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Radioactif 211

novembre 26, 2021

Radioactif 211

21 Octobre 2007

Rêve politique.      

C’est probablement le passage le plus fou de mon existence, car j’ai commencé à vouloir changer le monde et croire que j’avais assez de talent pour le faire.  L’ignorance te fait rêver.

Je croyais qu’un jour je serais premier ministre et que par conséquent tout ce que j’écrivais était important. 

Comment aie-je pu m’enfler la tête à ce point ?  N’avais-je pas répondu à Mgr Cabana,  à sa question à savoir ce que je voulais faire quand je serais grand, rien de moins que d’être le pape.

Ce gonflage démesuré du cerveau fut soudain et s’est manifesté par l’importance que j’accordais à mes textes. 

Puis, j’ai fait la première partie d’une réunion politique, à Magog, en présentant un texte que j’avais intitulé : « Les dieux font festin et le peuple crève de faim».  Cette réunion libérale au sous–sous de l’église Ste-Marguerite, à Magog, avait comme invités René Lévesque et Mme Claire Kirkland Casgrain.

C’était une réunion du parti libéral pour M. Georges Vaillancourt, député de Stanstead et qui m’avait invité à prendre la parole puisque je m’y offrais.  J’étais tout jeune.  J’étais le premier orateur, suivi de Mme Claire Kirkland -Casgrain et de nul autre que mon grand héros : René Lévesque. 

J’étais ravi quand M. Lévesque, pour la forme j’imagine, a dit qu’il ne se posait plus de questions pour la relève après m’avoir entendu. 

Je n’ai jamais été un membre important pour le parti par la suite, même si je voulais me faire croire le contraire.  Ma carrière politique, en dehors de mes textes, a pris fin avec ce discours.

J’avais des mémoires sur tous les sujets et je voulais améliorer surtout les mœurs politiques du Québec.  Je voulais me battre contre la pauvreté. 

22 Octobre 2007

Assurance hospitalisation.       

C’est bien beau de vouloir écrire pour changer le monde, si ça meurt dans tes tiroirs, ça ne donne rien.  Aussi, à Victoriaville,  je me suis arrangé pour faire de nouveau partie de la JOC (Jeunesse ouvrière catholique) de manière à insuffler de la vie à mes idées sous forme de résolutions. 

J’ai réussi à être invité comme conférencier à la Chambre de commerce de Victoriaville où j’ai présenté mes grands plans pour nationaliser la santé et introduire un système de santé accessible à tous. 

Je ne me rappelle pas ce que valait ce projet ( il est dans mes archives) ; mais un jour j’ai rencontré un des St Pierre, qui jouait un rôle politique prépondérant , à Victoriaville.  Il me dit avoir bien ri lorsque je proposai de nationaliser les sœurs, ajoutant qu’il n’avait jamais pensé qu’un jour il me dirait que « mon idée de fou s’était concrétisée ». 

J’ai relu un autre texte que j’ai écrit à cette époque.  Je le trouve affreusement stupide.  J’ai conservé le texte, même si je dois passer pour un beau cave quand on le lira… mais à 20 ans tout au plus, on croit parfois, que l’on est génial alors que la vérité est toute autre.  Pas question de regretter ça, c’est une de pistes qui m’a mené à vouloir être écrivain.

Radioactif 210

novembre 25, 2021

Radioactif 210

20 Octobre 2007

Gayhurst : le scandale.   

Puis on se mit à parler d’un barrage qui, à cause de fissures, risquait de s’effondrer si on ne le détruisait pas.  Je me suis rendu sur les lieux à plusieurs reprises.  Au début, ça semblait possible.  On parlait du danger potentiel pour les gens de la Beauce qui recevrait toute cette eau si le barrage éclatait.  Jusque-là c’était de la bonne, de la grosse nouvelle ; mais rien de plus. 

Soudainement, l’affaire a pris une ampleur incroyable.  Les médias nationaux sont arrivés.  Plus ils étaient nombreux, plus cette histoire de barrage prenait une allure de catastrophe gigantesque.  On allait jusqu’à prétendre que Lac-Mégantic serait inondé.  La ville était située des milles en amont.  Avez-vous déjà vu de l’eau refouler, sauf à St-Jean, au Nouveau-Brunswick?  Ça n’avait plus aucun sens.  C’était devenu un immense mensonge.  Une tragédie qui n’existait que dans la tête des journalistes et quelques ingénieurs qui leur faisaient croire n’importe quoi. 

Je me demandais bien pourquoi on faisait une si grosse affaire avec un danger qui n’existait même pas.  J’ai commencé à écrire et à dire à la radio de St-Georges – de- Beauce ainsi qu’à la télévision de Sherbrooke qu’il y avait si peu d’eau que les poissons devaient nager sur le côté pour remonter la rivière.  Probablement que mes articles étaient plus importants du fait qu’ils touchaient les populations qui devaient croire dans ce mensonge. 

Que Lac-Mégantic voulut vendre un barrage au gouvernement du Québec prenait l’allure d’une tragédie digne de mention internationale parce qu’on déformait les faits.

20 Octobre 2007

Les ingénieurs de Gayhurst.    
Les premiers contacts avec les ingénieurs qui s’occupaient de Gayhurst  se firent à l’hôtel, soit l’endroit où ils s’étaient installés.  Ces derniers plutôt que de m’informer, de me livrer leurs opinions ont commencé à rire de moi.  Et une de mes répliques à l’effet que les personnes les plus instruites semblent souvent rire des autres, comme me l’avait si bien dit mon père, devint le centre de la discussion.  Ce furent insultes par-dessus insultes. 

J’étais un petit niaiseux prétentieux qui ne savait même pas si on doit dire «popa ou papa».  On essaya de faire ressortir que je n’étais qu’un petit idiot qui niait les faits scientifiques qu’eux évidemment avançaient. 

Cette engueulade me persuada qu’il y avait quelque chose de croche derrière tout ce cinéma.  Un après-midi des étrangers me rendirent visite et m’offrirent 25 à 35,000$, si je changeais mon discours dans le journal, à la radio et la télévision.  J’étais outré, mais je ne savais pas quoi faire. 

Si je refusais, on me proposait de m’amener visiter le barrage, dans le bois, la nuit.  Je m’y voyais déjà mort. J’ai téléphoné à mon père et je lui ai demandé s’il avait toujours son revolver pour protéger le magasin, car j’en avais besoin. 

Le soir,  je refusai l’argent et d’aller avec eux.  Je leur soulignai, la main sur le téléphone, que le poste de police était très près.  Je n’ai jamais réentendu parler d’eux.  Je me suis aussi fié sur la force que consentiraient sûrement mes amis de l’armée pour me protéger, mais ce ne fut jamais nécessaire.  

21 Octobre 2007

Riche ou bandit ?

C’était tout une initiation à la corruption politique ou journalistique.  Certains m’ont dit que j’étais un maudit fou d’avoir refusé une telle somme d’argent ; mais ce n’est pas comprendre le besoin moral qui nous anime quand on croit en quelque chose. 

Pour moi, un journaliste est strictement tenu à la Vérité.  C’est son métier.  Il peut se tromper, mais il doit la chercher à travers les informations qu’il reçoit.  C’est comme un professeur.  Il ne doit pas seulement dispenser des informations ou des connaissances, il doit aider au développement de son élève.  Et qui dit développement dit autonomie.  Quand t’es professeur seulement parce que ça paye bien, tu devrais démissionner.  Un bon professeur aime ses élèves.  C’est essentiel !  Aujourd’hui, avec la connerie des pédophiles qu’il faut dénoncer et traquer à tout prix, il est dangereux de manifester la moindre affection à un de ses élèves.  Pourtant, combien en manque ?  En psychologie, on dit que le besoin d’aimer et être aimer est aussi essentiel que la nourriture.  À force de prêcher d’avoir peur de tous, de voir dans un geste affectueux une agression sexuelle, les jeunes préfèrent se suicider.  Nos dirigeants sont trop pourris pour saisir le message, pour eux, rien n’existe en dehors du fric et du pouvoir. 

D’une manière en étant honnête, j’ai tout perdu.  Le journal m’a enlevé du dossier et je fus ainsi bâillonné.  C’est assez cocasse, car dans ma vie financière, je n’ai jamais pu jouir de la moindre sécurité. 

Quand j’ai eu les enfants, je me suis ruiné pour leur apporter le mieux que je pouvais leur offrir.  Quand je fus sorti de cette spirale du barrage, je fus accusé et j’ai passé de 55,000$ à 9.25 $ de l’heure. 

Quand j’eus terminé d’investir dans ce que j’écris, car je voulais être un écrivain connu et lu, j’étais ruiné.  C’est la vie.

Si j’avais été un bandit, je serais riche aujourd’hui.  Probablement que si je n’avais pas été pédéraste,  je n’aurais pas été aussi allumé aux problèmes sociaux et j’aurais fait un bon boss. Mais, je ne regrette rien.  J’ai connu une belle vie.

20 Octobre 2007

René Lévesque.

La situation prit une telle ampleur que René Lévesque, alors ministre dans le cabinet de Jean Lesage, vint lui-même calmer la joute quant au barrage Gayhurst, un  barrage qu’on disait en danger d’éclatement.

À la suite de son passage, on construisit une brèche sur le bord du barrage, permettant à l’eau de s’écouler lentement. 

Quant à moi,  j’ai voulu annoncer dans mes articles le désir du gouvernement Lesage de vouloir nationaliser l’électricité.  C’était, selon moi, de toute évidence, dans le discours du ministre.  Mes patrons considéraient que je charriais. 

Peu de temps après, on m’annonça que j’étais retiré du dossier. Inutile de dire que je pensais que c’était pour me la fermer définitivement. 

Insulté, je suis parti une semaine aux États-Unis où j’aurais bien aimé faire carrière comme annonceur francophone à la radio ou à la télévision.  Les dirigeants de la Tribune étaient furieux que je parte ainsi sans les avertir et dès mon retour je fus avisé de mon congédiement.  Une nouvelle que j’ai reçu en chantant : « C’est le plus beau jour de ma vie, j’ai retrouvé ma liberté.  » 

Je me sentais victime de mon devoir, mais aujourd’hui, je pense que j’avais couru un peu après.  Je croyais que je perdais ce dossier pour me faire taire et qu’on y place un «journaliste de paille» pour que les gens apprennent ce qu’on voulait bien qu’ils sachent.  Une petite crise d’honnêteté.  Si je perdais ce dossier, sans réagir aie-je pensé,  je serai croche à jamais.  Je ne pouvais pas supporter cette idée.  

Par contre, un an ou deux après, les patrons se mordaient les doigts de ne pas m’avoir laissé écrire ce que je croyais être l’annonce de vouloir nationaliser l’électricité.  Ils avaient manqué ce qui aurait été le scoop de la décennie. 

J’ai passé des mois difficiles n’ayant plus de revenu.  J’ai été bûcheron d’occasion, j’ai travaillé dans la construction, puis,  je suis retourné à La Tribune, mais cette fois à Victoriaville où je devais être encadré par Alphée Gagné.

Radioactif 209

novembre 24, 2021

Radioactif 209

20 Octobre 2007

Intimidation à Lac-Mégantic.     

Mon expérience m’amena à voir un peu plus de flaire.

Je commençais à m’intéresser sérieusement à des anomalies financières concernant l’hôpital.  On me fit savoir indirectement de me mêler de me affaires,  si on ne voulait pas que ça tourne mal. 

Si je ne partageais la morale sexuelle du pays, par contre,  j’étais un vrai fanatique de la vérité et de l’honnêteté.  Rien au monde ne pouvait me faire taire quand je croyais que l’intérêt de la population était en jeu. 

Le journalisme, c’était pour moi, une vocation taillée sur mesure.  Pas question  de me taire, d’avoir peur ou de tricher. 

Aussi dépassé que cela puisse paraître, j’étais prêt à y laisser ma peau.  Je devais accomplir ma mission d’informer la population. 

Les rumeurs de plus en plus persistantes et répandues d’une petite pègre qui réglerait mon compte, si j’allais trop loin , ne m’atteignait  pas vraiment , même si au fond j’avais peur.  J’ai toujours été pisseux.  On ne sait jamais.   Ma paranoïa était–elle  réelle?

20 Octobre 2007

Dénonciation.

Même ou peut-être parce que je travaillais et produisais à plein tube, j’ai échappé aux plaintes portées par des grands gueules plus catholiques que le pape.  On me reprochait ma propension à amener un peu trop souvent des jeunes filles dans mon lit à l’arrière du bureau.  Je me demande qui ça pouvait bien déranger. 

La Tribune fut avisée que son bureau régional était devenu un des pires bordels de la ville de Lac-Mégantic. 

Les patrons me signifièrent bien comprendre ma jeunesse, mais me demandèrent de bien vouloir calmer ma fougue.  Mes élans pour devenir ce qu’ils prétendent être normaux étaient à nouveau rabroués.  Je devais laisser les feux de l’enfer me consumer sans que jamais ne se manifeste une flamme. 

J’avais la libido assez forte pour exiger les interventions d’un poste de pompiers en entier.

Par contre, je travaillais tellement que j’avais, sans le savoir, un immense pouvoir.  Non seulement je publiais énormément d’articles, mais je participais souvent à des « beep phone», c’est-à-dire qu’on montre ton portrait à la télévision durant que tu lis ta nouvelle. 

J’avais aussi une émission de radio durant laquelle je commentais ce qui se passait.  Pas si mal pour un jeunot de 18 ans.

Radioactif 208

novembre 23, 2021

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20 Octobre 2007

Ignorance et immaturité.

C’est vrai que je manquais de maturité, mais comment peut-on l’acquérir si on n’a même pas le droit d’en parler, de se questionner ?

Quand j’allais avec un garçon,  je savais comment lui faire plaisir. Je connaissais bien les trucs pour rendre la vie jouissante.  Mon seul intérêt était de lui rendre l’expérience tellement agréable qu’il rêverait de la revivre. 

Avec une fille, c’était très différent.  Je ne voulais rien savoir, je n’imaginais pas possible de lui faire une fellation.  Le missionnaire, c’était tout ce que je connaissais.  Ce n’était pas très fort, mais j’étais dans la moyenne nationale.  Tout se passait autrement. 

Avec elle, mon attention n’était pas centrée et concentrée sur elle, mais sur mon petit plaisir personnel.  Je trouvais ça plus égoïste.  Comme tous ceux de mon âge probablement,  je ne savais pas qu’une fille est plus lente à démarrer et à apprécier la situation.  Les préliminaires,  je ne  connaissais pas. 

Donc, tu te sens toujours un incapable, tu penses que c’est ta faute alors qu’en réalité tu es tout simplement ignorant.  Tu es instable et craintif.  On disait que si tu te masturbais, tu ne pourras plus avoir une érection digne de ce nom.  Et, je connaissais bien ce sport. 

D’une manière, ces expériences ont créé en moi un autre besoin : le besoin d’avoir une femme comme amie. 

Même si je suis d’abord pédéraste,  je trouve essentielle la présence d’une femme dans ma vie.  Un trip plutôt intellectuel.  Une fréquentation qui ajoute  une différence dans la façon de percevoir les choses et de penser. 

Je trouve aberrant que des pays exigent que les nouveaux nés soient des garçons.  Quand respecterons-nous la nature ?  S’il a trop d’individu sur la terre, ça ne nous donne pas le droit à une sélection.  Il y a d’autres moyens de contraception. 

L’argent rend l’homme inférieur à la bête.

Radioactif 207

novembre 22, 2021

Radioactif 207

20 Octobre 2007

Science actuelle.  

Je trouve ça drôle qu’on découvre aujourd’hui que le « sexe » est une des grandes différences entre les cerveaux masculins et féminins. 

Je croyais que cette différence existait surtout à cause de la différence de l’éduction reçue par un homme ou une femme. Les femmes sont par nature plus scrupuleuses parce que c’est ce qu’on leur prêche depuis leur enfance. Les parents avaient peur de voir leur fille tomber enceinte. Ce qui ne risque pas d’arriver à un homme.

Les femmes produiraient plus d’hormones ou d’un liquide (dont je ne me rappelle plus exactement le nom) qui provoquent l’exclusivité et la fidélité. 

C’est normal. Une mère doit s’attacher plus à son enfant qu’un mâle qui doit aller chasser pour nourrir la famille.  Nous sommes les produits du passé et de son évolution. 

Comment pouvais-je l’imaginer à 17 ans?  Je ne savais même pas qu’on fonctionnait aux hormones.  Je croyais que les valeurs qui nous envahissaient étaient spirituelles. C’est fascinant de constater que l’amour est une réaction chimique et que la première cellule qui a été à la source de notre développement comprenait déjà toutes les diversités nécessaires pour donner un être humain. La cellule primaire est un algorithme.

Quarante ans plus tard,  Harper, notre premier ministre du Canada, ne le sait même pas.  Il est prisonnier de sa religion. 

Il ne considère même pas qu’en fixant l’âge de consentement à 16 ans, il contrevient à un élément de la Charte des droits de la personne et celle de l’enfant à l’effet qu’il ne doit pas y avoir de discrimination d’âge. 

Les religions nient la sexualité des jeunes.  Elles sont ainsi des sources de discriminations naturelles.  Elles regimbent encore sur le droit à l’homosexualité.  Elles sont prises dans les glaces du passé et n’arrivent pas à penser d’une façon moderne. 

Harper fait comme Bush.  Nous vivons en pleine régression.  Harper se comporte comme un dictateur puisque Stéphane Dion et ses libéraux ont fait dans leurs frocs et renié toutes leurs valeurs, en votant oui au discours du trône.  Pauvres mecs !  L’intérêt du parti avant tout. 

Les sondages prouvent que je ne suis pas le seul à penser ainsi.   Pour que nous ayons le moindre pouvoir à l’intérieur du Canada, nous devons être parfaitement unis.  Dion vient de nous prouver que le Bloc est bien préférable aux libéraux.   Mais, nous sommes la voix de l’impuissance.  Tant que le Québec ne sera pas un pays, il en sera ainsi.

20 Octobre 2007

Différence.

Une expérience avec un garçon, c’est une toute autre affaire.  C’est un «moment différent» dans une série d’activités avec un autre garçon. Un détour. Une curiosité assouvie. 

Avec les filles, c’était entrer dans le monde des grandes jalousies et de la possession.  T’es mon homme ; t’es ma femme.  Il ne faut plus rien voir de plus.  T’es supposé être comblé ad vitam aeternam. 

Tout est centré, concentré sur elle et rien d’autre.  Tu te sens prisonnier de son intérêt pour toi.  Cette limite tuait en moi toutes formes de relation prolongée avec une fille.  J’aurais voulu que ce soit une profonde et grande amitié.  Une forme d’attache volontaire qui te libère, qui te conduit un peu hors de ton nombril, qui te permet de devenir papa. 

Physiquement, il n’y avait pas de problème insurmontable.  Les seins valent bien un pénis.  Le problème n’était pas là.  C’était l’engagement.  L’exclusivité. 

Je n’arrivais pas à vivre prisonnier d’une personne.  Je trouvais les filles étouffantes alors qu’en même temps, elles t’envoyaient promener parce que tu n’étais pas de leur goût.  Pour surmonter ce rejet,  j’étais devenu alcoolique. 

À 17 ans, tu vibres plus aux satisfactions physiques qu’aux valeurs.  Tu es en recherche de toi-même.  En devenir…

21 novembre 2021

J’ai pu constater avec le temps que toutes les femmes ne sont pas toutes identiques. Chaque individu est différent et c’est ce qui fait la beauté du genre humain. Malheureusement, on ne nous apprend pas la tolérance.

On sait aujourd’hui que l’homosexualité est le produit d’une dizaine de gênes qui se différencient sans que l’on sache trop pourquoi. La sagesse de la nature fait en sorte qu’elle porte en elle la limite qui assure que l’espèce ne disparaisse pas par surpopulation.

La pédérastie n’est rien d’autre que de l’homosexualité à un âge différent. Puisque l’on a toujours combattu celle-ci on a gardé la haine de la pédérastie que l’on a nommé pédophilie par pure ignorance  pour permettre aux gais de vivre en paix.

Dans ma lutte pour le droit à la pédérastie (qui n’a rien à voir avec la pédophilie que je condamne), j’ai fait deux erreurs par ignorance.

Je croyais qu’un pédéraste ne peut pas changer et devenir  gai. On ne peut pas cesser d’être attiré par ce qui nous plaît et dans le cas de la pédérastie, c’est la beauté du corps du jeune garçon; mais on peut découvrir quelqu’un d’autre qui nous plaît et nous apporte autre chose dans la vie, sans altérer notre amour des garçons.

L’âge dans la sexualité, sauf pour la pédophilie parce que le jeune vit normalement une période de latence, n’a aucune importance. Que tu te fasses sucer à 13 ans ou à 92 ans, tu ressentiras la même sensation, sauf qu’à 92 ans ça risque de durer beaucoup plus longtemps qu’à 13 ans.

On peut même être à différent degré attiré en même temps par des individus de sexe différent. L’évolution m’a permis de vivre le contraire de ce que croyais. L’important n’est pas le sexe, mais l’individu. Être en amour, c’est d’être bien avec quelqu’un. Je suis parfaitement d’accord avec mon ami Gabriel Charpentier qui m’a appris cette définition. L’amour et le bonheur sont des siamois.

Pédéraste, j’avais une attirance vers les femmes quoique celle pour les garçons étaient beaucoup plus prononcées. Je crois aujourd’hui que cette attirance ne peut pas mourir, mais qu’elle n’est pas nécessairement exclusive. Il faut seulement apprendre à s’accepter comme on est et proscrire toute forme de violence ou de domination. Le sexe ne peut pas être agréable dans la douleur, la violence et sans le consentement de l’autre.

L’autre erreur que j’ai faite dans ma lutte pour la liberté sexuelle fut de croire que les femmes ne pouvaient pas être pédérastes. Quelle stupidité! Les lesbiennes ça existe et elles peuvent aussi être attirées par des jeunes filles parce qu’elles découvrent en elles quelque chose que l’on ne trouve pas chez les adultes. De cette ignorance est né le terme « pédophile » pour éliminer la possibilité que la pédérastie soit une exclusivité masculine.  

Ce terme manque de nuance et va à l’encontre de la charte des droits parce que l’adulte ne respecte pas l’intégrité de l’enfant qui découvre sa sexualité. La liberté ce n’est pas de croire qu’il faut absolument dire non à toutes les avances, mais le choix de dire oui ou non, dès que t’atteint l’âge de consentement. 

J’ai appris en enseignant dans l’Ouest canadien la formule que je trouve extraordinaire face à la sexualité.  «  Tu aimes » ou « tu n’aimes pas ». C’est juste, car en réalité, la sexualité n’est ni bonne, ni mauvaise; mais un mécanisme pour assurer la survie de l’espèce et comme dirait les plus religieux : Dieu a été assez intelligent pour que ce processus soit accompagné de plaisir.

Pourquoi souffrir assure notre salut alors que jouir nous condamne à l’enfer. Probablement parce que cette perception permet de créer deux classes sociales, les bons et les mauvais. 

La sexualité est une question de respect et de responsabilité.

RADIOACTIF 206

novembre 21, 2021

Radioactif  206

20 Octobre 2007

Justice ?     

En 1975, je vivais avec une femme et deux enfants.  Nous respections les principes de Summerhill dont la liberté sexuelle des enfants. 

À notre avis, la nudité n’a rien à voir avec la pornographie et nous appliquions cette conviction dans notre vie quotidienne quand c’était possible. 

Notre garçon, le plus vieux, décida de ne pas donner de chips à ses amis.  Pour se venger, ils dirent à leurs parents que nous vivions parfois nus à la maison.  Nous leur interdisions de venir le matin puisque nous dormions nus. 

La police fut aussitôt alertée.  Les parents étaient hystériques. 

Nous sous sommes ramassés en procès.  Durant celui-ci, un des jeunes témoins vedettes qui m’aimait bien fondit en larmes. « Je ne sais pas si ce que je raconte est ce qui s’est vraiment passé ou si c’est ce que la police veut absolument que je raconte. »

Le premier juge s’est récusé, mais il fallait ma peau pour améliorer les statistiques.  Malheureusement, pour le système, à la fin des témoignages, je n’avais touché personne, mais en participant à un jeu, initié par les enfants, j’avais baissé mes culottes comme ils me le demandaient, dix à trente secondes, le temps de me brasser les fesses et respecter mes croyances. 

Le juge sauta sur l’occasion pour me sermonner à l’effet que ce n’était pas parce que ça se faisait en Europe que je devais éduquer tout le quartier. Il me condamna à trois mois. 

Pendant ce temps, certains de nos chefs politiques faisaient tuer leurs ennemis.  Une belle société!  Et Harper veut nous ramener à ces régimes d’assassins hypocrites.  Trop cons pour lire Freud ! 

20 Octobre 2007     
Martyrs sexuels.   

Attiré par les garçons, c’était facile de savoir s’il était intéressé ou non.  Il y a d’abord les regards et les sourires qui ne mentent pas, puis des signes plus explicites, plus sexuels, plus mâles. 

Même si le jeune est friand de l’aventure plus que toi, il peut se défendre de mille façons en vue d’être déclarés victime. 

Victime, c’est lui que l’on croira.  Particulièrement au Québec, la victime a un statut inatteignable. 

Les catholiques sont friands de martyrs  tant que ce ne sont plus eux

Dès qu’il est question de sexe, ils appellent au martyr; mais tournent la tête dès qu’ils sont pointés du doigt.  Prétendre qu’un adulte (il y a des exceptions) peut faire peur à un jeune ado  c’est mentir effrontément. 

La preuve : POURQUOI les pauvres victimes retournent-elles chez leurs prédateurs?  Les psychologues s’inventent des explications qui n’expliquent rien. En fait, c’est que la victime goûte trop au plaisir pour savoir s’en passer.  Ils prennent leurs « sugar dady » pour des cornets de crème glacée jusqu’à ce que le jeu soit découvert.  Alors, ils s’effondrent sur la place publique.  Ils prétendent qu’ils ont été pris au piège dans leur innocence.  Puis, ils retournent chez leur bourreau dès qu’ils ont un petit besoin de se faire caresser.  

Est-ce qu’un plaisir sexuel est plus grave qu’un meurtre ?  Quel témoin est assez imbécile pour dire qu’il aimait ça quand sa vie est en danger s’il démontre le moindre intérêt? 

Pour boucler « un ennemi de la morale débile religio- bourgeoise, la police pourrait-elle inventer des histoires ou les rafistoler un peu pour les rendre encore un peu plus dégueulasses?  

Pour concevoir une partouze comme un crime sexuel dangereux, s’il n’y a pas violence, il faut déjà avoir l’esprit tordu. 

Radioactif 205

novembre 20, 2021

Radioactif 205

19 Octobre 2007

Définir sa sexualité.         

Ma sexualité fut une révélation au fur et à mesure de mes expériences dans la vie.  Au compte-gouttes

Une chose était indéniable : on y trouvait une mine de plaisirs.  Je découvrais le sens,  la profondeur des sentiments ainsi que leurs nuances au fur et à mesure que je vivais une nouvelle expérience avec un lot de nouvelles interrogations. 

C’était bien intéressant de baisser ses culottes, mais plus je vieillissais, plus j’apprenais l’existence de responsabilités jusqu’alors impensables. 

Puisque je travaillais sans arrêt, les réflexions philosophiques se faisaient au ralenti. 

Quand j’étais jeune, on ne parlait pas de faire des enfants, on ne savait même comment on naissait.  On n’avait encore fait aucun lien entre la sexualité et la vie. 

À 17 ans, j’avais tous les éléments nécessaires pour créer un nouvel être.  Des outils que je ne m’étais servi qu’avec des garçons pour découvrir de nouvelles sensations de plaisir.  Étais-je prêt à sacrifier tous mes moments de plaisir à travailler davantage pour prendre en charge une famille? 

Ces responsabilités poussaient en nous tout naturellement comme l’herbe sur le gazon. 

Dans notre temps, les services secrets miliaires n’avaient pas encore entrepris des recherches en Afrique qui accidentellement créèrent le sida.  Le sida serait né durant les recherches pour mettre au point une arme bactériologique pouvant venir à bout des petits Vietnamiens communistes. Le grand singe qui le transportait était bien un homme.  

Je ne sais pas si c’est à cause de l’automne, mais ma foi en l’intelligence humaine est en panne totale.   J’ai l’impression que nous fonçons tête première vers une nouvelle guerre mondiale.

19 Octobre 2007

Silence maudit.     

Le plus grand problème quant à la sexualité que nous ayons connu quand nous étions jeunes, c’est le silence absolu et stupide quant aux vraies choses de la vie. 

Quand à 30 ans , on a jamais osé t’apprendre que le pénis se rapetisse et que la poche (scrotum , c’est pas tellement  joli) se contracte quand tu te laves simplement pour permettre aux testicules de toujours être suspendues , à la même température, pour préserver ses petits spermatozoïdes parce qu’on prétend que c’est un sujet pervers, on vit dans une société malade. 

Qu’y a-t-il de plus beau et de plus mystérieux que cette réaction de notre corps qui dépasse même notre conscience?  Comment peut-on traiter ça aussi mal?  Le rejet absolu du corps? Une chasteté malsaine? 

Sur le plan des individus, la vie était belle.  La nature poursuivait son élan malgré cette folie religieuse de considérer comme abject tout ce qui touche de près ou de loin à la sexualité.  Tout se vivait, mais à la cachette. Une société d’hypocrites. 

La sexualité exprimait merveilleusement notre insécurité devant les sentiments.  On s’arrêtait à l’ombre d’une pensée, car, elle était déjà un péché.  La folie ne tient pas qu’à la schizophrénie.  

Grâce à Harper et son âge de consentement à 16 ans, nous retournons dans ces profondes ténèbres de dédain de tout ce qui est notre corps.  Il nous fait revivre la maladie mentale de nos religions face à la sexualité et nous sommes trop niaiseux pour l’arrêter.   

Radioactif 204

novembre 19, 2021

Radioactif  204

18 Octobre 2007

Yvette.

Cette Yvette fut toute une révélation dans ma vie. 

Non seulement elle embrassait, mais elle faisait l’amour comme la guerre.  Elle n’épargnait rien pour qu’on en sorte comblé. 

Cette fougue tenait autant à son besoin de jouir qu’à me montrer comment agir pour que nous parvenions tous les deux au sommet de la félicité en même temps. 

Sa première visite se termina quand elle eut la certitude que ça valait la peine de revenir.  Mais, cette fois,  il fut entendu qu’on louerait une chambre de motel pour être certain de ne pas être dérangés.  Quelle nuit ! 

Je n’aurais jamais cru ça possible. Ça dura toute la nuit.  Le matin, j’en avais mal aux reins. «Je ne ferai définitivement pas un curé.  Péché ou pas péché, c’est bien trop le fun, lui dis-je.  Elle avait l’air troublée et me dit : « Ne viens pas me dire que je suis la première. »– «De cette manière, avec autant de passion oui» 

Je lui fis part de mes rêves et mes intentions passées, en ajoutant qu’elle n’avait rien à se reprocher, que c’était un choix personnel et que ce n’était pas sa faute si j’aimais ça autant.  Ce fut irrévocablement la fin de ma vocation. 

Nous sommes allés manger au restaurant et je me suis plu de faire chanter Édith Piaf ;  « Non, rien de rien.  Non, je ne regrette rien.  » 

Mon initiation à la vie venait de franchir un nouveau stade. Pour la première fois,  j’ai songé au mariage.   

18 Octobre 2007

Roxane.       

Je suis reparti à la conquête d’une autre femme qui serait plus digne d’être la mère de mes enfants.  J’ai rencontré Roxane.  J’ai paradé en habits militaires pour lui faire plaisir.  Nous sommes sortis ensemble quelques fois.  Pas question de toucher à cette Maria Goretti. 

Je rêvais mariage et avenir quand soudain elle me fit une crise me demandant ce qu’elle avait de moins qu’Yvette pour que je ne succombe pas à ses charmes. La bourrasque fut tellement forte que d’un instant à l’autre, j’étais à nouveau condamné au célibat. 

Yvette refit surface en jurant à tous ceux qui voulaient bien l’entendre que j’étais le père de l’enfant qu’elle portait.  Mes amis me mirent aussitôt en garde contre cette nouvelle révélation, disant qu’Yvette en avait que pour mon argent.  Elle abandonna.  Elle me dit simplement « qu’elle viendrait me présenter mon fils quand il aurait 20 ans. ». 

Ainsi,  je goûtais pour la première fois à la jalousie ignoble qui peut exister entre deux femmes.  Parfois,  je me demande si je n’aurais pas dû croire Yvette, même si ce n’était pas vrai.  Elle venait de jeter en moi un désir nouveau : avoir un fils. 

La chasteté n’a jamais su me donner autant de satisfaction que l’action.  Les garçons en étaient qu’encore plus beaux, plus attirants.  Il ne me restait qu’à cesser d’avoir peur et répondre à leurs sourires.  Pouvais-je avoir une aventure qui dure avec eux?  

Si c’était le cas, je devais m’y appliquer?  Comment vivre avec un garçon, sans la mère? Une impossibilité, disait-on, car pour que ce soit possible, il faudrait que la mère te désire, même si elle connaît tes sentiments pour son fils.

18 Octobre 2007

Mauvaise influence.

Yvette a certainement été un baume momentané sur mes plaies d’adolescent.  Si les baisers n’avaient réussi qu’à m’attirer des tourments, Yvette m’acceptait physiquement et m’apprenait à répondre au besoin essentiel de confiance en soi. 

Pour elle,  je n’étais ni laid, ni beau; mais très performant.  Elle avait un cinquième sens lui permettant de s’apercevoir que je m’attachais à elle de plus en plus.  Ça lui suffisait. 

Cette nouvelle assurance se mesura très vite à l’opinion de mes compagnons pour qui je méritais mieux qu’une prostituée, même si je ne lui avais jamais donné un sou. 

Grand sermon sur l’amour.  Le désir d’avoir des enfants.  J’ai finalement cru m’être trompé.  Le plaisir ne pouvait pas durer.  Ce n’était rien sans amour. 

Dans ce nouveau discours, la vocation de père prenait toute sa place.  J’ai commencé à vouloir un petit de moi.  Il fallait que je trouve une fille qui en soit digne.   C’était toujours compliqué avec une femme.

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novembre 18, 2021

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17 Octobre 2007

La pédérastie.        

Je m’étais rendu à Sherbrooke rencontrer mon directeur spirituel.  Je songeais de plus en plus à devenir prêtre, mais encore plus, je doutais de mes capacités à renoncer aux plaisirs de la chair. 

C’était d’autant plus évident que je n’étais pas juste intéressé aux filles, les garçons prenaient de plus en plus de place. 

Cet amour des garçons étaient cependant très souvent platonique. Même divines, ces occasions étaient rares.   Les rêves suscités par mes expériences antérieures constituaient déjà les plus beaux moments de ma vie. 

Plusieurs croient que la pédérastie se vit surtout dans un lit.  Quelle erreur !  Rien de plus faux. C’est aussi stupide que de croire que la pédérastie est possible s’il y a violence ou si on se sent dominateur. 

Le pédéraste est l’esclave du jeune de qui il tombe amoureux. 

Pour moi, ce fut une passion fougueuse pour la beauté des visages.  Juste les regarder, les admirer m’indiquaient jusqu’à quel point la création est une beauté infinie.  Que dire de leurs regards complices, taquins ?  De la musicalité de leurs rires comme les étoiles du Petit Prince ? De leurs démarches de serpent ?  De leur gentillesse ?  Aussi grisant qu’une tempête de neige. 

La pédérastie c’est continuer d’avoir une âme d’enfant, malgré l’installation des âges dans ton corps.  Garder le goût du jeu et la curiosité de l’autre.  Les plus beaux moments sont ceux où tu as l’impression d’être un enfant.  La magie de revoir et ressentir la vie à travers ce petit garçon que tu fus et qui t’habite encore.. 

L’amour elle-même devient un jeu. 

Défendues, ces rencontres ne sauraient être éternelles malheureusement.

Elles sont des fichiers que tu empiles dans ta tête pour trouver la vie belle.  Une forme de communion à la beauté. 

Puis, un soir, Yvette se présenta pour me connaître.  Nous avons passé au lit.  Mon désir d’être prêtre venait de disparaître à jamais.

17 Octobre 2007

Invitation au lit.      

Bernard et Paulo ont très bien pris à cœur leur mission de dépuceler ce petit journaliste ouvert aux plaisirs nouveaux.

Bernard jouissait de sa popularité de boxeur et Paulo se vantait sans cesse d’avoir toutes les filles qu’il voulait. 

C’est ainsi qu’un jour ils me confièrent qu’ils connaissaient une fille très intéressée à me montrer à faire autre chose que la planche. Tout ce que j’avais à faire : accepter qu’elle vienne nous rejoindre dans ma chambre à l’arrière du bureau, à un tel moment. 

Je n’étais certainement pas pour refuser, mais je ne croyais pas qu’une fille puisse s’intéresser à une échalote comme moi. 

Le soir de la rencontre fatidique arriva.  Les gars passèrent à la chambre les uns après les autres.  Puis, Yvette en sortit en toute vitesse alors qu’il ne restait plus que moi. 

Elle s’approcha de moi et me dit simplement : « Toi, je te verrai quand tu seras seul ». 

Tout n’était pas perdu, mais j’en avais encore, semble-t-il pour un bon petit bout de temps à croire que les plaisirs du sexe se tenaient dans ma main. 

J’ai cru qu’on s’était servi de moi pour organiser une grande partouze à mes dépens.  Chaque trahison féminine justifiait mon intérêt pour les gars.    

L’avenir me prouvera que j’ai tord de penser qu’Yvette se jouait de moi.

Radioactif 202

novembre 17, 2021

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15 Octobre 2007

Paradis terrestre.  

Aujourd’hui, c’est le voyage à Montréal pour assister au lancement du programme du parti Néo Rhino. 

Derrière ses allures farfelues, les objectifs ou si l’on veut les valeurs des membres du parti sont des plus valables : créer le paradis terrestre.  Ça me rappelle mon passage comme étudiant chez les Jésuites. 

J’ai alors découvert que tout ce que je croyais ne voulait rien dire. 

La Bible est un livre qui résume l’histoire du peuple Juif à travers une poésie et des images formidables.  Cependant, c’est complètement illusoire de croire au mot à mot comme le font tant de personnes. 

Le délire religieux est du même ordre que la schizophrénie. 

On disait qu’on sera éternellement ce que nous sommes à la seconde de notre mort.  Ainsi, faut-il mourir dans le bonheur pour jouir de la vie éternelle.  C’est apporter un sens à notre existence : on est là pour apprendre à aimer,  pour être plus heureux et reconnaissant de la création. 

Nous vivons pour créer le paradis terrestre.  Plus nous serons des êtres aimants et responsables, plus la terre sera un paradis pour tous.  C’est drôle comme ça ressemble à certains aspects de l’enseignement religieux… sans la folie du péché. 

17 Octobre 2007

Stéphane Dion.     

Comment Stéphane Dion peut-il nous prendre pour des imbéciles assez épais pour croire qu’il ne veut pas d’élections parce que les Canadiens n’en veulent pas ? 

Il vient juste de prouver qu’il sait qu’il n’est pas à la hauteur pour affronter Harper.  C’est loin d’être à son honneur. 

Les libéraux sont tellement vides qu’ils acceptent de se vautrer dans l’hypocrisie pour ne pas faire face à la musique. 

Stephen Harper est un second Bush.  Ses lois sur la sexualité, entre autres, le rendent très dangereux.  Il est tellement dans les culottes de Bush qu’il dit ce que Bush lui-même n’oserait jamais dire, faisant du Canada une autre puissance militaire en devenir. 

Pendant que des millions de gens crèvent de faim, cette horreur nationale rêve d’armée et de pétrole.  Il se fiche complètement du sort de la planète.  Malheureusement, rien ne peut plus l’arrêter. 

Si Dion avait eu le sens politique le moindrement développé, il se serait rappelé que les Canadiens détestent les aplatissements.  Les libéraux prouvent hors de tout doute qu’ils ne croient en rien et ne sont préoccupés que par l’intérêt du parti.  Ils ne peuvent même pas penser être une relève crédible et intéressante. 

Dion me dégoûte complètement.  Il a eu une forte gueule pour s’attaquer au Québec, mais il est assez pourri pour rejeter tout ce en quoi ils croient.  Pauvre Dion !  Il vient de couler les libéraux pour longtemps. 

Plus longtemps Harper sera là avec ses promesses  vides, moins un autre parti politique aura de chance de le déloger.  C’est ce qui arrive quand on est toujours pris pour voter pour le moins pire.  J’ai hâte de voir à Noël si mes « feeling » du printemps se concrétiseront.  Harper est là pour très longtemps, il sera majoritaire aux prochaines élections,  mais il y aura très bientôt des élections au Québec.     ADQ au pouvoir.  Bien du vent.  Heureusement,  je me dépolitise à grande vitesse.

Radioactif 201

novembre 16, 2021

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14 Octobre 2007

Masturbation.

En fait, ce dont nous avions le plus peur quand nous étions jeunes, c’était la damnation éternelle, les feux du toujours jamais. 

T’arrives très difficilement à te représenter, dans ta petite tête en ébullition, à quoi ça ressemble l’éternité et l’infini : pas de commencement, ni de fin.  Dieu est un être qui voit tout, entend tout. 

Quand tu es très jeune, le sexe ne t’intéresse absolument pas, sinon de savoir si le pénis de ton voisin est plus long ou plus court que le tien. D’ailleurs, tu ne ressens pas grand-chose de fabuleux dans ces explorations plus que sporadiques.

Tout change quand tu commences à éjaculer. La curiosité se mute en plaisir. Éjaculer est accompagné d’une sensation d’implosion formidable. Mais, cela était un péché mortel.

Aussi. je me masturbais en disant mon acte de contrition parce que je ne voulais pas prendre de chance ; mais j’étais incapable de m’en passer. 

Puis vint la grande question avec l’éjaculation : étais-je l’assassin d’un être potentiel ?  Pas facile de trancher jusqu’au jour où tu apprends que si tu ne te masturbes pas, tu as un rêve blanc érotique qui se charge de te vider le sac si tu ne l’as pas déjà fait. 

Évidemment, on te fait croire que si ça arrive, c’est que t’es tellement rendu cochon, que même tes rêves sont de la pure méchanceté. T’es un monstre, rien de moins. 

Une fois que j’eus expérimenté les rêves cochons, après avoir été sage pendant assez longtemps, j’ai constaté que ces moments sont encore plus délicieux que la vraie vie.  En ce sens, retarder un peu le plaisir pour un plaisir plus grand, c’est un bon « deal ».  Vive la fiction ! 

J’arrivais à des rencontres totalement inespérés dans la vraie vie.  Et, j’ai compris qu’on me mentait.  Le péché sert à nous faire croire que l’on est des êtres perfides, animés par le mal. Ce scrupule sert à te diminuer dans la représentation que tu te fais de toi. Pécheur, tu es un être soumis, un dégénéré.  

C’est un viol de conscience et un abus de confiance total de la part des adultes que de prétendre protéger les jeunes contre les abus sexuels. Pour le jeune, sauf le plaisir, à moins d’avoir un partenaire violent, ce n’est que pur plaisirs.  

Je ne comprenais pas pourquoi personne n’en parlait, pire on ne semblait même pas s’en rendre compte.  Je voulais absolument être sauvé.

Du gars culpabilisé, je suis devenu le gars révolté. 

J’étais un masturbateur compulsif, mais, eux, ils étaient des écœurants obsédés en essayant de nous laver le cerveau avec leurs scrupules et leurs mensonges. 

La confession a servi aux prêtres d’identifier sans problème ceux qui aimaient bien les péchés de la chair.   C’est plus facile et moins dangereux pour préparer tes avances à ceux qui te plaisent.

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novembre 15, 2021

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14 Octobre 2007

Poésie / enseignement.  

Quand j’ai enseigné les jeunes aimaient tellement la poésie, à Percival, à Val-d’Or,  qu’ils ont organisé une soirée complète de poésie.  C’était drôle, car certains voulaient encore plus que moi démontrer leur appartenance au Québec. 

La directrice d’alors, une libérale obsédée par son allégeance au Canada, ne voulait plus que l’événement se reproduise sous prétexte que ça avait été trop politisé.  J’avais pensé mettre des drapeaux du Québec pour calmer l’ardeur de certains jeunes, mais ils sont apparus drapés du drapeau du Québec. 

Les textes étaient très bons et très peu touchaient à la politique.  Les jeunes préfèrent parler de leurs sentiments, ce qui rend la poésie très populaire auprès des jeunes.  Tous ou presque aimaient ça. 

La pire chose qu’on a fait dans l’enseignement du français, ce fut de dénigrer la poésie. 

À un autre moment, on avait invité les jeunes à participer à un concours de nouvelles littéraires.  Alors qu’on me demandait des textes d’au moins 20 pages, on accepta que la nouvelle littéraire des jeunes puisse être très courte. 

En fait, quand le livre est paru, les jeunes ont assisté au lancement.  Mieux les critiques les ont si bien accueillis qu’ils disaient nettement préférer les écrits de ces jeunes à ceux de leurs professeurs. 

Quand j’ai commencé dans l’enseignement, j’étais super excité par l’intelligence des jeunes alors que les vieux profs priaient pour obtenir une maîtrise afin de pouvoir quitter les classes et se retirer comme fonctionnaires au Ministère de l’Éducation.  Ils ne pouvaient plus endurer les jeunes. 

Je me suis dit alors que le jour où je commencerais à réagir négativement aux jeunes,  je prendrais ma retraite.  Quant à moi, il est impossible d’être un prof si tu n’aimes pas les jeunes.  En ce sens, ma pédérastie m’a beaucoup aidé. 

Sincèrement, je crois que je n’aurais jamais été un aussi bon prof si je n’avais pas été pédéraste.


14 Octobre 2007

Poésie de jet 1.      

J’ai inventé le terme «poésie de jet» pour échapper à la critique, car on n’aimait pas ce que je faisais. 

Pour certains, la poésie se doit nécessairement d’être ludique. 

En d’autres mots , elle ne doit rien dire et rien signifier qui puisse être vu comme un message politique ou social.  Il faut utiliser un langage que pas un chat ne comprend de manière à camoufler le vide de la pensée de certains textes. 

Puisque je voyais la poésie comme un cri,  je ne pouvais pas prétendre à la poésie, alors j’ai inventé un terme pour identifier ma poésie. 

Poésie de jet ne signifie absolument pas une éjaculation comme certaines le voient maintenant après 40 ans d’usage.  Je n’ai jamais pensé ni de près, ni de loin à la sexualité quand j’ai commencé à appeler ma poésie ainsi. 

La comparaison qui m’a amené à ce choix était entre le volcan et le geyser.  Le cri laborieux ou non.

Je constate qu’il y a des gens plus obsédés que moi, mais du côté pudeur.  On voit du sexe là où il n’y en a même pas. On devrait plutôt parler de scrupules obsessionnels. Une maladie des féminounes québécoises.

Depuis que j’ai commencé à écrire de la poésie, j’ai toujours eu une bande de détracteurs me répétant que je ne suis pas un bon poète, que je suis un écrivain qui n’en vaut pas la peine. 

J’avais décidé de faire un  livre résumé des principales étapes dans ma vie émotive.  Et, de laisser à jamais la poésie.  

Parfois, je me demande pourquoi il ne serait pas ainsi de toute l’écriture ?  Je trouve ça emmerdant de devoir nager dans toutes ces formes de jalousies.

14 Octobre 2007

Poésie de jet 2.      

La poésie de jet se veut l’expression d’une émotion et non une fabulation à travers les symboles de l’inconscient. 

Je considère que la poésie doit absolument tenir compte de sa musicalité et de ses images.  C’est un texte qui concentre toute son énergie dans l’expression des émotions.  Cette poésie permettait l’usage de l’humour et punch. 

D’ailleurs, Gilbert Langevin disait que ce qu’il aimait dans ma façon d’écrire, c’était le punch à la fin de mes textes. 

Je ne suis pas le seul de ma génération à avoir écrit de cette façon.  On écrivait en voulant dire quelque chose.  La poésie ludique me semble plus féminine, plus attachée à la forme qu’au fond.  Personnellement je ne crois pas dans la poésie qui ne veut rien dire et qui charrie très péniblement les sentiments. 

J’aime aussi cette poésie qui fait rêver, mais je ne crois pas que ce soit la seule poésie qui existe.  Ma poésie de jet, c’est ce qui plaît aux jeunes.  Elle leur parle. La poésie, adoration de ton nombril, utilisation de grands mots pour paraître savant est celle qui peut se vanter de tuer la poésie.  Elle répugne les jeunes.  Dommage ! 

Je pourrais ajouter depuis : c’est aussi pour cela que les jeunes adorent le «slam», ce n’est pas une expression d’universitaires qui veulent se surprendre de la profondeur de leur vocabulaire.  Du narcissisme intellectuel.

Radioactif 199

novembre 14, 2021

Radioactif  199

13 Octobre 2007

Nos bigots. 

Nos bigot(es) ne savent pas ce qu’ils veulent et ce qu’ils disent.  Certains(es) ont même essayé de nier l’histoire et de nous faire croire que la pédérastie n’a jamais existé en Grèce antique. C’était même un phénomène de la vie publique.  Marguerite Yourcenar a très bien répondu à ses faussetés. 

Une autre des faussetés est que toutes les victimes vont devenir les futurs agresseurs.  Rien de plus stupide dans bien des cas. 

Si c’était un automatisme vrai, il faudrait tenir notre nouvelle martyre nationale,  loin des enfants, car elle a toutes les chances du monde de les initier aux jeux de son enfance.   Bien des jeunes m’ont raconté avoir été initiés par leur gardienne.  L’agressé devient agresseur…  C’est une possibilité.       

Chaque individu est un cas particulier, forgé par sa nature et son environnement. 

Si le cerveau peut se modifier à l’adolescence, dans une ambiance de sérénité et d’estime de soi, pour permettre de revivre le bonheur, l’équilibre, pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour les questions sexuelles?

Le plaisir marque-t-il les individus plus que la souffrance ? Combien de personnes ont souffert lors d’une première expérience sans violence, sans domination, par amour et par plaisir? 

L’atmosphère de peur que l’on crée pour tous ceux qui entourent un jeune (le père peut être incestueux, l’oncle est pédophile, l’étranger est un dangereux maniaque) n’est certainement pas propice à créer un milieu sécurisant, un des premiers jalons nécessaires à la sécurité intérieure et au bonheur. 

Mais, cela fait partie du vocabulaire pour combattre les mâles et le patriarcat.  Faudrait arrêter de charrier le monde.  Souvent,  la seule violence qui existe naît des termes légaux. Faut bien qui se passe de quoi pour justifier le travail des policiers, des avocats et des juges. 

Pourtant, la drogue effectue des ravages bien plus graves pour notre avenir que la pédérastie, mais on en discute pas parce que les journaux n’en parlent pas

Les média d’information sont nos nouveaux papes ou plutôt les nouvelles papesses.

13 Octobre 2007

La mémoire.           

Je m’aperçois une fois de plus que je commence à perdre la mémoire. 

Cependant, je vais décrire ce dont je me rappelle au meilleur de ma connaissance.  Ce que l’on peut lire sur la mémoire et la plasticité du cerveau est phénoménal. 

Le cerveau est un organe tellement phénoménal et développé qu’il réussit à effacer les mauvais souvenirs afin de maintenir un certain équilibre. 

Dans mon cas, si cet organe conserve surtout tout ce qui fut agréable, les souvenirs des meilleurs moments de ma vie sont presque tous sexuels.  C’est à rougir. 

Même si je ne suis pas un scrupuleux de nature,  je ne me promènerais pas les fesses à l’air sur la rue Sainte-Catherine pour autant.  Question d’équilibre. 

Je suis bien prêt à raconter des brides de ma vie, comme me l’avait suggéré Gilbert Langevin, mais je ne vois pas ce qui peut intéresser les gens, sauf la particularité que j’ai goûté à bons nombres d’expériences sexuelles et j’arrive à en parler avec une certaine décence. 

À mon avis, mes expériences politiques ont été bien plus marquantes, pour moi, du moins.  Remplir ainsi son blogue, ça ressemble à une séance publique de psychanalyse.  

Radioactif 198

novembre 13, 2021

Radioactif 198

13 Octobre 2007

Parler, ne pas parler.       

Si tu ne dis pas que t’es pédéraste, t’es un hypocrite et un menteur.  Dès que ça se sait, du jour au lendemain, tu deviens le pire trou de cul du monde.  Personne ne veut plus te voir et te parler. 

Pourtant, quand les gens te voyaient avec ton jeune, ils reconnaissaient nécessairement qu’il était très heureux d’être avec toi.  Si, au contraire, tu oses raconter ton expérience, là, t’es encore bien plus trou de cul : tu te cherches un serin.  Tu te sers de ta franchise pour pervertir l’univers. 

La vérité, c’est que ce sujet est trop émotif pour être discuté rationnellement. 

La vérité, c’est que la relation entre d’eux personnes ne regardent personne d’autres, à moins qu’une des deux personnes n’aiment pas la forme que ça prend et qu’elle décide d’en parler ou de demander de l’aide.  Un cas tout à fait différent. 

Si les parents méritaient la confiance de leurs ados au lieu de jouer à l’Inquisition, les jeunes n’hésiteraient pas une seconde à leur confier leurs problèmes quand il y en a un. 

La Charte des droits garantit le droit d’expression, mais on vit encore comme à l’époque de la censure, dès qu’il est question de pédérastie que l’on confond avec pédophilie. 

La Charte est supposée protéger les jeunes contre la discrimination d’âge, mais les autorités ont décidé que la charte ne s’applique pas dans le contexte sexuel?  Protection ou domination ?  Il faut les protéger du plaisir et d’aimer ça. 

Bien évidemment, il y a encore parfois de la violence et de la domination. Ce n’est pas un fait à négliger et il faut le combattre. 

Cependant, je demeure convaincu que le jour où notre société combattra la violence avec autant d’acharnement que la sexualité, le monde viendra de commencer à se transformer et devenir respectueux de l’être humain. 

Y a-t-il abus quand un pays en envahit un autre au nom du pétrole ou de son dieu ?  Ces meurtres ne sont-ils pas pires qu’une fellation ?  N’y a-t-il pas là un transfert dangereux des valeurs ?   Au lieu de m’empêcher de publier, on devrait apprendre à discuter de la sexualité en dehors de l’émotivité.

13 Octobre 2007

Les photos sur les poteaux.     

On veut mettre la photo, le nom, le numéro de téléphone, l’adresse des pédophiles sur les poteaux pour mieux les faire connaître. (J’ai un harceleur qui m’appelle fréquemment pour me menacer. Il a commencé en me parlant de Richard Martineau avec qui je communiquerais fréquemment par téléphone, ce que je n’ai jamais fait) 

Et, on refuse de discuter publiquement de la nuance entre pédophile et pédéraste. 

Une phobie aux proportions maladives de la chasteté avant tout. 

Pourtant, depuis 1968, j’écris que je suis pédéraste et on fait maintenant une campagne de salissage pour me priver du droit d’écrire et de parler parce que j’informe sur la pédérastie, en dehors du discours officiel. 

Je n’incite personne à devenir pédéraste parce que c’est impossible.  Tu ne choisis pas ton orientation sexuelle,  tu la subis ou tu la vis positivement. 

Dans le monde de fou dans lequel on vit actuellement, où tout est argent, être pédéraste et encore pire pédophile, c’est prendre un ticket direct pour le suicide. 

Nos bonnes âmes pour faire prévaloir leur morale sont prêtes à te forcer à devoir te suicider car ils te rendent la vie intenable.  Belle charité !

13 Octobre 2007

Québec tolérant ? 

Notre Québec tolérant, ancré dans la charité la plus absolue, ne veut pas que tu travailles, que tu te promènes parmi les gens, que tu aies de l’argent, que tu parles de ton expérience à part de la décrier parce qu’on en a peur. 

La pédérastie est encore un tabou.

Ce qui se passe vraiment on s’en fiche. L’important c’est que ça n’existe pas.  L’hystérie de la virginité et de la chasteté est tellement profonde en nous que d’oser dire comme Freud que les jeunes sont sexués, c’est risquer à la rigueur de se faire tuer. 

C’est cette hypocrisie, cette paranoïa collective axée sur la peur de son corps que je dénonce dans certains de mes livres. 

J’espère juste pouvoir en survivre et surtout ne pas nuire à ceux qui me connaissent, car une des grandes folies est : dès que tu connais un pédophile, t’es un pédophile,  si t’arraches pas ta chemise sur la place publique pour le dénoncer. 

