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Radioactif 586

décembre 16, 2022

Radioactif  586

25 Août 2010

Les juges.   

Si le politique ne dit pas grand-chose dans la nomination des juges au criminel, c’est complètement différent quand il s’agit des juges nommés pour les Tribunaux administratifs ainsi que les différentes Commissions. 


Ces juges sont carrément nommés pour récompenser les petits amis du parti.  Une bonne job payante à vie.     

Les Tribunaux administratifs sont là pour protéger les institutions.

Voilà pourquoi on ne fait pas une grande enquête sur le système. Il est tellement pourri que les gens pourraient peut-être comprendre comment les plus gros mangent les plus petits.  Croyez-vous que dans les pays où ce sont les dictateurs qui mènent que l’assassinat des journalistes viennent autrement que d’un ordre de ceux qui dirigent ?            

Nous sommes naïfs ou imbéciles.  On refuse de voir la réalité en face.  On vote pour n’importe qui.  

15 Septembre 2010

Combien nous coûtera la Commission Bastarache ?      

Il est de plus en plus évident que la Commission Bastarache, c’est simplement une guerre interne chez les libéraux du Québec.     

Si la même chose se passait au sein du PQ, tous les médias crieraient aux déchirures de chemises, aux coups de poignards dans le dos, aux luttes internes, mais ça arrive chez les libéraux, alors on essaie de nous faire croire que c’est d’un intérêt général.          

Jean Charest a essayé de détourner l’attention du vrai problème : les enveloppes brunes et leur pouvoir.  La vraie question est : Vivons-nous dans un système corrompu qui se prétend plus blanc que Monsieur « Net» ? 

Juste, essayez d’y répondre, à travers cette commission d’enquête, c’est montrer aux gens comment les libéraux, même dans la tempête, arrivent à gagner de l’argent entre eux.  Ce sont les contribuables qui payent pour ce cirque.      

Le seul intérêt qui existe c’est combien et qui paieront la note ? Un petit show qui coûtera probablement des millions en frais de toutes sortes pour payer le salaire de libéraux qui veulent laver un autre libéral, pour défendre leur premier ministre qui n’a pas osé accepter une commission d’enquête sur les vrais secrets de la corruption.  

Non seulement on prend les Québécois pour des crétins, mais ils devront payer la note.

C’est comme la crise qui n’existait pas, mais qui nous a ruinés. Ouais ! Les dindes ne se font pas bourrer qu’à Noël. Il faut bien dire que les Québécois sont pauvres, si on ne veut pas qu’ils réalisent qu’ils sont assez riches pour être indépendants.  Même si Charest s’est déjà échappé, lors d’un voyage en Europe, il faut continuer de prétendre qu’on a besoin du Canada pour survivre économiquement.

Un autre élément important qui nous vient de ce procès déguisé en Commission d’enquête : la vérité n’a pas grand valeur.  Ce qui compte, c’est la lutte que se livrent les différents partis intéressés. Qui plantera l’autre ? Qui sera le meilleur mystificateur ? Un tel abus n’en porte pas le nom. On prétend travailler pour le bien du peuple.   

Toutefois, on s’aperçoit que dans un procès la vérité n’a pas autant d’importance que le choix d’un bon avocat.  On ne cherche pas la Vérité, on cherche à avoir raison.    

17 Septembre 2010

Bénévolat

Je m’excuse de ne pas avoir publié de billet aujourd’hui.  J’ai été bénévole au tournoi de golf du conseil municipal de Magog pour la Banque alimentaire.  Demain, je publierai les textes que je lirai le soir même dans un récital à Magog.  

Je suis très heureux de faire du bénévolat, là, au moins, on m’accepte… 


18 Septembre 2010

Spécial poésie.      

Ce soir, je participerai à une soirée de poésie à la Boîte à Billy, à Magog.  Pour l’occasion, voici la liste des poètes qui y seront entendu(es) : Nicole Baillargeon, Noël André Delisle, David Goudreault, José Pouliot, Hélène Rouleau, Véronique Suzanne, Agnès Bastien-Jutras, Pierre Girardin, Roberpierre Monnier, Yves Roy, Jean Simoneau et R. Chevalier Weilbrenner. Tous des gens des environs de Magog.

