intérieur du fédéralisme, il faut être conscient que c’est d’accepter d’être à jamais rien d’autre qu’une grosse minorité

Pour combattre les séparatistes, les fédérastes ont érigé de telles barrières que tout changement significatif est impossible à l’intérieur de la Constitution canadienne. 

23 Novembre 2007

Immigration 1.        

Ce problème surgit au Québec parce que l’immigration est partagée avec le fédéral dont le but évident à toujours été de nous diviser pour mieux nous assimiler, une thèse qui existe depuis Lord Durham. 

Toute personne vivant au Québec devrait pouvoir communiquer en français.  C’est loin d’être ce qui se passe. 

Radioactif 257

janvier 12, 2022

Radioactif   257

23 Novembre 2007

Démocratie = transparence.      

La démocratie exige la transparence, le droit de tout individu à une vie privée, le droit absolu de parole et d’opinion. 

Toute censure est un accroc à la démocratie.

La démocratie, c’est aussi apprendre à être un électeur et un consommateur,  responsable de l’évolution humaine.

Il est temps qu’on échappe aux grandes Inquisitions et laisser les gens libres de penser et d’agir comme ils l’entendent tant qu’il n’y a pas de violence et de domination. 

En ce sens, si l’on veut se définir comme peuple,  il faudra le courage de se définir face à la guerre et la paix. 

Il faudra reconnaître que les référendums sont les meilleurs moyens pour définir l’avenir et les priorités d’une nation et non les armes, même si elles devenaient le seul moyen de se faire entendre.

23 Novembre 2007

Tolérance = démocratie.

Devenu maîtres chez-nous, le Québec doit être un état de tolérance exemplaire. 

Ce n’est pas possible tant qu’il devra passer son temps à défendre son existence contre les forces fédérastes. 

Par exemple, si le Québec était indépendant, on peut facilement entrevoir d’avoir des individus bilingues sans mettre en danger l’existence même du Québec français.  Puisque nous sommes dans une Amérique anglophone, pourquoi tous les Québécois qui le veulent n’apprendraient pas l’anglais pour se trouver de meilleurs débouchés? 

Si le Québec se veut un état tolérant, il devra apprendre à jauger les vrais dangers quant à son identité.  Il y a un monde de différence entre le voile islamique et la burka, par exemple. 

On doit aussi apprendre que les religions sont des forces politiques très riches et comment se protéger des multinationales qui ne nous respectent pas. 

Aucun système actuel ne respecte les droits de l’homme et de la vie privée. 

L’argent est plus important que les humains.  Est-ce normal?

23 Novembre 2007

Langue 1.    

Le problème de la langue est aussi l’objet de la dictature de la Cour Suprême qui invalide morceau par morceau la loi 101. 

Il est essentiel que la langue de travail au Québec soit prioritairement le français.  Il est anormal qu’on te réponde d’abord en anglais quand tu téléphones dans une industrie, une compagnie ou un commerce au Québec. 

Le respect veut que la première langue de communication utilisée au Québec soit le français.  Aucun ouvrier ne devrait être soumis à l’anglais sans obtenir une compensation. 

J’ai dénoncé et obtenu un arrangement hors-cour d’une maison internationale de sondage pour congédiement illégal parce qu’on prétendait que j’avais un accent français quand je parlais anglais.

Il ne suffit même plus de pouvoir parler anglais, mais il faut le parler comme les anglais, sans accent. C’est ce qui arrive quand les États-Unis et leurs multinationales s’installent chez-nous. 

Il est impératif si l’on veut que le Québec demeure français qu’au moins le français soit la langue de travail et que les immigrants communiquent en français peu de temps après leur arrivée. 

Les écoles chez les immigrants doivent être strictement françaises : selon les normes fixées par la loi. 

Aucune subvention ne devrait être versée pour des écoles privées.

23 Novembre 2007

Immigrant fanatique.       

Quand un immigrant me dit en anglais (j’étais allé chercher un billet d’avion pour permettre à un membres de ma famille musulmane d’aller mourir au Bangladesh) que tous les séparatistes du Québec devraient être en prison,  je ne pus faire autrement que lui rétorquer que le Québec est français et que s’il ne veut pas l’apprendre, la 401 l’attend, car le Canada est un pays anglais, même s’il se prétend bilingue. 

Le raciste, c’est lui.  Ce n’est pas en se laissant humilier que l’on fait preuve de tolérance.

The Pas T

janvier 11, 2022

The Pas T.

La mémoire affective est souvent surprenante, tout comme la vie.

La mienne a toujours été le produit du hasard, une espèce d’enchaînement imprévisible dû à la rencontre d’êtres extraordinaires.

Avoir connu grand Gabriel m’a permis de me sortir de la vie misérable de celui qui manque d’instruction.  Après quatre ans d’université, j’avais enfin les diplômes pour enseigner.    

Quand tu laisses tes études, les dettes ne se règlent pas comme par magie, il faut trouver un emploi et le plus payant est le meilleur. Surtout que j’avais un fils adoptif. 

À ma grande surprise, j’ai été embauché par une commission scolaire du Manitoba dans une ville située tellement dans le Nord que nous devions nous y rendre en avion.

J’avais des classes au primaire et au secondaire à qui je devais apprendre le français.

Le début de l’année ne fut pas facile. Je m’entêtais à respecter le principe que l’enseignant doit seulement parler la langue enseignée qu’on le comprenne ou pas.

Dès le premier bulletin, je devais éteindre une rébellion autant chez les parents que les élèves. Je devais trouver une solution au plus vite où retourner à Montréal.

J’ai changé ma politique. Au lieu de demander aux classes de s’adapter à moi, j’ai trouvé des moyens de m’adapter à eux.

L’enseignement est quatre-vingt pour cent d’amour et vingt pourcent de plaisir. Les résultats sont les efforts mis par les élèves.

J’ai inventé des jeux en français et mes classes sont devenues des parties de plaisir.

Je me suis même mis à chanter des chansons à répondre alors que je ferais fausser toute chorale qui aurait la stupidité de me laisser chanter avec elle.

Nous avons même créé une émission musicale  en français  pour la radio locale, grâce aux cassettes de musique apportées pour écouter durant cet exil.

Nous avons passé plus d’heures à essayer d’annoncer sans rire la chanson «  Le phoque en Alaska » que les 35 autres minutes de l’émission. 

Pour les anglophones le mot «  fuck » est la pire saleté, mais devoir le dire semait les fous rires.

Si tout allait de mieux en mieux dans ma vie personnelle d’enseignant, il en était autrement de mon fils Rouhed qui me téléphonait pour me demander en pleurant de retourner à Montréal puisqu’il s’ennuyait de moi  et qu’il n’aimait pas l’autoritarisme de celui qui avait été choisi pour le garder pendant cette année absolument nécessaire pour garnir les provisions monétaires essentielles à la survie.

Je ne lui ai pas seulement promis de ne plus travailler en dehors de Montréal, j’ai pris la ferme décision de respecter cette promesse.

J’aimais tellement mes élèves que j’ai proposé d’organiser une tournée du Québec à la fin de l’année scolaire.

Un mois avant la fin de l’année scolaire, j’étais allé à l’hôtel avec mes confrères et consœurs. Habituellement, j’avais la sagesse de m’arrêter après la troisième bière,  la limite fatale entre être raisonnable ou me mettre à boire comme un trou et devenir follement désagréable.

Je suis reparti vers la maison à pied, en titubant, lorsque je fus presque renversé par une auto. Malheur!  C’était une voiture de la police. 

Il n’en fallait pas plus pour que ma rage d’ex-révolutionnaire me monte à la tête. Je me suis permis de dire aux policiers dans leur langue que « si  on les avait manqué en 1970,  maintenant, on saurait mieux leur chauffer le cul ».

C’était juste assez pour qu’il m’amène au poste et m’oblige de coucher en cellule pour la nuit. J’avais évidemment un autochtone comme compagnon de cellule.

À mon arrivée à l’école, je fus convoqué par le directeur qui m’exprima un premier avis pour mon mauvais comportement.  Je regrettais sincèrement cette nuit de stupidité.

Je crois toujours que la vie en dehors de l’école quand tu enseignes ne regarde personne. Tu n’es pas curé, tu es professeur.

Je ne sais pas quand et pourquoi ceux qui nous dirigent exigent que l’on se comporte comme des images.  Ils  ont décidé qu’un  professeur c’est comme un curé et qu’il se doit, par conséquent,  donner l’exemple 24 heures sur 24 heures.

Mon péché fut vite pardonné car j’étais selon mon directeur un excellent professeur.

Malheureusement, ma rage révolutionnaire avait entraîné des soupçons et la police locale a décidé de pousser plus loin ses investigations.

Même pas une semaine après, le directeur me convoqua à nouveau pour m’avertir que cette fois il ne pourrait pas m’aider, car l’information avait été donnée directement à la Commission scolaire.

Environ 20 ans plus tôt, j’avais fait de la prison pour des délits d’ordre sexuel. C’était inévitable. La Commission scolaire tint une assemblée spéciale pour  décider de mon sort.

Il fut statué que j’étais congédié immédiatement, sans remettre les pieds en classe, mais la direction de l’école obtint que je reste en poste le temps que l’on me trouve un remplaçant, soit une journée ou deux.

Comment annoncer ça à mes élèves qui haïssait déjà Rouhed puisque je leur avais déjà dit que je ne reviendrais pas enseigner l’année suivante parce qu’il s’ennuyait trop. Comment continuer le projet de voyage, si je quittais la ville?

Le directeur, lui me faisait absolument confiance. Il se demandait quel sortilège faisait en sorte qu’ils perdent tous ceux qu’il considérait comme de bons professeurs de français.

On s’est entendu que le groupe se rendrait quand même en autobus à Montréal et que de là, sans que personne ne le sache, je me joindrais au groupe pour faire le tour du Québec. Je coucherais simplement dans la chambre du chauffeur qui serait au courant de la situation pour s’assurer que rien d’incorrect ne se produise.

Le sommet a été atteint quand après plusieurs heures d’attente à la Ronde mes élèves ont vu les feux d’artifice internationaux. C’était quelque chose à côté du pétard annuel qui marquait les fêtes qui se déroulaient à The Pas.

Au dernier souper, Rouhed était invité. C’était beau à voir.

Avant de partir, alors que quelques-uns ne pouvaient  plus retenir leurs larmes, ils m’ont remis un chandail et un pantalon.

Après, on se demandera pourquoi j’ai réussi pendant 15 ans à retenir mon amourajoie sur les heures de travail et ainsi respecter ce que m’avait appris grand Gabriel :     « Never on the job. »

Les imbéciles de la morale pourraient accuser un dinosaure d’avoir écrasé une fleur.  Les tam-tams du mal ne s’allument que dans la tête des adultes. Le plaisir est le pire ennemi du salut. Il faut souffrir le martyr pour devenir un saint.

Plus fou que ça, c’est impossible. Pas tout à fait, c’est pire de croire que les jeunes sont asexués.  C’est ça, du délire carrément schizophrène.

Radioactif 256

janvier 11, 2022

Radioactif 256

22 Novembre 2007

Un homosexuel ? 

Puisque je vis différemment depuis environ 10 ans, me contentant encore une fois de seulement me masturber, et, ayant qu’à une seule occasion succombé à un amour qui n’a pas duré plus de trois semaines avec un Colombien de 27 ans, aie-je changé d’orientation sexuelle? 

Je me sens encore attiré par les garçons.  Était-ce la relance de l’offre d’un emploi en Colombie qui venait de m’être faite en prison qui m’ouvrit les bras de ce gars-là ?  Ce fut très court, car je me sentais, comme les féministes appellent ça, un objet sexuel point.  Un one way ! 

Les femmes, par contre,  ne peuvent pas endurer, même imaginer, qu’un homme puisse préférer un petit gars à une femme. 

22 Novembre 2007

Gauche/droite.

Aujourd’hui, on veut me bannir de la littérature parce que je me dis pédéraste.  Faites- vous une idée ! 

Si la loi du consentement à 14 ans n’est pas changée,  je devrai bientôt me demander si je ne suis pas tout simplement un homosexuel, attiré par des plus jeunes que lui. 

Selon les féministes enragées wokes (féminounes), l’orientation sexuelle est différente des comportements. 

Depuis trois ou cinq ans,  je vis avec une petite chienne, sans sexe, sans même y penser, évidemment. 

Serais-je devenu assez perturbé pour vivre d’une façon anormale, soit sans attrait pour les autres humains?  

Puisque  les féministes me courent sans cesse après pour me créer des problèmes, je me suis affectivement réservé à ma chienne pour ne plus avoir à subir leur obsession.  Avec ma chienne, je me contente de la bien nourrir, de l’amener prendre des marches et lui caresser la tête de temps en temps. 

Je ne serais pas surpris qu’il y en ait bientôt une pour faire une autre crise de jalousie et qu’elle prétende que je m’occupe trop bien de mon petit Pitou. 

Je ferais la même chose avec un petit humain, mais elles sont à la veille de faire descendre dieu lui-même, qui voit tout , de son gros nuage pour venir témoigner contre moi.   Il se rappelle de toute l’éternité alors que j’oublie même le nom de personnes que j’ai bien connues.  Ce n’est pas ça l’égalité?

22 Novembre 2007

Branchez-vous !


Nos moralistes des temps modernes ou certaines féministes réactionnaires ont bien de la misère à savoir où se brancher. 

Il y a quelques années, j’avais écrit une lettre dans un journal qui portait un nom de cri d’oiseau — Quick, Couac ou Couok — pour dénoncer la censure sur internet. 

Une dame prit la peine, pour resituer mon point de vue, de publier un grand article pour me traiter de pédophile à partir de mon roman Laissez venir à moi les petits gars, publié à Parti pris. 

J’eus beau essayer de préciser que je ne suis pas pédophile (qui aimes les enfants de moins de 10 ans) mais bel et bien pédéraste ( un homme qui aime les petits gars de plus de 10 ans jusqu’à 18 ans) , comme jadis Platon, en Grèce Antique.  Fait-on un procès du poète Ovide ?  Pas du tout, on l’a mis à l’index et il fut tout simplement oublié comme on voudrait que ça m’arrive. 

J’en ai conclu que l’égalité homme-femme se termine avec et  quand la femme a parlé.  Comme dieu. Au fait était-il un homme ou une femme ?  Faut être humain pour être assez débile pour se le demander.  

23 Novembre 2007

Mémoire accommodements.    

Il est plus qu’urgent que l’Assemblée nationale accepte à l’unanimité le rapport Allaire bonifié, en y ajoutant le pouvoir de désaveu, la justice, le respect des juridictions, par exemple.  C’est un minimum vital pour le Québec. 

Si on ne peut pas faire accepter ce minimum à l’intérieur du Canada (le Canada l’a déjà refusé) il faut absolument entreprendre la marche pour un Québec libre, un pays indépendant. 

Personnellement,  je me suis permis d’écrire un brouillon de ce que devrait être notre Constitution.  C’est mon dernier effort.  En démocratie, l’opinion des autres compte aussi.  J’ai dit à peu près tout ce que j’avais à dire, aux autres de décider s’ils sont d’accord ou non. 

Radioactif 255

janvier 10, 2022

Radioactif 255

22 Novembre 2007

La retraite.   

C’est fait : ma démission au travail a été remise pour passer à ma retraite.  Que j’ai hésité. 

Le problème n’existerait pas si nos gouvernements étaient moins des voleurs légalisés.  Nos gouvernements sont au-dessus de la pègre et de la police, c’est ce que j’appelle la mafia légale, le législateur.  Il fait les lois pour s’assurer que tout paye en double et d’une façon ou d’une autre. 

Par exemple, l’Église s’est maintenue au pouvoir,  grâce aux péchés d’impureté.  Dans les sermons, les curés nous culpabilisaient et au confessionnal, ils nous pardonnaient, en apprenant en même temps tout qui se passait ou se « tramait » : l’intention était aussi un péché. 

Plus l’individu était coupable, plus son estime de soi diminuait , plus il se sentait coupable, plus il devait trouver des moyens pour se faire pardonner et réparer son mal aux yeux de ses congénères. 

L’ado a un problème, il est son pire juge, car il n’a pas encore compris le sens de sa sexualité. 

En inventant ce rite du péché/pardon, pour offrir l’absolution,  l’Église a su offrir des paniers pour toutes les bourses. Elle a appris à jouer du fouet et du ciel. 

La mafia légale tient elle aussi les coffres de ceux qui condamnent et pardonnent en même temps. Ça duré des siècles, ce qui veut dire qu’à la base, c’est un maudit bon racket. 

22 Novembre 2007

Le pot.          

C’est la même chose avec le pot. 

Si on le décriminalise, on devra s’occuper davantage des grosses drogues et ça risque de nuire au commerce international ( un autre pallier de mafia) qui est plus payant. 

La seule vraie question pour nous devrait être le rapport pot / cerveau : le pot est-il nocif pour le cerveau ou conduit-il nécessairement à la dépendance de drogues encore plus nocives? 

Si le pot avait été légalisé, il serait moins fort qu’il l’est aujourd’hui et fort probablement qu’il y aurait moins de problèmes de santé mentale chez les jeunes.  Ce sont des sujets de recherches absolument fascinants, car ils permettront d’axer le développement de la vie émotive de l’homme. 

C’est intéressant de voir que la musique, les drogues, le sexe activent la même partie du cerveau et procure une jouissance

Tout a évolué sur le plan technique, mais l’homme est émotivement demeuré à l’âge des cavernes alors que la violence est la meilleure arme.  Par exemple, l’expérience de dieu est jusqu’à aujourd’hui une expérience de la douleur et de la peur.  Avec le christianisme, on est passé à un Dieu d’amour. Il me plaît beaucoup, car il repose sur la beauté et l’amour. Si Dieu était humain, il serait sans doute un pédéraste.

Qu’en sera-t-il quand ce sera l’ère de la contemplation et du plaisir ou de la jouissance? 

Beau sujet de réflexion pour retraité en dehors du meilleur des mondes de Huxley…  

22 Novembre 2007

Décriminaliser le sexe.    

On ne décriminalisera jamais le sexe ou la drogue parce que si on permet à l’individu d’être le seul maître de son corps et de son esprit, le système va trop perdre d’argent. 

La décriminalisation ferait  perdre non seulement le contrôle des prix, mais aussi celui sur l’offre ou la demande. 

Il faut vraiment être vicieuse pour qu’une policière joue à la prostituée pour épingler ceux qui se payent du bon temps.  C’est qu’il faut de bonnes statistiques, prouver son taux de réussite contre le crime pour justifier que le gouvernement engouffre encore plus d’argent dans la répression. 

S’attaquer à la liberté sexuelle des gens, ça permet de faire croire que l’on est très efficace, tout en prenant le minimum de risques. 

Le sexe n’est généralement pas un sport violent et dangereux.  Il ne faut vraiment plus avoir de morale pour accepter ce genre de situation. 

Je me suis laissé dire que bien des prostituées sont victimes de malades qui se servent d’elles pour réaliser leur fantasme.  Une belle hypocrisie ! 

Quant à moi, une prostituée est un être humain de même valeur que Stephen Harper, même s’il ne remplit pas la même fonction, du moins de façon différente et à un autre niveau.  Elles ne nous fourrent pas de la même façon. 

22 Novembre 2007

Les institutions.    

Les institutions sont là non seulement pour unir les gens, mais surtout pour les contrôler.  Ainsi, on peut exiger un comportement identique à tous ceux qui font partie de la même institution.  C’est plus facile de contrôler le groupe que d’y voir d’une façon individuelle. 

On les retrouve dans des mouvements comme les religions, puis, dans ce que l’on affiche comme professionnel et finalement, dans les syndicats.  Le but de toutes ces institutions est d’avoir le plus de membres à contrôler pour avoir un maximum de cotisations. 

Pendant 15 ans, j’ai payé des cotisations syndicales, mais quand est venu le temps de me défendre et faire valoir que ce que je faisais dans ma vie privée n’avait rien à voir avec mon métier d’enseignant, là, on s’est mis à inventer des raisons pour ne rien faire. 

Bien évident, en enseignement,  la majorité des profs sont des femmes et les femmes sont plus faciles à manipuler quant aux scrupules. 

Le syndicat, pour moi,  ce ne fut rien d’autre que de payer pour un service que l’on ne m’a jamais donné.  Les meilleurs profs sont ceux qui adorent les jeunes. Ce fut mon cas, même si je ne me croyais pas supérieur aux autres.  Je faisais de mon mieux. 

9 janvier 2021

À 78 ans, on se sent pas mal inutile. Être bénévole me manque beaucoup. Il me semble que j’aurais autre chose à faire que d’écrire des textes rarement lus et faire plaisir à un groupe de vieux asiatiques ou à me rincer l’œil.

Radioactif 254

janvier 9, 2022

Radioactif 254

21 Novembre 2007

Mgr Ouellet.

Le cardinal de Québec tombe sur ses genoux et nous demande pardon pour ce que l’Église a fait au Québec : un viol de conscience qui a duré des siècles où l’Évangile s’est mise à parler de cul alors que le Christ en dit pas un mot.  Sauf quand il dit à Marie Madeleine qu’elle est sauvée parce qu’elle a su aimer.

Le pire ce n’est pas d’avoir joué aux fesses avec des petits gars (probablement consentants), mais d’avoir continué de maintenir que c’était péché mortel et d’essayer de se  racheter à coups de millions, ce qui a contribué à créer l’industrie du chantage. 

Malgré tout, Mgr Ouellet a raison.  Il faut pardonner à l’Église « allez et ne pêchez plus», reconnaissez le mal que votre misogynie a fait aux femmes, que votre intolérance a provoqué envers les homosexuels. 

Mais, surtout n’oubliez pas que Dieu pardonne qu’à ceux qui ne veulent vraiment pas recommencer. 

Je suis loin de croire que demain l’Église reviendra à l’essentiel de l’Évangile : aimer tous les humains, surtout ceux qui sont les plus démunis ainsi que les pécheurs.  Ce serait trop beau.  Un miracle, quoi ! 

L’Église ne voudra jamais reconnaître que le péché de la chair c’est une invention de tordus.

21 Novembre 2007

La pédérastie mise à nu.

