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Radioactif 579

décembre 9, 2022

Radioactif  579         
Textes de 2010, p. 1324/1708

05 Avril 2010

Sommes-nous en train de devenir fous avec la pédophilie ?    

Il faut vraiment être sautées pour croire que le pape démissionnera à la suite des scandales sexuels alors que l’Église a toujours protégé la pédérastie de ses prêtres ou leur besoin de baiser des sœurs ou des bonnes, et ce même si le célibat est une formule contre nature.  Que tu aimes une femme ou un homme, peu importe, mais tu te dois d’aimer quelqu’un d’autre que toi, si tu veux évoluer.  Et qu’on le veuille ou non, quand on dit amour, on dit caresses.

L’Église paye pour son imbécillité.  Tant qu’il n’y a pas de violence, la sexualité, c’est la chose non seulement la plus belle, la plus pure, mais aussi la plus privée et la plus personnelle qui puisse exister. 

La sexualité c’est ce qui procure le maximum des plaisirs, mais celle-ci ne peut être valable sans sentiment, sans qu’on tombe en amour.          

On ment aux humains depuis des millénaires, en attachant à la sexualité une importance qu’elle n’a pas, sauf évidemment s’il y a de la violence.

On a rendu les femmes complètement malades, ayant à choisir entre Marie Madeleine, la putain, et la Vierge Marie, celle qui sait concevoir sans se faire pénétrer par autre chose que les énergies des archanges. C’est doit être une expérience « bœuf ».    

La guerre des féminounes, particulièrement à la télévision québécoise, est à la veille d’atteindre son apogée. Elle est rendue à bout de souffle.  Les arguments sont de plus en plus séniles.  Pour prendre un pédophile, il faut maintenant le traquer, le piéger.  Est-ce vraiment démocratique ? 

Le sexe est une arme de chantage, dans les guerres de religions ; mais on verra vite que la pureté des accusateurs est peut-être plus sale que le crime dénoncé. On se rendra vite compte que la guerre à la sexualité tient plus de la paranoïa que de l’intelligence. 


La pédérastie quant à elle existe depuis le début de l’humanité
et les féminounes feront ce qu’elles voudront la pédérastie est là pour rester.  C’est une réalité de la nature.  

La phase actuelle de guerre à la religion catholique est bien normale quand on s’arrête sur la façon avec laquelle les religions traitent les femmes.  Il n’est pas étonnant que certaines s’imaginent qu’elles sont meilleures si elles renient leur sexualité.  Se cacher pour ne pas exciter les mâles c’est de la folie furieuse. Le problème en Amérique, on est rendu aussi fanatique que les juifs et les talibans.  On vit selon la lettre.

La religion féminoune est strictement un mea culpa stupide qui condamne encore plus les femmes à être inférieures aux mâles.  Ce n’est pas en répandant chez les jeunes leur haine de la sexualité qu’elles améliorent la nature humaine. Les frustrés ne font que propager la haine. 

Il en sera ainsi tant et aussi longtemps que l’on ne remettra pas toute la sexualité en cause : s’il n’y a pas de violence, qu’il y a de l’amour, de l’affection, en quoi la sexualité est-elle mauvaise ?  Si c’est une affaire de gênes et d’hormones qui sommes-nous pour juger de ce qui est bien ou mal.            

Stephen Harper n’a rien de différent d’Hitler qui commença par s’en prendre aux homosexuels.  Les religions sont de plus en plus des malades mentales comme le fascisme, le capitalisme, le communisme, des moyens d’asseoir son pouvoir.        

Nous sommes peut-être dus à ouvrir les yeux et s’apercevoir que la lutte contre la liberté sexuelle est la pire erreur de notre civilisation.  Une erreur héréditaire, transmissible par l’éducation.

07 Avril 2010

La folie pédophile du Québec. 

Je me suis permis de faire parvenir un petit commentaire à l’équipe anti-pédophile de Radio-Canada.           

Je parle d’équipe parce qu’au moment où j’ai suivi mes cours en scénarisation à l’UQAM, j’ai appris qu’un groupe de journalistes, dont Michaël Jean, se prenaient pour la nouvelle Inquisition et cherchaient à éliminer la pédophilie et la pédérastie de l’histoire de l’humanité.           

Or, malheureusement, la pédérastie existe depuis toujours et existera probablement toujours parce qu’on n’a pas su apporter les nuances nécessaires pour comprendre la différence entre le respect du droit à l’orientation sexuelle et un abus qui implique nécessairement de la violence et le non consentement des gens concernés.    

Les jeunes ne sont pas asexués et tant que nos réflexions ne partiront pas de cette réalité nous mentirons. Ça dure déjà depuis des siècles.  Freud a bien établi le développement des jeunes, mais nos scrupuleux, nos religieux ont refusé la vérité scientifique pour continuer à pourrir dans leur phobie du sexe.
Personnellement, je ne crois pas que la pédophilie avec pénétration soit  acceptable pour une raison de sécurité pour les enfants et non de morale. 


Personne ne peut affirmer que la pédérastie est une réaction antinaturelle, anormale. On commence même à reconnaître que la pédérastie est une déviation de l’orientation sexuelle qui serait inscrite dans une des gênes que l’on vient de découvrir et qui est reliée à l’orientation sexuelle. Elle marquerait ce par quoi on est attiré.

Le cerveau réagit strictement aux stimuli qui viennent du milieu, de l’ambiance, des sentiments.  Personne ne peut régir la formation des sentiments de son cerveau. Ce sont des réactions chimiques.  La liberté est donc quasi inexistante quant à ce qui te stimule.  

Par ailleurs, même si le cerveau est capable de résilience plus qu’on le croyait, le rapport sexuel est un rapport tellement intime qu’il peut créer des réactions de peur ou de remords chez les jeunes d’une famille profondément religieuse. On y identifie sans le dire les reprochent que l’on entend de notre entourage.  Ces peurs peuvent donc arriver plus tard dans l’identification sociale, une forme de régression.  Des remords qui naissent quand on se croit pécheur, sale, comme le prétendent les gens trop vertueux. La vie peut aussi basculer quand on en parle à des gens qui ne sont pas capables de recevoir nos confessions sans paniquer.

Puisqu’on ne sait pas encore, s’il y a vraiment traumatisme, il est préférable de ne pas prendre de chance.  Mais qui, par exemple, n’a pas vu un enfant chercher à le voir ou même toucher un autre enfant ou même un adulte aux toilettes, non pas parce qu’il est pervers, mais curieux ?  Pourquoi il y a plusieurs siècles a-t-on vu les enfants précoces comme des pervers ?  Simplement pour expliquer pourquoi ils étaient différents des autres. Cette façon de voir n’est-elle pas absolument débile ?  Une ignorance parfaite de ce qu’est la sexualité chez l’enfant ?

Jamais il ne sera possible d’accepter qu’un enfant soit forcé à vivre un rapport sexuel : c’est clair.  La violence ou la domination est un viol.

Cependant, interdire tout rapport consenti, c’est juste prendre la place de l’Inquisition qui pour des raisons sexuelles a assassiné de nombreuses personnes. 

Il serait urgent que l’on s’interroge sur l’équilibre mental de ceux qui veulent obliger la société à vivre leurs scrupules, nés majoritairement à la suite des enseignements religieux. On protège nos enfants de quoi ?  De nos peurs ou d’un danger réel ?  Qui fut blessé dans une relation sexuelle, sans violence?  Pour qu’il en soit ainsi ne faut-il pas d’abord croire que la sexualité est quelque chose de mal ? 

Pas étonnant que 94 % des Québécois croient que la pédérastie est un crime, c’est ce qu’on leur fait croire depuis leur enfance. La peur est aussi une forme de violence. L’Inquisition fut et est encore une forme d’obscurantisme.    

Donc, j’ai écrit ceci : 7 avril, 17h.47.       

Il y a une forme de malhonnêteté quand on aborde la pédophilie, car on pas l’honnêteté de faire une différence entre la pédérastie et la pédophilie.           

D’autre part, on ne semble jamais se demander en quoi les rapports sexuels dans la pornographie sont plus dommageables pour les jeunes que la violence que l’on commercialise à travers les jeux des enfants ?  Pourquoi se préoccupe-t-on plus de pédérastie que l’existence d’enfants -soldats ?  Des cerveaux qui sont détruits par les drogues ?  Qu’est-ce qui traumatise le plus l’enfant, l’acte, le jeu, le fait d’être pris et de voir les parents devenir fous ?  En quoi une scène de nudité est-elle plus dommageable pour un jeune qu’une scène de violence?         

17 Avril 2010

Des élections, ça presse !         

Des élections, ça presse. Mais, Charest, me direz-vous, a encore une bonne partie de son mandat à remplir.   Il n’avait pas assez menti et une bonne partie de la population est demeurée chez elle parce qu’elle ne voulait pas voter, sachant qu’on se fait toujours avoir.  Et, on s’est fait bien baiser !          

Vous ne vous êtes pas encore assez fait fourrer pour dire qu’assez, c’est assez? 

Il doit certainement exister un moyen de forcer un gouvernement, dont on ne veut plus entendre parler, à démissionner sans prendre les armes ?   Est-ce ça une démocratie ?  

Si la grande majorité des gens réclament des élections pourquoi n’y en a-t-il pas si on ne peut pas obtenir une commission d’enquête sur la construction et la caisse électorale du parti libéral (des partis) ?   Notre système est carrément corrompu.  Ceux qui travaillent pour le gouvernement ne semblent pas comprendre que l’argent du gouvernement, c’est celui des contribuables.  Les grosses compagnies, les multinationales ne payent pas assez d’impôts.          

Juste accepter la démission de Jean Charest, ça ne change rien.  Ce sont ceux qui dominent la caisse électorale qui décident.  On en mettra un autre encore plus sale, et voilà les jeux sont faits : il a à nouveau les deux mains sur le volant. Est-ce à dire que la majorité des gens sont tellement innocents qu’ils n’avaient pas compris que la crise économique est une fraude de la mondialisation ?  Que c’est un moyen d’aller chercher encore plus de taxes et d’impôts ? 

Les banques ne peuvent pas se contenter de leurs profits, il faut en ajouter et en ajouter ça veut dire« tordre» davantage la panse des gens.  Facile à comprendre.  L’économie avec son marché, c’est de la spéculation donc du vol légal.  Le système économique est en soi un système de fraudes.           

Le problème vient du fait que le système politique est de plus en plus un moyen pour les plus riches d’exploiter les plus pauvres.  Sommes-nous devenus aussi fous que les Américains qui pensent que modifier un système de santé, c’est devenir socialiste ?      

Au Québec, nous avons un besoin urgent de deux choses :   1- l’indépendance du Québec           

2- un maudit bon nettoyage et l’ajustement de nouvelles règles pour que les entrepreneurs, les professionnels cessent de s’enrichir sur le dos du gouvernement. 

Le gouvernement, c’est nous… Le peuple doit être maître de la gouvernance… Qu’attendons-nous pour exiger des élections ?  Une grève générale ? Et élisons des gens décidé à vivre honnêtement. 

18 Avril 2010

Insaf (Shuhed Ali).

Mon fils adoptif, Shuhed Ali, a découvert une philosophie qu’il m’a demandé de partager sur internet.  Je le fais avec plaisir.  C’est une conception intéressante.

                                INSAF (La Sagesse)

Que veut dire INSAF ? Quels sont les signes que vous possédez cette vertu ?             

C’est quand on évalue un fait, selon les raisons qui nous motivent de façon à être en accord avec notre propre logique et notre propre raisonnement.             

Nous pouvons prendre nos propres considérations comme base de notre raisonnement pour comprendre un événement et en saisir sa perspective.

INSAF veut dire accepter et promulguer la vérité, traiter tous et chacun avec indulgence et justice.  Respecter le droit des autres dans nos propres comportements, et non pas, agir et penser, selon nos fantaisies personnelles ; mais en accord avec une conscience et une raison qui se marient aux valeurs universelles humaines, tout en demeurant ouvert au respect de toutes les sortes de droits.            

Je trouve cette réflexion intéressante, car elle est empreinte de Sagesse.  Shuhed doit me communiquer d’autres explications plus tard.  Je vous en ferai part à ce moment-là.

Radioactif 578

décembre 8, 2022

Radioactif 578

19 Mars 2010

Georges Vaillancourt, député.  

Que l’on soit de n’importe quel parti politique, il est impossible de me pas remarquer la mort de M. Georges Vaillancourt, député.    

Personnellement, j’ai fait mes débuts avec M. Vaillancourt.  J’ai fait mon seul discours politique en appui à M. Vaillancourt. .  J’ouvrais une assemblée de M. Vaillancourt, au sous-sol de l’église Ste-Marguerite, à Magog.  Il y avait aussi deux invités de marques : Mme Claire Kirkland-Casgrain et nul autre que René Lévesque.

Après tant d’années, j’en suis encore très fier. Mon texte s’intitulait : Les riches font festin et peuple crève de faim.        

J’ai aussi souvent voyagé entre Québec-Sherbrooke avec M. Vaillancourt.  

À cette époque, le Parti Québécois n’existait pas encore.  J’ai dû démissionner comme président des Jeunes libéraux de Limoilou, le jour où René Lévesque a été exclu du parti. 

Pour moi, depuis ce temps, je crois que la politique est affreusement pourrie.  Les libéraux se sont braqués contre les nationalistes.  Ils sont devenus un parti d’opportunisme et de vols légaux.  Les libéraux sont à mon avis synonymes de corruption.  
 
M. Vaillancourt savait nous écouter, c’était un « pauvre » comme nous.

20 Mars 2010

Petites vacances !

Exceptionnellement, je serai en vacances en fin de semaine.  Visite à des amis et lancement de livres gais.  C’est au Citibar, sur la rue Maisonneuve, à Montréal.     

Malheureusement, je n’aurai pas accès à un ordinateur donc je ne pourrai pas remplir mes carnets (blogs). 

21 Mars 2010

Le retour.    
 

Le retour, drôle de coïncidence, c’est justement le titre du recueil de poésie de mon bon ami Marcel F. Raymond.  Je m’étais rendu justement cet après-midi à son lancement, au Citibar, à Montréal.       

Ce merveilleux petit livre est paru grâce aux éditions L’Arc-en-ciel littéraire, sous la direction de Réjean Roy.  Il est possible de s’en procurer une copie à la Librairie Ménage-à-trois, au 1672 rue Ste-Catherine est, à Montréal.       

Il y avait par la même occasion, le lancement de « Pulsions poétiques». C’est un collectif dont les auteurs sont : Don Bast, Denis-Martin Chabot, Valérie Côté, Robin Gravel, Sandy Harquail, Karol Ann Ladouceur, Marcel R. Raymond et Réjean Roy.         

On pourra aussi trouver exceptionnellement des livres de l’Arc-en-ciel littéraire chez Priape.  Priape m’avait bien aidé en vendant mes livres.          

Je choisirai demain quel roman ou théâtre, je présenterai sur ce carnet (blog) durant les prochaines semaines.

01 Avril 2010

L’hypocrisie sexuelle des religions.   

Les prétendus scandales sexuels sont un système de chantage international, interreligieux pour ruiner l’Église catholique dont les dirigeants sont trop imbéciles pour simplement affirmer que la pédérastie existe depuis le début des temps et existera toujours, quoiqu’en pensent les féminounes.


Il y a des hommes qui sont attirés par autre chose qu’une femme, même si elles pensent qu’elles sont le centre unique de l’univers.          

Tout le monde n’est pas hétéro et le rapport entre hommes est différent que le cruising hétéro, sauf qu’on n’a pas le courage de le faire valoir.  Subir une pipe, est-ce possible ?  Ça ne fait pas mal et prétendre que c’est un assaut, c’est de l’idiotie totale.           

Le seul problème, les gens ne connaissent pas l’histoire de la sexualité.  Ainsi, l’idiotie peut dominer.  On explique comme on peut ce qu’on ne peut pas comprendre.  Pire, au Québec, à cause de l’Église, il ne faut parler de sexualité, une réalité que tout le monde vit.         

C’est intéressant de voir que l’Église catholique, cette institution d’hypocrites, paye maintenant pour ne pas avoir eu le courage de simplement reconnaître la réalité humaine pour ce qu’elle est.  Le sexe est un besoin, une réalité humaine.  Plutôt que de l’interdire, on aurait été mieux d’essayer d’en contrôler son affirmation, en permettant aux jeunes de savoir ce qui est vrai à ce sujet. On préfère mentir ou se taire.


Les musulmans, les juifs passent dans le même moule. Ce sont des religions de machos. 

La sexualité est ce qu’il y a de plus privé, pire l’homme ne respecte rien en ce qui concerne la nature.  On oublie le droit à la vie privée et surtout l’égalité entre tous les humains.   Le scrupuleux, au lieu de se rendre compte qu’il est déséquilibré en considérant la sexualité comme étant honteuse, se pense supérieur.  Bull shit !        

Le problème avec les religions, c’est qu’elles ont toujours méprisé les femmes et les gais.
  L’homme hétéro macho s’est toujours cru supérieur à la femme alors que maintenant la femme prétendue libérée s’imagine supérieure aux gais ou tout individu différent du moule.                

Aujourd’hui, les féminounes arborent les peurs sexuelles comme une révolution alors que c’est simplement une régression.  Elles pensent que l’avenir est d’éliminer les rapports sexuels si on pas l’âge de trancher le pénis du bonhomme qui ne ne nous fait pas bien l’amour.            

Dans le fond, le mieux c’est de vivre ce que l’on est, sans espérer que les autres seront assez intelligents pour nous comprendre.  La pédérastie est temporaire comme un secret… une révélation … un passage au ciel. 

Tant pis pour ceux qui sont créés pour la médiocrité. La pédérastie est une belle folie, elle rend heureux.  C’est tout ce qui compte.   Mais, il faut savoir que ça ne durera probablement pas toute notre vie, surtout que l’homme est appelé à vivre bientôt que de la haine.  Au lieu d’avoir des prêtres qui font jouir leurs petits cœurs, on aura de gros capitalistes qui essaieront de se faire enfler la poche , même si la planète doit sauter. C’est vulgaire   Ce l’est encore moins, que la réalité et l’imbécilité de notre système ou un petit jeu de fesse est plus condamnable que l’utilisation d’enfants soldats.        

Espérons que les religions s’autodétruiront assez pour disparaître.  L’histoire du monde n’a pas encore réussi, car il est dans la nature de l’homme de s’inventer des histoires pour essayer de se comprendre.            

L’histoire des religions en est une de meurtres et de barbarie.  

C’est bien pire qu’un petit gars qui touche 250,000$ pour s’être fait masturber.  Si son alentour n’avait pas réagi en hystérique, il serait encore vivant.  L’argent, la maladie de la perfection et du mal rendent les hommes malades mentaux.

03 Avril 2010

Il fait si beau… pourquoi écrire ?         

C’est facile de dire :  » Vous avez ce que vous avez voulu.  Il y a une majorité de Québécois qui ont voté pour Jean Charest. »              

C’est vrai, mais ça n’explique pas le phénomène.  Il a menti tout au long de la dernière campagne électorale.  Pourtant, même si les preuves sont de plus en plus lourdes à l’effet que le système est totalement pourri, je suis persuadé, c’est du moins ce que je ressens, que s’il y avait des élections demain matin, on n’arriverait pas à se débarrasser de Jean Charest et encore moins de Stephen Harper.           

La majorité des gens acceptent presque tout ce qu’on leur fait croire.  Personne ne semble se demander comment changer les règles du jeu de manière à ce que l’humain redevienne plus important que l’économie. 

L’économie, voilà le mot synonyme de mafia. On nous vole en se servant de la bourse, du marché, des intérêts, des valeurs ajoutées. Les pires sont les banques.   Le coût de la vie augmente, mais on nous compare toujours aux autres pour nous faire accepter l’inacceptable.  On compare le Québec au reste du Canada, des radis et framboises.  Le prix des maisons, par exemple.   

La société me semble de plus en plus constipée.  Ceux qui voyaient clair sont écœurés et tannés d’attendre que nos aveugles comprennent que le système est une mafia légale.       


C’est le système qui fait les lois, donc, qui décide ce qui est bien et mal.  Qui vivra ou crèvera de faim.


Avant, on pouvait croire que l’université nous sauverait, mais on s’aperçoit que devenir professionnel ça veut à peu près dire avoir le droit d’exiger un gros prix pour ses services. Aucune compassion pour les autres.  

La majorité des travailleurs, eux, n’ont pas une grande augmentation.  Un petit 0.25 cents vite mangé par les augmentations du transport en commun ou de l’électricité.  On confond le bien des riches avec celui de la population.      

Heureusement, il fait très beau, à Magog.  Ça donne plus envie d’enfourcher sa bicyclette que d’écrire.  Heureusement, mes carnets ont été écrits ce matin.  Joyeuses Pâques !

Radioactif 577

décembre 7, 2022

Radioactif 577

Textes de 2010, p. 1315/1708

05 Mars 2010

Qui veut se cacher le visage ? 


Le fait de porter un voile ou quoique ce soit qui cache le visage entier est loin d’être seulement un rite religieux, mais c’est un des instruments politiques dans une guerre religieuse entre les islamistes et les autres religions.  Qui fomente cette chicane ? Qui nous dit que la dame qui porte le voile est vraiment musulmane ? Qui nous dit que ce voile ne cache pas un bandit ou un terroriste ?  Pourquoi serions-nous plus purs en étant voilés ? C’est ignoble de voir le corps comme une saleté.  

En réalité, le voile religieux où on voit le visage vaut bien les couettes des petits juifs d’Outremont ou les capuches de nos sœurs.  Nos prêtres portent bien la soutane.  Est-ce que ces rites constituent la religion ?   Pas du tout.  Les religions peuvent s’adapter elles aussi à la vie moderne. Les rites peuvent changer, sans mettre la religion en danger. Les gens ont la mémoire courte.

Que des dames refusent de montrer leur visage, c’est leur droit, mais c’est aussi notre droit de penser que ce sont une bande de malades.  Si elles ont ce droit, j’ai aussi le droit de les qualifier d’idiotes. J’ai aussi le droit de penser et de m’exprimer. Ça ne les respecte pas, mais elles ne me respectent pas non plus en portant leur décoration de vierge offensée, car elles veulent dire que je suis trop cochon pour voir le visage d’une femme sans venir dans mes culottes.

Peut-être que le meilleur moyen de se débarrasser de cette folie furieuse serait de débarrasser des religions qui tournent toujours autour de leur interprétation de la sexualité.      

 
T’as le droit d’être niaiseuse.  La Commission des droits m’a répondu qu’en écrivant La pédérastie mise à nu, je cherchais moi-même les embêtements.   Donc, que ça ne les regardait pas.  Elle existe pourtant pour défendre l’individu comme la majorité.

Selon elle, les mouvements d’écrivaines (qui reçoivent les subventions) avaient le droit de me refuser parce qu’elles ne partageaient pas mes valeurs.  Donc, le port des vêtements religieux ne regarde pas plus la Commission, car elles savent qu’elles vont créer un paquet de malaises. 

Un rite n’est pas fondamental dans une religion.  On a bien cessé de nous envoyer en enfer parce qu’on mange de la viande le vendredi. 
Il faut arrêter de se laisser dicter comment on doit vivre chez nous par les nouveaux arrivants. 

Si elle n’est pas contente, qu’elle veut absolument porter son voile qui lui cache le visage, qu’elle prenne l’avion et qu’elle retourne chez elle.  Quand tu t’en vas ailleurs, tu respectes les règles du pays qui te reçoit.  Si tu viens d’ici et que tu portes ces vêtements, c’est que tu as vraiment besoin d’un psychiatre.   

Que l’on puisse voir le visage n’est pas qu’un élément religieux.  Les religions s’en servent (comme les accommodements religieux) pour faire de la politique.         

Le nombre de fidèles correspond à l’argent qui entre dans l’assiette de la quête. 

Mais, il y a plus important : la sécurité. Or, au nom de la sécurité, ici, tout le monde est à visage découvert.  Personne ne veut d’armes non enregistrées à moins d’être dans la pègre ou un policier.   Qui nous dit que derrière ce masque ne se cache pas un bandit armé ?  C’est de la folie furieuse que de tolérer ce manque de respect pour « nos us et coutumes».  Ici, une femme, un homme, un enfant, c’est égal.  C’est un humain.        

Si nos politiciens ont encore un peu de cervelle, ils exigeront tous ensemble que la loi et les mœurs du pays soient respectés.  Ta religion tu la fais chez toi et dans ton lieu de culte.  Point à la ligne. Et, la religion ne doit ne doit pas être de la politique.      

Des écoles religieuses, ça ne devrait pas exister pas au Québec. C’est une décision qui a même été entériné par le gouvernement fédéral. Nous avons des écoles linguistiques et non religieuses.  Et s’il faut avoir recours au retrait absolu du Québec par une loi nonobstant, qu’on le fasse, ça presse.   

 
Qu’est-ce qu’on attend pour faire payer le fédéral pour avoir des universités sous financées ?  C’est un pouvoir partagé, on ne parle des obligations d’Ottawa, on préfère s’en prendre aux étudiants du Québec.

06 Mars 2010

Les religions pour mieux s’haïr.          

Je discutais avec Ginette, une de mes belles-sœurs, une femme très intelligente, qui me fit remarquer qu’en fait au Québec, on considère la religion comme étant strictement personnelle.  On ne veut pas de gens qui viennent nous inciter à changer, à pratiquer ou à croire de telle ou telle façon quelle que soit la religion.  .

On ne veut pas d’accommodements pour les religions au détriment de nos règles sociales, en dehors de la garantie que toutes les religions soient permises sur notre territoire : à la maison et dans son lieu de culte


On voulait garantir le droit de culte pour tenir tête au communisme.  C’est dépassé.   Ce n’est pas très difficile à comprendre, sauf, que nos politiciens ont des votes à aller chercher, surtout les fédérastes, car les immigrants votent surtout «non». C’est justement ça ne pas pouvoir s’élever au-delà des intérêts des partis politiques.     

C’est en effet un élément extrêmement important : le droit de croire ce que l’on veut.  Je ne peux pas être d’accord avec un système de justice qui met en prison un gars qui nie que les juifs ont été tués par millions par les fascistes d’Hitler.  C’est son droit de le penser, de le dire ; c’est à moi d’être assez intelligent pour décider si je le crois ou pas. 

J’ai vu des camps de concentration et je ne crois pas qu’on les a inventés. J’ai aussi le droit de croire que les visites sur la lune ont été créées en laboratoires à Hollywood.  Ceux qui écoutaient les simulations faites dans les émissions de Disney pourraient vite le croire.  C’était plus vrai que le vrai.  Tout est permis dans le monde des idées.  Tant qu’on ne préconise pas la violence ou qu’on ne s’attaque pas à la réputation d’un individu, tout peut être dit.          

Les religions essaient bien de nous faire voir la sexualité comme un péché.  On devrait les interdire, on sait qu’elles mentent. 

Pire, le fanatisme issu des religions crée toutes les ségrégations imaginables.  Les religions prêtes à accepter la violence pour imposer leur morale sont dangereuses.  Ces religions approuvent encore la nécessité de la violence et la guerre pour dominer.   Nous sommes passés du pouvoir du dieu « religieux » au pouvoir du dieu « économie ».     

Pourquoi ne trouve-t-on pas moyen d’améliorer l’éducation de millions d’analphabètes ? Parce que c’est payant d’avoir des gens qui ne connaissent rien.  Ça permet de dominer les individus.

           
Le fanatisme religieux ne peut reposer que sur la naïveté.   On aime ça se faire diriger par des illuminés…

Lesmédias sont employés pour nous faire accepter l’inacceptable.  Le contrôle de la Vérité par une bande de pourris. Ceux qui dominent la mafia mondiale.  Qui dit mafia dit économie.

12 Mars 2010

L’indépendance : un choix actuel ?   

Depuis quelques temps, tout le monde s’en prend à Lucien Bouchard comme s’il était devenu un ennemi de l’indépendance. Il représente seulement l’aile vieux-jeu du Québec.  Un Québec religieux, à quatre pattes. Une chose est certaine, il n’a jamais été un radical.            

Cependant, je me rappelle qu’au dernier référendum, M. Bouchard a pratiquement fait tourner le vent en faveur du OUI.  Mais, M. Bouchard ne semble pas comprendre que le fédéral, lui, ne respecte pas nos valeurs et nos lois quand il s’agit du Québec.             

Ce que j’aimais du discours de M. Bouchard (je fus l’un de ceux qui voulait qu’il vienne à Val-d’Or), il rassemblait historiquement tous les Québécois.  Il arrivait à nous montrer notre évolution vers la nécessité de créer un pays. Il préférait souveraineté à indépendance parce qu’il était, j’imagine, plus près de la nécessité de réformer le Canada que de l’indépendance du Québec. Ce n’était pas un séparatisse comme nous appelait Jean Crétin.          

C’est mon impression.  Il devait être le négociateur si on gagnait le référendum et les journaux ayant forcé M. Parizeau à démissionner, il est devenu notre négociateur de la défaite.  A-t-il vraiment vendu le Québec parce qu’il avait trop peur de la mafia mondiale financière ?  Je ne le sais pas.  Mais, j’aimerais qu’une personne qui nous dise une chose aussi évidente que demain matin, s’il y avait un autre référendum, dans l’état dans lequel on est, ça ne passerait jamais, ne soit pas vu comme le discours d’un traitre. C’est une réalité.  Il nous appartient de la changer.    

L’indépendance se fera seulement quand les francophones seront plus unis et cesseront de penser que ce n’est pas le moment par excellence.  Ils doivent comprendre que si l’indépendance se fait ce sera nécessairement le fruit d’un référendum gagnant ou d’une révolution. 

On ne sera jamais indépendant, si on ne vend pas la nécessité de faire l’indépendance à une très forte majorité de gens.  Malgré mes 67 ans, je vais la voir de mon vivant.  Dès que les gens comprendront l’importance de l’indépendance pour le Québec, ne serait-ce que pour protéger nos richesses naturelles, l’indépendance se fera pacifiquement. On ne peut pas être assez fou pour toujours choisir le pire pour nous. 

J’ai aussi l’impression d’avoir été trahi depuis le référendum.  On nous a fait payer la défaite.  Mais, on a découvert les commandites et dites-vous bien que ce sera de la petite bière si on arrive à forcer Jean Charest à tenir une vraie commission d’enquête sur la corruption généralisée de notre système.  Privé le Québec de milliards volés alors qu’il y a des gens qui souffrent de leur situation économique, c’est quand même pire que de mettre la main sur le zizi d’un petit gars qui ne demande pas mieux.

16 Mars 2010

Sexe, religion et politique.         

Nos grosses têtes semblent avoir bien de la difficulté à différencier les rites religieux des religions.  Les rites sont plutôt d’ordre sexuel et politique que religieux.  En ce sens, il appartient aux religions de veiller à ce que leurs rites n’entrent pas en conflit avec les institutions civiles.  L’égalité entre tous les humains, entre autres.

Les rites sont des actes à accomplir pour mieux vivre sa religion, mais ne sont pas des obligations civiles ou criminelles.  Les religions ont créé ces rites pour nous indiquer comment on devrait normalement agir. C’est aussi un moyen émotif pour nous rendre plus croyant.


Ainsi, quand on était plus jeune, on ne devait plus manger à partir de minuit pour aller communier.  Aujourd’hui, cette obligation n’existe plus, comme ne pas toucher au ciboire ou au calice.  Ça ressemble à la règle selon laquelle on ne met pas le Coran dans le bas de sa bibliothèque pour respecter les paroles du prophète. À remarquer que le prophète ce n’est pas Allah, mais bien Mahomet, un homme comme nous.  Cette règle existe pour Allah et non Mahomet, à moins qu’on ne le prenne pour Allah, ce qui dans leur religion équivaut à un blasphème. Toutes les religions ont leur lot de contradictions. 

Ces rites s’expliquent et se comprennent facilement. Le respect.  Ne pas être sale dans la mosquée d’où le lavage de mains et de pieds avant de participer aux cérémonies. Un rite ça s’explique toujours, mais dans le fond un dieu qui n’a rien de matériel se fiche éperdument de ces règles.         

C’est comme le débat qui existe actuellement chez certains musulmans qui aimeraient que les femmes puissent participer aux prières dans la même salle que les hommes.  On hésite parce qu’on a peur que la présence des femmes distraie les hommes dans les prières comme si les musulmans étaient plus cochons que les catholiques qui eux reçoivent les deux sexes dans la même salle.  J’ai été agréablement surpris d’apprendre que le débat est commencé.  Serait-ce que l’on a décidé d’évoluer ?            

Les rites sont créés par les religieux.  Ils peuvent changer sans attaquer le fond religieux.  C’est comme une mode.  Des règles qui aboutissent à cause d’une réflexion.  Ça rien à voir avec ce que l’on doit croire ou ne pas croire.  Quand tu es accepté chez les musulmans, il n’y a que deux questions : Croyez-vous en Allah (Dieu) ?  Croyez-vous que Mahomet est son prophète?   On ne vous dit pas qu’il faille prier tant de fois à telles heures.  Mahomet a suggéré un certain nombre de fois, mais il n’a jamais dit que cela doit se passer absolument à telle ou telle heure. Il parle de matin, après-midi, soir, cinq fois.  Il ne dit pas dans le Coran à 3heures ou huit heures.  C’est la religion qui a ajouté ça. C’est ce sur quoi on se base pour avoir des endroits pour prier.  Tout dépend de ton fanatisme dans l’application de ta religion. 

À moins d’être fanatique, un rite n’est pas une obligation dont on ne peut pas déroger.  C’est comme t’asseoir sur la toilette ou pisser debout.  Ça fait aussi partie des recommandations religieuses.             

Quant au voile, on ne peut rien avoir de plus avec une connotation sexuelle.  Mais, on sait que toutes les religions sont arriérées, stagnantes et fascistes quand il s’agit de sexualité.  C’est de la pure hypocrisie que de parler de pureté quand on se cache des pieds à la tête. C’est directement lié aux rapports entre les hommes et les femmes.  Pour elle, les hommes sont des cochons.  Elle confond chasteté et pureté.  C’est une convention, un rite. C’était un moyen pour combattre la trop grande libido des mâles guerriers.          

Non seulement c’est strictement sexuel, mais c’est aussi pleinement politique.  

Ça n’a rien à voir avec la religion, sinon permettre de faire de la publicité sur sa présence dans la société.  On veut des femmes voilées pour montrer que la religion musulmane est populaire.  Les juifs font la même chose avec les « couettes et le sprignage ».      

Au Québec, on ne veut pas de campagne de recrutement religieux, de prosélytisme. 

Tu fais ta religion et tu laisses les autres faire la leur comme ils le veulent. Tu fais ta religion dans la maison chez toi et dans ton temple.  Le reste, c’est neutre.  Pas de religion ou de signes religieux. 

Cependant, pas question de t’empêcher de vivre ta religion, c’est un droit consacré par la Charte

J’ai donc le droit d’être tantriste et par conséquent ne pas avoir la même approche de la sexualité. Les jeunes ont aussi des droits à la vie privée et à l’intégrité physique, donc, le droit de décider de leur vie sexuelle. 

Là, est toute la question.  Une femme d’ici qui a autant peur de sa féminité est directement envoyée chez un bon psychologue.  Ou c’est culturel ou c’est une maladie.

Refuser de voir le problème sous cet angle, c’est tout simplement de l’hypocrisie.  

Radioactif 576

décembre 6, 2022

Radioactif 576,

Textes de 2010, p. 1310/1708

18 Février 2010

L’indépendance : le seul moyen de payer nos dettes.     

Le seul moyen pour retrouver un équilibre budgétaire et payer nos dettes, c’est         

L’INDÉPENDANCE DU QUÉBEC.         

Avec l’indépendance nous payons nos taxes et nos impôts qu’à un seul endroit : au Québec
.  Or, actuellement, nos taxes et nos impôts sont répartis de la façon suivante : 50 % vont au fédéral, 42 % au provincial et 8 % aux municipalités. 

Par exemple, on nous dit que nos universités sont sous financées, or, l’enseignement postsecondaire est de juridiction fédérale (juridiction partagée).  Pourquoi ne le disons-nous pas ?  Sommes-nous rendus dans un monde de censure tel qu’on ne peut plus parler du fédéral ?   

Les gens ont voté pour que Jean Charest nous sorte du trou, que fait-il ?  Y paraît que ça va si mal financièrement que la mafia mondiale bancaire est à la veille d’effectuer une «décote» pour le Québec.  Charest revit exactement la situation dans laquelle Lucien Bouchard se trouvait.  Que fera-t-il de mieux?  Continuerons-nous à garder au pouvoir un gouvernement qui nous a menti aux dernières élections ?  La crise ne devait pas nous toucher avec Charest et Harper.  Qu’on a la mémoire courte. Pourquoi pensez-vous que le gouvernement ne veut pas d’enquête sur la construction ?  On a les gouvernements qu’on mérite.     

Ça brasse, car on commence à m’appeler pour me rappeler une dette.  On veut me faire payer l’obligation que j’ai eu d’avoir eu recours au bien-être social quand on m’a fait perdre mon emploi.   On m’a fait perdre mon emploi, mon revenu.  On a poussé la folie assez loin pour que même plusieurs me refusent quand je veux être bénévole.


La crise économique mondiale n’est rien d’autre qu’une première fraude de la mondialisation?  La prochaine est prévue pour 2013.  Qu’on mette moins d’argent dans la guerre en Afghanistan, on pourra ainsi payer la dette du Canada sans couper dans les services.

Le droit à la vie privée : Tiger Wood.  

Quel cirque !  Quelle hypocrisie !  Que sont les aveux et les pleurnichages de Tiger Wood et ses conquêtes.  C’est exactement ce qui arrive dans un pays où l’on confond la religion, les mœurs et les finances. 

Tout le monde a compris que les présumés victimes du plaisir avec Tiger Wood cherchent le moyen d’avoir des retombées financières du prétendu scandale.  Sinon quel intérêt ces femmes auraient-elles ?         


Savons-nous mieux si Tiger porte autant son nom dans ses pantalons depuis que celles-ci prétendent avoir succombées comme des zombies à la beauté du golfeur ?  Ça rappelle une certaine fille qui aimait tellement les reliques qu’elle garda un peu de sperme sur sa robe pour penser aux joies qu’elle procurait à Clinton, en lui faisant une pipe.          

Si on parlait franc, ça pourrait au moins être intéressant.  Est-elle croche, plus volumineuse que longue ?  Grosse ou petite poche?  Les couilles rabattues?  Tant qu’à être dans l’imbécilité pourquoi ne pas répondre aux questions qui gardent l’Amérique pendu aux lèvres de ces imbéciles qui veulent se faire connaître. 


Tiger Wood est-il bien bâti ?  Fait-il bien l’amour ?  Joue-t-il bien du bâton ?  Voilà la seule vraie question que tout le monde se pose.   Elles, elles pensent à l’argent. 

Au nombre prétendu de femmes en chaleur qui lui ont succombé, on doit croire qu’il a une tactique dont bien des gens raffoleraient.  Mais là, n’est pas la question.  Tout ça n’est qu’un grand cirque publicitairepour le ramener au golf parce que l’industrie perd trop d’argent depuis qu’on a commencé à parler de ces stupidités.  C’est une affaire de couple. . La seule vraie préoccupation des gens impliqués est strictement monétaire.       

Ce qui est important : la sexualité n’est-elle pas l’élément le plus essentiel de la vie privée ?  De quel droit les journaux peuvent-ils se mêler de la vie d’un couple ou simplement de la vie sexuelle d’un individu ?  En quoi les délires d’un Clinton expérimentant le point G masculin nous intéresse-t-l ?  Est-ce que ça changé le monde ?  Est-ce que les escapades d’un Tiger ont modifié sa façon de jouer au golf ?  Ça ne nous regarde tout simplement pas.

C’est un abus des médias, c’est comme les jeux dans l’arène des Romains.  Une manière décadente de s’occuper des autres et de jouir de leurs déboires.  Ça ne donne absolument rien à personne de connaître la vie sexuelle des autres, à moins que tu ne te masturbes en l’imaginant ou en écoutant les confessions.    C’est d’une hypocrisie religieuse inqualifiable. 

Et, on essaie de nous faire croire que ce genre de potins fait partie du droit à l’information.  Absurde !  La vie privée est plus importante que le potinage. Le potinage est un commerce.

C’est comme Benoît XVI qui doit sauver l’Église de la banqueroute parce que trop de prêtres avaient les doigts aussi longs que les miens.  On a su créer avec les journaux une industrie du chantage parce que l’Église n’a pas été assez intelligente pour rappeler qu’en Grèce antique, l’amour des garçons, était la perfection à atteindre.   Elle a plutôt cherché à nous culpabiliser, car le pardon exigeait de mieux travailler pour socialement être capable de se faire pardonner.  Une autre raison financière que l’on prétendait religieuse.  Le psychiatre W. Reich a écrit de nombreux livres, expliquant ce phénomène.             

À cause de son interprétation de la sexualité, l’Église est en train de se détruire elle-même.  La chasteté est contre-nature.  L’église refuse de reconnaître que sa perception de la sexualité repose sur absolument rien d’intelligent.  Elle vit une morale de l’époque des gens des cavernes– des peurs d’hommes primitifs -. 

Son tort n’est pas que ça implique des garçons, mais d’avoir imaginé un péché à partir de la plus grande force naturelle chez l’homme : le sexe.

Je me rappelle en avoir parlé à la Commission Bélanger-Campeau.  J’ai passé pour un illuminé.  Maintenant, on en paye le prix, car on refuse toujours de comprendre que le sexe sans violence est ce qui a de plus naturel, avec ou sans déviations.

Aujourd’hui, le dieu tout puissant n’est pas d’avoir son armée ; mais son portefeuille d’où toutes ces guerres religieuses qui surgissent à travers le monde.  Presque tous les rites conduisent à des dons de récompenses ou de pardon.  Plus il y a de fidèles, plus y a de croyants aveugles, plus la récolte est bonne.  Mais il faut maintenir des guerres de religion, cat il faut bien entretenir l’industrie de la guerre, elle est plus payante que le cul. La guerre rime avec punition.

Le jour où l’Église aura l’intelligence de cesser de s’accrocher à sa conception de la sexualité, qu’elle cessera d’en parler  comme un mal et qu’elle ramènera l’évangile selon Saint-Jean comme centre de méditation et exemple de tolérance, les églises seront à nouveau pleines au Québec,  car l’homme peut difficilement se passer de Dieu.


Mais, ce n’est pas pour demain. 

On en est encore à la grande noirceur de la supériorité du mâle sur la femelle. On est encore à croire que l’Église qui a le plus de fidèles est la plus proche de la Vérité.

23 Février 2010

Le fédéral est responsable des universités.            

À moins de me tromper, le financement des universités dans la Constitution du Canada relève aussi du fédéral.         

Alors pourquoi veut-on faire payer davantage les jeunes du Québec pour s’instruire ? Si les universités sont sous financées, on devrait d’abord livrer bataille au fédéral pour aller chercher au moins ce qui nous revient ?         

Est-ce que on est « dedans » la constitution, seulement quand ça permet à Ottawa de fourrer le Québec ?  Si Ottawa est si pauvre, il n’a qu’à éliminer quelques milliards du budget militaire.  Tout le monde sait maintenant que la guerre en Afghanistan sert à maintenir et rendre un gouvernement corrompu encore plus riche au pouvoir.  Tout le monde sait que la crise économique est une fraude orchestrée par les banques. Il n’y a que nos fédérastes du Québec qui l’ignorent.

Serait-ce que les tenants de la souveraineté — on a choisi ce nom parce que c’était moins radical qu‘indépendance — sont à nous faire la preuve que l’indépendance n’a jamais été réalisée parce que depuis le début on sait que ça ne se fera pas d’un coup et rapidement, si on veut la faire pacifiquement. . C’est une question d’éducation, donc, de temps et de travail ardu.  Si l’indépendance ne se fait pas, est-ce parce qu’on a trop de souverainistes de carrière ?  Il faut que ça dure pour que ça paye.

Le député fédéral d’Abitibi, M. Deshaies, m’a transmis un message de Lucien Bouchard, en se rendant à un congrès du Bloc, à l’effet de me tenir tranquille.  Si c’est exact, on peut se demander jusqu’à quel point ces nouveaux lucides sont prêts à servir les fédérastes pour tuer l’indépendance ?   Souveraineté implique une participation au fédéral, la souveraineté-association. 

Les indépendantistes étaient appelés « les séparatisses » par Chrétien. On a donc voulu adoucir l’image pour ne pas faire peur aux gens.         

C’est évident qu’en étant des souverainistes de carrière, il ne faut pas que ça se fasse trop vite. 

Pour bien du monde, bien des députés, l’indépendance signifie un changement non seulement de discours, mais de vie.        

On nous parle de finance sans nous dire que si on avait un impôt unique au Québec, on ne serait pas dans les déficits comme maintenant.  On déciderait où on veut placer notre argent.   On ne nous dit pas qu’on serait économiquement mieux en étant un pays indépendant.  On s’arrange pour que le fédéral n’ait pas l’air de trop nous haïr ; mais on n’est pas encore complètement aveugle.        

Si on veut faire l’indépendance, on doit en parler et en parler avec des arguments qui font ressortir la différence de régime. Les avantages de l’indépendance, ne sont pas ceux pas du « moumounage » de la gouvernance, en respectant la Constitution canadienne.  

Si on attend de ne plus avoir de dettes, jamais le Québec ne sera indépendant.   Le discours actuel de M. Bouchard est celui du vieux Québec religieux dont on ne veut plus entendre parler.         

Qu’attend-on pour revendiquer ce qui nous revient d’Ottawa plutôt que de nous parler d’augmentations d’impôts.  Si on ne veut pas augmenter les impôts on devrait aller chercher ce qui nous revient à Ottawa.  On en parle pas parce qu’on si on en demande trop, c’est le fédéral qui va nous mettre dehors du fédéralisme à coups de pied au cul.            

Si Jean Charest tenait sa Commission sur la construction, on pourrait avec les contrats qui viendront en coûtant environ 35% de moins, économiser assez pour remettre notre économie sur pied.    

Mais, on ne le fera pas.  Il faut faire partie du système légal de l’exploitation.  La mafia, c’est le système.

Radioactif 575

décembre 5, 2022

Radioactif  575

Textes de 2010, p. 1307/1708

Une crise des valeurs au Québec ?    

Je suis allé écouter M. Jean Campeau, dimanche, à l’église St-Patrice, à Magog (où je fus baptisé).   Il était l’invité du Bloc Québécois et de M. Christian Ouellet, notre député.  Une idée excellente d’organiser de telles séances d’information. Les médias n’étaient pas là pour couvrir l’événement.  D’ailleurs, le principal problème des souverainistes, c’est la communication.       

Les média sont entre les mains des libéraux ou des conservateurs, en fait, entre les mains de ceux qui ont de l’argent.  Et, les médias sont devenus tellement puissants qu’ils fabriquent la manière de penser des gens.  Eh oui, «la dictature de la piasse» va jusque-là.  Elle module nos valeurs.       

M. Campeau expliqua ce qui se passe dans le monde par une crise des valeurs.  À ma surprise, on se rejoint à bien des points de vue, mais on n’utilise pas le même langage.  Il est avocat et je suis écrivain.  Selon lui, il y aura bientôt de nouvelles crises économiques ; à mon avis, ces crises ne sont que des fraudes monumentales à l’échelle mondiale.          

Il croit dans la loi, je crois que les lois sont établies par ceux qui ont de l’argent, qui investissent dans le bien et le mal et récoltent leurs profits des deux côtés.  La loi est un instrument économique comme les religions qui voient leur rôle effacée par les médias modernes.  Le discours est modulé par les chefs de pupitres.  

Les bourses sont fondées sur la spéculation et sur les valeurs ajoutées.  C’est donc, comme le disait Alphonse Caouette, président de la Thérèsa, des institutions de bandits.  À ce point de vue, il avait tout à fait raison.   

Il leur suffit de modifier par internet les investissements pour qu’un groupe croisse ou décroisse.  Tout est artificiel, mais c’est ce qui justifie dans notre système la valeur de l’entreprise.  Plus voleur que ça, tu étouffes.       

La spéculation ne sert qu’à faire monter ou descendre les prix dans le seul but de faire plus de profits.  C’est du vol organisé, planifié.  C’est le système : des voleurs légaux. La mine d’or des avocats.           

Le deuxième élément de ce grand vol mondial légalisé est la valeur de l’argent.  On ne me fera pas croire que dans l’espace d’une journée le PIB d’un pays puisse être assez modifié (ça se joue sur au moins une année) pour changer la valeur de l’argent.  C’était plus honnête auparavant quand l’argent était comparé à l’or comme valeur étalon.        

Ces changements de la valeur de l’argent permettent encore de créer un moyen de spéculer et de faire plus d’argent ; mais on ne tient pas compte que ces changements modifient le marché et par conséquent peut être la cause de la dégringolade d’une industrie. 

C’est ce qui arrive dans le domaine forestier, des meubles.  Notre marché, c’est les États-Unis.  Dès que les États-Unis frissonnent nous sommes victimes d’une pneumonie.  Quand on a voulu avoir l’aéroport international à Drummondville, l’idée fondamentale était de faire du Québec le lien entre l’Europe et les États- Unis.  On voulait que le Québec diversifie son marché et se tourne aussi vers l’Europe. 

C’est un peu ce que Jean Charest préconise, mais comme fédéraste.  Ce n’est pas réalisable tant qu’Ottawa dira non.  Le problème avec le Canada, c’est que le Québec est étouffé par celui-ci, car nos intérêts sont absolument divergents.
 
Le troisième élément de ce système de bandits, c’est le marché
.  Au nom du marché, on peut écraser n’importe quel pays, forcer les compagnies à moins payer ceux qui y travaillent ; à profiter des richesses naturelles des pays qui sont trop pauvres pour les transformer sur place.  Ce sera ainsi tant que l’ONU ne sera pas assez forte pour statuer qu’aucune compagnie ne peut s’installer ailleurs pour moins bien payer les travailleurs.   Le salaire minimum des travailleurs dans ces usines devrait être fixé selon le salaire payé dans le pays d’origine ou être le même partout sur terre.      
 
Tout ça fait que le système économique se maudit complètement des hommes, l’argent devient tout.  God is money.   C’est le résultat de notre évolution.  Est-ce qu’on doit continuer dans le même sens ?  La planète ne peut pas absorber une telle orgie.  Est-on prêt à prendre le risque d’éliminer la race humaine ?   

Une belle conférence muette, car même si on n’utilise pas les mêmes mots, on dit la même chose.

Le culte du faire-semblant.        

Plus on fait semblant, plus on est populaire.  C’est bien comme ça que Robert Bourassa menait le Québec.  Jean Charest, grâce à ses nouveaux conseillers — qui sont les mêmes qu’à l’époque de Bourassa — fait exactement pareil.  Avec le même succès. C’est ce que nous indiquent les sondages.  Charest est aussi populaire qu’avant.      

Même avec la perte de 40 milliards à la Caisse de dépôt, la fausse crise qui est en réalité une arnaque des banques mondiales ; même après avoir montré son impuissance devant Harper, à Copenhague, Jean Charest est aussi populaire.         

Il lui suffit de faire semblant pour qu’on le prenne pour un héros, pour que sa popularité croisse.  On devrait peut-être tous devenir libéraux et le forcer à tenir un référendum sur l’indépendance du Québec. (Tiens, c’est ce que je ferais si ce n’était pas un mauvais scénario pour la population.).   Un mauvais scénario, on l’a déjà utilisé avec la loi 150, après la Commission Bélanger-Campeau… 

Une crise faut que ça paie, c’est inventer pour ça.     

Donc, si vous voulez devenir une vedette, sachez qu’il suffit de faire semblant.           

Avec Charest, le Québec se tient debout devant Ottawa — devrait-on voir le banc sur lequel il est agenouillé– ?   Le matamore est prêt à courir dès que le dinosaure rugira. Un peu de patiente et les Québécois auront tout oublié.  Ils sont encore plus Alzheimer que moi, ce qui est peu dire.   
 
On refait comme en 1996, il faut couper, couper, couper dans les services parce qu’on n’a pas pu empêcher la fraude mondiale, créée justement pour que le système économique puisse mettre au pas les pays qui ne sont pas capables de payer.  

Le coup de la Brinks moderne avec la complicité de l’establishment bourgeois.  Charest ne nous avait-il pas promis qu’on ne se ramasserait pas dans un tel bourbier s’il avait les deux mains sur le volant ?             

Sommes-nous sourds ? Aveugles ?  Une chose est certaine, on aime ça se faire fourrer. 

Je me souviens de mon grand discours, en habit d’évêque, à l’université de Sherbrooke quand je me suis présenté rhino (les vrais).    Je promettais aux gens des taudis, de la misère, tout pour aller très vite au ciel.  Je ne sais pas s’il y en a d’autres qui ont remarqué que tous les pays les plus pauvres de la planète sont ceux qui sont les plus fanatiquement religieux

Ce serait une étude intéressante à faire.  Si le capitalisme a été créé par sublimation sexuelle, la pauvreté serait-elle liée à la foi ?            

Mariage Harper-Boisvenu         

M. Boisvenu a enfin trouvé un emploi à vie bien rémunéré, grâce à Steven Harper. Ils pensent tous les deux la même chose : une charia judiciaire, servie avec une sauce à la canadienne.

28 Janvier 2010

Harper : le Georges Bush du Nord.

        
Ce que M. Steven Harper, premier ministre minoritaire du Canada ne dit pas quand il défend le système de mafia mondiale, nommé capitalisme, c’est qu’il parle plus au nom des pétrolières que des contribuables de son pays.          

Ce n’est pas le temps des réformettes, mais d’une remise en question en profondeur du capitalisme.           

Est-ce que le dieu ARGENT est plus important que l’HOMME ? C’est la question que doivent se poser les pays développés.  La planète est mise en danger par les règles « d’arnaques consécutives– les bulles spéculatives, le marché– » qui nous mènent de crises en crises.  Le système économique est de plus en plus clairement un moyen de permettre aux plus riches de devenir plus riches aux dépens des plus pauvres.  On tue la classe moyenne qui s’appauvrit à vue d’œil.  

Steven Harper est minoritaire au Canada.  Il parle au nom de son parti politique qui équivaut aux Républicains, aux États-Unis.  Il fait leur sale boulot sur la scène internationale pour éliminer le pouvoir d’Obama sur le peuple.  

Plus les réformes tardent, moins les gens croient en Obama, qui fait de son mieux pour améliorer le monde et nous sortir des griffes des spéculateurs et des banques. 

De plus en plus de Canadiens ont honte des propos de George Bush du Nord.           

Le Canada veut une réforme en profondeur du capitalisme, du moins, une majorité de Québécois. 

09 Février 2010

Réginald Dupuis.  

J’ai reçu ce message aujourd’hui… On dira que l’internet ne change pas le monde.

 Bonjour,
J’ai appris avec tristesse le décès de mon homonyme. J’aurais aimé le rencontrer et voir ses toiles lors d’un séjour au Québec. J’étais à Sherbrooke il y a bien des années, et garde q.q. souvenirs de votre jolie région.          
Salutations depuis la Suisse         
R. D.  

Je vous remercie de ce petit mot, ce fut très touchant.  Bonne santé et longue vie! 

Radioactif 574

décembre 4, 2022

Radioactif 574

21 Janvier 2010, p. 1300/1708

Les partis politiques : une notion dépassée ?        

Les différences fondamentales entre un Québec indépendant et un Québec fédéraste sont les dédoublements des ministères et surtout l’incapacité de se servir de nos impôts et de nos taxes comme on en a besoin, car les priorités d’Ottawa sont loin d’être celles du Québec.       

Actuellement, à cause de notre participation au système économique capitaliste, nous nous retrouvons dans une impasse financière parce que les gros ont décidé qu’il leur fallait plus d’argent et ont provoqué une crise (fraude) mondiale car, comme toujours, le seul moyen d’y parvenir est de saigner les plus pauvres, en enlevant les services, faute d’avoir assez de couilles pour augmenter les impôts de ceux qui pourraient payer.    

Plus la structure économique du Québec est fonction des multinationales, plus le Québec est chancelant, car celles-ci peuvent facilement déménager et nous laisser le problème de la création d’emplois et de l’augmentation du PIB. 

Ainsi, Jean Charest surf encore sur ses mensonges de la dernière campagne électorale. On s’entend que c’est très bien de s’interroger sur l’avenir économique du Québec ; mais la partisannerie de cet exercice est à rendre malade. 

Le besoin de retrouver un équilibre budgétaire n’est pas une grand-messe, mais une nécessité si on veut profiter de la fin de la crise.  Blâmer le PQ, d’avoir coupé en fou pour échapper au déficit, fin des années 1990, c’est facile.  Que fait-il maintenant pour remettre le Québec sur pied ?  Où va-t-il chercher les argents?  C’est facile de jouer au matamore, mais la réalité est que nous vivons dans un système de voleurs où tout est argent.  God is money.      

Qu’est-ce qu’il fera pour rendre un retour au travail des personnes de 65 et plus intéressant ?  Le problème est qu’à cet âge, ce retour doit être individuel, selon la réalité de chacun et les possibilités de ceux-ci.  Travailler, pour moins ou parce qu’on n’a pas le choix, je ne pense pas que ce sera très populaire.  Il faudra avoir assez d’imagination pour ne pas avoir de règles mur à mur. 

Dans une crise, les grands discours strictement partisans n’ont pas leur place.  Faudrait-il commencer à revoir la notion de parti politique pour que cesse ces enfantillages et que l’administration ne soit pas seulement de passer devant les caméras pour endormir les gens ?   


22 Janvier 2010

Des gouvernements régionaux.          

On doit repenser nos institutions politiques de manière à être plus efficaces, plus près des gens, particulièrement, en ce qui concerne à la planification à moyen et long terme. 
 
Quand j’ai commencé comme journaliste à la Tribune, la première chose qui m’a révolté était l’indifférence totale qui existait pour nous à Ottawa.  C’était comme si nous n’existions pas. 

C’est exactement ce qui se passerait d’ailleurs si on n’avait pas le Bloc Québécois, même si on nous dit que ce parti ne nous apporte rien.  Il rappelle au reste du Canada qu’il y a le Québec et qu’il peut devenir un pays.  

Le Canada ne nous écoute que s’il croit que le Québec va vraiment se séparer.  Regardez toutes les promesses faites lors des référendums et oubliées dès le lendemain quand les Québécois redeviennent des petits moutons.  Ce n’est pas parce que nous avons un ministre chez -nous qu’il s’occupe de nous.  Il est pris dans la grande machine nationale et la solidarité de parti. J’ai connu ça avec l’aéroport international de Drummondville.  On avait même un ministre de Trudeau à Drummondville, Smiley Pépin.  Il a fallu une manifestation pour qu’il s’aperçoive que Drummondville c’était dans le comté de Drummond. 

Il faut aussi prendre conscience que l’argent que l’on dépense (facile de se faire vivre avec la carte de crédit du Québec ou du Canada) peut nous priver d’un service beaucoup plus utile à l’ensemble de la population. 

En ce sens, il faut une enquête publique sur la construction.  Pourquoi faut-il payer jusqu’à 35% de plus pour les travaux parce qu’il y a collusion ?  Plus nos politiciens se font dorer la pilule, plus ils oublient que la très grande majorité des gens ne vivent pas selon leurs moyens.  La politique devient une carrière.  Et, on s’organise pour que la carrière dure le plus longtemps possible.  Pourquoi un député a-t-il une pension à 100% à vie après 8 ans ?  Quel travailleur a cet avantage ?  Comment peuvent-ils comprendre les plus pauvres quand ils se créent un cocon ou une classe bourgeoise, donc, un environnement qui leur demande de vivre comme des pachas ou en ne pensant qu’à leur petit statut social ?  Pourquoi faut-il refaire les bureaux à chaque fois que le gouvernement change ?  

L’esprit, la tradition, d’avoir des partis politiques qui s’affrontent peut nous apporter quelque chose pour les élections, dans le sens de créer un projet global pour la société ; mais ça nous prive des services de celui qui est très compétent, mais qui vit dans l’opposition, après les élections.             

Même si c’est pour le bien du Québec, ce sera un miracle d’avoir un parti qui modifiera notre mode de scrutin pour créer des élections selon un mode proportionnel.  Qu’attend-on pour créer un mode de décentralisation et de déconcentration en faveur des régions ? Une révision des pouvoirs et de la distribution de l’argent ?   

Au lieu d’avoir un lieutenant-gouverneur qui nous coûte une fortune et qui a la tête assez enflée pour se croire au-dessus des lois, ils serait temps qu’on abolisse toute référence à la royauté au Québec.  Ottawa n’aime pas ça, dans le cul Ottawa.  On ne fait pas partie de la constitution canadienne.           

Qu’on arrête de nous faire croire qu’il faut vivre selon un état de loi canadien.  La loi, c’est notre parlement au Québec qui doit la faire et non obéir à une loi constitutionnelle coloniale. Que l’on n’a même pas signée.   Le fédéral ne peut quand même pas mettre tous nos députés en prison parce qu’on lui dit que chez-nous on ne veut rien savoir de la monarchie.  Si Ottawa y tient tant qu’il s’occupe des dépenses occasionnées par le poste.  Un lieutenant -gouverneur qui n’a pas accès au parlement ça pas grand pouvoir.        

Nos députés sont une bande de moutons.  On le voit avec les accommodements culturels. On devrait simplement dire aux religieux qu’au Québec, il y a de la religion chez toi et dans le temple de ta religion.  Point à la ligne.  Vivre et laisser vivre.   Actuellement, les religions servent à nous faire accepter les règles de ceux qui nous oppriment.  Le Québec est un état neutre, laïc.     

Les partis peuvent aider à penser de bons programmes. Mais, comme on l’a vite constaté, avoir un programme avant des élections est une chose, le réaliser en est une autre.       

Ce que je déteste dans notre système, c’est que cette rivalité de parti continue après des élections.  L’opposition devrait critiquer, dénoncer, mais aussi chercher à améliorer les choses lorsque les projets présentés sont bons pour le peuple. .  Pourquoi l’opposition n’est-elle pas là pour améliorer les choses ? Pourquoi le parti au pouvoir ne pourrait-il pas saluer ce que l’opposition présente de bon. C’est vrai que pour cela faudrait avoir un gouvernement moins menteur et manipulateur, capable de saisir ce qui est vraiment bon pour les gens.   

Les membres du gouvernement au pouvoir devraient être tenus de dire la vérité et être destitués quand ils nous mentent pour mieux nous manipuler.   On serait déjà en élections.  La malhonnêteté intellectuelle semble faire partie de nos mœurs.

La politique n’est pas qu’un jeu, elle peut modifier fondamentalement la vie des gens.  Par exemple, la pension de vieillesse (Ce n’est pas mon cas particulier, même si je suis rendu là).   Si le coût de la vie augmente sans cesse, mais que ta pension ne suit pas, ton pouvoir d’achat, ta qualité de vie diminue. Comment s’assurer que les gens pourront demeurer autonomes le plus longtemps possible? 

Le bénévolat, c’est très beau, mais ça ne règle pas tout.  Le principal problème quand t’es plus vieux, c’est la solitude.  C’est d’ailleurs pour cette raison que la vie de couple a pris autant d’importance.  Il n’y a pas que la procréation.              

Pour cela, le gouvernement devrait créer des mesures fiscales qui permettent aux gens de vivre en couple ou en colocation afin d’éliminer la création d’une économie de petits-vieux qui est appelée à disparaître après les baby-boomers.  Ceux qui prétendent que les revenus moyens familiaux sont de 60,000$, je me demande où ils prennent leurs statistiques.  Que fait-on de ceux qui vivent seuls(es) ?            

Pourquoi nous avoir prêché la zoothérapie alors que tous les établissements pour personnes âgées refusent que l’on ait notre animal ?  La piastre est-elle plus importante que le bien-être des gens ?  Ne devrait-on pas tenir compte de ce besoin chez les aînés plutôt que de penser aux crottes ou aux jappements? Pourquoi sommes-nous rendus aussi égoïstes ?      

Là où le bas blesse, dans notre système, c’est de devoir automatiquement être opposé quand on est dans l’opposition alors que nous avons besoin de toutes nos énergies pour assurer le mieux-être des gens ?  Comment peut-on revoir les institutions pour faire en sorte que le bien de la population soit la raison réelle d’exister des partis politiques ?   

Si on veut faire retravailler les vieux qui le pourraient, comme moi, il faudra que cette participation procure aussi des avantages ou du moins que tu ne sois pas pénalisé parce que tu retournes au travail. J’ai une maîtrise et je ne peux même pas faire de bénévolat à la Fondation de la bibliothèque Memphrémagog pour des raisons sexuelles. Comme si l’âge ne changerait pas ta sexualité.. Est-ce parce que le président est un ancien libéral déchu ?  Qu’est-ce que tu peux faire dans un monde ayant un esprit aussi paranoïaque ? 

23 Janvier 2010

Trop de partis politiques ?        

Plus je pense à l’idée d’abolir complètement les partis politiques sous prétexte que ça nous divise, moins je suis certain que ce soit la bonne réponse, quoiqu’il est possible d’envisager des changements de structures dans nos institutions politiques sans devenir un paria.              

Encore faut-il que nos institutions soient assez honnêtes pour être dignes de confiance.   Encore faut-il avoir l’esprit assez ouvert pour admettre que l’autre parti n’est pas que de la cochonnerie. Il faut cesser cette lutte d’enfant gâté : j’ai raison, donc, t’as tort.  Si je suis au pouvoir, je fais ce que je veux, si je suis dans l’opposition je ne suis là que pour chialer.  Ce n’est pas une lutte à savoir qui sera le plus fin ; mais qu’est-ce qui améliorera le plus la qualité de vie des citoyens ?     

Au Québec, les divisions idéologiques ne sont pas très nombreuses : le capitalisme doit-il être plus socialiste ?  Comment se protéger des multinationales qui sont encore plus riches que les états ?  Quel marché est le plus avantageux ?  

Le livre de Jacques Parizeau, La souveraineté est extra parce qu’il démontre clairement que si nous avions été indépendants, on aurait su mieux prévenir la crise (fraude)  économique qui vient de nous tomber dessus alors que les grandes instances préparent déjà la prochaine crise pour encore mieux s’enrichir. Sur le plan de l’alimentation, ne paierions-nous pas moins si nous achetions encore localement ?

L’autre choix fondamental est la culture.  Comment vivre dans une société qui respecte le droit à la différence de chaque individu ? Comment établir l’égalité entre les hommes et les femmes ?  Voulons-nous que le Québec soit un état français (le fédéral crée des règles qui garantissent notre assimilation), donc, peut-on survivre en français dans le Canada ?   Comment gérer la sexualité puisque c’est ce qui différencie le plus les individus ?  Est-ce que les religions peuvent nous laver le cerveau, en nous forçant à enseigner leur vision dans les écoles ?  Où est la ligne limite ?  Les religions, le sexe, le droit de penser différemment et à quel moment est-ce inacceptable pour les autres ? Quelle place laissons-nous à la violence ou au crime organisé ?      

Est-ce que l’exécutif (le cabinet) pourrait être choisi, lors des élections, en dehors des formations politiques ?  Est-ce qu’on pourrait voter entre deux candidatures au titre de ministre et de vraiment savoir qui est le meilleur ?  J’ai de la difficulté à pourvoir l’imaginer.  Par contre, ces nominations pourraient peut-être se faire au niveau d’une Assemblée nationale où la compétence est plus importante que le parti. 

Le choix du parti au pouvoir pourrait être simplement le choix de l’orientation que l’on veut prendre ou si l’on veut le choix du programme qui nous plaît le plus comme société.  Alors, l’Assemblée nationale pourrait choisir les personnes les plus aptes à réaliser ce programme.  Les députés et la Chambre régionale pourrait s’occuper de la réalisation dans les détails sur le terrain.   Voter des programmes plutôt que pour un député local ? Ou avoir le choix, lors des élections ?  Voter pour un programme et voter pour celui que l’on veut comme député dans sa circonscription pour réaliser le programme.   

Le programme d’un parti devrait être la feuille de route de l’objectif pour améliorer la vie du pays, d’où la différence qui pourrait exister entre ses membres.  Par exemple, la seule vraie différence entre un libéral et un péquiste est la séparation du Québec.  Personne ne préconise une vraie confédération, mais c’est un objectif aussi valable que les autres.  Celui des compromis.  Que ferons-nous quand il y aura un gouvernement mondial ? Comment pourrait-on y avoir une place et un mot à dire ?    

Les intérêts de l’Ouest sont-ils si incompatibles avec ceux de l’Est qu’ils sont irréconciliables ?  Les crises de jalousie du premier ministre de Terre-Neuve ne signifient-elles pas le rejet du Québec dans le Canada actuel ?  Peut-on vivre une économie qui soit profitable pour tous d’un océan à l’autre ou ne serions-nous pas mieux en étant notre propre pays, sans dédoublement, mais sans péréquation ?  Pourquoi les libéraux et les péquistes ne peuvent-ils pas s’entendre sur l’honnêteté des chiffres qui nous sont fournis quant à l’indépendance : après tout c’est de notre qualité de vie qui en dépend.  Là, on se demande souvent qui est le plus menteur ?  Qui a engagé les plus «grosses bols» pour nous manipuler.       

Qu’est-ce que ça changerait quant au lobby ?  Ça le faciliterait ?  Le pire poison dans notre système est la capacité d’acheter tous ceux qui se présentent en politique.  Les entreprises ne devraient pas avoir le droit de financer les partis politiques.  Pas un sou.  Cependant, on devrait fixer une limite dans les dons aux partis même chez les individus et pouvoir ainsi s’assurer que ce n’est pas un moyen utilisé par les entreprises pour obtenir ce qu’elles veulent.  Le plus grand défi de nos institutions est de devenir honnêtes.    

Qu’on le veuille ou non, nos réflexions doivent partir du fait que nous vivons dans un système capitaliste devenu une véritable mafia mondiale.  Comment protéger les pays contre les lobbys ?  Comment s’assurer d’avoir des représentants honnêtes?          

ll y a une différence fondamentale entre avoir des partis politiques et en avoir de trop.  Faut-il créer un nouveau parti à chaque fois qu’il y a une virgule différente dans un programme ?  À combien de membres un parti politique devrait-il avoir le droit aux subventions de l’état ?  Est-il possible de changer quoi que ce soit si on n’a pas d’argent ?  C’est ce qu’on croyait quand nous étions jeunes, mais nous nous sommes aperçus que le système est beaucoup plus complexe qu’on ne le croyait.  Beaucoup plus croche aussi.          

Le droit à une association ou un parti est fondamental pour la démocratie, même si ça ne garantit pas la justice entre les individus qui pensent différemment. Ignatieff là-dessus à raison : les droits existent pour protéger les individus contre les institutions. Si un parti devient trop orthodoxe, que tu n’as pas droit de ne pas être d’accord avec tout ce qui se dit, tu deviens vite borné.  C’est ce qui s’était passé dans le parti libéral quand j’ai dû le quitter, car on mettait dehors celui qui se battait pour des changements de fond et non seulement superficiel, René Lévesque.   

Je croyais, à cause de la bureaucratie, qu’un pays suit sa route quel que soit le parti au pouvoir, mais quand on regarde aux États-Unis la différence fondamentale entre les Démocrates et les Républicains, je dirais plus entre Obama et Bush, on voit que la présence de l’un ou l’autre scelle notre destin.  Et, la plus grande différence est la façon de gérer l’économie.  Tout passe par l’argent. 

25 Janvier 2010

Le Québec doit accompagner Haïti.   

Avec le séisme à Haïti, on voit nettement la différence d’approche entre le Québec et les États-Unis.  Nous respectons et nous trouvons même essentiel de se joindre aux autorités d’Haïti pour rebâtir ce pays dévasté alors que les États-Unis prennent nettement le contrôle.          

Deux façons de voir dont il est important de saisir la différence.  Pas question de blâmer les Américains pour ce qu’ils ont fait jusqu’à date, mais on se demande comment il se fait qu’après tant de temps, on n’a pas encore réussi à s’occuper de la population comme s’il n’y avait que la sécurité qui compte.  Si tu es condamné à mourir de faim, tu seras définitivement plus agressif.   Même s’il est évident que ceux qui aident ne peuvent pas risquer de se retrouver entre les mains de petits bandits, les gens qui y arrivent doivent, je crois, commencer à reconstruire le pays, mais à partir d’en dehors de Port-au-Prince, qui devrait être laissé à ceux qui peuvent nettoyer.          

Par contre, mon frère Roland, qui y ait allé travailler, apporte un autre son de cloche : Haïti est quasi inaccessible depuis la tragédie.  Ils avaient à peine des infrastructures et ils en ont encore moins.  Il faut de la place pour faire atterrir un avion, des ports pour recevoir les navires.  Ils ont écopé eux aussi et l’aéroport était déjà trop petit.       

Il me ferait plaisir d’aller aider, mais pour cela, il faut un visa j’imagine, ce que je n’aurai pas parce que je n’ai pas encore eu mon pardon.  On préfère la misère à la coopération.  Mourir, mais mourir chaste.   On doit agir exactement selon toutes les règles du jeu, même si ces règles sont parfois tellement stupides.  On peut dire que l’homme était plus évolué il y a des siècles qu’il l’est maintenant, du moins, en ce qui concerne les règles de la sexualité.      

C’est un affront qui revient souvent puisque qu’en m’ayant planté le dard de l’accusation dans la gorge, le lendemain du référendum, on m’empêche maintenant de réaliser n’importe quel projet.  Je suis un zombie !        

On essaie de créer un tel état d’endettement du gouvernement du Québec qu’il ne sera plus possible de devenir un pays ; c’est identique avec ce que l’on me fait subir.  On me rend si pauvre que je ne peux même pas aider.   Je pense que mon expérience vaut plus que de toujours être refoulé à cause d’ « un coup monté politique » il y a déjà près de 15 ans.        

La mafia mondiale, c’est le système.  Ces règles sont là pour protéger le petit gang-circuit qui dirige le monde.  Il ne serait pas étonnant que les États-Unis se retirent vite d’Haïti, car ce pays n’a pas assez de richesses naturelles pour l’attirer.  On verra bien…    

J’espère que les Haïtiens d’ici comprendront la nécessité de la langue de communication à la suite de cette expérience, d’où notre rapport privilégié avec eux.  Ils sont plus près de nous que les Canadiens.

Radioactif 573

décembre 3, 2022

Radioactif 573  
Texte de 2010, p. 1294/1708       

16 Janvier 2010

Un peu d’histoire. 

Si Pierre Elliot Trudeau est un trou-de-cul dans l’esprit des Québécois parce qu’il a écrasé le Québec quoique sur le plan de l’évolution humaine, il a marqué l’avenir, en légalisant les rapports gais entre personnes consentantes.            

Qu’on l’aime ou pas, il fallait être intelligent et courageux pour oser affronter de front tous les préjugés, les mensonges entretenus par les religions sur la sexualité, surtout à cette époque, alors qu’au Québec, l’Église avait encore la main haute sur tous.   

Je l’admirais beaucoup à la fin des années 1960.  Une admiration qui tourna au cauchemar intérieur quand il choisit Ste-Scholastique comme aéroport international au lieu de Drummondville et finalement avec 1970.  Comment lui et Jacques Hébert pouvaient-ils devenir aussi étroits d’esprit ?  Comment expliquer qu’un bonhomme aussi intelligent que Gérard Pelletier tourne le dos à l’émancipation du Québec et que les trois colombes deviennent trois rois nègres blancs du Canada        ? 

Tout a changé dans ma façon de voir Trudeau avec la décision concernant l’aéroport international de Drummondville.  J’étais journaliste, plus politisé, ouvrant un peu plus les yeux et comprenant de plus en plus que le fédéralisme est un poison pour le Québec.

À l’époque, je rêvais de gouvernements régionaux et je n’étais pas encore indépendantiste.  Un choix qui s’est imposé avec le temps pour le bien des gens et non pour le portefeuille de quelques-uns.  Je peux dire que mes grandes croisades ne m’ont jamais rien rapporté. Je n’avais pas d’enveloppes brunes ou blanches.

Heureusement, à cette époque d’émancipation, les gais faisaient équipe avec les féministes.             

Si on demandait à l’état de respecter la vie privée des adultes, les féministes réclamaient, elles, le droit absolu de tout individu à son corps.  Il était alors question d’une autre lutte d’ordre sexuel : le droit à l’avortement.           

Je me rappelle très bien avoir voté pour ce droit, lors du congrès du PQ, même si en principe, je suis contre l’avortement. 

L’argument qui a prévalu pour moi et plusieurs autres fut que de nombreuses femmes mouraient en se faisant illégalement avorter.  Il était donc préférable de leur permettre que l’avortement soit fait de manière à ne pas mettre la vie de la mère et de l’enfant en danger, même si ça écorchait la morale traditionnelle.          

Interdire complètement, c’était la mauvaise solution.  Par contre, je cherche encore les mouvements qui auraient dû être créés pour venir en aide aux filles qui se ramassaient enceintes et se faisaient mettre à la porte de leurs familles, comme les gais, sous prétexte de préserver les bonnes mœurs, des mœurs fuckés, antichrétiens, au nom de Jésus et d’un dieu d’amour.       

Bien évidemment, on prétendit d’abord qu’être gai c’était une maladie.  On ne parlait pas encore d’une légère différence dans les gênes pour attribuer ce changement viscéral dans les amours des gens, mais bel et bien de maladie mentale.

La police jouait du coude pour défendre la grande moralité.  On installait des caméras dans les toilettes publiques et de pauvres policiers acceptaient d’aller se montrer la quéquette pour énerver quelques gais et leur mettre la main au collet.  Le leurre policier ce n’est pas d’aujourd’hui.  Les fascistes se sont toujours servis de leurres pour établir leur vérité de frustrés.   Pire, on savait que des gais étaient battus dans les parcs, mais on ne faisait rien, ils avaient ce qu’ils méritaient.  Ils suffisaient à un jeune garçon de dire qu’il avait reçu des propositions sexuelles pour justifier qu’il est tué quelqu’un.

Puis, il eut le Truxx, une descente dans un club gai de Montréal, qui donna lieu à la première manifestation et une leçon à ceux qui se moquaient des gais en disant qu’ils jouaient du mouchoir.  Qui serait assommé par une crotte de nez ?           

Ma petite réputation s’étalait dans le milieu à Montréal.  Je fus approché pour faire partie d’un collectif pour appuyer les gens du Truxx, soit Sortir, publié par les éditions de l’Aurore, dirigée par Jean Basile.  Ma vocation de défenseur du droit à la pédérastie venait de naître.  J’étais un des rares à en parler ouvertement.  Quelques années plus tard, j’ai organisé un dossier auquel le poète Paul Chamberland participa dans le Berdache, journal gai du temps.

J’ai décidé d’en parler pour prouver que ces rapports sexuels étaient souvent agréables et consentis par tous les participants, démentant ainsi les campagnes pour nous culpabiliser d’être différents.          Mon témoignage voulait aussi monter la différence entre être gai et être pédéraste.

La frustration crée plus de violence que le plaisir. Souvent des jeunes étaient éjectés de leur famille à cause de leur orientation sexuelle et le taux de suicide des jeunes était très élevé.       
Quand on a compris que les gais avaient le poing solide et que leur rapport sexuel rapportait beaucoup à l’économie, la liberté se mit à courir les rues du Village.  Il y a deux choses qui mènent le monde, l’argent et son valet, la violence.

Même nos savants médecins, qui essayaient de nous faire comprendre le sens de cette maladie mentale, ont dû ravaler leur salive et faire connaître la vérité.  Tu es gai, dès ta naissance.  C’est inscrit dans tes gênes, et rien, à moins d’un événement très violent, ne viendra changer ton orientation sexuelle.  Tu es ainsi, point final.  Tu dois apprendre à vivre avec.  Apprendre à t’aimer et t’accepter. Le seul sens que la vie a, c’est d’être heureux.    

Les indépendantistes furent les premiers à consacrer cette vérité scientifique en proclamant la Charte des droits de la personne qui non seulement reconnaissait le droit à ton orientation sexuelle ; mais qui donnait aux jeunes le droit sur leur propre vie, en condamnant toute forme de discrimination pour l’âge. 

Évidemment, la police se mit à brailler particulièrement à l’ajout de l’âge de consentement fixé à 14 ans.   C’est un peu vieux, irréaliste dans le sens, que si on vise le droit des jeunes à leur intégrité physique, on ne tient pas compte du fait que le développement sexuel est différent pour chaque individu, à partir d’environ dix ans.  Mais c »était un pas extraordinaire, d’avant-garde, quant au respect du droit des jeunes qui ont personne pour défendre leur point de vue ou leur réalité.     
 
Par contre, il y a légion pour travailler en faveur d’un retour à la grande noirceur : la censure littéraire est encore très vivante au Québec. On est revenu à 16 ans et si on écoutait la police on reviendrait, comme tous les bons fascistes le voudraient, à 18 ans.         

On n’évolue pas, on régresse quant au respect des individus.      

Le plus ironique, plus le temps passait, plus les expériences avec certaines femmes s’accumulaient, moins je vivais de relations sexuelles.  Et plus je vivais la pédérastie platonique, philosophique, c’est-à-dire celle où il se passe pratiquement rien.     

Cette transformation s’opérait avec la découverte selon laquelle la liberté ne peut pas exister sans responsabilité.  C’est ce que m’a appris l’école libre. 

17 Janvier 2010

Les religions et le sexe.  

Tant que les religions, les lois, les états se mêleront de la sexualité des individus, en dehors de la nécessité d’éliminer la violence et l’intolérance, l’homme n’évoluera pas.           

La morale de presque toutes les religions conduisent au fascisme, c’est-à-dire à la domination de ceux qui se croient les plus purs, qui confondent pureté, intention et chasteté.          

Même les chrétiens, malgré l’exemple du comportement du Christ envers Marie-Madeleine, ne respectent pas les leçons de l’Évangile quand il s’agit d’appliquer la tolérance sexuelle.        

J’ai essayé de faire ressortir cet aspect dans mon mémoire à la Commission Bouchard- Taylor, mais ce fut peine perdue.  Ils n’essayaient même pas de comprendre le point de vue des autres. Ils voulaient orienter l’avenir du Québec.   Chiachia est un borné qui traitaient les autres de bornés.  Pourquoi devrait-il nécessairement y avoir des religions dans l’avenir ?  Les religions sont-elles autres choses que des machines à sous ?  Pouvons-nous réfléchir sans elles, en dehors d’elles ?           

Est-ce dans leur suprématie qu’on trouvera une solution qui traversera les siècles ?   Ne sommes-nous pas fatigués des éternelles guerres de religions ? 

Le contrôle de la sexualité, c’est le moteur des religions tout comme la peur de la mort et de ce qui vient après.  Avec la sexualité, on sait que personne n’y échappera, tout comme la mort, la peur suprême puisqu’il faut leur obéir pour avoir droit à une éternité heureuse.  

La morale est un moyen de diviser les bons et des mauvais parce qu’au moment où elle fut créée, l’homme n’était pas assez évolué pour tendre vers une conscience personnelle.         

J’ai autant le droit de croire dans la beauté, l’aspect positif de la liberté sexuelle que les autres ont le droit de m’imposer leurs interdits.   

19 Janvier 2010

Réécrire des textes.

    
Je m’excuse si je n’ai pas écrit de nouveaux textes, c’est simplement parce que je n’ai pas eu le temps.             

Je dois réécrire des textes de 2007 pour compléter la possibilité de produire l’été prochain, mes premiers CR-D, sur les carnets de Radioactif et de Nipox.  J’ai presque fini. 

Ce contretemps me permet aussi de m’évader des textes portant sur la sexualité.  C’est un sujet qui deviendra de plus en plus important parce qu’on ne semble pas comprendre qu’une expérience sexuelle sans amour ou amitié, ça donne absolument rien. 

Espérons qu’on ne sera pas encore assez stupides pour créer des lois encore plus sévères, simplement parce qu’on n’a pas l’intelligence de comprendre que la sexualité doit être enseignée de manière à découvrir la responsabilité qui entoure ce plaisir.      
 
J’essaie d’aller le plus vite possible ; mais j’ai tellement écrit.

20 Janvier 2010

Quel drôle de monde !    

 J’arrive d’une soirée à l’hôtel de ville de Magog où on présentait le projet de construction d’un centre sportif.  Un projet essentiel pour les jeunes de Magog comme le fut la bibliothèque.  Il est bien évident que cette soirée d’appui au projet sert à mieux faire ressortir le besoin de le réaliser et l’opportunité qui se présente à Magog.       
 
J’y ai rencontré une connaissance, surpris et ravi de la voir venir appuyer le projet ; mais quand nous fûmes seuls, elle ne me parla que de l’emprunt nécessaire pour réaliser ce projet et de la situation financière difficile de Magog.

Je suis tellement en faveur du projet que je suis même prêt à mettre mes connaissances dans le télémarketing au service de la fondation pour que ça se réalise.  À moins qu’ils soient aussi fous que la Fondation de la bibliothèque, je ne vois pas pourquoi mes services pourraient être refusés.  On ne sait jamais.  Je commence à sérieusement me demander si ça vaut la peine de s’investir.

Évidemment, le député Reid était là.  Il y avait des caméras. Il me rappela un des principaux points pour lesquels on avait un problème de logement au Québec.  Pour que le fédéral contribue, le Québec devrait en donner autant et la ville devait aussi participer.  Un projet qui dépendait des trois paliers de gouvernements.         

Dans le domaine du logement, l’Ontario avait tout le gâteau parce qu’au Québec, on n’avait pas une ville qui pouvait «accoter» les besoins, aussi tout l’argent s’en allait en Ontario.  Cette fois, c’est la dernière chance d’embarquer dans le train du projet des infrastructures.  Les commandites de la crise économique.           

Le projet des infrastructures, c’est aussi la construction… le besoin évident de savoir si les projets pour lutter contre la crise économique sont touchés par la nécessité d’avoir une enquête publique.  Ce sont presque tous des contrats dans la construction.

La crise économique, c’est une arnaque mondiale de la finance.  Un vol sans précédent du système économique qui ne peut pas se permettre de perdre beaucoup de sous donc qui se fait renflouer par les plus pauvres.   Presque rien n’est fait pour la crise forestière au Québec, pour contrer le chômage dans les villes les plus touchées.  On se fait voler et on s’arrange pour ne pas le savoir pour ne pas avoir à AGIR.

La caisse de dépôt perd 40 milliards.  On a été assez fou pour remettre au pouvoir celui qui a changé les règles qui ont permis ce dérapage.  Pire, on paye plus d’un million à des gens pour avoir été incompétents et on fait une grande parade sur l’économie des 20 prochaines années pour faire croire aux gens qu’on contrôle notre portefeuille et notre avenir. On y croit. Tabarnak !  Qu’on est naïf !    

On nous prend pour des imbéciles et personne ne bouge.  Ça ne vaut même pu la peine de se déranger.  On commence à passer Obama dans le tordeur.  On est en train de perdre une guerre qui favorise un gouvernement corrompu en Afghanistan et au Niger la guerre commence à se jouer sans masque : une guerre de religions.  Quel monde de fous !   

On devient fou parce qu’un gars a fait une pipe à un jeune qui a adoré ça.  On est même prêt à le coucher sur une liste éternelle de tous ces jouisseurs impénitents pour les braquer quotidiennement.  Mais, on croit Earl Jones qui pleure parce qu’il fera 22 mois de prison pour avoir volé des millions à des personnes du troisième âge.   Elles n’ont plus rien pour le reste de leur vie ; mais elles n’ont pas été touchées dans leur dignité.  Donc, c’est un crime sans violence.

Bandes de caves !, doit-il penser de nous avec raison.        

Heureusement, pour nos politiciens, Haïti vit un drame.  Pendant qu’on en entend parler, on ne pense pas à ce qui se passe ici.  Pour une fois, le fait d’être mis de côté m’a bien servi.  Me connaissant, si j’étais allé en Haïti dans le cadre d’un échange culturel, comme je le devais, j’y serais resté pour enseigner.  J’y serais encore.  Je me demande bien ce qui est arrivé à Pierre Moïse Célestin, le poète haïtien avec qui j’étais en contact.  Les espoirs diminuent chaque jour. On ne peut qu’espérer un miracle. 

Radioactif 572

décembre 2, 2022

Radioactif  572    
Textes de 2010, p. 1294/1708

13 Janvier 2010

Le doute est un premier pas.    
Comme tous les jeunes, mon premier contact avec la sexualité en fut un de culpabilisation.   «Touche pas, ne regarde pas, n’en parle pas.»   

Comme tous les jeunes, je n’étais pas encore assez armé intellectuellement pour savoir que les adultes ont généralement une approche carrément maladive de la sexualité.      

Tout le monde pense que le sexe est mauvais.  Le sexe est péché.  Personne ne semble savoir que le sexe est une des plus merveilleuses manifestations de la vie.

Donc, puisque tout le monde croit le sexe mauvais, c’est vrai, parce que tout le monde ne peut pas se tromper en même temps.  Ce n’est pas connaître le principe de l’évolution. C’est une maxime pour nous empêcher de vouloir croire qu’on peut aussi avoir raison. Les moutons broutent sans se poser de questions, celui qui le fait est la chèvre de M. Seguin. Bon moyen pour empêcher les gens de réfléchir.            

Notre civilisation est tombée sur la tête, le jour où on a décidé que le corps était la preuve de notre décadence plutôt que de notre beauté terrestre et humaine.  

Choqué, miséreux, incapable de comprendre la mort, on a essayé de la vaincre, en faisant croire dans la vie après la mort.  Les religions, en essayant de tout expliquer, ont eu des visions qui devaient être l’effet de très bonnes drogues.  C’est ça l’extase, la révélation ! 

On a décidé qu’on a une âme éternelle.  Qu’est-ce que l’âme ?  Une force, une énergie, un champ électromagnétique ? 

On cherche encore.  Mais, c’est nous, chaque individu, c’est certain.  C’est une énergie quelconque, l’énergie de la vie.  Un principe d’organisation. Une petite entité parmi tant d’autres dans le cycle de l’éternel roue de la vie, de la nature. Une force quasi imperceptible comparée aux autres énergies.

Depuis toujours, l’âme est du domaine de la magie, car elle est seule à pouvoir expliquer l’inexplicable.  Et d’ailleurs, la majorité, n’ayant pas le temps de réfléchir sur leur âme, admet son existence sans restriction. Pourtant, même notre existence est un mystère. Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ?  Où allons-nous ? Personne ne le sait.  On naît, on se développe et on meurt.  Voilà tout ce qu’on peut affirmer.  On ne sait même pas ce qu’est la vie, sinon une perception durant un certain moment d’un certain espace.   On ne sait même pas si la vie est un rêve.                   

Les plus sautés ont cru que tout a été créé en fonction de l’homme, C’est ainsi que l’homme s’est classé dans l’ordre des forces supérieures alors que notre existence est plutôt de l’ordre de l’infiniment petit.

Qu’on ne veuille ou non, on est une partie infime de l’univers. La conscience est une forme d’illumination.  Une vue du grand Tout. Un regard d’un autre ordre que de celui du matériel. Un feeling.  Mais, aujourd’hui, on se rend compte que ce petit miroir est une création à partir de notre cerveau et de ses appareils capteurs, les cinq sens. Un élément de comparaison. Mais, pour comparer il faut déjà être conscient. Qu’est-ce que la conscience ?  Une énergie électromagnétique ?    