Ma présentation sera la suivante : Entre un prix au Liban pour une nouvelle littéraire, la correction de tout ce qu’il a écrit jusqu’à date pour créer un disque numérique de ses œuvres complètes, Jean Simoneau a trouvé le temps de pondre quelques petits textes dans les merveilleux jardins des Correspondances d’Eastman où il est bénévole depuis deux ans. 

Il est toujours à la recherche de son identité, car il attend toujours d’être reconnu écrivain par ses confrères et consœurs de l’Estrie, des Vaucouleurs.  C’est ce qui arrive quand on est un pervers polymorphe, comme le disait Freud, ou dans ses mots, quand on refuse de vieillir.  Cela surviendra-t-il avant l’indépendance du Québec ?      

Les textes :   

Vieillir

Durant le voyage de la vie           
le cœur indique      
ce que nous devons percevoir    
le cerveau traduit   
ce qu’il y a à comprendre.            


Nous apprenons    
à travers rires et pleurs      
ce que nous sommes :      
des énergies sidérales      
un regard sur des forces  
qui se métamorphosent    
des rêves qui s’entremêlent         
qui font des clins d’œil instantanés       
aux étoiles   
autres soleils qui se consument
lentement avec des airs    
d’éternité.

À la fin d’un coup   
on sait si on a su    
tirer profit de la vie. 
 
Du moment qui clignote   
dans le ciel pour être vu   
par une autre force,

Un autre être           
qui nous regarde de loin  
nous consumer et changer         
dans le grand miroir          
des consciences.   


Misère … éternelle

Il est difficile de se voir dans l’agonie de sa lucidité, impuissant à vivre sa vie d’homme ; d’échapper à une enfance maculée de chicanes de famille pour dérouter les créanciers ; d’échapper à ces années brûlées d’efforts à s’instruire de mille et un mots fardés pour éviter le mot sexe.            

Il est difficile de se soustraire à son rêve et se reconnaître minable et bouffon aux mains d‘un système assassin. Nous sommes de petits soldats de plomb, enfoncés dans les marécages pour qu’il en coûte moins cher en cimetières capitalistes.

Nos taudis nous ont appris à lutter avec l’hiver, à se blottir dans nos haines, à se bien porter malgré nos odeurs de fièvre.    

Notre religion a conquis les miettes de notre dignité d’animaux jouisseurs et les a placées sur les autels inodores de la chasteté. Qu’avons-nous à nous plaindre ? Le monde a toujours été ainsi : il faut aimer sa reine, son boss et sa misère. Capitaliser, tuer, guerroyer, résultats inéluctables d’une morale castrée, d’un régime économique.            

Le ciel sera beau !  

Un dieu, charognard, grugera nos os maigres durant toute une éternité et de temps en temps, pour se distraire, boira nos poèmes à sa mémoire et à sa gloire.

Oui ! Faux dieu de l’argent, nous te ferons un monument quand on se rappellera que des générations sont mortes en espérant pour rien ton royaume de justice, de paix et d’amour.  

Un monde de mensonge. Nous ferons un monument pour que chacun se rappelle à jamais ce que fut ce fameux royaume tant que tu l’habitas avec ton crois ou meurs, ta production d’armes pour ta maudite autorité, tes piasses et ta puissance … jusqu’à l’espoir de n’avoir ni dieu, ni maître.     

Aussi, peu échapperont au grand désarroi de nos muscles tendus qui éclateront de rage pour laisser vivre nos instincts jusqu’au bout de leur route.

La ville est une poussière d’amiante logée dans nos poumons. Nous cracherons le sang de ne pouvoir vivre l’infini en nous ; au bout de nos doigts, valsera cette décharge électrique lancinante qui nous secoue de lucidité. Besoin d’être heureux !     

Nous ferons sauter les pinces qui replient vos doigts contre nos gorges. Nous en avons assez du gouffre. Nous voulons nos plaines et nos rivières. Nous revendiquons le droit à notre langue. Nous désirons un pays. Nous sommes fatigués des sarcasmes.  

Le Québec est un territoire locataire de son corps, locataire de ses sens, un peuple castré de sa vie. Peuple -désir … Nation à naître … Coûte que coûte !