Je préfère ma marginalité à celles des dirigeants des pays qui tuent pour se maintenir au pouvoir.  Leur main est celle de la mort, la mienne du plaisir.  À ma connaissance, tous les jeunes que j’ai connus m’ont dit qu’ils ont vécu les plus belles années de leur vie avec moi.   Et,  j’en suis fier.

La trans-partisanerie

novembre 12, 2021

Le parti féminoune

12 novembre 2021

Parce que trans- partisan, le féminisme woke (féminoune) est le plus grand et le plus efficace parti politique du Québec.

Radioactif 197

novembre 12, 2021

Une erreur.

Radioactif 196

novembre 12, 2021

Radioactif 197

12 Octobre 2007

Un tueur, inventeur.         

Parmi les choses qui m’ont frappé alors que j’étais à Lac-Mégantic, au début des années 1960, ce fut l’histoire d’un avocat de Québec qui vint nous raconter comment son client, un petit chef de pègre à Québec, était devenu riche grâce au commerce des peanuts et pourquoi il avait été pendu en prison.

Ce n’est pas cet aspect qui m’intéressa fortement, mais le fait qu’il avait découvert le cinéma parlant avant tout le monde

Il s’était rendu à New York pour faire connaître son invention et il se l’est fait voler. 

J’étais ravi d’apprendre qu’un Québécois avait été le premier à posséder le secret du film parlant.  Il parait qu’il donnait des représentations dans les cours de Québec avant même qu’on en entende parler sous une forme commerciale. 

Mes investigations ne donnèrent rien quoiqu’elles laissent un petit goût de curiosité inassouvi.  C’était avec Mandrin, le deuxième bandit à éveiller en moi un courant de sympathie. 

Lui,  je ne le trouvais pas vertueux, mais intelligent.

Il pourrait dire comme moi : je ne veux pas être jugé pour ce que je suis, mais pour ce que j’ai fait.

Radioactif 196

novembre 11, 2021

Radioactif 196

12 Octobre 2007

Procès pour viol.  

Je préconise des changements dans nos lois depuis la fin des années 1960. 

Je ne comprends pas que tu sois persécuté durant toute ta vie pour un attouchement sexuel, une caresse, une masturbation, voire même une fellation, si les personnes concernées directement sont consentantes et qu’on a eu du plaisir ensemble. 

On a beau faire croire que 20 ans après tu souffres encore de remords, que tu sois encore plus déchiré que jamais, mais c’est alors le contraire du fonctionnement normal du cerveau que l’on nous fait avaler. 

Peut-être que si tu vies dans un monde de bigot que tu te sentiras accusé à toutes les fois que quelqu’un parlera de maudits cochons dès qu’il est question de sexe comme si la sexualité était quelque chose d’anormal chez un être équilibré. 

Tous les procès d’ordre sexuel devrait s’en tenir à : Étiez-vous consentants ?  Y a-t-il eu violence ou domination ?  Avez-vous aimé ça ?  Y a-t-il eu des conséquences négatives ?  Le reste ne regarde personne.  C’est du voyeurisme de bas-étage. 

C’est toujours facile de juger les autres et de les condamner , mais c’est le contraire de ce que l’Évangile nous a appris et de ce que prétendent vivre nos grandes « âmes de la pureté».  Le commandement de base de la foi, c’est l’amour.  «Tu ne jugeras pas les autres ». 

Et pourtant, l’approche de la sexualité au Québec nous invite à vivre le contraire de cette fraternité.  Il faut dénoncer pour se venger et plus l’accusé est riche, plus il faut le faire. Le système judiciaire est devenu la branche du woke féministe que j’ai baptisé féminoune.

Il est urgent que le Québec revoie, non seulement à travers l’Église, mais la science, ses connaissances en matière de sexualité. 

Nos bigotes prendraient peut-être le chemin des psychologues. Elles apprendraient au moins que c’est normal de connaître du plaisir à travers les gestes sexuels

La sexualité est à la base de la construction de ta personnalité dès ta prime enfance. Elle est ni bonne, ni mauvaise, elle est essentielle à la survie de l’espèce.  

12 Octobre 2007

Un viol.        

Un autre fait m’a marqué quand j’étais journaliste à Lac-Mégantic.

.Je couvrais bien évidemment les procès et  j’ai été vivement secoué par une histoire de viol.  Je trouvais hallucinant, même si j’étais un garçon, de voir la fille en pleurs obligée de raconter tous les détails morbides pour faire condamner son agresseur.  Il arrivait même souvent que c’était cette pauvre femme qui semblait l’accusée. 

Elle levait la jambe trop facilement.  Elle était trop alléchante, etc. Je dirais même que c’était révoltant. 

Un viol, ce n’est pas un jeu sexuel au cours duquel les deux se sont amusés.  Le gars l’avait sauvagement battue. 

Je n’ai jamais compris et j’espère ne jamais le comprendre ou le ressentir comment un individu peut jouir quand il voit son ou sa partenaire en pleurs ou blessé.  Il me semble que de voir l’autre malheureux (se) c’est assez pour ne pas pouvoir bander. Excusez, mais je ne peux pas le dire autrement.  

Il ne faut pas être normal pour jouir en frappant l’autre. 

Je n’ai pas ce besoin sadomasochiste.  Heureusement ! 

Le gars a été condamné et je dois avouer en très mauvais chrétien que je n’avais aucune peine pour lui. 

Pour moi, il est impossible de vivre une expérience sexuelle enrichissante, si elle ne conduit pas à l’amour, si elle ne fait pas appel à la générosité. 

C’est pourquoi bien des pédérastes se sentent bien plus souvent exploités qu’aimés.

Sexe et violence sont des contraires irréconciliables. 

Moi aussi, je fus à cette occasion, un chrétien hypocrite. Je n’avais aucune miséricorde envers l’accusé.

Honte à M. Legault!

novembre 10, 2021

En refusant de soumettre les cégeps à la loi 101, M. François Legault, premier ministre du Québec,  consacre la Louisianisation du français en Amérique.

Pas étonnant que les hommes d’affaires fassent des discours en anglais seulement, ils veulent montrer aux « aborigènes québécois » que l’anglais est la langue du patronat partout sur terre.

Honte à M. Legault ! Nous seulement il ne fait pas l’indépendance du Québec, mais il permet que l’on tue le français en acceptant les méthodes du rapport Durham. Il consacre la folklorisassions du français au Québec.

Radioactif 195

novembre 10, 2021

Radioactif  195

12 Octobre 2007

Daniel Johnson, père.     

À Lac – Mégantic,  je couvrais une conférence de Daniel Johnson, père, à l’hôtel Queen. Elle n’existe plus. Un membre de son équipe m’a remis de l’argent, sous la table.  Y paraît que ça se faisait couramment.

Vexé, je demandai à M. Johnson de venir me rencontrer au bureau de La Tribune qui se trouvait juste de l’autre côté de la rue. 

Quand il se présenta, je me permis de le sermonner contre le fait que l’on avait essayé de m’acheter.  Je lui remis l’argent en lui soulignant que ses pratiques ne changeraient rien à mon article. 

M. Johnson, tout en disant comprendre mes scrupules, se montra tellement gentil que j’ai vite oublié l’événement. 

Il en fut tout autrement pour La Tribune affolée d’apprendre que j’avais convoqué le Chef de l’Opposition dans notre bureau qui faisait vraiment sec. 

On ne voulait pas que le sérieux du journal soit jugé à partir de l’allure de son bureau.  « Avec lui, a-t-on conclu, on ne sait jamais.  Il pourrait tout aussi bien y amener le premier ministre.» On déménagea. Heureusement, j’y avais encore ma chambre. 

Le nouveau bureau était situé près du chemin de fer, il me semble, près de la station de police, de l’autre côté.  Le local a été détruit avec l’incendie lors de la tragédie, la semaine après que j’eus amené mon ami Jacques, voir où se situait ce bureau.

Mon rapport avec les premiers ministres fut aussi une très belle expérience. 

J’ai toujours regretté d’être à couteau tiré avec Robert Bourassa. Il ne le saura jamais, mais je l’aimais bien, sauf en politique. Il était trop fédéraliste pour moi. Et, ses promesses prenaient une éternité à se réaliser. C’est quand même un bon souvenir que de te rappeler que le premier ministre te citait dans des conférences de presse.

12 Octobre 2007

Les valeurs.

Pour moi, l’égalité entre les humains va de soi.  Ça existe depuis toujours.  L’homme est un animal.  Je ne vois pas la différence en importance entre moi et un chef d’état ou n’importe quel autre individu. 

Selon l’Évangile,  rien n’est plus digne que d’être le serviteur de l’homme.  On a tous un bout de chemin à faire dans la vie, certains le feront dans la gloire ; d’autres ignorés de tous comme moi, simplement parce que j’ai osé dire que jeune j’étais pédéraste. 

La loi des lois, celle qui dépasse toutes les lois, toujours selon le christianisme est : «Aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu ». 

Pas sûr que nos grands moralistes réfléchissent sur cette grande vérité. 

Les religions sont des usines à produire toutes les formes de discriminations au lieu de nous apprendre à nous aimer.  Un poseur de briques est aussi important dans notre société qu’un premier ministre.  Chacun a un rôle à jouer.  La valeur humaine est inhérente à son existence.  Tout humain est bien plus important que n’importe quelle somme d’argent. 

Quand j’étais petit, c’était ainsi.  Sauf, qu’aujourd’hui on accorde plus de valeur à un pénis qu’à la vie elle-même.  Il y a des névrosés, trop occupés par le sexe ; et il y a les psychosés, les bigots. 

Personnellement, je préfère être névrosé.  C’est plus le fun. 

Mais, la sexualité dans ma vraie vie occupe peu d’espace, sauf chez les bigots qui s’occupent de tout ce qui se passe dans le pantalon du voisin ou de la voisine.  Ils ont tellement de choses à surveiller qu’ils oublient de vivre.  De vraies machines de médisances ou de calomnies.  De quoi rendre la vie chiante au bout. 

Pour moi, les vraies valeurs pour lesquelles j’étais même un peu fanatique étaient : la vérité, l’authenticité et l’honnêteté.    J’étais prêt à mourir pour ces valeurs.  Elles ont joué un rôle déterminant pour le jugement que je porte sur la vie politique que j’associe de plus en plus à l’hypocrisie et à l’exploitation.

Radioactif 194

novembre 9, 2021

Radioactif 194

11 Octobre 2007

Bernard et Paolo. 

J’ai été pris sous l’aile de l’armée parce que j’arrivais grâce à mon intérêt personnel, à faire grossir le nombre des adhérents.  Les records des campagnes d’inscription se succédaient.

Quand j’étais plus jeune, j’aurais bien aimé qu’il y ait des scouts à Barnston.  Je ne sais pas si c’est avant ou après avoir découvert l’étendue de mes désirs pédérastes, mais l’existence de ce mouvement a dû être un petit sacrifice. 

À Lac-Mégantic, ils existaient certainement déjà, mais j’étais beaucoup trop occupé pour être envahi par ce désir.  Il y avait certes quelques petits soldats et quelques camelots qui me faisaient rêver, mais je n’avais pas le temps de chercher à épancher mes fantasmes.  J’étais plutôt absorbé par mon désir de produire de nombreux articles et si possible remplir une page complète du journal quotidien, ce qui ne se faisait pas très souvent, mais ça devint un concours interne personnel. 

Lac-Mégantic est une charmante petite ville.  Au début, j’ai l’impression que je m’y ennuyais beaucoup.  Puis, j’ai rencontré Bernard et Paolo.  Le premier faisait de la boxe et le second, de la mécanique.  C’étaient de bons vivants.  J’ai appris à apprécier la vie…

11 Octobre 2007

Égalité : homme = femme.

Qu’on le veuille ou non, l’idée de déclarer noir sur blanc dans la Charte des droits de la personne que les hommes et les femmes sont égaux, c’est très bien.  Il faut même se demander pourquoi on n’y avait pas penser avant. 

Les féministes diront que toutes nos institutions sont de fabrications mâles et que les mâles sont de par nature des prédateurs ou des dominateurs.  Les hommes diront que les femmes conduisent tout le monde par derrière tout en se lamentant de ne pas avoir accès au pouvoir.  En fait, tout le monde va montrer l’autre du doigt. 

On oubliera facilement que si tout est le fruit de notre civilisation judéo-chrétienne.  Le pire ennemi de la femme, c’est certainement la sexualité dans les religions.   Toutes les religions sont misogynes, en partant.  Un des meilleurs livres sur le sujet est certes Le pouvoir de l’horreur.  On oublie qu’en 1789, la révolution française a eu l’audace elle de déclarer que tous les êtres humains sont égaux.  WOW ! Pas mal plus fort. 

Contrairement aux religions qui croient que nous sommes des anges déchus, on a statué qu’un humain est égal à un autre par le simple fait d’être humain. 

À partir de ce principe, on devrait croire que tous les hommes et toutes les femmes (faut bien le dire pour ne pas avoir de crises de jalousie) sont d’une seule et même nature, l’une n’étant pas mieux que l’autre.  Aussi,  si on pousse le raisonnement, on devrait statuer que tous les humains ont droit de vie et condamner sans détour la peine de mort légale et illégale. 

Si on ne se tue plus entre humains, l’industrie militaire et son complexe industriel s’effondre.   Où  faut-il investir pour que le système puisse subsister ? 

Dans le bien-être des individus, en leur reconnaissant le droit à un minimum qui leur permet d’être dans la grande course au bonheur, une course d’endurance, d’authenticité, d’obstacles, de plaisirs et surtout d’amour. 

Mais, si on regarde ce qui se passe pour de vrai, on constate que les puissants de ce monde, pour augmenter leurs profits et leur puissance, organisent encore des guerres.

Oui l’égalité, c’est vrai quand c’est concret.  Tous les individus sont portés à penser, après avoir bien philosophé, qu’ils sont bien meilleurs que leurs voisins. 

Si l’égalité des femmes est définie par les féministes, par exemple, il faudra peu de temps pour que les hommes et les garçons soient castrés et qu’enfin nous vivions sous leurs règles.

L’égalité hommes-femmes existe en principe depuis le début de l’humanité, il serait temps qu’on la définisse et qu’on se rende compte qu’elle ne peut exister sans l’égalité sexuelle : tu es le seul maître de ton corps et de ton esprit. Un être responsable.

11 Octobre 2007

Le temps d’un mot.          

En dehors des grandes formules ronflantes, il faut dire que l’égalité ne dure pas longtemps.  Juste dire : les hommes et les femmes sont égaux, c’est déjà un problème. 

Dans Réjean, je disais que le problème c’est le «mot». 

N’est-ce pas un bon moment de «ploguer», un petit livre d’à peine 27 pages, une lettre d’amour à Réjean.  Ce petit livre fut payant parce qu’elle a été lue sur les ondes de Radio-Canada, dans le cadre des Ateliers de l’inédit.  Payant aussi parce qu’on l’avait mis à l’étude au Séminaire de Sherbrooke.   Certains professeurs s’en sont servis pour sa poésie, en disant qu’il s’agissait d’un père qui parle à son fils.  Ce qui dans mon cas est très près de la vérité, car ma pédérastie (ne pas confondre avec pédophilie) ressemble étrangement à la paternité.       … 
 
Doit-on dire égaux ou égales ?  Juste prononcer le mot, c’est être sexiste.  Il n’y a peut-être pas que les pédophiles qui ne savent pas parler à une femme. Nous sommes peut-être égaux, mais différents.  Quand on prend plus pour une certaine différence, qu’on le veuille ou non, on est déjà dans un des deux camps.  Sauf que si l’on croit à l’autonomie personnelle, individuelle et responsable, à ce moment-là,  tu vies ta vie comme tu le veux, tant que tu n’es pas violent que tu respectes les autres (Se caresser quand les personnes impliquées sont consentantes est un profond respect). 

Ce n’est plus une question de sexe ou d’âge,  mais d’être un «humain», point à la ligne.  On est encore loin de la notion sociale de l’égalité.  L’égalité serait-elle finalement un équilibre ?  Bouddha serait content.  Lui et la tension de son arc.

Radioactif 193

novembre 8, 2021

Radioactif  193

10 Octobre 2007

L’armée.

Quand je suis arrivé à Lac-Mégantic comme journaliste, armé de mes 17 ans, je ne connaissais pas grand-chose ; mais je prenais mon nouveau métier très au sérieux. 

À ma grande surprise et, à la leur aussi, je me suis beaucoup intéressé aux exercices de la réserve du régiment de la Chaudière. Je me pointais dès qu’il y avait une nouvelle activité. 

Au début, je me souviens du caporal Ti-Will qui ne m’aimait pas du tout.  Je crus en venir au poing avec lui ; mais mes réparties cinglantes lui plurent et nous devînmes de très grands amis. 

Je me suis si souvent rendu faire des reportages sur l’armée que pour me récompenser on m’intégra.  Eh oui ! Je me suis enrôlé. 

Un jour, un officier supérieur vint à Lac-Mégantic.  Quand je lui fus présenté, j’ai tout fait de travers ; mais, l’autre officier, lui fit remarquer que le recrutement bénéficiait tellement de mon intérêt pour l’armée que ça n’avait pas d’importance que je sache ou non les règles du protocole. 

Quand il fut temps de participer à une parade parce que je voulais essayer ça, un des caporaux fut assigné à préparer mon linge et à cirer mes boutons et mes bottines.  Ma réputation fut telle qu’un officier supérieur souligna sans retenu qu’il était bien dommage que je ne sois pas de Lévis. 

J’étais très fier de mon appartenance à l’armée. 

11 Octobre 2007

Une bonne bière.  

La première fois que je suis allé à l’hôtel avec Paolo, le serveur était nul autre que mon bon ami, le caporal Phil.  Quel hasard !  Bien évidemment, j’ai aussitôt reçu ma grosse bière.  Quant à Paolo,  il eut beau s’obstiner, faire valoir qu’il avait 26 ans, rien à faire. 

«Pourquoi sers-tu le jeunot, il n’a même pas l’âge nécessaire pour entrer à l’hôtel?  — Voyons donc, c’est le plus vieux de la gang! » Rétorqua Phil.  Paolo avait absolument raison, j’étais mineur. 

Paolo a dû se rendre chez-lui chercher ses cartes pour avoir sa bière.  Il fulminait.  La rencontre de ces deux gars a changé littéralement ma vie d’alors. 

J’avais dorénavant des partenaires pour me déniaiser.  J’adorais prendre un coup de temps en temps.  Et, mes deux nouveaux amis avaient le pantalon brûlant dès qu’ils voyaient une fille.  La bosse apparaissait aussitôt et leur compassion se déversait sur mon inexpérience.  

Me sortir de ma situation de puceau  devint vite une mission pour eux : ils devaient m’accoupler d’urgence.  J’offrais aussi une opportunité de qualité : on pouvait se servir de ma chambre pour les grandes occasions.  Il ne restait plus qu’à trouver la fille qui voudrait bien glisser dans mon lit. 

Radioactif 192

novembre 7, 2021

Radioactif  192

09 Octobre 2007

Sexualité = ignorance.    

Je n’en reviens pas de l’ignorance des Québécois (es) dès qu’il est question de sexualité.  Ça conduit au mépris.

Pourtant, je devrais comprendre : on a jamais voulu que l’on comprenne, voir même que l’on essaie d’apprendre autre chose que la rengaine cléricale sur comment se comporter envers notre sexualité.  C’est pourtant la base fondamentale de nos émotions, dans notre vie de tous les jours. 

Ainsi, on peut accuser qui que ce soit, de quoi que ce soit, parce que personne ne s’entend à savoir de quoi on parle.  On ne fait plus la différence entre un crime violent et un attouchement qui marque un manque de savoir-vivre. On essaie même de nier que l’âfe de consentement était à 14 ans au Québec.

Évidemment, ceux qui pourraient apporter des points de vue intéressants (psychanalyste, psychologues, etc.) ne veulent rien dire.  Ils perdraient leur droit d’exercer s’il reconnaissait ce que je dis.

S’ils admettaient que la sexualité ne fait pas bobo, que ça nous marque psychologiquement beaucoup moins que la pudibonderie qui nous culpabilise et nous détruit, ils risqueraient de perdre une bonne partie de leur clientèle et surtout leur droit d’exercer.. 

Ce genre de procès (AAACE) se perpétue depuis l’article de Richard Martineau, dans le Journal de Montréal.  Je lui ai fait parvenir environ neuf pages de textes dans lesquelles je lui réponds  et qui ont été censurés par Windows puisqu’on a m’a enlevé ma page personnelle. Quel esprit démocratique ! 

Je ne veux pas devoir porter plainte à la Justice contre M. Martineau pour diffamation, mais …

Il n’y a pas que le voile que l’on ne prend pas au Québec, mais tout ce que les nouveaux curés des médias nous disent sur la sexualité.  C’est surtout vrai chez les femmes à qui on renvoie le même sermon que celui que l’Église leur servait : la sexualité, c’est sale.  C’est pour les cochons. 

Pensez ainsi, c’est malade.  Quant à moi, je ne peux pas écrire et cacher une expérience aussi importante dans ma vie.

Si je ne me trompe pas, on vient de déconnecter mon carnet sur Centerblog.  Et on vous crie que la liberté d’expression existe. C’est ça l’hypocrisie woke.

Radioactif 191

novembre 6, 2021

Radioactif 191

09 Octobre 2007

Nouvelle inquisition.       

Je vous livre un courriel que vient de m’envoyer la présidente de l’Association des auteures des Cantons de l’Est. Ça démontre bien jusqu’où on peut être bas au Québec (elle n’exprime que l’opinion qu’on lui a demandé de me faire parvenir, j’imagine)…  

« Je n’ai pas la tâche facile.  Hier soir avait lieu les délibérations concernant les Prix littéraires.  Le jury a fortement dénoncé votre titre -Poésie de jet- disant qu’il s’agissait de pédophilie.  Je suis donc allée sur internet chercher des informations sur vous.  D’abord le titre que vous soumettez a déjà été publié en 1968,  de plus des titres comme  Laissez venir à moi les petits gars et Aimer les petits gars, féérie du monde adulte, Sortir) confirment leurs doutes.  Vous me voyez dans l’obligation de vous interdire de participer à notre lancement collectif et à nos séances de signature.  À notre prochaine rencontre du Conseil d’administration de l’Association des Auteures et des auteurs des Cantons de l’Est, nous nous consulterons afin de bien définir notre position envers vous.                 
Ginette Bureau, présidente de l’AAACE. 

09 Octobre 2007

Hypocrite ou bornée ?    

L’AAACE est-elle hypocrite ou bornée ?

Voici ma réponse :   « J’aimerais souligner que je ne vous ai pas présenté un livre intitulé Poésie de jet ; mais plutôt Autoportrait d’une révolte. Dans ce livre, j’exprime les moments et les sentiments forts dans ma vie.  Celui qui a été publié en 1968, s’intitulait Hymne à l’amour, le vice et la révolte. Tout y était très différent, sauf quelques textes que j’ai ramenés pour marquer cette étape de ma vie. 

Quant à la poésie de jet, c’est un terme inventé en 1968 pour indiquer que ma poésie puise surtout dans la réalité plutôt que le ludique.  Quant à l’accusation de pédophile, cela m’étonne venant de littéraires qui utilisent la langue française pour s’exprimer.  J’ai expliqué mon point de vue bien avant qu’on parte en peur avec cette accusation, dans mon livre, un essai, que je vous ai fait parvenir pour le concours qui n’a plus lieu.  Dans La pédérastie mise à nu,  j’explique pourquoi il y a une différence marquée entre la pédophilie et la pédérastie. 

J’explique aussi pourquoi la pédophilie est inacceptable.  Évidemment, la nouvelle Inquisition pourra en juger différemment. 

Radioactif 190

novembre 5, 2021

Radioactif  190

08 Octobre 2007

La vérité.     

Ma très grande production de textes ou de nouvelles fut toujours ma marque de commerce.  J’ai toujours été très prolifique. 

Cependant, pour moi, comme journaliste, il fallait écrire la vérité.  C’était non seulement une exigence fondamentale, mais une mission.  J’étais un vrai Taliban de la vérité, prêt à mourir pour cette vertu essentielle au développement de la pensée et de l’avenir. 

J’en étais tellement scrupuleux qu’à mes débuts, j’ai refusé de changer une déclaration que mon propre père avait faite alors qu’il était conseiller municipal.  Il voulait rectifier quelques mots qui justifiaient sa prise de position.  Je l’ai fait dans l’article suivant pour ne pas modifier la vérité. 

Quand Gaston Gouin cracha au visage du premier ministre Jean-Jacques Bertrand , j’ai refusé de changer ma version de cet épisode de la loi 63, à East-Angus, parce que je voulais m’en tenir à ce que je savais et qui était selon moi, la vérité.  Probablement, que j’en avais manqué un bout puisque j’étais à l’intérieur quand cette scène arriva dans la manifestation à l’extérieur. 

En fait,  je pouvais jouer aux fesses avec tout le monde sans mourir de peur et de honte, mais j’étais un scrupuleux fou de la vérité. 

J’avais le journalisme en très haute estime (ce que j’ai toujours, même si certains de nos médias versent plus dans la sensation et la démagogie). 

L’information c’est ce qui moule l’action.  Plus on est informé, plus on est conscient. 

Une personne la moindrement allumée ne peut pas se faire charrier par les déclarations de Steven Harper sur le statut du Québec. Elle sait immédiatement que ce sont des paroles vides pour accumuler des votes.  C’est vrai qu’avec Dion, on est pas mieux servi.

Avec le Bloc, on aura un autre gouvernement minoritaire, en attendant de pouvoir se réveiller. Donc, il reste les néo rhinos pour nous faire jouir, mais un jour, la réalité nous rattrapera et nous devront unir nos forces pour créer l’indépendance du Québec. C’est le seul moyen pour assurer la survie du français en Amérique.

Radioactif 189

novembre 4, 2021

Radioactif 189

08 Octobre 2007

Arrivée à Lac-Mégantic.  

J’avais 17 ans quand je suis arrivé à Lac-Mégantic.  Le bureau de la Tribune était situé face à l’hôtel Queens. 

C’était un vieux, bureau, laid, pas très propre.  Heureusement, à l’arrière, il y avait assez de place pour que je puisse y aménager ma chambre.  On y avait accès par la porte en plein centre du mur arrière du bureau. 

En plus d’écrire, je devais m’occuper des camelots ou de la personne qui en avait la charge.  J’étais le grand patron.  Ça se passait il y a plus de 40 ans, alors si ma mémoire flanche,  je m’en excuse. 

Le journaliste Yvon Dallaire se fera sûrement un grand plaisir de me ramener à la réalité.  Dans son premier article sur son ami Breton qui devint mon adjoint, si on peut dire, il y avait des inexactitudes très faciles à comprendre puisqu’il ne connaissait que lui. 

Nous nous sommes connus bien plus tard.  La mémoire est une faculté qui oublie ou qui choisit.  Mon frère cadet, Denis est venu me trouver, mais je ne me rappelle pas pourquoi et dans quelles circonstances.   Il avait trouvé un travail, je crois.

 À cette époque, je n’avais pas de blonde.  Je n’y pensais même pas.  Les petits gars m’intéressaient déjà plus, mais ça se passait en cachette ainsi que les aventures rarissimes qui ont marqué à jamais mon imaginaire dans le meilleur des sens. 

Comme je l’ai dit  j’étais trop naïf pour complètement comprendre le monde des adultes et de leur frayeur du sexe. Ils pensent comme si quelqu’un a pu déjà être blessé de jouir.  Bien évidemment, l’atmosphère puritaine conduit à l’hypocrisie d’où on ne se vantait pas de ses écarts. 

On était ignorant, mais on n’était pas fou. Ce qui ne m’empêchait pas d’être très religieux.  Mon directeur de conscience était d’ailleurs un dirigeant des mouvements secrets religieux.  C’est lui qui m’a introduit à la lecture de Confiance à la divine Providence.  La pensée positive ? 

Il montrait tellement de compassion à mes désirs et de curiosité quant à mes luttes titanesques pour demeurer chaste que j’avais de la misère à lui expliquer mes passions.   J’ai parfois cru que je devais lui montrer l’objet de mes frénésies pour qu’il comprenne ce que je disais ou que je comprenne de ce à quoi qu’il voulait me parler. 

Je n’étais pas nono, mais des questions, genre es-tu circoncis, me dépassait. On n’employait jamais ce vocabulaire.

J’étais l’image parfaite de notre société d’antan.  Il fallait essayer de tout deviner. 

J’étais tellement imbu de mon métier de journaliste, que je n’avais même pas le temps de penser à me masturber.  Du petit complexé, j’étais passé à celui qui est bien fier d’être ce qu’il est.

L’hypocrite

novembre 4, 2021

La Chambre de commerce de Montréal  nous a montré de quel côté elle est.  Hypocrite! Elle nous a insulté en nous prouvant que l’on peut vivre 24 heures sur 24, à Montréal, en anglais seulement.

Radioactif 188

novembre 3, 2021

Radioactif 188

07 Octobre 2007

Le paradis nu.       

Un des plus beaux tableaux de ma vie fut un après-midi sur la plage de nudistes à Vancouver. 

Il y avait une maman avec ses deux petits gars de 12-13 ans. Nous avons fait connaissance et nous avons ensuite joué à escalader la falaise, puis, ce fut le tour de la construction des châteaux, tous nus, sans scrupule et heureux de jouer ensemble. 

Je me rappellerai toujours ces images et ces sensations.  J’ai couvert les jeunes de sable jusqu’au cou.  L’eau de l’océan était glaciale.  Il faisait une chaleur affreuse et quand on regardait bien, on voyait au loin les cimes des monts américains couverts de neige éternelle.  Toutes les sensations du chaud et du froid dans une même image, un même regard. 

Il n’y avait qu’une chose de plus sublime : le rire des enfants quand je jouais avec eux.  Si Dieu a fait mieux, il l’a jalousement gardé pour lui.  Et vlan à vie pour les faux scrupules ! 

Si tout le monde se mêlait de ses affaires des scènes aussi paradisiaques se multiplieraient pour ceux qui ont la conscience assez ouverte pour discerner entre le beau et le laid, le bien et le mal. 

Avec notre éducation, nous sommes un paquet de contradictions.  Par exemple, pour me montrer très ouvert,  je répétais à qui voulait bien l’entendre que si les filles peuvent danser entre elles sans honte, ni gêne, il devrait en être de même entre garçons. 

Or, à des noces dans la famille, les gars un peu pompettes ont commencé à s’amuser à danser ensemble.  Quand on m’invita, j’y suis allé, mais je croyais mourir de gêne.  Je me suis rendu compte qu’il n’est pas facile de vaincre ses préjugés, mais facile de se vanter d’être plus ouvert qu’on  l’est. 

Je suis persuadé plus que jamais que les gars devraient pouvoir danser entre eux aussi, mais je ne suis pas celui qui initierait le projet dans une salle ordinaire. Plus je vieillis, plus je suis moumoune.

2 novembre 2022

La nudité n’a rien de pervers.  Au contraire, être scrupuleux est signe d’un déséquilibre psychologique puisqu’on y rejette une partie de soi et la beauté des autres. 

Mais, cette honte nous est transmise depuis notre enfance. Si nous grandissions dans une société qui accepte la nudité comme un simple confort pour l’exercice de certaines activités, la nudité nous laisserait complètement indifférent,  car on ne penserait pas seulement à comparer notre corps à celui des autres.

Cette peur de la nudité nous vient des religions qui ont décrété que l’âme a toute l’importance et que le corps, le matériel, est en soi une preuve de notre déchéance.

Refuser de reconnaître la beauté des corps est un geste dégénéré. On devrait revenir à la Grèce ancienne où les sports se pratiquaient nu.

Je suis un peu comme Bernadette dans le film. Offrir du plaisir à ceux qui en sont habituellement privé n’est pas sale, pervers ; mais un geste de solidarité et parfois même de charité..

Pourquoi les scrupuleux (euses) peuvent –ils nous imposer leur incapacité de franchir la ligne des règles débiles religieuses?

Un sourire arraché à l’enfer , tome 1

novembre 2, 2021

      Renaud-Bray

          Vend

Un sourire arraché à l’enfer, tome 1.

                     de

                Jean Simoneau

Ce premier tome d’Un sourire arraché à l’enfer raconte la période où j’ai été journaliste pendant environ un quinzaine d’années. Le choix d’un aéroport international à Ste-Scholastique (Mirabel) plutôt qu’à Drummondville  a marqué pour moi le début d’un engagement contre les trahisons du gouvernement fédéral.  Malgré mon amourajoie et ma foi absolue dans la non-violence, j’ai décidé de me proclamer felquiste.

Cette guerre avec le fédéral m’a coûté deux ans d’exil volontaire, et vous sera racontée dans le tome 2.

Pour plus d’information :

Éditions du Temps. Québec.  819-843-3668

Radioactif 187

novembre 2, 2021

Radioactif 187

07 Octobre 2007

Sexe et sondages.           

La réaction des Québécois dans les derniers sondages démontrent clairement que la sexualité, à cause de son aspect émotif, demeure un sujet «préjugé ou une croyance dont on ne remet jamais en question le bien-fondé». 

On aborde la sexualité automatiquement d’une façon affreusement négative, comme l’Église nous l’a appris.  Notre société développe encore la peur de la sexualité.  

Même si cette peur est irrationnelle, elle anime toute notre conception de la sexualité.  Puisqu’on ne peut plus faire porter cette peur sur les épaules des femmes, on l’identifie maintenant à la protection des ados. 

Même si nous ne fréquentons plus l’église, nous sommes encore prisonniers de son mépris de la sexualité.  Nous refusons qu’un humanoïde soit nécessairement sexué.  Nous en tremblons de peur et nous exigeons que ce mal ne se transporte pas d’adultes à ados.  

Cette «empreinte primaire» a beau être dépassée, nous maintenons l’ignorance qui justifie cette approche de la sexualité. 

Non seulement notre société n’a pas réussi à modifier notre comportement au fur et à mesure que l’ignorance religieuse a été démentie par les découvertes psychanalytiques, mais le monde judiciaire s’impose comme une prolongation des interdits religieux et les campagnes de nos médias sont une mutation de la chasse-aux-sorcières du Moyen-âge. 

Le nudisme.           

Quand je pense à la nudité, je ne peux m’empêcher de visualiser Wreck Beach , une plage de nudistes à Vancouver.  Pour s’y rendre, il fallait descendre une falaise, derrière l’université. 

Quand j’y suis allé pour la première fois, je n’avais pas l’intention d’être un des leurs, mais voir à quoi ça ressemblait.  C’est facile de dire qu’on est pour le nudisme, c’est une toute autre chose que de le vivre. 

Ma première surprise fut de voir que ces gens se fichaient complètement d’être nus. C’est exactement comme s’ils avaient été habillés de la tête au pied, le voile inclus.  Je ne comprenais pas.  Je croyais que d’être nu ça te rendrait sexuellement surexcité. 

Avec le temps, j’ai décidé que je n’avais rien à perdre et qu’au contraire si je n’essayais pas,  je ne saurais jamais ce que ça fait.  Pour les quelques premières minutes, effectivement, t’as le reflexe mental d’être gêné et de regarder ce que tu ne peux généralement pas voir sans mourir. 

À ma grande surprise, très vite , tout devient normal et tu ne penses même plus à regarder ailleurs que dans les yeux.  Les conversations se font sans arrière-pensée.  Et, je dois avouer que tu te sens cent mille fois mieux.  C’est comme si tu n’avais rien à cacher. 

La conversation est empreinte de transparence.  J’ai absolument changé d’avis et j’ai commencé à comprendre pourquoi les nudistes détestent les gens qui restent habiller par pudeur et qui regardent hypocritement par-dessus leurs lunettes. 

Les vrais cochons sont ceux qui vont voir pour se rincer l’oeil, mais qui sont trop conformistes pour se dénuder. 

Je peux vous assurer qu’il est beaucoup plus plaisant de nager nu.

Radioactif 186

novembre 1, 2021

Radioactif 186

06 Octobre 2007

Birmanie.

Le Darfour et la Birmanie nous indiquent d’une façon, on ne peut plus éloquente, que l’ONU sera impuissante à faire régner la non-violence sur terre tant que les superpuissances auront le droit de véto. 

La Chine, en appuyant la Birmanie, nous prouve qu’elle n’est pas mieux que la Russie ou les USA. 

Il est étonnant que tous les dirigeants des grandes nations soient de beaux salauds qui n’ont aucun respect pour la vie humaine. 

Comment  ou pourquoi,  après des millénaires l’homme est-il encore aussi vil? 

Tout ce qui est politique finit par tomber entre les mains d’une bande de malades qui n’hésitent pas à tuer pour protéger leur domination.  Il est temps de découvrir une forme de solidarité internationale planétaire qui mettra en échec ces vampires.   Laquelle ?

06 Octobre 2007

Poésie.

J’écrirai moins d’articles aujourd’hui parce que ce soir,  je présente mes poèmes dans le cadre de la Flambée des couleurs, à Magog

La semaine prochaine, ce sera une séance de signature et un lancement collectif au Salon du livre, à Sherbrooke.  Pauvre Benji, elle sera seule ce soir.  Benji, c’est mon petit chien.  Elle m’accompagne partout. 

Puisqu’elle est très âgée, douze ans, je la promène en carrosse.  C’est une vraie attraction touristique.  Tout le monde veut la flatter.  Benji est bien plus populaire que moi. 

Dommage que je ne sache pas comment faire pour mettre des images dans mon blogue… ça m’aurait fait plaisir de la montrer.

Elle sera sûrement moins nerveuse que moi.  Je suis bien conscient que mes propos sont pour le moment à contre-courant au Québec. 

On a oublié l’histoire de nos 40 dernières années où le fédéral nous a de plus en plus manipulés.  On fait des Commissions pour pleurer puisqu’on ne peut plus agir…

07 Octobre 2007

Succès.

Je suis vraiment ravi du succès qu’a connu la soirée de poésie à Magog.  J’y ai rencontré des gens charmants. Et, comme toujours, je trouve que mon pire défaut, c’est d’être raseur, de ne pas savoir assez écouter.

Par contre, j’ai pu constater encore une fois que les jeunes d’aujourd’hui sont beaucoup plus rusés et intelligents que nous l’avons été, même si l’atmosphère générale du temps nous excuse. 

Les jeunes sont conscients de la nécessité de maîtriser nos émotions et particulièrement du danger de l’expression de la violence dans la vie quotidienne.  C’est un sujet fondamental comme celui du suicide chez les adolescents. 

Je suis sorti de cette soirée persuadé que les jeunes vont nous faire évoluer encore plus rapidement, car ils savent se poser les vraies questions. 

D’autre part, cette soirée m’a rappelé combien il y a de talent au Québec.  Ça me coupe encore le souffle.  Notre ministre de la Culture a raison de se demander pourquoi tous ces talents n’émergent pas ?  Peut-être un défaut d’exploitation ou de mise en marché ?  Bravo encore aux organisateurs. 

Radioactif 185

octobre 31, 2021

Radioactif 185

7 Octobre 2007

Adolescence normale.    

En somme, avant d’entrer à La Tribune, ce fut une vie comme tout le monde, sans hypocrisie et fausse pudeur, donc, semée de petites expérience sexuelles au sens large du mot avec les autres jeunes du coin.

 La réalité ne correspondait absolument pas à l’idée répandue par les adultes incapables d’échapper aux préjugés.

Ma naïveté me protégeait en quelque sorte de l’idiotie de prétendre qu’un Dieu pur esprit peut nous dire ce que nous devons faire de nos corps. 

Déjà ma sexualité répondait à «sa» réalité : avoir du plaisir, chercher le bonheur. 

Durant des milliers d’années, les jansénistes ont tenté de nous inculquer, avec succès, faut-il l’admettre, une vision dépravée de la sexualité à savoir que la sexualité, c’est quelque chose de sale. 

Comme si ce n’était pas leur prétendu créateur qui aurait fait nos corps. 

Ces moralistes devraient savoir que le but premier de la sexualité est d’assurer la reproduction et que cette recherche de l’immortalité n’existe pas sans l’appel au plaisir. 

L’amour est une forme d’expression de l’intensité de notre énergie de base : l’attraction électromagnétique. 

Comme tout le monde, j’étais modelé par mon environnement

La censure, le tabou, représente pour moi le pire viol de conscience qui soit. 

Une atmosphère qui ne doit plus jamais exister et qui n’existera plus jamais. si les communications demeurent libres, en autant qu’il n’y a pas d’appel à la violence ou de violence sur internet. 

Un jeune qui se masturbe en regardant une belle fille ou un beau garçon est plus normal que l’adulte qui s’horrifie d’un tel geste.  La frustration conduit à la violence.

30 octobre 2021

C’est fou d’attacher autant d’importance à la sexualité alors que cela prend une place beaucoup moins importante dans nos vies. C’est presque marginal.

Cette disproportion de l’importance de la sexualité est due au fait que notre système continue de croire que le sexe est mal.

La sexualité  est ni bien, ni mauvaise, c’est une de nos réalités.

Si on n’y rattachait pas la honte d’être pervers, l’interdit de parler de pédérastie, la guerre contre la pornographie et la médiatisation de tout ce qui touche aux supposées violences sexuelles quand il n’y a pas de violence, la sexualité serait un sujet de moindre importance.

L’interdit sexuel est maintenant le sermon des féminounes qui nous tiennent prisonniers de la morale des curés des années 1950. Les féminounes sont simplement les « wokes » du féminisme.

Heureusement, le féminisme qui n’est pas la religion woke sexuelle, prouve que les femmes peuvent non seulement aussi bien faire que les hommes, mais que leur connaissance, leur compétence offrent de plus en plus de postes de direction aux femmes. La compétence n’a rien à voir avec le sexe ou le genre.

Je continue à ne pas comprendre pourquoi on  fait une différence entre les hommes et les femmes, sinon sur le plan physique pour la procréation.

Je crois que l’intensité des guerres antisexuelles menées par les féminounes a un  rapport direct avec les féminicides. 

Je sais par expérience qu’une femme peut te ramener sur le nez durant des siècles ce qu’elle te reproche et cela peut envenimer la situation qui finit par dégénérer en crise, surtout si elle se met dans la tête que tu peux l’avoir déjà trompé. Elle n’arrive pas à voir que tu ne peux pas changer le passé.

Mais, qu’un homme tue une femme parce que c’est une femme est à mon avis un geste de pure folie. On devient rarement fou d’un coup.  Il faudrait  donc prévoir plus de services dans le domaine de la santé mentale. Un homme violent est un homme malade.

La santé même mentale est exclusivement un pouvoir provincial quoiqu’en pense le gouvernement fédéral. Un peu de politique…

Liberté d’expression

octobre 30, 2021

Le jugement de la Cour Suprême concernant  Mike Ward est finalement très sage puisque l’on défend la liberté d’expression, tout en signalant que ce que Mike  disait de Jérémy était tout simplement dégueulasse. J’aime ses spectacles, mais quand il dit au jeune : comment t’es pas encore mort?  Je ne peux pas cautionner  ce genre d’humour. En ayant quatre juges dissidents, les humoristes qui croient que l’on peut dire n’importe quoi ont besoin d’y penser deux fois.

Quant à la liberté d’expression c’est faux de prétendre qu’elle existe vraiment  au Québec quand il est question de sexualité. Mes livres ne sont pas accessibles au public dans les librairies. Au moins, pour une fois, ils sont en vente chez Renaud-Bray et Archambault.

Radioactif 184

octobre 30, 2021

Radioactif 184

04 Octobre 2007

Théâtre.

Quand je suis entré pour la première fois à La Tribune, j’étais encore imbu de religion.  J’étais membre de la JOC (Jeunesse catholique ouvrière).

Quand j’ai organisé ma soirée pour se moquer des émissions de télévision, j’ai obtenu l’appui du vicaire, l’abbé Fortier, de la paroisse Ste Thérèse, je crois.  Il devint plus tard le curé de Barnston. 

Cette soirée fut un vrai succès. Je me laissais tellement emporter par mes rôles qu’à chaque fois, que l’on se moquait de la poule aux œufs d’or, je manquais de casser un bras au participant auquel je tordais un bras pour le forcer à choisir.  Je me trouvais pas mal bon d’avoir tout écrit pour cette soirée. 

À cette époque  je croyais encore dans la pudeur et je me sentais parfois très malheureux d’être attiré par les garçons.  Je n’avais pas encore compris que la «bibitte» est plutôt dans le cerveau des gens qui refusent la réalité et qui mènent de grandes campagnes de pudeur nationale plutôt que d’apprendre à vivre et laisser vivre, tant qu’il n’y a pas de violence ou de domination, le sexe est un plaisir.


05 Octobre 2007

L’âme.

Plus l’énergie est concentrée, plus l’attraction est de qualité, plus le choix est étendu.  Plus il y a de choix, plus l’énergie de l’autre doit être compatible ou complémentaire avec l’énergie que l’on est. 

Si un chien obéit à l’odeur; un humain fait sa sélection à partir d’un plus grand nombre d’éléments : l’odeur, la beauté, le tempérament, le caractère, la communication.  Le tout formant une vibration individuelle.

Plus l’être est libre, plus il est un degré élevé d’énergie.  Plus un être est libre, plus il a de choix. 

Contrairement à l’animal, l’homme est capable d’osmose avec son partenaire, de communication avec l’autre parce qu’il est conscient de son propre «je», de sa propre existence, de sa propre qualité d’énergie.  Il sait qui il est et il peut ainsi pouvoir se comparer et compléter ses besoins.  Il sait choisir et son éventail est plus large. 

Platon avait-il raison ?   Il y a deux formes de procréation : physique et psychique ou spirituelle ?  Si c’est exact les formes d’union entre individus, sans tenir compte du sexe ou du genre,  sont non seulement compréhensibles, mais tout à fait normales.  L’union de deux âmes est-elle supérieure à celle de deux corps?  De qualité, d’intensité plus élevée.  Si tel est le cas, un tel degré de qualité d’énergie cherchera une énergie qui lui est semblable et profitable. 

Si tel est le cas, la vraie question est l’âme existe-t-elle ou si l’on veut : qui suis-je?  « Je pense, donc j’existe », ne suffit plus pour nous définir.  Qu’est-ce qu’une pensée ?  Une énergie purement électromagnétique ? L’orgone, comme disait W. Reich ? Ou une forme d’énergie hors du matériel? La pensée vient-elle de la matière noire ? La pensée peut-elle voyager plus vite que la lumière?

Radioactif 183

octobre 29, 2021

Radioactif 183

04 Octobre 2007

Lac-Mégantic.

J’étais bien déçu que Me Paul Desruisseaux ne tienne pas parole et ne paye pas mes cours universitaires.  Heureusement, on m’annonça que je demeurais au service de la Tribune.  J’adorais tellement ce nouveau métier que je trouvais ça avantageux pour moi.  Une chose est certaine, ça flattait mon orgueil. 

Je ne sais pas trop pourquoi, mais mon frère Denis, d’un an mon cadet, est venu me rejoindre.  Nous étions assez inséparables, c’était plus facile pour lui de se trouver un emploi. Cette décision chambarda toute ma vie. 

Je me souviens qu’à cette époque, je ne voulais pas partager mon salaire avec mon père.  Aujourd’hui, je considère que j’avais absolument tort avec ma petite crise d’autonomie.  Il avait besoin de moi, j’aurais dû avoir l’intelligence de l’aider sans aucune restriction. 

Le fait de déménager à Lac-Mégantic a vraiment chambardé ma vie.  

04 Octobre 2007

Robert.

Il y avait, à Sherbrooke,  un petit adonis où j’habitais. 

Quand j’ai commencé à me sentir attiré par Robert, j’ai décidé, comme un pauvre petit con, d’en parler à sa mère plutôt qu’à lui.  Bizarrement, ça n’a pas fait de vague puisqu’elle me connaissait très bien et qu’elle me considérait comme un maudit bon petit gars. 

Pour eux, ce manque de confiance en moi était carrément disproportionné.  Ça ressemblait effectivement à la morale castrante dans laquelle j’ai nagé un certain bout de temps. 

Je vacillais entre les désirs qu’il suscitait en moi et les interdits que je n’avais pas encore perçus comme profondément débiles.  

Pour eux, Robert avait 13 ans et il pouvait décider s’il aimait ça ou pas.  Sa mère me dit que ce n’était pas un aveu de culpabilité de ma part, mais une preuve que je l’aimais assez pour ne jamais lui faire le moindre mal.  

J’ai été affreusement déçu de devoir les quitter parce que la Tribune m’offrait une promotion, malgré mes 17 ans.  Je serais le journaliste en charge du bureau de Lac-Mégantic. Toute une promotion quand on y pense.

Radioactif 182

octobre 28, 2021

Radioactif 182

03 Octobre 2007

Émotions vives.    

À mon arrivée dans le journalisme l’été fut assez éprouvant, même si j’adorais mon travail.  Le problème était le choix des sujets. 

On a découvert que j’avais beaucoup de facilité à écrire des textes émotifs.  Aussi, aie-je eu à couvrir des événements qui faisaient appel à une grande sensibilité dans cette courte période. 

Quatre événements importants me furent assignés pour faire pleurer les lecteurs et vendre le journal. 

La première fois, j’ai interrogé un gars qui venait à peine de sortir de l’eau, sur ce qui se passait, ce qu’il pensait et éprouvait quand il s’est aperçu de ne pas pouvoir ramener son ami sur le bord de la plage, de lui redonner la vie.  Je me sentais presqu’un voleur de sentiments de ne pas donner le temps à ce gars-là de se rendre parfaitement compte du drame qu’il vivait. 

Puis, on m’assigna une série de reportages au cours desquels j’essayais de peindre ce que ressentait un gars condamné à la mort et qui voyait venir sa fin à grand pas.  Je me rappelle que pour lui la mort fut d’abord la solitude, être abandonné de ses amis sportifs.   

Le problème, je m’attachais aux personnes et, par conséquent, je ressentais leur drame.  Ce qui me hantait.  Je peux dire que ce fut bien plus  pénible que mes expériences sexuelles. .

03 Octobre 2007

Les accidents.       

Puis, ce fut un petit bonhomme de six ou sept ans qui se précipita de joie voir la carcasse d’une auto qui avait été happée par un train ; mais en apercevant les lunettes sur le plancher avant de l’auto, il comprit que sa mère était la victime. 

Il se précipita sur nous en pleurant et en criant :  « Vous avez tué ma mère.  »  Il nous frappait du poing en même temps qu’il criait.  Trente ou quarante ans plus tard, j’ai encore des frissons et les larmes aux yeux quand je raconte cet événement.  Je deviens absolument dessus-dessous dès que je vois souffrir quelqu’un.  Je souffre plus qu’eux. 

La goutte qui fit déborder le vase émotif fut le sort d’un petit gars de 13 ans.  J’avais interrogé son petit copain et il m’avait bouleversé.  Son ami s’était fait arracher une jambe quand il fut happé en bicyclette par une auto le long de la route. Je me suis presqu’évanoui quand j’ai appris son décès. 

Après deux mois, j’étais sur le bord de la dépression, subjugué par le malheur des autres.  Heureusement, je suis parti avec ma tante Aurore et son fils Ti-Jacques Pépin, visiter les provinces de l’Atlantique. 

À mon retour, une autre surprise m’attendait.

Radioactif 181

octobre 27, 2021

Radioactif 181

03 Octobre 2007

Concon (Constance Langlois).

Quand Concon,  ma petite cousine infirme est décédée, j’ai rêvé à elle. 

Je lui avais demandé de me dire la vraie raison d’exister.  Son message me fut révélé que plus tard : il faut aiderles autres. 

Je le faisais parfois comme journaliste.  C’était formidable de parvenir en une semaine à permettre à des gens qui relevaient d’un incendie de pouvoir recommencer la vie avec confiance. 

Parfois, j’interrogeais aussi des immigrants.  J’adorais ça, car, un de nos problèmes, nous rejetons souvent  les étrangers sans même avoir fait un effort pour les connaître. 

Personnellement,  je ferais le tour du monde pour connaître au moins un individu de chaque nationalité.  J’aurais aimé rencontrer une personne de chaque peuple en ce bas monde juste pour saisir les différences dans la jouissance et la beauté particulière de chacun. 

J’enseignerais n’importe où, si je le pouvais, même au risque de ma vie. 

Le vrai sens de la vie : aider. Ce fut le message de Concon.

Malheureusement, je vis à la « cenne près ».  Alors, je dois me contenter de ma petite vie de tentative d’être un jour écrivain. 

Par contre, le métier  de journaliste avait un défaut, on exploitait à fond les émotions des gens.

Radioactif 180

octobre 26, 2021

Radioactif 180

03 Octobre 2007

Américanisation.

J’adorais le métier de journaliste d’autant plus qu’à cette époque les médias ne pensaient pas qu’à faire de l’argent.  Ils ne coupaient pas dans les dépenses au point de déménager la rédaction dans les palais de justice et devenir prisonniers d’un défaut habituellement réservé à certaines féminounes homophobes : « le bitchage ». 

On essaie de remplacer l’autorité parentale par la police qui doit en plus devenir curé. 

On essaie de nous faire croire qu’une proposition indécente peut avoir une incidence grave sur notre avenir plutôt que d’apprendre à avoir assez de caractère pour dire non, si ça ne nous tente pas. 

Toujours regarder dans le pantalon du voisin, ça permet d’évacuer les propres déficiences de sa personnalité.  Nous devenons Américains. 

Incapables d’assumer nos responsabilités alors on crie pour avoir le secours de la police pour toutes sortes de raisons.  Nous créons un peu plus chaque jour une société superficielle et de paranoïaques.   » C’est bizarre qu’à la Commission sur les accommodements, on ne s’est pas encore aperçu que presque tous les problèmes cités sont nés des conflits antérieures avec le gouvernement fédéral. 

C’est le cas de l’immigration, de la religion, de la justice, même de l’âge de consentement.  Sommes-nous à ce point Alzheimer ?  Où est-ce que les participants sont choisis par le secrétaire de la Commission, qui est aussi l’attaché de presse de Jean Charest ? 

Rien ne peut changer,  si on ne devient pas un pays. 

L’indépendance n’est pas dépassée, elle n’a jamais réellement été assumée comme projet.    

Radioactif 179

octobre 25, 2021

Radioactif 179

02 Octobre 2007

Le cadavre. 

Ce qui est intéressant quand tu es journaliste, tu participes à ce qui se passe.  Un après-midi, mon patron immédiat, Alain Guilbert, qui adorait rire de moi, décida de m’envoyer couvrir la découverte d’un cadavre. 

Même si j’avais 17 ans,  je n’avais pas réussi à dominer ma peur des morts. 

Effectivement, nous avons trouvé le cadavre dans un bois.  Les policiers s’amusaient de ma peur évidente, allant jusqu’à mettre un doigt sur les lèvres bleues de l’homme retrouvé. 

Je n’en menais pas large et j’essayais autant que possible de me tenir loin.  Je n’étais quand même pas pour avouer que je crevais de peur.  C’était le genre de tour que Guilbert aimait bien me jouer pour me faire découvrir mon infériorité

Une autre fois, il m’envoya à Acton Vale parce qu’une jeune fille avait des apparitions du diable qui s’amusait à jouer au baseball avec la vaisselle de la maison. 

Selon Guilbert, j’étais le seul capable d’interroger le diable, grâce à ce que j’avais écrit dans Hymne à l’amour, le vice, la révolte. 

D’une manière,  j’aimais ça quand Guilbert me lançait des défis, ça aiguisait mes capacités à être encore meilleur journaliste.  Je commençais et j’adorais déjà les premières pages.

02 Octobre 2007

Initiation.

Après la découverte du cadavre, nous sommes, moi, Royal Roy, le photographe du journal, et les policiers, arrêtés prendre une bonne bière à l’hôtel. 

Bien évidemment, j’ai dit oui quand les policiers m’ont offert de m’en payer une.  Je n’étais pas pour jouer au gars trop jeune. 

Quelques minutes plus tard, ils s’obstinaient sur ma pesanteur.  Or, pour trouver la réponse, ils m’ont invité à sauter sur le dos d’un des leurs.  Je le fis, mais je gardai une main près des fesses, me doutant bien qu’ils avaient peut-être une mauvaise idée derrière la tête.  Ça ralentit les ardeurs de celui qui devait m’asséner un méchant coup de bâton sur les fesses. 

De retour à la table, les policiers m’avertirent que je serais arrêté car je consommais dans un endroit public, sans avoir l’âge requis.  Ce à quoi je répliquai qu’ils étaient dans une position bien pire que la mienne, car ils avaient payé la bière.  Ils essayèrent de m’intimider, jusqu’à ce qu’ils me félicitent pour ne pas m’en être laissé imposer.  « Tu seras un très bon journaliste, car tu sais te défendre.» 

C’est vrai que j’avais le pif.  Sur les lieux d’un vol, les gars s’étaient sauvés dans le bois.  Selon mes informations, ils étaient trois alors que les policiers en cherchaient deux avec leurs chiens. 