Qu’est-ce que tu fais devant le péché quand ce péché est le plaisir pur ?  Ça dépend de tes capacités à avoir peur, de tes faiblesses hypnotiques devant le grand gazouillis de la société humaine et de la force d’attraction des âmes qui t’attirent à travers des corps qui te fascinent.           

Tu ne connais rien aux lois de la fascination, mais elles sont plus intéressantes à suivre que celles de la damnation. Tu prends la chance de goûter à ces instants exquis en attendant la punition qui ne saura tarder.  Les purs y veilleront bien dans leur méchanceté. Et, si le péché était d’avoir l’esprit croche, l’esprit tordu qui se prend pour une forme de pureté qui n’accepte aucun environnement, car, l’environnement le déstabilise dans sa propre adoration de narcisse.

C’est l’époque de l’ambiguïté.  C’est aussi celle de la découverte.   Celle où le cerveau commence à vouloir réfléchir par lui-même.  Tu trouves ton identité.  Ça peut paraître une catastrophe qu’être différent des autres, mais ce peut être aussi un moteur de remise en question extraordinaire.  Savoir pourquoi on est différent, c’est commencé à savoir ce que l’on est et ce que l’on veut changer dans la vie.    

Quand on est petit, on apprend en imitant, en répétant.  Quand on vieillit, on apprend en constatant les différences et en agissant.  Le plaisir devient le meilleur des professeurs.  C’est l’époque de l’affirmation.  La découverte de son orientation sexuelle.  Malheur à toi, si elle est contradictoire avec les valeurs sociales du moment, même si celles-ci peuvent être complètement pourries comme c’est le cas maintenant, où l’argent a pris la place, tout l’espace de ce que l’on appelait Dieu.        

Il n’y aurait pas de problème si les gens évoluaient tous. Mais, le propre des religions est d’empêcher les gens d’évoluer.  Ainsi, on a les bons et les mauvais.  Et, nos bonnes âmes conservatrices, étant en nombre nettement supérieur, les autres doivent apprendre à se soumettre à leur étroitesse d’esprit.  

La pudeur excessive est le détonateur de la haine. Notre approche de la sexualité est l’essence qui carbure toutes les formes de discrimination.

14 Janvier 2010

Satan prend des plumes.           

Évidemment tant que, comme tous les enfants, tu as seulement du plaisir en vivant des rapports sexuels, tu ne te poses pas de questions.  C’est le fun, c’est tout.  Simple curiosité. T’es encore en dehors du grand délire religieux.  De l’interdit imbécile.  C’est un interdit idiot parce qu’il ne sait même pas pourquoi ce doit être un interdit, sinon qu’on te l’a appris.            

Tu es trop pur pour imaginer le mal surtout à partir de ton propre corps.  Il faut être un adulte malade pour voir dans sa nature, l’objet du mal.  Mais, on est élevé de même.  Pourquoi ?       

Si les féministes cherchaient avec raison à échapper à leur statut d’être inférieure, au droit à la dignité d’être femme ; les féminounes, elles, se sont mises à crier qu’elles étaient victimes des hommes incapables de vivre sans chercher à avoir du sexe, sans subir la violence mâle.  Leurs phobies furent partagées par plusieurs, puisqu’il faut bien paraître dans la société.  Puis, elles se sont mises à prétendre que les jeunes étaient de pauvres victimes comme elles, car, elles projetaient sur eux, leurs propres déboires.  Il faut bien attirer l’attention !   Sans même remettre en question le fond de la morale, vérifier si elle avait du sens, elles sont parties en guerre contre tout ce qui est sexuel.

Toute féminoune rejette la sexualité.  Le statut de la femme se joue seulement à partir de ses organes génitaux. « Dont touch, don’t look, dont even dream about it.»   Les vraies féministes, elles, prétendent que leur corps vaut bien celui d’un homme et n’ont pas peur de la sexualité. Au contraire, elles affirment leur égalité et leur valeur d’être humain au même titre que le mâle.    

On se mit à confondre féministe qui exige l’égalité homme-femme, comme ça aurait toujours dû exister et féminounes, celle qui sont obsédées par la sexualité.
  Celles qui refusent leur corps.   Plusieurs d’entre elles croient que le sexe signifie être battues, la souffrance et l’humiliation.  Les féminounes sont en fait l’extrême droite rétrograde des féministes. Des féministes wokes. (ajouté aujourd’hui)    

Au lieu de faire l’apologie de la femme être sexué, heureuse et fière de l’être, avec sa propre vocation; la féminoune se lance dans une guerre totale en faveur des valeurs qui l’ont définie comme un être subordonné et de deuxième classe soumise à l’homme, l’objet sexuel, apportant ainsi une attention disproportionnée à ce que le sexe a vraiment dans la vie de tous les jours, de tous les humains.  Une espèce de fixation sur leur peur.              

La féminoune est celle qui refuse de s’émanciper et qui nage encore dans la condamnation macho de son sexe.  La femme tentation, la femme « péché » tant qu’elle n’appartient pas à son mâle pour lui faire des petits, acte de propriété qui officialise tous les droits du mari sur elle. 

En fait, une féminoune est la femme qui n’accepte pas sa dignité d’être femme en dehors d’être « la vierge » porteuse d’enfants.  C’est celle qui craint comme la peste d’être une Marie Madeleine par le cri de ses hormones.  La féminoune, c’est l’Êve, tentatrice, complice de Satan déguisé en serpent (Freud sait que c’est le symbole par excellence du pénis dans toutes les religions comme la croix est l’objet de salut par la souffrance du corps sacrifié) qui ne s’accepte pas, écrasée par sa vocation de Marie, pure vertu. 

Le discours de la petite ignorante à qui on a appris depuis le berceau que l’homme est un gros cochon qui cherchera sans cesse à la transpercer de son dard qu’il agite comme une carabine à répétition pour prouver sa supériorité.   Une telle « contre-vérité » que même les gais ont continué à la propager : t’es un meilleur mâle, si t’as une quéquette plus grosse et plus longue que les autres comme chez les chimpanzés.

«The boss is the one who have the biggest penis».  

Si tu aimes ceux avec qui tu vas au ciel, tu te demandes sincèrement en quoi tu peux les précipiter en enfer.

C’était encore le cas, du temps de la publication de mon premier livre de poésie de jet, Hymne à l’amour, le vice et la révolte.  Mes textes le prouvent bien, car tout en venant fou de joie d’enfin rencontrer quelqu’un de plus « game » que moi, j’avais encore peur d’être un mauvais exemple.  J’étais plus vieux.  Plus t’es vieux, plus tu devrais voir le danger.  Si tu crois être un mauvais exemple, tu viens juste de reconnaître le mal dans tes actions. Si t’es plus vieux, tu le sais, toi.  D’où la grande interrogation devint dans mon cas : que peut-il y avoir de mal dans une relation sexuelle, sans violence, ou tout le monde a bien du fun?  Pourquoi parler de souffrance, comme si éjaculer était le petit mal comme ce fut perçu au temps de la Grèce antique ?  Ma vie me prouvait le contraire, d’autant plus que j’aimais vivre beaucoup.   

C’est le côté paranoïaque des féminounes qui n’ont pas surmonté l’éducation québécoise qui te garroche en enfer juste à penser à un soutien-gorge.  Une espèce de maladie mentale entretenue par le clergé et la télévision pour mener chaque individu par le bout du nez ou plutôt du doigt qu’il ne faut pas mettre n’importe où.           

C’était normal, on n’était pas encore né qu’on était à genoux à demander pardon au bon Dieu d’être de grands pécheurs.  Une folie furieuse qui dominait la société québécoise.          

Dès six ans, tu devais te torturer la conscience pour trouver des péchés afin de faire ta première communion.  Mais à cet âge quel péché peux-tu avoir commis?  Un petit mensonge par ci, un petit coup poing sur le nez de ton frère qui t’avais trop pompé, ne pas avoir obéi aux commandements de ta mère, chef suprême, qui pouvait avoir recours à ton père, la Justice suprême qui, elle, te faisait regretter d’avoir voulu être différent et t’avoir trop affirmé.         

Ouais !  Le Québec était un examen de conscience perpétuel qui reposait sur des dangers existants profondément dans les cœurs des hommes.  On était coupable de ne pas obéir aveuglément.        

Pas surprenant que j’aie pris la route de la désobéissance parce que je trouvais nos institutions qui se prétendaient la « justice » une forme de manipulation pour profiter de notre naïveté.  Je venais de mélanger pour la première fois sexualité et politique…

15 Janvier 2010

La dictature des consciences. 

Quand t’es jeune, t’es curieux, c’est tout à fait normal qu’un jour tu te demandes comment c’est fait chez l’autre.  Règle générale, ça se passe entre personne de même sexe.  Quand tu vis dans un endroit aussi borné que le Québec l’était dans mon enfance (et l’est encore) quant à la sexualité des jeunes et la peur de l’homosexualité, tu dois patiner longtemps pour avoir les réponses à tes questions.  Les tentations deviennent des exploits à réussir.         

La folie de la répression sexuelle est l’omerta.       

On n’en parle pas parce qu’on a honte ou en en parle pas pour ne pas être jugé par les autres. Le plus fou dans cette attitude est de croire que si tu n’en parles pas, le problème va disparaître de lui-même, oubliant que tout être humain est sexué et que d’une manière ou de l’autre, sa petite nature finira bien par se réveiller.

La folie nous a poussés jusqu’à créer une littérature de la jeunesse pour éliminer les passages qui pourraient être de nature sexuelle.  Qu’on joue à tuer son voisin à coeur de journée, ça ne traumatise pas comme voir un nu.  Quelle hypocrisie ! Quelle ignorance de la nature humaine ! Quelle folie ! 

Les psychologues modernes, un peu moins bornés, savent que si un jeune arrive à côté de toi quand tu es à uriner et qu’il commence parfois hypocritement à t’examiner.  Il n’y a là rien de mal, c’est une curiosité normale d’enfant.  Ils te diront de faire comme si de rien n’était, de simplement manifester que tu n’aimes pas tellement uriner en gang, sans heurter le jeune, sans lui faire la morale et ainsi lui introduire la notion du mal dans le quotidien.  Être un maudit cochon, ça n’a rien de valorisant surtout quand tu ne peux même pas concevoir ce que ça veut dire.           

C’est rare que t’as des jeunes qui te fassent déculotter au bout du fusil ou sous la menace d’un couteau.  Donc, réagir en scrupuleux, comme si la guerre mondiale venait d’éclater, c’est briser la naïveté du jeune et enclencher chez lui une forte mésestime de son propre corps et de sa curiosité.  C’est offenser son intelligence.  C’est lui inculquer la notion de la perversité alors qu’elle n’existe que chez les adultes. 

Comment veux-tu être pervers quand tu n’éjacules même pas ?   Quand le sexe n’a pas d’importance ; car la folie de la chasteté est une folie d’adulte.  C’est normal, car la chasteté n’a de sens que si tu es devenu un être capable de procréer.   Jeune, tu ne peux même pas, alors c’est une préoccupation qui n’existe pas, mais que les adultes projettent sur les jeunes.

Il est bien évident qu’il n’y a aucune mesure entre une relation sexuelle forcée et une relation consentie.  En fait, la seule chose importante à apprendre au début, au niveau de la sexualité, c’est le consentement mutuel essentiel.  D’abord, le sien qui correspond habituellement à l’éducation reçue ; puis, envers les autres, qui correspond simplement aux normes de la communication. Tu ne fais jamais à autrui, ce que tu ne voudrais pas qu’il te soit fait. Facile.         

Il n’appartient pas aux autres, même tes parents, de décider si tu veux ou tu ne veux pas ; si tu aimes ou tu n’aimes pas.  C’est toi, toi seul, qui es maître absolu de ton corps et de ton esprit.  Ainsi, tu es assuré que n’importe quelle relation est basée surtout sur le plaisir et l’amour, l’un ne va pas sans l’autre.  Comment peut-on trouver une relation agréable si elle nous fait mal?  Personne n’est automatiquement masochiste. C’est plutôt dans l’ordre du déséquilibre que d’aimer se faire blesser, se faire souffrir ou faire souffrir un autre. 

Personnellement, je n’arrive même pas à me l’imaginer.  C’est un plaisir morbide.  Une déformation de la notion de plaisir.  Jouir devant ce qui fait souffrir.  Ce n’est sûrement pas ce que l’on doit développer comme idéal de vie.  Comment jouir du malheur des autres ?  Il faut qu’il y ait quelque chose qui nous a déformés, qui nous a fait profondément mal, pour tirer plaisir de la souffrance.  C’est sûrement une limite à ne pas franchir.  Je préfère demeurer ignorant.

Ce devrait être la base même de la loi
.  Tout homme libre a le choix entre dire oui et non.  La liberté ce n’est pas ni un oui esclave, sans pouvoir dire non ; comme ce n’est pas non plus le seul droit de dire non.  Tout individu doit décider s’il aime ça ou s’il ne veut rien savoir.  Insister après un non clair, ça devient du harcèlement.  Être mou dans sa réponse, c’est dire oui, même si certains prétendent que ça veut dire non.   

Ce devrait normalement être ce qui arrive dans une société qui prétend avoir une conscience, qui se prétend libre.  Instruire les gens pour qu’ils puissent prendre la décision qui leur convient.   

En fait, on s’est fait croire que si on aimait ça, on ne pourrait plus s’en passer. On serait de plus en plus cochon.  Une manière de te dire hypocritement que tu ne dois pas aimer avoir eu du plaisir dans une relation sexuelle parce que tu ne pourras plus t’en passer.  C’est le contraire du bon sens, mais c’est ce qu’on essaie de nous faire croire.  Pas étonnant que l’on faisait l’amour à travers un petit trou dans son caleçon pour ne pas être vu, ne pas jouir des caresses.          

Scrupuleux comme le Québec l’a été, c’est de la folie.  Et, c’est cette folie que l’on essaie de nous inculquer à nouveau à travers la lutte contre la pédophilie, sans distinction avec la pédérastie. Une lutte que l’on mondialise. Une manière hypocrite de continuer à faire croire que le sexe est mal.  En l’interdisant, en en faisait des exemples, on sème le message que la sexualité, c’est mauvais.         

Comme je l’ai toujours dit, je suis contre, absolument contre, la pédophilie ; mais je sais que ce n’est pas la même chose que la pédérastie.         

Dans un cas, tu subis, sans pouvoir intervenir, probablement à cause de la peur, de la surprise ; alors que le cas de la pédérastie, tu peux à cause de ton âge, avoir déjà une conscience personnelle qui te dicte ta réaction.  Tu aimes ou tu n’aimes pas.  C’est toi qui doit décider et l’âge n’a absolument rien à y voir, c’est plutôt de l’ordre de la conscience.  De savoir ce qui t’aide à évoluer.  Est-ce une relation qui est positive pour toi ?   

La réaction est différente à l’adolescence parce que, à cause du développement de son corps, la sexualité prend un autre sens.  Les réactions sont entraînées par la production d’hormones, ce que tu ne pouvais pas secréter quelques années auparavant.  Qu’on le veuille ou non, il y a une très grande part de chimie dans la sexualité.  Une chimie que dirige ton cerveau.  Sans violence, la sexualité est un droit personnel absolu.        

Plus important la différence la plus fondamentale entre le jeune de zéro à environ 10 ans est la structure même du cerveau, et donc de la perception de la vie.  Jeune, un enfant imite.  Il réagit au plaisir-malheur.  C’est beau ou laid.  C’est plaisant ou souffrant.  Mais, avec le changement du cerveau à l’adolescence, la notion de la sexualité est tout à fait différente : le cerveau est maintenant capable de symbolisme.  L’affection peut se transformer et même t’envahir, devenir une passion.

Les choses n’ont plus le même sens, le même langage. L’émotif prend une proportion dans les relations humaines qui n’existaient pas chez l’enfant, l’être absolument dépendant.  Or, évoluer, c’est de mieux se connaître, s’affirmer, devenir autonome. C’est de pouvoir dorénavant, personnellement, prendre des décisions, de choisir. Et choisir, ce n’est pas que dire non, refuser à tout prix ; ça peut aussi vouloir dire « oui, je le veux».   

L »Église avait fixé l’âge de la raison à sept ans.  Personnellement, quand j’écris, je parle de 10 ans et plus.  Je ne dois pas être si pire que ça ; mais avec le temps, on oublie les raisons d’avoir créé des règles, des lois.  Celles-ci malheureusement n’évoluent pas avec la réalité.      

Ma compréhension de la sexualité fut très lente.  Mais, elle a reposé sur cette notion du consentement.  Le plaisir à avoir avec un autre.   Pourquoi devrait-on s’énerver si un jeune est bien informé de tous les avantages et de tous les inconvénients ?  Le premier but de l’éducation est de créer des gens autonomes et responsables.          

Pour avoir des gens autonomes, tu dois d’abord savoir comment l’individu agit et réagit.  Tu dois savoir ce qui est naturel et ce qui ne l’est pas.  Or, notre point de vue au Québec sur la sexualité date encore de l’époque où on croyait qu’il était anormal, non seulement d’avoir des relations gaies, mais aussi d’avoir du plaisir dans une relation sexuelle. 

Notre morale autour de la sexualité est une morale chrétienne, donc, une morale d’interdits, souvent stupides.  Rien en dehors de la procréation.  Une bêtise, car ça ne repose même pas sur la réalité de tous, c’est un point de vue de religieux qui pour demeurer plus fidèle à son dieu à besoin de toute son attention et qui conçoit la sexualité comme un moyen de rompre, d’être distrait de son but premier. 

Or, le sens de la vie est déjà différent si tu es un philosophe plutôt qu’un religieux.  Pour un philosophe, le sens de la vie tient au bonheur plutôt qu’à son exclusion, comme l’exige les religions. Les religions sont des règles ; des moyens ; mais est-ce que ces règles créées par des religieux ont un sens quand on est un civil bien ordinaire ?  Pourquoi vivre ?  Pour souffrir ?  Pour être l’esclave de l’économie ?  Qu’on le veuille ou non, on revient à la question de la mort.  

Freud disait que les religions sont une forme de schizophrénie parce qu’elles nous détachent de la réalité.  Elles nous font croire et vivre dans un autre monde que celui des mortels.  Elles servent à nous empêcher de constater qu’on ne peut pas échapper à la mort.  Et, pire, elles justifient leurs interventions en fonction d’une vie après la mort dont elles connaissent absolument rien de plus que les autres humains moins hypnotisés par les paroles que l’on prétend tenir de Dieu lui-même.  Une forme de manipulation et de fraude intellectuelle.          

Il y a définitivement un univers.  Quand on meurt, on ne disparaît pas.  On existe sous une autre forme.  Une énergie ? Mais sommes-nous encore conscients?  Si oui, sommes-nous conscients seulement de notre petite énergie, en la ressentant, elle et elle seule, ou si le fait d’être dégagé du corps, notre perception, notre conscience devient ou se confond à une conscience stricte de tout ce qui existe dans l’univers ? Est-ce que notre conscience se limite à tout ressentir comme une force ?    

L’univers ou la réalité devient un ensemble de forces, de tiraillements, qu’on pourrait nommer notre conscience ?  Est-ce que la vie après la mort n’est que la sensation d’être ?  Personne ne le sait et on ne le saura qu’après notre mort, donc, jamais de notre vivant.  Le reste n’est que pure spéculation.  On est mieux de s’intéresser au moment présent, à ce qu’on connait vraiment, plutôt que de se faire croire toutes sortes de choses.   

Pourquoi vivre comme si nous n’avons pas un corps ?  Est-ce seulement possible ?  

Réfléchir sur sa sexualité, c’est réfléchir sur sa réalité, sur le sens de sa vie, car, c’est l’énergie fondamentale qui nous crée.  C’est ce qui constitue notre rapport au monde. 

Le jour où j’ai compris ça, j’ai cessé de me croire coupable et j’ai décidé de refuser d’être violé par la pensée des autres.  Les religieux ont inventé le mal et le bien.

Radioactif 571

décembre 1, 2022

Radioactif 571

Textes de 2010, p. 1280

02 Janvier 2010

Menteur ou ignorant ?    

Quand on lit sur le passé de note chère civilisation, on se rend compte que bien des valeurs qui nous viennent des religions sont basées sur une ignorance crasse de ce qu’est l’être humain. Pourtant, on continue de percevoir le monde à travers ses erreurs.          

Ce serait intéressant que nos penseurs essaient de temps en temps de remettre l’horloge à l’heure plutôt que de laisser filer la tradition basée sur l’ignorance. Si on ne modifie pas ce que l’on enseigne depuis des siècles, ses enseignements sont dorénavant des mensonges dans le but de mieux dominer.   

C’est normal qu’il y a un siècle nous n’ayons pas eu la même compréhension de ce que nous sommes.  Mais, si notre civilisation cherchait à produire le meilleur, au moins, une fois par siècle, on essaierait de faire le ménage dans nos connaissances.

C’est ainsi que le Québec se cherche maintenant.  Les jeunes pensent que les plus vieux sont absolument dépassés. Que l’indépendance, c’est de la bouilli pour les chats. Qu’il est temps que ce soit eux qui dirigent.     

D’une certaine façon, c’est vrai.  Sur le plan technique, la vie d’aujourd’hui ne ressemble en rien avec ce qui se passait quand j’étais jeune. 

L’indépendance semble un rêve des boomers parce qu’on vit à l’ère de la mondialisation, mais jamais l’indépendance n’a été aussi souhaitable que maintenant, même si la péréquation joue en faveur du fédéralisme. 

Le fédéral s’est embourbé dans des lois qui ne permettent pas de repenser la fédération en confédération et, plus que jamais, le français est en voie de disparition.  Ne rien faire, c’est aussi agir. C’est suicidaire.      

Il est à espérer que cette année, on se rende compte que Harper n’a aucun respect pour la démocratie.  Il fait taire les gens en fermant le parlement.  C’est une ordure au même titre que Georges W. Bush, le président sous lequel on vient d’organiser la première grande arnaque économique mondiale.     

Harper semble de plus en plus être un petit Hitler. Il tente de tout diriger. En mettant la main sur la culture, il cherche à rétablir une morale religieuse dépassée. Il en profite parce qu’il n’a pas d’adversaires de taille.  Pour lui faire comprendre, il faudrait qu’aux prochaines élections, il n’y ait que des députés bloquistes élus au Québec ; mais c’est rêver en couleurs. Plus le temps passe, moins le Québec aura un mot à dire au sein du Canada.  On retourne aux années 1950.   

Au Québec, ce serait urgent qu’on abandonne l’idée des partis politiques.  Toute ce qu’on devrait faire c’est d’instaurer ce qu’il y a de meilleur ; que l’idée vienne de quel que parti que ce soit. 

Pour cela, il faut réviser d’urgence notre mode électoral, il faut réinjecter un peu d’honnêteté dans tout ce qui passe.  J’ai toujours dit que le système économique (capitalisme et communisme) est un moyen de voler les pauvres. 

Le Québec devrait cette année revenir à l’honnêteté que préconisait René Lévesque.  Il n’y a pas qu’un parti qui a raison, mais on devrait tous travailler pour que soit appliquées les meilleures idées, celles qui répondent au bien de tous les Québécois.      

Peut-être que si la religion, lâchait ses obsessions sexuelles, elle pourrait nous aider à créer un monde meilleur.   Mais c’est encore rêver en couleurs.   Nous sommes prisonniers d’un système de plus en plus pourri.   Quand ça commencera à brasser, ce sera peut-être rendu trop tard pour chercher des solutions ?


08 Janvier 2010

Le retour.    

Le retour est pour bientôt.  Les vacances se prolongent quelque peu, ce qui me permet de lire le fameux, très fameux livre de Monsieur Jacques Parizeau.  La souveraineté.  J’en reparlerai, lors de mon retour.  Quand mon clavier aura repris ses accents français.

 Bonne fin de semaine !


11 Janvier 2010

Retour sur la pédérastie.

Il y a trois ans environ quand j’ai écrit La pédérastie mise à nu, j’avais l’intention d’en finir avec ce sujet.             

Je n’aurais jamais cru que les questions sur la pédérastie me traîneraient aussi loin dans le passé pour comprendre ce phénomène intimement lié à la structuration de notre civilisation.  Je ne savais pas que le hasard me conduirait encore plus profondément dans mon questionnement et la compréhension des nuances qui devraient être faites quand on parle de sexualité.                     

Notre sexualité est intimement liée à notre cerveau, donc à l’appareil qui nous permet de prendre connaissance de notre existence.  Notre sexualité nous lie à l’image que l’on a de soi. Une image qui déterminera tous nos comportements durant notre vie.  Le Ça de Freud ou l’orgone de Reich est la même réalité de base de notre individualisation.  La force de nos vibrations et de ce à quoi on vibre.

À ma surprise, pour comprendre la sexualité, il faut reprendre au complet la compréhension qu’on a de l’homme.  Elle explique jusqu’au comportement de notre société parce qu’elle définit les rôles sociaux.        

Mes recherches m’ont conduit à prendre conscience de la nécessité de revoir notre approche globale de la sexualité en fonction des nouvelles connaissances scientifiques plutôt que religieuses. 

Le Québec a une approche maladive (religieuse) de la sexualité.    Et qu’on le veuille ou non, la sexualité est l’élément clé du fanatisme religieux. Le fanatisme est le produit direct d’une incompréhension de l’homme.   

C’est aussi faux de prétendre que la sexualité est mauvaise, honteuse, sale que de prétendre que le sperme est une partie de notre cerveau et que le mâle en sacrifie une partie en faisant l’amour.           

Pourtant, nos habitudes de vie s’accrochent à ces faussetés parce que la Tradition élimine toute possibilité de changement.  Est-ce pour cette raison que l’homme est un être violent, dominateur ? L’homme refuse sa réalité matérielle pour donner raison aux articles de foi qui en font un être supérieur aux autres, au-dessus de la nature ?  Cette prétendue supériorité n’est-elle pas fondée sur l’ignorance puisque que l’on croit que tout existe en fonction de l’homme alors qu’en réalité on est une petite énergie comme les autres, perdue dans la Cosmos, pour ne pas dire insignifiante.     

Un couple peut vivre complètement en dehors de sa vocation habituelle de procréation ; simplement parce « qu’on est bien ensemble ».  On a plus besoin de grosses familles pour s’assurer la survie de l’espèce humaine.  Au contraire, pour sauver la planète, il faudrait revenir à une population quatre fois moindre et l’empêcher ensuite de croître. Sauf, que la grosse famille permet dans sa solidarité de passer à travers l’injustice de la vie économique. Les nouvelles familles seront nécessairement formées de plusieurs familles. La notion de famille sera éventuellement changée pour celle du groupe de rattachement. C’est là où nous conduisent les crises économiques.        

Si on voit la sexualité en dehors des lunettes du péché, en prenant tout pour acquis, sous le simple prétexte que ça toujours été comme ça depuis aussi longtemps qu’on se souvienne, on se rend compte que l’on s’est fait mentir, sans peut-être le vouloir, depuis des siècles.   Et on accepte ça par paresse intellectuelle. 

En refusant de remettre les choses en question, la société québécoise s’obstine à maintenir des lois fondées sur de pures aberrations. On diabolise le normal et, en refusant d’en parler, on crée une paranoïa dans laquelle on s’enlise.    

Par mes écrits, je voulais d’abord répondre à la malhonnêteté intellectuelle des féminounes  (féministes obsédées par le sexe) qui multiplient les faussetés à cause de leur peur maladive de la pédophilie.  La pédophilie est inacceptable, mais une doit pas devenir une obsession.

Il y a une différence entre protéger les enfants et les écraser par notre surprotection.  Elles n’ont même pas l’honnêteté intellectuelle de reconnaître la différence entre la pédérastie et la pédophilie. 

Pourtant, la perception de la sexualité évolue avec l’âge, tout simplement parce que le cerveau évolue lui aussi.  Un jeune ne perçoit pas du tout la sexualité comme un adulte. Alors pourquoi prétendre qu’un jeune peut être traumatisé s’il n’y a pas de violence ? Comment peut-on dire qu’un jeune n’a pas su échapper à celui qui supposément l’exploitait alors qu’il retourne seul et de bonne grâce chez ce prétendu prédateur ?   Pourquoi un jeune n’aimerait-il pas jouir comme un adulte ?  Rien à voir avec le bien ou le mal, si on cherche vraiment à comprendre. Le jeune ne juge pas en fonction du bien ou du mal, mais de la souffrance et du plaisir.        

Toute ma vie me prouve qu’une relation sexuelle avec une personne plus jeune que moi peut être totalement consentante et consentie par toutes les personnes mêlées à l’événement.  Loin d’être néfaste, elle peut engendrer une nouvelle forme de respect de soi, car enfin, tu as quelqu’un qui s’attache à toi en dehors de tes parents. L’amour et l’amitié donnent un sens à l’action. La pédérastie répond chez le garçon au besoin de s’identifier aux mâles.

De plus, la sexualité vécue par un homosexuel ne s’exprime pas comme celle d’un hétéro, mais si c’est similaire.  Tu manques de te faire tuer, si tu tapes sur une fesse féminine, alors que dans la construction, par exemple, prendre le scrotum (la poche, c’est plus beau) du camarade juste pour rire, c’est tout à fait correct.  C’est drôle.  Le jour où la femme sera égale à l’homme, elle pourra elle aussi rire de la popularité de ses seins.  Je ne connais pas un gars qui ne vibre pas à la vue d’une belle paire de seins.        
 
La sexualité des femmes est une sexualité vue depuis l’enfance comme un danger, un mal, une saleté
alors que chez le gars, la comparaison des longueurs, des circoncisions, des grosseurs, du jet de l’éjaculation est entre partenaires souvent une source de fierté et de curiosité.  Ce n’est ni mieux, ni pire, mais différent.         

Les parents craignent plus pour leurs fillettes, donc, ils en mettent un peu plus.

Si j’avais eu une fille, j’aurais probablement et presque certainement réagi de la même façon.  C’est différent pour un gars qui ne peut pas tomber enceinte. Même si le petit se faisait sucer, s’il a du plaisir à découvrir ces sensations nouvelles, ça ne le traumatisera certainement pas, sauf, si on s’en aperçoit et qu’on fasse un drame avec l’événement.         

Là, où il y a un problème, c’est si l’on se sert de drogue pour le dragage.  C’est un moyen plus qu’hypocrite d’arriver à ses fins.  On ne respecte pas alors le cerveau du jeune.  Ça peut éventuellement l’amener à se droguer parce qu’il a découvert un nouveau plaisir.  Le jeune qui cherche à vivre une telle expérience peut se laisser prendre par la maudite drogue.  

S’il se sentait libre de parler, en toute sécurité, sans être jugé et condamné, sans être rabattu au statut de victime (une humiliation de plus) probablement qu’il ne pourrait jamais se faire embarquer dans une situation qui joue sur son avenir.           

J’avoue que «ma»  recherche a commencé par une volonté de déculpabilisation personnelle et une réflexion à savoir ce que l’on peut faire quand on se rend compte qu’on est pédéraste ou qu’on le pense. Le suicide des jeunes est souvent directement relié à cette situation.  Le jeune garçon a honte d’être attiré par les autres garçons, ce qui correspond à une phase normale de son développement, mais il ne le sait pas ,

Les orientations sexuelles sont loin d’être perçues comme étant quelque chose de facile à comprendre, principalement quand tu es jeune.  L’attirance, la béatitude devant la beauté des enfants, a une partie existentielle qui se confond aussi bien à la vie de parents que de pédérastes.  Les deux adorent les jeunes.  À quel moment, cela peut-il être bon ou néfaste ?  Qui en décide ?  Est-ce qu’on peut comparer une caresse, même sexuelle, à la violence. 


Pourquoi la violence serait-elle préférable à la jouissance ?     


Je n’arrivais pas dans ma petite tête à saisir pourquoi le plaisir est automatiquement interdit.  Qu’est-ce que ça change si je suis nu dans un groupe qui admet la nudité ?  Dois-je vivre à moitié à cause de la présence des autres?  Pourquoi la violence est-elle vue comme moins néfaste que la sexualité? Ces interrogations ont jailli au fur et à mesure que je me posais des questions.        

J’aurais pu croire que tous les femmes sont malades dès qu’il est question de sexualité, mais je connaissais beaucoup de féministes qui comme moi se posaient de vraies questions.  Ce qui me frappait c’est que ces féministes s’acceptaient comme femme et ne passait pas leur temps à brailler contre les hommes et prôner d’en avoir peur.  

Cependant, elles voulaient avec raison être considérées comme l’égale absolue de l’Homme.  Aucune forme d’hésitation de ma part pour adhérer à cette vérité.  J’ai plus de respect pour les femmes que les machos qui riaient de moi parce que je suis pédéraste ou gai.  Quand tu penses ainsi tu te demandes si tu n’es pas atteint d’une maladie mentale incurable, mystérieuse, car plus tu analyses, plus tu t’informes, plus tu te rends compte qu’en toute logique ce sont ceux qui te font le plus la morale qui sont les plus vicieux car leur interprétation est basée sur des prémisses totalement erronées.  Ils refusent d’ailleurs de les remettre en question.  Rien d’intelligent ne permet de croire que la sexualité est mauvaise, bien au contraire, c’est ce qui permet la reproduction de ton espèce.  Non seulement le sens de la sexualité est évident, agréable ; mais la sexualité nous porte vers une autre dimension : l’amour ou l’amitié.  Elle n’est pas que génitale. Elle est aussi tendresse, estime.  

Plus je cherchais plus je trouvais que mes différences avec les autres étaient de moins en moins réelles.  Elles venaient plutôt de ce que l’on (le système) nous enseigne et non de ce que la vie nous apprend. 

12 Janvier 2010

Les deux mains dans vos poches.     

Ceux qui ont voté pour Jean Charest aux dernières élections vont maintenant savoir ce que ça va leur coûter de s’être laissé leurrer pour permettre aux libéraux de redevenir un gouvernement majoritaire.           

Au cours des prochains mois, le gouvernement va pleurer et prétendre qu’il est tellement dans le rouge qu’il faudra couper dans les services, à défaut d’avoir le courage d’augmenter les impôts.  C’est déjà commencé avec l’augmentation d’Hydro-Québec et l’idée stupide de vouloir éliminer le 2,500$ des rentes du Québec versés au décès.      

Charest voulait avoir les deux mains sur le volant pour faire face efficacement à la crise          (fraude) économique mondiale, vous l’avez cru, c’est maintenant le temps de le voir les deux mains dans votre portefeuille pour payer le coût de ce   « vote historiquement stupide».     

Tout le monde nous avertissait de ce qui allait se passer, sauf Jean Charest et sa ministre, la sacoche, qui niaient.   Grâce aux règles de gestion de Charest, même notre bas de laine a été en bonne partie mangé.         

On en avait assez des vieilles chicanes nationales, disait-on.  Depuis, le fédéral nous doit 43 milliards, ce qui nous précipite encore le Québec dans l’enfer des budgets déficitaires.  Vive le fédéralisme !  Payez !   Payez !  

Assez naïfs, merci !  On a reporté Charest au pouvoir, avec une majorité, cette fois.  Depuis, la Caisse de dépôt a enregistré une perte de 40 milliards et elle vient de récompenser pour plus de 3 millions, les génies qui nous ont fourrés.  Quelle belle société !  Pendant ce temps, le service de remboursement de l’aide sociale court au cul de ceux qui, à leur avis, leur doivent un peu d’argent.  Charest a soif.        

Si t’es un bandit, il faut que tu aies une cravate et que tes crimes vaillent au moins des millions pour que tu passes pour un petit génie et on te donne bourse pour avoir été idiot. 

Nos voleurs légaux gagnent dix fois plus que le salaire de notre premier ministre. Je n’aime pas Charest parce que c’est un manipulateur, tellement assoiffé de pouvoir que je ne serais pas surpris qu’il menace bientôt le fédéral de séparation pour faire semblant qu’il tient tête à la « Bush du Nord « . 

Le fédéral est responsable de notre mauvaise situation financière et non la crise puisqu’Ottawa a préféré aider les pétrolières, les gens de l’automobile plutôt que le Québec (secteur forestier, chômage).            

On a créé avant la crise des travaux d’infrastructure pour combattre la crise. 

Si on regarde dans quel secteur, on peut se demander si ce n’est pas une nouvelle façon de faire des commandites.  Seule, une enquête publique sur la construction nous permettrait de le savoir. 

Bien qu’on s’enfonce de plus en plus quotidiennement, on risque que rien ne change, car les gens pensent qu’on se fera encore fourrer de plus bel par qui que ce soit qui soit actuellement à la tête de nos gouvernements.  Belle démocrassie !

Radioactif 570

novembre 30, 2022

Radioactif 570

Textes de 2009, p. 1274

Séquelles ou chantage ?           

J’ai bien de la difficulté à croire que tu subis des séquelles psychologiques si tu te fais toucher, masturber ou sucer quel que soit ton âge, car autant que je sache c’est loin d’être souffrant, si tu es consentant.             

Il y a une différence fondamentale entre accepter de jouer le jeu, même s’il est défendu, et être violenté.  Évidemment, ce serait tout à fait différent si tu étais pris de force, si tu es violenté.  Il s’agit alors d’un viol.  Personne ne peut accepter ça.        

La seule séquelle que je connaisse, si tout se passe sans violence, est l’envie de recommencer. On peut trop rechercher ce nouveau plaisir qu’on vient de connaître.  Rester accroché.    

Par contre, ça devient une excuse facile, si au cours de notre vie on se met à boire ou à sniffer. Quand on est soudainement privé des revenus et des avantages que procurent généralement une relation sexuelle, fondée souvent sur la tendresse, mais aussi les cadeaux , il devient alors facile de penser à mettre ça sur le dos du plus vieux, en espérant obtenir une compensation pour son incapacité à gérer ses émotions. Pourtant, chaque individu devrait essayer de contrôler sa vie, c’est ça être autonome.            

Même si le jeu, la boisson, la drogue, le sexe font appel à la même partie du cerveau, chaque besoin est différent.  Tu peux prendre un verre de boisson et en rester là, comme tu peux, si tu ne sais pas t’arrêter, prendre une bouteille et devenir complètement alcoolique après un certain temps.  Qui est responsable : la première personne avec qui tu as pris un verre ou toi parce que tu n’as pas su te contrôler ?         

Si tu fais de la prostitution, c’est pour avoir un salaire ; personne ou rarement se prostitue par amour ou par vocation puisqu’alors tu le ferais pour rien.  La prostitution n’a pas besoin d’un montant élevé pour être considérée comme tel.  Il suffit d’être payé ou d’avoir un cadeau en récompense.  Personne ne te force à te prostituer, sauf, si t’es tellement pauvre, que ça devient un travail.  Une des raisons d’exister du tourisme sexuel.           

Est-ce que les gens avec qui tu acceptes de te prostituer sont responsables?  C’est à toi de décider.  Si tu es d’accord pourquoi prétendre après que ça t’a traumatisé ?  Sinon, pour continuer à profiter à ta façon de cet état.    

Pourquoi n’étais-tu pas capable de refuser quand c’était le temps ?  Si tu ne voulais pas pourquoi retournes-tu te jeter dans la gueule du loup ?  Belle hypocrisie !


Notre vision de la sexualité.

S’il n’y avait pas eu le suicide de mon fils adoptif, Rouhed, en 1994 ; puis, ma chute dans un trou à l’entrée de chez moi en 1995 alors que je pensais à Maélie, sa petite fille, qui venait d’avoir un an ; chute qui a rendu mon bras droit inopérant presqu’un an à plus de 90%, et en 1996, ma mise en accusation pour indécence à Val d’Or, la sexualité n’aurait jamais provoqué chez moi un tel questionnement. 

Certains diront que c’était mon destin. Moi, je pensais que c’était un signe pour devenir écrivain. Les victimes sont-elles toutes masochistes?           

Est-ce le fait de ne pas vivre ta sexualité comme tout le monde est vraiment un danger ?  Mentons-nous pour justifier les interdits ? La sexualité occupe-t-elle une place importante dans la vie, les pensées d’un individu normal, si on ne la condamne pas. ? 

Sans la culpabilisation, le sexe n’est pas très important dans l’occupation d’une journée.  Passez-vous votre temps, les gens supposément normaux, à penser à votre sexualité ?  C’est la même chose pour ceux qui vivent une orientation sexuelle différente.  Ils sont juste attirés par autres choses que vous.  Leurs hormones ne produisent pas la réponse standard.  Ils ne s’excitent pas sur le même type d’êtres, devant les mêmes formes.  Par contre, l’interdit, la frustration et la peur créent l’obsession.            

Pour moi, ce n’est pas une question de prison, même le gars qui a tué ou qui a volé des millions est mieux traité que ceux accusés d’attouchement sexuel.  Si je suis pédéraste et que je l’affirme, je ne peux pas rêver de ne pas être condamné. Je suis pédéraste, je l’assume.         

Donc, en en parlant je provoque la haine des autres qui par ignorance s’imagine qu’un pédéraste (s’il n’est pas un psychopathe) est dangereux.  Donc, je suis à la merci du chantage.

Comme diraient les moralistes : tu as ce que tu mérites. Tu n’as qu’à te plier aux exigences de la société. C’est le contraire des droits de l’homme, mais on s’en fout. 
 
Être pédéraste peut te conduire directement à une «fausse paranoïa» simplement parce que c’est vrai que la majorité des gens te persécute, dès qu’ils le savent, parce qu’ils n’y comprennent rien, qu’ils ont peur et acceptent aveuglément ce que la religion leur a toujours fait croire. 

Être pédéraste m’a permis de constater jusqu’à quel point on ment pour établir une morale qui repose sur l’ignorance, le mensonge et le désir du système de manipuler les gens émotivement pour garder le pouvoir.  On garde la société dans son ignorance parce que tant qu’elle ne se pose pas de question, notre pouvoir ne risque pas d’être remis en cause.    

Ce n’est pas qu’une lutte avec les féminounes (féministes rétrogrades wokes qui voient la sexualité comme un mal et une honte). Accepté d’être rejeté par l’association des auteurs est un moyen de s’autodétruire. 

Les gouvernements subventionnent ces associations et refusent de le faire si tu n’es pas membre ou associé avec elles.  Ces mêmes mouvements sont les premiers à faire des manifestations pour le droit d’expression.  Ils l’exigent des autres, mais ne respectent pas ce même droit si tu ne penses comme eux. 

Pourquoi pouvoir être rejeté d’une association d’auteurs simplement parce que tu es pédéraste, un gai qui aime les plus jeunes. Tu n’écris pas avec ton pénis. Et, ce rejet, cette folie est acceptée par la Commission des droits de la personne comme allant de soi.  » Tu devrais savoir que ce que tu écris provoquera de profonds remous », m’a-t-on dit.  C’est illogique quand tu es là pour protéger un individu contre la société qui l’écrase.      

Je ne savais pas encore jusqu’à quel point la perception de la société sur la sexualité a un impact sur tout ce qui touche la démocratie, car, elle remet en question les enseignements religieux qui ont été à la base de notre civilisation. 

C’est d’autant plus important qu’aucun individu ne peut y échapper.  Le rapport avec sa sexualité est directement relié avec celui de son « identité ».   Pourquoi un petit changement dans un des derniers gênes à te former, changement qui modifie ta perception du monde et ton rapport avec lui, question de production d’hormones, pourrait-il être vu comme anormal alors que de refuser ce «changement, cette nuance» est la chose anormale ? Aucun individu n’a de droit de regard sur son fœtus.    

Il faut savoir s’accepter comme on est, car on peut rien y changer, mais essayer de comprendre comment on peut agir sur soi pour avoir aussi droit au bonheur et être un élément positif dans la société. 

En fait, c’est ce que je cherche depuis que je m’interroge sur «ma sexualité», une déviance, qui n’a rien d’un défaut majeur si on apprend à la maîtriser c’est-à-dire la vivre sans violence ou domination. Il n’y a jamais de rapports entre deux êtres humains qui ne comprennent pas une part de séduction ou de domination.  On n’est pas une simple machine. On a des sentiments.     

Le sexe fait partie des plaisirs de la vie.  C’est un élément fondamental de sa personnalité et de son rapport avec la vie.  Et, j’avoue que les résultats de cette introspection, qui n’en finit pas, me surprennent moi-même. J’ai tenté d’expliquer ce que l’on vit quand on est pédéraste.  Ce qu’on y découvre de beau et les problèmes que ça peut engendrer.           

L’affaire était réglée : même si j’étais pédéraste, nerver on the job.   Ma convention personnelle : si la tentation te travaille trop fort, tu te passes un poignet dans la stricte intimité et tu te refroidis les idées.  Question de contrôle et non d’abstinence totale, car, cette dernière est antinaturelle et est le fondement de bien des hypocrisies.      

Mais, en dehors de l’enseignement, c’était ma vie privée quoiqu’en dise la directrice de l’école qui affirmait qu’il suffirait d’un soupçon pour me mettre à la porte.  Elle l’avait apprise lorsque j’ai fait une demande de pardon. Tout individu a droit à sa vie privée.  La sexualité est ce qu’il y a de plus privé dans la vie de tout individu.      

La vraie rivalité entre elle et moi, c’était notre appartenance politique. Elle était libérale, fédéraste alors que je suis depuis 1969 environ, indépendantiste.  J’étais même le président de la Société nationale des Québécois, à Val-d’Or.  J’étais un président classé trop radical.  Nous venions de perdre le référendum et on parlait de partition, synonyme à mon avis, de guerre civile.  Ce fut d’ailleurs le temps des commandites, un vol politique plus courant qu’on ne le pense et qui démontre la qualité de ceux qui nous dirigent.          

Je sais maintenant que Lucien Bouchard, qui était premier ministre, qui ne savait probablement même pas qui je suis, n’aurait pas avec raison levé le petit doigt pour me venir en aide.  Lucien Bouchard vient juste de faire connaître qu’il est plutôt de ceux qui croient dans le discours des prétendues séquelles, car il est avant tout un avocat.  Pire, il a vécu avec Denise Bombardier.   
  
Le Parti Québécois, sur le plan sexuel, est aussi à droite que les mouvements de gauche. C’est à dire aussi poigné par la religion qui nous animent tous, dans le fonds, les Québécois.          

Par contre, sa décision d’aider ceux qui prétendent avoir été traumatisés fait partie intégrante de la solution.  Décriminaliser, mais créer des responsabilités civiles qui garantissent un retour à la vie normale et la possibilité pour la victime de s’épanouir.  La solution doit tenir absolument compte du jeune dans sa réalité et non de la morale des parents qui vivent la sexualité comme un drame.       

C’est intéressant à ce niveau de lire dans Foucault que la religion et la médecine ne s’arrêtaient pas à ce que disaient les gens, mais faisaient avouer aux gens ce qu’ils pensaient.  Que tu dises n’importe quoi, dans ces conditions, tu as tort. Tu es le pécheur, le fautif et ceux qui t’écoutent te disent ce que tu dois penser.  Rien d’autre n’est valable.      

Par contre, dans ce cas, il faut aussi se rendre compte que le chantage est devenu un des crimes les plus courants.  Everything is money. 

Si la sexualité la moindrement déviante n’était pas perçue comme un mal absolu, une honte éternelle, qu’on cessait d’en faire tout un drame, probablement que les cas de traumatisme seraient extrêmement rares pour ne pas dire inexistants. On punit, mais on ne s’intéresse pas à ce qui arrive au jeune qui a aimé l’expérience, mais qui n’ose pas l’afficher. Quel cas de conscience crée-t-on chez un gars qui ne peut pas encore faire face à ses parents et encore mois à ses paires. On se fiche du jeune, on combat le péché.          

L’enseignement m’a mis en contact avec une forme de rapport intellectuel avec les jeunes qui est plus énergisante que le simple jeu sexuel.   C’est j’imagine ce que Socrate et Platon voyaient comme de la pédérastie.  C’était aussi des pédagogues. 

Je croyais que les petits jeux sexuels étaient de la pédérastie, mais mes lectures sur la Grèce antique m’ont fait comprendre que ce n’est pas le cas.                       

La pédérastie se compose essentiellement dans le rapport qui donne naissance à l’amitié ou l’amour, selon ce que ces contacts génèrent et malgré son éphémérité.     

Avec l’enseignement, tu passes au stade d’être envoûté par l’ouverture et de développement de l’intelligence des jeunes. L’expression non verbale est simplement un outil de communication et le sourire n’a aucun rapport avec le même sourire fait dans un club.  C’est tellement merveilleux d’être avec eux, leur apprendre ce que tu sais, que le sexe perd toute sa raison d’être.          

C’est aussi la même chose quand tu es parent.  Le plaisir se transforme en découverte émotive et surtout intellectuelle. 

La chasteté qui s’installe (plus ou moins naturellement) va de soi, car comme adulte, tu peux percevoir le sens des symboles, ce que les jeunes ne peuvent pas puisqu’ils n’ont pas encore le cerveau assez formé pour ça.  L’adulte peut ainsi percevoir les effets qu’entrainent peut-être ces gestes. Les jeunes, eux, ne sont pas encore rendus au stade du symbolisme, stade qui donne un sens à la sexualité.  Celle-ci est encore une simple question de curiosité ; mais à partir de l’adolescence, la sexualité devient le moteur même de toute la vie émotive.   

C’est là toute la différence.  Et c’est la raison fondamentale pour laquelle les croisades féminounes ou judiciaires perpétuent le mensonge de nos civilisations.

L’aventure avec Mathieu qui m’a précipité en tôle, me semblait un coup monté par sa mère et son gang mormon, dans le cadre de procès pour la garde des enfants.  Je croyais ce que me racontait son père.  Je croyais vraiment pouvoir les aider, mais ce fut un piège et quand je l’ai compris j’avais les deux pieds dedans.

Cela m’a forcé à essayer de comprendre pourquoi la sexualité fait si peur aux Québécois.  Par contre, j’aurais bien aimé tirer la ligne sur le sujet avec la fin de cette année ; parce que je commence à être fatigué de toujours écrire sur le sujet sans que ça donne quoique ce soit de positif, mais ce ne fut pas possible.  J’ai fait un pas, mais le sujet demeure inépuisé. 

Bonne année 2010

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2010 !

Je vous souhaite de réaliser tous vos rêves, mais surtout avoir de la santé, beaucoup d’amour et de bonheur.

Radioactif 569

novembre 29, 2022

Radioactif   569       
Textes de 2009, p. 1268/1708

Réginald Dupuis était un pilier culturel.

En 1970, j’ai rencontré Réginald Dupuis parce qu’il demeurait en haut de chez ma tante Aurore, où je logeais.  Il faisait de la peinture.  Notre amitié fut immédiate, même s’il était 300% hétéro et que je commençais à afficher ma pédérastie.

Nous avions formé un groupe d’amis littéraires et artistiques parce qu’en travaillant à la Tribune, nous avions beaucoup de contacts.  Nous n’étions pas connus comme Gaston Gouin et Gaétan Dostie, mais nous avions une certaine réputation. 

Réginald fit des expositions.  Il travailla avec moi et Frédéric pour créer un élan touristique vers Scotstown puisque nous avions là l’appui de la population.  Il y eut aussi Jacques Labrecque et Jimmy Cochrane qui devinrent des célébrités, à la suite de ces années passionnées.  Hélène, poétesse, et Denise, épouse de Réginald, étaient nos féministes.           

Aussi incroyable que ça puisse paraître, nous étions mille fois plus libres à cette époque que maintenant.  Tout était peinture et poésie.  Un groupe d’amis que le temps commence à dissiper. 

La vérité sur le sexe, est-ce possible ?


Je ne suis pas plus fin, ni plus intelligent qu’un autre pour tenter de persuader certaines gens du Québec que leurs réactions vis-à-vis ceux qui n’ont pas la même réalité sexuelle qu’eux sont carrément fascistes et paranoïaques.           

Heureusement pour moi, comme écrivain, je suis différent sans le vouloir. Je suis pédéraste et j’en parle abondamment.       

Cela n’a rien d’élogieux ou monstrueux, il s’agit tout simplement d’un regard différent que la répression nous force à porter sur la réalité humaine. C’est évident que si j’avais fermé ma grande gueule sur mes petits travers sexuels, si je n’avais pas eu les doigts et les lèvres aussi baladeurs, ma vie aurait été toute différente. 

Je voulais être authentique.  Je me suis emprisonné dans cette valeur, oubliant que dans la vie, on subit de nombreux changements. (Actuellement, mon chum a 70 ans, Quel pédéraste je fais !)   

Même si j’ai mis l’accent sur la pédérastie, j’ai tout essayé ou presque pour finalement réaliser que ce n’est pas la forme de vie sexuelle qui a de l’importance, mais l’amour, une notion tout à fait spirituelle. 

Que tu aimes un gars ou une fille, c’est différent quant à la finalité, mais si cet amour te permet de mieux te réaliser dans le bonheur, c’est merveilleux.  Comme l’ont constaté les penseurs, la sexualité sert à procréer, mais aussi à échapper au pire ennemi de l’homme : la solitude.  Aucun être ne peut atteindre sa perfection sans les autres.     

L’amour permet de découvrir la beauté et celle-ci existe en toutes choses. Elle se manifeste différemment.                  

Sous prétexte de protéger les enfants, on se tait , on ment et on exagère les dangers sans se soucier de ce que cette infamie produira quand le jeune s’apercevra qu’il s’est fait mentir délibérément par des adultes incapables de faire face à la sexualité.          

Cette situation n’est pas pire que l’état d’infériorité dans laquelle on a toujours essayé de maintenir les femmes ou la criminalisation de l’homosexualité.      

Tous les états essayaient de contrôler, grâce aux religions, tous les individus du royaume par le sexe (nombre d’enfants) et les impôts, car, leur qualité de vie en dépendait. C’est ainsi que la sexualité a commencé à être géré par le système, d’abord les prêtres, puis les médecins. Le sexe est devenu un enjeu économique. Ça coûte plus cher en services médicaux, par exemple, si tes commettants sont plus pauvres           

De plus, il y a toujours eu aussi derrière la spiritualité une recherche du bien-être temporel, d’où le besoin de contrôler les âmes pour la richesse de la foi qui se diffusait par la force des impressions émotives.   La peur, la fascination, l’envoûtement musical étaient les meilleurs moyens de subjuguer l’individu.   Dieu est immatériel, mais il veut son temple pour recevoir les offrandes.   À remarquer que tout n’est pas mal dans les religions, bien au contraire, mais elles ont mis l’accent sur le mal plutôt que sur le bien à accomplir.

Cette façon d’être est issue de l’ignorance, des religions et de la peur des différences culturelles entre les humains.  L’individu a besoin de croire qu’il a raison.  Tu domines ou tu es dominé.  Avec les religions, on a décidé que l’homme devait dominer, car sa nature l’amenait à chasser alors que la femme était plus sédentaire et mieux adaptée de caractère à élever la famille.    

Les interdits concernant le sexe sont, règle générale, basés sur l’ignorance, pour ne pas dire la bêtise. 

Les religieux, en rejetant le corps, ont assimilé le sperme et l’ovulation au rejet de ce qui est sale dans notre corps.  Incapables de dompter leurs désirs sexuels, les religieux en ont inventé la tentation des tentations, la chair, la seule capable de les éloigner de Dieu, d’où cette discrimination envers les femmes.  Pour les religieux, un désir corporel et non spirituel nous perturbe dans une prière où assistent les femmes.         .

D’ailleurs, c’est cet amour de la beauté qui a donné naissance à la pédérastie. Le jeune est beau et n’est pas comme les autres adultes un danger pour le mâle.  On croyait que ses veines sont trop petites pour permettre au sperme de passer.  Ainsi, on pouvait s’adonner à des séances de caresses sans que le jeune soit en danger : il ne venait pas, donc, ces gestes étaient sans conséquence (Plusieurs croyaient que le sperme était une partie du cerveau).

La tâche de l’éducateur chez le pédéraste en est une de transmission de la connaissance de mâle à mâle pour la Cité, d’où le rejet des efféminés. 

Par contre, chez les philosophes qui s’appuyaient sur les connaissances scientifiques ce ne fut guère mieux.  L’homme avait préséance sur tout et la femme était son esclave.            

L’homme s’imaginait être le seul porteur de la descendance et faire l’amour demandait un tel effort qu’on craignait pour sa vie ou du moins la faiblesse temporaire que ce petit jeu créait. On encadra donc les moments pour faire l’amour de toutes sortes de rites religieux.       

Par contre, on savait que l’homme devait se vider le sac de temps en temps, car ne pas éjaculer non seulement jouait sur les humeurs, mais croyait-on, ça pouvait empoisonner son homme, ce qui peut être vrai à la limite. 

Tout le monde voyait un danger dans la sexualité, mais puisque personne ne peut échapper à sa sexualité puisque c’est indissociable à notre nature, on fixa des règles.      

Le vivant se transmet par un processus qui est notre sexualité.  Tous les êtres vivants en sont tributaires. Qu’on le veuille ou non, le sexe est le summum des plaisirs. Pourquoi avoir honte d’en parler ?  Ne serait-il pas préférable de dire la vérité aux jeunes ?  Pourquoi refuse-t-on de parler de la pédérastie ou de l’homosexualité ?  Sommes-nous plus évolués qu’au Moyen Âge ? À cette époque, la plèbe était ignorante de l’existence de la morale sexuelle et ne s’en portait pas pire.

Quand tu es jeune, t’as besoin de te comprendre.  Une raison suffisante pour ne pas essayer de toujours leur mentir, les prendre pour des imbéciles comme nous l’étions à mon époque au Québec.           

Il n’y a rien de honteux quand c’est la nature.  Pour qui nos moralistes se prennent-ils ?  Cette connaissance doit permettre de choisir le genre de vie que l’on veut.

Préparer un Québec indépendant.

Il faudrait commencer immédiatement à mettre en branle un immense chantier pour décrire ce que l’on veut absolument dans le cadre d’un Québec indépendant.

Tout ce qui touche notre culture et notre immigration, c’est certain. Je ne crois pas que bien des gens puissent s’opposer à ce que le Québec soit le seul maître dans ces domaines. 

Quand on regarde ce qui arrive à Montréal, on constate que l’indépendance doit bientôt se faire.  Par contre, on doit aussi penser que tous les Québécois doivent être d’heureux citoyens.  Le Québec n’a pas le droit d’accepter que des gens chez nous vivent dans la misère.  Nous devons nous assurer qu’économiquement le Québec sera capable d’assumer tous les services nécessaires à l’épanouissement de ses citoyens.        

On doit commencer à penser au bien du Québec avant celui des partis politiques.  L’indépendance exige un fort degré d’unanimité. Nous devons réviser tout notre système pour qu’il soit le plus honnête possible, le plus humain, le plus tolérant.  

On doit s’entendre sur un minimum d’interdits : le viol, le meurtre, le vol, l’arnaque, la violence, la burka et la Charia.  En dehors de ces interdits, on doit chercher à trouver des ententes qui permettent à chacun de dire que sa devise est : vivre et laisser vivre sans violence. Il y a tout un monde entre l’Islam et la vie quotidienne musulmane. Les musulmans croient dans le Coran.          

L’âge de consentement :           
l’entrée au secondaire.

C’est ne pas comprendre le développement de la sexualité que de fixer un âge pour le consentement puisque le développement est strictement individuel et peut varier même de plusieurs années entre chaque individu. Tout dépend de son développement physique, de la force de sa libido, de ses expériences émotionnelles et, évidemment, de son éducation.      

L’orientation sexuelle est déjà établie dans l’image intime que l’individu se fait de lui-même, dès l’enfance.  Cette empreinte le marquera pour le reste de sa vie, c’est ce que l’on appelait jadis ta «petite nature».  Un phénomène carrément dû à la structure que les gênes nous laissent pour nous développer, dès la naissance.  Notre réalité profonde et sur laquelle on ne peut pas grand-chose. Rien, à vrai dire. 

Un hétéro sera fondamentalement toujours un hétéro, un gai sera toujours gai, qu’il aime ça ou pas.  On ne choisit pas ceux qui nous attirent.  Ce choix est déjà profondément fixé en nous.  On le subit, on ne le choisit pas.          

L’important est d’apprendre à vivre heureux avec ce que l’on est et essayer de se réaliser socialement et émotivement pour son propre bien et celui des autres.   Le mariage gai permettra à bien des humains de pouvoir entrevoir l’avenir positivement plutôt que de devoir s’haïr de plus en plus.  Ce pourra peut-être même être une partie de la réponse à la surpopulation.  L’autre étant que l’on combatte avec autant d’ardeur la violence que l’on a pris pour combattre la liberté sexuelle.  

La sexualité peut devenir un problème à l’adolescence, si les jeunes n’ont pas les réponses réelles, vraies, à leurs questions d’où l’importance des cours de sexualité.  

J’ai dans ma grande théorie, fixé les cours sur la sexualité à la fin du primaire pour une double raison.  D’abord, jusque-là le cerveau de l’enfant n’a pas terminé de se former complètement.  La phase du symbolisme arrive après 10 ans et les symboles sont primordiaux dans ce qui déterminera l’acceptation ou le refus de son orientation sexuelle.      

On peut à travers la peinture voir qu’on ne réagit pas tous de la même façon aux formes et aux couleurs.  Cette structure est nécessaire pour les choix que nous ferons plus tard, consciemment ou pas.  La perception de l’autre dépend de l’interprétation qu’aura notre cerveau de ce qui lui est extérieur.   C’est d’ailleurs pourquoi toute la thèse des traumatismes quand il s’agit d’une aventure sexuelle sans violence est complètement débile.  Comment peut-on être traumatisé par quelque chose qui nous fait plaisir, qui est le fun ? Pourtant, c’est ce qu’on essaie de nous faire croire.        

Si le cerveau peut rétablir des problèmes quasi insurmontables (la haine des parents, la violence dans son enfance, par exemple), comment pourrait-il être impuissant à contrôler le plaisir ?  Ne serait-ce plutôt la réaction de la société qui traumatise ?  Mais, évidemment, c’est payant, ça permet aux avocats, aux policiers et aux psychologues d’augmenter leurs frais. Ça permet de créer un nouveau crime perçu comme une compensation : le chantage.        

Chez les grecs de l’époque de Socrate, on considérait la force du plaisir sexuel comme étant la plus grande chez les humains.  Elle devait être dominée par ceux qui voulaient être tempérants, sages.  Ce n’était pas s’en priver complètement, mais respecter les règles pour la vivre correctement, car, à leur avis, la sexualité était intimement liée avec la bonne ou mauvaise santé.        

L’abstinence totale est une invention religieuse qui sert seulement à créer une idéologie dominante.  La seule importance de connaître ces faits est de nous informer sur la raison pour laquelle on a fixé les règles quant à la sexualité.  Et, faut-il l’avouer, se rendre compte que les interdits sont basés sur l’ignorance que l’on avait de la sexualité.  On refuse d’évoluer parce qu’on a peur de ce que l’on a découvert depuis lors.        

Le deuxième point est le droit absolu de tout individu à son orientation sexuelle et à la vie privée, quel que soit l’âge ou le sexe.  

Fixer un âge, c’est enlever ce droit à ceux qui ne l’ont pas encore atteint.  Or, le développement de chaque individu diffère.  Et, les parents ?  Les jeunes ne sont pas la propriété de parents.  Ceux-ci doivent respecter également le choix de leurs enfants.  L’éducation, c’est donner l’exemple, c’est apprendre des savoirs et des connaissances, c’est pouvoir communiquer et peut-être influencer la décision finale.       

Avant l’adolescence, le jeune ne fait pas de choix.  Il agit par imitation.  Il apprend ; mais son éducation est de devenir autonome le plus vite possible.  L’autonomie ne peut exister sans les expériences.  Cependant, ça ne veut pas dire que le jeune ne peut pas décider de ce qu’il aime ou pas, sur le plan sexuel, sans avoir eu des expériences.  Son rythme et le cheminement de son développement est personnel.  On peut très bien vivre toute sa vie après avoir rencontré la flamme de sa vie, sans avoir eu d’autres expériences que de se passer un poignet ; mais c’est une exception.     

On oublie le facteur le plus important : l’amour.  Le sexe sans amour, ça ne veut rien dire.  Le choix de la personne avec qui on choisit de partager le plaisir qui peut être plus spirituel que matériel, ou le contraire, est un droit individuel qui ne concerne que les gens qui sont en cause.      

Effectivement, pour bien des adolescents, la révélation de leur sexualité est tout un mystère.  Ils ne comprennent pas qu’ils sont parfois dominés par leurs hormones.  Ils agissent sans pouvoir juger de la pertinence de leurs actes. Tout est irrationnel alors que s’ils étaient bien informés, ces difficultés n’existeraient même pas.  Pour nous, la principale source d’information est d’ordre religieux.  On se fait mentir dès l’enfance pour nous modeler le cerveau. 

Pour les religieux, la sexualité est un mal, une honte, un péché.  Rien de plus irréaliste. Pour respecter leur point de vue, il faut combattre sa nature profonde, sans même savoir contre qui et pourquoi on combat.  On agit aveuglément en fonction de la tradition. Le corps est rien, l’âme est tout. Il faut avouer qu’à cette époque, ils ne savaient pas que le corps gérait aussi les émotions, mais au moins ils différenciaient les choses à partir du plaisir.  Tout se déroule dans le cerveau.

La médecine a pris la relève des religieux qui dominaient grâce à la culpabilité créée par les examens de conscience et les confessions.   Elle a créé une nouvelle norme, guère plus réaliste : le normal et l’anormal. 

Tout ce qui est hors-norme est anormal, même si cette personne ne fait que vivre sa nature propre.  On a ainsi institué le besoin que tous soient pareils, même si on est tous différents.  La plus grande part de nous est strictement héréditaire alors que la réaction à l’environnement, notre éducation est strictement de l’acquis.  Nous réagissons en vieillissant en fonction de ce que nous connaissons. 

Le seul mal qui puisse exister dans la sexualité est l’irrespect du consentement, qui exige cela va de soi l’absence totale de violence ou de domination. 

C’est donc important dans son éducation d’apprendre à respecter scrupuleusement le choix des autres dans des relations sexuelles.  Ce n’est pas inné chez les êtres vivants, surtout chez l’homme. C’est un apprentissage à la tolérance.   C’est la raison fondamentale par laquelle il faut introduire la notion de l’égalité absolue entre les humains (homme-femme) dans les cours dispensés aux jeunes.

Radioactif 568

novembre 28, 2022

Radioactif 568
Texte de 2009, p. 1264

Harper : le Bush du Nord.

Il suffit que les journalistes disent que les élections coûtent trop chères, que c’est une dépense inutile, pour que les Canadiens mettent de côté leur idéal et le respect de la démocratie.  Pauvre Canada !           

Harper nous endettent avec le militaire, en nous faisant miroiter qu’il combat une situation économique difficile alors qu’il s’agit des résultats de la pire arnaque financière de l’humanité.  Mais, au moins, lui, il nous épluche tranquillement. Il endort la majorité des Canadiens.           

Harper est une nullité, un restant de l’ère Bush, un mélange d’économie et de religion, mais il faut le garder au pouvoir parce qu’on est tanné d’avoir des élections ; parce qu’il n’y a pas un politicien assez intelligent et honnête pour le remplacer.  Ignatief a vite prouvé qu’il est aussi pire, sinon pire que Dion, une girouette fanatiquement fédéraste comme le parti libéral.  Harper, lui, au moins, sait nous détruire.  Les sables sont payants.         

On devrait avoir honte.  Il y a des choses bien plus importantes que l’économie ; même si on ne peut pas vivre libre, sans avoir de l’argent.  THE NEW GOD IS MONEY. 

On peut tuer, ne pas respecter la nature, faire toutes les cochonneries possibles de l’imagination humaine, pourvu qu’il n’y ait pas d’élections ou que ce ne soit pas sexuel.  Quelle paresse intellectuelle et morale.     

On devrait l’interroger à savoir comment berner son peuple, il le sait parfaitement.  Mais, il est comme les communistes en Chine, il est seul à diriger.  Avec un tel pouvoir, tu peux devenir la pire des ordures, on te considérera comme un héros. Que les religions continuent à inciter à la guerre, c’est invraisemblable en 2009, mais c’est plus vrai que jamais.         

Tout le monde sait que la guerre en Afghanistan est une des bêtises de George Bush.  Pourquoi celui-ci n’est-il pas poursuivi pour crime contre l’humanité, car il a fait tuer Hussein en l’accusant faussement, nous entraînant dans une guerre qui a coûté la vie à des milliers d’humains ?  Une religion qui supporte une guerre est une infamie.

Tuer la planète en refusant de réagir aux problèmes climatiques, c’est criminel, même s’il n’y a aucun code de loi pour le dire.    
 
L’humain n’est pas plus intelligent qu’à l’époque des cavernes, il se laisse dominer par ses émotions, ses défauts.             


Spirale intraprojective.    

Il est possible de lire Spirale intraprojective, livre écrit en 2001, parlant de mes déboires politique et judiciaires.   

De fil en aiguille.    

Si j’avais été plus vite à comprendre la sexualité quand j’étais petit, ma vie aurait probablement été complètement différente.  Il aurait suffi de rencontrer une femme qui m’aurait compris pour tout changer.       

J’étais comme le dit Freud le polymorphe pervers, c’est -à-dire ce qu’il y a de plus normal : un hétéro, très narcissique, donc, un gars féministe, gai avant son temps.  

Heureusement, je n’ai pas rencontré de femme capable de me détourner de la beauté juvénile masculine.  Je suis tombé dans la potion magique du culte de la petite queue, et comme Obélix, j’aurais bien voulu, devenu adulte, trouver moyen de regoûter aux arômes de cette fontaine de jouvence. 

Ma vie de célibataire m’a forcé à m’interroger depuis ce temps sur mon nombril et par conséquent sur le cas de tous les marginaux.  Pourquoi croit-on depuis qu’on est une cellule que c’est en mangeant un autre qu’on s’approprie ses qualités ?   
 
La vie est faite de manière à ce que chaque étape ait son lot d’enseignements. 
Disons que je vivais et que je m’interroge maintenant, rendu au bout du voyage, à savoir si ce fut une vie valable et heureuse.  Et la réponse est : OUI absolument. 

Il y a des choses que tu ne comprends pas quand tu es plus jeune, il faut une certaine expérience, et avec la retraite, on peut plus facilement chercher des réponses à ses questions.         

C’est un carnet, un blog, non une carrière d’écrivain.  Aujourd’hui, comme jadis, la pédérastie est d’abord un geste de générosité.  Une espèce de lieu de partage.  La beauté, la jeunesse, le sourire, le rire, la contorsion qui rend l’Autre beau à en mourir de contemplation.  Un monde qui en dehors des cadeaux pour attirer l’attention n’a rien de matériel.  Un échange d’énergies. Avec le temps, tu te rends compte que le monde physique n’est qu’un tremplin.               

Très bizarrement , mes recherches ne m’ont pas amené à prétendre que la pédérastie est l’amour défini par la Grèce antique, mais en même temps, à comprendre que la pédérastie est moins néfaste qu’un vol, une raclée ou toute forme de violence que pourtant notre société tolère parce qu’elle se nourrit de violence.

La pédérastie est l’âme des missionnaires, le médecin dans un pays oublié, l’instituteur qui se nourrit de sourires et de chants.  La pédérastie, c’est l’incarnation d’un type d’amour, semblable à tous les autres types d’amour. L’extase devant la beauté.

Le peintre Réginald Dupuis est décédé.

Mon ami, le peintre Réginald Dupuis, de Sherbrooke, est décédé cet après-midi, à 16h.30.  Il était atteint du cancer. C’est ce que l’on vient de m’apprendre.    

Réginald fut un de mes meilleurs amis vers 1970.  Nous passions des fins de semaine complètes à peindre avec lui.  Réginald était assez connu. Il a tenu de nombreuses expositions.  Il était au centre d’un petit groupe d’amis, écrivains, auteurs-compositeurs, un pilier de l’éveil culturel que nous avons connu à cette époque à Sherbrooke.    

Nous pouvons le voir sur une de mes photos en allant à –toutes les photos–, descendre jusqu’à ce qu’on le voit (photo 18) avec le peintre Frédéric et un petit gars de Scotstown.  Nous espérions rendre la prospérité à cette ville, grâce à la culture, spécialement, la peinture.  Une époque extraordinaire. 

27 Décembre 2009
Attentat ou propagande ?         

L’attentat revendiqué par Al Qu’Aïda, à Détroit, est-il vraiment un attentat ou une formule de propagande ?         

C’est assez bizarre qu’on laisse passer un gars chargé de ses dynamites dans un avion ?  Qu’il ait le temps de se manquer.  On se demande si les terroristes auraient changé de méthodes, mais personnellement, je de me demande si cet attentat n’est pas plutôt organisé par les services secrets pour nous rappeler que nous sommes encore en guerre quelque part dans le monde, au Moyen-Orient, en Afrique, puisque la guerre existante se déroule en réalité entre le judéo-christianisme et l’Islam.  C’est aussi une guerre économique qui tourne autour du pétrole.  Une guerre qui nous rappelle l’époque des Croisades. Une guerre nourrit hypocritement par la Russie et le système communiste pour avoir accès à un plus grand marché.  Ceux qui mènent le monde sont bien au-dessus des grandes puissances et des religions.  Ils sont dans les banques.  Tout est finance.  The new God.    

Le terroriste, en demandant un avocat, fera payer son procès par le peuple américain.  Ce procès servira de propagande pour Al Qu’Aïda.  C’est comme il y a quelques années, quand ça allait mal pour Bush, son ami Ben Laden envoyait immédiatement un message et le monde se remettait à trembler et considérer que les milliards devaient couler à flot en faveur de la sécurité nationale. 

Si c’est le cas et que les journaux sont responsables, on cessera de parler de cet évènement.   

Le président Kennedy a été tué par la mafia et les services secrets américains.  Les Républicains sont des riches qui n’hésiteraient pas à mettre la planète à feu et à sang pour protéger leur portefeuille.  Et, M. Obama est un président pour lequel on prie dans tous les pays. On espère pouvoir avoir des dirigeants qui lui ressemblent chez nous.       

Harper est un républicain du Canada, un gars d’extrême droite.  La droite a simplement permis qu’Obama soit là pour calmer la révolution qui gronde chez les pauvres.  Il doit pouvoir agir, mais pas trop.   

J’espère simplement que je n’ai pas raison, car, un moment donné la chicane prendra directement entre les grandes puissances parce que l’économie aura besoin de destruction pour revivre.  

Pas de guerre et les économies s’effondrent.

On n’a pas encore été assez intelligents pour créer un monde qui cherche le bonheur de tous plutôt que de s’emplir les poches… On n’a pas encore compris qu’un jour on va tous mourir et qu’aujourd’hui, ça donne rien à un individu d’être milliardaire quand autant d’humains crèvent de faim.   

Radioactif 567

novembre 27, 2022

Radioactif 567
Textes de 2009

Cours de sexualité :        
une nécessité absolue.  

Qu’on le veuille ou non, des cours sur la sexualité à la fin du primaire sont indispensables, car bien des parents demeurent silencieux sur un élément qui risque de marquer la vie des jeunes : leur sexualité.   Notre façon négative d’aborder la sexualité au Québec fut responsable du suicide de bien des adolescents.

Il y a une différence entre des exercices de masturbation de classe (comme on disait que ça se faisait en Suède), des cours d’initiation ou parler de ce sujet comme étant normal, allant de soi, puisque tous les humains sont sexués. 

Les jeunes devront se demander un jour ou l’autre comment agir pour que leur sexualité soit épanouissante plutôt que culpabilisante.          

On a qu’à écouter les propos de Benoît XVI pour comprendre que la réforme ne viendra sûrement pas des religions.  Les religions, face à la sexualité, sont bornées et elles veulent le demeurer, particulièrement concernant l’homosexualité et l’égalité homme-femme.     

Ça s’explique sur un plan économique : Le péché de la chair, c’est ce qui paye le plus les religions, rendre coupables pour mieux diriger le pardon.  Les dons.  Une personne bien culpabilisée est prête à tout pour se faire pardonner (Voir W. Reich).  Et qui n’a pas eu ses petites tentations ? Un petit péché secret?  Un petit coup de poignet coupable ? 

Depuis que je suis jeune, j’essaie de comprendre ce qu’il y a de mal dans la pratique des plaisirs sexuels.   Mes recherches m’ont donné des résultats étonnants (à part la prison).      

C’est pourquoi j’ai écrit l’histoire de Virus, car tout en riant, je pouvais me faire une idée de ce qui s’est passé pour que la sexualité prenne une telle importance alors que ça devrait être aussi normal que de respirer.        

J’ai énormément lu sur la sexualité, car je me suis senti coupable longtemps avant de réaliser que si j’étais malade, ceux qui me condamnent le sont 100 fois plus.

Je suis non violent, je ne vole pas, je ne blesse pas, je suis même très généreux de ma personne.  Mon expérience de la vie contredit tout ce que l’on nous enseigne, car ma démarche est fondamentalement gaie.  

Qu’on le veuille ou non, un gai ne peut pas voir la sexualité sous le même angle qu’un hétéro.  Le but des relations ne peut pas être la même : même si je me faisais enculer jour et nuit ou vis-versa, ça ne donnera jamais une descendance bien forte.  Aussi, le plaisir, l’amour, la fidélité dans l’amitié peuvent prendre une plus grande signification.  Ce qu’on prétend vulgaire est une forme de tendresse masculine.

Si on en croit les religions, on vient au monde pour engendrer une descendance. Est-ce vraiment le but de la vie ?  L’immortalité était-elle une obsession de curé?  Prôner la résurrection, y croire au boutte, n’est-ce pas échapper à la réalité ?  Nous mourrons tous et personne ne sait ce qui arrive après.  Personne n’est revenu pour nous le dire, sauf que la peur de la mort, c’est la peur par excellence. La mort est ce qui nous fait accepter que la souffrance ait des valeurs rédemptrices.        

Chez les Québécois, la sexualité est souvent perçue presque maladivement.  Le sexe donne la nausée. Cette morale débile vient tout autant de la religion que de la bourgeoisie.  On ne fait pas un pas sans se demander ce que les autres penseront de nous. Ce n’est pas tout le monde, mais c’est une de nos caractéristiques.  C’est aussi pourquoi on compare toujours le Québec avec ce qui se passe ailleurs au Canada.  Nous culpabiliser un peu, nous faire avoir honte de nous, c’est nous faire agir comme on veut. 

On est des pécheurs dans l’âme, avant même de l’être.  On est prêt à se flageller sur la place publique quand on nous dit qu’on l’est.  On est comme un petit chien tremblant de peur. 

La confession, les examens de conscience jouaient ce rôle afin de nous culpabiliser jusqu’aux rognons.   Tout individu devrait normalement être fier de lui, s’aimer.  En inventant ce péché, on n’a pas encore l’âge de raison que l’on a créé une image intérieure de soi de pécheur, de méchant, de salaud parce que sans le savoir et le vouloir, on a des hormones qui nous programment pour sentir des agitations entre les deux jambes.  Rien de plus normal, c’est le contraire qui est contre-nature.          

Le sexe, c’est sale pour tous les scrupuleux (es) du monde.  Une idiotie qui nous vient directement du jansénisme.  On croit que notre corps est sale parce que l’on chie et pisse, comme si ce n’était pas une fonction essentielle à notre survie.  Par ignorance, on a introduit l’éjaculation et les règles (chez les femmes) dans cette même catégorie du sale. Tout ce qui sort du corps est sale.             
Cette perception de la vie nous vient des ermites de tout acabit qui ne voulaient pas voir leur esprit être dérangé par un «attrait autre que dieu».  Il est préférable d’halluciner à endurer une femme.  La chasteté étant contre nature, ce fut le combat de tous les fanatiques religieux.  Un combat tellement hors-nature qu’on a cru que ceux qui le remportaient étaient des saints.  Les religions nous ont poussés depuis les Romains à vivre en maudissant notre nature.  On peut voler les vieux, leur enlever leur retraite, les précipiter vers le cimetière plus rapidement, faire des guerres, c’est moins important que la chasteté.             

Une telle obsession du sexe est une maladie d’intolérance qui nous est entrée dans la peau par la religion, mais aussi les règles bourgeoises. Un citoyen libre ne peut pas faire l’amour avec une personne inférieure, d’où la famille monogame.  Ces règles donnent aux bourgeois l’impression qu’ils sont supérieurs aux autres grâce à un raffinement qui leur permet d’être au-dessus des autres.  Ce sont plutôt ceux qui ont maintenu l’humanité dans la crasse avec leur pouvoir (argent) et leur violence (guerre) qui sont les sales.          

Quand j’étais petit, c’était l’omerta, juste dire le mot «sexe» et tout le monde perdait connaissance.  Une folie bien Québécoise, un héritage de la religion.  Il fallait obéir aveuglément et se croire damné dès qu’on avait le malheur-bonheur de jouer aux fesses.  Malheur, si on se faisait prendre parce que les parents devenaient complètement fous ; bonheur si personne ne le savait et qu’on se contentait d’avoir du plaisir.  On essaie de rétablir aujourd’hui cette même omerta, même si la vie est devenue totalement différente.  On refuse d’évoluer.              

Ne pas avoir de cours de sexualité, c’est forcer les jeunes à aller chercher les réponses sur internet.  Puisque les parents travaillent, on espère que la police remplacera les parents dans la surveillance des enfants. Et, depuis le début de l’univers, les petits ont pu contourner les scrupules des adultes.
À mon époque, les jeunes s’intéressaient à leur sexualité beaucoup plus vieux.  Il pouvait même y avoir des gars qui ne s’étaient jamais masturbés à 20 ans.  On était niaiseux comme l’Église voulait nous garder.  On croyait que c’était mal, laid, dégueulasse de se toucher.        

Depuis ce temps, le monde a évolué.  Je ne suis sûrement pas le seul dans l’univers à me demander pourquoi on fait un tel tabac avec la sexualité.       

D’abord, qu’on le veuille ou non, nous sommes tous sexués, gars et filles, dès la naissance.  Le premier combat contre l’ignorance tient à cette phrase de Socrate : Connais-toi, toi-même.  Avec la surpopulation, la sexualité ne doit plus être vue comme un péché, un mal, une laideur, ni même être rattaché à la survie de l’espèce, mais comme étant un élément normal de notre développement humain.  Le besoin d’une bonne et belle descendance, on le sait maintenant, ne dépend pas de notre vie sexuelle.   La sexualité est une réalité qu’on doit connaître si on veut se protéger contre les maladies actuelles.  Avec l’amour, on doit aussi se demander à quel moment on perd le contrôle de notre émotivité ?     

La sexualité est à la base de la création de notre personnalité.  Elle nous définit d’où l’importance de la comprendre et d »apprendre à la vivre dans la responsabilité.

Je ne crois pas que le silence soit le meilleur moyen pour nous aider à prendre conscience du rôle de la sexualité dans notre vie.  Le silence nous perturbe encore bien plus que d’apprendre le fonctionnement de notre corps et le besoin de ne pas nous culpabiliser pour rien.            

Il est impossible de vivre heureux en croyant qu’on soit un vicieux parce que l’on aime le sexe, une chose tout à fait normale.  Et, cette réalité n’attend pas d’avoir exactement 10, 16 ou 21 ans, elle obéit aux hormones. 

Ce n’est pas en se mettant la tête dans le sable que les enfants seront protégés, ni en leur essayant de leur faire croire que le sexe est aussi pire que de tuer ou de voler. Penser ainsi démontre plutôt le besoin d’être soigné d’urgence.


24 Décembre 2009
Harper : l’écœurant de l’année ?         

Inimaginable les médias déclarent Steven Harper, l’homme de l’année. 

Je pense qu’il est plutôt l’écœurant de l’année, car il n’a encore rien fait pour le rapatriement du jeune Khadr et il fait honte au Canada dans tout ce qui touche l’environnement.  Une telle nullité ne peut grimper dans le firmament que si les autres autour de lui sont encore plus nuls que lui.        

Le Canada n’a jamais eu un premier ministre aussi irrespectueux de la démocratie.  Son gouvernement ne cesse de nous mentir et plus il le fait, plus il est populaire ailleurs au Canada.  Une raison de plus pour ne plus accepter d’être identifié au Canada quand on vit au Québec.


Enseigner quoi ?

Il faut bien évidemment avoir un minimum de décence. C’est aussi anormal de sauter au cul de tout le monde que de s’en priver pour faire plaisir au petit Jésus. 

Je ne me vois pas, nu, sur la rue Ste-Catherine, en plein été, mais je n’ai aucune honte à fréquenter un club nudiste. De plus, je pense que ceux qui meurent en voyant un nombril ou un peu trop de cuisse, qui s’imagine qu’une personne en boxer est nue, a un sérieux problème d’équilibre. Trop de pudeur, c’est un moyen de se refuser comme on est.  Pourquoi avoir honte de son corps alors qu’existe aucune autre machine aussi merveilleuse ?  

À chaque début d’été, on voyait la directrice de Percival arriver avec sa règle pour mesurer la longueur des jupes.  Si tu ne veux pas être scandalisé, tu ne regardes pas.  On est prude à en être fou au Québec.  Mais, le pire, c’est de refuser de parler de la sexualité aux jeunes dans le monde d’aujourd’hui.  Pourquoi être plus gêné de parler de cette réalité que d’un mal de dent ? La censure est le pire ennemi de l’intelligence.

Il est essentiel de répondre à toutes leurs questions.  Il est encore plus essentiel de dire toute la vérité.  Il y a une différence très marquée entre ce que les jeunes prétendent savoir et ce qu’ils savent en réalité sur la sexualité.  C’est la première chose que j’ai appris quand j’ai enseigné la sexualité au secondaire. 

Même moi, j’apprenais des choses que j’aurais dû savoir depuis que j’étais petit.  J’ignorais comment fonctionnait mon corps et encore plus celui d’une fille.  S’il y a des cours où la sexualité est enseignée comme quelque chose de normal, on apprendra qu’il n’y a aucune honte à en parler puisque c’est la nature.  En faire quelque chose de diabolique ou de sacraliser, c’est mentir.     

On devrait ainsi enseigner à tous les jeunes, les changements que le corps et ses humeurs subiront au cours de l’adolescence.  Il est aussi important que les deux sexes aient une bonne connaissance de l’autre sexe.  On devrait aussi enseigner aux filles, les méthodes de contraception, comment ça fonctionne, parler de ce qui arrive quand on se ramasse papa ou maman.  Il faut prendre conscience de sa responsabilité, il faut savoir comment assumer sa sexualité. Avec l’ADN, le père devrait dorénavant partager à part égale les inconvénients et les beautés de l’enfantement.    

Je me rappelle qu’un de mes élèves s’est soudainement mis à pleurer dans un de mes cours.  Il nous a décrit la vie affreuse qu’on lui faisait vivre en le traitant de tapette alors qu’il était absolument hétéro. 

On s’est servi du théâtre de rôles pour amener les étudiants à saisir la situation des autres.  C’était invraisemblable d’entendre les élèves dire par la suite que ces cours les avaient changés parce qu’ils leur avaient ouvert les yeux sur telle ou telle réalité.  De plus, les jeunes veulent avoir des films ou photos qui soient honnêtes et non biaisés par la pudeur.  La pudeur excessive rend « dément de haine » contre ceux qui se permettent de vivre agréablement le plaisir.      

Il faut aussi aborder les maladies vénériennes.  Comment les éviter.  Malheureusement, c’est une réalité.  Ce n’est pas l’essentiel, mais sans discréditer la sexualité les jeunes doivent connaître tous les dangers. Ils doivent connaître aussi la différence entre un prédateur et une personne qui les aime vraiment. Et, l’amour n’exclut pas le sexe, au contraire. Pour être un abuseur, il faut au moins abuser.           

Finalement, l’essentiel c’est d’apprendre qu’ils sont les seuls maîtres de leur corps et de leur esprit.  Qu’ils ont autant le droit de dire oui que non, mais qu’ils doivent apprendre à affronter ensuite leur responsabilité.  Leurs réponses doivent être très claires. T’aimes ou tu n’aimes pas.  Tu veux ou tu ne veux pas.  C’est là toute la différence entre le consentement ou le viol. 

Radioactif 566

novembre 26, 2022

Textes de 2009, p. 1260/1708

Radioactif 566       
Textes de 2009, p. 1256/1708

17 Décembre 2009
On se fiche de la vie.       

Que l’on soit capitaliste ou communiste, les dirigeants du monde se fichent carrément de la vie.  La Chine qui refuse une supervision mondiale de ses efforts écologiques agit comme un vampire qui se fiche de ce qui arrive aux autres sur la planète.   Si elle veut agir correctement, elle n’a pas à craindre d’être supervisée par un organisme international.  Pour eux, c’est l’argent qui compte. Tout indique que la conférence de Copenhague sera un échec.          

La Chine n’est guère mieux que les capitalistes. Ce sont les mêmes voracités économiques qui animent la Chine et les États-Unis.  L’économie est tout ce qui compte.  Faudra-t-il créer une économie parallèle à celle des riches ?  Pourquoi nos pays sont-ils dirigés par des gens qui ne se soucient même pas de la vie?   Harper préfère se rendre au banquet royal.  Belle bande de bandits légalisés.   

Même si Harper n’est qu’un «mené» dans l’aquarium international, il a déjà réussi à détruire complètement la réputation du Canada.

Le pot et la santé mentale.         

C’est intéressant que l’on commence à faire un lien entre le pot et la santé mentale, l’itinérance et le décrochage scolaire.      

Sauf, que l’on ne nous dit pas que cette situation est en très grande partie due à l’hypocrisie de notre système judiciaire.             

Au début des années 1970, tout le monde pouvait faire pousser son pot pour consommation personnelle chez-soi.  Même si la police venait, il n’y avait pas de problème.  Cette liberté enlevait une très bonne partie du commerce de la marijuana à la pègre.  Un des officiers, dont l’épouse dépensait un peu trop, a décidé que dorénavant, ce serait tolérance zéro.               

Évidemment, on empêchait ainsi les individus à avoir leur pot chez eux et devoir absolument passer par la pègre pour consommer.  Cet officier fut arrêté quand on constata qu’il volait des drogues fortes saisies à la police.  L’important, la tolérance zéro à continuer et ça permit à la pègre de devenir le seul marchand de pot.  Pas de pègre, pas de dope.           

La pègre, ne cherchant que des profits supplémentaires, a fait en sorte de rendre le produit plus efficace.  Aujourd’hui, on ne trouve plus le petit pot inoffensif que l’on fumait, on a multiplié ses effets et ainsi augmenté les dangers.  Or, qu’on essaie de nous faire peur avec le pot d’aujourd’hui, c’est normal, car on se rend compte que la consommation est néfaste beaucoup plus vite puisque le produit est devenu plus dangereux.  On a surtout vu le lien direct avec la santé mentale.  Eh oui ! Le corps humain réagit beaucoup selon les produits chimiques.

C’est comme la vente illégale des cigarettes.  Tout le monde sait que plus le prix des cigarettes sera élevé en marché libre plus le commerce au noir sera profitable.  On dirait que ceux qui font les lois sont de mèche avec la pègre.  

En jouant les âmes pures, en augmentant les problèmes d’approvisionnement, on ne fait que forcer les gens à avoir recours à la pègre.  Ce doit être pour que les avocats aient du travail en masse.   Il faut bien augmenter les infractions.  Belle bande de bandits en collet ou en toge.  L’interdit crée le crime

Voilà pourquoi je prône que tous les crimes non violents soient éliminés et qu’ils deviennent une juridiction de la loi civile québécoise. C’est aussi vrai pour tout ce qui touche le sexe.   Mais, le monde est sous l’emprise de la mafia mondiale et son valet équivalent à la pègre : la loi morale.     

