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Radioactif 598

décembre 28, 2022

Radioactif 598

02 Mai 2011

Parlons Québec ! Allons voter !

03 Mai 2011

Le Québec l’opposition officielle du Canada.

Un dernier espoir politique. Un nouvel accessoire pour entretenir le rêve que le Québec est heureux dans le même lit que le Canada.

Il en sera ainsi tant que l’on n’aura pas assez de couille pour décider de la seule solution possible : devenir un pays, la République du Québec.

05 Mai 2011

Le Québec est toujours à droite.


Le plan fédéraste : pousser Legault dans l’opinion publique.   

Les jeunes ne sont pas indépendantistes. C’est une erreur d’interpréter leur implication politique comme étant un rendez-vous avec le pays. Ils sont altermondialistes plus que tout autre chose.

Ils savent que le système c’est de la merde, mais ils ne savent pas encore résister aux médias qui moulent leurs esprits, selon celui des propriétaires.        

Power a toujours été fédéraste avec Desmarais alors que le Journal de Montréal a toujours été à ce qui paye le plus : la sensation.          

La dernière élection prouve jusqu’à quel point les gens écoutent les sondages et les spécialistes de la politique, comme les Québécois, ont toujours écouté l’Église.

On peut dire qu’en votant NPD, on a eu au moins le mérite d’exprimer à travers notre vote le ras-le-bol collectif face à la politique. Essayer n’importe quoi en autant que c’est nouveau.    

Quand tu as travaillé sur le plancher, tu te rends compte que les gens y allaient au pif, sans même réfléchir une seconde. On est écœuré, on se débarrasse de ceux qui représentent notre écœurement.

En enlevant les acteurs de ce qui nous semblent le problème, on s’imagina qu’on enlevait le problème. C’est beaucoup plus profond et on s’en apercevra plus vite qu’on pense.

La lutte pour l’indépendance, c’est celle des pauvres contre les riches, des petits contre le pouvoir de l’argent.  La révolution pacifique est une nouvelle façon de voir notre réalité.          

C’est évident que pour les fédérastes, il faut maintenant faire croire que l’indépendance n’a plus d’assise, que c’est dépassé. Au contraire, si on regarde le bien du Québec dans l’avenir, il n’y a qu’une solution : on fait l’indépendance, sinon on s’écrase et on apprend l’anglais pour être de bons canadiens. Le bilinguisme ça coûte trop cher pour les boss.    

Actuellement, le système, à travers ses journaux, essaie de nous laver le cerveau comme l’Église l’a fait pour la sexualité. On nous manipule par un tsunami de bla-bla.       

Les Québécois ne sont pas des gens de gauche parce qu’ils ont voté NPD. Les Québécois sont encore profondément de droite. Des religieux qui ne vont plus à l’Église, qui sont contre les gais, qui ne peuvent pas sortir de ce que l’Église leur a appris. 

Comme les jeunes, ils ont simplement manifesté qu’ils sont écœurés, que le système politique les fait vomir. Layton était le seul positif dans le discours au Québec. La remise en question du rôle du Bloc était la ligne à utiliser pour le battre. Le mettre dans la soupe de l’écœurement global.       

Le débordement nous indique aussi un très grand changement dans la morale collective. Aucun argument sérieux n’a de prise. On ne croit plus au discours politique. On vote selon le feeling. De toute façon, ce sont tous des crosseurs. On a appris à se comporter en hypocrite. On fait semblant d’être quelque chose pour mieux dissimuler ce que l’on pense au fond de soi.      

Tous ceux qui faisaient des téléphones pour le Bloc peuvent témoigner du fait que les résultats sont le contraire de ce que disaient les gens quand on les appelait.

En fait, les sondages ont créé un espoir qui a créé une vague tellement forte, un tel tsunami que les Québécois ont voté pour le contraire de ce qu’ils voulaient : ils ont reporté le Bush du Nord, Stephen Harper, dans un gouvernement majoritaire.

Ils ont aveuglément suivi les journaux, comme jadis les enseignements de l’Église sur la sexualité, sur l’émotivité, l’estime de soi. C’est moins fatiguant ainsi.

