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Radioactif 509

septembre 28, 2022

Radioactif 509

Textes de 2008, p. 994

Les fanatiques religieux : les anormaux.

T’auras beau faire les sacrifices que tu voudras, ta petite nature l’emportera toujours.  Tu es ce que la nature t’as fait ou pour les plus croyants, tu es comme Dieu t’a créé, ce n’est pas ta faute, ce n’est pas un choix.  Si tu es attiré par un garçon, une femme ou un homme, ce n’est pas un geste conscient, surtout avant de se connaître.  Connais-toi toi-même.  

Il est bien évident que le but fondamental, primordial de l’amour entre un homme et une femme, c’est d’avoir des enfants, mais pourquoi ne pourrait-il pas y avoir d’autres fondements et d’autres buts dans les relations humaines?   

Tes choix dans la vie créeront ta personnalité, mais ce que tu es fondamentalement vient dans tes gênes, ton ADN, tu obéis à tes hormones, à ta nature propre.  Tu es ce que tu es et c’est à toi à apprendre à en faire ce que tu veux. 

L’orientation sexuelle est une réponse, une vibration envers un autre être.  Cet attrait peut naître de la vitalité, de la beauté, de la senteur, de la forme symbolique de l’autre.   De nombreux éléments font qu’une personne t’attire ou te repousse.   Il y a une part d’innée et une part d’acquis, grâce à l’éducation.  Tu ne modifieras jamais ta génétique, mais le milieu t’influera dans la création de ta personnalité.          

Les religieux le savent et c’est pourquoi ils ont inventé le péché originel.  Un être qui dès sa naissance est un pécheur se comportera toujours comme un coupable qui a besoin de se faire pardonner.  La culpabilité est le moyen par excellence de développer la mésestime de soi.           

Si au lieu de te rendre coupable, quand tu es différent, on essayait de te responsabiliser, personne ne serait malheureux.  Tu vies pour être heureux et aider les autres à l’être.  Tu ne peux pas vouloir de mal aux autres, si tu les aimes.  Et l’amour n’est pas que génital.

Tu peux te tromper, penser les aider alors que tu leur nuis, c’est possible.   On ne sait pas toujours l’effet de ses gestes et bien peu de personnes peuvent se vanter que n’avoir fait que de bons coups.  Nous apprenons de nos erreurs.          
 
Quand j’ai commencé à parler publiquement de ma pédérastie, j’avais déjà lu des centaines de documents sur la sexualité ; mais aucun ne semblait vouloir respecter la vérité.  Notre civilisation a rejeté la Grèce antique au profit de la violence et de la domination : Rome plutôt qu’Athènes ; l’argent plutôt que l’amour. 

Ce fut, à mon sens, la pire erreur humaine pour les Occidentaux.  La Grèce nous a donné la philosophie, l’art de réfléchir sur nos pensées et notre agir alors que le chemin romain nous a conduit à des Bush, Harper, Poutine, etc.  Des assoiffés de pouvoir et de sang.  

Notre civilisation en est une de haine et de mépris des autres, de jalousie et d’orgueil.  Elle ne peut qu’aboutir à des guerres alors que la sexualité, dans son sens large, si elle est respectée, crée le besoin d’amour et de beauté.       

Je n’avais encore rien à me reprocher et mes trois petits mois de prison en 1963, après m’avoir pratiquement rendu fou, m’ont permis de réaliser que notre civilisation est basée sur les hallucinations du pouvoir. 

Ma petite mystique qui recherchait le Bien à travers tout ce que j’écrivais ne témoignait que de réflexions d’enfant qui se cherche.  Plus j’étudiais, plus je constatais qu’on nous a menti à pleines dents et c’est une croisade pour ce qui devait être ma VÉRITÉ qui a surgi dans une époque en pleine ébullition. 

Je n’ai rien fait de mieux que les autres, mais j’ai vécu ce que je croyais bien. J’ai cessé de me sentir coupable.     
 
Je savais que mes petits amants étaient parfaitement heureux avec moi et que ceux qui croyaient que je les corrompais étaient assez pourris pour être seul à s’imaginer avoir raison.    

Le Québec a été infantilisé par la culpabilité.
  Encore aujourd’hui, on refuse de remettre en question tout ce qu’on nous a appris à son sujet. 

Choisir entre les Grecs et les Romains.

Montesquieu prétendait que la culture romaine était préférable à celle des anciens Grecs, car ceux-ci avaient vu leur empire s’écraser à cause de l’homosexualité.  En fait, on a préféré la violence, la folie des Néron à la sagesse de Socrate et d’Aristote. 

On a choisi la civilisation de la haine contre celle de l’amour, de la beauté et de la jeunesse.  On a rejeté l’homme, en le voulant corrompu parce qu’il est sexué, pour implanter le Dieu de l’Orgueil et de la Violence.  Le pouvoir.  Même les religions n’ont pas su échapper à cette folie.            

Quand on regarde le développement depuis les Romains, on n’a pas à se frotter la bedaine de fierté.  On a créé un système de domination, basé sur la royauté et dirigé par les religions durant des siècles. 

On a eu l’Inquisition, les Croisades, en fait, tout ce qui est pillage et barbarie. On n’est pas encore sorti du bois.        

Quand on pense au discours du pape actuel sur les homosexuels, ce n’est pas pour demain que la religion catholique sera assez intelligente pour reconnaître qu’elle se trompe.  Elle agit comme au moment où elle affirmait que la terre est plate. On risquait d’aller visiter Satan, si on ne croyait pas dans ses lubies.

On a même inventé l’infaillibilité du pape depuis ce temps pour être certain que personne n’ose remettre en question de telles connaissances archaïques de l’homme et de la nature. 

L’Islam n’est pas mieux, il est même un peu plus barbare. Israël prouve que l’âme religieuse de ce peuple n’est pas moins pourrie que celle des deux autres religions, cartoutes ces religions sont animées par et pour le capitalisme.       

Tout le monde sait que le capitalisme est une substitution, une sublimation de la sexualité chez les hommes.  Au lieu d’avoir un Dieu d’amour, on a inventé le Dieu de la « piasse », on a condamné le sexe car il est lié à l’amour. 

Le nouveau dieu permet de s’engraisser sans avoir honte de détruire la planète.  Un dieu pour qui les profits du pétrole sont plus importants que les vies humaines. Un Dieu qui n’hésite pas à voler l’ensemble des populations du monde entier pour renflouer ses bévues qu’on surnomme «crise économique». 

Le vol est devenu la grand-messe de ces ignobles individus qui mettent en péril la survie de l’espèce humaine pour avoir raison.         
Si c’est vrai qu’on juge un arbre à ses fruits, il est urgent de se demander ce que vaut notre civilisation. 

Radioactif 508

septembre 27, 2022

Radioactif 508

Textes de 2008, p. 990

L’abus de pouvoir.

Au début les religions servaient à expliquer les forces inconnues de la nature et à donner un certain sens à la vie ainsi qu’à la vie après la mort.  Les hommes veulent tous être éternels. Il y a si peu de gens qui sont revenus d’entre les morts que c’est facile, une fois bien gelé d’halluciner un paradis. 

Quand j’ai écrit dans Laissez venir à moi les petits gars que Lazare était gelé comme une balle et non déjà mort ; j’avais pour raisonnement que si Lazare était ressuscité, il serait encore vivant.  Je ne vois pas comment on pourrait mourir, revenir, et mourir encore. Si c’était possible, il y aurait eu plus de gens qui auraient fait l’aller-retour.      

Ces phrases pour dénoncer l’hypocrisie catholique au Québec me rendirent mal à l’aise plus tard quand, enseignant la religion, je fus pris dans un élan de sincérité, à entamer un retour à la foi.  Mais, j’ai vite nettement séparé la foi de la sexualité, des ordres, des commandements de l’Église.  Plus je vivais, plus j’étais persuadé que le Québec a une approche plus débile que moi de la sexualité.  L’incapacité d’apporter des nuances rend notre société incapable de s’ouvrir aux nouvelles recherches. 

Plus je réfléchissais sur le sujet à travers la psychanalyse et l’étude des institutions, plus je constatais que toute notre approche est faussée du fait qu’on condamne globalement la sexualité sans faire de nuances.


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L’esprit de sacrifice, la négation du corps au profit de l’esprit,  les rites souvent accompagnés de drogues et de boissons qui furent souvent des sacrifices humains et surtout le pouvoir auprès des rois ont dénaturé la spiritualité au point de créer la clique religieuse, une clique qui dominait , car elle était la seule à essayer de donner une explication globale de la vie.         

Au début, les prêtres (de toutes sortes) étaient les seuls à s’intéresser à la philosophie et aux sciences.  Ils détenaient seul la connaissance ; mais ils ont cessé d’évoluer comme les libéraux au Québec.  Les divisions furent nombreuses, ce qui provoqua la création de nouvelles religions : les protestants, les musulmans, etc.            

Les religieux ont aussi perdu la tête en ce qui a trait à la sexualité.  L’Inquisition en fut une manifestation ahurissante.  Un prélude à la Gestapo.          
 
En Angleterre, la folie antisexuelle fit en sorte qu’on « brochait » les prépuces des petits gars pour les empêcher d’avoir une érection à leur réveil.  On était encore assez stupides pour ne pas savoir qu’on a souvent un bandage de pisse le matin.  Ce lavage de cerveau a atteint la bourgeoisie qui manifesta le désir de couvrir de plus en plus le corps.  On a même inventé tout un régime alimentaire pour diminuer les  » pensées impures ».  Plus on était religieux, plus on était emprisonné dans cette maladie répressive du corps.       
 
Évidemment, on s’est servi des Saintes Écritures pour justifier les croisades contre la sexualité comme on s’était servi des mêmes Écritures pour prétendre que la terre est plate.   Interpréter la Bible au sens littéral, au mot à mot, n’est pas qu’une erreur actuelle, elle existe depuis des siècles. 

Plus j’ai étudié, plus j’ai constaté que la religion repose sur des connaissances millénaires qu’on refuse de changer, même si tout prouve qu’elles sont erronées.  Plus le temps passe, plus c’est pareil.  Par exemple, la réaction de l’Église fasse à l’homosexualité.  Il n’y a pas une seule ligne claire dans la Bible qui condamne l’amour entre deux êtres du même sexe et pourtant les religions le prétendent, en se basant sur les interprétations de certains passages, interprétations qui perdent toutes leurs sens dès qu’on fait une nuance entre la morale d’inquisition actuelle et l’interprétation spirituelle.  Les interprétations sont précédées d’intentions.  On veut prouver son point de vue.
 
Ces réflexions ne sont pas étrangères à ma découverte à l’effet que la pédérastie est une forme d’amour comme les autres.  Plus je vivais avec les petits gars, plus j’étais chaste ; non pas parce que c’était péché, mais pour respecter de plus en plus leur perception de leur propre sexualité.  Il ne pouvait y avoir aucun doute quant aux plaisirs que vivaient les jeunes quand nous avions un contact sexuel.  Il aurait fallu que je sois parfaitement débile pour croire qu’ils n’aimaient pas ça ; mais la nouvelle génération des féminounes commençaient à prétendre que les enfants étaient devenues comme elles des objets, des marchandises aux mains d’adultes pervers.  Même si tout ce qu’elles disaient s’avérait absolument faux, elles furent les seules à être crues.                      
 
On oubliait que dans la nature même du développement de la sexualité chez les jeunes, il existe un cheminement personnel, individuel, différent entre chaque individu.  On leur niait le droit à leur sexualité.  On prétend même que les jeunes sont asexués, même si la fausseté de cette idée a été clairement établie.  On dirait que les religieux sont incapables de faire face à la réalité.  Pire, on implante aux jeunes une perception paranoïaque de la sexualité.     

On oublie que la perception de son corps n’est pas étrangère au développement de son intelligence et de sa mémoire.  Mais, on préfère le point de vue religieux au bon sens scientifique, ce qui fait qu’aujourd’hui on est encore plus reculé que l’on était dans les années de la grande liberté des années 1970. 
 
Mon expérience de vie confirme que leur obsession est carrément de l’ignorance, ignorance de la science et de sa compréhension du développement de chaque individu. 

J’avais peut-être, sûrement même, un développement moral différent de tous, car je n’avais pas de limite, sauf la violence et le respect du désir de l’autre.  C’est ce qui faisait que mes besoins sexuels étaient souvent comblés par un bon petit coup de poignet, me contentant de rêver.  Petit à petit, la présence de petits gars, leur bonheur furent beaucoup plus importants que la petite jouissance sexuelle momentanée.  Cette évolution se faisait à l’intérieur de moi simplement par l’expérience quotidienne.

L’Église constipée.

Le principal problème avec l’Église catholique, c’est d’être totalement constipée et de refuser l’élan de modernisation qui déborde les changements de rites, élan qui fut imposée par le pape Jean XXXIII.             
  
Les religions doivent nous apprendre à nous aimer, mais elles servent maintenant à justifier les guerres et les assassinats.  Elles servent à juger autrui.  On a oublié qu’il est impossible d’aimer Dieu, sans aimer sa Création, donc, les autres humains.

L’Église catholique reste cantonnée dans ses dogmes et refuse de reconnaître les changements fondamentaux que la science nous apporte.  Pire certaines religions comme l’Islam, où la sexualité était perçue comme quelque chose de très positif, (du moins on en parlait pas) s’est emmuré dans le rejet des femmes et la condamnation fanatique de l’homosexualité.  La Charia est une forme de barbarie.   Elle repose sur le besoin absolu des religieux de dominer, et non, sur un point de vue religieux.            

Allah n’a jamais demandé à tous les gens de devenir des Mahomet, même que celui-ci doit être le dernier prophète.    

Cet excès de zèle est une hérésie en soi.  Le pouvoir des dirigeants est bien plus important que le message religieux qui dit du début à la fin du Coran qu’Allah est miséricordieux.  Peut-il dans ce cas souscrire à la lapidation ?               

Donc, les autres religions ne valent guère mieux que le catholicisme.  Le fanatisme religieux n’est-il pas le principal responsable de la guerre Israël – Palestine ?  À cause de leur obsession fanatique, les religions sont devenues des nids de haines et d’incompréhension de la nature humaine.  Elles prouvent que l’homme n’a pas beaucoup évolué sur un plan psychologique, il se conduit pire que tous les autres animaux.           

L’Église catholique, comme toutes les religions, n’est pas mauvaise en tout.  Un monde sans spiritualité est définitivement un monde sans âme et sans respect pour la nature et pour l’homme.  L’homme peut se servir de la prière pour se donner confiance en lui et se sentir partie intégrante de la création.  La prière peut être une force de l’inconscient.  Il est évident que nous sommes également spirituels.  Qu’on voit le spirituel comme une forme d’électricité ou de magnétisme, personne ne peut nier le mystère encore actuel de la vie.     

Au Québec, qu’on le veuille ou non, l’État est neutre ; mais le peuple, lui, est très majoritairement catholique.  Les gens se sont révoltés contre l’Église parce qu’Ils se sont aperçus qu’ils se sont fait mentir par les religions.  Tout ce qui nous précipitait en enfer pour l’éternité est devenu sans importance du jour au lendemain (je pense cependant que la vérité a triomphé).  La peur religieuse est un mépris de Dieu.  Le seul élément qui ne fut pas revu : la sexualité.     

Revoir la sexualité, c’est revoir notre perception de l’homme.
  L’aliénation personnelle repose sur le rejet et la condamnation de la sexualité.  Remettre ça en cause, c’est remettre en cause notre civilisation et ce qu’elle a apporté.  C’est pourquoi toutes les religions sont perdues dans leur obsession sexuelle.  L’obsession des religieux est telle qu’il la croit normale.  Plus tu te prives de sexe, plus t’en manques, plus t’en parles, car tu en es obsédé.  Plus tu es hypocrite.  Plus tu vis ça, sans toujours avoir peur du péché, plus tu redécouvres le vrai sens de la sexualité.   

Il faut, comme en toutes choses, discerner ce qui est bon de ce qui est mauvais.  La sexualité, faisant partie intégrale de notre nature humaine, devrait se vivre sans difficulté et sans même occuper une grande partie de nos réflexions.  La sexualité sur le plan de la génitalité est là pour garantir une descendance.  Il n’y a cependant pas qu’une forme d’expression dans la sexualité.  Il y a génitalité (faire l’amour) et la sexualité, l’affection, la tendresse.  La sexualité est une expression de notre émotivité. On a aussi omis le plaisir et surtout le rôle de la sexualité dans la communication.

Les dirigeants de l’Église sont maintenant comme des dirigeants d’entreprise et se basent sur le passé pour affirmer leur foi.  Carrément stupide de ne pas accepter la prêtrise des femmes, tout comme la condamnation dépassée de l’homosexualité, car les humains n’ont plus besoin de procréer pour assurer la survie de la race. 

La sexualité doit maintenant exister en fonction d’autres besoins : combattre la pauvreté, assurer une belle jeunesse aux enfants, combattre la solitude, permettre à chaque individu d’avoir l’affection nécessaire pour être équilibré, le droit de regard sur sa propre mort.  Ce sont tous des motifs d’exister de la sexualité qui n’étaient même pas perçus quand l’homme devait lutter sans cesse simplement pour exister.  

Les religions en refusant ce changement deviennent comme les dinosaures et devraient disparaître comme ces grosses « bibittes » préhistoriques.                         
 
Pourtant, avec les découvertes de la science, on devrait commencer à pondérer un peu ces fanatismes venus de l’ascétisme.  Le sexe n’est plus un péché mortel qui fait craindre à tous l’enfer. Le sexe est un moyen de se donner de l’affection. Même le mariage retrouve sa véritable signification, car le mariage est une institution tout autant économique que religieuse. 

Radioactif 507

septembre 26, 2022

Radioactif 507

Textes de 2008, p, 985

La peur : l’arme religieuse.

Les hommes ont toujours eu besoin de gens supérieurs pour les guider et les diriger. Les singes, nos ancêtres, ont créé leur hiérarchie à partir de la longueur du pénis.  Plus il était long plus le porteur dominait les autres. Ils feraient fortune dans les maisons de pornos actuelles où, même les jeunes, ont des pénis d’éléphant.        

Aussi longtemps qu’on se rappelle les rois avaient leur armée pour dénuder les plus pauvres. La valeur du roi résidait dans le nombre et la richesse de ses sujets. Son armée était essentielle pour dominer.             
 
Le pouvoir et la puissance étaient donc strictement mâles.    Par contre, les rois étaient menés par le bout du nez par les religieux qui se servaient de la peur pour entretenir leur pouvoir sur le roi.  Le spirituel, une psychologie d’antan, gérait la bénédiction ou les châtiments des dieux.            

Les rois étaient comme ceux qui aujourd’hui croient dans la cartomancie.  Les prêtres étaient les seuls à être instruits.  Ils menaient le roi par le bout du nez, donc, ils étaient tout-puissants.  Ils avaient le pouvoir ultime, même de faire frémir les rois que l’on voulait immortels, car ils avaient toute une préparation pour les recevoir dans l’au-delà.  Les prêtres étaient les seuls à détenir la clé de l’éternité.
 
La mort les a servis à souhait.  Pour dominer, les religieux ont inventé la vie après la mort.  Cette pensée existe depuis bien plus longtemps que le spirituel.  Personne ne veut mourir.  C’est ancré en nous, oubliant que la vie est la transformation ultime et naturelle. Tout meurt dans notre univers, même les étoiles. En étant les seuls à posséder une explication sur la mort, ils leur suffisaient de rendre leur savoir encore plus terrifiant, pour avoir tous les pouvoirs ici et dans l’éternité.  Même les rois ne voulaient pas prendre de chance.  Pour s’assurer de ne pas partager ce pouvoir, cette révélation inventée, les religieux ont eu comme idée d’en minimiser leur nombre.  Pour devenir religieux, il fallait être initié.     
 
Les religieux ont ainsi inventé des peurs pour conserver leur pouvoir.  Comment un prêtre pouvait-il avoir autant de pouvoir que l’épouse de son roi ?   En discréditant les femmes, qui n’avaient pas l’utilité d’un militaire et qui pouvaient facilement être remplacées si elles s’avéraient stériles.             

Mais le pouvoir de fécondation était strictement féminin.  La machine corporelle ne permettait rien d’autre.  La lignée familiale prit le sens d’éternité.  Le pouvoir, pour s’assurer qu’il demeure toujours entre les mêmes mains de la même lignée a été transféré de père en fils.  Et, ainsi, la procréation devint tout aussi importante que la mort, car c’était elle qui assurait la suite.  Il a bien fallu admettre des reines.  On n’était pas encore en Chine où on tue les filles même avant de naître.       

L »homosexualité est un excellent moyen de contraception, la nature s’en charge et ne tue personne, mais la connaissance d’alors n’était pas encore capable expliquer ce qui pourrait arriver, si les homosexuels étaient très nombreux. On craignait la disparition des humains. Donc, on interdit tout amour entre hommes.

Le roi avait aussi besoin de beaucoup de jeunes pour servir ses armées. Le nombre en faisait souvent la force.        

En Chine, ils apprendront que l’homosexualité ne se propage pas comme un virus. Un hétéro sera un hétéro toute sa vie, quitte à aller chercher la femme dans un autre territoire.      

Ainsi pour empêcher les femmes d’évincer le pouvoir religieux, elles ont été reléguées au dernier rang dans les livres dits saints, celui de la servante, pratiquement de l’esclave.         

Cependant, un fait était indéniable : pas de femme, pas d’enfant.  Il fallait donc les endurer.  Pour confirmer cette vue, Dieu confirma les rôles de l’homme et de la femme dans les dites Saintes Écritures.  La femme doit être soumise à l’homme, selon Dieu.  Faut presqu’être fou pour croire qu’un dieu peut énoncer un tel édit.     

Et nous, les cons, on a jamais pensé qu’un homme et une femme sont égaux ne serait-ce que parce que nous sommes tous des êtres humains, avec ou sans pénis.

On s’est servi de Dieu pour faire croire dans ce mensonge.  Qu’est-ce qu’un être qui ne connaît rien de la matière peut bien comprendre à la copulation?  Sauf, que Dieu a-t-on dit, est l’amour.  C’est le pouvoir suprême, le pouvoir qui peut être interprété seulement par les religieux.   Il est le principe de l’attraction, donc, l’amour.   Il n’a jamais souffert, ni joui. Il est énergie. Point. 

Ce fut une des raisons pour lesquelles les femmes furent tenues à l’écart.   La jalousie des prêtres pour garantir leur pouvoir.  Les femmes qui avaient la nature un peu forte sont d’ailleurs avec le temps décriées comme des sorcières.               
Les religieux ont tranquillement associé la femme à la tentation et au péché.  En réalité, l’attraction sexuelle est ce qu’il y a de plus naturel et de plus normal qu’elle soit hétéro ou gaie.   Les religieux avaient découvert que même en s’enculant, la descendance n’est pas tellement forte.  Ils ont donc opté pour les relations hétérosexuelles pour les autres et l’abstinence pour eux.  Cela permettait d’éloigner les femmes de la prêtrise. 

Pour s’assurer que tous respectent leur point de vue, ils ont décrété que la sexualité en dehors de l’enfantement est un péché.  Il fut un temps où on avait besoin de la procréation ne serait-ce que pour survivre.  Pour l’obtenir, ils ont décrété mauvaises toutes autres formes de relations sexuelles en dehors des normes de la religion.  Ainsi, on a créé la famille nucléaire avec le couple pour forcer toutes les personnes à devoir respecter une part de responsabilité.    

Mais, la femme n’était pas un danger seulement qu’à ce niveau.  Pour les fondamentalistes de l’époque, la femme demeurait une tentation et elle les éloignait de leur capacité de concentration.  La femme était devenue la menace aux bonnes méditations.  Un homme qui pense à une femme n’a pas besoin d’en avoir une pour se soulager, un petit coup de poignet replace les pensées.  Ainsi, la femme est-elle devenue l’incarnation du diable, l’ennemi de la méditation, la sexualité ambulante.  La femme était plus que la femme comme telle, elle était la sexualité en soi.      

Nos religions sont devenues obsédées par le sexe parce que les religieux préféraient vivre contre-nature, c’est- à-dire en décriant la sexualité alors que la libido est la force de la vie. 

Les religieux sont devenus les premiers hypocrites par excellence.  Pour eux, la recherche du pouvoir, de la puissance, c’était moins mauvais que de jouir.  Ça n’a pas changé depuis, car en créant des institutions, les dirigeants s’assurent que rien de fondamental ne changera.     

Avec l’homosexualité homme-femme, on doit revoir l’importance de la génitalité dans le rapport entre humains.  On doit commencer à faire des nuances.  C’est pour cela que l’on tente de nous faire encore plus peur, pour reprendre le pouvoir perdu (le sida).             

Les religions sont essentielles à la domination de l’homme par l’homme, car c’est elles qui entretiennent la peur, le goût de la sécurité jusqu’à pourrir sur place.  La morale religieuse et bourgeoise sert simplement de rempart à ce pouvoir qui ne respecte rien, sauf le pouvoir lui-même.     

Abstinence = déséquilibre.        

En proclamant l’abstinence sexuelle, les religions se sont ainsi assurées d’un pouvoir strictement mâle. Cependant, l’abstinence le dit bien, l’homosexualité y était aussi proscrite.  On en fit un vœu.  Rien. Pas de sexe. 

En somme, l’abstinence était depuis toujours la base de vie de tous les acètes de ce monde, mais avec le temps, elle est devenue une sorte d’obsession.  Pour eux, le sexe empêchait la communication avec Dieu.  Le sexe était le mal.  J’imagine que le curé d’Ars aurait été moins tenté par le diable, s’il s’était masturbé.  Il aurait en tous cas arrêté d’halluciner.    

À mon sens, c’est la pire stupidité qui entra dans les mœurs religieuses.  Si l’amour est l’attraction, si la liberté est ce que Dieu a donné comme plus grand cadeau à l’homme, interdire l’amour, c’est mépriser Dieu. 

Si Dieu ne voulait pas qu’on joue aux fesses, il n’aurait pas été assez méchant pour en faire notre principale force.  Sauf que pour les acètes, il fallait se priver de tout, se sacrifier pour arriver à entretenir un rapport avec Dieu.  Une pensée strictement masochiste.

Je ne connais que Bouddha qui, un jour, en a eu assez de la souffrance comme moyen d’entretenir la spiritualité.  Il a, à ce que je sache, rejeté autant le plaisir comme la souffrance pour établir la connaissance.  Il est passé à ce qui est un peu plus censé : le juste milieu.       

Ma première visite en prison fut en soi une expérience mystique.  Je me sentais coupable.  Je priais comme un dément et je me sacrifiais autant que possible.  Je diminuai même de manger pour être encore plus pur.  Évidemment, comme tous les acètes privés de ses petites éjaculations, de tous les plaisirs, détestant son corps objet de mal, et à la recherche de son Dieu, j’ai connu l’illumination.  C’est-à-dire que j’étais devenu assez fou pour avoir des hallucinations et ce, même sans drogue.             

Je me croyais devenu un être capable de communiquer avec son Dieu à tel point que je croyais dans la possibilité d’un miracle pour convertir les plus endurcis.  Je voyais déjà les petits nuages qui constituent les âmes de tous les morts.  Je percevais déjà la communication de ceux-ci après la mort.  Une simple sensation.  Je pouvais visionner le jugement dernier aussi bien que le jugement général.  J’étais devenu assez fou pour être comme les acètes et penser que le corps est la source de tous les maux. 

J’étais assez fou, à ma sortie de prison, pour créer mon propre petit groupe : les Disciples de la Croix.             
 
Mais, j’avais sous-estimé que Jeannot, qui était en prison avec moi, soit le portrait vivant d’une sexualité qui ressuscitait entre mes deux jambes, malgré ma chasteté absolue.  Le sexe se vit d’abord dans la tête : ce sont de petites hormones qui forcent l’éjaculation.

Les prières, pour ne plus être tenté sexuellement, était la seule chose intelligente qui demeurait dans mon comportement.  Un mantra du vide.   La culpabilité est à la base du mépris de soi.  Comme me l’avaient dit les psychiatres, « tu ne dois jamais retourner en prison, car tu ne pourras plus jamais le supporter». 

Pour eux, si j’étais devenu totalement déséquilibré après un petit trois mois, il était évident que de revivre un excès de culpabilité semblable ne pouvait que me rendre fou.  Ils avaient raison, sauf qu’ils n’avaient pas perçu que j’avais une libido éléphantesque, même si j’ai toujours eu une toute petite trompe.  Ce qui me disqualifie d’ailleurs de la possibilité de devenir un acteur dans les films pornos. Pauvre moi !

Mon amour pour les garçons m’a fait jeter en prison; mais ce même amour m’a sauvé de la folie.  J’ai laissé ça en cadeau aux féminounes qui poursuivent la croisade des religieux et des bourgeois. 

Quand on pense que quelqu’un qui a un costume de bain est nu, on a un sérieux problème. C’est pourtant ce que nous racontent très souvent les féminounes qui viennent à la télévision déverser leur stupidité.      
 
Il m’a fallu près de dix ans pour échapper à ces lois idiotes.  Il a fallu que je vive absolument librement ma pédérastie pour constater que je m’étais fait rouler par la morale religieuse québécoise.  Que les scrupules féminounes sont strictement de la malhonnêteté intellectuelle.  Et j’ai décidé de mettre toutes mes énergies pour éviter qu’un jour un Québec indépendant soit prisonnier de cette folie.   

C’est pourquoi j’ai commencé à prôner la pédérastie.  Pas parce que je voulais que tous deviennent pédérastes, ce serait de la folie pure;  mais pour qu’on soit assez intelligent pour cesser de projeter sur les enfants toutes ces débilités religieuses concernant le sexe. 

J’avais peur que le prédateur qui sommeillait en moi soit réveillé par la peur de la prison et qu’il tue sa victime, comme le font la majorité des prédateurs qui ont peur de l’opinion publique, parce qu’il est devenu fou. 

Les féministes des années 1970 poursuivaient le même combat que moi, soit celui de la liberté individuelle.  J’étais et je suis encore pour l’égalité absolue entre homme et femme et je me retrouvais dans les revendications gaies. La pédérastie est un phénomène gai.      

À mon sens, il est impossible de créer un pays tant qu’on n’aura pas atteint cet état de libération de l’aliénation qui nous a été donné par les religieux et les bourgeois.   

Après avoir publié « Laissez venir à moi les petits gars », je suis retombé dans la peur de la culpabilité.  J’avais peur d’avoir offensé Dieu pour ce que j’avais écrit ; mais en même temps, j’étais fier de combattre l’obscurantisme qui a toujours existé autour de la sexualité au Québec. 

J’ai modifié ma façon de vivre en me libérant personnellement. 

J’ai décidé de répondre à tous les mensonges et à tout ce qu’on essaie de nous faire croire au nom des jeunes qui ne peuvent pas parler et sur lesquels le système met la main en leur inculquant la peur et la honte d’être authentique.  J’ai cessé d’écrire et je me suis mis à vivre.       

Je savais que je n’étais pas un danger pour les petits gars. Cette possibilité m’avait tellement apeuré que je ne pouvais pas entrevoir la possibilité de violer qui que ce soit sans m’en vouloir à vie. 

Évidemment, ce n’est pas encore la façon de penser de notre système, qui préfère négocier avec la pègre la liberté de vendre de la drogue aux jeunes, même si cette drogue les tue intérieurement et est responsable d’une foule de suicides et de la création de jeunes itinérants.        
 
Pour moi, combattre en faveur de la pédérastie, c’est devenu combattre pour la vérité, contre les mythes inventés par les féminounes pour arriver à la faire défendre complètement.  

Mon combat est devenu : La liberté de vivre sans violence et dans l’amour.       

Radioactif 506

septembre 25, 2022

Radioactif 506

Textes de 2008, p. 982

Les pervers de la morale.

Enfant, je n’étais pas pervers, car je ne savais pas ce qu’était la perversité.  Pour être pervers, il faut connaître le bien et le mal ; or, quand on est très jeune, le bien et le mal n’existent pas.  Il n’y a que le plaisir et la douleur, faire plaisir ou pas à ses parents.  Plus tard, à l’adolescence, nous vivons les valeurs des autres, en attendant d’être assez sage pour se créer sa propre échelle de valeurs.

Les adultes sont là pour transmettre les valeurs du passé, même si ces valeurs sont absolument débiles.  Pour la religion et la bourgeoisie, le sexe est un péché.  La femme est une tentation.  Connaître du plaisir à partir de tes sens, découvrir les sensations qui entourent le toucher et la vue, c’étaient supposément l’œuvre du diable.  Mais, pour tout être normal, le sexe est un plaisir que l’on a hâte de découvrir.  

Quand on est jeune, on essaie moins de comprendre que de profiter de ce que la vie nous apporte.     
 
Je n’étais pas chaste, car j’étais déjà trop curieux pour avoir l’âme noircie par les fabulations adultes en ce qui concerne la sexualité.  Même eux n’étaient pas responsables de leur étroitesse d’esprit, car ils avaient subi le même le lavage de cerveau que l’on subissait à notre tour.    
 
Je voulais voir, toucher, goûter.  Je voulais savoir, comparer.  Mais, je n’étais pas encore assez intelligent pour me demander ce qu’on faisait sur cette terre.  Je me contentais de vivre et d’explorer.  Un chatouillement dans le bas du ventre, l’excitation de pouvoir regarder quelqu’un d’autre que toi aux latrines, voilà la vraie vie. 

J’aimais découvrir les autres de mon âge, par simple curiosité, dans ce qu’ils avaient de plus intime. C’était une façon d’aller plus loin dans notre amitié.  De s’exclure de la banalité. Ce geste nous soudait éternellement ensemble.  Je connaissais de lui ce que personne ne savait de lui. C’était un moment miraculeux, un privilège apporté par la confiance et la fascination de l’autre.  Ce n’était pas un secret, mais un don de soi qui dépassait les normes que l’on ressentait même si on ne les comprenait pas.  Leur absurdité ne me touchait pas encore.      

Mais, j’étais pur. Je n’avais aucune mauvaise intention à me livrant à ces jeux de découverte.  Je savais déjà que la réalité est au niveau de l’énergie.  Je ressentais la vie sans me poser de questions.  J’adorais l’extase et la méditation.  Je pensais alors appartenir à Dieu, rien qu’à Dieu.  Et, j’avais assez peu d’imagination pour saisir ce que l’on prétendait mal.  Jouer aux fesses ce n’était pas manquer d’amour, c’était un cri d’amour.  Mes petits jeux n’étaient qu’une manifestation de mes amours, un attrait irrésistible, vivre l’ultime tentation. L’autre n’était pas un gros serpent, mais une petite couleuvre adorable.  
La pureté n’a rien à voir avec la chasteté ou même le sexe.  La pureté est du domaine des intentions.  La pureté, c’est de ne pas avoir péché, donc, de ne pas avoir manqué d’amour.  Être vierge d’intentions maléfiques.  Seuls les adultes sont assez pourris pour voir du mal dans la sexualité et faire un lien avec la pureté. .            

Avec la religion et la bourgeoisie, on a toujours présenté la sexualité avec honte et mépris du corps.  Le corps a toujours été source de mal. On rougissait ou on riait au simple mot merde, pipi, zizi.  Des choses dont il ne fallait pas parler.  L’intolérance religieuse a toujours reposé sur son besoin de tout censurer, d’avoir honte, de se mépriser.  On naît pécheur, on meurt pécheur.  Est-ce ça l’amour de Dieu?  

Je ne connaissais pas le cheminement humain.  Je ne pouvais pas deviner que la morale sexuelle avait été inventée par des malades (religieux et bourgeois) dans leurs délires religieux.  Il a fallu que j’aille en prison pour comprendre pourquoi on nous fait croire depuis des siècles que la sexualité est source de péchés et de honte.       

Pour moi, ce fut une entreprise mystique. J’étais étouffé par la culpabilité parce que je n’étais pas encore assez autonome pour concevoir que c’étaient eux les malades.  Je ne savais pas encore jusqu’à quel point la chasteté peut rendre débile parce qu’elle est contre-nature.           

La réalité est un élan.

Quand Dieu nous a créés, si jamais il a existé, c’était tout simplement une rencontre de deux formes d’énergies différentes. Une espèce de déséquilibre intérieure qui s’est installé dans les forces. Une attraction, une vibration.  Une vente pyramidale d’attributs ajoutés, intégrés, puisque toutes les fusions sont à l’origine de nouvelles créations.  La mutation perpétuelle.  Le jeu des trous noirs.  
Avant Dieu, la matière ne s’était même pas rassemblée pour former un atome. Un amas informe et sans vie, vue de l’extérieur. Puis, ce fut l’attraction, l’électromagnétisme, le nucléaire, l’explosion, le Big bang, disent les savants, l’arrivée du Créateur, disent les religieux.  L’effet des cordes disent les maniaques de l’infiniment petit.  C’est vrai dans les deux sens, mais en l’exprimant différemment, selon qu’on est scientifiques ou religieux.  Selon qu’on a une vision générale ou particulière.   
 
Si Dieu est quelque chose, que la matière existe depuis toujours, il est cette énergie, cette force d’attraction qui existe en tout.  La matière a pris vie, en devenant une présence, une forme d’attraction, une forme de vagues, de sons, d’images, à chaque nouvelle transformation.  Notre réalité n’est que le passage au cœur d’une de ces mutations.     

De chaque changement naît un nouveau modèle de monde.  Cette attraction existait-elle potentiellement à l’intérieur des forces existantes, de la matière même, depuis toujours et de toute éternité?   Aucun élément n’est neutre.   Le nirvana est la neutralité. Il n’existe pas ou ce serait un état stagnant, neutralisé, qui a été déstabilisé.

L’énergie noire? Une masse à jamais informe et sans vie.  Cet équilibre a été rompu par un déséquilibre qui cherche à se rétablir depuis ce temps.  Si c’est vrai les bouddhistes ont raison : nous cherchons à retrouver cet équilibre disparu.  La neutralité absolue.      

La mort est simplement un changement d’énergie, une mutation à une autre réalité, à une autre dimension.  La vie a-t-elle besoin d’une autre forme de corps pour se manifester?  Une tonne de belles questions.  Mais je crois que dans la réalité des Big bang, il y en avait déjà eu des milliards et il y en aura encore des milliards, bien avant que nous ayons disparus comme espèce.  C’est le processus normal de la vie : nous changeons.  Si nous ne changions pas, nous ne vivrions pas.       

Pour moi, Dieu c’est simplement l’introduction de cette nouvelle force à l’intérieur d’une matière qui sans ce processus d’attraction serait demeurée inerte.  C’est drôle, mais je ne crois pas que Dieu a créé la vie par son contact avec la matière. La matière est aussi éternelle que lui, mais sans lui, sans cette attraction qui constitue la vie, le changement perpétuel, le temps et l’espace, selon l’attraction et la répulsion, on ne serait même pas conscient d’exister.     

La conscience est un phénomène de mémoire.     

Il faut se mémorer le temps présent pour pouvoir le comparer à celui qui est disparu ou qui vient.  D’où nous vient ce pouvoir?  Était-ce déjà compris dans les pouvoirs de la matière?  Quand on meurt notre corps disparaît, il se sépare de l’énergie vitale.  Pourtant, si on prend un cheveu, on peut recomposer son ADN.  L’unité contient le tout.        
       
Dans ma petite tête, la libido est la force de l’attraction, donc, le processus même de la vie.  C’est la même chose que l’amour dont la sexualité n’est qu’une manifestation.  On est attiré par un autre sans même savoir pourquoi.  J’étais un petit peu différent, j’étais attiré par les autres, mais envoûté par leur affection, leurs rires, leurs pleurs.  Je ne faisais aucune différence entre un gars et une fille; mais je n’étais pas assez fou pour ne pas voir que la société en faisait deux « races » différentes.  Penser à une fille, l’embrasser, c’était péché à moins qu’on veule se marier et avoir des enfants.         
 
Plutôt que de nous apprendre à devenir des êtres responsables, on nous interdisait tout.  Il fallait même ne jamais en parler, sauf à notre confesseur qui, pour mieux jouir, voulait avoir le plus de détails.  Les filles étaient tellement tenues à distance que je ne suis pas surpris d’avoir voulu me comparer avec ce qui était plus près.      

Comme un petit pré-pubère, les filles ne pouvaient pas m’intéresser autant que les gars parce qu’elles étaient aussi rares que l’eau dans le désert.  Je ne m’en formalisais pas. J’étais satisfait de mon sort et j’aimais bien partager la différence avec mes pareils. Je n’étais pas hétéro, donc, je n’étais pas assez mâle pour croire que je portais l’avenir de l’humanité dans ma petite poche.         

Notre société est perverse.  Elle est le fruit des sectes spirituelles d’il y a des milliers d’années qui ne possèdent d’ailleurs que l’expertise, la connaissance dépassée de cette époque.  Une connaissance qu’on a jamais su dépasser, car on a jamais osé la remettre en question.     

Je me demande qui a eu l’idée de créer Dieu?  C’est évident qu’on peut concevoir la totalité de tout ce qui existe, mais en faire une personne, un être vivant, le vivant des vivants, il faut avoir une bonne imagination.  On nous cachait que des civilisations avaient eu d’autres dieux.  Ces dieux naissaient avec les peurs.  T’avais peur de l’eau, t’inventais un dieu à invoquer pour te protéger.  Si ces dieux étaient des mythes devenus plus grands pourquoi nos religions ne sont-elles pas simplement des mythes?  Une façon d’essayer de comprendre la vie.         

Notre manière de percevoir la spiritualité, l’inconcevable, l’électricité qu’est la vie ne fut-elle pas pervertie le moment où les hommes ont commencé à croire que le corps est un objet sans valeur?  Nos croyances reposent sur ce que ces gens ont imaginé, sur leur compréhension de la vie ; car si nous avons évolué techniquement, nous n’avons pas avancé d’un iota dans la compréhension de l’animal humain.  

En rejetant notre corps, les mystiques nous ont introduits dans la haine de ce que nous sommes.  Pour nourrir l’esprit on a pensé qu’il fallait faire des sacrifices pour nous punir de n’être que des hommes, des corps, des morts ambulants.  On a recherché l’éternité.           

C’est de ce dilemme qu’est née la différence des sexes.  De l’orgueil. 

L’homme le roseau pensant était bien trop supérieur aux autres, grâce à ses sacrifices et sa recherche spirituelle, pour s’attarder à la beauté de la vie charnelle, une distraction et pire une tentation.  Car nos grands mystiques ont dû apprendre que malgré leur retenue, la sexualité s’exprimait quand même.  Cette force surgissant jusque dans leurs rêves, cet appel à l’éjaculation, se voulait vivante malgré tous les efforts.  Une telle force ne pouvait qu’être presque divine, en chicane avec dieu, et c’est ainsi qu’ils ont créé le diable comme ils avaient créé des dieux.  Le fruit de leur ignorance.  Une telle peur qui dirige encore la majorité des humains, à travers la morale.             

Des préceptes fournis par des hommes qui voulaient contrôler leur petite nature et qui ont créés un langage pour exprimer leurs frustrations.  Des hommes si orgueilleux qu’ils ne pouvaient pas accepter qu’un jour ils mourront aussi.        

Radioactif 505

septembre 24, 2022

Radioactif 505

Textes de 2208, p. 977

Évolution.

Je devenais tout excité quand un rapport sexuel se produisait à l’improviste. C’était ce qui me charmait le plus dans la vie. Le plaisir était la norme. 

Ce besoin se modifia avec le temps.  Non seulement je recherchais un petit regard, un petit toucher en toute vitesse ; mais aussi de tomber en amour avec le camarade qui m’excitait.   Chercher à plaire à celui qui acceptait de partager ce plaisir est vite devenu le but de ma vie.           
 
Un jeune qui acceptait une relation aussi ouverte, aussi interdite et peu profonde, devenait comme un dieu.  Je ne pouvais l’oublier.  Je désirais toujours être en sa présence, car juste le fait qu’il soit là me rendait parfaitement heureux.  Je jouissais de voir mon petit camarade heureux.  J’aurais fait n’importe quoi pour le voir encore plus heureux. 

Comment un tel phénomène pouvait-il être mauvais comme tout le reste de la société le prétend?  Faut-il souffrir pour être bon?  On vivait dans une société où la souffrance était ce qui pouvait nous arriver de mieux : une promesse d’aller au ciel.  Quelle folie!    

Ces amitiés étaient assez profondes pour remettre en question tout ce que les religions m’avaient enseigné.  J’en vins même à croire que les religions sont en fait l’œuvre du diable, car le pouvoir et l’argent sont leurs seuls intérêts. 

Le sexe conduit à aimer alors que le monde entier essaie de s’enrichir et détester les autres qui sont différents, donc, concurrents.     

Par contre, la génitalité devait être transcendée si je voulais atteindre une dimension que je qualifierais de spirituelle.   Un échange au niveau de l’énergie fondamentale de tout être plutôt qu’un simple sentiment de joie ou de jouissance.  Cette amitié devait de plus en plus pouvoir se répéter dans le temps pour prendre son envol.  Je n’étais pas assez fou pour nier le plaisir quand tu vis une expérience sexuelle.  Avec les jeunes, c’est plutôt un jeu.  Il n’y a que les pervers pour y voir du mal, si tout se passe dans le consentement mutuel et le plaisir.       

La liberté sexuelle m’est vite apparue comme ce qui changerait le monde si on la vivait en être responsable et autonome

Loin d’être contradictoire avec les Évangiles, le sexe était un sentier qui mène à l’amour pour les couples, à l’amitié pour les individus.  L’amitié est devenue pour moi l’essentiel de la vie.      

Tomber en amour, c’était dorénavant considérer l’autre comme l’être le plus cher au monde, de partager un secret et vouloir à jamais son bonheur.  C’était comme si ces petits échanges éliminaient le mur qui existe automatiquement dans toutes les communications. C’était se permettre un échange dans son intimité.  Comment être plus profond ? 

Bien évidemment, pour les hétéros, ça semble un charabia, car on s’imagine mal pouvoir vivre une vie de couple sans relations sexuelles visant à enfanter.          

Quant à moi, le fait de vivre intensément avec un petit gars, c’était comme avoir un ticket d’accès direct au septième ciel.   Le corps existait, mais ce n’était plus le plus fondamental.  C’était le sentiment que suscitait cet échange charnel ou non qui l’emportait.  La complicité.        

Plus le temps passait plus je savais aussi que l’on n’est pas toujours attiré avec le même degré selon les gens.  Aristote a raison : il y a des degrés d’amour et d’amitié.       

Fondamentalement pour le sentir, il faut aimer l’humanité entière, je dirais même la création, car pour jouir de la beauté du monde, il faut d’abord la ressentir en soi. 

Mais, cette nouvelle façon d’aborder la pédérastie impliquait des restrictions.  Il fallait dorénavant s’assurer que l’autre aime autant ce partage que moi, sinon c’était impossible que ce nouveau sentiment survive et progresse. 

Sans m’en rendre compte c’est ainsi que petit à petit, la génitalité a perdu de sa nécessité.  Je préférais être mentalement excité, quitte s’il le fallait à me masturber le soir pour tempérer les désirs. Le plus important était devenu de créer un lien qui se maintient.  Cet ascétisme était une nouvelle réalité qui s’est encore plus implanté quand je fus professeur, car c’était devenu une question de survie dans le métier.           
 
La libido est ainsi faite.  Elle exige d’être satisfaite.  Les capitalistes ont remplacé le plaisir sexuel par le plaisir de l’argent. Ils n’en finissent plus d’amasser des biens, faute d’avoir du plaisir. Dans leur cas, l’avoir a plus d’importance que l’être.     

Le royaume de la jeunesse.

Je ne savais même pas que j’étais différent quand j’étais plus jeune et peut-être ne l’étais-je pas tant que ça. 

J’étais obsédé par la beauté des garçons ou la curiosité à savoir si leur corps était partout aussi joli, aussi attirant, aussi bien proportionné que je me l’imaginais.  Les dimensions me fascinaient.   Partager ce secret me stimulait au plus profond.  Une simple petite aventure devenait plus importante et imposante que la conquête de l’Everest pour un alpiniste.  

J’en tremblais de joie à en avoir peur tant je croyais sublime ces moments qui dans notre société sont vus comme le mal, le péché.   Je croyais perdre connaissance tant ça m’énervait.  À vrai dire, le plaisir se confondait au péché.  Plus il était mortel, plus il était intense. 

Pourtant, je ne commettais pas de péchés mortels, je répondais simplement à ma nature profonde.  J’avais la confession du matin, en allant servir la messe, pour m’en sortir et j’en profitais.  Je croyais l’amour de Dieu plus fort que mes péchés.  Je savais qu’il m’aimait, et qu’ainsi il me pardonnait. Je n’en doutais pas. Son pardon était donc à portée de main. 

J’ai rêvé de devenir prêtre et plus particulièrement missionnaire pour combattre la misère.  J’admirais l’abbé Pierre.           

Mais peut-être pour me sentir normal, obéir à ce qui me semblait être la vocation de tout homme, je voulais me marier et avoir des enfants.   Mais, il y avait un problème.  J’excluais les femmes dans ma vie, en les ignorant.  Je n’acceptais pas leur notion de fidélité. Pourquoi n’avoir qu’un partenaire?

C’est probablement la meilleure chose que j’ai faite.  Je me voyais évidemment entouré de petits gars pour qui je donnais ma vie.           

Seule, mon avidité sexuelle ou mon besoin de paternité ramenait la femme dans mes projets puisqu’il est impossible d’avoir des enfants, sans une femme.  Au fur et à mesure que je vivais mon attirance pour les garçons, je constatais que les hommes dits normaux avaient encore moins de respect pour les femmes que moi.  On peut être pédéraste, sans être misogyne.

Pour moi, sauf pouvoir accoucher, un pouvoir extraordinaire féminin qui ne sera jamais partagé avec un homme, les femmes étaient exactement comme les hommes, sauf sur le plan de la tendresse.  Elles dominent sans l’ombre d’un doute.  Une femme peut être la gentillesse incarnée ou la « bitch » absolue. 

Il a fallu Grand Gabriel pour que je découvre que l’amour pouvait être aussi possible entre deux mâles adultes.        

Je n’avais pas grand-chose de différent des autres : juste un petit goût d’exotisme que je confondais avec l’amitié.  La curiosité était incommensurable et ce n’était pas que pour les petits pénis.  Tout.  Je voulais tout connaître. 

J’étais peut-être aussi un peu trop naïf et émotif, car parfois je ne savais pas ce qui devait être classé comme de la magie, de l’imagination ou de la réalité.           
 
Ma curiosité m’envahissait, elle était le centre de ma vie. 

J’adorais me sentir transporté par la beauté, ce qui incluait ma perception de la religion. J’adorais me sentir en extase.  La vie était un grand parc d’amusement.  Je ne me pardonnais pas facilement d’être en colère, car pour moi, la violence était déjà le pire des péchés.  Je ne savais pas encore que la notion de péché est en soi l’enfer et l’emprisonnement.  La torture intérieure personnelle.   Je ne comprenais pas pourquoi il faut souffrir pour être sauvé.  Ça m’apparaissait comme une idée folle. 
 
Dieu nous avait créés pour reconnaître sa beauté et sa grandeur. Pourquoi fallait-il le percevoir comme le pire des monstres qui ne sait même pas reconnaître les besoins de ses créatures?  Pourquoi souffrir pour être heureux?  Pourquoi devoir souffrir si Jésus l’avait déjà fait pour nous?  Pour qui nous prenions-nous?      
 
Pire, pourquoi fallait-il rejeter ceux qui ne partageaient pas notre foi?  Mon amitié était plus forte que ces commandements religieux qui me semblaient contre-nature.  « Aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu ».  Il fallait vivre le contraire de ce que l’on nous enseignait comme la vérité, la morale.  Tout était hypocrisie.  Regardez-moi !  Je vais à la messe. J’ai un joli chapeau !

J’avoue que je n’étais pas le conquérant du siècle en ce qui a trait aux femmes.  Je ne savais pas de quoi leur parler et je n’étais pas intéressé par ce qui les intéressait.  C’était tellement plus facile avec un garçon.  

Avec les garçons, il y avait un langage non verbal qui ne mentait pas.  C’était évident quand un autre aimait autant que toi les petits attouchements.  Pas de question, tout est seulement d’avoir le courage de s’ouvrir à l’autre.

Ce fut aussi pour cette raison, l’hésitation et la peur d’un refus,  que bien des désirs sont morts à la naissance sans jamais se réaliser.  Avec les filles, c’était toujours un tournage en rond.  Une analyse à n’en plus finir. Un vas-y, mais en te retenant toujours, au cas où la culpabilité féminine resurgirait.                

À cette époque, j’étais nécessairement attiré par ceux de mon âge. Dans ces jeux sexuels, on avait tous à peu près le même âge.  Il n’y avait pas encore de féminounes pour penser que du moment que tu as une aventure entre gars d’âges différents de quelques années seulement, c’est anormal.  

Elles sont tellement poignées dans leur obsession antisexuelle qu’elles s’imaginent que le monde est différent à quelques années près. C’est juste qu’elles ignorent totalement ce qui se passait chez les gars.


Cette folie millénaire de différence d’âge n’existe que dans la tête des adultes, particulièrement des hétéros.  Avec ces stupidités, ils ont défendu le besoin pour certains jeunes de se tenir avec des plus âgés.  La folie bourgeoise est encore pire que la folie religieuse.  
 
J’avais probablement l’obsession ou la libido un peu forte à cette époque.  En tous cas, j’avais rarement le poignet au repos ; mais je crois que tout serait vite entré dans l’ordre, s’il n’y avait pas eu la prison.              
 
La prison fut un grand trip religieux qui me précipita encore une fois dans les griffes de la culpabilité.  C’est la pire erreur que puisse commettre un individu contre lui-même.  Se culpabiliser pour rien, pour des sottises millénaires, pour une ignorance crasse de la nature humaine.  C’est une erreur fondamentale.        

En quoi le fait de me masturber avec un petit ami pour éviter qu’on essaie de violer une fille regardait les gens?  La morale sexuelle est de la folie pure, une folie que j’ai ensuite combattue le reste de ma vie.              

La prison est devenue la source de mon mépris pour la société d’alors et future.  Je déteste l’hypocrisie et l’injustice. Pour commettre un crime, encore faut-il reconnaître qu’il y a eu crime. 

On a rien compris des raisons pour lesquelles j’écris, puisqu’on a remis l’âge de consentement à 16 ans, même si on sait que ça ne correspond pas à la nature des garçons.  On aime ça triturer les âmes.  

Nos esprits pervers aiment s’en prendre à ceux qui ont du plaisir, car leur âme tourmentée ne peut pas accepter le plaisir. 

Pire, on dirait qu’il existe des gens dont le seul plaisir dans la vie est d’empêcher les autres d’en avoir.           



Radioactif 504

septembre 23, 2022

Radioactif 504

Teste de 2008, p. 972

Pas de mal dans le sexe.

En fait, je n’ai jamais compris pourquoi la majorité des gens voit un péché dans la sexualité, sinon que les religions leur ont lavé le cerveau.    

C’est un peu ce qui m’a amené à tant vouloir comprendre ma pédérastie.  Pourquoi est-ce mal?     
 
La réaction des parents et de gens de ton entourage, quand tu es très jeune, détermine ta perception que tu auras de la sexualité. 

Si enfant tu sens que tes parents ont honte et maudissent tout ce qui se rapproche de la sexualité, c’est bien évident que pour toi le sexe sera une chose honteuse.  La moindre aventure risquera un jour de devenir une profonde culpabilité.  Adulte, tu seras maladivement scrupuleux et tu penseras sauver le monde en prêchant l’abstinence. Ce qui en fait est antinaturel, donc, un mépris de Dieu puisque tu crois qu’il est assez méchant pour nous créer mauvais.    
 
J’ai toujours considéré que la base de la vie, c’est l’amour dont le sexe en est tout simplement une forme d’expression.  Il n’y a pas de mal là-dedans.  Mon rapport avec les autres garçons fut toujours un jeu.  La curiosité.  Le plaisir que ça procure de voir jouir l’autre, est souvent encore plus  jouissant que de jouir moi-même.   

Pourtant, j’ai une forme de retenue qui va de soi.  On ne se promène pas nu sur la rue Principale, on ne met pas les mains dans les culottes de tout le monde, surtout pas dans celles des gens qui ne veulent rien savoir. 

Un respect minimal qui va de soi et qui n’a rien à voir avec la bêtise des luttes contre la prétendue hypersexualisation. Le plus grand plaisir dans la sexualité, c’est le «cruising».  Voir le sexe comme quelque chose de mal, c’est essayer de créer une telle culpabilité personnelle qu’elle dégénèrera en une nouvelle forme d’hystérie collective.     

Pour voir du mal dans la sexualité, il faut avoir l’esprit tordu.    

Évidemment, les religions ont essayé de nous faire croire qu’il y a de bons ou de mauvais amours comme si c’était possible. 

 Aujourd’hui, j’inclurais la notion de responsabilité dans le sens que tu es responsable des conséquences quand tu as des ébats sexuels, surtout si tu es hétéro. Tu peux avoir un enfant.  Gai, le problème n’existe même pas.  La seule condition est donc le consentement mutuel.  Tu dois te protéger des MTS et du sida, c’est tout.  La sexualité ne se vit pas du tout de la même façon si tu es gai ou si tu es hétéro : c’est moins hypocrite quand on multiplie les aventures.        
 
Les gais se touchent plus facilement, même s’il y a une certaine pudeur. 

Évidemment, il y en a qui agissent en malades comme chez les hétéros alors que pour d’autres, la sexualité est rattachée à l’amour.  C’est l’expression qu’elle prend quand elle dure et quand elle se responsabilise. 

Pour que la sexualité soit bien, elle doit être un bonheur partagé.  Elle doit nécessairement être sans violence.       

Plus je vivais librement, moins j’avais souvent des contacts génitaux, plus il y avait d’affection.  Le contact devenait un plaisir exceptionnel d’être avec l’autre.  Une expérience qui pouvait simplement être instantanée.  Un simple tripotage devenait un désir de partager, de s’aimer.  C’était comme un secret, un partage d’intimité qui exigeait en partant le respect inconditionnel de l’autre. 

J’imagine que c’est ce qui se produit pour tous les humains dès qu’ils vieillissent.  Tout prend un nouveau sens dès qu’on vieillit. La tendresse, les caresses remplacent la pénétration.

L’amour devient être bien avec l’autre.         



Radioactif 503

septembre 22, 2022

Radioactif 503

Texte de 2008, p. 972

Le beau petit Tuan.

Non seulement Tuan était un signe divin, mais il était d’une beauté invraisemblable.  Son père était Chinois et sa mère Vietnamienne.  Il était tout petit et d’une joie de vivre sans borne. Un sourire permanent.  Toute chose nouvelle l’interpelait.  Il était ainsi sans cesse ravi de tout ce que la vie lui apportait.

J’avais entendu parler du Vietnam bien avant de connaître Tuan.  Quand le frère Madore venait avec sa magie, apparaissaient les films sur l’Asie.  C’est ainsi que j’avais tout jeune appris à ne pas croire dans le communisme.  Les Vietnamiens du Nord se sauvaient pour échapper à ces barbares.  C’était déjà la guerre.  Mais quand tu es jeune, tout s’arrête avec l’exode, sans trop comprendre pourquoi.             

Les parents de Tuan ont décidé de l’envoyer avec un groupe qui fuyait la venue des communistes afin de s’assurer que leur enfant unique survive à cette misère.  Sur le bateau qui l’amena au camp de réfugiés, il a dû faire face aux pirates.  Ces salauds attaquaient les «boat people» pour prendre tout ce qu’ils avaient et souvent ils se permettaient d’en tuer quelques-uns pour le plaisir.  Ils étaient toujours très rudes.  Ainsi, l’ami de Tuan, le peintre Yan, a dû passer de longues heures dans l’eau, près de l’embarcation, pour échapper à ces bandits sanguinaires.   On aurait dit que tout était fait pour que nous ayons à nous rencontrer.  Ce fut l’amitié instantanée.          

Tuan était bouddhiste.  Il l’était jusque dans sa vie quotidienne : toujours enjoué.  Contrairement à nous, il ne devenait pas fou de culpabilité dès qu’il essayait quelque chose de nouveau.  Il n’avait aucun scrupule et il était d’une curiosité insatiable.   Avec lui, on vivait.  Je ne me posais pas de questions.  Tout se déroulait naturellement et à voir la joie qui nous animait quand on se retrouvait, il n’y avait aucun doute quant à la beauté de notre relation.      

C’était inévitable que je pense à l’adopter, car nous étions parfaitement heureux quand on se retrouvait ensemble.  Et, je ne me souciais absolument pas de ce qu’en pensaient les autres. J’étudiais pour devenir professeur.  C’était un don de Dieu de me retrouver responsable d’un petit gars.  Sans même me poser de questions, ses désirs devenaient des ordres.         

Au début, je trouvais malheureux qu’il se soit installé en Ontario avec sa tante; mais c’était la décision de sa grand-mère, l’obéissance à la tradition. 

Entre temps, j’avais demandé une exemption pour lui à la loi 101.  Je déplorais qu’on ne me comprenne pas au Québec mon désir d’avoir une année de répit pour lui avant d’aller à une école française.   En étant avec moi, il aurait au moins le temps d’apprendre un peu le français.  En un an, il avait appris l’anglais, c’était déjà énorme.  La décision de sa grand-mère mit fin à cette mésentente, car il ne s’installa pas avec moi de façon permanente.      
     
Chaque été, il apparaissait avec une énergie à revendre.   

Tuan a certainement contribué aux modifications intérieures qui s’opéraient en moi sans que j’aie à méditer durant des mois.  Je percevais l’absurdité des enseignements moraux de notre religion et peu à peu, je commençais à croire que notre façon d’aborder la sexualité au Québec est tout à fait débile et contre nature.

Je vivais au rythme des événements.  J’adorais cette nouvelle vie et j’avais affreusement hâte d’avoir terminé mes études pour enfin avoir les moyens financiers de mes ambitions. 

Tuan vint me trouver tous les étés jusqu’à ce qu’il rencontre une petite Italienne qui lui tomba dans l’oeil.  Ses parents sont venus le retrouver au Canada.  Quelle sublime expérience!   

Pour Grand Gabriel, il s’agissait d’une rencontre merveilleuse.  Loin d’être jaloux, il se réjouissait de mon bonheur, sauf qu’il m’apprenait sans laisser rien paraître que dans l’enseignement j’aurais des choix difficiles à faire pour ne pas mettre ma profession en danger. Never on the job.          

Je n’avais besoin de grands sermons pour le comprendre, la vie avec Tuan me forçait à vivre dans les limites permises.     

Les féminounes n’avaient pas encore commencé à nous forcer à accepter comme norme, la haine qu’elles ont de la sexualité et leurs créateurs,  Quand aux prêtres, ils perdaient chaque jour un peu plus de l’influence, grâce aux féministes qui poursuivaient leur croisade contre les prêtres pédophiles, rêvant probablement de les remplacer.  

Elles sont folles, ces féminounes.      
   
Non seulement les féminounes (féministes wokes) veulent régir la sexualité des adolescents (es), mais elles s’en prennent maintenant aux adultes qui ne rêvent pas d’une société complètement asexuée et surtout sans pénis, comme elles semblent le vouloir.           

Sous prétexte de combattre la femme-objet, elles se mêlent de décrier un bar qui a les services de danseuses nues à profusion parce que le premier prix est un implant mammaire d’une valeur de 6,000$.         

J’admets que c’est complètement stupide d’essayer de modifier son corps sous prétexte que l’on ne s’accepte pas.  À mon sens, c’est parfaitement malade, mais je ne vois pas en quoi ça me regarde ainsi que celles qui ne veulent pas y participer.  « Vivre et laisser vivre».       
 
Les féminounes croient que l’hypersexualisation, et peut-être un peu la pornographie, font qu’autant de jeunes femmes participent à ces danses érotiques.  En quoi cela les regardent-elles?  Pourquoi des femmes majeures n’auraient pas le droit de ne pas être d’accord avec leur haine de la sexualité? Leur moralité débile.       

Évidemment, on fait appel à la télévision à une sexologue.  Or, qu’est-ce qu’apprennent les sexologues, sinon le féminisme à outrance ainsi que les valeurs de cette moralité castrée et de « femmes en chaleur jalouses des autres ».  La morale est une réalité qui devrait être strictement individuelle et viser ta réalisation personnelle.  Tant qu’il n’y a pas de violence ou de domination, tout est permis. Ta sexualité ne regarde que toi.    

Le Québec est devenu complètement dominé par les féminounes.  Il faudrait vivre dans un monde asexué.  C’est leur droit, mais qu’elles laissent donc la paix aux autres.  La sexualité fait partie de notre nature et vouloir l’éliminer c’est contre-nature.

C’est aussi absurde que le gars qui vient d’être condamné à 18 mois de prison pour un relation sexuelle avec un garçon trente ans plus tôt.  On est rendu assez fou qu’on se demande s’il a droit à une libération avant son procès.  Quel danger représente-t-il ?     

Il faut être émotivement malade pour que de telles condamnations existent encore.  Un homme a le droit d’être «pim», mais son crime, bien plus grave à mon sens, car il domine des femmes et les exploite.  Pourtant, lui, est couvert par une prescription de deux ans.  Quelle folie !  Même dans ma misogynie la plus forte, je respecte encore plus les femmes que certains hommes.      

Ces règles démentielles, qui nient la beauté de la sexualité et rejettent tout l’amour qui peut entourer une caresse sont d’un autre âge et témoignent du fait que les humains n’ont pas évolué psychologiquement.   Une telle peur et haine du sexe, c’est carrément de la démence.  Je suis de plus en plus fier d’être (d’avoit6 été) pédéraste, même si nos sociétés sont restées accrochées aux règles des religions.  L’ascétisme sexuel crée un délire religieux digne des pires maladies mentales.        
 
La beauté de la femme ne réside pas dans ce besoin absolu de plaire physiquement.  C’est la même chose pour un homme. L’important, c’est ce que tu es vraiment.  Je pense qu’on vit dans un monde qui est encore bien plus fou que moi. Qu’on se hâte de réaliser l’égalité salariale entre hommes et femmes, c’est plus important. 

Quant à moi, il n’y a aucune différence, à part les organes génitaux, entre un homme et une femme.  Ce qui compte, c’est sa compétence, son intelligence.          


Pas de mal dans le sexe.

En fait, je n’ai jamais compris pourquoi la majorité des gens voit un péché dans la sexualité, sinon que les religions leur ont lavé le cerveau.    

C’est un peu ce qui m’a amené à tant vouloir comprendre ma pédérastie.  Pourquoi est-ce mal?     
 
La réaction des parents et de gens de ton entourage, quand tu es très jeune, détermine ta perception que tu auras de la sexualité.  Si enfant tu sens que tes parents ont honte et maudissent tout ce qui se rapproche de la sexualité, c’est bien évident que pour toi le sexe sera une chose honteuse.  La moindre aventure risquera un jour de devenir une profonde culpabilité.  Adulte, tu seras maladivement scrupuleux et tu penseras sauver le monde en prêchant l’abstinence. Ce qui en fait est antinaturel, donc, un mépris de Dieu puisque tu crois qu’il est assez méchant pour nous créer mauvais.            
 
J’ai toujours considéré que la base de la vie, c’est l’amour dont le sexe en est tout simplement une forme d’expression.  Il n’y a pas de mal là-dedans.  Mon rapport avec les autres garçons fut toujours un jeu.  La curiosité.  Le plaisir que ça procure de voir jouir l’autre, souvent encore plus que de jouir moi-même.            

Pourtant, j’ai une forme de retenue qui va de soi.  On ne se promène pas nu sur la rue Principale, on ne met pas les mains dans les culottes de tout le monde, surtout pas dans celles des gens qui ne veulent rien savoir.  Un respect minimal qui va de soi et qui n’a rien à voir avec la bêtise des luttes contre la prétendue hypersexualisation. Le plus grand plaisir dans la sexualité, c’est le «cruising».  Voir le sexe comme quelque chose de mal, c’est essayer de créer une telle culpabilité personnelle qu’elle dégénèrera en une nouvelle forme d’hystérie collective.     

Pour voir du mal dans la sexualité, il faut avoir l’esprit tordu.    

Évidemment, les religions ont essayé de nous faire croire qu’il y a de bons ou de mauvais amours comme si c’était possible. 

 Aujourd’hui, j’inclurais la notion de responsabilité dans le sens que tu es responsable des conséquences quand tu as des ébats sexuels, surtout si tu es hétéro. Tu peux avoir un enfant.  Gai, le problème n’existe même pas.  La seule condition est donc le consentement mutuel.  Tu dois te protéger des MTS et du sida, c’est tout.  La sexualité ne se vit pas du tout de la même façon si tu es gai ou si tu es hétéro : c’est moins hypocrite quand on multiplie les aventures.        
 
Les gais se touchent plus facilement, même s’il y a une certaine pudeur.  Évidemment, il y en a qui agissent en malades comme chez les hétéros alors que pour d’autres, la sexualité est rattachée à l’amour.  C’est l’expression qu’elle prend quand elle dure et quand elle se responsabilise. 

Pour que la sexualité soit bien, elle doit être un bonheur partagé.  Elle doit nécessairement être sans violence.       

Plus je vivais librement, moins j’avais souvent des contacts génitaux, plus il y avait d’affection.  Le contact devenait un plaisir exceptionnel d’être avec l’autre.  Une expérience qui pouvait simplement être instantanée.  Un simple tripotage devenait un désir de partager, de s’aimer.  C’était comme un secret, un partage d’intimité qui exigeait en partant le respect inconditionnel de l’autre. 

J’imagine que c’est ce qui se produit pour tous les humains dès qu’ils vieillissent.  Tout prend un nouveau sens dès qu’on vieillit. La tendresse, les caresses remplacent la pénétration. L’amour devient être bien avec l’autre.      



Radioactif 502

septembre 21, 2022

Radioactif 502

Textes de 2008, p. 969

Mon accusation.   

Quand je suis sorti de prison, à la suite de mes accusations en 1996, à Val-d’Or, j’avais la certitude que tout était organisé.                  
 
Par hasard, mon accusation avait été montée par une amie de Michaël Jean, animatrice à Radio-Canada, devenue depuis Gouverneure générale du Canada.  Une amie d’un de mes amis rencontrée pour la première fois à la suite du suicide de mon fils cadet prétendait être une grande défenderesse des pédérastes, mais j’ai appris beaucoup plus tard qu’elle aurait été impliquée dans l’arrestation d’une de mes connaissances.  Elle aurait eu aussi quelque chose à voir avec le suicide d’un autre de mes amis, Marc Lachance.       

J’avais trouvé bizarre que sous prétexte de m’aider, elle devait enregistrer tout ce que je racontais.  Elle disait que si ça marchait, on la conduirait en limousine à Ottawa, une petite promesse politique.  Je n’y comprenais rien, mais je ne la voyais pas encore à cette époque comme une moucharde.                      

Deux dossiers avaient été montés contre moi, mais ils étaient très différents.  On a donc dû en rejeter un parce que j’avais le bras droit qui, à la suite d’une chute, n’avait plus qu’environ 10 pour cent de son pouvoir de bouger.  C’est difficile d’agir comme un gros méchant dans ce temps-là.  Ainsi, on garda un seul dossier, moins incriminant, mais plus plausible.           

Un autre hasard : tout ça concordait avec la présentation de la loi de la clarté de Stéphane Dion.  Pire, j’avais poussé l’audace jusqu’à envoyer un texte sur la pédérastie que j’avais intitulé «Pour en finir avec l’hypocrisie » à l’ami philosophe de la Gouverneure générale du temps, Mme Clarkson.  Une semaine après, j’étais arrêté et on me soulignait ne pas avoir le choix parce qu’on insistait trop  » en haut  » pour que ça se fasse vite.          

J’ai pensé qu’on voulait me faire taire, car à ce moment-là, j’écrivais que les fédérastes avaient volé le référendum.  J’avais même organisé une manifestation à une réunion d’Alliance Québec pour dénoncer lapartition, car c’était à mon avis, un appel, à la guerre civile.  On prétendait que des civils de l’Ouest canadien pratiquaient aussi du fusil pour intervenir au Québec.

À cause de mes enfants adoptifs qui étaient musulmans, quand le 11 septembre est arrivé, j’ai d’abord cru que c’était le début d’une guerre mondiale.  Une peur de mon enfance. Puis, plus j’en entendais parler, plus j’ai commencé à croire que c’était un coup organisé par les magnats du pétrole   Ce qui se passait là me semblait un complot de Bush-Ben Laden pour faire peur aux gens, pour justifier une guerre au Moyen-Orient.  C’était si évident pour nous, mon frère et moi, on pouvait une semaine ou deux avant,  prévoir les messages de Ben Laden, car ceux-ci concordaient toujours avec les moments où George Bush était en difficulté.  On sortait ces messages pour semer la peur et justifier les actions politiques. 

Pour moi, c’est devenu clair que Ben Laden est une invention américaine en collaboration avec les grands du pétrole de cette région ainsi qu’un appui à la cause d’Israël.  Les Talibans sont les curés des magnats du pétrole qui essayent de dominer de plus en plus le monde d’où le soudain besoin d’expansion de l’Islam.  L’Islam était à la recherche de grandes conversions et envoyaient des étudiants à l’université de façon à donner une certaine crédibilité à leurs enseignements.

Mais, en même temps, je ne me croyais pas assez important pour justifier ce qui m’arrivait.  Même si je venais de démissionner du poste de président de la Société nationale des Québécois de Val-d’Or, quel intérêt avait-on à me monter un tel bateau? Me faire peur?  Me faire taire? Mais, j’étais déjà un sans voix.  En étant accusé de grossière indécence, je perdais toute crédibilité.  Pourquoi devais-je croire ceux qui me disaient que l’on avait décidé de nettoyer le monde de tous les impies avec l’arrivée de l’an 2000, mais que je n’étais pas du nombre des sacrifiés? C’était paranoïaque, mais ça ressemblait parfois à ça.

J’ai commencé à voir que ce qui se passe dans le monde est ce que le Québec a vécu dans la période de Pierre-Elliot Trudeau.  Le coup de la Brinks, la fuite des capitaux, etc.  Le Québec a tout simplement été un grand canevas d’essai avant d’être appliqué à l’échelle mondiale.           

Bush réussit à provoquer la guerre en Irak pour appuyer Israël.  La Russie essayait d’écraser la Tchétchénie et l’Afghanistan pour du pétrole.  Toute tourne autour de l’or noir.  Si c’était vrai, il manquait une grosse crise économique.  L’autre argument fédéraste pour écraser le Québec et de dominer par la peur. 

Et, la crise a pointé le nez.  L’œuvre de la droite.  Les États-Unis venaient de se faire arnaquer par le système capitaliste.  Évidemment, Bush était à la fin de son règne.  Il contribua à provoquer cette crise qu’on devrait nommer la pire fraude de l’histoire de l’humanité.  Elle doit s’assurer que les disciples de la droite continuent leur travail.       

 Au Canada, Harper a profité de la peur de cette récession pour essayer de prendre le pouvoir absolu, mais il ne l’a pas pu à cause du Québec. Plutôt que de perdre le pouvoir, il a fermé le parlement.  Un geste digne des dictateurs.  Et, Jean Charest a essayé la même chose.  On saura le 8 décembre. 

En attendant, on prétend qu’on est en crise économique et Harper est prêt à sacrifier 340 millions $$, après 16 jours de règne, pour nous plonger en élections.  Jean Charest, lui, a 88 millions pour pouvoir diriger seul les destinées du Québec et ne plus avoir à répondre de ses gestes.           

Et, on nous endort avec une crise économique dont on n’a pas eu à s’occuper durant des semaines à cause des élections.  Pourquoi la crise est-elle si peu importante que l’on puisse dépenser des millions et ne pas gouverner durant des semaines ?  Il y une odeur de mensonges, de coup monté bien capitaliste.    

La démocratie… malade?

Qu’il n’y ait que 55% des gens du Québec qui soient allés voter le 8 décembre indique que la démocratie n’est pas tout à fait en bonne santé.  Jean Charest ayant obtenu 45% des voix, c’est dire que seulement 26% de Québécois l’approuvent.  Il n’a rien à pavaner, même si les autres sont encore plus faibles.          
 
Avoir dépensé 80 millions pour rien devrait plutôt lui créer des maux d’estomac.  Ces 80 millions $ auraient pu aider bien des gens dans la misère.  Mais, nos politiciens sont bien trop têtes enflées pour comprendre ce que c’est de vivre dans la misère, de toujours avoir peur de manquer de l’essentiel.  On devra peut-être devoir leur apprendre un jour en les mettant sur les listes de l’assurance-emploi comme chômeurs.  Peut-être qu’alors ces guerres de pouvoir disparaîtront-elles?  On n’est pas tous aveugles.           

Dans certains pays du monde, on est prêt à prendre les armes pour se procurer le droit de voter librement.  Ici, on l’a et on n’en profite pas.  On a beau dire que le peuple exprime la sagesse, demeurer chez-soi plutôt que de voter, c’est exprimer une paresse intellectuelle qui devra disparaître si jamais le Québec fait vraiment face à une tempête. Je suis peut-être un des rares à penser que la crise économique actuelle est tout simplement une arnaque mondiale qui sera malheureusement payée par ceux qui sont les plus pauvres.  Les riches ne perdront rien comme d’habitude.        
 
Par ailleurs, la démocratie est en meilleure santé au Québec qu’au Canada.   Au Canada, Bush II (Stephen Harper) a fermé le parlement plutôt que de perdre un vote de confiance, comme dans tous les pays dirigés par un dictateur.      

En janvier, ce sera la grande foire pour trouver une solution ou reprendre le pouvoir en gagnant le vote de confiance ou en dépensant 340 millions$ en élection. Si c’est le cas, on pourra dire que M. Ignatief ne vaut rien de mieux que Harper.  Il se fiche du pauvre monde et du Québec simplement pour avoir une chance de prendre le pouvoir. On le saura à la fin de janvier.            

Si la coalition vit encore, c’est elle qui doit prendre le pouvoir.  Ce n’est pas un coup d’état, comme les gangs de Paul Desmarais et Québecor essaient de nous le faire croire, au contraire.  Dans un parlement, si un gouvernement ne peut pas gouverner, on invite ceux qui le peuvent à le faire, avant de convoquer des élections.  C’est ça la démocratie.      

On n’est pas obligé de penser comme les chroniqueurs payés pour nous faire penser comme leurs patrons.  Rien de pire que la manipulation.  On a été manipulés toute notre vie par les religions. Ça fera, non !  

Une chose est certaine : la haine des Québécois est là pour rester plus ou moins hypocritement.  Si Ignatief n’essaie pas d’empêcher des élections, en reniant les demandes du Québec, il risque qu’il n’y ait plus un libéral au Québec.  Si les fédérastes pensent qu’on doit rester dans le Canada, c’est à eux de nous prouver que ça en vaut la peine.        
 

Ceux qui ne sont pas allés voter n’ont qu’à se taire et endurer si ça ne fait pas leurs affaires.  C’est le droit que donne le silence.  Qui ne dit rien consent.  Si on était en beau joual vert parce que Charest a décrété des élections, il n’y avait qu’un moyen de lui faire savoir qu’on n’aimait pas ça : voter contre.           

Par ailleurs, c’est extraordinaire de voir comment Pauline Marois a repris du poil de la bête.  Madame Marois est fière avec raison d’avoir réveillé un vieux parti qui était toujours en chicane. Il est à espérer que le PQ apprendra qu’en dehors de l’indépendance, sa première raison d’exister est de défendre le fait français au Québec.         

Ce doit être la priorité au cours des prochaines années, ce qui n’empêche pas de s’occuper d’autres choses, car dans quatre ans quand le PQ reprendra le pouvoir ce sera pour faire l’indépendance.             

Les indépendantistes de carrière doivent comprendre que si le PQ prend trop de temps à réaliser son but, son objectif prendra vite le bord des poubelles. 

Les gens veulent de l’action, pas des jeux de coulisse et de pouvoir.  On est écœuré de se faire mentir, d’être manipulés.  On ne veut pas de carriéristes de l’indépendance, on veut qu’elle se fasse le plus vite possible.  

Si le gouvernement croit vraiment dans la démocratie, une des premières lois qui devraient s’appliquer immédiatement : le vote proportionnel.



Radioactif 502

septembre 20, 2022

Radioactif 502

Textes de 2008, p. 966

La dictature fédéraste … ?         

À entendre parler les politiciens, nous faisons face à la pire crise économique depuis 1929 et Harper a le droit de fermer le parlement jusqu’à la fin de janvier?  Ou la crise n’existe pas ou Harper se prend pour un dictateur.            

Pourquoi les députés du Bloc seraient-ils illégitimes?  Serait-ce que le Québec est déjà un pays?  Pour être légitime, le Québec devrait peut-être se proclamer indépendant unilatéralement?  On serait comme les Anglais à travers un Québec souverain, soit des partitionnistes. On doit bien être quelque chose.           

Ce sera intéressant de voir ce qui arrivera.  Mais les Québécois qui croient encore dans l’amour des Canadiens à notre égard vont peut-être se réveiller.  62 % du Québec vit dans l’illégalité en appuyant un parti séparatiste.  Regardez bien les manifestations d’amour au cours des prochaines semaines.   

Si on est si mauvais.  Qu’attendent les gens de l’Ouest pour créer leur propre pays?  On n’aurait pas besoin de tenir un autre référendum au Québec.      

Si vous êtes souverainistes, vous n’êtes pas un citoyen canadien.          

C’est ce que clame Stephen Harper.  Son arrogance prend des allures de dictature.

C’est aussi exactement ce que confirme la décision de la représentante d’une institution dépassée, la royauté, qui aurait dû être abolie depuis longtemps. 

Après s’être tenue avec des représentants du FLQ, la belle Michaël Jean est passée à la GRC ou, elle l’était peut-être déjà?  Finie les années de vache maigre pour elle.  Sa décision confirme de quel côté elle couche… Harper a répondu à bien des exigences des féminounes.  Un retour d’ascenseur?    

Pour être canadien, il ne suffit pas de payer des impôts, tu dois nécessairement être un libéral, un conservateur, un NPD, un Vert, n’importe quoi, en autant que tu ne penses pas autrement que la majorité, que tu n’habites pas le Québec et que tu ne crois pas essentiel que le Québec soit français. 

Les francophones ne seront plus que 43 % de la population de Montréal, très, très bientôt.  Ce n’est pas important, les fédérastes s’en occupent pour mieux nous assimiler.  Ils acceptent que nous soyons une nation sans pouvoir, une coquille vide.  Le problème avec les souverainistes, ce ne sont pas des poissons.  Ils ne croient pas toutes les menteries fédérastes.         

Si tu vies au Québec et que tu n’es pas fédéraste, tu n’es rien, même si tu y payes des impôts.   Ça me rappelle le dictat de tout ce qui conduit à la dictature : Hors de l’Église, pas de salut !  T’es malade, si tu n’es pas hétérosexuel !     

La crise actuelle est le fruit de dizaines d’années au cours desquelles on paye pour ne pas avoir eu le courage de prendre la décision de créer le pays du Québec.  La haine de l’Ouest nous revient en plein visage.  Le Canada anglais n’a pas les mêmes intérêts, même économiques, que le reste du Canada.  Kyoto en est la preuve. La crise du pétrole, l’état de la planète, ça ne suffit pas pour voir clair? Il faut des crises pour se le rappeler?    

Alors qu’on serait supposé oublier toutes nos différences pour faire face à une super-crise économique, on ferme le parlement pour permettre à Harper de trouver quelques « guidounes» qui accepteront de passer du côté de la coalition à celui de la dictature Harper.           

Partout ailleurs dans le monde, les gens essaient de s’entraider pour échapper à la misère économique créée par Bush; mais au Canada on ressuscite la vieille chicane de l’unité canadienne pour permettre à Harper de continuer à cracher sur la démocratie, juste pour avoir raison.  Les fédérastes n’ont vraiment pas grand-chose à dire pour expliquer leur incapacité à accepter des conseils.

J’ai honte de faire partie d’un Canada, incapable d’accepter que le Québec puisse avoir des besoins différents aussi essentiels à son épanouissement que l’Ouest.  Belle connerie !          

Tout ça parce qu’une coalition prétend pouvoir mieux faire face à la crise économique que Harper et cette coalition pour prendre le pouvoir a besoin du Bloc québécois.  Le nombre de députés nécessaires pour représenter la majorité oblige.  Harper, en s’en prenant aux séparatistes. ne fait que montrer ce qu’il pense vraiment des Québécois.               

Il faut vraiment prendre les gens pour des idiots pour prétendre que le seul but visé par la décision de mettre la clé dans le parlement (l’institution, par excellence, de la démocratie) est de permettre au gouvernement Harper de faire oublier son intransigeance.  Il essaiera de présenter un budget qu’on ne peut pas refuser, mais dans lequel le Québec n’aura rien.  
 

La dictature au pouvoir.

Rien ne pouvait arriver de pire pour la démocratie canadienne que Michaël Jean accepte de mettre le cadenas dans les portes du parlement canadien.      
 
C’est un geste de dictature indigne d’un pays qui se veut démocratique.  Au Canada, la démocratie on s’en soucie quand ça fait notre affaire.  On prétend prendre nos millions d’impôts pour aller montrer aux Talibans d’Afghanistan comment se comporter pour être de respectables démocrates alors qu’ici on ferme le parlement plutôt que d’être défait en Chambre.      

Pire, il y a deux sortes de votes : les fédérastes et les séparatistes.           

Pourtant, on devrait s’attendre à ce que la crise économique soit assez grave pour qu’on cherche à s’entendre plutôt qu’à s’enliser dans des jeux de pouvoir.  

Les nouveaux chômeurs doivent être ravis de leur gouvernement.  Un gouvernement qui vient tout juste d’être élu.  Quel sera le prochain lapin qu’Harper sortira du sac?  Interdire les péchés par la pensée.             

Harper est malade de pouvoir.  Il est le seul à avoir raison.  C’est d’autant plus clair que, selon Stephen Harper, les bloquistes ne sont pas des citoyens du Canada.  Ça démontre jusqu’à quel point le Canada anglais nous méprise.  Chier sur le Québec, c’est un moyen d’avoir plus de votes dans l’Ouest.  Il n’y a que les Québécois qui continuent de penser qu’ils sont aimés dans le reste du Canada. 

On peut être aveuglé par la crise économique, on devrait se rendre compte que plus le temps passe, moins on a de place dans la fédération canadienne.  Ce n’est pas grave, c’est à nous, les idiots à apprendre l’anglais.  Repeat after me : Harper is a dictator. 

C’est le gars qui pouvait prendre une balle pour protéger son grand-frère Israël comme George W.Bush. Ce Bush qui a réussi dans un tout petit règne à créer la guerre en Irak et plonger l’économie américaine dans une crise sans précédent, en refusant de créer des règles contre le capitalisme sauvage. 


Nous sommes dirigés par des bandits !  Et, on aime ça puisqu’on continue de les remettre au pouvoir.  Le Canada vient d’embarquer dans la course à savoir qui sera le plus sale.  On verra déjà lundi prochain si les fédérastes ont réussi à marquer des points, sous prétexte qu’il n’y a pas un chef qui sorte de l’ordinaire pour mener le Québec à l’indépendance. 

L’indépendance commence par l’autonomie et la responsabilité individuelle.       

Les souverainistes qui n’iront pas voter lundi n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes.  Ils ont un choix net : les fédérastes avec Charest ou un pas vers un Québec français avec le PQ. 

Il suffit de bien cocher un petit cercle pour évoluer.  On a les gouvernements qu’on mérite. Si Charest est élu majoritaire lundi, il pourra nous plumer tant qu’il voudra, ce ne sera même pas de la dictature, mais « le choix» des électeurs.  S’il était minoritaire serait-il aussi fou qu’Harper ?  Fermera-t-il le parlement ou il essaiera de trouver les meilleures solutions pour le Québec ?   

S’il est élu majoritaire, lundi, tant pis pour ceux qui chialent contre lui, ils n’avaient qu’à aller voter. 

Une chose est certaine : ce n’est pas Harper qui votera pour le PQ. Et parfois, on pense même que s’il en est ainsi, c’est simplement parce que les Québécois sont les moutons du Canada.  Les fous du village, si on pense à Babine.     


Radioactif 501

septembre 19, 2022

Radioactif 501

Textes de 2008, p. 958

Le chef de la coalition : un nouveau. 

Rien dans la Constitution, à ma connaissance, n’exige que le chef de la Coalition ne soit le chef du parti Libéral ou d’un autre parti politique fédéral.       

Ce pourrait être à l’occasion, et ce serait même mieux, un député du NPD, tel Thomas Musclair ou un type reconnu pour sa perspicacité dans les finances, tel Paul Martin.      

Le nouveau chef doit être un conciliateur, un rassembleur plutôt qu’un chef.  La politique émanant de la coalition sera le fruit des cogitations de la nouvelle alliance plutôt que d’un parti.  Sur le plan constitutionnel, la Coalition devient temporairement le parti au pouvoir.  

Le but de la Coalition est d’offrir un gouvernement stable pour au moins deux ans, le temps de faire face à la crise économique, si elle a lieu. Pour l’instant, chez-nous, la crise économique est ce qui se passe dans le domaine forestier, manufacturier et de l’automobile, etc.  Nous avons de bonnes chances que ce soit tout ce dont nous ayons à faire face dans l’avenir.  Comment rebâtir une économie prospère?           

Le choix d’avoir un député en dehors des crises internes du parti Libéral permettrait à la lutte à la chefferie libérale de se dérouler, sans que le pays ait à payer pour leur division fraternelle.  Le nouveau chef libéral serait prêt pour les élections dans deux ou trois ans, ce qui lui donnerait le temps de rebâtir un peu d’unité dans ce parti.  Il suffit juste d’avoir assez de respect pour le Canada pour oublier un peu son égo, le temps de la crise appréhendée ou réelle.           

Ce ne semble pas être le cas de Stéphane Dion qui ne veut pas comprendre que personne ne veut de lui autant au Québec que dans le reste du Canada.  Le résultat des dernières élections ne peut être plus clair.   Il vit même la partition au sein du parti libéral.  S’il aime le Canada, il va démissionner.  Dommage pour lui que sa présence dans son propre parti ne permette pas d’envisager l’unité nécessaire à la Coalition tant qu’il sera là.  À remarquer que c’est le cas de tous les chefs réels ou aspirants des libéraux.  Il ne faut pas tuer la Coalition parce que les libéraux se spécialisent à s’entre-tuer.   

Le nouveau chef de la Coalition n’aura pas le pouvoir d’un premier ministre centralisateur ou chef de parti, mais devra être l’individu le plus apte à la conciliation, le plus au-dessus des chicanes stupides de partis, le plus rassembleur.  Il ne lui appartient pas comme un premier ministre d’établir seul l’idéologie à suivre ; mais de s’assurer que la Coalition se tient debout et réponde aux problèmes pour lesquels elle a été créée.  Le chef de la Coalition ne doit pas mourir étouffé dans son égo. Nous avons un gouvernement minoritaire, qui doit être dirigé comme un gouvernement minoritaire, dans une situation spéciale, car le Canada peut jouer ses dernières cartes, s’il ne veut pas vivre une série de séparations. 

Ce n’est pas moi qui vais se mettre à pleurer sur la réalité de la diversité et de l’opposition des besoins des régions ; mais le Canada anglais de l’Ouest doit décider s’il est capable de mettre un peu d’eau dans son vin pour éviter l’éclatement.   Non seulement la déchirure est économique, mais Stephen Harper vient de montrer son côté idéologique.  Le Canada ne veut pas être dirigé par une bande de faux curés ou d’individus qui ne cherchent qu’à se venger contre tous ceux qui ne pensent pas comme eux.             

Reverser Harper, c’est lui signifier que la démocratie est plus importante que ses idées de droite.             

Ce virage idéologique confirme la stupidité de tenir des élections au Québec.  Charest agit exactement comme Harper.  C’est pourquoi il faut lui faire comprendre que le Québec ne veut pas de petit dictateur imposé par un Paul Desmarais qui se croit si important qu’il pense avoir fait élire Sarkozy.  Sa conception des relations avec le Québec confirme le lien entre eux.  Il faut un gouvernement du Parti Québécois majoritaire.      

Dommage que ces élections viennent briser le lien de confiance que Charest était à créer.  Sa vision futuriste du Québec n’a rien de bien nouveau.  Il y a 40 ans, on disait que le Québec devait être le pied de la France dans la porte en Amérique du Nord.  C’était un des arguments en faveur d’avoir un aéroport international à Drummondville plutôt que Ste-Scholastique.      

Par ailleurs, le fait qu’il n’y a pas encore un marché libre Est-Ouest au Canada prouve bien que ce pays est construit contre-nature.  Les échanges se font surtout dans l’axe Nord-Sud d’où notre vulnérabilité à ce qui se passe aux États-Unis.  En ce sens, il faut reconnaître que si on doit demeurer dans le Canada, Charest a raison d’attacher autant d’importance à ce facteur ; mais rien n’empêcherait le Québec de créer et appartenir à la zone de libre marché qu’il voudrait, selon ses propres besoins.  

Quant à développer le Nord, il faudrait d’abord savoir ce qu’en pensent les autochtones.  La vie humaine est plus importante que l’exploitation des mines ou autres richesses naturelles.  Cependant, on dit immédiatement commencer à imaginer un monde sans pétrole.Dans cette perspective, le Québec a un avenir plus que prometteur.


Harper, le dangereux.     

Imaginez un peu  ce que signifierait un Stephen Harper majoritaire.        

Le peu de démocratie de notre système se serait écroulé et le Québec serait fortement pénalisé de ne pas avoir appuyé le dictateur idéologique, frère jumeau de George Bush, Stephen Harper.   

Harper est un religieux obsédé comme Bush.  Les religions (non la spiritualité) sont une forme de maladie mentale où le sexe est plus mal que la violence.   On a inventé le ciel et l’enfer pour tenter de donner un sens à la vie et ainsi éviter les révolutions françaises à répétitions.  

Charest est tellement certain de l’emporter qu’il se comporte exactement comme son grand frère Stephen : les requins qui l’entourent salivent déjà.   Les journaux et autres médias sont tellement vendus que Charest a, à tous les jours, le double d’espace dans les médias.   Est-ce ça qu’on appelle la démocratie ?  Les Québécois sont-ils assez peu politisés qu’ils doivent se faire dicter par les médias « par qui ils doivent être dirigés »?  Les journaux devraient se contenter d’informer au lieu d’essayer de penser pour nous.  Pourquoi n’a-t-on pas déjà un vote proportionnel et des élections à date fixe? C’est l’intérêt des partis politiques, pas celui de la démocratie.     
 
Paul Desmarais prétend avoir fait élire Sarkozy et s’imagine pouvoir répéter l’exploit en mettant Charest au pouvoir.  Un gouvernement Charest majoritaire serait la pire chose qui puisse arriver au Québec.   Juste le fait d’être en élections et de prétendre que la crise économique sera plus courte et moins sévère que prévue pose des doutes.  Jusqu’à quel point la crise économique est-elle une invention ?  Charest veut la majorité pour pouvoir faire tout ce qu’il veut, rien d’autre.  Il se fie sur le manque d’opposition pour y arriver.  Charest sacrifie l’ADQ, son pendant de droite, sachant que la majorité des Adéquistes voteront pour lui.       

La vraie crise économique nous a déjà frappés : la crise forestière et manufacturière.  Les États-Unis qui n’achètent plus chez-nous.  Harper a agi comme si elle n’existait pas.  Il nous a donné simplement des bonbons.  Pour solutionner ce problème, il faudrait envisager une relance économique qui s’effectue à partir de nouvelles données qui sont rattachées à notre capacité de créer des produits que nous soyons les seuls à pouvoir produire parce que nous avons le savoir pour le faire contrairement aux autres pays.             