Les zones grises ou un interdit que l’on sait automatiquement appelé à être violé sont payantes pour la pègre et la police.  Il faut des statistiques qui justifient les subventions à la police pour combattre le crime, mais il faut que le crime ne soit pas trop dangereux pour être profitable. La police est payée en fonction des statistiques.

La Thérèsa 

Si un jour, je découvre un scénariste et un réalisateur intéressés à produire ce film, ça me fera plaisir d’y travailler.  À la dernière nouvelle, même les nouveaux propriétaires de la mine auraient échoué.  

L’imbécilité paie… ?         

Selon les informations, il y a un tel manque de professeurs de français et d’anglais qu’on doive engager des élèves qui finissent leur secondaire 5 pour enseigner, car il est impossible de trouver un professeur diplômé.       

J’ai une maîtrise en français, un bacc en enseignement des langues, ainsi que 15 ans d’expérience, mais je ne peux plus enseigner depuis 1996, soit le jour où un jeune que j’aidais m’a poursuivi pour avoir laissé dormir mes doigts sur son petit zizi.  Je ne lui enseignais pas et il lui manquait une semaine pour avoir l’âge de consentement. Sommes-nous professeur 24 heures sur 24 ou avons-nous droit à une vie privée en dehors de l’école ?    

Un coup monté qui n’avait rien à voir avec mon enseignement. Politique, mafia, féminoune, divorce ? Qu’importe !  Une chose est certaine le jeune est venu me trouver juste avant la sentence pour s’assurer de pouvoir continuer de voyager avec moi.  Il n’était pas conscient qu’en faisant le jeu des féminounes ou de sa maman mormone, il détruisait à jamais notre relation.        

Aujourd’hui, je paye encore pour ce genre d’imbécilité.  J’ai été évincé du parti Rhinocéros, de la Fondation de la bibliothèque Memphrémagog, du RRQ, de l’AAACE (auteurs de l’Estrie) et de l’UNEQ.  Il est impossible d’enseigner même aux adultes.  De vrais malades avec leur maudite morale sexuelle.            

J’ai tout perdu, mais le Québec entier doit maintenant faire face aux résultats de ses crises de morale absurde qui font que le sexe a plus d’importance que la non-violence ou l’honnêteté.  Quel idiot veut aller enseigner puisque même les paroles et les regards sont scrutés à la loupe au cas où il pourrait y avoir une odeur de sexualité ? Tu ne peux même pu te fier à tes voisins, car dénoncer fait maintenant partie de la vie courante.  Tu ne sais jamais quand un frustré ne trouvera pas moyen de te lapider. 

Qui veut devenir professeur aujourd’hui quand on ne sait jamais s’il n’y aura pas un élève qui ne t’aime pas la face et qui pour se venger peut n’importe quand faire croire d’être victime d’abus sexuel. Les enfants ne mentent jamais. Quel idiot a inventé ça.  Une nouvelle vérité de la Bible bourgeoise. La parole du jeune a plus de valeur que celle de l’adulte, qui est automatiquement le pervers.   

Coupable pas coupable, l’accusation suffit pour te faire perdre ton emploi, ne jamais pouvoir retravailler à un salaire décent, ne plus pouvoir sortir du pays, et souvent briser ta famille parce qu’un tel drame détruit tout ce qui est autour.  C’est un prix très lourd à payer, mais plus la paranoïa sexuelle existera, moins il y aura de gens pour croire que risquer de tout perdre vaut la peine d’enseigner. La vocation ne tient pas, si tu n’aimes pas les enfants.

Il y a un million d’adultes analphabètes au Québec et tu ne peux même pas t’occuper d’eux si tu as eu une condamnation de nature sexuelle.  On préfère des analphabètes chastes.          

On a ce que l’on mérite !  Mais ça s’applique des deux côtés. On préfère l’ignorance à revoir notre façon d’interpréter la sexualité. Tant pis pour la société… Continuons de promouvoir la violence, c’est plus humain.  Mais, plus ça, ira plus le prix sera élevé.        

Je dois être masochiste, car je pense toujours que le rapport à la sexualité est fondamental quant à ta capacité de te tenir debout.  On est un peuple à genoux parce qu’on accepte les interdits sans même se demander si ça du sens. On se plie donc aux règles du fédéral en bons masochistes     .

C’est ce qui m’a poussé à chercher à comprendre davantage pourquoi ceux qui nous « tiennent à la gorge » ont intérêt à ce que l’on garde une conception sexuelle basée sur le mensonge et l’ignorance. 

Je ne dois pas être le seul à me demander pourquoi « le sexe est mauvais » en dehors des normes établies par des gens qui ne rêvaient que de pouvoir ?  Il faut lire l’histoire des papes pour constater que si on les imitait, nous serions tous en enfer.   

En m’empêchant d’enseigner,  je crois que le Québec se prive d’un bon prof, sans m’enfler la tête. Une chose certaine, ça amincit mon portefeuille.

Radioactif 565

novembre 25, 2022

Radioactif 565

Textes de 2009, 1249/1708

Le délire sexuel.

Pour un gars habitué à vivre pleinement libre, après avoir parcouru deux fois le Canada sur le pouce, avec presque rien dans mes poches,  des jeunes qui ne demandent pas mieux que de se laisser  « visiter » dans leur petite intimité, la réalité québécoise avait de quoi me surprendre à mon retour.           

C’était plus difficile de survivre en étant sédentaire.  Il fallait trouver un emploi, car c’est le seul moyen de manger et avoir une place certaine où loger.  Je n’accepte pas de vivre aux dépens des autres. Pourtant, souvent on travaille, mais après avoir payé les impôts et les nécessités de la vie, il en reste juste assez pour devoir te précipiter à nouveau au travail.  Le coût de la vie augmente, les salaires baissent.     

À part, certains clans ou groupes de marginaux, on n’avait pas évolué d’un pouce.  Je venais de l’apprendre en perdant mon emploi à la Ronald Federated Graphics pour avoir écrit en français.  J’avais probablement beurré un peu trop la croûte, je l’avoue, mais c’était une réaction normale après avoir vécu viscéralement la haine des Anglophones pour les Québécois.  Je croyais avoir compris comment on s’y prenait pour nous assimiler.  Un petit peu à la fois, sans jamais s’arrêter et c’était exactement le bill 22. Une loi d’hypocrite. Le propos était spectaculaire : faire du français la langue officielle du Québec.   J’aurais embrassé Bourassa, si ce n’eut été que les détails nous conduisait vers une assimilation silencieuse. 

Les Anglophones veulent toujours demander un pouce de plus et crier au meurtre dès que les Francophones veulent s’affirmer.  Ils sont comme les féministes qui nous rappelle année après année, jusqu’à saturation, l’histoire de la polytechnique afin de mettre la majorité en larmes devant leur pauvre état de « martyres des mâles ».  

C’est un événement affreux, mais on pourrait nous ficher la paix avec ça.  C’est dépassé comme le sort des Juifs dans les camps allemands. C’est affreux, mais on y peut rien. 

C’était ce que donnait la loi 22 : on proclamait le Québec français, mais on s’arrangeait pour que l’assimilation soit facilitée.  L’avenir du français avait encore pris plus d’importance pour moi avec les voyages.  Je me sentais responsable de mon nouveau savoir.      

Être bohême à ce point m’avait fait perdre de vue ce qu’on nous enseignait plus jeune à l’école.  La vie était assez difficile pour ne pas chercher à être heureux quand même.  Le plaisir avait plus d’importance que les examens de conscience dans lesquels on trouve toujours moyen de se blâmer.        

J’étais probablement un peu moins stupide dans ma façon d’aborder ceux qui me plaisaient.  J’avais appris que de toucher à un jeune qui ne veut rien savoir ou n’a pas été consulté, ça peut vouloir dire une bonne raclée de sa gang.  Ceux qui pensent que les jeunes n’ont pas de défense sont ignorants : les jeunes ont la gang.  Ils ont aussi le pouvoir absolu de dire non puisqu’ils peuvent te dénoncer à tout moment. D’ailleurs, c’est devenu un instrument de chantage extraordinaire et très payant.  Les jeunes qui ont été pris avaient souvent d’abord été d’accord, mais qui serait assez fou pour l’avouer quand tout le monde autour de toi devient fou ?        

C’était encore plus éblouissant de rencontrer une femme qui croyait autant dans l’école libre.  Je pouvais surtout recommencer à vivre chez moi ce qui m’avait habité depuis presque toujours : la liberté. 

Par contre, je savais que le petit Patrick avait peur de moi au début d’où je devais encore plus me faire aimer pour ne pas le rendre malheureux.  Le petit est toujours ce qu’il y a de plus important dans une relation pédéraste. On est à l’écoute de tout ce qu’il ressent.       

J’étais aussi content d’avoir une femme dans mon lit, car j’ai toujours désiré devenir père un jour.  J’ai été déçu d’apprendre plus tard qu’elle prenait la pilule. Je suis un père assassiné avant même d’éjaculer.    

À cette époque, j’étais convaincu qu’il fallait changer le monde, éliminer la corruption financière et économique de la vie politique, ce qui gardait les gens dans la misère.     

Ma vie me prouvait que l’on nous mentait effrontément quand on parlait de pédérastie. Des jeunes intéressés à une expérience sexuelle en « saucette » étaient assez nombreux pour me contenter sans que j’aie à essayer d’inventer des artifices.  Je n’en ai jamais vu qui n’ont pas aimé ça, mais pour ça, leur consentement est essentiel.  J’avais aussi appris que le consentement ne se dit pas, mais se vit.  C’était assez facile de deviner celui que ça intéressait de celui qui ferait une crise d’apoplexie juste si tu le regardais trop longtemps.   Les erreurs existaient, mais elles étaient très rares.  Plus je prenais de l’expérience, plus je pouvais être certain de ma perception de l’autre.      

Dans l’ensemble, les femmes que je connaissais m’acceptaient comme j’étais, car elles me connaissaient et savaient qu’elles n’avaient rien à craindre pour leur petit rejeton.  Elles leur faisaient aussi confiance.  C’était à eux de décider et non à elles.  L’aile étouffante de la mère poule ou de la grand-mère, encore perdue dans ses religiosités, n’existait pas.         

On agit avec un jeune parce qu’on l’aime et non pour lui faire du mal.  Les adultes qui gèrent la sexualité des autres n’existaient pas dans notre milieu d’amis.  Nous n’aurions jamais accepté qu’un jeune soit forcé ou amené contre son gré à participer à des jeux sexuels.  Une telle domination peut entraîner des peurs ou des culpabilités dans l’avenir.       

Elles (les mères) ne limitaient pas les jeunes dans leur découverte de la vie à l’obligation de dire non.  Comme si ce« non» obligatoire respecte leur liberté.  Elles étaient capables de savoir s’ils étaient heureux d’être en ma compagnie.  Le fait de dire que je suis pédéraste permettait de s’assurer qu’aucun ne se sentirait pris au piège.  En pouvant parler carrément de sexe avec eux, ils n’avaient pas besoin de cacher quoique ce soit.  C’était parfait ainsi.  (Avec le dénonce actuel, on a tué toutes les possibilités de pouvoir vivre dans la vérité. Dire que tu es pédéraste est devenu de la folie. Il faut vivre ses amours sans se faire prendre, mais s’en cacher. Les gens ne sont pas assez intelligents pour comprendre. Ils sont incapables de sortir de leur émotivité d’aliéné.)

Tu ne pouvais pas forcer ou induire un jeune en erreur.  En ayant pas à avoir honte ou peur de passer pour un pareil, il n’aurait pas hésité à dire automatiquement s’il se sentait mal dans la relation.  L’avantage de la vérité ; mais bien des gens sont tellement accrochés au mal qu’ils tueraient leur flo plutôt que de les laisser vivre leur vie, si ce n’est pas celle qui leur est imposée.         

La très grande majorité au Québec était très loin d’accorder la liberté de conscience et de confiance aux jeunes.  On s’imaginait encore les propriétaires des jeunes et on voulait les préserver d’un plaisir qu’on prenait pour un mal honteux.


Gilles Carle.

Bon voyage !  Tu nous as laissé un bel héritage en cinéma.  Ta passion pour les femmes ressemble à la mienne pour les petits gars.  Un moteur.  Le film de toi que j’ai le plus apprécié est La vraie nature de Bernadette.   Si j’avais été une femme, je pense que j’aurais été comme elle.  Elle rejoint le petit côté féminin en moi, comme chaque homme a en lui. 

Un cerveau névrosé.

C’est drôle de voir comment ça fonctionne un cerveau névrosé.  Du moins, un cerveau névrosé dans le sens d’éparpillé, incapable de centrer son attention sur un sujet donné, qui a besoin d’espace et de respiration, à la recherche du plaisir d’où le besoin de faire 10 choses intellectuelles à la fois.         

C’est un peu ainsi que l’on m’avait décrit quand j’ai passé tous les tests pour savoir si j’étais fou.  Négatif, mais capable de rendre tous les autres fous.  Il suffit de ne pas penser comme tout le monde.  Je dois être un produit de la semence de Socrate ou d’Aristote, car je crois seulement ce que j’ai vécu.  Platon était trop conservateur.  Aristote était trop aux femmes.  Socrate a été tué parce qu’il ne voulait pas mentir, il aimait les jeunes garçons et lui aussi se prenait un petit peu pour un autre comme tous les grands de cet univers d’ailleurs.

La névrose a l’avantage de réfléchir à partir de la réalité alors qu’une psychose est une maladie mentale profonde qui prend ses rêves pour une réalité.   Le monde des bibittes.  Si ces rêves vous placent toujours comme cible, cette peur de l’Autre devient une paranoïa. C’est plus près de la religion.  Le martyr éclate en vous.   Si vous êtes femmes vous devenez féminounes et si vous êtes un gars vous rêvez de devenir pape.  Qui est plus riche qu’un chef religieux ?  

C’est ainsi que je schématise les troubles de la pensée.  Vu sous cet aspect, on peut se demander si l’homme n’est pas naturellement un malade mental.  Rare sont ceux qui sont équilibrés.  Par exemple, un libéral ne rêve que de portefeuille ; un souverainiste que de pays.  Ils ont de la difficulté avec la réalité, car ils sont tellement centrés sur leur fixation qu’ils n’arrivent pas à se fondre dans la peau des autres.   Alors, le peuple passe d’un mécanisme de défense à l’autre.  Effet balançoire, appelle-t-on ça.  On régresse, on avance. Mais on fait surtout émotivement du sur place.       

La pensée de la Grèce antique était plus profonde que tout ce que l’on entend aujourd’hui. Pourtant, elle reposait sur des erreurs fondamentales quant à la connaissance de notre corps.  Mais, au moins, on essayait de réfléchir alors qu’aujourd’hui, on essaie seulement de s’enrichir.  Il n’y a pas de mal à être riche, c’est moins difficile pour voyager.           

Première grande constatation de la marche quotidienne après avoir été réveillé par des hélicoptères qui accompagnaient la flamme olympique.  J’ai eu le privilège de voir deux flammes olympiques à la fois.  Une jeune fille est arrivée avec son flambeau entourée d’une foule de policiers. Elle l’a immédiatement cédé à une autre dame qui a allumé son propre flambeau, avant de repartir aussitôt avec la même flamme, mais sur un autre flambeau.  La Ste-Trinité a probablement été conçue ainsi.  Les deux étant allumés, je peux affirmer sans mentir l’avoir vu en double sans avoir pris une goutte de boisson. 

De la flamme en route vers Vancouver, je suis passé à l’étendue de la gloire puisque je me suis rappelée qu’une année après la mort de ma petite chienne Benji, les gens me demandent encore ce que j’ai fait de mon chien.  Une raison pour en vouloir à l’humanité qui ne se rappelle que d’une petite chienne en panier qui regardait tout autour d’elle comme si elle avait été reine ou papesse. Un fait inusité. Pourtant, je la poussais dans son panier et personne ne se rappelle de moi.  Je vaux moins que ma chienne.            

Un tel délire ne peut que nous conduire à l’image de la souillure.  Est-ce l’effet de la pornographie qui s’entête à toujours présenter des scènes dégueulasses de sodomie plutôt que de hausser nos standards vis-à-vis la beauté d’une belle petite gueule ?  Ou est-ce une préoccupation dominicale, une profonde réflexion à savoir comment les chrétiens en sont venus à identifier le sexe à la souillure.  Facile.  Ils ont pensé que tout ce qui sort du corps est une souillure dans le fond de leur pantalon.  Pipi, caca, sperme, ovule, tout ce qui a été sali en empruntant nos canaux intérieurs. L’homme est la souillure parfaite. C’est stupide, mais c’est la base même de notre morale. Son ADN.           

Depuis ce temps que des moumounes essaient de laver l’humanité de ses péchés, oubliant que le feu et la torture en général produisent une émanation de gaz toxiques qui fut si prodigieuse que nous en sommes rendus à nous battre contre les changements climatiques.  Honte à Harper, ce fucké « bushien », ce survivant de l’imbécilité dans les glaces des sables bitumineux de l’Alberta.

Tout ça pour constater qu’il fait beau et que ça fait beaucoup de bien de prendre une petite marche avant d’écrire mon journal de bord.  Une exigence dont tous mes élèves doivent se rappeler.

07 Décembre 2009

Copenhague : dernière chance.          

Les Conservateurs sont des assassins de la planète !  Harper la honte ! Sauvons la planète !          


14 Décembre 2009
Sauvons la planète !

Ce qui se passe présentement à Copenhague prouve encore une fois la nécessité criante que le Québec devienne un pays.         
 
Actuellement, le Québec, l’Ontario et le Bloc Québécois se sont rendus à cette conférence de dernière chance pour éliminer les changements climatiques.  Le Canada fait rire de lui à la grandeur de la planète parce que Harper défend les sables bitumineux aux dépens de la qualité de l’environnement.  Un autre exemple prouvant qu’il faut réformer le système capitaliste, car le profit est plus important que l’humain.         

Par contre, si le Québec était un pays indépendant, il aurait directement voix au chapitre.  Le Québec peut être fier de ce qu’il a accompli, contrairement, au Canada. 

Un Québec indépendant chercherait les avantages du Québec dans cette lutte aux changements climatiques et ne serait pas insensible aux nations, aux peuples menacés de disparaître, avec le réchauffement de la planète.      

La situation actuelle fait ressortir très clairement que les intérêts du Québec sont à l’opposé de ceux du Canada et même de certaines parties de la planète. Que faisons-nous encore dans cette fumisterie ?  

Malheureusement, Charest est fédéraste, donc, soumis au pouvoir fédéral.  Même s’il a l’appui de l’Ontario, la réalité est que le Canada est une fédération très centralisée et non une confédération.  Pour un avocat, Charest n’est très vite à comprendre la différence.    

Dans une vraie Confédération, ce sont les provinces qui décident ; sauf dans les champs de compétence très limités du gouvernement central ; mais ce n’est pas le cas d’une fédération.  Le fédéral décide et partage ensuite.

L’idéal serait que l’Amérique devienne une confédération, mais on en est encore loin.  C’est même de plus en plus impossible    

Du temps de Pearson, le Canada avait une très bonne réputation.  Maintenant avec Harper, un reliquat de l’ère de l’administration Bush, nous avons perdu notre raison d’être fier.  Le Canada est dirigé par une bande de faux religieux (le Reform Party).  Et, aucun parti fédéraliste ne vaut la peine d’être au pouvoir.  Il suffit habituellement de cracher sur le Québec pour avoir les ailes du pouvoir. Et ici, on s’est tellement fait endoctriner par la religion que l’on s’imagine que si l’on ne fait pas partie du grand Canada, on va mourir de faim.    

La crise est le fruit de la mondialisation.  Va-t-on un jour finir par le comprendreLes riches créent les crises et forcent les gouvernements à les renflouer.  Or, les gouvernements ce sont nos taxes et nos impôts.  L’économie est notre véritable enfer. Est-ce que les banques et les religions payent des taxes et des impôts ?
 

Des valises ?

Jean Charest doit être sérieusement en perte de vitesse pour qu’il aille jouer au matador avec le fédéral à Copenhague. Bravo ! Mais quelle sera la suite ?    

C’est la nouvelle stratégie fédéraste : entretenir une petite chicane avec le fédéral, juste pour faire croire qu’on défend d’abord les intérêts du Québec.  C’est ma perception.  Si Jean Charest est sérieux, il devrait pousser son analyse à savoir : qu’est-ce qu’on fait dans un pays qui peut nous sentir qu’au moment où il y a des référendums sur la séparation.  

Non seulement nous n’avons pas la même culture, mais l’avenir du Québec est dans l’électricité alors que celle du Canada est dans le pétrole.  Le Canada a autant de contradictions qu’il a d’habitants.  

On ne peut pas être nationaliste à moitié.  On met la chicane et ensuite on se sauve quand il s’agit de passer aux discussions sérieuses.  M. Charest a déjà dit que le Québec peut économiquement devenir un pays.  Si c’est le cas, qu’attend-il pour porter ses culottes… exiger que l’immigration et la culture soient des compétences exclusives au Québec.            

Il est temps que tous les partis politiques cessent le jeu du chat et de la souris et passe à une offensive contre le fédéral pour obtenir les changements que l’on veut et si le fédéral dit toujours non, d’avoir le courage de dire Bye ! Bye ! Vive le pays du Québec !

Sauvons la planète !

Que les pays prennent des mesures pour éviter un échauffement de la planète, ce n’est pas un sacrifice qu’on leur demande, mais une prise de position liée àla responsabilité de contribuer à la survie de peuples entiers.      

C’est tout à fait dégueulasse que les faux preachers conservateurs se laissent séduire par le revenu des sables bitumineux sans tenir compte de ce que cet argent du pétrole signifie pour des millions d’êtres humains sur terre.  Mais, c’est la personnalité de tous ceux qui ne parlent que de religion : oublier que l’homme doit se comporter charitablement envers les autres.      

On n’est pas sorti de la croyance dans notre supériorité qui existe depuis fort longtemps.  Les noirs américains étaient des esclaves, il y a à peine quelques décennies.  Nous avons toujours cru en notre supériorité face aux autochtones jusqu’à les exterminer.  Nous vivons encore des guerres religieuses. On dirait que l’homme est encore en route pour identifier ce que sont les humains, car ils ne savent même pas que la femme est l’égale de l’homme.   

Qu’on le veuille ou non, nous sommes des mortels et la planète a une limite dans sa capacité de nous nourrir.  Si nous ne changeons pas, nous ne faisons qu’accélérer notre fin qui viendra d’une manière ou d’une autre, mais dans des milliers d’années.      

C’est intéressant de voir que nos dirigeants ne savent même pas faire la différence entre «la vie» et «l’économie». 

Depuis le début de l’humanité, comme si on était encore un animal sans cerveau, les besoins de l’économie, donc, les profits de quelques-uns l’emportent sur la valeur des êtres humains.  Serait-ce que l’humain est encore une bête inconsciente ?  Qu’il ne sait pas comprendre que le bonheur devrait être la fin pour laquelle nous existons tous, chacun autant que nous sommes ?        

Si nos dirigeants peuvent ainsi se comporter comme une bande d’irresponsables, c’est que nous les mettons au pouvoir.  Qu’est-ce qu’on attend pour se réveiller ?  Que pouvons-nous vraiment faire ?  C’est toute la question de l’évolution de notre civilisation que l’on doit remettre en question. 

C’est impérieux, ça presse, que des autorités planétaires aient le pouvoir d’exiger que notre avenir vise notre bien collectif et non la destruction de millions d’humains pour permettre à un petit groupe de faire une piasse de plus.           

Radioactif 564

novembre 24, 2022

Radioactif 564
Textes de 2009, p1249

30 Novembre 2009
Le consentement.

Laisser les jeunes décidé eux-mêmes ce qu’ils aiment ou n’aiment pas en matière de sexualité, en autant qu’il n’y a pas de danger, ça fait partie, qu’on aime ça ou pas, de la confiance.            

On dirait qu’au Québec, on nous a appris qu’on ne parle pas avec les enfants, sous prétexte qu’ils ne sont pas assez intelligents pour comprendre.  Ils comprendront en vieillissant.  En agissant ainsi, on ne les aide pas dans leur connaissance d’eux-mêmes et le besoin d’exprimer leurs goûts et leurs valeurs.  C’est une manière de les brimer dans leur droit à la différence, de retarder leur expérience de la vie.       

Le fait de voir la sexualité comme quelque chose de mal, c’est handicaper dès le départ ta perception de toi, car tout individu viendra un jour ou l’autre, à se percevoir sexué.           

Dès l’adolescence, les hormones s’en chargeront bien.  Tu ne vivras jamais la même chose, selon que tu as appris que la sexualité est bonne ou mauvaise.  Donc, si c’est mal ; sans même savoir pourquoi, tu t’en voudras d’avoir manqué à une chasteté que l’on t’a imposé enfant, sans que tu n’y comprennes quoique ce soit et que tu as accepté comme allant de soi.   

C’est vrai qu’il y a des étapes dans le développement physique et intellectuel, raison de plus d’en discuter avec son enfant pour qu’il se fasse une idée réaliste de la situation.  Je ne dois pas être le seul qui veut comprendre pourquoi.  Beaucoup de notre conception du bien et du mal, pour ne pas dire à peu près tout, vient du comportement de nos parents, de la religion.        

J’ai beau être libre, pourtant, je n’aurais pas accepté de voir ma mère ou mes sœurs nues, par exemple.  Stricte question d’éducation.            

Pour moi et Suzanne ainsi que presque tous nos amis, la nudité était acceptée à la maison, ça n’avait pas d’importance.  On ne voyait plus ça comme quelque chose de mal.  Ni une provocation ou de l’exhibitionnisme ; mais une forme de confort. 

Que tu le veuilles ou non, t’es plus confortable quand tu te baignes nu.
  C’est aussi plus agréable.  Ce sont les esprits obtus, les bornés qui ont créé le besoin de se vêtir pour ne pas avoir honte de son corps.          

Il y a des choses que tu ne peux pas changer comme ton orientation sexuelle ; mais d’autres, comme tes valeurs, ta façon d’interpréter la vie, sont des acquis au fur et à mesure que tu grandis. 

Au fur et à mesure que je lisais et surtout ce que je vivais, L’interdit sexuel est devenu de plus en plus fou à mes yeux.     

Le dimanche à Vancouver, les familles allaient en groupe se baigner nus.  Personne n’attachait d’importance à cette nudité, personne ne pouvait penser que c’était mal parce que dans notre esprit il n’y avait pas de mal.  Le mal germe dans la tête de ceux qui peuvent l’identifier comme tel.  On pouvait aller se baigner ensemble et si une des personnes n’acceptaient pas de se mettre nue, so what, c’est son droit.  Ça devrait être partout ainsi. 

Pour moi, voler, c’est automatiquement mal.  Si je vivais dans un pays très pauvre, ce serait peut-être un moyen de survie.  On ne nous a pas assez appris que tout est relatif.  Les circonstances ont une importance.  Même libre, je n’irais pas me promener nu dans le métro ; mais pourquoi l’interdirais-je aux autres ?  Je n’ai qu’à regarder ailleurs si ça ne fait pas mon affaire.     

Mon expérience me prouvait qu’il n’y a rien de bien ou de mal dans la sexualité.  La nature, ta nature, c’est ce que tu es.  Être contre-nature, c’est de toujours vouloir agir contrairement à ce que tu es ou en exagérant. La chasteté est du pur masochisme.     

C’était déjà une vérité du temps de la Grèce antique.  On croyait que tu devais toujours obéir à ta nature profonde.  On faisait même une distinction entre les besoins du corps (sur le plan sexuel) et de l’âme.  Vider le trop plein de sperme est un besoin naturel, d’où la masturbation était un phénomène normal du corps, différent des besoins de l’âme : des désirs.  Pour contrôler ses désirs, il faut contrôler son corps.    

Pour respecter ta santé, tu devais contrôler tes désirs pour qu’ils correspondent vraiment à tes besoins corporels.  Si tu t’excites à regarder, rien de mieux pour attiser tes désirs ; mais faire l’amour dans le noir avec ta maîtresse, sa physionomie le matin avant le maquillage , sera possiblement le meilleur moyen de te rendre plus fidèle à ton épouse, si tu ne crois à la fusion du couple.          

Comme en amour, on faisait la distinction entre la nécessité d’engendrer une descendance et celle de trouver un partenaire, un égal pour te fusionner et ainsi combattre avec le temps le problème de la solitude.  Pas si bête !  Non seulement les enfants sont un but, mais tu dois chercher et trouver une personne avec qui tu t’entends à merveille pour t’entraider à jouir de la vie.  Deux fins fondamentales du mariage.       

On revient aux enfants.    

Combien ont été élevés dans ce rapport de silence adulte-enfant ?  Tous ou presque tous.          

Aujourd’hui, c’est différent, semble-t-il ; mais on agit «by the book».   Tout repose sur les psychologues qui eux apprennent que le sexe est un problème.  On fait plus confiance dans leur capacité de comprendre, mais on est plus paranoïaque à cause de la télévision.       

On viendra bien un jour à trouver un juste milieu.  Une chose est certaine, le meilleur moyen de protéger les enfants, c’est d’être très près d’eux.  Qu’ils puissent se sentir en confiance et discuter de n’importe quoi sans déclencher de tsunami émotionnel.               

C’est plus difficile qu’interdire, car à ce moment-là, on pose la nécessité de comprendre avant d’intervenir.  Règle générale, pouvoir laisser vivre les jeunes en liberté, c’est croire qu’ils sont plus intelligents que ce que la société leur accorde maintenant.  C’est aussi apprendre qu’ils ont droit au respect, malgré leur âge. Les enfants ne sont la propriété de personne.         

C’est sans contredit l’aspect le plus positif que j’ai rencontré à l’école libre. Apprendre l’égalité des êtres, être homme ou femme ça n’a pas d’importance.Reconnaître le droit de l’autre à gérer sa vie et de devenir autonome le plus rapidement possible, c’est appliquer la philosophie de l’école libre.
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Cette liberté m’a permis de comprendre comment un jeune qui entend toutes sortes de conneries peut s’imaginer les pires folies.  La confiance du jeune est proportionnelle à la possibilité de communication entre les enfants et les parents. 

Il a fallu un certain temps pour que le jeune ait la force et le courage de dire ce qu’il ressentait vis-à-vis de moi. Sa peur de se faire enculer à cause de ce que l’on disait de moi était réelle, même si elle était non fondée.  Il lui a fallu le temps de constater que les rumeurs et la réalité étaient contradictoires et complètement disproportionnées.  Il fallait ça pour me faire confiance.  Dans le fond, il vivait comme tous les autres, il dut un jour décider ce qui lui semblait la vérité.  La peur est le pire ennemi de l’intelligence.          

L’école libre faisait aussi ressortir le besoin de bien se connaître pour vraiment interpréter les décisions d’un jeune.  Si ce n’est pas toujours clair entre adultes, c’est encore pire avec un enfant, car les sentiments sont parfois bien contradictoires, mais bien réels et tous présents en même temps.        

C’est ce qui m’a amené à penser que la pédophilie ne sera et ne devra jamais être acceptée d’emblée.  Tout le monde sait ça, allez-vous me dire.  Oui, mais la différence, c’est que je sais pourquoi. Je sais aussi la différence invraisemblable entre le cerveau d’un jeune de cinq ans et de onze ans… deux mondes tout à fait différents, jusque dans leur perception de la réalité.  Voilà la différence fondamentale entre la pédophilie et la pédérastie.    

Si j’avais tenté d’influencer le jeune à mon avantage, j’aurais risqué de créer encore plus un mélange dans ses valeurs, car dès l’enfance tu es gai ou hétéro.  Les autres noms (pédophilie, pédérastie, etc.) sont des différences de noms pour indiquer les nuances.   Il était hétéro et par conséquent, je devais faire attention pour l’accepter comme tel, question de respect.  

Ça aurait été tout aussi pire d’agir comme s’il n’existait pas, car les jeunes, même tout le monde, ont un très grand besoin de se sentir aimés par ceux qui les entourent. 

Nous avons créé des liens à partir de notre vérité et non des rumeurs, c’était bien différent.  Je l’adorais et je sais qu’il m’appréciait aussi.

La vie privée : le cas Tiger Wood.

La saga autour de la vie sexuelle de Tiger Wood démontre jusqu’à quel point le public aime se fourrer le nez dans des choses qui ne le regarde pas, mais pas du tout.  Ce n’est pas parce que tu as une vie publique que tu n’as pas une vie privée.

J’ai le droit de savoir ce qui se passe dans sa profession, j’ai le droit d’obtenir des entrevues sur sa vie ; mais qu’on se mêle de savoir s’il a ou pas des maîtresses, c’est justement ce dont on doit éviter au Québec et au Canada tant qu’on en fera partie.         

De quel droit puis-je être informé de ses relations de couple ?  Les États-Unis, avec leur perception maladive de la sexualité, permettent ce geste dégueulasse. Ça ne nous regarde pas. Les médias ne devraient pas avoir le droit, ici, de transmettre de telles stupidités.  On dirait qu’on devient de plus en plus américain, seulement dans ce qu’ils ont de défauts.    

Puisque le monde ne sait pas se mêler de ses affaires, il faudra dans un Québec indépendant que l’on définisse clairement ce que l’on entend par vie privée.  La liberté de presse et d’expression a ses limites.  Tout individu a droit à sa réputation.  

On me censure depuis des années comme si j’étais le pire des criminels et on s’arrange pour que personne ne me connaisse parce que je parle de pédérastie. 

Malgré cette stupidité, la Commission des droits de la personne ne respecte même pas la Charte dont le Québec s’était doté.  Aussi, ne faut-il pas croire dans la bonne volonté de ceux qui nous dirigent.  Même la Commission est devenue pourrie.     

Heureusement, ici, personne n’osera toucher la vie privée ; mais on n’est pas à l’abri de la folie américaine.  Il faut envisager au civil des recours qui coûteront assez cher pour que personne n’aie la tentation de s’engager dans cette voie.  Il faut s’assurer que la vie privée soit respectée que ce soit sur la scène politique, sportive ou autre.   Ça ne nous donne rien de savoir ce qui se passe en cour ou dans les culottes du voisin. Par contre les médias doivent pouvoir rendre compte des jugements. 

On dirait qu’il n’y a aucune vie en dehors des Palais de justice.  C’est une information qui coûte pas cher, mais qui ne vaut pas cher.  À Rome, on avait de grands spectacles, aujourd’hui, ces mêmes mises à mort se font à la télévision.       

Qu’est-ce qu’on a à nous remémorer le cas de la Polytechnique depuis 20 ans.  C’est un cas à part, un déséquilibré qui en voulait aux femmes.  Il faut que les féministes n’aient pu grand argument à présenter pour nous faire comprendre le droit des femmes que nous le rappeler à chaque cinq minutes, comme on parle des Juifs. 

Le seul élément à retenir de cette déplorable situation est l’obligation d’avoir un registre des armes.   Ça ne change rien pour un chasseur, sauf qu’il a une petite démarche à faire pour la sécurité de l’état.

Traitement n’est pas scénario…

J’aurais besoin de quelques heures de plus pour arriver à faire ce que je veux dans une journée.  Les deux carnets (blogs), la marche obligatoire pour la santé, la télévision avec mon frère Roland, question d’avoir une vie sociale et de communiquer entre frères.  Puis, il faut bien faire dodo, car on se fatigue vite.  Qu’importe ! C’est la vie.      

C’est mieux que de ne pas savoir quoi faire.  Par contre, écrire me coûte une fortune et je ne vends rien, car je n’ai aucun livre de disponible.  Les quelques-uns en ma possession sont pour les bibliothèques quand je mourrai, si elles en veulent. 

L’an prochain, je commencerai peut-être une grande campagne contre la censure québécoise et féminoune.  Question de reprendre une pancarte et de faire réfléchir les «accrochées au péché »… Un combat pour ne pas revenir à une vision paranoïaque de la sexualité.    

C’est comique d’être surpris moi-même par ce que j’ai écrit puisque ça fait quelques années et je ne me rappelle pas de tout.  C’est ainsi que je ne suis pas certain que je conserverais l’incipit, écrit hier.  Ce n’est pas une question morale, mais de respecter le sujet ciblé. 

Que les Indiens aient été exploités par les blancs, qu’ils ont perdu leur culture quand des idiots voulaient absolument les habiller, je suis bien d’accord ; mais ce n’est pas le propos principal de La Thérèsa.      

Si on vient qu’à faire un film, on verra quoi faire avec cet incipit.  Je ne me rappelle pas s’il a une incidence avec la fin du film, ce qui est possible.  Ça changerait tout, mais pour le moment, je le trouve de trop.         

J’aimerais souligner qu’un traitement, ce n’est pas un scénario ; mais l’étape précédente.  Le scénario est un produit fini, ce qui n’est pas le cas avec un traitement quoiqu’on sache déjà exactement ce qui se passera dans le film.   Pour qu’il y ait un scénario, il faudra ajouter les paroles aux différentes scènes suggérées.

Radioactif 563

novembre 23, 2022

Radioactif 563
Textes de 2009, p. 1236

26 Novembre 2009 
La femme à la maison.    

En fait, avoir été accusé m’a forcé en 1974-75, de m’occuper des enfants à la maison pendant que Suzanne allait au CEGEP.  Dans la tradition grecque, j’aurais été un moins que rien, car je remplaçais la mère durant la semaine.  J’étais seul avec les deux petits (un gars et une fille) et je devais les garder.

Bizarrement, sur semaine quand j’étais seul, les chicanes gars-filles prenaient vite le bord.  Plutôt que de prendre pour un ou pour l’autre, les deux devaient s’en aller dans leur chambre respective si la guerre prenait.  Je privilégiais la bonne humeur et le plaisir.  Les jeux tenaient une place de choix.         

J’ai compris à travers cette expérience comment il est faux de prétendre qu’une femme à la maison n’a qu’à « bitcher» au téléphone parce qu’elle n’a rien d’autre à faire.  S’occuper de deux enfants, ce n’est pas un cadeau.  Tu as du travail à plein temps, si tu veux vraiment être une personne responsable. 

Par contre, dès qu’il y avait la mère ou un autre témoin, c’était l’enfer, la guerre des sexes.  La fille qui écœure et le gars qui frappe ou vis-versa.  Toujours dans un même but : attirer l’attention. 

Les enfants sont des manipulateurs extrêmement efficaces. D’ailleurs, la fille a quitté l’école libre, à cause de la violence des gars.  Je l’ai ensuite eue comme élève dans un cours d’anglais, à Montréal, au secondaire. Elle a préféré l’éducation conventionnelle.

J’adorais ces jeunes et j’ai compris que le meilleur élément de discipline, ce n’est pas la baguette, mais de trouver quelque chose d’intéressant à faire.  Les jeunes adorent la créativité, le jeu, apprendre.  Mais, malheur à toi, si tu ne t’en occupes pas.      

Mon père ne pouvait absolument pas tolérer les manières de la petite quand je l’ai amenée avec moi.  Une visite pour un emploi.          

On dirait que les jeunes savent deviner exactement ce qui exaspère les autres.  Ainsi, Yanie passa toute la journée avec mes parents.  J’avais dû me rendre à l’extérieur pour postuler un emploi.   La petite avait été très sage et très gentille.  Dès que j’ai mis les pieds dans la maison, c’e fut la crise de la liberté absolue.  Le linge a pris le bord et la petite a fait comprendre son point de vue en affirmant, en me voyant arriver, qu’enfin elle pouvait être à nouveau libre. Elle s’est mise à poil.  Ce n’était pas quelque chose qu’on faisait quotidiennement ; mais c’est comme si elle avait su qu’en me voyant elle reprenait son pouvoir.  Elle savait qu’il ne pouvait rien lui arriver puisque j’étais là. 

Elle a dû vite se rhabiller. Mon père ne tolérait pas cette liberté d’expression.
Elle n’avait jamais fait de scène pour se mettre nue à la maison.  C’était permis et on ne pensait jamais à ça. Je suis certain que la seule raison pour laquelle elle a agi ainsi c’est qu’elle a compris que c’était défendu, que ça exaspérait mon père.  La vengeance parce que je ne l’avais pas amenée avec moi.

Ces deux jours parurent pour mes parents plus longs qu’un séjour en enfer.  Je dois avouer que ça me fatiguait aussi.  J’étais libre, mais je n’imposais pas ma liberté.  Ta liberté cesse là où elle emmerde les autres. Cette vie, c’était un laboratoire.  Vivre libre chez toi, ce n’est pas pareil quand tu vas ailleurs.  T’as des limites à respecter et si tu n’as pas appris à le faire, c’est nécessairement une situation conflictuelle. J’apprenais à devenir un peu moins l’apôtre de la liberté absolue. 

J’aurais bien voulu prétendre que les jeunes n’ont pas besoin d’un certain encadrement, la vie me donnait tort.

En principe, je devrais être d’accord et pourtant je trouve ça totalement exagéré.  Il y a une différence entre être nu sur une plage de nudiste ou chez toi et être nu chez des gens à qui on rend visite et qui ont horreur de la nudité.  La vie en société est faite de compromis.  La liberté finit là où commence celle de l’autre.           

Cette expérience d’école libre, mettant l’accent sur le fait que l’adulte ne devait jamais intervenir dans la vie de l’enfant,  sauf pour échapper à la violence, me fit prendre conscience que je pouvais aussi  vivre facilement avec des gars-tentations sans chercher à obtenir la réalisation de mes fantasmes.  Les amis qui venaient chez nous étaient trop jeunes pour m’attirer et le petit chez moi ne voulait rien savoir de la sexualité.  Vas donc voir pourquoi.  

Autant sa sœur aimait la liberté sexuelle et le l’affirmait, autant lui était scrupuleux.  Et- c’était son droit le plus absolu.  Sa mère ne l’avait pas élevé différemment que sa sœur. Chaque individu est ce qu’il est. La liberté, c’est apprendre à vivre et laisser vivre.    

Le petit gars que j’adorais ne voulait rien savoir.  Il avait même peur de moi au début.  Il avait peur que je l’encule.  Où était-il allé chercher ça?  Heureusement, ça ne m’a jamais rien dit.  Ça m’écœure même parfois.  Par exemple, dès que tu as de la porno, c’est la première chose que l’on met en évidence, comme si les gais étaient tous assoiffés de trous noirs.

Ce n’est qu’avec le temps qu’il apprit à me faire confiance et ainsi oublier le discours qui m’entoure habituellement à savoir que je suis pédéraste. 

Je ne sais pas comment il a connu cette aversion et pourquoi il la projetait sur moi puisque pratiquement personne ne sait qu’un pédéraste est gai. Dans la société d’alors, on croyait que tous les gais étaient sodomites.  Cela prouve qu’un jeune sait très vite où est le danger en fonction de ses choix et de ce que pense l’environnement.   Autant la fille, le soir, se promenait nue dans la maison, autant lui n’aurait jamais enlevé ses bobettes.           Ils vivaient pourtant dans la même ambiance sociale.  

Je fus un bon disciple de Platon, dans le sens que l’ai respecté ses vœux et ses scrupules.  Par contre, j’ai appris que les jeunes peuvent avoir des désirs sexuels et qu’ils trouvent moyen de les exprimer dès qu’ils sont laissés le moindrement libre. Ça ne dépasse pas la curiosité.  L’excitation tient plus de l’interdit. 

Cette expérience était une preuve de plus que notre approche de la sexualité chez les jeunes est complètement stupide au Québec. Les vieux se projettent dans leurs enfants, oubliant qu’ils ont leur propre échelle de valeurs, souvent même avant les dix ans qui marquent le début de l’adolescence chez le garçon.

26 Novembre 2009 
La Thérèsa, traitement

Puisque la Thérèsa Gold mine semble intéresser plus d’une personne, je vais publier en rafale le traitement que j’ai préparé dans le but de créer un film.  Le traitement, c’est la phase juste avant de terminer un scénario.  Tout y est presque, il suffit de produire les paroles.            

Évidemment, l’histoire a été dramatisée.  J’ai ajouté des éléments qui ne sont pas historiques.  Par contre, je me suis servi de mes connaissances sur le sujet pour donner vie à ce texte et que ce soit le plus près possible de cette réalité.  Peut-être un jour un scénariste voudra bien que l’on retouche le traitement pour en faire un scénario et un film.  Comme mon père, je crois, que l’histoire de la Thérèsa Gold mines est une extraordinaire histoire d’amitié.


27 Novembre 2009 
Pourquoi cette hystérie ?          

Je ne sais pas si c’est parce que je ne suis pas vite à comprendre, mais il me semble que l’on devient totalement fou dès qu’il était question de sexe au Québec. 

Sommes-nous vraiment sortis de notre grande noirceur ? Est-ce qu’on confond la religion avec la peur du sexe ?           

Est-ce qu’il y a quelque chose qui m’échappe ?  Pourquoi un vent de folie pour un attouchement sexuel ?  Personne n’est blessé.  Le jeune aime habituellement ça, s’il y participe volontairement, ça arrive même que c’est lui qui commence, mais comme disent nos moralistes, c’est à toi, l’adulte, de dire non et traverser le désert sentimental.   Il avoir un a priori : le sexe est mal dans son essence même.

Pourquoi dire non à un plaisir, si on croit que celui-ci n’a rien à voir avec le mal ? A-t-on le droit de penser autre chose que la majorité ?        

Pourquoi dire non ?  Pour que le jeune pense que c’est mal.  Où est le mal?  Qu’est-ce qu’il y a de mal à être nu ou à jouer aux fesses si on est tous d’accord à avoir du plaisir ?  Est-ce qu’on a tous fait vœu de chasteté ?  Est-ce plutôt que l’on ne nous a jamais appris que l’on est sexué dès notre conception?  Que l’interdit est plus contre nature que le réveil à la sexualité.  Pourquoi mentir ?  Refuser de croire ce que l’on pense pour obéir à des règles qui sont nées de l’ignorance et d’une peur injustifiée ? Le droit de choisir son partenaire, la possibilité de le faire, est une chose qui nous différencie autant de l’animal que notre intelligence.  

Je n’ai jamais vu un garçon qui se mettait à boiter parce que je l’avais sucé.  Qui s’affaiblissait ou qui se mettait à pleurer parce qu’il s’était fait masturber?   D’ailleurs, les jeunes ne sont pas assez fous pour ne pas trouver un moyen d’échapper aux griffes de l’enfer ; s’ils le désirent.   Ils n’ont qu’à ouvrir le bec pour que des milliers d’oreilles soient à leur écoute.  C’est même plus important que de bien manger pour aller à l’école.   Cet interdit leur enlève leur droit fondamental à leur vie privée, mais ils sont chastes. Il faut les garder idiots, mais chastes.           Par contre, c’est bien que le jeune puisse compter sur les autres (famille ou école) s’il se sent agressé ou forcé à quoique ce soit, par qui que ce soit qui ne lui convient pas.

S’il a appris qu’il est maître de sa conscience, il saura dire un oui ou un non très clair.  Il saura trouver les arguments pour dissuader qui que ce soit.  Y compris la menace de la dénonciation.  J’y mets un bémol : est-ce que ce serait plus dangereux de rendre l’autre, l’adulte, peureux des conséquences ?  Le pire, c’est toujours la possibilité de violence, de viol, de peur et le besoin d’éliminer un témoin.  Aie-je raison. ?  Là-dessus, la police a une bien meilleure expertise que moi.  Je suis persuadé que tu es plus dangereux si tu es un frustré.      

Si les parents sont capables d’en parler sans devenir hystériques, le mieux à faire c’est de rencontrer cette personne et de très clairement lui faire comprendre de se tenir loin, si le jeune le désire vraiment.   S’il ne le fait pas, alors, la police est là.       

Malheureusement, il y en qui ont les poings trop ardents pour pouvoir discuter intelligemment.  La peur de la sexualité chez les jeunes me fait penser aux lignes d’attente pour aller se faire vacciner contre un poison mortel alors qu’il n’y a encore rien qui presse. Une forme d’hystérie.   Ce n’est pas pour rien qu’il y a autant de jeunes qui se suicident.  On ne respecte pas leur personnalité, car on rejette tous ceux qui n’ont pas la même morale sexuelle que la majorité.   

Le jeune a aussi le droit à sa sexualité d’autant plus que ça joue un rôle essentiel dans sa perception de lui-même, dans le développement de sa personnalité.

Par contre, les parents capotent, s’ils apprennent que leur jeune a eu le malheur d’essayer de découvrir les petits plaisirs de la chair.   Ils s’imaginent que ce petit curieux ne saura jamais devenir un être responsable.  C’est déjà un paria.  C’est un milliard de fois pire si c’est entre deux garçons.   Pourtant, si on ne le dit pas, ça n’a aucune conséquence grave dans l’avenir.  Jouer aux fesses ou touche pipi ne te rend pas impuissant.      

Un peu plus, et on essaierait de nous faire croire que les plaisirs sexuels conduisent à la drogue.  On a déjà un petit bout de chemin de fait en ce sens, en affirmant que l’endroit de la jouissance dans le cerveau est le même pour la drogue, la boisson, la cigarette que le sexe.  Attention, si vous voyez un crâne se mettre à palpiter, c’est que votre virginité est en danger, mais habituellement, ça paraît plus dans le regard, le sourire, le déhanchement… le langage non verbal. On sait se reconnaître entre personne qui aime ça. Il n’y a pas d’âge.

Je n’étais pas, non plus, de ceux qui croient que sucer un autre est un acte de cannibalisme.  Les curés nous faisaient croire que se masturber, c’était tuer un petit qui aurait pu vivre.  Une forme d’avortement.   Mais, on oubliait de nous dire que la nature nous vide quand c’est trop plein et que de ne pas le faire serait encore plus dangereux. On appelle ça avoir des «wet dreams».         

Comment peut-on respecter les lois quand elles s’appuient sur de telles idioties?  Pourtant, dès que tu te faisais prendre, c’était pire qu’un tsunami d’hystérie. À les entendre parler le petit n’en dort plus.  Est-ce parce qu’il essaie trop de reproduire son plaisir ou qu’il a peur de la folie qui s’empare soudainement de ses parents, des voisins ?  Pour que la police y soit mêlée, ce doit être grave en maudit. Pour que l’on capote à ce point, ce ne peut pas être banal ? Comment le jeune peut-il se sentir en sécurité devant un tel déploiement de haine contre celui avec qui il a osé partager son intimité. Faire un tel chichi, c’est ce qui est complètement débile.         

Si tu joues aux fesses quand t’es jeune, t’es le diable en personne, le méchant qui pollue l’univers.   Comment peux-tu avouer avoir aimé ça ?  Il n’y a personne d’assez fou pour ne pas y voir là un danger pour elle-même.           

Si les parents devenaient moins débiles et qu’on essayait de penser au bien véritable du petit, personne ne serait traumatisé pour un attouchement sexuel.  On n’en ferait pas un drame, surtout pas digne de la télévision.  Il n’a aucune proportion intelligente entre le geste et la réaction. C’est de la folie pure. De l’hystérie.       

La religion nous a rendus complètement paranoïaque.  

Les Grecs avaient l’intelligence de faire une distinction entre un viol et une relation mutuellement consentie.  Ils auraient été comme moi, contre la pédophilie parce que le petit est trop jeune pour ne pas y voir un danger.  Il ne comprend pas encore. Un pédophile est d’une certaine manière un « malade » parce qu’il ne pense qu’à lui et ses gestes peuvent traumatiser un jeune enfant (moins de 10 ans), sans que ça ne le dérange.  Par contre, il y en a qui sont tellement scrupuleux que le gros bon sens n’a plus sa place. La famille pédophile: les parents qui ne pensent qu’au sexe de leurs enfants et petits-enfants. Donc, qui se mêle de quelque chose qui ne les regarde pas. La pédophilie sans pénétration n’est pas pire qu’une caresse et à ce que je sache personne ne méprise les caresses.         

C’est d’ailleurs en ce sens que les grecs avaient créé la pédérastie.  Elle ne se confondait pas avec l’homosexualité, car la liaison devait prendre fin avec l’arrivée de la barbe.             

La pédérastie est une expérience de jeunesse, de gars, dans le vrai sens du mot.  Par contre, c’était bien que dans la mesure où cette relation créait des liens d’amitié à vie.  On y donnait parfois une valeur qui n’existe pas nécessairement.  Il y a, à cause de l’interdit, bien plus de rencontres fortuites, sans suite, car on a peur de ce que les autres pourraient penser de nous.  Les autres pourraient comprendre et on ne veut pas se faire traîner dans la boue.         

Je n’étais plus le petit gars coupable de ruiner l’univers parce qu’il ne se traumatise plus en se forçant de croire qu’il y a de quoi de mal ou de mauvais dans la sexualité.         

La libération sexuelle faisait autant partie des choses qu’il fallait implanter que tout autre élément économique de la révolution. 

Je crois sincèrement que le jour où l’on défendra davantage la violence que le sexe, on aura atteint un degré de liberté intérieur qui ne peut que nous forcer à avoir des institutions plus saines et plus humaines.   

C’est pourquoi ce sujet est devenu une lutte qui vise à améliorer la vie.  Est-ce que j’ai raison, je le crois, mais je ne détiens pas nécessairement la vérité, je la cherche. 

J’ai poursuivi mes démarches auprès de la Commission de la réforme du droit pour essayer de faire comprendre mon point de vue, mais j’ai échoué.  C’est encore pire avec notre tournant à droite.  Les féminounes confondent leur peur avec leur projection.  

Je continuerai avec ses sujets selon le temps à ma disposition.  Cependant, je finirai toujours avec le traitement sur la Thérèsa pour ceux que le film intéresse. (Puisque la Thérèsa est déjà dans le CD, je sauterai ces passages.) 

28 Novembre 2009 
L’hystérie du père.           

1974.
Je ne peux pas me plaindre de ce qui est alors arrivé. J’avais le choix.  J’aurais pu très bien refuser de continuer le jeu, ne pas descendre mon pantalon, mais j’aurais trahi tout ce que je crois de fondamental.  Je gardais ce soir-là et je ne vois pas pourquoi j’aurais d’abord refusé de participer à un jeu que les jeunes avaient appris dans un camp.  Ils savaient que nous n’avions rien contre la nudité.          

Les jeunes avaient été avertis qu’on ne voulait pas les voir tôt, soit jusqu’à ce que l’on décide de s’habiller parce que nous vivions souvent nus le matin.  Ce pouvait être onze heures comme une heure.  On avait demandé de respecter cette règle, mais les jeunes ont vite senti l’odeur du plaisir défendu.  Est-ce qu’on aurait dû les mettre de force à la porte ?   Ils ne voulaient pas quitter, c’était leur droit.  Ils allaient jouer dans la chambre des enfants, près de la cuisine. Ça nous privait simplement de l’espace qu’on occupait habituellement pour prendre notre café souvent nu.      

Quand ce fut mon procès, un des jeunes s’est effondré en larmes, disant au juge qu’il ne savait pas s’il disait ce qui s’était vraiment passé ou si c’était ce que la police leur avait ordonné de dire. Le premier juge s’est récusé.  Ce juge a été assez honnête pour reconnaître que dans de telles conditions, il serait impossible de savoir la vérité.  J’admire ce juge, car il a agi selon sa conscience et non pour faire plaisir à une institution.           

On m’a dit plus tard, qu’un des jeunes avait fait une dépression nerveuse.  Ce n’est pas étonnant quand tu vois la folie furieuse qui animait son père.   » Je te tuerai, si tu t’en sors. »  Plus fou, tu crèves.

Il ne me fera pas croire que son jeune a été plus traumatisé parce que j’avais descendu deux à trois secondes mes pantalons dans le cadre de leur jeu que ses crises d’hystérie.  Pauvre jeune !  Il a dû en manger de la merde parce qu’il ne pouvait pas mentir.  Y paraît qu’il m’aimait trop pour m’accuser.  Je trouve ça écœurant que des adultes se conduisent ainsi envers leurs enfants.  Où est le respect ?  Qui manipulent les enfants ?             

Je me suis arrangé dans ce jeu pour me respecter, tout en ne perdant pas la face. Je l’ai fait, j’ai payé pour et c’est tout.  Ce n’est pas ce qui me dérange, même si tu as toujours une peur affreuse de la prison parce que tu ne sais jamais ce qui peut y arriver.  La prison, c’est l’anxiété, le problème d’être incapable de faire quoi que ce soit, si quelque chose arrive à l’extérieur.         

Ce qui me trouble, c’est l’hypocrisie que l’on exige pour vivre la sexualité, comme eux l’entendent, même si c’est complètement fou, car rien ne justifie l’interdit sexuel, si on vit sa sexualité sans violence et consentie.  C’est le droit individuel le plus fondamental avec le respect de la vie privée. 

Si on apprenait à dire catégoriquement oui ou non, j’aime ou je n’aime pas, on n’aurait pas besoin d’autant s’énerver sur le comportement des jeunes.  Souvent, s’il y a de petits crimes, c’est qu’on crée des crimes qui n’en sont pas, juste pour maintenir ce qui nous apparaît commel’ordre nécessaire.  Tout le monde doit penser de la même façon. Comme s’il n’y avait que ces dinosaures de la morale qui ont raison.  J’admets que si tu ne respectes pas leurs règles, tu peux t’attendre à être puni, même si tu les crois complètement fous.   

La malhonnêteté dans ces procès tient du système judiciaire lui-même. Il y a un avocat payé pour te faire faire mettre en prison et un autre pour l’empêcher.  On se fout de la vérité.  Tout ce que l’on essaie, c’est de marquer des points.            

Dans le procès de Suzanne, la femme avec qui je demeurais alors, c’était très clair.  Ce qui me scandalisa, c’était leur procès d’intention. Par exemple, un moment donné on a amené nos enfants jouer dans des machines.  Ils voulaient amener leurs petits amis.  Pourquoi aurions-nous dit non ?  C’était la fiesta pour eux.  Pas au procès, selon la Couronne, nous les avions amené pour les amadouer, les attirer dans nos filets.  Nous n’avions jamais pensé ainsi.  Ces mensonges sont tellement dégueulasses qu’ils sont révoltants.  Comment l’avocat peut-il mieux savoir que nous ce que l’on a pensé ? 

C’est exactement le principe de la vérité de l’Inquisition.  On torturait parce que la souffrance permettait de trouver la vérité.  Belle folie !   Qui ne dirait pas n’importe quoi pour ne pas souffrir ?  La vérité, ce n’était pas ce qui s’était vraiment passé, mais ce que ce gros cochon de la Couronne pensait.  Je dois dire que ça me révolte.    

Heureusement, encore une fois, le juge qui s’occupait du procès de la mère des enfants que je gardais, a décidé après quelques mois qu’elle avait été suffisamment punie, à travers ce que j’avais enduré, car nous avions aussi la responsabilité de deux enfants.             

Ce juge était correct. Il ne voyait pas qu’un côté de la médaille et savait que si tout continuait dans l’ordre, c’était sûrement parce qu’on avait exagéré la situation.  Les parents étaient plus hystériques que les enfants qui ne comprenaient pas tellement tout ce cirque. Ils étaient les prisonniers.  On s’en servait pour nous punir de ne pas penser comme eux.      

Je n’en veux pas aux jeunes d’en avoir parlé, s’ils avaient eu des parents moins sautés, on n’aurait pas vécu cette merde.

La seule chose qui m’a profondément écœuré. C’est d’avoir des gens qui prétendent savoir mieux que toi ce que tu as pensé.  Des trous-de-cul !        

Finalement, j’aurais pu devenir complètement paranoïaque à mon tour, quand j’ai appris que la femme avec qui j’avais découvert le plaisir de la vie de couple avait vu les frères Rose, à Percé, mais qu’elle avait aussi une carte du parti libéral.  Moi, qui ai déjà de grandes tendances paranos.   Cette période fut trop riche en enseignement pour que la politique ait une importance assez grande pour me déstabiliser.        

Mais, encore une fois, je ne m’en voulais pas parce que je m’étais battu pour ce que je crois.  J’étais un pisseux qui se tenait debout.

Devant la possibilité de la prison, on est tous des pisseux. Ceux qui pensent que la prison, ce n’est rien, parlent à travers leur chapeau.      

Radioactif 562

novembre 22, 2022

Radioactif   562

Textes de 2009, p. 1231

L’itinérance : la transition.         

Je ne sais pas si on va vraiment agir ou faire semblant, mais on parle de plus en plus de s’attaquer au problème de l’itinérance et de la maladie mentale.    

Je ne le répéterai jamais assez : il y a un lien direct entre l’itinérance, la boisson, la drogue et la maladie mentale. C’est fondamental.  C’est le nœud du problème ainsi que le fait qu’on n’a aucune écoute quand on essaie d’aider une jeune qui souffre de maladie mentale.      

Le système te voit comme si tu étais un ennemi. Selon la loi, le malade mental a le droit d’accepter ou de refuser que tu l’aides.  Bonne chance, s’il a de la paranoïa dans son cas.  Souvent, on les voit dépérir quotidiennement, mais on ne peut compter sur aucune aide pour agir en vitesse.       

Pour avoir des médicaments, il faut une prescription. C’est urgent, mais on ne semble pas le comprendre.  On m’a demandé si je serais prêt à prendre le risque qu’un médicament réagisse à la dope prise et occasionne son décès.  Le problème du psychiatre, m’a-t-on dit.  D’où ce besoin de sécurité.            

Le jeune a les médicaments en prison, mais il n’a pas de prescription quand il sort.  On voudrait qu’il soit mieux en prison qu’on ne ferait pas mieux. 

Pire, dans le cas de Gabriel, à chaque fois qu’il allait en prison, je devais recommencer toutes les formalités pour réobtenir ses cartes d’identité. On dirait que la touche « Save » n’existe pas dans les ordinateurs du système, sauf pour la liste des prédateurs sexuels.           

Quand tu t’adresses à un psychiatre, t’as parfois  l’impression que c’est toi le malade ou le psychiatre a des raisonnements tellement sautés que parfois tu te demandes si le médecin n’est pas plus fou que son patient, tellement ses verdicts sont surprenants.

Ça ressemble à l’aide pour une personne qui veut se suicider.  À entendre le système, tout le monde peut aider un suicidaire.  Pourtant, quand tu communiques avec ceux qui travaillent sur ce problème, on te demandera à toute fin utile , croyez-le ou non, s’il a la corde pour se pendre attachée au cou.  Sans ça, on ne peut pas intervenir.  Belle prévention !  Ce n’est pas un ouï-dire, ça m’est arrivé.      

On ne peut pas compter sur les psychiatres pour avancer une solution intelligente, car, leurs règles pour intervenir sont complètement irréalistes.  On demande une abstinence totale de toute drogue durant quelques mois avant de commencer à les soigner.  Le seul moyen qui rendrait ça possible serait un centre où le jeune resterait le temps qu’il faut pour éliminer la drogue et garantir ensuite un suivi psychiatrique. 

Les psychiatres sont aussi tellement rares qu’il faut attendre des semaines avant de pouvoir obtenir un rendez-vous.  Si vous croyez que le système de santé est pourri parce que vous devez attendre plusieurs heures, c’est que vous n’avez jamais eu besoin de soins en santé mentale.    

C’est complètement en dehors de la coche puisqu’un des principaux problèmes quand on veut aider un malade mental, c’est surtout la patience. C’était le cas du jeune que j’ai aidé, mais je ne crois pas que ce fut un cas unique.  Ça prend des heures parfois des jours pour les persuader de rencontrer un psychiatre et quand tu as réussi, il ne faut pas que le patient attende dix minutes de trop si tu ne veux pas qu’il te file entre les doigts.   

Les premières fois qu’il sortait de prison, il se prenait pour un moins que rien.  Il prétendait s’appeler Détritus junior.  C’était normal en tôle, le malade mental est la cible de tous ceux qui sont de mauvaise humeur.  On les appelle les « soucoupes ».       

Par contre, ça s’est amélioré (plus avec les libéraux que le PQ), quand Gabriel retourna en dedans, il y avait un psychiatre pour le suivre.         

Le problème qui se passait à chaque fois qu’il sortait de prison, c’est qu’il n’avait pas de prescription pour obtenir les mêmes médicaments qu’en prison.  Il prenait l’argent de la sortie pour fêter et les problèmes recommençaient.       

Un des pires problèmes, il perdait toujours ses maudits papiers.  Juste essayer de renouveler les papiers dont tu as besoin pour obtenir de l’aide te rend fou.  Il faut toujours des doubles alors que tu n’as même plus un certificat de naissance.  Pas de carte, pas de médicament.  Pas de bien-être. Rien moins que rien.

C’est pire que le passeport, car tu n’as absolument rien pour commencer.  Tu ne peux même pas obtenir un rendez-vous parce que tu n’as pas les maudites cartes.  Tu dois tout recommencer même au bien-être, car son dossier est fermé, alors tu es la seule personne qui peut le sortir de la merde.   

Comment se fait-il qu’il faut toujours repartir à zéro.  Ils n’ont pas de sauvegarde dans leurs ordinateurs ?  Une fois qu’un dossier a été enregistré, il me semble qu’on n’a pas toujours besoin de toujours tout recommencer.         

25 Novembre 2009
L’itinérance et la drogue.           

Je devais être super naïf, car je croyais que Petit Gabriel était seulement schizophrène.  Je me sentais totalement responsable de lui.   Je le connaissais depuis très longtemps et, selon sa mère, j’étais le seul qui pouvait le raisonner quand il avait une crise.          

Je ne sais pas pourquoi je l’adorais à ce point, mais il était ce qu’il y a de plus précieux dans ma vie, avec mes enfants. Son bien-être était ma principale préoccupation.  Rouhed était mort et Shuhed, mon plus vieux était marié.       

Quand j’appris que l’on n’arrivait pas à le maîtriser à Val-d’Or, j’ai offert de m’en occuper.  Il avait plus de 25 ans.  Donc, les langues sales n’avaient pas à se mettre le nez en travers de nos vies d’autant plus qu’il ne se passait rien sexuellement entre nous deux depuis bien longtemps.             

Je croyais déjà que la pédérastie est d’abord un amour fou, qui te possède comme l’hypnose, créant une responsabilité vis-à-vis de l’aimé qui transcende le temps.   Je me sentais responsable de Petit Gabriel.            

Les langues sales sont les pires calamités, car au nom de leur morale idiote, elles s’imaginent devoir se mêler de tout ce qui ne les regarde pas. Rien ne les arrête, elles n’ont pas d’âme.        

Il est arrivé à Montréal.      

Je me rappelle qu’il avait disparu, lors d’une de ses premières crises.  Quelle angoisse !  Il fallait attendre 48 heures, avant de pouvoir informer la police pour le rechercher.   Je croyais qu’il était parti se suicider ou du moins, qu’il était en danger.  Il prétendait être un soldat qui devait se rendre à Boston faire la guerre. Il ne voulait rien savoir de moi et mes conseils.   Il était complètement parti. Essayer de le trouver, c’était comme lorsque je travaillais à la Tribune et que l’on faisait des rounds up, c’est-à-dire appeler police, hôpitaux, partout où l’on peut imaginer qu’on pourrait le retrouver.  

Je me suis rendu compte que je me rappelais jamais des tenues vestimentaires ou de détails qui auraient pu être utiles.  Je m’en voulais d’être aussi Alzheimer devant la grande nécessité d’avoir une mémoire parfaite.   

Quelques jours plus tard, je le découvrais dans une prison.  Je ne comprenais pas pourquoi on l’amenait en prison alors que je le présentais toujours comme un malade mental qui n’a pas pris ses médicaments.  C’était ma conviction profonde.  Je me suis même rendu en cour pour le sortir du trou, obtenir qu’il revienne à la maison et n’aille pas en prison. Je le croyais innocent ou du moins très malade.        

Je croyais sincèrement que ses crises étaient dues au fait de ne pas prendre ses pilules.  C’est idiot, mais je n’ai pas immédiatement fait le rapport entre ses crises et le fait qu’il pouvait consommer de la drogue.  Tout ce qui m’étonnait c’était la rapidité des changements.  Puis, à force de chercher, les soupçons sont arrivés.  Il avait rencontré à Montréal des jeunes qui étaient demeurés tous près de chez-moi à Val-d’Or et qui vendaient de la drogue.  Ils l’avaient sûrement drogué à son insu ou influencé pour l’amener à consommer.  Ce fut la première fois qu’il me frappa.     

Je l’aimais trop pour le laisser tomber. Je me ruinais pour l’aider. J’étais pris entre la pensée de l’école libre et les conseils d’un ami qui voulait que je cesse de m’en occuper ou du moins ne pas tout lui donner.         

Quand il souhaita vivre dans son propre appartement, je l’aidai.  Inutile de dire que ce fut très difficile.  On a comme manie de regrouper tous ceux qui ont des problèmes dans la même maison appartements.  Les problèmes recommençaient et je dus parfois le déménager en plein hiver en taxi parce qu’on avait jeté tous ses effets dehors.  De plus, les petits appartements de 1 1/2 ou 2 1/2 coûtent affreusement chers, à Montréal.             

Ils ne sont pas encore aussi voleurs que dans l’Ouest, mais dès qu’ils en auront la chance on aura les mêmes prix à payer qu’ailleurs. Comment arriver à vivre avec le BS et payer un tel appartement ?   

Pour vraiment l’aider, il aurait fallu un organisme ou quelqu’un pour le superviser.  Il aurait aussi fallu que l’appartement soit payé directement pour être certain que le chèque serve à cette fin.  Mais, selon la loi, le malade mental a le droit de s’occuper seul de lui-même.       

On s’entraidait, moi et sa mère, pour dénicher un loyer qui a du sens.  Nous payions tous les deux le premier mois, mais c’était toujours dans des trous ou dans des lieux où la sécurité (troisième étage, sans escalier de secours) était déficiente.  C’était inévitable, un moment donné, il revenait à la maison. 

Plus le temps passait, plus il allait souvent en prison, plus il faisait de crises.   Au lieu de partir, il a commencé à me frapper, sans plus d’explication.  Une fois, j’ai compris à partir de ce qu’il disait qu’il me frappait en me prenant pour son père qu’il nommait par son prénom.      

Je n’avais rien à faire dans ses fantasmes, mais je commençais à avoir peur quand il parlait à un être qui n’existait même pas et qu’il lui disait que je ne méritais pas que je me fasse planter.         

Dans cet enfer, tu n’a pas d’aide, tu n’as pas la sympathie de qui que ce soit, tu t’arranges avec tes troubles.  Il ne faut pas compter non plus sur la police pour te protéger quand la violence commence.   La dernière fois, j’ai communiqué deux fois parce qu’il s’introduisait chez moi et la seule réponse que j’eus.  « Vous n’êtes quand même pas pour nous appeler à tous les jours.  On n’a pas que ça à faire. » L’année précédente, je m’étais ramassé à l’hôpital avec une commotion cérébrale.  Il m’avait frappé.

Quand j’ai entendu les informations et qu’on racontait que des gars avaient tué leurs femmes ou leurs parents, je ne me suis dit qu’avec la prévention que l’on a, il est étonnant que ça n’arrive pas plus souvent…     

26 Novembre 2009
Le gouvernement Charest pourri à l’os …?  

Le gouvernement Charest serait-il trop pourri pour accepter qu’il y ait une enquête publique sur l’industrie de la construction ?  Est-ce que les travaux d’infrastructures pour combattre la crise économique organisée par les riches sont du nombre des contrats pour les petits amis ?        

Les libéraux risquent que ça soit encore plus dommageable pour eux que l’enquête Gommery.  Si ce n’était pas le cas, il aurait déjà dit oui depuis longtemps et il faut se demander si cette résistance n’est pas un moyen pour permettre de faire disparaître les preuves.         

Ça ressemble au cas du Mont Orford.  On retarde pour avoir de nouveaux amis pour finalement imposer la solution que l’on croyait réaliser avant la tempête.  Qu’attend le gouvernement pour réintégrer les terres dans le parc?  Par contre, si ces terres sont réintégrées, je ne vois pas pourquoi (sauf s’il manque d’eau) on ne pourrait pas en dehors du parc construire des utilités pour que les gens puissent y résider.  On est pas tellement bien renseigné sur ce qui se passe.  Les décisions se prennent dans les hautes sphères et on connaît le degré d’honnêteté quand on a de l’argent dans ses poches…         

Eh oui ! On peut, tout en étant très intelligent, se demander si nos systèmes politiques et judicaires ne sont pas devenus des institutions de la mafia.  S’en étonner serait plutôt de l’ordre de la naïveté. 

Les deux grandes vaches à lait pour le blanchiment d’argent sont l’immobilier (les condos) et le pharmaceutique.  C’est ce qu’on m’a dit lors de ma dernière visite en « lieu sécurisé », toujours parce que je crois complètement débiles nos interdits sexuels, à moins qu’il y ait violence ou non-respect  du consentement.  

Je doute plus que jamais de la pertinence des règles sur le sexe ; car, on ne fait aucune nuance entre une situation non violente et une situation violente ou à base de drogue et de boisson.  La peur a toujours été une manipulation très rentable.  Nos systèmes en savent quelque chose.  Ils ont les médias pour ce faire.

De plus, j’ai toujours cru que mes idées politiques étaient la cause principale de cette ferveur à me disqualifier auprès des gens.  Paranoïa ?  Je m’en fiche.  J’ai d’autres questions plus importantes pour lesquelles chercher une réponse.  Je suis conscient d’être un rien dans le grand débat de l’indépendance.    

Ce n’est pas mieux au fédéral.  Le moyen de nous soutirer de l’argent est la guerre en Afghanistan pour appuyer un gouvernement absolument pourri, un ami de Bush.  Ces bandits ne sont encore écartés du jeu.  On a qu’à voir l’opposition que l’on mène contre le président Obama pour saisir jusqu’à quel point la corruption est profonde et tenace chez les riches républicains américains.  

Le capitalisme, tout autant que le communisme, l’Islam et Israël sont pourris à l’os.  Mais dans ce cas, la merde tient de l’industrie pétrolière et des religions.  L’homme n’a aucune importance à côté de la piastre.          

Le fanatisme religieux est une forme répandue de maladie mentale
.

Quant au pétrole, on en a fait un élément dont on ne peut pas se passer dans la vie moderne.  On peut voler en mettant des prix de fou, car on en aura toujours besoin.  On ne peut pas se passer de pétrole.

Plus on rend un produit indispensable à la survie, plus on a le contrôle, plus c’est payant.  Plus il s’agit d’une forme moderne d’esclavagisme.  Mais, on y peut rien.  Ils sont élus démocratiquement (on retrouve des votes en dernier, dans de nouvelles boîtes).  Si les gens sont assez fous pour mettre les libéraux au pouvoir… C’est qu’on aime se faire fourrer !

Radioactif 561

novembre 21, 2022

Radioactif 561
Textes de 2009, p. 1221

22 Novembre 2009
Savoir pourquoi.   

 Ce qui est intéressant quand on analyse la pensée grecque, ce n’est pas qu’elle avait raison sur tout, bien au contraire, leur connaissance biologique était déficiente quoique plus intelligente que de faire reposer toute ta vie sur une prétendue chute des anges ; mais sur la recherche du pourquoi.  La logique des règles.  Le mieux-être.           

L’abstinence chez les Grecs, c’était simplement arriver à contrôler une des forces les plus puissantes en nous.  On cherchait à trouver le contrôle de soi.  Le deuxième élément était la recherche de ce qui est le mieux pour vivre en santé.  On croyait que l’éjaculation était la perte de notre énergie pour transmettre la vie.  Le point G masculin était perçu par certains comme une petite épilepsie.          

C’est probablement pour cela qu’on préférait l’amour des garçons, le besoin absolu de trouver sa moitié pour se compléter, corps et âme.  Avoir son admirateur.   Les Grecs croyaient que nous n’étions pas complets, on devait donc trouver sa moitié pour se réaliser.            

On rejetait l’homosexualité parce qu’on croyait contre nature de vouloir se priver de sa virilité, car l’un des deux devait être la femme, se comporter en inférieur, être le passif qui reçoit.  Mais, selon eux, les garçons n’ont pas de pertes d’énergie puisque leurs veines sont encore trop petites pour leur permettre d’éjaculer (c’est ce que l’on croyait).  C’était donc moins pire de conquérir un garçon, en autant qu’il ne soit pas trop facile.  Le jeune était un apprenti pour servir plus tard la Cité.         

De plus, quoi de plus beau qu’un garçon.  Pour plusieurs, une personne de son propre sexe est plus près de soi.  Ce n’est même pas gai, mais une question d’identification à son sexe afin de mieux se comprendre, comme les féministes le vivent présentement. 

Il était donc normal qu’un individu à la recherche de la Beauté, de ce qui est moralement préférable, de ce qui conduit au bonheur, découvre dans cette forme d’amour, de rapports humains, le chemin par excellence pour s’améliorer.  Le meilleur moyen pour se discipliner, devenir un être valable aux yeux de son aimé, de son convoité, c’est de devenir responsable d’un autre, car, il faut alors prêcher par l’exemple.  Quand tu es relativement jeune, le sexe n’est qu’un plaisir, mais en vieillissant, tu deviens responsable de ta semence, pensait-on.          

Comment montrer l’exemple, si on ne cherche pas à vivre ce que l’on croit bon pour soi ?   

La pédérastie était essentiellement pédagogique.  Une formation mutuelle.  Que l’on reconnaissait temporaire.  La pédérastie, c’était développer tes qualités intérieures, en travaillant à les stimuler chez un autre.  Les Grecs croyaient les femmes inférieures aux hommes, d’où le besoin de créer ce lien d’égal à égal avec un garçon.   L’aimé était aussi un homme en devenir.  Devenu adulte, il n’aura pas à rougir d’avoir été convoité, au contraire, ça prouve sa valeur, selon la qualité de celui qui l’aura convoité.   Et, il aura appris à se maîtriser, s’il a un bon maître, car il devait apprendre à savoir dire non ou oui quand c’était le temps.     

La raison pour laquelle on trouvait un homme supérieur à une femme, c’est que le mariage se faisait à des âges tellement différents que l’homme était celui qui instruisait sa femme pour avoir soin du patrimoine.  Il remplaçait ainsi le père et devenait responsable de la femme qu’il avait choisie pour réussir sa vie.  L’homme devait tout lui apprendre.  C’était encore une petite fille.  La femme, devenait sa partenaire.  L’épouse avait seule le droit d’être ensemencée, car elle portait la descendance du mari.   C’est une réalité qui a aussi contribué à créer la famille nucléaire ou dite monogamique.      

C’était aussi cette union qui donnait le statut de l’enfant.  Seul, le petit de Périclès, a eu le droit à citoyenneté, même si sa mère n’était pas reconnue.  C’est curieux que l’on ne nous ait jamais appris ces distinctions pour comprendre où on en est aujourd’hui.  Un moyen de démoniser les amours de la Grèce Antique ? L’épouse était nettement supérieure dans son rôle à toutes les autres femmes, courtisanes ou esclaves.           

C’est comme si on savait qu’un gars comprend mieux un gars, comme une femme comprend plus une femme. Les féministes et les machos crient à l’égalité, mais préfèrent se retrouver avec une femme ou un gars, selon leur propre sexe.  Une hypocrisie facile à vérifier. 

Un jour, quand nous serons égaux, l’égalité ne sera plus perçue comme aujourd’hui.   Ça n’aura pas d’importance que l’on soit un gars ou une fille.  Le monde sera sans la jalousie, à travers la parité absolue. Le   partage des tâches reposera sur la compétence.             

L’égalité sera reconnue dans sa réalité la plus profonde : un humain est au-delà de la différenciation sexuelle.   Ça n’a pas d’importance d’avoir telle ou telle orientation sexuelle, d’être un homme ou une femme si on respecte réellement l’égalité. Un être humain ce n’est pas qu’un organe sexuel.  Le sexe a de l’importance seulement quand t’es jeune pour te définir, pour t’identifier dans ton rôle futur.  Quand nous serons égaux, l’occupation d’un rôle, d’un poste social, n’aura rien à voir avec ton orientation sexuelle ou ton sexe.        

La morale religieuse repose, elle, sur le sacrifice, l’abstinence, la fuite des autres, les tentations diaboliques.  L’homme est un « être » déchu parce qu’il a un corps.  Il doit donc se sacrifier pour se purifier, éliminer tout ce qui est corporel pour trouver la pureté originelle.  Le pur esprit, le ciel. Qui a vu le ciel ne peut plus penser comme les autres, pensait Platon.  Les dieux sont une création de l’esprit, une tentative de réponse à nos questions.      

Certains favorisaient la vie recluse.  Pour eux, les valeurs des ermites sont plus élevées que d’apprendre à vivre en société.  Souffrir pour découvrir.  Justement ce qu’a condamné Bouddha, qui croyait plutôt dans le juste milieu.  Qu’arriverait-il si ces valeurs étaient appliquées par la majorité?  Certains diront que ça ressemblerait au monde d’aujourd’hui alors que tout est individualisme.       

Au moins, eux, avaient l’intelligence et la décence de chercher à savoir pourquoi une telle chose était interdite ou glorifiée.  Faire l’amour était une trop grande perte d’énergie pour l’homme, voilà pourquoi elle était règlementée

Aujourd’hui, on est mort de rire quand on nous dit que l’homme doit faire l’amour en hiver parce qu’il a un corps chaud.  Mais, c’est moins stupide que d’essayer de faire croire que t’es traumatisé parce que tu t’es fait faire une pipe.  Si tu es traumatisé, c’est que tu t’es fait prendre à sauter un interdit (ou tu as peur que ça se sache), parce que tout le monde te voit comme un cochon.  Tous ceux qui t’entourent sont en train de devenir fous comme si t’avais fait sauter les tours du World Trade Center.   Au Québec, et dans tous les pays où les religions ont condamné la sexualité, on fait un tel drame avec la sexualité que l’on peut classer ça dans l’ordre de la folie furieuse.         

L’amour des garçons était justifié par l’amour de la beauté. On allait jusqu’à ce se demander ce qu’était la beauté, celle qui devait avoir le plus d’importance et toujours dans un effort pour trouver la VÉRITÉ.  Est-ce que l’amour corporel était aussi grand ou plus grand que l’amour spirituel ?  D’ailleurs, l’abstinence de Platon venait de la pensée religieuse, le sacrifice apporte plus de satisfaction que le plaisir lui-même, à cause de sa victoire sur soi-même.  Ainsi, on ne crée pas des corps, mais on moule des âmes.  Cet amour avait une très profonde connotation pédagogique.  L’amant choisissait son aimé en fonction des qualités mutuelles à développer. 

Leurs réflexions faisaient la règle.  Un garçon devait être vu en fonction du fait qu’il occupera un jour un poste de commande à développer.  Comment doit-il agir dès sa jeunesse, quelle qualité l’aimé doit-il développer pour qu’il puisse un jour remplir sa tâche ?  Le cul n’était qu’un plaisir d’où le besoin de tempérance pour prouver que l’on sait se dominer parfaitement.  Un sujet dont on ne parlait presque pas.  C’était le plaisir que procurait le choix.            

Si tu t’offrais trop volontiers dans ta jeunesse, cela t’amollissait dans tous les sens du mot, si on veut rire un peu, mais surtout tu n’avais plus la volonté pour te contrôler. Le jeune devait, s’il le désirait, accepter les offres de l’adulte.  Il ne devait pas aller au plus offrant, mais vers celui qui l’aiderait à mieux dompter son caractère.  En fait, c’est comme le cruising d’aujourd’hui entre une fille et un gars.  Apprendre à refuser avant de dire oui, ça faisait partie de l’entraînement à avoir du caractère, à savoir se contrôler et ne pas trop profiter des plaisirs.  Le jeune prostitué était privé des emplois prestigieux parce qu’il ne savait pas se passer de plaisirs.  

Alors que les religions appuient leur règle sur des interprétations, les grecs d’alors cherchaient à obtenir ainsi une bonne santé.  On pouvait déjà dire : la modération a bien meilleur goût. Cependant, c’était l’individu, l’aimé, le jeune qui décidait du déroulement, de l’acceptation ou du refus.  Il était le maître absolu du oui ou du non. C’est pourquoi le consentement est devenu le centre de tout, ce qui était le plus important.  Le principal n’était pas le plaisir, mais la capacité d’évoluer vers la Sagesse, grâce à son choix.            

Aujourd’hui, ce sont les adultes qui décident de tout, sous prétexte que les jeunes ne savent pas la différence entre le bien et le mal.  Les adultes interdisent tout, oubliant que la vie sentimentale ne commence pas à l’âge adulte. On infantilise les jeunes sous prétexte de les protéger.  Ona même donné un nom à ce processus : banaliser.       La meilleure protection serait, à la fin du primaire, de leur offrir des cours sur la réalité sexuelle qu’ils commenceront à vivre et leur faire comprendre non seulement leurs responsabilités, mais leur droit absolu de dire oui ou non.  C’est un droit essentiel, un droit individuel qui repose aussi sur le droit à la vie privée.  C’est un droit volé aux jeunes en fixant un âge de consentement trop élevé. 

Puisque la vitesse de développement de chaque individu est différente, je préconise que l’entrée au secondaire soit l’âge de consentement et que les cours de sexualité soient donnés à la fin du primaire pour les préparer à cette responsabilité.


22 Novembre 2009
Bravo Madame Marois !

Même si j’ai toujours été identifié aux radicaux, je dois avouer que l’approche de Madame Marois me plaît énormément.  Il faut se doter des appareils dont on a besoin pour avoir le pays qui nous plaît.  Ne pas demander au fédéral le droit d’agir sur notre territoire.   

Si ce n’est pas encore une fois que de la théorie, c’est à mon point de vue, ce qui nous mènera à un référendum qui nous donnera notre indépendance.            

Devenir indépendant, c’est devenir adulte. L’indépendance surviendra si le gouvernement fédéral ne nous accorde pas ce dont on a besoin pour vivre comme société distincte et épanouie.  On passe de cette phrase « pas nécessairement la révolution, mais la révolution si nécessaire» à « pas nécessairement l’indépendance, mais l’indépendance si nécessaire»à «on n’a plus choix, il ne reste que l’indépendance». 

Inutile de dire qu’à mon sens, ce serait préférable de créer un Québec complètement indépendant, s’assumant lui-même, et non toujours être en attente des décisions du grand-frère… mais ce n’est pas moi seul qui décide.          

Au lieu d’être une bande de braillards qui se font dire non à tout bout de champ, on se donne les pouvoirs que l’on désire pour s’épanouir comme peuple.  Si le fédéral n’aime pas ça, c’est tant pis !  On n’a pas signé la Constitution.  Le Canada n’est pas notre pays.  Et, ce ne doit pas être juste un bluff.  Finis les partages de pouvoir ! On est le seul maître à bord chez nous.    

Si le Canada est assez intelligent pour nous inclure, en respectant notre différence, c’est préférable d’être uni que de se séparer, la logique voudrait que l’on soit uni.  Le bien-être de tous les Québécois doit en décider.  Mais, notre histoire prouve jusqu’à maintenant le contraire.  On nous en donne toujours trop selon le ROC, mais dans le fond, on n’en a pas assez pour s’organiser de manière à ce que ce soit le mieux pour tous au Québec.            

Nous aurons probablement très bientôt à rechoisir si on veut survivre.  Le fédéral diminue notre poids à un point tel que nous devrons compter seulement sur nous-mêmes pour bien vivre.   On ne peut pas accepter d’être assimilé.  Par contre, on doit commencer à écouter ce que veulent les anglophones du Québec, car eux aussi, vivront dans un nouveau pays qui sera aussi le leur.    

Dorénavant, on doit agir comme si le fédéral n’existe pas au Québec puisque tout ce qu’il sait faire, c’est de nous priver de nos droits, de ralentir notre développement. On s’en retire avec pleine compensation. Nous voulons revoir l’argent que nous versons en taxes et impôts au fédéral.   

Je vibre quand on m’appelle à cesser d’avoir peur, parce que ça peut être le début d’un temps nouveau.

23 Novembre 2009
L’amour des garçons.     

En Grèce antique, le gros bonnet se promenait avec fierté avec son serein.  Avoir son petit minet, ce n’était pas un déshonneur, au contraire, c’était la preuve de ton importance. Tu devenais l’attention de ceux qui créaient la culture.  Tu perpétuais ainsi tes qualités à travers ton égal, d’où le jeune ne devait pas céder trop facilement à partager les plaisirs sexuels puisque l’on croyait que le jeune, lui, n’en éprouvait pas quand on faisait « la chose. »   Et on ne disait pas ce qui se passait.  Que se passait-il sexuellement entre l’adulte et son amant?        

Sauf, que dans le cas de la sodomie, on peut dire avec certitude qu’on croyait que le passif, celui qui se faisait enculer, était inférieur.  Par contre, la fellation était rejetée, vue comme contre-nature. Qui oserait avaler le sang ou une partie du cerveau de l’autre ? On n’y voyait pas là un moyen de transmettre des vitamines.  Il semble que la masturbation fut une des seules manifestations sexuelles acceptées à tout âge.  Par contre, c’était le jeune qui s’exécutait, en procurant le plaisir au vieux et non l’inverse ou le partage, l’égalité.            

Évidemment, c’est mon interprétation à partir de ce que j’ai déjà lu.  Je ne sais pas, avec plus de certitude que les autres, ce qui se passait, car je n’y étais pas. Et, en réalité, ça n’a pas grande importance pour comprendre comment on en est venu à penser comme aujourd’hui.

L’homme adulte se devait d’avoir un égal dans ses relations et et la femme était considérée comme inférieure.  Cependant, avec le mariage, celle-ci devenait la seule personne avec qui procréer, avoir une descendance et la partenaire du mari.  Elle était tributaire de lui, mais elle occupait une place prépondérante dans la réussite ou la faillite de son époux et de son patrimoine.  L’épouse était la personne la plus importante des relations de l’homme.   Elle était la porteuse de son avenir.  Un homme qui la trompait était un individu qui n’avait pas de tempérance, donc, de panache. Un irresponsable.  C’est d’ailleurs cette position de la femme dans la vie de l’homme qui fit que le couple l’emporta sur la pédérastie.   

Le petit serein de qui l’homme était amoureux était la courroie de transmission de l’âme, de la connaissance.  La pédérastie était le pouvoir transmis comme citoyen et futur fonctionnaire ou dirigeant de la Cité.  Le petit, c’était en plus la beauté et le plaisir.  Un égal par le simple fait d’être un homme en devenir.  Un choix pour assurer une vie future à sa pensée et à son rang. Les hommes pensaient toujours en fonction du Bien de la Cité.  Avoir un serein de qualité, c’était une façon d’affirmer ses qualités intérieures, car un sage recherchait chez le jeune les qualités qui lui semblaient les plus nobles dans et pour sa propre existence.    

Par contre, le jeune devait choisir un maître de valeur, car il en dépendait de la qualité de sa formation et de son avenir
.  Tout un patronage, car plus ton bonhomme occupe un poste de haut niveau, meilleures seront tes relations, plus brillante sera ton avenir.  La pédérastie était une voie de transmission du rang que l’on occupait dans la société.  Il fallait de part et d’autre en être digne.           

Puisque ça se passait à la vue de tous, les autres jugeaient de la qualité du jeune en fonction de par qui il avait été remarqué.  Plus cet homme était doté de grandes qualités reconnues, plus le jeune prenait de l’importance puisqu’il avait été choisi parce qu’il démontre chez lui les mêmes qualités que celui qui en tombe en amour.  C’est comme si le courage tombait en amour avec le courage, la tempérance avec la tempérance.  On attire et on choisit son pareil.           

