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Radioactif 112

août 4, 2021

Radioactif  112

11 Septembre 2007

Accommodements.

La Commission sur les accommodements raisonnables sera un autre exemple de comment on jette notre argent à l’eau pour noyer le poisson. On commence par ne même pas faire la distinction entre religion et rites religieux.   

Musulman,  on croit dans un dieu que l’on a nommé Allah et dont Mahomet est le prophète. 

Quand on me dit de ne pas mettre le Coran dans un étage du bas d’une bibliothèque parce que ce n’est pas respecter les paroles du prophète, ce n’est pas la religion, mais un rite de cette religion. 

Il est étonnant que nos grosses têtes n’aient pas encore compris cette nuance.  Un rite ne fait pas la religion, c’est un élément dans l’ensemble de l’expression de cette religion.  Il en est ainsi pour le kirpan, pour le crucifix, etc. 

Si on doit accepter les rites de toutes les religions et cultures, nous devons accepter l’excision. L’initiation sexuelle tantriste avec les adolescents (ce ne serait pas si mal, j’aurais beaucoup de travail). 

Ainsi, le mieux, c’est une société laïque, mais permissive. 

Elle permet toutes les croyances ou si l’on veut toutes les religions, tout  en spécifiant qu’elles peuvent être vécues à la maison et au temple et que leurs rites doivent se conformer aux lois civiles. 

Pour les règles sexuelles : Pas de violence, de domination, de chantage, responsable et « le fun».

Égalité entre tous les êtres humains.  Pas difficile.

12 Septembre 2007

Religions : jardins de haine.     

À cause de leur approche de la sexualité, toutes les religions, qui devraient nous apprendre l’amour, nous amènent à vivre la discrimination, la violence, le rejet des autres différents de nous. 

Tant que les religions se mêleront de nous dicter notre agir en matière sexuelle, nous serons des jardins de haine et de mépris, de nos gestes jusqu’à nos paroles. 

Tout simplement parce que leur pré requis ne peut que nous amener à nous mépriser et par conséquent à nous juger les uns les autres, en partant du point de vue que nous sommes tous des êtres dégénérés parce que nous ne sommes pas les anges que nos religieux auraient voulu être. 

Le premier commandement est : aime-toi et aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu.  Si la religion a un sens, on l’a vite oublié.

Pour moi, ça demeure le principe, le sens profond de la vie, même si cet amour est pédéraste.  Les religions nous aveuglent avec leurs rites et leurs règles.  Elles nous mènent à la haine  parce qu’elles nous forcent à  vivre en frustrés.

Radioactif 111

août 3, 2021

Radioactif 111

10 Septembre 2007

Premier amour.     

Je ne sais trop pourquoi, mais mon adolescence fut tout le contraire de mon enfance. Un enfer.  Il faut dire que j’ai eu une naissance difficile, même si je ne me rappelle de rien, bien évidemment. J’avais des problèmes au ventre et un nombril qui refusait de se cicatriser.

Ado, soudainement, j’ai commencé à me trouver laid, j’ai pris note de la disproportion de mon nombril,  de ma faiblesse physique, de ma différence émotive et intellectuelle par rapport aux autres garçons.  J’ai appris que la masturbation était un péché, moi, qui voulais devenir un saint.

J’ai découvert les autres autour de moi et le besoin de retenir leur attention. 

J’ai eu ma première blonde c’est-à-dire qu’une petite fille acceptait de se promener avec moi, la main dans la main, osant affirmer que je sortais avec elle.  Je me sentais davantage comme les autres.  Une fierté, plus qu’une expérience amoureuse. 

Mais, comme tous, j’ai connu ensuite une fille de qui je me sentis totalement amoureux, celle que je rêvais embrasser parce que je croyais que le baiser était la quintessence de l’amour.  Et, qui même si elle était très gentille, ne savait même pas que j’éprouvais de tels sentiments à son égard.

Malheureusement, pour moi, elle ne semblait pas s’apercevoir que j’existais.  Ce fut ma première peine d’amour.  J’étais si amoureux que j’ai cru que jamais plus je ne pourrais aimer une autre fille autant qu’elle.  Ce fut une déception terrible.  La terre cessa de tourner.  Mon mal était incommensurablement désespéré.

Malheureusement, je n’avais pas encore appris que le temps arrange tout et qu’après la pluie vient le beau temps.  Mes copains comblèrent le vide ou ont su profiter de ma soif d’aimer et d’être aimé.

Je pense qu’à l’adolescence  la majorité de nos problèmes sont une couple de neurones qui font le party ou qui braillent trop facilement.

Radioactif 110

août 2, 2021

Radioactif 110

09 Septembre 2007

Confusion de livre.          

En 1996, quand on fit mon évaluation pour mon« présententiel» à présenter à la cour, on a confondu des textes de Jean Ferguson avec les miens. 

Il avait écrit un petit livre sur les bienfaits des « pets ».  Or, je ne sais pas comment on a pu faire une telle erreur, mais on a prétendu que mon livre l’Homo-vicièr était eschatologique.  Non seulement il n’y a pas un paragraphe dans ce livre qui parle de merde, mais aucune allusion.  Comment peut-on te condamner pour avoir écrit quelque chose que tu n’as jamais écrit? 

Si vous pouvez mettre la main sur ce petit livre de Ferguson, je vous le conseille, il est assez drôle.  Au fait, le juge a considéré que mon livre n’était pas une apologie ou une incitation à la pédérastie. 

Bizarre qu’aujourd’hui, certains pensent le contraire et prétendent même que j’ai écrit en faveur de la pédophilie alors qu’au contraire,  j’affirme dans tout ce que j’écris pourquoi je suis contre.  Si on  lisait l’Homo-vicièr, on s’apercevrait que c’est un petit bijou d’humour…

09 Septembre 2007

Jean Ferguson.     

Mon ami Jean Ferguson était Micmac. Il voulait absolument être un écrivain connu. 

 À sa mort, il m’a laissé son JOURNAL NOIR dans lequel il raconte sa rencontre fortuite avec des jeunes garçons qu’il a profondément aimés et qui étaient ravis de leur expérience sexuelle avec lui. 

À son avis,  je saurais quoi faire pour qu’un jour les Québécois reconnaissent son talent d’écrivain.  Je ne sais pas si Jean savait ce que ça signifie comme défi que d’écrire sur la pédérastie.  Il ne faut pas seulement décrire son amour, mais aussi faire comprendre que c’est une orientation sexuelle, qui dénonce toute forme de violence et de domination, ce dont notre système judiciaire ignore complètement. 

Si Stephen Harper n’avait pas présenté une nouvelle loi portant l’âge du consentement à 16 ans, j’en parlerais probablement plus. Il faut avouer que 14 ans, c’était déjà acceptable, sauf que ça ne respecte pas la réalité des jeunes garçons quant à leur entrée dans l’adolescence. 

C’est pour cette raison que j’ai placé l’âge de consentement avec l’entrée au secondaire.

On oublie qu’il y a eu un tas de suicides parce qu’on n’a pas su trouver un moyen de faire comprendre aux jeunes qu’une déviation sexuelle ce n’est pas insurmontable dans la vie. L’important, c’est comment on la vit.

Pouvoir en parler sans honte .: C’est rendre ce handicap positif.   

Radioactif 109

août 1, 2021

Radioactif 109

09 Septembre 2007

Tantrisme.

Il y a bien des façons de voir les lois.  Le problème avec le président des élections fédérales canadien, il confond religion et rites religieux. 

Ce n’est pas parce que tu portes une burka ou le voile que tu es plus musulmane.  Tu ne fais qu’exprimer ta peur de ta sexualité à travers un rite religieux ou le désir de la suprématie mâle. 

Même si tu interdis la burka et le voile, tu n’interdis pas la pratique de cette religion.  Le voile demeure légal dans l’univers public.

Si les rites des religions sont protégés par la Charte des droits, on pourra revendiquer le droit à l’excision.  Un adepte du tantrisme pourra quant à lui revendiquer le droit de se consacrer à l’éducation sexuelle des garçons pour obéir à sa religion. 

Comme je l’ai écrit précédemment, la religion ça se pratique à la maison et dans le temple,  ton église.  La religion est assujettie aux lois civiles. 

Au Québec, l’égalité entre l’homme et la femme est un principe fondamental. 


09 Septembre 2007

Mal à l’aise. 

Malgré tout ce que j’ai écrit jusqu’à date, je me sens toujours mal à l’aise, gêné, quand j’aborde la pédérastie (amourajoie). 

Je ne voudrais pas influencer qui que ce soit, mais les informer d’une expérience et d’une réflexion sur la vie que cette orientation sexuelle nous oblige à vivre. 

La sexualité, c’est ce qu’il y a de plus privé, mais pour que les gens comprennent ce qui se passe, il faut avoir le courage de nommer les choses comme elles sont, au risque d’être haïs de tous. 

Une fois les choses dites, il appartient à chacun de se situer face au phénomène de la pédérastie qui existe depuis le début de l’humanité et qui ne disparaîtra jamais, qu’on le veuille ou non, car tu nais ainsi. 

La pédérastie est une forme d’expression de son homosexualité. Tant qu’il n’y pas de violence et le consentement mutuel, il n’y a rien de mal et ça ne regarde personne d’autres.

La démocratie ne peut pas s’exprimer dans la censure et  le tabou.

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La loi 21

juillet 31, 2021

La loi 21

Ceux qui combattent la loi 21, excepté les deux québécoises enseignantes, et évidemment la Commission scolaire anglophone de Montréal qui refuse de vivre comme tous les citoyens du Québec, sont de l’extérieur du Québec. Ils  se mêlent  de ce qui ne les regarde pas puisqu’ils  ne sont même pas touchés par l’application de cette loi.

Les groupes islamistes sont de l’Ontario et la loi 21 ne touche que le Québec. De quoi se mêlent-ils ? Qu’ils vivent comme ils le veulent en Ontario, ils n’ont pas à nous dire comment vivre au Québec, une nation francophone donc une expression différente de ce qui peut créer la paix sociale.  Les derniers crimes haineux contre les religions se produisent en Ontario et dans l’Ouest où on brûle des églises catholiques.

Si on n’avait pas transporté cette loi en Cour suprême, personne n’en parlerait. Les crimes haineux contre toute religion continue de s’appliquer malgré la loi 21. Au Québec, on protège autant les mosquées que les églises chrétiennes.

La loi 21 vise l’égalité entre toutes religions.  Elle s’applique à toutes les religions.

La loi canadienne interdit le prosélytisme. La tenue vestimentaire religieuse est du prosélytisme puisqu’elle sert à nous identifier à une religion en particulier. C’est donc une forme de publicité qui vise à montrer aux autres l’existence de sa religion. 

Pire, ces mêmes femmes à la source des plaintes, peuvent toujours porter le voile en dehors de leur travail et même si elles étaient insultées elle pourraient porter plainte pour harcèlement.

Toucher à la loi 21 est du racisme puisque c’est s’attaquer à la réalité culturelle de la nation québécoise.

Radioactif 108

juillet 30, 2021

Radioactif 108

09 Septembre 2007

Énergie pure (sombre).   

Nous sommes une infime partie de l’énergie sombre, une énergie pure, qui expérimente son environnement jusqu’à échapper à l’attraction, donc, à être complètement, indéfiniment, et à jamais partie intégrante et consciente d’un monde d’un tout autre ordre de niveau énergétique que le monde physique dont nous sommes conscients, par comparaison. 

Cette énergie est ainsi parce qu’elle a réalisé toutes ces comparaisons lui permettant d’être consciente.  Ce stade d’évolution se suffit à lui-même et est pure contemplation.  Comme le nirvãna ou le ciel chrétien.  Un état intérieur à jamais fixe de pur bonheur. 

La vie est une recherche du bonheur, donc, d’une forme de conscience qui te mène à l’illumination permanente. 

C’est où j’en suis rendu dans ma tentative de compréhension de notre réalité et notre vie.  Un peu curé comme perception de la vie ?  J’ai hâte d’être à la retraite pour avoir tout le temps d’y penser.

09 Septembre 2007

La haine.     

Tu sais qu’aussitôt que les autres prendront connaissance de ta pédérastie, sans même se demander pourquoi, à cause de ce que tu es, ils te haïront à l’excès.  Tu seras mis de côté comme une charogne totale ; mais en même temps, c’est un mode de vie qui, s’il est sans violence, te permet de passer à travers la vie avec le regard d’un enfant

C’est ce que m’a permis , malgré toute la bêtise qui entoure la façon des religions de nous présenter Dieu et ses prétendues règles de vie, de demeurer profondément croyant. 

Que j’aie tort ou raison, le plus important dans la vie, c’est  l’amour.  Et plus l’amour est gratuit, plus il est pur. 

C’est bien beau, mais c’est une toute autre chose que de l’appliquer dans sa vie.

Ce fut pourtant le centre de ce que j’ai toujours essayé de vivre.  Les erreurs sont nombreuses, mais inévitables…

09 Septembre 2007

La vie = bonheur.  

Le plus important dans la vie, c’est le bonheur.  Mais pour être heureux, il faut savoir s’accepter, pire, s’aimer. 

Il faut pouvoir percer le beau dans toutes les autres créations et pouvoir en jouir sans jalousie.  Tout est question d’équilibre. 

Dans mon cas, tout s’est déroulé tellement vite que j’arrive à peine à remettre les morceaux de casse-tête en place.  Qui sommes-nous ?  D’où venons- nous?  Où allons-nous ?  Personne ne le sait vraiment, avec certitude. 

D’ailleurs, être pédéraste est à la fois une des pires et des plus merveilleuses choses qui puisse t’arriver.  Pour vouloir faire connaître ce que j’en ai appris, je me condamne à être rejeté.  Masochisme ?   Comment peut-on évoluer, si on ne peut pas partager ses expériences bonnes ou mauvaises ?

29 juillet 2021

Plus tu vieillis plus tu te rends compte que tu ne sais rien et que tu mourras parfaitement ignorant.

De fait, tant que tu travailles, que tu participes à la vie sociale, tu n’as pas le temps d’observer des faits et situations qui modifieront toute ta manière de réfléchir.  Rares sont les occasions où tu te demanderas pourquoi tu existes et ce qu’est la vie.

Adolescent, ma plus grande obsession était d’avoir de la culture, d’avoir réponse à tout. .Je croyais qu’un individu peut à lui seul avaler toutes les connaissances, même si j’étais nul en mathématique et en chimie.

Adolescent, je croyais qu’il fallait une connaissance générale universelle qui te permette d’avoir une idée sur tous les sujets. Puis, j’ai dû me rendre compte à cause de la « spécialisation » que tu ne peux pas tout savoir.  Il y a trop de choses à apprendre pour y arriver dans une vie. Déjà que j’arrive difficilement à pouvoir saisir ce que je ne vois pas.

 Il n’y a pas de savoir global qui apporte une explication qui permette de comprendre tout ce qui existe. La spécialisation coupe en plus petits morceaux ce que tu avais enfin digéré dans ta petite tête et place un nouveau puzzle qui te demande une énergie foudroyante juste à comprendre que ce que tu avais compris n’était pas ce qu’est  la réalité.

C’est bien beau de se dire que tout est matériel, que tu vis dans un espèce de plasma chimique; mais comment donner un sens à ce phénomène que tu perçois dans les lectures.

Ce soir, ma perception de moi-même en a pris pour son rhume. Alors que j’essaie du mieux que je peux d’essayer de me faire une représentation de l’univers, j’ai appris qu’une de mes grandes questions est « matière enseignée en maternelle ». Qu’est-ce que l’air? Pourquoi on ne la voit pas si c’est de la matière?

Comment avais-je pu oublier que l’air est le gaz parfait. Incolore, invisible et  inodore.

Cette petite honte journalière m’a permis d’apprendre sa composition et m’a rappelé que c’est bien malheureux pour moi, mais je ne suis pas un génie ou un grand philosophe. Je devrai me contenter de rire de mon ignorance.

Je me console en me disant qu’au moins je me suis posé la question et qu’à mon époque ce n’était pas la question la plus répandue. Mis, je n’ai pas pu oublier que cette question m’était venue en me demandant ce qu’est la matière noire.

On est tombé sur la tête !

juillet 29, 2021

Le Québec est tombé sur la tête!

Si le Canadien de Montréal veut bien représenter le Québec,  il devrait demander à ses joueurs qu’ils apprennent le français pour pouvoir faire des entrevues; mais non, on devient fou parce qu’un gars de 17 ans a mis la photo de sa blonde nue sur internet en Suède,  le paradis de la dictature féministe.

Il a payé une amende de $2,000. En plus, il regrette son geste.  Pourtant,  les chroniqueuses sont en feu pour qu’il ne puisse plus jouer au hockey. Elles veulent  prouver qu’elles ont du pouvoir et qu’elles dominent même les hommes virils.  Ainsi, après avoir tenté de tuer la religion, elles nous fournissent les mêmes sermons que les prêtres de 1950.

Le seul élément sur lequel on devrait insister et ça c’est le plus qu’important, mais on n’en parle pas. On ne peut pas agir sexuellement sans avoir d’abord obtenu le consentement.  

À les entendre, le geste est en soi le crime, comme le péché mortel, et la punition doit être éternelle. Pas de rédemption. Le sexe est même plus important que la survie de la nation.

Bande de malades!

Radioactif 107

juillet 28, 2021

Radioactif  107

09 Septembre 2007

L’adolescence.

Que tu aies un gros nombril que tu caches dans un costume de bain qui aujourd’hui serait identifié comme un costume de fille ; que tu aies la peau plus noire que celle des autres ; les yeux bridés ou que tu aies une plus petite quéquette que celles de tes camarades ;  tant que tu n’as pas 11 ou 12 ans , ça ne t’énerve pas encore bien gros. 

Cependant, quand les hormones commencent à faire leur travail, que ton zizi lève avant même que tu es eu le temps de lui demander de se recoucher (ça arrive parfois dans le métro),  que ton corps devienne l’objet du regard des autres et que autres veut dire filles, même si dans ta petite tête, tu ne sais même pas encore ce que signifie le mot «responsabilité», voilà l’adolescence. 

Pour les premières fois, tu essaies de comprendre d’une façon autonome ce qu’est la vie, mais tu es dirigé par tes hormones et ton environnement.

Ta plus grande peur, c’est d’être rejeté.  Tu ferais n’importe quoi pour être «regardé», alors imagine ce que représente dans ta nouvelle réalité « être compris ». 

27 juillet 2021

L’adolescence fut pour moi la plus bizarre des périodes. Je ne voyais pas comment je pourrais un jour survivre sans mes parents. Je croyais mourir de faim avant 40 ans. Je ne savais rien faire.

J’étais pas mal à l’école et j’avais des amis assez pour ne pas me sentir un petit nul. Le problème  est que je confonds facilement les époques dans ma vie. Je pense que j’adorais déjà certains camarades, mais je ne savais pas encore ce qu’est d’être gai ou une de ces nuances être pédéraste, si on y ajoute stupidement la notion d’âge.

Je vivais ma sexualité en secret et aujourd’hui, je dirais que c’est la meilleure chose à faire surtout que toutes les scrupuleuses du monde se sont regroupées pour brailler plutôt que de rendre visite à leur psychologue et ainsi retrouver la paix de l’âme. Nous vivons dans l’espace de « la femme victime », après avoir vécu une période merveilleuse, celle de la femme égalitaire, la féministe.

L’adolescence est probablement la partie de ta vie la plus confuse. Tu dois commencer à te définir, tu apprends l’importance d’appartenir à ton milieu qui peut être simplement ta « gang »d’amis. Et, tu as tes parents qui te surveillent et de donnent des ordres or des parents qui te laissent faire tout ce que tu voudras, les enfants rois.

J’ai eu une famille parfaite, nous étions six gars, deux filles. Nous avons appris que l’égalité homme femme est une réalité. Nous n’avons pas eu le besoin de l’intervention de mon père pour nous le rappeler, c’était comme quelque chose allant de soi.  Aucun de nous n’aurait osé agir violemment avec nos sœurs, qui savaient se défendre, puisque papa ne l’aurait définitivement pas toléré.

Les valeurs ce sont les parents qui les apprennent aux enfants; puis, les amis jouent à l’adolescence un rôle crucial. On croit plus ses amis que ses parents. On veut prouver que l’on est quelqu’un et que l’on sait mieux que tous ce qu’il faut faire. Je ne sais pas comment tu vis cela quand tu es « centré sur toi-même »

Par contre, je pense que ce fut aussi ma période de profonde révolution.  Je me souviens d’être parti en pleine tempête de neige pour me rendre chez le seul qui m’aimait vraiment, le « Vieux-curé ». C’était très loin. Ce fut pour moi sans le savoir ma première expérience gaie, même s’il ne s’est jamais passé le moindre geste sexuel entre nous. Je l’aimais à la folie tout simplement.

Ce fut des moments très pénibles pour ma mère, car même si je l’aimais profondément, nous vivions souvent de grands moments de turbulence. Pourtant, ma mère a toujours été très près de moi.

Quand j’enseignais à Val-d’Or, le pape Jean-Paul 11 se rendait à Montréal. Personne ne pouvait accompagner maman d’où a-t-elle décidé de demander à son « communiste »de l’accompagner. . Et, c’est ainsi que j’ai pu voir le pape de très près parce que maman avait besoin de moi pour pousser sa chaise roulante.

Radioactif 106

juillet 27, 2021

Radioactif 106

09 Septembre 2007

Éjaculation révélée…       

Je suis allé coucher chez un cousin.  Avant de s’endormir, il a décidé de me montrer ce qui le rendait le plus fier dans sa vie : son «batte» monstrueux.

C’était long et gros à faire peur.  Il insista pour le manipuler et me montrer quelque chose de vraiment surprenant : il produisait une espèce de crème puante et chaude.  J’ai trouvé ça simplement dégueulasse, mais ahurissant. 

Son pénis était au moins 10 fois plus gros que le mien et j’avais beau répéter ses gestes, tout ce que je ressentais, c’était une très faible euphorie, des chatouillements dans le bas ventre,  jamais de crème. 

Cette révélation a joué un rôle capital par la suite  puisque je ne pouvais pas en parler à personne,  sans éveiller un ouragan de représailles.  Pourquoi les autres pouvaient-ils faire de la crème et moi, non   Étais-je anormal ?  Ce fut le début de la haine dirigée contre moi-même. 

Si j’avais su que c’était normal et comment fonctionne notre corps,  je n’aurais jamais sombré dans le délire du péché de la chair, péché que la droite d’aujourd’hui essaie de nous injecter de force.  C’était tout à fait normal puisqu’il avait 15 ans environ, et moi, une dizaine

L’ignorance est une bêtise involontaire, maintenue par le scrupule religieux.  C’est le lot de toutes les religions, depuis des millénaires.  Une infamie qui passe à travers le temps sans être démasquée.   

09 Septembre 2007

Péché = baiser.     

Aussi idiot que ça puisse paraître, pour moi, faire l’amour ce n’était rien de répréhensible, car, plus jeune, on avait joué au bœuf et à la vache, le docteur avait tout examiné et introduit son bout de foin partout pour savoir ce que ça faisait. 

Tout le monde ou presque font ça durant leur enfance, mais il ne faut jamais le confesser. 

J’étais déjà fasciné par les différences de pénis et le péché se résumait dans un mot entendu auparavant : embrasser.  Tout interdit tenait à ce mot.  Un péché strictement réservé aux relations avec les filles, car, bien évidemment un gars n’embrassait pas un autre garçon. 

Avec les filles, on ne savait jamais de quoi parler. Leur intérêt naissait vers les quinze ans avec  leurs seins.  Un intérêt qui devient une obsession pour plusieurs un peu plus tard dans la vie. 

Si les adultes avaient eu l’intelligence de nous expliquer comment fonctionnent nos corps, les prétendus mystères de la sexualité, on serait probablement passé plus vite à autre chose. 

La curiosité existe tant qu’on n’a pas découvert les réponses à nos questions d’enfant.  C’est normal.  Le silence, lui, sur ce sujet, est une perversion de l’esprit.

26 juillet  2021

Si le désir sexuel pas, la procréation n’offrait pas en même temps du plaisir, non seulement l’existence future serait en danger; mais la vie n’existerait pas.

La reproduction est un élément essentiel quand on définit la vie. Et, seulement les religieux ont eu l’indécence d’amener les gens à avoir honte ou de percevoir le sexe comme un péché. Cette notion est la pire perversité que l’homme a créée.

Il serait essentiel que l’on s’interroge à savoir pourquoi cette perception odieuse de la vie a pris naissance et dans quel but elle a été répandue?

Évidemment, on dira qu’en dehors du mariage, donc de sa fonction principale, la sexualité est contre-nature; ce qui est une fausseté puisque nous sommes des êtres venant de l’évolution et que celle-ci ne peut pas exister sans changements. L’évolution exige des essais, de prendre des chances dans la combinaison génétique de la vie afin de pouvoir s’améliorer et ainsi multiplier les chances de la survie de son espèce.

Je crois que ceux qui ont tracé la morale n’ont pas cherché à tromper les autres; mais à l’époque, où cela a été inventée, on ne connaissait absolument rien de l’anatomie. Pour eux, il était évident que la matière est moins noble que l’esprit. Ce qu’il ne savait pas est que l’esprit sans la matière, du moins dans notre ordre de conscience, n’existe pas.

Radioactif 105

juillet 26, 2021

Radioactif 105

08 Septembre 2007           
Peur.

Enfant, les histoires racontant la résurrection d’individus avait un impact mille fois plus néfaste sur moi que toutes les allusions sexuelles confondues. 

J’étais tellement niaiseux dans mon interprétation de la sexualité que je n’y comprenais rien.  Je n’arrivais pas à identifier exactement ce que l’on voulait dire.  Pourquoi c’était mal d’être nu?  Pourquoi ne fallait-il jamais en parler?  Sommes-nous tous pareils ?  Une minute dans la vie d’une semaine. 

Mais la peur des morts,  ça c’était bien quotidien.  Ça habitait mes rêves.  Peur de dormir et de rêver parce qu’un méchant me courait toujours après.  La maladie, c’était un mal de jambes effroyable, mais la peur, la honte, c’était quelque chose de non identifiée, que je ressentais sans en connaître exactement le visage. 

C’est ce que je reproche le plus à notre société de droite, de nous empêcher de trouver une réponse à nos hontes ou à nos peurs. 

Je suis de plus en plus persuadé que ma révolte contre leur bêtise est strictement justifiée ; mais le pire, maintenant que je peux envoyer promener toute leur vision de péché, que je devrais me battre pour que jamais plus une telle stupidité anime notre société,  j’en ai pu le goût.  C’est comme si le fait de l’avoir dit, d’avoir su l’exprimer à travers mes livres,  je devrais tourner la page. 

Et pourtant, cette maladie sociale, le scrupule, est de plus en plus répandue.  Elle nourrit même la pensée de partis politiques.  Donc, elle est encore à nos portes.  

Harper veut augmenter l’âge de consentement, par exemple, même si c’est refuser de reconnaître la réalité des adolescents, par scrupule, par bêtise, par ignorance.


08 Septembre 2007

Maladie d’adultes.

Le scrupule est une maladie propre aux adultes et à la bourgeoisie. 

Quand tu es enfant, tu perçois la vie très différemment.  Les règles ne sont pas nécessairement dictées, mais elles sont générées par les comportements des adultes autour de nous. 

Si à toutes les fois qu’un sujet s’approche de la sexualité et que les adultes paniques, le jeune ne peut pas faire autrement que de croire qu’il s’agit là de choses extrêmement mal,  même s’il ne sait pas pourquoi. 

C’était ainsi auparavant.  Je me souviens que mon père et mon grand-père se sont aperçus que nous écoutions aussi adolescents, à la cachette, la «Partie de plotte du Père Gédéon ». 

Ils crurent que nous n’y comprenions rien, mais ils changèrent d’idée quand ils se sont rendu compte qu’on riait aux bons moments.  Il en aurait été tout autrement quelques années plus tôt.

26 juillet 2021

Pire que notre système de justice concernant les délits sexuels, les moumounes de la morale arrivent maintenant à empêcher un gars ou une fille à vivre sa vie de façon normale s’il a eu le malheur de faire une bêtise d’ordre sexuel quand il était plus jeune.

Malheur à la firme qui ne s’avachit pas devant nos nouveaux maîtres de la pensée morale,  car une campagne de boycott peut être envisagée pour forcer les récalcitrants à se plier aux ordres.

La réadaptation, ça n’existe plus. Il faut payer jusqu’à ta mort. C’est de la folie pure, mais c’est maintenant ainsi,

Les mouvements moraux arrivent à isoler des individus si ces derniers ne se sont pas conformés aux règles que cette société puritaine a créées.

L’histoire du repêchage chez les Canadiens de Montréal est un exemple frappant. Parce qu’un jouer repêché a montré jadis une photo de ses ébats sexuels avec une amie. Toute une bêtise, il faut en convenir, parce que sa compagne ne partageait  pas la décision de montrer cette photo ou vidéo. Mais, maintenant quelques années plus tard, il devrait abandonner sa carrière de joueur de hockey. Comme on l’a fait avec Jutras dans les arts.

La société a fait disparaître tout ce que ce cinéaste a produit ainsi que tous les noms de rues qui lui rendaient hommage. Quelle débilité! C’est la nouvelle force des féminounes et des wokes.

La vie privée n’a rien à voir avec l’œuvre d’un individu. Sur le plan littéraire, mon orientation sexuelle n’a rien à voir avec mes écrits, même si je parle d’amourajoie. C’est en parlant des tabous que l’on peut vaincre les tabous.

Il y a des choses bien plus importantes dans la vie que les bêtises sexuelles des individus : les changements climatiques, par exemple.

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La folie de la morale sexuelle.

juillet 25, 2021

La folie s’attaque au sexe.

La morale folle religieuse se déguise maintenant en appui au féminisme rétrograde des féminounes.

Le Québec religieux des années 1950 nous a fait comprendre que la folie de la morale sexuelle entraînait suicides et violence, particulièrement chez les jeunes.

Aujourd’hui, on reproche au CH d’avoir repêché un gars qui a eu l’idiotie de publier une photo sexuelle durant  son adolescence sans penser aux conséquences. Et, pour ça, il devrait dire adieu à sa carrière. Quelle saloperie! 

C’est exactement ça une justice aveugle et punitive contrairement à une justice qui croit dans la réhabilitation.

Après avoir pris le contrôle absolu de la littérature, les féminounes essaient d’étendre leurs tentacules au hockey  et l’armée, en exagérant l’importance de la sexualité dans nos vies.

On s’est débarrassé des curés, ce n’est pas pour vivre leurs sermons déguisés en nouvelle vertu anti-sexe politique.  

La morale folle religieuse a déjà assez dominé.

Radioactif 104

juillet 24, 2021

Radioactif 104

07 Septembre 2007

Enfance heureuse.          

Disons pour boucler la boucle que j’ai eu des parents extraordinaires, dévoués.  J’ai vécu une enfance toute heureuse. 

Émotivement,  je m’attachais un peu trop vite et très profondément aux femmes plus âgées qui m’entouraient.  Ce n’était pas physique, mais émotif. 

Malheureusement, au Québec, à cause de l’Église qui ne cessait pas de nous casser les oreilles avec ses règles sur la sexualité, nous avons toujours été un peuple qui a peur de se toucher.  C’est comme si l’affection faisait partie des interdits. 

Enfant, je ne pouvais pas identifier ce manque, mais ce fut tout autrement avec l’adolescence.  Comme tous les jeunes, j’avais des blondes pour être normal, mais je préférais de beaucoup les garçons à cause des jeux. 

Le partage filles/gars c’est encore une idée d’adultes.  L’important, quand t’es jeune, c’est le jeu, le plaisir.  On nous divisait selon le sexe, même dans la cour de récréation.  La peur du sexe est une maladie d’adulte.  Une des plus profondes maladies au Québec.

08 Septembre 2007           
Le scrupule.           

Ce ne sont pas mes parents qui étaient trop scrupuleux. La société était ainsi très malade.  Il ne fallait pas parler de sexe.  On craignait que ça scandalise les enfants, mais en réalité on empêchait les enfants de comprendre que la sexualité est une réalité tout aussi noble que de prier.

Il ne fallait tout simplement pas en parler.  Dès que tu demandais une question sur le sujet, t’étais un cochon.  Alors, imaginez l’effroi d’essayer de voir un corps nu? 

Là,  t’étais un monstre, un pervers, un individu condamné au pire avenir possible.  Nous vivions dans une société totalement  perverse, car le mal existe que dans la tête des pervers

Nous avions une peur démesurée de la sexualité ou du jugement des autres.  On avait beau aller à la messe à tous les dimanches, il n’était pas question de voir un bâtard comme un être ordinaire, innocent. 

Je n’ai pas connu ce problème, mais mon ami Gilles avait eu le malheur d’en être un.  Il ne fallait pas respecter un petit bâtard.  À 60 ans, il cachait encore cette réalité comme s’il en était responsable. 

Notre charité était à l’étroit dès qu’il était question de sexe.  Le scrupule se répandait par le non-dit.  Les exclamations pour maudire toute forme de plaisir.  Et, pourtant, à la cachette, nous avons tous vécu de très belles expériences.

24 juillet 2021

Les pédérastes Grecs de l’époque de Platon avaient raison : rien n’est plus beau que le corps nu d’un jeune homme  ou d’un garçon. Si j’étais une fille je dirais certainement le corps nu d’une jeune fille. En réalité, les deux sont de toutes beautés dans leurs particularités.

Malheureusement, pour nous les plus âgés, notre beauté éclate avec notre bedaine qui ne cesse de gonfler. Pourtant, il existe une foule de jeunes qui tombent à genoux en prosternation devant un vieillard nu. Je reçois chaque jour des compliments sur ma prétendue beauté. Ils doivent être aveugles, mais ce n’est pas moi qui les priverai de leur plaisir.

Il fut un temps dans l’interprétation de ma réalité où j’ai cru qu’être disponible à l’autre, sans rien demander en retour, était une forme de grande charité, surtout quand l’autre était de toute évidence un frustré.

Je demeure persuadé qu’un jour les humains comprendront  que la haine du corps est la trouvaille des religions pour entretenir l’esclavage émotif universel. Tant que tu les crois, tu acceptes de répartir les humains en catégories à partir de leur orientation sexuelle.  Cette forme de pensée bourgeoise te permet de te croire supérieur aux autres et c’est ce genre de stupidité qui a donné naissance à l’esclavage et aux commerces d’êtres humains.

Les autochtones avec le respect de la nature sont ceux qui ont la meilleure philosophie : nous sommes qu’un élément de la nature comme la pierre ou l’animal. Si on pense à l’infiniment petit quant à la structure de notre univers on est qu’un mélange de particules, donc, qu’est-ce qui peut  justifier que l’on se croit si important.

Ceux qui ont encore le goût militaire comme Poutine et ses semblables sont des dangers pour l’humanité.  Comment pourrait-on empêcher ces gens d’armer davantage les pays en entretenant une compétition qui nous mène à notre destruction.

Augmenter plutôt le salaire minimum à la grandeur de la planète. La pauvreté ne devrait pas exister depuis longtemps.

On devrait tous comme citoyens refuser qu’il y ait de l’argent qui serve à s’armer. On devrait refuser des payer la part d’impôts qui est destiné à jouer les gros bras. Pas d’argent pour les armes, partout, dans tous les pays.

Par contre, les armées peuvent être un moyen efficace pour faire  face aux dangers qui se présentent. La pandémie, les feux de forêts prouvent que le service militaire peut être essentiel au bien-être d’un pays.

Mais, les armes ont en a pas besoin, au contraire, c’est entretenir un commerce de riches qui justifie le colonialisme visible et invisible.

Tant pis pour ceux qui rêvent d’être dictateur. La tendance  deviendra la solidarité face aux dangers de la disparition de l’être humain à cause des changements climatiques. Nous n’aurons pas un autre choix, il faudra se solidariser davantage.

Il faudra pour cela combattre toutes les formes de prosélytisme et toutes ces théories qui engendrent la division entre les individus. Puisqu’être trop gros empêche d’agir avec efficacité, il faut que la notion de pays et de nation soit à nouveau revalorisée. Le pays est responsable de chacun de ses citoyens.

Il y deux modes de vie actuellement. Le premier  se confond à la richesse matérielle et l’autre à la richesse de chaque individu. Le premier cherche le pouvoir, le second cherche la tendresse et le bien-être pour tous. Quand nous mourrons, on n’apportera rien avec nous. Pourquoi chercher à tant devenir plus riche?  L’important c’est le moment présent. La richesse c’est d’être bien dans sa peau.

Radioactif 103

juillet 24, 2021

Radioactif 103

07 Septembre 2007

Le voile intégral.   

Le port du voile intégral, c’est non seulement un geste religieux ridicule, mais une provocation politique. 

Aucun gouvernement ne devrait tolérer le voile intégral au Québec alors que nos soldats vont se faire tuer en Afghanistan pour permettre aux femmes de s’en libérer. 

Le voile intégral, n’est-ce pas une régression absolue vers la négation de soi .   Qu’importe ! 

Je pense qu’il faut être complètement sauté pour croire que c’est un désir de dieu.  C’est simplement avoir tellement honte de soi d’où on ne veut pas avoir de corps.  Du travail pour le Doc Mailloux . 

Que le fédéral nous impose sa décision en l’autorisant, ça démontre encore une fois le peu de respect du Canada à notre égard. 

Il y a une différence entre être tolérant et imbécile.  Le pouvoir d’une religion est le nombre de ses adeptes, d’où le besoin de s’afficher.  L’habillement, la coiffure, etc., c’est du prosélytisme. C’est contre la loi.

Le Québec est un pays neutre, laïc.

07 Septembre 2007

Droit de vote et pension.

J’ai toujours préconisé deux règles qui me semblent essentielles si on veut que le Québec devienne un pays. 

Tout Québécois est un individu qui est né et qui vit en permanence (paye des impôts) sur le territoire du Québec.  Cependant, s’il y a un référendum seulement ceux et celles qui sont ici depuis cinq ans au moins devraient avoir droit de vote

Lors du dernier référendum, le fédéral a essayé de nous noyer en assermentant de nouveaux citoyens du jour au lendemain pour gagner le référendum.  Une autre preuve du manque de respect de la démocratie par le Canada. 

Il faut éviter cette situation à l’avenir.  Le gouvernement du Québec devrait aussi promulguer une loi avant le référendum à l’effet que le Québec assumera les paiements des pensions de vieillesse, immédiatement après un vote positif. 

Une telle loi éliminerait le chantage répétitif que le fédéral cessera de payer ses pensions avant même que le Québec prenne la relève.  Quand t’es vieux, que t’as rien que ça pour vivre, c’est ta survie qui est en cause.  C’est une fausse peur dont se sert joyeusement le fédéral.   

Radioactif 102

juillet 23, 2021

Radioactif 102

06 Septembre 2007

Élections au Québec.      

Pendant que tous les yeux sont tournés vers Ottawa, la plus grande possibilité d’élections est au Québec. 

À moins d’une surprise, Mme Pauline Marois sera élue.  Le Parti Québécois continuera comme toujours à nous faire rêver d’indépendance sans prendre les moyens nécessaires pour la réaliser. 

Il est à espérer que le PQ acceptera immédiatement la prochaine question référendaire : Voulez-vous que le Québec devienne un pays

Il devrait l’inscrire immédiatement dans son programme.  Ainsi, tous les indépendantistes sauraient qu’ils n’ont qu’une chose à faire : trouver les arguments véritables en faveur de la création de ce nouveau pays. 

Si ce n’est qu’une question d’argent, qu’on oublie ça immédiatement, ça n’en vaut pas la peine. 

L’indépendance,  c’est essentiellement un pays francophone,  laïc, tolérant qui offre une excellente qualité de vie et qui veut dire son mot dans l’avenir de la planète. 

L’élection sera déclenchée parce que Mario Dumont veut absolument être premier ministre.  Charest s’accroche et le mieux qu’il peut souhaiter c’est que Dumont s’excite assez pour renverser le gouvernement et lui permettre de lui mettre sur le dos des élections déclenchées sur l’incapacité des libéraux d’avancer des politiques en faveur de la classe moyenne. 

Un autre gouvernement minoritaire en vue ; car, il semble bien que pour Québec solidaire le féminisme soit le catéchisme avec l’environnement.  Belles perspectives !  

21 juillet 2021

Ces élections ont eu lieu et le Pati Québécois a été battu. Il dégénère de plus en plus depuis ce temps, ce qui permet au fédéral de ne plus voir les indépendantistes comme leurs pires ennemis.

En fait, maintenant, le passé canadien est le pire ennemi du Canada.

Leur hypocrisie est enfermée dans une constitution qui devrait faire du Canada un pays souverain, mais qui maintient la reine d’Angleterre comme sa souveraine.

Surtout, le racisme du dominateur nous explose en plein visage avec l’histoire des pensionnats. Non seulement les Canadiens anglophones ont essayé d’éliminer le français avec des lois provinciales au Manitoba et en Ontario  interdisant le français dans leurs écoles, mais ils ont essayé de faire disparaître l’indien dans l’indien. Un véritable génocide culturel canadien.

La faute revient d’abord aux Conservateurs du gouvernement canadien d’alors, mais elle nous prouve aussi que les dirigeants religieux catholiques qui dominent les francophones hors-Québec ont trahi leur identifié culturelle pour maintenir leur pouvoir et ses avantages.  Ainsi, ils ont opposé la francité de Paris à la culture québécoise pour ne pas donner de force aux penseurs du Québec à travers le Canada. Diviser, pour régner.

Évidemment, qu’on ne peut rien pour changer le passé; mais cela devrait nous apprendre à éliminer ce problème dans l’avenir en s’assurant que le racisme systémique canadien sont soigné de façon à ce que l’on reconnaisse les vraies différences culturelles , soit en dehors des luttes de pouvoir des religions, luttes qui sont actuellement dirigées par les musulmans et qui s’attaquent évidemment au vivre ensemble du Québec.

Le point dominant de la poursuite de ce génocide culturel pour le Canada est d’angliciser le Québec par tous les moyens.

Est-ce que cet esprit colonisateur existe seulement dans la tête des dirigeants du Canada WASP ou dans celle de tous les Canadiens anglophones?

Si le Canada anglais ne nous aime pas (à part le portefeuille) pourquoi ne nous invite-t-il pas à devenir un pays? On pourrait être de très bons amis.

Radioactif 101

juillet 21, 2021

Radioactif  101

06 Septembre 2007

Loi des faillites.     

J’ai appris hier que la mafia légale a décidé de changer les normes pour le dépôt légal (une forme de faillite personnelle). 

Plutôt que de s’en prendre aux multinationales, à l’industrie de la guerre, pour se faire plus d’argent,  la droite s’en prend à ceux qui sont le moins bien nantis de notre société. 

Ainsi, il était possible auparavant de continuer de travailler, sauf, qu’après 500$ par mois, tu devais rembourser le tiers du montant perçu en excédent. 

Or,  nos bandits légaux ont changé les règles du jeu.  On m’a dit hier qu’on a maintenant droit à 240$ par paye ou par mois avant de devoir commencer à verser le tiers du surplus au ministère de la Justice. 

En fait, on te met dans la rue : tu es plus pauvre en travaillant qu’en se faisant vivre par le système. 

Il faut être BS à vie, à plein temps, sinon dégager.  Il faut devenir bandit pour avoir droit de subsister sous les règles de cette mafia légale.   

06 Septembre 2007

La droite s’installe.           

On a encore rien vu.  Hitler sera bientôt de la petite bière, car si la droite prend le pouvoir, on peut être assuré que la Charte des droits va en prendre plein le nez.  Les camps de « moralisation  » seront installés en toute légalité. 

Quand on donne le droit de tuer et de torturer à ses services secrets,  on nage en plein fascisme. L’extrême droite, c’est Bush, Steven Harper, de plus en plus l’ADQ et tous les endroits où la religion domine.  

C’est assez phénoménal de voir Power Corporation sur la même longueur d’ondes que le Journal de Montréal (à travers ses éditorialistes ou ses grandes gueules).   On est bien mal pris sur le plan politique au Québec.  Harper est un « Bush plus».

Stéphane Dion profiterait certainement du fait que le Québec se débarrasse des Conservateurs pour présenter une loi afin de tuer à jamais le droit du Québec à l’auto-détermination du Québec. 

En exigeant un 65 % dans un référendum alors que la norme établie à travers le monde est de 51%, Dion justifierait tous les moyens pour forcer l’adhésion du Québec au Canada.

Par contre, même si c’est la seule solution, voter Bloc Québécois ne fait que garantir un nouveau gouvernement minoritaire. 

Je ne serais pas surpris que l’Opposition appuie Harper, car les intérêts des partis politiques prévalent sur tout.  Pas de guerre, l’économie risque de manger une claque. 

Pas surprenant qu’on a encore un Cheick  qui nous sort d’on ne sait où pour nous prédire de nouveaux attentats en Amérique… organisés pour qui?     Les ennemis ou les services secrets d’ici pour justifier une intervention militaire plus musclée ? 

20 juillet 2021

A mes 78 ans, quand je relis ce texte, je constate que je serais classé parmi les complotistes aujourd’hui. Pourquoi?

Parce que je parlais des États-Unis et que ce qui arrive aujourd’hui est vraiment ce que l’on a semé auparavant. On croyait définitivement que la guerre de Bush était une guerre religieuse.

Les Conservateurs sont toujours du côté des Républicains. Avec Trump, on prépare une dictature qui s’appuiera sur la religion, même si le Président sait se comporter comme un vieux cochon. L’hypocrisie est le propre de la bourgeoisie. Le divin Trump n’hésitera pas à s’en prendre à tous ceux qui ne pensent pas comme lui. Ce gars-là est affreusement dangereux puisqu’il fait le jeu des communistes qui, selon toutes vraisemblances n’hésiteront pas quand ils se sentiront assez fort pour créer une guerre nucléaire dans le but de dominer la terre.

Heureusement, le président Biden semble plus clairvoyant pour empêcher une réélection de Trump, mais le danger demeure.

Au Canada, à l’intérieur du Sénat, une bande de vieux constipés dépassés du parti Conservateur essaient d’empêcher l’acceptation de la loi qui permettra l’interdiction de cliniques de conversion gaie ainsi que la loi 10.

Par contre, dans ma petite tête, la nuance de gauche et de droite n’existe plus. Les deux extrêmes se ressemblent trop pour  faire des distinctions. Nous vivons présentement  ici au Canada une guerre de religions et d’idéologie qui sera de plus en plus dominante dans la vie politique. La visite libérale des mosquées  nous indique de quel côté penche le Canada. Tout sauf un Québec francophone et surtout laïque.

La censure fait en sorte qu’aucun de mes livres n’est connu et à mon âge, à part que de passer le message en rétrospective avec mon vieux carnet intitulé Radioactif, écrire est  un moyen pour se tenir occupé parce que je ne suis plus au sein de l’action.

En d’autres mots, je suis dépassé parce que je ne peux plus changer quoi que ce soit. 

Je suis un neutrino libre.

Radioactif 100

juillet 20, 2021

Radioactif  100

05 Septembre 2007

Énergie sombre.   

Nous sommes une très infime partie de l’énergie totale des univers connus  La vie universelle ou la totalité de l’énergie est considérée comme étant Dieu puisqu’il est la  somme de tout ce qui existe et probablement la conscience pure et totale. 

La matière sombre, tout comme la matière ordinaire est simplement de l’énergie de moindre qualité. 

Comme on nous enseignait qu’il y a des séraphins,  des chérubins, des archanges et des anges,  il y a des niveaux de qualité et de concentration de l’énergie. 

Le cerveau permet simplement d »être sporadiquement conscient, c’est-à-dire capable de les capter. 

Plus notre énergie est consciente, plus elle est de qualité. 

La qualité de notre conscience se mesure à la qualité de notre énergie, sa condensation, son degré d’amour et sa capacité d’osmose.  Plus l’amour est grand, plus la conscience est vivante. 

C’est un peu en résumé ce que je conçois de la vie ou de la mort.  Quand on meurt, nous devenons une énergie libérée. 

Il est donc normal que cette énergie se dirige selon sa densité vers la force qui l’attire le plus dans l’univers.  Si elle est trop faible, elle demeure dans notre système, incapable d’y échapper.  C’est un peu comme le nirvana. 

Le JE est une résultante de la conscience.  La vie humaine est un très précaire équilibre des forces qui la maintiennent.  Tout est attraction électromagnétique.  

19 juillet 2021

J’ai deux formes de folie. Ma pédérastie que j’ai appelé l’amourajoie dans un dossier du Berdache en novembre 1980, un magazine gai du temps, et mon intérêt pour les trous noirs, la matière noire, l’énergie sombre, la vie, la pensée.

Plutôt que de nier l’existence des pédérastes à l’intérieur de la communauté gai, j.ai décidé au contraire de l’affirmer et de raconter ce qui se passe vraiment de manière à ce que l’on dissolve un peu les nuages de peur que l’on créait pour éloigner les enfants du péché.

Évidemment, on a cru que je me servais de cette situation pour attirer de nouveaux petits amants, ce qui est complètement débile puisque le « cruising » pédéraste (amourajeux) se développe simplement par l’amitié, l’amour et la curiosité. 

Ma recherche  porte simplement sur le récit de la vérité à partir de mon expérience personnelle, car je ne suis pas un psychanalyste capable de tout expliquer quant au comportement amourajeux. Pourquoi être attiré par des plus jeunes et non des plus vieux, par exemple.

On ne devient pas gai parce qu’on a eu une aventure sexuelle. On l’est à notre naissance et notre orientation sexuelle se développe avec le temps. Il arrive souvent que l’on découvre ce que l’on est, en identifiant ce qui nous attire.

Socialement, il est impossible de ne pas être atteint par ce qui s’écrit et ce qui se dit sur le sujet. Les spécialistes ont tout simplement inventé des mots pour expliquer ce qu’ils voient, mais ça ne veut pas dire qu’ils ont raison.

L’amourajoie est certainement une des modifications d’un des 10 gênes qui ont été identifiés comme étant différents et expliquant qu’il y a des gais.

Mon amour de tout ce qui touche l’infiniment grand est encore plus fou.

J’essaie de comprendre, mais je ne sais rien, ce qui ne m’empêche pas de faire mes petites théories qui aux yeux de ceux qui s’y connaissent doivent être de bonnes farces sur l’ignorance ;   mais il faut bien s’intéresser à quelque chose dans notre vie.

Contrairement au texte précédent, je ne crois pas que la matière noire soit une énergie de seconde qualité, sous prétexte qu’on ne peut pas la voir, l’enregistrer.  Au contraire, elle structure les galaxies en étant perceptible à la force énergétique (le sens de la rotation) qui façonne les trous noirs.  

Je pense que le spin qui structure les galaxies vient de l’orientation du mouvement  d’effondrement  qui donne naissance  aux trous noirs et sa singularité.

Quand l’étoile meurt, la supernova abrite une pouponnière d’étoiles.  L’ordre est dans le désordre de l’explosion. Donc, c’est qu’il y a des sous directions de mouvement qui déclencheront la création de nouveaux amas qui constitueront   de nouveaux systèmes solaires.

Je me questionne à savoir si la matière noire est ce qui constitue  l’orientation, l’organisation des systèmes des galaxies ou le frein à l’action de dispersion que l’explosion des éléments devrait entraîner.

L’énergie noire, c’est ce qui procure la structure de la vie, de la pensée.  

Hier soir, je lisais un texte où on nous apprend que la matière noire est une nouvelle force fondamentale de la nature. Elle permet la création des galaxies.

Tout dans le système se passe comme en nous.

Nous naissons, nous grandissons, grâce à la consommation des énergies qui nous entourent  et nous mourrons. Un de nos principaux besoins est la reproduction, car elle signifie notre survivance.

Nous sommes des copies d’ADN différentes qui expérimentent des réalités qui l’environnent.

Faut être un peu vaniteux pour croire comprendre un tout petit peu comment fonctionne cet ensemble qui constitue la vie et les univers.

Mais ça permet aussi de s’apercevoir qu’on n’est pas plus fin que les autres.

Radioactif 99

juillet 19, 2021

Radioactif 99

04 Septembre 2007

Les commissions.

Quand je suis entré en politique, la « manière éduquée » d’envoyer promener un projet  était de créer des comités d’études.  Ta proposition allait y mourir de sa belle mort. 

Aujourd’hui, on est plus fin, on crée des commissions d’enquêtes. Ça permet de donner du travail à ta bande de  « chums» et ça coûte des millions pour dire ce que tout le monde sait. 

L’enquête Gomery a coûté une fortune et croyez-vous que les vrais responsables sont en prison?  Où est passé l’argent volé ?  Les coupables ne sont que le petit fretin, les hommes de main.

Daniel Johnson junior a une commission qui coûte une fortune pour nous dire que le viaduc a été mal construit, pas de responsables, évidemment.  Je vous aurais dit la même chose pour beaucoup moins qu’un million et j’aurais pu, en surplus, republier certains de mes livres. 

Quant aux accommodements dits raisonnables, pas besoin de se poser tant de questions : ta religion, tu la vies chez-toi et dans le temple de ta communauté.  Au Québec, on ne peut pas enseigner voilée, mais on peut porter le voile partout dans l’espace public en dehors de son travail.  La guerre à la loi 21 permet de mentir sur une échelle internationale.

Au Québec, tu as droit d’appartenir à toutes les religions, même au tantrisme et ses initiations sexuelles. 

La religion doit être régie par les lois civiles.  Si tu prêches la violence, tu peux être arrêté pour incitation à la violence.  Une église, c’est fait pour prier, pas pour faire de la politique.. 

L’école est neutre, sans religion et en français.

Ça ne prend pas un million pour savoir que c’est ce que veulent la majorité des Québécois.

19 juillet 2021

La pire saloperie faite par le gouvernement fédéral du Canada fut de nous faire croire que le Canada, en rapatriant sa constitution, devenait un pays souverain.

Ce beau manège nous présente le vrai visage hypocrite du fédéralisme canadien. .

La  constitution canadienne est dominée symboliquement par la reine d’Angleterre et reconnaît l’existence de Dieu. Comment a-t-on pu nous mentir à ce point,  sans que l’on rechigne.

A ce moment, je demeurais avec Gabriel, qui était pour le OUI, même si c’était un ami d’enfance de Pierre-Elliot Trudeau.  Nous avions bu et le lendemain matin, Gabriel me dit : « une chance qu’on était ici et que tu n’as pas d’arme, car, hier soir, je pense que tous mes amis seraient morts assassinés.

C’est vous dire la rage qui m’anima quand le fédéral fit son « show » à la télévision. . Nous nous étions endormis dans les bras l’un de l’autre, saouls comme pas possible.

Ça marque aussi le fait que j’étais devenu politiquement un impuissant absolu.

Encore aujourd’hui, on est pris avec une reine de l’Angleterre comme souveraine du Canada.  Quel mensonge !  Quelle hypocrisie ! 

Pas étonnant que l’on ait connu les commandites.  La ministre  Sheila Coops donnait tellement de drapeaux canadiens qu’on aurait pu garnir toutes les toilettes des Québécois.

Pendant ce temps, certains Ontariens s’amusaient à marche sur le drapeau du Québec.

Il faut se demander si le geste de la CAQ, d’ajouter dans la Constitution que le Québec est une nation francophone ne nous oblige pas à signer une constitution qui réduit nos pouvoirs par rapport à la constitution de 1867.

Si on est en dehors de la constitution canadienne, il est temps que l’on agisse comme si cela est un fait et non comme si ça n’avait pas d’importance.

Il est évident que pour le Canada anglais seuls les privilèges de la fausse minorité anglaise du Québec a de l’importance. Tout est fait pour hypocritement mieux nous angliciser.

Radioactif 98

juillet 18, 2021

Radioactif 98

(Je n’ai pas respecté mes règles d’écriture dans ce carnet, cat j’ai modifié ce qui a été écrit en 2007 dans le texte, plutôt que de commenter en inscrivant la nouvelle date. Je m’en excuse.)

03 Septembre 2007

Subvention.

J’ai reçu une grosse subvention d’un programme de recherches du Conseil des Arts du Canada.  Il s’agit du programme Explorations, un programme qui n’existe plus.

Mon ami Gabriel Charpentier, le compositeur de musique et poète,  a réussi à me convaincre de présenter ce projet de recherche. Il s’est abstenu de voter quand la décision a été prise en comité puisqu’il était aussi membre du jury.

C’était la subvention maximale pour que je puisse découvrir ce qui s’était réellement passé à la Thérèsa, une mine d’or, située à Longlac, en Ontario de, disons, 1940 à 1952.  

La Thérèsa est une mine d’or, catholique et française, dans le Nord de l’Ontario. Celle-ci a pris beaucoup d’importance, grâce au clergé québécois qui promettait aux investisseurs de devenir riche,  comme il garantissait le ciel.

C’est ce marketing, cette influence religieuse, qui donne lieu à une apparence de fraude.

Je ne crois pas que les acteurs de cette aventure ait été le moindrement malhonnète. Ils ont cru dans cette mine.

J’ai écrit un immense livre qui relate tout ce que j’ai découvert et le tout a été remis aux Archives du Québec, à Sherbrooke.  Un travail colossal.  Des entrevues. Des photos.

Par contre, je n’ai jamais pu obtenir de l’aide financière nécessaire pour réécrire le livre de façon à pouvoir être publié et faire bénéficier les gens sur cette histoire merveilleuse, même si, selon mes recherches, c’est d’une certaine manière une fraude religieuse québécoise. 

M. Alphonse Caouette, président, croyait vraiment dans la Thérèsa, mais en réalité, il n’y avait pas assez de minerai pour que la mine soit rentable. 

Ce fut le livre d’une histoire tablettée à l’image de la Thérèsa. 

J’ai même produit un scénario pour porter l’histoire à l’écran, après être retourné à l’UQAM me chercher un certificat en scénarisation pour y arriver.  Mon diplôme date d’août 1999. Mais, ça n’intéresse personne ou plutôt la réalisation de ce fils coûterait trop cher à réaliser.

La Thérèsa, c’est comme la souveraineté : un rêve extraordinaire. 

Par contre, j’ai eu un plaisir fou à imaginer un roman à partir d’un petit fait réel : un des actionnaires avait envoyé son fils comme espion pour savoir si la mine en valait la chandelle. 

Ces deux débuts de textes, l’histoire de la mine et mon histoire de sexe, car on dirait que je ne suis pas assez intelligent pour m’en sortir,  ont servi à décrocher une maîtrise en création française, le 8 juin 1991, à l’université de Sherbrooke et à publier à Paris, en 2016, aux éditions Edilivre, mon roman Le jeune espion.  

Ma maîtrise ne m’a jamais servi en enseignement parce que j’ai été reconnu coupable d’avoir eu un contact  sexuel avec le fils d’un de mes amis, en 1996.  Le juge avait cependant affirmé dans sa décision que je n’étais pas un danger pour les petits gars, mais que j’en étais un pour les institutions du pays, d’où j’ai toujours cru que c’était un coup monté pour me faire payer d’avoir appuyé l’indépendance du Québec, plus que d’avoir essayé d’aider un ami à maîtriser la paresse de son fils.

On a fait la première page de l’hebdo de Val-d’Or quand le jugement fut connu.

Accusé, dès lors, t’es un homme mort.  Petit à petit, on m’a rayé de la carte comme Claude Jutras.

 La folie ne ne porte pas qu’à tuer physiquement. La folie de l’Inquisition rides again au pays du Québec.  

C’est une des principales raisons pourquoi  M. Boisclair a été rejeté quand il s’est présenté aux élections pour le Parti Québécois.  Il était gai, mais il consommait, en plus. Ce dernier avait refusé de me trouver un emploi de professeur auprès des adultes. Il m’avait simplement répondu : « n’y pense même pas ».

Au Québec, on fait semblant de ne pas être homophobe, mais on l’est encore.   

On est encore prisonnier des idioties religieuses qui sont maintenant reprises par le système judiciaire. 

On a beau avoir tous les mouvements LBGT possibles, on oublie de revenir à ce qui est l’essentiel : ton orientation sexuelle est génétiquement partie intégrante de ton ADN et la pédérastie est une modification supplémentaire aux marqueurs génétiques, modification qui justifie ce qui t’attire sexuellement.

Quant aux gestes posés, cette simple explication scientifique devrait suffire pour nous faire comprendre qu’il y a une différence entre ne pas savoir vivre et respecter l’autre et un crime.

Il y a une différence de niveau dans l’état de violence et de domination. Entre endurer une forme de douleur ou avoir du plaisir, quoique ce plaisir peut t’apporter plus tard sous l’influence de la société une forme de culpabilité ou de honte.  Il y a un monde de nuances différentes dont le système judicaire ne tient pas compte pour faire plaisir aux plus de gens possibles.

La guerre pour toucher de l’argent de l’Église catholique pour des abus sexuels est non seulement une guerre de religion; mais l’établissement d’une nouvelle forme de mafia basée sur la dénonciation du passé.

  1. Alphonse Caouette, président, croyait vraiment dans la Thérèsa, mais en réalité, il n’y avait pas assez de minerai pour que la mine soit rentable au prix de l’or à cette époque, selon le livre Les enfants de la Thérèsa. 

Radioactif 97

juillet 17, 2021

Radioactif  97

03 Septembre 2007

Interdit irraisonnable.      

Tous les mouvements se fondent sur les anciens enseignements religieux en ce qui concerne la sexualité.  Ils méprisent et écrasent toute forme d’explication autre que l’interdit. 

On veut développer à travers cette paranoïa une société castrée à l’image des féminounes qui n’acceptent pas que la vie soit sexuée. 

On veut continuer d’essayer, même si c’est contre-nature, d’extirper la sexualité de la pensée et propager un monde asexuel.  Maintenir les règles en ce sens permet de rêver de générer une source intarissable de revenus. 

Il leur faudrait lire W. Reich ou Freud, etc.  Le monde a évolué depuis la dictature sexuelle des prétendus livres dictés par dieu et qui maudissent tout ce qui touche de près ou de loin la sexualité. 

S’il n’y a pas de violence ou de domination, il y a des choses bien plus importantes et préoccupantes pour le bien de l’humanité que la sexualité. 

L’interdit sexuel est une approche religieuse et bourgeoise

Se débarrasser des guerres et de la misère de la majorité des hommes est un idéal mille fois plus important que le cul quoique dans l’immédiat mille fois moins payant quoiqu’une société heureuse sera une société qui voudra toujours vivre plus heureuse.

03 Septembre 2007

Nouvelle inquisition.       

Quel est le lien entre Richard Martineau, du Journal de Montréal, M. Dubuc, de Power Corporation,  François Paradis, de TVA,  l’ADQ,  les Conservateurs et  George Bush?

Grâce à leur philosophie, les avocats cherchent des causes qui gueulent sans cesse contre la Charte des droits de la personne.

Tout en réclamant le pouvoir public de consulter les dossiers protégés par le Droit à la vie privée, le ministère fédéral de la Justice a commandité l’étude de Pierre Tremblay, de l’Université de Montréal.

L’exploitation du malheureux événement  du HEC sert à maintenir la peur des hommes frustrés chez les femmes.   

On crée de nouvelles associations pour la pseudo- protection des jeunes contre la sexualité.  Elles propagent  les mêmes enseignements que les religions obsédées par le sexe : 

C’est la nouvelle Inquisition.   

16 juillet 2021

Parce que j’ai osé écrire que j’aime les adolescents, certains ont décidé de ne plus me parler, de ne plus me lire, de ne plus me tolérer vivant. Aucune librairie ne vend mes livres et les partis politiques me demandent de me retirer pour ne pas nuire à leur image.

À leur avis, la pédérastie est pire que le sida, rien à côté du Coronavirus et encore moins que des vols ou des assassinats. Une forme de cancer de l’âme, dirait-on, mais contagieuse. Ce qui est absolument débile. L’orientation sexuelle ne se transmet pas comme un virus ou en partageant l’air que l’on respire

Voilà le prix à payer pour oser affirmer que l’orientation sexuelle existe depuis la naissance et que l’homosexualité a pu être identifié, grâce à des changements dans une douzaine de gênes.

Donc, il a été scientifiquement établi que l’homosexualité n’a rien de pathogène puisqu’elle correspond exactement aux comportements que l’on est en droit de s’attendre en fonction ou en vertu de ces changements  génétiques qui sont obligatoirement involontaires.

Comment la société scientifique peut-elle expliquer que devant ces preuves irréfutables on continue de propager une morale contre-nature simplement grâce à l’ignorance populaire? Qu’attendent les scientifiques pour remettre les pendules à l’heure?

Pire, la Cour suprême du Canada envisage de penser ses lois de manière de plus en plus répressive en privilégiant une justice punitive. Les juges vont comprendre la loi en fonction des victimes, sur le plan sexuel, on s’entend.  S’il y a violence, pas de problème. Les jeux sexuels sont et doivent demeurer des plaisirs..

Que les homosexuels aiment ça ou pas, la pédérastie est un comportement homosexuel. On peut les comprendre de vouloir le nier puisqu’on rejetait l’homosexualité parce qu’on prétendait que les gais corrompent la jeunesse pour les pourchasser.

C’est normal que l’on ne veuille pas faire le lien entre ces deux réalités de même famille. Mais, on est plus à l’époque des cavernes et on sait maintenant que  les jeux sexuels ne sont pas des gestes violents, mais au contraire des gestes de plaisirs. Seule nuance qui existe vraiment entre l’homosexualité et la pédérastie est  l’âge des personnes concernées, ce qui n’a rien à faire avec le plaisir ou le déplaisir. Cette notion est d’une perversité sans nom puisque qu’elle sous-tend que la sexualité est mauvaise.

La réalité est que la sexualité n’a absolument rien à faire avec la morale.

La sexualité n’est ni bonne, ni mauvaise, mais une réalité humaine acceptable dans toutes ses nuances d’expression, tant qu’il n’y a pas de violence ou de domination.

Les victimes plutôt que de dénoncer à la police pour punir, ce qui ne change rien à leur mal intérieurs, devraient se rendre chez un intervenant psychologue, sexologue, pour reprendre sa vie en main. Se reconstruire est plus positif que d’essayer de punir l’autre,

La victime apprendra ainsi qu’elle n’a pas à avoir honte et que voir l’autre puni ne changera rien en réalité à son malaise intérieur.

Son malaise sera connu par plus de monde que si elle se rend chez un bon psychologue.  Et peut-être que des mouvements féministes sociaux tenteront de lui faire croire faussement  qu’il ou elle est devenu un héros en dénonçant..

Sa faiblesse demeura toujours de se croire vulnérable et « une victime », donc un « amoché de la vie ». L’individu aura simplement réussi à se fondre dans l’ensemble des murmures de la majorité névrotique des « diminuées » parce qu’on n’a pas su comprendre que la honte est une arme religieuse pour garder son autorité. Le péché de la chair est la pire des perversions.

La vie sexuelle est le fondement même du droit à la vie privée. En dénonçant, on rejette ce droit fondamental pour participer à la vague des illusions qu’en dénonçant tu te sentiras mieux plus que cinq minutes.

Radioactif 96

juillet 16, 2021

Radioactif  96

02 Septembre 2007

IGA de Magog.       

Un exemple de ce qui est inacceptable au Québec : l’IGA de Magog est puni par un tribunal administratif parce qu’il a osé vendre des vins du terroir non autorisés par la SAQ. 

Il faut vraiment avoir du front tout le tour de la tête pour qu’un juge, nommé sur un plan politique, punisse un commerce parce qu’il vend des produits du Québec.  C’est la même chose avec la littérature. 

Les grands magasins vendent presque seulement des produits français ou américains.  C’est ça perdre son identité. 

Un gouvernement qui accepte ça mérite de perdre ses prochaines élections.  C’est peut-être moins pire que le scandale des commandites, mais c’est tout bonnement la même chose : une institution gouvernementale qui a droit de vie ou de mort sur la vente des produits dont elle détient le monopole au détriment des payeurs de taxe qui la maintienne en exercice.

C’est surprenant  que le PQ ou l’ADQ n’aient encore rien dit. 

On n’a pas besoin des autres pour nous détruire, notre mafia légale le fait elle-même. 

Tous les produits du Québec devraient avoir priorité sur nos tablettes, surtout quand notre culture est en jeu.

Pour vouloir un pays, faut reconnaître son identité, ses produits, sa façon d’être. 

15 juillet 2021

La pandémie aura eu au moins ça de bon, l’achat local est devenu beaucoup plus important.

Sur un plan plus global, la pandémie nous interroge sur deux formes de structures sociétales bien différentes : les pays et la mondialisation.

La mondialisation, sans solidarité humaine,  s’est révélé un véritable cancer puisque la strate des riches a su non seulement maintenir son pouvoir, mais le rendre encore plus payant. 

Les pays, voir les régions, sont plus importants puisque leur dimension permet de répondre plus adéquatement aux besoins des humains qui y vivent. Ils n’ont pas les ressources nécessaires pour jouer le rôle qui leur est assigné. La faiblesses des systèmes médicaux est un indice qui ne ment pas.

La mondialisation sert surtout le commerce. Tout est fait en gros, mais les produits nécessaires ne se rendent pas à ceux qui en ont besoin et encore moins à ceux qui ont peu de moyens. On dirait que l’économie fonctionne par strates. Ceux  qui ont déjà de l’argent et peuvent ainsi investir pour s’en faire plus,  et les pauvres, qui voient monter les coûts de la vie, crèvent encore plus de faim.

Par contre, la pandémie a mis en lumière la nécessité de la solidarité humaine.  Ceux qui ne pensent qu’à eux se fichent que la maladie se répande en autant que ce n’est pas dans leur pays ; mais les plus intelligents se rendent compte que la maladie ne pourra être vaincue qu’au moment où elle sera irradiée de la planète.

Avec les changements climatiques, il faut immédiatement que les prédateurs qui cherchent encore à augmenter leur fortune se rendent compte que très bientôt, le coût de ces changements climatiques sera tellement énorme qu’ils n’auront qu’à pleurer sur leur impuissance à ramener une forme de vie climatique normale sur cette terre.

L’économie mondiale doit revoir la fiscalité de manière à ce que nos gouvernements puissent mieux répartir les richesses et donner une chance aux humains de survivre.  

Un individu qui gagne plus de 500,000$ canadien devrait payer des impôts de plus de 80 pourcents pour tout ce qui est excédentaires à ce montant. Cette règle devrait être planétaire donc fixée par l’ONU.  Personne n’a besoin de plus de 500,000 par année pour vivre.

Radioactif 95

juillet 15, 2021

Radioactif 95

31 Août 2007

Sexe et religion.    

Au Québec, on croit dans l’approche religieuse de la sexualité.   À mon sens, la perception religieuse de la sexualité est presqu’identique aux délires parano-schizophrènes, donc, complètement décrochée de la réalité. 

Elle est basée sur le rejet du corps et une dévalorisation de soi, en nous identifiant à un pécheur,   Si tu es une femme c’est une dévalorisation quasi-absolue et permanente.  La femme est symbole de sexualité. Voir le Pouvoir de l’horreur, un livre formidable écrit par une femme psychiatre, Julia Kristeva.

Des éditorialistes comme MM. Martineau et Dubuc présentent les pédophiles comme des malades mentaux.  Ils oublient qu’il existe des sociétés où les caresses même génitales sur un poupon sont vues comme une affection rassurante et plaisante, l’empreinte primaire.  Moins sûr cependant que l’effet serait le même de la part d’un étranger.  Mais, le plus étonnant c’est qu’il n’y a presque pas de suicides dans ces sociétés.  Qu’en disent les anthropologues? 

Le propre du fascisme est d’interdire de parler et de justifier ses horreurs au nom de la recherche.  On sait que le sida serait une erreur faite dans un centre de recherche de la CIA américaine en Afrique parce qu’on voulait trouver une arme capable de vaincre les Vietnamiens.

31 Août 2007

Réprobation.

Je n’appuie pas la pédophilie
, même si je suis pédéraste ou amourajeux, non pas pour des raisons morales, mais des motifs scientifiques : tout individu à une vitesse de développement, même en sexualité. 

Les stages de développement (voir Freud) se présentent à des moments différents, mais ils finissent par être à peu près identiques pour tous les individus, mais ce n’est pas un absolu.  Par exemple, tous ne passent pas par une phase carrément homosexuelle, mais c’est le cas de la plupart. 

Des études plus poussées sur la dilatation des pupilles des enfants ont pu établir que déjà à six ans, on peut déceler avec presque certitude l’orientation sexuelle d’un enfant.  Malgré ce jeune âge, cette orientation est déjà fixée. 

Donc, ce n’est pas une expérience qui modifie la sexualité de l’enfant. L’orientation sexuelle est surtout génétique.  

L’environnement déterminera la facilité avec laquelle celle-ci s’exprimera.  Mieux, Freud disait que nous sommes tous à priori des polymorphes pervers reste à voir ce que la vie fait de nous.


31 Août 2007

Le scrupule rend malade.          

J’ai connu une fille qui me plaisait bien, mais elle préférait un belge.  Son père, un bon monsieur qui croyait un peu trop dans les règles de notre Sainte Mère l’Église, décida que ces écarts n’étaient pas normaux.  Aussi, la força-t-il à passer des tests psychiatriques pour éliminer cet attrait trop prononcé.  Elle fut tellement bien soignée qu’elle a dû divorcer, elle a perdu la garde de tous ses enfants et finalement, après tous les traitements, elle avait mal à vivre en société. 

D’une fille charmante, elle était devenue plus ou moins un légume, mais au moins elle ne s’intéressait pas au sexe.  Est-ce à ce que le gouvernement songe quand il rêve d’une prison-hôpital pour les délinquants sexuels?  Je me suis toujours demandé comment des médecins pouvaient vivre l’âme en paix après avoir détruit une fille non violente pour une morale dont l’excès rend débile. 

Le curé d’Ars avait-il des hallucinations religieuses ou schizophréniques? Où est-ce la même chose ? La morale est ce qu’il y a de plus privé.   Laisserons-nous les pervers de la morale excessive créer nos lois ?

14 juillet 2021

Rien à dire de plus, sinon que les malades qui se prétendent les vertueux ont pris le pouvoir et que la sexualité est devenue un élément très important dans la guerre de religions.

La place du voile en est un exemple majeur de prosélytisme protégé par la Cour du Canada. Il est le symbole de ce que le mâle attend des femmes. Le prôner, c’est promouvoir la soumission féminine et maintenir l’inégalité homme-femme. On prêche une chose et son contraire.

Malheureusement, on confond encore les fondements des religions avec ce que chacune a imposé de plus pour justifier l’existence des rôles de l’homme et de la femme. Les religions croient avoir ainsi « gelé » l’agir humain ainsi que son but et son sens. .

Toutes les religions veulent avoir raison, car avoir plus de disciples signifie plus de richesses. Le rôle de la sexualité n’est pas le même dans toutes les cultures. Les religions prétendent aussi savoir ce qui se passe après la mort.

Parler de l’après-mort ne peut pas être  dangereux d’être confondu, car il n’y a pas tellement de témoins vivants qui peuvent venir affirmer que ce que l’on nous raconte a le moindre sens et la moindre exactitude.

Le génocide canadien

Ainsi, le génocide culturel autochtone au Canada ne repose pas seulement sur les sévices sexuels qui ont certainement existé, mais qui n’ont pas tellement d’importance dans la vie autochtone quand on sait que chez eux la notion du péché de la chair n’existait pas.

Le génocide culturel des autochtones du Canada repose sur le racisme du colonialisme anglais. Enlever l’Indien de dedans l’indien. Lui interdire de parler sa langue et le français.

Pour les penseurs du ROC, les Indiens et les francophones sont des peuples soumis à sa Majesté la reine d’Angleterre qui dirige notre beau pays. Les Canadiens ne sont pas plus fins que les Allemands qui n’ont rien dit quand la saloperie animait la tête des fascistes. Maintenant, on crie à l’horreur, mais on a rien fait quand on a interdit le français au Manitoba et en Ontario.

Quand j’ai visité le Canada, j’ai vu que les Indiens du Canada n’avaient pas droit aux lits des institutions créées pour assister les blancs anglophones en danger ou en voyage, puisque les autochtones devaient coucher sur le plancher des granges adjacentes et non dans les « hostels gouvernementaux ». 

Je ne sais pas si un jour on aura l’intelligence de voir qu’un être humain, voir même être vivant, est la plus belle des réalités.  

Que cet être soit blanc, bleu ou vert, qu’il soit hétéro ou gai, homme ou femme, catholique ou communiste, est la plus grande des richesses de notre système. Quand verra-ton d’abord les qualités avant de toujours chercher les défauts.

Quand l’homme sera-t-il plus respecté que les profits?

Radioactif 94

juillet 14, 2021

Radioactif 94

31 Août 2007

Souveraineté culturelle(1).        