Qu’est-ce que le Québec peut produire qui lui soit exclusif et qui réponde à un marché totalement mondial de façon à ne pas encore nous obliger envers nos voisins du Sud?   Des voitures électriques.  

Le Québec a tout à gagner dans la lutte aux problèmes climatiques.  Si l’Arctique continue de fondre, nous aurons plus de pluies, ces pluies sont très acides et par conséquent, les eaux potables que nous avons actuellement seront polluées.  Cette richesse que nous avons plus que tout autre disparaîtra.            

Après la crise du pétrole qui a entraîné celle que nous vivons sur un plan mondial, à un niveau qui nous touche encore à peine, la prochaine crise sera l’eau potable et la nourriture.  Si l’on ne contrôle pas la consommation, nous appauvrirons tellement la planète qu’elle ne pourra plus fournir l’énergie nécessaire à notre subsistance et cette fois, l’espèce animale la plus antinaturelle (à cause des religions) sera menacée de disparition.  L’homme n’a pas su évoluer émotivement au cours des siècles.           

Ce n’est pas un problème futuriste, c’est absolument une réalité actuelle.          

Avec la crise à Ottawa, on n’a pas fini d’entendre tous les hystériques fédérastes crier au coup d’état alors que les Conservateurs ont simplement été remis à leur place.  Plutôt que de chercher le bien du Canada, les Conservateurs ont décidé d’enfoncer de force dans la gorge du Québec la politique idéologique du Reform Party.  Ah !  Qu’arrive le 9 décembre prochain le plus vite possible…             

Si Harper ferme les portes du parlement jusqu’à la fin de janvier : c’est lui qui ne respecte pas la majorité.  Et la majorité, dans notre système, c’est l’élément essentiel de la démocratie.           

La Coalition a quelque chose d’irréaliste (le Bloc et Stéphane Dion) ; mais cette alliance est loin d’être contre-nature, dans le contexte actuel.  Le Bloc a tout a gagné, car il est la balance du pouvoir.  Harper a déjà eu sa chance, mais tout ce qu’il a su faire, c’est nous mentir, de nous faire croire dans la nation coquille-vide, dans les vertus de la censure… Harper déteste notre culture.  Il est donc normal que le Bloc permette au seul gars qui a encore la réputation d’être honnête de devenir premier ministre temporairement.  Harper pensait que Dion ne pourrait jamais se tenir debout… il avait oublié qu’il est encore possible de se défendre des dictateurs en étant solidaire.             
 
Quant à moi, ça ne change rien que Dion soit le père de la loi de la clarté puisqu’à mon avis la seule question référendaire est : Voulez-vous que le Québec soit un pays ?  Et, la réponse doit être très claire pour que tout se déroule dans l’ordre.  Un OUI majoritaire force Ottawa à négocier l’indépendance du Québec ou un autre statut comme la création d’une vraie Confédération.   

Le problème : le reste du Canada s’obstine à dire non, sans même se demander si cela ne serait pas plus avantageux, même pour tous les Canadiens.  C’est impossible pour moi d’oublier que j’étais dedans pendant qu’Ottawa votait la loi de la clarté.   
 
Les vrais séparatistes : ce sont les Canadiens anglais. Ils ne sont même pas capables de nous laisser complètement tout ce qui touche à la langue, la culture et l’immigration.  Un domaine où ils prétendent perdre de l’argent en le possédant.  Facile.  Le 8 décembre le choix est simplement : Voulez-vous que le Québec soit français ?  Qui peut vous l’offrir ?   Il n’y aura jamais rien de régler tant qu’on n’aura pas répondu à cette question. 

Qui sommes-nous et que voulons-nous devenir ?

Radioactif 500

septembre 18, 2022

Radioactif 500

Textes de 2008, p. 958

Harper dehors.      
          
Enfin, l’opposition commence à réfléchir à Ottawa.  Harper veut noyer le Québec dans un océan de députés d’ailleurs jusqu’à ce que le Bloc n’ait plus de pouvoir, même de sens.  Ce sinistre personnage rêve de revenir aux temps des enveloppes, des lobbys, pour diriger le pays.      

Il sait très bien qu’en cessant de payer chaque parti pour les électeurs obtenus aux élections, il vient de tuer tous ses adversaires, mais la démocratie aussi.  Il est aussi dangereux que Poutine et Bush.  Charest est juste un peu plus hypocrite.  Les deux ne pensent qu’à la majorité pour nourrir leur fan club.  

La crise économique est une diversion.  Ils ne pensent qu’à la majorité et si on est intelligent on leur rappellera qu’ils sont là pour le bien du peuple et non celui de leur parti politique         .

Si les partis d’opposition ont encore une âme, ils voteront contre le projet conservateur et demanderont à la gouverneure générale Michaël Jean de créer un gouvernement de coalition.  La gouverneur générale serait utile pour au moins une fois dans sa vie.  Et, Harper retournerait là où il devrait être. 

Il suffit que les chefs de parti oublient un peu leur égo et pensent au bien du pays.  Ce que Harper fait là, c’est du chantage.  Il devrait avoir honte.    

Comment les gens ont-ils pu être assez niais pour redonner le pouvoir à cet émule de Bush?   Qu’adviendra-t-il s’il y a en plus un Jean Charest majoritaire?  On n’est pas sorti du bois.           

La pauvreté.

Le gouvernement ne peut pas se substituer à l’individu quand il est question de lutte à la pauvreté.  Il y a des générations d’assistés sociaux, un manque de vision et de responsabilité, de père en fils dans plusieurs familles.  

Par contre, le gouvernement doit s’assurer que les mouvements s’occupant des plus démunis aient les ressources nécessaires pour effectuer leur mission.   Il faut un mécanisme pour s’assurer que les fonds pour aider les plus démunis servent vraiment ces individus et non une bureaucratie qui se nourrit de la pauvreté des autres.   Il est inadmissible que des démunis ne trouvent pas quotidiennement un gîte et de quoi manger.     

Par contre, il faut associer le problème de la pauvreté chez certains à celui de la maladie mentale.  Il faut reconnaître aussi que la maladie mentale est souvent associée à celui des drogues. Et, à celui de la drogue vient s’ajouter le problème du décrochage.      

Il est urgent que le Québec ait une réflexion profonde sur ces sujets.  Il faudrait que ce soit moins superficiel que ce que nous venons de vivre avec les accommodements raisonnables.  Avant même de relancer le projet de créer un pays, il faut débattre de ces enjeux fondamentaux.  L’indépendance doit apporter quelque chose à tous et non seulement qu’à une petite bourgeoisie.      
 
C’est ce qu’il y a de choquant dans les élections : on a inventé les dangers d’une crise économique mondiale qui ne nous touchera que dans quelques mois (à cause de ce qui se passe aux États-Unis) pour améliorer sa majorité.  C’est un manque de respect flagrant de notre intelligence, un mensonge éhonté.  Le pire est probablement déjà passé dans les secteurs manufacturiers et de la foresterie. 

La crise n’est pas une raison pour asseoir sa domination politique, mais le moment de chercher une unité, de trouver écho de nos problèmes pour tous ensemble arriver à les solutionner de façon permanente.   C’est le temps d’un bon examen de conscience collectif.  Si on veut s’en sortir honorablement, il faudra que nos professionnels s’interrogent sur les sacrifices qu’ils doivent aussi consentir pour que le Québec se dote d’une structure sociale qui met tout le monde à l’abri des tempêtes.  Ne pourrait-il pas demander moins pour leurs services afin de diminuer le coût de la vie?           

L’emploi est au coeur de la solution, c’est évident ; mais il ne faudrait pas oublier que la   « consommation » l’est tout autant.  Il faut revenir à l’achat chez-nous.  Il faut retrouver une autonomie alimentaire locale.  Ce qui nous sauve probablement c’est d’être un petit pays ; car, même si elle risque de se répandre, la présente crise se vit d’abord chez les plus riches.  On essaie de redistribuer les territoires.  Poutine n’est pas avec Chavez seulement pour narguer les États-Unis, ce malade voudrait bien que la Russie reprenne l’importance internationale que la Russie avait.  Tout est dans la tête de ceux qui jouent la guerre du pétrole.  Le besoin d’énergies ne diminuera pas.  Ce ne sera que de pire en pire.  Le problème est mondial et doit trouver une solution mondiale.  Il faut revoir l’ONU. 

Le monde de demain doit reposer sur des règles simples, générales et universelles : pas de peine de mort, pas de torture, pas de guerres mêmes régionales, une éducation sexuelle pour prévoir les effets de la surpopulation.  On y arrive ou on disparaîtra comme espèce.     
 
Si la technique a évolué, la morale humaine pique du nez.  Ce sera ainsi tant qu’on ne remettra pas en cause les religions.      

Le 8 décembre, on vote pour l’unité, on vote pour le chef le plus rassembleur.  Jean Charest s’est éliminé lui-même.  

Stabilité = Pauline Marois.

OUI si le Québec veut un gouvernement stable pour les prochaines années, il votera Parti Québécois.             

Nous nous devons bien ça.  Nous en avons assez du trio : Bush-Harper-Charest, en passant par Paul Desmarais dont le seul but est de détenir seul le pouvoir pour mieux plumer les plus pauvres.        

Que le Parti Québécois ne puisse pas faire l’indépendance au cours d’un premier mandat est une réalité quasi absolue ; mais si nous avons pu attendre 40 ans, on peut sûrement pouvoir attendre encore quelques années.  Le temps d’avoir réalisé l’unité nécessaire pour réaliser notre rêve. On ne peut pas se permettre de reperdre encore une fois.   

Personne ne sait comment iront les choses dans trois ans.  Obama aura-t-il jugulé la crise économique ?  Aurons-nous atteint un degré de sagesse qui permette une révolution mondiale à travers l’ONU?  L’ONU pourrait-elle orienter davantage son action sur la planète en fonction de la pauvreté et des droits de l’homme?  Les capitalistes auront-ils compris que leur insatiabilité les fera éclater comme la grenouille de la fable de Lafontaine?  Les États-Unis seront-ils à feu et à sang?  

Si le Québec récupère totalement, sans partage avec Ottawa, au cours du prochain mandat, tout ce qui touche la culture, la langue et l’immigration, nous aurons fait un pas énorme. 

Nous devons envisager qu’au cours des 20 prochaines années, un très grand pourcentage de Québécois auront disparu. Comment gérer ces 20 prochaines années de façon à ce que les jeunes ne soient pas trop endettés?  Comment s’assurer qu’il n’y aura pas une crise de main-d’œuvre par manque de personnes compétentes? 

La crise économique actuelle est tout à fait artificielle : une crise de la bourse.  Elle se joue au niveau des investisseurs.   Ces salauds se fichent que les trois quarts de l’humanité crèvent de faim alors qu’eux ne rêvent qu’à grossir leurs rendements.  A-t-on besoin de la bourse?  Ne pourrait-on pas trouver quelque chose de plus honnête? De plus responsable ? Ne serait-il pas temps de revoir la justice sociale : l’équilibre entre pauvres et riches?    

La crise peut nous toucher, mais il faut éviter que ce soit encore les plus petits qui payent.  Une telle crise nous oblige de remettre nos économies   » en forme » pour garantir des réformes qui assureront leur stabilité financière avec un peu plus d’humanisme.           

On se doit de créer un système qui soit capable de se priver du pétrole, qui en consomme le moins possible.  Il faut ici penser à diversifier, le mot miracle.  Il faut que sur un plan mondial, la majorité des humains cessent de crever de faim, d’être exploités.  Faire une belle vie, c’est pour tous.  Être heureux, c’est le but de la vie.          

Par exemple, l’ONU doit avoir les pouvoirs pour empêcher les superpuissances de vendre leur vieux matériel de guerre à des plus faibles.  La planète doit être désarmée. 

Rien à voir avec le Québec, direz-vous.  Erreur !  Pour avoir un mot à dire dans le concert des nations, il faut d’abord être un pays.  Pour connaître la prospérité, il faut étendre notre marché au-delà des superpuissances qui elles nous placent dans une situation d’esclavage perpétuel.  Il faut comprendre que notre sort est celui de la planète, car si nous ne nous réveillons pas, l’espèce humaine sera anéantie par elle-même. C’est une réalité scientifique.    
 
Dans le monde actuel, on ne peut gérer que l’espace de son territoire.  C’est d’ailleurs dans cet esprit de vengeance que Stephen Harper a révélé son vrai visage et qu’il doit partir, pour le bien non pas des pétrolières, mais celui des Canadiens.  Cet esprit qui veut tout dominer est aussi ce qui anime Jean Charest et son grand ami Paul Desmarais.  Au moment, où on commençait à lui faire confiance, il nous rappelle ses vraies motivations : le pouvoir, l’argent, le pouvoir,  en d’autre termes : l’économie, les finances.      

Depuis la dernière élection, les médias essaient de nous obliger à penser que Charest a changé.  Il nous annonce quotidiennement une bonne nouvelle et met de côté tout ce qui pourrait éventuellement créer un problème.  Ce petit jeu des médias est de plus en plus clair.  Regardez l’espace et le poids accordés à chaque chef.  Il n’est pas égal.  Au contraire, chaque jour, Charest a la grande part du lion, presque le double.  La réélection de Charest devait se faire via les médias, en essayant de nous faire croire qu’avec Charest tout est beau.       

Les patrons des médias veulent Charest
.  Tout doit nous amener à penser que Charest est notre sauveur.  Comme pour Orford, on a rien changé et on essaie de nous faire croire que c’est un nouveau plan de sauvetage.  On y retrouve les mêmes requins.  On prend les Québécois pour des crétins.  Ont-ils raison?  Nous le saurons le 8 décembre.  Dommage, nos politiciens devraient apprendre à travailler ensemble pour le bien du peuple plutôt que de se crêper continuellement le chignon.           

Je n’ai pas laissé tomber ma lutte pour la liberté sexuelle ; mais j’ai déjà écrit l’essentiel,  même la grippe sert à nous asexualiser.     

17 septembre 2022

Pas grand-chose à changer pour que ce soit totalement actuel.

Radioactif 499

septembre 17, 2022

Radioactif  499

Textes de 2008, p. 954

Le débat des chefs.         

J’avais l’impression, hier soir, d’assister à une chicane de garderie.  C’est incroyable à quel point le politique est maintenant dénué totalement de respect pour l’intelligence humaine.                             

Personnellement, j’ai été ravi de la performance de Mme Marois qui s’est butée à un Jean Charest, dépourvu de dignité.  Il réplique comme à la bonne époque des débats où ceux qui parlaient le plus fort pour ne rien dire l’emportait. 

Mme Marois a complètement raison : on ne juge pas ses erreurs passées à elle, mais le bilan actuel de Jean Charest.  Et, ce bilan est loin d’être reluisant.  C’est normal qu’il essaie d’imputer tous ses problèmes au Parti Québécois, mais qu’il en reste à çà pour expliquer ce qui se passe maintenant, c’est carrément malhonnête. 

J’ai retrouvé dans le Jean Charest d’hier soir, le baveux, l’hypocrite, l’avocat. Très décevant.   Il est là depuis des années et il doit nous livrer le bilan de son administration.  Il n’a pas qu’à confesser ses erreurs, mais il doit avoir l’honnêteté de donner l’heure juste.        

Par exemple, la Caisse de dépôt et de placement.  Il y a raison à savoir qu’on n’a pas besoin des chiffres exacts pour le moment.  Cependant, je crois qu’ils sont très catastrophiques d’où le besoin de les cacher.  Quand les vieux recevront leur allocation de la régie avec des rentes amputées, il sera trop tard, si ce ne l’est pas déjà.  La Caisse n’a pas congédié une dizaine de ses employés pour rien.  C’est juste ça que les gens veulent savoir : nos rentes devront-elles être amputées?  Si oui, à quel pourcentage.  C’est une obligation de fournir cette information minimale avant le 8 décembre, car, c’est Charest qui a demandé qu’on continue à rechercher de bons rendements plutôt que d’aider les industries d’ici.  Idem avec la santé.      
 
Le débat prouve jusqu’où les partis politiques nuisent au développement du Québec, en ne songeant qu’à leurs intérêts personnels.  Il faudra revoir ce fonctionnement si on ne veut pas perdre inutilement une bonne partie de nos énergies. 
 
Quant à Mario Dumont, il nous a rappelé que l’ADQ est une version plus à droite du parti libéral. Il demeure quand même un bon cogneur.          

Ce ne fut pas le débat pour redonner confiance en ceux qui nous dirigent.  Ceux qui veulent voter libéral devront faire leur mea culpa quand nous saurons la vérité et à voir l’entêtement de Charest, le réveil risque d’être affreux.  S’il est majoritaire, on aura ce qu’on voulait.  Je ne lui fais absolument pas confiance.  Il était mieux il y a quelques mois alors qu’il se comportait comme un chef d’état.

La pauvreté au Québec. 

Les raisons financières pour rechercher l’indépendance du Québec sont certes importantes, mais elles ne constituent pas à elles seules une raison pour exiger la séparation du Canada.   L’indépendance est un appel à la liberté.             
 
Par contre, un pays sans pauvreté, c’est un élément essentiel, une valeur, un projet collectif qui justifie de créer un nouveau pays.  Quel beau projet que de vouloir créer un territoire sur terre où chaque individu est assuré du minimum vital et d’avoir les outils pour se développer.  L’autodétermination d’un peuple passe par l’autonomie de chaque individu.  Chacun son chemin.  Chacun son petit coup de pouce.  Vu sous cet angle, l’indépendance du pays, c’est aussi l’idéal individuel.  Chacun reconnaît sa part dans la réalisation du projet.  Il reconnaît son devoir de se réaliser personnellement dans le but de contribuer au bien-être collectif de sa nation. 

L’élection du 8 décembre prochain devrait nous interpeler tous puisque l’hiver recommence sans que l’on soit assuré que tous les itinérants ou toutes les personnes dans la misère aient un toit sur la tête où se réfugier.  À chaque hiver qui commence, j’ai les mêmes maux d’estomac, qu’est-ce qui arrivera à Petit Gab cette année?  Souffre-t-il?   Est-il mort de froid?  C’est une réflexion angoissante et pourtant ce garçon a failli me tuer.      

J’ai dû laisser Montréal pour sauver ma vie, car il avait décidé qu’il habitait chez-moi, même si je ne le voulais plus parce que parfois il était violent avec moi.  Selon mes amis, cette fois, j’y laisserais ma peau.  Il me frappait de plus en plus.  Malheureusement, il est schizophrène et il consomme parfois.  Plutôt que de le condamner, je me demande si j’ai manqué d’amour.  Étais-je trop exigeant?  Je ne sais pas comment il le ressentait.     

J’ai vécu l’enfer plus d’un an parce que je ne pouvais tolérer l’idée de le voir souffrir. Notre système en dehors des communiqués de presse n’a absolument rien fait pour solutionner le problème des itinérants.  Pour eux, la solution est facile : les mettre en prison.  Mais souvent, les prisonniers n’ont aucun respect pour les plus démunis et encore moins si on croit que le prisonnier n’est pas tout à lui.  « Des soucoupes », comme ils appellent ça en prison.    

Une fois, à sa sortie de prison, il avait changé son nom.  Il avait décidé que dorénavant il s’appellerait «Détritus junior».  Probablement, le nom qu’on lui donnait en prison.   Le problème c’est qu’il n’y a aucun suivi, aucune aide apportée à ces gars quand ils sortent de prison.  C’est l’enfer.  Je dois cependant avouer que les libéraux dirigeaient au Québec, quand Gabriel a été le mieux soigné. 

Quand c’était le PQ, on était assis sur les consignes. On manquait de compassion.    

Si vous croyez que l’attente dans les hôpitaux est indécente, sachez que ce n’est rien comparé à la faillite du système de santé quand il est question de santé mentale.    

Ça prenait tellement de temps pour que Gabriel ait un rendez-vous avec un psychiatre qu’il avait le temps de rechuter mille fois.  Les psychiatres semblent toujours se prendre pour d’autres.  Je me suis même demandé s’ils ne sont pas plus fous que leurs patients.  On ne veut pas s’occuper des malades mentaux qui consomment.  C’est leur choix.  On s’occupe moins du problème de la drogue que des fabulations sexuelles.  Pire, il est quasi impossible de trouver un logement ou une chambre convenable à un prix abordable pour une personne qui sort de prison.             

On dirait que le système veut absolument te garder sur le bien-être social si tu y es déjà.  Dès que tu arrives à t’en sortir le moindrement, tu peux être convaincu qu’on trouvera un autre moyen pour t’y replonger.  Ou on commence, comme avec moi, à exiger que l’on rembourse ce que l’on t’a donné. Pourtant, le bien-être, ce n’est pas une agence de prêts.     

Les emplois au salaire minimum sont encore moins payants que le bien-être. Le salaire minimum, ce n’est pas un salaire, mais un outil de survie.  Tu ne peux pas t’en servir pour remettre l’argent qu’on t’a donné sur le bien-être.     

Dans un Québec indépendant, tous les individus sont égaux.  Ils ont tous la même dignité, même s’ils n’ont pas les mêmes salaires et le même métier. 

Dans un Québec indépendant, les autochtones sont aussi nos égaux et leur sort nous préoccupe autant que celui des blancs.  L’égalité des individus est universelle, mais elle ne signifie pas un nombre, une qualité, mais un état : tout individu à le droit à la vie et au respect.  En tant qu’humain, il a droit au même respect que tout autre individu, qu’il soit éboueur ou premier ministre.             
 
Au lieu de faire des élections, Charest aurait dû envisager une coopération au-delà des intérêts des partis politiques.  D’ailleurs, ils sont là pour offrir le meilleur programme de développement à la population. 

Au lieu de se chicaner comme des bébés, ils auraient dû examiner ce qui est le meilleur pour le peuple en temps de crise et mettre leur orgueil de côté pour qu’ensemble on affronte la crise.  Quand ça va mal, il faut plus de solidarité pour compenser ce dont on manque. 

16 septembre 2022

C’est ahurissant que 14 ans plus tard on est encore face aux mêmes problèmes.  Je n’aurais jamais cru que ça prenait autant de temps pour améliorer les choses.

P.S. : Étant donné le nombre de participants, le combat des chefs fut un des meilleurs que j’ai vu depuis des années.

Radioactif 498

septembre 16, 2022

Radioactif  498

Textes de 2008, p. 947

Charest : l’obsession du pouvoir.

Jean Charest prépare les élections depuis qu’il a reçu un faible coup de pied au cul, lors des élections précédentes.  Sa seule obsession depuis : comment reprendre le pouvoir. 

Le pouvoir, ça signifie que tu as assez de députés pour agir envers et contre tous : tu es le seul maître à bord.  Tu peux faire ce que tu veux dans des dossiers comme Orford ou la santé. C’est redonner confiance à ses lobbyistes.et trouver pour qui la crise sera payante.  C’est répéter le crédo de Georges Bush : la liberté absolue en économie.   Le vol légal : Profits exorbitants étant de règle…       
Or, après s’être excusé, avoir prétendu qu’il avait compris, il a recommencé.  Cependant, il est allé chercher les spécialistes en communication de l’époque de Robert Bourassa.  La recette de Bourassa a toujours été d’être assis entre deux chaises pour suffire suffisamment aux besoins de chaque fesse.  Ainsi, après Meech, il a pris un ton digne des souverainistes, tout en prenant bien garde de se servir de l’économie pour endormir tout le monde et faire croire qu’il s’agit de la principale raison pour ne pas être séparatiste.          

Au lieu de faire un pas vers la responsabilité, on est repartis la queue entre les deux jambes, en se disant que le fédéralisme centralisateur ne pouvait pas être acceptable ; mais qu’on n’était pas encore assez intelligent pour devenir un peuple qui comme tous les peuples du monde ont un pays.         

Les fédérastes ont arrangé la Constitution pour qu’elle devienne à toute fin pratique intouchable.  IL N’Y AURA DE CHANGEMENT QUE LE JOUR OÙ L’ON AURA VOTÉ OUI À NOTRE INDÉPENDANCE.   Alors seulement, les fédérastes trouveront qu’il faut négocier parce que c’est une exigence de la Cour Suprême.
 
Mario Dumont a fait son apparition avec le rapport Allaire. C’était une formule intéressante, car elle décrivait exactement à quelques revendications près, ce que devrait être le fédéralisme renouvelé… le minimum de ce que le Québec devrait accepter.  Malheureusement, il s’est immédiatement fait planter par le NON catégorique fédéraste et il a dû se trouver un nouveau créneau.  Il a développé celui de la droite libérale.  L’ADQ est un parti libéral de droite.   

Ainsi, Charest n’a pas besoin de s’attaquer au Parti Québécois, Mario Dumont est là pour le faire pour lui.  Il lui a laissé toute la place et s’est donné le visage du gars qui n’a pas de problème. Pour bien paraître quoi de mieux que d’annoncer une bonne nouvelle quotidiennement?  Et, c’est ainsi que le «fendant naturel» s’est pris des airs de Monsieur -tout- le- monde bien gentil, bien «focus» sur les problèmes du Québec.                                                                                                      
 
Même que les mauvais événements se sont mis à le privilégier : le viaduc de la Concorde a forcé des travaux de réaménagement invraisemblables parce qu’on avait trop négligé les transports.  Par hasard, ce fut une des meilleures réponses que l’on pouvait espérer en temps de crise économique : faire travailler les gens, combattre la pauvreté.        

Le problème, les libéraux ne se sont pas encore débarrassés du ciment, donc, des petits amis. On le voit surtout en santé ou à l’UQAM…  Cependant, il faut bien l’avouer, souvent les libéraux ont mieux aidé les milieux défavorisés, mais ça ne semble pas les préoccuper cette fois-ci.  Pourtant, ça devrait être la priorité dans une crise. Le gouvernement doit d’abord s’occuper de ceux qui peuvent le plus en souffrir.                    

C’est la raison même pour laquelle on a des gouvernements.  Les pauvres, ça ne votent pas.  Donc, c’est moins intéressant.  On laisse ça aux artistes parce qu’ils peuvent mieux comprendre, la majorité d’entre eux étant pauvres 
 
La gauche s’est divisée.  On multiplie les virgules, on divise le vote, ce qui permet à Charest de trôner seul et ne pas à avoir trop peur, d’autant plus que les médias lui donnent le double de l’espace de celui de tous les autres partis politiques confondus.  On exploite le féminisme pour les votes.  Comme si le sexe avait vraiment de l’importance en politique.  Je n’ai jamais compris en quoi pleurer sur les problèmes spécifiques des femmes en politique permet d’aller chercher des votes.     

Sans la souveraineté, les libéraux et les péquistes sont pratiquement pareils. On se sert de ce fait pour se demander pourquoi on changerait de boss pour en avoir un pareil.  Comme à l’époque où le Parti Québécois a remisé la social-démocratie pour faire face à une autre crise.  Finalement c’est l’économie qui mène. 

À cette époque, bien des péquistes ont commencé à croire que le PQ ne valait pas le cul ; mais, il y a une différence fondamentale : le but.     

Seul, le PQ peut nous amener à créer le pays du Québec.  Charest est définitivement un fédéraste.  On ne verra peut-être pas l’indépendance de notre vivant, mais donner la chance à Pauline Marois de devenir premier ministre est le premier pas à accomplir.            

Si on remet Jean Charest aux commandes et de façon majoritaire, on n’aura qu’à se dire qu’il l’est là par notre faute, par manque d’union de la gauche et que par conséquent, on a qu’à l’endurer.  Jean Charest majoritaire, c’est un recul pour le Québec.    

C’est évident qu’avec Jean Charest, on continuera d’être fédéraste, même s’il prétend nous avoir compris.  Dans la culture, il ne demande pas le rapatriement de tous les pouvoirs au Québec, il veut être le maître d’œuvre, le gérant d’estrade.

L’indépendance et la mondialisation.

Quand on se demande pourquoi le Québec devrait être indépendant, il y a trois réponses possibles ou toutes ces réponses : a) aller chercher l’argent qu’Ottawa nous doit – 2)  le Québec demeure francophone –  3) une nation doit avoir son propre territoire, son autonomie, afin d’évoluer. 

Les peuples sont comme les individus.   Ils ont leur propre libido et leur personnalité est ensuite modelée, selon l’environnement.  Puisque nous vivons dans un monde économique sans âme, on s’imagine que c’est ça le meilleur de la vie.  Quelle connerie !  On prétend vouloir faire face à une crise économique qui n’est en réalité qu’une fraude capitaliste.    Les riches en veulent plus et on semble assez niais pour les croire encore une fois.    

Bush aura été un bandit jusqu’à la fin de son règne : il a forcé une guerre et il a préparé avec les pétrolières et les banques une fin de mandat sur une arnaque économique mondiale.  Du jour au lendemain, on doit serrer la ceinture des pauvres pour sauver une bande de milliardaires.  Le système est une mafia légale mondiale.             

Je ne nie pas l’importance de l’argent, mais quant à moi, faire l’indépendance du Québec, seulement pour de l’argent, ça ne vaut pas cher comme motivation.  Il ne faut pas croire pour autant que l’argent est secondaire. Si on peut être heureux sans être riche, on ne peut pas être heureux, se réaliser, si on n’a pas le minimum vital. 

Un gouvernement ne peut pas mettre sur pied des programmes pour sa population s’il n’a pas les argents nécessaires.  C’est un outil essentiel à son épanouissement.  Tu ne peux même pas publier un livre, si tu n’as pas suffisamment d’argent, car tu dois au moins produire un manuscrit et pouvoir l’envoyer à d’éventuels éditeurs.   Le rôle fondamental de la politique est d’assurer la justice sociale, de combattre les inégalités.  C’est inacceptable que la pauvreté ait encore droit de vie en Amérique.  La justice sociale est une question de partage.    
 
Les Québécois ont des idées très souvent différentes du reste du Canada.  Notre culture est différente.  Nous sommes plus humains, plus chrétiens.  Nous pensons encore un peu aux autres.  Nous croyons dans l’urgence de s’attaquer au problème de la pauvreté.  Comment un pays du G7 (le Canada) peut-il encore subir ce problème au point où l’ONU le blâme pour son insensibilité aux problèmes des autochtones entre autres ?  La politique existe exactement pour garantir une justice sociale pour tous.  Comment peut-on accepter qu’il y ait autant d’itinérants quand on est condamné à la richesse ?    

L’itinérance est un scandale dans un pays riche, mais elle est très abondante à Montréal.  Il est incroyable que ce soit encore l’immobilier qui décide des besoins des gens alors que nous savons tous que le seul souci des responsables de l’immobilier est de faire de l’argent.  Plus t’as de l’argent, plus tu en veux et moins tu comprends ceux qui n’en n’ont pas.  Pire, quand j’étais dedans, on soulignait que les deux portes d’accès au blanchiment de l’argent sale étaient l’immobilier et la pharmaceutique. 
 
La vraie mafia internationale se concentre surtout autour du pétrole.
  Tout y passe, même les religions.  Au nom de l’argent, on rend des gens responsables de leur malheur plutôt que d’essayer de les comprendre et de les aider à trouver une solution.  Comment expliquer la pauvreté dans des pays pétroliers ?  Les magnats du pétrole n’hésitent même pas à provoquer des guerres. Poutine et sa pensée KGB dominent encore en Russie : a-t-on oublié la Tchétchénie ?           
 
Tant que l’argent domine les valeurs, on assiste à des incongruités. C’est comme avec les aînés, on nous démontre le besoin de zoothérapie pour eux, mais en même temps, on leur interdit d’avoir un petit animal ou on rend la vie impossible à ceux qui en ont (les petits animaux dans le métro, par exemple).  Nos lois sont souvent des règles de bourgeois.  
 
** Je viens de perdre encore quelques paragraphes, ce n’est pas tellement le temps, mais c’est la vie. La grippe l’emporte.  ** Ce doit être un moyen inventé par Charest pour qu’on n’aille pas voter… une farce bien évidemment. **

Le Québec a une décision importante à prendre lors des prochaines élections : s’oriente-t-on vers un système fédéraste (avec Charest) ou autonomiste avec Pauline Marois.  Ce n’est pas un match définitif, mais celui qui peut tuer tous les espoirs.  

Si le PQ ne prend pas le pouvoir, éclatera-t-il?  Comment calmer les ardeurs quand le fédéral cherche encore à nous diluer davantage dans le grand Canada?

Radioactif 497

septembre 15, 2022

Radioactif 497

Texte de  2008, p. 947

Le secret.    

Je n’ai jamais parlé du bonhomme qui m’avait violé –puisqu’il s’était servi de violence pour obtenir ce qu’il voulait — simplement parce que je croyais avoir couru après.             

J’avais joué à la putain, alors que je ne le connaissais pas du tout. Je devais endurer les résultats.  Quand j’ai joué le prostitué dans les clubs pour voir ce que ça faisait, pour savoir ce qu’on ressentait d’être désiré, je ne prenais pas de risques.  Cependant, j’allais chez quelqu’un avec qui je parlais depuis longtemps.  Cette fois, je suis allé avec un bonhomme qui m’a simplement ramassé sur le bord de la route alors que je faisais de l’auto-stop.   C’est vrai qu’il avait l’air bien correct, bien gentil.  C’était un Anglophone originaire des Cantons de l’Est, installé en Ontario.           
    
J’imagine qu’il s’est imagé qu’ayant lavé mes vêtements, m’ayant donné beaucoup de scotch, je me devais d’être à sa merci.  J’avais couru après puisque  j’étais partiellement consentant, consentant aux caresses, à la pipe, mais pas à me faire enculer.  J’espérais qu’il se retienne quand j’ai commencé à vomir dans le lit parce que j’avais trop bu et que ce brassage entraînait cette réaction.         

J’avais espéré que ça se passe bien, en laissant voir que je n’étais pas scrupuleux.  Je savais dès le départ ce qu’il voulait.  Je croyais que le bonhomme serait gentil, qu’il en profiterait pour s’offrir ce qu’il voulait, mais qu’on s’en tiendrait à ce que je voulais, à ce que j’aimais. 

Somme toute, je n’aurais jamais regimbé contre la situation s’il ne m’avait pas frappé alors que je restituais dans le lit, juste parce qu’il voulait m’enculer et que je ne voulais rien savoir parce que c’était douloureux. Je me demandais jusqu’à quel point cet homme était malade et je craignais de plus en plus pour ma vie. 

Je ne suis pas scrupuleux, mais cette situation devenait complètement malade. Je ne sais pas pourquoi un individu décide de se servir  de la violence pour obtenir ce qu’il désire : la frustration ?   Aujourd’hui, personne ne peut être assez frustré pour devoir utiliser ces méthodes pour se défouler.   

Par contre, c’était une leçon.  Je pouvais enfin savoir ce que certaines femmes ressentent quand on les force à endurer une relation non consentie.  C’est un peu stupide, mais je me sers de tout dans la vie pour apprendre et comprendre.   Ces durs moments ouvraient une brèche dans mes certitudes. 

Existent-ils des gens assez malades pour jouir en faisait souffrir les autres?  Est-il possible qu’un individu fasse comme s’il voulait une relation alors qu’il ne veut pas?  J’avais bien entendu parlé du sadomasochisme, mais je n’y connaissais rien et je ne voulais rien savoir de plus.  Au moins, dans ces cas, les partenaires sont consentants et il ne m’appartient pas de décider si ce sont des malades.    

Quoiqu’il en soit, cette expérience me permettait de tirer les balises de ce qui doit être toléré ou non.

Je ne lui reprochais pas de s’être essayé de m’enculer, je l’avais provoqué ; je lui reprochais de ne pas être assez intelligent pour s’apercevoir que j’étais malade, que ça puait, que c’était intenable.  Plus il me frappait plus j’avais peur et plus je me demandais comment j’étais pour m’en sortir.  Heureusement, il s’est contenté, me voyant paniquer, à me crier après et me demander de quitter la place. Ce que je fis aussitôt.           
 
J’ai réalisé ce qui s’était passé sur le bord de la route.  J’avais peur qu’il revienne.  J’ai eu honte, mais ça n’a pas duré.      
 
J’ai gardé le secret de cette aventure comme une espèce de message : ce que je ne devrais jamaisfaire quelle que soit la situation. 

Si je venais un jour à agir ainsi, à oublier que le sexe est intéressant que dans la mesure où c’est un plaisir, je préfèrerais me faire arrêter avant et ne jamais être libéré, car je serais un danger pour les autres.     
 
Insignifiant ? Je ne crois pas. 

Si je suis capable voir l’arrivée de Tuan comme un signe divin, je puis tout aussi bien percevoir une telle aventure comme étant ce qui ne doit jamais arriver.  

Un tout autre message pour me faire connaître les limites à respecter. Cette aventure ouvrait une boîte de pandore de questions.  Je savais ce que je suis et ce que je ne voulais pas devenir. 

Le respect de l’autre prit une proportion différente.  Je ne pouvais plus voir la pédérastie, sans me rappeler que certains ne se posent pas autant de questions que moi quant au bien-être de l’autre.

Une chose était certaine : je n’étais pas comme lui.  Pas question de jouer aux fesses, sans amour et sans plaisir mutuel.

La politique et la grippe.

Cette année, la politique me rend malade. J’ai même effectivement attrapé une bonne grippe.  Ça ne m’empêche pas de suivre ce qui se déroule dans le beau pays du Québec.  C’est une élection historique.           
 
Je n’en démords pas, il faut se débarrasser du gouvernement Charest.  Son système, le capitalisme sauvage a créé la situation actuelle.  On n’a pas respecté les règles du bon sens et on voudrait maintenant nous en faire payer le coût. C’est toujours ainsi.  Les pauvres payent pour les riches. 

Même Harper essaie de faire peur aux gens en rappelant la crise de 1929 alors qu’il sait bien que cette fois la crise est le dernier vol, la dernière arnaque des pétrolières et de l’organisation Bush.   

Regardez Paul Desmarais, ce faux -frère qui ne dormirait plus si le Québec devenait indépendant.  Il a les poches bien pleines et en profite en France.  Il se fiche de perdre temporairement de l’argent.  Il sait que dans une situation comme nous vivons, il faut acheter maintenant, car ça va payer plus tard. Le problème vient de ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter dans le creux de la vague.  C’est un ami de Sarkozy… la famille mondiale n’a pas de langue.         

Pire, ce sont nos économies que l’on a joué à la bourse sous les ordres de Jean Charest.   Ne s’était-il pas objecté aux conseils de l’Opposition quand on lui a reproché sa philosophie du « il faut que ça paye le plus, le plus vite »?   Cependant, sauf rassurer les retraités, la Caisse de dépôt fait bien de ne pas donner de chiffres exacts immédiatement, mais elle doit expliquer pourquoi dix employés ont perdu leur emploi.  La réponse indiquera ce que l’on doit savoir.  Il faut peut-être plus de prudence pour le moment, mais nous le saurons évidemment après les élections.  C’est peut-être pour ça que Jean Charest ne veut pas qu’on en parle.  Il est capable de toutes les hypocrisies si l’on se fie au dossier du mont Orford.     

Ces deux exemples à eux seuls nous indiquent comment le gouvernement Charest ne respecte pas la démocratie.  Si on regarde l’espace laissé aux chefs des partis dans les médias, on s’aperçoit que Jean Charest a pratiquement toujours le double des autres.  Manipulation de l’opinion publique.  Pire, les médias lui offrent toujours une visibilité qui le fait très bien paraître.  On sait que Desmarais était à la tête de Power Corp.  C’était mon boss quand j’y fus journaliste.  C’était un trou-de-cul et c’est encore un trou-de-cul qui confond les intérêts de sa compagnie à ceux du Canada.       

Quant à Jean Charest, il a fait des élections en sachant très bien que l’Opposition n’était pas capable d’y faire face. Il n’a même pas tenu compte qu’on sortait d’une élection fédérale.  Au contraire, il s’en est pris à Stéphane Harper pour se faire du capital politique et faire croire aux indépendantistes qu’il pouvait aussi bien défendre le Québec que le Parti Québécois.   Il n’a même pas tenu compte des 75% des gens qui n’en veulent pas.  Son pari est : on n’ira pas voté et ainsi il pourra devenir majoritaire.  C’est à quoi doit servir la crise inventée.         

Il a inventé le besoin d’être le seul à la commande de la roue comme les dictateurs en Afrique.  Dommage parce qu’il devenait de plus en plus sympathique.  Il ne lui manquait plus que de défendre le français avec énergie pour nous amener à penser qu’il avait tellement changé, qu’il pouvait «être bon». 

Avec les élections, il nous rappelle que c’est un pourri, qui agit d’abord pour ses intérêts et celui des libéraux.  Rien pour nous faire apprécier notre système politique, mais dans d’autres parties du monde, on doit se prévaloir du droit de vote avec des fusils.   Ici, on n’a pas ce problème.       
 
Ça nous permet de voir combien les gens peuvent se faire mener par le bout du nezOui Jean Charest mérite de perdre le pouvoir parce qu’il a tenté de profiter de la misère des plus démunis pour s’offrir une majoritéÇa ne changera rien dans ma vie puisque d’une manière ou d’une autre je continuerai d’écrire  et on continuera de me censurer.      

Je suis loin d’être certain qu’il en est ainsi pour la grande majorité des Québécois, mais c’est ça la démocratie, mon vote ne vaut qu’un vote.  Et au Québec, plutôt que de lui donner une leçon, on va plutôt rester chez soi à chialer.

Edgar Fruitier

septembre 14, 2022

Edgar Fruitier est victime de l’aliénation sexuelle woke, un héritage religieux qui permet l’esclavagisme individuel.

Edgar Fruitier

septembre 14, 2022

Edgar Fruitier est victime de l’aliénation sexuelle woke, un héritage religieux qui permet l’esclavagisme individuel.

Radioactif 496

septembre 14, 2022

Radioactif 496

Texte de 2008, p. 947

Tuan : un signe du ciel. 

L’apparition de Tuan, après avoir subi les affres d’un viol, était pour moi un signe du ciel.   Dieu avait-il entendu mes cris plusieurs années auparavant contre l’assassinat des enfants dans la guerre au Vietnam ?  Serait-ce une coïncidence?  Une chose est certaine, sans ce viol, Tuan ne serait jamais apparu dans le décor, car je ne me serais jamais rendu dans cet hôtel.  C’est comme si Dieu m’avait dit : «Le voilà ton petit Vietnamien. Maintenant montre-moi ce que tu peux en faire et prouve-moi que j’ai tort. »         

De retour chez moi, je fus extrêmement surpris d’apprendre que l’ami de Tuan, un peintre de grand talent, acceptait de tenir une exposition à Sherbrooke.  Je me devais de l’organiser ; mais le plus étonnant, on me demandait si je voulais que Tuan soit de l’expédition.  Bien évidemment, ce fut oui.             

Puis, l’hiver vint.  Tuan et ses amis se présentèrent.  J’étais déjà séduit par la vitalité de cet enfant qui faisait connaissance avec la neige pour la première fois de sa vie.  Si j’avais écouté Tuan, il se serait probablement pétrifié en bonhomme de neige, car il aimait tant ça qu’il ne voulait plus entrer à la maison.  Ce fut un moment divin dans ma vie.           

Un moment qui se solda par une très longue et profonde amitié.  J’ai alors rêvé de lui servir de père pour la première fois.  La demande fut adressée à ses parents, mais la grand-mère qui, dans cette culture a le dernier mot, a accepté que Tuan vienne passe ses mois d’été avec moi alors qu’il vivrait le reste de l’année avec sa tante en Ontario. Sa grand-mère disait que si la tante tombait malade, Tuan serait là pour la secourir grâce à mon aide.  L’été serait un cadeau du paradis, il le passerait avec moi.  Que demander de plus à la vie ?        

Puisque Tuan avait réussi à apprendre l’anglais dans l’espace d’une année, je trouvais inhumain qu’on le force à apprendre  le français dans un si court laps de temps, à peine quelques mois.  Avec la loi 101, il se devait de fréquenter une école française.  J’étais parfaitement d’accord, mais je voulais qu’il ait un sursis.  Comment se débrouillerait-il ?

Avant même d’avoir la réponse de ses parents restés au Vietnam, je demandai au gouvernement du Québec qu’il puisse être exempté durant une année de l’école française pour lui permettre de s’adapter à une langue qui est très difficile à apprendre.  Je me disais qu’en passant une année avec moi, il serait capable d’au moins commencer à dialoguer avec les autres jeunes à son entrée à l’école.             
 
On ne le vit pas de la même façon : comment un radical de mon espèce pouvait-il demander une telle faveur ?   Je devins presqu’un traite.  Puis, la réponse de la famille mit fin à cette saga.  Je l’adoptais partiellement, durant l’été seulement.  J’adorais le petit et il me le rendait bien.  Tuan manifestait un plaisir évident à me retrouver.  Il adorait venir avec moi au Lac St-Jean, chez des parents.   Le bonheur était parfait de part et d’autre.      
 

La responsabilité.

Vivre responsable d’un enfant, c’est très différent de la simple pédérastie comme je la vivais alors que j’étais plus jeune.  Ce n’était plus que d’essayer de passer les doigts sur une petite queue, en examinant le visage de l’élu. C’était s’en occuper à plein temps.

Quand tu vis une pédérastie qui n’a de sens que dans les relations sexuelles, c’est un partage de plaisirs, mais il manque une dimension que notre société force à tuer.   L’adulte cherche à devenir semblable au petit parce qu’ils se sentent complètement au même niveau. Tout est jeu, profonde amitié.  Et, parfois une excursion du côté sexe n’est pas exclue, c’est alors un jeu comme les autres.  Les deux sont parfaitement consentants.  Prétendre qu’il y a une forme de domination, c’est non seulement faux, mais c’est ne rien comprendre.     

Évidemment, les gens qui ont une approche de surprotection diront que les jeunes sont trop jeunes pour décider.  Ils voudraient que les jeunes soient aussi niais qu’ils le furent.  La libido est le coeur de la personnalité de tous les individus.  Sans violence, le sexe est une force très positive contrairement à ce qu’on nous enseigne avant même d’être né.      

Aujourd’hui, les jeunes se font emplir moins facilement d’autant plus que la science contredit complètement les stupidités religieuses concernant le sexe.  

D’une manière, le pédéraste adulte agit exactement comme un enfant et ressent les choses comme s’il avait cet âge.  Une communion parfaite avec l’enfance.  Voilà pourquoi j’ai appelé ça de l‘amourajoie.           

En prenant sur mes épaules de m’occuper de Tuan, ma relation avec lui prenait une toute autre tournure.  Je me rappelle qu’il devait venir d’Ontario me trouver à Montréal, un premier voyage seul, en autobus.  J’étais très excité et je craignais qu’il lui arrive quelque chose.  Mes amis ont bien ri de moi.  Ils me disaient  :                      
 « Écoute, il s’est sauvé d’une guerre, il s’en est sorti avec les pirates sur son bateau entre le Vietnam et le Canada,  il a parcouru des milliers de milles, et toi, tu t’inquiètes parce qu’il doit voyager seul dans un autobus au Canada, de Toronto à Montréal, sans escale .  Sois sans crainte, s’il a pu faire tout ça avant, il saura bien trouver moyen de te rejoindre.»   

En plus d’être affreusement beau, Tuan était un petit bonhomme extraordinaire, extrêmement intelligent.  Ça se lisait dans ses yeux sans cesse en feu.  Il n’y eut aucun problème durant le voyage et j’ai dû constater que j’étais devenu un peu féminoune.  Je m’inventais des dangers. 

J’expérimentais seul, pour la première fois, le sens d’une responsabilité dans une relation humaine.  Pendant qu’il était avec moi, il ne devait rien arriver qui le blesse.  Il était sacré. J’en étais responsable.  Je ne devais accepter rien que je n’aurais pas accepté pour moi-même.  Pendant des années, nous sommes allés passer nos vacances dans une famille de mes cousins au Lac St-Jean.  C’était le bonheur total.    

Plus le temps passait, plus la vie m’offrait de bonheur.  Tout le monde me connaissait et quand on me voyait avec un petit, on savait qu’il ne pouvait qu’être heureux en ma compagnie.  Chaque geste le manifestait.  Que d’impatience entre deux lettres quand il retournait en Ontario.  Cette amitié dura jusqu’à son mariage bien des années plus tard.  Ce qui prouve bien que la pédérastie n’écarte pas le petit gars de sa nature profonde.            

Quand Meech est arrivé, que le référendum annonçait la possibilité d’un Québec indépendant, Tuan devenu un homme, et un peu ivre, à la fin de la soirée, pleurait comme un veau.  Il croyait qu’il serait impossible de se revoir après le référendum puisqu’on lui faisait croire qu’il y aurait une frontière entre le Québec et le Canada.   Je comprenais sa peur, car il l’avait vécue au Vietnam.        

Ces mensonges politiques ont permis de semer la peur.  Notre système est à l’image des religions qui se nourrissent d’hallucinations pour diriger par la peur.  Quand tout va bien, il invente ses crises pour reprendre plus de pouvoir.  Et nous, les caves, on paye pour et on tremble comme une feuille d’érable au vent.        

Un autre élément extraordinaire de cette rencontre divine fut la découverte du bouddhisme.  Tuan était bouddhiste.  Il ne connaissait aucune de nos culpabilités ou inhibitions sexuelles.    La culpabilité ou l’obsession naissent de la frustration. 

Dans cette philosophie, le sexe est strictement naturel ; malheureusement, je ne saurais dire qu’elle est sa position face à l’homosexualité. 

Je me souviens avoir discuté du sujet avec un jeune asiatique gai de Montréal qui m’avait dit que cette philosophie ne s’attardait pas au sexe ; mais qu’elle avait une autre obsession : le travail, le dépassement.   Ce qu’il prétendait encore pire.          
 
C’est un peu comme les musulmans, non seulement ils doivent vivre selon le Coran, mais les curés du temps de Mahomet ont inventé toutes sortes de livres saints pour prétendre devoir établir une vie quotidienne selon Dieu.  Cette bêtise a donné naissance à la Charia et toutes les aberrations que l’Islam véhicule.  Si Mahomet est un prophète, jamais Allah ne nous a demandé de vivre exactement comme lui afin que nous devenions nous aussi des prophètes. 

La religion est un commerce très payant… Tuan n’avait pas l’esprit corrompu par la religion. 

Radioactif 495

septembre 13, 2022

Radioactif 495

Texte de 2008, p. 943

La libération.          

La libération est un très long chemin, un voyage dans l’incertitude, l’aboutissement d’une expérience de réflexion.      

C’était normal que je ne réussisse pas à réaliser tous mes rêves, car ils ne dépendaient pas tous « que » de moi.  Et, même si je l’avais voulu, je n’étais pas peut-être pas prêt moi-même à ce combat.           

L’évolution se construit dans le temps, à travers les expériences bonnes ou mauvaises.  Et, mon appétit pour la liberté était encore diffus et illimité.  On a beau lire et apprendre, il y a des leçons que seule la vie peut apporter.  La connaissance passe nécessairement par l’expérience.          

L’indépendance du Québec est de toute évidence le moyen approprié pour améliorer le sort de tous les Québécois ; mais dans une démocratie, tu n’es pas le seul à prendre la décision, surtout si tu élimines la violence pour y parvenir.  En ce sens, j’étais comme des millions d’autres qui mettaient la main à la patte et s’impatientaient du temps requis pour ce changement fondamental.  Nous y sommes presque déjà parvenus. Mais, la majorité semble l’avoir oublié.       

L’indépendance n’est pas qu’un rêve ; c’est vouloir créer un endroit sur terre où vivre pleinement notre culture, ouvert à celle des autres, et aménager un pays où, autant que possible, il n’y aura plus jamais de pauvreté.  Un jour, l’humanité sera un pays, mais on en est encore bien éloigné.   

Le début des années 1970 fut une période où j’étais plus fanatique.  Il était un peu normal d’être excité par le vent de changement qui soufflait sur toute l’Amérique.  La libération était comme l’air que l’on respire.  La censure disparaissait.  La religion perdait son monopole de la morale.  La science nous prouvait qu’on s’était fait berner. 

C’était un parcours inévitable pour mieux apprécier le sens du mot démocratie.  Une formule qui exige une très grande tolérance et une ouverture aux autres, car, chacun raisonne selon sa propre expérience de vie.  C’était aussi l’adolescence avancée, même si j’étais déjà journaliste.  Une période où les exploits, les tentatives de toutes sortes prenaient toute la place.  Il faut se connaître pour apprécier les autres. 

Une période qui connaissait déjà la corruption du système économique et politique, mais qui savait aussi que l’évolution a pris des milliards d’années juste pour nous amener à être un animal.  Donc, il faudra aussi des millions d’années avant que l’homme sache vivre dans le bonheur.            
 
La vie était un nouveau carrefour.  J’étais encore aussi pédéraste que je le serai en partie toute ma vie, mais avoir passé une année avec un petit gars sans le toucher simplement parce qu’il ne semblait pas aimer ça donnait une nouvelle dimension à cet attrait irrésistible.  Au-delà du sexe, il y avait une forme intellectuelle, émotive de jouissance bien supérieure.  Platon avait donc raison?  Se retenir n’apportait-il pas une amitié encore plus profonde?  Ma liberté prenait des leçons de responsabilités.       

Si on commençait à s’interroger sur ce qu’est la pédérastie, le discours de certaines féministes (qui est devenu celui des féminounes) amenait de nouvelles interrogations. 

À les entendre parler, les jeunes n’aimaient pas leurs expériences sexuelles et mimaient sans cesse le consentement par peur de l’adulte.  J’avais beau creuser tous mes souvenirs, rien ne correspondait à cette prétention.  Pourquoi fallait-il mentir ainsi?  Était-ce parce qu’on prétendait que les homosexuels s’attaquent aux enfants? Et, pour maintenir cette peur de la liberté sexuelle en-dehors de l’hétérosexualité, il fallait faire croire que le plaisir retiré d’une aventure sexuelle devenait automatiquement une souffrance qui faisait du plus jeune la victime automatique.

Dans toute ma vie, tous les jeunes qui m’ont fréquenté ont toujours été heureux de ce que l’on vivait. Comment peut-on prétendre qu’une fellation est  douloureuse.  Il faut mentir pour ça.  Ce n’est peut-être pas le cas de la sodomie cependant. Mais, c’est vrai qu’on peut le regretter quand on tombe ensuite dans une atmosphère pudibonde où ce besoin devient le mal parfait. La honte peut conduire à la culpabilisation.

(Quand l’Église s’est mise à payer pour faire oublier que ses officiers faisaient le contraire de ce qu’ils enseignaient, devenir victime devint une affaire plus que  payante. 12-09-2022)          .

Il fallait entretenir les mythes de peur et de montres, c’est plus facile à faire accepter. 

Pourtant, si les jeunes avaient peur, c’était plutôt des adultes qui pouvaient les surprendre en s’amusant.  La peur des jeunes est une pure projection de la peur des adultes pour tout ce qui touche le mot sexe et tout ce qui l’entoure.  On y alla même de publicité à la télévision pour apprendre aux jeunes à avoir peur, à se méfier d’être suivi, la peur absolue de l’étranger qui ne pense qu’au sexe. Une paranoïa qu’on transformait en hystérie.          

Pourquoi chercher à créer autant de peur?  Tout le monde ne se fait pas violer, tout le monde ne déteste pas connaître un peu de plaisir et d’affection.            

Leur discours était difficile à suivre. Si un pédéraste prenait des mois avant de partager sa sexualité avec un jeune, c’est qu’il devait gagner sa confiance pour y parvenir comme s’il était impossible que ce soit simplement par respect pour ce que désire ce jeune. 

Si le pédéraste lui offrait des cadeaux, c’était pour le séduire, « l’enfirlawper », comme si ce n’était pas possible de vouloir juste faire plaisir à celui que tu aimes.  Tout devait reposer sur le mal, sur des intentions malveillantes.  Une vraie forme de jalousie qui te pousse à toujours croire que tout ce que l’autre fait est toujours mal.  Une projection. Si un jeune aimait ces jeux sexuels, on ne pouvait pas se servir de peur pour les dissuader. Toute la rhétorique féminoune s’écrasait.  N’importe quel pédéraste sait que certains jeunes adorent baisser les culottes et sentir la suite…  

Puis, grâce à Grand Gabriel, je commençais à perdre les peurs que je m’étais inventées en écoutant ce qui se passait en dehors de mon petit mon monde.  Je ne croyais plus que tu tombes en amour avec quelqu’un par malveillance.  Parce que t’es égoïste.  Je pouvais enfin comprendre ce qu’un jeune pouvait ressentir quand il était en ma compagnie.  Le fait de ne plus être aussi culpabilisé, la sexualité reprenait l’espace qu’elle aurait dû occuper durant toute ma vie.  On n’utilise que très peu de temps pour penser sexe quand on a autre chose à faire.

Pour une première fois, je travaillais sans relâche afin de créer les ressources dont j’aurais besoin pour accomplir mon travail d’enseignement.  Je ne me contrôlais pas encore entièrement, mais je devais apprendre à nuancer la tentation et la chute, comme disaient les curés.  Les réflexions ne portaient plus seulement sur les gestes, mais sur les motivations.  Je me serais menti si j’avais cru que ma pédérastie était étrangère à mon amour pour l’enseignement.  Mais, pour pouvoir enseigner, je devais apprendre à maîtriser mes doigts et me fermer la gueule, vivre en hypocrite.

Un silence qui appuie les valeurs féminounes, car en ne les répudiant pas, tu aides à les consolider. Elles obtiennent des millions pour faire valoir leurs idées.

Cet amour, cette passion prenait un nouveau visage avec le temps et les expériences.  Mon abstinence n’avait rien à voir avec la culpabilité, mais je découvrais qu’au-delà du physique, les jeunes sont une énergie  extraordinaire.  En plus de vibrer sur la beauté physique, sans le laisser voir, j’apprenais à vibrer sur la présence, la révélation de la beauté de l’esprit. Je les aidais à devenir des adultes responsables et libres.

C’était formidable et ça valait vraiment la peine d’apprendre à me retenir et passer à une nouvelle dimension de l’amour.  Je les regardais pour me stimuler et je me masturbais le soir pour ne pas en avoir trop envie.

C’est ainsi qu’ait née en moi la notion du consentement. Il ne peut y avoir plaisir que si les deux partenaires jouissent des gestes de leur rencontre. Tu ne peux pas donner de plaisir, si l’autre ne le perçoit pas comme un plaisir.

C’est probablement la raison pour laquelle les psychiatres ont diagnostiqué  quand je suis allé les rencontrer que je n’étais pas un danger pour un garçon. Ce qu’a réaffirmé le juge qui m’a condamné en 1996, ajoutant que j’étais un danger pour les institutions du pays et les neuf mois de prison qui sont allés avec, mettant aussi fin à ma carrière d’enseignant.

J’ai adoré enseigner parce que j’ai adoré mes élèves. En 15 ans, il n’y a même pas eu l’ombre d’une dénonciation, mais cela n’a pas suffi pour que je puisse à nouveau enseigner. J’ai demandé à André Boisclair alors ministre de l’immigration,  de pouvoir enseigner le français aux adultes et il m’a répondu de ne même pas envoyer mon cv. Aujourd’hui, on engage des enseignants sans diplômes et moi avec ma maîtrise, je rêve à ces beaux moments de ma vie alors que j’étais perçu comme un être humain.

Pourquoi cette injustice? Elle existera tant que la majorité croira que la sexualité est un crime en soi dès qu’il n’obéit pas aux normes acceptées par la très grande majorité.

Le consentement mutuel est à la base de toutes les relations humaines qu’elles soient sociales ou sexuelles.

J’ai proclamé ma pédérastie comme un appel à la tolérance et j’en ai payé le prix.

Par contre, aujourd’hui, les homosexuels ne sont plus considérés comme des abuseurs d’enfants et, comme moi, plusieurs ont pu adopter des enfants qui bénéficient de cette ouverture d’esprit. En ce sens, j’ai servi à quelque chose.

Radioactif 494

septembre 12, 2022

Radioactif 494

Texte 2008, p. 939

La crise = la bourse.        

La crise est un moyen de vider encore plus les poches des pauvres pour nourrir une bande de requins.           

Alphonse Caouette, propriétaire et président de la mine d’or la Thérèsa, au nord de l’Ontario — tous les travailleurs et actionnaires venaient du Québec — le disait quotidiennement : la bourse, c’est du vol légal, la mafia des riches. C’était loin d’être complètement faux. 
 
Par contre, Caouette avait la même folie que l’Église catholique en croyant que la bourse est un phénomène communiste.  Ça n’a pas beaucoup changé. Les Américains se croient déjà des socialistes dès qu’ils acceptent une loi qui nous paraît ici répondre tout à fait aux besoins de la population.     

Si la crise actuelle est directement liée avec l’avènement de l’internet, le cyber/espace économique et financier (cartes de crédit incluses), la bourse en est le moteur.  Tout le monde tremble parce que notre économie est basée sur l’investissement.  Il faut être riche pour faire de l’argent.  Tout le monde sait ça.  Les riches vivent dans un monde au-dessus des classes moyennes et pauvres.  Même s’ils sont peu nombreux, ce sont eux qui mènent même au-dessus des gouvernements.

Cependant, le visage économique est celui que la bourse veut bien donner aux portefeuilles.  C’est stupide que la bourse détermine la valeur d’un produit ou d’une entreprise.  La spéculation, c’est de la fraude.  Le marché mondial est ainsi devenu une bulle artificielle.  La réalité n’existe que sur les claviers.  Et, la crise, c’est qu’on « d’essouffle » la bulle pour revenir un peu à la réalité, avant que le capitalisme lui-même n’éclate.             
 
Dans ce cas, ce serait la catastrophe planétaire puisque tout est sous le contrôle de l’économie.  Les riches refusent de s’ajuster qu’entre eux.  Ainsi, tout le monde doit payer pour réparer les pots cassés.  

Les Américains continuent de produire des autos énergivores, même si on sait que plus ça va, moins ce sera possible pour les gens ordinaires d’en acheter.  Les riches n’ont aucune idée de ce que les plus pauvres vivent. Ils s’imaginent le monde à travers leur nombril.     
 
Caouette se croyait riche parce qu’on pouvait voir de l’or à la surface et dans les galeries. Ce n’est pas tout que la mine soit garantie par Dieu et Ste-Thérèse elle-même, il faut que l’on y retrouve assez d’or pour que son exploitation dépasse les dépenses.  Avec la Thérèsa, la mine était comme le ciel à la fin de nos jours.  Une belle promesse, un prospect. Un rêve pour ignorants. Et, elle a fait faillite comme le système est en train de le vivre présentement. 

Si la crise emporte les industries, nous nous retrouverons comme en 1929 à faire la queue pour manger.       

C’est pour ça, qu’au lieu de faire des élections, de continuer les petites guerres entre partis, les politiciens auraient dû s’entendre pour garantir que ça n’arrivera jamais chez nous.  Mais non, on veut le pouvoir parce que le pouvoir, c’est la distribution de la manne entre ses amis.  Plus le privé l’emporte, plus les riches se graissent la patte

Il n’y a pas un parti politique qui y échappe et aucun qui ne réalise des projets sans en faire bénéficier ses petits amis.  Exemple : Orford (tous les requins sont revenus avec la possibilité de voir Charest élu).  

La santé est le rayon de l’exploitation par excellence parce que les professionnels savent qu’ils ont le monopole absolu. On investit ainsi dans le béton plutôt que dans le personnel.           

Quant à l’éducation : se battre contre le projet de bibliothèque à Magog, c’est crier son ignorance et le désir de le demeurer.  On parle de rattraper la perte de milliers d’emplois, en remplaçant les industries fermées par des industries de pointe.  

Est-ce qu’on ignore l’importance de la qualification des travailleurs qui est exigée pour envisager la création d’un tel niveau d’emploi?  Pensez-vous que des compagnies dont l’avenir repose sur la haute instruction de ses travailleurs iront s’installer là où les gens ne veulent même pas d’une bibliothèque municipale?  Dans une ville où seule l’industrie des petits vieux (les condos) se développe?  Belle connerie !       

Le meilleur moyen de se sortir de cette crise c’est de créer de l’emploi, de combattre la fermeture d’usine, créer des projets structurants.  

Dans un cas de crise, l’important c’est la population.  Le privé cherchera toujours à s’en mettre plus dans les poches.  Par exemple, on sait que plus on consommera d’essence plus les prix seront élevés et pourtant avec une petite baisse temporaire des prix, on oublie déjà cette vérité fondamentale.  Le marché crée le prix.

Le pouvoir et la domination sont les véritables démons des riches ; mais il ne faut pas penser qu’on y échappe parce qu’on est pauvre.  Tout le monde veut toujours plus d’argent.

Le carrefour. (Revu en 2022)    

Ma vie est divisée en quatre parties dont le commencement est la liberté et la fin inéluctable est la prison parce que les gens voient encore la sexualité avec l’œil des religions plutôt que la science. Elles entretiennent la honte et la culpabilité. 

Est-ce parce que je suis trop fou pour trouver ce qui m’y conduit ou simplement parce que j’ai trop de principes pour accepter le genre de société dans laquelle je vis? 
 
Je ne crois pas dans notre civilisation dégénérée depuis l’empire romain.  Les religions sont aussi intelligentes en économie qu’en sexualité.  Elles ont les deux pieds coulées dans le ciment.

Le sexe sans violence est une richesse, non quelque chose qui nous réduit à l’animal comme le disait la religion.   

Je crois dans la démocratie et les droits de l’homme.  Je crois dans l’autonomie individuelle.  Je ne crois pas dans les péchés de la chair, une obsession qui nous empêche de s’ouvrir aux autres et de jouir de la vie.   Aucun homme ne s’épanouira, « si le grain ne meurt ».  S’il n’apprend pas à s’accepter dans sa nature profonde.

S’il n’y a pas de changements, nous demeurerons l’animal rapace de la planète. Nous consommons trop pour permettre à la terre de respirer. Il y a déjà surpopulation. Être gai pourrait être le moyen le plus économique de sauver notre planète, mais le système économique a besoin de plus de consommateurs pour continuer à faire plus de profits.    

Suis-je fou ou est-ce que je vis dans peau d’un monstre qui s’ignore? Tout dépend évidemment de l’angle avec lequel je regarde l’ensemble de ma vie. 

La seule chose que je me reproche, c’est de ne pas avoir été plus charitable, plus aimant et ainsi désobéir encore plus à l’intolérance quasi-génétique des humains face à tout ce qui est sexuel.    

Je regrette d’avoir abandonné Petit-Gabriel pour sauver ma vie, mais avais-je vraiment le choix?  Puis-je vraiment aider Shuhed des griffes de la drogue? Il vit en Ontario, à des milles et des milles de chez moi?  Je n’ai plus d’argent, plus de travail ; mais je suis heureux comme retraité. J’écris et je corrige.           

Petit, j’ai surtout découvert, grâce à Barnston, le plaisir de vivre.  Même si mes limites physiques me valaient un peu la surprotection de ma mère, une femme extraordinaire qui se débattait à «élever» six gars et deux filles, je filais le parfait bonheur. 

C’était l’époque éponge. Celle où tu bois et tu crois tout ce qu’on te dit.  Donc, celle des grands mouvements intérieurs de fascination et de peine absolue. 

Grâce à cette enfance, je crois que jamais je pourrai dire que la vie ne mérite pas d’être vécue.  Il suffit de voir la misère des autres pour apprécier la ouate dans laquelle tu vis. 

On a beau chialer contre le Québec, c’est un des meilleurs endroits à vivre sur terre, surtout si on reste ouvert.           

Plus fascinant, c’est de constater jusqu’à quel point les handicapés en général savent apprécier la vie, c’est à faire honte à ceux qui se lamentent tous les jours sur leur sort alors qu’ils ne manquent de rien, sinon de pouvoir jouir d’eux-mêmes parce qu’ils ne savent pas s’aimer assez pour aimer les autres.           

L’enfance et l’adolescence sont des périodes de pur narcissisme. Tu es le nombril du monde et ton monde s’impose à celui de tous les autres.  Tu as de la difficulté à comprendre les différences, encore plus de les admettre comme aussi valables que tes propres valeurs.   J’ai été très longtemps adolescent.

En ce sens, ma pédérastie, qui est en soi, je l’admets, une déviance si on croit que le but unique de la sexualité est la procréation, m’a ouvert aux autres. J’étais fasciné par le gigantisme de tout ce que tu as à apprendre et être fasciné.   Ma curiosité n’avait aucune limite.  J’étais l’obsédé des petites quéquettes à découvrir, des visages angéliques et des beautés pures.  La beauté m’a toujours subjugué.  J’étais le vide qui aspirait à être comblé.     Je rêvais d’un monde dans lequel tout le monde serait heureux.  

J’étais un point d’interrogation ambulant qui découvre avec le journalisme que notre monde est parfois très pourri.  Un gars qui à cause de ses amours ne peut s’attendre qu’à être brûlé sur le bucher de la morale. 

Une première étape de découvertes sexuelles qui ont abouti dans une cellule de prison. Cela m’a tellement rendu fou que je me suis pris pour un grand mystique, jusqu’à ce que je redécouvre que j’ai été heureusement créé de  «chair et d’esprit ».  Et la chair fait aussi partie de la Beauté. 

L’amour est un niveau de vibration.  De champs magnétiques qui s’osmosent. 

Une expérience qui a tranquillement modelé ma deuxième vie. Le révolté qui rejette le monde parce qu’on lui interdit de vivre le Beau, le Bien, l’Amour.  Des années de culpabilité à rechercher les moyens de changer et de cesser d’être «un mauvais garçon».          
 
Heureusement, la vie s’est chargée de prouver que les scrupuleux sont les malades, une maladie que l’on appelle la religion parce qu’elle condamne tout ce que nous sommes vraiment et oublie que son rôle est d’amener les hommes à se comprendre et vivre heureux. 

Les religions sont des formules de mensonge, d’orgueil, d’hypocrisie, de bourgeoisie et de soumission.                 
 
Ma vérité intérieure m’attendait dans le métro.  Daniel a fait surgir l’écrivain en moi. Trop tôt?  Peut-être.  Ça permis aux critiques de me traiter comme un moins que rien.  

J’ai constaté dans le péché que le péché est une invention, un moyen de se mépriser et permettre ainsi aux autres de te dominer et de te vider les poches.  Le péché est une forme de mesquinerie. Une invention faite pour dominer les autres par la honte et la culpabilité.        

L’intolérance est possible qu’avec le rétrécissement de l’horizon de la réalité devenue épaisse comme une feuille de papier ou l’épaisseur de ton égo.  Un point dans l’infini.   

La vie m’a prouvé que la culpabilité est une maladie de l’âme et qu’à part l’égoïsme et la violence, on n’a absolument rien à se reprocher.   Cette découverte m’ouvrait à l’âme des enfants.  Une beauté encore plus grande que la nature, que la création, une fascination devant l’intelligence, l’authenticité, la spontanéité. 

Bien évidemment, si ce voyage m’a conduit à ce nouveau regard sur la vie ; les étroits d’esprit ne pouvaient que s’en prendre à ma liberté. J’ai revisité les cellules ; mais cette fois, je me connaissais assez pour créer les prochaines années de ma vie à sculpter des connaissances.      

Tous les ingrédients étaient là : Daniel et Grand Gabriel.   L’expérience familiale avec Suzanne, Patrick et Yanie me fit découvrir la difficulté de vivre ses principes au jour le jour.  La liberté a besoin d’encadrement.

La révolution dans l’enseignement, l’école libre qui ne m’a pas amené à croire encore plus dans la liberté, mais à découvrir que la liberté ne peut pas exister sans discipline.     

La discipline est un état essentiel à l’équilibre.  Une nouvelle étape axée sur la découverte de la joie, du plaisir à donner.  Une découverte d’une limite naturelle : la responsabilité. 

Dorénavant, je serai professeur. Professeur de langue, français et anglais.       

Quel chemin j’avais parcouru!  Quand je suis entré journaliste à la Tribune de Sherbrooke, à 17 ans, j’avais plus de fautes que de mots dans une phase très courte. Maintenant, j’ai plus de 20 livres, même si je suis le seul à les avoir lus.

Et, je me demande du haut de mes 79 ans, si j’ai réussi ma vie.

Le regard des autres est toujours une forme de crucifixion, car les autres, qui ne partagent pas ton point de vue, sont en plus en grand nombre et écoutent béatement ce que les supposés experts de la vie leur ont dit de faire.        

Par contre, ceux que j’ai entraînés dans cet amour de la liberté ont été coffrés comme moi et certains y ont même laissé leur vie. Comme disait un de ceux-là : je veux que mon suicide soit reconnu comme un assassinat.  

En suis-je vraiment responsable ou est-ce le fruit de la société qui condamne ceux qui ne pensent pas comme les autres? 

J’appréhende l’avenir comme me l’a décrite un de mes amis qui lisait dans le futur : tu souffriras le martyr.  Ta mort sera affreuse. Et, je la vois venir.

Radioactif 493

septembre 11, 2022

Radioactif 493

Texte de 2008, p.934

Les étapes de développement.

Freud indiquait qu’il existe des étapes de développement de la sexualité chez tous les individus, quoique celles-ci ne se vivent pas d’une façon uniforme et au même âge pour chaque individu. C’est donc manquer de respect à la nature, de créer un âge de consentement.                          

La force de la libido personnelle et l’environnement sont des éléments prépondérants pour un développement normal. 

Et, ta sexualité est fondamentale dans le développement de ta personnalité. La vie est faite du passage d’une période de développement à l’autre, et parfois, nous pouvons vivre une régression qui soit tout à fait normale.  

J’ai toujours pensé que la pédérastie, tout comme la pédophilie, est une forme de fixation à une étape de développement précédent, la découverte du pénis, qui emprisonne l’individu dans un éternel besoin d’enfance, d’affection et de jeux.  C’est comme si un doute permanent de ta valeur s’installait d’où la peur de passer à un autre niveau de relation avec les autres.       
  
J’avais même surnommé les pédérastes des amourajeux pour indiquer l’aspect fondamental de cette orientation sexuelle éminemment peu répandue.  La pédérastie s’exerce souvent comme un jeu, un jeu de l’amour.       
 
En ce sens, même si l’individu n’y peut absolument rien, il est attiré que par cette fixation.  Ce n’est pas en le traitant de malade mental (ce qu’on disait aussi des gais) qu’on lui permet   d’évoluer.  Au contraire, cette mésestime de soi apporte d’autres problèmes qui ne sont que de fausses solutions– l’ascétisme, par exemple —  Ces solutions n’ont pas le résultat escompté.  Plus un problème t’obsède, plus tu t’y enfonces. Plus on te pointe du doigt, plus t’as de chance de développer une paranoïa. Plus tu as de chance de développer d’autres phobies.

Comme on le sait, la sexualité chez les plus jeunes est une exploration pour répondre à la question « pourquoi ». C’est normal, c’est la période de la découverte, de la tentative de comprendre la vie et surtout de faire comme ses parents.  Donc, pour les jeunes, le mal vient de l’esprit des adultes.  Les scrupules sont comme une empreinte primaire qui guidera à jamais ta façon de percevoir.     

En ce sens, les parents doivent répondre aux questions des jeunes ou être responsables du malheur de leurs enfants. 

Selon notre morale collective, le silence et la censure ont toujours prévalu et c’est ce qui, à mon avis, constitue un viol de conscience, car ça tue l’autonomie individuelle.  Être scrupuleux, c’est avoir honte de soi.  Être exhibitionniste, c’est une trop grande valorisation de soi.     
 
On n’a pas besoin de se promener nus à toute heure de la journée pour faire montre d’ouverture ; mais réagir comme si c’était la fin du monde dès qu’on voit un corps nu, c’est maladif.  On devrait être fier de cet instrument extraordinaire qu’est le corps.  Pour les religieux, disons que le diable a refusé la corporalité, ce qui constitua le premier et le plus grand des péchés.  Ainsi, les pécheurs ne sont pas ceux que l’on croit ; mais ceux qui rejettent leur réalité, les scrupuleux, ce qui conduit nécessairement à une mésestime de soi et l’incapacité d’aimer.  Au pire, c’est une paranoïa.         

Vers cinq à six ans, les jeunes abandonnent carrément l’intérêt pour leur sexualité pour une raison fondamentale : en principe, il a eu réponse suffisante à leurs questions et en pratique, le jeu devient le centre de leur univers où s’implante tranquillement le plaisir.  Le plaisir est fondamental dans le développement.  Sans le plaisir, nous n’existerions pas.  La vie doit être un plaisir en soi pour qu’elle ait un sens.       

Puis, vers dix ans, en principe, le jeune découvre, grâce à ses hormones, que son petit zizi ne sert pas qu’à pisser ; mais aussi à procurer beaucoup de plaisir.  Le plaisir passe de l’affection, de la tendresse à une forme plus recherchée, à la génitalité.  Le plaisir est alors perçu à des zones plus spécifiques, quoique le corps entier soit demeuré objet de sexualisation. 

Le sexe devient un plaisir qu’il cherche à partager et dont l’orientation sexuelle lui échappe totalement.  Il n’y a pas de mal tant que tu respectes l’autre puisque ton désir est inconscient et qu’à moins de te servir de violence ce ne peut être qu’un plaisir qui se multiplie.       
 
Dans mon cas, je dois avoir été adolescent jusqu’à 30 ans puisque jusque-là ma vie était complètement réglée en fonction de la survie et du plaisir.  Quand tu es adolescent, c’est difficile de trouver un métier qui te convienne et qui te force à te surpasser.  Peut-être que je me serais découvert homosexuel plus tôt si j’étais né dans un monde moins débile et plus ouvert.  J’aurais peut-être été hétéro si j’avais rencontré la femme de ma vie.  J’étais ouvert à tout.             

Même si je n’ai pas eu de grands sermons pour me faire peur des homosexuels, ce que les adultes et les journaux affirmaient suffisaient pour que je m’en fasse une idée affreusement laide.  Les homosexuels étaient des psychopathes et tout ce qui les intéressait c’était la sodomie.  Pas d’homo, sans enculage.  Puis, les poignets cassés se sont ajoutés à cette perception que la société véhiculait pour nous forcer à ne pas être homosexuel.  La honte d’être différent devait nous servir de rempart aux tentations. Puis la culpabilité.  Le plaisir est plus fort que la peur.  La haine de soi et celle des autres.  Alors, la religion devenait une raison d’haïr les autres plutôt que de les aimer.  Et, c’est ce qui m’a le plus écarté de la religion parce que je préférais l’amour.      

Avec le temps, le plaisir à cédé le pas à la responsabilité.  Puis, en rencontrant Grand Gabriel je franchissais un autre pas.  Je constatais que les gais peuvent être extraordinaires, très sensibles et amoureux du Beau.  Et, un pénis, ça fait aussi partie du beau.

J’en avais un culte disproportionné par ma curiosité.  Apprendre l’existence de la Grèce Antique, c’était comme apprendre qu’on m’avait menti depuis des décennies…  De là, j’ai décidé de proclamer ma pédérastie : pour qu’elle soit comprise, pour combattre le fanatisme ani-homosexuel.

Je n’ai jamais nié que pour la multitude des gens cette attirance vers les petits gars est maladive, sale, mauvaise ou perverse.  La vie m’apprenait le contraire et je préfère croire ce que je vis à tous ces mensonges qu’ils nous font avaler comme étant la Vérité.  Les religions sont toutes malades quand il est question de sexualité.       

Je ne sais pas pourquoi, mais parler de cul maintenant, c’est plus intéressant que la campagne électorale. 

Grand Gabriel, le généreux.      

Grand Gabriel n’était pas qu’un mentor.  C’était aussi un amant très généreux.  Avec lui, je bénéficiais du privilège de ce qu’apporte une renommée internationale, moi, qui doutais même de ma capacité à survivre.

J’ai toujours été financièrement pauvre.  Je vis depuis toujours à la cenne près et je venais de découvrir comment il était facile de se faire cruiser dans les bars gais.

J’adorais être objet de la lutte à savoir lequel des deux ou plusieurs prétendants m’amènerait dans son lit.  Il fallait être très gentil pour m’intéresser.  J’étais jusque-là le petit gars « objet  » et ça me plaisait énormément.   

Grand Gabriel venait tout changer.  Avec lui, je rêvais de stabilité. J’adorais me sentir aimer pour vrai.             

Grand Gabriel était d’une générosité sans borne et m’offrait des repas tels que je n’aurais jamais su m’offrir.  Il n’y a peut-être pas que les femmes qui se servent de la nourriture pour séduire.  On ne désire peut-être pas ce qu’on ne connaît pas ; mais en faire la connaissance est une petite richesse, une petite tentation de plus.   

Je n’avais pas besoin de me demander si je lui plaisais, ses regards répondaient à la question.  Son attention pour mes progrès à l’université témoignait de son intérêt pour moi.  Pourtant, je demeurais parfaitement libre.  Il me savait pédéraste et incapable de résister à la beauté d’un petit gars.            

C’était donc nouveau de croire que je pouvais avoir une certaine importance existentielle pour un autre individu, un attrait qui soit différent de la recherche exclusive de mon petit pénis.  Grand Gabriel n’avait aucun intérêt envers la sodomie.  Ce qui faisait bien mon affaire.  Je déteste la sodomie.  Je n’aime pas souffrir pour jouir.   

Ce fut probablement important quant à ma capacité à jouer le rôle du «désiré».   Contrairement, à ce que l’on disait, je ne ressentais aucune honte de me sentir parfois un petit prostitué, simplement parce que ce choix de vie me permettait au moins de vivre une nouvelle expérience et de me revaloriser.  J’étais désiré. Une valeur profondément féminine, mais qui existe aussi chez les gars quand on se connaît et l’on sait l’admettre.  J’aimais plaire.  Aimer et être aimé est un besoin tout aussi essentiel à la vie que l’oxygène.    

D’autre part, la «petite vite» était tout ce que m’avait apporté la drague dans les milieux gais.  Voir et laisser voir.  Au mieux une étude des chiffres 6-9.  Tu allais avec des gars, tu baisais et le lendemain ni vu, ni connu.  Next!           

Avec Grand Gabriel, je me sentais aimé.  Le lit avait bien évidemment une grande importance : on n’était pas deux masochistes qui ne se touchent pas.  Le lit, c’était notre terrain de jeu.  Mais, l’affection se poursuivait autrement en dehors du lit.               

Mes études avaient autant d’importance pour lui que mes inondations éjaculatoires.  Et, je me sentais grandi dans cette relation.  J’étais en train de me transformer en adulte.             

Je n’avais plus à me demandais comment un petit gars peut réagir à mes désirs.  Cette fois, j’étais dans sa situation, j’étais le jeune.  J’avais aussi toutes les raisons de constater la preuve que la pédérastie vécue avec amour est la plus belle des choses, même si elle est interdite.  J’étais ravi d’être le «serin».  C’est tellement bon de se sentir désiré.       

Par ailleurs, nous avions tous les deux nos petits défauts.  Nous aimions tous les deux le vin, bien manger et jouir de la vie.  Nous buvions trop.  

Quand Trudeau faisait des coups de cochon au Québec, mes brosses se terminaient dans un langage extrêmement violent parce que Grand Gabriel connaissait Trudeau.  Ce n’était pas sa faute, ils avaient fréquenté les mêmes jésuites. Ils allaient au collège ensemble.  Quand Trudeau a rapatrié la constitution canadienne et écrasé tous les désirs du Québec en trouvant toutes les hypocrisies possibles pour nous rejeter, je suis verbalement monté aux barricades.  Ainsi, Grand Gabriel disait que si j’avais tué tous ses amis, comme je le souhaitais ce soir-là, nous serions morts noyés dans leur sang.  Effectivement, nous nous étions tellement saoulés que le lendemain matin nous nous sommes réveillés dans les bras l’un de l’autre, couchés sur le plancher.   

Grand Gabriel compensait mes grands élans révolutionnaires par sa patience et sa détermination à me maintenir à l’université.  Il emporta d’ailleurs son pari.  J’ai complété mes études.  Et, j’ai commencé à trouver ridicule mes grands élans patriotiques, car je crois fondamentalement dans la non-violence et la démocratie. 

Même si j’étais noir de rage contre Trudeau, personne ne bougeait et on avalait son arrogance.  Comme on le fait présentement avec Charest.  Grand Gabriel me calmait le pompon en me disant que Trudeau voulait l’indépendance tout autant que moi, mais à cause de sa position, il devait écraser le Québec pour garder l’emploi.          

Grand Gabriel connaissait mes professions de foi pour ne pas dire mon fanatisme en faveur de l’indépendance du Québec. 

J’avais réuni tous les changements dont je rêvais sous le terme vague de révolution. 

Pour moi, la révolution c’était un synonyme absolu du mot « changement».  J’étais envahi par le mauvais sort des individus et je croyais que je pouvais aider à le changer.  C’est un des aspects positifs de la religion : créer un idéal.      

D’autre part, toutes les réflexions m’amenaient à constater que la violence n’a rien à voir avec la révolution.  La violence est l’acte des faibles.  Elle sert le système parce qu’elle justifie la répression et les gens se tournent toujours plus vers la droite, vers le père répressif.  Ils s’imaginent qu’il rétablira la sécurité, même si pour cela, il doit vendre votre linge sur la place publique. 

Ce n’est pas pour rien qu’il y a des services secrets.  Ils effectuent les coups de cochon pour les attribuer à l’ennemi. Ça justifie d’augmenter les impôts pour retrouver la sécurité.  On retrouve cette tactique en prison et c’est comme l’anti-virus 2009.  Tu dois payer pour te protéger de lui parce qu’il t’a infecté en te proposant de te protéger.

En d’autres termes, j’évoluais et j’en étais bien content. 

Radioactif 492

septembre 10, 2022

Radioactif 492

Texte de 2008, p. 931

Tout s’explique…

Quoique je ne comprenne pas encore ce qui s’est passé chez mon amie, elle m’a affirmé qu’elle savait maintenant que je n’y suis pour rien.    

Ça me rappelle le cas de mon ami Paul – Hervey qui est presque mort de peur parce qu’il apparaissait des photos obscènes sur son ordinateur, sans aller voir les sites pornos.  Ça l’insultait.  Il se croyait piégé par la police.            
    
Je ne connais pas assez l’internet pour pouvoir l’expliquer, mais ça semble s’être dissipé comme c’était venu.  Je me suis toujours demandé pourquoi on fait un plat avec les voyeurs si de telles images peuvent t’arriver dans la face sans jamais les avoir commandées. Est-ce vrai?  Est-ce possible?  Un moyen de propager la peur? 

Une chose est certaine si on vivait dans une société qui n’exagère pas les dangers de la pornographie (qu’on mélange souvent avec la nudité) on n’aurait pas de campagnes de scrupuleux (es) qui nous empêchent de vivre comme on veut tant qu’il n’y a pas de violence.         

Pour ce qui est de l’anti-virus 2009, c’est vraiment un virus.  Il est tellement performant qu’il faut avoir recours à des spécialistes.  Ce fut ce matin à Magog l’alarme générale.  Pourquoi?   Je ne sais pas, mais plusieurs avaient été infectés.  Dans un petit coin, on propose d’acheter le logiciel.  Certains se seraient fait prendre.  Belle affaire!  Une arnaque.  Payez nous pour être protégés contre nous.  Malheureusement on ne peut même pas prévenir les gens efficacement, car dès que ce virus apparaît sur nos écrans, c’est trop tard, il est déjà dans notre machine.  Heureusement, on ne peut pas le passer aux autres.  Il n’est pas contagieux.       

Encore plus curieux, j’ai eu un courriel intitulé : Obama children kidnapping.  Je n’ai pas osé l’ouvrir.  J’aurais peut-être dû. C’est bien la première fois que je souhaite qu’un policier lise vraiment mes blogs.  Était-ce un avertissement?  Obama, c’est l’espoir, un monde nouveau.  Je crains pour les USA, ils sont assez fous pour laisser tout le monde s’armer et maintenant on est durant une crise. 

 Le super capitalisme.     

Je viens de terminer de lire un livre plus qu’intéressant pour comprendre, en partie du moins, le comment fonctionne l’économie capitaliste.  Il s’agit d’un livre de Robert Reich, professeur à l’université de Berkeley, le super capitalisme — Le système choc entre le système économique émergent et la démocratie. — C’est aux Éditions VUIBERT, à Paris. 

Bien évidemment quand j’y ajoute ma petite touche personnelle,  même si le bon professeur demeure un bon chrétien convaincu, c’est une confirmation que notre système est un nid de bandits légalisés, sauf qu’il nous fait bien comprendre que nous en sommes presque prisonniers à vie, car non seulement nous sommes les consommateurs qui veulent que tout coûte le moins cher possible, mais aussi et en même temps, les investisseurs qui veulent que ça rapporte le plus .  

Même nos croyances religieuses, à cause des lobbies extrêmement riches qu’elles entretiennent, jouent un rôle primordial dans la grande marche mondiale du marché des concurrences.  Les religions font toutes les différences et gèrent la planète en nous forçant à agir selon telle ou telle morale qui elle appuiera telle ou telle industrie ou tel ou tel système politique.  Le fanatisme est devenu un instrument économique privilégié dont le nombre fait la force.          
 
Il aurait suffi de parler de la réalité cybernétique (bourse, transaction de concentration, devenir la grenouille et le bœuf) pour comprendre la crise économique actuelle : la supercherie du millénaire.  Les pauvres qui sauvent les riches par l’intermédiaire des gouvernements.

Il sera intéressant de voir quelle sorte d’état dirigera Obama, car on est plus prêt que jamais de l’implosion.  Une trop grande partie de notre économie n’est qu’une bulle cybernétique.  S’il n’arrive pas à modérer les pompons des riches, il est bien évident que ça éclatera.  Et, si les États-Unis se ramassent dans une guerre civile, nous aurons bien de la difficulté à empêcher les acteurs extérieurs (Russie, Iran, magnats du pétrole, Chine, etc.) de vouloir reprendre le contrôle perdu. 

En ce sens, même si M. Sarkozy ne m’apparaît pas comme le grand Moïse des temps modernes, il a prôné un élément essentiel du changement qui doit venir : s’il veut survivre le capitalisme doit s’humaniser.  C’est vrai partout dans le monde, même dans les pays communistes ou chez les magnats du pétrole.  La misère a atteint un niveau de saturation intenable.  Est-ce qu’on peut encore changer ou si tout va éclater d’un coup?        

Dans ce livre, on entrevoit que nous vivons dans une fausse démocratie.  Qu’on le veuille ou non, les multinationales ont plus d’influence sur nos vies que nos propres gouvernements.  Le pire modèle de système, c’est la fédération.  Le système fédératif concentre les pouvoirs entre les doigts de quelques-uns et élimine la possibilité de gérer la vie de façon originale.

C’est d’ailleurs le problème du Canada.  Qu’on le veuille ou non, il faut en venir à l’évidence : le fédéralisme renouvelé, c’est un échec absolu.  Et ce système est bel et bien celui que défend Jean Charest.       

Il semble que le gouvernement Charest veut éliminer les cours d’arts au secondaire.  Si c’est le cas, c’est une décision à décrier le plus tôt possible.  Les arts servent aux jeunes quant à leur développement individuel.  Avant de couper les arts, on devrait se débarrasser de toutes formes de cours de religion ainsi que de l’anglais écrit avant le secondaire. 

La religion n’a pas d’affaire à l’école.  Si on veut exercer notre religion et que nos enfants apprennent ce qu’elle préconise, on a qu’à la vivre chez soi et dans le temple de sa communauté.  L’état doit être laïc.             

Ça ne contrevient en rien aux droits individuels.  Tout individu a droit à la religion de son choix et le droit de la vivre dans sa communauté ; mais aucune religion n’a le droit au prosélytisme.  L’adhérence est libre, aucune religion n’a le droit de forcer les gens à respecter des rites qui ne leur conviennent pas.  Il y a une différence entre les dogmes et les rites.         

Nos grands savants du Québec font mine de l’ignorer, car le respect de la religion se traduit strictement dans le choix suivant : le multiculturalisme fédéraste ou le Québec français et laïc.     

Le Québec a assez souffert de la noirceur de la censure pour se rappeler que la morale que l’on nous a imposée est un viol de conscience collectif.

Radioactif 491

septembre 9, 2022

Radioactif 491

Texte de 2008, p. 926

Mme Marois : premier ministre.            

Aujourd’hui, avec la nationalisation de l’Hydro, Mario Dumont a droit au prix de l’idée la plus idiote de la journée; mais ça permet de mieux comprendre les libéraux qui crient contre une possible éventuelle augmentation des tarifs d’électricité alors qu’il n’y en a jamais eu autant depuis qu’ils sont là. 

Beaux hypocrites !  J’ai déjà hâte au 9 décembre. 

(Aujourd’hui, j’ai beaucoup de respect pour Mario Dumont. Je comprends mal aussi pourquoi Robert Bourassa était mon ennemi puisqu’on partageait bien des points de vue. Je suis probablement devenu moins fanatique. 8 septembre 2022)

 
La maladie religieuse

En Afrique, une jeune fille de 13 ans a été violée.  Les responsables religieux de ce pays demandent maintenant qu’elle soit lapidée.  Jusqu’où la folie ira-t-elle?  Faudrait-il interdire l’Islam fanatique à travers le monde?  Qu’attend l’ONU pour intervenir contre cette stupidité déguisée en religion?  Faudrait-il que seuls les pays qui respectent la séparation de l’Église et de l’État aient droit de participer à l’ONU?   La Charia devrait être interdite partout dans le monde. Les religions sont une forme de maladie mentale.  Une schizophrénie.        

Nous ne vivons plus au temps de Mahomet.  D’ailleurs, on ne retrouve aucune de ces folies dans le Coran.  Nous avons, ici, au Québec, les féminounes qui nous cassent les pieds avec la police sur la pornographie et le refus au droit individuel de vivre ta sexualité comme on l’entend.  Elles respectent le droit des autres d’y participer ou pas ; ça n’a rien à voir avec cette folie religieuse qui permet de condamner à mort pour des raisons sexuelles.  Tu n’es pas violée parce que tu l’as demandé. C’est arriéré pas à peu près ; vouloir imposer la mort contre une jeune fille de 13 ans violée, c’est de la folie furieuse.       

Qu’on emprisonne le gars qui l’a violée, je suis bien d’accord.  C’est tout ce qu’il mérite ; mais pas la victime.  Qu’est-ce que l’ONU attend pour reconnaître l’égalité des sexes? Aucun mâle n’a le droit de violer.              

Les lois de la Charia sont un déni des Droits de la personne et tous les musulmans de ce monde devraient dénoncer cet abus religieux.  C’est à cause de ces stupidités que les Occidentaux se détournent de la religion musulmane qui soit dit en passant, sans la Charia, vaut bien la religion catholique ou protestante. 

Cette folie n’a rien à voir avec la religion, c’est un fanatisme maladif, politique autant que religieux.  Le religieux est une sorte de frontière non inscrite.  Un endroit où l’on vit en fonction de ce que l’on croit.  Plus on est fanatique, plus on est fermé aux autres.  

La Charia peut se répandre en Afrique parce que ce continent est la terre par excellence de la domination des dictateurs aidés par les pays impérialistes dont la Russie et la Chine. Les pays occidentaux ne sont pas mieux.

Qu’on le veuille ou non, il faudra un jour : ou éliminer définitivement la guerre en renouvelant définitivement la carte géographique par idéologies religieuses ou une quatrième guerre mondiale.            

Poutine est un malade qui croit encore dans la domination soviétique.  Par contre, les esprits libres en Russie le sont tout autant que dans n’importe quelle partie du monde.  Qui l’emportera?   Les vieux rêves du passé ou l’avenir de l’humanité? 