Il est aussi à noter comment les vertus avaient un lien direct avec la santé.  Elles étaient recherchées pour améliorer sa qualité de vie.  Un peu comme certains indigènes croyaient qu’en mangeant l’autre tu faisais tien ses propres qualités. C’était alors la grande compétition au serin le plus digne.           

On se demandait comment agir, à qui le jeune devait dire oui ou non, sous quelles conditions.  Le oui n’était pas écarté, mais balisé, encadré, particulièrement par le consentement mutuel.  Dire oui trop facilement, ça devient de la prostitution, car on recherche plus les cadeaux que les qualités à développer avec son nouveau maître.   Puisqu’un homme cherchait dans l’âme du jeune sont équivalent, ce dernier devait être aussi grand que son maître.       

Si la femme transmettait la vie corporelle, garantissait la descendance, le petit minet, lui, transportait les qualités de l’âme et la pensée de son maître. Ce n’est pas pour rien que tous les grands penseurs se penchaient sur le phénomène, interrogeaient tous les aspects, car, comme Socrate, plusieurs étaient prêts à mourir pour ce qu’il croyait la vérité.  On retrouvera cette conviction chez les martyrs.  Ce qui a permis au christianisme de devenir une force illimitée.  Contrairement, à ce qui se passe aujourd’hui, un homme se devait de choisir le jeune qui lui plaisait et en faire son émule, son image parfaite.

Qu’on le veuille ou non, la recherche du plaisir est une force telle chez l’homme et la femme, que la situation ne pouvait qu’amener à rechercher le plaisir autrement, sans devoir finalement toujours s’en passer.          

Eh oui, un gars tempérant comme Platon, qui veut obéir aux dieux, se doit d’aimer, mais ne rien faire de sexuel.  Plus tu es tempérant, mieux tu es, à un tel point que certains ne veulent même pas être seul avec leur serin pour que tout le monde soit témoin de leur tempérance.   C’est bien beau d’aimer ton petit gars, mais un jour, la contemplation se transforme en désir.   Et, de ce côté, si la relation avec ton épouse fait que tu ne dois faire l’amour qu’à certains moments, en suivant certains rites ; au moins, t’es capable de faire l’amour.  Avec la vertu, la femme devient plus avantageuse que le serin que tu ne peux pas toucher pour préserver ta tempérance.  

Les Grecs ne devaient pas être plus fous que les autres et se rendre compte que même si faire l’amour est la décharge d’une si puissante énergie, personne ne meurt après la secousse.   Le plaisir a eu raison de la peur.  Pourquoi se créer autant de problèmes quand tu peux avoir tous les plaisirs sans interdit, sans devoir les sacrifier aux qualités recherchées, avec ton épouse ?  La pédérastie est morte parce qu’elle était devenu un sacrifice au lieu d’un plaisir.


Le problème trouvait sa solution dans la famille.  Et, contrairement à d’autres cultures, la monogamie l’a vite emporté.   Le mariage fut dans plusieurs cultures une institution économique, rien d’autre. Une question de dote.  Le besoin d’une descendance.

23 Novembre 2009
Québec solidaire et l’indépendance.

 Québec solidaire vient de mettre l’indépendance au centre de son discours, tout comme le féminisme et la préoccupation écologique.  C’est super, mais ce n’est pas surprenant en soi.           

On peut se demander dans quel ordre de priorité est l’indépendance par rapport au féminisme et l’écologie

Est-ce encore une simple préoccupation parce qu’on pense qu’à moyen terme ce sera le discours le plus payant en nombre de votes ou parce qu’on croit vraiment que le peuple du Québec sera mieux servi par l’indépendance que le fédéralisme?    

Est-ce qu’on aura l’intelligence entre indépendantistes de mettre fin à la guerre entre Québec solidaire et le PQ ?  Est-ce qu’on juge de la valeur de l’indépendance,  en se demandant si un Québec indépendant sera plus près des valeurs féministes-écologistes que le fédéralisme. L’indépendance est-elle vue comme le bien global des Québécois en dehors de cette particularité (féminisme) qui pourra être revue une fois le Québec indépendant ?   

D’ailleurs, on peut s’entendre dès maintenant sur l’essentiel : un Québec dont la langue d’usage est le français, où il y a une véritable égalité homme-femme, un état laïc, garantissant le droit de croire et pratiquer la religion que l’on veut en autant que la religion se vive à la maison et au temple.  Chacun son affaire, on a pas à convertir personne.      

Pourquoi ne pas créer une alliance sur l’indépendance au-delà des partis politiques ?  Le projet d’indépendance ne devrait-il pas être mené par un organisme qui est au-dessus des partis politiques ?  Quand l’indépendance sera faite, il faudra choisir qui dirigera le Québec.  Il sera important d’avoir plus d’un parti politique.  La pensée unique, c’est de la dictature.  Une dictature de droite ou de gauche, c’est de la merde. C’est toujours le riche qui s’enrichit aux dépens de la majorité.      

Si Québec solidaire est sincère, (évidemment comme parti politique, il est dans son avantage de ne pas se fondre au PQ), la question demeure advenant un référendum : saura-t-on surmonter les points qui séparent les deux formations pour s’unir derrière la nécessité de créer un front commun face à Ottawa, en faveur de l’indépendance ? 

Dans une réalité plus courte, est-ce que la division PQ et Québec solidaire avantage le parti libéral ?  Peut-on avoir la sagesse de voir là deux moyens de diffusion de la pensée indépendantiste, tout en ayant l’assurance que les deux s’uniront quand ce sera nécessaire pour l’indépendance ?

Comment Québec solidaire pense-t-il faire l’indépendance ?  Le plan de Madame Marois est clair.  C’est une chose que de se dire indépendantiste, une autre que de trouver le moyen de réaliser l’indépendance.  On a jusqu’à date payé pour l’apprendre.  Le temps qu’on se bat sur comment la faire, les autres règnent en roi.

Pour faire l’indépendance, il faut l’appui de la majorité de Québécois.  Un référendum, c’est le passage obligé dans un pays démocratique pour éliminer la tentation d’un recours à la force (de part ou d’autre, surtout le fédéral).   C’est le projet de toute une collectivité et non celui d’un parti politique.   Si on veut faire l’indépendance, il faut travailler pour que la très grande majorité des Québécois y soient favorables et prêts à voter un OUI retentissant à la question : voulez-vous que le Québec devienne un pays indépendant ?            

Est-ce qu’on se fait encore leurrer ?  Plusieurs sont indépendantistes tant que ça n’a pas de chance de réussir… les carriéristes. 

Quand il s’agit de tenir tête à Ottawa, on plie sans cesse, d’où le fédéral gruge de plus en plus nos pouvoirs. Avant, le fédéral pouvait facilement ouvrir des négociations constitutionnelles, maintenant c’est quasi impossible.  Pour y arriver, il faudra une très grande solidarité au Québec et à l’extérieur au Canada pour forcer Ottawa à négocier. 

Les libéraux nous vendent à Ottawa par morceaux.  Si Ignatieff est déjà bon pour la poubelle, il faut se rappeler que ce sont Dion-Chrétien-Trudeau qui nous ont toujours écrasés.  Les libéraux sont peut-être plus près de la mafia que de l’idéologie ?            

Est-ce que, lors d’un autre référendum, on se trouvera chez les femmes une autre     « Yvette » pour les amener à voter fédéraste, sous prétexte que le projet souverainiste n’offre pas autant de garanti aux femmes que le fédéralisme ? 

C’est ce qui s’est passé jusqu’à date. Comme les fonctionnaires qui ont voté contre l’indépendance.             

C’est comme le Nouveau Parti Démocratique qui s’est toujours montré favorable au Québec jusqu’à ce qu’il soit devant les faits.   On s’est alors ramassé avec un NPD qui ne veut rien savoir dans la réalité, et non la fiction des programmes, d’un Québec indépendant.   Un demi-allier.  Quand ça fait son affaire.  Le NPD a prouvé sa préférence pour le fédéralisme.  Et, pour les prochaines années, on revient à la guerre : indépendantistes vs fédérastes.  

Le problème de la gauche est le même que celui du PQ.  On s’enfarge dans les fleurs du tapis, au lieu de créer une unité qui permette d’élaborer de vrais changements.  On s’imagine qu’il n’y a que le capitalisme ou le communisme. 

En fait, ce sont deux systèmes économiques qui se nourrissent de la peur de l’un et de l’autre pour mieux vider les poches des citoyens à travers la course aux armements.                        
     
En réalité, c’est un petit nombre de riches dans chacun des systèmes qui réussissent à exploiter la majorité des gens.  

Qui a-t-on sauvé lors de la dernière crise économique ?  Les banques, les multinationales.  Pourquoi ?  Parce que ce sont les institutions qui peuvent faire crever n’importe qui de faim.  Ils coupent le crédit et du jour au lendemain la majorité des humains crèvent de faim. Les riches ont l’armée pour nous (les pauvres) mettre au pas.  La lutte n’est pas de choisir entre deux formes d’exploitation, mais de trouver un nouveau système qui éliminera la misère, la pauvreté.  C’est possible.  Les riches seront un peu moins riches, et les pauvres deviendront moins pauvres.  Il faut créer un système dans lequel il y a un minimum et un maximum.  Un gars n’a pas besoin de milliards pour vivre.      

Le partage de la richesse se fait nécessairement par l’emploi.  Est-ce que l’emploi est une préoccupation de nos gouvernements ?  Pas du tout.  Les gouvernements se sont endettés envers les plus riches et pour faire face aux demandes de remboursement, il faut selon eux baisser les frais d’exploitation.  Aussi, faut-il diminuer le pouvoir des syndicats, ce qui veut peut-être dire diminuer les salaires, fermer des usines pour mieux rentabiliser, tout en augmentant le coût de la vie.                               

Les plus pauvres deviendront plus nombreux.   Il faut être deux au « minimum » pour vivre presque décemment.  Les gouvernements doivent fournir le maximum d’avantages possibles pour  « acheter le désir  » des grands de bien vouloir s’installer chez nous afin d’avoir un peu de prospérité, de travail.             

Le travail obligatoire pour vivre est un esclave moderne.  Il dépend du bon vouloir des riches.    Et, les riches sont prêts à faire sauter la planète pour avoir plus de profits.   

Il n’y a pas vraiment de droite et de gauche au Québec.  La droite, ce sont les « religieux », les féminounes, les conservateurs.  Les libéraux d’aujourd’hui sont ceux qui pensent économie, profit, libre marché. 

La droite, c’est l’Estrie et la région de Québec qui votent Harper ou ADQ. Quant à la gauche, elle n’existe pas réellement, car si elle tient au syndicalisme, qu’elle s’oppose au capitalisme sauvage, elle ne va pas bien loin dans le changement profond de la société.  La gauche et la droite ne font qu’un seul et même système au Québec.  Ici, il n’y a que les conservateurs et les progressistes. 
 
Il faut créer un système qui respecte l’HOMME.  Ni le communisme, ni le capitalisme, ni les religions ne le font.  On doit revenir à un monde idéal où chaque individu a sa place et son droit au bonheur. Ce ne sera pas possible tant que les banques et les multinationales seront plus puissantes que les états et l’ONU.


Radioactif 560

novembre 20, 2022

Radioactif 560
 
20 Novembre 2009 , p. 1215       
La vie est très belle !        

Comment ne pas aimer la vie ?  J’ai toujours vécu très intensément toutes les contradictions possibles chez un individu.  Et, j’en ai des tonnes.  C’est ce qui fait peut-être la valeur de l’expérience.

Je ne peux cesser les introspections qui datent des fameux examens de conscience de notre enfance, même si je commence à m’interroger sur la vie privée et la nécessité de son existence.  C’est un peu tard, mais c’est un changement qui risque de remettre ma vie d’écrivain en question. 

Mes textes apportent-ils quelque chose de positif au Québec de demain ?                            

Devrais-je passer à autre chose ?  Qui s’intéressent à mes grandes réflexions que l’on peut prendre pour des confessions ?  Un style littéraire déjà dépassé ?   

Je peux parler comme tout le monde, en connaissance de cause, que de ce que j’ai vécu. 

Il y a des milliers d’autres sujets, je le sais.  Certains sont même beaucoup plus intéressants que «mon nombril», mais «la vie» et celle de la civilisation est ce qui me préoccupe le plus, en vieillissant. 

Pourquoi le système est-il devenu une mafia mondiale ?           

Laisse-t-on quelque chose en héritage quand on écrit ?  Que peut-on donner de plus que sa connaissance ? 

Au pire, tout ce que j’écris ira à la poubelle et m’aura aidé à passer le temps ainsi que celui de ceux qui auront eu la patience de me lire.  Je serai totalement oublié puisqu’on ne peut déjà pas retrouver mes livres. . 

Qui peut s’intéresser au point de vue d’un hostie de pédéraste ?  Mais, je m’en refous de plus en plus.  Donc, pourquoi m’en faire ? 

J’aurai été le petit Saint-Jean-Baptiste qui du fond de son désert crie sans jamais être entendu.  Le petit missionnaire qui se prend au sérieux et qui découvre que les autres ont tout à lui apprendre… Je suis un gars d’action que l’on force à l’inertie. Tout ça parce que j’ai osé dire que j’ai été pédéraste et que sentimentalement quand on l’a été une fois ,on l’est pour toujours. Alors, autant l’assumer. 

L’important j’ai beaucoup vécu, ce fut très agréable, sauf de 1996 à 2006.  L’enfer, le vrai !  Maintenant, je peux me permettre de rire de moi.  Je suis fou, mais pas assez.  Dommage ! Je n’ai pas assez de talent pour marquer la littérature québécoise.  Ça ne m’empêche pas d’être content d’avoir vécu.   

Je suis persuadé que le Québec doit réviser sa conception de la sexualité pour l’ajuster aux connaissances scientifiques évolutives plutôt que de continuer avec l’approche religieuse du péché et de la culpabilité.  Il va en va de l’estime de soi, de la fierté de vivre dans un état progressiste.           

Il y va du bonheur de ceux qui vivront en dehors des sentiers battus comme moi.   C’est une de mes préoccupations majeures : y aurait-il moyen par l’écriture d’éviter à certains jeunes les tiraillements que j’ai vécus ?  Est-ce que mes interrogations rejoignent celles d’autres personnes d’autant plus qu’on sait que les pédérastes sont en nombre infiniment petit ?  Peureux et silencieux.  Avec raison d’ailleurs !  Ils sont sans pouvoir parce que trembler n’a jamais changé quoi que ce soit et la solidarité est dangereuse, car on voit ça comme un complot. 

Si on cessait seulement de voir négativement la sexualité, j’aurai participé à quelque chose de grand.  Ce n’est pas seulement important pour les pédérastes, mais pour chacun de nous.  

La nécessité du droit à une conscience personnelle est fondamentale.        

Voir ce qui nous anime comme le fruit du péché, c’est très différent d’une perception selon laquelle la sexualité est une des plus grandes et des plus belles forces de l’humanité.  Ce qui nous différencie des animaux, car on peut même s’en servir pour lutter contre la surpopulation. Ce sera bientôt un devoir moral dont la réussite sera la survie de l’espèce ou son élimination.          

Aie-je fait une belle et bonne vie ? En quoi mon expérience peut-elle aider les autres à faire des choix ?  Quelles erreurs faudrait-il éviter à l’avenir ou quels bons coups faudrait-il faire ?  La société est quasi la même chose qu’il y a des milliers d’années.  La vie tourne.  Elle revient toujours au même.  

Les humains n’ont pas évolué, sauf sur le plan technique.  Nos valeurs ne correspondent plus nécessairement à notre connaissance.  Les lois de la tradition nous immobilisent, nous empêchent de changer, car, on a toujours peur du changement.  Pour avoir un meilleur monde, on doit cesser de s’interroger sur la sexualité et créer une morale pour un partage équitable de la richesse dans le monde.        

Aucun individu ne devrait avoir à se préoccuper entièrement de devoir se trouver de quoi pour se nourrir, se vêtir, s’éduquer.  Cette réalité est plutôt du domaine de l’économie.   Qu’attend-on pour mettre l’économie au pas ?          

Pour vivre dans un monde civilisé, on doit interdire toute forme de censure, de torture et de violence.  On doit éliminer la peine de mort légale ou pas.  Mais comment peut-on y arriver ? On ne peut même pas dire qu’on est pédéraste sans se faire crucifier vivant.  Quel geste peut-on poser pour changer une société sclérosée en monde progressiste ?    

J’ai éliminé une très grande partie de ma vie privée avec mes carnets (blogs), car je pense que mon expérience mérite d’être entendue pour créer une éthique ou une morale sexuelle au Québec qui repose sur des données plus saines que les interdits religieux. 

Par contre, si j’étais plus riche, j’abandonnerais volontiers l’écriture pour voyager par pur égoïsme. 

La perversité est peut-être du côté des accusateurs ou du moins, de cette exagération digne de l’époque de l’Inquisition. 

La pédérastie est confondue malhonnêtement avec la pédophilie.  Pour comprendre, rien de mieux que de retourner aux racines du sujet. C’est ce que je fais, grâce à mes lectures, depuis des années.  C’est aussi ce qui me donne maintenant l’impression de tourner en rond.  Je suis le seul qui a pris la parole.  Qu’est-ce que cela a changé ?  Rien.  C’est encore pire.     

La seule distance que je mets à date pour sauvegarder mon intimité, c’est le temps.  Je parle d’événements qui n’ont plus d’impact ou de réalité aujourd’hui.  Je ne suis déjà plus, celui dont je parle. Cependant, on juge le passé avec les yeux du jour. L’éclairage tamisé par le temps. C’est notre seule évolution possible à titre d’individu.       

Je considérais la violence et mentir comme des péchés bien plus graves que d’essayer de passer les doigts entre les cuisses du voisin pour sentir se lever un petit bâton qui m’indique sa personnalité propre, sa vérité cachée.  Y parvenir faisait plus plaisir que de développer un cadeau du Père Noël.  

C’est ce qui se passe très souvent chez la plupart des garçons, mais avec notre morale débile qui condamne la sexualité ou en fait un danger quasi nucléaire, on n’a pas l’honnêteté d’admettre que c’est un phénomène tout à fait normal puisque naturel.  On voit la sexualité du gars et de la fille du même oeil, oubliant qu’il y a une toute une différence à cause de la possibilité de la procréation et de la vitesse de développement des individus qui n’est pas la même pour tous.   Nous sommes tous un cas particulier.   

On préfère mentir et se faire croire que c’est une erreur de la nature qui cause la perversité de l’individu.   Bien entendu, on est pervers si on ne vit pas comme tous les autres.   Ainsi, certains individus vivent des années de malheurs que l’on pourrait éviter si on disait la vérité.  On aurait le temps de s’attaquer à un problème bien plus important : l’exploitation de l’homme par l’homme.  On aurait le temps de découvrir que la pédérastie est de l’ordre de l’idéal plutôt que de l’asservissement, du vice.    

Sur certains points, j’étais un petit de la Grèce antique dès mon enfance, car l’Amitié était la valeur pour laquelle je voulais vivre.  J’étais trop imbu de religion.  Le summum de la vie était la beauté.  Comme à cette époque, j’aimais un garçon d’abord pour sa beauté physique, puis, sa beauté intérieure. Son caractère.  Je rêvais de grandes amitiés.  Je surmontais mes peurs d’un refus ou d’une dénonciation.   Mes tentatives étaient tellement électriques qu’elles donnaient encore plus de valeur à transgresser les règles.  Je devais vaincre ma peur.  Écraser ma conscience, comme disaient les curés.           

Aimer, c’était l’ultime but de ma vie. Mais, qu’est-ce qu’aimer ?  Aime-t-on quelqu’un d’autre que soi ?  Quelle différence y a-t-il entre aimer un gars, une fille ?  Quelle différence y a-t-il dans l’approche, le cruising ?  Peut-on vivre libre à deux ? À quelles conditions ?       

Si je pleurais devant un beau paysage, y voyant un rapport avec la beauté de Dieu, imaginez ce que c’était de tomber en amour avec un petit compagnon.  Cet amour, c’est la divinité.  Ça se passe à un niveau intellectuel et sentimental.  Ça dépasse le simple plaisir physique de la caresse ou de l’éjaculation.  Le plaisir d’être ensemble, de communiquer.    Comment pouvoir vivre une certaine continuité quand la pédérastie est condamnée en partant à ne pas survivre au temps ?  Un problème qu’avaient soulevé les philosophes comme Platon.  

Si j’ai été culpabilisé au boutte d’être pédéraste, c’est à cause de la contradiction que je vivais entre ce désir d’être un grand personnage, un être à la recherche de la perfection, comme nous l’enseignait la religion et , la curiosité, le plaisir de tomber en amour, en extase devant la beauté d’un autre.  Une excitation préférable à se saouler, mais encore plus condamnée. 

La condamnation de la sexualité était tellement omniprésente, grande, que tu ne pouvais que te croire un monstre.

On te brassait toujours les oreilles avec la fameuse « volonté ».  C’était en partie vrai.  Personne ne nous force à être pédéraste.  On l’est parce qu’on l’est, qu’on le veuille ou non, c’est «sa petite nature», comme me disait Mme Gosselin quand j’habitais à Québec. On ne peut blâmer personne, on est les seuls à pouvoir dire ou non.  Si les doigts s’enfilent aux endroits défendus, c’est qu’on les laisse aller, même si on  » se fait semblant  » de se retenir.  La grande réalité, c’est l’intention.  Et, on ne peut pas se mentir.          

On nous a appris que la tentation est déjà aussi pire que le péché, oubliant de nous dire qu’y résister, crée peut-être le caractère, mais qu’un être frustré est un être mal dans sa peau. Un danger d’ÉCLATEMENT.  Sommes-nous créés pour nous haïr ?  À quel moment pètera-t-on les plombs ? Trop de jouissance ou de souffrance ?          

On a le choix et on se doit d’apprendre à choisir.  La sexualité ne peut être intéressante que s’il y a consentement mutuel, plaisir mutuel. 

Moi, j’étais trop ambivalent.  Je ne voulais pas pécher, mais avoir le plaisir du péché.  Succomber pour mieux me repentir.  Un manque de volonté.  Ne pas savoir dire non. C’est bien l’histoire d’une partie de ma vie. 

L’autre, c’est ce besoin de me donner pour les autres.  De vibrer à une parole d’Évangile : « Il faut savoir donner sa vie pour son ami ». Je vous avais dit que je suis trop religieux.  C’était ma conception d’être révolutionnaire.  Se battre pour le bien des autres.  Sauf, qu’il faut que les autres veulent que l’on se batte pour eux.  C’est ce que j’ai compris au cours du voyage dans la vie.          

Je ne savais même pas ce que j’étais.  Probablement pas le plus équilibré des gars.  Les filles m’attiraient, mais elles me repoussaient tellement que c’était devenu un effort d’essayer de leur plaire.  Pourquoi se donner tant de mal pour obéir à des règles acceptées par tous ? Les filles ne me manquaient pas.  C’est difficile de se comprendre entre gars et filles.  Alors, pourquoi perdre son temps?  S’il y en a une pour nous, elle se manifestera bien.  La vie peut être très agréable même si tu n’es pas en couple.           

Le couple c’est pour créer une famille ou trouver un moyen de combattre la solitude. Si t’es bien occupé, tu ne te rends même pas compte que tu te condamnes à la solitude quand tes amis seront disparus ou t’auront laissé tomber. 

Mais, pour être ami, encore faut-il respecter la liberté de l’autre. La liberté, l’authenticité sont aussi importantes que l’amour, car sans elles, on ne peut pas s’estimer soi-même.  Qui veut vivre pour s’haïr ?  J’ai appris à être fier de ma pédérastie quand j’ai compris la force que cela signifiait et exigeait. Vivre à contre-courant, haï de tous, juste parce que tu crois le contraire de ce que tout le monde pense.  

Par contre, je ne pouvais pas m’identifier aux gais, car même si j’aimais les petits gars, ce n’étaient pas des hommes. Il y a plus qu’un pouce de différence entre l’amour d’un homme et d’un petit gars.   Aimer un petit gars, c’est être en amour avec la jeunesse.  La vie.  Perpétuer cette vibration que tu as quand tu es jeune et qui s’émousse si vite.  Cette passion qui déborde dès que t’aime quelqu’un.  Cette admiration que tu voues à la lumière brillante dans leurs yeux.  Chaque seconde est une découverte.  Je pensais alors que vivre avec un homme, c’est chercher un pareil à soi, un miroir sécurisant, c’est comme vivre avec une femme.           

Et, il faut comprendre qu’enfant nous ne connaissions rien, rien de la chose dont il fallait éviter de parler. 

À mon adolescence, on était encore des niaiseux parfaits, mais on savait où était le plaisir caché, défendu par les adultes. Tout ce que tu lisais : les gais sont des malades mentaux.   Imagine si tu aimes des gars plus jeunes que toi.   T’es quoi?  Un monstre?

Ce n’est pas à l’école que l’on nous montrait le trio Verlaine-Mathilde -Rimbaud.  Ce n’est pas à l’école que l’on nous disait que Léonard de Vinci était pédéraste.  On n’arrivait même pas à lire les auteurs français qui ont eu le courage d’aborder le sujet.  Un jour, on m’a demandé si j’avais lu Gide.            Gide qui?  On était ignorant dans tous les sens du mot parce qu’on nous cachait tout ce qui concerne la sexualité.

Notre monde aseptisé est une véritable catastrophe pour l’individu, surtout si tu n’es pas comme les autres. 

Même nos mouvements des droits de l’homme sont demeurés figés avec une morale qui tient sur de faux éléments de base. L’âge de consentement est un âge de contrôle du sexe, non un âge pour acquérir un droit.  

On a le temps de mourir avant d’être adolescent.  On n’est pas encore sorti de l’imbécilité de la chasteté pour les jeunes, une pensée hors nature.  Une morale qui consacre la censure en se prétendant prude. Une perversité de l’esprit.  Il faut être pervers pour voir du mal dans la sexualité.    

C’était la même chose entre un homme et une femme : c’était pervers de s’aimer s’il y avait une grande différence d’âge. Comme si on ne pouvait pas communiquer entre nous si la différence d’âge est trop grande.

Quel imbécile a décidé qu’il fallait qu’il en soit ainsi, contre toutes les normes de la communication.  Qui a décidé qu’il y a un âge pour aimer ?  Et que l’amour exclut la tendresse et les plaisirs sexuels?    

En fait, je ne reproche pas tellement les règles religieuses contre la sexualité.   Elles reposent probablement sur l’expérience de malades qu’on a sanctifiés et donnés en exemple parce qu’ils résistaient aux désirs de leur corps. Ces règles sont juste aussi folles que les bases de cette condamnation.  Ce que je hais le plus c’est l’omerta, la censure, l’hypocrisie. 

Les adultes agissent comme des Alzheimer. Ils se cachent dans la morale pour ne pas se rappeler comment ils ont vécus leurs premiers amours.           

Comment comprendre que tu n’es pas le seul dans la vie à ressentir la même chose quand l’Église interdit toutes les lectures qui touchent à la sexualité ?  De quel droit l’Église peut-elle décider ce qui est bien ou mal, si l’homme est un être de libre arbitre ?  Dieu aurait-il été un idiot en nous donnant ce droit de choix ?    

Le plaisir était souvent plus fondamental que l’interdit, même s’il était suivi d’une profonde culpabilisation qui était à son tour annihilée par la miséricorde infinie de Dieu.  Si après tes premiers vendredis du mois, tu es certain d’être sauvé alors pourquoi tant s’en faire ? T’avais tes assurances pour le ciel et bien du plaisir sur le banc de la toilette.       

La vie se charge de créer elle-même les limites et nous transforme à travers les expériences.  Qu’on le veuille ou non, on réfléchit.  On cherche à comprendre. On modifie son agir en conséquence. 

Les grecs n’interdisaient pas « le geste sexuel », au contraire, mais il disait qu’il fallait chercher à être raisonnable. À ne pas en abuser, car ils avaient une drôle de conception des plaisirs de la chair. Faire l’amour pouvait, selon leur croyance, déclencher l’épilepsie. On se fait toujours avoir au nom de la santé.            

J’ai tellement analysé le sujet que j’en suis venu à la conclusion que le rejet de la pédérastie est, à mon sens, une erreur de notre civilisation, erreur qui justifie les guerres et l’abus de la violence.  C’est une exploitation des individus de la couche au tombeau, pour répondre d’abord aux besoins de l’exploitation économique.  

Pendant qu’on cherche à se contrôler, les exploiteurs peuvent agir sans problème, car ils ont détourné notre attention.       

La chasteté est une forme de masochisme, se faire mal pour jouir d’illuminations.  Elle repose sur un rejet de la réalité : l’homme est corporel et c’est bien ainsi, même s’il doit mourir.

Cette morale est aussi le rejet du plaisir.  Avons-nous été créés pour souffrir?  En quoi la souffrance me rend-elle meilleur ?  Tout repose sur notre vision de la vie.  On nous a fait vivre pour une vie éternelle, après la mort, une re-vie dont personne ne peut prouver l’existence, mais qui permet de diriger le monde en attendant la mort.  Vivre en fonction d’un possible paradis à venir après, bien évidemment.  Un besoin d’éternité.  Mais ce n’est pas parce qu’on a besoin d’éternité qu’on ne meurt pas. Tout naît et meurt dans notre univers, même les étoiles.   

S’il n’y avait pas d’éternité après, penserions-nous la vie comme aujourd’hui?  Ne serions-nous pas porter à exiger une plus grande égalité entre les êtres? 

Serions-nous capables de découvrir que notre bonheur tient aussi à notre rapport aux autres ?  Est-il possible de souhaiter du mal pour la personne que l’on aime ?     

Pourquoi la vie ne serait-elle pas paradisiaque sans l’éternité ?  Le gars qui nous exploite aujourd’hui, parce qu’il vit dans le concret, a autant de chance que nous de réaliser qu’après la mort il n’y a rien.  S’il n’y a rien, il ne se rappellera de rien.  Il ne pourra même pas se dire qu’au moins il a su en profiter, oubliant ce que tous les autres ont souffert à cause de lui. 

Un riche n’a pas de conscience, sauf quelques-uns qui le sont devenus par accident et qui ont gardé leur âme d’avant, sans se laisser pourrir par le pouvoir ou la renommée. 

Et. si ceux qui se prétendent des saints étaient le diable ?        


Radioactif 559

novembre 19, 2022

Radioactif  559    
Textes de 2009, p. 1209,   

19 Novembre 2009
1970 : quelles années !

La fin prochaine d’un ami des années 70 provoque un nouveau retour en arrière.  Quelle période extraordinaire !  Riche en tout : la révolution, la littérature, l’espoir de grands changements, l’affirmation de ma pédérastie, tout en découvrant la beauté des femmes.         

C’était l’époque où on croyait dans la force du mot.  L’époque où on n’était pas encore aussi censuré qu’aujourd’hui.  L’amitié était plus importante que l’argent.  La beauté nous faisait pleurer de joie.

Le plaisir n’était pas encore de se priver sexuellement comme les curés. Leur plaisir est sadomasochiste parce qu’on refuse de reconnaître ce que l’on est vraiment : un corps et une âme sexués.    

Mes années les plus sautées furent celles de cette époque où j’étais journaliste à la Tribune de Sherbrooke.   Les années de la découverte de l’Acapulco gold et d’être sexuellement ouvert à tout.            

J’étais un de ceux qui se prenaient pour un grand révolutionnaire parce qu’il montait ou portait des projets pour sauver économiquement l’Estrie de la misère : le gouvernement régional, la Transquébécoise, l’aéroport international de Drummondville, Sherbrooke, Centre mondial des études littéraires de la francophonie avec Antoine Naaman, le projet de la zone spéciale.       

Tous ces projets qui murissaient dans ma petite tête, jusqu’à ce que le journal n’en puisse plus et remette le dossier entre les mains d’autres journalistes, moins agressifs, moins imbus de la nécessité absolue de réaliser ces projets.  Un gars qui rêve plus de donner que de recevoir. J’étais pourtant aussi cassé financièrement qu’aujourd’hui.   

On finissait toujours par m’interdire l’accès à mes projets journalistiques,
sous prétexte que j’étais trop politisé, que je faisais trop de commentaires dans mes textes.          

Disons que je dirigeais mes entrevues en sachant à qui m’adresser pour entendre ce que je voulais entendre.  À cette époque, il fallait toujours que l’on écrive exactement ce que l’on nous avait dit.  Mes préoccupations étaient de faire avancer et rapidement réaliser mes dossiers.  Que dire des journalistes d’aujourd’hui, j’étais un ange à côté d’eux.  J’interviewais ceux qui pouvaient changer les choses dans le sens que je croyais.      

Quand je voulais parler de la nécessité du fait français dans le développement du tourisme, je savais que Réjean Beaudoin en était un fervent porteur du ballon.  Pour le gouvernement régional, je me fiais au maire Dorilas Gagnon, à Bromptonville. 

Sherbrooke nous empêchait toujours d’avancer rapidement parce que ses dirigeants se prenaient pour le nombril du monde.  On n’avait pas encore compris que le développement, c’est régional.  Si une ville va bien dans ta région, toute la région en profite.  Pas difficile à comprendre, pourtant !
C’était pareil en littérature.  On était des amis. On se tenait et on avait un plaisir fou à vivre en compagnons.  On mariait poésie, peinture et musique.  On ne jalousait pas les autres, on fraternisait.            

Les propriétaires des médias ont compris depuis que ce sont eux qui mènent l’opinion publique et ils se servent de ce pouvoir pour nous faire oublier qu’il y a d’autres solutions que le fédéralisme. En fait, ils ne pensent qu’à leurs profits.      

La zone spéciale, un plan de plusieurs centaines de millions, avait été acceptée par Robert Bourassa, proposé à Pierre-Elliot Trudeau et son équipe, pour compenser le refus de choisir Drummondville pour l’emplacement du futur aéroport international.  J’étais seulement un peu trop impatient.   Je dirais parfois même un peu fou, ce qui me rendait arrogant. 

Quand t’es petit, tu te débats.  Je dirais même que j’étais baveux parce que j’étais peut-être un peu paranoïaque.  Je sentais que j’avais toute une bande de politiciens fédérastes contre moi.  La gang à Trudeau.  J’étais pris entre le besoin d’admirer le courage de Trudeau parce qu’il avait libéré l’homosexualité de la folie religieuse ; mais il était en même temps le roi des trous-de-cul pour le Québec. 

Les changements à la constitution ont tous tourné contre le Québec.  Le fédéral nous a placés dans une camisole de force.   

Le fédéral prenait tout ce qu’on faisait de bon, le changeait un peu et commençait à chier sur le Québec en dénonçant ce qu’il venait de nous voler comme « son idée ». Ottawa était le miroir inversé du Québec.  Il prenait tout pour nous écraser et nous dénoncer.  Toutes les idées croches qu’ils avaient, ils projetaient ça sur le Québec.  Ce qui était bon pour eux devenaient une erreur au Québec.  

Le meilleur exemple est la Charte des droits.  Le Québec avait déjà la Charte des droits de la personne quand le fédéral a décidé de se donner une charte pour contourner celle du Québec.   Les masochistes ont toujours plié et certains ont même été assez naïfs pour croire que toutes ces bonnes idées venaient du fédéral.  Le fédéral réagissait à notre émancipation en essayant de nous écraser, de nous ridiculiser. Il nous imputait tous ses défauts, mais il réalisait nos projets pour eux.                   

J’étais un jeune poulain qui voulait devenir un grand poète et qui déjà refroidissait les salles quand ça devenait très clair que j’étais citoyen de la Grèce Antique et surtout un petit jouisseur ayant l’esprit libre. 

J’étais né après mon temps, mais ça personne ne le savait, ni même moi, parce qu’on ne connaissait pas la pensée extraordinaire de la Grèce antique.     

Je dois avoir cheminé dans le grand Corridor de la réincarnation durant des millénaires avant d’atterrir dans un monde qui m’est absolument étranger.  Si j’ai déjà été quelqu’un de cette époque, je devais être un disciple de Socrate que j’admire encore.    

J’aurais pu croire que les hommes avaient évolué, mais je dois constater qu’ils sont en pleine régression grâce, à leur système de censure qui sert à protéger un capitalisme qui aurait avantage à être plus socialiste.   La réponse est toujours le juste milieu.  

Si tu ne penses pas comme les autres t’es au poteau d’exécution.  Il y a simplement des gens plus retardés que d’autres pour qui la peine de mort est encore considérée comme juste. Le pire, les censeurs d’ici se prétendent chrétiens.  Ailleurs, c’est l’Islam qui se prétend musulman alors que c’est l’équivalent de l’Inquisition catholique.  L’Islam a mélangé le politique au religieux, ce qui le rend encore plus fanatique.       

Ça y est !   C’est encore mal parti.  Pourtant, je me suis réveillé en allant, dans mon rêve, chercher ma petite chienne qui voulait me trouver et qui n’y arrivait pas.  L’être vivant pour lequel je me suis le plus attaché au cours des dernières années.  

Donc, j’étais de bonne humeur, gai et saluant la vie ; mais il y a de plus en plus en moi comme un ressentiment contre l’imbécilité de notre système qui prend le dessus très rapidement. 

Je suis une montagne russe entre l’espoir et l’indifférence. Une forme de « goutte de trop ».    

Avant je me disais, que je devais être fou car j’étais le seul à oser penser comme je le fais ; mais les jours s’accumulent et je constate que nous vivons dans un monde de pourris, sauf les vrais gens, les petites gens, ceux qui travaillent et vivent modestement.  Ceux que l’on côtoie quotidiennement. 

La folie, l’écoeuranterie, ce sont les mêmes trous-de-cul que je dénonçais quand j’étais journaliste.  Ils ont changé de visages, mais font partie des mêmes institutions.  J’ai passé ma vie à essayer de les contourner.  Je n’ai pas le succès que d’autres ont, mais je n’ai pas à me plaindre.  Je ne peux être que nostalgique, car dans les années 1970 on pouvait encore croire dans un monde meilleur.

19 Novembre 2009
La Grèce antique et moi.

Je conseille de lire L’histoire de la sexualité, par Michel Foucault (trois livres).  Il explique très bien, à mon sens, pourquoi on a éliminé l’amour des garçons aux dépens de la famille monogamique.  À ma surprise, c’est d’abord et avant tout une question de « plaisir ».         

C’était moins de problèmes d’aimer sa femme que d’aimer un garçon, même si l’amour des garçons était perçu comme ce qu’il y a de plus noble. L’amour du garçon est plus spirituel dans sa finalité, car, il tend à modeler une âme pour le bien de la Cité et non juste assurer une survie physique de l’espèce humaine.        

Même si on reconnaissait que l’amour des garçons était ce qu’il y a de plus sublime, avec la guerre entre les philosophes,  les pythagoriciens et les stoïciens, on a commencé à tout contrôler, en réfléchissant sur quel genre de garçon on devrait aimer, ce que les autres en pensent, les conditions pour que cet amour soit noble . 

Aimer un garçon, c’était lui apprendre à vouloir être digne de celui qui l’aimait.  C’était recherché son plein épanouissement.  C’était vouloir lui donner ce qu’il y a de mieux.  La pédérastie était donc nécessairement très pédagogique.  Elle débordait le plaisir sexuel.   

Cette réflexion portait d’une manière plus large, finalement, sur le rôle que doit jouer l’homme, la femme et l’esclave.  Résultat dans cette recherche de l’homme tempérant, de l’homme à la quête de la Sagesse, on en est venu à rendre cet amour de plus en plus platonique.  Ce devait être comme aujourd’hui, on réfléchissait en fonction du mode de vie.  Les penseurs étaient comme nos partis politiques.  Ils se cherchaient des adhérents.         

Or, l’homme devait, même si c’était au dépens de sa vie (le sperme étant au pire une partie du cerveau, une partie de la moelle épinière ou au mieux l’écume du sang surchauffé en faisant l’amour) se créer une descendance pour assurer la survie de son espèce.  Faire l’amour, c’était une dépense dangereuse de sa chaleur. Un geste de générosité pour l’homme.     

Tous ces amours envers le garçon avaient pour but de le rendre plus capable éventuellement d’occuper un poste de commande au sein de la Cité.  Chacun s’espionnant, se bitchant, il fallait devenir de plus en plus pur pour faire valoir sa conception.  D’autre part, on n’avait pas de règles à observer, sinon la fréquence pour faire l’amour avec sa femme (et à ma surprise seulement sa femme).  De préférence l’hiver ; jamais l’été. Nous sommes plus cousins de la Grèce antique que de la France, qui craignait les bancs de neige.      

Pourquoi donc s’embarrasser des garçons quand on peut avoir le même plaisir dans le mariage et que ce soit bien vu ?  Pour être pédéraste, il fallait être riche, car, la compétition se jouait souvent à travers les cadeaux.  La vie sexuelle d’alors était aussi réglée que celle d’aujourd’hui.  Tu ne faisais pas l’amour quand tu voulais, mais selon ce que les médecins et philosophes avaient établi en complicité évidemment avec la foi de la religion.  Religion means money, power

Le capitalisme est une sublimation de sa sexualité. Le fascisme est l’élimination de sa sexualité.   C’est ainsi que le sexe mène le monde : on ne peut pas échapper à ce que l’on est, tout ce que l’on peut faire, c’est canaliser ou réduire les besoins.   

Être pédéraste était déjà un privilège de la classe aristocratique et bourgeoise, car, en plus du rôle pédagogique de la pédérastie, tout le « cruising » était clairement défini.  Pour avoir son « aimé », il faut être assez riche pour le séduire.  La pédérastie amenait le jeune à exercer un pouvoir sur lui-même.  Puisque le rôle de l’aimé était de ne pas succomber immédiatement, de résister, on en vint à croire comme Platon que la chasteté était bien meilleure.  On se vantait d’être pédéraste, mais on ne faisait rien sexuellement, pour épater la galerie afin de prouver sa tempérance.           

On ne voulait plus seulement de la beauté du corps, mais surtout, celle de l’âme. On croyait dans l’obligation de la complémentarité de l’âme alors qu’à mon avis, l’amour pédérastique est une forme comme les autres de trouver «l’âme miroir» quand son cheminement personnel est plus valorisé que la survie physique de la race.          

L‘autre est essentiel pour se développer.  L’autre peut être un complément, mais il se doit aussi d’être un moyen pour mieux se connaître.  C’était le rôle du garçon.  Le moyen de choisir les qualités et les défauts que l’on voulait privilégier chez le garçon, mais pour être reconnu comme porteur de ces vertus.  Un homme connaît mieux un homme qu’une femme. Le garçon apprenait à devenir un homme.           

Tout reposait sur le consentement.  Le jeune avait le choix absolu sur le oui ou le non. Pour que cet amour soit valable, le jeune devait avoir des qualités recherchées.  On recherchait un garçon qui n’est pas trop jeune, mais qui n’a pas encore de barbe. Aussi bizarrement que ça paraît, l’amour entre homme était mal vu, car dans ce cas, l’un des deux devaient jouer le rôle passif, de receveur, joué normalement par la femme.  On méprisait les efféminés.     

L’amour des garçons reposait sur l’obligation d’engendrer une profonde Amitié.   Aussi quelque chose de très bizarre : si on n’aimait pas la sodomie pourquoi rejetait-on aussi la fellation ?  Est-ce que la fellation était une forme de vol de ce que l’autre a de plus précieux : son sperme ? Difficile à dire, on n’était pas là, et on n’a pas de document sur le sujet (du moins que je connaisse).      

Ainsi, les rôles étaient clairs, les choix aussi.  Dans son foyer, on faisait l’amour à son épouse pour avoir une descendance, la concubine était là pour les soins du foyer et il était mal vu d’avoir une prostituée ou de se payer son esclave quel que soit le sexe. La raison était bien simple : c’était manquer de tempérance.  Aimer un garçon, c’était aimer la beauté.     

Un autre élément très surprenant, toujours selon Foucault, la femme était vue comme inférieure à l’homme que pour une raison : la fille appartenait à son père.  Elle devait se marier vers 16 ans alors que l’homme devait avoir entre 25 à 35 ans parce qu’on croyait que c’était le moment où il était le plus capable d’engendrer des enfants qui soient robustes et en santé.  On craignait la mortalité enfantine et on pensait que les enfants créés en dehors des prescriptions ne seraient pas en santé. Donc, un autre problème pour la Cité.       

La femme était une partenaire, et non l’égale, de l’homme. Elle gérait la ferme sous sa gouverne, après l’avoir appris de lui.  En fait, la femme était inférieure à l’homme, simplement parce qu’elle devenait son épouse alors qu’elle était beaucoup plus jeune que lui.  Le pouvoir de l’époux sur l’épouse reposait donc sur sa jeunesse.  Étant jeune, elle devait s’appuyer sur son mari.  Elle devait apprendre à gérer la ferme à partir de son mari. La femme était la permanence, la sécurité, la gouvernance.  Le garçon lui était la beauté, le plaisir. Le garçon était le miroir de l’homme pour l’homme.          

C’est assez fascinant de voir la profondeur de la pensée des grecs, mais en même temps, c’est hallucinant de voir jusqu’à quel point la vie était dirigée par des erreurs scientifiques et des préjugés religieux. 

Ce serait drôle de rediscuter avec Socrate dans le monde contemporain où (et c’est très bien), l’homme et la femme sont égaux… du moins jusqu’à ce que les femmes aient une nouvelle majorité numérique ce qui leur permettra de revenir à une société dite matriarcale, c’est à dire dominée par la femme.   Le rêve caché de bien des féministes.       

Radioactif 558

novembre 18, 2022

Radioactif 558
Textes de 2009, p. 1204    
15 Novembre 2009
H1N1 : de la folie ?           

Une chance que la pandémie de grippe AH1N1 n’est pas assez dangereuse pour nous faire craindre pour nos vies (à moins d’être déjà très malade).         

Quel fouillis ce serait !   Quelle panique !         

Selon ce que l’on nous explique, c’est encore une mesure préventive.  Imaginez, s’il avait fallu, qu’il y ait plus de morts au Québec, ce serait bien la folie furieuse… 

Une chose est certaine, on peut se demander qu’est-ce qui nous arriverait s’il fallait que Jean Charest n’est pas les deux mains sur le volant parce que ça fait déjà sec. Où est-ce que ça fait sec parce que c’est lui qui a le volant ?  Mais, ce sera le temps de se poser cette question, quand tout sera fini.  Pour le moment, les nerfs !  Laissons-les travailler, ils ne veulent sûrement pas notre mal.

Par contre, je pense que pire que Charest, ce sont nos médias d’informations qui propagent une vraie paranoïa et se prennent pour Salomon, en mettant l’accent sur tous les prétendus cas de favoritisme.  Pauvre Dubois !  

Que ceux qui entourent les gens qui travaillent à la seule usine qui fabrique les vaccins soient vaccinés, est-ce vraiment du favoritisme ou une mesure de précaution ? Si la grippe entrait dans cet établissement qu’est-ce qui arriverait?  Il ne faut pas trop charrier et commencer à se demander qui a droit de vie ou de mort. On n’en est pas là.  Je serai probablement vacciné, comme les autres, en mi-décembre, et je fais confiance assez à notre système médical pour ne pas croire que ma vie est en danger pour autant.           

Si on ne peut pas parler d’autre chose, qu’on cesse de donner autant de bulletins d’informations, ça ne sert qu’à empirer les choses.  Plus les médias en parlent, plus les gens ont peur.  Plus on a peur, plus on va à droite.  Les médias manquent totalement de sens de responsabilité.  On prend des cas particuliers pour créer une situation générale.  Nos journalistes font secs.         

On n’a pas besoin de ça.  Qu’on se contente de dire où et quand aller se faire vacciner, dans l’ordre et la patience.  Nous sommes tous supposés pouvoir l’être.  Alors, pourquoi tant paniquer pour rien ?  Mais, on peut déjà dire que l’on aura un besoin urgent d’un vrai plan de vaccination.  Qui distribue les vaccins?  Le fédéral.  Sommes-nous tributaires d’Ottawa ?  Qui est responsable des pénuries actuelles ?         

Rien ne prouve aussi que cette nouvelle maladie ne sert pas les intérêts des multinationales pharmaceutiques. Complot ou pas, c’est payant pour elles et énervant pour nous.


16 Novembre 2009
L’itinérance 1.        

Avec l’hiver qui arrive, c’est le temps plus que jamais de se poser des questions sur l’itinérance. C’est un problème qui me touche particulièrement à la suite de ce que j’ai vécu. Il ne faut pas croire que l’itinérant est nécessairement solitaire.  Il a souvent une famille qui voudrait bien l’aider, mais qui ne peut pas.            

À mon avis, le plus important, c’est de trouver des gîtes pour passer la nuit.   L’itinérant qui est pris à l’extérieur a pratiquement pas de place où se réfugier durant la nuit. 

C’est donc essentiel d’avoir des sites d’hébergement nombreux et bien localisés.  On n’a pas à juger un individu à savoir s’il mérite son sort ou pas. Tout être humain a droit au respect, même si parfois c’est une réalité difficile à avaler.  Quand t’aide quelqu’un et que cette personne t’écrase de problèmes, c’est très difficile à vivre, mais ce n’est pas une raison pour le haïr.        

Quand j’étais avec petit Gabriel, j’ai constaté que dans son cas, c’était le problème le plus important quand il ne demeurait pas chez-moi.  Celui-ci vient directement avec celui de la maudite drogue.  Très souvent, il passait ses journées à quêter pour pouvoir s’offrir ses bières ou sa dope.  Quand il ne s’agissait que de bière, ce n’était pas si mal ; mais dès qu’il touchait à la dope, c’était l’enfer parce qu’il devenait violent.     

Pour certains itinérants, leur misère est encore préférable à l’obligation de respecter des règlements.  C’est difficile de comprendre pourquoi le  » plaisir immédiat  » devient à ce point important dans leur vie.   

Il y a sûrement une grande différence entre l’itinérant parce qu’il n’a plus d’endroit où vivre, de famille ou de gens de qui il se sent aimé et celui qui est dans la misère par amour de la boisson ou de la dope, surtout si la personne est touchée par la maladie mentale.  Les aider n’est pas aussi facile que ça en a l’air.    

17 Novembre 2009
Itinérance 2.

Le gros du problème de l’itinérance est lié à la drogue, la boisson et la santé mentale.  C’est une forme de mésestime de soi ou encore un trop plein de problèmes.  La vie est intenable.  C’est le décrochage absolu.         

C’est surprenant le nombre de gens qui souffrent maintenant de santé mentale.  Aristote dit que l’on ne connait pas les choses sans les avoir vécues et j’en suis convaincu.  Je peux cependant témoigner sur ce qu’est vivre avec une personne qui préfère l’itinérance à la vie normale. Je l’ai vécu.        

Le pire problème, dans certains cas de santé mentale, c’est directement lié au fait que le «pot» d’aujourd’hui est beaucoup trop fort.  Dans mon temps, fumer ne voulait pas dire rester accroché.  La preuve, j’ai fumé beaucoup, durant un an ou deux, et j’ai eu moins de difficulté à cesser de prendre du pot que d’arrêter de fumer ou de boire (près de huit ans pour enseigner). 

Quand je buvais je devenais fou raide après une bouteille de vin.  C’était  mieux s’en priver que de rendre la vie un infernale à tous ceux qui nous entourent. 

En refusant de légaliser le pot, le système a aucun contrôle puisque c’est la pègre qui dirige tout.  La dope est aussi une des principales causes du décrochage scolaire.  Être trop strict, ça écœure les jeunes, mais il est impossible d’étudier sans un minimum de discipline. Le juste milieu existe même dans la discipline.  

À mon sens, avoir fermé toutes les institutions psychiatriques pour éviter les abus, c’est une erreur.  Il y a une différence entre éviter les abus et priver tout le monde des soins dont ils ont besoin. On est fort au Québec sur la censure.  Si un sujet nous fatigue, n’en parlons pas.  C’est de la paresse de caractère, une faiblesse. Penser que l’on élimine un problème, en refusant d’en parler crée une société d’autruches. On a la tête dans le sable, sans même profiter d’avoir le cul en l’air.         

Le plus gros problème vient du fait qu’ils ne veulent pas vivre en appartement.  Ils préfèrent se droguer ou boire.  Qu’on le veuille ou non, il y a un élément contre lequel on ne peut rien parce que c’est ainsi, un malade mental a des droits, et parfois ces droits vont à l’encontre de ses besoins. 

Par exemple, très souvent le malade mental pourrait vivre comme n’importe qui, à la seule condition, de prendre ses médicaments ; mais personne ne peut le décider pour lui.

Quand il décide de consommer à la place de prendre ses médicaments, tu n’y peux rien.  Si tu vas à l’hôpital pour qu’on le soigne, on le remet immédiatement à la rue parce qu’il consomme (il faut être à jeun au moins trois mois avant d’être soigné), même un jugement de cour n’y change rien.  Alors, la personne est en maudit contre toi parce que tu as essayé de la faire soigner.  Tu deviens dès qu’il consomme l’ennemi à abattre. Tu veux qu’il soit soigné, mais on a que la prison comme solution.  Et, c’est loin d’être la solution (quoique dans certaines institutions, les dirigeants sont encore assez humains pour tenter de comprendre).   

Le pire, quand ils sont remis en liberté, car on les met en prison et là ils sont soignés, le psychiatre ne peut pas te donner de prescriptions quand il est libéré.  Il faut voir un autre psy pour avoir les médicaments et ça peut prendre jusqu’à un minimum d’un mois. 

Un patient n’endurera jamais ça.   Pour éliminer ses problèmes, ils recommencent à consommer.   Le jeune a tout le temps qu’il faut pour être redevenu complètement incontrôlable.  Il n’y a rien que l’on puisse faire, sinon endurer. 

Même s’ils sont malades, quand tu les aimes, tu ne restes pas indifférent à leur misère.  C’est la même maudite affaire qu’une femme battue.  Tu veux être protégé, mais tu ne veux pas le faire sur leur dos.  Donc, tu manges la raclée parce que la police ne s’en mêle pas lorsqu’il y a une problématique de santé mentale.  La santé mentale ne s’en occupe pas parce qu’il consomme.  Un bon moyen de s’en laver les mains.      

Il n’y a rien, rien, rien à faire quand tu es pris avec une personne que tu aimes, qui souffre de santé mentale et qui aime consommer. . Difficile La société est prête à t’assassiner pour une pipe, mais elle tolère la drogue et la violence de continuer à croire que la société a raison.  Mais, ce n’est pas demain que ça changera.  Ça paye trop pour qu’on y change quoique ce soit.    

Je ne vois pas pourquoi il faudrait se taire.  Faut-il attendre que la situation soit totalement irréversible ?  Une chose est certaine ce n’est pas en étant intolérant qu’on solutionnera ce problème.   


18 Novembre 2009
Un ami mourant.

Même si on ne s’était pas vu depuis les années 70, je viens récemment d’apprendre qu’un ami est maintenant à la fin de sa vie à cause d’un cancer.  J’espère pouvoir le voir un instant.  Même si je n’ai que de bons souvenirs, c’est toujours difficile de constater que la vie est si courte.    J’espère qu’il aura une copie de ces très courts textes pour qu’il sache que pour moi cette période de ma vie a été fabuleuse, grâce à notre amitié qui était tout ce qu’il y a de plus correct.


18 Novembre 2009
 2012.

 2012 est un excellent film, mais je n’y amènerais pas mon enfant, car, si les effets spéciaux sont extraordinaires, j’ai l’impression qu’un jeune enfant pourrait être intérieurement secoué par les scènes ahurissantes d’apocalypse (Mais c’est ce qui donne de la valeur au film).  Pourtant, si les dirigeants de la planète ne se réveillent pas, c’est ce qui risque de nous arriver.           

Je me rappelle encore d’un rêve de fin du monde datant de mon enfance.  J’avais eu peur en maudit.           

Il faut d’urgence que le bien de l’être humain passe avant la voracité de l’économie

C’est évident que ceux qui détiennent le pouvoir économique ont toutes les possibilités de chantage, car ce sont eux qui peuvent décider du sort des pays. Ce sont eux qui peuvent décider de la main-d’œuvre et des salaires.  Alors que le coût de la vie devrait diminuer, nous assistons à une progression.  Même si nos salaires sont plus élevés, le coût de la vie étant plus élevé, nous sommes de plus en plus pauvres.  C’est vrai surtout avec la nourriture.   

À l’époque, on disait que l’agriculture d’ici devait nourrir les gens d’ici.  Maintenant, que nos fermes sont devenues de grandes entreprises, on se rend compte que d’être obligé de faire venir ce dont on consomme, c’est la principale raison de l’augmentation du coût de la vie.  Pensons gros, vivons maigres !          

Ces richissimes personnes ou institutions qui nous exploitent sont particulièrement concentrées dans le domaine de la finance (les banques) et de la bourse.  Ces personnes sont tellement riches que même les pays ne peuvent pas se payer les avocats nécessaires pour se défendre contre ces dinosaures.  La crise est une réalité quand tu es pauvre. Quand tu es tellement riche, tu ne sens même pas la crise.  Ses vagues ne t’atteignent même pas.  Est-ce que nos dirigeants ne sentent pas ce qui se passe ou sont-ils des assassins qui se ferment les yeux pour ne pas voir ce qu’ils font ?       

En fait, contrairement à ce que disait Jean Charest, si le Québec s’en est bien sorti jusqu’à date, c’est qu’il est petit et en dehors des institutions mondiales qui ont provoqué presque certainement, intentionnellement, la situation économique mondiale actuelle. Que fait-on pour lutter contre la misère ?  Des réunions qui sont remises après les funérailles de milliers de personnes, particulièrement des enfants.  Et on nous casse les pieds sur les dangers de se faire faire une pipe. 

Nos dirigeants sont de beaux salauds quand on vient confirmer que la torture est encore utilisée dans le monde.  Et, on vote pour Steven Harper.  Sommes des aveugles ?  (Excusez les aveugles d’emprunter cette image). 

La droite américaine et la droite canadienne ont le même nombril religieux.

Radioactif 557

novembre 17, 2022

Radioactif  557

           
Textes de 2009, p. 1200    
13 Novembre 2009
Une leçon de la Grèce antique…

Inutile de dire qu’à travers les aventures de Virus, j’essaie de comprendre ce que nous avons retenu dela Grèce antique puisque nous leur devons le fondement même de notre civilisation.  Avons-nous changé depuis ? Pourquoi n’évoluons-nous pas dans d’autres domaines que la technique ? Avons-nous les mêmes émotions qu’il y a des siècles ?  Pourquoi interdit-on la sexualité plutôt que la violence ?  La violence est pourtant bien plus dangereuse.  Notre peur de la sexualité repose-t-elle sur quelque chose de fondé ou est-ce une paranoïa ?   

Cette réflexion se veut aussi une tentative pour comprendre comment les règles de la vie sexuelle ont été implantées.  Si j’invente une histoire quotidienne (qu’il faudra bien reprendre un jour pour avoir une allure littéraire), c’est tout simplement pour rendre mes découvertes moins arides et ne pas tout oublier, car avec l’âge, on oublie plus facilement que l’on se souvient.      

C’est un mariage de mon expérience et ce que je lis.  Je n’invente rien, sauf la trame de l’histoire.  Je respecte le fonds historique, idéologique des personnages, à part les dates, ce qui peut changer seulement l’interaction avec les personnages qui identifient des courants de pensée.  Du moins, j’essaie.        

Ça peut nous sembler gros que le sperme soit une partie de notre cerveau ou de notre moelle épinière, mais c’est cette façon de voir qui a engendré notre perception de la sexualité. C’est ce qu’on pensait vraiment.   Je n’y peux rien, ça s’est passé ainsi. 

L’invention d’Hermès pour relier la Grèce antique au Québec marque le passage entre le passé et le présent pour mieux saisir ce que pourrait être éventuellement le futur. Ça c’est plus du Simoneau. La réalité est-elle ce que l’on croit?  Puisqu’on ne connaît qu’une infime partie de la réalité, peut-on prétendre comprendre ce qui nous arrive dans la vie ?        

Jusqu’à quel point cela peut-il être intéressant pour vous ?  Je ne sais pas. Il n’y a jamais de commentaire.  Ce qui m’intéresse c’est de comprendre pourquoi on pensait de telle ou telle façon et ces idées sont-elles encore valables aujourd’hui?  Elles nous expliquent pourquoi on pense de telle ou telle façon ; mais on ne regarde pas si avec nos connaissances actuelles notre « agir  » devrait être modifié en fonction des découvertes qui ont modifié notre Connaissance depuis la création de nos religions. 

Ce petit carnet (blog) avec celui de Nipox sont devenus avec le temps ma raison fondamentale de vivre. Faire semblant de pouvoir dérider quelques personnes. Une manière de se faire croire que tu sers encore à quelque chose.

Plus de chien, plus de femme, et malheureusement, plus d’aventures pédérastiques ou gaies depuis des années-lumière.  Il faut bien se trouver un intérêt quelconque dans la vie.   

Écrire est devenu une masturbation intellectuelle pour me faire croire que j’ai encore quelque chose à dire.  Je me permets de douter de mon talent.  Je n’y crois plus tellement.  Plus souvent, pas du tout, qu’autrement.  Je n’ai probablement pas été éjecté des associations littéraires seulement pour ce que je pense, mais probablement parce que je n’ai pas assez de talent pour être un auteur intéressant.  Mais, ça, c’est mon problème personnel.        

Pour écrire mon carnet avec Virus, j’ai lu sur la Grèce ainsi que sur l’histoire de la sexualité et de l’homosexualité. Je dois avouer qu’avoir vécu à cette époque, j’aurais été profondément comblé et probablement un disciple de Socrate. Une vie antérieure ?            

Vu de l’angle de Foucault, il était normal qu’un jour la vie conjugale l’emporte sur la pédérastie.  Ce qui m’étonne c’est de voir qu’on rejetait l’homosexualité, une relation homme-homme ou femme-femme. Je dois avouer que c’est une surprise incroyable.  C’est pour cette raison, que je n’arrive pas à décider de la mort de Virus, car je veux illustrer cette transition et évidemment m’amuser un peu.

Cependant, mon karma n’était pas de cette époque et je ne suis pas d’un âge pour retourner à l’école pour approfondir davantage la pensée des philosophes, car, auparavant, on réfléchissait. On en avait le temps.  Maintenant, il y a tellement de choses à faire que même à la retraite, on n’a pas le temps de tout faire. 

Par ailleurs, notre société qui se cherche actuellement aurait intensément besoin de revoir ses origines et constater les raisons profondes du dérapage idéologique qui nous a conduits à notre monde actuel sur le bord de la catastrophe.  La fin du monde n’est pas pour demain, si on est assez intelligent pour remettre l’économie à sa place.  On ne fait que commencer à penser             » planète ».  L’individu à pas grand pouvoir sur ce qui se passe.  Les médias nous font trembler comme ils veulent.           

Pourquoi devenons nous complètement fous, intolérants quand il s’agit de sexualité alors qu’on accepte la violence comme étant un élément indéracinable ? 

Ça dépasse les besoins personnels.  On n’a pas encore les instruments de gouvernance qui permettent aux pays d’éliminer l’exploitation honteuse de nos systèmes économiques et la soif des multinationales.  Il y a trois idéologies qui dominent : le capitalisme, le communisme et l’Islam avec les terroristes (les amants du pétrole).  Combien de morts faudra-t-il pour que l’on prenne un chemin qui s’arrête davantage sur les besoins des humains ?    

Je ne manque de rien au Québec, c’est un petit paradis, mais ce n’est pas le cas dans le reste du monde et c’est ce qui me travaille le plus. 

Que peut-on faire pour aider la cause de l’homme ? Comment enrayer la misère? C’est incroyable qu’en 2009, il y ait des gens qui souffrent encore autant.   

C’est à mon avis, le besoin de se resituer par rapport aux religions et aux découvertes de la science.  

Il est normal de croire dans des principes religieux tant qu’on n’a pas la preuve tangible que leur réflexion est complètement sautée.    Pourquoi faut-il continuer d’y croire quand on sait que ça n’a pas de sens ?  Tout n’est pas mauvais dans les religions, mais elles ont été canalisées vers le  » pouvoir/profit  » plutôt que la vérité.   

Notre histoire est comme la poupée russe. Chacune contient la génération précédente.  Chaque poupée est nouvelle, tout en étant une réplique quasi-identique de la précédente. 

C’est la mémoire de notre ADN, le changement que la vie a apporté sur la nature qui modifie notre environnement et par conséquent, notre propre vie, car on a environ 80% de que ce que l’on est, sur lequel on a aucune mainmise, qu’y nous vient de l’ADN et environ 20% de notre rapport avec l’environnement, rapport qui constitue notre personnalité.                

Je vais continuer pour mon plaisir en espérant que ça intéresse une ou deux personnes. Il vaut mieux se payer du bon temps maintenant, pendant qu’on le peut encore, que de garder des réserves pour voyager et risquer de l’avoir fait pour rien ?  Pourquoi continuer à me ruiner, si je crois que je n’ai pas de talent.  Un besoin d’auto-encensement ?   Le coût de la vie permet-il de rêver ?

Je dois remercier la bibliothèque Memphrémagog pour m’avoir donné accès aux trois livres de Michel Foucault, livre disponible à la bibliothèque de Châteauguay.  C’est un service interbibliothèques extraordinaire.  Ça permet si un livre n’est pas disponible là où vous le demandez que la bibliothèque fasse une recherche dans les autres bibliothèques du Québec et le fassent venir si on le retrouve.  Je ne sais pas si ce service couvre toutes les bibliothèques du Québec, mais je crois que ça devrait.  Pas question de ne pas avoir accès à ce qui existe comme connaissances.  Super !  Ça nous permet d’avoir de quoi lire en attendant d’être vacciné.


13 Novembre 2009
La confession du vendredi.      

Vu de loin, j’étais quand même un drôle de numéro, un brin trop fanatique.  Est-ce juste la qualité du pot ou la vitesse avec laquelle je buvais qui l’emportait ?  La recherche du plaisir ou du bonheur ?  Est-ce la profondeur de mes sentiments vis-à-vis les gens que je voulais défendre quand j’étais journaliste ?  Une chose est certaine, je vivais et je ne me posais pas autant de questions qu’aujourd’hui. 

Même si j’avais voulu, comme tout le monde, éviter les problèmes avec l’Injustice, je croyais trop intensément à la liberté pour renier ce en quoi je croyais.  C’est drôlement fou d’avoir accepté de prendre le risque de tout perdre parce que je croyais dans la pédérastie.  Encore plus fou, de risquer de me faire tuer pour manifester, seul, contre les forces fédérastes.  Peut-être avais-je la tête surenflée du fait que les journaux rapportaient mes manifestations et publiaient à la tonne mes lettres ouvertes ?  Je ne sais pas.  Je croyais dans ce que je prônais.

Je sais seulement que ça n’a rien changé, que ça m’a rien donné et je ne regrette rien.  On peut me prendre pour ce qu’on voudra, j’ai au moins la fierté de savoir pourquoi j’agis.  Et, ce n’est pas la fortune, ni la popularité, puisque personne ne me connait et que je suis fauché comme un clou;   mais j’ai vécu des moments privilégiés.  J’ai appris que la vie est très belle.  Et, je sais qu’un très grand nombre de jeunes souffrent quotidiennement parce qu’il y a des ordures qui s’imaginent être les maîtres de la vertu et du monde.  L’intolérance bourgeoise (je pense aux itinérants) se marie très bien avec ce que nous vivons politiquement.  Le Québec en est en pleine régression.   

Je me demande si j’aurais autant bu, si ma vie avait été différente.  Je ne sais pas comment on peut « faire réfléchir » un jeune sur les problèmes de la boisson et de la drogue, mais je sais que c’est le pire ennemi des jeunes.  Le plaisir immédiat est au coeur du décrochage.  Comment peut-on leur apprendre à être fier d’eux, même s’ils sont différents ?  Comment empêcher un jeune gai de s’haïr ?   Notre société est hypocrite en se faisant croire qu’elle est ouverte ? 

Par contre, les recherches pour écrire Virus est en train de me démontrer que l’on agit dans la vie surtout pour le plaisir.  Que la répression sexuelle est le résultat normal de l’application des règles mises sur pied par l’aristocratie et la bourgeoisie, sous prétexte d’être meilleur que les autres.          

La pensée de cette époque n’est pas plus folle, et même moins, que celle que nous vivons maintenant.  Les hommes ont beaucoup vécu, mais on n’a pas tellement évolué.        

Certains sont même en pleine régression, en nous ramenant à l’époque de la grande noirceur.  Ça n’a plus grande importance pour moi, car je n’ai personne à convaincre. Je ne me bats plus pour réaliser des projets comme la Transquébécoise ou l’aéroport international de Drummondville, pour sauver la région de sa misère économique, je n’ai rien à perdre ou à gagner.          

Ça fait du bien de s’arrêter un peu à ce que l’on a fait de mal, selon les autres, et parfois, un peu selon soi-même.  Dommage que la vie soit un sens unique.

14 Novembre 2009
Pour aujourd’hui. 

Aujourd’hui, je prends des cours pour mieux vous servir.  A demain !      

C’est vraiment comique de voir jusqu’à quel point on peut être poche quand il s’agit d’apprendre quelque chose qui nous échappe.  Je me demande ce que je sais de plus qu’hier, sinon que c’est essentiel de refaire le point de temps en temps dans la vie.            

Que seront les années qui me restent à vivre ?  Que faire quand tes livres sont dans les bibliothèques de certaines universités et que tu en as pratiquement plus de copies?    

À date, j’ai choisi de permettre à tout le monde d’avoir accès à ce que j’ai déjà écrit en voyageant sur mes carnets Radioactif (blogs).  Effectivement, y paraît que le mot exact pour un blogue en français, c’est un CARNET alors qu’un article, c’est un billet. C’est au moins ça de pris.

Radioactif 556

novembre 16, 2022

Radioactif  556    

Texte de 2009, p. 1195      
07 Novembre 2009
Les esprits tordus.

 Ce fut tout une époque que celle de l’école libre parce qu’elle m’apprit des tonnes de choses que je n’aurais sûrement pas connues autrement.    

D’abord que la police peut monter complètement un scénario pour te faire mettre en prison.  Quand je me suis présenté en Cour, en 1974, je crois, un des jeunes témoins s’est mis à pleurer et à avouer au juge, qui s’est immédiatement récusé, qu’il ne savait pas, si ce qu’il disait était vraiment ce qui s’était passé ou si c’était ce que la police voulait qu’il dise. Le premier juge s’est récusé.        

Il a fallu un nouveau juge pour me planter, car j’ai admis dans mon témoignage qu’à l’invitation du meneur de jeu, j’avais, comme il le demandait, baissé et remonté immédiatement mes culottes.   Je ne portais pas de bobette. 

Le problème moral pour moi était le suivant : est-ce que ma foi dans la liberté sexuelle était juste des mots en l’air ?  Si c’était ce que je croyais, est-ce que je devais agir comme si la nudité était quelque chose de mauvais ?  Si je me respectais comment aurais-je pu refuser de jouer le jeu jusqu’au bout ?  

Ainsi, en témoignant, je me suis condamné moi-même parce que je ne me sentais pas coupable de quoi que ce soit,  bien au contraire.  Je ne pouvais pas nier ce en quoi je croyais.     

Le juge, un vieux salaud, à mon point de vue, à souligner que même si ça se passait en Europe (que des gens vivaient nus chez eux), je n’avais pas été désigné pour être le prof du quartier.  Un des pères des petits criait qu’il voulait me voir en prison ou qu’il me tuerait.  Ce ne sont pas des menaces de mort ? Un vrai fou.  Je n’étais pas un héros, mais je me tenais debout.    

Puisque la femme avec qui je vivais était aussi accusée, un an plus tard, un autre juge plus intelligent celui-là, a décidé de tout laissé tomber, car à son avis, nous en avions assez enduré.  Il faut continuer de nourrir les enfants, les envoyer à l’école, mais on ne peut pas travailler parce qu’à tout bout de champ, tu dois te rendre au procès.       

Une autre fois, je travaillais à la construction de la nouvelle école libre. J’y croyais et j’y crois encore autant, même si j’apporte des nuances.  Je dus aider un jeune à monter ou descendre par le seul trou qui nous permettait de passer d’un étage à l’autre.  J’ai dû le tenir par les fesses pour éviter qu’il s’écrase et se blesse.  Comme l’aurait fait n’importe qui. 

Une fille qui s’y trouvait a commencé à me donner de la merde parce qu’elle prétendait qu’elle avait vu dans mes yeux que j’étais content, que j’avais aimé ça. Quelle conne !   

C’est pourtant ce qui arrive dès que tu informes les gens que tu es pédéraste. On ne voit plus ce qui se passe, on interprète, on projette ses bibittes sur l’autre. 

Une telle peur puritaine de la sexualité est certainement un désordre grave. C’est encore pire qu’être pédéraste parce qu’on réagit en hystérique.    

08 Novembre 2009
Le silence ou en parler ?

Ma relation avec les jeunes se modifiaient dans le sens que je n’étais plus celui qui prend la chance de s’afficher avec quelqu’un qui l’intéresse, à travers une geste plus signifiant ; plus provoquant ; mais le gars qui en vivant à plein temps avec un petit gars devait apprendre à être complètement attentif à ses désirs pour ne pas le rendre mal à l’aise.         

Car, c’était ce dont on nous accusait, ceux qui aimaient les jeunes. Ce qui m’a probablement poussé à me demander pourquoi c’était mal.  Je ne le comprenais pas et je sais aujourd’hui que cette conception est basée sur une ignorance crasse de l’humain. Le monde est la somme de ses connaissances passées.

Comment savoir que ma vie de polymorphe sexuel (comme dit Freud pour caractériser les enfants) se canalisait à travers un mode de vie qu’on ne connaissait même pas au Québec : la pédérastie ?      Et,  je passais du stade de la curiosité à celui de rechercher le plaisir.      

Fort heureusement, en étudiant chez les Jésuites, j’ai appris que la Grèce antique existait.  Pourquoi à cette époque, était-ce un honneur d’avoir un beau serin (garçon) alors que chez nous, c’est le crime total, la monstruosité la plus globale, la plus sale ? 

Pire que le meurtre, il suffisait à un jeune qui a tué de dire qu’il avait été agressé pour qu’il passe du monde des coupables à celui des héros.  Qu’est-ce qui avait changé ? Où est la preuve que la pédérastie est mal ?          

Reconnu pédéraste, tu passais dans l’oeil des autres du statut de gars généreux à celui de profiteur dégueulasse. Tu descendais dans l’enfer de la haine de l’homosexualité.  Celui par qui tous les scandales arrivent.      

C’était l’époque où des policiers mettaient des caméras dans les toilettes, sous prétexte de poigner les homos, ce qui leur permettait de vivre dans la légalité leur transe visuelle personnelle.  Un moyen comme un autre de justifier qu’on soit voyeur. Ils étaient socialement vus comme chastes.  Des héros qui combattaient le mal sexuel.  

Cette atmosphère débile, de chasse aux sorcières, était due en très grande partie à l’omerta sur tout ce qui touche le sexe.

Puis, il y eut en 1967, le scandale des danseuses africaines se montraient les seins, puis, le scandales des gars qui portaient les cheveux longs

On était à l’époque où l’on nous prédisait la corruption totale parce que le mal se répandait surtout dans les grandes villes. Tout nous conduisait au mal, surtout la danse. 

On était et on est encore une société sexuellement malade.  Puritaine à l’excès. 

À voir les « vieux » tourner de l’œil, dès qu’on disait sérieusement le mot                « bizoune», il fallait sûrement que ce soit grave en maudit.  Personne n’osait contredire l’opinion publique.  C’était la folie collective de notre nation. On avait une peur affreuse du péché.  On ne voulait pas aller en enfer. Et, le seul péché qui nous dévorait, vivait entre nos deux cuisses.  

C’était encore pire si tu étais une fille.  Les féminounes sont les descendantes des plus scrupuleuses.  Celles qui n’ont pas su décrocher. Elles ont cessé d’évoluer. 

Pour elles, le sexe, même une main sur une fesse, ça faisait mal. Comme en prison, elle criait au respect, en espérant secrètement qu’au moins une personne finirait par s’intéresser à elle.  

Alors, pourquoi être assez fou pour commencer à en parler ?  Probablement, parce que la confession était le moyen de se purifier, de se justifier.   Parce que j’étais culpabilisé, même si je croyais en ce que je défendais, j’avais peur de me tromper : il n’y a que le fou qui pense avoir raison alors que tout le monde lui donne tort.      

À cause me ma foi, j’avais peur de me tromper et d’être un suppôt de Satan.  Tu n’es pas supposé le savoir quand le diable te possède. J’avais la foi aveugle de tous ceux qui croient dans le péché. Une vérité absolue.  J’avais peur de me tromper et d’être porteur du mal, du scandale.  Une très bonne raison pour ne pas se vanter.   Pourquoi te faire haïr pour rien ?  Tu fermes ta gueule, tout le monde t’aime ; tu dis ce que tu es, tout le monde te méprise.  C’est plus facile de se taire.  Pourtant, j’ai choisi d’en parler.

Je voulais montrer aux gens qu’il y a une différence entre un pédéraste et un homosexuel parce qu’on disait que les homos s’attaquaient aux jeunes garçons pour qu’ils le deviennent eux aussi. Comme dans les histoires de vampires!

Le deuxième élément était la folie dans laquelle les gens tombaient dès qu’ils entendaient que tu es pédéraste.  Du jour au lendemain, tu n’étais plus un «bon gars» comme on le croyait, mais un «trous-de-cul».  Le pire des salauds.  Le gars qu’on a le droit de tuer tellement il est vil.  Mais, en même temps, tu comprends que tout l’Évangile t’enseigne le contraire de ce comportement.   La société est-elle faite d’une bande d’hypocrites ?  Ils se prétendent catholiques en écrasant les autres. Pourtant l’Évangile te dit de ne pas juger ton voisin.  

Les plus scrupuleuses sont devenues les féminounes de l’époque.  Les féminounes sont la récupération des féministes (les féministes wokes), une pensée de droite religieuse, la même qui a toujours méprisé les femmes. Elles se sont arrangées pour qu’il y ait confusion entre les mots pédophiles et pédérastes pour justifier leur campagne de haine et de peur.  La religion de l’amour est vite devenue celle de la haine.        

Si Jésus a existé, il était d’une ouverture absolue face à la sexualité. Marie-Madeleine et St-Jean, l’amour des amours. La Bible, c’est différent.              

On est pas juif, ce n’est pas notre religion ; mais on la confond à la nôtre, probablement parce que ce sont les juifs qui mènent le monde et qu’on veut être du côté des plus forts. On est donc devenu des judéo-chrétiens.  C’était plus clair et plus facile  à comprendre quand j’étais jeune.      

J’étais fier d’être chrétien, car je crois que l’Évangile est la plus grande révolution ; mais pour que l’Église soit devenue aussi pourrie, il fallait qu’elle ait été pervertie par quelque chose : le pouvoir et l’économie. 

Les religions sont des moyens faciles de se faire de l’argent.  Il y aura toujours assez de gens naïfs pour que ce soit payant.  Rien de mieux que de faire croire que tu es un appelé de dieu en te lançant dans la grande lutte contre tout ce qui est sexuel.   Tu passes pour une sage personne. C’est comme les preachers américains qui ne cessent de te rabattre les oreilles avec la pureté jusqu’à ce qu’un journaliste s’aperçoive que sa sainteté sert à amener plus de « poules » dans son lit.        

Comme les psychiatres me l’avaient dit : tu ne seras jamais un danger pour les jeunes ; mais la société sera toujours un danger pour toi.  

Alors pourquoi en parler ?  Masochisme ? Rite de purification ?    

Non, c’était tout simplement un moyen employé pour me protéger contre moi-même, au cas où ce serait mal pour vrai. 

Je n’étais pas encore assez fort pour m’accepter comme je suis.  Je refusais tellement la possibilité d’être dangereux pour ceux que j’aime le plus que je créais tous les moyens pour les protéger, même contre moi-même.  Je me disais qu’il serait impossible d’être tout croche avec un jeune, si tout le monde le savait.  Ainsi, pas question de s’imposer à quiconque.  J’avais peur de nuire, de forcer le respect et le consentement.  En parler, c »était loin d’être de la provocation : c’était un mécanisme de défense.  C’était ma mission : qu’on dise enfin la vérité. La pédérastie n’est pas dangereuse contrairement à ce que l’on essayait de nous faire croire.       

Ainsi, si par hasard, tu tombes en amour avec quelqu’un et que cela soit mauvais pour lui, que ça l’étouffe, en le disant, tout son milieu immédiat peut le secourir.  C’est possible que tu te trompes en évaluant la situation.  Si c’est le cas, il sera protégé par son entourage. Le silence absolu est impossible. Qu’il en parle à une personne de confiance, ce n’est pas dénoncer, c’est savoir se protéger. Mais, si on parle de ces relations comme le mal absolu qui sera assez fou pour en parler ? 

Si ça ne lui convient pas, tu l’apprendras avec certitude. En fait, plus tu respectes le droit de consentement, plus tu t’assures que tout se déroulera pour le mieux pour le jeune. 

Ainsi, pas question d’avoir l’amour de quelqu’un, sans sa volonté, sans se soucier de ne pas l’écraser. 

Avec le temps, j’ai compris que la notion d’attachement dépend plutôt de la vie émotionnelle.  Avec les jeunes, à l’école livre, j’étais un oeil.  Je les observais et j’apprenais que leur beauté déborde le sexe.  J’apprenais à tomber en amour avec la jeunesse plutôt qu’avec les jeunes.

En parler, créait un monde de sécurité pour celui avec qui je tombais en amour ; car je le faisais sans secret.   Pour lui, tu étais le cadeau sur son chemin et non plus une boîte de pandore.  Et pour une fois, ce rêve pouvait continuer sans dépendre de l’âge.      

Mais, les moumounes ont commencé à exiger de mettre la photo des gens sur les poteaux.  C’est très différent du fait d’en parler, car le but viser, c’est d’amener les jeunes et les vieux à s’haïr, c’est créer cet atmosphère que je croyais dangereuse quand j’étais jeune : c’est-à-dire avoir assez peur pour devenir fou ou violent (c’est la même chose).  Devenir assez fou pour vouloir éliminer ceux qui pourraient en parler.

L’affichage était un moyen qui n’était pas une protection pour le jeune ; mais une raison de plus pour répandre la haine paranoïaque des pédérastes.  

La folie de la peur l’a emporté.   On a commencé à mettre des annonces à la tv demandant aux jeunes de se méfier de tout le monde.  Le régime de la peur fasciste, commençait.        

On est passé, comme le dit Nelly Arcand, dans un de ses livres au stade de la famille pédophile.   Au stade, où les parents sont obsédés par le sexe et la vie sexuelle de leurs enfants.       

La pastorale, selon Michel Foucault, a instauré une répression personnelle de la sexualité à partir de la confession, de l’examen de conscience.  

La bourgeoisie relégua petit à petit la vocation de lutter pour la chasteté des enfants aux parents, aux familles.  Le cercle tordu de la chasteté fut ensuite agrandi à celui des éducateurs et des médecins. Toutes les féministes se sont reconnues dans cette vocation abandonnée par les curés : surveiller ce qui se passe dans le pantalon du voisin.         


Radioactif 555

novembre 15, 2022

Radioactif 555

05 Novembre 2009
Notre différence.   

Depuis quelques temps, non seulement le fédéral nous attaque sur le plan de la Culture (avec la censure), la Cour Suprême se remet le nez dans le dossier de la loi 101 ; mais on perd sur le plan de l’application de nos valeurs, tout ce qui nous distingue du Canada et crée notre identité.      

Les fédérastes se sont attaqués parculièrement à deux notions « morales » qui nous caractérisent : le droit des jeunes et le registre pour les armes à feu.

Sur le plan des jeunes, le fédéral a modifié l’âge de consentement, passant de 14 ans à 16 ans.  Bien des parents ont certainement applaudi, niant que leurs jeunes aient droit à leur sexualité et à leur vie privée.  La liberté est un long cheminement qui demande d’abord d’évoluer, selon l’expérience de l’usage.         

L’âge de 14 ans était reconnu comme âge de consentement dans la Charte des droits du Québec laquelle fut copiée par les fédérastes de Trudeau, tout en faisant disparaître cette façon différente d’aborder la jeunesse.            

Ainsi, sans que personne ne puisse dire un mot, on a réorienté la « prétendue justice », en acceptant de passer de la « responsabilité » à la « surprotection ».  C’est toute une différence, car c’est l’approche qui change du tout au tout.    

En revenant à 16 ans, on nie l’intelligence des jeunes.  Ils sont trop niaiseux, trop innocents, pour prendre leurs décisions en ce qui les concerne sexuellement ; mais ils sont assez vieux pour choisir leur religion.  Il faut donc dès lors croire que la sexualité est quelque chose de mal ou de dangereux.            

Pire, on revient au temps, où quand j’étais jeune, c’était l’omerta total sur la sexualité.  On enlève les cours à l’école.  Comment peut-on aider des jeunes à être responsables, si on leur enlève les outils essentiels pour s’informer et se comprendre ?  (Ils iront s’informer sur internet et on pleurera ?) 

Est-ce qu’on peut aborder ici la sexualité sans être prisonnier de la haine des religions contre cet élément tout à fait naturel chez les humains ? 

Est-ce qu’on protège les jeunes, en les forçant comme nous à vivre dans l’ignorance crasse qui a caractérisé notre enfance et qui a donc formé notre vie morale ? 

Pourtant, la Commission des droits de la protection de la jeunesse est complètement aveugle à ce propos.  On dirait qu’elle ne reconnaît plus le droit à la vie privée des jeunes, de leur droit fondamental de choisir leur sexualité.  On revient à l’époque où tout était péché. Et, tous les libertins sont des vicieux.

Il est temps que l’on ait un enseignement positif de la sexualité. Il faut apprendre à dire clairement oui ou non ; j’aime ou je n’aime pas et exiger qu’il n’y ait jamais de violence, mais un consentement mutuel.         

Au Québec, on croit dans la valeur de la réhabilitation.  Au Canada, on pense comme les Américains : plus la sentence est élevée, moins il y aura de crimes.   Toutes les statistiques prouvent le contraire.  Notre approche est la meilleure.  Elle entraîne par la responsabilisation un taux moins élevé de crimes, mais pour justifier l’engagement de plus de policiers, il faut en créer d’autres.   

Faute d’avoir des statistiques qui nous donnent raison, on prétend qu’on n’ose pas en parler parce qu’on en a honte.  Comment peuvent-ils le savoir si on n’en parle pas ?  Leur vision n’est que la projection d’eux-mêmes.   

Nous devrions plutôt mettre ces argents sur une escouade pour retrouver les personnes disparues et solutionner les cas de crimes violents qui n’ont pas encore été résolus.  La police doit s’attaquer prioritairement aux crimes violents (le vol, l’arnaque, le viol). Les petites crossettes étaient l’objet des confessions, mais les confessions n’existent plus.

En fait, cette règle et la peur du porno sur internet ont pour but de remplacer les parents à la maison plutôt que d’offrir des instruments qui protègent réellement les jeunes.  C’est le côté négatif du fait que le père et la mère doivent maintenant travailler tous les deux à plein temps pour permettre à la famille de vivre dans un minimum de confort.  Le capitalisme est devenu un système antihumain. 

Est-ce qu’au moment où on poursuit une personne sur internet pour leurre, on peut justifier que la police emploie ce même système ?  Justice pour tous ?  Allo!        
 Je n’ai jamais compris pourquoi on n’interdit pas les pseudonymes sur l’internet.  Je comprends que cela peut-être utile, aider les personnes gênées, mais n’est-ce pas le moyen parfait pour encourager le crime sur internet ?  L’hypocrisie ?  Si je n’ai aucune mauvaise intention, pourquoi dois-je toujours avoir un pseudonyme ?  Que tu entres dans n’importe quoi, on t’identifie ensuite par ton pseudo. Ce sont les services qui le demandent.        

Et, maintenant, sous prétexte de la chasse, on est en train de faire disparaître un registre des armes à feu.  Je ne vois pas en quoi devoir enregistrer ses armes empêchent les chasseurs d’avoir des fusils ?  Sauf, qu’on ne peut pas comme aux États-Unis se promener avec son colt à la ceinture.  Sans être peureux, il est normal dans une société évoluée que tu ne sois pas armé parce que tu n’en as pas besoin.Ceux qui vont à la chasse ont le droit d’avoir leurs armes (elles peuvent aussi être louées), une fois celles-ci déclarées, pour la période où ils jouissent d’un privilège légitime ?  C’est quoi le problème ?  L’argent que ça coûte ?  Qu’on fasse une enquête policière pour savoir qui en a profité, si on croit que l’on s’est fait voler.  

Si ça brasse trop aux États-Unis, on regrettera peut-être un jour d’avoir cru que de posséder une arme est un droit individuel. C’est de la folie furieuse. Mais, pour les marchands d’armes, cette loi les empêche de faire autant de profit.  A-t-on encore une conscience, à part d’être opposés à la sexualité ?            

J’espère que le Québec réclamera et aura son propre système judiciaire, si au Canada on ne peut pas faire entendre raison aux commerçants d’armes.  Plus ça va, plus on se prend pour des États-Uniens.Le Québec doit d’urgence prendre possession des champs de compétence qu’il a besoin.  Nous n’avons pas de compte à rendre au fédéral puisque nous ne sommes pas signataire de la Constitution.           
    
 Avez-vous vu la bonne femme américaine qui nous donnait de la merde (aux actualités, hier soir, à Radio-Canada) parce qu’elle était contestée quand elle est venue voir « sa » mine qu’elle nous a laissé contaminée ?          

Il est urgent que nos gouvernements se tiennent debout et se rappellent qu’il y a des règles au Québec.  La merde écologique économique est encore plus capable de détruire des vies que des crimes sexuels sans violence.     

Si elle n’est pas contente qu’elle reste chez elle.  Nous devons créer encore plus d’instruments pour développer nous-mêmes notre économie, sans toujours attendre que les multinationales viennent faire leur merde et nous laissent payer pour leur manque de responsabilité.   

L’argent, c’est une chose ; mais ce ne doit pas être seulement ce qui guide notre exploitation et notre développement.  Les richesses naturelles ne sont pas inépuisables.  L’environnement doit être respecté par tous, même les étrangers qui viennent s’enrichir à nos dépens.           

Et, on a de la visite. Charlie !  J’espère qu’il paye ses dépenses et celles que sa visite occasionne.  Après tout, la Couronne britannique ne veut plus rien dire depuis le rapatriement de la Constitution par Trou d’eau…      

Ce sont encore autant de bonnes raisons pour que le Québec devienne un pays. 
           

06 Novembre 2009
Les Pouvoirs du Québec.          

Si le Québec veut survivre comme société distincte, il faut absolument que l’on change la façon de faire de la politique au Québec.  Comment insérer les droits de la personne dans les droits collectifs ?  Pourquoi les partis de l’opposition ne seraient-ils pas là pour améliorer les lois proposées plutôt que de devoir automatiquement s’opposer.   Faut-il avoir des partis politiques puisqu’ils sont incapables de sortir de leurs intérêts de parti ?  Comment échapper à la corruption ?     

Ce ne sera certainement pas le gouvernement fédéral qui nous aidera à créer cet environnement.  Les différences dans les intérêts de chaque partie du pays sont trop opposées pour créer un élan collectif vers le même but.   