LA LIBERTÉ, ÇA SE PREND    
SANS PERMISSION         
S’IL LE FAUT …     


 
                        
Allons-y !    
Soyons de ceux qui marchent    
d’un pas ferme et soutenu           
à la rencontre de nous-mêmes.  

Reconnaissons-nous
à travers la culture des mots        
Fils de la liberté.     

Soyons responsables       
dessinons notre avenir     
Québec, terre d’Amérique            
française.

Passons de la servitude   
à l’affirmation          
de la soumission    
à la prise en main.

Défrisons la liberté.           

D’enfants dociles, moutons serviles      
devenons créateurs d’avenir       
Traçons la route     
à la liberté, la responsabilité.       

Soyons porteurs     
d’un monde nouveau       
d’une terre de tolérance    

Un Québec libre     
maintenant
pas après-demain.

19 Septembre 2010

Magog et la poésie.          

C’est assez extraordinaire d’aller réciter dans une soirée de poésie où tu ressens que les autres poètes te font la barbe à 100 milles à l’heure. C’est ce que j’ai ressenti, hier soir, en participant à la soirée de poésie.  Contrairement aux nouveaux poètes, j’ai une expression monocorde et ma notion de passer un message à chaque présentation semble vraiment dépassée.         

Je suis très profondément ému et ravi qu’il y ait d’aussi bons poètes dans l’Estrie, les Vaucouleurs.           

Peut-être un jour, décidera-t-on de regrouper les textes des récitals depuis le début pour publier un livre complet.

21 Septembre 2010

L’ostracisme : moyen de censure au Québec.

Lettre de l’UNEQ    

Au nom du conseil d’administration de l’Union des écrivaines et écrivains québécois, j’ai le devoir de vous informer que celui-ci a refusé votre demande d’adhésion adressée au mois d’août dernier. Je vous rappelle que, par le passé, selon l’avis du comité de déontologie de l’UNEQ, le conseil d’administration vous avait retiré le privilège d’être membre de l’UNEQ. Il a donc choisi de maintenir cette décision, aucun élément nouveau n’ayant été porté à sa connaissance. Pierre Lavoie, directeur général. (2010-09-21)            

Réponse de Jean Simoneau      

C’est maintenant officiel, je ne suis pas membre du cartel littéraire féminoune du Québec, UNEQ et l’AAACE. En plus d’être colonisés, nous sommes en voie de devenir des aliénés…          

On n’a pas besoin d’Harper pour instaurer la censure au Québec, on a déjà nos pseudo-élites littéraires qui se protègent, en rejetant toute forme d’idées qui les contrarie… Nous aurons une société chaste, mais sans âme, ni imagination.  

L’ostracisme est une forme élégante d’assassinat… L’éthique (ça ressemble à déontologie) est d’ailleurs une priorité du parti libéral du Québec…         

Je ne vois pas comment vous pouvez prétendre défendre la liberté d’expression au Québec. Vous êtes comme l’Inquisition…une dictature de l’esprit qui refuse toute remise en cause de notre perception de la sexualité.        

24 Septembre 2010

La mort de Pierre Laporte


Même si on sait officiellement maintenant que la mort de Pierre Laporte est accidentelle et que Paul Rose a été condamné pour un meurtre qu’il n’a jamais commis, il reste de nombreuses questions autour de cette mort.          

D’où sort ce nouveau chef du FLQ ? M. Comeau ? Qui était donc Vallières-Gagnon, s’ils n’étaient pas les chefs ? Est-ce comme la cellule du Royal 22è dont parle Vallières dans son livre sur la mort de Laporte ?  Celle qui aurait exécutée Laporte.  

La première des questions porte à savoir si Pierre Laporte était encore vivant quand on le déplaça dans le coffre de l’auto ?            

