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Radioactif 537

octobre 27, 2022

Radioactif 537

Textes de 2009, p. 1096

Pourquoi ?

Je n’aurais jamais cru qu’à la fin de ma vie, la sexualité devienne un des sujets dont je parlerais le plus souvent.  J’ai toujours été plus politique.          

Le Québec est aussi arriéré et tordu quand il s’agit de la sexualité des jeunes que nos parents l’étaient à cause de l’Église.  Il ne fallait pas en parler, avoir honte, se trouver coupable d’être sexué ; tout ce qui constitue la bêtise humaine.

Jadis on prenait déjà les jeunes pour une bande d’abrutis dès qu’il était question de sexe. Cachez cette revue que je ne saurais voir et pourtant même les livres SEARS qui annonçaient des brassières nous faisaient bander puisqu’on ne pouvait rien voir d’autre.

Moi, je trippais sur la beauté des petits gars.

Les raisons pour avoir écrit ce livre sont nombreuses ; mais la principale tient à la détermination qu’aucun jeune n’aura jamais plus à souffrir durant des années à cause de la stupidité de la morale et de la censure.         

Je suis persuadé que ma vie aurait été toute différente si ce n’eut été l’imbécilité de la réaction des adultes à la réalité sexuelle.  La pire chose est la censure.  Le refus de parler de la sexualité, comme si c’était anormal, péché, sale.  Une approche perverse, toute religieuse et antinaturelle.      

J’admets que je n’étais probablement pas très vite à comprendre toutes ces inepties.  L’idéal et le péché.  Les contradictions dans tout ce que l’on nous enseignait m’amenèrent à me poser des multitudes de questions.  Pour aboutir, sur ce qui, à mon avis, serait une façon d’éviter que les jeunes se posent des questions comme moi, sans jamais pouvoir avoir de réponses,  sous prétexte que cela est sale, cochon : des cours de sexualité scientifiques.          

Les adultes font un faux-drame avec la sexualité alors que c’est inscrit dans la nature même de tout individu. 

Dès cinq ans, grâce aux études faites aux États-Unis, on peut prédire avec une grande exactitude l’orientation sexuelle des jeunes.  Il a, de plus, été prouvé que sans violence, sans y attacher une importance démesurée, une expérience sexuelle ne peut pas modifier fondamentalement l’orientation sexuelle d’un individu, encore moins sa vie. 

Le cerveau est capable d’éliminer les séquelles quand il y en a.  Et, la violence n’est jamais le fun.  Pour qu’il y ait violence, il faut de la violence. On se sert d’un vocabulaire qui fait croire qu’il y a eu de la violence alors que ce ne fut souvent que du plaisir. 

C’est pourquoi j’en suis venu à préconiser les points suivants qui respectent les individus et surtout leur droit de se créer une morale qui leur soit propre et qui tient compte du droit à la vie privée.  Rien n’est plus privé que la sexualité.        

D’abord, je suis contre la pédophilie qui est très différente de la pédérastie.  La principale raison est le temps et le développement du cerveau.  Un enfant ne perçoit pas du tout la sexualité comme un adolescent et encore moins comme un adulte.  Il lui manque les hormones et la capacité du symbolisme.  Le cerveau est apte à une très grande résilience, ce qui élimine tous ces mensonges concernant les séquelles sexuelles. Un toucher, ça ne fait pas nécessairement mal et les jeunes n’associent pas la sexualité à une morale.      
Prétendre qu’un jeune est traumatisé parce qu’il s’est fait masturber (alors qu’il n’y a pas de violence, mais consentement) permet de voir jusqu’à quel point les adultes projettent leur propre vision dans la tête des enfants. 

La peur de l’étranger pour un enfant peut cependant créer une phobie, un traumatisme d’où mon opposition à la pédophilie.  Pour l’enfant de moins de 10 ans ou environ, l’idéal sera de voir le problème sur un plan individuel, car des relations sexuelles avec un adulte peuvent avoir une signification particulière, reliée à sa culture.  

