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Radioactif 517

octobre 6, 2022

Radioactif 517

Texte de 2009, p.1023

07 Février 2009

Danser sur un six sous.

Il faut se connaître pour comprendre son existence.     

La vie, c’est comme danser sur un dix sous, entouré d’une fosse bourrée de crocodiles. Elle est si vite passée, si tenue, que t’es toujours sur le bord, prêt à tomber.  Une lutte perpétuelle d’équilibre. 

Suite à la mort, es-tu propulsé dans un nouveau corps ou ta fin est-elle des projets laissés en cendres fumantes?   Jamais le corps ne franchit le cap de l’éternité.   L’esprit, que fait-il?  Personne ne le sait, mais s’il est immortel, il doit bien finir par aller voir ailleurs.  Il va si loin que personne n’a revu un esprit.          

L’âme est une capsule spatiale et la terre est la navette.  La vie est le court espace où nous sommes réveillés.       

La majorité des humains se contentent de faire comme tous les autres.  Ils ne pensent qu’à se reproduire. Pour eux, se reproduire est le moyen d’être éternel.  Ils sont engagés dans la lutte des spermatozoïdes.  La tête baissée, la queue frétillante, ils foncent pour trouver leur ovule, se développer, se reproduire et crever, laissant à leurs descendants l’obligation de perpétuer la race.           

C’est la vie typique de la majorité des hommes, dits hétéros. Naître, travailler, mourir.  Leur raison d’exister est de frétiller.  Les plus évolués essaient de créer quelque chose qui les personnifie, qui fait qu’ils pourriront dans les pages d’un dictionnaire.

Heureusement, l’amour permet à chaque individu de s’enflammer et de jouir à sa manière entre chaque déhanchement.  C’est la marque individuelle.  Une marque que chaque individu est le seul à posséder.  La vie est plus supportable à deux.  Mais pour aimer l’autre, tout individu a besoin de s’aimer d’où la nécessité d’apprendre à se pardonner.  On a tous au fonds de soi un petit quelque chose à faire oublier.  Si on ne s’aime pas, les autres deviennent un grand miroir déformant, cité par nul autre que Jean-Paul Sartre.             

L’enfer, c’est les autres, vus à travers la projection de soi-même.      

Tout individu naît seul et meurt seul.  Il n’apporte rien.  Il n’est qu’un souvenir.  Sa misère survit tant qu’on pense à lui.  Il faut donc inventer quelque chose qui change la façon d’être pendant des siècles pour investir le portique de l’éternité.  Car, même en couple, les souvenirs disparaissent vite après la mort.   
Moi, je n’ai jamais rien inventé.  Je suis tout au plus un anarchiste aux doigts qui se faufilent dans les bobettes de la beauté et un utopiste d’idées qui rêve d’un monde où la caresse a plus d’importance que de se noyer dans la matière. Un univers où chaque geste du doigt est une symphonie. Un vrai rhinocéros. Un jouisseur de la corne.         

Les hommes sont égaux.  Totalement.  Pas de sexe.  Ils sont une pensée perdue au fond d’un puits et rêvent de soleil.  Les religieux furent si fous d’orgueil qu’ils crurent que le soleil leur obéissait.  Enragé, le soleil les a tous grillés.   La terre est devenue si chaude qu’elle en a gelé.           

Ce serait intéressant si les religieux n’avaient pas commencé par nous faire peur.  Tu vas mourir. Tu vas aller en enfer. Tu vas brûler.  Belle perspective!  Mieux vaut dans ce cas ne rien faire pour s’assurer le salut éternel.          

Mais, il faut toujours quelqu’un pour soulever de nouvelles questions.  Quel est le feu de la tentation?  Ce désir éternel de tout comprendre.


Message dépassé : le féminisme sectaire.

On nous fait entendre depuis quelques jours une nouvelle annonce sur la violence faite aux femmes à la télévision.  Ceux et celles qui pensent ces annonces devraient se mettre un peu à date, d’autant plus que ces publicités sont payées par les contribuables.     

Quand tu payes tes impôts, on ne te demande pas si tu es un homme ou une femme.  As-tu un clitoris ou un pénis ?  Paye et cash, sinon gare aux intérêts… Et, des hommes battus, même si c’est plus rare, ça existe.  La violence n’existe pas que dans les ménages hétéros.  Elle peut exister partout où deux êtres humains vivent ensemble.  Avec l’esprit de domination, l’homme est presque incapable d’égalité.  Si ce n’est pas le sexe, c’est l’orgueil, la religion ou la grosseur du portefeuille.  Pourtant, tout être humain n’est rien d’autre qu’un humain et comme tous les humains, même le président pue quand il va aux toilettes. 

Les campagnes de dénonciation quelles qu’elles soient demeurent un appel à la dénonciation : un geste abject par excellence.  L’arme des » plus que faibles ».  Un moyen de se venger et de s’emplir les poches.  C’est vrai. Il ne faut pas endurer de violence dans un foyer, mais ce n’est pas d’abord l’affaire de la police, quoique ce soit parfois essentiel.  C’est le dernier recours.    