Quand ce fut terminé, ils confirmèrent que j’avais raison.  Ils étaient étonnés de la précision de mes informations.  J’avais réussi à jouer à l’enquêteur au-delà de mes aspirations.

01 Octobre 2007

Cours de sexe.      

Ce ne sont pas les adultes qui me montrèrent le plus à jouir, mais très souvent, pour ne pas dire la plupart du temps, ce furent les plus jeunes qui amenaient de nouveaux trucs dont ils avaient entendu parler et qu’ils voulaient essayer. 

Bien évidemment , ce n’était pas grand-chose, car les scènes érotiques n’existaient pas encore.  Il fallait les imaginer.  Nous étions les seuls à avoir un téléviseur dans toute la paroisse et, même à Sherbrooke, les adultes tombaient en bas de leur chaise quand ils apprenaient l’existence d’un journal un peu osé dans un dépanneur. 

Pourtant, j’ai appris comme tout le monde qu’un pénis sert à autre chose qu’à pisser.  Mon meilleur professeur venait de Montréal et je venais d’apprendre avec lui ce qu’on voulait dire quand on me demandait : « Pis toi, viens-tu ? »  

Il avait eu la réponse entre ses deux petites cuisses bien serrées…pendant que j’avais le bas-ventre électrisé.       

Lien pour mon livre.

octobre 25, 2021

Radioactif 178

octobre 24, 2021

Radioactif 178

01 Octobre 2007

Les funérailles.      

C’était loin de mes préoccupations quand j’ai fait mon entrée au journal.  On m’envoyait couvrir toutes sortes d’événements dont les funérailles. 

Il fallait ramasser le nom de tous ceux qui étaient présents.

J’ai développé ma tactique pour avoir rapidement les noms.  Je prenais deux calepins de notes que je donnais aux personnes au premier rang et que je faisais circuler vers l’arrière, en vérifiant au fur et à mesure si je pouvais lire tous les noms.  C’était très rapide et très efficace.  J’étais passé maître de la couverture des funérailles. 

L’autre domaine dans lequel j’excellais c’était d’organiser des campagnes pour venir en aide aux familles dans le besoin.  J’étais très fier d’être journaliste, mais il fallait une équipe spéciale pour corriger mes textes bourrés de fautes

Au début, je me suis loué une chambre et pension au Parthénon, une maison de chambre pour les prêtres.

Je gagnais la monumentale somme de 32$, ce qui me permit de m’acheter un appareil pour filmer. 

Je n’avais aucune confiance en moi, mais je fonçais.  Je m’amusais.

C’est ainsi aussi que je fis la connaissance avec des chanteurs engagés pour les funérailles dont André Breton. Ce fut le lien qui me permit de devenir aussi correspondant pour la station de télévision qui appartenait au même propriétaire, il me semble. Tout un pouvoir quand tu n’as pas encore 21 ans.

Radioactif 177

octobre 23, 2021

Radioactif 177

01 Octobre 2007

Les jeux.      

Les découvertes anatomiques des gars étaient toujours inscrites dans un jeu ce qui les rendaient beaucoup plus agréables. 

Le jeu de la cachette n’apportait pas grand-chose, car à notre âge courir était bien plus important que de découvrir.  C’était pareil quand on jouait aux cowboys ou aux Indiens.  On n’avait pas le temps de penser au sexe puisque ces jeux occupaient presque toute la place.

Par contre, ça finissait autrement quand on jouait aux « lignes ou aux douanes américaines ».  Le douanier devait souvent aller chercher partout.

Plus tard, l’hypnose fut un autre moyen pour vérifier l’authenticité du dormeur.  C’est certainement parce que les découvertes anatomiques étaient mariées à des jeux qu’elles devenaient automatiquement intéressantes. 

Question de comparaison, de longueur, grosseur, forme et excitation.  Tout se passait surtout dans les sourires et le feu dans les yeux. 

01 Octobre 2007

L’absence des filles.        

Les femmes qui prétendent que les pédérastes ont peur des femmes s’inventent un pouvoir qu’elles n’ont pas.
 

Tous ceux que j’ai connus, les ignoraient totalement ou les détestaient à la folie.  Quant à moi, je ne crois pas être misogyne.  Je suis plutôt indifférent.

Ce n’est pas moi qui aie fait un effort pour en avoir une dans sa vie.  Mon seul contact avec les filles quand je fus très jeunes furent mes cours d’anatomie avec une de mes petites cousines.  Ça ne doit pas m’avoir frappé tellement puisque je ne m’en suis rappelé qu’au moment où elle me confia avoir adoré ça. 

Sur un plan strictement inconscient, j’ai peut-être été très profondément blessé par la mort de ma petite sœur Mariette, mais j’avais moins de trois ans.  Je sais seulement avoir regardé sa photo des milliers de fois pour essayer de m’en rappeler.  Un oubli créé par le mal qu’a provoqué sa disparition? 

Quant à ma petite cousine, à l’âge que nous avions , il n’y avait pas aucune différence, autre que le pénis.  Les séances d’initiation, ayant été dénoncées,  je n’ai eu que le temps de m’apercevoir que je préférais les gars.  Les baisers aux filles firent leur apparition catastrophique durant mon adolescence alors que j’avais 16 ans environ. 

J’étais plus fasciné, même obsédé par leur beauté de mes petits camarades. 

Tout se passait à un niveau plus sentimental. Les filles signifiaient alors castration, honte et peur des mots.

Heureusement, la vie m’a permis de remettre les choses dans une réalité plus équilibrée. Mes amours avec certaines femmes ont été non seulement agréables, mais très formatrices. Même pour un marginal , même pour un gai, les femmes ont finalement une très grande importance quant à la découverte de l’équilibre.

Radioactif 176

octobre 22, 2021

01 Octobre 2007

Filles absentes.     

Les filles étaient pratiquement absentes dans notre éducation.  À part mes sœurs, je n’ai pratiquement jamais connu une femme dans mon enfance.  Tout se passait entre garçons.  Les filles ne jouaient pas avec nous ou très rarement.  Les camions n’étaient pas des poupées.  Même à l’école , on séparait les filles des gars.  On ne savait pas de quoi leur parler de toute façon.  Leurs intérêts étaient absolument différents.  Et le sexe , sauf quand les adultes voulaient absolument qu’on prouve qu’on était normaux en ayant une petite blonde, ça ne m’intéressait pas. Comme tous les gars normaux d’ailleurs … Par contre,  je tombais vite en amour avec mes institutrices, des substituts de ma mère; mais c’étaient des sentiments dénoués de toute forme de sexualité.  Je voulais plaire aux femmes,  mais elles ne sont devenues un attrait sexuel quelconque que très tardivement quand je me suis mis à rêver de devenir père.  Était-ce un intérêt pour les femmes ou la nécessité de devoir en avoir une pour avoir des enfants ?  Ma perception des femmes ressemblent étrangement à mes relations avec mes sœurs.  Plus affectives et intellectuelles que sexuelles.  Une femme ce n’est pas intéressant parce qu’elle peut être belle ; mais parce qu’elle a une façon différente de percevoir les choses. La tendresse est un mystère envoûtant.  Et, l’intelligence des femmes est surtout une forme de perspicacité.  Malheureusement, un très bon nombre sont paranoïaques à cause de leur peur de la sexualité. 

Radioactif 175

octobre 21, 2021

Radioactif 175

30 Septembre 2007

Chez les frères.     

L’année suivante fut celle du grand changement.  Au lieu de poursuivre l’école à Kingscroft, nous devions aller au collège Sacré-Cœur, à Coaticook. 

C’était la première fois que mes enseignants étaient des hommes. 

Ça ne changeait pas grand-chose, sauf que les jeunes avec qui j’étais étaient plus vieux et plus tumultueux.  Je devais écouter pour comprendre les farces nouvelles qui abondaient.  Ils étaient cependant loin de m’atteindre comme le petit Patrice.  Et, je devais en faire un peu plus pour être remarqué. 

L’année précédente, j’avais écrit un texte de commentaires sur les émissions de télévision qui fut non seulement publié dans le journal, mais commenté à la télévision.  L’ayant appris par ma marraine, Médora Turgeon-Simoneau, de Magog, j’ai demandé au représentant du journal quand il se présenta chez-moi, si je pouvais en avoir une copie. 

ll me demanda si j’étais intéressé à devenir le correspondant du journal à Barnston, ce que je m’empressai d’accepter quoique je ne croyais pas que l’on m’accepterait. 

Les prédictions de M. Robert Breault, le secrétaire de la municipalité de Bantson, se concrétisaient.

Inutile de dire que ce nouveau métier m’intéressait mille fois plus que mes études. 

J’ai eu ma première page frontispice quand j’étais à Barnston et qu’un vagabond se vola à manger dans le frigidaire des Arnold. 

Être journaliste était dorénavant tout ce qui m’intéressait.  Mais,  je devrai aller vivre à Sherbrooke.  

30 Septembre 2007

Cours spécial.       

Au cours de l’année, le frère responsable de ma classe de français, à Coaticook, le Frère Vianney, a décidé d’organiser une période spéciale dans un cours pour me forcer à étudier et faire mes devoirs.  C’était clair pour tous.  J’étais le responsable de cette mesure spéciale et de ce traitement de faveur pour les élèves de onzième année. 

Je ne sais pas pourquoi ce frère était si intéressé  à me voir réussir en classe. 

Puisque je travaillais sans cesse depuis qu’il avait inventé ce régime de faveur, il était fier comme un paon.  Ça duré jusqu’à ce qu’il s’aperçoive qu’au lieu d’étudier,  je rédigeais mes articles pour le journal.  Ce fut la colère totale. 

Puisque durant l’année, je n’avais pas les points nécessaires pour réussir quand vint le temps des examens et de la vengeance, il me mit seul dans un coin pour être certain que je ne puisse pas tricher.  À cette époque, tu passais l’examen du Ministère et tu passais ton année. 

Les frères s’arrachèrent les cheveux quand ils apprirent que j’avais réussi haut la main, avec plus de 70 pourcent.  Quand je me suis présenté chez le directeur pour avoir mon diplôme celui-ci me fit remarquer que je ne le méritais pas.  J’ai simplement rétorqué : « Je m’en fiche, vous êtes obligé de me le remettre quand même. »

Quand j’ai enseigné, beaucoup plus tard,  tous mes cours commençaient par une période d’écriture. Cela me permettait d’être plus près de mes élèves et de mieux encadrer leur développement imaginaire.  C’était affreusement plus de travail puisqu’en plus de corriger tous les « journaux de bord », je me permettais d’y ajouter des commentaires.

J’ai un étudiant que j’ai pu ainsi sauver du suicide car en s’écrivant j’ai pu dépister la mauvaise relation qui existait entre lui et son père.

Je n’ai pas adoré enseigner pour rien. J’avais l’impression d’avoir une vraie raison de vivre, soit d’aider des jeunes à devenir autonomes.

Radioactif 174

octobre 19, 2021

Radioactif  174

30 Septembre 2007

Grève étudiante.   

À ma faveur, j’écrivais tellement de textes que le propriétaire de la Tribune, Me Paul Desruisseaux, me fit demander. 

Quand je l’ai rencontré, il fut entendu que si j’étais accepté à l’université, il paierait toutes mes études, mais je devais travailler durant l’été au journal.  Je suis allé passer un test et non seulement je fus accepté, mais on me mettait dans un cours spécial à l’essai. 

Pendant ce temps, à Coaticook, les jeunes du collège que je fréquentais se plaignaient de geler en classe.  J’ai suggéré quelques moyens.  En premier, nous portions des mitaines durant le cours.  J’ai fait parvenir la nouvelle au journal. 

Puis, ce fut la grève.  Inutile de dire que le journal était très intéressé  puisque c’était la première grève étudiante de l’histoire.  La nouvelle fit tant de bruit que la télévision me demanda de lire mon texte aux nouvelles.  Ce fut mon premier «beep phone ».   

Le cas fut vite réglé très vite. 

Mon emploi d’été était assuré.  Mes petits dix-sept ans étaient très fiers.  Je devins : Jaunisse, le journaliste. 

J’étais maigre et ma peau était parfois jaunâtre.  J’écrivais plus de fautes que de mots, mais j’adorais mon  nouveau métier de journaliste. 

Radioactif 173

octobre 19, 2021

Radioactif 173

30 Septembre 2007

16 ans.         

J’avais 16 ans, à l’école à Kingscroft.  J’étais en amour par-dessus la tête avec Patrice qui n’en avait que neuf.  J’acceptais de me battre pour le protéger et déjà j’aurais voulu lui consacrer ma vie. 

Cela ne m’empêcha pas d’inviter mon institutrice à venir s’amuser avec moi dans le lit de l’appartement qui lui était assigné.  J’avais de bonnes notes et 99 pourcent du temps j’étais un bon élève sans histoire comme tous les bons étudiants. 

J’étais assis à l’arrière de la classe.  Ça m’a permis d’observer mon petit compagnon qui s’amusait à se faire bander et regarder ce que ça donnait comme moulure sous ses pantalons.  Il serait sûrement mort de gêne s’il avait su que j’étais un spectateur quotidien assidu et comblé par la qualité du spectacle. 

Je n’aurais pas changé de place pour un million.  Je constatais que pour bien des adolescents, le pénis est long et de petite taille. La gracieuseté parfaite.

Pourtant, j’étais malheureux et j’avais peur de l’avenir.  Je me sentais comme un poisson en dehors de son bol. 

Je ne craignais pas les discussions avec les filles : je les ignorais simplement.  Pour moi, elles étaient inexistantes. 

Je préférais le monde moins compliqué des garçons. 

Radioactif 172

octobre 18, 2021

Radioactif 172

30 Septembre 2007

Tabou = éducation.         

C’est très facile d’accuser les autres.  C’est pourquoi on a semé le mensonge à l’effet que tous les pédophiles  (on a même pas l’honnêteté de faire la distinction avec pédérastes)  le deviennent parce qu’ils ont été entraînés par des adultes. 

Pas besoin d’un adulte pour découvrir ta sexualité.  Si tu écoutes le moindrement ton corps, tu peux percevoir les différences avec l’âge, 

Au Québec, on tremblait dès que tu entendais quelque chose qui pouvait avoir un rapport quelconque avec la sexualité.  Ça comprenait même la défécation. 

Tout était tellement tabou, durant des décennies, qu’on a commencé à croire que c’était ça être normal d’être janséniste, poigné.  Qui a peur de tout ce qui est le moindrement hors -norme? 

La sexualité, c’était pour faire des enfants et faire peur aux enfants.  Point à la ligne. 

Ce sont les féministes qui les premières se sont insurgées contre ce droit de la communauté sur le corps des individus.  Elles avaient raison et elles ont fait avancer la connaissance des droits des individus à travers le débat sur l’avortement. 

Tout était tellement tabou que tu te demandais s’il était normal de péter tant on décriait ce geste comme grossier.  Juste le fait d’être sexué est devenu grossier.  Toute notre éducation a été basée, durant des décennies, sur cette peur de notre sexualité, de notre réalité. 

Être trop chaud était une maladie mentale. Il n’est pas étonnant qu’aujourd’hui encore nous ayons une attitude janséniste par rapport à tout ce qui touche la sexualité. Pourtant, je suis convaincu que je ne suis pas le seul à préconiser une liberté sexuelle absolue, tant qu’elle est consentie, non violente et responsable. 

Pourquoi les hommes devraient-ils devenir aussi scrupuleux que la nouvelle vague féministe réactionnaire, les féminounes ?  Le Québec sera-t-il une société castrée pour leur obéir ?     

30 Septembre 2007

Le mensonge.       

Qu’on le veuille ou non, nous allons tous découvrir, avec ou sans aide, que nous sommes des animaux sexués. 

Si nous venons d’un milieu scrupuleux, toutes les chances du monde existent à l’effet que l’on se croit dès lors une bête, un être sali ou un monstre.  On confondra sa nature profonde au mal. 

Quand on découvre sa vraie nature, c’est en général le plaisir que nous découvrons; mais les religions ont travesti cette réalité en calvaire de culpabilité et de mépris de soi. 

Les religions qui nous invitent à renoncer à nos sens, à notre état de mortel,  nous forcent ainsi à vivre contre-nature.  Il faut souffrir pour aller au ciel. On peut même accumuler les sacrifices pour la vie éternelle. Quelle folie!

Nous croyions que la sexualité est quelque chose de sale et nous méprisons tous ceux qui ne pensent pas comme nous.  Puisque c’est payant, c’est récupéré par le système. 

Ainsi, les religions et les féminounes castristes tentent de nous faire interpréter la vie à partir de «l’ange déchu», donc sexualisé. Une croyance paranoïaque schizophrénique qui tient du délire religieux. 

Les féminounes ont tellement peu le souci de la vérité qu’elles ont même tenté de nous faire croire que la Grèce n’a jamais connu un summum de pédérastie dans sa vie quotidienne.  Leur rejet de la réalité est tel qu’il devient une obsession.  

Elles essaient de nous faire croire que jouir est sale et douloureux.  Ce n’est pas l’expérience que j’en ai.    

Radioactif 171

octobre 17, 2021

Radioactif 171

30 Septembre 2007

Première éjaculation.      

J’étais avec un autre gamin de mon âge.  Nous luttions et ce jeu s’est transformé en caresses plutôt qu’en démonstration de force. J’avais introduit mon pénis entre ses cuisses, sous le scrotum (la poche, c’est plus beau) et je faisais comme si je lui faisais l’amour.  Un jeu appris plus tôt dans la vie…

À un moment donné, je me suis senti étourdi et ravi par une nouvelle sensation, une véritable explosion de jouissance, dans le bas-ventre.  Je n’y comprenais rien. 

Quelques jours plus tard, nous avons recréé ce même plaisir découvert ensemble.  Le phénomène se reproduisit.  Mais, cette fois, on pouvait le comprendre. Nous avons constaté que nous pouvions produire de «la crème », comme on appelait le sperme puisqu’on ne savait pas comment appeler ça autrement. 

Le langage est souvent une forme bourgeoise de domination… Cette inexistence de vocabulaire venait de notre peur de parler de tout ce qui approchait la sexualité.  Ce fut la découverte des découvertes.  Quel plaisir !  Je n’ai pas eu besoin d’adulte pour en faire la connaissance. 

On essaie de nous faire croire que tous les jeunes pédérastes ont été pervertis dans leur enfance.  Si ce n’était pas le cas, on ne pourrait pas condamner ces tendances et ces pratiques.  Il faut entretenir l’idée que c’est mal

On oublie qu’il fut un temps où les filles se mariaient à 12 ans.  Donc, à cet âge, elle est déjà éveillée sexuellement.  Elle n’a besoin de personne pour se sentir. 

Heureusement, ce n’est plus le cas.  On voit les choses différemment d’où est-il essentiel d’avoir une éducation qui permet de choisir entre le oui et le non (j’aime- j’aime pas). 

Le jansénisme actuel des féminounes sert à créer une industrie de la culpabilité. 

Il faut plus d’argent pour combattre le vice et plus d’argent pour ceux qui entourent les victimes.  Alors il faut bien confondre ce qui est naturel et le vice pour mieux l’exploiter. 

Puisque tout le monde est sexué, plus on arrivera à maintenir honte et culpabilité vis-à-vis notre nature profonde réelle, plus on pourra développer des moyens de se faire de l’argent et d’avoir des emplois payants pour encadrer les peurs qu’on développe.  Pas de peur, pas d’argent.  

Radioactif 170

octobre 16, 2021

Radioactif 170

Le vin de messe.   

Quand j’ai eu pris le goût de boire, j’étais entre dieu et le diable. 

Dans la paroisse St-Luc, comme partout ailleurs,  j’imagine, il y avait des journées consacrées à l’adoration de l’hostie. 

Ayant acquis de l’expérience comme enfant de chœur, je savais où trouver le vin de messe.  Aussi, je me rendais à ces heures d’adoration, toujours seul, et je m’apportais un verre pour goûter au vin de messe. 

Mes discussions avec Dieu étaient d’abord assez silencieuses, mais au fur et à mesure que le temps passait, elles s’envenimaient.  Je n’ai jamais autant parlé dans la face du bon Dieu. 

Tout commençait en silence et se terminait dans des répliques à haute voix.  J’en sortais tout croche, mais affreusement heureux parce qu’on s’était dit les choses sans se cacher la vérité.  J’ai toujours aimé prier de cette façon.  Et aussi bizarre que ça puisse paraître, ça toujours fait partie de ma vie. 

Au début, je demandais au diable de bien vouloir réaliser mes vœux sexuels, puis, la peur me ramenait à Dieu jusqu’au jour où j’ai compris que si le plus important sur terre c’est l’amour.  

Dieu n’est pas aussi bête que les hommes et n’exige pas que cet amour soit dans un but strict de procréation. Je pouvais ainsi lui demander ses faveurs pour jouir un peu de la vie à travers la beauté de la jeunesse. Ma pédérastie a ainsi commencé à avoir un sens plus mystique…vivre plus heureux, en acceptant sa condition de pécheur.

Dieu a toujours été une forme de jouissance intérieure, un accès privilégié.

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Radioactif 169

octobre 15, 2021

Radioactif  169

29 Septembre 2007

Le pouce 1. 

On peut croire que la paranoïa des adultes vis-à-vis la sexualité nous laisse carrément indifférents quand on est petit. 

Quand j’ai commencé à faire du pouce entre Barnston et Coaticook, il n’y avait pas de danger  puisque presque tous ceux qui y passaient nous connaissaient. Normal, papa avait le magasin général de Barnston.  Papa a tenu le magasin de Barnston durant des décennies. 

J’avais pourtant assez peur avec ces histoires d’adultes prédateurs que j’enfilais une grosse roche dans mes poches, au cas où j’aurais à me défendre d’un danger quelconque. 

Une fois, persuadé que j’en aurais plus besoin, je l’ai simplement dit au bon samaritain qui m’avait embarqué.  La réponse fut catégorique : il s’arrêta et m’obligea de débarquer. 

Ceux qui ont déjà fait de l’auto-stop savent que l’endroit où tu es est garant de ta chance pour être embarqué. 

Plus tard, quand je demeurais des heures sur le bord de l’autoroute à attendre, je me fâchais et je gueulais après Dieu jusqu’à ce que je m’excuse et que je recommence à jaser avec lui.  Et là, quelqu’un s’arrêtait.  C’étaient tous les mercis intérieurs possibles.  Des voyages prières. 

Ce n’est que plus tard, même si je me trouvais laid, que j’ai compris la fascination qu’un pouceux peut représenter quand son hôte à les doigts longs et rapides ainsi que les lèvres tendres. 

Heureusement, ça ne me faisait plus peur, au contraire, je provoquais souvent juste pour le plaisir de voir comment il s’y prendrait.  Moralement ou autrement, je peux jurer que ça n’a jamais été douloureux puisque je le voulais de tout mon cœur…

29 Septembre 2007

Le pouce 2. 

C’est dommage qu’on ne puisse plus voyager sur le pouce comme avant.  Vols et meurtres ont mis fin à cette pratique géniale. On a  pas toujours besoin d’argent.  J’ai parcouru deux fois le Canada sur le pouce.  Il eut bien quelques bonnes expériences sexuelles, mais la très grande majorité du temps, les gens nous embarquaient pour jaser. 

Une fois, j’ai passé une nuit à discuter politique avec un gars qui a rajouté trois à quatre cent milles à son parcours pour que l’on puisse finir notre discussion.  Quand je suis débarqué, il m’a simplement dit merci de ma patience et de sa surprise devant l’enthousiasme que je manifestais en faveur du Québec. «Pas trop de FLQ », m’a-t-il dit et il me passa sa carte de visite.  C’était un conseiller spécial du premier ministre de la Colombie britannique.   

Le plus beau moment sur le pouce fut quand je suis parti avec un petit gars de 14 ans, Brandon, qui venait de Winnipeg.  J’ai pris le peu d’argent que j’avais pour louer une chambre d’hôtel avec lui parce qu’il faisait trop froid.  C’était la nuit. 

Quand je suis retourné le voir, je l’ai rencontré avec mon copain de voyage qui était un pédéraste béret blanc qui ne s’était pas encore reconverti. 

À mon insu, celui-ci avertit  Brandon d’appeler la police, car je lui avais dit que s’il ne voulait pas venir avec moi, je le kidnapperais.  Une façon de dire qu’il me fascinait. 

Quand Brandon l’entendit,  il rit du calomniateur et me le dit.  J’étais bien fier. car Brandon a juré devant mon compagnon de voyage que jamais il ne prendrait les armes contre le Québec.  On envisageait dans l’Ouest de créer une armée de volontaires pour mettre le Québec à sa place. Brandon refusait cette optique parce qu’il voulait être certain de ne jamais avoir à se battre contre moi. 

Je ne savais pas que je l’avais aussi bien convaincu que je suis un maudit bon gars.  Il était si gentil, si beau, qu’il est mon meilleur souvenir de voyage.

J’avais vu les fesses de Brandon parce qu’il avait mal fermé la porte quand il prit sa douche.  Une merveille. Pour la première fois de ma vie, j’étais estomaqué par la beauté des fesses de quelqu’un. Freud a raison les courbes peuvent être très sexuelles.

Radioactif 168

octobre 13, 2021

Radioactif 168

29 Septembre 2007

Suspendu à l’école.         

Me faire respecter était le seul motif qui, à mon avis, justifiait l’emploi d’une certaine violence.  Être attaqué ou défendre quelqu’un qu’on aime sont des motifs valables. 

S’il faut être ouvert, il ne faut pas non plus sombrer dans le masochisme. 

Je montais les escaliers à l’école quand je fus accroché par l’institutrice – chipie qui exigea que je jette ma gomme. 

Je la regardai avec un petit air qui ne lui plut pas , ajoutant : « tu ne m’enseignes pas, tu n’as pas affaire à moi. » Elle me flanqua une gifle au visage.  Je l’ai soulevé et je lui offert de passer par-dessus la rampe de protection de l’escalier.  Elle a eu la chienne de sa vie. 

De plus, la fameuse lettre cochonne écrite à mon institutrice faisait surface au même moment.  C’était la goutte de trop.  Même si mon père était président de la Commission scolaire de Barnston, (incluant Kingscroft), je fus suspendu. 

Les excuses du curé Laurencelle sur ma façon d’agir n’eurent aucun effet.  J’en ai mangé une bonne.  Je n’ai pas tenté de m’en sauver parce que je considérais l’avoir mérité. 

De plus, mon père était un ancien champion de boxe : la terreur de Magog-est.  C’était du moins la légende quoique j’aie surtout vu des trophées de quilles. 

Mon père n’était pas un batteur d’enfant, mais il y avait des limites qu’il ne fallait pas franchir et avec lesquelles j’étais et je suis encore bien d’accord.    

29 Septembre 2007

Le désarroi.

La principale cause de mon désarroi à mon adolescence fut certainement les échecs de mes relations. 

À son retour, Rénald n’avait plus le même comportement avec moi.  Il feignait l’indifférence. 

Mes premières tentatives de baiser avec les filles me causaient des problèmes dans la famille,  car mon père ne pouvait pas s’imaginer que je sois assez niaiseux pour croire qu’un pauvre baiser soit le geste de l’immoralité totale. 

Pour empirer, les choses, Patrice,  que j’adorais tant, est déménagé à Montréal avec sa famille.  Tout ce que j’avais trouvé pour essayer de récupérer ces déceptions amoureuses, en plus, de ne pas pouvoir me rendre en Europe, se tournaient contre moi.

En plus d’être laid, de ne pas savoir parler aux filles, je me suis mis à avoir peur de l’avenir.  Comment pourrais-je survivre ?  Je ne connaissais aucun métier et je n’en voyais aucun qui me convenait. 

Tout était noir, même si la notion de tout quand t’es jeune n’est pas la même qu’à 60 ans.  Je buvais pour oublier.  Que l’on est malheureux à cet âge !  On s’imagine que ça ne finira jamais. 

On s’imagine qu’on est les seuls à vivre aussi malheureux.  Je me sentais déraciné, méprisé, indigne de vivre. 

Je n’avais encore la sagesse de savoir qu’il suffit d’attendre pour que les choses se tassent d’elles-mêmes.         

Radioactif 166

octobre 12, 2021

Radioactif 166

28 Septembre 2007

Premier amour absolu.   

Si Rénald m’éblouissait par ses histoires sur l’Europe, Patrice me rendait littéralement fou par sa façon de prononcer les mots, la senteur de ses cheveux et ce rire digne de tous les petits princes de la terre. 

En fait, j’ai toujours été en amour absolu avec la beauté

Je vivais mes semaines en fonction des fins de semaine parce qu’alors je n’étais pas que quelques minutes avec lui , mais des journées complètes.  Chaque instant était une nouvelle forme de fascination.  

Je sais que ces frères ont tous deviné comment il m’hypnotisait dès qui m’approchait, mais ils ne se montrèrent jamais jaloux.  Ce fut la première personne de qui je suis tombé assez profondément amoureux assez pour être prêt à vendre mon âme au diable pour l’avoir sur mes épaules.  

À l’école, personne n’interférait entre nous, sauf que vers la fin de l’année, un jeune un peu plus anti-français décida de le frapper.  Par malheur pour lui,  je le vis faire et je lui sautai dessus.  Il regretta amèrement son geste car je l’ai presque étouffé. 

C’est alors qu’une des jeunes filles de ma classe me traita pour la première fois de  » fifi ».  Je n’y comprenais rien, mais à les voir se tordre de rire devant cette réflexion, c’était bien évident que ce n’était pas en ma faveur. 

Une chose fut cependant bien comprise : on ne pouvait pas frapper Patrice sans avoir de mes nouvelles.  C’est peut-être fou d’être aussi amoureux, mais ce fut très souvent mon cas.  Si c’est fou, au moins je suis un fou heureux, ce qui est bien préférable à une vie de frustration.

29 Septembre 2007

Aristote.

Je ne crois pas à l’amour platonique, même si Platon est très persuasif. 

C’est vrai que l’amour grandit avec la tentation inassouvie.  Elle prend une autre forme, une autre signification, mais elle s’éteindra si à un certain moment on ne succombe pas à la tentation.  Le rapport charnel n’est qu’une autre étape vers l’amitié. 

L’amour est un fait exclusif à la relation homme-femme et sa finalité ne peut être autre chose que d’avoir un enfant.  Comme disait Platon, l’amour est un acte de création.  Il rejoint deux personnes qui se complètent pour en former une autre.  Cet autre devient le centre de tes préoccupations et pourtant si tu continues de t’imposer de choisir pour lui quand il est adolescent, tu le tues dans son autonomie en devenir

C’est difficile pour un parent de convenir que son enfant n’est pas sa propriété.  C’est une évolution terrible à franchir que d’apprendre à respecter la liberté d’un être pour lequel tu t’es habitué d’être la référence absolue.  

En ce sens, je trouve que l’ami Aristote a tout à fait raison.  Il y a toutes sortes d’amour, de degrés en amour.  Celui que je trouve le plus profond et le plus durable : c’est l’amitié. 

L’amitié est la forme homosexuelle de l’amour qui peut s’exprimer sans se sentir freiner par cet élan vers une autre personne du même sexe pour avoir nécessairement un enfant.  L’amitié n’a rien de génital. C’est de l’ordre de l’émotif, du sexuel.   La croissance vers la pureté d’intention est son ultime but.  C’est pourquoi il y a si peu de vrais amis dans nos vies.  L’amitié n’a pas d’intérêt…

Radioactif 165

octobre 11, 2021

Radioactif 165

28 Septembre 2007

Féminisme.

Certains croient que je suis contre le féminisme, mais c’est tout le contraire.  Je suis contre le féminisme réactionnaire, les féminounes, qui nous ramènent aux valeurs religieuses essentiellement sexuelles qui présentaient la femme comme le péché ambulant ou un être dégénéré. 

J’ai bien de la misère à comprendre pourquoi les femmes – qui ont toujours été perçues dans les philosophies religieuses comme une pomme de discorde ou de volupté veulent absolument nous faire avaler de force leur haine de la sexualité. 

Il est possible de présenter la féminité comme quelque chose d’aussi formidable que la masculinité.   J’ai rarement vu un homme enceinte ou ne femme qui rêve toutes les nuits à l’ablation des pénis.

Pour arriver à voir le sexe positivement, il faut cesser les guerres contre tout ce qui est ou tout ce qui semble sexué. 

Les jeunes évoluent dans une atmosphère créée par les adultes dans laquelle ils tracent  leur avenir.  Si les adultes deviennent fous à chaque fois qu’ils voient un bout de peau, inutile de croire que les jeunes se sentiront valorisés d’avoir un corps… source de saleté.

Il y a 40 ans, juste voir une forme ronde ou pointue donnait des haut-le-cœur chez tous ces esprits bornés qui faisaient aussi campagne contre tout ce qui était étranger, les alliés de Satan.

C’est noble de vouloir inscrire l’égalité homme- femme dans la Constitution du Québec , mais encore faut-il pour cela que le Québec ait une constitution et soit un pays.

Radioactif

octobre 10, 2021

Radioactif  164

28 Septembre 2007

Janou Saint-Denis.          

En poésie, Janou St-Denis laissait s’exprimer toutes les tendances. 

C’était un vrai héros de la liberté de parole qui aurait été méprisée par les poètes de droite et de gauche intégristes. 

Elle disait que tuer la poésie, c’est tuer la race humaine. 

J’ajouterais tuer une façon de penser, c’est créer un futur génocide culturel. 

Quand les hommes seront évolués, tu auras le droit absolu de penser, de dire, de faire tout ce que tu veux en autant que tu ne sois pas violent et que tu n’empêches pas les autres d’être différents et de vivre leurs différences, tout en sachant te faire respecter. 

Le paradis terrestre néo-rhino est la seule équipe politique sérieuse. 

Je me souviens aussi du Baron Philippe et de sa petite amie qui préconisaient le féminisme, lui, vêtu en femme.  Ils sont morts tous les deux dans un accident de voiture. 

À cette époque, c’était le vrai féminisme, pas une vision rétrograde de la femme pécheresse avec ou sans voile intégral. 

L’égalité de l’homme et de la femme, n’est pas qu’une simple question à l’effet qu’il y ait toujours un nombre égal d’hommes et de femmes,  mais la fierté de son sexe, en se reconnaissant égale à l’autre, avec une vocation différente, c’est-à-dire un animal humain. 

L’individu est beau s’il est authentique.

Radioactif 163

octobre 9, 2021

Radioactif 163

28 Septembre 2007

La vie quotidienne.          

Si dans mes souvenirs le mauvais côté des choses semble l’emporter de manière à ce que je puisse passer pour un petit voyou, la vie quotidienne était toute autre.

On se rappelle plus facilement les mauvais coups.  Peut-être parce qu’on les regrette plus longtemps ?  Dans l’ensemble, j’étais un étudiant comme les autres, même assez doué.  J’aimais beaucoup l’avis des autres. 

M. Robert Breault me conseilla de passer la Tribune à Barnston.  Ce travail de camelot me permettrait de me ramasser de l’argent et de peut-être m’ouvrir un peu plus l’esprit sur l’avenir.  Ce que je fis avec empressement, laissant de côté le travail d’enfant de chœur. 

Je n’avais pas beaucoup de temps à moi, car, en plus de l’école, il fallait voyager  d’une place à l’autre (Barnston-Kingscroft, puis, Barnston-Coaticook).  Même si c’était peu éloigné, il me semble que ça prenait une éternité. 

Nous avions aussi toujours une tonne de devoirs et de leçons.  J’étudiais peu et j’avais toujours de bons résultats, sauf que j’avais bien de la difficulté à apprendre les choses par cœur.  Je devais comprendre. 

Ce fut l’époque où j’ai écrit ce que j’appelais Mes réflexions. C’était un cahier dans lequel je parlais de toutes sortes de choses.  J’avais même voulu inventer une nouvelle poésie, basée sur l’intonation et la musicalité.  Une invention qui n’a rien révolutionné. 

J’admire les inventeurs.  Eux, ils apportent vraiment quelque chose à l’humanité.  Quel est le rôle d’un individu ?  Vivre.

9 octobre 2021

Rendu à la presque toute fin de ma vie, je suis ravi d’avoir passé à travers, même si elle fut parfois difficile à avaler, surtout ce sentiment d’être un « rejet » total et absolu, tout simplement parce que j’ai osé dire tout haut que j’aime les garçons, donc, que je suis pédéraste et non, un pédophile.

J’ai eu une très belle vie et même si j’écris contre les religions, je remercie Dieu de m’avoir permis de vivre une expérience aussi variée. Je me sens presqu’un autiste, mais comme Édith Piaf, non, je ne regrette rien. J’ai connu l’essentiel, l’amour-passion,  la paternité, le journalisme, enseigner.  

Même si aujourd’hui, je considère que j’étais trop égoïste pour faire un père parfait.  Je dois admettre que cela m’a aidé à faire la nuance entre l’idéal et la réalité. Cette expérience m’a aussi permis de savoir que l’inconscient peut créer une discussion entre ton fils mort par suicide et toi et te paraitre tellement vraie que cela devient le signe que l’amour entre vous deux était extrêmement profond. Cet amour m’a aussi enseigné que le sexe n‘est pas de l’amour

J’écrirais mille fois par jour que je suis totalement contre la pédophilie, les gens continueraient de me voir comme un pédophile parce que notre système ne veut pas faire la différence entre les deux orientations. Les pédophiles aiment les jeunes filles et garçons de moins de 10 ans, ce sont surtout des hétérosexuels qui le sont, alors que les pédérastes n’aiment que les garçons entre 10 et 18 ans généralement plus près du 18 que du 10ans.

Ma vie aurait été totalement différente si j’avais fait le compromis de ne pas en parler dans mes écrits. Tout se serait vendu et j’aurais cessé de me présenter comme le marginal des marginaux comme m’appelait Gilbert Langevin qui était un mâle alpha, un indien intégré qui poignait auprès des femmes.

Comme je l’ai lu récemment, il y a deux réalités pour connaître un homme. Ce qu’il est et ce qu’il a fait.

La seule chose qui me « saigne » est que l’on n’a pas su utiliser ce que je suis. Cette inutilité sociale depuis 1996 me chagrine.

La société en continuant de croire que le sexe est un péché crée les pires discriminations et se prive du talent de celui qu’elle condamne au rejet. Cette prétention au péché me semble être le pire des sacrilèges. Dieu ne peut pas être un tel salaud.

 L’enseignement m’a permis d’être fier d’exister et m’a appris comme me la dit Constance, dans un rêve après sa mort, ce que tu fais pour les autres est le chemin du bonheur.

L’enseignement me rend fier d’avoir existé parce que cela était utile à la société.  

Je considère avoir échoué en amour parce que tous les garçons dont  j’ai été follement amoureux ont mal fini leur vie. Est-ce qu’il en aurait été autrement pour eux si je n’avais pas existé ?

Ne sommes-nous pas, tous, un peu hypocrite quand on se juge soi-même ?

Radioactif 16

octobre 8, 2021

Zzz Radioactif  162

28 Septembre 2007

Être écrivain.          

J’ai commencé à 14 ans à vouloir être un écrivain. 

J’avais vu un film sur Mandrin et je voulais rétablir sa réputation.  Il était inacceptable qu’un bandit qui vole pour aider les pauvres soit exécuté.  Le noble bandit est un thème qu’on retrouve souvent dans la littérature française puisque Mandrin a bel et bien existé à Grenoble, en France. 

J’ai commencé à écrire en croyant apporter un point de vue exclusif et très important pour la libération du Québec.  Je me suis même fait croire d’avoir déjà joué un rôle dans notre développement. 

Quand je lis les sondages sur la pédophilie, je me rends compte que les gens d’aujourd’hui sont aussi pris dans leurs préjugés qu’il y a 40 ans.  Un Québec de droite, c’est un retour en arrière. 

À remarquer que les femmes sont encore plus jansénistes que les hommes et que la très grande majorité ne font pas confiance aux jeunes.

Radioactif 161

octobre 7, 2021

Radioactif 161

28 Septembre 2007

Écriture.

J’ai toujours eu un petit côté tête enflée qui a développé  en moi l’idée qu’un jour,  je pourrai être un écrivain. 

La vie se chargea de me rappeler qu’il en est rien.  On ne peut pas défendre la pédérastie dans une société dominée par les féminounes qui rêvent 24 heures sur 24, à la castration de tous les mâles et l’élimination même, si c’était possible, de l’existence de la sexualité. 

Le Québec se conduit à cet égard comme les pays en voie de développement qui n’ont accès à aucune éducation. 

Maintenir la peur de la sexualité est une industrie très payante. 

C’est drôle que dans L’homo-vicièr, Ester, symbole du féminisme, précède l’indépendance du Québec.  De toute façon, plus je vieillis, moins je trouve important d’être reconnu un jour. 

La jalousie en littérature est ce qu’est l’hypocrisie en politique.  Elle tient presque toute la place à cause des gros  » égos « . 

Aussi,  je ne tiens plus nécessairement à être une étoile de la pensée parce que nos étoiles sont les porte-paroles de ceux qui nous exploitent.  Morale=profit. 

Je livre mes expériences, sans but, ni prétention, pour m’amuser.  Si elles servent à quelqu’un, tant mieux. 

Dans 30 ans d’ici, on comprendra peut-être qu’il est préférable de combattre le surplus de population par l’homosexualité que par les génocides.  La terre a ses limites et nous les dépasserons bientôt. 

Aujourd’hui, il n’y a plus d’idéal.  Il reste quelques vrais combats : éliminer la violence ; la peur, la misère et apprendre à respecter la nature.  On est loin du compte… Et, si on est réaliste, c’est peine perdue. 

Radioactif 160

octobre 6, 2021

Radioactif 160

27 Septembre 2007

Kingscroft.

Quand je suis arrivé à Kingscroft, il y avait plusieurs clans.

Le camp de l’endroit dominait tous ceux qui n’étaient pas de leur village.  L’un d’eux s’amusait à frapper sans cesse un des nouveaux : un petit français. 

Fasciné par sa voix, terrorisé de le voir pleurer,  j’ai offert  aux gros bras de Kingscroft de me battre avec celui de leur choix. Si je gagnais, on ficherait la paix au petit.  Le combat eut lieu.  J’étais une vraie fureur. 

Vainqueur, je me suis ensuite promené avec le petit sur mes épaules.  Il avait une telle façon de dire mon nom que je venais dans mes culottes juste à l’entendre.  Je suis devenu amoureux fou de ce petit et j’ai commencé à fréquenter sa famille assez nombreuse d’ailleurs.  Ce fut la fin des combats jusqu’au printemps prochain. 

Là, je me suis battu à nouveau parce qu’un gars avait recommencé à harceler Patrice. Je l’ai presque étouffé. Je n’ai jamais été aussi fou de rage.

Il faut dire qu’une des filles de la classe avait commencé à me traiter de tapette parce que j’étais toujours avec Patrice.

Son père étant athée, inutile de dire que ça me plaça encore plus dans la peau du contrevenant.  Au jour de l’An, mon grand-père Gauthier me souhaita, les larmes aux yeux, de mieux choisir mes amis.  Encore des problèmes parce que j’aime les étrangers.

Les religions qui doivent nous apprendre à nous aimer arrivent à nous diviser et à nous haïr, si on ne se conforme pas à leurs délires.

6 octobre 2021

Cette aventure est au centre d’une de mes nouvelles littéraires « L’art de créer un monstre » chez l’Arc-en-ciel littéraire, page 109, sous le nom de Pierre Patrice.

Pourquoi un pseudo?  Simplement parce que je venais d’être accusé d’avoir eu une relation sexuelle avec un cousin, 25 ans auparavant. La débilité est le propre de la justice quand il est question de sexe.

D’ailleurs, ce qui s’était alors passé était légal quand cela s’est produit parce qu’il avait 15 ans et que l’âge de consentement était de 14 ans. Les fascistes de Harper n’étaient pas encore au pouvoir et les féminounes n’avaient pas encore un procès journalier pour maintenir la mauvaise réputation du sexe dans les bulletins d’informations.

On ne fait aucune nuance. Violence ou pas violence, consentement ou sans consentement. On est encore accroché au prétendu plaisir de la chair, un  péché mortel.

Ce qui n’a pas empêché des milliers de prêtres à voir des rapports sexuels avec des centaines de milliers de personnes. Par ailleurs, on ne me fera jamais croire que sur ce nombre incroyable de participants, il n’y en a pas eu qui ont su apprécier les plaisir de jouir. Le point G est facile à trouver pour un gars.  Remarque que recevoir quelques milliers de dollars, ça permet d’avoir une meilleure vieillesse.

Aussi, les autres écrivains refusaient dorénavant que mon nom figure près de leurs noms comme si le fait d’être dans un même livre voulait dire que tu partages entièrement ce que les autres écrivent. Ce à quoi je répondais : que je n’écris pas avec mon pénis. Qu’est-ce que ma vie privée sexuelle vient faire dans mes écrits? Je raconte ma vie en espérant améliorer la tolérance et la connaissance d’un phénomène marginal.

Patrice et Réjean furent les plus pures, les plus chastes et les plus fascinantes histoires d’amour que j’ai vécues.

Loin d’être en enfer, j’étais au ciel avec mon petit séraphin, remerciant Dieu d’avoir créé un aussi beau garçon. Et, je vous jure qu’ils n’étaient pas malheureux de me connaître. Fort probablement grâce au fait que je ne peux envisage un amour qui ne soit pas consenti et apprécié par ceux qui le vivent. L’amour ne peut pas être une prison. Quoiqu’on puisse être un dépendant affectif. Le lien entre le bien et le mal est si ténu.

Le racisme.

octobre 5, 2021

Racisme systémique.

On se rappelle que les anglophones du Québec avaient inventé l’idée de « partitionniste » pour combattre l’indépendance du Québec.

Cette fois, ils ont inventé le concept de « racisme systémique » pour combattre la loi 21 et la loi 96, en faisant semblant de défendre les autochtones contre le Québec, cet état raciste et xénophobe.

Tout le monde s’entend qu’il y a du racisme au Québec comme ailleurs, mais on ne peut pas dire que nos institutions cherchent à créer du racisme. Ils le savent, mais cette idée et leur hypocrisie permettent  d’essayer de dévaloriser le premier ministre Legault, le faisant passer pour un sans-cœur.

En fait, le racisme systémique est une réalité fédéraste. Le Canada aime être le miroir déformant et accuser les autres de ses pires défauts. L’ambigüité du terme permet au plus fédéraliste  de diviser le monde et d’entretenir  un faux problème. L’essentiel est, et n’y a que ça : travailler tous ensemble contre le racisme. Faire une chicane sémantique nous oblige de parler dans le vide plutôt que de faire face au problème. Le mot systémique sert à diviser plutôt qu’à faire prendre conscience de l’existence du racisme.

Pour comprendre pourquoi ce thème divise tellement, il faut se rappeler de l’époque de René Lévesque puisqu’il a été le premier à nous parler de la réalité autochtone.

René Lévesque s’est aperçu que l’indépendance du Québec ne pourra pas se faire tant et aussi longtemps que le Québec n’aura pas établi un rapport d’égal à égal avec les autochtones. Il s’est aussi rendu compte que le fédéral se servait des argents versés chez les autochtones pour imposer l’anglais.

Ce fut le début de la lutte entre le fédéral et le Québec pour avoir les autochtones de leur côté. On déforme aussi  l’histoire pour oublier que les français ont toujours eu une meilleure relation avec les autochtones.

Nos journalistes manquent de perspective historique quand ils posent en meute la question du racisme et du racisme systémique. Ce faisant ils jouent un jeu comme si l’incantation « racisme systémique » changeait quoique ce soit dans la situation réelle, sinon nous diviser.

Radioactif 159

octobre 5, 2021

Radioactif 159

27 Septembre 2007

Lettre cochonne.  

Parmi les événements les plus négatifs de mon adolescence : les plus vieux de mon école primaire devaient dorénavant se rendre en classe par autobus à Kingscroft.  C’était encore une plus petite école que celle de Barnston, mais dorénavant,  il y avait des clans. 

Mon institutrice, Pauline, avait seulement une vingtaine d’années et me racontait ses flirts avec son amant qui faisait de la course de chevaux. 

Bien évidemment, mes connaissances sur la petite nature avaient pris du galon au cours de cette dixième année d’école.  Je lui ai écrit une lettre en anglais pour l’inviter à partager le lit de l’appartement mis à la disposition du corps enseignant. 

Une lettre on ne peut plus cochonne, m’a-t-on dit, car le président du Comité du NON de ce secteur au référendum de 1980, était jadis commissaire d’école.

« Je ne comprends pas qu’un gars qui possède aussi bien l’anglais puisse être séparatiste », m’avait-il confié. 

Le curé de ma paroisse s’en est mêlé affirmant que j’étais une Volkswagen avec un moteur de Cadillac.  Je fus suspendu de l’école.

27 Septembre 2007

Crise d’adolescence.      

Le vide à l’âme adolescent est un phénomène en soi
. C’est comme si tu n’arrivais pas à être satisfait de toi, à être ce que tu veux être.  T’aimerais que tout le monde t’aime, mais au moindre regard suspect,  tu t’imagines que la terre entière t’en veut.  Tu n’es jamais pleinement satisfait de ce que tu es. 

Pourtant, très souvent,  t’es un individu intéressant, sinon fascinant.  Un jour, en plein hiver, en pleine tempête, j’ai succombé à une de ces crises.  Je suis parti de Barnston, à pied, peu vêtu, pour me rendre à Coaticook., en pleine tempête de neige.  Je ne voulais plus demeurer chez-moi et je voulais dorénavant habiter chez le Vieux- Curé. 

C’est d’ailleurs lui qui informa mes parents de l’endroit où je me trouvais après être venu me chercher en voiture, à la demande de mes parents.  Après négociations, je suis retourné chez-moi. 

Je ne rappelle même pas des motifs de ma mauvaise humeur, mais d’avoir été bien en maudit parce que papa n’avait rien trouvé à me dire, sauf de ne plus recommencer ça, sur un ton sans équivoque.  

À cette âge, j’étais assez narcissique que je ne me rendais même pas compte des inquiétudes de mes parents devant un ado révolté sans trop savoir pourquoi.  C’est comme si je m’étais dit que ça ne me faisait rien parce que je croyais qu’ils m’haïssaient.  Une réalité qui n’existait que dans ma petite tête. 

Radioactif 158

octobre 4, 2021

Radioactif  158

26 Septembre 2007

L’homosexualité.

Un malheur n’arrive pas seul.  Non seulement je ne savais pas parler aux femmes, mais je découvrais avec stupeur dans les livres qu’il existait une maladie mentale nommée homosexualité. 

Je ne savais pas encore que les vrais fous étaient ceux qui prétendaient que l’homosexualité est une maladie. 

Il était de plus évident que l’homosexualité expliquait mon comportement.  Je savais que ce n’était pas monnaie courante qu’un garçon soit fasciné par les pénis, mais de là à prétendre que c’était une maladie, c’est une autre paire de manche. 

D’autant plus que l’homosexualité ne me collait pas complètement à la peau puisque mon sport favori était de me passer un poignet. 

Je n’avais pas compris auparavant parce que nos chastes grands gueules utilisaient un tout autre vocabulaire, prétendant que nos mots étaient trop vulgaires ou trop sales. 

J’avais eu le temps d’en prendre goût et je n’étais pas encore assez sénile pour croire qu’un attouchement sexuel ça fait mal. 

Les religions, ayant toujours été les juges de la sexualité, nous étions tous des cochons avant même d’y avoir consenti.  Une pensée suffisait pour nous envoyer chez le diable.  Je voulais tellement me débarrasser de ce vice que j’espérais rien de moins qu’un miracle.

26 Septembre 2007

Fierté pour mon père.     

Je me suis mis à boire à cause de ce que l’on nous faisait croire. Ça me rendait absolument malheureux. 

Pourtant, ce n’était pas l’exemple de tempérance qui manquait.  Mon père, Émile, qui aimait savourer une bière fut plus de 20 ans Lacordaire pour nous montrer comment agir.  Si ce n’est pas un homme responsable, je me demande quand tu en deviens un. 

Papa est arrivé un soir, une caisse de bières à la main.  Il ne voulait pas qu’on se tue dans un accident d’automobile à cause de la boisson et  pour ce faire il trouvait préférable qu’on boive à la maison plutôt que d’aller s’enivrer ailleurs. 

J’ai depuis une véritable admiration pour la sagesse de mon père.  Pas étonnant que pour lui le Québec ne pouvait pas s’améliorer sans l’éducation.  Papa disait  «je ne peux pas vous donner d’argent, mais je vous aurez fourni l’instruction. C’est à vous d’apprendre à vous en servir».


26 Septembre 2007

Maudite boisson ! 

L’ange déchu est apparu avec l’adolescence. 

À 16 ans, pour ma fête j’écoutais I am just a lonely boy et je croyais que je ne m’en sortirais jamais. 

Les filles ne voulaient rien savoir de ma carcasse et boire me rendait encore plus majestueusement malheureux.  Je buvais comme un trou.  Un sale ivrogne. 

Par exemple, mon père avait décidé de me punir et m’avait confiné dans ma chambre. Sachant où il gardait son brandy pour son coeur (il est mort d’une crise cardiaque) je me suis allégrement servi.  À son retour, j’étais tellement saoul que j’étais malade et je suis même tombé en bas de mon lit.  «Ça lui apprendra, le maudit cochon», résuma la réaction de papa. 

Une autre fois, j’ai déboulé l’escalier et tombé en bas d’une chaise.  Je buvais pour me tuer.  Un jour, maman exaspérée me gifla.  Ce fut comme frapper dans un oreiller de plumes.  Je m’en amusais. 

Le pire, j’ai fait mes promesses pour devenir Lacordaire alors que j’avais de la difficulté à me tenir debout.  Mon point de vue : mes promesses étaient pour l’avenir et non le présent. 

Boire fut le pire défaut que j’ai eu dans ma vie.

Radioactif 157

octobre 3, 2021

Radioactif 157

26 Septembre 2007

L’Europe.    

Quand le Vieux-Curé me proposa d’aller avec lui en Europe, c’était le miracle attendu.  Il payait pour tout.  Je n’avais qu’à préparer le voyage et apprendre les autres langues assez bien pour nous débrouiller.

Enfin, j’aillais me rendre à Lourdes et Marie me sauverait de ma fréquence très élevée de masturbations.  Ce serait comme dans les histoires qu’on me racontait plus tôt.  Je redeviendrais le petit pur d’antan. 

J’ai vite compris qu’en Europe le titre fait la réponse.  Aussi, aie-je ajouté  « Maître » à mon nom quand j’écrivais pour avoir des renseignements.        

J’étais loin de me douter qu’un jour je porterais effectivement ce titre, mais dans le sens d’avoir une maîtrise et non d’être avocat. 

Les informations arrivaient à la tonne.  Le Vieux-Curé était très fier de moi et je savais l’apprécier. 

Malheureusement, quand vint le temps de partir, mon père s’y opposa parce qu’il n’avait pas l’argent pour m’acheter un habit neuf.  Ce fut la pire déception de ma vie d’ado. 

Un midi, je le traitai devant tout le monde de « séraphin ».  Et, mon père ne fit rien. 

Quand les autres lui demandèrent  pourquoi il m’était permis d’agir ainsi, il répliqua : « C’est mieux que ça éclate maintenant.  Il ne fait qu’empiler ses émotions ».  Il avait raison. 

J’ai essayé de me suicider.  Je suis resté chez moi et j’ai dévoré les cartes postales que le vieux curé m’envoyait.  L’Europe, c’est un  continent merveilleux que je ne pouvais pas admirer à cause de l’argent. 

03 octobre 2021

Mon expérience dans la vie m’apprend que les restrictions sexuelles et l’idée de péché quand on est nu ou que l’on se touche ou que l’on partage le plaisir avec un ami sont une invasion de la vie privée criminelle.

C’est une méthode « systémique » pour te faire croire que tu es un rien, un salaud, un pas bon juste parce que ta libido commence à se faire sentir avec l’adolescence.

C’est une méthode « systémique » créant particulièrement les barrières entre les religions, entre les blancs et les noirs, entre les jeunes et les adultes.

C’est le mensonge qui te permet de te croire supérieur à ces pécheurs qui iront en enfer.

En nous faisant, croire dès notre enfance,  que le sexe est interdit et constitue ce qui fait de toi un pervers,  le système créée en nous une forme de dépréciation de sa personne, un complexe d’infériorité qui a de bien pires conséquences qu’en ayant partagé quelques jeux sexuels.

La culpabilité et la honte d’être sexué est ce qui mène les extrêmes droite et de gauche. La morale religieuse plane comme un nuage au-dessus des lois et nous précipite dans les tempêtes de culpabilisation puisque bien des individus ne se mêlent pas de leurs affaires. La morale religieuse est amplifiée grâce à la bourgeoisie.