La justice sociale se situe entre le communisme et le capitalisme, un peu des deux.    Si on laisse les religions nous mener par le bout du nez, on s’en va inéluctablement vers la quatrième guerre mondiale.  Qui sera capable de mettre un peu d’intelligence dans la tête de nos dirigeants ? 

Bizarre de problème.       

Par hasard, j’ai commencé à avoir de drôles de problèmes d’ordinateurs…

Mon ordinateur serait infecté par le virus anti-virus 2009. On y retrouve entre autres Microsoft .Windows Security center.  Un peu normal parce que de temps en temps, j’aime aller me rincer l’oeil.  Par contre, je n’en sauvegarde aucun. 

Tout a commencé quand la première page fut totalement modifiée.  Il y est apparu des couleurs que je n’ai jamais demandées.  Par contre, je suis assez nul sur internet que j’ai pensé avoir touché un endroit qu’il ne fallait pas, introduisant ce changement.  Puis, j’ai commencé à recevoir une page pour éliminer les virus. 

Si je ne le fais pas, je perds tout.  C’est pourquoi, je ne pouvais pas écrire mes carnets (blogs).  Les textes n’apparaissent plus après le manège de l’anti-virus 2009.  J’ai donc communiqué avec le service de protection de Cogéco puisque je paye pour être protégé par eux.  On m’a dit que quelqu’un essayait de prendre possession de mon ordinateur et que celui était infecté. 

Cependant, aucun danger pour ceux avec qui je communique, dont mon carnet.Mais, vu qu’il disparaît après un certain temps, j’ai constaté que je peux en écrire des petits bouts, sauvegarder et le texte apparaît.  C’est que je fais présentement, en attendant qu’un spécialiste vienne voir ce qui se passe.

Comique, car je suis à lire un livre sur l’économie et le fait que les maisons comme Google et Yahoo ont décidé de coopérer pour dénoncer les dissidents en Chine.  Pour avoir le marché, ces services doivent moucharder les dissidents ainsi que les gens qui s’intéressent trop aux choses dites sexuelles. (À date, j’ai recommencé deux fois, c’est la troisième). 

Jusque-là, c’est presque normal. C’est évident qu’il doit y avoir une gagne de policiers qui surveillent ce que j’écris. (C’est carrément parano).  Le hasard fait qu’on est en campagne électorale (double parano).  Ce serait une farce si la chose s’arrêtait là ; mais on étend le problème.         

Depuis quelque temps, j’ai rencontré une ancienne amie.  On a fait du théâtre ensemble.  J’ai souvent couché chez elle dans la salle de travail.  J’ai dû ainsi parfois sauté l’habitude de créer un texte à tous les jours.  J’ai cependant commencé à écrire mon carnet à partir de cet endroit. 

Ce soir, elle m’appelle pour me dire que j’ai regardé de la pornographie sur son appareil internet.  Une affaire que je n’ai et ne ferais jamais.  Mais, elle dit qu’elle a des preuves sur son bureau et qu’on y retrouve aussi mon nom.  Comment cela pourrait-il être possible parce que je sais ne l’avoir jamais fait.

Je regarde de la porno chez moi, sur mon ordi et je paye pour le nettoyer quand il y a des pépins. 

Une petite maladie mentale qui coûte un peu cher, mais qui permet de te soulager en voyant quelque chose d’agréable à regarder.   Le plaisir manuel existe jusqu’à ta mort, selon ce que l’on dit.

Comment est-ce possible que cela se ramasse sur son ordi sans que je l’aie fait?  Qui peut faire le lien entre elle et moi puisque personne ne le sait.  Très très bizarre !

Radioactif 490

septembre 8, 2022

Radioactif 490

Texte de 2008, p. 926

Retour à l’école.    
       
À Québec, mon premier retour à l’école fut difficile pour des raisons financières.  Je devais gagner mes études et personne ne voulait m’aider.  Je me décidai d’aller passer le chapeau au bureau du ministre de l’Éducation, accompagné d’un bon communiqué de presse.    

Cette démarche a ouvert le compte de banque du gouvernement qui ne voulait pas de publicité négative. Pire, les examens me donnaient raison.  Y paraît que je suis intelligent.  J’ai étudié en 11è année pour une deuxième fois afin d’avoir une 11è scientifique, à Jean-François Perrault, à Québec,  puis, chez les Jésuites, à Québec également.  Je me suis rendu ensuite à l’école normale pour Hommes à Sherbrooke ; mais j’étais devenu beaucoup trop indiscipliné pour réussir des études.         

Le hasard s’est chargé à Montréal de la rencontre avec Daniel, lequel m’a assez enflammé assez pour virer le monde à l’envers.  Je savais dorénavant que des petits gars pouvaient être friands d’une expérience sexuelle parce que c’est tout simplement le « fun ». Premier livre, Hymne à l’amour, le vice et la révolte ainsi que le prix Canada-Normandie pour un de mes poèmes.  La poésie me menait par le bout du nez entre l’idéal et la révolte.    

Le hasard encore une fois, dans la décennie 1980, m’a fait rencontrer un homme merveilleux, Gabriel Charpentier que j’appellerai Grand Gabriel pour le distinguer de Gabriel Deshaies, un jeune qui habita avec moi durant plusieurs années.

Il est à noter que Petit Gabriel était en fin de vingtaine quand il revint vivre avec moi; mais je l’avais connu alors qu’il était mineur. Nous avions d’ailleurs fait le tour des États-Unis ensemble.  Pouvais-je devenir simplement gai comme me l’avaient recommandé les psys ?       

Grand Gabriel a réussi à me mettre dans la tête de retourner à l’école.  Cette fois, c’était l’université et je devais choisir une profession qui me permettrait de gagner ma vie. 

Mon aventure avec Suzanne et les deux enfants m’avait permis d’avoir la certitude de pouvoir vivre heureux avec des enfants, sans les toucher s’ils ne voulaient pas.  Je savais que je pouvais apporter énormément à travers cette vocation d’enseignant.  De plus, elle me permettait de vivre en contact quotidien avec ce que Dieu a créé de plus beau… s’il a déjà créé quoique ce soit. 

Les études furent sans grand événement.  Sauf, un cours où l’on nous apprenait à lire les phrases, en les schématisant en arbre.  Plus ça allait, plus c’était incompréhensible.  J’avais beau lire toutes les suggestions de lecture, m’arracher cellule par cellule dans le cerveau, rien à faire, je n’y comprenais rien.  Comme tout le monde, je me suis mis à penser que c’était la faute du prof.  Quand on ne comprend pas, c’est toujours la faute du prof.   Je suis même devenu agressif à son égard.    

Grand Gabriel essayait de me calmer les pompons.  Puis, par hasard, on dut couper la classe en deux, car il y avait trop d’élèves.  Le nouveau était tout jeune et expliquait les choses différemment.          
 
Un jour, j’osai lui demander à quoi rimait toute cette connerie.  Il m’expliqua qu’un Américain, un certain Chomsky voulait trouver le pattern qui génère toutes les langues pour l’appliquer à l’ordinateur.  Ce fut comme si je venais de me faire engrosser par le Saint-Esprit.  Tout devint clair et de l’échec, je suis passé au A+. 

Quand j’ai enseigné et j’ai constaté qu’on changeait les analyses grammaticales de mon époque par ces forêts, j’étais en furie.  C’était compliquer encore une fois l’enseignement du français.  Si on avait de la difficulté, comme adulte universitaire, à comprendre tous ces chichis pourquoi essayait-on de les faire gober par les enfants ?  Probablement, qu’un élève universitaire a été fasciné par cette méthode et que pour faire le fin ou la fine a décidé de l’incorporer dans les livres d’exercices du secondaire.  Les réformes exigent toujours de nouveaux livres et coûtent une fortune pour permettre aux nouveaux élèves de moins comprendre.  Nous évoluons vers le bas. 

Dans l’ensemble, je fus un bon étudiant.  J’ai pu constater un goût certain pour la recherche, mais j’ai toujours d’abord été un bon vivant.  J’ai toujours follement aimé le vin et le sexe.         

De mes cours, je me rappelle une autre anecdote.  Un prof essaya de nous faire croire que l’écrivain, le Dr Ferron, avait repris le petit Chaperon Rouge pour lui donner une teinte tout à fait sexuelle.         

Connaissant Ferron, je ne pouvais pas avaler cette explication.  Puisqu’on n’arrivait pas à s’entendre, j’ai téléphoné à Ferron pour avoir son point de vue.  Sa réponse endossait ma conception à trois mille milles à l’heure. 

Quand j’en ai avisé le prof, celui-ci a maintenu son interprétation farfelue, en me disant qu’une fois un livre publié, le texte et son interprétation n’appartiennent plus à l’auteur, mais à celui qui lit. 

Comme débilité, on ne peut pas inventer mieux.  Je me suis mis à craindre quant à ce qu’on comprendrait de mes livres.

La stabilité de l’arrogance.        

En nous lançant dans une élection précipitée, Jean Charest nous montre son vrai visage. Il est arrogant. Il se fiche de ce que la population pense.  Il est trop hypocrite pour reconnaître que sa conception de l’économie est justement la responsable de la fraude mondiale légalisée que constitue la crise économique actuelle.          

La crise est le résultat naturel et inéluctable du capitalisme sauvage et des guerres pour le soutenir.  Le capitalisme est comme un lacet de caoutchouc, il faut des crises, mais juste assez pour lui permettre de ne pas sauter. On prévoit que ça arrivera cependant très bientôt.  

Selon Charest, le capitalisme sauvage, la mondialisation, c’est meilleur que l’indépendance.  C’est ce que Charest nous a dit quand il a reconnu que le Québec avait assez d’argent pour se permettre de créer un pays indépendant.  Il prétendait que pour nous, c’était préférable de coucher avec les grands du G8.           

La mafia légale n’est pas assez vaste au Québec, il faut frayer avec ceux qui se fichent de la mort des individus et des droits de l’homme. 

De plus, Charest, a une bande d’amis que je qualifierais de sangsues (Paul Desmarais, en tête) qui nous garantissent la stabilité dans la capacité de ce gouvernement de plumer la population.                      

Ces gens ne pensent qu’à leur intérêt personnel.   La crise justifie une fraude de 714 milliards $ pour des banques milliardaires.  Pour mieux goûter à ces fruits, il faut pouvoir se débarrasser de ceux qui croient dans la démocratie et reprendre seul les guides permettant de nourrir les  » capitalistes affamés » de son entourage.  Voilà la réalité.        

Les bandits mondiaux ont créé un vide qui ne peut se combler qu’en aspirant, en siphonnant les poches des plus pauvres, qu’ils crèvent de faim ou pas.  Pour échapper à une récession, il faut redorer le pouvoir d’achat de la majorité. 

Charest peut se vanter de ses travaux d’infrastructures, mais ceux-ci n’existaient pas tant que le viaduc de la Concorde ne s’affaisse.  La majorité des sous viennent d’Ottawa qui se met ainsi encore le nez dans un champ de compétence provincial comme en éducation.  

Quand je me suis présenté comme Rhinocéros, à Sherbrooke, en 1972, j’avais clairement établi que les Chambres de commerce sont les lieux de rassemblement de tous les patronneux qui viennent téter celui qui pourra bientôt les engraisser.  Je vois que ça n’a pas changé.  Par exemple. L’ex-président de la Chambre de commerce de Magog fait un retour dans le dossier d’Orford.       

La seule stabilité que je connaisse des libéraux c’est de savoir vider les poches des contribuables pour nourrir leurs amis.   La destruction de l’hôpital St-Luc?  Le privé : n’est-ce pas devenir un peu comme les Américains ? 

On ne peut pas justifier une fraude comme nous vivons maintenant, sans prétendre qu’on ne doit pas aller chercher de l’argent des contribuables pour s’en sortir.  On essaie de justifier un déficit.  C’est peut-être pareil avec tous les partis politiques.   Des institutions de patronage.   Il faudra peut-être un jour se débarrasser des partis politiques pour vivre une vraie démocratie.  Ils sont rendus comme les religions.  Pas étonnant qu’on n’arrive pas à se comprendre. On ne sait jamais qui est le pire ou le plus grand voleur, qui nous ment le plus.  On est loin du discours rassembleur d’Obama.  Que doit-on faire ensemble pour se sortir du pétrin dans lequel le système nous a placé avec Bush?    

Je trouve que le OUI du slogan libéral nous met aussi en garde contre le fait que qu’ils veulent nous faire réintégrer la Constitution canadienne pour consacrer l’impossibilité éternelle pour le Québec de devenir un pays.    

Voter Charest, c’est voter OUI au Canada.  C’est remettre le pouvoir à Ottawa.  NON !  Non à se faire baiser par les médias d’une façon aussi permanente puisque l’image de Charest est purement médiatique. 

Reid, le député d’ici, dont on n’entend jamais parler, a recommencé à être sur toutes les photos des journaux locaux.   Kid Kodak is back Charest ne défend pas le français.  OU il y a un référendum : croyez-vous que le Québec doit être français?  Si OUI que doit-on faire pour le permettre?   Qui peut le mieux le réaliser. 

Le vieux discours économique nous casse les pieds.  Non au mépris de Charest pour le peule !  Dommage, il s’en venait bien.  

Radioactif 489

septembre 7, 2022

Radioactif 489

Texte de 2008, p. 924

Pauline Marois, premier ministre.

Un vent d’optimisme a soufflé, hier, sur toute l’Amérique : l’impossible est arrivé, un noir est maintenant président des États-Unis.  

Il a tellement de choses à faire pour réparer les bêtises de Bush que je ne voudrais pas être dans ses culottes.  Son message, nous invitant à ne plus croire qu’on est impuissant,  à changer le monde, venait nous prendre au ventre comme les discours de Kennedy.    

Serait-ce que de belles paroles ?  Les États-Unis passeront-ils au mode pacifique?  Respecteront-ils la démocratie?  Omar Khadr sera-t-il rapatrié au Canada?   Dénoncera-t-on les bavures d’Israël? 
 
Une pacifiste, Rachel Connie, vient d’être écrasée par un bulldozer qui détruit les maisons dans la bande de Gaza, en Palestine.  De tels gestes pourront-ils encore être commis sans qu’Israël ait des comptes à rendre?  Les États continueront-ils les guerres ou combattront-ils la misère dans le monde, comme on serait en lieu d’attendre d’une grande nation?  Les vrais changements ne sont pas pour demain.  À preuve le résultat négatif du référendum sur le mariage gai en Californie. Les religions minent encore les réflexions.           

Il faut aussi éliminer la crise économique et pour cela, il faut créer un nouvel ordre dans lequel les dirigeants auront du respect pour tous les individus, le moindre des humains est aussi important que le président.  La vie doit devenir plus importante que le portefeuille. 

Obama sera-t-il forcer le capitalisme à se démocratiser?  Est-ce que la planète sera encore complètement dirigée par des bandits, des assassins légaux comme Poutine, Bush ou certains chefs d’état africains et asiatiques?   Militaires ou agents secrets dans l’âme, imbus de pouvoir.  Les terroristes continueront-ils de jouer le jeu des puissants du pétrole?      

Pour que la lessive soit complète, il faut que ça change ici aussi.   Harper y a échappé en faisant des élections précipitées, même si ça ne respecte pas ses propres lois.  Il est coincé.            
 
Le petit Charest a ce matin demandé à ce qu’on aille en élections seulement parce qu’il est certain que cette fois, grâce à la peur d’une crise, comme avec la Brinks, les gens lui donneront un gouvernement majoritaire.  Sa soif de pouvoir vaut bien celles de ceux de qui je viens de parler.  Pourquoi dépenser 77 millions pour des élections inutiles?  Je me contenterais bien d’un million et je suis certain qu’autour de moi, je ferais autant de bien que lui.       

M. Charest semble oublier que la crise est justement le fruit du système super capitaliste dans lequel il nous maintient.   Sera-t-il parmi les pourris qui se servent de cette fraude mondiale pour augmenter son pouvoir?             

En prison, les attaquants viennent te voir pour te proposer de te défendre.  Si tu ne plies pas, c’est évident que son autre bras t’étampera. C’est la même gang de couillons qui te vident les poches.  Les Québécois sont-ils assez niaiseux pour ne pas s’en apercevoir?  L’économie est-elle plus importante que la langue?  Où logeons-nous?  Pourquoi le coût de la vie augmente-t-il aussi brusquement?  Les bandits au pouvoir sont nombreux.  C’est ce qu’il faut changer.

À première vue, M. Charest présente la meilleure équipe.  Il semble être le seul assez fort pour maîtriser la situation ; mais c’est aussi un leurre médiatique.  Il prépare cette élection depuis des mois.  Il s’arrange pour que chaque journée ait sa petite annonce d’un bon coup.  C’est fort comme stratégie de communication, surtout qu’on n’entend jamais parler des autres ou que Mario Dumont nous prône une idée de fou par jour.  Il n’y a même pas une bonne nouvelle dans un bulletin de nouvelles. 

L’information est si triste qu’elle nous induit au suicide quotidiennement parce que les magnats de la presse ne veulent rien dépenser et empocher tous les profits.   Ainsi, on parle que de ce qui se passe en Cour, un moyen de nous faire perdre de vue ce qui se passe dans la vraie vie.          
 
Mais, la campagne électorale risque de le ramener à la réalité.  Si nous avons une crise économique, c’est qu’on a navigué à l’aveugle. 

La crise est la suite logique des moyens employés pour se faire plus de profits, plus vite, sans égard aux besoins de plus faibles.  

Alors que le gouvernement doit prévenir, on a laissé les choses se détériorer parce qu’en réalité la crise se passe à un niveau qui n’a rien à voir avec notre statut de province.  On est rien là-dedans. 

Charest peut-il mieux que les autres nous sortir du trou en encourageant le secteur privé au détriment du public?  Tous les requins de l’immobilier refont surface autour du projet du mont Orford.  Ils n’attendent qu’à avoir un gouvernement libéral majoritaire pour faire ce qu’ils veulent.

J’espère que les souverainistes sont assez conscients pour se rendre compte qu’exiger maintenant un référendum, c’est s’assurer de perdre.  Si la souveraineté en mène si peu large, c’est que le projet n’est plus porteur de changements fondamentaux puisqu’il y a toujours un groupe de fédérastes qui nous empêchent d’être un pays ou une confédération.  C’est qu’on est encore poigné avec les états d’âme de la religion.           

Dans mon comté, je n’ai pas le choix que d’être péquiste puisqu’à date Michel Breton est le candidat le plus compétent. 

Jean Charest mérite d’être battu parce qu’il vient de nous montrer son petit visage de Dracula.   Il ne mérite que ça puisque les intérêts personnels et du parti passent avant celui du Québec.   On n’a pas besoin de participer à cette fraude mondiale. (La crise de 2008) Réélire Charest, c’est ouvrir les poches des libéraux pour y laisser couler les surprofits d’une crise économique organisée par ceux qui prétendent en souffrir.  Je suis en tabarnak de vivre encore une élection.  

Jean Charest avait commencé à m’épater avant de se lancer dans une course au pouvoir absolu.         



Radioactif 488

septembre 6, 2022

Texte de 2008, p. 922

Grand Gabriel : mon Socrate.


Grand Gabriel (Gabriel Charpentier), c’était  mon Socrate à moi. 

Il m’éblouissait.  J’avais une espèce de vénération inconsciente à son égard. D’ailleurs, je n’avais jamais rencontré quelqu’un qui s’intéresse plus à mon avenir et aux meubles de mon petit cerveau qu’à la longueur de mon pénis et la rondeur de mes fesses.           

On aurait dit qu’à cette époque, l’amour se mesurait qu’au lit.  On était tellement obsédé à combattre le péché qu’on oubliait que la vérité est très profondément inscrite dans la nature.  Que ce soit une déviation du but premier ne change rien à la réalité,  elle n’est pas contre nature, si elle n’est pas un appel à la mort.  La libido, c’est la force du plaisir, elle nous mène par le bout du nez jusqu’à notre mort. 

La société québécoise vivait dans la peur de la sexualité comme ses curés.  On était encore en couche qu’on nous apprenait comment il était abominable de jouer avec son corps.  Être homosexuel était une infamie.  Des sodomites automatiques !       

C’était d’ailleurs la seule idée que je me faisais de l’homosexualité.  On vivait une vie en couple gai qu’à travers la sodomie.  Les paroles de la Bible obligent à cette réduction.  Ce qui me répugnait et m’en éloignait.  Le monde gai ne pouvait être constitué que de pervers.  C’était le discours réducteur des hétéros, des personnes dites « normales » qui pensaient qu’on devenait gai parce qu’on essayait ça et qu’on aimait tellement ça qu’on ne pouvait plus s’en passer.   Les gais sont des sexes compulsifs.            Même si c’est de la pure diffamation, c’est ce que l’on croyait à cette époque au Québec.
 
Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi les gais ont tant besoin de reconstituer une cellule sociale nucléaire, une famille, une structure qu’ils ont décriée. 

Pourquoi la vie en couple gai n’aurait pas des motifs qui soient propres aux gais?  S’aimer pour combattre la solitude, par exemple.  Deux hommes, ça ne fait pas des enfants bien forts. 

Un peu plus tard, je ne serai pas en couple, mais j’adopterai deux garçons, ce qui me permettait la farce si souvent répétée : « une femme pourquoi faire, j’ai déjà assez de problèmes avec deux garçons ». J’étais très fier d’être pédéraste et d’avoir quand même adopté des garçons. Des travailleurs sociaux venaient à la maison pour voir comment cela se vit et s’il est possible dans ce cas que les enfants soient réellement heureux.

En fait, c’est qu’en réduisant l’homosexualité à l’expression animale de sa sexualité, qu’on éjectait la principale raison pour laquelle on est gai : l’amour, être attiré par quelqu’un.   Rien de différent d’avec les hétéros, sauf que ça ne se passe entre deux êtres de même sexe.     
 
Mais, à l’époque, juste y penser était déjà une raison suffisante pour être damné.   On vivait à défendre le droit d’avoir des rapports sexuels entre hommes, sans se sentir des déchets de la société.  Le sexe était le summum de la déchéance, oubliant qu’il n’y a rien de plus naturel. 

C’était évident que le plaisir qui accompagnait l’accouplement avait été créé pour nous attirer afin d’avoir des enfants, donc, perpétuer la race ; mais les féministes, elles, réclamaient de plus en plus le droit au plaisir sans enfanter.        

Un discours qui avait pleine résonance chez les gais.  On était tellement hypnotisé par le péché de la chair qu’on ne pensait même pas à répliquer que le plaisir sexuel fait partie intégrante de notre nature comme celle de tous les animaux.  Les curés nous faisaient croire que l’homme est supérieur à la bête.   

Le monde gai détestait les pédérastes, même si à cette époque, on ne connaissait pas encore la paranoïa féminoune contre les pédophiles.  

En général, on croyait que les gais étaient pour corrompre la jeunesse.

Cette partie du discours des gens dits normaux, nuisait à la chance des gais de se voir reconnaître le droit de s’aimer entre personnes consentantes, car dès qu’on parle de la protection des enfants, on passe en mode sentimental.  Cette vieille partie du discours hétéro fait encore partie des peurs véhiculées à l’encontre de la philosophie de l’autonomie individuelle.  Au lieu de protéger les enfants, on les surprotège, on les étouffe.       

En fait, le système véhiculait que les gais étaient tous des pervers qui s’attaquent à  « nos enfants ». 

Une belle conception hypocrite et hystérique pour rejeter la réalité gaie et le droit de reconnaître très jeune ton orientation sexuelle.  Dans la réalité, les hétéros s’attaquent plus souvent aux enfants que les gais.  Une claque sur une fesse est ainsi classée comme une agression sexuelle. Une caresse devient un geste criminel, oubliant toute la notion de violence contenue dans le mot viol..      

A-t- on  évolué vers une conscience personnelle et une responsabilité sexuelle?
     
Si pour moi, la pédérastie c’était partager la beauté, le jeu, le rire, avec celui qui me fascinait, avec Grand Gabriel, c’était découvrir le besoin de planifier sa vie pour devenir quelqu’un.  J’adorais cette nouvelle dimension parce qu’elle rejoignait mon plaisir d’écrire et j’éculais autant de ma plume que mon petit appareil de reproduction.  Pour Grand Gabriel, j’étais le fleuve St-Laurent.         

Je réapprenais que la vie n’est pas seulement un effort pour survivre financièrement. Il existe des tonnes de questions existentielles plus intéressantes, une curiosité qui dépasse la beauté des corps, une sexualité qui se vit plutôt que de se raisonner. 

C’est dans ce sens que je décidai d’aller chercher mon diplôme universitaire pour enseigner.          

Je n’adorais pas me retrouver avec Grand Gabriel que pour des raisons intellectuelles, il m’attirait physiquement.  Je me sentais respecté avec lui et ses caresses me plaisaient.  Par contre, je me demandais pourquoi.  Est-ce que sa stature me référait sans cesse inconsciemment à mon père que je venais de perdre ?  Est-ce qu’il m’attirait parce que j’avais besoin d’un père ?    

Socrate avait beau nous prêcher de se connaître soi-même, ce n’est pas toujours facile d’identifier le personnage qui joue en nous. 

Quelle que soit la raison, je me sentais bien à ses côtés et comme il le disait si bien :  « aimer, c’est être bien avec quelqu’un ».   

Radioactif 487

septembre 5, 2022

Radioactif 487

Texte de 2008, p. 918

De la pédérastie à l’homosexualité.    

La plus belle époque de l’humanité fut sans contredit celle de la Grèce Antique et des grandes écoles de pensée et de création.                     

Aujourd’hui, on inculque la peur de l’étranger à tous les jeunes, oubliant qu’il fut un temps où le maître choisissait son élève en fonction de sa beauté et de son intelligence.  Et, l’élève choisissait son maître en fonction de son désir d’apprendre et de le séduire.   La transmission des connaissances était une affaire d’amour.  Le maître lui apprenait tout, même à jouir, et le jeune se laissait modeler. 

Malheureusement, les femmes étaient encore considérées comme inférieures, tout comme les esclaves.  Ce qui ne pouvait pas durer éternellement, fort heureusement, puisque tous les humains devraient être égaux quoiqu’il faille cependant définir ce que c’est : être l’égal de l’autre. 

Ce n’est pas numérique et qu’on le veuille ou non, on ne naît pas tous égaux.  On a qu’à penser aux différences de QI.  L’égalité existe donc du fait d’être un humain.  Les différences individuelles n’ont aucune importance quant à ce que l’on est fondamentalement.

L’égalité doit nécessairement se résumer à la chance pour tous de se développer au maximum à tous les points de vue.   
     
Ainsi, se transmettait la connaissance. 

Quand j’ai fait mon classique, je me suis mis à rêver de trouver un jour mon Léonard de Vinci ; mais je n’étais pas beau.  Je n’avais pas de talent en musique, ni en peinture.  Je n’avais même pas de talent littéraire même si j’écrivais déjà comme si j’en avais.  Pire, j’étais attiré par les plus jeunes que moi d’où l’impossibilité de trouver à cet âge « un maître», un individu qui m’insufflerait un grand idéal de vie. 

Je ne crois pas que la vie soit intéressante si elle n’a pas un idéal à réaliser.  C’était le beau côté de la religion quand elle réussissait à sortir de ses obsessions antisexuelles.

Ado, je me trouvais le roi des cons et j’avais peur de l’avenir. 

Le journalisme m’a un peu dégourdi et a accompagné mon apprentissage sexuel, grâce aux salaires qui me procuraient une grande liberté et la chance d’aller chercher dans mon portefeuille ce qui manquait pour séduire ceux qui me plaisaient.  Tout était jouissance.  J’étais ouvert à toutes les expériences, en autant que ça ne me mettait pas en danger.  Il n’y avait pas de limite de sexe ou d’âge, même si les très jeunes, étaient automatiquement en dehors du champ des tentations.    

Mon Léonard de Vinci fut Grand Gabriel Charpentier.  Pour la première fois, je pouvais goûter aux joies incommensurables d’être clairement désiré par quelqu’un. Et encore mieux, ce rapport n’était pas que génital quoiqu’il commença ainsi.  J’étais allé «cruisé» dans un bar gai. 

Si j’avais le désir de séduire un bonhomme plus âgé que moi, ma préférence demeurait les jeunes garçons.   Mais, des jeunes de cet âge qui recherchent déjà une aventure ne sont pas légion.  C’est le fruit du hasard.       

Avec les jeunes, ce n’était pas qu’un attrait purement physique, c’était plutôt la recherche de l’énergie que l’on a de vivre à cette âge.  Le plaisir.  La découverte. La curiosité.  Le jeu. 

Grand Gabriel apportait quelque chose de fondamentalement différent : le besoin de retourner à l’école.  Et, c’est que qui se passa.  J’ai repris mes cours à partir de la fin du secondaire avant d’entreprendre mon bac.  

Mon expérience avec Suzanne, les enfants et l’école libre me poussait à devenir un enseignant.  Quand je me suis embarqué dans la réalisation de ce rêve, je n’aurais jamais cru que ça me ferait presque totalement abandonner la pédérastie parce que j’aimais trop enseigner pour prendre le risque de ne pas pouvoir réaliser ce rêve juste pour une question de sexe.  Pourquoi perdre sa vie pour un petit trente minutes de jouissance ?   
 
Je devrais apprendre à vivre pédéraste en dehors de l’enseignement et me contrôler absolument avec mes élèves.  Tout un défi.  Je savais qu’on naît pédéraste et qu’on meurt pédéraste.   J’éprouvais trop de joie à être avec les jeunes pour ne pas essayer de vaincre mes attirances génitales et découvrir une beauté sexuelle encore plus profonde.   La sexualité ne se vit pas qu’entre les jambes.  C’est l’expression de tout son corps.  Ce fut aussi un très long apprentissage. 

Pédéraste, la sexualité est aussi une attraction intellectuelle.  Le plaisir de voir le jeune se développer et s’ouvrir comme une fleur.  Je n’étais plus en amour compulsif avec les petits pénis ; en enseignant, je me laissais séduire par l’intelligence, les qualités et les défauts.  Je m’éveillais à la beauté de l’âme.             


Trois vies sur quatre.      

En fait, j’ai déjà vécu à date trois de mes quatre vies, avant de passer à la formule définitive de décomposition.       

Je deviendrai comme tous : une simple énergie perdue parmi les innombrables énergies qui se promènent dans notre univers.  Une toute petite lumière ou un tout petit nuage de chaleur, échappé d’un corps qui ne peut plus se renouveler.   En serais- je conscient ?  J’en doute, à moins qu’il y ait un niveau de conscience qui nous échappe et qui soit à l’extérieur de nous, comme une âme, mais formée selon  » le nous de notre je », car le corps est dans un monde matériel, un support indispensable à la conscience.             

On ne peut pas avoir conscience d’une situation qui ne change pas.  À chaque instant nous sommes déjà un autre.  La mort c’est une restriction imposée par l’espace- temps : le mouvement, le changement, dû à la perte de l’équilibre qui est à la base de notre existence. Nous sommes une toute petite onde, un tout petit frisson dans un univers infiniment grand.          

J’imagine la mort comme un immense trou, un vide absolu, dans lequel on est ni bien, ni mal.  On ne sait tout simplement pas qu’on est.  On ne sent rien, on ne sait même pas qu’on existe.         

Ça ne change rien à ma foi en Dieu, car, s’il existe, mon âme s’évanouirait pour reprendre conscience, mais cette fois dans une dimension qui n’a pas besoin de changement pour savoir qu’on existe.  Une conscience d’âme à Dieu, totalité de toutes les énergies. Une dimension comme si l’électricité pouvait exister sans une structure électromagnétique.  Ce serait comme dans mon rêve, où je n’étais qu’un orgasme éternel qui se sentait en totalité un orgasme.  Un trou noir d’orgasme qui se suffit d’être, de se percevoir un geste de conscience.  Si beau, si grand, qu’il n’y a pas de mot pour le définir.  C’est ça ou rien. 

Tout dépend de notre degré de perméabilité, de notre ouverture à sentir ce qui nous est extérieur.  Je trouve ça plus réaliste que de croire en une résurrection des corps.  À moins que …    

Peu sont revenus pour nous dire ce qui se passe après la mort, d’où je crois encore plus qu’il n’y a absolument rien.    

On dira que vue ainsi la mort n’a pas de sens.  Totalement faux.  La vie est là pour être goûtée sous toutes ses formes. 

Quand j’ai assisté mon aveugle, il voyait plus clair que moi.  Il savait jouir de ce qui se passait en lui. Un aveugle connaît le bonheur, la misère et la souffrance comme la joie.  Il est assez intelligent pour profiter de ce qu’il ressent pour évaluer la vie et il est souvent plus heureux que nous qui avons des infinités de beautés à admirer alors que nous qui passons à travers sans nous y arrêter.  

Même dans le malheur, la vie prépare la beauté et la jouissance.  La souffrance n’est qu’une mesure-étalon, un vide profond, une noirceur à faire peur, un tiraillement.           

Quand j’étais jeune, je vivais l’énergie d’un enfant. Quelle merveille que de découvrir la beauté de la vie.  Des jeux. Des jeux.  Puis, l’adolescence.  La découverte d’un jeu encore plus passionnant : son pénis. 

Puis, parce que je ne m’en servais pas comme les autres –il s’était transformé en curiosité — ce fut le premier coup de matraque social.  Je m’en suis sorti en prenant conscience que l’empreinte du péché avec laquelle on avait voulu couvrir la candeur de mon âme était comme les cataractes.  Il suffit de les enlever pour retrouver le plaisir de voir. 

Même Dieu, qui est le hasard des hasards, m’a présenté mon petit vietnamien pour que je comprenne ce que signifie le mot pureté.  Dieu fut si content qu’il me donna deux fils adoptifs.  La pureté est un mot qui n’a rien à voir avec le sexe, mais il faut presqu’une vie pour s’en rendre compte.   

J’ai vécu au maximum ma libido, malgré ses infirmités, plus attirée par les garçons que par le besoin de transmettre la vie physiquement.           

Je me suis révolté contre l’univers à cause de mes différences jusqu’à ce que je m’aperçoive de la richesse de ces différences.  Elles me procuraient la joie alors que, selon les autres, j’aurais dû rougir de honte. 

L’étroitesse d’esprit de mon passé m’a permis de comprendre que la vie est bien au-delà de ces scrupules maladifs.   Et, cette fois, pour retrouver le contact d’énergie à énergie, je suis passé à la philosophie de la jouissance totale. Plus de corps. D’esprit à esprit.  C’est plus agréable de donner que de recevoir. 

Je l’ai vécu jusqu’à Benji. La présence muette.  L’attachement discret.

J’ai compris que ma morale est une maladie qui me permet de vivre en dehors de leur paranoïa, dans la vraie paix intérieure.  Ce fut une très belle seconde vie. Une autre découverte.  L’Amérique de la liberté.            

Maintenant, avec ma grosse bedaine, la découverte de la souffrance physique, j’entreprends mon quatrième volet.  Au lieu de jouir dans mes culottes, je jouis dans les ravissements que mon petit cerveau me procure.  Je bande des neurones comme mon ami Frédéric le disait : avec toi, on ne regarde pas ton pantalon pour savoir si tu bandes, tu bandes des yeux.    

Radioactif 486

septembre 4, 2022

Radioactif  486

Texte de 2008, p. 914

Le jeu des riches  

La crise économique actuelle est directement liée à l’industrie du pétrole et au réajustement que les multimilliardaires doivent faire pour ajuster le capitalisme afin de l’adapter à la mondialisation.        
 
La crise actuelle est le fruit direct de la mondialisation.
  Le gigantisme des institutions qui se fusionnent ne peut entraîner que la banqueroute de ceux qui ne sont pas encore assez riches.   Ce n’est qu’un début, car bientôt la crise portera sur l’eau et à ce moment-là, ce sera une question de vie ou de mort ou plutôt une question de survie.        

Les trois axes économiques : le capitalisme démocratique, le communisme et les émirats doivent revoir la position financière mondiale et économique pour permettre au système de continuer d’opérer et se rentabiliser, sans passer par une guerre mondiale et sans entraîner la misère.  Les religions ne servent plus qu’à alimenter les fanatismes.  Elles prouvent qu’elles ont échoué dans leur nouveau rôle de modération. 

L’industrie du pétrole ne s’intéresse pas aux individus.  Elle a déjà presque tout détruit l’Afrique, la Tchétchénie, etc. ; ce qui suffit à nous prouver que les cadavres n’inquiètent pas les multimilliardaires en autant que le profit continue à s’engranger dans les mains des mêmes qui possèdent déjà pratiquement tout le pouvoir.       

Il est impossible comme Bush de provoquer une nouvelle guerre régionale pour continuer de remplir les coffres alors pourquoi ne pas créer une crise qui rapporte des milliards en simulant un manque de liquidité.  Il faut aller chercher ce qui manque dans les poches de la classe inférieure.          

La situation actuelle est une crise de réajustement qui fait l’affaire des trois axes idéologiques, car elle empêche une lutte mondiale armée pour le pétrole.  Nous en sommes déjà rendus là.  On réajuste ou tout « pette ».  

Puisque la grogne part d’en-haut, (du plus riche au plus pauvre), il est inévitable qu’elle ait des répercussions jusqu’aux plus petits de la planète.  On se fiche que des gens soient dépossédés du jour au lendemain, l’important c’est de re- balancer la finance et l’économie de manière à éviter les confrontations planétaires.  
 
En ce sens, M. Sarkozy a un peu raison : c’est le temps idéal pour redonner un «coeur» au système avant que tout saute.  Restreindre le besoin en pétrole, c’est restreindre la possibilité pour une multitude de continuer à vivre au-dessus de leurs moyens.  C’est aussi se couper du superflu, pour le redonner à qui?  Aux stratèges de ce vol mondial, de cette arnaque.   Ou le redonner aux plus pauvres afin à moyen terme de relancer l’économie avec plus de souplesse. 

Le temps de l’esclavage est fini.  Si on veut sauver la planète, il faut combattre la misère que ce soit dans n’importe quel continent.  Il faut se donner un nouvel ordre mondial qui tient compte des réalités des pays existants et à naître pour éviter les conflits superflus ainsi qu’à un nouvel ordre moral qui écarte la violence et les dictatures religieuses, surtout sexuelles.  

Le droit à la vie de tous les individus ainsi qu’à leur épanouissement doit être au centre de cette réforme, basée sur le respect de la vie. 

Le capitalisme est démocratique ou voué à son éclatement.  Il ne peut pas y avoir de démocratie sans liberté, sans responsabilité.  Ou on négocie un nouvel ordre ou ça pette. 

Au Québec, on vient juste de démontrer que l’intérêt des partis politiques passe bien avant celui de la population.  Serait-ce que nos dirigeants sont tellement imbus d’eux-mêmes qu’ils ne peuvent pas s’entendre?   La crise est là pour aller chercher le fonds des petites économies, des petites gens, qu’ils crèvent de faim ou pas.    

Au Québec, ça signifie que nos dirigeants sont des profiteurs qui n’arrivent même pas, trop orgueilleux à s’entendre sur ce qui serait le vrai bien du peuple.  Les dieux et les rois font festin grâce au peuple qui crève de faim.  C’est inévitablement la doctrine de fond de ce qui anime le système financier et économique si on ne le change pas.    
 
M. Charest semble oublier que la crise économique actuelle existe à cause de l’ordre mondial qu’il défend.         

Pas certain que les Québécois soient assez naïfs pour croire que ce petit «coup d’orgueil» passera comme une lettre à la poste.  Je ne parierais pas pour un gouvernement majoritaire libéral et 70 pour cent des gens ne veulent pas d’élections.  

Il suffit de regarder ce qui passe pour le projet d’Orford pour comprendre le vrai visage des libéraux.  La lutte a porté strictement sur le fait de remettre les terres entières au parc comme avant.  Rien de changer.  Les élections libérales n’ont pas encore eu lieu que tous les requins antécédents de l’immobilier se re-montrent les dents sur La Tribune.        
  
Paul Desmarais ne doit pas être très loin. Je n’ai pas changé d’avis à son sujet depuis que j’ai écrit Il était une fois dans les Cantons de l’Est.  Les requins sont plus gros quand ils nagent dans l’océan des portefeuilles du Canada.      

Les fonds de retraite.      

Au lieu de perdre leur temps dans des jeux de pouvoir, les partis politiques du Québec devraient avoir la sagesse de réviser leurs façons d’agir afin de circonscrire tous les problèmes charriés par la mondialisation.       
           
Par exemple, les dirigeants de la gestion des fonds de pension devraient avoir des ordres très clairs à l’effet qu’on ne met pas les fonds de pension des travailleurs en jeu pour permettre à quelques joueurs pathologiques de se servir de l’argent du peuple pour jouer à la bourse. 

Il devrait y avoir une proportion au-dessus de laquelle on ne peut pas jouer ces argents en bourse, au cas où les placements ne rapportent pas assez et ne pas mettre en danger ce qui est versé comme contributions aux retraités.          

Par contre, ce qu’il y a, en plus, peut alors servir pour accélérer les revenus.  Si Loto-Québec crée des joueurs pathologiques, notre système crée des haut-fonctionnaires à l’esprit tout aussi pathologique.  Ces gars-là sont habitués à voir de l’argent plein les poches et ne savent pas ce que ça veut dire de retrancher un petit cent dollars par mois pour survivre.  S’ils vivaient un peu plus pauvres, ils sauraient ce que c’est d’avoir de la difficulté à joindre les deux bouts.  Ils ne joueraient pas la sécurité des travailleurs en bourse.  Ils ne laisseraient pas n’importe qui s’approprier de nos richesses naturelles.  Mais, René Lévesque est mort.
 
Si la distribution des revenus vise à éliminer la pauvreté et assurer une vie décente à ceux qui se sont payés de bons fonds de pension, les fonctionnaires auront la décence de ne pas prendre de risques inutiles avec l’argent des contribuables. 
 
Au lieu de nous casser la tête avec des élections, on devrait commencer par se demander pourquoi les problèmes que nous vivons aujourd’hui sont exactement ce qu’ils étaient potentiellement il y a 40 ans?  A-t-on manqué de perspectives?            

On dénonçait les villes mono-industrielles, on insistait sur la nécessité de varier le marché et ne pas mettre tous nos œufs dans le commerce avec les États-Unis.  Le ministre Garon nous avait fait comprendre l’avantage d’avoir une agriculture qui nous permette d’être autosuffisants pour tout ce qui est de l’alimentation afin de ne dépendre de personne en cas de crise ; mais on a écouté des Paul Desmarais et Jean Chrétien qui ne pensaient qu’à la survie de la fédération canadienne, même si elle oublie les besoins particuliers et différents du Québec.  La diversion pour pouvoir faire ce que l’on veut. Une diversion qui connait son apothéose dans les bulletins de nouvelles…                  
 
Desmarais joue encore ce petit jeu de faux mentor auprès de Sarkozy, comme les Simard avec Bourassa, oubliant qu’il appartient au peuple du Québec de décider s’il veut créer un pays.  Si la France ne veut pas voter pour créer ce pays lorsqu’on votera en faveur, qu’elle cesse de nous faire croire qu’elle a un attachement particulier pour ses petits cousins outre-Atlantique et affirme clairement qu’elle a un béguin pour le portefeuille des Américains et que nous pouvons lui servir de pont continental.  Pourquoi tant d’hypocrisie?         
 
Il est urgent qu’on cesse d’administrer le Québec comme une bande de bourgeois et qu’on identifie nos forces et nos faiblesses pour les dix prochaines années.  Si l’économie est fondamentale, il faut se rappeler qu’il n’y a pas que ça dans la vie.  Il y a des valeurs encore plus importantes : la vie communautaire, la survie de la planète, par exemple.          

C’est ahurissant que nos dirigeants se comportent comme des enfants et se chicanent à savoir qui a le plus une tête de cochon et qui se prend le plus pour un autre.   C’est le temps de se débarrasser des esprits obtus comme Desmarais et d’examiner ce qui est vraiment le plus profitable pour le PEUPLE du Québec.  Desmarais est un des grands penseurs du parti libéral.             

Je peux difficilement oublier Il était une fois dans les Cantons de l’Est que j’ai publié en 1972.  C’est un livre strictement politique, mais on ne le retrouve pas sur les tablettes des bibliothèques de Sherbrooke, même dans le rayon des adultes. Et. On nous parle de la liberté de parole.        

Radioactif 485

septembre 3, 2022

Radioactif 485

Texte de 2008, p. 913

Falardeau à raison.

Pierre Falardeau nous a rappelé une très grande vérité, lors de son passage à « Tout le monde en parle.»  Nous sommes un peuple entièrement culpabilisé par son passé religieux et sa bourgeoisie.           

Les bourgeois du Bas-Canada ont toujours baisé le derrière du Haut-Canada, dans l’espoir de faire partie de la bourgeoisie plus riche du Haut-Canada.  On en est encore là et nous y resterons tant qu’on ne se sera pas libérés de cette culpabilité malsaine qui tient de l’image que l’on se fait de nous comme nation et comme individu.  Quand la valeur fondamentale de notre vie, c’est d’être plus riche, ça vole bas.   Même si l’argent est nécessaire, il n’est pas essentiel au bonheur.

Notre aliénation est telle qu’il suffit qu’on nous dise qu’on est telle ou telle chose pour qu’on s’écrase et qu’on demande pardon d’exister. 

C’est pourquoi on pense que les souverainistes sont des racistes alors qu’ils sont juste un peu moins colonisés que les autres. 

Les vrais racistes ce ne sont pas nous ; mais les immigrants qui ne nous respectent pas assez pour appuyer notre projet de créer un pays qui d’ailleurs leur serait tout aussi profitable qu’à nous. 

On s’en fiche qu’ils parlent telle ou telle langue maternelle à la maison, s’ils savent assez le français pour le parler à l’extérieur. S’ils sont Québécois, ils doivent nous appuyer et non nous empêcher d’évoluer.  

Ils se font laver la cervelle par les médias anglais fédérastes comme nous, mais aussi par les curés politiques du parti libéral.

Chez les aliénés, les autres ont automatiquement raison.  

La crise économique est sûrement une malédiction du ciel qui s’appelle bourse et pétrole.  Il faut souffrir pour être sauvé.  Mais, les capitalistes et leurs serviteurs (Bush, Sarkozy, Harper, Dumont et Jean Charest — même une bonne partie des politiciens de toutes les allégeances confondues)  ont créé la crise économique et jouent maintenant aux pompiers pour nous faire croire qu’ils veulent nous protéger de leur soif insatiable de profits.  

La crise économique est un vol légalisé et mondial.  Les bandits sont au pouvoir.  Ce sont ceux qui nous dirigent. Ce sont des assoiffés d’argent et d’énergies qui se fichent de répandre la misère pour augmenter leurs profits et leur pouvoir.

L’esprit québécois est encore un esprit aliéné. Un aliéné, c’est celui qui embrasse ses chaînes et qui se croient méchant de rêver à sa liberté. C’est un gars qui croit que tous les autres sont supérieurs à lui.  C’est une personne qui souffre d’un très profond sentiment de culpabilité inconscient.  C’est la raison profonde de ma lutte pour la liberté sexuelle : nous permettre de nous de nous désaliéner.  Notre approche sexuelle nourrit notre sentiment d’infériorité.  

Les Québécois ne sont pas racistes, mais des individus qui souffrent d’un très fort sentiment de culpabilité, au point de bouffer une bonne partie de leur personnalité.  Ce trouble de la personnalité leur vient des curés et de la bourgeoisie pour qui tout ce qui est naturel dans la sexualité fut perçu comme une perversité.On est à peine sorti du berceau, on n’est pas encore capable de réfléchir, qu’on se sent des affreux : on est un animal.      
 
Eh oui, on n’est pas sorti de l’école qu’on est psychologiquement invalide : on ne peut pas avoir confiance en nous.   On commence à percevoir la vie comme si elle était une saloperie. 

Étant incapable de penser par nous-mêmes, on se fie aux prétendus spécialistes des affaires politiques dont le but ultime est de modeler l’opinion publique.   Ceux qui décident du rang que vous occuperez dans la société.  Les vedettes ou les politiciens sont des créatures des médias. 

Pas étonnant que le nombre de gens qui cessent de voter augmente : on constate que tout est organisé d’avance, qu’on est absolument impuissants.  La majorité pense comme les médias nous disent ce dont il faut penser.          

Les Québécois conscients exigent seulement d’être respectés dans leur réalité et n’acceptent pas que l’avenir de leur propre pays leur échappe parce que des étrangers ont le droit de décider de leur avenir.   Ils ne sont pas racistes parce qu’ils n’aiment pas les étrangers ; mais parce que ces étrangers les empêchent de créer leur propre pays et leur propre rêve. 

Les Québécois ne rejettent pas les immigrants ; ils demandent seulement que les immigrants ne soient pas la cause de leur impuissance politique.  Le Québec n’est pas le Canada.  Ce n’est pas compliqué à comprendre.  Ils continuent d’agir en étrangers dans leur nouvelle patrie, sans respecter ceux qui les accueillent parce qu’ils se veulent canadiens, donc anglophones.  S’ils veulent être canadiens qu’ils déménagent au Canada.             

Par contre, s’ils veulent être Québécois comme nous. Francophones.   Super. Gros becs. On est contents de vous avoir.     

Mon frère croit qu’on n’a jamais voulu faire l’indépendance du Québec parce qu’on a refusé de prendre les moyens pour y arriver.  Selon lui, personne n’aurait dû avoir le droit de vote au référendum, sans être installé au Québec depuis au moins 10 ans.  C’est un raciste crieront tous les faiseurs d’images et d’opinions de Power Corp. (qui a changé de nom pour éviter d’être identifié aux gros méchants, comme les Simard du temps de Bourassa).  

Les péquistes feront de l’angélisme et diront comme d’habitude que ce n’est pas beau de penser ainsi.   Comme si c’était mieux d’être aussi constipé que Paul Desmarais (qui soit dit en passant est vue par Charest -Sarkozy comme une imminence grise)  

Et, nous les aliénés nous diront qu’ils ont raison et nous nous frapperons la poitrine durant des siècles pour avoir osé exiger ce qui est tout à fait normal pour n’importe qui : Être nous-mêmes.      

Si les immigrants n’apprennent pas le français, ce sont eux les perdants, mais nous aussi.  Ils ne sont pas plus intelligents que nous, ils se font laver l’esprit par le rêve d’être plus riche, s’ils sont du côté des anglophones.           

Les souverainistes se fichent totalement que les immigrants parlent une autre langue que le français à leur arrivée, en autant qu’ils aient l’intelligence de faire l’effort d’apprendre le français pour communiquer avec les autres parce qu’ils viennent s’installer dans un territoire francophone. 

La décence, le respect exigent que les immigrants essaient de s’intégrer à leur nouveau pays. 

C’est vrai que les immigrants n’ont rien à voir avec la guerre perpétuelle anglo-française, Canada-Québec. Mais, la décence exige qu’ils respectent la société qui a la bonté de les accepter et non de toujours chercher à les empêcher de créer leur pays.           

Bien des immigrants pensent de plus en plus ainsi.  Quand tu t’installes chez des gens, c’est pour avoir du plaisir de vivre avec eux et n’ont les caller.

Radioactif 484

septembre 2, 2022

Radioactif 484

Texte de 2008, p. 910

Les séparatistes : les anglais.

Depuis 40 ans, le Canada nous prouve que les vrais séparatistes sont les anglophones du reste du Canada.       
 
Il suffit d’ouvrir la bouche pour exposer une demande légitime, puisque nous sommes une nation, une minorité francophone dans une mer anglophone, pour que le Canada anglais monte sur ses grands chevaux et prétendent qu’on est des enfants gâtés.  Qu’on demande n’importe quoi d’important pour nous, c’est NON, NON, NON !     

Et, comme Mario Dumont, on fait dans nos frocs et on donne raison à Ottawa parce qu’on est divisé. 

Pour ouvrir la constitution, il faut d’abord se tenir tous ensemble au Québec et avoir une liste d’épicerie dans laquelle la langue, la culture, la démocratie, par exemple, sont non négociables. 

Pour que le fédéral, nous prenne au sérieux, il faut nécessairement tenir un jour, quand on sera prêt, un autre référendum dans lequel une majorité claire dira nous voulons que le Québec devienne un pays,   Après tout, ce n’est qu’un changement de structure.           

Ce n’est qu’à ce moment-là qu’Ottawa négociera sérieusement avec nous. C’est même une obligation fixée par la Cour Suprême par la loi de la clarté par un Stéphane Dion qui croyait que ça vaut la peine d’être canadien.  Il y aura négociations sérieuses, qui nous donnent une chance de remporter la mise, que le jour où ce sera un « c’est à prendre ou à laisser ».    

Par contre, il faudra avoir assez d’ouverture d’esprit pour entrevoir la possibilité de créer une véritable confédération, si cette structure est plus avantageuse pour le Québec, mais tout indique que le reste du Canada refusera de négocier en ce sens.  

La Confédération est une toute autre structure, dans laquelle le vrai pouvoir appartient aux provinces.  On demeure canadien ; mais pour y arriver, il faut d’abord avoir l’intelligence de se donner les moyens de négocier en étant déjà un pays.  Le Canada devait à la rigueur être une confédération.  C’est ainsi que ça devait être, mais notre pays s’est muté en fédération, à notre grand désavantage. 

Une véritable confédération est un projet envisageable par tous les partis politiques du Québec.  C’est plus qu’un simple réaménagement de la constitution.  L’indépendance est une étape obligatoire.  

Pour la réaliser, il faut qu’on reprenne foi dans notre valeur.  Il faut qu’on cesse de se diviser. Pour le réaliser, il faut aussi un consentement du reste du pays     
 
Il suffit de nous dire qu’on est des racistes pour qu’on s’écrase comme des petits chiens.  Si l’ADQ semblait une solution en 1994, la solution est déjà dépassée.  L’ADQ, sauf pour la démocratie, est devenu un boulet.  C’est l’avenue de celui ou de ceux qui ne savent pas se brancher entre le fédéralisme et l’indépendance. 

Dommage, car le rapport Allaire était un début de solution qui aurait pu nous unir et forcer le fédéral à reculer dans son invasion des pouvoirs du Québec.  

C’est devenu impossible, car on se divise trop en partis politiques.  Pour faciliter le choix, on devrait implanter immédiatement des élections proportionnelles.    

Le Québec existe seulement quand il y a danger de référendum pour le Canada.  C’est alors pour eux, contrairement à tout ce qui se passe habituellement, le moment de crier son amour au Québec.  Le temps qu’on vote NON et qu’on puisse s’affaiblir encore plus parce que la majorité a été assez stupide pour voter strictement émotivement plutôt qu’avec une part de raison. 

Si le Québec n’était pas une vache à lait, pourquoi en 1970 était-on prêt à faire intervenir l’armée pour empêcher la sécession ?             

Personne ne peut nier qu’on se porte toujours mieux quand on prend soi-même les décisions en ce qui nous concerne.  On pense à notre intérêt.  Et, c’est là, le problème avec le Canada : chaque partie du Canada a des intérêts convergents pour ne pas dire strictement opposés.  On nous ment encore à pleine gueule grâce aux journaux et on nous manipule.  Ce n’est pas avec le fanatisme de Paul Desmarais et Power Corp. qu’on peut avoir une vue objective.  Desmarais est un obsédé fédéraste parce que c’est l’intérêt de son portefeuille personnel.         

Quant au Journal de Montréal et TVA, ils perpétuent la paranoïa sexuelle et l’aliénation.  Avec Arthur, à TQS, on peut juste voir qu’on est rendu au fond du baril.  On ne peut plus aller plus bas.  Les gens de Québec ne sont pas pour l’ADQ pour rien.  Les gens qui l’appuient sont à droite et voudraient retourner complètement aux années 1950.  Au temps où l’Église nous menait par le bout du nez. C’est l’impression qu’on nous donne. 

J’avoue que c’est surprenant quand on voit des gens de valeur comme l’ancien ministre de l’agriculture, M. Garon, et M. Allaire, dans ce parti.  Comment devenir plus adultes quand on nous traite comme des voyeurs et des arriérés ?  Quand on sème la peur ?  C’est le jeu des médias.  On ne pense plus par soi-même, on pense comme ceux qui sont payés pour nous faire penser de telle ou telle façon.               
 
La souveraineté n’est pas un geste infantile et ne peut pas être posé tant qu’on maintient cet état d’esprit.           

L’indépendance n’est pas qu’un geste économique, mais surtout un choix, une fidélité à des valeurs profondes.  La liberté. La responsabilité. La justice sociale. La démocratie.  L’égalité entre tous les individus, la non-violence, etc.  C’est pourquoi le fanatisme des « partis politiques » est contre le bien-être du Québec.  

Il n’y a pas un parti fondamentalement pourri. Il y a du bon dans chacun.  Il est temps qu’on cesse de mentir pour se trouver supérieur.  Le gouvernement est là pour s’assurer que chaque citoyen a les moyens de se réaliser.   Le gouvernement n’est pas qu’un administrateur, c’est celui qui doit assurer une justice sociale.
 
Avec le fanatisme des partis politiques, on se rend vite compte que les Québécois en refusant de se parler sérieusement se tirent dans les pieds.  Il ne sera jamais possible de négocier avantageusement avec le Canada tant que les Anglophones ne croiront pas que l’indépendance du Québec leur pend vraiment au nez.  On a qu’à voir la panique à la suite du référendum de 1995.  La loi de la clarté et le besoin de certains de s’en mettre plein les poches au cas où la tirelire éclaterait (les commandites).  Le fédéralisme a permis d’établir un niveau supérieur de bourgeoisie locale.  Point à la ligne.   

Par contre, il est évident que la moitié des Québécois veulent absolument demeurer à l’intérieur du Canada, car ils ne peuvent pas penser une seconde sans se référer à l’économie et se faire croire que plus on est gros, plus on est riche. La crise économique actuelle est le premier fruit de la mondialisation.  La solution vient d’en-haut, donc, elle sera favorable à ceux qui sont plus riches. 

Depuis 40 ans, non seulement on est impuissant à faire valoir nos droits, mais on perd du terrain à chaque année avec la concentration des pouvoirs à Ottawa.  Ottawa veut que les provinces ne soient que de simples succursales

Ceux qui se battent contre l’indépendance ne pensent pas au bien de tous les Québécois, ils pensent économie. 

Pour eux, l’indépendance n’est qu’une affaire de gros chiffres.  Ils ont aussi raison jusqu’à un certain point.  C’est idiot de vouloir se séparer si du jour au lendemain on se ramasse dans la misère.  Tout le monde sait maintenant que c’est absolument absurde.  Le Québec est riche. Même Jean Charest reconnaît que le Québec a les moyens financiers pour devenir un pays, mais prétend-il, cela ne nous rapporte rien de plus.  (Il s’informe à Paul Desmarais)   Il est préférable d’être partie prenante de la mondialisation et de profiter de la crise économique, selon eux.  Même si c’est faux de dire que c’est plus payant d’être dans le Canada, on n’a pas de chiffres fiables pour nous le prouver le contraire.  Mais, comment le prouver si on nous présente toujours des chiffres contradictoires.  Qui nous ment ?  Il me semble que c’est tellement important qu‘aucun politicien ne devrait avoir le droit de nous mentir.          

Si le Québec est indépendant, il sera assez riche pour garantir un avenir brillant à tous ces citoyens.
  C’est une condition essentielle.  Comment des politiciens peuvent-ils avoir assez peu de conscience pour prétendre à des mensonges ?  Le Québec est-il riche ?  On a le droit de le savoir pour prendre une décision éclairée. 

Le fanatisme des partis politiques doit être mis de côté quand il s’agit d’un point aussi important.    

On veut avoir la vérité. Quelque chose de clair et de facile à comprendre.  C’est un droit des citoyens.    

Petit vol.

septembre 1, 2022

En écoutant les nouvelles, je me suis rappelé un petit incident.  Je revenais de voyage. Il y avait des élections. Je suis allé prendre une bière avec mon ami Réginald Dupuis, un excellent peintre. À notre retour au local du Parti Québécois, il n’y avait plus de peintures faites par Réginald. Disparues. Les libéraux ont fait courir que je les avais volées pour le faire passer sur leur dos.  Après les élections, la police a trouvé les peintures dans le local du parti libéral.

Radioactif 483

septembre 1, 2022

Radioactif 483

Texte de 2008, p. 905

Y a de l’amour dans l’air…

Je m’amuse parfois à consulter la liste des écrits faits sur ma noble personne. 

C’est un exercice est peu plaisant, car je constate que bien des gens scandalisés créent un blog exprès pour me dénoncer.  La photo fournie, s’il- vous-plaît, ou encore c’est un critique qui se contente de dire qu’il n’aurait rien de bien à dire au sujet de l’Homo-vicièr

On me dit que j’ai une belle plume ; mais malheureusement, je n’écris pas ce qu’on voudrait entendre.  Il me suffirait de dire ce que veut entendre notre morale perverse, car elle dénigre les beautés de la sexualité, pour devenir un écrivain populaire.  Merci.  Je ne suis pas une putain littéraire !    

Évidemment, ça fait partie de l’exercice démocratique de l’écriture.  Ils ont droit à leur opinion. Ils ont droit de me décrier, sauf, si c’est faux. 

Malheureusement pour moi, je devrais conclure que je n’ai pas de talent.  Mais, heureusement, à tort ou à raison, je suis assez fier de ce que j’ai écrit, en essayant de montrer un autre visage de la sexualité.  Les pervers doivent être pervers pour identifier la perversité. 

Quant à moi, je ne vois rien de pervers dans la sexualité tant qu’il n’y a pas de violence ou de domination.  Je trouve qu’un hétéro qui bat sa femme est encore plus pervers que moi.  

La perversité sexuelle est une invention des religions, un jugement qu’on vous inculque avant même de savoir décider par soi-même. La perversité est un résidu d’ignorance.       
     
La répression sexuelle a engendré l’Inquisition, nourrit la bourgeoisie et, selon le psychiatre W. Reich, elle a permis l’éclosion du fascisme,  Une feuille de route moins reluisante que mes efforts dans la vie pour rendre des gens heureux.  Il n’y a du mal que pour ceux qui veulent en voir absolument.        

Je base mes écrits sur ce que j’ai vécu et je suis heureux d’avoir échappé à l’ignorance et l’étroitesse d’esprit de ceux qui me condamnent sans même pouvoir justifier leurs interdits.   Ils peuvent se lamenter tant qu’ils voudront, ils ne sauront jamais ce qu’ils ont manqué.

Cette hypocrisie est justement ce que l’Évangile dénonçait.  Lisez La vie sexuelle des jeunes, de W. Reich, et vous comprendrez peut-être à quoi sert la répression sexuelle.  C’est une morale qui n’a rien de très édifiant.   Il y a sûrement plus de gens qui ont découvert la sexualité dans le bonheur et le plaisir que de scrupuleux qui ont passé le reste de leur vie à pleurer sur la disparition d’une chasteté qui n’a rien de bien naturel , même selon Freud.   

La perversité de la morale.

J’ai toujours rejeté la censure comme étant un moyen d’éduquer les gens. 

Je dénonce la paranoïa féminoune qui définit notre perception et notre compréhension de la vie sexuelle, particulièrement chez les jeunes.   Leur pensée est basée sur les anciens discours des curés et le rejet de notre nature profonde humaine et animale.  Nier notre animalité, la décrier, c’est plus pervers ou schizophrénique que d’admettre qu’on est constitué par la nature.   Et qui dit nature, dit sexe.           
 
Il est normal qu’en cours de route, notre réalité subisse des changements, des améliorations comme des défections. 

Personnellement, je crois que l’homosexualité est un geste de la nature pour combattre la surpopulation.  Notre petit cerveau n’est pas assez développé pour comprendre que la surpopulation met la survie de l’espèce en danger.     
 
Être gai, c’est quand même mieux que de se servir des guerres pour éliminer la surpopulation et alimenter notre système économique en dépenses inutiles.           

Qu’on le veuille ou non, notre libido nous définit, elle caractérise notre curiosité et notre personnalité.  Nous n’avons même pas un mot à dire sur ce que nous sommes en naissant.   Nous sommes tributaires de notre ADN et de nos hormones.  On ne le savait pas, il y a un siècle ; c’était normal de croire dans les interventions diaboliques ; mais il faut revoir ce que l’on croit au fur et à mesure que la science nous révèle ce que nous sommes.             

Qu’on le veuille ou non, pour une question de survie de l’espèce, notre sexualité fait partie de l’instinct de vie et repose sur le plaisir. 

Nous naissons des polymorphes pervers, selon Freud.  La nature a été assez intelligente pour accompagner la procréation de plaisir.  Et, ce plaisir n’est pas ni bon, ni mauvais, mais essentiel.  Toute la création repose sur le principe de l’attraction, du rut, qu’on appelle de l’amour, chez les humains. C’est ce même principe de besoin qui s’applique.  On ne choisit pas ceux qui nous attirent. Ça se passe bien inconsciemment.      

Notre animalité est ce qu’il y a de plus naturel contrairement à ce que nous enseignent les visions religieuses et le prétendent mes détracteurs. 

Être vicieux, ce n’est pas sexuel, quoiqu’on essaie de nous le faire croire.  La violence, la domination, l’irresponsabilité, l’exploitation, ça c’est vicieux.  C’est le contraire de ce que j’ai connu dans la pédérastie quoiqu’en pense nos moralisateurs constipés.  

Écrire sur le sujet, c’est loin d’être une invitation ; c’est le meilleur moyen de s’assurer de ne jamais pouvoir concrétiser une telle relation.   J’admets que certaines personnes (c’est arrivé très rarement), ont trouvé que j’avais du courage et ont voulu coucher avec moi ; mais c’étaient des adultes.  Je ne me promène pas dans les écoles pour inciter les jeunes à rejeter leur sexualité et essayé de leur faire croire qu’il n’y a que ça dans la vie.  Le péché, la honte, la culpabilité naissent de la morale religieuse.

La sexualité consciente, génitale, n’occupe que cinq pour cent (maximum) de nos intérêts.  La tendresse et ses manifestations sont beaucoup plus importantes.  Aujourd’hui, il ne faut toucher personne et tout le monde est malheureux.    

Je ne prône pas les initiations jeunes-vieux, je dis simplement qu’on exagère et on ment quant aux résultats parce qu’on ignore la réalité profonde des jeunes.  Si tu ne crois pas déjà qu’un attouchement sexuel est mal, tu ne peux pas être traumatisé quand ça arrive parce que c’est le fun.  C’est souvent le jeune qui choisit son vieux.     
 
Prétendre qu’un jeune souffre quand il se masturbe ou qu’il est masturbé, c’est strictement mentir.  Le jeune ne voit pas la sexualité comme des adultes qui deviennent hystériques dès qu’il en est question.  Une relation sexuelle jeune-vieux n’est pas nécessairement néfaste.  Je base mon verdict sur l’expérience de ma vie.  J’écris pour dénoncer le regard unidimensionnel de la sexualité.     
 
Je dénonce le fait que des scrupuleux essaient toujours de contrôler la sexualité des autres.  Mêlez- vous de vos affaires. On n’est pas tous obligés de croire que la sexualité est perverse, mauvaise.  Pourquoi faut-il qu’il y ait toujours des gens pour nous forcer à abonder dans le même sens qu’eux ?       
 
Quand j’étais jeune on faisait la chasse aux revues osées.  C’est l’affaire de personne si j’aime ça.  Si vous n’aimez pas ça, regardez ailleurs.  Ne les acheter pas pour les regarder afin de mieux les décrire.  Vivre et laissez vivre!  Permettre aux individus de se créer leur propre vison de leur sexualité et de leur vie.  Chercher l’autonomie et la création d’une conscience personnelle.           

Voilà tout ce que je prône dans mes écrits.  Je n’incite personne.  C’est à chaque individu qu’il revient de vivre sa sexualité comme il l’entend, en autant qu’il n’y ait pas de violence, de domination, mais de l’amour et de la complicité. 

Si on veut que j’arrête d’en parler, qu’on cesse d’essayer de m’écraser et de me faire disparaître comme écrivain.  Les jeunes sont moins niaiseux et peuvent se faire leur propre idée.  Ils n’ont pas besoin de censure pour savoir quand respirer.      

Il suffit de s’intéresser un peu à la politique pour savoir que les adultes n’ont pas de leçons à donner aux jeunes en ce qui a trait à se faire influencer.  Paul Desmarais et Québecor sont des spécialistes, ils pensent pour la population qui les suit.
 
La perversité, c’est la crise économique actuelle, car c’est un vol mondial.


Radioactif 482

août 31, 2022

Radioactif 482

Texte 2022, p. 903

L’AAACE : fasciste et féminoune.

L’Association des auteurs(es) des Cantons de l’Est ne change pas : c’est un mouvement qui regroupe des féminounes en chaleur et, par conséquent, de fascistes réactionnaires.     

La ville de Magog organise des événements littéraires et personne n’est entré en contact avec moi, par exemple, même si on sait que j’ai participé deux fois à la Flambée des couleurs.   En réalité, je devrais être tout à fait indifférent.  Pas surprenant que les choses se passent ainsi puisque nous nous trouvons aux antipodes.        

En principe, je devrais m’en ficher.  C’est ce que je vivais jusqu’à ce qu’on me mette sur le nez jusqu’à quel point on essaie de censurer tout ce que j’ai écrit et me faire oublier comme si je n’avais jamais existé.  Même à la Bibliothèque nationale, on essaie de décourager ceux qui veulent me lire.          

On a fait tout un plat avec la loi de Harper sur la censure et pourtant on vit et on véhicule cette même philosophie dans notre littérature. 

La littérature pour la jeunesse existe pour que la sexualité ne touche pas les jeunes et maintenant on voudrait empêcher les adultes d’avoir une vision différente de la sexualité hétéro. Une belle société d’hypocrites !  Être écrivain, c’est d’avoir un point de vue différent.  C’est permettre à tous d’explorer un autre monde.  Rien de plus faux quoique ça devrait être ça.     

Je ne comprends pas pourquoi qu’on se rappelle de moi après ma mort est devenu pour moi important.  C’est complètement idiot.  Quand je serai mort, il n’y aura plus rien pour moi.  Le vide total et éternel ou un changement de dimension tel que ce que j’aurai écrit n’aura aucune importance. 

Je voulais faire comprendre une différence. Je l’ai fait. Pourquoi est-ce que je m’y accroche ?  Une autre de mes contradictions émotives.  

On est appelé à disparaître comme tout le monde, mais on le refuse comme si on pouvait y faire quoi que ce soit.  Ça doit tenir à ce qu’étant jeune, on nous faisait croire qu’il faut accomplir de grandes choses durant notre vie.  Complètement idiot : la raison fondamentale de vivre, c’est le bonheur, l’expérience.

Cette année, j’ai décidé que mon livre Autobiographie d’une révolte sera publié un jour avec les dernières retouches, même si pour moi, la pédérastie est une réalité qui n’existe plus depuis longtemps, sauf, pour me rincer l’œil.  On n’élimine pas ce qui nous attire.

Je crois que ces écrits sont encore pertinents, même si les sujets sont de plus en plus dépassés.  Ces textes ont été écrits (la très grande majorité) au début des années 1970, à l’époque où je croyais qu’être poète, ça voulait dire quelque chose. 

Je n’écris plus de poésie depuis très longtemps et je ne crois plus dans une écriture qui peut être censurée par les valeurs bourgeoises.  Les jeunes le croient aussi, car ils ont créé le slam comme j’avais créé la poésie de jet qui n’a rien de sexuel quoiqu’en pense les féminounes.  À cette époque, je crachais plutôt comme un volcan.         

Cette association ne veut pas se mêler de politique, donc elle doit être libérale, c’est leur façon d’agir.  On me l’a vite rappelé quand j’écrivais une série d’articles dans leur journal.  J’ai toujours, semble-t-il la réputation du gros, mauvais révolutionnaire, travesti en Rhinocéros.          

Ces dames veulent encore moins évoluer dans le sens d’une libération des consciences et se débarrasser des niaiseries que les religions nous apprennent quant à la sexualité.  Leur paranoïa devrait être celle de tout le monde, oubliant que pour les féminounes, la sexualité est un danger alors que pour les gars, c’est un plaisir.  

Les féminounes ont cru qu’elles pouvaient faire disparaître la pédérastie en s’appuyant sur la mafia (les raclées en dedans) et le politique de droite (les lois comme l’âge de consentement de Harper, les obsessions de l’ADQ) .Erreur.  La pédérastie fait partie de la nature et quoiqu’on fasse, ça existera toujours.  Le seul problème est de créer un environnement d’où la violence et la domination seront totalement exclues.         

La majorité des garçons échappent à la morale bourgeoise basée sur la honte et la peur de la sexualité et savent la différence entre le plaisir et la douleur. Heureusement, les psychopathes qui s’attaquent à des enfants sont très rares, malgré les nouvelles de TVA (ce ne sera encore rien à côté de RDI).  Et, bien évidemment, tous les jeunes, sans devenir parano, doivent être conscients du problème et du danger. 

Il y a un monde entre un petit jeu de fesses entre des gens qui se connaissent et le psychopathe qui est prêt à tuer pour le plaisir de faire souffrir ou le marché mondial des organes ou des adoptions illégales (enlèvement des enfants en bas âge). 
 
En ce sens, l’émission les Parent, à Radio-Canada, nous a montré exactement ce que je veux dire : les jeunes ne sont plus des niaiseux.  Ils ne se font plus embarquer par des peurs qui ne sont pas justifiées.  Les gars ont une approche totalement différente de la sexualité. 

Pendant qu’on apprend à une fille à vivre dans la peur, les gars apprennent le plaisir de découvrir les joies du sexe.  Il suffit pour eux de bander pour avoir un premier professeur personnel.   Ils trouvent vite ce qui se passe.  Malheureusement, on ne leur inculque pas les devoirs et les responsabilités que ce plaisir implique lorsqu’il se transforme en paternité ou même en drames émotifs. (Même si les filles sont plus hystériques, ce sont les gars qui se pendent quand ils se sentent rejetés).  Apprendre à gérer sa sexualité, c’est apprendre à gérer ses émotions.   

Dans cette émission, on a aussi fait ressortir un des pires problèmes de générations : alors que les jeunes ne s’en font pas avec une sexualité qui est merveilleuse (transmettre la vie) les parents véhiculent hypocrisie et mensonge parce qu’ils ont été élevés dans un monde qui a toujours décrié la sexualité plus que la violence.

C’est un fossé inévitable tant qu’on n’aura pas compris que la sexualité, c’est la force vitale la plus importante qui existe dans le monde animal.  Tous les moyens pour l’éliminer le plaisir sexuel sont contre nature et pourtant ils sont utilisés pour asseoir notre morale débile venue des curés.  On n’est pas vite à comprendre.      

Le monde de demain devra apprendre à respecter même les diversités de la nature (une sexualité en dehors de la procréation) parce que c’est préférable d’être homosexuel que d’être culpabilisé, honteux et malheureux.  

Cette réalité ne commence pas à 16 ans, mais elle nous habite dès la naissanceFreud avait raison.           

Radioactif 481

août 30, 2022

Texte de 2008, p. 901

La mafia internationale.  

Le blanchiment d’argent passe surtout présentement par l’immobilier (USA) et le pharmaceutique (la Chine et l’Afrique). 

La crise financière actuelle est une preuve éloquente que notre système a été assez idiot pour oublier que pour acheter des produits, les consommateurs doivent avoir de l’argent pour les payer.  Il paye pour son insensibilité à la misère des pays pauvres…        

Non seulement la fraude (subventionner des milliardaires, des banques, pour les sauver d’un délit d’initiés) est mondiale ; mais elle est purement artificielle, grâce à la bourse. 

Le marché perd de la valeur, mais l’argent est toujours là.  Quand une industrie ferme, ce sont les travailleurs qui écopent.  Pour eux, la crise est vraie.  

La mondialisation n’a qu’un avenir dans le capitalisme : une révolution mondiale comme en 1789.  Parce que les riches n’ont aucune sensibilité à la misère des autres. 

La crise alimentaire a été maintenue presque seulement en Afrique jusqu’à maintenant ; mais à force de serrer le citron des plus pauvres, la misère s’installe partout, comme la mondialisation.            
 
La mondialisation, c’est permettre à un plus petit nombre de riches déjà établis de mieux exploiter les plus pauvres avec la bénédiction des états (les privilèges, les subventions, etc.).  

On exploite le danger de convertir la crise (la fraude) financière en crise économique, c’est-à-dire en perte d’emplois.          
 
C’est une honte que nos gouvernements appuient le fait que l’on puisse jouer nos fonds de retraite à la bourse, simplement pour avoir un plus grand profit.  On risque que nous nous (les vieux) ramassions avec moins d’argent alors que le coût de la vie augmente. 

Qui paye pour une augmentation du coût de la vie?  Ceux qui n’ont pas d’argent.  Les gens dans la misère.  Les riches sortiront plus forts de cette crise.  Ils auront vidé les poches de la classe moyenne.   Et, sous prétexte de protéger les gens juste un peu plus riches, on fait des coupures dans tous les programmes sociaux aptes à assurer un minimum de vie décente aux indigents.  Il faut couper les dépenses.  Nos gouvernements parlent déjà de déficits.   

Plus t’es pauvre, plus tu es condamné à l’impuissance. Un affamé se bat mal.  Ce n’est pas important ce sont des pauvres et les pauvres sont improductifs.  Ils ont une valeur négative dans le portefeuille.             

Pour éviter que ce soit plus dangereux (1789, ça déjà existé), nos gouvernements entretiennent la peur d’Al qu’Aïda ou des Talibans (qui nous viennent des producteurs de pétrole autant que de la religion qu’ils entretiennent) ainsi que de la manipulation des médias d’information d’ici, ce qui permet d’investir plus d’argent dans la répression.  (On voit la mauvaise influence de Desmarais sur Sarkozy). 

Les bons emplois (surveillants de prison, policiers) créent de bons salaires, donc, l’argent qui circule bien.  Il faut entretenir la construction pour avoir d’autres prisons.

Sauf, que le système capitaliste est rendu au bout de son rouleau avec l’endettement.  Pour que les choses reprennent vie, il faut resserrer les finances, donc, créer une crise financière.  Éliminer les dettes, en diminuant la valeur des biens.    Une solution artificielle pour les plus riches (ils vendent et rachèteront quand le temps sera venu).  Les plus pauvres chez les plus riches seront éliminés comme s’ils avaient eu trop de poids et qu’on les aurait mis au régime. 

L’endettement, c’est de l’embonpoint financier

Et, le système recommencera comme avant dès que les excès auront été résorbés pour une autre décennie.     

Le problème : notre système n’a pas de cœur. 

La vie, les humains ne sont rien s’ils ne sont pas un profit à retirer d’une exploitation plus facile, car, mondiale.  Le marché est un terme pour indiquer la facilité d’y exploiter les gens plus pauvres.  

Et dire que le capitalisme est un la sublimation d’une sexualité qui n’est pas assumée.  Une formule contre-nature de la jouissance. Le sexe et la piastre sont comme la matière et l’antimatière.  La piastre ne comblera jamais complètement nos vides intérieurs.

Radioactif 480

août 29, 2022

Radioactif 480

Texte de 2008, p. 899

Les riches et la faim.        

Québec tient, cette année, le sommet de la francophonie.  C’est merveilleux !  Si on veut que le français demeure une langue universelle, il faut se réveiller.   Mais, le plus grand problème des organisateurs de cet événement nous indique clairement ce qu’est la folie de notre système économique.      

Le problème à Québec est le manque de limousines, quelle chose affreuse ! Quand plus d’un milliard d’humains sont condamnés dans l’immédiat à mourir de faim.  Imaginez le drame.  On n’a pas assez d’autos de luxe, même après avoir réquisitionné toutes les limousines du Québec. 

C’est la vraie crise : l’homme, la vie sont- ils plus importants que l’argent ?   

Peut-être que nos chefs d’état, s’ils étaient moins snobs, pourraient prendre des automobiles ordinaires ou l’autobus, comme tout le monde, comme René Lévesque. 

Même si on ne partage pas nécessairement les mêmes idées, ici, aucune personne en autorité risque de se faire attaquer.  C’est ça la démocratie et l’égalité ; mais les gouvernements continuent de se prendre pour d’autres pendant que le peuple crève de faim.          

Si on veut un système intelligent, il faudra lui implanter un coeur.  Quand on pense à Staline ou les droits individuels, on sait que ces abus ne sont pas que l’apanage du capitalisme sauvage.            

Le bien des États et de ses habitants doit prévaloir sur les profits des multinationales.  Le monde a un grand besoin de retrouver un équilibre entre les riches et les pauvres.          

Pour s’assurer que les riches aient raison de la politique des pays, les multinationales engagent une multitude d’avocats pour protéger leurs intérêts.  Le système judiciaire est comme le système politique une classe au service des plus riches. C’est ce qu’il faudrait changer.    

On n’a pas besoin de ces parasites, on a besoin de médecins, d’infirmières, de travailleurs.  Les hockeyeurs gagnent 27 millions pour frapper une rondelle et on manque d’argent pour avoir des systèmes de santé et d’éducation de première classe.  On a un petit problème de valeurs, non ?     

Les vrais décisions se prendront à l’ONU puisque l’autorité part d’en haut vers le bas. 

C’est la raison pour laquelle le Québec n’a aucune importance dans le grand réseau mondial : ce n’est pas un pays, même si on ne pense pas du tout comme le reste du Canada.  Quand le Canada parle, il parle à notre nom et dit le contraire de ce que l’on pense.  Voilà une des raisons pour vouloir être indépendant.


Sarkozy : Québec-Canada = $$$.        

Le président de la France vient de nous dire tout bonnement et tout bêtement que la France est plus intéressée aux piastres du Canada qu’au fait français du Québec; mais petite nouvelle pour lui : ce fut toujours ainsi.         

Plus hypocritement, pour maintenir la vieille approche tout en ne nous choquant pas, Sarkozy ajoute que les Québécois sont des frères alors que les Canadiens sont des amis.   Un frère avec qui tu t’engueules, c’est toujours moins important, moins présent, moins plaisant qu’un ami avec qui tu t’engraisses. 

Pour ce disciple du capitalisme, de cet esprit de supériorité intrinsèque des grandes puissances, l’argent n’a pas d’odeur.   Les petits cousins du Canada sont un marché intéressant.  Point à la ligne.         

Le Canada est un marché capitaliste plus intéressant que le Québec (plus de 20 millions au lieu de huit).  Vu sous cet angle, il a parfaitement raison.  Mais, ça nous prouve qu’il fait partie de la mafia internationale (tous les G de ce monde : sept, huit, 20 ou autres) où l’argent est plus important que la vie.     

La France vient encore de renier son cousin en baisant les fesses de son allier, l’ami inséparable de Georges Bush, Stephen Harper, premier ministre du Canada.  

Harper vient d’être réélu minoritairement, donc, il est le premier ministre légitime du Canada ;    même si seulement 59 pour cent des gens ont voté. Il a été réélu parce qu’il n’avait pas d’adversaires de taille, mais c’est la démocratie.     

Grâce à ses minorités francophones, folkloriques, le Canada peut se prétendre un pays francophone, bilingue ; mais la réalité de l’assimilation prouve que les Québécois avaient raison : le bilinguisme institutionnel sert à nous assimiler.  On essaie de nous le cacher derrière les grands discours à la Charest.       

Les Québécois dorment et s’enflamment dès qu’il est question de souveraineté.  Pourquoi Sarkozy serait-il plus séparatiste que les souverainistes?  Au moins c’est clair : la France ne nous soupèse que selon notre poids économique.  Ce fut toujours ainsi ; le reste, c’est du théâtre.            

Et, sauf, espérer qu’advenant un OUI catégorique pour créer un pays du Québec, la France nous reconnaisse immédiatement, on a rien à retirer de cette grande famille. La France est devenue le marché et les beaux discours.  C’est à nous de nous tenir debout si on veut sauver le français au Québec.       
 
Ce qui est étonnant c’est que le président de la France ne sait pas que pour la majorité, la très grande majorité des Québécois, c’est normal, naturel que la France ait des relations économiques avec le Canada.  C’est même bien vu ; mais qu’à chaque fois que la France a un traitement le moindrement plus étroit avec le Québec, tous les ambassadeurs du Canada s’enflamment et créent des crises comme une bande de bébés jaloux, c’est insultant.     

N’est-il pas normal que la France ait plus d’affinité avec les francophones d’Amérique qu’ils soient du Québec de l’Acadie ou du Manitoba qu’avec le Canada anglais ?            

Une guerre qui ressemble plus à des enfantillages qu’au bien-être de notre culture.

Radioactif 479

août 28, 2022

Radioactif 479

Texte de 2008, p. 896

Élections.

Je ne peux plus commenter les élections puisque je suis assermenté et je deviens ainsi temporairement un fonctionnaire impartial. Je me contenterai de dire que la votation est un processus démocratique.  Ici, on peut dire avec fierté que c’est une réalité.  Je recommencerai à écrire le 15 octobre. 


La crise économique : une fraude mondiale.

Les riches se fichent des pauvres.  L’Afrique en est une preuve.  Les banques font des milliards de profits chaque année, et là, d’un coup, pour rien (sauf des élections) les pauvres banques sont en danger de faillite.

Nous prend-ton pour des crétins ?  La crise actuelle est une fraude mondiale.  Vous payez plus ou on vous fait crever de faim.  C’est ça la réalité.  Le système, c’est la mafia.  Après l’Irak, on a les pauvres financiers … comme la Brinks !

La démocratie en danger ?       

La démocratie, ce n’est pas seulement avoir le droit de vote une fois de temps en temps.  La démocratie, c’est avoir un choix actif dans le développement de son pays, un choix qui est sans discrimination. 

La démocratie, c’est l’absence de censure.  C’est la transparence.  C’est la participation.  C’est le droit individuel de créer.  Qu’est-ce qu’on a à dire ou que peut-on faire une fois qu’on a voté?  Rien.  Attendre au prochain vote.   

La démocratie peut s’exercer de bien des façons.  Le vote, même s’il est très important n’est pas le seul moyen, ni la seule façon d’être démocratique.  La démocratie c’est de laisser le droit d’occuper l’espace de son choix dans notre aide au développement de la race humaine.  C’est faciliter le développement individuel pour le bien de la communauté.      

Il y a probablement des problèmes de démocratie présentement, mais c’est dû au fait de se sentir impuissant et inutile devant cette grosse machine, sans âme (politique et technocrate). 

La nouvelle forme de démocratie sera plus égoïste dans le sens qu’elle s’exercera plutôt dans l’engagement individuel en faveur de la valeur de son choix : le bénévolat, la lutte dans des mouvements communautaires, mais une action qui nous permettra d’être satisfaits de soi.         

Que le système le veuille ou non, plus ça ira plus nous serons individualistes, soit jusqu’à ce qu’on comprenne que l’on peut se réaliser soi-même qu’au moment où on essaie d’améliorer la vie de sa communauté, celle où nous vivons.      
  
Si on veut sauver la démocratie dans notre système politique, il faut immédiatement : cesser de toujours nous faire vivre des guerres de partis politiques (de pouvoir ou de personnalité).  Il faut des élections proportionnelles (pour que le vote ait un sens) et si nous avons un gouvernement minoritaire que les règles soient appliquées de la façon suivante :

Que l’on cesse de présenter des obstructions aux projets qui visent vraiment le mieux-être du peuple (qu’on oublie ses petits intérêts personnels ou de partis) ; qu’une loi battue ne fasse pas tomber un gouvernement.  On passe à une autre préoccupation et voilà.       

S’il y a une loi avec un vote de confiance, si elle est défaite, la gouverneure générale appelle les membres de l’opposition à former un nouveau gouvernement.  Les élections sont à date fixe.  Voilà !  Ce n’est pas compliqué.         
 
On passe son temps à nous faire croire qu’un référendum ça coûte trop cher et on vient de dépenser plus de 350 millions$ pour absolument rien.  On peut bien avoir peur que la prochaine élection soit encore plus délaissée par les électeurs.  On est tannée d’avoir l’impression que notre choix est de «choisir celui qui nous fourrera le moins».      

Mario Dumont.

Mario Dumont déçoit un peu plus à toutes fois qu’il ouvre la bouche.  Il ne sait pas de quoi il parle et s’imagine avoir très bien compris le système.  Il ne danse que sur la musique de la chanson : « il faut le pouvoir à tout prix » dont le refrain est : « moi, seul ai la solution», mais devant un problème il a toujours des demi-solutions ou des idioties pures à présenter.  Les dernières élections le démontrent encore une fois.   

Mario Dumont n’est que l’aile droite du parti libéral.  C’est l’évidence même.  Plus il s’en éloigne petit à petit, plus il devient une copie conforme des Conservateurs (la loi et l’ordre, l’appui aux féminounes). 

Parfois, quand je me fâchais parce que je trouvais que le Parti québécois était trop à droite, je disais que le PQ ne valait pas le Q ; mais avec les élections fédérales ont eu la preuve que l’ADQ vaut encore moins.           

La réflexion de MARIO est toute simpliste et parfaitement ridicule.  Le parti libéral a nui au Québec en soutenant les souverainistes.     
 
Le travail de Jean Charest comme premier ministre est de faire valoir les intérêts de la population du Québec auprès du gouvernement fédéral.  Ce sera ainsi tant qu’on sera dans la fédération qui se prétend être une confédération.  C’est ce qu’il a fait en faisant parvenir à tous les chefs des partis fédérastes ce qui, à son avis, est essentiel pour le Québec.           

Même si je ne suis pas un fan de Jean Charest (y en demande pas assez), je dois reconnaître que c’est un geste intelligent et digne d’un premier ministre.  On devrait tous exiger au moins ce minimum, faute de mieux.  

Cette solidarité québécoise n’arrivera que le jour où les libéraux pourront parler avec des souverainistes et vice-versa.  Le jour, où sera moins fanatique. Chaque chef de parti fédéraste était apte à prendre position et à faire valoir ses réponses.   Harper a dit comme toujours : NON.  RIEN.  Je vous aime !  Mais vous n’aurez jamais rien de valable. 

La reconnaissance de la nation et notre siège à l’Unesco, ce n’est que de la poudre aux yeux.  Il est le seul à penser qu’on est assez dupe pour avaler sa couleuvre.   C’est un insulte de croire que nous sommes assez caves pour prendre ça pour une solution sérieuse.          

Idiots, on dirait qu’on a fait un grand pas dans la compréhension mutuelle Québec-Canada alors qu’au contraire, ça nous a permis de prouver une fois de plus que les fédérastes ne veulent rien savoir de nous, sauf, avoir nos votes, dans une élection.         

Si j’avais été un libéral québécois, j’aurais été insulté de la réponse de Harper à la lettre de Jean Charest.   C’est quand même le premier ministre du Québec et prétendre, comme le disait Harper, répondre directement aux gens, c’est encore une fois de plus nous prendre pour des idiots et nous signifier que ceux qui nous représentent ne savent pas autant que les Conservateurs ce que nous attendons de nos gouvernements.        

Ça fait plus de 40 ans que ça ne débouche pas, qu’on fait semblant de nous écouter.  Et, bien évidemment, le Conseil de la Confédération, n’a absolument aucun pouvoir, sinon nous mettre sous le nez que le gouvernement Harper est le gouvernement de l’Ouest Canadien et une partie de l’Ontario.              
 
Ce n’est pas pour rien que bien des gens sont devenus souverainistes, en se disant : «pas nécessairement l’indépendance ; mais l’indépendance, si nécessaire». 

Le jour où la majorité des Québécois auront compris que menacer le Canada de séparation, c’est le seul moyen qui force Ottawa à nous donner quoique ce soit , ne serait-ce que des peanuts, nous nous unirons pour formuler les exigences minimales pour demeurer au sein du Canada, sinon ce sera l’indépendance.  Ce n’est pas un chantage, mais une réalité.        
 
Il faut avoir assez de couille pour que ce soit clair.  Avant on nous disait qu’un référendum, ça coûte trop cher et on vient de dépenser 350 millions pour rien, absolument rien, comme si on n’existait pas dans ce pays…           

On a au moins la preuve qu’on est différent et si on se tenait (2/3 des comtés ont voté Bloc) on pourrait faire déboucher les choses après 50 ans.  On n’a pas encore compris que les fédérastes cèdent aux demandes du Québec seulement s’ils ont peur que ça aboutisse à la séparation… Pas vite notre affaire… 


Cette solidarité ne sera possible que le jour où nous serons assez intelligents pour accepter que le bien du Québec prévaut sur le bien des partis politiques.  Et, si nous ne voulons pas devoir faire une révolution armée, il faut nécessairement remporter le référendum sur l’indépendance. 

Même la Cour suprême reconnaît qu’Ottawa devra négocier l’indépendance du Québec, si le Québec se dit OUI clairement dans un référendum.  Tuer le désir d’indépendance, c’est nous enlever notre seule capacité de négociation avec Ottawa.  Facile à comprendre.          

Il est inutile de rappeler à Mario Dumont qu’au moment où le gouvernement fédéral a choisi Mirabel au lieu de Drummondville pour construire l’aéroport international devant remplacer Dorval, le député du comté de Drummond au fédéral était aussi ministre du Commerce au fédéral, soit Smiley Pépin.  Il a fallu une manifestation, une semaine ou deux avant la décision, pour que le ministre local s’aperçoive que la solution proposée touchait son propre comté.  La solidarité ministérielle … vous savez.          
 
On sait fait baiser même si le Québec avait des ministres.  La décision finale a été prise par Pet Trudeau et Jean Marchand, deux fédérastes québécois.         

C’est bien la preuve que ça donne rien d’avoir des ministres du Québec, s’ils n’ont pas de couille ou s’ils ne sont pas assez éveillés pour défendre les intérêts du Québec, en se prenant pour des héros canadiens… 

On ne peut pas dire que la mémoire est la force du peuple du Québec …

Les armes de poing.

août 27, 2022

La violence à Montréal à cause des armes à feu est d’abord un problème fédéral qui n’a pas besoin de 225 millions pour être solutionné.  Le fédéral n’a qu’à mettre ses culottes et interdire les armes de poing et de hausser les peines pour les détentions illégales. On devrait avoir davantage peur des armes que des pédophiles si on veut réellement protéger les jeunes.  Il y en en a bien plus.

Radioactif 478

août 27, 2022

Texte de 2008, page 890

La structure économique planétaire. 
       
Dans notre système, Dieu est le pouvoir et le pouvoir, c’est l’argent.  L’argent mène tout, même la foi.             

Chaque système a sa religion.  Les capitalistes sont judéo-chrétiens ; les dirigeants du pétrole sont islamiques et les communistes, au lieu d’avoir une religion ont une idéologie, ce sont des athées (un nouveau dieu par absence).       
    
La situation mondiale est créée par la guerre des intérêts entre ces différentes façons de diriger les peuples.  La religion est le mode par excellence pour dominer les individus. Chaque culture a donc sa religion.        

La crise actuelle est un simple réajustement de pouvoir.  Ce pouvoir est bien au-delà de nos idéologies et même des frontières de nos pays.  Les richissimes essaient de faire le ménage pour être encore plus riches.  Tous les systèmes (communisme, capitaliste, islamique) sont sur le bord de l’implosion.   La pénurie d’énergie ne fait que commencer à se faire sentir. 

Avec la mondialisation, c’est l’œcuménisme des portefeuilles, sans tenir compte de notre valeur humaine.  Aucune des très grandes puissances ne doit nous conduire à une guerre nucléaire, mais chacune doit dominer son petit empire. 
 
Le vrai jeu se joue entre ceux qui ont le plus d’argent et dominent dans ces trois systèmes.  Ils décident du sort du monde selon leurs propres intérêts.  Pour faire de l’argent, ils n’ont aucun scrupule.  Ils ont un semblant de gouvernement, l’ONU, pour éviter que tout bascule comme avec Hitler.   