Il n’y a pas que l’immigration qui devrait immédiatement être un pouvoir exclusif du Québec, mais dans l’immédiat, tous les partis politiques du Québec devraient réclamer d’une seule voix la souveraineté culturelle du Québec comme le voulait Robert Bourassa.  

Si le Québec est une nation, ce n’est pas qu’un mot vide des Conservateurs pour déculotter le Bloc Québécois. Ce n’est pas non plus une nouvelle revendication du Québec. 

Si Ottawa n’avait plus rien à dire sur l’essence même de notre personnalité, nous pourrions créer les règles qui régissent une société qui n’a pas à s’interroger sans cesse sur sa survie.  Ottawa n’a qu’à se retirer immédiatement des pouvoirs sur la langue, la culture et les communications et les remettre aux provinces qui veulent les assumer. 

Il doit aussi confirmer qu’il n’y remettra pas le nez dedans.  Ce devrait être un combat unanime de tous les membres de l’Assemblée nationale.           

La souveraineté culturelle devrait être le minimum exigé dans l’immédiat du gouvernement fédéral.  C’est même plus important que le déficit fiscal (facile à régler : les provinces ramassent les impôts et payent leur participation aux dépenses fédérales) .

Si on continue comme maintenant, il ne sera jamais possible de survivre comme nation francophone autonome en Amérique. Nous sommes une minorité.   Même pire, la culture nous échappe. 

Les livres de France, des USA, de n’importe où ont plus de vitrines que les œuvres du Québec.  Pas étonnant qu’on perd ainsi notre âme commune.  On se vautre dans les valeurs des autres. 

Depuis que la loi 101 est créée, il y a toujours un individu pour en remettre une partie en cause.  Pire, les immigrants croient que l’anglais est essentiel pour obtenir un emploi parce que nous ne pouvons pas contrôler la langue de travail. 

Sommes-nous sous le pouvoir dictatorial de la Cour Suprême ?  J’ai l’impression que depuis 40 ans, on nous fait rêver d’un pays ; mais on s’arrange pour que ce ne soit pas possible.   Tant qu’on croira qu’Ottawa va se comporter en respectant les règles, nous continuerons à nous enfoncer sur l’autoroute de la disparition.     

13 juillet 2021

Quand le Québec sera reconnu comme nation et qu’il aura tous les pouvoirs pour assurer sa survivance culturelle, ce sera moins important d’être un pays ou une nation à l’intérieur du Canada ou, si l’on veut, être  une bulle francophone et laïque à l’intérieur du Canada, ayant tous les pouvoirs pour assurer son développement.

Le problème est que jamais le ROC, Canada anglais, consentira ces pouvoirs au Québec parce que le Canada a toujours l’esprit colonialiste anglais. Il veut angliciser le Québec. C’était l’idée Durham et ça demeure le programme fédéral. Et, le seul moyen de l’éviter, dans les mêmes circonstances que maintenant, c’est de faire du Québec un pays.

La CAQ sera l’instrument pour nous sortir du colonialisme anglo-saxon en tenant un référendum sur l’indépendance du Québec , si le Canada refuse de nous céder ces pouvoirs essentiels à notre survie.

Avec tous les pouvoirs culturels dont l’immigration, on pourra survivre au confort et à l’indifférence, sans devenir une deuxième Louisiane où Montréal sera comme Sudbury, en Ontario; c’est-à-dire, là, où on aura un titre francophone, la métropole du français en Amérique, mais où on entend que de l’anglais et des média anglophones. Nos francophones lapident déjà le français, on a qu’à continuer à s’auto-fragiliser.

Contrairement aux francophones hors-Québec, ce n’est pas l’Église catholique qui mène au Québec d’où la loi 21. Les religions ont été mises à leur place. Elles doivent être égales d’où la loi 21.  Les signes religieux extérieurs sont du prosélytisme et rien d’autre.

Aucun professeur au Québec n’est obligé d’aller à la messe pour avoir droit d’enseigner. Et, l’Église ici n’est pas à la merci des gouvernements. L’histoire nous a appris que le pouvoir religieux travaille de pair avec le pouvoir politique.

 À Edmonton, en Alberta, quand j’ai dénoncé cette situation en 1973, deux journalistes, soient ceux qui m’avaient laissé parler à la radio, ont été congédiés. M. et Mme Jeff Brown.

À la radio, tout ce qui venait de France était présenté alors que tout ce qui arrivait du Québec était interdit. Est-ce que ça vraiment changé?

Le gouvernement de la CAQ doit informer les citoyens à savoir si le problème de la main-d’œuvre au Québec n’est pas une création fédérale, surtout à partir de l’immigration.           
  

Radioactif 92

juillet 12, 2021

Radioactif 92

30 Août 2007

Français : langue de travail.      

On n’essaie pas de nous assimiler seulement par l’école et l’immigration, mais surtout par la langue de travail.  Plus il y aura de compagnies américaines qui s’installeront chez nous, moins on sera respecté, particulièrement, dans le domaine des centres d’appels. 

Je travaillais pour une compagnie de sondages canadienne, installée à Montréal.  Comme dans les autres compagnies, il y avait des périodes de chômage par manque de travail, mais la patronne faisait tout en son pouvoir pour me trouver du boulot. La compagnie fut vendue aux Américains, une belle internationale qui, comme toutes les autres internationales, se fichent de ses employés et ne pense qu’à son expansion ou en d’autres mots à ses profits.       

Immédiatement après la vente de la compagnie, le matin quand ma patronne se présenta au travail, on lui annonça qu’on avait plus besoin d’elle, qu’elle avait quelques heures pour préparer des affaires personnelles et déguerpir sans rien apporter.  Elle vint me dire que je suis un bon intervieweur. 

J’aimais ce que je faisais d’autant plus que ma relation avec mes patrons immédiats, grâce à Paul Hervé, était excellente. 

Seulement quelques semaines passèrent, le travail se fit de plus en plus rare.  On me retirait ainsi que Carole des assignations qui nous étaient habituellement réservées.  Pendant ce temps, on remplissait la salle d’à côté d’intervieweurs parlant surtout anglais et qui, parfois, barguignaient le français, en plus. 

Pour eux , le français c’était rien.  Il suffisait de se faire comprendre.  Le français était en piètre état dans leur allocution, tout comme dans les textes à lire.      

Plus le temps passait, moins moi et Nicole n’avions de travail. Ça ressemblait étrangement à un congédiement parce que j’ai un accent français quand je parle anglais alors qu’elle ne parlait que français. 

Devant cette situation, j’ai décidé de ne plus me présenter au travail et plutôt porter plainte pour congédiement illégal. 

La compagnie prétendait que mon accent nuisait car mes entrevues étaient faites à l’extérieur du Canada.  Or, c’était faux.  Je n’appelais personne aux États-Unis, car ils sont trop mémères pour te répondre si tu as le malheur de parler un peu différemment d’eux. 

La Commission du travail m’a donné raison et forcé la compagnie de me dédommager.  J’ai donc décidé de porter aussi la cause à la Commission des droits de la personne. 

30 Août 2007

Victoire du français.        

J’ai eu une très bonne avocate. 

Non seulement la maison de sondages a dû me payer une compensation, mais la vice-présidente de la compagnie américaine s’est informée du comment ça se passe à Montréal et elle a même demandé que je fournisse les moyens à employer pour que de tels événements ne se reproduisent pas. 

Mon cas fait juridisme prudence . Quand j’ai commencé ce travail, je mourais de peur à mon arrivée, car, j’avais lu dans le Journal de Montréal qu’il s’agissait peut-être d’une base d’opération de la CIA, de Chicago.  En dedans, j’avais lu un livre racontant comment un journaliste de Radio-Canada avait passé 10 ans en prison sous de fausses accusations parce qu’il avait refusé de coopérer avec la CIA.  Le message en prison qui m’était adressé était assez clair : « Tu en as assez fait.  On ne fera pas de toi un second Mandela. Tu prends ta retraite et tu surveilles ce que tu écris, tu ne fais pas comme Ferron ou tu finiras comme lui. II s’est suicidé. 

Toujours des allusions qui finissent par ressembler à un message, dans les bons moments de paranoïa.  Une expérience capable de me prouver que je n’ai rien d’un brave ou d’un héros. 

Pourtant, mon premier livre Projection intra projective en était un de dénonciation politique.  Je me disais : si je crève au moins le message sera passé. 

12 juillet 2021

C’est invraisemblable que l’on en soit rendu à Montréal à se battre pour protéger le français comme les francophones hors-Québec. 

Que notre gouvernement continue d’y aller en « moumoune », c’est s’assurer que dans quelques années  ce sera trop tard, le Québec deviendra irréversiblement anglais, une province comme les autres.

L’anglicisation passe par de nombreux circuits : l’immigration d’abord. Le patronat plutôt que de penser qu’une augmentation de salaires et de meilleures conditions de travail sont les principales modifications à apporter pour combattre le manque de main-d’œuvre s’ingénue à crier pour le « cheap labor » que représente malheureusement trop souvent l’immigration. Le Québec doit reprendre tous les pouvoirs en matière d’immigration.

Sur le plan scolaire, ce n’est pas mieux. Les universités anglaises, qui bénéficient de l’argent du fédéral, attirent plus les jeunes que les universités francophones.  En plus, on  « tataouine » encore à savoir si les cégeps devraient être uniquement en français. On a qu’à regarder ce qui se passe dans l’affichage pour voir que la seule façon de sauver notre langue devra nécessairement passer par de solutions radicales.

Le Canada peut nous traite de racistes, il devrait se regarder dans un miroir. Quand on a voyagé assez pour savoir ce qui se passe, on sait que le Canada anglais souffre de racisme systémique dont la haine des autochtones est vite suivie par celle des francophones.

Ce n’est pas la religion catholique qui a inventé les pensionnats autochtones. Ils le furent par le parlement du Canada sous l’emprise des CONSERVATEURS.

Radioactif 91

juillet 11, 2021

Radioactif 91

29 Août 2007

Maintenir la peur : $.        

Les grands moralistes du Québec doivent être en contact avec Jeff Fillion et sa radio pirate, car avant que l’on gèle mon site sur Messenger live, la plupart des visiteurs étaient des gens de ce groupe, à la suite d’un texte de Richard Martineau, dans le Journal de Montréal. 

M. Martineau parlait de mon livre La pédérastie mise à nu.  Il n’a même pas eu l’honnêteté journalistique de dire qu’à plusieurs reprises dans ce livre, j’explique pourquoi pédérastie et pédophilie ne sont pas la même chose et pourquoi, pour des raisons non morales mais scientifiques, on ne peut pas accepter la pédophilie. 

Ces gens ne semblent pas obsédés par la vérité et la réalité.  La police parlait récemment de 90 prédateurs sexuels au Québec, ce qui est insuffisant pour faire vivre toutes les organisations de bienfaisance alors on a augmenté le nombre à 1,300 personnes. 

Ça rappelle les tactiques du gouvernement fédéral qui disait aux ouvriers que le FLQ était très dangereux parce qu’il pouvait kidnapper n’importe qui.  Le but premier du FLQ était de défendre le petit peuple … mais le mensonge passait bien.

29 Août 2007

Semer la peur.       

Le problème de ce vaste mouvement contre les prédateurs sexuels est qu’il peut créer tout à fait le contraire de la prévention. 

Quand j’étais beaucoup plus jeune, j’ai maintes fois consulté psychologues et psychothérapeutes, ce n’était pas tellement parce que les scientifiques d’alors disaient qu’on était des malades mentaux ; mais parce que j’avais peur qu’en ayant trop peur je devienne fou pour vrai et donc violent. 

On agit comme de vrais imbéciles. On traque ces gens en retournant dans leur jeunesse jusqu’à 30 ans parfois. Ils sont emprisonnés.  Ils font leur temps, mais après on les traque encore sans leur laisser une seconde de répit.  Ils perdent passeport, droit de quitter le pays, on essaie de les empêcher de travailler, on veut mettre leurs photos sur internet, on veut leur rendre la vie si totalement invivable qu’ils ont toutes les chances du monde de devenir fous.  Ce n’est plus de la prévention, mais du harcèlement. 

On ne pense plus aux jeunes mais à notre débile façon de sentir la sexualité.  « On veut extirper les prédateurs !  »  Ouche !

Ouche !  Ça toujours existé.  Un prédateur sexuel non violent n’est pas pire que Norbourg qui a sapé la vie de bien des gens âgés, que les commandites et l’armée en Afghanistan pour le pétrole, qu’un récidiviste de l’alcool au volant. 

Je préfère être névrosé que d’être psychosé ou paranoïaque. 

Je préfère croire dans une sexualité non violente, consentie et responsable.  Ces femmes seraient mieux de se demander pourquoi il y a prescription de deux ans pour un proxénète ?  Faudrait peut-être avoir assez d’intelligence pour faire une différence entre une relation sexuelle non violente et forcément le fun et un individu violent. 

Semer la peur, c’est semer plus de clients… Quelle hypocrisie !  Apprenez à dompter vos émotions. La santé mentale ça existe. La honte, la culpabilisation sont les meilleurs ingrédients pour une dévalorisation personnelle et une bonne dépression.          

Radioactif 90

juillet 10, 2021

Radioactif 90

L’affaire Laporte.  

29 Août 2007

Selon ce que j’avais entendu, Pierre Laporte s’était gravement blessé en se précipitant par la fenêtre. Les felquistes ne savaient plus que faire avec ce moribond.  Ils ont décidé de l’amener près de l’hôpital militaire à St-Hubert, afin qu’il soit soigné le plus rapidement possible et ils ont averti CKAC pour être pris au sérieux.

Quand la voiture fut découverte, grâce aux brillantes idées de Jean Chrétien, les autorités ont commencé à penser que ça pourrait être une auto bourrée de dynamite.  Chrétien aurait même suggéré que l’on tire dans le coffre arrière pour s’en assurer. 

Les discussions ont pris tellement de temps que Laporte a eu le temps de mourir au bout de son sang avant qu’on ouvre le coffre. 

Certains ont d’abord cru qu’on avait tiré dans le coffre puisque l’on disait à la radio que les terroristes s’en étaient pris à ses organes génitaux pour couvrir la blessure causée par le coup de feu.  Est-ce vrai ?  Je ne sais pas, je n’étais pas là.   Mais, l’enquête du Coroner établit que Laporte n’a jamais subi de violence sexuelle. Ce qui démontre que finalement à part les vrais acteurs de ce drame, personne ne saura jamais, ce qui s’est vraiment passé.

29 Août 2007

Spirale intra projective.   

Quand je suis arrivé à Bordeaux, un prisonnier vérifia si j’étais un vrai révolutionnaire parce que certains pensaient que j’étais là pour une sordide histoire de cul et rêvaient déjà de la bonne que je mangerais. 

Je lui ai montré les premières pages de «Spirale intra projective », mon prochain livre, ce qui lui fit affirmer que j’en étais un vrai de vrai.  Il n’a pas fallu des siècles pour jaser de 1970.  Je lui ai raconté la façon dont j’en avais entendu parler.  Elle me semble authentique, mais je n’en sais rien. 

Tout ce que j’ai retenu, c’est que Paul Rose a été condamné pour un meurtre alors qu’il n’était même pas là.  Je l’ai écrit dans les journaux de l’Ouest. 

Ma plus grande participation aux événements d’octobre fut de craindre que le système soit rendu comme au Chili et tue ses opposants. 

29 Août 2007          
Soupçon.

Plus tard, j’ai entendu mon interlocuteur dire au téléphone «Ce christ-là, y sait toute».  On a stupidement pensé que j’étais mêlé à l’affaire Laporte parce que j’avais écrit avoir rencontré le ministre comme journaliste quelques mois auparavant. 

Laporte se vantait alors de ne pas avoir peur de cette bande de terroristes amateurs et à une de ces remarques sur mes amours, je lui ai répondu qu’un jour au Québec, on aurait davantage honte d’être fédéraste que d’être pédéraste. 

On ne savait pas que Laporte me connaissait, car j’avais été libéral avant que le PQ existe. 

J’ai été averti que certaines personnes s’étaient même acheté une bouteille de vin pour fêter ma mort en dedans.  Rien de politique ! 

9 juillet 2021

Je suis très content que Félix Rose, fils de Paul Rose,  ait produit le film Les Rose, ce film tout comme le livre de Francis Simard, nous révèle l’humanité des felquistes. Il faut avoir vécu cette période pour comprendre ce qui nous animait puisque c’était une véritable guerre avec Ottawa.

Le Canada n’a jamais eu de respect pour les Autochtones et les Francophones. Tout est fait pour angliciser le Québec et pour que le Québec se comporte en province  comme les autres. La seule différence avec la période de Trudeau père est l’hypocrisie.

Dans le tome 2, de mon livre « Un sourire arraché à l’enfer » je parle des autorités francophones de l’Ouest qui étaient sous l’oppression de l’Église catholique. Quand j’ai enseigné en Ontario, il fallait aller à la messe tous les dimanches pour donner l’exemple.

Toutes les fois que je me suis ramassé en prison, c’était presque tous les 20 ans et toujours sous prétexte de mes amours illicites, ce qui faisaient dire à Gilbert Langevin que j’étais le marginal des marginaux ou si vous voulez le Jean Genêt du Québec. Il y avait toujours une situation politique électrisante.

La première fois, c’était la guerre entre libéraux et unionistes : pour ou contre un tunnel entre Québec et Lévis. Je travaillais pour un journal unioniste. La deuxième fois, j’avais perdu mon emploi pour avoir écrit en français à la Ronald Federated Graphic, à Montréal. Je vivais avec Suzanne et ses deux enfants une expérience d’école libre de style Summerhill. Finalement en 1996, j’avais activement participé au référendum et j’étais un président de la Société nationale des Québécois, un  peu trop engagé au goût des libéraux et même de certains péquistes. Plus récemment, en 2016, ce fut une petite vengeance qui m’a permis d’écrire trois-quatre livres,  car j’ai la manie de toujours vouloir m’expliquer.

Cela a mis un peu de piquant dans ma vie. Je suis depuis tellement censuré que l’on n’arrive pas à trouver mes livres en librairie. Je ne crois plus au mot « démocratie », c’est plutôt une « démocrassie » que dans laquelle nous vivons.

Radioactif 88

juillet 9, 2021

Radioactif  88

29 Août 2007

Mailloux rides again.      

Même si je ne suis pas habituellement d’accord avec le Dr Mailloux parce qu’il dit des énormités, cette fois je trouve qu’on le harcèle un peu trop. 

Même si ce qu’il a dit à Tout le monde en parle est choquant et idiot, si on ne tient pas compte qu’il citait une étude débile américaine sur le QI, il a droit à son opinion. 

Son titre de psychiatre (les psychiatres sont parfois, dans leur propos, plus délirants que leurs malades) et la justice n’a rien à voir là-dedans. 

Nous ne sommes pas des Américains pour essayer de toujours s’enrichir en poursuivant tout le monde. La liberté d’expression existe tant qu’il n’y a pas de violence, même quand ça ne fait pas notre affaire. 

Il a simplement démontré que parfois il a un QI inférieur à ceux qu’ils dénonçaient.  Ce n’est pas pire que d’appuyer et promouvoir la partition du Québec comme le faisait un certain Stéphane Dion. 

Personnellement, je ne me sens pas du tout flatté quand , à cause de ma barbe, on me prend pour le Doc Mailloux. 


29 Août 2007

Bravo Jean Charest.       

C’est rare, mais je me dois de féliciter Jean Charest pour deux choses : 1- Quand il a rencontré les parents de la petite Cédrika, il a eu la décence de ne pas faire « de publicité politique».  Il a compris que c’est plus important de retrouver la petite vivante que de promouvoir ses opinions et ses intérêts comme l’a malheureusement fait M. le sénateur Boisvenu. 

2- M. Charest a très bien décrit ce que veulent les Québécois sur le plan de la religion quant à la Commission des accommodements raisonnables : les gens sont libres de vivre leur foi chez eux ou dans le temple de leur religion comme ils l’entendent ; mais pas de promotion ou de sollicitation. 

Les autres sont libres de croire ce qu’ils veulent.  Cependant, si on veut aller au fond des choses, on comprendra que dans la plupart des religions, c’est l’approche de la sexualité qui rend fanatique.  Si on veut être sérieux, on s’attaquera aussi à la sexualité.  

Dorénavant, l’approche de la sexualité doit en être une fondée sur la responsabilité, et non sur la peur ; sur la science, et non sur les écrits religieux. 

Même le tantrisme est une religion. Peu importe son approche de la sexualité, c’est une façon de s’identifier à la vie.

29 Août 2007

Mme Marois a raison.      

Mme Pauline Marois, du PQ, a absolument raison : le problème dans le domaine de l’immigration est la présence du fédéral qui ne rêve qu’à nous assimiler. 

On a vu ça au dernier référendum.  Le jour où le Québec sera un pays, nous choisirons notre propre immigration et alors Mario Dumont aura raison de dire que le nombre d’immigrants doit correspondre à l’effort que nous sommes capables de déployer pour les intégrer à notre communauté, tout en conservant leur spécificité. 

L’immigration est une richesse, mais elle peut être aussi une arme destructive, si on s’en sert uniquement pour nous forcer à appartenir au Canada. 

Le Québec doit demeurer majoritairement francophone.  Nous avons aussi un seuil de tolérance.  Se faire engloutir par des immigrants qui préfèrent vivre en anglais, c’est du masochisme.  Ce n’est pas être fanatique, mais conscient.

8 juillet  2021

Est-ce qu’après la pandémie,  nous aurons un virus encore  plus dangereux, soit les « têtes enflées » qui dirigent le monde communiste ? La mafia trumpienne qui résiste à sa disparition aux États-Unis et surtout le danger de son retour à la direction du pays?


Depuis quelques mois, la Chine et la Russie essaient de nous impressionner avec leurs nouvelles armes.

Est-ce seulement un moyen pour nous forcer à ne pas voir ce qui se passe démocratiquement dans ces pays ou les dirigeants sont-ils prêts à un coup de force pour prouver qu’ils sont supérieurs aux États-Unis? Est-ce qu’une course aux armes nucléaires seraient un nouveau moyen pour cacher que les dirigeants de ses pays s’en mettent pleins les poches en évoquant un nouveau problème de sécurité.

Si le climat est actuellement la préoccupation la plus importante pour la survie de la race humaine, la stabilité militaire l’est tout autant. Les guerres furent souvent provoquées par des dirigeants aux têtes enflées ou simplement par des malades mentaux comme Hitler .Les religions sont aussi une des raisons .qui sonnent un appel ; aux armes. Avec le retrait des États-Unis , le Moyen-Orient pourrait se détruire à cause des luttes religieuses.

Une chose est certaine, jamais la survie de la vie sur la planète n’a été autant en danger que maintenant.  

Faudra-t-il que l’homme disparaisse pour que l’équilibre vital se rétablisse ?

Un sourire arraché à l’enfer, tome 1

juillet 8, 2021

                 Communiqué de presse

De 1965 à 1975, c’était la guerre ouverte avec OttawaPierre Elliot Trudeau,. le père de Justin Trudeau, faisait ouvertement la guerre à tous les Québécois nationalistes.

Selon le Dr Jacques Ferron, les événements d’octobre 1970 ont été organisés par le fédéral dans la suite des mises en scène pour faire peur au Québec  (la Brinks, la fuite des industries, le vol à l’agence de presse libre, et, la liste est encore longue).

Ce n’est plus pareil aujourd’hui, les acteurs ont changé.  Son fils, Justin Trudeau vient de reconnaître que le Québec est une  « nation francophone » en vue des prochaines élections, en attendant que la Cour suprême invalide et la loi 21 et la loi 96, en s’appuyant sur une constitution que le Québec n’a jamais signée.

Les Conservateurs, grâce au Sénat, empêche que soient acceptées  les lois C-10 qui aide les artistes ainsi que celle qui rend illégales les cliniques de conversion pour les adolescents gais, ce qui est pire que tout ce que pourraient imaginer les libéraux ou toute personne qui a encore un peu de décence.

Dans son livre « Un sourire arraché à l’enfer, tome 1 », Jean Simoneau raconte comment il a vécu cette période survoltée des années 1970 alors qu’il était journaliste à La Tribune de Sherbrooke.

Simoneau ne cache pas les tourments causés par son amourajoie et explique comment il est devenu un « radical ».

Ce livre des Éditions du Temps. Québec permet de comprendre comment les événements peuvent déterminer le caractère d’un individu.

Il sera mis sur le marché bientôt, si une librairie accepte de le vendre.

On peut se le procurer aux Éditions du Temps. Québec

819-843-3668

Radioactif 87

juillet 7, 2021

Radioactif  87

28 Août 2007

La pauvreté.           

En 1950-60, nous étions pauvres. 

Nos écoles étaient de petites bâtisses carrées, chauffées à la truie et avec des toilettes extérieures.  Les gars se faisaient une gloire d’avoir réussi à lancer une balle de neige aux fesses de telle ou telle fille. 

Papa ne discutait pas avec ses enfants. On était trop jeunes. 

Il aidait tout le monde de la paroisse sans qu’on le sache.  Sa bonté l’a même forcé à devoir se rendre travailler au barrage, à Carillon, pour conserver le magasin qui ne suffisait pas à nourrir ses six gars et deux filles.

Même s’il m’amenait partout, j’avais l’impression qu’il ne s’occupait pas de moi. 

Parfois, il levait la voix et ma mère se mettait à pleurer.  Que je le détestais alors.  Le temps m’a appris que parfois maman pleurait pour rien, la fatigue que voulez-vous. 

Une fois, j’ai souhaité qu’il soit malade.  Nous étions chez Pope à regarder les bœufs monter les vaches.  On nous avisa que papa venait de faire sa première crise cardiaque.  Je t’assure que je priais là, j’avais peur que ce soit ma faute.  Que je m’haïssais. 

À sa mort, j’ai cru faire une dépression tellement tant ça m’a affecté.  On venait juste de commencer à être des amis sincères.   Il n’acceptait pas que je sois pédéraste.  Pour lui, un pédéraste c’était un pervers. Il pensait que j’étais trop intelligent pour vivre dans cette bassesse.  Cela ne nous empêchait pas de nous aimer.  On le sentait, même si on ne se le disait pas.

28 Août 2007

Mon père Émile.    

Mon père m’a toujours étonné, même si on était parfois loin de se comprendre. 

Politiquement, il était unioniste au Québec et Conservateur, au fédéral.  À son avis, les mercenaires francophones à la Trudeau étaient encore pires que les Anglais. Plus hypocrites ! 

Ainsi, très jeune, je me suis ramassé dans bien des activités politiques avec lui : campagne électorale de Daniel Johnson, père, et de Barrette, le candidat du peuple avec sa boîte à lunch, prouvant que même un ouvrier pouvait devenir premier ministre. 

J’ai été secoué par la mort de Paul Sauvé.  Avec lui, je nous croyais capables de créer le pays du Québec, même si je n’étais pas rendu là dans ma réflexion.  Je le ressentais. 

Ça été la même chose avec la Thérèsa Gold Mines.  Je me rappelais certaines activités que même maman avait oubliées. C’est ainsi que je lui parlai d’une pièce de théâtre, jouée à Lennoxville, dans laquelle il y avait des Indiens.  Je m’en rappelais parce que j’avais été très déçu qu’il n’y ait pas de jeunes Indiens nus.  La pièce avait été écrite par des gens de Magog. 

C’était un souvenir assez précis, car j’ai retrouvé l’auteur à Magog quand j’ai fait mon enquête sur la Thérèsa vers les débuts de 1980. 

7 juillet 2021

Mes parents ont été des êtres extraordinaires comme la majorité des humains. Papa s’est beaucoup investi dans l’aide de son prochain et surtout à la promotion de l’éducation.

Grâce à lui et les autres commissaires, Barnston fut la première école primaire à être construite au Québec. Avant, c’était les petites écoles de rang. J’ai demandé en référendum que l’école St-Luc fut renommée l’école Émile Simoneau, mais ce fut refusé. Quelle reconnaissance !   

Mes parents n’ont pas eu à souffrir de mon amourajoie avant ma vingtaine, car c’était une réalité que je ne défendais pas encore et que je vivais en secret. 

Jeune, je ne me suis jamais interrogé sur mes goûts sexuels. Je préférais les garçons, c’était clair comme de l’eau de roche. J’étais très curieux de savoir comment certains étaient physiquement constitués. C’était comme une obsession quand je les voyais; mais la très grande majorité de ceux-ci n’ont même jamais su que je me posais des questions sur la beauté de leur zizi.

Ce n’est qu’à l’adolescence, quand j’ai compris que se masturber c’était la même chose que se crosser, que j’ai commencé à me poser des questions quoique ce fût évident que pour les adultes tout ce qui approchait le mot sexe devenait les flammes de l’enfer et le bouquet de la perversité.

Toutes les lectures sur le sujet disait que non seulement c’était mal d’aimer quelqu’un de son propre sexe, mais que c’était une forme de maladie mentale. Ce n’est pas très encourageant pour commencer ta vie.

D’une manière, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi un Dieu d’amour que j’adorais à tous les cinq minutes devenait du jour au lendemain celui qui t’a créé, mais qui t’as en même temps damné. Pourquoi étais-je ainsi? Je ne le voulais pas. J’ai combattu cette tendance du mieux que je pouvais dès que j’ai compris que c’était mal; mais comme aurait dit Mme G. « la petite nature est ce qu’il y a de plus fort en nous. »

Mes parents eurent à faire face à cette épreuve quand je fus arrêté pour la première fois.  Ils ont voulu me rendre visite sur mon lieu de travail, un petit hebdo à Lac-Etchemin, quand ils ont appris que j’avais été arrêté pour des raisons d’ordre sexuel.

Ce fut un choc terrible. Est-ce que j’ai été responsable de la maladie de cœur et ainsi de la mort de mon père? Je ne saurai jamais quoique ce soit survenu beaucoup plus tard alors que j’avais eu la chance de renouer les contacts avec lui. Je sais que Papa aurait accepté que je sois homosexuel, mais pas amourajeux. J’ai ensuite passé ma vie à essayer de comprendre où est le mal dans l’amourajoie. J’en ai conclus que ce sont les religions qui ont inventé cette histoire pour dominer chaque individu.

Après la mort de mon père, j’ai fait un rêve dans lequel mon père est venu me dire que je n’étais pas si mal que ça. Il y avait un mur avec de drôle de couleurs. J’ai dit à mon père que c’était un mur de merde. Il m’a demandé d’avancer. C’étaient des arbres, puis des branches qui étaient recouvertes de diamants comme il arrive parfois avec le givre et mon père me dit que chacune de ses branches étaient un de mes amours.

Quand on s’est battu pour plus de justice pour les homosexuels, j’ai pris la défense extrême, soit celle des amourajeux en faisant mon coming out dans SORTIR. J’ai toujours écrit sur le sujet dans l’unique but de comprendre et de dénoncer que l’on croit que le sexe est plus important que la vie.

Radioactif 86

juillet 6, 2021

Radioactif  86

28 Août 2007

Immigration québécoise.           

En attendant que les autorités de l’humanité commencent à évoluer et penser à autre chose que l’argent et le pouvoir, il faudrait que le Québec ait seul tous les pouvoirs en ce qui regarde son immigration. 

Il faudrait privilégier le choix des immigrants qui savent déjà le français, autrement, les immigrants qui arrivent devraient avoir une période de cinq ans pour apprendre le français de façon à pouvoir communiquer convenablement dans cette langue. 

S’ils ne veulent pas l’apprendre, ils n’auraient qu’à aller s’installer ailleurs au Canada. 

Quant à l’école, tous les immigrants devraient fréquenter l’école française et seulement elle jusqu’à l’université. 

Toutes les décisions devraient quand même d’abord être humaines.  Il y a parfois des situations particulières. De  plus, les immigrants deviennent des citoyens à part entière dès qu’ils ont leur citoyenneté permanente,


28 Août 2007

Déficit de mémoire.          

La mémoire est un instrument très bizarre. 

Quand je me rappelle une activité, que je compare mon point de vue à celui des autres, je m’aperçois que mon souvenir n’est qu’un aspect de la réalité. 

Je devais être un enfant très émotif.  Quand on parle de moi, c’est comme si j’étais le diable en personne. 

Pourtant, il me semble que je n’étais pas si tannant que ça.  Je sais que j’adorais maman et que pour cette raison je pouvais laver tous les planchers pour lui épargner de travailler. 

Comme le sexe est un problème d’adultes, je me souviens seulement qu’un gars normal devait avoir une blonde.  La petite Andrée fut ma première, mais ça ne voulait pas dire grand-chose. 

Pour moi, le sexe s’était s’embrasser et je ne l’embrassais pas.  Je me sentais plus à l’aise avec les autres garçons, sans oublier que l’on pouvait vérifier notre petite virilité. Avec un gars, je savais ce que je voulais quoique j’étais  scrupuleux ou plutôt que j’avais une peur affreuse de commettre des péchés.

6 juillet   2021

Le choix est simple sur le plan de la politique fédérale. Les libéraux ou les conservateurs. Le Bloc québécois indique la force de l’opposition et la possibilité d’avoir la balance du pouvoir.  Tout indique que nous aurons des élections plus tôt que tard. Personnellement, tout, sauf les Conservateurs, ces descendants du colonialisme.

Le Sénat, cette vieille structure désuète, fait le jeu des Conservateurs et bloquent les lois C-10  et l’interdiction d’avoir des cliniques de conversion homosexuelle. Il force des élections.

Cette guerre contre les homosexuels, devenus gais et LBGT, existait chez les nazis d’Hitler.

C’est aussi dire que c’est le même esprit colonisateur qui anima le gouvernement Conservateur de Macdonald dans la lutte pour éliminer l’indien de l’indien

Trudeau doit cesser de demander des excuses au pape François qui n’a rien eu à voir dans ce génocide et rappeler que ce sont les Conservateurs qui ont donné la commande et fait en sorte qu’elle soit exécutée. 

Reste qu’un adulte qui se sert d’un enfant comme d’un esclave,  qui le prive de sa vie d’enfant, qui le martyrise, est dégueulasse. Et, cela n’est pas qu’une réalité quand on veut dénoncer les abus sexuels. Au moins, dans les jeux sexuels, il y a partage, égalité et très souvent valorisation en plus du plaisir, sauf si tu es en autorité et qu’alors le consentement est impossible.

J’ai toujours été frappé par le besoin de dénoncer les abus sexuels, ignorant la violence qui est faite à certains enfants, comme si on mourrait d’abus sexuels et que ce serait moins pire que d’être martyrisé. Tout est question de violence. Et, le pire les enseignements religieux nous apprenaient que l’homme est le grand maître au-dessus même de la critique.  Avec les pensionnats, on apprend aussi qu’une femme peut être aussi pire qu’un homme.

La frustration conduit aux pires inconduites. Ça, par contre, la société ne semble pas l’avoir encore compris.

Radioactif 85

juillet 5, 2021

Radioactif  85

28 Août 2007

Immigration planétaire.   

L’immigration devrait être un droit individuel planétaire.  Tous les humains devraient avoir le droit de choisir le pays dans lequel ils veulent vivre

Le choix du pays permettrait à chaque individu de vivre exactement les valeurs qu’il désire.  Les frontières ne constituent pas un problème particulier, mais elles devraient être acceptées par tous et définitives. 

Si le commerce peut être exercé librement à la grandeur de la planète pourquoi n’en serait-il pas de même pour l’immigration ?  Celle-ci exercerait strictement une fonction de contrôle statistique, dans le sens, de savoir qui habite où. 

Évidemment, l’immigrant doit accepter les us et les coutumes et se conformer strictement aux lois du pays où il choisit de vivre.  Cela ne sera possible qu’au moment où nous aurons tous accepté que tous les individus soient égaux par leur essence humaine et que les différences culturelles de chaque communauté peuvent devenir un atout pour le choix de sa qualité de vie. 

Les pays devraient ainsi améliorer leur qualité de vie chez eux pour soutenir l’intérêt et attirer les immigrants. 
 


28 Août 2007

Petit Vietnamien.   

Avant d’adopter Shuhed et Rouhed, des gars du Bangladesh, j’ai rencontré un petit vietnamien, un petit boat people tout à fait extraordinaire.  Ça immédiatement cliqué entre nous. 

Je voulais l’adopter, mais il demeurait avec sa tante en Ontario.  Ses grands-parents, qui avaient toute l’autorité, ont décidé que pour le bien de tous, il demeurerait chez sa tante durant l’école et qu’il pourrait venir passer l’été avec moi. 

Avant cette décision, on avait même entrepris les démarches nécessaires pour son adoption.  Quand j’ai demandé une exemption pour qu’il puisse fréquenter l’école anglaise durant un an avant d’intégrer l’école française, ce fut tout un scandale.  Pourquoi un radical comme moi osait-il demander une permission spéciale pour envoyer un jeune immigré à l’école anglaise? 

C’était facile à comprendre. Je trouvais qu’il fallait lui donner un peu de temps pour apprendre au moins la base essentielle à toute communication. Il venait d’absorber l’anglais dans un temps record. En demeurant avec moi, tout aurait été en français uniquement. Après une année, il aurait pu intégrer des classes françaises sans difficulté et sans rattrapage à faire.

28 Août 2007

Immersion.

Depuis son arrivée en Ontario, il avait appris l’anglais dans un temps record.  Un vrai petit «bollé», un enfant adorable.

Je considérais inhumain de le placer immédiatement dans une école d’immersion totale pour apprendre une troisième langue.  Je voulais juste qu’il ait un petit répit d’autant plus que le français est plus difficile à apprendre. 

Je m’étais dit qu’après une année avec moi, il pourrait plus facilement intégrer l’école française.  Il pourrait au moins déjà connaître l’essentiel d’une communication de base en français.  Ce ne fut pas nécessaire, mais je crois toujours que ma position était raisonnable. 

4 juillet 2021

Si la langue était le principal problème à l’intégration, depuis on a dû ajouter la religion d’où l’impérative nécessité de la loi 21 pour que toutes les religions soient traitées sur un pied d’égalité.

Le prosélytisme est une réalité et notre Cour suprême sera-t-elle faire la différence puisqu’avec le multiculturalisme, il n’y a rien qui l’interdise. Pourtant, c’est une réalité essentielle pour s’assurer que toutes les religions puissent exister sur un même territoire sans créer de discrimination.

Au Québec, tu peux vivre n’importe quelle religion, aller au temple de celle-ci sans problème, voire même porter un voile dans l’espace public tant que tu n’es pas à visage découvert.

Au Canada, on se croit plus fin et pourtant c’est l’endroit où il y a eu le plus d’attentats à base religieuse. C’est toute une différence culturelle.

Si le Canada ne peut pas accepter cette différence, il faut absolument devenir indépendant pour vivre selon notre conscience.

Si la Cour suprême accepte cette différence, il sera de plus en plus possible de croire que les états associés de Gérin-Lajoie, la souveraineté-association de René Lévesque, des libéraux, ou même la souveraineté culturelle de Robert Bourassa, qui n’a rien d’un séparatiste, sont possibles à l’intérieur du Canada.

Il ne faudrait pas que les Québécois soient le deuxième génocide canadien, car les pensionnats sont la preuve que ce fut un génocide des autochtones, grâce aux Conservateurs, qui aujourd’hui encore bloquent la loi pour interdire les cliniques de conversion, soit un refus maladif de l’homosexualité.

Ce processus pour nous faire disparaître culturellement ne peut pas être le même, mais tout se fait plus hypocritement grâce à la Constitution et la répartition des champs de compétence.

Radioactif 84

juillet 4, 2021

Radioactif 84

28 Août 2007

Déformations religieuses.         

Les musulmans et les Juifs n’échappent pas à ces déformations, car à force de vouloir vivre le mot à mot des paroles de dieu, ils oublient que nous ne sommes pas des dieux et que par conséquent ce n’est qu’orgueil que de prétendre pouvoir interpréter la parole divine. 

Mahomet reconnaissait un rôle de partenaire égal entre l’homme et la femme ; le contraire de ce qui se passe aujourd’hui dans l’Islam. 

Les hommes étudient les religions dans les universités, mais ils semblent oublier que les religions ont été fondées par la peur de nos ancêtres face aux pouvoirs de la nature.  Les rites sont nés avec leurs désirs de calmer un peu les nerfs aux différentes forces de la nature auxquelles ils ont donné des noms de dieux. 

La guerre entre Israël et Palestine et tout le Moyen-Orient est celle d’une bande de fanatiques religieux, en plus ,des richesses naturelles convoitées.    

28 Août 2007

Mensonges religieux.      

Les religions ont toutes déformées les paroles de leur dieu en les interprétant.  C’est surtout vrai en ce qui concerne la sexualité ou, si on veut,  le rapport entre les hommes et les femmes ou entre individus. 

Dans la religion catholique, Évangile selon Saint-Jean, Jésus pardonne à une prostituée.  Son péché n’est pas pire que les autres.  Saint-Jean n’a que quinze ans et il est le disciple bien-aimé.  Jésus couche nu dans le Jardin des Oliviers avant de se faire massacrer. 

Nos âmes frileuses qui s’attaquent à toute liberté sexuelle devraient réfléchir avant de se proclamer les seuls êtres purs de l’humanité.  La pureté n’est-elle pas profondément liée à la capacité d’aimer, sans juger?  La chasteté ne serait-elle pas une notion pour préserver la grande noirceur qui se prétend la vérité divine? 

Pour encore mieux nous dominer, la religion a inventé le catéchisme comme les musulmans se sont dotés de la Charia.

3 juillet 2021

Plus on regarde l’histoire de l’humanité et ce qui se passe un peu partout sur la planète, plus les choses sont pareils. Il y a toujours des religions qui s’imaginent être meilleures  que les autres et qui inspirent les plus fanatiques à assouvir les autres humains à leur fausse préciosité.

Les religions créent tellement de discriminations qu’elles engendrent plus de mal et de violence que presque toutes les institutions

Les religions devraient au contraire nous apprendre à accepter les différences et à se mêler de ses affaires. C’est un droit individuel que de croire ou de ne pas croire.

Les problèmes ne sont pas toujours et exclusivement solutionnés par les dénonciations judiciaires, Si tu as des problèmes émotifs ou psychologiques, ce sont des traitements psychologiques que tu as besoin pour mieux te sentir dans ta peau.   

Radioactif 83

juillet 3, 2021

Radioactif  83

27 Août 2007

Le Néo Rhino.       

Le foulosophe François Yo Gourd, foliticien et libre farceur est finalement candidat pour le parti Néo Rhino.  Bravo ! 

C’est une excellente idée de semer un peu de rires dans le comté d’Outremont.  Toutes nos grosses poches de la bourgeoisie libérale et fédéraste doivent serrer les fesses. 

Notre champion part assuré d’au moins 200 votes.  Les Néo Rhinos sont les dignes descendants du Party Rhinocéros du Dr Jacques Ferron (tout un écrivain) dont j’ai été moi-même candidat à Sherbrooke. 

L’humour permet d’échapper à la constipation.  Elle est contagieuse.  Même certains Juifs du coin songeraient à joindre les rangs puisque les autos seront interdites dans Outremont durant le Shabbat.  Un Outre-Monde est possible au-delà du Raël, au-delà du Reer, comme le dit le sage candidat.    


27 Août 2007

Les Anglos…          

Ma mère a toujours eu beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi les Québécois en veulent tant aux Anglophones de l’Ouest de Montréal.  C’est pourtant simple : question de comportement. 

Les Anglophones dans les Vaucouleurs (Estrie) n’ont pas du tout l’arrogance des Anglophones de l’ouest de Montréal ainsi que de plusieurs immigrants. 

Quand je me fais dire par un immigrant que tous les séparatistes devraient être en prison, il me rappelle que c’est à cause de ceux qui pensent comme lui que nous n’avons pas notre propre pays.

C’est loin des discussions franco-anglaises que nous avons ici.  À Magog, il n’y a pas vraiment de différence entre les deux nationalités (sauf pour le vote du référendum).  Nous sommes amis à priori.  Nos discussions valsent entre le français et l’anglais. 

À Montréal, ceux qui s’adressent à toi en anglais sont habituellement arrogants et se prennent pour les maîtres, même s’il faut reconnaître qu’ils sont de moins en moins nombreux.  Ce sont ceux qui devraient déménager à Toronto s’ils n’aiment pas le français.  

Un Québec indépendant est indivisible. Pas de partition comme le préconisait Stéphane Dion, un autre Trudeau. 

3 juin 2021

J’aurais dû voir  que la censure devenait omniprésente quand des membres du parti Rhinocéros ont commencé à me reprocher de me dire amourajeux (pédéraste) et prétendre que je me servais de cette plate-forme pour  faire la promotion de cette orientation sexuelle.

J’ai plutôt pensé qu’il faut être complètement débile pour croire qu’un parti basé sur l’humour puisse attacher de l’importance aux farces à caractère sexuel.

Je me suis donc détaché du groupe en pensant que c’était le début de la fin.  Quand tu ne sais plus faire la différence entre l’humour et le sérieux , que tu es un parti dont le fondement est l’humour, tu ne peux pas faire autrement que de péricliter. Comment peux-tu te prendre au sérieux quand tu es là simplement pour rire ?

Le seul rôle vraiment politique était que l’humour permettait d’avoir une façon originale d’annuler son vote. Ceux qui pensaient que les rhinocéros pourraient un jour prendre le pouvoir avait certainement un problème de neurones surchauffées. Juste y penser était une bonne farce ! 

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Radioactif 82

juillet 2, 2021

Radioactif  82

26 Août 2007

Dr Camille Laurin. 

Quand on parle d’un héros, il faut absolument citer : le Dr Camille Laurin.

Ce petit homme est définitivement celui qui avec, René Lévesque, mérite le plus notre admiration. 

Essayer de vous imaginer un petit homme comme lui devant des foules d’anglophones essayer de les convaincre de la nécessité de la loi 101.  Fallait un courage exceptionnel. 

Je me souviens m’être présenté à une réunion anglophone pour faire valoir mon point de vue et leur faire savoir qu’il y avait des travailleurs francophones qui devaient gagner leur vie en Anglais au Québec. 

Je n’ai pas eu de problème, mais j’ai été à même d’admirer le père de la loi 101.  Quel homme !  On a même plus le dixième de son courage. 

Et, le Doc Laurin n’était pas un fanatique ou même un anglophobe.  Il n’y a que dans le pays du Québec, où on aura plus à craindre de perdre notre langue.   Pour cette raison, nous verrons apparaître certaines ouvertures à la tolérance véritable qui n’existe que si elles savent d’abord se respecter elles-mêmes.

27 Août 2007

Raoul Roy, écrivain.        

L’écrivain Raoul Roy avait ses idées bien à lui. 

Nous étions des Canadiens français et les Anglophones avaient même volé notre nom.  Même s’il était le père spirituel d’un Québec socialiste indépendant, Raoul Roy ne voulait rien savoir de l’appellation de Québécois.  Il avait la tête dure des Beaucerons. 

Il prétendait aussi que le premier FLQ était le seul authentique.  D’ailleurs, soulignait-il, pour le premier FLQ, tout partait de la défense du fait français.  Pour eux, le français était la principale revendication, à part l’indépendance. 

À son avis, les autres cellules étaient fomentées par Ottawa.  Des cellules animées par la gauche et qui tenait peu à l’indépendance du Québec. Point de vue que je ne partageais pas, même si on sait qu’à la fin du FLQ, il y avait plus de policiers de la GRC que de terroristes.  

Par contre, c’était le même langage que celui du Dr Jacques Ferron qui a été; le négociateur lorsqu’on a arrêté Paul Rose.  Ferron  disait aussi que les évènements d’octobre étaient la réalisation d’un plan fédéral pour justifier l’occupation militaire du Québec.  Ces écrivains basaient leur thèse sur le fait que cette révolution armée était menée par révolutionnaires dont le but était bien plus de renverser le système capitaliste que de faire l’indépendance du Québec.

Raoul Roy a dénoncé le premier les écrits « québécophobes » publiés dans les grands journaux américains.  Dans  « Lettres aux Juifs de Montréal », il cite des articles pour nous ouvrir un peu les yeux.

Il était également parti en guerre contre ce qu’il appelait «  la go-gauche » québécoise. .  

Bizarre qu’il est tant écrit et qu’aujourd’hui personne ne se rappelle de lui. 

Raoul Roy, l’écrivain, avait aussi choisi le nom de Vaucouleurs pour remplacer celui de l’Estrie ou des Cantons de l’Est.  Il disait que ce nom personnifiait mieux cette région.  Quand je songe à la beauté des paysages dans les environs de Barnston et Baldwin’s Mill, rien n’est plus vrai. 

2 juillet 2021

La division du Québec entre les gens de droite (religieux) et la gauche (anticapitalisme) sera ce qui tuera le Québec.  Tant que cette division prévaudra, on peut dire que la chanson de Pauline Julien, « Mammy » sera notre réalité. Nous ferons comme la francophonie hors-Québec,  nous deviendront de plus en plus des entités folkloriques.

Jamais le Québec ne deviendra un  pays tant que celui-ci sera partagé sous cette formule.  Avant il y  avait les francophones et les anglophones, maintenant, le partage se fait aussi avec les immigrants, mais on doit ajouter la division entre les hommes et les femmes. .

La division a toujours servi le fédéralisme et le servira encore plus avec toutes ces histoires de « victimes » dès que tu as une petite différence.

Le nombre était la force du PQ tant que la division se faisait entre péquistes et libéraux. La venue de Québec solidaire a divisé encore plus ceux qui espéraient que le Québec devienne un pays.

Le seul premier ministre qui a vraiment voulu une indépendance totale est Jacques Parizeau. L’indépendance à la Lévesque est plutôt un nouveau partage des compétences constitutionnelles entre le fédéral et les provinces. Le référendum de 1980 était simplement de permettre au gouvernement du Québec de négocier avec le fédéral. La souveraineté-association. Il a fallu les mensonges de Pierre-Elliot Trudeau pour que le fédéral l’emporte : un non sera un oui. Tous les changements apportés furent des changements qui diminuaient les pouvoirs du Québec.

Avec l’arrivée de Québec solidaire, le mouvement indépendantiste a opposé le progressisme à la souveraineté.  Malgré tout ce que l’on voulait nous faire croire, l’osmose de ces deux partis pour créer une vraie force nationale n’a jamais existé. Lors des dernières rencontres du OUI Québec, par exemple,  on avait plutôt l’impression de se retrouver dans un mouvement féministe.   On parlait plus de la place des femmes que de la souveraineté.

Avec ce qui se passe maintenant,  Québec solidaire est officiellement le parti de la go-gauche. Il se fiche carrément des «  de souche » pour défendre ce qui nous divise encore plus : la guerre des religions.

Génocide autochtone au Canada

juillet 1, 2021

Les CONSERVATEURS  de M. John A Macdonald  sont  les premiers responsables  et initiateurs du projet des pensionnats autochtones à l’origine du génocide que l’on dénonce aujourd’hui.  

Aujourd’hui, ce sont les  Conservateurs  du Sénat qui bloquent la loi C10, celle qui aide nos artistes.  

Les Sénateurs conservateurs bloquent aussi la loi contre les cliniques de conversion  homosexuelle, condamnant les jeunes à se mépriser à vie au nom d’une morale arriérée, décriée par le monde scientifique.

C’est aussi le gouvernement CONSERVATEUR de Macdonald qui a fait pendre Louis Riel et qui a envoyé l’armée contre les Métis de Batoche pour son fameux chemin de fer.

Ce n’est pas qu’un génocide de guerre de religions, mais un produit carrément politique.  Le génocide est l’application de la morale des CONSERVATEURS.

Radioactif 81

juin 30, 2021

Radioactif 81

26 Août 2007

Ronald Federated Graphics.     

J’arrivais de Vancouver sur le pouce.  Comme tout Québécois qui va vivre en français en dehors du Québec, j’ai appris que le Canada ce n’est pas mon pays.  Je n’y suis pas chez-moi.  On ne respecte aucune de mes valeurs fondamentales dont la tolérance. 

Si tu veux qu’un Québécois devienne indépendantiste, envoie-le vivre en français en dehors du Québec. 

Je n’avais pas un sou et je ne sais pas pourquoi je déteste vivre aux dépends des autres. Est-ce de l’orgueil ? J’ai donc accepté un emploi de messager chez Ronald Federated Graphics, à Montréal.  Tout se passait en anglais. 

Dans un excès de zèle patriotique, dira-t-on, j’ai décidé de traduire tous les messages que je devais apporter d’un département à un autre, en français. Bell Canada devint Cloche Canada.

Les patrons n’ont pas particulièrement apprécié.  Les journaux se sont saisis de l’affaire.

26 Août 2007

Congédié pour avoir écrit en français.          

À cette époque, il y avait un certain Meloche qui venait de tuer ses patrons. 

Les patrons m’ont d’abord averti, puis, convoqué au bureau de la direction.  En me présentant, j’ai déposé une pomme et un petit couteau sur le bureau du patron. 

Il me dit :  » Tu veux m’intimider ? — Non, je veux manger une pomme, mais je suis content de vous rappeler qu’il commence à y avoir bien des Meloche au Québec.   »   

Évidemment, je fus renvoyé, mais on m’avait demandé auparavant ce que je désirais.  Ça se résumait au respect de la loi 101. 

Le jour même, je suis revenu avec une pancarte à la main : Congédié pour avoir écrit en français, à Montréal.  La police arriva pour m’arrêter, mais puisque j’étais seul, je les ai menacés de les poursuivre pour arrestation illégale.  Ils ont confirmé que je connaissais la loi et pour la première fois j’ai manifesté sous le regard de la police. 



26 août 2007           
Loi 22.

Au même moment, le parti libéral de Robert Bourassa sortait sa fameuse loi 22.

Même si elle disait que le Québec est français, ce qui était un pas énorme, à part de son titre, c’était une loi bidon comme celle de la nation de Stephen Harper.

Elle portait un titre extraordinaire, mais dans les faits, elle nous faisait encore un peu plu la peau sur le plan culturel. 

La loi 22 faisait du français la langue officielle du Québec, mais dans les faits quand tu la lisais article par article, elle accélérait notre assimilation.

Elle servait à nous endormir comme aujourd’hui quand on essaie de nous faire croire que le français se porte bien.    

Fort de mes premières manifestations, j’ai décidé de poursuivre la lutte en me rendant à la fête du Canada, le premier juillet, avec ma pancarte « Congédié pour avoir écrit en français, à Montréal». 

Devant ma décision, probablement pour m’aider à avoir moins peur, l’amie de Gilbert Langevin, Mireille Despard a décidé de se joindre à moi. 

Heureusement, tout s’est bien déroulé quoique aujourd’hui, je crois que c’était quand même très risqué. 

Une seule fois, un anglophone s’est permis de me frapper en passant, mais rien de grave.

Le plus frappant fut à, un moment donné, de sentir que la police n’était pas là pour m’arrêter, mais plutôt pour nous protéger.  Ça fait très bizarre de constater que ceux qui furent tes ennemis deviennent bizarrement ceux qui te protègent.

Était-ce parce qu’on savait que les journaux suivaient l’affaire?  Seul feu le quotidien le JOUR en parla et présenta une photo.  Mais, l’exploit avait été accompli.

26 Août 2007          
La 22 sur la 22.      

J’ai décidé de pousser l’audace jusqu’à me rendre à l’Assemblée nationale défendre mon point de vue en commission.  Il était évident que je ne pourrais pas y entrer avec ma pancarte.  Donc, j’ai mis un tas de petits cartons dans mon sac avec des crayons feutres. 

Ma présence devant le parlement fut vite remarquée par certains ministres.  Jean Cournoyer vint même me parler.  Je croyais leur avoir fait comprendre ce qui se passait, mais il s’agissait d’une toute autre chose : j’avais doublé ma pancarte et sur l’autre côté, j’avais écrit : La 22 sur la 22.  On y voyait là, un message du FLQ en plein piquetage. 

En réalité, c’était un affreux malentendu.  Je n’ai aucun talent en dessin et je n’avais eu assez de place pour suivre le conseil de Gilbert Langevin et écrire : La 22 sur la 22 ou la 222.   La 222 est une chanson de Pauline Julien « La croqueuse de de 222 ».

Finalement, je me suis présenté à la Commission parlementaire. Je confectionnais une pancarte, on me mettait dehors.

J’entrais, j’en faisais une autre et on me remettait à la porte. 

Le manège a duré ainsi durant un bon bout de temps.  Je sentais la commission exaspérée, je suis retourné à Montréal. 

Je ne voulais pas faire carrière dans les manifestations, mais c’était mon moyen d’expression, même si parfois je risquais ma vie. 

Je croyais dans un Québec français qui respecte ses minorités, mais qui ne s’en laisse pas imposer l’anglais par la peur.

J’y mettais autant de cœur que pour faire comprendre la nécessité d’une liberté sexuelle non violente et consentie dès l’adolescence. 

26 Août 2007

Les femmes enchaînées.           

Quelques temps plus tard, des femmes dont une madame Derome se sont enchaînées à leur siège dans l’enceinte du parlement pour manifester leur opposition à la loi 22. 

J’ai appris depuis que ces femmes audacieuses avaient décidé de s’enchaîner parce qu’elles avaient lu que j’avais été expulsé.  

À cause de l’ambiguïté du titre et des articles, j’avais peur de m’être trompé et d’avoir mal lu la loi 22.  Par contre, une chose était certaine : j’avais été congédié pour avoir écrit en français dans une entreprise qui faisait entre autres les Pages jaunes.  Il fallait que je sois le dernier qui perde son emploi pour avoir osé utiliser le français. 

Ainsi quand on a tenu à Québec, les premières fêtes de la francophonie, je me suis présenté seul avec une pancarte.  Tous les médias se sont précipités sur moi. Combien y aurait-il de manifestants ? De jeunes manifestants m’ont aidé et je me suis juché sur un monument.  Ce n’était pas important qu’on me voie la face, mais que tous les médias du monde proclament Congédié pour avoir écrit en français, à Montréal.

26 Août 2007

Trudeau et l’agent Samson.      

J’ai décidé de rendre manifester à Ottawa.  J’étais avec ma pancarte à la sortie de la salle où Pierre Trudeau donnait une conférence de presse. 

 À sa sortie, Trudeau a refusé d’écouter Marguerite et il a décidé de se rendre à pied au parlement plutôt qu’en auto.  J’ai toujours soupçonné Trudeau d’aimer ces situations. 

Tout en montant, les agents de la GRC me poussaient afin de tenir ma pancarte à l’écart des caméras.  Miracle.  Un des photographes trébuche dans les marches et Trudeau lui présente la main pour l’aider à se relever.  Les policiers sont déstabilisés.

J’ai pu mettre ma pancarte en évidence.  Pour moi, dans tout ce que je faisais, c’était le message qui comptait. 

J’étais convaincu que le fédéral voulait mettre le feu aux poudres au Québec pour justifier une intervention militaire en se servant du domaine linguistique.

Un autre miracle, à mon retour, j’ai appris que l’agent Samson, de la GRC, venait de sauter avec sa bombe. Ainsi, la police qui rêvait de faire revivre le FLQ était prise dans son propre jeu.

Quand je suis retourné dans la rue contre la loi 22, il tombait des clous et nous étions environ 100,000 manifestants. 


26 Août 2007

Ronald Federated Graphics.     

Vous ne le croirez peut-être pas, mais la compagnie a changé de nom. Un nom français : Les imprimeries Ronald. 

La meilleure, quelques années plus tard, l’Observateur, de Paris, reprenait ma photo devant le parlement de Québec, sur le monument, pour parler de la nouvelle lutte des jeunes pour un Québec indépendant. 

Plusieurs média ont aussi parlé de cet événement aussi loin qu’en Europe et en Afrique.  Je n’étais pas important, mais le message reste primordial pour la survie du français au Québec. 

Un soir, j’ai assisté à un spectacle de Gilles Vigneault.  Il fallait écrire les couplets d’une chanson. J’en ai fait trois, mais un lui causa des problèmes.  Il fut vachement critiqué parce que je disais que mon père travaillait de jour d’où nous étions 22 enfants.

On n’a pas des moumounes du sexe que depuis peu temps.

Radioactif 80

juin 29, 2021

Radioactif  80

26 Août 2007

Striptease de la loi 101.   

La situation linguistique au Québec n’a pas tellement changé, même si nous avons, pour encore un petit bout de temps, les écoles linguistiques. 

Depuis l’avènement de la loi 101, les Anglophones, en se servant des immigrants et surtout de la Cour suprême, éliminent un par un les articles qui garantissent la survie du français dans une mer américaine anglophone. 

Le striptease linguistique se poursuit parce que nos partis politiques passent leur intérêt partisan avant ceux de la nation.  Ils n’ont pas assez de vision et d’honnêteté pour mettre fin au carnage, en mettant cette cause au-dessus des préoccupations mesquines des partis politiques. 

Sur le plan de la langue, comme de la laïcité, il ne devrait pas y avoir de dissension ou de compromis.  Ce n’est pas le moment de jouer à la roulette russe avec notre culture.   

Les lois fédérales ont prédominance sur les lois du Québec.  C’est ça le fédéralisme.  On est des marionnettes.  Si on veut s’angliciser pour avoir de meilleurs salaires, on a qu’à continuer à se mettre la tête dans le sable. 

On oublie, que pour être acceptable par tous, la loi 1 a été modifiée et est devenue la loi 101. 

Depuis, on détruit même la loi 101, article par article, en se disant que les petits Québécois bonasses ne s’en rendront pas compte.

Dans un pays du Québec, le français ne sera pas constamment en danger. Il sera la langue d’usage.

28 juin 2021

Ça fait 14 ans que j’ai écrit concernant le danger évident que nous perdions notre culture francophone et laïque.  Aujourd’hui, la différence, les experts confirment ce que je disais.

Tout, dans la Constitution canadienne nous condamne à disparaître comme peuple ou nation. L’éducation supérieure est de responsabilité partagée d’où l’anglais devient essentiel si tu veux obtenir un diplôme dans les universités canadiennes  les plus populaires dans le monde, McGill ou Concordia. Cette intrusion d’ans l’éducation permet de jeter un coup d’œil dans ce qui se passe au secondaire et au CEGEP, sous prétexte de protéger la pauvre minorité anglophone du Québec. Ce qui se passe avec Dawson prouve que ces institutions ne servent pas que la minorité locale, mais à angliciser davantage les immigrants et même les petits québécois embourgeoisés et colonisés.

Le visage du Québec n’a plus rien de francophone. On retrouve partout des enseignes anglaises ou prioritairement anglaises. On a refusé au Parti Québécois d’exiger que  l’affichage soit unilingue francophone parce qu’on ne voulait pas de chicane avec les Anglophones. Ceux qui étaient d’accord avec l’affichage uniquement en français étaient dédaignés par les autres parce qu’ils étaient trop radicaux. Ce « moumounage » nous a menés à un paysage anglophone un peu partout.  Que fera-t-on maintenant pour changer ces résultats?

Et, à l’immigration, on fait croire que l’on manque de travailleurs, alors on fait venir n’importe qui, même ceux qui ne parlent pas français ou qui ne l’apprennent pas.

Nos gouvernements provinciaux québécois ne pensent qu’à l’économie.  On peut faire de l’argent encore mieux en anglais alors pourquoi s’arracher les cheveux pour notre avenir. Demain, on sera de plus riches habitants anglais se remémorant l’époque où nos ancêtres étaient francophones.

Radioactif 79

juin 28, 2021

Radioactif  79

26 Août 2007

Système judiciaire.          

Le système judiciaire remplace de plus en plus les religions et poursuit cette domination individuelle.  Contrôler l’émotivité, c’est le pouvoir religieux. 

Pour le conserver, le système judiciaire continue de s’attaquer à la liberté sexuelle non violente et consentie.

C’est l’hypocrisie du gouvernement Harper qui sait que plus les Québécois partageront les valeurs canado-américaines, plus les Québécois seront dociles et accepteront que le Canada et le Québec deviennent le grenier des États-Unis.

Nous nous faisons déjà exploiter dans le cas des richesses naturelles et pour nous laver sans qu’il y ait une révolte générale face à ce pillage, il faut que le Québec se sente une partie intégrante de l’Amérique.  

27 juin 2021

D’une certaine façon, c’est vrai. Nous sommes absolument liés au sort de nos voisins du Sud et nous avons les richesses ; mais notre intégration à l’Amérique ne passe pas par notre assimilation comme le pense les Anglophones du Canada. 

Cette assimilation repose non seulement sur la tentative de nous noyer par l’immigration, mais en exigeant de plus en plus que l’anglais redevienne la langue de travail. 

Il est normal qu’un immigrant qui veut travailler et qui pense avoir plus de chance en apprenant  l’anglais tente d’apprendre l’anglais. Il doit apprendre que s’il veut utiliser l’anglais pour vivre, il se trompe de province. Le Québec est une bulle, un territoire, une nation francophone.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le Canada essaie de se débarrasser du français. L’Ontario et le Manitoba ont déjà interdit le français. Si on avait pu faire, avec le Québec. ce que l’on a fait aux autochtones, ça ferait longtemps que ce serait déjà fait.

Assimilation , ça sonne comme génocide culturel, ça ressemble, en moins violent, aux pensionnats autochtones.

Le mépris international du Québec, grâce aux média d’information américains, ne vient pas de commencer, il se poursuit. L’écrivain Raoul Roy, l’a dénoncé dans un petit livre intitulé : « Lettres aux Juifs de Montréal ».

Radioactif 78

juin 26, 2021

Radioactif 78

26 Août 2007

Dieu = pouvoir.      

Pour le système (la mafia légale mondialisée), dieu c’est le pouvoir de l’argent, de l’énergie et de la violence ; c’est la banque mondiale. 

Elle est capable de tout manipuler, les états par les prêts ; les individus par les religions. 

C’est le système financier mondial qui décide de la survie, de la prospérité des pays ou de leur déchéance. 

Je me suis laissé dire qu’Hitler n’avait pas le choix, tous ses projets d’expansion étaient étouffés par la finance.  Il aurait été assez fou pour croire pouvoir renverser « le pouvoir mondial» et prendre le contrôle à sa place, grâce aux armes, d’où sa haine des Juifs. 

On sait où ça nous a mené.  Pour éviter que ces choses puissent se reproduire, il faut restaurer le droit d’exprimer toutes les opinions.  La vérité doit être prouvée pour être reconnue.  Tout est question de crédibilité. 

On a vidé la vie de son sens en priorisant le pouvoir plutôt que l’Homme.

26 Août 2007

Système et religion.         

Pour le système, communisme et capitalisme sont simplement des moyens différents de faire de l’argent. 

Les religions ne servent qu’à faire accepter tous les gestes violents des pouvoirs économiques en leur fournissant une justification. 

Les Américains et les Juifs ont le christianisme (la Bible), les communistes ont l’athéisme et les magnas du pétrole ont l’Islam. 

Les religions doivent souder les individus autour d’une interprétation de la vie qui guide leur façon de se juger et de juger les autres. 

Plus les gens sont aveuglés par leur foi, plus ils sont disciplinés et prêts à tous les sacrifices.  C’est pour cela que toutes les religions partent avec l’existence du péché de la chair et de l’après -vie. 

Cette conception déstabilise les individus, car ils naissent pécheurs, coupables.  Ce péché ne permet pas seulement de combattre les abus, mais par sa castration, elle gruge toute forme de plaisirs.  Non seulement le sexe est le mal ambulant, mais tout ce qui y conduit, c’est à dire les sens d’où : la nudité est une offense, pire, il ne faut pas toucher, ne pas regarder, ne pas convoiter…en fait tout ce qui est corporel mène au mal. 

Plus les personnes se méprisent, plus elles sont capables d’haïr les autres et justifier les guerres quand ceux qui dirigent ont besoin de chair à canon pour défendre leurs intérêts.

Le système est une mafia planétaire.  Le sexe sert à détourner les regards des abus des riches qui manipulent les plus pauvres.

26 juin 2021

On passe notre temps à parler des droits individuels, mais en réalité le système judiciaire est le premier à ne pas les respecter quand il organise une justice punitive plutôt que préventive ou de réhabilitation.

Comment peut-on prétendre de protéger les enfants d’aujourd’hui en condamnant des gens pour des gestes sexuels commis il y a plus de 20 ans ?

 Évidemment, maintenant on commence à se justifier d’agir en fasciste, car c’est du fascisme, ce sont philosophiquement les mêmes règles qui justifiaient Hitler dans sa guerre aux homosexuels et aux handicapés, sous prétexte qu’il faut écouter les « victimes ».

Mais, si les victimes veulent réellement échapper à des problèmes intérieurs créés parce qu’ils ou elles pensent que la sexualité sans violence ou domination en dehors de normes est un crime et que ce crime leur crée honte et culpabilité, ce n’est pas en te vengeant, en faisant appel à la Cour. qu’ils ou elles y parviendront. Elles se vengeront, c’est certain, mais en quoi le fait que tout le monde sache que tu t’es fait agresser te délivre de tes démons intérieurs?

La Cour, c’est la vengeance, c’est la mise sur pied d’un système systématique pour faire payer dans le sens littéral, la personne désignée agresseur. C’est souvent  un nouveau moyen d’essayer de se faire des sous.

Si la « victime » veut vraiment se libérer de ce malaise intérieur, ce n’est pas en le criant dans les micros de RDI qu’elle y parviendra. En fait, elle devrait consulter. Voir un bon psychologue ou sexologue pour arriver à reprendre confiance en elle et à pouvoir se revaloriser.

Malheureusement, ces spécialistes coûtent une fortune pour être consultés. On n’a donc pas d’autre choix que d’essayer de se défouler en dénonçant et se faire croire que cela fait de nous un héros alors que ce geste est plutôt celui des zéros.

Les dénonciations servent à gonfler les statistiques et justifier là où ira l’argent.

Par contre, les mouvements pour venir en aide aux gens qui en ont besoin sont définitivement essentiels dans le présent et non en revenant sur de vieilles affaires comptant les décennies. Ces cas servent juste à continuer de vouloir imposer son pouvoir en se servant de la peur comme le font la plupart des religions.

Radioactif 77

juin 25, 2021

Radioactif 77

25 Août 2007

La télévision.         

Nous fûmes les premiers à Barnston à avoir la télévision.  Inutile de vous dire que le salon se bondait quand venaient les finales du hockey.  L’atmosphère était tout simplement électrique. 

Mon frère Marcel ressortait souvent gonflé à bloc des résultats puisqu’il était, rien de moins, que Maurice Richard.  Quant à moi, je grugeais mon frein de constater que mon personnage, pourtant un excellent joueur, n’avait pas la «cote», même s’il s’appelait Godie Howe. 

Quand on jouait au hockey, j’avais parfois un petit problème à saisir le fil qui transforme l’imaginaire en réalité.  Étais-je méprisé parce que j’étais moi ou parce que j’étais Godie Howe ? J’étais souvent naïf, du moins pas très vite à saisir certaines réalités. 

25 Août 2007

Droit de religion.   

Le Québec est un pays laïc.

Le problème d’identité au Québec n’est pas dû à la population, mais à nos dirigeants politiques qui face à Ottawa, n’ont pas de couilles.  

La seule vraie et unique solution au problème religieux est un état laïc, non violent, avec la reconnaissance de l’égalité d’essence de tous les humains. 

Elle reconnaît à tous les individus le droit de choisir sa religion et de la vivre sur une base personnelle à la maison ou dans son temple. Même le tantrisme.  Rien d’autre.

Que les religions cessent de s’occuper de sexualité et il n’y aura plus de problème.  Nos lois ne font que continuer à nous imposer les vues sexuelles des institutions religieuses, même si elles n’ont aucun fondement. 

Les religions sont devenues des institutions carrément commerciales.  C’est à elles de s’adapter aux lois civiles.

25 juin 2021

Le Canadien va en série finale, depuis sa victoire, hier soir, soir de la fête de la Saint-Jean, notre fête nationale. C’est notre nouveau nationalisme à en juger combien de gens étaient en délires. 

Suivre le hockey parce que mon ami aime ça a régénéré en moi l’amour de ce sport. Je ne croyais pas que c’était possible. Par contre, je suis toujours manifestement contre les « débordements » quoique je ne monte plus dans les rideaux quand il y a de sérieuses mises en échec. Si je veux assister à des combats de boxe, ce ne doit pas être au hockey. J’adore quand c’est rapide et intelligent. Et je dois avouer que c’est le cas maintenant.

J’ai aussi reçu les 100 premières copies de mon livre « Un sourire arraché à l’enfer, tome 1» dans lequel je raconte la phase felquiste de ma vie, tout en racontant comment je vivais alors mon amourajoie (ma pédérastie).

Je trouve que j’en parle trop, ce qui me fait perdre des lecteurs, mais il est maintenant imprimé, c’est un peu tard pour vouloir y changer quoi que ce soit.  Le deuxième tome est sous correction, mais je ne sais pas si je le publierai parce que ça me coûte une fortune et aucune librairie, aucun médium n’en parlera comme d’habitude.

C’est ce que j’appelle ma folie : publier des livres quand personne n’est intéressé à lire ce que j’écris. Je devrais prendre cet argent pour voyager plutôt que je jouer au gars qui veut absolument faire triompher « sa vérité ».

Vieillir commence à me travailler. Je dois sortir de mon esprit missionnaire et prendre plaisir à raconter simplement comment j’ai eu une vie fascinante quoique difficile. Je me sens comme un politicien : beaucoup de mots inutiles

J’étais un gars d’action, écrire me fait plutôt me sentir comme un prêcheur quand j’aborde le sujet de la liberté sexuelle. À mon âge, c’est ridicule, car je n’ai plus de vraie vie sexuelle depuis longtemps. Pourtant,  je me sens obligé de continuer mes prédications comme si ce que j’écris permettrait de changer les choses.

Au moins en recevant ma deuxième dose de vaccins, hier, je sais que dans deux semaines, je pourrai recommencer à vivre comme la vraie vie plutôt que de toujours agir comme si on était un virus ambulant ou en danger d’en rencontrer un. C’est tellement important de pouvoir se toucher.

Radioactif 76

juin 24, 2021

Zzz radioactif 76

25 Août 2007

La violence.

Même si on a passé une partie de notre enfance à lutter et à jouer au cowboy personne, à ma connaissance, n’est devenu violent.  Cependant, nos jeux nous permettaient d’être créatifs et surtout de nous trémousser assez pour ne pas devoir brailler pour avoir plus de cours de gymnastique, cours qui n’existaient pas encore. 

Tout se passait dans notre imagination.  Tellement que parfois je me demandais si ce que nous inventions ne pouvait pas devenir réel.  Si la présence des Indiens me semblait impossible, mais on ne sait jamais, celle du trésor laissé près de la rivière par les soldats d’Arnold ne faisait aucun doute.  Le curé Laurencelle l’avait dit, donc ça avait l’air un peu plus sérieux.  Une paye perdue. 

C’était comme les mauvais maniaques qui couraient les enfants.  Il n’y en avait sûrement pas dans le voisinage, mais à force d’entendre parler les adultes, moi et quelques autres, avions remarqué qu’une certaine voiture passait souvent sur la route.  Elle était donc suspecte.  Si cette peur avait persisté, nous aurions été condamnés à avoir peur jusqu’à la fin de notre vie. 

Les adultes pensent que les jeunes réagissent comme les adultes. Quelle erreur!  Nous avons vécu un monde où l’affection manifestée par de tendres touchers n’existait pas.  On se demande ensuite pourquoi des jeunes se suicident, ce qui n’arrive pas dans les peuplades africaines.  

Elles sont tout simplement assez intelligentes pour savoir qu’une caresse n’est pas une agression…


25 Août 2007

Différence de mode de vie.        

C’est sûrement très difficile pour les jeunes d’aujourd’hui de s’imaginer un monde sans télévision ou électricité, avec un service de téléphone où toutes les moumounes de la paroisse écoutaient les conversations pour mieux placoter.  Un monde où il fallait aller chercher de l’huile dans le garage pour approvisionner le poêle durant la nuit, où il fallait faire chauffer l’eau nécessaire pour prendre un bain durant des heures. 

Nous n’étions pas riches, mais nous étions heureux, sans souci, papa s’occupait de tout avec maman. 

La première fois que j’ai vu la télévision, nous étions allés voir un match de hockey chez mon parrain, Hormidas Turgeon, à Magog.  Enfin, je pouvais essayer de comprendre pourquoi il y avait autant de rondelles perdues, lors de la description d’une partie à la radio. 

Nous fûmes les premiers à avoir la télévision à Barnston.  J’avais des goûts différents de tous les autres : les voyages avec le père Ambroise, la musique classique avec l’Heure du concert de Gabriel Charpentier que je rencontrerai beaucoup plus tard dans la vie, etc. 