Bientôt, ça ne vaudra même pas la peine d’avoir des députés à Ottawa.   Ce jour-là, il faudra devenir indépendant, si on veut continuer de se prendre pour une nation. Il faudra comprendre que si le Canada ne veut pas nous respecter et que nous nous respectons, il ne restera plus qu’à former notre propre pays.           

Si le Canada répond à ce que l’on veut vivre, on n’a aucune raison de ne pas vouloir être Canadiens ; mais ce sont les Canadiens qui refusent qu’on ait de l’air pour respirer.  Et, ça ne changera pas.    

Malheureusement, on n’est pas encore indépendant et ce serait très étonnant que ce soit une possibilité à court terme.  En attendant, il faut définir ce que le Québec veut être plus tard et se tenir debout pour l’appliquer.      

Un pays, c’est comme un enfant : il doit apprendre à se connaître dès l’enfance, car, il sera le produit de ce qu’il a été auparavant.  Les règles d’aujourd’hui sont ce qui fera le Québec de demain.    

Si on moumoune quant au besoin de règles pour sauver notre culture française, nous disparaîtrons. 

Par contre, chaque citoyen, quel que soit son âge, son sexe, son ethnie, sa couleur, doit être plus heureux de vivre ici au Québec plutôt qu’ailleurs.  Il faut songer, inventer un moyen pour savoir comment les Anglophones du Québec peuvent s’intégrer et se sentir aussi citoyens que les francophones.  Qu’est-ce qu’un Québec français doit être pour que même un anglophone soit heureux d’y vivre ?  Le problème de la langue existe à cause de Montréal.  Il repose surtout sur la langue de travail.  Les immigrants sont souvent plus fanatiques pour l’anglais que les Anglophones eux-mêmes.  Pourquoi ?          

Un jour, quand nous aurons évolué, nous pourrons choisir le pays (n’importe lequel sur la planète) dans lequel on veut vivre parce qu’il répond davantage à notre personnalité.  Mais, l’économie aura appris la nécessité du partage et le respect des individus et des pays.  Pour le moment, économie est synonyme de mafia.        

Dans notre situation, il est impératif de modifier notre perception de ce que doit être le gouvernement et l’opposition.  Le but premier ne doit pas être l’intérêt des partis politiques, mais du Québec en général. 

On dirait un discours de Robert Bourassa lorsqu’il disait que « les intérêts supérieurs de la nation du Québec » doivent toujours l’emporter.  C’est le seul moyen que l’on a pour maçonner le pays que l’on veut. 

Ce n’est pas une question de fanatisme : si le Canada nous laisse vivre notre culture comme on veut, s’il nous respecte économiquement, nous ne serons pas indépendantiste juste pour l’être. Si on veut notre pays, c’est à nous d’en créer un qui soit plus performant, quant à nos valeurs, que le Canada.  Le Canada ne veut rien savoir de nous.    

Le Québec doit être un endroit où tout individu peut vivre le plus librement possible, en autant qu’il ne soit pas violent et respecte les autres.  Notre différence est basée aussi sur le respect des droits de la personne.  Le Québec a été le premier état au Canada à se doter d’une Charte des droits de la personne que l’on a déjà charcuté avec l’âge de consentement et les accommodements raisonnables comme on a fait avec la loi 101 et qu’on est en train de le faire avec le registre des armes à feu.        

Ce n’est pas qu’une question de registre, c’est une question de philosophie : aucun individu (sauf parfois les policiers) n’a besoin d’arme au Québec.  Les chasseurs qui enregistrent leurs armes les ont quand même, elles ne sont pas confisquées.  Voilà un autre débat où l’on essaie avec les mensonges de nous «enfirlouapper».
 
Si le Canada ne veut pas de nous, il n’a qu’à nous empêcher d’être nous-mêmes, et un jour on devra avoir assez de couille pour refuser de se mettre à genou.

En attendant, les partis politiques du Québec devraient s’unir derrière des revendications et forcer, s’il le faut leur application, au Québec.  L’Assemblée nationale est notre gouvernement, pas Ottawa ou la Cour Suprême.       

Si la loi, le système judicaire est un pouvoir fédéral, son application au Québec est un pouvoir provincial   

Si Charest est honnête, il fera en sorte que le registre existe au Québec, indépendamment ce de que le Canada décide.  Pas d’armes non enregistrées au Québec. On n’a pas besoin de ça.  Et, c’est je crois un instrument essentiel pour la police.  Personne d’autre.

Qu’on aime la police ou pas, il faut être assez intelligent pour en reconnaître la nécessité et le besoin de lui donner les moyens de combattre le crime.  Moins il y a d’armes, moins il y a de chance d’avoir une société violente. Personne ne devrait avoir besoin d’être armé au Québec.        

Ça ne doit pas coûter des milliards pour se rendre à un bureau de la police et enregistrer son arme.             

Le temps des cauchemars

novembre 14, 2022

Super content. Le 11 du 11 en 2022, j’ai reçu les copies de mon dernier livre  LE TEMPS DES CAUCHEMARS.  Huit nouvelles, huit histoires.

Radioactif 554

novembre 14, 2022

Radioactif  554         
Texte de 2009, p. 1182    
L’école libre 1.

L’idée d’une école libre, comme à Summerhill, en Angleterre, a joué un grand rôle dans ma conception de l’éducation.  Au début, je n »y voyais que le mot           » libre ». Le droit pour un jeune de vivre sa sexualité, sans se faire mener par le bout du nez par des adultes.

Vivre cette expérience a élargi mon horizon à d’autres réalités plus importantes chez les jeunes que leur sexualité.  J’ai pu constater jusqu’à quel point c’est vrai de dire que le gars et la fille sont égaux, mais aussi totalement différents. Est-ce que cette différence est génétique ou acquise à cause de notre éducation ?  Probablement due aux deux et à la religion.   

Cette liberté chez les enfants, sur le plan sexuel, particulièrement, me fascinait.  Est-ce qu’un jeune, libre de vivre comme il veut sa sexualité, sera intéressé à partager son plaisir avec un adulte ?  Est-ce que ça l’intéressera ? Pourquoi la sexualité était-elle interdite aux jeunes ?  Quel danger la sexualité représente-t-elle pour eux ? L’interdit repose-t-il sur des raisons valables ou des conneries ?

Je préférais déjà un petit Jésus qui jouait aux fesses et qui comprenait les humains, à un Dieu qui nous dicte comment agir, sans même savoir ce que c’est d’être tenté.  Pauvre dieu, il lui manque une expérience fascinante.     

Les féminounes (qui sont aux féministes, ce que sont les talibans aux musulmans) avaient déjà commencé leur désinformation, en prétendant qu’aucun jeune ne pouvait avoir du plaisir et ressortir plus émancipé, en ayant une relation sexuelle avec un adulte.  L’obsession d’alors était de nous priver de voir des revues cochonnes.   

Par contre, les vrais féministes commençaient leur lutte pour l’égalité. Les hommes étaient tellement machos que je me demandais ce que les femmes pouvaient leur trouver d’intéressant ?  Pédéraste, je me trouvais mille fois plus respectueux qu’eux envers les femmes.          

On a le droit de jouer aux fesses ensemble seulement si on a exactement le même âge, si on est marié et qu’on veut des enfants.  Cette folie existe encore. Peut-être même plus que jamais.           

À cette époque, le féminisme n’en menait pas large.  Même les femmes rejetaient souvent le besoin de s’affirmer comme étant une femme.       

Quant aux jeunes, c’était clair comme de l’eau de roche : si tu pensais au sexe, tu étais un vicieux.  Et, je considérais être vicieux bien moins problématique que de toujours essayer d’être chaste.  Pourquoi se priver de plaisir ?  La vie est-elle un sacrifice ?  Est-ce que tu nuis vraiment à un autre en le touchant, en lui procurant du plaisir ?         

J’aurais jamais cru que c’était le chemin qui m’amènerait à croire dans l »égalité homme-femme au point de croire que ta « sexualité » n’a pas d’importance, dans le sens d’être un homme ou une femme. 

C’est une folie que de compartimenter les hommes et les femmes en fonction de leur anatomie sexuelle. C’est une folie que de devoir isoler les gais.  C’est une folie que de voir la sexualité figée dans l’obligation de la procréation.  C’est une folie parce que ce n’est pas notre réalité humaine.  C’est une folie  » économique  » que de croire qu’à compétence égale une femme doive être moins bien payée qu’un homme. C’est évident. De ce côté, je suis mille fois plus féministe que bien des féministes. Je suis contre l’asservissement de tout individu à un autre. La liberté individuelle est ce qu’il y a de plus précieux de notre être.

C’est une question plus qu’essentielle quand tu aimes les jeunes et que, pour rien au monde, tu voudrais leur nuire. 

La pédérastie peut être positive pour un jeune, en autant qu’il n’y ait pas de violence, d’intimidation, de chantage entre lui et l’adulte. J’ajouterais même que dans un monde idéal, il n’y aurait pas de cachette.  Mais, je n’en étais pas encore certain et ça me créait tout un questionnement entre deux aventures. Je vivais ces plaisirs sans me poser la question à savoir si les jeunes aimaient ça; car c’était évident que oui.  Et, je n’en étais pas privé. C’était évident qu’ils aimaient ça.  Fallait les voir quand ça se passait pour ne pas en douter. Plusieurs étaient même bien plus éveillés que moi. Ils m’en montraient.           

J’apprenais qu’il fut une époque où le jeune se liait avec un adulte pour apprendre, pour être son apprenti.  L’époque de Léonard de Vinci nous a donné les plus grands artistes que nous ayons connus.   Loin de créer des êtres rabougris par ce système de transmission du talent à travers les générations, cette expérience donnait des résultats incroyables pour les jeunes.  Les talents explosaient.  Et, le maître couchait avec son disciple. Il lui montrait comment faire jouir une femme, disait-on. 

Le discours social que j’entendais était contraire de tout ce que je vivais.   
 
Mon expérience de la vie me prouvait que c’était absolument faux de prétendre qu’un jeune garçon (je ne sais pas pour les filles) sortait d’une expérience gaie, tout croche et en larmes pour le reste de sa vie.  Je savais que ceux qui cherchent à renouveler l’expérience ne peuvent pas avoir haï ça. 

Comme tout le monde, en même temps, je pensais que le sexe ne devait pas exister à l’air libre.  Hors procréation point de salut.  Je vivais, mais je culpabilisais.  Je me disais que je ne pouvais pas être le seul à avoir raison.

J’étais trop religieux pour échapper à cette maladie de l’âme.  J’aurais bien voulu, comme on disait, ne pas être vicieux ; mais je l’étais;  quoique je croyais déjà que nos puritains sont complètement débiles en se croyant des êtres supérieurs.  Malgré les grands discours, je ne croyais pas dans ce que l’on nous racontait.  Avec le temps, j’y crois encore moins, mais cette fois mon opinion est assise non seulement sur mon expérience de vie, mais aussi sur de très nombreuses études sur le sujet. J’ai connu les textes de W. Reich, de Fourrier, entre autres. 

Je ne savais pas encore que les normes morales s’étaient implantées depuis des millénaires à cause surtout de l’ignorance crasse que les gens avaient de la sexualité.  Seuls les religieux prétendaient tout savoir sur le sujet, mais leur vision était celle de ceux qui croyaient encore devoir tuer, à nom du dieu de l’Amour, ceux qui ne partageaient pas leur point de vue.  L’inquisition morale.           
 
J’étais loin de savoir que le peuple en général n’a pas été prisonnier de cette phobie bourgeoise avant le 17è siècle. Que le peuple vivait normalement sa sexualité, sans se casser la tête ; alors que les bourgeois devenaient quasiment fous à vouloir être mieux que l’autre.  Ces pauvres bourgeois pour transmettre leur rang et leur richesse devaient créer une classe à part, se croyant supérieure au peuple d’où leur morale pour se protéger des moins bien nantis.    

Ces doutes étaient normaux puisque jusque-là, le sexe n’était que des attouchements, des regards furtifs, des tentations omniprésentes.  La sexualité, c’était comme prendre une bière, un plaisir fou.  Coller un plaisir à la beauté. J’étais loin de penser que ces aventures pouvaient avoir une vie plus longue que le temps des rencontres.  L’omerta était totale.   Pour qu’une relation dure, je croyais qu’il fallait trouver une femme.            
 
Je dois avouer que dans ma jeunesse je voulais absolument un jour être père ; mais je n’arrivais pas à trouver une fille et j’avoue que je ne le cherchais pas tellement.  J’en ai toujours été privé (sauf environ trois essais) et je ne m’en porte que mieux.     

30 Octobre 2009     
L’intérêt en éducation…

Le principe de la Maison des enfants était de laisser les jeunes libres, comme dans le cas de Summerhill, mais on allait encore plus loin : les adultes n’interféraient pas avec les jeunes, sauf si on le devait absolument à cause de la violence. Pas question d’être directif.  Les adultes se tenaient avec les adultes et s’occupaient des jeunes que si l’un d’eux venait l’inviter à se joindre à lui.  

On croyait que les enfants devaient diriger leur horaire et leur formation.  Ainsi, si le jeune était tenté un matin par le français, il allait trouver le spécialiste chez les adultes et se faisait donner un cours.  Summerhill a prouvé que les enfants récupèrent tellement vite que souvent ils prennent de l’avance quant à ce qu’ils apprendraient dans une école conventionnelle, tout simplement parce que ça les intéresse au moment où ils choisissent leurs activités.              

En fait, l’école devenait un milieu de vie.  Un endroit où le jeune était bien et c’était là où on voulait vivre avec ses amis.  Il pouvait choisir ses sujets d’études comme il pouvait tout simplement jouer à la place d’apprendre. Un élément qui est très important pour amener les jeunes qui ont de la difficulté à l’école de progresser sans se sentir forcer et se décourager.  Pas de limite de temps.  Tu apprends à ton propre rythme.  Le plus important en éducation est de comprendre que pour chaque étudiant le plus important : c’est lui.

Les jeunes adorent le théâtre pour la plupart à cause des déguisements.  Pourquoi ne pas leur offrir, en autant que ce soit eux qui créent les objets dont ils ont besoin ?  Ils créent aussi l’histoire et leurs personnages.  C’est très intéressant, car on constate que les jeunes ont une imagination incroyable. De plus, ce principe fait ressortir toute l’importance de    « l’estime de soi» chez les jeunes.         

Les jeunes veulent apprendre quand la nécessité se manifeste.  On fait un effort, si on doit le faire absolument. C’est surtout vrai chez les gars. On dirait qu’ils sont plus paresseux que les filles.  Les gars veulent des jeux plus physiques, plus sportifs ou s’évacher.   

Ce principe m’a d’ailleurs aidé quand j’étais étudiant à l’université.  Dans un de mes stages, je donnais des cours de français à des jeunes soudeurs.  Comment intéresser des gars en soudure au français ?  Surtout, qu’à Montréal, ce n’est pas la discipline que l’on voit comme la plus importante.  À force de me questionner, j’ai créé un projet et j’ai trouvé un sculpteur.  Pour avoir droit de travailler durant l’été suivant à réaliser une sculpture (avec salaire), il fallait rédiger un cv et se vendre pour être un des chanceux.  Pour y arriver puisque les fautes comptaient, mes cours prenaient une toute autre dimension.  Ce fut un succès.  La sculpture a été réalisée devant l’école Honoré-Mercier.   Je n’aurais jamais réussi, si je n’avais pas vécu avant l’expérience de l’école libre. 

Pour un décrocheur, le retour à l’école signifie un projet à réaliser. 

On n’apprend pas une langue pour la langue ou les mathématiques, parce qu’on aime ça, mais parce qu’on en a un besoin absolu.  Les gars haïssent apprendre des choses inutiles ou qui le semblent.  Les gars aiment avoir de la discipline sous l’emprise d’un gars cool, donc, affectueux.          

Les jeunes te connaissent avant même que t’es commencé tes cours.  Ils sont comme les chiens, ils reniflent ce que tu es dès que tu les abordes.  Ton année scolaire sera à l’image de ton premier cours.  Le premier cours doit être un observatoire.  Tu dois immédiatement déceler qui sont les chefs, quel genre de jeunes constituent ta classe et leur montrer que c’est toi le boss dans la classe. Tu es le chef quand les élèves décident que c’est toi le maître. Ils te testeront de mille façons avant.  

Indirectement, c’est grâce à l’école libre, que j’ai appris la nécessité d’avoir de la discipline et de te faire respecter. C’est le moyen à prendre pour être aimé.  J’ai toujours adoré mes élèves.  Ce furent mes meilleurs professeurs. 

Je n’étais pas membre du personnel de l’école libre,  mais la femme avec qui je vivais y envoyait son garçon et sa fille.  Je connaissais l’école pour y rendre visite, recevoir les invités des jeunes de notre maison et surtout, parce que j’ai travaillé à la construction de l’école à St-Hilaire.  J’étais nul comme manuel, mais je faisais ce que l’on me disait ou qu’on me montrait à faire.  J’y ai travaillé durant de nombreuses heures.  Ce fut une belle expérience.

31 Octobre 2009     
La discipline nécessaire…à la liberté.

Aussi incroyable que ça puisse paraître, c’est à travers l’expérience de l’école libre que j’ai découvert que les enfants ont absolument besoin de discipline, si on veut qu’ils réussissent.         

Être un troupeau uniforme, ce n’est pas de la discipline, c’est s’arranger pour avoir le moins de problèmes, de soucis ou d’interventions possibles.   

L’éducation sert au contraire à développer l’autonomie personnelle, l’estime de soi et le goût de la réussite.  Pour que tu puisses vivre ce but, tu dois adorer ton travail de prof. Tu dois adorer les jeunes.           

Tu ne peux pas faire une composition, s’il n’y a pas d’ordre.  Une école libre, c’est mille fois plus de travail qu’une école conventionnelle pour un prof parce que tu dois compter sur l’improvisation pour rendre chaque minute enrichissante.  Apprendre à tourner chaque minute, chaque situation, en ta faveur. Une composition de classe, c’est passionnant, mais super exigeant.     

On imagine mal le pouvoir de trente petits ensemble, surtout s’ils ne veulent rien savoir.  C’est comme pour le décrochage, le jeune qui revient fait un tel effort qu’il est en droit d’exiger une attention particulière.  Pour qu’un gars aime l’école, il doit pouvoir en sentir le bénéfice le plus immédiat possible.  Il ne veut pas perdre son temps aux choses inutiles : sagesse ou paresse intellectuelle ?  Pour ça, il faut de petites classes. L’économie n’a pas d’âme et aucun respect pour la vie. Mais, un jeune carbure aussi aux rêves et aux idéaux.  Faites tomber le joint, le pot, la mari, les problèmes familiaux et vous faites tomber une bonne partie du problème de décrochage.            

Être prof, c’est une maudite job.
  Les parents qui chialent le plus sont habituellement ceux qui ont de la difficulté à élever leurs deux ou trois rejetons et qui viennent te dire comment agir quand tu en as trente devant toi. Les parents sont essentiels dans une école, en autant qu’ils fassent leur travail de parents, là où ils doivent le faire, chez eux. 

Pour que les enfants évoluent, il doit y avoir une grande complicité prof-parent. Habituellement, on ne voit pas les parents qu’on aurait besoin de voir.  Ceux qui viennent nous voir, c’est pour entendre les louanges à propos de leur flos.  

Puisque je vivais à plein temps avec les deux jeunes, Suzanne, allant à l’école, j’ai pu constater que la vie de parents qui favorise l’école libre, ce n’est pas du gâteau.  Tu ne peux faire que de ton mieux.  Mais, cette expérience fut une des plus enrichissantes de ma vie.  J’ai pu vivre comme la femme à la maison.  J’ai appris que c’est un travail à plein temps.                    

Aujourd’hui, les deux parents doivent travailler parce que l’économie l’exige.  Un
parent seul ne peut plus arriver à nourrir sa petite famille et lui offrir tout ce qu’elle a besoin, On oblige les couples à travailler tous les deux pour avoir un minimum.   L’économie est la pire forme de deshumanisation.           

Tu peux avoir beaucoup de discipline dans une classe, tout en ayant pourtant une sensation de plaisir, de bonne humeur, de liberté. La discipline n’est qu’un outil pédagogique quoiqu’elle soit indispensable.  J’ai toujours eu une discipline de fer dans mes classes.  Ce n’était pas parce que je leur faisais peur. Je suis tout petit ; mais il savait que je les aimais et que j’agissais pour leur bien. Il se créait une complicité entre nous comme dans la pédérastie.         

On dirait que l’on essaie d’inventer une école où travailler, ce n’est pas travailler.  C’est aussi à ce que je rêvais, (le plaisir d’apprendre),  car je me disais que le propre d’un jeune, c’est de jouer ; mais inventer une école à travers le jeu, c’est loin d’être aussi facile à faire qu’à dire.

Là-dessus, j’ai échoué.  J’ai dû être plus conventionnel. Il y a une différence entre être constipé ou avoir une classe vivante, surtout grâce à l’humour. 

Évidemment, la notion de discipline n’est pas la même pour tous : être moumoune ce n’est pas faire preuve de discipline.  Manquer de mourir cardiaque dès que t’entends une farce un peu salée, ce n’est pas de la discipline, c’est être borné. C’est une des caractéristiques de notre discipline actuelle.  On féminise tous les rapports, y compris le prolongement des sermons qui nous ont tués quand on était jeune.  On a tellement peur de faire se planter qu’on ne sait plus réagir avec tendresse. 

La compassion ou féliciter un élève ou le rabrouer est devenue du harcèlement sexuel.  Le Québec a un maudit problème à se débarrasser de ce qu’on nous faisait croire sur le plan sexuel.  On régresse au lieu d’évoluer.        

À l’école libre, il fallait le moins souvent possible intervenir pour que les adultes ne soient pas une  » autorité  » ce qui est, à mon avis, la pire faute que l’on puisse commettre en éducation. 

Les petits enfants-rois qui ne vivent que ce qui leur passe comme caprices, c’est le moyen le plus sûr de faire des enfants gâtés, incapables de se limiter et de survivre aux problèmes à affronter devenu plus vieux.            

Cette perception est née du fait que je trouvais que si les jeunes avaient droit d’être libres, ils avaient aussi le devoir de nous respecter.  Je trouve normal qu’on exige des jeunes de ramasser leur gâchis, ce qui était vu comme un comportement fasciste.  Je ne trouvais pas normal que des jeunes puissent se tirer le dessert par la tête et que ce soit, nous les adultes, qui doivent ramasser les dégâts.  Trop de liberté, c’est comme pas assez.   

Il faut faire comprendre pourquoi on agit de telle ou telle façon.  J’ai aussi appris qu‘il faut créer une ambiance où c’est plaisant d’être ensemble.  Je crois que les enfants sont capables de sentir en nous, voyant si on les aime ou si on les déteste. Ils ont le flair.  Dès le premier cours, ils savent quelle sorte de prof tu seras.  Comment font-ils ça, je ne le sais pas, mais c’est immanquable.          

L’école libre m’a aussi fait prendre conscience que les jeunes savaient être très manipulateurs.  Dès que je gardais les enfants, tout marchait sur des roulettes et dès que leur mère arrivait, c’était la guerre totale entre le gars et la fille, les hurlements, les crises, ça n’en finissait pas. 

J’ai compris aussi que parfois ces crises n’étaient qu’un moyen d’attirer l’attention. Forcer l’adulte à prendre pour l’un ou pour l’autre. Tu deviens fou quand tu vas au magasin et que le jeune commence à faire une crise.  Et ils savent vite en profiter.   Un enfant complètement libre, c’est l’enfer.      

C’est avec l’école libre, que j’ai compris que les adultes avaient aussi des droits.  Qu’on le veuille ou non, plus tu vis plus tu as une connaissance de la vie… Ce n’est pas une maladie que d’être adulte.


02 Novembre 2009
Le besoin d’une grande réflexion…

Grâce à l’école libre, où je n’étais qu’un spectateur, quoique j’aidais à définir l’idéologie et construire l’école, j’ai pu comprendre que notre société d’adultes ne peut concevoir aucune autre structure que la monogamie, la famille nucléaire comme mode d’expression sexuelle.      

Un gars normal, c’est attiré par une femme ; les autres sont des vicieux… Un homme normal a pour but principal de procréer et les petits doivent être élevés par la maman… C’est qu’on le veuille ou non, ce que pensent presque tous les Québécois.  D’ailleurs, on ne veut pas aller plus loin dans notre réflexion sur le sujet.

Pas étonnant qu’au fédéral, on fut assez borné pour augmenter l’âge de consentement, au détriment de la réalité des jeunes.  On ne s’est même pas rendu compte que le fédéral venait d’un trait d’éliminer tout ce que la Charte québécoise des droits de la personne avait de plus progressif.          

Les gens qui voulaient des changements ne les voyaient qu’à travers leur propre situation.  C’était une expérience pour tuer leur monotonie. On voulait bien croire que la sexualité est une nécessité naturelle, rattachée autant au plaisir qu’à la procréation, mais on avait en même temps peur de se tromper et d’empirer la situation.   Qu’en dirait Dieu ?           

L’aliénation consiste à embrasser les cordes qui nous tiennent prisonnier.  Et, sur le plan sexuel, nous sommes encore trop profondément chrétiens pour admettre que les interdits sont assis sur rien de légitime.        

Notre ouverture d’esprit toute québécoise est semblable à une réflexion d’une des mes connaissances, lors de la dernière fête de la fierté : « C’est bien de laisser les gais s’exprimer.  Ce le sera tant qu’ils auront un espace bien à eux ».     

 Il faut garder les pervers entourés de gens bien et éviter les dispersions.  Le Village gai est un lieu touristique pour la majorité de la population.  On s’y rend pour voir, mais les fesses serrées, même si c’est un des endroits les plus sûrs de Montréal.

Beaucoup d’adultes rêvent d’aller voir ailleurs.  Évidemment, c’est un besoin qui tourne toujours autour de la sexualité.  Ce qui était déconcertant, ces personnes qui rêvaient d’un nouvel ordre social sexuel étaient souvent les plus fascistes quand il s’agissait de juger les pédérastes, gais ou efféminés.   Eh non, ce n’est pas la même chose. Eux, pensait-on, ils sont dangereux pour nos enfants.      
 
Les hétéros pensent qu’il n’y a qu’eux qui savent vivre. Les autres sont des dégénérés.  Malheureusement, ils n’ont jamais lu beaucoup sur l’histoire de la sexualité, car ils se rendraient compte qu’ils ont peut-être été ceux qui se sont fait le plus emplir. 

Les bourgeois ont une morale qui satisfait à la fois l’ascétisme religieux et l’économie (qui s’occupe de la santé, surtout de la santé mentale).       

Je reviendrai sur le sujet ; mais cette réalité m’a fait prendre conscience de la nécessité d’avoir une réflexion nationale sur la sexualité au Québec.   Le besoin d’en parler librement, sans se faire crucifier sur la place publique.  Passer d’une vision religieuse, à la réalité, aux connaissances scientifiques du sujet.  Cesser de penser comme TVA ou les féminounes de Radio-Canada.     

La libération sexuelle au Québec est beaucoup plus large que les  » déviations », aux yeux des hétéros ».  Elle porte aussi sur notre éducation et ce que nous voulons laisser aux jeunes qui nous suivront.   Est-ce que prétendre que la sexualité est mauvaise est la raison pour laquelle on la craint tant ici ?  Est-ce une forme de paranoïa ?  Bien des gens, même à la Commission des droits de la personne et la protection de la jeunesse, auraient besoin de retourner à l’école et être remplacées par des esprits moins tordus.          

Je lis présentement le deuxième livre de Michel Foucault : Histoire de la sexualité, l’usage des plaisirs.    Il explique comment nous en sommes venus à une sexualité aussi dirigée.  Fabuleux de voir comment notre perception de la sexualité est basée sur des erreurs monumentales.   

Mon petit Virus (dans le livre du même nom) ne sert qu’à les faire découvrir à travers un pseudo-quotidien à l’époque de Platon.   Ce livre est tout de même appuyé autant que possible sur une recherche.  Tout est en référence avec la culture de cette époque.  

Mes livres sont une critique de la société, même s’ils ont l’air d’être niais, tellement je me sers de la dérision.

Ça leur donne une allure un peu folle. Et,  si c’est parce que l’auteur est fou, tant pis, l’important c’est de toujours être un fou heureux.

Radioactif 553

novembre 13, 2022

27 Octobre 2009     
Les accommodements raisonnables…

C’est pourtant clair : les religions doivent obéir aux règles de la laïcité et à l’égalité entre les hommes et les femmes.

Avoir le droit de religion, c’est pouvoir croire dans le dieu qu’on veut, de participer aux rites de la religion qu’on veut ; mais si on veut vivre notre religion, ça se fait à la maison et au temple.  Pas de religion dans les lieux publics, y compris et surtout, dans les écoles.  Pas de lavage des cerveaux à l’enfance. C’est bon pour toutes les religions.      

Un parent, qui veut que son enfant soit élevé selon sa religion, la vit chez lui et participe aux cérémonies religieuses de sa communauté.  C’est au temple que le jeune doit entendre parler de religion, pas à l’école. On s’imagine que l’école est un bouche-trou qui doit remplacer les parents.  Et, l’enfant ne doit pas être éduqué dans un cocon religieux.  

Ce n’est pas de l’intolérance, de faire une nuance entre religion et les rites religieux. 

C’est la même chose, la même règle pour tout le monde. Les religions ont chacune leurs rites ; les rites ne sont pas la religion. Les rites sont des formes de prosélytisme, si elles s’étalent au grand public. Si une religion ne peut pas obéir à cette réalité parce que ses rites sont trop arriérés, elle n’a qu’à les modifier. Comme on l’a fait pour les vendredis dans la religion catholique, jour durant lequel on ne pouvait pas manger de viande ce jour-là          

Si tu n’aimes pas ça ou tu ne veux pas apprendre le français. Installes-toi n’importe où ailleurs au Canada.  C’est pourtant clair et simple. 

Si je vais Arabie Saoudite, ce n’est pas eux qui vont changer leurs lois, mais moi comme étranger, c’est moi qui devrai me conformer à leurs lois. Et, si je ne le fais pas, c’est à mes risques et péril.  

Si les religions juives et musulmanes ne sont pas capables de s’adapter à la vie moderne, ce n’est pas notre problème.      

Notre petite bourgeoisie à la Taylor-Bouchard pense que nous sommes les intolérants.  Ils réfléchissent en bourgeois idiots et voudraient que l’on fasse pareil.  Il faudrait être d’accord avec leur manière de ramener l’immigration à un besoin économique.  Allumez ! Ce sont des humains pas de machines à sous.

28 Octobre 2009     
Construction et Hydro-Québec.

Quand on entend les nouvelles de Radio-Canada, nous parler de l’éléphant blanc d’Hydro-Québec à Bécancour, on se demande bien si une Commission d’enquête sur la construction ne devrait pas couvrir aussi Hydro-Québec ? Tant qu’à y être pourquoi ne pas étudier les infrastructures qui ont été mises en œuvre pour compenser la fraude mondiale que l’on nomme crise économique?   Y a-t-il encore une personne honnête dans le milieu bourgeois et bourgeois+ ?           

N’est-ce pas bizarre que le Québec se lance dans des travaux pour augmenter sa production d’électricité (en sacrifiant de nouvelles rivières), alors qu’un éléphant blanc pouvant éclairer une ville comme Laval dort à Bécancour et nous coûte 150 millions par année, à cause d’un surplus de production ?  Si ce n’est pas un scandale, qu’est-ce qu’un scandale ?          

On se fait avoir de tous les côtés.  Quand je disais que notre système est une mafia générale mondiale, je ne croyais pas que les racines étaient aussi bien plantées, aussi profondes, au Québec.  Le prochain gouvernement devra avoir un programme solide, efficace pour éliminer tous ces vols légaux.          

Il faut nourrir les banques alimentaires et augmenter les endroits où peuvent nicher les itinérants avant de nourrir cette bande de salauds en cravate.        

On a dû fumer jusqu’à ce que le stade olympique soit payé, avant de nous faire arracher les oreilles avec le cancer des poumons dû aux cigarettes (et non à la pollution automobile).  Pourquoi nos gouvernements ne pourraient-ils pas s’assurer que les cigarettes ne contiennent pas de poison et nous laisser fumer ?  Ce doit être possible ? 

C’est comme la grippe : c’est payant en kâliss pour les multinationales qui font les vaccins d’être l’offre et la demande.  On nous dit que l’on est dans le pic, le pire de la crise, la deuxième des quatre semaines, et qu’il faudra environ deux autres semaines avant qu’on puisse se faire vacciner.  Est-ce à dire qu’on sera vacciné quand la grippe sera passée ?        
 
Pourquoi créer un tel mouvement de panique et d’hystérie ?  Qu’on nous dise quand et où aller se faire vacciner et qu’on cesse de semer la peur.  Si on ne peut pas être vacciné, parce qu’on n’est pas dans le bon groupe, alors je dirais comme disait ma mère : prier.  C’est tout ce que l’on peut faire.      

Le film sur Michaël Jackson finit en disant qu’on a quatre ans pour changer les choses, car autrement il sera déjà trop tard.  This is it.  Pour l’économie, on fera disparaître l’espèce humaine.  
 

28 Octobre 2009     
Réveille Ignatieff ! Bravo le NPD !       

Quand j’ai lu le livre de Michaël Ignatieff sur les droits de la personne, j’étais ébahi par sa conception sur les droits de la personne, droits créés expressément pour protéger l’individu, seul, comme les pédérastes, les pédophiles, les prostituées, en fait,  tous ceux qui ont une vision assez large de la sexualité pour être contre l’imbécilité de milliers d’années de répression et d’essais de méthodes de tous les genres pour annihiler la sexualité. 

Cette hantise de la purification est une bêtise de toutes les religions
.  Une hantise carrément schizophrénique. Le sexe est mal, il faut être chaste. Il faut tuer tout plaisir rattaché au sexe.           

Enfin, un sauveur, m’étais-je dit.  Mais, c’était ne pas connaître Ignatieff qui ne sait même pas que la construction, c’est de juridiction provinciale.  On s’en fiche qu’il soit d’accord ou pas avec une Commission d’enquête sur la construction.  On sait que les Commissions coûtent très chères et que ça ne change rien, car ceux qui font les lois doivent préserver des petites zones grises pour que la bourgeoisie et la mafia en profitent.  On sait qu’il faudrait étendre l’enquête sur tous les moyens employés pour faire payer les petits et nourrir cette bande internationale de capitalistes véreux.  C’est le système et ses lois qui sont pourris.  Pensez-vous qu’on va changer pour se ruiner ?  Le feriez-vous si c’était vous ?           

Par contre, le NPD a décidé que la seule place où il peut grossir sa votation est le Québec.  Aussi, se porte-t-il à la défense du droit du Québec d’exiger que les immigrants apprennent le français en s’établissant au Québec.  On ne décourage pas M. Layton dans ses nouveaux efforts pour comprendre le Québec.  Ce sera drôle de voir ce que feront nos libéraux et conservateurs.  Mais, la solution n’est pas de demander l’aide d’un parti fédéral, c’est simplement de vivre la réalité comme elle est exactement : le Québec est en dehors du Canada puisqu’on n’a pas signé la Constitution.  On n’a pas besoin de la dictature de la Cour Suprême.  Cette lutte s’est faite en 1938 quand les Patriotes ont voulu un gouvernement responsable.    

Est-ce qu’on prendra autant de temps pour se réveiller que le système a pris pour nous endormir ?            

Radioactif 552

novembre 12, 2022

Radioactif 552

24 Octobre 2009

La liberté sexuelle. 2.       

Dans un premier temps, Foucault essaie de nous replacer dans la pensée de la philosophie de la répression sexuelle.  Il résume sa façon d’interpréter la théorie de la répression ainsi :  » Le puritanisme moderne aurait imposé son triple décret : l’interdiction, l’inexistence et le mutisme.  »  Ce qu’il nie, tout en le niant pas.  Cela n’apporte pas d’ailleurs, à mon sens, un changement majeur sur le fond, mais simplement une note de discordance quant au  » comment la répression » s’est installée, ce qui l’a fait naître et la nourrit.  Sans la bourgeoisie, la religion n’aurait jamais pu seule imposer l’abstinence sexuelle.  

Selon Foucault, la répression sexuelle n’a pas été d’abord un phénomène de masse, mais le lot de la bourgeoisie
.  Une réalité spécifique à la classe sociale bourgeoise qui s’est définie en fonction des normes sociales pour s’assurer d’avoir une bonne vie et une bonne descendance.  La répression, selon lui, n’est pas née d’un interdit, mais plutôt d’une saturation d’intérêt pour le sexe et son secret.  Un intérêt qui a donné naissance à des normes de vie spécifique aux bourgeois, qui, ont dû l’appliquer par la suite à la masse pour se protéger. Ça me semble absolument cohérent et plausible. 

La répression sexuelle a proliféré chez les bourgeois avant d’être étendue à la masse.  Qu’importe ! Le résultat est le même : ou on maudit le sexe, on le diabolise ou on le sacralise jusqu’au point de s’en priver. Mais, d’une manière ou d’une autre, on l’interdit, on l’écrase, au nom d’un pseudo code de vie spécifique à ceux qui sont de classe bien-pensante, voire bourgeoise. Le cancer de la répression s’étend de la religion à la bourgeoisie.  L’ascétisme demeure plus que jamais l’ennemi numéro du plaisir.  Pas étonnant que la répression sexuelle soit une voie en or pour la schizophrénie ou la paranoïa;   mais de ça, nos médecins ne nous en parleront peu.   L’abstinence rend tellement malade que l’on n’est quand même pas pour tuer la vache à lait.  

Un élément est accepté par tous, jusqu’au 17è siècle, la masse vivait une sexualité libre, à tous les âges.  Dans cette masse, un petit précoce n’allumait que des sourires et non les feux de l’enfer.  La masse se fichait carrément des règles sexuelles religieuses, car on n’en entendait pas parler.  Le sexe et son obsession était le discours de l’élite.

Je suis d’accord avec Foucault à ce niveau.  La religion atteignait davantage la bourgeoisie, car elle était « l’oreille et la bouche », de l’aristocratie.  La bourgeoisie devait être une classe qui essayait de performer le plus et le mieux possible, de séduire, pour retenir l’attention du roi (et de tout ce que cela signifiait de privilèges).

Selon les tenants de la répression, celle-ci fonctionne comme une condamnation à disparaître (le sexe).   Dans ce contexte, en parler est déjà une transgression. Or, dans la masse, on est libre, donc, on n’a pas à obéir à un code de vie particulier et aucune raison d’en parler.  On apprend la sexualité comme je l’ai appris : sur le tas.    

Mais alors, comment et pourquoi s’est implantée la répression sexuelle ?   

C’est une façon un peu simpliste de lire la théorie de la répression.  L’analyse, l’explication de ceux qui croient dans cette théorie se base, tout autant que Foucault, sur l’histoire pour expliquer pourquoi on a encore autant et si peur du sexe. D’où nous vient cet acharnement à ne pas reconnaître les valeurs du sexe, cette peur d’être sali, en étant un être sexué. Être sexué est tout à fait normal et naturel.   

L’Homme est un animal sexué. Avec ou sans cours, il trouvera comment se donner du plaisir, autrement, c’est un imbécile.     

Évidemment, c’est le résultat d’une tradition ascétique et monastique qui pourrira les oreilles et le coeur des bourgeois  grâce à la peur, entretenue par la confession et les examens de conscience.  (Je suis content d’avoir senti cette vérité en écrivant mes carnets), Puis, grâce au désir d’échapper à une mort précoce comme la plèbe, on a créé un code de vie.  Puisqu’on ne peut pas anéantir la bête on a décidé de lui mettre une muselière. Dès l’école, et surtout, à l’école.

 Selon Van Husserl, dans Histoire de la répression sexuelle, la répression sexuelle s’est surtout développée sous l’ère de la reine Victoria et aurait été structurée sous l’effet conjugué de la religion et de la bourgeoisie.  Une question de pouvoir et de gros sous.  Plus tard, la médecine a institué tout une                  « économie » autour de la sexualité.  Tout pour empêcher le jeune d’être sexué. Des biscuits anti-bandants jusqu’à la « percée du prépuce » pour tuer l’envie de se masturber la nuit ou de bander le matin.   Ces instruments étaient infligés aux jeunes garçons.

Là, est toute la différence entre Van Husserl et Wilhem Reich. Ce dernier   croyait à la répression sexuelle à l’école.  Selon Husserl  l’Église et les bourgeois ont implanté de force par ses règles la répression sexuelle alors que selon Foucault, c’est pour la survivance de la bourgeoisie, son intérêt quasi maladif du sexe et son secret qui a entraîné la création de normes  Ces normes ont dû être ensuite appliqués à la masse pour faire face aux conditions de vie, aux problèmes sociaux. Non pas pour forcer la masse à croire dans la répression nécessaire du sexe, mais pour se protéger comme classe sociale contre un nombre de plus en plus grand et capable tout autant de conduire une épidémie qu’une révolution.       

À mon avis, les deux ont raison.  La théorie de la répression voit le phénomène du point de vue de la masse, de son intérieur, avec les gens du peuple ; alors que Foucault nous présente le point de vue de l’intérieur aussi, mais cette fois, celui de la bourgeoisie.  Question de focus.    

Évidemment, c’est une façon de comprendre ce qui s’est passé et je ne crois pas que ça contredise la théorie de Foucault qui croit au contraire que la sexualité est devenue le centre de l’univers humain parce qu’on l’a étudié, on l’a analysé et on a créé tout un mode de vie pour protéger les bourgeois, qui s’étaient créés une façon de vivre « leur sexualité », selon les enseignements religieux.  Une classe différente de l’aristocratie.            

Les bourgeois croyaient dans leur valeur individuelle. Ils ont créé une classe pour se protéger de la mort qui arrivait avec la peste, etc. La bourgeoisie est un système de protection, comme les vaccins au service de l’aristocratie.  Pour se protéger, on devait s’éloigner de la masse, se doter d’une façon de vivre plus saine.  Si c’est vrai, la bourgeoisie nous a fait évoluer, son problème est qu’elle est devenue trop pointilleuse, trop tête enflée.Comme aujourd’hui, on est étouffé par le « politically correct », le monde des  wokes.      

Les aristocrates avaient basé leur réalité sur le sang alors que les bourgeois se sont identifiés au sexe, à sa façon de le percevoir et de le vivre.  La recherche de la beauté, surtout chez les femmes qui ne voulaient pas seulement reluquer les paquets mis en évidence par la mode masculine.  Les bourgeois s’étaient donné une conscience de classe.        

La bourgeoisie s’est formée autour de valeurs particulières, elle a voulu s’écarter des autres à travers le raffinement, ce qui l’a amené à se poser des questions sur le « comment  » assurer une descendance qui lui soit digne.  Et, une descendance digne ne joue pas aux fesses d’où l’obsession contre l’inceste, la promiscuité et la masturbation (chez les enfants).  Un geste qui pourrait les affaiblir quand ils seront plus vieux, voire les rendre totalement indigents ou fous.  Plus niaiseux que ça tu crèves, mais c’est ce qu’on pensait, grâce aux religions. C’est ce que l’on croyait, que l’on enseignait.  C’était l’état de la connaissance du temps.C’est bien beau tout ça, mais il y a une grande vérité : on n’était pas là.  On interprète et on essaie de s’expliquer comment les choses ont évolué.  Donc, ce n’est pas étonnant que l’on ait différents points de vue.  Mais, ici au Québec. Il semble bien qu’on  » tourne en rond « , qu’on n’est jamais sorti de l’emprise religieuse. 

Le débat entre l’égalité homme-femme ; la laïcité et les droits religieux prouvent qu’on se tient encore la tête dans le sable plutôt que reconnaître que l’absence de connaissances permet de maintenir des lois, des normes, basées sur des imbécilités, des mensonges et de l’ignorance crasse.      

26 Octobre 2009     
La liberté sexuelle 3.        

En fait, Michel Foucault, dans son livre sur L’histoire de la sexualité, la Volonté de savoir, chez Gallimard, s’interroge sur le comment on a implanté la perversité sexuelle dans la tête des gens.             

Le premier responsable fut évidemment la religion.  Avec la confession, la religion se nourrit des petits larcins sexuels des gens.  Avec le temps, le monde judiciaire versera dans cette même lutte du normal – pas normal.  Et, selon la religion, seule la procréation est normale.  C’est la guerre déclarée contre le plaisir, contrairement, à la pensée de la Grèce antique. C’est le début de l’obsession sexuelle de toute la société.           

Toute la vie sexuelle de chaque individu est passée au peigne fin.  Dès l’enfance, on habitue le jeune à s’interroger sur ses gestes de nature sexuelle, on l’oblige à de pénibles examens de conscience.  Toutes ses gestes, surtout si un jeune est pensionnaire, un fils de la bourgeoisie, sont examinés dans un seul but: qu’il ne pense pas à sa sexualité.  Mais, malheureusement, tout homme naît sexué, c’est d’ailleurs un prérequis pour exister. 

Le petit spermatozoïde doit être le meilleur sur des millions pour engendrer la vie.  À la fin, le mélange spermatozoïde -ovule donne naissance à des gênes différents, ce n’est pas ce qui rend la nature anormale, mais c’est ce qui détermine ton sexe et ta perception de toi-moi.    On ne pouvait pas le savoir tant qu’on n’a pas eu découvert l’ADN.  Ce qui est étonnant, c’est qu’on continue de croire les stupidités de cette époque, maintenant qu’on sait que c’est stupide. 

Ce fut la lutte à mort contre la masturbation sous toutes ses formes.  Le jeune n’avait pas de sexualité, mais on devait le suivre 24 heures sur 24, 60 minutes par heure, pour être sûr qu’il ne s’aperçoive pas que bander peut être accompagné de plaisirs et de désirs. Même bander était un péché, un signe de perversion.  C’est complètement malade ;  mais c’est ce que l’on nous a fait subir.

Notre morale et ses normes reposent sur cette aberration, cette ignorance crasse.

Et, c’est encore en force puisque les fous du parti conservateur de Stephen Harper (appuyés par les députés des autres partis) ont pu hausser l’âge de consentement, en dehors de tout respect pour la réalité physique des jeunes.

On ne devrait plus parler de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse, car on est revenu à ne pas considérer leur réalité et à leur imposer nos scrupules et notre bêtise d’adulte surprotecteur.

La sexualité est ce qu’il y a de plus privé quelle que soit l’âge.  Pas de violence ou d’intimidation, consentie, responsable, plaisante, la sexualité ne peut qu’être bénéfique. 

Les adultes vivaient une véritable obsession quant à la vie sexuelle de leurs enfants parce qu’on leur faisait croire que les gestes durant l’enfance pourraient non seulement tromper, altérer leur vie morale devenus adultes, mais pire, contaminer leurs descendants pour des générations à venir.    

C’est la même stupidité quand on essaie de nous faire croire, dans les procès actuels, que se faire faire une pipe ou se faire caresser peut stigmatiser un jeune pour des années à venir.   Quand un adulte vient témoigner en ce sens, on devrait plutôt se demander si le traumatisme n’est pas venu du scandale que l’on a créé autour du fait qu’il a été « pris sur le fait », de la honte qu’il a ressenti devant les autres qui l’apprennent , et ensuite,  de la privation de ses privilèges quand cessa cette relation. Les pédérastes ont vite le portefeuille ouvert.                   
Un curé avec un tout petit peu d’imagination n’avait probablement pas à chercher à se stimuler longtemps pour se masturber, le soir, s’il était le moindrement auditif.   Les paroles de la confession devaient être une musique extraordinaire à entendre.  Pas étonnant que certains succombent à la folie de croire que de te priver de plaisir te rend meilleur, une conception drôlement masochiste à la base de toutes nos religions actuelles.      

Le but était d’éliminer le sexe de toute forme de jouissance pour ne conserver que son but ultime : procréer. Tout est mal en dehors de la procréation.

Pour y arriver, on a multiplié les condamnations judiciaires des petites perversions. 

On a dès lors voulu exercer un contrôle pédagogique sur les jeunes.   On a créé des normes qui encadrent le développement sexuel pour éliminer toutes les formes de déviances.  Mieux les médecins ont créé autour de la sexualité un vocabulaire de l’abomination.         
 
La sexualité d’un enfant ne répond pas à des normes, sinon celles de la nature.  Prétendre qu’un individu est vil parce qu’il naît gai, c’est prétendre que la nature s’est trompée, qu’il y a un gêne qui a poussé de travers.  Le mal se transmet à travers les gênes, d’où ne faut-il pas pécher, pour ne pas handicaper sa descendance… Fou : absolument !  Mais ça passe bien pour contrôler les gens.  Ça passe si bien qu’on y croit encore aujourd’hui.     

Et Foucault rejoint Wilhem Reich, en disant que le but recherché était d’assurer le peuplement, de reproduire la force de travail, de reconduire des rapports sociaux, bref d’aménager une sexualité économiquement utile et publiquement conservatrice.  

Donc, comme le disait Reich : la culpabilité amène les gens à se surpasser pour se faire oublier, se faire pardonner.  Et, si on se rappelle des raisons qui ont entraîné la création de la religion protestante : la rédemption était une industrie florissante.  Brimer les désirs sexuels, c’est inestimablement payant. Qu’on le veuille ou non, le capitalisme est une sublimation sexuelle.

27 Octobre 2009     
La liberté sexuelle 4.


Comme les textes précédents, j’indique ce qui me semble important de retenir du livre Histoire de la liberté sexuelle, la Volonté de savoir, deMichel Foucault, chez Gallimard, et je dis ce que j’en pense.          

Avant de se mettre à tout interdire, vers le 18è siècle, la Pastorale chrétienne et la loi civile ont commencé par définir ce qui était licite et illicite, normal et anormal.  

Dès lors, les prêtres ont commencé à explorer jusqu’au tréfonds de l’âme la vie sexuelle des couples.   Tout était analyser, scruter, cataloguer et chaque petit geste était dicté pour indiquer comment doit agir sexuellement en bon chrétien.  Tout ce qui est hors procréation est du domaine de l’immoral.     
 
Puis, on en fit autant dans les écoles, pour créer de bons citoyens.  Les éducateurs, médecins ont installé un système de surveillance absolu du sexe des jeunes. Tout ce qui touche le sexe était régi. Tout est prévu de seconde en seconde pour le jeune.  Tout est fait pour l’empêcher se réveiller à la sexualité.        
 
On élargit ce besoin absolu de la norme et on commence à s’intéresser à ce qui est hors-norme.  Et de là naquit la société des féminounes, la société de l’aveu.  Avec la confession, les examens de conscience, puis, ensuite avec la psychanalyse on doit tout savoir sur le sexe.     

La médecine s’est mise à remplacer la religion dans la hantise sexuelle.  On fait une campagne contre l’onanisme (masturbation) et celle-ci devient pour tout le monde un secret, un objet de honte. On commence même à combattre les proximités.  Selon Van Hussel, Histoire de la répression sexuelle, le lit a été inventé pour séparer les bourgeois du peuple, car avant son invention, tout le monde couchait sur le même plancher.  Au début, le lit était une plateforme pour permettre aux mieux nantis de s’écarter de la plèbe.           

En fait, la sexualité est tellement combattue qu’elle devient une obsession générale.  Plus on parle du plaisir de tuer, plus le plaisir fascine.  La famille devient un réseau saturé, complexe de sexualités multiples.  Notre société devient une société de perversions éclatante et éclatée.  La sexualité est pour les médecins et les psychiatres une mine d’or.   Plaisir et pouvoir se chevauchent et se relancent, selon des mécanismes complexes et positifs d’excitation et d’incitation.           

La science pour répondre à la morale instaure la peur du sexe.   Elle ajoute un impératif d’hygiène.  On fait aussi du sexe un enjeu de la vérité. On cherche par tous les moyens de dire   » la vérité du sexe ».  Ce n’est plus ce qui se vit dans tes pantalons qui comptent, mais ce qu’en pensent les spécialistes qui interprètent tes aveux.   Le rituel de l’aveu nourrit cette prétendue connaissance de la vérité su sexe.  L’aveu s’est inscrit au coeur des procédures d’individualisation par le pouvoir.  L’aveu, c’est le vrai. Rien que le vrai.  Même si on doit l’obtenir sous la torture, l’aveu reste vrai. Le sexe est la matière privilégiée de la confession.  L’aveu innocente, rachète, purifie, promet le salut.  L’insistance de domination n’est pas du côté de celui qui parle, mais de celui qui écoute.  C’est l’Inquisition du sexe. Le sexe est obscur, il faut arracher l’aveu de force.            

La sexualité est alors devenue une pathologie.     

On a voulu comprendre, savoir et pour se faire, on a créé une volonté de savoir. On a décortiqué le sexe de toutes les façons. On voulait tout savoir sur le sexe, on avait du plaisir à savoir. On a créé toute une philosophie autour de la dualité : corps-âme ; chair-esprit ; instinct-raison et pulsion-conscience. On a institutionnalisé le sexe.  Les monarchies se sont édifiées sous forme de droit.  Au début, on s’en est pris au jeune pour combattre la masturbation ; mais au 19è siècle on s’en est pris aux femmes, en introduisant  » le cirque » de la censure et de la femme en chaleur. 

La moralisation des classes pauvres a commencé vers 1830. C’est l’aboutissement de la valorisation du corps.  La bourgeoisie est devenue un corps. On craint les conflits avec les pauvres, les urgences économiques, les problèmes sanitaires mettent la vie bourgeoise en danger.   On identifie le besoin de contrôler la population.       

Il y a une sexualité bourgeoise et des sexualités de classe.  Avec la psychanalyse et la peur de l’inceste, on aboutit même à essayer d’enlever l’enfant de la famille pour le protéger.  Nous sommes alors entrés dans une phase de régression du juridique.     

Les normes remplacent les lois.  C’est le biopouvoir du capitalisme, les institutions de pouvoir sont centrées sur la vie.  On est passé du symbolisme du sang (de l’aristocratie) à l’analytique de la sexualité.  

Plutôt qu’être une force de vie, le sexe devient un instrument du mal.  Mais, le sexe vaut bien la mort.  Le désir du sexe, d’y accéder, de le découvrir, de le libérer s’étend partout. On veut comprendre l’instinct sexuel.        

En fait, avec son ascétisme, la religion a sali la sexualité et l’état civil n’a pas eu l’intelligence de remédier à la situation parce que le mal sexuel était trop payant.  Ça fait penser au problème de la drogue aujourd’hui.

(À noter, qu’aujourd’hui, grâce à recherche, on sait que notre sexualité dépend de plusieurs gènes, douze, et non un seul. Reste à savoir si les déviances sont simplement l’action dans les gênes que l’on vient de découvrir. Si c’est le cas, les anormaux seraient simplement normaux, mais socialement inaccepté à cause de l’éducation.)

Radioactif 551

novembre 11, 2022

Radioactif 551

Texte de 2009, p. 1168    
23 Octobre 2009     
La liberté sexuelle. 1        

Je lis présentement, grâce à la bibliothèque de Magog, L’Histoire de la sexualité, La volonté de savoir, de Michel Foucault, Gallimard, pour qui l’interdit du sexe est un leurre.           

On voit que ce grand philosophe français n’a pas vécu au Québec, le royaume de la censure et de la paranoïa féminoune.        

Je ne suis pas le seul à avoir vécu une période où juste dire le mot «cul » te rendait un ignoble pécheur, condamné à tous les feux de l’enfer.  On n’était pas écrasé sous le poids des péchés de la chair omniprésents, c’était pour les jeunes comme moi, l’omerta le plus absolu sur le sujet.  Le secret, l’incompréhensible.  Pourquoi les jeux sexuels étaient-ils mauvais?

Selon notre société, un jeune ne se pose pas de questions sur la sexualité : elle n’existe pas avant l’âge de consentement (et dans mon temps, c’était 21 ans).  Penser sexe avant faisait de toi un maudit cochon.

Pourtant, la sexualité est une partie intégrante et importante de ta personnalité et ce dès ta conception.            

Le sexe-tabou guidait chaque geste de notre vie sentimentale.  Le sexe, c’était le plaisir secret de jouer aux docteurs.          

Même si la religion a mangé une claque, les gens ne sont pas encore rendus à se demander si l’enseignement religieux, ayant le sexe au centre de son lavage de cerveau, leur dit la vérité.  Pourquoi le sexe serait-il mal, mauvais, s’il a été créé par Dieu ?  D’où nous vient la peur du sexe ?  Est-ce que le fait que la Nouvelle-France ait été développée par des jansénistes à jouer dans notre perception du bien et du mal ?        

Malgré tous les mensonges, les exagérations, on croit encore au Québec que le sexe est un gros monstre.  

On a été incapable, de créer une sexualité qui respecte la réalité individuelle et naturelle, tout en condamnant la violence et l’oppression sexuelle (car ça existe).  Le pouvoir religieux est toujours là. Les prédateurs ne sont pas que de la fiction.         

Maintenant, on fait semblant d’aborder le sujet avec ouverture, mais on refuse de comprendre que notre perception de la sexualité est non seulement cristallisée dès l’enfance à travers son orientation sexuelle; mais qu’elle  et se développe ensuite à partir de sa propre expérience. Notre façon de voir la sexualité est façonnée dans notre enfance par les réactions de notre entourage.        

Même aujourd’hui, on continue de croire que les enfants ne sont pas sexués (ce qui est totalement faux) et que les gais sont des êtres dégénérés, le pire de ce qui puisse arriver à notre garçon (une autre aberration).  On n’efface pas des générations d’obscurantisme dans une semaine.     

On prétend encore que l’homosexualité n’est pas naturelle, qu’elle est une tare et cette « perception » se cache maintenant derrière la lutte aux pédophiles qui veut aussi et surtout protéger les jeunes filles du gros méchant loup qui les guette à chaque détour de leur vie.  

Un gars.  Que c’est dangereux un gars. Ça peut te faire mal lors de tes premières expériences, ça peut te mettre enceinte, ça peut te laisser tomber, alors que dois faire une fille pour se protéger, s’assurer que le sexe est aussi un bonheur pour elle ? Cette aberration vient du fait qu’au nom de l’égalité homme-femme, on nie la différence entre les deux sexes. Les parents ont plus peur du sexe que les jeunes.             

Pour ne pas passer pour niais, ils font semblant d’être ouvert à l’homosexualité tant que ça ne touche pas leur garçon.  Le Québec est encore d’une hypocrisie viscérale dès qu’il est question de sexe.  Pourquoi ?  On n’a jamais pu penser par nous-mêmes, on a toujours accepté le point de vue des religieux et des bourgeois.           

On en a tellement peur que l’on a retiré les cours sur la sexualité des écoles ou du moins en définir le contenu comme un péché et on veut des campagnes contre la pornographie. 

Chez les jeunes, si on n’en parle pas à l’école, on va sur internet.  Serait-ce que les plus vieux sont encore victimes de la morale débile qui a écrasé le Québec durant des décennies ?   

Je réalise qu’il y a deux vérités historiques concernant la répression sexuelle au Québec : celle de la monogamie hétérosexuelle (la très grande majorité des gens) et celle du monde gai    (qui lui subit encore la haine de tous ceux qui se prétendent normaux, principalement les bourgeois).  La seule différence c’est qu’on ne le dit plus ouvertement, de peur d’être actionné.          

Monsieur Obama vient de faire un nouveau pas pour combattre l’homophobie aux États-Unis, ce qui nous atteindra certainement un de ces jours puisque nous pensons de plus en plus comme nos voisins du Sud. 

Par contre, on est encore loin d’une loi où l’âge de consentement est l’entrée au secondaire.  Même ici au Québec, on a le tata Stephen Harper, qui nous a fait régresser.  Il a fixé l’âge de consentement à 16 ans et même le Bloc québécois a été assez stupide pour l’accepter.         

Pourquoi lire Foucault qui voit l’histoire de la répression sexuelle avec un oeil qui contredit souvent (semble-t-il) les psychiatres, historiens, qui eux ont toujours appuyé la théorie de la conspiration pour élucider comment s’est installé cette           « paranoïa du sexe ».    

Par souci de comprendre, de chercher la vérité et aboutir à une façon de vivre notre sexualité comme un avantage plutôt qu’un souci quotidien.  Qu’on arrête d’en faire tout un plat.    

Foucault ne contredit pas, à mon sens, la théorie de la répression sexuelle.  Il l’aborde plutôt sous l’angle de la majorité hétérosexuelle monogame, qui vit sans se poser de question et qui voit la sexualité devenir un enjeu majeur dans la vie alors que c’est un phénomène très facile à comprendre.          

La sexualité est là pour garantir la survie de l’espèce.  Et, pour y parvenir, le geste sexuel est entouré d’un vif plaisir.   C’est une chose que vit tout individu normal. 

Foucault apporte un autre éclairage fort intéressant qui explique encore plus le pourquoi de cette obsession sexuelle. Inutile de dire que j’ai toujours aimé lire Foucault, avec ses réflexions profondes et perspicaces.            

Le sujet étant tellement vaste, je me permettrai au cours des prochains carnets de commenter ce livre puisque j’ai noté une foule de passages qui méritent notre attention et parfois notre réflexion.  (4 pages de notes)      

Je continuerai cependant avec Virus parce que c’est mon souci quotidien de savoir ce qui lui arrive et ce n’est pas facile d’essayer d’inventer une suite quotidienne qui garde une certaine profondeur.  J’ai d’abord écrit Virus pour réfléchir sur la société.    Puisque je n’ai jamais cru dans mon talent (ça peut surprendre, mais c’est vrai, même si je m’enfle la tête avec ma petite notoriété, je me sens très nul), cette histoire m’oblige à faire un effort pour croire que j’ai encore un tout petit rôle à jouer dans la littérature québécoise.  Heureusement, je commence à oublier le besoin d’être reconnu comme me l’enseignait Jean Ferguson.  Écrire sera demeuré un plaisir. Une masturbation intellectuelle.        

Foucault ne ressemble pas aux livres de Nelly Arcand que je lis en même temps.  Elle écrit bien et elle a des choses à nous apprendre, même si elle ne mâche pas ses mots. Selon elle, ceux et celles qui font leur crise contre la pédophilie sont les vrais pédophiles,  car ils sont les plus et les seuls obsédés par le sexe des jeunes.  De temps en temps, je me lâche aussi dans    » Poussière d’étoiles », d’Hubert Reeves.  Un autre auteur fabuleux.  Un type que j’aimerais bien rencontrer, car j’aurais bien des questions à lui poser.        

J’ai décidé de cesser de me ruiner avec mon besoin d’écrire. Ce doit être compulsif.    

L’imagination blanche …

On parle souvent de la page blanche quand on écrit.  Ne pas avoir une maudite idée qui te permette de noircir la page. C’est pour ça, qu’on doit se faire un plan de travail.  Il y a un début, un milieu et une fin.             

Quand t’écris un carnet (blog) quotidien, c’est un peu différent.  Tu suis le développement de ton texte, selon tes humeurs, et tu te rends compte que tout nous influence finalement. Tu ne passes pas des heures à surveiller les virgules, la syntaxe, les idées mêmes.  T’écris un blog pour te faire plaisir, pour t’entendre jaser, pour te faire croire que tu es toujours vivant.         

Tu t’imagines que les chiffres des visites sont vrais, alors tu es comme les partis politiques, tu regardes si tes propos semblent encore intéressants pour ceux qui se donnent la peine de les lire, car tu crois faire œuvre de divertissement.  Il faut bien donner un sens à sa vie. Se faire croire qu’on a un peu de talent.  Amuser, faire réfléchir, c’est un but comme les autres.  Balzac écrivait bien des séries dans les journaux…  Lévy-Beaulieu voudrait bien être le Balzac québécois.           

Mais quand tu deviens esclave de ton carnet (blog), écrire devient comme un travail.  Tu ne veux pas décevoir.  Ta vie dépend de ton carnet.  Et, ça crée parfois des problèmes quand tu vieillis.  Les cataractes, la grosse bedaine, l’arthrite sont en compétition avec le temps nécessaire pour nourrir ton carnet.  Pire, ça demande tellement de temps en dehors de la marche anti-bedaine, de la lecture pour se nourrir l’esprit, de la télévision pour avoir un peu de vie sociale ; que tu manques d’heures de sommeil, surtout si tu t’es rincé l’oeil trop longtemps.  La retraite, c’est un travail à 110 pourcent.

22 Octobre 2009

Sauver le français : l’indépendance.  

Maintenant que les francophones s’intéressent de moins en moins à la possibilité de créer un pays, les anglophones retrouvent l’appui de la dictature fédéraste à travers les jugements de la Cour Suprême, en déclarant invalide la loi 104.        

Cette Cour est une dictature hypocrite, car personne ne peut contester ses décisions, surtout celles qui sont unanimes comme celle-ci : Qui est le plus apte à nous représenter : le Gouvernement du Québec ou la Cour Suprême du Canada ?  

La loi 104 est un moyen de remédier aux «classes passerelles», c’est-à-dire un stratagème employé pour permettre aux francophones et immigrants d’aller à l’école anglaise.  De mon temps, la religion servait de moyen pour contourner la loi 101, mais puisque nous avons maintenant des écoles linguistiques, il faut bien tabler sur un autre moyen hypocrite pour contourner les lois linguistiques du Québec. Et, ce sont nos francophones qui le font.  Méritons-nous d’exister comme peuple ?            

Le danger d’anglicisation vient autant des francophones qui se sentent assez inférieurs pour devoir apprendre l’anglais, car ils ne veulent pas que leurs enfants soient privés d’emploi parce qu’ils sont unilingues français.  Ce qui se comprend bien, mais il y a déjà des cours d’anglais à l’école publique.  L’anglais est une langue qui s’apprend très facilement.  Un petit peu d’immersion et c’est fait.  C’est loin d’être le cas du français avec toutes ces maudites exceptions.  Mais, Paris ne veut pas qu’on simplifie la grammaire, on préfère disparaître tranquillement.          
 
Si on continue de vivre la tête dans le sable, non seulement le Québec sera absolument rien, un mal nécessaire à endurer au sein Canada ; mais le fait français disparaîtra au cours des prochaines générations… Pendant qu’on se sera laissé endormir par l’économie, le discours des libéraux pour qui rien d’autre n’existe.            

Cette réalité nous indique clairement que dès que le Parti Québécois aura pris le pouvoir une des priorités sera d’officialiser notre non-appartenance à la Constitution canadienne et immédiatement créer une Cour Suprême du Québec, complètement indépendante de celle du Canada.    

Il suffira alors de promulguer que toutes les anciennes lois demeurent celles du Québec, tant au civil qu’au criminel.  Cependant, finie la juridiction fédéraste sur notre système judiciaire.  Le Québec est le seul maître de ses lois.  Les lois sont un consensus social, un pacte accepté comme moyen de vivre en société. Imposer la Cour Suprême, c’est de la dictature.       

Par la même occasion, pour empêcher que le judicaire soit toujours un siècle en arrière sur les réalités, le gouvernement du Québec devrait remettre sur pied à notre échelle la Commission permanente de révision du droit.     

Faudra apprendre à se tenir debout si on veut survivre comme peuple (Ensemble d’hommes, vivant en société, habitant un territoire défini et ayant en commun un certain nombre de coutumes, d’institutions) et nation (groupe humain, généralement assez vaste qui se caractérise par la conscience de son unité et la volonté de vivre en commun). 

Il est urgent que les Québécois cessent de s’engueuler sur les virgules et se rendent compte que si on ne fait rien maintenant, bye bye le français, bye bye le pays du Québec…          

Quant aux immigrants, s’ils ne veulent pas du français, qu’ils s’installent ailleurs au Canada, ce ne sont pas les places qui manquent.

Marc Tanguay

novembre 10, 2022

Marc Tanguay, le chef de l’Opposition, cadre parfaitement  avec la réalité.  Le parti libéral est celui des anglophones et des allophones. Ils  sont fédéralistes, contre la loi 21 et la loi 96. Les anglophones ont réussi à dénicher le prototype parfait de manière à demeurer le parti des Anglais avec un chef francophone.  Une copie parfaire du Parti libéral du Canada.

Radioactif 550

novembre 10, 2022

Radioactif  550

Texte de 2009, p. 1162

La formule 1

C’est incroyable comment les gens deviennent complètement fous dès qu’il est question de sports.  Le sport et l’armée sont les deux seuls endroits où nos gouvernements peuvent agir stupidement sans être blâmés.  Pendant que les joueurs de hockey gagnent des millions, on a des gens qui dorment dans la rue. Ce n’est pas en Afrique, c’est chez nous.

Il faut manquer totalement de respect pour soi-même pour aider financièrement le millionnaire qui s’occupe du grand prix à Montréal alors qu’il nous a envoyé promener il n’y a pas bien longtemps.  Ce n’est ni un prêt, ni encore moins une subvention qu’il mérite, mais une bonne rangée de coups de pied au cul.  Garde-les tes hosties de formules 1.  Ah !  Ça amène de l’argent.  Vous payez combien d’impôts de moins, grâce aux revenus de la Formule 1 ? Qu’on demande aux commerçants qui en profitent d’investir à la place de nos gouvernements.  Nous avons déjà assez de pollution.   
 
Et, voilà maintenant que Labeaume tombe sur la tête à son tour.  Il veut 350 millions.  On dirait que la politique rend fou.  Nous sommes dans une période où les travailleurs ont perdu leur emploi.  Ils ont bien plus besoin d’argent que relancer la stupide guerre du hockey Québec-Montréal.          

L’homme n’a pas tellement évolué depuis l’époque des cavernes !   Sauf, qu’au début, on se servait des sports chez les jeunes pour leur faire oublier le besoin de se masturber. Les athlètes étaient nus et ils ont commencé à se couvrir quand leurs corps ne répondirent plus aux critères de beauté dans la sculpture.  On s’est mis à avoir honte de ne pas être aussi parfaits.          

Dire que plutôt de jouer aux fesses certains se sont mis à vouloir ramasser de l’argent et que c’est ainsi qu’est né le capitalisme.   

Les jeux permettent de ne pas s’apercevoir de ce qui se passe dans sa vie.   Un gros vide. Quand on paiera un médecin ou un prof au même salaire qu’un hockeyeur, on commencera à avoir plus de bon sens.  La vie est plus importante que le profit. 

La pointe de l’iceberg ?

Les libéraux ne veulent pas d’une enquête comme la CECO sur la construction parce qu’ils savent très bien que leur main tendue à « l’économie » est simplement une porte d’entrée à toutes formes de collusions pour que les petits amis se fassent plus d’argent. 

Une crise économique doit profiter à ceux qui l’ont provoqué et à ceux qui la maintiennent. Les banques.  L’économie à l’échelle mondiale.    

Pouvoir = pourriture= profits= insensibilité= système.           

Pire, ce n’est pas seulement une affaire de parti politique, mais d’individu.  La corruption a toujours existé et existera toujours. Par contre, c’est simplement une excellente raison pour mettre en place tous les mécanismes possibles pour la limiter.  Ce sont les contribuables qui payent la note.        

D’une certaine manière, c’est normal de toujours en vouloir plus.  Cependant, il faut s’assurer qu’avant que nos petits bourgeois se gavent, qu’au moins chez nous, il n’y a pas de misère.  C’est un minimum.           

Le chat n’est pas encore sorti du sac complètement : on accepte des travaux qui sont au-delà de nos moyens, comme si on était une société qui gagne en moyenne 100,000$ par année.  Par exemple, les subventions ne devraient plus exister pour les multinationales, quoique des prêts sont un moyen acceptable pour les attirer, en autant qu’elles les remboursent avant de partir.  Le sport doit faire ses frais, les gouvernements n’ont pas à donner un sou pour le sport professionnel qui vit déjà grassement.   Si les commerces profitent des retombées tant mieux.  Les études qui se succèdent sur un même projet sans jamais aboutir sont aussi très dispendieuses. Les hôpitaux.  Les routes. Les infrastructures.  Il faut agir en fonction de nos moyens et de nos besoins.          

En fait, c’est ça une société bourgeoise.  Elle pète plus haut que le trou.  Alors qu’on oublie de se serrer la ceinture quand on construit, ceux qui s’occupent des plus pauvres crient à la famine.       

Je n’ai rien contre le fait de construire des choses grandioses et belles, au contraire ; mais quand on aura d’abord aidé ceux qui sont dans la misère.         Ceux qui dirigent les multinationales gagnent des salaires si élevés que personne ne peut s’y comparer.  Ils sont portés à nous faire payer pour un luxe qui dépasse nos capacités de payer sans endetter l’avenir de ceux qui nous suivent. . Il n’est pas normal que les parents travaillent tous les deux comme des esclaves et n’arrivent pas.  Le besoin d’arriver ne doit pas détruire les familles.   

Par contre, on est loin de ce qui se passait quand j’étais jeune.  Notre société s’est incroyablement améliorée.  Ce pourrait être mieux, mais pour cela, il faut que ceux qui nous administrent saisissent que la majorité des gens sont plus pauvres qu’eux.  Le problème avec la bourgeoisie : elle sert d’exemple sur le comment vivre, les pauvres veulent le même traitement alors que c’est carrément impossible quand tu en as pas les moyens.      

Les dits professionnels devraient s’interroger sur l’augmentation des coûts de la vie avant de toujours augmenter le coût de leurs services souvent essentiels.  Ce sont tous les individus qui créent une société.  On ne peut pas grand-chose, seul, mais il faudrait commencer à penser aux besoins des individus. Kennedy disait que l’individu doit se demander ce qu’il peut faire pour son pays. 

Dans une société juste, l’individu donne de lui-même, mais en retour, il a tout ce qu’il faut pour vivre. Dans une société juste, il ne peut pas y avoir d’indigents.  Aujourd’hui, ça coûte même trop cher pour même pouvoir se permettre de mourir dans la dignité.          

Par contre, il faut faire attention de ne pas tomber dans le discours religieux : l’argent vient du diable.  Où est le diable ?  Ça prend de l’argent pour se réaliser. Travailler pour gagner sa vie. C’est tout naturel et c’est souvent ce qui donne un sens à sa vie.         

J’aurais dû faire un curé.


Bush à Montréal : une honte !  

Eh oui ! L’artisan des guerres de l’Irak et de l’Afghanistan, le sinistre George Bush, ami de la famille Ben Laden et de Steven Harper, porte-privilèges des pétrolières, est invité chez nous par la Chambre du patronage officiel du Québec, la Chambre de Commerce, section Montréal.      

C’est une vrai honte que le Québec reçoive comme conférencier un gars qui a provoqué des guerres, qui a incité à la torture, qui par ses lois a conduit le monde à la crise économique mondiale actuelle et qui serait arrêté pour crimes de guerre, s’il se présentait au Vermont.  Bush, c’est le capitaliste dans ce qu’il a de plus véreux.       

D’une certaine façon ce n’est pas étonnant.  Les Chambres de commerce sont le «tabernacle» de tous les patronages existant en politique.  Un plus haut-lieu de « rencontres » aussi reconnu que celui même de la construction. 

Quand il y a une élection, les Chambres de commerce ramassent tout ce qui est « patronneux » pour rencontrer les  » candidats sérieux ».  Une institution.  C’est une des premières choses que j’ai apprise en me présentant comme candidat Rhinocéros, à Sherbrooke, en 1972.  Tout ce qu’il y a de merdeux dans notre système politique tient à cette soif capitaliste.  Les communistes ne sont pas mieux, ce sont des talibans idéologiques.       

Les Chambres de commerce sont membres permanents du parti libéral principalement et probablement de tous les partis politiques au cas où ils prendraient le pouvoir. C’est un des haut-lieux du patronage.  Ceux qui assistent à ces conférences ont de l’argent et peuvent se le payer, car c’est une façon honnête de mousser et de joindre une culture qui nous identifiait à l’époque de Duplessis : le patronage.   

Qui dit économie dit petite passe par en arrière.  Comment combattre cette réalité ?   C’est un des éléments qui, à mon sens, m’a été légué par René Lévesque, la recherche d’honnêteté en politique.  On pourrait aussi citer nul autre que Réal Caouette.  Même si le créditisme était une formule économique sautée, Caouette essaya de nous débarrasser du pire ennemi de l’honnêteté en politique : les lobbys.            

Ce qui est ahurissant c’est qu’on demandera à cette ordure (George Bush) de nous dire ce qui arrivera demain.  Il est probablement bien placé pour nous indiquer les tendances, car un jour, son gang reprendra le pouvoir.  L’histoire est une pendule.

Conspiration ou voleur naturel ?

Quand on dit que le système est une mafia mondiale, on nous accuse immédiatement de croire dans la théorie de la Conspiration pour nous ridiculiser.  Comme si on était des rêveurs quand on croyait dans l’indépendance du Québec.   Le crime parfait : on voulait un monde meilleur.   

La théorie de la conspiration croit que le système est pourri parce qu’il est organisé comme ça.  Notre système sert les intérêts de quelques personnes qui détiennent tout le pouvoir avec leur argent ou à cause de leur poste.          

C’est pratiquement ça quand on apprend que le système fait surtout son argent grâce à la guerre, la vente de drogues, l’immobilier, le pharmaceutique, les assurances et la peur.  Plus les gens ont peur, plus ils sont disposés à investir pour retrouver leur sécurité.  Les riches investissent dans tous les partis politiques, car ainsi, quel que soit le parti au pouvoir, ils conservent leur « mot  » à dire dans la gérance du portefeuille national. C’est le lobbying. 

Avec la théorie de la Conspiration, le système gère le bien et le mal, de manière à ce qu’il empoche, en les opposant, en les manipulant tous les deux, afin de retirer le plus de profits possibles.  Il faut une mafia solide pour que la police réclame de plus grandes subventions pour contrer la mafia.

C’est pour ça que l’on essaie de faire croire que chaque poteau de téléphone est un pédophile en puissance et que tous les lieux de discussions sur internet sont des « cruising bar ».  La paranoïa.   Les féminounes s’énervent et pendant qu’elles occupent les bulletins de nouvelles, on ne parle pas des voleurs, des passeurs de drogue, de politique, des vrais problèmes, etc.  On essaie de nous faire croire que tu souffres le martyr quand tu te fais faire une pipe.  Le mal c’est de ne pas respecter la nature.  C’est naturel d’avoir du plaisir, en autant que tout le monde concerné est d’accord.     

On maintient ce qui nous a toujours été prêché : le sexe est le mal absolu et l’argent le vrai pouvoir.  Les deux mènent le monde.  Vouloir être riche, c’est aussi très mal.  Si on écoutait les religions, juste exister c’est déjà péché. Carrément malade, mais on aime ça de même. Seuls les pures, les chastes, les personnes dites dignes peuvent avoir le pouvoir.      

Ça permit aux bandits en cravate de s’infiltrer dans le système et de contrôler les lois, grâce aux marionnettes politiques, qui créent des zones grises dans les lois pour leur permettre d’agir en toute impunité.   Une loi sans vide intérieur gère qu’un côté de la médaille. Elle n’est pas aussi rentable si elle n’offre pas la possibilité d’être contestée (ce qui fait vivre le système judicaire).  Vouloir seulement le bien ou le mal, c’est comme mettre tous ses œufs dans le même panier. L’humain est contradictions.           

Selon la théorie de la Conspiration, les tours de New York n’ont pas été détruites simplement parce que des terroristes les ont fait sauter, mais parce que les Américains au pouvoir (l’administration Bush) ont comploté pour que ça arrive.  Bush avait besoin d’une guerre pour être réélu.  Rien de mieux que d’avoir un ennemi à combattre, un ennemi qui nous menace tous pour que tout le monde te suive au combat. Bush reste assis dans son bureau et fait combattre les autres.      

Cette théorie n’est pas assise sur des rumeurs, mais basée sur des faits.  Par exemple, on sait que George Bush était un ami intime de la famille Ben Laden, qu’il a des parts dans les mêmes compagnies de pétrole que Ben Laden qui d’ailleurs a vécu longtemps sous la protection de la CIA.    

Au Québec, les indépendantistes étaient vus comme les terroristes parce qu’ils voulaient se séparer du Canada. Ce n’était pas le seul groupe à vouloir son indépendance dans le monde, mais les séparatistes sont les mauvais parce qu’on leur impute les crimes des terroristes. Ici, les libéraux confondaient le Parti Québécois et le FLQ, pourtant à l’opposé.  Jamais le Parti Québécois n’a accepté et n’acceptera que l’on fasse l’indépendance par la violence.   

On accusait Lévesque d’être un communiste.  On dirait qu’en politique la Vérité, la sincérité, l’authenticité, c’est un défaut. On dirige selon les rumeurs et les sondages.

La politique est une grande pièce de théâtre jusqu’à ce que cette pièce devienne de la télé réalité. Quand tu entres en prison, t’es jamais certain que tu ne feras pas passer durant ton séjour.  Le propre de la prison, c’est l’insécurité.           

Donc, ce n’est pas aussi bête qu’on voudrait bien nous le faire croire.  Si les gens se mettent à réfléchir avec leur tête plutôt qu’avec leurs sentiments et le lavage de cerveau subi quand on est jeune, ça pourrait amener de vrais changements.  Ils voteraient autant pour des valeurs que pour des programmes.

Les changements viennent des élus honnêtes, en assez grand nombre, pour modifier les règles du jeu.    

Par exemple, Obama.  Il arrive au moment où les États-Unis ont besoin d’un sauveur, où les deux principales idéologies sont presque nez à nez, où le danger de guerre civile est proportionnel avec le droit de port d’armes.  Il arrive au moment où on peut s’apercevoir clairement que la crise est créée par « un système économique qui n’est pas assez encadré. »      

Donc, tout peut être vu sous cet angle : la conspiration.      

Mais, ce qui est vrai avec la répression sexuelle, l’ait aussi en économie.  La perception de la répression sexuelle ressemble étrangement avec le phénomène de la théorie de la Conspiration.  Ça me rappelle le livre que j’ai lu   » L’histoire de la répression sexuelle » où en plus de l’Église on imputait la répression sexuelle à la bourgeoisie.  On peut se demander si la répression est (comme en Chine) responsable de l’état dominant, à son service, ou si cette répression n’est pas tout simplement une réalité automatique due à la corruption de certains. 

Si on vit dans ce merdier, est-ce parce qu’on refuse d’aller au fond du problème et essayer de trouver des règles qui empêchent cette corruption de se répandre?  Pourquoi faut-il de la violence pour que les gouvernements commencent à réfléchir ? Qu’est-ce qui est pourri : le système ou certains croches qui naviguent dans le système ?      

Il ne faut pas oublier que notre société est une un modèle en évolution comme dans la théorie de Darwin.  Si c’est le cas, notre société est comme notre corps : plus il vieillit plus il est susceptible d’avoir le cancer.     

Radioactif 549

novembre 9, 2022

Radioactif  549

Textes de 2009,p. 1154

La folie ne porte pas qu’à tuer…

Les mouvements féministes sont en émoi, car dans une publicité de Laraque, on montre de belles femmes.  Malheureusement pour les voyeurs, elles ne sont même pas nues. Ils doivent commencer à se demander si ça vaut la peine de regarder une publicité dénoncée par les mouvements féministes, car elles ne montrent rien de plus intéressant que la majorité des annonces dans lesquelles on retrouve une femme.            

Les féministes devraient savoir que le meilleur moyen d’amener les bonhommes à regarder une annonce, c’est de décrier celle-ci comme étant de l’exploitation sexuelle du corps de femmes.   Ceux qui ont créé cette annonce devraient remercier les mouvements féministes pour leur stupidité, car, elle sert à augmenter le nombre de gens intéressés à voir et à juger par eux-mêmes. Ce qui aurait passé inaperçu devient automatiquement un succès de vente.

D’ailleurs, ce n’est pas en voyant de beaux corps qu’on les exploite.  Un regard n’a jamais fait fondre personne. 

Si les féministes criardes étaient belles, elles seraient les premières à mettre leur corps en valeur et à vouloir faire de la publicité.  Elles sont à peine regardables même si elles passent des heures à essayer de se créer une beauté.  Quelles bandes d’hypocrites ! 

Si t’es belle et t’en profites, tu n’es qu’intelligente.  Tu es sortie de l’aliénation dans laquelle on veut garder les femmes.  

Rendre les femmes scrupuleuses, c’est ce que les religions ont toujours essayé de produire, en dévalorisant le corps féminin, ce péché ambulant. Les femmes transmettent les valeurs.  Et, les mouvements féministes poursuivent ce travail de dévalorisation féminine.  Être belle, n’a rien de dévalorisant, au contraire.  

Elles sont devenues complètement folles, ces féministes. Ou elles ne comprennent rien, trop narcissiques, imbues de leur sexe par honte d’être femmes, pour s’apercevoir que leur contestation est le meilleur moyen de publiciser une publicité.            

Michel Foucault a raison de nous dire à travers son histoire de la sexualité que la pire répression est de ne pas parler, ne pas s’apercevoir qu’on a un sexe, qu’on appartient à tel sexe. En d’autres mots, dénoncer c’est intéresser.  La plus grande des publicités est de toujours attirer le regard sur le sexe, en prétendant l’interdire, en chasser le mal, alors qu’on ne fait que le rendre plus intéressant. 

On dirait que la pudeur féministe commence avec leur jalousie de devoir regarder et constater qu’il y a des femmes qui ont un plus beau corps que le leur.  Y a de belles femmes comme de beaux hommes sur terre. . Et, c’est toujours plus plaisant de regarder les belles choses tout comme il est normal de vouloir se servir de sa beauté pour gagner sa vie, si on fait de la publicité.  Faut être masochiste pour ignorer que la beauté est plus vendeuse que la laideur.  Malheureusement, elle l’est encore moins, que la peur.       

Les médias nous assomment de laideur, il faut bien un peu de beau pour compenser. Il ne faudrait quand même pas oublier que le corps est une des plus belles réalisations de la nature.  Ça pris des millions d’années pour construire un si bel être et maintenant il faudrait le cacher, sous prétexte, que de le monter est de l’exploitation. Bien non, mesdames, c’est normal de trouver beau ce qui est beau, de vouloir regarder quelque chose de beau plutôt que d’exploiter la laideur.  Même chez les hommes, il y en a de plus beaux que d’autres.   On ne crée pas pour autant un mouvement pour dénoncer le fait qu’ils soient plus désirés que nous.  

Faudrait-il maintenant faire de la publicité avec de vieilles minounes, des grosses, des pleines de boutons ?  Pour que la femme ne soit pas une tentation pour l’homme ou la lesbienne il faut qu’elle soit habillée, cachée.  Est-ce qu’être comme les autres ou plus répugnantes, ça rapporterait autant que la beauté en publicité ?   Ce n’est pas la faute des hommes, s’il y a de belles femmes et des femmes moins belles.  Si voir un corps le moindrement beau et nu vous répugne à ce point, consultez un bon psychologue, c’est urgent.   Vous êtes malades.  La beauté a sa place dans la nature, même sexuellement.             

D’ailleurs, la beauté est subjective.  Elle n’est pas, heureusement, la même pour tous.  Il fut une époque où une femme bien en chair était la tentation suprême.  Personnellement, je ne crois pas qu’il y a des gens vraiment laids.  Les personnes laides sont souvent les plus intéressantes parce qu’elles compensent intellectuellement et émotivement.

Il faut être fou pour décrier que la publicité se serve de la beauté pour attirer l’attention, c’est le but premier et fondamental de la publicité.             

Faudrait-il maintenant cacher toutes les femmes ou les exclure de la possibilité d’être admirées ?   Faudrait-il cacher toutes les femmes ou les exclure de tout ce qui les rend attirantes ?   Faudra-t-il devoir être laides pour pouvoir faire de la publicité sans être accusées de vouloir attirer l’attention ?  Qu’attendons-nous pour montrer des beaux gars ?  Faudra-t-il maintenant que les femmes qui font de la publicité aient à se persuader qu’elles sont laides avant de pouvoir participer à une annonce ?  Faudra-t-il avoir des « agrès » tellement laids qu’on ne soit pas excité quand on les regarde. 

De la publicité, c’est fait pour attirer l’attention.  Elle peut être joyeuse ou triste.  Elle peut aussi montrer la beauté, sans devoir rougir.  La beauté existe, et tant mieux.  Il n’y a que les féminounes qui pensent que d’être regardées, c’est d’être violé.  Des malades. Lisez Pouvoirs de l’horreur, écrit par une féministe.

Les mouvements féministes en exagérant autant avec leur exploitation sexuelle de la femme sont complètement débiles. 

À quand les belles femmes nues en publicité ?  Au moins, dans ce cas, elles auront raison de dire que le corps de la femme est exploité, car ça vaudra la peine de le regarder et le désirer.           

Le pire, ces mouvements de scrupuleuses séniles sont subventionnés par les gouvernements.  Elles se servent de notre argent pour garder notre société arriérée.

14 Octobre 2009     
Les années 1970…

C’est toujours intéressant de comprendre ce qui justifie tes actions et d’analyser le pourquoi des changements.          

Nombriliste, cette réflexion passe par ma petite personne, parce que dès que j’entre dans cette perspective pour évaluer ma vie, je suis plutôt porté à rire de moi.  Ce qui me permet de trouver que j’ai eu une très belle vie, super-fuckée, mais très intéressante.     

Je ne changerais certainement rien d’important, quoique je couperais dans la boisson quand j’étais jeune.  J’apprendrais à avoir plus confiance en moi.

À part ça, je n’aurais rien d’important à améliorer, puisque toute ma vie j’ai fait de mon mieux.  Je revivrais pédéraste.  J’ai vécu très intensément.  Je ne suis pas déçu de n’être pas devenu, ce que j’aurais voulu être : un grand écrivain. 

J’avais peut-être comme disposition d’avoir trop la tête enflée et de me prendre pour un autre.  La gloire que j’ai connue me suffit.  J’essayais de répondre au critère de notre enfance, en étant le plus idéaliste possible. C’est une maudite bonne affaire que je sois demeuré un ti-cul comme tout le monde.  Sauf, qu’avec ma pédérastie, je suis certainement en compétition avec d’autres quant à déterminer celui qui a su le mieux se faire haïr. Mais, je crois que mon expérience, si on voulait l’écouter, permettrait de sauver bien des jeunes du suicide. 

Je n’en parle pas pour faire chier le monde ou pour me plaindre ou pour me vanter, mais parce que je suis convaincu que le jour où le Québec repensera la sexualité en fonction de la conscience individuelle, de l’autodétermination, de façon positive, nous franchirons les murs de notre prison collective, un héritage de notre chrétienté, à la « curé « .         

Heureusement, mon côté jouisseur l’a toujours emporté sur ma peur. Je me sens fier de ne pas avoir été un riche bourgeois qui se sert de ses talents pour fourrer les autres.      

Politiquement, je me suis toujours pris pour un autre, mon petit côté paranoïaque existe parce que je suis porté à me croire plus important que je le suis.  Je suis ainsi parce que je me crois inférieur, c’est bien connu en psychanalyse.  Mon engagement politique se trouve derrière moi.             

Quant à ma pédérastie, j’ai essayé de voir le problème en fonction de la solution qu’on devrait apporter si quelqu’un d’autre avait le même problème et aussi pour la vraie protection des jeunes et non en favorisant leur soumission à des peurs religieuses. 

Ce fut la plus difficile, mais la plus extraordinaire expérience : avoir adopté deux petits gars, ce qui avec le temps m’a profondément remis en question et m’a conduit à pouvoir vivre 15 ans comme professeur.  O.K. Depuis 1996, je ne suis rien, car je ne fais qu’écrire. Je n’ai plus à gagner ma vie, car je suis à la retraite.  Je suis un « négatif » socia,l car je suis bourré de dettes envers le gouvernement ce qui me donne l’impression d’être volé par le système qui m’empêcha de gagner un bon salaire et ainsi m’en sortir.  Je ne sers pas à grand-chose, mais c’est le cours normal de ma vie.      