L’ONU doit maintenir un certain équilibre pour éviter les guerres mondiales.  Avec le temps, l’ONU devrait devenir un gouvernement mondial qui assure aux gens un minimum vital pour vivre et appliquer des règles reconnues universellement.           

Pour que ça paye, il faut des petites crises régionales, sinon le système va s’écrouler.   

Le commerce d’armes, celui de la drogue et la pharmacologie sont actuellement les industries les plus payantes sur la planète.    

Contrairement aux jeunes, les vieux ont amassé de l’argent qu’il faut récupérer avant qu’ils meurent.  Le marché de la mort sera pour quelques années un des marchés très lucratifs. 

La crise mondiale actuelle essaie de récupérer une partie des fonds de retraite.  Pour repartir, il faut éliminer la consommation à crédit, car elle empêche le système de fonctionner.              

D’autre part, pour maintenir l’industrie de la guerre (de la peur), il faut qu’il y ait des petites guerres locales.  Les grandes puissances les organisent par en arrière.  Le Darfour est un exemple.  La Géorgie, un autre. 

Le refus de l’indépendance du Québec en est un autre.  Les «services secrets», servent à créer des situations qui orientent le cours des choses.  Ce n’est pas pour rien qu’il y a des guerres, c’est parce que ça paye. Il faut rebâtir.  Les morts n’existent pas en économie.       

La raison fondamentale d’exister des fédérastes (même Jean Charest ne parle plus que de ça), c’est l’économie. 

Selon Charest, il faut courir dans le champ où s’exerce la richesse, dans le système capitaliste, pour y avoir droit (ceux qui ont déjà de l’argent évidemment). 

Le fédéralisme est un niveau d’institutions pour contrôler une zone de richesse.   C’est une structure capitaliste qui permet de faire de l’argent aux dépens des plus pauvres, tout en faisant croire qu’elle est démocratique.  Le communisme est simplement une répartition différente de l’argent.  Tout comme les propriétaires du pétrole sont un empire.  Chaque empire crée ses structures de survie et d’épanouissement.            

Ceux qui nationalisent à outrance ne font que consacrer l’esclavagisme des individus en faveur d’un parti au pouvoir.  En prétendant s’occuper du peuple, on s’occupe plutôt des poches du peuple. Tous les systèmes ont leurs classes sociales. 

Le communisme était l’ennemi du capitalisme ; mais aujourd’hui, tous ces grands adversaires font partie de la grande famille de la mondialisation et la crise actuelle est une redistribution des richesses et des pauvretés entre ces riches.  Un autre membre essaie de se mettre à table avec les grands : les propriétaires du pétrole.    
 
Tout le monde a besoin de pétrole.  Leur chantage ne peut pas passer inaperçu et ils ont même leur religion pour établir leur domination. Leur armée est Al Qu’Aïda.  Mon frère croit même que Ben Laden est caché aux États-Unis sous la protection de Bush.  Ça ne me surprendrait pas.  Ils avaient des « parts » dans les mêmes compagnies de pétrole.  Pas de Ben Laden, pas de guerre en Irak et en Afghanistan.

Dans notre système, les vrais grands boss sont ceux qui ont le plus de capitaux et que l’on retrouve au haut de la pyramide.  Leurs décisions affectent toute la planète.  Ils sont peu nombreux, mais ce sont eux qui contrôlent ou gèrent le monde.  Toutes leurs décisions se répercutent du haut vers le bas alors que les profits eux passent du bas vers le haut. 

Plus tu es riche, plus tu le seras.  Il faut de l’argent pour faire de l’argent.        
Les gouvernements sont au centre, c’est-à-dire ceux qui en principe doivent voir à créer un certain partage.  Il est impossible de vendre des biens, si les gens n’ont pas assez d’argent pour consommer.   C’est de ça dont il était question quand on parlait du dialogue nord-sud.  Certains pauvres doivent devenir assez riches pour soigner un système de consommation déficient.     

Généralement, les plus riches sont ceux qui ont l’exclusivité d’un bien essentiel à la survie de tous (pétrole, matières premières, etc.)   Ils possèdent la matière qu’ils vendent pour être transformée et alors on y ajoute aussi son petit profit… la valeur ajoutée.    Quand le produit est sur le marché, toute une série de gens ont déjà engrangé leurs profits.  Ainsi, les produits dispendieux sont rares parce qu’ils sont à la portée d’un groupe restreint de gens.    

Plus les salaires sont bas, moins le produit coûte cher à produire, d’où on essaie de maintenir les salaires les moins onéreux pour produire.  On y ajoute le plus de valeurs ajoutées possibles quand on veut le vendre. La rareté mêlée avec la nécessité en crée le prix.  C’est ce qui se passe présentement dans la crise économique.  Les bourses ne sont qu’un moyen moderne de voler.  

C’est la guerre du pétrole et de ses dérivées.  Elle se joue à la bourse.  Donc, encore à un niveau auquel les pauvres n’ont pas encore accès.  Mais, la modification du paysage affecte tous ceux qui ont assez d’argent pour jouer à la bourse et ceux qui dépendent d’eux.  Les très riches ne sont pas touchés, ils sont déplacés ; mais ceux qui dépendent des compagnies en bourse, eux, écopent.  En fait, la crise actuelle est un moyen pour redonner l’argent aux super-riches qui ont permis que la majorité de la société vive à crédit.  On remet les pendules du crédit mondial à date et on faitpayer la facture par les plus pauvres comme d’habitude.           
 
Mais, pour empêcher que les gens comprennent l’injustice due au fait que les riches sont de plus en plus riches (ils en ont jamais assez) et les pauvres de plus en plus pauvres, il faut leur faire valoir des raisons qui permettent de leur calmer les nerfs.  Les religions et les systèmes judiciaires entrent en opération.     

Plus on joue sur la peur et l’instabilité, plus on mène les gens par le bout du nez, car, personne ne comprend pourquoi on vit.  Le sens de la vie, outre vivre.  On crée des philosophies.  Leur perception de la vie sert à justifier cette mise en scène qui exige de créer le bien et le mal et évoluer à la fois collectivement et individuellement.        

Le collectif a l’avantage de permettre de créer une pensée unique, une manipulation de masse, par contre, la liberté individuelle nous classe et nous permet de prendre notre place dans la société.  Pour garder le contrôle, on a créé une morale collective qui écrase la conscience individuelle, trop difficile à contrôler, vu le nombre grandissant d’individus.        

Le fédéralisme est une des structures de la pyramide capitaliste et la confédération en est une autre (celle que je préfère, car elle est de loin beaucoup plus démocratique). 

Il faut avouer qu’un capitalisme plus socialiste ; plus respectueux de la nature est ce qu’il y a de plus prometteur. 

Le communisme, un jour, sera confronté aux mêmes révoltes que le capitalisme.  Parce que c’est finalement la même pyramide de richesses, mais le communisme est plus sanguinaire que le capitalisme.  Ces doctrines économiques et financières se retrouvent toutes dans la même doctrine qu’on appelle la mondialisation. 

La mondialisation a créé une classe supérieure qui a tous les pouvoirs.  La planète devient un simple instrument de production qu’elle en crève ou non, pour eux, ça n’a pas d’importance.  Plus on consomme, plus ils sont riches.  Plus on consomme, plus on devrait être riches.          

Les moins bien nantis sont ceux qui travaillent pour faire fonctionner l’économie, car non seulement, ils permettent aux compagnies qui les exploitent de se faire des revenus fabuleux, mais aussi de donner à ces mêmes riches plus d’argent, grâce aux réductions d’impôts pour les compagnies et plus de taxes pour les consommateurs. 

Ce n’est pas pour rien que nos grosses compagnies vont s’installer en Chine : la main-d’œuvre est moins coûteuse.   Cela permet aussi de faire du dumping : vendre les produits de ces compagnies ici, ce qui force la montée des prix pour maintenir un certain seuil de rentabilité ou c’est la faillite pour l’industrie d’ici.  Pour empêcher leur faillite, on leur verse des subventions ; mais l’argent va toujours dans les poches des riches et vient toujours de celles des contribuables.   
 
Par exemple, Bombardier a grossi grâce à l’aide des fédérastes (subventions de toutes sortes), des travailleurs d’ici ; mais pour faire plus d’argent, il s’installe au Mexique et ferme les usines ici.  C’est ça le système : une bande de bandits légaux.   Faut que ça paye. 

Les plus riches changent leur façon de voir et ignorent de plus en plus ce que ça veut dire de devoir se battre à tous les jours pour survivre.  Évidemment, malgré tout, nous sommes dans une situation enviée par la majorité des gens sur la planète.  Même si on est indépendantiste, il faut admettre qu’on vit bien au Canada.  C’est peut-être pour ça que l’indépendance semble inutile pour plusieurs.           

La crise économique actuelle nous démontre une fois de plus comment il aurait été important, particulièrement, avec l’alimentation, d’avoir une conscience québécoise d’achat chez-nous.          

Il n’y a qu’un moyen de sauver l’espèce humaine : c’est de devenir responsable.  De comprendre que son petit sort personnel est celui de la planète entière.  Tout est lié, tout est relatif en ce bas monde.             
   
(À suivre, après correction, car je n’ai plus assez de temps pour dire tout ce que j’ai envie de commenter.  Quand on vieillit, tout est en accéléré.) 

Maudite politique !

Quand Stéphane Dion a voté de manière à garder Harper au pouvoir, je ne me suis pas gêné pour traiter sa position de tata.  Quand Harper a proposé la loi sur la censure, je l’ai traité de dictateur. Mais, que les Conservateurs se servent d’une publicité où Dion a de la difficulté en anglais pour l’abaisser, je trouve ça vraiment trou-du-cul.   

Je trouve admirable que nos chefs de partis politiques fassent autant d’efforts pour apprendre les deux langues majoritaires au Canada.  Et, comme quand j’étais jeune, j’ai toujours trouvé idiot que quelqu’un se moque d’un autre qui essaie d’apprendre une autre langue. Au contraire, on doit les féliciter. C’est vrai pour tous les chefs de parti. 

C’est un handicap que d’avoir cette difficulté, mais les règles, les lois, tout le travail politique n’est pas la chose exclusive d’un politicien.  Il peut se faire traduire tout ce dont il a besoin.  C’est une insulte aux francophones de prétendre que Dion ne peut pas être premier ministre du Canada parce qu’il ne parle pas bien l’anglais.  Ce serait aussi stupide pour les anglophones que de dire que Harper ne peut pas être premier ministre parce qu’il ne sait pas assez bien parler français.  Aucun politicien ne devrait s’attaquer aux autres d’une façon aussi personnelle.           

Quand je dis que Harper est un dictateur potentiel, je crois évident que je parle de son équipe.  Individuellement, c’est probablement un bon gars comme les autres.  Il faudrait cesser d’être aussi fanatique, même s’il est évident qu’un chef d’état canadien ne peut pas être unilingue (français ou anglais).   Ils font tous un effort… ils n’ont pas le choix. L’important c’est qu’on comprenne ce qu’ils veulent nous dire…  la politique commence à me tomber sur les nerfs.  C’est trop sale !          

C’est comme la manie des Conservateurs de baver les Blocs, sous prétexte qu’ils sont plus vieux.  Si on n’avait pas évolués, si on n’était pas devenus plus respectueux de la démocratie, vieux ou pas, ils auraient une bonne raclée.  Les Conservateurs sont venus distribuer des pamphlets quand nous avons eu une soirée contre les coupures dans la culture.  C’est une façon hypocrite de faire lire leur message.  Puis, quand Gilles Duceppe est venu, le candidat conservateur s’est pointé.  Aujourd’hui, on a évolué. On ne sent plus le besoin d’être fanatique ; mais s’il avait fait ça en 1970, il aurait eu une maudite bonne rangée de coups de pied au cul.  Qu’ils fassent des activités, ça fait partie de la démocratie ; mais essayer de créer des chicanes en provoquant, c’est dépassé. 

Les Conservateurs ont dépensé inutilement dans un mois tout ce que le Bloc peut nous avoir coûté depuis son existence, grâce à la démocratie, laquelle nous donne le droit de défendre toutes nos idées.  Les Conservateurs en précipitant des élections présentent une facture de plusieurs centaines de millions pour absolument rien.  On aura encore un gouvernement minoritaire.

Dans une démocratie, le gouvernement minoritaire essaie de trouver une entente pour que le pays prospère. Dans une démocratie, un gouvernement minoritaire signifie qu’on est écœuré de l’absence de dialogue entre les partis.  Si une loi est rejetée, ce n’est pas une raison de faire de nouvelles élections parce que les élections ça coûte aussi cher qu’un référendum.  Il n’a pas à faire des élections à chaque fois qu’une de ses idées est rejetée.  Dans une vraie démocratie, on devrait juger les lois qui sont présentées par tous les partis et appuyer celles qui sont vraiment bonnes pour toute la population.  Aucun parti n’est assez génial pour avoir toutes les bonnes idées… Mais, la politique c’est aussi une affaire de gros sous.  
 
Je préfère encore me rincer l’oeil, au moins, j’en jouis, même si les féminounes sont pires que les conservateurs.  Elles sont vraiment folles avec leur connerie de sexisme lorsque tu montres une belle femme supposément nue (malheureusement trop peu d’hommes).          

Depuis quand sommes-nous nus avec un costume de bain ?  Je pense que les féminounes sont simplement jalouses des belles femmes.  Leur crise ressemble de plus en plus à la honte de leur aspect et leur jalousie.  C’est rendu complètement malade.  

Radioactif 477

août 26, 2022

Radioactif 477

Non à la censure !

Pour moi, ce sera une fin de semaine très occupée pour dire non à censure de tous les genres, de tous les partis, de toutes les associations ; cependant, ce sera aussi la fin de semaine pour aller voter. 

Voter pour le bien du Québec, c’est, une fois de plus, viser l’unanimité en faveur du Bloc québécois pour que le Québec ait le meilleur rapport de force possible avec Harper.       

Si les libéraux avaient été plus forts, ce serait différent, on aurait pu se dire avec raison que c’est le seul parti qui peut numériquement emporter le pouvoir puisque l’Ontario a presque toujours été libérale ; mais selon les sondages, ce n’est pas ce qui se passe. 

Quant à moi, l’objectif, c’est battre le Reform party (conservateurs), le parti des religieux et du pétrole.  N’importe quel parti, sauf les Conservateurs, là, où le Bloc ne passe pas.            

Idéalement, ce serait que le Bloc fasse un lavage historique qu’il n’y ait pas un fasciste Conservateur (Reform party) d’élu au Québec parce que c’est le meilleur moyen de s’assurer que Stephan Harper ne soit pas majoritaire et le forcer à respecter les résultats des votes aux Communes sans déclencher de nouvelles élections… un geste de pure dictature.    
 
Si Harper gagne et que les Républicains sont élus (ce qui est possible) c’est continuer le règne des Bush, sous d’autres noms.  Juste cette possibilité nous oblige de voter contre Harper.  Et, le pire premier ministre pour solutionner la crise économique serait Harper puisqu’il favorisera toujours les magnas du pétrole.
 
Les Québécois qui votent pour Harper votent pour le grand capital qui, lui, se fiche de ce qui arrive aux individus, aux humains, qui ne cherche que des solutions pour remplir son portefeuille. 

Les crises économiques sont un moyen de remettre la masse à sa place et de réajuster la liste de ceux qui peuvent piger dans le menu du grand banquet mondial.  Puisqu’ils ont le pouvoir, c’est-à-dire l’argent, ce sont eux qui déterminent l’emploi ainsi que le coût de la vie des gens plus pauvres. 

Ceux-ci dépendent toujours des décisions qui sont prises au sommet sans tenir compte de leurs besoins. Quand ils n’arrivent pas à s’entendre, c’est la guerre.  La guerre en Afghanistan est dû au refus de partager les profits des pétrolières, selon le bon vouloir de Ben Laden.       

En plus d’aller voter, demain soir, je participerai à la soirée de poésie de la Flambée des couleurs, à Magog.  Là, où il n’y a pas de censure.   En principe, ce devrait être ma dernière participation poétique.  Je refuse toute censure, même celle des écrivains eux-mêmes et je n’écris plus de poésie depuis des années.  

Donc, dès que j’aurai le temps, je copierai ce que je réciterai et bien évidemment, inutile de préciser qu’il n’y aura pas d’autres textes en fin de semaine puisque le dimanche, je me rends à la manifestation contre la censure, à Montréal.  Ce sera une fin de semaine très chargée.  On revient à la lutte pour la liberté.       

Manifestation contre Harper.    

Je m’excuse, mais je dois retarder la publication de mes textes, lors de la soirée de poésie de la Flambée des couleurs, si je veux pouvoir me rendre à Montréal participer à la manifestations contre les coupures, la censure de la culture de Stephen Harper.  Ce sera fait dès mon retour.  Il faut manifester : c’est encore temps… Voter pour arrêter les Bush !

Radioactif 476

août 25, 2022

Radioactif 476

Texte de 2008, p. 886

Stéphane Dion et la censure.

Je n’ai jamais aimé Stéphane Dion.  Je le trouve pédant.  Je ne partageais évidemment pas son opinion sur la partition.  Je considérais que d’inciter des gens à se créer de petits îlots fédérastes dans un Québec indépendant, c’est inciter les gens à la guerre civile.             

Le fédéral peut reconnaître une double citoyenneté pour respecter les vieux anglophones qui veulent mourir au Canada, même s’ils vivraient dans un Québec indépendant.  C’est un choix individuel et une simple question de sensibilité et de respect pour les individus, collectivement, c’est inacceptable.  Mais, ce fut politiquement rejeté par les fédérastes pour forcer les Anglophones à devoir absolument voter contre l’indépendance du Québec.           

Je l’ai alors dit.  Je leur ai même écrit en les traitant de chefs de la mafia légale (Chrétien et Martin).  Et, évidemment, je me suis ramassé dedans (en prison) quand Stéphane Dion a présenté la loi sur la clarté.  Comme disait mon avocat, c’est une cause éminemment politique.  Je fus donc prisonnier politique.           
 
Le petit pseudo-felquiste était ainsi désarmé. Ce n’était pas politique, prétendait-on, mais les ordres venaient d’en-haut (c’est ce que les policiers m’ont dit) et ces ordres avaient une très grande insistance pour que mon arrestation soit rapide. Il paraît qu’on était tout aussi en maudit quand j’ai obtenu la permission de passer Noël chez-moi pour aider ma mère très âgée alors que la loi de la clarté n’était pas encore totalement votée.     

On me croyait un mauvais terroriste, ce que je n’ai jamais été, même si je suis très radical et indépendantiste.  En d’autres termes, j’ai une grande gueule.  Par contre, je pense comme René Lévesque quant à la démocratie.   Je suis pour la liberté individuelle totale, tant qu’elle ne nous conduit pas à la violence.       
     
Me condamner pour avoir déposé la main sur le petit zizi de Mathieu me faisait perdre à jamais toute crédibilité et surtout mon poste d’enseignant.  Plus de salaires, plus de pouvoir. Ce n’est pas pour rien que Richard Martineau a prétendu que je suis pédophile même si je me dis pédéraste. 

Ce petit con ne sait pas que ma seule activité sexuelle depuis très longtemps est de me passer un poignet de temps en temps.   Depuis, je suis exclu de partout.  J’ai perdu, grâce à Martineau, le peu d’amis que j’avais.  Mais plus je vieillis plus le sexe ne m’intéresse plus. La vengeance encore moins.  

Mais, je n’accepterai pas de me taire, car les jeunes ont droit de savoir où conduit la censure.         

Donc, j’ai toutes les raisons du monde de ne pas me ranger derrière Stéphane Dion. 

Cependant, la censure contre la culture de M. Harper m’a amené à me dire :       « n’importe qui au pouvoir tant que ce n’est pas ce Bush miniature (Harper) qui nous fait dépenser des milliards pour ses maudites guerres organisées dans les hautes sphères de ceux qui ont le pouvoir ». 

De plus, il essaie de nous ramener à cette époque de la grande noirceur où le sexe était le diable».           

Si on mettait autant d’énergie à combattre la violence et les drogues que l’on met contre la sexualité (comme on l’a appris à l’église), j’en serais très heureux.   La société serait plus en sécurité.   Je trouve ça beaucoup plus prioritaire.  La lutte à la pauvreté est le meilleur moyen de combattre la criminalité.   

Depuis, à ma grande surprise,M. Dion est le seul au Québec à avoir l’honnêteté de dire que les coupures dans la culture sont d’abord et avant tout des gestes de censure. 

On veut empêcher les gens qui ne pensent pas comme les « bushiens » religieux de Harper de pouvoir parler.  La majorité des artistes au Québec, même si on a une renommée mondiale, en arrachent pour se produire.  Notre ouverture d’esprit est unique. 

Mais, les artistes vivent souvent au jour le jour, de contrat en contrat. 

Pire, pour certains, comme moi, écrire c’est une dépense plutôt qu’un revenu.  Avant on me versait environ 1,000$ par année pour mes 20 livres parce qu’on peut presque tous les trouver à la bibliothèque de l’UQAM (à Montréal).  Pas un sou venant du Québec.

Puis, on a changé pour l’université de Montréal, donc on a réussi à couper de moitié.  On me donnait comme prétexte qu’on y trouve moins de mes livres,  puis, on a encore changé et depuis deux ans, j’ai environ 300$. 

Ça signifie que mes écrits (je passe au moins l’avant-midi à écrire) ne me rapportent rien, au contraire, je dois dépenser beaucoup plus que les 300$ pour continuer.  La publication d’un livre me coûte environ 2,000$.   Il faut payer le papier, envoyer ce qu’on écrit.  Ça coûte des sous.  Trop pour ce que je peux me permettre.  Tu payes pour avoir le droit d’écrire et ce même si on refuse de te publier parce qu’on ne partage pas tes idées. 

En plus, les fédérastes contrôlent complètement l’édition.  Tu n’es pas publié. On ne parle pas de toi.  

Dans mon cas, on m’élimine des associations d’auteurs celles qui nous reconnaissent comme écrivain.  Ainsi, on ne parle ne parle jamais de moi, un moyen pour que je sois très vite oublié.  Et voilà comment fonctionne la censure.  1984.   

C’est comme la manipulation de l’information.  

Qu’il y ait un choix effectué par le Conseil des arts, pour obtenir une bourse, c’est tout à fait normal ; mais qu’on s’acharne contre toi parce que tu ne tiens pas le même discours que les autres, c’est de la censure.  Même si tu parles d’un sujet aussi tabou que la pédérastie.  C’est ce que fait l’Association des auteurs(es) des Cantons de l’Est ainsi que l’Union des écrivains du Québec (UNEQ).  C’est difficile après ça de manifester contre la censure de Harper. On préfère parler des coupures et de la survie.  Belle hypocrisie !           

Donc, je me dois en toute honnêteté de reconnaître que Stéphane Dion quand il parle de la culture est le plus honnête que les indépendantistes puisqu’il parle de la censure.  Il a au moins compris que les coupures ne sont pas qu’une réalité économique ; mais un geste politique (il faudra juger les œuvres selon les règles de l’ordre établi) et l’argent étant le nerf de la capacité de créer, refuser d’en donner c’est te bâillonner.  Te mettre à la porte de leur association, c’est te condamner au silence, car tu ne peux plus être publié ou récité nulle part.                   
 
Malheureusement, je dois dire que ce ne sont pas les indépendantistes qui ont le plus gueulé quand je les ai informés de la situation.  Je ne rapporte pas de votes.  Comme on disait, ma position sur le sexe ne crée pas de liens, au contraire, elle divise.  La pédophilie que l’on confond avec la pédérastie est un tabou.  Pas un mot.             

La pédérastie mise à nu est un essai.  Donc, un livre pour apporter un autre son de cloche dans les discussions alors qu’Autoportrait d’une révolte est strictement mon histoire par sujets, par tranches de vie, par poèmes.  Je sais que bien des gens me détestent à cause de ce que j’écris ; mais la vérité a des droits et les nouvelles lois sur l’âge de consentement sont des lois contre la «vraie nature des petits gars» et une intrusion dans leur droit, surtout en ce qui concerne la vie privée.   À ce niveau, le Québec est un état policier.        

Je ne pleure pas sur mon sort.  Je sais que ma position est détestée par la très grande majorité de la population qui s’est fait laver le cerveau par les religions ; mais c’est mon expérience, ce que j’ai vécu et je crois qu’elle peut servir les jeunes.  

C’est donc ma vocation d’écrivain de l’écrire.  Autrement, je n’ai qu’à prendre ma retraite complète comme je le ferai de la poésie.  De la poésie censurée, pour moi, ce n’est plus de la poésie.  La poésie n’est pas vide et insipide.  J’en écris plus depuis longtemps.  Je veux dire les choses telles qu’elles sont et non à travers un déluge verbal qui nous empêchent de comprendre ce qu’on veut se dire.

Donc, bravo à Stéphane Dion, même si je ne partage pas sa conception fédéraste.    Je ne suis pas certain, mais je crois que le chef du NPD, M. Jack Layton a aussi cette position.  C’est ma nouvelle manie d’oublier.  Je vieillis très vite d’où ma retraite prend plus d’espace.  L’avenir est aux jeunes !       
     


Radioactif 475

août 24, 2022

Radioactif 475

Texte de 2008, p. 884

La manipulation de masse.

Le système se perfectionne de plus en plus dans la manipulation de masse.  Plus celui-ci sera capable de faire « gober » de choses à la population, plus la mafia, organisée, mondiale, pourra créer de crises susceptibles de renflouer la perte des riches et les maintenir dans la sphère des profits exorbitants. 

Faute de guerre, il faut organiser des crises.  Les pauvres étant trop faibles pour résister seront prêts à céder encore une partie de leur petite pitance pour sauver les riches qui continueront à exploiter la peur pour en avoir encore plus.  C’était pareil avant, mais à plus petite échelle. 

Quand des milliers de Québécois ont perdu leurs économies dans la Thérèsa Gold Mine, la peur entretenue était celle des communistes.  On en voyait partout.  Aujourd’hui, on est passé au péril jaune, une nouvelle version des communistes.          

La crise financière actuelle se joue à un niveau très élevé ; mais elle n’est pas encore celle qui est susceptible de faire sauter le système capitaliste.  Cette crise est artificielle, elle est un déplacement de richesses.  Les banques et la bourse demeurent encore à un étage assez inférieur pour que l’on puisse se permettre d’en éliminer un certain nombre, sans nécessairement créer la perte de tous.  Évidemment, si on peut trouver tout l’argent dans les poches de ceux qui sont encore un peu plus pauvres et ainsi sauver ceux qui ont agi avec trop d’avidité, c’est l’idéal. 

Le capitalisme est rendu au bout de son rouleau et Bush dans l’espace de deux mandats aura réussi à créer une guerre complètement inutile en Irak et un vol, une fraude légale de plus de 700 milliards, pour renflouer une catégorie de riches. 

C’est comme ça se produisait avec la mine d’or, La Thérèsa, qui devait permettre aux gens d’ici de devenir très riches, très rapidement. 

Cette aventure a été possible seulement parce que les gens étaient aveuglés.  La mine ne pouvait pas faillir parce qu’elle était garantie par la foi religieuse, la divine Providence, et plus strictement par Ste-Thérèse.  Mais, Dieu ne veut rien savoir des finances.  Il est plus intelligent .    

Par contre, la foi des investisseurs étaient telles qu’on refusait de voir la réalité : la mine n’était pas assez riche pour être rentable.  Mais, malheur à ceux qui le disaient, à ceux qui essayaient d’ouvrir les yeux aux aveugles, en leur démontrant que cette aventure était devenue la fraude du siècle. 

Sur la mine, on élimina le communiste, qui s’est avéré aujourd’hui être un curé dans une paroisse du Nord de l’Ontario ; mais ça permettait d’entretenir le mythe et la peur que la haute finance voulait mettre la main sur la mine.  On parla même de sabotage. Cela permettait d’unir encore plus ceux qui croyaient à la mine des Caouette, en créant des victimes.         
 
Au Québec, où se trouvaient les actionnaires (Lac St-Jean, la Beauce, St-Hyacinthe, Sherbrooke, Magog, etc.) toutes ces manœuvres permettaient de continuer à amasser des sous.  On devait construire une basilique à Hearst, on vendait des briques pour réaliser ce projet, mais on s’est aperçu que les dons avaient servis à payer le personnel de la mine. 

Toute cette ambiance prenait même des formes loufoques.  À une assemblée des actionnaires à Drummondville, des dames se promenaient avec une statue pour chasser le démon de l’assemblée et protéger la mine.    
 
C’est la même chose aux États-Unis.  On se sert de la peur des gens (perdre leur fonds de retraite) pour voler légalement 710 milliards, la plus grosse fraude de l’histoire de l’humanité ; mais ce ne sera pas la seule, ça va empirer.         

Dans la prochaine décennie, il y aura les riches, les pauvres et les miséreux.  Pour se faire de l’argent avec les miséreux, les gouvernements couperont dans les programmes sociaux.  Les taxes et les impôts seront augmentés pour les pauvres (la classe moyenne).  

Bientôt, il ne suffira plus d’avoir deux salaires qui entrent à la maison pour s’occuper de la famille, il ne faudra plus avoir d’enfants ou d’animaux.  Nous sommes dans une spirale dans laquelle il n’y aura que les riches qui pourront profiter de la situation.            

La situation est mondiale.  Ceux qui ont les moyens de survivre sont ceux qui ont aussi les armes pour imposer leurs caprices.  C’est peut-être un peu plus hypocrite que ça, mais ça revient au même.  On se met à avoir confiance en celui qui prétend nous aider, mais qui organise notre viol économique

En ne parlant que du danger de la liberté sexuelle, en montrant un monde de plus en plus dangereux, on est plus peureux et apte à nous laisser glisser dans leurs tentacules.  La foi fait le reste.   La paranoïa est nationale.          

Quand nous irons voter, nous choisirons celui qui semble avoir le plus d’aptitudes à nous protéger, oubliant que celui-ci doit faire partie de l’organisation qui nous vole. 

Le système économique agit exactement comme les Conquérants espagnols en Amérique du Sud…  La vie ne change pas chez les humains : une grande évolution technologique ; mais rien d’autre.    Il y a deux façons de percevoir le monde : à travers la sexualité ou l’économie.          

La censure, c’est tuer l’intelligence et l’esprit critique.     

Radioactif 474

août 23, 2022

Radioactif 474

Texte de 2008, p. 881

La violence et Harper.     

Il faut se demander comment Stephen Harper peut expliquer qu’il soit contre le registre des armes à feu, un outil essentiel pour combattre la violence, et se montrer aussi incompréhensif pour les jeunes de 14 ans et moins qui commettent un crime grave : un viol, une tentative de vol ou un vol par effraction, un meurtre.             

C’est bien évident que si on réfléchit au problème qu’avec ses émotions, on est tenté de ne leur laisser aucune chance, surtout si la victime est une personne qui nous est proche.  Mais, si la vengeance nous calme peut-être, elle ne solutionne rien.  Un jeune peut se réhabiliter.  Il manque peut-être de moyens adéquats dans notre système.  Il faut un endroit où il est détenu et où on s’occupe plus spécifiquement de son cas.        

C’est comme avec la schizophrénie … un malade qui prend ses médicaments et qui est suivi par son médecin, a bien des chances de ne pas rechuter. 

Cependant, les moyens pour l’accompagner sont nettement insuffisants.  Le problème est très souvent lié à la consommation de drogues.  Donc, la première chose,  il faut arriver à empêcher toute consommation de drogue.  On ne peut pas les laisser simplement seul décider.  Ils feront la pluie et le beau temps auprès de leurs proches et quand ils consomment ils peuvent être dangereux d’où la nécessité de trouver un endroit qui s’en occupe vraiment (pas la prison) d’eux et où aucune drogue n’a accès (ce qui n’est pas le cas en prison).          

De plus, les autres prisonniers doivent être de la même catégorie pour empêcher que ce sauvetage soit plutôt une école du crime.  

Avec la réhabilitation, il faut des exemples de personnes qui ont réussi.  Il faut obtenir une écoute quasi permanente au début pour le laisser se défrustrer.  Puis, il faut que le jeune trouve un idéal. 

Quand tu enseignes t’apprends vite que si tu veux rétablir la discipline dans une classe, le meilleur moyen c’est d’établir qui est le chef et d’en faire ton allier.  Pour qu’un jeune se réhabilite, il doit pouvoir commencer à rêver.  Il doit sortir de la haine contre lui-même pour concevoir le plaisir d’être correct avec les autres.            
 
La formule de Monseigneur Harper est le gage que ce jeune sera à jamais un bandit.  Pire, en s’élevant contre le registre des armes à feu (comme si on était des Américains), il permet à un plus grand nombre de gens de détenir des armes.  C’est évident qu’on ne peut pas totalement enrayer la violence et que certaines colères peuvent être bonnes, mais en ne contrôlant pas les armes on risque de se ramasser avec des tueries comme aux États-Unis.  Ce registre est normal puisque personne ici n’a besoin d’arme pour aller à la chasse afin de se nourrir. 

D’autre part, la répression ne donne aucun résultat positif, sinon une vengeance plus ou moins mesquine.               

Il est évident qu’un jeune ne peut pas être relâché tant qu’il n’est pas absolument guéri.   Il faut tenir compte de la dangerosité aussi.  Mais, à date, la réhabilitation a toujours été la meilleure solution.   Le Québec a le plus bas taux de crimes violents.  

Il ne faut pas s’étonner qu’il y ait de la violence si on laisse les armes circuler librement.

Fédéralisme vs souveraineté.  

S’il n’y avait pas le danger de voir grossir l’appui aux souverainistes, les partis fédérastes ne s’occuperaient même pas de l’existence du Québec.      
 
Tout ce que le fédéral donne au Québec depuis des décennies a pour but fondamental de combattre l’indépendance du Québec. 

Les partis fédéralistes comptent des points, en cassant du sucre sur le dos des indépendantistes.  Plus le Québec est fort, plus les fédérastes sont forcés de céder un petit peu d’argent ou de pouvoir.     

Tous les partis fédérastes doivent prouver qu’ils contrôlent le Québec pour aspirer au pouvoir.  Le parti qui semble le plus anti-Québec est celui qui a le plus de chance de prendre le pouvoir.  Ce n’est pas nouveau. 

Aussi longtemps que je me rappelle, il en était ainsi.   Avant les fédérastes se servaient du pouvoir des francophones (Trudeau, Chrétien, etc.) comme d’un mur de protection, en essayant de faire croire que le Québec ne voulait pas ce que les Lévesque-Parizeau exigeaient.  Certains indépendantistes se sont mis à rêver à Mulroney et Clark pour négocier avec les vrais Anglais, mais tous les partis fédéralistes veulent que tous les vrais pouvoirs soient entre les mains d’Ottawa, même le NPD.          

Le reste, c’est de la poudre aux yeux agitée par les médias d’information.  Pour battre les libéraux, les Conservateurs ont dû s’allier avec le Reform Party, un équivalent des Républicains de George Bush.  Pour conserver les votes de l’Ouest — qui s’imaginait que le pays était dominé par les Français du Québec — les Conservateurs ont dû inclure leurs politiques de droite.           

D’ailleurs, Stephen Harper a promis que même s’il était minoritaire, son programme serait intégralement appliqué : coupure dans la culture, les jeunes en prison pour des crimes graves avec les adultes, avortement (par la porte de derrière), etc.  Quel respect de la démocratie !         

Par exemple, l’idée de la « nation » nous vient de M. Ignatief qui a dû diluer sa pensée pour faire plaisir aux libéraux et fort probablement que cette idée lui a coûté la direction du parti libéral.  Il a commencé sa chute quand il a exprimé cette notion et la division a permis à Stéphane Dion de devenir chef. 

Puis, les Conservateurs ont repris le thème pour embêter le Bloc québécois.  Puisque le Bloc ne voulait pas voter en faveur de cette nouvelle formulation qui ne veut rien dire (le Québec n’a aucun pouvoir de plus en se faisant appeler nation), il s’est fait piéger en croyant que les gens seraient assez allumés pour comprendre la notion de nation ainsi employée. Ça ne veut rien dire, même Jean Charest sait ça.  Et, Charest se fiche éperdument que l’on parle français, lui, ce qui compte, c’est l’économie.     

On a juste à regarder ce qui se passe chez nos voisins du Sud pour comprendre ce que veut dire « économie » …  Mettre bien de l’argent dans ses poches aux dépends de ceux qui en ont moins.  Quoiqu’il faut admettre que pendant les prochaines années, la protection économique du Québec sera au coeur des débats, même si l’indépendance, c’est beaucoup plus qu’un portefeuille. 

Avec la crise financière, même si on est partiellement à l’abri, nous devrons d’abord sauver les meubles.  Il faut pour s’en sortir éliminer plus que jamais la pauvreté et la spéculation.  Il nous faut jouer « safe» comme on dit.

S’il n’y avait pas de souverainistes, c’est une lutte verbale et  politique qui n’existerait même pas. 

C’est la même chose pour le déficit fiscal, le pouvoir de dépenser.  On dirait que les fédérastes ont compris qu’Il est facile de faire croire n’importe quoi aux Québécois.  Il suffit de leur dire n’importe quoi, ils seront crus, même si le passé nous démontre que leur grande priorité est de fourrer le Québec.   Pas étonnant que les libéraux du Québec se préparent à une élection très rapide.  Ils veulent profiter de la crise comme Harper.  C’est la seule chose qui préoccupe les gens.  Pas d’argent, pas de liberté.  Juste de l’argent, pas d’âme. C’est le sort des pauvres et maintenant, en prime, de la classe moyenne.
 
Les prochains mois risquent d’apporter de très profonds chambardements, car les riches ne voudront pas se ramasser seul en enfer. 

Nous commençons une nouvelle ère qui doit aboutir à un meilleur partage des richesses et un plus profond respect de la nature et des droits individuels, sinon nous risquons de voir notre espèce disparaître. 

a planète ne peut pas en prendre davantage.

Nous sommes à l’heure d’un grand examen de conscience.   Qu’est-ce que la vie et que devons-nous faire pour garantir l’avenir ? 

Le monde est formé de 10 pour cent de riches et 90 pour cent de pauvres.   Il faut tout remettre en question pour le bien général de tous les humains, pas juste pour engraisser une petite poignée d’individus.       

Radioactif 473

août 22, 2022

Radioactif 473

Texte de 2008, p. 879

Référendum de 1995 : un vol fédéraste.


Ceux qui croient que les indépendantistes ont perdu le référendum de 1995 ne réfléchissent pas longtemps.            

Le référendum de 1995 a été volé par les fédérastes qui n’ont pas su respecter les lois en vigueur
: la manifestation du « je t’aime aujourd’hui pour avoir ton vote » est une dépense illégale et le fédéral a engagé des juges du Nouveau-Brunswick pour assermenter près de 50,000 nouveaux immigrants pour voter NON. Ce fut comme par hasard la majorité du NON.    
 
Le fédéral crée les lois dont il a besoin pour dominer les provinces.  La loi de la clarté en est un exemple.  Par contre, il faut reconnaître qu’avec cette loi, la Cour Suprême forcerait les fédérastes à négocier, si les Québécois avaient un jour l’intelligence de voter en bloc pour la souveraineté comme l’ont fait les Anglophones du Québec pour le Non.             

Bien évidemment, il ne faudrait pas que les fédérastes mettent la barre si haute qu’elle ne puisse jamais être atteignable.  C’est peut-être leur jeu de le faire, mais ça prouve leur mauvaise foi.  Pire, c’est un manque évident de démocratie, la loi du plus fort, de la centralisation. 
 
Les résultats furent de 0.05 pour cent de majorité pour le NON.   Mais, cette majorité a été obtenue frauduleusement. 

Ainsi, des juges du Nouveau Brunswick ont été amenés en renfort au Québec pour assermenter de nouveaux arrivants à la condition qu’ils votent non.  Les indépendantistes étaient trop frileux pour créer une loi qui, au minimum, aurait dû exiger que l’on vive depuis cinq ans ou 10 ans au pays pour avoir droit de vote sur l’avenir du Québec. Ce n’est pas du racisme, c’est une condition normale, sachant que ces immigrants peuvent vite décider d’aller vivre en Ontario ou ailleurs ou leur ethnie est plus concentrée.   
 
Ces assermentations de dernière minute ont été d’environ 50,000 soit à peu près la même chose que la majorité obtenu par le NON.  Ce n’était pas la première fois que le Québec fait savoir au Canada qu’il n’est pas content de la place qu’il occupe et des droits, des pouvoirs qui lui reviennent au sein du Canada.   

Avec le référendum de Charlottetown, ce fut encore plus clair car le Québec s’est très majoritairement prononcé contre cette proposition de New deal Canadien.
   S’il a perdu le référendum de 1980, le mouvement indépendantiste a gagné celui de Charlottetown et si le fédéral ne nous avait pas volés, nous aurions aussi remporté celui de 1995. 

Ainsi, à chaque référendum, le Québec fait un tout petit pas vers sa souveraineté.            

Évidemment, les journaux ont aussitôt essayé de faire passer Jacques Parizeau pour un raciste parce qu’il a osé dire la vérité. 

Au Québec, il faut avoir honte d’avoir une identité.  Ce qui est intéressant, c’est de voir comment le système se sert de la concentration de la presse pour modeler la façon de penser des Québécois.  On crée l’unanimité avec presqu’aucune nuance à travers les chroniqueurs et la population suit aveuglément ce que disent ces bonzes de la chronique. 

On dirait que les Québécois sont incapables de réfléchir seuls donc on multiplie les chroniqueurs (qui ne semblent pas connaître l’histoire) pour orienter la pensée de la population. 

À part le Jour et Québec-Presse, les indépendantistes n’ont jamais eu les finances pour créer un journal ou une station de télévision indépendantiste.  Le Devoir est à l’image du PQ.  Il est progressiste, élitiste et s’excuse à chaque fois qu’il montre son nationalisme.

On devrait savoir que la liberté de presse n’est qu’une illusion.  L’importance accordée aux nouvelles n’est pas fixée par les journalistes, mais par l’équipe patronale, l’équipe du pupitre.  Les dirigeants sont fédérastes que ce soient les anciens Power Corporation de Paul Desmarais (les libéraux) ou les Conservateurs-adéquistes du Journal de Montréal et TVA.     

Je m’étais longuement demandé pourquoi le père Péladeau s’était retrouvé président d’une commission fédérale.  On disait que pour lui il n’y avait qu’un baromètre : il était du côté de ceux qui semblaient avoir la majorité, donc, le bord le plus rentable.   

Aujourd’hui, c’est plus clair ; même si le Journal de Montréal fait semblant d’être neutre en ayant toutes sortes de chroniqueurs.  Ce serait un grand journal s’il abandonnait son rôle de faire peur aux gens en exploitant le voyeurisme judiciaire. 

Je me rappellerai toujours que la pègre m’a invité à devenir journaliste dans ce journal pour pouvoir passer de temps en temps ses informations en prison.  Aujourd’hui, c’est presque l’organe officiel de l’ADQ et des Conservateurs.  L’organe du virage à droite.      

Ceux qui étaient partisans de négocier avec seulement des anglophones canadiens seront bien servis. 

Les Conservateurs de Monsieur le curé Harper seront probablement majoritaires puisque les Québécois diviseront encore une fois leurs votes. Qu’on le veuille ou non, pour arrêter Harper, il faut une vague bloquiste sans précédent au Québec et une même vague NDP dans le Canada anglais puisque Stéphane Dion ne perce pas le mur (quoiqu’il a été très bon à Tout le monde en parle).  Il faut aussi ajouter que M. Dion est le seul à avoir l’honnêteté de dire que notre culture serait en péril parce que M. Harper veut instaurer la censure.        

La censure est un moyen de contrôler le discours.  S’il avait des chances de prendre le pouvoir, une chose est certaine, il serait mieux que Bush-Harper, même si je ne partage pas, mais pas du tout, son nationalisme canadien, lui, le fils d’un fédéraliste fatigué. 

Qu’est-ce que le Québec a gagné depuis ce temps ?  Rien de nouveau.     

Le seul moyen pour le Québec de survivre culturellement et économiquement c’est de voter en bloc contre les Conservateurs et l’ADQ, leur pendant.  Voter pour celui qui a le plus de chance de l’emporter dans son comté tant qu’il n’est pas pour Harper et que ce choix ne divise pas le vote pour faire passer un Conservateur.
    
Peut-être que les gens de la région de Québec sont comme les Américains, impuissants, ils s’en remettent à Dieu.  Mais je suis loin d’être certain que Dieu assoie ses luttes sur une chicane de clocher dépassée depuis longtemps. 

Montréal, c’est le Québec, et Québec, c’est aussi le Québec,   Chaque ville a son rôle.  Comme chaque village, chaque ferme.  L’important c’est le Québec dans son ensemble.  Les chicanes de clocher ce sont des chicanes de gens qui n’ont pas su évoluer.

           

Radioactif 412

août 21, 2022

Radioactif 472

Texte de 2008, p. 877

Non à la censure !

La lutte contre les compressions budgétaires dans la culture fait de plus en plus de bruit ; mais on semble oublier que le message essentiel devrait être NON À LA CENSURE.    

Et qu’on le veuille ou non, la censure chez-nous ne passe pas encore par le politique ; mais par la sexualité parce que nous avons été traumatisés durant des décennies par des curés qui ne parlaient que de ça ou presque. 

Et, l’Ouest canadien n’en est pas encore libéré. Les Conservateurs, c’est surtout le REFORM PARTY devenu le parti de Harper.  Harper est tellement à droite qu’il fait des déclarations que même Bush n’oserait pas faire.  Avec lui, notre ambition est de devenir une des grandes puissances militaires.  Pas pour moi !  Pas pantoute. 

Aujourd’hui, cette droite en mène de plus en plus large au Québec : le clergé constipé (parce qu’il y a des prêtres évolués), le Journal de Montréal et TVA, (instruments de peur et de propagande en focussant sur les nouvelles judiciaires) l’ADQ, les Conservateurs et les féminounes.  Même les partis de gauche souffrent de cette peur de la sexualité. 

Layton a proposé que l’âge de consentement soit de 16 ans. C’est normal, c’est un sujet difficile qui peut créer des remous dans n’importe quel sens ; car, la sexualité est d’abord et avant tout chez -nous une question émotive.   

On a qu’à se rappeler le rôle des Yvette dans les résultats du référendum.  Les féminounes ne sont pas plus branchées dans les élections actuelles.  Aucun parti ne serait assez à plat -ventre devant leurs revendications de femmes qui ne réfléchissent qu’à travers leur statut de femmes.  Elles oublient qu’il y a des valeurs propres aux deux sexes.  C’est beau préconiser l’égalité des sexes ; mais encore faut-il que ce soit vrai pour les deux.   Elles oublient que le Bloc est définitivement pour l’égalité des sexes. Ça fait même parti de son credo.      

Quand on discute de la sexualité, on oublie son côté rationnel parce que ce sont les religions qui ont le monopole de notre perception.  Qu’on le veuille ou non, les femmes sont les plus marquées par cet enseignement de peur et de répression, car l’Église se servait même de la Bible pour les stigmatiser.  C’est normal qu’une femme soit plus vulnérable qu’un homme puisqu’elle est la plus convoitée.  Il y a des viols homosexuels, mais les hommes sont loin encore d’avoir peur que ça leur arrive à chaque coin de rue. 

De plus, une femme peut avoir un enfant, donc, elle doit prendre une décision qui la marquera pour la vie.  Le gars n’a que le plaisir d’éjaculer et de se pousser, s’il veut.  De manière ou d’une autre, avec le cancer de la prostate, on se fait tous élargir le derrière. Une revanche de la nature !    
 
Pire, les femmes sont plus peureuses ou paranoïaques parce que presque en naissant on les entretient quotidiennement de la peur qu’il faut avoir du gros cochon qu’est l’homme. 

La sexualité sans amour n’a aucun sens, mais elle est encore vécue ainsi dans certaines religions où le couple est formé en vertu d’une décision économique (le statut social, l’appartenance au clan).      

On n’a jamais voulu tenir une véritable réflexion sur la sexualité au Québec.    

On se contente de faire dans nos culottes en disant le mot pédophile.  C’est encore un sujet absolument tabou.  On n’a même pas l’honnêteté de faire la différence entre un pédophile, un pédéraste et un homosexuel.   Et si on essaie, on est expulsé des syndicats littéraires, car, pas de subventions ou de travail, si tu n’es pas membre d’une association littéraire.    

L’âge judiciaire de consentement devrait être ce qui différencie un pédophile d’un pédéraste ainsi que la façon de vivre cette situation.  On ignore la réalité humaine et scientifique pour définir la sexualité comme le veulent les religions.  On ne va plus à l’église, mais on est encore plus catholique que le pape.  On peut pas dire que celui-ci a beaucoup évolué avec le temps, même si les papes se sont décrétés infaillibles.          

En défendant la pédérastie et le droit à sa liberté sexuelle tant qu’elle n’est pas violente ou dominatrice, mais un moyen de développer sa personnalité et son autonomie, je peux affirmer que la censure n’est pas que le propre des Conservateurs. 

On a inventé la littérature pour la jeunesse afin d’éliminer toutes les références sexuelles.  Quand on analyse un livre ou un jouet pour savoir s’il convient aux jeunes, on n’étudie pas les répercussions de la violence dans ce livre, mais s’il y a des insinuations sexuelles.  Même avec cette nouvelle approche de la littérature, on continue de censurer tout ce qui parle de pédérastie ou pédophilie, même si le livre ne s’adresse qu’à des adultes comme mes deux derniers livres.           C’est ça la CENSURE.             

Cette censure semble le propre des féminounes qui sont obsédées par ce qu’elles appellent l’hypersexualisation alors que de fait, la réalité est que les propos sexuels ou images peuvent être vues par un plus grand nombre de jeunes, car ils savent mieux pitonner sur internet que nous.  Ce n’est pas d’interdire qu’on a besoin, mais de prendre les moyens pour nous rendre plus conscients, responsables et autonomes face à cette nouvelle réalité.  C’est la meilleure sécurité qu’on peut leur donner.        

Si on ne croyait pas que la sexualité est le pire mal des maux, on privilégierait de créer une conscience personnelle autonome.  

Pour une femme, la sexualité est encore un danger, un péché alors que pour le gars la sexualité, c’est d’abord du plaisir. 

Il est bien évident qu’en regardant plus profondément la sexualité, il est impossible d’ignorer la responsabilité.  

Dans notre société hétéro, on semble croire encore que la femme est l’Ève qui a présenté la pomme à Adam pour l’entraîner dans le mal.  Les religions sont un lavage de cerveau.  Ce n’est pas pour rien qu’on veut absolument commencer à les enseigner dès la petite enfance.    

L’Association des Auteures (rs) des Cantons de l’Est (une association libérale ?) est un exemple éloquent d’Inquisition québécoise.        

La police a toujours voulu ramener l’âge de consentement à 16 ans, même si c’est contraire à tout ce que la psychanalyse nous apprend sur le développement de la sexualité.  Est-ce que le Québec est un État policier ?          

L’ordre et la paix, dont on fait appel, se transformera en chasse contre les indépendantistes dès que les fédérastes auront la certitude que les séparatistes ne seront plus assez forts pour contrer cette chasse.  

Les riches de la mondialisation ont décidé que c’est plus rentable pour eux d’avoir un Québec au sein du Canada.             

Quand il est question de sexe, tous les instincts hypocrites refont surface.  On nie le problème.  Pourtant, c’est le fond du débat quand on constate l’arrivée de nouvelles religions au Québec (le voile, l’école privée religieuse).  Même si toutes les religions sont répressives, elles ne le sont pas toutes de la même façon.  Le voile était bien porté par les religieux d’ici, il n’y a pas si longtemps.  Quand on rentrait à l’église, une femme devait se couvrir la tête et l’homme se la découvrir…           

On lutte contre les compressions de Harper en mettant de côté l’essentiel juste parce qu’on risquerait de se ramasser «ses propres culottes à terre».  On veut bien dénoncer les Conservateurs, mais on oublie qu’à cause du clergé (et des féminounes qui le remplacent) la censure fait partie de nos mœurs depuis toujours. 

Nous sommes des descendants de Port Royal (pas tous, mais une bonne gang).  Port-Royal, c’étaient des fanatiques religieux qui au nom de Dieu, ont essayé de détruire les cultures indigènes. 

Le Peace and love n’était pas encore à l’honneur.  La seule raison qui faisait que la censure ne rejoignait pas tout le monde, c’est que pour échapper à la misère économique, on n’avait pas le temps de s’embarrasser des mœurs des jeunes.  Au contraire, il fallait le plus tôt possible les marier pour que le pays ait les bras dont il avait besoin.  La sexualité et la façon de la percevoir a aussi son histoire.  On oublie que la sexualité est ce qu’il y a de plus privé et, sans violence, ça ne devrait pas regarder les autres.            

Se servir de  » l’ordre public  » pour justifier la censure nous amènera à une répression politique puisqu’au moment où la majorité sera fédéraste et que les autonomistes seront devenus impuissants, on prétendra que de prêcher l’indépendance du Québec nuit à l’économie du Canada.        

Comme ça se faisait, alors que j’étais journaliste, le fédéral subventionnait les industries qui voulaient quitter le Québec pour faire croire aux gens que l’indépendance faisait fuir les compagnies (Cadbury, Sun Life, etc.).          

Le problème avec les Québécois : non seulement ils ne se rappellent pas leur histoire ; mais ils ne savent pas ce qui s’est passé dans les 40 dernières années. 

Malheureusement ou heureusement, au Québec, il faut admettre que le Bloc est le mieux placé pour éviter un gouvernement majoritaire conservateur.  Ceux qui ont décidé de jouer aux opportunistes devraient réfléchir.             

J’abandonne ma campagne pour la liberté sexuelle (sujette à nous diviser), on y reviendra après les élections.  Pour le moment, il faut créer un mouvement de solidarité contre Harper.  Voter n’importe quoi, sauf Harper.  Voter pour celui ou celle qui pourra nous en débarrasser. 

Cela aurait été plus facile si les libéraux avaient été plus forts ; mais actuellement c’est clair il faut trouver une autre alternative.  Tout pour ne pas avoir un gouvernement conservateur majoritaire. Il ne reste que le Bloc pour y arriver.  

On peut se vanter de servir d’exemple puisque la crise américaine actuelle tient de la même formule que le coup de la Brinks.

Radioactif 471

août 20, 2022

Radioactif 471

Texte de 2008

Bravo à Michaël Jean !

Je ne suis pas celui qui est porté à encenser Michaël Jean.  Ça n’a rien à voir avec sa couleur, car, c’est une jolie femme.  Elle est du groupe des féminounes (une de ses amies a été mêlée à mon dossier à Val-d’Or) et encore pire, elle est gouverneur générale, un poste qui n’a plus sa raison d’être.           
 
Règle générale, j’écris pour lui dire de se taire, de respecter sa job donc de se la fermer ; mais cette fois-ci, je dois admettre que je suis tout à fait d’accord avec elle (comme elle a eu mon appui pour couronner M. Morgentaler), 

Saint – Harper devrait exiger d’urgence le rapatriement du jeune Khadr.  C’est un enfant soldat.  La réputation du Canada est en jeu ; c’est plus important que son caucus. 

Harper doit jubiler ces temps-ci : il a une crise économique pour faire peur aux gens.

La crise économique : une vaste fraude.      

Faute de pouvoir ramener les États-Unis dans une autre guerre, les dirigeants ont dû se contenter, pour faire peur aux gens, de créer une crise économique.  Cette crise est le résultat normal du capitalisme sauvage, de la recherche du gros profit à tout prix.  C’est le fruit de leur imprévoyance et de leur soif insatiable de profits. 

Pour produire, il faut des consommateurs, des consommateurs qui peuvent payer ce qu’ils prennent.  Ce sont aux banques de payer pour leurs erreurs et non au petit peuple. Les capitalistes n’ont jamais tenu compte de la présence des pauvres, sinon pour les exploiter.

Cette crise est surtout le coup de poing sur la table des riches condamnés à la banqueroute.  Tout le monde crèvera s’il le faut, si l’on ne nous aide pas.  Ainsi, on demande aux pauvres de payer encore plus de 700 milliards pour sauver les riches banquiers.  Un beau coup juste avant les élections. 

Le plan de Bush est la fraude du millénaire.  Qu’on sauve le système, c’est une exigence incontournable, mais ce n’est pas aux pauvres de le faire.  Le plan de sauvetage doit toucher ceux qui sont assez riches pour ne pas être privés de l’essentiel.      

La crise actuelle est juste un moyen de finir de nettoyer le fond des portefeuilles de ceux qui en ont juste assez pour vivre.  Une surexploitation de la pauvreté.  

On dirait que le message est simple : vous nous sauvez (les banques et autres profiteurs) ou on vous laisse crever de faim.  C’est bizarre ! Les banques font de millions de profits chaque année et là tout d’un coup, juste avant les élections, elles piquent du nez.  Ça ressemble aux messages de Ben Laden qui arrivent toujours par miracle quand les sondages mettent Bush dans la merde.       
 
Le sauvetage devrait se faire après les élections présidentielles.  

Au Canada, on n’a pas les mêmes banques.  Elles continuent de s’enrichir ; mais ce qui me préoccupe ce sont les hauts-fonctionnaires qui jouent avec les fonds de retraite et qui espère faire plus vite des profits et qui perdent nos avoirs. 

Cette crise devrait leur calmer le pompon. Les spécialistes qui nous font perdre nos avoirs devraient être licenciés sur le champ, sans compensation.  Ils se donnent bien une prime quand ça va mieux. Il faudra bientôt une police spéciale sur les vols économiques ; une escouade, ça ne suffit plus. 

Non à la censure !

La lutte contre les compressions budgétaires dans la culture fait de plus en plus de bruit ; mais on semble oublier que le message essentiel devrait être NON À LA CENSURE.    

Et qu’on le veuille ou non, la censure chez-nous ne passe pas encore par le politique ; mais par la sexualité parce que nous avons été traumatisés durant des décennies par des curés qui ne parlaient que de ça ou presque. 

Et, l’Ouest canadien n’en est pas encore libéré. Les Conservateurs, c’est surtout le REFORM PARTY devenu le parti de Harper.  Harper est tellement à droite qu’il fait des déclarations que même Bush n’oserait pas faire.  Avec lui, notre ambition est de devenir une des grandes puissances militaires.  Pas pour moi !  Pas pantoute. 

Aujourd’hui, cette droite en mène de plus en plus large au Québec : le clergé constipé (parce qu’il y a des prêtres évolués), le Journal de Montréal et TVA, (instruments de peur et de propagande en focussant sur les nouvelles judiciaires) l’ADQ, les Conservateurs et les féminounes.  Même les partis de gauche souffrent de cette peur de la sexualité. 

Layton a proposé que l’âge de consentement soit de 16 ans. C’est normal, c’est un sujet difficile qui peut créer des remous dans n’importe quel sens ; car, la sexualité est d’abord et avant tout chez -nous une question émotive.   

On a qu’à se rappeler le rôle des Yvette dans les résultats du référendum.  Les féminounes ne sont pas plus branchées dans les élections actuelles.  Aucun parti ne serait assez à plat -ventre devant leurs revendications de femmes qui ne réfléchissent qu’à travers leur statut de femmes.  Elles oublient qu’il y a des valeurs propres aux deux sexes.  C’est beau préconiser l’égalité des sexes ; mais encore faut-il que ce soit vrai pour les deux.   Elles oublient que le Bloc est définitivement pour l’égalité des sexes. Ça fait même parti de son credo.      

Quand on discute de la sexualité, on oublie son côté rationnel parce que ce sont les religions qui ont le monopole de notre perception.  Qu’on le veuille ou non, les femmes sont les plus marquées par cet enseignement de peur et de répression, car l’Église se servait même de la Bible pour les stigmatiser.  C’est normal qu’une femme soit plus vulnérable qu’un homme puisqu’elle est la plus convoitée.  Il y a des viols homosexuels, mais les hommes sont loin encore d’avoir peur que ça leur arrive à chaque coin de rue. 

De plus, une femme peut avoir un enfant, donc, elle doit prendre une décision qui la marquera pour la vie.  Le gars n’a que le plaisir d’éjaculer et de se pousser, s’il veut.  De manière ou d’une autre, avec le cancer de la prostate, on se fait tous élargir le derrière. Une revanche de la nature !    
 
Pire, les femmes sont plus peureuses ou paranoïaques parce que presque en naissant on les entretient quotidiennement de la peur qu’il faut avoir du gros cochon qu’est l’homme. 

La sexualité sans amour n’a aucun sens, mais elle est encore vécue ainsi dans certaines religions où le couple est formé en vertu d’une décision économique (le statut social, l’appartenance au clan).      

On n’a jamais voulu tenir une véritable réflexion sur la sexualité au Québec.    

On se contente de faire dans nos culottes en disant le mot pédophile.  C’est encore un sujet absolument tabou.  On n’a même pas l’honnêteté de faire la différence entre un pédophile, un pédéraste et un homosexuel.   Et si on essaie, on est expulsé des syndicats littéraires, car, pas de subventions ou de travail, si tu n’es pas membre d’une association littéraire.    

L’âge judiciaire de consentement devrait être ce qui différencie un pédophile d’un pédéraste ainsi que la façon de vivre cette situation.  On ignore la réalité humaine et scientifique pour définir la sexualité comme le veulent les religions.  On ne va plus à l’église, mais on est encore plus catholique que le pape.  On peut pas dire que celui-ci a beaucoup évolué avec le temps, même si les papes se sont décrétés infaillibles.          

En défendant la pédérastie et le droit à sa liberté sexuelle tant qu’elle n’est pas violente ou dominatrice, mais un moyen de développer sa personnalité et son autonomie, je peux affirmer que la censure n’est pas que le propre des Conservateurs. 

On a inventé la littérature pour la jeunesse afin d’éliminer toutes les références sexuelles.  Quand on analyse un livre ou un jouet pour savoir s’il convient aux jeunes, on n’étudie pas les répercussions de la violence dans ce livre, mais s’il y a des insinuations sexuelles.  Même avec cette nouvelle approche de la littérature, on continue de censurer tout ce qui parle de pédérastie ou pédophilie, même si le livre ne s’adresse qu’à des adultes comme mes deux derniers livres.           C’est ça la CENSURE.             

Cette censure semble le propre des féminounes qui sont obsédées par ce qu’elles appellent l’hypersexualisation alors que de fait, la réalité est que les propos sexuels ou images peuvent être vues par un plus grand nombre de jeunes, car ils savent mieux pitonner sur internet que nous.  Ce n’est pas d’interdire qu’on a besoin, mais de prendre les moyens pour nous rendre plus conscients, responsables et autonomes face à cette nouvelle réalité.  C’est la meilleure sécurité qu’on peut leur donner.        

Si on ne croyait pas que la sexualité est le pire mal des maux, on privilégierait de créer une conscience personnelle autonome.  

Pour une femme, la sexualité est encore un danger, un péché alors que pour le gars la sexualité, c’est d’abord du plaisir. 

Il est bien évident qu’en regardant plus profondément la sexualité, il est impossible d’ignorer la responsabilité.  

Dans notre société hétéro, on semble croire encore que la femme est l’Ève qui a présenté la pomme à Adam pour l’entraîner dans le mal.  Les religions sont un lavage de cerveau.  Ce n’est pas pour rien qu’on veut absolument commencer à les enseigner dès la petite enfance.    

L’Association des Auteures (rs) des Cantons de l’Est (une association libérale ?) est un exemple éloquent d’Inquisition québécoise.        

La police a toujours voulu ramener l’âge de consentement à 16 ans, même si c’est contraire à tout ce que la psychanalyse nous apprend sur le développement de la sexualité.  Est-ce que le Québec est un État policier ?          

L’ordre et la paix, dont on fait appel, se transformera en chasse contre les indépendantistes dès que les fédérastes auront la certitude que les séparatistes ne seront plus assez forts pour contrer cette chasse.  

Les riches de la mondialisation ont décidé que c’est plus rentable pour eux d’avoir un Québec au sein du Canada.             

Quand il est question de sexe, tous les instincts hypocrites refont surface.  On nie le problème.  Pourtant, c’est le fond du débat quand on constate l’arrivée de nouvelles religions au Québec (le voile, l’école privée religieuse).  Même si toutes les religions sont répressives, elles ne le sont pas toutes de la même façon.  Le voile était bien porté par les religieux d’ici, il n’y a pas si longtemps.  Quand on rentrait à l’église, une femme devait se couvrir la tête et l’homme se la découvrir…           

On lutte contre les compressions de Harper en mettant de côté l’essentiel juste parce qu’on risquerait de se ramasser «ses propres culottes à terre».  On veut bien dénoncer les Conservateurs, mais on oublie qu’à cause du clergé (et des féminounes qui le remplacent) la censure fait partie de nos mœurs depuis toujours. 

Nous sommes des descendants de Port Royal (pas tous, mais une bonne gang).  Port-Royal, c’étaient des fanatiques religieux qui au nom de Dieu, ont essayé de détruire les cultures indigènes. 

Le Peace and love n’était pas encore à l’honneur.  La seule raison qui faisait que la censure ne rejoignait pas tout le monde, c’est que pour échapper à la misère économique, on n’avait pas le temps de s’embarrasser des mœurs des jeunes.  Au contraire, il fallait le plus tôt possible les marier pour que le pays ait les bras dont il avait besoin.  La sexualité et la façon de la percevoir a aussi son histoire.  On oublie que la sexualité est ce qu’il y a de plus privé et, sans violence, ça ne devrait pas regarder les autres.            

Se servir de  » l’ordre public  » pour justifier la censure nous amènera à une répression politique puisqu’au moment où la majorité sera fédéraste et que les autonomistes seront devenus impuissants, on prétendra que de prêcher l’indépendance du Québec nuit à l’économie du Canada.        

Comme ça se faisait, alors que j’étais journaliste, le fédéral subventionnait les industries qui voulaient quitter le Québec pour faire croire aux gens que l’indépendance faisait fuir les compagnies (Cadbury, Sun Life, etc.).          

Le problème avec les Québécois : non seulement ils ne se rappellent pas leur histoire ; mais ils ne savent pas ce qui s’est passé dans les 40 dernières années. 

Malheureusement ou heureusement, au Québec, il faut admettre que le Bloc est le mieux placé pour éviter un gouvernement majoritaire conservateur.  Ceux qui ont décidé de jouer aux opportunistes devraient réfléchir.             

J’abandonne ma campagne pour la liberté sexuelle (sujette à nous diviser), on y reviendra après les élections.  Pour le moment, il faut créer un mouvement de solidarité contre Harper.  Voter n’importe quoi, sauf Harper.  Voter pour celui ou celle qui pourra nous en débarrasser. 

Cela aurait été plus facile si les libéraux avaient été plus forts ; mais actuellement c’est clair il faut trouver une autre alternative.  Tout pour ne pas avoir un gouvernement conservateur majoritaire. Il ne reste que le Bloc pour y arriver.  

On peut se vanter de servir d’exemple puisque la crise américaine actuelle tient de la même formule que le coup de la Brinks.

Radioactif 470

août 19, 2022

Radioactif 470

Texte de 2008, p. 870

Malhonnêteté intellectuelle = Conservateurs d’Harper.   

Les Conservateurs de Stephen Harper sont d’abord les anciens du Reform Party, un groupe religieux d’extrême droite  comme les Mormons du Canada?  

En ce sens, on s’attendrait à ce que ce parti politique ait au moins la décence de rechercher la vérité et respecter les lois.  Alors que Stephen Harper promet d’augmenter les punitions pour les jeunes contrevenants violents, son parti se fait prendre à ne pas respecter les lois quant aux dépenses électorales et il nie sa propre loi à l’effet de tenir des élections à tous les quatre ans. 

C’est comme dans le message de l’Évangile, où un individu voulait enlever la paille dans l’oeil du voisin parce qu’il a oublié la poutre dans le sien.  C’est le propre des mouvements religieux : l’hypocrisie et le mensonge.  

Si la répression donnait plus de résultats que la réhabilitation, il faudrait envisager cette solution.  Mais, toutes les statistiques prouvent le contraire. 

Là où il y a le moins de crimes violents, c’est au Québec.  Là, où on a toujours préféré la réhabilitation.  C’est une réalité alors pourquoi ne pas en tenir compte?             

D’autre part, pour un meurtre ou un vol violent, un viol, c’est naturel de demander des peines plus sévères ; mais est-ce plus rentable pour la société?  C’est comme la dénonciation qui est devenue un instrument de pouvoir pour les vengeances ou le chantage.   La réhabilitation a toujours connu plus de succès que la répression.              

Harper ajoute les crimes de nature sexuelle, mais que fait-il de ceux qui sont sexuels, mais sans violence?  Rien.  Pas un mot.  La sexualité demeure un champ trop payant pour le système judiciaire pour y réviser quoique ce soit.    

Pour ne pas avoir à parler de la guerre en Afghanistan, Harper prétend que le Canada s’en retira en 2011.  Comment peut-on le croire puisqu’il ne respecte pas ses propres lois?  «Faites ce que je dis, faites pas ce que je fais.» 

Depuis qu’il est premier ministre, Harper dit au monde ce que même les Américains n’osent pas dire.  Ce fut le cas quand Israël a attaqué le Liban.  Au lieu de respecter la notion de non-violence, de défenseur de la paix, Harper veut faire du Canada une des grandes forces militaires.  Pourquoi dépenser des milliards pour l’armée alors que l’on ne trouve pas l’argent pour vraiment solutionner le déséquilibre fiscal avec le Québec ?    
 
Je sais très bien que mon opinion ne modifiera absolument rien aux résultats du vote du 14 octobre ; mais j’avoue ne pas comprendre le raisonnement de ceux qui se préparent à élire un gouvernement Harper majoritaire. 

Harper n’a rien donné au Québec.  Sa reconnaissance de la nation ce n’est que du vent pour imbéciles. Qui est assez peu instruit ou informé pour croire dans cette reconnaissance faite pour embêter le Bloc québécois et couper l’herbe sous le pied aux libéraux ?

Les vieux dans cette élection…


Une des principales revendications du Bloc est d’annexer la pension de vieillesse et de s’assurer que tout le monde ait automatiquement le supplément pour le minimum de revenu garanti quand on y a droit.  

Ce n’est pas la fin du monde, c’est juste un minimum de décence envers ceux qui ont travaillé toute leur vie pour construire la société dans laquelle on évolue.  

Pourtant, c’est une des nombreuses lois présentées par le Bloc et refusées par les Conservateurs.  On n’a pas d’argent pour nos vieux, mais des milliards pour aller combattre dans des pays qui ne nous connaissaient même pas avant que nos soldats arrivent.  Dans un scénario pour implanter la peur et justifier la guerre.   

Ce n’est pas le Bloc qui bloque, ce sont les Conservateurs qui refusent tout ce qui vient du Québecparce que, selon eux, nous sommes des citoyens de dernier ordre.  Nous sommes des Québécois.  Et, quand on dit Québécois, chez les Conservateurs, ce sont des idiots à qui il suffit de dire qu’ils sont une «nation» pour qu’ils croient qu’on leur a accordé un statut particulier.     

Qu’est-ce que ça nous donne d’être une nation si on a aucun droit supplémentaire sur la culture, l’immigration et la langue, aucun sou dans nos poches.  Qu’est- ce que ça nous donne d’être une nation selon Saint Stephen Harper?  Les Conservateurs ont dit qu’on est une nation que pour embêter le Bloc.  Ça ne veut rien dire de plus.  Et nous les tatas, on s’imagine que c’est important.  Plus naïf, c’est impossible, tu meurs dans ton rêve.      

Quand on a monté le piège contre moi à Val- d’Or : il y avait un message facile à décrypter : «occupe-toi de tes affaires, arrête d’aider les gens qui sont dans la merde.» 

Ça m’a pris bien du temps pour me décider de lentement me diriger vers ma retraite parce que je n’ai jamais accepté de vivre continuellement aux frais des autres.  J’ai dû faire un petit bout de bien -être.  J’ai fait des sondages.  J’ai travaillé dans des fondations.   J’ai pu constater qu’il y a un besoin urgent de faire de bonnes enquêtes sur ces institutions.  Il n’y a rien pour nous assurer que la majorité de l’argent versé aide vraiment ceux qu’on doit aider.  Beaucoup d’argent en administration, très peu en dons réels.   

Ma retraite a commencé à Magog et a d’abord signifié de me regarder le nombril parce que je voulais mettre un terme à ma première tentative d’écriture.  Reprendre mes écrits des années 1970 et leur donner l’éclairage que je voulais qu’ils aient à la lumière de mon expérience personnelle.  Comprendre le sens de ce que j’ai vécu pour en faire profiter ceux qui viendront.  Mais, on est plus dans les années 1970.  On est loin d’être encore progressistes.  Même la gauche est rendue à droite.   

On essaie de justifier la réhabilitation en prétendant que le cul des jeunes est en danger en prison.  Ce n’est pas fort pour justifier notre opposition aux règles du curé Harper, mais c’est le langage des féminounes et elles représentent une grande proportion des votes.         

Mes deux derniers livres étaient essentiels pour expliquer ma trajectoire comme écrivain, surtout, si je voulais passer à autre chose, écrire sur d’autres sujets.  Là, j’avais le temps de remettre mon message en perspective, en fonction de ce que la vie m’a enseigné. 

Par contre, je ne savais pas qu’il existait des chroniqueurs aussi malhonnêtes que Martineau pour te faire dire le contraire de ce que tu penses, le contraire de ce que l’ensemble de ce que tu écris veut dire.  Cette fois ce n’est pas moi qui paranoïais mais le système.  Ceux qui créent des lois fédérastes, évidemment imposées au Québec.       

On a changé l’âge de consentement pour faire plaisir à la police et à la droite ; même si c’est donner foi au contraire de tout ce qui est enseigné en psychanalyse. 

On nous ramène à la compréhension idiote de la sexualité par les religions.  On a changé le sens du mot justice pour le remplacer par vengeance.  Ça fait paranoïa féminoune.  Comme si la vengeance apaisait vraiment les âmes.           

On veut avoir des lois plus sévères et on est assez idiot pour combattre le registre des armes à feu qui entretient la lutte à la violence. 

On veut éliminer la violence, mais on accepte une augmentation de la pauvreté.  On parle du décrochage scolaire et on ne fait aucun lien avec la drogue.  Et le registre des armes à feu?  Personne ne devrait avoir besoin d’être armé au Québec ou ailleurs ; même si on a pour voisin la nation la plus paranoïaque de la terre.   

Les fédérastes font des lois mais ils ne les respectent même pas.  Ils respectent celles qui font leur affaire.   Si elles ne le font pas, ils en créent de nouvelles.  Un système de bandits légalisés.  Un système d’hypocrites comme seules les religions peuvent créer.  Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais.  Hypocrisie érigée en système.         

On ne parle pas beaucoup du sort des vieux au Québec, même si c’est une des principales préoccupations du Bloc.  Pour les dix prochaines années, les vieux occuperont numériquement la plus grande place.  Nous sommes les morts en attente et pour le peu qu’il nous reste, on devrait s’arranger pour que ce ne soit pas la misère.         

Je fais ce qu’on m’a recommandé quand je suis allé dedans, je ne parle dorénavant que de mes intérêts puisque je suis un vieux.  Un vieux qui a besoin de jeunes pour évoluer.  Mais, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’une fois que nous serons morts, on n’aura pas encore réglé le problème de la main-d’œuvre.  On manque vraiment de prévision. 

On n’aura pas non plus réglé le problème de l’indépendance et ce sera peut-être trop tard. Si c’est le cas, autant commencer à apprendre l’anglais puisqu’on ne veut plus exister. On n’a pas d’argent pour la culture, ou plutôt on se sert de l’argent de la culture pour la censurer ; mais on trouve des milliards pour faire la guerre.   Et on est assez idiot pour croire que nos gouvernements travaillent pour améliorer la vie.  Si on ne change pas très vite nos modes de consommation, nous serons responsables de l’instinction de l’espèce humaine.          

Quand on dit que la classe moyenne de 40,000$ et plus n’arrive pas à joindre les deux bouts, essayez d’imaginer le sort des vieux qui ont moins de 20,000$.  Certains doivent choisir entre les médicaments et la bouffe.  Mais, ce n’est pas grave.  Il faut leur aider à mourir plus rapidement en leur refusant le minimum. 

Je ne parle pas de moi, même si j’ai cet argent, je ne demeure pas seul.  Plutôt que d’avoir peur et de s’obstiner à toujours voter pour  le même parti, les vieux devraient exiger l’indexation des pensions, des soins à domicile et un service médical qui leur permet de pouvoir se faire soigner sans toujours occuper les lits d’hôpitaux.  

On devrait aussi revoir le payement des impôts pour permettre aux vieux de continuer de travailler s’ils le désirent.  Dans le système actuel, les vieux sont pénalisés s’ils veulent continuer de travailler.  On devrait privilégier le rapport entre vieux et jeunes.  La connaissance ça se transmet entre humains. 

Évidemment, toutes les féminounes vont se mettre à avoir peur.  Elles pourraient être soignées ou éduquées de manière à cesser d’avoir peur du sexe.

On devrait aussi revoir la loi quant au droit à un suicide assisté.  On est tous obligés de mourir, mais on est pas obligés de souffrir pour mourir et permettre au système de se remplir les poches en nous maintenant en vie.  La morale doit servir à autre chose qu’à nous culpabiliser et nous faire peur.    

Les coupures dans la culture, ça fait des années que je vis ça.  J’ai obtenu un peu plus de 1,000$ pour mes vingt livres, il y a trois ans, cinq cents, l’année suivante, et 350$, l’autre. 

C’est une façon de t’empêcher de produire parce que ça te coûte plus cher d’essayer d’être publié que l’argent qu’on te donne pour avoir tant travaillé pour rien. 

Pour les Conservateurs, leur cri de ralliement devrait être : « Vive la castration, vive la violence ! »  Malheureusement, ça s’applique à tout ce qui fait partie du système.  

Radioactif 469

août 18, 2022

Radioactif 469

Texte de 2008

Mort de Tony Duvert.

J’ai lu dans la revue RG que l’écrivain Tony Duvert a été récemment trouvé mort dans son domicile en France.  Mort naturelle, pense-t-on. Tony Duvert est un écrivain exceptionnel, en ce sens, qu’il a osé écrire des romans pédérastes dont le meilleur est à mon avis Ainsi mourut Jonathan, aux Éditions de Minuit. 

On sait qu’en France, on a mené une véritable croisade contre tous les écrivains pédérastes et on a essayé de les faire disparaître du tableau comme si en cachant cette réalité humaine millénaire, elle allait disparaître.

Les hétéros ont toujours cru qu’ils sont les seuls êtres normaux sur cette planète.  C’est la politique qu’on semble vouloir établir au Québec. 

Mais, les moumounes, qui pensent ainsi, devraient savoir que la propagation de la pédérastie ne se fait pas à travers la littérature, mais dans le pantalon du petit gars qui découvre que ça chatouille dans le bas du ventre quand quelqu’un s’amuse avec son petit bonheur.            

Et, la force d’attraction étant telle, il trouvera bien quelqu’un pour partager ce petit bonheur avec ou sans la bénédiction des adultes.            

Je suis loin d’être certain qu’un jour il n’y aura plus de pédéraste, habité par l’amour chanté par Ovide, à l’époque de la Grèce Antique, mais je pense qu’avec le temps on s’apercevra que le scrupule et l’interdit de la sexualité chez les jeunes, c’est une forme d’étroitesse d’esprit maintenue par la peur et l’ignorance qui n’a d’assise dans rien de rationnel. 

On est attiré vers les autres, mais on ne choisit pas par qui, c’est notre petite nature qui s’en charge. 

Le jour où on constatera que l’enseignement religieux porte presque toujours hypocritement sur notre sexualité et se maintient grâce à cette ignorance, on aura grâce à la science, l’intelligence de ne plus croire dans ces peurs propagées par l’ignorance de la réalité humaine.  
 
Mon bon ami Jean Ferguson, un écrivain Micmac de Val-d’Or, disait connaître personnellement Duvert.  Il croyait que Duvert avait été assassiné dans le Nord de l’Afrique ainsi que son petit amant par les méchants islamistes. Le fanatisme de l’Islam rendait cette possibilité croyable.  Mais, de là à croire, qu’au début du millénaire on voulait tuer tous les pédérastes pour nettoyer la planète de ce mal, il y a un petit bout de chemin à faire.  C’est un peu paranoïaque.  C’est peut-être pour ça, que je croyais cela possible, tout en doutant un peu.          

La guerre à la pédérastie est en soi une paranoïa  puisque ce sont des parents qui s’imaginent qu’un gros méchant loup attend leur petit gars à tous les coins de rue.  C’est contre cette maladie, cette peur irraisonnable, à l’effet que tous les pédérastes sont des pervers qui déchiquètent tous les jeunes qui leur tombent sous la main que j’ai accepté jadis de participer à des ateliers sur les homosexualités dirigées par le psychologue Alain Bouchard.  

Je me rappelle qu’on m’a alors accusé dans une revue de vouloir ainsi me trouver un petit gars ou de chercher à me faire de l’argent avec ces conférences. 

J’avoue que j’étais assez pauvre que j’étais content d’être rémunéré pour ces participations ; mais ce n’était pas la principale motivation.  Je voulais dire que ce n’est pas vrai que tout pédéraste est un monstre et faire comprendre l’idiotie de notre système judiciaire qui analyse la pédérastie comme le crime des crime alors qu’en réalité les participants ont beaucoup de plaisir.  La pédérastie est possible sans violence ou domination.  C’est tout ce que j’ai voulu dire à travers mes écrits.  La vérité a ses droits n’en déplaise aux censeurs et censeures du Québec de droite ou de gauche.  J’ai voulu combattre le mensonge et les préjugés.           
 
Je suis content de ce que j’ai écrit.   Personne ne s’en rappellera dans dix ans, car je serai encore plus censuré, mais lorsqu’on s’apercevra que ce n’était pas moi qu’on voulait censurer, mais la liberté sexuelle, on commencera à faire des liens avec la domination politique et judiciaire des Québécois par Ottawa. 

La censure sert à créer l’environnement et l’environnement est ce qui incite à découvrir sa nature.  Cette censure est le moyen le plus absolu de taire toutes formes de contestations.  Pour la réaliser, il faut créer la peur et la peur, c’est un vote à droite assuré.


Question politique de la semaine ?

Selon les Conservateurs, le Bloc est inutile .  

Combien de projets de lois, sur quels sujets, le Bloc a-t-il présenté aux Communes?  

Combien de ses projets ont été retenus par les Conservateurs ou les Libéraux? 

Leurs intérêts ne sont-ils pas de bloquer tous les projets de loi amenés par le Bloc Québécois de manière à dire que le Bloc ne fait jamais rien?           

Est- ce que ce sont les autres partis qui bloquent le BLOC pour faire croire aux Québécois que le BLOC est inutile?   
 
Si c’est le cas, nous pouvons affirmer que l’intérêt des partis politiques fédérastes passent bien avant les intérêts des Québécois.

Conservateurs : bloquer ce qui vient du Québec. 


Quand les Conservateurs parlent de la pertinence du Bloc québécois, ils se vantent de tout bloquer pour ensuite décrier l’inefficacité du Bloc.  Une politique de fascistes, mais qui correspond exactement à ce qu’ils sont : leurs intérêts de parti avant celui du Québec.          
 
La preuve de cette assertion nous vient d’un ministre senior au Québec, M. Fortier, qui se vante que le Bloc n’a pu faire accepter que quatre de ces 255 projets de lois.    

Évidemment, c’était parce que ces règlements venaient d’un parti d’opposition et non parce qu’ils ne répondaient pas aux besoins des Québécois.   

Pour démontrer encore plus le fascisme des Conservateurs, les responsables ont fait savoir en fin de semaine que ce gouvernement a l’intention de mener un vote de confiance (l’opposition vote pour ou ce sont de nouvelles élections) sur tout ce qui touche la criminalité.             

Quand ils ne respecteront pas les lois, comme ils l’ont fait aux élections, iront-ils en prison?   On a vu avec les commandites comment le judiciaire protège le politique.  Vous croyez vraiment que les gars qui sont allés en prison étaient les chefs de cette escroquerie?           

C’est exactement ça le fascisme.  S’imposer, sans discussion, sans nuances.  Les Allemands ne disaient rien quand Hitler a décidé de nous « débarrasser » des Juifs et des homosexuels, comme si leur vie n’avait aucune importance.  Ce fut une belle saloperie.  On se taisait et on l’élisait.           
 
Le peuple a toujours une certaine part de responsabilité dans la vie des gens qui habitent cette communauté.  Donner à Harper un pouvoir majoritaire, c’est retourner aux années 1950.  C’est créer le génocide du peuple québécois. 
 
Éliminer les souverainistes, c’est éliminer la démocratie ; car, en démocratie, toutes les opinions ont un droit d’expression.     

La mafia sexuelle.

août 17, 2022

La mafia des victimes sexuelles (2).

On est maintenant tellement fou que l’on accuse Mgr Marc Ouellet d’agression sexuelle parce qu’il a mis les mains sur les épaules d’une fille et les  a descendu  jusqu’aux fesses. Ouais! Quel viol! Faut-il une rangée de coups de pied dans le cul pour parler de tendresse? Par contre, il était en état d’autorité, ce qui aurait dû lui faire penser qu’on n’agit pas de la même façon quand on est patron parce qu’on ne sait pas comment l’autre réagit à ce qui peut nous sembler normal et amical.

J’avais dénoncé à la Commission Bélanger-Campeau, dans les années 90, à Val-d’Or,  la perversité de l’Église en acceptant de payer pour ces accusations au lieu de tout simplement reconnaître que le péché de la chair est une hallucination religieuse.  Si l’Église payait une fois, c’était évident qu’on essaierait de lui vider les coffres. La lutte des féministes contre l’Église était ainsi propulsée à un autre niveau.

Aujourd’hui,  on ne parle plus des feux de l’enfer pour combattre ce péché si on participe à un jeu sexuel; mais à des milliers de dollars à encaisser si après y avoir participé, on décide plus de 20 ans plus tard que cela nous a stigmatisé.

Je comprends qu’on peut rester figer comme dit l’avocat du recours collectif, mais que ça dure des années, c’est plus difficile à admettre puisque l’on sait que le cerveau privilégie les bons souvenirs aux mauvais, la résilience.

La guerre des féministes à travers les média devient de plus en plus stupide parce qu’elle repose sur la propagation du pire crime contre l’intelligence, soit le péché de la chair. On a plus besoin des curés, on a ce que j’appelle, à cause de leur différence, les féminounes.

Maîtriser la sexualité des individus, c’est maintenir un pouvoir absolu sur les individus. Le fascisme parfait. Les recours collectif sont un moyen pour faire bien de l’argent, surtout pour les avocats.

Dans le dernier cas, on demande 350,000$ pour chaque victime dont certaines ont certainement trouvé un grand plaisir avant de découvrir qu’aujourd’hui on condamne le plaisir, confondant plaisir et agression, et que cette condamnation est payante pour ceux qui veulent jouer le jeu.

Si tout cela avait un sens, l’Église paierait une cure en dédommagement pour les heures passées chez un psychologue ou un psychiatre. Puisque la victime souffre d’un surmoi  anéanti, vouloir l’aider c’est mettre à sa portée les soins dont elle a besoin pour se revaloriser et apprendre à s’aimer, en comprenant que la victime n’est pas responsable d’être victime. Elle subit.

Cela indique également la nécessité absolue de bons cours sur la sexualité basés sur la science et non les religions. Le savoir-vivre, même dans les relations avec les autres, demande de comprendre le sens du mot oui ou non, et le besoin de consentement. Toute relation humaine doit être respectueuse. Pas besoin d’aller en cour pour comprendre ça.

Radioactif 468

août 17, 2022

Radioactif 468

Texte de 2008, p. 864

Vincent Gratton et la culture… Benji.

Je voudrais d’abord féliciter M. Vincent Gratton pour son engagement contre les Conservateurs de Stéphane Harper et sa politique culturelle. 

C’est plus qu’une question d’argent ; ce programme en est un de censure pour tuer la liberté que s’accordent les artistes au Québec.  Un autre moyen pour s’attaquer à notre liberté en se servant de la sexualité.  Un beau prétexte pour censurer ceux qui ne pensent pas comme le gouvernement : il nuit à l’ordre public. 

Dans 1984, on se sert de cette même liberté sexuelle du héros pour le mettre en prison. Un homme libre est un homme qui peut contester.  Il ne faut pas oublier que c’est ça le fonds du problème.              

Les activités devraient être encore plus publicisées afin de nous permettre de s’organiser et nous rendre à ces manifestations.  Il semble évident que les Conservateurs seront majoritaires après les élections.  Tellement que Jean Charest vient encore une fois de faire dans ses culottes : il n’attaquera plus Harper sur la culture, sous prétexte que ça pourrait aider le Bloc.  Il est brave jusqu’à ce que Harper lui dise :   « Ferme ta gueule! »  Son vrai visage?  Un opportuniste, pas un premier ministre.            

Il ne faut pas se fier sur les politiciens actuels pour nous défendre.  Ils ne pensent tous qu’à une chose : leur réélection, c’est normal, c’est l’essentiel ; mais il faut s’assurer que quels que soient les résultats la lutte pour la liberté d’expression se poursuive. 

On dirait qu’on revient encore de nous prouver qu’au Québec, personne, même pas Charest, n’a droit de parole en toute liberté.  Trop d’intérêts mesquins en jeu.

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La publicité du phoque en Alaska me rappelle qu’au moment au j’ai enseigné à The Pas, au Manitoba, on a perdu des heures à enregistrer une émission de radio en français parce que dès que les jeunes entendaient le titre de cette chanson ; ils riaient aux larmes.          

Radio-Canada a reçu un expert qui n’a rien compris.  Un tata qui pensait qu’on entreprenait une nouvelle guerre entre français et anglais.  Hy l’expert ! 

J’espère que tu n’étais pas payé car ton interprétation est complètement biaisée pour ne pas dire idiote.  Le mot phoque, dit en anglais.  C’est sexuel.  Pour les Anglophones, c’est pire que de dire Christ ou tabarnak.  L’interdit total.

Quand j’étais à Longlac, en Ontario, j’ai eu des semaines à me défendre dans le journal de Longlac parce que j’avais dit que les Américains étaient «fuckés» comme les Romains.  Ce n’était pas une question raciste, c’était une question religio-censure. 

On capote juste à entendre les mots « petites culottes».  Cette publicité dénonce cette censure archaïque qu’on essaie de nous réimposer.  Bravo!  Les universitaires qui ne comprennent rien devraient se la fermer.      
             
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Quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre ce matin sur le site de Radio-Canada qu’une université américaine, celle du Nebraska, venait, à la suite d’une étude, de confirmer que la peur influence notre vote. (Votre corps influencerait votre vote).

Plus on a peur, plus on est à droite.  Donc, le Journal de Montréal et TVA devraient être officiellement décrétés, les organes officiels de l’ADQ et des Conservateurs.  Je suis fier de constater que mes intuitions ne sont pas si folles que ça.   Je ne sais pas par quel hasard, mais mes intuitions sont souvent confirmées par des études, ces temps-ci.


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C’est drôle comment le hasard est fait. 

Quand je suis arrivé à Magog, il y a trois ans, j’ai commencé à promener ma petite Benji dans son carrosse, même sur la rue Principale.  C’était ma marche quotidienne obligatoire, sinon Mademoiselle me signifiait que je devrais marcher. 

Mon médecin m’avait d’ailleurs dit que je devrais lui dire merci, car elle me forçait à faire des exercices.  Or, à cette époque, on m’a averti de ne pas me rendre près de la Pointe Merry, grosse amende.  Personne ne voulait me voir avec mon chien, sauf, un certain Denis Lebel qui adorait les animaux.  Je me suis mis à aller à son dépanneur.   
 
Il achetait des petits biscuits qu’il donnait à Benji, sauf, qu’alors Benji ne jappait pas pour exprimer ses désirs.  Il a réussi à lui faire comprendre que japper peut apporter encore plus de nourriture.   Le dépanneur était devenu un passage obligé. 
    
Quelques jours après la mort de Benji, Denis s’est fait mal au dos.  J’ai continué d’y aller puisqu’on avait développé ensemble une forme d’amitié.  Les endroits sont rares où on accepte les chiens avec le sourire à Magog.  Il faut dire qu’il y a des irresponsables qui ne ramassent pas les crottes de leurs chiens.  De telles gens ne devraient pas avoir d’animal, car elles empêchent la liberté de circuler des autres animaux à cause de leur irresponsabilité.  

Les autorités ne pensent qu’aux désavantages.  Les chiens et les chats jouent un rôle prépondérant contre le suicide des aînés.  La zoothérapie, ce n’est pas qu’une farce. Et le bien-être des aînés devraient prévaloir sur les caprices des propriétaires et des voisins.
 

Quelques jours sont passés et j’ai appris que Denis est décédé la nuit de jeudi à vendredi.  Cette nuit- là, j’avais de la difficulté à dormir et je pensais à lui.  Quand je me suis rendormi, j’ai rêvé et il y avait des chiens dans mon rêve.  Bizarre.  Et, en fin de semaine, il doit y avoir une manifestation pour montrer aux gens que les chiens peuvent être les bienvenus au Centreville de Magog.  Une terrasse qui m’avait refusé accepte maintenant les chiens.  C’est normal quand on veut être un site touristique familial.            

C’est incroyable le nombre de gens qui s’informent à savoir ce qui est arrivé à Benji.  Elle avait l’air jeune, mais elle avait 13 ans, un maximum de 14 ans pour les petits chiens de son espèce.  Je m’en ennuie affreusement, mais on naît pour mourir, même nous, puisque nous sommes des animaux.            

Finalement, à force de me le faire dire, j’ai cessé de culpabiliser parce que je donnais un peu de mon caramel et chocolat à Benji.  Elle est morte en se réveillant de son opération.  Elle était très diabétique.  Son foie était gravement atteint pour des raisons génétiques y paraît.   Elle devait revenir à la maison où je devrais la piquer matin et soir.  J’ai alors re culpabilisé de ne pas avoir été là à son réveil, car je sais comment elle était peureuse et comme elle a dû se sentir abandonnée.  Puis, je me suis dit que je n’y pouvais rien.   Bizarrement, je savais qu’elle allait mourir, je le sentais.  Benji était moins mauvaise que bien des humains.  
 
L’avenir tient strictement à restaurer le respect de la nature et de l’être humain. 

Ce qui se passe présentement économiquement aux États-Unis n’est que la tête de l’iceberg.  Le système capitaliste va s’en remettre, mais le partage des richesses sera notre perte, car il y a trop d’esprits mesquins.  La chicane va prendre entre les grands qui devront se partager pétrole et eau.  Il y aura trop d’humains pour suffire à la demande mondiale.  Les riches détruisent la planète pour avoir plus de profits.  Que peut-on y faire ?  C’est ce qu’il faut découvrir.           

Si on n’achète pas de pétrole, les bandits de cette industrie feront banqueroute. Pas de consommateurs, pas de profits.

Radioactif 467

août 16, 2022

Radioactif 467

Texte de 2008, page 864

La droite restera au pouvoir… à moins que…

S’il n’y a pas de changement, si la tendance se maintient et si ce n’est pas déjà trop tard, je me risque à une prédiction très sombre : la droite en Amérique, non seulement gardera le pouvoir, mais elle aura une plus grande majorité à la suite des élections.     

Au Québec, l’ADQ risque d’être encore plus forte aux prochaines élections, grâce à l’élection de Harper qui sera réélu majoritaire et qui ensuite appuiera sa mouvance provinciale lui permettant de dominer, sans problème.  