On a qu’à regarder les dernières attaque contre le NPD pour sentir qu’on entre dans une ère de chasteté maladive pour juger ceux qui prennent un peu de pouvoir et ainsi les écraser.  Layton était nu dans un salon de massage, une autre avait un t-shirt engagé.  La morale prend le pouvoir.  L’inquisition commence.

07 Mai 2011

Le délire canadien.

La poésie est morte
étouffée dans sa censure   
emportée dans un bac       
de fleurs bleues       
Vive la poésie !

Elle est morte avec le pays
dans une vague orange      
qui l’emporta d’un coup.     
On pense même que ce fut           
un tsunami.

La souveraineté s’est installée      
directement de Mc Gill :     
Un pays souverain c’est aussi       
dit-on, un pays de souveraine.      

Les flutes féminounes         
sur tout le territoire québécois       
chantent les louanges de la peur :
manifestation d’enfants castrés.

Mieux vaut jouir        
un peu           
avant de mourir.

12 Mai 2011

Mise en situation de 1996


J’ai d’abord connu Jean-Paul, le père de Mathieu. Il avait un magasin sur ma rue et parfois je me plaisais à arrêter discuter de politique et éducation avec lui         

Ti-Gabriel demeurait avec moi très souvent. Il préférait être chez moi que chez lui, dans sa famille.

C’était un jeune de qui j’étais devenu amoureux à force de jouer à la cachette avec lui. Même si j’étais prof, pour lui faire plaisir, j’aurais fait n’importe quoi. Il était intelligent et adorait le dessin. Nous avons même effectué un voyage à Las-Vegas ensemble. Nous avons parcouru les États-Unis en autobus.     

Ti-Gabriel était pour moi aussi précieux que l’air à respirer. Autant je vivais ma liberté de pensée avec lui, autant j’étais «straight» comme professeur.       

Ti-Gabriel remplaçait probablement Rouhed, un petit bengali que j’avais pris en charge quand son père me le laissa avant de retourner dans son pays d’origine. Ti-Gabriel était connu comme délinquant. Il volait et fumait. C’était un punk. Mais depuis qu’il me connaissait, il avait cessé de voler.    

Il me disait souvent être victime de harcèlement de la part de la police locale. On lui demandait pourquoi il ne volait plus et ajoutait «de monter se la faire manger par son vieux. Le vieux c’était moi, bien évidemment.».


Il remplaçait Rouhed que je revoyais en allant à Montréal le plus souvent possible. Même s’il ne se passait rien de sexuel entre nous, j’adorais Rouhed. J’en étais très fier et j’essayais de lui permettre d’être heureux malgré mon absence.

Par contre, Rouhed montrait des signes de dépression. Le cher gouvernement avait décidé de rapatrier à Madagascar son meilleur ami. Il avait assez souvent de nouvelles blondes. Son attitude me rendait inquiet.            

J’avais entrepris des démarches pour retourner travailler comme prof à Montréal pour me rapprocher de Rouhed, car il semblait malheureux que je n’habite pas l’appartement que je possédais toujours pour lui à Montréal.       

En 1994, Rouhed s’est suicidé parce que la fille avec laquelle il vivait a décidé de le quitter, même si elle était enceinte.

Ce fut pour moi, le pire moment de mon existence. Je me sentais coupable de ne pas avoir retourné travailler à Montréal plus tôt.  Mais, à Val-d’Or, j’avais un emploi permanent. J’enseignais le français dans une école d’une Commission scolaire anglaise.

Cela ne m’empêcha pas de devenir président de la Société nationale des Québécois et devenir très actif en faveur de l’indépendance du Québec.     

J’avais des dettes et je devais les payer.            

J’avais inconsciemment fui Rouhed quelques années plus tôt parce que j’avais peur de le pervertir. J’apprenais alors à vivre pédéraste, sans passer à l’acte.  « Never on the job», avais-je appris. J’apprenais à me contenter d’un coup de poignet dans la solitude, en rêvant à ceux qui, dans ma classe, me rendaient fou par leur beauté.       

Grâce à Rouhed, j’avais appris à respecter l’orientation sexuelle des garçons qui me côtoyaient. La maison était toujours pleine de jeunes garçons, qui savaient tous que je suis pédéraste ; mais personne ne me craignait, car on savait que je n’agirais jamais contrairement à leur désir.

J’ai pris des années à apprendre à me dominer. Par contre, j’étais ouvert à toutes les expériences qui se présentaient en dehors de mon travail.