Le scrupule est simplement avoir un « Surmoi » disproportionné.  Des parents ou des adultes qui ont réussi à te faire avoir une peur affreuse de tout ce qui touche à la vie sexuelle. Un sentiment qui est souvent renforcé par la haine de son propre corps.

Donc, c’est le scrupuleux qui est le plus déséquilibré des êtres humains puisque le sexe devient son obsession et que plutôt que de tirer du plaisir d’un plaisir, les scrupuleux y trouvent raison de se culpabiliser et de dénoncer tout ce qui bouge autour d’eux.

Dénoncer équivaut à aller à la confession te faisant croire que ce geste te permet de mieux te sentir dans ta peau.

Radioactif 156

octobre 2, 2021

Radioactif  156

25 Septembre 2007

Retour de Renald.

J’attendais avec frénésie toutes les lettres de Rénald. Il était le centre de mes préoccupations.  Les jours étaient longs sans lui.  Et, il revint. 

Je n’existais quasiment plus.  Il avait son auto. On aurait dit qu’il avait tellement vieilli dans l’Ouest que je n’étais plus qu’un ti-cul qu’il ne tenait plus à connaître.  J’étais foncièrement déçu. 

Un soir, je m’aperçus qu’avec Jack,  il m’observait me masturber parce que je n’avais pas totalement descendu le rideau de la chambre de bain.  Le lendemain, je vérifiai si mes appréhensions étaient fondées.  C’était possible.

Dans nos discussions au cours desquelles j’essayais de trouver pourquoi je ressentais de plus en plus un vide à l’âme, Jack m’avoua que je devais agir plus comme un homme si je voulais retrouver le bonheur. Il m’offrit ce qu’il appelait une drogue et qui devait venir à bout de toutes mes inhibitions, me permettant ainsi de retrouver la confiance en moi . 

Croyant que cette potion magique me permettrait de revivre heureux, je me suis mis à voler pour en obtenir.  En fait, ce mélange bizarre qui n’avait aucun effet était confectionné par Jack. 

Pour quelques mois, la vie fut un calvaire, car en plus, ma curiosité intellectuelle m’avait permis de trouver des livres où je commençais à comprendre que je n’étais peut-être pas si anormal que ça.

25 Septembre 2007

Amours meurtris.  

Comme à peu près tous les adolescents, le début de mon adolescence fut teinté par les premières peines d’amour. 

Mon expérience des baisers semaient un doute quant à ma pureté.  Avec le besoin de recommencer je me sentais poursuivi par le mal.  Imaginez quand j’ai découvert que se masturber faisait intégralement parti du péché de la chair. 

De plus, même les garçons, mes meilleurs amis, semblaient ne plus me percevoir comme un être intéressant.  Le pire, quand il y avait des soirées de danse, j’étais toujours mis de côté, ce qui arrivait à mon avis parce que j’étais laid.  Ce fut le début de ma déconstruction

Comment plaire aux filles ?  C’était ce que tout le monde devait faire.  Heureusement, Fern, l’ami de ma sœur aînée, arriva d’Europe avec une connaissance extraordinaire du rock.  J’avais les jambes comme des «deux par quatre».  Il m’a fallu bien du temps, des heures et des heures pour devenir un bon danseur. 

D’ailleurs, je le dois spécialement à ma cousine Concon (Constance Langlois) qui, elle, prenait plaisir à danser avec moi.  Mais, les autres filles m’ignoraient ou pire m’envoyaient promener dès que je les invitais à danser. 

Pour oublier le mal intérieur que ça créait, j’ai commencé à boire.  J’ai beaucoup bu pour oublier les filles. Oublier la catastrophe d’être laid.   Je dois avouer qu’aujourd’hui je regrette bien plus d’avoir pris l’habitude de boire que d’être amourajeux. 

Radioactif 155

octobre 1, 2021

Radioactif 155

24 Septembre 2007

Mon grand-père.   

Un soir, on apprit avec stupeur que mon grand-père, Eugène Gauthier était mort , près des toilettes chez-lui. 

Il a d’ailleurs été exposé quelques jours dans son salon.

Mon grand-père était un drôle de phénomène.  Parfois, il était malin en tabarouette, mais quand il riait c’était jusqu’aux larmes. 

Je me rappellerai toujours quand il écouta La partie de plotte du Père Gédéon.  C’est le monologue le plus drôle que j’ai entendu.  Tout était à double sens. 

Bizarre que Doris Lussier nous faisait ensuite la morale.  On dirait que la morale est directement proportionnelle à la peur.  Jusqu’à 13-14 ans, il n’y avait que la religion.  Confessions sur confessions.  Je ne savais même plus que dire, mais il nous fallait y aller. 

Je dois avouer que plus tard c’est ma possibilité de me confesser avant chaque messe le matin qui m’a permis de ne pas sombrer dans la peur absolue du péché et c’est aussi probablement la raison pour laquelle les péchés d’impureté furent toujours pour moi qu’une façon d’exprimer son intérêt pour un autre. 

Malgré cela, je me haïssais parce que je ne vivais pas la chasteté que l’on nous enseignait.  Aujourd’hui, je crois que la chasteté est contre-nature.   Et, la peur de la sexualité, de la pure paranoïa.  

25 Septembre 2007

Le tabou sexuel.   

C’est très difficile de se rappeler exactement ce qui a pu provoquer une telle haine intérieure de moi-même, devenu jeune homme, mais je crois fortement que la débilité mentale de notre société face à la sexualité est la principale cause.  

Ce sont les bigots qui ont un vrai problème à travers leur perception maladive du corps.  L’enseignement religieux de la sexualité est non seulement le maintien du tabou, mais un lavage du cerveau, pire un viol de la conscience individuelle. 

Non seulement le tabou permet de ne pas parler du sujet, mais on ne pouvait même pas trouver un texte objectif sur la sexualité.  Même les médecins étaient prisonniers de l’engrenage religieux. 

Si tu crois au départ que le corps est mauvais tu ne peux pas faire autrement qu’être un scrupuleux, un être déchiré, qui se prend pour un autre par sa croyance, et qui en veut à tout le monde d’être sexué. 

Imaginez que nos bons médecins disaient de l’homosexualité.

À cette époque, on avait déjà les «mangeux de balustre » qui criait à la pornographie à la simple vue d’un corps nu. 

Pourquoi cette conception maladive (paranoïaque et parfois schizoïde) de la sexualité existe-t-elle encore?  L’homme est-il capable d’évoluer émotivement?  Il est impossible d’échapper à sa sexualité. Ou elle créera le capitalisme par sublimation ou la violence chez les fanatiques religieux. 

La réconciliation

septembre 30, 2021

La réconciliation.

En ce jour de réconciliation avec les Premières Nations, je ne peux passer sous silence Louis Riel et les Métis de Batoche qui sont morts pour défendre leur territoire contre le passade des chemins de fer imposés par le gouvernement fédéral.

Ça me rappelle aussi  Jean Ferguson, un Micmac, super fier d’être un auteur francophone. Jean a écrit de nombreux romans et de la poésie dont le livre « J’ai mal à ma langue », en défense de la langue française.

En plus, de l’abolition de la loi sur les Indiens, nous recommandions alors que chaque communauté autochtone puisse avoir une ou des écoles leur permettant d’enseigner leur langue commune.

J’ai toujours eu une forme de vénération envers ces premiers résidents d’Amérique et pour moi quand je parle des Indiens, ce n’est pas du mépris que je ressens, mais au contraire beaucoup d’amour et une saine colère de constater comment ils souffrent encore souvent de racisme. Un racisme qui est bien pire que de les appeler Indiens.

Radioactif 154

septembre 30, 2021

Radioactif  154

24 Septembre 2007

Esprit charitable.  

Ce qui me plaisait le plus à Barnston, c’était la charité entre les paroissiens quand quelqu’un avait des problèmes. 

Un soir, la grange chez les Gosselin est passée au feu.  Plusieurs personnes ont essayé de sauver la grange.  Heureusement, la maison fut épargnée.  J’aimais cet esprit d’entraide.  Pour moi, c’était ça la vraie religion. 

D’ailleurs, quand je fus journaliste, je suis presque devenu un spécialiste des campagnes d’aide aux sinistrés. À cette époque, la radio et parfois même la télévision m’aidaient à mener mes campagnes. 

Aujourd’hui, par économie, l’actualité est puisée dans les Palais de justice. Pas de grandes dépenses et ça anime l’esprit pervers de ceux et celles qui ont besoin de manger leur prochain dans leur mesquinerie.  Comme on tuait des gens dans l’arène romaine.  

Une fois la réputation ternie,  la vie d’un individu est détruite. 

Sous prétexte du droit du public à l’information, les média écrasent et salissent tout le monde.  Quand on en est rendu à organiser des discours sur la nécessité de dénoncer, ça ne vaut vraiment pas grand-chose. 

Plutôt que de nous entretenir sur ces conneries, les média seraient mieux d’essayer de nous faire réfléchir, mais ça ne paie pas. 

Un jour, à une soirée de la Société Saint-Jean-Baptiste à Montréal, je m’étais engueulé avec M. Pierre Péladeau sur le rôle de l’information. 

Pour lui, information voulait dire lecteurs, lecteurs voulaient dire annonces et annonces voulaient dire $.  Quand on lit le Journal de Montréal, on voit que ça n’a pas changé.   M. Pierre Péladeau était indépendantiste quand c’était plus payant et il devenait président de commission fédérale quand le fédéralisme était rentable. 

Pas étonnant qu’un attouchement sexuel soit pire que Norbourg ou les meurtres pour envahir l’Irak. 

Radioactif 153

septembre 29, 2021

Radioactif 153

23 Septembre 2007

Hypocrisie politique.       

Nous vivons sous le règne politique de l’hypocrisie. 

Par exemple, au provincial, on a essayé de nous faire croire que le cas du Mont Orford était réglé.  Connerie !  On va s’arranger pour que la situation persiste durant deux ans afin de pouvoir reprendre la situation là où elle avait été laissée. 

La première condition pour solutionner le problème, c’est de débarrasser le dossier de ceux qui ont créé le problème. 

Au fédéral, c’est la même chose : Harper fait semblant de nous donner une voix sur le plan international alors qu’en réalité on est encore soumis au fédéral. 

Il nous dit qu’il a réglé le déficit fiscal alors que c’est un règlement temporaire , le temps d’une élection.  Rien n’a bougé depuis. 

C’est la même chose avec la nation.  Qu’est-ce qu’une nation si tu n’as même pas le pouvoir de choisir ta langue et ton immigration ? 

Une chance pour nous qu’il y a les néo-rhino, au moins avec eux on sait qu’on s’amuse, en attendant qu’on allume. 

Je commence à me demander si les Québécois sont masochistes ?  On dirait qu’on aime ça se faire bourrer… par ceux qui nous dirigent. 

29 septembre 2021

L’avenir du français en Amérique se joue actuellement à l’Assemblée nationale avec la loi 96.

Enfin, on peut établir sans se tromper que le fédéral prétend que les Anglophones au Québec forment une minorité parce que ça lui permet d’intervenir au Québec, surtout dans le domaine de l’éducation post-secondaire, alors que l’éducation devrait être un pouvoir exclusif du Québec. Donc, il faudrait éventuellement revoir la Constitution canadienne que l’on n’a jamais signée.

Comme l’a si bien dit M. O’Toole, les Anglophones au Québec ne constituent pas une minorité, mais un prolongement de la majorité anglophone canadienne au Québec.

Cette réalité permet à la prétendue minorité anglophone d’effectuer un travail hypocrite visant, grâce à l’immigration, à l’anglicisation de Montréal. Si les immigrants continuent de se ranger du côté de la minorité anglophone, dans peu de temps, la majorité à Montréal sera anglophone. Ce mouvement sera devenu permanent.et irréversible. L’anglicisation du reste du Québec ne sera qu’une question de temps.

La notion de minorité est au centre de cette opération d’anglicisation  telle que préconisée dans le rapport Durham au Québec.

Au référendum, on s’est servi des francophones hors-Québec pour inciter les Québécois à voter NON, sous prétexte qu’il fallait protéger le français hors-Québec. Or, on lira dans le tome 2, de Un sourire arraché à l’enfer, que le Canada anglais a toujours incité, grâce au pouvoir religieux,  les minorités francophones à se nourrir directement de la francophonie européenne essentiellement pour que le Québec ne puisse pas les  influencer.

La souveraineté culturelle préconiser par Robert Bourassa  n’a même pas été acceptée par le fédéral.

Pourtant la solution linguistique tant pour le Québec que pour le Canada devrait être la suivante. Le français au Québec est sous la juridiction absolue de l’Assemblée nationale du Québec, y impliquant  les institutions fédérales sur le territoire du Québec  alors que la francophonie canadienne est sous la juridiction de la loi des langues officielles du Canada.

Radioactif 152

septembre 28, 2021

Radioactif 152

22 Septembre 2007

La peur.       

Jeune, sauf de fréquents maux de jambes, je n’avais rien à souligner du côté santé.  La seule solution pour des rhumatismes, à part me frotter les jambes avec une crème médicinales, c’était la chaleur ou l’engourdissement à ne plus rien pouvoir sentir.  J’étais mille fois plus collant quand ce besoin de chaleur se faisait sentir.  Ce n’était pas un problème, mais une réalité passagère. 

Par contre, toutes ces histoires de morts qui revenaient à la vie me hantaient.  Je mourais de peur à chaque fois que j’allais chercher de l’huile.  Je manquais de m’évanouir à chaque fois que je servais à la cérémonie pour une funérailles. 

Durant des années, j’ai fait des cauchemars, toujours le même cauchemar. 

J’arrivais sur le parterre des Ouimet à Barnston, tout enthousiaste. Puis, des morts apparaissaient et m’agressaient pour finalement me jeter dans une immense fosse d’où j’étais prisonnier.  Je me réveillais en sueurs et en pleurs. J’avais tellement peur que pour me rassurer je serrais mon partenaire de sommeil avec autant d’ardeur que pour combattre les rhumatismes. 

Il a fallu des années d’horreur, avant que dans un rêve, qui fut le dernier de la série, je réussisse à m’en sortir. 

Si je me rappelle bien dans ce rêve quand je fus libéré les morts sont devenus des vivants. 

C’est pour ça que je trouve criminel que l’on fasse autant peur aux jeunes avec la paranoïa de l’étranger.  Je préfère les écoles où on leur apprend à se défendre sans insister sur le danger.  C’est sûrement possible de leur faire prendre conscience du danger sans les rendre complètement fou avec ça. L’étranger , est un problème auquel je n’ai jamais été confronté.  Donc, une impression à partir de ce que je me rappelle de mon enfance. À force d’en entendre parler, tu finis par y croire et même l’inventer.  

23 Septembre 2007

Le baiser fatal.       

Ce qui devait arriver arriva.  Un jour, lorsqu’on jouait à la cachette, à Magog, je me suis enfilé sous un perron avec une petite fille qui me plaisait joliment. 

La discussion ne s’éternisa pas longtemps et j’en ai profité pour l’embrasser, à multiples reprises,  malgré ses réticences, Ce n’était pas ce que ça goûtait qui en valut la peine, mais le changement de rythme de mon petit coeur qui me faisait sentir soudainement envahi du grand amour.  La félicité ne dura que le  temps de me rendre compte que j’avais eu assez d’audace pour bel et bien l’embrasser. 

J’étais donc un cochon total.  Un pécheur.  Je le regrettais tellement que je lui ai écrit pour lui demander pardon.  Ne comprenant pas pourquoi, j’étais soudainement aussi niais, elle me répondit dans une lettre enflammée qui ne laissait aucune équivoque.  C’était le grand amour.  Mais, c’était aussi ne pas savoir que mon père l’intercepterait, la lirait devant tous à la table et que j’aurais droit à un interrogatoire digne de l’Inquisition à savoir ce que je pouvais avoir fait d’aussi grave pour exiger un tel état de contrition .  Un super vent froid venait d’éteindre la flamme de nos premiers amours. 

J’étais révolté d’avoir été aussi humilié.   

28 septembre 2021

Les enfants de ma génération ont été élevés dans ce monde où il ne fallait jamais poser de questions sur la sexualité et encore moins accepter de vivre une expérience sexuelle, à la cachette, parce que même si on ne comprenait pas pourquoi c’était interdit, on savait que ce l’était.

Accepter de te laisser toucher, et, à moins d’être menteur, c’était bien agréable, faisait de toi automatiquement un pervers. Je me souviens que je ne savais  jamais quoi dire quand j’allais en confession. Il y avait bien d’avoir menti à l’occasion, de m’être fâché et de m’être parfois toucher au zizi. Je me demandais d’ailleurs quand cela devenait un péché, car, tu ne peux quand pas aller pisser sans le toucher.

Évidemment, cette peur du sexe fut transmise à la génération suivante.  Même si on avait plus de prédicateurs pour venir nous damner, il y avait la télévision pour semer la peur de tout étranger à plus de 500 mètres d’un enfant. La débilité parfaite!

Ça n’a pas changé. On continue dans les informations de nous casser les pieds avec leur harcèlement sexuel. La peur du sexe est devenue nos lois et bientôt nous aurons des tribunaux spéciaux pour bien écouter ce que toute personne aura à raconter comme jadis à la confession.

Pourtant, ces cas relèvent davantage des psychologues et sexologues que des tribunaux.  On ajoute les crimes pour rendre la chose plus payante et donner ainsi raison aux femmes qui sont de plus en plus nombreuses et représentent un poids politique.

Ça fait bien l’affaire du système de multiplier les raisons de croire que nous sommes des pécheurs, d’être culpabilisés juste du fait d’être normal, c’est-à-dire des humains, des êtres sexués.

L’éducation des jeunes doit les conduire à l’autonomie et la liberté de conscience non à être des moutons qui croient tout ce qu’on leur raconte.  Juste parler de ce qui se passe en cours permet de maintenir l’idée que le sexe est criminel. Ce qui n’est pas le cas sans violence et avec consentement, Apprendre à vivre responsable, tout simplement.

Un sourire arraché à l’enfer

septembre 28, 2021

Voici le lien pour votre livre sur notre site; https://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=3519448&def=Un+sourire+arrach%c3%a9+%c3%a0+l%27enfer+%3a+Le+journalisme%2c+Tome+1%2cSIMONEAU%2c+JEAN%2c9782924549186.

Radioactif 151

septembre 27, 2021

Radioactif  151

22 Septembre 2007

La vocation 1.        

Ma crise religieuse m’amena souvent à faire mes valises pour devenir prêtre, mais je ne me suis jamais rendu jusqu’à porter la soutane. 

La première fois, l’école Émile Simoneau (St-Luc) de Barnston recevait des frères qui venaient récolter la moisson divine. 

Ainsi , je me suis inscrit à une visite, à Compton . À cet endroit, nous avons subi une foule de tests pour vérifier notre QI.  Je fus invité à rencontrer le responsable qui voulait s’assurer que je n’avais pas triché et qui figeait devant mes résultats.  Un score assez imposant. 

Malheureusement, tout test tombé à l’eau pour des raisons dont je n’ai aucun souvenir.  Puis, ce fut mon entrée chez les Pères St-Paul, des Italiens de Sherbrooke.

22 Septembre 2007

Le pensionnat  2.  

Cette fois, je suis devenu pensionnaire à plein temps.  Je m’ennuyais beaucoup.  Je n’avais pas grand talent dans l’imprimerie et je me sentais plutôt mal à l’aise avec certains prêtres. 

Quant à mon directeur de conscience, il n’y avait aucun doute possible, j’avais la vocation.  Même dans ma façon de me tenir, j’étais déjà consacré. 

Dieu m’a retenu au téléphone jusqu’à ce que la ligne soit entrecoupée d’une information à l’effet que Rénald , mon ami belge inséparable, quittait Barnston, son père étant criblé de dettes.  Ce fut tout un choc. 

J’ai demandé une permission spéciale pour aller le voir avant son départ, au moins pouvoir lui écrire : ninine ! Dieu voulait que je fasse ce sacrifice.  Une abnégation qui dépassait mon seuil de tolérance.  Si je ne pouvais pas avoir cette permission, je n’avais plus qu’une solution possible pour le revoir : me faire chasser de l’institution.

22 Septembre 2007

L’insurrection  3.   

Plutôt que de prier quand on travaillait à la cuisine, je chantais des chansons d’Elvis Presley et j’apprenais aux autres à se déhancher. J’organisai un clan de petits révoltés pour dénoncer l’affreuseté de la nourriture.  Pire, le soir, je surveillais au dortoir pendant que les autres allaient dans la cave vider les frigidaires. 

Un soir, ils revinrent avec tellement de vin qu’ils en furent tous malades et dégueulèrent par les fenêtres, peinturant les bords difficiles d’accès.  Le matin, ça puait à intoxiquer la ville de Sherbrooke. 

Le coup de renvoi fut quand je détruisis le chapeau du père Alfred qui se permettait souvent de nous frapper. 

Les portes du ciel s’ouvrirent et j’ai quitté le paradis terrestre, jouant à la cachette comme mes arrière-grands-parents, Adam et Ève.  

Mon père est venu me chercher bien découragé que je n’aie pas encore trouvé ma place. Malheureusement, tout ce tumulte fut inutile puisque mes amis étaient déjà partis de Barnston. 

Un jour, j’eus une lettre de Rénald qui m’apprit qu’ils étaient dans l’Ouest canadien.  La vocation prit des allures de sirène une couple de fois encore : chez les Franciscains et les Pères blancs d’Afrique. 

Aujourd’hui encore, j’irais enseigner dans n’importe quel pays parce qu‘ici je ne sers à rien.

Radioactif 150

septembre 26, 2021

Radioactif  150

22 Septembre 2007

Théâtre 1.    

Mine de rien le théâtre fut une autre jouissance qui a profondément marqué mon adolescence.  J’adorais faire du théâtre quoique j’avais un handicap insurmontable : l’absence de mémoire. 

Je n’arrivais jamais à me rappeler exactement le mot à mot du texte que je devais apprendre par cœur.  Aussi, je m’arrangeais pour que ça arrive à dire à peu près la même chose, ce qui ne facilitait pas le jeu, surtout que j’avais la mauvaise habitude d’improviser toutes sortes de farces. 

J’ai tellement toujours eu peu de mémoire que la seule chose que je me rappelle des fables que l’on devait apprendre par cœur est :« un loup n’avait que la peau et les os tant les chiens faisaient bonne garde».  Je n’ai jamais pu apprendre une fable au complet. 

À l’école normale, pour devenir enseignant, je n’ai jamais pu apprendre les déclinaisons latines.  J’étais même la risée de tous.  C’est pourquoi je me dépêche d’écrire tout ce que je me rappelle parce que je sens le vide s’installer lentement. 

Heureusement, en préparant mes archives pour les Archives gaies du Québec, j’ai pu évaluer ma vie et en venir à la conclusion que j’ai bien vécu.   

À vrai dire, je ne me trouve pas tellement vite sur mes patins , ni brillant ,quand je participe à une entrevue, par exemple. 

Je sais mieux plus tard ce que j’aurais dû dire alors. J’ai le cerveau un peu tortue.

22 Septembre 2007

Théâtre  2.   

Je me souviens d’une pièce de théâtre dans laquelle j’étais le petit Hermann, l’enfant pur et amoureux de la Vierge Marie. 

Qu’il fut difficile de ne pas éclater de rire au cours de ma prière à genoux devant Marie, une belle et gentille fille du village. Doriane. 

Une autre fois, je devais comme un archange sortir mon épée du fourreau, ce qui se fit vite et facilement, mais puisqu’elle était de carton, elle plia en deux immédiatement.  Je lançai aussitôt une farce sur sa rigidité, genre une chance que j’ai autre chose de plus dur, qui fit rigoler l’assistance alors que ce se devait d’être un drame. 

Ce goût du théâtre m’habitait tellement que j’avais organisé une soirée de comédie, à Sherbrooke, dans une salle paroissiale, avec l’aumônier des jeunes, car je faisais partie de la «Jeunesse ouvrière catholique».

Tout au long de cette pièce je me moquais des émissions de télévision.  J’avais tout écrit.  Un plaisir incroyable quand les gens t’applaudissent ensuite.  Quel triomphe!

 J’ai toujours secrètement envié le succès des acteurs et des chanteurs quoique dans mon cas, le deuil de la gloire est facilement plausible. 

Quoique durant ma retraite, il ne faudrait pas me tordre un bras bien longtemps pour me glisser dans un petit spectacle. 

Ce ne doit pas être pire que de réciter de la poésie.  Même si j’adore ça, je fonds juste à m’imaginer en scène.   Dans mes moments dépressifs, je me sens complètement dépourvu de tous  talents.  Si j’avais à recommencer ma vie, je voudrais bien avoir la facilité que les jeunes ont aujourd’hui d’étudier en théâtre.   

Le cas Guillaume Lemay-Thivierge

septembre 25, 2021

La mondialisation de l’autoritarisme à outrance  s’installe de manière de plus en plus universelle  sur la planète.

 Autant je suis d’accord qu’il faille se faire vacciner au plus vite pour protéger tout le monde et que cette obligation transcende même le droit à la liberté individuelle parce qu’on est en pandémie, autant je pense que c’est du fascisme pur qu’un artiste perde un contrat, sous prétexte qu’il n’est pas vacciné et que sa personnalité est un modèle.

Que Guillaume Lemay- Thivierge ne puisse pas participer à District 31 parce qu’il n’est pas vacciné, je le comprends, puisqu’il faut protéger les autres contre la courroie potentielle qui permettrait  la possible propagation  du maudit virus dans le groupe; mais en quoi la publicité pour une automobile peut-elle influencer qui que ce soit dans sa décision de se faire vacciner ou non?

Bientôt, on sera condamné à la mendicité dès que l’on ne pense pas comme le veut la majorité. Le passeport vaccinal est un outil pour nous protéger, mais de là à commencer à nous faire la morale en nous servant l’imbécilité de la « responsabilité du modèle », comme on l’a fait dans le cas de Jutra, il y a tout une différence.  Il ne parle quand même pas de la pandémie dans ses annonces publicitaires.

Radioactif 149

septembre 24, 2021

22 Septembre 2007

Arrivée de Carl  1. 

Les escapades avec le Vieux-curé se sont transformées au fil des ans.  Le groupe s’est agrandi, particulièrement, avec l’arrivée d’un petit anglais, peut-être d’une ou deux années, mon aîné. 

En plus du «drive in », nous nous sommes rendus de plus en plus souvent à Newport.  C’étaient des pique-niques nouveau genre : Carl avait trouvé un moyen de se procurer de la boisson que nous ingurgitions à la cachette. 

Ce fut l’expérience d’une sensation nouvelle, divine.  C’était plus amusant.  On n’hésitait pas à se rendre à une plage sur le chemin du retour pour profiter d’un bon bain, nus, pendant que le Vieux – curé nous attendait dans l’auto. 

Avec Carl, nous vivions enfin des activités habituellement réservées aux plus vieux.  Ce fut probablement mes premiers écarts à ma vie de petit gars modèle.  Puis, les voyages ont diminué en nombre. 

Le Vieux -curé qui devait se plier à nos caprices nous trouvait devenus beaucoup trop indisciplinés.  Par contre, j’ai pu continuer de vivre une relation amicale avec lui.  J’étais plus sage, même si je me trouvais un peu sauté.

22 Septembre 2007

Nouvelle félicité  2.           

Je ne veux pas blâmer Carl.  J’étais parfaitement volontaire.  Nous sommes les seuls à blâmer pour les mauvais plis que nous prenons. 

Mes parents étaient extraordinaires.  Ils ne pouvaient pas toujours nous épier.  Puis, l’adolescent que j’étais voulait toujours bien paraître, le brave d’entre les braves, aux yeux de ses camarades. 

Je nageais dans la félicité de ne pas toujours avoir à me cacher et pouvoir enfin goûter avec Daniel aux plaisirs de partager mes ébats sexuels,  jeux qui pouvaient maintenant se réaliser avec plusieurs garçons. 

Cela me suffisait pour justifier mon désir d’être prêt à tout pour continuer de plaire à Carl.  J’ai même, une fois, volé de l’argent à mon père pour permettre à Carl d’acheter de la boisson.  Mon père s’en était aperçu, mais j’avais dissimulé l’argent dans mes bas, un endroit où je savais que mon père n’irait pas fouiller, si je me faisais prendre. J’ai eu raison. Mais, ce fut de toute ma vie une des pires choses à me reprocher.


21 Septembre 2007

La garde-robe 3.   

Ce réveil brutal à la vie d’adolescent ne pouvait pas se restreindre à enfiler mes premières gorgées de boisson. 

Un jour, je me suis rendu à Coaticook pour y rencontrer des filles avec Carl.  Au rendez-vous, j’ai pu, comme les autres, me cacher durant quelques minutes dans un des garde-robes avec une petite inconnue très coquette.

Elle sut s’occuper de mon petit «Willie» alors que j’étais pour la première fois de ma vie en présence d’une fille assez vieille pour avoir de magnifiques petits seins.  J’ai laissé l’appartement complètement ébloui par cette révélation. 

Je ne me sentais coupable de rien, car j’avais refusé de me livre au péché : je ne l’avais pas embrassée.  Que voulez-vous, dans les sermons, le mot baiser revenait sans cesse pour caractériser le mal.  J’en avais déduit que je pouvais tout faire comme quand j’étais tout jeune, tant que je n’embrassais pas. 

Qu’est-ce qui était le plus «jouissif» la communion, ces nouveaux seins ou les jeux avec Daniel ?  Car, avec l’adolescence, ma curiosité avait pris un nom : le plaisir avant tout.

Radioactif 148

septembre 23, 2021

Radioactif  148

21 Septembre 2007

Priorités d’enfance.         

Mes deux plus grandes priorités quand j’étais tout jeune étaient de jouer dehors et l’amitié.  J’ajouterais que ma plus grande qualité était ma curiosité, même sexuelle. Je ne comprenais pas encore ce qu’était le mal, cette déformation mentale des adultes concernant le sexe. 

J’étais haut comme deux pommes et déjà j’étais prêt à mettre toutes mes énergies pour défendre mes amis.  Bien évidemment, je m’opposai de toutes mes forces quand les mangeuses de balustres et le curé commencèrent à faire pression sur mes parents pour que moi et mes frères choisissions mieux nos amis.  Vers 12 ans, mon meilleur ami était Galen, un petit anglophone, donc, un protestant.

Quand nous sommes arrivés à Barnston, il y avait encore beaucoup d’anglophones. Un catholique ne peut pas avoir d’amitiés avec quelqu’un d’une autre religion. Cela me révoltait, malgré mon âge.

Je me rappelle le père de Galen, un fusil à la main, criant contre nous.

Dire que cette famille a donné  naissance à une de mes plus profondes amitiés.

Avec Galen, on imitait les films de science-fiction présentés à la télévision. Une petite cabane était notre vaisseau spatial.

Heureusement, mes parents n’en faisaient pas un drame.  On ne pouvait pas concevoir un bon petit catholique capable de se tenir avec un méchant protestant anglophone par-dessus le marché et encore moins un communiste venu d’Europe quand ce fut le tour de Raymond, un belge, et de Patrice, u petit français de France.

Quand t’es jeune, ce sont des différences dont tu  ne t’occupes même pas . Tu partages le plaisir d’inventer des jeux, voilà tout.  Ces pressions me mettaient en rogne, car, ces deux garçons, mes amis,  étaient toute ma raison de vivre en dehors de ma famille. 

Je n’ai jamais été approché par un adulte pour des raisons sexuelles dans mon enfance. Le sexe c’était entre nous du même âge et sporadiquement selon les humeurs. Les échanges étaient extrêmement rares et survenaient de la manière la plus naturelle du monde.

Je ne comprenais pas ce qu’il y avait de mal, encore moins ce qui était dangereux puisqu’on avait toujours du plaisir à visiter nos différences. Pourquoi dès qu’il en était question, le adultes en faisaient tout un plat. Personne ne sortait blessé ou diminué par ces petits jeux de vérification.

Les réactions des adultes m’apparaissaient comme une espèce de folie religieuse, ce que je crois encore.

Radioactif 147

septembre 22, 2021

Radioactif 147

21 Septembre 2007

La pratique religieuse.    

La pratique de la religion quand j’étais petit était très différente d’aujourd’hui. 

À cette époque, on n’était jamais trop religieux.  Il fallait être à jeun depuis minuit pour pouvoir communier le matin.  Ne jamais toucher l’hostie, sous peine de péché mortel.  Mentir était péché véniel, mais on ne parlait presque jamais de médisance et calomnie. 

Je servais la messe pour 0.10$ par jour.  Je faisais aussi mes premiers vendredis du mois et j’aillais aux prières du mois de Marie.  Pas de viande le vendredi. Le jeûne durant le carême. 

L’Église d’alors ressemblait étrangement aux Talibans, surtout quand il était question de sexe. Les sœurs avaient leurs «capines» comme les femmes musulmanes ont leur voile. 

Dans toutes les religions, on crée des règles supposément venues de Dieu ; mais Dieu est un être strictement spirituel.  Il n’a donc rien à cirer de toutes ces  prétendues offenses à sa grandeur. 

21 Septembre 2007

La prière.     
La religion avait son beau côté : l’idéal de charité et la prière. 

Jeune, la prière était une vraie élévation de l’âme vers Dieu.  Je trouvais ça tout à fait normal,  la prière étant des ondes d’énergie dirigées vers l’univers.  Notre corps est un capteur et un émetteur.  Il permet une certaine concentration et par conséquent une certaine conscience. 

Mes séances de prières étaient des moments sublimes.  Était-ce de l’autosuggestion?  Je n’en sais rien, mais ça me rendait absolument heureux.  Un bonheur indicible que je n’ai jamais revécu. 

Dieu avait une place prépondérante dans tout ce que je pensais et je faisais.  J’essayais autant que possible de comprendre les Évangiles et la haine des étrangers me paraissait coupable. 

Comment mes meilleurs amis pouvaient-ils être damnés parce qu’ils n’avaient pas eu la chance de naître dans une famille catholique ?  

Radioactif 146

septembre 21, 2021

Radioactif  146

21 Septembre 2007

De l’enfant à l’ado.

Dans ma tête, mon adolescence c’est tout ce qui a précédé mon premier emploi à la Tribune, de Sherbrooke, à 17 ans. 

Cette période m’oblige de me demander quel rôle joue l’émotion dans les choix qui marqueront notre vie. 

Jeune, tout tourne autour de nos parents; alors qu’ado, ce sont surtout nos paires.  Nos parents deviennent des casse-pieds.

Il est évident que l’on est au départ une énergie donnée en réaction avec son environnement.  Le plaisir est normalement ce qui guide nos actions.  À moins d’être masochiste, il existe personne qui vit pour souffrir, même Bouddha nous a dit que le sacrifice ne nous conduit pas à l’illumination plus que le plaisir.  Il préconisait plutôt l’équilibre comme dans le tir à l’arc. 

Pourtant l’instinct de mort est aussi très fort.  Un instinct de destruction.  Le besoin de retourner au nirvãna, dans le ventre de sa mère.  La boisson en est le prototype parfait : tu bois pour le plaisir, la griserie ou pour oublier que tu ne t’acceptes pas  comme tu es.  Un mélange désastreux.  Trop boire équivaut à se détruire complètement. Un suicide déguisé.

Boire est un signe de faiblesse évident et pourtant ce peut être aussi un geste de grande solidarité comme quand tu bois avec tes amis pour le plaisir d’être avec eux.

La vie est ainsi faite à deux vitesses que l’on en soit conscient ou non. 

21 septembre 2021

Je suis bien plus renversé par l’information de la mort de mon ami Jean-Paul que par le résultat des élections. Jean-Paul avait 96 ans.

Il est mort en 2020, le jour de son anniversaire de naissance, le 24 novembre. Je m’interrogeais depuis longtemps à savoir ce qui se passait avec lui. Je le savais malade, mais pas à ce point. Je ne saurai jamais si c’est la Covid-19 ou une autre maladie.

Jean-Paul m’a rencontré la première fois lors d’une assemblée politique comme dans le cas du gars avec lequel je vis depuis neuf ans. Jacques a 78 ans comme moi.

Nous nous voyions rarement (Jean-Paul), mais c’était toujours très intensif. Paix soit avec lui. Il me manque et c’est ce vide qui a fait que je cherchais à savoir ce qui se passait avec lui, d’autant plus que son téléphone avait été débranché.

C’est le deuxième ami qui meurt sans que je le sache sur le coup.  J’ai connu la mort de Gabriel Charpentier, une semaine après sa mort, alors qu’on était allé le voir à Montréal.

Mes amoureux s’effacent l’un après l’autre et ils ont plus de 90 ans ce qui fait que je suis un drôle de pédophile, selon mes détracteurs.

Ça prouve qu’une chose : l’écriture ne correspond pas toujours à la réalité de l’auteur.  Intérieurement, cependant, je demeurerai amourajeux pour le reste de ma vie, même si ma manière de vivre ne correspond pas à ma réalité intérieure.

Radioactif 145

septembre 20, 2021

Radioactif 145

21 Septembre 2007

La charité.   

Quand j’étais petit, mon moteur fonctionnait à l’idéal religieux, dans ce que la religion a de noble : aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu. 

Je vivais de véritables moments d’extases quand j’allais communier et  je me sentais en lien direct avec Dieu. 

Mes préoccupations étaient ce que l’idéal chrétien devrait créer en nous : éliminer la guerre, la violence et la misère, être reconnaissant d’avoir été créé et apprendre à en jouir. 

Si je voulais faire un curé pour faire plaisir à maman,  je découvrais aussi le plaisir.  Les petits jeux sexuels de mon enfance étaient des gestes de curiosité.  Aucun adulte n’en a jamais eu connaissance, sauf, une de mes institutrices qui m’a pris en plein jeu d’exploration entre les jambes d’un petit confrère de classe avec qui je partageais le travail demandé. 

Elle m’a simplement demandé de me mettre les mains sur la table.  Sans être traumatisé,  j’en fus totalement confus. Mais, ça ne m’a pas empêché de recommencer en faisant plus attention aux regards des autres.

20 septembre 2021

C’est beau l’innocence. Ce devrait être ainsi durant toute la vie; mais des esprits tordus viennent nous emmerder avec leur idée de péchés et de vertus comme si Dieu pouvait être assez dégueulasse pour nous offrir d’aller en enfer.

Je n’ai jamais compris pourquoi le sexe peut être mal. Dans mon cas, il fut toujours un grand plaisir quoique j’admets qu’en en ayant trop, ça finit par être insupportable et que les vacances sont alors bienvenues.

Le sexe ne peut pas exister sans amour. Les sentiments qui l’accompagnent sont ce qui le rendent agréables.

Quand tu es petit, tu ne peux pas faire d’enfant.  L’enfantement est le risque que tu connais quand tu peux commencer à éjaculer. S’il n’y a pas de violence ou de domination, cela n’a aucun effet néfaste, au contraire. Le mal c’étaient les bons chrétiens qui s’en prenaient aux filles-mères et qui aujourd’hui s’en prennent à l’avortement.

Quand tu es assez vieux, le sexe devient une responsabilité autant qu’un plaisir.

J’ai donc passé des années à essayer de comprendre pourquoi les jeux sexuels méritent de se ramasser en cour et j’avoue que j’ai compris que les faiseurs de morale sont les plus pervertis parce qu’ils s’inventent des règles absolument hors-nature. Les lois sont légales à ce sujet, mais elles sont absolument illégitimes.

Le sexe occupe peu de temps dans nos vies et pourtant à la télévision on ne parle que de ça.

Radioactif 144

septembre 18, 2021

Radioactif 144

21 Septembre 2007

Jansénisme débile.          

S’il n’y avait pas eu cette démence anti-sexuelle, je ne me serais jamais autant questionné sur la religion et son hypocrisie. 

Enfant, je voulais être un saint et je n’avais pas encore compris de ce dont on parlait avec autant d’insistance et qui faisait trembler tous les murs de l’enfer.

Quand j’ai fait le rapport entre le péché et le zizi, j’étais déjà un adepte pour ne pas dire un esclave de ce sport national depuis très longtemps.  Je partageais ce plaisir avec plusieurs autres, la cachette rendant les choses encore plus palpitantes et moi, tout comme les autres, on n’y percevait rien de mal, bien au contraire.  Tu ne souffres pas tellement quand tu jouis. 

Effectivement, il faut avoir l’esprit vraiment tordu pour y voir quoique ce soit de mal. 

Le péché c’est un manque d’amour.  Je n’en manquais pas, j’en avais à revendre.  Comment notre nature profonde peut-elle être méchante ?  C’est un blasphème contre notre Créateur. 

Ces interdits débiles sont nés des premiers prêtres qui ne savaient pas se contrôler et qui pour éliminer les tentations ont décidé de créer un interdit pour tous. 

Le corps de l’autre est une tentation.  Donc, il ne faut même pas y penser.  C’est de la castration mentale. 

Il faudrait avoir un corps qui ne ressent rien.  Quelle connerie !  C’est le contraire de la tolérance sexuelle que l’on retrouve dans les Évangiles. 

La peur du sexe est amenée principalement par St-Paul qui aurait été, comme Hoover le maniaque de la guerre anti-gai américaine, un homosexuel qui ne s’accepte pas. 

Faute de pouvoir dominer, les religions ont fait comme le parti libéral quand ils ont mis René Lévesque dehors : ils ont figé dans leur paranoïa. 

21 Septembre 2007

Le sexe : tabou.    

Jamais il ne fallait parler de sexe.  Comme si c’était une discussion pour martien.  Juste y penser et t’étais un maudit cochon. 

Ça me fait penser aux féminounes d’aujourd’hui, même les hommes gais devraient être féministes. 

Chez-moi, c’était le tabou absolu, pas un mot.  Pas une explication.  Un pet nous ravissait pour son «big bang» et provoquait des rires fous illimités. 

Ce silence sur les choses de la vie était compensé par les discussions de cour d’école et comme je le rappelais avant on apprenait toutes sortes de conneries. 

Je ne savais pas comment naissent les enfants et ça ne m’intéressait pas particulièrement.  Par contre, j’étais obsédé par la beauté de la gueule des gens autour de la planète jusqu’à vouloir tout voir, tout savoir, tout comparer.  Et quand j’ai connu des étrangers venus d’un autre continent cette curiosité a cédé la place à la beauté des accents et à tout ce qu’ils pouvaient me raconter sur l’Europe. 

Quant aux curés, ils nous mentaient radicalement.  Tu avais des boutons si tu te masturbais, tu pouvais mourir cardiaque parce que ça demandait trop d’efforts, comme on le croyait 3,000 ans plus tôt et, la meilleure,  en insistant trop sur le plaisir tu pouvais devenir fou ou meurtrier. 

Ce sont ces mensonges qui m’ont révolté et qui me font encore bondir quand les médias commencent à se prendre pour des curés. 

18 septembre 2021

Je n’ai jamais voulu faire la promotion de la pédérastie (amourajoie) simplement parce que ça ne donne rien. Tu es selon ton orientation sexuelle dès ta naissance et ce jusqu’à ta mort.  Cependant, tu peux encadrer cet élan et même la vivre en te fixant des règles. Il faut des cours de sexualité qui repose sur les connaissances scientifiques et non sur les inventions religieuses qui ont pour seul but de te dominer individuellement par la peur ou par la honte.

Moi, je suis contre la pédophilie;  non pas que c’est mal. Je ne crois plus dans le péché de la chair et je ne vois pas pourquoi mettre la main sur une fesse est plus mal que de la mettre dans les cheveux; mais parce qu’un enfant pourrait avoir peur ou être dégoûté, si on lui impose des actions dont il ne saisit pas le sens ou qui va à l’encontre de toute ce qu’il entend dans son milieu.  C’est par pure sécurité, car en principe un toucher ça ne fait pas mal et ça ne blesse personne.

Aujourd’hui, j’y ajoute le consentement. Tu ne peux pas toucher quelqu’un sans que cette personne soit d’accord. Je suis aussi contre toute forme de domination. Je suis même pour la prostitution si elle est individuelle et consentie.

Parc contre, la violence ne peut pas exister dans une relation sexuelle saine.

J’ajouterais aujourd’hui que je suis surtout contre toutes les formes de lavage de cerveaux directs ou indirects. Ça me choque d’entendre parler que d’agressions sexuelles à la télévision.

On n’a pas besoin de savoir ça et ceux qui en parlent mènent une lutte en décidant pour les autres que cela est mal. Le savoir-vivre ne regarde pas les ondes télévisuelles ou radiophoniques. Cette opération pour faire peur aux hommes entretient une forme de paranoïa collective  selon laquelle il faut se méfier de tout ce qui bouge autour de nous.

Il ne faut surtout pas oublier que des « victimes » sont tuées parce que les prédateurs ont peur de la réaction sociale. L’Église nous apprenait qu’il est mieux de mourir que d’avoir un rapport sexuel, Maria Goretti. Absolument stupide! La  mort d’un seul enfant est de trop.

J’écris pour essayer. en disant comment ça se vit, de dédramatiser la situation.

On parle de maladie mentale, mais la chasse aux pédophiles ne peut que créer des malades mentaux. On les isole et on leur fait vivre l’enfer sur terre. Si chacun se mêlait de  ses affaires la vie serait bien plus belle.

Je ne dis pas cela parce que depuis une semaine, j’ai une espèce de malade qui m’appelle et qui me menace, supposément parce que je suis pédophile et que j’appelle trop souvent Richard Martineau, le journaliste. Je suis pédéraste de nature et gai de réalité. J’ai envoyé l’annonce pour mon livre à beaucoup de gens parce que j’aimerais bien que pour une fois je n’aie pas investi du temps et de l’argent pour rien.

Je n’appelle jamais Martineau puisque ça ne m’intéresse pas de jaser avec lui. Il me semble particulièrement bouché, mais je respecte sa capacité d’écrire. Je lis ses chroniques tous les jours.  J’avoue même que parfois je le trouve très intelligent, mais certaines fois, je le trouve tout aussi con.

Je comprends qu’un parent pourrait avoir peur de moi à cause de mes propos, mais si on s’explique le moindrement on s’aperçoit que l’on a eu peur pour rien. Je n’ai même pas été en contact seul avec un jeune depuis plus de 20 ans. Calmons-nous les pompons!

Radioactif 143

septembre 17, 2021

Radioactif 143

20 Septembre 2007

Le mensonge ado 1.        

Avant de retourner à mon enfance et d’entrer dans mon adolescence,  je me dois, puisque je reviens toujours sur l’actualité, de souligner que je comprends parfaitement la peur des parents face aux abuseurs parce qu’on s’imagine qu’ils sont tous violents.

La violence est le cas d’une très infime minorité, pour ne pas dire une exception. 

Quand Shuhed, le plus vieux de mes fils adoptif, a eu 16 ou 18 ans, il est allé veiller avec ses amis.  Il était deux heures du matin quand il est entré.  Je faisais du sang de cochon depuis des heures. 

J’en étais rendu à vouloir appeler la police tant j’avais peur.  Il entra.  Je lui fis le sermon sur la montagne de ma vie, avec le fameux  » Pourquoi ne m’as-tu pas téléphoné ? Je n’aurais pas été aussi inquiet. »  Plus je montais dans les rideaux,  plus il souriait, plus il trouvait ça drôle.  J’en étais rendu fou. 

Les nerfs ont lâché et je lui ai donné une claque dans la figure.  Le lendemain, je braillais comme un veau parce que j’avais peur d’être devenu un batteur d’enfants.  Autant je suis pour la liberté sexuelle, autant je condamne la violence faite aux enfants. 

Mes consœurs enseignantes ont dû me consoler en me faisant comprendre que c’était de toute évidence, à me voir aussi triste, un pur accident bien compréhensif. 

J’adore les jeunes, ce n’est pas pour les frapper, mais partager leurs expériences de vie.  La pédérastie, c’est une forme de régression, de fixation à son enfance.  Revivre avec et à travers eux son enfance et son bonheur.  

20 Septembre 2007

Le pardon 2.           

Ce fut ma seule expérience du genre et je lui ai pardonné de ne pas être entré à la maison en métro. J’ai même approuvé sa décision. 

Tout ce qu’il a eu à me dire pour me convaincre : « Je n’ai pas pris le métro, car en m’en allant trouver les autres, il y avait un homme qui ne cessait pas de me reluquer tout le temps ».  Pédéraste, j’aurais dû connaître la chanson. 

Allumé. Pantoute.  C’était comme à l’époque dans laquelle on veut nous replonger.  Un jeune qui avait tué un adulte n’avait qu’à dire qu’il avait soupçonné le bonhomme d’avoir voulu lui mettre la main sur le zizi pour qu’instantanément ce petit écœurant devienne une pauvre victime.  Pas très intelligent, mais nous pensions ainsi.  « Le sexe quand tu le touches, ça fait tellement mal que c’est l’enfer intérieur». 

Plus tard,  j’ai compris son petit sourire en coin quand je lui faisais la morale. Il avait simplement commencé à fumer du  » pot   » en cachette, ce que je n’avais pas encore découvert. 

On s’est fait tellement laver le cerveau par la religion avec ces histoires de sexe, de danger de prédateurs qu’on en voyait plus clair.  Pourtant, 40 ans après, c’est la même maladie.  Cela, c’est à mon sens, le vrai viol : le viol des consciences. 

À l’adolescence, tu dois être assez averti pour savoir si t’aimes ça ou pas.   Tu dois connaître tes responsabilités.

Radioactif 142

septembre 16, 2021

Radioactif 142

20 Septembre 2007

Savoir en parler.   

Feu Pierre Faucher, un de mes amis professeur et ancien  de la SQ, disait que le Québec souffre du syndrome du 911. 

Plutôt que d’apprendre à parler avec leurs enfants, d’apprendre à leur faire confiance, les parents préfèrent que la police ait plus de moyens pour compenser cette absence de responsabilité. 

Quand on regarde les reportages actuels, on parle plus souvent de filles de 16 -17 ans, donc, de filles qui ont déjà l’âge de prendre leurs responsabilités.  Cette campagne de Quebecor et des féminounes chroniques prouve bien que nous sommes pires qu’il y a 40 ans. 

Nous n’avons jamais eu le courage de nous demander pourquoi le sexe est si négativement abordé. 

On a foutu l’Église dehors et on est resté accroché à ce qu’elle prêchait de plus débile : le péché de la chair. 

On n’est pas sorti du bois !  Les vieilles grébiches devraient se mêler de leurs affaires et laisser les jeunes décider s’ils vivront les mêmes tabous. 

Par contre, les jeunes doivent être informés des dangers réels (il y a des débiles dangereux, des enfants ont déjà été tués).  Avoir du fun, c’est une chose ; mettre sa vie en danger, s’est une toute autre chose.  Mais, on enlève les cours sur la sexualité à l’école et on laisse ça dans les pages de sensationnalisme de Quebecor.

Tant pis pour la création d’une conscience personnelle et responsable. On revient à l’époque de la grande noirceur…


20 Septembre 2007

Rien ne change.    

Le monde ne change pas.  On est pareil à ceux qui existaient 40 ans auparavant.  On agit différemment parce que nous n’avons pas le même environnement.  La vie est une question d’adaptation. 

Je ne peux pas réfléchir de la même façon si je nais au Bangladesh.  Je ne percevrai pas la même chose qu’un blanc qui vit grassement au Québec. Pourtant, fondamentalement, on est exactement pareil. 

On n’a pas appris à essayer de se mettre dans la peau de l’autre.  On s’imagine qu’on connait tout.  La religion permet de remercier dieu même si on crève de faim.  Si elle est bien implantée, tu finiras même par remercier dieu d’être crève-faim parce que c’est déjà au-delà de ce que tu mérites. 

C’est ce genre de discours débile que j’accepte de moins en moins.  S’il y a un dieu, c’est en cherchant ce qu’il y a de beau, de grand, dans tout.  Le plaisir inclusivement.

Radioactif 141

septembre 15, 2021

Radioactif 141

20 Septembre 2007

Baisses des agressions sexuelles.    

Un petit communiqué contredit les campagnes de Quebecor et l’ADQ sur la sexualité. 

Les agressions sexuelles rapportées à la SQ de l’Estrie présentent une diminution de 15 %. (La Tribune, 20 septembre 07, p. 15).   Il ne faut pas oublier qu’au point de vue judiciaire une agression n’est pas un acte violent, mais un trompe-oreille. 

Nos nouveaux curés de Quebecor qui essaient de nous ramener dans le giron d’une société paranoïaque ont beaucoup d’argent à dépenser dans les sondages.  Une chose certaine , la sexualité se politise de plus en plus, mais on n’a pas encore l’honnêteté de faire la différence entre un enfant et un adolescent.  

Personnellement, les deux livres que j’ai présentés pour les concours annoncés par l’AAACE finiront sur les tablettes La pédérastie mise à nu parce qu’il manquerait de candidats et Autoportrait d’une révolte parce que je me serais trompé de page de présentation et j’aurais mis celle de 2005.  Cette fois, c’est vraiment mon erreur. 

Toutes les copies remises à l’Université de Montréal ont été retournées parce que la reliure ne convient pas à leur critère.  La reliure a plus d’importance que les idées.  Pas fameux pour une université. 

Quant aux publications en Europe, ça me semble des arnaques plus qu’autre chose.  Je suis trop pauvre pour essayer.  Je paye pour écrire.  

Quant à Windows, il m’a remis une page personnelle dans laquelle je publie mes poèmes, mais avec une adresse si compliquée que personne n’ira voir.
Pour ceux qui aiment la poésie.  C’est tout ce que j’y mets.

Radioactif 140

septembre 14, 2021

Radioactif 140

19 Septembre 2007

M. Pope.      

Les cigarettes Matinée que je fumais avec Rénald, mon ami belge,  étaient bien différentes des cigarettes que nous donnait M. Pope, le facteur qui m’amenait avec lui.

Celui-ci s’amusait à nous faire fumer,  tout en essayant de nous dompter de vouloir fumer.  Alors, il nous en proposait, si le sujet se présentait, mais il mettait du gingembre au bout de la cigarette.  C’était affreux à endurer. 

C’est sûrement grâce à lui que je n’ai jamais été un gros fumeur. 

De M. Pope, je me souviens qu’une de ces vaches avaient eu un petit veau.  Je voulais flatter le petit veau alors j’ai essayé d’être très gentil avec la maman en lui donnant des pommes.  Le temps d’un éclair et j’étais sur le cul, plus loin, car la vache m’avait encorné pour protéger son petit. 

Heureusement,  je n’avais pas été blessé.  Mais j’avais appris à flotter dans les airs comme un mouchoir.  

14 septembre 2021

Tout ce qui se passe d’important, surtout sur le plan émotif, quand on est jeune, prend une dimension encore plus grande au fur et à mesure que l’on vieillit.

Alors que tout le monde a peur des pédophiles qui ne représentent moins de deux pourcents de la population, les pires ennemis de la jeunesse sont, à mon avis, la boisson et les drogues.

Ces ingrédients sont souvent valorisés en groupe. Si tu as le malheur de te sentir un peu inférieur aux autres, tu peux facilement devenir accroc parce que tu penses que ce que tu ressens est la réalité alors qu’au contraire, ils peuvent t’aider à te défouler, mais aussi te faire commettre des gestes qui orienteront ta vie et pas toujours dans le bon sens.

On avait des chauffeurs de taxi qui acceptaient d’aller acheter de la boisson pour nous à la Commission des liqueurs, à Coaticook. Nous étions trop jeunes pour pouvoir en acheter nous-mêmes.

J’aimais me prendre un peu pour Elvis Presley, pas du point de vue de la voix, je chante comme une corneille, mais de la démarche. Je pensais que ça impressionnait les filles.

Plus tard, la boisson me rendait encore plus fou, plus baveux et plus paranoïaque.

Quant à la drogue à l’adolescence,  je l’ai essayée parce que je voulais savoir ce que ça faisait. Malheureusement, la drogue que j’achetais d’un ami, était trafiquée par lui et aurait pu me tuer tellement les ingrédients utilisés pour la faire n’avaient pas de sens.

Radioactif 139

septembre 13, 2021

Radioactif 139

19 Septembre 2007

Rénald  1.    

Quand j’ai connu Rénald et son frère Reg,  je pouvais enfin me renseigner sur les autres cultures dans le monde.  Je passais mes soirées avec Rénald, car je pouvais enfin parler avec de vrais étrangers puisqu’ils étaient tous les deux de Belgique. 

Question de me rendre plus intéressant et de provoquer plus de rencontres et de les rendre encore plus excitantes avec Rénald, je me permettais de temps en temps de voler un paquet de cigarettes dans le magasin de mon père. 

Quant à moi, ce n’était pas voler, ça appartenait à papa donc à moi aussi.  Je passais mes soirées à questionner Rénald sur l’Europe et le comment on y vit. 