Si les annonces portaient sur la prévention de la violence, ça me semblerait plus intelligent.  J’ai dû avoir recours à la police quand j’ai été battu, et pourtant, tout se déroulait entre deux hommes.  La police n’a jamais rien réglé.  Elle se contentait d’écrire des rapports.   Des rapports qui sont tous demeurés lettres mortes, probablement parce que je n’entrais pas dans la catégorie des contribuables du Québec, ayant des droits, car j’ai un dossier judiciaire pour avoir baissé mes culottes devant des jeunes, en participant à un de leur jeu…  Depuis ce temps, ce sont des demi-êtres, ils ont vu ma quékette.  Wow !  Ils ne s’en remettront jamais. Charlie est trop beau pour eux, ils en rêveront même durant l’éternité.        

Pire, quand ce furent des femmes policières, elles en conclurent que c’était simplement un agresseur devenu victime.  Plus débile, tu crèves.  L’abus contre les femmes est tout simplement devenu un moyen ou une excuse de la dictature féminoune.   

Souffrir de la violence n’est pas une exclusivité féminine. Tout être battu ou violenté est une victime.   Tout être volé ou violé est une victime.   Nous le sommes presque tous, à temps partiel.  Nous avons tous connu au moins un épisode dans notre vie où l’on fut abusé… il n’y a pas que le sexe quand il est question d’abus.  Il existe bien des gestes pires que de se faire caresser.  Le pire étant de se faire humilier.  Le scrupule relève de la psychose autant que l’obsession sexuelle est de l’ordre de la névrose.           
 
Ces messages cherchent à implanter la peur et la paranoïa.  Le système judiciaire fait maintenant partie d’une réalité sociale : le chantage.  C’est une nouvelle industrie au même titre que l’exploitation des aînés.           

Les libéraux se vantent d’être les champions de l’égalité entre l’homme et de la femme.   Avec cette annonce, on prouve qu’on a juste compris un certain discours féministe des années 1950, dépassé, négatif, sans l’ajuster à la réalité d’aujourd’hui.  Ce n’est pas que la violence faite aux femmes qui est inacceptable, mais la violence… point. 

J’ai appris dès que je fus petit gars qu’on ne touche pas une personne plus faible que soi.  Par ailleurs, on oublie que les femmes sont parfois les championnes de la violence psychologique, ce qui est aussi pire qu’un coup de poing.          

Qu’on me comprenne bien, ce serait à mon avis un message moderne, s’il se prononçait contre la violence au foyer.  La violence ne touche pas que les femmes, mais les hommes et souvent, surtout les enfants.  L’abus de l’ordre adulte est une forme de violence faite aux enfants, une forme de négation de leur droit à l’autonomie, un manque de respect en niant leur droit à leur estime personnel.       

Qu’on condamne simplement la violence, si on se prétend égalitaire.   Frapper un autre individu ne se mesure pas au nombre de fois que ça arrive, c’est simplement inacceptable dans tous les cas.  En ce sens, le passage de Pol (Pelletier, je crois) à tout le monde en parle, me semble rejoindre davantage le message féministe véritable qui me parle et me touche, même si je suis un homme.

C’est ce message féministe que j’ai toujours trouvé d’avant-garde.  Il n’était pas qu’un braillage sexuel féminin qui en veut aux mâles d’être des hommes, mais une façon de penser le monde et de le transformer par l’égalité absolue entre un homme et une femme.  Une égalité niée par toutes les religions.  L’égalitarisme est ce moment où il n’y a aucune différence.   Les religions sont les premières responsables de ces situations d’inégalité entre homme et femme ; mais on pas le courage de les mettre à leur place.  La féminité, la masculinité, tu ne choisis pas à ta naissance.       

Les hommes ont besoin d’étouffer un peu leur rage du pouvoir et de la force ; mais les femmes ont besoin d’apprendre à se comporter comme des gens qui sont capables de dire carrément ce qu’elles pensent, sans être peureuses, elles ont besoin de s’accepter comme elles sont et de s’apprécier.  La valeur est innée à ta naissance.  Notre système a besoin d’apprendre à respecter davantage la grandeur de la vie et de l’humanisme.            

Un jour, j’étais avec une femme et nous avions vraiment trop bus.  Je divaguais contre les femmes et le système hétérosexuel.  Elle s’est lassée et m’a tiré un verre de vin à la figure avant de me flanquer deux gifles.  Je suis demeuré complètement sidéré, puis, instinctivement, je lui ai donné une gifle à mon tour.  Elle voulait appeler la police parce qu’elle se croyait devenue une femme battue… Je venais de comprendre l’égalité homme-femme, donc, je me suis défendu comme si elle avait été un homme.

Message d’Haïti…

      À la demande d’un confrère écrivain d’Haïti, Moïse Célestin, voici un petit avis.

Les Associations ACLAC et ACTE (Association de Création Littéraire et d’Action culturelle/ Atelier de Création théâtrale et d’Écritures), ayant leurs sièges à Port-au-Prince (Haïti) souhaitent entrer en contact avec des écrivains et des comédiens étrangers, dans le but de venir animer des ateliers d’écriture et de théâtre pour des jeunes ayant déjà un goût poussé pour la littérature et le théâtre.  À noter que les associations ACLAC et ACTE sont des associations à but non lucratif.       

         

St-Valentin

BONNE ST-VALENTIN !

 Quant à moi, je serai bénévole pour la Fête des neiges, à Magog.  Les textes nouveaux seront donc retardés jusqu’à lundi … à moins que l’envie me démange trop durant la nuit…  Écrire est une passion.  Au lieu de me rincer l’oeil sur les sites « visuels » d’internet, avec un accompagnement de rites répétitifs, qui entraînent un déversement d’énergies, ça permet d’entraîner le cerveau à plus d’imagination. 

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