Je mourrais de peur là où il y avait des meurtres (L’assassin aux gants blancs, avec Garceau), des bêtes bizarres (La belle et la bête) et les films sur la mort…Défaut de mémoire pour le nom.  C’est malheureusement ça vieillir.

24 juin 2021

J’ai vraiment une tête de cochon. Je sais que je suis sous la censure absolue parce que j’ose parler de pédérastie (amourajoie) alors que les féminounes ratissent les codes de loi afin de trouver moyen de s’en prendre aux formes de rapports sexuels qui ne leur plaisent pas.

Je crois qu’elles devraient plutôt voir de bons psychologues pour solutionner leur problème émotif. Ce serait plus constructif pour elle que de chercher à se venger.

Quand tu es violé, tu n’as pas à avoir honte ou te sentir coupable puisque cela revient à ton agresseur et non à toi, la victime. Par contre, un viol, ça n’existe pas sans pénétration et sans violence. Un attouchement n’a rien de comparable à un viol. Malheureusement, les juges façonnent leur sentence de manière à soigner un peu leur popularité. Notre société n’évolue pas , elle régresse puisqu’elle est dominée par les deux extrêmes : les conservateurs et les radicaux dits progressistes.

En fait, dans la réalité, les rapports sexuels, les pensées sexuelles sont extrêmement minoritaires quant au temps global que l’on vie quotidiennement.

Je me considère comme était obsédé par le sexe, à cause de ce que j’écris et le nombre impressionnant d’hommes qui me contactent, et pourtant, cela n’occupe qu’une très petite quantité de mon temps de vie.

Quand il y a trop de sexe, la vie n‘est plus agréable.  C’est une autre forme de prison. Et, le sexe sans amitié n’est absolument pas une richesse.

En réalité, l’important c’est le sentiment qui entoure les rapports sexuels, l’amitié, l’amour, la fascination.

Radioactif 75

juin 23, 2021

Radioactif 75

24 Août 2007

Québec : Afghanistan.    

Si le Québec était indépendant, nous ne serions pas en guerre en Afghanistan.  Une des caractéristiques fondamentales de l’État du Québec devra être son caractère de non-violence.  Il est bien évident que si on prend des engagements, ils devront correspondre à nos valeurs. 

Il n’y a pas que l’économie et le commerce qui comptent, même s’ils sont essentiels à notre bien-être. 

Si l’on veut établir la démocratie, il faudra éliminer la censure…


24 Août 2007

La lutte au forum.


Même si on adorait nos parents, nous étions bien contents quand ils s’absentaient un peu parce qu’enfin on pouvait se livrer à tous les jeux interdits : la lutte ou la guerre des élastiques. 

Nous étions six gars et bien évidemment notre jeu favori, c’était la lutte. 

Maman venait à peine de quitter la maison que la cuisine se transformait en arène.  Le jeu se poursuivait jusqu’à ce qu’il en ait un qui se mette à brailler.

Nous savions quand même modérer nos ardeurs.  Je me choquais souvent contre moi-même parce que j’étais moins fort que les autres. Ça m’humiliait. 

Quant aux élastiques, nous nous faisions des forts et nos projectiles étaient les élastiques, les mêmes dont on se servait pour tenir nos bas. 

Dans un de ces combats, nous avons blessé la gardienne à un oeil.

24 Août 2007

Un jeu, c’est un jeu.         

Même si maman avait raison de combattre la violence entre nous, pour nous, les jeunes, lutter c’était juste mesurer notre force et nos talents d’acteurs.

Nous avions la sagesse de faire la différence entre un match de lutte et une chicane.  Fallait être fort, mais ne pas blesser. 

C’était comme quand je disais ma messe, je savais très bien que je n’étais pas curé ou quand on jouait aux docteurs, les maladies entre les deux jambes n’étaient qu’une façon d’assouvir notre curiosité.  Il n’y a que les adultes qui aient l’esprit assez tordu pour y voir assez de mal pour penser que ça nous traumatise.  C’est possible seulement s’il a violence. 

Heureusement, chez les jeunes, le sexe est une pensée sur un million.  Nous n’étions pas encore assez stupides pour croire qu’une caresse ça fait mal.  Un jeu, c’est un jeu. 

Quoiqu’on en dise certains, aujourd’hui.  Pas étonnant que nos sociétés soient aussi paranoïaques. Pour défendre une chasteté débile, on est prêt à oublier toute forme de compassion.  Aimez votre prochain comme vous-mêmes pour l’amour de Dieu… belle hypocrisie !

Radioactif

juin 22, 2021

Radioactif  74

24 Août 2007

Masochistes ?       

Sommes-nous des masochistes ? Il fut un temps où l’on craignait que le Royal 22è se tourne en faveur de l’indépendance si ça brassait trop entre les Québécois et les fédérastes.  Est-ce une des raisons pour laquelle nous sommes en Afghanistan ?

Même si ça l’air paranoïaque et invraisemblable, la question demeure.  Si on a pu tuer des milliers de personnes pour le pétrole en Afrique peut-on croire que l’on hésiterait de manipuler les événements ?  Est-il vrai que Bush et Ben Laden ont des fonds communs dans les mêmes compagnies pétrolières ? 

Si c’est le cas que faisons-nous là-bas ?  À qui profitent ces guerres ?  Quels étaient les intérêts de ceux qui ont perpétué les événements du 11 septembre?  Une vengeance entre riches ? 

Est-il vrai que des projets d’initiés entouraient ces événements ?  Ces guerres auraient-elles pu être déclenchées sans les événements le 11 septembre ?  Les gens font-ils la différence entre l’OTAN et l’ONU?  Quand pourrons-nous connaître la vérité?  Elle est essentielle.  

24 Août 2007

Médias-Afghanistan.       

Ce ne sont pas les combats en Afghanistan qu’on veut voir comme dans les arènes romaines, mais à quoi servent nos sous pour établir la démocratie et combattre pour l’égalité de tous les êtres humains, hommes et femmes. 

Que l’armée permette la construction d’écoles, que la population ait tout ce qui est nécessaire pour évoluer et se développer, personne ne peut remettre un tel idéal en cause. 

Cependant, si ces vies et nos sous nourrissent la richesse des Seigneurs de la guerre ou les producteurs de pavot, il faut cesser immédiatement d’appuyer cette initiative. 

Nous ne sommes pas des Américains pour confondre les intérêts de la nation avec ceux des pétrolières ou des multinationales.  Il faut savoir qui sont les Talibans ? Qui les fournit en armes et en argent ?  Ben Laden était-il encore un agent de la CIA en septembre 2001? Ce sont les vraies questions que nos parlements doivent commencer à se poser. 

Quelles superpuissances profitent de cette situation ?   Les guerres servent toujours des intérêts économiques, même sous le masque de religions.   

22 juin 2021

J’ai l’impression que les États-Unis et la Chine nous préparent une guerre pour très bientôt.

Si c’est le cas, la désolation de la pandémie ne sera reine à côté du désastre que constitue une guerre.

Pourquoi les humains sont les seuls animaux assez fous pour se faire la guerre?

 Il y a une bibitte dans la tête de ceux qui nous conduisent à de telles périodes de misère absolue.  Tout ça pour de l’argent et le pouvoir.

On doit mettre nos énergies à rendre la vie des humains plus belle plutôt que de créer des cauchemars.

Radioactif 73

juin 21, 2021

Radioactif  73

24 Août 2007

Agents provocateurs.     

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le système fournit des agents provocateurs.  Le premier but n’est pas la sécurité comme on veut nous le faire croire, mais de discréditer les manifestants. 

Dès qu’il y a de la violence, les journaux foncent sur le sensationnalisme plutôt que l’information.  On va parler de nombre, de comportement, de tout ce qui est possible, sauf des motifs vrais et profonds des manifestants.  C’est ce que m’ont appris 15 ans de journalisme.  C’est aussi en se servant de mes écrits «déformés» sur la pédérastie qu’on peut miner d’un coup tout ma crédibilité. 

Plus on évolue, plus l’information est concentrée et donc dirigée par « le système».  Selon la pensée de la bourgeoisie, tant fédéraste que québécoise, le peuple est trop niais pour comprendre, il faut donc tout lui expliquer ce que nous voulons qu’ils comprennent «selon nos intérêts». 

Il suffit d’un manifestant violent pour faire oublier la raison première d’une manifestation. 


24 Août 2007

La GRC au Québec …      

La Gendarmerie Royale du Canada a été reconnue coupable au Québec d’avoir volé la liste des membres du Parti Québécois, d’avoir incendié une grange dans un repère du FLQ, d’avoir posé des bombes au nom du FLQ, même l’agent Samson a sauté avec sa bombe, etc. 

C’est seulement qu’après tant de faits que l’on a découvert et rendu public les jeux de la police fédérale au Québec.  La pointe de l’iceberg. 

Qu’est-ce que le gouvernement du Québec attend pour interdire cette police-bandit sur le territoire du Québec ? 

Comment peut-on être en sécurité quand on apprend que les pires coups de cochon sont faits par la police fédérale qui domine encore nos services policiers?   

Pourquoi des policiers acceptent-ils ces missions ?  Notre système est entre les mains des profiteurs à l’échelle mondiale, des gens qui ne reculent pas devant les guerres ou les assassinats pour défendre leurs avoirs. 

Paranoïa non, réalité.

20 juin 2021

Plus je lis, plus je suis persuadé que je vais devoir finir ma vie au cours d’un conflit armé entre les grandes puissances qui ne pensent qu’à leurs intérêts. C’est incroyable le nombre de malades mentaux qui dirigent des pays maintenant.

Je crois que les citoyens devraient refuser de payer des impôts qui servent le militaire. Nous n’avons pas à nous entretuer pour garnir le portefeuille des bourgeoisies qui dominent par le monde.

Il faut revoir les mesures pour s’assurer qu’une guerre mondiale soit impossible.

Le but premier de nos sociétés doit être le bien-être de chaque citoyen.

Radioactif 72

juin 20, 2021

Radioactif  72

22 Août 2007

Notre langue : toujours en danger.     

Tant que le Québec ne sera pas un pays, des anglophones ou des immigrants tenteront de briser la loi 101(104). 

S’ils veulent absolument apprendre l’anglais pourquoi ces arrivants ne s’en vont-ils pas à Toronto ? 

Cette fois, on a pas besoin de dessin, la charte canadienne de Trudeau a été créée seulement pour empêcher que la Charte québécoise de la personne ait priorité au Québec.; même si la charte québécoise est plus complète. 

En 40 ans, jamais ce combat ne fut sur le point d’être solutionné. L’assimilation anglaise est galopante dans toutes les provinces du Canada et si les fédérastes parviennent à trouer encore les lois linguistiques, M. Godbout aura raison : nous disparaîtrons sous peu. 

Il ne faut pas seulement attendre le jugement colonialiste de la Cour Suprême, mais exiger de rétablir la loi nonobstant sur la langue de façon permanente. 

Harper à beau dire que le Québec est une nation pour déculotter le Bloc Québécois, cela ne protège pas l’essentiel : notre langue et notre culture.  Tant que nous ne serons pas un pays républicain, nous n’arriverons jamais à nous faire respecter. 

19 juin 2021

Le sens fondamental de cette chronique est que très peu de choses changent et cela prend une éternité ou une crise.

On vient juste de s’apercevoir que l’existence du français en Amérique, voire même au Québec, est en danger plus que jamais.

Si on veut que le Québec demeure francophone, il faut que le Québec soit le seul à détenir les leviers nécessaires sur son territoire. 

La souveraineté culturelle sur son territoire doit être pleine et exclusive puisque le passé nous prouve que le Canada est un pays anglophone  qui prendra tous les moyens à sa portée pour détenir le pouvoir linguistique majoritaire et que la disparition du français ne le préoccupe pas vraiment, sauf en période d’élection.

La loi de Mme Joly devrait être implantée dans les communautés francophones hors-Québec en durcissant la loi sur le bilinguisme. Le taux d’assimilation démontre clairement que la francophonie au Canada est constituée d’îlots qui subsistent grâce à l’héroïsme des mouvements de défense du français.

Quand j’ai travaillé à l’extérieur du Québec, j’ai été à même de constater que l’on ment aux Québécois quant à l’importance du français en dehors de ses murs. Que l’on fasse ce que l’on voudra, le Canada est et restera un pays anglophone et le Québec doit survivre à l’assimilation,  s’il ne veut pas devenir un gros îlot folklorique francophone comme ailleurs au Canada.

Je ne comprends pas pourquoi on n’accepte pas l’idée d’un Québec laïc et francophone, lié au Canada par l’économie. C’est le projet initial de René Lévesque et même de Robert Bourassa. Si les francophones du Québec se divisent encore entre partis politiques, sa disparition est évidente.

Tout sert à l’assimilation. Prétendre qu’il faut être bilingue pour un travail, l’immigration, l’anglais à la télévision, les noms d’entreprises en anglais, les cegeps anglophones sur proportionnés, etc.

Plus jeune, j’interdisais à mes fistons d’écouter la télévision en anglais pour qu’ils apprennent le français. Le français est une langue difficile à maîtriser alors qu’on apprend l’anglais en quelques mois, seulement à écouter la télévision dans cette langue.

Le plus vieux m’a souvent reproché cet interdit, mais aujourd’hui, il a 54 ans et il parle encore français, même s’il est depuis plus de 30 ans en Ontario.  Il sait aussi l’anglais qu’il a appris très rapidement.

J’étais contre la loi 22 parce qui selon le titre, cette loi faisait du français la langue du Québec, mais les articles de la loi continuaient d’assurer une assimilation garantie. J’arrivais de l’Ouest canadien et je savais comment on utilise de servir les clients en anglais et de faire attendre pour être servi en français est efficace pour forcer l’assimilation.

Sauver le français maintenant entraînera automatiquement une guerre en le Canada anglais qui protégera la fausse minorité anglophone de Montréal et les gens qui veulent absolument que le Québec demeure une bulle francophone an Amérique du Nord.

Si on veut un Québec français et qu’Ottawa refuse que l’on ait l’exclusivité des règles sur notre territoire, il ne reste qu’une seule solution : l’indépendance.

Radioactif 71

juin 19, 2021

Radioactif 2021

22 Août 2007

Censure = dictature.        

La censure est le premier geste de dictature.

C’est un manque de confiance dans l’intelligence des gens.  Elle existe depuis toujours. 

Dans un de mes deux voyages sur le pouce d’un bout à l’autre du Canada, j’ai pu constater que c’est un instrument politique. 

C’était à Edmonton, Alberta, je fus invité à participer à une émission de radio pour présenter le point de vue d’un écrivain québécois.  J’ai dénoncé la bourgeoisie francophone qui faisait que les habitants hors-Québec avaient plus de contact avec la France qu’avec les Québécois. 

Ce snobisme culturel permettait de nous tenir à distance les uns des autres.  Pendant qu’on crachait sur notre accent, on empêchait nos doléances de s’exprimer dans les autres provinces du Canada.  Ainsi, on ne savait pas pourquoi au Québec, on voulait devenir un pays. 

Quelques mois plus tard, je recevais une lettre de Jeff Brown et son épouse, m’Informant qu’il passerait la Noël au Québec.  Ils avaient été congédiés tous les deux pour m’avoir cédé les ondes quelques minutes.  

Et, on va montrer aux autres dans le monde, ce qu’est la démocratie.  J’ai dénoncé la situation, mais personne n’a bougé. 

18 juin 2021

La ruse des fédéralistes pour combattre le Québec francophone et laïc est invraisemblable.

Pendant que le Canada se donne en exemple pour la liberté d’expression, c’est un petit groupe de juges de la Cour suprême du Canada qui décideront bientôt si le Québec a le droit de légiférer pour s’assurer que l’État soit catégoriquement laïc chez les fonctionnaires en état d’autorité.

L’infâme de la situation c’est la propagande faite pour mépriser le Québec, car avec la loi 21, aucune religion n’a le droit d’avoir de signes religieux pour les employés de l’État en autorité. C’est un  compromis pour mettre fin aux chicanes de religions.

Pendant qu’on traite le Québec de raciste à cause de cette loi, en Ontario, il y a eu l’assassinat de toute une famille musulmane, sauf un survivant un petit garçon de  neuf ans et à Toronto il y a eu des attaques contre une mosquée.

La loi 21 existe pour prévenir ces gestes débiles. Une musulmane peut porter le voie dans l’espace public et si on l’invective, elle peut porter plainte pour harcèlement. Où est l’islamophobie?

Il faudrait faire une différence entre religion et prosélytisme.

Radioactif 70

juin 18, 2021

Radioactif 70

21 Août 2007

L’autel de Gaston St- James.    

Mon père avait engagé un individu charmant, Gaston St-James, pour s’occuper avec lui du magasin général, en plus ou avant, je ne le saurais le dire, qu’il engage M. Charles Bergeron (notre conteur) pour diriger la boucherie.  Ce dernier était tellement bon que ce service existe encore à Coaticook …surtout les saucisses. 

Gaston a décidé de me faire un cadeau.  Il a fabriqué dans le bois, à la main, ce qui fut le plus beau cadeau dans mon enfance (à part les lunettes d’approche de mon oncle Rosaire Gonthier pour regarder les étoiles) : un autel.  

J’ai commencé à dire mes messes, mais l’adolescence a eu raison de ma foi enfantine.  Au moins, ça faisait plaisir à maman.  Elle pouvait croire ainsi qu’elle aurait un jour «son prêtre» parmi ses six garçons bien vivants… 

21 Août 2007

Dr Mailloux, en France.   

Bonne nouvelle !  Le Dr Mailloux sera bientôt importé en France. 

C’est malheureusement une farce.  Il pourra continuer ici à raconter ses imbécilités sur la castration chimique.  Il a trouvé dans la droite une terre fertile.  Depuis qu’il n’a plus de jambe, Mailloux rêve que les hommes n’aient plus de couilles.   Bonne chance la France !  Vous pouvez l’avoir, je m’y objecte pas du tout…       


21 Août 2007          
Les 2 grands moules.

On serait porté à croire qu’il n’y a que deux grands moules pour l’Homme.

Celui de l’amour, de l’idéal, du sexe, de la liberté, de la création, du plaisir, de la non-violence, du partage, de l’Évangile, du masochisme.

Celui de l’argent , de la violence , de la domination, du sacrifice , du vide de sens, du profit , du mensonge , de l’hypocrisie, du meurtre légal et illégal, de la Charia , de la Torah et de la Bible , du sadisme.

Est-ce une réalité ou un leurre ?  Y aurait-il une troisième voie ?  

17 juin 2021

Dans quelques jours je recevrai les copies de mon livre, Un sourire arraché à l’enfer,  tome 1, dans lequel je raconte ma fin comme journaliste de la Tribune de Sherbrooke et dans lequel je reprends position pour le droit à la pédérastie (amourajoie), tout en condamnant la pédophilie. J’ajouterais l’interdiction de la pénétration avant 14 ans.

Certains m’haïront encore un  peu plus. Je me demande si cette fois on trouvera au moins une librairie qui acceptera de le vendre.

On m’enverra aussi 20 copies de plus de mon autre livre  De la pudeur à la paranoïa que je continue d’envoyer pour exposer mon point de vue sur la nécessité d’une plus grande tolérance et des cours sur la sexualité à l’école.

Évidemment, puisque je ne vends pas un livre, je les fais parvenir aux média ainsi qu’aux autorités qui sont capables de changer quelque chose, même si je n’y crois plus du tout.

Les religions ont tellement pervertis les âmes qu’il n’y a aucun moyen de faire valoir un autre point de vue que le leur. On se fiche des découvertes scientifiques et encore plus de ce que je pense. Et après ? Moi, dans quelques mois ou quelques années, je ne serai plus qu’un oubli de plus dans notre mémoire collective.

J’essaie de visualiser le trou que je constituerai et c’est difficile de se sentir rien, de ne plus être connecté à la mouvance que constitue la vie. Caput!   Je serai un cadavre que l’on incinéré et un peu de cendres que l’on dépose dans le cimetière de Barnston. Ceux qui s’occuperont de mes affaires devront se demander que faire de tous ces livres non vendus que j’ai à la maison d’autant plus que je suis maintenant un pur inconnu pour presque tous les vivants.

En fait, ma vie aura été un combat inutile à long terme, mais qui m’aura permis de me faire croire que j’ai eu une certaine valeur sociale durant une période de la conquête de l’émancipation du Québec. J’ai eu beaucoup d’expériences diverses ce qui constitue une mémoire illimitée à revisiter.

Malheureusement, nous nous aurons débarrassé des religions, mais nous serons encore prisonniers de ce qu’elles ont de pernicieux, c’est-à-dire leur morale sexuelle contre nature pour ce qui est des gais. On n’y échappera jamais.

Ceux qui veulent vivre en dehors de leur bêtise devront le faire comme tous ceux qui ont voulu vivre leur nature profonde : vivre en hypocrite.

Ce matin, j’ai découvert une autre façon de voir pourquoi mes écrits sont interdits en lisant une chronique de Sophie Durocher, dans le Journal de Montréal..  

Elle nous apprend qu’une sanction disciplinaire a été donnée à une enseignante de Toronto pour avoir distribué dans son cours un passage de Jacques Prévert dans lequel le mot « esclavage » est utilisé à double sens, comme si à 16 ans tu ne peux pas être assez intelligent pour commencer à savoir qu’en poésie le mot peut avoir différents sens. Même si la symbolisation est un phénomène qui n’arrive pas avant 20 ans, cette faculté peut commencer à être développée avant.

On devrait fermer la ville de Nantes en France parce qu’on y relate l’apport français à l’esclavage. Une chose que j’ignorais avant de m’y rendre  et qui m’a révélé une évidence.  Comment peut-on nous tenir dans une telle ignorance?

En fait, il y a un lien entre le discours féminoune antisexuel et la lutte à tout ce qui ressemble à la défense de parler de sujets qui ont construit notre histoire et qui aujourd’hui sont vus d’u autre œil. On essaie de redéfinir une nouvelle morale qui éliminera les fautes passées, mais dont la transposition dans la vie réelle est carrément stupide. Être trop purs cache simplement ton goût hypocrite envers tes perversités.

Malheureusement, on ne peut pas changer le passé et la connaissance de ce passé nous permet d’avoir un esprit plus critique par rapport à notre monde d’aujourd’hui.  Vivre comme au premier temps de la Bible en 2021, c’est un dérapage psychologique fondamental qui nous indique que certains ne pourront jamais échapper aux billets cognitifs qui ont sculpté leur « moi », même si la réalité est telle que leur mode de vie est carrément schizophrénique.

Radioactif 70

juin 17, 2021

Radioactif 70

21 Août 2007

L’autel de Gaston St- James.    

Mon père avait engagé un individu charmant, Gaston St-James, pour s’occuper avec lui du magasin général, en plus ou avant, je ne le saurais le dire, qu’il engage M. Charles Bergeron (notre conteur) pour diriger la boucherie.  Ce dernier était tellement bon que ce service existe encore à Coaticook …surtout les saucisses. 

Gaston a décidé de me faire un cadeau.  Il a fabriqué dans le bois, à la main, ce qui fut le plus beau cadeau dans mon enfance (à part les lunettes d’approche de mon oncle Rosaire Gonthier pour regarder les étoiles) : un autel.  

J’ai commencé à dire mes messes, mais l’adolescence a eu raison de ma foi enfantine.  Au moins, ça faisait plaisir à maman.  Elle pouvait croire ainsi qu’elle aurait un jour «son prêtre» parmi ses six garçons bien vivants… 

21 Août 2007

Dr Mailloux, en France.   

Bonne nouvelle !  Le Dr Mailloux sera bientôt importé en France. 

C’est malheureusement une farce.  Il pourra continuer ici à raconter ses imbécilités sur la castration chimique.  Il a trouvé dans la droite une terre fertile.  Depuis qu’il n’a plus de jambe, Mailloux rêve que les hommes n’aient plus de couilles.   Bonne chance la France !  Vous pouvez l’avoir, je m’y objecte pas du tout…       


21 Août 2007          
Les 2 grands moules.

On serait porté à croire qu’il n’y a que deux grands moules pour l’Homme.

Celui de l’amour, de l’idéal, du sexe, de la liberté, de la création, du plaisir, de la non-violence, du partage, de l’Évangile, du masochisme.

Celui de l’argent , de la violence , de la domination, du sacrifice , du vide de sens, du profit , du mensonge , de l’hypocrisie, du meurtre légal et illégal, de la Charia , de la Torah et de la Bible , du sadisme.

Est-ce une réalité ou un leurre ?  Y aurait-il une troisième voie ?  

17 juin 2021

Dans quelques jours je recevrai les copies de mon livre, Un sourire arraché à l’enfer,  tome 1, dans lequel je raconte ma fin comme journaliste de la Tribune de Sherbrooke et je que je prends position pour droit à la pédérastie, tout en condamnant la pédophilie. Certains m’haïront encore un  peu plus. Je me demande si cette fois on trouvera au moins une librairie qui acceptera de le vendre.

On m’enverra aussi 20 copies de plus de mon autre livre  De la pudeur à la paranoïa que je continue d’envoyer pour exposer mon point de vue sur la nécessité d’une plus grande tolérance.

Évidemment, puisque je ne vends pas un livre, je les fais parvenir aux média ainsi qu’aux autorités qui sont capables de changer quelque chose. Je n’y crois plus du tout. Je crois que les religions ont tellement pervertis les âmes qu’il n’y a aucun moyen de faire valoir un autre point de vue que le leur. On se fiche des découvertes scientifiques et encore plus de ce que je pense. Et après ? Moi, dans quelques mois ou quelques années, je ne serai plus qu’un oubli de plus dans notre mémoire collective.

J’essaie de visualiser le trou que je constituerai et c’est difficile de se sentir rien, de ne plus être connecté à la mouvance que constitue la vie. Caput!   Un cadavre que l’on incinéré et un peu de cendres que l’on dépose dans le cimetière de Barnston. Ceux qui s’occuperont de mes affaires devront se demander que faire de tous ces livres non vendus que j’ai à la maison d’autant plus que je suis maintenant un pur inconnu pour presque tous les vivants,

En fait, ma vie aura été un combat inutile , mais qui m’aura permis de me faire croire que j’ai eu une certaine valeur sociale durant une période de la vie de l’émancipation du Québec. Malheureusement, nous nous serons débarrassés des religions, mais nous serons encore prisonniers de ce qu’elles ont de pernicieux, c’est-à-dire leur morale sexuelle contre nature pour ce qui est des gais. On y échappera jamais. Ceux qui veulent vivre en dehors de leur bêtise devront le faire comme tous ceux qui ont voulu vivre leur nature profonde  : vivre en hypocrite.

Radioactif 69

juin 17, 2021

Radioactif 69

21 Août 2007

Qui nous dirigent ?          

Il est impossible de vivre dans un pays vraiment démocratique si on n’a pas une liberté absolue de dire ou d’écrire ce que l’on veut, sans censure. 

Bien évidemment, il faut régir les cas de diffamation, mais même là, on ne doit pas pouvoir interdire avant le fait de le dire ou de l’écrire. 

Il s’agit de faire prévaloir le droit à la vérité

Par exemple, il faudrait savoir s’il est vrai que le grand Ben Laden a des liens directs avec la famille Bush.  Est-il vrai que les deux ont des intérêts dans les mêmes compagnies de pétrole $ ? C’est une vérité importante, essentielle, pour juger de notre intervention en Afghanistan. 

Si le grand Ben était de la CIA qu’est-ce qui nous prouve que les événements de septembre ne sont pas survenus parce que c’était dans l’intérêt supérieur des pétrolières? 

La guerre pour se procurer de l’énergie ne fait que commencer.  Moins il y aura de richesses, plus les pays seront surpeuplés, plus il y aura de misère, car la richesse est concentrée entre les mains d’une toute petite minorité planétaire qui a su agripper les pouvoirs politiques et militaires.  

À quand un monde fait pour le monde ? 

15 juin 2021

C’est une journée très importante pour le Québec, mais que l’on reconnaisse que le Québec est une nation francophone n’est peut-être que du vent.

Les politiciens ont absolument besoin de nous pour avoir une majorité;   alors on peut présenter des projets de lois qui mourront au feuilleton après les élections prévues pour le début de l’automne.

Ce n’est pas grave puisque la Cour suprême du Canada continuera probablement d’appliquer la même haine du Québec que Pierre-Elliot Trudeau. On peut s’y attendre déjà en ce qui concerne la loi 21. On fera la même chose plus tard avec la loi 96.

Si jamais les intentions sont sincères et que l’on commence à comprendre la nécessité de respecter l’identité québécoise, c’est merveilleux.

Je me garde une petite gêne puisque le fédéral a toujours fait autrement que son discours officiel. Trudeau ne cesse de nous répéter que de toute façon la Cour suprême tranchera, ce qui n’augure rien de bon si on se fie au passé.

Ce serait un bon moyen pour le fédéral de demeurer hypocrite, faire des lois qui seront démolies par la Cour suprême. Il ne restera qu’à pleurer et s’excuser.

Mais si le French power est vraiment  le gouvernement Trudeau actuel et qu’il protège le français pour vrai, on peut parler de changement historique.

Radioactif 68

juin 15, 2021

Radioactif  68

Août 2007

Le vol de Montebello.      

Qu’est-ce qu’un vol légal ?  C’est quand on se sert de nos impôts pour défendre des dirigeants tellement impopulaires que tu doives monter des barrières pour les protéger. 

Si nos gouvernements nous consultent et respectent le désir de la majorité, ils n’auront pas besoin de dépenser des millions pour protéger ceux qui nous dirigent.  Mais, ce n’est pas le cas, parce qu’ils protègent les intérêts des multinationales et plus particulièrement des pétrolières. 

Dépenser des millions pour organiser des guerres, la protection des plus riches, de ceux qui se fichent que le reste de l’humanité crève de faim ou de misère pourvu qu’ils fassent leurs profits, c’est ça un vol légal, détourner l’argent de nos impôts pour servir les intérêts d’une petite «clique». 

Ce sont eux les vrais criminels de notre planète.


21 Août 2007

Violence organisée ?      
La violence ne conduit nulle part, sauf à d’autres violences de plus en plus grandes et barbares. 

Malheureusement, nos systèmes politiques semblent avoir l’art de devoir attendre les crises extrêmes avant de réagir.  Mais, on ne nous dit pas que c’est parfois le système lui-même qui organise les situations violentes pour faire éclater le bobo. 

En 1972, quand je me suis rendu en France, nous étions intéressés de constater sur place l’efficacité de ces manifestations qui recommençaient comme en mai 1968.  Une explosion que les autorités n’avaient pas vu venir. 

Or, mon groupe relevait du bureau du premier ministre de la France.  Quelle ne fut pas ma stupéfaction d’apprendre de la bouche même de certains députés ce qui devait se dérouler durant la journée.  Ce fut la première fois où je me suis demandé si le FLQ pouvait être ainsi manipulé par le gouvernement Trudeau.  Les événements d’octobre le confirme quasiment.  Les acteurs étaient certainement convaincus, mais on les a laissé agir, sachant qu’on contrôlait déjà la situation.

On a appris plus tard que les terroristes ou manifestants étaient des policiers , des barbouses. 

Dans ma visite à Bordeaux Beach, on m’a parlé qu’advenant un Oui à l’indépendance, on avait déjà prévu un scénario appelé « Pathfinders ».  Il devait ressusciter la violence au Québec pour justifier une nouvelle occupation militaire du Québec.  Pendant ce temps, certains s’exerçaient militairement pour intervenir au Québec. Mon ami de route fut approché pour en faire partie.

En 1996, les autorités ont tout fait pour ramener le FLQ, mais un FLQ non seulement infiltré, mais dirigé par la police.

Quand je suis allé en prison, par hasard à cette époque, le chef de l’endroit où j’étais détenu était un libéral, bizarrement un gars d’East Angus comme dans mon piège à la rédaction dans les années 1970. 

On m’a d’abord identifié comme un révolutionnaire et j’ai réussi à avoir le respect de tous, après bien des engueulades avec le chef du lieu.

Le message le plus frappant fut quelqu’un qui m’a dit de ne plus faire de politique si je ne voulais pas être le deuxième docteur Ferron. On sait que le Dr Ferron a été le négociateur quand on a retrouvé les Rose et qu’on l’a retrouvé mort sur un banc dans un parc. On a prétendu qu’il s’était suicidé.

Le Dr Ferron a toujours prétendu que les événements d’octobre avaient été organisés et planifiés par Pierre-Elliot Trudeau. Mon ami Raoul Roy, l’écrivain, que l’on considérait comme le penseur de la première vague du FLQ, pensait exactement la même chose.

Avec ce qui se passe maintenant, on saura bientôt si Justin est comme son père ou s’il veut passer à l’histoire comme celui qui a réussi à consolider l’unité nationale en ayant une très grande ouverture pour le Québec, soit le contraire de son père qui faisait de l’urticaire juste à entendre le mot Québec nationaliste.

Si on accepte le  Québec comme une nation francophone, laïc, démocratique et progressiste, le Québec pourrait devenir une « bulle » à l’intérieur du Canada et réaliser la prédiction d’Yvon Deschamps, un Québec fort, dans un Canada uni.

Mais, pour que cela arrive, le Canada devra cesser son « Québec bashing » et accepter qu’il puisse exister des gens intelligents en dehors des WASP et qui ont une culture différente. 

Radioactif 67

juin 14, 2021

Radioactif 67

20 Août 2007

Léonard B.  

Petit, tout était jeux.  Je n’avais qu’un petit problème : mes émotions.  

J’étais autant en amour avec mes institutrices qu’avec ma mère.   Ma petite allure fluette faisait en sorte que certains essayaient de me casser.  Malgré ma faiblesse, si je n’étais pas un attaquant, je savais me défendre.  Je mangeais beaucoup de coups, puis, j’éclatais.         

Un jour, dans une de mes chicanes, un de mes petits voisins se fit casser la jambe.  Ce fut alors des effusions à n’en plus finir et le début d’une très grande amitié qui prit fin quand le petit Beauchesne quitta Barnston pour Granby. 

Chez lui, tout était création.  On avait non seulement construit une cabane, mais aménagé un petit lac. 

Cette amitié si solidement ancrée dans la poésie fut le point de départ de Réjean, petit récit qui est devenu une lettre d’amour pour un petit gars que je connaissais alors et qui s’appelait Réjean.  Le texte fut lu aux Ateliers des inédits, à Radio-Canada.  J’avais alors comme aujourd’hui les amours faciles.

20 Août 2007

Chez les Chabot.  

Un jour, mon père nous amena à Baldwin’s Mill, chez les Chabot. Nous étions encore très jeunes, et, je ne sais trop pourquoi, nous avons décidé de retourner seuls, sans attendre, à Barnston.  Évidemment, nous nous sommes écartés et mon père a eu toutes les misères du monde de nous retrouver. 

Finalement, quelques heures plus tard, une vieille dame anglaise nous accueillit et avisa la famille de sa trouvaille. 

Inutile de dire que nous avons goûté au petit fouet pour nous récompenser d’être partis sans permission. 

Nous étions loin d’être des enfants battus.  Mon père ne nous frappait jamais au visage ou à un endroit dangereux, mais les fesses quand il nous attrapait, en mangeait toute une. 

Habituellement, c’était maman la gendarme, mais quand ça ne suffisait pas, elle avertissait papa.  À partir de là, c’était du sérieux.  On ne pouvait pas se moquer de sa force. Il avait été champion boxeur et la terreur de Magog-est. 

Mes parents étaient des êtres formidables.

13 juin 2021

La majorité des humains sont en soi des êtres formidables. Les institutions en font parfois des êtres abominables. La jalousie, l’amour sans limite du pouvoir et de l’argent sont les pires sentiers qui conduisent à la haine. Très souvent les discriminations sont les produits directs des religions.

Le Canada qui se donne toujours en exemple en aurait beaucoup à apprendre du Québec pour devenir plus tolérant.  Actuellement, après l’horrible carnage de London, on commencera encore une fois à crier à l’islamophobie, oubliant que le Québec a su égaliser le droit de toutes les religions à travers sa loi 21.

L’islamophobie est le produit direct des guerres de religions au Moyen-Orient qui se sont transposées ici.  S’il n’y avait pas eu Charlie Hebdo, Nice, Londres, l’État islamique, l’islamophobie ne se serait pas répandue. On dirait que les autorités sont mentalement trop limitées pour comprendre que la haine engendre la haine.

Le meilleur moyen de propager l’islamophobie est de contester la loi 21 alors que la très grande majorité des gens au Québec sont d’accord avec elle. Il faut séparer l’état (le politique) des religions.  

En contestant la loi, on s’assure que l’on en reparlera et plus on en reparlera plus on a de chance de tomber sur une personne dérangée sombrera dans la violence et encore une fois on recommencera le même schéma de mettre la faute sur le dos du voisin.

La loi 21 interdit des signes religieux dans l’exercice des fonctions en autorité et cela s’applique à toutes les religions.

Toutes les musulmanes peuvent porter le voile dans l’espace public. Des lois contre le harcèlement les protègent contre ceux qui ne savent pas leur reconnaître ce droit.

Si tous apprennent à se respecter dans leurs différences et à respecter les règles de la société, l’islamophobie, le racisme et la haine des différences sexuelles n’existeront plus ou du moins seront des exceptions à la règle.

On ne peut pas revivre le passé, mais on peut changer le présent.

Radioactif 66

juin 13, 2021

Radioactif  66

20 Août 2007

Saint-Nicolas.

J’ai eu beaucoup d’aventures parce que je porte la barbe.  Certains enfants s’engueulaient avec leurs parents qui s’efforçaient de leur faire comprendre que je suis seulement un type qui ressemble au Père Noël et non le vrai. Ces faits furent extrêmement nombreux et très amusants. 

Dommage que pour certaines mamans, la peur des pédophiles les rend tellement paranoïaques qu’elles privent leurs enfants d’un bonheur bien innocent soit d’avoir vu le Père Noël, en dehors de la nuit de Noël. 

Un jour, en autobus à Montréal, j’ai dû sous l’œil et l’oreille amusés des moniteurs, expliquer à un petit bonhomme ce que je faisais à Montréal.  Les vacances, c’est bien beau, mais où avez-vous mis votre bedaine ?  Comment expliquer qu’elle fond durant l’été et prend des proportions d’our blanc durant l’hiver? 

Une autre fois, j’ai fait Saint-Nicolas, le grand-père du Père Noël.  J’ai niaisé, car je ne savais pas de quel pays venait cette légende et qui était le Père Fouettard.  Mais, à cause des regards émerveillés des enfants, ce fut une aventure extraordinaire. 

Je n’y suis pas retourné la deuxième fin de semaine, car je me sentais exploité. Je l’ai regretté.


20 Août 2007

Le Père Noël, à Magog.   

Le Père Noël n’a pas occupé tout l’espace prévu dans mon enfance, même si j’étais la naïveté incarnée. 

Nous nous étions rendus de Barnston à Magog, voir passer le vieillard sur la rue Principale, dans le bas de la ville de Magog, où habitait mon grand-père, Napoléon Simoneau. 

Le Père Noël lançait des bonbons aux enfants derrière le traîneau.  La gourmandise et d’être emporté par la frénésie de la parade ont fait en sorte que nous sommes arrivés plus tard que prévu chez mon grand-père. 

Pour nous punir, papa a fait semblant de partir sans nous.  Je me rappelle encore le désarroi sans limite qui nous habitait en courant derrière son petit camion.  Quel geste d’abandon!  Ce n’est pas que papa ne nous aimait pas, bien au contraire, mais il voulait faire réaliser qu’il n’est pas toujours possible d’être en retard. 

On avait le nombril encore solidement attaché à nos parents qui furent des êtres extraordinaires. 

Le Père Noël a ensuite perdu des plumes au fur et à mesure que je vieillissais comme tous les enfants normaux du monde


20 Août 2007

Père Noël 2.

Pour moi, Père Noël rimait avec cadeau. 

Quand Ti-Charles Bergeron le fit, la mise en scène était tellement excellente que je n’y vis que du feu ; mais quand M. Pope, dans la salle communautaire de Barnston, fit Santa Claus, j’ai vite découvert le subterfuge à cause de sa barbe qui ressemblait davantage à une vadrouille qu’à une barbe.  Même anglais, le Père Noël ne pouvait pas avoir une barbe d’aussi mauvaise qualité. 

Le Père Noël, c’est le miracle que l’on découvre dans les yeux des enfants.  Leur éblouissement.  C’est plus beau que ce qu’on peut imaginer. Des vrilles qui te percent le cœur.  Des yeux qui transpercent le silence et l’incapacité de dire en mots ce qu’ils veulent communiquer.  Un grand frémissement de l’âme devant leur extase. 

Un jour, j’ai fait le Père Noël pour la paroisse Sacré-Cœur.  Les adultes, dans leur imbécilité, avaient décidé que les filles iraient chercher leur cadeau de Mère Noël, une idée de féministe «fuckée».  Une petite Haïtienne me mangeait des yeux. Vous auriez dû la voir au moment où je lui dis :  » toi, c’est le Père Noël que tu veux voir  »  et que je l’invitai à venir chercher son cadeau.

Comment les adultes peuvent-ils être assez insensibles pour ne pas s’apercevoir que ces luttes de sexes stupides n’intéressent pas une seconde les enfants, finalement, moins débiles qu’eux.


20 Août 2007

Père Noël 3.

Puis, ce fut moi qui devins de façon plus permanente le Père Noël. 

Au début, je ne m’étais pas laissé pousser une barbe pour être le Père Noël, mais pour souligner la révolution.  On avait voulu couper la barbe de Fidel Castro. Ma barbe devait pousser tant que ma vengeance n’était pas accomplie. 

 Malheureusement, au Salon du livre à Montréal, avec «La lecture en cadeau», un petit gars décida de venir me tâter la barbe pour prouver à sa mère que j’étais le vrai Père Noël. Je me le rappelle devant sa mère, le doigt en l’air, lui dire : « Je te l’avais dit que c’est le vrai Père Noël.» 

Pourquoi les enfants ont-ils le pouvoir et le droit de venir lire directement dans nos âmes ? J’ai alors compris ma nature profonde : je ne suis pas un monstre, ni un père décadent, ni un mâle absent à travers les siècles, mais un adulte qui adore les enfants.  Jamais, je n’accepterai qu’on leur fasse mal (violence). 

C’est ainsi qu’impuissant, malgré mon amourajoie, je me suis surpris à prier pour la petite Cédrika Provencher, de Trois-Rivières.  Si elle a vraiment été enlevée par un salaud ou un psychopathe, il ne faudrait pas que je sois juge.  Je pense que j’en oublierais mes leçons de petit catéchisme. 

L’idée de faire souffrir un enfant ou un vieillard m’est totalement insupportable comme pour toute personne normale. 

13 juin 2021

Le Père Noël c’est le discours de la bonté,  du bonheur et de la non-discrimination. Qui que tu sois, le Père Noël s’occupera de toi en t’amenant des cadeaux. Toute personne est  attirée par ce qui l’accepte tel quel. Chaque enfant a un personnage qui lui a servi d’exemple. Malheureusement, il y a des pays où la guerre existe encore. T’as beau avoir un beau Père Noël, si ta maison est détruite ou si un de tes parents est mort dans un bombardement, tu vis une profonde souffrance. Le Père noël c’est la bonté d’un court moment. Une lueur d’espoir.

Les dirigeants qui entretiennent la guerre ou la pauvreté sont des anti-pères Noël. Ils sèment la misère et la souffrance. Il est urgent que notre monde comprenne que l’humanité est menacée de disparition pour rendre ces salauds encore plus riches.

Radioactif 65

juin 12, 2021

Radioactif   65

19 Août 2007

Farce de détente.  

Il y a différents types de gens : ceux qui parlent tout le temps, ceux qui écoutent tout le temps, ceux qui jugent l’autre tout le temps, ceux qui essaient tout le temps de comprendre.

Pour moi réfléchir, écrire, c’est autant sinon plus jouissant que d’éjaculer, au moins ça prend plus qu’une minute. Donc, j’ai le cerveau plus jouisseur que le zizi.


19 Août 2007

Immigration- religion.      

Les immigrants se servaient de la religion pour justifier leur fréquentation des écoles anglaises.  Les mauvais francophones refusaient les pratiques religieuses juives et musulmanes dans leurs écoles.  Il leur a donc fallu se tourner vers l’école anglaise, en attendant qu’on accorde des permis pour que certaines religions puissent enseigner leurs propres valeurs.  Des accommodements raisonnables, mais socialement du masochisme pur. 

Les anglophones rêvaient de reprendre le pouvoir perdu avec la révolution tranquille et sans les immigrants ils sont nettement inférieurs en nombre, donc, en pouvoir.  Avec l’aide d’Ottawa, ils seront bientôt aussi nombreux, sinon plus, que les francophones pure laine. 

Tout ce que l’on veut, c’est que les immigrants qui s’installent chez nous sachent déjà communiquer en français à leur arrivée et tant qu’Ottawa sera dans le portrait l’immigration servira à nous assimiler.  C’est ce qu’on voudrait bien nous faire oublier.   

19 Août 2007

Immigration-assimilation.


Qu’on le veuille ou non, la religion a un effet direct sur l’assimilation.  Si tu demandes une immigration francophone au Québec, t’es un raciste.  Mais, celui qui arrive et refuse d’apprendre le français est une victime de notre ostracisme.  Un moyen de nous culpabiliser de vouloir préserver notre identité.

Nous sommes de beaux moutons masochistes.  Au dernier référendum (le mot par excellence d’une vie démocratique), le fédéral a fait venir des juges pour assermenter de nouveaux arrivants à la condition qu’ils votent non au référendum.  Il y en a eu comme, par hasard, le petit nombre suffisant pour que les fédérastes l’emportent. 

Pendant que nos journaux francophones conspuaient Jacques Parizeau pour avoir osé dire la vérité, Stéphane Dion mijotait une loi sur le référendum donnant le droit au fédéral de choisir la question et le nombre requis de  majorité pour que l’indépendance soit acceptée.  Ce même Monsieur Dion appuyait l’idée que les territoires anglophones à l’intérieur du Québec puissent continuer malgré l’indépendance d’être des territoires canadiens. 

Je lui ai écrit à maintes reprises à l’effet que sa position était un véritable appel à la guerre civile advenant qu’un jour on ait la fierté de se dire OUI. Une position qui m’a beaucoup servi puisqu’on me tînt à l’ombre, sous prétexte de ma pédérastie, pendant qu’il nous passait ce sapin. 

Cela m’a permis d’apprendre que des projets avaient été faits pour faire renaître le FLQ, si jamais un oui l’emportait, de façon à pouvoir immédiatement sortir la loi des mesures de guerre de ces cendres. 

Ayant emporté le référendum par la peau des fesses, les fédérastes ont pris peur et ont commencé à agir plus ouvertement ce qui nous a conduit aux commandites et la Commission Gommery. 

J’avoue que j’étais trop baveux en ce sens qu’en écrivant à Jean Chrétien et Paul Martin, je leur affublais le poste de chef de la mafia légale.  Une vision ? 


19 Août 2007

Un choix de nation.         

J’ai passé une très grande partie de ma vie avec des immigrants.  Ce sont des gens fantastiques qui ont beaucoup apporté au Québec.

Évidemment, il y a des trous-du-cul chez eux comme chez nous, mais le bon l’emporte définitivement.  Ces gens viennent pour une vie meilleure comme nous souhaitons en avoir une. 

Un jour, j’ai rencontré un chef religieux musulman à Hamilton.  Il croyait probablement que j’avais beaucoup de pouvoir.  Aussi, a-t-il essayé de me convaincre qu’il nous fallait accepter au Québec une immigration parlant anglais. 

Quand il sut ma position, il me répondit qu’il faudrait que les gens de sa religion s’installent ailleurs qu’au Québec.  « Si vous ne voulez pas apprendre le français, c’est ce qu’il y a de mieux à faire.» , lui avais-je répondu.

Dans les temples, c’est loin d’être le français qu’on utilise.  Maintenant, on essaie de nous rendre coupable parce que plus d’immigrants s’installent à Toronto ou Vancouver.  Tant pis, s’ils ne veulent pas apprendre le français, ils sont mieux dans un territoire qui parle anglais. 

On n’a pas à toujours à nous comparer aux autres et se laisser mener par le bout du nez.  Nous sommes prêts à bien les accueillir, mais ils doivent s’en montrer dignes en ayant assez de respect pour apprendre la langue du pays qui les reçoit. 

En ce sens, le Québec est français et le Canada est anglais.  C’est pourquoi nous sommes une nation. 

12 juin 2021

Rien à ajouter, sinon que le temps passe et le Québec s’anglicise parce que l’on a pas encore solutionné ce problème    
  

Radioactif 64

juin 11, 2021

Radioactif  64

19 Août 2007

Nous, les mauvais .

Si vous écoutez nos dirigeants, tout ce qui ne va pas dans notre société est la faute des francophones de souche. 

Si les immigrants s’entêtent à parler anglais au Québec, terre d’adoption, c’est que nous ne savons pas les intégrer, malgré les millions dépensés à cette fin. 

En réalité, ceux qui s’installent au Québec devraient d’abord connaître suffisamment le français pour vivre sans frontière linguistique avec nous.  La raison principale de cette lacune, c’est qu’ils ne savent pas qu’en venant au Québec, ils devront vivre en français.  Il en sera ainsi tant que le fédéral aura un mot à dire dans l’immigration.  

L’immigration est devenue surtout «une question de portefeuille ».  Il faut plus d’immigrants pour payer plus d’impôts et avoir plus de « cheap labor ». 

L’immigrant qui s’installe au Québec devrait nécessairement connaître le français.  Les immigrants qui refusent le français viennent au Canada, un pays anglophone, avec l’espérance de pouvoir un jour s’installer aux USA. 

Avec la xénophobie de nos voisins du Sud, ce rêve est de plus en plus impossible.  Même nous, devrons bientôt avoir notre passeport pour se rendre aux États-Unis..

19 Août 2007

Immigration forte. 

La principale raison pour vouloir une immigration forte et diversifiée ne tient pas qu’aux impôts qu’ils paieront plus tard, mais à la richesse du Québec, dans sa diversité de penser, dans son respect de la vie privée et de la conscience individuelle, dans sa capacité humaine de pouvoir comprendre les autres peuples et à la solidarité internationale qui fleurira à travers cet amour de la diversité

L’état québécois doit être celui de l’humanisme, de la non-violence, d’un sens très profond de la démocratie et de la liberté

Pour que cet amour puisse exister, il faut que les gens puissent communiquer entre eux, d’où la nécessité de se parler français puisque c’est la langue de la majorité.  Une question de respect. 

Dans un Québec indépendant, donc, qui n’a pas toujours à craindre son assimilation, les individus pourraient très bien et de préférence être bilingues ou même connaître plusieurs langues.

10 juin 2021

Tant que les immigrants seront intégrés à la majorité francophone, plus il y aura d’immigrants au Québec, mieux ce sera pour le Québec.

Il est essentiel de régler le plus vite possible la question de la reconnaissance des diplômes des nouveaux arrivants. C’est une honte que ce problème n’ait pas encore été solutionné. L’immigré doit avoir un travail garanti au Québec dans ses compétences dès son arrivée.

Nos immigrants doivent apprendre ou de préférence déjà connaître le français. Pour cela le Québec, pourrait avoir des écoles qui enseignent le français aux futurs immigrants qui ont été sélectionnés et qui ne connaissent pas le français. Quelques écoles privées en dehors du Québec dirigées par le Québec ne devraient pas coûter une fortune.

Malheureusement, Ottawa a encore un mot à dire dans l’immigration québécoise et continue à intervenir à angliciser le Québec, en faisait semblant de protéger la minorité anglophone. Une minorité qui n’en est pas une.

Radioactif 63

juin 10, 2021

Radioactif 63

18 Août 2007

Beauté religieuse.

On pourrait penser que nous étions de malheureux esclaves en appartenant à une religion aussi dictatoriale que la religion catholique au Québec.

Pas du tout.  C’était ainsi.  La religion était une raison pour s’unir. 

Tous les soirs, il y avait, à la radio, le chapelet en famille avec le Cardinal Léger. «Une famille qui prie est une famille unie». Le mois de mai ou le mois de Marie. Celui des chants magnifiques.  Le seul moment où ceux-ci étaient presqu’aussi beaux que les cantiques de la semaine sainte. J’aimais les incantations des Ora pro nobis qui n’en finissaient plus. 

En tous cas, dans mon petit cœur dévot, Dieu avait une place émotive tout aussi infinie que lui. 

La religion était, malgré ses péchés, un idéal de charité.  C’est du moins comme ça que je la percevais. Tout le monde se donnait la main quand un malheur survenait à l’un des nôtres.  L’essentiel de la foi était la charité, pour ne pas dire sa seule raison d’exister. 

Et quelle émotion quand je regardais des films comme celui qui mettait en vedette un petit gars, dont la dévotion à St- François d’Assise avait sauvé l’âne qu’il aimait. 

La vraie religion, c’était de grands élans de contemplation.  Je n’avais pas à avoir peur j’avais fait tous mes premiers vendredis du mois, donc, je ne pouvais plus être damné… 


18 Août 2007

Le frère Madore.    

Rien ne valait la visite du frère Madore, missionnaire au Bangladesh.  Que pouvions-nous souhaiter de plus ?  

Lorsque le frère Madore débarquait à Barnston, on avait droit à une soirée de magie.  Il nous amenait aussi des films sur les habitants du Vietnam et l’on pouvait voir le malheur de millions de personnes du Vietnam nord, évacuées vers le Sud, pour fuir les mauvais communistes. 

Je n’y comprenais pas grand-chose, mais je compatissais au désœuvrement de ces gens.  Je n’avais pas encore la moindre idée de ce que voulait dire le mot «propagande».  

Il y avait quelque part sur la terre des gens qui souffraient atrocement et cela suffisait amplement à alimenter mes prières durant un bon bout de temps. 

Pourquoi faut-il autant de misère pour gagner son ciel, si dieu est miséricordieux? 

J’étais loin de savoir que ce n’est pas dieu qui est responsable de la guerre, mais les dirigeants de nos pays qui se prennent pour d’autres, pour qui la vie humaine à moins d’importance que le profit et le pouvoir. 

9 juin 2021

J’ai commencé à douter de la religion quand les plaisirs de la chair l’emportèrent sur les peurs religieuses.

Dans ce processus de libération personnelle, j’ai d’abord passé par celui du mépris envers moi parce que tout d’un coup j’ai découvert que j’étais un affreux pécheur puisque je pratiquais quasi-quotidiennement la masturbation.

Je n’avais pas encore allumé à ce que sont les « synonymes » et les jeunes de chez nous on ne parlait pas de masturbation, mais de « se crosser ». Idiot, peut-être, mais je n’avais pas vu que c’était la même chose.

Quelle horreur quand tu veux être un saint d’apprendre que tu es la proie du diable et que tu es le pire des pécheurs. On ne pouvait pas encore parler de pédérastie, car mes camarades avaient à peu près le même âge que moi. Mais, les tentations définissaient déjà mo orientation sexuelle.

J’en veux aujourd’hui aux Églises qui nous font croire que le sexe en dehors du mariage est un  péché.

Cette philosophie engendre la culpabilité et la haine de soi.   Elle est à la source de ce mépris que la société validait envers les filles qui avaient une grossesse avant mariage. Ces pauvres filles et leur enfant étaient condamnés à l’isolement, la pauvreté et le mépris des bonnes âmes chastes qui évidemment seront contre l’avortement.

Pourquoi faut-il souffrir pour aller au ciel et que le plaisir nous conduit directement en enfer?

C’est fondamentalement ce qui anime l’idée du péché.  Le corps ne vaut rien à côté de l’âme. On ne savait pas encore qu’il existe de la matière et de l’énergie. On croyait que le sperme était une partie du cerveau mâle sacrifié par l’Homme pour créer un enfant.

Toutes les règles sexuelles furent créées quand on ne connaissait encore rien à ce que sont les humains et encore moins ce que sont les processus de la reproduction.

Dans le temps, on haïssait encore plus les homosexuels. Ces êtres dégénérés. Ces pervers. Ces salauds qui corrompaient la jeunesse. Même nos grands esprits pensaient que l’homosexualité est une maladie mentale.

L’homophobie était systémique comme la peur de la pédophilie.

L’Église, comme Denise Bombardier, souffrait d’une obsession en ce qui concerne la sexualité des autres.

On était encore assez idiots pour croire que la chasteté est plus importante que la vie. Les retraites que l’on nous prêchait portaient surtout sur les péchés de la chair.

Ce n’est pas étonnant que les Québécois soient aussi scrupuleux.

Quand j’ai voyagé j’ai pu constater entre autres que la nudité n’a rien à voir avec la pornographie et que le scrupule est en réalité la honte et la haine du corps.

On n’a jamais eu l’intelligence de se demander s’il est normal d’aimer les plaisirs sexuels et pourquoi la censure existe.

Le meilleur moyen de rendre le sexe obsessionnel, c’est de la défendre.

Autrement, tu passes peu de temps à penser à la sexualité.

Radioactif 62

juin 9, 2021

Radioactif 62

18 Août 2007

Barnston.


À notre arrivée à Barnston, nous étions parmi les seuls Canadiens français puisqu’à cette époque, on ne savait même pas qu’un jour on voudrait être Québécois. 

Je me rappellerai toujours le père Descôteaux avec son fusil sur la galerie qui nous invectivait, enragé noir, et le rire fou qui l’animait quelques années plus tard quand on se rappelait cette époque où les Anglais haïssaient les Français. 

Avec le temps, Barnston est devenu à 99 pourcent francophones.  Les enfants Descôteaux ont appris le français et nous avons appris l’anglais. Tellement bien que plus tard à l’école, on m’enlevait des notes pour mon accent et quand je reparlais avec des anglophones, ils me disaient que mon accent antérieur, du village, si on peut dire, était meilleur que celui enseigné à l’école. 

18 Août 2007

Barnston 2.


Je me souviens que le curé du village n’aimait pas que l’on fréquente les Descôteaux.  Il faut savoir qu’à cette époque, seulement les catholiques– en état de grâce — avaient droit au salut. 

Pour moi, c’était la catastrophe, car mes petites tendances m’amenaient à rechercher les étrangers.  J’étais plus ou moins obsédé par les vérifications et les réponses à mes questions sur les autres. Cette manie, tellement cachée que presque personne ne savait qu’elle existait, développa en moi une curiosité quasi infinie. 

Je servais la messe à tous les matins, pour 10 cents, et mes prières portaient toutes le même message.  » Mon Dieu faites au moins une exception pour Galen, puis, Raymond et Robert, etc.  »  Ils doivent être sauvés.

Ce fut les premières fois où j’ai commencé à douter de l’amour de Dieu.  Comment pouvait-il être un dieu d’amour et condamner tous ceux qui n’étaient pas catholiques? 

Mes lectures m’amenèrent même à chercher comment, malgré mes dix ans, régler la guerre. 

La solution : les communications avec les communistes (la deuxième peur de notre société, juste après le sexe).  Tout devint communication. 

Si les communications entraînaient la création d’un gouvernement mondial, la différence des cultures, elle, en provoquait l’éclatement, car communiquer fait ressortir ce que l’on a en commun, mais aussi ce qui nous différencie. 

Il n’y a pas que l’argent dans la vie.  


18 Août 2007

Barnston 3. 

Je ne comprenais pas l’obsession des gens pour les automobiles. 

Pourtant, c’était la même frénésie que moi pour les visages des petits gars dans les catalogues Eaton. Les formes de l’auto, au lieu des yeux et des sourires, des regards joyeux ou tristes.  Je ne m’en vantais pas parce que ça n’aurait intéressé personne. Pire, le Québec vivait étouffer par le scrupule de sa religion. 

Par exemple, quand on acheta un disque de Presley — Love me tender et Hound dog –le curé se précipita chez nous et le fracassa sur le plancher. 

La danse, cette invention du diable, serait notre perte si on se mettait à aimer cette musique de Satan.  J’étais en beau «joual vert », car j’adorais les rythmes, les déhanchements de ce nouveau chanteur qu’appréciait aussi mon père, aussi étonné que nous de le voir aller à la télévision jusqu’à Ed Sullivan. 

Les stations décidèrent ensuite de ne plus le montrer au complet quand il chantait au petit écran. 

C’est vous dire jusqu’à quel point la folie du scrupule dévore nos sociétés d’Amérique.  

Les peurs des curés étaient les mêmes désirs de castration que nous vivons maintenant avec les féminounes  pour qui un attouchement sur un garçon vole son enfance.

Moi, j’appelle ça de la psychose.  Il faut être fou en maudit pour croire que ça peut te traumatiser, sauf si le plaisir le peut. 

08 juin 2021

Avec l’âge et surtout avec les découvertes scientifiques, on s’aperçoit que si les religions sont des contes pour tenter de nous expliquer la vie et notre raison d’être. Son application pratique est souvent contre-nature comme dans la sexualité ou trop humaine en inventant des règles supposées respecter ainsi Dieu lui-même.

Les religions ont inventé le scrupule qui se transforme souvent en paranoïa et haine de l’étranger. Le fanatisme conduit à la violence.

Croyez-vous vraiment qu’un Dieu qui n’est qu’énergie puisse exiger que tu ne touches pas la ciboire ou que tu doives finir de manger tôt la veille pour respecter un Dieu qui vient dans ton estomac par la communion? Pourquoi se laver les pieds en rentrant dans une mosquée? C’est bien plus pour les travaux d’entretien que par respect pour Allah. En quoi un Dieu qu’on ne sait même pas si c’est une femme ou un homme peut-il exiger la circoncision?

Ce sont tout simplement des règles humaines que l’on fait croire divines. On est plus ou moins crédible selon le degré de sa foi qui très souvent se transforme en fanatisme.

C’est justement ce qui arrive avec la loi 21. On blâme le Québec d’intervenir pour qu’il y ait séparation de l’état et la religion et ceux qui se sentent blâmer entretiennent la guerre pour protéger leur pouvoir de domination.

Si les chefs religieux avaient du bon sens, ils chercheraient à éliminer les différences entre les croyants de toutes les religions. L’égalité absolue est à rechercher entre toutes les confessions.

Le fanatisme conduit à la violence et la violence d’un tribunal qui tranche contre la culture d’un peuple ou une nation pour témoigner de sa domination est aussi dégueulasse que les meurtres religieux.

Les femmes musulmanes peuvent continuer à se voiler dans tous les lieux publics et une catholique ne pourrait pas travailler au gouvernement  en public en portant une croix sur elle. Où est donc l’islamophobie de la loi 21 puisqu’elle s’applique à toutes les religions?

Radioactif 61

juin 8, 2021

Radioactif 61

18 Août 2007

Assimilation.

L’assimilation des francophones n’était pas à mon programme et ne faisait pas partie de mes préoccupations quand j’étais jeune. 

Au contraire, mon intérêt, une petite curiosité obsessionnelle pour visiter les entrejambes, m’amenait à vouloir tout savoir des différences raciales et de tous les étrangers de mon âge.  J’étais fasciné par leurs visages et je voulais savoir si le reste du corps à cause de ses proportions, de ces lignes, ajoutait à leur beauté. 

De la beauté, je m’interrogeais sur leur vie et j’essayais d’imaginer toutes les séductions pour pouvoir vivre avec eux.  Ainsi, tous les petits gars du monde sont devenus extrêmement importants dans mon imaginaire. Et, comme tous les jeunes, à part une rage de lire les encyclopédies de ma tante Émilia, tout était jeu. C’est sûrement pour ça que la vie était si belle.   

8 juin 2021

Le pape François est pris entre l’arbre et l’écorce. S’il s’excuse, l’Église sera confrontée à des procès à n’en plus finir et très coûteux.

S’il admet que le péché de la chair n’existe pas, il vient de nous faire comprendre qu’on s’est fait emplir durant des siècles. Et, cela touche toutes les formes de christianisme.

On risque de comprendre que le péché de la chair sert à introduire la culpabilisation, la honte et la haine des pécheurs, donc, la discrimination. Le péché permet à celui qui l’absout de dominer.

Avec ce que l’on connaissait quand le discours religieux a été inventé, c’est normal que le corps soit une malédiction pour l’âme.  On était en pleine dualité sur le plan religieux et philosophique. Les fanatiques polluaient. L’Inquisition trônait. C’était aussi fou que tuer aujourd’hui au nom d’une religion.

Mais, aujourd’hui, on sait que l’orientation sexuelle nous vient de quelques gênes et que nos sentiments proviennent des hormones. Rien à voir avec le bien et le mal. Et, dans le fonds, on n’a pas grand-chose à dire sur ce qui créé nos tentations.

Même la Cour suprême serait obligée de revoir tout ce qui touche aux lois sur la sexualité pour probablement convenir que la seule chose humaine possible soit d’exiger le consentement, d’éliminer la domination d’un être humain sur un autre et de combattre la violence en ce qui touche la vie sexuelle tant émotive que génitale.

Nos lois sont légales, mais tout à fait illégitimes.

Radioactif 60

juin 7, 2021

Radioactif 60

17 Août 2007

Le Canada : pays de droit ?      

La souveraineté nationale devrait servir à permettre aux différents courants de pensée, de coutumes et de cultures d’exister dans le monde.

Seulement quelques règles de base devraient exister.  Par exemple, tous les meurtres, viols et vols, y compris la peine de mort, devraient être interdits et sévèrement punissables. Il faut développer une conscience individuelle responsable. 

À partir de là, tout individu devrait avoir le droit de s’installer dans le pays de son choix, en autant qu’il respecte les lois, les us et les coutumes de son pays d’adoption. Les frontières devraient correspondre aux limites physiques d’une nation. 

Les superpuissances devraient être obligées de se retirer des pays conquis : la Chine du Tibet, Israël de Palestine, la Russie de Tchétchénie, la Chine de Hong Kong, l’Occident de l’Orient. 

Il faut penser en termes de survie de la planète.  L’ONU devrait avoir les moyens pour interdire toutes formes de dictature et exiger que seuls les pays laïcs soient reconnus comme potentiellement démocratiques. La théocratie est une dictature de l’esprit tout comme les idéologies. 

Je me suis toujours demandé pourquoi j’aurais à payer des policiers et des militaires pour protéger des sommets comme Montebello qui servent à mettre en place les règles de notre asservissement aux grands bandits légaux de ce monde ? 

Pourquoi n’ont-ils pas assez de conscience et d’idéal pour s’apercevoir qu’ils défendent les riches qui répandent l’injustice sociale sur la planète ? 

Nos dirigeants politiques et économiques sont responsables des gens tués à la guerre (pour s’accaparer pétrole, eau, etc.), même si, pour eux, la guerre est moins dangereuse qu’un attouchement sexuel.   Ont-ils peur qu’en éjaculant dans le plaisir nous devenions des déserts en spermatozoïdes ?  La pollution se chargera bien de rendre les mâles impuissants.

Il faut s’entendre, la police est nécessaire et une institution plus que respectable (en principe quand elle ne vole pas, ne pose pas de bombes, ne met pas le feu à des granges ou voler des listes de membres du PQ comme la GRC l’a fait au Québec) dont on ne saurait pas se passer, car malheureusement des gens violents, des psychopathes, etc., ça existe.   

Il faut des policiers pour combattre la violence sous toutes ses formes de crimes …

17 Août 2007

Canada : pays de droit.

«Le Canada : un pays de droit » est une façon de nous tenir à genoux. 

Tout ce qu’on a essayé de produire au Québec depuis des décennies, ce sont des curés et des avocats (dès que tu ne savais pas quoi faire de ta peau).  Pour qu’ils gagnent bien leur vie, il faut beaucoup de règlements inutiles et sans fondement, comme les lois sur la sexualité non violente et consentie mutuellement. 

Plusieurs lois servent à garnir les poches des institutions qui nous dirigent. 

Les taxes et les impôts, si elles sont nécessaires pour répartir les richesses et combattre la misère, sont une forme de vampirisme légalisé quand on s’en sert pour la guerre et enrichir un petit nombre (toujours le même) d’individus ou d’institutions contre le bien-être de la majorité humaine. 

Pour alimenter ce commerce de «grandes gueules», il faut maintenir une certaine hystérie et paranoïa… ce à quoi servent les statistiques. 

Si le Canada était un pays de droit, il n’aurait pas coupé les vivres à la Commission de la réforme du droit.  S’il était un pays de droit, il observerait les lois de ses provinces.  La Commission Gomery, l’argent payé en trop lors du dernier référendum,  prouvent que le gouvernement fédéral se fiche des lois pour nous empêcher de devenir un pays. 

Certains politiciens d’ici sont plus catholiques que le pape.  Ils ne croient pas, ne voient pas le peu de respect qu’affichent les fédérastes pour le Québec. 

7 juin 2021

La meilleure preuve que le Canada ne veut rien savoir du Québec, c’est que toutes les demandes jusqu’au plus élémentaire ont été refusées par le fédéral.

Robert Bourassa incarne exactement cette réalité. Même si on était toujours en chicane, je dois admettre qu’il est celui qui nous prouve que le Québec doit absolument maintenir l’idée d’indépendance, si nous ne voulons pas passer complètement dans le tordeur de l’assimilation.

Si Robert Bourassa avait tenu un référendum comme la loi le stipulait après la Commission Bélanger-Campeau, nous serions déjà un pays. Nous pourrions avoir les lois que nous voulons quant à notre culture et nous ne serions capables de vivre économiquement aussi bien que si nous étions partie intégrante du Canada.

Le fédéralisme lutte contre le Québec depuis toujours, mais plus particulièrement depuis Pierre-Elliot Trudeau. On a envoyé l’armée dans les rues pour nous faire peur. On a subventionné des industries pour aller s’installer en Ontario et ainsi dynamiter l’économie du Québec. C’est Joe Clark lui-même qui me l’a confirmé quand j’étais attaché de presse du candidat Conservateur de Sherbrooke, après avoir été moi-même candidat Rhinocéros dans le même comté.

L’avenir nous a prouvé qu’en plus du fédéral qui combat tout ce qui est québécois, le parti libéral du Québec est le parti des anglophones. Ces derniers, avec les commissions scolaires, tentent maintenant de réaliser leur fameuse idée de partition, en essayant de vivre autrement que le reste des Québécois.

Je me rappelle quand je manifestais seul devant le journal The Gazette qui était du fanatisme invraisemblable.  Les média servent encore de stimulant pour combattre le fait français même au Québec.

Radioactif 59

juin 6, 2021

Radioactif 59

16 Août 2007

FLQ épuisé.

Je ne suis pas un FLQ dangereux, mais un FLQ épuisé, comme disait Léon Dion, le père de Stéphane Dion, en parlant des fédérastes. C’est tellement ma marque que je suis foncièrement non violent.   

J’admets qu’en 1970, j’ai crié à la fin d’un de mes poèmes : Vive le FLQ ! Vive le Québec libre, libre, libre… même si on pouvait se faire ramasser pour cinq ans.  C’est très dangereux de s’afficher. 

La poésie ça vous détruit presqu’autant qu’une fellation.  Ça vous vide de l’intérieur.  Je n’ai pas la police et l’armée pour me protéger comme le président américain , lui , il a juste permis d’envahir des pays pour son maudit pétrole, tuant des centaines de milliers de personnes pour de l’argent.   

Je ne veux pas qu’on laisse les USA venir vider nos réserves d’eau potable.  Pensez-vous que ce sera Harper qui dira non à «Bouche» ? Il est à genoux devant lui

Je serai très bientôt à la retraite et si c’est vrai qu’on vit dans une démocratie, je pourrai continuer d’écrire sans toujours avoir à craindre les mouvements des fédérastes ou de leurs subalternes.

Donc, on n’a rien à craindre, sauf ce que je crois être la vérité. 

6 juin 2021

Je suis tombé en bas de ma chaise quand j’ai commencé à corriger mon prochain livre (mi-juin) Un sourire arraché à l’enfer, soit mon autobiographie de mes dernières années de journalisme. J’avais écrit le texte avant 1978 pour être certain de ne pas oublier.

Finalement, avant de devenir indépendantiste, j’ai été très près des libéraux. J’ai connu toutes les grandes figures de mon époque, mais je n’ai joué aucun rôle important en politique ou autrement.

Jeune, j’étais une espèce de peace and love, Et, je crois, que de m’être senti infériorisé parce que je suis amourajeux, même si je n’ai pas été en compagnie d’un jeune depuis plus de 20 ans, a aidé à me radicaliser contre le système qui demeure à mon avis, l’instrumentalisation de l’esclavage individuel.

La pauvreté est toujours présente et l’étroitesse d’esprit prend de l’ampleur.

Pour comprendre que je me sois radicalisé, il faut savoir qu’à cette époque les relations des Québécois éveillés avec le fédéralisme systématiquement raciste des autorités canadiennes faisaient que nous étions littéralement en guerre.

Je regrette cependant d’avoir donné autant de place à l’amourajoie dans ce dernier livre parce que je pense que jamais rien ne changera en ce qui a trait à notre prise de conscience sur le plan sexuel.  Les scrupuleux(es) l’ont emporté et en plus de vivre une époque où l’existence même de la race humaine se jouera, on continuera de vivre en hypocrite si on est le moindrement marginal.

Il sera intéressant de savoir si Justin Trudeau continuera l’œuvre diabolique de son père ou s’il profitera de la chance inouïe qu’il a pour reconnaître le Québec et sa culture et ainsi permettre que cette partie du Canada soit assurée de garder son héritage français, laïc et humain.

La Cour suprême qui tranchera en dernier essor est là pour interpréter la Constitution et non l’écrire d’où l’importance que le parlement du Canada reconnaisse le Québec comme société distincte, francophone et laïque.

On est vraiment plus dans le même esprit qu’en 1970. Avec la loi 10, on a la preuve qu’il ne faut absolument pas remettre le pouvoir aux mains des Conservateurs

Au Québec, s’il y a élections, tout se décidera entre le Bloc et les libéraux. Mais, pour aucune raison, il ne faut que cette rivalité permette aux Conservateurs de prendre le pouvoir.

Personnellement, je trouve complètement inapproprié de tenir des élections à l’automne.

Les libéraux doivent prouver que l’ouverture au Québec n’est pas que de la frime ou une stratégie pour nous mentir encore une fois. 

Pierre-Elliot nous disait que voter non c’était comme voter oui pour le changement. On se rappellera que le changement a été à 500% contre le Québec et ses intérêts. Il nous a même imposé la reine d’Angleterre dans notre constitution.

L’unité canadienne dépend de ce que fera le reste du Canada devant la nécessité de mettre de la chair autour de l’os quant à l’idée que « Québec est une nation».

Radioactif 58

juin 5, 2021

Radioactif 58

16 Août 2007

Mémoire qui fesse.           

J’ai reçu l’invitation du Gouverneur général alors que j’étais en prison et que le beau Stéphane Dion faisait accepter sa loi sur la clarté. 

Je ne me pensais pas assez important pour qu’on s’assure que je sois, sous surveillance, tant que notre grand tata Dion passe sa loi pour tuer l’indépendance du Québec.

Le Québec est, comme dit M. Bouchard, un état de droit, mais on oublie de nous dire que ce sont les fédérastes qui font la loi du pays.  La mafia légale.

J’ai répondu en envoyant une photo de moi et Pierre Trudeau et un petit texte : On ne m’empêchera jamais d’être indépendantiste, pour parodier une page de mon meilleur roman de fiction L’homo-vicièr, écrit en 1967 et publié en 1972.

16 Août 2007

Mémoire qui fesse.           

Comme par hasard, je venais d’être ramassé par la police de Montréal pour aller expier les plaisirs savourés en attouchements sexuels, une faute que l’on attribue habituellement aux professeurs qu’on aime pas; mais, je n’enseignais pas à Mathieu

Ce n’était pas non plus une vengeance, mais la police de Val-d’Or avait menacé son père de lui faire perdre la garde de son fils, s’il ne signait pas cette dénonciation. 

C’est bizarre, le petit s’est vanté depuis de m’avoir bien organisé la face et je ne sais toujours pas s’il est circoncis. 

On m’a dit à différentes reprises que mes problèmes venaient du fait que l’on voulait me faire payer d’avoir été felquiste, l’un des seuls à leur avoir échappé durant 20 ans. 

Pour savoir si c’était vraiment un coup monté, j’ai fait parvenir mon mémoire «Pour en finir avec l’hypocrisie» au mari de la Gouverneur générale. Trois jours plus tard, la police était chez-moi. Ça venait vraiment du fédéral. Les policiers me dirent qu’ils n’avaient pas le choix vu l’insistance persistante d’en haut… 

Le bureau de Dion a possiblement pensé que j’étais un bon libéral du Québec puisque je m’étais informé à son bureau à savoir comment présenter un mémoire à la commission sur les commissions scolaires linguistiques. 

On élimina de la liste un mouvement jugé « trop nationaliste » pour me permettre d’être entendu à leur place.  Quelle surprise les attendait !  J’étais trop pauvre pour me rendre à Ottawa et personne ne voulait m’aider à y aller, même pas les députés du Bloc. 