C’est quand même invraisemblable que mon livre La pédérastie mise à nu soit décriée par des féministes réactionnaires que j’ai nommées féminounes pour respecter les vraies féministes alors que le fond de la réflexion porte sur le besoin de revaloriser  la sexualité chez les femmes pour permettre une vrai et authentique égalité entre hommes et  femmes. 

Comme dans mon mémoire à la Commission sur les accommodements culturels, j’affirme que toutes les religions sont misogynes et intolérantes.  

Je dis aussi qu’on prétend vouloir protéger les jeunes, mais que leur campagne de dénigrement de la sexualité est un des facteurs important de suicide chez les adolescents. 

Comment te croire pure quand à l’adolescence tu découvres des besoins sexuels encore insoupçonnés, mais surtout incompris, parce que la honte que l’on crée autour de la sexualité, fait de toi une bête qui est nourrie  par son ignorance et  la censure;  alors que ce que tu vies est tout à fait normal

La chasteté, elle, est une maladie car on confond spirituel et matériel.  Nos lois sexuelles sont souvent contre-nature ou du moins ignorante de la réalité sexuelle humaine.

Comment peut-on se croire d’une pureté absolue quand on est prêt à ce que des gens soient tués par la création d’une liste de pédophiles rendue publique. L’imbécile qui me harcèle en prétendant que je suis pédophile (je suis pédéraste) fait appel à l’existence de cette liste et d’une comunauté anti p.édophile existante. Mais, je pense qu’en me parlant de Richard Martineau, il tente de me mettre sur une mauvaise piste pour l’identifier. 

Faut vraiment être malade pour croire que la chasteté est plus importante que la vie. 

Un tel registre, s’il y a danger de violence,  peut au mieux appartenir à la police s’il est utilisé intelligemment.  Bravo au ministre de la Justice, même s’il est libéral, il  a eu l’intelligence de dire non merci. 

22 Novembre 2007

La famille/système.          

L’hétérosexualité n’existe pas sans la procréation.  Il a donc fallu concevoir toute la société en implantant la famille.  Elle devint le sens de la vie de la très grande majorité des humains, car un des plus grands objectifs individuels demeurent de se plaire à soi-même.  On naît seul et on meurt seul.   Mais, il est aussi fondamental de se reproduire pour continuer d’exister.

Pour manipuler la majorité, le système a dû maintenir un degré de pauvreté presqu’extrême de façon à concentrer les efforts des gens à maintenir un certain standard aux membres de la famille. 

Les hommes ont dû se concentrer sur cette tâche de pourvoyeur alors que les femmes se sont vues obligées de s’occuper des plus petits.  Chacun a concentré ses efforts sur cette vocation. 

En augmentant le coût de la vie, on ne force plus seulement l’homme à devoir travailler comme un fou de l’adolescence à la mort, mais la femme doit en faire autant.  Il faut deux salaires à la maison pour pouvoir survivre convenablement. 

Plus la société nous tient à la gorge, plus elle peut s’enrichir.  Avec la peur, elle entretient une industrie de la guerre pour avoir le même contrôle sur les états que sur les familles.  Plus elle nous fait peur, plus elle peut s’enrichir en assumant notre protection artificielle. 

C’est ainsi que l’on invente de nouveaux dangers : celui de la sexualité est encore celui qui pogne le plus et chez le plus grand nombre de gens, car tout le monde est sexué. 

Plus la protection touche de domaines,  plus elle rapporte,  car tout est taxé.  Dans cette perspective, l’individu n’est pas grand-chose.  C’est la masse qui est payante. 

Une forme de liberté et de conscience personnelle risque de déséquilibrer ce système d’exploitation systématique des individus.   Il ne faut pas éveiller les consciences.

22 Novembre 2007

Religion / judiciaire.         

Le système judiciaire tente de refaire le même coup que les religions en contrôlant la sexualité des individus.  Toute forme de prostitution en dehors du mariale est illégale.  L’État est maître de ton corps.  En l’interdisant,  la police peut ramasser des amendes et avoir un oeil très attentif sur tous ceux qui ont l’esprit trop large.  La prostitution est une forme d’infidélité pour hétéros… l’herbe dans le champ du voisin.   Elle rend légitime le regard du couple qui veut se protéger.    Par contre, ceux et celles qui veulent vivre de prostitution peuvent seulement tomber au main de la pègre ou de proxénètes (c’est la même chose), car seule, elle aura non seulement à se protéger de la pègre, mais aussi de la police.  La raison est simple : les revenus doivent être perçus par l’état qui les distribuera dans les bonnes poches… L’état est le législateur.  Il définit la route que doivent emprunter les revenus pour être bien acceptables socialement.  Le marché du travail ou le travail au noir.  Comme dans l’Église, il n’y a que les voies du bien ou du mal, mais elles aboutissent toutes les deux dans un même portefeuille.  Plus les gens sont fanatiques, plus c’est payant.  Pas question, par exemple, de protéger les prostituées.  C’est une dépense que la morale rendra inutile aux yeux de la majorité d’où faut-il défavoriser le sexe en dehors des normes.  Ainsi , le sexe demeure un des plus beaux rackets que la société a inventé pour se faire de plus en plus de profits.  Il ne faut pas croire que le mariage vient y changer quelque chose, ce n’est qu’une licence comme toutes les autres.  Elle te permet de coucher avec celle de ton choix.  À vrai dire, sans l’amour, le sexe et un commerce qui se maintient par l’esclavage du désir.  Plus il est alléchant, plus il est difficile, plus on est prêt à consentir d’efforts pour l’avoir.   La liberté est une valeur ajoutée. 

Radioactif 253

janvier 8, 2022

Radioactif 253

20 Novembre 2007

Luxe de millionnaire.       

Sans amour, la pédérastie est un luxe de millionnaire. 

Presque tout repose sur la séduction et surtout sur la générosité de l’adulte.  On essaie de faire croire que les jeunes ne «bavassent» pas parce qu’ils ont peur. 

La vérité est souvent toute autre : un pédéraste est pour un jeune le meilleur compte en banque et une source intarissable sur le plan sentimental, à moins de croire que se faire caresser, masturber ou sucer va te faire très mal; à moins de croire que les pédérastes sont tous des monstres très dangereux. 

Si ta peur est plus forte que tes désirs, tu ne chercheras même pas à y penser (et vice-versa).  Par contre, certains s’y risqueront sachant très bien d’instinct que d’en parler, c’est se priver de cette manne économique ou affective, en
échange d’un peu de la sienne.

Si on n’arrive pas à maintenir l’idée que c’est péché ou interdit, même s’il n’y a rien d’intelligent pour le justifier, la société risque de voir que ce sont des choses qui peuvent intéresser des gens bien plus jeunes que l’on s’imaginait. 

La peur des prédateurs pour des enfants de moins de dix ans est une précaution qui se doit d’exister, mais qui ne peut être justifiée lorsque le jeune est plus vieux. 

D’ailleurs, à un certain âge, les parents sont loin de toujours savoir ce qui se passe. Tant que le jeune n’est pas traumatisé, en étant forcé, la société n’a rien à voir dans ces rapports.   Le jeune doit apprendre à être autonome et savoir ce qu’il aime ou qu’il n’aime pas.  Ils doivent se créer une morale personnelle, une conscience qui les respecte et les grandit. 

C’est une relation humaine: elle peut être très bonne ou très mauvaise.

21 Novembre 2007

Droit de la personne 1.   

J’ai fait parvenir une réponse à Commission des droits de la personne qui refuse de reconnaître la discrimination à mon égard par l’Association des auteures (rs) des Cantons de l’Est :

Je vais en appel de votre décision, car vous ne semblez pas comprendre la différence profonde qui existe entre pédérastie et pédophilie, différence que j’explique à maintes reprises dans mon livre La pédérastie mise à nu  que jevous ai fait parvenir.  Votre définition est religieuse et non réaliste.

Je ferai parvenir ce texte au plus de gens possibles, car je suis écœuré de me battre seul contre une institution qui a tous les pouvoirs.  Si c’est un cas personnel, comme on le prétend pour garder le silence, j’en prends acte et j’abandonne cette lutte. 

Que je sois pédéraste ou pas  j’aimerais que l’on m’explique comment et pourquoi je pourrai être un auteur à l’index au Québec,  même si j’ai publié plusieurs livres où  je n’en parle même pas. 

Je continuerai sur ce blog (carnet) à raconter ma vie, pour ceux que ça peut divertir, mais quand je prendrai ma retraite je passerai à autre chose. 

Quand les gens trouveront plus important de sauver la vie de leurs jeunes plutôt que leur virginité psychotique, on redécouvrira mes écrits. 

Il fut inclus dans la Charte des droits, la discrimination d’âge, mais ça n’a jamais été respecté.  Même si la loi avait établi l’âge de consentement à 14 ans, on a inventé toutes sortes de nouvelles lois pour contourner cette loi et revenir au 18 ans qui existait auparavant. 

On se sert aussi de faux-fuyants, comme vous l’avez fait dans votre réponse, en essayant de faire accepter que la pédérastie soit un simple comportement sexuel alors qu’elle est vue depuis la Grèce Antique comme une orientation sexuelle. 

Ce n’est pas parce que des féministes veulent nier ce qui se passait en Grèce antique que c’est fidèle à la vérité. 

Ce manque de connaissances (littéraires, historiques et psychanalytiques ) permet d’entretenir le même vent de paranoïa et de censure que l’Église a maintenu pendant des siècles sur le Québec

Ces croisades d’extrême droite et de gauche minent l’estime de soi de bien des jeunes ce qui les conduit souvent au suicide.  Il est étonnant que l’État du Québec souscrive à ces campagnes d’ignorance et de mensonges, d’autant plus qu’il dépense des milliers de dollars pour faire croire aux jeunes qu’il ont le droit de leur orientation sexuelle, qui soit dit en passant ne se choisit pas et ne change pas en cours de route.

Je vous fais parvenir une nouvelle lettre de l’Association des Auteures(rs) des Cantons de l’Est. 

Je ne vois pas en quoi mes  « comportements sexuels » permettent de revenir à la censure d’antan, surtout si on m’accuse d’être ce que je ne suis pas.  Pourquoi n’aurais-je pas le droit d’être écrivain au Québec ?  Parce que je ne crois pas dans votre morale sexuelle ?  C’est en soi une discrimination. 

Comme vous le savez, l’orientation sexuelle qualifie l’attrait, le choix quant à ses partenaires dans une relation sexuelle.  Ne pas faire de nuance entre la pédophilie et la pédérastie prouve hors de tout doute que vous ne savez pas de quoi vous parlez. 

Serait-ce que nous sommes à l’aube d’une dictature de féminounes (féministes wokes)? 

Est-ce démocratique, de faire entendre qu’un côté de la médaille ?

J’ajouterais que des études américaines ont démontré qu’à cinq ans, il est déjà possible par la pupille des yeux de prédire très exactement si un enfant sera gai ou hétéro.  Commencera-t-on à tuer les enfants, comme ça se pratique déjà contre les filles dans certains pays, mais cette fois parce qu’ils sont gais ?   

Pourquoi mes rapports avec un petit gars peuvent-ils m’empêcher d’être écrivain?  Parce qu’il y a une bande de fascistes qui entretiennent la peur face à mes écrits. 

Je suis pour une sexualité consciente, sans peur, sans violence, sans domination. Pas assez payant pour la pègre et la police. 

Une personne vient de m’indiquer qu’il est impossible de me retrouver dans la liste des auteurs du Québec, même si j’ai publié plus de 20 livres.  Je croyais que je n’existais pas parce que je n’avais pas de talent.  Mais,  je me demande aussi pourquoi j’ai toujours énormément de succès quand je participe à soirée de poésie, par exemple.  C’est simple : j’aime les petits gars et on m’a mis sur une « black liste » comme dans le temps où on avait des livres à l’index : Simoneau est un auteur maudit à l’index. Il ne faut plus lui laisser de droit de parole, certains pourraient se mettre à réfléchir. 

On m’a aussi dit qu’il est impossible de sortir un de mes livres de la bibliothèque nationale.   Me lire serait comme entrer directement en contact avec le diable.  Je pense que le général Dallaire pourrait assez rapidement  faire comprendre que la lutte à la pédérastie est une lutte bourgeoise très insignifiante quand on songe à ce qui se passe en Afrique où des milliers de jeunes meurent tous les jours pour enrichir la mafia internationale de la guerre, du pétrole et des minerais pour laquelle ces mêmes âmes pures votent pour les maintenir au pouvoir . 

Je ne suis pas publié parce que les maisons d’édition sont concentrées entre les mains de quelques éditeurs qui n’existent que pour faire de l’argent.  Plus c’est vide et neutre, en plus, ça excite l’esprit de voyeurisme, hétéro et hypocrite, plus c’est commercial, plus c’est ce qu’il cherche à vendre. Des fabricants d’inconscience collective.   

Comme je l’écrivais dans un livre d’humour en 1968, l’Homo-vicièr, tout est commerce.  Je me ruine à essayer de publier, est-ce vraiment utile ?   

07-01-2022

Si j’étais vraiment intelligent j’aurais décroché à cette époque.

Radioactif 252

janvier 7, 2022

Radioactif 252

19 Novembre 2007

Mon orientation sexuelle.          

De quelle orientation sexuelle suis-je?  J’ai couché avec des femmes et nous nous sommes rendus à l’orgasme, malheureusement, je n’ai jamais eu d’enfant de mon propre sang.  J’ai quand même demeuré avec certaines ou joué le rôle de l’amant.  Je suis donc hétéro

Mais, j’ai aussi couché avec des hommes et consumer le plaisir.  Nous avons même été amants.  Je suis donc homosexuel

Mais, j’ai aussi connu des petits gars avec qui j’ai atteint le summum de la jouissance.  Ces garçons ont été comblés par mon expertise et de mon expérience.  Je suis donc pédéraste

Mais si je suis tout ça en même temps, que suis-je réellement?  

Une fausse boussole? 

Certains aujourd’hui diraient avec fierté que je suis un libre penseur essayiste alors que d’autres me proclameraient volontiers un maudit cochon. 

Malheureusement, je ne suis pas bourgeois et je dois me contenter de mon plaisir comme seul bénéfice de ces expériences.  C’est possiblement la valeur de l’authenticité qui fait la différence entre en avoir honte ou garnir sa mémoire de superbes moments en attendant de crever.


20 Novembre 2007

Contradictions du système.      

Le vrai problème, c’est qu’en interdisant la pédérastie, on envoie le message que la sexualité, dans certaines de ces expressions, est encore mal, mauvaise et dangereuse.
 

On dépense des millions pour enseigner aux jeunes de ne pas accepter de discrimination quant à son orientation sexuelle, qu’on a le droit d’être gai, mais seulement entre jeunes.  Quand il y a un adulte c’est devenu vicieux, comme nous l’enseignait notre bonne mère l’Église.  Depuis on sait ce que veut dire Tartuffe.

On se sert de la télévision et des procès pour lieu de grands sermons et pour maintenir la peur.  On joue autant que possible avec les sentiments, sachant qu’il est plus facile de condamner que d’essayer de comprendre. 

On procède toujours en se servant du terme  » victime » pour parler des jeunes,

même s’ils participaient avec joie à une partouze, de façon à faire croire que les jeunes n’aimaient pas ça. 

Pourtant, la dénonciation vient très rarement de ces jeunes, mais d’une tierce personne qui ne se même pas de ses affaires.

« Les victimes »  le feront vite quand il y aura une enquête policière pour ne pas passer pour des pareils. Si le jeune a consenti, on brime son droit à la vie privée, mais ce n’est pas grave les jeunes, dans la réalité, n’ont aucun droit sur leur vie personnelle.

De quel droit la société peut-elle déterminer entre quel âge et à quel âge un jeune individu a le droit de choisir son partenaire?  S’il est libre, consentant, non dominé, ça ne regarde que lui.  C’est son droit le plus strict, même garanti par la constitution : aucune discrimination d’âge.

On sait qu’aucun jeune n’osera jamais faire valoir ses droits, donc, on lui enlève  pour le protéger et en faire un robot.

20 Novembre 2007

Suicides.

Si bien des jeunes se suicidaient quand ils prenaient connaissance de leur orientation sexuelle, c’est qu’ils arrivaient encore à identifier leur réalité au mal ou à la honte. 

On oublie aussi que de plus en plus de pédophiles ou de pédérastes se suicident parce que leur vie est un enfer.  La société ne les pleurera pas. On dira simplement : un hostie de cochon de moins, oubliant la dignité de tout individu. 

Mon ami s’est suicidé quand il a été accusé de pédophilie. Il ne voulait pas nuire aux autres membres de son cirque et ainsi priver des jeunes d’instruction et de nourriture ce que fournissait le cirque aux itinérants sans le sou et nourriture; mais un zélé, peut-être un jaloux, a fait un  signalement à la police.

 Je me sens responsable puisque je suis celui qui lui a dit d’aller dans l’enseignement  parce qu’il avait tout pour faire un bon professeur. Ce qui a été reconnu dans la première institution où il a travaillé.

Il était venu me demander conseil après que j’eus publié « Laissez venir à moi les petits gars ». Il a écrit « Je veux que mon suicide soit vu comme un assassinat. Je suis parfaitement d’accord avec cet énoncé. Il a été tué par une justice aveugle et stupide qui condamne tous les gestes sexuels, même ceux qui ne procurent que du plaisir.

La vie est-elle plus importante que la chasteté ?  Si on ne faisait pas croire que le jeune est automatiquement molesté, on ne pourrait pas justifier un tel état de répression digne de l’Inquisition ou de la Gestapo.  Et, sans cette peur, il serait impossible de remplir les coffres de  » la sécurité « . 

Pour arriver à faire croire qu’un individu qui se fait aimer en donnant des cadeaux est aussi pire que celui qui organise des guerres ou qui se sert des enfants comme soldats, il faut que tu es poussé ton catéchise ou ton enseignement religieux jusqu’au fanatisme. 

Il est plus facile de faire haïr un individu que de risquer que ce goût de liberté se répande et qu’on se rende compte que la sexualité dans son sens génital, sans procréation, c’est beaucoup moins important qu’on le prétend. 

Il faut lire Willem Reich qui, dans ses essais, démontre le rôle de la culpabilité et de la honte dans l’acceptation totale des normes de la société.  On ne donne pas le droit à la liberté parce qu’on a peur de ce qu’on en ferait.

Pourtant, la violence tuera notre planète, bien avant que pourrait le faire la sexualité.    

20 Novembre 2007

Jeunes intéressés.        

On oublie que dans la réalité, certains jeunes sont non seulement intéressés, mais qu’ils aiment ça. 

Ça les intéresse parce qu’ils sont attirés par des gens du même sexe ou des gens qui payent bien.  Un hétéro croit qu’aucune autre orientation sexuelle ne peut être justifiée en dehors de sa propre orientation, car l’orientation sexuelle définit le cadre de tes intérêts, de ta personnalité, de ta conscience et de ton estime de soi. 

C’est aussi ce qui ressort du discours des jeunes qui se livrent à la prostitution.  Ils oublient que tu ne peux pas être heureux si tu n’es pas en accord avec ce que tu es le plus profondément.  Tu ne deviendras jamais gai ou pédéraste si tu ne l’es pas dès ta tendre enfance. 

Si la pédérastie n’était pas un amour très profond, parfois même un peu trop, ce serait du masochisme pur.  Non seulement c’est un plaisir (si on parle de jouer aux fesses, comme disent les jeunes) de très courte durée, mais tu dois pour cela vivre en hypocrite toute ta vie, risquant à tous moments que le système s’en serve pour te caser à jamais. 

Donc, il faut que ce soit plus qu’un contact physique qui explique cet amour, pour ne pas dire cet esclavage et la haine publique sociale qui est tout aussi automatique.

Le pédéraste est la cible parfaite de toutes les formes de chantage. Il est absolument seul. Personne ne criera à l’injustice, car, il passerait pour un pareil.

Radioactif 251

janvier 6, 2022

Radioactif 251

18 Novembre 2007

Présentenciel.       

La malhonnêteté intellectuelle existe même dans notre système judiciaire. 

Quand j’ai été évalué pour mon présententiel en 1996, la madame m’a à peine parlé cinq minutes. Et, elle m’a jugé à partir de l’Homo-vicièr.

Or, en m’accusant de tenir des propos trop scatologiques (grossiers où il est question d’excréments), elle prouve qu’elle ne l’a même pas regardé. Il n’y a même pas un mot sur ce sujet dans l’Homo-vicièr

Elle semblait plutôt parler d’un livre de mon ami Jean Ferguson.  Un livre comique sur les pets. 

Chaque individu est unique. Nous embarquer dans des moules, c’est un travail de lâche.  C’est pourtant ce qu’elle a fait. (Sur Google, il y a un sexologue qui fait la même chose, en 2016) en disant que j’utilise le langage des pédophiles. Il a fait de l’université et il ne sait même pas la différence entre un pédéraste et un pédophile. Petit quotient intellectuel.

Je sais par expérience que je suis capable d’avoir de vrais amis et être assez gentil pour que l’on aime ma compagnie; mais dès que l’on apprend que j’aime les petits gars, on m’écarte, je deviens comme la peste. On me fuit et pourtant je n’ai rien changé dans mon comportement.  

Mais, l’opinion publique donne peur. Qu’est-ce que les autres vont penser si je parle avec un pédéraste?

18 Novembre 2007

Archives gaies.     

Je vieillis.  Aujourd’hui, je m’en vais à l’inauguration des Archives gaies du Québec, à Montréal.  Je leur ai donné tout ce que j’ai écrit dans les années 1970.  C’est monumental. 

Pour un écrivain aussi bon rien que moi, que l’AAACE  et l’UNEQ veulent me mettre à la porte, ce n’est pas trop pire.  Vive la liberté d’expression.

J’ai aussi remis les archives de la Thérèsa.  Elles sont à Sherbrooke, aux archives nationales du Québec,à Sherbrooke. 

On ne peut pas y mettre tous mes textes, car on manquerait d’espace, surtout depuis que Jean Charest est premier ministre. Y prend bien de la place ce gars-là.  Je gage qu’on ne l’accusera jamais lui. Il a créé la police qui enquête sur lui.


