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Radioactif 484

septembre 2, 2022

Radioactif 484

Texte de 2008, p. 910

Les séparatistes : les anglais.

Depuis 40 ans, le Canada nous prouve que les vrais séparatistes sont les anglophones du reste du Canada.       
 
Il suffit d’ouvrir la bouche pour exposer une demande légitime, puisque nous sommes une nation, une minorité francophone dans une mer anglophone, pour que le Canada anglais monte sur ses grands chevaux et prétendent qu’on est des enfants gâtés.  Qu’on demande n’importe quoi d’important pour nous, c’est NON, NON, NON !     

Et, comme Mario Dumont, on fait dans nos frocs et on donne raison à Ottawa parce qu’on est divisé. 

Pour ouvrir la constitution, il faut d’abord se tenir tous ensemble au Québec et avoir une liste d’épicerie dans laquelle la langue, la culture, la démocratie, par exemple, sont non négociables. 

Pour que le fédéral, nous prenne au sérieux, il faut nécessairement tenir un jour, quand on sera prêt, un autre référendum dans lequel une majorité claire dira nous voulons que le Québec devienne un pays,   Après tout, ce n’est qu’un changement de structure.           

Ce n’est qu’à ce moment-là qu’Ottawa négociera sérieusement avec nous. C’est même une obligation fixée par la Cour Suprême par la loi de la clarté par un Stéphane Dion qui croyait que ça vaut la peine d’être canadien.  Il y aura négociations sérieuses, qui nous donnent une chance de remporter la mise, que le jour où ce sera un « c’est à prendre ou à laisser ».    

Par contre, il faudra avoir assez d’ouverture d’esprit pour entrevoir la possibilité de créer une véritable confédération, si cette structure est plus avantageuse pour le Québec, mais tout indique que le reste du Canada refusera de négocier en ce sens.  

La Confédération est une toute autre structure, dans laquelle le vrai pouvoir appartient aux provinces.  On demeure canadien ; mais pour y arriver, il faut d’abord avoir l’intelligence de se donner les moyens de négocier en étant déjà un pays.  Le Canada devait à la rigueur être une confédération.  C’est ainsi que ça devait être, mais notre pays s’est muté en fédération, à notre grand désavantage. 

Une véritable confédération est un projet envisageable par tous les partis politiques du Québec.  C’est plus qu’un simple réaménagement de la constitution.  L’indépendance est une étape obligatoire.  

Pour la réaliser, il faut qu’on reprenne foi dans notre valeur.  Il faut qu’on cesse de se diviser. Pour le réaliser, il faut aussi un consentement du reste du pays     
 
Il suffit de nous dire qu’on est des racistes pour qu’on s’écrase comme des petits chiens.  Si l’ADQ semblait une solution en 1994, la solution est déjà dépassée.  L’ADQ, sauf pour la démocratie, est devenu un boulet.  C’est l’avenue de celui ou de ceux qui ne savent pas se brancher entre le fédéralisme et l’indépendance. 

Dommage, car le rapport Allaire était un début de solution qui aurait pu nous unir et forcer le fédéral à reculer dans son invasion des pouvoirs du Québec.  

C’est devenu impossible, car on se divise trop en partis politiques.  Pour faciliter le choix, on devrait implanter immédiatement des élections proportionnelles.    

Le Québec existe seulement quand il y a danger de référendum pour le Canada.  C’est alors pour eux, contrairement à tout ce qui se passe habituellement, le moment de crier son amour au Québec.  Le temps qu’on vote NON et qu’on puisse s’affaiblir encore plus parce que la majorité a été assez stupide pour voter strictement émotivement plutôt qu’avec une part de raison. 

Si le Québec n’était pas une vache à lait, pourquoi en 1970 était-on prêt à faire intervenir l’armée pour empêcher la sécession ?             

Personne ne peut nier qu’on se porte toujours mieux quand on prend soi-même les décisions en ce qui nous concerne.  On pense à notre intérêt.  Et, c’est là, le problème avec le Canada : chaque partie du Canada a des intérêts convergents pour ne pas dire strictement opposés.  On nous ment encore à pleine gueule grâce aux journaux et on nous manipule.  Ce n’est pas avec le fanatisme de Paul Desmarais et Power Corp. qu’on peut avoir une vue objective.  Desmarais est un obsédé fédéraste parce que c’est l’intérêt de son portefeuille personnel.         