Le fédéral veut que le gouvernement du Québec ne soit plus qu’une succursale, une gérance. Ça ressemble à la lutte pour un gouvernement responsable dans les années 1837-1838.           

L’ADQ, n’ayant aucune colonne vertébrale quant aux revendications du Québec, sera l’allier le plus sûr, étant le plus faible.   Au mieux, les indépendantistes devront appuyer les libéraux pour empêcher Ottawa de nous avaler tout rond.  D’ailleurs, c’est déjà commencé.  C’est une vraie farce que de vouloir introduire la culture dans la constitution fédérale alors que le Québec refuse de signer la constitution. 

La seule solution, c’est que le fédéral se retire complètement de toutes les juridictions touchant à la langue, la culture, l’immigration, les communications (pas un petit changement dans le CRTC). 

On dirait que nos politiciens sont trop jeunes pour se rappeler que Jean-Paul L’allier s’est déjà battu pour que le Québec ait pleine juridiction sur les communications.  Dans ce domaine, comme tous les autres, le fédéral a écrasé les demandes du Québec. Ça fait 40 ans qu’on perd des pouvoirs à chacune des négociations avec le fédéral parce qu’on est trop niaiseux pour s’unir.        

McCain, prendra le pouvoir à cause des femmes, qui refusent de ne pas voir une femme, Mme Clinton, comme colistière de M. Obama.  Les femmes votent femmes, peu importe ce qu’elles ont sous le toupet (à remarquer que bien des femmes sont plus compétentes que certains hommes).  Elles s’imaginent que le pouvoir c’est d’avoir autant de femmes que d’hommes au pouvoir ; mais dans toutes les entreprises, il n’y a qu’un président ou une présidente. 

Il est temps que l’intelligence remplace le sexe de la personne comme façon de l’évaluer.  Et finalement, la peur d’être dirigé par un noir l’emportera.  Tout se passe dans la boîte.  Sans oublier que la droite est très forte sur le vol des élections, même si elle prêche la démocratie qu’elle confond avec la démocrassie. 

Le dernier référendum au Québec en est la meilleure preuve.  LA DÉMOCRATIE, ce n’est pas proclamer que nous sommes les seuls à avoir raison et à imposer son évaluation de la vie.  La droite, c’est d’abord le pouvoir religieux, la peur de la sexualité et sa culpabilisation.     

Les humains, nous avons évolué sur le plan technique d’une façon phénoménale, mais nous sommes encore des arriérés sur les plans moral, psychologique et émotif.  Nous n’avons plus de sens critique.  Nous croyons encore dans de vieilles histoires de créationnisme.  Nous sommes de tels aveugles que nous ne nous rendons pas compte qu’un des pires ennemis de la paix, ce sont les fanatismes religieux. 

Sur la sexualité, nous avons encore la vision du péché, de la honte que nous imposent les religions et non celui de la science qui voit la sexualité comme un élément essentiel au développement de notre personnalité et une condition essentielle à la survie de l’espèce, ce qui est loin d’être notre façon de voir et comprendre actuelle.    

Nous buvons béatement ce que nos dirigeants veulent nous faire avaler.  Pourquoi?            

Question de communication.   Les dirigeants du monde voudraient bien en arriver à la dictature bénévole que j’appelle «l’aliénation».  La dictature bénévole, c’est un dictateur aimé, voulu.  C’est l’idéologie qu’on ne remet pas en question.  L’aliénation qui remplace le colonialisme et nous laisse croire qu’on est libre. Comme le communisme ou l’Islam : une foi ou une idéologie aveugle.  On embrasse notre misère comme si elle était notre bonheur.              

Notre agir est autant dicté par les émotions que par notre intelligence.  Quand on essaie de comprendre on ne tient pas compte de l’inconscient collectif ou notre éducation qu’on assimile à la tradition.  Ces réalités inconscientes nous dictent souvent nos prises de position.  Une foule de 12 ans a un quotient de 10 ans, tout le monde sait ça.          

J’ai beau décrier la montée de la droite depuis 1996, tout ce que j’ai réussi c’est de passer pour un fou et un ignoble pédophile alors que je suis pédéraste (on a même pas l’honnêteté de respecter mon droit d’opinion).    Mêmes mes poèmes que je ne trouve pas si mal sont sous haute surveillance et vite censurés.  Pourtant, on ne peut pas réclamer la protection de la jeunesse face à mes écrits pour les interdire. J’écris carrément pour les adultes et rien pour la littérature de jeunesse, inventée pour protéger les jeunes de la sexualité.           
 
Quand il est question de censure au Québec, c’est toujours du côté sexuel.
  Puisque je suis sans intérêt, voire même le gros méchant perpétuel, je n’ai plus de crédibilité et on peut me censurer sans que personne ne verse une larme.        

Pourtant, je mets toutes mes énergies à vouloir améliorer les choses sociales selon ma modeste contribution.  Je n’ai pas la tête aussi enflée qu’on le croit.  Je suis plutôt porté à croire que je suis assez nul.    
 
En fait, si on revient à nos moutons, nous n’évoluons plus, nous avons trop peur de la liberté.  Plus nous avons peur, plus nous sommes prisonniers de la finance. Plus nous sommes stressés, plus nous avons peur, plus nous nous rangeons du côté de la droite, du pouvoir.   Impuissants à nous sauver nous-mêmes, nous remettons notre sort entre les mains des autres, ceux qui nous semblent avoir réussis. 

Les motifs pour voter ne sont pas seulement les promesses, l’étude des programmes et la valeur des chefs; mais ils sont aussi en grande partie dictés par les émotions et par notre inconscient.  C’est en sens que le Journal de Montréal et TVA jouent la carte de la nouvelle morale au Québec. (Aujourd’hui j’ajouterais la station féministe de RDI) 

On essaie en fait à nous ramener à l’ère des curés par la porte de derrière.  Cette peur fait de ces médias les meilleurs alliés de l’ADQ.  Ces médias sont les créateurs de la terre adéquiste.  Plus l’insécurité est grande, plus les gens feront appel à l’ADQ ou le parti de Harper : les Conservateurs pensent surtout à l’hébergement en prison de tous ceux qui ne penseront pas comme eux.          

Non seulement, ça coûte moins cher d’offrir des nouvelles à partir d’un palais de justice ; mais ça rapporte plus.  Ces nouvelles modifient la perception générale de la société.  Qui ne se dit pas aujourd’hui, en écoutant les nouvelles, que le monde est devenu complètement fou?  C’est impossible d’y échapper quand on écoute les nouvelles.  Ce n’est pas pour rien.   Cette forme d’information permet de promettre une meilleure sécurité en offrant plus d’agents, de policiers, de prison (Harper le promet, même s’il est minoritaire). 

Au lieu d’avoir des gens autonomes et responsables, on préfère de beaucoup une population qui s’en remet aux policiers (après s’en être remis aux écoles).   Après avoir remis les jeunes entre les mains de l’école, les parents veulent maintenant faire surveiller leurs enfants par les policiers d’où le besoin d’escouade spéciale sur internet.    Ainsi, les parents peuvent travailler tous les deux et la sur -consommation fera en sorte qu’ils devront faire beaucoup d‘overtirme pour boucler le budget.  Plus on leur fait croire que leurs jeunes sont en danger sur internet, plus on arrive à justifier de nouvelles saignées monétaires pour améliorer la surveillance.                            
 
Pourtant, c’est au Québec, où il y a moins de répression qu’il y a le moins de crimes violents.  Et, ça se poursuit jusque sur un plan international où les terroristes sont identifiés à des martyrs religieux, alors que ce sont des malades mentaux qui obéissent aveuglément aux autorités religio- politiques.   Leurs attentats justifient les argents investis dans la guerre aux Talibans, par exemple, car on se dit qu’il faut empêcher que de nouveaux fous     (de l’Islam fanatique) viennent s’attaquer à nous sur notre propre territoire.   Quand on dénonce leur violence, on se fait traiter d’islamophobe. Comme s’il fallait accepter leur attentat comme des gestes de courage.

Qu’on le veuille ou non, ces attentats justifient qu’on leur fasse la guerre, car imaginez ce que ce serait s’il fallait que ces fanatiques viennent un jour à nous dominer.  Leur rayon d’action est de plus en plus répandu, grâce au fanatisme religieux.  Les religions sont les motifs fondamentaux de l’existence de la droite politique, une arme qu’elles voudraient bien posséder pour étendre leurs pouvoirs sur un certain territoire.       

La morale actuelle veut prendre encore plus d’influence en multipliant l’insécurité.  Plus on est insécure, moins on est progressiste et plus on vote à droite.  

Les Québécois sont mieux d’y penser deux fois avant de voter Harper.  Il est pire que Bush. Faut-il lui donner le temps de constituer une nouvelle armée (des milliards y sont déjà consacrés) pour ouvrir les yeux?  Pourquoi trouve-t-il des milliards pour une armée dont on n’a pas besoin alors qu’il coupe dans la culture parce que les méchants séparatistes se retrouvent dans les esprits libres, donc, des gens plus ouverts…

Ce n’est pas difficile à comprendre, mais même notre establishment ne semble pas l’avoir compris.               


Radioactif 466

août 15, 2022

Radioactif 466

Texte de 2008, p. 858

Sexe : question d’attitude.

Dans l’espace de quelques jours, la vie m’amenait à me poser une question fondamentale : la sexualité est-elle bonne ou aussi mauvaise qu’on le prétend? 

En quoi une relation sexuelle peut-être préjudiciable? Quand nous étions jeunes nous n’étions pas sortis de nos couches qu’on savait déjà qu’il ne faut pas se promener nu. Pourquoi?  Personne ne le savait, c’est ainsi depuis des millénaires, donc, c’est ainsi.  En réalité, cet interdit se colle à notre peau pour le reste de notre vie et condamne le sexe hors-norme de manière irréversible.     

Les curés, eux, s’évertuaient à nous parler des péchés de la chair.  Jamais en dehors du mariage, spécifiquement pour avoir des enfants.  Il y en a qui faisait l’amour par un trou dans leur robe de nuit pour ne pas se toucher, car toucher c’est corrompre et, encore là, certains ajoutaient qu’il ne fallait pas avoir de plaisir en le faisant.  On se faisait ainsi laver le cerveau.  

Les gens qui vivaient ces folies, les victimes du lavage de cerveau, sont aujourd’hui celles qui font (et organisent) des grandes campagnes contre l’hypersexualisation.  Ce sont des gens plus ou moins vieilles (une autre génération) qui prétendent protéger les jeunes, en propageant une attitude de paranoïaques face à la sexualité.  L’attitude dans laquelle elles ont été élevées.  C’est un peu normal.  

Elles veulent leur bien et ne voient que du mal à travers la sexualité, quitte à ne pas se mêler de ce qui ne les regarde pas, à bafouer le droit des individus de décider ce qui est bien ou mal

La sexualité est affaire strictement personnelle.  Rien ne relève autant de la vie privée. 

On peut voir la sexualité à travers les lunettes des religions ou encore celles de la science.  Le jour et la nuit.   

Personne n’est obligé de croire que la sexualité est mauvaise, honteuse ou encore moins un péché ou un crime, s’il n’y a pas de violence ou de domination, s’il y a consentement mutuel. 

C’est pourtant le contraire avec le système judiciaire. Hors de leur règle, point de salut. P.E. Trudeau disait que si une loi va à l’encontre de notre conscience, on se doit de l’ignorer. 

Avec le clergé qui nous menait par le bout du nez, la sexualité était déjà, dès la petite enfance, l’interdit des interdits, juste en parler faisait de toi un cochon.  Une vraie maladie. 

T’étais un malade, si t’avais des désirs un peu trop insistants.  Il fallait vivre en hypocrite, même si l’Évangile demande ne pas juger les autres.   

La libido, ça existe chez tous les individus, donc, c’est quelque chose de fondamental, de naturel et de bien.  C’est la force de vie. S’il n’y avait pas de rapports sexuels et si on n’avait pas de plaisir à y participer, la race humaine serait déjà éteinte.            

Pour nous forcer à obéir, on a inventé toutes sortes de raisons pour être des asexués jusqu’au mariage.       

D’une manière, c’était compréhensible.  Un gars et une fille qui donnaient naissance à un enfant avant le mariage étaient montrés du doigt, devenaient les pires criminels de la planète.  On essayait même de voler l’enfant de celle-ci pour ne pas vivre dans la honte.  La pauvre fille ne pouvait pas se faire avorter, c’était contre les enseignements de l’Église et mettre cet enfant au monde, c’était se condamner à la misère et condamner son enfant à souffrir toute sa vie parce qu’il était un bâtard. 

On donnait les enfants plutôt que de les aimer et les élever.  C’est cette morale que nous connaissions et à laquelle on obéissait aveuglément.  Une morale de sans cœur.  La seule loi qui prévalait et qu’on ne pouvait remettre en question : le sexe est mal.  On enseignait la charité, mais on vivait la haine. 

C’est ce qui m’a éloigné de la religion.  Sa capacité à détruire les autres avec une morale fanatique.           
 
Par contre, il a ceux qui ne respectent rien, qui te forcent à te plier à leurs besoins, sans se soucier de ce que pensent les autres : les violeurs.   Il y a les psychopathes qui n’ont aucune morale.  Ces gens n’hésitent pas à voir recours à la violence pour arriver à leur fin de frustrés ou de malades mentaux.  Ce n’est pas le cas de tous les malades mentaux, bien au contraire, un malade mental qui prend ses médicaments et ce qu’il y a de plus normal.  Les malades mentaux ont aussi des droits et peuvent souvent de nos jours vivre une vie normale, sans violence, il suffit qu’ils prennent leur médicament. 

Il y a aussi une autre réalité.   La réalité de la pègre qui cherche à se faire de l’argent. La réalité des proxénètes, celles de ceux qui font le trafic d’organes (spécialisés dans les enlèvements et les disparitions).  Ce sont les pires, car la majorité de crimes sont maintenant reliés à ces nouvelles manières de faire de l’argent.

Aujourd’hui pour faire chanter quelqu’un, on enlève plus quelqu’un d’important pour avoir de l’argent, on la dénonce sexuellement.  Un meurtre symbolique.        
 
La télévision nous raconte à la tonne le nombre de meurtres et de viols qui ont secoué les différentes communautés. Ce n’est pas inventé, ça existe vraiment. 

Pourquoi la ligne entre le bien et le mal est-elle dressée par un compromis entre les intérêts de la pègre et ceux de l’ordre établi?  Le problème en est d’abord un de sécurité.  Toute personne violée est une victime ; mais ce n’est pas le cas si elle est consentante ou qu’elle fut une agace comme je venais de le vivre.  Nous avons tous une partie de responsabilité dans ce que nous faisons, nous ne sommes pas des robots.   
 
C’est inconcevable que toute cette haine existe.  Comment peut-on aimer faire du mal à d’autres individus?  Le plaisir ne l’emporte-t-il pas sur la peur? Ne sommes-nous pas conscients de la haine qui nous anime dans de tels cas, du moins pendant quelques minutes?  

Quand le gars me frappait, il devait être conscient que ce n’est pas une méthode pour faire l’amour?  Ces gars sont-ils strictement des machos qui pensent que les autres sont leurs esclaves?  Les gens qui tuent ou qui violent ne sont pas ceux qui se payent une nuit au bordel quand ils en ont trop besoin, ce sont les frustrés.  Ceux qui ont peur d’être dénoncés.  

Ce sont souvent des gens qui ont la conscience écrasée de remords.  Certains se permettent le plaisir de transgresser les règles, mais ils le regrettent tellement qu’ils s’en prennent à l’autre qui devient à leurs yeux le mal incarné, la tentation qui les a fait succomber. 

Qu’on le veuille ou non, il y plus de crimes qui sont commis par frustration, par des d’âmes trop scrupuleuses, que de crimes commis par des gens qui n’arrivent pas à mettre un stop à leurs désirs.            

D’autre part, la vie m’avait enseigné que beaucoup de jeunes étaient non seulement consentants, mais très heureux de participer.  Ceux que j’avais connus ne m’ont jamais manifesté de dédain ou de rancœur, même si on se revoyait plusieurs années plus tard. C’était au contraire un petit clin d’oeil, dans le sens, du «je me rappelle, mais ça n’a pas d’importance», « on était jeune et on a eu bien du fun », « pour moi, t’es d’abord un hostie de bon gars».

Ce qui est anormal, c’est qu’on fasse un tel drame avec la sexualité quand il y n’y a pas de violence ou domination.

La meilleure des solutions est de se dire la vérité et de faire de la prévention : donc, l’éducation.  Mais, aujourd’hui, on a de nouveaux moralisateurs : la télévision, par exemple.   Et, les avocats remplacent les curés, une autre sorte de parasites.

C’est intéressant de voir les liens qui existent entre la vison de droite, la vision religieuse et celle des partis politiques. 

L’ADQ recrute, là, où les gens sont encore scrupuleux, esclaves de la morale religieuse. À Québec, par exemple. 

L’ADQ, c’est la droite du parti libéral qui s’est enflé la tête, qui a voulu des changements constitutionnels, mais qui n’a pas eu la clairvoyance de reconnaître que le Québec n’a que deux voies d’avenir : le fédéralisme et/ou l’indépendance. 

Les grands patrons du monde ont décidé que le Québec devait faire partie du Canada. Ils ont oublié que c’est aux Québécois qu’il appartient de décider de leur avenir.          

Pour les rendre encore plus fédérastes, on passe par la morale canadienne et américaine.  Les femmes sont encore les plus touchées. car bien des émissions américaines sont présentées le jour à la télévision.  Ces séries finissent par marquer moralement une certaine partie de la population. 

La gauche a toujours pensé qu’elle est une vision économique.  Elle n’a pas su comprendre que la droite est d’abord une forme de morale qui repose sur les religions.  C’est ce regard qui les fait décider de tout le reste.   Et, dans les présentes élections, les valeurs de droite et de gauche font surface pour la première fois.        
 
C’est très intéressant de voir les partis politiques du Québec préparer la prochaine élection de la province. 

En revendiquant la souveraineté culturelle, Charest peut compter sur les artistes pour sa réélection, car le «non fédéraste» laisse entrevoir que cette nouvelle lutte ne fait que commencer. 

L’ADQ table surtout sur la morale des conservateurs pour faire peur aux gens et leur faire croire que leur sécurité passe par une lutte à la sexualité qui se déguise sous le manteau de la loi et de l’ordre.  Au Québec, l’essentiel, c’est d’empêcher l’élection d’un gouvernement conservateur majoritaire, à Ottawa. 

Les conservateurs sont les poisons de notre culture.  Sous prétexte de défendre notre image et notre morale, ils anéantiront tout ce qui ne fait pas leur affaire. Il faut se réveiller avant qu’il ne soit trop tard.  Notre culture ne correspond pas à leur morale.

14-08-2022  

À remarquer que ce texte a été écrit il y a 14 ans.             Les Conservateurs essaient de nous faire croire qu’ils défendent la liberté. Quelle farce!

R

août 14, 2022

Radioactif 465

Texte de 2008, p. 851

Un viol obligé.                               


La vie est tracée par une suite de hasards et de méditations.  Malgré tout ce qui s’est passé dans ma vie, je dois reconnaître que le fameux livre de mon enfance Confiance en la divine Providence m’a très profondément marqué.     

Petit, je le méditais encore plus qu’un moine.  Je faisais tous les sacrifices pour devenir un saint.  Il n’y a que les enfants pour croire dans de telles conneries.  Je me demande d’ailleurs si ce n’est pas à l’intérieur de ces enseignements que j’ai commencé à croire que j’étais le diable en personne.        

Avec les religions, tout ce qui est normal et naturel est mal.  T’as beau faire quoi que ce soit, tu demeures un pécheur.  Comment croire qu’un Dieu peut t’aimer s’il t’envoie en enfer avant même de t’avoir créé? 

On dirait que la religion c’est comme un virus ou une bactérie.  Elle te pénètre dans le cerveau et se prend pour un indicateur de trajet  -merde, je n’arrive pas à me rappeler du nom-.  Les autos en sont parfois munies, ça marche avec un ordinateur. Ah ! Oui. Un GPS. — C’est ça vieillir.   On perd des mots.  On se mélange dans nos idées.  C’est vraiment malcommode.      

La religion t’installe un GPS qui se met à crier au mal dès qu’il y a une situation qui ressemble à un désir sexuel. 

La religion te met sur le pilote automatique qui condamne toute sexualité, c’est-à-dire la force qui te permettra de développer ta propre personnalité.  L’énergie qui t’animera principalement.  Ce qui te permettra de t’identifier à ton sexe et à tes obligations. 

Déjà bébé, dans ton petit cerveau, tu te fais une représentation de ce que tu es et l’identification de ton sexe est fondamentale dans ton développement ultérieur.  Elle cristallise ta perception de toi, donc, dicte tes agissements.

Enfant, tu apprends par imitation d’où l’importance d’avoir un homme près d’un petit gars. Le sexe te sert d’identifiant. 
  
En t’amenant à avoir honte d’être sexué, la religion réussit à te prêcher la grande castration des sens.  Il ne faut pas toucher, voir, regarder, dire, entendre, ne pas désirer, ne pas jouir.  Tout ce qui s’approche du sexe est sale, mauvais, le diable.  Il faut avoir honte de penser à l’autre, de le désirer, car, l’autre est en soi une impureté, à moins d’être marié. Cette obligation moule la vie de pratiquement tous les êtres humains, car c’est la seule voie acceptée.

Les religions sont la source de toutes les discriminations.   Ce fut le premier viol dont j’ai été victime : un viol de conscience.   Ma naïveté était la victime.            

Dès ton enfance, on t’apprend à avoir honte de ton corps, de la nudité comme si on naissait tout habillé.   Comme si la nudité n’était pas une belle et magnifique chose.  Tous ces scrupules sont convertis en  » respect  » comme si avoir honte de son corps, c’est se respecter.  Avoir honte de son corps, c’est, au contraire, se mépriser. 

Les religions sont les spécialistes de cette mésestime de soi, particulièrement chez les femmes. Toute la civilisation s’est efforcée de faire croire que la femme est le mal et qu’elle doit être soumise au mâle.            
 
Au moment, où j’ai compris que la pédérastie, sans violence ou domination, est «l’expression d’une forme d’amour aussi valable que toutes les autres , il se produisit une aventure que je n’aurais jamais voulu connaître, mais qui me faisait voir l’autre côté de la médaille.          
 
Mes deux plus grands défauts furent toujours la naïveté et le nombrilisme. 

Je ne croyais pas, à cette époque qu’il existe des gens foncièrement mauvais.  Je n’en n’avais jamais rencontré, même que la pire de mes anxiétés a toujours été de me demander si à cause de ma pédérastie, je ne suis pas un méchant, un mauvais, un damné d’avance. 

Je pensais comme une femme tirée du livre « Le pouvoir de l’horreur, un livre écrit par une féministe que toutes les féministes du Québec devraient lire pour comprendre la différence entre une féministe authentique et une féminoune.           

J’aurais préféré être tué ou emprisonné que d’être la cause véritable des problèmes d’un petit gars.  Je les aime trop pour leur vouloir le moindre mal.  « Fais aux autres ce que tu voudrais qu’il te soit fait  » et « vivre une aventure sexuelle était bien ce que je me souhaitais le plus ».  Donc, que la question de ma dangerosité puisse soulever des doutes suffisait pour qu’elle me hante.            

Pourtant,  sans me poser plus de questions, j’ai décidé d’essayer de réaliser le conseil de mes psychiatres, tenter de devenir gai ;  quoiqu’à mon avis, on naît et on meurt pédéraste, tout comme on naît et meurt gai.  Que les gais aiment ça ou pas, la pédérastie est une voie d’expression crée par ton attirance naturelle. Qui dicte celui ou celle qui t’attire, sinon ta nature profonde?         
 
Mes premières rencontres ayant été plaisantes, j’ai cessé de croire dans les préjugés contre les gais.  Leur présence est devenue source de plaisir.  J’ai tué mes peurs, car à force de rencontrer des hommes qui me voulaient dans leur lit, j’ai cessé de croire que tous les gais sont des monstres qui ne pensent qu’à t’enculer et t’étrangler ensuite. Je n’avais plus peur. 

Encore plus, j’ai aussi constaté que plusieurs adultes ont une petite queue, ce qui ne correspond pas à la pornographie. L’image que l’on veut inventer du vrai mâle est donc surfaite.  Heureusement,  la tendresse n’a pas d’âge.  En fait, croyais-je, que pour cesser d’être spécifiquement attiré par des garçons, il fallait créer des raisons valables d’être attiré par les femmes ou les hommes. 
 
J’aimais beaucoup les féministes, car elles avaient une largesse d’esprit fort surprenante et c’est impossible d’avoir un enfant sans avoir une femme.  

Évidemment, on peut me reprocher d’avoir d’abord pensé à moi, mais tout le monde sur la terre, à moins d’être hypocrite constatera que « son petit moi» est toujours sa principale préoccupation.  C’est d’ailleurs un des rares points avec lequel je ne suis pas d’accord avec les bouddhistes.  Le moi est un élément, qui n’existe pas en soi, j’en conviens, mais il confirme l’existence du  je ».  

L’existence n’est pas qu’un rêve.                       
 
Plus le temps passait, plus je voulais devenir père. Mais alors il aurait fallu que je devienne hétérosexuel.  Il ne suffit pas de pouvoir éjaculer pour être un père, tous les garçons peuvent venir à partir d’un certain âge ; mais être un père, c’est tout un programme de responsabilités.  C’est une responsabilité de plusieurs dizaines d’années.               

Par contre, pour être gai, je devais me libérer de toutes les inhibitions créées autour du mot « homosexuel » pour arriver à être attiré par un homme. 

J’étais hanté par les discussions des adultes (quand j’étais jeune) à l’effet que des jeunes aient été tués par des vieux pour des raisons sexuelles.  Ce qui te fiche la trouille en maudit.  Quand t’es petit, tu ne comprends pas vraiment.   Ça te marque pour longtemps.  La peur et la souffrance peuvent  créer des traumatismes.  (C’est la raison pour laquelle je trouve que parler de crimes sexuels dans les nouvelles est idéologique, car ainsi on maintient l’interdit et on sème la peur d’être la victime à venir.)

Un autre élément plus que bizarre : j’étais porté à réagir avec un homme comme si j’étais la femme qui se faisait «cruiser» alors qu’avec un garçon, je me sentais plutôt un homme.  Je cherchais à le séduire et non à être séduit. 

Les féminounes diraient que je me sentais avec un garçon comme un prédateur, donc, comme un vrai mâle. Que voulez-vous le mâle a été créé en fonction d’être prédateur, c’est sa nature profonde.  Cette expérience me révélait également qu’il est possible d’aimer plus qu’une catégorie de gens et de manières différentes. 
 
Aristote avait raison avec toutes ces catégories d’amour.  C’est bien évident qu’on n’aime pas ses parents comme des étrangers ; qu’un frère ce n’est pas exactement un ami et qu’un ami c’est bien différent d’un étranger et encore plus d’un ennemi.  Pour moi, le sommet de l’amour était devenu l’Amitié.         

À Montréal, j’avais rencontré un adulte, nommons-le Grand Gabriel, que je trouvais fort intéressant.  Je m’étais rendu dans une taverne gaie afin de « me faire cruiser » et peut-être rencontrer un bonhomme qui me plairait.  Un homme s’adressa à moi parce que j’avais une caméra.  Il était très gentil et j’ai déménagé à sa table.  À la fin de la soirée, je me suis rendu chez-lui où nous avons pris quelques verres de fort, avant de partager le lit.  Cet homme m’a plu immédiatement par sa gentillesse.  C’était évident que je pouvais lui faire confiance.  Il était doux et sans violence.  Il n’avait qu’un défaut : il connaissait personnellement Pierre Elliot Trudeau.  C’était même un de ses amis d’enfance. 

Pour un révolutionnaire fanatique, c’est tout un problème de conscience.  Peut-on être « ami avec un ami de notre ennemi » sans trahir la cause, devenir une espèce de traitre à la nation? 

La question est tellement stupide que la réponse est immédiate : il y a de bons gars dans toutes les races, toutes les familles, donc, même dans toutes les formations politiques.  Pire, il y a même probablement plus de bons gars que de trous-de-cul, même si on est à une époque où les trous-de-cul dirigent le monde. 

Ce n’est pas pire qu’un taliban qui s’imagine que tout occidental est porteur du mal ou un communiste qui refuse aux gens le droit d’avoir une religion.  Être borné, c’est dans ta peau. Même un révolutionnaire peut être réactionnaire. 

J’étais un peu borné puisque j’étais radical, voire même un peu fanatique.  La pire des corruptions, c’est bien de ne pas s’ouvrir aux autres pour comprendre et surtout apprendre à se respecter mutuellement.             

Grand Gabriel me plaisait trop pour que j’opte dans le sens de ne pas continuer à le voir, s’il me donnait signe de vie.   Je lui avais donné mon numéro de téléphone, mais je n’avais pas pris le sien.  S’il veut me revoir, il m’appellera.  

À ma grande surprise, c’est ce qui arriva.  Grand Gabriel était un homme de très grande classe et ma présence en faisait jaser plus d’un puisque je portais souvent le même manteau que j’adorais. On m’appelait « son bûcheron de Coaticook». 
 
Pour me rapprocher de lui, sous ses conseils, j’ai décidé de retourner aux études et de retourner vivre à Montréal.  Même si on avait perdu le référendum, j’étais ravi d’apprendre que Grand Gabriel avait voté oui.  Pour mieux le connaître, j’ai décidé d’aller entendre la musique qu’il avait composée pour une pièce de théâtre jouée à Stratford, en Ontario.                       
 
J’étais trop pauvre pour me rendre à Stratford en autobus.  Donc, j’ai décidé de faire du pouce comme je l’avais fait durant des années.  Tout a bien commencé.  Je me suis rendu dans une petite ville, près de Toronto.  Il était évident que je ne pouvais pas me rendre d’un coup à Stratford, mais j’ai continué à poucer (auto-stop).  Puis, un homme s’est arrêté.  Il m’a demandé si j’avais un endroit pour coucher.  Après lui avoir expliqué que j’avais ma tente, j’ai finalement accepté de me rendre chez lui.  Je n’avais rien à craindre. Il avait l’air très gentil. Il m’amena souper.  
 
Chez lui, il m’offrit de prendre un peu de « fort ».  Même si j’étais un peu, si peu méfiant, j’ai accepté.  J’ai toujours aimé joué avec le feu.  Je me sentais « guidoune ».  Il faut être assez niaiseux pour croire qu’en des moments pareils, on n’imagine pas ce que veut le bonhomme.  Les jeunes le savent déjà, en te voyant ,ce que tu désires.  Si je le tentais, tant mieux.          

Puis, quand l’alcool commença à faire ses effets, il m’offrit de laver mon linge. Ce n’était pas essentiel.   Je me sentais un peu putain. Ce ne serait pas désagréable de se faire sucer, donc, j’ai décidé de prendre la chance.  J’étais nu dans la cuisine alors qu’il opérait ses machines dans la salle de bain.  Nous nous parlions à distance. Il venait parfois me porter un nouveau verre de boisson.  Tout était bien normal et sous contrôle jusqu’à ce que je commence à profondément m’endormir.  Il me montra le lit et il me dit qu’il mettrait mes vêtements à côté de celui-ci, dès que la lessive serait terminée. Je me suis enfilé, nu, sous les couvertures et je me suis endormi.        

À un certain moment, je l’ai senti monté sur moi.  Il essayait de m’enculer et ça me faisait mal.  J’ai essayé de l’enlever, mais il se cramponnait et m’enfonçait encore plus.  Je me sentais très étourdi à cause de la boisson ; mais il ne voulait rien savoir. 

Il pouvait me caresser ou me manger tant qu’il voulait ; mais sa tentative d’enculage me faisait trop souffrir.  J’ai voulu lui faire comprendre que je me sentais très mal. Rien à faire.  Je me suis mis à restituer dans le lit.  Je sentais le diable et je me sentais forcé de lui obéir.  Il était plus fort que moi.  J’ai encore essayé de l’enlever de sur moi ; mais cette fois, il se mit à me frapper et à gueuler.  J’ai pensé qu’à son avis, je lui devais bien ça, étant donné qu’il m’avait donné à boire et bien reçu. 

Le problème n’était pas là, ce n’était pas une question de scrupule ; mais ça me faisait mal .  Être enculé, je ne voulais rien savoir de ça.   Pas plus que de le faire.   J’étais malade et je n’étais pas intéressé à endurer tout ce mal. J’étais traumatisé par le fait d’être malade dans le lit.  

Quand il s’est mis à me frapper, j’ai décidé d’enfiler mon linge et de partir.  Je me suis traîné hors du lit.  J’avoue ne pas trop me rappeler comment je me suis pris pour déguerpir.        

Heureusement, après quelques taloches, il s’est contenté de m’engueuler et il finit par me dire que si j’étais aussi stupide, je n’avais qu’à partir.  J’aurais pu y laisser ma peau.  Comment a-t-il réalisé qu’il allait trop loin et cesser de me frapper, je n’en ai aucune idée.  D’une manière ou d’une autre, nous étions seuls à la maison et sa maison était en dehors de la ville.   

Je me suis ramassé seul sur le bord du chemin. Gelé, complètement perdu.  Je n’arrivais pas à croire ce qui venait de m’arriver. J’étais écœuré.  Je pensais devenir fou.  Peu de temps plus tard, après avoir bien marché, j’ai eu une «ride».  Je ne savais pas si je devais en parler ou non.  C’était un peu de ma faute.  Je savais ce qu’il voulait, j’ai voulu prendre le risque et j’avais ce que je méritais. 
  
Il était fou, on ne frappe pas quelqu’un pour avoir du sexe.  Comment peut-on avoir du plaisir en se frappant ?  Je n’avais qu’à payer pour ma témérité.  C’était à moi de lui dire « non» dès le début. J’avais couru après mon malheur.  Je ne croyais pas sincèrement que c’était possible d’en parler.  Je me suis tu.                 

Même aujourd’hui, même si ça m’écœure, je ne porterais pas plainte contre ce gars-là, car ce serait seulement de la vengeance.  Par contre, il faut l’empêcher de continuer d’agir ainsi.  Quand il y a violence, les mesures de protection pour les autres ne sont jamais assez sévères.  J’en conviens parfaitement.  Avec le temps, je me suis demandé s’il agissait ainsi avec d’autres.  Mais, je n’en savais rien.  J’avais pris une chance et il m’a violé.    

Une chose est certaine, je n’aurais jamais pu agir comme ça avec un petit gars ou n’importe qui.  Quel plaisir peut-on tirer d’une telle situation ?  C’est dégueulasse juste à y repenser.  Donc, j’ai essayé de l’oublier le plus vite possible.  Je n’en ai jamais parlé à qui que ce soit.  Ça me gênait.  Par contre, je ne me suis pas senti sali, même s’il avait agi comme un malade mental sans ses médicaments.  J’avais une part de responsabilité et je devais l’assumer.

Quant à me croire sale, c’était ridicule.  Personne ne le savait et même s’il aurait réussi à se rendre au bout de son trip ; notre corps dégage tout ce qui est étranger.  J’étais tout au plus condamné à marcher un peu «écartelé» pour un certain temps. 

Par contre, je trouvais dégueulasse qu’il n’ait pas arrêté quand je fus malade.  Je n’arrivais pas à comprendre comment il pouvait trouver ça jouissant de vouloir continuer alors que ça puait tout autour de nous.  Assez pour t’amener à re- dégueuler.  Il devait sûrement savoir que c’est impossible de jouir d’une situation dans un tel contexte.  Je ne jouais pas la vierge offensée.  J’étais vraiment malade à cause de la boisson. Il aurait pu attendre le lendemain matin, au moins, on aurait pu s’expliquer ; il aurait pu faire ce qu’il voulait à part de m’enculer. 

C’est un geste qui m’écœure ; mais il avait peut-être peur de ne pas avoir ce qui lui revenait en échange des efforts qu’il avait fait pour m’avoir dans son lit.    

Ce viol n’a pas eu que des effets négatifs.  Il m’a permis de me confirmer jusqu’à quel point c’est écœurant de se servir de violence pour avoir du sexe.  C’est devenu pour moi une loi : la non-violence absolue.  Le consentement mutuel.          
 
Évidemment, pour un gars, se faire violer ce n’est pas aussi grave qu’une fille: tu ne peux pas avoir un enfant qui se pointera pour te rappeler à chaque instant ce qui est arrivé.  Je ne comprends pas qu’une femme puisse s’en vouloir d’avoir été violée, ce n’est pas sa faute et fort probablement qu’elle n’a pas couru après comme je l’avais fait.          

On n’a pas les mêmes conséquences, sauf, que tu peux aussi attraper le sida que tu sois un gars ou une fille.  Sauf, que le sexe ce doit être quelque chose de joyeux, un pas vers un amour plus profond ou la cerise sur le sundae de ton amour.  Pas un acte de barbarie.    

Je suis reparti complètement dévasté.  Je ne voulais plus lever ma tente pour y passer les prochaines nuits ; j’ai donc décidé de m’installer dans une auberge, quitte à payer.  

En sortant de ma chambre, une balle molle m’a frappé la jambe.  Elle venait d’un petit gars d’une beauté incroyable.  Je lui ai relancé et immédiatement, il s’est établi un lien entre nous deux.  J’ai rencontré les autres qui étaient avec lui et j’ai appris que c’étaient des « boat people», c’est-à-dire des réfugiés de la guerre du Vietnam.   Tuan Shah (fictif) était adorable. 

J’ai obtenu que l’on puisse se rendre se baigner ensemble.  C’était un vrai miracle de le rencontrer après ce qu’il venait de m’arriver.   Le groupe, avec lequel il était, semblait ravi de l’amitié qui ressortait déjà de notre relation.

Je suis allé voir la pièce de théâtre et j’ai rencontré Grand Gabriel à son hôtel.  Il voulait que je m’installe avec lui, mais je ne voulais pas lui créer des frais.  C’est pourtant ce qui est quand même arrivé quand il m’amena au restaurant.  Le reste du temps je le passais avec Tuan.        

Je prenais plaisir à le promener sur mes épaules dans la ville et chantant « Tuan is coming to town», mélangeant les pas avec les mots, même si je chante affreusement mal. 

Le lendemain, le dimanche, j’ai voulu lui acheter une crème glacée.  Je faisais semblant de la lécher pour lui dire de la manger (il ne parlait ni français, ni anglais) on se parlait par onomatopées et différents signes.  « Si, si, good, good.», disais-je, même s’il ne pouvait pas me comprendre. Quand il se mit à manger sa glace, soudain, un «flash» m’a rebondi dans la tête.

Je me revoyais saoul entre Scotstown et Sherbrooke à engueuler Dieu parce que des milliers de petits gars se faisaient tuer à la guerre au Vietnam alors que moi j’aurais bien aimé m’occuper d’un de ces enfants.  Dieu me répondait dix ans plus tard et ne s’occupait pas que je sois pédéraste.  Il venait de me donner raison à partir de cette situation.  

La pédérastie est une forme sublime d’amour.  Tout ce que j’avais dans la tête, c’était « ce signe divin» qui surgissait plusieurs années plus tard, alors que je venais à peine d’être violé.  Je capotais. 
 
Évidemment, le temps de partir était venu et je me devais de revenir sur le pouce.  Je n’ai même pas glissé un mot à Grand Gabriel du viol que je venais de subir.
 
Le pouce a terriblement bien fonctionné. J’ai été embarqué par un gars qui me parla de ce que j’aimais et nous avons écouté en anglais le Petit Prince, de St-Exupéry.  Peu avant Ottawa, nous sommes arrêtés dans un restaurant.  Une des choses les plus étranges qui me soit arrivée dans toute ma vie se produisit. 

Je ne savais plus si j’étais mort ou vivant.   Je me sentais tout drôle, puis, j’eus l’impression de reconnaître un individu que je connaissais depuis de millénaires, une espèce d’archange qui voyage à travers l’univers de Dieu, qui s’était occupé des yeux de Tobi, en ma compagnie. 

J’étais heureux de revoir un compagnon de voyage que je n’avais pas revu depuis des millénaires. Nous avons pris un petit repas et nous sommes sortis sans nous avoir dit le moindre mot.  Dans l’auto, on aurait dit que le gars avait compris que je savais qui il était.  Il était toujours silencieux.  Puis, il me demanda où j’en étais avec Dieu.  Je lui ai répondu que je croyais en Dieu, que son existence ne faisait aucun doute. C’est effectivement ce que je crois très profondément, même si Dieu, n’est pas celui que l’on nous a enseigné. 

J’ajoutai que cependant je ne savais pas qui il est et comment le rencontrer.  Le gars me regarda et me dit simplement : « Tu n’as qu’à regarder et interroger les évidences».  Nous ne nous sommes pas dit un seul mot par la suite.         

Plus tard, cette même nuit, dans un champ, j’ai monté ma tente.  Il eut un orage qui dura une éternité, d’autant plus que j’ai peur du tonnerre.   Le lendemain au réveil, je me suis aperçu que j’aurais pu être inondé, car j’étais près d’un petit ruisseau qui débordait de partout.          

J’ai eu une «ride» presque immédiatement.  J’étais content d’être arrivé à Montréal. Je ressentais autant la présence de Dieu que le trouble d’avoir eu à subir les attaques d’un malade.    

Radioactif 464

août 13, 2022

Texte de 2008, p. 849

Survivre : là est toute la question.      

Avant 1980, la vie m’a trimbalé de jour en jour.  Il n’y avait aucune possibilité de prévoir ce qui pourrait arriver le lendemain depuis que j’avais abandonné le journalisme.  Le hasard a sculpté ma vie. 

 Journaliste, c’était la seule chose que je savais faire correctement.  Je devais maintenant, comme tout le monde, me trouver des «jobines» pour me permettre de survire. J’ai travaillé dans une usine de jouets, j’ai même été concierge dans un sauna gai.  Tout était bon en autant que je survive, mais je refusais de me rendre et admettre que le système puisse avoir raison de moi.                    

Ma pédérastie me permettait de rêver, de voir le monde en rose.  Je croyais dans l’amour, c’était l’idéal absolu.  Je n’arrivais pas à voir pourquoi cet amour ne pouvait pas se réaliser en dehors de ce que le système a décidé.  Ma pédérastie me permettait d’être heureux et d’oublier que j’étais un échec social ambulant parce que je refusais de me plier à leur philosophie du mal.          

Comment avais-je pu laisser un métier que j’adorais?  Étais-je vraiment trop fanatique, radical ou étais-je trop assis sur mes principes?  Aujourd’hui, ça signifie pour moi : étais-je capable d’équilibre?   Mes principes n’étaient-ils qu’émotifs?  Je croyais vraiment dans l’honnêteté journalistique et le devoir de protéger et améliorer le Québec.               
    
La révolution signifiait combattre la misère des plus démunis, grâce à mon statut de journaliste, et de proclamer la vérité.    

Les médias sont extrêmement puissants, surtout politiquement parce qu’ils sculptent la pensée populaire. Ils manipulent.  

Quand j’ai été journaliste, ce fut une époque, où même si j’étais tellement peureux, je me battais avec toutes mes griffes pour sortir les Cantons de l’Est de la misère.  J’étais prêt à mourir pour le bien public.  En d’autres mots, je me prenais pour un autre.  J’étais un journaliste engagé, un journaliste de combat.  Et j’y croyais.  J’étais très sincère et j’y mettais toute l’ardeur qu’il m’était possible.            
    
Par contre, ma lecture de la réalité était utopique.  Je croyais vraiment qu’on pouvait changer les choses, améliorer le sort des individus. 

Mon problème fut de ne jamais me demander si les gens voulaient vraiment s’en sortir.  Mon gouvernement régional, mon aéroport international, la Transquébécoise, puis, la zone spéciale, c’étaient des projets qui pouvaient vraiment changer les choses, des milliards qui auraient pu changer la vie économique de l’Estrie.            

Les autorités locales ne pouvaient pas oublier leurs intérêts personnels et je me suis ramassé tout seul. 

À la radio, on parlait de cellule d’information du FLQ. J’étais prêt à mourir pour mon idéal et la vérité, mais je n’étais pas un terroriste. J’étais un révolutionnaire.  Je voulais changer les choses, rendre la vie plus abordable et plus tolérante.           
 
L’échec de mes solutions venait en grande partie de la politique de Trudeau que j’admirais parce qu’il avait eu assez de couilles pour s’attaquer au droit d’être gai.  Je l’admirais trop pour accepter qu’il fût la pire ordure politique qui ait existé au Québec,  quoique Harper soit en train de la battre.          
 
J’aurais cru que les gens se seraient tenus debout pour forcer des solutions.  Mais le Québec est trop religieux et trop riche maintenant pour vraiment vouloir prendre la chance de changer les choses.  On dirait que les valeurs n’ont plus d’importance, tout ce qui compte c’est l’économie. On a en partie raison, mais ce n’est pas seule réalité dans la vie.  Ce n’est pas la raison fondamentale d’exister.  

Je n’avais pas encore compris que l’argent, c’est la liberté.  Avec de l’argent, tu changes ta vie quotidienne.  Ce n’est pas une raison pour être fier de sa vie ; mais si tu manques d’argent, tu ne peux plus rien faire.  Tu ne fais que chercher des moyens pour survivre.  Survivre, ce n’est pas vivre.  Si j’avais de l’argent, je n’aurais pas à brailler sur le besoin de la liberté d’expression, je me publierais moi-même.  

Je me suis toujours ruiné pour les autres ou pour transmettre mon message.  Pour qui est-ce que je me prends ? Qui tient le moindrement compte de mon opinion ? Je ne suis qu’un pédéraste assez fou pour en parler.  

Même si j’éliminais la pauvreté et la guerre de notre globe, je ne serais encore pour ceux qui dirigent l’opinion populaire qu’un sale pédéraste qu’il faut mettre à l’index parce que je mets leurs intérêts en danger.  Le sexe est moins payant que la drogue, la violence et la peur.        
 

J’étais assez naïf pour croire que les grandes entreprises de presse cherchaient la vérité.   Mais, à travers mon expérience du journalisme, j’ai dû constater que la presse est au service des intérêts de partis politiques ou si l’on veut des intérêts financiers qui manipulent les partis politiques. 

Je me prenais définitivement trop au sérieux avec cette notion d’honnêteté, de devoir à la vérité.  Je me croyais un révolutionnaire. Un révolutionnaire incapable de violence, car la violence est l’instrument par excellence du système pour conserver le pouvoir. La violence justifie la répression.          
 
Après la prison en 1963, après les Disciples de la Croix, je me suis retrouvé à Québec à travailler pour le Limoilou- Nouvelles.  Le patron de L’Aiglon considérait que j’étais un très bon journaliste et surtout un gars sur lequel on pouvait se fier quant à l’honnêteté.  Ce travail a pris fin quand pour des raisons économiques, on a dû mettre la clé dans la porte.  Par la suite, j’ai vendu des livres d’histoire des municipalités commandités, jusque ça ne fonctionne plus.  Heureusement, même si ça ne m’a jamais servi par la suite, j’ai appris la photographie.    

Par hasard, je suis ensuite devenu journaliste pour Québecor, à Port-Cartier.  Même si je produisais des textes à la tonne, Québecor m’a mis à la porte seulement quelques semaines après mon engagement, sous prétexte que j’étais trop à gauche.           

J’ai adoré cette ville parce que je suis tombé en amour avec un petit gars.  Il venait me chercher au bureau et refusait de partir tant que je n’étais pas revenu si j’étais absent.  Les secrétaires n’en croyaient pas leurs yeux et leurs oreilles. Ce jeune m’aimait si profondément qu’elle ne pouvait pas mettre ça en doute une seconde.  Et ce fut ainsi que la porte du journalisme me fut complètement fermée, car au Québec il n’y a que Desmarais, libéral, et Québecor, pour l’argent.  Quant à Radio-Canada, on exigeait que je suive des cours de diction.     

Il me fallait donc trouver un autre métier et le hasard m’ayant fait connaître Suzanne et les enfants, j’aimais l’enseignement.  Ma pédérastie m’amenait à ce nouveau métier qui exigeait que j’étouffe ma pédérastie pour exister.

Sans le savoir la vie me conduisait petit à petit à cette réalité.  Je deviendrais prof un jour.  Je devais sacrifier ce que j’aimais le plus pour vivre mon nouveau désir d’être professeur et père.  Pourtant, j’avais maintenant toutes les raisons du monde de croire que la pédérastie est un atout dans la vie, une vraie raison d’exister, si on cesse d’être assez fou pour croire que le sexe est mal en soi. . 

Radioactif 463

août 12, 2022

Radioactif 463

Texte de 2008, p. 844

La peur de la violence.    

En fait, très jeune, j’ai commencé à avoir peur de la violence.  La violence, c’est l’échec des mots, l’échec des relations, l’échec des explications.             

La violence, ça fait mal, c’est désagréable.  Je n’avais rien d’un sadomasochiste, une forme de relation qui ne peut être que maladive.  C’est un déséquilibre automatique.  J’avais peur d’être dominé par une passion que je ne contrôlerais pas et qui s’exprimerait sans égard à ce que les autres pensaient.  

Je me suis fait un devoir de ne partager mes gestes sexuels qu’avec ceux qui les acceptaient.   Ma patience tenait à la peur d’entraîner quelqu’un dans le vice.  C’est ce qui en était surtout ressorti quand j’ai rencontré Daniel.  Ce moment pivot dans ma vie.            

Par contre, je croyais de moins en moins en ce qu’on nous enseignait : la sexualité est le pire «mal » humain.   Jouer aux fesses, c’était pire que de voler ou de tuer ; du moins, notre société réagissait ainsi.  Pour moi, c’était le contraire, désirer quelqu’un c’était déjà l’aimer.  Je trouvais ça de plus en plus ridicule de voir du mal à se caresser.  Pourquoi faire un tel drame avec une chose aussi peu importante, aussi naturelle et si agréable ?   

Il existe une race de monde, les soumis à la religion, qui automatiquement s’imagine que le sexe est le mal.  Je n’arrivais même pas à percevoir comment ces arriérés pourront un jour modifier leur point de vue.  Le degré de tolérance est dicté par la culture du milieu. Faire l’amour n’a aucune importance ou responsabilité particulière si ça ne débouche pas sur la procréation.  L’importance de ce geste tient strictement à la responsabilité envers l’enfant à naître.  Et, avec un petit gars, le danger de mettre un enfant au monde était inexistant.  Pourquoi ce plaisir, s’Il est partagé, serait-il mal ? Rien, ne justifie une telle condamnation.              

Si tu veux faire un enfant, t’as une relation avec une femme, il faut que tu aies le sens du devoir envers l’enfant qui peut naître de cette relation.  Ce qui compte c’est que tu sois en amour. Si cet amour se concrétise en faisant un enfant, il t’engage jusqu’à ce que cet enfant puisse être autonome.  Pourquoi se masturber à deux est-il mal?  C’est plutôt agréable.  Toucher quelqu’un avec tendresse, n’est-ce pas une manifestation de l’amour que tu ressens pour lui?        

Je n’avais aucune confiance dans la possibilité d’échapper à ces désirs.  Ma jouissance a toujours été de voir jouir l’autre.  Même les sacrifices étaient des échecs.  Et les miracles, je n’y croyais pas tellement.   Mon expérience de la vie me prouvait de plus en plus que l’enseignement religieux est faux. 

Quand Freud est apparu dans le décor, j’ai pu commencer à comprendre le mensonge des religions concernant la sexualité.  J’ai vite saisi que le rang que la religion accorde aux femmes explique leur aliénation affreusement profonde et leur discours anti-sexe.   On voulait que le moins de gens possible s’intéresse à l’argent, j’imagine.                 

Le capitalisme est une sublimation sexuelle.  Je me suis mis à détester la religion.  Toutes mes réflexions me forçaient à remettre en question ce que l’on disait ; mais j’avais peur que la peur provoque une peur encore plus grande.   Ne peut-on pas devenir complètement fou si on a trop peur?  Cette peur était encore pire après ma première incarcération, car cette fois je pouvais avoir peur d’être dénoncé. J’avais peur d’avoir peur.       

Est-ce que la peur de retourner en-dedans pourrait changer mon comportement?  Est-ce que mes scrupules qui revenaient sporadiquement pourraient surgir après une relation?  Est-ce que la peur d’être dénoncé l’emporterait sur l’amour que j’ai pour le jeune?  Pourrais-je dans ce cas devenir violent? C’est ce que je ne voulais pas.   

La peur est un drôle de phénomène.  Dans mon cas, ça se traduit par l’étourdissement, puis la sensation d’engourdissement du cerveau.  Tu files tellement mal que tu n’oses plus bouger non seulement en geste, mais même en pensées.  Tu figes complètement.  Tu te sens très mal.   Le temps ne file plus, il est un engourdissement total, global.        
 
J’avais cette peur quand les journaux parlaient des monstres qui tuaient des enfants pour des raisons sexuelles.  Je m’inquiétais pour ces jeunes et j’avoue que je détestais la personne qui pouvait être assez infecte pour violenter d’aussi beaux enfants.  J’avais peur de devenir un de ces malades, car, pour frapper un enfant ou une femme, il faut que tu sois déséquilibré. Tous ces meurtres me reviraient à l’envers parce que je me demandais si je ne deviendrais pas aussi malade.  C’est ce qui m’a amené à consulter très souvent, mais j’ai arrêté pour deux raisons.   
 
Dans un cas, je trouvais que seulement parler, c’était inefficace, une perte de temps.  Aujourd’hui, je sais que le moment où tu peux verbaliser un problème tu as déjà presque la solution.  Dans un autre cas, j’ai arrêté, car je n’étais plus le problème, mais la victime.  On me disait que j’étais normal et qu’au contraire j’ai fait preuve de grande force en combattant la mésestime de moi que la vie s’était efforcée de me faire ressentir en étant une faiblesse, avec un gros nombril et deux couleurs de peau.  Un nègre blanc d’Amérique.   On blâmait mes parents.  On les trouvait insensibles.         

Je n’étais pas d’accord avec ces spécialistes de la maladie mentale, car, personne ne m’a forcé ou ne m’a enseigné à être pédéraste.  Mes parents avaient peut-être des défauts, mais j’avais de maudits bons parents et j’étais insulté qu’on essaie de les blâmer pour mes problèmes.  Ils m’avaient tout donné. Je ne me sentais pas une victime.  J’étais quelqu’un qui s’est lui-même senti humilié d’être ce qu’il était et non ce qu’il aurait voulu être.  J’avais le vouloir être plus grand que l’être.

La seule chose dans leur discours qui me semblait vrai : ce n’est pas toi qui choisis d’être pédéraste et tu dois apprendre à faire avec.  Ce n’est pas toi qui se croit inférieur, mais les situations qui te font te sentir différent.  C’est la faute de personne si t’as un gros nombril et une petite queue, c’est la vie qui te place dans cette situation (et dans le fonds, avec le temps, j’ai appris que j’étais juste dans la moyenne en longueur de queue).  Ce n’est pas brailler qui change la forme de ton nombril, mais en apprenant que ça n’a aucune importance. 

Tu peux toujours trouver quelqu’un qui tombera en amour avec toi et te trouvera beau, même si tu es laid comme un pichou.  Par contre, quand j’ai rencontré les trois médecins de la clinique Roy-Rousseau qui m’ont affirmé que je ne serais jamais un danger pour un petit gars, mais que la société sera toujours un danger pour moi ; j’étais ravi d’entendre leur verdict.  C’est tout ce que je voulais : m’assurer que je ne pouvais pas devenir méchant.  Par contre, je ne croyais pas à leur solution : devenir homosexuel.  Ce n’est pas toi qui choisis ce qui t’attire.  Tu es, ce que tu es : point.  Tu n’as pas à devenir ce que les autres veulent penser de toi, mais être fondamentalement ce que tu es, sauf si tu es violent.

Je ne croyais pas  encore possible de changer ça.  Le temps m’a donné raison.  J’ai compris qu’on ne peut pas «changer» sa petite nature, mais qu’on peut de mieux en mieux la contrôler.  Cependant, j’ai commencé à chercher ce qui m’éloignait de l’homosexualité.  Ce n’était pas ce que les gens en pensaient. Je n’aimais pas les grosses queues et encore moins la sodomie que l’on identifiait à l’homosexualité.  Malgré tout, j’ai essayé et j’ai pu me confirmer que je n’aime vraiment pas la sodomie. Par contre, j’ai aussi appris que pour la majorité des gais, la sodomie ne les intéresse pas non plus.            

J’ai tenté la solution des médecins.  Je n’avais rien à perdre.  Je me suis aperçu que ce n’est pas parce que tu es plus vieux que t’as une plus grosse queue.  Que ce n’est pas parce que tu aimes le sexe, que tu vas nécessairement déchiqueter celui qui vient dans ton lit.  Bien des jeunes avec qui j’avais des rapports sexuels avaient déjà un zizi bien plus développé que le mien.  Cet aspect était important, car il influençait mon intérêt pour l’autre. Une pure question de narcissisme ?  Peut-être.  On se cherche toujours en l’autre quand on est jeune et que l’on vit une aventure gaie.  
 
Je me suis mis à fréquenter les bars gais.  Je trouvais ça particulier parce que dès que tu mets les pieds dans l’établissement, tu deviens une vraie livre de beurre. On t’examine comme un objet de luxe à acheter.  Par contre, avec les gais, contrairement aux femmes, il n’y a pas de «noui».  Tu veux ou tu ne veux pas. 

Même si j’étais un peureux, je voulais assez connaître la réalité pour qu’à un moment donné je comprenne que mes peurs étaient des folies.  Pourquoi ne pourrait-on pas aimer se faire taponner?  Qu’est-ce qu’on a de si précieux pour croire que c’est un sacrilège que de se faire désirer?  Qu’est-ce que le respect vient faire là-dedans, sinon prouver que t’es un mouton, incapable de réfléchir par toi-même. Tu ne serais pas respecté si tu étais traité comme une ordure, mais pas quand tu es désiré comme le plus précieux des biens.  

M’étant toujours trouvé laid, je savourais le plaisir de voir autant de mâles me courir après et me payer la bière pour essayer de me gagner.  On appelle ça de la prostitution.  Je trouvais ça très valorisant. D’autant plus que les discussions étaient mieux garnies qu’à bien des endroits.  J’ai appris que le sexe est une chose, mais que la beauté de l’esprit est encore plus belle.  J’ai recommencé à m’émerveiller devant l’intelligence et la beauté intérieure.  Et, surtout, pour une fois dans ma vie, étant donné la peur débile que j’avais eue depuis que j’étais jeune des hommes plus vieux que moi, j’ai appris sur le tas que les cas d’agression sont très ou extrêmement rares.  
 
Je pouvais enfin expérimenter ce qu’un jeune ressent quand il est avec moi.  Je me suis fait un plaisir indicible de me mettre dans leur peau et d’essayer de découvrir ce qui pouvait être intéressant ou fâchant pour un jeune qui rencontre un plus vieux.  Car, à cause de l’âge, on considère ça de la prostitution.  Moi, je ne voulais pas seulement jouer aux fesses, je voulais être amoureux.      
 
Ce changement est survenu alors que je m’ouvrais aussi aux femmes.  Je ne sais pas pourquoi mais, dans ma tête à ce moment-là, ça n’avait aucune importance que ce soit un gars ou une fille, tout ce qui comptait c’est d’être bien avec cette personne.  Ce qui comptait c’était de me sentir désiré, d’exploser de joie à rencontrer l’autre.  J’aurais voulu être avec tous les petits gars du monde pour tout découvrir sur l’homme, mais en même temps la présence féminine me rendait fier et joyeux d’arriver à les attirer.  Le problème avec une femme, c’est que le mâle s’imagine qu’il doit être un paon.  Je ne me sentais pas ainsi.  Je ne croyais pas en moi. 

Notre éducation ressort bien malgré nous et nous sommes vite des machos.  Que les femmes aiment ça ou pas, c’est la religion qui a créé cette manière de se sentir avec les femmes.  Je voulais tout essayer.   Pas de racisme ou de jugement sur les autres, mais un émerveillement constant à la beauté de l’être humain.    

C’est ainsi, après une aventure d’une année ou deux avec Suzanne et les enfants, que j’ai commencé à vraiment croire que les méchants c’étaient plutôt ceux qui me condamnaient.  De quel droit pouvaient-ils juger de la valeur de mes relations avec les autres?  Depuis quand un besoin aussi essentiel et naturel que le sexe était-il méchant?    

Le sexe chez les jeunes, c’est un jeu.  Depuis quand un jeu fait-il mal ?  Un gars à qui tu poses la main sur la queue ne s’assèche pas.   A-t-il une telle décharge électrique qu’il en devient stérile ?  Conneries par-dessus conneries. Pourquoi le sexe est-il mal, le condamne-t-on, pourquoi en fait-on le crime des crimes alors que toute notre culture valorise la violence?   La violence est bien plus dangereuse comme les drogues, mais on les tolère.              

Je lis présentement sur le bouddhisme, une perception de la vie que je trouve très intéressante. Pourtant, dans deux pages, une à côté de l’autre, j’y retrouve exactement le contraire, ce qui ne m’empêche pas de trouver ce livre extraordinaire : Plaidoyer pour le bonheur, de Mathieu Ricard, p. 284 :  
 
«Selon les chercheurs, les événements de la petite enfance n’ont qu’un effet mineur sur la personnalité adulte ; ils ont de fait un retentissement beaucoup moins important que les gênes.»  Et p. 285 : «Il est indéniable que le degré d’amour et de tendresse que l’on reçoit dans la petite enfance influence profondément notre vision de l’existence.  On sait que les enfants victimes d’abus sexuels ont deux fois plus de risques que les autres de souffrir de dépression une fois adolescents ou adultes».  Pourquoi cette contradiction?  Le sexe n’est pas affaire de violence, au contraire, c’est plutôt affaire de tendresse.

Qui définit chez un enfant (d’un certain âge on s’entend) ce qu’est un abus sexuel?  Sûrement pas lui. Ça ne vous a jamais arrivé quand vous êtes en train de pisser de vous apercevoir qu’un petit s’est avancé pour voir ce que vous avez entre les jambes?  Comment réagissez-vous?  En le repoussant, en gémissant comme si vous veniez d’être poignardé ou en faisant semblant de rien et de précipiter la rentrée du «concombre» dans le pantalon, sans entraîner une dégoulinade le long de la jambe, tout en manifestant par votre geste le besoin d’être seul autant que possible dans une telle situation. Réagir autrement, c’est le punir, l’humilier.  Être scrupuleux est une condamnation et les jeunes n’ont pas besoin d’une gifle pour comprendre votre position face au sexe.   

Avec notre éducation, souvent tu files mal et tu ne sais pas trop comment régler le problème.  Juste le fait qu’il y ait sexe, on devient fou.  C’est normal, les religions nous lavent la cervelle contre la sexualité depuis des millénaires.     

Aujourd’hui, avec la dénonciation, tu ne sais plus que faire : où commence et où finit la tendresse?  Avez-vous déjà senti le plaisir fou de certains jeunes qui en luttant avec vous se font un vilain plaisir de vous la poigner avec ardeur?  Qu’est-ce qui est important : le péché, le dégoût ou le plaisir de les entendre rire plus fort qu’un orage?  Qu’est-ce qu’il y a de mal là-dedans, sinon d’avoir l’esprit assez croche, d’être assez tordu pour y voir du mal.  En tous cas, ce qui devait arriver arriva.  J’ai rencontré un gars plus vieux que moi de qui je me suis senti aimé et qui a décidé de me revoir. 

Ce fut le début d’une belle amitié.  Sans le savoir, je changeais intérieurement.           

Radioactif 462

août 11, 2022

Radioactif 462

Texte de 2008, p. 842

Politiciens = menteurs

La campagne électorale n’est pas encore lancée pour vrai que les chefs de partis se traitent de menteurs et d’hypocrites.  Serait-ce qu’on a enfin une élection où l’on dira la vérité?  
 
Qu’on le veuille ou non avec le vol du référendum de 1995, notre choix fédéraste est ce qu’il y a de plus restreint.  Il nous range de plus en plus vers la droite, grâce au vol perfectionné des libéraux à partir des commandites et la censure,  la dictature de Bush 2 (Steven Harper) qui continue l’œuvre des commandites.

Les fédéralistes s’en servent cette fois pour étouffer la culture québécoise, une culture plus libre, plus dégagée de la morale des religions qui nous mentent depuis des millénaires. 

Est-ce à dire que le Québec est passé à droite ?  On a qu’à penser à l’ADQ pour percevoir la possibilité de la résurrection de notre très sainte Mère l’Église.  Est-ce que le discours québécois finit par être rattrapé par les politiciens à la George Bush? 

Si on est imbécile, on croit que Stephen Harper a marqué des points pour le Québec, en nous rappelant que nous sommes une nation irresponsable, car au moins en 1837, les gens se sont insurgés pour avoir un gouvernement responsable.  Nous, il suffit de créer une coquille vide pour qu’on boive béatement cette illusion.  Qu’a-t-il fait de plus?          
 
Il nous a assis près de ses délégués sur le plan international avec des rubans gommés tellement larges sur la bouche qu’ils couvrent aussi le nez de manière à ce que nous sommes asphyxiés sur la scène internationale.  Nous sommes rendus tellement muets que même le président de la France, Nicolas 3, s’imagine que le Canada est un pays francophone.             

Il nous a donné le siège, mais nous interdit de parler, car le Québec est une province comme une autre à l’intérieur d’un Canada, officiellement bilingue, mais effectivement anglophone.      
 
M. Harper prétend également qu’il est le mieux placé pour gérer l’économie canadienne comme Jean Charest qui se réjouit de nous voir dans le G8, le club des pilleurs de la planète.  Quelle farce!  Quelle est  la cause principale de l’inflation galopante qui nous frappe?  La Chine, voyons donc !   
 
Non, c’est le pétrole, l’or noir qui est responsable de l’augmentation du coût de la vie
.  C’est la richesse des très riches qui est tellement insatiable que pour avoir plus de profit, on est prêt à tuer la classe moyenne des 40,000 $$$ à 90,000$$$. 

On ne doit pas être beaucoup à appartenir à cette classe au Québec ; mais on nous fait croire que c’est  la majorité.     

Harper est peut-être mieux placé, dans le sens, qu’il est du côté de ceux qui créent le problème pour augmenter leurs profits.  Voter Harper, c’est voter George Bush.  C’est voter, pour ceux qui nous exploitent. 

Quant à Stéphane Dion, au moment où il aurait dû dire «à droite, c’est assez » et   porter ses culottes;  il a déclenché des élections en faisant confiance aux gens. Il a préféré se laisser enterrer sous un tas de oui merdeux… « Je suis contre, mais je vote pour ». 

Un gars qui n’a de colonne vertébrale que pour  mettre le Québec à sa place n’est pas une alternative.  Il y a quelques semaines, je croyais qu’entre Bush 2 (Harper) et lui, il était le moins pire. Personnellement, je voterais n’importe quoi pour me débarrasser de Harper.   
 
Mais, avec les sondages actuels, voter libéral, c’est encore pire que de voter pour le Bloc, quant à avoir la capacité de prendre le pouvoir. 

Faudra-t-il revenir à la solution du Bloc, qui à mon sens, est rendu bien trop à droite?  Il reste un mois pour y penser. 

J’en veux au Bloc d’avoir été assez à droite pour accepter d’élever l’âge de consentement à 16 ans. C’est un recul quand il est question de démocratie et d’autodétermination. 

Comment peut-on faire des gens libres avec des jeunes, prisonniers de la morale de petits vieux menés par l’ignorance ?

10 août 2022

Le jour de l’élection, S. Harper a été réélu et je me demande depuis si ce ne fut pas la pire nouvelle de cette journée, car ce jour-là, le médecin m’annonçait que je souffrais d’un cancer de la prostate.

Radioactif 461

août 10, 2022

Radioactif 461

Texte de 2008, p. 839

Entre Dieu et le diable.

Ma jeunesse s’est, en fait, déroulée entre la peur de l’enfer et la passion.  Était-ce parce que je n’étais pas assez vite pour comprendre ou étais-je trop obsédé par le plaisir pour répondre au désir d’un Surmoi éclaté, gonflé à bloc ?       

Une chose est certaine, les sacrifices mettaient en évidence mon besoin de devenir quelqu’un de bien ; mais je ne portais pas de lunettes pour rien.  Je les usais à chercher à voir ce qui n’est pas habituellement montré et à toucher ce qui était encore plus interdit. 

Quel plaisir quand Satan déjouait mes plans de sainteté et me présentait une tentation en or.  Je voyais le hasard que j’avais cherché à provoquer se réaliser, même s’il me coûterait peut-être l’éternité.  La tentation eut l’avantage d’exercer ma patience, ce qui me fut ensuite très utile.  Malheureusement, ce combat entre ce que je saisissais de la vie et le désir incommensurable de plaisir ne pouvait que me faire disjoncter.       
 
Je voulais la sainteté en déculottant le petit Dominique Savio, en me prenant pour Don Bosco, près de son lit, les doigts sous les couvertures entre un petit ventre tout chaud et le bord d’un caleçon serré.  Haletant comme un loup qui a couru après tout un pâturage durant toute la nuit et qui se grise enfin de bonheur en sentant un petit excédentaire qui s’étire en faisant semblant de rêver. 

Ha ! Les belles nuits, les attentes à la latrine, la folie au pluriel qui nous tord les tripes et nous envahit dès que l’autre s’approche et se livre au jeu du je ne sais pas, mais j’aime bien ça ; du petit regard qui prouve la complicité étouffée dans un sourire qui en dit long.        
 
J’avoue que cette obsession avait un petit quelque chose d’anormal, un petit      « kik» obsessionnel, compulsif que tu ne retrouves dans rien d’autre, même pas dans les magazines de pornographie.  La complicité.  Le feeling de résoudre le mystère du combien beau est l’autre.     Des proportions. L’extase.  Les nerfs qui s’emballent.  Le corps qui frémit de la tête au pied.  Le plaisir du défendu, du sacré, du caché qui se révèle.  L’impression d’être invité à partager l’étonnement, la magnificence, la beauté d’un corps nu à travers des yeux et un sourire qui s’illuminent au fur et à mesure que perdure le plaisir défendu.      

Puis, les remords d’un pécheur faussement repentant.  La peur d’être un menteur invétéré en se prenant pour quelqu’un qu’il n’est pas.  Le mépris de sa faiblesse.  De son manque de volonté.  La honte se son péché dissimulée derrière le plaisir de recommencer en se promettant de changer.  Les troubles d’une petite conscience qui se demande ce que Dieu peut bien faire dans ces cas-là.  File-t-il pour nous grogner ou être notre complice?  Préfère-t-il qu’on se jette à genoux pour lui demander pardon ou partage-t-il avec nous le plaisir?     

Des gestes qui provoquaient la conscience qui cheminait entre la fascination, le regret et  la prière.  Si dieu est bon, il ne peut que rire de ces problèmes de conscience de petit gars qui découvre une libido mille fois supérieure à sa capacité à dompter sa petite nature?  Qui a raison : ma foi en son Amour ou les règles religieuses?  Une insécurité qui se jumelle avec la découverte du métier, du moyen qui te permettra de courir dans la grande jungle humaine sans mourir de faim.  Une faim toute culturelle.  Une table qui creuse l’appétit de tout savoir et du moi « je ne sais rien faire».  Qui te rend encore un peu plus inférieur dans la masse du savoir, qui augmente un peu plus ta laideur dans le miroir du quotidien.  Mais cet enfer, cette peur, n’est rien à côté de se sentir inférieur aux autres, d’être une espèce de bouffon de la bravoure. Un petit cul qui se lève sur ses ergots pour crier en s’imaginant que son cri sera assez fort pour faire trembler la terre ; mais qui en réalité, sait qu’il n’a pas grand-chose à montrer. Qui est-on, si on a rien inventé?  Si on a laissé aucune marque en mourant ?  Quel est ce besoin, ce rêve qu’on nous a inculqué à coups d’exemples durant notre enfance ?           
 
Ça ne sert qu’à nous faire passer à côté de l’essentiel : être heureux.  La religion manque ainsi le bateau.  Elle devrait seulement nous aspirer vers le haut ; mais avec ses maudits péchés, elle nous rend aveugle à la beauté qui nous entoure, elle sert à nous haïr. 

Je ne sais pas si un jour ceux qui inventent les religions seront conscients qu’elles sont devenues négatives, des sources d’orgueil, d’égoïsme, de violence plutôt que des chants d’admiration envers la vie et le Dieu qu’elle proclame.   

C’est à se demander si pour les religions, Dieu n’est pas qu’une invention pour personnes naïves ou attardées?  Si Dieu est Amour, connaît-il le plaisir de se coller à un autre? Il sait que le plaisir en couple ou en groupe vaut bien mieux qu’une simple masturbation… pour Lui d’énergies, on s’entend !         
 
Mais, jeune, on s’amuse tellement que tous ces problèmes nous apparaissent comme un jeu d’une autre dimension.  La vie est un grand champ de football.   Chacun sa folie.  Moi, j’ai réussi à transformer un dieu qui me bottait le cul en un dieu de bonté et de beauté.  Une folie qui somme toute est assez agréable à vivre.  Pas de péché de la chair, pas de violence, ça donne un gars qui finalement n’est pas si pire que ça …      
 
Avec le temps, non seulement Dieu ne me condamnait plus ; mais il était devenu un complice, tel un petit gars.  Je l’avais déculotté de ses scrupules que les religions le forçaient à porter.   Je sentais que Dieu aimait bien ça. Puis, mes nouvelles expériences m’ont amené à partager mon vice avec un petit qui voulait se faire de l’argent.  Vingt-cinq sous, ce n’est pas beaucoup ; mais c’est déjà trop.  Jouer aux fesses, c’est aussi sacré que d’aller à la messe , c’est partager un plaisir, un secret, une intimité. Faire semblant d’aimer ça pour se faire payer après, c’est être une putain à retardement.  Mais au moins la putain, elle, est assez honnête pour reconnaître que c’est un échange en partant.      

En dedans (prison), j’ai recommencé à croire les bêtises crées pour les hommes qui ne peuvent pas contenir leur libido et finissent par devenir des montres par frustrations.  Comme le curé d’Ars, j’hallucinais les miracles et les visons, fruits de mes hontes et de mes remords.  Comment croire qu’un autre ait pu souffrir de nos gestes alors qu’on en ressent que du plaisir ?  Seuls les psys fuckés par la religion, les serviteurs serviles, pouvaient tenter une réponse qui me parvenait.  Mais, heureusement, il y avait encore Jeannot que je trouvais beau ; le contraire de Pierre, qui frustré, aurait voulu que je lui mette les mains entre les jambes pour s’amuser un peu ; mais qui privé de ce plaisir n’avait plus qu’à me battre parce qu’inconsciemment il m’en voulait de ne pas lui prodiguer ce plaisir.  Oui !  Être scrupuleux, c’est avoir l’esprit étroit.     
 
Comme le dit la science : les religions sont les prisons de l’esprit.  Et, comme la nature est plus forte que les digues que les curés ont essayé de nous monter dans le cerveau, j’ai retrouvé le goût de revivre ces plaisirs défendus.  Et, j’en remercie le ciel ! 

Mes angoisses sont mortes avec mon premier coup de poignet à ma sortie de prison qui fut aussi une dague dans l’agenda de ma sainteté.  En niant le mal qui existe que dans la tête des pervers, qui voient du mal partout, j’ai retrouvé confiance en Dieu.   Était-ce une illusion?  Me mentir?     
 
Comment savoir si j’étais vraiment un non violent, car on ne peut pas à la fois servir le Dieu-Amour et la violence?  Je venais de me débarrasser des mensonges des religions, donc, de tout ce qui touche leurs interprétations de la sexualité pour conserver une bonne dose de foi dans une spiritualité qui ne se mêle pas de la vie du corps.  La prison m’a fait comprendre que les fous étaient ceux qui dénonçaient le sexe vécu quand il n’est pas associé à la violence.   

La sexualité est multiple.  Elle peut donc s’exprimer de la même façon pour tous.  Plus je prenais conscience de ce que la science nous apprend à son sujet ; plus je prenais conscience de notre aliénation.    

Plus tu crois sans te poser de questions, moins tu as la foi.  T’es juste trop niaiseux, plus fanatique, plus conservateur. Il n’y a aucune différence entre un fanatique religieux du Québec, des États-Unis ou d’Iran.  Il y a alors un lien direct entre la religion et la politique. 

Le but de la religion est de te faire accepter d’être exploité, supposément parce que tu es un ange déchu, un corps vivant.    


Radioactif 460

août 9, 2022

Radioactif 460

Texte de 2008, p. 838

Fête de mon frère- élections.    

Je n’ai pas écrit de texte, hier, parce que je suis allé au cinquantième anniversaire de mariage de mon frère, Marcel, le deuxième de la famille.           
    
Je continuerai bientôt mon introspection nombrilique parce que je veux partager mon expérience de la vie, même si ça me paraît de plus en plus un exercice futile. 
 
La mort de Benji a tout changé. Aussi curieusement que ce soit, sa mort m’a enlevé le goût de me forcer à écrire.  Je vais écrire pour le plaisir.  Conscient plus que jamais que c’est peut-être parfaitement inutile.             

Je vais reprendre mon rêve de devenir écrivain, mais en l’abordant autrement maintenant que les féminounes ont réussi à me faire exclure de toutes les associations d’écrivains(es) au Québec.  C’est une drôle de situation.      
 
Depuis 1996, je récite des textes pour avertir nos autorités que le fédéral veut se servir de la morale pour tuer la culture québécoise, nous américaniser au «boutte» et maintenant le fédéral frappe toute la colonie artistique en se servant de la censure qui passe par le portefeuille. 

On a coupé dans mes revenus d’écrivain, comme si avec le temps j’aurais publié moins de livres. Je suis content d’avoir dans les dernières années écrit La pédérastie mise à nu, un essai et Autoportrait d’une révolte, de la poésie.  Je voulais me vider le cœur en complétant avec ce carnet et j’approche de la fin.  Il est parfois essentiel de se lécher le nombril avant de poursuivre sa route.          

Et nous sommes en élections.  Harper est convaincu d’en sortir majoritaire.  Personnellement, je suis convaincu qu’il faut prendre tous les moyens pour empêcher qu’Harper (Reform Party) ne reprenne le pouvoir.  Il faut trouver une stratégie qui le permette. Tout ce qui est légal pour se libérer de ce fasciste. 

Espérons que les gens de la région de Québec se réveilleront enfin à la réalité du Québec qui est sorti de dessous les soutanes.   Le Québec peut être fort que si chaque citoyen du Québec est fort, donc, encore plus quand il s’agit de ville.   Dans ma tête à moi, les élections fédérales, cette année signifient simplement de choisir le tas de merde qui pue le moins. 

Radioactif 459

août 8, 2022

Radioactif 459

Texte 2008

Répression = viol de conscience.       

Que l’Église veuille nous faire croire que le sexe est péché, c’est une chose ; mais qu’on t’empêche d’avoir différents points de vue en censurant tout ce qui se produit, c’est un viol de conscience. 

Pour moi, les tordus, ce sont ceux qui luttent contre le droit à une sexualité libre et non violente.  Ils imposent leur jugement, je devrais plutôt dire leur condamnation du sexe dans la vie. Ils vivent en frustrés et sont jaloux de ceux qui y trouvent le bonheur.          

Quand j’étais jeune, on prétendait que l’homosexualité est une maladie mentale. On ne pouvait pas concevoir l’avenir d’un homme en dehors de la paternité ou de la prêtrise.         

Les féministes d’alors ont remis en question la vocation de mère sans y attacher la notion de plaisirs au lit.  Elles ont proclamé haut et fort leur droit de revendiquer le plaisir qui est attaché à leur devoir de devenir mère.  Évidemment, ça faisait leur affaire parce qu’elles se battaient pour le droit à l’avortement et l’égalité homme-femme.  Grâce à elles, on a pu commencer à penser que faire l’amour ce n’était pas seulement procréer dans une structure uniquement monogame et nucléaire.  Que le plaisir sexuel sert à autre chose qu’à engendrer.  Il appuie la création de l’amour.  Pas de plaisir, pas de complicité, pas d’amour.       

Dans Laissez venir à moi les petits gars, je disais que ces relations sont aussi une forme de communication, communication qui peut procurer autant de plaisirs que les gestes corporels. La tendresse n’est pas que le minouchage, mais le sentiment qui l’accompagne.  On peut avoir plus de plaisir à voir l’autre éjaculer qu’à se faire tâter soi-même.     
 
Probablement, que le choix inconscient de la personne qui te plaît est déjà fixé dans tes gênes, révélé par nos hormones qui nous font réagir à tels types de stimulations plutôt qu’à telles autres.   Nos goûts personnels se développent à travers notre expérience du plaisir et de la douleur.  Qu’est-ce qui peut arriver si tu participes à une activité sexuelle avec une autre personne, autrement que du plaisir, de la tendresse, à moins d’être sadomasochiste ou être violé ?  Rien.  D’autant plus que le cerveau habituellement gère la mémoire de façon à nous faire oublier complètement ou en partie les aventures qui nous blessent.  D’où vient donc leur invention quant aux séquelles ?       
 

D’une manière, la peur de nuire aux autres a été bénéfique dans mon développement.  Elle m’a obligé à me demander constamment ce que les autres vivaient.  J’avais trop peur de leur faire mal pour ne pas chercher à comprendre l’impact de ces relations.   Est-ce que je pouvais créer des problèmes à un jeune avec qui je partageais ma sexualité?  C’était le fonds de tout mon questionnement et de ne pas pouvoir trouver les réponses, sauf des livres qui condamnaient tout ce qui sortait des règles religieuses, me rendait encore plus vulnérable aux discours répressifs, car tout ce que je pouvais et peux encore objecter à leur argument, c’est ma petite expérience personnelle.  Celle-ci a cependant l’avantage de me permettre de ne plus me faire mentir à plein tube et me faire croire que la pédérastie est néfaste.    
  
Quand j’étais jeune, je crois que l’attitude des filles à mon égard fut très importante quant au choix naturel de la pédérastie.  Depuis que je suis très jeune, je ne sais pas de quoi parler avec une fille.  Leurs goûts me sont absolument étrangers.  Il n’y a rien à comprendre, sauf qu’elles fonctionnent surtout par les émotions quand il s’agit de relations humaines.  J’imagine que c’est parce que je n’ai pas rencontré la fille avec qui je me serais senti aussi comblé qu’avec un petit gars que je suis resté pédéraste.  Je n’avais pas besoin d’elles.  Je me sentais même privilégié d’être pédéraste et même si les aventures sont trop peu nombreuses, elles demeurent un fantasme suffisant pour vivre une vie agréable.      

Ma relation avec les filles et les gars de mon âge fut un problème de communication.  De goût.  Je déteste me sentir posséder, de devoir obéir à tous les caprices du ou de la partenaire.  La jalousie me rend malade. 

Pour moi, un être aimé, ce n’est pas un bien dont on dispose à volonté.  C’est un échange profond.  Une fascination et un émerveillement.  Les femmes avec lesquelles j’ai vécu me fascinaient autant que les petits gars par leur sens de la liberté.  Une liberté qui leur permettait de choisir le partenaire, mais qui les amenait souvent à changer.  Tu étais l’homme de la situation tant que tu comblais tous leurs vœux au lit ; mais si ça déclinait, tout changeait.  J’étais parfaitement d’accord avec ce point de vue.      

Tu peux t’attacher à quelqu’un pour un certain passage dans ta vie; mais ça ne veut pas dire que ce sera ce qu’il y a de mieux durant toute ta vie; donc, pourquoi ne pas changer? Les femmes cherchaient surtout et d’abord la sécurité. 

À cette époque, les femmes ne pouvaient pas socialement se développer comme un gars. C’était à mon sens complètement stupide.  La femme peut aussi bien remplir toutes les fonctions que remplissent les hommes et si tu ne fais pas d’enfant tu n’as aucune obligation envers personne.      

Cette façon de comprendre l’amour modifie tous les paramètres dans la vie.  Si tu fondes une famille, tu en es totalement responsable et alors pour la sécurité de la famille, la fidélité est essentielle ; mais si tu n’as pas d’enfant l’amour ne te rend absolument pas propriétaire de l’autre.  C’est en ce sens que je crois que le couple peut exister en fonction de la solitude, du partage, de la complémentarité et alors ce n’est pas important, dans ce cas, que le couple soit hétérosexuel ou homosexuel.  L’important devint : être bien dans ta peau, être bien avec l’autre.         
 

Jeune, je n’avais pas cet échange avec les femmes.  Elles m’étaient complètement étrangères.  Je n’avais aucun sujet de discussion qui aurait pu leur plaire, mais je demande si j’en avais avec les gars, car, j’étais aussi différent d’eux que je l’étais des filles.         

Comment s’identifier à l’homosexualité, comme me l’avaient recommandés les médecins que j’avais consultés, alors que j’avais à cause des journaux jaunes et des discussions soulevées chez les adultes  peur des hommes intéressés aux plus jeunes parce qu’ils étaient tous supposés être des montres qui risquaient de nous tuer après nous avoir enculés.

Je ne pouvais pas concevoir de prendre le risque quoique ça me tentait. On nous présentait les homosexuels comme des gars qui s’enculent automatiquement et ce n’est pas une pratique que j’aime.  Alors, que faire ?             
Avec un jeune, pas de problème, il aimait autant que moi les caresses, les masturbations et un petit suçage.  Je n’ai jamais eu une expérience où un jeune a manifesté de la répugnance ou d’insatisfaction.  Ils sont tous revenus quand on pouvait se revoir et leur comportement signifiait clairement leur désir de recommencer. 

Les faits contredisaient tout ce que l’on disait sur le sujet.  Tout n’était que plaisir et à moins de croire ce qu’on prétendait quant au mal que l’on faisait, il était impossible de s’en repentir.  C’était, au contraire, de très bons souvenirs.    

Mon manque de communication avec les femmes ne me les a pas fait haïr.  Elles n’ont tout simplement jamais été chez moi aussi importantes émotivement qu’un petit gars.  Je voulais avoir un enfant. C’est ce qui m’attirait en elle. C’est ce qui a développé l’idée que je pourrais vivre aussi heureux avec une femme qu’avec un homme.  Aujourd’hui, je considère la sexualité comme un besoin secondaire.   

Par contre, les filles ont joué un rôle primordial dans mon goût de la boisson.  Toujours te faire refuser quand tu vas les demander à danser, ce qui constituait mes rapports avec elles, vers 15-16 ans, ça m’humiliait, ça me choquait.  Aussi, plutôt que de toujours me faire dire non, parce que j’étais trop laid, je m’achetais de la bière et j’oubliais ainsi cet outrage.  À 16 ans, j’avais déjà un bon fond alcoolique.  Ce rapport ne faisait qu’amplifier le mépris que j’avais de moi.  Les filles signifiaient bien plus un problème qu’une tentation.

J’ai résolu le problème en les éliminant de ma vie.  Elles ont cessé d’exister dans mon imaginaire quand il était question de plaisir et surtout de sexe.  Plus je les ai connues, moins elles ont occupé d’espace.  Par contre, celles avec qui j’ai vécu demeurent de très bons souvenirs.  Ce qui explique probablement que je suis beaucoup moins misogyne que la majorité des pédérastes que j’ai connus.              
     
Par contre, la lutte que les féminounes me livrent fait en sorte que je préfère vivre avec une petite Benji qu’avec une femme.  Benji, ma chienne, ne fait pas de crises stupides. Elle n’est pas assez scrupuleuse pour ne penser qu’au cul.  Le plus drôle, le fait d’avoir eu Benji m’a mis plus que jamais en contact superficiel avec une tonne de femmes. 

Donc, je fais à nouveau une différence avec les féminounes, des êtres arriérés, et les vraies femmes, les féministes.  Je ne suis pas plus intéressé, mais davantage amusé.  Me faire dire que je suis bel homme ne me laisse pas tout à fait indifférent.  Et plus que jamais je crois que tous les êtres humains sont égaux.  Il suffit de découvrir ce qui les rend plus beaux et plus agréables à fréquenter. 

On devrait créer un circuit de gens qui aurait pour mission de découvrir la beauté de l’autre peu importe le sexe, la race, la langue, la religion.  Découvrir simplement la beauté de l’humanité.  Avec les trous-de-cul qui nous dirigent, c’est devenu un besoin essentiel.   La vie est tellement courte qu’il faudrait cesser de perdre notre temps avec nos différences.   

7 août 2022.

Je ne suis pas indifférent aux compliments quant à ma beauté ou ma laideur.  

À 79 ans, je n’ai jamais eu autant d’hommes pour me dire qu’ils me trouvent désirables et qui me demandent en mariage. Évidemment, tous ces compliments dirigent le rapport qui s’établit entre nous et qui finit majoritairement par me demander si j’accepte de me montrer nu. Puisque la nudité ne m’apparaît pas comme mal, je ne vois pas pourquoi je leur refuserais.

Plus tard, je dirai que c’est ce petit aspect « guidoune » qui a fait que j’ai pu m’éloigner de la pédérastie quoique la paternité et enseigner ont aussi joué un rôle essentiel. J’ai découvert les jeunes autrement. S’accepter comme on est, c’est toujours difficile.

Radioactif 458

août 7, 2022

Teste de 2008 p. 838

Le sexe et le sacrifice (2).


Aujourd’hui, je n’ai aucun ressentiment contre personne en particulier.  J’ai une mémoire qui oublie plus facilement ce qui m’a fait mal que ce qui m’a fait plaisir.

Je suis devenu pédéraste parce que la vie a voulu qu’il en soit ainsi.  Pourquoi?  Je n’en sais rien.  Mon dédain pour les viscères et tout ce qui est intérieur?  Je ne suis pas devenu homosexuel parce que je n’aime pas les grosses queues et parce que les jeunes sont la beauté incarnée. Ils ont une forme d’authenticité et de spontanéité dans les rapports entre individus que l’on ne retrouve pas chez les adultes.  Question d’appréciation.  Je ne sais pas.  Je ne regrette rien.  Aujourd’hui, ma réalité est homosexuelle

J’ai eu une vie formidablement intéressante. Mes parents auraient pu être, ainsi que me éducateurs, plus clairs sur les réalités sexuelles, mais ça n’aurait rien changé de fondamental, sauf que je ne me serais pas cru fou parce que j’aimais mes petits compagnons.       

Ces informations sexuelles ne venaient pas de mes parents pour qui, comme les autres, la sexualité était un sujet à éviter ; mais des livres supposément capables de nous faire comprendre notre sexualité.  De psychiatres et psychologues à la con.

N’a-t-on pas fait subir des électrochocs à une femme tout à fait normale jusqu’à la détruire parce que son père ne voulait pas d’une fille descende trop facilement le pantalon de son amant ?  Les psys sont très souvent plus fous que les autres dès qu’il est question de sexe. Ils ne sont pas tellement mieux que les curés. On ne connaissait que les règles que les curés nous expliquaient en chaire quand il y avait des retraites, en employant des mots que je ne comprenais pas. Ce fut le désastre quand j’ai compris que se masturber était ce fameux péché dont on parlait tout le temps. Je voulais être un saint et je me ramassais parmi les pervers condamnés d’avance.   


Ce n’était pas la faute de mes parents. Ce n’est pas eux qui me masturbaient.  C’était ma passion et ils ne m’en ont jamais empêché parce que ça se faisait à la cachette et on en parlait qu’à la confession.   Mais, je dois avouer que de nous faire croire que nous étions pécheurs juste du fait d’y penser, de jouer avec notre petit zizi, c’est en soi révoltant ; car, si toutes les exhortations, tous les sacrifices ne m’ont pas empêché de rechercher le petit gars de mes rêves ; la mésestime de soi engendré par ce feeling d’être un pécheur a été ce qu’il y a eu de plus négatif dans ma vie.  C’est ce qui m’a rendu alcoolique.     

Si j’ai commencé à essayer des drogues c’est que je ne m’aimais plus parce que j’étais un « méchant» sans le vouloir.  Je voulais être un saint et j’étais un petit cochon. Je priais pour changer, mais quand ça faisait mon affaire, je priais pour que l’autre soit aussi tenté que moi.  Une belle crise d’authenticité personnelle.  Il est possible de se mentir sur ses propres intentions.  Pas facile de s’y retrouver quand t’es jeune.    

J’ai commencé à me demander comment on pouvait ainsi se mentir ?  Je ne voulais pas être mauvais, mais je ne voulais pas me priver du sublime plaisir de partager des chatouillements.  Comment peut-on avoir assez peu de conscience pour en arriver à faire croire aux jeunes que leur élan sexuel est mal, maladif ou irresponsable?  Et, est-ce cette ère de menteurs et d’hypocrites qu’il faudrait respecter?             

Tous les gens sont animés par leur libido et tenter de l’écraser comme on nous le montrait tient de l’imbécilité et de la haine de soi. C’est de la pure méchanceté par ignorance.    
 
Je pourrais dire que c’est la faute de mes « chums» qui profitaient de ma naïveté pour me tromper et me faire croire qu’ils me vendaient de la drogue : ils voulaient se faire de l’argent en exploitant mon inexpérience dans la vie et ma naïveté à vouloir tout essayer.  Mais, en quelque part, j’aurais dû être assez fort pour comprendre que la morale religieuse n’était qu’un poison qu’on ingurgitait un peu plus avec l’âge.    
 
Au moment où tu te sous-estimes moralement, c’est le début de ta haine contre le corps et contre la nature humaine parce qu’elle est sexuée. 

Il faut être dépravé pour croire que Dieu a été un imbécile,  en ajoutant le plaisir à l’acte qui consacre le salut de l’espèce.  Plus tu combats ta nature profonde, plus elle te mène par le bout du nez.  Si elle ne se réalise pas d’une manière, elle le fera autrement.  On sait tous que le capitalisme est une déviance sexuelle, une forme de sublimation.  La frustration sexuelle s’est transformée en amour de l’argent. Avoir avant d’être. 

Moi, j’ai eu la chance de pouvoir vivre ma pédérastie sans souffrir assez longtemps pour croire qu’elle n’était pas bonne.  C’était une source de plaisir et de bonheur quand elle donnait naissance à des amours.  

C’est bien évident que les pédérastes seront toujours une exception (moins de 2%) quant à la manière de vivre sa libido ; mais personne ne peut choisir ce qui t’attire.  C’est tout à fait naturel puisqu’être attiré par un autre gars est un phénomène génétique ou hormonal.  La pédérastie est une modification à ce que vive la très grande majorité des humains. Même les gais rejettent la pédérastie.  Pourtant, on peut affirmer qu’elle est génétique et que ce changement se situe parmi les douze différences retrouvées dans l’étude des gênes par les scientifiques. Laquelle? On le saura un jour. Et tant que la pédérastie s’abreuve à la non-violence et au consentement,  c’est        un plaisir pour ceux qui le sont et leurs prétendus victimes.

Pour un pédéraste, le principal, c’est la beauté. La beauté et la beauté.  Même la beauté est une illusion.  Elle se modifie au fur et à mesure que l’on vieillit.  C’est comme si la nature savait qu’il y a trop d’humains et qu’elle a trouvé une solution pour restreindre la surpopulation, sans être obligé de passer par des génocides ou des guerres. 

Il fallait être inconscient pour interdire l’homosexualité; mais on pensait que plus il y avait d’humains, plus la consommation était payante. D’ailleurs, je crois qu’on a accepté l’homosexualité parce qu’on a trouvé que c’était plus payant que la répression. Les gais sont souvent plus riches que les hétéros devant nourrir toute une famille.

J’ai vite compris que les sacrifices ne pouvaient rien contre ma pédérastie.  C’était le désespoir.  Mais, la vie était tellement forte dans mon petit corps que la pédérastie  fut une série d’éblouissements. 

