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Radioactif 582

décembre 12, 2022

Radioactif 582

Textes de 2020, p. 1341/1708     

09 Mai 2010

Les Canadiens ne veulent rien savoir du Québec.

J’étais fier de m’entendre confirmer que je ne suis pas le seul à croire que les Canadiens ne veulent rien savoir d’accommoder le Québec, mais surtout, de constater que même si on voulait, on ne pourrait rien faire pour renouveler le fédéralisme

En d’autres termes, il va falloir se réveiller et choisir entre le Canada comme il est maintenant avec le français sur la pente de la disparition ou l’indépendance.  

La raison est fort simple puisque trois facteurs déterminants s’y opposent :

1- Les règles pour apporter des changements constitutionnels (nombre de provinces devant accepter, droit de véto, etc.)   
 

2- Le Canada n’a absolument pas les mêmes valeurs et les mêmes intérêts économiques que les Québécois, quoique la droite religieuse travaille fort pour niveler la pensée de tous et de partout, et finalement,  

 3- Les Canadiens, grâce aux média, ne sont pas intéressés au Québec.           

Tout est mis en place pour que les changements soient impossibles.  Non seulement il ne suffirait pas d’ouvrir une ronde constitutionnelle, mais il faudrait avoir au moins la certitude que ça nous rapporterait quelque chose.  Or, actuellement, les Canadiens détestent l’esprit québécois ou s’en fichent éperdument, car ils considèrent avoir assez perdu de temps avec nous, les enfants gâtés. C’est  la nouvelle bible fédéraste pour nous forcer à s’auto-flageller.           

Il est à noter que cette peur de régler les problèmes en jouant à l’autruche (on est écœuré de la guerre PQ-libéraux fédérastes) est le cœur même de la politique de l’ADQ.  Vous savez avec l’ADQ le parti libéral de droite extrême, le pendant provincial de Harper.     

Si on est dans cette merde, c’est au contraire parce qu’on n’a pas été assez intelligents pour régler le problème au dernier référendum.  On n’a pas pardonné à M. Parizeau d’avoir dit le mot « ethnique ».  Il n’a que dit la vérité puisque des juges sont venus du Nouveau-Brunswick pour donner le droit aux nouveaux arrivants qui eux ont fortement intérêt à voter non.           

La division des francophones entre PQ et libéraux fédérastes permet au reste du Canada de ne pas à avoir à nous écouter.  Et, les Anglophones ont un pouvoir d’opposition qui aide à l’assimilation du Québec.

Avec la diminution du poids du Québec à l’intérieur du Canada, ce sera exactement comme si on n’existait pas.  On ne pourra changer aucun vote et encore moins provoquer des élections ; à moins d’être comme les libéraux et le NPD qui voteront avec Harper tant qu’ils ne seront pas certains de gagner. 

L’intérêt du parti politique oblige.  C’est une dictature de Harper à cause du vide absolu de l’opposition.  Ignatieff c’est encore pire que Dion…    

Pourquoi essaierait-on de plaire aux Québécois ?  La droite permet à Harper de s’assurer qu’il y aura un gouvernement minoritaire tant que le Québec votera pour ses intérêts, soit Bloc québécois. Ce n’est pas à cause du Québec, mais parce que l’Ontario est moins à droite (religieuse) que l’Ouest du pays.   

Cette réalité permet à Harper d’agir comme un dictateur.  Il peut présenter toutes ses écoeuranteries, sachant qu’Ignatieff ou le NPD, empêcheront la tenue d’élections parce qu’actuellement ça changerait rien, on aurait à peu près le même gouvernement.  Les électeurs ne veulent pas aller aux urnes, ils préfèrent se faire manipuler.       

On a les gouvernements qu’on mérite. 

Le Québec n’a actuellement aucun pouvoir parce qu’il n’y a pas de danger de séparation. Ce n’est pas à l’agenda, même au Québec.        

Le Canada nous aime la journée du référendum et nous oublie tout de suite après. Les Québécois sont Alzheimer. Pourquoi s’en faire ? À chaque référendum, le fédéral a promis des changements favorables au Québec, ce qu’il n’a jamais fait ensuite.  Mais on ne s’en rappelle pas, donc, quelle importance ?           

Le nouveau pouvoir est celui des gens vieillissants, des Lucides, ceux qui ont peur de tout, surtout de dépenser un sou inutilement.  Ils boivent les paroles du système comme celles de la Bible.  Qui y croient.         

C’est probablement qu’ils savent, ayant goûté au pouvoir, que c’est totalement vrai que nous vivons dans un système capitaliste inhumain, une mafia mondiale dont les seigneurs siègent à la bourse et dans les banques…

Pédéraste

Tu ne peux pas dire le mot pédéraste sans provoquer une crise de rage. 