De 0 à 5 ans, les jeunes vivent une certaine curiosité au sujet de la sexualité.  Des parents soucieux de leur bien-être trouveront moyen de leur expliquer et de répondre à leurs questions sans toujours mentir.  De cinq à 10 ans environ, il y a une période de latence.  Les jeunes ne sont pas attirés par les questions sexuelles et ne veulent rien savoir en général de l’autre sexe.  Les gens ont tellement peur que leur fils soit gai qu’ils les lancent dans la chasse à la petite blonde alors que ce n’est aucunement un besoin pour l’enfant, mais une sécurité pour les parents.    » Mon petit est normal, il a une blonde ».  C’est dans la tête des parents, pas des enfants.  Ce sont eux les aliénés du regard d’autrui.           

Pour un jeune, il n’y a pas de différence (émotive) entre un gars et une fille.  Le jeune gai est plus normal que ses parents qui exigent la normalité, c’est-a-dire être hétéro.  S’il ne peut pas exprimer son désaccord, son malaise, c’est le début, pour lui, d’une longue de période de questions et de mésestime de soi.  Une des principales causes de suicide chez les gars.  Ce que veulent les adultes et ce que vivent les jeunes sont parfois à l’opposé.  La mainmise des adultes dans la vie privée d’un enfant est un viol de conscience. L’adulte est là pour l’aider, l’accompagner, non pour le mouler.    Les jeunes qui sont normaux ne voient rien de mal dans la sexualité, avec raison.          

Si l’éducation sexuelle en bas âge est la stricte responsabilité des parents, rendus à l’âge de l’école, les enfants devraient (entre 5 et 10 ans environ) pouvoir à travers des livres ou des vidéos obtenir plus d’informations, selon leur propre besoin.  Il ne devrait pas y avoir de cours sur le sujet, mais on devrait pouvoir répondre aux besoins individuels (qui sont différents pour chacun).     

L’éducation de masse (des cours) ne devrait se faire qu’à partir de la fin de l’école primaire pour les préparer aux changements physiques qu’ils auront à subir avec l’adolescence ainsi que le nouvel éveil qui vient directement de leur anatomie.  « Ils veulent se comprendre, pas dur à comprendre « . 

Ils doivent non seulement tout apprendre sur le fonctionnement de leur corps, mais aussi leur droit de pouvoir décider s’ils aiment ou n’aiment pas ça le partager. Ils doivent apprendre à se protéger des maladies vénériennes, mais aussi et surtout, apprendre à avoir le courage de savoir exprimer clairement s’ils consentent ou non. 

D’ailleurs, le consentement devrait être l’élément qui fait qu’une situation est correcte ou pas

Tout en rejetant la paranoïa féminine autour de la sexualité (à cause de l’éducation sexuelle religieuse qui déprécie les femmes), je crois que les jeunes doivent être informés des dangers qui peuvent survenir dans le cadre de la vie sexuelle et affective.           

Personne n’est obligé de se livrer à des exercices sexuels, sans le vouloir, quel que soit l’âge et le sexe. Il faut aussi que les jeunes connaissent les dangers des prédateurs violents, tout en veillant à ne pas créer un traumatisme ou une peur injustifiée.  C’est malheureusement, une réalité. 

Cet enseignement doit survenir vers 9-10 ans, de façon à ne pas être brisé par l’ignorance et la culpabilité.  Le pire mal est l’ignorance. Souvent les jeunes apprennent ce qu’ils doivent penser de la sexualité en interprétant le comportement des adultes, plusieurs n’ont pas d’autres moyens pour se créer une conscience personnelle.  Ils peuvent aussi être trop gênés pour tenter d’avoir des réponses.  C’est malheureux, mais s’ils ne sont pas intéressés, il ne faut pas les forcer à s’y intéresser, ça viendra en son temps.  Chaque individu est différent dans ce domaine.  Une information de masse leur passera dix pieds par-dessus la tête, s’ils n’en ont pas besoin. Il suffit d’être à l’écoute, si le besoin se pointe.     

Puisque chaque individu a un rythme de développement personnel, différent, les transformations physiques et psychiques peuvent avoir lieu entre 10 et 21 ans.  C’est la seule raison qui fait que je suis contre que l’on établisse un âge de consentement. Ça ne respecte pas les individus. 