Des indices : Pourquoi ne dit-on pas comment sa mort a été provoquée ? Est-ce pour cela qu’il y avait un oreiller dans le coffre de l’auto ? Qu’est -ce que cette histoire nouvelle de changement de cache ? S’était-il blessé en essayant de se sauver ? N’avait-on pas décidé de sauver la vie à Laporte parce que celui-ci avait conclu une entente à l’effet qu’il prouverait les liens entre le parti libéral et la mafia. ? Ne l’a-t-on pas amené à Saint-Jean, car il serait alors tout près de l’hôpital militaire afin de pouvoir être ainsi soigné immédiatement ?  Est-il pas vrai que des communiqués ont été envoyés à répétions à CKAC pour qu’on accélère la découverte de Laporte ? Quelle a été l’intervention de la police ? Pourquoi cet empressement des felquistes à ce qu’on le retrouve, s’il était déjà mort ? Drôle de façon d’agir.  

Toujours, si c’est le cas, d’autres questions surgissent :       

Dans Octobre, le scénario écrit par Falardeau fait dire aux fugitifs du FLQ : « On n’a jamais fait ça». Est-ce lié à la rumeur que l’on avait d’abord lancé à l’effet que Laporte avait été attaqué par des maniaques sexuels, version qui est devenu de l’autre côté : l’armée a eu peur qu’il y ait des bombes dans la valise et en tirant on a atteint les organes génitaux de Laporte. Thèse réfutée avec l’autopsie.  

Est-il vrai que l’ouverture du coffre fut retardée par l’intervention de Jean Chrétien parce que le ministre de la Justice fédéral croyait qu’il y avait une possibilité que le coffre soit empli de bombes ?

J’ai peut-être trop lu sur le sujet, mais plus ça va, plus la mort de Laporte ressemble à la Commission Bastarache.

02 Octobre 2010

Poésie de jet.         

Je vous livre avec plaisir les textes de mon premier recueil de poésie publié à Québec en 1968. Hymne à l’amour, le vice et la révolte.   

 Puisque certains textes ont été intégrés à mon livre le plus récent, soit Autoportrait d’une révolte, je ne les publierai pas à nouveau quand leur tour se présentera, mais je vous indiquerai qu’ils étaient dans ce que j’ai déjà publié sur ce site.    

Puisqu’en 1968, je parlais de poésie de jet plutôt que de poésie, certaines âmes scrupuleuses ont pensé que ce terme avait une saveur sexuelle, car elles ne peuvent faire autrement que de voir du sexe partout.

Le scrupule est l’obsession d’un désir qu’on ne réalise pas chez soi, donc on le projette sur l’autre avec toute la haine et l’acharnement que l’on a envers soi quant à ses désirs secrets, ses tentations.  Le cochon, c’est l’autre…mais c’est nous qui voyons du sexe partout…incapable d’échapper aux règles des religions qui créent dès notre enfance notre aliénation. Une empreinte primaire qui guidera tous nos jugements.  

En fait, la poésie de jet voulait simplement dire qu’elle s’éloignait de la poésie officielle, qui elle, nous muselait tant par le fonds que par la forme.  Je considérais que ma poésie ne touchait aucun thème de la poésie officielle, sous l’œil de l’Église catholique qui dirigeait tout et condamnait tout ce qui sortait de son étroitesse d’esprit.      

Je nommais mes textes ainsi car je considérais que la forme que j’employais ne correspondait pas à ce que l’on nous apprenait en poésie comme compter les vers, ajuster les rimes, etc. Je voulais des poèmes qui chantent. Des textes qui rient et qui n’étaient pas nécessairement fleurs bleues. Je revendiquais le droit de raconter mes aventures amourajeuses (pédérastes) au même titre que les autres parlent de leurs aventures hétéros quand il s’agit de parler d’amour. 

Quand j’écrivais à cette époque, l’écriture était une vocation. C’était ce qu’il y avait de plus sacré comme si un texte aurait pu changer le monde. 

Pour moi, la poésie c’était la vie, ce qu’il y a de plus beau et de plus sacré. Le don absolu de toute sa vie, son âme. Je me croyais tellement que je m’identifiais au poète. Je serais mort pour ma poésie. Elle était toute ma vie.            

J’ai été amené à la poésie grâce aux textes de Pier Pol, un journaliste à La Tribune de Sherbrooke, que je lisais, ébloui par sa capacité de livrer les sentiments et son humanisme profond. Ce fut mon mentor en poésie, même s’il l’a longtemps ignoré et qu’il fut même un de mes patrons à La Tribune, condamné à corriger mes fautes qui se voulaient parfois plus nombreuses que le nombre de mots.           

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