19 Novembre 2007

Lettre à la ministre 1.       

J’ai fait parvenir ce dossier à la ministre de la Culture et de la Condition féminine:

Attendu que l’AAACE est un regroupement d’écrivains et non un organisme religieux ,         

Attendu que l’éthique n’a rien à voir avec la morale ,

Attendu que La pédérastie mise à nu est un essai et que le propre d’un essai est de faire valoir des arguments pour ou contre un sujet donné, même tabou et qu’en aucun temps j’attaque une personne en particulier ,         

Attendu que la censure qui a dominé et violé notre enfance devrait être disparue depuis longtemps, il n’y a rien d’anti-professionnel à aborder la pédérastie en 2007,

Attendu que la pédérastie est une orientation sexuelle depuis qu’elle existe en Grèce antique                    

Attendu que la pédérastie n’a rien à voir avec la pédophilie

Attendu que dans La pédérastie mise à nu j’établis clairement les nuances que j’y apporte,

Attendu que je ne force personne à lire ou à adhérer à ce que j’écris

J’ai fait parvenir une copie de ma lettre à l’AAACE à ma ministre de la Culture et de la Condition féminine.

Attendu que j’ai publié plus de 20 livres et que j’ai déjà été accepté comme membre de l’UNEQ alors que certains livres que vous contestez étaient déjà publiés, donc, je ne vois pas pourquoi on pourrait justifier un tel changement. Qui êtes-vous pour décider si je suis un écrivain ?

Attendu que La pédérastie mise à nu s’adresse à un public adulte        

Attendu que mon orientation sexuelle ne regarde personne.

Je conteste votre décision et je la porte en appel devant le comité d’éthique. Je n’en ai jamais réentendu parler. Pourtant, La Charte des droits protège les individus contre leurs confrères affirmant que tu ne peux pas être exclu pour des différences d’opinions.

Radioactif 250

janvier 5, 2022

Radioactif 250

17 Novembre 2007

Différence d’âges.

J’ai toujours cru que la vérité a ses droits et j’ai toujours essayé de me tenir debout.  C’est pour ça que j’ai écrit La pédérastie mise à nu. Je veux vider le sujet pour passer à autre chose. 

Il y a des mensonges et des peurs perpétuelles, une hypocrisie vicieuse, dès qu’il est question de pédérastie. 

La pédérastie et la pédophilie sont deux choses totalement différentes non seulement à cause de la différence d’âge des jeunes concernés, mais parce que cette différence entraîne une perception spécifique à certains groupes d’âges. 

Pour Freud, les stades de développement de la sexualité sont: 0 à 5 ans : la découverte de soi ; de 5 à 10 ans : une période de latence c’est-à-dire une période où la sexualité n’a presque pas d’existence ou ne retient pas l’attention; de 10 à 16 ans : l’arrivée des hormones, le retour à la sexualisation, la découverte de l’autre, et, l’âge adulte. 

Ces stades ressemblent comme deux gouttes d’eau aux autres. À sept ans, l’âge de raison (le pouvoir de distinguer entre le bien et le mal);  à 12 ans, l’âge de la responsabilité (devenir responsable de ses gestes devant un tribunal)  à 14 ans, l’âge de consentement sexuel.  L’attrait des pédérastes se situe entre 10 et 16 ans et la pédophilie entre 0 et 10 ans

La pédérastie est strictement gaie alors que la pédophilie est plus commune chez les hétérosexuels

17 Novembre 2007

Différence de perception.          

La différence entre la pédérastie et la pédophilie existe principalement parce que les acteurs (les jeunes) n’ont absolument pas la même perception de la situation. 

L’enfant croit tout ce qu’il entend et se forge des rêves.  II agit en fonction de la réaction de ses parents. Il agit surtout par imitation. 

Chez l’enfant la sexualité en est une de curiosité comme les autres, car elle ne l’identifie pas. 

Par contre, vers 10 ans, le jeune commence à se percevoir comme un être unique.  Ses hormones le poussent à être plus curieux sur sa réalité et sa sexualité en fait partie. Sa conscience est toute autre et il veut savoir ce qu’il est et ce que sont les autres.  Il cherche à devenir autonome et à se réaliser, donc, de prendre conscience de ce qui lui plaît en dehors même du simple fait de la douleur et du plaisir. 

Plus il se sentira autonome, plus il sera fier de lui.  Son rapport avec les autres le définiront.  Il développe ses goûts et sa morale personnelle.  C’est pourquoi qu’à partir de cet âge, la société se doit de reconnaître ses droits individuels dont la sexualité ainsi que son droit à la vie privée.  Il se doit de pouvoir agir par lui-même et ça ne se développe pas en étant gardé dans un cocon, même s’il a encore besoin jusqu’à un certain point d’être protégé. 

On peut aussi dire que la vieillesse est un retour à l’enfance différent chez chacun, selon sa capacité d’autonomie, mais le besoin de protection est égal.  Cette fois les gens ont besoin d’être protégés contre les prédateurs financiers, une espèce encore plus dangereuse.

18 Novembre 2007

Les femmes.          

Une autre affirmation gratuite : la peur des femmes des pédérastes.  C’est parfois le cas, mais je parlerais plutôt de la haine des femmes parce que les pédérastes se sentent harceler par une certaine junte féminoune (féministe woke). 

Certains de mes amis seront fâchés de lire que je crois sincèrement que si les femmes n’existaient pas, il faudrait les inventer.  Si elles ne m’attirent pas particulièrement physiquement, elles ne me repoussent pas.  Au contraire, je pense que la perception féminine est un acquis social indispensable.

D’autre part, même si leur discours ou leurs intérêts sont parfois déconcertants (la mode, les «lofts story», par exemple) elles apportent une teinte de changement dans nos préoccupations et surtout dans leur façon de voir les choses. 

Les femmes, surtout les féministes,  sont très centrées sur les femmes.  Elles deviendront bientôt une majorité.  Et elles n’entendent pas se faire oublier.

Je ne peux pas endurer celles qui se lamentent sous prétexte qu’elles ne sont pas nos égales, strictement  pour aller chercher plus de pouvoir de sympathie et nous mettre en boîtes. 

Ce ne sont pas toutes les femmes.  Mon rapport avec elle est plutôt bon, probablement parce que j’ai deux sœurs que j’adore (Pauline et Henriette) et que mes compagnes furent toutes des féministes. 

On oublie que chaque individu est un cas d’espèce.  La sexualité est une expérience de vie et elle est d’autant plus importante qu’elle engendre notre personnalité.  Notre estime de soi repose sur elle.

Radioactif 249

janvier 4, 2022

Radioactif 249

17 Novembre 2007

Traumatisme.

Si dans un cas de pédophilie, un enfant peut être traumatisé, en ayant peur quant à ce qu’il voit ou ce qu’il ressent, un enfant battu ou sans cesse dévalué par ses proches, l’est encore plus. 

Par contre, à partir de 11-12 ans, le petit est beaucoup mieux armé pour faire face à ce qui pourrait le marquer, car il a plus de points de repères pour identifier ce qui est dangereux de ce qui ne l’est pas.  C’est donc pour ça que la très grande majorité des jeunes savent que les adultes mentent ou s’excitent pour rien quand il est question de prédateurs sexuels. 

De plus, aujourd’hui, les jeunes ont des moyens infinis pour dénoncer le moindre écart.  Qu’ils le sachent est plus important que la psychose des mères affolées par leur hantise de les voir perdre leur vertu. 

Malheureusement, les jeunes ont aussi appris que le chantage est un moyen payant.  Il suffit de te dire victime d’un abus sexuel pour devenir la vedette ou l’attention de l’heure.  Les médias sont les grands pourvoyeurs de l’hystérie qui entoure la sexualité. Elle est basée surtout sur la peur des femmes face à la sexualité.

On allume leur mécanisme de projection et ont les fait halluciner sur ce qui pourrait arriver à leurs petites (un autre elle) comme on fait jouer les jeunes aux jeux vidéo. 

Aussi, les enfants deviennent souvent de fausses victimes, l’arme ultime, dans les cas de divorce. C’est une accusation, une présomption très facile à servir. J’ai connu un père qui fut accusé, qui s’est suicidé avant que sa fillette avoue que c’était une histoire inventée.

J’ai cru qu’à partir de ce fait, je suis tout à fait justifié de parler du problème. Je suis le mieux placé parce que je n’ai rien à perdre. Sinon de perdre la possibilité d’être reconnu écrivain.  Est-ce vraiment important?

17 Novembre 2007

Ce qui se passe vraiment.         

Contrairement à ce que la société prétend, très, très souvent le jeune sera non seulement libre, mais très souvent il retournera voir ce que l’on appelle son prédateur pour jouir encore de la relation privilégiée qui s’est établi, souvent parce qu’il aime trouver enfin autant de liberté. 

C’est d’ailleurs un des points négatifs de la pédérastie.  Les jeunes comprennent très vite ce que signifie la relation et où elle peut les conduire.  C’est loin de faire mal quoiqu’en disent les détracteurs.

Les jeunes d’aujourd’hui sont moins niaiseux qu’on ne l’était.  Ils aiment pratiquement toujours ce qui se passe et ils sont tout à fait libres d’être là ou pas.  Que tu touches un zizi en luttant, c’est un attouchement illégal.  Pourtant quand on télévise les scènes de lutte aux olympiques, il arrive très souvent que les lutteurs se touchent et on n’en fait pas un drame.  C’est du moins l’expérience que j’en ai ou de laquelle j’ai été témoin. 

Dans son Journal noir, Jean Ferguson   raconte comment ça se passe et pourquoi il est faux de prétendre que c’est toujours l’adulte qui fait le premier pas.  Habituellement, c’est le cas, mais le jeune qui aime ce genre d’expériences saura le manifester assez clairement pour indiquer son consentement. 

La démarche est facile à reconnaître et pour l’un et pour l’autre.  La très grande majorité de ces relations sont des caresses, des masturbations, des fellations.  C’est généralement plutôt très agréable, même si c’est interdit.  C’est aussi très souvent à sens unique, c’est-à-dire le jeune qui reçoit le plaisir. 

Il peut y avoir des cas de sodomie, mais c’est, je crois, très exceptionnel parce que ce n’est pas le fun pour la majorité des gens.

17 Novembre 2007

Absence de violence.      

Je n’ai jamais connu en 55 ans (et plus), un seul pédéraste violent avec les jeunes.  Au contraire, ce sont des gens qui adorent les jeunes et qui plus souvent qu’autrement se font financièrement plumer par ces jeunes pour leur plaire. Les exceptions sont possibles, mais je n’en ai pas connues. 

Ils se fichent de l’argent parce que tout ce qui compte c’est de se sentir aimé et d’aimer, à la folie.  Je ne sais pas tout de leur vie, mais il me semble que s’il y en avait eu un violent, j’aurais fini par le savoir. 

Les pédérastes sont habituellement des gens d’une extrême sensibilité et la pédérastie est un besoin infini d’affection.  Les pédérastes ne se conforment pas à toutes les règles, ils doivent saisir le pourquoi.

Ce sont des adultes qui refusent la vie comme on nous force de la vivre : naissance- études – boulot – enfants- mort.  Les pédérastes n’acceptent pas cette vie qui tourne toujours autour du portefeuille parce que pour eux, l’essentiel c’est la beauté et l’amour.  Les valeurs sont tout à fait différentes. 

La pédérastie est une raison fondamentale de vivre pour eux.  Elle permet d’exprimer leur amour. Elle permet de le vivre en dehors de tous ces problèmes d’adultes : jalousie, exclusivité, remords.  Ils aiment vivre, rire, jouer, expérimenter le plus de choses possibles avec leurs serins.  Franchir les limites. 

Ils veulent revivre leur état d’enfant (l’innocence) grâce à ce que leur proposent les jeunes. 

Le vrai problème avec la pédérastie est la permanence et par conséquent, la responsabilité. 

Tu ne peux pas être en amour par-dessus la tête avec un jeune et le laisser tomber deux semaines après parce qu’il ne t’intéresse plus.  Tu dois apprendre toute la responsabilité que contient cette relation compliquée par les préjugés des relations entre un adulte et une personne moins âgée. 

Le problème avec la pédérastie, ce n’est pas elle en soi, mais toutes les intentions diaboliques qu’on lui prête par préjugés.  Chaque cas est un cas d’espèce.  Il peut y avoir des gens extraordinaires comme de beaux salauds.  C’est comme dans toutes les tranches de la société. 

Radioactif 248

janvier 3, 2022

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16 Novembre 2007

Bénévole refusé.  

Avant d’être prof, j’ai été bénévole pour accompagner un couple d’aveugles.  Le monsieur avait de la gangrène dans une jambe qui s’installa dans l’autre.  Je les adorais.  Nous étions devenus, moi et ce monsieur, très amis.   Il voulait que je l’amène au parc et prendre une bière avec moi. 

Quand il souffrait trop , il me disait jusqu’à quel point il voulait mourir pour cesser d’en endurer autant.    Moi, beau cave, j’essayais de lui faire croire que la vie est très belle, malgré la souffrance.  Si j’étais allé avec lui, en prenant sa bière avec ses médicaments, il aurait probablement fait la même crise cardiaque qui l’emporta. 

Évidemment, après ma condamnation, j’ai voulu répondre à un appel urgent d’aide : on voulait des bénévoles pour accompagner des adultes aveugles ou des malades dans le métro. 

On rejeta mon offre de bénévolat, sous prétexte que j’étais pédophile et qu’on ne voulait pas risquer qu’un jour je rencontre un jeune aveugle dans le besoin.  Quelle bande d’idiots ! 

Ce fut pareil avec une organisation pour venir en aide aux jeunes itinérants.  On préfère qu’ils se suicident à devoir prendre le risque d’une tentation sexuelle.   Mais, le responsable fut très clair : tu es sans doute une richesse pour ce genre de travail à cause de tout ce que tu as vécu, mais on ne peut pas prendre de chance car la police surveille ceux qui œuvrent pour nous. Et, selon nos bonnes consciences, le silence des pédérastes est la preuve de leur hypocrisie et de leur manipulation de l’esprit des jeunes. 

Que font-ils, eux, avec leur esprit tordu de conservatisme et la perversité de leurs jugements?

Tu ne peux même pas être bénévole ou enseigner aux adultes, car tu pourrais vivre sans remords. 

Au contraire, pour moi, ce fut la preuve que l’on agit en dictateur. On fait tout pour que le pédéraste se suicide ou devienne complètement fou à cause de ce rejet absolument débile, car, le sexe n’a pas l’importance que la société veut nous faire croire qu’il a chez les enfants. La peur des pédophiles c’est strictement une paranoïa d’adultes. Un geste sexuel n’est ni violent, ni souffrant, sauf qu’avec la morale on lui confère un statut de gravité pire que le vol, que de conduire en auto en état d’ébriété ou de commencer à se droguer.

Le problème réside dans le fait de lui attribuer un degré de danger qui n’est que phantasme adulte.

 Comme dans l’arrache cœur, de Boris Vian.  J’ai aussi hâte de lire Le syndrome de la mère poule. 

17 Novembre 2007

Authenticité.

Tu ne peux pas vivre authentique, si tu es pédéraste. 

Si tu n’en parles pas et qu’on l’apprenne, tu es un sale, un hypocrite, et j’en passe.  Tu ne peux plus travailler à des postes payants, car on s’arrange pour que l’on apprenne ta petite histoire. 

Au mieux, la télévision la diffuse comme si c’était une grande manchette, mais on ne parle pas des centaines de jeunes tués dans leurs guerres à la même époque.  Mourir ce n’est pas grave tant que tu es chaste.   Bande de malades. 

Tu ne peux pas t’aimer, car ça veut dire que tu ne le regrettes pas.  Tu dois t’haïr, avoir honte, faire des mea culpa publics. Te fouetter sur la place publique serait encore mieux, j’exagère à peine. 

Toutes les «gouines» veulent que ta photo soit sur tous les poteaux de téléphone afin que personne n’ose jamais plus te parler ; mais, si c’est toi qui en parle ouvertement, c’est que tu t’en sers pour trouver une petite victime. 

Ainsi, l’AAACE veut me radier de ses membres parce que je parle de ma pédérastie et que cela ne convient pas à leur éthique

Même la Commission des droits de la personne est d’accord : je ne suis pas brimé dans mon droit de parole contenu dans la Charte ou à mon droit à la vie privée.   

Si je pense le contraire je n’ai qu’à engager un avocat. C’est le rôle de la Commission des droits si tu es trop pauvre pour te payer ce service et elle refuse de le faire, le crime étant trop important. Or, les droits existent exactement pour empêcher ce genre de dictature sur les individus par la société.

Les lois sont toujours interprétées de la façon à ce que ça fasse leur affaire. 

Bientôt le Québec sera totalement castré.  Les hommes devront avoir honte d’avoir un pénis et d’ainsi désobéir à l’égalité obligatoire entre les hommes et les femmes. Égalité ou domination féministe ?

Radioactif 247

janvier 2, 2022

Radioactif 247

16 Novembre 2007

La dénonciation.   

Il y a deux éléments fondamentaux dans mon livre La pédérastie mise à nu

Il y a bien sûr la dénonciation de l’hystérie quasi maladive de tout ce qui entoure la sexualité, violente ou pas, dominatrice ou pas, au Québec. Il y a surtout la recherche à savoir pourquoi une relation sexuelle peut-être être mal?  Qu’est-ce qui justifie cette censure autour de tout ce qui touche la sexualité?

Comment peut-on concevoir que l’on puisse retourner jusqu’à 30 ans en arrière dans la vie d’un individu et le poursuivre jusqu’à sa mort , simplement pour avoir participé ou initié des jeux sexuels.

Très souvent les jeunes adorent participer à de telles expériences et vont parfois jusqu’à les initier eux-mêmes. 

Même si on sait que c’est vrai, on nie cette réalité parce que l’on ne sait pas comment la traiter.  La façon que l’on aborde le sujet fait, à mon avis, plus de mal que de bien, même en ce qui concerne la protection des jeunes. 

En croyant que le sexe est mal et puisque tous y participent un jour, les plus scrupuleux, vulnérables, se croient déjà des êtres inférieurs aux autres. Ils sont traumatisés par la honte d’avoir obéi à leur nature et leur curiosité alors que la négation du sexe dans l’établissement du bonheur individuel établie par les religieux est, elle, la contre-nature. Tout le monde a une vie sexuelle.

Dans la pédérastie, il y a au moins 98 ans de relations qui touchent l’affectif, l’amitié, l’amour et un petit deux pour cent où parfois il y a une relation sexuelle qui se résume à des caresses et masturbations, parfois des fellations. Pratiquement jamais de sodomie parce que c’est douloureux et que la haine et la peur de la merde est plus forte que la curiosité de savoir ce que ça fait. La société ne retient que ce deux pourcents pour condamner cette relation.

La pédérastie évolue à 100% sous forme de jeux. On oublie que selon Freud la curiosité, qui consiste souvent à se comparer à l’autre, est pratiquement toujours la base des jeux sexuels chez les mineurs.

Un peu de vérité dans l’évaluation de ce phénomène ne fera pas de tort.           
 

16 Novembre 2007

Motivation 1.          

La raison fondamentale pour écrire sur la pédérastie s’est modifiée au cours des ans. 

La première fois que j’en ai parlée reposait strictement sur la volonté de retrouver Daniel à qui j’ai dédié des poèmes dans « Hymne à l’amour, le vice et la révolte ».  Une petite histoire que je raconterai plus tard. 

À cette époque, même être homosexuel était considéré comme une maladie mentale et un crime abject. 

J’avais besoin de proclamer mon amour pour Daniel donc des petits gars comme un droit et je dénonçais le tas de lois souvent contradictoires inventées pour t’enfermer d’une façon ou d’une autre, que tu sois dangereux ou pas.  La grande bêtise est que l’on a fait un péché avec tout ce qui touche au sexe en dehors du mariage et inventer un vocabulaire de peur et de dégoût pour qualifier ces gestes de plaisir. Pour aller au ciel, il saut faire des sacrifices. Et, le racket est lancé.

La légalisation du sexe est une perte économique pour ceux qui dirigent,  car elle ne justifie plus d’investir des millions pour la domination de l’interdit alors que les cas sont proportionnellement rares. La seule chose intelligente dans ces lois est l’interdiction de la violence et imposer le consentement. Le reste n’est que du théâtre judiciaire, donc une branche économique de la société dominante.         
 
Évidemment, on essaya de faire croire que je me proclamais pédéraste seulement pour l’argent (j’ai toujours été bien pauvre) ou pour attirer les jeunes. Ce qui était vrai au début, mais qui se transforma en recherche de la vérité.  

Je n’étais pas le seul à se poser des questions sur le sort réservé à ceux qui avaient pris part à une expérience sexuelle en dehors des règles en place.

La Charte des droits s’en prenait aussi à la discrimination de l’âge et de l’orientation sexuelle : les jeunes ont-ils le droit d’avoir des rapports sexuels avec une personne adulte ?  Pourquoi la prostitution est-elle interdite, même entre adultes ?  Pourquoi défendre la polygamie ou la polyandrie, si les gens sont bien à l’intérieur de cette structure?  Le mariage est-il autre chose qu’une structure économique?  Qu’est-ce qu’une orientation sexuelle? 

Pourquoi la pédérastie n’est-elle par une forme d’orientation sexuelle, car elle existe chez l’individu de par sa constitution mentale depuis sa conception?

Le goût de la pédérastie ne peut pas s’acquérir avec l’âge et à la suite d’expériences. C’est ta réalité dès ta naissance. Et, le pire tu ne choisis pas ce qui t’attire. Ainsi, à cause de la haine des homosexuels, le pédéraste se trouve condamner à l’hypocrisie ou à la prison pour le reste de sa vie.

Tout dépend évidemment de ceux qui font les lois.  Pour quels motifs ? Pourquoi cette partie de la philosophie ne peut pas être questionnée au fur et à mesure que la science évolue? 

Est-il normal qu’afin de pouvoir te condamner la police puisse offrir au père de choisir : ou signer une dénonciation ou perdre la garde de son garçon?  C’est pourtant ce qui m’est arrivé. Qui veut vivre une vie à la merci des cancans pour le reste de sa vie?