Les cigarettes étant défendues, nous devions nous cacher pour fumer, ce qui donnait encore un peu plus un air mystérieux. Elles en étaient que meilleures. Les « Matinée »  n’étaient pas aussi fortes que les Players. 

J’étais littéralement enivré par la présence de Rénald.  Ce fut certainement sans que je le sache le premier garçon avec lequel je suis tombé profondément amoureux.  Il ne l’a jamais su.  J’aimais sans le savoir.

19 septembre 2007

La lutte 2.    

Reg, était plus vieux que moi, tout  était tout à fait différent avec lui. 

On se rendait à Sherbrooke voir ou des films ou du théâtre, mais de préférence de la lutte.  J’y croyais mordicus d’autant plus qu’on la regardait toujours à la télévision chez-nous.  À chaque soirée de lutte ou pour chaque partie de hockey, le salon chez-nous devenait un vrai stadium. 

J’adorais voir lutter les petits nains.  Je me demandais secrètement si Little Beaver avait un zizi très développé.  J’ai cru dans la lutte jusqu’à ce qu’un organisateur, assis près de nous, un soir à Sherbrooke, trouvant très rigolo de nous en mettre plein la vue, nous annonce tout ce qui allait arriver.

Par contre, mon frère Denis et moi, avons développé le plaisir noir de faire semblant de nous battre, de nous blesser.  On mettait du mercurochrome pour donner l’illusion de saigner et ainsi troubler davantage les passants quand on se rendait en visite durant l’été à la Pointe Merry, à Magog.  J’adorais ces grandes scènes de fausses violences.  Et nous étions vraiment bons.

Lettre à Justin Trudeau. Élection 2021.

septembre 12, 2021

Lettre à Justin Trudeau

Magog,
12 sept. 2021

M. Justin Trudeau,

À la dernière élection, je vous ai écrit et vous (ou quelqu’un de votre groupe signant votre nom) m’avez répondu.  Mon message était simple :

La loi 21 ne s’applique qu’au Québec et correspond aux vœux de la très grande majorité. Qu’est-ce que le Canada anglais vient faire dans le débat local?

Ce faisant, seuls,  les dirigeants musulmans nourrissent l’islamophobie, en ramenant le sujet dans l’actualité. C’est en Ontario que l’on a connu le plus de gestes islamophobes. Peut-être ont-ils besoin d’une loi 21 eux aussi?

Toutes les autres lois garantissent  à toutes les religions la protection nécessaire pour se rendre à son temple prier en paix. Même que le voile est admis au Québec dans l’espace public puisque la loi 21 ne touche que les personnes en état d’autorité. Je ne suis pas islamophobe, je fus accepté comme musulman, il y a plusieurs années. Mais, je sais faire les nuances entre l’Islam et les musulmans qui souffrent de  la violence islamique.

Comme je l’ai toujours indiqué,  je suis indépendantiste, mais j’ai souscris à la caisse libérale aux dernières élections parce que je ne veux pas individuellement d’un gouvernement conservateur parce que je suis gai et les Conservateurs seraient notre pire ennemi.  

Tout le monde sait que la vie judiciaire est dominée par le politique, sinon toutes les nouvelles règles concernant le consentement et l’idiotie de créer des âges minimum selon le nombre d’année entre les amants n’existeraient pas. La Cour suprême est là pour s’assurer que les lois ne se pilent pas sur les pieds, mais les lois émanent du parlement.

Malheureusement, peu de membres LBGT savent que les Conservateurs se battent toujours contre la loi de la conversion. Quand j’en ai parlé dans mon groupe, mon interlocuteur m’a répondu qu’il devait voter conservateur, mais que sachant cette situation, il voterait libéral.

L’avenir du parti libéral est de créer un pays où autochtones et francophones pourront commencer à se sentir chez eux.  C’est le contraire, d’un  pouvoir concentré entre les mains d’une majorité anglophone canadienne qui ne respecte pas ses minorités.

Si je vois les choses complètement différemment que dans les années 1960 et 1970 où tout était à la confrontation, je réalise depuis le débat des chefs en anglais, que les choses n’ont peut-être pas si changées que cela.

Par contre, je sais que cette confrontation est collective et que sur le plan individuel, un humain reste un humain quelles que soient les différences.

Dommage que les religions sèment la zizanie au lieu de la fraternité.

La réconciliation nationale passe certes par une lutte au racisme touchant non seulement les autochtones, maïs  aussi les francophones et les gens de couleur.

Cet automne sera déterminant pour la survie du français en Amérique, j’espère que vous serez du bord de ceux qui la souhaite.

Il me fera plaisir de vous faire parvenir une copie de mon livre « Un sourire arraché à l’enfer, tome 1 et 2, car je fais une nette distinction entre l’époque que j’y évoque et l’époque que je vis maintenant. On peut l’acheter chez Renaud-Bray.

Respectueusement,

Jean Simoneau

Radioactif 138

septembre 11, 2021

Radioactif 138

18 Septembre 2007

Avenir =désespoir.           

Bizarre.  Le sentiment qui m’a le plus collé à la peau durant toute ma vie fut d’être inexistant pour les autres.  Rien à voir avec la pédérastie qui m’a permis d’être heureux ; mais parce qu’on aime pas ma façon de critiquer la société actuelle, basée sur l’argent, la violence et le jansénisme. 

L’Inquisition revient en courant sous forme de paranoïa sexuelle, anéantissant tout espoir que les hommes seront un jour une espèce animale qui mérite de survivre. 

L’évolution des années 1970 n’aura pas duré longtemps. Faites l’amour, non la guerre, le temps que des recherches militaires vomissent le sida.  Comme la souveraineté du Québec est morte parce qu’elle est passée de statut d’idéal à celui de carrières politiques. 

À force d’attendre en vain,  serons-nous aussi écœurés de la liberté ?  La terre prépare sa vengeance.  En 1970, les grosses têtes croyaient que l’homme pourrait dominer la température.  On voit ce que ça donne aujourd’hui.  L’homme s’anéantira lui-même. 

Quand j’étais petit,  j’ai rêvé la fin du monde : le cosmos qui tombait sur  terre, comme disait Saint Jean ; mais c’était plutôt une course folle pour échapper à la toxicité de l’air, de ce nuage pourri venu du Sud qui nous brûle sur place, nous forçant à se réfugier ailleurs et ne pas savoir où aller. 

Le fanatisme religieux de l’homme et son orgueil sera son propre poison. Nostradamus prétendait que tout commencerait avec la France,  Sarkozy lui donne raison…Nous vivons une période de régression…  mais nous nous en sortirons.

11 septembre 2021

Ce n’est pas très optimiste! C’est vrai que la terre commence un cycle pénible climatique. La principale raison de ce dérèglement est la surpopulation, la déforestation, etc. Mais, que faire sur un plan individuel?

Radioactif 137

septembre 10, 2021

Radioactif 137

18 Septembre 2007

Mémoire et conscience.

Si la conscience est mystérieuse, la mémoire l’est tout autant. 

C’est pourquoi il est difficile de raconter sa vie avec une certaine logique. 

D’abord une autobiographie n’est jamais exactement comme les événements se sont déroulés.  La mémoire nous ramène seulement ce qui fait notre affaire. 

C’est drôle d’être un aussi intégral ennemi de la censure et de devoir admettre que son propre inconscient est un « maître dissimulateur » quasi absolu.  Tu ne veux pas mentir, mais quand tu compares un certain moment ou une certaine action,  les autres ont un point de vue différent et  parfois la même action n’a pas le même sens pour tous.  Notre mémoire est sélective et c’est elle qui, comme un miroir, alimente notre conscience, grâce à notre intelligence. 

Les trois mousquetaires de notre réalité palpable.  Vive la liberté ! … assez ténue merci ! 

Vers 20 ans, j’en étais venu à la conclusion que la vie ne peut pas subsister après la mort, si le cerveau est détruit.  J’aurais déterré des morts pour le savoir.  Je croyais alors que l’énergie libérée ne peut pas avoir accès à la conscience, car elle est diffuse. 

Selon sa qualité, elle est happée dans l’univers, toujours là, unique, mais inconsciente de sa réalité. 

Quand j’ai failli être tué, j’ai compris que c’est une chose possible.  On ne peut pas en être malheureux, on a tout  simplement plus conscience de soi.  Un petit nuage d’énergies dans le cosmos.

On ne sent rien, c’est le vide absolu.  Je doute de plus en plus dans une résurrection possible.

Radioactif 136

septembre 9, 2021

18 Septembre 2007

L’orgueil ?  

Un midi , nous avons tous dîné ensemble.  Mes deux sœurs  Henriette et Pauline ainsi que mes frères : Roland, Marcel ,Denis, Serge et Maurice.  Nous avons ri de nos comportements d’enfants.  Je ne me souvenais pas d’avoir été aussi soupe au lait.  Je commençais à jouer , si je me sentais trop faible ou que je perdais, je m’en allais brailler aux anges.  Je ne me souvenais pas d’avoir été aussi complexé, quoique j’en parle dans l’Homo-vicièr.  Ma faiblesse physique m’était insupportable.  J’avais besoin de m’affirmer pour me penser apprécié.  Je crois que ce fut toujours mon pire défaut.  Non seulement,  je suis généreux , mais je suis un peu bonasse dans le sens que je n’accepte pas que ceux que j’aime aient de la difficulté.  En ce sens,  tous ceux qui ont été proches de moi ont largement bénéficié de mon portefeuille et j’ai toujours pu compter sur mes amis quand j’étais dans la merde.  On m’avait dit que je n’avais pas à toujours tout donner pour être aimé,  je l’étais sans ça.  Bonasse ou pas , j’ai passé ma vie en amour  et c’est probablement pourquoi je peux dire aujourd’hui malgré les épreuves : j’ai eu une maudite belle vie.

Radioactif 135

septembre 8, 2021

Radioactif 135

17 Septembre 2007

Expliquer la pédérastie.  

Ce n’est pas parce qu’on s’est servi d’un de mes livres L’homo – vicièr pour me jeter en prison que je vais me taire. 

Je raconte ma vie parce que je crois que c’est une réalité qui peut aider certains jeunes à mieux s’accepter et se pardonner certaines manies. 

Si j’en ai tellement arraché dans mon adolescence, c’est que je vivais dans une société de scrupuleux.  Une société hors-nature, car tu nais sexué et tu demeures sexué jusqu’à la mort. 

Que tu le veuilles ou non, c’est la nature humaine. 

Quand on est adolescent, on s’imagine qu’on est un être unique, si on se croit porteur d’un  défaut, on se croit un monstre. 

Un petit coup de poignet nous semble pire que le fait qu’une bonne partie des héros nationaux Staline, Bush, Saddam, l’Inquisition, les Talibans assassinent des milliers d’humains, que dire des millions d’innocents, sous prétexte d’agir selon la volonté de dieu ou pour obéir à leur doctrine. 

Je préfère être névrosé qu’être un assassin, même si le système chante leurs louanges et leur donne le pouvoir. 

Quand j’ai découvert le plaisir fou de me masturber ou de partager le ciel avec d’autres,  j’aurais eu besoin d’avoir un modèle, des réponses quant à ce qui se passait et ne pas avoir à attendre plus de 20 ans avant de savoir que mes héros, André Gide, Roger Peyrefitte, Rimbaud et Verlaine vivaient les mêmes amours qui créaient en moi honte et haine contre moi-même.

Je vivais dans une société d’hypocrites qui nous parlait de charité et nous envoyait chez le diable parce que nous étions assez intelligents pour savoir que le mot jouir ne blesse pas .

Radioactif 134

septembre 7, 2021

Radioactif 134

17 Septembre 2007

Suicides évités.     

C’est vrai que selon certains commentateurs,  je serais du groupe des salauds ; mais je peux affirmer que dans ma vie, certains jeunes se seraient suicidés si je n’étais pas intervenu. 

Je ne l’aurais probablement jamais fait si je n’avais pas osé auparavant essayer de combattre l’hypocrisie et le fanatisme religieux qu’affichent certains média du Québec, en essayant de faire revivre la peur entretenue par les curés sur le plan sexuel. 

Ils se disent professionnels, ils crient au droit à l’information, mais ils exagèrent tellement que leur travail est contre-productif.  Ils oublient qu’en démocratie, la Charte des droits permet aux jeunes d’avoir aussi une vie privée

Les jeunes ne sont pas la propriété des adultes.

17 Septembre 2007

La vérité a des droits.      

Ce n’est pas parce que je me prends pour un autre ou pour défier qui que ce soit que je parle de pédérastie   C’est une réalité humaine qui existera toujours.  

On n’est jamais un cas absolument unique, pourri, malade parce que l’on aime se masturber ou en partager l’expérience durant son adolescence. C’est au contraire, une vérité qui se vit de plus en plus jeune à cause des possibilités de communiquer. 

Contrairement à ce que l’on nous prêche comme dans le temps des curés,  qui nous rendaient malades avec leurs scrupules, il est possible d’être sexuellement très actif tout en étant normal.  C’est une question de libido, de la vitesse du moteur. 

J’écris sur ce sujet pour que l’on cesse de mentir.  Il existe sûrement des pédérastes psychopathes violents, mais je n’en ai jamais connu.  C’est très rare. 

Pourtant, si on écoute nos média, notre monde serait envahi par des prédateurs sexuels dangereux.  On essaie de nous faire revivre au temps du scrupule maladif du péché de la chair.  Une peur maladive du sexe.  Pourquoi ? 

C’est très payant.  Pas de statistiques affreuses : moins d’argent des gouvernements, de policiers, d’avocats, de juges, de psychologues, de journalistes, de fondations qui se nourrissent des prétendus dangers sexuels. 

Pour entretenir l’industrie du chantage comme les Américains, il faut faire croire qu’il y a danger à chacun de nos pas. 

Il faut au contraire vouloir créer des êtres libres, autonomes et créateurs.  

Radioactif 133

septembre 6, 2021

Radioactif 133

16 Septembre 2007

Voile : rite religieux.         

Comment dieu, un être strictement spirituel, peut-il s’attacher à un tel détail ? 

Les religieux ont établi cette règle humaine en interprétant ce qu’est le respect.  Toutes nos religions ont leurs rites.  Donc, le voile n’est pas nécessaire pour être musulmane.  C’est un choix. 

Cette obligation n’apparaît nulle part dans le Coran.  D’ailleurs, c’est complètement fou de permettre de porter la burka au Québec alors que nos soldats vont se faire tuer en Afghanistan pour permettre aux femmes de vivre sans l’obligation de la porter et se soustraire ainsi aux Talibans. 

La religion, ça se vit à la maison ou au temple.  L’école est absolument laïque et aucun enfant ne devrait avoir le droit de fréquenter une école religieuse tant qu’il n’a pas l’âge de consentement afin d’éviter les lavages de cerveau. 

Mieux,  le Québec étant laïc, les écoles religieuses devraient être interdites. Si tu veux que ton enfant apprenne les préceptes de ta religion qu’il fréquente le temple avec ses parents.  

16 Septembre 2007

Rite n’est pas religion.    

Le voile, c’est une connotation sexuelle plus que religieuse. 

On a qu’à se rappeler le tapage créé par l’idée que les garçons portent les cheveux longs pour être fixé sur le vrai symbolisme des cheveux. 

Le président des élections du Canada a fait jaillir une autre contradiction entre le Québec et le Canada. 

Comme le disait l’ex-ministre libéral Scowen, les valeurs québécoises sont tout à fait incompatibles avec celles du reste du Canada. 

Le voile est un rite religieux et une obligation religieuse. 

La religion c’est l’objet de te croyance alors que le rite est une manière, une règle, une façon de vivre ta religion. 

Par exemple, on te demande de ne pas placer le Coran sur le dernier étage de ta bibliothèque puisque la parole du prophète vaut d’être située au plus haut niveau pour la respecter.  Ce rite s’explique bien sur un plan humain, mais Allah doit s’en ficher complètement.

6 septembre 2021

Pendant qu’on  combat la loi 21 en Cour suprême du Canada, l’endroit le plus pacifique entre les communautés religieuses est justement le Québec.

Le derniers attentat a été effectué en Ontario et rien ne prouve que ce fut un attentat entre communautés religieuses. Des chicanes intérieures sont aussi une possibilité, mais on ne le saura jamais, tout est gardé secret.

La loi 21 consacre l’égalité entre les religions et nos lois interdisent les gestes haineux religieux. Mieux, le voile est permis dans l’espace public.

L’islamophobie est créée par l’islam radical qui ne se rend pas compte qu’en agissant aussi fanatiquement, il fait haïr les musulmans dans le monde. L’Islam radical s’appuie sur la Charia  alors que les musulmans eux appuient leur foi sur le Coran.

Radioactif 132

septembre 5, 2021

Radioactif 132

16 Septembre 2007

Le problème des religions.        

Le problème avec les religions: les enseignements religieux régissaient et dominaient chacun durant toute sa vie. 

La religion jouait le rôle de médecin, de psychiatre, de policier , etc.  Tous étaient sous l’emprise des religions. 

Aujourd’hui, elles refusent d’évoluer et de constater que nous vivons dans un monde tout à fait différent et, par conséquent, souvent, avec un environnement qui modifie la justesse des règles qui avaient été proclamées. 

En croyant ces règles immuables, dans le temps et l’espace, on a gardé les gens arriérés et déconnectés de la réalité actuelle. 

Les religions qui ont besoin de se servir de violence, pour faire passer leur message ne peuvent pas être divines, car dieu est amour dans toutes les croyances religieuses. 

En se croyant capables de s’imaginer dieu, les religions oublient que notre petit cerveau ne peut pas et ne pourra jamais concevoir les règles régissant un monde sans limite et éternel comme celui des dieux (la totalité de toutes les forces existantes). 

Les règles et les lois des religions n’ont qu’un but : dominer  tous les individus.

Dieu justifiait la misère et l’esclavage. Il servait de bouclier contre la révolte.  Tout ce qui arrivait nous était accordé par dieu et il fallait respecter sa volonté, le remercier.

Je me rappelle avoir entendu un juif raconté qu’avant d’être exterminés, certains avaient établi une cause en justice contre dieu.  Tous le trouvèrent coupable.  Et qu’est-il arrivé ?, demanda-t-on au narrateur.

« Nous avons recommencé à prier.»

Un exemple parfait de notre impuissance. Les religions nous empêchent d’être nous-mêmes et de nous prendre en main.    

Radioactif 131

septembre 4, 2021

Radioactif 131

16 Septembre 2007

Sudbury.

Il faut avoir vécu en dehors du Québec pour constater comment l’assimilation gruge les communautés francophones en dehors du Québec.  Ce n’est pas une lubie , c’est un fait statistique. 

Quand je suis allé enseigner, un été, à Sudbury, je n’avais pas compris clairement leurs exigences, car dans ma tête, Sudbury était une ville où rayonnait partout le français. 

Je devais laisser mes vacances pour enseigner le français à des fonctionnaires de différentes provinces.  Or, dans le Nord de l’Ontario, on ne pouvait pas trouver un livre d’auteurs québécois, ni de chanteurs francophones.  Pire, les autorités de l’université (on ne m’en avait pas parlé) ne voulaient pas que nous nous rendions en ville avec nos étudiants parce qu’ils seraient toujours interpellés en anglais.  Ce fut ma plus grande surprise. 

Une autre des raisons pour laquelle mon contrat ne fut pas renouvelé : j’affichais clairement et sans détour ma pédérastie devant mes collègues. 

Les francophones hors- Québec qui vivent quotidiennement en français sont des héros qui s’ignorent.  Il parait cependant qu’en Alberta et en Colombie-Britannique, les cours d’immersion en français sont très à la mode.

4 septembre 2021

J’ai visité le Canada, sauf Terre-Neuve. deux fois dans ma vie.

J’ai enseigné au Manitoba (le français) et en Ontario (l’anglais). J’ai même reçu la visite des inspecteurs gouvernementaux ontariens pour vérifier mon anglais parce qu’on trouvait que j’avais trop l’accent québécois.  Des parents francophones m’avaient dénoncé parce qu’ils doutaient de mon anglais.  

Selon les inspecteurs, j’avais une très bonne connaissance académique de l’anglais, mais un accent qui ne diminuait en rien la valeur de mon enseignement. Le plus curieux, à force de ne pas l’utiliser, j’ai complètement perdu tout ce que je savais de l’espagnol et je peux difficilement tenir une vraie conversation en anglais.

J’ai travaillé en Ontario comme professeur. Je me suis rendu là parce que c’était l’endroit où avait été vécue la fameuse Thérèsa Gold Mine. Je voulais vérifier sur place et j’avais peur que ma relation avec Denis, à Montréal,  m’amène à oublier le principe même de l’enseignement quand tu es amourajeux : Never on the job.

J’ai enseigné l’anglais parce que ma compagne de travail venait de Québec. Elle était une spécialiste en mathématiques, mais elle ne savait pas un mot d’anglais. Or, à la fin du primaire, on devait enseigner toutes les matières. C’était toute une préparation de classe. Aussi, j’ai enseigné l’anglais aux élèves de Martine.

À part avoir aussi vécu une liaison fantastique avec elle, j’avais la mauvaise habitude de boire avec les Indiens au restaurant local. Quand je sortais du restaurant bien saoul, comme un maudit fou, je faisais des Pow Wow individuel.

Je me battais aussi contre le fait que les francophones s’exprimaient toujours en anglais. Le maire de la place était québécois, venait de la région de Coaticook. Le conseil municipal parlait anglais lors de ses assemblées, mais en français quand on ne savait pas comment les choses se disaient en anglais.

Je me suis servi de mon expérience journalistique pour dénoncer ce fait dans le journal de Hearst et à Radio-Canada. Dans ce temps-là, on ne m’ignorait pas complètement.

L’été, on m’a demandé d’enseigner en immersion à l’université Laurentienne et j’ai été embauché à Le Pas, Manitoba, parce qu’un de mes étudiants travaillait au Ministère des Finances du Manitoba me recommanda à ses connaissances parce qu’il me considérait comme un très bon professeur.

Et c’est ainsi que j’ai expérimenté différentes façons d’enseigner.

L’âge de consentement.

septembre 3, 2021

La gestapo féminoune

La Gestapo féminoune nie que l’âge de consentement au Québec pour des actes sexuels fut jadis de 14 ans. Quelle indécence face à la vérité!

Ce n’est que très récemment que le gouvernement fédéral a unanimement décrété que l’âge de consentement serait dorénavant de 16 ans au Canada.  On a modifié ainsi la Charte des droits du Québec sans même tenir un débat.

Cela ne respecte absolument pas le droit absolu des adolescents (es) à être seuls maîtres de leur corps et de leur esprit comme l’indique la Charte des droits du Québec. Ce changement est un affront à l’esprit d’ouverture qu’avait le gouvernement péquiste du temps. L’âge de consentement à 14 ans visait à protéger les jeunes contre des parents dictateurs et leur conférer le droit de choisir.  

La liberté ne consiste pas à toujours dire non, mais à pouvoir dire oui en toute connaissance de cause.

Personne au Québec n’a osé relever cette ineptie fédérale (je l’ai fait en témoignant à la commission sur la laïcité) parce qu’on a évidemment trop peur d’être jugé comme étant pédophile.

Personne ne se rappelle que la pédérastie ou l’amourajoie est strictement différente de la pédophilie.  Le fédéral a changé les règles, sans même consulter le Québec. Ce dernier est devenu tellement scrupuleux qu’il n’aurait probablement rien fait pour analyser pourquoi on avait accepté l’âge de 14 ans auparavant.

L’âge de consentement va de pair avec le droit d’un jeune d’être maître de son corps et de sa vie.

Un autre juge vient de le reconnaître dans un dossier concernant la vaccination d’un jeune de 12 ans. À cet âge, le jeune n’est définitivement pas à un adulte, mais il peut être assez mature pour décider ce qui lui convient le mieux face à des parents qui lui imposent leur vérité. Les conservateurs sont d’ailleurs pour les cliniques de conversion chez les garçons homosexuels.

C’est le même droit à l’intégrité physique des jeunes  du côté sexuel, même si pour la majorité des jeunes, la vie sexuelle se résume à la masturbation.

Si tu en fais un péché ou un crime, en obéissant à ta curiosité sexuelle comme c’est normal chez les jeunes, il est  évident que de t’y livrer, même si c’est normal, fera que tu seras culpabilisé et honteux.  

Ce sont les mêmes féminounes qui ont aussi essayé de faire croire que la Grèce antique n’était pas  pédéraste (amourajeuse).

Les féminounes rejettent l’homosexualité mâle depuis des dizaines d’années. Pas étonnant que l’on soit passé d’un féminisme novateur et constructif à un féminisme qui régresse de plus en plus dans une paranoïa absolue de la sexualité comme du temps où l’Église décidait de tout en 1950.

L’emprisonnement de M. Edgar Fruitier est un exemple de la différence entre un tribunal d’inquisition et une cour de justice. Ce procès sur des gestes posés il y a 45 ans et assez anodins faut-il en convenir, sont devenus aujourd’hui  des crimes. La folie ne porte pas qu’à tuer. En quoi mettre en prison un vieux de 91 ans protège-t-il les jeunes? C’est de l’abus et de l’aveuglement volontaire.

Tant qu’au dénonciateur il aurait avantage à rencontrer un psychologue plutôt qu’à chercher à se venger en se servant d’un juge.

Radioactif 130

septembre 1, 2021

Radioactif  130

16 Septembre 2007

Libéraux et immigration.

Le problème du parti libéral du Québec, c’est qu’il ne sait pas faire la différence entre l’assimilation et l’intégration.  Ils ont toujours choisi l’assimilation d’où, dit-on,   les libéraux sont le parti des Anglais. 

Qu’on le veuille ou non, un parti fédéraste ne peut pas servir l’immigration autrement que par l’assimilation, car le Canada et le reste de l’Amérique du Nord est anglophone. 

Les valeurs canadiennes ne sont pas les nôtres, ne serait-ce strictement parce que leur héritage culturel est protestant et non catholique. Il n’y a pas de racisme là-dedans, c’est simplement constater un fait qui peut nous permettre de comprendre sociologiquement notre univers.

La perception de ton pays est teintée par la religion que tu professes. 

Malheureusement pour nous, l’immigration n’a jamais été un pouvoir exclusif du Québec.  Si on avait, il y a 30 ans, exigé que tous les immigrants parlent français avant de s’établir au Québec ou qu’ils puissent apprendre notre langue en cinq ans, soit le temps requis pour avoir sa citoyenneté, nous ne vivrions pas les problèmes que nous avons aujourd’hui quant à l’intégration des nouveaux arrivants. 

Tous sauraient que la langue commune de communication au Québec est le français.  Que le fait de tous parler français faciliterait l’intégration.  Ce serait déjà dans nos mœurs.

Mais, les besoins ou les attentes économiques ont supplanté, comme à l’habitude, nos valeurs identitaires. Si les immigrants parlaient tous le français, nous serions sûrement intéressés à partager avec eux leur culture, car nous sommes en général assez curieux.  Et, surtout, nous aimons fêter.   

L’affaire Edgar Fruitier

août 31, 2021

Notre système de justice est devenu «  les talibans religieux du Québec ».

Il faut tuer l’homosexualité  comme le proclame la Charia et le péché de la chair catholique et autres, en propageant la peur. C’est exactement ce qui se passe dans la condamnation à six mois de prison d’Edgar Fruitier.

En quoi la prison protège-t-elle les adolescents actuels et futurs de gestes sexuels puisque ceux-ci ont été posés en 1970?  Il a fallu 40 ans pour que le plaignant se rende compte que cela n’était plus accepté dans une société devenue de plus en plus janséniste.

Cette condamnation est strictement fanatique car elle impose de croire dans les fabulations religieuses plutôt que la science.

Pire, c’est une négation absolue du droit des adolescents  à leur intégrité physique et morale comme le veut la Charte des droits.

Cette condamnation prouve qu’il ne peut plus y avoir de justice.La seule chose qui compte c’est punir pour faire peur.

Le plaignant reconnaît lui-même avoir pu poser le geste parce qu’il a reçu l’appui de la police et de la Couronne. On a dépensé des millions pour s’assurer que cette morale anti-réalité soit celle qui occupe tout le terrain lors des procès. On a des millions pour apprendre aux « victimes » à dire ce qu’il faut pour être vue et entendu comme une victime. Qu’on aime pas se faire toucher, c’est un droit, mais qu’on prétende que cela nous a remversé et changé notre vie , c’est de la fabulation.

Si tu es accusé, tu n’as aucune chance d’être reconnu innocent. Six mois pour avoir il y a 50 ans passé les doigts sur le pantalon d’un garçon c’est un outrage à l’intelligence humaine, car la sentence essaie de nous faire croire qu’un attouchement sexuel est  un crime terrible et dangereux.

On serait peut-être mieux de prendre ce temps pour combattre la propagation des armes plutôt que de jouer aux « mauviettes ».

La nouvelle inquisition.

août 30, 2021

La nouvelle inquisition.

Le système judiciaire devient de plus en plus fou quand il est question de protéger sexuellement  les enfants. On a décidé que le sexe en dehors du mariage est un péché et que l’âge pour s’y livrer peut constituer un crime. Point à la ligne.

Ce principe religieux est peut-être légal, mais tout à fait illégitime. Le sexe n’est pas une violence, mais un plaisir.

Pire, au nom de cette croisade religio-judiciaire,  on oublie toutes les autres règles pour essayer de faire peur aux pédophiles et aux pédérastes comme si la Cour suprême faisait partie de la courser électorale actuelle et qu’il faille quelques exemples pour attirer le vote des féminounes.

Les Conservateurs ne sont pourtant pas encore au pouvoir.

« Pas d’appel pour un pédophile qui a dessiné 78 enfants nus », Journal de Montréal, 28 août, page 38.

À première vue, tu ne peux qu’être d’accord; mais quand tu lis l’article, tu te demandes si les juges ne sont pas tombés sur la tête.

D’abord, les dessins étaient faits à partir de scènes sexuelles violentes prises sur le web. Donc, aucun jeune n’était vraiment directement impliqué. On pourrait prétendre qu’un des jeunes pouvaient se reconnaître sur les dessins. Là encore, c’est encore plus fou.

Le gars a été dénoncé en 2013 par un membre de sa famille qui a vu ses dessins au crayon de plomb chez lui. Comment peut-il contribuer à l’exploitation sexuelle  d’enfants, en ayant chez lui des dessins qu’il a lui-même dessinés? S’ils avaient été rendus publics, je comprendrais, mais là ils ne sont pas sortis de son domicile. Belle parenté que de dénoncer parce que tu vois des dessins dégueulasses. À quoi tient cette vengeance?

Mais, le droit à la vie privée, c’est aussi une loi. C’est aussi dans la Charte des droits.  Tout comme le droit des jeunes à leur intégrité physique et donc sexuelle.

Le crime a été commis par la compagnie qui a mis ces photos ou vidéos en public et non par celui qui les regarde.

Le gars prétendait se soigner ainsi de son homosexualité.

J’avoue que je n’ai jamais entendu parler d’une cure qui t’engage à faire des dessins sexuels surtout violents, ce qui manifeste le problème mental de ce cet individu. Il ne voulait vraisemblablement pas en faire un commerce.

 Plutôt que de sévir, la Cour devrait lui présenter un bon psychologue puisque c’est évident que sa solution réside dans une bonne thérapie. Il pourrait ainsi comprendre que l’on n’est plus en 1950 lorsqu’on croyait que l’homosexualité était une maladie mentale punissable par la prison et que même les homosexuels ne dessinent jamais de telles images pour vivre leur homosexualité, encore moins pour la nier.

Bientôt,  il faudra craindre de s’être promené nu chez soi quand on avait trois ans, il y a 70 ans, car le nombre d’années ne semble pas arrêter cette folie monstrueuse de retourner dans la vie des gens pour leur faire payer de vivre leur vie sexuelle.

Il faut simplement se rappeler que le sexe ne peut pas être agréable avec de la violence et  que le consentement est la limite de tes droits.

Mais, qu’il y a aussi une loi pour protéger ton droit à la vie privée.

Radioactif 129

août 30, 2021

Radioactif 129

L’adolescence et la confiance 1.         

Le pire problème de l’adolescence, c’est de croire que tues le premier et le seul à vivre les émotions qui t’habitent. 

Les pairs prennent toute l’importance.  Souvent les parents qui sont, en réalité, les seules personnes qui te sont vraiment fidèles sont perçus comme s’ils voulaient t’empêcher de te réaliser. 

Leur peur est contagieuse.  C’est un poignard dans ton estime de soi.  Souvent, les jeunes n’osent pas parler de leur vie quotidienne, car ils craignent les réactions puritaines de leur milieu.  Cette peur peut les anéantir. 

Tout individu a besoin de se sentir soutenu dans la vie.  Un jour, alors que j’enseignais à Longlac, il fut décidé que les élèves les plus âgés se rendraient à Géraldton pour s’y baigner, sous ma surveillance.

16 Septembre 2007

L’adolescence et la confiance2.          

C’était la pire nouvelle pour les parents de ces garçons,  car certains, venant de Barnston, ont vite fait circuler que je suis pédéraste. 

Les parents de mes élèves-garçons, qui me connaissaient assez bien, décidèrent de me rencontrer et de m’en parler directement.  Ils m’avouèrent être inquiets à cause des rumeurs qui voulaient que j’aime les garçons; mais ils ne voulaient pas empêcher leurs fils de vivre un aussi beau et aussi rare moment tout simplement par peur.

« Nous avons décidé de leur faire confiance et de croire qu’il ne leur arrivera rien s’ils ne le désirent pas.»

Nous sommes allés à la piscine.  Même si les gars se sont tous déshabillés ensemble, sans mon intervention, aucune peur ou réaction négative ne se manifesta parce que j’étais là.  

Le plaisir ignore le scrupule.  On ne fond pas comme de la cire si on est vu nu. 

Ce fut une très belle expérience.  J’ai compris que cette attitude de ces parents était la meilleure, car elle ne provoquait aucun mouvement de peur ou d’hystérie. 

La discussion s’est déroulée entre nous,  moi et les parents, sans les jeunes, qui n’en savaient rien et qui n’avaient pas besoin d’être informés, ce qui aurait sapé à jamais leur confiance en moi.  C’était la solution idéale. 

Tu n’as pas besoin de mettre des photos sur des poteaux et déclencher une panique générale.  La peur incontrôlée est bien plus dangereuse.  

Les féminounes poussent les hommes à détester les femmes, elles nous rappellent qu’en jouant les martyres, elles auront toujours raison sur les hommes.  Des hommes battus par leurs épouses, ça existe aussi.  Des hommes ruinés par un divorce, c’est très répandu.

On s’entend que la violence envers les femmes on ne peut pas tolérer ça, mais les tords ne sont pas que d’un bord.

Mon livre  » Un sourire arraché à l’enfer » est en vente chez Renaud-Bray.

Radioactif 128

août 29, 2021

Radioactif 128

15 Septembre 2007

Barnston.


Une chance que je vivais à Barnston, un tout petit village près de Coaticook, car j’aurais sûrement  mal tourné. 

Pour certains, ça ne pourrait pas être pire que maintenant, simplement parce qu’ils ne me connaissent pas vraiment.  J’ai été pédéraste, pis? 

Je crois autant dans la liberté sexuelle que la non-violence; mais je suis certain que la violence et les discriminations existeront tant que la sexualité ne sera pas perçue comme une chose très positive, si elle est non-violente, consentie et agréable. 

Mais, selon les normes de notre société, il faut haïr les pédérastes, mais il faut aussi prier pour nos dirigeants qui tuent à travers les guerres de religion et de pétrole. On espére qu’un jour il n’y en aura plus de pédérastes alors qu’ils existent depuis le début de l’humanité. 

Même que chez les Grecs anciens, c’était le summum de l’amour. 

J’assume «ma» réalité, depuis ma première publication en 1968 et même si je ne me suis pas approché seul d’un jeune depuis 20 ans. La stupidité du système judiciaire nous oblige à en parler, car sinon c’est un sujet sans trop d’importance.  

C’est quasi impossible de modifier cette «première empreinte», le péché de la chair, surtout quand elle a marqué toute une nation. 

L’Église a réussi à faire de nous une bande de scrupuleux compulsifs

J’admets qu’adolescent, je me croyais un salaud, mais c’était ma nature profonde, je n’y pouvais rien et je dois vivre avec. 

Depuis, j’ai compris que tous ces interdits ne reposent sur aucune raison valable si elles sont non violentes, que c’est même une offense à l’intelligence que de continuer de vouloir nous faire régresser dans les ténèbres de l’intolérance religieuse vis-à-vis la sexualité. 

Le plaisir sexuel n’est pas un péché en soi.  Il faut apprendre à être responsable de notre appétit sexuel.  Une relation sexuelle peut être bénéfique,  si elle se vit dans l’égalité et le plaisir.

Radioactif 127

août 28, 2021

Radioactif 127

15 Septembre 2007

La prison.

J’avais 20 ans, il en avait 14.  J’ai fait de la prison parce que j’avais partagé mes goûts sexuels avec ce jeune partenaire.  Notre motif : nous craignions d’être assez pervers pour attaquer et violer une fille.  C’était à tous les deux notre raison justificatrice. 

Nous avions tous les deux un mal fou à contrôler nos instincts, comme diraient les religieux qui n’en ont plus.  

Se masturber, nous calmait l’appétit et nous pouvions passer à autre chose comme annoncer les films à l’affiche au cinéma local.  Je l’aimais bien et je ne lui aurais jamais fait le moindre mal. 

J’ai répété l’expérience de soulager mes besoins de masturbation avec un autre garçon qui, lui, voulait bien, en autant que je le paye.  J’étais assez fou pour croire que ce sont des gestes d’amour, donc, qui ne se négocient pas financièrement.  J’ai refusé de lui verser les 0.25$ exigés, question de principe, et il me dénonça. 

Son père était libéral et moi je travaillais pour un journal de l’Union nationale. Donc, puisque j’écrivais dans les journaux et que je participais à des émissions de radio à St-Georges-de-Beauce, pas question de me laisser filer. Bizarrement, le sujet vedette ait la construction d’un pont ou d’un tunnel entre Québec et Lévis.

Le péché de la chair ‘est plus payant aujourd’hui, depuis que l’Église essaie de s’en sauver en payant ses victimes qui s’enrichissent vite puisqu’il n’y a pas de prescription comme si c’était un meurtre… 

D’ailleurs des fondations ont été créées pour multiplier le nombre de victimes et en profiter un peu.  

Les politiciens se sont servis des événements  pour me la fermer et m’éloigner de l’Aiglon, journal de Lac Etchemin et de la radio, à St Georges de Beauce, où je commentais les actualités une fois par semaine.  Ils avaient ainsi un petit répit. 

Quand on présenta de nouvelles accusations, je ne connaissais aucun des garçons, mais j’ai plaidé coupable.  Je voulais en finir le plus vite possible.  Ainsi, mon petit ami n’avait pas à venir s’humilier devant la cour. 

Le pire, si à cette époque, il y avait eu la loi actuelle sur le consentement, je n’aurais jamais fait de prison. On n’aurait même pas pu m’accuser, on en aurait été quitte pour l’humiliation. 

J’étais au mauvais endroit, au mauvais moment.  Le plaisir est une réalité humaine tant que personne ne sait en quoi consiste ce plaisir. Une hypocrisie. Je raconte cette aventures dans Laissez venir à moi les petits gars.

Septembre 2007

Disciples de la croix.       

Quand je suis sorti de prison, j’ai fondé mon petit groupe religieux, les Disciples de la Croix.  Ça faisait dire à certains prêtres que j’étais un saint. 

J’étais plutôt déséquilibré par la religion qui m’avait rattrapé, grâce à la culpabilité et la honte.  Je me sentais en Cadillac, vers la schizophrénie. 

Ma foi s’est embourbée encore une fois quand j’ai rencontré un petit disciple qui m’a rappelé que le ciel n’est pas seulement fait de bonnes intentions, mais qu’il est possible d’y goûter sur terre. 

J’étais déjà différent de tout le monde.  Mon père ne pouvait pas me faire vivre jusqu’à 100 ans.  Les enfants accrochés aux jupes de leurs parents, ça n’existait pas encore. 

Plutôt que de vivre une dépression permanente, parce que je m’haïssais à travers la haine sociale, j’ai décidé de retourner à l’école à Québec où je suis tombé amoureux d’une fille.  Je l’ai laissé juste avant les vacances. 

Quand je dansais avec elle , elle aurait pu me passer à travers un mur pour sentir ma petite fourchette diabolique s’élever vers le ciel , mais elle prétendait que j’étais trop cochon quand mes doigts sur ses seins tentaient de m’imprimer dans la tête les joies d’être avec une personne de l’autre sexe.  Hypocrisie que je n’ai jamais retrouvée chez un garçon. 

À cette époque, je passais mon temps à écrire. Je croyais dans mon talent.  Je voulais m’affirmer, dire à tout le monde qu’il n’y avait rien là à être pédéraste.  J’étais pourtant encore un acte de culpabilité ambulant. 

Mes parents m’ont surpris avec un garçon.  Ce fut les grincements de dents jusqu’à ce que Ste-Thérèse s’en mêle . J’ai alors appris que je venais de gagner en poésie le prix Canada-Normandie et  la médaille de Lisieux, en France. 

J’ai invité ma mère à Québec pour la remise du prix, question de lui faire oublier que selon leur critère religieux, j’étais le diable en personne.  

Renaud-Bray

août 27, 2021

      Renaud-Bray

          Vend

Un sourire arraché à l’enfer, tome 1.

                     de

                Jean Simoneau

Ce premier tome d’Un sourire arraché à l’enfer raconte la période où j’ai été journaliste pendant environ un quinzaine d’années. Le choix d’un aéroport international à Ste-Scholastique (Mirabel) plutôt qu’à Drummondville  a marqué pour moi le début d’un engagement contre les trahisons du gouvernement fédéral.  Malgré mon amourajoie et ma foi absolue dans la non-violence, j’ai décidé de me proclamer felquiste.

Cette guerre avec le fédéral m’a coûté deux ans d’exil volontaire, et vous sera racontée dans le tome 2.

Radioactif 126

août 26, 2021

Radioactif 126

15 Septembre 2007

Daniel.

Durant l’été de l967, je suis tombé amoureux fou. 

C’était la première fois, à mon âge, que je rencontrais un garçon plus jeune que moi qui voulait vivre une expérience sexuelle avec moi, qui aimait ça et qui ne manifestait aucun remord d’être complètement nu dans mon lit alors que je me morfondais de scrupules. 

Ce fut un coup de foudre qui ne dura qu’un après-midi.  Il devait revenir me voir, mais il ne se manifesta pas. 

J’ai tout fait pour le retrouver.  Impossible.  Quand j’ai décidé de publier Hymne à l’amour, le vice, la révolte, je lui ai dédié les poèmes que j’avais écrits pour lui. 

J’étais convaincu que la police s’en mêlerait et qu’avant de me retrouver en dedans, je pourrais au moins le voir une autre fois puisqu’il serait obligé de venir témoigner contre moi.  Comment était-ce possible ?  Étais-je devenu masochiste? 

J’ai commencé à courir les psychologues et les psychothérapeutes qui prétendaient que c’était la faute de mes parents si j’étais émotivement aussi mal en point.  Ce que je ne crois pas. 

Mes parents étaient adorables et très bons.  Selon le système, si j’étais pédéraste, c’est que j’étais perverti.  C’était un peu de ma faute, car je n’avais pas le courage de me suicider, la seule solution qu’on nous offre, car, on ne peut rien y changer. 

C’est contre cette façon de voir les choses que j’ai décidé de me battre, même si je suis seul.  Était-ce complètement de ma faute si ça finit toujours en enfer avec les filles alors que je goûte les joies d’un séraphin devant son petit dieu quand je suis avec un garçon ? 

Nous vivons pour être heureux.

Ajout du jour :

L’orientation sexuelle n’a rien à voir à savoir si tu es soit  bon ou mauvais. Tu n’as un mot à dire sur ce qui t’attire et te fascine, sauf, que tu peux essayer de rendre « ce problème » le moins dommageable qui soit, tant que tu crois que les autres ont raison. C’est ce que j’ai essayé de définir dans mes écrits : la lime qu’il ne faut pas dépasser.

Au Québec, pour protéger les jeunes, on a créé la littérature de la jeunesse. Donc, en principe, dans la littérature pour adulte, tu devrais avoir le droit de tout dire ce que tu veux si tu n’appelles pas à la violence ou si tu ne t’attaque pas à un autre individu.

C’est ce que je proclame en publiant  « Un sourire arraché à l’enfer », qui est en vente chez Renaud-Bray. 

La pire chose qui pourrait m’arriver, c’est que je ne vende aucun livre et qu’il passe tout à fait inaperçu.  Je devrais alors conclure que ce que j’écris n’intéresse personne et ça me permettrait de prendre ma retraite de l’écriture. Mais, ce serait une fronde à mon orgueil.         

Quoiqu’à mon âge, il serait temps que je me contente de vivre, en attendant la mort.  Il y a bien d’autres choses à faire qu’à écrire. Mais, je sais que cela arrivera seulement quand j’aurai publié Le jeune espion et  Le temps des cauchemars.

Radioactif 125

août 23, 2021

Radioactif 124

15 Septembre 2007 (Modifié)

Cours de sexualité.          

Au cours des années 1980, nous cherchions dans les cours de morale une façon d’aborder la sexualité au secondaire, soit  avec les adolescents.  J’ai été choisi pour mettre sur pied un projet pilote.

Mon premier critère fut : la vérité.  La deuxième obligation : être deux pour s’assurer de l’objectivité des propos et faire en sorte que la science ait prépondérance sur les tabous religieux.  

Même si personne ne le savait, je devais aussi tenir en compte de mes tendances sexuelles et m’assurer que je ne sois pas tenté d’y ajouter une touche personnelle. « Never on the job. » était le fondement même de ma décision d’un jour être enseignant. Une chose que j’ai respectée avec scrupule.

L’école se doit de chercher à créer des individus libres et autonomes, capables de se créer une conscience personnelle et non de propager les interdits religieux basés sur l’ignorance psychologique des gens ou une liberté absolue. 

La répression sexuelle a atteint un sommet avec la venue de la reine Victoria, donc, elle joue un rôle fondamental en politique.

À cette époque, certains étaient assez fous pour se servir d’épinglettes  afin de retenir le prépuce des jeunes de façon à ce qu’il ne bande pas le matin parce que l’érection était ainsi trop douloureuse. On a aussi inventé tout un rayon quant aux aliments pouvant ou non exciter la vie sexuelle des garçons.

L’approche religieuse de la sexualité est déterminée par la soif de pouvoir sur chaque individu. Pour y arriver, on inventa le péché de la chair qui était classé dans les péchés mortels. Pas de rédemption à moins d’obtenir l’absolution lors de la confession et de ne pas vouloir recommencer. L’enfer garanti aux jouisseurs sur cette terre.

La religion décida que la matière était moins sacrée que l’âme. Il faut dire que l’on ne comprenait pas grand-chose à la chimie ou l’astronomie,  car, on croyait encore que la terre était plate et que l’homme était le sommet de la création. Quant à la femme, elle était l’instrument servile des hommes.

Les religions primitives ont d’abord servi à combattre la peur des événements inexplicables dans la nature.  Elles ont  ensuite essayé d’expliquer et de donner un sens à la vie et surtout à éteindre les crises de nerfs des différents dieux inventés.  Les sacrifices humains, surtout des jeunes, étaient offerts pour calmer les colères des dieux. 

La sexualité est un mystère d’où on inventa des cérémonies d’initiation et des règles pour déterminer comment on devait agir pour ne pas déplaire aux dieux. . 

Quand ce n’étaient pas les sacrifices humains, c’étaient les grandes inquisitions aux rythmes des nouveaux scrupules, s’attaquant particulièrement aux femmes, ces objets de luxure, et aux enfants puisqu’aimer les jeux sexuels faisaient de toi in possédé du diable. 

Incapables de dompter leurs envies, les grands prêtres inventèrent le péché pour éloigner les tentations.  Ils démonisèrent  la sexualité pour s’en protéger. 

Par contre, ces grands moments de l’histoire noire de l’humanité n’avait pas à être racontés aux élèves. Ce qui comptait,  c’était la vraie vie, celle dans laquelle ils doivent se développer.

Ces cours furent une vraie leçon pour ses deux professeurs (dont une infirmière). Nous sommes partis d’une consultation qui garantissait la confidentialité absolue, mais qui nous permettait de trouver les sujets qui pouvaient les intéresser et chercher les réponses à leurs interrogations.

Le plus drôle fut que l’on nous reprocha surtout de se servir d’un matériel qui les faisait se sentir comme des imbéciles qui ne connaissaient rien à la vie. C’était tout ce qui existait. Des petits films pour expliquer le fonctionnement féminin et la fécondation (à partir de lapins) On en est semble-t-il encore là devant la peur d’enseigner la sexualité.

23 août 2021

Aussi étonnant que ça puisse paraître, un des éléments importants est l’hygiène.  Les jeunes ont besoin de se connaître et de se savoir normal. C’est niaiseux, mais c’est une des réalités que l’on a découverte. Ne pas en tenir compte, c’est refuser la réalité. Ça ne touche pas tout le monde, mais ça peut sauver certains jeunes d’une mésestime de soi qui crée les problèmes quand on vieillit. S’il n’apprenne pas la vérité dans ces cours, ils iront la chercher dans la pornographie et souvent ils aggraveront leur problème parce que la pornographie identifie être gai à être sodomite.

Le théâtre et les mises en situation sont extrêmement importants. C’est ainsi que l’on a découvert qu’un des jeunes songeait souvent au suicide parce qu’on le traitait de tapette alors qu’il était absolument hétéro. On a demandé à deux jeunes de vire la situation d’un agresseur et de l’agressé verbalement évidemment.  Ce jeune a vu changer sa vie grâce à ces cours.

J’ajouterais aujourd’hui, les impacts de nos premiers amours (à la suite du suicide de Rouhed, mon fils adoptif) et le besoin de respecter le consentement qui doit être évident, clair et sans retour.

Le respect de soi passe par le respect des autres.

Un surmoi qui t’étouffe te rendra tout aussi malheureux. Il faut apprendre à s’aimer soi-même et à développer notre esprit critique.

Radioactif 124

août 22, 2021

Radioactif 124

15 Septembre 2007 (Modifié)

Cours de sexualité.          

Au cours des années 1980, nous cherchions dans les cours de morale une façon d’aborder la sexualité au secondaire, soit  avec les adolescents.  J’ai été choisi pour mettre sur pied un projet pilote.

Mon premier critère fut : la vérité.  La deuxième obligation : être deux pour s’assurer de l’objectivité des propos et faire en sorte que la science ait prépondérance sur les tabous religieux.  Même si personne ne le savait, je devais aussi tenir en compte de mes tendances sexuelles et m’assurer que je ne sois pas tenté d’y ajouter une touche personnelle. « Never on the job. » était le fondement même de ma décision d’un jour être enseignant. Une chose que j’ai respecté avec scrupule.

L’école se doit de chercher à créer des individus libres et autonomes, capables de se créer une conscience personnelle et non de propager les interdits religieux basés sur l’ignorance psychologique des gens ou une liberté absolue. 

La répression sexuelle a atteint un sommet avec la venue de la reine Victoria, donc, elle joue un rôle fondamental en politique.

À cette époque, certains étaient assez fous pour se servir d’épinglettes  afin de retenir le prépuce des jeunes de façon à ce qu’il ne bande pas le matin parce que l’érection était ainsi trop douloureuse. On a aussi inventé tout un rayon quant aux aliments pouvant ou non exciter la vie sexuelle des garçons.

L’approche religieuse de la sexualité est déterminée par la soif de pouvoir sur chaque individu. Pour y arriver, on inventa le péché de la chair qui était classé dans les péchés mortels. Pas de rédemption à moins d’obtenir l’absolution lors de la confession et de ne pas vouloir recommencer. L’enfer garanti aux jouisseurs sur cette terre.

La religion décida que la matière était moins sacrée que l’âme. Il faut dire que l’on ne comprenait pas grand-chose à la chimie ou l’astronomie,  car, on croyait encore que la terre était plate et que l’homme était le sommet de la création. Quant à la femme, elle était l’instrument servile des hommes.

Les religions primitives ont d’abord servi à combattre la peur des événements inexplicables dans la nature.  Elles ont  ensuite essayé d’expliquer et de donner un sens à la vie et surtout à éteindre les crises de nerfs des différents dieux inventés.  Les sacrifices humains, surtout des jeunes, étaient offerts pour calmer les colères des dieux. 

La sexualité est un mystère d’où on inventa des cérémonies d’initiation et des règles pour déterminer comment on devait agir pour ne pas déplaire aux dieux. . 

Quand ce n’étaient pas les sacrifices humains, c’étaient les grandes inquisitions aux rythmes des nouveaux scrupules, s’attaquant particulièrement aux femmes, ces objets de luxure.  Puis, au 19è siècle, on ajouta les jeunes.

Incapables de dompter leurs envies, les grands prêtres inventèrent le péché pour éloigner les tentations.  Ils démonisèrent  la sexualité pour s’en protéger. 

Par contre, ces grands moments de l’histoire noire de l’humanité n’avait pas à être racontés aux élèves. Ce qui comptait,  c’était la vraie vie, celle dans laquelle ils doivent se développer.

Ces cours furent une vraie leçon pour ses deux professeurs (dont une infirmière). Nous sommes partis d’une consultation qui garantissait la confidentialité absolue, mais qui nous permettait de trouver les sujets qui pouvaient les intéresser et chercher les réponses à leurs interrogations.

Le plus drôle fut que l’on nous reprocha surtout de se servir d’un matériel qui les faisait se sentir comme des imbéciles qui ne connaissaient rien à la vie. C’était tout ce qui existait. Des petits films pour expliquer le fonctionnement féminin et la fécondation (à partir de lapins) On en est semble-t-il encore là devant la peur d’enseigner la sexualité.

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Radioactif 123

août 21, 2021

Radioactif  123

15 Septembre 2007

Dire la vérité.          

Les jeunes veulent entendre la vérité quand il est question de sexualité. Il faut cesser de prétendre que toutes formes de sexualité en dehors de la procréation est à condamner. 

La chose la plus importante dans la vie, c’est apprendre à aimer. 

La sexualité est le principal moteur de nos actions conduisant à l’amour. 

Évidemment, il faut faire une distinction entre la sexualité et la génitalité. 

Notre comportement sexuel comporte aussi une très grande responsabilité, si grande qu’elle peut même affecter le reste de notre vie. 

La répression sexuelle n’est pas venue seulement des religions, mais aussi de la bourgeoisie qui a aussi voulu y ajouter ses règles.  Pas question de mélanger le sang noble avec celui du peuple.

Les interdits se multiplièrent et devinrent au temps de la reine Victoria d’Angleterre particulièrement, une véritable industrie.  Selon ces jansénistes, même la nourriture avait un rôle à jouer dans la sexualité. 

On inventa un nouveau commerce comme le firent les Juifs et les Musulmans avec la viande.  Ça permet aux religions d’être plus riches si on leur fait croire dans de tels rites. 

Dans nos cours, il fallait éviter de tomber dans une telle paranoïa, qui condamne tout plaisir  et ne pas créer en revanche une complaisance absolue pour la liberté sexuelle. 

Tout le monde a le droit de savoir comment fonctionne son corps, mais il faut aussi apprendre que l’on est responsable de son émotivité. 

Un sourire arraché à l’enfer, tome 1

août 19, 2021

Un sourire arraché à l’enfer, tome 1.

                     de

                Jean Simoneau

          est en vente chez

      Renaud-Bray

Ce premier tome d’Un sourire arraché à l’enfer raconte la période où j’ai été journaliste pendant environ un quinzaine d’années. Le choix d’un aéroport international à Ste-Scholastique (Mirabel) plutôt qu’à Drummondville  a marqué pour moi le début d’un engagement contre les trahisons du gouvernement fédéral.  Malgré mon amourajoie et ma foi absolue dans la non-violence, j’ai décidé de me proclamer felquiste.

Cette guerre avec le fédéral m’a coûté deux ans d’exil volontaire, et vous sera racontée dans le tome 2.

Radioactif 122

août 19, 2021

Radioactif  122

15 Septembre 2007

Sondage sexuel.   

Aussi, avons-nous demandé aux jeunes de participer à des sondages dans lesquels il ferait connaître leur implication, leur vie sexuelle, mais qui garantissait de ne jamais pouvoir être identifiés.  Tout y passait. 

Compilés, les résultats dirigèrent le contenu des cours et permirent de constater qu’entre ce dont se vantent les jeunes et leur expérience réelle, il y a toute une différence. 

Cette confidentialité permettait de réponde sans se demander ce que les voisins en pensent.  Contrairement à ce que l’on pense, la très grande majorité n’avait eu aucune expérience sexuelle à deux. 