J’imagine que mon intellect, à la source de ma curiosité illimitée ne pouvait que se réjouir au fur à mesure qu’il découvrait quelque chose de nouveau.  Je suis un alcoolique de la vie.  Je buvais pour le plaisir autant que pour oublier que je ne plaisais pas aux filles.   Et, je n’acceptais pas de ne pas comprendre.  Et, trois femmes ont décidé passagèrement que j’étais l’homme de leur vie ou de leur lit.           
    
J’ai toujours été révolté par l’existence de la censure : un viol de l’esprit. 

Je le suis tout autant aujourd’hui, sachant que la vie sera de plus en plus difficile parce que l’on revient à la morale religieuse.

J’espère que mon petit témoignage aura pu permettre à certains de retrouver courage et joie de vivre. Il faut apprendre à s’accepter et s’aimer comme on est.                 

Radioactif 457

août 6, 2022

Radioactif  457

Texte  2008, p. 831

Espace pédéraste

La censure est un virus cancérigène qui gruge le cerveau et conduit à l’Inquisition ou au fascisme.     

Quand j’ai écrit les textes sur la pédérastie, j’ai essayé de communiquer comment peut se sentir un pédéraste dans un monde qui le proscrit partout sur la planète.  Pourquoi fait-on la chasse à ces amours alors qu’on endure la violence et la drogue?  Pourquoi un jeu conduisant à une commotion cérébrale est-il perçu moins dangereux qu’une expérience sexuelle en bas âge? Comment approuver une société ou tuer est moins pire qu’un attouchement sexuel?  Une philosophie contre-nature et d’hypocrisie.  Une philosophie née des hallucinations religieuses.        

Même si je suis pédéraste devenu passif, je ne vis pas nécessairement ma pédérastie comme les autres.  Mes anciens amis pédérastes rêvaient de s’expatrier considérant le Québec comme un infâme enfer. 

Quant à moi, je considère que, sauf les féminounes et les médias qui essaient de nous ramener à l’âge des cavernes ou des curés (c’est la même chose), je ne me sentais pas brimer à ce point.  C’est au jeune de décider s’il aime ça ou pas et non aux adultes, sous prétexte que les jeunes ne sont pas responsables.  Et des jeunes qui aiment ça, il y en a beaucoup plus qu’on le pense. Le vrai problème est de le vivre sans en parler, car c’est le seul moyen.

Si les parents voulaient qu’ils soient responsables, ils s’arrangeraient pour que les jeunes soient très bien informés sur la sexualité.  Ils voudraient qu’on leur enseigne la vérité et non pas n’importe quelle sérénade. Il respecterait que l’âge de consentement au Québec est de 14 ans et non 16, comme l’a imposé le fédéral.    

J’ai toujours vécu dans la joie, le bonheur et la générosité, grâce à la pédérastie.  J’ai eu aussi des «down», comme tout le monde.  J’en étais même rendu à me demander si en ayant fixé l’âge de consentement à 14 ans, ce n’était pas raisonnable. En tous cas, je pouvais le vivre et si je ne le respectais pas, je savais à quoi m’attendre.     

Je suis majeur et vacciné contre la débilité de la morale sexuelle religieuse.  D’autre part, il faut admettre que la sévérité du système judiciaire concernant tout ce qui touche les réalités sexuelles sans violence est le descendant de l’Inquisition.

On ne fait aucune nuance entre une relation sexuelle violente ou dominatrice et un jeu sexuel consenti, mais proscrit par la loi.

À moins d’être malade ou menteur, une fellation ou une masturbation ne cause pas de douleur à un garçon, mais bien au contraire, un plaisir.  Prétendre qu’une aventure a tué ta jeunesse, c’est plus que de l’exagération, c’est du délire. La seule chose qui peut être douloureuse, c’est la sodomie et c’est ce que notre système judiciaire protège le plus comme si on en n’était pas conscient.

Toutes les vidéos qui présentent la vie gaie insistent  sur les scènes sodomites comme si être gai était être sodomite.  Cette peur entretient un déséquilibre social puisque le sexe est condamné dès qu’il est vécu en dehors du sacrement du mariage ou son équivalent.

Évidemment, y a de plus en plus de parasites, d’avocats, dans le monde judiciaire et les médias qui créent une espèce de course à savoir qui sera le plus fasciste.   La peur est ce qui paye le plus.  

Le pire on ne tient absolument pas compte de deux facteurs essentiels : la sexualité gaie ne se vit pas comme les relations filles-gars, c’est beaucoup plus ouvert.  Le danger de donner naissance n’existe pas.

L’éducation sexuelle du garçon est plutôt son silence alors que pour une fille tous les adultes crient au danger et à la douleur de la pauvre fille qui ose avoir une relation sexuelle et qui risque de devenir enceinte.

Ce n’est pas désagréable de se faire toucher ; et surtout, le jeune en faisant face à un âge de consentement trop vieux est privé du droit à son intégrité physique et à sa vie privée.  Il sera aussi intéressé à ne pas obéir et tenter d’expérimenter par lui-même puisqu’il ne peut pas faire confiance aux adultes.

Donc, espace-pédéraste essaie de décrire ce que certains pédérastes vivent à travers leurs expériences.  Je me suis, jusqu’à un certain point, servi de ce que je ressens, c’est bien évident. 

C’est bizarre que l’on refuse d’entendre ce qui se passe à l’intérieur des gens qui n’ont pas la même façon de vivre ou la même morale.  On ne me fera jamais croire que jouer aux fesses est négatif et qu’il appartient aux autres de décider. 

Donc voici un des poèmes qui fait sauter les barrières de l’ignorance et de la répression et qui m’a valu d’être décrié comme si j’étais Satan en personne :     

                                 Espace pédéraste  

Mon pays n’a pas de nom
je suis de race pédéraste  
je contemple la vie 
rivé à l’extase-sourire        
des premières éjaculations          
d’un petit bonhomme qui me plaît.         

Mon pays n’a pas de nom
je suis de race pédéraste. 

Je bois l’amour et le bonheur      
au bout de petits pénis     
qui apprennent en soubresauts 
le chemin de la jouissance.         

Mon pays n’a pas de nom
je suis de race pédéraste  
de ceux prêts à mourir      
pour un regard        
pour un toucher     
pour juste un petit peu d’amour.

Mon pays n’a pas de nom
je suis de race pédéraste. 

Et c’est pour ça       
que l’on m’exclue   
que l’on me chasse           
que l’on m’accable 
qu’on me condamne.        

Amour antithèse de la guerre      
amour antithèse de l’inégalité     
amour fascination de l’autre        
amour -compassion anti-misère 
amour antiracisme et préjugés.   

Je n’aurai jamais de pays 
sinon le corps d’un gamin
que je découvre      
avec ma langue.

Je parle de race, car la chasse aux pédérastes est exactement du même ordre que le racisme : ceux qui s’y opposent prétendent que le pédéraste est un être vil, un moins que rien.  Comme les Talibans, ils pensent qu’il faut se conformer à la lettre à la Charia, comme les Juifs à la Bible.  

La religion et ses interdits créent la discrimination parce qu’on se pense meilleur que l’autre. Et, s’ils étaient aveugles ? 

La pédérastie est simplement être gai, mais être attiré par quelqu’un de plus jeune que soi.  On peut s’apercevoir que l’on est gai et en ressentir les besoins à un âge plus précoce que les autres, d’où est-il impossible d’établir un âge de consentement. La pédérastie repose sur la beauté et le plaisir d’intimité. Comme dirait Freud, dans certains cas, cela peut aussi naître d’une fixation à un événement précédent habituellement très heureux.        

Je crois que, dans mon cas, ce fut la peur des adultes sur le plan sexuel à cause des histoires que l’on se racontait à partir des articles de journaux qui a joué un rôle essentiel. 

Quand j’étais jeune, on parlait des enfants tués par des vicieux, ce qui m’amena à faire de l’auto-stop avec une pierre cachée dans mes poches pour me défendre au cas.

Cette peur maladive de la sexualité est entretenue par les média. Elle alimente un surmoi de plus en plus délirant. On confond un toucher avec un viol.

Quand on ne fait plus de différence avec un viol, donc une geste extrêmement violent, et un toucher non consenti, une forme de non savoir vivre, on permet aux media de nous laver la tête contre tout ce qui est sexuel et de rendre toutes nos relations suspicieuses.

La pudeur excessive est aussi maladive que le vice. Elle est plus fréquente chez les filles à cause de l’éducation sexuelle qui se nourrit à travers ce que l’on entend quand on est jeune.

Féministes

août 6, 2022

Il y a une différence fondamentale entre les féministes, telles que je les ai connues, et les féminounes qui se prétendent victimes sexuelles à tort ou à raison. Les vraies féministes ne combattent pas les hommes, mais cherchent un meilleur statut pour les femmes. J’ai beaucoup de respect pour les vraies féministes. Nos sociétés deviennent folles face à la sexualité beaucoup plus à cause des religions que des féministes.

Radioactif 456

août 5, 2022

Texte de 208, p. 828

Vendre le Québec ?         

Le discours de Christine St-Pierre, du PLQ, me fait peur.  Je ne sais pas de quelle planète elle vient quand elle nous parle de culture. 

Selon elle, la culture devrait appartenir au Québec. On est tous d’accord.  Il en était ainsi dans le projet avorté de réconciliation de Charlottetown (là, on a besoin de mémoire historique). 

Tous les Québécois ont refusé cette solution constitutionnelle parce que le Québec ne recevait pas assez de pouvoirs. On se sentait trahi par Bourassa, le père de la souveraineté culturelle.  Le Canada anglais vota aussi contre le projet de Charlottetown, mais parce qu’on en donnait trop au Québec. 

Mme St-Pierre devrait voir le pouvoir qu’elle a réellement au Canada en regardant la décision du CRTC quant à TQS. 

Que les fédérastes se le mettent dans la tête : il n’y a que trois solutions possibles : un Canada uni et anglais et/ou un Québec indépendant  français et laïc ou un Québec  maître absolu de sa langue et sa culture, donc, par conséquent, tout ce nourrit cette indépendance culturelle (langue, immigration, rapport avec les autochtones), mais à l’intérieur du Canada. 

Le Québec doit choisir de vivre en fonction de l’économie ou en fonction de son âme et de son identité ; la raison financière ou l’émotion.           

Les Anglophones nous perçoivent comme trop francophones juste à humer notre haleine.  Il est impossible de croire que le Québec occupera la place qui lui revient dans le Canada, s’il ne menace pas le Canada de séparation. 

Le Canada sait que nous existons qu’au moment où il croit que nous allons vraiment partir.  Comme un couple qui menace sans cesse de se séparer, mais qui finit toujours dans le même lit après s’être donné quelques bonnes claques sur la gueule.  Une situation de sadomasochiste.  Pas besoin d’être génial pour le constater, on a qu’à lire les rapports sur le bilinguisme pour comprendre.           

Dans les années 1970, on disait : l’indépendance pacifiquement ou autrement.  Et, le autrement faisait bouger les choses. 

Aujourd’hui, le autrement n’existe plus et on se fait déculotter à chacune de nos revendications.  Au cours des derniers quarante ans, notre attitude de mouton nous a fait perdre tout notre pouvoir de revendication.  Ce n’est pas étonnant, puisque même la ministre Courchesne nous dit que le drapeau du Québec est une guenille.  Le Conseil de langue française nous dicte comment se faire assimiler avec le sourire.  Le parti libéral s’apprête-t-il à essayer de nous faire avaler un rapatriement de la Constitution avec l’ADQ ?   C’est le résultat d’être trop à droite.               
 
Pierre Vallières a enterré définitivement le FLQ, parce que la violence nuisait au projet d’indépendance.  Et, il avait raison ; mais ne pas être violent ne veut pas dire être à quatre pattes devant Ottawa. 

Le Canada est fait à l’envers quant à la distribution des pouvoirs.  En créant une confédération, ce devait être les provinces qui cèdent des pouvoirs à Ottawa.  Mais, dès Riel, quand on a écrasé le rêve des Métis dans le sang, le Canada était devenu pour les financiers un état centralisateur.  L’argent prenait la priorité sur l’idéal d’un grand peuple, vivant en harmonie, dans le respect de chacun.  Le Canada a été créé dans le sang et a continué à s’imposer militairement (les mesures de guerre).    

Donc, on se ramasse avec un pacifiquement ou pas du tout, de notre côté, mais pas du leur. 

On n’a pas hésité de monter le coup de la Brinks pour démontrer notre ignorance en économie et nous faire peur.  Jean Charest a dit le contraire quand il pensait qu’on n’écoutait pas.  On continue à faire semblant que le Canada nous respecte, en ajoutant la culture.  Il suffit de prétendre qu’on est une nation (un mot coquille vide) pour nous redonner le sourire. 

  
La morale étrangle la liberté de pensée des Québécois et nous force à devenir de plus en plus américain, grâce aux émissions exportées des USA à la télévision.  Je suis tout à fait d’accord avec le pacifisme, mais on ne doit jamais accepter le viol de nos consciences, imposé par la droite religieuse.  J’ai le droit d’exister, même si je crois que la sexualité est une réalité extraordinaire.  Que le péché de la chair, c’est de la merde.  La peur sert à nous endormir.  Le premier geste des colonisateurs a toujours été de faire habillé les peuples découverts et qui vivaient nus.  

La violence engendre la violence et rien, sauf la liberté si elle est menacée, justifie l’emploi d’une certaine violence pour se défendre.  La meilleure des solutions politique serait une vraie Confédération, mais cette perspective a été nettement refusée par le Canada anglais, avec Charlottetown justement.  Pire, le rapport Allaire n’était pas déposé que le Canada anglais rejetait les propositions de l’ADQ.      
 
Il faut être conscient que le refus de notre appartenance au Canada ne vient pas de nous, mais du fédéral qui refuse de nous accepter tel qu’on est.             

Si le fédéral nous respectait, nous écoutait, il nous donnerait la maîtrise absolue sur notre culture, ce ne serait pas un problème de vivre à l’intérieur du Canada et même d’en être fier.  Le Québec dans une vraie confédération canadienne.  On respecterait en fait ce qu’on demandait dans le dernier référendum : le Québec est maître absolu de ses lois, de ses impôts et de signer des traités internationaux. 

Dans une vraie Confédération, le pouvoir passe par la province vers l’état central et non le contraire.  Ce serait possible, si le fédéral ne continuait pas à toujours nous refuser ces droits fondamentaux pour survivre.  Mais, être condamné à vivre comme si on est des lépreux parce qu’on est francophone, nous ne devons jamais accepter ça. 

Le fédéral a beau jeu, car il suffit de nous diviser pour obtenir la majorité nécessaire pour justifier le statut quo.   Le référendum n’a pas été battu seulement par les immigrants et l’argent ; mais surtout parce que les francophones qui, contrairement aux anglophones, ont voté « pour » à 68% seulement.  Les Anglophones le « non » avait plus de 90 pour cent d’adhérents.  Nous nous sommes fait harakiri et nous l’avons consacré en accusant Jacques Parizeau de racisme.  Y a deux accusations qu’on peut porter contre un Québécois sans que l’accusé ait le moindre mot à dire pour se défendre : raciste ou pédophile.  Si on veut la tête d’une personne, on a qu’à l’accuser d’un des deux et c’est automatique, la tête tombe.   

Si on veut avoir une souveraineté culturelle, il faut que ça inclue un minimum des minimums.  Notre culture ne peut pas survivre si nous n’avons pas : la culture, l’exclusivité sur la langue, l’immigration et les communications.  Et, jamais, jamais, le fédéral n’acceptera de nous remettre ces droits.  Il tente de nous les voler depuis la conquête.  Ce n’est pas prophétique, c’est juste un minimum de lucidité. 

Le fédéral a négocié tant qu’il a eu peur du FLQ.  Dès que le FLQ est disparu (bizarrement après l’enlèvement de Vallières), le fédéral a repris le dessus dans toutes les négociations.  Il n’avait plus raison d’avoir peur. C’est exactement ce qui se passe actuellement.  Harper n’a pas à se préoccuper plus qu’il le ne faut du Québec car l’ennemi, la séparation, n’est plus au rendez-vous.  Les gens de la région de Québec (qui ne peuvent pas digérer Montréal et qui sont demeurés de bons catholiques) voteront quand même pour lui.   

Si on ne se réveille pas, le Québec fera partie de la minorité francophone, mais cette minorité ne sera plus qu’hors Québec, mais elle sera nationale.   Si le Québec perd le combat culturel actuel, apprenons tout de suite l’anglais, c’est ça l’avenir des peuples qui n’ont pas assez de couille pour respecter leur identité. 

La souveraineté culturelle du Québec est d’une telle importance qu’elle est au-dessus de tous les partis politiques et de leurs stratégies. 

En ce sens, il est urgent que nos partis cessent de profiter des crisettes avec Ottawa et s’entendent sur un minimum vital à exiger d’Ottawa.  

C’est de l’indépendance à quatre pattes, mais c’est mieux que rien, car tant qu’on ne sera pas unis, nous serons de plus en plus faibles.    

Je me fous d’avec qui on va obtenir ces pouvoirs, il nous les faut, c’est tout.  Si Bourassa avait fait un référendum pour la souveraineté à la suite de Meech, j’aurais été le premier à voter pour lui, mais il a manqué de courage, comme Jean Charest aujourd’hui.      

Si le Québec ne s’affirme pas maintenant, il disparaîtra comme Pauline Julien le chantait… et ce sera de notre faute.          


Deuil

Il n’y aura pas d’autres articles aujourd’hui. Au cas où il y ait encore quelqu’un d’autrefois de Barnston qui me lise, j’aimerais souligner la mort de Gisèle Gauthier (c’était la plus vieille).  Ses funérailles ont lieu demain à Nashua.

Je dois ajouter que Lucille, Gilles et Denise sont aussi décédées. (4 août 2022). Les Gauthier vivent maintenant aux USA et selon ce que je sais, ils seraient tous gravement malades. Puisque je n’ai plus, depuis 1996, le droit de me rendre aux USA, je n’ai pas la chance de savoir ce qui se passe dans notre famille immédiate.  



Sexe et violence

août 4, 2022

Tout geste sexuel accompagné de violence est un crime très grave qui ne doit jamais demeuré impuni.

Par contre, il serait temps que l’on cesse de faire un drame avec les gestes qui doivent être classés plutôt comme un manque de savoir vivre.

On ne meurt pas si on se fait toucher ou si on est vu nu. Mais, ces gestes demeurent quand même des crimes mineurs, s’il n’y a pas consentement.

Tout est dans le consentement.  J’aime ou je n’aime pas. Ces gestes n’ont pas de conséquences physiques, mais peuvent être considérés comme mal étant donné notre culture judéo-chrétienne puisque cela peut  créer une forme de honte et de culpabilité. Il appartient alors à un psychologue de soigner cette douleur et non aux juges à fixer la vengeance.  

La prostitution individuelle doit être décriminalisée. Ton corps t’appartient et tu as le droit de faire ce que tu veux avec. Gagner ta vie avec tes bras n’est pas mieux qu’avec tes organes génitaux. Question de choix, d’éducation.

Banaliser est une chose, amplifier est encore pire. Les informations médiatiques sur les crimes sexuels encouragent  le colonialisme idéologique.

Radioactif 455

août 4, 2022

Radioactif 455

Texte de 2008, p. 826

Prophète ?  

À la suite de mon arrestation, en 1996, tout de suite après le référendum, sous le prétexte de gestes de nature sexuelle, j’ai écrit un poème pour avertir les gens de la fuite politique vers la droite qui visait à tuer l’idée d’un Québec indépendant.   

Quand j’ai lu ce texte à une soirée de poésie chez Janou St-Denis, les «gorges chaudes» fédérastes ont commencé à se demander pourquoi on me laissait la parole, moi, le véreux, le maudit pédophile (ce qui est faux, je suis pédéraste).  

J’ai alors écrit un livre que j’ai fait parvenir à M. Charbonneau, le député, pour qu’on soit bien au courant de ce qui se passait.  La réponse : on ne mélange pas le sexe et la politique, comme si la droite ne mélangeait pas la religion et la politique. Les campagnes des féminounes ne sont-elles pas des manifestations de droite extrême ?        

Les événements depuis lors confirment la valeur politique de mon incarcération.  

Dans l’esprit des gens en-dedans, j’étais un prisonnier politique pendant que Stéphane Dion faisait passer sa loi de la clarté sur le référendum.  Une incarcération préventive.  Or, on peut maintenant, 10 ans plus tard, constater que la morale est devenue l’arme par excellence pour tuer la culture québécoise.  On commence à peine à se réveiller. 

La morale pour tuer la culture québécoise. 

C’est maintenant de plus en plus évident : Ottawa veut tuer la culture québécoise et pour y parvenir, il se sert de la morale puisque les Conservateurs sont aussi les anciens Réformistes.   

En 1996, quand je dénonçais ce phénomène, cette tendance vers la droite, je passais pour un fou, un maudit «pédophile» qui braillait sur les planches de la poésie.  Aujourd’hui, je suis l’écrivain banni de l’AAACE et de l’UNEQ pour avoir osé dire ce que je pense à travers un essai (la forme littéraire pour dire ce qu’on pense) La pédérastie mise à nu.  Il y a aussiun recueil de poèmes puisque je me sers de mes écrits poétiques pour retracer l’histoire de ma vie.  J’ai appelé ça Autoportrait d’une révolte.                    

Eh oui !  Je parle de ma réalité pédéraste parce que ce fut un aspect très important dans ma vie.   Ces censeures féminounes participent actuellement au mouvement de boycotte contre la censure.  On a même menacé l’organisation de la Flambée des couleurs d’être boycottée, si j’y participais. Je me demande en fonction de quelle logique, elles agissent ainsi : dénoncer la censure du système en implantant la leur.  

Quand j’ai écrit les textes pour le journal de l’AAACE, je n’avais pas encore abordé ce sujet ; mais on avait trouvé moyen de critiquer mon approche trop «politique».  On se demandait où je voulais en venir et on me disait qu’on ne me laisserait pas dire n’importe quoi comme jadis.          

Je me suis aussitôt demandé si cet organisme n’a pas un lien direct avec les libéraux pour être aussi vite sur leurs ergots ; mais ça pouvait être aussi une suite logique à l’article de Richard Martineau. 

Quoiqu’il en soit, le meilleur moyen pour le fédéral de tuer le Québec, c’est d’abord de détruire le Québec Inc., sur le plan économique, et s’attaquer par la suite à sa culture par le biais de la morale sexuelle ou des valeurs.  Cette deuxième phase est déjà entamée.          

J’ai décidé d’être solidaire aux artistes, car je suis écrivain.  Non seulement je suis écrivain, mais je crois encore et plus que jamais dans la nécessité absolue de réaliser d’urgence l’indépendance du Québec. 

La seule différence, c’est que j’ose maintenant affirmer que la meilleure solution pour nous, c’est la création d’une véritable confédération ; mais pour y parvenir qu’on le veuille ou non, il d’abord être indépendant.          

Personnellement, je n’appuierai jamais un retour à la censure des curés et leur aliénation que je passe pour «ce que ça voudra». 

La liberté d’un pays ne peut pas exister sans la liberté d’expression et de pensée de ses citoyens.  Nous recommençons à définir la nécessité de créer notre propre pays, en fonction de la réalité d’aujourd’hui.  Nous ne sommes pas les seuls et ce qui se passe actuellement sur la scène internationale nous concerne directement.     
 
La Chine ne veut pas appuyer la Russie, car elle serait prise avec le Tibet ; tout comme les Américains, avec un Québec indépendant. 

Dans mon livre Spirale intraprojective, je disais que tous les peuples qui veulent former un pays devraient avoir le droit de le faire, en autant qu’on puisse garantir une forme de vie acceptable pour tous les commettants.  Plutôt que de faire la guerre, l’ONU devrait reconnaître le droit à l’autodétermination des peuples à partir d’un référendum ou un vote majoritaire du gouvernement de ce pays.   

On a rejeté cette idée, sous prétexte qu’il y aurait trop de pays.  Qu’est-ce qui est le mieux : avoir beaucoup de petits pays et avoir la paix ou avoir seulement des puissances prêtes à se détruire pour contrôler un espace plus grand ?                      
 
Au Québec, on ne peut pas dire que le projet d’indépendance est un échec, on ne l’a jamais essayé.  On a dit au PQ, faites l’indépendance, mais en même temps, on l’en empêchait en divisant le vote de façon à donner le pouvoir aux fédérastes, à chacun des référendums.             
  
En se servant de la morale, le fédéral va jouer dans le plus profond de nos peurs « morales donc religieuses  » pour justifier comme les curés de jadis de devoir  » contrôler la nature humaine ». 

Avant on faisait croire qu’on voulait combattre la liberté sexuelle sous prétexte qu’il faut protéger les enfants de la sexualité ; mais, aujourd’hui, à moins d’être aveugle, on se rend compte que c’était un prétexte pour entrer la religion par la porte d’en arrière.  Comme les écoles privées servent à contourner la loi sur les écoles linguistiques.

Comme il faut chanter en anglais, pour avoir une chance de réussite.   Le fédéral réussit tranquillement à appliquer les recommandations du fameux rapport de Lord Durham.    
           

Radioactif 454

août 3, 2022

Radioactif 454

Texte de 208, p. 823

La naïveté québécoise.

Je ne dois pas avoir été le seul assez niaiseux à croire ce que les curés (les féminounes aujourd’hui) nous disaient, concernant la sexualité.  Ils ont beau crier que ça fait mal, que ça peut nous traumatiser à vie, mais l’expérience quotidienne prouve le contraire.  Comment peuvent-ils mentir autant et obtenir qu’on les croit ?  Notre ignorance est exploitée à fond ainsi que la peur.             
 
Je voulais aller au ciel.  À l’époque, c’était la foi ; aujourd’hui, ce sont les statistiques qui jouent le rôle de la vérité absolue, non contestable.  Tu dois croire en imbécile, c’est-à-dire sans remettre quoique ce soit en question.  La foi aveugle, c’est le paroxysme de l’idiotie ; mais la condition essentielle pour que l’on croit les religions, surtout qu’elles sont toutes devenues des institutions commerciales extrêmement riches.             

Comment peut-il sortir du bien d’institutions aussi perverses ?  Le seul point sur lequel elles s’accordent : le mépris de la sexualité.  Maintenir ce mépris, c’est attaquer l’estime de soi individuelle et te rappeler quotidiennement que t’as, toi aussi, des choses à te faire pardonner.  Donc, il faut faire des sacrifices ou donner de bons montants d’argent pour acheter la miséricorde divine. 

Luther a déjà créé une nouvelle religion pour ces raisons.  Les protestants, c’étaient les scrupuleux du temps ; mais au lieu de se préoccuper de cul, ils songeaient aux indulgences et à la fortune que ça représentait.                  

Comme bien des adolescents, je vivais cette contradiction très profonde : j’adorais tout ce qui était sexe ; mais je mourais de peur, de honte, de mépris de moi, dès que je les occasions se présentaient et que je m’arrêtais à y penser, après une chute.  J’aurais dû au contraire, apprécier l’extrême bonheur de succomber à la tentation. 
    
Pourtant, déjà à cette époque, les occasions réelles de pécher étaient très restreintes, mais une aventure parvenait à me nourrir comme si j’avais été sur le party perpétuel.  Je vivais une sexualité nommée fantasmes et désirs. 

D’autre part, je croyais que les adultes ne pouvaient pas nous mentir, donc, je les croyais aveuglément. 

À chaque fois que je péchais, j’en avais pour des mois à me repentir.  Une façon bien masochiste de faire durer le plaisir.  Je voulais être un saint, mais en bénéficiant de tous les plaisirs de l’enfer.      

Que d’efforts j’ai faits pour échapper à ma petite nature.  On dirait aujourd’hui, que j’aurais dû en avoir les doigts croches.  Des prières à n’en plus finir, mettre des pois dans mes chaussures pour souffrir et ainsi me faire pardonner de Dieu ; des chapelets les bras en croix pour changer et devenir le petit curé ou le petit saint que je voulais devenir.  Mon idéal n’avait pas de limite, mais la force de la beauté des petites frimousses étaient encore bien plus grandes.           

J’avais beau évoquer Ste-Thérèse ou la Vierge Marie, rien à faire, dès qu’une belle petite gueule se présentait, elle devenait un champ d’exploration obligatoire.  Mon «surmoi» ne rejoignait pas la cheville du plaisir que le « ça » me procurait.  Je ne faisais rien de mal, je regardais des portraits de jeunes et je m’excitais de les voir si beaux.  Je rêvais de devenir ami de chacun des pays du globe et parfois de les déculotter pour mieux connaître toutes les cultures et leurs attraits distinctifs. En fait, j’étais sûrement pédéraste, sans le savoir encore. 

Ou j’étais tellement narcissiste que mon amour de moi à travers la beauté des autres (une projection par procuration) me rendait fou de joie et de désirs.  Je ne le ressentais pas ainsi, je ne recherchais pas ma beauté, j’aimais vraiment celle des autres, mais c’est une réalité possible, selon mon idole, M. Freud.             

La sincérité est aussi difficile à obtenir que son premier million.  Au-delà du sexe, je cherchais l’amitié.  Aimé et être aimé voulait dire quelque chose.  Vouloir devenir quelqu’un c’était une obsession.  Je voulais aussi être un père. Je sentais la vocation.  Même si j’avais peur de ma réalité, il me semblait que la paternité serait plus forte que les tentations, ce que l’avenir m’a confirmé avec Rouhed. 

Heureusement, Dieu n’était pas trop difficile, en ce sens, qu’avec la confession, je pouvais m’en sortir facilement.  Je pouvais me masturber le soir, le lendemain, puisque je servais la messe, je pouvais avant de commencer la cérémonie me confesser et ainsi communier.  Quoi de mieux : la jouissance et le pardon automatique. 

Pour être certain d’être sauvé, j’ai fait les sept premiers vendredis du mois qui garantissaient un salut automatique et indiscutable.  Pour ne pas prendre de chance, j’ai rédigé un texte selon lequel je donnais irrévocablement mon âme à Dieu, je me suis coupé et j’ai signé avec mon sang.  Avec une telle certitude, la voie de la passion restait ouverte, il suffisait que j’aie le temps de me faire pardonner.  Pourquoi ne pas se masturber, en disant son acte de contrition?  Il suffit de venir avant de mourir.          

À part, quelques cas particuliers de jeunes qui aiment la jouissance autant que moi donc, facile à offrir et obtenir, j’étais platonique.  J’agissais plus dans mes rêves que dans la réalité.  Et que de plaisir dans les rêves !       

Je suis tombé en amour avec Raymond et le vieux curé sans qu’il n’y ait le moindre attouchement, même pas une tentative.  Pour moi, l’amitié était beaucoup plus importante que le sexe.  C’est d’ailleurs, ce qui a expliqué le besoin d’avertir tout le monde proche de moi de ma pédérastie.  Je ne voulais pas être un danger pour qui que ce soit.  Ainsi, je ne pouvais pas prendre personne par surprise.  Tout était vite très clair.  Je savais vite provoquer la réponse.   

En fait, j’ai très jeune commencé à me révolter contre les mensonges de l’Église quoique je demeurais très profondément croyant ; mais ma croyance était mon interprétation personnelle des Évangiles.  La religion était devenue l’autorité.  Et, je me suis mis à détester l’autorité. 

Comme presque tout le monde, j’avais raison et le reste de l’humanité avait tort.  Je vivais un peu comme un petit voyou à la recherche de l’âme sœur.   Gars ou fille, ce n’était pas important dès que je me sentais compris et apprécié.  Puis, la prison fut un retour à la culpabilité.  Le retour aux sacrifices et indirectement le goût du suicide parce que je ne m’acceptais pas comme j’étais. 

D’avoir toujours été un peu lâche m’a sauvé la vie.  Je ne suis jamais passé à l’acte.  Puis, même en prison, j’ai trouvé un jeune qui m’a plu au point de vouloir me prendre encore pour un missionnaire.  Jeannot me hantait autant que la sainteté. J’ai dû en dire des prières pour chasser le monde de la tentation.      

Cette période, qui m’a valu de me faire dire que j’étais un saint, est quant à moi tout simplement une phase de folie.  Je priais, je jeûnais, je faisais tout ce qui était possible pour me punir d’être un pécheur.  Je croyais à nouveau au miracle jusqu’à ressentir des visions.  Je percevais des petits nuages d’énergies : vision de l’après-mort.  Tout était clair : nous n’étions qu’énergies et la prière était une forme de transmission d’énergies.  Je croyais à nouveau aussi stupidement qu’avant, dans les bienfaits des sacrifices pour s’approcher de Dieu.    

À ma sortie, de prison, j’avais fondé les Disciples de la croix.  Je prêchais l’amour et la pénitence.  Ce fut la période où j’ai été le plus fou. 

Cependant, je ne parlais pas de sexe, je parlais que d’amour.  Je niais l’existence de ce qu’il y a de plus profond et invariable en nous : notre petite nature, ma pédérastie. 

Sauf, que cet amour était probablement plus sincère que mes regrets.  Pour compenser ma laideur intérieure, ces remords m’ont conduit à vouloir changer à nouveau et devenir un militant du bien-être du Québec. 

Je suis retourné m’instruire pour mieux servir mon pays.  Ma petite nature l’a encore emporté.  Et, j’en suis bien content.  
           

Radioactif 453

août 2, 2022

Radioactif 453

Texte de 2008, p. 821

La valeur des sacrifices vs le sexe.


La peur nourrissait la vie quotidienne dans les premiers temps de l’humanité, mais je me demande ce qui a amené l’homme à croire que les sacrifices humains plaisaient aux dieux.  Le sacrifice était un moyen pour se faire pardonner et de contrôler les éléments de la nature.  Pour se faire pardonner, l’homme brûlait la meilleure partie de ses récoltes ou de son troupeau, au point où un jour, on a cru que l’offrande d’enfants vierges était encore ce qu’il y a de supérieur.  Comment une telle folie a-t-elle pu subsister à travers les siècles, sinon grâce à l’ignorance et la peur du changement ?  
 
Si les dieux sont plus cléments quand on offre la vie d’un enfant en sacrifice pourquoi ne pas le faire pour assurer la survie du groupe ?  Un enfant a plus de valeur qu’une chèvre.  Ainsi, s’emballe la folie du mieux et du meilleur.  Il en fut ainsi jusqu’à ce qu’on décrète la valeur symbolique du sacrifice.  C’était en fin de compte reconnaître qu’il n’y a pas de rapport direct entre le matériel et Dieu.             
 
Pour ce qui est du sacrifice humain, j’imagine que ce choix a reposé sur les épaules des religieux qui projetaient leur propre frustration et désir de chair fraîche sur Dieu.  Si on ne peut pas se payer le jeune, autant le sacrifier à notre Dieu.  Si ça nous fait plaisir, ça fera sûrement encore plus plaisir à Dieu puisque l’enfant est ce qu’il y a de plus pur.  Est-ce que ce fut une partie de leur raisonnement?  Quoiqu’il en soit, le sacrifice est demeuré un moyen de communiquer avec dieu. 

Pourtant, l’idée même du sacrifice relève du sadomasochisme. Toutes les religions ont continué de croire que le sacrifice était valable aux yeux de Dieu comme si Dieu dans son infini pouvait s’attarder à des détails aussi insignifiants : pourquoi pas une betterave plutôt qu’une chèvre?  Ce détail nous démontre cependant comment les religieux essayaient de nous emplir en nous faisant croire qu’eux connaissent Dieu mieux que quiconque.

On est rendu à avoir des études à l’université sur ce qu’est Dieu, la théologie, comme s’il était possible de le savoir, s’il existe bien évidemment.  Ce n’est pas parce que c’est enseigné à l’université que ça veut dire que c’est vrai.     

Dieu est l’ensemble absolu de l’énergie de tout l’univers. La vie est comme l’électricité et l’individu une espèce de système, de champs électromagnétiques, dont le corps en est la manifestation, l’agglomération.      

La perception des autres forces (attraction-répulsion) par ce champ électromagnétique est  la conscience de ce qui existe à l’extérieur de lui.  On est à la fois une réalité, une force, et l’univers que nous percevons, dans lequel nous avons, notre réalité est l’influence des autres énergies sur notre énergie, donc, sur soi-même.  Nous sentons leurs champs de force.   Elles arrivent même à modifier la qualité de notre énergie de base en bien ou en mal, à travers l’expérience de différentes vies.         
 
Plus nous sommes capables d’attraction, plus nous sommes ouverts aux autres, plus nous sommes une énergie de qualité.  Une question de langage.   On dit que la plus grande de ces forces d’attraction, c’est l’amour.   La haine est la répulsion ou l’incapacité d’entrer en contact avec les autres forces.  On pourrait aller jusqu’à dire que la prise de conscience de dieu est l’ouverture aux autres, tout comme l’égoïsme est une fermeture à tout ce qui existe en dehors de nous.           
 
Il est possible de créer des réseaux d’ondes qui modifient la réalité autour de soi lorsqu’on est en nombre suffisant, donc, de modifier les vibrations, ce qu’on a appelé la prière.  C’est peut-être complètement fou de voir ainsi la vie, mais c’est logique.  Ce qui ne l’est pas, c’est de ne pas essayer de comprendre. 

C’est probablement inconsciemment pourquoi on a inventé le péché de la chair.  Puisqu’on ne comprenait pas comment se reproduit la vie, ça dut être difficile de comprendre la raison pour laquelle il fallait faire l’amour pour donner naissance à un enfant.      

Une chose est certaine, on est venu à comprendre après des siècles pour ne pas dire des millénaires que le sperme y était pour quelque chose d’où a-t-on décrété parce qu’on avait peur d’une pénurie qu’il fallait combattre la masturbation et la sodomie parce que c’était utiliser ce précieux liquide en dehors de sa raison d’exister.             

Cette peur explique aussi la haine de l’homosexualité.  L’homosexuel jette un liquide d’un prix inestimable.  Il gaspille la vie. C’est ce qu’on a sans doute pensé pour créer une morale qui gère son utilisation.    

Bien évidemment, la sexualité servait à maintenir l’espèce. Donc, le plaisir autour de cette réalité n’avait pas d’importance.  Pour bien des humains, et c’est encore vrai aujourd’hui, la procréation a une valeur économique.  Un riche ne marie pas une pauvre, mais un autre riche pour être encore plus riche.  Et, ainsi naissent les classes.           

Évidemment, quand ça commencé à me chatouiller dans le ventre en jouant avec nos zizis, je ne comprenais pas pourquoi c’était interdit, secret, honteux.  Une aberration religieuse.  Pourquoi cela était-il mal ?  Parce que tout le monde le croit ?  Parce qu’on se laisse avoir par des histoires de fous comme nous racontaient les curés : danger de sécheresse, meurtre des spermatozoïdes, avoir des boutons quand tu te masturbes, devenir sourd, etc.  Pourquoi pouvions-nous croire dans tant de mensonges, sinon à cause de notre ignorance.        
 
L’Église abusait, violait nos consciences en faisant croire dans de telles sornettes.  Ce n’est pas strictement catholique, ce sont toutes les religions qui charrient de tels mensonges.  L’Islam est sûrement ce qu’il y a de plus fanatique.  Quand on condamne les gens à la peine de mort pour l’homosexualité, c’est n’a pas une bien grande vision de la réalité.  Mahomet n’en a jamais parlé dans le Coran, mais on extrapole à partir de Sodome et Gomorrhe qui, à mon avis, était plutôt la condamnation du manque d’amour entre les gens.  Je n’étais pas là, eux, non plus ; mais eux, ils essaient de nous faire croire qu’ils savent mieux que nous ce que le passé veut nous apprendre.  Au lieu d’avoir des kamikazes, l’Islam serait mieux d’apprendre aux grands du pétrole à partager avec les pauvres et à respecter l’égalité entre les hommes et les femmes. Le fanatisme ne dure qu’un temps.         

L’interprétation de la vie vient donc, de l’histoire, de l’expérience qui a forgé nos mentalités, nos civilisations.  On n’a jamais remis en question l’explication de la sexualité et de ce qui l’entoure parce que ça toujours été du ressort des religieux qui ont développé leur théorie à partir d’une fausse interprétation de la sexualité.  Les religions pour conserver le pouvoir doivent avoir des dogmes immuables.  Elles doivent tout savoir, d’où la confession.   

Donc, j’avais la libido et surtout le besoin de comprendre trop aiguisé pour toujours accepter cette approche de notre réalité humaine. Mais, comme tout le monde, jeune, je croyais aveuglément dans tout ce que les adultes nous enseignaient.  Et, comme tout le monde, il fut un temps où j’ai cru dans le péché de la chair et sa capacité de nous priver du ciel après la mort.  

Je ne remettais pas en question ce savoir ancestral puisque l’histoire ne m’avait pas encore appris comment se comportaient les papes et les religions, à travers les siècles.  Je croyais que ces institutions étaient porteuses de vérité et non des institutions pour nous vider les poches et nous diriger par le bout du nez.  C’est tellement vrai que nos politiciens ne sont pas capables de mettre leurs culottes devant les religions.

Radioactif 452

août 1, 2022

Radioactif 452

Texte de 2008, p. 818

Le sexe aujourd’hui.           

C’est bizarre de tant parler de sexe quand j’écris alors que dans ma vraie vie, le sexe occupe chez moi moins de cinq pour cent de mes pensées et de mes préoccupations. 

Quant à l’action collective, c’est le désert total.  La sécheresse absolue depuis des années.  Et, je ne m’en plains pas.    

Le sexe est redevenu un problème, un sujet qui demeurera tabou tant qu’il n’y aura pas moyen de démentir ce qu’on essaie de nous faire avaler : le péché comme dans les années 1950, sous le vocable d’hypersexualisation. 

C’est un phénomène exagéré, puisque toutes les statistiques démontrent un intérêt moindre de la sexualité chez les jeunes. La criminalité atteint seulement un pour cent en ce qui a trait aux causes de disparitions.          

D’ailleurs, la pornographie n’a pas grand intérêt pour les jeunes si tu connais déjà les sensations physiques de l’éveil de ton corps et de ta sexualité.  On ne retrouve aucun plaisir à jouer avec son petit «Joy stick», si on est occupé à autre chose.  Le plaisir est ce qu’on voit à l’écran, mais souvent les jeunes trouvent ces scènes plutôt dégueulasses.  

Ainsi, les sites pornographiques contribuent plus à écœurer les jeunes de l’ hyper sexualité qu’à les y plonger, car on ne peut s’empêcher de présenter des scènes d’enculage et de plus en plus de sadomasochisme, ce qui n’a rien de bien intéressant pour un jeune. C’est même écœurant à leur avis. Heureusement, il n’y a pas que ça. 

L’approche religieuse de la sexualité est le pire des mensonges.
  Même si, depuis quelques temps, je m’amuse à redécouvrir les vertus de la pornographie comme moyen de me défrustrer, elle n’arrive pas à attirer autant mon attention qu’auparavant.  On finit par s’en tanner.       

Les tabous sexuels sont un moyen d’introduire les religions par les portes de derrière.

La liberté est ce qu’il y a de plus essentiel dans la vie.  Je me demande même parfois si, pour avoir la paix, il ne serait pas mieux pour moi de recommencer à vivre en hypocrite, à la cachette.  De toute manière, la sexualité est vécue toute différemment, selon que tu es hétéro ou homo.         

C’est peut-être moins romantique chez les homos, mais c’est plus satisfaisant.   De toute façon, je n’ai pas la force et les moyens de combattre les stupidités des média et du système sous la dictature féminoune.  

Les médias essaient de modeler la conscience des Québécois avec des gueules sales qui se fichent de la vérité et de la valeur des individus et qui essaient de nous ramener aux années 1950.  Qu’est-ce que ça change dans ma vie? Rien, sinon que ça me l’empoisonne un peu plus à cause de la petite paranoïa normale puisque je n’accepte pas d’être comme tout le monde?    

Cette découverte me pose le problème de la sexualité bien différemment.  Ce désir de voir à nouveau des corps nus n’est plus une question de morale, mais de savoir pourquoi ce besoin de pornographie, qui est en réalité une pure perte de temps, revient hanté mes fantaisies de petit vieux? Le besoin d’être plus excité pour me masturber?                        

Cette obsession tient probablement à deux éléments : 1- la certitude de m’être fait mentir par la religion et les médecins qui se prétendaient des experts de la sexualité ; donc, un besoin de vérité   2-   par l’injustice sociale totale qui prévaut contre les pédérastes ( en les faisant percevoir comme des monstres assoiffés de sang)  puisqu’on ne peut plus s’attaquer aux homosexuels sans être perçu avec raison comme des arriérés mentaux. 

Dans ce dernier contexte, les féminounes ont remplacé les curés.   
             
Leur frustration est devenue de la haine.  Le mâle est à nouveau le mal, le danger, le prédateur, le cochon.  Elles sont prêtes à toutes les bassesses pour se venger des mâles.  Les féminounes, ce sont les scrupuleuses qui essaient de nous faire croire dans l’hypersexualisation pour nous ramener aux valeurs qui nous ont tant fait chier au temps de l’Église.      

Les services judiciaires ont aussi besoin de causes pour nourrir tous les avocats parasites qui continuent d’entretenir la démence et poussent les scrupuleux à prétendre qu’ils ont raison.  Ainsi, on invente de nouveaux crimes avec la venue d’internet

Ces gens entretiennent la même haine du corps qui a justifié jusqu’à date la morale de notre civilisation, celle-là même qui a rejeté l’ère de la Grèce Antique parce qu’elle acceptait la pédérastie.   Plutôt que de reconnaître la réalité, mieux vaut la nier.  Plutôt que de vivre sa sexualité, l’argent remplace le pénis.  On dirait que les gens aiment mentir et se faire mentir.  Que leur jalousie n’a pas de limite. 
 
Quand j’étais jeune, je n’étais pas mort de remords puisque je sentais que la sexualité était perçue comme quelque chose de mal, d’infernal, de satanique ; mais parce que je croyais trop dans la bonté de Dieu. J’aurais jamais pu dire pourquoi.  Et pour moi, pour que quelque chose soit mal, il faut pouvoir le justifier, l’expliquer.   Je ne suis pas un «singe», même si on m’appelait Chita, pour croire tout ce que le système prétend.  Je réfléchis. 

J’étais comme tous les petits gars de mon âge bien plus occupé à jouer au cowboy qu’à jouer au docteur, même si j’adorais déjà ce jeu.  Comme Freud, le dit si bien j’étais très curieux et je vivais comme tous les jeunes une vie d’explorations, le sexe y compris.  Je voulais comprendre.           
 
Puis, comme tous les gars, vers 10-11 ans, après une période de désintérêt absolu pour le sexe, une période de latence, j’ai commencé à me demander pourquoi le zizi me chatouillait ainsi que le bas du ventre quand je jouais avec ce petit caporal. Je m’intéressais aux effets des caresses.  Et les caresses faisaient passer le petit caporal à un petit capitaine.   

Je ne pouvais pas demander aux adultes pourquoi tous ces garde-à-vous, car dès que tu abordais un sujet qui montait en haut des genoux et ne dépassait pas le nombril, il était impossible d’en parler sans créer une réaction de fous. C’était une telle explosion de rage que t’avais l’impression que tu venais de faire sauter la bombe atomique ou reléguer le diable au rang de simple amateur à côté de ta capacité de faire le mal.         

Le sexe occupait une place débile.  Toute la place. C’était le mal suprême.  Il occupait la même place qu’il occupe présentement chez les féminounes et dans nos religions.  Une obsession qui se projette sur toutes les nounes de l’humanité. On dirait qu’il n’y a que ça qui préoccupe les adultes.       

Comme je l’ai déjà dit quand j’ai fait le lien entre le péché d’impureté et le sexe, j’étais déjà un expert.  Je savais deviner quand un autre gars aimerait ça : je devenais par ses regards, ses mous, ses sourires, sa façon de se tenir.  Je savais comprendre les sourires et les clins d’œil ; je connaissais déjà les différences de rythme dans la respiration quand je touchais un autre. J’avais développé une écoute parfaite de la réaction de sa peau, en d’autre terme, je connaissais mon péché aussi bien, même bien mieux que mon catéchisme.   

Parfois, je me mettais à douter de ce qu’on nous apprenait.  Ça me semblait complètement ridicule. Pourquoi avoir un sexe si on ne peut pas en jouir?   En secret, je cherchais à contempler les visages des petits gars et parfois je me demandais comment ils étaient bâtis.  Leur visage était le summum de la beauté.  Les voir nus, c’était le rêve de les connaître sans secret, de percer le mur du langage et de la différence.   J’aurais déculotté tous les petits gars du monde juste pour connaître l’humanité et percer ce mystère, ce besoin de contempler la beauté de l’autre.           
 
Pourquoi le sexe nous amène-t-il à une vénération absolue de son partenaire?  J’étais devant un petit gars comme devant un paysage : ébloui, ravi, grelottant de contentement.  Bien évidemment, il n’en était pas ainsi pour tous ceux que je rencontrais.  J’aurais voulu savoir pourquoi tel type de garçon m’attirait plus que tel autre.   J’aurais voulu comprendre pourquoi je réagis ainsi dans la vie.  En compagnie d’un petit compagnon où mes souhaits se réalisaient, c’était l’euphorie totale.  Un plaisir que je me souvenais et remémorais durant des mois comme la plus belle des chances.  Jamais je ne serai aussi heureux qu’à l’époque de ces grandes tentatives.  

Mais, on nous apprenait que le sexe est le mal d’entre tous les maux, le pire des crimes, comme les féminounes le font encore aujourd’hui plutôt que de suivre la voie progressiste des féministes qui nous répétait que l’on est le seul maître de son corps et de son esprit.           

Le génocide

juillet 31, 2022

Le pape François a raison, les autochtones du Canada ont subi un génocide culturel. C’est dans la peau de la religion. Partout, où les missionnaires sont arrivés, la première idée fut de vêtir tout le monde. La psychose du péché de la chair les a toujours amené à croire qu’il était supérieurs parce qu’ils n’étaient pas pécheurs. Ils étaient habillés, eux.  Par contre, il ne faudrait pas oublier que plusieurs ont été dévoués, des modèles du vrai christianisme. Si la religion maintient sa psychose sexuelle, elle  a souvent apporté un appui à ceux qui ont besoin d’elle pour se revaloriser, pour se donner une raison d’exister. La folie religieuse est le fanatisme.

Radioactif 451

juillet 31, 2022

Radioactif 451

Texte de 2008, p. 814

Les olympiques.   

Je n’ai jamais autant écouté les olympiques de ma vie.  Ma mère connaissait ça mieux que moi. Elle est vraiment extraordinaire. 

Le plus drôle, c’était d’entendre brailler les chroniqueurs parce que le Canada n’a pas de médailles.  Combien de nous pouvons nous rendre aux Olympiques?  Y répondre nous indique jusqu’à quel point les médias arrivent à nous charrier.  Juste le fait d’être des olympistes, c’est déjà super merveilleux.             

J’ai beau parfois avoir la tête enflé, en croyant que j’ai écrit des choses intéressantes : je n’ai encore jamais réalisé une telle performance et je n’en réaliserai pas non plus.  Je me dois d’admettre que je suis un gars bien ordinaire : pas d’invention, pas de richesses, pas de talents sportifs ou autres.  À part mon obsession pour les petites queues, il ‘y a pas grand-chose qui me distingue des autres.  Il faut bien se rendre compte qu’on n’est pas tous nés pour être des vedettes comme Céline Dion ou Elton John.             

Je retiens des jeux que ces vedettes s’entraînent durant des années pour voir leurs rêves se réaliser ou mourir en quelques minutes.  Même si, à ce niveau, l’étiquette d’un pays n’est pas aussi importante que le talent, la fierté de son appartenance ne peut pas être reléguée aux oubliettes.  Malgré soi, on est porté à prendre pour son drapeau. 

Je n’ai jamais été celui qui s’est arrêté longtemps sur ce genre de compétition, mais je dois avouer que j’ai été touché par l’appel pressant lancé pour qu’on reconnaisse nos petits génies plus vite et surtout qu’on leur donne l’aide pour se développer.  C’est vrai dans les sports, mais c’est aussi vrai dans les sciences et les arts.           

Aujourd’hui pour être quelqu’un il faut se rappeler qu’on a des milliards de compétiteurs.  Juste être un individu, c’est déjà une merveille.  Des millions de spermatozoïdes et d’ovules sont morts avant de trouver le couple parfait qui nous a créés.  Juste le fait de vivre fait de nous des êtres de grande valeur. 

On pourrait dire qu’à ce compte, si on a autant de compétiteurs, ça ne donne rien de faire un effort ; mais heureusement un champion avec son cheval nous rappelle qu’on peut partir de loin pour revenir parmi les meilleurs. Les chroniqueurs auraient pu en parler sans insister sur le fait qu’il a déjà eu des problèmes de cocaïne.  Qu’il en parle, c’est merveilleux ; mais les autres devraient savoir que « sa » médaille est aussi en or que les autres médailles d’or.         

Ça me fait aussi penser qu’au Québec, on manque de fierté depuis un certain référendum en 1995.  On aime ça écraser le voisin.  Ce n’est pas parce qu’on a été assez tata pour se tirer dans les pieds et se refuser de naître qu’on ne vaut plus rien.  Bien au contraire, il faut reprendre toute la réflexion à zéro et se demander ce qu’on veut que le Québec devienne.            

Si on peut aller chercher des médailles, avoir des divas comme Diane Dufresne, Céline Dion, Ginette Renaud, etc., on peut jouer un rôle assez intéressant dans le monde.  Juste le regarder suffit pour nous en mettre plein la vue.  Mais, c’est rien à côté de pouvoir sentir en faire partie.   

Je vais souvent voir des spectacles au Vieux-Clocher et je suis ravi des talents qui existent au Québec.  On est un tout petit peuple et pourtant on rayonne partout dans le monde.  Bravo à toutes ces vraies vedettes. Je n’en suis pas jaloux, j’en suis très fier.   

Si les humains apprennent à partager, la vie sera de plus en plus belle. 

Peut-être qu’avec des élections, on se débarrassera de Harper et des autres de son espèce.  

Avant les États-Unis faisaient appel à Ben Laden à toutes les fois que les Américains n’avaient pas assez peur, maintenant, on prétend que Mc Caïn reçoit des produits dangereux.  Il faut se rappeler qu’après le 11 septembre on semait la panique avec l’Amtrak, je pense.  Or, ces lettres étaient envoyées par un fonctionnaire blanc de haut niveau.  On essaye peut-être de recréer cette atmosphère de danger pour revenir à la peur.  La peur fait augmenter les votes de la droite et les profits de tout ce qui touche à la sécurité.  Pas étonnant qu’on en invente pour garder le pouvoir.          
  
Par contre, ces émissions m’ont fait prendre encore plus conscience de l’idiotie de la mode selon laquelle il faut employer des mots anglais pour se donner des airs de Jos Connaissant.  Aussi, la ligne d’arrivée est devenue la finish.  Quel bel exemple !  On braille ensuite parce que les jeunes ne savent pas écrire le français.  Il fallait bien que je chiale un peu.

Radioactif 450

juillet 30, 2022

Radioactif 450

Texte de 2008, page 814  

L’air du temps.

Je suis content d’avoir reçu le livre … Poésie du monde.  Monde de la poésie.  Un livre des Dossiers d’Aquitaine, une maison d’édition de Bordeaux, France, dans lequel je me retrouve ainsi que les poètes québécois Attala Nora, Diane Descôteaux et Christophe Condello.  Je ne connais pas les deux ou trois autres poètes venus aussi du Québec. Je suis déconnecté de la poésie puisque j’en n’écris plus depuis déjà plusieurs années.       

Avec la censure, j’ai totalement perdu la foi dans la poésie.  Après l’Envol poétique, Jepoème m’a aussi évincé sous prétexte que je suis pédéraste et que j’ose dire que ce fut une belle expérience dans ma vie, malgré la méchanceté de mes accusateurs, les langues sales.   

Je suis quand même content, car mes poèmes ont su être écoutés à une certaine époque dirigée par les féministes et les gens qui cherchaient le progrès, contrairement, aux féminounes d’aujourd’hui qui essaient avec le système judiciaire de nous ramener à l’époque des années 1950.  Une société de paranoïaques. 

C’est exactement cet esprit de censure qui animait la Gestapo et l’Inquisition.  On est rendu avec des accusations qui sont exactement similaires à ce que l’Église employait pour combattre la sexualité. On juge maintenant selon les intentions.   Avec l’Église : pas de regards, pas de touchers, pas de pensées impures.  Au judiciaire, on plante de fausses victimes pour prendre les gens en défaut.  Ce n’est pas très glorieux pour l’espèce humaine.  C’est plutôt une démonstration de sa bassesse.      
 
Ce n’est pas surprenant que l’on invente de nouveaux chefs d’accusation quand les médias redonnent le micro à tous les animateurs qui ont été reconnus comme les plus orduriers.  On peut faire n’importe quoi pour de l’argent. Pas étonnant que la société se dégrade aussi rapidement.  Elle est à l’image de ce qu’on entend à la télévision… à droite toute.   

Par contre, je sens que ça achève.  On ne peut pas aller plus bas.  J’ai offert mon aide et présenter mes bravos à Denis Coderre qui veut défendre notre liberté dans les créations culturelles, en éliminant les lois de censure que le fédéral se sert pour tuer le Québec.  Il ne m’a même pas envoyé un accusé de réception.  Ça me semble une priorité, même si je demeure indépendantiste.  Il faut à tout prix se débarrasser de la copie conforme de George W. Bush, Steven Harper et ses Conservateurs.                    

Malheureusement, le Bloc n’a pas eu la perspicacité de voir que ce gouvernement nous ramène à l’ère de la suprématie de l’Église. Quant aux libéraux, même si Dion se comporte comme un opportuniste et laisse passer toutes les lois plutôt que de perdre aux élections, il pourrait avoir la surprise de voir tous les progressistes l’appuyer juste pour un mandat, afin de mettre Harper dehors.  

C’est vrai que la politique n’a rien de tellement intéressant maintenant, car on doit choisir celui qui nous semble le moins pire ou le meilleur pour se débarrasser de ce qui nous semble le plus ordurier. 

Les signes avant-coureurs sont différents cette année. Lors des élections précédentes, le fédéral essayait de me planter (transcription schizophrénique de la réalité à travers les signes).  Une année, je n’avais même plus de fenêtres et de porte à ma cuisine et on devait les remplacer par hasard le jour du vote.   Ce doit être parce que je suis paranoïaque. L’autre fois, je devais quitter Montréal pour survivre, en pleine campagne électorale, puis, le fédéral gelait une partie de ma pension, même si c’était illégal. C’était par hasard, lors des dernières élections           . 

Cette année, rien, sauf que le fédéral me doit moins de deux piastres (retour d’impôt) et qu’un bonhomme prétend que je suis témoin de quelque chose et que je serai payé pour me rendre témoigner.  Le plus comique, je ne sais pas de quoi il parle,  mais ces petits détails me disent qu’on s’en va vers un changement.   

Par contre, pour la première fois de ma vie, j’ai de moins en moins le goût d’écrire.  Je n’arrive même pas à recorriger mes deux derniers livres pour les republier.  Mon livre La pédérastie mise à nu est revu et corrigé, mais je n’arrive pas à le relire d’un coup pour m’assurer que je n’ai rien oublié et que cette fois ce sera la dernière fois que j’y touche.  C’est la même chose avec Autoportrait d’une révolte. Pourtant, c’est essentiel pour passer à autre chose.   

Je fais une indigestion de l’écriture.  J’ai l’impression de perdre mon temps.          

Ça donne quoi de raconter ma vie pour que les jeunes comprennent qu’ils ne sont pas les seuls à s’être ramassés avec une orientation sexuelle rejetée socialement et que le suicide n’est pas la réponse.  Il faut au contraire apprendre à se servir de ce problème pour encore mieux se réaliser.  Faudrait peut-être que je révise ce que sera ma retraite ? 

Les valeurs que charrient les médias me rendent malade.  Comment peut-on retourner à la grande noirceur?  Sommes-nous assez Alzheimer pour avoir oublié?  Ne sommes-nous pas conscients qu’on se fait moucher depuis 40 ans par les mensonges fédérastes?  Je crois que Madame Marois a raison.  Il n’y a qu’un moyen de tuer cette morosité : redéfinir complètement le projet d’indépendance et trouver des politiciens qui auront assez de couille pour mener à bien ce changement. 

L’indépendance n’est pas aujourd’hui comme on la ressentait dans les années 1970. 

À cette époque, on se sentait en guerre avec Ottawa.  Aujourd’hui, le Québec a assez évolué pour réfléchir sur ce qui sera le mieux pour les jeunes qui viennent après nous.  Qu’on le veuille ou non, on a encore très peu de temps à vivre. Dans 10 ou 20 ans, nous serons des réalités du passé ; mais nos choix seront la réalité des nouveaux adultes.  C’est très sérieux. 

C’est pourquoi, j’ai cru qu’il est, pour le moment, plus important de parler des droits individuels que de l’indépendance politique.  C’est un élément sur lequel on doit réfléchir pour créer une constitution québécoise. Si on n’a pas de valeurs qui motivent notre action, on fera des indépendantistes de carrière.  Ceux qui veulent l’indépendance doivent se donner à fond, car c’est le bien de tous les Québécois qui est en jeu.  À 1970 je préfère encore la révolution tranquille.   C’est dans cette optique qu’un jour le Québec sera indépendant.         

Vouloir être indépendant, c’est vouloir être autonome, responsable, libre.  Il faudra avoir dépassé la partisanerie.          

Le suicide

Le suicide de son enfant est la pire chose qui puisse arriver à un parent.            Je ne peux pas oublier celui de Rouhed. J’aurais voulu mourir à sa place ou du moins en partager la terreur.

Je me demande quel est ma responsabilité du fait que les trois gars avec qui j’ai vécu des années ont tous mal terminé. Gabriel m’a presque tué. Il est disparu sans que je sache ce qui lui arrive, Rouhed s’est suicidé parce que sa blonde l’a laissé et Shuhed est mort itinérant, complètement détaché de sa merveilleuse famille.  Tous ceux qui m’ont connu me disent cependant que personne n’aurait pu faire mieux que moi. On peut accompagner, mais la liberté est une réalité individuelle. Chacun fait ses choix. On peut influencer, mais on ne peut pas décider à leur place.

Radioactif 449

juillet 29, 2022

Radioactif 449

Texte de 20087, p 810

Au-delà du territoire … l’indépendance.

L’indépendance du Québec n’est pas qu’une question de territoire ou de pouvoirs entre le fédéral et le Québec ; mais surtout, une vision du monde et de « notre place » dans le monde.      
    
C’est une perception qui rejoint le sens de la vie. Mais, ce peut être tout autre chose pour un autre que moi.  Tout dépend de ce qui constitue l’élément sur lequel repose notre jugement. 

Si je ne pense qu’à l’argent, je crois dans le Canada.  Si le français est prioritaire, c’est évident que je suis indépendantiste.  Si je crois aux droits de la personne, l’un n’est pas meilleur que l’autre.  Les lois du Canada prévalent sur celles du Québec.  Nous sommes des colonisés.   Au criminel, elles sont les mêmes.  Nous sommes aliénés.   Nous embrassons nos chaînes.

Harper, les féminounes et la droite religieuse en font de grandes zones d’insécurité.  Ce sont des Talibans chrétiens.  Évidemment, entre notre intolérance et la folie des Talibans, il n’y a rien de comparable, sinon que c’est la même racine.  

Le problème fondamental demeure la vérité.  Puisque chacun tire de son bord de la couverture, il est pratiquement impossible pour le commun des citoyens de savoir quand on lui ment ou non.  On appelle ça : l’intérêt du parti. 

Pourtant, une question aussi importante devrait être traitée au-delà des intérêts des partis politiques pour voir dans l’ensemble quelle solution est la plus avantageuse pour les Québécois (Tous ceux qui demeurent sur le territoire du Québec).            
 
Je ne suis pas devenu indépendantiste juste parce que c’était à la mode dans les années 1970 ; mais parce que mon expérience comme journaliste à la Tribune (l’échec du projet d’aéroport international à Drummondville, les subventions dans le monde agricole, Ottawa qui paye pour que les industries fuient le Québec afin d’entretenir la peur, les bombes de la GRC, etc.) tout ça me prouvait le suprême mépris du fédéral pour les gens du Québec. 

Quand je téléphonais à Ottawa, un peu plus et les ministres en entrevues auraient eu besoin d’une carte géographique pour savoir d’où je leur parlais.  Tu n’as pas de besoin de dessin pour comprendre que pour eux (à part des impôts à payer), tu n’es rien.  

Par contre, le pire problème qui nous assaillait localement c’était l’esprit de clocher.  Sherbrooke, en particulier, se prenait pour l’Estrie au complet.

Dans ma tête, on ne peut pas améliorer le sort des gens d’une région en remettant les décisions à des gouvernements extérieurs et sans que les gens aient une conscience régionale pour trouver des solutions.     

Un pays, c’est simplement un territoire qui permet à des gens qui veulent être ensemble, de vivre convenablement à travers les mêmes valeurs qui les réunissent.       

Le territoire n’est pas nécessairement physique, il doit être aussi psychologique.  Un pays, ce n’est pas qu’un territoire, mais une âme, une culture.   C’est là où comme humain je me réalise le mieux. 

Pour maximiser ma personnalité, me mettre pleinement en valeur, mes valeurs doivent trouver un écho dans mon pays   Tout le monde doit rêver de vivre dans le meilleur des pays.    

On devrait avoir le droit de vivre dans le pays de son choix.
  Il devrait y avoir autant de pays dans le monde qu’il y a d’endroits qui correspondent à cette définition (un territoire où on vit pour les mêmes valeurs). 

Chaque individu devrait avoir le choix de son pays.  Pour que ce soit possible, on doit admettre qu’on n’est pas tous des copies. Nous sommes une quantité d’énergies sculptées par notre environnement et notre culture.   

Quand tu peux être heureux, te réaliser dans un tel territoire, ça devrait être là où tu devrais vivre.  Les frontières ne devraient jamais être un obstacle.  On devrait pouvoir vivre dans le pays qui nous permet d’atteindre le maximum de nos capacités.  Il n’y a pas un être humain qui ne mérite pas de vivre.  Se réaliser, ce n’est pas seulement être riche.  C’est être autonome.  Avoir un idéal et chercher à l’accomplir.   

Si le monde était parfait, on n’aurait pas besoin de révolution.  Nous serions tous heureux. Nous saurions que pour être heureux, il faut nécessairement être content de soi.  Donc, il faut pouvoir s’accepter.  Il faut ensuite le respect de l’autre.

Tout devrait être permis, sauf la violence.   L’exploitation est une forme de violence.  La libido, la sexualité n’est que notre énergie de base.  Je ne le savais pas encore, mais je le ressentais.  Ça ne donne rien d’être dans le plus grand, le plus beau pays du monde, si tu y étouffes.     

Je suis donc devenu le prédicateur pour la création de gouvernements régionaux.  Plus cette idée faisait son chemin, plus je me rendais compte qu’il y a un pallier de gouvernement de trop.  Comment un gars du BC peut-il s’intéresser et comprendre un gars du Québec puisque nous vivons des problèmes bien différents et surtout que les domaines qui nous sont compatibles sont en compétition? 

Ma campagne pour un gouvernement régional exigeait une révision quant à la concentration des pouvoirs et de l’argent.  La population peut être le mieux servi par ceux qui sont près et qui ont les vrais pouvoirs de décision plutôt que par des fonctionnaires assis à leur bureau dans la capitale nationale.  Défendre les intérêts des gens de ma région m’a probablement rendu un peu trop fanatique. Mais j’étais jeune et ça correspondait à ce que je comprenais de la vie.   

Mes voyages sur le pouce m’ont par ailleurs fait prendre conscience d’une autre réalité.  Il y a différents niveaux d’évaluation de la qualité de la vie.  Le Canada est illogique sur le plan économique à cause de la diversité des intérêts entre les provinces.  Il m’est totalement inconnu sur un plan culturel.           

Cependant, ma pédérastie m’a amené à comprendre que l’indépendance doit être motivée par quelque chose de plus profond que l’économie.  Un individu, même vivant sur un territoire différent presqu’hostile, demeure un humain qui peut être fascinant.  Un petit gars n’a pas besoin d’une identité raciale, patriotique ou autre pour être une merveille.  Le fait d’aimer sans me poser de limites, de frontières, m’a fait découvrir que l’idéal fondamental de l’espèce humaine devrait être de faire de la terre : le paradis terrestre. 

Un ti-cul comme moi, sans argent, sans pouvoir, pire un pédéraste, qu’est-ce que ça peut faire, sinon écrire ce qu’il voit pour apporter sa toute petite contribution à cet idéal.  Le monde que l’on crée sera le monde dans lequel nos enfants seront obligés d’évoluer.  Si on leur lègue un monde de mensonges, d’hypocrisie, ils seront des menteurs et des hypocrites.  Si on leur montre un monde de violence, ils penseront que c’est normal que d’accepter la violence.  Si dès l’enfance, on leur fait croire que la sexualité est mauvaise, ils seront des scrupuleux qui tenteront d’imposer leur prétendue pureté aux autres, car ils se penseront supérieurs comme l’enseigne la religion.          
 
La religion est la source de toutes les ségrégations.  La vie me forçait à prendre conscience qu’elle est le reflet de la façon dont tu la juges.  Si t’es ouvert, elle te semblera de toute beauté.  Si t’es scrupuleux, intolérant, elle te semblera sale, laide et sans valeur.  La valeur réelle de ton pays est donc ancrée dans le jugement que tu portes sur ton entourage. 

C’est pourquoi, je trouve plus important de pouvoir vivre dans un espace où j’ai le droit d’exprimer mes sentiments, de travailler à améliorer mon sort et le sort de ceux qui m’entourent.  C’est pourquoi, jamais je n’accepterai la censure parce qu’elle est la négation d’une partie de la réalité ou de la vérité.             

J’ai toujours été obsédé par la justice sociale et c’est ce qui m’amène encore à décrier le sort que l’on fait aux pédérastes et pourquoi pas (même si je suis contre) aux pédophiles.           

On ne me fera jamais croire qu’un geste de nature sexuel, à moins d’être violent, soit assez grave pour condamner un individu à vie (il fait six mois de prison, mais on peut à la loupe examiner tout son passé et l’écraser en l’isolant pour le reste de sa vie.  La différence avec les Inquisiteurs, ils avaient le droit de brûler les individus.  C’est ce même esprit qui exige toujours d’être plus sévère avec les autres.   Avec le regard de la religion, les autres sont des impies.  On est violent envers les autres sous prétexte de se protéger du mal.     

C’est ce manque d’humanisme, ce manque de tolérance que je n’arrive pas à accepter que ce soit au Québec ou au Canada. 

À la décharge de la religion, cet esprit ne correspond même pas aux sermons des Évangiles.  C’est comme si, au Québec, on a confondu obsession sexuelle de l’Église avec l’ensemble de la foi chrétienne.  La religion, c’est prier.  Point à la ligne.  Les règles qu’on prétend divine, ce sont des mensonges.  Comment un pur esprit peut-il donner des consignes à un être inférieur, limité à savoir comment il doit se comporter?  Poser la question, c’est comprendre la stupidité d’une telle assertion et pourtant c’est exactement ce que font les religions avec la sexualité.                  

On prône son ignorance quant à la nature humaine comme la plus grande des vérités.  On est trop bête pour remettre en cause ses vérités qui sont devenues de toute évidence, avec les découvertes de la science, la preuve que l’on s’est mis un doigt dans l’œil.     

On n’a pas tellement évolué puisqu’on réagit comme les autorités du temps quand les premiers astronomes ont affirmé que la terre est ronde et qu’elle tourne autour du soleil.  Puisque inévitablement, notre terre disparaîtra ainsi que le soleil, donc selon notre réalité, comment peut-on prétendre à l’éternité ?   Si on a su se tromper et brûler les gens qui ne nous croyaient pas pourquoi n’a-t-on pas la sagesse de simplement reconnaître que sur le plan de la sexualité, les religions sont des tissus de mensonges et d’ignorances crasses de la réalité humaine.   Pourquoi ne pas tenir compte des découvertes scientifiques quant à la sexualité?         

C’est pour cela, que pour moi si on n’ajoute pas les valeurs de non- violence, de justice sociale, de respect de la liberté individuelle et de vie privée, de l’égalité entre tous les individus ainsi que la tolérance, l’indépendance ça ne veut rien dire parce que la Canada peut aussi nous l’offrir. 
     
J’ai appris au cours de mes 40 ans de combat que le plus fondamental se joue au niveau de l’esprit, dans des valeurs.  Et, il serait plus facile de se reconnaître à travers un Québec français qu’un Canada anglais qui s’américanise à la vitesse des formules 1.   Amen.

Texte de 20087, p. 809

Égoïsme.

Je me sens très égoïste de me rincer l’oeil avec tant de passion. 

Ce n’est pas normal d’être aussi « accroché» à de belles photos, mais le sexe a toujours été un moyen par excellence pour geler toutes mes douleurs intérieures, un contrepoids à la souffrance intérieure.             
  
Cet exercice a pris une autre allure : il me désensibilise parce que je me couche trop tard et cette fatigue assassine tout projet d’écriture.  Je suis revenu à la case départ.  Je vis de plus en plus mon impuissance et mon isolement. Serait-il vrai que je ne sois qu’un fou qui ignore sa folie ?

En attendant de me stabiliser, je vous livre une des rares tentatives que j’ai explorées dans le domaine du théâtre.  Il y a aussi la Thérèsa et Les puces

Je ne suis pas plus sage dans ce domaine littéraire.            

Berceau fasciste.

Quand la beauté est interdite      
le fascisme perce des dents        
grignote la vie individuelle           
les droits de la personne  
cadenasse la libido
tue l’envie folle de vivre.   

La passion naît sous les doigts   
au bout des langues         
dans la beauté des ados  
nourriture sans prix.

Les courbes des fesses, la ligne du corps,      
la beauté fascinante d’un regard complice,     
la fraîcheur de l’esprit et l’extase des yeux       
chemin de l’amour universel       
plaisir antiracisme, illumination…           

La vie est un sexe bon à dévorer
malgré les proxénètes       
de la pauvreté et de la culpabilité           
malgré les castrations morales    
des religions, des bourgeois       
pour criminaliser l’amour.

La visite du pape François.

juillet 28, 2022

La visite du pape François.

La visite du pape François a pris depuis ce matin une direction extraordinaire : elle est revenue à sa raison d’être, soit le pardon et la réconciliation.  Un voyage religieux et non politique.

Après les critiques de Trudeau, la « passe » politique de la visite à la Citadelle, les textes choisis à  Ste-Anne-de-Beaupré nous indiquent le chemin à suivre pour la réconciliation. « Aime ton prochain comme toi-même par amour de Dieu ».

Une messe en français, avec des passages en langues autochtones. Un choix de texte qui nous amène dans l’avenir et qui ne sert pas qu’à nous écraser  par le passé. Un appel à la résurrection.

La réconciliation est aussi matérielle. Les Premières nations doivent pouvoir jouir du même niveau de vie que tous les autres Québécois.  La première chose à faire est d’abolir la loi sur les Indiens. 

Les Premières nations doivent aussi avoir accès aux archives du Vatican. Nos livres d’histoire doivent tenir compte de ce qui s’est passé à cause du colonialisme canadien et non le cacher.  

Le mépris entretenu par Ottawa contre le Québec, sa langue, sa laïcité est le même que celui qui anima les pensionnats autochtones. On oublie trop facilement qu’il fut un temps où le Manitoba et l’Ontario ont interdit le français dans les écoles. Mon père disait si tu veux écraser les Québécois sers-toi d’un premier ministre francophone.

Je me rappelle avec émotion les grandes discussions que j’ai eues avec mon grand ami et poète, le Micmac Jean Ferguson, à Val-d’Or, sur ce qu’il fallait faire pour créer une unité entre les Premières Nations et le peuple Québécois.

Nous nous entendions surtout sur le fait que chaque nation doit avoir une école qui permette à son peuple d’apprendre sa langue et sa culture. Les autochtones doivent se servir du français comme langue seconde et commune sur le territoire du Québec. Le fédéral combat la francité québécoise en achetant les chefs et en préconisant que l’anglais remplace le français chez les autochtones.

L’hypocrisie fédérale est d’une ampleur insoupçonnée.

Jean Ferguson était un Micmac fier de ses origines et un bon écrivain.

Radioactif 448

juillet 28, 2022

Radioactif 448

Texte de 2008, p. 806

Évaluer sa vie.       

Quand je suis arrivé à Magog, c’était une question de vie ou de mort.  Le jeune schizophrène qui habitait avec moi avait pris la mauvaise habitude quand il prenait de la drogue de me battre.  La dernière fois, je me suis ramassé à l’hôpital, plus préoccupé du sort de Benji que du mien, avec une commotion cérébrale. 

Cet incident m’a forcé à me positionner sur la mort.  Elle arrive en son temps et je n’ai rien à dire. 

Cette réalité m’a amené à me demander si ma vie était plus positive que négative et ce qui devait en ressortir, si je mourrais.  Est-ce que la sexualité est mauvaise?  Est-ce que j’ai fait de mon mieux pour aider les autres?  Est- ce que mon incapacité à dire «non» a nui à ceux que j’aidais plus que les aider?  Est-ce que j’ai évolué vers l’amitié, la gratuité?  Est-ce que j’ai vaincu ma haine du système parce qu’elle peut entraîner une forme de violence?  Est-ce que la lucidité permet d’améliorer les choses ou de s’écœurer un peu plus de la société?  Est-ce que j’ai vraiment aidé ceux que j’ai aimés?   Est-ce que j’ai donné l’exemple, malgré ma jeunesse révolutionnaire; malgré ma pédérastie?  Est-ce que ma manière de vivre pédéraste pourra aider les jeunes qui se découvriront prisonnier dans cette orientation sexuelle?  Puis-je les sauver de cette horreur sociale, ce rejet hystérique et complètement fou.        
 
«Sa» vie est un témoignage en soi pour soi, parfois aussi pour les autres.  Ce n’est pas vrai juste pour moi, ce l’est aussi pour tout le monde.  Ma question la plus fondamentale : aurais-je pu aimer mieux et plus? 

Par exemple, ma petite cousine Constance Langlois, une naine, est devenue un héros pour l’aide qu’elle a apporté aux handicapés de Magog.  Sa mort remonte déjà à 20 ans.  Constance était une femme exemplaire, dans le sens que son infirmité ne la menait pas par le bout du nez, au contraire.  Elle a su à partir de sa réalité physique pour mener une vie axée sur le bien-être des autres.            

Ce fut la même chose pour ma mère qui fut bénévole jusqu’à sa mort.  Que l’on m’empêche d’enseigner aux jeunes, sous prétexte que je suis pédéraste, c’était déjà débile ; car après 15 ans d’enseignement, on ne pouvait pas me reprocher quoique ce soit et j’étais, je crois, un bon professeur.            

La société s’est privée de ma bonne volonté.  C’est drôle à dire, mais je n’avais jamais été aussi « straight » qu’à partir du moment où j’ai commencé à vivre des responsabilités.  Je n’étais pas encore en parfaite maîtrise de mes sentiments et de mes tentations, mais ma sexualité ne se résumait plus à l’école que par la fascination des jeunes sur le plan physique ; mais une «autre dimension » avait pris place : j’étais ébloui par leur intelligence et leur beauté intérieure.            

Le changement qui s’est opéré en moi n’était pas dicté par ce que les autres pensaient, par les règles et les lois ; mais par la peur de briser ce charme «spirituel» qui s’établissait entre moi et les jeunes à qui j’enseignais.  J’aimais toujours leur corps ; mais je préférais leur âme.  Le poignet a remplacé la pipe parce que j’avais peur que ceux qui y voyaient du mal aient raison. 

Pour moi, le sexe est devenu la cerise sur le sundae.  Il se vivait en dehors de ma profession.  Une excitation passagère qui ne vaut rien à côté d’être en amour.         

J’ai toujours été, à cause de ma trop forte libido, un être assez torturé.  Un peu malade.   Névrosé.   Mais, on ne peut pas se refaire, on doit vivre avec ce qu’on est, en essayant de s’améliorer le plus possible.  Aussi incroyable que ça puisse paraître, pour moi, l’essentiel de ma vie est et sera le message que mes écrits et ma vie laisseront aux futures générations.  Ce n’est pas parce que je me sens important.  Je sais très bien que si on continue à me boycotter comme on le fait, après ma mort, personne ne saura que j’ai existé.  Ça ne me dérange pas.            

J’écris parce que je crois que ce que je dis pourra aider aux jeunes dans l’avenir.  Certains pourront constater que la pédérastie est normale parce que c’est dans notre nature d’être pédéraste, c’est notre orientation sexuelle.  Il est possible de s’en servir pour donner un sens à sa vie.  Je ne voudrais pas être un mauvais exemple.  La vie est trop belle, malgré la merde dans laquelle on nous force de vivre, pour ne pas essayer de faire ressortir sa beauté.     

Je suis peut-être malade, mais pas autant que les féminounes puisque nous sommes deux formes d’obsessions sexuelles.  Moi, tant qu’il n’y a pas de violence, il n’y a pas de problème.  La sexualité est une merveille. Pour les féminounes, dès qu’il y a du sexe, tout est sale et mauvais.   

Je règle mon problème en me contentant de plus en plus sénilement à regarder des sites pornos ; mais je me dis que ça ne fait aucun mal à personne puisque je suis seul à admirer béatement la beauté des petits gars qui sont âgés, du moins c’est ce qu’on dit, d’au moins 18 ans.  Et, parfois, je me masturbe.   Et après ?         

Je me suis demandé en bon paranoïaque, si ces sites ne sont pas entretenus par les autorités comme pièges pour pédophiles.  Pourquoi? Il est possible de retracer tous ceux qui y regardent.       

Ainsi, puisque des milliers de photos existent et peuvent être vues gratuitement, même téléchargées, il est possible après un certain temps de faire une grande razzia tout en faisant croire que la police cherche à protéger les jeunes en s’attaquant aux sites pornographiques. Sites qu’elle entretient pour avoir une clientèle et organiser un semblant de sécurité.  Tolérer pour prendre au piège.      

Ainsi, puisque tu peux télécharger ou regarder gratuitement des images qui t’excitent, on peut prétendre que t’en fait le commerce.   Si tu fais ça pendant des mois, sans payer pour devenir membre d’un circuit organisé, il est possible que la petite pègre qui gère ces sites refilent les noms de ceux qui regardent, mais ne payent jamais, à la police pour se débarrasser des jouisseurs qui ne rapportent rien.           

En faisant les descentes, on peut prétendre qu’il y a commerce, même si tu as téléchargé les images gratuitement.  Un beau racket.  C’est la qualité morbide de ceux qui se servent de la sexualité pour te faire chanter .          
 
Tous les pédérastes ont été victimes de ces chantages un jour ou l’autre.  C’est une impression que j’ai depuis que des centaines de personnes sont soudainement accusées de trafic de pornographie infantile.  Une réalité?  Ça permet d’avoir des subventions et un travail assez peu dangereux et bien agréable.  Il fut un temps où la police filmait dans les toilettes publiques jusqu’à ce qu’on découvre que ceux qui vérifiaient les preuves jouissaient plutôt des preuves. 

En fait, mon début de retraite est une recherche pour évaluer la valeur de ma vie et déterminer si j’ai fait fausse route.  Les deux livres que j’ai écrits : Autoportrait d’une révolte est un assemblage des poèmes qui à mon avis résument ma vie et les sentiments qui m’ont animé. La poésie est un volcan de sentiments.  Quant à La pédérastie mise à nu, c’est un essai pour faire valoir ma perception de la pédérastie.  Puisque j’ai eu le bonheur et le malheur d’être pédéraste (pédophile si ça peut faire plaisir aux féminounes ou aux légalistes), j’essaie dans ce livre d’exposer au meilleur de ma connaissance et grâce à mon expérience, ce qui justifie ma position vis-à-vis la sexualité, car, pour moi, la liberté sexuelle est un droit à l’intégrité des individus et à la vie privée.          

Mes écrits sur radioactif.tv sont mes seuls nouveaux écrits.  Je ne le fais pas pour provoquer, mais pour présenter un point de vue que personne d’autre ne peut faire valoir.  Je n’ai plus rien à perdre, ce qui me donne une complète liberté d’expression.  Je crois qu’un écrivain est celui qui présente un nouveau regard sur la vie.         

Malheureusement, certains n’aiment pas ma philosophie de vie, car eux croient que la sexualité est sale en dehors du mariage et de la procréation.  

La pédérastie ou l’homosexualité sont des moyens non-violents pris par la nature pour essayer de contrôler les natalités et donc permettre à la terre de souffler un peu.  Quand la surpopulation privera les puissants de ce monde des énergies et des sous qu’elles apportent, le danger de guerre nucléaire va être devenu trop grand pour être évité. Et, ce sera la fin du monde actuel.          

J’espère que dans une prochaine civilisation, il n’y aura pas de féminounes, mais des féministes.

Le multiculturalisme

juillet 28, 2022

Il est de plus en plus évident que le fédéral se sert du sort des autochtones pour gifler le Québec francophone. La rencontre chez la Gouverneur générale et les passages à la Trudeau du discours du pape ont de quoi choquer. Même dans la bouche du pape François, pour moi, le multiculturalisme demeure un nid de création de ghettos.

Multiculturalisme

juillet 28, 2022

Il est de plus en plus évident que le fédéral se sert du sort des autochtones pour gifler le Québec francophone. La rencontre chez la Gouverneur générale et les passages à la Trudeau du discours du pape ont de quoi choquer. Même dans la bouche du pape François, pour moi, le multiculturalisme demeure un nid de création de ghettos.

Radioactif 447

juillet 27, 2022

Radioactif 447

Texte de 2008, p. 803

Freud et les féminounes.           


Quand on lit les livres de Freud, on se rend compte que ses malades étaient souvent des femmes obsédées par le sexe. Pas parce qu’elles en avaient trop ; mais parce qu’elles en manquaient.   Sans généraliser, je dirais sans peur de me tromper que la frustration sexuelle crée une forme de déséquilibre.          

Freud disait que la libido ne se perd pas, elle se transforme.  C’est ainsi que sont nés les capitalistes par sublimation.  Pas de sexe, il faut de l’argent pour le remplacer. Un plaisir contre un autre plaisir. Fourier disait, lui, que la frustration conduit à la violence.  C’est peut-être pour ça que les féminounes voudraient faire castrer tous les hommes, car il n’y a pas de différence entre les patientes de Freud et les féminounes actuelles.  Si on les écoutait aucun homme n’aurait un pénis.       

J’ai même entendu une femme prétendre que les chiens devraient porter une couche, car ils ne sont pas capables de se retenir quand ils voient une chienne ou une jambe. Et elle en avait assez de leur voir le bout en l’air.   Eh oui !  C’est là que la bêtise ou la peur de la sexualité nous amène.   
 
C’est normal qu’elles deviennent folles, car la chasteté que l’on nous a imposée depuis des siècles (les religions) est strictement antinaturelle. 

Si tu pars avec une fausse perception, c’est difficile d’imaginer une réponse intelligente.  Si pendant des siècles on te dit qu’avoir un nez est indécent, tu le cacheras sans même te demander pourquoi il est indécent d’avoir un nez.   

Les fédérastes ont vite compris que le meilleur moyen de tuer la culture québécoise, c’est de réimposer la morale perverse judéo-chrétienne quant à la sexualité.  Et, le christianisme est encore moins pire que les autres religions.  Pensez à l’Islam et vous n’aurez pas besoin de chercher longtemps pour en avoir la preuve.                 

Les religions voudraient que l’on soit des anges asexués.
  On m’a souligné que dans un de mes poèmes, on préférait le mot ange au mot pénis.  Une obsession qui ne tient pas du tout compte de ce que j’ai voulu dire.  Ainsi, une féminoune s’imagine qu’en entendant le mot pénétrer ce ne peut être que le mouvement d’un pénis.                   

Malheureusement, si au lieu d’écouter le malaise existentiel que constitue pour elle la moindre allusion à un pénis qu’elle imagine, elle aurait compris le vrai sens du poème.  Juste avant je dis que je voudrais mourirpour pouvoir le pénétrer sous-entendu « d’âme à âme».    Hors, c’est ce que j’écris depuis des mois, mais, elle ne doit pas lire mon carnet disant que la pédérastie devient un échange d’énergies, la recherche d’un retour à la pureté (qui n’a rien à voir avec la chasteté).      
    
Donc, pour pouvoir être encore plus en osmose avec la qualité de l’énergie de la jeunesse, je voudrais mourir pour parcourir, ressentir, vivre cette même énergie que le corps (fil conducteur de cette énergie) m’empêche de ressentir parce que trop limité.  Ça ne se ressemble même pas à une allusion au pénis et à la pénétration physique.  C’est ça leur connerie, elles ne sont pas assez intelligentes pour comprendre et elles se prétendent le standard selon lequel il faudrait comprendre. 

Malheureusement, elles ne sont pas assez intelligentes et libres d’esprit pour savoir de quoi elles parlent. Deux interprétations différentes, selon que l’on sait.

C’est comme la présidente de l’AAACE (Association des auteures des Cantons de l’Est) qui prétendait que la poésie de jet était une poésie qui se voulait une éjaculation. Il faut être sautée et tarée pas à peu près pour avoir une telle interprétation.   Voici le poème lisez le sans titre ou avec titre

Beau garçon.

Je veux mourir pour toi     
mourir d’amour et de volupté       
mourir condamné de t’avoir caressé      
d’avoir déchiré le voile de la haine        
pour entrevoir le ciel toujours bleu         
toujours chaud des caresses du soleil  
hypnose permanente de beauté
de soif de ton corps.          

Ange,je serai enfin en toi
la mort est une porte d’entrée      
un accès interdit aux hypocrites         

une bouche chaude qui t’aspire 
dans l’infini que se révèle            
indifférent à la haine des hommes        
drogués de pouvoir et d’agent.    

Je mourrai    
fier de t’avoir fait connaître           
la jouissance et la liberté. 

Incroyable, mais ce petit poème, parce que j’en avais parlé au père de Mathieu, en 1996, m’a valu une perquisition alors que j’étais parti en voyage.  On le cherchait.  La police de Val- d’Or s’imaginait que c’était une confession comme le voyait Jean-Paul.  Est-ce qu’un poème parle absolument d’un moment que tu viens de vivre à l’instant.  Faut-il le comprendre au premier degré?          
 
La police est repartie avec une cinquantaine de mes photos qu’elle ne m’a jamais remises (dont certaines n’existaient qu’en une copie) ainsi qu’une copie vidéo des deux soirées de poésie à Montréal et du film Les poètes disparus.  La majorité des photos venaient de Rouhed, mon garçon. C’étaient ses amis ou d’anciens de mes étudiants.    
    
Ce sont ce genre d’accusations qui bientôt retomberont sur la tête des créateurs du Québec parce qu’on n’aura pas été assez intelligent pour empêcher la censure qui nous pend au nez.      

On verra bientôt que ce n’est pas pour défendre le zizi d’un petit gars que j’ai été crucifié ; mais pour des raisons politiques comme les commandites. 

Nous avions perdu le référendum et il fallait se débarrasser de ceux qui étaient trop radicaux pendant que tout le monde était au plancher.  Imaginez que si on a pu forcer M. Parizeau à démissionner, le petit Simoneau ce n’est pas difficile de s’en débarrasser. On connaissait depuis des décennies mon amour des petits gars. J’en parlais dans tous mes livres.  Certains ministres en parlaient carrément, sachant que ça ne revirerait pas le monde à l’envers jusqu’à ce que cette madame a décidé qu’il fallait protéger les jeunes de ce méchant Simoneau.   

Le sexe n’a été que le motif réel pour justifier les années de fascisme que j’ai vécues depuis 1996, mais mon désir de voir le Québec devenir un pays. 

Radioactif 446

juillet 26, 2022

Radioactif 446

Texte de 2008, p. 800

La pédérastie et la poésie.

Assassiner la poésie, c’est tuer le genre humain.         
Janou St-Denis
        
 
J’ai publié mon poème « Espace pédéraste » sur « jepoème », un site pour les poètes.

Inutile de dire que les réactions ont été très vives, mais un peu moins que sur l’autre site qui m’a tout simplement évincé comme l’Association des auteures des Cantons de l’est.  En passant, par respect, pour les féministes avec lesquelles j’ai vécu et été heureux, j’ai trouvé une nomination pour les féministes d’aujourd’hui qui traduit bien leur esprit d’arriérées : les féminounes. 

Je vous livre ma réponse sur le site poétique :           

« Je ne suis pas étonné des réactions.  J’écris ces poèmes pour expliquer une réalité humaine qui existe qu’on le veuille ou non : ce que ressentent les pédérastes. 

Je suis contre la pédophilie, car l’individu ne peut pas décider aussi jeune s’il aime ça ou pas.  Et, l’enfant a une façon différente d’aborder la sexualité et encore plus une mémoire sélective quand on veut parler des séquelles.   Bizarre qu’on prétende qu’un enfant secoué n’est pas traumatisé alors que si on lui a mis la main sur le zizi, il est mort de peur et traumatisé à jamais. Violence ou pas, pas de différence.   

C’est le contraire de ce que bien des peuples « dit primitifs » ont vécu (éliminant le problème postérieur de suicides chez les adolescents).  La répression face à cette réalité tient de la démence religieuse et bourgeoise.  Il est temps qu’on fasse comprendre que la stigmatisation des gens est exactement ce qui fut le moteur du fascisme.  Il y a une différence entre la pédophilie et la pédérastie (un amour en Grèce antique). 

La pédophilie est un rapport sexuel génital entre un enfant de moins de dix ans et un adulte ;   la pédérastie est un rapport volontaire, sexuel, génital et culturel avec un jeune de plus de dix ans.  Puisque la libido existe depuis la naissance, c’est un droit individuel que ne respectent pas les adultes.  L’âge de consentement varie selon les cultures.   

Quelques réflexions, car j’écris pour ça : quand je parle de race pédéraste, je veux dire que la stigmatisation des individus pédérastes est la même que celle pour la race (la couleur de la peau).  T’es noir.  T’as rien à dire. T’es un subalterne et un esclave.  C’est tant pis pour toi. 

Tu n’as pas choisi d’être pédéraste, mais tu payes pour en être.  Malade?  Pas plus que celui qui impose sa religion ou sa morale par des guerres.  La pédérastie est une question de «gêne» comme l’homosexualité.  Les religions ont tué toute forme d’humanisme, dont l’égalité envers les femmes, mais on s’est fait tellement laver le cerveau qu’on s’imagine qu’être intolérant ou fasciste, c’est la norme acceptable.  

Pour ce qui est des enfants, j’en ai eu deux et ma paternité est aussi valable que la surprotection de bien d’autres parents.  J’ai respecté assez mes enfants pour leur faire confiance et leur donner le droit de vivre leur sexualité comme ils le voulaient.  Sans que moi, l’adulte, je leur dise comment penser et vivre.  Il y a deux mondes : la tolérance et le fascisme.  Je suis de la tolérance.

(Excusez le retard, je suis allé voir un spectacle de Marco Calliari.  C’est le Québec de demain : il parle français, chante en italien et nous transmet comme québécois la fierté d’avoir des Italiens dans notre pays.)  À quand les auteurs espagnols, grecs, asiatiques, russes, chinois, etc. ?  Nous avons besoin de connaître les autres pour avoir le pays que nous méritons


Re-Benji.

Ça fait une semaine que j’ai perdu ma petite chienne.  C’est drôle de dire que cette mort crée un trou affreusement énorme.  C’était ma principale amie, ma préoccupation quotidienne.  Cependant, en une semaine, j’ai aussi pu constater que cette façon de toujours l’avoir avec moi était une forme de prison.  Je me privais de bien des activités juste pour qu’elle soit avec moi le plus possible.  C’est un peu comme un enfant.  Je m’en voulais un peu à toutes les fois que je la laissais seule.      