J’ai fait parvenir mon mémoire à la dernière minute par fax.  La loi des commissions scolaires linguistiques fut acceptée.  Le Gouverneur général du Canada organisa une grande réception pour fêter cet événement.

Quand le fédéral examina en Commission, la loi fédérale acceptant de modifier la Constitution de façon à ce l’on crée les commissions scolaires linguistiques, sous la présidence de Stéphane Dion, il n’était pas question du pouvoir de fréquenter les écoles anglaises en inscrivant «autre religion». 

J’ai donc décidé de présenter un mémoire à la suite de mon expérience à Val-d’Or.  Le secteur français a été créé en se servant de ce moyen, malgré la loi 101 ; mais il connut un tel succès qu’il y avait plus de francophones qui fréquentaient cette école secondaire anglophone, Percival High School, que d’anglophones.  Un témoignage accablant qui ne pouvait pas passer sous silence.

4 juin 2021

En 1996, je fus accusé, à la suite d’un interrogatoire de Mathieu qui a duré de nombreuses heures.  Sa maman aurait été celle qui aurait déposé la plainte. La travailleuse sociale était une amie personnelle de Michaël Jean qui devint gouverneur générale du Canada. On connait sa lutte contre la pédérastie et le FLQ.

Mathieu a menti très souvent et son père n’a guère été mieux, même si tout cela arrivait parce que Jean-Paul (père de Mathieu) voulait que je l’aide à obtenir une certaine discipline sur son fils. Mathieu ne voulait pas aider son père à faire le ménage d’où l’intérieur de la maison avait l’allure d’une vraie porcherie. Je n’avais jamais vu ça de ma vie.

Jean-Paul disait que si j’étais parvenu à changer Gabriel d’un petit voleur en gars honnête, je pourrais l’aider à s’approcher de son fils.

Il arrivait sans avertir avec Mathieu et me débitait toutes les horreurs jusqu’à ce que Mathieu se repente et qu’il accepte d’aider un peu son père. Gabriel, le garçon qui vivait chez moi, m’avait dit qu’il trouvait louche cette soudaine amitié devenue une forme de support. Je récompensais Mathieu quand j’avais la preuve qu’il avait tenu parole. Je pensais que Gabriel était jaloux.

Au cours des festivités de la fête nationale, Jean-Paul est arrivé en pleurs me disant que la police avait enlevé ses deux enfants, qu’il ne pouvait plus leur parler, ni les voir et qu’ils étaient gardés dans un centre de jeunesse. Je l’ai aidé à préparer la dénonciation à la déontologie policière. Selon Jean-Paul, Mathieu et sa sœur ont été amenés au poste parce que la maison était trop sale. Moi, je voyais ça comme un kidnapping légal. Jean-Paul était en guerre avec son ex pour la garde des enfants.

J’ai été accusé d’attouchements sexuels, Je n’ai pas témoigné comme me le proposait mon avocat. Les propos de Mathieu n’étant pas contredits, je fus condamné à neuf mois de prison. Ce furent les mois les plus politisés de ma vie. Mathieu n’a dit la vérité qu’à mon procès préliminaire, décrivant ce qui c’était passé. Le reste est une pure fabulation. Il devait dire ce qu’on lui avait dit de dire.

Mon premier avocat m’avait clairement dit que je ne payais pas 10,000$, j’aillais en prison. Il a été écarté pour subir une désintoxication et m’a présenté son remplaçant. J’étais trop pauvre donc je suis allé faire un tour à Bordeaux Beach.

Mathieu est venu chez moi avant que je reçoive ma sentence, Il voulait être rassuré et être certain que je ne lui en voulais pas. Ça même sorti dans mon procès, mais ça n’a rien changé. C’est tellement affreux  de ne pas voir le sexe comme un crime.

Selon mes amis, on visait l’ex-felquiste que j’étais. Je me suis rappelé plus tard que des étudiants m’avaient demandé en classe s’il était vrai que j’avais posé des bombes. Plus de 20 ans plus tard, on voulait me faire payer pour mon passé felquiste.  Je le raconte dans mon prochain livre   Un sourire arraché à l’enfer qui paraîtra bientôt.

Jean Ferguson, un ami Micmac de moi et Jean-Paul, prétendait que Jean-Paul avait fait ça pour de l’argent. Ferguson refusa jusqu’à sa mort d’adresser à nouveau la parole à Jean Paul.

Mon ami Pierre, un ancien policier, me disait que dans un  coup monté, il faut voir l’utilisation des « je ne me rappelle pas » pour évaluer si le procès est vraiment un coup monté. Il y en a eu des centaines de réponses équivoques. Avant de mourir, il me dit qu’il se reprochait de ne pas avoir témoigné à mon procès, car je n’aurais pas fait de prison si cela était arrivé. J’aurais été innocenté. Il ne voulait pas témoigner parce qu’il en voulait à la police pour ce qu’il aurait subi quand il  travailla dans les forces de l’ordre.

Le juge lui, affirma que je n’étais pas un danger pour les garçons, mais que je mettais les institutions du pays en danger. 

Qu’importe!  J’ai dû laisser le travail que j’adorais.  

L’enquête de la police n’a pas pu relever même l’ombre d’un seul cas où un de mes élèves aurait pu me dénoncer pour des actions sexuelles ou des propositions indécentes.  J’adorais trop être enseignant pour mettre mon métier en danger, ce qui sera en lien  avec une autre accusation 20 ans plus tard, en 1994, quand mon plus jeune fils adoptif se suicida et que je reçus la visite d’un cousin.   

Le judiciaire me retrouve à toutes les fois que la vie politique s’agite un peu.

Si je n’avais pas eu ce dossier judicaire, je me serais présenté, malgré mes 78 ans, pour enseigner puisqu’il y a un manque affreux de professeurs.

Difficile d’oublier le sujet quand un de tes meilleurs amis s’est suicidé  quand il fut accusé de délits sexuels.

Radioactif 57

juin 4, 2021

Radioactif 57

15 Août 2007

Assimilation.

Les fédérastes ont toujours essayé d’angliciser le Québec.  Ils se sont servis de trois moyens privilégiés que l’on retrouvait déjà dans le rapport Durham, niant notre culture : l’éducation, l’immigration et la langue de travail.

Au niveau de l’éducation, pour permettre aux francophones plus aliénés de fréquenter l’école anglaise, on se servait de la religion.  Il suffisait de se dire «autres» pour avoir accès à l’école anglaise.  La solution fut apportée par Mme Pauline Marois avec la création des écoles linguistiques.

Quand le Québec sera un pays, toutes les institutions devront se conformer à la norme de prédominance du français, mais, sur un plan individuel, le bilinguisme cessera d’être un danger d’assimilation, mais deviendra un avantage individuel extraordinaire.


15 Août 2007

Pas de religion à l’école.

La religion doit être enseignée dans les temples et dans les foyers et non dans les écoles.  Sauf, pour offrir un survol qui permet de comprendre ce qui unit tout le monde, malgré les religions, les écoles doivent demeurer absolument neutres. 

Le fanatisme religieux conduit à la violence et crée la discrimination.  La religion est un droit strictement individuel.  

Le droit à la religion a été inscrit dans la Charte des droits de la personne strictement pour s’assurer que l’on n’interdira pas à une religion d’exister comme dans les pays communistes. Il ne doit pas y avoir d’écoles religieuses.

Il n’appartient pas à l’état de dire si telle religion est bien une religion, comme tantrisme, par exemple.

3 juin 2021

Pour éliminer la différence autochtone, le gouvernement fédéral a inventé les pensionnats autochtones. Pire que la loi des indiens fédérale, le gouvernement s’arrogeait le droit de kidnapper des enfants, de les enlever de leurs familles et de les maltraiter. Il fallait tuer l’indien dans l’enfant. C’est horrible quand on pense à ça. Ça rappelle le cas des Enfants de Duplessis.  

Ce scandale touchait les enfants des filles mères.  On leur enlevait leur enfant dès la naissance pour permettre aux familles de ces mères de ne pas à avoir à rougir devant les autres et ne pas réveiller les salauds ou salopes qui mangent la réputation du voisin. On a revu ça avec la pandémie : des voisins qui ont du plaisir à dénoncer leurs voisins. Ce fut la même chose durant la crise d’octobre.

Quand le système pense qu’il a raison, il a toutes les armes pour imposer son point de vue et même l’indécence de se féliciter de ne pas déroger de sa façon de voir.

Aujourd’hui, selon les entrevues avec les autochtones, ça se passe autrement. Les enfants des familles indiennes sont retirés de chez eux pour être placés dans une famille blanche qui elle obéit aux règles morales de la société dominante.

La seule différence qui existe avec la position du fédéral vis-à-vis le Québec est la taille du Québec. On veut tuer le français au Canada.

On ne peut pas s’arranger de front pour essayer d’angliciser le Québec et d’en faire un  génocide comme dans les cas des autochtones qui sont divisés en tribus.  Ce serait trop évident.

Alors, on y va avec la constitution et la répartition des pouvoirs comme le disait le rapport Durham. Éducation. Immigration. Travail

Au Québec, les deux principaux canaux d’assimilation sont l’immigration (dont on ne peut pas se passer) mais dont on exagère la nécessité en prétendant qu’il faut prendre plus ‘immigrés pour combattre le manque de main d’œuvre et l’éducation. (Si on augmentait les salaires et la qualité de vie, on aurait probablement moins besoin d’autant d’immigrants). Mais, l’immigration est un atout. C’est essentiel. Mais, l’immigration ne doit pas être un instrument pour maintenir le cheap- labor ou pour angliciser lentement le Québec. Il faut des immigrants, mais il faut aussi la capacité de les intégrer à la société québécoise.

Le fédéral est maître des universités avec le Québec. Pas étonnant qu’il y autant d’universités anglophones au Québec  durant que le Canada étouffe les besoins des minorités francophones.  L’université Laurentienne en Ontario est un exemple extraordinaire.

Le fédéral s’occupe aussi du bilinguisme. Un moyen de mettre le nez dans le système linguistique québécois sous prétexte de défendre la fausse minorité anglophone du Québec. Tu ne peux pas être une minorité si tu fais partie de la majorité anglophone canadienne. On se rappellera du projet de « partition ». Des îlots canadiens anglophones dans un Québec francophone indépendant. .

Si on veut vraiment que le Québec soit une nation à l’intérieur du Canada, tout ce qui touche la culture devrait être exclusif au Québec, y compris l’immigration. Ce n’est pas une nouvelle revendication. C’était celle de Robert Bourassa, un premier ministre libéral du Québec. Le Québec serait simplement la bulle, l’état, la nation, francophone du Canada. Le respect des anglophones n’a jamais manqué au Québec.  Pour ce qui est du français, hors-Québec, le fédéral a déjà une loi sur le bilinguisme. C’est à lui de respecter ses responsabilités. Un Canada bilingue, c’est actuellement de la pure hypocrisie.

Les répartitions actuelles constitutionnelles permettent à la Cour suprême du Canada d’étouffer tous les efforts faits pour sauver le français en donnant raison à ceux qui s’opposent aux lois 21 et 96. Ce sont des lois qui forment le fondement même de la culture québécoise. Et, la culture est l’âme d’un peuple, d’une nation.

Radioactif 56

juin 3, 2021

Radioactif  56

12 Août 2007

Les prêtres catholiques.

Les dénonciations des prêtres catholiques aux États-Unis ou ailleurs pour des fautes d’ordre sexuel font partie d’une guerre de religion dont le but est de tuer l’Église catholique afin de la remplacer par des sectes protestantes. 

Les religions sont presqu’aussi payantes que les pétrolières.  En religion, on ne se sert pas d’armes, mais de dénonciations. 

Le pire pour l’Église catholique fut d’essayer de régler le problème en payant des dédommagements aux victimes.  En agissant ainsi, l’Église a réveillé l’instinct prédateur financier qui dort dans tous les Américains, grâce à l’American dream.  Faire de l’argent vite et facile.

La chasteté est devenue plus importante que la vie.  La vérité a perdu des plumes.

L’Église a tellement payé que certains diocèses ont pratiquement fait faillite. Des millions.  Ce qui a fait de la dénonciation un commerce très rentable.  Les avocats et le système judiciaire ont apprécié cette nouvelle manne. 


12 Août 2007

Garder le même discours : $.    

Même si elle est capable de payer, l’Église n’a pas eu l’intelligence de s’en abstenir et de modifier son discours face à la sexualité. 

On a préféré que de vieux prêtres soient tués en prison plutôt que d’avouer que la chasteté ne vaut pas un meurtre légal ou non. 

C’est le problème de toutes les religions et du marketing. 

Une fois qu’une façon d’agir s’est avérée très payante, on refuse d’y modifier ne serait-ce qu’un iota pour ne pas prendre de chance.  Si ça déjà beaucoup payé, ça va encore payer demain.  La formule est invincible. 

Cette prison de la tradition tue les religions un peu plus chaque jour.  On est moins ignorant, moins aveugle que nos parents et nos grands-parents et les institutions ne s’adaptent pas. 

J’avais pointé ce phénomène de dénonciation, repris par la pègre, à la Commission Bélanger -Campeau sur l’avenir du Québec.   J’ai passé pour un fou et les églises se sont vidées.  Faut pas s’en faire, c’est pareil dans toutes les religions.  Il suffirait d’ouvrir l’œil pour le constater…


14 Août 2007

Harcèlement.

Aux élections fédérales, le vampire fédéraste a gelé une partie de ma retraite sous prétexte que les lois fédérastes n’ont pas à respecter les lois du Québec.

Depuis que mon livre La pédérastie mise à nu est en circulation, je souffre de harcèlement.   C’est au tour du provincial, en prétendant que je ne réponds pas aux règles du dépôt volontaire dont voici ma réponse :  

M. Michel Pelletier, Vos informations sont très différentes des miennes.  J’ai effectivement déménagé pour une question de vie ou de mort. 

Pour ce qui est de l’argent déposé, il correspond à ce que l’on m’a dit que je devais déposer.  Même si je travaille à temps partiel, les revenus ne sont pas suffisants pour plus.  D’autant plus, que le vampire fédéraste vous a précédé, sous prétexte qu’il n’est pas soumis aux lois du Québec. 

Par conséquent, il prélève déjà 132$ par mois sur ma petite pension.  Pire, j’ai fait enlever 100$ par paye pour rembourser plus rapidement mes impôts fédéral et provincial.  Je fais déjà le maximum possible. 

Ce n’est pas à 10 $ l’heure, à temps partiel, que tu peux rembourser des dettes aussi vite que tu le veux;

Même si Richard Martineau et sa bande de fascistes n’ont pas eu de répercussions sur mon emploi à temps partiel.  Ils ont seulement pu faire geler ma page personnelle sur Windows. 

On veut qu’on paye, mais en même temps, on fait tout pour vous empêcher de survivre. 

2 juin 2021

Monsieur Richard Martineau,  La drogue et la boisson sont les pires ennemis des jeunes garçons.

À moins de vivre dans un milieu puritain où le sexe a plus d’importance que la vie, les jeux sexuels n’ont jamais été autre chose qu’un plaisir que l’on cache à ses parents, mais un plaisir quand même, tant que l’on se fait pas prendre puisqu’alors il n’y a plus qu’une solution : jouer à la victime.

Une société qui divinise le puritanisme et  l’hypocrisie.

 Évidemment, j’exclus la sodomie, car la douleur semble être au rendez-vous plus souvent qu’autrement. D’ailleurs la sodomie est dans presque toutes les pornographies, probablement pour dégoûter ceux qui pourraient être attirés par des relations sexuelles en dehors du mariage.

La seule chose importante dans le cadre sexuel,  ce sont la non-violence, le consentement mutuel, le condom et avoir du plaisir.  Et si c’est hétérosexuel, assumer la responsabilité s’il y a naissance d’enfant.

Dans vos campagnes contre les pédophiles et les pédérastes vous ne semblez pas connaître la différence entre ces deux réalités.  Vous êtes l’exemple parfait du père qui a peur que son fils rencontre un mauvais monstre  c’est-à-dire un pédophile, un pédéraste ou dans mon langage, un amourajeux.  Pas de problème!  Tant que vous n’êtes pas aussi un des paternels qui demeurent indifférents à ce que son fils boive,  prenne des drogues ou subisse des blessures sportives, car, ce sont les choses qui démolissent le plus la vie des jeunes.

Ce Monsieur Martineau  que je lis tous les jours et que je respecte n’en demeure pas moins qu’il écrit parfois sans savoir de qui il parle et ne reprend jamais ce qu’il a confondu pour expliquer son erreur.

Par exemple, je ne suis pas pédophile, je suis amourajeux (pédéraste), une différence monumentale, même si notre système de justice voit la sexualité avec la vision de la période de l’inquisition. Une ignorance bien pardonnable de votre part, mais inexcusable par le sexologue qui écrit sur moi à vos côtés sur Google.

J’ai écrit je ne sais combien de fois que je suis contre la pédophilie.

Vous ne m’avez pas débusqué, comme vous dites.   Je l’ai écrit dans SORTIR, (p. 139) en 1978. J’ai aussi dirigé un travail sur le sujet dans Le Berdache, novembre 1980, journal gai de l’époque. Il y a aussi mon livre Laissez venir à moi les petits gars, à Partis pris.

C’était à l’époque où l’homosexualité était vue comme une maladie mentale mais où on était encore capable de faire la différence entre un viol et un comportement inapproprié. Je n’ai pas été en compagnie d’un jeune de moins de 18 ans depuis plus de 20 ans. Vous êtes un peu en retard dans le démasquage.

Le système qui a donné naissance aux lois actuelles sur la sexualité est le même qui a créé les pensionnats religieux contre les autochtones et provoquer des centaines de milliers de suicides de petits gars qui se découvraient homosexuels, sans compter tous ceux qui ont été rejetés par leur famille pour la même raison.

Cette loi est appliquée par la même Cour suprême qui a permis cette haine des autochtones et qui semble maintenant se déplacer vers la haine de la culture québécoise.  Vous n’êtes pas sans vous rappeler le sort de la loi 101 qui sera peut-être le même que celui des lois 21 et 96.

Comme me disait le juge quand j’ai été accusé en 1996 : je ne représente pas un danger pour les garçons, mais je mets les institutions de notre pays en danger.

 Je le raconterai très prochainement  dans mon prochain livre Un sourire arraché à l’enfer,  dans lequel  je raconte ce qui se passait quand j’étais journaliste.

Radioactif 56

juin 2, 2021

Radioactif  56

12 Août 2007

Les prêtres catholiques.

Les dénonciations des prêtres catholiques aux États-Unis ou ailleurs pour des fautes d’ordre sexuel font partie d’une guerre de religion dont le but est de tuer l’Église catholique afin de la remplacer par des sectes protestantes. 

Les religions sont presqu’aussi payantes que les pétrolières.  En religion, on ne se sert pas d’armes, mais de dénonciations. 

Le pire pour l’Église catholique fut d’essayer de régler le problème en payant des dédommagements aux victimes.  En agissant ainsi, l’Église a réveillé l’instinct prédateur financier qui dort dans tous les Américains, grâce à l’American dream.  Faire de l’argent vite et facile.

La chasteté est devenue plus importante que la vie.  La vérité a perdu des plumes.

L’Église a tellement payé que certains diocèses ont pratiquement fait faillite. Des millions.  Ce qui a fait de la dénonciation un commerce très rentable.  Les avocats et le système judicaire ont apprécié cette nouvelle manne. 


12 Août 2007

Garder le même discours : $.    

Même si elle est capable de payer, l’Église n’a pas eu l’intelligence de s’en abstenir et de modifier son discours face à la sexualité. 

On a préféré que de vieux prêtres soient tués en prison plutôt que d’avouer que la chasteté ne vaut pas un meurtre légal ou non. 

C’est le problème de toutes les religions et du marketing. 

Une fois qu’une façon d’agir s’est avérée très payante, on refuse d’y modifier ne serait-ce qu’un iota pour ne pas prendre de chance.  Si ça déjà beaucoup payé, ça va encore payer demain.  La formule est invincible. 

Cette prison de la tradition tue les religions un peu plus chaque jour.  On est moins ignorant, moins aveugle que nos parents et nos grands-parents et les institutions ne s’adaptent pas. 

J’avais pointé ce phénomène de dénonciation, repris par la pègre, à la Commission Bélanger -Campeau sur l’avenir du Québec.   J’ai passé pour un fou et les églises se sont vidées.  Faut pas s’en faire, c’est pareil dans toutes les religions.  Il suffirait d’ouvrir l’œil pour le constater…


14 Août 2007

Harcèlement.

Aux élections fédérales, le vampire fédéraste a gelé une partie de ma retraite sous prétexte que les lois fédérastes n’ont pas à respecter les lois du Québec.

Depuis que mon livre La pédérastie mise à nu est en circulation, je souffre de harcèlement.   C’est au tour du provincial, en prétendant que je ne réponds pas aux règles du dépôt volontaire dont voici ma réponse :  

M. Michel Pelletier, Vos informations sont très différentes des miennes.  J’ai effectivement déménagé pour une question de vie ou de mort. 

Pour ce qui est de l’argent déposé, il correspond à ce que l’on m’a dit que je devais déposer.  Même si je travaille à temps partiel, les revenus ne sont pas suffisants pour plus.  D’autant plus, que le vampire fédéraste vous a précédé, sous prétexte qu’il n’est pas soumis aux lois du Québec. 

Par conséquent, il prélève déjà 132$ par mois sur ma petite pension.  Pire, j’ai fait enlever 100$ par paye pour rembourser plus rapidement mes impôts fédéral et provincial.  Je fais déjà le maximum possible. 

Ce n’est pas à 10 $ l’heure, à temps partiel, que tu peux rembourser des dettes aussi vite que tu le veux;

Même si Richard Martineau et sa bande de fascistes n’ont pas eu de répercussions sur mon emploi à temps partiel.  Ils ont seulement pu faire geler ma page personnelle sur Windows. 

On veut qu’on paye, mais en même temps, on fait tout pour vous empêcher de survivre. 

2 juin 2021

Monsieur Richard Martineau,  La drogue et la boisson sont les pires ennemis des jeunes garçons.

À moins de vivre dans un milieu puritain où le sexe a plus d’importance que la vie, les jeux sexuels n’ont jamais été autre chose qu’un plaisir que l’on cache à ses parents, mais un plaisir quand même, tant que l’on se fait pas prendre puisqu’alors il n’y a plus qu’une solution : jouer à la victime.

Une société qui divinise le puritanisme et  l’hypocrisie.

 Évidemment, j’exclus la sodomie, car la douleur semble être au rendez-vous plus souvent qu’autrement. D’ailleurs la sodomie est dans presque toutes les pornographies, probablement pour dégoûter ceux qui pourraient être attirés par des relations sexuelles en dehors du mariage.

La seule chose importante dans le cadre sexuel,  ce sont la non-violence, le consentement mutuel, le condom et avoir du plaisir.  Et si c’est hétérosexuel, assumer la responsabilité s’il y a naissance d’enfant.

Dans vos campagnes contre les pédophiles et les pédérastes vous ne semblez pas connaître la différence entre ces deux réalités.  Vous êtes l’exemple parfait du père qui a peur que son fils rencontre un mauvais monstre  c’est-à-dire un pédophile, un pédéraste ou dans mon langage, un amourajeux.  Pas de problème!  Tant que vous n’êtes pas aussi un des paternels qui demeurent indifférents à ce que son fils boive,  prenne des drogues ou subisse des blessures sportives, car, ce sont les choses qui démolissent le plus la vie des jeunes.

Ce Monsieur Martineau  que je lis tous les jours et que je respecte n’en demeure pas moins qu’il écrit parfois sans savoir de qui il parle et ne reprend jamais ce qu’il a confondu pour expliquer son erreur.

Par exemple, je ne suis pas pédophile, je suis amourajeux (pédéraste), une différence monumentale, même si notre système de justice voit la sexualité avec la vision de la période de l’inquisition. Une ignorance bien pardonnable de votre part, mais inexcusable par le sexologue qui écrit sur moi à vos côtés sur Google.

J’ai écrit je ne sais combien de fois que je suis contre la pédophilie.

Vous ne m’avez pas débusqué, comme vous dites.   Je l’ai écrit dans SORTIR, (p. 139) en 1978. J’ai aussi dirigé un travail sur le sujet dans Le Berdache, novembre 1980, journal gai de l’époque. Il y a aussi mon livre Laissez venir à moi les petits gars, à Partis pris.

C’était à l’époque où l’homosexualité était vue comme une maladie mentale mais où on était encore capable de faire la différence entre un viol et un comportement inapproprié. Je n’ai pas été en compagnie d’un jeune de moins de 18 ans depuis plus de 20 ans. Vous êtes un peu en retard dans le débusquage

Le système qui a donné naissance aux lois actuelles sur la sexualité est le même qui a créé les pensionnats religieux contre les autochtones et provoquer des centaines de milliers de suicides de petits gars qui se découvraient homosexuels, sans compter tous ceux qui ont été rejetés par leur famille pour la même raison.

Cette loi est appliquée par la même Cour suprême qui a permis cette haine des autochtones et qui semble maintenant se déplacer vers la haine de la culture québécoise.  Vous n’êtes pas sans vous rappeler le sort de la loi 101 qui sera peut-être le même que celui des lois 21 et 96.

Comme me disait le juge quand j’ai été accusé en 1996 : je ne représente pas un danger pour les garçons, mais je mets les institutions de notre pays en danger.

 Je le raconterai très prochainement  dans mon prochain livre Un sourire arraché à l’enfer,  dans lequel  je raconte ce qui se passait quand j’étais journaliste.

Radioactif 55

juin 1, 2021

Radioactif  55

11 Août 2007

Procès.

Comment un jeune peut-il croire que la sexualité est naturelle et bonne, après avoir assisté à des séances d’hystérie générale comme cela se produit quand il y a un procès sexuel?

Tous les procès d’ordre sexuel devraient être interdits de publication.  C’est du voyeurisme. 

Tous ces procès devraient chercher ce qui convient le mieux pour protéger les plus jeunes ou les victimes.  Les accusateurs devraient tous avoir à répondre qu’à une question : étaient-ils consentants(es)? 

C’est la seule différence fondamentale avec la violence ou non ; entre des ébats sexuels et un viol.  

Puisque c’est la seule chose qui compte, on n’aurait pas besoin de décortiquer ou de raconter tout ce qui s’est passé comme quand on allait à la confession, mais juste prouver qu’on était consentant ou pas. 

Finis les procès où les femmes violées deviennent les accusées. D’où l’importance des cours  sur la responsabilité sexuelle individuelle

Puisqu’il n’y aurait plus d’âge de consentement pour respecter le rythme de développement de chacun, on fixerait l’entrée du secondaire comme étant le moment où l’individu devient complètement responsable de sa sexualité. 

11 Août 2007

Le respect des jeunes.

La raison pour laquelle je vois les choses ainsi tient du respect réel du jeune et non à un interdit fondé sur le bourrage de crâne.  Ce n’est pas en dénonçant tous les gestes de nature sexuelle, comme le font les religions, que l’on développera l’autonomie individuelle et le respect de soi et des autres. 

Cette solution permet de départager les crimes sexuels des méfaits plus pernicieux de la traite des gens (esclavage moderne). 

Ce n’est pas du sexe dont il faut avoir peur, mais de la violence dans le sexe.

La liberté individuelle, la création d’une conscience personnelle, la valorisation de l’autonomie, c’est la meilleure garantie de prévention.  

Ce n’est pas bon seulement pour la sexualité, mais pour l’avenir de l’humain sur la planète.  Si la répression l’emporte, l’humanité ne vaudra pas cher car elle conduit à de plus en plus de violence. 

Si les jeunes sont correctement informés, ils sauront choisir entre le plaisir et la douleur.

1 juin 2021

On s’énerve parce qu’un individu a eu des rapports sexuels inappropriés comme si le fait d’être touché te paralysait pour le reste de ta vie. On en fait une manchette à la télévision, tout en n’ayant pas l’honnêteté de se demander si les lois sont non seulement légales, mais légitimes dans le cas de la sexualité abusive.

Aujourd’hui, on doit parler de deux événements qui nous prouvent qu’on a complètement perdu la tête.  

On accuse le Québec de racisme systémique parce qu’il présente la loi 21, voulant que toutes personnes en autorité qui travaille pour l’état ne puisse pas porter de signe religieux. Cette loi vise à rétablir la paix entre les confessions religieuses puisqu’elle s’applique à toutes et cherche à établir une séparation entre l’état et les religions.

La Cour Suprême devra se prononcer sur le droit du gouvernement du Québec, l’Assemblée nationale, de légiférer comme bon lui semble parce que le Québec fait partie du Canada.

La Cour suprême respectera-t-elle la particularité culturelle du Québec?

Pendant que l’on accuse le Québec de racisme systémique, on retrouve en Colombie-Britannique une fosse commune de 215 enfants autochtones près d’un pensionnat.  On sait que le gouvernement fédéral qui entretient habituellement la réputation de raciste pour le Québec, est responsable de cette période durant laquelle on enlevait les jeunes « indiens » de leur famille pour les placer dans un pensionnat qui avait comme mission de tuer le « côté indien » de ces enfants.  On se rappelle aussi que certaines provinces dont l’Ontario et le Manitoba, ont eu des périodes où l’enseignement du français était interdit sur tout leur territoire. Quand le gouvernement fédéral aura-t-il la décence d’admettre que le racisme systémique est vivant surtout dans ses veines?

On plaint la pauvre minorité anglophone du Québec parce que nous voulons sauver le français en Amérique en améliorant la loi 101.

Or cette minorité n’existe pas puisque le Canada est majoritairement anglophone et ce n’est pas ta situation géographique qui fait que tu deviens une minorité. Le Québec est un modèle dans sa façon de traiter ce que l’on appelle la minorité anglophone.  

Le Canada et son multiculturalisme crée des ghettos linguistiques et religieux.

La deuxième nouvelle est qu’un éditeur qui a eu un comportement inapproprié – il  a essayé de toucher une femme à travers ses vêtements à des endroits érotiques- s’est tué dans un accident de motocyclette.

Comment ne pas savoir vivre peut devenir un crime? On ne fait aucune nuance quant à l’emploi de la violence ou non. Un viol nécessite une forme de violence et un non consentement.  Tout le monde est d’accord pour que cela soit considéré comme un crime.  Est-ce que ne pas savoir vivre se manifestant par un toucher peut être traité comme un viol et faire les manchettes de la télévision?

Est-il normal que la télévision devienne le juge de ce qui se passe sexuellement?

Radioactif 54

mai 31, 2021

Radioactif  54

10 Août 2007

L’hystérie.

Je croyais avoir réussi à exprimer ce que j’avais à dire dans ma vie en écrivant La pédérastie mise à nu. C’était enfin un sujet classé.  

D’abord, s’il n’y a pas de violence, les interdits sexuels nous viennent de l’interprétation «maladive» de la sexualité par les religions.       

Personne ne sèche si elle se fait sucer, personne ne perd un bras dû à son engourdissement à la suite d’une masturbation et qu’on le veuille ou non, on est sexué de la naissance à la mort. 

Plutôt que d’en faire une psychose, on est mieux d’essayer de vivre avec son orientation sexuelle , le plus positivement possible.  Qu’on le veuille ou non, il y a des gens qui naissent plus dépourvus que les autres, mais ce n’est pas une raison, à moins de travailler dans les camps nazis, de vouloir les éliminer ou leur rendre la vie invivable. 

Non seulement la prétendue protection des enfants est une surprotection, mais une forme de paranoïa hystérique de certains adultes.     

La négation et la condamnation de la sexualité chez les jeunes n’ont d’assises qu’à partir du fait que la sexualité est un tel tabou que personne n’ose remettre en question.  

Qu’il y ait des prédateurs sexuels violents, malheureusement, c’est un fait. Ça révolte d’ailleurs autant les pédérastes que tout autre individu

Qu’un adulte s’en prenne violemment à un enfant, c’est définitivement un cas sérieux de dérèglement émotionnel et mental. 


10 Août 2007

Politique des conservateurs.    

Quand il s’agit de la vie d’un enfant, on devrait avoir la décence de ne pas essayer de se faire du capital politique en se prenant de plus en plus pour le ministre de la Justice ou un envoyé de Dieu. 

Ce n’est pas en multipliant et en durcissant les sentences (on s’occupe déjà en prison des prédateurs sexuels et des batteurs de femmes, de façon à faire ailleurs ce que le système officiel ne peut pas se permettre) qu’on solutionnera le problème, même si ça tombe à point pour défendre l’argumentaire des conservateurs. 

J’ai beaucoup de respect pour le sénateur Hugues Boisvenu , mais je crois que sa rencontre avec le père de la petite victime aurait été plus efficace et plus sincère , si elle n’avait pas eu l’air d’une campagne politique, menée avec TVA, pour supporter les  «lois à la Bush religieuse» que l’on est en train de nous faire avaler de force parce qu’il n’y a pas un parti politique qui veut des élections. 

On a même mené un sondage pour savoir si on devrait appliquer la peine de mort aux prédateurs sexuels violents ou non violents, pas de différence. 

Pour y arriver, tout ce qui se passe de négatif, est du sirop sur le gâteau.  Il est reconnu que le Québec, grâce à sa formule de réadaptation est un des endroits les moins criminalisés et où la réadaptation s’est avérée un facteur positif fondamental pour la baisse de la criminalité      . 

Les Québécois retourneront-ils à ce qui les a écartés des religions : le fanatisme religieux antisexuel. 

La Charte, le droit à la vie privée, c’est pour nous préserver du fascisme.  Hitler voulait aussi nettoyer la terre des indésirables… il a d’abord fait la chasse aux homosexuels. 

La sexualité fait aussi partie des droits de chaque individu.  Tout le monde sait que la pédérastie est absolument autre chose que la pédophilie, excepté ceux qui ont intérêt à le nier. 

On n’est plus en 1939, alors que juste dire le mot sexe était un péché mortel et qu’un certain Hitler décidait de faire tuer tous les homosexuels.   C’est aussi pour se le rappeler que j’ai écrit mon livre : parce qu’il y a encore des jeunes qui se suicident parce que notre société n’a pas vraiment évolué quant à sa perception de la sexualité. 

Vous pouvez le demander à M. Boisclair, même si ce n’est pas la seule raison de sa défaite. 


10 Août 2007

Créer la peur.         

Il y a tout un monde de différences entre un attouchement sexuel, une jouissance sexuelle, un enlèvement, une séquestration, un viol et un meurtre.  Une nuance que certains semblent incapables de faire. 

Personne ne peut demeurer indifférent et ne pas se révolter quand un tel événement survient (la petite Cédrika).  

À force d’en parler, on propage néanmoins une forme de paranoïa hystérique qui touche non seulement les enfants, mais les adultes «fragiles». 

Le jeune a peur avec raison, surtout quand on prétend que cela peut arriver partout, n’importe quand, même si c’est un phénomène qui survient très rarement heureusement.  Cependant, rien ne prouve que cette enfant ait été enlevée par un pédophile.  Ce peut être un psychopathe. Un commerce international d’organes, etc.  Ce peut être pour le commerce international de femmes et d’enfants, pour des raisons qui ne sont pas sexuelles, mais pour avoir des femmes de ménage ou l’adoption illégale.

Ces mafias ne pensent pas qu’au sexe, mais surtout au profit.


10 Août 2007

L’irresponsabilité.

Ce qui est stupide dans tout ça, c’est le comportement irresponsable de TVA.  C’est du bon papier.  Tout le monde est touché.  Tout le monde est révolté. 

Mais, en insistant à ce point, en multipliant la paranoïa sexuelle, on ne sait pas comment ce ou ces prédateurs réagiront. 

Cette panique qu’on entretient peut-elle coûter la vie de la pauvre petite ? Celui ou celle (ceux ou celles) qui l’ont enlevé (en supposant que ce n’est pas pour le trafic international) peuvent-ils se mettre à paniquer et vouloir s’en débarrasser ? 

Quelle réaction peut avoir un psychopathe ?  C’est évident que tous les efforts et les sous nécessaires doivent être disponibles quand il s’agit de disparition d’une personne humaine.  Rien ne vaut une vie. 

L’enquête doit être menée de préférence par la police qui s’y connait mieux que par des médias qui sèment la terreur.   

11 Août 2007

Cours de sexualité.


Lesraisons pour lesquelles j’ai clairement pris position contre la pédophilie dans mon livre La pédérastie mise à nu n’ont rien de religieux parce que l’évolution des religions n’a rien donné de bien reluisant. 

Basées sur la peur et l’interdit, les religions ont toujours abordé négativement la sexualité comme les vieux mâles qui ont créé les règles religieuses.

La pédophilie doit être proscrite parce qu’elle ne correspond pas au rythme de développement de la sexualité de l’enfant.  Par conséquent, cela pourrait créer des traumatismes émotifs. 

Même si c’est loin d’être certain, il est préférable de ne pas prendre de chance tant qu’on n’en saura pas davantage. 

Dans certains pays, caresser un bambin, même sexuellement fait partie de la vie, tout bon anthropologue vous le confirmera.

La vitesse de compréhension et de développement de la sexualité n’est pas la même pour chaque individu, d’où je préfère qu’il n’y ait pas d’âge de consentement, car ça représente mieux la réalité de l’enfant.  


C’est pourquoi, je préconise comme solution que les enfants de la fin du primaire aient des cours de sexualité qui ne soient pas qu’une condamnation de la sexualité, mais des informations scientifiques sur le comment et pourquoi notre corps est ainsi fait , que notre sexualité se développera de telle façon , comment se préserver des maladies vénériennes ,etc.

Un enseignement valorisant.  Ces cours doivent surtout porter sur l’anatomie individuelle et la création d’une conscience personnelle : « ton corps et ton esprit n’appartiennent qu’à toi».  Tu en es le seul maître, comme disait les féministes. 

Pour que les femmes deviennent réellement égales à l’homme, elles doivent cesser de percevoir leur sexualité comme un péché ou une maladie.  Elles doivent être aussi fières que les hommes d’être sexuées.  Il faut leur apprendre à s’accepter et s’aimer pour pouvoir s’ouvrir aux autres.  Homme ou femme, tu n’as pas le choix quand tu nais.

Les cours d’éducation sexuelle doivent être dispensés seulement à la fin du primaire pour être sûrs qu’ils n’arrivent pas trop tôt.  Répondre aux questions que les enfants se posent avant, c’est la responsabilité des parents.  Il suffit de se souvenir que l’ignorance est pire que de dire la vérité. 

Ces cours doivent insister sur une réponse précise, sans équivoque et sans scrupule. Tu veux ou tu ne veux pas. 

Ces cours doivent présenter le droit individuel de dire OUI ou NON ; j’aime ou je n’aime pas.

Ce qui revient à appliquer la loi du consentement sans l’enfermer dans un âge précis, ce qui est contraire à la Charte québécoise des droits de la personne.

Les jeunes doivent comprendre qu’adulte, la sexualité n’est pas qu’un jeu, mais une responsabilité à vie et l’essence même de l’autonomie. 

Il faut leur rappeler qu’ils ont le droit d’exiger qu’on respecte leur choix.  C’est à l’individu seul qu’il appartient par la suite de porter plainte ou non, si quelqu’un ne respecte pas son choix. 

31 mai 2021

Rien à ajouter, sauf, que rien n’a changé, On a toujours peur du sexe pour rien. C’est maintenant la maladie des « sexto », la police cherche à avoir plus de subventions en y exagérant le problème.

La nudité n’a jamais fait mourir personne, avoir honte de son corps est un bon moyen pour s’aménager un bon complexe d’infériorité permanent.

Radioactif 53

mai 30, 2021

Radioactif 53

10 Août 2007          
La mafia légale s’agite.   

Je pourrais me croire paranoïaque, mais les faits sont là. 

Dès que j’écris quelque chose qui ne plaît pas à notre système, il m’arrive quelque chose. 

À l’avant dernière élection, j’étais à Montréal.  Je voulais travailler pour le Bloc.  Par hasard, le jeune qui habitait chez moi a tout défoncé, mes vitres, même ma porte, menant à la cour extérieure.  On devait venir les réparer comme, par hasard, le jour des élections. 

Le matin des élections, on avait changé d’idées.  Quand je l’ai appris, je me suis quand même rendu travailler aux élections.     
 
Quand j’ai écrit sur la Charte de Montréal, comme par hasard, le jeune parvenait encore à avoir des consommations et moi, ma raclée.  

Aux dernières élections provinciales, le fédéral a saisi une partie de ma préretraite. 

Depuis que j’ai envoyé mes écrits à la Commission sur les arrangements raisonnables, j’ai reçu une lettre enregistrée du Bien-être social qui voudrait que je rembourse l’aide qu’il m’a apportée parce qu’après le coup monté de 1996.

Je n’avais rien à manger et j’ai dû avoir recours à ce service.  C’est drôle que ça arrive toujours quand j’écris quelque chose qui ne leur plaît pas.  Je dois être parano. 

Je fais des liens avec ce qui n’en a pas.  Voyons donc, notre système est bien trop honnête pour arranger des affaires croches de même.

Il ne tue pas, il te pousse pas au suicide. Il t’étrangle. On oublie et on passe au prochain texte.

29 mai 2021 

Je ne sais pas si je suis réellement paranoïaque, mais une chose est certaine ces faits se sont réellement passés.

Le fédéral venait d’échapper à la peur de sa vie, le OUI à l’indépendance du Québec  venait en 1995 de pratiquement remporter le référendum. Le lendemain les journaux on prit une déclaration de M. Jacques Parizeau pour créer un grand scandale. Il avait dit la vérité. Le référendum a été gagné grâce à l’argent et aux votes des ethniques. Ce scandale le força à démissionner.

Le référendum n’a pas été remporté par le fédéral. Il a été volé par le fédéral. Il y a eu environ 50,000 votes de plus pour rester dans le giron fédéraliste, mais ces votes venaient du même nombre d’immigrants qui venaient d’être assermentés par un juge du Nouveau-Brunswick pour leur permettre de voter. Pour quoi pensez-vous qu’ils ont voté?

De plus, on avait organisé un grand « loving » pour que les Québécois sachent que les Canadiens les aimaient, des dépenses qui ne respectaient la loi sur les dépenses autorisées. Ce même Canada refusait de reconnaître la société québécoise et son caractère francophone. C’est le minimum des demandes québécoises et elles ont toutes été rejetées par le fédéral. Donc, la réaction actuelle à la loi 96 n’est pas nouvelle au Canada, on nous méprise. On conteste la loi 21 devant la Cour suprême du Canada et on fera pareil avec la loi 96.

 À ce que je sache, la Cour suprême est là pour s’assurer que les lois ne soient pas contradictoires, donc pour interpréter et non pour décider du contenu d’une loi. Ce qui est un privilège du parlement. Le parlement fait les lois, la Cour suprême interprète les lois.

Est-ce à dire que la Cour suprême exerce une dictature contre le Québec francophone ?

Radioactif 52

mai 29, 2021

Radioactif  52

09 Août 2007

Sauver les poissons.


Je ne peux m’empêcher de me rappeler que mon enfance fut aussi baignée dans la sensibilité.  Les animaux étaient sans doute ma prédilection. 

Nous allions souvent pêcher chez Chagnon et même s’il fallait marcher durant des milles, je me dépêchais de revenir à la maison pour essayer de sauver le plus de truites possible, car, quand on arrivait, on mettait les survivantes dans des chaudières d’eau.  D’ailleurs, certaines sautaient en dehors durant la nuit. 

Je me rappelle aussi avoir trouvé effrayant les séances de boucherie auxquelles j’ai assistées.  Les meuglements de vaches, les cris stridents des cochons, les yeux des petits veaux.  On aurait dit que ces animaux savaient qu’on les amenait pour les tuer et moi ça me tuait.   

J’ai toujours eu un faible pour les chiens : Princesse, Pitou, Kiki et maintenant, Benji.

Les animaux nous aiment sans se poser de questions.  Ils sont moins intransigeants et manifestent leur affection. 

Ma pire expérience fut sans doute la mort de nos petits lapins qui s’en sont allés, malgré les soins que leur avions prodigués ; mais, sans le savoir, c’était nous qui les tuions, car nous leur donnions du trèfle pour leur faire plaisir. 

Le trèfle étant cueilli sous les pommiers, nous les empoisonnions à cause des pesticides.  Preuve que l’amour peut tuer.

10 Août 2007

Publications.

On vient de me confirmer que mon livre de poèmes Autoportrait d’une révolte a été accepté par le comité de lecture des Éditions Amalthée, à Nantes.             

Le système ne digère par ma prise de position dans La pédérastie mise à nu, acceptée pour publication par la Société des écrivains, à Paris.  

Le gouvernement vient de me signifier que je suis sur la loi des dépôts volontaires (faillite) et, en sous-entendu, qu’il ne serait pas très sage que je me ramasse en prison avec un tel livre. 

Cette fois, on pourrait remplacer la bouteille de vin qu’on avait achetée pour fêter ma mort, par une bouteille de champagne.  Il suffit d’un jugement, de t’envoyer dans la salle commune, parmi tous, et de faire connaître tes écrits aux prisonniers : c’est le suicide assuré.

28 mai 2021

Pour être lu, il faut écrire des choses qui plaisent aux lecteurs et non essayer de leur faire comprendre un état d’âme de gens d’une minorité de la minorité. Parler de pédérastie est un suicide littéraire assuré.

Donc, je devrais cesser de me plaindre de la censure et reconnaître que les valeurs de ma société sont le fruit d’une intelligentsia beaucoup plus riche et productive que ma petite maison d’édition, les Éditions du Temps. Québec, qui n’a aucun titre officiel.

Ce nom fut choisi dans les années 1970 pour donner un certain visage à mes écrits. Je n’ai jamais été assez riche pour publier en livre papier d’autres auteurs, quoique j’ai préparé un livre de Jean Ferguson que j’ai publié sur ce blog et j’aurais adoré publier un livre de Normand Lebeau, un écrivain qui a un sens de l’humour extraordinaire.

Pour faire de l’argent, il faut d’abord avoir de l’argent. D’avoir une idée originale et pouvoir concevoir quelque chose d’unique. Si j’avais des sous, je suis convaincu que de dénicherais un certain public avec Les derniers amours de Platon et aussi avec Le temps des cauchemars, illustré par Gabriel Deshaies. Mais, pour vendre encore faut-il qu’il y en ait une copie en libraire quelque part dans le monde, ce qui n’est pas le cas.

Dans peu de temps, je me consacrerai surtout à faire connaître ce que j’ai écrit auparavant, car à part cette partie de Radioactif, je n’écris plus. Je commence lentement ma vie de petit vieux que j’entamerai, si je m’y rends, avec mes 89 ans.

Je ne veux pas brailler sur mon sort parce que j’ai eu une vie extraordinaire quant à la connaissance des différentes sensations que la vie nous procure. Étant Québécois, je suis déjà par naissance un petit privilégié.

Radioactif 51

mai 28, 2021

Radioactif 51

09 Août 2007

Contes et films.     

La culture quand j’étais enfant, à Barnston, se résumait à peu de choses. 

Nous avions parfois des films qui étaient présentés au soubassement de l’église, dont Laurel et Hardy.  Je me rappelle aussi un film qui narrait l’histoire d’un petit gars qui avait une dévotion toute spéciale pour Ste-Thérèse  Évidemment, ça me touchait parce que le petit gars s’appelait Jean. 

Les films complétaient bien mes sessions de narcissisme.  Il y avait aussi les contes de Ti- Charles Bergeron.     

Mon père avait une boucherie en plus du magasin qui était tenue par M. Charles Bergeron. 

Quand il n’avait rien à faire de particulier, son plaisir était de s’entourer de petits et de leur raconter des contes.  Il avait toujours la sagesse de choisir le héros parmi les jeunes qui l’écoutaient et disons que mon tour revenait plus souvent qu’autrement.  Et, pour solidifier cette atmosphère ludique qui me marquait jusque dans le bout des orteils, on présentait parfois à l’église des films de la légende de Ti -Jean, faits par l’ONF. 

Ces moments m’ont tellement marqué que j’ai déniché des copies des Ti-Jean pour enseigner le conte.  Parfois, j’ai aussi raconté, de peine et de misère, un des contes de M. Bergeron à mes élèves. 

Quand je racontais ce conte, on pouvait entendre siffler les mouches.  Je me servais aussi d’un conte d’un de mes excellents amis, Jean Ferguson.  Son livre Valdabie était une des lectures obligatoires. 

Jean est même parfois venu rencontrer mes étudiants pour parler de son livre.  J’adorais enseigner, j’avais l’impression de faire quelque chose de ma vie.

Radioactif 50

mai 27, 2021

Radioactif  50

08 Août 2007

Fier-à-bras libéraux.        


Quand j’ai été candidat rhinocéros dans Sherbrooke, les libéraux ont voulu me faire payer mon impertinence. 

Ils pensaient que j’étais un gars du FLQ.  C’est vrai que j’étais un ex-journaliste de la Tribune, fanatiquement engagé, très radical, que je me prenais pour un felquiste, mais je savais que je n’en étais pas un, ce qui me préoccupait parce que je ne voulais surtout pas nuire au FLQ.

Or, nous allions habituellement prendre une bière au même pub tous les soirs.  Mes opposants étaient en gang

Un paraplégique, je crois, commença à affirmer qu’il me soutenait, moi, son président.  Les gars ont commencé à le menacer.  Voyant cette écœuranterie, je me suis pointé et j’ai demandé à ces individus de lui ficher la paix puisqu’il était infirme. 

Ces salauds ont simplement profité de mon intervention pour me sauter dessus et me tabasser avec plaisir.  Je ne sais pas combien de fois on m’a dit que des gars comme moi, des séparatistes, on leur cassait les jambes.  Aie-je été seul à subir ces violences libérales ?

En 1996, on disait que j’étais le seul du FLQ actif à ne pas avoir payé pour ses actions. 

Mon avocat me dit que tout était éminemment politique « mais pas dans le sens que moi je l’entendais ». 

J’ai hâte qu’on puisse dire ce que l’on pense, sans claque sur la gueule ou de nouveaux moyens pour te ruiner. 

Ce n’est pas parce que je ne suis pas fédéraste que je suis pour la violence, bien au contraire, l’indépendance se fera, qu’on le veuille ou non, quand un maximum de Québécois auront répondu OUI à la seule question qu’un nouveau référendum devra poser : VOULEZ-VOUS QUE LE QUÉBEC DEVIENNE UN PAYS? 

Le Québec sera terre de tolérance et de liberté.  Un pays francophone. 

27 mai 2021

C’est vraiment le comble du ridicule, la motion du Bloc québécois pour inclure dans la constitution canadienne que le peuple québécois constitue une nation dont la langue est le français a été bloquée aux Communes par une autochtone qui a besoin de faire parler d’elle pour gagner ses prochaines élections d’où toute la merde possible contre Justin Trudeau.

Cette ex-ministre de la Justice s’était fait valoir dans l’affaire SNC-Lavalin.  Par contre, elle ne représente aucunement les autochtones et ceux-ci devraient le dire pour ne pas passer pour des gens qui ne comprennent pas la différence entre vivre dans un milieu qui t’accepte ou vivre dans un pays qui méprise ses minorités, tout en faisant croire qu’il est un exemple de tolérance.

Lors du projet du lac Meech, c’est encore un autochtone qui a bloqué le projet de réconciliation entre le Québec et le Canada. C’était probablement la marionnette d’une certaine bourgeoisie canadienne qui refuse le droit  de respirer à tous ceux qui ne sont pas de purs Wasps. Le bal était alors mené par Pierre-Elliot Trudeau, le père de Justin, qui détestait tout ce qui est québécois.

Heureusement, son fils semble moins vendu et capable de distinguer entre la haine de la nation québécoise et l’unité canadienne.

Si le Canada anglais ne veut pas d’un Québec francophone qu’il aide les indépendantistes à réaliser leur vœu le plus cher : créer le pays du Québec.

Radioactif 49

mai 26, 2021

Radioactif 48

08 Août 2007

La mafia légale sort son artillerie.        

Le Québec se prétend comme le Canada un royaume de démocratie. 

Pourtant, dès qu’on dit quelque chose qui ne fait pas l’affaire de la mafia légale qui nous dirige, on s’applique de nous fermer la gueule. 

Avant les élections fédérales, on a gelé une partie de ma préretraite. 

Richard Martineau a écrit une colonne sans lire mon livre : La pédérastie mise à nu

Et, nos moralistes ont réussi à faire geler ma page personnelle précédente sur internet.  On a même eu la malhonnêteté de me faire dire le contraire de ce que j’ai écrit.  La vérité n’a aucune importance.

Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre enregistrée d’un autre groupe de harceleurs professionnels pour te faire taire : le bien-être social. 

Puisqu’on ne peut pas m’accuser de quoique ce soit, qu’on n’a pas encore eu le temps de monter un piège politique comme en 1996, on essaie de me ruiner pour que je ne puisse plus écrire ou du moins publier. 

Après m’avoir fait perdre mon emploi, m’avoir empêché de me recycler, voilà qu’on essaie de s’assurer que je n’ai plus un sou, en prétextant que je ne respecte pas la loi des dépôts volontaires. 

Chaque fois que le gouvernement fait intervenir ses gorilles, c’est qu’il prépare un coup de cochon pour le Québec et qu’on force toujours un type que l’on croit dangereux à garder sous silence.  Qu’est-ce que ce sera cette fois ?

21 mai 2021

C’est drôle comment la vie est faite de coïncidence. 

À mon premier procès, en 1963, je crois, puisque j’ai la mémoire temporelle pas mal dans les limbes, mais, c’est autour de cette date.  Je me rappelle facilement des événements, mais je ne sais pas toujours où les situer dans le temps. Plus je vieillis plus ce phénomène s’accentue. Qu’est-ce que ce sera en 2031 quand j’aurai 88 ans?   Si je me rends jusque-là.

Les libéraux n’aimaient pas que je sois davantage pour la construction d’un tunnel entre les villes de Québec et Lévis. On se chicanait à savoir si on devait construire un nouveau pont ou creuser  le tunnel.  C’était au début des années 1960. En 2021, de quoi parle-t-on ?   De la guerre pour la construction d’un tunnel entre Québec et Lévis.

La seule chose qui a changé c’est le prix pour le réaliser. Le système avec ses vrais bandits sait comment faire monter les prix avec le temps, tout en s’assurant que les individus ne soient pas plus riches. Le cout de la vie précède toutes les augmentations de salaires. Tu fais de l’argent avec de l’argent. Si tu n’en a pas, tu ne feras rien.

En 1974, je paradais avec une pancarte  Congédié pour avoir écrit en français à Montréal et je faisais connaissance avec une amie, mère de deux enfants qui allaient à l’école libre, genre Summerhill.

Je fus condamné pour des activités sexuelles que je raconte dans le deuxième tome de mon autobiographie approximative : Un sourire arraché à l’enfer. C’était déjà la guerre entre « voir la sexualité comme quelque chose de bien » ou « voir la sexualité comme un crime si elle est vécue en dehors du lavage de cerveau religieux ». Un sujet où se fondent la droite et la gauche, car la répression sexuelle permet l’esclavagisme individuel. Les deux clans idéologiques sont mariés dans ce cas spécifique.

En 1995, j’enseignais depuis 15 ans environ. Je travaillais à Val-d’Or à l’école Percival, une école anglophone avec un secteur français. J’étais président de la Société nationale des Québécois et j’écrivais parfois des textes pour le député du Parti Québécois, M. André Pelletier, un homme extraordinaire. Je revenais tranquillement à la vie politique puisqu’avant j’avais rayé cet aspect de ma vie pour me consacrer uniquement à l’enseignement.

J’ai contribué financièrement et organisé des soirées pour le OUI durant le référendum et j’ai démissionné quand nous l’avons perdu.

Un an après, un ami permit au système de m’accuser encore sur le plan sexuel afin de m’éloigner de l’enseignement, car il y avait plus de petits séparatistes qui émanaient des classes de l’école anglaise que de partout ailleurs. Ce ne fut pas un  procès politique puisque le juge a dit dans son jugement que je n’étais pas un  danger pour les jeunes, mais que je mettais en péril les institutions du pays.  À la fin de mon emprisonnement, on me dit : tu ne fais plus de politique où tu seras le deuxième Docteur Ferron. On sait qu’il a été retrouvé mort et que l’on a dit qu’il s’était suicidé.

Aujourd’hui je suis un écrivain non gratta puisque j’ai continué de me battre pour obtenir des cours sur la sexualité qui ne soient pas un lavage de cerveau religieux et que les lois sur la sexualité éliminent  les gestes que l’on dit criminels et qui ne sont pas violents. Tout doit être permis s’il n’y a pas de violence et s’il y a consentement.

La sexualité est le meilleur moyen pour classer un individu dans la case de « monstre ».

Aucun de mes livres est en vente livre dans les librairies du Québec.  

Radioactif 48

mai 25, 2021

Radioactif 48

07 Août 2007

La mort.       

Il y a deux ans, j’ai failli être tué par un jeune schizophrène qui prenait de la drogue.  Cet enfer de violence a duré plusieurs années parce que je m’entêtais à vouloir l’aider, le garder chez moi.   Je l’aimais très profondément. 

Pour les policiers, les interventions étaient difficiles parce qu’il était malade mental.   Pour certains d’entre eux, j’étais l’agresseur agressé : les préjugés créés à partir de mon dossier. 

Quant aux psychiatres, ils ne voulaient pas le soigner parce qu’il était consommateur de drogue.   Mon soutien ou la prison, c’était tout ce que ce jeune pouvait espérer de la vie. 

Depuis ce temps, je sais que l’aide aux malades mentaux, c’est de la théorie beaucoup plus qu’une réalité.  Pour le système, un malade ça coûte cher.  Ça passe bien avant le respect de l’individu.  On n’écoute rien des gens qui veulent aider, si ça ne se passe pas exactement comme ils le veulent.  Même si les gens risquent leur vie pour eux.

Cette expérience m’a cependant permis de constater que mourir ce peut être le vide absolu et éternel.  Sans la conscience, tout est vide.  Ce qui est mort reste mort.  Mais, en même temps, nous savons avec Einstein que rien ne se perd.  L’âme étant une forme d’énergie électromagnétique se transforme ou s’évade. 

Quand j’étais jeune, je croyais qu’on était ainsi projeté dans le cosmos.  C’est tout ce qu’on peut dire.  Qu’il y ait quelque chose après ou non, c’est de la pure spéculation.  Ce qui est mort reste mort.  Je ne crois pas dans la résurrection de Lazare parce qu’il serait encore vivant aujourd’hui… à moins qu’il ait fait le trip du tunnel… donc d’une fausse mort, comme perdre conscience.

Par contre, je suis persuadé que la mort est aussi évolutive.  Elle ne peut se produire que dans une circonstance bien spéciale, un arrangement des énergies en présence.  Aussi, la mort est inscrite dans un processus normal d’évolution.  Tu feras ce que tu voudras, le moment, l’endroit, la manière que tu mourras, c’est déjà inscrit en toi et ça arrivera que tu le veuilles ou non au moment où ça doit arriver.

24 mai 2021

Le système a de la difficulté à contrôler le sort des hôpitaux à cause de la Covid-19. Si on s’en sort à si bon compte maintenant, c’est que la population en général accepte de collaborer et essaie par tous les sacrifices demandés de mettre fin à cette vie contre nature dans laquelle ce petit maudit virus nous force à vivre. Le vaccin demeure cependant la seule vraie solution.

La Covid nous a appris que notre système de santé est largement déficitaire. Il suffirait d’une petite tempête pour le faire tomber. Le système n’est pas assez riche pour effectuer une révolution qui remettrait les établissements en bon ordre comme l’hôpital Rosemont l’exige et d’avoir une personnel qui soit assez nombreux pour ne pas devoir surcharger ceux qui travaillent.  Les syndicats se multiplient ce qui rend encore la gestion encore  plus difficile. La lutte au Covid a montré que la bureaucratie médicale est trop lourde. C’est une course et la Covid prend toujours les devants parce que la prévention tarde a être établie.

Mais, d’avoir trouvé le bon vaccin en si peu de temps est un exploit. Les complotistes pensent que la Covid est une invention du système, donc, en refusant de se soumettre à des exercices qui nous protègent ils font des manifestations qui mettent tout le monde en danger et allongent la période de pandémie, quoiqu’à l’extérieur, le virus est presqu’inefficace et on sait maintenant qu’il n’aime pas tellement la chaleur.

Ça m’amène à me demander ce que le fédéral vient faire en santé. Il a tous les sous, mais ne dessert pas directement la population. La première chose qui semble évidente est que la santé devrait être un champ de compétence exclusive des provinces. J’ai hâte de voir comment la demande des provinces sera entendue après la pandémie.

Il serait peut-être urgent de revoir les champs de compétence de chacun si on doit demeurer à l’intérieur du Canada. Une chose est certaine pour le Québec tout ce qui protège sa langue et sa culture, dont l’immigration, devrait être une compétence exclusive québécoise. Ça ressemble à la souveraineté culturelle que demandait Robert Bourassa, premier ministre libéral du Québec. À ce que je sache, ce n’était pas un membre actif du Parti québécois ou du FLQ . Sinon, il ne reste que l’indépendance.

Radioactif 47

mai 24, 2021

Radioactif  47

06 Août 2007

Questions.

Quand certains décident de se faire justice je me demande si ce que j’écris ne peut pas être dangereux, car, si je réprime absolument la violence, le non consentement, ce n’est pas le cas de tous ceux qui lisent ce que j’écris. 

Par ailleurs, si j’étale ma vie ainsi, au risque d’endurer encore de nouvelles années de souffrance, c’est que je crois que mon expérience peut aider des adolescents à s’ouvrir les yeux avant de se suicider. 

Exprimer ce tu ressens alors que t’es la minorité de la minorité est essentiel pour se comprendre.  Pour moi, ce n’est pas une question à savoir si j’ai raison ou tort qui importe, mais combattre la grande noirceur, le fanatisme et la violence. 

Je crois être écrivain, même si je ne suis pas reconnu comme tel par tous les éditeurs et surtout que je suis loin d’être un succès littéraire.


07 Août 2007

La peur de la mort .

La peur et l’anxiété sont des phénomènes normaux durant l’enfance, car la réalité et l’imaginaire peuvent être coupés au couteau, tellement il est parfois difficile de faire la différence. 

Tout jeune, on nous racontait des histoires pour montrer la force de la Sainte Vierge.  Pour se sortir de leurs vices, certains avaient récité trois «Je vous salue, Marie» avec l’évocation « Bonne Sainte Vierge, assiste-moi à l’heure de ma mort», durant toute leur vie.  D’autres étaient morts étouffés en allant communier en état de péché mortel.  Rien de rassurant quand tu es jeune et que tu es profondément croyant.

Dans mon cas, ces histoires racontées pour nous rendre meilleurs ont pris l’allure de cauchemars autant en état de veille qu’en rêves. 

J’ai commencé à paniquer juste à l’idée de la mort ou de voir des morts vivants.  À toutes les fois que je me sentais mal, je me demandais, si c’était ça la mort.  Chaque fois que je portais la croix aux funérailles de quelqu’un, on devait me remplacer pour m’empêcher de tomber dans les pommes. 

Puis, vint la télévision avec ses films : L’assassin aux gants blancs, la Belle et la Bête et Orphée, des chefs-d’œuvre que je n’ai pu apprécier que devenu adulte.  Jeune, c’était la panique, mais j’avais tellement eu peur de passer pour un imbécile que je n’en parlais à personne. 

Un peu plus vieux, après avoir invoqué bien des défunts que j’aimais d’amener ma peur avec eux en les touchant dans leur tombeau, j’ai fini par percevoir la mort comme un déséquilibre d’énergie qui faisait que tu changes tout simplement de perception.

Le corps est un fil électrique et la vie, l’électricité qu’il transporte.  Je me suis presque fait tuer et cela a encore modifié mon point de vue : même si c’était à jamais le vide total ça n’aurait pas d’importance, car j’en aurais jamais conscience. 

 Aujourd’hui, je n’ai plus peur ni de la mort, ni des morts. 

Radioactif 46

mai 23, 2021

Radioactif  46

06 Août 2007

Papa.

Comment faisait-il pour nourrir toute la famille ?  Papa dût s’exiler à quelques reprises pour nous nourrir et continuer à opérer le magasin.

J’ai eu seulement deux garçons, durant quelques années, et je me suis ruiné pour leur donner tout ce que je pouvais pour les rendre heureux. 

Maman

Quant à ma mère, Irène Gauthier Langlois, elle travaillait sans cesse. 

Aussi, pour la soulager un peu, j’étais souvent volontaire pour laver et cirer les planchers.  J’adorais laver la vaisselle avec ma sœur Pauline, car on chantait, on dansait, on s’amusait, tout en travaillant.

Plus j’y pense, plus je constate que mes parents étaient de véritables héros, même si on ne retrouve pas leur vie racontée à la télévision.


06 Août 2007

Le petit Michel.      

Un des moments les plus émouvants de mon enfance fut la disparition du petit Michel.  Le petit bonhomme s’était égaré dans un bois près du mont Orford. 

Mon père fut chercheur bénévole.  Chaque jour, je me demandais ce qui est arrivé à ce petit.  On l’a découvert mort.  Qu’il a dû souffrir.  On avait composé une chanson à cette occasion qui commençait par : « Petit Michel, c’est ta mère qui t’appelle… Je suis encore parcouru de frissons quand je me remémore cet événement.

Ça me rappelle aussi quand on avait commencé à parler de tueurs qui s’en prenaient aux enfants.  Je n’en ai jamais vu, mais j’ai eu la peur, puis, la certitude de l’existence d’un suspect est apparue avec notre imagination. 

Qu’un individu fasse mal à un enfant, je ne comprends pas, pire, ça me révolte à l’extrême. 

Je suis amourajeux, bien d’accord, mais dans ma vie le minimum des minimums, c’est le bonheur des enfants.  Qu’on me croit ou pas, c’est un des seuls points pour lequel je n’ai aucune tolérance. 

Je souffre à leur place juste à y penser.  Il n’y a pas que les enlèvements, les frapper qui m’écœurent ; mais de constater qu’il soit possible qu’il y ait un réseau international de traite des humains encore de nos jours.  C’est un scandale que ce soit des enfants, des femmes ou des travailleurs.  Comment peut-on accepter qu’au Brésil, il y ait une escouade pour tuer les enfants dans les rues ?  Que dans certains pays, il y a des enfants forcés à la guerre dès 10 ans et moins?  Ces crimes sont inacceptables. Pourtant, ils ne font pas de prison.

Pour qu’un individu frappe un enfant, le blesse, le kidnappe, il doit être affreusement malade mental ou imbu de pouvoir. 

Mais, dès que c’est pour faire de l’argent, nos scrupules s’effacent. L’habitat normal d’un enfant est dans sa famille et à l’école et non dans des lieux de travail.

22 mai 2021

Il faudrait que les Nations Unies puissent avoir un mot à dire pour ce respect minimum des enfants. Il n’y a pas que le sexe qui compte dans la vie. D’ailleurs, qui passe des heures à penser au sexe quotidiennement? C’est peut-être la crème sur le Sunday, mais c’est quand même un élément marginal dans une journée.

Les Nations-Unies doivent abolir les droits de veto des grandes puissances et les super puissances devraient servir à trouver un équilibre qui permette à tous d’avoir une vie qui soit un minimum agréable. Une vie sans guerre.

Il faudrait que tous ceux qui sont responsables du déclenchement d’une guerre aient à répondre de leur décision. Tuer dans une guerre ou pas, ça devrait être un crime. La guerre est en soit le crime des crimes.

Hier soir, un de mes correspondants en Syrie me demandait si je pouvais comprendre le malheur de ce peuple qui a souffert d’une guerre, mais qui continue d’être emprisonné dans leur pays. Là, où tu dois penser comme le veulent les dirigeants, sinon tu risques de perdre ta vie ou te ramasser en prison. Impossible de voyager et de pouvoir ainsi profiter de la beauté des différentes cultures.

Le pire, je n’avais pas de réponse. J’ai beau braillé sur le fait que mes écrits ne sont pas sur le marché, ma vie reste un paradis à côté de ce que vit cet homme. D’ailleurs, dans certains pays j’aurais déjà été décapité parce que j’ose parler de l’amourajoie (pédérastie).    On peut se vanter de vouloir la liberté d’expression et la combattre en décidant de son contenu.

Radioactif 45

mai 22, 2021

Radioactif 45

06 Août 2007          
Mon père.    

J’ai eu des parents extraordinaires, même si dans mon adolescence, je leur ai fait la vie dure.  Ils ne m’ont jamais rejeté comme cela arrivait souvent dans bien des familles quand on découvrait qu’un des jeunes était homosexuel. 

Imaginez pédéraste que l’on confond aujourd’hui à pédophile. . Au nom de leur religion d’amour, j’étais à jamais maudit, rejeté et méprisé.   Ma crise d’identité était bien plus personnelle qu’une affaire de famille. 

Je ne m’acceptais pas comme j’étais.  Je ne connaissais rien.  J’avais une peur atroce de devenir adulte.  Comment arriverais-je à gagner ma vie, seul, hors de la famille.  Et, tout est arrivé bien normalement en temps et lieu.    

Mon père me traînait partout, même s’il parlait peu avec nous, les enfants.  Un soir d’élection, il m’amena avec ses amis entendre Daniel Johnson, père, expliquer son : Égalité ou indépendance.  Papa était fier de moi jusqu’à ce qu’il me demande ce que j’en pensais : «je ne le crois pas, c’est trop beau».

Nous avons reparlé politique quand René Lévesque fut au pouvoir.  Mon père détestait Pierre – Eliot Trudeau parce qu’il endettait le Canada et méprisait les Québécois.  Mais, par-dessus tout, parce qu’il avait fait accepter le bill omnibus et légaliser l’homosexualité. 

Personne dans ma famille endosse mes amours illicites, mais tous savent que je ne suis pas dangereux et apprécient mes bons côtés.   Une preuve de grande intelligence et de tolérance.


06 Août 2007

Humour.

Mon père, Émile, adorait l’humour et je n’étais pas toujours assez vite pour comprendre. 

Ainsi, sans le savoir , il prononça la pire sentence jamais encaissée dans ma vie parce qu’elle était dite devant un des hommes que j’admirais le plus, Léonce Laperle,  et qui se disait surpris de constater comme j’avais grandi, ce à quoi mon père ajouta : « mais ça ne l’embellit pas». 

Il a fallu des années avant que j’aie le courage d’expliquer à mon père combien il m’avait blessé sans s’en douter.  Il me pensait plus intelligent que je le suis.  Quand on est jeune, on s’en fait parfois avec des détails sans importance.

21 mai 2021

J’ai appris dans la vie que le plus important c’est de s’accepter comme on est.

De toute façon, on n’a pas tant de pouvoir que ça pour modifier notre personnalité, mais c’est possible. On peut cesser de boire , même si on est alcoolique. On peut passer de la déprime à être positif, mais encore faut-il que les événements nous le permettent.  

La société qui  nous entoure a un rôle déterminant. Nous apprenons jeune ce que sont les valeurs ou les défauts de notre société. On peut universellement s’entendre sur le fait que la non-violence est l’essentiel. Que la tolérance a de bien meilleurs effets sur les êtres humains que l’autoritarisme.

Que d’être trop scrupuleux, c’est de la paranoïa et le rejet des autres.

Tant que l’on m’abordait du côté politique, j’étais aimé par les uns et détesté par les autres. Au Québec, il n’y avait que les Unionistes et les libéraux, les bleus contre les rouges. Puis, dans les années 1960, avec le Maître chez nous, il s’est développé le souverainisme, puis, l’indépendantisme. Pierre-Elliot Trudeau faisait la guerre aux Québécois qui se tenaient debout.

Lors des élections contre Joe Clark, le candidat conservateur dans Sherbrooke a retenu mes services comme attaché de presse. On le critiquait parce que j’avais été candidat Rhinocéros quelques années plus tôt.

J’ai profité de ma situation pour demander à M. Clark, s’il était vrai que le fédéral et l’Ontario avaient uni leurs efforts pour subventionner des industries afin qu’elles déménagent du Québec à l’Ontario. Il me dit ce que c’était vrai et quand je lui ai demandé combien d’industries, il m’a simplement répondu qu’il ne voulait pas le dire, car si on le savait, ce serait la révolution au Québec. Il n’y a pas eu que les commandites. Un système organisé de corruption pour faire valoir le Canada à l’intérieur du Québec.

Pire, en exil, mon compagnon s’est fait offrir d’entrer dans une unité spéciale créée dans l’Ouest canadien. Cette armée se pratiquait pour la guerre afin d’intervenir si le Québec devenait indépendant. L’unité canadienne ou le colonialisme ?

Aujourd’hui, après avoir nié l’existence du peuple Québécois, après Meech , un essai pour réintégrer le Québec, après avoir nié nos droits les plus fondamentaux, avec la loi 96 du gouvernement du Québec, nous assistons à une levée de boucliers dans le Canada pour nier notre réalité soit qu’on est une nation et que notre langue est le français.

Les journalistes canadiens mentent quand ils défendent la pauvre minorité an- glaise au Québec, parce que c’est la minorité la plus choyée sur terre.   

On me supportait quant à mes pensées politiques, mais si on apprenait que j’aime les garçons, c’était le refus total. Je ne sais pas combien de gens qui avant m’aimaient bien et ont cessé de me voir, de me parler, de m’accepter dans leur entourage  parce que j’ai eu l’impudeur de rendre public mon attirance pour les garçons..

Ce n’était même pas fait hypocritement,  ils affichaient clairement leur dédain pour un personnage comme moi.

Même les partis politiques auxquels j’appartenais ont demandé ma démission, lors de mon dernier procès.

Peu étonnant qu’aujourd’hui, je ne crois plus dans la liberté d’expression.

Même mes livres ne sont pas vendus dans les librairies au cas où un ado pourrait mettre la main dessus.

Dans cette perspective, je dois dire que l’humanité est une belle saloperie grâce aux religions. L’humanisme fiche le camp au détriment d’une morale régressive qui soutient les imbécilités des religions sur le plan sexuel.

Radioactif 44

mai 21, 2021

Radioactif 44

06 Août 2007

Mon enfance.         

Mon enfance fut un paradis terrestre , malgré mes petits problèmes, comme ne pas avoir les mêmes points d’intérêts que les autres garçons, ne pas percevoir la nécessité d’avoir une blonde pour être normal, d’être physiquement faible et, par conséquent , souvent dans la loupe protectrice de maman qui voyait à ce que je ne force pas trop, mais qui me laissait quand même vivre ma vie. 

La sexualité, comme pour ceux de mon âge, occupait à peine les 2% de mes pensées.  Tout était jeux.  Privilège des grosses familles. 

Ainsi, l’hiver avions-nous, à même le chemin qui passait dans le village de Barnston, deux côtes qui faisaient de merveilleuses glissades, d’autant plus qu’à cette époque, il y avait très peu de circulation.  Des bancs de neige à hauteur des premiers étages et un petit étang naturel sur lequel on allait jouer au hockey.

L’été, c’était le temps des fraises, des escalades en forêt, et la fameuse rivière Provencher.  On devait parcourir presque cinq à dix milles à pied pour s’y rendre.  Même si le trou dans lequel on se baignait, sous le pont, était tout petit ; pour nous, c’était une mer.  Je m’y serais noyé si ce n’eut été de l’intervention de mon frère Marcel.  

Bizarrement, pour moi, les cérémonies religieuses faisaient aussi partie des belles choses de la vie : le chant, la présence de Dieu, le culte à Marie, et surtout, étant un petit servant de messe (j’adorais porter la soutane), je pouvais voir l’assistance et reluquer une fois par semaine la beauté des jeunes de notre communauté.  J‘en manquais pas une.


06 Août 2007

Famille.

Les grosses familles n’étaient pas rares à l’époque.  Chez nous, nous étions six gars et deux filles vivants.  Mariette est morte à Magog dans les bras de mon père. Tout ce que je connaissais d’elle : à chaque fois que son nom était prononcé, ma mère se mettait à pleurer et ça me revirait à l’envers. 

J’étais plus sensible qu’une fille, particulièrement, aux humeurs de ma mère que j’adorais ; mais j’étais bien un garçon : j’adorais lutter, participer à tous les jeux de gars et je n’étais pas efféminé.  J’étais juste un peu plus poète. Un amant des étoiles, toujours à réfléchir et essayer de comprendre.  À Barnston, maman a eu deux autres accouchements, mais ils étaient mort-nés.   