À la suite de cette démarche, on a divisé les gars et les filles pour analyser les résultats.  Personnellement,  je croyais qu’il faut garder un très profond respect du sujet, sans le sacraliser ou le banaliser, se sentir à l’aise. 

L’humour permet de bien cibler les réponses sans heurter personne. Tous les sujets étaient abordés en citant les résultats.  Les jeunes aimaient ça, car la confidentialité était absolue et les scrupules ne l’emportaient pas sur les besoins d’information et de discussion. 


15 Septembre 2007

Éducation sexuelle.         

Quand il était question d’aborder la masturbation, on ne cachait pas que c’est une pratique normale, généralisée, courante chez les adolescents et qu’il ne faut pas se sentir coupable, bien au contraire, ça permet parfois d’éliminer l’anxiété ; mais, on ajoutait, que si ça devient obsessionnel, que tu as le gland en sang, t’as un problème.

Chacun est le seul maître de son corps était aussi un des sujets traités.  Les gars étaient ravis de mes cours; mais les filles se révoltaient contre la morale qu’essayait, selon elles, de leur « passer» l’infirmière choisie pour s’occuper d’elles. 

Nous avons donc réuni à nouveau filles et garçons et la réponse donnée venait ou de moi ou de l’infirmière ou les deux.  Nous avions une complicité extraordinaire.  Notre but était de renseigner et non de moraliser. 

C’est vrai qu’un gars est peut-être moins attentif quand on explique le cycle des menstruations (on se servait des films disponibles), mais un jour, il sera ravi de savoir un peu ce qui en est quand il aura une blonde. 

Quant à sa blonde, il est peut-être bon qu’elle sache les incendies qu’elle allume chez son «chum».  C’est un sujet essentiel à la connaissance de soi. 

Même si j’avais près de 40 ans, pour la première fois, j’apprenais que le scrotum (mieux connu sous le nom de poche) et la verge se ratatinaient quand on prend son bain parce que les testicules ont un certain besoin de chaleur.  Niaiseux ? Pourquoi ne nous le disions pas? Mais c’était comme ça que l’on nous tenait quand j’étais jeune. 

Les adultes devenaient fous dès qu’ils percevaient le moindre intérêt pour la sexualité chez les jeunes.  Pas étonnant qu’aujourd’hui il y ait encore des mouvements qui voudraient nous ramener à cette époque de la grande stupidité du tabou sexuel.

Les médias de Quebecor se spécialisent dans ce domaine  de la peur à tout prix.  Ça coûte moins cher de faire les nouvelles à partir toujours du même endroit : le palais de justice.  On nous fait croire que c’est un droit à l’information.

Mais, en parler ainsi, c’est donner une connotation négative à la sexualité. Ce que Dieu a fait de mieux : il nous a fait confiance.

Urgence

août 17, 2021

L’urgence.

C’est affreux ce qui se passe en Afghanistan. Tous ceux qui veulent venir ici pour sauver leur vie parce qu’ils nous ont appuyé doivent pouvoir le faire. Un pont aérien doit immédiatement être mis en branle par toutes les grandes nations pour s’assurer que personne n’est laissé là-bas.  Pas demain, maintenant.

L’Islam radical politique combat la loi 21 ici plus hypocritement, mais efficacement. L’Islam radical politique  n’a rien à voir avec les vrais musulmans.  La différence est la Charia.  Les musulmans obéissent au Coran et non à la Charia. L’islamophobie est une création de l’Islam radical.  Il faudrait les aimer quand on les voit tuer des humains.

Difficile de penser autrement car tu vois les Talibans tirer contre les gens qui essaient de fuir leur pouvoir.

La leçon du jour.

août 17, 2021

Les femmes occidentales, regardez ce qui se passe en Afghanistan et vous connaîtrez l’avenir de celles qui appuient les revendications islamiques ici. Même les hommes couraient pour changer leur  jean pour le vêtement décrété par les Talibans. Vive la loi 21, si on respecte les femmes!

Radioactif 121

août 16, 2021

Radioactif 121

15 Septembre 2007

Pornographie.

À ma grande surprise, les jeunes désapprouvaient la pornographie, non pas pour des raisons morales, mais parce qu’elle ne représente absolument pas la vraie vie et les vrais enjeux. 

Les jeunes qui,  au début, en étaient friands racontèrent que la pornographie leur est devenue mensongère dès qu’ils eurent la chance de l’expérimenter.  Les jeunes détestaient la pornographie parce que les acteurs sont bâtis comme des chevaux, qu’ils peuvent quasiment remplir un vase de sperme en se lamentant alors qu’au mieux un individu en éjacule environ une cuillère à soupe. 

Les jeunes reprochaient à la porno sont exagération, son manque d’amour, de sentiments passionnés autres que la copulation.  Ils ne voulaient pas juste voir du taponnage, mais entendre de belles histoires d’amour sans qu’on cache les scènes jugées obscènes. 

Tous savaient que tu ne te lamentes pas dès que l’on te touche et que l’excitation dans ces films est totalement exagérée, sinon fausse.  Ces jérémiades de plaisir leur tombaient sur les nerfs et ils étaient choqués d’être abordés dans ces films comme s’ils étaient des imbéciles.  J’étais renversé d’apprendre que les jeunes rejettent la pornographie parce qu’elle ne leur montre pas la vérité. 

La nudité les excitait encore plus du fait qu’elle était interdite et accompagnée d’une masturbation en visionnant.

15 août 2021

Eh oui! Même si j’ai passé ma vie à me battre pour la tolérance quand il est question de sexualité.

Même si on m’empêche de rendre public mes livres au cas où des jeunes s’y intéresseraient, en pensant que ces mêmes jeunes ne seraient pas assez dégourdis pour aller consulter des sites pornographiques sans que leurs parents ne le sachent.

Que j’ai écrit toute ma vie pour que l’on fasse la différence entre la pédérastie (amour des garçons entre 10 et 18 ans, même chose pour le sexe féminin)  et la pédophilie (amour des enfants entre 0 à 10 ans).

Que j’ai écrit noir sur blanc que je suis contre la pédophilie.  

Qu’à mon sens, il est impératif que les parents entendent toutes les versions possibles sur les relations sexuelles chez les jeunes afin qu’ils puissent juger de leur réaction quand leurs enfants deviendront adolescents et que la Charte des droits leur donne le droit absolu à leur intégrité, donc , à leur propre sexualité, même si elle diffère du choix des adultes.

Eh oui! J’ai dirigé un cours sur la sexualité dans le cadre d’un projet pilote.

Pour calmer les nerfs de ceux qui veulent monter dans les rideaux ou aux  barricades, je dois rappeler que j’ai enseigné durant 15 ans et qu’à cause d’une dénonciation organisée (plutôt politique que sexuelle…lendemain de référendum)  j’ai dû abandonner ce métier. 

Les policiers ont scruté toutes les avenues pour pouvoir trouver un moment où j’aurais profité de mon statut de professeur pour me payer une partie de jambes en l’air. Certains jeunes m’ont raconté leur rencontre avec les policiers.  Certains voulaient savoir qui m’avait dénoncé pour lui arranger la face. L

Malheureusement pour les policiers, je respectais scrupuleusement ma chasteté absolue quand j’enseignais. C’est vrai que je crois que ma pédérastie m’a aidé à être un bon professeur, mais certains sont aussi bons tout en n’étant pas pédérastes.

Tous ces cours se faisaient avec une infirmière et je dois avouer que je crois ce tandem essentiel pour permettre aux jeunes une ouverture qui rend possible la liberté de s’exprimer. La sexualité n’a rien de mauvais ou mal, elle est une réalité humaine.  Le choix des sujets étaient déterminés selon les besoins exprimés par les jeunes. L’attitude de neutralité par rapport au sujet par ceux qui enseignent est tout aussi essentielle que le respect des questions qui émergent des jeunes au fur et à mesure que l’échange se poursuive.

Si parler de sexualité t’indispose, c’est que tu as besoin d’une bonne visite chez le psychologue, car tu donnes une dimension « secrète ou sale » à la sexualité. Tu dois régler ton problème avant d’enseigner ce sujet.

Les cours d’éducation sexuelle ne doivent jamais prendre l’allure de cours de morale, ni de loin, ni de près. Seules les informations scientifiques doivent prévaloir.

Radioactif 120

août 15, 2021

Radioactif 120

15 Septembre 2007

Nouveau sondage.          

C’est drôle qu’un récent sondage, près de 30 ans plus tard, en arrive aux mêmes conclusions.  Le fait de pouvoir parler sexualité sans mourir de honte a donné l’occasion d’aborder les discriminations comme : traiter quelqu’un de tapette. 

Dans un de mes cours de morale,  j’ai eu un jeune qui, tout en larmes, décida de partager son calvaire. 

Il était toujours invectivé par ses compagnons qui pensaient qu’il était gai , car il était plus sensuel, plus efféminé que les autres. J’ai connu des efféminés qui étaient plus hétéros que bien des hétéros

Il nous raconta comment il avait projeté de se tuer tellement cette situation le faisait souffrir.  Le message fut entendu par ses camarades qui fréquentaient cette même classe. 

Les jeunes entre eux peuvent détruire par les mots, les rejets, encore plus que par les poignards. 

De cette expérience, j’en ai conclu que les adultes n’ont pas à faire la morale aux jeunes quand ils enseignent la sexualité, soit verbalement ou dans leur comportement. 

Les enseignants doivent essayer de répondre objectivement à toutes les questions et tenter de désamorcer les peurs et les préjugés, tout en ne minimisant pas les dangers comme les maladies vénériennes. 

Le problème de notre  « société scrupuleuse» , c’est de ne pas vouloir parler des vrais choses, d’être hypocrite, paranoïaque et hystérique,  quoiqu »il existe parfois de vrais dangers.          

14 août 2021

Pourquoi parler d’un sujet qui terrorise autant de gens? La polarisation va strictement dans le sens d’un  retour aux années 1950 où, grâce à la religion, tout ce qui touchait au sexe était péché qui s’est transformé en crime.

On ne se rappelle pas du nombre incroyable de jeunes qui se sont suicidés parce qu’ils se sont découvert gais. On oublie que l’on pouvait littéralement tuer un gai sous prétexte d’accomplir la volonté de Dieu.

On oublie que la Charte des droits a inscrit le droit aux jeunes à leur intégrité physique et donc sexuelle.

On oublie que dans certains pays on demande la peine de mort contre les homosexuels.

On oublie que le meilleur moyen de combattre la violence est le droit de parole à tous, même à ceux qui disent des choses qui ne nous plaisent pas à la majorité.

L’homophobie risque de reprendre du terrain et ce serait une catastrophe pour l’humanité. On essaiera bientôt d’interdire les correspondances sexuelles sur internet entre personnes adultes.

J’écris sur la liberté sexuelle non pas pour avoir des compagnons, non pas pour inviter qui que ce soit à être gai ou pédéraste puisque l’orientation sexuelle se définit avant même la naissance et que tout individu répond à sa réalité qu’il découvre au fur et à mesure qu’il vit.

J’essaie juste à travers ce que j’ai vécu à prévenir ce retour à la folie morale. J’écris pour la tolérance. La seule chose qui doit s’instaurer, ce sont de vrais cours sur la sexualité pour permettre aux jeunes d’avoir une idée à savoir comment on doit se comporter pour respecter les autres et que rien ne doit se vivre sans consentement.

J’ajouterais, puisque je viens d’écouter un documentaire sur la lutte LBGT+ que si on veut être libre sexuellement, il ne faut pas oublier les préservatifs.

Radioactif 119

août 14, 2021

Radioactif  119

(Pour adulte seulement)

15 Septembre 2007

Jack.  1

Avec Jack, j’ai appris qu’avant même l’âge d’éjaculer, il est possible de ressentir un picotement extraordinaire dans le ventre après quelques secondes d’exercice manuel. 

Jack était mon aîné de quelques années et comme mon cousin, il était bâti comme un cheval, ce qui effaçait toute forme d’éblouissement de ma part.  Je n’ai jamais aimé les grosses queues. 

Contrairement à ce que l’on nous propose dans les revues, je suis fasciné par le petit.  Je ne sais pas pourquoi je lui rendais visite, sauf nos petites découvertes sexuelles  qui m’attiraient chez lui. 

Il avait un caractère de chien et nous n’avions aucun intérêt commun; sauf que dans la cabane, il s’emballait dans la jouissance totale dès que je me mettais au travail et que je découvrais que c’est bien plus amusant à deux. 

J’aimais lui examiner la figure au fur et à mesure que je le masturbais.  J’étais chaque fois sidéré par la taille de ce membre qui me faisait ressembler à un infirme et qui crachait en soubresauts.

14 Septembre 2007

Le télescope  2.

Un jour, il m’offrit d’aller chez une dame chercher les accessoires dont j’avais besoin pour monter un télescope.  Même si la générosité de la dame me parut louche,  j’étais ravi d’enfin trouver les morceaux indispensables à cet exercice. 

Je rêvais d’avoir un télescope pour regarder mes étoiles et on nous montrait dans un livre comment s’y prendre pour en construire un. 

Dans la maison, il commença à détruire une horloge grand-père, sous prétexte que la dame lui avait dit que le morceau recherché serait à l’intérieur. Puis, il revint, habillé en femme, m’exhibant tous ses gros atouts déjà bien durs et faisant semblant de me séduire.  Comment résister ? 

J’ai oublié durant un certain temps ma passion pour l’astronomie puisque je pouvais jouer avec une matraque beaucoup plus impressionnante,  plus ferme dans la main qu’une baguette magique.  Une réalité bien plus tangible. C’est loin, les étoiles.

14 Septembre 2007

Le vandalisme  3.  

Quand il laissa le linge de femme sur le plancher, j’ai pensé que ce ne serait pas très intéressant pour la dame de tout nettoyer. 

Puis, il se mit à déchirer le linge avant d’aller dans la cuisine briser la vaisselle.  C’était évident que cette visite n’avait jamais été permise et qu’il m’avait berné.  J’étais le petit nigaud.

Quand j’ai voulu partir, il me rappela que nous y étions tous les  deux et que par conséquent, j’étais complice.  Je n’avais plus qu’à me taire et d’attendre la sortie. 

Dans un petit village comme Barnston, la nouvelle se répandit vite.  Mon père déclara solennellement, sans savoir que j’y avais pris part, que ça prenait des moyens trous-de-cul pour avoir agi ainsi.  Je mourrais de honte, mais je me la fermais. 

Il ajouta que la police enquêterait et que l’on trouverait bientôt qui étaient ces écœurants.  Pour une fois, je regrettais que nos petits jeux ne se soient pas terminés par une simple masturbation.

14 Septembre 2007

La police  4.

Quelques jours plus tard, on disait à l’école qu’on avait identifié Jack comme le grand responsable de ce carnage et qu’il serait mis en prison. Pire, on connaîtrait bientôt ses complices.  Je cherchais déjà dans ma tête tous les plans possibles pour qu’il puisse s’évader. La fidélité, ça existe, non ? 

Je fus demandé chez la directrice où un policier m’attendait.  Je l’ai suivi à l’auto et je me suis appuyé sur le bord d’une des vitres pour m’adresser à un autre policier à l’intérieur du véhicule, laissant voir que même si j’étais blessé, une petite éraflure qui saignait, je pouvais endurer la douleur. 

Il me dit que j’avais une excellente réputation et que par conséquent, on ne croyait pas que c’était une de mes habitudes.   «T’as toutes les chances de t’en sortir, mais arrête de voir ce gars- là, il n’est pas fait pour toi». 

Je jouais au brave, mais je faisais dans mon froc.

14 Septembre 2007

Délinquant  5.        

J’ai immédiatement compris que je n’avais pas l’étoffe, ni le goût d’être délinquant, même si j’étais très révolté par le banditisme des institutions qui nous dirigent et leur hypocrisie. 

Je demeure convaincu que ce serait encore plus infernal s’il n’y avait pas de lois et une police pour les faire respecter. 

Toutes les lois ne sont pas aussi folles que les mesures contre la sexualité chez les jeunes. 

J’ai appris à travers cette expérience que quand on est jeune, les amis sont des facteurs essentiels dans la voie que tu choisiras pour l’avenir.  La vie est un fiasco, sans un but précis. 

Dans mon cas,  j’ai choisi la liberté sexuelle sans violence, sans domination, le plaisir.  Je ne sais pas si j’ai raison, mais j’ai la conviction que mon approche est plus humaine et plus susceptible d’apporter une forme de bonheur dans une société qui ne vit qu’à travers l’argent à tout prix.

Ça servirait au moins à apprendre à s’aimer.

Radioactif 118

août 13, 2021

Radioactif 118

14 Septembre 2007

École St- Luc.        

Au début, nous fréquentions une petite école de rang où l’institutrice enseignait à tous les niveaux. 

Sous la pression de papa,  Émile Simoneau, et de ceux qui partageaient son point de vue, on a décidé de construire l’actuelle école Saint Luc, du même nom que la paroisse, à Barnston. 

Pour papa, l’éducation était le premier but dans la vie des jeunes et le moyen par excellence pour permettre au Québec d’évoluer. 

Quand on la construisit, M. Guay m’engagea.  Je devais nettoyer les briques.  Beau temps, mauvais temps, j’étais à l’ouvrage.  J’ai toujours aimé travailler.  Je ne mettais pas de chapeau et il pleuvait souvent. 

La première chose que j’ai sue, mes broches à foin de cheveux se mirent à friser.  À un tel point que ma tante Émilia, qui ne m’avait pas vu depuis très longtemps, demanda à ma mère depuis quand je me faisais friser, une opération réservée aux filles bien évidemment. 

Maman en a bien ri, car personne ne pouvait expliquer ce changement de coiffure.  Pas même moi, mais j’aimais ça et j’en étais fier.

12 août 2021

Finalement, selon la conférence d’un chimiste que je viens d’écouter, la vie serait venue simplement de l’effet chimique de produits (des gaz) qui existaient  dans l’atmosphère, la mer et la première terre solide.

Une histoire de migration de produits chimiques qui transportés sur la plage ont créé une espèce de filament. Effectivement, ça ressemble étrangement à la photo de la première manifestation de la vie retrouvée eh oui au Québec. Il y a 3.4 milliards d’années, selon les experts.

Par contre, cette conférence très intéressante, mais trop scientifique pour mes pauvres méninges, ne répond pas à ma question : d’où vient la première cellule? Cet exposé explique comment ont pu se constituer les premiers acides animés. À quel moment un code s’est-il créé pour qu’il y ait ensuite une évolution darwinienne?

En d’autres mots, on est simplement le produit de l’environnement enrichi avec le temps.

Où est-ce les météorites? Une autre théorie intéressante.

Tout est constitué de particules et de forces. La théorie des cordes. Donc, la vie serait une forme de vibration. Chaque force ou particule modifie le tableau général sans même que ça paraisse, parce que c’est une toute petite particularité dans mode immense.

C’est drôle de s’imaginer la réalité en petits points vibrants comme les pixels. Je passe des heures à écouter de telles conférences et je trouve ça de plus en plus captivant.   

À mon âge, mon petit pixel ne durera pas longtemps. Charlie a été la première victime, mais il s’ajuste à la réalité nouvelle. C’est ce que j’ai fait toute ma vie : m’adapter.

Découragez-vous pas mon premier Radioactif compte 1,500 pages.

Radioactif 117

août 12, 2021

Radioactif 117

14 Septembre 2007

Les chiens. 

Les chiens ont toujours eu place privilégiée dans ma vie. 

Quand Princesse est morte, ce fut ma première crise religieuse.  On m’avait dit que tout ce que tu demandes avec foi, tu l’as.  Je voulais qu’elle ressuscite et rien de tout cela ne s’avéra vrai.  Pire, elle avait été tuée, selon nous, par exprès, par le curé, ce qui le fit haïr par les plus vieux de la famille. 

Puis, Pitou mourut d’un âge vénérable.  Quant à Kiki, je l’ai connu presque naissant jusqu’à la fin.  Sa vieillesse m’attriste encore et je me reproche parfois des moments d’impatience avec lui.  Il jouait un rôle de premier plan dans ma vie.  Il était toujours content de me voir et il m’acceptait comme j’étais. 

C’est comme Benji, aujourd’hui, à part ma famille, c’est le seule être vivant avec qui je suis en relation quotidienne.  Ça me fait oublier le sentiment d’être rejeté de tous pour oser dire ce que je pense.   

Benji se fiche que soit un pédéraste, elle n’a pas besoin d’avoir peur et elle fait une vie de pacha avec moi. Elle est moins stupide que la société qui se prive de mes talents par paranoïa.

11 août 2021

J’ai toujours une certaine culpabilité vis-à-vis Benji parce que je lui donnais du chocolat, même si on m’avait averti que c’est très mauvais pour les chiens. Elle adorait le chocolat et je me sentais très égoïste quand j’en mangeais de ne pas lui en donner.

J’ai un peu l’impression d’avoir joué un rôle dans sa mort. Je me sens un beau dégueulasse, mais quand j’y pense davantage, moins émotivement,  je me rappelle que je lui en donnais moins de chocolat qu’elle en voulait parce que j’avais peur que ce que l’on me disait soit vrai.  J’aurais dû m’abstenir au complet.

Je me reproche aussi de ne pas avoir été assez compréhensif lorsqu’elle fut malade à la fin de sa vie.  J’aurais dû comprendre qu’elle était vraiment très malade. Être plus attentif, plus affectueux.

Les chiens ont un amour inconditionnel que  les humains n’ont pas.

Elle était devenue diabétique, ce qui n’aidait en rien à solutionner son cancer. Cela n’aidait pas à me déculpabiliser quoique j’acceptais (hypocrite?)  de la soigner quotidiennement avec injection d’insuline pour le reste de sa vie.  Malheureusement, quand je suis retourné chez le vétérinaire, celui-ci me dit qu’elle n’avait pas survécu à son opération,  qu’elle est morte à son réveil.

Sa mort me hante quand même depuis plusieurs années. Elle me force à me demander si je suis capable de véritablement me mettre dans la peau des autres ou si je suis autiste, d’une certaine manière, en n’arrivant qu’à me projeter dans les autres.

Je suis convaincu que les autochtones ont raison quand ils disent que l’homme est un animal parmi les autres et qu’ainsi ils sont d’une certaine manière nos partenaires dans le mystère de la vie.

La vie est la formule chimique d’une  distribution des énergies qui nous créent.  C’est la situation, la répartition des éléments du moment dans l’espace-temps. Rien n’est plus vrai sur le plan de la conscience que le moment présent, car c’est le seul instant que l’on peut percevoir notre réalité. Pas étonnant que dans une vie, on chance de corps sans s’en rendre compte. Suis-je la cellule de base qui comprend tout notre développements futur ou l’ensemble des cellules qui naissent avec une nouvelle fonction pour compléter le tout que nous sommes?

Radioactif 116

août 11, 2021

Radioactif 116

14 Septembre 2007

Le scénariste.        

Adolescent, on trouve essentiel de faire partie du gang.   À Barnston, les plus vieux se fichaient bien de nous.  C’était deux mondes.  La pire chose qui peut nous arriver, vers 11 ans, c’est de passer inaperçu.  J’aurais bien aimé être un leader, mais j’ai toujours été celui qui pense les stratégies, celui qui est derrière et qui voit tout, prépare tout : le scénariste.

Sans le vouloir, je m’isolais en allant lire durant des heures les encyclopédies de ma tante Émilia. Mars avait plus d’importance que la température extérieure, même si on passait 90 pourcent de notre temps à jouer dehors. 

J’étais un petit ange qui aurait voulu que tout le monde sur la terre soit heureux et s’aime à la folie.

11 août 2021

Deux exemples de stupidité absolue.

L’affaire d’Andrew Cuomo, gouverneur de New York, est la stupidité la plus absolue qui soit. 

À moins qu’il y ait eu un viol ou quelque chose du genre (mais violent) qui nous est caché, le harcèlement sexuel devenu un crime est de la folie pure. Le harcèlement sexuel, c’est simplement ne pas savoir vivre.

Tout est question de jugement et surtout de respect donc de consentement mutuel.

Quelqu’un qui sait vivre n’imposera jamais des gestes inappropriés, tel un toucher non consenti. Les lois doivent tenir compte de la gravité des gestes, mais ne doit pas devenir une machine à vengeance pour les personnes trop sensibles. Le récit inventé pour promouvoir la « victimologie », genre on a volé mon enfance,  je ne pouvais plus dormir sans cauchemars et tout ce bataclan n’a rien pour soigner un malaise existentiel, mais pour rendre ta honte intérieure encore plus néfaste puisque maintenant tu n’es plus le ou la seule à savoir ce qui t’es arrivé , mais tout le monde peut te regarder en se disant : c’est la sainte Maria Goretti dont on a parlé dans les média.

Par contre, si tu es trop fragile pour entendre des propos à caractère sexuel, c’est que t’as mauditement besoin  de te faire soigner.  Malheureusement, cette  fragilité est maintenue par l’hypocrisie : tu dois la dénoncer pour ne pas être perçu comme un monstre.

Dès qu’il n’y pas de violence, ces histoires de harcèlement parce que tu t’es fait toucher, t’as été regardé avec un peu trop d’insistance, que l’individu a une trop grande tendance à maximiser la splendeur de son petit pénis ou à raconter des histoires juteuses, c’est de la foutaise.  Tu ne fonderas pas, tu ne t’émietteras pas, tu ne te coaguleras pas parce que quelqu’un a effleuré une partie de ton corps qui se prend pour Notre-Dame-de-Paris s’imagine très drôle en étant qu’un vulgaire individu..

C’est la raison principale pour laquelle il faut des cours sur la sexualité et sur le comportement individuel. Personne ne sait d’expérience ce que sont les relations humaines, les effets de l’amour et les horreurs de la violence. Le droit au respect est à la base du savoir vivre dans les relations humaines.

Honte à la Chine!

S’en prendre à quatre Canadiens pour faire contrepoids à la justice canadienne qui à la demande des États-Unis a arrêté une ressortissante chinoise en vertu d’une entente antérieure entre les deux pays nous montre ce que c’est exactement l’amoralité de la Chine quand elle fait d’une chose politique une chose de droit.

Condamner à la mort, c’est en soi un abus de pouvoir.   C’est révoltant qu’un pays aussi prestigieux que la Chine ait recours à ce chantage qui peut coûter la vie ou de longues peines de prison à ceux qui en sont involontairement les victimes. Et, on essaiera de nous faire croire que la justice m’a rien à faire avec la politique.

Radioactif 115

août 10, 2021

Radioactif  115

13 Septembre 2007

Les films.     

Je valsais entre le petit président de la JEC (Jeunesse étudiante catholique) et le petit gangster potentiel.  Tout dépendait du film que je venais de voir, sauf les films d’horreur qui avaient encore le pouvoir de me figer de peur. 

J’adorais les films avec les animaux, les cowboys, mais les favoris étaient les films de comédie, genre Laurel and Hardy.  Je m’amusais à me prendre pour Jerry Lewis, à imiter Elvis Presley, même si je chantais comme un pied. 

Un peu plus tard, après un film policier, je remontais et roulais les épaules, pour me faire croire que j’étais déjà un dur.  En vérité, j’étais un tendre ayant un besoin infini de tendresse.  J’en rêvais. 

J’étais déjà un voyeur qui créait sa propre notion de beauté et l’aveugle qui découvre le plaisir au bout de ses doigts, électrisé par le toucher défendu. 

Ma plus grande découverte fut mon amour pour le théâtre.  J’adorais jouer, mais je n’avais déjà pas de mémoire. Comment être un bon comédien, si tu ne te rappelles pas ce que tu dois dire ?

Lettre au ministre responsable de l’internet

août 9, 2021

Magog,
30 juillet 2021

M. le ministre Steven Guilbeault

Monsieur le ministre,

Je viens de prendre connaissance de votre consultation quant à la liberté d’expression sur  internet.

Sur le fonds, interdire la violence, les abus sexuels, en autant que l’on définisse clairement ce que l’on veut dire, on ne peut être que d’accord; mais il faut aussi respecter le droit  absolu à la vie privée des individus, car c’est grâce à ce principe que la démocratie peut exister.  

Il y a toute une différence entre être violent et ne pas savoir vivre.

La censure est la pire forme de mépris de l’intelligence humaine puisqu’elle  est une dictature de l’esprit. Dans leur hypocrisie, les censeurs sont les pires pervers. Ils privent les autres de qu’ils regardent ou lisent comme si les gens n’étaient pas assez intelligents pour savoir ce qu’ils peuvent voir sans être blessés.

Quant au scrupule sexuel, on peut dire que le poids écrasant du surmoi engendre un déséquilibre émotif qui peut ou mener à de très sérieuses conséquences, selon qu’on l’applique pour soi ou que l’on essaie d’imposer sa morale aux autres.

Le scrupule découle aussi plus hypocritement de la haine inconsciente des autres qui nous apparaissent plus beaux, plus intelligents ou plus riches. C’est une forme de jalousie de l’autre qui nous pousse à tout censurer pour ne pas à avoir à admette que le voisin est plus beau que soi.

Si on ne veut pas voir de pornographie, on a qu’à ne pas en regarder.

Elle n’apparaît pas automatiquement sur nos écrans. Et, pour savoir de quoi elle se compose et trouver de la pornographie qui ne respecte pas les normes, il faut en regarder énormément ou avoir une connaissance de l’internet que la très grande majorité des gens n’ont pas. Tous les sites pornographiques sur le web doivent être légaux ou disparaître.

Il est évident que chaque individu peut exiger qu’aucune photo ou vidéo de lui (ou d’elle) ne se retrouve sur un site pornographique.  Les sites doivent éliminer ce qui s’y trouve sans consentement le plus rapidement possible. Il devrait aussi y avoir une compensation pour les victimes d’un tel comportement des sites pornographiques.

Il faut des règles qui assurent que des photos privées ne se retrouvent pas sur des sites publics. Le consentement de la personne impliquée est strictement essentiel.

D’ailleurs, quand on parle de protéger la jeunesse, on devrait se rappeler que les jeunes connaissent mieux l’internet que n’importe quel adulte et que dans tous les sites pornographiques ou presque, il y a des touches permettant d’en sortir sur le champs.  Même lorsqu’il est question de pouvoir entrer en contact avec un autre individu.

Donc, la première responsabilité envers les plus jeunes appartient aux parents qui peuvent même ajouter des limites sur les ordinateurs, interdisant la fréquentation des sites pornographiques par des mineurs. 

La présence policière ne doit exister que sur dénonciation. On sait que les statistiques sont ce qui détermine les subventions et que ce sont les contribuables qui en payent la note.

La pornographie n’existe pas si elle n’est pas offerte à tout le public. Les discussions privées ne doivent pas être considérées comme de la pornographie, car l’accès est limité et inaccessible à tous.

Par conséquent, il est essentiel de protéger la vie privée à travers les messageries privées comme WhatsApp,  Messenger ou Télégramme. 

Ce que disent ou font deux individus en privé ne regarde personne d’autre.

Donc, pour ce qui est des propos ou images d’ordre sexuel, l’intimité entre deux adultes ou un groupe d’individus adultes consentants doit prévaloir.

Les règles concernant la sexualité doivent tenir compte des découvertes scientifiques récentes puisque jusqu’à aujourd’hui la morale a été dictée par les religions qui brillaient surtout par leur méconnaissance du corps humains, de ses fonctions et de ses besoins.

On peut avoir une situation légale, mais la loi n’est pas automatiquement légitime, surtout si elle se base sur des faits déformés ou des préjugés qui s’installent dès l’enfance, grâce aux carnets cognitifs humains.

Si la vie sexuelle des usagers est fondamentalement privée, donc à l’abri de toute écoute ou visionnement d’une tierce personne; dans le cas de violence, pour prévenir la possibilité d’organiser des actions violentes,  il faut protéger la société contre toutes les dérives possibles.  

Dans ce cas, sous dénonciation ou par prévention, la police devrait avoir le droit d’écoute avec l’assentiment d’un juge afin d’éliminer les propos qui incitent à la violence.

Il faut s’assurer d’autre part que seule la violence constitue un crime.

On peut différer d’opinions, de valeurs, et même critiquer les autorités, les religions, les lois, tant qu’on ne prêche pas le recours à la violence ou que l’on fasse de menaces de gestes criminels. Sinon, comment une société pourrait-elle évoluer?

La liberté d’expression est sans limite tant qu’on ne prône pas la violence ou qu’elle s’attaque à un individu par des propos dégradants ou haineux à son endroit.

Les propos haineux sont un manque d’éducation. Sans encadrement, ils peuvent détruire un individu. Ces propos sont plus dangereux que la pornographie.

Mais, une opinion divergente sur n’importe quel sujet ne peut pas être censurée.

Un peu d’histoire

Qui ne se rappelle pas que l’homosexualité était criminalisée et vue par les psychiatres comme une maladie mentale.

Durant les années 1950  jusqu’à la décriminalisation de l’homosexualité, des adolescents se suicidaient parce qu’ils découvraient la nature de leur sexualité et les homosexuels étaient battus dans les parcs à cause de leur orientation sexuelle. Tout cela grâce aux sermons religieux qui faisaient de la sexualité hors-mariage un péché mortel. Juste penser sexe était un péché qui faisait de toi un pervers. Aujourd’hui, on a RDI qui ne cesse de relater tous les cas de harcèlement sexuel comme si c’était la chose la plus importante dans le domaine de l’information.

On semble retourner à 1950, grâce à la censure, même si les prédicateurs ne sont pas les mêmes.

D’où venait cette idée de tout interdire ? De la notion de péché, inventée par les religions à partir du fait que l’on croyait que la matière était méprisable contrairement à l’esprit..

Dans la Grèce ancienne, d’où vient le fondement de notre société, on croyait que le sperme était une partie du cerveau ou de la moelle épinière que l’homme sacrifiait pour donner naissance à un enfant. Le sperme établissait aussi ta position sociale à ta naissance. Il était normal que l’on essaie de régulariser les rapports sexuels.

Dans cette même Grèce antique,  on glorifiait la pédérastie. La beauté des adolescents étaient le summum de toutes beautés. Les participants aux jeux olympiques étaient nus. Quand on naît, on est nu. La santé mentale ne constituait pas un problème, contrairement, à ce qu’il se passe quand la pudeur devient contre-nature.

Au contraire, dans certaines universités, il y des baignades familiales nues. Personne n’en est mort. Les religions sont venues tout déformer. La morale est devenue scrupule.

 La nudité n’est pas de la pornographie.

Chez-nous,  on prétendait que les homosexuels étaient des pervers qui s’attaquaient aux enfants. Pour échapper à cet état d’hystérie collective, les homosexuels ont décidé de se dire « gais », espérant que la haine contre eux se dissipe un peu. 

Les gens qui connaissaient l’existence de la pédérastie dans l’antiquité croyaient que la pédérastie était exclusivement mâle et n’existait pas chez les femmes. Il ne fut donc jamais possible que les lesbiennes puissent défendre cette réalité qui n’a rien à voir avec le genre sexuel.

Faute d’entente, on a aussi inventé un mot pour désigner la relation d’un plus vieux avec un plus jeune : la pédophilie.

Le problème est que selon le développement sexuel des individus, il y a des étapes et chaque étape a ses caractéristiques. Freud en parle abondamment ainsi que des mécanismes de défense.

Chaque étape coïncide avec le développement du cerveau et par conséquent de l’autonomie individuelle.  La capacité de décider soi-même.

La réalité sexuelle n’est pas que différente entre un homme et une femme; mais aussi entre les individus d’âge différents jusqu’à la majorité.

La sexualité ne prend de l’importance qu’avec l’arrivée des hormones.  Le rapport à la  sexualité change avec la possibilité de procréer.  On peut dire sans se tromper que la sexualité est une préoccupation adulte. La curiosité enfantine est normale.

La pédophilie est une relation sexuelle avec un enfant de 0 à 10, elle peut être gaie ou hétérosexuelle. Quant à la pédérastie, elle est absolument gaie et touche les gars et les filles de 10 ans à 18 ans.  Inutile de dire que la pédophilie (0-10ans) doit être strictement interdite.

Au Québec, on a ajouté dans la Charte des droits que l’âge de consentement est de 14 ans. 

Malheureusement, le gouvernement Harper a ramené l’âge de consentement à 16 ans, oubliant que si l’âge de 14 ans a été choisi pour la Charte, c’est aussi parce que  les jeunes ont le droit légal absolu à leur intégralité physique et morale, donc,  sexuelle  

Or, depuis les scientifiques ont découvert que l’orientation sexuelle et sa forme d’expression dans la vie des gens peut être localisée dans une dizaine de gênes et que les sentiments sont le fruit des hormones.  Donc, la diversité des variations d’expression de sa sexualité peut être beaucoup plus étendue que l’on croyait. (Même les gais  on dut changer pour LBGT+, au fur et à mesure que l’on découvre que la sexualité est essentiellement un droit individuel inviolable)

Cette révélation, grâce aux recherches scientifiques, remettent strictement en cause l’idée de péché de la chair. À moins de violence, tout doit être permis en matière sexuelle.

Le sexe en-dehors du mariage peut toujours être considéré par les personnes religieuses comme un péché mortel; mais les découvertes récentes de la science font que les rapports sexuels sont moralement ni bons, ni mauvais; mais une réalité pour garantir la survie de l’espèce.

Sans sexualité, sans le plaisir sexuel, l’humain n’existerait pas.

L’homosexualité peut être vue est en quelque sorte comme une façon de combattre la surpopulation, un problème dont on se mettra à parler bientôt avec les changements climatiques. Il s’agit peut-être d’une sélection naturelle génétique pour conserver une certaine forme d’équilibre?

À moins de violence, les rapports sexuels sont un plaisir et non une douleur.

Aucun homme ne pourra convaincre un autre homme qu’une masturbation ou une fellation est douloureuse. Comment peut-on être traumatisé par le plaisir? Qu’est-ce qui change dans la perception selon l’âge? Rien, sinon l’éducation reçue.

Une chose est certaine, il faut être assez âgé pour pouvoir procréer et autrefois les femmes qui avaient un enfant sans mariage étaient,  elles et leurs enfants, maltraitées par la société au point où l’avortement devenait la seule solution alors qu’on l’interdisait. Combien de femmes sont mortes en essayant de se faire avorter en secret?

C’est pour protéger les jeunes de parents trop scrupuleux que la Charte des droits a établi l’âge de consentement à 14 ans.  « Tu es le seul maître de ton corps et de ton esprit », comme nous le disait les vraies féministes. 

Il faut évoluer avec l’évolution de nos connaissances.

C’est la raison pour laquelle il est temps que l’on ajuste les lois en fonction de ces nouvelles réalités plutôt que d’obéir aveuglément à ce que nous racontait les religions pour qu’elle puisse possiblement détenir une forme d’autorité, voire d’esclavage individuel.

La base d’une réflexion sur la sexualité doit évidemment être le respect, la non-violence et le consentement mutuel clair et irréversible.

Il est anormal que le sexe soit vu comme plus dangereux que de posséder des armes à feu.

On doit remettre la sexualité à son rang d’importance dans la vie en  être obsédé est un déséquilibre puisque toute personne normale ne passe pas son temps à penser au sexe. 

Il y a tellement de sujets plus importants et plus urgents à traiter que, sans minimiser l’importance des relations sexuelles,  il faudrait aussi empêcher qu’on gonfle l’importance de celle-ci  au point de permettre au nom de la « victimologie » de créer une industrie légale de chantage, donc, d’une nouvelle espèce de crime organisé. 

Avec consentement, sans violence, sans domination, rien ne devrait être interdit sur le plan sexuel.

La vie sexuelle est aussi un apprentissage de la vie. On sait tous que contrairement à ce que l’on nous a appris, la vie et la non-violence sont beaucoup plus importantes que la chasteté et ses scrupules.

Le rôle de l’état est de s’assurer que l’éducation sexuelle soit la meilleure forme de prévention contre les abus.

Inutile de dire que j’aimerais obtenir si possible une copie du projet de loi. Merci d’avoir pris le temps de lire mon exposé.

Jean Simoneau

Radioactif 114

août 6, 2021

Radioactif  114

12 Septembre 2007

Les vraies questions …   

La Commission sur les accommodements raisonnables ne fait que poser des questions superficielles.  Les vraies questions sont :

Voulez-vous que le Québec soit un pays laïc ?  Voulez-vous que le Québec soit francophone ?  Voulez-vous que toutes les religions soient acceptées à condition qu’elles soient vécues à la maison et au temple seulement?  Voulez-vous que les rites religieux soient obligés d’être conformes aux lois civiles? Croyez-vous qu’il soit possible à l’intérieur d’une religion de respecter l’égalité entre un homme et une femme ?  Croyez-vous que l’interdit sexuel puisse venir de Dieu (car sinon, il n’a aucun fondement) ?  Doit-on voir la sexualité à travers la religion ou les connaissances scientifiques?  Voulez-vous que le Québec soit strictement pacifique? 

Croyez-vous que l’on puisse survivre à l’intérieur du Canada en étant de plus en plus minoritaire? Le Canada respecte-t-il la culture québécoise?  Est-ce possible que nous soyons des Canadiens à part entière et heureux de l’être? 

Sinon, comment devenir un pays sans faire la guerre?  Si nous continuons à attendre serons-nous capables de changer notre avenir à l’intérieur du Canada quand les francophones seront minoritaires au Québec? 

C’est d’abord une question à savoir si nous partageons les mêmes valeurs que le Canada.  Est-ce plus important de respecter ses valeurs que d’avoir plus d’argent?

13 Septembre 2007

Peur des morts.    

Petit, j’avais bien plus peur des morts que des vivants. 

Même si j’étais une faiblesse ambulante, je savais tellement encaisser que je m’en sortais toujours très bien.  Aussi, aie-je aidé à créer une petite «gang» qui se voulait bien dévastatrice , mais qui ne réussit qu’à organiser deux ou trois croisades , se résumant à des courses et des déguisements à n’en plus finir et quelques coups assez insignifiants (des vitres brisées). 

J’aurais bien voulu que se déshabiller fasse partie des rites obligatoires d’initiation, j’aurais pu enfin me rincer l’œil,  mais ce fut une idée rejetée par la majorité et j’avais déjà le sens de la démocratie. 

L’attrait du gang n’a pas fait long feu puisqu’il était plus facile d’apaiser mes curiosités en duo.  Je rêvais de déculotter le monde, mais d’une certaine manière, c’est la vie qui m’a déculotté. 

Elle m’avait doté d’une force que j’ignorais : la curiosité intellectuelle.  Mes obsessions se sont concentrées ailleurs.

Radioactif 113

août 5, 2021

12 Septembre 2007

Dieu a-t-il un zizi ?

Pour que l’approche religieuse de la sexualité ait un sens, il faudrait que Dieu est une connaissance et une expérience d’être limité, sexué, pour pouvoir nous offrir des règles morales intelligentes.  Or, c’est impossible.  La partie ne peut pas contenir le tout. 

Comment Dieu peut-il savoir qu’une petite branlette, c’est très plaisant, lui, qui n’est qu’énergie ?  À moins qu’il nous ait caché qu’il a une sexualité.

Comment la plus puissante énergie humaine, la sexualité, peut-elle être considérée comme perverse?  Qui a inventé la perversité ? 

Le péché n’existe que dans la tête de ceux qui peuvent le concevoir. 

Un enfant ne voit aucun mal dans la nudité et encore moins dans la sexualité.  Il ne se pose même pas la question, mais il adapte son comportement face à cette réalité à travers les réactions de son environnement.

Seuls, les adultes n’arrivent pas à voir la sexualité avec nuance et positivement.  Pour eux, c’est trop émotif, d’où prétendent-ils que la nudité est de la pornographie, qu’une caresse est douloureuse comme un coup de poing.

Une perception assez malade de la réalité, n’est-ce pas ? 

Si le Christ était dieu, il nous a appris la tolérance dans sa relation avec Marie-Madeleine.

12 Septembre 2007

Scrupule =séquelles.      

Selon ma théorie, notre approche janséniste de la sexualité est la première cause des fameuses séquelles dont on nous emplit l’esprit depuis quelques années comme si tu t’asséchais quand tu te masturbes ou que tu te fais sucer (on dira ce que l’on voudra, ça ne fait pas physiquement mal, au contraire). 

Ces séquelles sont dues à tes problèmes de conscience, car tu te crois un salaud d’avoir dérogé aux saintes règles à l’effet que la sexualité n’existe pas en dehors de la procréation.  Une castration hors-nature exigée par les religions en-dehors du mariage. 

Avec ces interdits, il est impossible de s’aimer, d’avoir de l’estime de soi, quand ta nature est considérée comme étant anormale du simple fait d’être comme elle est. 

Qu’on le veuille ou non, on naît sexué et on meurt sexué. 

Cette haine de soi pour avoir répondu à sa nature profonde est incompréhensive à l’adolescence et c’est sûrement cette chasteté maladive qui est une des principales causes de suicide chez les jeunes. 

On paye des centaines de milliers de dollar pour enlever la discrimination contre les gais, mais on prêche que la sexualité est un problème si on la ressent trop jeune.  On oublie que l’on est déjà sexué dès la naissance.

L’indentification première, c’est ton sexe, d’où la nécessité que les petits gars puissent avoir des hommes qui les entourent.  L’égalité homme-femme ne se fait pas en éliminant la présence des hommes plus âgés des gars plus jeunes. Et ce simplement parce que le harcèlement sexuel est devenu une forme d’hystérie généralisée.

5 août 2021

Le pire, mais le plus raisonnable à mon âge, est d’accepter que le monde d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui dans lequel j’ai survécu.

Dans mon enfance, nous avons été la première famille à avoir la télévision dans le village. Depuis, l’avancement technologique n’a de cesse. Ces changements font que tranquillement ce qui est une niaiserie pour tout le monde m’apparaît comme la fin du monde.

Presque tous mes anciens amis sont morts.

Il y a quelques années, je rêvais sans cesse aux pays à visiter. Maintenant, je préfère être sagement assis devant le téléviseur ou à jouer sur internet, car écrire ne me semble plus une responsabilité puisque je suis censuré au point de ne même plus avoir un livre en vente libre.

Éditer signifie pour moi une dépense inutile puisque personne ne consulte ce que j’écris. Et, on nous chante le grand refrain de la liberté d’expression dans le monde libre capitaliste.

À travers mon dernier livre « Un sourire arraché à l’enfer, tome 1 »publié, mais non en vente ou même distribué, j’ai constaté que j’ai toujours vécu en parallèle avec le parti libéral. 

Si dans les années 1970, je me prenais pour un grand révolutionnaire, la vie a fait que j’ai rencontré un ami d’enfance de Pierre-Elliot Trudeau, qui a modifié absolument mes élans de colères politiques. J’ai perdu du radical et j’ai dû réaliser que somme toute, je n’étais qu’un électron libre dans une masse d’énergies volumineuse sur lesquelles je n’ai aucun pouvoir.

En fait, je suis dépassé; mais encore moins que Richard Martineau qui dans le journal d’aujourd’hui (Journal de Montréal), nous invite à voter conservateur.

On peut dire que ses neurones ont pris du vieux encore plus que les miennes. Qu’est-ce que les conservateurs nous apporteraient au Québec ?  L’interminable besoin de dépenser moins, de revenir au déficit zéro et sur le plan moral de revenir à genoux devant le Seigneur comme dans les années 1950. Malheur à tous ces pécheurs qui osent rechigner.

Maintenant, au Québec, la priorité des priorités est de sauver la langue et la culture francophone. Cet automne, il y aura le dépôt de la loi 96, qui ne va pas assez loin pour nous garantir un bon avenir, et,  fort probablement un jugement pour neutraliser la loi 21 pour faire plaisir aux musulmans de l’Ontario. 

Est-ce que M. Legault saura se tenir debout et devenir le capitaine de l’équipe qui forcera le Canada à nous respecter ou faudra-t-il tenir un troisième référendum sur l’indépendance du Québec? L’idée de bulle-nation québécoise francophone et laïque est plus que jamais l’avenir à exploiter.

Je suis toujours de ceux qui pense que la solution passe par le respect de notre identité et les mesures pour en assurer l’avenir avec une seule petite nuance : avec ou sans le Canada.  

La réaction canadienne actuelle nous force à envisager encore une fois une bataille avec Ottawa, même si Justin Trudeau semble plus censé envers le Québec que ne l’était son père.

Radioactif 112

août 4, 2021

Radioactif  112

11 Septembre 2007

Accommodements.

La Commission sur les accommodements raisonnables sera un autre exemple de comment on jette notre argent à l’eau pour noyer le poisson. On commence par ne même pas faire la distinction entre religion et rites religieux.   

Musulman,  on croit dans un dieu que l’on a nommé Allah et dont Mahomet est le prophète. 

Quand on me dit de ne pas mettre le Coran dans un étage du bas d’une bibliothèque parce que ce n’est pas respecter les paroles du prophète, ce n’est pas la religion, mais un rite de cette religion. 

Il est étonnant que nos grosses têtes n’aient pas encore compris cette nuance.  Un rite ne fait pas la religion, c’est un élément dans l’ensemble de l’expression de cette religion.  Il en est ainsi pour le kirpan, pour le crucifix, etc. 

Si on doit accepter les rites de toutes les religions et cultures, nous devons accepter l’excision. L’initiation sexuelle tantriste avec les adolescents (ce ne serait pas si mal, j’aurais beaucoup de travail). 

Ainsi, le mieux, c’est une société laïque, mais permissive. 

Elle permet toutes les croyances ou si l’on veut toutes les religions, tout  en spécifiant qu’elles peuvent être vécues à la maison et au temple et que leurs rites doivent se conformer aux lois civiles. 

Pour les règles sexuelles : Pas de violence, de domination, de chantage, responsable et « le fun».

Égalité entre tous les êtres humains.  Pas difficile.

12 Septembre 2007

Religions : jardins de haine.     

À cause de leur approche de la sexualité, toutes les religions, qui devraient nous apprendre l’amour, nous amènent à vivre la discrimination, la violence, le rejet des autres différents de nous. 

Tant que les religions se mêleront de nous dicter notre agir en matière sexuelle, nous serons des jardins de haine et de mépris, de nos gestes jusqu’à nos paroles. 

Tout simplement parce que leur pré requis ne peut que nous amener à nous mépriser et par conséquent à nous juger les uns les autres, en partant du point de vue que nous sommes tous des êtres dégénérés parce que nous ne sommes pas les anges que nos religieux auraient voulu être. 

Le premier commandement est : aime-toi et aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu.  Si la religion a un sens, on l’a vite oublié.

Pour moi, ça demeure le principe, le sens profond de la vie, même si cet amour est pédéraste.  Les religions nous aveuglent avec leurs rites et leurs règles.  Elles nous mènent à la haine  parce qu’elles nous forcent à  vivre en frustrés.

Radioactif 111

août 3, 2021

Radioactif 111

10 Septembre 2007

Premier amour.     

Je ne sais trop pourquoi, mais mon adolescence fut tout le contraire de mon enfance. Un enfer.  Il faut dire que j’ai eu une naissance difficile, même si je ne me rappelle de rien, bien évidemment. J’avais des problèmes au ventre et un nombril qui refusait de se cicatriser.

Ado, soudainement, j’ai commencé à me trouver laid, j’ai pris note de la disproportion de mon nombril,  de ma faiblesse physique, de ma différence émotive et intellectuelle par rapport aux autres garçons.  J’ai appris que la masturbation était un péché, moi, qui voulais devenir un saint.

J’ai découvert les autres autour de moi et le besoin de retenir leur attention. 

J’ai eu ma première blonde c’est-à-dire qu’une petite fille acceptait de se promener avec moi, la main dans la main, osant affirmer que je sortais avec elle.  Je me sentais davantage comme les autres.  Une fierté, plus qu’une expérience amoureuse. 

Mais, comme tous, j’ai connu ensuite une fille de qui je me sentis totalement amoureux, celle que je rêvais embrasser parce que je croyais que le baiser était la quintessence de l’amour.  Et, qui même si elle était très gentille, ne savait même pas que j’éprouvais de tels sentiments à son égard.

Malheureusement, pour moi, elle ne semblait pas s’apercevoir que j’existais.  Ce fut ma première peine d’amour.  J’étais si amoureux que j’ai cru que jamais plus je ne pourrais aimer une autre fille autant qu’elle.  Ce fut une déception terrible.  La terre cessa de tourner.  Mon mal était incommensurablement désespéré.

Malheureusement, je n’avais pas encore appris que le temps arrange tout et qu’après la pluie vient le beau temps.  Mes copains comblèrent le vide ou ont su profiter de ma soif d’aimer et d’être aimé.

Je pense qu’à l’adolescence  la majorité de nos problèmes sont une couple de neurones qui font le party ou qui braillent trop facilement.

Radioactif 110

août 2, 2021

Radioactif 110

09 Septembre 2007

Confusion de livre.          

En 1996, quand on fit mon évaluation pour mon« présententiel» à présenter à la cour, on a confondu des textes de Jean Ferguson avec les miens. 

Il avait écrit un petit livre sur les bienfaits des « pets ».  Or, je ne sais pas comment on a pu faire une telle erreur, mais on a prétendu que mon livre l’Homo-vicièr était eschatologique.  Non seulement il n’y a pas un paragraphe dans ce livre qui parle de merde, mais aucune allusion.  Comment peut-on te condamner pour avoir écrit quelque chose que tu n’as jamais écrit? 

Si vous pouvez mettre la main sur ce petit livre de Ferguson, je vous le conseille, il est assez drôle.  Au fait, le juge a considéré que mon livre n’était pas une apologie ou une incitation à la pédérastie. 

Bizarre qu’aujourd’hui, certains pensent le contraire et prétendent même que j’ai écrit en faveur de la pédophilie alors qu’au contraire,  j’affirme dans tout ce que j’écris pourquoi je suis contre.  Si on  lisait l’Homo-vicièr, on s’apercevrait que c’est un petit bijou d’humour…

09 Septembre 2007

Jean Ferguson.     

Mon ami Jean Ferguson était Micmac. Il voulait absolument être un écrivain connu. 

 À sa mort, il m’a laissé son JOURNAL NOIR dans lequel il raconte sa rencontre fortuite avec des jeunes garçons qu’il a profondément aimés et qui étaient ravis de leur expérience sexuelle avec lui. 

À son avis,  je saurais quoi faire pour qu’un jour les Québécois reconnaissent son talent d’écrivain.  Je ne sais pas si Jean savait ce que ça signifie comme défi que d’écrire sur la pédérastie.  Il ne faut pas seulement décrire son amour, mais aussi faire comprendre que c’est une orientation sexuelle, qui dénonce toute forme de violence et de domination, ce dont notre système judiciaire ignore complètement. 

Si Stephen Harper n’avait pas présenté une nouvelle loi portant l’âge du consentement à 16 ans, j’en parlerais probablement plus. Il faut avouer que 14 ans, c’était déjà acceptable, sauf que ça ne respecte pas la réalité des jeunes garçons quant à leur entrée dans l’adolescence. 

C’est pour cette raison que j’ai placé l’âge de consentement avec l’entrée au secondaire.

On oublie qu’il y a eu un tas de suicides parce qu’on n’a pas su trouver un moyen de faire comprendre aux jeunes qu’une déviation sexuelle ce n’est pas insurmontable dans la vie. L’important, c’est comment on la vit.

Pouvoir en parler sans honte .: C’est rendre ce handicap positif.   

Radioactif 109

août 1, 2021

Radioactif 109

09 Septembre 2007

Tantrisme.

Il y a bien des façons de voir les lois.  Le problème avec le président des élections fédérales canadien, il confond religion et rites religieux. 

Ce n’est pas parce que tu portes une burka ou le voile que tu es plus musulmane.  Tu ne fais qu’exprimer ta peur de ta sexualité à travers un rite religieux ou le désir de la suprématie mâle. 

Même si tu interdis la burka et le voile, tu n’interdis pas la pratique de cette religion.  Le voile demeure légal dans l’univers public.

Si les rites des religions sont protégés par la Charte des droits, on pourra revendiquer le droit à l’excision.  Un adepte du tantrisme pourra quant à lui revendiquer le droit de se consacrer à l’éducation sexuelle des garçons pour obéir à sa religion. 

Comme je l’ai écrit précédemment, la religion ça se pratique à la maison et dans le temple,  ton église.  La religion est assujettie aux lois civiles. 

Au Québec, l’égalité entre l’homme et la femme est un principe fondamental. 


09 Septembre 2007

Mal à l’aise. 

Malgré tout ce que j’ai écrit jusqu’à date, je me sens toujours mal à l’aise, gêné, quand j’aborde la pédérastie (amourajoie). 

Je ne voudrais pas influencer qui que ce soit, mais les informer d’une expérience et d’une réflexion sur la vie que cette orientation sexuelle nous oblige à vivre. 

La sexualité, c’est ce qu’il y a de plus privé, mais pour que les gens comprennent ce qui se passe, il faut avoir le courage de nommer les choses comme elles sont, au risque d’être haïs de tous. 