On semble certain qu’il ne faut pas avoir l’esprit assez ouvert pour douter de nos notions sexuelles à la Mgr Ouellet.  

Pour avoir droit de vie, tu dois prouver que tu n’es pas pédéraste. En grec pédéraste était celui aimait les garçons. Les pédérastes n’ont plus de place dans notre société chrétienne.             Même l’intégrité des jeunes n’est pas respectée, malgré la Charte des droits, car on a décidé pour eux que le sexe est un crime, oubliant qu’il peut être consenti et très agréable. J’aime ou je n’aime pas, là est toute la question.           

10 Mai 2010

Je suis un des lauréats des prix littéraires Naji Naaman 2010.  

Pendant qu’au Québec, je suis mis à la porte de l’Association des auteurs(es)  des Cantons de l’Est,  à Sherbrooke,  ainsi que de Plogg Sherbrooke, je viens d’apprendre ce matin, que je suis un des 47 lauréats en littérature,  pour la créativité, au concours Naji Naaman 2010, au Liban.  Il y a aussi venant du Québec Marie-Josée Charest (que je ne connais pas). 

On peut lire : Avec 1012 concurrents en compétition, venus de cinquante et un pays et qui ont écrit en dix-huit langues et dialectes : albanais, anglais, arabe, (littéraire et parlé en plusieurs dialectes), bulgare, danois, espagnol, français, hollandais, portugais, romain, serbe, suédois, turque et ouzbek, la huitième cueillette des prix littéraires Naji Naaman a couronné 47 nouveaux lauréats et lauréates.

Lancés en 2002, les prix littéraires Naji Naaman sont décernés chaque année aux auteurs des œuvres littéraires les plus émancipées des points de vue contenu et style, et qui visent à revivifier et développer les valeurs humaines.      

Ça fait drôle de publier et de gagner des prix sur le plan international alors qu’ici, dans ton pays, on t’égorge et te censure comme dans le roman 1984.   

Je tiens à remercier Madame Diane Descôteaux (qui accumule les prix internationaux) de m’avoir informé de l’existence de ce concours.

11 Mai 2010

Pierre-Hugues Boisvenu et la politicaillerie.

C’est étonnant de voir jusqu’à quel point Pierre-Hugues Boisvenu est devenu «la langue sale» du gouvernement Conservateur de Stephen Harper.     

M. Boisvenu en a seulement contre le Bloc Québécois.  Est-ce qu’être sénateur lui fait oublier qu’il réussira la mission qu’il s’était donné en faveur des victimes que s’il a la sagesse de parler pour les victimes et non pour Harper.       

Serait-ce qu’il travaille à sa nomination comme candidat conservateur dans Sherbrooke aux prochaines élections ?  J’espère que non, car ce ne serait pas très honnête comme opportunisme de tabler sur la mort de ses filles, ce qui peut que nous le rendre sympathique, pour se modeler une carrière politique.  Il y a une différence entre une mission et l’opportunisme.      

Je préfère croire qu’il ne réfléchit pas tellement avant de parler ou d’écrire. Une chose est certaine, chaque fois qu’il ouvre la bouche présentement, il nuit à la cause qu’il défend.  Une cause noble qui mérite autre chose que de se loger dans les bassesses de la politicaillerie.        

À chaque fois qu’il est question de défendre les victimes d’actes criminels, M, Boisvenu s’en prend étrangement au Bloc québécois comme si celui-ci était l’ennemi qui a toujours refusé d’adhérer partiellement ou totalement à sa cause. 

Il ne faudrait pas oublier que l’IVAC existe au Québec et qu’on le veuille ou non, c’est l’institution qui s’occupe des cas de victimes d’actes criminels. Quant à l’assurance-emploi, on sait que les décisions sont prises par les partis fédérastes.

Je suis bien d’accord du fait que le partage des pouvoirs quand il arrive un évènement aussi triste, c’est loin d’être la priorité ; mais en même temps, cela nous permet de voir jusqu’à quel point nous sommes esclaves du fédéral.  La décision se prend à Ottawa, un endroit qui jusqu’à date ne démontre pas un enthousiasme délirant pour écouter le Québec.  Dommage !

17 Mai 2010

La saga du Mont-Orford : Un cas d’enquête sur le patronage.  

Je ne sais pas– quand on vieillit, on oublie parfois — s’il y a au Québec, un préposé au lobbying pour s’assurer que le patronage ou le petit copinage ne produisent pas des gouvernements trop corrompus. Ce serait très utile et de circonstance.

Ce serait même surprenant, car il aurait sûrement déjà perçu toute la saga du Mont-Orford comme le pire cas d’influences politiques par un promoteur immobilier.    

Tout indique que ce Monsieur, qui aurait plusieurs centaines de millions, aurait aussi des portes d’entrée extraordinaires dans le gouvernement libéral de Jean Charest dont un certain M. Gobeil, qui traînait dans le scandale des commandites.  Ti-John James était aussi un patron qui n’aimait pas Mulcair.   Trop écolo ou trop honnête ?