Roland, Marcel, Pauline, Mariette, moi, Henriette et Denis sommes nés à Magog. Je fus baptisé à St-Patrice.  Nous habitions alors une petite maison qui fut démolie pour qu’on y érige le bureau de poste actuel.  Mon père était superviseur à la Dominion textile.  Il détestait donner des ordres à ses amis alors il s’est installé à Barnston où il acheta le magasin général.  Serge et Maurice y sont nés.  Serge fut le premier baptisé de St-Luc de Barnston.

Les premières années nous fréquentions une petite école de rang, puis, papa qui faisait partie de la Commission scolaire et croyait l’instruction essentielle fit construire une école primaire. 

Mon père a toujours été à l’avant-garde.  Tout ce qu’il me racontait s’est avéré juste.  Je me demande où il allait chercher tout ça.   

20 mai 2021

La famille, c’est ce qu’il y a de plus important dans la vie. Heureusement, tous les enfants sont encore vivants et en santé, sauf Pauline, qui a des problèmes de santé ainsi que Denis.

Je suis très fier de ma famille et j’ai souvent peur que le fait d’écrire tout ce qui me passe par la tête blesse un membre de ma famille. On sait que ma réputation est assez embarrassante  puisque je suis presque seul au monde à croire que les jeux  sexuels sont magnifiques et que toutes ces histoires de péchés sont des stupidités qui conduisent à la psychose.

Chaque individu se croit avec raison quelque chose d’unique et par conséquent quelque chose de magnifique. On ne peut pas aimer les autres, si on ne s’aime pas soi-même.

Je n’ai pas vraiment connu ce que c’est la haine, heureusement pour moi. Je pense que le mépris des autres est l’état le plus bas qui puisse exister dans la réalité des perceptions.

Malgré que je sois un personnage controversé parce qu’il ne reconnaît pas l’existence du mal, je pourrai dire à ma mort que j’ai eu une vie merveilleuse.

Aujourd’hui,  je lisais que notre univers est en perpétuels changements et qu’il est comme un algorithme qui s’auto corrige pour être de mieux en mieux, grâce à son contenu mathématique. Dommage que ça prenne des milliards d’années avant que ça paraisse, ce doit être extraordinaire de savoir qu’avant le Big bang les énergies étaient assemblées différemment et de pouvoir en saisir la différence.

Notre univers est comme le spermatozoïde ou l’ovule qui donnera naissance à un nouvel univers qui est en nous et qui naîtra quand la transformation aura atteint une nouvelle forme d’autonomie.

Ce qui me frappe c’est que la mort d’une géante donne naissance à des millions d’autres étoiles qui sont réunies par le trou noir qui a été créé par cette implosion.  Le « spin »  détermine la forme de la galaxie qui naîtra.

Quand j’étais plus jeune, je croyais qu’ils devaient mourir tant de gens pour donner naissance à autant d’autres humains. L’énergie ne pouvait que se déplacer et devait donc toujours être égale dans sa totalité. C’est probablement faux, mais je ne saurai jamais la réponse.

La grande question était qu’est-ce qui se passe quand tu meurs. La chaleur, le refroidissement, l’énergie vivante qui n’a plus d’influence sur la matière. Pourrir est le sort de la matière, mais qu’advient-il de l’énergie qui nous anime. Le cerveau cesse de fonctionner. Je rêvais de déterrer des cadavres pour vérifier si le cerveau était encore là, car sans cerveau, il n’y a plus de vie, je devrais plutôt dire de connaissance de la réalité. . Et là, je viens de lire que le cerveau n’est qu’une fonction de l’être que l’on est. Alors qu’est-ce qu’on est vraiment?

Radioactif 43

mai 20, 2021

Radioactif 43

05 Août 2007

Sexualité = curiosité.       

La sexualité pour moi s’est très vite affirmée autour de ma curiosité.  Comment gros, comment long, comment courbé…un jeu de devinettes, sans réponse.  Un puzzle de questions sur les proportions et la beauté du corps.  Quel zizi pouvait bien aller avec une telle sorte de visage ?  J’imaginais tout puisqu’aucune photo n’était disponible.  Un nombril était déjà une scène affreusement pornographique.

La pudeur excessive est une déformation de la personnalité.  Trop poussée, elle peut même devenir une psychose, ce qui est encore bien pire que toutes les névroses. 

Je dirais que 95% de ma pédérastie était un ravissement, un éblouissement devant la beauté des visages des petits gars.  Tous les livres sur lesquels je mettais la main me faisaient découvrir un nouvel aspect de leur beauté.  J’examinais, dans tous les détails, en quoi chaque garçon de toutes les races était beau et différent des autres. 

Plus j’explorais, moins j’avais la possibilité de vérifier mes hypothèses, plus cette quête de questions-réponses me hantait.  J’étais amoureux fou de la beauté.  Puis, je m’intéressai à la vie de ces gens différents de moi.  Je voulais tout savoir d’eux.  Je rêvais de voyages et de jeux.

Mon univers était un immense point d’interrogation et de fascination habité par le visage des garçons. 

06 Août 2007

Le mal.         

À cette époque, juste regarder une braguette, nous valait déjà l’enfer et d’être classés chez les irrécupérables pervertis.  Ça n’a pas beaucoup changé. 

Le Québec s’enlise dans la peur du sexe. Juste pensé d’en parler, c’est un crime.  Les féminounes ne rêvent que de pédophiles.  Ce sont peut- être elles les pédophiles, car elles ne pensent qu’au sexe des enfants, sous le couvercle de devoir les protéger. 

On cherche à restaurer la censure, l’omerta en propageant la peur et en criant à la nécessité de dénoncer.  On est rendu tellement fou qu’un simple toucher peut anéantir le corps qui expérimente la jouissance. 

Le Québec est en pleine régression vers la droite… On veut réinstaurer la censure plutôt que de nous laisser vivre en paix, tant qu’il y a consentement mutuel, non-violence et du « fun en prime».  

Redevenir castré, semble être perçu comme un de nos phénomènes identitaires… une société de féminounes, c’est un monde sans sexualité. 

Radioactif 42

mai 19, 2021

Radioactif 42

05 Août 2007

Conscience-enfant.

Ta perception de la vie enfant n’a rien à voir avec celle des adultes.  Est-ce parce que le cerveau est en perpétuelle construction ?  Que la conscience est formée autant par les émotions que l’intelligence ? Et, surtout, parce que tu es encore dépendant des autres, de tes parents pour survivre?

La vie d’un jeune, c’est normalement de jouer, de découvrir.  Tout jeune, t’es comme une éponge ou une sculpture. 

Si la perception de l’espace-temps est modifiée, il en est de même pour la sexualité à l’adolescence. 

Selon l’Église, les grandes villes, particulièrement Montréal, étaient des ateliers de vices et de pornographie.  Mieux valait vivre en campagne pour échapper au diable.  Et le diable, c’était le sexe. L’Autre. La tentation.  Une phobie de curés.

 Mais, qu’on le veuille ou non, en campagne comme en ville, chez tous les enfants, un jour, la curiosité nous rattrape, car c’est notre nature profonde que les religions ont voulu nier et condamner. 

La morale qu’il nous enseignait était perverse puisque antinaturelle.   C’est le germe de toutes les discriminations pendant qu’on nous prêche l’amour.


05 Août 2007          
Premières expériences sexuelles.      

À part quelques écarts dans ma toute petite enfance, ma découverte de la sexualité fut des cours pratiques donnés dans les tunnels, dans le foin de la grange chez le voisin ou dans la nôtre. 

Les plus vieux supervisaient les plus jeunes qui apprenaient à découvrir et jouir de leurs corps.  Lulu, ma cousine, était ma partenaire privilégiée.  Je ne sais pas ce que nous trouvions d’aussi captivant : la différence peut-être ? On imitait les plus vieux ou les animaux, car on jouait aussi au bœuf et à la vache.

Au cours d’un bon repas , bien arrosé, quarante ou cinquante ans plus tard, Lulu me révéla bien candidement : « le seul temps où je fus pleinement heureuse dans toute ma vie, c’est quand on jouait au docteur ensemble.  T’en rappelles-tu?».  

C’étaient de rares occasions qui, je ne sais trop pourquoi, sont restées gravées dans nos petites mémoires comme si elles avaient eu lieu quotidiennement pour enjoliver notre enfance alors qu’en réalité, c’est arrivé très peu souvent.. 

Je pense que c’est au cours d’un de ces grands jeux que mon intérêt s’est fixé sur les autres petits gars.  Je ne voulais plus être le malade, mais le médecin pour pouvoir moi aussi visualiser nos premiers petits soubresauts garçonniers.  Je voulais voir et toucher.

19 mai 2021

Il n’y avait pas encore de Covid-19.  Les adultes avaient autre chose à faire que de dénoncer tous les gestes sexuels non encore classés dans la rubrique des crimes. Le plaisir permet de  franchir une étape dans la connaissance de soi alors que la culpabilité est un geste d’étouffement  et de négation de soi. L’esclavage moral est le fruit des religions.

Radioactif 41

mai 18, 2021

Radioactif 41

05 Août 2007

Admiration.

Nos soldats ont toute notre admiration pour leur courage et leur dévouement, mais cet héroïsme est exploité par les vrais bandits de notre planète qui n’hésitent pas à faire des guerres pour défendre leurs intérêts monétaires. 

Que nous allions protéger le peuple afghan pour qu’il puisse enfin sortir de sa misère, nous sommes tous d’accord avec ça.  Mais, que nos gouvernements se servent de la vie de nos soldats pour défendre les intérêts pécuniaires d’une petite bande de milliardaires du pétrole, on ne veut rien savoir. 

L’obscurantisme des talibans se combat par l’éducation quoiqu’il faille s’assurer que cette éducation se poursuive dans l’ordre et la paix. 

Une question légitime : qui servent les Talibans ?  Sont-ils seulement des fanatiques un peu sonnés ou une branche des services secrets des pays du pétrole ? Quel intérêt l’Afghanistan peut-il avoir pour nous : un pays de pavot et de gazoducs ?  Nos soldats se font-ils tuer pour défendre la solidarité internationale des pétrolières ou protéger le peuple de ce pays ? 

Si notre argent sert vraiment à la reconstruction du pays pour le bien des gens et non pour une petite clique, ça en vaut la peine.  La vraie liberté n’a pas de prix.  Mais, pour savoir la vérité, il faut la liberté de presse.  Elle est essentielle. 

Nos argents doivent aider à construire des écoles, à nourrir la population affamée et dépossédée et non à enrichir les seigneurs de la guerre et les talibans?  Servons-nous à mettre sur pied un système démocratique qui sorte ces gens de la misère ?  Là est toute la question. 

Comment savoir ce qui s’y passe réellement à l’autre bout du monde, objectivement ?  Une chose est certaine la pauvreté de ces pauvres gens élimine toute idée de vengeance contre eux, car ils ne peuvent pas être blâmés des événements survenus en Amérique.  Au bout du compte, c’est aux Afghanistans de se prendre en main…

Aller se battre pour que les femmes n’aient plus à porter la burka alors qu’ici d’autres femmes essayent de nous l’imposer, il y a quelque chose d’illogique.  Pour ces pays, religion et politique, c’est la même chose. 

Les signes extérieurs religieux sont devenus dans notre monde des gestes politiques, d’où faut-il essayer de voir clair dans tout ça.  Il est évident qu’il faut combattre un monde soumis à la Charia où les règles sont d’un monde d’intolérance totale.  En ce sens, il faut l’empêcher pendant qu’il est encore temps, tout en étant bien conscient que la démocrassie de Bush ne vaut guère mieux. 

La dictature de la pensée de nos nouveaux moralistes ne vaut pas mieux que celle des talibans. 

Je me demande pourquoi ces talibans ne décident pas de vivre en gangs comme dans les monastères ?  Ils n’ont qu’à vivre leur extrémisme entre eux et ficher la paix aux autres.    

Idem pour tous les mouvements du même genre quelle que soit la religion.

Radioactif 40

mai 17, 2021

Radioactif  40

05 Août 2007

Afghanistan 1.       

Avant de retourner à mon enfance, pour ne pas dire à l’obsession nombriliste de comprendre un jour ce qui se passa pour que je me ramasse pédéraste, il faut absolument remettre les pendules à l’heure, de mon point de vue, sur l’Afghanistan. 

Le Québec est un endroit ultra pacifiste.  C’est tellement vrai que la mort de Pierre Laporte a entraîné la mort du FLQ, même si elle fut accidentelle. 

L’indépendance d’accord, mais pas au prix du sang.  Rien ne justifie l’assassinat d’un homme.  Si nous rêvons de liberté, ce n’est pas pour s’entretuer, mais pour apprendre à être heureux dans le petit bout de temps que nous avons à passer sur la terre. 

Le Québec doit être un pays de tolérance dans une non-violence absolue.  La tolérance exige le respect de toutes les idées.  Une société qui doit tuer pour imposer ses vues est une société vide.

L’appui à nos soldats n’a rien à voir avec les réticences du Québec pour cette mission organisée en cachette avec Big Brother par les libéraux fédéraux au lendemain des événements qui sont survenus à New York dans le cadre d’une guerre sans merci entre les riches producteurs de pétrole et l’organisation Bush (aussi noyée par le pétrole). 

Ben Laden est introuvable parce qu’il fait partie des riches qui s’empoignent le toupet quant à la distribution des revenus de l’or noir.  Il a été formé par les services secrets de l’armée américaine pour combattre la Russie qui voulait que son pétrole passe sans problème sur les terres afghanes. 

Une guerre de riches, dans les hautes sphères de la mafia légale de notre système, une guerre des superpuissances.  Pour devenir infiniment riches, il te faut découvrir un instrument ou une substance qui devient indispensable dans la vie du plus grand nombre de gens possible.  Un monopole auquel personne ne peut échapper comme le pétrole, l’eau, l’électricité, la bouffe, etc. 

Ce ne sont pas les soldats qu’on appuie mal, mais les raisons de cette guerre que nous rejetons.   

16 Mai 2021

Quelle stupidité!  Israël vient de relancer la guerre à la Palestine.

Deux peuples qui ne peuvent pas se sentir et un gouvernement qui déplace les Palestiniens pour les donner à ses contribuables juifs.  Est-ce que les dirigeants de ces pays sont assez intelligents pour voir tout le mal créé par les guerres. Ces derniers devraient être jugés et s’ils sont reconnus responsables de ces guerres devraient être emprisonnés.

Ce sont les pauvres gens d’un bord comme de l’autre qui souffrent de cette incapacité des leaders à trouver des solutions pacifiques.

La haine dès la naissance contre d’autres humains c’est inadmissible.

Que tu sois blanc, noir, bleu, jaune,  que tu sois femme ou homme, que tu sois gai ou hétérosexuel, ça n’a aucune importance. On n’est pas sur terre pour s’entretuer, on a déjà les virus pour s’en occuper, alors c’est urgent que les dirigeants cessent de mettre le feu et trouvent des terrains d’entente.

Les dirigeants des grandes puissances doivent cesser de jouer des muscles et arbitrer le conflit de manière à ce qu’il n’y ait pas de guerre et un peu de justice. Ce sont les civils des deux camps qui payent injustement le fanatisme des dirigeants.

Radioactif 39

mai 16, 2021

Radioactif 39

04 Août 2007

La religion.  

Au Québec, c’est tout ou rien.  L’Église nous a écrasé à nous rendre fous et pour la punir les églises se sont vidées. 

C’est un peu stupide, car la religion n’est pas que l’enseignement maladif d’une morale dépassée où tout était péché, même si les dirigeants maintiennent le cap dans ce vent de folie. 

Qu’on s’écarte de la religion et sa vision du sexe, c’est bon, mais tout n’était pas mauvais dans la religion. 

À mon sens, le temple est strictement un lieu de prières.  Et, le chant, la musique qui les accompagnait savaient nous fasciner.  Il y a tout un côté «idéal» de vie dans l’Évangile qui reste pertinent même si on sait que les religions sont des rackets extrêmement payants. 

Toutes ces âmes débiles qui s’énervent avec la sexualisation des jeunes, trop hypocrites pour se rappeler qu’elles ont passé par les mêmes emportements me font encore vomir, mais ça rien à voir avec la prière. 

La prière, c’est ton rapport avec Dieu, une tentative de communication.  D’âme à Dieu.  Le reste que ce soit les péchés de la chair ou la peur de toucher le Coran parce que ce sont les paroles de Dieu, on tombe dans l’hommerie pour ne pas dire la superficialité qui engendre le fanatisme, une maladie religieuse.  


05 Août 2007

La censure.

Ce n’est pas tant à la religion que j’en veux pour nous avoir menti, mais à la CENSURE.

L’homme, la démocratie, la connaissance ne peuvent pas se développer sans la liberté de pensée et de parole. La CENSURE est, et rien d’autre, que de l’ÉTROITESSE D’ESPRIT… La censure, c’est une dictature de l’esprit, très souvent religieuse.

Idem aujourd’hui.

Radioactif 38

mai 15, 2021

Radioactif 38

04 Août 2007

Le curé Laurencelle.        

Le curé de Barnston, l’abbé Roméo Laurencelle, était d’un tout autre genre.  À quatre pattes sur l’enseignement de l’Église, il s’est souvent pointé chez nous faire la morale à mes parents parce que nous nous tenions avec des gens d’une autre profession religieuse.  C’était particulièrement mon cas.  Galen était protestant, Raymond et son frère Robert l’étaient aussi, mais on prétendait qu’ils étaient communistes parce qu’ils étaient Belges.  Quant à la famille de Patrice, c’était des athées parce que le curé avait été mis à la porte, alors qu’il voulait leur imposer une statue de la Vierge.  Et pire encore, le père était français de France et travaillait à Radio-Canada, un repère d’homosexuels.

Mon père avait un commerce et pour s’en sortir il aurait bien voulu vendre de la bière.  Le curé a réussi à forcer la tenue de deux référendums et anéantir le projet.  Pour survivre, mon père a dû s’exiler à Magog et travailler comme concierge.  Ce sont les effets pervers de la religiosité québécoise. 

Le curé Laurencelle n’était pas qu’un bigot.  Il m’introduit à l’astronomie, un sujet qui me passionne.  Pour mieux voir les étoiles nous nous sommes même rendus sur le mont Mégantic.  Le soir, avant de nous coucher, nous nous étions vidés la vessie sur le bord de la cabane que nous occupions pour dormir.  En pleine nuit, nous fûmes réveillés par des porcs épics qui venaient ronger l’urine.  Nous en avons même poursuivi un dans un arbre.

Quand il était question d’astronomie le curé Laurencelle rayonnait comme une étoile.  Un vrai bébé.  La passion l’animait tellement dès qu’on touchait ce sujet que les yeux lui bandaient autant que moi quand je vois un beau petit gars.   Personne ne l’accusa de quoique ce soit, tout le monde savait qu’il aimait les femmes.  Mais, c’est lui qui endurera des centaines ou des milliers de confessions de mes masturbations, chaque matin avant la messe, car je voulais pouvoir communier.  Il disait que j’étais un petit volks avec un moteur de Cadillac.

14 mai 2021

Le sexe a occupé beaucoup trop d’espace dans ma petite vie et surtout dans mes livres. Dès que j’arrivais à oublier les plaisirs que cela procure, il arrivait quelque chose pour remettre ce sujet à l’avant-plan.

À tous les 20 ans environ, quand l’idée d’indépendance prenait du poids ,on trouvait une raison pour m’accuser sur le plan sexuel. Ainsi, en 1996, le juge a été plus que clair : il ne représente pas un danger pour les jeunes (j’enseignais depuis 15 ans et jamais même l’ombre d’une dénonciation, difficile d’être dangereux), mais il met en danger les institutions du pays. Ces sont les mots du juge. Difficile d’être plus clair.

Je ne nie pas être un obsédé sexuel, de vivre comme si j’avais 20 ans avec un appareillage drôlement déficitaire, mais je constate que le sexe sans amour est un plaisir très limité qui ne répond pas à la nécessité d’aimer. 

Il manque, surtout sur internet, une certaine forme de maintien dans le temps. C’est bien beau que l’on te dise physiquement magnifique, quand tu sais que ce n’est absolument pas vrai, ça flatte ton égo; mais ça n’a rien d’inspirant et de super gratifiant.

Je pourrais dire qu’il manque le toucher pour compléter la relation interpersonnelle, mais c’est plus que ça. L’apparence physique a beau avoir son importance, elle est dépourvue de l’essentiel : les sentiments. À part d’être excité, la limite dans le temps et l’espace fait en sorte que le plaisir ne dure que le temps de ce partage. À la fin , tu ne connais pas ton partenaire assez pour devenir un véritable ami.

Même l’amitié demande une certaine permanence dans les relations. C’est bien beau la liberté, mais si elle n’exige pas une certaine forme de responsabilité, elle ne conduit nulle part.  Il faut créer des liens, comme le disait le Petit Prince, sinon c’est une réalité émotive bien fascinante sur le coup, mais qui ne rime a rien très vite. Sauf, que ça permet une certaine forme de défoulement.

Radioactif 37

mai 14, 2021

Radioactif 37

03 Août 2007

Vieux curé 1            .

Vers 12-13 ans, nous sommes partis, moi et mon frère Denis, avec l’abbé Paul Tourigny, que l’on appelait le Vieux Curé, visiter la Pennsylvanie. 

Nous n’avions absolument rien à payer.  Je devais simplement servir d’interprète anglais, parce qu’il ne parlait pas cette langue.  Même s’il ne m’a jamais touché, le Vieux Curé est sûrement un des premiers adultes avec M. Pope de qui je suis tombé amoureux. 

Non seulement je lui faisais absolument confiance, mais il me permettait de me dépasser.  Avec eux, j’apprenais.  Je découvrais le monde et les sentiments.  Ceux qui prétendent qu’un jeune garçon ne peut pas ressentir de désirs sexuels pour un adulte ne connaissent rien.  Tout ce que je ressentais : j’aurais bien aimé me faire caresser par eux, mais eux, ne voulaient rien savoir. Du moins, c’est ce que je croyais et que je crois encore.

Rendu à Atlantic City, un après-midi, après avoir parcouru le Boardwalk, nous avons aperçu de très très près, alors qu’il entrait dans un hôtel, rien de moins qu’Elvis Presley.  Quelle surprise magnifique ! Je l’ai reconnu car on l’écoutait à la télévision. Nous étions les seuls dans le village à avoir un téléviseur.

Mais nous avions le diable au corps.  Ainsi, un après-midi, après avoir vu les annonces, nous avons décidé, mon frère cadet Denis et moi, de nous sauver et aller voir le film «Les dix commandements», puisque le Vieux Curé ne voulait pas. 

Imaginez l’horreur que nous lui avons fait vivre.  Un adulte avec deux petits gars disparus à Atlantic City.  Nous avons eu droit à toute une semonce et le Vieux Curé pour nous punir à décider de ne pas passer par New York et Washington.  Mais, les chutes Niagara furent très belles.

Que je le veuille ou non, les curés ont profondément marqué ma vie et ma perception religieuse pour des raisons très différentes. 

Le Vieux -Curé nous amenait au drive-in, c’est-à-dire aux cinémas extérieurs, aux frontières américaines, parce qu’il était encore défendu au Québec.  Il nous achetait du pop-corn et s’intéressait à notre développer notre culture. 

Un soir, nous étions allés voir Moby Dick et avec un petit anglais. Il nous parlait de « blé d’inde blanc» au lieu de la baleine blanche.  C’était bien drôle.

Nous savions que le Vieux Curé était malade du coeur et, de temps en temps, il devait prend sa petite gorgée de fort.  Nous avons découvert ses cachettes et nous avons quelques fois profité de sa maladie. 

C’était un homme formidable, extrêmement doux, qui nous aimait sincèrement.  Aujourd’hui, nos esprits tordus qui ne voit que du mal dans le sexe avec ou sans violence, nous demanderaient de le dénoncer parce qu’il était toujours avec une bande de petits gars. Pourquoi nous priver de la présence d’un homme que l’on adorait?

J’étais en visite chez des parents à Sherbrooke quand il est décédé.  Quand je l’ai appris, ma tante Aurore crut que j’allais m’évanouir tant j’étais blanc. Ce fut en effet un des très durs moments de mon adolescence.  Au salon funéraire, ces sœurs dirent qu’il parlait toujours à un Ti-Jean dans ses derniers délires avant de mourir.  Elles se demandaient bien de quoi il s’agissait quand il parlait de ses petites vues. J’étais ce petit Jean.

Le Vieux -Curé valait bien plus que n’importe quelle langue sale qui ergotait sur son dos.

Radioactif 36

mai 13, 2021

Radioactif 36

03 Août 2007

Héros.

Quand j’ai commencé à écrire, je voulais proclamer ma foi en Dieu et en la vie. C’était des textes qui se prenaient tellement au sérieux que c’est à mourir de rire. 

Puis, ce fut la révolte, la tentative de justifier ma pédérastie, après avoir été en prison.  Après la révolte, vint l’engagement. 

Aujourd’hui, je me contente de ce petit blog parce qu’il me permet de partager la vie houleuse, mais extraordinaire, que j’ai vécue avec le plus de sincérité possible.  Je suis comme un petit vieux qui s’apprête à crever.  

Adolescent , j’aurais bien voulu avoir un auteur qui m’aurait montré que la vie n’est pas faite que de gestes héroïques , mais qu’elle est une suite d’expériences bonnes ou mauvaises.   

J’aurais bien voulu pour pouvoir m’accepter comme j’étais grâce à un auteur qui me parle autant de ses mauvais coups que de ses bons. 

Puis, enfin, heureusement, sont arrivés André Gide et Roger Peyrefitte. J’ai cessé, avec eux, de m’en vouloir d’être ce que j’étais, bien malgré moi. 

J’ai réalisé combien sale est le fiel des moralistes conservateurs; mais l’important c’est d’aimer et d’essayer d’empêcher que des adolescents trop faibles pour vivre la misère de l’étranglement d’une morale trop étouffante continuent de se suicider.  

C’est pourquoi j’écris encore aujourd’hui. Et, c’est pour me faire taire que je suis tellement censuré que même mes livres ne se retrouvent dans les rayons d’aucune librairie.

12 mai 2021

À moins d’être exceptionnel, tout le monde est oublié après sa mort. C’est juste une question de temps.

J’ai passé des années à écrire en souhaitant évidemment être abondamment lu. Les vieilles qui se battaient pour que mes écrits soient censurés ou pour me faire expulser des mouvements littéraires prétendaient agir ainsi pour protéger leurs petits fils. Elles n’ont jamais eu l’honnêteté de se demander si ces petits fils auraient aimé ce que j’écris. Une chose est certaine, il n’aurait pas appris grand-chose qu’ils ne savaient pas déjà. Les jeunes sont moins niaiseux qu’on les croit.

En fait, on voulait leur cacher la vérité sur leur sexualité et s’assurer qu’ils n’aiment pas cela étant jeunes parce qu’à cette époque penser au sexe faisait de toi un vicieux.

Les pires esprits tordus sont ceux qui refusent de voir la réalité en face et préfère croire les sornettes religieuses sur la sexualité.

L’humanité sera gagnante quand on apprendra que les religions sont de longs délires contre la nature humaine parce qu’en créant la honte et la culpabilité, tu crées des esclaves. Ces états d’âme sont la source de toutes les discriminations. Pour te faire pardonner, tu es capable de te mépriser ou de mépriser les autres si tu te crois meilleur qu’eux.

Mais, j’ai écrit des tonnes de textes dans des carnets publiés à Radioactif et un autre « blog » en Europe.

Probablement que les chiffres que donnait Radioactif était faux, car sinon j’aurais été lu, du moins à travers un épisode comme celui-ci, plus d’un million de fois.

Aujourd’hui, je suis content de ne pas être connu. C’est moins d’emmerdes. Sauf, que je reste avec une tonne de livres sur les bras à ne plus savoir quoi en faire. Les hommes qui entrent en contact avec moi savent que ce n’est pas pour se préparer à la prière et c’est par le véhicule d’internet.

De toute manière, je dois cesser de publier des livres puisqu’à mon âge il faut se préparer à assumer ta survie. Les retraites ne sont pas suffisantes pour faire face aux augmentations du coût de la vie.

Radioactif 35

mai 12, 2021

Radioactif 35

03 Août 2007          

Alinéa (3,1) Journal de l’AAACE. (Association des auteurs et auteures des Cantons de l’Est), Sherbrooke. Québec.         

Il ne peut pas exister de littérature, sans publication et diffusion.  Les auteurs, hors des grandes maisons, sont obligés de payer pour être lus.  Le public pense que l’écriture rend millionnaire. 

La littérature nationale d’un pays ne peut pas exister si les régions ne sont pas prolifiques.  Il s’écrit tellement de belles choses que ça remplit bien une vie juste à essayer de se tenir à date. 

Malheureusement, aujourd’hui, au Québec, à cause de la concentration de la presse, la littérature est devenue un objet commercial comme un autre.  Power Corporation. De Desmarais, est l’organe officiel des libéraux alors que Quebecor se spécialise dans les journaux jaunes.  Pierre Péladeau (père) prétendait que les journaux n’ont pas à faire évoluer la pensée d’un peuple.  Même s’il a un million de tirage, parfois, le Journal de Montréal ressemble plus à un torchon qu’à un journal.  Mais, les gens en redemandent.

Je n’ai jamais compris pourquoi les gens se vautrent dans les comptes rendus de procès.  Je peux affirmer que les dirigeants de la pègre aiment bien ça, car ça informe« leurs bras» à l’intérieur des murs sur la raison de la venue des nouveaux locataires.  Un emploi, dans cette forme de journalisme que l’on m’a offert vers 1974, et que j’ai refusé.

Le Devoir est plus partisan du Parti Québécois, mais l’élite de notre petit pays à naître a souvent la tête enflée.  N’y entre pas qui veut.


03 Août 2007

Alinéa 3.2.   

C’était pareil dans les années 1970 ; mais l’esprit de coopérative ou de coopération, a sensiblement changé les choses dans l’Estrie. 

Les Auteurs réunis sont nés, grâce à Jean-Pierre Labbé, de Windsor, qui avait aussi sa petite imprimerie.  Les auteurs ont publié ou devaient publier une série de plaquettes : Tétra-sordide , de Gaston James Stratford ; L’apocalypse, selon Léon , de Jean-Pierre Labbé ; Tué par la mort , de Jacques Labrecque ; Réjean , de Jean Simoneau (lu à l’Atelier des Inédits, à Radio-Canada) ; Clairs obscurs ; de Luc Michel, le seul européen du groupe ;  Pour durer , de Hélène Gutmann; Le clou, la pâte -Adam et d’Êve ; de Réjean Laflamme, Relatif quinze ; de Richard Cayer. 

Puis, Chair de poule ; de Pierre Brisson, aux Éditions TIC-TAC, pour rivaliser avec les Éditions du Temps, que j’avais créées pour détourner la censure et trouver moyen de publier L’homo-vicièr.   

03 Août 2007

Alinéa 3.3.   

L’homo-vicièr est un livre complètement d’humour.  Une parodie de la société.  Il y avait tellement de fautes et c’était tellement mal écrit qu’Antoine Naaman décida de devenir mon tuteur pour réécrire toute l’histoire.  J’en ai bavé avec lui.  Il était affreusement exigeant, mais il m’a appris à écrire. 

Quand le temps de publier L’homo-vicièr fut venu, Naaman me confia qu’il ne pouvait pas le faire dans ses maisons d’édition trop à droite pour ce que j’écrivais.  Alors, il me passa l’argent nécessaire pour créer Les Éditions du temps, une maison dont je me sers encore contre la censure littéraire qui existe au Québec.  Pas le droit de parler de pédérastie, des femmes et de juifs, à moins de vouloir vivre un véritable calvaire.

Roch Carrier a aussi publié sa petite plaquette pour nous encourager.  Il y eut un petit livre hommage à l’auteur de J’il de noir, de Gaston Gouin ; puis, Point commun, suivi de Courir la galipote, de Gaétan Dostie. 

On parlait de plus en plus de nous comme de l’école littéraire de l’Estrie alors qu’Antoine Naaman avec son CELEF (Centre mondial des littératures francophones) nous en mettait plein la vue en voulant faire de Sherbrooke un endroit incontournable dans la littérature francophone dans le monde.

Le dernier souvenir de cette époque est une plaquette sur les auteurs de la région qui venait d’être publiée par l’Association des auteurs (es) des Cantons de l’Est. 

Que reste-t-il de cette époque. Je n’en sais pas. Je sais seulement être totalement inexistant dans les bibliothèques de Sherbrooke et de la région. Ce fut une belle époque parce qu’on était passionné. 

11 mai 2021

Sans commentaire, sauf que je ne suis dans aucune bibliothèque du Québec. Un homme qui aimait ce que j’écris s’est même rendu à la Bibliothèque nationale pour trouver mes écrits. On a tout fait pour le persuader que je n’étais pas un écrivain qui valait la peine d’être lu. Quant à ce qui a été mis sur cd, la bibliothèque a tout, mais le public n’y a pas accès. Par contre, la Bibliothèque nationale me reconnaît comme éditeur et comme auteur.

Radioactif 34

mai 11, 2021

Radioactif 34

03 Août 2007

Points de vue.       

Tout est une question de point de vue.  Par exemple, si vous vous rendez à pied à la ronde par le pont Jacques -Cartier, vous aurez l’impression, en regardant en bas à partir du pont, que tout est petit et sans vie.  Pourtant, quand vous y aurez mis les pieds, vous verrez que c’est énorme et ça grouille d’individus.

Même chose pour le temps et l’espace.  C’est quand même bizarre qu’on se rappelle si peu de notre petite enfance.  C’est l’espace de vie qui façonne.  Ce qui viendra  nous importe aussi, mais on est trop pris par le présent pour vraiment être aveuglé par le futur….

Pour moi, un épicurien positif, la vie est une expérience qui nous apprend à jouir de la moindre petite chose.  Ce doit être pour ça, pour mieux apprécier chaque moment que l’on passe du malheur au bonheur.  Si tu es un optimiste, ta vie sera un sourire.  Si tu es négatif, ta vie sera un enfer.  Un autre fait bizarre : les bigots voudraient que nous le devenions tous de malheureux, frustrés, comme eux. 

10 mai 2021

Retour pour la troisième fois dans le code rouge. Bizarre qu’un petit virus vienne changer la vie de tant de gens. Même si tout va relativement bien pour moi et Jacques, je ne peux que sympathiser avec une foule de gens que je ne connais même pas, mais qui souffrent à cause de ces changements.

Mon prochain livre, Un sourire arraché à l’enfer dans lequel je raconterai les années où j’étais politiquement très engagé tome 1 et dans le tome 2, mes voyages dans l’Ouest en autostop, et surtout le sort du français, est sur le point d’être imprimé.

Je constate avec les jours qui passent que ma petite vie littéraire tire à sa fin. Si je veux me protéger financièrement je me dois de cesser de publier ce que j’ai écrit et admettre que dans le monde actuel je ne suis plus qu’un vieux qui est de plus en plus impuissant dans tous les sens du mot.

J’ai constaté à partir de cette autobiographie que je n’ai jamais été un gars important, mais que j’ai toujours été près de ceux qui exerçaient le pouvoir. J’étais un gars d’action.  Il faut se rappeler que l’arrivée de l’idée de l’indépendance du Québec a provoqué une véritable guerre entre les nationalistes québécois et les gouvernements du fédéral, spécialement dirigé par Pierre-E. Trudeau. Il a été le plus enragé des premiers ministres. Revoir le passé, c’est se rendre compte jusqu’à quel point le Canada anglais a toujours méprisé le Québec.  

Radioactif 33

mai 10, 2021

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03 Août 2007

Perverted justice.

Est-il préférable d’être des assassins légaux, des pédérastes ou victimes de l’esprit obtus de «Pervertis de la justice ou Perverted justice » ?

Le gouvernement américain vient de vendre des armes pour des milliards de dollars à ses alliés du Moyen-Orient.  Cette petite passe financière coûtera des centaines de milliers de vies humaines, mais ce n’est pas grave, ce sont des gens de l’autre bout du monde, qu’on ne connait pas et en bonne partie, ils seront assez jeunes pour mourir chastes de quoi remplir de joie le coeur de nos «justiciers violeurs d’âmes de la grande famille puritaine. »           
—–

Refuser de faire une nuance entre pédophilie et pédérastie (amourajoie) , c’est de la malhonnêteté intellectuelle et un viol de conscience , digne des Conservateurs du Canada et de leurs nouvelles lois morales. Les autres politiciens ne sont pas mieux … l’argent avant l’idéal.          
—–

La démocratie ne peut pas exister sous le règne de la censure.  Les intégristes qui combattent le site« Free Spirites » sont du même acabit que les talibans. 

Quand on ne peut pas discuter d’un sujet, on le dit tabou et on interdit d’en parler.  Et La Presse s’en donne à coeur joie (première page du 2 août) parce qu’il faut bien justifier le coût de la peur.

En quoi un pédophile est plus dangereux qu’un Bush?  Ça fait jouir plutôt que tuer ou torturer.

Il faut des pédophiles pour entretenir la paranoïa.  Qui vient de nous faire payer des milliards pour nous armer et aller tuer des gens dans d’autres pays ?  N’est-ce pas payer avec vos impôts ? Pas besoin de casier secret pour vous vider les poches.  Juste être le gouvernement et vous faire peur un peu. 

Je ne serais pas surpris qu’on nous annonce bientôt que le grand Ben Laden a ouvert une école de pédophilie pour justifier de payer encore plus d’impôts et élargir la guerre pour aller tuer ceux qui ne veulent pas nous céder leur pétrole, en les faisant passer pour des pédophiles (on a essayé ça avec Saddam Hussein). 

Quand on regarde le nom de ceux qui se prononcent sur le sujet on voit à qui profite nos impôts.  Pas de pédophiles, pas d’études stratégiques sur de prétendues nébuleuses, pas de fondations. C’est une raison de moins pour justifier le contre-espionnage.

Radioactif 32

mai 9, 2021

Radioactif  32

01 Août 2007

L’ignorance.

Quand t’es petit, la perception du monde est bien différente.

Il nous arrivait parfois de nous rendre à Montréal en camion pour mener des animaux à l’abattoir.  Le plus drôle, c’était d’entendre les jeunes s’obstiner à savoir si l’animal qu’ils voyaient était une vache ou un cochon.  La télévision n’était pas encore née ou presque.

Plus petit, je me rendais parfois avec M. Pope distribuer la malle.  Il m’appelait son Chinois parce que j’avais les yeux en amande comme eux.  Juste faire le tour de la municipalité de Barnston me semblait un voyage interminable.  Il en était de même de ma perception du temps à cette époque : les années étaient des éternités et les journées des secondes.

Ma connaissance de la vie sexuelle était étonnante d’ignorance.  Un jour, je suis arrivé avec M. Pope dans une ferme où une vache devait mettre bas.  J’ai assisté à la scène, assis dans l’escalier.  En sortant, j’ai simplement affirmé avec beaucoup de sérieux, à mon grand ami : « y a juste une chose que je ne comprends pas : comment cette vache a-t-elle faite pour manger ce veau?» 

Quarante ans plus tard, M. Pope en riait encore.

9 mai 2021

Depuis des mois, je suis obsédé par la pensée. Qu’est-ce que ça peut bien être? J’ai d’abord, cru que la pensée était électrique.  On arrive bien à faire bouger des prothèses grâce à des interventions électriques. Mais, ça n’englobe pas le phénomène. Ce n’est pas le petit choc envoyé dans le cerveau qui dit au bras de bouger de telle ou telle façon, mais autre chose qui comprend la commande et la fait exécuter. Elle peut aussi avoir été placée dans la prothèse.  Mais de toute évidence le cerveau est conducteur de l’électricité du cerveau à la prothèse. Donc, le cerveau est conducteur d’électricité ou du moins le cerveau reconnaît l’électricité, mais la pensée n’est pas nécessairement électrique. L’électricité ne fait que déclencher une action d’une partie du cerveau qui lui donne la commande. C’est assez évident puisque l’on se parle et on ne déclenche pas de phénomène électrique.  La pensée n’est pas qu’un transport d’énergie électrique,  L’électricité est une chose, l’information en est une autre. La pensée est une forme différente d’énergie, mais laquelle ?

On dit que la pensée peut être communiquée de façon instantanée, plus vite que la lumière. Selon les règles, c’est impossible, mais dans la vraie vie, ça s’avère vrai.

Quand j’étais petit et que j’allais à la messe, j’aimais trouver une personne et me concentrer sur une action à lui faire exécuter par la pensée. Ça prenait du temps, mais presque toujours  la personne réagissait d’une manière ou d’une autre. Je percevais le malaise. Au mieux, si je focussais sur le fait que ça piquait sur une fesse, la personne finissait par se gratter. J’avais oublié ces tentatives de jeune qui s’intéressait à la télépathie.

Mais, ce matin, je suis allé au restaurant avec Jacques, avant de retomber dans la zone rouge, tabarnache,

Il y avait un jeune qui, comme Francis dans les publicités à la télévision, était triste, absent, Ses grands-parents se parlaient, mangeaient, mais lui était seul et paraissait  malheureux dans sa petite tête. C’est ainsi que je le percevais. Bizarre, en attenant que l’on nous assigne notre table, je l’avais repéré et quelle fut ma surprise de me retrouver à une table en face de lui.

Un moment donné, il me regardait intensivement. J’ai pensé que c’était le hasard, mais j’ai soutenu le regard jusqu’à ce qu’il me sourit. Ce fut par la suite, un échange de regards et de clins d’œil, avant le petit bye bye de départ. Pour lui, je l’avais aidé à passer le temps. Je me suis juste demandé pourquoi nous avions de toute évidence été attiré l’un et l’autre. Je ne l’avais jamais vu, mais je ressentais comme un lien bizarre entre nous. Je ne peux pas l’expliquer. C’est comme si je l’avais ressenti, lui, en moi, et que l’on se connaissait déjà. Je ne l’ai jamais vu auparavant. Mais, une chose est certaine on communiquait par nos yeux,

Ce fut suivi par une autre surprise. Sa table et une table voisine furent occupées par deux couples. Les hommes s’installèrent près de nous et les femmes prirent la table la plus éloignée. Incroyable, mais vrai, ils étaient tous sourds, mais contrairement à Jacques, ils se parlaient par signes. Wow! On est loin de l’électricité.

Pourtant, chaque geste a une signification précise et la meilleure, ils se comprennent comme s’ils se parlaient comme nous. Ils l’ont appris, je suis d’accord.  Mais pourquoi un signe a-t-il une signification?

Donc, la pensée peut se transmettre sans avoir besoin d’un support matériel. C’est une énergie que l’on ne voit pas, mais qui contient l’information. Il y a la vue qui permet le contact; mais si vous connaissez des aveugles, vous les avez déjà entendus dire qu’ils sont allés voir un spectacle. Mon aveugle, un homme que je rencontrais dans le cadre de visites à une personne handicapée, était accordeur de piano. Il avait développé une ouïe qui compensait pour sa perte de vue.

La pensée peut se transmettre de cerveau en cerveau grâce à nos sens. Mais qu’est-ce qui arriverait si tu n’avais pas de sens? Y aurait-il possibilité de pensée sans que l’on n’en soit conscient? Est-ce comme quand on était bébé. On savait ce qui se passait et aujourd’hui, on ne s’en rappelle pas du tout, sauf, notre inconscient. Donc, des cellules enregistrent notre mémoire ce qui nous permet de se faire une idée de notre réalité. Mais qu’est-ce que la réalité?

Radioactif 31

mai 8, 2021

Radioactif 31

31 Juillet 2007

Feeling 3.    

Je ne crois pas que l’on puisse justifier l’interdit sexuel, sinon par le fait que les religions nous ont lavé le cerveau avec leur perception.

Évidemment, je parle de rapports consentis, non violents et non dominateurs. Autrement,  c’est un viol.


01 Août 2007

Le nombril. 

La perception que l’on a du monde tient de celle que l’on a de soi-même.

Je suis né malade.  J’étais crevé, comme on disait, à deux endroits au ventre, à un point tel que l’on a dû m’écraser le nombril avec une pièce de 0.25$, le temps qu’il accepte de se cicatriser.  C’est peu de chose, mais ce fut un handicap psychologique certain tout au long de mon enfance.  Quelle honte quand je me suis aperçu que j’étais différent.

Ma mère, une très charmante femme qui veillait sur ses petits moineaux avec beaucoup de bienveillance, m’a surprotégé jusqu’à mon adolescence.  Là, j’ai voulu commencer à affirmer ma petite virilité.

En plus de ne pas avoir les mêmes goûts que les autres garçons, j’étais devenu à cause de ce tout petit problème, une espèce d’handicapé de son image personnelle.

Malgré mon âge, je n’arrivais même pas à tenir 20 livres au bout d’un bras.  Ce qui me valait les sarcasmes de tous.  Et, j’avais affreusement honte de mon nombril difforme, énorme.  Je voulais être un gars, un vrai.

Aussi, j’ai appris à boxer pour me revaloriser.  Je n’étais pas un bon frappeur, mais l’orgueil faisait de moi un maître encaisseur incroyable. Je ne gagnais pas à cause de mes coups, mais parce que mon adversaire s’était fatigué à me frapper  et était rendu à bout de souffle Mon entraînement fut assez efficace pour faire de moi un petit boxeur redouté. 

La boxe m’intéressa jusqu’à ce que je casse le nez d’un autre garçon.  Ça mit fin à toutes mes aspirations de force physique et la violence redevint un ennemi.  « Aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu… »

8 mai 2021

S’il n’y a pas violence, la loi sur la sexualité est une loi légale, mais une loi tout à fait illégitime.

S’il y a consentement, ce que tu fais de ton zizi ne regarde ni la religion, ni la cour, ni les autres. Le sexe est un plaisir légitime du fait qu’il fait partie de notre réalité humaine. Il n’y a pas que la procréation, il y a aussi le plaisir qui accompagne le geste de procréer et les sentiments qui naissent avec la personne de qui on tombe en amour.

La seule différence sur le plan sexuel avec un animal est que l’on peut choisir quand et avec qui. La très grande majorité des animaux obéissent à leur période de rut sans avoir un mot à dire sur cet instinct qui les force à chercher à s’accoupler. Les fleurs doivent attendre le passage des abeilles ; mais malgré les différences, le but est de sauver ton espèce de la disparition.

Le droit a une sexualité libre est le fondement même de la démocratie. Les humains ne sont pas des « fractables » comme disent les scientifiques. Des copier/coller identiques comme les brins de neige.  On est tous pareils, bien d’accord, mais on est tous des individus différents avec une vie différente, ce qui n’est pas le cas d’une fleur qui n’a aucun choix que de répondre à la situation.

La démocratie repose sur ce droit à l’individualité. Le droit de ne pas penser exactement comme les autres. La seule chose qui doit être universelle est l’interdit de tuer ou de blesser les autres ou soi-même.

Dans le cas de la sexualité, il faut ajouter une exigence fondamentale : le consentement. Le respect des autres exigent un minimum de savoir-vivre  mais aussi que les scrupuleux vivent leurs scrupules, sans toujours essayer de l’imposer aux autres. S’ils ne veulent pas de pornographie, ils n’ont qu’à ne pas en regarder et laisser les autres décider si ça leur convient ou pas.

La principale règle en matière de sexualité est de se mêler de ses affaires.

Bientôt, la surpopulation nous forcera à voir la sexualité complètement en dehors de la procréation. La décriminalisation de l’homosexualité est un premier pas. Le droit de regarder de la pornographie sera le second, la masturbation sera devenue une denrée essentielle. Quoique le plaisir est bien plus complet à deux et plus qu’à soi seulement.

Radioactif 30

mai 7, 2021

Radioactif 30

31 Juillet 2007

Les anges 1.          

Tout petit, avant l’adolescence, tout allait super bien.  J’étais religieux à en faire rougir les évêques.   Je voulais être prêtre pour faire plaisir à maman et la religion coulait dans chaque geste de ma vie.  Tout était sujet à la médiation et la contemplation.  Même le corps de mes amis, mais ça n’occupait pas encore beaucoup d’espace dans ma petite tête.  Tout au plus une très forte curiosité.  

Le péché, c’était mes colères, mes jalousies qui se terminaient toujours de la même façon : je partais seul dans les champs ou le bois où j’allais maugréer après Dieu et les anges.  Je jasais avec Dieu et mon ange gardien comme avec ses meilleurs compagnons et quand ça allait mal, ils se faisaient parler dans la face.

Je voulais tout comprendre.  On parlait toujours de mystères où je n’en voyais aucun.  C’était simple, Dieu s’était manifesté à différentes époques, sous différentes formes, ajustant son message à l’évolution de l’homme.

Dieu était simplement la totalité de toutes les énergies.  L’incarnation, c’était de l’énergie compressée à un point tel que l’homme en qui elle se manifestait était à la fois homme et dieu.   Si tu étais une telle énergie, tu savais t’en servir, il était juste normal de faire des miracles.


31 Juillet 2007

Les anges 2.          

Ma première chicane avec Dieu est survenue avec la mort de mon chien. 

On l’avait placé dans le hangar en attendant de l’enterrer.  On nous avait appris à l’école que si on croyait vraiment ce que l’on demandait, on l’obtenait.  Il n’est jamais ressuscité.  Je me suis senti trahi par Dieu. 

Inutile de dire que ce doute s’est amplifié quand j’ai lu que Moïse n’avait pas pu entrer dans la terre promise parce qu’il avait frappé la montagne une fois de trop.  Dieu devenait un tyran, un maniaque de l’obéissance, incapable de saisir la fragilité de l’homme. Il n’avait plus rien d’humain. 

C’est fort probablement la raison pour laquelle je tenais tant, quand je fus plus âgé, à ce que Jésus ait eu une sexualité.  Sinon, qu’est-ce qu’un dieu connait des besoins humains ?

C’est ce qui arrive quand on mélange chair et esprit : deux entités, deux réalités, de qualité tout à fait différente qui s’interpénètrent et que les religions ont déformées pour ne pas dire diffamées.

Des gros sujets pour un petit gars, mais il en a toujours été ainsi.

7 mai 2021

Dieu. Inconscient? Énergie? Je suis. Voilà le nom qu’il a donné à Moïse. Je suis. Le grand Tout de la théorie des cordes ? Je suis. La matière n’est que cinq pourcents de la réalité de notre univers. On ne sait même pas s’il y a d’autres univers. Pourtant, tout le monde croit en Dieu sûrement parce que dès l’enfance on voit nos parents prier et on les entend nous parler de Dieu, mais malheureusement pour Dieu, on le représente toujours plus par la punition qui nous attend. 

Jeune, il fallait être catholique pour être sauvé. Cela me révoltait, car Galen était protestant et je l’aimais bien trop pour accepter qu’il soit damné. Ce fut pire avec Patrice puisque son père s’opposait à la religion et le curé disait que c’était un communiste. Mes fréquentations créaient problèmes et toujours au nom de la religion.

En ce sens, le fait d’être pédéraste (amourajeux) m’a aidé à mieux accepter la différence humaine et même à aimer davantage les étrangers. J’ai connu, grâce à cette malédiction, qui fut pour moi le summum de la beauté et du bonheur, des étrangers de toutes les races et de toutes les religions.  

La religion m’a apporté des moments de profondes méditations qui accompagnaient mes larmes, non parce que j’étais malheureux, mais parce que je ne pouvais pas contenir toute la fascination que je ressentais.

Ces extases devant la beauté ont toujours été à mon sens une certaine présence d’une réalité qui nous habite comme si on arrivait de l’intérieur à se fondre momentanément à la totalité des énergies qui nous submergent. Ce fut des moments où je me sentais près et partie de Dieu.

Malheureusement, avec l’âge, j’ai perdu cette capacité à m’émouvoir, peut-être parce je ne sens plus cette présence de la vie dans sa fluidité et que contre mon consentement j’ai cru dans l’horreur du mot péché. La honte et la culpabilité de l’adolescence ont probablement eu raison de ma naïveté d’enfance.  

Radioactif 29

mai 6, 2021

Radioactif 29

30 Juillet 2007

MARIETTE.

Petit, j’avais environ deux ans, j’étais littéralement en amour avec ma petite sœur d’un an mon aînée, Mariette. 

Mariette tomba malade et mourut. On a dû me faire garder pour m’empêcher de toujours la salir dans son cercueil.  Je voulais lui faire manger des bananes.  Évidemment, je ne m’en rappelle pas. 

Une ancienne gardienne me raconta l’incident.  Je me suis demandé, depuis avoir été informé de cet incident, s’il se pouvait que j’aie été traumatisé par sa disparition soudaine et définitive. 

Aie-je identifié la mort à la disparition de ma sœur ?  Comment aurais-je pu savoir la différence physique entre un gars et une fille ?  Une peur de castration en quelque sorte qui expliquerait ma peur affreuse de ne pas être aimé quand j’étais jeune, encore plus qu’une très grande sensibilité.

On me raconta aussi que ma curiosité m’amenait toujours à mettre un couteau ou une fourchette dans une entrée électrique.  J’ai alors compris pourquoi, aujourd’hui, j’ai toujours peur de l’électricité quand je change une ampoule électrique.

6 mai 2021

La famille c’est ce qu’il y a de plus important dans l’enfance. Nous étions six gars et deux filles. Heureusement, à cette époque, personne ne savait et ne pouvait deviner que je serai assez idiot pour oser dire dans une publication, SORTIR, en 1978, que les jeunes qui participent à des jeux sexuels ont beaucoup de plaisir.

Imaginez la réputation. Comme me le disait si bien une amie, te rends-tu compte de la misère que tu as créée à tes parents?  Évidemment, que j’y ai pensé. Évidemment que j’en ai souffert parce que j’adorais mes parents.  Je ne voulais pas leur imposer cette mauvaise réputation. Pour les gens qui croient dans la religion la pire tache que l’être humain puisse traîner est le péché de la chair. 

Le sexe imaginé un peu. Grâce aux féminounes et au service judiciaires, on ne parle plus que de ça. Certains pensent même que le virus Covid-19 a été créé pour forcer les gens à se tenir à distance.  

Le propre des scrupuleux est de forcer les autres à penser comme eux. Pourtant, être scrupuleux est une forme de désordre émotif, la fixation sur une réalité qui a été déclarée mauvaise par les religions. Ce sont les scrupuleux qui devraient être soignés. Car ils ne sont pas capables de s’accepter dans toute leur réalité.

Tous les êtres vivants sont sexués. Heureusement, les humains ne tuent pas leurs concurrents comme dans les autres espèces animales. Pauvres de nous, nous ne sommes qu’un animal et nous ne sommes pas les seuls à avoir un cerveau, même si le nôtre est le plus performant, à notre avis.

Par ailleurs, dans ma famille, mes parents nous ont appris à respecter les femmes. Je n’ai aucun mérite en me disant féministe. Cela fait partie intégrale de mon éducation. Les hommes et les femmes ont des différences, mais celles-ci ne changent pas un  iota quant à l’égalité absolue entre un homme et une femme. Un humain n’a pas de sexe, de couleur, d’orientation sexuelle qui justifie la moindre discrimination. Nous sommes ce que nous sommes et personne ne peut revendiquer d’être plus que les autres.

Les humains doivent réapprendre à respecter et admirer ce que nous sommes tout en ne se prenant pas pour ce que nous ne sommes pas, soit le centre de l’univers.  Les individus ont tous des qualités et des défauts. Certains sont même mentalement malades. Mais, sans solidarité humaine complète, malgré les religions, les idéologies, les frontières, la politique et surtout l’économie, nous nous autodétruiront.

Il faut se dire les vraies choses, car la nature que l’on détruit par notre inconscience nous en fera payer le prix.  

Radioactif 28

mai 5, 2021

Radioactif  28

30 Juillet 2007

Mes héros.  

Les trois personnages qui me fascinent le plus sont : Socrate, Jésus et Gandhi.
Socrate parce qu’il a payé de sa vie pour dire la vérité.  Jésus parce qu’il est la tolérance incarnée.  Gandhi parce qu’il a réussi l’indépendance de son pays par la non-violence… (Mais on l’a assassiné).

En écrivant ça, je me rends compte que tous mes héros ont finalement payé de leur vie pour vivre ce qu’ils prêchaient… Ste-Thérèse a aussi occupé une place prépondérante pour sa gratuité en amour.

Si on regarde autour de nous, on retrouve des modèles réduits de tous ces personnages. 


30 Juillet 2007

Sensibilité.

Les histoires de morts revenus à la vie marquèrent toute mon enfance.  Je devais aller chercher l’huile pour le poêle dans le hangar attenant au magasin.  J’avais si peur que je la puisais en tremblant de peur et je déguerpissais dès que possible.

J’étais super- sensible et émotif.  C’est ainsi qu’en écoutant un film sur la vie de Mandrin, vers 14 ans, je fus révolté que le roi de France le fasse guillotiner.  Mandrin volait les riches pour remettre le tout aux pauvres. 

Après avoir vérifié son existence dans le dictionnaire, j’ai décidé que je deviendrais écrivain pour venger sa réputation.

Quand on parla de l’existence d’un prédateur sexuel, une auto qui me semblait revenir souvent sur la grande route devint suspecte.

Quand t’es jeune, c’est parfois super-difficile de faire la part entre la réalité et l’imaginaire.

5 mai 2021

C’est formidable de voir les tulipes s’ouvrir ou se fermer, selon qu’il y ait du soleil ou de la pluie. Même le végétal sait comment survivre.

Cette connaissance innée fondamentale pour garantir son existence se transmet de génération en génération. Il n’est pas autrement  quand il est question de trou noir ou d’étoiles à neutrons. Le processus est inscrit dans la réalité de la sorte d’être que tu es.  Une tulipe ne pourra pas être une rose, même si elle le voulait.

Il en est de même de l’humain. Tout est déjà façonné avant même la naissance. Pourtant, chaque individu est différent.et cette différence s’inscrit dans son environnement.

Je ne serai pas le même gars si je nais en Afrique ou en Ontario. Ma structure de pensée sera différente si je suis élevé dans un milieu aisé ou dans la pauvreté.

Donc, l’éducation, cet acquis, déterminera ma façon d’agir et de réagir. Notre réalité déborde celle de notre corps. Si je nais chez les musulmans, je croirai que ma foi doit guider mes actions et suivre les rites de ma religion comme le chrétien croit qu’il doit obéir à l’Église catholique. Le degré de mon engagement dépendra de ma capacité à vivre sans être prisonnier de ma communauté et de ma capacité à critiquer ce que j’apprends. .

Je suis d’une manière façonnée par ma génétique, mais aussi par mon environnement.

La Covid 19 nous apprend que les individus quelle que soit la race, la religion, le degré de richesse doivent être solidaires comme entité humaine, si l’humain ne veut pas disparaître.

Cette maudite maladie nous prouve avec l’augmentation du coût de la vie que certains humains sont de véritables rats qui profitent des malheurs des autres pour augmenter leur richesse personnelle ou de compagnie Pourtant, ils n’arriveront même pas à l’amener avec eux quand ils crèveront.  Quoique aujourd’hui, on peut transmettre, grâce aux marchés et à la bourse, cette richesse qui constitue la pauvreté de la très grande majorité.

À mon âge, je crois qu’il y aura toujours des riches et des pauvres et que la seule façon d’obtenir un peu de justice sociale est d’avoir des lois mondiales qui répartissent la richesse de manière à ce qu’il n’y ait plus autant de pauvreté.

En somme, un individu est généralement impuissant à changer profondément les institutions. Et, malheureusement, quand les institutions commencent à défendre les institutions, les individus sont alors des moins que rien.  

Radioactif 27

mai 4, 2021

Radioactif 27

29 Juillet 2007

Suicide.

Un jour, j’ai été frappé par la gueule d’enterrement d’un de mes étudiants.  Il avait manqué l’école depuis quelques jours.  C’était un peu normal en récupération.  Il s’agissait d’un programme fédéral de français au secondaire, L’école avant tout, même si le fédéral n’a aucun droit dans le secteur de l’éducation.  La directrice de l’école était libérale, fédéraste, et rêvait d’avoir ma peau.

Quelques jours plus tard, ce jeune vînt déjeuner avec moi.  Il me raconta son drame affreux.  Sa sœur avait dénoncé son père à la police pour attouchements sexuels.  Les gens qui le connaissaient le condamnaient parce qu’il n’était pas intervenu pour protéger sa petite sœur. 

Il se sentait coupable et honteux.  Il était, disait-il, réconforté que je ne le condamne pas.

Quelques jours plus tard, la nouvelle tomba : son père qui ne pouvait pas supporter d’avoir été faussement accusé se rendit chez lui, prit sa carabine et se suicida.

C’est une des raisons fondamentales pour laquelle j’ai écrit : Pour en finir avec l’hypocrisie. 

Puis, survint la mort du petit Daniel Desrochers.  Je n’étais pas d’accord avec la position trop molle du PQ et du Bloc.  J’ai écrit une lettre au ministre Ménard, dans laquelle j’affirmais que le système est bien meilleur pour protéger les pénis que les cerveaux (faisant directement allusion au commerce des drogues). Je lui remis personnellement.

Peur de temps après j’étais arrêté aussi pour des raison sexuelles.

Y paraît que certains, habituellement de mon bord, avaient déjà acheté une bouteille de vin pour fêter ma mort en-dedans. C’est ensuite difficile … de garder la foi …


30 Juillet 2007

Accusation : un des faits…        

Le père du jeune qui m’accusait est venu chez moi m’avertir que la police lui avait laissé deux choix : ou il signait ma dénonciation ou il perdait la garde de son petit gars.

Je lui ai répondu que si j’avais été dans sa peau, j’aurais fait la même chose.

04 mai 2021

La répression sexuelle cause bien plus de dommages qu’elle protège vraiment les jeunes. Tout repose sur le fait que le système nie l’existence de la sexualité des jeunes. C’est tout à fait le contraire de ce que la science nous apprend concernant la sexualité.  Même Freud parlait des étapes de développement de la sexualité chez les jeunes.

On protège les jeunes d’un problème qui n’existe pas. Jeune,  tu ne souffres pas plus d’un jeu sexuel que si tu avais 32 ans. Si c’est agréable quand tu es adulte pourquoi cela deviendrait-il souffrant quand tu es jeune? Il est entendu qu’il doit y avoir des règles de base au savoir vivre : respecter l’autre, avoir son consentement et ne pas le dominer. Le sexe doit être un plaisir et s’il ne l’est pas, c’est que tu uses de violence.

Donc, les lois supposément pour protéger les jeunes des abus sexuels ne reposent sur rien d’intelligent. Le jeune ne peut pas éjaculer, donc, il ne peut pas mettre au monde un enfant. S’il a une relation avec un autre jeune de son entourage, cela ne veut pas dire qu’il sera gai quand il sera âgé. L’orientation sexuelle se définit avant même la naissance à partir de modifications à l’intérieur d’une dizaine de gênes alors que les sentiments sont l’œuvre des hormones.

Le sexe n’est ni bon, ni mauvais, c’est simplement une réalité humaine.

Voir le sexe comme une saleté, être éduqué en apprenant  que tu es un pervers si tu t’intéresses au sexe, c’est semer la culpabilité et la honte. Cette honte nous empêche de parler franchement de la réalité sexuelle parce qu’on l’aborde avec les yeux d’une condamnation automatique.

Les spécialistes savent déjà tout ça, mais ils font comme si les découvertes scientifiques n’existaient pas. 

Dans le monde de demain, les malades seront personnes trop scrupuleuses.

Ceux dont le surmoi est tellement gros qu’il bouffe la réalité et la rend invivable.

Radioactif 26

mai 3, 2021

Radioactif 26

29 Juillet 2007

Enfance.

Mon enfance fut très heureuse.  Barnston est un endroit extraordinaire.  Le jeu, tout était jeu.  Dans le bois.  Dans le foin. Superman, Zorro, les Indiens, tout y passait, même le docteur. 

Les fraises, la rivière Provencher.  Le hockey avec des catalogues Eaton sur le petit étang de la beurrerie où Marcel était Maurice Richard, Galen Descôteaux, Red Kelly, et moi, Godie Howe. 

Les premiers voyages avec le Père Ambroise, Pépino et Capucine. Une émission anglaise sur les voyages d’une planète à l’autre.  Programmes que nous reconstituions Galen et moi. Une vie fabuleuse.

Une seule ombre au tableau, une de mes institutrices nous racontait sans cesse des histoires de morts ressuscités, de bonhomme qui était mort étouffé avec son hostie parce qu’il avait communié en état de péché, etc.  Que de cauchemars à cause de sa manie de nous raconter toutes sortes de peurs pour nous amener à prier la Sainte- Vierge.

Je suis certain que si j’avais été un petit frère du petit Jésus, Marie n’aurait jamais accepté   qu’elle nous raconte de telles histoires.  C’était l’époque où le diable était partout. 

Mais, nous nous pensions a bien plus nous amuser.  Contrairement aux jeunes d’aujourd’hui, nos parents ne se battaient pas avec nous pour nous faire entrer à la maison.   

2 mai 2021

Le discours que tiennent les adultes quand il y a des jeunes peuvent facilement perturber les plus petits. Créer la peur ou la culpabilité est une forme de torture psychologique, mais les adultes n’en sont pas toujours conscients.

Le monde des enfants aujourd’hui semble tout à fait différent de celui que j’ai vécu. Nous n’avions pas encore tous les nouveaux moyens techniques à leur disposition.

Certains parents paniquent parce que leurs jeunes peuvent aller voir de la pornographie comme si ça pouvait  les traumatiser profondément.

Les jeunes savent tirer la plogue quand ça ne fait  pas leur affaire. Plutôt que de dépenser des millions pour avoir une police dédiée à la pornographie, les parents seraient mieux d’accompagner leurs enfants dans leurs recherches et leur apporter les vraies réponses. Il faudrait peut-être commencer à rééduquer les adultes face à la sexualité qui n’a rien de monstrueuse et qui fait partie intégrante de ce que nous sommes.

Il est temps au 21è siècle de cesser de voir la sexualité comme un plaisir déraisonnable ou comme un crime. Il faut comprendre la curiosité et le besoin pour les jeunes de savoir qui, comment ils sont , ce que les autres de leur âge pensent et comment sont les autres par rapport à eux.

Je sais pertinemment bien que les jeunes savent déjà mille fois mieux que moi comment fonctionne l’internet.

Leur fournir un esprit critique ça fait partie de l’éducation.

Radioactif 15

mai 2, 2021

29 Juillet 2007

Perception.

Ta perception de la sexualité, c’est aussi ta perception de la vie…  Léo Ferré disait :  » Ton style, c’est ton cul « .

Quand j’étais étudiant chez les Jésuites, à Québec, j’avais un professeur que j’appelais Pompon.  Il enseignait la littérature, Dostoïevski, particulièrement.  Ce cher Pompon finissait toujours par nous ramener à la Bible.  Or, un jour, il s’est impatienté et m’a demandé de lui dire ce que la Bible représentait pour moi. 

C’est un excellent roman, avais-je répliqué.  Un livre que l’on devrait lire à l’envers parce tout indique que la création est en marche vers la conscience et son but est de recréer le Paradis terrestre.  Quel job !  Si on doit améliorer l’homme jusqu’à ce que la terre soit à nouveau le paradis terrestre.  Il nous faut apprendre à pardonner, à vivre sans violence, à être responsable et autonome. 

Si c’était le cas, répliqua Pompon, tu viendrais d’inventer une nouvelle religion…  S’il me disait ça aujourd’hui, j’aurais la certitude d’être un jour aussi riche que Bill Gates.

Radioactif 24

avril 30, 2021

Radioactif 24

29 Juillet 2007

Éducation sexuelle 1.         

Quand tu es jeune, tu comprends la vie à partir de ton expérience et selon ce que tu entends.  T’apprends en imitant.  À six ans, ta personnalité est déjà formée et tu pourras seulement la modifier superficiellement par la suite.  Ainsi, l’éducation sexuelle revient d’abord aux parents.  Si le jeune ne peut pas obtenir de réponses à ces questions légitimes, sa formation sera celle de ce qu’il apprendra à la cachette.  Le pire, c’est l’omerta.  Ce «t’es trop jeune pour parler de ces choses-là » est la pire des éducations que tu puisses recevoir.  C’était celle de la religion : tout ce qui était sexuel devait demeurer caché ou être déformé pour aboutir nécessairement à maudire la sexualité.  Le péché des péchés.  Enfant, tu essaies de comprendre, tu t’imagines toutes sortes de choses.  Je me souviens avoir entendu dans la cour d’école que les bébés naissent sous les bras, c’est presque aussi bon que les cigognes ou les feuilles de chou…

Freud parlait de l’âge de 0 à 6 ans comme celui de la curiosité.  Le besoin de savoir pourquoi ton corps est ainsi fait.   Puisque chaque jeune a une vitesse de compréhension et de développement, c’est stupide de vouloir donner des cours publics sur le sujet à trop bas âge.  Cependant, on devrait avoir des livres illustrés à la portée de ceux qui sont plus rapides et plus curieux.  C’est aussi pourquoi, il faudrait peut-être revoir l’âge de consentement : afin de respecter la vitesse de développement de chacun.  C’est préférable de connaître la vérité et d’approcher la sexualité sans honte et sans dégoût.


29 Juillet 2007

Éducation sexuelle 2.         

La réalité sexuelle devient différente après 10 ans, car après avoir vécu une période de latence, c’est-à-dire sans intérêt pour la sexualité ou l’autre sexe, le jeune avec ses nouvelles hormones se réveillent au plaisir, se découvre différent.  Si le gars s’accepte assez facilement ; pour les filles, à cause de notre éducation, ça ressemble parfois à un calvaire.  C’est à ce moment-là et, malheureusement — il n’y a aucun jeune qui évolue au même rythme — qu’il faut des cours de sexualité dans les écoles.  Ils en ont besoin pour se comprendre, pour se protéger des maladies transmises sexuellement de plus en plus nombreuses et se créer une conscience personnelle, autonome.

Ce fut une des raisons d’exister de la Charte des droits de la personne au Québec : le droit à l’orientation sexuelle et l’absence de discrimination à cause de l’âge.  Mais, à la demande de la police, ces droits furent remisés dans le placard.  Les interdits ont continué sous prétexte de défendre les jeunes contre les mauvais esprits corrompus comme moi.  Et, aujourd’hui, le premier ministre du Canada a présenté une foule de lois pour répondre à la demande de revenir à une approche sexuelle plus conventionnelle.  C’est à dire basée sur la religion et le péché plutôt que sur la connaissance scientifique ainsi que sur la censure contre tout ce qui s’écrit sur le sujet.

Aucun parti politique ne voulant d’élections fédérales, ces lois même si elles sont perverses, fascistes, seront appliquées. 

Pour moi, c’est une raison supplémentaire pour rejeter la fédération canadienne.  Au moins, Mme Marois avait eu l’intelligence d’implanter des cours d’éducation sexuelle.

Radioactif 23

avril 29, 2021

Radioactif  23

28 Juillet 2007

Homophobie.

Pendant qu’on verse des centaines de milliers de dollars dans les écoles pour combattre l’homophobie, on appuie les grandes campagnes de dénonciation contre les mauvais prédateurs, ces voleurs de jouissance. 

On s’étonne ensuite que la sexualité soit tellement mal perçue.   Plusieurs adolescents se suicident parce qu’ils ne s’acceptent pas ou meurent de peur d’être découverts. 

Face à la sexualité, le Québec (et c’est peut-être un des endroits le moins pire) nage dans la contradiction absolue, à cause de l’hypocrisie engendrée par la lutte contre la beauté innée de la sexualité. 

L’approche qui nous vient des religions est contre-nature, peut-être même une maladie mentale (un rejet de la réalité).  L Il ne peut pas y avoir d’agression sexuelle s’il y a consentement mutuel, non domination et non-violence. 

Évidemment pour que nos avocats, nos policiers et nos professionnels puissent continuer à s’en mettre plein les poches, il faut bien maintenir la haine de la sexualité, donc, de soi-même.  

Sans compter la paranoïa engendrée par tout ce qui bouge autour de soi…


29 Juillet 2007

Ma nouvelle lutte. 

Plusieurs pensent que je me suis trop doré la noix au soleil parce que plus que jamais j’écris non seulement sur la politique , mais l’amourajoie ou la pédérastie , à l’encontre de la grosse machine (les nouveaux curés)  qui essaie de nous faire croire que pédophilie rime avec pédérastie. 

Qu’il y ait des jeunes qui se suicident pour leur orientation sexuelle semble moins important que d’essayer de maintenir la paranoïa entourant la sexualité chez les jeunes.

Non seulement j’ai fait parvenir une copie de La pédérastie mise à nu à la Commission sur les arrangements raisonnables, mais j’y ferai aussi parvenir Spirale intra projective, l’indépendance et la mondialisation ou Un peuple = un pays

J’ai écrit ces livres par amour pour les jeunes du Québec, pour le Québec et son avenir. 

Tous mes anciens étudiants savent que je ne suis pas un vieux pervers, mais une personne assez folle pour accepter de se mettre la tête sur le billot pour défendre ce en quoi je crois profondément … même si ça ne veut pas dire que j’ai raison… 

Loin d’être seulement un obsédé, je lutte depuis 1968 pour la tolérance et l’ouverture d’esprit.  Mes idées ont aussi cheminé.  Je suis moins catégorique, moins provocateur, un petit peu plus vieux. 

Je ne veux pas devenir plus haï que Jean Charest, mais ma vie aura été inutile si je ne fais pas ce dernier effort pour faire comprendre mon point de vue. 

C’est dangereux.  Des policiers ou des féministes intégristes «pèteront la coche» et iront sentir jusque dans mes couches pour me trouver une cause et me renvoyer jusqu’à ce que mort s’en suive en prison, car, on le sait, c’est une des seules raisons avec les femmes battues pour lesquelles on peut se faire tuer ou être forcé psychologiquement à te suicider parce que en dedans, on te rend la vie impossible.

Mais, la vérité a ses droits et une médaille a toujours deux côtés.

Aucun jeune ne doit vivre l’enfer de la stupidité morale sexuelle qui a entouré mon adolescence.  La censure est la pire ennemie de la démocratie. 

28 avril 2021  

Rien n’a changé, sinon empiré. 

Jeune, il ne fallait pas parler de sexe ou tout ce qui rimait avec ce mot. C’était tellement ridicule. On nous faisait croire qu’une expérience sexuelle pouvait modifier tout le reste de notre vie. Parce que tu te serais fait un peu tripoter jeune, 40 ans plus tard tu aurais de la difficulté à bander ou à éjaculer.

Si tu te masturbais, tu pouvais avoir le visage plein de boutons. Comme s’il y avait un lien entre l’état de ta peau et les curiosités normales à l’adolescence.

On avait de grandes émissions de Bonhomme Sept-Heures à la télévision pour t’amener à avoir peur qu’un enfant soit kidnappé et violé dès qu’il était à plus de trois pieds de ses parents. On a entretenu une véritable paranoïa de la pédophilie. Remarquer que j’ai écrit à plusieurs reprises que se suis contre la pédophilie qui n’a rien à voir avec la pédérastie ou l’amourajoie, selon le vocabulaire. Je n’ai pas changé d’avis, mais la pédophilie s’applique aux enfants des deux sexes de moins de 10 ans.et l’adolescent à le droit absolu à on intégrité, donc, le droit de décider et que cette décision soit respectée.

Aujourd’hui, la folie s’est déplacée. On ne parle plus de pédophilie, mais de pornographie infantile. On semble oublier que les jeunes connaissent mieux l’internet que la majorité des personnes plus âgées. On ne nous dit pas que dans la plupart des sites pornographiques, il est possible par un simple petit geste de peser sur « dénoncer les abus ». Les seuls où un contact est possible peuvent être quittés à volonté, il suffit de peser sur « autre » ou « suivant ». Pourquoi faire croire que les jeunes sont piégés et obligés d’écouter le prédateur qui essaie d’entrer en contact avec eux?

Aussi, la majorité de sites où tu peux voir de la pornographie sont déjà sous la censure et  tout ce qui semble trop jeune est vite « deleted ». ou « removed ». Ces sites qui présentent des films ou vidéos ne permettent pas d’entrer en contact avec l’acteur ou l’actrice et règle générale on ne sait même pas son nom. À qui ça fait mal que tu vois ce qui te fait jouir?

Cette peur permet de créer des statistiques et les statistiques sont à la base des sous qui seront versés selon l’urgence ou la gravité du problème.  Plus tu as de dénonciations, plus les gouvernements t’enverront de subventions.

Il serait peut-être moins coûteux que les parents suivent mieux leurs flos et aient l’honnêteté de discuter avec leurs enfants de la sexualité. Si on est mal à l’aise d’en parler avec eux, on doit consulter car être trop scrupuleux ou avoir honte d’une réalité humaine est un signe évident d’un manque d’équilibre émotif.

Ça me fait penser aux émissions de télévision qui ne manquent pas une minute pour nous rappeler l’existence des thromboses à la suite de la  vaccination et qui pour mieux en parler souvent et longtemps se demandent, après un cas, si les gens continueront, malgré leurs reportages, à faire confiance aux vaccins.  Un moyen bien hypocrite de semer encore plus le doute.