Si on veut créer un monde qui vit en fonction de la démocratie et du respect des droits individuels, il faut que le plus tôt possible dans l’enfance un individu puisse décider ce qui est bien ou mal pour lui.  L’éducation, c’est apprendre à être autonome.  

Il est évident qu’une certaine morale de base doit être là pour tous.  Par exemple, jamais la sexualité ne doit composer avec la violence, la domination, le non-consentement.  C’est à mon avis, le seul point non-négociable. 

Le jeune doit apprendre son droit absolu de dire oui ou non, sans honte ou culpabilisation.  Par contre, il faudrait que la sexualité cesse d’être l’objet d’une véritable hystérie de la part des adultes à cause de leur éducation ou leur manque d’éducation devrais-je dire. Il n’y a rien de mal dans la sexualité, sauf t’imposer contre le gré de l’autre.

Si des relations sexuelles avec un adulte créent des problèmes pour les personnes concernées, ce doit être le jeune qui puisse porter plainte et non des adultes qui décident pour lui.            

Chaque fois que l’on organise des campagnes de dénonciation, on organise des campagnes de paranoïa collective.  Les jeunes ont autant le droit d’aimer ça que de dénoncer.         

Les raisons fondamentales qui font que la sexualité a été autant réglementée nous viennent des religions qui ont toujours eu un regard stupide et fanatique sur la sexualité, en croyant que tout ce qui est sexuel (à part la procréation) est mal, péché, laid, sale.  Les confessions servaient à culpabiliser tous les gestes sexuels.

C’est aussi souvent dans cette optique que la sexualité fut enseignée aux jeunes filles pour s’assurer qu’elles ne soient pas aux prises avec un accouchement indésiré.  Si on les jugeait moins, qu’on les aidait, que l’on adoptait les petits, il y aurait moins d’avortements.  Notre intransigeance est responsable de cette situation.

Il est temps que l’on revoit la sexualité en regard de la vérité et en fonction de son rôle véritable dans la vie humaine.  L’humain ne pourra jamais être autonome, s’il ne peut pas comprendre et gérer sa sexualité, car c’est aussi ce qui motive notre sensibilité et nos émotions.            

Voilà !  Le grand prof a parlé.  Je crois vraiment, très profondément, que ce que je préconise est ce qu’il y a de mieux pour les jeunes que j’adore, je l’avoue.    

Manipuler l’ignorance…

On a un bon exemple ce matin de ce que les médias sont capables faire en tant que manipulation, grâce aux partis politiques.          

Le PQ et Québec-solidaire demandent à Charest d’avoir des lois plus corsées pour les voleurs en cravates.  Quelle connerie !  Ça relève du gouvernement fédéral.

Tout ce que Charest peut faire : une conférence de sa confédération en papier et espérer que le gouvernement fasciste de HARPER continue à vouloir concurrencer les Talibans.     

Il faut vraiment n’avoir aucun respect pour le Canada pour s’obstiner avec la Cour Suprême dans le cas du petit Khadr.  Harper nous fait passer pour ce que l’on est : des hypocrites.  On parle de liberté et on censure tout, on parle de respect et on impose nos conceptions aux autres.        

Ce n’est pas une petite loi locale sur la façon qu’on les entre en prison ou si on mange du steak haché seulement le vendredi qui changera quelque chose.  Le système est fait pour fourrer le monde.  Les politiciens sont les marionnettes de cette mafia mondiale, dirigée par les religions et les banques.  Ce n’est pas compliqué.  C’est pourquoi il y a des paradis fiscaux.  C’est pourquoi les multinationales sont au-dessus des lois des pays. Le système, c’est la mafia mondiale.           

C’est incroyable que le PQ et Québec solidaire féministe ne soit pas au courant de cette réalité.  Pas étonnant non plus qu’on ne parle plus de la Caisse de dépôt au service de Power Corp.       

Mais on est dans le plus beau pays du monde.  C’est vrai qu’on est bien, alors pourquoi changer ?

La liberté, c’est peut-être fait pour être gardée en prison.           

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