Quant au Journal de Montréal et TVA, ils perpétuent la paranoïa sexuelle et l’aliénation.  Avec Arthur, à TQS, on peut juste voir qu’on est rendu au fond du baril.  On ne peut plus aller plus bas.  Les gens de Québec ne sont pas pour l’ADQ pour rien.  Les gens qui l’appuient sont à droite et voudraient retourner complètement aux années 1950.  Au temps où l’Église nous menait par le bout du nez. C’est l’impression qu’on nous donne. 

J’avoue que c’est surprenant quand on voit des gens de valeur comme l’ancien ministre de l’agriculture, M. Garon, et M. Allaire, dans ce parti.  Comment devenir plus adultes quand on nous traite comme des voyeurs et des arriérés ?  Quand on sème la peur ?  C’est le jeu des médias.  On ne pense plus par soi-même, on pense comme ceux qui sont payés pour nous faire penser de telle ou telle façon.               
 
La souveraineté n’est pas un geste infantile et ne peut pas être posé tant qu’on maintient cet état d’esprit.           

L’indépendance n’est pas qu’un geste économique, mais surtout un choix, une fidélité à des valeurs profondes.  La liberté. La responsabilité. La justice sociale. La démocratie.  L’égalité entre tous les individus, la non-violence, etc.  C’est pourquoi le fanatisme des « partis politiques » est contre le bien-être du Québec.  

Il n’y a pas un parti fondamentalement pourri. Il y a du bon dans chacun.  Il est temps qu’on cesse de mentir pour se trouver supérieur.  Le gouvernement est là pour s’assurer que chaque citoyen a les moyens de se réaliser.   Le gouvernement n’est pas qu’un administrateur, c’est celui qui doit assurer une justice sociale.
 
Avec le fanatisme des partis politiques, on se rend vite compte que les Québécois en refusant de se parler sérieusement se tirent dans les pieds.  Il ne sera jamais possible de négocier avantageusement avec le Canada tant que les Anglophones ne croiront pas que l’indépendance du Québec leur pend vraiment au nez.  On a qu’à voir la panique à la suite du référendum de 1995.  La loi de la clarté et le besoin de certains de s’en mettre plein les poches au cas où la tirelire éclaterait (les commandites).  Le fédéralisme a permis d’établir un niveau supérieur de bourgeoisie locale.  Point à la ligne.   

Par contre, il est évident que la moitié des Québécois veulent absolument demeurer à l’intérieur du Canada, car ils ne peuvent pas penser une seconde sans se référer à l’économie et se faire croire que plus on est gros, plus on est riche. La crise économique actuelle est le premier fruit de la mondialisation.  La solution vient d’en-haut, donc, elle sera favorable à ceux qui sont plus riches. 

Depuis 40 ans, non seulement on est impuissant à faire valoir nos droits, mais on perd du terrain à chaque année avec la concentration des pouvoirs à Ottawa.  Ottawa veut que les provinces ne soient que de simples succursales

Ceux qui se battent contre l’indépendance ne pensent pas au bien de tous les Québécois, ils pensent économie. 

Pour eux, l’indépendance n’est qu’une affaire de gros chiffres.  Ils ont aussi raison jusqu’à un certain point.  C’est idiot de vouloir se séparer si du jour au lendemain on se ramasse dans la misère.  Tout le monde sait maintenant que c’est absolument absurde.  Le Québec est riche. Même Jean Charest reconnaît que le Québec a les moyens financiers pour devenir un pays, mais prétend-il, cela ne nous rapporte rien de plus.  (Il s’informe à Paul Desmarais)   Il est préférable d’être partie prenante de la mondialisation et de profiter de la crise économique, selon eux.  Même si c’est faux de dire que c’est plus payant d’être dans le Canada, on n’a pas de chiffres fiables pour nous le prouver le contraire.  Mais, comment le prouver si on nous présente toujours des chiffres contradictoires.  Qui nous ment ?  Il me semble que c’est tellement important qu‘aucun politicien ne devrait avoir le droit de nous mentir.          

Si le Québec est indépendant, il sera assez riche pour garantir un avenir brillant à tous ces citoyens.
  C’est une condition essentielle.  Comment des politiciens peuvent-ils avoir assez peu de conscience pour prétendre à des mensonges ?  Le Québec est-il riche ?  On a le droit de le savoir pour prendre une décision éclairée. 

Le fanatisme des partis politiques doit être mis de côté quand il s’agit d’un point aussi important.    

On veut avoir la vérité. Quelque chose de clair et de facile à comprendre.  C’est un droit des citoyens.    

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