La sainteté de notre système est une belle hypocrisie.

16 Novembre 2007

Motivations.2

Puis, on a commencé à dire que les jeunes pouvaient souffrir de séquelles à la suite d’une telle expérience, ce fut tout un questionnement sur le pourquoi de la pédérastie.

Pourquoi cela devrait-il être permis ou interdit?  Est-ce que les jeunes peuvent vraiment être perturbés ?  C’était aussi le temps de la lutte des femmes (les vraies féministes) pour le droit à l’avortement, le droit de choisir entre une carrière et la maternité

Pour la première fois, on disait que le sexe n’était pas qu’un geste de procréation dans le moule d’une famille monogame

À cette époque, les féministes ne songeaient pas à dominer les hommes comme aujourd’hui.  Cette réflexion m’a conduit à vouloir créer une éthique sexuelle pour les personnes qui vivent en dehors du mariage et plus spécifiquement pour les pédérastes. 

Si tu es pédéraste ou pédophile à vie comment faut-il se comporter pour ne pas briser la vie sociale et émotive des jeunes? 

J’ai commencé à faire une distinction très nette entre pédérastie et pédophilie et je me suis rendu compte que je suis fondamentalement contre la pédophilie.

D’autre part, je fus amené à me demander aussi ce qui détruit le plus un jeune : le fait de se faire masturber, sucer par un adulte ou un autre jeune ou l’ampleur démesurée qu’accorde la société à ces gestes qui ne sont peut-être pas automatiques dans la vie de tous les jeunes, mais qui sont tout à fait normaux dans l’évolution de la sexualité d’un individu. 

La vraie question est devenue : Qui a raison la psychanalyse ou les religions? 

Aujourd’hui, je me demande pourquoi dépense-t-on des millions pour maintenir la peur de la sexualité, tout en étant si permissif pour la violence ou les drogues?  Question d’argent? 

Les règles qui permettent de dépenser des millions chez les adeptes de la répression sont-elles un glissement en faveur du crime organisé international? 

Pendant qu’on chasse les prétendus prédateurs sexuels,  les gens ne sont pas portés à s’interroger sur la pertinence des guerres et la culture des drogues puisque ça ne les touche pas puisque les morts sont sur d’autres continents. 

Si vous n’avez pas peur des terroristes, pourquoi avoir peur des prédateurs sexuels, ils sont bien moins dangereux.  L’intolérance vis-à-vis la sexualité permet au système d’injecter des millions dans cette prétendue sécurité des jeunes.  Ainsi, tout le monde paye en croyant avoir raison de payer pour le bien de la jeunesse alors que l’économie s’enrichit. Il y a de plus en plus d’avocats et on multiplie les sortes d’infractions, c’est plus payant.

16 Novembre 2007

Motivations. 3

Ce fut le choix de retourner à l’école pour devenir professeur et aller chercher une maîtrise en français aux universités de Sherbrooke et de l’UQUAM.  Aussi, incroyable que cela puisse paraître,  j’ai suivi mes cours de français, à l’université McGill. 

L’enseignement tricotait encore plus serrée les règles personnelles qui devaient exister pour avoir la certitude qu’aucun jeune pourrait être perturbé en venant avec moi

Ce fut l’époque où j’ai appris de jouir des tentations et m’en débarrasser  le soir en me masturbant, tout en agitant mes phantasmes. Une vie de moine qui dura toute ma période d’enseignement, à quelques exceptions près en dehors de ma vie de prof. 

Finalement, j’ai écrit La pédérastie mise à nu  pour dénoncer la stupidité hystérique qui entoure les mots pédérastie et pédophilie.

Je déteste l’ignorance et la censure.  Je suis tellement désexualisé que ça ne représente plus comme avant le sacrifice de ma vie sexuelle juste pour avoir le droit de dire ce que je pense sans me mettre en danger. 

Aujourd’hui, je veux proclamer ma vérité pour changer la situation, même si cela touche moins de 2% de la population. 

Cette lutte contre la morale bourgeoise a été entreprise pour me débarrasser du sujet de la sexualité et enfin pouvoir recommencer à jaser politique. 

Par contre, cette réflexion m’a amené à remettre en question toute l’éthique sexuelle de notre civilisation et j’ai commencé à préconiser des solutions qui, à mon avis, protègent plus réellement les jeunes.  Je les ai écrites dans mon livre « De la pudeur à la paranoïa »

Mais, à cause de cette lutte, tout ce que j’écris depuis 40 ans risque de disparaître, car on commence à m’interdire le droit de parole un peu partout. 

Je ne suis pas une religion et on interprète la Charte des droits en faveur de la pensée unique majoritaire religieuse. 

Quand j’aurai fini ce trip, j’abandonnerai aussi l’écriture puisque ça donne rien, sauf me ruiner à publier mes réflexions. 

Bush-Poutine-Harper-Chavez sont nos nouvelles bibles avec une banque mondiale qui tord le cou aux peuples qui ne veulent pas se soumettre.

Radio-actif 246

janvier 1, 2022

Radioactif 246

15 Novembre 2007

La pédérastie mise à nu…          

Pourquoi écrire La pédérastie mise à nu, d’amener tout le Québec à m’haïr? 

D’abord, la question fut : qu’est-ce que je trouvais le plus important à léguer comme écrivain au Québec?  J’aurais pu écrire sur le problème de la drogue et de la santé mentale puisque je venais tout juste de me ramasser à l’hôpital, après avoir été battu. 

Ma contribution fut plutôt des articles envoyés dans les journaux (surtout La Presse) et au député du Bloc qui s’occupe de ce problème, quitte à revenir sur le sujet à travers un roman (quand je serai à la retraite).  Mais, je ne croyais pas que de dénoncer ou de tenter d’expliquer une telle situation touchait vraiment la fibre profonde des Québécois. 

Le vrai tabou au Québec demeure la sexualité, pas seulement la pédérastie. 

Je voulais faire comprendre mon point de vue de l’intérieur (puisque je suis pédéraste) et préconiser des solutions qui m’apparaissent comme une forme d’équilibre entre la panique paranoïaque entretenue par les féminounes et ma conception.

À mon avis, il faut éliminer toute forme de peur et de culpabilité, en autant que ce ne soit pas de la pédophilie (moins de 10 ans), sans violence et domination, donc, consentement.  Une perspective qui respecte vraiment les individus.  Mais il faut cesser d’essayer de traumatiser les jeunes avec la pédophilie, peur qui devient une paranoïa collective.

J’en ai fait ma principale raison de vivre parce que je pense que si on ne règle pas cette panique maladive des Québécois face à la sexualité, ils n’auront jamais la sécurité émotive nécessaire pour voter l’indépendance.   Ils penseront ce que les autres pensent.

J’ai vécu à chercher la vérité sur les effets autant positifs que négatifs de la pédérastie.

15 Novembre 2007

Un exemple : le porno.    

Ainsi, on lance des campagnes contre la pornographie alors qu’on achète des tonnes de jeux basés sur la violence à nos enfants. Où est la logique ?  En quoi la violence est-elle réprimée, anéantie, supprimée, en jouant à des jeux d’assassins alors que la sexualité dans une vidéo porno est un danger pour les jeunes?  Comme si la nudité était une honte, un péché.

La vitesse et les courses des adolescents dans les vraies autos ne sont-elles pas le prolongement de leurs jeux vidéo ?  Bien des experts diront que non, car ils moussent leur carrière au service des compagnies productrices de ces gadgets pour les jeunes.  Les commotions cérébrales à cause des sports violents sont plus dangereuses que la pédérastie où s’il y a consentement, il n’y a que plaisir.

Un jeune qui se masturbe en regardant une fille nue qui l’excite ce n’est pas très payant, car on peut en voir des millions sans payer sur internet. Ce l’est encore moins, s’il est gai puisqu’il ne représente que 25% de la population et s’il est pédophile, il représente moins de 1%.  Et, dans ce cas, il est pratiquement impossible de trouver de la pornographie impliquant des jeunes qui n’éjaculent pas, donc, des jeunes qui ne soient pas  adolescents. Les rapports de la police sont la seule place semble-t-il où on retrouve ce genre de comportement …publicitaire.

D’ailleurs,  la critique des jeunes vis-à-vis le porno est souvent plus intelligente que celle des adultes qui confondent nudité et pornographie.  

La solution n’est pas dans l’interdit, mais dans l’éducation. 

D’ailleurs, tous les sites pornographiques gais mélangent homosexualité et sodomie. Les gens détestaient les homosexuels parce qu’ils les croyaient sodomites. Or, la réalité est toute autre. Tu peux être gai et ne pas être intéressé par la sodomie.  J’ai été pédéraste toute ma vie et je n’ai jamais été sodomite ou sodomisé.

Probablement, que tous les parents craignaient que leur fils soit sodomisé, ce qui se comprend bien, car la sodomie est souvent souffrance plutôt que plaisir, surtout et inévitablement, s’il n’y a pas consentement. Tous les autres gestes toucher, caresses, baisers, sucer, masturber  sont de purs plaisirs et à moins de vivre dans un milieu scrupuleux et que ces gestes t’apparaissent comme mal.

Que les femmes soient plus fermées à une sexualité libre est bien normal, car elles se retrouveront souvent seules avec l’enfant à naître, si elles ne sont pas mariées. De plus, la sexualité est plus significative pour les filles que pour les gars, car elles sont pénétrées, ce qui n’est pas toujours ce qu’il y a de plus jouissant. Le gars, lui, est certain qu’en éjaculant, il connaîtra un grand plaisir.

Contrairement au gars, qui ne connait que du plaisir à faire l’amour, la femme est pénétrée. Pour certaines, c’est en soi douloureux.

C’est une dimension absolument différente dans la perception de soi et de son corps. Qui veut souffrir? La notion d’être pénétrée est la même que la sodomie, c’est absolument plus intime que la masturbation ou la fellation.

La sexualité est différente si tu es gai ou si tu es hétérosexuelle.

Le gai ne peut pas avoir le problème de la procréation ce que la majorité des gars doivent vivre s’ils sont hétérosexuels. Même de nos jours, il est encore possible pour une fille de se ramasser fille-mère.

J’ai décidé quand j’ai écrit La pédérastie mise à nu de mener ce combat (parce qu’il y a un prix et un risque à vouloir être libre) parce que depuis mon enfance la censure québécoise de la sexualité (ou sa déformation en péché) est le pire viol de conscience que je connaisse. 

La censure est une forme de lobotomie ou de génocide culturel. 

J’aime trop le Québec pour en être complice.  J’ai choisi de combattre l’hypocrisie et le mensonge entourant la pédérastie, à partir de ma propre expérience, même si pour un temps je serai identifié au diable lui-même.  La vivre, la méditer, la confronter aux histoires d’horreur que l’on raconte habituellement, m’a amené à identifier des balises qui font que ce geste ne soit pas dangereux; mais au contraire, il permette au jeune de pouvoir confirmer son identité sexuelle et la vivre dans le bonheur relatif à l’espèce humaine.

La vérité a ses droits.  J’ai été témoin interne pendant près de 65 ans de ce viol de conscience collectif.  Il est temps que j’essaie de faire connaître une facette de la vérité ou du moins de forcer à la réflexion.  Il y autant sinon plus de gars qui ont vécu jeune une expérience sexuelle qui ne fut que plaisir.

Si j’y arrive, je pourrai dire que ma vie n’a pas été inutile.

16 Novembre 2007

Expliquer la pédérastie.  

Il ne s’agit pas de défendre la pédérastie, d’en faire la promotion ou un modèle de vie, mais d’expliquer au meilleur de ma connaissance ma façon de percevoir la réaction négative et punitive de la société vis-à-vis de ce phénomène.  Elle est tellement exagérée qu’elle est carrément malade. 

Qu’est-ce que cette haine procure aux victimes ?  Une très bonne allocation financière.  Des diocèses ont littéralement été ruinés dans cette guerre hypocrite entre les catholiques et les protestants.  Sans demander une augmentation de sentence, on condamne un jeune à trois ans de prison pour avoir tué deux adolescentes dans un accident d’automobile alors que pour un prédateur sexuel (le terme ne peut que déjà nous inciter à la haine) verra le système retourner à 30 ans derrière dans sa vie pour l’inculper et même s’il fait sa sentence, il sera harcelé par la police ou les mouvements  féministes rétrogrades jusqu’à sa mort.

 Une personne accusée d’un crime sexuel ne peut pas ou très difficilement gagner sa vie, car les emplois sont quasi impossibles à trouver (il y a toujours quelqu’un pour aviser l’employeur).  Il ne pourra même pas faire du bénévolat, même si on dit que la vie sociale est aussi importante pour un individu que de manger, strictement sous prétexte de protéger les jeunes.  Les protéger de quoi?  Du plaisir?  

Il y a là une disproportion de sentences qui est pour le moins très illogique, mais tout à fait émotive.  On ne peut pas s’empêcher de penser comme ce que l’on nous a appris étant tout jeune.  Qui menait, il y a plus de 30 ans?  L’église. 

La haine d’un comportement sexuel déviant est basée sur la paranoïa, particulièrement, de certaines féminounes (féministes wokes) qui s’identifient aux jeunes pour pleurer leurs déboires personnels.

Pourquoi ce sont toujours les chastes qui disent aux autres comment il faut vivre? Pourquoi n’y aurait-il pas des prostitués (es) indépendant(es) heureux (ses) dans l’accomplissement de leur travail? En quoi ce travail est-il plus dégradant que tout autre travail?

16 Novembre 2007

Pédérastie : loi « préjugée ».       

Les aventures pédérastes prennent souvent l’allure de partouzes (c’est loin d’être dangereux ou désagréables), le jeune n’est ni tué, ni blessé. Il s’amuse.

Cette expérience ne diminue aucune de ses facultés, au contraire, il se connait mieux après, et souvent il a du plaisir et il adore ça.  Ce n’est pas pour rien que plusieurs retournent chez celui que l’on décrira plus tard comme l’agent de perversion.  Et, on se servira de la psychologie pour inventer une façon d’interpréter ce drôle de comportement. Quand j’ai été violé, je n’ai pas cherché à retourner voir mon agresseur. J’ai plutôt essayer d’en tirer une leçon de prudence élémentaire à mettre à exécution.

Le sacrilège dont on accuse l’adulte n’a aucun fondement, sinon le lavage de cerveau des religions qui prétendent qu’un dieu strictement spirituel attache de l’importance aux frémissements de nos corps ou qu’il aime se mêler de nos histoires de fesses.  On appelle ça une loi «préjugé». 

La quasi-totalité des gens croit qu’elle est justifiée, mais personne n’a le courage ou songe même à remettre en cause sa raison d’exister.  C’est comme ça parce que ça toujours été comme ça.  Pas très intelligent, mais facile  à vivre.

Évidemment, si la société autour du jeune devient complètement déchaînée, débile, en l’apprenant, si on considère ce geste comme le pire des crimes, le jeune sera automatiquement traumatisé.  Il doit sauver sa peau en manifestant sa haine pour avoir osé essayer de goûter au plaisir. 

Cette manifestation de haine est en pleine contradiction avec l’atmosphère profondément amicale, parfois amoureuse de l’expérience qu’il vient de vivre, mais pour s’en sortir, il doit bien manifester son repentir et sa haine contre le diable qui l’a incité à découvrir un corps capable de jouissance, même en dehors du mariage.

Pour ne pas comprendre, les adultes feront abstraction de tout ce qu’ils ont vécu dans leur propre jeunesse et en resteront à ce qu’il y a de plus facile «c’est interdit, un point c’est tout. » Mais, c’est interdit pourquoi? Voilà ce que j’ai cherché toute ma vie et toutes ces recherches m’ont mené à croire que seule la violence, le non-respect du consentement est un problème.

Le principal problème est que la majorité des prédateurs, comme on dit dans le jargon, décideront de tuer leur victime pour que celle-ci ne les dénonce pas. C’est compréhensible puisque la société les isole et les humilie tellement que la peur que cela se produise est plus grande et peut même conduire à la maladie mentale. On a qu’à regarder l’effet de la pandémie pour comprendre combien l’équilibre mental est difficile, spécialement chez les jeunes. (1 janvier 2022)

Un jeune a le droit de dire oui ou non à une expérience sexuelle, c’est ce que demande La Charte des droits de la personne.   Le jeune a droit a son intégrité absolue, à la liberté de conscience, donc, à décider de sa sexualité.

Bonne année 2022 !

janvier 1, 2022

Que tous vos vœux se réalisent.

Radioactif 245

décembre 31, 2021

Radioactif 245

14 Novembre 2007

Le plongeon politique.    

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la politique, il n’y avait que l’Union Nationale et le Parti libéral.  Durant les années 1960, les libéraux représentaient l’éveil du Québec.  Il se dotait de tous les instruments modernes et se débarrassait du carcan religieux. 

Comme bien d’autres , j’imagine, je croyais encore dans la nécessité d’appartenir à l’Église.  J’ai pris bien du temps à allumer ; mais j’étais loin d’être soumis, grâce à ma pédérastie. 

Ce goût du péché m’obligeait à combattre les images du diable dont on nous lavait le cerveau dès l’enfance. 

J’ai fait mon premier et seul discours politique à Magog, au sous-sol de l’église Ste-Marguerite, en faveur de Georges Vaillancourt.  Il y avait moi, Mme Kirkland- Casgrain et comme invité, mon héros, René Lévesque. 

Je ne me rappelle pas de ce que je parlais, mais ce texte s’intitulait : Les dieux font festin et le peuple crève de faim.  Il est quelque part dans les archives gaies, à Montréal. 

À  vrai dire, j’ai toujours été meilleur dans l’écriture.  Je ruais déjà dans les brancards puisque j’ai appuyé la souveraineté- association de M. Lévesque parce que je ne voulais pas que nous continuions à tourner en rond. 

Je n’aurais jamais pensé que plus de 40 ans plus tard, on en serait encore à devoir nous définir pour comprendre la nécessité de créer le pays du Québec.

Par contre, d’avoir passé le chapeau pour financer mes études au secondaire a été repris dans les journaux et je fus déclaré un cas spécial, ce qui m’a permis d’avoir l’argent pour aller chez les Jésuites. 

Même si j’ai toujours manifesté seul, pour ne pas impliquer qui que ce soit si on découvrait ma pédérastie, mes actions ont eu beaucoup de rebondissements

J’ai bien hâte de voir ce qui arrivera avec mon mémoire présenté à la Commission de consultation sur les accommodements culturels.  

Aujourd’hui , il faut plus qu’une contestation individuelle.

Radioactif 244

décembre 30, 2021

Radioactif 244

13 Novembre 2007

Démocratie SS.     

Nous envoyons des soldats se faire tuer en Afghanistan, sous prétexte de défendre la démocratie alors qu’ici même on nous expulse des associations d’écrivains si on ne dit pas ce que le système stipule et veut bien entendre. 

À date, jusqu’à preuve du contraire, notre intervention (pour faire plaisir à George Bush) a servi seulement les Seigneurs de la guerre et les trafiquants de pavot. 

Le peuple est tellement dans la misère qu’il commence à regretter les Talibans.  Il faut vraiment être dans la misère. 

Pendant que nous allons dire aux autres comment vivre la démocratie, nous ne sommes mêmes pas capables d’accepter qu’un individu ne partage pas l’éthique de ces assassins légalisés et de bourgeois corrompus.  La pensée unique. 

Je ne sais pas si on se rappelle que j’ai été membre de l’AAACE  jusqu’au 31 août 2007 et que j’ai même signé des textes dans leur revue, l‘Alinéa.  

La pédérastie mise à nu a été acceptée pour publication à Paris ainsi que L’autoportrait d’une révolte

Quand je suis allé en Californie, j’ai trouvé une copie de mon livre Lettre ouverte aux gens de par chez-nous qui raconte l’histoire de l’Estrie, des Cantons de l’Est  ou Vaucouleurs (selon le choix) à l’université de Berkeley, en Californie, alors qu’on en retrouve même pas une copie à la bibliothèque Éva-Sénécal, à Sherbrooke. 

Suis-je le premier écrivain maudit de ma génération ? 

   

14 Novembre 2007

L’aliénation.

À la fin de la Thérèsa, il y avait des dames qui se promenaient avec des pancartes durant les assemblées pour dénoncer les suppôts du diable et les communistes. 

Ce qu’elles ne pouvaient pas comprendre : leur foi invincible avait oublié que Ste- Thérèse se fiche bien de l’argent et ne rêve que d’amour. Comme la spiritualité est différente des religions dans lesquelles il n’y a que péchés. 

Après 1984,  je conseille Les pouvoirs de l’horreur.  Un livre formidable écrit par une femme psychiatre pour nous faire saisir jusqu’à quel point les religions sont misogynes. 

Il faut parler d’égalité homme-femme comme dans La pédérastie mise à nu  pour que ce soient des femmes qui s’en prennent à mes écrits.  Serait-ce ça l’aliénation ?  Ça me montrera de vouloir finir ce qui n’est pas fini. 

Le Québec est encore sous le pouvoir de l’Église.  Nous ne faisons qu’assister à une phase de régression.  Le texte d’hier a été envoyé à tous les journaux et salles de nouvelles des postes de télévision, si vous voulez connaître notre degré de liberté d’expression, c’est une bonne occasion de le vérifier.  J’ai aussi bien hâte de voir si la Commission de consultation sur les accommodements culturels rendra mon mémoire public. 

Je croyais que ça mettrait fin à ce que je voulais dire avant de crever, mais je vois que je devrais prendre encore une décennie avant de commencer à espérer. 

J’espère que La pédérastie mise à nu sera un accélérant.  On vieillit tellement vite…

14 Novembre 2007

Ferguson avait-il raison ?          

Je ne suis pas tellement habitué aux attaques personnelles.  Aussi aie-je de la difficulté à réagir aux assauts des féminounes de l’AAACE. 

On m’a très souvent refusé de publier ce que j’écris, mais là on essaie de faire disparaître tout ce que j’ai fait en 40 ans.  C’est un monde différent.  Avec l‘égalité homme-femme: défendu de parler des différences.

