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Radioactif 504

septembre 23, 2022

Radioactif 504

Teste de 2008, p. 972

Pas de mal dans le sexe.

En fait, je n’ai jamais compris pourquoi la majorité des gens voit un péché dans la sexualité, sinon que les religions leur ont lavé le cerveau.    

C’est un peu ce qui m’a amené à tant vouloir comprendre ma pédérastie.  Pourquoi est-ce mal?     
 
La réaction des parents et de gens de ton entourage, quand tu es très jeune, détermine ta perception que tu auras de la sexualité. 

Si enfant tu sens que tes parents ont honte et maudissent tout ce qui se rapproche de la sexualité, c’est bien évident que pour toi le sexe sera une chose honteuse.  La moindre aventure risquera un jour de devenir une profonde culpabilité.  Adulte, tu seras maladivement scrupuleux et tu penseras sauver le monde en prêchant l’abstinence. Ce qui en fait est antinaturel, donc, un mépris de Dieu puisque tu crois qu’il est assez méchant pour nous créer mauvais.    
 
J’ai toujours considéré que la base de la vie, c’est l’amour dont le sexe en est tout simplement une forme d’expression.  Il n’y a pas de mal là-dedans.  Mon rapport avec les autres garçons fut toujours un jeu.  La curiosité.  Le plaisir que ça procure de voir jouir l’autre, est souvent encore plus  jouissant que de jouir moi-même.   

Pourtant, j’ai une forme de retenue qui va de soi.  On ne se promène pas nu sur la rue Principale, on ne met pas les mains dans les culottes de tout le monde, surtout pas dans celles des gens qui ne veulent rien savoir. 

Un respect minimal qui va de soi et qui n’a rien à voir avec la bêtise des luttes contre la prétendue hypersexualisation. Le plus grand plaisir dans la sexualité, c’est le «cruising».  Voir le sexe comme quelque chose de mal, c’est essayer de créer une telle culpabilité personnelle qu’elle dégénèrera en une nouvelle forme d’hystérie collective.     

Pour voir du mal dans la sexualité, il faut avoir l’esprit tordu.    

Évidemment, les religions ont essayé de nous faire croire qu’il y a de bons ou de mauvais amours comme si c’était possible. 

 Aujourd’hui, j’inclurais la notion de responsabilité dans le sens que tu es responsable des conséquences quand tu as des ébats sexuels, surtout si tu es hétéro. Tu peux avoir un enfant.  Gai, le problème n’existe même pas.  La seule condition est donc le consentement mutuel.  Tu dois te protéger des MTS et du sida, c’est tout.  La sexualité ne se vit pas du tout de la même façon si tu es gai ou si tu es hétéro : c’est moins hypocrite quand on multiplie les aventures.        
 
Les gais se touchent plus facilement, même s’il y a une certaine pudeur. 

Évidemment, il y en a qui agissent en malades comme chez les hétéros alors que pour d’autres, la sexualité est rattachée à l’amour.  C’est l’expression qu’elle prend quand elle dure et quand elle se responsabilise. 

Pour que la sexualité soit bien, elle doit être un bonheur partagé.  Elle doit nécessairement être sans violence.       

Plus je vivais librement, moins j’avais souvent des contacts génitaux, plus il y avait d’affection.  Le contact devenait un plaisir exceptionnel d’être avec l’autre.  Une expérience qui pouvait simplement être instantanée.  Un simple tripotage devenait un désir de partager, de s’aimer.  C’était comme un secret, un partage d’intimité qui exigeait en partant le respect inconditionnel de l’autre. 

J’imagine que c’est ce qui se produit pour tous les humains dès qu’ils vieillissent.  Tout prend un nouveau sens dès qu’on vieillit. La tendresse, les caresses remplacent la pénétration.

L’amour devient être bien avec l’autre.         



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