Quand ça arrivait elle allait dans ma chambre, je la mettais sur le lit et je lui donnais un os en lui disant qu’il fallait qu’elle m’attende et qu’elle garde l’os.   Je lui demandais si je pouvais me fier à elle. Je savais qu’elle avait compris quand elle se mettait à gronder quand je me rapprochais et que je faisais semblant de vouloir prendre l’os. Grogner voulait dire qu’elle avait compris.

Sa mort m’a aussi fait prendre conscience de notre perméabilité aux dires des autres.  Par exemple, malgré les années, je me dépêchais toujours pour faire mes commissions, car l’ex-propriétaire de Benji trouvait que je n’étais pas assez prudent dans le sens qu’elle pouvait, par exemple, se faire voler durant que j’étais au magasin.  C’est peut-être une réalité à Montréal, pas nécessairement à Magog.  Ce n’était pas n’importe qui pouvait approcher Benji quand je n’étais pas là.  Elle n’était pas maligne ou dangereuse, mais elle jappait pour rendre la ville consciente qu’elle avait peur.  Dès que j’arrivais toute redevenait normal. 

Benji c’était une préoccupation à la minute près.  Je comprends que les parents deviennent à moitié fou de peur quand ils écoutent les informations, car on leur rappelle à la seconde près que nous vivons de plus en plus dans un monde de fou.  Mais, dans ce monde malade, il n’y a qu’une préoccupation morale : la sexualité comme à l’époque où les curés nous mentaient et nous menaient par le bout du nez.   

J’ai eu cette peur qu’une seule fois avec mes jeunes.  Shuhed n’arrivait pas à la maison et il était passé une heure du matin.  Il devait avoir seize ou dix-sept ans.  Je pensais devenir fou tellement j’étais inquiet.  Puis, à son arrivée, il m’a fait croire qu’il avait dû rester avec ses amis plus tard, car, il y avait un bonhomme dans le métro qui lui faisait de l’œil.  Probablement une invention.            

Au fur et à mesure que je le grondais, que j’essayais de lui faire comprendre mon anxiété, il riait de moi. C’est la seule fois où je lui ai donné une gifle.  Le lendemain, je braillais comme un veau et j’avais la peur de ma vie : pourrais-je devenir un batteur d’enfant ?  Quel con j’étais !  Mais j’aime mieux ça que de m’en ficher, c’est une preuve que j’ai une conscience. 

Chez nous, il y a une chose qui n’est pas tolérée : battre une femme ou un enfant.  J’ai vu mon père assommer un gars parce qu’il serrait le bras de son enfant et qu’il ne voulait pas arrêter.  Je retiens ça de mon père.     

Quant à la sexualité j’ai appris que 99 pour cent du temps c’est une peur qui n’est pas fondée.  La drogue et la violence sont bien plus dangereuses, mais ça ce n’est pas de la «bonne nouvelle à sensations».  On devrait interdire de couvrir les activités des Palais d’injustice…  Cet automne, je raconterai comment je me suis fait embarquer politiquement plus que moralement à Val-d’Or.  Je ne crois pas pour rien que le système est une mafia.     

Consentement

juillet 25, 2022

Consentement.

À partir de ce mot, tout est dit en matière sexuelle.  Notre approche  québécoise en matière de sexualité est le fruit de l’éducation sexuelle que l’on a eu, c’est-à-dire aucune, sinon la culpabilité et la honte.

Le sexe, c’était tellement grave qu’il ne fallait jamais en parler.  Il était plus important d’être chaste que de vivre. Cette situation complètement hors-nature, puisque nous sommes tous sexués, à dégénérer dans la culpabilité et la honte. Les prédicateurs se chargeaient de rappeler le péché et sa propagation  tel un virus, sans oublier les flammes éternelles de l’enfer.

Les parents nés dans ce contexte ont simplement refilé leur savoir à leurs descendants. C’est d’ailleurs ce savoir qui fonde notre propre vie émotive, notre intériorisation de la société, ce qui est peu dire.

Il ne fallait pas parler de sexe. Même les attouchements sur soi étaient condamnés. On a alors individuellement convenu de son comportement personnel, sans se soucier d’un élément essentiel dans le rapport humain, c’est qu’au-delà du consentement, il y a le respect. Le sexe, ça se vit à deux.

Le respect implique le consentement, car le respect trace la ligne entre savoir vivre ou répondre à ses petits désirs.

Autrefois, à l’époque de Freud, on parlait de l’hystérie névrotique féminine, une maladie qui dégénérait avec le rejet de sa sexualité.  La pudeur excessive engendre aussi un déséquilibre émotif.  La pire des hontes pour une fille était de se ramasser enceinte en dehors du sacrement de mariage. C’était l’enfer pour elle et son enfant.  Il était doc normal que la fille soit suivie de plus près par ses parents. Elle avait besoin d’une plus grande  protection. Aujourd’hui, cette intensité du  regard sur l’agir féminine a créé une espèce de honte d’assumer être sexuée si on est une femme.

En refusant qu’une femme puisse vivre entièrement  sa sexualité sans être une dégénérée, on a amplifié les conséquences  des gestes sexuels qui seraient demeurés sans conséquence, si nos parents ne nous avaient pas éduqués dans la pruderie.

Du savoir-vivre non respecté a jailli le besoin de judiciarisé tout ce qui touche  à la sexualité. Évidemment, il n’y a pas de justice sans condamnation.

Le féminisme est passé de la femme qui s’affirme à celle de la victime. Ainsi, la femme n’avait plus qu’une seule voie, soit la putain ou la mère, elle pouvait  dorénavant se définir comme l’éternelle victime. La victime de ses hommes éternellement trop cochons. On a commencé à croire qu’une femme qui accepte le sexe comme une chose normale de la vie, soit vue comme un objet de désir plutôt qu’un être qui s’accepte dans son intégrité.

La victime est devenue la guerrière de la pudeur.  Fière de nettoyer l’humanité de ses péchés sexuels, elle s’est mise à dénoncer ce qui habituellement la rendait honteuse. Elle avait enfin une raison d’exister. Dénoncer la perfidie mâle et son éternelle domination.

 D’autre part, puisque les gars ne pouvaient pas se ramasser fille-mère, on a sombré dans la facilité, c’est à-dire, ne pas lui  parler de sa sexualité. Débrouille-toi paquet !

Ce silence a engendré le monde que l’on dénonce aujourd’hui. Personne n’avait de repères pour savoir comment il faut vivre sa sexualité pour être convenable.

On songe à des cours de sexualité. Ces derniers seront utiles que s’ils répondent aux questions que les jeunes se posent. Si on continue d’avoir honte d’en parler, on ne répondra jamais aux questions qui nous apprendraient ce qu’il faut faire pour bien se comporter à part de se priver et ainsi rejoindre la chasteté sermonnée durant les années 1950.

Bien évidemment, l’amour classe toutes ces relations à un autre niveau.

Radioactif 445

juillet 25, 2022

Radioactif  445

Teste de 2008, page 798

Le vieillissement de la population.      

Un des grands problèmes immédiats du Québec : le vieillissement de la population.  Ce sera un drame humain : la majorité de la population sera morte dans 20 ans.       

Il faudra se demander si on veut continuer de se servir d’acharnement thérapeutique (pour que ce soit plus payant) ou si on laissera davantage la nature suivre son cours. 

Actuellement, on se préoccupe de main-d’œuvre parce que ça risque d’avoir des répercussions économiques négatives.  Sommes-nous seulement que des dollars à comptabiliser ?  Quel genre d’héritage voulons-nous laisser aux jeunes, car, ce sont eux qui vont vivre le Québec de demain?   

La mort de Benji 3.           

La mort de Benji change très profondément ma vie quotidienne.  Elle était présente 24 heures sur 24 avec moi.  Je n’allais presque nulle part sans elle afin qu’elle ne s’ennuie pas trop ; mais cela me permettait aussi de devoir résister à la tentation d’aller trop souvent prendre un verre de vin ou parler de ma petite personne. Et oui ! Je suis ainsi, j’ai de la difficulté à sortir de mon nombril.  Un raseur.  Deux autres petits péchés mignons que j’affectionne particulièrement.  

Boire, modifie cependant la capacité de créer. Tu composes plus difficilement si tu prends un coup.  Alors, j’en étais bien reconnaissant à Benji, car, elle me fournissait une raison supplémentaire de devoir me tenir tranquille.  Je n’ai pas droit d’amener de la boisson à la maison. 

Les rumeurs m’avaient totalement peint comme un alcoolique invertébré ; ce qui était nettement exagéré et faux. Même si je bois parfois beaucoup, c’est en dehors des heures de travail.  J’adore les partys.  J’ai accepté de ne pas boire à la maison comme allant de soi pour m’installer à Magog.     

À vrai dire, à cette époque, j’avais aussi une santé  chancelante et j’étais totalement détruit de devoir laissé mon appartement à Montréal, une ville que j’adore.  Je croyais venir mourir là où je suis né.             

J’étais convaincu de ne pas passer à travers.  Malheureusement, pour les féminounes, j’ai survécu. On ne savait pas que je n’aime pas me saouler parce que ça nuit à mon métier d’écrivain.  (20 ans plus tard, je ne vois pas ce que les féminounes viennent faire dans le décor).

D’ailleurs, c’est aussi une règle nouvelle pour moi et je l’enfreigne en me rendant à Montréal quand la tentation était trop grande.             

J’ai arrêté de boire durant de très nombreuses années pour ne pas donner le mauvais exemple comme professeur et ainsi garder mon emploi. 

Quand j’ai été accusé d’avoir touché Mathieu, je me suis dit que ce n’était que de la merde que d’essayer d’être un très bon gars, car malgré mes efforts, les vengeances politiques et le bavardage féminoune sont là pour me détruire.  Pourquoi me priver de plaisir pour rendre heureux (es) un bande de trous-de-cul qui veulent que tu vives dans la misère absolue et permanente pour contenter leur propre maladie mentale : la peur du sexe.       

J’ai arrêté de fumer depuis que je suis à Magog ; même si ça me tente souvent de recommencer juste pour faire chier ceux qui nous cassent la tête avec les lois de fou concernant la cigarette.  Ces niaiseux n’ont qu’à interdire carrément la cigarette.  Mais ils n’ont pas le courage politique de le faire. Ils préfèrent plutôt infantiliser même les adultes, en les cachant derrière les panneaux, sous prétexte de protéger les jeunes, bien évidemment.             
 
Réflexes de mères-poules couveuses qui tuent leurs jeunes en les étouffant.  Une situation merveilleusement décrite dans le roman Arrache-coeur, de Boris Vian. Surprenant que les gens se laissent ainsi mener par le bout du nez.  Quand les règles sont aussi folles, on devrait faire comme disait Pierre-Elliot Trudeau : les ignorer complètement.        

Maintenant, ma prison volontaire, en plus de mes carnets ou blogs, (c’est ma façon de continuer à donner au Québec, de me croire utile dans la vie) va être celle de bien du monde sur cette terre : l’argent.        

Je ne serai jamais assez riche pour faire tout ce que je veux.  Auparavant, ma pédérastie me coûtait une fortune, car j’ai gardé des jeunes comme un vrai papa, avec les papiers pour régulariser la situation.  Je me suis toujours demandé comment les gens qui ont plusieurs enfants peuvent arriver.  Ça coûte une fortune d’élever une famille.  Plus question de pouvoir survivre avec juste un salaire. 

Quand j’ai fait des sondages pour survivre à ma condamnation, je me suis ramassé avec des salaires de moins de 10$ l’heure.   Puis, on m’a banni comme écrivain — la paranoïa féminoune de Québecor oblige — On a décidé de m’interdire.   Je suis très dangereux parce que je crois que la liberté, c’est être responsable.   Et, n’étant pas esclave de la gent féminine, je peux me permettre de la critiquer, sans avoir peur d’en être privé au lit.  Les hommes ne peuvent pas se passer de leur trou.  Donc, j’ai dû commencer à payer les photocopies de ce que j’écris, si je veux devenir un écrivain.                     

J’ai deux défauts incontournables : je suis au pire confédéraliste et au mieux séparatiste, sans compter, que je me présente comme pédéraste avoué et non repentant, même si depuis quarante ans je devrais plutôt m’affirmer «sexuellement auto-suffisant ». Un poignet développé. Une bouche en attente. Au carnet, je préférerais enseigner à jouer aux fesses. Je ferais une bonne vedette porno.           

J’écris parce que j’adore ça.  Je pense que mon expérience de la vie vaut bien les fleurs bleues de bien d’autres qui se prennent pour de grands écrivains.  Mais, à mon avis, écrire c’est aussi un cheminement particulier.  Tu écris pour les autres.  J’ai toujours voulu changer le monde pour que le Québec soit la meilleure place à vivre sur terre.  L’économie est un élément, mais ce n’est pas aussi important que la liberté, la non-violence, la fierté d’être ce que tu es et de pouvoir contribuer à améliorer l’avenir des humains qui nous suivront.        

Ce qui nécessairement met en évidence des contradictions, des changements — si tu vis des expériences et tu ne changes pas, t’es pas très intelligent — il faut s’adapter aux générations à venir. 

Tout a changé depuis ma naissance.  Même ce que je crois.  Nous avons le devoir de créer le paradis terrestre et non d’agir comme si nous en avions été chassés.   Nous devons essayer à travers ce que l’on vit, d’être heureux et reconnaissant de vivre et aussi améliorer le monde qu’on laissera quand on sera mort.  C’est pour cette raison, pour la vérité, que j’écris sur la pédérastie.        

Je suis mon seul héros.  Mais j’adore regarder, écouter les autres, car chaque individu a une richesse.  Il suffit d’être attentif pour le saisir.  Regardez comment le monde a techniquement évolué depuis 1940.  C’est le jour et la nuit.  

Écrire, c’est merveilleux. Mes seules peurs sont d’être plate, de mal influencer les jeunes et, ne pas être lu.  J’écris parce que j’aime ça.  Je ne suis pas un écrivain, je suis à ce niveau, mort-né ; mais je m’amuse et j’espère que ceux qui me lisent en font autant. Le problème, ce n’est pas d’être fou;  mais de s’acharner à vivre une folie heureuse.

Aujourd’hui, il ne devrait plus y avoir de censure, car on a inventé la littérature pour la jeunesse afin de protéger les jeunes des auteurs qui pourraient avoir un petit côté pervers. Il faut bien comprendre que dans la société actuelle, la chasteté est plus importante que l’air que l’on respire. C’est fou. Les féminounes remplacent les curés. Mais, c’est notre nouvel environnement.  Les féminounes sont les nouveaux patrons, non seulement de la morale, mais du savoir-vivre ensemble. Vive les ceintures de chasteté! À-bas les mâles! Moi, je m’en fous, je suis trop vieux pour ces choses-là!

Radioactif 444

juillet 24, 2022

Radioactif 444

Texte de 2008, p. 794

Mort de Benji 2 (dernière correction). 

La mort de Benji, c’est un coup dur, un trou immense dans ma vie quotidienne. Que ce soit la mort d’un humain ou d’un autre animal qu’on aime bien, c’est la même chose.  Même si on accorde plus d’importance aux humains, nous ne sommes quand même que des animaux, parlant ou pas.  Sauf, que la mort d’un animal, ça fait mal moins longtemps.  Les échanges ont été moins profonds.  La mémoire est plus vite altérée.            (Ce n’est pas vrai. On se rappelle une foule d’événements, mais on a plus aussi mal.)           

L’homme est l’animal le plus destructeur et le plus malveillant de la création ; mais aussi, sur un plan individuel, c’est l’être le plus extraordinaire qui soit. 

Les gens de ma famille en sont un exemple parfait.  Ils ont su accepter que je sois pédéraste et que ce soit connu.  Pas parce qu’ils sont d’accord, mais parce que c’est ma vie et ils sont assez évolués pour me respecter, ce que bien des Québécois ne sont pas encore capables de faire parce qu’ils ne sont pas encore sortis de l’étroitesse d’esprit créée par les religions.             

Les vrais ordures sont ceux qui nous dirigent et nous manipulent à leur profit.  Ceux qui créent les règles à leur avantage exclusif. Ceux qui ne reculent pas devant la violence pour imposer leur vue, leur morale.  Les riches.  Le pire, si tu fais une révolution, tu remplaces une bande de trous-de-cul par une autre qui deviendra très vite aussi pire, sinon pire. 

Ce phénomène est lié à notre cupidité.  On en a jamais assez, et pourtant, on va tous mourir.  Veut, veut pas !  Rien ne viendra avec nous dans l’au-delà.  Peut-être disparaîtrons-nous à jamais totalement?  C’est aussi une possibilité.  Si la vie est une injustice, ce n’est pas à la mort de la réparer.  C’est à ceux qui vivent de forcer les changements pour rendre possible une vie agréable pour tous.  Ce n’est pas Dieu qui fait la merde sur la terre, ce sont les hommes et les imbéciles qui prétendent l’interpréter.  

Supposons qu’il y a quelque chose après la mort, ce qui semble le plus possible et naturel pour la majorité des hommes.  C’est la fin de la souffrance pour l’être qui vient de mourir.  C’est d’ailleurs la seule grande justice, prétendent certains ; mais ça peut aussi être l’absence de structures de vie, donc l’inconscience, le trou noir total, éternel. .  Mais, ce ne peut pas être le vide total, car la mort est une transformation, une division, un déséquilibre, l’éclatement de la structure qui fait que tu existes.  Le champ électromagnétique qu’on appelle l’âme, si ça existe, qui éclate ou s’écarte du corps et cesse de l’animer.

Une particule peut-elle avoir la même conscience que l’ensemble?  Difficile à croire… Le corps est comme un câble électrique.  Sans vie, ça ne vaut rien, il pourrit.  Par contre, vivant, le corps est une merveille incroyable.  Qui est le plus important le câble ou l’électricité qui s’en sert pour voyager ? Comment un toucher sur une de ces parties peut-elle être une profanation.  Juste à y penser et on voit que ça tient pas debout.   

Certains prétendent que la mort c’est l’immortalisation du tout dernier moment de vie.  Si ta vie fut agréable, qu’elle n’est pas rongée de remords, tu ne peux pas faire autrement que d’aller vers un meilleur ou une absence de conscience, donc, une forme de vide absolu et éternel.  Donc, dans ce dernier cas, ça n’aura plus d’importance, ce sera le « black-out » absolu, sans rémission.  Tu meurs dans la paix d’avoir fait une belle vie ou d’avoir été un salaud.  Dernier souvenir.  La photo qui t’habitera tant qu’il n’y aura pas de changement pour provoquer une autre situation.  Ta vie antérieure ne sert que d’énergie de base à ta future renaissance, à ta prochaine re-vie.  Les bouddhistes ont une pensée vraiment extraordinaire de la mort.  La vacuité vers un devenir … Être ainsi figé dans cette conscience de soi pendant peut-être des siècles, ce serait notre nouvelle réalité, après chacune de nos vies.           

Par contre, c’est la même fixation si tu as abusé (dans un sens qui exclue le sexe et le plaisir) de tous, tout au long de ta vie ; tu meurs avec la chienne, les remords et en t’haïssant.  T’as peur au bout.  Tu te demandes si tu auras ce que tu mérites.  Pour les moralistes, c’est l’enfer.  Personnellement, je ne crois pas à l’enfer tel qu’on nous l’a enseigné.  C’est une impossibilité, même sur un plan strictement spirituel.  Tout ce qui peut arriver, c’est que tu es conscient comme énergie de ta valeur bonne ou mauvaise.         

À ta mort, tu es transparent ou plus ou moins opaque.  Si tu n’as jamais été ouvert aux autres, ta rapacité, ton égoïsme, ta petitesse envers les autres, à cause de ce que tu es, te rendent incapable de communiquer avec les autres énergies. De les saisir pour te nourrir.  De pouvoir te transformer pour moins souffrir de ta médiocrité à cause de ta solitude.   Une conscience de soi affreusement désagréable.           
    
L’enfer, c’est de n’être présent qu’à soi, de se découvrir minable parce que ta vie se déroule devant toi en une seconde avant de mourir.  De ce jugement, tu sais exactement ce que tu vaux et tu ne peux plus te mentir.  Tu as toujours rejeté les autres, tu ne peux leur faire appel pour te réchapper après ta mort.    L’amour est ce qui donne de la valeur à ton âme.  De garder cette empreinte, ce verdict en fonction de ta vie, crée comment tu te ressentiras : comme un être de lumière, de bonheur ou comme un salaud, un sale égoïste, qui exploitait les autres.  C’est cette même empreinte qui fixera tes vies futures, car c’est exactement ce que tu es. 

Dans cette perspective, le péché est un manque d’amour.  Ton égocentrisme fait que tu ne peux pas percevoir le bien et le beau des autres.  L’enfer, c’est d’être privé des autres, de leur énergie, de leur lumière.  Ta haine t’écrase, en fonction de ton incapacité à recevoir l’amour ou la lumière des autres.  Plus ton énergie est forte, plus elle est pure, plus tu jouis de son existence.  Le bonheur est la lumière.  Elle permet aux autres de s’ajouter à ta propre transparence et de mieux sentir encore son effet bénéfique. 

L’entre deux vies, c’est comme pour recharger ta batterie, pour déterminer le      «ça », de ta renaissance, comme dirait Freud.  La vie est seulement une réaction à ce que tu es.  Le jugement particulier n’est donc rien d’autre que l’empreinte te résumant, la conscience primitive, qui te fait prendre conscience de ta capacité à jouir ou non de l’univers (Dieu).  L’œil, le prisme par lequel tu perçois le tout.  Si tu n’as jamais aimé, tu continues de ne pas pouvoir jouir de la beauté des autres. La présence des autres énergies est déplaisante, repoussante au lieu d’être agréable.  Ton jugement est strictement identifié à ta capacité à jouir de l’amour (attraction-osmose) des autres.  Sinon, t’es la répulsion, même envers toi-même. 

Donc, si Benji est une énergie plus secondaire, elle demeure une énergie.  C’est stupide de croire que les animaux ne sont pas éternels comme nous.  Si nous le sommes, ils le sont aussi.  Sinon, personne ne l’est.  Nous ne sommes que des animaux qui se sur- estiment. Puisqu’on fait des guerres peut-être sommes-nous plus fous que les autres animaux ?   

Pour ceux qui restent, la mort n’est qu’un souvenir qui disparaîtra dès qu’il n’y aura plus personne pour s’en souvenir.  La vie n’est que le rassemblement d’un petit paquet d’énergies, réunies dans un certain espace et un certain temps, et consciente de cette réalité qu’elle perçoit.   La vie est la perception engendrée, grâce à cet équilibre des énergies temporairement en équilibre, donc temporairement existante comme elles sont réunies.  Elle disparaît avec cet équilibre, elle se transforme, mais on ne sait pas en quoi, ni comment.             
    
Benji est un excellent souvenir.             

Cette expérience me rappelle cependant la fin de Kiki.  J’étais très jeune et je me souviens de m’en être voulu très longtemps de ne pas avoir été plus attentif à tous ses besoins avant de mourir.  Kiki m’aimait comme Benji.  Quand il est mort, je me suis reproché de ne pas l’avoir aidé à monter dans le lit quand il le demandait juste parce que ça me dérangeait.  Je me trouvais très égoïste de ne pas avoir changé d’occupation pour lui faire plaisir.  Il ne faut pas penser mal, Kiki comme Benji adoraient dormir à mes pieds sur le lit.  Je m’en suis voulu quand il est mort.  Je voyais ça comme un manque d’amour que de préférer me masturber à aider Kiki à venir me rejoindre.  Un squelette dans le placard.           

Avec Benji, ce fut différent.  Je répondais à tous ses caprices.  Aussi, quand on allait au magasin quotidiennement, je m’achetais une barre de chocolat au caramel pour pouvoir lui en donner des petits morceaux, ce qu’elle adorait.  Quelle culpabilité quand on a commencé à me dire que le chocolat tue les chiens.  Je ne savais plus que faire. Je ne voulais pas la tuer, mais je ne voulais pas non plus la priver de son plaisir. Elle était vieille, elle allait mourir quand même, alors pourquoi toujours la priver pour retarder sa mort.  C’était d’ailleurs la philosophie de maman : mieux vaut vivre avec passion que ne rien faire pour ne pas se rendre malade.      

C’est une question qui se pose non seulement pour Benji, mais aussi pour tous les humains.        

Est-il préférable de vivre une vie sans saveur pour vivre plus longtemps ?  J’ai opté pour une vie agréable durant qu’on la vit. J’ai continué de lui donner du chocolat, mais imaginez les remords quand elle est décédée.  La fin de semaine, elle a cessé de manger et de boire.  Elle restituait dès qu’elle essayait de boire.   Elle râlait aussi affreusement après avoir marché.   Plus elle allait, plus c’était évident qu’elle pourrait en mourir.  J’ai fixé rendez-vous avec le vétérinaire.  Le lundi, je l’ai amené chez le vétérinaire qui la trouva très déshydratée.  Mais, malgré les radiographies, il ne pouvait pas me dire ce qu’elle avait.  Il y avait trois possibilités : une infection de l’utérus, une chose qu’elle n’avait pas bien digéré (à cause d’une bosse dans le système digestif) et peut-être le cancer, à cause de deux autres bosses.  Donc, j’ai autorisé la chirurgie pour la sauver, même si je suis pauvre.  Le verdit fut tout autre. Pas de problème d’utérus ou de digestion, mais elle avait le foie très malade et elle souffrait affreusement de diabète.  Elle avait un taux de sucre beaucoup trop élevé.  Inutile de dire que j’ai immédiatement pensé que je l’avais tuée en lui donnant du chocolat.  Mais pourquoi elle ?  Kiki a toujours mangé ce qu’on lui donnait à la table.  Il est mort de vieillesse à 19 ans.         

Heureusement, on m’a fait comprendre que c’est une disposition que l’on retrouve dans les gênes.  Donc, j’avais peut-être agi idiotement, mais c’était pour lui rendre la vie encore plus agréable.  L’intention était bonne. Je ne l’ai pas tué, mais ça pouvait peut-être accélérer sa mort.  Je dis bien peut-être.  Ça n’a pas aidé, en tous cas.       

Benji n’a jamais vraiment souffert, même si elle était très faible.  Je l’ai chouchouté jusqu’à son opération.  Et, ce fut tout un choc pour moi quand j’ai appris qu’elle est morte à son réveil, malgré tous les efforts pour lui sauver la vie.   J’avais accepté de devoir la piquer matin et soir pour le diabète jusqu’à sa mort.  Je lui devais bien ça d’autant plus que je lui avais donné bien du sucre, donc, que j’étais en partie responsable.            

Dans l’après-midi, je suis retourné voir le vétérinaire, car je me demandais si elle serait mieux morte ou vivante.  En faisant part de mes hésitations, à savoir si sa vie mériterait d’être vécue malgré cette maladie, le vétérinaire m’a arrêté pour m’annoncer son décès.  Elle était morte en se réveillant. On avait tout fait pour la sauver, mais pour rien.  Comme me disait mon frère, en voulant la sauver à tout prix, j’acceptais simplement de reporter la douleur de sa mort que je ressentais déjà comme un poids insupportable.  Je ne voulais pas décider de sa mort.  Elle l’a fait elle-même. Je me suis rendu à son cadavre et je l’ai flattée une dernière fois.  Elle avait la langue bleue.   C’est comme si elle avait voulu me voir une dernière fois.  Curieusement, si on additionne les chiffres de la journée de sa mort, on arrive avec un neuf, le chiffre de la mort.  Comme avec Rouhed.        

C’est une maudite question pour nous les plus vieux.  Le 8 août, toute ma famille six gars deux filles, encore vivants, nageront entre 60 ans à 70 ans.  Nous sommes les prochaines cibles.  Est-ce plus important de vivre longtemps?  Est-il indispensable d’avoir une certaine qualité de vie?  Personnellement, si je devais être entretenu par les autres, je préfère mourir sans hésiter.  Pas question de souffrir.

Je viens de faire la même maudite erreur qu’hier soir. J’ai trop corrigé avant de sauvegarder, j’ai tout perdu.  Quelle merde que de vouloir écrire au fur et à mesure.

Je suis trop fatigué (il est minuit trente).  Je reviendrai vendredi pour tout reprendre ce que j’ai perdu, si j’arrive à m’en rappeler.

Comment aie-je perdu mes textes, si je peux les publier maintenant? C’est que je les ai ré écrits, ce qui ne veut pas dire que c’est la même chose. J’ai tellement écrit que je ne me rappelle pas tout ce que j’ai raconté.  Dans cinq ou 10 ans, ce sera encore mieux, en relisant mes textes, j’aurai l’impression de découvrir un nouvel auteur. J’espère que je ne serai pas devenu follement scrupuleux comme la société actuelle qui me semble viser la folie plutôt que la profondeur.          
  

Radioactif 443

juillet 23, 2022

Radioactif 443

Texte de 2008, page 790

Mort de Benji. (Texte corrigé)   

Un deuxième texte, c’est moins bon, mais…    

Eh oui ! Ma petite chienne Benji (voir les photos) est décédée lundi après-midi.  Ça fait drôle de remettre toute ma vie en question, juste avec la mort de ma petite chienne, C’est complètement fou, mais sa mort m’amène à me poser exactement les mêmes questions philosophiques sur ma vie que sur la sienne.   Qu’est-ce que la vie?  Qu’est-ce qu’on fait sur terre?  Qui sont les vrais salauds?  Y a-t-il un au-delà?  Qu’est-ce que ça changerait, s’il n’y en a pas?           

J’ai reçu Benji d’un ami qui pensait ne plus pouvoir s’en occuper à la suite d’une opération au coeur.  On lui prenait des artères dans les jambes, donc, il lui était impossible de continuer d’aller marcher avec elle.    
Benji et moi, on s’aimait déjà beaucoup.  Elle devenait folle dès que j’allais chez mon ami, un compagnon de travail (aucun rapport sexuel).  Il vivait au dixième étage et dès que je sonnais, après avoir téléphoné, Benji se jetait sur lui pour hâter ma venue. Pour Benji, je n’arrivais jamais assez vite.  Mon ami n’était jamais assez vite pour lui faire plaisir. Il a toujours trouvé ça bien drôle.  

Il y a des affinités bizarres entre les êtres que ce soient les humains ou les animaux.

Ce n’est donc pas seulement parce que je suis le genre de gars qui a terriblement de difficulté à dire «non» qui m’a fait accepter Benji, mais parce que je ne voulais pas qu’elle meure.  Je la trouvais bien trop le « fun ».  Elle a pu ainsi vivre six ans de plus.             

Puis, je l’avoue, j’ai toujours peur de blesser quelqu’un ou de ne pas avoir été assez charitable si je refuse un service raisonnable.  Je tiens ça de ma jeunesse.  On doit toujours essayer de rendre service aux autres.  Toujours essayé d’agir avec les autres et les traiter comme si c’était nous.  C’est de ce qui reste de plus beau de ma pédérastie. C’est aussi ce que ma religion m’a enseigné. 
 
Quand je suis amoureux d’un petit gars, j’en suis l’esclave.  Une dépendance affective qu’ils appellent ça.  Ses besoins passent bien avant les miens.   C’est mon petit côté maladif.  Je lui donnerais le monde si je le pouvais.  Mais, je suis supposé être le gros méchant parce que je veux aussi sucer sa petite queue, s’il est d’accord.  Aucune résistance s’il me le demande ; bien de l’empressement, au contraire.  Soyez cool, ça arrive bien plus souvent que vous pensez. 
 
Les jeunes sont souvent moins fuckés que les adultes.  Ils savent faire la différence entre ce qui fait mal et ce qui fait plaisir. Tu n’as pas besoin d’influencer un jeune pour y arriver.  Il a sa propre libido et ses propres désirs; mais le système ne peut pas le reconnaître, car il faudrait encore changer l’approche de la vie : passer de l’autoritarisme à la conscience personnelle.        

Pas de violence, pas de problème. Mais selon les scrupuleux c’est affreux.  Ça fait tellement mal que ça traumatise quelqu’un pendant des siècles.  Ça vaut une réparation de plusieurs milliers de dollars.             
 
C’est pourtant bien moins pire que de laver les cerveaux à ceux et celles qu’on veut amener à être des martyrs pour Allah ou pour Bush.  Seulement les débiles peuvent croire ça, mais ils ont le pouvoir.  Ils ne le croient pas, ils le font croire.  C’est ce qu’ils nous chantent à la télévision presque chaque jour, pour qu’on les croie. 

Il y a 40 ans, ils prétendaient, toute la gang, les psychiatres en tête, que les homosexuels étaient des malades mentaux.  On les brûlait, il n’y a pas bien des siècles   En Iran, on est encore assez débile à cause la religion, qu’on les pend.  C’est cette même peur qui se prolonge quand on s’attaque aux pédérastes.  Jouir. C’est pire que de tuer des gens en Tchétchénie, au Darfour, au Tibet, en Chine,  en Irak, en Iran, pour avoir plus de profits ou conserver son autorité, son pouvoir abusif. 

On a presque ainsi détruit tout l’Afrique.  Eux, nos leaders, nos patrons, ils ont le droit de détruire la planète.  Ils sont élus ou pire, ils ont l’argent.  Ils donnent de l’ouvrage. Le système est une immense mafia planétaire.  Le «pouvoir», comme le disait «1984», de George Orwell.     
 
On vient d’inventer des cours pour sexologues à l’université.  Pensez-vous que ces nouveaux intellectuels seront invités à lire Jean Simoneau, pour avoir une nouvelle façon, bien différente, de voir le problème et d’essayer de comprendre.  Un autre coup d’œil.  Jamais.  Ça remet même la religion en question,  donc, c’est plus facile de m’interdire, de me retirer des listes d’écrivains québécois que d’essayer de comprendre. 

Les droits de l’Homme, c’est une farce entre leurs mains. Les mouvements littéraires crient à la démocratie, mais pratiquent la censure.  Belle bande d’hypocrites !       
 
Je ne me sens pas coupable, ce sont des bandits légaux ou non qui créent les lois, mais elles sont toutes faites pour conserver le pouvoir, l’autorité de ceux qui nous dominent déjà.      

C’est la société qui se comporte en fasciste envers moi parce que j’ose dire que je suis heureux et fier de moi, qu’on peut être un pédéraste heureux et consciencieux

C’est cette même société qui vote pour la guerre, le meurtre légalisé, une société qui tue au nom de Dieu ou Allah pour empocher plus de profits. C’est ce monde de séniles qui m’a réduit à gagner 10$ l’heure au travail au lieu de 55,000$ par année.  C’est elle qui m’a privé d’enseigner et d’aider des jeunes que j’adore, sous prétexte qu’il faut protéger leur chasteté.  Bande de malades !         
Puisqu’on n’a pas pu me prendre en défaut avec mes élèves ; on a organisé un piège (sa mère était dans une secte religieuse : les Mormons) pour m’éliminer de la politique et de l’enseignement parce que je gueulais trop fort et qu’en me condamnant je n’avais plus aucune crédibilité.  Les mauvaises langues se sont activées au maximum entre deux messes.            
 
Je suis certain que j’aurais pu être encore très utile aux jeunes, même si je suis pédéraste.   Et, je ne devrais pas me révolter. Je dois accepter d’être un zombie. Je ne peux pas enseigner alors que j’ai une maîtrise en français et que j’ai toujours été reconnu comme un bon professeur, quoiqu’un peu sauté.           
On préfère avoir des analphabètes, manquer de professeurs que d’avoir des gens qui pensent autrement que ce que le système nous oblige de penser. Bande de malades ! 

Je ne suis pas le seul, il y en a des bien pires que moi et ils ont le pouvoir.

Moi je suis un malade d’amour ; eux, ce sont des malades de violence et de profits.  Pour eux, une vie ça n’a aucune importance.  Me taper dessus, c’est juste s’assurer que personne ne me croit. 

Le fédéral a même fait faire une étude, par un recherchiste de l’université de Montréal, pour savoir si un gars comme moi qui écrit et qui peut être facilement compris pourrait avoir de l’influence sur les autres en prison.  On en conclut que ça représente un certain danger, mais que je ne suis pas influent à cause de mes fréquentations.     
 
Plutôt que de devoir faire piquer Benji, je l’ai pris sous mon aile.  Puisqu’elle semblait aider Gabriel à mieux s’en sortir, c’était  le jeune qui vivait chez moi,  quand vint le temps de la remettre à mon ami, comme ça avait été convenu, j’ai plaidé pour la garder avec moi. 

J’ai longtemps eu l’impression de lui avoir volée, même si nous en avons parlé souvent et convenu que c’était mieux ainsi. 

À notre avis, Benji était trop attachée à moi pour changer encore de foyer, même si elle aimait encore son ancien proprio.  La deuxième personne qui la traitait bien et qui l’avait pris pour qu’elle cesse d’être mal traitée par son premier propriétaire.   On a choisi ce qui nous semblait le mieux pour Mademoiselle.  Je l’ai donc gardé et quand je le pouvais, j’amenais Benji voir son ancien maître.    
 
C’était un vrai rite.  Elle agissait comme si elle le savait.  Je demeure à Magog et quand nous allions voir son ancien maître à Montréal, Benji se rappelait exactement le chemin pour se rendre à son appartement.  Elle savait aussi son nom ; mais on nous dit que les chiens n’ont pas d’âme, qu’ils ne sont que des animaux.  Claude savait que Benji était traitée comme une reine avec moi.  Elle était déjà assez vieille, mais ça ne paraissait pas. 

Benji, c’était le grand patron.  C’est elle qui m’amenait prendre de longues marches.  J’avais acheté un panier roulant pour la promener, ce qui a amené des centaines de personnes à Magog à me parler de leurs animaux morts.  Je savais que Benji n’en n’avait plus pour des siècles, car des petits chiens vivent rarement plus de 14 ans.  Quand je suis arrivé à Magog, le vétérinaire m’avait dit qu’elle était encore bonne pour deux ans et nous avons tenu le coup trois ans.         

C’est sûr, Benji mangeait ma liberté, car je ne pouvais pas partir en voyage sans l’amener et notre société est très hypocrite quant aux animaux.  On prêche d’avoir son petit animal pour la zoothérapie, mais on met tellement de règlements que ce n’est pas vivable d’avoir un petit animal.  D’autant plus que bien des propriétaires agissent comme de vrais salauds. 

Mais, c’est aussi vrai que certains niaiseux ne ramassent pas les crottes de leur chien, des irresponsables, aussi, tout le monde à Magog est privé de pouvoir se rendre sur la plage avec son chien.  Heureusement, quelques endroits commerciaux moins stupides (Magog est une ville touristique) ont pris l’initiative de pouvoir amener les chiens sur les terrasses.  Ils ont compris qu’un animal fait partie de la famille.    
 
Au Québec, on s’en vient comme en Russie : il faudra bientôt avoir un permis pour «péter». C’est une vraie folie!  Au moins, il y a ça d’intelligent chez les adéquistes : Empêcher le Québec de trop ressembler aux livres de Kafka. Il y a beaucoup trop des règlementations.  On est vraiment mal parti.  Il y a des règlements sur tout.  T’es même pu maître dans la maison chez toi.  Tu veux la réparer, t’as une tonne de fonctionnaires pour te faire payer des permis même pour chaque sorte de clou.  De vrais malades de la règlementation.  Pourquoi?  Pour s’en mettre un peu plus dans les poches. 

Les vrais bandits sont ceux qui créent les règlements superflus. Un abus de pouvoir.                 
 
L’idéal, c’est de refuser la violence et la domination.  On n’a pas besoin d’être aussi règlementé quoique certains se comportent comme des irresponsables. 

Qu’une personne soit punie parce qu’elle laisse son chien chier sur un trottoir, rien de plus logique ; mais interdire absolument la présence d’un animal, c’est prêcher la zoothérapie en l’empêchant d’être vécue.  Il y a des nuances, mais on n’en tient pas compte.  

Un petit animal de compagnie, c’est très important pour les aînés.  C’est une raison de vivre, une responsabilité.  Un chien, c’est très important pour combattre la solitude.  Un chien n’organise pas de guerre. C’est un rayon de soleil.  Pourquoi les interdire?  Les chiens, c’est comme les enfants, ça dérange.

Maudite machine !

Je viens de sacrifier une heure de mon temps à rendre intéressant mon texte sur la mort de Benji.  J’ai oublié de sauvegarder assez vite, donc, j’ai tout perdu.  Maudite cochonnerie !  Qu’est-ce que cette merde?  Y a-t-il quelqu’un, à part mes ennemis qui me lisent?  Sûrement pas les responsables, car sinon ils communiqueraient avec nous pour améliorer les choses. Ça donne un autre texte.  Le meilleur s’est envolé.  Je vieillis, j’oublie.

Une chance que je republie des vieux textes, car je n’arrive pas à écrire une histoire par jour. Ça me permet de voir ce que je pensais il y a 20 ans et les différences quant à la société.

Radioactif 442

juillet 22, 2022

Radioactif 442

Texte de 2008, p. 786

Le pape et les pédophiles …

Serait-ce que l’Église catholique se rend compte que de verser des compensations à tous ceux qui ont eu des relations sexuelles avec un prêtre, ça commence à coûter cher ?                     
    
Maintenant, le Pape s’excuse, espérant que ça coûtera moins cher.  D’ailleurs, une prétendue victime a tout de suite remis les pendules à l’heure : les excuses ne suffisent pas. Il faut que ça paye. Aucune victime ne parlerait si elle n’espérait pas avoir un beau petit montant d’argent…           

Les larmes du Pape sont une belle tentative pour éviter la banqueroute de bien des diocèses.   L’Église doit payer pour avoir inventé le péché.   Elle a rendu les féministes actuelles tellement paranoïaques qu’il n’est pas sorti du bois. 

L’Église a permis d’ouvrir une industrie du chantage, après celui du péché d’impureté, c’est sa deuxième erreur.   

Le Québec scrupuleux…maladif.

J’espère qu’on aura jamais à revivre le Québec des années 1950-60 sur le plan moral alors que les curés dirigeaient jusqu’aux disques que l’on écoutait.  Avec les lois fédérales    (loi 10, les 16 ans comme âge de consentement et le jeu des féminounes, on peut le craindre.  Au cours des dernières semaines, nous avons eu exactement l’exemple de ce que je ne souhaite pas à nos enfants.          

D’abord, une espèce de « sautée  » a commencé à essayer de nous faire croire que les calendriers sur lesquels de jolies filles se sont exposées en partie parce qu’elles n’étaient même pas nues mettaient en danger l’égalité entre les hommes et les femmes, considérant ces dernières comme des  » objets sexuels ».  Il faut avoir atteint un degré de maladie mentale assez élevé pour essayer de tous nous rendre aussi fous que ces scrupuleuses.        

Les femmes sont égales aux hommes ; mais elles sont différentes. 

Il y a les femmes qui se voient tellement égales à l’homme qu’elles se disent maîtres absolues de leur sexualité.  Elles ne pensent pas comme les curés leur ont appris : tout ce qui est sexe en dehors de la procréation est mal selon les religions qui ont besoin de cet interdit pour dominer les individus. 

Au contraire, ces femmes qui ont su évoluer, croient qu’elles sont assez vieilles pour décider si leurs corps peuvent être affichés sur des calendriers. 

Le problème avec les féminounes d’aujourd’hui, c’est qu’elles essaient de nous ramener sous la morale judéo-chrétienne, une morale d’hypocrites et de paranoïaques qui, de fait, rejette carrément le corps. 

Pourquoi accepterions-nous de revenir à cette époque de viol de conscience?  Si elles sont trop scrupuleuses pour évoluer parmi le monde, elles n’ont qu’à se terrer dans leur garde-robe et d’y rester.  Personne n’ira les toucher ou essayer de les voir.   

Puis, le nouveau cardinal des féminounes, Pierre-Hugues Boisvenu, a commencé dans la Tribune de Sherbrooke, à pleurer parce que des pédophiles ont réussi à obtenir leur pardon.  J’ai du respect pour ce monsieur qui a bien souffert, mais il déraille complètement quand il se pense «la voix des féminounes».  Il faudrait que ce monsieur sache ce qui se passe dans des relations sexuelles entre un adulte et un jeune garçon avant de parler.  Comme je l’ai souvent écrit, il n’y a que très, très, très rarement de violence ou de rapport de domination entre un adulte et un petit gars.  Ça ne fait pas très mal de se faire caresser, masturber ou sucer ; c’est même extrêmement le fun, et, c’est en très grande partie la seule chose qui se passe.        

Le péché de la chair, ça n’existe pas. C’est une invention des curés. Le mal c’est un manque d’amour.  Certains, comme moi, ne veulent rien savoir de la sodomie.  Pire, la très grande majorité des pédophiles (puisqu’on n’est pas assez intelligent pour faire la nuance pédophile-pédéraste) se ruinent en cadeaux pour leur petit amant.  Oui.  Parce que l’amour est possible et ne commence pas exactement avec l’âge de consentement, un autre moyen inventé pour que les parents puissent « contrôler  » la sexualité de leurs jeunes comme s’ils leur appartenaient. 

Qu’attend-on pour respecter le droit sacré de l’intégrité de la personne et de la vie privée des jeunes?  Pourquoi ces bonnes femmes croient-elles que la société doit devenir aussi paranoïaque et psychosée qu’elles?         

Si les féministes ont fait évoluer la société, celles qui restent, les féminounes essaient de nous ramener à l’époque de la grande noirceur religieuse.  Toutes les religions abordent la sexualité en méprisant les femmes et voici que maintenant les femmes se comportent comme des aliénées et embrassent les règles qui ont permis ce méprisLa frustration sexuelle et la peur sont souvent les responsables de la violence dans les rapports sexuels.       

J’ai sûrement prêché dans le désert pour qu’on revienne ainsi en arrière… Vivre et laisser vivre.  Se mêler de ses affaires, ça semble impossible à ces personnes.  Personne ne les empêche de vivre comme au temps de cavernes, dans la peur et l’ignorance totale, mais je ne vois pourquoi on serait tous obligés de devenir aussi malades,


Violence ou non.

Je reproche à notre système d’agir comme s’il n’y avait pas de différence entre des relations dites sexuelles accompagnées ou pas de violence.  On oublie ainsi le droit des jeunes à l’intégrité de leur vie privée et à leur droit à leur intégrité sexuelle.  Qu’on aime ça ou pas, les enfants ne sont pas la propriété des parents. 

Il est bien évident qu’aucun parent normal ne veut qu’il arrive quelque chose de malheureux à leurs enfants.  Cependant, ce ne sont pas les interdits qui permettront aux jeunes d’acquérir l’autonomie et les connaissances permettant cette acquisition.        

À mon sens, le rôle des parents est de bien informer les jeunes sur le plaisir du sexe, mais aussi sur les dangers qui pourraient exister : viol, procréation non voulue, maladie vénérienne, peine d’amour.       

On doit faire ressortir la responsabilité que l’on a quand on tombe en amour, particulièrement, à l’adolescence, où un refus ou une rupture peut devenir une raison de se suicider. 

Aujourd’hui, on doit cesser de présenter la sexualité comme quelque chose de mal.  Au contraire, la sexualité fait partie de notre nature profonde.  Notre façon de la vivre jouera un rôle fondamental devant notre manière d’aborder la vie.  Il n’y a rien de mal dans n’importe quelle relation sexuelle, si tu respectes l’autre.    

Ce n’est pas une question d’âge.  C’est le droit fondamental d’apprendre la vérité et à ce chapitre on peut dire sans se tromper que les religions nous mentent à chaque mot qu’elles disent.  Il est impossible de croire dans l’égalité homme-femme quand un n’y voit rien de mal alors que l’autre n’y voit que du mal.  Qui créera la norme ?          

L’autre aspect que je déteste, c’est que les médias (parce que c’est moins de travail et de dépenses) croient que l’information c’est dire ce qui se passe en cour et de manipuler une forme de paranoïa hystérique pour justifier que les gouvernements invertissent davantage dans notre prétendue sécurité alors que la pédophilie représente un très faible pourcentage de crimes.           

Les jeunes doivent faire face à la drogue, ce qui est encore bien pire. En mettant toujours les projecteurs sur les causes sexuelles non violentes, on oublie de parler des vrais problèmes : la drogue, la violence dans la prostitution, le taux de décrochage scolaire et d’analphabétisme, la relève, etc.              
 
Ces campagnes de pudeurs sont des campagnes de paranoïa dans le but de nous empêcher de voir les vrais problèmes

Le système tue bien plus de gens que les pédophiles, mais on en parle pas car on est obnubilé par ce faux problème.  Les campagnes dignes de la Gestapo contre les prédateurs sexuels non violents tiennent de la folie, de la peur présumée.   

C’est complètement débile de devoir s’agenouiller devant un système qui abuse des jeunes (enfants-soldats ; enfants au travail au lieu d’être à l’école, qui crèvent de faim, etc.) pour se préoccuper de leur chasteté.  On réagit trop émotivement au Québec, comme le voulait le clergé.  On manipule les peurs avec les médias. C’est complètement débile de poursuivre quelqu’un pour une masturbation puisque ça fait mal à personne.           

Quant aux séquelles, ce sont les scrupules qui les occasionnent, pas le plaisir.          

Aujourd’hui c’est payant de devenir un «stool», quoique dans ma tête, un stool ça sera toujours de la merde.  Comment une aventure sexuelle pourrait devenir une peur profonde si elle reposait sur le plaisir?  De toute façon, on ne se rappelle de presque rien de nos expériences d’enfance.  C’est nettement exagéré.  Je dirais maladivement exagéré. Comment un plaisir peut-il ruiner nos vies ?  

Radioactif 441

juillet 21, 2022

Radioactif 441

Texte de 2008, p. 785

Permis de conduire canadien ?

Je croyais que le temps de commandites était révolu.  Mais, je viens d’apprendre que l’on veut mettre la feuille d’érable sur les permis de conduire du Québec pour aider les Américains à nous reconnaître quand on y va.  Serait-ce qu’ils sont trop ignorants pour savoir qu’une fleur de lys, ça veut dire le Québec?  Complètement ridicule.  Même si ça ne me dérange pas particulièrement, je n’ai plus le droit de me rendre aux États-Unis, je considère que c’est manquer de respect pour nous et notre culture.             

Le Canada n’a rien à voir avec le ministère des Transports du Québec.  Il y a une différence entre être tolérant et baise-cul.          

Je savais que certains Américains sont affreusement ignorants, mais je ne savais pas qu’il fallait se mettre à genoux devant une telle ignorance.  Cette manie fédéraste de mettre le signe du Canada partout est exactement ce qui a entraîné le vol de centaines de millions avec les commandites et cette manie est justement ce qui pousse le Canada à vouloir nous voler, cette fois notre culture, en nous disant qu’il faut créer une culture pan canadienne.     

Raoul Roy, l’écrivain,  disait que les Anglais, ont jusqu’à volé le nom de Canada, en créant le Haut et le Bas Canada.  C’est d’ailleurs pour ça qu’il voulait que l’on continue d’appeler le Québec le Canada et que le ROC se trouve un autre nom.  Je trouvais ça bien drôle, mais je vois que cette guerre qui a l’air tout à fait insignifiante en est une de propagande.    

Les fédérastes agissent ainsi seulement pour faire passer les souverainistes pour une bande de simplistes.  Quand on refusera, il suffira d’avoir une couple de chroniqueurs pour nous dire qu’on est insignifiant pour qu’on se ferme et qu’on rentre dans les rangs.  Ça fait pitié en maudit le Canada.  Il faut être de vrais trous-de-cul pour passer toutes leurs énergies à trouver un moyen de provoquer les nationalistes québécois.  Il est temps qu’on soit indépendant, maître chez-nous !        

C’est un simple symbole, me direz-vous.  C’est vrai, mais ce sera quoi après?  Je devrai porter une feuille d’érable dans le fond de mes sous-vêtements?  Je m’en servirai pour m’essuyer le derrière !  Comment peut-on respecter le Canada quand il invente chaque jour un moyen de nous mettre le feu au cul.           

Quand je suis allé dans l’Ouest, il y a 40 ans, j’en pleurais à mon retour d’entendre Pauline Julien chanter en français : Québec mort ou vivant.  J’ai alors constaté jusqu’à quel point ma langue et la culture française était importante.  Et pourtant, je n’aurais pas pris les armes pour les défendre, car, on peut bien vivre dans une autre langue et je considérais que la non-violence devait l’emporter ; mais, c’était une toute autre chose quand on touchait à la liberté. 

Quand le Canada, pour de la propagande, agit comme il le fait présentement, il s’attaque à ma liberté.  Il attaque ma fierté et j’avoue me sentir drôlement fasciste quand ça arrive. Je ne me sens pas coupable, ce sont ces trous-de-cul qui nous provoquent et je pense que dans de telles conditions, je finis par oublier la charité chrétienne.  Il est urgent qu’on se débarrasse du Canada.

Radioactif 440

juillet 20, 2022

Radioactif 440

Texte de 2008, p. 783

Le 400è de Québec.         

D’abord, joyeux 400è à la ville de Québec!   Bravo à Mme Pauline Marois de ne pas s’être laissée entraîner dans ces chicanes de bébé lala.  Bienvenue à l’ex-Beatles dont j’ai eu le plaisir de traduire en français la chanson «No where man» et, encore une fois, je constate qu’on se comporte en bébé gâté quand il s’agit des frictions entre Montréal et Québec.          

Si en France, on pense que la ville de Québec, c’est le Québec ; encore pire, on pense que le Québec c’est le Canada, et, c’est notre faute. 

On se laisse appeler « nos petits cousins du Canada» sans leur expliquer que le Canada est un pays anglophone, avec des îlots francophones, une télévision d’état bilingue. Le Québec  ne sera plus bientôt une majorité francophone, parce qu’on n’a pas pris les moyens pour le demeurer. On s’auto-anglicise soi-même par snobisme.  Le Québec se suicide à petit feu comme la France.          

Ceci étant dit, cette histoire me rappelle l’époque où l’on se battait pour la visibilité des drapeaux alors que j’étais président de la Société nationale des Québécois, à Val-d’Or. En soi, ce sont des enfantillages qui cachent le vrai problème.  Les fédérastes essaient de nous voler notre culture francophone pour nous empêcher d’avoir notre propre pays : le Québec.              

Pire, dans le cas des drapeaux, c’étaient les autorités de mon école qui refusaient de respecter la loi pour promouvoir le fédéralisme canadien. Les commandites, on connaît?     Pour être honnête, je dois vous informer que je travaillais pour une école anglophone, Percival,  de la Commission Western Québec. (Par hasard, la même qui a organisé le scénario pour combattre la loi 21, en 2021

Pendant ce temps, le fédéral subventionnait des classes du secondaire dans le cadre du projet scolaire «L’école, avant tout ».  Et oui !  Le fédéral subventionnait des cours au niveau de l’école secondaire, un champ de compétence exclusivement provincial.  Et, on se servait, (nous, les francophones, de la religion pour fréquenter une école anglaise qui avait un secteur français.   J’y enseignais le français d’où je pouvais prouver mes informations quand j’ai présenté mon mémoire à Ottawa pour obtenir que les écoles soient dorénavant linguistiques et non plus religieuses.            
 
Malgré cette victoire, grâce à l’apathie de nos dirigeants, on en est encore au même point aujourd’hui : les écoles sont encore confessionnelles, mais privées.  Ils ne devraient pas y avoir d’écoles privées subventionnées au Québec.       

Tout le monde veut ce qu’il y a de mieux pour son enfant.  C’est très bien ; mais les écoles privées contournent la loi, en continuant d’être religieuses et en continuant de créer des privilégiés.  Il devrait plutôt y avoir des écoles à vocation diverses, mais toujours à l’intérieur du secteur public. Par contre, aucune école subventionnée ne devrait enseigner une religion.         

Sir Paul n’a rien à voir dans la lutte indépendantiste-fédéraste. Il chante en anglais depuis toujours et c’est un Beatles.  J’étais plutôt un fan de John Lennon. Qu’on le veuille ou non, d’Angleterre ou pas, c’est une voix qui a bercé une partie de notre adolescence.  On l’a en cadeau (peut-être qu’il est très dispendieux, je n’en sais rien) mais pourquoi ne pas en profiter ?   J’espère qu’il sera assez intelligent pour parler français dans la mesure du possible.       

La conquête des Plaines d’Abraham est loin derrière nous.  La France nous a cédé à l’Angleterre et son président actuel semble vouloir réécrire l’histoire dans le même sens.  Il y a eu les Plaines d’Abraham, la révolution de 1837, mais les vrais vainqueurs, c’est nous puisque 400 ans plus tard, malgré tous les efforts des Britanniques pour nous faire arracher à nos racines, on est toujours de fiers francophones en Amérique du Nord. 

La révolution de 1837 est loin d’être terminée, car, le gouvernement du Québec n’a pas     » la responsabilité» des nombreux champs de compétence qui nous reviennent.  Québec est de plus en plus une succursale d’Ottawa (surtout avec Charest) plutôt qu’une nation qui sait ce qu’elle veut pour elle et ses enfants.  On fait l’indépendance pour créer un pays pour nos enfants.  Pour leur laisser quelque chose de mieux.              
 
Ce ne sont pas les luttes symboliques qui feront avancer la cause de l’indépendance.  C’est un combat beaucoup plus sérieux que ça.  La vraie lutte actuellement, c’est de se doter d’un projet qui corresponde aux vœux de la majorité de la population, un projet précis qui permettra à chaque citoyen du Québec de s’y reconnaître et d’y tirer profit.  Les gens doivent hors de tout doute raisonnable voir que l’indépendance, c’est leur intérêt, issu de notre façon particulière de vivre, de nos valeurs et qu’un tel projet ne peut pas se réaliser à l’intérieur du Canada parce que le Canada n’acceptera jamais que l’on soit une nation libre, même à l’intérieur du Canada. 
 
Voulons-nous être nos propres maîtres, être assez matures pour vouloir être autonomes et partager notre existence avec le reste du monde?         

L’indépendance, c’est une question de valeur autant que d’économie. 

L’indépendance est un sujet tellement sérieux que ça devrait être discuté au-delà des intérêts des partis politiques.  Si on est mieux au Canada, qu’on le prouve ; (ce n’est quand même pas la pire place à vivre sur terre) mais personne ne me fera croire que le Canada est une Confédération.       

L’indépendance se réalisera quand la population saura ce qu’elle veut et sera prête à se tenir debout derrière le gouvernement du Québec.  L’intérêt du Québec est plus important que les intérêts des partis politiques. Nous en sommes encore à la lutte pour être maître chez-nous.        

Les Falardeau et cies n’ont pas tort.  Le gouvernement fédéral s’est mis le nez dans une fête qui ne le regarde pas, en invitant Mme Michaël Jean.  Même si elle est belle, parle bien le français et est une féministe notoire, elle représente quand même le colonialisme.  Elle est l’image de celle qui s’est fait acheter puisqu’elle se tenait avant avec des felquistes connus.  «Une putain politique pour avoir le vote des Haïtiens», diraient les mal polis, qui sont quand même justes dans leur évaluation. 

Si Ottawa avait eu une once minimale de respect pour le Québec, nous ne serions pas encore à nous chicaner au lieu de fêter.             

Pire, on a presque viré le monde à l’envers pour les propos du premier ministre de France à Québec.  Si ce n’est pas une preuve de l’hypocrisie et de la malhonnêteté d’Ottawa, je ne sais pas ce que c’est. 

Le fédéral est né en 1867, après qu’on eut la séparation du Haut et du Bas-Canada… Mais, il fallait que les fédérastes essaient de faire leur petite commandite encore une fois.  Ils donnent beaucoup d’argent à Québec, sachant qu’à Québec la majorité est poignée dans la religion comme à Sherbrooke, d’où  la plupart ont tendance à être plus fédérastes.  Le Canada est un pays dont j’ai de plus en plus honte des dirigeants.

Radioactif 439

juillet 19, 2022

Radioactif 439

Texte de 2008, p. 780

Le kidnapping du petit gars.     

Je suis toujours affreusement touché pour ne pas dire, bouleversé, quand j’entends une nouvelle comme celle du kidnapping du jeune garçon et de la dame brutalisée par deux jeunes voisins qui l’auraient agressée sexuellement à 76 ans.   Dans quel monde de fou vivons-nous ? 

J’ai beau être pédéraste, pour moi, battre un enfant ou une femme, c’est le pire des crimes.  La violence, c’est inacceptable. Ça devrait être la mesure-étalon du degré de criminalité et non le sexe.            
 
Je ne le répéterai jamais assez, à moins d’être malade, pour un gars du moins, te faire caresser ou te faire sucer, ça ne fait pas mal, bien au contraire.        Mais, dès qu’il y a violence ou domination, c’est un crime,

Cependant, toutes ces campagnes pour la vertu sont organisées maintenant par les féminounes au lieu des curés.  Ce sont les meilleurs moyens de faire croire aux jeunes que la sexualité est mauvaise, le mal en soi.  La sexualité est ainsi dangereuse.  On garde les jeunes dans une atmosphère castrante.  Ainsi, ils seront traumatisés si l’occasion se présente, même s’il n’y a pas de violence. 

Ce n’est pas l’expérience sexuelle qui crée les séquelles, mais l’atmosphère religieuse, anti-sexe, entretenue par la bourgeoisie qui en est la première responsable.  Mon Dieu, j’ai commis un péché, vais-je aller à l’enfer?  Cette débilité persiste même si on ne se rend plus à l’église.  Pourtant, ce même monde de fous est sagement entretenu par nos médias d’information.  On propage une forme de paranoïa.     

On semble oublier que des événements comme le kidnapping du jeune ou le viol de cette vieille sont très, très rares heureusement, mais très communicatifs, comme le suicide.        

Or, il faut toujours un journaliste, à mon sens irresponsable pour ne pas dire crapuleux, qui essaie de nous faire croire que c’est monnaie courante.  On essaie d’entretenir la peur et l’insécurité parce que c’est une industrie très payante. Mais, c’est aussi préparer la prochaine crise.       
 
Ce fut le cas du tata qui remplaçait François Paradis, hier, à TVA.   Il insistait comme un voyeur affamé sur la statistique à l’effet qu’il y a 43 pour cent de plus de cas de disparitions au Québec.  Une statistique effectivement très, très troublante.  Par contre, tout de suite dans un autre tableau, on apprenait que la très grande majorité des cas étaient des cas de fugues. Ce sont des personnes qui ne se sentent pas assez aimées pour vouloir demeurer dans leur milieu souvent trop sévère ou qui cherche l’aventure amoureuse ou à rassasier son besoin de drogue. Tout un phénomène de détresse humaine qui n’a pas qu’une seule cause, mais l’incompréhension et l’incapacité de dialoguer sont certes les plus importantes.            

Quand j’étais à Montréal avec mon jeune qui était malade, schizophrène, il avait des crises et il se sauvait.   À chaque fois, je devenais complètement fou d’inquiétude et je devais attendre de la retrouver dans une cellule en quelque part.  Pas de recherche avant tant d’heures.  Stupide, me direz-vous, mais je croyais absolument que ces fugues étaient dues à sa maladie et ça m’inquiétait à en mourir.       

Aujourd’hui, je sais, qu’en plus de sa maladie, c’était une histoire de drogue.  Il sautait la coche quand il se droguait.  Plus ça allait, pire c’était ; mais il était impossible de trouver une solution.  Étant reconnu malade, la police ne pouvait rien sans que ceux de la santé mentale interviennent alors que les gens de la santé mentale ne voulaient rien faire parce qu’il consommait.   Même si j’ai manqué d’être tué ; nos moralistes disaient que c’était probablement parce que j’avais déjà joué aux fesses avec lui et que c’était un acte de justice divine, soit  l’agresseur agressé.    

Ça n’avait aucun rapport.  Une mentalité de malades encore pire que celle de ce pauvre jeune qui s’est détruit le cerveau par la drogue.  Ce sont justement ces gens qui ne connaissent rien, qui se croient les nouveaux curés modernes qui ont la parole de nos jours.   
 
L’autre grosse part du gâteau dans ces statistiques tenait au kidnapping de ses propres enfants à la suite d’un divorce.  Les enfants paient le déséquilibre affectif et mental de leurs parents.  Un problème très, très lié aux croyances religieuses. Finalement, on disait qu’il y avait seulement un pourcent de cas criminels.  Même un psychiatre expliquait que dans le cas du petit gars de Lévis, en plus de la pédophilie probable, c’était surtout les gestes d’un psychopathe, donc, c’était déjà une exception. 

Ce bonhomme était tellement décroché de la réalité qu’il a heureusement commis son crime de plein jour, ce qui a permis dans les circonstances de sauver la vie du jeune.  C’est affreux, personne ne peut dire le contraire.  Je ne voudrais pas une seconde être dans la peau de ce pauvre petit gars.             

C’est exactement parce que j’avais peur de devenir un jour un gars comme ça que j’ai commencé à écrire et à participer à des ateliers afin d’expliquer ce qu’est la pédérastie, la différence avec la pédophilie et le besoin qu’on ne traumatise pas les gens face à la sexualité pour empêcher que la peur les entraîne dans des comportements de violence.  Ça n’a pas donné grand-chose.   

Notre « tarla) à la télévision en deux secondes venait de traumatiser encore une foule de gens et ainsi élever encore plus haut le mur de l’incompréhension.  Ces journalistes ne savent donc pas que leurs interventions et leurs interprétations sont exactement ce qu’il faut pour que ça commence à se produire en série.  Plus on maintient la peur élevée, plus on oblige ceux qui ne se contrôlent déjà pas, à paniquer et à se servir de violence.

Je devais avoir tort puisque personne ne s’érige contre cette manie de cultiver l’insécurité à travers l’information. On confond jaunisme et droit à l’information.  

Je n’ai jamais été aussi bien, qu’au cours des derniers jours, car depuis quelques jours, à part certaines émissions ciblées, je n’écoutais pas la télévision.  J’étais seul et j’avais mieux à faire. 

Je suis convaincu que les grandes campagnes de féminounes «malades, paranoïaques, figées de scrupules et de peur » sont une des causes de ces situations de violence.  Malheureusement, je n’y peux rien.  Je suis au banc des accusés.  Je disparais de la littérature.   
 
Je peux en toute sincérité affirmer que j’ai toujours voulu le bien de ceux qui m’entourent et que j’ai aimés, même si je suis pédéraste .  Au contraire, ma pédérastie a fait que j’ai été simplement plus généreux.  Mais ça n’a aucune importance. 

Je sais seulement que je suis heureux et fier de moi, malgré les langues sales et demain sera un autre jour .  
           

Radioactif 438

juillet 18, 2022

Radioactif 438

Texte de 2008, p. 776

Le Québec que je ne veux pas (suite).

Avant de poursuivre, j’aimerais commenter deux événements de l’actualité qui illustrent bien ce que je ne veux pas pour le Québec, en attendant d’être un pays:

L’autorité d’un trou-de-cul comme Stephen Harper : Il faut être un salaud de la pire espèce pour refuser le rapatriement du jeune Omar Khadr, au Canada.  Il faut vraiment être un émule de Bush pour accepter qu’au Canada une personne soupçonnée de terrorisme n’ait pas les mêmes droits que tout accusé au criminel, surtout quand il s’agit d’un enfant

La sécurité nationale n’est qu’un prétexte pour transgresser les lois, en se croyant au-dessus de tout.  Même des traités que le Canada a signés.  C’est ça le fascisme, c’est ça, le parti conservateur, au pouvoir.  Une bande de religieux judéo-chrétiens fanatiques constipés.

Des idiots qui nous ramènent 100 ans en arrière.  D’abord, le jeune Khadr est citoyen canadien.  Deuxièmement, c’est le cas typique d’un enfant soldat.    Ça prend des salauds par excellence pour utiliser des enfants dans une guerre.  C’est mauditement pire que de les masturber.  D’autre part, les parents qui acceptent et encouragent ça ne sont guère plus intelligents que Stephan Harper.  Comment de tels fanatiques ont-ils pu être acceptés au Canada ?   Un soldat tué, c’est un meurtre, que ce soit un canadien, un québécois ou un américain.  C’est inadmissible. 

Ce jeune a eu le cerveau brûlé par le fanatisme de sa famille.  Al-Qaïda, c’est de la merde.  Une armée à la solde de profiteurs religieux qui font croire à ses membres qu’ils participent une œuvre d’Allah.  Une mystification religieuse.  Les musulmans sincères eux-mêmes répudient cette organisation terroriste, sauf, les dirigeants comme notre pape avec la sexualité.  Des bouchés qui vivent dans le passé ! 

C’est un mouvement protégé par les plus gros, après avoir été la main de la CIA, dans ce coin du globe contre la Russie, un autre beau pays dirigé par un beau salaud (Poutine), ils essaient de prendre le contrôle planétaire.  C’est pour ça qu’il faut dissocier les musulmans de l’Islam fanatique qui, lui, devrait être interdit comme toute religion qui emploie la violence . Une religion qui tue ou encourage de tuer n’est pas une religion. C’est une mafia.            

Le Coran, pourquoi pas ?  On y prêche la Miséricorde absolu d’Allah ; mais la Charia, jamais. C’est l’interprétation et l’application de règles débiles inacceptables aujourd’hui   On est plus évolué que ça.              

Les religions ne devraient recevoir aucune subvention ou privilège économique.   Les Juifs, les catholiques ne sont pas mieux.  Dans l’état actuel des choses, les religions sont des parasites parce qu’elles oublient l’essentiel «Aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu».  Que toutes les religions aient le droit d’exister au Québec, pas de problème, si elles respectent et se conforment aux lois civiles et criminelles. 

Les religions ne sont que des conseils, des formules pour s’améliorer.  La majorité des rites ont une raison plus ou moins intelligente d’exister.  Les religions doivent être un droit individuel et non collectif.  La religion, ça se vit chez-soi et dans le temple avec d’autres membre de sa foi.  Le problème avec les religions, c’est qu’elles n’ont pas évoluées et veulent toutes dominer.  Elles prétendent toutes être la vérité incarnée.  L’époque où l’homme est un ange déchu est révolue.  L’homme est le fruit de millions d’années d’évolution.  Il est limité, sexué et mortel. 

Les religions nient la réalité pour maintenir « leur ignorance » au pouvoir.  Elles exploitent toutes la peur de la mort.  Et ça marche.  Elles sont toutes devenues de grands commerces.  La peur sur lequel elles basent leur enseignement  est ce qu’il y a actuellement de plus payant. 

Quand on sait que George Bush avait des intérêts dans les mêmes compagnies de pétrole que Ben Laden, on comprend que ces immondes personnages ne se préoccupent pas de la vie humaine.  Ils sont comme les rois à travers l’histoire : une bande d’assassins légalisés. L’aristocratie et la bourgeoisie ne valent guère mieux, même s’ils essaient de nous faire la leçon.  Ils sont tellement vils qu’ils ne savent même pas qu’ils le sont. 

Pour éliminer la violence, il faudrait que tout responsable d’une guerre (sauf pour se défendre) soit amené en justice pour crime contre l’humanité.   Un vendeur d’armes devrait avoir automatiquement la même sentence que pour la préméditation d’un meurtre.  La mort d’un individu est quand même plus grave, plus violente et moins agréable que de lui avoir fait une pipe.  Quoiqu’en pensent ceux qui nous dirigent.  Non absolu à la peine de mort légale ou illégale.  Ce doit être une valeur non-négociable avec ou sans l’indépendance.

Quand je lis des choses comme l’affaire Khadr, j’ai très honte d’être canadien.  Je ne suis pas toujours d’accord avec nos politiciens au Québec, mais au moins, ils sont plus respectables. 

Si Jean Charest avait le français un peu plus à coeur, s’il prenait des décisions au lieu de laisser pourrir les situations pour nous garder dans le Canada, ça ferait peut-être un bon premier ministre ; mais il est encore trop fédéraste pour être un premier ministre qui pense à l’avenir du Québec.  Il ne veut que nous garder à l’intérieur du Canada, c’est sa mission.          

Un jour, il faudra vider la question au-dessus des intérêts des partis politiques.  Au moins, Charest sait, lui, que le Canada ne veut absolument rien savoir de pouvoirs accrus pour le Québec.  Qu’on le veuille ou non, où l’on se range au sein de Canada et on disparaît comme francophones ou on devient un pays indépendant.  Ce n’est pas de notre faute si le Canada anglais nous pousse à l’indépendance pour survivre. 

Aurons-nous assez de courage pour nous tenir debout ou comme au cours des 40 dernières années perdra-t-on de plus en plus de pouvoirs ?  Serons-nous assez «zombies» pour croire qu’être reconnu une nation sans pouvoir, ça veut dire quelque chose?  C’est mensonges par-dessus mensonges que le fédéral nous raconte depuis plus de 40 ans. .  Quant à moi, le Canada est une chose du passé.  Il faut cesser de perdre notre temps à essayer de l’améliorer, il se détériore.

2) Que les partis politiques passent les intérêts du parti avant celui du pays. 

Je me demande si on ne devrait pas songer à l’abolition des partis politiques puisque leurs intérêts font que l’on se fait toujours mentir plutôt que d’avoir les faits exacts pour décider qui a la plus grande compétence pour gouverner. 

Je suis devenu indépendantiste, en rêvant à la création de gouvernements régionaux.   Plus le pouvoir est proche, plus il est susceptible de servir la population.  

Les partis politiques devraient être obligés de présenter leur programme aux élections et obligés de réaliser ce programme s’ils sont élus. 

L’indépendance du Québec est un sujet trop important pour qu’on nous promène d’un mensonge à l’autre.  La seule question est simple : Les Québécois seraient-ils mieux dans un pays du Québec que dans le Canada, car au Canada, ils ne seront jamais plus qu’une grosse minorité. 

L’avenir du pays devrait transcender les intérêts des partis politiques.  Comment créer un gouvernement, s’il n’y a plus de partis politiques?  C’est à y penser.  Il faudrait commencer par avoir un vote proportionnel.  Mais, une chose est certaine, il faut que les partis au pouvoir soient obligés de remplir leur programme.  

J’ai toujours voté pour l’indépendance du Québec, même si une vraie confédération pourrait être une alternative acceptable, mais on sait que le fédéral ne veut même pas en entendre parler.

La notion de « nation » du Québec à l’intérieur du Canada de Harper, c’est une coquille vide, une illusion pour endormir encore une fois les Québécois. On est masochiste.  On divise même les hommes et les femmes. 

Le fanatisme féministe est, en fait, un instrument fédéraste pour diviser le vote au Québec. Tant que les femmes pensent que le féminisme est plus important que l’avenir du Québec, elles se serviront de ce chantage pour avoir plus de pouvoir. Les féministes ne veulent pas l’égalité hommes-femmes, sinon elles reconnaîtraient la différence qui existe entre les deux sur le plan de la perception de la sexualité, mais elles veulent dominer.  Il faudrait que les hommes acceptent leur statut de vierges offensées, dès qu’il est question de sexe.  Les vraies féministes, au contraire, veulent avoir la même liberté que les hommes.  Vivre leur sexualité sans croupir dans la honte et la culpabilisation.  Les féminounes sont les curés modernes.                                                          
        
Mon enfance a été très heureuse parce que la vie à ce moment-là n’était qu’un jeu.  Je vivais dans le petit village de Barnston. Si la vie est très importante, elle est aussi quelque chose d’éphémère.  Heureusement, même si en général, les gens étaient pauvres, au moins, ils ne leur manquaient pas l’essentiel, comme des millions de jeunes qui naissent et meurent sur la planète.             

Mon père était un exemple quant à la sensibilité à la misère des autres.  Que de crédits !  Il a dû aller travailler à l’extérieur pour faire vivre le magasin (mais il y avait aussi le curé qui faisait battre tous les référendums pour annuler la prohibition de la boisson à Barnston). Malgré tout, nous n’avons manqué de rien.  J’ai eu des parents responsables, formidables       

Aujourd’hui, on ne parle pas de sexualité, mais on ne règle pas non plus le problème planétaire de surpopulation.  Bizarre, qu’on ne sache pas encore que s’il y a trop de monde, trop de consommation, il y aura aussi plus de misère.  On manque que d’essence et déjà  on s’entretue, qu’est-ce que ce sera quand on manquera d’eau et de nourriture parce qu’il n’y aura plus assez de fermes ?  Ne serait-ce que pour cette réalité, on devrait, en gens responsables, ouvrir le débat et y inclure les jeunes, car ils auront la responsabilité de construire leur monde.  Nous serons morts.   

La censure est une forme de violence, car elle nous tient irresponsable. Le but de tout individu est de devenir autonome et heureux.       

Je ne voudrais pas d’un Québec indifférent à la misère et à la détresse humaine.  Je ne comprends pas qu’il puisse y avoir des milliers de jeunes qui vivent sur les trottoirs de nos villes parce qu’ils n’ont pas su les intégrer.  Je me souviens quand je me suis présenté chez Pops pour être bénévole.  La personne était ravie de mon cheminement, car je pouvais comprendre et aider les jeunes en détresse.  Quand on a su que j’avais un dossier d’ordre sexuel, ce fut le rejet automatique, à sa grande déception d’ailleurs. Mais, comme le responsable me l’a dit, si je t’accepte maintenant, la police fera en sorte que tu n’y restes pas.  C’est pire de jouer aux fesses avec un jeune que toute la misère qu’il endure dans la rue.  J’ai cru à ce moment-là que je vis dans une société d’imbéciles.  Et je le crois encore.

La drogue et la boisson sont certes pour quelque chose dans l’itinérance puisqu’elles peuvent conduire à la maladie mentale.  Si tu t’enlèves le goût de vivre peut-être d’une manière moins intense, mais du moins plus satisfaisante, tu cours une chance d’en être gagnant à la longue.  Pourquoi se donner autant de misère pour un petit paradis de quelques heures? 

La principale chose que les jeunes doivent acquérir, c’est l’autonomie ; mais une autonomie qui est attachée à des responsabilités.  Le devoir de s’efforcer d’être heureux. 

J’imagine que je n’aurais certes pas eu la même enfance, si j’avais été élevé à Montréal.  Pour s’épanouir à Montréal, il faut être plus vigilant, reconnaître les dangers ; mais c’est aussi la ville par excellence de toutes les opportunités.  Il n’appartient qu’à toi de construire le monde dans lequel tu veux évoluer.

Je ne veux pas de censure et de violence.
  À mon sens, la censure ou le tabou est une forme de violence, plus hypocrite, plus insidieuse.  C’est le langage des religions sur la réalité sexuelle.  C’est le pire obstacle à l’autonomie individuelle. 

Je ne crois pas qu’il existe de sujet dont on ne peut pas parler.  Au moment où on est assez obsédé que l’on ne peut plus se parler, que l’on refuse d’écouter les autres, nous nous empêchons de nous enrichir intérieurement. 

Toutes les religions sont aussi bonnes que mauvaises, tout dépend de l’emploi que l’on en fait.     

(À suivre. Période intense de marche avec Benji.  Ça me fera peut-être du bien, car je me sens trop curé pour être intéressant et vu que je compose directement, mieux vaut que je prenne un «break»)       
 

Radioactif 437

juillet 17, 2022

Radioactif 437

Texte de 2008, p. 772

Le Québec que je ne veux pas.

Adolescent, je ne sais pas si j »étais plus niaiseux que les autres, mais j’étais définitivement plus naïf, avec une libido aussi puissante qu’un tsunami.  Je croyais et j’avais confiance dans les adultes.  La religion, c’était la « vérité ».   Personne ne pouvait vouloir de mal à son voisin. 

Je craignais la mort à cause d’une institutrice qui nous racontait des histoires qui ont dérangé ma quiétude durant bien des nuits de mon enfance, quoique je ne devinais même pas ce que c’était mourir.  Comme tout le monde, j’en avais une peur bleue, diffuse, indéterminée, un peu maladive.  

J’ai eu une enfance adorable, avec des parents et une vie tout aussi adorable.  Je respirais le bonheur à tous les jours.  Barnston, c’était le paradis.   Tout était un jeu, comme pour tous les garçons normaux du monde et je ne me souviens pas d’avoir haï ou mésestimé une seule personne.  

Mon père tenait le magasin du coin, ce qui nous rendait très sociable. Et, même à mon âge, je peux dire que les mauvaises personnes sont des exceptions. C’est très rare au Québec, ce qui change avec Montréal et les grandes villes, car question de territoire les villes sont des antithèses de la nature. On ne l’a pas encore compris.     
 
Jeune, comme tous les autres, je voulais devenir quelqu’un.  Je voulais, rien de moins, que devenir un saint.  Pas question d’être curé, je voulais être pape.   Disons que c’était le côté positif de la religion : créer ce besoin d’idéal et d’être bon. 

Mes saints favoris étaient St-François d’Assise et Ste-Thérèse de l’Enfant Jésus, à cause d’un film et aussi probablement de la Thérèsa, une mine d’or catholique, située en Ontario, qui devait nous rendre tous très riches.      
 
Mes moments favoris étaient lorsque Ti-Charles Bergeron nous racontait des contes ou que l’on présentait des films de Ti-Jean, au sous-bassement de l’église paroissiale St-Luc.  Je devrais ajouter aussi quand j’allais à l’école.  Ce n’était pas l’euphorie, mais j’aimais ça, sauf, les devoirs parce que ça nous empêchait de jouer dehors plus longtemps.  Dans mon temps, les parents ne nous disputaient pas pour nous sortir de la maison, mais pour nous y faire entrer.  Le jeu, c’était la vie.        

La religion était alors une foule de règles à observer.  Je ne voyais pas toujours ce que ça donnait, mais sauf, pour la sexualité, ces commandements étaient clairs et avaient bien du sens.    

Tout ce que je savais de la sexualité .c’était une chose dont on doit avoir honte et dont on ne parle pas, si on se respecte.   Donc, avec un tel esprit de tabou absolu, je ne savais absolument rien.  Bizarre !  Ne sommes-nous pas tous sexués?                      
 
On n’était pas encore adulte qu’on nous faisait haïr cette «saleté de corps».  C’est cette façon maladive, ce point de vue hors-nature (la chasteté absolue) avec lequel on abordait la sexualité chez les enfants.  C’est ce qui la rendait mauvaise : l’ignorance des adultes.  

La sexualité en soi n’a rien de mauvais.  La Grèce antique et les bouddhistes l’avaient compris.  Elle est ce que nous sommes, une partie intégrale de nous. 

Selon l’interprétation religieuse, nous sommes tous pécheurs parce que nous sommes tous sexués et qu’un  jour où l’autre le sexe nous fera pécher.  Belle folie !           

La religion nous orientait, avant même que l’on comprenne, dans le mépris le plus profond, le plus hypocrite, de notre nature profonde.  Ce devait être une autre erreur de la création comme le péché originel.  Pourquoi devrions-nous naître avec la tâche du péché de ceux qui nous ont précédés?  Les catholiques ne croient pas à la réincarnation.  Les païens croyaient exactement ça.    

Dans l’ensemble, les enseignements religieux cherchaient à nous rendre plus charitables, ce que nous ne serons jamais trop.  Il y avait ça de bon : des règles pour mieux vivre. 

Pour un enfant, c’est compliqué de s’y retrouver.  Pour moi, le péché fut donc de ne pas écouter mes supérieurs, voler, mentir, me battre, juger les autres.  Quand je suis entré dans la médisance et la calomnie, là, j’étais un peu plus perdu.  Je n’étais pas encore un moine bouddhiste pour me pratiquer à stopper les idées que je ne voulais pas, mais je m’efforçais à méditer les Évangiles.  J’essayais de faire dévier les mauvaises pensées.  Je ne connaissais pas encore les féministes, mais j’aimais bien Marie-Madeleine. Être un  » stool », c’était la déchéance totale.   

La pureté des enfants n’a rien à voir avec le sexe ; mais est de l’ordre des intentions.  En principe, un enfant n’est pas mauvais de par nature…même si Freud a prouvé que nous sommes tous d’abord potentiellement des pervers polymorphes.

Mais, malgré la charité, on nous interdisait de fréquenter les gens d’une autre confession religieuse.  Ces gens étaient des païens automatiquement damnés. 
 
Dans ma petite tête de petit gars, ami avec tout ce qui avait d’étrangers dans le paysage, ça me semblait une contradiction fondamentale.  Comment Dieu peut-il être juste, s’il a décidé d’avance et, sans nous consulter, que je serai sauvé ou damné?  Plus je méditais les enseignements religieux, plus je trouvais de failles, de contradictions entre ce qu’on nous prêchait et la réalité quotidienne.      

Je n’avais pas de problème avec les dogmes, j’avais des problèmes à savoir pourquoi ils se contredisaient tous autant.  La Bible nous montre un Dieu sans coeur, je dirais même dégueulasse, avec sa maudite autorité transcendante, son «respectez-moi, je suis le grand boss» alors que Jésus nous enseigne la tolérance.  Mahomet nous enseigne l’infinie miséricorde de Dieu et nous demande de tuer les impies.  Qui croire?  Si 20 personnes se racontent un tout petit secret d’une minute, et qu’à la vingtième, il n’y a plus rien qui ressemble à ce qui a d’abord été dit au début, comment après des milliers d’années peut-on croire que ces histoires ne soient pas complètement changées au fil des oreilles, aussi attentives fussent-elles?    L’écriture est toute jeune. 

Est-ce qu’on faisait- on comme certains musulmans : essayez de mémoriser le Coran par coeur?  Ça ne te fait pas aimer tes frères humains, au contraire, ça t’en éloigne. De te croire plus près d’Allah parce que tu connais mieux ses paroles, c’est un peu orgueilleux et ça t’empêche de vivre dans la vraie charité.  Il faut admettre que c’est mieux que moi, car je n’ai jamais pu apprendre par coeur ne serait-ce qu’une fable de Lafontaine.  Je suis né Alzheimer, je crois bien mourir en ne me rappelant pas que j’ai vécu.  Et, j’ai découvert que le vin n’aide pas.                                  

On a autant d’interprétations des Saintes Écritures qu’on a de religieux, sauf, que pour et dans l’institution,  tout le monde fait semblant de croire la même chose. Le doute est banni alors que cela devrait être un signe d’intelligence.       

Le fanatisme religieux est une forme de déséquilibre mental et, sans le savoir, j’en étais joliment affecté.  Pour moi, Dieu était tout.  De quoi rendre Allah jaloux, même si c’est le même Dieu avec un nom différent.  Pas étonnant qu’aujourd’hui encore, même si je suis contre toutes les religions à cause de leur approche de la sexualité, je crois toujours en un Dieu, un Allah, sans pouvoir préciser ce qu’il est, sauf la somme totale de l’Énergie.  Le bonheur.         

Jeune, je ne me croyais pas beau. Par contre, y paraît que j’avais le sens de la fascination très développée.  » T’étais pas nécessairement tannant ; mais curieux comme un singe. Tu voulais tout savoir et t’avais un talent fou pour te rendre attachant. »  C’est ce que me racontent mes anciennes gardiennes ou institutrices. 

Je me rappelle que j’adorais  » la femme », surtout ma mère, ça n’avait rien de génital, même que le sexe féminin à cette époque me répugnait un peu parce que tout était interne, le contraire des petits zizis bien masculins retrouvés chez certains camarades. 

La femme, c’était comme ma mère, un objet d’adoration.  Ma mère fut à mes yeux la première sainte que j’ai connue.  J’aimais tellement  » la femme » à travers elle, que dès ma première année d’école, j’ai voulu marier mon institutrice et empêcher son mariage pour la garder pour moi plus tard.   Je ne m’en rappelais pas, mais elle me l’a raconté.            

Par ailleurs, avec les autres jeunes, j’étais plus ou moins une peste.  J’étais une faiblesse ambulante, mais j’aimais me battre comme tous les autres.  J’étais très mauvais perdant.  Aussi, quand ça faisait pas mon affaire, je me sauvais dans les champs et j’allais, comme disaient mes frères : « brailler aux anges ». 

Je me rappelle mes randonnées où je cédais le pas à mon ange gardien.  J’étais un petit gars comme tout le monde, quoique déjà un peu plus intellectuel que tous ceux qui l’entouraient.   J’ai développé des intérêts bien à moi : comme le zizi.  Pour le reste, j’étais curieux et je croyais tout ce que racontaient les adultes.  

Assez drôle, car surtout aujourd’hui, il n’y a qu’une vérité dont je suis certain : je ne sais pas d’où je viens ; je ne sais pas qui je suis, et je ne sais pas où je vais.  Personne n’est mort et est venu nous dire ce qui se passe après.  Ce qu’on nous dit ne sont que de pures spéculations, souvent des inventions d’où la nécessité de respecter le point de vue de chacun, en autant que ce chacun ne nous force pas à penser comme lui.      

Donc, cette manie des religions de toujours prétendre détenir la seule vérité transcendantale m’apparaît comme le pire des mensonges, un irrespect absolu de la culture des peuples qui ont composé notre réalité d’aujourd’hui, notre civilisation.  Les plus grands bandits, les plus vicieux sont ceux qui ont réussi à dominer. 

On a qu’à regarder l’histoire des rois et des papes pour apprendre à vivre avec tous les vices que la nature humaine peut inventer.  Puisque maintenant on est assez éduqué pour savoir ça, je me demande pourquoi on essaie de maintenir ces structures qui ont toujours conduit à l’abus, à l’exploitation du plus faible par le plus riche, aux meurtres et aux guerres.  Sommes-nous si peu intelligents que nous devons sans cesse répéter les crimes de nos prédécesseurs ? 

Par contre, il faut en convenir, l’humanité regorge de personnages formidables, exemplaires par leur simplicité.

 (À suivre…  C’est plus difficile parce que je compose directement et ça demande une plus grande concentration… en ce sens, les sites pornos que j’ai découverts me nuisent, car je n’ai pas l’intelligence et la volonté de les mettre de côté.  C’est le côté stupide de ma pédérastie, un certain déséquilibre, on dirait que j’en ai jamais assez … à tantôt…)

Au moins, j’ai su résister à la tentation du verre de vin pendant ma balade quotidienne avec ma petite chienne Benji.

Radioactif 436

juillet 16, 2022

Radioactif 436

Texte de 2008, p. 769

Société de droit.

Quand je regarde les 40 dernières années, je constate que les pouvoirs du Québec régressent à chaque année, aux mains d’Ottawa. 

La politique fédéraste envers le Québec en est une de peur et d’hypocrisie, de mots vides, de promesses non tenues. 

La notion de nation est le meilleur exemple du vide dans lequel on veut nous garder, tout comme la Brinks démontre jusqu’à quel point les autorités canadiennes sont capables de bassesse, d’utiliser la peur créé par l’ignorance pour nous dominer.

Le dernier référendum est une preuve que le Canada est capable de ne pas respecter les lois pour triompher de ses adversaires.  Comme les commandites révèlent l’esprit de ceux qui nous dominent.  Des voleurs!

Je me suis toujours battu, avec toutes mes énergies pour le mieux-être des Québécois, même à travers ma croisade pour la liberté sexuelle absolue, tant qu’il  n’y a pas violence ou de domination, car, je sais très bien que ce que l’on raconte sur la pédérastie est totalement faux.   Je le sais par expérience personnelle.  Une Connaissance, comme diraient les bouddhistes.                   

Le problème avec le Parti Québécois, c’est d’avoir eu des membres qui s’imaginaient que le fédéralisme doit continuer d’exister au Québec.  On voyait le besoin d’avoir un pays, le Québec, et la séparation nécessaire comme une arme de chantage.     

À vrai dire, si ce n’était qu’une question de territoire, ça ne serait pas important.  L’important, c’est d’être le mieux possible sur le territoire et avoir le gouvernement qui nous le permette.

Pire, même si le fédéral a toujours agit comme le pire des voyous (la GRC qui vole des documents, des juges de la Cour Suprême qui détruisent les pouvoirs de la loi 101, un instrument pourtant essentiel à notre survie culturelle francophone ; le fédéral ne respecte pas les lois du référendum, etc.) on semble ne pas s’en apercevoir. 

On réagit toujours avec le fédéral comme s’il était un adversaire honnête.   

Ça me rappelle quand j’ai écrit Avant de se retrouver tout nu dans la rue ou le problème du logement, j’avais alors averti le ministre de la Justice, M. Marc-André Bédard, que la pègre détruisait les maisons abandonnées en y mettant le feu pour construire des terrains de stationnement.  J’ai été perçu comme un imbécile et un paranoïaque.  Il a fallu plus de cinq ans avant que l’on se rende compte de l’ampleur de ce racket à Montréal.   

C’est pareil avec le fédéral.  On agit comme s’il était un ange qui veut nos intérêts et améliorer notre vie.  Sous prétexte économique, on essaie de nous faire croire qu’on ne peut pas être un pays.      

Si on veut un jour avoir un pays, il faudra avoir les couilles de traiter le fédéral comme une bande voyous, prêt à tout, pour nous fermer la gueule. 

Sous prétexte de respecter le droit, on nous fait tout avaler. 

Nos revendications sont ainsi des revendications vides.  Si on veut créer un pays, il faut que l’on cesse de respecter les lois du Canada chez nous.  Leur loi et leur constitution ne sont pas nos lois et notre constitution.           

Pour obtenir peu, il faut en demander plus.  Le prochain gouvernement indépendantiste devra se tenir debout.  Il devra exiger que le fédéral se retire des pouvoirs que l’on considère exclusifs. Par exemple, on a la Sûreté du Québec, on a pas besoin de GRC.  On a notre immigration, pas besoin du fédéral dans ce domaine.  On doit reprendre le contrôle de nos communications. 

Puisque les fédérastes refusent, qu’il est impossible de croire qu’un jour le Canada sera une véritable confédération, il n’y qu’une seule solution : Le Québec, mon pays. 

Le prochain gouvernement doit agir comme si le fédéral n’existe pas.     

Comme la question du dernier référendum le disait, un pays, c’est un territoire dans lequel on crée toute nos lois, on signe les traités que l’on veut avec les autres pays et on ramasse tous les impôts. 

Si nous avions une vraie place dans une vraie Confédération, ce serait différent ; mais à chaque demande, on se fait dire que c’est trop.  Alors, on a qu’à se prendre en main. 

Bouddhisme.

Je dois avouer ne plus croire dans les religions révélées (Christianisme, Islam, Juive, etc.).  Leur philosophie de vie n’est qu’une suite de règles plus folles les unes que les autres. 

Sauf, dans les Évangiles, selon St-Jean, dans la bible de Jérusalem, elles sont absolument dépassées et contre-nature. 

Des religions qui doivent s’en tenir à la peur et à la violence pour communiquer leurs croyances, sont trop fanatiques pour être vraies. 

Plus tu creuses le fond de ces religions, plus tu te rends compte qu’elles sont devenues des empires économiques : on a qu’à regarder les sortes de viande.  Pour créer leur empire, ces religions poussent au fanatisme et à la guerre.  Qui subventionne Al- Qu’Aïda ?        

Je suis de plus en plus un partisan inconditionnel des droits de l’homme, de la conscience personnelle et de la non -violence.

Par contre, je suis fasciné par le bouddhisme.  Il nous respecte.  Il ne nous parle pas toujours de péchés, mais de manque d’amour et de responsabilités.  C’est une approche de la Vie fort intéressante, car elle est basée sur le renouvellement permanent. La mort est vue comme une transformation de notre état en tant qu’énergie.      

Je viens de terminer la lecture du livre Le moine et le philosophe, et j’aimerais citer des passages qui m’ont très profondément rejoint :            

—Le but de l’existence : Le bouddhisme affirme : c’est la recherche du bonheur.  Il s’agit d’une plénitude qui naît lorsqu’on a donné un sens à l’existence et que l’on est en conformité, en adéquation parfaite, avec la nature profonde de son être. 