La droite nous étrangle de plus en plus.  J’ai écrit ces deux derniers livres  La pédérastie mise à nue et  Autoportrait d’une révolte pour en terminer avec ce qui me semble ma raison d’être écrivain et enfin jouir d’une bonne vieillesse tranquille.  J’ai royalement manqué mon coup. 

Jean Ferguson avait peut-être raison.  Je sous-estime l’imbécilité

En sommes-nous à une littérature de vieilles bourgeoises qui ont de l’argent plein leurs poches et qui ne savent que faire pour se donner de la prestance sociale ?  J’espère que non.  Une chose est certaine leur intervention indique que nous n’avançons pas.

Radioactif 243

décembre 29, 2021

Radioactif  243

13 Novembre 2007

Et lui ?          

Déjà, ma plus grande préoccupation était en 1963 : comment mon petit ami a vécu cette expérience sexuelle et mon arrestation. Tout un drame pour s’être masturbé à deux et ainsi avoir plus de plaisir.  Le plus stupide, on faisait ça pour s’assurer que l’on ne deviendrait pas des violeurs, car on n’avait pas de petites amis et  le bas du corps nous nous démangeait horriblement.

Je me rendais coupable de la honte qu’il devait subir à cause de moi.  Tout ce que j’en sais, il a pris bien du temps avant d’ouvrir son sac à la police.  Une chose est évidente : tout dépendait de la réaction de ses parents.  Lui pardonnaient-ils ou le criblaient-ils de haine pour avoir osé goûter au plaisir interdit? 

Une chose est évidente : tout ce scandale qui ne regardait personne l’a sûrement profondément perturbé comme moi .  Je n’ai jamais su comment il s’en est tiré.  J’espère qu’il a eu le courage et la force de comprendre que nous n’avions vécu rien de mal, si on se mêle de ce qui nous regarde. 

Notre relation était un crime aux yeux des bigots et bigotes.  De quoi se mêlent ces gens qui se garrocheront à l’église pour remercier Dieu de ne pas être d’aussi grands pécheurs.  «Aime ton prochain comme toi-même» ne veut certainement pas dire d’imposer ta façon de voir la sexualité aux autres. 

La vie est ainsi faite: il y aura toujours des Tartuffes dont l’œil ne sait s’éloigner de ce qui se passe dans le pantalon du voisin.  On aime tellement ça que l’existence d’un pédophile en Thaïlande devient le sujet d’une manchette au Québec, oubliant que des milliers d’enfants sont tués sans qu’on en parle et que ça nous révolte. 

Qu’on ne vienne pas nous faire croire qu’on ne peut rien y faire.  On vote. On achète. Chaque individu est responsable de la misère sur terre, surtout en Amérique. 

Bien vécue, la pédérastie est un moyen d’aider les gens dans des pays où ils crèvent de faim.  La seule condition : être vraiment en amour et non celui qui court les lieux de prostitution, sans rien donner en retour pour le plaisir qu’il vit.

13 Novembre 2007

Dieu : immatériel.  

Dieu n’a rien à voir avec nos petits jeux de fesses.  Et, nos lois n’ont pas encore assez évolué pour nous détacher de ces perceptions religieuses qui justifient jusqu’à date cet interdit

Si Dieu existe, il est absolument spirituel. 

Donc, la seule chose qui pourrait le toucher et l’intéresser est la qualité, la concentration de l’énergie qu’est notre amour pour les autres.  Le bien et le mal est simplement un degré d’amour et de responsabilité. 

D’une manière, vivre dans un milieu où j’étais jusqu’à un certain point un étranger, me permettait de mieux supporter ma culpabilité et ma honte.  C’est vrai que c’est plus facile à dire 30 ans plus tard.  Mon plus grand reproche ne venait pas des autres, mais de moi envers moi. 

J’étais le fruit de mon éducation contre-nature parce que religieuse. 

Tant qu’il n’y a pas de violence ou de domination, il n’y a pas de viol et par conséquent, ce plaisir ne crée aucun mal, bien au contraire.   

13 Novembre 2007

La honte.     

La honte est pire que la culpabilité

Tu ne la domines pas, tu la ressens, c’est tout.  D’une certaine façon, j’ai été chanceux, car j’ai quitté ce milieu pour survivre économiquement, là, où personne ne me connaissait en profondeur, sauf maman Alice qui me devinait. 

Juste créer les Disciples de la Croix indique bien jusqu’à quel point  j’ai été intérieurement détruit par ce procès.  Risquer quotidiennement d’être battu ou tué, pendant des mois, c’est un peu comme la peur dans la vie d’un soldat. 

Tout ce que je voyais, c’était ma désobéissance aux règles, sans même me demander si ces règles avaient un sens et une certaine logique.  Comme me le disait un ami  : il faut des dizaines d’années avant d’avoir la force de comprendre que sans violence ou domination, toutes ces lois sont débiles, car elles reposent sur un pré requis qui ne tient pas la route. 

Ce que je ne pouvais même pas imaginer à cette époque.  J’avais tort, c’était tout.  Je n’avais pas encore compris qu’en dehors de la violence et de la domination, rien n’est condamnable dans la sexualité. 

Nos lois sont si mal faites qu’il y a prescription sur le proxénétisme, donc, une façon d’encourager l’esclavagisme.  Où est la logique ?

13 Novembre 2007

1984 est encore vivant.   

Une lettre de 8 novembre 2007, reçue aujourd’hui :

Ce n’est pas à la légère que le conseil de l’Association des auteures et auteurs des Cantons de l’Est vous retourne votre chèque et vous refuse l’adhésion à notre association.        

Après la lecture d’une bonne partie de votre essai La pédérastie mise à nu, après avoir eu recours à l’UNEQ et s’être informés auprès des connaisseurs, notre position se défend par un point de notre charte ainsi que celle de l’Union des écrivaines et écrivains québécois. 

Dans les statuts et règlements nous trouvons dans les restrictions le point 8.2 qui stipule :

Le Conseil d’administration se réserve le droit de refuser un candidat comme membre titulaire ou membre associé si certains faits portés à sa connaissance contreviennent aux normes d’éthique en usage.  Le candidat refusé conserve toutefois le privilège d’en appeler de cette décision au Comité d’éthique.

Nous avons monté un dossier afin de bien défendre notre position.

Ginette Bureau, présidente de l’AAACE.

Pourquoi pourrais-je être exclu des écrivains québécois puisque je fus déjà accepté comme membre titulaire de l’UNEQ et membre de l’AAACE ?  Ma carte de membre expirait 31 AOÛT 2007.  Donc, on m’expulse à cause de mon livre La pédérastie mise à nu.  Je suis peut-être le premier écrivain maudit de notre ère?

1984 rides again.  Dans ce roman, on faisait disparaître les opposants.  Un livre tout à fait d’actualité.  

Quand j’ai été reçu membre de l’UNEQ, j’avais déjà publié Laissez venir à moi les petits gars.  

Un peu tard pour se rendre compte que je suis pédéraste ou les intellectuels d’aujourd’hui ne respectent plus le droit d’expression.  Ce qui est plus évident. Et, chaque jour on chante la liberté d’expression au Québec.

Radioactif 242

décembre 28, 2021

Radioactif 242

12 Novembre 2007

Immigration 1.        

Le Québec est français et s’il veut le demeurer il doit exiger que les immigrants qui s’installent chez-nous aient la décence de nous respecter assez pour apprendre le français. 

Pour ce faire, ils doivent comprendre leur choix avant de s’installer chez-nous.  Ou ils savent déjà le français ou ils doivent l’apprendre avant d »être citoyens du Québec.  Il n’y a rien de raciste ou d’intolérant dans cette demande minimum, si elle est clairement définie dès le début. 

C’est un respect minimum que nous devons avoir envers nous-mêmes,  une honnêteté minimale en vers ceux qui arrivent  de leur dire et de leur faire comprendre qu’étant donné notre situation minoritaire en Amérique, ça devient une question de survie culturelle.

Il n’appartient pas à nos voisins de définir qui nous sommes.

12 Novembre 2007

Immigration 2.        

Qu’on le veuille ou non, si nous n’avons pas assez de courage pour éclaircir les règles de notre immigration au Québec, nous sommes une société qui se fait hara-kiri.

Il suffit de constater le taux d’assimilation des francophones dans les autres provinces du Canada pour comprendre que l’anglicisation quand tu es minoritaire est évidente et dévastatrice si tu ne prends pas les moyens pour la contrer.  Si tu ne veux pas apprendre le français pour t’installer au Québec, le reste de l’Amérique t’attend.  C’est un choix à poser avant d’immigrer. 

Cependant, si tu veux apprendre le français, nous nous devons de t’offrir tous les moyens possibles pour t’aider à réaliser la connaissance du français et ton intégration. 

Tous les immigrants devraient savoir exactement avant de venir, ce qui les attend en arrivant au Québec.  Le Québec ne doit pas être un simple tremplin pour mettre les pieds en Amérique. 

Si nous dépensons des millions, ce n’est pas pour leur permettre d’aller s’installer ailleurs après quelques années où nous leur avons tout fourni pour s’installer.

12 Novembre 2007

Immigration 3.        

Quand tu reçois de la visite, tu n’acceptes sûrement pas qu’elle définisse l’aménagement de la maison où tu demeures. 

Le choix de M. Charest est clair : l’argent avant le français.  Si tu es plus riche, tu es un investissement intéressant.  On a qu’à regarder le rétrécissement des règles pour unir les familles pour découvrir que l’on confond immigration et investissement. 

Quant à Mario Dumont, sa haine du Parti Québécois lui fait oublier que l’avenir d’une nation est plus important que de la petite politique du moment.  Si Mario Dumont veut demeurer en selle, il devra apprendre à agir comme une personne qui est capable d’une vision nette de l’avenir du Québec. 

Le français est un sujet assez important pour renverser un gouvernement, du moins, plus que l’abolition des commissions scolaires. 

12 Novembre 2007

Droite – gauche.

Je trouve ça très ahurissant de voir la tenue de colloques où l’on dénonce la montée de la droite au Québec et plus particulièrement au Canada. 

Par exemple, je viens de recevoir une invitation de la revue Liberté afin d’assister à un lancement sur la droite.  Or, depuis, depuis 1996, je dénonce cette flambée de la droite.  La revue refuse tous mes textes.  La droite et la gauche se rejoignent et sont identiques par la morale.  Ils sont du même bord en étant des frères siamois. L’une ne vit pas sans l’autre.  Les extrêmes se rejoignent. 

En 1998, je récitais déjà chez Janou Saint-Denis mon poème  À droite toute. Les gribiches qui essaient de m’empêcher de parler de pédérastie sont justement le fondement de cette nouvelle droite… biblique.  

La droite passe par l’interdit sexuel où l’on s’attaque à un individu plutôt que de dénoncer le viol comme armes militaires. 

Pendant qu’on se divise, la morale bourgeoise poursuit son ascension.  Celle des religions et des maîtres de ce monde, ceux capables d’organiser leurs guerres et leurs massacres. 

L’extrême droite – gauche, c’est la mafia planétaire organisée.  Un seul dieu : le profit.  La droite, c’est le pouvoir de l’argent et la faiblesse de la solidarité.  La gauche est le pouvoir de la dictature. 

Tant que le sexe sera un danger plus grand que la violence et la domination bancaire, on continuera à saccager la planète.  Nos dirigeants sont des assassins légaux, démocratiquement élus et nous sommes les responsables qui leur fournissons le pouvoir d’étendre leur empire. 

La droite et la gauche, c’est dans la tête, et l’application d’une même morale. 

On m’a «fait sauter» en se servant de ma pédérastie pour que je ne sois  pas pris au sérieux. 

Notre vieux fond religieux fait en sorte que ça réussit.  On n’a même pas le courage de défendre notre langue.

Le cégep doit se faire en français, selon la loi 101.

Radioactif 241

décembre 27, 2021

Radioactif 241

11 Novembre 2007
Le ciel et la pédérastie… 

Au niveau du symbole, même si la pédérastie est défendue et pourchassée par tous les conservateurs constipés, les religions classent la pédérastie au rang de la récompense céleste. 

Je dois être une force, un être qui refusait les anges asexués et qui a décidé de venir voir la différence sur terre: j’ai toujours été en avance sur tout. Alors pourquoi pas ça?  C’est une farce, bien évidemment.

Les élus seront servis par des anges et des adolescents nus qui seront éternellement à leur service.  Intéressant, car il est aussi possible d’avoir des vierges pour celui qui est hétéro; mais on garde le silence à savoir si une femme pourra avoir plusieurs hommes à son service, après sa mort.  À ne pas oublier qu’à la résurrection, nous aurons tous une douzaine d’années,  mais on ne dit pas si nous serons nus. 

Donc, la pédérastie est beaucoup plus profonde que de juste chercher un plaisir avec un petit pénis.  Elle constitue l’image inconsciente du paradis (retour à l’enfance).  L’éternité.

En fait, elle représente la libido à l’état pur.  La différence d’âge entre partenaires est certainement une fixation à l’identification du plaisir à un âge où l’on n’en était pas encore conscient. Ceux qui fondent leurs règles sur la différence d’âge sont des pervers qui voient le mal là où il n’existe pas.

Les études ont montré qu’on peut déjà connaître l’orientation sexuelle d’une personne à cinq ans.  Cette empreinte correspond-elle à la découverte du plaisir sexuel?  En quoi le plaisir sexuel est-il différent du plaisir?   Serait-ce la mémoire inconsciente de gestes posés durant qu’on était bébé qui nous ont fait jouir, mais dont on ne se rappelle pas? 

Quelle est cette empreinte primaire qui a défini le plaisir ?  De plus, la pédérastie prend forme probablement inconsciemment quand dans le sein de la mère on prend conscience de sa réalité.  On vit alors un principe d’identification. 

Déjà, un gars ne sera pas une fille. Aujourd’hui, on parle de genre , une définition bien différente du sexe de l’individu.  Le bébé se cherche à travers ses parents. Pas étonnant que durant bien des années l’éducation pour un enfant passe par l’imitation.  L’enfant a besoin d’un modèle pour se former « psychiquement ». 

La pédérastie est un rapport à l’enfant qui correspond à l’identification à l’enfance.   Ce peut aussi être la fixation dans cette prise de conscience, comme l’homosexualité s’explique par des différences sur une dizaine de gênes.

11 Novembre 2007

Pédérastie : miroir de l’âme.      

La pédérastie est une façon pour un adulte de continuer à vivre son enfance,  avec et à travers le jeune qui lui plaît.  Il s’accroche à travers le jeune à ce qui lui plaisait le plus de lui-même enfant. 

Le jeune est un miroir de l’âme de l’adulte qui s’y reflète et se complait dans l’enfance.  L’adulte aime à travers son partenaire le petit gars qui est encore en lui.  C’est l’évidence même. 

Mais ce besoin d’éternelle jeunesse est-il relié au désir d’éternité de l’individu?  Sûrement pas, à moins que le moment présent est l’éternité (comme le veulent certaines philosophies actuelles) puisque la pédérastie est un instant donné dans la vie d’un jeune et d’un adulte.  Une rencontre. 

C’est malheureusement très rare que la pédérastie, comme mode de liaison survive et se transforme en homosexualité parce que la société écrase la pédérastie qu’elle confond avec la pédophilie, ce qui braquent ceux qui vivent ainsi et surtout parce que les intéressés se modifient, changent avec le temps et perdent de l’intérêt l’un pour l’autre, surtout le jeune qui est appelé à vivre bien d’autres expériences dans la vie. 

Donc, c’est faux de prétendre que cet amour nous rend immortel. 

La pédérastie est aussi une forme de l’expression d’une attraction à partir de réalités physiques (senteur, lignes du corps, sourire, joie) qui s’épanouit à travers les qualités que l’on retrouve dans la jeunesse.  Il y a une forme de paternité passagère au niveau des émotions.  

Au Moyen-âge, la pédérastie était un passage qui correspond à l’initiation chez les adolescents.  Le but de cette initiation était  le passage de l’enfance à la puissance sexuelle.  En enlevant le raison d’être de cette initiation, on lui a enlevé sa raison fondamentale d’exister : apprendre à un individu à dominer sa libido.   

Par contre, le lieu social (le rang, la charge) occupé par l’amant était l’héritage qu’il laissait à l’aimé. C’était d’être introduit dans une hiérarchie supérieure que d’être remarqué par un aîné qui lui apprenait par son exemple le rang qu’il aurait à occuper par la suite.

11 Novembre 2007

Pourquoi être pédéraste ?        

Ma plus grande passion intellectuelle actuelle est d’essayer de comprendre la pédérastie, même si je ne suis pas psychanalyste.  Connais-toi toi-même. 

J’ai le droit et le devoir de me poser des questions sur un phénomène que j’ai nourri durant presque toute ma vie. 

La pédérastie demeure un mystère.  Pourquoi la nudité est-elle de la pornographie pour certains?  Il faut protéger les jeunes du mal, du péché et en même temps, on les encourage dans tous les jeux violents? Les vendeurs de drogues se multiplient. Pourquoi la nudité est-elle plus dangereuse que la violence?  Pourquoi être sexuellement attiré par un garçon?   Pourquoi être assez fou pour vouloir un petit plaisir qui te fait haïr et parfois même emprisonner? 

Les scrupuleux ne seraient-ils pas les pires pervers puisqu’ils cherchent à identifier le mal chez l’autre pour se faire plaisir à le dénoncer et ainsi mettre leur valeur leur propre dominance sur le mal. Un geste de pure projection.

La pédérastie est-elle vraiment néfaste pour les jeunes ou est-ce un moyen de contrôler les individus?  Les victimes sont-ils majoritairement des arnaqueurs puisqu’il leur suffit de raconter les traumatismes victimaires pour empocher de grosses sommes d’argent?

Si on n’avait pas en horreur la pédérastie et la pédophilie, la sexualité pourrait-elle être présentée aux jeunes comme un bien, le développement normal de tout individu?

En parlant de danger, le jeune l’associera -t-il à la sexualité ?  La morale se répand, même si elle est frauduleuse.  Les séquelles dont se plaignent certaines personnes sont  plutôt dues à l’esprit conservateur, à une fausse pudeur exagérée qu’au fait lui-même.  

La stupidité de la réaction de l’environnement ne donne-t-elle pas l’impression que c’est le pire des crimes?  Serait-ce que la morale actuelle est une perversité?  Une hypocrisie ?  Une forme de haine instinctive du corps dissimulée dans des croyances religieuses?  Le fruit de la jalousie des femmes face aux hommes (le fameux pénis convoité de Freud), voulant garder un lien sacré entre elles et les enfants, un lien qu’elles refusent de partager avec le mâle?

Se connaître est fondamental.     Est-ce que la tolérance créerait une société meilleure qu’une société hyper-scrupuleuse? Est-ce que le sexe a vraiment autant d’importance?

Radioactif 240

décembre 26, 2021

Radioactif 240

10 Novembre 2007

Mai 1968.     

J’avais un professeur de sciences sociales un peu sauté.  Il a par exemple dit à ma petite amie qu’il croyait que j’étais allé me suicider juste pour savoir la réaction qu’elle aurait. 

C’était d’ailleurs la seule matière scolaire dans laquelle je coulais, car quand je me choquais, je pouvais aussi bien répondre par exemple de la façon suivante à cette question : pourquoi les élèves font-ils une dépression ?  Vous n’avez qu’à regarder les examens idiots que vous nous donnés pour comprendre. Il prenait tout au premier degré et me coulait automatiquement. 

Par contre, mon prof de psychologie était tout à fait différent.  Les bouts dans l’Homo-vicièr où je ris des mécanismes de défense décrits dans les livres de Freud fut une de mes réponses à un examen.  Celui-ci me donna une très bonne note, car selon lui, non seulement j’arrivais à bien les décrire mais les exagérations que j’y amenais étaient par l’absurde tout à fait justes. 

Les Jésuites ont commencé à descendre mes textes dans leurs cours, à me faire passer pour le pire des cancres, mais ils pétaient les plombs quand ils arrivaient avec un auteur célèbre et qu’un étudiant faisait remarquer que je l’avais déjà dit et qu’on m’avait traité de fou. 

C’est ainsi que mon prof de sociologie se fit remettre sur le nez mes propos quand il commença à vanter les événements de mai. On lui demanda pourquoi c’était fou dans ma bouche et génial dans les rues de Paris.    

10 Novembre 2007

Prof jésuite.

Les Jésuites étaient de grands professeurs.  J’en ai plus appris avec eux en une année que pendant une quinzaine d’années ailleurs.  J’adorais une science que je découvrais : la philosophie et je n’étais pas le plus perspicace. 

Un de mes professeurs m’a même prédit que je ne saurais jamais rien faire de bon, que je ne serais même pas capable d’être un journaliste. Je mélangeais tous ces syllogismes et je m’amusais à en créer qui le précipitait par terre de désespoir. 

D’ailleurs, celui que j’ai écrit au début de l’Homo-vicièr fut loin d’être compris par tout le monde.  C’était quelque chose comme : l’homme est un enfant; Dieu aime l’homme; donc, dieu est un pédéraste.  On ne s’en est servi qu’une fois à la télévision pour montrer aux gens de Val- d’Or que j’étais vraiment un gros méchant.  Ils doivent avoir réussi, car mes amis m’ont lâché depuis que Richard Martineau leur a dit (il ne me connait même pas) que je suis un pédophile. 

J’ai déposé une plainte à la Commission des droits pour diffamation.   On m‘a envoyé promener, ce qui confirme à mon avis la dictature féminoune (féministe woke). 

Bizarre qu’après avoir vécu dix ans avec quelqu’un et que dix ans après, ce qu’on en dit est plus vrai que ce que l’on a vécu. Les rumeurs ou placotages l’emportent sur la mémoire vive. 

Y parait que c’était effrayant à entendre ce qu’on a dit de moi.  Des hypocrites quoi?  

J’aurais pu me vanter d’aimer les petits gars, mais je n’aurais pas travaillé longtemps.  Par contre, qui voulait comprendre pouvait facilement le faire.  On avait qu’à vérifier mon CV.