J’ai aussi eu la chance de manifester sous toutes les coutures pour ce que je croyais.  Pour le français, j’ai perdu mon emploi pour avoir écrit en français à la Ronald Federated Graphics.  Le boss riait de moi parce que j’étais seul, mais la compagnie a dû prendre un nom français et le bruit de ma petite cause s’est ramassé jusqu’en Afrique.  Pas parce que j’étais fort, mais à cause du hasard.      

Puis, en 2002, on m’a mis à la porte parce que je parlais avec un accent français en faisant les sondages pour une firme américaine.  Je les ai poursuivi et j’ai gagné ma cause qui, m’a-t-on dit alors, servira pour la jurisprudence.          

C’est vrai que j’étais fou, car j’aurais pu me faire tuer à manifester seul.  Mais, dans ma tête, j’étais contre la violence ; je ne voulais pas censurer ce que je disais et surtout, sans le savoir, stooler des gens engagés politiquement.  Pour moi un stool, c’est pire que d’être le dernier des prostitués, c’est la saleté même.  En manifestant seul, je leur disais d’une manière : « Tirez-moi les premiers, vous verrez après !» J’étais prêt à mourir pour défendre ce en quoi je croyais.
 
Aussi, je manifestais seul en me disant qu’il fallait que le message passe, que j’étais contre la violence, donc, j’étais prêt à risquer ma vie.  Qu’il tire s’ils le veulent, j’aurai fait mon devoir. Stupide ?  Peut-être.  Probablement. fanatique? Certainement.  Avec le temps, ça n’a rien donné. Personne ne le sait.  Mais, je peux dire que c’est faux de prétendre qu’on ne peut rien faire quand on est seul. C’est très important de s’engager socialement et politiquement. 

Comment aie-je pu croire que je jouais un rôle important comme écrivain : je ne suis connu de personne. 

Aujourd’hui, je pourrais écrire des choses beaucoup plus profondes, mais sans saveur, car je suis trop dans ma bulle et décroché de la réalité actuelle pour que ça ait le moindre impact.  C’est comme si la souffrance m’avait stérilisé.  On ne me laisse même pas faire le bénévolat que je voudrais faire.  Ce n’est pas moi qui crée ma bulle, mais de ne pas avoir un sou, de ne plus avoir d’éditeur officiel et d’être assez vieux pour me dire qu’après tout ça donne rien de me battre car j’en suis rendu comme tout le monde de mon âge à préparer ma grande sortie. Ce qui ne nous empêche pas de penser… de comparer.        

Autour des années 1970, j’étais pas mal fanatique. J’étais prêt à mourir pour la cause. Je disais que j’étais pédéraste parce qu’on ne pouvait pas essayer de me la fermer en me menaçant de le faire savoir.  Je croyais les solutions proposées pour la région capables de sortir l’Estrie du trou.  Je me battais pour le gouvernement régional, l’aéroport international à Drummondville, la construction de la Transquébécoise.  J’étais journaliste et j’étais lu et apprécié.  J’avais inventé des plans de développement.  Des projets que je poussais en les faisant cheminer à travers mes entrevues. Mais, évincé du journal, tout tombait à l’eau.      

Je ne dis pas ça pour m’accuser ou me plaindre, (clin d’oeil à quelqu’un que je connais bien et qui me lit parfois, Doriane) mais afin de comprendre un peu ce qui se passe aujourd’hui au Québec.  Les libéraux sont en train de placer le Québec dans l’obligation d’être fédéraste. On se sert d’économie pour y arriver.

Je n’étais pas un fanatique idéologique puisque je ne connaissais pas les enjeux marxistes, fascistes.  Tout ce qui me faisait vibrer, c’était la misère générale qui prévalait autour de moi.  Je n’étais pas un héros et comme l’expliquait W. Reich, il y avait probablement beaucoup de culpabilité en moi du fait d’être pédéraste, ce qui justifiait mon fanatisme en faveur des Cantons de l’est, devenu Estrie alors que ce serait plus beau les Vauxcouleurs, mais on ne change pas le monde.          

Être prêt à crever pour ce que tu crois, c’est exactement proportionnel au besoin de te faire pardonner et de te créer une autre image de toi.  Pas besoin de psychologue pour le comprendre.  Je n’aurais jamais cru dans ma jeunesse qu’un jour je croirais sincèrement que l’approche de la société face à la pédérastie est erratique, voir fanatique et stupide.    

Dans ces années, le système agissait vraiment en bandit : la Brinks, l’agent Samson de la GRC qui allait poser sa bombe, le vol de la liste des membres du Parti Québécois.  Et le système, c’était le fédéral.

À cette époque, on se tenait ensemble, debout et on obtenait sans violence que les fédérastes soient obligés de tenir compte de nous.  Je me rappelle de l’UPA qui avait organisé une grande manifestation sous le thème : Nos vaches sont à Ottawa.

Le Québec est en prison, la prison du système capitaliste.     

Pourtant, personne ne semble voir le petit jeu de Jean Charest et de son grand ami Desmarais.  Charest est en train de nous enliser économiquement, de nous assimiler culturellement, de détruire toute résistance aux bandits du système capitaliste mondial.  Ce n’est pas seulement sa faute, mais la situation mondiale qui le veut ainsi.     

La mondialisation est un moyen pour les riches de faire plus d’argent sur le dos des pauvres.  Ce système tue des millions de gens (en Afrique, dans les pays pauvres) et est en train de tuer la vie sur terre.  On peut gueuler contre notre clown national, il nous rappelle que la sécheresse nous guette sur la planète.  Que ferons-nous de notre eau potable ?         

Un Québec indépendant a un mot à dire sur ce qui se passe dans le monde, mais dans un état fédéraste, il ne peut même pas orienter les politiques gouvernementales.  Le Québec a de moins en moins de poids dans l’univers fédéraste

Ce qui a sauvé le Québec de la grande crise mondiale actuelle, c’est qu’il s’était créé une vie quasi-parallèle au système économique actuel.  On avait l’achat chez-nous, on encourageait les producteurs sur les petites fermes, on a eu les Caisses populaires et une foule d’institutions créées sous René Lévesque, grâce à des gars comme Jacques Parizeau.  Les syndicats, même s’ils ne sont plus ce qu’ils étaient, ont amélioré la vie de la majorité des travailleurs.      

Ainsi, on avait pu jusqu’à date éviter les grands déboires mondiaux, car, ce qui se passe est bel et bien une chicane économique entre les capitalistes, les magnas du pétrole et les communistes.  Les gros se fichent que les petits crèvent de faim ou de soif, ils veulent plus de profits. 

En ce sens, ce qui arrive aux États-Unis influence directement, de plus en plus quotidiennement, notre vie au Québec.  Les fédérastes s’occupent de retrouver des emplois, un moyen de survivre pour l’Ontario dont l’économie repose sur l’automobile.  L’autre bout du pays se fiche de l’environnement avec ses puits de pétrole. 

Et voilà, pourquoi le Québec commence à tirer la langue. Notre commerce extérieur se fait surtout avec les États-Unis. Nos industries dépendent des Américains.  Si on était un pays, on aurait essayé de diversifier notre économie.  Mais, Charest attend après le fédéral pour ouvrir les marchés avec l’Europe.  C’est possible sous n’importe quel gouvernement, mais les libéraux ne le font pas.  Pourquoi le Québec ne pourrait-il pas signer son adhésion avec l’Europe ?  Le Canada ne veut pas ?   Les libéraux manquent de perspective.             

Si le Parti Québécois veut reprendre le pouvoir, il devra accepter de retourner chez les plus pauvres pour comprendre ce qui est nécessaire pour nous.  Il faut un programme qui réponde aux besoins du peuple.  Ce n’est pas tout d’avoir un pays, il faut être fier d’en faire partie et par conséquent développer une personnalité qui nous soit propre. 


Un milliard d’affamés…un milliard pour l’armée canadienne.

En prenant ma marche quotidienne, hier, question d’atténuer la grosseur incontrôlée de ma bedaine, j’ai jeté comme d’habitude un coup d’oeil sur les manchettes des journaux.  Un milliard d’affamés sur notre belle planète.        

Tu te dis, « ça se peut pas « , le système peut pas être assez chien pour laisser des gens mourir de faim. Eh oui !  Et comment !  Le système est un cancer généralisé.  Quelques petites cellules qui mangent toutes les autres.           

Comme dessert, je lisais ce matin, ce que je pense depuis des mois, on nous prépare une autre crise, une autre bulle. Nos multimillionnaires mondiaux ne sont pas encore contents des profits qu’ils viennent de se faire.  Les crises sont le résultat de la spéculation et la spéculation c’est de la fraude légalisée.  C’est automatiquement une bulle… reste à savoir qui et quand on la pète.  Pour qu’une telle fraude soit possible, on ne doit pas la voir venir.     

Plutôt que de sauver les petits, l’argent est allé aux banques et aux multinationales qui n’ont rien compris puisqu’aucune réglementation sévère mondiale n’a pas été imposée pour régulariser l’économie.  Le politique est à genoux devant la mafia économique ou en fait carrément partie. Et, un nettoyage, ça ne se fera pas : les lois du marché vont continuer de prévaloir.   Des cochons, ça toujours plus faim.  Ça dégueule parce que ça trop bouffé et ça continue de chercher de nouvelles nourritures.         

Heureusement, aux États-Unis, on a pu voir naître un sauveur dans la personne de Monsieur Obama.  Cependant, il ne faut pas croire qu’il peut tout faire tout ce qu’il veut.        

À date, il a fait des miracles, juste en empêchant l’implosion de ce pays.  Il a généré l’espoir.  On oublie trop vite que l’avenir des États-Unis, c’est aussi le nôtre, même si on n’aime pas la tête enflée du peuple américain sur le plan international.Les banques, les bourses et les multinationales continuent de faire la pluie et le beau temps et rien n’est fait pour cesser ce vol quotidien que l’on appelle  » la spéculation  » ou le « marché ».  

Le monde est dirigé par les plus voleurs, les plus exploiteurs.  La mafia n’a plus de frontière, de religion ou d’idéologie.  C’est l’argent qui mène tout.   Ceux qui ont l’argent dirigent aussi les armées et les polices.  La mafia mondiale est assez forte pour imposer ce qu’elle croit être le bien et le mal.  Le bien étant les profits que la nouvelle réglementation verse dans leur poche.  Comme me disait mon ami professeur Pierre Faucher (un ex-policier de la SQ) :  » dis-moi que la pédérastie est payante et je te la légalise demain matin. »           

C’est pourtant clair, si l’économie ne va pas bien, c’est que les profiteurs s’en mettent trop dans les poches, que l’on distribue mal les richesses.  La pauvreté est entretenue, car ça paye, ça coûte moins cher en dépenses ; alors que la guerre, elle permet de se gaver de la reconstruction, si on la gagne. Le pouvoir, c’est de dominer les marchés.   

Le système se fiche que des gens meurent pourvu que son portefeuille grossisse.  Et, ce n’est pas que le capitalisme, ce cancer est né de la sublimation sexuelle.  C’est la même chose chez les communistes avec leur instinct de pouvoir de petites cliques, et les producteurs de pétrole (la démesure égoïste) qui arme, par en arrière, l’Islam d’Al Qu’Aïda.     

De l’autre oeil, j’ai vu comme manchette que le Canada avait acheté pour un milliard d’équipement militaire, il y a 17 ans, et ce matériel ne sert pas. Il est remisé.  Tabarnak fut ma seule réaction.  On essaie encore de nous faire croire que le Canada n’envisage pas de poursuivre sa lutte en Afghanistan alors qu’on sait très bien que ça va continuer comme avant.  Au mieux, on changera notre mission pour la rendre un peu plus humanitaire parce qu’ici on ne sent pas le besoin de gagner la guerre pour se croire un pays prospère et fier.                

Malheureusement, la guerre d’Afghanistan sert les intérêts de tous ceux qui tirent les ficelles dans l’industrie pétrolière parce qu’il faut passer par là pour acheminer l’or noir dans les pays soviétiques.  La guerre dans ce pays est à la source la lutte que se livre les musulmans et Israël.  Les musulmans avec la Russie ; Israël avec les États-Unis.   La lutte dans ce pays est aussi le trafic de l’opium.

Le pire, on ne peut pas changer grand-chose.  Et, c’est ce qui fait le plus mal au coeur.  On ne sait même pas qui on encourage quand on mange.  L’économie s’est mondialisée.  Il faudrait un cours universitaire juste pour comprendre qui se trouve derrière le produit que l’on consomme.           

Si le Québec était indépendant, on pourrait espérer qu’au moins au niveau de la nourriture nous soyons indépendants des multinationales et des grandes chaînes qui font ce qu’elles veulent.  Je ne serais pas surpris qu’un jour on nous annonce que le cancer vient en grande partie des produits que l’on met dans ce que l’on mange.            

Avoir un contrôle minimum sur notre vie, c’est ça l’indépendance du Québec.  Avoir un minimum d’informations et de choix.  Les libéraux sont vendus aux profiteurs de l’économie.  Ils diminuent notre capacité à la différence. Ils procèdent par hypocrisie.  Chaque geste est pour le bien de l’économie, donc, de ceux qui se gavent.        

J’aimerais bien savoir toutes les courbatures que le Québec a faites devant le fédéral. Qu’est-ce qu’on a dit à l’UNESCO qui n’était pas imposé par le discours fédéraste ? 

Au moins, au Québec, on peut se demander comment on peut se protéger de la mafia qui contrôle la construction et chercher à savoir s’il n’y a pas un pédophile qui rode sur notre territoire.   C’est la seule paranoïa qui nous remue encore…  le gouvernement n’ira pas en élection avant quelques années.         

Radioactif 548

novembre 8, 2022

Radioactif   548   

Textes de 2009, p. 1149

Charest : un fédéraste aveugle et sourd.      

Le problème du parti libéral de Jean Charest, c’est d’être tellement fédéraste qu’il ne peut pas penser québécois de peur de faire avancer la souveraineté.  Il a un pied sur le gaz, un autre sur les freins et les deux yeux bouchés pour ne pas voir ce qu’il pourrait éventuellement frapper.  Il conduit au son, surtout quand il s’agit de la langue et de la laïcité ;  mais il a les radars défectueux.       

La Commission Bouchard-Taylor n’a été qu’un exercice pour faire accepter aux Québécois que nous aurons absolument besoin d’immigrants dans très peu de temps pour répondre aux besoins de la main-d’œuvre.  Pas de problème avec ça, c’est une vérité mathématique, mais un gouvernement éclairé essaie de voir venir les problèmes.  

Un des problèmes fondamentaux sera l’identité québécoise dû au fait que nos gouvernements ne mettent pas leur culotte.  Ils ont peur du lobby féminoune qui change de valeurs dès que l’on entrevoit que la vie sociale pourrait changer si on voit les choses autrement. Et, ce lobby est restreint à la peur de la sexualité. 

La laïcité, c’est un problème parce qu’on est trop moumoune pour fixer des balises acceptées par tous ceux qui demeurent déjà ici et non en fonction de ceux qui pourraient venir. 

Même certains musulmans demandent aux gouvernements fédéral et provincial de bannir le port des voiles islamiques (la burka et le hijab).  Comme pour les autres religions, aucun signe religieux dans un endroit public de l’état ne doit être toléré, excepté au temple.  Le Québec est laïc.       

La raison pour laquelle je dis « public de l’état « , c’est qu’à mon avis, un voile qui permet de voir la figure ne brime personne s’il est porté, par exemple, lorsqu’une femme sort de chez elle et va magasiner. C’est comme porter un autre signe religieux quand tu ne représentes pas le personnel de l’état.  T’as le droit d’indiquer tes valeurs personnelles. 

La peur des cheveux existe comme objet sexuel et nous rappelle que cette guerre en fut une de symbole, puisque la longueur des cheveux était considérée comme un signe sexuel.  L’habillement est de même nature.    

L’école doit être absolument neutre. Aucun cours de religion avant le CEGEP.  Si tu veux suivre des cours religieux va à ton église.  C’est simple, simple.            
 
Par contre, les lois islamiques doivent se conformer aux lois d’ici.  L’excision est totalement interdite.  Elle ne doit pas exister au Québec et les parents ne devraient pas avoir le droit d’envoyer leurs petites filles en dehors du pays pour que cette barbarie soit possible.  On sait que ça se fait.  On a beau rire d’Hérouxville, mais c’est une réalité.  On devrait d’ailleurs exiger le consentement du jeune homme pour la circoncision d’un garçon.  Ce n’est pas au père ou la famille de choisir, mais le jeune lui-même quand il est devenu assez vieux pour le faire.

Ayant vécu aussi près des musulmans que des catholiques, puisque les deux jeunes que j’ai adoptés étaient musulmans, je sais que tu peux être musulman sans être un fanatique. Ce n’est pas pire de devoir ne pas toucher l’écriture du Coran que de ne pas toucher l’hostie (une règle disparue depuis mon enfance).        

Tous les rites religieux ont une signification.  On y croit ou pas.  Il y a de grands avantages à connaître les autres religions.  Quand on dit que ça peut créer de la confusion chez les jeunes, on oublie que les valeurs des parents dépeignent sur les enfants. Les enfants apprennent par imitation.          

Les immigrants doivent être obligés de fréquenter l’école française et doivent apprendre le français. Le Québec est français.  Aucun immigrant n’est obligé de s’installer au Québec.  S’il veut apprendre l’anglais qu’il s’installe dans une province anglaise, y en manque pas au Canada. C’est une exigence normale pour tout individu qui se respecte.

Le gouvernement et la mafia.

La mafia, c’est le système.  Le système, c’est l’économie.  L’esclavage de l’économie, c’est la religion. L’intérêt sur ta vie, c’est le travail.  Pour permettre à l’économie d’être prospère, il faut un ensemble d’institutions et des règlements
 qui couvrent aussi bien la notion de bien que de mal, de permis ou interdit.     

Le système global, mondial, s’active selon plusieurs vecteurs (horizontal- vertical, droite et gauche) et chaque niveau s’interpénètre comme dans une spirale. 

Le système est toujours au-delà de la loi, donc, du monde qu’il a créé par la loi et qu’il maintient en vie par la loi.  La loi, c’est le karma… l’environnement, l’acquis contrairement à l’innée, dans lequel on a le droit de se déplacer.  Un lieu qui peut être modifié, selon ceux qui nous entourent. On ne vivra pas la même vie si on naît au Pakistan ou au Québec.        

Le haut de la pyramide « siphonne » tout ce qui se passe en bas de lui.  Chaque empire économique, dans le deuxième degré ou deuxième étage supérieur, si l’on veut, est sous la direction d’une religion.  La religion est la première manifestation de la loi et de la tradition.     

Les religions perdent des plumes maintenant aux mains des pouvoirs civils (sciences et mémoire) qui les remplace.  Le judiciaire remplace les lois religieuses ainsi que les médecins, les psychos ou psychiatres, etc.      

La loi et les religions permettent le contrôle des individus…La police remplace les Inquisitions. Ce n’est pas pour rien que le sexe soit encore la première chose sanctionnée. On ne s’attaque pas à la violence, car la violence est la base du pouvoir.

Depuis, le début de la communauté humaine, les religions ont toujours eu le premier pouvoir.  Ce sont elles qui ont financé les guerres et justifier les conquêtes.

C’était facile à faire : pour un européen, par exemple, l’autochtone d’Amérique ou d’ailleurs, ne croyait pas dans le même dieu et par conséquent, n’était pas humain.  L’Africain n’avait même pas la même couleur, ce qui justifiait l’esclavage. On a pu les exploiter et on le fait encore, même si maintenant on s’aperçoit que nos religions qui prônent la charité sont des armées assassines.           

Les religions maintenaient le pouvoir de l’esprit aristocratique et depuis la révolution française, celui de la bourgeoise.  Ces deux classes se sont scindées dans un seul corps, une seule identité, un bourgeois fait ceci, mais ne fait pas cela.  Un bourgeois n’est pas un pauvre.  Il est plus propre, moins cochon, plus raffiné, plus hypocrite, plus exploiteur. Le bourgeois est la vérité toute crachée. L’intelligence absolue.  L’être de tous les droits à cause de sa très grande valeur ; ce qui ne l’empêche pas d’exploiter tous les autres pour préserver son image. Le bourgeois se préoccupe de son avoir pour être estimé.           

La structure globale ressemble à notre galaxie dans le sens que chaque particule compte.  L’individu ou l’institution est aspirée du haut vers le bas pour ce qui est des règles (un idéal, un rêve), mais du bas vers le haut pour ce qui est des profits.            

Cette spirale fait en sorte que le plus petit joue autant un rôle que le plus grand dans la richesse exclusive du riche. Le riche est un vampire d’énergies. Le pauvre vend sa vie pour y donner un sens. Il doit avoir un avenir puisque le présent est invivable parce qu’il est trop occupé à survivre.  . 

Pour devoir rebâtir une région dévastée, il faut détruire avant, c’est le rôle des guerres.  La guerre permet de dépenser et aux pays alliés de participer à cette restauration, donc de mieux faire fonctionner leur économie locale, après la victoire.  La guerre c’est tout un effort exigé à son peuple, c’est la raison de la chute de bien des empires ; mais à la victoire, c’est une plus grande richesse. On vit encore selon les lois de la jungle et notre émotivité est encore embryonnaire.  Difficile de sortir de son nombril. 

Il faut d’abord que tous soient en partie ou complètement satisfaits de leur existence pour chercher un autre sens à leur vie.  Les règles religieuses sur le sexe permettent de créer une mythologie, un roman sur ce que l’on a été et notre devenir.  Ça permet d’oublier la réalité de notre libido, une force centrale basée sur le plaisir. Son plaisir de vivre, l’instinct de vie.      Ça permet l’esclavage individuel, grâce au péché créé par les religions.       

Évidemment, dans un système, les règles viennent du haut vers le bas. Les gens en haut de la pyramide sont très peu nombreux, mais ce sont ceux qui reçoivent à peu près tout.  

Pour prospérer le système a souvent besoin de changer les règles (ce qui est loin d’être la caractéristique principale du judiciaire et des religions) aussi, avons-nous besoin d’un gouvernement docile aux demandes de l’économie.  C’est à quoi servent les gouvernements.  Modifier les lois pour permettre à la mafia légale de faire encore plus de profits.  Une modification de loi équivaut souvent à une augmentation de taxe.          

Qu’on le veuille ou non, les pouvoirs locaux sont sous l’autorité du mondial, plus précisément, des banques.  Si l’économie s’effondre, notre monde s’effondre.  Le danger est de plus en plus là parce que les voleurs n’ont plus de limites.  Les arnaqueurs sont devenus des professionnels.  

Le vrai dieu dans notre monde actuel, c’est l’économie, la finance

Si la banque mondiale n’aime pas votre façon de voter ou d’agir, elle n’a qu’à vous couper les vivres. C’est un peu ce qui vient de se passer dans la crise actuelle.  C’est le rééquilibrage des forces des empires.  L’arrivée des économies émergentes. La tarte mondiale est répartie autrement, au détriment des USA.   On n’est pas encore à la fin du processus, car on peut se demander comment les USA réagiront à cette cure minceur ? 

Obama n’est pas sorti du trou, mais quel homme extraordinaire… Si la droite est trop forte (les Bush sont très nombreux, un esprit en soi) ça va nécessairement éclater un jour.  Il faudrait prévenir cette catastrophe… 

La structurite fédéraste…

Le Québec est pris dans le piège de la structurite.     

C’est pourquoi le Québec doit sortir du Canada.  Le Canada est une fédération et non une confédération.  La structure même et la répartition des richesses naturelles des régions du Canada engendrent une économie qui exige en soi une rivalité entre le Québec et le reste du Canada.   Et, plus le temps passe, moins nous partageons les mêmes valeurs.               

Les structures du pouvoir dans le gouvernement canadien permettent au gouvernement central de recevoir plus de taxes et d’impôts, tout en essayant de fournir le moins de services.    

C’est le premier problème, le plus évident qui me soit apparu quand j’étais journaliste.  Pour le gouvernement central, quand il s’agit d’obtenir une aide, qui est notre droit, qui nous est due, puisqu’il paye avec notre argent, c’est toujours très lent et ça se termine souvent au compte-goutte.    

La structure économique du Canada et son développement font que l’Ouest a des besoins qui se confrontent presque toujours aux besoins du Québec. C’est pourquoi, le fédéralisme centralisateur est de plus en plus contre nous : nous serons très bientôt devenus d’éternels minoritaires.  Nous sommes des pacifistes alors que les Canadiens voudraient que l’on soit comme les grands, ceux qui imposent leur point de vue.  On a délaissé notre marque internationale de pacificateurs.

Par contre, je crois que ce sera de plus en plus difficile de se séparer parce que nous n’avons pas solutionné le problème alors que c’était facile de le faire pacifiquement.  Le Canada essaiera de nous y retenir de force.         

Le problème avec la structurite, le nom le dit, on multiplie les structures.  On a quatre niveaux de gouvernements : fédéral, provincial, municipal et scolaire.  C’est le paradis pour chacun : tu demandes une chose à l’un, il peut te référer à l’autre. Tu es une balle de ping- pong.        

Si au moins, la hiérarchie serait à l’inverse, selon l’accessibilité, on aurait plus de chance que les décisions nous soient favorables.   Autant de gouvernements permet de toujours se laver les mains, sans régler les problèmes. C’est ce qui m’avait amené à préconiser de créer des gouvernements régionaux et concevoir que le fédéral est un pallier de trop.  Il ne nous donne rien, il ne fait que nous remettre en partie l’argent que nous lui versons.        

Advenant un Québec indépendant, ça demeure une des solutions importantes. Ramener les centres de décision, là où les gens vivent.  Un Québec décentralisé et déconcentré (les budgets).          

En ce sens, je trouve particulièrement brillante la priorité apportée par le candidat du Parti Québécois, à Magog, M. Michel Breton : le Québec devrait recueillir tous les impôts et toutes les taxes et payer sa part des dépenses nationales, si le Québec choisit de vivre dans une vraie Confédération.   Par ailleurs, si le Québec choisit d’être un pays, pas besoin de s’associer au fédéral pour partager ce qui est avantageux. Tout le budget nous appartient. 

Pour l’instant, il faut sérieusement se demander ce que fera le fédéral quand il n’aura plus besoin de nous.  Est-ce que ça reviendra aux années 1970 où on nous ignorait complètement ?  Quand nous n’aurons plus de voix pour nous faire entendre est-ce qu’on acceptera de payer sans avoir de services en retour?  Est-ce qu’on se réveillera avant qu’il ne soit trop tard ?           
 
 P.S. : J’ai lu au restaurant, le texte de Martineau à l’effet que notre gouvernement (libéral pour ne pas le nommer) n’a pas de couille et essaie encore de nous assimiler avec de nouvelles lois sur l’immigration.   Ce n’est pas étonnant, car plus nous aurons les mêmes valeurs que le reste du Canada, plus nous serons Canadiens… Les valeurs fédérastes ne sont pas les miennes.  Peut-être qu’il serait temps que l’on reprenne la rue pour se faire entendre ?      


Trudeau et Ford

novembre 8, 2022

Qu’est-ce que Trudeau va donner au premier ministre Ford pour avoir réussi à faire douter de la loi nonobstant, la seule clé permettant de s’assurer que jamais on ouvrira la constitution? Comme son père avait obtenu que l’Ontario paye pour que des industries quittent le Québec afin de faire peur aux gens et s’installent en Ontario. Un vieux scénario.

Trudeau et Ford

novembre 8, 2022

Qu’est-ce que Trudeau va donner au premier ministre Ford pour avoir réussi à faire douter de la loi nonobstant, la seule clé permettant de s’assurer que jamais on ouvrira la constitution? Comme son père avait obtenu que l’Ontario paye pour que des industries quittent le Québec afin de faire peur aux gens et s’installent en Ontario. Un vieux scénario.

Radioactif 547

novembre 7, 2022

Radioactif  547

Textes de 2009, p. 1142    
03 Octobre 2009     
La pornographie.

L’arrestation de l’évêque parce qu’il regardait des films pornos prouvent, hors de tout doute, que notre système, en pensant la sexualité comme les femmes battues, n’a absolument rien compris à ce qui se passe chez un pédéraste, chez certains hétéros ou chez les ados. 

Un gars et une fille sont égaux, mais ils sont différents.  Et, on ne respecte pas cette différence. Ton orientation sexuelle devrait être pour tous, de tous les âges, un droit fondamental.         

Qu’on prétende vouloir protéger les jeunes, c’est le contraire qu’on fait.  On les infantilise et les déresponsabilise.  On rend les jeunes paranoïaques face à leur sexualité.   On bloque leur développement en les empêchant de devenir autonomes.  Il y a une différence fondamentale (que la société ne fait pas) entre un geste violent et un échange sexuel.  Ce dernier n’est que plaisir consenti mutuellement.           

Continuez !  Vous en aurez encore une foule de suicides chez les garçons parce qu’on est encore assez bornés pour ne pas concevoir la sexualité comme quelque chose de naturel et de bien.   Et, je regrette, la sexualité existe aussi chez les jeunes ados qui ont des droits et qui ne sont pas la propriété de qui que ce soit, même pas de leurs parents.          

Freud allait plus loin, la sexualité existe même quand tu es bébé. C’est une nécessité absolue pour la survivance de l’espèce.  Les jeunes n’ont pas à vivre la crise d’hystérie des adultes dès qu’ils sont mêlés à une histoire de sexe non violente et consentie.   Ils ont évolué, eux.  Ils ne deviennent pas fous juste à se demander ce que leurs voisins pensent d’eux.  Ils sont de plus en plus capables de réfléchir sans les curés ou les prêtresses des services d’information. On a pu besoin de la police, les féminounes font la chasse aux pédérastes parce qu’elles n’ont pas l’honnêteté intellectuelle de concevoir la différence entre pédophilie et pédérastie. 

Je suis catégoriquement contre la pédophilie, mais je suis pédéraste.          

Loin de créer un plus grand danger de passer à l’acte sexuellement, le visionnement de la pornographie peut être le moyen par excellence de ne jamais le faire, si c’est accompagné d’une bonne séance de masturbation.   Le meilleur moyen de combattre la libido, c’est de la laisser s’exprimer, mais de pouvoir choisir la méthode et le moment.

La libido est une force qu’on ne peut pas annihiler autrement que par la mort.  On peut la contourner, la sublimer, le capitalisme et les artistes, par exemple, mais jamais on sera capable de l’éliminer.         

C’est la force première de tout mâle : propager la vie. C’est pour cette survie que l’homme est plus obsédé par le sexe qu’une femme qui, elle, a, culturellement, le rôle de préserver la vie.  Les différences homme et femme sont surtout d’ordre culturel puisque la différenciation de sexe est presque inexistante dans la formation de l’embryon. Changement d’organes sexuels, à la dernière minute, voilà tout.  Pourquoi ce choix pourrait-il ne pas être clair dès la naissance ?  Pourquoi un individu ne pourrait-il pas naître avec une sexualité ambiguë ?  Pourquoi qu’en vieillissant, tu n’aurais pas le droit de changer de statut sexuel puisqu’aujourd’hui c’est possible sans danger ?  Rien, sauf si tu veux rester accroché au passé, refuser d’évoluer avec le savoir.

En regardant de la pornographie pour se masturber, on élimine son désir
.  C’est possible de vivre ainsi et d’avoir la paix durant des jours et parfois plus longtemps, tout dépendamment du degré d’excitation et ta capacité à bander.       

Évidemment, si se masturber est un péché, on pourrait être blâmé, mais puisque t’es seul, ça ne devrait déranger personne.  Je ne crois pas que personne se masturbera jusqu’à la mort.  Pas tellement le fun! Même si j’étais un masturbateur compulsif, je devais arrêter quand j’avais le gland blessé à force de mettre du cœur au travail.            

Malheureusement, depuis l’Inquisition, il y a toujours une bande de frustrés qui essaient de contrôler la sexualité des autres.  La tv et les féminounes ont pris la place des curés au Québec. Ce sont des frustrés qui sont dangereuses.  Semer la peur, c’est semer la paranoïa.  On dira ce que l’on voudra, dénoncer quelqu’un, à moins d’être directement impliqué, c’est être un stool.  Et pour moi, un stool, c’est une charogne.         

Comme je le disais, auparavant dans un de mes textes : un jeune qui vit mal une relation avec un bonhomme ou une bonne femme, par exemple, n’est pas un stool, s’il en parle à ses parents ou à un responsable à l’école.  Il se protège ; mais tous ceux qui incitent à la dénonciation sont des langues sales, des esprits pourris qui parlent au nom des autres en se projetant en eux.  Des gens maladivement peureux qui n’acceptent pas la sexualité ou des tenants du chantage.  Se mêler de ses affaires (à moins qu’il y ait de la violence) c’est aussi très important, il y aurait moins de merde dans le monde, si les gens se mêlaient de leur affaire.  Les droits de l’homme à la vie privée, ça existe.       

Quelle connerie : dénoncer pour qu’on connaisse les pédérastes alors que pourtant dès que tu dis que tu es pédéraste, c’est l’ostracisme. L’enfer.  Plus de travail, plus moyen de publier, tu ne peux même plus être bénévole auprès des personnes âgées. 

On veut simplement te rendre la vie insupportable pour faire peur à ceux qui pourraient penser l’être.  Mais, il y a une part de génétique.  Donc, tu ne choisis même pas ce qui t’arrive. Ceux qui te chassent sont des écœurants.    

Si tu es pédéraste, pour de vrai ou selon la rumeur, les gens doivent arrêter de te parler comme si c’était contagieux.  Si tu oses le dire, c’est pour être certain de ne jamais être un danger pour qui ce soit.C’est un choix personnel.          

Comme disait Foucault, la prison, c’est un regard, le regard perpétuel de l’autre.  Cette transparence garantit que tu ne seras jamais porté à exagérer et t’assurer que jamais tu ne nuiras à un jeune que tu aimes, sans t’en apercevoir.  Tu rends les gens autour de toi témoin de ta capacité à te contrôler et à respecter l’autre.  La peur et l’impossibilité de parler de ton enfer (ou de ton ciel, ce qui fut le cas pour moi) est probablement une des raisons fondamentales pour laquelle les jeunes se tuent pour des raisons sexuelles. Je l’ai vécu, j’écris sur le sujet, je me mets la tête sur le billot (mais ça achève).   Si je recommençais ma vie, je ne le dirais plus, je le vivrais à la cachette. Les gens ne sont pas assez évolués pour comprendre.   

La pédérastie, ça ne se discute pas : tes ennemis sont trop intellectuellement malhonnêtes pour que tu puisses leur faire confiance.  S’ils t’écoutent, c’est pour mieux te crucifier après.  Ils sont l’image parfaite des Inquisiteurs. T’as tort quoique tu dises.  C’est l’Inquisition féminoune qui règne au Québec.     

Par contre, je crois que si les gens étaient moins débiles, tu pourrais vivre cette liberté pour ton bien et celui de la société.  Un pédéraste n’aime pas une fille.  Pourquoi, s’il est professeur, par exemple, ne pourrait-il pas enseigner aux filles s’il y a un tel manque de profs ?  Pourquoi ne pourrait-il pas enseigner aux adultes ?  La pire chose qui peut arriver à un individu c’est de se croire inutile. 

Dès que tu as un dossier, pas question que tu aies le droit d’enseigner ou de vivre en compagnie d’autres humains.  C’est ça être débile : ne pas pouvoir comprendre l’autre, manquer carrément d’empathie.  Voir du danger partout.      

Aussi, dès qu’on s’est bien masturbé en regardant de la pornographie, on perd le goût parce qu’on ne ressent plus de besoin d’éjaculer, donc, on est moins excitable.  Souvent on en est même plus capable. 

La peur de la sexualité tient à la pénétration.  Pourquoi est-ce qu’on interdit tout ce qui n’est pas pénétration, même un attouchement ?  Qui est malade, blessé par un attouchement ?  Si ça te renverse au point de te traumatiser et de changer ta vie, tu es mieux de consulter un bon psychologue, car t’as un problème.     

Ainsi, la masturbation du moins, ça calme jusqu’à ce que ce désir se manifeste à nouveau.  Ce n’est pas un phénomène gai, mais ça se vit chez tous les hommes assez honnêtes pour l’admettre.  Une petite crossette, c’est bon pour oublier un désir à assouvir, sans faire de merde.  L’autre ne sait même pas qu’il a été un tel objet d’inspiration. T’es pas obligé de faire connaître tes phantasmes.        

Évidemment, plus t’es vieux, moins tu as besoin rapidement de te « slaquer la tension ».  Combien de mâles hétéros se masturbent en attendant de pouvoir faire l’amour à leur douce qui a un mal de tête plus souvent qu’à son tour?  L’homme a plus de désirs que les femmes.  C’est génétique.  Ce n’est pas parce que tu es gai que tu es différent.            

Tout se passe dans le cerveau, bien plus que dans les pantalons ; mais on agit comme si on ne le savait pas.  Les émotions sont le résultat d’un processus chimique.  Mais, ce n’est pas une raison de laisser tomber le devoir de chacun de créer une personnalité avec des valeurs.  On a tous un petit mot à dire dans notre façon d’agir.  On est peut-être peu libre, mais on est un animal avec un libre arbitre, ce qu’aucun autre animal n’a.         

Te masturber pour te désexciter, c’est une méthode que j’ai très longtemps utilisée afin de pouvoir enseigner sans avoir à me reprocher quoique ce soit puisque de tuer ainsi la tension me permettait de passer à autre chose, d’oublier le sexe et de pouvoir respecter mon mot d’ordre : Never on the job.

Les femmes qui regardent de la pornographie doivent rêver de se faire enfiler par de si belles grosses queues.  Cela peut être aussi la raison fondamentale d’être jalouses des autres qui ont « un service qu’elles n’ont pas ».  Habituellement, les femmes contre la pornographie sont des femmes qui détestent les hommes parce qu’elles ont honte d’être femmes ou parce qu’elles ont eu de la difficulté lors de leur première relation sexuelle.  Elles ont eu peur de la grosseur de la queue de leur premier amant et s’imagine que toutes les autres sont comme elles : elles souffriront en faisant l’amour.          

Ces femmes pensent devoir sauver toutes les personnes dans un même état de vulnérabilité que le leur.  Elles se projettent dans les autres, plus particulièrement dans les enfants.  Elles crient leur peur et leur haine à travers eux. « N’ayez pas peur !  Grand-maman est là pour vous sauver.  » Une paranoïa qui inclut le mari, les oncles, le grand-père, tout le monde, sauf elles.  Les nouvelles vierges ou Maria Goretti modernes.  Les obsédées de la noune familiale et extra-familiale. Les vraies pédophiles finalement, comme le disait Nelly Arcand.       

Je ne dois pas avoir été le seul à vivre cette expérience qui m’a permis d’enseigner durant 15 ans.  Je peux mettre n’importe au défi n’importe qui de trouver un jeune élève à qui j’ai enseigné, d’avoir eu une aventure sexuelle avec moi.  C’est, au contraire, la méthode la plus efficace pour pouvoir fréquenter des jeunes sans avoir le goût de leur sauter dessus. Tu dois te réaliser sans te suicider parce que t’es pédéraste, mais ce n’est même pas toi qui l’as choisi. On l’apprend avec le temps. Ce n’est pas la prison qui t’arrête, mais la responsabilité que tu découvres envers les jeunes à qui tu enseignes.  Le plaisir de les voir: leur esprit s’ouvre et se développe quand il n’est pas dans une société constipée.  Leur beauté intellectuelle (appelé ça comme vous voulez) devient plus trippante que de jouer aux fesses. Tu vis ton sacerdoce pour garder ta job.  Pour pouvoir continuer d’être avec eux.    

Rien de mal dans toute relation sexuelle tant qu’il n’y a pas de violence, pas d’intimidation ou être en contrôle direct avec un enfant, consentement mutuel et plaisir.  Ça m’a pris des années à concevoir ce point d’éthique. 

Être pédéraste, c’est littéralement adorer les jeunes, certainement pas vouloir leur malheur.  Il serait temps que nos féministes se battent avec autant de vigueur contre les drogues que les jeux de fesses, sil elles croient vraiment dans leur amour des jeunes.  L’arrache-coeur, de Boris Vian, est une lecture importante pour comprendre qu’on peut tuer en étouffant les autres par amour.             

La lutte contre les curés, c’est toujours à mon avis depuis que j’en ai parlé lors de mon passage à la Commission Bélanger-Campeau, une question de chantage parce que ça rapporte des millions $$$ ; toujours l’ $$$$.  Tant qu’on enseignera que la sexualité est un mal, il en sera ainsi.  On fourre le monde avec cette idée depuis des milliers d’années… Est-ce qu’on peut se sortir un jour de l’aliénation ?   

Une lutte que je laisse à ceux qui me suivront : ne perdez pas de temps à essayer de faire comprendre ce qu’est la pédérastie.  Si vous l’êtes, préparez-vous à vivre le calvaire, car les humains ne sont que des ordures pour ceux qui ne pensent pas comme tout le monde.  Mais la pédérastie est un amour tellement passionné qu’il dépasse toute forme d’entendement. C’est inévitable pour les gens dont c’est le destin. Tu ne le choisis pas, tu dois vivre avec. Il y a une différence entre un pédéraste et un psychopathe.  Le premier aime les jeunes, le deuxième rêve de les tuer.

04 Octobre 2009     
Falardeau : un sourire.

Je ne peux pas passer sous silence la perte d’un aussi grand Québécois.  J’ai rencontré Falardeau qu’à quelques rares reprises.  J’ai toujours admiré qu’il se tienne debout.  Je l’ai probablement même un peu jalousé. 

Pour moi, Falardeau, c’est un héros, malgré ses sacres et sa façon de s’exprimer.  Ce n’était pas un maudit bourgeois. Il ne semblait même pas savoir qu’il était aussi important.     

Ce qui m’a toujours le plus frappé chez lui, c’était son sourire. Ce gars-là arrivait à parler en souriant.  Il était comme les grands de notre monde littéraire d’une culture extraordinaire, que je n’aurai jamais.  Quand tu parlais avec Miron, il montait vite le ton ; avec Falardeau, il partait vite à rire.  On aurait dit qu’il flottait au-dessus des bassesses fédérastes.

Un autre point qui allait avec son sourire, c’était l’ironie, l’intelligence, le feu que tu pouvais voir dans son regard. C’était presqu’aussi délectable de lui regarder les yeux que de l’entendre.  C’est le souvenir que j’en ai.   

Falardeau était aussi la preuve qu’une des principales motivations de la censure c’est la politique. 

Quand on ne peut pas faire taire un individu, on essaie de le ridiculiser ou de le dévaloriser.  C’est la manière de censurer quand on ne peut pas le faire autrement.  Mais, Falardeau trouvait moyen de contourner cette mesquinerie politique.           

Le Québec a besoin de beaucoup de Falardeau parce qu’on est une société de plus en plus sclérosée.  On nous vole et on agit comme si on ne s’en apercevait pas.  On se fait mentir par Charest et on revote pour lui. On va nous faire payer pour notre naïveté, mais on trouve normal de se faire détrousser. 

Falardeau avait l’avantage de voir clair et de le dire.   

07 Octobre 2009     
Les rites ne sont pas des religions.    

Comme j’ai essayé de le démontrer dans un texte envoyé à la Commission Bouchard-Taylor, les rites et les règles font partie des religions, mais ce ne sont pas les religions.  Ils ne font pas partie du droit à sa religion.          

Les dogmes et les enseignements sont matières à réflexion et capables de nous inciter à vivre selon un certain idéal ; mais le péché, la notion de bien et de mal, est une invention humainequi nous vient des ascètes qui refusaient la réalité matérielle pour un rêve spirituel. On était loin de voir que la pensée est une force électromagnétique.

Il en est de même des rites et des règles religieuses.  Ils peuvent s’expliquer, mais ils ne doivent pas prendre des allures de règles de vie et d’intolérance.  Par exemple, oui au voile islamique en public, non jamais, de burka ! Oui à l’égalité homme-femme, même si les femmes ne perçoivent pas la réalité comme un homme, en autant que ce soit une véritable égalité.     

La pensée ne pouvait pas provenir de notre corps, croyait-on.  Penser était un mystère.  Normal, on ne connaissait pas mieux.  Le bonheur, ce n’est pas se débarrasser de sa réalité humaine ; c’est au contraire, l’assumer avec modestie et plaisir.  C’est être fier et satisfait de la vie qu’on a mené quand on est rendu capable de l’objectiver et de se dire qu’on a fait de son mieux. 

Malheureusement, les religions sont des institutions sclérosées, incapables d’évoluer, car elles se sont prises elles-mêmes aux pièges de l’ignorance et de l’intolérance. Elles sont en soient des sources inépuisables de discriminations.  À preuve que ce n’est même pas institutionnel, on a qu’à regarder vivre les individus avec la censure, le racisme et l’homophobie.  

Même la Commission des droits n’est pas capable de statuer sur la priorité de la laïcité et le droit des jeunes à leur sexualité.  Elle est prise entre les « valeurs féminounes et la religion ».  Comment peut-on être féministe et accepter que l’on nous impose des règles où on traite la femme comme l’enseigne les religions?  Il faut faire une nuance entre la religion et la lutte paranoïaque contre la liberté sexuelle.             

Personnellement, je crois que l’égalité homme-femme et la laïcité doivent primer sur la religion quand il est question de rites ou de règles.  Les rites naissent de l’interprétation de ce que l’on dit être les saintes écritures.        

La religion est un droit individuel.  Tu la vies chez toi, en respectant les lois civiles, et, dans le temple.   Les lieux publics doivent être laïcs et les religions doivent respecter les droits individuels.  Personne ne mourra d’avoir trop prié, mais tu n’as pas le droit de forcer les autres à prier. Tant qu’il n’y a pas de violence, tout est permis.  Tuer, mentir, voler, violer, c’est de la violence légalisée ou pas.  On doit se débarrasser de l’obsession des religions face à la sexualité et en reconnaître la beauté.  La sexualité est une réalité essentielle à la survie de l’espèce. C’est le plus grand des plaisirs comme l’amour est le plus grand des bonheurs. Tout bonheur a ses limites.        

Pour que les religions puissent changer leur discours, sans que l’on pense qu’elles nous ont menti, faut-il nécessairement sauter une ou deux générations? 

Leurs règles s’appliquent à ce qui se passait il y a des millénaires ?  Les rites et les règles permettent non seulement de donner un aspect émotif aux religions, mais ils sont essentiels pour créer le lavage de cerveau religieux ou l’aliénation.   On peut les changer sans tuer complètement les institutions.              

L’Église nous faisait manger du poisson le vendredi sous peine d’enfer si on ne respectait pas cette règle qui n’existe plus aujourd’hui… Le péché n’existe plus, il n’y a plus de règle.  On croit le pape infaillible, mais ça ne fait même pas un siècle que l’Église a décidé d’inventer ce pouvoir-privilège pour ne plus être contestée. L’Islam vient de demander à l’ONU qu’un individu ne puisse plus la remettre en cause.  C’est de la dictature mentale.  Une offense à l’intelligence. On juge un arbre à ses fruits et le moins qu’on puisse dire c’est que la Charia est une pure folie.  Par contre, un musulman qui vit le Coran est aussi bien que n’importe quel catholique.  La Bible, les Évangiles et le Coran sont des livres de réflexions extraordinaires.  Ce sont les règles qui en découlent qui datent de l’époque où les gens étaient des guerriers, des pilleurs et des violeurs. Pourquoi ne veut-on pas les changer, sinon pour dominer les individus ?       

Je suis un mauvais garçon, quoique j’ai intellectualisé le problème et essayer de trouver une solution humaine, un éthique qui respecte à la fois la protection des jeunes et leur droit à la vie privée et l’orientation sexuelle.  Comme si j’avais le droit de penser alors qu’un pédéraste n’a pas le droit de penser. Il fait de la prison, donc, il doit être rejeté, ostracisé.

Donc, je suis une personne qu’il ne faut pas lire, de peur de se mettre à réfléchir. Je suis à l’index. Un index proclamé par les féminounes sur une base sexuelle comme s’il n’y avait que ça d’important dans la vie.            

Je n’ai pas la tête enflée, au contraire, je n’ai jamais cru ni dans mes capacités physiques, ni intellectuelles.  Je trouve que j’ai parfois même agi en imbécile ; trop émotif ou trop saoul, mais je me pose des milliards de questions.  

Je découvre parfois quelques sentiers de réflexion qui pourrait éventuellement représenter une solution sage.  Je déteste qu’on nous mène par le bout du nez en nous mentant.  Malheureusement, aujourd’hui, on ne veut pas réfléchir, c’est trop exigeant.     

Je pense comme Aristote : la liberté ne se comprend qu’en se vivant, qu’à partir de l’expérience.  Il en est de même de l’amour et de la démocratie. Plus fondamental, il en est de même de notre perception du bonheur.      

Tout individu est différent de l’autre et la première règle pour qu’une espèce survive, c’est d’essayer de comprendre l’autre quand tu as le véritable droit de choisir.  Je considère que pour l’humanité ceux qui me font la morale sont bien plus dangereux que je le suis. 

Il y a une différence entre les dogmes et les rites et l’ensemble qui constitue la religion.  Qu’il y ait des livres de réflexion éternelle et immuable, c’est parfait ; mais il ne faut pas croire qu’il n’y a que ça de vrai.  Bizarre que nos grands cerveaux ne l’aient pas compris ou ils l’ont trop bien saisi.        

Tant qu’on n’aura pas les couilles nécessaires pour aller au fond du problème, on aura toujours les accommodements raisonnables dans les jambes.  Je devrais dire entre, c’est plus drôle.  Les lois que Charest/Harper préconisent maintenant sont comme la loi 22 ou de la nation.  Des lois vides. 

La loi 22 faisait du Québec un état français ; mais quand tu la lisais attentivement, tu voyais qu’au contraire, on t’assimilait en douceur.  Les libéraux sont des hypocrites. Pour des votes, ils sont capables de toutes les contorsions imaginables. Et on vote pour ça. On a les gouvernements qu’on mérite.   

Radioactif 546

novembre 6, 2022

Radioactif 546

02 Octobre 2009     
Les premiers changements de perception. 

Jeune, je vivais ma sexualité comme on a faim ou qu’on attrape un mal de dent.  C’était normal.     
 
Un jeu comme un autre pour tous les petits gars du monde, même si les féminounes et les autorités essaient de nier cette réalité.  

 » Je suis mère,  mais ça ne te permet pas de savoir ce qu’un gars ressent. Tu es mère, mais ton flo n’est pas ta possession.  Devenir adulte, c’est devenir autonome. Empêcher un jeune de se connaître, de s’émanciper, c’est le surprotéger, c’est nuire à son développement. Sommes-nous obligés de demeurer aussi niaiseux que certains de nos parents l’exigent  ? »           

La curiosité sexuelle est plus vivante, plus tentante pour un gars, car il peut comparer la longueur, la forme, la grosseur du pénis et de la poche.  C’est moins vulgaire que scrotum, si un mot est laid, il est vulgaire.  L’éducation des filles, au contraire, présente toujours la sexualité comme un sacrifice, une tâche à accomplir, une attaque à leur dignité. 

Les filles ont leur a toujours dit que la première fois sera douloureuse, que la sexualité est malheureusement une réalité. Les règles sont une maladie. On leur a appris à n’y voir que du mal, de la saleté, de la perversité plutôt qu’une forme d’émancipation.   Les femmes normales, intelligentes, féministes, ne vivent pas cette négativité et ont apprises à être fières de leur corps, à se débarrasser de ce discours religieux, stupide et féminoune.             

L’attrait pour la sexualité est inévitable chez tous les garçons du monde quoiqu’il puisse survenir très jeune ou assez vieux, selon chaque individu et surtout, selon les différents milieux, les différentes cultures. 

Règle générale, cet attrait survient avec la puberté (11-12 ans).  Normal.  Les hormones te font exploser. Ça chatouille si tu sais mettre les doigts à la bonne place.  Pas étonnant que les moumounes trouvent les massages pervers ou ont peur de la nudité.  Une situation qui naît habituellement de l’incapacité à se comparer à un autre, de toujours se trouver moins beau.  En prétendant que c’est mal, on peut socialement justifier son incapacité à s’accepter comme on est.  C’est la méthode de la bourgeoisie, salir l’autre avec ses vertus.     

Pourquoi les féminounes n’acceptent-elles pas cette situation?  Elles ne comprennent que la réalité des femmes qui n’acceptent pas qu’il y ait des hommes sur terre. Comme disait Freud, elles ne digèrent pas l’existence du pénis dont elles sont privées ou dont elles ont peur. Pour compenser, elles prétendent maintenant pouvoir jouir autant du clitoris que les hommes du pénis.  Est-ce vrai?  Je ne le sais pas. Je n’ai pas de clitoris. 

Pour le petit gars, jouer au docteur est une réponse à la curiosité.  L’instinct de vie.  Le plaisir.  Quand des femmes prétendent que leur fils est devenu tout anxieux parce qu’il s’est poigner en jouant aux fesses ; la réalité est plutôt qu’ils sont devenus anxieux de voir l’état hystérique dans lequel se sont retrouvés les adultes en le découvrant.  Les adultes deviennent fous raides dès qu’il est question de sexualité (du moins au Québec).  Ils vivent enfermer dans ce que les religions leur ont appris, tout en se faisant croire qu’ils se sont libérés en allant plus à l’église.   Les bourgeois(es) sont des êtres superficiels qui ne s’intéressent qu’à leur apparence extérieure.   

Jusqu’à ce que je me ramasse le nez dans l’interdit, je n’avais aucune raison de réfléchir sur le sujet.  Se demande-t-on pourquoi on respire ? Quand t’es jeune, tu as trop de jeux pour t’arrêter à essayer de tout comprendre.       

L’interdit sexuel est une connerie religieuse et bourgeoise.  Elle ne repose sur absolument aucun danger, sur aucun mal.  Je ne connais pas un gars qui puisse croire que ça fait mal de se masturber. Tu ne te crées quand même pas un complexe écrasant à découvrir que ton petit zizi ressemble à celui des autres, tout en étant bien différent.  

Sauf la nuit, à l’aide de certains rêves, l’éjaculation n’est pas automatique, elle arrive quand tu l’aides.  Pas un corps n’est pareil.  Il n’y a rien qui justifie l’interdit sexuel pour un garçon qui n’a pas encore commencé à éjaculer.  Cet interdit est né jadis pour assurer la qualité du sang nécessaire à la transmission de la vie et de son rang social. Pourquoi continue-t-on à mentir ?            

Pire, avant 12-13 ans, la symbolisation n’existe pas.  Le symbolisme est un changement au niveau du cerveau, de la capacité intellectuelle.   Il modifie la perception d’autant plus qu’il arrive au même moment où le garçon commence sa puberté.  Règle général, à moins de situation traumatisante, de violence, on se rappelle très peu de choses de notre enfance.  Être traumatisé par le plaisir, ce serait très surprenant, même carrément contre nature. Mais, c’est ce que l’on prétend.  Les adultes aiment se projeter dans l’esprit des jeunes pour interpréter ce qui s’y passe. Ils ont peur et mal pour eux. Les jeunes au contraire jouissent du moment présent.     

La chasteté est anormale.  Les relations hétérosexuelles, elles, doivent tenir compte de la responsabilité.  Ce n’est pas pareil, car la fille peut tomber enceinte et règle générale les gars font des petits, mais disparaissent quand il est temps de faire face aux responsabilités.  ¨Ça va peut-être changé avec l’ADN ? 

Au lieu d’interdire, on devrait responsabiliser tous les jeunes, gars comme filles.  Ne pas donner de cours de sexualité aux jeunes, c’est une irresponsabilité invraisemblable.  Les jeunes ont droit de se connaître, de connaître les dangers des maladies transmissibles. Ils ont le droit d’apprendre qu’ils peuvent dire ou non à une relation.  Qu’une relation sans consentement, c’est inacceptable pour tous et sans exception.  Si on n’a pas de cours à l’école, les jeunes se renseigneront en écoutant de la pornographie.  C’est comme nous, quand les adultes cachaient les playboys.   C’était de l’hypocrisie, de la censure, de la bêtise. Si on regarde de la pornographie gaie, on apprendra la sodomie comme si cela n’était pas différent de l’homosexualité qui peut exister sans sodomie.   

On prétend que les petits jeux entre gars sont mal parce qu’on s’imagine que ces jeux en feront des homosexuels.Il faut cesser de mentir.

Ceux qui croient que la relation homosexuelle peut être traumatisante, ne savent pas la différence entre une relation homosexuelle et la sodomie.  On pense qu’un garçon sera automatiquement sodomisé, ce qui permet de croire que c’est comme la première fois qu’une fille se fait pénétrer.  C’est la seule chose dont les parents ont peur : que leur petit gars devienne gai, mais la plupart des pédérastes (du moins ceux que j’ai connus), ne sodomisent pas. L’activité  pédéraste par excellence est la fellation et je peux jurer que ça ne fait pas mal si on sait bien la faire.    

Malgré tous nos progrès scientifiques,  l’homosexualité demeure pour la majorité : une maladie, une infirmité.  On fait semblant d’être ouvert d’esprit.  IIs feront bien ce qu’ils voudront tant qu’ils ne me touchent pas.  C’est la seule raison pour laquelle on considère encore les pédérastes dangereux.  On croit que c’est une pandémie; mais la pédérastie est moins coûteuse et dangereuse que ce que nous fabriquent les pharmaceutiques et les assurances, que la violence et les drogues.

Je préfère être Simoneau plutôt que Lacroix.  

Je n’avais ni peur des autres, ni de moi. Je me sentais inférieur, parce que je n’étais pas physiquement très fort, mais ça ne m’empêchait pas de rêver d’accomplir de grandes choses dans ma vie.   Je voulais d’autant plus devenir quelqu’un que je me sentais inférieur.  Un moyen de compenser.  Une sublimation religieuse.  C’est peut-être comme ça que le fanatisme prend habituellement racine ?             

Si les jeunes ne se faisaient pas laver le cerveau par l’enseignement religieux à l’école, découvriraient-ils quand même la religion ?  Serait-elle plus tard un besoin ?  La religion est-elle autre chose qu’un moyen de se sécuriser ?  Peut-on croire en dieu, sans être enrégimenté dans une religion quelconque ?  En lavant le cerveau des enfants avec la religion, les respecte-t-on ?  Ce qu’on leur dit n’a-t-il pas plus d’impact durant toute leur vie qu’une aventure sexuelle ? La religion n’a rien à voir avec la spiritualité.

La religion ce sont des règles ; la spiritualité c’est une recherche de vérité et de bonheur.        

Mais cette curiosité invraisemblable m’amenait à me poser toutes sortes de questions. Qui sommes-nous ? D’où venons-nous ? Où allons-nous ?  Pourquoi parle-t-on de mystères car, si Jésus était dieu, il était tout à fait normal qu’il accomplisse tous les miracles dont on parlait.  Je passais mon temps à chercher dans les encyclopédies. Je n’ai pas changé, ça refait surface avec la retraite. J’ai du temps et je suis plus cérébral que physique.           

Quant au sexe, la société rejetait jusqu’au droit de comprendre, de rechercher une explication.   Le mal m’a toujours apparu sous la forme de la violence et non de plaisir.  La chasteté est une chasse contre le plaisir. 

La religion est basée sur le masochisme.  On s’imaginait se sauver par le sacrifice, mais, on hallucine quand il y a trop de sacrifices.  Où est l’équilibre ?  À ma connaissance, Bouddha fut le premier à dire que la sainteté n’avait pas rapport avec la souffrance.  On n’a pas besoin de souffrir pour être heureux.  On a qu’à se laisser pénétrer par la beauté de la création pour être mystique.  L’ascétisme est à mon sens la pire erreur religieuse de l’histoire de l’humanitéC’est paranoïde : ne pas vivre pour ne pas souffrir.  Comme si la vie était une plaie quotidienne.                         

Au contraire, je suis plus religieux quand je m’arrête à la beauté de l’existence.  On peut atteindre une forme d’extase quand on médite sur la beauté. 

Plus jeune, j’ai déjà pleuré tant ce que je ressentais de plaisir de contempler la beauté dans les paysages ou dans le visage de ceux que j’admirais.  Je braille quand la musique est trop belle.  La vie n’a rien de monstrueux.  On devrait remercier Dieu à tous les jours de nous avoir donné la chance de le connaître un peu à travers sa création. C’est à mon sens plus normal si tu crois en dieu que de croire que tout est mal, péché, saloperies.           

Je n’agis pas sans réfléchir sur ce que je vis ou que j’ai vécu.  Je ne fais que ça, au point où je trouve que mon introspection pour comprendre devient une «danse du nombril» qui n’en finit plus.  Mais, il est préférable de s’interroger sur le sens des choses, la raison d’exister que de vivre béatement ce que les autres prétendent être la vérité.              

Ça me permet d’accepter mon petit côté fou et de vivre heureux dans ma bulle; même s’il y en a qui voudrait la péter probablement par jalousie.  Je suis fou, mais au moins j’ai de quoi à dire, je n’ai pas vécu comme un légume et je ne suis pas dangereux pour les autres.           

À cette époque, j’avais encore plus peur de la mort, car on nous en parlait toujours et je n’arrivais pas à concevoir ce que c’était.  J’avais vu des vaches se décomposer, des tantes très laides dans un cercueil, je savais qu’on est froid quand on meurt, mais la mort, l’arrêt total sans retour, qu’est-ce que c’était?  Une peur. Un mystère.   

Quand on en parlait, on sentait qu’on devait en avoir peur.  Notre connaissance de la sexualité était un peu du même ordre : on sentait qu’il y avait quelque chose qui n’était pas correct, mais on ne savait pas quoi. 

La mort est une réalité qui ne devrait préoccuper aucun jeune, même si certains décèdent jeunes.   On sent quoi quand on meurt ?  Est-ce que ça fait mal ?  Est-ce qu’on sait qu’on meurt ? En a-t-on conscience ? Normalement, on perd conscience quand on souffre trop ?  La mort est-elle le vide absolu ? C’est pourtant ce qui est le plus logique. Qui peut penser sans son cerveau ?           

J’étais loin de croire que la mort est un processus normal dont les religions se sont servies à la fois pour faire peur aux individus et en même temps asseoir leur pouvoir en faisant croire qu’il y a un paradis après la mort. 

Les religions ont existé parce qu’elles répondaient positivement à la plus grande peur, mais aussi au plus grand désir : elle promettait l’éternité.  Qui serait assez fou pour prendre la chance de ne pas être éternel ? Qui avait assez de couille pour remettre en question ce qu’elles nous disaient ?  Est-ce que le ciel valait la peine que l’on meurt pour s’y rendre ?   

On naît, on vit et au fur et à mesure on oublie ce qui se passe.  Qui se rappelle de son quotidien ? Qui se rappelle de son enfance ?  Mais, on se rappelle du plaisir quand on a eu une petite aventure qui sort de l’ordinaire.  Règle générale, chez les gars, c’est le plaisir ; chez les filles, c’est la peur, le mal, la culpabilité.  Ce n’est pas génétique, c’est culturel.  Ceux qui en souffrent et qui ne règlent pas leur problème finiront par devenir croches.  Ils verront du mal partout, ils le projetteront sur les autres, les sales, et déstabiliseront leur rapport avec les humains. La haine l’emporte.   Ça peut aller jusqu’à la paranoïa, ce que vivent à mon avis, les féminounes qui s’enflent la tête entre elles.   

Le Québec était (et est encore) une société incapable complètement de réfléchir individuellement à partir de sa propre expérience et saisir que le moule  » religion -bourgeois  » est strictement pervers.  Il condamne la sexualité hors procréation et ne cherche même pas à comprendre ce qu’est la nature humaine.  On reste figé à l’époque où la religion était la loi.           

On vivait sous la dictature de l’index religieuse alors qu’aujourd’hui on vit sous la dictature de l’index féminoune, un même index mais plus vicieux, car plus hypocrite et plus aliénant.   Les féminounes vivent de projection.  Elles s’imaginent que leurs mésaventures sexuelles est le lot de toutes les femmes, comme s’il ne pouvait pas y avoir de femmes qui aient connu l’extase lors de leur première relation sexuelle ou qu’il n’existe pas de mâles qui pensent différemment des machos.                     

Je fus, entre six et dix ans, comme disait Freud dans une période de latence jusqu’à une dizaine d’années.  Je tombais d’ailleurs amoureux des femmes qui me fascinaient, probablement que ça avait un rapport avec ma mère.  Je l’adorais et possiblement que les Madame Caouette, mes institutrices et cies étaient des substitutions.  

Je n’étais pas sexuellement attiré par une femme ou une fille, pas plus d’ailleurs, que par un homme adulte.  Sauf qu’en vieillissant, j’ai commencé à me demander comment c’était chez les autres.  Le cruising est très simple quand tu es jeune.  Un jeune qui veut être voulu, ça se repère à l’oeil nu.                   

Pour un pédéraste, la beauté est tout.   La beauté, c’est un regard, une démarche, un sourire et la perception d’un échange intense d’énergies.   Bien au-delà du sexe, l’important en pédérastie est d’être en présence de celui que tu aimes.  La complicité.  Juste les voir te rend fou.  Le sexe sans cette complicité ne veut rien dire.  On dirait que c’est un moyen d’échapper à la solitude.   On ne devient pas accroc par pulsion, mais à cause du plaisir que ces rencontres créent.  L’interdit ajoute un peu plus de piquant.        

Mon désir d’être père a aussi joué un très grand rôle dans ma perception de ma réalité sexuelle.  Le problème avec notre société c’est qu’on devrait tous être pareils, mais c’est complètement irréaliste.  Tout individu est une entité.  Une différence.  L’aboutissement d’une multitude de changements génétiques, une sélection.  Aucun être vivant n’est pareil ne serait-ce que parce que son expérience de vie est différente.  La vérité de l’un n’est pas nécessairement celle de l’autre.  Fort heureusement d’ailleurs !

Tout individu, un jour ou l’autre, aspirera à la liberté et au bonheur.  Ça fait partie de la nature même d’un être humain.  Réaliser une vie satisfaisante avant de mourir.  Mais, une vie satisfaisante n’est pas la même pour tous. Je suis très heureux de ce que j’ai vécu, mais j’aurais voulu que la vie soit différente pour les jeunes que j’ai accompagné et que j’ai essayé de rendre heureux.     

C’est d’ailleurs le point positif de la religion : l’idéal.  On nous incitait à choisir un but, une raison de vivre et à créer des rêves.  On se savait pas pourquoi, mais nous avions tous, une vocation.  Et, presque tous les gars avaient la même: devenir papa.  Qu’on le veuille ou non, ce désir est ancré dans la structure même de tous les mâles.  Le mâle veut se reproduire parce que depuis le début de l’humanité, c’est sa fonction la plus fondamentale.  C’est l’accomplissement de cette réalité qui explique sa « différence » avec une  femelle ». 

Socialement, l’homme a toujours été le pourvoyeur, la femme celle qui s’occupait de l’éducation des enfants.  Ainsi, certaines femmes en sont venues à se prendre pour leur progéniture.  Elles s’imaginent responsables des autres, même de ceux et celles qu’elles ne connaissent pas.  Elles se prennent pour d’autres.    

Pour moi, jeune, dans la vingtaine, la seule question qui avait de l’importance était : Suis-je potentiellement dangereux ?  Est-ce que je peux nuire à celui que j’aime ?  Que puis-je faire (sauf me tuer) pour ne pas être aussi intéressé au sexe ?  Suis-je le seul de mon espèce ?       

Le pire, avec notre maudite morale, il était impossible de trouver des livres dans lesquels j’aurais pu trouver une réponse à mes questions.  Tout ce qui était sexuel était mal ou maladie mentale (sauf faire un enfant).  

La sexualité, c’était perversité sur perversité.  Une vraie bande de malades. Tout semblait affreusement compliqué.   

Cette morale religieuse m’a littéralement tué, écrasé par son hypocrisie et son illogisme.  Le moment où j’ai voulu le plus la respecter, c’est je crois, la période où j’ai été le plus fou dans ma vie. 

Et, le Québec est redevenu aujourd’hui ce monstre, grâce aux médias. Cette forme d’incompréhension de l’humain, de la nature. 

Du peuple intelligent qui avait instauré le consentement à 14 ans (même si ce n’était pas parfait) on est redevenu ces têtes vides qui obéissent aveuglément à une morale de fascistes. Les curés se sont travestis en féminounes.  

Radioactif 545

novembre 5, 2022

Radioactif  545

Textes de 2009, p. 1127

La censure : une forme de débilité.

La censure n’est pas née d’hier.  La censure a surtout été exercée par les religions et ensuite, par les bourgeois.  La pire fut celle des médecins concernant la sexualité.  Elle existe encore et elle est toujours un processus religieux.            

La censure, c’est rejeter la possibilité d’évoluer.  Elle porte surtout, à 90%, sur la sexualité ou la religion. On dirait que l’index est un phénomène qui existe encore dans certaines de nos bibliothèques, même s’il est plus caché. 

Je me rappelle que des équipes spécialement recrutées vérifiaient pour être certain qu’il n’y avait aucune allusion sexuelle dans les livres neufs que l’on remettait aux enfants.  On a même institué une catégorie spéciale de livres  » la littérature pour la jeunesse » pour écarter toutes références sexuelles.  On veut, en plus, s’assurer que la liberté de parole sur ces sujets n’existe pas, même chez les adultes, au cas où il y aurait peut-être un jeune qui lise cet ouvrage.  Où va s’arrêter cette bêtise ?   Être scrupuleux, c’est une voie vers la maladie mentale plus ou moins grave (paranoïa, psychose).     

Par contre, c’est plus difficile de censurer qu’auparavant, car les gens aiment de plus en plus connaître toutes les facettes d’une multitude de sujets.  Avec l’internet, la censure est encore plus difficile, mais tout autant possible.  Par exemple, j’ai envoyé la photo de   «  Portrait », la page couverture de mon livre de poésie,sur le site Wayne, un site qui m’a été présenté par un ami poète.  La photo a été refusée sous prétexte qu’elle est pornographique.  Je dirais plutôt qu’il s’agit d’étroitesse d’esprit.            

Pourquoi des photos, des films ou des vidéos violents n’influencent pas les jeunes, mais voir de la nudité les rendrait absolument fous ?  C’est stupide. Tout le monde a un corps.           

La censure de la nudité a commencé chez les Grecs quand les athlètes ont cru que leur physique était moins beau que les sculptures de gars parfaits.  Les femmes qui braillent parce qu’on montre des femmes bien faites sont, règle générale, jalouses de la beauté des autres (elles sont vieilles et grosses ou poignées dans la honte de la nudité entretenue par les féminounes).  Le plus fou, c’est de commencer à prétendre qu’une femme est nue alors qu’elle est en costume de bain. Qui sont les plus dépravées ?             

Comment peut-on se protéger de cette manie de ne rien parler au cas où un jeune pourrait nous entendre ? C’est le meilleur moyen de créer une société d’irresponsables et d’hypocrites.  Si tu ne veux pas voir, ne regarde pas, mais soit assez intelligent pour ne pas essayer d’empêcher les autres de voir.       

La liberté de conscience est l’élément de base des droits de la personne.   

Pourquoi les gens ont-ils si peur de cette réalité humaine ?   Est-ce qu’un regard tue ? Blesse ? Enlève quoique ce soit ?  Non, mais on réagit comme si on venait d’être volé.  Une forme de manque de confiance en soi ou d’une surévaluation de sa valeur.             

L’interdit sexuel est une adoration perpétuelle de son ignorance.  Le refus que le corps ait un mot à dire dans le phénomène intellectuel et émotif.  Continuer de refuser de parler de la sexualité, c’est maintenir l’obscurantisme dans lequel les religions ont toujours essayé de nous garder. Ce n’est pas étonnant puisque les religions dictent des règles qu’elles prétendent tenir de dieu et nient l’évolution selon Darwin.           

La censure fut d’abord exercée contre les philosophes, car ceux-ci remettaient en question les dogmes religieux.       

La deuxième raison d’exister de la censure est d’ordre politique.  Empêcher les idées de circuler.  Protéger son pouvoir.  Cette forme de censure est habituellement associée à la propagande.  Faire croire qu’on est les meilleurs et que ceux qui ne pensent pas comme nous sont des bandits. Asseoir son pouvoir sur l’ignorance.      

La répression sexuelle est un phénomène tout aussi bourgeois que religieux.  Les bourgeois se croient trop importants pour pouvoir mélanger leur virus aux gens ordinaires.  Les lits ont d’ailleurs été inventés dans cet esprit, car auparavant tout le monde dormait à la même hauteur, dans la même pièce, tout le monde collé les uns sur les autres pour se réchauffer.  On a inventé la promiscuité comme terme pour enlever les pauvres qui sont trop près de nous.  Nous les supérieurs.  À force d’être trop propre, on tue nos systèmes immunitaires,  c’est ce que viennent de découvrir une foule d’américains…    

Il n’y a aucune différence à être condamné par l’Inquisition qu’à l’être par un juge aujourd’hui.  C’est la même guerre contre le plaisir. 

Sauf, qu’aujourd’hui, on doit aussi répondre de son agir par rapport aux autres, ce qui est un point positif dans l’évolution.  T’as le droit de faire à peu près tout ce que tu veux, en autant que ça n’interfère pas avec le Bien de l’Autre.  Est-ce que la liberté sexuelle prive qui que ce soit, si elle est exercée avec le consentement mutuel, sans violence ou intimidation ?  Ce devrait être la seule chose qu’on puisse exiger.        

Y sont fous, ces humains.         

La censure est un moyen d’empêcher les autres de penser différemment de nous
et ceux qui l’appliquent sont probablement plus malades que ceux qui la subissent.    

Il y a une revue plus qu’intéressante qui a été publiée dans le groupe Le point hors-série de janvier et février 2009 sur la censure.  Je me permets de relever quelques exemples qui prouvent comment la censure est idiote et s’attaque directement à la création d’une conscience personnelle.      

Comme je le disais, la censure est surtout un phénomène qui touche la sexualité (à cause de la religion) et la politique (pour contrôler les gens, le pouvoir).  Ce n’est pas parce que tu penses d’une telle façon que tu peux obliger les autres à penser comme toi.  
     
Voici quelques exemples tirés de cette revue :  
 
En 1970, les colonels grecs, qui voulaient proscrire la grève et la minijupe, ont fini par interdire Sophocle, Euripide, Aristophane, c’est-à-dire les fondements même de la culture grecque.    

— Le faux succès qui annexe divers auteurs à la mode reste aujourd’hui le meilleur moyen d’exclure des littératures plus authentiques.        

—  Julien vient de trouver le moyen de censurer le christianisme : interdire l’enseignement, c’est empêcher la transmission du savoir ( pas étonnant qu’on retrouve aucun de mes livres en bibliothèque, même si je ne vis pas à cette époque)

— L’Église qui a de longue date le souci du contrôle des consciences, via notamment l’Inquisition, s’adapte au livre avec la création en 1559 de L’Index librorum prohibitorum et la mise en place de la Congrégation de l’index , chargée de répertorier les livres  «pernicieux », c’est-à-dire coupables d’hérésie et d’immoralité.           

— Les religions ne peuvent tolérer la liberté de pensée : en un mot, hors des dogmes, point de salut et surtout pas le droit à la parole.         

 — Le 24 février 1616, le Saint-Office condamne officiellement le système de Copernic.

— Claude Le Petit, brûlé vif sous Louis X1V : Le Petit aggravait son cas : il ne faisait point mystère de son homosexualité.        

— L’idée que la « jeunesse » doit être sortie du lot commun pour bénéficier d’une protection spéciale a conduit le législateur de plusieurs pays libéraux à voter des lois rétablissant, de fait, la censure de l’imprimé.            

— Rien de tel que de faire faire le travail de censure par les agents culturels eux-mêmes, sans que la puissance publique ait à se salir les mains        

— D’où trois instances «modernes» de censure : le lobby, l’entreprise privée et le particulier lui-même. 

Un des moyens modernes de censure, c’est aujourd’hui, l’octroi des subventions.  Si un auteur est ruiné, y a bien des chances qu’il ne soit pas lu, car, il ne pourra pas publier, à moins qu’il ait des connexions… Pour agir, il faut de l’argent.           

L’autre moyen pour tuer un auteur : c’est la langue sale.  S’attaquer autant que possible à sa réputation.  Une méthode qui existe depuis très longtemps.  Cette méthode permet d’isoler la personne…            

Le monde change, mais n’évolue pas.

Peur de quoi ?

Quand j’ai fait la demande pour un pardon, il y avait deux raisons : participer à l’activité qui consiste à pouvoir lire chez les aînés et voyager.  Je voulais servir ma société.  Être utile aux autres.  Quelle idée de fou !          

Je m’étais dit que l’on ne pourrait quand même pas m’empêcher d’aller faire de la lecture chez les aînés, si c’est ma pédérastie qu’on me reproche.  Alors quand j’ai entendu dire qu’on cherchait des bénévoles à cette fin, je me suis aussitôt offert.  Eh bien non, on ne doit pas avoir de dossier.  J’ai demandé un pardon, donc, automatiquement déclencher une enquête sur moi.      

Puisque je n’ai aucun contact sexuel depuis 1996 (ou quelques adultes;  même si je me rince l’oeil sur l’internet, ce qui ne regarde personne), j’étais convaincu qu’il n’y aurait pas de problème à ce qu’on tienne une enquête à moins qu’on retourne à l’époque où la sexualité voulait encore dire quelque chose pour moi.                 

Depuis, le président de la Fondation de la bibliothèque, M. St-Roch, un libéral aux idées ADQ, a exigé ma démission, ce qui doit avoir fait le tour des associations.  Je ne parle pas de mon carnet (blog) et pourtant on m’en parle.  Aussi, pas de lecture chez les adultes puisque je n’ose plus donner mon nom aux organismes qui crie   « urgence  » pour avoir des bénévoles.  Je ne peux pas compter sur le monde gai, car ma présence ferait fondre les possibilités de subventions.  Puisque je n’ai pas d’argent, je ne peux pas publier de livre.  Qui serait assez brave pour oser s’attaquer à cet ordre d’ostracisme?  Les moralistes sont des fascistes. Le pire notre planète plonge directement dans cette idéologie bourgeoise.  Entretenir la peur est le nouveau mot d’ordre.  

Je n’ai jamais compris ceux qui me combattent avec un acharnement aussi débile et aussi fanatique.  On m’a déjà refusé d’accompagner des aveugles adultes.  En quoi puis-je être aussi dangereux ?  Je crois de plus en plus qu’il y en a bien des gens au pouvoir qui sont plus fous que moi.          

Les gens sont très fiers de me connaître, me trouve pas si mal, peut-être même un peu gentil, mais parce que j’écris et que je parle d’un sujet que je connais  » la pédérastie », tout le monde capote et me fuit.  Je dois sûrement avoir les crocs de Dracula. …  

Je ne leur demande pas de devenir pédéraste et si ce sont des adultes je ne leur demande pas de jouer aux fesses avec moi.  Bizarre le monde.  On est prêt à coller ta photo sur tous les poteaux pour que tout le monde sache que t’es pédéraste et dès que tu dis que tu l’es, on est prêt à te tuer parce qu’on ne peut pas entendre parler de ça.  La pédérastie est un mot qui fait à lui seul trembler la terre. Où est la logique ? 

Les hommes ont évolué techniquement, mais ils sont demeurés prisonniers de la période des cavernes quand il est question de sexe ou de sentiments, d’émotions.  Pas de compassion, pas de tolérance, même pas de tentative de comprendre.  Je ne demande à personne de partager mon opinion.  Je ne suis pas obligé de faire du bénévolat, même si on crie qu’on manque de bénévoles.   

J’ai une maîtrise en français, 15 ans de journalisme, j’ai été 15 ans professeur et je dois me contenter d’entendre brailler les gens parce qu’il y a des décrocheurs et on doit engager des profs sans diplôme.  On fait tout pour qu’il en soit ainsi. 

Les jeunes détestent les moumounes.   Et, à part moi, quel gars serait assez cave pour s’en aller en éducation s’il aime les jeunes ?

On a des décrocheurs parce que ceux qui régissent l’éducation sont ceux qui ont obtenu une maîtrise pour s’en aller fonctionnaire au ministère et surtout parce qu’ils ne pouvaient plus endurer les jeunes. L’incompétence au pouvoir.    

J’étais scandalisé de découvrir la haine que certains profs alimentaient envers leurs étudiants ne cachant pas vouloir être promu au ministère. Moi, j’avais de la difficulté à dormir car je m’interrogeais sur ce que j’aurais dû faire pour être un meilleur prof. Mais, j’aime les garçons, ça passe pas.   J’ai pourtant scrupuleusement respecter le « never on the job ».

Radioactif 544

novembre 4, 2022

Radioactif  544

Raoul Roy, écrivain.

Un des livres les plus percutants que j’ai lu est : Jésus, guerrier de l’indépendance, de l’auteur (non le chansonnier, mais l’écrivain) Raoul Roy, publié par Parti Pris.      
 
Ce dernier a écrit ce livre à la suite d’une recherche faite en Israël.  Selon cette recherche, Jésus était le chef de la branche pacifiste d’un mouvement révolutionnaire armé contre Rome,alors que Barabbas était le chef militaire de l’armée révolutionnaire.         

Pendant que Barabbas menait la lutte armée, Jésus s’occupait du plan pacifiste et les nouvelles normes qui devaient régir, après la victoire, la vie des révolutionnaires qui l’appuyaient.           

Pas bête dans le fond, car la révolution française fut à mon sens un échec.  Même les révolutionnaires sont passés à la guillotine.  On a remplacé une bande de bandits par une autre bande de bandits.  Pas étonnant que Napoléon Bonaparte soit arrivé par la suite.  C’est comme au Québec;   on ne va plus à l’église, mais on pense exactement comme au temps des curés.   

Le christianisme est une révolution qui a marqué et changé le cours de l’histoire puisque Rome a été vaincu, sans l’être. Les dinosaures meurent tous parce qu’ils sont trop gros.  Le christianisme a vaincu, il est même devenu une religion mondiale.  Une nourriture indigeste pour Rome.  Ces dieux sont morts alors même que les religions étaient les plus grandes banques. La Grèce antique n’a pas disparue parce que les gars étaient homosexuels, mais parce que les dieux ont été avalés par Rome. L’argent était déjà le pouvoir.          

 Selon Raoul Roy, père spirituel du premier FLQ, ce qui se passait dans le temps de Jésus était similaire à ce qui se passait au Québec. On est occupé par l’empire anglais. Par contre, il croyait que le deuxième FLQ avait été initié par le fédéral. 
 
Une idée que je ne partageais pas.  Je n’ai jamais douté de la sincérité des felquistes d’autant plus que j’aurais bien aimé être assez brave pour en être un.  C’est encore une de mes contradictions.  

Pierre Vallières savait, dès ma première rencontre avec lui, que je suis catégoriquement contre la violence quoique je comprenne que parfois, malheureusement, c’est le seul moyen pour faire avancer les choses.

 » Mieux vaut passer pour un petit baveux et aider le monde à évoluer que de rester passif  » 

La révolution, selon moi, c’est une façon nouvelle de penser la vie.   

Aujourd’hui, on semble ignorer complètement l’existence de ce travailleur acharné en faveur d’un Québec indépendant et socialiste.  L’histoire est ingrate.     

Raoul a travaillé toute sa vie comme recherchiste à Radio-Canada et a créé des revues dont Indépendantiste, dans laquelle j’ai eu la chance de publier. 

Raoul, qui n’avait pas de subventions, tout comme moi, s’était acheté une presse et il faisait lui-même la publication de ses écrits.  J’ai passé bien des journées à l’aider.                            

Malheureusement, pour moi, mes livres sont tous vendus alors que certains ont été détruits parce que je n’avais pas assez d’argent pour acheter toutes les copies qui restaient. C’est le cas de Laissez venir à moi les petits gars.  Je n’ai jamais eu de droit d’auteur on m’a plutôt donné des copies du livre.  Et, comiquement les seuls revenus pour mes livres viennent du fédéral, à cause du programme de la Commission du prêt de droit public qui payeparce qu’on retrouve certains de mes livres dans les universités.  

Il eut aussi Réjean qui fut lu aux Ateliers des Inédits, à Radio-Canada.            

Je suis très pauvre aujourd’hui parce que j’ai payé pour publier ce que j’écris, le bon vin, les spectacles et les petits gars que j’ai aimés.  Il faut bien vivre, même si on veut te tuer.  Tuer, dans le sens de t’empêcher de te réaliser.  Crever, c’est kaput !

Ce que je ne pouvais pas publier dans des maisons reconnues, je le publiais en photocopies avec une maison d’édition que j’ai créé à cette fin Les éditions du temps. 

Chair de poule, un livre de poésie, fut publié par une coopérative étudiante qui n’existe plus j’imagine, et qui s’appelait Les éditions Tic-Tac.  Ça ressemblait bien à Pierre Brisson avec qui d’ailleurs j’ai travaillé à la confection d’autres livres parce qu’il était très intelligent.  C’était une belle époque, bien avant d’avoir rencontré Raoul Roy.       

J’avais gardé des copies de mes livres pour les bibliothèques de Magog (où je suis né) et Coaticook (puisque j’ai été élevé à Barnston qui fait maintenant partie de Coaticook) pour quand je serai mort.  Mais, je ne pense pas qu’elles s’y retrouveront un jour puisque j’ai accepté la demande de Jean-Guy St-Roch de démissionner de la Fondation de la bibliothèque de Memphrémagog parce que je suis pédéraste.  Je dois être barré.  Je suis habitué, c’est rendu quasi quotidien. (Effectivement, la bibliothèque a refusé mes livres, sous prétexte qu’ils ne répondent pas à leur philosophie.) 

J’aurai eu de la merde toute ma vie parce qu’on me trouvait politiquement trop radical.  Je manifestais seul pour ne pas emmerder personne puisque j’avais déjà été arrêté et je ne voulais pas qu’on se serve de moi pour infiltrer qui ce soi. Je croyais souvent que l’on m’abattrait dans ces manifestions solidaires. J’avais peur, mais je le faisais par devoir.

À cause de ma pédérastie, tout le monde me fuit pour ne pas passer pour un pareil, comme si je ne pouvais pas vivre avec des gens d’une orientation sexuelle différente à la mienne.    

Chez Raoul, il y avait aussi un nommé Jérôme Daviault qui nous aidait souvent.   Ce fut mon premier correcteur à Parti Pris quand j’ai publié Laissez venir à moi les petits gars. 

Celui d’Avant de se retrouver tout nu dans la rue ou le problème du logement était Louis Geoffroy.  Il est mort dans un incendie sur le Plateau à Montréal alors que mon texte était encore sur son bureau.  On se servit de certaines pages calcinées pour publier les photos.      

Lors de notre dernière conversation, Louis Geoffroy disait douter de mes qualités d’écrivain à cause du nombre incalculable de fautes de français que je faisais encore. 

« J’avais cru que tu étais un grand écrivain, maintenant, j’en doute.  À part du chapitre sur les feux, je ne trouve pas ça très révolutionnaire « , m’a-t-il dit quelques jours avant de mourir. Et, il est mort dans un incendie sur la Plateau, quelle coïncidence!    

Raoul Roy, c’était aussi le gars chez qui j’allais emprunter le sofa quand je devais coucher à Montréal.  J’ai passé ma vie sans le sou, mais je n’ai jamais manqué de quoique ce soit. L’argent fut toujours un objet de tracas, mais jamais une obsession.      

Non seulement Raoul Roy était considéré comme le penseur du premier FLQ, celui qui se battait pour un Québec français, mais il était également socialiste. Un bonhomme extraordinaire, même si je ne partageais pas toutes ses idées. 

À son avis, les Anglais du Canada nous avaient tellement tout volé qu’ils s’étaient approprié même notre identité.  Selon lui, les Canadiens anglais avaient même prisnotre nom de Canadiens, comme on s’appelait en 1837.  

Il était contre le fait que l’on se dise Québécois parce que Québec est une ville et non un pays.   Un bien drôle de bonhomme que j’adorais rencontrer parce qu’il m’apprenait toutes sortes de choses.          

Un autre point qui nous différenciait : il était certain que la naissance du Parti Québécois signifiait la fin du rêve indépendantiste. 

Selon lui, les gens deviendraient inertes parce qu’ils se fieraient sur ceux qui ont nommés représentants, lesquels une fois au pouvoir s’embourgeoiseraient. 

Je dois avouer avec le recul qu’il n’avait pas tort.  La bourgeoisie est ce qui répugne le plus les gens.   Les riches ne pensent pas comme quelqu’un qui doit se battre à tous les jours pour manger. Si on veut gagner notre indépendance, il faut la repenser en vitesse et l’amener à être une préoccupation fondamentale pour tous et non juste des votes de temps en temps.          

Raoul Roy voulait aussi que l’on nomme les Cantons de l’est, les Vauxcouleurs, car Cantons de l’est  est une traduction d’Eastern Townships. 

Selon lui, les Vauxcouleurs est le nom le plus approprié, car notre région est faite de vaux et de couleurs.  Ce sont les caractéristiques qui nous sont propres.       
 Québec et le vrai pouvoir.

Ce n’est pas parce qu’on a un ministre dans un Cabinet que ça veut dire que l’on a un mot à dire dans ce qui se passe au Canada comme le prétendent les vieux partis.

Le cas de Denis Coderre en est un exemple extraordinaire.  

Toronto décide tout. Ce n’est pas nouveau.  C’était même pire avant puisque la majorité des sièges libéraux (ce qui leur permet d’être majoritaires) sont situés en Ontario.                            

Le Canada est à Ottawa  « a second « Queen Park ».  Sauf que le Canada se nourrit des autres provinces et l’Ontario en profite.  Le Canada est strictement un prolongement des USA.        

Quand j’ai parcouru le pays, j’ai compris que pour l’Ouest, le Canada dirigé par des Québécois existe au profit du Québec. 

Quand il parlait de l’Est, il parlait du Québec.  Il ne voyait pas que Trudeau et ses trois corbeaux (ce serait une insulte pour les oiseaux que de les appeler moineaux) sont en réalité les pantins de l’économie torontoise.  

Les Québécois ont toujours aimé croire qu’ils mènent alors qu’ils ne font que répéter ce que dit le vrai boss, comme dans un prolongement du couple.

Trudeau prenait ce qui se faisait de mieux au Québec et essayait de l’adapter au Canada pour éviter que le pays se divise parce que dans ce temps-là, le Québec avait assez de députés pour devoir en tenir compte. 

Il a eu beau amener toutes ces idées, elles furent toutes rejetées : la reine est toujours là, le gouvernement canadien est toujours centralisateur, notre économie est toujours prioritairement ontarienne. La Charte des droits a cédé sur le droit des jeunes à leur sexualité.

La réalité, le Canada est d’abord au service de l’Ontario parce qu’il a plus de sièges que toutes les autres provinces et les gens y sont plus richesLes partis politiques n’ont aucun autre intérêt que leurs intérêts.  Pourquoi le fédéral s’intéresse-t-il particulièrement à sauver l’industrie automobile ?  Cette industrie, c’est l’Ontario.  L’Ontario, c’est le plus grand nombre de sièges et surtout les grandes fortunes.           

Je le savais depuis mon expérience concernant l’aéroport international que l’on voulait à Drummondville.  Toronto a pris la décision qu’il serait à Mirabel parce qu’en empruntant des voies aériennes au-dessus de l’Ontario, advenant l’indépendance du Québec, cet aéroport devenait propriété fédérale.       