Ce richissime monsieur  n’aurait jamais perdu un sou depuis sa naissance.  Je ne sais pas comment il a fait pour être si riche et ça ne me regarde pas, mais il l’est.  

Je dois avouer que, comme ancien journaliste, j’aimerais bien enquêter le côté magouille dans le cas du Mont-Orford.  C’est un peu normal, c’est ça le système capitaliste. Y a de l’argent, donc c’est le sauveur.   On oublie qu’un capitaliste ce n’est pas un sauveur, c’est quelqu’un pour qui, il n’y a que le mot profit pour résumer la vie et les intentions.           

Tout indique déjà que c’est  M. L’espérance qui va emporter l’appel d’offre.  Ainsi, toute la saga du Mont -Orford est plutôt toute la saga du projet immobilier de ce monsieur L’espérance… Il voulait des condos. On lui a refusé la permission (le Bape), et pour réaliser son projet, les libéraux ont enlevé une partie des terrains du parc. Le monde était trop en maudit, on a remis les terrains dans la partie de la  montagne d’où on a créé une nouvelle loi.     

Mais, on avait pris soin de préparer le coup.  On a fait pleurer les gens sur la fermeture de Orford, les retombées touristiques, mais on leur a en même temps présenté des exemples de réussites qui font saliver une population qui en a assez d’avoir vu fermer ses usines et qui refuse de voir mourir sa montagne.  On a préparé l’esprit des gens à refuser que le ski devienne une nouvelle fermeture.  Qui nous dit que la montagne deviendra rentable du jour au lendemain ?     

On n’a pas le droit de toucher au territoire d’un parc national, mais les libéraux pour de l’argent peuvent modifier toutes les lois.  On a passé la loi en empêchant l’Opposition de parler. Fallait aller vite pour réaliser les rêves de L’espérance. Ça déjà coûté beaucoup de frais juridiques.  Maintenant, on essaie de gagner du temps pour empêcher l’opposition de comprendre qu’elle est en train de se faire passer un maudit sapin.  Pour sauver les condos, on est prêt à accepter qu’il y ait de condos reliés au sommet. 

Quelle étude de marché prouve que dans cinq ans le ski ne sera pas encore déficitaire ?  Que fera L’espérance ?  Encore une guerre?  Combien cette guerre va-t-elle coûter à la population ?    

En refusant de donner les chiffres, L’espérance était le seul à connaître l’étendue du déficit.  Ainsi, la Coop non avisée tomberait sur le dos en l’apprenant, rendant ainsi L’espérance le sauveur du ski sur le Mont-Orford.  Est-ce que ces condos près de la montagne vont amener assez de gens au ski pour que d’une année à l’autre, le Mont-Orford devienne rentable ?  

Est-ce que les millions de retombées économiques touristiques tiennent seulement au ski sur le mont Orford ?  Comment s’assurer que ces retombées en Estrie ne soient pas plus certaines et permanentes.  Qu’arrivera-t-il dans cinq ans si le ski continue d’être déficitaire ?          

Le salut du Mont-Orford ne tient sûrement pas seulement à l’arrivée de condos mais à une révision en profondeur du tourisme en Estrie et de la publicité.  Le tourisme ce n’est pas que du ski, c’est aussi des gestes culturels.

18 Mai 2010

La journée des Patriotes, à Sherbrooke.


Il y aura cette année, à Sherbrooke, une marche pour commémorer la journée des Patriotes, le 24 mai prochain.      

Le départ s’effectuera en face de la SSJB –Sherbrooke, rue Queen-Victoria, où il y aura une levée du drapeau des Patriotes à 13h.15.                   

Avant le départ, il y aura les discours de M. Serge Cardin, député fédéral de Sherbrooke ainsi que de M. René Boulanger, sur le combat linguistique, et Alcide Clément, du Club Souverain.  Il y aura aussi un texte de Jacques Dubreuil, lu par Hugues Beaudoin.         
Le défilé se rendra ensuite à l’intersection des Rues Portland et Queen, pour rendre hommage à M. Jacques Poisson pour le travail accompli pour le respect du français. On rendra aussi hommage à Pierre Falardeau et aux Patriotes de 1837-38.

La marche se terminera à 15h.30, au 101 rue Dépôt, où il y aura une conférence de M. Luc Guay sur l’idéal démocratique des Patriotes.        

L’objet de la conférence sera de montrer à la population que les revendications et les luttes menées par nos ancêtres ne visaient qu’une seule chose : accéder à la démocratie.

Cette manifestation est sous la direction du coordonnateur du Réseau de Résistance du Québécois (es), RRQ-Estrie, M. Denis Pagé.

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