D’ailleurs, quand je suis arrivé à Val-d’Or, Jean Ferguson, un  poète Micmac, voulait me rencontrer, car pour lui, j’étais le grand révolutionnaire de Montréal qui était assez fou pour proclamer pédéraste. C’était, c’est vrai, 30 ans plus tard, avant que les wokes existent. Ce sont de nouveaux malades de l’esprit qui s’imaginent que le mal est autre chose que la haine des autres. La victimologie qui remplace la sainteté.

11 Novembre 2007

L’émotivité.

Le toucher, l’affection, la tendresse dans l’enfance est sûrement un des constituants les plus importants dans l’émotivité d’un individu. 

La « peur de l’inconnu » justifie à elle seule l’interdit pour un adulte d’avoir des rapports sexuels avec un enfant trop jeune.  Que ressent-il? C’est suffisant pour être contre la pédophilie; mais adolescent, il sait ce qu’il veut et ce qu’il ressent. Adolescent, les jeunes savent se défendre seuls.

Par ailleurs, introduire l’interdit juste en s’en tenant à des sermons moraux selon lesquels il ne faut pas se laisser toucher par un étranger, sans pouvoir justifier cet interdit , c’est condamner ce jeune à avoir peur de la curiosité que constitue le risque de la découverte.

Comment agir pour amener un jeune à pouvoir nuancer et évaluer un danger réel ?  Car qu’on le veuille ou non, avec le trafic d’organes, les gangs de rues et l’esclavage sexuel international, il y a des individus dangereux, violents ou qui se fichent de ce que ressentent les jeunes. 

Par contre, refuser d’en parler, de créer des nuances, de créer une morale acceptable pour ceux qui sont pédérastes, c’est criminel. 

Les jeunes ont droit et besoin plus que jamais de comprendre leur sexualité.  Il n’y avait pas ces dangers il y a trente ans.  Il n’y avait pas de sida, même s’il a été inventé pour des fins militaires et nos dirigeants ne sont pas très rapides à l’éliminer.  C’est le sens de ma réflexion. 

Les jeunes ont-ils des droits sur leur sexualité ?

11 Novembre 2007

Brutalité.

Par ailleurs, je ne comprends pas qu’un adulte puisse brutaliser un enfant pour un plaisir sexuel. Comment un adulte peut-il être inconscient au point de laisser des marques de blessures sur un enfant sans se rendre compte que c’est inacceptable ?  Cette personne ne pose pas qu’un geste immoral, mais un geste d’une inconscience incroyable.  Une blessure, ça ne fait jamais plaisir ou de bien. 

Par contre,  je n’arrive pas à comprendre comment un individu peut blesser un enfant en lui faisant une fellation ? Il y a peut-être exagération pour rendre le geste plus condamnable.  La police aime en mettre pour mieux obtenir une condamnation. 

Je ne sais pas, je me demande simplement comment c’est possible.  Je suis peut-être trop niaiseux. 

Cependant, je comprends très bien qu’un enfant peut être blessé dans le cas d’une pénétration. Je ne crois pas qu’on puisse être responsable pour poser de tels gestes. Personne ne peut croire qu’un enfant est physiquement constitué de façon à pouvoir vivre une telle expérience. 

Par contre, on est tellement scrupuleux que l’on exagère les dangers de la nudité et de la masturbation, par exemple.  Chez certains peuples, caresser, même sexuellement un enfant, c’est lui procurer du plaisir.  C’est lui procurer de la sécurité affective.  Dans ces peuples chez qui ces caresses ne  sont pas mal vues, il y a par hasard une absence presque totale de suicides.  C’est un élément qui mérite réflexion.

J’ai lu un livre sur les expériences en Israël, où les enfants n’étaient pas élevés par leurs mères, mais des gardiennes.  Ceux-ci quand ils deviennent jeunes hommes sont hantés par le désir de suicide.  Refuser d’en parler, c’est jouer à l’autruche. 

Nos sociétés sont-elles devenues trop scrupuleuses ?   Ce scrupule engendre-t-il la sous-estimation personnelle ?

11 Novembre 2007

Caresses.

La pédophilie c’est seulement quand il y a des rapports sexuels entre un adulte et un enfant de moins de 10 ans. 

Personnellement, comme je l’ai souvent écrit,  je suis contre la pédophilie parce que le jeune n’est peut-être pas psychiquement capable de vivre une telle expérience de façon positive. 

Physiquement, un enfant n’est pas encore intéressant et psychologiquement il est encore trop fragile.  Tu dois toujours avoir peur de le blesser plutôt que de lui procurer du plaisir ou l’aider à s’épanouir.  

Pour l’enfant, ce genre de relation ne peut pas lui permettre d’expérimenter et comprendre ce que c’est d’être amoureux. 

Cependant, il ne faut pas non plus devenir fou.  Je me souviens avoir entendu une femme qui racontait que sa fille avait été victime d’un pédophile. 

Premièrement, elle était trop vieille pour qu’on parle d’une relation pédophile. D’autre part, ce qu’elle reprochait à l’adulte c’est d’avoir été étendu sur son lit et de se caresser le moineau durant que la jeune fille essayait de ne pas regarder.  Rien de bien grave ; mais la mère ajoutait que depuis elle ne pouvait plus regarder sa fille qui la dégoûtait.  Pauvre petite. 

J’espère que sa mère a été soignée.  Pourquoi détruire l’image intérieure d’une enfant en s’exprimant ainsi.  La petite doit simplement ne plus jamais remettre les pieds chez ce gars-là.   Elle a aussi besoin de sa mère pour comprendre que ce n’est pas une salope.  Comment peut-on faire ça à une enfant ?  Ce n’est pas tellement plus édifiant que la pédophilie, car c’est une autre façon de détruire une gamine.

11 Novembre 2007

Confusion.

Quelque part  dans les impressions primaires, le pédéraste est marqué par des senteurs, des formes, des comportements qui se retrouvent presqu’exclusivement chez les jeunes.

Le pédéraste recherche probablement chez le jeune l’authenticité, la spontanéité et d’une certaine manière, la naïveté, puisque ces rapports sexuels n’ont pas de sens particuliers chez les jeunes, sauf le plaisir de combler une certaine curiosité. 

Le pédéraste est attiré par la présence de ces qualités chez le jeune. La pédérastie est une forme d’attraction ou d’amour dont l’objet est exclusivement le jeune. 

C’est une orientation sexuelle qui n’est ni mieux, ni pire que tous les autres.  Mais qui, si elle se veut responsable, doit davantage interroger les vrais motifs de cette liaison. 

La pédérastie est interdite parce qu’on la confond avec la pédophilie.  Cette volonté écrasante de vouloir protéger les ados est plutôt une forme de surprotection.  On oublie que la Charte des droits leur garantit une intégrité absolue physique et morale. Ce qui signifie la liberté de conscience.

Comment peuvent-ils devenir autonomes ?  Sûrement  pas en étant surprotégés.  La meilleure des sécurités pour un jeune adolescent c’est d’être bien informé.

La morale sexuelle est une déformation religieuse qui contredit la science.

26 décembre 2021

Les montres.

Hier, j’écoutais « être humain » à Radio-Canada. L’intervieweur parlait des pédophiles comme les montres des montres. Comment pouvait-on être assez humain pour se permettre d’être en contact avec eux?

Tellement monstrueux, tellement rejetés des autres que même en prison on a été obligé de créer une unité de protection pour que les autres prisonniers ne le assassinent pas après les avoir affreusement fait souffrir.

Qui sont les montres ? Ceux qui ont décidé que tu ne mérites pas de vivre parce que tu partages un plaisir avec un plus jeune que toi? Qu’est-ce qui peut arriver? Si tu es un garçon, très jeune tu ne pourras pas éjaculer. Donc, tu ne pourras pas enfanter, soit la première raison pour laquelle on a interdit le sexe entre homme femme aux jeunes parce qu’on croyait qu’un jeune ferait des enfants chétifs et maladifs et qu’ils deviendraient un poids pour la société.

Hors, les femmes qui donnaient naissance avant le mariage étaient bannies, calomniées, détestées par les pures. Leur enfant furent désigné bâtard et doive supporter la malédiction de la mère pour le reste de sa vie.

On a même dû inventer l’avortement pour qu’il y ait moins de femmes qui meurent lors des accouchements. Encore aujourd’hui,  une bande de « pures » font encore la guerre à l’avortement, inconscients que l’avortement existe pour sauver ces pauvres femmes de la laine de ceux qui se prétendent de bons chrétiens et qui ont oublié que le christianisme est fondé sur la résurrection, mais aussi et surtout, sur la charité, la tolérance.

La tolérance est la grande différence entre Dieu, le Père guerrier, et son fils, mort sur la croix pour sauver l’humanité. L’Esprit-Saint, la science, vient nous prouver que le sexe n’est ni bon, ni mauvais, mais un élément de la nature.

Si le garçon est adolescent, il devra savoir qu’il faut mette un condom, même si l’Église catholique le combat en Afrique. S’il est gai, il ne pourra qu’avoir du plaisir avec son compagnon, car ça correspond à sa réalité. La seule chose qui peut blesser et être douloureuse est se faire enculer, tout comme faire l’amour peut être douloureux pour certaines femmes. D’ailleurs, même aujourd’hui, la majorité des gens croient qu’être gais c’est être sodomites.

Une fois que l’on sait ça, on peut se demander si prêcher d’être le plus sale possible avec un individu qui vit sa sexualité en respectant l’autre, du moins le croit-il, n’est pas la vraie forme de la monstruosité, cette incapacité d’empathie qu’ont les purs envers les autres  qu’ils voient comme des déchets.

Ça peut bien coûter des centaines de millions de dollars pour avoir le récit de la « bonne victime » qui pourra aller décrocher des dizaines de milliers de dollars, grâce à un tribunal spécial,  parce qu’autrefois il a participé à un jeu qui, avec le temps, est devenu dans la réalité, une horreur sociale.

Enfin, en définissant ce qui est bien ou mal dans la sexualité, les femmes wokes, comme au temps de la Grèce antique, peuvent détenir le pouvoir absolu, car on peut revenir jusqu’à 40 ans en arrière et croire que ce que l’on pensait alors est ce que l’on pense aujourd’hui, incapable d’échapper à la pression sociale, surtout depuis la découverte d’internet.

Du viol (donc, de la violence)  on est passé au non-savoir- vivre qui est devenu un crime digne de prison. Un baiser volé, par exemple.

Pas besoin de curés pour nous faire peur avec le péché, on a les féministes wokes et les hommes qui n’osent pas dire un mot de peur de perdre leur possibilité d’avoir des relations sexuelles s’ils osent dire ce qu’ils pensent.

Puisqu’à la fin, les mouvements pour l’indépendance du Québec se souciaient plus de l’apport féministes à l’intérieur de leur organisation que de l’indépendance, je me suis demandé si ces femmes politiques ont décidé de sauver la dictature féminine comme en Suède au détriment de l’indépendance du Québec, comme république laïque et francophone.  Le féminisme serait ce qu’on a appelé la trans-partisannerie.

Ce mouvement est devenu la grande différence entre le Parti québécois indépendantiste et Québec solidaire, la gauche woke qui existe seulement pour tuer le PQ, donc, empêcher finalement l’indépendance, en faisant semblant d’être indépendantiste.

Radioactif 239

décembre 26, 2021

Radioactif 239

La recherche du petit prince.

J’essayais de trouver des réponses aux problèmes qui me touchaient , tout en apprenant à écrire.  J’avais fait un livre qui s’appelait La recherche du petit prince ainsi que de nombreux poèmes, genre Bise sidérale.  J’essayais d’écrire une étude profonde sur l’avenir du pays et à ma grande surprise tout débouchait sur l’indépendance, même si j’étais fédéraliste comme tout le monde à cette époque.  Pour moi, c’était évident que la sexualité était le grand mal.  Mes poèmes le braillaient à chaque mot.  Comment échapper à cet enfer  intérieur ?  Comme les adolescents tout se brassage ne se faisait qu’à l’intérieur de moi.  Dans la vraie vie , à la pension, c’était la joie de vivre, le contraire de mes grandes réflexions qui sont d’ailleurs déposées aux Archives gaies du Québec, à Montréal.  C’est aussi à cette époque que j’ai reçu l’appel d’Éric Kierans et que je me suis mêlé aux libéraux .  J’étais un fidèle de René Lévesque, mon héros.


10 Novembre 2007

Changer le monde.          

Cette période d’étude en fut aussi une d’écriture.  C’était une telle passion que je ne me promenais jamais sans crayon.  Le monde ne vivait que par le bout de la plume.  Je prenais des notes sur tous les petits bouts de papier qui me tombaient sous la main.  C’était la grande recherche, obsession d’améliorer la vie de la société.   Moins je m’acceptais, plus ce désir croissait.  Dans certains écrits,  je suis loin d’être fier de moi, mais je peux mettre ça sur l’idée folle de vouloir un jour être premier ministre pour créer un pays qui élimine la misère et permet à tous d’être des créateurs. Quelle stupidité !  J’arrive juste à survivre et toutes les moumounes du Québec constipent dès qu’elles entendent mes poèmes. 

10 Novembre 2007

Le petit David.       

Cette peur de pouvoir éventuellement devenir violent est morte avec ma visite à Roy-Rousseau.  C’était complètement farfelu, mais quand tu aimes, tu t’assures de ne pas être un quelconque danger.  Il fallait aucun doute.  Par contre, j’étais moins convaincu de ma supériorité intellectuelle.  Il suffit que tu parles quelques secondes avec bien des gens pour constater que tu ne connais pas grand-chose et qu’il y en a des milliers de cerveaux supérieurs à toi.  Ma crainte est certainement morte avec le petit David.  Quand je travaillais le soir, à mes études, le petit David apparaissait.  S’il voulait discuter, jouer à un jeu quelconque, il était vêtu comme en plein jour.  Il s’installait près de moi et attendait que je lui demande ce qu’il voulait.  Et, on jouait ensemble.  Quand il venait me retrouver , nu sous son pyjama, il s’installait près de moi et attendait patiemment que je m’occupe de lui.  Aucune question à se poser.  J’avançais la main et s’il souriait .  Je savais ce qu’il cherchait.  Aucune question à se poser.  J’avançais la main, il souriait . Tout était dit.  Je savais quel plaisir lui fournir… 

10 Novembre 2007

L’abondance.

Mon retour à l’école fut très pénible à assumer.  Les emplois que tu trouves permettent à peine de survivre.  Il suffit qu’il y ait une fin de semaine plus tranquille pour que tu te ramasses dans l’eau bouillante. Que tu le veuilles ou non quand t’as quitté tes parents tu dois te débrouiller pour survivre.  De plus, les mouvements qui se vantent d’aider les jeunes étaient particulièrement absents.  Ils trouvent toujours une raison pour ne pas t’aider.  Par contre, les gens chez qui j’étais pensionnaire étaient assez formidables pour comprendre ma situation.  J’ai réussi ma onzième année et par la suite, seuls les jésuites acceptaient de me recevoir.  Mais qui dit jésuites, dit : tu payes tout de suite.  Parce que je n’avais pas d’argent,  j’ai décidé d’aller passer le chapeau au bureau du ministre de l’Éducation, Paul Gérin Lajoie.  Ça ne m’a pas donné grand-chose sur le coup, sauf que les journaux se sont emparés de l’événement et le gouvernement a fini par me donner une bourse d’études, même si j’étudiais au niveau secondaire.  Étudier chez les Jésuites, c’est tout une aventure.  Ce sont tous des « bollés » et ils sont très exigeants.  D’autre part, j’avais rencontré une jeune fille de qui je suis devenu le prétendant . Ce fut probablement une de mes premières passes de longévité sans petits gars.   Ma vie sexuelle correspondait aux vœux de notre très saint peuple, même si très rarement encore je courais parfois les toilettes pour un peu d’excitation.  Une vision et j’étais au paradis.  Un toucher, je devenais fou.  Une aventure et j’en avais pour des semaines à me mémoriser chaque seconde.  Je n’ai jamais compris pourquoi c’est ainsi.  C’est un peu débile, mais c’est l’adrénaline totale.  Le risque d’être refusé, écœuré même, les milles passes pour te faire comprendre et les efforts pour saisir ce langage verbal, comprendre la réponse.  Tout un programme sur l’intensité des regards, l’interprétation des gestes. La grande séduction…  Pas question de te tromper, car tu peux te ramasser en prison.  Tu dois bien interpréter l’autre.

10 Novembre 2007

Dépressif.

Une des choses les plus importantes que j’ai apprise chez les Jésuites : oublier tout ce que la religion m’avait enseigné et repartir à neuf.  J’ai compris que la Bible n’a rien de la parole de Dieu, car elle fut écrite par un groupe de scribes d’Israël pour que les gens de ce peuple se rappellent ce que la vie leur avait enseigné.  Dépressif,  j’ai commencé à prendre les pilules prescrites et parfois je dois l’avouer je trichais un peu en ingurgitant au préalable une petite bière ce qui me rendait euphorique.   C’est ainsi que j’ai écrit une partie de mon meilleur livre L’homo-vicièr.  C’est à mon avis, le meilleur que j’ai fait , car c’est une parodie de la vie du début à la fin , mais avec une réflexion sur le vrai sens de l’existence.  Je me suis particulièrement amusé lorsque j’ai écrit la partie où je me sers de  All you need is love pour essayer d’y développer une philosophie.  Le soir où j’ai imaginé cette partie, j’étais allé danser avec Mireille et je buvais un peu.  Nous nous étions entendus de nous livrer toutes les pensées les plus drôles qui nous passaient par la tête et nous fumes emportés par cette chanson des Beatles.  Elle a pris toute la place dans mon explication de la vie et ce fut la première fois que j’ai écrit que le bien et le mal sont une seule et même chose : la couleur envoyée dans un prisme qui les divise, selon leur contraire.  L’une n’existerait pas sans l’autre.  L’homo-vicièr m’a sauvé la vie, car, son humour m’a fait oublier tous les problèmes du moment, même s’il m’a indirectement coûté mon renvoi des Jésuites.  Non seulement  j’avais eu l’audace à Noël d’écrire un texte contre les examens dans le Garnier, mais j’ai écrit un autre billet dans lequel j’affirmais que les enfants ne doivent rien à leur parents.  Puisque ces derniers doivent agir par amour et donc par gratuité.  Puis,  j’ai eu la folie de parler de mon aventure en prison dans ce journal étudiant.  Les Jésuites n’en pouvaient plus.  On ne m’a pas jeté dehors, on a exigé que je paye alors que je ne le pouvais pas encore.  Ce qui revient au même.   

Joyeux Noël !

décembre 25, 2021

À tous.

Radioactif 238

décembre 24, 2021

Radioactif 238

Les psychologues.          

Pour échapper à la possibilité de devenir un  danger pour les garçons que j’aimais, j’ai essayé de suivre des traitements différents (psychologues, psychothérapeutes, etc.), mais je m’en suis lassé.

Ils essayaient toujours de me faire croire que j’avais une réaction anormale face à des parents « sadiques » Idée que je ne partageais pas.

 Au contraire,  je les adorais et même si on ne partageait pas toujours le même point de vue, ils n’avaient rien à se reprocher et ils avaient souvent raison.  Ils réagissaient, selon leurs connaissances, à ma pédérastie qui était alors vue pire que l’homosexualité. 

Ma pédérastie ne venait pas d’eux. Ils en souffraient déjà assez sans que j’ajoute cette maudite manie que l’on a de toujours d’essayer de trouver un coupable en dehors de soi pour minimiser sa propre responsabilité. 

 À vrai dire, je ne trouvais rien de répréhensible à avoir une relation sexuelle avec un plus jeune en autant que l’autre soit bien d’accord.  J’avais peur d’avoir peur.  J’avais peur que la peur me rende violent.  On ne sait jamais jusqu’à quel point la prison peut te rendre fou. 

D’autre part, je considérais les adultes complètement pourris de ne pas voir tout le bien que nous apportent de telles relations.  Personne n’est tué, ni blessé ; bien au contraire, c’est très agréable et ça ne prive personne de quoique ce soit. Ceux qui y voient du mal sont les pervers.   

Les adultes ne peuvent pas sortir de leurs perspectives d’adultes avec leur péché, ce qui n’existe pas dans la tête d’un petit gars, à moins qu’on y enfonce ce jugement.  Les adultes pensent la sexualité en adulte plutôt que d’essayer de la comprendre dans sa vraie dimension créative.   

09 Novembre 2007

Roy – Rousseau.  

Pour en avoir le cœur net, je suis allé en institution. J’ai cru qu’en allant à un hôpital psychiatrique, eux, mieux que quiconque, pourraient me dire si j’étais fou. 

On m’a affirmé que mon problème était plutôt mon quotient intellectuel élevé et que je devrais essayer de devenir homosexuel pour éviter de trop souffrir de la haine sauvage de la société. 

Je ne les ai pas trouvés très forts, en ce sens que tu ne choisis pas ceux qui t’attirent.  Pour être homosexuel, il me faudrait être attiré par les hommes. Ce qui était loin d’être le cas.  On passait déjà un temps énorme à nous faire peur avec les inconnus.  J’avais attrapé cette paranoïa.  

Par contre, ils m’ont complètement rassuré quant à ma peur fondamentale : de la façon que ça se passe, tu ne seras jamais un danger pour un petit gars, mais la société en sera toujours un pour toi.

On me demanda ce que je lisais. À leur avis, même si le livre de Freud sur le développement de la sexualité était une lecture aride,  je pouvais la comprendre. 

09 Novembre 2007

Effets divers …       

Qu’on le veuille ou non, à cette époque, j’étais encore écrasé par la culpabilité. 

En fait, j’avais surtout peur de devenir fou comme un certain Dion qui avait tué trois petits gars, à Québec. 

Ma peur était celle de tuer des petits gars en devenant fou.  La peur qu’après une relation sexuelle,  ils me fassent chanter en me menaçant de dénonciation et que je prenne peur.  La peur que cette peur soit telle qu’elle me fasse perdre les pédales.  Quand on devient fou, on ne sait pas qu’on est fou. 

C’est une peur qui peut sembler stupide pour quelqu’un qui n’a jamais goûté à la prison, mais elle est bien là.  La prison ne produit pas toujours les mêmes effets.  Tu peux devenir complètement culpabilisé et tenter par tous les moyens de te racheter ou te détruire.  C’était ce que je vivais alors. 