Marchand, Pépin, tous les ministres du cabinet Trudeau ont serré les fesses, penché la tête et baiser le cul de la réalité économique : Toronto is the heart of Canada.  Pourtant, les libéraux en chaleur aurait dû ouvrir les yeux.  C’était évident. 

Rien n’a changé depuis.  Un ministre a le pouvoir de son ministère et il se doit aux intérêts de ses électeurs et de son pays.  Bien évidemment, si tu es Canadien, tu penses Canada et si tu es souverainiste, tu penses Québec d’abord quoique dans le Canada. 

Dans l’avenir, seul ou dans une Confédération, si le Québec est un pays, on pensera Québec.  C’est cette ambigüité qui permet à bien des libéraux et conservateurs d’être des Bloquistes, mais elle les tient aveugles en même temps.           

Tout le monde sait que l’indépendance ne peut pas se faire sans un résultat positif lors d’un référendum. C’est le seul moyen d’éviter les claques sur la gueule, ce qui n’est pas dans l’intérêt de l’un et de l’autre.  Il n’y a qu’un moyen de faire l’indépendance : un référendum ou la révolte.      

L’indépendance, c’était le mot chantage : tu nous donnes ceci ou on se sépare.  Aujourd’hui, on doit plutôt prouver que c’est mieux d’être indépendant que fédéraste.

L’indépendance ce n’est pas bon que pour les francophones, ce doit être bon pour tous les Québécois.   Si on veut faire l’indépendance, il va falloir que le projet transcende les intérêts du Parti Québécois. 

Il faut repenser l’indépendance dans cette optique ou imaginer une Confédération véritable, avec un gouvernement décentralisé, où les provinces payent Ottawa pour ses services, restreints à des éléments qui servent tout le Canada. Le reste des pouvoirs appartient aux provinces.        

Aujourd’hui, le Canada voudrait bien mettre le Québec dehors, car pour eux, le problème ce sont les séparatistes. Ils ont eu la chienne, même s’ils ne veulent pas que ça paraisse, sauf, que maintenant ils sont de plus en plus nombreux à se dire : « you want to leave, leave».   

Le travail doit être de créer ce qu’on veut que soit un Québec indépendant.  Le Canada n’acceptera jamais une vraie confédération.  Il faut oublier ce projet. Une nation est un mot vide, comme un pays l’est, si on ne le définit pas dans la constitution.        

Charest a beau essayé de nous faire croire que le Québec est mieux dans un pays membre du G8, il doit admettre s’il est honnête que si le Canada est en crise, c’est qu’il est complètement dépendant des USA dans une grande mafia mondiale qu’est l’ÉCONOMIE. 

Pas de construction, crise forestière ; pas de journaux, crise forestière.  Pourtant, l’argent va en Ontario. Après l’amiante, on veut faire la même chose avec l’électricité.      

On est en crise parce que notre marché est presque essentiellement américain.  Et que dit Jean Charest quand il propose que l’on établisse un marché avec l’Europe : le Canada peut être la porte d’entrée européenne (l’argument clé pour construire l’aéroport international à Drummonville). 

Charest oublie que le Canada n’est pas intéressé à l’Europe, le Canada pense comme la Couronne britannique. Il pense capitalisme. Il pense à droite, pense religion.           

Le capitalisme, c’est le gros poisson qui mange le petit et qui devient dinosaure. La bibitte qui se mange elle-même, en se bouffant par la queue.          

Radioactif 543

novembre 3, 2022

Radioactif   543

Textes de 2009, p. 1122

Société débile?

Il y a deux ou trois semaines, une dame de la Fondation du rein téléphonait chez moi à la recherche d’un bénévole pour passer de porte en porte, dans ma rue, afin de ramasser des sous.  Après hésitation, je me demandais si c’était un racket, j’ai accepté. 

Quand j’étais journaliste, j’avais suivi un jeune condamné à la mort à cause d’une maladie du rein.  Inutile de dire que ça m’a marqué.  Il était dans la vingtaine.  Ce jeune en est mort à cause du rejet.           

Hier soir, elle me rappelait, vraiment mal à l’aise, pour m’informer que le projet ne tenait plus, car à Magog, on ne peut pas faire de porte en porte.  Jusque-là, pas de problème.  Mais, je me suis rappelé que chaque été, il y a des groupes de jeunes qui passent pour vendre du chocolat.  Y a-t-il deux poids deux mesures ou si comme, à la fondation de la bibliothèque Memphrémagog, on est tombé sur la tête ?

J’ai été invité à démissionner de cette fondation parce qu’en 1996, j’ai été trouvé coupable d’attouchement sexuel.  Ça fait 13 ans.  J’ai plaidé non coupable parce qu’on avait monté tout un bateau et je croyais sincèrement qu’il s’agissait d’une vengeance politique.  J’ai été longtemps président de la Société nationale des Québécois, à Val-d’Or, et durant le référendum, j’avais fait publier, aidé financièrement par le député, des annonces en faveur du OUI.    

Le maire du temps à Val-d’Or, était président du NON.  Les dossiers avaient été préparés par une amie de Michaël Jean.  On en avait fait deux, pour être sûr, j’imagine.  Lequel était le vrai ? De trente-deux cas d’accusation, on pouvait se poser des questions que sur deux qui demeuraient possibles. J’étais seul avec lui, sans témoin.  Le juge a cru le jeune et j’ai été reconnu coupable. J’ai fait mon temps en entier pendant que Dion passait sa loi sur la clarté.  Je n’ai jamais pu enseigner à nouveau.    

Auparavant, le père avait été obligé de signer une plainte, car on lui disait qu’on lui enlèverait la garde de son fils, Mathieu, s’il ne le faisait pas.  Pire, auparavant, les policiers sont allés chercher les jeunes à la maison (Mathieu et sa petite sœur) sous prétexte que l’endroit était si sale que ça mettait la santé du garçon en danger, car il demeurait à plein temps avec son père alors que pour la petite sœur le tribunal avait donné sa garde à la mère.  Une mormone.

Pourtant, le père m’avait raconté qu’elle se flattait les parties, nue, devant sa petite fille, mais le dossier avait disparu.  Une affaire de fou comme dans bien des guerres pour les séparations, surtout s’il y a des enfants ou de l’argent en jeu.     

Plus tôt, une semaine ou deux avant, on était venu chez moi perquisitionner. On a ramassé les vidéos de soirées de poésie de 1970 et 1980 à Montréal dont je me servais dans mes cours ainsi que le film « La société des poètes disparus » et 52 photos qui n’avaient rien de pornographique, tout le monde était bien habillé.  Une très grande partie appartenait à mon fils Rouhed, des amis à lui.

Récemment, j’ai demandé un pardon pour pouvoir voyager, même si je n’ai pas un sou.  Depuis que j’ai demandé mon pardon, les organismes semblent au fait que j’ai un carnet (blog) dans lequel je ne condamne pas la pédérastie, mais qu’au contraire, j’essaie de démontrer jusqu’à quel point la paranoïa a rendu folles presque toutes les institutions face à la sexualité chez les jeunes.            

J’ai une maîtrise qui ne me sert à rien.  Je ne peux même pas être bénévole et il y a au moins un million d’analphabètes au Québec.  Comment pourra-t-on amener Magog à se développer si on agit toujours aussi stupidement ?  Pour avoir des entreprises de pointe, on doit avoir un bassin de personnes très instruites… Je ne suis pas né dans la bonne ville.  Elle est pourtant très belle et je l’aime bien.         

Les bourgeois y sont aussi stupides qu’ailleurs dans le monde.  Le président de la fondation est un ex-député libéral qui a démissionné de son parti pour être indépendant.  C’est probablement un ADQ maintenant. 

Pourtant, j’ai fait du bénévolat à plusieurs reprises, sans le moindre problème (Le livre en cadeau, l’Association des aveugles, la banque alimentaire) et habituellement, je demande de ne jamais être en contact avec des jeunes qui n’ont pas l’âge de consentement juste pour me protéger.  Les esprits tordus courent les rue.      

Je ne me vante pas d’avoir été condamné.  Mais, mon droit de parole se résumerait à dire : j’ai eu tort, j’ai tort, j’aurai toujours tort… et je ne le crois pas.  Donc, je paye pour ne pas accepter de me mettre à genou.  C’est probablement mon côté fou : refuser de croire aveuglément dans ce que la société prétend.        

Cet événement a simplement fait que j’aurai écrit plus sur la sexualité que la politique alors que pourtant jusqu’à maintenant, l’indépendance du Québec occupait une plus grande place.        

Pis, fuck !  À l’âge que j’ai, j’ai juste à survivre jusqu’à ce que je crève. Mais, je me sentirai coupable de ne pas aider la société dans laquelle je vis.  C’est un besoin égoïste de vouloir faire du bénévolat.  Si on ne veut pas de moi, tant pis.  Tant que ma vie sera agréable et que je nuirai à personne puisque je me réserve la fin de ma vie pour jouir d’être un humain, je n’ai pas à me plaindre. 

Je trouve certaines gens juste un peu plus fous que moi et plus dangereux. À chacun sa lecture.  

D’éternels minoritaires…

Avec ou sans élection, on sait maintenant exactement ce dont rêve le tandem Harper-Ignatieff, faire du Québec une éternelle minorité à l’intérieur du Canada

C’est de plus en plus évident avec la facilité dans laquelle le fédéral engloutit les pouvoirs des provinces.    

Le Québec est presque seul à concevoir l’état de façon aussi interventionniste.  Le partage de la richesse tient de notre éducation et du fait que nous émergeons d’une société pauvre. Un restant de catholicisme aussi.

Les anglophones meurent juste à entendre le petit mot  » socialisme » qu’ils confondent avec communisme.  Le Canada est de plus en plus américain, de plus en plus, à droite… God is money.

L’immobilier doit devenir de juridiction fédérale pour contourner la Régie des loyers au Québec, j’imagine.  Ailleurs, au Canada, le coût des logements est beaucoup plus élevé.   Et notre gouvernement du Québec, en vraie putain, demande à la Cour suprême de statuer, sachant même que si elle donne raison au fédéral, nos droits sont cuits.  Le Québec est de plus en plus une province comme les autres. 
 
La machine continue sa marche.  On veut augmenter le nombre de députés en Colombie Britannique et en Ontario alors qu’il n’y en aura aucun de plus au Québec.  Ainsi, une fois acceptée, cette modification fera en sorte qu’on aura jamais plus besoin du Québec pour déterminer les politiques fédérales ou avoir un gouvernement majoritaire.  

Le Québec pourra crier tant qu’il voudra, c’est tout ce qu’il pourra faire. Le Québec se comporte comme un éjaculateur précoce.  Plus les souverainistes seront écrasés plus notre disparition sera rapide.             

Le Canada pourra bientôt se passer du Québec pour avoir une majorité au parlement et à moins d’un changement radical très bientôt, le Québec ne pourra plus jamais être « mathématiquement » indépendant ou même souverainiste.   

Nous serons d’éternels minoritaires parce que nous l’aurons voulu.            

On a juste à voter pour changer les choses et on a même pas la décence de se tenir debout.  L’économie l’emporte sur les valeurs.

Le Québec aura été per capita le pays qui a eu le plus d’artistes qui ont cru dans l’indépendance, mais tout ce qu’on a su faire, c’est de se laisser assimiler.  Les francophones sont devenus minoritaires à Montréal ce qui signifie une multiplication par dix de la vitesse avec laquelle on sera dorénavant assimilés.       

En laissant les religions dans les écoles, on multiplie encore la vitesse de croisière de l’assimilation puisque les gens qui arrivent ne sont pas intégrés à nos valeurs et on les laisse vivre dans un ghetto, comme les homosexuels dans le village gai. «Be gay icitte, mais pas ailleurs». 

Pourquoi faut-il une crise pour que les choses changent ?  Cette fois, la révolution doit être universelle et doit renverser toutes les institutions financières.  L’économie est le poison qui tue la planète.  J’ai l’impression en me relisant de relire ce que j’écrivais en 1968.       

Pendant que j’écris, mon frère écoute sa messe à Radio-Canada.  Et savez-vous quoi, tout est en anglais ou presque, depuis plusieurs minutes.  Comment pouvons-nous accepter ça ?  Que l’on trouve des paroisses françaises.  Mais, pour faire plus bourgeois, il faut être bilingue.  L’autoroute de l’assimilation est la peur de ce que les autres pensent de nousPour bien paraître faut parler anglais.  C’est ça être bourgeois.  Agir selon ce que les autres pensent de nous, s’imaginer que la grosseur du portefeuille détermine la qualité intérieure. Par contre, dans un Québec indépendant, le bilinguisme sera une valeur personnelle alors que toutes les institutions seront unilingues françaises.  

C’est ainsi tranquillement qu’on essaie aussi de nous faire avaler tous les coups de cochons des libéraux : oui, mais ailleurs, au Canada, on paie plus cher.  On s’en crisses-tu de ce qu’on paie ailleurs au Canada.  On n’a pas la même vision sociale.  On est moins capitaliste.  Mais il faut l’avouer, nous sommes un peuple qui ne se respecte pas. Que les individus soient bilingues, rien contre, mais pas les institutions, surtout pas la télévision française.  CBC est là pour les messes en anglais.        

Que l’on soit minoritaire, ce n’est pas de la paranoïa, c’est une réalité mathématique.  Une réalité que je dénonçais déjà dans mon livre Le temps d’agir.  Comme tous comme les autres, il n’en reste plus en circulation. 

Je suis comme le Québec : en voie de disparition. 

Même rêver d’une confédération, c’est devenu de la bouillie parce qu’on refuse de voir la réalité : le Canada ne veut pas de nous. S’il nous voulait, il écouterait et nous laisserait au moins notre culture.  Nous sommes devenus des Elvis Gratton.  

Radioactif 542

novembre 2, 2022

Radioactif 542Textes de 2009, p. 1119La sirène Charest !Une bande de bandits, les banques et la bourse, créent une pseudo-crise économique qui n’est en réalité qu’une gigantesque fraude mondiale.  C’est le résultat de la  » liberté » d’un système économique d’insatiables profiteurs.  Le capitalisme de la droite américaine.       Les gouvernements peuvent s’asseoir sur ce mensonge pour en mettre encore plus dans leurs poches et ainsi aider ces pauvres multimillionnaires qui ont fait un peu moins de profits qu’à l’habitude.       Gouvernement veut maintenant dire ici, les amis du régime.  Le parti libéral a toujours été là pour servir les plus gourmands.       Quand on dit système économique, ça veut dire système de vol organisé, accepté, légalisé et protégé par la police.  Des vols autorisés par les lois. J’exagère ? Qui ont les matraques et qui les payent ? Pourquoi perdent-ils leur temps à regarder de la pornographie plutôt que de s’occuper des crimes économiques?  Pourquoi ne crée-t-on pas l’escouade « des portées disparues » et des  » crimes non-résolus« , comme le demande M. Bienvenue?  Je suis rarement de son avis, mais dans ce cas, je suis absolument d’accord avec lui. Qu’est-ce que tout cet argent va apporter de plus aux gens qui sont déjà milliardaires ?  Rien.  Les plus pauvres pour entretenir ce système de profiteurs seront taxés à nouveau et le coût de la vie augmentera encore une fois.  Si ça coûte plus cher, les services coûteront plus chers, mais nos revenus seront stables.  Au bout de la ligne, on sera encore plus pauvres.  Pas besoin d’être génial pour comprendre ça.  Pas besoin d’être génial pour comprendre que les dépenses publiques sont optimisées par les  » chums » du régime qui en profitent aux dépends des travailleurs, payeurs de taxes.            Incroyable !  on essaie même de nous faire croire qu’un système socialiste est un système communiste comme au temps où on allait pas à l’école, comme les féminounes essaient de faire croire que la pédérastie n’a jamais existé ou du moins de façon importante.  C’est comme essayer de nous faire avaler le mot à mot de la Bible.      La pire des aberrations, c’est qu’on nous compare aux autres provinces du Canada lesquelles ne vivent pas avec les mêmes structures sociales.  Il faut être super- riches pour avoir un bon appartement un peu partout en dehors du Québec.  Le Canada n’est absolument pas un exemple à citer, sauf pour faire la preuve que nous serions mieux si nous n’en faisions pas partie.   Je m’en crisse de ce qui se passe ailleurs, le Québec n’a pas à toujours se comparer aux autres provinces.            On veut maintenant gouverner le Canada sans le Québec et nous nous demandons encore pour qui nous devons voter… Bloc.  Il ne faudrait pas qu’un seul député vienne des autres partis politiques partout au Québec.  Ils pourraient se demander (Harper et Ignatieff) ce qu’il faudra faire pour que le Québec réintègre ou se dissocie du Canada.  Qu’est-ce que ça nous donne d’être dans un pays qui ne veut pas de nous ?  Si on voulait que ça change, on regarderait la possibilité de créer une vraie confédération. Il ne nous reste plus que l’indépendance. Au Québec auparavant, on avait une porte de sortie, même si le PQ prônait une souveraineté qu’il ne pouvait pas faire.  Cette fois, on ne l’a pas puisque le PQ est rendu aussi bourgeois que les libéraux.  Où est le programme qui défend les moins bien nantis ?  La politique est devenue un échange de profiteurs puisque les partis politiques n’ont pas de programme économique qui permette aux plus pauvres de souffler un peu.  Comment peux-tu élever des enfants quand les deux doivent travailler en temps supplémentaires pour joindre les deux bouts ?   Et, heureusement, au Québec, il y a une Régie des loyers pour arrêter l’abus écœurant des propriétaires qui augmenteraient encore plus le prix de leurs loyers, comme ça se fait dans le reste du Canada.   Le pire racket est de construire des condos au lieu de loyers sociaux à prix modiques.    C’est effrayant de voir ce vol organisé, profitable aux gouvernements, continuer de se répandre sans que personne ne lève la voix pour dire que c’est assez.   On avait raison en prison de me dire que l’avenir pour le crime organisé est dans l’immobilier et le pharmaceutique.  (En 2011, il faudrait ajouter les transports). Parlant d’immobilier, Charest ne trouve pas vite une solution pour le mont Orford.  Il espère qu’en prenant son temps, nous finirons par le laisser construire ses gros immeubles au bas de la montagne.  Quel hypocrite! Pas de religion dans les écoles.Si le débat, concernant les cours de religion à l’école se poursuit, c’est que notre gouvernement n’a pas assez de couille pour vider la question une fois pour toute.  Il devrait n’y avoir aucun cours de religion, dans n’importe quelle école du Québec jusqu’au CEGEP.          Les cours de religion sont une forme de lavage de cerveau.  Effectivement, on dit que le jeune au primaire n’est pas assez développé pour choisir ce qui est bien et mal puisque souvent son éducation repose sur l’imitation des adultes, plus particulièrement de ses parents.   S’ils ne le peuvent pas pourquoi alors les forcer à choisir entre les différentes religions ?                 Comment créer des gens autonomes et responsables, si dès leur enfance, on leur lave le cerveau et qu’on y emmagasine tous ce qu’ils doivent croire quand ils seront devenus adultes.                        Les règles sociales n’ont plus à être régies par des religions, car elles sont depuis longtemps de responsabilité civile.  Le système judicaire n’a pas à se prendre pour l’instrument des religions et se baser sur les écrits de n’importe quelle religion pour régir les comportements.       Si on regarde l’histoire des religions, on peut facilement conclure qu’elles sont une des principales sources de discrimination et de fanatisme dans le monde.  Les religions ne sont-elles pas encore un des principaux motifs pour excuser les guerres ?           Pire, les religions refusent de s’adapter aux réalités scientifiques sous prétexte d’avoir reçu des ordres directement de Dieu.   Pas étonnant qu’elles condamnent encore l’homosexualité, l’avortement et l’euthanasie, sans compassion et ouverture d’esprit.  Les religions, quand elles nous disent comment agir, sont demeurées figées dans ce que les gens croyaient à l’époque des cavernes.   » La terre ne tourne pas autour du soleil « , devrait-on se rappeler parmi les milliers d’exemples d’obscurantisme.   Par contre, le droit à la religion est un droit individuel et non collectif.   Tout individu a le droit à sa foi, au sens qu’il donne à sa vie.  La religion, c’est ce qu’il y a de plus privé comme sa sexualité.  Aussi, si on veut que nos enfants apprennent les mêmes croyances que nous, nous devons comme parents pratiquer « sa » religion chez soi et amener nos enfants aux temples pour y recevoir l’enseignement.  Ça ne regarde pas les écoles.  Aucune école privée ne devrait exister sur des bases religieuses au Québec.  Tu crois dans une telle religion, fréquente ton temple où les religieux ont pour mission de l’enseigner.  Arrange-toi pour qu’elle paye, comme toutes les autres institutions, sa part d’impôts.  Personne ne devrait avoir le droit d’imposer une religion et ses normes, car les religions sont une question de normes.    C’est pourquoi les religions doivent être sorties des écoles où les jeunes sont incapables de décider de la doctrine qui les allume.  Au niveau de l’idéal, les religions peuvent être aussi bonnes que la philosophie, si elles se limitent à leur aspect spirituel.     (La lettre a été envoyée à la Tribune de Sherbrooke et La Presse, Le Devoir, mais non publiée)  

Radioactif 541

novembre 1, 2022

Radioactif 541

Textes de 2009, p. 1119

À la retraite, il ne reste que …

Épître premier, selon St-Jean ti-Moineau…     

Quand tu ne peux plus travailler, que l’on te refuse comme bénévole, il ne reste plus qu’une chose à faire : se rappeler et s’interroger sur son passé.  Pas nécessairement pour te blâmer, mais aussi pour essayer de comprendre comment notre société est devenue aussi folle. 

Tu te dis : leur «pardon» qu’il se le fourre dans le cul.  De toute façon, ça ne me donnerait rien.  Il ne vaut rien.  On ne le respecte pas.  Je ne pourrai pas plus voyager. Par contre, faut bien faire quelque chose tant qu’on est vivant : on écrit des carnets.   C’est moins pire que de voler les plus pauvres comme se spécialisent nos gouvernements.     

Il y a un million d’analphabètes au Québec, tu as des diplômes à revendre et on te refuse même comme bénévole plus de dix ans après qu’on t’ait condamné pour un attouchement sexuel.  Comment ne pas croire que tu vis dans une société drôlement sautée ?  C’est parfaitement débile.  Les profs n’ont pas de diplômes, mais au moins on est certain qu’ils sont chastes.   

Malheur à celui qui cherche à exprimer sa tendresse, personnellement, ça me force à chanter : « ma bande de malades.» Quel avenir vous offrez-vous ?           

Est-ce que je ne suis« pas correct» ou est-ce que je vis dans une société de fous et de paranoïaques ?  Tous les malades mentaux croient que les autres sont les uniques responsables de leur sort, c’est le propre de la maladie mentale.  Et pire, quand tu l’es, tu ne t’en rends pas compte.  C’est le propre des valeurs de la bourgeoisie.   Notre société s’énerve pour tout ce qui touche la sexualité parce qu’elle n’a pas l’intelligence de se demander si ces règles sont justifiées.  C’est comme ça depuis toujours.  Un crime «préjudice» qu’on appelle ça, une règle qu’on ne pense même pas de remettre en cause quoiqu’on apprenne. Il est préférable d’être fou.                 
 
L’important, c’est d’être un fou heureux
, d’avoir assez de beaux souvenirs pour que la vie soit le film d’une « mémoire agréable ».          

Quoiqu’il en soit, personnellement, je crois avoir assez vécu pour livrer mon expérience.   Si ça sert à quelqu’un tant mieux, sinon, au moins, ça m’aura permis de perdre mon temps et me faire croire que je suis encore utile à quelqu’un.  J’espère aussi ne nuire à personne.        

« On vit pour soi. On est seul dans sa peau.»  C’est la seule chose que je peux faire puisqu’on m’a mis à l’écart partout.  Plus «reject »que ça, tu meurs, mais t’as une vie à finir. L’euthanasie et le suicide ne sont pas encore à la mode.

Pas de ma faute, si le Québec se prend de plus en plus pour le Canada, pire, les États-Unis.  La droite avec ses valeurs capitalistes est devenue malade à travers l’histoire.  La peur du sexe, mais bénédiction pour les profiteurs.  Les assassins sont au pouvoir et dirigent l’économie.

Il faut le voir, mais agir comme si ça n’existait pas.  On ne fait plus de religion, mais on est religieux dans le sens le plus négatif du terme : non pas, pour te créer une morale personnelle, un idéal ; mais pour vivre comme l’ont enseigné les curés durant des siècles.    

Le matriarcat québécois est une forme de dictature qui ne veut pas partager son pouvoir, d’où ce cri à l’égalité mathématique des femmes.  Attention !  L’égalité homme-femme est une valeur extraordinaire.  Personne ne peut le contester.

Il y a autant de femmes intelligentes que de cloches chez les hommes.  Je n’arrive pas à comprendre que des hétéros paient une femme à un salaire moindre que si c’était un homme qui fait la même tâche.  Même un pédéraste ne peut pas comprendre cette idiotie.   Peut-être qu’on s’apercevra que pour bien des hommes, les femmes ne sont pas grand-chose : un trou ou une servante. Quand je dis ça, c’est moi qui passe pour le mal embouché.  

Plus ça va, plus le Québec est comme les États-Unis, aseptisé et paranoïaque.   Une société qui se méprise assez pour créer sa propre disparition. 

Montréal est déjà à l’agonie pour ce qui est du fait français.  Tout le monde se donne un petit nom anglais pour se faire croire qu’ils valent mieux que le peuple dont ils sont issus.  C’est impossible de se mépriser davantage. 

Mes écrits ne sont pas des confessions, car je suis content de ce que j’ai vécu. C’est toute une différence.  Ça n’empêche pas le Québec d’être une société bourrée de talents incroyables.  Un jour, on recommencera à être fier de ce que nous sommes.  Le jour où l’économie sera moins importante que la qualité de vie.         

Je suis fier de ma vie, mais de moins en moins de mon peuple qui se fait voler 40 milliards à la Caisse de dépôt et qui prend ça en pleurant, plutôt qu’en changeant de gouvernement.  Charest est la porte d’entrée pour nourrir les petits copains d’où sa loi sur le déficit,  mais on vote pour lui.  On a ce qu’on mérite.

Jamais je n’accepterai d’être un bourgeois et encore moins de vivre selon leur morale de malades. Les bourgeois sont des gens qui ont assez peu de « coffre intérieur » qu’ils se doivent d’obéir aux règles des autres, sans se demander si elles ont du bon sens ou non,  pour se faire croire qu’ils sont vivants.  Ils s’imaginent tellement importants qu’ils jugent les autres à partir de leur propre vide intérieur qui se concentre sur la valeur $$$$.  Je me fous de leurs valeurs de têtes enflées.  Je n’ai pas un sou. C’est peut-être pourquoi je vis en dehors de ces valeurs.   

Puisque je n’ai pas arrêté de me battre jusqu’à ma retraite, ce ne sont pas les commentaires et les examens de conscience qui manquent.  J’ai matière à réflexion. 

Ce n’est pas parce que je me prends pour un autre.  Je crois que j’ai été parfois émotionnellement déséquilibré, fanatique,
mais dès je creuse, je pense que tout se justifie assez bien, sauf quelques exceptions comme la boisson, par exemple.  J’étais naïf, surtout ignorant.         

Comme tout le monde, j’ai fait des erreurs.  Au début, par exemple, la liberté était absolue, aujourd’hui, je ne crois pas que la liberté puisse s’appeler ainsi sans la responsabilité. 

Je pense aussi que mon besoin d’aider la société à s’améliorer est complètement un rêve d’étudiant ou de jeune jociste (Jeunesse ouvrière catholique).  On ne peut pas changer le monde, il est dirigé par des bandits (la vie économique), mais on se doit de vivre heureux, d’être content de sa vie.  De ce côté, c’est mission accomplie.   

Contrairement à ce que l’on peut croire, je suis très fier d’être pédéraste.  Je suis convaincu que ce mode de vie finira par être accepté comme au temps de la Grèce antique.  Cependant, elle sera dotée d’un code d’éthique très strict.  La protection des jeunes n’est pas qu’une lubie, mais une nécessité.  On ne peut pas écarter la pédérastie d’un amour profond.  Le jour où notre monde sera assez intelligent pour admettre qu’une pédérastie qui se vit au grand jour est moins dangereuse que la frustration, on aura fait un grand pas dans la compréhension humaine ,  mais je serai mort depuis longtemps.   

La pédérastie fut un moteur extraordinaire dans ma vie, la source de mes plus grandes joies et de mes plus grands malheurs : le suicide de Rouhed, Gabriel qui me battait quand il se droguait et que j’ai dû abandonner , une des seules rares choses que je me reproche dans ma vie.    

J’admets que je me suis un peu pris pour un autre du fait que j’ai été abondamment publié, que l’on a suivi mes très nombreuses manifestations.  Est-ce que ça valait la peine ? 

Aujourd’hui, on ne retrouve aucun de mes textes dans une bibliothèque publique (sauf dans les universités).  Mais, quand je mourrai, je me crisserai bien de ce qu’on pensera de moi, conscient de cette haine maladive à mon endroit des gens qui se pensent normaux, mais qui ne peuvent pas penser par eux-mêmes. 

Je préfère être un peu fou qu’être aliéné.     

Le fait d’avoir été journaliste 15 ans, d’avoir enseigné 15 autres années, d’avoir été ruiné et ostracisé me donne une expérience extraordinaire. 

Mais que faire avec ça, quand tu n’as plus d’argent pour publier et que l’on te refuse parce que t’as eu des condamnations à trois reprises pour des niaiseries.   Elles servaient, j’en suis convaincu, à essayer de me fermer la gueule.
Même si j’ai toujours été un « numéro spécial », même si j’ai agi parfois comme un vrai fou, j’ai toujours essayé d’aider ceux que j’aimais.           

Je suis très content de la vie que j’ai menée.  Je crois qu’il est préférable de respecter ce que l’on croit, à avoir les tiroirs bourrés d’argent.  L’argent, c’est ce qui permet d’agir, rien d’autre.  Je n’en ai pas.  Tout ce que je peux faire ce sont des carnets jusqu’à ce que certains imbéciles arrivent à les faire fermer. C’est arriver quelques reprises Je poème, le carnet que je reproduis maintenant ainsi qu’un autre qui affichait les mêmes textes et récemment Centerblog.   

C’est peut-être ce qui arrive avec Nipox puisque depuis une semaine je n’ai plus accès à ce carnet, même si on peut encore le lire.  J’avais commencé à écrire tous les anciens textes, des années 1970, recorrigés.  Une possibilité de moins de pouvoir participer à une société qui est, je crois, avec sa morale, de plus en plus débile.     

Mais, il faut bien s’occuper à quelque chose.  La vie doit être un plaisir continuel.  Donc, je continue d’écrire.  Je ne sais rien faire d’autre.    

Les deux plus grands cadeaux…


Les deux plus grands cadeaux que la vie m’a donnés sont sans contredit la merveilleuse famille dans laquelle j’ai vécu mon enfance et d’avoir adopté deux petits gars du Bangladesh, Shuhed et Rouhed.  Donc, d’avoir pu vivre, à ma façon la paternité, sans avoir eu à endurer une femme.  Je suis aussi très heureux d’avoir aidé Gabriel, même si j’ai manqué d’y perdre la vie.         

En ce sens, même si Gabriel m’a parfois rendu la vie pénible, après mon procès, je l’inclurais parmi les grâces que la vie m’a données.  Je l’ai adoré.  C’est le moins qu’on puisse dire. 

Mes jeunes furent une dépendance constructive, une école de vie très riche. Ce fut aussi une confirmation que la pédérastie peut être vécue très positivement si elle respecte la volonté du jeune avec qui tu vis. Le consentement et le respect sont les grandes vertus de la pédérastie.  Elle est une forme d’amour comme les autres.  Dommage qu’on nous force à devoir nous cacher.  On a peur de ce que l’on ne connait pas.   

Sauf mon ouverture d’esprit vis-à-vis la boisson et la drogue légère, je ne changerais rien, si j’avais à revivre consciemment ma vie.  

La boisson a failli tuer tout ce que j’aimais le plus. Quant à la drogue, elle a été une des causes du suicide de Rouhed et a rendu la vie de Shuhed et Petit Gab beaucoup plus difficile.  

Malheureusement, ma vie ne sera inscrite que dans mes gênes puisque je n’ai pas d’enfant de mon propre sang.  Si la réincarnation est possible, elle risque d’être drôlement longue.  Il faudra passer par le cycle de la nourriture terrestre, avant de pouvoir me retrouver dans un spermatozoïde.  Dans mon cas, ça risque d’être long en maudit.  Heureusement, que l’on n’a pas conscience du temps quand on est mort. 

Si j’additionne tout, dans l’ensemble de ma vie je fus un gars très heureux, très privilégié.  Je suis satisfait des enseignements que mon existence m’a apportés.  Je suis convaincu que les droits de l’homme sont la voie à suivre si on veut créer dans l’avenir une espèce heureuse. 

Si on continue d’être « esclave » de l’économie, de cet esprit dinosaure, de gigantisme, nous disparaîtrons de la planète et la nature reprendra ses droits.  L’homme est un animal comme les autres. S’il n’apprend pas à mieux respecter la nature, il disparaîtra.»  

Quand les religions seront remises à leur place, on apprendra peut-être que l’homosexualité est un moyen naturel pour assurer une sélection naturelle, sans violence.  Chez les Grecs, la pédérastie était une forme d’école. Il en fut ainsi dans de nombreuses sociétés, mais on ne veut pas que ça se sache.           

Avec le décrochage, on reviendra peut-être à ce type d’éducation qui est basé davantage sur l’émotionnel.  Le plus vieux apprend la vie au plus jeune parce qu’ils s’entendent très bien ensemble.  C’est une réalité qui n’existe plus dans notre culture depuis des siècles.  C’est donc impossible de le comprendre sans qu’on revienne au fond du sujet.  Qu’on ait l’ouverture d’esprit nécessaire pour revoir pourquoi ça ne pourrait pas être vécu aujourd’hui. Serait-ce avantageux de retrouver cet état d’esprit ?           
      
La pédérastie ne sera possible que le jour où l’homosexualité sera valorisée. On a encore du chemin à faire avant de comprendre qu’une femme est plus près d’une femme et un homme d’un homme.  On vit depuis trop longtemps la famille nucléaire pour songer à la remettre en question.  Pourtant, l’espèce n’est plus menacée de ne pas être assez nombreuse, au contraire, elle est devenue trop nombreuse.  Elle exige un territoire et une consommation qui entraîne la disparition d’autres espèces.        

Même si l’idiotie de la morale sexuelle québécoise fut parfois la raison de ma déroute quand j’étais plus jeune, à l’époque où je croyais ce qu’on me racontait, je dois dire que j’ai eu une enfance heureuse, car avant de penser que mon comportement n’était pas comme celui des autres, je trouvais un plaisir fou dans mes découvertes et mes grandes extases devant la beauté.  J’ai été construit par ma pédérastie

Je dois avouer qu’à cette époque, ma foi m’a beaucoup apporté comme plaisir intérieur, voire spirituel.  La vie m’a appris d’abord que chaque individu mérite le respect, que chacun est une expérience unique des forces que la nature a soudé en un être et que notre avenir n’est que le prolongement de notre passé et notre présent.   Notre ADN peut se renouveler dans un avenir plus ou moins grand.  C’est la seule résurrection possible.    

La vie est une leçon, une expérience, une contemplation.         

J’aimerais revenir dans 1,000 ans pour voir ce que nous aurons construit maintenant.  Est-ce que les hommes auront appris de l’expérience de ceux qui les ont précédés ?  Est-ce que les grandes réflexions de nos philosophes auront donné quelque chose ?  Qui aura pris le contrôle : la connaissance, la recherche du bien de tous les hommes ou la poursuite effrénée de notre économie?  Qu’est-ce qui remplacera les religions puisque nous sommes maintenant capables de constater comment elles nous ont menti ?  

Je ne crois pas qu’elles disparaîtront sur le plan strictement spirituel, car il y a une partie de leur enseignement qui peut nous aider à façonner un environnement qui soit intéressant à vivre.  La charité, l’honnêteté sont des valeurs morales valables, indispensables au bonheur.       

Les humains ne peuvent pas vivre sans une forme de poésie, sans un idéal, s’ils veulent être heureux.  Qu’inventeront-ils, en dehors de la technique, pour continuer à progresser ?         

En fait, je me demande même parfois si les malheurs de mon enfance ne sont pas tout simplement pas quelques minutes de mon enfance et mon adolescence, de courts moments qui m’ont marqué plus que d’autres.  Aie-je vraiment été malheureux ?  Est-ce que j’aurais pu être heureux sans avoir connu ces malheurs ?  Je me voulais peut-être un «moi» trop parfait ?           

Le plus merveilleux est aussi que je fus témoin de quelques réponses qui ont été à la source des réflexions humaines depuis des millénaires.  Nous ne sommes pas le centre de l’univers.  Nous sommes même de toutes petites bibittes. 

La vie est une suite de transformations, un jeu entre les forces électromagnétiques, nucléaires et chimiques.  Sommes-nous autre chose qu’un rêve ?  Nos émotions sont produites par nos hormones.  En est-il de même de nos sentiments ?  Le bien et le mal existent-ils vraiment ou est-ce une construction janséniste ?

Les jeunes sont chanceux d’entreprendre le voyage là où nous le terminons.  Ils auront des réponses à des questions qu’on se pose maintenant.  Seront-ils les premiers à être en contact avec des extra-terrestres ?  Est-ce qu’un être produit à partir d’autres éléments de base que nous peut aussi être vivant, intelligent ?

La connaissance est le plus grand réservoir de bonheur parce qu’on la sait sans limite. 

Je pense que mon dernier livre lu, écrit par Hubert Reeves, un des plus grands cerveaux du Québec, commence à m’entrer dedans. 

Que c’est merveilleux d’exister.  De faire partie de ce hasard intelligent.  Quand serons-nous capables d’accepter qu’il n’y a pas de naissance sans mort ?  


Radioactif 540

octobre 31, 2022

Radioactif 540

Textes de 2009, p. 1109

L’ère éducation…1.


 Je revenais de la Colombie- Britannique.  J’avais compris pourquoi on pouvait s’ennuyer de l’usage de sa langue maternelle quand on s’installe dans un pays (le Canada) qui ne veut rien savoir du français.   D’ailleurs, le mandarin était déjà une langue toute aussi importante que le français à Vancouver.  

Cependant, je dois avouer que les gens étaient en général extraordinaires.  Les trous-de-cul existent dans toutes les langues et toutes les races, mais la grande majorité des gens étaient encore assez ouverts.        

La révolution des mœurs offrait une ouverture d’esprit jamais atteinte.  On n’avait pas encore les bourgeois qui se mettraient à réclamer le retour à l’interdit, à l’idiotie. On n’était pas encore entré dans l’ère de la paranoïa féminoune.  La conception religieuse de la sexualité prenait le bord.  Et, j’en profitais abondamment.

Même si je promenais avec rien dans les poches (ça n’a pas été une exception dans ma vie, au contraire), je n’ai jamais manqué de rien.  Au pire, je trouvais bien un petit vieux pour me prendre en charge le temps de rafistoler mes avoirs et ajuster mes projets.  Il me suffisait de lui tomber dans l’œil et de le laisser me sucer.  Une expérience comme une autre.  Rien de dangereux, rien de désagréable.  Mode survie, mode de ma vie, sauf, plus tard quand j’ai enseigné.  Je me suis mis à vieillir. J’étais devenu presqu’un saint curé d’Ars.

En voyage, ma liberté était absolue et je rencontrais des jeunes tout à fait fabuleux.  Cependant, pour moi, à cette époque, la pédérastie n’existait que dans les pantalons.  Une relation sexuelle, rien d’autre.  Évidemment, la fascination pour l’autre était toujours là, mais ce n’était pas encore le principal atout.  Une pédérastie de l’ère des cavernes. 

C’est comme si les sentiments prennent du temps à éclore et à baliser la vie. 

À cette époque, je ne croyais pas que l’on pouvait vivre en compagnie de celui que l’on aimait.  La majorité des adultes croyaient encore que la sexualité est un danger, un mal, un vice.  Le lavage de cerveau par les religions était quand même encore très efficace pour la majorité des gens.   

La libération sexuelle était acceptée que dans la mesure qu’elle faisait bien l’affaire de ceux qui la prônaient.  Tu pouvais avoir toutes les libertés, tant que ce n’était pas gai. Pour les hétéros, c’était la chance de pouvoir avoir plus d’un partenaire, sans les problèmes de conscience. « On est normal, nous », semblaient-ils croire.     

Les grandes réflexions qui m’animeront plus tard n’étaient pas encore nées.  La vie est une suite obligatoire, logique, de ce qui vient de se passer. 

J’étais le bohème absolu qui ne sait pas ce qu’il cherche parce qu’il ne cherche rien.  La vie se décidait le matin, à la seconde près. Le bonheur se confondait au plaisir.

À mon retour, un ami me présenta une femme qui croyait sans compromis dans les écoles libres, genre Summerhill.  Elle était la mère de deux enfants.  Yanie et Patrick.   Il n’y avait pas plus de raison de la rencontrer que de le refuser.  La curiosité l’emporta.  

Le NPD et le Bloc se dionisent ?         
 
Les Canadiens ne sont pas assez intelligents pour comprendre qu’il faut, dans certains autres pays, des fusils pour faire avancer la démocratie et avoir la tenue d’élections.   Le NPD et le Bloc viennent de démontrer que l’intérêt des partis passe bien avant celui du peuple.  C’est à celui qui nous manipulera le plus.  Pas étonnant que personne ne veut voter : ils sont tous aussi pires les uns que les autres.  

Il suffit à Harper de garder des projets populaires et les présenter quand il est en danger pour se maintenir au pouvoir.  Pendant ce temps, il continue à mettre en place sa bande de droite de façon à ce qu’il soit encore aupouvoir réel quand il sera renversé.      

D’autre part, rien n’est fait pour moderniser nos institutions.  Partout en Europe, l’opposition peut former une un gouvernement de coalition pour éviter des élections.  Nous sommes, grâce à la reine, une bande d’arriérés.  

Que le Bloc et le NPD votent pour maintenir le gouvernement parce que deux programmes profiteraient à de nombreux travailleurs en difficulté, bravo ; mais au lieu de dire que Harper sera appuyé à la fin du mois, on devrait plutôt dire que Harper sera à la porte à la fin du mois, si les programmes ne sont pas déjà en place.

Est-ce que le NPD et le Bloc se dionisent ou se putanisent ?  C’est un peu du pareil au même ?  Faut-il faire mentir Harper quand il nous fait croire que le Bloc est formé des séparatistes?  Ce message indique bien de ce qu’il pense du Québec puisque les votes pour le Bloc ne sont pas un vote pour la séparation, mais pour défendre les intérêts du Québec tant qu’on fera partie du Canada.
                       

S’il y a une escouade contre les voleurs à cravate, il faudrait probablement vider les parlements, nos gouvernements sont devenus les pires vampires.  Mentir aux gens pour avoir plus de profits, c’est aussi du vol.   Nos rentrées d’argent individuelles ne cessent de diminuer à cause du coût de la vie qui augmente dix fois plus vite que les augmentations de salaires ou les pensions.          

Est-ce que l’escouade créée au Québec fera enquête sur la Caisse de dépôt afin de savoir quels sont ses liens avec Power Corp. ?      

Justice, mon cul !

Ce matin, à TVA, Claude Poirier expliquait que Vincent Lacroix a une sentence basé sur le fait que de voler par fraude n’est pas un crime violent.     

Depuis quand qu’être privé de tes économies dans ta vieillesse quand tu ne peux pas aller travailler, que ça te rend la vie quotidienne difficile, voire infernale, c’est moins traumatisant qu’une pipe si tu n’as pas encore 16 ans ?  Une pipe, ça fait mal en tabarnak !  Tu t’en rappelles au moins durant cinquante ans minimum, ça t’empêche même de dormir.  Ne riez pas les gars, c’est ce que l’on croit dans les tribunaux et se faire tailler une pipe par un plus vieux, c’est encore plus honteux que ses premières règles chez la fille. Et, si c’est toi qui la fais, tu risques probablement d’être perçu comme un vieux pervers. Surtout si tu enlèves tes dentiers pour rendre le massage du pénis encore plus agréable. 

Quand je me suis présenté à la Commission Bélanger-Campeau pour dénoncer le système de chantage que constituait la nouvelle approche  » financière » sur la sexualité, le député libéral Ciacia m’a demandé à partir de quand un vol devrait être considéré comme geste violent parce que je disais que pour un crime sexuel sans violence, on devrait effacer le dossier après cinq ans, s’il n’y a pas de récidive ou de violence quand le crime est commis. 

J’ai appris depuis que cette même prescription existe déjà pour le proxénétisme, mais le proxénétisme est au service de la pègre.           
 
Malheureusement, j’ignorais complètement qu’on appelait ça prescription (je ne suis pas avocat, donc, je n’ai pas de licence en…) Je ne savais pas ce qu’est une prescription.  Je me suis fait rabrouer.  J’ai eu l’air fou.  Sauf que mes prédictions se sont réalisées. 

Certains diocèses ont fait faillite.  Des prêtres ont été tués en prison aux USA.  Et, les protestants ont profité des déboires des catholiques pour faire du recrutement.  Les églises se sont vidées.  Et la pègre a conservé sa prescription, en plus du pouvoir de chantage extraordinaire qui nait contre tous ceux qui ne croient pas que les caressent sont traumatisantes avant 16 ans.   

Voici ce qu’est la prescription des proxénètes : une femme qui vit de prostitution ne peut pas porter plainte contre son  » pim » après cinq ans.         

La prostitution même individuelle et consentie est un crime.  Seule la pègre a su se servir de la Charte des droits pour se défendre et obtenir des privilèges. 

On a même modifié l’âge de consentement de 14 à 16 ans, comme si les jeunes n’avaient aucun droit sur leur sexualité, aucune vie privée, et ce, malgré tout ce que la science nous apprend sur le développement de la sexualité chez les jeunes.  Au lieu d’agir selon les découvertes scientifiques, on a poussé encore plus la bêtise de l’approche religieuse face à la sexualité.  On ne va plus à l’église, mais on respecte rigoureusement ce qu’elle enseigne (au cas où l’enfer existerait).  Même si c’est complètement débile.  On s’autocensure. C’est justement ça être aliéné.

Notre système judiciaire encourage le vice en autant qu’il ne soit pas sexuel comme les curés le faisaient.  Pour, féminounes, féministes curés wokes, fédérastes, c’est du pareil au même parce que c’est la même morale surprotectrice et obsédée contre le sexe. 

Le nouveau dieu est l’argent.  Money is God.         

À part de relater cet évènement, Le temps d’agir est un livre strictement politique, mais on ne le retrouve pas plus sur les tablettes de nos bibliothèques de l’Estrie.  C’est comme avec Il était une fois dans les Cantons de l’Est .  Je n’ai pas besoin de parler de pédérastie pour être censuré.  Tant pis.   

Malgré ma maîtrise en français, mes 15 ans d’enseignement, je ne peux même pas faire partie des bénévoles de la Fondation de la bibliothèque Memphrémagog.  Je dois démissionner de mon poste de vice-président (même si l’exécutif compte seulement des adultes et tient une réunion mensuelle le soir après la fermeture de la bibliothèque) juste au cas où je serais amené à participer à des activités où pourraient se trouver de jeunes garçons.  

Pourtant, même dans les sentences sévères, on exige parfois que le type reconnu coupable ne soit pas seul avec unjeune durant un certain nombre d’années.  On n’était pas rendu encore assez fou pour exiger que pour le reste de sa vie, un adulte n’ait plus le droit de se trouver là où il y a des jeunes.             

Ce n’est pas la première que je vis ce genre de stupidité,   Je ne suis pas capable être membre de l’Association des auteurs des Cantons de l’est. Je ne peux pas être près d’un éditeur, car il perd ses subventions (soupçonné lui aussi d’encourager la pédérastie).   Pourtant, je n’écris pas pour la jeunesse et il existe une littérature spéciale pour la jeunesse, « vide de toute référence sexuelle » exprès pour eux. 

Une censure paranoïaque que la majorité accepte comme étant normale et nécessaire.        

Le Québec a des millions d’analphabètes.  Avec de telles lois, je ne peux même pas combattre ce fléau. 

On manque de profs licenciés et je ne peux enseigner depuis 1996. Pas étonnant que le Québec est en régression.  Vive un Québec vraiment libre!  Mais, ce n’est pas demain la veille.

J’ai aussi été écarté du RRQ parce qu’on craignait ce que les gens peuvent en penser.  Chez les Néo rhinos, on m’a tout simplement dit qu’on ne voulait rien savoir de moi. On prétendait que je me servais du parti rhino pour faire valoir mes idées sur la pédérastie.  Bandes de caves !             

Ce qui m’étonne, c’est que toutes les merdes viennent des souverainistes. Est-ce parce que je suis sincère quand je veux que le Québec soit un pays ? Est-ce que ces groupes sont vraiment indépendantistes ?  Le radicalisme du RRQ est plus néfaste au PQ que ma pédérastie.

Québec solidaire nuit plus à l’indépendance que moi, car il empêche le PQ de reprendre le pouvoir. Les révolutionnaires en parlant toujours contre Madame Marois divisent les gens et la font haïr, même si elle est la seule capable de fournir un cv qui en vaille la peine.

Ça ne vaut même plus la peine d’essayer de publier dans les journaux gais et les revues du même type, on ne veut pas entendre parler de pédérastie.  On a peur de perdre des clients ou d’être actionné.

Ce n’est pas en refusant d’en parler, de même prononcer le mot pédérastie que ce phénomène cessera d’exister puisqu’il existe depuis le début de l’humanité. Platon en parle abondamment. Vive la Grèce antique!

Radioactif 539

octobre 30, 2022

Radioactif 539

Textes de 2009, p. 1103

Des élections : la faute de la gouverneure générale.

Si Michaël Jean avait eu l’intelligence d’accepter le renversement du gouvernement Harper en décembre dernier (un geste démocratique puisque la majorité des électeurs avaient voté pour les partis voulant créer cette coalition) on n’aurait pas d’élections cet automne.      

Alors, ceux qui braillent parce que c’est une dépense inutile devraient comprendre que le problème vient du fait que l’on est encore sous la gouverne d’institutions rétrogrades par leur incapacité à se renouveler et à s’adapter au monde moderne.  On a même pas l’ombre du vote d’une proportionnelle.           

Cet épisode nous a aussi prouvé deux choses : l’indépendance du Canada vis-à-vis de la reine, c’est de la bouillie pour les chats. 

Le Canada n’a jamais été assez intelligent pour briser tous les liens avec la royauté britannique.  L’indépendance commence au moins ainsi.  Pas de reine, pas de représentants (es) de la royauté.  Le gouverneur devient un poste strictement administratif.   C’est au parlement d’en définir le contenu.  Et, au diable, les serments à la reine.         

Pire, si cette situation existe c’est que le Canada n’a jamais complété le rapatriement de la Constitution et, par conséquent, le Canada en entier n’a pas de nouvelle constitution puisque le Québec a refusé de signer , sauf, celle de 1867.         

Alors pourquoi, nous demande-t-on de penser comme si la constitution existait? C’est chercher à réaliser l’indépendance du Québec, en respectant des règles constitutionnelles qui n’existent même pas. Le Canada veut mettre le Québec dehors, s’il ne se conforme pas à ses vues.     

L’intérêt des partis politiques passent bien avant celui de la population.  C’est pourquoi M. Ignatieff n’a pas accepté de respecter la coalition : son parti avait besoin de temps pour avoir le minimum de crédibilité possible et nécessaire pour remplacer l’infâme Steven Harper, le Bush du Nord.  Un autre Stéphane Dion qui passe l’intérêt du parti avant celui du peuple. 

La démocratie a un prix, celui entre autres, de se tenir au courant.  Si on réfléchissait,  on ne crierait pas au meurtre dès qu’il est question d’élection ou de référendum.  Dans d’autres parties du monde, les gens sont prêts à mourir pour aller voter.  Ici, on ne veut pas être dérangés et on a les gouvernements qu’on mérite, soit des Lacroix, en toute impunité.       

La crise économique n’existe pas, c’est une fraude mondiale, grâce à la mondialisation.  Et pourtant, c’est seulement de cela dont on va nous parler pendant des semaines.  On va bourrer les dindes pour Noël.


L’assimilation à haute vitesse.

Pour la première année, à Montréal, les écoles publiques reçoivent une majorité d’élèves anglophones.         

Ce désastre était prévu depuis très longtemps, mais les libéraux fédérastes préfèrent s’occuper des règles pour s’en mettre plein les poches plutôt que d’assurer la survie d’un Québec français.  Tant que ça paie, en anglais ou en français, ça n’a pas d’importance.          

Si on ajoute les écoles privées qui se donnent des vocations religieuses (juives, islamiques, etc.) pour contourner les lois linguistiques, dans peu de temps, il sera à jamais trop tard pour que les Québécois puissent préserver un Québec français.    » Too late, it’s too late « , chantait Pauline Julien.            

La lâcheté de nos politiciens, leur manque de perspective aura eu raison de notre détermination de demeurer francophone.  Lord Durham voyait juste.  » Le temps s’occupera des résistances.  L’immigration et le travail seront les moyens les plus efficaces pour l’assimilation », pensait-il avec raison.       

Maintenant que ce phénomène est une réalité, l’assimilation s’accentuera à grande vitesse.  Montréal est le coeur du Québec.  Bizarre qu’on n’ait pas encore compris ça. Le comportement des anglophones de l’Estrie n’est pas celui de Montréal.   À Montréal, ce sont les anglophones qui montrent les dents quand les francophones ne s’aplatissent pas devant leurs revendications.              

Quand tu enseignes en Ontario dans les écoles françaises, tu te rends compte que les élèves parlent en français quand ils sont en classe, une obligation parfois même difficile à faire respecter, mais la langue d’usage dans les corridors est l’anglais. Beaucoup se sont arrachés les cheveux sur la tête pour trouver une solution à une telle situation. 

La langue ne doit pas devenir une prison, mais comment la préserver si elle n’est pas une obligation pour ceux qui ne l’ont pas déjà dans le sang.  Tout immigrant devrait avoir une connaissance de français de base et une obligation d’apprendre le français en arrivant.    

Le Canada est anglais : il y a de la place pour tous ceux qui ne veulent pas apprendre le français.  Ce n’est pas du racisme, c’est nous qui sommes chez-nous. Si on allait chez eux, on devrait parler leur langue.         

Ceux qui croyaient que le français n’était pas en danger parce que chez eux on ne parle que le français vont vite apprendre que l’assimilation à une vitesse grand V n’est qu’une question de deux ou trois générations.            

Et, pensez-vous que ce sera Jean Charest qui trouvera moyen de nous sauver de l’assimilation ?  Il ne parle et ne pense qu’à l’économie pour endormir les Québécois qui n’ont jamais rien compris à cette science de « voleurs en cravates ».  Une spécialité d’avocats.           

Il y a quarante ans le Québec souffrait de structurite, aujourd’hui, sa principale maladie est la règlementalite.  Plus il y a de règlements pour tout, plus les gens doivent marcher les fesses serrées, mais plus les élites peuvent en profiter.  Les amendes sont une forme de vols légalisés.   

Plus il est difficile de bien vivre, moins on a le temps de rendre compte qu’on se fait fourrer. On augmente les taxes, on augmente les tarifs, mais on tue les syndicats et les augmentations de salaires.  Ainsi, le coût de la vie augmente tout le temps, il en faut plus pour vivre.  Les moyens des consommateurs faiblissent.  Résultats : On se garroche au travail pour améliorer son sort, pendant que nos chefs se la coulent de plus en plus douce.  Les journaux pensent pour nous et pensent comme leurs patrons.          

Le capitalisme est comme le communisme (une petite gang qui s’en met plein les poches) une organisation pour rendre l’exploitation de la majorité légale. 

Parler d’économie, ça permet de cacher les autres problèmes.  Il est probablement déjà trop tard, on est déjà cuits. Il n’y a que quelques riches qui dirigent la planète.       

Si on veut que l’indépendance se fasse faudra cesser de la faire définir par la petite bourgeoisie et repenser ce qui serait le mieux en fonction de la majorité, c’est-à-dire de la classe ouvrière.              

Quand tu gagnes 100,000$ et plus, tu oublies comment la vie est difficile quand tu ne gagnes que 18,000$ par année (c’est déjà au-dessus du salaire minimum).  Pas étonnant que nos économistes voient la société en fonction de la rentrée de deux salaires dans une maison. Tu ne peux pas survivre autrement.   

Notre turpitude est telle que Charest passe pour un héros, en se fermant la boîte et en faisant semblant de temps en temps de défendre les intérêts du Québec contre le fédéral.  Je suis certain que les valeurs mobilières sont déjà passées aux mains des fédérastes. Gouvernement d’hypocrites.  Avons-nous le gouvernement qu’on mérite ? 

(En 2011, la Cour suprême contre toute attente donne raison aux provinces. Serait-ce qu’on se rend compte qu’enlever encore des pouvoirs au Québec sera ce qui déclenchera une nouvelle lutte pour l’indépendance du Québec ? )      

Le Canada séparatiste.   

Qui sont les vrais séparatistes puisque la manière d’aborder l’indépendance du Québec tient plus à la création d’une véritable Confédération qu’à une séparation véritable ? 

Les vrais séparatistes sont ceux qui, comme Stephen Harper et Michaël Ignatieff, refusent de reconnaître la vraie place du Québec au sein du Canada.  Pour ce faire, ils pourraient accepter entre autres qu’Ottawa se retire complètement de l’immigration, de la langue et de la culture. Une preuve de bonne volonté et de respect envers le Québec.          

Est-ce qu’un Québec qui aurait tout ce qu’il veut d’essentiel à sa vie culturelle et économique, ce qu’il espère depuis des siècles, se retirerait automatiquement du Canada ?  Pas certain.  Advenant un oui, on a même pensé qu’il y aurait des négociations et qu’à la suite de celles-ci on aurait un second référendum pour entériner les décisions ou se séparer du Canada.  Rien n’est plus clair.     

On est un des rares endroits au monde où on pourrait se séparer ou changer la fédération pour une vraie confédération sans avoir à prendre les armes.  C’est extraordinaire, mais on a encore peur.  

Le jour où la très grande majorité acceptera de dire à Ottawa, c’est assez, voilà ce que l’on exige ou on fait bande à part, ou on fait une grève nationale, on l’aura. Pour ça, il faudra apprendre à se tenir debout.  Il faudra arrêter de ramper.       
Actuellement, on divise tout le monde : Montréal contre Québec, les féminounes qui pleurent parce que les femmes n’ont pas assez de pouvoir alors qu’elles veulent l’égalité pour diriger et évidemment les immigrants contre les souches.

Un pays, c’est bon pour tous ceux qui vivent sur son territoire.  C’est pourquoi, on doit le faire comprendre à ceux qui s’y opposent encore pourquoi il est dans leur intérêt de chercher des solutions acceptables pour tous.      

Comme en Europe,le Québec doit devenir un état avant de pouvoir devenir un état dans une véritable confédération (plusieurs états qui s’associent ensemble).  L’état doit exister pour pouvoir se définir.  Ce n’est pas qu’une question de rhétorique.  ¨ Créer une confédération (les principaux pouvoirs appartiennent aux provinces) implique aussi de nouvelles négociations pour un nouveau partage des pouvoirs. On ne peut pas s’en sortir autrement. Ou on prend les armes. Je ne crois pas que ce soit la solution.  Le fédéral enverrait à nouveau son armée. Les gros sont incapables de songer à une solution sans jouer aux bras.  Ils ne négocient pas, ils imposent.      

La façon de présenter le projet fut toujours : pas nécessairement l’indépendance, mais l’indépendance, s’il le faut.  Il n’existe maintenant que l’indépendance.

L’indépendance était une épée de Damoclès pour aller chercher le plus de pouvoirs possibles à Ottawa.  On doit l’avoir compris puisque l’indépendance est devenue pour plusieurs une simple carrière politique.  Parfois, on a l’impression que les souverainistes sont les pires ennemis de la souveraineté.  On n’en parle jamais, sauf pour dire le mot  » pays du Québec », ce qui n’allume pas nécessairement le peuple.  Pourquoi être un pays quand on est si bien dans le Canada ?  (Si on se met dans la peau des anglophones ou des libéraux qui rêvent de devenir plus riches).     

Dès que ça chauffe, on donne une petite loi 22 (titre ronflant avec rien dedans, mais qui nous affaiblit avec le temps ou encore un rapatriement avec la reine en prime).

Charest est le deuxième artisan privilégié de cette hypocrisie nationale.  On ne remet pas en cause le système, il est trop payant pour ceux qui ont déjà les moyens de s’en faire plus. Les vrais bandits s’occupent principalement ces temps-ci de l’immobilier et de la santé.  Le racket des petits vieux à éplucher avant qu’ils meurent.   

C’est possible, grâce à l’économie.  Quand les libéraux sont au pouvoir, les assoiffés vident les coffres, grâce aux lois qui les aident à mieux réussir leur coup d’argent.  Quand ça devient trop évident, on reverse le gouvernement par le Parti Québécois.       

Pour faire face à la situation, le PQ doit créer une tonne de lois impopulaires pour rééquilibrer le budget et il se fait mettre dehors quand on se dit qu’ils sont tous pareils. Mais dans les deux cas, les penseurs sont loin d’être pauvres. L’urgence n’y est pas. L’indécision est payante à long terme.

En fait, le problème au Québec, on est mené par des bourgeois.  Comment peux-tu comprendre les gens qui gagnent moins de 20,000$ par année alors que tu nages dans au moins tes 100,000$.    

T’augmentes le coût de la vie, pour te faire encore plus d’argent, et les pauvres sont encore plus pauvres.  Plus t’es pauvre, moins tu peux agir.  Plus tu te sens impuissant, moins t’es dangereux. 

Les femmes n’ont pas conquis de nouveaux pouvoirs, le système a compris que c’est plus payant de serrer assez la « visse » afin d’obliger les gens à vivre avec deux salaires.

Si on respecte la valeur et le sens des mots, on constate que la souveraineté n’est pas l’indépendance.  Si je me rappelle bien, le mot souveraineté est apparu avec Lucien Bouchard et il avait pour objectif d’arrêter d’utiliser le mot qui fait peur : indépendance. 

Souverainiste n’est pas indépendantiste.  Les souverainistes envisagent une nouvelle forme de relations avec le Canada, tandis que l’indépendance implique que le Québec est un nouveau pays qui n’a plus rien à voir (sauf l’économie) avec le Canada.  Avec l’indépendance, Ottawa n’a pu un seul mot à dire au Québec. Voilà, c’est toute une différence.  

Ce qui est intéressant, M. Jacques Parizeau est le seul à avoir défini ce qu’il entend par souveraineté : pouvoir signer les ententes internationales (ce qui peut convenir à n’importe quelle province), ramasser tous les impôts (payer sa cote part dans la confédération), faire ses propres lois (avoir droit à une culture et des valeurs différentes).  Rien de bien malin.  Mais, le tata à Chrétien a réussi à faire croire aux gens que la question référendaire n’était pas claire.  On ne peut pas avoir plus claire que le mot et sa définition.     
 
On a jamais été appelé à se prononcer sur une question indépendantiste, mais on a toujours nagé dans le compromis en se faisant accuser d’être trop radical.  

Comme par hasard, au lendemain du référendum, en 1996, je fus accusé et mis en prison pour attouchement sexuel en dehors de mon enseignement, j’ai toujours cru que c’était le résultat d’un piège politique.  Je venais de démissionner comme présent de la Société nationale des Québécois de Val-d’Or et je me battais contre la partition de Stéphane Dion.  

Pendant que j’étais dedans, Stéphane Dion passait sa loi sur la clarté. C’est peut-être un hasard, mais je peux en douter.   Je n’ai pas été tabassé, parce que l’on m’identifiait à la révolution, au FLQ.           

Quand le système veut écraser la souveraineté, il se sert toujours des extrémistes pour tuer le projet.  Après 1970, on a tout fait pour faire croire que le Parti québécois était terroriste alors que le FLQ, me semble-t-il, est beaucoup plus une mouvance communiste qu’indépendantiste.  Ce n’était sûrement pas René Lévesque qui appuyait le FLQ.  

Mais, en réalité, si on avait ce que M. Parizeau demandait au dernier référendum, on aurait même pu besoin de brandir une menace pour obtenir un petit 25 cents et de risquer de disparaître comme nation. 

Montréal est en train de devenir anglais, ce sera ensuite qu’une question de temps pour que le reste du Québec suive. Too late, it’s too late !        

Radioactif 538

octobre 29, 2022

Radioactif 538

Texte de 2009, p. 1100

Du rhinocéros au dinosaure.

La soirée de poésie, samedi soir dernier, à la Boîte à Billy, à Magog, fut tout un succès.  Il y avait 12 poètes qui ont récité.  Pas un homme, pas une femme, des poètes. 

Comme l’expliquait l’organisateur Roberpierre Monnier, il y a trois ans quand il organisa la première soirée, il eut de la difficulté à se trouver des poètes à Magog.   Maintenant, il doit composer avec un trop grand nombre de poètes pour conserver un horaire fixe de deux heures environ.        

Pas étonnant puisque les jeunes adorent la poésie qui n’est pas constipée. La poésie vit seulement en dehors de toute censure.  On n’estpas obligé de consentir à ce qui est dit.  On peut même y répondre.  On peut s’y opposer par d’autres affirmations, mêmes contraires.  La poésie n’a pas de sexe. Elle n’a pas d’âge. C’est un rythme, une vérité intérieure.  Elle est autant de droite que de gauche.  La poésie est la porte d’entrée sur la liberté de pensée. 

La poésie est le chant de son intérieur.  Elle est personnelle.  Elle est TOI.  Ce n’est pas étonnant que dans certains pays on enferme d’abord les poètes.  La poésie est un regard, parfois une prophétie.

La poésie comme l’essai est une forme de réflexion à haute voix, sauf que la poésie, est surtout émotive et musicale.  C’est la parole de l’image.  Elle peut être dite ou parlée.  Sauf, que ces formes d’expression lues ou dites changent son visage, selon celle que l’on emploie.   La poésie évolue.  Elle a été trop longtemps seulement hermétique.   Pour moi, hermétisme sonne comme frustration, hypocrisie.  Comme la censure est de la même famille que la paranoïa. 

Gilbert Langevin pouvait être compris et c’est un grand poète.  Ce qui est le plus beau : l’hermétisme peut être aussi la muse de la poésie.    La poésie est cette ouverture d’esprit qui permet à tous de lâcher leur cri primal.  Gauvreau avait raison de retrouver son origine à travers les grognements.  La poésie exprime tout, sauf, être physiquement violent.  Ce peut-être l’amour, la politique, le rire, la révolte.  La poésie doit tout exprimer. 

La censure est un moyen de rejeter l’autre, une lâchetépour ne pas réfléchir. La peur d’être déstabilisé par ce que l’on entend.   Tout comme les snobs trouvent tout vulgaire.  La poésie est belle dans toutes les langues. 

Personnellement, je me suis aperçu que ma période rhinocéros (je fus candidat à Sherbrooke en 1972) est bel et bien terminée. Il me manque le côté théâtre, le côté humoriste.  La « presque chanson » qui te tourne l’intérieur. 

Je suis encore trop gêné pour donner un bon spectacle, sans compter la mémoire qui dépérit et qui m’empêche, depuis le secondaire, de réciter quoique ce soit par coeur.  Chacun son métier.  Je préfère l’improvisation. La poésie est une passion quand on l’écrit et surtout quand on la vit.  

Ma manière d’écrire en 1968 est une forme de poésie qui n’existait pas encore d’où j’ai créé la poésie de jet.  Un arrière-grand-père du «slam», sûrement dans sa définition et sa manière de s’exprimer. 

J’ai fait des poèmes avec des carrés, des ronds, des flèches qui devaient m’indiquer la tonalité.  Flyé ! Mais j’étais plus poète alors qu’aujourd’hui, on se tait. 

De nos jours, je me plais plus avec mon petit Virus, un personnage de roman purement inventé.  J’ai changé de moyen d’expression.  La fatigue peut-être.  La mort de l’enfant en moi, sûrement!

Ma période rhino est terminée d’abord, parce que les rhinos se prennent trop au sérieux et qu’ils m’ont éjecté du groupe parce que j’ose parler de pédérastie.         

Les rhinos ne faisaient pas que rire, ils étaient l’opposition au système, la révolution.  Manque de culture : la pédérastie et la pédophilie, sont deux mondes tout à fait différents.  Quant à la révolution, on est loin de l’Internationale.

Les mots ont de l’importance.  Par exemple, quand la loi plaçait l’âge de consentement à 14 ans, on ne pouvait plus parler de pédérastie.   En acceptant à cet âge le droit à ton orientation sexuelle, on éliminait la notion même de la pédérastie et on pouvait concentrer le phénomène gai à toutes mes manifestations entre personnes de même sexe.   Tout ce qui se trouvait à l’intérieur de 14 ans jusqu’à la fin de la vie était considéré gai ou hétéro.  La pédérastie devenait un élément superflu : l’âge.      

Le seul problème, chez les garçons, la puberté commence vers 10 ans.  Alors, on ne respecte pas leur droit fondamental à leur orientation sexuelle ainsi que le droit à la vie privée et le rythme de développement chez chaque individu.  La liberté n’a pas d’âge.  L’expérience ne se vit pas que dans les toilettes.

L’autre existe et c’est ça l’importance d’apprendre à aimer ou ne pas aimer ce qui se passe.  Pour aimer, il faut d’abord se connaître un peu.       

Par contre, le problème est différent avec les filles, car elles peuvent se ramasser enceintes très jeunes et elles n’ont pas les outils pour y faire face.  Au lieu des aider, on les juge. On castre les garçons pour protéger les filles. Et, ainsi on retrouve l’âge de consentement préconisé par la police et les religions à 16 ans.  On ne respecte pas la nature telle qu’elle est.  On en a honte et on veut la dompter. Une optique religieuse qui nie la beauté corporelle aux dépens du spirituel.

Dans mon vocabulaire, la pédérastie ne peut pas être hétérosexuelle, l’hétérosexualité est intimement liée à la procréation, à la vie en couple.  Difficile d’arrêter de se caresser quand on est hétéro en amour et en chaleur.  Ce n’est pas tout le monde qui connaît les moyens de faire l’amour sans avoir d’enfant comme prix à payer. On a honte, donc, bien évidemment, on ne parle pas des moyens contraceptifs et on se ramasse avec des avortements à la tonne et des jeunes culpabilisés pour toujours. 

Voilà pourquoi, il faut des cours au secondaire, pour éveiller le sens des responsabilités, même et surtout, quand on fait l’amour.  Pourquoi ne pas pouvoir apprendre à jouir sans avoir peur d’avoir un enfant plutôt que d’avoir des campagnes de dénonciations stupides.      

La pédérastie est un lieu temporel entre deux âges qui modèlent la forme de vie à venir.  Une époque d’expérimentation.  Pour le jeune, c’est la découverte.  Pour le vieux, c’est communier à la jeunesse.   

Je ne crois pas qu’il soit possible qu’une relation de couple perdure des années entre un mâle et une femelle, sans besoin sexuel ou simplement émotif.   Il y a des limites à la frustration.  Et, la chasteté est une offense à la nature.   

Par contre, je peux maintenant comprendre que l’on puisse retrouver la pédérastie chez les femmes homosexuelles.  Le principal élément de la pédérastie est la beauté, la fascination pour «la vie des jeunes» et chez les Grecs, cet état d’âme exigeait que le plus vieux s’occupe du jeune, tant que celui-ci opte pour sa vie personnelle.  C’est le jeune qui décidait quand il devait quitter, s’il le devait.  C’est aussi pourquoi on ne se mariait pas avant 30 ans.  Pour faire des petits, il faut être responsable.  À cette époque, on voyait cela plutôt d’un côté médical.  On pensait qu’il fallait avoir atteint un certain âge pour avoir assez de sperme de qualité.          

Par contre, on peut évoluer vers un monde sans sexe. Une nouvelle orientation sexuelle ?  La tendresse au lieu de la passion.

Le sexe est loin d’être la chose la plus fondamentale de la journée. La masturbation mentale, intellectuelle, la griserie de l’action, peuvent procurer tout autant de plaisirs. C’est surtout vrai en vieillissant.   Le couple devient plutôt un moyen de s’occuper l’un de l’autre.  Mais, on ne peut plus en témoigner, car on le découvre trop tard.

Donc, je suis devenu un rhinocéros fatigué de devoir rire des travers d’une société qui a bien plus besoin de réformateurs que de bouffons.  Mais, une bonne farce, ça permet de se déstresser et d’éviter un cancer de la rate.  Rire est un médicament.  Quoiqu’on en pense !  Donc, une nécessité.

Cette soirée m’a aussi révélé que je suis plutôt devenu un dinosaure.    Mes poèmes ne sont rien à côté du« slam», un mot qui serait lié à l’expression anglaise « slam the fucking door or window ».  On aurait pu trouver un vocable français, à moins qu’on soit devenu comme les français : il faut employer des mots anglais pour se faire croire qu’on est culturellement à la mode. 

Le  » slam  » est ce genre d’expression que j’aurais voulu créer quand j’étais plus jeune.  Mais, je n’avais pas ce talent.  On me dit provocateur, mais je ne me suis pas encore baissé les culottes. Je serais trop gêné.  

Mes textes, les plus pédérastes du monde, sont des prières à côté de ce qu’un jeune travesti nous a livré. Et, loin de me sentir écrasé par mes limites, j’étais extrêmement heureux de voir que les jeunes sont une relève vraiment extraordinaire. Le plus important dans l’avenir sont les droits individuels.            

Tu te dis  » quand on s’est levé, qu’on a gueulé, ça donné quelque chose, même si ce n’était pas ce qu’on voulait le plus, la liberté et un pays à nous. 

Le nombrilisme est un chemin qui conduit les humains vers une nouvelle façon de sentir le monde.   Avec les problèmes climatiques peut-être apprendrons-nous qu’aussi petit que l’on soit, ce que l’on fait a de l’importance. Tout est lié dans l’univers. La théorie des cordes. La chaîne alimentaire.            

On ne peut pas tous être des héros, mais on peut tous être satisfaits de la place qu’on occupe dans ce grand concert de la vie.   Et, la vie est très belle, malgré nos faiblesses.  Il faut savoir se pardonner ses erreurs.         

Un soir, alors que je vivais à Montréal, un bonhomme m’avait demandé de me sucer et je lui avais répondu qu’il était «passé date».  Je me suis rendu compte en fin de semaine qu’en poésie, c’est moi, qui est passé date.  Et c’est bien de même.

Je laisse les plus  jeunes que moi me dire que je suis très beau, ce que je ne crois pas, et je frémis en les entendant m’affirmer aimer les vieux. Grâce à l’internet, même vieux on peut avoir une certaine importance. Je suis étonné que ma nudité connaisse plus de popularité que mes écrits.

Radioactif 537

octobre 28, 2022

Radioactif 537

Textes de 2009, p. 1096

Pourquoi ?

Je n’aurais jamais cru qu’à la fin de ma vie, la sexualité devienne un des sujets dont je parlerais le plus souvent.  J’ai toujours été plus politique.          

Le Québec est aussi arriéré et tordu quand il s’agit de la sexualité des jeunes que nos parents l’étaient à cause de l’Église.  Il ne fallait pas en parler, avoir honte, se trouver coupable d’être sexué ; tout ce qui constitue la bêtise humaine.

Jadis on prenait déjà les jeunes pour une bande d’abrutis dès qu’il était question de sexe. Cachez cette revue que je ne saurais voir et pourtant même les livres SEARS qui annonçaient des brassières nous faisaient bander puisqu’on ne pouvait rien voir d’autre.

Moi, je trippais sur la beauté des petits gars.

Les raisons pour avoir écrit ce livre sont nombreuses ; mais la principale tient à la détermination qu’aucun jeune n’aura jamais plus à souffrir durant des années à cause de la stupidité de la morale et de la censure.         

Je suis persuadé que ma vie aurait été toute différente si ce n’eut été l’imbécilité de la réaction des adultes à la réalité sexuelle.  La pire chose est la censure.  Le refus de parler de la sexualité, comme si c’était anormal, péché, sale.  Une approche perverse, toute religieuse et antinaturelle.      

J’admets que je n’étais probablement pas très vite à comprendre toutes ces inepties.  L’idéal et le péché.  Les contradictions dans tout ce que l’on nous enseignait m’amenèrent à me poser des multitudes de questions.  Pour aboutir, sur ce qui, à mon avis, serait une façon d’éviter que les jeunes se posent des questions comme moi, sans jamais pouvoir avoir de réponses,  sous prétexte que cela est sale, cochon : des cours de sexualité scientifiques.          

Les adultes font un faux-drame avec la sexualité alors que c’est inscrit dans la nature même de tout individu. 

Dès cinq ans, grâce aux études faites aux États-Unis, on peut prédire avec une grande exactitude l’orientation sexuelle des jeunes.  Il a, de plus, été prouvé que sans violence, sans y attacher une importance démesurée, une expérience sexuelle ne peut pas modifier fondamentalement l’orientation sexuelle d’un individu, encore moins sa vie. 

Le cerveau est capable d’éliminer les séquelles quand il y en a.  Et, la violence n’est jamais le fun.  Pour qu’il y ait violence, il faut de la violence. On se sert d’un vocabulaire qui fait croire qu’il y a eu de la violence alors que ce ne fut souvent que du plaisir. 

C’est pourquoi j’en suis venu à préconiser les points suivants qui respectent les individus et surtout leur droit de se créer une morale qui leur soit propre et qui tient compte du droit à la vie privée.  Rien n’est plus privé que la sexualité.        

D’abord, je suis contre la pédophilie qui est très différente de la pédérastie.  La principale raison est le temps et le développement du cerveau.  Un enfant ne perçoit pas du tout la sexualité comme un adolescent et encore moins comme un adulte.  Il lui manque les hormones et la capacité du symbolisme.  Le cerveau est apte à une très grande résilience, ce qui élimine tous ces mensonges concernant les séquelles sexuelles. Un toucher, ça ne fait pas nécessairement mal et les jeunes n’associent pas la sexualité à une morale.      
Prétendre qu’un jeune est traumatisé parce qu’il s’est fait masturber (alors qu’il n’y a pas de violence, mais consentement) permet de voir jusqu’à quel point les adultes projettent leur propre vision dans la tête des enfants. 

La peur de l’étranger pour un enfant peut cependant créer une phobie, un traumatisme d’où mon opposition à la pédophilie.  Pour l’enfant de moins de 10 ans ou environ, l’idéal sera de voir le problème sur un plan individuel, car des relations sexuelles avec un adulte peuvent avoir une signification particulière, reliée à sa culture.  

De 0 à 5 ans, les jeunes vivent une certaine curiosité au sujet de la sexualité.  Des parents soucieux de leur bien-être trouveront moyen de leur expliquer et de répondre à leurs questions sans toujours mentir.  De cinq à 10 ans environ, il y a une période de latence.  Les jeunes ne sont pas attirés par les questions sexuelles et ne veulent rien savoir en général de l’autre sexe.  Les gens ont tellement peur que leur fils soit gai qu’ils les lancent dans la chasse à la petite blonde alors que ce n’est aucunement un besoin pour l’enfant, mais une sécurité pour les parents.    » Mon petit est normal, il a une blonde ».  C’est dans la tête des parents, pas des enfants.  Ce sont eux les aliénés du regard d’autrui.           

Pour un jeune, il n’y a pas de différence (émotive) entre un gars et une fille.  Le jeune gai est plus normal que ses parents qui exigent la normalité, c’est-a-dire être hétéro.  S’il ne peut pas exprimer son désaccord, son malaise, c’est le début, pour lui, d’une longue de période de questions et de mésestime de soi.  Une des principales causes de suicide chez les gars.  Ce que veulent les adultes et ce que vivent les jeunes sont parfois à l’opposé.  La mainmise des adultes dans la vie privée d’un enfant est un viol de conscience. L’adulte est là pour l’aider, l’accompagner, non pour le mouler.    Les jeunes qui sont normaux ne voient rien de mal dans la sexualité, avec raison.          

Si l’éducation sexuelle en bas âge est la stricte responsabilité des parents, rendus à l’âge de l’école, les enfants devraient (entre 5 et 10 ans environ) pouvoir à travers des livres ou des vidéos obtenir plus d’informations, selon leur propre besoin.  Il ne devrait pas y avoir de cours sur le sujet, mais on devrait pouvoir répondre aux besoins individuels (qui sont différents pour chacun).     

L’éducation de masse (des cours) ne devrait se faire qu’à partir de la fin de l’école primaire pour les préparer aux changements physiques qu’ils auront à subir avec l’adolescence ainsi que le nouvel éveil qui vient directement de leur anatomie.  « Ils veulent se comprendre, pas dur à comprendre « . 

Ils doivent non seulement tout apprendre sur le fonctionnement de leur corps, mais aussi leur droit de pouvoir décider s’ils aiment ou n’aiment pas ça le partager. Ils doivent apprendre à se protéger des maladies vénériennes, mais aussi et surtout, apprendre à avoir le courage de savoir exprimer clairement s’ils consentent ou non. 

D’ailleurs, le consentement devrait être l’élément qui fait qu’une situation est correcte ou pas

Tout en rejetant la paranoïa féminine autour de la sexualité (à cause de l’éducation sexuelle religieuse qui déprécie les femmes), je crois que les jeunes doivent être informés des dangers qui peuvent survenir dans le cadre de la vie sexuelle et affective.           

Personne n’est obligé de se livrer à des exercices sexuels, sans le vouloir, quel que soit l’âge et le sexe. Il faut aussi que les jeunes connaissent les dangers des prédateurs violents, tout en veillant à ne pas créer un traumatisme ou une peur injustifiée.  C’est malheureusement, une réalité. 

Cet enseignement doit survenir vers 9-10 ans, de façon à ne pas être brisé par l’ignorance et la culpabilité.  Le pire mal est l’ignorance. Souvent les jeunes apprennent ce qu’ils doivent penser de la sexualité en interprétant le comportement des adultes, plusieurs n’ont pas d’autres moyens pour se créer une conscience personnelle.  Ils peuvent aussi être trop gênés pour tenter d’avoir des réponses.  C’est malheureux, mais s’ils ne sont pas intéressés, il ne faut pas les forcer à s’y intéresser, ça viendra en son temps.  Chaque individu est différent dans ce domaine.  Une information de masse leur passera dix pieds par-dessus la tête, s’ils n’en ont pas besoin. Il suffit d’être à l’écoute, si le besoin se pointe.     

Puisque chaque individu a un rythme de développement personnel, différent, les transformations physiques et psychiques peuvent avoir lieu entre 10 et 21 ans.  C’est la seule raison qui fait que je suis contre que l’on établisse un âge de consentement. Ça ne respecte pas les individus. 

Si on veut créer un monde qui vit en fonction de la démocratie et du respect des droits individuels, il faut que le plus tôt possible dans l’enfance un individu puisse décider ce qui est bien ou mal pour lui.  L’éducation, c’est apprendre à être autonome.  

Il est évident qu’une certaine morale de base doit être là pour tous.  Par exemple, jamais la sexualité ne doit composer avec la violence, la domination, le non-consentement.  C’est à mon avis, le seul point non-négociable. 

Le jeune doit apprendre son droit absolu de dire oui ou non, sans honte ou culpabilisation.  Par contre, il faudrait que la sexualité cesse d’être l’objet d’une véritable hystérie de la part des adultes à cause de leur éducation ou leur manque d’éducation devrais-je dire. Il n’y a rien de mal dans la sexualité, sauf t’imposer contre le gré de l’autre.

Si des relations sexuelles avec un adulte créent des problèmes pour les personnes concernées, ce doit être le jeune qui puisse porter plainte et non des adultes qui décident pour lui.            

Chaque fois que l’on organise des campagnes de dénonciation, on organise des campagnes de paranoïa collective.  Les jeunes ont autant le droit d’aimer ça que de dénoncer.         

Les raisons fondamentales qui font que la sexualité a été autant réglementée nous viennent des religions qui ont toujours eu un regard stupide et fanatique sur la sexualité, en croyant que tout ce qui est sexuel (à part la procréation) est mal, péché, laid, sale.  Les confessions servaient à culpabiliser tous les gestes sexuels.

C’est aussi souvent dans cette optique que la sexualité fut enseignée aux jeunes filles pour s’assurer qu’elles ne soient pas aux prises avec un accouchement indésiré.  Si on les jugeait moins, qu’on les aidait, que l’on adoptait les petits, il y aurait moins d’avortements.  Notre intransigeance est responsable de cette situation.

Il est temps que l’on revoit la sexualité en regard de la vérité et en fonction de son rôle véritable dans la vie humaine.  L’humain ne pourra jamais être autonome, s’il ne peut pas comprendre et gérer sa sexualité, car c’est aussi ce qui motive notre sensibilité et nos émotions.            

Voilà !  Le grand prof a parlé.  Je crois vraiment, très profondément, que ce que je préconise est ce qu’il y a de mieux pour les jeunes que j’adore, je l’avoue.    

Manipuler l’ignorance…

On a un bon exemple ce matin de ce que les médias sont capables faire en tant que manipulation, grâce aux partis politiques.          

Le PQ et Québec-solidaire demandent à Charest d’avoir des lois plus corsées pour les voleurs en cravates.  Quelle connerie !  Ça relève du gouvernement fédéral.

Tout ce que Charest peut faire : une conférence de sa confédération en papier et espérer que le gouvernement fasciste de HARPER continue à vouloir concurrencer les Talibans.     

Il faut vraiment n’avoir aucun respect pour le Canada pour s’obstiner avec la Cour Suprême dans le cas du petit Khadr.  Harper nous fait passer pour ce que l’on est : des hypocrites.  On parle de liberté et on censure tout, on parle de respect et on impose nos conceptions aux autres.        

Ce n’est pas une petite loi locale sur la façon qu’on les entre en prison ou si on mange du steak haché seulement le vendredi qui changera quelque chose.  Le système est fait pour fourrer le monde.  Les politiciens sont les marionnettes de cette mafia mondiale, dirigée par les religions et les banques.  Ce n’est pas compliqué.  C’est pourquoi il y a des paradis fiscaux.  C’est pourquoi les multinationales sont au-dessus des lois des pays. Le système, c’est la mafia mondiale.           

C’est incroyable que le PQ et Québec solidaire féministe ne soit pas au courant de cette réalité.  Pas étonnant non plus qu’on ne parle plus de la Caisse de dépôt au service de Power Corp.       

Mais on est dans le plus beau pays du monde.  C’est vrai qu’on est bien, alors pourquoi changer ?

La liberté, c’est peut-être fait pour être gardée en prison.           

Radioactif 537

octobre 27, 2022

Radioactif 537

Textes de 2009, p. 1096

Pourquoi ?

Je n’aurais jamais cru qu’à la fin de ma vie, la sexualité devienne un des sujets dont je parlerais le plus souvent.  J’ai toujours été plus politique.          

Le Québec est aussi arriéré et tordu quand il s’agit de la sexualité des jeunes que nos parents l’étaient à cause de l’Église.  Il ne fallait pas en parler, avoir honte, se trouver coupable d’être sexué ; tout ce qui constitue la bêtise humaine.

Jadis on prenait déjà les jeunes pour une bande d’abrutis dès qu’il était question de sexe. Cachez cette revue que je ne saurais voir et pourtant même les livres SEARS qui annonçaient des brassières nous faisaient bander puisqu’on ne pouvait rien voir d’autre.

Moi, je trippais sur la beauté des petits gars.

Les raisons pour avoir écrit ce livre sont nombreuses ; mais la principale tient à la détermination qu’aucun jeune n’aura jamais plus à souffrir durant des années à cause de la stupidité de la morale et de la censure.         

Je suis persuadé que ma vie aurait été toute différente si ce n’eut été l’imbécilité de la réaction des adultes à la réalité sexuelle.  La pire chose est la censure.  Le refus de parler de la sexualité, comme si c’était anormal, péché, sale.  Une approche perverse, toute religieuse et antinaturelle.      

J’admets que je n’étais probablement pas très vite à comprendre toutes ces inepties.  L’idéal et le péché.  Les contradictions dans tout ce que l’on nous enseignait m’amenèrent à me poser des multitudes de questions.  Pour aboutir, sur ce qui, à mon avis, serait une façon d’éviter que les jeunes se posent des questions comme moi, sans jamais pouvoir avoir de réponses,  sous prétexte que cela est sale, cochon : des cours de sexualité scientifiques.          

Les adultes font un faux-drame avec la sexualité alors que c’est inscrit dans la nature même de tout individu. 

Dès cinq ans, grâce aux études faites aux États-Unis, on peut prédire avec une grande exactitude l’orientation sexuelle des jeunes.  Il a, de plus, été prouvé que sans violence, sans y attacher une importance démesurée, une expérience sexuelle ne peut pas modifier fondamentalement l’orientation sexuelle d’un individu, encore moins sa vie. 

Le cerveau est capable d’éliminer les séquelles quand il y en a.  Et, la violence n’est jamais le fun.  Pour qu’il y ait violence, il faut de la violence. On se sert d’un vocabulaire qui fait croire qu’il y a eu de la violence alors que ce ne fut souvent que du plaisir. 

C’est pourquoi j’en suis venu à préconiser les points suivants qui respectent les individus et surtout leur droit de se créer une morale qui leur soit propre et qui tient compte du droit à la vie privée.  Rien n’est plus privé que la sexualité.        

D’abord, je suis contre la pédophilie qui est très différente de la pédérastie.  La principale raison est le temps et le développement du cerveau.  Un enfant ne perçoit pas du tout la sexualité comme un adolescent et encore moins comme un adulte.  Il lui manque les hormones et la capacité du symbolisme.  Le cerveau est apte à une très grande résilience, ce qui élimine tous ces mensonges concernant les séquelles sexuelles. Un toucher, ça ne fait pas nécessairement mal et les jeunes n’associent pas la sexualité à une morale.      
Prétendre qu’un jeune est traumatisé parce qu’il s’est fait masturber (alors qu’il n’y a pas de violence, mais consentement) permet de voir jusqu’à quel point les adultes projettent leur propre vision dans la tête des enfants. 

La peur de l’étranger pour un enfant peut cependant créer une phobie, un traumatisme d’où mon opposition à la pédophilie.  Pour l’enfant de moins de 10 ans ou environ, l’idéal sera de voir le problème sur un plan individuel, car des relations sexuelles avec un adulte peuvent avoir une signification particulière, reliée à sa culture.  

De 0 à 5 ans, les jeunes vivent une certaine curiosité au sujet de la sexualité.  Des parents soucieux de leur bien-être trouveront moyen de leur expliquer et de répondre à leurs questions sans toujours mentir.  De cinq à 10 ans environ, il y a une période de latence.  Les jeunes ne sont pas attirés par les questions sexuelles et ne veulent rien savoir en général de l’autre sexe.  Les gens ont tellement peur que leur fils soit gai qu’ils les lancent dans la chasse à la petite blonde alors que ce n’est aucunement un besoin pour l’enfant, mais une sécurité pour les parents.    » Mon petit est normal, il a une blonde ».  C’est dans la tête des parents, pas des enfants.  Ce sont eux les aliénés du regard d’autrui.           