Dans presque tous les sites homosexuels, on semble dire que le plaisir sexuel est dans la sodomie. Pourtant, c’est une des seules choses qui peut engendrer de la douleur ou te faire lever le cœur. Un jeune qui se croit gai, pensera que cela ne peut pas se vivre sans sodomie, ce qui est absolument faux. C’est comme si un gai ne peut pas avoir des rapports sexuels sans imiter les hétérosexuels. Peut-être que le meilleur moyen pour combattre l’homosexualité est de montrer ces scènes dans presque tous les vidéos. Les grimaces des receveurs n’ont rien de rassurantes.

Radioactif 22

avril 28, 2021

Radioactif 22

28 Juillet 2007

Intolérance.

Les religions conduisent nécessairement à l’intolérance. 

Un de mes grands-frères fut presque excommunié parce qu’il avait assisté au baptême de sa petite amie protestante.  Quand Rouhed est décédé, j’ai eu le malheur de dire au religieux en charge de la mosquée qu’il était chanceux parce qu’il avait deux chemins pour se rendre à Allah : Jésus et Mahomet.  Loin de trouver l’affirmation sympathique, celui-ci menaça sa famille de ne pas accepter qu’il soit enseveli dans un cimetière musulman (comme il me l’avait demandé dans une lettre) parce qu’il vivait avec un chrétien.

Je me rappelle aussi mon grand-père Gauthier qui, en larmes, me souhaita un premier de l’An que j’aie la sagesse de ne plus me tenir avec des communistes.  J’étais en amour par-dessus la tête avec la beauté du petit Patrice qui prononçait mon prénom avec une adorable sonorité.  Si l’athéisme de son père me scandalisait un peu, Patrice exerçait une bien plus grande force d’attraction avec son petit accent français de France.

Depuis, je crois que les religions doivent se vivre uniquement d’une façon personnelle, soit à la maison ou au temple. 

Aucune école ne devrait enseigner les religions, sinon les lieux de culte.

Si on veut que nos jeunes les connaissent, on a qu’à aller avec eux aux temples. La société doit être laïque.  La liberté de religion s’arrête là. 

Toutes les religions doivent se conformer aux lois civiles. 

Par contre, l’intelligence nous force d’admettre que les religions peuvent aussi nous apporter des choses positives. Elles nous servent à ajuster ses valeurs. Raison de plus pour encourager la non-discrimination entre les relgions.

28 avril 2021

Au Québec, grâce à la loi 21, la paix religieuse a été retrouvée sur son territoire.

Les musulmanes peuvent se promener avec ou sans voie sur la place publique. La majorité de Québécois (es) connaissent la différence entre un musulman pratiquant et un fanatique prêt à tuer pour une religion qu’il ne connait presque pas.

La très grande majorité de la population se fiche de ce qui anime religieusement le voisin et se respecte justement parce qu’elle reconnaît que la religion fait partie de ton petit jardin secret. Ou si tu veux de ta vie intime. Tu vis ce que tu veux en autant que ça respecte l’autre.

Tant qu’il n’y a pas de violence, tout est permis.  Crois ce que tu veux.

Le fanatisme est une forme d’ignorance, car le but des religions est de se rapprocher et non de s’entretuer. L’histoire des religions est pratiquement une histoire de haine et de guerres de domination.

Pourquoi la loi 21 est-elle soumise à la Cour suprême ? Parce que des mouvements canadiens méprisent le Québec. Ils s’imaginent que vivre en ghettos est le genre de société dans laquelle on veut vivre.

Je ne comprends pas le racisme, je ne comprends pas plus que les gens ne connaissent rien de l’histoire de l’humanité, car si elles savaient elles essaieraient sûrement d’éviter les guerres que le fanatisme a créé.

Radioactif 21

avril 27, 2021

Radioactif 21

28 Juillet 2007

Hypocrisie.

L’hypocrisie est une véritable œuvre d’art du système

Le système est une mafia mondiale dont le seul but est d’amasser des profits. 

Pour avoir des profits, il faut avoir des guerres. 

Pour que les hommes ne contestent pas l’injustice sociale flagrante, il faut des religions. 

Pour trier sa population et leur faire payer des impôts, il faut des structures politiques, des pays. 

Pour s’occuper des gens qui ne veulent rien savoir des lois, il y a la pègre et pour se protéger de la pègre, il y a la police, qu’il faut faire vivre de plus en plus grassement.

Tout est une question d’équilibre pour que les individus ne puissent pas y voir clair.

Toutes les lois viennent d’en-haut, elles conduisent toutes à des revenus pris des poches ses plus petits.

Le système finalement, c’est dieu : l’endroit où se ramassent tous les profits.   

26 avril 2021  

Le système, l’establishment, c’est un discours.

Le discours dépend d’où tu es né et à quelle époque. Tu n’as aucun pouvoir sur ces données essentielles quant à ce que te réserve l’avenir.  

Aujourd’hui, il y a le monde dit « libre », démocratique, et le monde communiste, celui des dictatures.

Évidemment, le petit peuple n’a rien à dire de fondamental, dans ni l’un, ni dans l’autre, des systèmes.

Le discours se trame dans les hautes sphères et dans un  univers de plus en plus complexe, ce qui permet à une minorité de diriger la très grande majorité qui essaie simplement de survivre dans une certaine atmosphère de vie endurable.

Le discours est là pour te faire croire que tu es dans le meilleur des mondes. Mais, est-ce la vérité? Est-ce que ce que l’on nous dit est la réalité ? Comment peut-on se fier à l’information reçue?  Pourtant, c’est plus qu’essentiel pour se créer une idée de sa position dans le monde. Et quand je parle de position je ne ne parle pas de notre univers et encore moins des infinis autres univers qui existent probablement, avec ou sans vie.

Quand on te parle d’avoir découvert un espace qui est le frère jumeau de la structure de l’ADN, est-ce à dire que les millions d’années lumières que constitue cet espace est un montre vivant quelque part dans les confins de notre univers ou simplement que cet assemblage d’énergies différentes, vu de loin, ressemble structurellement à notre ADN? Les univers différents peuvent-ils aussi avoir une structure différente? Pourquoi tout serait rond ou elliptique?

Après tout, la mort d’une étoile signifie plus tard la naissance de nombreuses autres étoiles. Son explosion crée un vide qui n’est rien d’autre qu’un affaissement qui crée un trou noir qui dans son spin créera un horizon des événements et qui confinera tout ce qui entre dans un tout petit espace qu’est la singularité. Ce spin déterminera quel sera la forme de la nouvelle galaxie, grâce à la matière noire dont on ne connaît encore presque rien.

On découvre encore de nouvelles particules.  Nous sommes tous une petites cordes dans un infiniment grand et on se pense le centre de tout.

C’est le principe des religions : savoir d’où on vient et où l’on va; mais il n’y a pas qu’une religion. Chacune nous fait croire qu’elle détient la vérité parce que plus elle a d’adeptes, plus elle constitue une force et surtout arrive à mieux emplir ses coffres. Pouvoir veut dire richesses.

Par contre, ce n’est pas parce qu’on a des structures que cela veut dire que nous sommes exploités et si être exploités peut signifier sécurité et bien- être pourquoi pas? On est plus fort en groupe que seul. L’important, c’est de se croire heureux.

La structure des pays est essentielle pour l’organisation sociale. Donc, à quel moment pouvons- nous dire que notre système est bon ?

Je parlais aujourd’hui à un Syrien. Il considérait Bashar al Assad comme un héros qui a combattu Daech et Al Qu’Aïda. Je revoyais dans ma tête la misère de la population, les ruines dues à ces grandes guerres pour combattre le mal, le mal étant l’autre, et j’avoue que je n’arrivais pas à comprendre, sinon que le discours fondamental qui nous habite est celui du territoire que l’on habite. Notre vérité intérieure est notre réalité.

Dans une autre conversation, un individu qui habite l’Arabie Saoudite, qui m’entendait parler de la censure de mes écrits, m’a simplement demandé ce que je pensais de la liberté d’expression et de son existence.

Je dois avouer que dans mon cas, la liberté d’expression que l’on dit si sacrée au Canada existe seulement si tu ne sors pas du discours accepté.  

Peut-être qu’être heureux, c’est de ne pas se poser de questions?          

Radioactif 20

avril 26, 2021

Radioactif 20

28 Juillet 2007

Racisme.

Au Québec, il suffit de se faire traiter de raciste pour commencer à s’haïr.  C’est presqu’aussi pire que d’être perçu comme un pédophile par la filière «féministe en démangeaison de langues».

L’oncle d’un de mes enfants adoptifs était venu à Montréal, des USA, et il tomba malade.  Il ne lui restait qu’une semaine ou deux à vivre.  On fit appel à moi pour négocier avec les médecins afin de lui permettre d’aller mourir au Bangladesh.

Il fallut se rendre acheter un billet d’avion.  Tout se passait en anglais.  J’ai demandé d’être servi en français et le vendeur, venu des Indes, je crois, commença à gueuler contre moi et les francophones.  

À son avis, tous les séparatistes québécois devraient tous être en prison.  J’en sortais avec la conviction de payer pour mes idées politiques.  Je lui ai demandé, s’il ne voulait rien savoir du fait français, ce qu’il attendait pour aller s’installer à Toronto.

Le Canada est un vaste pays anglophone.  J’avais été «mis à l’ombre», officiellement pour des gestes indécents, pendant que Stéphane Dion présentait, par hasard, sa loi sur la clarté, après avoir encouragé les Anglophones à la partition, ce qui équivalait à mon avis à une incitation à la guerre civile. 

Plus tu montes dans la hiérarchie, plus tu pues …  Une visite très politisée …

Heureusement, quand j’ai pris le métro, et que j’ai entendu des jeunes et des vieux de toutes les races et de toutes les couleurs parler français, je me suis dit que c’était le cas d’un imbécile isolé.

Il y a des bons gars et des trous-du-cul dans toutes les communautés.  Il ne faut pas juger sur une mauvaise expérience. La tolérance a bien meilleur goût.

26 avril 2021

Quand j’enseignais à Val d’Or, les libéraux étaient au pouvoir et notre député était ministre dans ce gouvernement. Or, celui-ci, dont je ne me rappelle plus du nom présentement, accepta une entrevue avec le journal étudiant de mon école puisque j’enseignais à Percival, donc, dans le secteur français d’une école anglaise.  Le directeur  venait d’Angleterre, il était un bon peintre et nous avions d’excellentes relations. Son assistante était  une francophone québécoise libérale teinte en rouge et j’étais perpétuellement en guerre avec elle. Les choses empirèrent quand je suis devenu président de la Société nationale de Val-D’or.

Or, ce ministre dont je ne me rappelle pas le nom et je suis trop paresseux pour faire des recherches maintenant nous révéla sa peur pour le français au Québec. Quand il constata son erreur de franchise, il m’accusa comme beaucoup d’autres parce que je suis indépendantiste d’être raciste.

Quelle stupidité ! J’avais deux enfants adoptifs qui venaient du Bangladesh et mon meilleur ami d’enfance, Galen, était un anglophone. Tout un raciste ! Et, je dois ajouter que les haines raciales sont à mon avis une pure stupidité.

Blanc, noir, bleu, homme, femme tous ont exactement la même base essentielle. Ils sont humains. J’ai essayé de décrire la folie de ces mises en pièces de l’humain dans le tome 3,de mon livre Les derniers amours de Platon, publié à Paris et retiré du marché pour des raisons inconnues, sauf la censure.

Le racisme selon un ami noir avec qui j’étais allé prendre une bière consiste à avoir un comportement différent avec quelqu’un sur la base de la couleur de sa peau. Selon lui ,si je luis achetais une bière cela pouvait être raciste parce que ce geste ne servait qu’à me réconforter dans mon opinion sur moi-même à l’effet que je ne suis pas raciste. Cette discussion m’a toujours hanté. Quand sommes-nous des hypocrites avec nous-mêmes?

Radioactif 19

avril 25, 2021

Radioactif 19

28 Juillet 2007

Indépendantistes.

On a la mémoire courte. On nous fait croire que l’indépendance est en perte de vitesse parce qu’il n’y a seulement que 30% des gens qui voteraient demain matin pour que le Québec devienne un pays indépendant.  C’est pourtant la même chose, même un peu plus qu’il y a 40 ans. 

À cette époque, il y avait 30% de séparatistes (un terme inventé par un brillant fédéraste pour déstabiliser émotivement les Québécois), 30% de fédérastes (un autre terme inventé par moi quand j’étais plus fanatique) et 30% de ceux qui espéraient autre chose, soit un renouvellement de la constitution (l’ADQ d’aujourd’hui ou les fédéralistes fatigués de M. Dion, père).

Les Québécois veulent faire partie du Canada, tout en étant un pays indépendant.  Ils croient encore dans la sincérité d’Ottawa et l’implantation d’une vraie confédération. 

Ce n’est pas de l’indépendance ou du fédéralisme que les gens sont tannés d’entendre parler, mais le carriérisme des différentes causes.  Ça n’accouche pas. 

On veut savoir la vérité : les jeunes du Québec de demain vivront-ils mieux dans un Québec indépendant ou dans une fédération centralisatrice canadienne ? 

Ce n’est pas qu’une question d’argent, mais de langue, de religion (même si on ne va plus à l’église), de valeurs, en d’autres mots, c’est une façon de penser, de sentir, de réaliser la vie.

Quel genre de société voulons-nous être demain ?

28 Juillet 2007

La morale Harper. 

Avec Harper, nous replongeons 60 ans en arrière. Nous inoculer la morale de son voisin du Sud est le meilleur moyen de nous rembarquer dans le bateau fédéraliste en nous amenant à nous dire qu’après tout, on est comme ils sont.  Même dieu, mêmes valeurs, mêmes guerres. 

Il est préférable d’être dans le G8, du côté des riches, même s’il faut tuer pour des causes qu’on ne comprend pas.  Être indépendantiste, c’est dire non à toute cette merde  Notre culture, notre tolérance, valent mieux que les milliards qu’on vient d’engouffrer dans les poches des multinationales pour continuer à opérer le commerce des armes, une industrie très payante.

La vraie guerre, c’est de nourrir et soigner ces populations, leur redonner l’espoir, leur permettre de s’éduquer.  Le terrorisme à la Taliban ne peut pas exister si les jeunes sont instruits et dé fanatisés.

Même si, ici, quelques excentriques veulent porter la burka parce qu’elles ont honte d’être femmes,  ce sont des cas dignes des psychologues.

Dans mon enfance, ce fut la guerre entre les Anglais et les Français jusqu’à l’adolescence, là, on a découvert la beauté de la musique et le plaisir de jouer aux fesses … la jouissance de la langue …  Je préfère ça à l’ignorance.

25 avril 2021

Quatorze ans plus tard, rien n’a changé. Pour une poignée de femmes, on est encore en cour pour la laïcité. Elles sont évidemment appuyées par une cohorte de mouvements religieux venus d’en dehors du Québec pour nous dire comment on doit vivre en communauté ici.

On oublie que le Canada est profondément raciste face aux autochtones et aux francophones. On nous parle de société distincte pour le Québec, mais en autant que ça ne veuille rien dire.

Tout ce que ça prouve : on ne peut pas s’en sortir, sans faire l’indépendance du Québec.

Les fédérastes n’acceptent pas que les Québécois aient une culture différente d’eux.  Pour eux,  tout ce qui compte est le dollar, l’argent.

Jamais, si ce n’était de ce maudit procès et du jugement Blanchard, ce juge vendu au multiculturalisme, le Québec ne pouvait enfin revivre sans cette obsession débile qui caractérise les guerres de religion.

La loi 21 est une compromis extraordinaire. Les gens qui préconisent la laïcité sont satisfaits, quoiqu’il faille regarder ce que l’on enseigne aux jeunes quant aux religions, le mieux serait de ne pas en parler, et les musulmans n’ont plus à craindre de discriminations puisqu’on n’en parle plus, donc qu’il n’y a plus d’huile à jeter sur le feu. Les femmes musulmanes peuvent se promener dans l’espace civil en voile et pratiquement personne ne dit un mot parce que c’est accepté par une majorité.

Mais non, il faut que le fédéral vienne encore embrouiller les cartes et ce qu’il ne peut pas faire politiquement, il le fait faire par la Cour suprême du Canada. On n’est pas encore assez niais pour ne pas s’en rendre compte. 

La haine du Canada pour les valeurs québécoises n’a pas de borne. 

Au Québec, on a trois choix : le fédéralisme centralisateur des libéraux de Trudeau, la souveraineté étatique à l’intérieur du Canada (les États associés) un élargissement culturel de la notion de nation québécoise ou la séparation nette et pure, soit l’indépendance.

Il est urgent que ce problème soit résolu pour que l’on passe à autre chose.

Radioactif 18

avril 24, 2021

Radioactif 18

27 Juillet 2007

Jalousie.

Mon père soutenait que le pire défaut des Québécois, c’est la jalousie. Il suffit qu’une personne réussisse en affaires au coin d’une rue pour que trois autres commerces identiques s’installent sur les trois autres coins jusqu’à ce que les quatre crèvent de faim.

C’est toujours vrai, mais je me demande si cela ne tient surtout pas au fait que l’on nous apprend à obéir plutôt qu’à devenir responsable et autonome.  On dirait qu’une tonne de gens ne savent pas vivre en dehors du regard des autres.  Ils croient tout ce que les médias leur racontent et ils ne se demandent même pas s’ils ont raison.

Comme société, on devrait avoir honte de ne pas avoir défendu Jacques Parizeau, au lendemain du référendum parce qu’il avait eu l’audace de dire la vérité. 

Selon Parizeau, on a perdu le référendum à cause de l’argent (le scandale des commandites le prouve amplement) et des ethnies (des juges spéciaux du Nouveau-Brunswick ont été envoyés au Québec pour assermenter les immigrants qui devaient ensuite voter contre l’indépendance du Québec).

  Quelle horreur, osez dire que le fédéral pour gagner a même fait venir des juges du Nouveau – Brunswick pour assermenter de nouveaux arrivants qui devaient voter non. 

Monsieur Parizeau avait raison, on s’est fait voler le référendum puisque le Canada qui prêche et combat pour la démocratie dans le monde ne respecte même pas nos lois québécoises. 

Le fédéral se dit supérieur et nous lui donnons raison.  C’est ça être colonisé, plus précisément être aliéné.  Les fédéralistes ont aussi perdu le leur : Charlottetown, mais on en parle pas.

Nos moutons journalistes, ont bêlé les mêmes bêtises que les fédérastes voulaient bien nous faire entendre et, comme jadis, avec les curés, on a bu leurs paroles. 

23 avril 2021

L’envie est une chose que je ne connais as et que je comprends mal. Tant qu’il n’y a pas de violence, ce qui se passe chez le voisin, surtout dans les pantalons, ne me regarde pas.  Pour moi un «  stool », c’est toujours un « fumier ».

Au contraire, le bonheur des autres me réjouit ou leur peine me peine. 

C’est peut-être pour cette raison que je n’arrive pas à m’expliquer le tas de féminicides qui se produisent au Québec. Tuer une femme parce que c’est une femme est de la folie au pluriel.

Le « braillage » féminin qui nous présente les femmes comme d’éternelles victimes  dans les publicités à la télévision me tape sur les nerfs ainsi que le féminisme fanatique qui semble une nouvelle religion. Ça m’agace tout autant parce que ce n’est pas ça la « femme ».

Quelle bêtise de faire deux clans : les hommes d’un bord ; les femmes de l’autre.

Je comprends si tu es gai de préférer un homme ou si tu es lesbienne de préférer une femme, mais complètement exclure l’autre sexe, pire de s’y attaquer physiquement, c’est profondément débile.

Ce n’est pas parce que tu as un pénis ou un vagin que tu es supérieur ou inférieur à l’autre. Sur le plan, intellectuel et de la création, les femmes nous apportent une vision de la vie qui sert la très grande majorité des hommes.

Par contre, je suis tout à fait révolté que la société continue de se comporter en donnant des salaires inférieurs aux femmes, de minimiser leur capacité de gérer, même si je suis catégoriquement contre la notion de la discrimination positive.

L’égalité ce n’est avoir un nombre égal d’hommes et de femmes dans tel ou tel domaine. L’égalité est ne pas faire de distinction quant à la valeur de l’un ou de l’autre. Ton sexe ne t’améliore pas ou ne te diminue pas. Chaque individu a sa propre richesse.

Quand j’ai adopté mes deux gars, je répondais à ceux qui étaient étonnés et qui me disaient : Et ta femme? – J’ai déjà assez de troubles avec deux enfants, je n’ajouterai pas une femme.  Et pourtant, plus tard, je suis tombé en amour avec deux magnifiques femmes et je ne regrette pas d’avoir partagé une partie de ma vie avec elles.

Si on arrive à des meurtres, c’est que la chicane ne porte pas seulement sur le sexe, mais sur des émotions incontrôlées. J’ai peine à croire que dans une chicane, il n’y a qu’une personne qui a tort. Mais, la violence physique n’a aucune excuse. Au-delà du présent, il faut aller plus loin pour comprendre ce qui se passe et trouver les moyens pour prévenir cela. On ne doit pas s’arrêter à la violence faite aux femmes. On doit combattre toute violence physique.

Je suis certain que de la manière qu’ont les religions d’aborder les femmes est de la discrimination systémique.  Il faut aussi que dans les cours sur la sexualité on parle des relations homme-femme. De faire comprendre aussi à tous qu’être en amour avec quelqu’un n’en fait pas ton esclave. Les femmes doivent apprendre que pour les hommes la fidélité à une seule personne est contre-nature. Il faut cesser d’entretenir la honte autour de la sexualité.

Pour tuer un autre individu, tu dois être malade mental au moment que tu fais cet acte ou exaspéré contre la personne qui te porte à poser ce geste.  Pour tuer la violence au foyer, il faut trouver la cause profonde et la prévenir.

Radioactif 17

avril 23, 2021

Radioactif 17

27 Juillet 2007

Notre naïveté.        

Les Québécois sont naïfs. 

Après s’être faits mentir par l’Église durant des décennies sur la sexualité, au point de ne pas pouvoir encore s’en sortir ; ils ont eu droit aux campagnes de peurs, de chantages et de mensonges fédérastes : la Brinks, les changements constitutionnels de PET, le vol du dernier référendum, la partition et ses commandites.  Et  la crise d’octobre pour envoyer l’armée.

On a même essayé de faire croire aux gens que le FLQ était dangereux pour la population en général, mais en réalité bien des bombes étaient posées par la GRC.  Il faut bien une crise pour justifier l’apparition de l’armée dans nos rues. 

La loi des mesures de guerre a permis au fédéral d’emprisonner des centaines d’innocents.  Les jeunes ne peuvent pas s’en rappeler, ils n’étaient pas encore nés.  Si on continue à se diviser et faire dans nos culottes (on peut agir radicalement sans violence), notre nation disparaîtra et on l’aura bien mérité.

On vient juste de reconnaître que le comportement de Harper n’est pas très différent de Hitler, en ce sens, que lui aussi il commence son règne «pro-bush et pro-religieux» en multipliant les lois sur la moralité sexuelle. Sa politique étrangère exige que l’on se demande s’il a une morale.

23 avril 2021

Nous récoltons ce que nous avons semé. Les moumounes qui ont fait échouer les mesures de ceux que l’on appelait les purs et durs au Parti québécois doivent aujourd’hui se rendre compte que la disparition de la culture francophone au Québec et ensuite de l’Amérique est tellement bien enclenchée qu’il sera difficile de l’éviter parce que le fédéral agit en hypocrite avec l’aide du système judiciaire pour s’accaparer de la mainmise absolue sur le Québec qui doit devenir une province comme les autres. Le français doit devenir aussi folklorique au Québec qu’il l’est dans le reste du Canada.

Nous sommes à des années-lumière de la souveraineté culturelle prônée par nul autre que le très libéral Robert Bourassa. Les Anglophones du Québec se conduisent comme une majorité, celle à laquelle ils appartiennent, alors que le fédéral les présente comme une minorité, ce qui permet d’avoir plus de sous pour combattre le fait français et la culture de la majorité.

Puisque linguistiquement le Québec résiste à son assimilation, on se sert maintenant de la religion pour continuer par tous les moyens à diviser le Québec comme le prônait le rapport Durham.  Quoi de mieux que des chicanes de famille à partir ce que qi est le plus émotif : la religion.

C’est exactement un geste de partition que le jugement Blanchard. Il force les Québécois à se rendre compte que sa survie culturelle ne passe plus par les états associés de Paul-Gérin Lajoie ou la souveraineté-association de René Lévesque, mais à cause du pouvoir de la Cour suprême, qui fracture le Québec entre le Québec et la ville de Montréal. Il ne reste qu’un seul moyen de survivre comme nation c’est l’indépendance et non la souveraineté.

Les moyens pour s’en sortir n’existent plus en-dehors de l’indépendance puisque au cours des dernières décennies on a réussi à neutraliser le pouvoir du nationalisme.

Seul le Parti québécois pouvait être un négociateur sérieux avec Ottawa, on s’est évertué à le briser en créant Québec solidaire.

Les fédéralistes sont au pouvoir ce qui signifie que l’argent l’emportera et la nation québécoise disparaîtra, à moins qu’on ne se réveille.

Radioactif 16

avril 22, 2021

Radioactif 16

26 Juillet 2007

Violence.

En sortant de chez les pères de St-Paul où ma vocation a duré le temps qu’on me refuse de revoir un de mes petits copains , il y avait un autre jeune à l’école de Barnston qui s’amusait à me « tapocher». 

Un jour, j’en ai eu plein le casse et je l’ai invité à une séance de boxe avec moi. 

Évidemment, mes grands frères Marcel et Roland furent mis à contribution dans mes soirées d’entraînement. 

Quand le moment fut venu, l’autre me rafla une joue alors que j’arrivai à lui flanquer un bon direct au nez.   Ça fait « splouch» et le sang a rougi la neige. 

À mon retour à l’école, je fus invité à me rendre aux lavabos aux toilettes voir ma pauvre victime en sang.  Il fut conduit à l’hôpital où l’on constata de très nombreuses fractures au nez. 

Il y resta quelques jours. 

Le père de celui-ci décida donc d’aller voir mon père, hospitalisé pour une maladie de cœur, afin de se plaindre de mon comportement. 

Mon père l’écouta et statua : il est temps qu’il se défende. 

Le discours de ma mère fut tout autre : tu veux tuer ton père.  Agir ainsi quand il est hospitalisé.  

Cette expérience me pénétra tellement que je n’ai jamais pu tout au long de ma vie exprimer de violence, sauf pour défendre Patrice, et ce, même quand j’ai  voulu m’identifier au gros méchant FLQ. 

Ce que je raconte dans un nouveau livre qui sera publié prochainement : Un sourire arraché à l’enfer.

On n’avait pas encore inventé le chantage de la pédophilie, mille fois plus efficace pour rendre un individu fou.  Être accusé de pédophilie, c’’est plus violent qu’un coup de poing, ça brise une vie encore plus efficacement que d’’en être victime.

1- tapocher   me frapper.

21 avril 2021

La violence sous toutes ses formes ne règle rien. Elle ne fait que semer plus de malheur.

Le problème est que même les institutions qui devraient nous enseigner la tolérance et la non-violence, les religions,  se servent de la violence psychologique pour maintenir leur pouvoir.  

Le pouvoir garantit une richesse plus abondante. Qui ne veut pas être riche ?

Le problème est que la richesse est tellement mal partagée qu’il y a plus de gens qui en souffrent que de gens qui en jouissent.

Quand tu es plus jeune, ce problème est obsédant. Malheureusement, en vieillissant, tu te mets à comprendre qu’il en sera toujours ainsi. Il y aura toujours des plus riches et des pauvres, des maîtres et des esclaves. La véritable égalité entre humain n’existe pas, car personne n’a le même quotient intellectuel ou la même génétique.  Cette réalité ne peut pas être changée par personne.

Par contre, il est possible de rendre  la dignité  à tous les métiers, toutes les passions, toutes les connaissances  dignes d’un niveau de vie qui soit agréable pour tous. Il suffit d’avoir des politiciens qui le veuillent.

Aujourd’hui, ma plus grande peur est qu’avec le niveau de chefs d’état malades mentaux, nous risquons de voir la fin de la vie humaine sur cette terre. C’est là où nous mène la dictature et surtout quand elle est individuelle.  La guerre froide est à son maximum. Il suffit d’un fou pour que tout s’embrase.

Au cours des dernières années, ma paranoïa m’a empêché d’écrire, au point de comprendre que mon style ne peut pas être populaire.  Il semble impossible pour la très grande majorité de sortir de la réalité dans laquelle nous vivons. Le sarcasme, la dérision, l’humour apparaissent comme une perte de temps.  Le pire est le même de sens de l’humour.  Par contre, le dialogue doit être maintenu grâce aux arts.

La seule idée qui me venait pour un prochain roman était un personnage qui entrait dans une ville où rien ne bougeait, comme s’il n’y avait plus de vie. Je bloquais,  car je ne voulais pas que mon personnage soit attaqué, frappé, blessé, mais je n’arrivais pas à comprendre ce silence, Cette immobilisation. Le virus est une vision.

La chose dont j’avais le plus peur et l’image que je rejetais automatiquement est celle d’une nouvelle guerre, nucléaire cette fois.

Espérons que la pandémie servira à une profonde réflexion sur le sort de l’humanité. Est-il possible que la perception individuelle de l’urgence de changer avant de frapper un mur devienne collective?

Radioactif 15

avril 21, 2021

Radioactif 15

25 Juillet 2007

Camille.

Quand j’étais très jeune, je tombais facilement en amour avec mes institutrices. 

Ce fut tellement le cas que je me suis rendu chez le curé pour empêcher le mariage d’une de mes belles institutrices.  Ce fut peine perdue. 

Un soir, Mademoiselle a décidé de me garder en retenue pour comprendre pourquoi son petit ange était devenu son petit diable. 

Il a fallu bien du temps, que je balance longtemps le pied devant moi, en regardant le plancher pour que je lui lance toute la vérité au visage d’un seul coup.  «Toi, pis ton Camille !  Je ne veux rien savoir ! » .

Et, je suis parti à la course aller brailler aux anges.  C’est ainsi qu’est mort une de mes premiers amours. 


26 Juillet 2007

L’amour.

Quand j’étais petit, je voulais être un prêtre pour faire plaisir à ma mère, de préférence être un missionnaire, car je voulais connaître intimement les cultures et les hommes de toutes les races. 

J’étais amoureux de la tête de tous les petits gars que je voyais dans les catalogues.  Je tombais en amour non seulement avec mes petits copains, mais aussi avec les petits chinois que j’achetais. 

L’amour est en soi une forme de volupté : la beauté d’un visage, un déhanchement, un rire, un sourire, une flamme dans les yeux, une senteur qui nous séduit, mais l’amitié naît que si elle perdure.   Elle est une boîte à mémoire. 

Dans mon cas, cette volupté fut tout aussi corporelle qu’émotive ou intellectuelle.  Comme je l’ai déjà écrit : l’amour est d’abord l’attraction pour un corps jeune et beau. 

Mais, cet amour est vide, si la création ne s’y installe pas.  Ma plus grande peur fut de manquer d’amour, car notre conscience nous révèle que le système est une mafia légalisée.  Comment croire dans l’homme quand la vie est remplie de violence ? 

N’importe quel animal semble plus intelligent que la bête que nous sommes devenus, nous, les pilleurs de planète. 

Mais, en même temps, il y a tellement de choses extraordinaires qui naissent de l’homme «amoureux ou amourajeux » qu’elles valent à elles seules de «vivre». On dirait qu’il y a une spiritualité dans l’amour qui repose sur la connaissance, l’expérience, le plaisir et l’équilibre.  L’amour est sûrement une puissance électromagnétique.

20 avril 2021

On sait aujourd’hui que les sentiments  sont plutôt une question d’hormones. Tout le monde a le droit de se tromper.

Heureusement aujourd’hui la majorité des gens instruits savent que l’orientation sexuelle est un phénomène génétique. Quant à l’attirance ce doit être une question de vibration. Mon ami Réginald pensait comme Freud. On est attiré par symboles : le rond, la flèche, etc. La vibration  de la personne.

Une chose est certaine la vie mérite d’être vécue, mais est-ce parce que je l’ai toujours eu facile ? Comment vois-tu la vie si tu souffres d’infirmité ou que t’apprends que tu as une maladie incurable ? Ce sont plus souvent qu’autrement des exemples de force et de courage.

Pourquoi y aurait-il quelque chose de conscient après la mort, si on ne peut pas se rappeler de ce qui existait avant notre naissance et souvent on a que quelques souvenirs de notre enfance

Radioactif 14

avril 20, 2021

Radioactif 14

24 Juillet 2007

Caractère.

Quand j’étais petit, j’avais parfois un mauvais caractère.  Pendant que les autres jeunes s’émerveillaient à chaque nouvelle auto, moi, je lisais les encyclopédies de ma tante Emilia. 

Dans ma petite tête, tout était énergie.  Quand on mourait, notre âme prenait telle ou telle direction selon sa pureté ou si l’on veut sa densité.  Son poids nous dirigeait vers le nouveau milieu qui nous permettait de revivre dans une autre planète ; une nouvelle vie à partir de la nouvelle énergie que l’on dégage en mourant. 

Je croyais vraiment être un descendant direct des Pléiades que j’examinais avec mes lunettes d’approche.  Je croyais que l’être atteindra son apogée quand sa fragilité, son poids, son intensité, sera si petit qu’il se fera avaler par un trou noir.  Il sera presque rien, mais il ressentira le tout.  L’avenir de l’homme c’est d’être un ange, c’est à-dire exister sous forme d’énergie plus grande, sans corps. Une chose impossible à réaliser sans mourir auparavant.

Le monde est une succession d’implosions d’énergies que la condensation finit par rendre instable.  Cette image intérieure, ressentie plutôt que comprise, a peu changé, sinon qu’aujourd’hui, je crois que chaque petit point d’énergie est aussi un petit point de conscience.

Nous sommes des petits nuages de conscience dont la capacité d’entrer en contact avec les autres dépend de l’évolution de sa capacité à aimer.  Plus l’amour est pur, plus il est léger et répondra plus facilement à l’attraction.  

Quand je veux me prendre un peu pour un autre, je me permets de me laisser aller à essayer d’inventer une explication à notre existence. 

C’est un petit côté fou qui rend la vie un peu plus intéressante… Même si c’est moins sérieux en vieillissant. 

20 avril 2021

Le cerveau est une fonction de l’être que nous sommes. Il forge notre réalité selon notre capacité à percevoir notre environnement.

Sans la vue, les nerfs, l’ouïe, le goûter, on ne saurait rien de la réalité, de notre environnement. Notre cerveau est un ordinateur de très grande performance, mais ce n’est pas nous. Qui sommes-nous ? Qu’est-ce que la vie?

Radioactif 13

avril 19, 2021

Radioactif  13

23 Juillet 2007

Raoul Roy, écrivain.        

Je n’aurais jamais cru que le contenu de mes poèmes vienne un jour aussi populaire.  Avec le Da Vinci Code, le débat est relancé.   Je ne trouve pas ça très important.  Ça s’est passé il y a très longtemps dans des sectes de fanatiques religieux du Moyen-Orient. .

Jésus, nu aux Jardins des Oliviers avec Saint-Jean, selon mon grand ami Raoul Roy, ne change rien de ce que je pense de lui.  C’est même écrit dans la bible de Jérusalem, Évangile selon Saint-Jean.  Quand Jésus était aux Jardins des Oliviers, il est bien dit qu’il dormait nu avec ses compagnons. 

Il paraît qu’à cette époque de l’année, il fait trop froid pour coucher seul nu, il faut au moins être deux pour se réchauffer mutuellement.  Ce serait merveilleux que Jésus ait eu une vie sexuelle comme nous.  Ça en fait un dieu encore plus sympathique. 

Quant à moi, je trouve l’Évangile selon Jean, un livre extraordinaire de réflexion sur la vie.  Si on le mettait en pratique, la vie sur terre serait complètement différente.  Que Jésus ait ou non joué aux fesses, c’est rien à côté de la magnificence de son enseignement. 

Je le trouve encore meilleur que Platon.  Raoul Roy fut un de mes meilleurs amis.  C’était extraordinaire de voir toutes les énergies qu’il mettait pour l’indépendance du Québec.  Personne aujourd’hui ne semble s’en rappeler ou presque. Ce qui prouve que la mémoire des  morts est très limitée dans le temps. Le mort existe probablement que dans la tête de ceux qui l’ont connu.           

23 Juillet 2007

Hymne à l’amour : conclusion.

Je suis allé loin en enfer, j’y ai bu à pleines coupes l’absinthe du damné. J’ai sauté le mur du mal et j’ai découvert qu’au-delà des passions règne la vie en autant que l’on est libre.  Et, être libre, c’est de n’avoir aucun regret ou remord, c’est chercher l’Amour dans ce qu’il a de plus absolu.

Peut-être jusqu’à nos jours, l’amour a-t-il échoué, parce que nous n’avons pas su apaiser toutes nos passions.  Oui ! L’Amour vaincra quand même.  La chair n’est pas à blâmer, elle est bonne, elle est sainte. 

C’est l’Esprit qui est encore trop faible, mais le temps saura bien l’affermir.  Et alors ce sera j’en suis sûr, la réconciliation de la chair et de l’esprit. L’un ne vit pas sans l’autre, mais ils n’ont pas encore appris à vivre ensemble.  C’est là, le travail des siècles qui vont suivre.  C’est l’époque de l’esprit et demain ce sera l’époque de l’Homme.

Alors, n’ayez crainte, tout ce qui est fait par amour est bien.  Et, si l’on vous dit que c’est de la passion, ou du vice, et que vous, vous soyez certains que vous ne recherchez pas seulement le plaisir, mais bien l’Amour, alors à ce moment, soyez le plus vicieux des hommes, car alors seulement, vous serez digne d’être appelé un Homme.

Conclusion d’Hymne à l’amour, le vice et la révolte (1968) 

Radioactif 12

avril 18, 2021

Radioactif 12

19 Juillet 2007

Évolution de l’amourajoie.         

Il y a des degrés d’évolution dans la pédérastie comme dans tous les autres domaines.  C’est d’abord, une attraction corporelle d’ordre plutôt émotive puis, elle se transforme en une profonde amitié et une complicité qui devient de la pédérastie.  Ce n’est qu’au moment, où il existe une liberté absolue et un sens de la responsabilité interpersonnelle, incrusté dans un futur, que le lien tissé devient de l’amourajoie.

20 Juillet 2007

Rouhed 3.   

La mort de Rouhed m’a hanté très longtemps. 

Des sons bizarres, la chanson de W. Houston «the Bodyguard» quand je me torturais avec sa mort.  Des larmes à noyer un désert.  Des rêves au cours desquels il se transformait dans un visage de musulman fanatique de plus en plus terrifiant.  Ça duré jusqu’à ce que je fasse un rêve dans lequel il m’a expliqué son geste. 

Cette fois, non seulement, j’ai compris son geste — il s’en voulait de ne pas être à la hauteur de son idéal –, je fus très soulagé par son explication. 

À la fin, il m’apparut tellement beau que je n’ai pas pu en retenir le commentaire, en ajoutant en me réveillant que je devais me le rappeler ainsi, puisqu’il était mort. 

Je ne sais pas exactement qu’en penser … un rapport entre vivant et mort ou le cri de mon inconscient ?

Mais une chose certaine : j’ai appris dans cette souffrance indicible que l’important n’était pas la souffrance du moment dû à son suicide ; mais que nous ayons vécu une relation extraordinaire durant plus d’une dizaine d’années. 

Il m’a laissé une lettre d’adieu commençant par « mon cher papa Jean » et une exhortation à ce que je ne me culpabilise pas.

17 avril 2021

Contrairement à ce que Gemma pense dans un commentaire qu’elle m’a fait parvenir (m’invitant à me faire soigner), je ne cherche pas à prouver mon innocence quant à mon amourajoie.

Si elle avait lu ce que j’écris,  elle ne fournirait pas une explication aussi stupide.  Je suis amourajeux. Non seulement  je l’accepte, mais je suis persuadé que c’est une des principales qualités en moi parce que j’ai été forcé à être authentique pour ne pas mettre les autres dans le pétrin avec moi.  

L’amourajoie m’a permis d’accepter les humains individuellement comme ils sont et non pas de me prendre pour une victime. Je ne suis pas amourajeux à cause des autres, je le suis parce que c’est ma nature profonde. Ceux qui me crachent dessus sont les vrais salauds, car ils n’ont pas l’intelligence de respecter qu’un humain puisse être différent d’un autre humain.

Pourquoi reprocher à quelqu’un d’être ce qu’il est,  alors que personne n’a eu un mot à dire dans la recette génétique qui l’a créé?

Évidemment, quand j’étais jeune, que je croyais dans les religions, je me détestais. Je  me croyais absolument vil, un être abject,  condamné à être ainsi sans même savoir pourquoi.  Je m’en suis rappelé grâce au prochain livre que je publierai : Un sourire arraché à l’enfer, tome 1.

Puis, j’ai lu. Puis, les psychiatres ont cessé de prétendre que l’homosexualité est une maladie mentale.

Les féminounes ne pouvant pas se dire pédérastes ont décidé d’inventer la pédophilie et durant des années elles se sont servies des ondes de radio et télévision pour propager leur paranoïa.

On n’a jamais eu l’honnêteté d’établir que la pédophilie est surtout un phénomène hétérosexuel.  On a encore moins accepté la différence d’âge, donc psychologique, entre une victime de la pédophilie et un cas de pédérastie (amourajoie).

En fait, elles attaquaient ainsi les homosexuels parce que la décriminalisation s’est faite en rejetant la peur du milieu d’alors à savoir que les homosexuels allaient pervertir tous nos jeunes.  Les féminounes n’acceptaient pas la nouvelle réalité  donnant le droit  à un homme d’aimer et être attiré par quelqu’un d’un autre sexe.  Il fallait donc mener le combat sous un autre angle.

Heureusement, ça changé, mais ça commencé ainsi. Sauf dans des cas rares comme Michel Louvain qui était gai, mais qui a eu l’intelligence de comprendre qu’il est préférable de ne pas le dire  et de défendre son droit absolu à la vie privée.  Combien d’homosexuels se sont marié en pensant que ce mal se transformerait en quelque chose de bien? Combien ont vécu contre leur nature ?

La campagne de peur propageait mensonge sur mensonge. Elles savaient, elles, ce que ressent un amourajeux et les raisons fondamentales qui dictent son agir.  Évidemment, c’était en fonction de ce qu’elles ressentaient, elles. Une pure projection.

Un amourajeux tente de ne pas influencer son amant, de ne pas l’intimider, Il est habituellement tellement possédé par la beauté de son amant que cette attente assure que ce dernier connaitra le moment qui lui sera propice pour savourer un profond plaisir maximum. Quand le jeune initie le jeu, la plénitude de plaisir est assurée.

Les jeunes n’ont pas peur et ne détestent pas tous les hommes comme les féminounes. Il faut avoir vécu une ou de telles situations pour savoir l’existence de l’égalité entre les acteurs de ces jeux et que souvent contrairement à ce que l’on dit dans le monde soit-disamment normal c’est le jeune qui dirige, qui dicte ses volontés.

L’amourajeux n’ose pas dire non, car il sait que cette chance ne se représentera pas à nouveau. Tout comme il est conscient que dix minutes ou 30 ans après, celui qui jouissait du moment présent s’en rappellera peut-être comme d’une horreur pour se conformer à la narration habituelle des victimes.

Les féminounes répandaient également les effets néfastes pour un jeune de connaître les jeux sexuels. Évidemment, les prétendues « connaissantes » ne faisaient pas la différence psychologique qui anime une fille et un garçon.  Les deux ayant une éducation absolument différente et  une perception de soi tout aussi différente.

 Ainsi, on a commencé à prétendre que ces jeux pouvaient plus tard empêcher une solide  érection, un élément qui serait plus important que la consommation de drogues ou de boisson.  Aujourd’hui, des études ont démontré que la masturbation masculine ne crée pas de boutons comme on disait, mais peut servir à empêcher plus tard un cancer de la prostate. En fait , rien , sauf peut-être, la sodomie ne peut être perçu comme une douleur, bien, au contraire.

J’ai voulu rétablir la vérité quoique je savais que je serais détesté pour avoir osé contredire la morale qui règne partout et rappeler que la Grèce antique avait très bien défini ce qu’est la pédérastie..

Radioactif 11

avril 17, 2021

Radioactif 11

19 Juillet 2007

Maéli.

Une autre expérience bizarre à la suite de la mort de Rouhed fut que j’entendais souvent un bruit dans la chambre de bain. 

Selon la sorcière noire, c’était Rouhed qui essayait de me dire quelque chose, mais qui n’y arrivait pas.  Elle me suggéra d’agir comme je le faisais quand je parlais avec lui. 

Quand ça recommença, je m’assis sur le bord du lit et je parlai tout haut à Rouhed.  Je lui dis, puisque le petit cousin qui l’avait déjà remplacé dans une cérémonie paranormale était couché dans la chambre voisine, de le faire biboyer. Ce mot que nous avions, moi et Rouhed, inventé ensemble, signifiait parler en dormant.  Ce moyen permettrait qu’il me dise ce qu’il avait à dire. 

Aussi curieusement que ce soit, mon cousin se mit à crier : Mon enfant !  Mon enfant ! 

Sarah, la petite amie de Rouhed,  était enceinte de Maéli.  Maéli est  née après le décès de Rouhed.  Je lui ai promis de m’en occuper, car Rouhed m’a demandé dans une lettre d’adieu d’amener son enfant prié sur son tombeau. Il voulait-il être enterré au Québec.  Il l’a été dans le cimetière musulman.

Ce fut la dernière manifestation de Rouhed à part les rêves.

16 avril 2021

Aujourd’hui, je ne crois plus dans les religions. Leur mainmise sur la sexualité est un moyen de propager l’esclavage individuel en se servant de la culpabilité quant aux gestes sexuels. Notre premier moyen de construire notre conscience de la réalité est notre environnement dès la conception. Notre cerveau fonctionne à partir de  ce qu’il connait déjà  à partir de billets cognitifs, Chaque nouvelle connaissance est passée au crible pour être acceptée ou refuser. Donc, notre inconscient est terriblement plus développé que notre moi.  Ainsi, la réaction de ceux qui nous entourent joue un rôle  un rôle dans notre perception et dans la création de notre notion du bien et du mal. C’est pourquoi dans les expériences comme les écoles de Summerhill on rejetait la moralisation sexuelle, car elle modifie la perception que l’on a de soi.

Par contre, les religions sont de belles histoires pour nous sécuriser quant à notre justification à exister. Cela permet  à nos vies d’avoir ainsi un minimum de sens, car elles tentent de nous fournir une  raison d’être et surtout de pouvoir prétendre savoir ce qui se passera après la mort.

Les religieux, qui fumaient peut-être un peu plus que les autres, ont pris avantage de leur science de l’inconnu. Cette supposée connaissance leur a permis d’occuper un statut privilégié dans la société  Ils sont devenus les seuls dans la hiérarchie, grâce à leur prétendue connaissance, à faire trembler les rois qui devenaient les élus de Dieu, Une autorité qui s’exerçait du haut vers le bas.

Il est à noter que dans un tel paradigme le sperme est le sang conducteur qui dictera ta place dans la société.

Il sera impossible d’éliminer la notion voulant que la femme est inférieure à l’homme tant et aussi longtemps que nos sociétés seront dominées par les religions. Et, les religions pourront continuer à dominer tant que l’on croira dans leur morale, car elle constitue la charpente même de la domination.

Tu ne peux pas dominer un individu, si tu n’arrives pas en premier lieu  à lui faire admettre qu’il est pécheur, donc, inférieur à l’autre qui est pur. C’est cette notion qui a donné naissance à l’esclavage, qui bénit les discriminations sur la couleur et sur le sexe.

Les personnes infériorisées se sont regroupées pour obtenir justice, mais elles ont en même temps engendré la notion de victime. Ainsi, si tu es gai, tu es pour l’ensemble de l’humanité un individu inférieur parce que tu es différent. Au moins, aujourd’hui, tu n’es plus un criminel et les plus évolués te traiteront comme si tu étais leur égal.

Il suffit que tu aies un président comme Poutine qui rappelle l’ancien statut pour qu’à nouveau les méchantes langues fassent ressortir ta réalité sociale grâce à l’inconscient collectif qui régresse..

Radioactif 10

avril 16, 2021

Radioactif 10

18 Juillet 2007

La beauté.   

Un petit mot pour dédramatiser.  Un soir, j’étais allé boire dans un hôtel, à Port-Cartier.  Ce n’était pas la première fois et il y avait toujours un petit gars d’environ 16 ans qui se tenait seul, à la table voisine, avec de grands yeux désespérés et une tête de mort en vacances. 

Intrigué, je lui ai demandé pourquoi cette allure de condamné à mort.  Il me répondit qu’il ne prenait pas auprès des filles.  Qu’il était écœuré de sa laideur et voulait se suicider. 

J’ai pris mon courage à deux mains et je lui dis qu’au contraire, je le trouvais très beau.  Nous avons engagé une conversation. 

Quelques mois plus tard quand je le revis non seulement il avait conquis la petite qui lui virait le coeur à l’envers, mais les autres filles commençaient à faire la queue pour attirer son attention.  Je me suis contenté de lui dire : si tu t’étais suicidé, tu n’aurais jamais connu les joies de ta popularité actuelle. 

La beauté est une chose toute relative.  Pour être heureux, il faut savoir s’accepter, même si on pense qu’on est laid.

18 Juillet 2007

Surnoms.

J’ai eu des tonnes de surnoms : Chita, le singe de Tarzan, Jaunisse, le journaliste mais le meilleur fut Six moineaux … imaginez, disait-on … ces pauvres graines !  Les plus hardis m’appelait « Suce moineau».

Il faut apprendre à en rire de soi …  et fuck la paranoïa !

15 avril 2021

Quand on est plus jeune, on se crée des drames. C’est souvent concernant son corps. La perception des autres est fondamentale parce qu’on s’imagine ça peut même changer notre vie.

L’essentiel est d’apprendre à s’accepter comme on est.

L’esprit de victimologie et cette manière de se caser selon les moindres détails psychologiques, « je suis hétéro, je suis gaie suis allemand, je suis noir », c’est la pire chose qui peut arriver à l’humain. Cette catégorisation nous fait oublier que chaque individu est différent et c’est justement ça qui fait la beauté de la race humaine.

Quand il est question de pouvoir, l’homme est encore plus bête que la plus vile des bêtes.

Au lieu de se taper dessus, on devrait chercher les petites différences pour mieux savoir s’apprécier. On ne peut pas changer le passé, on a même pas un mot à dire sur ce qui s’est passé, alors vivons le présent en vue d’avoir un meilleur avenir.

Ça fait curé,  mais c’est ce qu’il y a plus essentiel à redécouvrir aujourd’hui.

Ce n’est pas comme avant alors que l’on faisait la guerre aux homosexuels et que l’on prétendait que les jeunes étaient en danger à cause d’eux.

Remarquez que le langage des moumounes n’a pas beaucoup changé. On prétend que la pornographie est légale, mais on essaie de la tuer en ajoutant la peur de tomber sur de la pornographie juvénile. Il faut toujours protéger les jeunes, oubliant que la plus grande protection est le sens critique. Cessons de tout infantiliser pour justifier sa façon de maintenir un plein pouvoir sur les autres, en se disant que ce sont des êtres incapables de décider par eux-mêmes.

Radioactif 9

avril 15, 2021

Radioactif 9

18 Juillet 2007

Mort de Rouhed 1.

Quand Rouhed s’est suicidé, j’ai vécu toutes sortes de phénomènes bizarres.  

Le soir, avant de l’apprendre, je suis allé souper avec l’écrivain, Jean Ferguson, à Val-d’Or.  Curieusement, il me trouvait dépressif.  Je lui ai lancé, sans même savoir pourquoi, c’était loin d’être mon genre : des fois je pense que Rouhed a raison : la vie ne mérite pas d’être vécue. 

J’ai passé de nombreuses minutes par la suite à discuter avec lui, dans ma tête, de l’aide dont il avait besoin. Il terminait en me disant dans ma tête, après avoir parlé de ses problèmes de finance : «comme ça je ne peux pas financièrement compter sur toi.» 

Plus tard, dans la nuit, on me téléphonait pour me dire qu’on l’avait trouvé pendu.  J’espérais qu’il vive, mais je le savais mort. J’étais tellement ahuri que j’en avais mal dans le cou.  Je voulais partager sa douleur. Il s’était pendu deux jours plus tôt.  Je lui avais parlé le dimanche.

Le premier soir, à l’appartement à Montréal, au 2240 Quesnel, où il demeurait, je n’ai pas pu dormir. 

Je voyais des signes et des chiffres qui apparaissaient pour former un 9. Un vrai vertige.  Et, le plus curieux, j’entendais une chanson inconnue, sans connaître qui la chantait.  Il m’a fallu des semaines avant de le découvrir — je l’ai entendu à la radio et j’ai téléphoné pour savoir de quoi il s’agissait.  C’était la chanson The body guard, de W. Houston.  Je l’ai pris personnel en entendant les mots.  Quel message !  Quelle souffrance !  Quand je l’entends maintenant, je le sens tout près de moi.  Avec Rouhed, j’ai appris le vrai sens de l’amour pur.


18 Juillet 2007

 La mort de Rouhed 2.    

Un an après sa mort, la sorcière blanche décida d’organiser une cérémonie pour entrer en contact avec l’âme de Rouhed. Peu après avoir commencé la cérémonie, je ressentis le désir qu’un de mes petits cousins prenne la place de Rouhed, ça me choquait, mais c’était ce que je ressentais.  Je ne comprenais pas pourquoi Rouhed voulait que le petit prenne sa place. 

Puis, on nous fit échanger les places qu’on occupait.  Le petit cousin se tenait maintenant à côté de moi et me tenait par la main.  Soudain, apparut une espèce de nuage noir qui enveloppa mon cousin avant de disparaître.  J’ai compris que Rouhed venait d’arriver en lui.  J’étais sidéré, car je suis un genre plutôt incrédule.  Je me disais que c’était impossible, que si c’était Rouhed, il pleurerait.  Le petit a fondu en larmes.  Je ne savais plus que faire.  Je parlais à Rouhed dans ma tête.

J’étais bien trop gêné pour parler tout fort pour le consoler. Je me disais que si c’était lui il comprendrait mon message.  Le petit s’est totalement calmé.  Puis, un individu que je ne connaissais pas a fondu en larmes. 

Le soir, quand tout fut terminé, ce gars m’expliqua qu’il n’avait pas su se retenir, sentant que je ne pleurais pas assez. 

Ce fut une période où j’aurais pris la place du fiston. Quand j’y pense, plus de dix ans plus tard, j’en braille encore.  Que voulez-vous quand je tombe en amour, je tombe en amour … Ils deviennent même plus important que ma propre vie. .. avec ou sans sexe.

21 avril 2021

Quarante ans plus tard quand je refais face à cette situation je pleure, je pleure. Je ne sais pas pourquoi, c’est ma seule réaction.

J’ai appris avec Rouhed  (puisque Shuhed a été récupéré par son père pour travailler et ainsi rapporter un peu d’argent, selon ce que je pensais), que l’amour paternel est bien différent de l’amourajoie. C’est plus puissant.

La paternité est une responsabilité alors que l’amourajoie est le partage de plaisir. Le lien paternel en profondeur s’établit dans le temps, dans les actions partagées, dans la peur qu’il arrive quelque chose de négatif au petit,  autant que la joie qu’il nous cause par leur simple présence. L’amourajoie, c’est le désir, la beauté, le plaisir et la courte existence de ce miracle. L’amour est bien plus profond, plus stable.

Je me sens très coupable de ne pas avoir toujours été avec Rouhed plutôt que de lui fournir un appartement et un gardien quand il était plus jeune. Mais, c’est Rouhed qui ne voulait pas venir avec moi vivre là où je travaillais. Il avait ses amis et je respectais son choix. Quant à moi, j’avais et j’ai toujours eu tellement de dettes que je ne pouvais pas refuser les emplois que l’on m’offrait. Je me reproche d’avoir été trop égoïste. Pourtant, j’ai tout fait pour que Rouhed préfère venir me retrouver à vivre dans mon appartement à Montréal. La mère de la blonde de Rouhed me dit que bien des pères n’ont pas assumé leur paternité autant que moi.

Rouhed adorait Renaud. Quelques mois avant sa mort, nous étions allés voir un film Germinal, de Zola, dans lequel Renaud jouait. Ce fut à cette occasion qu’il me parla pour la première fois de suicide. Venant de lui, c’était terrifiant parce qu’il était un gars entier, radical. Il nous reprochait Québécois d’être des lâches quant à la défense de notre langue. Il ne manquait pas de me rappeler que le Bangladesh a fait une guerre pour défendre sa personnalité.

Pour moi, Rouhed c’est la jeunesse. Il me manque.

Je le soupçonne d’avoir consommé de la drogue avant de se tuer, ce que je confondais avec une dépression nerveuse. J’aurais dû le forcer à consulter, je saurais aujourd’hui quelle place la maudite drogue a eu dans ce drame.  J’imagine que ça faisait mon affaire que Rouhed ne consulte pas puisque je n’avais pas à payer et que j’étais toujours cassé.  Je me demande souvent si au-delà de la belle image que je me fais de moi, je ne suis pas un cheap, incapable de sortir de son gros nombril difforme. Mais, je dois dire à ma décharge que j’avais même entrepris les démarches pour retourner enseigner à Montréal dans le seul but de me rapprocher de Rouhed.

Quand un de tes enfants se suicident, tu t’auto-flagelles, c’est impossible de faire autrement, tu trouves quelque chose que t’aurais dû faire autrement pour empêcher ce drame.

Radioactif 8

avril 14, 2021

Radioactif 8

17 Juillet 2007

Discussion.

C’est intéressant de voir qu’il sera peut-être possible d’avoir une vraie et profonde discussion sur les propos tenus dans mon livre La pédérastie mise à nu.  Non seulement Paris est intéressé à publier, mais j’en fais aussi parvenir une copie à la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodements reliées aux différences culturelles.

Il faudra choisir entre créer des lois qui correspondent aux réalités explicatives de la science ou à celles des mouvements intégristes religieux. 

Dommage que Stephen Harper ait été assez borné pour présenter des lois pour faire plaisir aux intégristes… de la morale comme George Bush.  Choisir 16 ans comme âge de consentement, c’est ne rien comprendre à la réalité humaine. 

Freud parlait de différentes étapes de développement : de 0 à 6 : curiosité infantile, de 6 ans à 10 ans environ, période de latence, de 10 ans et plus, avec l’arrivée de nouveaux hormones, c’est le retour à l’attrait sexuel.   L’éveil. 

Avec l’Église, quand j’étais petit, nous étions tous des pécheurs et Dieu était Amour. 

13 avril 2021

Lorsque j’ai reçu la lettre de la Société des écrivains, j’étais « fou comme une punaise de lit », comme me disait Mme Descôteaux quand je lui racontais mes aventures de jeune fou.

On ne peut pas mieux nommer mon expérience avec la Société des écrivains de Paris.  Je ne savais pas que c’était une maison d’édition à compte d’auteur.

 Jusqu’à ce jour, je n’avais jamais déboursé un sou pour publier, sauf pour les écrits des éditions du temps que j’avais créées pour que mes livres puissent au moins être déposés à la bibliothèque nationale.

J’ai auto-diffusé pratiquement la totalité de mes écrits que afin que mes livres soient au moins déposés à la Bibliothèque nationale puisque toutes les maisons d’édition québécois refusaient mes manuscrits..

Aussi, quand on me demanda de payer, je suis tombé à la renverse. « Pourquoi paierais-je pour me faire haïr? »  Surtout que la note était spécialement salée.

Ce fut une toute autre chose avec Edilivre. On ne m’a jamais demandé de payer pour me publier, sauf qu’il y avait des services payants, pour que le livre soit un succès dans le domaine de la promotion. 

La publication de mes romans « Les derniers amours de Platon a coïncidé avec mon procès à Montréal. Je ne sais pas qui et pourquoi on a fait des démarches pour que mon contrat avec Edilivre soit rompu. Où est-ce simplement parce qu’Edilivre n’a jamais vendu un de mes livres ? Pour un écrivain ne pas avoir de lecteurs ça crée, disons, un certain malaise.

Il y a deux possibilités : où je n’ai pas de talent, ce que je crois de plus en plus, ou les gens ne veulent pas savoir qu’ils se sont faits trompés toute leur vie en se faisant croire que les jeux sexuels sont violents alors que la réalité est toute autre. Tant qu’il y a consentement, le plaisir et la joie sont à l’honneur.

Depuis, je hais de plus en plus les salauds qui se prennent pour des saints ou des saintes. Ceux-ci ou celles-ci devraient courir chez les psychiatres pour apprendre à se mêler de leurs affaires et à s’accepter comme ils sont plutôt que d’imposer aux autres leur chasteté. Personne n’a besoin de gendarme pour surveiller ce qui se passe dans son pantalon et encore moins de gendarmes pour maintenir une morale qui est profondément débile. Les moralistes sont les pires esprits tordus.

Radioactif 8

avril 13, 2021

Radioactif 8

17 Juillet 2007

Discussion.

C’est intéressant de voir qu’il sera peut-être possible d’avoir une vraie et profonde discussion sur les propos tenus dans mon livre La pédérastie mise à nu.  Non seulement Paris est intéressé à publier, mais j’en fais aussi parvenir une copie à la Commission de consultation sur les pratiques d’accommodements reliées aux différences culturelles.

Il faudra choisir entre créer des lois qui correspondent aux réalités explicatives de la science ou à celles des mouvements intégristes religieux. 

Dommage que Stephen Harper ait été assez borné pour présenter des lois pour faire plaisir aux intégristes… de la morale comme George Bush.  Choisir 16 ans comme âge de consentement, c’est ne rien comprendre à la réalité humaine. 

Freud parlait de différentes étapes de développement : de 0 à 6 : curiosité infantile, de 6 ans à 10 ans environ, période de latence, de 10 ans et plus, avec l’arrivée de nouveaux hormones, c’est le retour à l’attrait sexuel.   L’éveil. 

Avec l’Église, quand j’étais petit, nous étions tous des pécheurs et Dieu était Amour. 

13 avril 2021

Lorsque j’ai reçu la lettre de la Société des écrivains, j’étais « fou comme une punaise de lit », comme me disait Mme Descôteaux quand je lui racontais mes aventures de jeune fou.

On ne peut pas mieux nommer mon expérience avec la Société des écrivains de Paris.  Je ne savais pas que c’était une maison d’édition à compte d’auteur.

 Jusqu’à ce jour, je n’avais jamais déboursé un sou pour publier, sauf pour les écrits des éditions du temps que j’avais créées pour que mes livres puissent au moins être déposés à la bibliothèque nationale.

J’ai auto-diffusé pratiquement la totalité de mes écrits que afin que mes livres soient au moins déposés à la Bibliothèque nationale puisque toutes les maisons d’édition québécois refusaient mes manuscrits..

Aussi, quand on me demanda de payer, je suis tombé à la renverse. « Pourquoi paierais-je pour me faire haïr? »  Surtout que la note était spécialement salée.

Ce fut une toute autre chose avec Edilivre. On ne m’a jamais demandé de payer pour me publier, sauf qu’il y avait des services payants, pour que le livre soit un succès dans le domaine de la promotion. 

La publication de mes romans « Les derniers amours de Platon a coïncidé avec mon procès à Montréal. Je ne sais pas qui et pourquoi on a fait des démarches pour que mon contrat avec Edilivre soit rompu.

Depuis, je hais de plus en plus les salauds qui se prennent pour des saints ou des saintes qui devraient courir chez les psychiatres pour apprendre à se mêler de leurs affaires et à s’accepter comme ils sont. Les moralistes sont les pires esprits tordus.

Radioactif 7

avril 12, 2021

Radioactif  7.

J’ai toujours voulu être père, malheureusement, toutes les femmes avec qui j’ai vécu ne voulaient plus ou pas d’enfant.

Jeune, je ne savais jamais ce qu’il fallait dire à une fille et mon intérêt était ailleurs. Je n’étais pas misogyne,  mais je n’acceptais pas ou ne comprenais pas leur idée de fidélité. 

Là-dessus,  la belle Hélène m’avait aidé à progresser un peu : je peux avoir un amant sans que mon mari soit fâché en autant que sa présence de nuise pas à l’esprit de notre famille. C’était loin de la guerre que me menait ma petite amie de Québec quand on allait danser.  Elle ne voulait pas que je regarde le jeune garçon qui travaillait au vestiaire. Une situation qui, dans ma petite tête, s’apparentait à de la jalousie. J’ai aussi compris avec elle que les chicanes homme-femme tiennent autant de la femme et de son degré d’appartenance à la pensée féministe que de l’homme qui s’imagine être le grand patron comme la Bible le dit. Les chicanes sont souvent pour le pouvoir.

Chez nous, mon père nous a appris le respect des filles. Une fille on ne frappe jamais ça. On en aurait mangé toute une, si on avait été dénoncé comme un batteur de filles. Donc, le comportement mâle envers la femelle tient de notre éducation à 98 pourcents. C’est pourquoi je tiens tant à que l’on aborde l’aspect émotif dans tous les cours sur la sexualité. La domination mâle et la violence masculine sont d’abord et avant tout un phénomène culturel.  Ça je l’ai compris plus tard grâce à Rouhed.

J’imagine que ce désir d’être père a été la racine de la relation que j’ai vécue avec Shuhed et Rouhed.

J’ai rencontré Shuhed parce qu’il travaillait dans une petite épicerie en face de l’appartement chez Gabriel, l’homme avec qui je vivais.

Shuhed, c’était  la beauté incarnée. Je devenais fou chaque fois que je le voyais. Un jour, j’ai acheté de l’alcool pour son père afin de pouvoir l’amener à la Ronde. Quand on a quitté le paternel, on a couru et ce n’est que dans la métro que l’on a eu la certitude qu’il ne nous empêcherait pas de vivre ce rêve manifesté par un petit Shuhed tout gêné de m’avouer que c’était pour lui le plus grand rêve de sa vie que de se rendre participer à tous ces jeux dont il avaient entendu parler , sans jamais pouvoir y aller. Il n’était pas question d’aller à la Ronde sans la permission du paternel Adam.

Shuhed vivait avec son père, Adam, et son frère aîné. Adam décida de retourner au Bangladesh et de laisser Shuhed à Montréal chez sa tante. Shuhed insista et réussit à faire accepter à son père qu’il demeure avec moi.

Nous avons dû préparer les papiers officiels de tutorat au cas où Shuhed ait à se rendre un jour à l’hôpital.  J’ai trouvé un appartement au 2240 rue Quesnel assez grand pour qu’o y aménage.

C’était ma fierté. Toutes les heures étaient consacrées au bonheur de Shuhed. Je l’aidais dans ses études et j’allais faire du patin à roulettes avec lui les fins de semaine.  C’était le bonheur parfait.

Shuhed semblait avoir 13-14 ans, mais il me disait en avoir 17. Je ne l’ai pas cru tant que son père ne lui amène ses papiers d’identité quand il revînt nous voir accompagné de son neveu Shofique, qui devait avoir dans la vingtaine, et un petit de neuf ans qui se promenait dans la maison. C’était Rouhed. C’était juste avant  Pâques. J’enseignais grâce à un contrat d’un an.

Quand Adam décida de repartir il m’expliqua que Rouhed restait avec moi puisque Shuhed n’arrêtait pas de lui dire qu’il vivait avec moi comme dans un paradis.

Radioactif 6

avril 11, 2021

Radioactif 6

17 Juillet 2007

Adoption.

Vers 1983, j’ai adopté deux petits gars du Bangladesh : Shuhed et Rouhed.  Ce fut une des plus belles expériences de ma vie, même si cela s’est terminé négativement quand Rouhed s’est suicidé à cause de ses amours houleuses avec Sarah.  Comme ce geste fut une blessure affreuse !  Plus de 10 ans après, je n’arrive pas à surmonter la douleur quand j’y pense. 

Rouhed était adorable.  Il est arrivé chez moi à neuf ans.  Il s’est surtout opposé à moi à cause de la religion.  Nous nous sommes réconciliés en acceptant qu’il n’y avait qu’un Dieu et, par conséquent quel que soit le nom, fallait bien que ce soit le même. 

Un amour absolument pur. Un amour comme on retrouve entre un père et son fils.  Pourquoi étais-je aussi une mère ?  J’étais seul, donc, d’une manière je jouais les deux rôles. 

Je me rappellerai toute ma vie comment Rouhed, quand j’arrivais à la maison (puisque je travaillais comme enseignant à Val-d’Or), ouvrait grand les bras, me disait dans un sourire, à renverser tous les problèmes : « Salut Big John !».

Rouhed m’a laissé le souvenir d’un jeune idéaliste qui mordait à pleines dents dans la vie.  La drogue a eu autant raison de lui que ses amours avec Sarah.  J’ai toujours ignoré ce problème, croyant qu’il ne faisait que fumer du pot.  Je suis très fier de l’avoir connu.  Grâce à lui, j’ai découvert Bob Marley et le Coran.

11 avril 2021

On dit qu’à notre mort, quelqu’un qui nous aime vient nous chercher. Je crois que dans mon cas, c’est Rouhed et j’ai l’impression que ce sera très bientôt. Un pressentiment? Quand j’étais jeune je croyais que j’allais mourir avant 40 ans, alors ne faut pas s’emballer trop vite.  Je n’ai que 78 ans.

C’est très rare que je fais ça, mais j’ai décidé de remettre la suite à demain ou au cours des prochains jours pour raconter une des plus profondes expériences que j’ai vécues dans ma vie et qui fait que je peux dire merci à la vie, non seulement pour avoir vécu mon enfance dans une famille unie et extraordinaire; mais d’avoir vécu ce qui me semble le plus important, toutes les nuances de l’amour.  Non rien de rien, je ne regrette rien, la vie est belle si elle est un hymne à l’amour. Et, sans me vanter, je peux dire que j’ai entendu Édith Piaf avec les Compagnons de la chanson alors que j’étais tout petit. Mon père m’amenait souvent avec lui. Ce n’est que bien plus tard que j’ai réalisé ce privilège.

Radioactif 5

avril 10, 2021

Radioactif 5

15 Juillet 2007

Mes premiers livres.        

Je suis encore tout énervé par l’acceptation de La pédérastie mise à nue par la Société des écrivains, à Paris.  Depuis la mort de mon grand ami, Jean Ferguson, de Val – d’Or, j’ai dû me contenter de publier moi-même mes écrits. 

Toutes les maisons du Québec m’ont envoyé promener pour me punir de mon orientation sexuelle, la pédérastie dite l’amourajoie, en prétextant que je n’ai aucun talent. Ce qui est peut-être vrai. Ce n’est pas à moi d’en juger, mais aux lecteurs.

J’en prends note, l’avenir me le dira. Comme dirait Gabriel Charpentier, «ça donne rien de s’exciter»…

J’avoue mourir de rire quand je relis les grandes épîtres politiques de ma jeunesse;  alors que je croyais encore à la possibilité de sauver le monde. 

J’ai eu une vie très tumultueuse.  J’ai commencé journaliste à 17 ans.  J’ai manifesté seul très souvent pour que personne ne soit dans le trouble à cause de moi.

J’ai parcouru deux fois le Canada sur le pouce, J’ai adopté deux merveilleux garçons, j’ai fait de la prison pour demeurer fidèle à ce que je crois…en fait, j’ai vécu.

Hymne à l’amour, le vice et la révolte fut publié par un groupe que j’ai toujours identifié à M. Boulanger, de Montréal.  J’habitais à Québec.  Niaiseusement, c’est tout ce dont je me rappelle des négociations.  M. Boulanger croyait plus dans mon talent que moi-même. 

Puis, il y a eu Réjean qui s’est vendu comme des petits pains chauds et fut récité à l’Atelier des inédits à la radio de Radio – Canada.  Je ne l’aurais jamais su si Gaston Miron ne me l’avait pas dit. 

Quant à Il était une fois dans les Cantons de l’Est (écrit deux fois), je sais qu’il a été présenté dans une exposition au salon du livre à Paris, grâce à un écrivain, M. Gourévitch.  J’en ai aussi retrouvé une copie à la bibliothèque de l’université de Berkeley, à San Francisco, mais il n’y a aucune copie à la bibliothèque Éva – Sénécal, à Sherbrooke. 

Les premières années de la décennie 1970 fut la période où j’ai été connu, lu et vendu. Les articles dans les journaux étaient souvent élogieux.

Depuis, j’ai essuyé des centaines de refus pour mes manuscrits. 

Je dépense plus d’argent à tenter de me faire publier que j’en reçois pour ceux qui sont déjà épuisés sur le marché. Aussi, j’ai toujours fait face à la censure.


15 Juillet 2007

Concours littéraire.          

J’ai participé à trois concours littéraires. 

La première fois, j’avais décidé d’arrêter d’écrire.  J’ai gagné le prix Canada-Normandie avec la Noce.  Ce fut important parce que ça redorait mon image vis-à-vis de mes parents qui venaient d’apprendre avec stupeur mon orientation sexuelle. Je survivais à la prison. 

Ce fut aussi l’époque où j’ai rencontré le poète français Emmanuel Clancier qui trouvait mes textes amusants.  Selon lui, mes écrits étaient meilleurs quand Satan y mettait le nez.

La deuxième fois, c’étaient les éditions McBeth, je crois, en France, qui décidaient de publier L’homo -vicièr.  On m’a dit que le jury était divisé en deux groupes : trois qui me croyaient génial et deux autres qui pensaient que je n’étais rien d’autre qu’un névrosé qui avait mal assimilé ses études. 

Je ne l’ai jamais dit, mais ce livre est devenu «publiable», grâce à M. Antoine Naaman, professeur à l’université de Sherbrooke, qui a décidé de diriger la correction du manuscrit parce qu’il trouvait que j’écrivais comme un pied et il avait raison. Il m’a prêté l’argent pour le publier.  

À La Tribune, on devait mettre des journalistes à l’œuvre juste pour corriger la montagne de fautes de français que je faisais. 

L’homo-vicièr, c’est à mon sens, mon meilleur roman.  J’aimerais revivre cette passion, cette folie.  J’hésitais entre le suicide et les caresses de ma petite amie, entre la culpabilité que notre inconscient collectif me faisait vivre et les tressaillements de découvrir le plaisir défendu, l’extraordinaire Daniel.

J’ai manqué d’argent. Il fut publié à compte d’auteur, grâce à M. Naaman.  Les Auteurs réunis ne voulaient plus le publier, étant donné son caractère homosexuel, pédéraste-amourajeux.     

Le jeune espion fut envoyé à un concours de littérature gaie, à Montréal.  On devait faire connaître le gagnant lors d’un des salons du livre, à Montréal, et éditer le gagnant.  La chicane a pris dans le jury et faute de s’entendre, on a décidé qu’il n’y aurait pas de gagnant.  L’opposition venait du clan des lesbiennes. Un autre livre à compte d’auteur.

En arrivant à Magog, en 2006, j’ai écrit Portrait d’une révolte, pour un concours de l’Association des auteurs (es) des Cantons de l’Est.  C’était tout ce dont je voulais que l’on se souvienne de moi comme poète.  Les textes résumaient ma vie et mes combats. Le concours n’a jamais abouti. Comme à Montréal, on préféra le remettre à une autre année. 

Avec l’article de Richard Martineau dans le  Journal de Montréal, ce fut le début de mon rejet total, même politique.  J’ai été invité à quitter le Parti québécois et le Bloc pour ne pas ternir leur réputation.   Quant à mes plaintes à la Commission des droits, disons que l’on m’a dit de me prendre un avocat. Or, cette institution existe justement pour défendre ceux qui ne sont pas assez riches pour s’attaquer au système.

Ces mouvements font la guerre à la censure.  Faut le faire !

9 avril 2021

Les choses changent lentement. Ce n’est plus tellement important que j’aie ou non du talent. Je suis même très heureux de constater que je n’en ai pas.

Pas de vente, des publications à mes frais et un goût du voyage aussi grand que dans ma jeunesse; ça devrait m’aider à choisir ce que je veux faire à l’avenir d’autant plus que l’avenir sera nécessairement de courte durée.

La préoccupation à cause de mes 78 ans est : Qu’est-ce qui arrivera si c’est moi ou si c’est Jacques qui part le premier?  Grâce aux conseils de ma nièce, je n’ai plus à me préoccuper de mes arrangements funéraires. Tout est réglé. Donc, je suis un gars presque libre.