Le bonheur est le sentiment d’avoir su actualiser, au terme de notre vie, le potentiel que nous avons tous en nous, et d’avoir compris la nature ultime de notre esprit.   

— Le bonheur implique nécessairement la connaissance. 

 — L’autre composante essentielle du bonheur tient en trois mots : altruisme, amour et compassion.  Comment pourrait-on trouver le bonheur pour nous-mêmes, alors qu’autour de nous les être ne cessent de souffrir ?        

— Notre esprit est la fenêtre par laquelle nous percevons « notre monde ».       

— L’expérience, en effet, est le chemin.  Et, comme l’a souvent dit le Bouddha : «Il incombe à chacun de le parcourir » afin qu’un jour le messager devienne lui-même le message.»      
     
Cette façon de voir la vie est tout simplement extraordinaire. 

Je suis persuadé que tous les individus se demandent ce qu’ils font sur cette terre. Pourquoi devons-nous vivre? Et, qu’on le veuille ou non, chacune des vies est totalement unique : on naît seul, on vit avec les autres pour se définir plus clairement et on meurt seul.  Je ne dis pas que je n’ai pas de résistance quant à la réincarnation. 

J’hésite entre la possibilité de revenir parfaire la qualité de son être avec différentes vies successives, hors temps et hors espace particulier, tendant vers l’Amour parfait , le bonheur absolu, donc, irrévocable, immuable, éternel ; mais qu’il n’y ait rien après la mort est une possibilité tout aussi réaliste. 

Comment avoir conscience d’un au-delà, si notre conscience a éclaté avec la mort de notre corps et n’existe nécessairement plus ? 

Je suis, par contre, plus enclin à croire dans la réincarnation. ¨Je sens ça plus plausible parce que rien ne se perd et rien ne se crée.  Le vide de notre univers n’est que de l’énergie neutralisée, différente. Il suffit d’une onde pour qu’elle cherche un nouvel équilibre.  Le ciel est un état d’une telle perfection parfaite et globale de l’univers, une osmose tellement absolue que plus rien ne change, ne bouge.  Le ciel est intérieur.  Je ne suis pas un grand maître, mais c’est ainsi que je vois la vie.  Et, c’est pour ça aussi que je suis heureux de ce que j’ai vécu.           
 
Puisque les petits gars dans ma vie ont été l’objet de tout mon amour, que j’ai fait du mieux que j’ai pu, que ce soit bien ou mal, en demeurant sincèrement accroché à ce qui me semble ma raison de vivre : écrire.            

Je suis peut-être complètement dans le champ de patates, mais au moins je cherche la Vérité. 

Malgré les condamnations, je suis persuadé que la libre conscience, individuelle et responsable est l’avenir de l’humanité.  Et, dans ce sens, je me bats pour la liberté sexuelle, car c’est elle qui déterminera les guerres, selon les besoins de l’humanité et notre capacité à redéfinir l’essentiel. 

Je ne demande à personne de me croire. Écrire, c’est juste relater ma petite expérience pour que chacun y puise des réflexions. 

On est vivant pour vivre des expériences.  Chacune porte ses messages. Il faut bien « se » justifier ainsi que définir sa présence dans la vie, si l’on veut être heureux !      


Radioactif 435

juillet 15, 2022

Radioactif 435

Texte de 2008, p. 767

Canada : pays de l’hypocrisie politique!

J’ai écrit un petit mot sur mon nouveau blog publié en France : à la suite des révélations à l’effet que le nouveau président Sarkozy viendrait nous dire que dorénavant la France couche avec le Canada.   En voici le contenu :    

Monsieur le président,      
      
Ici, au Québec, on dit qu’à l’automne, vous viendrez nous dire que dorénavant la France appuie le Canada.  Si tel est le cas, je vous demande qu’une chose :

                NE VENEZ PAS NOUS DÉCEVOIR !          

Si le Québec ne devient pas un pays, il n’y aura plus de français en Amérique et ça s’en vient plus vite que vous le croyez.  Le taux d’assimilation du français à l’anglais au Canada est sans cesse grandissant et, depuis des années, on essaie de nous noyer dans la mer anglophone. 

Le Canada est le pays de l’hypocrisie politique par excellence…  

                              Assimilation ou drowning      

I was looking at the sea    
the brain in my heart was crackling                   
over the waves , ô water and salt
like my childhood . Sky beauty.  
Over my skin.  Humanity is born 
with you … little man …      
in a such pretty instant.    

I will never forget… 
when I die in your eyes    
peaceful and blue  
ready for love.         

LE QUÉBEC EST DÉJÀ PRATIQUEMENT BILINGUE.        

LE CANADA EST PRESQU’ENTIÈREMENT ANGLOPHONE.      

Disparaîtrons-nous à cause de vous, Monsieur le président?        

LE QUÉBEC, MON PAYS ! 

Québec : une nation, un pays.

Le premier ministre de la France a dû s’excuser d’avoir osé appeler le Québec, un pays.  Quelle hypocrisie de la part du Canada qui voudrait qu’on s’en tienne à la notion de nation, coquille vide, qui a été imposée à la suite d’une déclaration de M. Ignatief, déclaration qui lui coûta d’ailleurs son accession au titre de chef du parti libéral. 

Le Canada est un pays hypocrite, car, il se bat en Afghanistan, sous prétexte de défendre la démocratie alors qu’il n’a même pas l’honnêteté de reconnaître que le Québec a le droit comme nation de devenir un pays. 

Quand j’étais plus jeune, chez les libéraux, je croyais sincèrement que la structure du Canada pouvait être transformée pour devenir non pas une fédération centralisatrice, mais une confédération.

Devenir une vraie confédération, c’est redonner le pouvoir aux provinces et partager certains pouvoirs à l’intérieur d’un gouvernement central fédéral. 

Dans une véritable Confédération, le Canada n’a de pouvoirs que ceux abandonnés à un gouvernement central par les provinces parce que leur administration est ainsi ainsi plus productive.  Ces pouvoirs peuvent être l’armée, l’argent, des pouvoirs sur lesquels tous s’entendent qu’il est préférable d’être gérés par un gouvernement central unique.

Cependant, tous les pouvoirs qui trouvent une meilleure application sur un plan régional ou provincial reviennent aux provinces. 

De plus, dans une vraie Confédération, toutes les taxes sont perçues par la province qui paye sa part des dépenses au fédéral. 

Dans ma tête, la décentralisation et la déconcentration se poursuivait avec la création de gouvernements régionaux.  Ce nouveau partage des pouvoirs étaient essentiels pour l’aménagement de notre territoire. 

En 40 ans, non seulement le Québec a gagné de nouveaux pouvoirs, mais il est en train de tous les perdre aux mains d’Ottawa.  Le gouvernement du Québec est devenu un simple conseil d’administration. 

Puisque le Canada souffre de constipation dès qu’il est question de nouveaux droits permettant au Québec de s’affirmer le moindrement en fonction de sa différence, j’en suis venu à la conclusion logique qu’il n’y a qu’un moyen de survivre quant à notre langue et nos valeurs : en devenant un pays. 

En se séparant totalement du Canada, puisqu’on perd son temps à rêver d’une vraie confédération, ce qui me semblait la solution la plus intelligente.  Il ne nous reste qu’à se prendre en main et devenir le pays que l’on veut. 

QUÉBEC, MON PAYS!    

Radioactif 434

juillet 14, 2022

Radioactif  434

Texte de 2008, p. 764

Bonnes nouvelles.           

Avant d’entreprendre d’écrire Mario, je veux d’abord souligner que cette journée-ci nous a amené au moins trois bonnes nouvelles.  La libération d’Ingrid Betancourt ; la fin du lock-out au Journal de Québec, et surtout, pour nous d’ici : l’hommage à M. Henry Morgentaler. 

Comme je l’ai écrit déjà, je ne suis pas en faveur de l’avortement, car si des jeunes filles en santé doivent avorter, c’est qu’elles ne sont pas renseignées adéquatement et surtout que notre société n’est pas encore assez ouverte et permissive pour que l’on ait abandonné le manque de charité de l’Église catholique envers celles qui enfantent en dehors des règles.  Une étroitesse d’esprit qui nous a été rappelée par l’intermédiaire de son évêque à Toronto.         

Si l’Église catholique est désertée, c’est justement à cause de ses positions rétrogrades sur le plan de la sexualité. 

Sa grande noirceur dans ce domaine est partagée et parfois amplifiée par toutes les autres religions à divers degrés.  C’est ce qui amènera la mort des religions, leur ruine et la fin de leurs privilèges. 

L’Église catholique est si riche qu’elle s’est imaginé que ces millions feraient taire ses détracteurs.  Elle n’avait pas pensé que c’est facile de dire que tu fais des cauchemars depuis 30 ans parce qu’un curé t’as fait une pipe. Ça peut donner jusqu’à 100,000$ et le gain crée l’avidité.       

Aujourd’hui, ce chantage est devenu la nouvelle religion de la droite et des féminounes 

Qu’on le veuille ou non, la raison fondamentale qui m’a fait voter pour le droit à l’avortement, c’est que des milliers de femmes se ruinaient ou mouraient en se faisant avorter n’importe comment, par n’importe qui.  M. Morgentaler a eu le courage d’affronter la pensée de droite et ses agitateurs pour donner aux femmes le droit d’être les maîtres de leur corps.  Bravo!  Mille fois bravo! 

Il faut du courage pour accepter de faire de la prison et d’être attaqué par une bande de malades pour faire jaillir une pensée juste.  Le droit des individus à leur intégrité physique.  Quand respectera-t-on celle des adolescents?  Leur droit de vivre leur sexualité comme ils l’entendent, s’il n’y a pas de violence et consentement. 

Je sais que Mme Michaël Jean est féministe jusqu’au bout des orteils.  Elle est de celles qui font la morale aux pédérastes.  Mais, cette fois, chapeau! C’est un beau coup à l’intérieur du rôle qu’on lui a attribué pour diviser les Québécois en vue d’un référendum possible sur l’indépendance.  Ça ne me la rend pas plus sympathique, mais en plus d’être belle, je dois concéder que c’est intelligent. 

C’est un peu comme Richard Martineau, un chroniqueur que j’aime bien et dont je partage très souvent l’opinion.  Je dois admettre que professionnellement, il fait pitié, car il n’a jamais eu l’honnêteté de parler de la différence que je fais entre pédophile et pédérastie.  Si c’est toujours ainsi, c’est qu’il ne vaut pas cher.   Mais il est lu plus que moi.   

Aujourd’hui, j’ai du respect pour toutes ces grandes dames de l’actualité quotidienne ; mais je ne peux m’empêcher d’ajouter mon admiration pour la juge Arbour et ma honte proportionnelle du Canada qui ne l’a pas appuyée. Pays d’hypocrites!

Pas les gens, pas les paysages, le Canada est très beau et les petits anglais sont aussi très charmants, mais ceux qui nous dirigent sont ces hypocrites.. La politique ça fait vraiment chier.  Il fait trop chaud pour s’occuper de ça.  Je vais marcher avec Benji.

Les tatas s’amusent.

Cette semaine, nous avons deux tatas : le président de la France qui viendrait essayer de nous vendre le Canada… quel con !  Et, un député libéral fédéraste qui prétend qu’on est des «losers». 

Le président de la France devrait avoir plus d’un ami pour se faire dicter sa politique internationale.  Desmarais, de Power Corp., a toujours été un fédéraste aveugle. Il se fiche de l’avenir du français pourvu que le Québec demeure au sein du Canada.  Ça le paie plus. 

Le président français (Sarkozy) devrait avoir quelques amis séparatistes pour qu’on lui fasse comprendre que le Canada a rejeté tous les compromis offerts par le Québec.  C’est un pays hypocrite qui ne respecte pas le Québec.  Pour survivre, le Québec français n’a qu’un choix : se séparer.             

Tant qu’à l’autre niaiseux.  Il devrait se rappeler que le Canada a gagné ses référendums en les volant et en mentant.  Il n’a rien à nous enseigner, cet imbécile. 

Ces deux déclarations nous prouvent qu’il est urgent qu’on se réveille et qu’on la fasse cette indépendance puisque le Canada refuse de devenir une véritable confédération. 

Radioactif 433

juillet 13, 2022

Radioactif 433

Texte de 2008, p. 761

La censure des livres.

On prétend que la liberté d’expression existe au Canada.  Pourtant, ce n’est qu’une illusion. 

Au Canada, le moyen de censurer les auteurs, c’est de rendre leurs écrits inaccessibles, de les éliminer de toutes les sources d’information, devenir un auteur ni vu, ni connu et si possible de le faire crever de faim.  Une version canadienne de 1984.

C’est exactement ce qui m’arrive.  Il est quasi impossible de retrouver mes écrits et, là où ils sont, les responsables essaient par tous les moyens de dissuader ceux qui voudraient en avoir accès, de les oublier.  La raison est toute simple : j’ose parler avantageusement d’un sujet tabou : la pédérastie. 

Les connes confondent pédérastie et pédophilie, mais elles sont au pouvoir.   

C’est pour cette raison que l’Association des auteures des Cantons de l’Est m’a rejeté après avoir publié de mes textes dans son journal officiel. On disait que comme grand-mère, il fallait protéger sa progéniture, à la suite d’un texte de Richard Martineau, dans le Journal de Montréal.  J’étais membre et l’on m’a fait disparaître.

Ce rejet est possible parce que j’ai deux titres de livres publiés entre 1970 et 1985 qui proclament ma pédérastie : Laissez venir à moi les petits gars et Aimer les petits gars, féerie du monde adulte.    Avec ces publications, j’ai été accepté par l’Union des écrivains du Québec, l’UNEQ, comme écrivain titulaire.  Non seulement j’ai été membre, mais en 1997, alors que tout avait été bien longtemps auparavant publié, je me suis même présenté à la direction de ce mouvement et j’ai été battu, en élections, par un autre écrivain.

C’est invraisemblable qu’aujourd’hui, ces associations puissent décider que je n’existe plus dans la littérature québécoise.  Je voyais mon métier d’écrivain comme une vocation.  Je me battais pour le Québec et sa liberté.         

Je ne me crois pas particulièrement talentueux, mais c’était important d’exiger d’un nouveau pays, la liberté d’expression, car, c’est le fondement même de la démocratie.

Aujourd’hui, quand j’entends ceux qui nous dirigent vanter la démocratie au Canada, au droit à la liberté d’expression, je peux dire qu’il s’agit plutôt de démocrassie. Ce sont des menteurs et des hypocrites. 

Par contre, je ne crois pas que ce soit bien important pour moi que de laisser une trace dans l’évolution du Québec.  Mes écrits eurent l’influence qu’ils devaient avoir au moment où je les ai écrits, même si les moumounes d’aujourd’hui,  ont réussi à ce qu’on cache tout ce que j’ai écrit. 

On reçoit du fédéral une ristourne annuelle pour ses écrits.  Il y a environ trois ans, je recevais un peu plus de 1,000 $.  Or, depuis cette somme a fondu à environ 300$; mais la meilleure, c’est qu’on ne paye plus pour Laissez venir à moi les petits gars.  C’est pourtant le plus connu.   On ne le dit pas, mais le fédéral a déjà commencé la censure des écrits, en refusant de payer pour leur publication, comme lui permet la loi C-10. 

Dans quelques années, le Québec ne sera plus maître de sa culture.  Un peuple, une nation de plus à disparaître.  

Ceux qui croit que l’indépendance du Québec, c’est pour demain, rêvent en couleurs.  

Je n’ai pas l’intention de perdre mon temps en me présentant à la cour contre l’ACCCE.  Je trouverai bien le moyen pour que ça se sache, malgré le silence des médias.  .Après tout, avec ce que je gagne, pour continuer à exister dans l’arène littéraire, ça ne paye même pas mes dépenses. 

Je voulais, quoiqu’il arrive, dénoncer toute l’hypocrisie, tous les mensonges qui entourent la pédérastie.  Particulièrement, la malhonnêteté intellectuelle qui élimine la différence fondamentale entre la pédérastie et la pédophilie.  Celle qui nie l’existence d’une sexualité, une libido chez les jeunes.   
 
À cette époque, disons que j’étais un pédéraste égoïste.  Je voyais le problème à partir de ce que je vivais.  Je me battais pour le droit de jouir de mon corps, d’en être maître, même si c’était le contraire de ce que le système nous prêchait.  On était tellement scrupuleux qu’on n’osait même pas penser, parler, encore moins toucher.  La sexualité n’avait qu’un but : procréer.  Tout était péché en dehors du mariage : une vraie démence. 

On avait mis sur pied un système de censure, sous prétexte de protéger les jeunes.  Ce système existe encore aujourd’hui quoiqu’on prétende l’avoir aboli. 

Me battre pour cette liberté, c’était presqu’une vocation, car je croyais que « cette vieille morale » nous empêchait d’être heureux .qu’elle nous mentait.   Je croyais me battre pour le droit au bonheur.  Je croyais, et je crois encore, que le Québec doit évoluer et se libérer de l’enseignement sexuel par le vide qu’on nous a imposé avant de retrouver l’estime de soi.      
 
Ma philosophie cadrait parfaitement avec le discours des féministes d’alors, qui voulait que tout individu est le seul maître de son corps et de son esprit.          

Aujourd’hui, je mettrais certains bémols, à mon enthousiasme d’antan, d’abord à cause de mon expérience de la vie.  Plus de dix ans sans rapport sexuel, ça éteint un peu la flamme. Tu te demandes si quelques minutes de plaisir justifient des années de malheur.   Une vingtaine d’années, plusieurs mois de prison plus tard, et surtout, une vie très active ; ça m’a permis d’être encore plus conscient jusqu’à quel point le système nous ment quant à la pédérastie. 

On a depuis quelques années crée une véritable industrie du chantage.  Le chantage autour de la pédophilie est devenu un moyen de se faire de l’argent facilement.   Il est aussi un moyen politique que l’on utilise pour détruire la religion qui fait ombrage à une autre, le scandale des prêtres catholiques.  On confond spiritualité et règles morales.   

Je constate un retour en force de la morale castré, mensongère, hypocrite, des religions. 

Elle nous arrive par la porte de derrière, grâce au discours des féministes réactionnaires sur l’hypersexualisation (quoique c’est en partie un vrai problème).   Ces féminounes, à mon avis, sont un petit groupe politique qui sert le fédéral, en divisant la société entre hommes et femmes.  Il n’y a aucune différence sur les raisons de fonds invoquées contre la pédérastie et le port du voile : la pureté confondue avec la chasteté. .. La guerre du bien et du mal.           

À cette époque (1978), on se servait de l’homosexualité pour créer une chasse aux sorcières contre tous ceux qui ne partageaient pas le dogme fédéraste.  Si tu n’obéis pas aux règles de la sexualité, tu es déjà hors-norme et potentiellement dangereux pour ceux qui dominent, en l’occurrence le Canada. 

Pour moi, à cette époque, l’indépendance du Québec, c’était la priorité des priorités.  J’ai la conviction qu’elle se réalisera avec le temps et la prise de conscience de la population du Québec.   Quand les Québécois auront la conviction que l’indépendance améliorera leur sort.  Plus cette réflexion sera profonde, plus elle sera inéluctable.  Plus le Québec sera français, plus il sera homogène.     

Aujourd’hui, mon approche est autre.  Je ne préconise pas un plaisir que je veux m’offrir ; je réfléchis sur la philosophie, le droit des individus à leur sexualité et comment une morale, une nouvelle éthique , peut en découler sans brimer la vie privée.  Ma réflexion est plus universelle, mais pas moins québécoise. 

Au début j’écrivais pour empêcher un prédateur de tuer sa victime parce qu’il a peur de la dénonciation et de l’opinion publique qui manifeste parfois en une vraie hystérie de la majorité.  Maintenant, j’appuie sur le fait que la sexualité est génétique et que le droit à l’orientation sexuelle est aussi garantie dans la Charte des droits de la personne que ‘on a modifié par la Charte des droits canadienne.

J’ai surtout écrit fin des années 1960 jusqu’à 1980, car je me croyais capable de devenir un jour un grand écrivain.  Aujourd’hui, quand je me compare, je doute fortement de ce potentiel. 

À cette époque, je me prenais aussi pour un grand révolutionnaire, j’avais parfois des intuitions paranoïaques qui offraient à la vie un petit côté électrique.  La vie était une libération.           

Avoir enseigné15 ans, avoir adopté deux garçons m’ont forcé à réfléchir encore plus profondément sur l’importance de la liberté sexuelle, et surtout, j’ai découvert avec le temps, l’importance de la responsabilité.  Jouer aux fesses n’est pas un geste anodin en soi parce qu’il implique toute une gamme d’émotions, une vie affective ; mais on exagère sciemment son importance pour en augmenter la valeur commerciale.   Les scandales entourant la sexualité sont très payants pour les médias.        
 
Si on veut vraiment créer un pays démocratique, fondamentalement ouvert sur l’avenir, il faut avoir le courage et la détermination d’aller au fonds de la question. 

Pour ma part, les règles sur la vie sexuelle, principalement celles qu’on nous imprègne dans l’enfance et l’adolescence (la religion plutôt que la psychanalyse) sont un viol de conscience qui créent l’aliénation.  Être aliéné, ce n’est pas seulement être enchaîné, mais c’est aussi aimer ces chaînes.  Être colonisé, c’est une chose ; être aliéné, c’est se prétendre heureux dans ce colonialisme.
 
L’aliénation est le contraire de l’autonomie, de la création d’une conscience personnelle.
 

Et, c’est pourquoi, il y deux ou trois ans, après être passé à un doigt de la mort, j’ai recommencé à écrire de nouveau sur la pédérastie avec mon livre La pédérastie mise à nue.  À ce moment-là, ma question fondamentale était : si je mourrais qu’est-ce que j’aimerais que l’on retienne de mon engagement en faveur d’un Québec libre ?  Qu’est-ce qui pourrait aider à l’avènement d’un Québec libre ?   

Je n’ai aucun indice me permettant de croire qu’on attache la moindre importance à ce que je pense politiquement.  Cependant, je crois que jamais les Québécois ne décideront de créer un pays tant qu’ils ne seront pas non seulement conscients du colonialisme fédéraste, mais de tout ce que peut nous apporter l’indépendance.  Ce besoin, cette volonté d’être ce que nous sommes ne peut pas s’épanouir si on continue de s’auto-mépriser.       

J’ai décidé de reprendre la plume pour essayer de faire comprendre le cheminement inconscient de notre peuple vers sa libération. 

J’ai identifié ce besoin strictement fondamental de faire la nuance entre la spiritualité et les religions pour pouvoir créer une société foncièrement libre et tolérante.  J’ai pris conscience que les religions sont des créateurs d’intolérance et de discrimination envers tous ceux qui ne partagent pas exactement leurs convictions.

Que je le veuille ou non, mon amour de l’humanité est essentiellement en lien direct avec mon expérience pédéraste, même si aujourd’hui, je devrais pour être honnête avec moi-même, me demander si je suis encore pédéraste.  Je regarde des sites pornos.   Je ne vis plus de vie sexuelle avec quelqu’un d’autre, et je suis même rendu comme les curés à trouver que ce besoin est contraignant, négatif parce qu’il m’éloigne d’une réflexion encore plus profonde et m’empêche d’écrire. Il y a tellement d’autres sujets.           

Je me ramasse dans une autre controverse. Je suis banni de toutes les associations d’écrivains qui en même temps pondent de grands textes sur le droit à l’expression.  Cependant, cette fois l’arme que l’on utilise, c’est de me dénoncer comme pédophile alors que je dénonce moi-même la pédophilie, en s’appuyant sur un de mes romans Laissez venir à moi les petits gars et le texte de l’Aurore.         
     
Cette dénonciation permet de s’assurer qu’aucun éditeur n’aura le courage de publier ce que j’écris maintenant, qu’on essaiera d’effacer la petite gloire que je bénéficiais avant, grâce à mon engagement politique. 

Que je le veuille ou non, mon approche de la question est toute autre qu’à l’époque de ce texte.     

Aujourd’hui, je me rends compte que les règles de protection qu’on impose sous prétexte que les jeunes sont trop niais pour décider, sont en fait, un moyen de s’assurer que tout le monde est dans le même troupeau de moutons. 

Refuser de discuter de ce sujet, de voir objectivement le problème, c’est nier aux jeunes le droit de se créer une conscience personnelle et d’avoir une vie privée bien à eux.  C’est refuser la véritable démocratie. 

Pendant que des jeunes se suicident parce qu’ils se découvrent gais, le gouvernement continue de subventionner les mouvements qui créent une paranoïa maladive autour de la sexualité, en invitant les jeunes à dénoncer. 

On enlève les cours dans les écoles sous prétexte que l’éducation sexuelle appartient aux parents alors que ceux-ci font une crise d’hystérie dès qu’ils entendent que les adolescents (es) ont une libido comme tous les êtres humains.  Comme, quand j’étais jeune, la sexualité est redevenue tabou. 
 
On se fiche bien que les jeunes soient noyés dans la violence, on prétend que ça ne les influence pas ; mais on lit tous les livres qu’on leur offre pour s’assurer qu’il n’y ait pas d’allusions à la sexualité.  Une telle castration n’a plus sa raison d’exister aujourd’hui dans un Québec moderne. 

Le scrupule maladif duquel nous sommes sortis nous marque encore trop profondément pour discuter librement et objectivement du sujet.  Pourquoi l’Homme est-il sexué?  Les jeunes ont-ils une sexualité? Les règles qui en découlent sont-elles justifiables?  En fait, on ne mentionne jamais que dans ma conception toute forme de violence est bannie.     Le consentement est le centre de  toute ma réflexion.     

Même si cela représente un certain danger — j’ai même découvert un blog sur lequel on affiche ma photo pour me dénoncer.  J’ai décidé de reprendre ce sujet, là où je l’ai laissé, il y a près de 30 ans déjà, et de dire ce que mon expérience m’a appris.  Je n’invite personne à être pédéraste : je sais que c’est une vie de souffrance pour presque tous ceux qui le sont. Même si je suis heureux, je suis conscient d’être une exception.  J’ai aussi compris, je crois, le lien fondamental entre la liberté sexuelle et la démocratie.  

Que cette haine à mon endroit existe, ça me chagrine ; mais ça ne me surprend pas.  Les obscurantistes ont encore le pouvoir et l’argent pour propager la peur.  Je suis très chanceux d’être au Québec, car dans certains autres pays, je me ferais tuer juste pour avoir osé aborder le sujet. 

Donc, voici ce texte qui fait tant rougir l’Association des auteurs des Cantons de l’Est.  À remarquer que j’ai été reconnu écrivain titulaire alors que ce texte et mon roman avaient déjà été publiés.

Radioactif 432

juillet 12, 2022

Radioactif 432

Texte 2008, p. 762

Spiritualité de jeunesse. 

Personne n’est jamais vraiment ressuscité, car si tu ressuscitais, tu ne pourrais plus mourir, quoique si tu pouvais conserver toujours ton énergie au même niveau, tu pourrais faire des allers-retours dans les différentes dimensions.

C’est une façon de voir la résurrection de Jésus.  La matière est un certain degré de concentration de l’énergie. Une forme de stabilisation temporaire.  Un agglomérat.  Ou Jésus a réussi à maintenir un certain degré d’énergie visible dans notre monde et ça n’a pas duré.  Ou c’était des visions de l’inconscient produites par ceux qui l’aimaient et qui refusaient sa mort. 

Ça rassemble un peu à ce que prétendent les bouddhistes en reconnaissant des maîtres morts et nés dans des enfants nouvellement nés.  C’est facile à dire, mais quand tu renais, si c’est possible, ta mémoire est simplement ce que ton énergie a perçu depuis le début de son existence.  La vie modifie sa vibration, c’est l’état de l’énergie qui porte la seule mémoire que l’on peut percevoir en renaissant.

Comment vérifier si ça peut être vrai?  Une chose semble évidente : la mort n’est pas la fin, mais un changement : le vide absolu et éternel ou la perception, un nouveau regard à partir du statut d’énergie qui t’anime?  Un feeling.          

La vie serait-elle autre chose qu’un champ électromagnétique qui se concrétise dans un corps?  Si c’est ainsi, l’âme crée le corps, en réunissant deux énergies différentes pour en créer une autre.  Cette énergie potentielle se transmettrait par le spermatozoïde et l’ovule.    Personne ne peut vraiment y répondre et ce n’est pas essentiel : seul le moment présent existe avec certitude.      
 
Une nuit, quand j’étais professeur à Val d’Or, j’ai fait le rêve suivant : un homme ou un ange me disait que je devrais me livrer à la méditation, car je n’avais plus rien à apprendre des hommes et je devais passer à un autre niveau.  Au début, j’ai refusé.  Je trouvais ça ridicule de faire des «Um» des «Im» et des «Om» pour accéder à un autre monde.  Comme la musique religieuse classique ou grégorienne, nous propulse dans l’euphorie de la méditation à base de la beauté des sons et leur répétition.   C’est tellement beau que tu ne ressens que le bonheur produit par cette beauté.

J’ai finalement décidé de m’y livrer.  Je me suis d’abord perçu comme un nuage noir ou gris qui ressentait les autres quand ils passaient pas loin, sous forme de petits nuages qui produisaient des sensations en moi, selon l’énergie que je pouvais sentir venir d’eux.  À un certain autre moment, en augmentant la conscience de ma propre réalité, j’ai entendu en moi une musique plus qu’extraordinaire, envoûtante, hallucinante, d’une puissance de joie incommensurable.  J’étais cette musique. Je croyais avoir atteint le sommet de la perfection du plaisir ; mais non, je suis devenu un petit nuage blanc, de plus en plus insipide, incolore, immatériel.  Une vapeur possédée par le bonheur ou fondue dans le bonheur, une pure sensation, hors du temps et de l’espace. C’était juste une perception perdue dans l’infinité, l’universel, un tout, qui doit être Dieu.  C’était un envoûtement par un bien-être impossible à décrire tant il était tout, sans limite, indescriptiblement bonheur.  Plus heureux que ça, tu en meurs d’une syncope. Si c’est ça mourir, c’est un extraordinaire moment à passer.

Le matin à mon réveil, j’étais en maudit après Dieu.  Je ne voulais plus vivre, je voulais seulement être à jamais envahi par ce nouvel état, cette nouvelle façon d’être.  Cette joie parvenait même à dépasser celle que je ressentais quand j’arrivais à me rincer l’oeil ou encore mieux à toucher quelqu’un que je désirais.  Après ce geste, je me le mémorisais sans cesse pour ne pas oublier ce moment de transgression qui me rendait aussi heureux ; d’où je crois qu’il y a moyen de contempler la vie par le plaisir autant que par les sacrifices.      
    
Nos religions n’ont exploré la spiritualité qu’en se basant sur le sacrifice.
  C’est pour cela que l’on se retrouve avec des règles de sagesse qui ne sont que la négation de la nature humaine.  Je crois que le sacrifice pur conduit à la folie. 

Radioactif 431

juillet 11, 2022

Radioactif 431

Texte de 2008, p. 757

Le sens de la vie.  

C’est bizarre, mais ce qui m’a éloigné le plus de la religion, c’est la spiritualité.  Les enseignements des textes religieux sont en parfaite contradiction avec ce que l’on nous enseigne sur la vie.  Alors qu’on parlait d’amour, on nous apprenait à se mépriser et à juger les autres.  Hors de l’Église point de salut !            

Quand j’étais jeune, avant 14 ans, je croyais dans cet enseignement religieux selon lequel on vit pour apprendre à aimer et rendre hommage à Dieu, le remercier à cause de son Amour infini même envers le plus petit et le plus indigne d’entre nous.         

La violence et la sexualité ont remis en cause les religions, mais je n’ai jamais  nié l’existence de Dieu.  Comment pouvait-il être injuste?            
 
J’ai donc conçu Dieu en fonction du développement de l’esprit humain.  Dieu est intervenu selon la capacité humaine à comprendre son intervention.  Avec la Bible, il devait remettre de l’ordre, d’où les commandements ; avec les Évangiles, on apprenait à devenir un peu comme lui.  Nous devons tendre à l’amour.   Dieu, c’est la direction : le positif, le bonheur.  Le Saint-Esprit, ce sont les communications.

Après avoir connu de véritables extases quand j’étais jeune, l’Église arriva avec ses péchés? Il ne fallait plus vivre en fonction de l’Amour, mais en fonction de la chasteté.  Je l’avais déjà perdu quand j’ai enfin compris ce que l’on voulait dire.

Aujourd’hui, je crois que ce détournement de l’esprit a été obtenu par la frustration des religieux et leur projection dans la vie quotidienne. Les religions qu’on nous force à vivre ne sont que les règles de vieux scrupuleux qui prennent leurs hallucinations pour des indications divines.  Leur révélation n’est qu’orgueil.      

Pour moi, tout manque d’amour était un péché, rien d’autre.
  L’Église y introduisait le sexe.  On en fit un tel plat qu’on aurait dit que tout se jouait autour du cul, le mal absolu.  Comment rendre hommage à Dieu quand tu es pédéraste?  Comment accepter que tu es à jamais condamné à l’enfer quand tu veux toujours plaire à Dieu? 

Petit gars, je connaissais des moments d’euphorie illimitée quand j’avais l’impression de rentrer en communication avec Dieu.  Une chose bien facile, me concentrer, lui parler, le remercier, et finalement devenir heureux à en pleurer, juste par ce petit « feeling d’être envahi par Dieu». 

Que de fois, je me suis retrouvé à pleurer de joie, car j’avais l’impression d’être imprégné de la présence de Dieu ou par la beauté, la bonté. La beauté de la nature me subjuguait.         

Malgré ces moments extraordinaires, je n’arrivais pas dans ma petite tête à concevoir qu’on puisse passer une éternité à contempler Dieu. 

Je ne pouvais pas encore concevoir Dieu dans le sens symbolique des mots.  Voir Dieu, c’était physique.  Normal, j’étais encore trop petit pour percevoir la vie autrement.  Je n’étais pas un philosophe pour nier la réalité et chercher la vérité à un autre niveau de perception.            

Pour moi, contempler Dieu pendant toute une éternité était  la chose la plus ennuyante que l’on pouvait nous proposer quoique parfois j’eusse de ces élans religieux que bien des contemplatifs auraient payé cher pour les avoir.  Des élans d’amour de dieu qui me renversaient, me sidéraient de joie et de remerciements.  Ouais.     

En fait, c’est que sans m’en rendre compte le sens qu’on donnait à la vie m’a absolument pénétré jusqu’à mes fibres les plus profondes.  Je me rends compte en racontant ma vie que j’ai vécu de véritables drames.  Je m’en suis toujours sorti parce que je croyais que c’était la volonté de Dieu, donc, une leçon à méditer pour en apprendre le sens et modifier les prochaines années de ma vie. Dire merci dans les pires moments, car le soleil brillera bien un jour.

           
Je ne sais absolument pas ce qu’est Dieu, sauf qu’à mon sens, c’est la totalité de l’énergie.  Dieu, c’est la connaissance, la conscience pure.  Un rapport avec l’universel. L’énergie ressentie quand on arrive à sortir du temps et de l’espace, ce doit être extraordinaire.     

J’ai déjà lu que Dieu était le projet total, celui de la conscience, donc de la Connaissance.  Et, la connaissance absolue ne peut pas faire autrement que de te rendre euphorique devant sa grandeur, d’où le bonheur éternel : comprendre et constater l’ampleur.   Dieu sera réalisé, selon eux, quand la conscience sera absolue, dans peut-être plusieurs milliards d’années.  Notre univers sera peut-être déjà disparu, mort.   Dieu serait la finalité de la pleine conscience, de la connaissance à atteindre. 

Jeune, je devenais fou, je pleurais de joie quand je me sentais envahi par la beauté de Dieu.  Ce bonheur était la soudaine prise de conscience de la beauté de la nature.  Imaginez que tout ne soit que la conscience, la connaissance; c’est le bonheur parfait.  

Cette définition est probablement la plus proche de ma réalité, car chez les Jésuites, je croyais que le paradis terrestre n’avait pas existé, mais qu’il était en devenir.  Le paradis terrestre est dans notre tête, le moment où tout est clair, beauté et bonheur.  Le paradis terrestre, c’est l’avenir de l’humanité. 

Chaque passage dans la vie est une expérience de plus pour créer cette sérénité absolue qui correspond probablement à l’Éveil bouddhiste. 

La violence dans les religions est due à une mauvaise interprétation de la parole et de l’existence de Dieu. 

Je savais dès 10 ans que les communications seraient le chemin qui nous conduira à la paix.  Juste une question de responsabilité. Après la mondialisation, nous retrouverons les états souverains avant que  l’essentiel soit à nouveau chaque individu.

Radioactif 430

juillet 9, 2022

Radioactif  430

Texte de 2008, p. 755

Quand le sexe tue.

En regardant les journaux aujourd’hui, deux articles m’ont particulièrement frappé : le suicide d’une jeune fille de 16 ans et d’un professeur soupçonné d’abus sexuel.  Il faut vraiment que ceux qui dirigent notre société soient des salauds ou des imbéciles pour prendre connaissance de ces faits, sans se demander si la lutte contre la liberté sexuelle vaut autant de suicides. 

La jeune fille se serait tuée parce qu’elle n’a pas pu tolérer une enquête dans laquelle elle dénonçait une personne qui lui aurait mis la main sur les seins (c’est ce que j’ai cru comprendre).  Quant au professeur, il n’aurait pas enduré l’idée d’être perçu comme un prédateur sexuel.  Je le comprends. 

Est-ce que la pudeur a une si grande importance?  La pudeur est-elle plus importante que la vie?  La peur du sexe est-elle d’abord une réalité féminine?   Puisque ça ne blesse personne, il faut pour créer une telle honte et une telle haine que l‘on s’est fait croire que c’était quelque chose d’affreux. 

Ces suicides sont, à mon avis, le fruit d’une morale de constipé que l’on nous imprègne très profondément dans le crâne, dès notre jeunesse. 

Personne ne peut justifier que le sexe soit considéré comme quelque chose d’aussi mal. Tout le monde est sexué de la naissance à la mort.   La vie d’une personne n’est-elle pas plus importante qu’un attouchement sexuel?  Sommes-nous devenus fous ?  Lors de l’Inquisition, on est encore été assez niaiseux pour croire qu’une relation sexuelle est assez grave pour que ça mérite le bûcher.   

À cette époque, on ne savait rien de la sexualité. C’était comme au Québec, avant 1970, on n’avait non seulement pas le droit d’en parler, mais même d’y penser. 

On a toujours agi comme des bourreaux avec ceux qui agissent sexuellement librement ; mais personne ne peut honnêtement dire pourquoi c’est si grave, sauf que depuis la plus tendre enfance on t’apprend à avoir honte et haïr ton corps.  Briser les os d’un enfant, ça ne le traumatise pas ; mais lui passer les doigts sur le pénis, il n’aura jamais assez d’une vie pour récupérer.  Plus fou que ça, tu meurs. 

Et, c’est pourtant ce qui vient de se passer en cour. Des jugements qui nous montrent jusqu’à quel point notre morale sexuelle est débile.

C’est pourtant, notre quotidien.  C’est l’idéologie religieuse judéo-chrétienne, musulmane comprise, qui nous a rendus aussi sauté. C’est complètement irresponsable.  Il y a des morts et personne n’essaie de comprendre.  C’est dégueulasse. 

Si on avait agi comme je le préconise, il n’y aurait pas eu d’enquête puisque le procès tient strictement sur ton consentement ou non.  Les gestes ont-ils été commis?  La fille a-t-elle clairement indiqué son objection?  Accidentel ou prémédité?  Le gars a-t-il recommencé en sachant qu’elle ne voulait pas?  Oui ou non ; j’aime ou je n’aime pas.

Dénoncer n’est pas nécessairement facile puisque cette jeune fille s’est suicidée.  Comment peut-on l’avoir éduquée pour qu’un geste sexuel soit assez grave pour qu’on se donne la mort ?  Ça n’a aucun sens. 

Quant au professeur, c’est loin d’être le premier.  La vie, quand tu es dénoncé, que ce soit vraie ou pas, devient un enfer perpétuel parce que t’as une bande de salopes ou de salauds qui te poursuivent de manière à t’empêcher de pouvoir revivre d’une façon normale.  Plus de travail, plus de bénévolat, plus le droit de quitter le pays, peur qu’on te pourchasse partout où tu vas vivre, etc. 

La seule différence avec l’Inquisition ou la Gestapo, c’est le nombre de victimes d’un coup.  Tout le milieu est perturbé.  Les dirigeants des médias essaient de nous faire croire qu’il est dans l’intérêt général de l’information de savoir ce qui se passe en cour. C’est du voyeurisme, ça ne change rien dans la vie de ceux qui en entendent parler, sauf générer une plus grande paranoïa et permettre aux médias d’avoir de bonnes histoires qui coûtent très peu chères à aller chercher. 

Que des gens se tuent, ça pas d’importance.  Notre société est vraiment très profondément malade et les campagnes sur l’hypersexualisation la rendent encore plus sénile.  Ceux qui nous font croire que des gestes sexuels (sauf le viol ou le proxénétisme) ont autant d’importance sont fous à lier.   Ils n’ont rien de différents des fanatiques religieux qui vont se faire martyrs.  

Les chefs de pupitre qui génèrent cette situation ne méritent pas de se dire journalistes.  Au lieu de fermer les salles de nouvelles de TQS, on aurait dû le faire pour TVA et le Journal de Montréal… L’information serait plus propre.   ( La couverture journalistique n’est plus la même dans ces média.)  

Sexe et mort.

En somme, je pourrais dire que mon éveil sexuel fut long et très agréable.  Je ne me suis jamais contenté d’apprendre dans les livres, de toute façon, avec la censure, je ne trouvais rien de ce que je cherchais.  La censure permet de mentir au jeune tout autant que la pornographie.

L’expérience du plaisir m’a amené à sérieusement remettre les religions en doute.  Comment un dieu d’Amour peut-il nous punir de jouir de notre corps?  Ça me semblait tout à fait contradictoire.  À moins de ne pas savoir ce qu’est la nature humaine, Dieu ne pouvait pas condamner une expérience sexuelle et le but ultime de ces relations : de créer des liens.  Évidemment, parfois je doutais de moi, car, je ne pouvais pas être seul à posséder la vérité. 

Quarante ans plus tard, j’ai la certitude que ceux qui prétendent nous éduquer sexuellement, les religions, sont des institutions qui en dehors de la spiritualité, sont absolument dépravées. 

J’ai rejeté le Dieu qu’on m’enseignait dans mon enfance, mais j’adore encore méditer sur les Évangiles de St-Jean, car à mon avis, même si les religions nous ont menti quant à la sexualité ;  les rites et la spiritualité demeurent des expériences intéressantes. 

Je lis actuellement sur l’idéologie bouddhiste et je dois avouer que ça me plaît énormément.  Les religions judéo-chrétiennes et musulmanes me semblent fausses, car elles se fichent de l’amour humain, du dépassement, sauf dans un masochisme qui provoque le fanatisme.  Elles n’ont aucune valeur quant à fournir un sens et un but à la vie.  Ce sont de grands commerces établis à travers les siècles, parfois, ce sont mêmes des institutions de vengeances meurtrières qui prolongent leurs tentacules sur tous les continents.  Si le diable existe, c’est la religion. 

Dommage, car leurs textes contiennent aussi de bons passages qui provoquent de bons moments de méditation. 

À mon âge, je suis plus près de la mort que de la naissance ; mais on dit que mourir c’est comme et encore mieux que la première éjaculation.  Ce serait le retour sur la vie en vue d’une prochaine naissance.  Je préfère voir ainsi la vie, comme un éternel recommencement plutôt qu’un grand procès galactique.   

Des anges nus, ça me plaît bien, par contre, encore faudrait-il qu’ils aient un corps.  La communication d’esprit à esprit est supérieure, mais seuls les bouddhistes semblent l’accepter comme une des grandes réalités.

Le mélange d’énergie, c’est possiblement ainsi qu’on devrait définir en très grande partie la pédérastie.   L’illumination est une forme d’amour passion.  Une prise de conscience de soi sans avoir à ressentir les limites corporelles. Une jouissance du cerveau et de la conscience.         

Radioactif 429

juillet 8, 2022

Radioactif 429

Texte de 2008, p. 753

Un an déjà !

Il y a un an j’entreprenais de créer un petit carnet (blog).  C’était bien la seule chose qui me restait puisque l’Association des auteurs de l’Estrie essayait de me faire oublier, le plus vite possible, en me rendant invisible sur le plan politico-littéraire. L’organisation a même organisé mon boycotte.  

Être pédéraste, vivre avec, être heureux, s’accepter comme t’es, c’est un peu trop pour les moumounes qui s’imaginent que dieu en personne est venu leur dire que notre petit boyau ne doit servir qu’à pisser. 

Pauvre dieu !  S’il savait comme c’est agréable de jouer avec nos petites quéquettes, il n’y aurait sûrement pas ajouté la jouissance pour créer de l’intérêt et garantir ainsi la survie de la race.

S’il y avait pensé, probablement que dieu aurait prévu que le diable, toujours un peu tête heureuse, confondrait les mots pénis et queue. Toujours perdu, le diable pour se vanter se présenterait sur les photos avec une longue queue ; ce qui provoquerait chez les hommes une course à savoir qui en aura la plus longue.  Comment Satan aurait-il pu deviner qu’il est plus important qu’elle soit dure ? 

Depuis, les Sages de Sion imaginent des campagnes de marketing pour entretenir les modes : un commerce international qui fait oublier ta personnalité au détriment du regard des autres.  

Et, depuis les hommes se prétendent supérieurs aux femmes qui, probablement dans leur manie de toujours se croire inférieure, ont décidé de cacher leur petit instrument.  Elles ont pensé que personne n’en saurait rien en nommant leur pénis intérieur d’un nouveau nom : le clitoris. 

Conscient de cette manigance, j’ai continué d’écrire pour étendre mon savoir et communiquer la flamme du plaisir de rire des mots, véritables petites machines à jouissance.  L’important, me dis-je, ce n’est pas de laisser une trace, mais bien de s’amuser entre deux confessions ou prises de conscience.  Y paraît que j’ai attiré l’attention de 123,000 visiteurs.  Pas si mal pour un écrivain qui n’a que ce petit blog pour se faire connaître. Mais, est-ce vraiment ce qui se passe?  Jamais de commentaires. 

Qu’importe!  Je continue puisque ça m’amuse et c’est ma façon de contribuer à l’amélioration de l’espèce humaine. 

Puisque je suis rendu maintenant trop vieux pour rêver à la reproduction, je ne trouve rien de mieux que de faire partager ma joie de vivre et mes coups de gueule contre les bandits qui n’hésitent pas à tuer des millions d’humains pour se faire encore plus de profits. 

Ce qui n’empêche pas le besoin d’être de plus en plus conscient si on veut qu’un jour la planète ne nous éclate pas dans la face.  Faites l’amour, non la guerre.          
      

Les vrais bandits : le pouvoir.  

Les vrais bandits sont les gens du pouvoir.  Et, notre société, en se voulant un immense territoire commercial, est dominée par ces bandits : ceux qui ont assez d’argent pour modifier la vie. 

Le pire cartel est définitivement l’énergie, le pétrole.  Le pétrole est la principale cause du pillage de l’Afrique.  Puis, suivi de près, le cartel de la vente d’armes, puis, le diamant.

On discute du problème durant que les gens souffrent.  Mais, individuellement, on ne peut pas faire grand-chose : notre seul pouvoir est de diminuer au maximum la consommation d’énergie de façon à baisser les profits.  

Les multinationales ne comprennent que le langage de l’argent.  Elles sont les vrais maîtres de la planète.  Leurs profits exigent de piller la terre et leurs profits est leur seule raison d’exister.  Qu’est-ce qui est le plus important?  Dominer le marché pour empocher davantage. Pouvoir se déplacer rapidement pour maximiser les profits, en payant le moins possible les travailleurs.  Voilà! 

Faudrait apprendre à se contenter du moins possible et vivre quand même, heureux. 

Ces bandits ne dominent pas seulement en fixant notre pouvoir d’achat (notre liberté) ; mais en dominant notre inconscient par la religion, les journaux, notre émotif, nos valeurs. 

Les journaux sont le «el nino» de l’inconscient collectif.  Ils manipulent notre perception du monde.  Leur silence sur les vrais enjeux permet la domination des plus faibles par les plus gros.   

On modifie les lois, on en invente d’autres. C’est aussi pourquoi on veut mettre la main au collet sur la pornographie, car, plusieurs se rincent l’œil, mais ne payent pas pour ce service.  En rendant toute pornographie illégale, le plus sécuritaire sera de s’abonner et de payer pour le silence.  Et ainsi va la morale au gré des profits. 

Le monde n’a plus d’idéal.  Tout est superficiel.  Les bouddhistes qui nient la réalité du « moi» doivent être heureux de constater que la vie sur terre est un chaos dans d’immenses courants d’énergies.  Une chose est certaine quand tu regardes les Tudors, les rois de France, les nobles tout court, tu te rends compte que cet exploitation du maître et de l’esclave n’est pas d’aujourd’hui. 

La royauté était une cour d’assassinats de toutes sortes par ceux qui nous dictaient ensuite la morale  et ça continue.  

Même si le Canada est supposé être libre, il continue de poser la face de la reine d’Angleterre sur tout ce qui nous représente.  Indépendance, mon cul !  Surtout qu’avec Harper, on se retrouve dans le giron Républicains américains.  Les maniaques du pétrole.  Comment s’en sortir, sans que le Québec devienne un pays?

Radioactif 428

juillet 7, 2022

Radioactif 428

Texte de 2008, p. 750

Québec, société malade de sexe.

On vit vraiment dans une société malade.  Alors qu’il y a plus de 100,000 cas de violence faites aux aînés par année, voilà qu’on essaie de nous faire pleurer sur un attouchement sexuel qui aurait été fait sur une personne aînée. 

Il faut être complètement fou pour essayer de nous refiler que la gérontophilie est aussi pire que la pédophilie. Ce serait donc des touchers, si je comprends bien, une très grande préoccupation quand des millions de gens sont condamnés à mourir de faim dans le monde.  

On est vraiment tombé sur la tête avec tout ce qui touche la sexualité au Québec.  On a le cerveau complètement paralysé par les vieux enseignements religieux et les possibilités de chantage.   De grâce libérez-nous de ces imbéciles! 

J’ai hâte qu’un jeune, en autant qu’il ne soit pas violent, me fasse une pipe.  On n’a pas tous le même rapport avec la génitalité.  Je trouve que j’en manque.   « J’ai plus de 65 ans… vite ! vite !  Je suis tanné de devoir me contenter de me passer un poignet en regardant les photos excitantes sur internet. Il faut vivre à fond avant de mourir. » Devrais-je crier.

Être trop scrupuleux, c’est vraiment une maladie mentale.  

On manque de personnes pour s’occuper des jeunes parce qu’on a fait peur à tout le monde avec la pédophilie et voilà qu’on essaie d’en faire autant avec les aînés. 

Personne n’osera plus s’occuper de nous parce qu’on aura peur d’être poursuivi en justice.  Ma bande de malades, occupez-vous donc de votre propre cul !  Et laissez-nous jouir en paix.

Liberté de presse, mon cul !

Quand on écoute les informations ces temps-ci, on ne peut faire autrement que de se poser des questions sur ce qu’est la liberté d’information. 

Alors que dans le monde, des millions de gens risquent de mourir de faim, que les plus pauvres ici risquent de manger encore plus de misère à cause de la crise du pétrole, on nous parle du fils de Guy Lafleur; du belge qui est tombé en amour avec une petite fille de treize ans et un gars que sa patronne a amené à connaître les joies du sexe. 

En fait, nos médias ont continué de développer une paranoïa autour de tout ce qui est sexuel.  Ou les journaux manquent de matière ou les chefs de pupitre sont une bande d’irresponsables qui préfèrent exploiter le jaunisme que la vraie nouvelle. 

Le «père Pierre Péladeau» prétendait que les journaux devaient offrir le genre de nouvelles que le client veut.  Résultats : le Québec régresse au lieu d’évoluer. 

Au lieu d’avoir des curés qui font des crises de scrupules directs en chair, on a des journalistes qui se noient dans les bobettes des toilettes des palais de justice.  Qu’est-ce que ça me donne ces nouvelles?  En quoi cela ajoute-t-il quoique ce soit à ma sécurité ou mon bien-être?  Ma situation sociale? Qu’est-ce que ça m’apporte de savoir tous ces détails sordides?  Sommes-nous tous des voyeurs compulsifs? 

On se sert de ces nouvelles pour nous passer la religion et le fédéralisme à la Harper par la porte de derrière.  Pendant qu’on s’occupe du «derrière» des autres, on ne voit pas comment on se fait exploiter par les bandits légaux : multinationales, banques, bourses, etc.    
     
Pendant que certains policiers se masturbent le cerveau devant des films pornographiques juvéniles pour attraper un individu alors ce policier peut se passer un poignet en même temps, on ne retrouve pas les personnes disparues et on a même pas le cœur d’affecter ces «pervers du scrupule», ces abuseurs de morale, sur les vrais problèmes.  Pourquoi?  Parce que ça paye !        

C’est plus rentable de parler de l’érection d’un bandit dans les douches d’une prison que du vol de nos gouvernements, de l’exploitation des multinationales ou des solutions à trouver face aux problèmes créent par nos politiciens et le système devenu grande mafia : les hôpitaux, l’éducation, la relève.  En fait, on exploite la curiosité qui ne dérange pas, qui ne nous amène pas à se poser de vraies questions. 

On fait de grandes démonstrations pour sauver la liberté d’expression quand des journalistes sont mis à la porte, mais pas un mot pour dénoncer que nos informateurs se nourrissent presque seulement de ce qui se passe en cour parce que ça coûte moins cher que de se déplacer ou d’effectuer les recherches qui nous permettent de mieux comprendre ce monde de voleurs légalisés dans lequel nous vivons.   Il faut bien faire vivre les curés modernes : les avocats qui s’occupent des affaires sexuelles.  

Nous raconter ce qui se passe en cour parce que ça coupe les dépenses, ce n’est pas de l’information, c’est de l’exploitation, de l’aliénation. 

La vraie information cherche à nous expliquer et nous faire comprendre ce qui se passe dans la vie, la politique, en particulier.  La vraie information cherche aussi comment notre société peut évoluer pour le mieux.  La vraie information nous permet de suivre le chemin de notre argent versé en impôts.  La vraie information remet les événements et les préjugés en question. 

Aujourd’hui, on peut mettre certains journalistes, certains avocats et certains politiciens dans le même sac à ordure. 

L’Inquisition

juillet 6, 2022

Les pouvoirs féministes politiques et de RDI se sont déchaîné aujourd’hui. Un pas de plus vers le Tribunal d’inquisition sexuelle voté par l’Assemblée nationale. Préparez-vous, Messieurs, un toucher non consenti est une agression sexuelle. Combien réclamera-t-on en compensation, même si la prison est automatique? La dictature FÉMINISTE  s’installe allégrement.

Radioactif 427

juillet 6, 2022

Radioactif 427

Texte de 2008, p. 747

Registre sexuel.    

J’ai fait parvenir la lettre suivante à M. Mario Dumont, chef de l’Action démocratique du Québec concernant l’obsession d’une de ses députés, à propos du registre sexuel qu’elle voudrait public.  

Selon mon expérience personnelle, je sais que la lutte aux pédophiles est directement liée aux bonnes œuvres (mœurs) de la pègre.  Instaurer un registre permanent public des prédateurs sexuels, ce n’est pas seulement permettre d’organiser un Klux Klux Klan de la pédophilie ; mais c’est fournir tous les éléments nécessaires pour créer une industrie du chantage ou du lynchage.   

Un tel registre permettra à la pègre de faire chanter n’importe quelle personne accusée de crime à caractère sexuel, violent ou non violent ; reconnue coupable ou non coupable.  

Puisque l’on peut plus difficilement tuer ou te mener au suicide en prison, grâce aux sections protégées, on essaie maintenant de déménager le terrain de la vengeance en dehors des murs.  Un retour à ce qui se passait dans les années 1950 alors que l’Église dominait nos consciences. 

Tant que la sexualité sera vue comme un péché, comme de la luxure, nous aurons à subir l’intolérance des gens incapables de s’accepter dans leur réalité  d’ «être sexué». 

La morale qu’on nous impose est non seulement paranoïaque, mais un viol de conscience.  On a le droit de croire que la sexualité est bénéfique.  Si c’est tout ce que l’Action démocratique du Québec a à nous offrir, le retour à l’époque des cavernes, ce fut une erreur que de lui avoir fait confiance et il serait urgent que l’on s’en débarrasse. 

Si vous voulez vous attaquer à de vrais problèmes, il y a le système — une mafia universelle – les drogues qui sont la principale cause du haut taux de maladies mentales et du décrochage scolaire. 

Quand vous pourrez me prouver que c’est dommageable de regarder des corps nus, que ça crée plus de problèmes que le jeu et les présentations violentes qui noient la vie des jeunes, je croirai que ces croisades pour la pureté sont utiles. 

En attendant, je pense que ma névrose est préférable à votre psychose. 

L’hypersexualisation.

L’hypersexualisation des filles est un faux problème créé par des féministes arriérées, dépassées, qui ne peuvent pas acceptées d’être sexuées et qui, comme les curés, voudraient interdire aux plus jeunes le plaisir qu’elles ne peuvent pas s’offrir.  Une projection de leurs propres peurs. 

On prétend que les jeunes sont plus sexués que nous.  Je l’espère.  Nous vivions dans une société totalement rétrograde, aliénée par une religion qui ne pensait qu’au sexe à interdire, tellement scrupuleuse que ça la rendait vicieuse.  Il ne fallait jamais parler de sexe.  Il ne fallait même ne pas y penser.  Comme si c’était normal de ne pas se sentir. 

Juste entendre dire le mot «petite culotte» et certaines perdaient conscience.  Il ne fallait pas dire «bander», parler des  » gosses ou de la picette  » ; fallait même pas y penser, car c’était déjà un péché mortel.  En parler est même devenu un sujet pour les causes de harcèlement sexuel.  Une vraie folie collective. 

Pas étonnant que des femmes intelligentes se soient levées et aient exigé d’être maîtres de leur corps, avoir le droit à l’avortement, avoir le droit de jouir sans procréer.  En même temps, certains gars sont sortis du placard pour affirmer qu’on peut être gai sans être malade mental. 

Les moumounes combattaient l’homosexualité sous prétexte de défendre les jeunes contre ces monstres.   La libération sexuelle était en marche.  Les monstres sont les chastes cerveaux qui refusent le plaisir.

De la peur obsessionnelle, on est passé à la liberté «at large», jusqu’à ce que l’on réalise que la liberté c’est aussi une forme de responsabilité.   D’autant plus, que le système venait d’inventer le sida pour permettre à la main de Dieu de punir les récalcitrants. La liberté, le plus grand don de Dieu, qu’on disait, prenait des airs de mort lente et affreuse.  Mais, pour être libre, il faut avoir le choix.  Il faut être autonome.  La liberté est un très long apprentissage.        

Quand j’étais jeune, il y avait les mouvements religieux pour nous apprendre à ne pas boire : « les Lacordaire « .   J’y ai adhéré bien saoul.  L’interdit total est la plus grande des incitations.  La religion avait cependant un côté très positif, elle nous apprenait à avoir un idéal, un rêve à réaliser dans la vie, un but, un sens.  Mon premier but fut la révolution. 

Les Québécois se faisaient plumer par les fédérastes.  Avec le temps, j’ai compris que la révolution est simplement de travailler à améliorer le sort des humains sur cette terre ; les droits de la personne. 

La violence ne sert pas la révolution, au contraire, elle permet seulement de mettre d’autres exploiteurs au pouvoir.  La vie m’a appris que pour te fermer la gueule quand t’es un journaliste qui crie trop fort, il suffit de t’accuser d’un geste sexuel pour y arriver.  J’étais trop émancipé pour ne pas y avoir droit.

Mais, parfois, il faut passer par là pour voir clair.  Il y a une différence entre celui qui te frappe pour te violer et celui qui t’enjôle parce qu’il est ébloui par ta beauté.  Le mécanisme de l’amour est bien différent de celui de la violence ; mais notre société n’en tient pas compte. 

Pour elle, un geste est sexuel ou non.  On continue chez les féminounes à voir la sexualité à travers le prisme religieux plutôt qu’avec des yeux plus scientifiques.

Il y a comme disait Freud des états de conscience liés au développement de la sexualité chez tout individu.  On ne perçoit pas la sexualité à 10 ans comme à 30 ans.  On ne la vit pas de la même façon.  Ce qu’on nous dit quand on parle d’hypersexualisation revient aux vieux interdits de mon enfance, à cette ignorance crasse que l’on maintenait par la censure. 

Oui, les jeunes sont plus exposés à la nudité comme ils le sont plus à la violence.  Quel est le pire ?  Oui. Ils savent mieux que nous, comment ça passe.  Sont-ils plus dépravés parce qu’ils sont mieux informés ou du moins ils devraient l’être ?  Est-ce en niant la sexualité des jeunes qu’on leur apprendra à être autonomes ?

Les personnes qui crient à l’hypersexualisation sont les mêmes qui criaient pour cacher les revues pornographiques (cacher les cigarettes) pour empêcher les jeunes de trouver une réponse aux questions qu’ils se posaient et étaient, comme être sexué, en droit de se poser.  Oui, c’est normal de vouloir fasciner l’autre par sa beauté.  Oui, c’est valorisant d’y arriver. 

Si l’industrie de la femme-objet existe, c’est qu’elle a une clientèle et ce n’est sûrement pas du côté des garçons.  On nous a fait passer de l’homme macho à l’homme rose ; de l’homme libre à l’homme coupable d’exister ; mais je connais peu de mâles qui rêvent d’être eunuques.  Il est temps qu’on reconnaisse qu’il est normal d’être sexué.  Il n’y a rien de mal à ça.  Il n’y a que les esprits tarés pour y voir une forme péché ou de mal.   

Dès que tu nais, tu as ta petite nature, ton orientation sexuelle, ta force de libido.  Tu l’as sans même le vouloir.  Elle est dans ta génétique.  T’es pris pour vivre avec.  Il faut donc apprendre à s’en servir positivement.  Le sexe ne se vit pas sans émotion.  Personne ne sait gérer ses émotions en naissant.  C’est aussi un long apprentissage.  L’important, c’est de devenir non seulement autonome, mais heureux.         

Je me souviens, avant de retourner à l’intérieur des murs, avoir eu une petite amie, féministe, qui voulait que j’ajoute dans les droits de la personne, le droit au bonheur.  J’y voyais un problème : aucune société ne peut garantir le bonheur à ses citoyens, car le bonheur est une réalité, une définition personnelle.  Le bonheur n’est pas le même pour tous. 

Cependant, je considère depuis que toute société démocratique doit s’efforcer de mettre en place tous les mécanismes qui permettront à l’individu de pouvoir évoluer dans la quête de son bien-être.  Quête quasi-impossible dans une société de consommation à outrance ou une société trop scrupuleuse. 

Par conséquent, une société évoluée permettra à ses jeunes, à travers un enseignement sain, de savoir comment fonctionnent leur corps.  Elle leur fournira toute l’information nécessaire pour faire des choix judicieux.

Au lieu de jouer aux scrupuleux, les responsables de l’éducation des jeunes devraient concevoir des outils (films, textes) d’information et de réflexion sexuelle.  Un jeune qui sait ne passera pas sa vie à regarder du porno alors qu’il comprend que cette approche de la sexualité manque de son élément principal : l’amour.  La porno déforme la réalité et fait croire que le geste suffit pour t’envoyer au ciel … d’ailleurs, c’est ce que les jeunes reprochent à la porno : déformer la réalité, la vérité et ainsi manquer de romantisme.

On ne fait que commencer à dire la vérité sur la sexualité des jeunes.  Ainsi, à ma grande surprise, on publiait dans la Tribune de Sherbrooke, le résultat d’un sondage fait auprès de jeunes d’East Angus.  On y confirmait ce que la majorité des gens pensent.        

Les filles prétendent avoir fait l’amour pour la première fois à 15 ans alors que pour les gars c’est 14 ans.  (Si on parlait de masturbation, ce serait un décalage encore plus grand et chez le garçon ce serait probablement autour de 11 ou 12 ans pour la première fois).  Ce qui correspond bien à la première éjaculation.   

Alors que les filles commencent plus vieilles à regarder des clips sexués parce qu’elles trouvent ça vite trop osé, les gars eux voudraient toujours en voir plus.  Si on pense à la publicité, on note que pour faire croire que c’est normal d’être hétéro, le bébé en couche a déjà sa petite amie. 

Avant 11-12 ans, le petit gars ne veut rien savoir des filles, car la sexualité est la dernière de ses préoccupations et les filles sont trop moumounes dans les jeux.  Les intérêts sont on ne peut plus divergents.  Les stéréotypes que les féministes condamnent tant sont ceux qu’elles et les hommes comme elles ont créés pour combattre l’homosexualité.  Il fallait asseoir le message de la normalité.  La raison d’exister de la publicité est de vendre, vendre n’importe quoi, mais vendre.        

On vient à peine de s’apercevoir que les jeunes sont sexués, car on nous a -par le silence- fait croire que c’était mal de l’être.  Mais, qu’on le veuille ou non, l’humain étant un animal sexué, il l’est de sa naissance à sa mort. 

Les gars ont toujours eu le bâton plus vite élevé parce qu’on ne commence pas au berceau à leur casser la tête avec la sexualité.  La fille n’a pas dix ans qu’elle doit croire qu’il faut absolument empêcher un homme d’y mettre la main sur une poitrine inexistante. Question d’apprendre jeune à ne pas se laisser tripoter.  Une fille sexuée est une guidoune, apprend-on aux jeunes filles. 

Le Québec est une société d’hypocrites, à cause de la religion dès qu’il est question de sexualité.  On joue aux scrupuleux pour passer pour normal.  

Dans cette enquête, on révèle que les gars sont allés voir du porno vers 10 ans alors que les filles parlent de 13-14 ans.  On pourrait se demander si l’éducation des filles, à cause de la surprotection, ne crée pas ce décalage horaire?  Alors qu’on essaie de nous faire croire que les pédophiles sont très dangereux sur internet, on apprend que très peu de jeunes ont eu des rencontres sexuelles à la suite de clavardage.  Ce n’est même pas dans les mœurs des jeunes.  Allo!  Allo! Réveillez-vous ! 

Pourquoi multiplier le nombre de policiers affectés à surveiller (ce devrait être les parents) les jeunes sur internet ?  N’y a-t-il pas des services de sécurité parentale qui existent?  Les jeunes sont curieux, mais ils ne sont pas fous.  Ils savent très bien qu’il existe des maniaques et que c’est une question de sécurité que de ne pas se fier à ce qu’ils voient ou entendent sur internet.  J’ai 65 ans et on a essayé de me piéger dans de la fraude ; alors imaginez si j’en avais 13 et une belle petite queue… pardon… ce sont les fillettes qui se font prendre… drôle de hasard. 

Serait-ce que les hétéros se contrôlent moins bien que les gais?  Pourtant, chez les gais, le «cruising» est bien spécial.  Il est loin d’être hypocrite… Tu passes plus souvent et plus vite la main sur ce qui te fascines, mais tu dois faire attention, car si l’autre n’aime pas ça, il peut t’arranger le portrait. 

Si les lois concernant le viol étaient strictement liées au droit de dire oui ou non, les procès seraient là pour protéger toutes les filles. Mais, la protection des jeunes permet la quête de meilleures subventions pour les mouvements qui croient que parce que t’as eu une expérience sexuelle, tu es nécessairement une victime.

Nègre

juillet 5, 2022

Je suis un Nègre blanc d’Amérique. Très bon livre de Pierre Vallière.

Radioactif 426

juillet 5, 2022

Radioactif 426

Texte de 2008, p. 744

Je suis nouveau-français d’Amérique.          

Si je respecte les nouvelles lois, voulant l’égalité entre l’homme et la femme, une réalité qui ne devrait jamais être mise en doute, qu’on devrait ajouter à notre Charte de la personne ; je me dois de constater que je suis de descendance Nouveau-Français puisque mon pays d’origine est la Nouvelle-France.

Mon pays, colonisé par la France, mon pays père-mère, fut vendu aux Anglais dans un grand échange d’après-guerre. 

Abandonné, j’ai appris à survivre seul.  Aujourd’hui, voyant qu’on est devenu riche, donc, un marché intéressant, la France qui s’anglicise en écoutant Paul Desmarais (dis-mois qui tu fréquentes et je te dirai ce que tu vaux). Elle essaie de nous faire croire qu’on lui doit quelque chose parce qu’on a quelque part dans nos gênes, les mêmes tendances que Sarkozy , donc, nous sommes des coureurs de jupons infatigables.   

À remarquer que même cette égalité, dès qu’on s’est senti libre, a évolué : de coureur de jupons, nous sommes devenus coureurs des bois.  Pas étonnant que Louis Riel savait que chez tous les autochtones métis, il y a une pinte de sang français.  Nous avons toujours préféré davantage nous nettoyer le fusil dans la nature qu’admirer les conventions militaires. 

Nous avons toujours eu l’esprit large et nous nous sommes toujours sentis bien quand nous étions au large.  Nos ancêtres libres étaient d’ardents défenseurs du « Newlook autochtone», précurseur de l’hypersexualisation, inventée par jalousie par les féminounes qui trouvent toujours les autres plus belles qu’elles. Elles jalousent encore les  « Rocheuses » qu’elles admirent en secret chez les «tops modèles» dans les revues, mais elles nourrissent leurs discours d’espoir que la mode fera tomber les hommes amoureux des petites poitrines ou des corps mieux enveloppés.  

Une vision encore toute religieuse de la femme consacrée «mal en puissance» par les curés ou «Marie Madeleine ».si tu n’es pas « Mère ».   Nos ancêtres savaient que les petites Indiennes valaient bien les petites canadiennes, sauf en hiver.  Et oui, avant le Kanada, (consécration autochtone), il eut la Nouvelle-France.

Remarquer qu’à cette époque, les nouveautés d’appellation contrôlée étaient plutôt restreintes. Et du Kanada, qui signifie « grande fiesta » est né chez les Anglais, un peuple plutôt froid, le Canada. 

Les Anglais ont quand même eu la bonté de nous reprendre en main, en brûlant les maisons le long du St-Laurent , en nous forçant à parler leur langue et en laissant les nobles partir pour la France, (avant de partir pour la gloire en 1789) , éliminant pratiquement l’existence de personnes le moindrement instruites en Nouvelle-France, devenu Nouvelle-Angleterre. 

Ils pensaient que nous n’existerions plus très bientôt. Mais, c’était mal comprendre notre force en viagra.

Quand ils se sont aperçus que nous étions un peuple fort, une race invincible, ils ont tenté de créer leur Canada.  Puisque vaincu, on «le» portait bas, ils ont décidé de nous appeler Bas-Canada.  Persuadés que leur morale, nous forcerait à rester dans nos culottes, ils tentèrent de nous humilier une première fois en se proclamant le Haut-Canada.  On a dû admettre leur sens de l’égalité puisqu’ils nous ont forcés à payer leurs dettes.   

Je ne suis donc pas de descendance «canadienne-française» puisque le Kanada est un concept amérindien et que du français, je fus  » abandonné ». 

Je suis donc un Nouveau-français d’Amérique d’où, grâce à Vespucci, j’adore les mets italiens, particulièrement, la lasagne.  Je suis issu de la pauvreté, mais j’ai du courage à revendre. 

Je suis de race fière, assez fière pour dire à nos intellos qui veulent nous garder dans le Canada anglais, descendant du Haut-Canada, d’aller se faire voir. 

Si nos gouvernements avaient fait l’indépendance, on n’aurait pas de problème identitaire aujourd’hui.  Et pour accompagner nos lasagnes, on prendrait un bon verre de la cuvée Jacques Parizeau, car ce vin mérite la réputation de nos origines latines : « In vinos Veritas» ! 

La folie scrupuleuse.       

Chaque année, quand survenait le début de l’été, on voyait apparaître dans nos classes, l’assistante-directrice avec une règle à mesurer pour s’assurer que les filles n’avaient pas une jupe trop courte.  J’ai toujours trouvé ça absolument débile.  Même si les jupes étaient courtes, les filles avaient quand même des sous-vêtements.  Quelle est cette maladie mentale qui fait que l’on devient hystérique dès qu’on voit un corps qui est le moindrement dénudé ? 

Je me suis demandé si je réagirais différemment si les petits gars arrivaient avec des culottes courtes, ayant une telle échancrure aux cuisses qu’elle me permettant de voir ou deviner les parties génitales derrière les sous-vêtements?  J’aurais sûrement tendance à regarder, car je suis très voyeur, mais au moins, je sais que c’est complètement débile.  Ça ne m’apporte absolument rien, mais j’adore ça quand même. 

Les féministes-curés ne semblent pas voir les choses du même oeil.  Elles agissent comme si elles étaient jalouses ou comme si elles avaient peur qu’une autre personne soit plus attrayante qu’elles.  D’ailleurs, les plus scrupuleuses sont généralement les plus laides ou celles qui se croient les plus belles, mais qui sont frustrées de ne pas attirer autant les regards.  Est-ce une autre méthode pour se faire remarquer ? 

À mon sens, de tels scrupules dénotent un gros problème de maîtrise de soi.  En quoi la façon de se vêtir des autres me regarde-t-elle?  C’est à l’école, direz-vous. So what?  Elles ne sont pas plus nues que sur la plage ? 

On dirait que les humains aiment se coincer dans toutes sortes de règles débiles.  Les cigarettes, par exemple.  Bientôt, il faudra cacher nos dentiers pour ne pas faire peur aux jeunes.  Ou leur montrer ce qu’il leur arrivera s’ils fument trop. Si on les enlève trop vite, ils pourraient penser qu’on veut les sucer. On est même plus maître chez-nous. 

Un de mes neveux attend depuis quatre ans l’acceptation des travaux de réparation à sa demeure.  Le voisin d’un de mes cousins vient de se faire interdire le droit de mettre de l’asphalte dans son entrée de cour.  Bientôt, il faudra un ticket pour avoir droit de respirer.  Quand les gens commenceront-ils à exiger le droit à la vie privée ?  Pas de violence, ça ne regarde que moi. 

Pourquoi n’aurait-on pas un peu plus de plages publiques pour nudistes?  C’est tellement agréable de nager nu…

Avoir honte de son corps, est une preuve de déséquilibre émotif. Alors, imaginez le déséquilibre du professeur qui se sent mal à l’aise de parler de masturbation dans un cours de sexualité. Il a absolument besoin de rencontrer un psychologue pour se faire rapetisser le Surmoi.

Radioactif 425

juillet 4, 2022

Radioactif  425

Texte de 2008, p. 741

Guerre d’intellos.

Le pire cauchemar du Québec et du Canada, c’est d’être dirigé par des avocats.  Ces individus prônent sans cesse la morale, mais ne cherchent qu’une chose : gagner à tout prix.  C’est ce qu’on constate quand on lit la biographie de nos ex-premiers ministres.

Le problème ce n’est pas qui avait raison afin de pouvoir vanter sa perspicacité, mais, le bien des individus qui demeurent dans tel ou tel territoire.  Il n’y a pas que l’économie qui compte, même si nous allons tout droit vers une super-crise économique mondiale.  On se fiche que des millions de gens crèvent de faim, on est ébloui par la crise du pétrole. 

On oublie que pour l’or noir et les diamants, on a pratiquement détruit des pays africains, tué des millions de gens et ça continue. Le pétrole n’a pas de prix, il est un dieu.

Le seul changement appeler à survenir : quand il n’y aura plus de pauvre pour payer taxes et impôts, on devra bien » laver  » des gens un peu plus riche, la classe moyenne.  Mais, cette classe est un peu plus instruite et peut-être que la situation dans laquelle la mondialisation nous entraîne créera la première révolution mondiale? Quand il n’y aura plus d’argent pour payer le « militaire » peut-être que les dirigeants du monde commenceront à trembler dans leurs culottes? 

Et pendant ce temps au Québec, on se demande si on est des Québécois de souche ou des Canadiens français? 

C’est une question que se posait mon bon ami l’écrivain Raoul Roy, mais la perspective était différente.  Raoul disait que le Canada a tellement volé le Québec qu’il lui avait même volé son propre nom.  Pour lui, le Canada c’était le Québec et les Anglais devraient se trouver un autre nom.  Les Québécois, terme qui viendrait du RIN et de Bourgault, ça voulait dire pour M. Roy, les habitants de la ville de Québec.  Je trouvais ça très comique. 

On est devenu des Québécois d’appellation, il ne nous manque plus que le pays.      

On ne peut pas toujours revenir en arrière comme on vient de le faire avec la sexualité. On est revenu aux années 1950 en changeant l’âge de consentement à 16 ans et avec la loi C-10, on recrée le trône de la censure. 

Pendant ce temps, Stéphane Dion ne trouve rien de mieux que de laisser Harper nous enliser dans la merde religieuse de l’Ouest canadien américanisé.  Au moins, on aura la chasteté.  Quand on comprendra, le Québec deviendra un pays.    

Toutes ces guerres d’intellos n’ont d’intérêt que pour eux ; mais ce sont les gens en général qui payent la note.

La folie humaine.

Pendant que des millions de personnes sont condamnées à crever de faim à cause de la crise alimentaire, empirée par l’explosion du coût du pétrole, nos gouvernements dépensent des milliards de dollars pour la guerre. 

Selon l’institut international de la recherche pour la paix à Stockholm, ces dépenses ont atteint 1339 milliards de dollars en 2007, la part des États-Unis représente 45 % du total.  Washington a dépensé 541 milliards, soit 3.6 % de plus qu’en 2006.  La Grande-Bretagne occupe la deuxième position (59.7 milliards de dollars) suivi de la Chine (58.3 milliards de dollars), la France (53.6 milliards) et la Russie 35.4 milliards.  Les huit puissances nucléaires possèdent 25,000 ogives nucléaires en 2008.  Peut-on être plus fou ? 

Est-il normal que les moins bien nantis n’aient pas droit à une toute petite part du gâteau?  Si on prenait 5% de l’argent dépensé pour les armes, tout le monde sur la terre serait nourri, logé, soigné et éduqué. 

L’être humain est le seul animal assez fou pour engranger de telles richesses.  Quand tu mourras amèneras-tu tes avoirs ? 

La richesse est concentrée entre les mains d’environ 500 personnes au maximum qui décident de la vie ou de la mort de millions de gens.  Pourquoi cette folie pour détenir le plus d’énergie, de dollars, de pouvoir est-elle possible?  Une vraie maladie mentale, car le pouvoir et la richesse ne te feront pas vivre une minute de plus. 

Évidemment, la responsabilité première de cette situation revient à ceux qui payent les taxes et les impôts sans s’opposer à cette folie.  Comment priver nos gouvernements de l’argent nécessaire pour empirer cette folie collective qu’on retrouve seulement chez l’homme?  Sans guerre, notre système ne peut pas survivre, car toutes ces dépenses inutiles sont essentielles au bon fonctionnement de l’économie.  Le système économique est comme un serpent qui se bouffe la queue.  Plus l’espace entre le bout de la queue et de la tête est grand, plus il est en santé. 

Dans La paix indésirable, un livre formulant les raisons pour combattre la guerre présenté à John Kennedy, on disait que la guerre permet une tonne de dépenses inutiles et sans celles-ci le système éclaterait.  La guerre permet entre autres la création d’emplois bien payés. La folie militaire engendre la création de toutes sortes de recherches qui finalement servent à l’ensemble de l’humanité. 

L’homme est-il une bête si folle qu’elle ne peut pas évoluer sans détruire son environnement pour posséder tout ce qui l’entoure?  Pourquoi le pouvoir est-il concentré entre les mains de quelques-uns?  Pourquoi la majorité accepte-telle qu’on carbure à la guerre?  Les pires causes sont économiques. 

Le surplus d’êtres humains crée une surabondance de la consommation, ce qui rend l’énergie plus rare et donc plus coûteuse.  Ce même surplus exige que l’on détruise davantage la planète pour répondre aux besoins de consommation des humains.  L’argent est concentrée entre les mains de ceux qui détiennent ces richesses ou encore pires les détenteurs artificiels, la bourse.  On se fiche de la santé de la planète.  Tant qu’il y aura des spéculateurs, des bourses, il y aura des crises ; car ces salauds se fichent du dégât qu’ils causent, ils ne pensent qu’au profit.  Une bêtise absolue. 

Ça existe simplement parce que nos gouvernements n’ont pas le pouvoir de mettre un système plus humain à la place du capitalisme sauvage ou du communisme.   Pire, les religions ont été détournées de leur raison principale d’exister et au lieu de rechercher une amélioration spirituelle des gens, les religions veulent être celles qui dominent (plus d’argent) et pour ce faire, elles créent des règles qui permettent l’aliénation.  En contrôlant la sexualité, les religions modifient et contrôlent l’ouverture d’un individu à l’autre.  La haine peut être entretenue en se basant sur la supériorité de sa religion.  Plus on croit, plus on est fanatique, plus on est prêt à faire la guerre. 

Le plus bel exemple se passe au Moyen Orient où la guerre repose d’abord sur la différence de religions.  Ce sont les fanatiques religieux juifs et musulmans qui entretiennent la haine.  L’homme de la haine, c’est l’homme de la domination des instincts, du rejet de sa réalité, de sa sexualité : le produit des religions.  Si les religions se contentaient de s’occuper des raisons spirituelles pour lesquelles elles existent, elles prôneraient l’amour plutôt que la haine de tous ceux qui nous sont différents.  Comment renverser la vapeur?  Comment revenir au besoin fondamental d’être heureux?  

Les Nations Unies doivent exiger des grandes puissances que l’on prenne une partie de ce qui est investi dans les armes et qu’on l’investisse dans la lutte à la misère.  Tout individu a le droit d’avoir la chance de se réaliser.

Cette situation existera ainsi tant que la majorité n’en aura pas pris conscience. Faudra-t-il qu’il en meurt encore des millions avant de s’en apercevoir?  

Radioactif 424

juillet 3, 2022

Radioactif 424

Texte de 2008, p. 739

Le racisme.

Quand j’étais en pension à Québec, j’étais, à part la famille qui nous recevait, le seul pensionnaire qui était Québécois d’origine, les autres étaient tous Français, Belges ou Algériens.          

Un jour, un noir s’y installa.  Je suis allé prendre une bière avec lui.  J’étais le plus fier des gars, car je n’étais pas raciste.  Puis, celui qui devint un jour cuisinier du gouverneur général.  « O abomination des abominations ! », me dit que j’étais un raciste.  Je ne comprenais rien.  J’étais gentil, je le respectais, je lui payais bière sur bière, que faisais-je de mal pour être ainsi identifié au pire vice de l’humanité : l’intolérance, le racisme? 

Il eut la gentillesse de me l’expliquer.  « Si tu étais avec un autre blanc, serais-tu aussi prévenant, aussi gentil, que tu l’aies avec moi?  Non ! Parce que je suis noir et tu dois te prouver que tu n’es pas raciste, donc, t’es raciste. 

Être raciste, c’est agir différemment avec un individu, que ce soit en bien ou en mal, à cause de sa race.  La race lui donne un statut privilégié. »  

J’étais raciste parce que je n’agissais pas avec lui exactement comme avec un autre, à cause de sa race. 

En d’autre terme, en le gâtant, j’essayais de me prouver que je n’étais pas raciste pour faire plaisir à mon petit égo, mais cette hypocrisie, ce manque de naturel, de sincérité dans l’intention, faisait de moi  un raciste. 

Alors, nous n’étions pas des égaux.  Il était perçu comme mieux qu’un autre, qu’un blanc, pour me prouver que je n’avais pas de préjugés.  En ce faisant, je venais de prouver que j’en avais.  Si je n’en avais pas eu, je n’aurais pas eu à me prouver que je n’en avais pas.  Ne pas être raciste, c’est de ne pas faire de distinction, d’agir exactement avec l’autre, comme s’il n’y avait pas de différence.  D’être à être, d’humain à humain.           

Il est aussi possible que des noirs soient racistes.  J’ai constaté que les amis de mes fistons et même mes fistons, même s’ils avaient la peau brune et non noire, apportaient une nuance quant à ce que le noir soit plus foncé ou moins foncé chez l’autre pour se situer socialement.  Pour eux, un Haïtien était moins nègre qu’un Africain.  Ce n’était pas ma façon de voir, mais la leur entre noirs.

Par exemple, quand j’ai voulu adopter leur cousin Nosir, mes fistons me parlaient souvent du fait qu’il était plus noir qu’eux.  Pour moi, ça n’avait en soi aucune importance.  Ils étaient très heureux de ma décision, c’était le cousin adoré, mais ils percevaient cette nuance raciste. 

Le racisme m’apparaît comme un refus de la moindre différence.  Cependant, suis-je raciste juste à constater ces différences?  Je ne le crois pas.  On n’est pas assez imbéciles pour ne pas voir la nuance ; mais si cela me fait agir différemment alors je deviens un raciste.  Cette petite anecdote devrait guider notre discours sur « notre racisme».     

Quand je travaillais pour le Parti Québécois, à Val d’Or, tout en me battant comme président de la Société nationale des Québécois pour le fait français, les libéraux s’amusaient à me décrier comme un raciste parce que je voulais un Québec français.         

En quoi l’aplaventrisme devant l’anglais est-il autre chose que du racisme?  L’anglais est alors perçu comme supérieur au français.    On me traitait de raciste alors que j’avais adopté deux enfants de couleur, que je me rendais à la mosquée et je participais aux rites religieux musulmans par sympathie pour mes fils.  Je voulais comprendre nos différences.  Qui étaient vraiment racistes?  Le racisme porte peut-être un autre nom quand entre personne de même couleur on se calomnie?      

Est-ce que le fédéral, en refusant la double citoyenneté aux anglophones du Québec pour appuyer la partition advenant un OUI au référendum, était raciste?  Sûrement.         

Quand j’ai accepté de vivre avec mes deux garçons, j’exigeais que tout se passe en français à la maison.  Ce qui ne leur plaisait pas. «Le Québec est français », leur disais-je ; mais la raison la plus profonde était la suivante : le français est une langue extrêmement difficile à apprendre, donc, il fallait y mettre tous les efforts, lui donner l’exclusivité pour en faciliter l’apprentissage alors que l’anglais, quand ils posséderaient le français, c’est tellement facile à apprendre qu’ils le feraient sans effort. 

Un petit bain linguistique suffit pour apprendre l’anglais.  Le français aime se compliquer la vie, il ne se contente pas de règles, mais ajoute encore plus d’exceptions. C’est une très belle langue, mais elle est en régression à cause de ça.  Elle ne s’adapte pas à la facilité, une qualité recherchée par tous les jeunes. 

Quand j’ai commencé à enseigner, à Montréal, je suis revenu tout fier à la maison d’avoir un emploi plus permanent, .avec plus de sécurité.   Une permanence.  Imaginez les rires et les sarcasmes quand les jeunes ont appris que mon travail serait d’enseigner l’anglais.       

Cet incident demeure après tant d’années à provoquer l’hilarité dès qu’on se rencontre, Shuhed et moi, puisque malheureusement Rouhed n’y est plus.      
 
Je crois très honnêtement que mon ouverture aux autres est le plus beau et le plus grand cadeau-héritage que m’a laissé ma pédérastie. 

Ça demeure vrai, même si aujourd’hui, tous les paires avec qui j’ai combattu pour créer un pays, me rejettent parce que j’ose affirmer ma pédérastie.  

Je suis rejeté par tout le monde parce qu’il est actuellement à la mode de ne pas frayer avec un tel pervers.  

Ce fut une expérience qui m’a forcé, par le goût du bien et du beau, à accepter de toujours chercher les qualités chez les autres plutôt que les défauts. 

Je dirais que ça rejoint, je pense, le fondement de la foi catholique qui m’a sculpté quand j’étais jeune, alors que je me contentais de réfléchir sur les Évangiles pour comprendre ma religion plutôt que d’obéir à l’interprétation que les autres en faisaient. 

02 juillet 2022

Je crois sincèrement que l’hypocrisie sociale est encore pire aujourd’hui que dans mon enfance. 

Marcel Proust, que j’ai connu, grâce à mon ami Gabriel Charpentier, qui m’a remis ses œuvres complètes pour lire en prison, cachait son homosexualité en utilisant un « je »féminin. Ce que je ne fais pas. Je raconte ma vie en parlant directement de mes amours. Je ne comprends pas pourquoi on ne peut pas penser que le nom du garçon employé puisse avoir 18 ans au lieu de 12 ou 15 ans.

Quand j’ai commencé à écrire, il est vrai que j’aimais provoquer. J’aurais écrit n’importe quoi pour scandaliser, et pourtant, si on lit mes livres en introduisant la nuance dont je viens de parler, on constaterait que je suis somme toute assez pudique, en comparaison à bien des auteurs hétéros.

Sauf, que parfois à cause de la censure, je pète les plombs un peu trop vite. En fait, c’est aux individus de décider ce qu’ils veulent vivre quoique je conseillerais à quiconque de ne pas faire comme moi et ne jamais avouer être pédéraste. Vive l’hypocrisie, si elle nous donne la paix.

Je n’ai pas à pleurer sur mon sort, j’ai fait ce que je voulais. La liberté a un prix et je l’ai payée. Le pire, je ne changerais rien à ce que j’ai vécu, sauf comme je l’ai déjà écrit, j’aimerais ne jamais boire autant. Boire est une façon hypocrite de se suicider.

Radioactif 423

juillet 2, 2022

Radioactif 423

Texte de 2008, p. 736

Avoir une voix : l’indépendance.

Le grand secret des libéraux du Québec, c’est d’essayer de ne pas trop faire de gaffes, dissimuler les problèmes derrière les portes de Commissions d’enquête,  mais aussi de dire de temps en temps ce que les gens veulent entendre. 

C’est probablement en ce sens que Jean Charest vient de dire aux Américains (y a-t-il un journal américain qui a repris sa déclaration?) que la frontière, la barrière, construite entre les États-Unis et le Mexique, tient de la folie furieuse comme tous les autres murs entre les peuples.  Super bravo !     

Personnellement, j’aurais payé une bière à Jean Charest pour le féliciter d’avoir osé dire ce qu’il pense ; même s’il sait que ça ne changera absolument rien.  Ça fait plaisir aux petits gauchisants de mon espèce. 

C’est comme le marché commun avec l’Europe.  Il devrait mousser l’idée comme premier ministre du Québec et non comme mouton d’Ottawa.  C’est justement pour avoir une voix qui se prononce dans les milieux internationaux que le Québec doit être indépendant. 

Il faut dire que les libéraux ont actuellement le vent dans les voiles parce qu’ils mettent sur la table des idées internationales irréalisables intéressantes et, tout comme ici, le front commun Québec-Ontario contre les politiques vertes-brunes-merde des pétrolières de l’Ouest.       

Avec cette union Québec-Ontario, on peut commencer à rêver à une véritable confédération, c’est-à-dire un pays dont le pouvoir appartient d’abord aux provinces. 

Un statut particulier, une souveraineté culturelle absolue du Québec à l’intérieur du Canada, ce n’est pas nouveau.  Les quarante dernières années ont simplement démontré que c’est irréaliste.  Le Canada ne nous aime qu’au moment où ils ont peur de nous perdre. 

Les nouvelles lois fédérales prouvent que nous n’avons pas les mêmes valeurs que l’Ouest Canadien.  La fédération canadienne est une concentration de pouvoir qui couche dans le lit des pétrolières, donc, des Républicains américains. 

On n’est pas en Afghanistan pour aider le peuple, c’est une illusion, tant qu’on privilégiera le militaire. 

C’est vrai qu’on ne peut pas changer des fanatiques religieux qui prennent les armes pour la domination de leur religion, mais ce n’est pas la guerre qui parviendra à y changer quoi que ce soit, mais l’éducation.   N’importe quelle religion qui a besoin de violence pour s’établir ne vaut pas grand-chose.  La vérité ne s’implante pas dans la tête des gens à coup d’attentats ou de bombardements.    
 
Si on veut que ça change, il faut des écoles libérées des religions. 

Les religions servent à maintenir l’aliénation nécessaire pour concentrer le pouvoir à travers leur prétendu ordre moral.  

Le seul moyen de combattre la guerre est la solidarité humaine, solidarité qui n’existera jamais tant qu’on ne se sera pas débarrassé des préjugés que les religions engendrent, surtout à partir de leur conception de la sexualité, de peuple élu et d’impies. 

Quand les religions ne s’occuperont que du spirituel, l’humanité aura fait un pas de géant, car on saura qu’il faut créer un monde parallèle au monde économique.  Moins consommer et mieux partager. Ne pas accepter que des millions de gens vivent dans la misère et meurent de faim.  On s’apercevra que l’ONU doit avoir plus de pouvoir de décision que les multinationales et les pétrolières.  L’internet permet cette solidarité planétaire.  Malheureusement, les crosseurs (profiteurs) abondent sur l’internet.  On ne sait pas à qui se fier. 

Il faut créer des routes de solidarité sûres. 

Pas de race, pas de nationalité, pas de religion ; des gens qui veulent le bonheur de l’humanité et «la protection de la vie de toutes les espèces animales».  La vie est la valeur première

Je suis peut-être pédéraste, mais je travaille dans ma mesure, à créer une terre qui ne se détruise pas pour assurer des profits aux exploiteurs.  Ils ont la force de la violence, il faudra créer celle de l’Amour et de l’Amitié.  Je crois dans l’Utopie.                   

Pourrait-on jumeler tel individu pauvre à une personne un peu plus riche qui lui viendrait en aide selon ses capacités? Comment forcer les banques internationales à éliminer totalement la faim?  Ce sont les vraies questions.  Comment échapper à l’économique?      

Maudit espace !     

Je viens de faire un maudit bon texte sur le racisme, en réponse à M. Bouchard, qui croit qu’on doit penser comme ses lucides.   Hors de notre pensée, point de salut. 

Malheureusement, j’ai oublié encore une fois, obnubilé par le texte et les propos, que je perds tout ce que j’écris quand mon texte est trop long au moment de le sauvegarder. 

Au lieu de pouvoir le lire dans ma page, mon carnet (blog), il disparaît.  Je me ramasse à l’accueil et je dois tout recommencer.  J’haïs ça, tabarnak ! Que j’haïs ça, car on ne repense jamais un texte de la même façon. 

La technique, c’est très beau ; mais ça peut être très chiant.  Je recommence… puisque je suis déçu, le texte sera sûrement moins bon.  Je reprendrai Le temps des cauchemars, après ces grandes réflexions. 

C’est d’autant plus choquant que je passe des heures, tous les jours, à essayer de vous intéresser. 

Par ailleurs, j’ai découvert que même si je doute que je sois aussi visité qu’on l’indique, cet exercice quotidien est extraordinaire comme un journal de bord.  Je ne pourrais jamais me livrer avec autant de liberté, dans ma vie réelle. 

Je suis trop gêné pour ça. C’est facile dire à des gens qui ne ressemblent à rien « je suis pédéraste », mais en face à face, c’est différent. 

Écrire sur internet, c’est comme jaser avec Benji.  Elle ne peut pas me répondre, mais je sais qu’elle me comprend.  Je suis sûr qu’un jour l’internet sera un instrument culturel mondial incontournable. 

Pour le moment, on snobe la création populaire…et on minimise la création que cet instrument nous permet de vivre. 

Les vrais écrivains, comme Balzac, écrivaient tous les jours dans les journaux.  Avec l’internet, on peut nous lire instantanément autour du globe.  C’est plus que fantastique… J’espère qu’en essayant d’avoir du contenu, je ne choque personne ; mais ce fut ma vie.     Et, je dois avouer que j’ai ei une très belle vie , faite de toutes sortes d’expériences.