13 Mai 2011

Mathieu


Si en 1994, la mort de Rouhed m’a hanté. En 1995, ce fut un tout autre accident. Je suis allé chercher du lait au dépanneur et au retour, en pensant à Maéli, la petite de Rouhed, j’ai oublié qu’on avait enlevé la trappe de la cave à l’entrée de mon appartement pour effectuer des réparations.

Je me suis retrouvé dans la cave, pendu par un bras. Résultat : j’avais un mal d’épaule qui me rendait plus de 90 % incapable de bouger le bras droit. Physiothérapie, douleurs, exercices quotidiens, c’était l’enfer ; mais j’ai continué à enseigner.


J’arrivais à rebouger le bras, millimètre par millimètre, après des heures et des heures d’exercice.

Je voyais rarement Jean-Paul. Il était en plein déboires puisque son épouse voulait divorcer. Jean-Paul prétendait que les amies de son épouse le battaient, ce qui lui faisait peur.

Puis, son épouse, une Mormon, obtint la garde sa fillette alors que Mathieu, étant assez âgé, décida de demeurer avec son père. Mais la lutte pour la garde des enfants se poursuivaient. Elle voulait aussi avoir Mathieu.        

Un soir, Jean-Paul arriva avec son fils Mathieu pour me le présenter.

Jean-Paul avait beaucoup de problèmes avec Mathieu, car celui-ci refusait d’aider son père. Ce fut le début de ces arrivées imprévues à la maison au cours desquelles Jean-Paul disait à Mathieu qu’il le laisserait chez-moi s’il ne lui aidait pas davantage.            

Après des discussions interminables, Mathieu finissait par repartir avec son père. Selon Jean-Paul, si j’étais parvenu à  » dompter » Ti-Gabriel, je pouvais réussir dans n’importe quel cas.          

Les visites se multiplièrent et mes interventions aussi. Ainsi, il fut entendu que si Mathieu écoutait son père, il suffisait que celui-ci le confirme, pour que Mathieu vienne avec moi participer à l’activité (à mes frais) de son choix. C’était très souvent une soirée à jouer aux quilles. Un petit sacrifice que j’adorais.  Petit à petit, je m’attachais à Mathieu.       

J’ai même amené Mathieu à une soirée au centre jeunesse pour qu’il s’aperçoive qu’il était mieux chez son père qu’enfermé dans une telle institution.          

 
La maison chez Jean-Paul était de plus en plus à l’envers ; mais parfois on réussissait à remettre un peu d’ordre. Alors, je récompensais Mathieu.            

Puis, vint le vrai problème. Mathieu ne travaillait pas assez à l’école, il risquait de redoubler. Pour l’inciter à travailler, il fut convenu que Mathieu viendrait chez moi à l’été et qu’on se rendrait à la Ronde, s’il réussissait à l’école.   Évidemment, les notes montèrent et Mathieu réussit ses examens. Je n’avais plus qu’à tenir parole. 

Quant à Jean-Paul, il semblait faire une dépression. Il parlait parfois de se suicider. Juste le mot me rendait fou.     

Avant de partir avec Mathieu, j’ai montré mes poèmes à Jean-Paul de manière à ce qu’il me connaisse.  » Mon oncle était gai et il ne m’a jamais touché », fut son verdict, expliquant qu’il n’avait pas peur que Mathieu vienne avec moi.     

De plus, j’ai informé Mathieu que je couche nu et que parfois nous aurions peut-être à partager la même chambre. Ça lui était égal, disait-il. J’en ai profité pour lui demander si le fait que je lui flatte la bedaine le dérangeait.  Ce qu’on appelait comme geste « la bedaine à Mathieu ». Ce fut un « jamais de la vie», comme réponse. Tu ne peux pas avoir plus catégorique.          

Nous avions commencé ce jeu alors qu’u soir sa petite sœur prétendit que son père avait une plus belle bedaine que moi. J’avais alors flatté celle de Mathieu en affirmant que c’était la plus belle. On avait bien ri et c’était devenu  » un running gag ». À chaque fois, Mathieu rougissait, me repoussait, avant de nous livrer son plus beau sourire. C’était évident qu’il aimait ça, mais je voulais lui imposer au cas où j’aurais mal interprété son langage verbal.

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