Tu peux aussi avoir peur de la révolte engendrée parce que la vie en-dedans est loin d’être toujours facile.  Cette révolte se construit aussi sur la certitude que la punition que l’on t’impose est injustifiée ou disproportionnelle à la gravité des événements. 

J’avais peur de devenir comme ce Dion que je ne comprenais pas.  Pourquoi vouloir tuer quelqu’un que tu adores ? Comment peux-tu aimer un jeune ou peut-il t’aimer si tu es méchant avec lui ?  Pour moi, pédérastie veut dire amour absolu, sans violence et le fun.  Mais, la peur, c’est tellement fort…ça peut te ravager d’un coup.

10 Novembre 2007

Jean-Pierre Patrice.         

J’avais tellement honte de ma pédérastie que je voulais porter un pseudonyme.  Ainsi, sans révéler ma nature, je pourrais rendre hommage à Patrice que j’avais tant aimé et parler de ma nostalgie émotive : Jean-Pierre Patrice.  

Le jean, c’était moi.  Jean-Pierre, c’était le prénom de l’aîné d’une famille française.  C’est avec lui que je me tenais le plus quand je me rendais pour y rencontrer son petit frère, Patrice,  de qui j’étais follement amoureux. 

Tout le monde pouvait s’en apercevoir tant je changeais de «  manière de regarder» quand le petit Patrice arrivait.  C’était à lui seul une raison suffisante pour que Dieu ait créé l’univers

Malheureusement, pour moi, Patrice après avoir habité Barnston, a déménagé à Montréal avec sa famille.  Une séparation très pénible; mais c’est la vie. 

Dieu t’a tout donné et tout enlevé, me clamait ma philosophie. Ce qui nous arrive est toujours pour nous préparer à autre chose.  Rien n’arrive pour rien. 

J’adorais Patrice quand j’avais 16 ans et malgré son départ, il hantait toujours mes rêves.  Patrice c’était l’amour incarné.   Puisque je ne l’ai jamais touché, on peut dire que cet amour platonique était aussi grand qu’il était pur. C’est ce sentiment qui pour moi est fondamentalement la pédérastie.

Le rapport sexuel n’est que la cerise sur le sundae. Il nuit plus qu’il ne nourrit la transcendance corporelle. C’est drôle de dire ça puisque je ne partageais pas ce point de vue avec Platon parce que je croyais que la pédérastie est d’abord et avant tout l’amour, la fascination d’un corps jeune et beau.

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décembre 23, 2021

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09 Novembre 2007

Retour à Québec. 

Puisque le travail n’arrivait pas à engendrer assez de profits et que mon père ne pouvait quand même pas me nourrir éternellement,  j’ai décidé de retourner vivre à Québec. 

C’était l’endroit où j’avais eu le plus de plaisir et où je me sentais accepté sans hésitation.  D’ailleurs, Maman Alice connaissait mes interrogations intérieures sur mes amours pédérastes. Je m’étais confié à elle parce qu’il y avait aussi de jeunes pensionnaires. 

Quitter Barnston était une décision prise à contrecœur.  Je m’étais senti exclus, rejeté par les remarques de papa ; mais ce fut la décision la plus importante et la plus positive de ma vie.  J’étais conscient que sans un nouveau diplôme et un nouveau métier, j’étais condamné à crever de faim. 

Retourner à l’école , c’était la décision la plus sage.  Maman Alice me reçut avec beaucoup de compréhension.  Elle admirait mes efforts pour m’en sortir.  Pour elle, j’étais un bon gars qui en arrachait. 

J’ai refait ma onzième année, j’avais tout oublié.  Je suis allé à l’école Jean-François Perrault.  Pour payer mes études,  je me suis engagé dans des restaurants pour les fins de semaine.  Un Marie-Antoinette.  Puis, j’ai changé pour devenir uniquement placier dans un cinéma.  Là, j’y  ai vu le Gendarme de Saint-Tropez des centaines de fois.  Je connaissais chaque seconde.  Un autre film qui l’accompagnait m’a tout simplement bouleversé et il a définitivement marqué tout le reste de ma vie : Mondo Cane.

09 Novembre 2007

Le monde fou.       

Mondo Cane est un film qui m’a littéralement bouleversé. 

Ce fut mon premier vrai mouvement de conscience collective.  On y parlait de tous les rites bizarres dans le monde.

Celui qui m’a le plus frappé fut l’existence d’une société archaïque en Australie qui, durant la deuxième guerre, commença à croire que les avions qui atterrissaient au bas de la montagne étaient les âmes de leurs ancêtres d’où fallait-il les visiter et à leur remettre des cadeaux.  On appelait ça le cargo culte. 

Cette révélation était immense, car ça nous montrait comment par ignorance naissait une tradition à travers une nouvelle religion.  Comment l’ignorance et l’imagination peuvent créer une nouvelle religion…

Ces gens croyaient dur comme fer à la venue de leurs âmes ancestrales.  C’est exactement notre cas face à la Bible.  On n’arrive même pas à s’apercevoir que la Bible et les Évangiles sont en opposition absolue. On continue de fermer les yeux et l’esprit. 

Pour une fois, je voyais quelque chose de plus mystérieux que la pédérastie et son rejet.  Il était possible qu’un individu soit aveuglé au point d’être l’esclave d’une pensée religieuse, même si elle est complètement erratique. 

Ce film montrait également de nombreux rites chrétiens idiots parce que l’homme se croit pécheur.  Le film faisait ressortir également les problèmes émotifs autour de la mort et des animaux, de la destruction de la nature.  L’homme est-il autre chose qu’un animal ?  Peut-il sortir de l’imbécilité dans laquelle les traditions l’ont enchaîné? 

Ça carburait beaucoup dans les pistons de mon petit cerveau. 

J’étais possédé de plus en plus par des questions philosophiques aussi stupides que me demander pourquoi je ne ressentais pas un mal de dent d’une personne assise près de moi dans un autobus.  Est-ce que ce mal serait le même pour moi? 

Mais, avec les pensionnaires, l’humour avait le dessus absolu.  Je me prenais déjà pour un écrivain.   Plusieurs aimaient ce que j’écrivais.

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décembre 22, 2021

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08 Novembre 2007

Limoilou – Nouvelles.     

Heureusement, le directeur du journal pour lequel je travaillais à Lac-Etchemin a décidé de me redonner une nouvelle chance.  Il m’a réengagé pour diriger son hebdomadaire à Québec : le Limoilou – Nouvelles. 

Je me suis installé dans une famille de trois enfants, deux filles et un garçon, qui ne prenaient que des immigrants comme pensionnaires.  Quelle extraordinaire expérience !

J’ai adoré demeurer avec des Européens.  J’étais le seul Québécois pensionnaire.

La dame qui tenait la pension était plus qu’extraordinaire : Mme Alice savait nous mettre en confiance.  Elle nous comprenait comme si nous étions ses propres enfants et surtout elle nous acceptait comme nous sommes, tant qu’on n’était pas violent. 

Elle a su me redonner parfaitement confiance et j’ai compris que mon crime n’était pas aussi grave qu’on veut bien nous le faire croire.  Personne n’est blessé, au contraire, c’est une histoire d’amour. 

Comme d’habitude, je travaillais comme un fou ; mais j’avais de la difficulté à vendre de la publicité ce qui entraîna la fermeture du journal. 

Cependant, ayant appris à photographier, sachant écrire, on essaya de s’en sortir en vendant des livres sur l’histoire des municipalités ou en immortalisant les mariages.  L’emploi dura quelques mois avant que l’on se rende compte que ce n’était pas assez rentable.  En chômage,  je suis retourné dans ma famille.

08 Novembre 2007

Homosexuel.

J’ai surtout connu des hommes dans des aventures d’un soir.  Cette fois, je me sentais plutôt comme un prostitué, une aventure sexuelle à vendre, alors que je ne réclamais pas un sou. 

Pour ceux avec qui j’ai eu une relation sexuelle plus suivie, j’étais le plus jeune et j’adorais ce rôle de l’aimé désiré que l’on comble d’affection pour lui plaire. 

Chaque forme de relation m’a appris des choses différentes et c’est en ce sens que je suis bien content d’avoir eu une vie sexuelle aussi éclatée.  Si j’avais été plus scrupuleux, j’aurais été affreusement malheureux.   D’autre part, elle a répondu à mes besoins et je suis convaincu que bien des gens ont profité de ma largesse d’esprit pour vivre leur éclatement. 

Je suis persuadé qu’aucun jeune n’est devenu plus malheureux à cause de moi, sauf peut-être ceux dont les parents se sont acharnés contre le mal .  Des bornés pour qui ont la prétention de croire que le péché est plus importante que le bonheur de leur petit gars. 

J’ai bien hâte de voir ce que me réserve le troisième âge, car en ayant beaucoup moins de libido, j’ai l’impression que ma vie sera toute différente… Juste écrire ce blog est déjà un début.

08 Novembre 2007

Amour pédéraste.

Pédéraste, tu es prisonnier du jeune, mais pas de la même façon que si tu étais le père.  Tu te sens plus responsable, tout en étant plus libre. 

Tu n’es pas le pourvoyeur, mais celui qui donne par amour, pour éblouir.  Comme un  homme « cruise  » une femme.  

Dans mon cas, aider le jeune à se réaliser, c’est un besoin essentiel.  Dans notre monde, il est aussi rare que miraculeux de pouvoir vivre sa pédérastie en pleine lumière,   Elle prend l’allure du mal et du défendu.  Le fait de devoir se cacher, de vivre en secret, lui donne une allure de jeu de couple auquel le jeune n’est pas prêt. 

L’idéal serait que tu puisses vivre cette relation au nez et au su de tout le monde, ce qui élimine les dangers d’abus, sans tout le merdier que la société crée autour de cette forme d’amour. 

La pédérastie, c’est la passion à l’état pur qui se change en une forme de paternité ou de Maître comme en Grèce antique.  Elle est éphémère parce que nos sociétés la décrient au point d’engendrer une paranoïa hystérique comme si le jeune était blessé ou tué au cours de cet échange amoureux.      

Même en toute liberté, la pédérastie comme telle sera toujours éphémère parce que le jeune vieillit et ses sentiments se transforment.  Il se détache pour devenir gai ou hétéro, selon sa propre nature profonde. 

En vieillissant , le jeune perd de sa spontanéité et de son authenticité. Deux qualités absolument essentielles en pédérastie.   La pédérastie ne peut être qu’un conte de fée. L’amitié doit y survivre, mais ce n’est pas nécessairement ce qui arrive.  Souvent, les amoureux sont séparés par la vie.  Mais ça n’a rien de sexuel, c’est juste le hasard de la vie.

08 Novembre 2007

Différents amours.           

Le moment où j’ai été le plus vrai et plus sincère dans la définition de mon orientation sexuelle fut celui où je disais en réponse à mes étudiants : je suis à tout, mais particulièrement aux serins. 

Chacune des orientations sexuelles que j’ai expérimentées ont eu un petit côté féérique différent. 

Mes aventures avec les filles ont même été plus nombreuses que dans le cas de bien des gars qui se croient uniquement hétéro.  Elles ont défini la dépendance et  la liberté.  Se sentir trop aimer, c’est être prisonnier. 

Contrairement aux féminounes (féministes wokes),  je crois que c’est très agréable de te sentir un certain temps  » l’objet enivrant, exclusif « , tout en te sentant le pourvoyeur de la sécurité et du plaisir. 

Je dis bien un certain temps, car cette fidélité qui vire à la jalousie et la possession finit par être affreuse. 

J’avais beaucoup trop besoin de ma liberté pour accepter d’être éternellement le prisonnier d’une femme ou d’un homme.  Probablement parce que les jeunes comblaient tous mes besoins d’affection. 

Il ne faut pas se tromper : je préfère donner que de recevoir parce que quand j’étais petit,  je n’ai pas connu le bonheur d’être cajolé.  Le toucher est un besoin essentiel que les religions ont diabolisé. 

Sans affection, la vie est un désert… autant pour les pédérastes que les féministes.  Les femmes veulent l’égalité,  tout en étant les propriétaires exclusives de tout ce qui est enfant.  Elles pleurent l’absence du père…  mais elles font tout pour rendre la vie impossible à l’homme qui se veut affectueux envers un petit gars.

Pour elle, est tout ce qui est normal  est de la perversion quand c’est accompli par un homme.  Les jeunes doivent être la propriété exclusive des femmes dans leur délire d’être exploité par un  mâle. 

Elles peuvent te frapper, mais si tu réponds, tu es un salaud, un danger public.

Radioactif 235

décembre 21, 2021

Radioactif 235

07 Novembre 2007

Juste un peu.         

Je trouve très amusant de modifier juste un petit peu ma vie et me figurer ce qui aurait pu se produire. 

Si je n’avais pas été pédéraste dans ma jeunesse,  je n’aurais jamais essayé toutes les expériences sexuelles possibles non-violentes comme avoir vécu avec trois femmes, à trois occasions différentes ainsi que des hommes pour tenter le changement préconisé par les psychiatres et essayer de connaître les plaisirs de jouer à la «guidoune». 

Je me serais surtout privé de la plus belle expérience de ma vie : être un enfant malgré mon âge. 

Si je n’avais pas été journaliste, je n’aurais jamais connu le FLQ et la paranoïa politique.  Par contre, cela m’aurait permis de vivre comme tout le monde.  C’est à dire que l’argent aurait été déterminant.  Elle aurait modulé ma vie.  Comme tous les autres,  je serais simplement né,  je serais allé à l’école, j’aurais trouvé un  emploi, j’aurais créé une famille et je serais mort d’un cancer ou d’une crise cardiaque. 

Heureusement,  j’ai pratiquement goûté à tout cela et son contraire.  J’ai toujours été ébloui par la beauté de l’Homme et pourtant je fus à maintes reprises calomnié et écrasé par eux.

J’ai fait un idéal absolu de vivre dans l’intégrité et la vérité et j’ai dû à maintes reprises cacher que j’étais pédéraste juste pour avoir le droit de survivre. 

Quelle sorte de curé aurais-je été ?  Aurais-je pu être un cadre ?  Comme on me l’a dit un jour, je suis fou, mais pas assez pour pouvoir être manipulé.  

J’ai joui du présent de la vie et je ne me suis pas ennuyé.

07 Novembre 2007

La pédérastie 1.    

Même si cette aventure fut parfois très pénible à vivre, comme la mort de Rouhed,  elle était je crois un élément nécessaire à ma réflexion sur la vie. 

Bien évidemment,  je trouve ça complètement idiot, capoté, d’attacher autant d’importance au droit de se masturber, sucer, caresser avec un jeune garçon ou un autre homme. 

Pourquoi être prêt à vivre l’enfer pour au maximum une petite demi-heure de plaisir? 

C’est qu’il y a probablement quelque chose de plus fondamental dans cette forme de relation : la recherche de l’enfant en soi, la beauté de l’autre, l’authenticité de la communication. 

La pédérastie permet de vivre les mêmes feelings, les mêmes sentiments que si tu avais l’âge du jeune avec qui tu es.  Une complicité absolue.  Une fixation sur l’éternité de la beauté. 

Tout se passe au niveau de la communication.  Cet amour portait les soldats au combat à l’ère de la Grèce Antique. Il ne faut pas en sous-estimer la force, même si les religions ont essayé de la faire méprisée.

07 Novembre 2007

Pédérastie 2.       

Aussi paradoxal que ce soit,  la pédérastie est une forme d’osmose avec le jeune.  C’est vivre à travers lui la pureté des sentiments,  la plus authentique qui existe. C’est partager le sens de la complicité et d’une certaine façon de l’innocence.  La découverte du plaisir.

Le pédéraste est comme un ange qui accepterait la corporalité pour pouvoir goûter d’une façon absolue aux joies de la communication.  C’est se permettre de boire l’énergie à l’état intégral. 

Les gestes sexuels ne sont que l’aboutissement de cette complicité dans l’égalité.  C’est comme vivre le paradis promis dans les religions en dehors du temps et dans l’espace matériel : le paradis où de beaux jeunes hommes nus servent les élus. 

Ça paraît complètement fou, mais c’est la seule façon que j’arrive à décrire ce que l’on y ressent.  Le monde s’énerve pour rien, car aucun individu ne peut devenir pédéraste. Tu l’es ou tu ne l’es pas. 

C’est une attraction vers un autre très défini parce qu’on accorde une importance à l’âge. Point final.

C’est une orientation sexuelle déviante si on croit que la seule raison d’exister de la sexualité est la procréation et que le plaisir peut traumatiser. 

C’est une très infime minorité de gens ce qui permet de devenir le bouc émissaire parfait. 

Je ne conseille à personne d’essayer de le devenir;  car cette image paradisiaque de l’amour a un frère jumeau identique : la haine de la société. 

Une haine maladive par son ampleur. C’est comme si certains ne pouvaient pas endurer de ne pas vivre cette déviance, tout simplement parce qu’elle n’est pas en eux.  La jalousie les gruge cellules par cellules.

Cette jalousie paranoïaque est née de la prétention de que son enfant est sa propriété.  Cette haine permet d’inventer tous les mensonges possibles sans que personne ne se demande si cela a du sens. 

Je ne fais pas la promotion de la pédérastie. J’essaie, ayant malgré moi exploré cette tendance, d’expliquer comment on se sent et ce que l’on pense.

On naît pédéraste, mais contrairement à ce que je croyais, on peut modifier la trajectoire et devenir gai. Sur le plan de l’attraction, cependant, celle-ci existera de notre naissance à notre mort.

La beauté est éternelle.

Radioactif 234

décembre 20, 2021

Radioactif 234

Les Rock Machine 1.       

La première fois dedans,  j’y ai goûté comme je le raconte dans Laissez venir à moi les petits gars».

La dernière fois en 1996 ce fut un coup de chance que je n’y laisse pas ma peau.  On m’a raconté que des gens avaient déjà acheté une bouteille de vin pour célébrer ma mort en dedans.  Ce qui m’étonnait le plus, ces gens étaient des indépendantistes comme moi, mais ils me trouvaient beaucoup trop radical. 

J’ai été transféré d’Amos à St-Jérôme, mais j’ai refusé d’être sous protection. 

Rendu à St-Jérôme, on me plaça avec les Rock Machines. Je n’avais pas prévu que, seul dans la cour, sans gardien, qu’un gars crierait par la fenêtre que j’étais un pédophile pour que les Rock Machines réagissent. Un ticket direct pour la morgue ! Disons qu’il fait assez chaud dans de telles situations. 

Je n’avais aucun moyen d’y échapper et je me suis cru déjà mort. Il n’y avait aucun garde.  Mourir, pas de problème, mais je ne voulais surtout pas trop souffrir.

J’étais au centre de la cour, sous l’invitation du chef mafieux qui m’invitait à avancer et qui me demandait : T’es-tu pédophile? Puisque je crois qu’il y a un monde entre un pédophile et un pédéraste, même si ce n’était pas le temps de commencer de savantes explications, j’affirmai que non en toute conviction.  Je croyais que tout le monde me sauterait dessus, mais on avait plutôt formé un cercle autour de moi.  Le chef insista. 

Le détracteur derrière sa vitre poursuivit en disant que c’était vrai puisque les journaux de Val-d’Or l’affirmaient.  Ces drôles que mêmes des journalistes qui connaissent la différence sémantique et physique des mots continuent de refuser de la reconnaître celle entre pédophile et pédéraste. Imbécilité ou malhonnêteté intellectuelle?   Ils ne savent pas chercher dans un dictionnaire. 

J’ai maintenu ma position et je me suis contenté de lui dire que les journaux ne savent pas de quoi ils parlent.  Le chef s’est alors adressé à un autre prisonnier qui venait d’arriver d’Amos avec moi pour avoir son avis.   Ce dernier leva les épaules et avoua n’en rien savoir. 

Le chef mafieux s’est contenté de me flanquer une claque par la tête et m’envoyer dans la cuisine du local, me demandant de rester dans ma cellule et ne plus me montrer le bout du nez.

Quand un garde s’est présenté,  le chef cria : « Tu me sors ce Christ-là d’ici, sinon tu retrouveras un cadavre.» 

Le gardien m’amena et on me plaça sous protection. Je me déplaçais accompagné de gardiens comme si j’avais été chef de la mafia.

06 Novembre 2007

Silence, on tourne…         

Dans ma vie, je n’ai pas toujours été détesté par tout le monde.  En enseignant, je n’avais que le choix de me taire.  Je pouvais me sentir authentique et sincère avec certains amis qui me connaissaient comme amant des garçons. 

Habituellement, je ne mentais pas, mais je répondais que j’aime  tout, surtout les petits  serins.  Qui veut comprendre comprend.

Je l’écrivais depuis 1968, mais je n’étais pas assez fou pour faire cette lutte au grand jour alors que j’enseignais.  Je suis d’ailleurs extrêmement fier d’avoir pu enseigner durant 15 ans et pouvoir me vanter qu’aucun de mes anciens élèves ne peut me dénoncer, car il ne s’est jamais rien passé avec eux quand je leur enseignais. 

Je crois encore que ma vie privée n’a rien à voir avec mon enseignement.  Juste pour donner l’exemple, j’ai été de nombreuses années sans boire.  Si j’en parlais avec certaines  gens autour de moi, je ne pouvais pas en parler à n’importe qui, car je pourrais le regretter pour le reste de ma vie.  

Dès que j’ai été accusé,  je suis devenu pour plusieurs le sujet de toutes leurs calomnies.  Je n’ai jamais vécu complètement à la cachette.  Les gens me voyaient avec les jeunes de qui j’étais amoureux et ils s’en doutaient bien.  Ces jeunes étaient très heureux de me connaître.  Pourquoi,  du jour au lendemain, tu deviens la saleté des saletés?  Parce que Dieu l’a dit?  Quand ?  Tes juges tombent-ils sur la tête?  Je suis le même gars avant, pendant  et après. 

C’est un jugement que je trouve un peu, beaucoup malade.  Tout le monde s’en doute, mais dès que c’est officiel, c’est pire que si tu avais attrapé la peste.  Pourquoi les gens se mêlent-ils de tes amours ?  La charité chrétienne

D’ailleurs, la condamnation n’a aucune proportion avec le délit, s’il y a faute.  