Par contre, j’ai toujours l’impression désagréable que pour avoir plus de subventions la police des mœurs qui a toujours été « le vice incarné » est plus active que jamais. Ainsi, Facebook exige que je lui donne accès à mon ordi ainsi qu’au son de celui-ci pour me laisser parler à mon auditoire ou je devrais plutôt dire pour me « montrer » à mes nombreux fans. Puisque ce sont des conversations entre adultes et privées, je ne vois pas leur intérêt à ne pas respecter la vie privée comme l’ordonne la loi.  La loi, c’est la loi, sauf pour les bandits de la mafia légale et de la mafia gros-bras. Sous le couvercle de la pornographie juvénile, nos censeurs regardent et écoutent ce qui se passe entre adultes et ça leur fait peur puisque la liberté semble se répandre à tous les âges. 

C’est normal après une vie assez tumultueuse de devenir un peu plus paranoïaque. Ce n’est pas parce que tu as des choses à te reprocher, mais tu constates que nos sociétés au lieu de devenir de plus en plus progressives deviennent de plus en plus scrupuleuses, donc, en fort déficit de démocratie.

Tant qu’il n’y a pas de violence, on devrait apprendre à se mêler de ses affaires. Ce qui se passe dans les pantalons du voisin ne devraient pas nous préoccuper à moins que ce soit nous qui mettons les mains dans le pantalon du voisin.

À force de se croire victime de tout, on devient la chèvre de Monsieur Seguin dans nos hallucinations. Un regard devient un viol, une caresse devient une agression. Et, nos média nous aident à se faire encore plus peur que dans les films de notre enfance. Garder le monde dans la peur, c’est garantir son pouvoir. Nos chefs d’état l’ont très bien compris.

Radioactif 4

avril 9, 2021

Radioactif 4

15 Juillet 2007

Marcel Sabourin.  

Je me rendais aux obsèques de Gaston Miron.  Comme d’habitude, je chialais à qui mieux mieux sur notre manque de démocratie, les vols à répétitions de nos gouvernements, les coups de cochon du fédéral, notre incapacité à évoluer rapidement comme si nous avions le cerveau pris dans le ciment, quand un homme de cinéma bien connu, Marcel Sabourin, me fit comprendre qu’entre notre vision idéale de la société et la réalité, il y a tout un monde .

M. Sabourin m’a tout simplement fait remarquer que dans notre enfance nos écoles étaient encore des cabanes, la précarité des transports, etc.  

Pendant plusieurs minutes, il m’illustra que le Québec avait fait des progrès énormes dans un très court espace de temps.  Je dus convenir de sa très grande sagesse.  Aussi, même si je continue de chialer contre nos faiblesses pour évoluer plus vite,   j’ai compris que notre situation au Québec est privilégiée. 

S’il ne faut pas perdre de vue ses objectifs, il ne faut pas non plus se laisser décourager parce que les choses ne vont pas aussi rapidement qu’on le souhaiterait. 

Nous faisons partie de l’humanité.  Quand on est des milliards, la démocratie ne peut pas naître d’un coup de baguette magique.  La conscience se crée à travers l’expérience.  Faire la guerre à la misère, c’est permettre aux peuples pauvres de s’instruire et de prendre leur destinée en main et non de tuer tous ceux qui ne pensent pas comme nous.  On braille le ventre plein.

La communion intellectuelle ou spirituelle intense procure plus de plaisirs encore que la jouissance physique. Demandez-le à un amourajeux .

Ce fut une des bonnes leçons de ma vie. 

8 avril 2021

Je suis nombriliste. C’est un défaut dont je suis conscient depuis très longtemps, mais je ne sais pas comment on s’y prend pour cesser de penser à son nombril, sauf avec la politisation. Je dirais avec la solidarité humaine.

Pendant qu’on braille pare qu’il faut porter un masque, la misère s’étend à travers le monde. Quelques amis Facebook m’ont écrit pour avoir un  peu d’argent pour manger, car avec la Covid-19, ils ont perdu leur emploi et n’ont aucun moyen pour se sortir de la misère. Tous les pays ne sont pas le Québec avec une aide pour les sinistrés.  Je sais il y a les fraudeurs, mais il y a aussi les gens qui vivent dans une misère extrême.

Je n’ose pas m’imaginer le désarroi d’une famille qui du jour au lendemain a perdu le père ou la mère à cause de cette maudite maladie. Pourtant, les Évangélistes refusent de se faire vacciner à cause de leur foi. Ainsi, nous continueront à endurer cette maladie parce qu’il y a des totos qui refusent de comprendre que nous ne vivons pas une situation normale. L’Église catholique faisait la guerre au condom en Afrique, ce qui a été la raison de nombreuses mortalités. La foi aveugle est un poison.

Le pire, c’est qu’à cause de l’incurie de nos gouvernements, de la panse trou noir de nos capitalistes, de la recherche de pouvoir des communistes, les changements climatiques continueront de nous réserver des petites surprises comme la Covid 19.

Les gloutons en profitent. On a qu’à regarder ce qui se passe dans le monde immobilier.  L’immobilier est le bras droit de la mafia dans le blanchiment de l’argent. Qui peut normalement s’acheter une maison maintenant ?  Il ne faut pas oublier qu’il y a la mafia gros bras et la mafia légale.

Radioactif 3

avril 8, 2021

Radioactif 3

13 Juillet 2007

Merci.

Merci à la Société des écrivains, à Paris, qui vient d’accepter de publier mon livre La pédérastie mise à nu. Un seul problème, je suis un écrivain très pauvre (il faut payer pour faire connaître ses idées).  Reste que c’est assez formidable.

Je me sens au Québec comme l’écrivain maudit d’entre les maudits… 


14 Juillet 2007        
Ça paye !     

Le gouvernement du Canada prétend respecter les Québécois en les reconnaissant comme une nation.

Son comportement vis-à-vis les écrivains, du moins dans mon cas, est le contraire de ce qu’il dit.  Non seulement il ne me respecte pas, mais il me vole littéralement.  Il y a trois ans, je recevais plus de 1,000$ pour mes livres en bibliothèque publique à partir d’une université choisie pour cinq ans.  Cette année, j’ai reçu 300$, sous prétexte que c’étaient les seuls titres retrouvés.  Ce sont les règles étranges de la Commission du droit public …

Nos livres décroissent en nombre avec le temps.  Bizarre, n’est-ce pas ?  Mais on trouve 13 milliards pour faire la guerre et 13 autres milliards pour se construire de navires.  Belle race ! 

C’est quand même mieux que l’aide apportée par le Québec . Peut-être 50$ pour les 10 dernières années.  Toute une carrière…Preuve qu’au Canada, on adore la culture.           


14 Juillet 2007

Pourquoi la guerre ?       

Une étude sur la possibilité d’échapper à la guerre a été effectuée pour le président Kennedy.  Résultat …La paix indésirable.      

La guerre est la seule source de dépenses inutiles capables d’assurer la survie du système économique. 

Même si on nourrissait, soignait, hébergeait, éduquait tous les humains, les dépenses ne seraient pas suffisantes pour assurer le renouvellement du système économique. 

La guerre sert aussi à contrôler la densité des populations, à garantir les recherches et les découvertes scientifiques. 

Sans guerre, le système ne pourrait pas investir dans la technologie.  Pas question de modifier la morale, son fanatisme justifie l’emploi de la violence au nom de tous les dieux.  Belle civilisation ! 

Avril 2021

Je publie toujours en payant pour les copies dont je me servirai pour essayer à ma manière d’avoir une raison de vivre. Quoique je me résigne lentement à trouver d’autres raisons d’agir.

Les limites sont plus claires. Je ne peux pas partir faire le tour du monde en autostop parce que la terre est incroyablement belle.  Je ne peux pas acheter des copies d’auteurs ou chansonniers sans vite arriver à la limite permise par mon portefeuille.  Je ne peux même pas profiter du fait que de nombreuses personnes me trouvent beau alors que je crois qu’ils sont aveugles ou que leur ordinateur modifie la réalité puisque le système paye pour avoir des policiers pour appliquer une morale débile qui ne respecte pas la vie privée et que même Facebook veut mettre le nez dans mes affaires privées.

Le seul changement en 50 ans est que la répression est encore plus grande ou personne n’est intéressé à lire ce que j’écris.  Je trouve vraiment bizarre que l’on ait réussi à briser mon contrat avec l’éditeur de Paris, Edilivre. C’est vrai que je parle d’un sujet tabou, l’amourajoie, mais qu’on cesse alors de prétendre qu’il n’y a pas de sujet tabou.

La force de notre système politique est son hypocrisie. On a besoin de spécialistes en communication parce qu’on doit trouver comment mentir sans mentir.  C’est ce qui me choque, encore plus. L’hypocrisie. Tout est organisé pour que ça paye au maximum. Diviser pour régner , rien n’est plus vrai.

Radioactif 2

avril 7, 2021

Radioactif 2

30 Juin 2007

Les années 2000. 

Si 1970 est le début des années de la prise de parole pour échapper à la misère, les années 2000 sont celles du retour à la censure, sous prétexte de retrouver un certain équilibre. 

La machine est devenue mondiale, digne de Kafka, où tout est commerce comme dans l’Homo-vicièr.  Il faut se resituer pour garder notre place. 

Dans 1984, l’auteur marquait la nécessité, pour établir une bonne dictature, d’éliminer la mémoire.  C’est pourquoi depuis quelques temps je me livre au «caressage» de nombril pour comprendre le chemin qu’il faudra emprunter si on veut que le mot liberté ait encore un certain sens. 

Aurons-nous échappé aux griffes de la religion pour nous retrouver dans celles de George Bush ou des Talibans ?  La Chine remplacera-t-elle Taiwan dans notre itinéraire des peurs inventées par le système ?  Il faut se le «rappeler» pour ne pas s’y faire reprendre. 

La mondialisation est peut-être un plagiat du dumping ? Qu’est-ce qui marque notre époque ? Le profit à tout prix.    

L’ingrédient essentiel à l’effervescence culturelle des années 1970 en Estrie fut le plaisir, l’amitié et la mort.  Si les soirées de poésie ont révélé l’étendue des talents poétiques (et pour certains le pouvoir de la drogue), elles seraient demeurées lettres mortes si elles n’avaient pas engendré des rencontres chez Gisèle Morissette, à Richmond, au Cercle littéraire de l’Amiante, autour de Jean Grondin, ou les soirées chez Réginald Dupuis, à Sherbrooke. 

La littérature d’alors tournait autour de Gaston Gouin, Gaétan Dostie, Jean Simoneau, Jocelyn Fournier, Hélène Gutmann, Alexandre Turcotte, Jim Corcoran ainsi que Jacques Labrecque, Pierre Brisson et les Auteurs réunis. 

La poésie s’étendait en dehors de Sherbrooke, laissant espérer la naissance d’une âme régionale.  On assistait chez nous au mariage artistique de la poésie, de la peinture et de la musique que tentaient de provoquer les littérateurs du Grand Montréal, notamment Janou St-Denis.        

La vie littéraire d’ici s’est revêtue d’un manteau politique quand le poète Gaston Gouin fut mystérieusement victime d’un accident de motocyclette : un simple drame pour certains, un assassinat politique pour d’autres. 

 Nous ne faisons qu’assister à un changement de garde : qui sera au pouvoir à la fin de la course ?


01 Juillet 2007        
Circoncision.

Question : Si Dieu, Yahvé, Allah est un être immatériel et spirituel, pourquoi a-t-il demandé à l’homme d’être circoncis?    

Réponse possible : Les religieux qui prétendaient parler au nom de Dieu pensaient qu’il en était du pénis comme des plantes : taillé, il repousserait plus gros et plus long.

Avril 2021

La littérature a changé. Il y a des milliers d’écrivains.

Dans les années 1970. On se croyait seul au monde à jouer avec l’écriture, plus particulièrement la poésie. . On la croyait immortelle, mais elle a été remplacée par un langage qui s’adapte mieux aux jeunes et qui prouve qu’à mon âge, on n’a plus grand-chose à dire dans la littérature contemporaine. Heureusement, il y a des David Goudreault, vrai génie.

J’ai  découvert  que je ne suis qu’une particule littéraire au Salon du livre de Montréal. C’est incroyable. Des écrivains, il y en a des tas. Et que tu aimes cela ou pas, ton genre fait que tu es aimé ou pas aimé, recherché ou ignoré.   

Plus il y a de monde, plus il y a de talents différents et c’est ce qui fait la merveille de l’être humain.

Malheureusement, dans mon temps. on ne nous apprenait pas à s’accepter comme on est, mais à se conformer aux règles. Aujourd’hui, on crie la liberté d’expression alors qu’elle est devenue une denrée rarissime.

La seule chose qui n’a pas changé : il était très difficile de trouver une maison pour distribuer tes œuvres et aujourd’hui, c’est encore pire. Le choix d’auteurs est immense et les rayons de librairies ont droit qu’à un certain espace.

Ce besoin de saupoudrer  de l’anglais partout me choque ainsi que le manque d’enseignement à l’école de ceux qui nous ont précédés. Combien connaissent Miron ou Gilbert Langevin ?  Une culture repose sur cette mémoire essentielle.

La vie artistique s’est déplacée sur internet.

Radioactif 1

avril 6, 2021

Radioactif 1

Radioactif présentait des carnets (blogs). Au début on disait que les auteurs seraient payés pour leur travail. J’avais tellement peur de perdre mon site, si je demandais une rémunération, que celui-ci a profité de sa vente à une firme ontarienne pour ne jamais me verser un sou.

Si j’avais eu un sou par publication quotidienne selon le  nombre total de vues,  je serais riche puisqu’il y en a eu 1,758262. Disons que dans le temps, c’était énorme. Est-ce que ma photo avec Pierre Elliot Trudeau a attiré bien des libéraux?  C’est étonnant de constater combien les préoccupations politiques d’alors sont les mêmes que celles d’aujourd’hui.

Il me fait plaisir de renouveler avec ces carnets qui font  1705 pages, une fois enlever les livres que je publiais comme je le fais encore, mais là j’ai épuisé ce que j’ai déjà publié.

jeansimoneau.radioactif.tv .fut le troisième plus lu comme l’indique ce court tableau :

 Par Jean Simoneau Les éditions du temps :: sunshine12123 2170251 vue(s) :: hopeworld 1994676 vue(s) :: Jean Simoneau Tout individu est maître… 1758262 vues.

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. Tout individu est maître absolu de son corps et de son esprit, contrairement à ce que nous enseignent les religions qui abordent la sexualité comme un mal absolu. La science nous apprend, elle, que le corps est une création d’une valeur inestimable, formé au cours des millénaires. Non seulement les jeunes sont maîtres de leur corps, mais il s’agit là d’un droit fondamental lié à ceux de la vie privée et de l’intégrité individuelle. Ce droit est violé par le gouvernement du Québec pour protéger et imposer l’interprétation castrée de la sexualité des féministes contemporaines. Notre morale face à la sexualité est devenue une paranoïa de plus. Tremblons de peur devant le plaisir…

Lieutenant-gouverneur.

Les politiciens ont encore manqué une occasion en or d’éliminer ce poste archaïque. Le président de l’Assemblée nationale pourrait très bien jouer le rôle du lieutenant-gouverneur et ainsi épargner au Québec le serment à la reine d’Angleterre. Cela est impossible à cause de la constitution ? Voyons donc ! On n’a pas signé la constitution et au moment où Trudeau nous a imposé le rapatriement unilatéral de la constitution, il devait nous débarrasser de la présence de la reine d’Angleterre dans les institutions canadiennes. Ce n’est pas la constitution qui nous empêche d’agir (on a bien éliminé le sénat au Québec), on manque simplement de courage politique. Le Canada aurait été en maudit ? Il n’a qu’à garder sa gouverneure générale.

Au Québec, une nette majorité est d’avis qu’il faut revoir l’existence de ce poste moyenâgeux. La démocratie passe par le respect des vœux de la population, ce n’est pas seulement élire un gouvernement. Pour être autonomiste, il faut savoir porter ses culottes quand c’est le temps.

Joyeuses Pâques !

avril 4, 2021

Journal intime 14

avril 3, 2021

Journal intime 14


19 juillet 2020

Il faut favoriser les valeurs suivantes: le respect de tous, la liberté sexuelle, l’amour, l’amitié, la compassion, la tolérance. Il faut protéger la nature humaine  contre la morale sexuelle religieuse qui brime toutes les différences, éliminer les tabous qui conduisent à écraser la liberté d’expression et la liberté de la vie personnelle; les vindictes populaires qui détruisent des individus sans améliorer la vie sociale et la domination qu’elle soit psychologique ou physique, une exploitation de l’homme par l’homme.

29 juillet 2020

Jeune journalise, j’ai été dépêché à Montréal pour couvrir la grève de la police. Quand j’étais au téléphone, j’ai reçu un coup de poing dans le ventre pour m’avertir de faire attention à ce que je disais. Je soulignais que bien des policiers avaient bu.  Mme Sophie Durocher nous rappelle que l’autre journaliste de TVA avait reçu une cannette de bière. Malheureusement, il ne fait pas partie du club des pleureuses pour qui il est préférable être battu à être chouchouté. 

De la pudeur à la paranoïa, mon dernier livre.

11 août 2020

« Le contrôle idéologique d’un féminisme ultra-radical sur la société toute entière s’inspire de pratiques du fascisme et du stalinisme du siècle dernier, où les dénonciations anonymes de voisins expédiaient de pauvres victimes en prison ou en Sibérie… l’esprit qui préside aux dénonciations actuelles est le même. » La haine des hommes des féminounes vient des lesbiennes qui ont pris le contrôle des mouvements réellement féministes.

Le féminisme de lynchage, Denise Bombardier, Journal de Montréal d’aujourd’hui.

Au Québec, la morale religieuse a remplacé le contrôle idéologique de gauche ou plutôt toutes les religions veulent exercer le contrôle idéologique.

L’avenir du mondial ressemble de plus en plus à ce qui se passe au Liban.

Les féminounes veulent créer une juriste prudence qui donnera pratiquement toujours raison aux femmes qui voudront dénoncer leurs maris. Puisque ça n’arrive pas, même si on change actuellement les lois aux Québec pour y parvenir, elles prétendent que le système judiciaire ne permet pas aux victimes d’être écoutées.

La règle fondamentale doit être d’éliminer toute violence et domination dans les rapports sexuels. Le consentement est la règle fondamentale.

Être trop scrupuleux est une forme de déséquilibre autant que de ne pas l’être assez.   

13 août 2020

Les féminounes sont opposées au féminisme réel, en faisant de la femme une victime automatique, génétique. Ce sont aussi des pudiques compulsives qui n’arrivent pas à sortir de l’identité que les mâles ont imposé aux femmes, faisant d’elles des Ève et non des Marie, limitant ainsi les possibilités de se réaliser en dehors de l’espace que la « mâlitude » leur a circonscrit. Plus les femmes sont noyées dans une pudeur « corsettive », plus la société réalise le rêve des religions.

Bon texte de Guy Fournier, p. 43, dans Le Journal de Montréal d’aujourd’hui. Les féministes enragés expurgent notre culture.

17-08-2020

M. Trump aurait besoin de cours d’histoire.  Le fascisme, c’est l’extrême droite.  La gauche, c’est communiste.  Par contre, l’extrême droite et l’extrême gauche, c’est la même chose, empruntant un discours différent pour dire la même chose, pour prendre  le pouvoir.

Notre environnement est construit par ce qui nous procède. Si on vit notre adolescence dans un monde scrupuleux, il y a toutes les chances du monde que l’on élèvera nos enfants dans un monde encore plus scrupuleux.

Journal de bord 13

avril 2, 2021

Journal intime 13

3 juin 2020

                         Communiqué de presse

Mon livre « Dieu et le sexe[1] » a été écrit dans le but très précis de trouver une solution préventive pour éliminer la violence dans les relations sexuelles, soit en ayant des cours sur la sexualité basés sur la science et non sur les religions.

La répression sexuelle fut responsable de centaines de suicides chez les jeunes quand j’ai commencé à aborder le sujet dans ma poésie, fin des années 1960.

De plus, j’ai commencé à donner des conférences sur la pédérastie dans les années 1980 pour que cesse la haine religieuse de l’homosexualité puisque notre façon de voir la sexualité nous vient des religions. Les  homosexuels étaient les pestiférés de notre société janséniste.

Les jeunes se tuaient quand ils découvraient leur homosexualité parce qu’ils étaient souvent bannis de leur famille ou harcelés publiquement et certains tuaient leurs victimes parce qu’Ils avaient peur de la haine sociale, si on apprenait leurs gestes.

Cette haine de la différence était un cadeau des religions, même si elles confondaient sperme et cerveau, ce qui prouve qu’elles n’y comprenaient pas grand-chose. Imaginez quand elles définissaient les femmes.

De fait, le péché originel est originaire de St-Augustin.

Comme certaines sectes religieuses primitives, il prétendait que la chair est impure, d’où la notion de péché originel, entre 300-400 ans après Jésus-Christ. Créer le péché, c’est créer la culpabilité. La honte d’être ce que l’on est, soit un être matériel.

La culpabilité est l’arme la plus fantastique inventée pour diriger les individus. Le péché est depuis toujours un pouvoir aux mains des religieux. Pas besoin d’armée. La censure personnelle dicte l’agir.

La haine des homosexuels prétendait que les gais étaient tous des pédophiles en puissance, ce qui est absolument faux.

On a alors commencé à confondre orientation sexuelle avec l’âge. Les féminounes (et non féministes) ont inventé le terme pédophilie pour faire peur aux parents et aux enfants. J’ai inventé le mot amourajeux pour remplacer le terme pédéraste. Refusant la réalité, on a même nié l’existence de la pédérastie en Grèce antique.

Quant aux homosexuels, ils ont su se libérer en mettant la crainte du sexe sur le dos des pédophiles, soit environ un pour cent de la population et en acceptant le mariage gai. Ainsi, que les homosexuels, devenus des gais, on put être vus comme tout le monde.  Le péché devenait de l’amour comme chez les hétérosexuels.  La peur diminuait.

Dieu et le sexe n’a pas été envoyé sur le marché parce que la Couronne me menaçait de me poursuivre. Elle prétendait qu’on pouvait reconnaître mon accusateur dans l’histoire de Malaise quoiqu’il ait été prouvé hors de tout doute raisonnable que mon cas n’avait rien à voir avec celui des poursuites dans le cadre de l’enquête Malaise. On s’est servi du témoignage d’un ami qui a été depuis reconnu incapable de subir un procès pour m’accuser.

 À la différence des sexologues (cent piastres de l’heure et la bénédiction des universités) qui apprennent dans des livres la réalité sexuelle, je me base sur mon expérience de vie pour définir une balise qui respecte pour  vrai l’intégrité des jeunes, selon la Charte des droits de la personne, tout en tenant compte de la réalité[2].

Tout individu est sexué et l’orientation sexuelle existe bel et bien chez les jeunes. « Pas de violence, consentement clair, cours de sexualité pour préparer les jeunes à faire face à la vie », voilà ce que préconisent mes écrits que l’on cherche à interdire parce que j’ajoute que le sexe consenti est un plaisir et non une forme de violence.

Richard Martineau et Jonathan Trudeau ont organisé une entrevue piège puisque le but évident était de me montrer comme une espèce d’abruti. J’avais trois minutes, sans préparation, pour répondre à une foule d’informations plus ou moins erronées. On aurait dit des chiens enragés quand ils m’ont interviewé. Ils ont mis l’entrevue sur Google pour monter leur grande sagesse. Depuis, on fait disparaître ce que j’écris, sur Wikipédia, par exemple. On ajoute partout une référence à mon amourajoie. On s’est promis, semble-t-il, que la seule chose dont les gens se rappelleront de moi quand je mourrai sera que j’étais un maudit salaud.

Depuis, Edilivre, à Paris, a mis fin à son contrat d’éditeur pour quatre de mes romans par crainte, semble-t-il du scandale. Mais, les livres publiés à Paris sont de purs romans, donc des histoires inventées. C’est aussi très loin d’être un succès en librairie.

 « J’ai toujours essayé de respecter la loi, ce qui ne m’empêche pas de voir les changements apportés sous l’ère de Stéphane Harper comme un retour à la justice de la vengeance.

Vive la liberté d’expression ! Vive la liberté de conscience! 

Comme disait M. Trudeau père, il ne faut pas respecter une loi qui va à l’encontre de notre conscience; mais vous pouvez dormir en paix, je ne suis pas dangereux quoique radical.  Cependant, juste dans les trois derniers mois, selon le Journal de Montréal, au moins trois prédateurs ont tué leurs victimes parce qu’ils avaient peur de la réaction populaire.

Dans mon esprit, un jeune qui se tue ou est tué, est une mort de trop.

Si le meurtrier est la morale puritaine, il faut la combattre, même si la Constitution canadienne,  les religions et le système judiciaire en sont les défenseurs[3]

La violence est ce qu’il faut combattre, pas le plaisir.

Il a été établi, comme je le dis, que l’orientation sexuelle[4] est génétique et que les sentiments ont plus à voir avec les hormones qu’avec un choix moral que l’on retrouve dans presque  toutes les religions. C’est la violence sexuelle et non le plaisir sexuel qu’il faut éliminer.

De la pudeur à la paranoïa est un livre qui inclut Dieu et le sexe et La loi c’est la loi, soit un essai, c’est-à-dire un argumentaire pour introduire un sujet de discussions. Il traite du fait particulier de la sexualité vue sous mon angle. Je suis un amourajeux devenu un vieux gai.

Le livre n’est pas sur le marché à cause de la censure. La censure peut être aussi la non–distribution et par conséquent la non-vente.

J’en ai tiré mes conclusions, je n’ai pas des millions de subventions pour faire connaître mon point de vue. J’ai simplement la « place » d’un humain dans l’univers. J’existe.

[1] – Dieu et le sexe ainsi que La loi, c’est la loi, tant que ça fait leur affaire ont été publiés sous le titre de De la pudeur à la paranoïa.

2 – Que je sois ou non, un maudit cochon,  ne change rien puisque j’ai aussi le le droit d’expliquer mon point de vue. C’est justement ça un essai littéraire. expliquer son point de vue.

3 Ce live a été remis à la Commission Laurent.

4 Orientation sexuelle : elle se joue avant la naissance. Revue Science et Vie, no 1230.


 

 

Journal intime 12

avril 1, 2021

Journal intime 12

8 mai 2020

Bravo à M. Christian Dufour pour son intervention aux nouvelles de RDI avec Patrice Roy, dans laquelle il nous fait comprendre que les tenants du racisme «  systémique » essaient de faire croire aux Québécois (es) qu’ils sont des racistes tellement inconscients qu’il ne se rendent pas compte que ce racisme est organisé par le système.

Voilà  ce que ça veut dire « systémique ». Racisme organisé par le système.

Le profilage racial est propre à la police. Et, la police n’est pas le système, mais la branche armée du système.

Le système c’est aussi les institutions religieuses, les institutions sociales et la structure économique. Il faut reconnaître que la majorité des Québécois(es) ne sont pas racistes, mais que le système religio-économique, lui, l’est, l’était et risque de toujours l’être. C’est ce qu’il faut changer, mais comment ?

Malheureusement, on n’enseigne pas d’où vient le racisme, ses racines religieuses.  On ne parle pas des discriminations que les religions créent et qui nourrissent le racisme.

Or, de la manifestation d’hier j’ai comme M. Dufour, en écoutant les informations, remarqué que presque toutes les affiches étaient écrites en anglais et que la principale invitée était la chef du parti libéral du Québec. Ce visage anglais de la manifestation est la pire manifestation raciste contre le peuple du Québec.

Le racisme ne tient pas seulement à la couleur de la peau. C’est encore beaucoup plus profond.

Ce n’est pas un  hasard. 

Le Canada passe son temps à dénigrer le Québec et souligner son mépris pour ce qui est francophone.

 Le pire des racismes ce sont les discriminations qui naissent du peu de respect que l’on a pour les individus, chaque individu.

Si on ne faisait pas autant de différences entre les individus selon son éducation, sa culture, on comprendrait que l’égalité humaine inclus tous les individus. Quand on aura compris ça, il n’y aura plus de racisme ou du moins de racisme inconscient. Et, ce racisme devrait être combattu partout. En ce sens, bravo à tous les participants des manifestations contre le racisme. C’est un début.

Virus

mars 31, 2021

             Virus

« Les derniers « amours »  de Platon » est un roman divisé en trois tomes.  Virus est le deuxième tome, ayant comme sous-titre «  Un hétéro chez les gais ».

Simoneau se sert de la réalité de la Grèce antique pour porter un regard sur notre société.  Pure fiction. Pure folie. Le cynisme nous présente la rébellion avec humour. Derrière le cynisme , il y a une critique de la société et de la mondialisation.

Chaque tome constitue une histoire en soi et se colle à son  personnage principal.  Ainsi le premier tome parle surtout de Platon et de ses aventures amoureuses alors que le troisième introduit Diogène et les Amazones.

Pourquoi le deuxième plutôt que le premier? Parce que c’est le tome préféré de l’auteur et les moyens financiers ne permettent  pas de publier les trois à la fois. 

« Les derniers « amours » de Platon » a d’abord été publié à Paris chez Edilivre, mais suite à des pressions et pour des raisons inconnues,  la maison d’édition a retiré le roman. Vive la liberté d’expression!

Les éditions du temps. Québec.

Journal intime 11

mars 31, 2021

15 mai 2020

Un Suédois racontait dans l’émission, Tabou et châtiments, qu’en Suède on peut parler de tout et contre tout, sauf du féminisme, car là si tu es le moindrement critique tu es exclu de la communauté. L’avenir du Québec, quoi!

21 avril 2020

En pleine crise, la chef du parti libéral, Mme Dominique Anglade exige une enquête sur l’ancien président de l’Assemblée nationale, M. Chagnon, qui aurait mis la main sur une fesse d’une européenne en 1911.  En quoi ça change le monde ça ? Ça fait plutôt ressortir l’imbécilité des causes superficielles.

Quelle connerie !  Les curés en 1950 seraient en extase devant ces excès de pudeur devenus à la mode, grâce à la pudibonderie qui a gagné la gent féminine.  La peur de la violence ou la haine du mâle ?

Elles sont,  non seulement insatisfaites de devoir se tenir à deux mètres de tout ce qui bouge, mais elles se plaignent à la télévision du manque de dénonciations en exhortant les gens à le faire.

On sait que les sous tombent en fonction des statistiques et que contrairement à ce que l’on s’attendait,  les « rats de la dénonciation » se font moins nombreux qu’on s’y attendait.

Les gueules sales du voisinage sont même exhorté à se tenir sages pour ne pas faire trop monter la pression.

Espérons que notre aventure actuelle nous éloignera de ces bêtises féminounes et que la dénonciation servira contre la violence faite à tout être humain.

28 mai 2020

Pour les grands penseurs du Québec, je suis un déchet parce que je suis amourajeux[1]

Je n’ai jamais su si la haine que l’on me voue tient du fait que je suis amourajeux ou celui, pour le système, de me croire un mauvais anarchiste ou felquiste. 

Quand j’ai voulu publier avec les Éditions de l’étoile de mer, l’écrivain de Radio-Canada,  M. Chabot,  faisait des pieds et des mains pour que cela me soit refusé[2]. Heureusement, il y avait Marcel  Raymond, un écrivain de grande renommée qui prenait ma défense.

J’ai retrouvé une lettre que je lui ai écrite avant sa mort pour le remercier de s’occuper de mes archives, aux archives gaies du Québec.

———————–

16 novembre 2010. 

À Marcel Raymond.

J’ai regardé ce qu’il y avait dans mes billets en 2007, au moment où je fus mis à la porte de l’UNEQ.  Je te les ferai parvenir.  Tous les textes ne sont pas sur mes archives à radioactif. Tv. En fait, tout s’est passé en deux ou trois mouvements : 1- j’ai fait parvenir Portrait d’une révolte, à un concours de poésie de l’AAACE, refusé à cause de la date de création. J’avais repris tous les textes que j’aurais voulu qu’on garde dans un seul livre. 

 Tout ce cirque a commencé avec l’article de Richard Martineau qui me prétendait le chef invisible des pédophiles. L’idiot ne sait même pas la différence entre pédophilie et pédérastie. Il oublie le droits des jeunes à leur intégrité ce qui implique leur droit de dire autant oui que non.

 Puis, j’ai aussi soumis La pédérastie mise à nue, un essai, que je venais d’écrire et dans lequel je fais une nuance entre pédérastie et pédophilie, à un éditeur en France. La Société des écrivains. On me demandait de payer pour publier ce que j’ai refusé en arguant que je ne paierais tout de même pas pour me faire haïr.

J’explique d’ailleurs à certains endroits dans le livre pourquoi je ne peux pas souscrire à la pédophilie. Je devais participer à une séance de signatures au Salon du livre à Sherbrooke.  J’ai reçu la lettre de Mme Bureau, m’interdisant d’y être parce que je suis pédophile, ce que je n’ai jamais été. Je suis pédéraste et plus précisément un pervers polymorphe puisque j’ai tout essayé dans la vie sexuelle, sauf la pédophilie, les animaux (même si je suis six moineaux)    On craignait probablement que je saute sur le premier petit gars ce que je n’ai pourtant pas fait en 15 ans d’enseignement.

 Puis, on confirma le verdict quand j’ai envoyé mon argent pour renouveler ma carte de membre, après avoir écrit dans trois numéros de l’AAACE.  Je n’avais qu’un choix prendre action judiciaire contre l’AAACE.

Ce que je n’ai pas fait seulement parce que je n’avais pas d’argent.  Les avocats te défendent seulement si tu peux les payer, Contrairement à sa vocation, la Commission des droits m’a dit de me prendre un avocat. Cette institution existe justement pour aider ceux qui ne peuvent pas se payer un avocat.

On basait les accusations à partir des titres de mes livres. J’ai été accepté écrivain titulaire à partir de ces mêmes écrits.  Je dois admettre que tout ceci m’écœure royalement.

Je commence à croire que l’espèce humaine n’a pas tellement évolué depuis l’ère des cavernes.

Quant à mon orientation sexuelle personnelle, c’est vrai que ça dérange si je m’en remets à une discussion récente qui a fait en sorte que le RRQ m’a aussi mis dehors parce que je suis pédophile :
  — Je ne suis pas pédophile. J’étais pédéraste.  Dans les 15 dernières années, j’ai joué aux fesses qu’avec deux gars de plus de trente ans et un autre qui a plus de 80.
—    Tu viens de me prouver que t’es vraiment pédophile.
—     Comment ça, hostie !
—    80 et plus, c’est un retour à l’enfance, non ?

 Voilà où se situe la vérité.  Condamné à la chasteté par une bande de langues branleuses… pendant que je me branle n’ayant plus rien d’autre à faire. La vie est si belle qu’on arrive à la convertir en enfer. Qu’on le veuille ou non, tout est religieux.

 Je te laisse avant de pleurer…Merci pour ton aide, je dois avouer que ça flatte mon égocentrisme et ça me rappelle qu’il y a encore des êtres intelligents et formidables. Je suis honoré que tu t’occupes de mes archives.

————

[1] Amourajeux veut dire pédéraste et amourajoie pédérastie. C’est l’amour strictement  homosexuel d’un adulte et d’un adolescent.

2- [1] – En toute honnêteté, je dois avouer  qu’il m’a dit que tout ça était faux  et qu’il était un ami. Vrai?


Journal intime 10

mars 30, 2021

Journal intime 10

12 décembre 2019

Castration.

Bizarre!  Je suis venu au monde à reculons. Deux hernies et un nombril qui refusait de se cicatriser. Comme si je n’avais jamais voulu vivre.

D’ailleurs, de mon enfance, je ne me rappelle que de sensations. La peur née de mes cauchemars et la douleur de mes maux de jambe.

 J’étais un peu comme un autiste. Dans mon scénario, je me sentais isolé.

J’ai sans doute été marqué vers deux ans par la mort prématurée de ma sœur aînée d’une année, Ti-Pitou, comme l’appelait maman.

Une gardienne m’a raconté que l’on a dû me faire garder parce que j’essayais toujours de lui faire manger des bananes dans son tombeau.  Je ne m’en rappelle évidemment pas, mais j’ai dû très profondément l’aimer.

Je me suis demandé bien plus tard, si la mort de ma sœur n’avait pas créé chez moi une peur bleue de la castration. Est-ce que j’ai cru que Mariette était morte parce que c’était une femme?  Je n’en sais rien, mais cela expliquerait bien des choses.

À l’école, en première année, j’étais tombé amoureux de mon institutrice. Un jour, elle me garda en retenue puisqu’elle voulait comprendre ce qui se passait avec moi. J’étais debout devant elle, je balançais le pied, jusqu’à ce que lui crie : « toi, pis ton Camille, j’en ai assez! »  Et, je suis parti en courant.

Fou!  Probablement pas, mais j’étais déjà émotivement fragile.  Je croyais tout ce que l’on disait.

Ayant appris que mon institutrice  voulait se marier à Camille, je m’étais présenté chez le curé pour m’opposer à cette union. Ne disait-on pas que l’on pouvait empêcher un mariage pour de bonnes raisons. Je voulais simplement qu’elle m’attende parce que j’avais décidé que je voulais la marier.

À ma confirmation, j’ai dit à l’évêque qui nous demandait ce que l’on voulait devenir que je voulais être pape. Rien de moins.

La vie a été comme l’eau dans les chutes Morency. Une descente si vivante, si vertigineuse que je n’en ai jamais saisi le sens. Mais ce fut un merveilleux moment.

Le sens de la vie est une accumulation d’informations. Nous sommes individuellement une goutte d’eau de l’océan du savoir universel. Nous vivons pour raconter notre expérience particulière. Cela ne veut pas dire qu’il y a des gens pour nous écouter.

Journal intime 9

mars 29, 2021

Journal intime 9

16 novembre 2019

La perception de soi est étonnante. Je crois que « petit » la question ne se posait même pas. J’étais «  Je pense, donc j’existe » comme disait Descartes. Ce que j’étais importait peu puisque la question n’existait pas.

Puis, j’ai commencé à jouer à l’intellectuel. Je lisais tant que je pouvais et déjà j’adorais l’astronomie.  Je voulais tout savoir et j’échafaudais de grandes théories. Je prenais des notes dans un cahier de réflexion.

Je crois avoir commencé à me prendre pour un autre à ce moment-là.

Quand je suis arrivé à la Tribune, je me savais un ignorant. Je me reprochais de ne pas avoir de culture. Je voulais déjà être quelqu’un de connu et reconnu.

Puis, je me suis politiquement engagé. J’aurais dû à ce moment-là, comprendre que mon radicalisme était, disons, un  peu hors-mesure.

C’est vrai que je me battais avec la direction de la Tribune pour publier tous mes articles, mais mes crises d’authenticité ressemblaient à celles de Catherine Dorion. C’est drôle comme je me croyais puissant, frondeur et pisseux en même temps.

Aujourd’hui, je comprends que j’aurais été mieux d’être vraiment ami avec Robert Bourassa plutôt que de le voir comme l’ennemi du Québec.

L’atmosphère joua un rôle insidieux dans ma démarche politique du temps.

Je croyais vraiment que la révolution était le plus grand appel qu’un individu puisse vivre. C’est vrai, qu’à cette époque, les gens étaient beaucoup plus pauvres et qu’il était normal qu’un journaliste croit qu’il faut absolument changer le système, un système qui divisait les gens entre les riches et les pauvres.

Je devrais être fier de ce que j’ai accompli, je le suis, mais il y a encore un vide autodestructeur que je ressens  et je crois que sans l’admette cela devrait s’appeler un suicide intellectuel.  Plus jeune, on appelait ça un complexe d’infériorité.

Quand on se sent inférieur aux autres on compense en essayant de se créer une image de soi plus acceptable. Parfois, cet image finit par étouffer ou remplacer ce que l’on est vraiment.

De non jours, on a oublié ce que veut dire la compassion, la tolérance. Tout le monde crie pour son petit nombril.

Quand je compare ma vie à celle d’autres gens bien plus malheureux, je crois que j’ai été béni des dieux. Même si je me lamente, je suis un petit privilégié.

Le petit délinquant.

Je me rappelle que quelques années plus tard, j’étais devenu un petit « bum ». J’avais découvert que si les jeunes m’attiraient tout autant que l’astronomie, je pouvais être désiré par un homme adulte. Je n’avais plus peur d’eux comme quand j’étais adolescent alors que je croyais que les homosexuels pouvaient nous tuer après s’être bien régalés. Une idée très traumatisante!

Je n’étais pas insensible à cette nouvelle réalité et je vivais ce que j’appelais «  ma vie de putain ». Je me rendais souvent dans des tavernes gaies pour « cruiser » et  très souvent,  je me faisais payer la bière presque toute la soirée. J’adorais me faire sucer et je me comportais au lit  comme une « planche ».

Ce monde a changé quand j’ai rencontré l’homme qui, croyant dans mes talents d’écrivain, me fit découvrir que je connaissais une histoire capable de faire un bon roman. Il me poussa en plus vers l’université pour finalement aboutir professeur.

Ce gars changea ma vie. Pour moi, c’est mon héros. Il connaissait P.-E. Trudeau. Il avait été en classe avec lui et je me demandais si le fait de me tenir avec un ami de Trudeau n’était pas une forme de trahison de mon passé de révolutionnaire.

L’amour prit son élan, même si je l’ai quitté pour aller retrouver quelqu’un d’autre beaucoup plus jeune. . Nous nous sommes expliqués et je suis depuis 40 ans son ami.

Aujourd’hui, en allant pour le revoir dans un CHSLD, je suis arrivé à une chambre occupée par une femme. J’ai appris qu’il était décédé depuis une semaine. On ne m’avait pas informé parce qu’on n’avait pas mon numéro de téléphone.

La dernière chose que l’on s’est dit est : « Je t’aime beaucoup. » ce à quoi il répondit : « Moi aussi ».

J’ai le cœur en peine. Je l’aimais beaucoup, même si j’ai toujours été le petit délinquant.

Journal de bord 8

mars 28, 2021

Journal intime 8

25 août 2019

Quand j’étais jeune, j’étais obsédé par l’immortalité. Je ne sais où j’étais allé chercher ça, mais c’était la base de toute ma démarche artistique d’écrivain.

J’avais le sentiment de donner l’immortalité à ceux que je nommais dans mes écrits. C’était, selon ce que je ressentais, la plus grande preuve d’amour que je pouvais donner.

Mais, dans un monde aussi développé, comment faire sa marque? Je ne voyais rien d’autre qu’en inventant quelque chose qui aiderait l’humanité à mieux vivre. Évidemment, je n’ai jamais rien trouvé de tel et je suis demeuré un inconnu.

Cette nouvelle façon de me percevoir, un point inutile dans un univers fantastiquement grand, loin de m’écraser relative tout.

Comment se croire intelligent quand on lit la vie de Léonard de Vinci? Qu’est-ce que ça me donne que de voir dans l’univers la reproduction en gros de ce qui se passe dans la vie humaine

Les galaxies naissent grâce aux trous noirs qui bouffent les supernovas, qui ne sont que des nuages de matières qui deviendront dans cette grande valse de nouvelles étoiles dans la pouponnière créée par le trou noir qui finit par tout bouffer et qui après avoir été une singularité s’anéantit pour devenir un ver cosmique. Un vide absolu. C’est une merveille.

Petite particule, j’essaie de m’imaginer les brames et les cordes qui s’enfilent pour modeler notre monde, grâce aux forces qui régissent nos 11 dimensions.  Une leçon d’humilité, car on ne sait même pas à quoi ressemblent les dimensions qui dépassent la troisième.

L’univers est infini et éternel recommencement. Il change de forme et d’état selon la vibration qui engendre l’alignement de ce qui le compose. C’est un magnificat qui s’y dégage.

Dieu, c’est simplement cette réalité que l’on absorbe, en nous promenant de vies en morts pour toujours. L’éternelle transmutation.

27 août 2019

Notre rôle.

Quand on écoute les conférences sur notre univers, on ne peut seulement que se sentir affreusement petit et inutile dans une telle valse des forces du cosmos.

Incroyable que la magnifique voie lactée soit simplement qu’une partie de la galaxie dans laquelle nous habitons. Que dire quand on se rend compte que  nous sommes la somme de milliards de milliards de particules.  Quand j’étais jeune,  je croyais qu’un  individu est un petit nuage ou  plus précisément  un champ de forces électromagnétiques. 

Je passais un  temps fou à regarder les Pléiades par la fenêtre, essayant de communiquer avec ses habitants, par télépathie.

J’essayais de comprendre ce qu’est la mort, cette perte subite de toutes les énergies qui nous habitent.  Aujourd’hui, la mort m’apparaît comme un changement de vibration, passant de particule à onde.

Je me demande encore si une onde peut être aspirée par une force qui voyage à travers un espace presqu’infini, une force qui nous vient d’un autre monde et qui nous y conduit comme si on était bouffé par un aspirateur. Je pensais que selon la légèreté de l’âme on était aspiré pour devenir une nouvelle étoile ou pour en nourrir une qui existe déjà comme le croyaient les Grecs anciens.

C’est fou toutes ces sensations alors que je n’avais encore rien lu.

 Aujourd’hui, j’ai cet étrange sentiment d’être une sensation, une pensée, une accumulation de perceptions, voyageant dans un élément qui nous permet de tout ressentir et que l’on appelle un cerveau. Je ressens physiquement cette fluidité de l’être.

Je ne suis pas assez connaissant et intelligent pour savoir s’il y a vraiment eu une collision entre notre galaxie et une galaxie naine, il y a 10 milliards d’années, ce qui expliquerait la venue de la vie dans notre monde. 

Est-ce que la matière noire est ce qui s’échappe des trous noirs à leur mort, avant de devenir des vers? Le Big bang est-il survenu parce qu’un autre monde est entré en collision avec le nôtre, ratatiné à l’époque en singularité?  Un petit changement de température, d’énergies intérieures et bang tout éclate, se refroidit et crée ce que nous sommes.

Je crois que notre rôle individuel est d’amasser des expériences que l’on nomme “vie” pour une mémoire qui s’universalise dans le passage que constitue les trous noirs dans le but qu’un jour il n’existe plus que ces expériences  devenues unique, que nos petits cerveaux arriveront à décrypter dans une singularité qui donnera naissance à un autre monde encore plus beau que celui qui nous émerveille déjà. Tout existera comme maintenant, mais sans matière, transformé en énergie pure que nos religions appelaient des anges.

Quand tu es assez fou pour que ces idées t’envahissent vraiment, tu peux sincèrement te demander si elles ne sont pas le signe d’une maladie mentale encore pire que d’être obsédé par les pénis et la beauté humaine.

Journal intime 7

mars 27, 2021

Journal intime 7

Mercredi, 13 mars, je viens de recevoir une lettre m’avisant d’un bris de contrat entre moi et Edilivre. C’est tout un coup. J’en ai mal au ventre.

Je me rappelle Ross qui, avant de quitter les cellules,  demandait l’aide médicale à mourir.  Il tombait presqu’à chaque fois qu’il se levait . J’en suis un peu là.  Je n’aurais jamais pensé que ça ferait cet effet. C’est comme si on venait de me tuer pour la énième fois.

Ainsi, aucun de mes livres ne seront vendus en France. Le pire est que mes écrits, des heures de travail, ne seront jamais lus par des gens qui pourraient réfléchir et essayer de changer les choses.

La loi, c’est la loi, mais ce n’est pas la réalité (Jame Fraser, dans Outlander). On a peur de ce que ce que j’écris pourrait provoquer. En fait, je me demande simplement où est né l’idée du péché de la chair. Pourquoi y a-t-il péché ?

Tout nous viendrait de St-Augustin quand il inventa le péché originel.  J’avais pris des notes, mais je ne les retrouve plus. Je dois tout recommencer.

—————————————————————

Je ne sais pas ce qui se passe. On dirait que le fait qu’Edilivre brise le contrat avec moi me fait encore plus mal que d’avoir été accusé par Yann. On a brisé tout ce que j’avais à l’intérieur.

Même les propositions du vieux Jean-Paul, qui me tourne autour depuis des années, ne m’intéressent plus. J’ai trop peur pour Jacques.

J’ai aussi peur que l’on m’arrête parce que je regarde de la pornographie d’adultes le soir avant de me coucher. On peut inventer toutes sortes de situation pour nous accuser. Je crois que l’on se sert de la pornographie juvénile pour pouvoir éventuellement bannir toutes formes de pornographie.

Je me demande pourquoi le sexe semble être le seul remède existant contre le mal de vivre. Du moins, pour moi.

16 juin 2019

 On me fourre en prison toujours pour des raisons sexuelles, mais la tangente montre que c’est plutôt politique.  Dans le dernier cas, la dénonciation a été faite lors d’une interrogation de plus de sept heures de mon ami Ross. Son état de santé émotive ne lui permet pas de subir un procès. C’est d’ailleurs pourquoi ça que mon procès piétine. On ne peut pas m’accuser de complicité, si Ross n’était pas reconnu capable de subir un  procès.

Les raisons  ou l’atmosphère politique autour de ce qui m’arrive se ressemble étrangement d’un procès à l’autre. Une amie m’a fait remarquer que ça se passe à peu près tous les 20 ans.

À 19 ans, je me bats contre les libéraux pour un lien entre Québec et Lévis ; en 1974, ma douce moitié est libérale et était à la Maison du pêcheur, je me prends pour un petit felquiste, on me sacre dedans (elle est accusée d’avoir fait l’amour avec un petit gars pendant que je lui aurais pesé sur les fesses), mais c’est alors la guerre totale pour la langue française. Je manifeste avec ma pancarte « Congédié pour avoir écrit en français à Montréal » et contre le projet de partition fédéraste. Les journaux publiaient mes textes, surtout le Journal de Montréal. .

En 1996, on vient de perdre le référendum et je démissionne du titre de président de la Société nationale des Québécois, de Val-d’Or. 

En 2016 je suis encore en prison à la maison pendant qu’on passe la loi 21. J’avais témoigné pour la Charte des valeurs. Deux commissions parlementaires se pencheront sur la protection des enfants  et les abus sexuels. Mes livres sont rendus impossibles à trouver. Bizarre quand même. 

J’aurai probablement une nouvelle accusation qui fera que pendant ces commissions, je ne pourrai pas présenter  Dieu et le sexe et La loi, c’est la loi.

La liberté existe seulement pour ceux qui ne pensent pas comme moi. Pourtant, si on sait lire je dis simplement  qu’on ne respecte pas le droit des jeunes sur le plan sexuel et que cela à amener la mort de plusieurs garçons. 

Je ferai encore de la prison pour m’empêcher de dire qu’il faut éliminer la violence dans les relations humaines et sexuelles.et que la répression sexuelle chez les jeunes va contre la Charte des droits de la personne.

La société est hypocrite.

On refuse de voir que l’optique religieuse répressive de la sexualité est la principale cause de toutes les discriminations. Il faut abolir cette façon de voir la sexualité pour éliminer la violence. Les femmes devraient le comprendre puisqu’elles sont les premières à en être victimes.

Journal intime 7

mars 26, 2021

Journal intime 7

Mercredi, 13 mars, je viens de recevoir une lettre m’avisant d’un bris de contrat entre moi et Edilivre. C’est tout un coup. J’en ai mal au ventre.

Je me rappelle Ross qui, avant de quitter les cellules,  demandait l’aide médicale à mourir.  Il tombait presque chaque fois qu’il se levait . J’en suis un peu là.  Je n’aurais jamais pensé que ça ferait cet effet. C’est comme si on venait de me tuer pour la énième fois.

Ainsi, aucun de mes livres ne seront vendus en France. Le pire est que mes écrits, des heures de travail, ne seront jamais lus par des gens qui pourraient réfléchir et essayer de changer les choses.

La loi, c’est la loi, mais ce n’est pas la réalité (Jame Fraser, dans Outlander). On a peur de ce que ce que j’écris pourrait provoquer. En fait, je me demande simplement où est né l’idée du péché de la chair. Pourquoi y a-t-il péché ?

Tout nous viendrait de St-Augustin quand il inventa le péché originel.  J’avais pris des notes, mais je ne les retrouve plus. Je dois tout recommencer.

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Je ne sais pas ce qui se passe. On dirait que le fait qu’Edilivre brise le contrat avec moi me fait encore plus mal que d’avoir été accusé par Yann. On a brisé tout ce que j’avais à l’intérieur.

Même les propositions du vieux Jean-Paul, qui me tourne autour depuis des années, ne m’intéressent plus. J’ai trop peur pour Jacques.

J’ai aussi peur que l’on m’arrête parce que je regarde de la pornographie d’adultes le soir avant de me coucher. On peut inventer toutes sortes de situation pour nous accuser. Je crois que l’on se sert de la pornographie juvénile pour pouvoir éventuellement bannir toutes formes de pornographie.

Je me demande pourquoi le sexe semble être le seul remède existant contre le mal de vivre. Du moins, pour moi.

16 juin 2019

 On me fourre en prison toujours pour des raisons sexuelles, mais la tangente montre que c’est plutôt politique.  Dans le dernier cas, la dénonciation a été faite lors d’une interrogation de plus de sept heures de mon ami Ross. Son état de santé émotive ne lui permet pas de subir un procès. C’est d’ailleurs pourquoi ça que mon procès piétine. On ne peut pas m’accuser de complicité, si Ross n’était pas reconnu capable de subir un  procès.

Les raisons  ou l’atmosphère politique autour de ce qui m’arrive se ressemble étrangement d’un procès à l’autre. Une amie m’a fait remarquer que ça se passe à peu près tous les 20 ans.

À 19 ans, je me bats contre les libéraux pour un lien entre Québec et Lévis ; en 1974, ma douce moitié est libérale et était à la Maison du pêcheur, je me prends pour un petit felquiste, on me sacre dedans (elle est accusée d’avoir fait l’amour avec un petit gars pendant que je lui aurais pesé sur les fesses), mais c’est alors la guerre totale pour la langue française. Je manifeste avec ma pancarte « Congédié pour avoir écrit en français à Montréal » et contre le projet de partition fédéraste. Les journaux publiaient mes textes, surtout le Journal de Montréal. .

En 1996, on vient de perdre le référendum et je démissionne du titre de président de la Société nationale des Québécois, de Val-d’Or. 

En 2016 je suis encore en prison à la maison pendant qu’on passe la loi 21. J’avais témoigné pour la Charte des valeurs. Deux commissions parlementaires se pencheront sur la protection des enfants  et les abus sexuels. Mes livres sont rendus impossibles à trouver. Bizarre quand même. 

J’aurai probablement une nouvelle accusation qui fera que pendant ces commissions, je ne pourrai pas présenter  Dieu et le sexe et La loi, c’est la loi.

La liberté existe seulement pour ceux qui ne pensent pas comme moi. Pourtant, si on sait lire je dis simplement  qu’on ne respecte pas le droit des jeunes sur le plan sexuel et que cela à amener la mort de plusieurs garçons. 

Je ferai encore de la prison pour m’empêcher de dire qu’il faut éliminer la violence dans les relations humaines et sexuelles.et que la répression sexuelle chez les jeunes va contre la Charte des droits de la personne.

La société est hypocrite.

On refuse de voir que l’optique religieuse répressive de la sexualité est la principale cause de toutes les discriminations. Il faut abolir cette façon de voir la sexualité pour éliminer la violence. Les femmes devraient le comprendre puisqu’elles sont les premières à en être victimes.

Journal intime 6

mars 25, 2021

Journal intime 6

Le 12 décembre 2018,  je commence à m’énerver parce que je n’ai aucune nouvelle sur ce qui se passe à Montréal.  Mon avocate, Me Lavoie, a déménagé et maintenant il est impossible de la joindre par téléphone.

Habituellement, les policiers du groupe Malaise arrêtent leurs suspects le jeudi matin parce qu’ils peuvent les présenter en cour le vendredi matin.

Demain, je saurai s’ils ont trouvé un nouveau moyen de m’accuser. J’ai l’impression que leur accusation est plutôt une forme de loi bâillon.

En 1996, je ne pouvais pas parler de politique, c’était une condition pour demeurer chez Ross, la suite de mon procès. Cette fois, les policiers n’auraient pas aimé mes gazouillis sur Twitter parce que je m’en prenais aux dénonciations, sans procès sur les réseaux sociaux.  Je parlais souvent aussi de la liberté sexuelle.

Ross a été interrogé durant des heures et il a raconté ses amours aux policiers croyant qu’ils pourraient leur faire comprendre son point de vue. L’amour de Ross étant un de mes cousins, ceux-ci ont décidé d’aller les supplier pour déposer une plainte contre moi.

Si mon procès s’étire c’est justement que l’on examine la possibilité que Ross soit incapable de subir un  procès étant donné son état mental et émotif.

Continuer de me poursuivre permet de me fermer la gueule durant des années puisqu’une des conditions pour être en liberté est de ne plus utiliser internet, et ce, même si on a enlevé les accusations de pornographie juvénile.  

Finalement, ça duré deux ans et la juge n’a pas suivi la recommandation de la Couronne. Ce fut efficace, car une année après, ma maison d’édition à Paris a rompu son contrat.

La seule chose que l’on avait contre moi en pornographie juvénile était que j’avais communiqué mon adresse et dit « au chef de ce qu’ils classaient comme un groupe de pédophiles à Montréal » que la radio parisienne avait lu un de mes poèmes. Cette accusation a été abandonné parce qu’on on a le droit de connaître des gens. Je rencontrais André au hasard des événements littéraires.  (André écrit aussi) une fois ou deux par année. Il est aussi amourajeux.

J’ai fait parvenir à mon avocate une traite de 1,000$ pour assurer que la sexologue, Mme Ledoux, du groupe Amorce, soit payée afin que l’on procède dans mon cas. On a déposé l’argent  au cas où l’Aide juridique de Sherbrooke ne respecte pas son acceptation de payer ma consultation.

Je commence à avoir peur de perdre cet argent  dont je ne peux pas me passer.

Tout traîne parce que je ne plaide non coupable et que mon avocate, sans me consulter. a renoncé à l’enquête préliminaire, ce qui a modifié les accusations contre moi.  Je suis tanné

Par contre, je me suis rappelé pour nourrir ma paranoïa que le juge en 1996 avait dit qu’il me condamnait parce que même si je ne représentais pas « un danger pour les petits gars, j’étais un danger pour les institutions du pays. »

Ce n’était pas politique, évidemment!

Journal intime 5

mars 24, 2021

Journal intime  5

Après avoir écrit L’État de Grâce, il y a quelque 40 ans, j’ai découvert sur internet, l’histoire d’un important personnage qui vivait en Vendée et qui se comportait exactement comme le président de l’État de Grâce. Un sadique, malade mental  qui aimait voir souffrir les petits gars jusqu’à la mort.

Il ne resterait plus qu’un mur de son château. Encore aujourd’hui, les gens feraient de longs détours pour ne pas passer près de ce lieu maudit.

Ce gars-là trouvait son bonheur dans la torture de petits gars. Impossible de trouver plus malade que lui. 

Intrigué, j’ai lu tout ce que je trouvais sur lui, dégoûté, mais curieux d’en savoir plus. 

Avec Malaise, le groupe policier qui m’a accusé, j’ai perdu le droit à l’internet, même si on a retiré les accusations de pornographie juvénile. Je regarde beaucoup de pornographie, mais toujours dans la légalité. D’ailleurs, on devrait s’assurer d’interdire qu’il soit possible de publier quelque chose d’illégal.

Ainsi, je ne peux pas continuer d’essayer de comprendre ce personnage qui a commencé à me fasciner pour une toute autre raison : suis-je une lueur de sa réincarnation? Pourquoi aie-je  créé un personnage qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un montre qui a existé. Le pire, c’était environ quand mon ancêtre a décidé de venir s’établir au Québec. Cette histoire aurait-elle pu traumatiser mon ancêtre sans y être mêlé?

Est-ce que l’État de Grâce est la lecture d’un inconscient qui explique ma fascination pour la pédérastie et mon obstination à vouloir trouver une façon de vivre sa pédérastie sans que ce soit dangereux  pour les jeunes garçons.

Cette idée m’est venue du fait que mon ancêtre René Simoneau, dit Sanschagrin, vient de cette région de France. Est-il possible de revivre à partir de l’expérience d’un ancêtre et d’y trouver un sens à sa vie?

Ma peur de la violence ou de la domination dans les relations sexuelles s’expliquerait-elle par cette possibilité de réincarnation  psychique?

J’ai perdu une amie, Maggie, qui m’a traité de malade quand elle a lu mon livre. Je l’avais pourtant avertie. L’histoire peut être choquante, mais elle prône la victoire du plaisir sur la violence. J’avais moi-même des réticences, en relisant mon texte pour le remettre à date. Je disais que c’était le plus fou que j’ai écrit, mais j’aimais la forme utilisée.  Comme dans  l’Homo-vicièr, j’aime critiquer la société à partir d’allégories. Malheureusement, je ne suis pas Voltaire pour écrire une merveille comme Candide.

Aujourd’hui, j’aimerais savoir comment ce maniaque est mort. A-t-il été tué? Quel fut son dernier désir? S’il s’est réincarné, peut-il avoir souhaité trouver une solution à sa réalité nettement dégueulasse?

Ce besoin de reprendre une histoire à travers un nouveau personnage, né plusieurs siècles après sa mort, s’est manifesté pour la première fois quand j’ai lu L’œuvre au noir, de  Marguerite Yourcenar.  Je voulais écrire une suite  à partir d’un personnage qui essaierait de comprendre pourquoi les gens veulent absolument tuer ou brûler les pédérastes?

J’aurais bien voulu rencontrer Marguerite Yourcenar, après avoir lu son livre; mais quelques années plus tôt,  j’avais refusé de la voir, ne comprenant pas ce qu’une lesbienne pouvait bien attendre d’un pédéraste.  Elle avait formulé le souhait de me rencontrer à un de mes amis. 

Cela prouve simplement que j’avais et j’ai encore une culture en souffrance. 

Ma vraie souffrance, face à la mort, c’est de ne pas avoir pu voir, connaître, une multitude de phénomènes,  de gens merveilleux, qui ont vécu à la même époque que moi. 

J’aurais aussi voulu faire le tour du globe avant de mourir. Je sais maintenant que c’est déjà impossible.

Espérons que la réincarnation  est possible, même si on ne se rappelle pas de nos vies antérieures.

Note : Le pire, aujourd’hui, je ne me rappelle même pas du nom de ce gars. C’est probablement mieux ainsi

Journal intime 4

mars 23, 2021

Journal intime 4

28 janvier 2018

Le sexe doit cesser d’être une préoccupation. Je dois trouver une autre raison de vivre. Le problème est que je ne sais rien faire d’autre que lire et écrire.

Peut-être devrais-je faire un effort pour trouver un sujet  de roman?

Antoine Naaman, mon professeur à l’université de Sherbrooke, me croyait génial, mais affreusement paresseux.

Ne pas avoir l’internet me prive de pouvoir chercher un sujet qui en vaille la peine. Mais quelle importance !  Personne, je dis bien personne, n’achète les livres que j’écris.

Mieux vaut dans ce cas continuer de me faire croire que je suis un écrivain.  Ayant osé parler de d’amourajoie, je serai sûrement le plus haï des écrivains du Québec. D’ailleurs, je ne suis plus reconnu comme un auteur du Québec par les autres. C’est contre la Charte des droits, mais ce n’est pas important. Il n’y a que deux groupe sur lesquels on peut vomir et être applaudis. Canadiens ont vomi sur le Québec. Québécois on entretient la haine des pédophiles, sans avoir l’intelligence de faire la différence avec l’amourajoie, la pédérastie.

Dommage que les gens ne soient pas assez lucides pour se rendre compte que la peur du sexe est une invention pour tenir tous les individus dans un même moule.  Toutes les discriminations tournent autour du sexe et du pouvoir (l’argent).

Oser essayer d’expliquer l’amourajoie est se mettre en danger d’être tué. Je le sais.

Ce doit être mon côté fou : de vouloir dire la vérité en racontant comment se vit réellement l’amourajoie. Un suicide déguisé comme quand on boit pour oublier.  Vouloir être brave pour être encore plus vaniteux. Une compensation pour une jeunesse qui m’a toujours fait sentir comme un mal aimé pour ne pas dire pas aimé du tout.

«  Si tu continues à faire de la politique, on te retrouvera comme le Dr Ferron », m’avait-on dit à ma sortie de prison, c’était  en 2000, je crois. Le Dr Ferron a été retrouvé mort, assis sur un banc, dans un parc. On a prétendu qu’il s’était tiré une balle dans la tête. Je n’y ai jamais cru. Il était trop dangereux à cause de ce qu’il savait du FLQ.

Une pièce de théâtre, racontant la prison en 2000, ce pourrait être un sujet intéressant.  Ce fut la période la plus politique de ma vie. Comment on s’est débarrassé de moi comme professeur , au lendemain du référendum.

Dans les murs, certains ont cru que je pouvais être le nouveau leader révolutionnaire du fait que je tenais tête au chef du secteur qui, lui, était libéral.

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Je ne comprends pas ce goût  absolu de mourir le plus vite possible, écœuré de la société au point de ne plus trouver plaisir à vivre.

Je suis écœuré que l’on me prête toujours des intentions que je n’ai jamais eues. Pire, en éliminant ce que j’ai écrit, c’est comme prétendre que j’ai la peste.

Même si j’ai toujours trouvé que je ne suis pas tout à fait normal, j’ai toujours écrit pour appeler à la tolérance.et éliminer la violence, mais pour les autres, je ne suis qu’un maudit cochon.  C’est vrai que je suis très cochon sexuellement et que j’ai une tonne d’admirateurs même si je suis laid.

On est trop religieux pour même essayer de comprendre ce que je veux dire. J’écris pour fournir des solutions aux autres  à partir de ma propre expérience. Je n’ai jamais totalement caché que je suis amourajeux. C’est très nombriliste, mais c’est mon principal défaut.  C’est le fond du problème.

Selon mon avocate, mes cousins disent qu’ils n’ont jamais été consentants, alors pourquoi faisait-il tout pour venir chez moi ? C’est absolument impossible si jamais il s’était vraiment passé quelque chose d’ignoble.  Je n’ai jamais forcé quelqu’un à avoir une relation sexuelle avec moi. Pourquoi voulais-je allé les voir en 2016, avant d’être accusé, si j’avais eu l’impression qu’ils avaient des raisons de m’en vouloir? Je ne savais même pas qu’ils pensaient à moi en bien ou en mal.

Maudite mémoire ! Si je me rappelais toute cette période, je pourrais juger de ce qui est vrai ou faux. J’ai la certitude que je n’ai jamais touché Daniel, qu’il n’est jamais venu avec moi à Hamilton. Comment le prouver ? Shuhed, le plus vieux de mes fils adoptifs m’a aussi certifié que je ne me suis jamais rendu chez lui avec un jeune. Mais Shuhed a des problèmes de crédibilité. La drogue l’a transformé en itinérant plutôt que père de famille.

Ce goût de mourir est-il lié aux malaises de dos dont je souffre ? 

Depuis que l’on m’a accusé, je n’arrête pas de me diminuer, soit que je me trouve lâche de ne pas me battre à plein temps contre la répression sexuelle, soit que j’accepte de n’être plus rien et de me ficher de ce que l’avenir réserve aux autres. Au moins j’ai compris que je ne peux rien changer.

Je viens de manger tout  une claque dans ma perception de ma responsabilité comme écrivain.

La dame qui est responsable de moi m’apprend qu’aujourd’hui, les gars dans les bus volent les portables des filles pour ensuite exiger une fellation pour leur remettre le portable volé. Vraiment dégueulasse!  Où est le consentement ?

C’est une urgence et un fait essentiel de devoir remplacer les cours de religion par des cours sur la sexualité. Il faut apprendre aux jeunes comment vivre dans le respect de l’autre.  Ça ne veut pas dire sans amour et sans sexe.

Il faut que ces cours fassent connaître aux jeunes ce qu’est le consentement. Ce que ça fait de forcer quelqu’un à se soumettre à un jeu sexuel. Ces cours doivent porter sur le comportement et le respect essentiel entre humains. On doit insister sur la non-violence pour combattre du même coup le cas des femmes battues. On doit faire ressortir l’égalité homme-femme.

Les filles doivent cesser de se voir comme une victime et doivent imposer le respect. C’est une chose que l’on doit apprendre à la maison et à l’école.

Si on a vécu sa sexualité tout croche, c’est en très grande partie parce qu’on ne nous a jamais rien dit sur le sujet.

Le sexe ne peut être bien que s’il est consenti.

Je n’aurais jamais pensé que les jeunes souffrent encore de cette maudite manie de ne jamais rien vouloir leur dire quant à la sexualité.  On doit absolument en parler, sans rien cacher pour que chacun comprenne sa responsabilité vis-à-vis  de l’autre.

J’ai commencé à me demander ce que mes textes peuvent vouloir dire pour eux.  Heureusement, j’ai toujours demandé que ma littérature ne soit accessible qu’aux adultes. 

Les cours sur la sexualité doivent absolument voir l’aspect émotif. On ne comprend pas ce que l’autre ressent si on ne l’a jamais ressenti. C’est ça se construire une conscience personnelle.

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La mort n’est finalement que la transformation de notre situation de particules en ondes.  Dans un cas, comme dans l’autre, notre essence demeure la même. Est-ce ainsi aussi de la mémoire? Notre ADN supporte une mémoire ancestrale.

Journal intime 3

mars 22, 2021

Journal intime 3

2016-2020

La période propice à envisager le suicide pour en finir avec l’hystérie sexuelle québécoise est derrière moi. Je n’ai pas le droit de le faire tant que Jacques risque une mauvaise fin de vie parce que je serai en prison.  C’est ce qui risque d‘arriver si je continue d’écrire. Les féminounes prennent le pouvoir.   Elles dominent chez les féministes depuis peu.

Seul, sourd,  Jacques risque la misère, même s’il a une fortune que je n’aurai jamais. La solitude détruit autant que la maladie. Et, l’argent n’arrange pas tout.

Ce fut le dilemme des dernières années de ma vie. Devais-je me taire pour protéger Jacques ou continuer le combat pour la reconnaissance du droit fondamental de chaque individu à sa sexualité tant que celle-ci respecte ce même droit chez les autres.

Ainsi, le consentement, l’absence de domination et la responsabilité sentimentale deviennent ce qui devrait guider nos choix sexuels. 

L’amour n’a pas de corps, n’a pas d’âge et n’a pas de sexe. Les jeux sexuels ne sont pas des crimes, mais des plaisirs ; si on respecte ces trois critères du savoir-vivre.

Cela devient possible que si on arme les jeunes pour faire face à cette réalité : ton corps t’appartient et à toi seul.

Il faut d’excellents cours sur la sexualité pour permettre une plus grande liberté. Il faut créer le sens critique chez chaque individu si l’on veut prétendre à la démocratie.

D’autre part, la fierté de me prendre un peu pour un « petit Socrate » ne comble pas la tristesse de voir les autres juger ce que j’ai écrit sans même essayer de comprendre mon cheminement. 

Avoir travaillé durant des années, pour en arriver à être parfaitement inconnu me peine.  Par contre, je retrouve dans ma quasi solitude, une nouvelle dimension quant au sens de la vie.  Vivre pour moi au lieu de vivre pour le bien  des autres et du mien en même temps. Toute forme de bénévolat reçoit son salaire en gratitude.

Des milliards d’individus sont morts sans personne pour les pleurer ou s’en rappeler.  Ainsi, c’est orgueilleux que de me croire si important parce que j’ai publié ou participé à une vingtaine de livres.

Pauvre de moi, je n’aurai jamais fait dévier le point de vue de ceux qui croient que la sexualité est le mal suprême. Ce sont les prochaines générations qui continueront à souffrir du « mal d’être un homme ». Les religions tuent l’humanisme.

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Les politiciens sont de plus en plus hypocrites et lâches.  Le système est vraiment la mafia légale.

Économie veut dire l’argent avant l’humain.  On rend légal le droit de tuer quand on accepte le trafic d’armes.  On condamne la planète quand on ne lutte pas contre les changements climatiques.

On devrait créer un mouvement universel de refus de payer la part des impôts consacrés à la guerre.

Je ne suis pas Donald Trump pour faire croire que je veux faire la révolution pour les pauvres, tout en étant millionnaire.  C’est un maudit manipulateur de l’ignorance. Je ne suis qu’un esprit qui essaie d’être lucide. 

Je vis dans l’impuissance totale, surtout depuis que l’on a mis tous mes livres au banc des accusés. Je constate que nous sommes dirigés par les gens du «  un pourcent »  mondial, lesquels sont tous des participants de l’entreprise pétrolière et les serviteurs de la violence et de la domination.

L’amour cesse d’exister avec l’épaisseur de son portefeuille. Plus tu as d’argent, moins le sort des autres te préoccupe. Tu changes de bulle.

Nos institutions ne respectent même pas, comme la Commission des droits de la personne, leur raison d’être. Ces institutions se défendent mutuellement parce que leur unité est leur invincibilité.

Je suis à la fois ébloui par la beauté des individus et écœuré des riches qui n’ont de préoccupation que le gonflement de leur nombril alors que des millions d’individus souffrent pour garnir les poches de ces salauds.

Le monde actuel est trop souvent  dirigé par des bandits ou des assassins.

Je ne comprends pas pourquoi dans leur pays respectif la majorité remet au pouvoir des hommes qui n’ont aucun intérêt à veiller sur le bien-être de l’humanité.

Journal intime 2

mars 21, 2021

Journal intime 2

Ça fait deux ans que je suis sans internet puisque j’ai été accusé en juin 2016 de crimes sexuels commis dans les années 1994-1995. Cette exigence a permis de tuer ma carrière d’écrivain. 

Deux cousins du Lac St-Jean prétendent avoir connu une expérience sexuelle non consentie avec moi en 1994 et 1995. 

À cette époque, en 1994, le plus jeune des deux garçons que j’ai gardés se suicidait parce qu’il n’acceptait pas que sa blonde le quitte.

En 1995, je tombais dans l’entrée du corridor conduisant chez moi, me luxuriant le bras droit, devenu incapable de bouger à plus de 90 pour cent. 

L’année suivante, Mathieu m’accusait de l’avoir touché et j’étais condamné à neuf mois de prison ou, comme me l’avait dit mon avocat, à payer 10,000 $ pour me sauver de la tôle.

Le plus vieux de mes accusateurs affirme que je l’aurais masturbé et le second, plus jeune, que je lui aurais glissé la main dans ses culottes dans un autobus, lors d’un voyage à Hamilton.

 Je suis persuadé que ce dernier ment effrontément alors que le plus vieux avait un an de plus que l’âge de consentement.  

Je suis certain que je n’aurais jamais masturbé qui que ce soit sans avoir la certitude de son accord. Se placer de manière à ce que tout soit possible est un moyen de dire oui. Très difficile de masturber si tu es couché sur le ventre ou contre le mur de la chambre.

Bizarre ! Ce sont toujours ceux qui ont le moins joué aux fesses avec moi qui sont prêts à me dénoncer. Peut-être parce qu’ils n’ont pas assez joui, ce qui les empêche de se rappeler si le plaisir d’alors était la même que la douleur qu’il ressente 20 ans plus tard.

Peut-être aussi parce qu’ils inventent tout pour être dans le mouvement de dénonciation. Être victime est très intéressant puisque tout le monde se penche sur toi et pleure avec toi, sans compter que dans bien des cas cette fausse douleur te rapportera des milliers de dollars en compensation.

Les avocats de la défense prétendent que si j’étais en prison, je n’aurais pas droit à internet.  Donc, je suis en prison chez moi.

Selon eux, je serai au mieux condamné à la prison, tout en demeurant à la maison. Tout pour m’empêcher d’écrire parce que c’est le vrai crime dont on m’accuse.

À Sherbrooke, ce fut clair. L’aide juridique exigeait que je plaide coupable pour me défendre. Beau système qui prétend qu’on est innocent tant que le juge ne nous a pas condamnés.

La présomption d’innocence est une farce monumentale.

Journal intime 1

mars 20, 2021

Journal intime 2017-2018

Plus le temps passe, plus je crois aux  individus et dans la beauté de l’humanité ; mais, en même temps, je déteste davantage le système, les gros sous et l’esclavage.

Plusieurs de ceux qui nous dirigent sont des voleurs ou des assassins. À mon avis, le pire crime demeure la vente d’armes et de permettre des guerres pour conserver son pouvoir pendant qu’on nous fait croire que le sexe est le crime des crimes. On a qu’à écouter les informations à la télévision pour s’apercevoir que le sexe a une importance qu’il n’a pas dans la vraie vie. C’est un moyen de maintenait l’esclavage individuel.