Une fois les choses dites, il appartient à chacun de se situer face au phénomène de la pédérastie qui existe depuis le début de l’humanité et qui ne disparaîtra jamais, qu’on le veuille ou non, car tu nais ainsi. 

La pédérastie est une forme d’expression de son homosexualité. Tant qu’il n’y pas de violence et le consentement mutuel, il n’y a rien de mal et ça ne regarde personne d’autres.

La démocratie ne peut pas s’exprimer dans la censure et  le tabou.

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La loi 21

juillet 31, 2021

La loi 21

Ceux qui combattent la loi 21, excepté les deux québécoises enseignantes, et évidemment la Commission scolaire anglophone de Montréal qui refuse de vivre comme tous les citoyens du Québec, sont de l’extérieur du Québec. Ils  se mêlent  de ce qui ne les regarde pas puisqu’ils  ne sont même pas touchés par l’application de cette loi.

Les groupes islamistes sont de l’Ontario et la loi 21 ne touche que le Québec. De quoi se mêlent-ils ? Qu’ils vivent comme ils le veulent en Ontario, ils n’ont pas à nous dire comment vivre au Québec, une nation francophone donc une expression différente de ce qui peut créer la paix sociale.  Les derniers crimes haineux contre les religions se produisent en Ontario et dans l’Ouest où on brûle des églises catholiques.

Si on n’avait pas transporté cette loi en Cour suprême, personne n’en parlerait. Les crimes haineux contre toute religion continue de s’appliquer malgré la loi 21. Au Québec, on protège autant les mosquées que les églises chrétiennes.

La loi 21 vise l’égalité entre toutes religions.  Elle s’applique à toutes les religions.

La loi canadienne interdit le prosélytisme. La tenue vestimentaire religieuse est du prosélytisme puisqu’elle sert à nous identifier à une religion en particulier. C’est donc une forme de publicité qui vise à montrer aux autres l’existence de sa religion. 

Pire, ces mêmes femmes à la source des plaintes, peuvent toujours porter le voile en dehors de leur travail et même si elles étaient insultées elle pourraient porter plainte pour harcèlement.

Toucher à la loi 21 est du racisme puisque c’est s’attaquer à la réalité culturelle de la nation québécoise.

Radioactif 108

juillet 30, 2021

Radioactif 108

09 Septembre 2007

Énergie pure (sombre).   

Nous sommes une infime partie de l’énergie sombre, une énergie pure, qui expérimente son environnement jusqu’à échapper à l’attraction, donc, à être complètement, indéfiniment, et à jamais partie intégrante et consciente d’un monde d’un tout autre ordre de niveau énergétique que le monde physique dont nous sommes conscients, par comparaison. 

Cette énergie est ainsi parce qu’elle a réalisé toutes ces comparaisons lui permettant d’être consciente.  Ce stade d’évolution se suffit à lui-même et est pure contemplation.  Comme le nirvãna ou le ciel chrétien.  Un état intérieur à jamais fixe de pur bonheur. 

La vie est une recherche du bonheur, donc, d’une forme de conscience qui te mène à l’illumination permanente. 

C’est où j’en suis rendu dans ma tentative de compréhension de notre réalité et notre vie.  Un peu curé comme perception de la vie ?  J’ai hâte d’être à la retraite pour avoir tout le temps d’y penser.

09 Septembre 2007

La haine.     

Tu sais qu’aussitôt que les autres prendront connaissance de ta pédérastie, sans même se demander pourquoi, à cause de ce que tu es, ils te haïront à l’excès.  Tu seras mis de côté comme une charogne totale ; mais en même temps, c’est un mode de vie qui, s’il est sans violence, te permet de passer à travers la vie avec le regard d’un enfant

C’est ce que m’a permis , malgré toute la bêtise qui entoure la façon des religions de nous présenter Dieu et ses prétendues règles de vie, de demeurer profondément croyant. 

Que j’aie tort ou raison, le plus important dans la vie, c’est  l’amour.  Et plus l’amour est gratuit, plus il est pur. 

C’est bien beau, mais c’est une toute autre chose que de l’appliquer dans sa vie.

Ce fut pourtant le centre de ce que j’ai toujours essayé de vivre.  Les erreurs sont nombreuses, mais inévitables…

09 Septembre 2007

La vie = bonheur.  

Le plus important dans la vie, c’est le bonheur.  Mais pour être heureux, il faut savoir s’accepter, pire, s’aimer. 

Il faut pouvoir percer le beau dans toutes les autres créations et pouvoir en jouir sans jalousie.  Tout est question d’équilibre. 

Dans mon cas, tout s’est déroulé tellement vite que j’arrive à peine à remettre les morceaux de casse-tête en place.  Qui sommes-nous ?  D’où venons- nous?  Où allons-nous ?  Personne ne le sait vraiment, avec certitude. 

D’ailleurs, être pédéraste est à la fois une des pires et des plus merveilleuses choses qui puisse t’arriver.  Pour vouloir faire connaître ce que j’en ai appris, je me condamne à être rejeté.  Masochisme ?   Comment peut-on évoluer, si on ne peut pas partager ses expériences bonnes ou mauvaises ?

29 juillet 2021

Plus tu vieillis plus tu te rends compte que tu ne sais rien et que tu mourras parfaitement ignorant.

De fait, tant que tu travailles, que tu participes à la vie sociale, tu n’as pas le temps d’observer des faits et situations qui modifieront toute ta manière de réfléchir.  Rares sont les occasions où tu te demanderas pourquoi tu existes et ce qu’est la vie.

Adolescent, ma plus grande obsession était d’avoir de la culture, d’avoir réponse à tout. .Je croyais qu’un individu peut à lui seul avaler toutes les connaissances, même si j’étais nul en mathématique et en chimie.

Adolescent, je croyais qu’il fallait une connaissance générale universelle qui te permette d’avoir une idée sur tous les sujets. Puis, j’ai dû me rendre compte à cause de la « spécialisation » que tu ne peux pas tout savoir.  Il y a trop de choses à apprendre pour y arriver dans une vie. Déjà que j’arrive difficilement à pouvoir saisir ce que je ne vois pas.

 Il n’y a pas de savoir global qui apporte une explication qui permette de comprendre tout ce qui existe. La spécialisation coupe en plus petits morceaux ce que tu avais enfin digéré dans ta petite tête et place un nouveau puzzle qui te demande une énergie foudroyante juste à comprendre que ce que tu avais compris n’était pas ce qu’est  la réalité.

C’est bien beau de se dire que tout est matériel, que tu vis dans un espèce de plasma chimique; mais comment donner un sens à ce phénomène que tu perçois dans les lectures.

Ce soir, ma perception de moi-même en a pris pour son rhume. Alors que j’essaie du mieux que je peux d’essayer de me faire une représentation de l’univers, j’ai appris qu’une de mes grandes questions est « matière enseignée en maternelle ». Qu’est-ce que l’air? Pourquoi on ne la voit pas si c’est de la matière?

Comment avais-je pu oublier que l’air est le gaz parfait. Incolore, invisible et  inodore.

Cette petite honte journalière m’a permis d’apprendre sa composition et m’a rappelé que c’est bien malheureux pour moi, mais je ne suis pas un génie ou un grand philosophe. Je devrai me contenter de rire de mon ignorance.

Je me console en me disant qu’au moins je me suis posé la question et qu’à mon époque ce n’était pas la question la plus répandue. Mis, je n’ai pas pu oublier que cette question m’était venue en me demandant ce qu’est la matière noire.

On est tombé sur la tête !

juillet 29, 2021

Le Québec est tombé sur la tête!

Si le Canadien de Montréal veut bien représenter le Québec,  il devrait demander à ses joueurs qu’ils apprennent le français pour pouvoir faire des entrevues; mais non, on devient fou parce qu’un gars de 17 ans a mis la photo de sa blonde nue sur internet en Suède,  le paradis de la dictature féministe.

Il a payé une amende de $2,000. En plus, il regrette son geste.  Pourtant,  les chroniqueuses sont en feu pour qu’il ne puisse plus jouer au hockey. Elles veulent  prouver qu’elles ont du pouvoir et qu’elles dominent même les hommes virils.  Ainsi, après avoir tenté de tuer la religion, elles nous fournissent les mêmes sermons que les prêtres de 1950.

Le seul élément sur lequel on devrait insister et ça c’est le plus qu’important, mais on n’en parle pas. On ne peut pas agir sexuellement sans avoir d’abord obtenu le consentement.  

À les entendre, le geste est en soi le crime, comme le péché mortel, et la punition doit être éternelle. Pas de rédemption. Le sexe est même plus important que la survie de la nation.

Bande de malades!

Radioactif 107

juillet 28, 2021

Radioactif  107

09 Septembre 2007

L’adolescence.

Que tu aies un gros nombril que tu caches dans un costume de bain qui aujourd’hui serait identifié comme un costume de fille ; que tu aies la peau plus noire que celle des autres ; les yeux bridés ou que tu aies une plus petite quéquette que celles de tes camarades ;  tant que tu n’as pas 11 ou 12 ans , ça ne t’énerve pas encore bien gros. 

Cependant, quand les hormones commencent à faire leur travail, que ton zizi lève avant même que tu es eu le temps de lui demander de se recoucher (ça arrive parfois dans le métro),  que ton corps devienne l’objet du regard des autres et que autres veut dire filles, même si dans ta petite tête, tu ne sais même pas encore ce que signifie le mot «responsabilité», voilà l’adolescence. 

Pour les premières fois, tu essaies de comprendre d’une façon autonome ce qu’est la vie, mais tu es dirigé par tes hormones et ton environnement.

Ta plus grande peur, c’est d’être rejeté.  Tu ferais n’importe quoi pour être «regardé», alors imagine ce que représente dans ta nouvelle réalité « être compris ». 

27 juillet 2021

L’adolescence fut pour moi la plus bizarre des périodes. Je ne voyais pas comment je pourrais un jour survivre sans mes parents. Je croyais mourir de faim avant 40 ans. Je ne savais rien faire.

J’étais pas mal à l’école et j’avais des amis assez pour ne pas me sentir un petit nul. Le problème  est que je confonds facilement les époques dans ma vie. Je pense que j’adorais déjà certains camarades, mais je ne savais pas encore ce qu’est d’être gai ou une de ces nuances être pédéraste, si on y ajoute stupidement la notion d’âge.

Je vivais ma sexualité en secret et aujourd’hui, je dirais que c’est la meilleure chose à faire surtout que toutes les scrupuleuses du monde se sont regroupées pour brailler plutôt que de rendre visite à leur psychologue et ainsi retrouver la paix de l’âme. Nous vivons dans l’espace de « la femme victime », après avoir vécu une période merveilleuse, celle de la femme égalitaire, la féministe.

L’adolescence est probablement la partie de ta vie la plus confuse. Tu dois commencer à te définir, tu apprends l’importance d’appartenir à ton milieu qui peut être simplement ta « gang »d’amis. Et, tu as tes parents qui te surveillent et de donnent des ordres or des parents qui te laissent faire tout ce que tu voudras, les enfants rois.

J’ai eu une famille parfaite, nous étions six gars, deux filles. Nous avons appris que l’égalité homme femme est une réalité. Nous n’avons pas eu le besoin de l’intervention de mon père pour nous le rappeler, c’était comme quelque chose allant de soi.  Aucun de nous n’aurait osé agir violemment avec nos sœurs, qui savaient se défendre, puisque papa ne l’aurait définitivement pas toléré.

Les valeurs ce sont les parents qui les apprennent aux enfants; puis, les amis jouent à l’adolescence un rôle crucial. On croit plus ses amis que ses parents. On veut prouver que l’on est quelqu’un et que l’on sait mieux que tous ce qu’il faut faire. Je ne sais pas comment tu vis cela quand tu es « centré sur toi-même »

Par contre, je pense que ce fut aussi ma période de profonde révolution.  Je me souviens d’être parti en pleine tempête de neige pour me rendre chez le seul qui m’aimait vraiment, le « Vieux-curé ». C’était très loin. Ce fut pour moi sans le savoir ma première expérience gaie, même s’il ne s’est jamais passé le moindre geste sexuel entre nous. Je l’aimais à la folie tout simplement.

Ce fut des moments très pénibles pour ma mère, car même si je l’aimais profondément, nous vivions souvent de grands moments de turbulence. Pourtant, ma mère a toujours été très près de moi.

Quand j’enseignais à Val-d’Or, le pape Jean-Paul 11 se rendait à Montréal. Personne ne pouvait accompagner maman d’où a-t-elle décidé de demander à son « communiste »de l’accompagner. . Et, c’est ainsi que j’ai pu voir le pape de très près parce que maman avait besoin de moi pour pousser sa chaise roulante.

Radioactif 106

juillet 27, 2021

Radioactif 106

09 Septembre 2007

Éjaculation révélée…       

Je suis allé coucher chez un cousin.  Avant de s’endormir, il a décidé de me montrer ce qui le rendait le plus fier dans sa vie : son «batte» monstrueux.

C’était long et gros à faire peur.  Il insista pour le manipuler et me montrer quelque chose de vraiment surprenant : il produisait une espèce de crème puante et chaude.  J’ai trouvé ça simplement dégueulasse, mais ahurissant. 

Son pénis était au moins 10 fois plus gros que le mien et j’avais beau répéter ses gestes, tout ce que je ressentais, c’était une très faible euphorie, des chatouillements dans le bas ventre,  jamais de crème. 

Cette révélation a joué un rôle capital par la suite  puisque je ne pouvais pas en parler à personne,  sans éveiller un ouragan de représailles.  Pourquoi les autres pouvaient-ils faire de la crème et moi, non   Étais-je anormal ?  Ce fut le début de la haine dirigée contre moi-même. 

Si j’avais su que c’était normal et comment fonctionne notre corps,  je n’aurais jamais sombré dans le délire du péché de la chair, péché que la droite d’aujourd’hui essaie de nous injecter de force.  C’était tout à fait normal puisqu’il avait 15 ans environ, et moi, une dizaine

L’ignorance est une bêtise involontaire, maintenue par le scrupule religieux.  C’est le lot de toutes les religions, depuis des millénaires.  Une infamie qui passe à travers le temps sans être démasquée.   

09 Septembre 2007

Péché = baiser.     

Aussi idiot que ça puisse paraître, pour moi, faire l’amour ce n’était rien de répréhensible, car, plus jeune, on avait joué au bœuf et à la vache, le docteur avait tout examiné et introduit son bout de foin partout pour savoir ce que ça faisait. 

Tout le monde ou presque font ça durant leur enfance, mais il ne faut jamais le confesser. 

J’étais déjà fasciné par les différences de pénis et le péché se résumait dans un mot entendu auparavant : embrasser.  Tout interdit tenait à ce mot.  Un péché strictement réservé aux relations avec les filles, car, bien évidemment un gars n’embrassait pas un autre garçon. 

Avec les filles, on ne savait jamais de quoi parler. Leur intérêt naissait vers les quinze ans avec  leurs seins.  Un intérêt qui devient une obsession pour plusieurs un peu plus tard dans la vie. 

Si les adultes avaient eu l’intelligence de nous expliquer comment fonctionnent nos corps, les prétendus mystères de la sexualité, on serait probablement passé plus vite à autre chose. 

La curiosité existe tant qu’on n’a pas découvert les réponses à nos questions d’enfant.  C’est normal.  Le silence, lui, sur ce sujet, est une perversion de l’esprit.

26 juillet  2021

Si le désir sexuel pas, la procréation n’offrait pas en même temps du plaisir, non seulement l’existence future serait en danger; mais la vie n’existerait pas.

La reproduction est un élément essentiel quand on définit la vie. Et, seulement les religieux ont eu l’indécence d’amener les gens à avoir honte ou de percevoir le sexe comme un péché. Cette notion est la pire perversité que l’homme a créée.

Il serait essentiel que l’on s’interroge à savoir pourquoi cette perception odieuse de la vie a pris naissance et dans quel but elle a été répandue?

Évidemment, on dira qu’en dehors du mariage, donc de sa fonction principale, la sexualité est contre-nature; ce qui est une fausseté puisque nous sommes des êtres venant de l’évolution et que celle-ci ne peut pas exister sans changements. L’évolution exige des essais, de prendre des chances dans la combinaison génétique de la vie afin de pouvoir s’améliorer et ainsi multiplier les chances de la survie de son espèce.

Je crois que ceux qui ont tracé la morale n’ont pas cherché à tromper les autres; mais à l’époque, où cela a été inventée, on ne connaissait absolument rien de l’anatomie. Pour eux, il était évident que la matière est moins noble que l’esprit. Ce qu’il ne savait pas est que l’esprit sans la matière, du moins dans notre ordre de conscience, n’existe pas.

Radioactif 105

juillet 26, 2021

Radioactif 105

08 Septembre 2007           
Peur.

Enfant, les histoires racontant la résurrection d’individus avait un impact mille fois plus néfaste sur moi que toutes les allusions sexuelles confondues. 

J’étais tellement niaiseux dans mon interprétation de la sexualité que je n’y comprenais rien.  Je n’arrivais pas à identifier exactement ce que l’on voulait dire.  Pourquoi c’était mal d’être nu?  Pourquoi ne fallait-il jamais en parler?  Sommes-nous tous pareils ?  Une minute dans la vie d’une semaine. 

Mais la peur des morts,  ça c’était bien quotidien.  Ça habitait mes rêves.  Peur de dormir et de rêver parce qu’un méchant me courait toujours après.  La maladie, c’était un mal de jambes effroyable, mais la peur, la honte, c’était quelque chose de non identifiée, que je ressentais sans en connaître exactement le visage. 

C’est ce que je reproche le plus à notre société de droite, de nous empêcher de trouver une réponse à nos hontes ou à nos peurs. 

Je suis de plus en plus persuadé que ma révolte contre leur bêtise est strictement justifiée ; mais le pire, maintenant que je peux envoyer promener toute leur vision de péché, que je devrais me battre pour que jamais plus une telle stupidité anime notre société,  j’en ai pu le goût.  C’est comme si le fait de l’avoir dit, d’avoir su l’exprimer à travers mes livres,  je devrais tourner la page. 

Et pourtant, cette maladie sociale, le scrupule, est de plus en plus répandue.  Elle nourrit même la pensée de partis politiques.  Donc, elle est encore à nos portes.  

Harper veut augmenter l’âge de consentement, par exemple, même si c’est refuser de reconnaître la réalité des adolescents, par scrupule, par bêtise, par ignorance.


08 Septembre 2007

Maladie d’adultes.

Le scrupule est une maladie propre aux adultes et à la bourgeoisie. 

Quand tu es enfant, tu perçois la vie très différemment.  Les règles ne sont pas nécessairement dictées, mais elles sont générées par les comportements des adultes autour de nous. 

Si à toutes les fois qu’un sujet s’approche de la sexualité et que les adultes paniques, le jeune ne peut pas faire autrement que de croire qu’il s’agit là de choses extrêmement mal,  même s’il ne sait pas pourquoi. 

C’était ainsi auparavant.  Je me souviens que mon père et mon grand-père se sont aperçus que nous écoutions aussi adolescents, à la cachette, la «Partie de plotte du Père Gédéon ». 

Ils crurent que nous n’y comprenions rien, mais ils changèrent d’idée quand ils se sont rendu compte qu’on riait aux bons moments.  Il en aurait été tout autrement quelques années plus tôt.

26 juillet 2021

Pire que notre système de justice concernant les délits sexuels, les moumounes de la morale arrivent maintenant à empêcher un gars ou une fille à vivre sa vie de façon normale s’il a eu le malheur de faire une bêtise d’ordre sexuel quand il était plus jeune.

Malheur à la firme qui ne s’avachit pas devant nos nouveaux maîtres de la pensée morale,  car une campagne de boycott peut être envisagée pour forcer les récalcitrants à se plier aux ordres.

La réadaptation, ça n’existe plus. Il faut payer jusqu’à ta mort. C’est de la folie pure, mais c’est maintenant ainsi,

Les mouvements moraux arrivent à isoler des individus si ces derniers ne se sont pas conformés aux règles que cette société puritaine a créées.

L’histoire du repêchage chez les Canadiens de Montréal est un exemple frappant. Parce qu’un jouer repêché a montré jadis une photo de ses ébats sexuels avec une amie. Toute une bêtise, il faut en convenir, parce que sa compagne ne partageait  pas la décision de montrer cette photo ou vidéo. Mais, maintenant quelques années plus tard, il devrait abandonner sa carrière de joueur de hockey. Comme on l’a fait avec Jutras dans les arts.

La société a fait disparaître tout ce que ce cinéaste a produit ainsi que tous les noms de rues qui lui rendaient hommage. Quelle débilité! C’est la nouvelle force des féminounes et des wokes.

La vie privée n’a rien à voir avec l’œuvre d’un individu. Sur le plan littéraire, mon orientation sexuelle n’a rien à voir avec mes écrits, même si je parle d’amourajoie. C’est en parlant des tabous que l’on peut vaincre les tabous.

Il y a des choses bien plus importantes dans la vie que les bêtises sexuelles des individus : les changements climatiques, par exemple.

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La folie de la morale sexuelle.

juillet 25, 2021

La folie s’attaque au sexe.

La morale folle religieuse se déguise maintenant en appui au féminisme rétrograde des féminounes.

Le Québec religieux des années 1950 nous a fait comprendre que la folie de la morale sexuelle entraînait suicides et violence, particulièrement chez les jeunes.

Aujourd’hui, on reproche au CH d’avoir repêché un gars qui a eu l’idiotie de publier une photo sexuelle durant  son adolescence sans penser aux conséquences. Et, pour ça, il devrait dire adieu à sa carrière. Quelle saloperie! 

C’est exactement ça une justice aveugle et punitive contrairement à une justice qui croit dans la réhabilitation.

Après avoir pris le contrôle absolu de la littérature, les féminounes essaient d’étendre leurs tentacules au hockey  et l’armée, en exagérant l’importance de la sexualité dans nos vies.

On s’est débarrassé des curés, ce n’est pas pour vivre leurs sermons déguisés en nouvelle vertu anti-sexe politique.  

La morale folle religieuse a déjà assez dominé.

Radioactif 104

juillet 24, 2021

Radioactif 104

07 Septembre 2007

Enfance heureuse.          

Disons pour boucler la boucle que j’ai eu des parents extraordinaires, dévoués.  J’ai vécu une enfance toute heureuse. 

Émotivement,  je m’attachais un peu trop vite et très profondément aux femmes plus âgées qui m’entouraient.  Ce n’était pas physique, mais émotif. 

Malheureusement, au Québec, à cause de l’Église qui ne cessait pas de nous casser les oreilles avec ses règles sur la sexualité, nous avons toujours été un peuple qui a peur de se toucher.  C’est comme si l’affection faisait partie des interdits. 

Enfant, je ne pouvais pas identifier ce manque, mais ce fut tout autrement avec l’adolescence.  Comme tous les jeunes, j’avais des blondes pour être normal, mais je préférais de beaucoup les garçons à cause des jeux. 

Le partage filles/gars c’est encore une idée d’adultes.  L’important, quand t’es jeune, c’est le jeu, le plaisir.  On nous divisait selon le sexe, même dans la cour de récréation.  La peur du sexe est une maladie d’adulte.  Une des plus profondes maladies au Québec.

08 Septembre 2007           
Le scrupule.           

Ce ne sont pas mes parents qui étaient trop scrupuleux. La société était ainsi très malade.  Il ne fallait pas parler de sexe.  On craignait que ça scandalise les enfants, mais en réalité on empêchait les enfants de comprendre que la sexualité est une réalité tout aussi noble que de prier.

Il ne fallait tout simplement pas en parler.  Dès que tu demandais une question sur le sujet, t’étais un cochon.  Alors, imaginez l’effroi d’essayer de voir un corps nu? 

Là,  t’étais un monstre, un pervers, un individu condamné au pire avenir possible.  Nous vivions dans une société totalement  perverse, car le mal existe que dans la tête des pervers

Nous avions une peur démesurée de la sexualité ou du jugement des autres.  On avait beau aller à la messe à tous les dimanches, il n’était pas question de voir un bâtard comme un être ordinaire, innocent. 

Je n’ai pas connu ce problème, mais mon ami Gilles avait eu le malheur d’en être un.  Il ne fallait pas respecter un petit bâtard.  À 60 ans, il cachait encore cette réalité comme s’il en était responsable. 

Notre charité était à l’étroit dès qu’il était question de sexe.  Le scrupule se répandait par le non-dit.  Les exclamations pour maudire toute forme de plaisir.  Et, pourtant, à la cachette, nous avons tous vécu de très belles expériences.

24 juillet 2021

Les pédérastes Grecs de l’époque de Platon avaient raison : rien n’est plus beau que le corps nu d’un jeune homme  ou d’un garçon. Si j’étais une fille je dirais certainement le corps nu d’une jeune fille. En réalité, les deux sont de toutes beautés dans leurs particularités.

Malheureusement, pour nous les plus âgés, notre beauté éclate avec notre bedaine qui ne cesse de gonfler. Pourtant, il existe une foule de jeunes qui tombent à genoux en prosternation devant un vieillard nu. Je reçois chaque jour des compliments sur ma prétendue beauté. Ils doivent être aveugles, mais ce n’est pas moi qui les priverai de leur plaisir.

Il fut un temps dans l’interprétation de ma réalité où j’ai cru qu’être disponible à l’autre, sans rien demander en retour, était une forme de grande charité, surtout quand l’autre était de toute évidence un frustré.

Je demeure persuadé qu’un jour les humains comprendront  que la haine du corps est la trouvaille des religions pour entretenir l’esclavage émotif universel. Tant que tu les crois, tu acceptes de répartir les humains en catégories à partir de leur orientation sexuelle.  Cette forme de pensée bourgeoise te permet de te croire supérieur aux autres et c’est ce genre de stupidité qui a donné naissance à l’esclavage et aux commerces d’êtres humains.

Les autochtones avec le respect de la nature sont ceux qui ont la meilleure philosophie : nous sommes qu’un élément de la nature comme la pierre ou l’animal. Si on pense à l’infiniment petit quant à la structure de notre univers on est qu’un mélange de particules, donc, qu’est-ce qui peut  justifier que l’on se croit si important.

Ceux qui ont encore le goût militaire comme Poutine et ses semblables sont des dangers pour l’humanité.  Comment pourrait-on empêcher ces gens d’armer davantage les pays en entretenant une compétition qui nous mène à notre destruction.

Augmenter plutôt le salaire minimum à la grandeur de la planète. La pauvreté ne devrait pas exister depuis longtemps.

On devrait tous comme citoyens refuser qu’il y ait de l’argent qui serve à s’armer. On devrait refuser des payer la part d’impôts qui est destiné à jouer les gros bras. Pas d’argent pour les armes, partout, dans tous les pays.

Par contre, les armées peuvent être un moyen efficace pour faire  face aux dangers qui se présentent. La pandémie, les feux de forêts prouvent que le service militaire peut être essentiel au bien-être d’un pays.

Mais, les armes ont en a pas besoin, au contraire, c’est entretenir un commerce de riches qui justifie le colonialisme visible et invisible.

Tant pis pour ceux qui rêvent d’être dictateur. La tendance  deviendra la solidarité face aux dangers de la disparition de l’être humain à cause des changements climatiques. Nous n’aurons pas un autre choix, il faudra se solidariser davantage.

Il faudra pour cela combattre toutes les formes de prosélytisme et toutes ces théories qui engendrent la division entre les individus. Puisqu’être trop gros empêche d’agir avec efficacité, il faut que la notion de pays et de nation soit à nouveau revalorisée. Le pays est responsable de chacun de ses citoyens.

Il y deux modes de vie actuellement. Le premier  se confond à la richesse matérielle et l’autre à la richesse de chaque individu. Le premier cherche le pouvoir, le second cherche la tendresse et le bien-être pour tous. Quand nous mourrons, on n’apportera rien avec nous. Pourquoi chercher à tant devenir plus riche?  L’important c’est le moment présent. La richesse c’est d’être bien dans sa peau.

Radioactif 103

juillet 24, 2021

Radioactif 103

07 Septembre 2007

Le voile intégral.   

Le port du voile intégral, c’est non seulement un geste religieux ridicule, mais une provocation politique. 

Aucun gouvernement ne devrait tolérer le voile intégral au Québec alors que nos soldats vont se faire tuer en Afghanistan pour permettre aux femmes de s’en libérer. 

Le voile intégral, n’est-ce pas une régression absolue vers la négation de soi .   Qu’importe ! 

Je pense qu’il faut être complètement sauté pour croire que c’est un désir de dieu.  C’est simplement avoir tellement honte de soi d’où on ne veut pas avoir de corps.  Du travail pour le Doc Mailloux . 

Que le fédéral nous impose sa décision en l’autorisant, ça démontre encore une fois le peu de respect du Canada à notre égard. 

Il y a une différence entre être tolérant et imbécile.  Le pouvoir d’une religion est le nombre de ses adeptes, d’où le besoin de s’afficher.  L’habillement, la coiffure, etc., c’est du prosélytisme. C’est contre la loi.

Le Québec est un pays neutre, laïc.

07 Septembre 2007

Droit de vote et pension.

J’ai toujours préconisé deux règles qui me semblent essentielles si on veut que le Québec devienne un pays. 

Tout Québécois est un individu qui est né et qui vit en permanence (paye des impôts) sur le territoire du Québec.  Cependant, s’il y a un référendum seulement ceux et celles qui sont ici depuis cinq ans au moins devraient avoir droit de vote

Lors du dernier référendum, le fédéral a essayé de nous noyer en assermentant de nouveaux citoyens du jour au lendemain pour gagner le référendum.  Une autre preuve du manque de respect de la démocratie par le Canada. 

Il faut éviter cette situation à l’avenir.  Le gouvernement du Québec devrait aussi promulguer une loi avant le référendum à l’effet que le Québec assumera les paiements des pensions de vieillesse, immédiatement après un vote positif. 

Une telle loi éliminerait le chantage répétitif que le fédéral cessera de payer ses pensions avant même que le Québec prenne la relève.  Quand t’es vieux, que t’as rien que ça pour vivre, c’est ta survie qui est en cause.  C’est une fausse peur dont se sert joyeusement le fédéral.   

Radioactif 102

juillet 23, 2021

Radioactif 102

06 Septembre 2007

Élections au Québec.      

Pendant que tous les yeux sont tournés vers Ottawa, la plus grande possibilité d’élections est au Québec. 

À moins d’une surprise, Mme Pauline Marois sera élue.  Le Parti Québécois continuera comme toujours à nous faire rêver d’indépendance sans prendre les moyens nécessaires pour la réaliser. 

Il est à espérer que le PQ acceptera immédiatement la prochaine question référendaire : Voulez-vous que le Québec devienne un pays

Il devrait l’inscrire immédiatement dans son programme.  Ainsi, tous les indépendantistes sauraient qu’ils n’ont qu’une chose à faire : trouver les arguments véritables en faveur de la création de ce nouveau pays. 

Si ce n’est qu’une question d’argent, qu’on oublie ça immédiatement, ça n’en vaut pas la peine. 

L’indépendance,  c’est essentiellement un pays francophone,  laïc, tolérant qui offre une excellente qualité de vie et qui veut dire son mot dans l’avenir de la planète. 

L’élection sera déclenchée parce que Mario Dumont veut absolument être premier ministre.  Charest s’accroche et le mieux qu’il peut souhaiter c’est que Dumont s’excite assez pour renverser le gouvernement et lui permettre de lui mettre sur le dos des élections déclenchées sur l’incapacité des libéraux d’avancer des politiques en faveur de la classe moyenne. 

Un autre gouvernement minoritaire en vue ; car, il semble bien que pour Québec solidaire le féminisme soit le catéchisme avec l’environnement.  Belles perspectives !  

21 juillet 2021

Ces élections ont eu lieu et le Pati Québécois a été battu. Il dégénère de plus en plus depuis ce temps, ce qui permet au fédéral de ne plus voir les indépendantistes comme leurs pires ennemis.

En fait, maintenant, le passé canadien est le pire ennemi du Canada.

Leur hypocrisie est enfermée dans une constitution qui devrait faire du Canada un pays souverain, mais qui maintient la reine d’Angleterre comme sa souveraine.

Surtout, le racisme du dominateur nous explose en plein visage avec l’histoire des pensionnats. Non seulement les Canadiens anglophones ont essayé d’éliminer le français avec des lois provinciales au Manitoba et en Ontario  interdisant le français dans leurs écoles, mais ils ont essayé de faire disparaître l’indien dans l’indien. Un véritable génocide culturel canadien.

La faute revient d’abord aux Conservateurs du gouvernement canadien d’alors, mais elle nous prouve aussi que les dirigeants religieux catholiques qui dominent les francophones hors-Québec ont trahi leur identifié culturelle pour maintenir leur pouvoir et ses avantages.  Ainsi, ils ont opposé la francité de Paris à la culture québécoise pour ne pas donner de force aux penseurs du Québec à travers le Canada. Diviser, pour régner.

Évidemment, qu’on ne peut rien pour changer le passé; mais cela devrait nous apprendre à éliminer ce problème dans l’avenir en s’assurant que le racisme systémique canadien sont soigné de façon à ce que l’on reconnaisse les vraies différences culturelles , soit en dehors des luttes de pouvoir des religions, luttes qui sont actuellement dirigées par les musulmans et qui s’attaquent évidemment au vivre ensemble du Québec.

Le point dominant de la poursuite de ce génocide culturel pour le Canada est d’angliciser le Québec par tous les moyens.

Est-ce que cet esprit colonisateur existe seulement dans la tête des dirigeants du Canada WASP ou dans celle de tous les Canadiens anglophones?

Si le Canada anglais ne nous aime pas (à part le portefeuille) pourquoi ne nous invite-t-il pas à devenir un pays? On pourrait être de très bons amis.

Radioactif 101

juillet 21, 2021

Radioactif  101

06 Septembre 2007

Loi des faillites.     

J’ai appris hier que la mafia légale a décidé de changer les normes pour le dépôt légal (une forme de faillite personnelle). 

Plutôt que de s’en prendre aux multinationales, à l’industrie de la guerre, pour se faire plus d’argent,  la droite s’en prend à ceux qui sont le moins bien nantis de notre société. 

Ainsi, il était possible auparavant de continuer de travailler, sauf, qu’après 500$ par mois, tu devais rembourser le tiers du montant perçu en excédent. 

Or,  nos bandits légaux ont changé les règles du jeu.  On m’a dit hier qu’on a maintenant droit à 240$ par paye ou par mois avant de devoir commencer à verser le tiers du surplus au ministère de la Justice. 

En fait, on te met dans la rue : tu es plus pauvre en travaillant qu’en se faisant vivre par le système. 

Il faut être BS à vie, à plein temps, sinon dégager.  Il faut devenir bandit pour avoir droit de subsister sous les règles de cette mafia légale.   

06 Septembre 2007

La droite s’installe.           

On a encore rien vu.  Hitler sera bientôt de la petite bière, car si la droite prend le pouvoir, on peut être assuré que la Charte des droits va en prendre plein le nez.  Les camps de « moralisation  » seront installés en toute légalité. 

Quand on donne le droit de tuer et de torturer à ses services secrets,  on nage en plein fascisme. L’extrême droite, c’est Bush, Steven Harper, de plus en plus l’ADQ et tous les endroits où la religion domine.  

C’est assez phénoménal de voir Power Corporation sur la même longueur d’ondes que le Journal de Montréal (à travers ses éditorialistes ou ses grandes gueules).   On est bien mal pris sur le plan politique au Québec.  Harper est un « Bush plus».

Stéphane Dion profiterait certainement du fait que le Québec se débarrasse des Conservateurs pour présenter une loi afin de tuer à jamais le droit du Québec à l’auto-détermination du Québec. 

En exigeant un 65 % dans un référendum alors que la norme établie à travers le monde est de 51%, Dion justifierait tous les moyens pour forcer l’adhésion du Québec au Canada.

Par contre, même si c’est la seule solution, voter Bloc Québécois ne fait que garantir un nouveau gouvernement minoritaire. 

Je ne serais pas surpris que l’Opposition appuie Harper, car les intérêts des partis politiques prévalent sur tout.  Pas de guerre, l’économie risque de manger une claque. 

Pas surprenant qu’on a encore un Cheick  qui nous sort d’on ne sait où pour nous prédire de nouveaux attentats en Amérique… organisés pour qui?     Les ennemis ou les services secrets d’ici pour justifier une intervention militaire plus musclée ? 

20 juillet 2021

A mes 78 ans, quand je relis ce texte, je constate que je serais classé parmi les complotistes aujourd’hui. Pourquoi?

Parce que je parlais des États-Unis et que ce qui arrive aujourd’hui est vraiment ce que l’on a semé auparavant. On croyait définitivement que la guerre de Bush était une guerre religieuse.

Les Conservateurs sont toujours du côté des Républicains. Avec Trump, on prépare une dictature qui s’appuiera sur la religion, même si le Président sait se comporter comme un vieux cochon. L’hypocrisie est le propre de la bourgeoisie. Le divin Trump n’hésitera pas à s’en prendre à tous ceux qui ne pensent pas comme lui. Ce gars-là est affreusement dangereux puisqu’il fait le jeu des communistes qui, selon toutes vraisemblances n’hésiteront pas quand ils se sentiront assez fort pour créer une guerre nucléaire dans le but de dominer la terre.

Heureusement, le président Biden semble plus clairvoyant pour empêcher une réélection de Trump, mais le danger demeure.

Au Canada, à l’intérieur du Sénat, une bande de vieux constipés dépassés du parti Conservateur essaient d’empêcher l’acceptation de la loi qui permettra l’interdiction de cliniques de conversion gaie ainsi que la loi 10.

Par contre, dans ma petite tête, la nuance de gauche et de droite n’existe plus. Les deux extrêmes se ressemblent trop pour  faire des distinctions. Nous vivons présentement  ici au Canada une guerre de religions et d’idéologie qui sera de plus en plus dominante dans la vie politique. La visite libérale des mosquées  nous indique de quel côté penche le Canada. Tout sauf un Québec francophone et surtout laïque.

La censure fait en sorte qu’aucun de mes livres n’est connu et à mon âge, à part que de passer le message en rétrospective avec mon vieux carnet intitulé Radioactif, écrire est  un moyen pour se tenir occupé parce que je ne suis plus au sein de l’action.

En d’autres mots, je suis dépassé parce que je ne peux plus changer quoi que ce soit. 

Je suis un neutrino libre.

Radioactif 100

juillet 20, 2021

Radioactif  100

05 Septembre 2007

Énergie sombre.   

Nous sommes une très infime partie de l’énergie totale des univers connus  La vie universelle ou la totalité de l’énergie est considérée comme étant Dieu puisqu’il est la  somme de tout ce qui existe et probablement la conscience pure et totale. 

La matière sombre, tout comme la matière ordinaire est simplement de l’énergie de moindre qualité. 

Comme on nous enseignait qu’il y a des séraphins,  des chérubins, des archanges et des anges,  il y a des niveaux de qualité et de concentration de l’énergie. 

Le cerveau permet simplement d »être sporadiquement conscient, c’est-à-dire capable de les capter. 

Plus notre énergie est consciente, plus elle est de qualité. 

La qualité de notre conscience se mesure à la qualité de notre énergie, sa condensation, son degré d’amour et sa capacité d’osmose.  Plus l’amour est grand, plus la conscience est vivante. 

C’est un peu en résumé ce que je conçois de la vie ou de la mort.  Quand on meurt, nous devenons une énergie libérée. 

Il est donc normal que cette énergie se dirige selon sa densité vers la force qui l’attire le plus dans l’univers.  Si elle est trop faible, elle demeure dans notre système, incapable d’y échapper.  C’est un peu comme le nirvana. 

Le JE est une résultante de la conscience.  La vie humaine est un très précaire équilibre des forces qui la maintiennent.  Tout est attraction électromagnétique.  

19 juillet 2021

J’ai deux formes de folie. Ma pédérastie que j’ai appelé l’amourajoie dans un dossier du Berdache en novembre 1980, un magazine gai du temps, et mon intérêt pour les trous noirs, la matière noire, l’énergie sombre, la vie, la pensée.

Plutôt que de nier l’existence des pédérastes à l’intérieur de la communauté gai, j.ai décidé au contraire de l’affirmer et de raconter ce qui se passe vraiment de manière à ce que l’on dissolve un peu les nuages de peur que l’on créait pour éloigner les enfants du péché.

Évidemment, on a cru que je me servais de cette situation pour attirer de nouveaux petits amants, ce qui est complètement débile puisque le « cruising » pédéraste (amourajeux) se développe simplement par l’amitié, l’amour et la curiosité. 

Ma recherche  porte simplement sur le récit de la vérité à partir de mon expérience personnelle, car je ne suis pas un psychanalyste capable de tout expliquer quant au comportement amourajeux. Pourquoi être attiré par des plus jeunes et non des plus vieux, par exemple.

On ne devient pas gai parce qu’on a eu une aventure sexuelle. On l’est à notre naissance et notre orientation sexuelle se développe avec le temps. Il arrive souvent que l’on découvre ce que l’on est, en identifiant ce qui nous attire.

Socialement, il est impossible de ne pas être atteint par ce qui s’écrit et ce qui se dit sur le sujet. Les spécialistes ont tout simplement inventé des mots pour expliquer ce qu’ils voient, mais ça ne veut pas dire qu’ils ont raison.

L’amourajoie est certainement une des modifications d’un des 10 gênes qui ont été identifiés comme étant différents et expliquant qu’il y a des gais.

Mon amour de tout ce qui touche l’infiniment grand est encore plus fou.

J’essaie de comprendre, mais je ne sais rien, ce qui ne m’empêche pas de faire mes petites théories qui aux yeux de ceux qui s’y connaissent doivent être de bonnes farces sur l’ignorance ;   mais il faut bien s’intéresser à quelque chose dans notre vie.

Contrairement au texte précédent, je ne crois pas que la matière noire soit une énergie de seconde qualité, sous prétexte qu’on ne peut pas la voir, l’enregistrer.  Au contraire, elle structure les galaxies en étant perceptible à la force énergétique (le sens de la rotation) qui façonne les trous noirs.  

Je pense que le spin qui structure les galaxies vient de l’orientation du mouvement  d’effondrement  qui donne naissance  aux trous noirs et sa singularité.

Quand l’étoile meurt, la supernova abrite une pouponnière d’étoiles.  L’ordre est dans le désordre de l’explosion. Donc, c’est qu’il y a des sous directions de mouvement qui déclencheront la création de nouveaux amas qui constitueront   de nouveaux systèmes solaires.

Je me questionne à savoir si la matière noire est ce qui constitue  l’orientation, l’organisation des systèmes des galaxies ou le frein à l’action de dispersion que l’explosion des éléments devrait entraîner.

L’énergie noire, c’est ce qui procure la structure de la vie, de la pensée.  

Hier soir, je lisais un texte où on nous apprend que la matière noire est une nouvelle force fondamentale de la nature. Elle permet la création des galaxies.

Tout dans le système se passe comme en nous.

Nous naissons, nous grandissons, grâce à la consommation des énergies qui nous entourent  et nous mourrons. Un de nos principaux besoins est la reproduction, car elle signifie notre survivance.

Nous sommes des copies d’ADN différentes qui expérimentent des réalités qui l’environnent.

Faut être un peu vaniteux pour croire comprendre un tout petit peu comment fonctionne cet ensemble qui constitue la vie et les univers.

Mais ça permet aussi de s’apercevoir qu’on n’est pas plus fin que les autres.

Radioactif 99

juillet 19, 2021

Radioactif 99

04 Septembre 2007

Les commissions.

Quand je suis entré en politique, la « manière éduquée » d’envoyer promener un projet  était de créer des comités d’études.  Ta proposition allait y mourir de sa belle mort. 

Aujourd’hui, on est plus fin, on crée des commissions d’enquêtes. Ça permet de donner du travail à ta bande de  « chums» et ça coûte des millions pour dire ce que tout le monde sait. 

L’enquête Gomery a coûté une fortune et croyez-vous que les vrais responsables sont en prison?  Où est passé l’argent volé ?  Les coupables ne sont que le petit fretin, les hommes de main.

Daniel Johnson junior a une commission qui coûte une fortune pour nous dire que le viaduc a été mal construit, pas de responsables, évidemment.  Je vous aurais dit la même chose pour beaucoup moins qu’un million et j’aurais pu, en surplus, republier certains de mes livres. 

Quant aux accommodements dits raisonnables, pas besoin de se poser tant de questions : ta religion, tu la vies chez-toi et dans le temple de ta communauté.  Au Québec, on ne peut pas enseigner voilée, mais on peut porter le voile partout dans l’espace public en dehors de son travail.  La guerre à la loi 21 permet de mentir sur une échelle internationale.

Au Québec, tu as droit d’appartenir à toutes les religions, même au tantrisme et ses initiations sexuelles. 

La religion doit être régie par les lois civiles.  Si tu prêches la violence, tu peux être arrêté pour incitation à la violence.  Une église, c’est fait pour prier, pas pour faire de la politique.. 

L’école est neutre, sans religion et en français.

Ça ne prend pas un million pour savoir que c’est ce que veulent la majorité des Québécois.

19 juillet 2021

La pire saloperie faite par le gouvernement fédéral du Canada fut de nous faire croire que le Canada, en rapatriant sa constitution, devenait un pays souverain.

Ce beau manège nous présente le vrai visage hypocrite du fédéralisme canadien. .

La  constitution canadienne est dominée symboliquement par la reine d’Angleterre et reconnaît l’existence de Dieu. Comment a-t-on pu nous mentir à ce point,  sans que l’on rechigne.

A ce moment, je demeurais avec Gabriel, qui était pour le OUI, même si c’était un ami d’enfance de Pierre-Elliot Trudeau.  Nous avions bu et le lendemain matin, Gabriel me dit : « une chance qu’on était ici et que tu n’as pas d’arme, car, hier soir, je pense que tous mes amis seraient morts assassinés.

C’est vous dire la rage qui m’anima quand le fédéral fit son « show » à la télévision. . Nous nous étions endormis dans les bras l’un de l’autre, saouls comme pas possible.

Ça marque aussi le fait que j’étais devenu politiquement un impuissant absolu.

Encore aujourd’hui, on est pris avec une reine de l’Angleterre comme souveraine du Canada.  Quel mensonge !  Quelle hypocrisie ! 

Pas étonnant que l’on ait connu les commandites.  La ministre  Sheila Coops donnait tellement de drapeaux canadiens qu’on aurait pu garnir toutes les toilettes des Québécois.

Pendant ce temps, certains Ontariens s’amusaient à marche sur le drapeau du Québec.

Il faut se demander si le geste de la CAQ, d’ajouter dans la Constitution que le Québec est une nation francophone ne nous oblige pas à signer une constitution qui réduit nos pouvoirs par rapport à la constitution de 1867.

Si on est en dehors de la constitution canadienne, il est temps que l’on agisse comme si cela est un fait et non comme si ça n’avait pas d’importance.

Il est évident que pour le Canada anglais seuls les privilèges de la fausse minorité anglaise du Québec a de l’importance. Tout est fait pour hypocritement mieux nous angliciser.

Radioactif 98

juillet 18, 2021

Radioactif 98

(Je n’ai pas respecté mes règles d’écriture dans ce carnet, cat j’ai modifié ce qui a été écrit en 2007 dans le texte, plutôt que de commenter en inscrivant la nouvelle date. Je m’en excuse.)

03 Septembre 2007

Subvention.

J’ai reçu une grosse subvention d’un programme de recherches du Conseil des Arts du Canada.  Il s’agit du programme Explorations, un programme qui n’existe plus.

Mon ami Gabriel Charpentier, le compositeur de musique et poète,  a réussi à me convaincre de présenter ce projet de recherche. Il s’est abstenu de voter quand la décision a été prise en comité puisqu’il était aussi membre du jury.

C’était la subvention maximale pour que je puisse découvrir ce qui s’était réellement passé à la Thérèsa, une mine d’or, située à Longlac, en Ontario de, disons, 1940 à 1952.  

La Thérèsa est une mine d’or, catholique et française, dans le Nord de l’Ontario. Celle-ci a pris beaucoup d’importance, grâce au clergé québécois qui promettait aux investisseurs de devenir riche,  comme il garantissait le ciel.

C’est ce marketing, cette influence religieuse, qui donne lieu à une apparence de fraude.

Je ne crois pas que les acteurs de cette aventure ait été le moindrement malhonnète. Ils ont cru dans cette mine.

J’ai écrit un immense livre qui relate tout ce que j’ai découvert et le tout a été remis aux Archives du Québec, à Sherbrooke.  Un travail colossal.  Des entrevues. Des photos.

Par contre, je n’ai jamais pu obtenir de l’aide financière nécessaire pour réécrire le livre de façon à pouvoir être publié et faire bénéficier les gens sur cette histoire merveilleuse, même si, selon mes recherches, c’est d’une certaine manière une fraude religieuse québécoise. 

M. Alphonse Caouette, président, croyait vraiment dans la Thérèsa, mais en réalité, il n’y avait pas assez de minerai pour que la mine soit rentable. 

Ce fut le livre d’une histoire tablettée à l’image de la Thérèsa. 

J’ai même produit un scénario pour porter l’histoire à l’écran, après être retourné à l’UQAM me chercher un certificat en scénarisation pour y arriver.  Mon diplôme date d’août 1999. Mais, ça n’intéresse personne ou plutôt la réalisation de ce fils coûterait trop cher à réaliser.

La Thérèsa, c’est comme la souveraineté : un rêve extraordinaire. 

Par contre, j’ai eu un plaisir fou à imaginer un roman à partir d’un petit fait réel : un des actionnaires avait envoyé son fils comme espion pour savoir si la mine en valait la chandelle. 

Ces deux débuts de textes, l’histoire de la mine et mon histoire de sexe, car on dirait que je ne suis pas assez intelligent pour m’en sortir,  ont servi à décrocher une maîtrise en création française, le 8 juin 1991, à l’université de Sherbrooke et à publier à Paris, en 2016, aux éditions Edilivre, mon roman Le jeune espion.  

Ma maîtrise ne m’a jamais servi en enseignement parce que j’ai été reconnu coupable d’avoir eu un contact  sexuel avec le fils d’un de mes amis, en 1996.  Le juge avait cependant affirmé dans sa décision que je n’étais pas un danger pour les petits gars, mais que j’en étais un pour les institutions du pays, d’où j’ai toujours cru que c’était un coup monté pour me faire payer d’avoir appuyé l’indépendance du Québec, plus que d’avoir essayé d’aider un ami à maîtriser la paresse de son fils.

On a fait la première page de l’hebdo de Val-d’Or quand le jugement fut connu.

Accusé, dès lors, t’es un homme mort.  Petit à petit, on m’a rayé de la carte comme Claude Jutras.

 La folie ne ne porte pas qu’à tuer physiquement. La folie de l’Inquisition rides again au pays du Québec.  

C’est une des principales raisons pourquoi  M. Boisclair a été rejeté quand il s’est présenté aux élections pour le Parti Québécois.  Il était gai, mais il consommait, en plus. Ce dernier avait refusé de me trouver un emploi de professeur auprès des adultes. Il m’avait simplement répondu : « n’y pense même pas ».

Au Québec, on fait semblant de ne pas être homophobe, mais on l’est encore.   

On est encore prisonnier des idioties religieuses qui sont maintenant reprises par le système judiciaire. 

On a beau avoir tous les mouvements LBGT possibles, on oublie de revenir à ce qui est l’essentiel : ton orientation sexuelle est génétiquement partie intégrante de ton ADN et la pédérastie est une modification supplémentaire aux marqueurs génétiques, modification qui justifie ce qui t’attire sexuellement.

Quant aux gestes posés, cette simple explication scientifique devrait suffire pour nous faire comprendre qu’il y a une différence entre ne pas savoir vivre et respecter l’autre et un crime.

Il y a une différence de niveau dans l’état de violence et de domination. Entre endurer une forme de douleur ou avoir du plaisir, quoique ce plaisir peut t’apporter plus tard sous l’influence de la société une forme de culpabilité ou de honte.  Il y a un monde de nuances différentes dont le système judicaire ne tient pas compte pour faire plaisir aux plus de gens possibles.

La guerre pour toucher de l’argent de l’Église catholique pour des abus sexuels est non seulement une guerre de religion; mais l’établissement d’une nouvelle forme de mafia basée sur la dénonciation du passé.

  1. Alphonse Caouette, président, croyait vraiment dans la Thérèsa, mais en réalité, il n’y avait pas assez de minerai pour que la mine soit rentable au prix de l’or à cette époque, selon le livre Les enfants de la Thérèsa. 

Radioactif 97

juillet 17, 2021

Radioactif  97

03 Septembre 2007

Interdit irraisonnable.      

Tous les mouvements se fondent sur les anciens enseignements religieux en ce qui concerne la sexualité.  Ils méprisent et écrasent toute forme d’explication autre que l’interdit. 

On veut développer à travers cette paranoïa une société castrée à l’image des féminounes qui n’acceptent pas que la vie soit sexuée. 

On veut continuer d’essayer, même si c’est contre-nature, d’extirper la sexualité de la pensée et propager un monde asexuel.  Maintenir les règles en ce sens permet de rêver de générer une source intarissable de revenus. 

Il leur faudrait lire W. Reich ou Freud, etc.  Le monde a évolué depuis la dictature sexuelle des prétendus livres dictés par dieu et qui maudissent tout ce qui touche de près ou de loin la sexualité. 

S’il n’y a pas de violence ou de domination, il y a des choses bien plus importantes et préoccupantes pour le bien de l’humanité que la sexualité. 

L’interdit sexuel est une approche religieuse et bourgeoise

Se débarrasser des guerres et de la misère de la majorité des hommes est un idéal mille fois plus important que le cul quoique dans l’immédiat mille fois moins payant quoiqu’une société heureuse sera une société qui voudra toujours vivre plus heureuse.

03 Septembre 2007

Nouvelle inquisition.       

Quel est le lien entre Richard Martineau, du Journal de Montréal, M. Dubuc, de Power Corporation,  François Paradis, de TVA,  l’ADQ,  les Conservateurs et  George Bush?

Grâce à leur philosophie, les avocats cherchent des causes qui gueulent sans cesse contre la Charte des droits de la personne.

Tout en réclamant le pouvoir public de consulter les dossiers protégés par le Droit à la vie privée, le ministère fédéral de la Justice a commandité l’étude de Pierre Tremblay, de l’Université de Montréal.

L’exploitation du malheureux événement  du HEC sert à maintenir la peur des hommes frustrés chez les femmes.   

On crée de nouvelles associations pour la pseudo- protection des jeunes contre la sexualité.  Elles propagent  les mêmes enseignements que les religions obsédées par le sexe : 

C’est la nouvelle Inquisition.   

16 juillet 2021

Parce que j’ai osé écrire que j’aime les adolescents, certains ont décidé de ne plus me parler, de ne plus me lire, de ne plus me tolérer vivant. Aucune librairie ne vend mes livres et les partis politiques me demandent de me retirer pour ne pas nuire à leur image.

À leur avis, la pédérastie est pire que le sida, rien à côté du Coronavirus et encore moins que des vols ou des assassinats. Une forme de cancer de l’âme, dirait-on, mais contagieuse. Ce qui est absolument débile. L’orientation sexuelle ne se transmet pas comme un virus ou en partageant l’air que l’on respire

Voilà le prix à payer pour oser affirmer que l’orientation sexuelle existe depuis la naissance et que l’homosexualité a pu être identifié, grâce à des changements dans une douzaine de gênes.

Donc, il a été scientifiquement établi que l’homosexualité n’a rien de pathogène puisqu’elle correspond exactement aux comportements que l’on est en droit de s’attendre en fonction ou en vertu de ces changements  génétiques qui sont obligatoirement involontaires.

Comment la société scientifique peut-elle expliquer que devant ces preuves irréfutables on continue de propager une morale contre-nature simplement grâce à l’ignorance populaire? Qu’attendent les scientifiques pour remettre les pendules à l’heure?

Pire, la Cour suprême du Canada envisage de penser ses lois de manière de plus en plus répressive en privilégiant une justice punitive. Les juges vont comprendre la loi en fonction des victimes, sur le plan sexuel, on s’entend.  S’il y a violence, pas de problème. Les jeux sexuels sont et doivent demeurer des plaisirs..

Que les homosexuels aiment ça ou pas, la pédérastie est un comportement homosexuel. On peut les comprendre de vouloir le nier puisqu’on rejetait l’homosexualité parce qu’on prétendait que les gais corrompent la jeunesse pour les pourchasser.