C’est cette hypocrisie morale que je dénonce depuis des années… Jésus l’avait dénoncé : le brin de foin dans l’œil de l’autre contre la poutre dans le tien. 

Le Québec scrupuleux est le Québec hypocrite

07 Novembre 2007

Un autre point de vue.    

Ma pédérastie m’a forcé à ne pas avoir le même point de vue que tout le monde. 

D’abord, c’est peut-être une application trop fanatique de l’Évangile.  Tout est amour.  Tu ne juges personne et tu es né pour être heureux et créateur.  Tu essaies de te réaliser pleinement puisque la vie est une série d’expériences. 

Si je n’avais pas refusé de payer 0.25$ pour une petite séance de masturbation, parce que je croyais que l’amour ne s’achète pas, je n’aurais jamais fait de prison la première fois et j’aurais certainement eu l’occasion de répéter l’expérience.  Puisque c’est une façon facile de se faire de l’argent. le jeune serait revenu me trouver pour retrouver plaisir et argent. 

Puis, si j’avais refusé d’aider un ami qui ne venait pas à bout de son fils et qui me menaçait de se suicider, je n’aurais jamais été pris au piège, à Val-d’Or, et je serais peut-être encore professeur.  J’aurais été un peu plus l’hypocrite que je dénonce dans mes livres. 

J’aurais trouvé plus d’avantages à me la fermer qu’à prôner une meilleure compréhension de la véritable ampleur des inconvénients à vivre une sexualité perturbée. 

Je serais plus fier, mais serais-je aussi heureux d’avoir connu tant de belles expériences?  Mes seuls regrets sont de ne pas avoir su sauver Rouhed et Petit Gabriel de la drogue… un enfer bien pire que la vie sexuelle.

Radioactif 233

décembre 19, 2021

Radioactif 233

06 Novembre 2007

La surprise de mes parents.     

Mes parents venaient me rendre visite au journal à Lac-Etchemin quand ils ont appris sur place que j’étais pédéraste et en tôle. 

Incapable de supporter les faits, mes parents ont décidé de ne pas venir me voir.  Papa avait peur que son cœur ne puisse pas supporter la scène.

Nous avions une drôle de relation, mon père et moi.  Je ne savais pas s’il m’aimait ou non.  Avec son sens de l’humour, il me faisait facilement croire que je n’étais pas grand-chose à ses yeux et j’étais trop idiot pour savoir si c’était vrai ou un jeu. 

Aujourd’hui, je sais sans aucun doute qu’il m’aimait bien et me trouvait bien intelligent.  Il aimait cacher son attachement. 

Pour papa, un homosexuel, c’était un malade.   Je croyais papa indifférent à mon égard alors qu’en réalité, il m’a toujours traîné partout avec lui, ce qui m’a permis de comprendre la vie. 

Quand il est décédé, à 67 ans, ce qui est très jeune,  j’ai pratiquement fait une dépression, car depuis peu nous étions devenus de vrais amis. 

Un soir, autour d’une bière, je lui ai expliqué ce que je vivais. Nous pleurions tous les deux et ma mère, craignant qu’on se saute au collet, se promenait entre la toilette et sa chambre, manifestant son impatience.  Le verdict de mon père fut simple : si tu ne peux pas te retenir, j’aimerais mieux que tu ne restes pas alentour. 

C’est ainsi que j’ai décidé de voyager. Mon père n’était pas un salaud, au contraire, il était très apprécié.  Il a sauvé bien des familles en leur faisant crédit.  Les gens l’aimaient et ils ont su le lui prouver à ses funérailles.  L’église était remplie à craquer, comme aux funérailles de maman. 

Moi, je sais qu’il n’y aura personne ; mais au moins j’aurai essayé de faire valoir mon point de vue.  Le Québec a besoin de tolérance et non de fascisme.

06 Novembre 2007

 L’intolérance absurde.   

Je n’en veux pas à mon père.  Qu’il continue à me parler en apprenant que je suis pédéraste, pour cette époque, c’était déjà un miracle de tolérance. 

Papa était ce qu’il y a de plus hétéro et ma mère a toujours été d’une gentillesse légendaire.  Imaginez la mauvaise surprise d’apprendre que j’étais pédéraste.  Je vivais avec ce qui est perçu dans notre société comme le pire défaut du monde. 

Quand un juge fou demande la pendaison pour les pédophiles, imaginez ceux qui ne sont pas instruits

Les fascistes et les féminounes (féministe woke)  essaient de nous harceler sans cesse afin de nous isoler et nous rendre la vie intenable. Suicide next step, semblent-elles espérées, trop folles qu’elles sont pour comprendre qu’on ne choisit pas son orientation sexuelle.

Elles essaient de nous faire haïr par tout le monde.  Elles font croire qu’il ne faut pas nous fréquenter pour ne pas passer pour des pareils (pédérastes et pédophiles confondus).  

Dans ma vie, j’aurai appris que le jugement des gens quand il s’agit d’une chose aussi émotive est complètement obstrué par la haine que nos religions ont posé contre la sexualité.    

Les Québécois sont incapables de faire face à leur émotivité dès qu’il est question de sexe.

08 Novembre 2007

Disciples de la Croix.

Que je ressorte de tôle en créant les Disciples de la Croix n’a rien d’étonnant. 

Le principe même de la prison est de te rendre coupable.  Plusieurs se tournent vers la religion pour retrouver un peu d’amour et surtout une raison de vivre.   

J’étais juste assez naïf pour croire dans leur histoire comme si Dieu lui-même en personne pouvait perdre son temps pour venir nous dire comment vivre une sexualité qu’il ne connaîtra jamais : il lui est impossible de tomber en amour avec une déesse puisqu’il est Dieu unique.  Donc, pas de reproduction à moins qu’il soit capable de s’auto-semer et engendrer à partir de lui-même. 

La foi aveugle est une forme de maladie mentale dès qu’elle devient obsédante.  Comment croire ce que l’on nous dit concernant ce qui s’est passé il y a des millénaires ? 

Si Adam et Ève ont eu deux fils seulement comment ont-ils fait l’amour pour avoir une descendance?  Comment, devant de tels faits, peut-on être assez naïf pour croire la Bible mot à mot? 

C’est un exploit irréalisable à moins d’avoir subi jeune un lavage de cerveau : la raison fondamentale pour laquelle on veut maintenir l’enseignement des religions. 

Pas de religion, pas de cohésion dans une dictature aliénante.

07 Novembre 2007

Vie = rivière.

En d’autres termes, la vie est comme une rivière qui prend la direction qui lui permet de contourner les obstacles. 

Il ne faut jamais regretter les expériences qui nous sont arrivées, car de toute façon on ne peut plus rien y changer.  Non, je ne regrette rien et j’ai la certitude que l’avenir sera meilleur que les dix dernières années. 

Je ne sais par quel miracle, mais les gens se rendront compte que les réactions à la pédérastie, tout comme pour la pédophilie, sont nettement démesurées.  Payer tout une vie pour ce que tu es, sans même en être complètement responsable, c’est de la folie pure. 

Peut-être qu’un jour, les gens au lieu d’aller brailler dans les commissions pour retrouver la religion auront-ils l’intelligence de s’apercevoir que ce n’est pas de cours de religions qu’ils ont besoin , mais de méditer un peu sur les grandes leçons de l’Évangile.  Aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu.  

Je suis bien conscient qu’avec les Disciples de la croix, j’étais probablement un peu fou, mais ça m’a permis de me rééquilibrer et m’apercevoir qu’il ne faut pas exagérer l’importance des religions,  comme en toutes choses.   

Radioactif 232

décembre 18, 2021

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04 Novembre 2007

Ma vingtaine.

Le début de ma vingtaine fut certainement une des périodes les plus difficiles de ma vie. 

Dans le journalisme, j’étais toujours confronté à mes valeurs : défendre le petit peuple dans la mesure du possible et surtout toujours écrire la vérité. 

Les gens croient que les journalistes sont des menteurs, mais ce n’est pas connaître le métier, surtout de mon temps.  Tu n’avais aucunement le droit d’écrire un mot s’il ne t’avait pas été dit.  Autrement, on coupait sous prétexte que c’étaient des commentaires.  Tous mes conflits venaient de cette supposée objectivité du journalisme. 

Je ne commentais pas,  je me fabriquais des dossiers dans ma tête  qui me permettaient de comparer les réponses ou les faits.  En fait,  j’essayais d’être informé de l’historique de la situation.  Toutes mes questions venaient de ce travail de détails et un amour fou de comprendre et d’expliquer.  J’adorais le journalisme. 

Quand j’en suis sorti, j’en ai rêvé pendant des dizaines d’années.  Le temps de me sentir dépassé.  Le président de la Tribune, M. Yvon Dubé, m’a déjà dit que j’étais tout simplement en avance sur mon temps.

Le journalisme qu’on me refusait se vit aujourd’hui au quotidien, sauf que nous avions un rayon d’action plus large qu’un palais de justice. 

J’avais un trop gros parti pris pour le peuple, une déformation due à ma pédérastie, c’est-à-dire refuser d’accepter l’autorité telle qu’elle est. 

Je n’étais pas parfait,  j’étais parfois un peu trop fanatique. 

05 Novembre 2007

Dépression d’automne.  

J’ai fait parvenir mon mémoire à la Commission sur les accommodements, mais je serais très surpris qu’on en tienne compte.  Pourquoi suis-je actuellement dans une impasse émotive ?  Le début de l’automne ?  Le mal physique qui me gruge continuellement et qui ira grandissant avec l’hiver ?  Une impuissance à admirer tout ce qui existe ? La solitude ? 

Pourquoi écrire sur un système judiciaire parfaitement débile me déprime ainsi?  Je regarde mon maximum d’années à vivre, 20 ans, au gros maximum et je ne vois rien d’encourageant. 

Le Québec s’engage de plus en plus à droite.  Il retourne à l’époque de la censure et du banditisme.  Je devrais peut-être réécrire un livre dans le style de l’homo-vicièr, soit tout en humour. 

L’humour sert souvent de pont entre le vide et le sourire.  Il permet de fermer les yeux et enjamber l’inconnu. 

Ce n’est pas trop rassurant d’entrer à la retraite.  Ça me rappelle mes dernières discussions avec l’écrivain, Jean Ferguson.  Il avait le cancer. Même s’il voulait écrire, son mal le rongeait tellement que ça lui enlevait le goût.  Pauvre Jean, il aura voulu toute sa vie être reconnu et il se fiait même sur moi pour ça. 

Aujourd’hui, tout le monde me renie, mais au moins, j’ai pu dire que notre système en s’en prenant à des gestes non violents se conduit comme des imbéciles qui n’ont pas la profondeur de se demander sur quoi reposent leurs interdits. Une société romaine qui a besoin d’en bouffer une couple de temps en temps pour se calmer les nerfs.

05 Novembre 2007

La petite nature.    

Heureusement, notre petite nature veille au grain.  Je me suis attaché au plus jeune des prisonniers.  Nous sommes devenus de très bons amis.  Un baume psychologique. 

Jeannot me prenait un peu pour un ange.  J’écoutais son âme se répandre de remords et d’affection et je savais déjà boire chaque diamant dans ses yeux quand il me parlait.  Je le trouvais de plus en plus beau et attirant.  C’était un très bon garçon, un peu malchanceux. 

J’ai continué de correspondre avec lui à ma sortie, mais nous ne nous sommes jamais revus.  Je pense que Jeannot m’a permis de ne pas devenir aussi fou que notre système qui se croit menacé par une simple masturbation. 

Il est le prolongement de l’Église et de sa folie sexuelle, pas étonnant qu’il réagisse avec aussi peu de discernement. 

Quand j’ai mis les pieds dehors, je regrettais d’être sorti parce que j’avais peur de la vie et surtout de la beauté du monde.  Un beau tableau n’est-il pas fait pour être savouré ? 

La prison, ça rend fou si tu te mets à croire que tu es immonde alors que tu n’a rien fait de violent.  Tu as simplement aimé en dehors de normes que personne ne peut honnêtement justifier. 

Depuis quand, pourquoi aimer, c’est mal ?  Ne veut-on pas toucher ce que l’on aime ?  L’amour ne se manifeste pas que d’une seule façon. 

Jean Genet l’exprime mieux que moi , mais je sais ce qu’il ressentait… 

05 Novembre 2007

Parfois culpabilité = folie.           

Le fait d’avoir été arrêté dans la vingtaine a provoqué en moi une crise de culpabilité sans précédent.  Cependant, elle dura peu de temps.  Je faisais des sacrifices comme me priver de manger, prier sans arrêter. 

La seule question qui reste quant à mon comportement d’alors est bien simple : les saints sont-ils des fous ?  Les fous ont tous un délire religieux. 

Le sentiment religieux est plus profond que l’on pense et il mine très facilement notre équilibre émotif. 

Un jour, j’ai assisté, tout à fait réveillé, à la rencontre d’âmes, qui voyageaient  sous forme de petits nuages.  Des «grumeaux » d’énergie.  Les âmes avaient ces formes et pouvaient se distinguer l’une et l’autre simplement par l’intensité et la concentration qui leur donnaient une couleur et une force différente d’attraction ou de rejet.  Les nuages se regroupaient par affinité. 

Les âmes perdues se lamentaient de solitude.  Je ne crois pas que j’étais devenu complètement fou, mais j’avais trop jeûné.  J’hallucinais comme le curé d’Ars.

J’étais assez fou pour avoir des visions comme les saints.
Je n’étais pas le seul prisonnier de la religion au Québec. 

La guerre de valeurs fait partie de notre réalité. .  La guerre des valeurs entre les localités particulièrement Québec et Montréal est un résidu de notre asservissement religieux. 

Les gens de Québec sont encore bien plus endoctrinés qu’à Montréal.  Il y a peu de temps l’Église prêchait que Montréal était le pire lieu de promiscuité, de péchés, d’où le besoin de retour à la terre. 

Ça paraît stupide comme ça, mais nous sommes le produit de notre passé et de notre inconscient collectif.  La ville de Québec a toujours été jalouse de Montréal. 

Radioactif 231

décembre 17, 2021

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04 Novembre 2007

Comme tout le monde… 

Si j’avais été comme tout le monde quant à mon évolution sexuelle, j’aurais accepté la chasteté absolue jusqu’au mariage prêchée par nos curés et je n’aurais jamais eu tous ces problèmes.  C’est vrai.   Juste ta petite cédille entre les deux jambes bouleverse et oriente à jamais ta vie parce que depuis des millénaires de grands esprits tordus s’ingénient à te forcer d’entrer dans un  » cadre  » de ta naissance à ta mort.  Les institutions sont là pour s’assurer que tu ne bouges pas d’un iota hors des sentiers prévus et fixés pour ta petite carcasse.  Ton statut social détermine tes droits.  Plus tu es rigide, plus tu es protégé par ce système du crois ou meurs.  Si tu es un juge ou un président tu peux jouer aux fesses tant que tu voudras, en autant que personne ne le sache.  L’hypocrisie c’est comme le pouvoir, ça vient d’en-haut.  Marx parlait de lutte des classes.  Il n’avait pas complètement tord.  Si tu es millionnaire, tu ne peux pas l’être devenu sans avoir plumé quelqu’un ou découvert quelque chose.  Les grosses poches se protègent entre elles.  La vrai révolution est de créer un monde parallèle dans lequel tu peux vivre tes idéaux car autrement  tu payes pour te faire casser la gueule dans une manifestation tenue pour dénoncer ton exploitation.  Plus tu montes dans la hiérarchie, moins t’es atteignable.  Ce qu’on oublie : je suis pédéraste par nature, j’en suis fier, même si je sais que la très grande majorité me condamne.  Je suis heureux tant que les étroits d’esprit ne se mêlent pas de mes amours.    

04 Novembre 2007

Libéraux, PQ et ADQ…    

La Tribune a toujours été le porte-parole du parti libéral et du clergé.  Pas étonnant que Sherbrooke ait tant de difficultés.  Les libéraux ne pensent qu’en fonction de l’argent et des profits à réaliser.  C’est le parti des anglophones (un peu normal) et des gens d’affaires, des boss comme disait le manifeste du FLQ.  Quand je suis tombé dans le piège de Val-D’or, et que je me suis ramassé en dedans, je me disais qu’il n’y a qu’une différence entre le PQ et les libéraux.  On se sert d’un idéal un bout de temps pour nous encourager à investir le plus possible dans un projet d’indépendance qu’on ne veut pas réellement réaliser et quand le doute s’installe, c’est le retour des libéraux qui peuvent piger directement dans l’assiette parce qu’il n’y a personne pour les arrêter.  On me répliquait que les politiciens passent, les fonctionnaires restent.  Qui ont vraiment le pouvoir ? Si l’ADQ n’était pas de droite, ce serait sûrement une alternative sérieuse, mais on risque que ce ne soit que du vent.  Le Québec a besoin d’un parti politique qui va se tenir debout devant Ottawa et défendre notre culture.  Le Québec est bourré de talents.

04 Novembre 2007

Censure et démocratie.  

J’avais la réputation d’être un journaliste dangereux parce que je n’étais pas achetable.  Selon Maurice Bellemare,  j’étais le seul qu’il craignait parce que je n’hésitais pas de les mettre en bouteille.  Pour moi, la censure c’est le pire ennemi de l’individu et de la démocratie, même si on l’établit toujours sous le faux prétexte de défendre les jeunes.  On a créé une littérature de la jeunesse, sous prétexte de défendre les jeunes de la sexualité.  Notre société libre et démocratique a institutionnalisé la censure.  On est encore plus janséniste, plus hypocrite que sous le règne de la grande noirceur.  L’épuration se fait par le nivellement de la pensée, par l’extraction de tout ce qui est sexuel, donc personnel.  C’était une pensée communiste : tout le monde est strictement pareil ce qui a permis que les foules et les peuples soient exploités par des partis et un petit groupe de dictateurs.  Le communisme est une forme d’exploitation comme le capitalisme.  Ceux qui veulent empêcher les jeunes de ressentir leur sexualité sont des esprits tordus, des malades qui voient des dangers dans tout ce qui est sexuel, même s’il n’y a pas de violence.   Mais, ils refusent de voir les assassinats dictés par ceux qu’ils considèrent comme leurs modèles.  L’ignorance ne crée pas l’autonomie d’un individu.  Sa naïveté est responsable de sa servitude.            

Par contre, j’étais d’une lenteur incroyable pour détecter tout ce qui était croche.  Aussi, quand ça arrivait , il n’y avait même plus un doute possible et les conflits arrivaient.  La seule chose qui a changé dans ma compréhension de la société : tous les partis politiques aboutissent à la même corruption ou la même domination …

Radioactif 230

décembre 16, 2021

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04 Novembre 2007

L’Aiglon.

Par miracle, j’ai découvert un emploi de journaliste dans un hebdomadaire de Lac-Etchemin, l’Aiglon.   M. Turmel était de l’Union nationale à cause de sa famille.  J’ai adoré travailler pour lui.  Je devais remplir seul le journal de la semaine, apprendre à faire la mise en page, à photographier et conduire une petite volks.  J’étais tout dévoué à mon nouveau travail et patron.  J’avais même une émission de radio à Saint-Georges de Beauce où je commentais l’actualité. 

Je descendais souvent les libéraux qui ne voulaient pas construire un tunnel entre Québec et Lévis. 

Puis, j’ai rencontré un petit gars d’une quinzaine d’années avec qui j’ai entretenu une très profonde amitié.  Nous avions pris l’habitude, quand la nature était trop exigeante, de nous soulager mutuellement.  Et, j’ai rencontré un autre qui cette fois exigea 0.25$ ou la dénonciation. 

Par principe, on n’achète pas l’amour, j’ai refusé et je me suis ramassé dedans.  Ainsi les motifs d’incarcération dans Laisser venir à moi les petits gars sont faux, inventés pour rendre ça encore pire et ainsi essayer de mieux expliquer comment je voyais la pédérastie.  La vie en prison est réelle. 

J’en ai arraché toute ma vie, mais je suis bien content d’avoir écrit ces livres.  J’ai respecté mon idéal d’écrivain. 

Le système a tellement peur que les gens comprennent qu’il n’y a pas de violence dans les cas de pédérastie qu’il est prêt à inventer n’importe quoi.  La chasse aux pédophiles est une raison majeure pour justifier que notre gouvernement dépense des millions de dollars pour une sécurité qui n’est même pas mise en danger par eux. 

Si les acteurs de notre système de bandits légaux peuvent vendre leurs mères pour des chansons, croyez-vous qu’ils s’arrêteront à se demander si leur obsession est justifiée. Si les gens ne croient pas dans ce danger, les autorités ne pourront plus y dépenser leurs millions.  Payez !

04 Novembre 2007

L’après – prison. À 19 ans.        

Plutôt que de me révolter contre l’idiotie des lois en ce qui concerne la sexualité, j’ai plaidé coupable.  J’ai même plaidé coupable à des relations avec des garçons que je ne connaissais même pas.  J’étais assez idiot pour croire que je devais payer pour mes péchés. 

Le journaliste du Soleil n’a pas voulu en parler dans le journal sous prétexte que j’étais un trop bon gars pour mériter de gâcher ainsi ma vie.  Je me suis converti.  Je me suis senti coupable, J’ai cru que mon seul avenir possible serait d’aller mourir dans un  monastère. 

Puis, je suis retourné dans ma famille.  Je suis allé travailler à la Dominion Textile, à Magog.  Ma culpabilité a duré le temps de rencontrer un autre beau garçon susceptible de m’exciter les sens.  J’avais même fondé un mouvement chrétien appelé Les Disciples de la Croix. 

Aujourd’hui, je crois sans compromis , sans hésiter, qu’il n’y a que les imbéciles pour croire que de se masturber à deux ou plus , c’est un mal plus grave que d’agresser des vieillards et les priver de l’argent dont ils auront absolument besoin pour survivre. 

Je n’ai pas la même échelle de valeurs que le système que je qualifie de mafia légale.  Juste avec ce que j’écris dans ce blog (carnet) on pourrait me garder en prison pour le reste de ma vie parce