Le péché de la chair est une invention religieuse basée sur le besoin de dompter la nature.  Pourtant, rien n’est plus naturel que le plaisir sexuel quoiqu’en disent nos belles âmes étranglées par la morale.

Prétendre à l’existence de ce péché est un sacrilège en soi, car c’est formuler en d’autres mots que le Créateur est un imbécile qui ne savait pas ce qu’il faisait.  

Le propre de l’homme est le plaisir et la religion nous fait croire que son salut est dans la souffrance. L’amour est essentiel pour se valoriser alors que les religions font de nous des pécheurs pour nous manipuler, grâce à la morale qu’elles ont inventée. 

Le système fait mourir de faim et de misère des millions d’individus qui se laisseraient bien sucer pour obtenir les 25,000$ que l’Église a déboursé à ses victimes. Est-ce mieux de devoir travailler 15 heures par jour dans des conditions souvent abominables que se laisser sucer ?

En tous cas, c’est sûrement plus agréable de jouir que de travailler pour un faible salaire.

L’âge ne change rien quant à ce que l’on ressent, que l’on soit adolescent ou un adulte, quand on se fait masturber ou sucer, c’est très agréable. 

Le gars que l’on nomme victime à cause de l’âge a les mêmes sensations qu’à 40 ans et ce n’est pas de la douleur. Victime sexuel sans violence rime avec fraudeur. 

Même le système judicaire est partie prenante de cette fraude émotive où l’on nous fait croire que d’avoir du plaisir est un péché.

Peut-on voir sa vie s’effondrer parce qu’on a connu du plaisir ?

Il est vrai que si on est dans un milieu scrupuleux, on peut croire que l’on a commis un crime parce qu’on se le fait entrer dans le cabochon depuis la tendre enfance. 

Est-on obligé de croire dans le péché? On ment certainement quand on prétend qu’un geste sexuel peut changer une vie.  On est en train de créer une section de mafia légale qui fait du chantage une vertu.

Quand on est jeune le sexe est loin d’être une obsession. Le sexe n’occupe qu’une toute partie de nos vies, mais on le présente comme s’il en était la quasi-totalité.   L’obsession sexuelle est une maladie mentale d’adulte.

Pourquoi ne pas pouvoir profiter de son ouverture d’esprit vis à vis la prostitution pour ne pas vivre les souffrances de la pauvreté ?  Si les dirigeants faisaient en sorte que la pauvreté n’existe pas, personne ne songerait à la prostitution pour s’en sortir.

Entre crever de faim est partager son corps sans violence, le choix est facile; mais l’interdit est bourgeois, il ne se présentera jamais à quelqu’un qui est riche.

La pauvreté devrait être la priorité de nos gouvernements pour l’éliminer dans leur pays. Ta valeur ne repose pas sur l’argent que tu vaux, mais sur ton état d’être humain.

Présentation du Journal intime

mars 19, 2021

Présentation  de Journal intime 2017-202…

J’ai réussi à me faire croire que j’ai un peu d’influence avec mes écrits. Je dirais même que je me suis enflé la tête avec mon titre d’écrivain.

C’est normal qu’en t’attaquant à une pensée partagée par la très grande majorité des humains depuis des décennies peut-être des centenaires, tu sois combattu comme si tu étais le diable en personne.  

J’ai osé dire que ceux qui parlent de pédérastie, ne savent pas ce dont ils parlent et que souvent la lutte des scrupuleux n’a que pour but de cacher leur propre perversité. Pour dénoncer de la pornographie juvénile, tu dois en regarder en maudit pour la différencier de la pornographie légale.

La censure exercée sur mes écrits est beaucoup plus efficace que prévu.

On a réussi à retirer mon livre  La liberté en péril de certaines  bibliothèques du Québec quoiqu’on n’ait pas réussi à m’empêcher de me joindre à la maison d’édition de l’Étoile de mer, grâce aux efforts d’un écrivain, Marcel Raymond,  qui connaissait la lutte pour la légalisation de l’homosexualité ainsi que mon engagement.

J’ai ainsi pu publier un bon nombre de nouvelles littéraires dans l’Arc-en-ciel littéraire ainsi que dans une revue à Bordeaux, France.

Ayant réussi à publier en Europe, certains ont entrepris une campagne qui a abouti avec la rupture du contrat entre moi et ma maison d’édition parisienne. Il en fut de même avec Je poème sur internet.

On me reproche de parler d’amourajoie et on se vante en même temps que la liberté d’expression existe.

Si c’était vrai, il n’y aurait pas de sujets tabous. Comme le disait l’ex-premier ministre du Québec. M. Philippe Couillard : On a le droit de tout dire, même les pires folies. La loi existe pour interdire ce qui peut causer de dommages à autrui.

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai cessé d’être en lien avec les associations de poésie en France. Qui est intervenu pour m’éliminer des cercles poétiques ?

On ne veut pas que je serve de modèle aux jeunes.

Pourtant, je n’écris pas pour les jeunes. Je ne fais rien pour la littérature de jeunesse, ma lutte pour la liberté sexuelle se fait strictement chez les adultes.

Je veux simplement faire comprendre que la peur de la sexualité est une paranoïa collective implantée par les religions et un noyau féministe que j’ai appelé les féminounes pour les différencier des féministes puisque j’appuie sans réserve la lutte des féministes.

D’ailleurs, je ne suis pas le seul qui ait présenté une différenciation entre les féministes de source et ce qu’est devenu le mouvement féministe au Québec.

Il suffit que je publie un livre, toujours à mes frais, grâce à ma pension de vieillesse, pour qu’il soit exclu automatiquement.

La censure s’exerce même s’il s’agit d’une histoire  complètement inventée. Comment être à la hauteur quand tu as une simple pension de vieillesse contre les millions que les gouvernements mettent pour mousser les campagnes de promotion des féminounes?

Par exemple, Les derniers amours de Platon n’ont absolument rien de réel. C’est une invention pure. Une critique de la société à travers une histoire inventée; mais on a réussi à la faire mettre à Edilivre sur la liste des écrits à proscrire. On a rompu le contrat.

Heureusement, j’arrive encore à publier; mais à cause de mon âge et ayant découvert que mon combat est futile, je me demande de plus en plus si je ne devrais pas économiser pour voyager et rencontrer tous ces vieux et moins vieux qui tripent sur ma petite personne.  Mon corps semble plus populaire que mes écrits. Au moins mon argent servirait à quelque chose de plaisant.

Ne sachant plus tellement sur quoi écrire, j’ai commencé avec un journal de bord comme je demandais de faire à mes étudiants quand j’enseignais et j’ai abandonné.

Par la suite, j’ai commencé un  journal intime qui malheureusement pour ceux qui s’attendent à du « très cru » seront très déçus. La majorité de mes écrits respectent une certaine pudeur. Je n’invite personne à s’adonner aux plaisirs de la chair, je ne fais que dire que c’est faux que c’est douloureux. La liberté est la valeur la plus élevée qui soit.

Je sais, par expérience, que seule la sodomie est douloureuse et qu’elle peut traumatiser. C’est comme chez certaines jeunes filles.  Elles  peuvent être traumatisées lors de leur premier contact sexuel, surtout s’il est non consenti. Là, où je ne suis pas d’accord, je crois que le système judiciaire doit se mêler des cas où il y a violence ou non consentement alors que les gestes inappropriés relèvent des psychologues et autres soignants. Il faut faire une différence entre criminel et ne pas savoir vivre.

J’essaie de comprendre pourquoi on croit ce que les religions nous font croire alors que la science prouve le contraire.

Si ce que j’écris permet que l’on trouve moyen d’éliminer la violence dans tout ce qui touche au sexe, j’aurai réussi.

Je demeure convaincu que la répression sexuelle conduit à la maladie mentale et que la sexualité devient une obsession malsaine seulement quand elle est interdite.

L’atmosphère entourant la sexualité chez les jeunes est très importante. Mon principal message est de tenir des cours sur la sexualité dans les écoles, mais basés sur la science et non ce que les religions en disent. 

Ces cours doivent ouvrir une discussion profonde sur tout le côté émotif entourant la sexualité, car c’est à mon point de vue, l’avenue pour combattre la violence dans les rapports humains.

Il serait temps qu’on organise un forum national pour comprendre et trouver les moyens d’éliminer la violence dans les rapports humains. La violence est davantage un fait mâle, mais elle est aussi féminine. Pour la déraciner on doit comprendre ce qui la met au monde.

Journal de bord 6

mars 18, 2021

Journal de bord 6

Pourtant, maintenant, j’ai une difficulté presque insurmontable à m’installer devant le petit écran pour laisser ma petite âme en peine s’épancher sur ses diverses vibrations, face à  la grossièreté de la misère de vivre, la violence, la pauvreté, et, que faire des pleurs bien futiles d’un lutteur, qui se demande plus que jamais, à quoi ont servi toutes ses luttes inutiles.

Quand je mourrai, je serai vite oublié, car, je le suis déjà. 

Le Centre des Archives de l’Estrie qui devait recevoir tout ce que je possède et créer le fond Jean Simoneau, le refuse après l’avoir accepté.  Pourquoi Sherbrooke ?  Parce qu’il y a déjà le fond de la Thérèsa, mais c’est conservé sous le nom d’un chiffre pour que personne ne puisse le consulter. 

J’ai demandé s’il s’agissait d’une décision politique, car, je suis engagé dans deux combats impopulaires : la reconnaissance de la pédérastie comme orientation sexuelle et l’avenir du Québec comme pays ou que  les  Anglophones du reste du Canada décident que le Québec fasse partie d’une vraie confédération réaménagée.

Je suis devenu un « doute » ambulant.  Paranoïaque.

Le futur est plus important, car il est ce que nous construisons dans le présent. 

Quant au passé, il est irrémédiablement derrière nous.  Le passé n’a de valeur qu’en étant une mémoire qui nous permet à certains moments de mieux se comprendre et de pouvoir réajuster notre tir.

Même si la vie n’a de sens qu’à travers  l’évolution collective qui s’effectue extrêmement lentement à travers les individus des différentes générations, de différents millénaires, les individus ont une raison d’exister : corriger et transmettre la connaissance. 

Heureusement, l’homme est un animal et, comme tous les êtres vivants, il a su jusqu’à date, s’adapter et survivre.  Il faut, cependant bien se demander, si son orgueil ne sera pas la cause de sa propre disparition.  En s’enlisant dans les religions, l’homme s’enferme dans la violence et l’inconscience.

Si grâce à la science, nos connaissances techniques ont évolué ; nous sommes  comme au temps des Romains. 

Les inspirations divines de la grande noirceur de l’Inquisition ou les délires des César, des Borgia, des Bonaparte et des Hitler sont de la même famille inconsciente que les discours des chefs grandes puissances mondiales actuelles.

Nous vivons une régression de droite depuis déjà plus de 10 ans.

J’ai commencé à la décrier avec “ À droite toute ”, un poème écrit un peu avant de me retrouver en prison.  Mon procès à Val-d’Or était politique, en ce sens qu’on rejetait pour la première fois ce que j’ai toujours voulu prôner, la liberté sexuelle.

La liberté sexuelle est un prérequis à la paix et à la tolérance, car toutes les religions se sont servies de la répression sexuelle pour faire croire aux individus qu’ils sont des monstres du mal incarné dès qu’ils sentent vivre leur “ état d’humanité ”.  

Pourtant, le premier et le pire des péchés a été de refuser à Dieu de reconnaître la beauté de sa création, malgré sa futilité. 

La liberté n’est pas une affaire de majorité d’âge, mais de conscientisation.  C’est pourquoi il est essentiel que tout individu soit le seul à avoir un droit total sur sa vie sexuelle. Tant que les individus ne seront pas sexuellement (je devrais dire corporellement) libres, responsables, la paix et la démocratie n’existeront jamais, car, la frustration conduit à la violence et non à la tolérance. 

Il n’y aura toujours que des exploiteurs et des exploités.  Pour moi, les partis politiques sont devenus tous pareils.  Il n’y a dans ce monde que les riches et les pauvres.  Même l’indépendance est passée au rang d’une forme de « structurite » interne.  L’important est de bien vivre et de combattre la pauvreté et la violence, sous toutes les formes.

Je demeure formel, sans compromis, même si on m’a presque tué pour me faire penser le contraire : l’amourajoie (pédérastie) est une orientation sexuelle qui devrait être protégée par la Charte des droits de l’homme, partout sur la planète, et pour les deux sexes.

Tout état politique devrait être laïc et le Québec doit devenir d’urgence – avant que le nombre ne le permette plus –  un état souverain parce que fédéral ne partagera peut-être jamais notre idéologie, notre vision de la vie. 

Par contre, si le fédéral acceptait d’être très décentralisé, de créer des états à l’intérieur d’une vraie confédération, ce pays, le Canada, pourrait jouer un rôle essentiel dans le monde.

Quand tu as passé ta vie, à croire que tout ce que tu fais aide l’univers à se transformer, à s’améliorer, à combattre la misère et l’injustice, il est assez effroyable de découvrir que finalement tes actions ne servent à rien. 

La démocratie, c’est un moyen de maintenir hypocritement au pouvoir une bande d’assassins et de voleurs légalisés.  La démocratie ne peut pas exister dans la hiérarchisation.  J’ai une bien drôle de façon de percevoir le pouvoir.  Je ne sais pas si ça dépend de ma fréquentation des Jésuites ou la contradiction d’une éducation très à droite, mêlée à une sensibilité pas mal à gauche.

 Mais, pour moi, le bien et le mal, ce n’est qu’une seule et même énergie qui se manifeste à divers degrés ou si l’on veut dans un dosage différent.  Par exemple, il est normal et bien d’être un peu jaloux, de se sentir unique dans la vie d’une autre personne ; mais cela devient  un problème, le jour, où tu décides des relations de cette personne. 

Nos religions et nos gouvernements ont bien compris le message.  Ainsi, ils créent des lois contre-nature et pénalisent ceux qui ne s’y conforment pas.  C’est une forme d’exploitation, d’aliénation, car, les victimes croient dans les mensonges invoqués par l’autorité pour justifier leurs interventions. 

Le système est donc dieu et diable, à la fois.  Ceux qui ont écrit la Bible, la Torah, tous ces livres saints ne faisaient que mettre à jour les règles susceptibles de diriger la barbarie de leur peuple.  Ainsi, Dieu a-t-il été créé à l’image de ces penseurs. 

C’est pourquoi dieu dans les livres Dieu déteste la femme et les amourajeux : pour protéger les hommes de leur côté “ cochons ”, de leur propre projection. Les dirigeants religieux ont inventé les règles, la sainteté et la perfection.

Les lois ont été établies à travers la projection en dieu de ces vieux cochons qui avaient besoin pour se protéger contre eux-mêmes. Leur folie à vouloir devenir aussi parfait que Dieu les amenait  non pas à vouloir  surmonter leurs tentations, mais à éliminer la tentation. 

Vouloir être un dieu quand on est un homme conduit à toutes les formes d’abus.  La répression de ces désirs crée les hallucinations de l’être pur esprit.  Ce fut le premier vrai péché : le refus d’être ce que l’on est.

Toutes les règles, concernant l’interdit sexuel, naissent de cette peur de l’Autorité de succomber à sa tentation, le sexe, qui l’éloigne de ses désirs de possession et de domination. 

Ceux qui créent l’Autorité ont un tel orgueil qu’ils croient être les seuls sur terre à avoir raison.  Toutes les religions sont bonnes parce qu’elles prêchent l’Amour ; mais elles sont toutes viciées parce qu’elles enseignent que l’Amour est possible sans accepter d’abord les limites de notre réalité matérielle. 

L’amour, c’est la force de l’attraction, le besoin des trous noirs de tout avaler, la conscience grandissante de cette osmose à travers le temps et l’espace.  Nous sommes la création en devenir.  La concrétisation d’une pensée que l’on dit divine.

Ce que l’on nous présente comme Dieu est un monstre, une projection des cochonneries cachées qui habitent tous nos saints hypocrites humains qui pensent vivre à la recherche de la perfection, oubliant que nous sommes poussière et que nous retournerons, qu’on le veuille ou non, à la poussière.

Le pire, dans la liberté, c’est que l’on peut se mentir tant qu’on veut quant à nos intentions profondes et souvent inconscientes. 

Je ne suis pas un écrivain qui en vaut la peine. 

Je n’écris même pas pour faire plaisir au monde, mais pour changer le monde, le rendre plus compatissant, plus compréhensif, plus tolérant.

C’est pourquoi  je me suis toujours battu pour l’indépendance du Québec parce que de l’autre côté de l’Outaouais, les Canadiens pensent qu’ils doivent dominer un Québec qui en veut toujours plus un Québec qui veut être trop libre.

C’est assez étrange de ma part, car je n’ai jamais cherché ni voulu la gloire pour la gloire.  Je ne me suis jamais cru un penseur profond ou acteur indispensable à l’évolution de son peuple¼je me suis toujours, au contraire , cru très limité, incertain même d’avoir un peu de talent parce que j’ai toujours été ébloui par la profondeur de ceux que j’ai connu comme Gilbert Langevin, Gaétan Dostie, Janou St-Denis, Jean Ferguson , Gaston Miron,  sur le plan littéraire. Quant à la politique, j’ai rencontré et discuté avec presque tous les grands personnages de l’époque.  Je leur écrivais constamment¼Est-ce qu’il perdait une seconde à m’écouter ?  J’ai parfois l’impression que oui, mais j’en doute fort

Quand je rencontre des gens qui font un détour pour une pas être vu avec un amourajeux comme s’il s’agissait d’une fièvre virulente qu’il faut craindre et dont il faut se sauver¼Bizarre que j’aie parfois la sensation d’avoir été quelqu’un dans la vie et , en même temps, d’être pire qu’un monstre parce que l’on a pas su me comprendre et que l’on a tout fait pour que ce soit mon jugement  quant à ma valeur.

Je dois avouer que je suis encore très profondément croyant, mais je ne veux pas croire n’importe quoi ; car toutes les religions nous mentent depuis des siècles ; aucun système judiciaire ne vise la justice, mais cherche à affermir le pouvoir des exploiteurs qui les nourrissent bien. 

Le problème tous ces exploiteurs se nourrissent des avoirs des moins bien nantis.  Le vrai dieu de notre système, c’est l’argent et le pouvoir.  Le sexe est son diable, car, quand on dit sexe, on dit AMOUR et quand on dit amour, on dit DIEU.

Ceux qui prônent la violence que ce soit pour n’importe quelle raison sont diaboliques puisque être démons c’est de manquer d’amour.  Ce n’est pas une pensée de curé, c’est une conviction personnelle.

La société dans laquelle nous vivons est une société d’hypocrites, sinon on aurait trouvé une solution pour venir en aide à ces personnes abandonnées.

J’aime toujours Gaby (que les cochons qui pensent au sexe aillent se rasseoir ), mais je ne suis plus capable de l’aider à s’en sortir.  Son emprisonnement et sa misère m’empêchent de vivre, d’échapper à la souffrance de voir un autre souffrir¼

J’ai décidé ce matin que le journal de bord sera écrit pour moi.

C’était en 2004, 18 ans plus tard, je radote les mêmes choses, mais je suis devenu conscient que ce bla bla  n’est qu’une illusion pour me croire que je suis quand même quelqu’un de bien.

Comme me disait mon ami Gabriel Charpentier : Cesse de toujours devoir te justifier. J’ajouterais :  Et vie tabarnak !

Quand je dis que la discrimination vient des religions, voici le titre d’un article dans le Journal de Montréal, 16 mars 2021, page 25 : L’homosexualité est un  péché, réitère le Vatican.

Journal de bord 5

mars 16, 2021

J’ai toujours adoré les jeunes avec qui je travaillais.  Quand j’ai commencé mes stages en enseignement, j’ai cru devoir laisser la profession, car, la beauté de ces jeunes fauves m’excitait tellement que j’en ai eu pour des nuits à ne pas pouvoir dormir¼ je leur parlais toujours dans ma tête.  Je résolvais ainsi tous les problèmes. 

Malheureusement, le lendemain matin, je ne me rappelais plus ce que je devais leur dire pour les aider.  J’ai été prof durant 15 ans et personne ne peut me reprocher quoique ce soit, mais j’étais  un prof amourajeux, c’est considéré comme dangereux depuis que les religions et les féministes ont réussi à imposer leur paranoïa, face à la sexualité. 

Comme me l’avaient dit trois psychiatres : “ tu n’es pas un danger pour les jeunes, mais la société, avec ses interdits sexuels,  sera toujours un danger pour toi. ”. 

Mon problème est peut-être que je ne réalise pas qu’il puisse vraiment exister des gens qui acceptent volontairement de faire du mal à des enfants.  Dans cette optique, je suis un peu bonasse. 

Pour moi, l’amourajoie c’est l’amour – passion, le don total, l’amitié qui y règne.  Tous les amourajeux que j’ai connus sont des victimes de la grande noirceur spirituelle et émotive des religieux et des féministes, et non, des monstres qui découpent les jeunes.  Tous ceux que j’ai connus, moi inclus, sont esclaves des jeunes qui ont le bonheur de les séduire.  Leur souffrance est  notre souffrance.  Quant aux séquelles, elles sont dues à l’éducation répressive reçue et non au plaisir d’avoir connu la sexualité. 

C’est simplement que la pression sociale – le surmoi comme dirait Freud – est telle qu’elle oblige de se faire pardonner par la société, comme l’ont démontré W. Reich et Marcuse.  Je crois qu’une société qui accepterait une liberté sexuelle absolue, en autant qu’elle n’est pas violente et qu’elle existe entre personne consentante, serait automatiquement une société sans violence.  

Il ne devrait pas y avoir d’âge de consentement.  La liberté sexuelle devrait être absolue à partir de l’école secondaire, le junior high, comme on dit dans le reste du Canada.  Pourquoi ?   Parce que l’éducation sexuelle pourrait être complétée durant le primaire. 

Cette éducation devrait être positive.  Ce n’est pas une question de morale que de faire l’amour à 13-14 ans ;  mais une question de responsabilité.  Peut-on élever une famille à cet âge ?     

La sexualité est strictement un droit à la vie privée. 

La base de ce raisonnement tient au même principe que toutes les revendications des féministes (avant qu’elles ne dévient contre la sexualité) : ton corps t’appartient dès ta naissance. 

Dès que tu peux choisir entre ce que tu conçois être le bien ou le mal, tu es le seul et unique maître de ton corps et de ton esprit. C’est la liberté que Dieu a donnée à l’homme et que les esprits qui se pensaient supérieur à Dieu ont rejeté.  Ceux qui nous prônent la liberté sexuelle respectent le droit à la liberté que Dieu a eu l’intelligence et la bonté d’accorder à l’homme. 

La répression sexuelle est un fantasme bourgeois, religieux, d’orgueil et  de supériorité.  Ceux qui refusent l’avortement se mêlent de ce qui ne les regarde pas.  S’ils veulent empêcher l’avortement qu’ils songent plutôt à faciliter l’adoption.  Même si j’ai toujours été contre l’avortement, je crois que sa légalisation est un moindre mal, car ainsi, les femmes ne meurent pas en essayant de se faire avorter. 

S’il y avait moins de préjugés sur les enfants illégitimes, celles qui sont enceintes pourraient donner leur enfant à l’adoption plutôt que se faire avorter.   J’imagine que Marie-Madeleine penserait un peu comme moi…

 Pendant qu’on nous fait peur avec la sexualité juvénile, les groupes de la pègre internationale font la recherche et la vente d’organes et d’esclaves.  La loi ne devrait pas s’interposer dans la vie privée des individus, mais mettre tous ses efforts contre le crime organisé.  Il y a une très grande différence entre tomber en amour et le commerce sexuel.  Que les autorités s’en prennent au proxénétisme, elles combattraient alors pour la vraie défense des enfants.  Mais, la pègre profite aussi à nos gouvernements…

En interdisant l’amourajoie, sans expliquer la différence avec la pédophilie, les féministes se tirent dans le pied quand il est question de démontrer que chaque individu est le seul maître de son corps.  Ce fut le leitmotiv des premières luttes féministes pour justifier l’avortement.  C’était à priori, une vision incontournable et progressiste, car, on refusait, pour protéger les femmes, l’avortement sauvage. 

En somme, le mouvement féministe qui était un mouvement de libération extraordinaire est devenu, dans sa conception de la sexualité, un ramassis de conservatrices et d’homophobes. 

Sur le plan de l’égalité humaine, le féminisme demeure un mouvement très progressiste, car, il exige l’égalité absolue entre l’homme et la femme.  Il n’y a que des humains, avec des vocations d’existence différentes.

J’ai exercé deux métiers absolument passionnants : journaliste et professeur . 

 À cette époque, en juin l994, tout de suite avant le référendum, mes problèmes ont commencé à s’additionner.

Mon fils cadet, Rouhed, adopté à neuf ans, se suicide pour l’amour d’une Amérindienne, rencontrée et adepte de drogues plus fortes que le pot.  Ce fut le pire moment de ma petite existence.  Cinquante ans plus tard, je souffre encore quand j’évoque ce moment pénible.

En 1995, en pensant à Maéli, la petite fille née de Sara et Rouhed, j’oublie que l’on effectue des travaux chez-moi et je tombe dans une trappe en entrant à la maison : Incapacité à 90 % au moins à me servir de mon bras droit¼certains élèves doivent même écrire mes notes au tableau à ma place. De la physiothérapie, un vrai calvaire, durant près d’année. 

C’est au cours d’une de ces séances qu’un policier de Val-d’Or me confie que l’on a réglé le problème de violence entre les skinheads et les punks, en fournissant assez de drogue à ces derniers pour qu’ils s’éliminent eux-mêmes.  J’en fus carrément scandalisé. Tout se passait autour de moi, sans que je comprenne ou que je le vois.

Puis, en 1995, c’est le vol du référendum, l’accusation hypocrite et mensongère de racisme contre M. Parizeau.  Je ne cache pas mon point de vue.  Pour moi, Parizeau a tout à fait raison. Mais, je suis bien d’accord avec le député André Pelletier- qui ne veut même plus entendre mon nom- que le référendum aurait été gagnant si les francophones avaient voter OUI en plus grand nombre, en oubliant leur petit nombril.  

En 1996, un ami, dont la femme est membre de la religion Mormon – une secte avec qui j’avais déjà des problèmes parce qu’elle est responsable de la censure sexuelle dans les vidéos, provenant d’Hollywood, grâce aux millions récoltés en plumant ses naïfs – me présente son fils avec qui il vit des problèmes. 

Il refuse d’aider à nettoyer la maison avec son père.  Ce père prétend que je suis son salut, sous prétexte que je suis venu à bout du jeune le plus délinquant de Val-d’Or.  Mais cette fois, à l’insu du jeune, c’est un piège politique.  On veut se débarrasser de moi. 

Je suis accusé et reconnu coupable de lui avoir touché le zizi.  La télévision, radio et journaux se vautrent du scandale.  Étant perçu, comme le plus politisé et le plus fanatiquement séparatiste de Val-d’Or, le président de la Société Nationale des Québécois, Monsieur Québec en personne, c’est la claque totale à l’indépendance. 

D’ailleurs, par hasard, le maire d’alors est aussi le président du NON au dernier référendum.  On me dit que si je n’ai pas 10,000$, je n’échapperais pas à la prison.  Même si j’ai déboursé 10,000$ comptant pour des REER, la caisse ne m’accorde plus que 3,500$, sous prétexte qu’elle perdrait de l’argent.  La prison était inévitable, même si je plaide non coupable. 

Au début du procès, les attouchements se sont produit au moins plus de trente fois, par la suite, on a dû convenir que ça aurait pu arriver seulement deux ou trois fois, car, le jeune disait que ça n’arrivait qu’au moment où nous étions seuls et finalement, cela ne s’était produit qu’à deux ou trois reprises.

On doit, me dit-on, me tuer en prison, mais nous n’avions pas prévu ma réaction et je m’en sors, grâce à une avocate honnête –  oui, ça peut même encore exister- qui obtient que ma cause soit portée en appel.

Le temps que je me débatte pour m’en sortir m’empêche de me mêler de politique.  On me refuse dans un projet Sprint, après m’avoir accepté, on gèle mon compte à la caisse populaire d’Outremont, après ma participation aux élections fédérales et mon appui au Bloc québécois.  Je suis refusé comme professeur de français à l’éducation des adultes (le Séfranc, examen de français, me coule), les organismes de bénévolat me refusent, je suis en quelques années devenu le pire paria du Québec.  On me reproche de dire ce que je pense et de ne pas cacher mon amourajoie.  Pourtant, dans l’affaire Cloutier, on lui reproche d’avoir agi sans qu’on le soupçonne.  Quand il est question de cul, tout le monde y passe.

Mon ami, Pierre Faucher, un ancien policier de la SQ, nullement pédéraste ou pédophile, m’avait dit que dans le cas d’un coup fourré, il fallait compter les « je ne sais pas », les « je ne m’en rappelle pas» pour s’en apercevoir.  Dans mon cas, il y en a eu au moins une centaine dans le seul témoignage du jeune, qui continuait à venir me voir, car il voulait toujours venir en voyage avec moi. 

La répression qui a suivi, qui m’a ruiné, qui m’a défait, qui me prive de toute forme d’appréciation sociale, ne s’arrête pas.  J’écris un livre, qu’on refuse partout.  Ainsi, pour moi, de toute évidence, cette mascarade est un procès strictement politique déguisé en procès sexuel.

Je suis retourné en prison, deux ou trois ans après mon premier procès, après avoir été reconnu coupable en appel en 1999. À l’appel, on a jugé le procès sur le plan strictement technique, on a refusé de reprendre les contradictions des témoignages des seuls témoins – le père et le fils. Pendant ce temps, mon accusateur se vantait déjà de m’avoir bien eu

Sur le plan politique, le ministre fédéral Stéphane Dion défend la partition.

Je lui écris ainsi qu’à Jean Chrétien, que la partition est une solution fédéraste qui conduit directement à la guerre civile. 

Et, puisque le référendum a été volé, je commence mes lettres en m’adressant à lui et ses ministres, en les accusant d’être les chefs de la mafia légale. 

Je commence à manifester contre la partition quand on me ramène en cellule.  Les policiers insistent pour me dire que ce n’est pas leur décision, mais que depuis une semaine, leur fax est submergé de messages en provenance de Val-d’Or, exigeant mon arrestation.   Évidemment, je devrai faire neuf mois.

Cette fois, cependant, par hasard, les autres prisonniers acceptent que mon histoire soit d’ordre politique et que mes accusations à caractère sexuel sont là, juste parce que c’est le moyen facile de se débarrasser de moi aux applaudissements de la foule de féministes frustrées que je baptisais les “ bitch ”.

Journal de bord 4

mars 15, 2021

Journal de bord  4

Tant que l’humanité n’aura pas la sagesse d’éliminer la violence, la terre ne sera qu’un enfer.  Il n’existe plus que quelques grands moyens pour influencer l’avenir de notre planète : la conscientisation, le refus de payer des surplus d’impôts pour des projets militaires ou cesser la consommation de bien de sociétés qui  vandalisent  la planète.

Ma dernière incarcération, à mon avis, pour des raisons plus politiques que sexuelles, m’a fait découvrir mon impuissance individuelle et sociale. 

C’est bien beau de rêver d’un monde meilleur : seul, tu n’as aucun pouvoir.  Le système a tous les moyens pour faire croire dans sa prétendue réalité démocratique ou sa vérité, sa toute puissance. 

En me condamnant, on savait qu’à mon âge, on se débarrassait d’un vieux chialeur qui cherche à instaurer au Québec (et pourquoi pas au Canada, en Amérique) un monde meilleur, plus humain, sans misère et sans grande pauvreté. 

La question de l’indépendance n’est pas qu’une question d’argent, de limite territoriale, de haines fratricides, mais de respect, de capacité de vivre ensemble nos différences ou d’avoir l’intelligence de créer un système dans lequel tous les individus puissent avoir le plaisir de vivre dans la liberté. C’est un idéal.

 Il faut être une société assez tarée, très profondément aliénée, pour empêcher un bon professeur d’enseigner parce qu’il est amourajeux alors que des milliers d’analphabètes continuent de devoir se ronger les mains pour subsister¼sans espoir de pouvoir s’en sortir. 

Le manque de scolarisation ne touche pas seulement ceux qui ont moins de 14 ans, soit l’âge de consentement.  Mais, quand on te reconnaît coupable pour des motifs sexuels avec un jeune qui aura quatorze ans une semaine plus tard, c’est presque pire que d’être un tueur. Tu n’as plus le droit à l’avenir  d’avoir une vie sociale, tu peux être tué, ruiné, déshonoré complètement, ça n’a pas d’importance puisque ton geste semble à la très grande majorité des gens moins criminel que d’envahir l’Irak ou la Tchétchénie ou le Tibet pour voler le pétrole ou refuser le bouddhisme. 

C’est moins important que des centaines d’enfants se suicident parce qu’ils se découvrent homosexuels ou que la pègre leur fasse sauter le cerveau avec ses drogues que d’avoir découvert le plaisir d’une fellation. Que dire d’un toucher ? Il est évident qu’à leurs yeux de moralistes frustrés, le jeune, son pénis, sa conscience, sa morale, tout est détruit sous les effets du plaisir que ces gestes créent.  Ils doivent être asséchés.  Il est préférable de les laisser mourir.  Comme si la Grèce Antique n’avait pas connu la beauté, la grandeur, la pureté des amours pédérastiques. L’ignorance est la pierre angulaire de tous les fanatismes. Une personne peu instruite a moins de chance de découvrir qu’elle a été bernée depuis des siècles sur l’importance des rapports sexuels, le danger “sur gonflé” de ses déviations; il est donc préférable d’interdire tous ces rapports humains capables de redonner un sens à la vie.

Ce qui m’est arrivé, depuis 10 ans, a fait basculer ma conception de nos sociétés.  Je crois qu’il y a les puissants qui inventent leurs normes et les pauvres qui doivent les vivre.  Ces normes individuellement répressives nous empêchent d’être ce que nous sommes fondamentalement.  Cela permet aux institutions ou aux rapaces de vider nos poches pendant qu’on focalise sur le besoin de nous corriger.

 Nos autorités sont tellement obsédées par le sexe qu’elles nous empêchent, de faire du bénévolat même auprès des adultes, comme si le fait d’être pédéraste (amourajeux, aimer les adolescents) était une maladie contagieuse. 

Une chose est certaine, c’est un moyen politique de se débarrasser pour longtemps d’un indésirable, car, en général, les populations avalent facilement tout ce qui touche à la répression sexuelle.  C’est normal, les bourgeois et les Églises violent les consciences depuis des siècles en faisant croire que la sexualité est un péché, si elle ne s’exerce pas selon les règles de leur étroitesse d’esprit et leur malversation, leur projection mentale de puritains. 

Jeune, je ne comprenais pas que la masturbation puisse créer des boutons, rendre fou ou cardiaque.  Il m’a fallu des décennies pour me rendre compte que l’on m’avait menti et de commencer à croire que si l’on avait pu me mentir ainsi sur un sujet aussi fondamental – la sexualité est l’essence fondamentale du psychisme-  on pouvait aussi me mentir et m’exploiter sur d’autres sujets tout aussi fondamentaux.   

Qui est mort pour nous dire ce qui se passe après la mort ?  Pourquoi faut-il tant se culpabiliser d’être mortel, si Dieu lui-même a trouvé que sa création est bonne.  N’a-t-il pas une vision plus vaste ?  Cependant, il faut aussi admettre que les religions, en dehors de la sexualité et des péchés inventés au nom de Dieu, nous aident à se créer un idéal et à donner un sens à notre vie.  « Le péché est un manque d’amour », c’est ce que me semble l’essentiel de ce que l’on doit retenir de l’enseignement religieux.  C’est ce qui doit guider notre conscience et non la peur, particulièrement, de son corps et de la jouissance.

 La répression sexuelle est née de l’embourgeoisement et du viol des âmes par les religions. Pour un bourgeois, c’est très important de ne pas se laisser toucher ou salir par un vulgaire, un pauvre.  

Un religieux qui veut  être un saint oublie vite qu’il est un homme et que le pire des péchés mortels, c’est l’orgueil,  vouloir être parfait, et non, d’avoir du plaisir ¼

Des milliers d’années d’imbécillité, d’ignorance et de mensonges ça grave profondément les consciences puisque l’homme est comme un disque dur.  Des millénaires d’aliénation, ça ne s’efface pas dans une décennie. 

La répression sexuelle s’est  déplacée jusqu’aux symboles.  Et, quoiqu’on en dise, la féminité à certains endroits du corps a un charme que la virilité n’aura jamais.  La circoncision et l’excision sont une aberration mentale qui démontrent jusqu’où la folie de la peur de la sexualité peut conduire.

Pour moi, la beauté physique des autres et la liberté transcendent le fanatisme religieux  – macho,  borné et antisexuel.  La beauté n’a ni sexe, ni couleur.  La jeunesse demeure un plaisir inestimable pour les yeux de toutes les personnes qui vivent en dehors de l’hypocrisie.  Par contre, si l’aspect physique prend souvent le bord avec l’âge, rien n’équivaut à la lucidité de ceux qui ont une grande expérience de la vie.  En vieillissant, on dirait que la beauté s’intellectualise.  La vieillesse peut être aussi belle que l’enfance dans un autre ordre d’appréciation.

Ce caprice, ce goût étrange, mais combien fascinant, qui manipule mon petit cerveau  m’a conduit à une rencontre toute particulière avec mon Dieu.  Une visite qui n’a rien à voir avec les hallucinations payantes d’un Raël. Cette présence à la fascination m’oblige à l’amour, cet amour m’oblige au plus de gratuité possible, et cette gratuité exige que je reconnaisse ce même droit au respect et à la liberté des autres.  La morale est un droit individuel tant qu’elle refuse la violence.  Dieu est Amour et l’amour crée,  elle ne détruit pas.  La morale individuelle est la plus grande richesse de la vie privée et aucune loi ne devrait s’attaquer à ce droit fondamental individuel.     

 Le seul vrai péché, le seul mal réel est de nuire à autrui,  de lui faire ce que nous n’aimerions pas qu’il nous soit fait. 

Je ne crois pas que l’on puisse être chrétien ou musulman ou autre, si on accepte la violence et la pauvreté.  Aucun Dieu ne peut prôner la haine, la domination, sans être un esprit du Mal.  Les penseurs qui se prétendent de Dieu, qui ont rejeté le corps, tout comme Lucifer a rejeté la création de l’homme, sont des menteurs.  C’est pourquoi nos livres religieux sont en constantes contradictions.  Tu ne peux pas accepter la vision dominatrice de la Bible, tout en croyant dans les Évangiles. Le Nouveau Testament est basé sur la tolérance quasi – absolue et non sur la domination psychique des individus. Et, dans le Coran, la principale qualité de Dieu est d’être miséricordieux. On prétend être seul à  interpréter Dieu parce que ce privilège hautement hiérarchisé permet de gouverner,  d’exploiter  les autres au nom du Tout – Puissant.  Il ne faut pas oublier qu’au moment où les religions ont été créées, elles formulaient les lois et les manières de vivre.  Elles dominaient tout et tous. 

En interdisant la liberté sexuelle, nos dirigeants peuvent dominer tout notre être, car ce sont des interdits hors – nature.  La libido réalisera toujours ses projets.  C’est limiter l’expérience de nos sens.  Si on essaie d’éliminer la libido ça conduit à la violence tandis que si on essaie de l’orienter vers le respect et le partage avec les autres, cet élément, même dévié, devient un instrument de générosité.

 Le fanatisme religieux anti-sexe, la drogue et la violence sont les trois pires ennemis de l’homme. 

Ainsi, tous les états devraient être laïcs.  L’état et la religion sont deux institutions totalement différentes.  Alors que l’état est une institution pour nous obliger au partage des biens entre les membres d’une même communauté, la religion est un droit strictement individuel fondamental, celui de la conscience ou de la morale, de l’agir, de l’interprétation de sa raison de vivre.

Par contre, pour moi le dieu des religions, n’importe lesquelles, est une invention pour discipliner ses pratiquants et pouvoir, grâce à la domination psychique,  leur vider les poches.  On peut faire tout le mal que l’on veut au nom de Dieu, mais tout ce que l’on fait alors est en contradiction avec LUI, car, Dieu n’est que ÉNERGIE, AMOUR, et par conséquent, tout le reste n’est qu’invention. 

Le corps est trop limité pour nous permettre d’avoir une vue, une maîtrise complète de l’énergie de l’univers.  Ce corps limite la connaissance même de l’esprit.   Essayer de parler au nom de Dieu est s’approprier un pouvoir qu’aucun humain n’a.  La science des religions et leur prétendue exclusivité à la vérité est un moyen de domination psychique et non une voie à la vérité.

Aujourd’hui, les Hommes (les femmes sont aussi des Hommes, à entière égalité) n’ont qu’un maître l’argent et le pouvoir pour en avoir plus.

Toutes les paroles soi-disant divines sont au service de ce nouveau maître : le bénéfice, la productivité, la violence.  Les Humains sont confrontés depuis des millénaires avec le mensonge, selon lequel la sexualité est l’ennemi du bien comme si le plaisir était en soi une violence. L’approche religieuse de la sexualité est tarée depuis si longtemps que c’est  l’aliénation la plus évidente.  C’est le moyen par excellence d’amener les hommes à parler de faux problèmes, car le pire est le pillage des contribuables et de la planète par une petite bande d’exploiteurs.

Les religions ont détruit la bonté chez les humains, en leur faisant croire que la femme est inférieure, que la sexualité n’a de sens que dans la procréation, rejetant le droit de jouir, d’être différent, d’avoir une couleur différente, d’être gai. 

Le droit au plaisir d’avoir un corps était une des pensées essentielles des féministes avant qu’elles ne deviennent obsédées par le sexe et sa répression.  En se rejetant, les individus deviennent ainsi incapables d’aimer et pensent que la projection de leur vide intérieur est le propre de la sainteté.  En rejetant la sexualité qui, hors la violence, la domination, est la plus grande des richesses spirituelles ; les religions ont établi toutes les formes de racisme, d’intolérance et de mépris pour ceux qui ne constituent pas leur petit nombril.  “ Hors de l’Église, point de salut ”  est une intolérance qui conduit directement en enfer¼si enfer, il y a, en dehors de la vie actuelle¼  La vie est un enfer parce que ceux qui dirigent les hommes en font un enfer.

Journal de bord 3

mars 14, 2021

Quand j’étais plus jeune, on m’expliquait que Trudeau s’est rangé du côté du Canada anglais parce qu’il méprisait les Québécois.  Il leur aurait reproché d’être une bande servile qui accepte sa pauvreté, la chérit et l’entretient par son manque d’organisation.  De plus, il n’aurait jamais cru que les Québécois aient l’intelligence de rejeter une Église qui les menait par le bout du nez jusque dans leur lit.

Trudeau a été en ce sens un grand personnage car, il nous a permis de nous libérer –du moins artificiellement de la reine d’Angleterre- et il a permis aux homosexuels de cesser de continuer à se percevoir comme des monstres condamnables.  Il a introduit la science dans notre perception de la sexualité. 

Par contre, tout le monde a des limites : pour pouvoir dominer le Canada, il faut savoir cracher sur le Québec.  La plus grande jouissance d’un Red Neck, c’est d’insulter, d’humilier un Québécois, cet être assez naïf qu’il suffira de lui dire …je t’aime…avant un référendum pour qu’il s’excuse d’avoir cru de ne pas avoir sa place dans cette trop vaste maison qui l’exploite jusqu’à l’os…

Qu’on le veuille ou non, Jacques Parizeau a dit la vérité à la suite du dernier référendum.  Les commandites prouvent que l’argent fédéral s’est servi d’un fond secret pour déjouer les lois instaurées au Québec et des juges venus du Nouveau-Brunswick ont permis d’assermenter le nombre requis d’immigrants pour donner la victoire aux fédérastes. Il n’y a pas de racisme à dire la vérité.

Est-il préférable d’être un meurtrier, un voleur légal ou un pédéraste, un boys lover?  Les religions pourraient-elles survivre à la discussion ?  Le fanatisme religieux ne commence-t-il pas par son « propre rejet »?  Une pensée religieuse qui a besoin de tuer pour s’affirmer n’est- elle pas, par son fanatisme, la preuve de la fragilité de ses arguments mensongers ? 

Personnellement, je crois en toute sincérité, que la sexualité est strictement du domaine de la vie privée De plus en plus conscient que l’humain se suicide en tuant la nature, les hommes cherchent à se redéfinir.  Malheureusement, ils sont encore attachés à la bouée qui les maintient dans l’ignorance : le péché de la chair. 

Après de siècles de mensonge et de lavage de cerveaux, les humains sont encore incapables de vivre dans le plaisir et la joie, une sexualité directement reliée leur propre orgone ou libido.  En essayant de faire croire que Dieu leur a parlé, d’interdire ce qui ne peut pas l’être – la libido- les hommes ont diabolisé la sexualité et divinisé la violence qui risque maintenant de nous perdre.  Même si je demeure convaincu de l’existence de Dieu, je crois que toutes les religions,  en interdisant la liberté sexuelle sans violence, sont un viol quotidien de nos consciences. 

De plus, je crois, de plus en plus, que les Jésuites disaient la Vérité quand ils affirmaient que les livres Saints ne sont pas de Dieu, mais d’un Cénacle de Sages créé pour chaque culture, afin d’établir  une morale correspondant aux besoins  de règles pour leur peuple.

Å cette époque, la religion tenait lieu de policiers, de juges, de psychologues, etc.  C’était la domination par la peur et l’ignorance, mais certains visaient quand même la Sagesse.  La majorité de ses Sages s’en sont immédiatement pris à la sexualité, car les humains ne contrôlaient pas encore leurs instincts et eux-mêmes devaient créer ces règles pour se protéger de leurs propres désirs.  Tant que les humains sont obsédés par leur sexualité, ils oublient de constater que les structures sociales actuelles permettent la pauvreté et la guerre. 

Ces règles visaient alors à protéger les humains contre la violence et l’arbitraire, quoique très vite les plus riches aient pu commencer à dominer et à implanter leur morale. On a réglementé le sexe, mais on a oublié l’inégalité, l’orgueil et la jalousie qui conduisent aux meurtres et au vol.  On constate qu’après des millénaires, les hommes sont toujours soumis aux plus rapaces, c’est – à- dire actuellement à leurs gouvernements.  Bush tue pour les pétrolières.  Assassine femmes et enfants en Irak.  Poutine n’est pas mieux, et, les autres dirigeants du monde sont très souvent dans le même sac. Pourtant, ces tueries sont souvent organisées par les services secrets de nos gouvernements parce qu’elles permettent de justifier le vol des contribuables envahis, en les manipulant et en permettant à nos gouvernements de réclamer à grands cris des mesures de sécurité pour les bandits légaux qu’ils sont. 

Assez libre pour que nos institutions “légalement criminelles ”, mais dites de JUSTICE,  m’aient consacré “cochon ”, c’est-à-dire quelqu’un qui a un sexe entre les jambes et qui endosse, pour lui, une toute autre vocation que celle imposée par notre société.  Une lutte sans issue.

Je n’ai jamais su si toutes les tuiles, qui me tombent sur la tête depuis dix ans, sont le fruit de ma pédérastie ou celui de mon engagement politique, envers l’indépendance du Québec.  L’œuf ou la poule ?  Est-ce une morale corrosive face au respect de la liberté de conscience de tous les individus ou le bras armé des commandites nées à la suite de la quasi – défaite des fédérastes ? 

Est-ce le refus de la société mondiale –  puisque toutes religions ont le mépris de la sexualité comme moyen d’aliéner tout le monde individuellement et de faire ainsi son profit. On refuse aussi  de voir la différence entre la pédérastie (amourajoie)  et la pédophilie ?  Le sujet est nouveau et c’est encore plus neuf quand on affirme que l’amourajoie est une orientation sexuelle, donc, qu’elle devrait être à ce titre protégée par la Charte des droits.  D’autant plus, que cette nuance me permet de condamner, en respectant mes connaissances, tout ce qui touche à la pédophilie.  

La sexualité est une forme de regard sur la vie, une interprétation personnelle, individuelle.  C’est le moteur que Freud appelait la libido. Une telle force qui ne peut pas être anéantie.  Et, que tu le veuilles ou non, tu n’es pas responsable de ton orientation sexuelle, c’est-à-dire ce qui t’attire. 

Si je ne suis pas un danger pour les jeunes, par contre, la morale religieuse mondiale l’est pour moi.  Le fanatisme religieux tue tout ce qui s’oppose à sa croyance, oubliant que toute vérité, qui a besoin de meurtre pour s’établir, est dès, le départ, une fausseté.  La vérité n’a pas besoin de meurtre ou de violence pour s’exprimer, cela va de soi.  Elle triomphe par le bon sens.

 Je suis donc anarchiste, profondément contre toutes formes de violence, d’esclavagisme ou de corruption légalisée.  Je crois d’une manière absolue que tout individu est le maître unique de son corps et de sa conscience. 

Toutes religions violent nos consciences depuis des siècles, en nous imposant leurs règles et leurs péchés, afin de mieux nous aliéner.  Devant la perte de vitesse des religions anciennes, le système judiciaire a pris le relai et, les juges, en vivant isolé de la réalité de la vie, en étant des créations politiques, sont parfois devenus plus ou au moins aussi corrompus que les religions qu’ils  remplacent.  En d’autres mots, je considère que l’aspect judiciaire de notre société est ce qu’il y a de plus pourri parce qu’il est orienté sur la punition plutôt que la prévention et la réhabilitation. 

S’il en est ainsi pour nous, au Québec, où ce n’est déjà pas si mal, imaginez un peu le reste du monde, car la terre est encore entre les mains pourries de certaines multinationales. Ces institutions sont fondamentalement viles, car, elles ne rêvent que de profits, et ainsi, la vie d’un être humain, la valeur qui devrait transcender toutes les valeurs, n’a pas la priorité qui lui revient de droit.  Les richesses sont encore entre les mains d’un petit nombre.  Les plus grands terroristes sont la pauvreté et  la violence.

Si tous les peuples (nations) qui désirent leur indépendance étaient automatiquement des pays comme cela se devrait, il n’y aurait pas de guerres pour les frontières. 

Si l’ONU jouait son rôle de gouvernement mondial, tous les pays seraient automatiquement démocratiques.  Cependant, pour avoir des gouvernements réellement démocratiques, il faudra que les classes politiques et religieuses cessent d’exister seulement pour vider les poches des contribuables.  Le vote des individus devrait compter ainsi que leur pouvoir d’achat.   

Journal de bord 2

mars 12, 2021

Journal de bord 2

Å  cette époque, les nationalistes étaient très religieux, membre de l’Union Nationale, renfermés sur eux-mêmes, obéissant au doigt et à l’œil à l’Église catholique et à Maurice Duplessis…le monde par excelle de la corruption qui nous lavait le cerveau avec le grand, l’extrême danger du communisme. 

Nous, les enfants, ce qui nous intéressaient c’était la misère des autres enfants, le plaisir de visionner des films, surtout quand il y avait les « Ti-Jean », de l’ONF, et les trucs de magie du Frère Madore , qui avait adopté le Bangladesh, comme terre de mission. Et, bien évidemment, les récits de M. Bergeron où Ti-Jean était toujours le héros, celui qui savait même « planter » le diable.

Comme disait Trudeau ou l’écrivait le Dr Jacques Ferron, des siècles de damnation, ça laisse une marque profonde dans l’histoire d’un peuple.  Tant pour les Canadiens que les Québécois  être toujours damnés focalise le mal à un seul mot : “sexe”, oubliant que la seule vraie question est : Qui est vraiment le diable : le sexe ou la violence, le pouvoir et l’argent ou l’amour ?

Les autorités nous volent légalement, vident nos institutions du sens de leur existence, et condamnent  la “pipe” faite à un petit gars, qui découvre enfin que le sens du mot “jeunesse = jouir” ?

Je suis un libre penseur, perdu dans une crise mondiale de conscience.

Les religions se font secrètement la guerre pour établir leur monopole.  Rien n’est aussi payant qu’une religion.  Ce n’est pas pour rien que les sectes existent.  Ce dieu n’est que pouvoir et argent.  Comme disait mon père : « ce dieu est possiblement  le diable déguisé en dieu…Le seul problème, je suis trop vieux pour changer de religion. »

Et, c’est ainsi qu’actuellement des milliards sont dépensés pour établir la nouvelle religion dominatrice sur le monde. C’est aussi ça, la mondialisation. 

Quand l’argent prend la relève de l’humanisme. Les hautes sphères ne rêvent plus d’un ciel après la mort, mais d’un pouvoir terrestre dans lequel tout le monde vivra à quatre pattes pour leur obéir au nom d’un dieu monstrueux à l’image de ces obsédés sexuels qui ont remplacé les besoins de leur quéquette par celui de leur portefeuille. 

La sexualité c’est la fibre optique par laquelle tu juges la valeur de ton existence.  Le capitalisme est- il autre chose que la projection et la sublimation de son refoulement sexuel ?  Il n’est pas étonnant que la droite ne puisse parler qu’au nom de la morale d’un dieu plutôt volcanique, car les leaders présentent le désir comme une tentation, le plaisir comme un péché et lapident tous ceux qui les entourent.  Seule leur morale malade est acceptée.  La morale du parfait castré, car elle rejette la réalité humaine, et par conséquent, le respect que l’on devrait avoir pour tous les individus, sans exception.

Chez les plus pauvres, le mot d’ordre est de sauver son propre petit nombril, qu’il n’y a rien à faire pour améliorer la société et la recherche éphémère du sens d’une vie de misère.

Chez les plus riches, gouvernement, justice, tribunaux sont devenus synonymes de  vols légaux.  Tout pour s’en mettre plein les poches.  C’est pourquoi, les institutions créées pour nous protéger et nous servir sont passées entre les mains d’une bande de profiteurs légaux.  C’est cet esprit des commandites, selon lequel les Québécois ne sont que des imbéciles et qu’il faut, comme le disait Stéphane Dion, les appauvrir assez pour qu’ils ne puissent plus rêver d’un pays à eux, comme eux. 

La supposée unité nationale qui a permis de voler systématiquement les Québécois, lors du dernier référendum, est basée sur le mépris de la population en général.  C’est comme la projection de la lutte entre deux grands hommes politiques : René Lévesque et Pierre – Elliot Trudeau. 

L’unité nationale, c’est un territoire.  Hors, la lutte concernant la souveraineté  touche le territoire. Avec l’indépendance du Québec, on devient  un pays souverain – mais qu’elle est la structure interne du Canada ?   Le Canada est-il une Confédération  ou une fédération ?

C’est toute une différence. 

Dans une Confédération, les pouvoirs viennent des provinces qui en détiennent la presque totalité, car le reste est remis par les provinces pour être assumé par un gouvernement central, formé par les provinces. 

Dans une Fédération, comme c’est le cas présentement, le gouvernement est centralisé.  Il tient non seulement les finances, mais il a tendance à tout noyer dans son pouvoir.  Comme me le disait l’ancien ministre libéral, M. Savoie, de Val-d’Or, le fédéralisme étouffe le Québec.   

Il suffit au Québec de demander un petit peu plus que ce que le ROC (Canada anglais) s’attend pour que ça déferle en ouragan.  Dans le fond, si les Québécois ont les couilles nécessaires pour voter leur indépendance, c’est le Canada qui décidera si oui non le Canada continuera d’exister avec le Québec.  Est-ce que la notion d’états associés pourrait être envisagée ?

C’est simple, on ne vit pas continuellement dans une maison en écrasant tous ses frères et sœurs, simplement parce qu’on a un petit sentiment de supériorité.  C’est pourtant ce que fait le fédéral. Il écrase les provinces.

The province of Montreal.

mars 11, 2021

Province of Montreal

On ne se rappelle peut-être pas qu’il y a quelques années Montréal était non seulement la plus grande ville française d’Amérique, mais la Métropole du Canada.

Il y a eu le déplacement des usines (Cadbury, qui nous a quitté en nous traitants d’imbéciles) les assurances Sun Life, etc. jusqu’à ce que Toronto devienne la Métropole économique du Canada.  Le fédéral subventionnait ces déplacements.

Qui payait pour vider Montréal de ses atouts : le gouvernement fédéral.

Qui paye pour combattre les lois 101 et 21 : le gouvernement fédéral. Les groupes musulmans de l’extérieur, de Toronto, sont des marionnettes du système fédéral dans ces procès.

Quand le gouvernement n’arrive pas politiquement à ses fins, il a recours au système judiciaire. Le droit des Anglophones d’avoir un interprète en cour devient un droit de majoritaire, les juges doivent être bilingues pour répondre à ce droit que les Québécois ont propagé très généreusement à ubne minorité qui est en réalité une majorité.

Le fédéral aimerait bien que Montréal devienne anglophone car ça permettrait éventuellement de diviser le Québec de manière à ce que Montréal soit l’équivalent d’une province. Avant les dirigeants anglophones pensaient à la partition. Ils savent maintenant qu’on est assez mouton pour pouvoir rêver qu’en anglicisant Montréal, tout le Québec deviendra une province comme les autres.

Les guerres de « woke », de nègres blancs d’Amérique qui ne doivent pas porter ce nom est une façon d’inclure la censure et de tuer la culture québécoise qui règle générale est moins scrupuleuse que la culture protestante.

Quand l’Église se met le nez dans la vaccination, il est urgent qu’on se débarrasse de la morale religieuse. La vie est plus importante que leur stupide chasteté.

Journal de bord d’une âme en peine

mars 10, 2021

JOURNAL DE BORD  D’UNE ÂME EN PEINE

1 novembre 2004

Quand j’étais professeur de français, j’ai fondé toute ma pratique dans «le journal de bord».  C’était non seulement un moyen privilégié de rechercher les fautes, d’apprendre à composer, mais surtout, l’outil par excellence pour entrer en communication avec mes élèves.  Le jeune pouvait dire tout ce qu’il voulait, la seule chose proscrite : les fautes.  Cette liberté m’a permis d’entrer en communication avec des jeunes que personne ne pouvait approcher et je peux me vanter que certains ne sont pas suicidés, grâce à cet œil, qui loin d’être inquisiteur, leur permettait enfin la liberté : il faut d’abord pouvoir crier son mal pour le déraciner…

Un dialogue très riche, qui pouvait facilement me coûter mon emploi, car les Québécois, surtout les Québécoises, sont encore très profondément aliénés aux mensonges religieux , particulièrement, sur la sexualité et tout l’hypocrisie qui entoure cette notion que l’on vit comme si on était encore au temps des cavernes.  Ce scrupule a savamment été entretenu par la psychose, la phobie du sexe chez certaines féministes.

Je me rappelle qu’une fois, un étudiant m’avait écrit que personne ne l’aimait…Que dire ?  Si tu restes silencieux sur une telle affirmation, t’es complice du suicide qui infiltre ce petit être.  J’ai ainsi décidé, au diable la « job », et de lui écrire que c’était faux puisque je l’aimais.  Il est passé de dix lignes à une page par jour.  Finalement, il s’en est sorti. Il vivait de graves problèmes avec son père : il voulait se sentir aimé, mais dans notre monde, un homme n’aime pas un petit gars…c’est la pire maladie psychique et mentale que nous avons eu en héritage des religions. 

Nous ne sommes pas les seuls, aucune religion, exceptées certaines formes de bouddhisme, ont l’intelligence de considérer la sexualité comme un élément constitutif positif chez les humains.   La maladie du péché de la chair est le pire ennemi de l’égalité entre les humains.  Elle justifie tous les racismes, tous les trips de supériorité, car un pur peut condamner, rejeter, exploiter un impur…c’est la base même de toutes les prétendues paroles divines…   C’est d’ailleurs le seul point de vue que je ne partage pas avec les féministes.  C’est aussi la base angulaire de l’inégalité entre les hommes et les femmes…

On parle de démocratie, mais c’est toujours celle de ceux qui mènent et s’enrichissent aux dépens des plus démunis.  Si on croit tellement dans la démocratie : pourquoi peut-on refuser de changer le mode de scrutin actuel par un vote qui veut dire quelque chose ?   Pourquoi  peut-on me refuser d ‘affirmer qu’il y a une différence entre la pédophilie et la pédérastie ?  Peut-on justifier que l’esprit des pourfendeurs de la démocratie  anime les commandites ?   Notre ciment social est-il autre chose que de l’hypocrisie ?  Est-il vrai que les vrais « boss » dans nos gouvernements soient les hauts- fonctionnaires et non ceux que l’on place au pouvoir ?  Serait- ce pour cela que l’on vit cycliquement le même merdier social ?  J’ai l’impression de me retrouver quelque 35 plus tôt.

The past 1

mars 8, 2021

                                     The past

La mémoire affective est souvent surprenante, tout comme la vie.

La mienne a toujours été le produit du hasard, une espèce d’enchaînement imprévisible dû à la rencontre d’êtres extraordinaires. Avoir connu Gabriel m’a permis de me sortir de la vie misérable de celui qui manque d’instruction.  Après quatre ans d’université, j’avais enfin les diplômes pour enseigner.     

Quand tu laisses tes études, les dettes ne se règlent pas comme par magie, il faut trouver un emploi et le plus payant est le meilleur. Surtout que j’avais un fils adoptif.  À ma grande surprise, j’ai été embauché par une commission scolaire du Manitoba dans une ville située tellement dans le Nord que nous devions nous y rendre en avion. J’avais des classes au primaire et au secondaire à qui je devais apprendre le français.

Le début de l’année ne fut pas facile. Je m’entêtais à respecter le principe que l’enseignant doit seulement parler la langue enseignée qu’on le comprenne ou pas.

Dès le premier bulletin, je devais éteindre une rébellion autant chez les parents que les élèves. Je devais trouver une solution au plus vite où retourner à Montréal.

J’ai changé ma politique. Au lieu de demander aux classes de s’adapter à moi, j’ai trouvé des moyens de m’adapter à eux. L’enseignement est quatre-vingt pour cent d’amour et vingt pourcent de plaisir. Les résultats sont les efforts mis par les élèves.

J’ai inventé des jeux et mes classes sont devenues des parties de plaisir. Je me suis même mis à chanter des chansons à répondre alors que je ferais fausser toute chorale qui aurait la stupidité de me laisser chanter avec elle. Nous avons même créé une émission en français  pour la radio locale, grâce aux cassettes de musique apportées pour écouter dans cet exil. Nous avons passé plus des heures à essayer d’annoncer sans rire la chanson «  Le phoque en Alaska. Pour les anglophones le mot «  fuck » est la pire saleté à dire.

Si tout allait de mieux en mieux dans ma vie personnelle d’enseignant, il en était autrement de mon fils Rouhed qui me téléphonait pour me demander en pleurant de retourner à Montréal puisqu’il s’ennuyait de moi  et qu’il n’aimait pas l’autoritarisme de celui qui avait été choisi pour le garder pendant cette année absolument nécessaire pour garnir les provisions monétaires essentielles à la survie.

Origine du mont pédophilie

mars 4, 2021

Je lisais hier sur Slate que les féministes avaient permis de passer de la pédophilie à la pédocriminalité.  

Donc, au lieu d’aller vers une société plus ouverte, en instaurant les nuances entre la pédérastie  (sexe entre un(e) adulte et un(e) adolescent)  et la pédophilie, sexe entre 0 et 10 ans, on refuse cette nuance fondamentale pourtant établie par la science afin de continuer de faire peur avec le mot sexe.

 Pas question de reconnaître le droit aux adolescents  à leur intégrité physique et morale, leur droit de décider de leur  morale sexuelle. 

On semble oublier pourquoi les féministes  du Québec ont inventé le mot pédophile. On ignore qu’au moment où est survenu la décriminalisation de l’homosexualité les discussions faisaient rage à savoir ce que l’on faisait de la pédérastie. Le problème résidait dans le fait que les pédérastes, dont j’étais un  porte-voix,  refusait de reconnaître que la situation existait aussi chez les femmes. Ce n’était pas brillant, mais c’est ce que l’on croyait.  Même si cela était plus rare, les féministes voulaient que l’on reconnaisse aux femmes le même droit à la pédérastie qu’aux hommes.

Or, les féministes  comprenaient également  un groupe particulier : les lesbiennes. Ce sont celles-ci qui enseignaient que les femmes avaient toujours été sous le joug du paternalisme et de la dictature mâle. Ce sont elles qui ont inculqué à une bonne partie des féministes, la haine absolue des mâles.

Y a-t-il eut des mariages de lesbiennes conventionnels comme ce fut le cas chez les gais. On se mariait en espérant changer en cours de route.

Se sentant rejetées, les lesbiennes ont inventé le mot pédophiles parce qu’il était non genré.  C’est drôle que l’on essaie de faire disparaître la pédérastie ,une réalité humaine qui a toujours existé et que j’avais  moi-même renommée dans le Berdache (journal gai) l’amourajoie, car les participants sont des amourajeux, soulignant ainsi que ces rapports sexuels se vivent habituellement comme un jeu, en contrepoids à la création du terme « pédophilie ». Une réalité qui n’existe pas dans la réalité telle qu’on la définit aujourd’hui.

On peut être tout, sauf pédéraste, comme au Moyen-Âge.  Et on appelle ça de l’évolution.

La vengeance n’est pas une option.

février 25, 2021

La vengeance n’est pas une option.

Si j’étais une personne qui rêve qu’à me venger comme une partie des malades de la dénonciation, j’aurais eu toutes les raisons de l’être, grâce à la Covid-19.  Que la police et ses associées invitent à dénoncer, c’est normal, car plus il y en aura, plus gros sera leur budget.

J’avoue que j’ai fait le parallèle entre ce que j’ai subi et ce que l’humanité subit maintenant en temps de pandémie.  

Mais, les malheurs des autres m’attristent. J’aimerais avoir une baguette magique pour éliminer la misère humaine, mais cette baguette n’existera jamais, On peut tout au plus, quand on est rejeté par tout le monde, améliorer temporairement  un peu le sort de quelques individus.

La chose que j’ai aimée le plus dans ma vie fut d’enseigner. J’étais bon, sans me vanter. Cela donnait un sens extraordinaire à ma vie. J’adorais mes élèves et j’avais appris à maîtriser mes désirs.  Être amourajeux et enseigner durant au moins 15 ans, sans l’ombre d’un reproche à ce sujet, c’est un bel exploit.

On a monté une petite pièce de théâtre de séparation entre disciples Mormons pour m’épingler ou on a simplement voulu me faire payer d’avoir travaillé ardemment pour le OUI au référendum. Je ne le saurai jamais, sauf que la prison pointe du nez dès qu’il y a des évènements politiques importants. Mais ainsi depuis 1996, je ne peux plus enseigner.

Avec la pandémie, j’ai constaté qu’il manque de professeurs, que la majorité n’ont pas de diplôme pour enseigner alors qu’à cause de la peur des pédophiles créée par l’hystérie collective, je demeure sans emploi avec une maîtrise en langue française, un certificat d’enseignement et un certificat en scénarisation , sur le carreau. Il est même inutile de présenter mon CV n’importe où, même pas pour enseigner aux adultes. C’est un ministre qui me l’a dit, donc, ce soit être vrai. Quand on est fou ainsi, il est peut-être un  peu normal de manquer d’enseignants. Pour s’en assurer on m’a raccusée en 2016, mais puisqu’on avait rien contre moi dans les dernières années, on a été chercher quelque chose qui s’était passée 25 ans plus tôt..

On m’a accusé pour un geste qui n’était pas criminel à l’époque et pour lequel j’ai plaidé coupable à une accusation qui dit exactement ça. Reste à savoir s’il est vrai que l’accusé était non-consentant. J’ai écrit dans «  La loi, c’est la loi. Quand ça fait leur affaire », comment moi, je me rappelle d’avoir vécu l’évènement. Professeur encore non accusé,  je n’aurais jamais fait un geste qui m’aurait privé d’enseigner. L’enseignement était toute ma vie.

On vous fait croire que pour qu’il y ait crime il faut qu’à l’époque le geste commis fut un crime.

Je peux affirmer que ceux qui se plaignent d’être emprisonnés à cause du couvre-feu ne savent pas de quoi ils parlent.

Pendant  six mois, je n’avais pas le droit de sortir de la maison, même sur la galerie. Je devais répondre à tous les téléphones pour vérifier ma présence. Certains furent faits durant la nuit comme si à 76 ans tu courrais les clubs jusqu’aux petites heures du matin. Du 24 sur 24 entre les murs. On est même venu me rendre visite après minuit. C’est loin d’être comme les restrictions que nous vivons maintenant.

Aussi, je me suis dit que peut-être certains comprendront enfin le sens du mot « liberté ».

Si j’avais pu, j’aurais été volontairement enseigné, dans la mesure de ma capacité actuelle parce personne ne pourra comprendre combien c’est extraordinaire de voir l’esprit des jeunes se développer. C’est encore plus hallucinant que de les voir physiquement grandir.

La haine fédérale du Québec.

février 24, 2021

Après avoir été candidat Rhinocéros dans la comté de Sherbrooke en 1972, j’ai accepté quelques années plus tard de travailler comme attaché de presse du candidat du parti Conservateur à Sherbrooke à la condition qu’il dise publiquement qu’il allait voter oui au référendum de 1980.

C’était l’élection précipité par Joe Clark contre Pierre-Elliot Trudeau.

J’ai décidé grâce à ce rôle de vérifier une rumeur qui persistait à l’effet que le gouvernement fédéral ainsi que celui de l’Ontario subventionnaient des industries québécoises pour qu’elles s’installent en Ontario et ainsi maintenir la peur de l’effondrement économique si jamais le référendum l’emportait.

À la question à savoir si c’était vrai, Monsieur Clark m’en confirma la réalité, mais quand j’ai voulu savoir combien d’industries avaient participé à ce manège, celui-ci me répondit simplement qu’il ne répondait pas à cette question car si on en connaissait l’ampleur ça risquait de provoquer une révolution au Québec.

Je suis devenu indépendantiste quand le fédéral a choisi Mirabel au lieu de Drummondville pour remplacer l’aéroport de Dorval.  Jusque-là,  j’avais été fédéraliste, mais pour moi, une telle décision était la preuve que non seulement le fédéral se battait contre la vie française au Québec, mais qu’il essayait de soumettre le Québec  au fédéral, en essayant de détruire son économie.  N’est-ce pas ce que l’on appelle du « colonialisme »?

Le fédéral déteste tout ce qui est associé au Québec nationaliste.  Il combat tout ce qui peut asseoir son pouvoir ou son identité.

Je n’aurais pas pensé que les rencontres hebdomadaires de Sheila Cops et le milieu musulman aboutiraient avec la contestation de la loi 21 quelques décennies plus tard, même au détriment de la paix sociale entre la majorité québécoise et les musulmans.  Une lutte qui pourrait bien ne pas exister si les associations musulmanes ontariennes se mêlaient de leurs affaires.

Une leçon de la pandémie

février 23, 2021

Est-ce que la pandémie va nous permettre de comprendre que l’avenir de l’humanité, voire de la planète, repose sur notre capacité à sauver les individus, car ce sont eux qui font fonctionner ce dont nous avons besoin pour survivre.

Le travailleur dans un  magasin d’alimentation est aussi essentiel  qu’un ministre, mais il est loin d’avoir le même salaire.

Par contre,  que tous doivent avoir le même salaire ne devrait pas non plus être un objectif en soi. La compétition est aussi un bon moteur. La démocratie repose sur l’individu, sa lucidité et son engagement envers l’humanité.

La pandémie a eu plusieurs niveaux de conséquences et mérite à ce titre un examen approfondi de ce que nous venons de vivre.

Elle remet en question la mondialisation, mais elle interroge aussi la capacité des états à protéger leurs citoyens.

Elle prouve que la notion d’humain, de réalité humaine donne naissance à une solidarité planétaire qui devra guider nos réflexions pour les prochaines décennies.

Faudrait-il pour égaliser les chances des plus pauvres modifier la structure mondiale de la fiscalité de manière à ce que les riches participent davantage aux gains de revenus des états?  Ne devrait-on pas créer la notion d’un salaire individuel maximum comme on a  un salaire minimum? Au lieu de vivre chacun pour soi, il faut apprendre  la compassion, car autrement  la violence finira par l’emporter.

Il est évident que le bloc communiste est de plus en plus dictateur et cherche à étendre sa domination. Les russes ont certainement bénéficié des connaissances de la Chine pour trouver le Spoutnik 5. Un vaccin qui contribue à revaloriser l’empreinte russe un peu partout.

Il saute aussi aux yeux  que Trump et tous les complotistes, les gens qui niaient l’existence même de la Covid-19, faisaient l’affaire du Kremlin. Les États-Unis étaient ainsi rendus vulnérables de l’intérieur (500,000 morts)  et disloquaient l’union des états démocratiques. Pendant ce temps, la Chine montre les dents à ceux qui ne pensent pas comme elle (Hong Kong, par exemple).

Si les communautés musulmanes à travers le monde ne disent rien pour le génocide des ouïgours, c’est que la Chine appuie à l’extérieur de ses murs les dictatures religieuses ainsi que ses mouvements terroristes.  Son pouvoir repose comme la Russie sur cet appui aux Nations Unies,

Par contre, il ne faut pas croire que tout cela obéissait à un plan, ce serait machiavélique et probablement impossible. Mais, les situations dans leur désordre ont donné ce résultat.

C’est ma petite vision des choses.  

Une belle réflexion

février 23, 2021
Voici une réflexion que mon bon ami Jean-Claude m’a fait parvenir. C’est tellement bon que je l’envoie partout où je peux.   Une belle Réflexion en plus vraie
  Imagine un moment que tu serais né en 1900. Quand tu as 14 ans commence la Première Guerre Mondiale et celle-ci se termine quand tu as 18 ans avec un solde de 22 millions de morts. Peu de temps après, une pandémie mondiale, la grippe espagnole, tue 50 millions de personnes. Tu en ressors vivant et indemne, tu as 20 ans. Puis à 29 ans, tu survis à la crise économique mondiale qui a commencé avec l’effondrement de la bourse de New York, provoquant l’inflation, le chômage et la famine. À 33 ans, les Nazis arrivent au pouvoir. Tu as 39 ans quand commence la Seconde Guerre Mondiale et elle se termine quand tu as 45 ans. Pendant l’Holocauste, 6 millions de Juifs meurent. Il y aura plus de 60 millions de morts au total. Quand tu as 52 ans commence la guerre de Corée. Quand tu as 64 ans, la guerre du Vietnam commence et se termine quand tu as 75 ans. Un enfant né en 1985 pense que ses grands-parents n’ont aucune idée à quel point la vie est difficile, mais ils ont survécu à plusieurs guerres et catastrophes. Un enfant né en 1995 et aujourd’hui âgé de 25 ans pense que c’est la fin du monde quand son colis Amazon prend plus de trois jours à arriver ou quand il n’obtient pas plus de 15 « likes » pour sa photo publiée sur Facebook ou Instagram .. En 2020, beaucoup d’entre nous vivons dans le confort, avons accès à plusieurs sources de divertissement à la maison, et pouvons grâce aux aides gouvernementales survivre paisiblement à une nouvelle pandémie. Mais les gens se plaignent parce que pendant plusieurs semaines ils doivent rester confinés chez eux. Ils ont pourtant de l’électricité, le téléphone, de la nourriture, de l’eau chaude et un toit sur la tête. Rien de tout cela n’existait autrefois. Mais l’humanité a survécu à des circonstances beaucoup plus graves et n’a jamais perdu leur joie de vivre. Et depuis des jours, nous nous plaignons parce que nous devons porter des masques pour entrer dans les supermarchés, faire les boutiques, prendre le transport en commun … Il serait peut-être temps d’être moins égoïste, d’arrêter de se plaindre et de chialer. gang de BÉBÉ GÂTÉ ☹ -«Auteur inconnu » J’ai bien aimé alors je partage ! J’espère vous ferez de même.
 
 

Le bilinguisme canadien

février 22, 2021

Même discours sur la francophonie et le bilinguisme qu’il y a 50 ans pour endormir les Québécois. Quand j’ai  enseigné à l’université Laurentienne, on exigeait de ne pas aller en ville (Sudbury) avec nos étudiants puisqu’on n’y entendait pas assez de français. Un fonctionnaire bilingue anglais qui savait dire «  je suis bien d’accord » était un bilingue parfait , mais un francophone devait posséder l’anglais sur le bout de ses doigts et son français aussi évidemment. Les parents envoyaient leurs enfants en immersion pour que leurs enfants aient la chance de travailler comme fonctionnaire fédéral, un travail bien rémunéré. Le fédéral a massacré la loi 1o1 comme il tente maintenant de faire rejeter la loi 21 sur la laïcité.  Une grande vérité en ressort : un  Québécois est francophone, laïc, républicain alors qu’un Canadien est anglophone, multiculturel (des ghettos) et royaliste.