C’est normal que l’on ne veuille pas faire le lien entre ces deux réalités de même famille. Mais, on est plus à l’époque des cavernes et on sait maintenant que  les jeux sexuels ne sont pas des gestes violents, mais au contraire des gestes de plaisirs. Seule nuance qui existe vraiment entre l’homosexualité et la pédérastie est  l’âge des personnes concernées, ce qui n’a rien à faire avec le plaisir ou le déplaisir. Cette notion est d’une perversité sans nom puisque qu’elle sous-tend que la sexualité est mauvaise.

La réalité est que la sexualité n’a absolument rien à faire avec la morale.

La sexualité n’est ni bonne, ni mauvaise, mais une réalité humaine acceptable dans toutes ses nuances d’expression, tant qu’il n’y a pas de violence ou de domination.

Les victimes plutôt que de dénoncer à la police pour punir, ce qui ne change rien à leur mal intérieurs, devraient se rendre chez un intervenant psychologue, sexologue, pour reprendre sa vie en main. Se reconstruire est plus positif que d’essayer de punir l’autre,

La victime apprendra ainsi qu’elle n’a pas à avoir honte et que voir l’autre puni ne changera rien en réalité à son malaise intérieur.

Son malaise sera connu par plus de monde que si elle se rend chez un bon psychologue.  Et peut-être que des mouvements féministes sociaux tenteront de lui faire croire faussement  qu’il ou elle est devenu un héros en dénonçant..

Sa faiblesse demeura toujours de se croire vulnérable et « une victime », donc un « amoché de la vie ». L’individu aura simplement réussi à se fondre dans l’ensemble des murmures de la majorité névrotique des « diminuées » parce qu’on n’a pas su comprendre que la honte est une arme religieuse pour garder son autorité. Le péché de la chair est la pire des perversions.

La vie sexuelle est le fondement même du droit à la vie privée. En dénonçant, on rejette ce droit fondamental pour participer à la vague des illusions qu’en dénonçant tu te sentiras mieux plus que cinq minutes.

Radioactif 96

juillet 16, 2021

Radioactif  96

02 Septembre 2007

IGA de Magog.       

Un exemple de ce qui est inacceptable au Québec : l’IGA de Magog est puni par un tribunal administratif parce qu’il a osé vendre des vins du terroir non autorisés par la SAQ. 

Il faut vraiment avoir du front tout le tour de la tête pour qu’un juge, nommé sur un plan politique, punisse un commerce parce qu’il vend des produits du Québec.  C’est la même chose avec la littérature. 

Les grands magasins vendent presque seulement des produits français ou américains.  C’est ça perdre son identité. 

Un gouvernement qui accepte ça mérite de perdre ses prochaines élections.  C’est peut-être moins pire que le scandale des commandites, mais c’est tout bonnement la même chose : une institution gouvernementale qui a droit de vie ou de mort sur la vente des produits dont elle détient le monopole au détriment des payeurs de taxe qui la maintienne en exercice.

C’est surprenant  que le PQ ou l’ADQ n’aient encore rien dit. 

On n’a pas besoin des autres pour nous détruire, notre mafia légale le fait elle-même. 

Tous les produits du Québec devraient avoir priorité sur nos tablettes, surtout quand notre culture est en jeu.

Pour vouloir un pays, faut reconnaître son identité, ses produits, sa façon d’être. 

15 juillet 2021

La pandémie aura eu au moins ça de bon, l’achat local est devenu beaucoup plus important.

Sur un plan plus global, la pandémie nous interroge sur deux formes de structures sociétales bien différentes : les pays et la mondialisation.

La mondialisation, sans solidarité humaine,  s’est révélé un véritable cancer puisque la strate des riches a su non seulement maintenir son pouvoir, mais le rendre encore plus payant. 

Les pays, voir les régions, sont plus importants puisque leur dimension permet de répondre plus adéquatement aux besoins des humains qui y vivent. Ils n’ont pas les ressources nécessaires pour jouer le rôle qui leur est assigné. La faiblesses des systèmes médicaux est un indice qui ne ment pas.

La mondialisation sert surtout le commerce. Tout est fait en gros, mais les produits nécessaires ne se rendent pas à ceux qui en ont besoin et encore moins à ceux qui ont peu de moyens. On dirait que l’économie fonctionne par strates. Ceux  qui ont déjà de l’argent et peuvent ainsi investir pour s’en faire plus,  et les pauvres, qui voient monter les coûts de la vie, crèvent encore plus de faim.

Par contre, la pandémie a mis en lumière la nécessité de la solidarité humaine.  Ceux qui ne pensent qu’à eux se fichent que la maladie se répande en autant que ce n’est pas dans leur pays ; mais les plus intelligents se rendent compte que la maladie ne pourra être vaincue qu’au moment où elle sera irradiée de la planète.

Avec les changements climatiques, il faut immédiatement que les prédateurs qui cherchent encore à augmenter leur fortune se rendent compte que très bientôt, le coût de ces changements climatiques sera tellement énorme qu’ils n’auront qu’à pleurer sur leur impuissance à ramener une forme de vie climatique normale sur cette terre.

L’économie mondiale doit revoir la fiscalité de manière à ce que nos gouvernements puissent mieux répartir les richesses et donner une chance aux humains de survivre.  

Un individu qui gagne plus de 500,000$ canadien devrait payer des impôts de plus de 80 pourcents pour tout ce qui est excédentaires à ce montant. Cette règle devrait être planétaire donc fixée par l’ONU.  Personne n’a besoin de plus de 500,000 par année pour vivre.

Radioactif 95

juillet 15, 2021

Radioactif 95

31 Août 2007

Sexe et religion.    

Au Québec, on croit dans l’approche religieuse de la sexualité.   À mon sens, la perception religieuse de la sexualité est presqu’identique aux délires parano-schizophrènes, donc, complètement décrochée de la réalité. 

Elle est basée sur le rejet du corps et une dévalorisation de soi, en nous identifiant à un pécheur,   Si tu es une femme c’est une dévalorisation quasi-absolue et permanente.  La femme est symbole de sexualité. Voir le Pouvoir de l’horreur, un livre formidable écrit par une femme psychiatre, Julia Kristeva.

Des éditorialistes comme MM. Martineau et Dubuc présentent les pédophiles comme des malades mentaux.  Ils oublient qu’il existe des sociétés où les caresses même génitales sur un poupon sont vues comme une affection rassurante et plaisante, l’empreinte primaire.  Moins sûr cependant que l’effet serait le même de la part d’un étranger.  Mais, le plus étonnant c’est qu’il n’y a presque pas de suicides dans ces sociétés.  Qu’en disent les anthropologues? 

Le propre du fascisme est d’interdire de parler et de justifier ses horreurs au nom de la recherche.  On sait que le sida serait une erreur faite dans un centre de recherche de la CIA américaine en Afrique parce qu’on voulait trouver une arme capable de vaincre les Vietnamiens.

31 Août 2007

Réprobation.

Je n’appuie pas la pédophilie
, même si je suis pédéraste ou amourajeux, non pas pour des raisons morales, mais des motifs scientifiques : tout individu à une vitesse de développement, même en sexualité. 

Les stages de développement (voir Freud) se présentent à des moments différents, mais ils finissent par être à peu près identiques pour tous les individus, mais ce n’est pas un absolu.  Par exemple, tous ne passent pas par une phase carrément homosexuelle, mais c’est le cas de la plupart. 

Des études plus poussées sur la dilatation des pupilles des enfants ont pu établir que déjà à six ans, on peut déceler avec presque certitude l’orientation sexuelle d’un enfant.  Malgré ce jeune âge, cette orientation est déjà fixée. 

Donc, ce n’est pas une expérience qui modifie la sexualité de l’enfant. L’orientation sexuelle est surtout génétique.  

L’environnement déterminera la facilité avec laquelle celle-ci s’exprimera.  Mieux, Freud disait que nous sommes tous à priori des polymorphes pervers reste à voir ce que la vie fait de nous.


31 Août 2007

Le scrupule rend malade.          

J’ai connu une fille qui me plaisait bien, mais elle préférait un belge.  Son père, un bon monsieur qui croyait un peu trop dans les règles de notre Sainte Mère l’Église, décida que ces écarts n’étaient pas normaux.  Aussi, la força-t-il à passer des tests psychiatriques pour éliminer cet attrait trop prononcé.  Elle fut tellement bien soignée qu’elle a dû divorcer, elle a perdu la garde de tous ses enfants et finalement, après tous les traitements, elle avait mal à vivre en société. 

D’une fille charmante, elle était devenue plus ou moins un légume, mais au moins elle ne s’intéressait pas au sexe.  Est-ce à ce que le gouvernement songe quand il rêve d’une prison-hôpital pour les délinquants sexuels?  Je me suis toujours demandé comment des médecins pouvaient vivre l’âme en paix après avoir détruit une fille non violente pour une morale dont l’excès rend débile. 

Le curé d’Ars avait-il des hallucinations religieuses ou schizophréniques? Où est-ce la même chose ? La morale est ce qu’il y a de plus privé.   Laisserons-nous les pervers de la morale excessive créer nos lois ?

14 juillet 2021

Rien à dire de plus, sinon que les malades qui se prétendent les vertueux ont pris le pouvoir et que la sexualité est devenue un élément très important dans la guerre de religions.

La place du voile en est un exemple majeur de prosélytisme protégé par la Cour du Canada. Il est le symbole de ce que le mâle attend des femmes. Le prôner, c’est promouvoir la soumission féminine et maintenir l’inégalité homme-femme. On prêche une chose et son contraire.

Malheureusement, on confond encore les fondements des religions avec ce que chacune a imposé de plus pour justifier l’existence des rôles de l’homme et de la femme. Les religions croient avoir ainsi « gelé » l’agir humain ainsi que son but et son sens. .

Toutes les religions veulent avoir raison, car avoir plus de disciples signifie plus de richesses. Le rôle de la sexualité n’est pas le même dans toutes les cultures. Les religions prétendent aussi savoir ce qui se passe après la mort.

Parler de l’après-mort ne peut pas être  dangereux d’être confondu, car il n’y a pas tellement de témoins vivants qui peuvent venir affirmer que ce que l’on nous raconte a le moindre sens et la moindre exactitude.

Le génocide canadien

Ainsi, le génocide culturel autochtone au Canada ne repose pas seulement sur les sévices sexuels qui ont certainement existé, mais qui n’ont pas tellement d’importance dans la vie autochtone quand on sait que chez eux la notion du péché de la chair n’existait pas.

Le génocide culturel des autochtones du Canada repose sur le racisme du colonialisme anglais. Enlever l’Indien de dedans l’indien. Lui interdire de parler sa langue et le français.

Pour les penseurs du ROC, les Indiens et les francophones sont des peuples soumis à sa Majesté la reine d’Angleterre qui dirige notre beau pays. Les Canadiens ne sont pas plus fins que les Allemands qui n’ont rien dit quand la saloperie animait la tête des fascistes. Maintenant, on crie à l’horreur, mais on a rien fait quand on a interdit le français au Manitoba et en Ontario.

Quand j’ai visité le Canada, j’ai vu que les Indiens du Canada n’avaient pas droit aux lits des institutions créées pour assister les blancs anglophones en danger ou en voyage, puisque les autochtones devaient coucher sur le plancher des granges adjacentes et non dans les « hostels gouvernementaux ». 

Je ne sais pas si un jour on aura l’intelligence de voir qu’un être humain, voir même être vivant, est la plus belle des réalités.  

Que cet être soit blanc, bleu ou vert, qu’il soit hétéro ou gai, homme ou femme, catholique ou communiste, est la plus grande des richesses de notre système. Quand verra-ton d’abord les qualités avant de toujours chercher les défauts.

Quand l’homme sera-t-il plus respecté que les profits?

Radioactif 94

juillet 14, 2021

Radioactif 94

31 Août 2007

Souveraineté culturelle(1).        

Il n’y a pas que l’immigration qui devrait immédiatement être un pouvoir exclusif du Québec, mais dans l’immédiat, tous les partis politiques du Québec devraient réclamer d’une seule voix la souveraineté culturelle du Québec comme le voulait Robert Bourassa.  

Si le Québec est une nation, ce n’est pas qu’un mot vide des Conservateurs pour déculotter le Bloc Québécois. Ce n’est pas non plus une nouvelle revendication du Québec. 

Si Ottawa n’avait plus rien à dire sur l’essence même de notre personnalité, nous pourrions créer les règles qui régissent une société qui n’a pas à s’interroger sans cesse sur sa survie.  Ottawa n’a qu’à se retirer immédiatement des pouvoirs sur la langue, la culture et les communications et les remettre aux provinces qui veulent les assumer. 

Il doit aussi confirmer qu’il n’y remettra pas le nez dedans.  Ce devrait être un combat unanime de tous les membres de l’Assemblée nationale.           

La souveraineté culturelle devrait être le minimum exigé dans l’immédiat du gouvernement fédéral.  C’est même plus important que le déficit fiscal (facile à régler : les provinces ramassent les impôts et payent leur participation aux dépenses fédérales) .

Si on continue comme maintenant, il ne sera jamais possible de survivre comme nation francophone autonome en Amérique. Nous sommes une minorité.   Même pire, la culture nous échappe. 

Les livres de France, des USA, de n’importe où ont plus de vitrines que les œuvres du Québec.  Pas étonnant qu’on perd ainsi notre âme commune.  On se vautre dans les valeurs des autres. 

Depuis que la loi 101 est créée, il y a toujours un individu pour en remettre une partie en cause.  Pire, les immigrants croient que l’anglais est essentiel pour obtenir un emploi parce que nous ne pouvons pas contrôler la langue de travail. 

Sommes-nous sous le pouvoir dictatorial de la Cour Suprême ?  J’ai l’impression que depuis 40 ans, on nous fait rêver d’un pays ; mais on s’arrange pour que ce ne soit pas possible.   Tant qu’on croira qu’Ottawa va se comporter en respectant les règles, nous continuerons à nous enfoncer sur l’autoroute de la disparition.     

13 juillet 2021

Quand le Québec sera reconnu comme nation et qu’il aura tous les pouvoirs pour assurer sa survivance culturelle, ce sera moins important d’être un pays ou une nation à l’intérieur du Canada ou, si l’on veut, être  une bulle francophone et laïque à l’intérieur du Canada, ayant tous les pouvoirs pour assurer son développement.

Le problème est que jamais le ROC, Canada anglais, consentira ces pouvoirs au Québec parce que le Canada a toujours l’esprit colonialiste anglais. Il veut angliciser le Québec. C’était l’idée Durham et ça demeure le programme fédéral. Et, le seul moyen de l’éviter, dans les mêmes circonstances que maintenant, c’est de faire du Québec un pays.

La CAQ sera l’instrument pour nous sortir du colonialisme anglo-saxon en tenant un référendum sur l’indépendance du Québec , si le Canada refuse de nous céder ces pouvoirs essentiels à notre survie.

Avec tous les pouvoirs culturels dont l’immigration, on pourra survivre au confort et à l’indifférence, sans devenir une deuxième Louisiane où Montréal sera comme Sudbury, en Ontario; c’est-à-dire, là, où on aura un titre francophone, la métropole du français en Amérique, mais où on entend que de l’anglais et des média anglophones. Nos francophones lapident déjà le français, on a qu’à continuer à s’auto-fragiliser.

Contrairement aux francophones hors-Québec, ce n’est pas l’Église catholique qui mène au Québec d’où la loi 21. Les religions ont été mises à leur place. Elles doivent être égales d’où la loi 21.  Les signes religieux extérieurs sont du prosélytisme et rien d’autre.

Aucun professeur au Québec n’est obligé d’aller à la messe pour avoir droit d’enseigner. Et, l’Église ici n’est pas à la merci des gouvernements. L’histoire nous a appris que le pouvoir religieux travaille de pair avec le pouvoir politique.

 À Edmonton, en Alberta, quand j’ai dénoncé cette situation en 1973, deux journalistes, soient ceux qui m’avaient laissé parler à la radio, ont été congédiés. M. et Mme Jeff Brown.

À la radio, tout ce qui venait de France était présenté alors que tout ce qui arrivait du Québec était interdit. Est-ce que ça vraiment changé?

Le gouvernement de la CAQ doit informer les citoyens à savoir si le problème de la main-d’œuvre au Québec n’est pas une création fédérale, surtout à partir de l’immigration.           
  

Radioactif 92

juillet 12, 2021

Radioactif 92

30 Août 2007

Français : langue de travail.      

On n’essaie pas de nous assimiler seulement par l’école et l’immigration, mais surtout par la langue de travail.  Plus il y aura de compagnies américaines qui s’installeront chez nous, moins on sera respecté, particulièrement, dans le domaine des centres d’appels. 

Je travaillais pour une compagnie de sondages canadienne, installée à Montréal.  Comme dans les autres compagnies, il y avait des périodes de chômage par manque de travail, mais la patronne faisait tout en son pouvoir pour me trouver du boulot. La compagnie fut vendue aux Américains, une belle internationale qui, comme toutes les autres internationales, se fichent de ses employés et ne pense qu’à son expansion ou en d’autres mots à ses profits.       

Immédiatement après la vente de la compagnie, le matin quand ma patronne se présenta au travail, on lui annonça qu’on avait plus besoin d’elle, qu’elle avait quelques heures pour préparer des affaires personnelles et déguerpir sans rien apporter.  Elle vint me dire que je suis un bon intervieweur. 

J’aimais ce que je faisais d’autant plus que ma relation avec mes patrons immédiats, grâce à Paul Hervé, était excellente. 

Seulement quelques semaines passèrent, le travail se fit de plus en plus rare.  On me retirait ainsi que Carole des assignations qui nous étaient habituellement réservées.  Pendant ce temps, on remplissait la salle d’à côté d’intervieweurs parlant surtout anglais et qui, parfois, barguignaient le français, en plus. 

Pour eux , le français c’était rien.  Il suffisait de se faire comprendre.  Le français était en piètre état dans leur allocution, tout comme dans les textes à lire.      

Plus le temps passait, moins moi et Nicole n’avions de travail. Ça ressemblait étrangement à un congédiement parce que j’ai un accent français quand je parle anglais alors qu’elle ne parlait que français. 

Devant cette situation, j’ai décidé de ne plus me présenter au travail et plutôt porter plainte pour congédiement illégal. 

La compagnie prétendait que mon accent nuisait car mes entrevues étaient faites à l’extérieur du Canada.  Or, c’était faux.  Je n’appelais personne aux États-Unis, car ils sont trop mémères pour te répondre si tu as le malheur de parler un peu différemment d’eux. 

La Commission du travail m’a donné raison et forcé la compagnie de me dédommager.  J’ai donc décidé de porter aussi la cause à la Commission des droits de la personne. 

30 Août 2007

Victoire du français.        

J’ai eu une très bonne avocate. 

Non seulement la maison de sondages a dû me payer une compensation, mais la vice-présidente de la compagnie américaine s’est informée du comment ça se passe à Montréal et elle a même demandé que je fournisse les moyens à employer pour que de tels événements ne se reproduisent pas. 

Mon cas fait juridisme prudence . Quand j’ai commencé ce travail, je mourais de peur à mon arrivée, car, j’avais lu dans le Journal de Montréal qu’il s’agissait peut-être d’une base d’opération de la CIA, de Chicago.  En dedans, j’avais lu un livre racontant comment un journaliste de Radio-Canada avait passé 10 ans en prison sous de fausses accusations parce qu’il avait refusé de coopérer avec la CIA.  Le message en prison qui m’était adressé était assez clair : « Tu en as assez fait.  On ne fera pas de toi un second Mandela. Tu prends ta retraite et tu surveilles ce que tu écris, tu ne fais pas comme Ferron ou tu finiras comme lui. II s’est suicidé. 

Toujours des allusions qui finissent par ressembler à un message, dans les bons moments de paranoïa.  Une expérience capable de me prouver que je n’ai rien d’un brave ou d’un héros. 

Pourtant, mon premier livre Projection intra projective en était un de dénonciation politique.  Je me disais : si je crève au moins le message sera passé. 

12 juillet 2021

C’est invraisemblable que l’on en soit rendu à Montréal à se battre pour protéger le français comme les francophones hors-Québec. 

Que notre gouvernement continue d’y aller en « moumoune », c’est s’assurer que dans quelques années  ce sera trop tard, le Québec deviendra irréversiblement anglais, une province comme les autres.

L’anglicisation passe par de nombreux circuits : l’immigration d’abord. Le patronat plutôt que de penser qu’une augmentation de salaires et de meilleures conditions de travail sont les principales modifications à apporter pour combattre le manque de main-d’œuvre s’ingénue à crier pour le « cheap labor » que représente malheureusement trop souvent l’immigration. Le Québec doit reprendre tous les pouvoirs en matière d’immigration.

Sur le plan scolaire, ce n’est pas mieux. Les universités anglaises, qui bénéficient de l’argent du fédéral, attirent plus les jeunes que les universités francophones.  En plus, on  « tataouine » encore à savoir si les cégeps devraient être uniquement en français. On a qu’à regarder ce qui se passe dans l’affichage pour voir que la seule façon de sauver notre langue devra nécessairement passer par de solutions radicales.

Le Canada peut nous traite de racistes, il devrait se regarder dans un miroir. Quand on a voyagé assez pour savoir ce qui se passe, on sait que le Canada anglais souffre de racisme systémique dont la haine des autochtones est vite suivie par celle des francophones.

Ce n’est pas la religion catholique qui a inventé les pensionnats autochtones. Ils le furent par le parlement du Canada sous l’emprise des CONSERVATEURS.

Radioactif 91

juillet 11, 2021

Radioactif 91

29 Août 2007

Maintenir la peur : $.        

Les grands moralistes du Québec doivent être en contact avec Jeff Fillion et sa radio pirate, car avant que l’on gèle mon site sur Messenger live, la plupart des visiteurs étaient des gens de ce groupe, à la suite d’un texte de Richard Martineau, dans le Journal de Montréal. 

M. Martineau parlait de mon livre La pédérastie mise à nu.  Il n’a même pas eu l’honnêteté journalistique de dire qu’à plusieurs reprises dans ce livre, j’explique pourquoi pédérastie et pédophilie ne sont pas la même chose et pourquoi, pour des raisons non morales mais scientifiques, on ne peut pas accepter la pédophilie. 

Ces gens ne semblent pas obsédés par la vérité et la réalité.  La police parlait récemment de 90 prédateurs sexuels au Québec, ce qui est insuffisant pour faire vivre toutes les organisations de bienfaisance alors on a augmenté le nombre à 1,300 personnes. 

Ça rappelle les tactiques du gouvernement fédéral qui disait aux ouvriers que le FLQ était très dangereux parce qu’il pouvait kidnapper n’importe qui.  Le but premier du FLQ était de défendre le petit peuple … mais le mensonge passait bien.

29 Août 2007

Semer la peur.       

Le problème de ce vaste mouvement contre les prédateurs sexuels est qu’il peut créer tout à fait le contraire de la prévention. 

Quand j’étais beaucoup plus jeune, j’ai maintes fois consulté psychologues et psychothérapeutes, ce n’était pas tellement parce que les scientifiques d’alors disaient qu’on était des malades mentaux ; mais parce que j’avais peur qu’en ayant trop peur je devienne fou pour vrai et donc violent. 

On agit comme de vrais imbéciles. On traque ces gens en retournant dans leur jeunesse jusqu’à 30 ans parfois. Ils sont emprisonnés.  Ils font leur temps, mais après on les traque encore sans leur laisser une seconde de répit.  Ils perdent passeport, droit de quitter le pays, on essaie de les empêcher de travailler, on veut mettre leurs photos sur internet, on veut leur rendre la vie si totalement invivable qu’ils ont toutes les chances du monde de devenir fous.  Ce n’est plus de la prévention, mais du harcèlement. 

On ne pense plus aux jeunes mais à notre débile façon de sentir la sexualité.  « On veut extirper les prédateurs !  »  Ouche !

Ouche !  Ça toujours existé.  Un prédateur sexuel non violent n’est pas pire que Norbourg qui a sapé la vie de bien des gens âgés, que les commandites et l’armée en Afghanistan pour le pétrole, qu’un récidiviste de l’alcool au volant. 

Je préfère être névrosé que d’être psychosé ou paranoïaque. 

Je préfère croire dans une sexualité non violente, consentie et responsable.  Ces femmes seraient mieux de se demander pourquoi il y a prescription de deux ans pour un proxénète ?  Faudrait peut-être avoir assez d’intelligence pour faire une différence entre une relation sexuelle non violente et forcément le fun et un individu violent. 

Semer la peur, c’est semer plus de clients… Quelle hypocrisie !  Apprenez à dompter vos émotions. La santé mentale ça existe. La honte, la culpabilisation sont les meilleurs ingrédients pour une dévalorisation personnelle et une bonne dépression.          

Radioactif 90

juillet 10, 2021

Radioactif 90

L’affaire Laporte.  

29 Août 2007

Selon ce que j’avais entendu, Pierre Laporte s’était gravement blessé en se précipitant par la fenêtre. Les felquistes ne savaient plus que faire avec ce moribond.  Ils ont décidé de l’amener près de l’hôpital militaire à St-Hubert, afin qu’il soit soigné le plus rapidement possible et ils ont averti CKAC pour être pris au sérieux.

Quand la voiture fut découverte, grâce aux brillantes idées de Jean Chrétien, les autorités ont commencé à penser que ça pourrait être une auto bourrée de dynamite.  Chrétien aurait même suggéré que l’on tire dans le coffre arrière pour s’en assurer. 

Les discussions ont pris tellement de temps que Laporte a eu le temps de mourir au bout de son sang avant qu’on ouvre le coffre. 

Certains ont d’abord cru qu’on avait tiré dans le coffre puisque l’on disait à la radio que les terroristes s’en étaient pris à ses organes génitaux pour couvrir la blessure causée par le coup de feu.  Est-ce vrai ?  Je ne sais pas, je n’étais pas là.   Mais, l’enquête du Coroner établit que Laporte n’a jamais subi de violence sexuelle. Ce qui démontre que finalement à part les vrais acteurs de ce drame, personne ne saura jamais, ce qui s’est vraiment passé.

29 Août 2007

Spirale intra projective.   

Quand je suis arrivé à Bordeaux, un prisonnier vérifia si j’étais un vrai révolutionnaire parce que certains pensaient que j’étais là pour une sordide histoire de cul et rêvaient déjà de la bonne que je mangerais. 

Je lui ai montré les premières pages de «Spirale intra projective », mon prochain livre, ce qui lui fit affirmer que j’en étais un vrai de vrai.  Il n’a pas fallu des siècles pour jaser de 1970.  Je lui ai raconté la façon dont j’en avais entendu parler.  Elle me semble authentique, mais je n’en sais rien. 

Tout ce que j’ai retenu, c’est que Paul Rose a été condamné pour un meurtre alors qu’il n’était même pas là.  Je l’ai écrit dans les journaux de l’Ouest. 

Ma plus grande participation aux événements d’octobre fut de craindre que le système soit rendu comme au Chili et tue ses opposants. 

29 Août 2007          
Soupçon.

Plus tard, j’ai entendu mon interlocuteur dire au téléphone «Ce christ-là, y sait toute».  On a stupidement pensé que j’étais mêlé à l’affaire Laporte parce que j’avais écrit avoir rencontré le ministre comme journaliste quelques mois auparavant. 

Laporte se vantait alors de ne pas avoir peur de cette bande de terroristes amateurs et à une de ces remarques sur mes amours, je lui ai répondu qu’un jour au Québec, on aurait davantage honte d’être fédéraste que d’être pédéraste. 

On ne savait pas que Laporte me connaissait, car j’avais été libéral avant que le PQ existe. 

J’ai été averti que certaines personnes s’étaient même acheté une bouteille de vin pour fêter ma mort en dedans.  Rien de politique ! 

9 juillet 2021

Je suis très content que Félix Rose, fils de Paul Rose,  ait produit le film Les Rose, ce film tout comme le livre de Francis Simard, nous révèle l’humanité des felquistes. Il faut avoir vécu cette période pour comprendre ce qui nous animait puisque c’était une véritable guerre avec Ottawa.

Le Canada n’a jamais eu de respect pour les Autochtones et les Francophones. Tout est fait pour angliciser le Québec et pour que le Québec se comporte en province  comme les autres. La seule différence avec la période de Trudeau père est l’hypocrisie.

Dans le tome 2, de mon livre « Un sourire arraché à l’enfer » je parle des autorités francophones de l’Ouest qui étaient sous l’oppression de l’Église catholique. Quand j’ai enseigné en Ontario, il fallait aller à la messe tous les dimanches pour donner l’exemple.

Toutes les fois que je me suis ramassé en prison, c’était presque tous les 20 ans et toujours sous prétexte de mes amours illicites, ce qui faisaient dire à Gilbert Langevin que j’étais le marginal des marginaux ou si vous voulez le Jean Genêt du Québec. Il y avait toujours une situation politique électrisante.

La première fois, c’était la guerre entre libéraux et unionistes : pour ou contre un tunnel entre Québec et Lévis. Je travaillais pour un journal unioniste. La deuxième fois, j’avais perdu mon emploi pour avoir écrit en français à la Ronald Federated Graphic, à Montréal. Je vivais avec Suzanne et ses deux enfants une expérience d’école libre de style Summerhill. Finalement en 1996, j’avais activement participé au référendum et j’étais un président de la Société nationale des Québécois, un  peu trop engagé au goût des libéraux et même de certains péquistes. Plus récemment, en 2016, ce fut une petite vengeance qui m’a permis d’écrire trois-quatre livres,  car j’ai la manie de toujours vouloir m’expliquer.

Cela a mis un peu de piquant dans ma vie. Je suis depuis tellement censuré que l’on n’arrive pas à trouver mes livres en librairie. Je ne crois plus au mot « démocratie », c’est plutôt une « démocrassie » que dans laquelle nous vivons.

Radioactif 88

juillet 9, 2021

Radioactif  88

29 Août 2007

Mailloux rides again.      

Même si je ne suis pas habituellement d’accord avec le Dr Mailloux parce qu’il dit des énormités, cette fois je trouve qu’on le harcèle un peu trop. 

Même si ce qu’il a dit à Tout le monde en parle est choquant et idiot, si on ne tient pas compte qu’il citait une étude débile américaine sur le QI, il a droit à son opinion. 

Son titre de psychiatre (les psychiatres sont parfois, dans leur propos, plus délirants que leurs malades) et la justice n’a rien à voir là-dedans. 

Nous ne sommes pas des Américains pour essayer de toujours s’enrichir en poursuivant tout le monde. La liberté d’expression existe tant qu’il n’y a pas de violence, même quand ça ne fait pas notre affaire. 

Il a simplement démontré que parfois il a un QI inférieur à ceux qu’ils dénonçaient.  Ce n’est pas pire que d’appuyer et promouvoir la partition du Québec comme le faisait un certain Stéphane Dion. 

Personnellement, je ne me sens pas du tout flatté quand , à cause de ma barbe, on me prend pour le Doc Mailloux. 


29 Août 2007

Bravo Jean Charest.       

C’est rare, mais je me dois de féliciter Jean Charest pour deux choses : 1- Quand il a rencontré les parents de la petite Cédrika, il a eu la décence de ne pas faire « de publicité politique».  Il a compris que c’est plus important de retrouver la petite vivante que de promouvoir ses opinions et ses intérêts comme l’a malheureusement fait M. le sénateur Boisvenu. 

2- M. Charest a très bien décrit ce que veulent les Québécois sur le plan de la religion quant à la Commission des accommodements raisonnables : les gens sont libres de vivre leur foi chez eux ou dans le temple de leur religion comme ils l’entendent ; mais pas de promotion ou de sollicitation. 

Les autres sont libres de croire ce qu’ils veulent.  Cependant, si on veut aller au fond des choses, on comprendra que dans la plupart des religions, c’est l’approche de la sexualité qui rend fanatique.  Si on veut être sérieux, on s’attaquera aussi à la sexualité.  

Dorénavant, l’approche de la sexualité doit en être une fondée sur la responsabilité, et non sur la peur ; sur la science, et non sur les écrits religieux. 

Même le tantrisme est une religion. Peu importe son approche de la sexualité, c’est une façon de s’identifier à la vie.

29 Août 2007

Mme Marois a raison.      

Mme Pauline Marois, du PQ, a absolument raison : le problème dans le domaine de l’immigration est la présence du fédéral qui ne rêve qu’à nous assimiler. 

On a vu ça au dernier référendum.  Le jour où le Québec sera un pays, nous choisirons notre propre immigration et alors Mario Dumont aura raison de dire que le nombre d’immigrants doit correspondre à l’effort que nous sommes capables de déployer pour les intégrer à notre communauté, tout en conservant leur spécificité. 

L’immigration est une richesse, mais elle peut être aussi une arme destructive, si on s’en sert uniquement pour nous forcer à appartenir au Canada. 

Le Québec doit demeurer majoritairement francophone.  Nous avons aussi un seuil de tolérance.  Se faire engloutir par des immigrants qui préfèrent vivre en anglais, c’est du masochisme.  Ce n’est pas être fanatique, mais conscient.

8 juillet  2021

Est-ce qu’après la pandémie,  nous aurons un virus encore  plus dangereux, soit les « têtes enflées » qui dirigent le monde communiste ? La mafia trumpienne qui résiste à sa disparition aux États-Unis et surtout le danger de son retour à la direction du pays?


Depuis quelques mois, la Chine et la Russie essaient de nous impressionner avec leurs nouvelles armes.

Est-ce seulement un moyen pour nous forcer à ne pas voir ce qui se passe démocratiquement dans ces pays ou les dirigeants sont-ils prêts à un coup de force pour prouver qu’ils sont supérieurs aux États-Unis? Est-ce qu’une course aux armes nucléaires seraient un nouveau moyen pour cacher que les dirigeants de ses pays s’en mettent pleins les poches en évoquant un nouveau problème de sécurité.

Si le climat est actuellement la préoccupation la plus importante pour la survie de la race humaine, la stabilité militaire l’est tout autant. Les guerres furent souvent provoquées par des dirigeants aux têtes enflées ou simplement par des malades mentaux comme Hitler .Les religions sont aussi une des raisons .qui sonnent un appel ; aux armes. Avec le retrait des États-Unis , le Moyen-Orient pourrait se détruire à cause des luttes religieuses.

Une chose est certaine, jamais la survie de la vie sur la planète n’a été autant en danger que maintenant.  

Faudra-t-il que l’homme disparaisse pour que l’équilibre vital se rétablisse ?

Un sourire arraché à l’enfer, tome 1

juillet 8, 2021

                 Communiqué de presse

De 1965 à 1975, c’était la guerre ouverte avec OttawaPierre Elliot Trudeau,. le père de Justin Trudeau, faisait ouvertement la guerre à tous les Québécois nationalistes.

Selon le Dr Jacques Ferron, les événements d’octobre 1970 ont été organisés par le fédéral dans la suite des mises en scène pour faire peur au Québec  (la Brinks, la fuite des industries, le vol à l’agence de presse libre, et, la liste est encore longue).

Ce n’est plus pareil aujourd’hui, les acteurs ont changé.  Son fils, Justin Trudeau vient de reconnaître que le Québec est une  « nation francophone » en vue des prochaines élections, en attendant que la Cour suprême invalide et la loi 21 et la loi 96, en s’appuyant sur une constitution que le Québec n’a jamais signée.

Les Conservateurs, grâce au Sénat, empêche que soient acceptées  les lois C-10 qui aide les artistes ainsi que celle qui rend illégales les cliniques de conversion pour les adolescents gais, ce qui est pire que tout ce que pourraient imaginer les libéraux ou toute personne qui a encore un peu de décence.

Dans son livre « Un sourire arraché à l’enfer, tome 1 », Jean Simoneau raconte comment il a vécu cette période survoltée des années 1970 alors qu’il était journaliste à La Tribune de Sherbrooke.

Simoneau ne cache pas les tourments causés par son amourajoie et explique comment il est devenu un « radical ».

Ce livre des Éditions du Temps. Québec permet de comprendre comment les événements peuvent déterminer le caractère d’un individu.

Il sera mis sur le marché bientôt, si une librairie accepte de le vendre.

On peut se le procurer aux Éditions du Temps. Québec

819-843-3668

Radioactif 87

juillet 7, 2021

Radioactif  87

28 Août 2007

La pauvreté.           

En 1950-60, nous étions pauvres. 

Nos écoles étaient de petites bâtisses carrées, chauffées à la truie et avec des toilettes extérieures.  Les gars se faisaient une gloire d’avoir réussi à lancer une balle de neige aux fesses de telle ou telle fille. 

Papa ne discutait pas avec ses enfants. On était trop jeunes. 

Il aidait tout le monde de la paroisse sans qu’on le sache.  Sa bonté l’a même forcé à devoir se rendre travailler au barrage, à Carillon, pour conserver le magasin qui ne suffisait pas à nourrir ses six gars et deux filles.

Même s’il m’amenait partout, j’avais l’impression qu’il ne s’occupait pas de moi. 

Parfois, il levait la voix et ma mère se mettait à pleurer.  Que je le détestais alors.  Le temps m’a appris que parfois maman pleurait pour rien, la fatigue que voulez-vous. 

Une fois, j’ai souhaité qu’il soit malade.  Nous étions chez Pope à regarder les bœufs monter les vaches.  On nous avisa que papa venait de faire sa première crise cardiaque.  Je t’assure que je priais là, j’avais peur que ce soit ma faute.  Que je m’haïssais. 

À sa mort, j’ai cru faire une dépression tellement tant ça m’a affecté.  On venait juste de commencer à être des amis sincères.   Il n’acceptait pas que je sois pédéraste.  Pour lui, un pédéraste c’était un pervers. Il pensait que j’étais trop intelligent pour vivre dans cette bassesse.  Cela ne nous empêchait pas de nous aimer.  On le sentait, même si on ne se le disait pas.

28 Août 2007

Mon père Émile.    

Mon père m’a toujours étonné, même si on était parfois loin de se comprendre. 

Politiquement, il était unioniste au Québec et Conservateur, au fédéral.  À son avis, les mercenaires francophones à la Trudeau étaient encore pires que les Anglais. Plus hypocrites ! 

Ainsi, très jeune, je me suis ramassé dans bien des activités politiques avec lui : campagne électorale de Daniel Johnson, père, et de Barrette, le candidat du peuple avec sa boîte à lunch, prouvant que même un ouvrier pouvait devenir premier ministre. 

J’ai été secoué par la mort de Paul Sauvé.  Avec lui, je nous croyais capables de créer le pays du Québec, même si je n’étais pas rendu là dans ma réflexion.  Je le ressentais. 

Ça été la même chose avec la Thérèsa Gold Mines.  Je me rappelais certaines activités que même maman avait oubliées. C’est ainsi que je lui parlai d’une pièce de théâtre, jouée à Lennoxville, dans laquelle il y avait des Indiens.  Je m’en rappelais parce que j’avais été très déçu qu’il n’y ait pas de jeunes Indiens nus.  La pièce avait été écrite par des gens de Magog. 

C’était un souvenir assez précis, car j’ai retrouvé l’auteur à Magog quand j’ai fait mon enquête sur la Thérèsa vers les débuts de 1980. 

7 juillet 2021

Mes parents ont été des êtres extraordinaires comme la majorité des humains. Papa s’est beaucoup investi dans l’aide de son prochain et surtout à la promotion de l’éducation.

Grâce à lui et les autres commissaires, Barnston fut la première école primaire à être construite au Québec. Avant, c’était les petites écoles de rang. J’ai demandé en référendum que l’école St-Luc fut renommée l’école Émile Simoneau, mais ce fut refusé. Quelle reconnaissance !   

Mes parents n’ont pas eu à souffrir de mon amourajoie avant ma vingtaine, car c’était une réalité que je ne défendais pas encore et que je vivais en secret. 

Jeune, je ne me suis jamais interrogé sur mes goûts sexuels. Je préférais les garçons, c’était clair comme de l’eau de roche. J’étais très curieux de savoir comment certains étaient physiquement constitués. C’était comme une obsession quand je les voyais; mais la très grande majorité de ceux-ci n’ont même jamais su que je me posais des questions sur la beauté de leur zizi.

Ce n’est qu’à l’adolescence, quand j’ai compris que se masturber c’était la même chose que se crosser, que j’ai commencé à me poser des questions quoique ce fût évident que pour les adultes tout ce qui approchait le mot sexe devenait les flammes de l’enfer et le bouquet de la perversité.

Toutes les lectures sur le sujet disait que non seulement c’était mal d’aimer quelqu’un de son propre sexe, mais que c’était une forme de maladie mentale. Ce n’est pas très encourageant pour commencer ta vie.

D’une manière, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi un Dieu d’amour que j’adorais à tous les cinq minutes devenait du jour au lendemain celui qui t’a créé, mais qui t’as en même temps damné. Pourquoi étais-je ainsi? Je ne le voulais pas. J’ai combattu cette tendance du mieux que je pouvais dès que j’ai compris que c’était mal; mais comme aurait dit Mme G. « la petite nature est ce qu’il y a de plus fort en nous. »

Mes parents eurent à faire face à cette épreuve quand je fus arrêté pour la première fois.  Ils ont voulu me rendre visite sur mon lieu de travail, un petit hebdo à Lac-Etchemin, quand ils ont appris que j’avais été arrêté pour des raisons d’ordre sexuel.

Ce fut un choc terrible. Est-ce que j’ai été responsable de la maladie de cœur et ainsi de la mort de mon père? Je ne saurai jamais quoique ce soit survenu beaucoup plus tard alors que j’avais eu la chance de renouer les contacts avec lui. Je sais que Papa aurait accepté que je sois homosexuel, mais pas amourajeux. J’ai ensuite passé ma vie à essayer de comprendre où est le mal dans l’amourajoie. J’en ai conclus que ce sont les religions qui ont inventé cette histoire pour dominer chaque individu.

Après la mort de mon père, j’ai fait un rêve dans lequel mon père est venu me dire que je n’étais pas si mal que ça. Il y avait un mur avec de drôle de couleurs. J’ai dit à mon père que c’était un mur de merde. Il m’a demandé d’avancer. C’étaient des arbres, puis des branches qui étaient recouvertes de diamants comme il arrive parfois avec le givre et mon père me dit que chacune de ses branches étaient un de mes amours.

Quand on s’est battu pour plus de justice pour les homosexuels, j’ai pris la défense extrême, soit celle des amourajeux en faisant mon coming out dans SORTIR. J’ai toujours écrit sur le sujet dans l’unique but de comprendre et de dénoncer que l’on croit que le sexe est plus important que la vie.

Radioactif 86

juillet 6, 2021

Radioactif  86

28 Août 2007

Immigration québécoise.           

En attendant que les autorités de l’humanité commencent à évoluer et penser à autre chose que l’argent et le pouvoir, il faudrait que le Québec ait seul tous les pouvoirs en ce qui regarde son immigration. 

Il faudrait privilégier le choix des immigrants qui savent déjà le français, autrement, les immigrants qui arrivent devraient avoir une période de cinq ans pour apprendre le français de façon à pouvoir communiquer convenablement dans cette langue. 

S’ils ne veulent pas l’apprendre, ils n’auraient qu’à aller s’installer ailleurs au Canada. 

Quant à l’école, tous les immigrants devraient fréquenter l’école française et seulement elle jusqu’à l’université. 

Toutes les décisions devraient quand même d’abord être humaines.  Il y a parfois des situations particulières. De  plus, les immigrants deviennent des citoyens à part entière dès qu’ils ont leur citoyenneté permanente,


28 Août 2007

Déficit de mémoire.          

La mémoire est un instrument très bizarre. 

Quand je me rappelle une activité, que je compare mon point de vue à celui des autres, je m’aperçois que mon souvenir n’est qu’un aspect de la réalité. 

Je devais être un enfant très émotif.  Quand on parle de moi, c’est comme si j’étais le diable en personne. 

Pourtant, il me semble que je n’étais pas si tannant que ça.  Je sais que j’adorais maman et que pour cette raison je pouvais laver tous les planchers pour lui épargner de travailler. 

Comme le sexe est un problème d’adultes, je me souviens seulement qu’un gars normal devait avoir une blonde.  La petite Andrée fut ma première, mais ça ne voulait pas dire grand-chose. 

Pour moi, le sexe s’était s’embrasser et je ne l’embrassais pas.  Je me sentais plus à l’aise avec les autres garçons, sans oublier que l’on pouvait vérifier notre petite virilité. Avec un gars, je savais ce que je voulais quoique j’étais  scrupuleux ou plutôt que j’avais une peur affreuse de commettre des péchés.

6 juillet   2021

Le choix est simple sur le plan de la politique fédérale. Les libéraux ou les conservateurs. Le Bloc québécois indique la force de l’opposition et la possibilité d’avoir la balance du pouvoir.  Tout indique que nous aurons des élections plus tôt que tard. Personnellement, tout, sauf les Conservateurs, ces descendants du colonialisme.

Le Sénat, cette vieille structure désuète, fait le jeu des Conservateurs et bloquent les lois C-10  et l’interdiction d’avoir des cliniques de conversion homosexuelle. Il force des élections.

Cette guerre contre les homosexuels, devenus gais et LBGT, existait chez les nazis d’Hitler.

C’est aussi dire que c’est le même esprit colonisateur qui anima le gouvernement Conservateur de Macdonald dans la lutte pour éliminer l’indien de l’indien

Trudeau doit cesser de demander des excuses au pape François qui n’a rien eu à voir dans ce génocide et rappeler que ce sont les Conservateurs qui ont donné la commande et fait en sorte qu’elle soit exécutée. 

Reste qu’un adulte qui se sert d’un enfant comme d’un esclave,  qui le prive de sa vie d’enfant, qui le martyrise, est dégueulasse. Et, cela n’est pas qu’une réalité quand on veut dénoncer les abus sexuels. Au moins, dans les jeux sexuels, il y a partage, égalité et très souvent valorisation en plus du plaisir, sauf si tu es en autorité et qu’alors le consentement est impossible.

J’ai toujours été frappé par le besoin de dénoncer les abus sexuels, ignorant la violence qui est faite à certains enfants, comme si on mourrait d’abus sexuels et que ce serait moins pire que d’être martyrisé. Tout est question de violence. Et, le pire les enseignements religieux nous apprenaient que l’homme est le grand maître au-dessus même de la critique.  Avec les pensionnats, on apprend aussi qu’une femme peut être aussi pire qu’un homme.

La frustration conduit aux pires inconduites. Ça, par contre, la société ne semble pas l’avoir encore compris.

Radioactif 85

juillet 5, 2021

Radioactif  85

28 Août 2007

Immigration planétaire.   

L’immigration devrait être un droit individuel planétaire.  Tous les humains devraient avoir le droit de choisir le pays dans lequel ils veulent vivre

Le choix du pays permettrait à chaque individu de vivre exactement les valeurs qu’il désire.  Les frontières ne constituent pas un problème particulier, mais elles devraient être acceptées par tous et définitives. 

Si le commerce peut être exercé librement à la grandeur de la planète pourquoi n’en serait-il pas de même pour l’immigration ?  Celle-ci exercerait strictement une fonction de contrôle statistique, dans le sens, de savoir qui habite où. 

Évidemment, l’immigrant doit accepter les us et les coutumes et se conformer strictement aux lois du pays où il choisit de vivre.  Cela ne sera possible qu’au moment où nous aurons tous accepté que tous les individus soient égaux par leur essence humaine et que les différences culturelles de chaque communauté peuvent devenir un atout pour le choix de sa qualité de vie. 

Les pays devraient ainsi améliorer leur qualité de vie chez eux pour soutenir l’intérêt et attirer les immigrants. 
 


28 Août 2007

Petit Vietnamien.   

Avant d’adopter Shuhed et Rouhed, des gars du Bangladesh, j’ai rencontré un petit vietnamien, un petit boat people tout à fait extraordinaire.  Ça immédiatement cliqué entre nous. 

Je voulais l’adopter, mais il demeurait avec sa tante en Ontario.  Ses grands-parents, qui avaient toute l’autorité, ont décidé que pour le bien de tous, il demeurerait chez sa tante durant l’école et qu’il pourrait venir passer l’été avec moi. 

Avant cette décision, on avait même entrepris les démarches nécessaires pour son adoption.  Quand j’ai demandé une exemption pour qu’il puisse fréquenter l’école anglaise durant un an avant d’intégrer l’école française, ce fut tout un scandale.  Pourquoi un radical comme moi osait-il demander une permission spéciale pour envoyer un jeune immigré à l’école anglaise? 

C’était facile à comprendre. Je trouvais qu’il fallait lui donner un peu de temps pour apprendre au moins la base essentielle à toute communication. Il venait d’absorber l’anglais dans un temps record. En demeurant avec moi, tout aurait été en français uniquement. Après une année, il aurait pu intégrer des classes françaises sans difficulté et sans rattrapage à faire.

28 Août 2007

Immersion.

Depuis son arrivée en Ontario, il avait appris l’anglais dans un temps record.  Un vrai petit «bollé», un enfant adorable.

Je considérais inhumain de le placer immédiatement dans une école d’immersion totale pour apprendre une troisième langue.  Je voulais juste qu’il ait un petit répit d’autant plus que le français est plus difficile à apprendre. 

Je m’étais dit qu’après une année avec moi, il pourrait plus facilement intégrer l’école française.  Il pourrait au moins déjà connaître l’essentiel d’une communication de base en français.  Ce ne fut pas nécessaire, mais je crois toujours que ma position était raisonnable. 

4 juillet 2021

Si la langue était le principal problème à l’intégration, depuis on a dû ajouter la religion d’où l’impérative nécessité de la loi 21 pour que toutes les religions soient traitées sur un pied d’égalité.

Le prosélytisme est une réalité et notre Cour suprême sera-t-elle faire la différence puisqu’avec le multiculturalisme, il n’y a rien qui l’interdise. Pourtant, c’est une réalité essentielle pour s’assurer que toutes les religions puissent exister sur un même territoire sans créer de discrimination.

Au Québec, tu peux vivre n’importe quelle religion, aller au temple de celle-ci sans problème, voire même porter un voile dans l’espace public tant que tu n’es pas à visage découvert.

Au Canada, on se croit plus fin et pourtant c’est l’endroit où il y a eu le plus d’attentats à base religieuse. C’est toute une différence culturelle.

Si le Canada ne peut pas accepter cette différence, il faut absolument devenir indépendant pour vivre selon notre conscience.

Si la Cour suprême accepte cette différence, il sera de plus en plus possible de croire que les états associés de Gérin-Lajoie, la souveraineté-association de René Lévesque, des libéraux, ou même la souveraineté culturelle de Robert Bourassa, qui n’a rien d’un séparatiste, sont possibles à l’intérieur du Canada.

Il ne faudrait pas que les Québécois soient le deuxième génocide canadien, car les pensionnats sont la preuve que ce fut un génocide des autochtones, grâce aux Conservateurs, qui aujourd’hui encore bloquent la loi pour interdire les cliniques de conversion, soit un refus maladif de l’homosexualité.

Ce processus pour nous faire disparaître culturellement ne peut pas être le même, mais tout se fait plus hypocritement grâce à la Constitution et la répartition des champs de compétence.

Radioactif 84

juillet 4, 2021

Radioactif 84

28 Août 2007

Déformations religieuses.         

Les musulmans et les Juifs n’échappent pas à ces déformations, car à force de vouloir vivre le mot à mot des paroles de dieu, ils oublient que nous ne sommes pas des dieux et que par conséquent ce n’est qu’orgueil que de prétendre pouvoir interpréter la parole divine. 

Mahomet reconnaissait un rôle de partenaire égal entre l’homme et la femme ; le contraire de ce qui se passe aujourd’hui dans l’Islam. 

Les hommes étudient les religions dans les universités, mais ils semblent oublier que les religions ont été fondées par la peur de nos ancêtres face aux pouvoirs de la nature.  Les rites sont nés avec leurs désirs de calmer un peu les nerfs aux différentes forces de la nature auxquelles ils ont donné des noms de dieux. 

La guerre entre Israël et Palestine et tout le Moyen-Orient est celle d’une bande de fanatiques religieux, en plus ,des richesses naturelles convoitées.    

28 Août 2007

Mensonges religieux.      

Les religions ont toutes déformées les paroles de leur dieu en les interprétant.  C’est surtout vrai en ce qui concerne la sexualité ou, si on veut,  le rapport entre les hommes et les femmes ou entre individus. 

Dans la religion catholique, Évangile selon Saint-Jean, Jésus pardonne à une prostituée.  Son péché n’est pas pire que les autres.  Saint-Jean n’a que quinze ans et il est le disciple bien-aimé.  Jésus couche nu dans le Jardin des Oliviers avant de se faire massacrer. 

Nos âmes frileuses qui s’attaquent à toute liberté sexuelle devraient réfléchir avant de se proclamer les seuls êtres purs de l’humanité.  La pureté n’est-elle pas profondément liée à la capacité d’aimer, sans juger?  La chasteté ne serait-elle pas une notion pour préserver la grande noirceur qui se prétend la vérité divine? 

Pour encore mieux nous dominer, la religion a inventé le catéchisme comme les musulmans se sont dotés de la Charia.

3 juillet 2021

Plus on regarde l’histoire de l’humanité et ce qui se passe un peu partout sur la planète, plus les choses sont pareils. Il y a toujours des religions qui s’imaginent être meilleures  que les autres et qui inspirent les plus fanatiques à assouvir les autres humains à leur fausse préciosité.

Les religions créent tellement de discriminations qu’elles engendrent plus de mal et de violence que presque toutes les institutions

Les religions devraient au contraire nous apprendre à accepter les différences et à se mêler de ses affaires. C’est un droit individuel que de croire ou de ne pas croire.

Les problèmes ne sont pas toujours et exclusivement solutionnés par les dénonciations judiciaires, Si tu as des problèmes émotifs ou psychologiques, ce sont des traitements psychologiques que tu as besoin pour mieux te sentir dans ta peau.   

Radioactif 83

juillet 3, 2021

Radioactif  83

27 Août 2007

Le Néo Rhino.       

Le foulosophe François Yo Gourd, foliticien et libre farceur est finalement candidat pour le parti Néo Rhino.  Bravo ! 

C’est une excellente idée de semer un peu de rires dans le comté d’Outremont.  Toutes nos grosses poches de la bourgeoisie libérale et fédéraste doivent serrer les fesses. 

Notre champion part assuré d’au moins 200 votes.  Les Néo Rhinos sont les dignes descendants du Party Rhinocéros du Dr Jacques Ferron (tout un écrivain) dont j’ai été moi-même candidat à Sherbrooke. 

L’humour permet d’échapper à la constipation.  Elle est contagieuse.  Même certains Juifs du coin songeraient à joindre les rangs puisque les autos seront interdites dans Outremont durant le Shabbat.  Un Outre-Monde est possible au-delà du Raël, au-delà du Reer, comme le dit le sage candidat.    


27 Août 2007

Les Anglos…          

Ma mère a toujours eu beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi les Québécois en veulent tant aux Anglophones de l’Ouest de Montréal.  C’est pourtant simple : question de comportement. 

Les Anglophones dans les Vaucouleurs (Estrie) n’ont pas du tout l’arrogance des Anglophones de l’ouest de Montréal ainsi que de plusieurs immigrants. 

Quand je me fais dire par un immigrant que tous les séparatistes devraient être en prison, il me rappelle que c’est à cause de ceux qui pensent comme lui que nous n’avons pas notre propre pays.

C’est loin des discussions franco-anglaises que nous avons ici.  À Magog, il n’y a pas vraiment de différence entre les deux nationalités (sauf pour le vote du référendum).  Nous sommes amis à priori.  Nos discussions valsent entre le français et l’anglais. 

À Montréal, ceux qui s’adressent à toi en anglais sont habituellement arrogants et se prennent pour les maîtres, même s’il faut reconnaître qu’ils sont de moins en moins nombreux.  Ce sont ceux qui devraient déménager à Toronto s’ils n’aiment pas le français.  

Un Québec indépendant est indivisible. Pas de partition comme le préconisait Stéphane Dion, un autre Trudeau. 

3 juin 2021

J’aurais dû voir  que la censure devenait omniprésente quand des membres du parti Rhinocéros ont commencé à me reprocher de me dire amourajeux (pédéraste) et prétendre que je me servais de cette plate-forme pour  faire la promotion de cette orientation sexuelle.

J’ai plutôt pensé qu’il faut être complètement débile pour croire qu’un parti basé sur l’humour puisse attacher de l’importance aux farces à caractère sexuel.

Je me suis donc détaché du groupe en pensant que c’était le début de la fin.  Quand tu ne sais plus faire la différence entre l’humour et le sérieux , que tu es un parti dont le fondement est l’humour, tu ne peux pas faire autrement que de péricliter. Comment peux-tu te prendre au sérieux quand tu es là simplement pour rire ?

Le seul rôle vraiment politique était que l’humour permettait d’avoir une façon originale d’annuler son vote. Ceux qui pensaient que les rhinocéros pourraient un jour prendre le pouvoir avait certainement un problème de neurones surchauffées. Juste y penser était une bonne farce ! 

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