Pour un jeune, il n’y a pas de différence (émotive) entre un gars et une fille.  Le jeune gai est plus normal que ses parents qui exigent la normalité, c’est-a-dire être hétéro.  S’il ne peut pas exprimer son désaccord, son malaise, c’est le début, pour lui, d’une longue de période de questions et de mésestime de soi.  Une des principales causes de suicide chez les gars.  Ce que veulent les adultes et ce que vivent les jeunes sont parfois à l’opposé.  La mainmise des adultes dans la vie privée d’un enfant est un viol de conscience. L’adulte est là pour l’aider, l’accompagner, non pour le mouler.    Les jeunes qui sont normaux ne voient rien de mal dans la sexualité, avec raison.          

Si l’éducation sexuelle en bas âge est la stricte responsabilité des parents, rendus à l’âge de l’école, les enfants devraient (entre 5 et 10 ans environ) pouvoir à travers des livres ou des vidéos obtenir plus d’informations, selon leur propre besoin.  Il ne devrait pas y avoir de cours sur le sujet, mais on devrait pouvoir répondre aux besoins individuels (qui sont différents pour chacun).     

L’éducation de masse (des cours) ne devrait se faire qu’à partir de la fin de l’école primaire pour les préparer aux changements physiques qu’ils auront à subir avec l’adolescence ainsi que le nouvel éveil qui vient directement de leur anatomie.  « Ils veulent se comprendre, pas dur à comprendre « . 

Ils doivent non seulement tout apprendre sur le fonctionnement de leur corps, mais aussi leur droit de pouvoir décider s’ils aiment ou n’aiment pas ça le partager. Ils doivent apprendre à se protéger des maladies vénériennes, mais aussi et surtout, apprendre à avoir le courage de savoir exprimer clairement s’ils consentent ou non. 

D’ailleurs, le consentement devrait être l’élément qui fait qu’une situation est correcte ou pas

Tout en rejetant la paranoïa féminine autour de la sexualité (à cause de l’éducation sexuelle religieuse qui déprécie les femmes), je crois que les jeunes doivent être informés des dangers qui peuvent survenir dans le cadre de la vie sexuelle et affective.           

Personne n’est obligé de se livrer à des exercices sexuels, sans le vouloir, quel que soit l’âge et le sexe. Il faut aussi que les jeunes connaissent les dangers des prédateurs violents, tout en veillant à ne pas créer un traumatisme ou une peur injustifiée.  C’est malheureusement, une réalité. 

Cet enseignement doit survenir vers 9-10 ans, de façon à ne pas être brisé par l’ignorance et la culpabilité.  Le pire mal est l’ignorance. Souvent les jeunes apprennent ce qu’ils doivent penser de la sexualité en interprétant le comportement des adultes, plusieurs n’ont pas d’autres moyens pour se créer une conscience personnelle.  Ils peuvent aussi être trop gênés pour tenter d’avoir des réponses.  C’est malheureux, mais s’ils ne sont pas intéressés, il ne faut pas les forcer à s’y intéresser, ça viendra en son temps.  Chaque individu est différent dans ce domaine.  Une information de masse leur passera dix pieds par-dessus la tête, s’ils n’en ont pas besoin. Il suffit d’être à l’écoute, si le besoin se pointe.     

Puisque chaque individu a un rythme de développement personnel, différent, les transformations physiques et psychiques peuvent avoir lieu entre 10 et 21 ans.  C’est la seule raison qui fait que je suis contre que l’on établisse un âge de consentement. Ça ne respecte pas les individus. 

Si on veut créer un monde qui vit en fonction de la démocratie et du respect des droits individuels, il faut que le plus tôt possible dans l’enfance un individu puisse décider ce qui est bien ou mal pour lui.  L’éducation, c’est apprendre à être autonome.  

Il est évident qu’une certaine morale de base doit être là pour tous.  Par exemple, jamais la sexualité ne doit composer avec la violence, la domination, le non-consentement.  C’est à mon avis, le seul point non-négociable. 

Le jeune doit apprendre son droit absolu de dire oui ou non, sans honte ou culpabilisation.  Par contre, il faudrait que la sexualité cesse d’être l’objet d’une véritable hystérie de la part des adultes à cause de leur éducation ou leur manque d’éducation devrais-je dire. Il n’y a rien de mal dans la sexualité, sauf t’imposer contre le gré de l’autre.

Si des relations sexuelles avec un adulte créent des problèmes pour les personnes concernées, ce doit être le jeune qui puisse porter plainte et non des adultes qui décident pour lui.            

Chaque fois que l’on organise des campagnes de dénonciation, on organise des campagnes de paranoïa collective.  Les jeunes ont autant le droit d’aimer ça que de dénoncer.         

Les raisons fondamentales qui font que la sexualité a été autant réglementée nous viennent des religions qui ont toujours eu un regard stupide et fanatique sur la sexualité, en croyant que tout ce qui est sexuel (à part la procréation) est mal, péché, laid, sale.  Les confessions servaient à culpabiliser tous les gestes sexuels.

C’est aussi souvent dans cette optique que la sexualité fut enseignée aux jeunes filles pour s’assurer qu’elles ne soient pas aux prises avec un accouchement indésiré.  Si on les jugeait moins, qu’on les aidait, que l’on adoptait les petits, il y aurait moins d’avortements.  Notre intransigeance est responsable de cette situation.

Il est temps que l’on revoit la sexualité en regard de la vérité et en fonction de son rôle véritable dans la vie humaine.  L’humain ne pourra jamais être autonome, s’il ne peut pas comprendre et gérer sa sexualité, car c’est aussi ce qui motive notre sensibilité et nos émotions.            

Voilà !  Le grand prof a parlé.  Je crois vraiment, très profondément, que ce que je préconise est ce qu’il y a de mieux pour les jeunes que j’adore, je l’avoue.    

Manipuler l’ignorance…

On a un bon exemple ce matin de ce que les médias sont capables faire en tant que manipulation, grâce aux partis politiques.          

Le PQ et Québec-solidaire demandent à Charest d’avoir des lois plus corsées pour les voleurs en cravates.  Quelle connerie !  Ça relève du gouvernement fédéral.

Tout ce que Charest peut faire : une conférence de sa confédération en papier et espérer que le gouvernement fasciste de HARPER continue à vouloir concurrencer les Talibans.     

Il faut vraiment n’avoir aucun respect pour le Canada pour s’obstiner avec la Cour Suprême dans le cas du petit Khadr.  Harper nous fait passer pour ce que l’on est : des hypocrites.  On parle de liberté et on censure tout, on parle de respect et on impose nos conceptions aux autres.        

Ce n’est pas une petite loi locale sur la façon qu’on les entre en prison ou si on mange du steak haché seulement le vendredi qui changera quelque chose.  Le système est fait pour fourrer le monde.  Les politiciens sont les marionnettes de cette mafia mondiale, dirigée par les religions et les banques.  Ce n’est pas compliqué.  C’est pourquoi il y a des paradis fiscaux.  C’est pourquoi les multinationales sont au-dessus des lois des pays. Le système, c’est la mafia mondiale.           

C’est incroyable que le PQ et Québec solidaire féministe ne soit pas au courant de cette réalité.  Pas étonnant non plus qu’on ne parle plus de la Caisse de dépôt au service de Power Corp.       

Mais on est dans le plus beau pays du monde.  C’est vrai qu’on est bien, alors pourquoi changer ?

La liberté, c’est peut-être fait pour être gardée en prison.           

Radioactif 536

octobre 26, 2022

Radioactif 536

Textes de 2009, p.1093

Correspondances d’Eastman

Je passe la fin de semaine aux Correspondances d’Eastman.  Deux jours de bénévolat et une journée pour assister aux ateliers.  Je continuerai mes petites histoires ou commentaires sur la vie dès que je le pourrai.


Québec mis à la porte… du Canada.

Je ne sais pas combien de siècles il faudra pour que les Québécois se réveillent.  Ils semblent avoir été si profondément endormis par la religion qu’ils ne se rendent même plus compte du fascisme  » harperien ».  Tout, même l’argent est synonyme d’indifférence.       

Les lois civiles indiquent que nous sommes encore dirigés par la pensée religieuse, mais en se cachant sous le visage de la protection.  Qu’est-ce que ça change d’avoir un curé pour nous dire de ne pas jouer aux fesses,  si ce même curé est en habit et se dit avocat, juge ou tout autre personnage qui se croit assez pur pour juger les actions des autres.    

« Comme on disait, il faut gagner notre souveraineté dans le respect des lois, mais on oublie que ceux qui font les lois sont de moins en moins intéressés à nous respecter ainsi que les lois.  Après les mesures de guerre en 1970, peut-on croire que les fédérastes respecteront les lois ? »  Ils ne l’ont jamais fait.    

Le Canada anglais menace maintenant le Bloc Québécois de ne plus recevoir les argents versés aux partis politiques fédéraux.  Une bonne bande de fédérastes sont tout à fait d’accord, oubliant que le jour où l’on ne fait plus parti de leur système électoral, c’est l’équivalent de nous mettre à la porte. 

Plus un mot à dire dans ce pays anglophone où nous payons des impôts et des taxes.  Accepterons-nous ça ?      Une autre action de censure : la censure de la pensée.  Une censure de notre propre identité.  Serait-ce que nous revenons aux années 1970 où nous étions carrément en guerre contre le Canada ?  Tuer la culture, c’est tuer la nation.  Le fédéral se sert de la morale pour le faire.  C’est la raison invoquée, la cause ou la conséquence ?   Le moyen employé est le versement des subventions.  Pas d’argent, pas de survie.        

Le grand chantage avant les élections à l’automne ou le mariage conservateur-libéral.   Faut-il une autre crise économique pour se réveiller ou sommes-nous déjà morts ?  Toutes les autres provinces ont eu les argents pour combattre la crise (fraude) économique mondiale, sauf le Québec.  Ce n’est pas assez clair?   Il ne faudrait pas qu’un seul conservateur ou libéral ne soit élu au Québec.  C’est justifier que le fédéral nous exploite.       

Ainsi, on commencerait à s’apercevoir que le bien du Québec n’est pas seulement celui des fédérastes.  Un tel geste prouverait au reste du Canada qu’on en a assez de les entendre se demander ce que veut le Québec.  L’indépendance, puisque nous ne sommes pas canadiens.  

Mais, s’il en est ainsi c’est aussi parce que nos représentants n’ont pas de couilles. 

Si on était unanime à exiger que le Québec soit français, seul responsable de sa langue, sa culture et son immigration, nous l’aurions peut-être;  sinon il faudrait avoir assez de respect envers nous-mêmes pour devenir un pays. Il est urgent qu’on se branche.

Le temps d’agir.    

Ce matin à TVA, Claude Poirier expliquait que Vincent Lacroix a une sentence basée sur le fait que voler par fraude n’est pas un crime avec violence.  

En quoi être privé de tes économies dans ta vieillesse, quand tu ne peux plus aller travailler, que ça te rend la vie quotidienne difficile, voire infernale, c’est moins traumatisant qu’une pipe si tu n’as pas encore 16 ans ?     

Une pipe, j’imagine que ça fait mal en tabarnak pour penser ainsi !  T’en rappelles-tu au moins ?  Faut que ça fasse mal en tabarnak pour que ça t’obsède durant cinquante ans minimum et que tu puisses dire que ça t’empêche encore de dormir.          

Ne riez pas les gars, c’est ce qu’on croit dans les tribunaux.  On prétend que se faire tailler une pipe par un plus vieux, c’est encore plus honteux que d’avoir ses premières règles chez la fille.  Et, si c’est toi qui la fais, c’est encore pire, tu risques probablement d’avoir des dents de castor.   

Quand je me suis présenté à la Commission Bélanger- Campeau pour dénoncer le système de chantage que constituait la nouvelle approche  » financière  » de la sexualité, le député libéral Ciacia m’a demandé à partir de quand un vol devrait aussi être considéré comme geste violent. 

Je disais que pour un crime sexuel sans violence, on devrait effacer le dossier après cinq ans, s’il n’y a pas de récidive ou s’il n’y a pas eu de violence quand le crime fut commis.  J’ai appris depuis que cette même prescription existe déjà pour le proxénétisme.  
 
Malheureusement, je ne savais pas ce qu’est une prescription.  Je me suis fait rabrouer.  J’ai eu l’air fou.  Sauf que mes prédictions se sont toutes réalisées. Certains diocèses ont fait faillite.  Des prêtres ont été tués en prison.  Et, les protestants ont profité des déboires des catholiques.  Les églises se sont vidées.  Et la pègre a conservé sa prescription, en acquérant de plus un pouvoir de chantage extraordinaire qui nait contre tous ceux qui ne croient pas que les caresses sont traumatisantes  AVANT 16 ANS…      

Voici ce qui en est de la prescription sur les proxénètes : une femme qui vit de prostitution ne peut pas porter plainte contre son « pim » cinq ans après le fait.  La prostitution, même individuelle et consentie est un crime.  Seule la pègre a su se servir de la Charte des droits pour se défendre et obtenir des privilèges.  On a même modifié l’âge de consentement de 14 à 16 ans, comme si les jeunes n’avaient aucun droit sur leur sexualité, aucune vie privée et ce, malgré tout ce que la science nous apprend sur le développement de la sexualité chez les jeunes.     

Au lieu d’agir,  selon les découvertes scientifiques, on a poussé encore plus loin la bêtise de l’approche religieuse face à la sexualité.  On ne va plus à l’église, mais on respecte rigoureusement ce qu’elle enseigne (au cas).   Même si c’est complètement débile.    

Plus besoin de boss, on s’autocensure.  C’est justement ça être aliéné . 

Notre système judiciaire encourage le vice en autant qu’il n’est pas sexuel, comme les curés le faisaient.  Pour moi, féminounes, curés, fédérastes, c’est du pareil au même parce que c’est la même morale :Money is God… sex is the devil.

 À part de relater cet événement, Le temps d’agir est un livre strictement politique, mais on ne le retrouve pas plus sur les tablettes de nos bibliothèques de l’Estrie. C’est comme Il était une fois dans les Cantons de l’Est.  Je n’ai pas besoin de parler de pédérastie pour être censuré.   

Malgré ma maîtrise en français, mes 15 ans d’enseignement, je ne peux même pas faire partie des bénévoles de la Fondation de la bibliothèque Memphrémagog.  Je dois démissionner de mon poste de vice-président, (même si l’exécutif compte seulement des adultes et tient une réunion mensuelle après la fermeture de la bibliothèque), au cas où je pourrais être en présence d’un jeune.  Ce qui est techniquement impossible.         

Pourtant, même dans une sentence, au pire, on exige que le type ne soit pas seul avec un jeune, durant un certain nombre d’années. 

Ce n’est pas la première fois que je vis quelque chose du genre.  Je suis aussi incapable d’être membre de l’Association des auteures(rs) des Cantons de l’Est, alors que j’ai participé à plus de 20 livres et que je n’écris pas pour la jeunesse.  Pourquoi cette censure paranoïaque ?              

Le Québec compte un million de personnes qui ne savent pas lire.  Avec des règles aussi stupides sur la sexualité, nous ne sommes pas sortis du bois. Tout est politique, mais aussi sexuel. 

La sexualité est « notre » schéma intérieur, par lequel on analyse la vie à partir de notre enfance.  
 

Radioactif 535

octobre 25, 2022

Radioactif 535  Texte de 2009, p. 1089       05 Août 2009            Wow ! C’est sauté en maudit.    En réécrivant mon livre Laissez venir à moi les petits gars sur Nipox, je constate le chemin que j’ai parcouru depuis.   J’ai écrit ce livre dans les années 1970 et il a été publié à Parti pris en 1981.        J’avais peur de devenir un monstre.  Mais, je ressentais qu’on exagérait le mal entourant toute la sexualité.  Une folie religieuse.  Je voulais simplement dire : les plaisirs sexuels,  ce n’est pas si grave que ça.  Ne devenons pas fous pour si peu.  Un pédéraste ne tue personne et  te faire manger quel que soit l’âge ou le sexe, c’est amusant.  Ça ne fait pas assez mal pour traumatiser qui que ce soit, bien au contraire.           Le crime est de condamner les autres ?  De créer une atmosphère d’enfer autour de tout ce qui touche la sexualité «Aime ton prochain comme toi-même, pour l’amour de Dieu» nous avait-on pourtant appris.             Fou ou pas, fallait que j’aime les flos en maudit pour écrire autant sur le sujet, car ce n’est pas pour moi que ces textes ont été créés, je n’en profiterai probablement jamais, mais j’aurai essayé de retrouver un peu de bon sens quant à la perception sexuelle au Québec        Tant que nous croirons ce que les religions nous ont enseigné sur la sexualité, nous serons incapables de créer un monde de juste milieu.  Le péché tue la confiance en soi et développe le mépris de son corps.  Trop de parents se comportent encore en hystériques dès qu’il est question d’un manquement à la perception religieuse de la sexualité.  Avoir peur pour ses enfants, c’est parfait, mais devenir paranoïaque, c’est autre chose.   Les frissons me prennent tant j’en reviens pas d’avoir écrit ce livre.  Il parle de tout ce que je pouvais vivre de très très intime.  C’est fou d’être aussi obsédé, mais c’est probablement comme ça que je ressentais la vie.  Un contact devenait une telle montagne que j’avais l’impression de vivre qu’à ce moment.   Je pouvais bien courir les psys dans ma vingtaine.         Je lis ça (en recopiant) et je me demande si je n’ai pas tout exagéré, dans une crise de sincérité et d’authenticité, presqu’une maladive, une forme de confession publique qui marqua le début de ma révolte contre les valeurs catholiques où tout est sexe, mal, saleté.  Et si Dieu nous a créés ainsi, c’est qu’il nous veut ainsi.  Tant qu’il n’y a pas de violence, de domination ou d’intimidation, y a rien là !  Sauf, si on veut s’en servir pour du chantage.  Tout est rendu argent, argent, argent.  On dirait que seul le sexe existe dans ma vie alors que c’est en réalité qu’un 5% de ma vie.  Peut-être est-ce différent maintenant alors qu’avant je croyais que juste regarder un garçon avec envie était déjà un péché mortel qui me condamnait automatiquement à l’enfer.  Je les trouve beaux.   Pourquoi m’empêcher de les regarder ?  La tentation, mon cul !           Je ne peux pas imaginer que j’aie été aussi fou.  Pourtant, c’est moi qui l’ai écrit.  Pourquoi ?  Est-ce seulement pour comprendre « mon péché « , ma peur de devenir aussi fou que ceux qui te tuent juste pour un attouchement sexuel?  Cette folie, cette peur crée encore plus de mal qu’une bonne pipe ou de belles caresses.  La peur des autres, c’est ce qui rend fou. Pourquoi s’occuper de ce qui se passe dans le pantalon du voisin, ça ne nous regarde pas, s’il n’y a pas de violence.  Le Québec est à mon avis une société d’hypocrites.      Je comprends que si on le prend ce livre pour l’apologie de la pédophilie (qui n’a pourtant rien à voir avec la pédérastie), on ne peut que m’haïr.  Je suis moi-même gêné, en me relisant.  Je me demande même s’il n’y a pas des bouts que je devrais tout simplement couper.  Et pourtant, non.  J’ai écrit ce livre pour que jamais plus un seul garçon ne vive une sexualité aussi fucké à cause de la censure.  Vivre sans comprendre ce que tu es et pourquoi tu l’es, c’est affreux.      Si la sexualité m’avait été présentée correctement quand j’étais jeune, je n’aurais certainement pas autant dérapé.  Je ne suis pas le seul à avoir été pris dans cet étau, dans la fureur des moralistes, puisqu’encore beaucoup de jeunes se tuent pour les mêmes tourments que je dénonce dans mes livres.             Ça m’a permis de croire sincèrement que le péché d’impureté est une écoeuranterie inventée par les religions. Il ne tient à absolument rien de divin ou même d’intelligent.          Je crois fermement que pour le bien du Québec (à naître) on doit organiser des cours de sexualité à fin du primaire pour que les jeunes sachent décider de ce qu’ils aiment ou pas et apprennent à devenir responsables et autonomes.  J’ai payé pour l’apprendre.        Combien de suicides faudra-t-il avant que nos  » chastes  » comprennent que la sexualité des autres ne les regarde pas.  La morale sexuelle a été créée par les Borgia, de le savoir, ça devrait nous allumer un peu .   Par contre, comme je l’ai écrit, aussi large d’esprit que je puisse être, je ne peux pas accepter la pédophilie (rapport sexuel avec des enfants de moins de 10 ans) parce que ça peut être négatif,  voire même un danger pour l’enfant. Le jeune a un rythme de développement que l’on doit respecter.  Dans une relation pédéraste pour qu’elle soit agréable, il faut nécessairement une forme d’égalité et de consentement. C’est un plaisir à partager et non un besoin à imposer. Les féminounes ne l’ont pas encore compris.       Il est temps qu’on analyse la sexualité en fonction des nouvelles connaissances. Par contre, prétendre qu’un simple rapport sexuel peut créer des dommages irréparables aux enfants, c’est mentir.  Le cerveau a une capacité incroyable de se réapproprier le bonheur de vivre.         L’homo-vicièr a été écrit simplement pour dire que malgré la pédérastie quelqu’un peut espérer contribuer à améliorer la société.  Un premier pas.  Puis, j’ai donné des conférences sur la pédérastie dans des ateliers sur les homosexualités avec le psychologue, M. Alain Bouchard, au début des années 1980.  Le but était de faire comprendre ce que le pédéraste peut ressentir intérieurement.  J’étais content que ça amène ensuite le témoignage de jeunes pour comprendre ce qu’eux ressentaient.                           Je pense qu’avoir pu enseigner pendant 15 ans, sans qu’un de mes élèves ait à se plaindre, c’est plus productif pour la société que de m’empêcher d’être bénévole ou de me tuer financièrement pour que je n’aie pas un sou pour publier.  J’ai voulu soulever le débat.  Pour moi, le combat est fini. Il est perdu.              Je m’amuserai avec mon petit Virus.  Je peux le créer comme je le veux, pour le rendre encore plus alléchant aux yeux de Diogène.  Est-ce un autre dérapage? Une vraie manie parce que  la confession me manque. L’exemple du petit chauffeur de 7 ans.L’histoire du petit gars de Saint-Lin qui chauffa à vitesse folle une automobile dans une route déserte, il y a deux ans, représente à mon avis le plus bel exemple de ce que j’essaie de dire depuis des années : on capote vite au Québec à cause des média. Quand l’histoire a été sue, même si le papa a manqué totalement de jugement à cause du danger, la réaction a été toute aussi folle, sinon plus, à cause des média qui s’en sont servis pour le sensationnalisme.  On se rappela, mon frère et moi, les voyages que l’on faisait à Montréal pour y amener des animaux à la boucherie ou acheter de l’avoine pour les troupeaux.  Mon frère qui, n’avait que 12-13 ans, chauffait souvent le camion.  Il y avait beaucoup moins d’autos, mais c’était le vieux chemin tout croche.  Pas de problème.  Et les tracteurs.  C’était, je l’avoue, une époque très différente (1950-1960).  La prudence n’était pas de mise, mais l’insouciance oui.  Plusieurs jeunes sont morts écrasés par un tracteur.     À cette époque, on n’essayait pas de faire des adultes avec des bébés en garderie et on faisait confiance à ceux qui pouvaient être utilisés à différentes tâches.  On apprenait sur le tas.  Aujourd’hui, les bébés doivent être des adultes et ne pas bouger, sinon « ritalin » et les autres sont des adultes qui ne sont encore que des bébés parce qu’ils ont été surprotégés.        On a perdu la notion du juste milieu. On fait facilement des drames dont l’aspect théâtral est encore plus nocif que le drame lui-même.       Là, n’est pas mon propos.  Ce qui ressort de l’histoire de ce petit : il est vrai qu’il ne doit pas servir d’exemple pour les autres jeunes.  Conduire aujourd’hui, c’est tellement plus dangereux que ce n’est plus possible à bas-âge.    Cependant, que la DPEJ commence à se demander si elle ne devrait pas enlever la garde de cet enfant à ses parents, c’est non seulement débile, mais carrément criminel.  Détruire une famille, la vie d’individus pour une offense qui n’a aucune suite malheureuse, c’est simplement digne de la Gestapo.            Un peu de retenu ne serait pas de trop.  La DPEJ est là pour protéger les enfants.  Est-ce que d’enlever le jeune de sa famille c’est veiller à l’intérêt de cet enfant ?    Pourquoi détruire un jeune sous prétexte qu’il a manqué d’obéissance aux règles de la société ?  Notre système pense à ses règles, à son pouvoir, mais il ne pense jamais aux réactions que ses soins apportent et qui sont souvent pires que le problème lui-même.           Aucun jugement ne devrait détruire une famille ou un individu récupérable.      Le monsieur s’est excusé.  Ce roman feuilleton est peut-être rentable pour la presse, mais à quel prix pour cette famille ?  

Radioactif 534

octobre 24, 2022

Radioactif 534

Textes de 2009, p. 1088    
27 Juillet 2009        
Remise en question …

Depuis quelques jours, quelques-uns de mes anciens(nes) élèves m’ont trouvé sur Facebook et entrent en communication avec moi.  Ça fait très chaud au cœur et tout drôle, car j’imagine que ce fut possible grâce à mon carnet sur radioactif.  Alors, je me demande ce qu’ils doivent penser de moi.  Le gros méchant conteur qui s’amuse.               

Je suis tout simplement un peu plus direct quoique j’essaie de ne pas être seulement un provocateur.   Je n’ai plus rien, donc, rien à perdre, mais j’ai mon petit confort familial et amical à sauvegarder…         

On m’accuse de dire les choses par leur nom et on ne prend pas que j’ose me dire pédéraste alors que je n’ai pas de relations sexuelles depuis bien longtemps.  Parfois, je me demande ce que c’est dans la réalité, tellement ça fait longtemps.   Mais, comment en parler autrement ?  Il faut le vivre ou l’avoir vécu pour savoir ce que ça signifie.  Le ciel des purs est l’enfer des humains.        

Moi qui étais si sage quand j’enseignais, j’avais même arrêté de boire.  J’espère que je ne scandalise personne avec mes écrits. 

Depuis Val-d’Or, le droit à son orientation sexuelle est devenu une petite obsession et un grand combat, probablement perdu d’avance ; mais si au moins, j’arrive à permettre qu’on se pose quelques questions, juste ça, en vaut déjà la peine.  « Pour être écrivain, il faut vivre. »       

Ce petit problème nous conduit à se demander la valeur de notre civilisation et pourquoi quand tu as de l’argent, tu as tous les droits.  Une réflexion qui me fait jeter dehors de tous les mouvements littéraires poétiques; mais elle est essentielle pour l’avenir.   Le monde n’a pas d’avenir s’il n’apprend pas à être plus tolérant.           

Moi, je suis trop vieux pour que ça me touche personnellement, sauf, que parfois je suis encore sensible à ce qu’on pense de moi.  Je dois devenir trop émotif.

C’est bizarre que l’enseignement me remette toujours en question, dans le sens, que du moment où tu rechausses les souliers de prof, tu te sens plus responsable et les mots pour le dire s’en ressentent.  Tu te demandes si t’as raison, encore plus que jamais.  

Enseigner, avoir adopté deux enfants, mon enfance à Barnston, ont été les plus beaux moments de ma vie.  Je ne peux pas l’oublier.      

Eh oui !  Je suis toujours indépendantiste parce que nécessaire pour conserver notre visage français, mais je suis moins fanatique. Chacun ses vérités. La démocratie nous limite aux jugements des autres. Les droits de l’Homme sont là pour nous défendre contre les abus de la majorité.


Les fédérastes sont agressifs…

Depuis quelques semaines, les fédérastes sont devenus de plus en plus agressifs dans leurs commentaires politiques.  Ça sent les élections fédérales pour cet automne.  Le contraire serait un miracle.         

J’avoue avoir été estomaqué par le livre de Michaël Ignatieff «La révolution des droits».  J’étais ravi de voir quelqu’un s’intéresser à cet aspect de nos vies et prétendre que les droits de l’individu sont prioritaires, surtout que la censure revient comme au temps de mon enfance.   

Par contre, quand il s’est absenté du Parlement pour ne pas voter sur l’application de la loi 101 par tous, au Québec, y compris le fédéral, j’ai compris que ce sera un hypocrite.  Il se fiche du Québec.  Il ne pense qu’à l’intérêt des libéraux qui, eux, ne pensent que portefeuilles.   

Quant au problème de l’emploi, il est soulevé depuis des années par le Bloc.

Ainsi, à Ottawa, il n’y a encore qu’une possibilité pour être intelligent : le Bloc Québécois. 

Plus nous serons solidaires, plus il sera possible d’aller reprendre les pouvoirs que le fédéral nous a volés.


01 Août 2009          
300,027 visites.      

Eh oui ! J’ai maintenant eu plus de 300,000 visites.  Merci de continuer à me lire.  J’aimerais bien avoir des commentaires.  Je peux même accepter ceux qui me critiquent.  Et même plus, car c’est avec eux qu’on s’améliore. J’attends vos suggestions.  Merci !

Notre univers

octobre 23, 2022

Notre univers, selon Jean –Pierre Luminet.

Voici une des plus belles citations que j’ai lues concernant notre univers :  

L’univers est la cristallisation d’une musique primordiale.

Radioactif 533

octobre 23, 2022

Radioactif 533

Textes de 2009, p. 1082

Le vol capitaliste…

Je viens de recevoir un petit papier sur lequel on m’avise quel sera mon salaire de petit vieux pour la prochaine année.  Je suis rendu à cette époque de nos vies où du jour au lendemain on peut lever le « flag » et aller voir s’il y a quelque chose de l’autre bord.  Un pas encore plus important que celui d’Armstrong.            

En attendant, j’ai constaté que même si j’ai arrêté de travailler depuis plus d’un an, ma paye diminue de 20$ par mois. Pourquoi ?  Dieu seul le sait et le fédéral aussi parce qu’on le paye pour qu’il nous remette l’argent qu’on lui a nous-mêmes versé.  On essaie de nous faire croire que c’est grâce à notre citoyenneté canadienne si on a cet argent,  et,  plusieurs sont assez naïfs pour le croire.  Pas étonnant qu’on se fasse vider les poches de 40 milliards et que pas un seul chat se met à miauler.     

Si la paye a diminué légèrement, les taxes ont augmenté, le coût de la vie aussi.  Ainsi, chaque année, les aînés perdent un peu plus de qualité de vie, en voyant leur pouvoir d’achat diminuer. 

On essaie de nous faire croire que ça n’a pas changé de plus de 2%.   Quand à l’épicerie un légume me coûte le double de ce qu’il coûtait,  j’ai bien de la difficulté à croire qu’il n’y a pas eu d’augmentation du coût de la vie de plus de 2 %.      

On n’a pas vraiment à se plaindre tant qu’on est en santé ; mais si par malheur, on commence à être malade, on est fait à l’os. Là, on se fait avaler tout rond.  L’immobilier et la pharmaceutique sont les deux plus gros portefeuilles de la mafia légale ou non.  L’exploitation des vieux est une priorité, c’est une manne qui ne durera pas plus longtemps que 15-20 ans, après il y a une grosse baisse de population.  Finis les baby-boomers !  On devra trouver autre chose pour dire que les jeunes sont exploités par leurs aînés. 

Par exemple, dès que les vacances commencent, même s’il n’est rien arrivé, miraculeusement, le prix de l’essence augmente. Plus il y a  de demande, plus on augmente les prix.  Ce n’est pas ça du vol ? C’est ça le système capitaliste.  Voler pour mieux s’engraisser ; mais c’est encore pire quand on pense au communisme ou états théocratiques. 

Chez eux, on en est plus au vol, on tue simplement ceux qui contestent.   Monde de malades !  Trop d’argent, ça rend fou ou écœurant.   Mais, eux, on ne leur touche pas.  Wake up ! dirait Gilberte-Côté Mercier du fonds de la cellule de son asile.  Le pape s’est-il cassé le poignet ? 

Autre sujet : Je m’excuse si mes textes changent très vite jusqu’à ce qu’ils aient pris une forme définitive ; mais j’écris directement mon texte sur l’internet.  Je ne copie pas un brouillon, sauf si j’écris un ancien texte. C’est pourquoi, le début est parfois complètement différent de ce qu’on peut lire plus tard. Spécial ! Mais j’aime ça…

Le pardon

C’est toute une affaire que demander un pardon, mais c’est la seule chose que tu dois faire si tu veux avoir le droit minimum d’être bénévole dans n’importe quel mouvement ainsi que le droit de voyager.             

Ce qui est surprenant, c’est que l’enquête serve à aviser tous les gens que tu es pédéraste.  Ça ou des langues sales, c’est la même chose.     

C’est interdit de vivre en société pour un pédéraste, même s’il n’y a que des adultes, au cas, où il pourrait …peut-être… rencontrer un jeune.   Un pédéraste. C’est un danger absolu.  C’est pire que de rencontrer un soldat qui occupe ton pays pour voler tes richesses naturelles. C’est pire que de bombarder des villages ou d’enfermer un enfant soldat à Guantanamo.  Il n’y a que la religion qui peut te rendre assez fou pour le croire.  Il y a un lien direct entre la religion et les partis politiques,  mais on n’analyse pas ça très vite.      

Les valeurs te font choisir ton clan.  Plus tu es religieux et riche plus tu es fédéraste, pourquoi ?  Je ne le sais pas exactement, mais je suis certain que ça joue.  T’es un résigné en acceptant d’être un pécheur, alors tu acceptes de facto l’autorité qui le proclame.        

Ton statut politique, tes croyances politiques n’exigent pas que tu sois de telle ou telle orientation sexuelle.  Tu n’as besoin d’être pédéraste pour être indépendantiste, que non, il y en a autant contre la pédérastie chez les souverainistes que chez les fédérastes. 

D’ailleurs, toute la merde que j’ai mangée pour mon orientation sexuelle est venue de ceux qui se prétendent des révolutionnaires. Ce sont des révolutionnaires bornés.

La pédérastie demande une ouverture d’esprit que les fédérastes ne semblent particulièrement pas avoir en général.  Ils ne pensent qu’à l’argent. Le clan de la droite québécoise est dirigée par le clergé ou ceux qui pensent en être sortis, mais ils sont encore prisonniers de leur enseignement. Comme le clergé, ils condamnent tout ce qui est sexuel. 

La pédérastie peut te faire connaître trop vite ce qui te fera tellement plaisir quand tu auras l’âge  » jugé acceptable  » du mariage. 

Quel horreur que la préadolescence !  Si tu as 16 ans, là, ça devient tout à fait correct et normal. Tu ne te touches jamais assez pour apprendre que ça donne des sensations agréables.  Même qu’il te faut une petite blonde pour être normal.  Pas hétéro, pas normal.  C’est le vrai fonds des choses, même si on fait croire que notre société n’est pas homophobe. Elle l’est viscéralement, jusqu’à en être inconsciente.           

On a stigmatisé tous ceux qui pouvaient être atteints de ce mal bizarre qui consiste à tomber en amour avec des petits gars.   Mais plutôt que d’apprendre aux jeunes à devenir responsable, apprendre que tu peux aimer ça ou pas, dire oui ou non,  on l’interdit comme si c’était le pire mal de tous les maux.  C’est l’hystérie dès qu’un cas est répertorié.  

Juste voir un jeune, c’est déjà tellement dangereux pour lui qu’il faut inventer une punition à perpétuité, sans se prendre pour des bourreaux.      

Le pauvre jeune fond dès qu’il se sent désiré ; c’est sûr.  Il est trop niaiseux pour comprendre.  Il a peur.  C’est évident.  Il ne faut pas parler aux étrangers. C’est ce qu’on lui apprend depuis qu’il est aux couches. Les adultes pensent pour lui.            
  
Ça fait partie des restrictions obligatoires lors d’un jugement pour des actions sexuelles (on dit crimes pour que ça ait l’air encore pire) de pas se trouver seul avec un jeune, mais une fois ta probation finie, tu ne deviens qu’un demi homme libre pour le reste de ta vie, sous prétexte de représenter un danger pour la jeunesse. 

Socrate est mort pour les mêmes raisons.  Ils disaient que les dieux n’existaient pas.  Ce qui corrompait alors la jeunesse.  Ça revient à la même chose parce qu’on fait croire que c’est Dieu lui-même qui a condamné l’homosexualité parce qu’il ne dit jamais un mot sur les pédérastes. Jésus se contente d’être en amour avec Saint-Jean, son petit cousin.           

Quand t’as fait ton temps, tu devrais pourtant être libre.             
  

On dit que les pédérastes sont des paranoïaques. Ils ont raison de l’être.  Ils sont pourchassés par tout ce qui est de droite religieuse.   La religion rend aveugle et la haine de la pédérastie vient de la religion.  Ces haines viscérales sont entretenues par le système parce qu’on croit que c’est un mal qui s’attrape pendant le jeune âge. Les religions ne tiennent pas compte de la libido qui existe de la naissance à la mort, chez tous les êtres humains.     

Dans des études aux États-Unis, on a découvert à la suite d’expériences scientifiques auprès de jeunes de cinq ans, qu’on peut déjà par la dilatation de la pupille de l’oeil, quand on montre des scènes érotiques, prédire quelle sera l’orientation sexuelle de l’enfant.     

Malgré cela, on continue de croire que les homosexuels peuvent corrompre la jeunesse.  Les pédérastes ne représentent pas plus de 2% des gais.  Les autres sont attirés par les adultes de leur âge seulement et ils sont même très souvent les pires ennemis des pédérastes parce qu’ils ont peur de perdre leurs droits acquis.  Attendez les vrais débats sur l’adoption de jeunes garçons par des gais.  En Californie, on croyait que le bon sens avait triomphé.  La droite religieuse a repris le contrôle.  C’est ce qui nous attend ici, lors de la prochaine rage de droite.        

Quand on combattait l’homosexualité, on prétendait qu’on devenait gai à la suite d’expériences vécues dans notre enfance.  Cette légende urbaine existe toujours.  Pourquoi un gars aurait de la misère à éjaculer 40 ans plus tard sous prétexte qu’il a été traumatisé alors que sur le fait il a bien aimé se la faire vider?  Serait-il inconsciemment déjà gai ?  Est-ce que pour se faire payer davantage à la suite d’un procès, il faut avoir été traumatisé.  Aujourd’hui, tous les moyens sont bons pour faire plus du cash.           

Il faut beaucoup de courage, même aujourd’hui, pour dire qu’on est gai.  Il ne faut pas se fier sur la télévision.  On a fait du chemin dans le sens de la tolérance, il faut l’admettre, mais tout n’est pas éternel… il suffit de faire appel à l’émotion pour tout chambarder.  

Les pédérastes sont paranoïaques parce qu’ils sont les seuls contre lesquels on peut retourner jusqu’à l’enfance pour trouver une raison des  » boucler  » , de satisfaire la haine populaire comme on se servait des chrétiens dans les arènes de Rome pour permettre au peule romain de se défouler.  Ensuite, on les met sur une liste pour qu’il soit reconnu, partout, comme pédéraste, pour le reste de leur vie.  Tu voles 100 millions, tu fais 18 mois. Un attouchement sexuel peut te valoir neuf mois plein.  Belle justice !  Tu en voles 40 milliards, c’est politique, on en parle même pas. Ma bande de malades.  

À moins que les vrais raisons soient politiques.  Tout est politique, même dénoncer les contradictions.  Tu fais de la politique à travers tes textes quand tu parles ou essaies de justifier des changements.         

Quand j’ai fait une série d’articles dans le petit journal de l’Association des auteures des Cantons de l’Est (AAACE), je n’avais pas parlé de pédérastie, mais déjà on invoquait la nécessité de censurer des passages politiques. Me censure-t-on pour des raisons politiques ou sexuelles ? Ou les deux?      

Qui a poursuivi Bush, il est pourtant responsable, avec ses mensonges, de la mort de milliers de personnes avec sa guerre en Irak ?   La guerre pour le pétrole qui se poursuit en Afghanistan n’est-elle pas plus dangereuse pour l’humanité que mes billets sexuels?    

Évidemment, pas question de travailler et être rémunéré…   Aussi, je l’ai fait.  J’ai fait la demande de pardon.  Avec tous les risques que ça comporte…mon passé, mes billets littéraires, par exemple.    

Ça semble déranger bien du monde.  Pourtant, mes textes ne sont que le fruit d’une recherche « littéraire » de la vérité, concernant un sujet qui a assassiné le droit de milliers d’individus : la sexualité est-elle mauvaise, mal en soi ou est-ce plutôt un interdit stupide, religieux, qui devrait être décriminalisé s’il n’y a pas de violence, de domination ou d’intimidation de la part d’un des partenaires ?

  
Si on étudie le sujet dans les universités afin de trouver de nouvelles raisons de prétendre que le sexe peut être traumatisant, je ne vois pas pourquoi je n’ai pas le droit d’informer les gens de ce que j’ai découvert dans mes réflexions.  Et, tenter de prouver le contraire.

Parce que c’est le contraire de ce que l’on veut entendre ?  Je l’ai vécu, j’en ai connu d’autres.  Comme dirait Aristote, la connaissance ne peut exister sans tenir compte de l’expérience.  Quand aie-je prétendu avoir la vérité ?  J’ai jamais demandé à quiconque de devenir pédéraste à travers mes écrits.  J’ai juste essayé de remettre les pendules à l’heure.  Je cherche juste à trouver une façon intelligente et non viscéralement émotionnelle de voir le sujet.      

Comment nuancer entre «protéger et écraser» les individus ?   Les jeunes ont-ils des droits ?  Qui les feront ressortir si tout le monde a peur de se poser les vraies questions ?  Ça paye pas, donc, pas intéressant.

Tout le monde sait qu’on ne légalise pas le pot parce que ça nuirait trop à la pègre : il pourrait entre autre y avoir des contrôles de production, de qualité.   Est-ce la même chose pour la pédérastie ? Un compromis ?            

Est-ce normal qu’on fasse des listes, qu’on veuille mettre des photos sur tous les poteaux et que du moment que tu as un gars qui dit  » je suis pédéraste », c’est l’ostracisme total.  Même plus le droit d’écrire, on cache ton existence, on essaie de tout faire pour que le message ne passe pas sans même s’interroger s’il serait possible que ces textes aident la société à se comporter un peu plus humainement ? 

Mon livre Il était une fois les Cantons de l’Est était à la bibliothèque de l’université de Berkeley en Californie et pourtant il n’y en a pas un seul exemplaire dans aucune des bibliothèques des Cantons de l’Est.  C’est un livre carrément politique, pas un mot de pédérastie là-dedans.  Censure politique ou morale ?  Bande d’hypocrites !    

Mon ami, Pierre Faucher, qui était de la SQ, me dit un jour : « Prouve que la pédérastie est payante et elle sera légalisée.»  Il avait probablement raison, mais c’est plus que ça.  On haït les homosexuels, on les prend pour des tarés (quand on ne vit pas dans certains quartiers à Montréal).  Boisclair n’a pas été élu parce qu’il est gai et s’adonnait parfois à la cocaïne.  Évidemment, on essaiera de prouver le contraire pour ne pas passer pour des arriérés… Ce n’est pas important que des jeunes se suicident pour des raisons sexuelles ?  Comment peut-on avoir des jeunes responsables, si on élimine tous les cours de sexualité? 

La censure est le moyen par excellence pour forcer les jeunes à trouver des solutions dans la pornographie. (Remarquez que j’aime bien me rincer l’oeil… ça aide quand t’es rendu vieux pour rendre le poignet plus efficace)  En parler, c’est assainir notre perception de la sexualité, en autant qu’on la voit en dehors des yeux de l’Église…            

Si je pouvais juste faire comprendre ça, ma vie aura été un succès.         

La meilleure : une maison d’édition qui publie mes textes n’a plus droit à ses subventions, car on doit signer une entente pour respecter les bonnes mœurs.  Jean Ferguson m’avait dit que ce n’était pas encore le cas dans le temps, mais on commençait déjà à en parler.  Ça m’était venu aux oreilles.  Ferguson l’a nié en me demandant pour qui je me prenais pour qu’une telle chose soit possible spécialement contre moi.  Pourtant, c’est ce qui arrive.         

Cette obligation, veut dire en bon français que Harper a dû enlever sa loi sur la censure parce que les gens n’en voulaient pas.  Mais, on a appliqué quand même plus hypocritement la loi en nommant des gars au Conseil des Arts, qui verront à appliquer les principes que la société vient de rejeter.  Et, on dira que le Canada est un pays démocratique.  Pantoute.  Hypocrite, ce n’est pas pareil.   

Je ne sais pas ce qu’on va sortir, mais je sais, qu’à l’exception de quelques expériences avec des gars de plus de 25 ans, depuis 1996, j’aurais pu être curé et respecter le vœu de chasteté, car c’est ce que j’ai vécu.             

Donc, je vais continuer d’écrire, mais j’avoue avoir hâte de changer de sujet.  Ça se fera quand les Québécois commenceront à réfléchir sur leur avenir politique. C’est la seule chose qui me semble assez intéressante pour m’amener à vouloir changer de discussions.     

Pourquoi être aussi ouvert ?  De la provocation ?  Un manque de pudeur?  Absolument pas.  Je suis écrivain et un écrivain se doit d’aller au bout de ses recherches… si on ne veut pas que les plus jeunes me lisent, on a qu’à mettre mes textes dans des sections « pour adulte seulement », j’ai aucun problème avec ça.        

Martineau dira ce qu’il veut : je ne suis pas pédophile, mais moi au moins, je sais pourquoi.  Quant aux initiations, ce fut une règle dans bien des sociétés.  Les petits aimaient et aiment souvent ça encore aujourd’hui.  Que ça nous plaise ou pas, c’est une réalité.                 

Quant à moi, je préfère et je préconise une bonne éducation sexuelle dans les écoles.  Il y aurait moins d’enfants « puckés » par la suite dans la vie.  La liberté, c’est une responsabilité.  Le but de l’éducation c’est de rendre les jeunes autonomes et capables de développer leurs talents.  Tout le monde en a.  Les paranoïaques ne sont peut-être pas ceux qu’on pense. 

Avoir peur de la sexualité, c’est aussi maladif que de trop en vivre.

Radioactif 532

octobre 22, 2022

Radioactif 532

Texte de 2009, p. 1080

La manipulation sociale…

Quand on était jeune, on avait les curés pour nous envoyer en enfer.  Certaines maîtresses d’école nous faisaient peur avec leurs histoires de morts qui ressuscitaient.

Aujourd’hui, le gouvernement subventionne ceux et celles qui vont inciter les enfants à dénoncer tous les gestes sexuels à un mille à la ronde. Avec ou sans violence.  » Un toucher, c’est aussi pire qu’un meurtre. », disait Nathalie Simard.  Malade pas à peu près !  

Je ne sais pas ce qu’en pense un enfant-soldat ?   L’attitude du fédéral avec Khadr est pire que tous les touchers du monde, car il ne respecte pas sa propre logique.        

Puis, à la télévision, on dit que les abus sont comme le pop-corn, ils éclatent de partout.  Un marché payant.  Et, on est surpris que la sexualité cesse d’être un agent de développement du bonheur, de l’estime de soi chez les jeunes.  On est encore plus scrupuleux, donc, plus hypocrite, plus débile que l’était la génération de mes grands-parents.   

On arrête d’aller à l’église, mais on continue d’avoir peur et de suivre les règles qu’on trouvait tout à fait débiles qui nous étaient livrées par l’Église quand on était jeune.   La morale religieuse nous fait chier, mais on n’a pas l’honnêteté intellectuelle de se l’avouer.  Un petit bout de sciences, un petit peu de spiritualité, au cas, et voilà.  S’il y a un problème on appellera la police qui remplace le père (le pourvoyeur ou celui qui est là pour te sacrer la raclée si tu n’es pas assez sage).  Une société, c’est une famille plus nombreuse.   

Comment les jeunes peuvent-ils croire que la sexualité est un processus physique normal, essentiel à la survie de l’espèce, attaché au plaisir pour le rendre plus attrayant, un élément fondamental pour l’estime de soi alors que dans tous les discours qu’ils entendent il faut combattre la sexualité, le grand mal.  Des discours totalement contradictoires et débiles.      

On essaie encore de tout censurer comme si le silence nous avait permis d’avoir une vision éclairée de la sexualité.  On a appris sur le tas.  Avec nos erreurs.  On a pris plus de temps à se créer une idée sur la question, donc, à devenir des gens responsables.   Est-ce que ça changé pour nos jeunes ?          

Absolument pas, c’est pire, les curés se sont métamorphosés féminounes ou en avocats parce que c’est une carrière très payante.  La télévision en fait ses choux gras parce qu’elle remplace les commères et que tout le monde en parle.  Ce sont nos confessionnaux modernes.

Un gars comme Martineau n’a même pas l’honnêteté de s’informer avant de pontifier.   Il ne faut pas oublier le chantage que cette hystérie permet.  Certains diocèses ont dû fermer les portes aux applaudissements des protestants qui se cherchaient de nouvelles recrues.  Au moins eux laissent leurs curés se marier.  Le pape n’a pas évolué.  

Est-ce que la sexualité occupe un espace aussi important dans nos vies?  Confond-on sexualité et amour, amitié ?  Les appellations : hétéro, gais, pédophiles, etc., sont des sectarismes, des discriminations inventés pour diviser les gens, les placer dans des catégories bonnes et mauvaises.  Nous sommes tous des gens sexués.  On n’a pas besoin d’un étiquette. Un étiquette, c’est bon pour le marché-cible du marketing.           

C’est normal qu’il y ait plus de dénonciations plus ou moins fondées, mais c’est parfois une hystérie de la peur, puisque le gouvernement paye pour qu’on fasse peur aux enfants.  Les anti-sexes sont subventionnés pour aller faire croire aux enfants qu’un toucher ça fait mal.  On invente même une littérature spéciale pour les enfants expurgée de toute référence sexuelle, mais on peut y tuer… ça c’est tellement mieux pour les enfants.  Le sexe les rend fou, mais la violence leur calme les nerfs.    

Tous ces gestes viennent des féminounes et des milieux judiciaires qui veulent avoir plus de subventions, donc, qui ont besoin de plus de crimes.          

Et, il faudrait que l’on se taise devant ces abus de manipulation de la santé mentale des jeunes; car, ils ont aussi des droits.  Le droit à la vérité, entre autres.

Et, on s’étonne qu’il y ait un des plus haut taux de suicide pour des raisons sexuelles chez les garçons.  Un gars excité ça bande naturellement et c’est impossible de l’en empêcher, s’il frotte ça éjacule et c’est le fun en tabarouette. On t’a toujours enseigné la sexualité comme quelque chose de dégradant, tu ne peux pas faire autrement que de penser que t’es un sale quand tu es parfaitement normal.  

Quand nos grands génies auront-ils compris ?  C’est moins payant la liberté de conscience, mais ça donne des êtres plus responsables.      

La morale sexuelle est basée sur l’ignorance et la peur.  Qu’on le veuille ou non, c’est une peur qui existe surtout chez les femmes parce que la religion les a toujours écrasées.  Les femmes libres n’ont plus ces peurs et ne voient plus la sexualité comme une saleté.  Là, on commence vraiment à parler d’égalité homme-femme. Je suis parfaitement solidaire avec les féministes qui pensent ainsi, fières d’être des femmes sexuées.

Alexandre Poulin : une merveille.        

Je ne veux pas me faire passer pour un critique artistique ; ce que je ne suis pas ; mais je trouve intéressant de vous faire part de ce que je trouve bien quand je vais au Vieux-clocher, à Magog.    

Je ne connaissais pas Alexandre Poulin.  J’avais été intrigué par une phrase qu’il avait dite dans une entrevue ou une annonce à la télévision.  Ces paroles m’ont accroché.  Je ne l’ai pas regretté.        

Ce gars-là a vraiment un talent extraordinaire comme chansonnier.  Il a des paroles qui veulent dire quelque chose et dans l’ensemble on arrive à les entendre, ce qui est loin d’être toujours le cas pour plusieurs.  Ces « quatre niveaux de compréhension d’un texte », il faut le faire.  Très intelligent. Bon. En fait, une invitation à la découverte de ce nouveau talent québécois. 

Radioactif 531

octobre 21, 2022

Radioactif 531

Texte de 2009, p. 1072

Martin Dubé, excellent…

Si vous avez la chance d’aller voir le spectacle de Martin Dubé (il est au Vieux-Clocher de Magog jusqu’à dimanche) ne la manquez pas. Il est excellent. Un très bon spectacle.  

Je croyais ne reconnaître aucune de ses imitations, mais ce fut tout le contraire.  Il sait nous faire voyager dans la chanson et nous étonner.  Je me suis même demandé si ce n’était pas du « lipsing », tant c’était juste.  Il est étonnant comme Véronique Dicaire.            

Je m’étais aussi déjà demandé si Armstrong n’était pas descendu dans les studios de Walt Disney plutôt que sur la lune.      

Jeune, je ne manquais aucune des émissions de Disney et on aurait pu très bien se servir du décor lunaire de ses émissions pour nous faire croire qu’on a marché sur la lune ou être allé sur Mars. 

Les imitateurs ont vraiment du talent.  Aucun doute. 

Martin Dubé m’a fait penser à Mario Dumont, mais il est plus drôle que lui. II est meilleur imitateur qu’humoriste.   Un très bon spectacle… 

Les rêves… 1

Qu’est-ce que le rêve ?  Une réaction chimique durant la nuit ?  Pourquoi a-t-on plus chaud à la tête en dormant ?  Le chaud a-t-il quelque chose à voir avec le rêve?  On se réveille souvent noyé dans son oreiller.  Pourquoi?  

Personnellement, si j’ai trop froid, je ne dors pas.  Problème de thyroïde.

Le rêve est-il la vie vraie ?  On l’a déjà pensé.  C’est assez pour s’interroger sur la réalité et les rêves.  Quand vit-on pour vrai : réveillé ou dans ses rêves ?           

Notre cerveau fait-il passer une inspection, durant le sommeil, à nos neurones, à nos petits fils électriques internes ou externes ?  Nos perceptions sont repérées à partir de nos sens, un prolongement du cerveau, qu’arrive-t-il quand le cerveau est inactif ?  Le sommeil n’est pas le vide.  Aucune relation avec la mort.  Avec la mort, plus de cerveau, donc plus de perceptions ; ce devrait être en fait le vide le plus absolu comme quand on perd connaissance.  Si c’est le cas, on a peur pour rien de la mort.  On ne saura jamais qu’on n’existe plus

La seule chose qui contredit ça est le rapport que nous avons avec les morts.  Existent-ils dans une autre dimension, ce qui expliquerait qu’on peut parfois entrer en contact avec eux ou est-ce une illusion créé par notre inconscient, nos souvenirs, nos émotions ? 

J’imagine que le rêve, c’est comme un changement d’huile.  Durant la nuit, notre corps essaie un neurone, produit une petite quantité d’hormones, pour voir si tout fonctionne bien, ça fait un petit flash, un petit rêve, créé à partir des résidus de ce que l’on a déjà vécu ou imaginé.  Quand on dort, le cerveau ne dort pas complètement, partout dans chaque cellule, d’où nos rêves. 

Le rêve peut aussi être comparé à une bobine spéciale que l’on utilise pour nettoyer notre vidéo.  Il y a des petits bouts de films qui n’ont pas été effacés ou superficiels et qui réapparaissent sporadiquement à l’écran durant le grand nettoyage  … ce sont les rêves.      

Le rêve est la bibitte qui, chez Freud, expliquait que la majorité des maladies mentales féminines prennent naissance dans leurs scrupules, leurs désirs sexuels gardés cachés, inassouvis et non dans une vie trop trépidante de sexe.  Elles capotent quand elles sont trop scrupuleuses et non parce qu’elles ont trop de sexe.   Elles veulent, en ayant honte de vouloir.  Elles sont incapables d’échapper aux discours des religions.      

La honte d’être femme et leur haine- jalouse de ne pas avoir un pénis sont d’autres éléments qui inculquent une perception d’infériorité de la femme face à l’homme.  Cette théorie fut récupérée immédiatement par les femmes psychiatres (la fille de Freud, entre autres),   jusqu’à ce quela sexologie devienne la science féministe par excellence. Cette science est tellement orientée par la pensée féministe qu’elle écrase toute recherche de vérité. On va même jusqu’à essayer de nier l’existence de la pédérastie dans la Grèce antique. 

C’est normal qu’on ait une approche archaïque, on se sert de ce que la société nous a enseigné jusqu’à date.  C’est plus sécurisant.  Le pouvoir de l’horreur, de Julia Kristiva, publié au Seuil, en 1980, est le livre à lire absolument si on veut creuser le sujet.  Il illustre très bien la nécessité du féminisme, mais en même temps, il explique comment les religions ont créé un sentiment d’infériorité, de culpabilité chez les femmes.  L’égalité ce n’est pas de répandre ce complexe chez tous les humains, mais d’en sortir pour constater qu’un homme et une femme sont par essence exactement pareil si on leur laisse le droit de choisir leur personnalité.   Un humain, c’est un humain.     

Serait-ce que les femmes ont été plus perméables aux enseignements religieux, même si elles ont été plus massacrées par les paroles bibliques ?  Leur plus grande sensibilité les aurait-elle maintenu dans un complexe d’infériorité d’où ce retour à droite après les années 1970 ?  Ayant peur de l’homme, elles ont fait appel aux « machos» pour se faire protéger… elles ont attrapé le syndrome du 911… Appeler la police à toutes les fois qu’elles se pensent couvertes par l’ombre masculine… La peur de la sexualité est devenue une forme d’hystérie féminine. De la paranoïa pure.  Mais revenons aux rêves.  C’est le sujet de la réflexion.        

Les rêves semblent les traces d’événements qui avaient été filmés.  Ces traces, hors du contexte global, n’ont aucun sens en soi, parfois ça donne des mélanges assez ahurissants.   Par contre, ils révèlent une partie de notre inconscient, c’est-à-dire des symboles, des structures, des expériences qui nous font comprendre, saisir les choses, des idées ou des désirs refoulés.  Notre cerveau s’adapte à nos expériences.  Il les enregistre.  C’est l’ensemble de ce système qui constitue notre inconscient.  Un miroir qui se regarde regarder.   Notre inconscient, c’est notre bibliothèque personnelle.  On connaît tous les livres, mais on ne peut pas tous les avoir en tête en même temps.         

Je ne peux pas penser à une chaise, si je n’ai pas déjà la notion de ce qu’est une chaise.  La question est : d’où je tiens cette connaissance ?   Existe-elle en soi?  Préalablement ? Je ne crois pas.   Elle me vient probablement de mon expérience.  Je ne me rappelle pas le un millionième de ce que j’apprends (ne serait-ce qu’en regardant et écoutant les autres depuis mon enfance).  Mais, cette connaissance existe.  Elle est entreposée en nous. L’expérience constitue ma connaissance.   Ce que j’ai lu, entendu est plutôt de l’ordre du savoir.  Un acquis qui n’est pas intériorisé. Un phénomène de mémoire.           

Si ma connaissance n’est pas transmise aux autres, elle ne durera pas longtemps.  Si j’invente quelque chose, il faut que ça se sache, sinon mon invention disparaîtra avec ma mort.  

Mon cerveau a noté ce qui arrive dans telle ou telle situation. Il sait comment il a réagi.  C’est ce qui fait que nous sommes uniques.  Notre « je » modifie notre perception.  Notre « je » réagit différemment à différents stimuli parce que notre cerveau fonctionne avec un système de sécurité.  Quand il arrive quelque chose ou une nouvelle idée, elle passe dans notre conscience comme dans un filtre d’identification, comparaison, réaction.  Notre perception peut être modifiée par notre expérience du passé. On réagit, selon nous, nos émotions, notre connaissance.  On est ainsi que la suite des choses…la transmission.  

Pourquoi se demander comme les philosophes à quel moment je vis dans la réalité.  Est-ce que la réalité existe en soi ?   C’est évident.   La partie n’est pas le tout.   La cohérence dans le rêve est inexistante, d’où le rêve est intemporel ; car ce n’est qu’une partie de l’appareil (cerveau) qui est utilisée, qui fonctionne.  Il ne saisit qu’une fréquence à un moment précis, oublié dans notre inconscient.    C’est un test.  C’est pour ça qu’on dort. On met l’appareil cerveau au neutre, au repos.  Puis, un petit changement physique est perçu et ramener dans une autre zone du cerveau qui est restée en éveil.  Donc, la réalité n’est définitivement pas le rêve.     

Un rêve, c’est comme un tout petit bout de vidéo pour les carnets (blog), mais sans être structuré.   

Les langues sont des conventions…  C’est pour ça que c’est un peu idiot de croire que l’on possède une langue qu’au moment où l’on ne fait plus de fautes d’orthographe.  La langue est d’abord et avant tout un outil de communication, non une preuve de la force de sa mémoire ou sa capacité à être logique.            

Il faudrait que les enfants en apprennent deux ou trois langues maximum, mais au moins deux (la langue nationale et une langue universelle), de manière à ce qu’un jour, nous puissions tous nous comprendre.  Mais ce n’est pas dans l’intérêt de ceux qui nous dirigent que l’on s’entende parce qu’ils se feraient brasser le ciboulot…  Le monde changera quand nous aurons pris conscience qu’on peut renverser les forces qui nous méprisent qu’en leur brassant la cage — ils ne bougeront jamais sans cela.           

Les rêves sont trop courts pour être une vie, ils n’affectent pas vraiment notre corps (si je me suis fait couper la tête dans mon rêve, je me réveille, mais je l’ai encore) pourtant ce que l’on mange avant de se coucher affecte nos rêves.  C’est donc une expérience électrochimique, disons.   Par contre, en dehors du rêve, si on me coupe la tête, j’ai des bonnes chances de ne jamais revenir.  

Notre petit cerveau est un lecteur de chimie, des forces électromagnétiques qui nous entourent et qui produisent notre « réalité ».  On meurt quand notre cerveau est détruit ; on ne peut plus lire ce qui nous entoure.   Pas de cerveau, pas de réalité consciente.  Pas de détecteur.  C’est la seule différence. 

Je suis un capteur d’énergies.  Je n’ai connaissance que d’une partie infime des énergies existantes.  Je ne vois pas avec l’infrarouge, le rayon gamma, par exemple…  Pourtant, ils existent en même temps que moi.  Je n’ai qu’une vision très partielle de la réalité.  Et mon cerveau est trop faible pour tout percevoir ou imaginer… l’infiniment grand, par exemple. C’est cette énergie globale, totale qui est Dieu, s’il y a un dieu.  

Quand j’étais petit, je croyais qu’en mourant nous devenions une énergie et que cette énergie était attirée par une autre énergie plus grande, venue des étoiles.  Ainsi, attiré, happé quand on mourrait, on se rendait dans un nouveau monde pour faire l’expérience d’une nouvelle vie.  Mort, nous devenions une énergie dont la masse était proportionnelle à sa qualité.  Plus tu es pur, plus tu es léger.  Plus tu es facilement attiré par un monde lointain de l’infini.  Pour moi, la pureté, c’était l’amour et non l’abstinence sexuelle.      

Le soir que mon grand-père Eugène Gauthier est mort, je me suis installé dehors pour voir où il pouvait bien être allé. Dans quelle étoile était-il rendu ?        

La réalité ce sont les forces qui constituent l’univers.  Je suis comme un ordinateur.  Je dois être branché sur internet pour voir les images, mais si je n’y suis pas, internet existe toujours, les ondes se propagent sans moi. Je ne suis qu’une partie de cette même énergie.     

Voici une de mes grandes réflexions du matin.  Réfléchir est une jouissance comme les autres.   Tout le monde en fait autant, mais je me trouve spécial à cause des sujets qui m’intéressent.            

La pédérastie en est un parce que j’ai eu plus de difficulté à comprendre, plus peur d’être mauvais ou de le devenir et surtout je me demandais pourquoi ça fait aussi peur à tout le monde.          

Mon expérience me prouve que ce qu’on en dit est absolument faux.   Est-ce pour ça que j’ai la tête enflée ?  Je m’imagine avoir été le seul à vivre ma vie.  En la communiquant, je réponds aux questions que je me suis posées.  Exister, c’est un cadeau.  Dieu nous prête vie, disait-on.  J’ai probablement exagéré ma valeur, la nécessité d’exister, mais on a tous besoin de se faire croire qu’on a de l’importance.  Et, on a raison.    Parfois, on est écœuré, on pense qu’on devrait mourir au plus vite.  Mais, dès qu’on se sent très mal, notre première réaction est « Pas tout de suite.  J’ai encore des choses à faire. »

Le monde existe sans moi.  La conscience est un privilège.  Quand je pense que j’ai fait quelque chose de particulier, je me mets vite à rire de moi parce que je n’ai rien inventé.           

J’aimerais connaître mon impact sur les autres ; mais en même temps, ça n’a pas grande importance, sinon pour savoir si mon influence est positive ou négative. 

Quand je mourrai, il n’y aura pas grand monde pour me pleurer ou se réjouir (ce qui me semble plus logique).  Aie-je été aussi positif que je le crois ou aie- je créé un monde d’illusions, de déception ?   Aurais-je dû être plus courageux?  Est-ce que quelqu’un d’autre à ma place aurait pu éviter le suicide de Rouhed ?  Est-ce l’échec de ma vie ou l’échec de sa vie ?   Suis-je responsable de ceux dont je me suis occupé et dans quelle mesure ? Pourquoi ceux avec qui j’ai eu des aventures me considèrent encore comme un très bon gars alors que ceux qui ne me connaissent même pas me condamnent pour avoir vécu en dehors des normes actuelles ?   

Mon problème : je veux trop comprendre.  Je ne fais pas assez de compromis. Je me pense trop important en croyant dans ce que j’écris?  Question de perception.          

Chacun voit en même temps, probablement de la même manière, le petit chien qui court dans la maison. Serait-ce que nos cerveaux perçoivent tous ce qui les entoure, comme quelque chose d’extérieur à eux et de perceptible par une machine fabriquée « identiquement » ?  Les sens sont une prolongation, un moyen de percevoir un monde plus étendu que notre propre existence.  C’est assez fabuleux.  Mais, ça ne prend pas nécessairement un créateur pour rendre cette chose possible.  La matière a peut -être toujours existé et existera toujours puisque la vie est une transformation continuelle d’une même masse d’énergies.  La matière est rien d’autre que de l’énergie refroidie.  Une énergie moins rapide, moins dense dans le sens d’étendue.   «Chaque moment est le choix d’un nouvel alliage. Une réaction à une action. Un changement qui entraîne un autre changement ?        

Je crois en Dieu.
  Pour moi, c’est l’évidence même.   Par contre, je ne sais pas exactement qui il est.  S’il y a un dieu, c’est l’ensemble de tout ce qui existe.  L’essence. Est-ce la conscience qui nous anime ? Peut-elle exister à partir de la totalité de ce qui existe ?  Cette conscience doit-elle provenir d’un cerveau ? Peut-il y avoir une «machine», une structure, une loi, un être, capable de percevoir tout ce qui existe instantanément ?  Un miroir global ?  La conscience est-elle dans la matière ou dans une autre dimension créée par des forces différentes ?  Est-ce la totalité de la réalité qui a créé en soi cette machine capable d’inventer la vie et le monde ?  Un prérequis à la vie ?   Si oui, il y a un Dieu.  Pas de conscience, pas d’intelligence, pas de Dieu.  La conscience et l’intelligence sont-elles un aménagement des forces perçues ?         

Un fil électrique ne sait pas qu’il conduit une image (une disposition) à ton écran de télévision, mais toi tu peux la percevoir.  .  Est-ce que l’image existe en soi quelque part et que ce que je vois n’en est que sa reconstitution ?  Jusqu’où peut-on imaginer le cinéma dans la réalité ?  Platon le pensait.  On revient toujours aux réflexions de Platon et Aristote. C’est le germe de la pensée.  Et pourtant, on a préféré les valeurs des romains : la violence, la guerre, le meurtre, la domination, le plaisir excessifs.  Toute cette merde est devenue notre civilisation. Notre système comprend capitaliste, communiste, fasciste, car ce sont toutes des expressions d’une même chose : le système économique.  Le résultat des vies antécédentes.         

La réalité est une forme, une structure, un ensemble de forces, en déplaise à M. Berkeley, qui existe indépendamment de nous ou si l’on veut de notre conscience individuelle, de notre « je ».  Elle occupe un lieu et un espace, tout comme nous.  Elle existe autant que mon «je».  Je ne suis pas la seule réalité, mais la réalité ne peut pas exister consciemment pour moi sans moi.   Je suis un point qui regarde. Je ne crois pas que l’on est un point qui se regarde parce que tout vit en lui, que rien n’existe en dehors de lui.     

Je ne veux pas de censure, dans mon univers, qui m’empêche de reconnaître la beauté de l’autre.            

Le petit gars qui regarde la tv au Japon (les Japonais sont très beaux comme tous les asiatiques d’ailleurs) peut voir la même émission transmise aux deux endroits si je la regarde à Magog, en même temps.  C’est un fait indéniable, vérifiable.               

Quand il y a une guerre, tout le monde a peur, sous les bombes.  Si elles nous tombent dessus, on meurt vraiment.  Donc, chaque élément qui compose la réalité existe vraiment en soi ; mais, le phénomène guerre existe aussi puisqu’il est perçu par tous ceux qui s’y trouvent de la même manière.  Il y est tout simplement dans des niveaux de conscience différents comme il y a des forces électromagnétiques, chimiques, nucléaires, etc. qui sont d’ailleurs partout.  On ne se promène pas seul sur la rue Principale parce que ça n’arrive qu’aux autres, je suis aussi conscient que ça saute de partout, on fait dans ses culottes comme tout le monde.  Comment peut-on avoir cru que la réalité n’est pas capable d’exister en dehors de soi ?   Je ne fais que la percevoir, bien d’accord.  Je ne suis moi-même qu’une énergie, toute petite et temporaire.  Comme un signal.  Un petit bip.       

Si je n’existe pas, la réalité est quand même là pour les autres.  La vie ne cesse pas d’exister comme trame de changements parce que je ne suis plus là pour la percevoir. 

Je ne suis pas là, mort, les autres me portent en terre. Je suis une absence. Un trou.  Un objet de mémoire. Est-ce que mon existence est quelque chose d’assez importante pour modifier ce qui m’entoure quand je meurs ?  Sûrement pas, mais si j’ai découvert quelque chose et on en parle à la télévision ça permet aux autres de faire la même découverte, je viens de changer la réalité future parce que tous s’en serviront.  Je ne suis rien parce que je n’ai rien découvert, ni inventé.  Presque tout le monde meurt dans l’indifférence des autres, sauf celui qui a laissé sa marque.  Le gars supérieur.  Ce n’est pas mon cas.  Parfois je me trouve même très niaiseux. Mais comme humain, j’ai la même valeur qu’Einstein. Je suis un être vivant.        

Vivant, je ne suis qu’un élément de l’infiniment petit, conscient de l’infiniment grand.   Même les étoiles ont aussi jusqu’à un certain point une influence sur nous, car ce sont des forces qui agissent sur les autres. Le tout est un.      

Je ne me rappelle presque jamais de mes rêves, sauf quand j’étais jeune, avec le bon dieu qui me remettait à ma place.  Mes rêves finissaient toujours par glorifier la grandeur de Dieu.  La religiosité dans ma famille ?  Chez moi probablement ?   Je croyais en dieu parce que je sentais dieu comme étant une partie de moi, quelque chose qui m’habitait.   Nous sommes de la même essence, même si je suis infiniment plus petit.           

Cette fois je devais être assez sur le bord de me réveiller parce que j’ai presque toute la scène dans la tête.  Elle concerne l’enseignement et le syndicalisme.        

Imaginez-vous, comment c’était quand je fumais un joint. J’avais toujours l’impression de vivre trois niveaux de pensée en même temps.  Je ne prends pas au sérieux ce que je pense, mais je trouve ça bien amusant de partager ce que l’on vie.       

Si on avait eu l’honnêteté de m’apprendre les réalités de la sexualité quand j’étais enfant, je n’aurais probablement jamais été pédéraste, car je veux tout comprendre et ce que j’apprenais ne me semblait que des mensonges. 

Vive l’expérience pour apprendre.  J’ai tout essayé.  Ceux qui croient au mal dans la sexualité sont, à mon avis, les malades, les vicieux, les tordus.    

Quand je crois être un peu en dehors des autres, c’est là que je me dis avoir une « tête enflée ».  Rien ne me prouve que ne je suis pas tout simplement un peu plus stupide.  Tout est relatif.  Certains ont dit que mes écrits n’étaient qu’une mauvaise assimilation de ce que j’avais appris à travers mes cours et mes lectures.  Peut-être ? Si c’est le cas, ce doit être pour ça que l’on censure tout ce que j’écris. 
 

Radioactif 530

octobre 20, 2022

Radioactif 530

Textes de 2009, p. 1068

Défoulement négatif

Il m’arrive très souvent de vouloir arrêter d’écrire, tout simplement parce que ça n’a aucune résonnance politique et sociale. 

Je ne crois pas dans mon talent.  Si je ne suis pas publié, c’est que je ne vaux rien. Je dépense plus pour écrire que ça me rapporte. 

Écrire, ça sert à quoi ?  Est-ce une perte de temps, un moyen pour se prendre pour un autre, pour se faire croire qu’on a de l’importance, qu’on sert à quelque chose ?  Une façon de ne pas être absolument vide ?  Une manière de te faire oublier que tu es rien ?  Est-ce que ça change un iota dans la réalité ?   Pourquoi écrire ?  Est-ce pour se faire haïr dès que tu ne penses pas comme tout le monde ?  Ne suis-je pas déjà assez détesté comme ça ?       

Fini le léchage de nombril ?        

Une grande question existentielle : suis-je utile à quelque chose ?  Une fausse question ?  Un besoin narcissique ?  Qu’importe pourvu que mes écrits amusent quelqu’un ou nourrissent les potins.  Mais, s’il n’y a pas un de mes livres en librairie, comment me lire ?  Je suis mort avant de mourir.     

De toute façon, les gens t’aiment seulement quand t’es mort.  Quand t’es vivant, tu leur tombes sur les nerfs parce que t’as toujours un petit caprice particulier.  Tu forces les gens à s’interroger.  Ça les fatigue.  Et au Québec, il faut que tu sois dans les rangs, si tu veux exister.               

On ne va plus à l’église, mais on continue d’agir comme si on croyait.  En fait, c’est qu’on a peur que leurs mensonges soient la vérité.  On a encore peur de l’après-mort.

On ne veut pas entendre parler de cul, si c’est pour remettre en question ce que l’on a appris, mais on se gorge de tout ce qui s’écrit sur les procès à caractère sexuel.  C’est même devenu nos manchettes.             

C’est rendu aussi grave de se faire masturber que la guerre en Afghanistan ou le sort des jeunes tuer par la drogue.   Money ! Money !  Our new GOD. 

Les Desmarais- Péladeau engagent les nouveaux curés qui doivent nous apprendre à penser ce que l’on doit penser.  Hors les chroniqueurs, plus de salut.  La Cour remplace la confession.       

Une élection qui maintient la démocratie, on trouve que ça coûte trop cher, mais on dépense des milliards pour l’armée.  Aime ton prochain comme toi-même… belle hypocrisie morale !  Qu’est-ce qu’on protège en Afghanistan ?  La vente de l’héroïne ?    

C’est vrai, mais j’adore écrire. C’est une satisfaction extraordinaire.  Une éjaculation du cerveau ahurissante, surtout quand tu sais qu’on te lit.  Orgueil mal placé ? Je ne sais pas, mais à tous les matins, je vérifie combien j’ai eu de lecteurs.  Et alors, je fais le gars surpris : est-ce vraiment possible qu’il y en ait eu autant ?  Le doute.  La déchirure intérieure. 

Si les chiffres étaient faux ?  Mais, s’il y en a dix de moins, je crois que je n’intéresse plus personne.  Là, les chiffres sont vrais.   Quelle vie tournée absolument vers la capacité d’intéresser les autres, vers le nombrilisme intellectuel, la diarrhée verbale écrite.  

Un moyen de se faire croire qu’on a une certaine importance.  Qu’on n’existe pas pour rien. 

Que serait le monde sans nous ?  Pourrait-il réfléchir, aller vraiment au fonds des problèmes ?                                                                          

Même si j’écrivais 33 livres sur la paranoïa entretenue sur la sexualité des jeunes… un prolongement des sermons des curés qui ont toujours mené le Québec … une incapacité viscérale de voir que cette différence entre un gars et une fille n’a absolument rien à voir avec l’égalité absolue et viscérale entre les hommes et les femmes, une manière d’écraser son estime de soi, ça ne changera rien. 

Quand on croit, on croit.  On est libéral à la vie à la mort, ou indépendantiste. 

Les autres partis ne servent qu’à nous faire du sur-place tant qu’on n’aura pas des élections proportionnelles. Rien ne peut nous faire changer d’avis.  Les curés nous l’ont dit, on ne va plus à l’Église, mais on continue d’avoir peur qu’ils aient raison. On obéit au mot à mot de leurs délires sexuels.  Même les plus baveux crient contre les pédophiles pour se donner de la valeur;  mais personne ne fait la nuance existant entre la pédophilie et la pédérastie.       

Les médias et les féminounes sont subventionnés pour entretenir la peur et l’ignorance. Quand trois lecteurs me lisent, 300,000 lisent et croient le Journal de Montréal.  Martineau, le faux évêque, pontifie du haut de sa chair, peu importe que ce soit vrai ou faux.     

Ce que j’écris n’a donc aucune importance.  Sauf, que j’espère faire comprendre mon point de vue, à partir de ce que j’ai vécu, mais et c’est là tout le drame : je me crée une dépendance en essayant de susciter de l’intérêt chez les gens qui me lisent.   

En réalité, je veux me faire croire que je suis quelqu’un, un écrivain, même si j’ai toujours vécu en dehors des normes.           

Je ne sais malheureusement pas qui me lit, mais il doit y en avoir et c’est devenu pour moi une raison de vivre.  Je vis pour des lecteurs que je ne connais pas.    

Avant de mourir, Monique Bosco se posait la même question : qui me lit ?         

Je me fais croire, pour justifier qu’on me persécute, qu’on préfère discuter des choses en surface plutôt qu’en profondeur, on prend l’acquis pour l’éternel ; sauf, que j’aurai réussi à me faire haïr par tout le monde.         

J’aurai tenté de réfléchir à partir de mon expérience, de ma jeunesse, sur un sujet tabou : comment vit-on sa sexualité quand elle n’est pas celle de tout le monde, quand elle ne répond pas aux normes ?  Et aussi, ces normes sont-elles intelligentes ?  Que faire quand la réponse est NON ? 

Les règles sexuelles ont été inventées par une bande de débiles en quête de pouvoir vivre sans tentation.  Les saints sont souvent des déséquilibrés qui prennent leur envie pour le diable.

Les adultes ne sont-ils pas responsables des écarts entre la nature et l’enseignement moral en essayant d’imposer la censure sur tout ce qui est sexuel ?  En agissant comme une bande d’hystériques ?    D’où nous vient cette maladie de tout vouloir cacher, soit par l’interdit ou par la honte ?       

On ne peut pas parler positivement de la pédérastie que l’on confond avec la pédophilie par ignorance et malhonnêteté intellectuelle.    

Faut contrôler les jeunes.  Ce sont des imbéciles qui ne comprennent pas que jouir peut être un danger, ça fait mal, ça fait mal !  La morale a un profond dédain pour les jeunes. 

Ce discours permet un réseau de chantage et un moyen de ramasser de l’argent (les fondations).  Il cache notre incapacité de penser autrement que de ce dont les religions nous gavent.          

C’est bien beau d’avoir la tête enflée, de croire que ce que tu fais est important, mais ça ne me suffit pas.   

Mon ami Micmac Jean Ferguson a toujours voulu être reconnu comme un bon écrivain.  Il m’a temporairement transmis ce besoin que je qualifie maintenant d’orgueil.  

Pour moi, c’était sans important que je laisse ma trace.  Aujourd’hui, je me fais croire que je m’en crisse royalement, mais j’aurai tout fait pour qu’il y en ait une, même si c’est inutile.    

J’aurai vécu mes contradictions internes comme tout le monde.  Je garde ma petite tête enflée, tout en riant de moi.  L’autodérision, c’est autant de plaisir que d’écrire.

Les écrivains québécois sont presque aussitôt oubliés dès qu’ils meurent.  Quand tu meurs, tu ne sais pas ce qui se passe ici-bas alors pourquoi ce serait important ?  On m’a déjà privé de mes droits d’auteur ou de toute forme de redevances.  Même mort, je ne vaux rien.     

Par contre, je crois que les morts restent en contact avec nous.  Le culte des morts n’est pas insignifiant ne serait-ce qu’inconsciemment ils nous apportent un courage qu’on n’aurait pas sans cette croyance.  Ils nous rappellent ce qu’est vraiment l’amour, la beauté d’être entouré par des êtres avec qui il a fait bon vivre. 

Qu’est-ce que mes écrits peuvent changer ?  Rien.  Nous sommes dirigés par une bande de bandits qui aimeraient bien mener les populations par le bout du nez, d’où leur intérêt de s’occuper de tout ce qui touche les communications. 

Les gens votent par lavage de cerveau et croit à partir des histoires qu’on leur raconte. 

Nos gouvernements ne veulent rien changer : ils agissent par sondages. On ne veut rien régler tant qu’il n’y a pas de crises.    

D’ailleurs, je suis proscrit dans tous les milieux bourgeois et officiels.  Je serais trop baveux, un provocateur, (dans mes écrits, car dans la vraie vie, je suis généralement apprécié pour mon bon caractère).    

On fait des campagnes contre la censure et pourtant les écrivains du Québec sont les premiers à m’expulser parce que je parle de pédérastie (quand ce n’est pas ça, c’est pour la politique)  

Que voulez-vous, je suis encore et serai jusqu’à ma mort, un indépendantiste.  Un Québec indépendant, c’est vouloir vivre, reconnaître notre valeur et avoir assez confiance en nous pour inventer notre avenir. 

Mais, on croit qu’on ne vaut rien. On préfère se faire voler par les libéraux ou écraser par les conservateurs.  On aime ça être méprisés, faute de savoir qu’on est une nation extraordinaire.        

Plus les jours passent, plus je suis indépendantiste parce qu’il est évident que je n’accepterai jamais de compromis dans mes valeurs.  Je serai toujours plus à gauche qu’à droite.  

Pour les indépendantistes de carrière, je suis la honte totale parce que je mélange sexualité et politique… comme si les lois n’étaient pas écrites par le politique.   Je n’ai pas besoin de votes d’où j’ai je peux continuer d’être un esprit libre.  Et, ça fatigue ceux qui croient que je ne pourrai jamais faire de quoi bon.      

Maudit, ce n’est pas ce que je voulais écrire.   

Par ailleurs, j’ai un de mes anciens étudiants qui m’avaient demandé une vidéo sur un show poétique fait par les profs de Percival.  Je ne savais pas où il était, mais je viens de le retrouver.  Pourrais-tu communiquer avec moi.      

Et voilà, je peux revenir à Virus.  J’aimerais que vous me fassiez parvenir ce que vous pensez qu’il pourrait lui arriver.

Radioactif 529

octobre 19, 2022

Radioactif 529

Textes de 2009, p. 1065

Justice, mon cul !

Vincent Lacroix vient d’être, le chanceux, libéré de prison, après 18 mois, pour avoir volé 100, 000,000 $, flouant ainsi la pension de quelque 9,000 Québécois. 

Certains ont dû retourner au travail, d’autres ont fait des dépressions et certains se seraient même pendus.  C’est encore mieux que la Thérèsa Gold mine, une fraude idéologique dirigée par le clergé au début des années 1950.         
 
Un homme a été condamné à trois mois de prison pour avoir secoué et battu son enfant, âgé de deux ans.  La raison pour expliquer cette sentence est que le jeune n’a pas été traumatisé.  Le père lui avait simplement brisé quelques os, mais ça ne paraîtra pas quand il sera devenu adulte.  S’il s’était fait sucer, il aurait été traumatisé pour le reste de sa vie, tellement c’est souffrant.  Ce qui prouve bien la stupidité de notre système judiciaire.     

Un autre a fait neuf mois fermes de prison (on a refusé sa libération conditionnelle) pour un attouchement sexuel.  À la fin de son procès, le jeune s’était rendu chez son agresseur pour se faire pardonner et ainsi pouvoir continuer à voyager avec lui.  La visite remontait à une semaine avant la sentence, malgré l’interdiction de voir l’accusé.  Ce jeune a été très, très traumatisé.   

Que pensez des nombreux accidents des automobilistes ivres qui ont coûté la vie à des innocents ?           

Que pensez de ceux qui viennent d’inventer une crise (une arnaque) de quelque 1,000 milliards (dont 40 milliards au Québec) à l’échelle mondiale ?  Et, nos gouvernements qui ne savent plus quoi inventer pour la prolonger.  La crise est plus payante que prévue.    

C’est exactement ça la justice !  Peut-on se demander si certains juges ne sont pas tombés sur la tête ou si les « motivations extérieures » comme la politique, expliquent ces décisions étranges ?  Les juges sont des nominations politiques.        

Ce serait facile de mettre en cause des juges, mais au Québec, la ministre Christine St-Pierre, responsable du féminisme, investit dans des annonces fréquentes contre les abus sexuels, annonces ne servant qu’à étendre la paranoïa sexuelle féminoune.  Un héritage du joug de l’Église et des religions.      

Pourtant, la même Madame St-Pierre ne se soucie pas que Montréal soit en train de devenir majoritairement anglophone.  Comme son parti va en cour contre le projet des valeurs mobilières, sachant très bien qu’il perdra et qu’ainsi la Cour suprême offrira au fédéral une juridiction qu’il n’a jamais eue.  Celui qui a rédigé le projet pour le fédéral est justement devenu ministre de Jean Charest …  un autre cadeau à Desmarais ?  (2012- Par miracle, la Cour Suprême a déclaré le projet de Harper inconstitutionnel).

En quoi, s’il n’y a pas de violence, domination ou intimidation, un petit jeu sexuel est-il plus traumatisant que de se faire battre, voler ou tuer ?  J’avoue ne pas comprendre cette logique.

Le système, c’est la mafia.  Qui dit mafia, dit argent.     

       
Intermède politique

                     
 Sur un autre carnet, j’écris une nouvelle littéraire créée à la suite de l’arnaque vécue à Val-d’Or, en 1996. 

J’ai toujours cru et je crois encore, que mon procès fut, surtout et avant tout, à caractère politique.  Ce fut un moyen de me faire taire parce que l’on me trouvait trop radical et qu’on venait de perdre le référendum.   Ce fut aussi une punition pour mon implication comme président de la Société nationale des Québécois, à Val-d’Or.  Le juge a dit en rendant sa sentence que je n’étais pas dangereux pour les garçons, mais que je l’étais pour les institutions du pays.       

On m’a toujours dit que les autorités politiques du Québec, (M. Lucien Bouchard — pour qui j’ai toujours beaucoup de respect — était alors premier ministre du Québec), avaient unanimement consenti à ce que je sois mis au pas.  Pas de pédéraste dans la future république !  

On aurait même acheté dans le milieu nationaliste de Rouyn une bouteille de vin pour fêter ma mort en prison, mais ce n’est pas arrivé.  J’espère que c’était du bon vin.  Ne le laissez pas se perdre. J’adore le bon vin.        

Malheureusement, Stéphane Dion (qui préconisait la partition) a pu passer sa loi sur la clarté pendant que j’étais dedans.  Me prenait-on vraiment pour un felquiste dangereux ?   Une précaution ?  De la paranoïa ?  Y avait-il un rapport dans le temps entre mon incarcération et le temps pris pour accepter cette loi qui devait tuer à jamais l’indépendance ?    Mon responsable fut blâmé pour m’avoir permis une sortie à Noël chez ma mère pour fins humanitaires.  

Ça m’a permis d’apprendre que la mafia se sert de l’immobilier et de la pharmaceutique pour blanchir l’argent.  C’est un peu notre crise actuelle, n’est-ce pas ? 

Les Mormons étaient derrière mon procès, ce qui me fit comprendre le rôle des religions dans notre vie politique.  La religion constitue inconsciemment les valeurs qui guident nos choix et nos réflexions, donc, nos votes.     

L’Église du Québec a toujours combattu l’homosexualité en prétendant que « nos enfants sont en danger».  Si on accepte cet énoncé, laissant entendre que tous les gais sont des pédophiles en devenir, même si rien n’est plus faux, on fait le jeu de la droite extrême.  Ce message est devenu presque subliminal chez les féminounes.       

La peur de la pédophilie (en oubliant la nuance avec la pédérastie) entretenue dans les médias est devenue une vraie paranoïa.  On a écrasé les droits des jeunes à leur sexualité, sans pitié, sans même se demander si ce n’était pas une des principales causes du suicide chez les garçons.           

Malgré ça, je demeure profondément convaincu que l’indépendance du Québec est profitable pour tous les Québécois et si on ne se déniaise pas, il ne sera plus possible très bientôt de croire dans un Québec francophone puisque Montréal sera majoritairement anglophone.  Ce jour-là l’anglicisation sera irréversible.

Ceux pour qui l’indépendance fut une carrière politique sont maintenant presque tous à la retraite.  Il faudrait revenir au rêve qui nous habitait.       

Un jour, un leader nous fera prendre conscience que cette indépendance a été perdue par vengeance des fonctionnaires (la région de Québec a surtout voté non) et des féministes qui ont aussi voté non.  Leurs votes ont fait la différence autant que celle des ethnies.        

Il ne nous sera jamais possible d’être indépendant tant que nous nous diviserons. 

Québec solidaire divise le vote pour l’indépendance parce que pour faire l’indépendance, il faudra un parti souverainiste au pouvoir. C’est du jamais vu qu’un parti politique soit assez sectaire pour se proclamer féministe.  Ottawa doit bien rire, car ces divisions permettent d’éliminer toute chance que le Québec vote oui. 

Les francophones se divisent, les anglophones, eux, savent voter non en bloc. Il faudra comprendre que ce ne sont pas les autres qui nous empêchent d’être indépendants, mais nous.  Continuons de nous diviser et nous disparaîtrons.        

L’indépendance du Québec est plus nécessaire que jamais.  La mondialisation est une fraude. 
Le fédéral est en train de tuer notre culture.  Les fédérastes s’activent en prétendant que la fraude mondiale actuelle est une crise contre laquelle ils doivent lutter. Un autre moyen pour tuer les syndicats et diminuer les salaires.  La crise n’empêche pas le fédéral de débourser des milliards pour une armée dont on n’a pas besoin.    

Puisque Lucien Bouchard vient d’emboîter la cause de Nathalie Simard (comme Josée Legault, si on réfère à son bitchage contre Michaël Jackson dans le Voir), mon influence (s’il y en a déjà eu une) dans le milieu nationaliste, rhino, même partout, est morte avec ma pédérastie.

Mon obsession pour la pédérastie est d’abord et avant tout une recherche pour aboutir à la vérité et trouver ce qui est le mieux pour l’avenir des jeunes.  Je n’écris pas pour asseoir et confirmer les peurs de l’autorité parentale.       
Juste dire le mot « pédérastie » vaut censure et ostracisme. «À eux de recommencer à vivre en cachette… ils sont habitués.», semble-t-on penser.

Même les milieux gais craignent de me voir évoluer dans leur paysage de crainte de perdre leurs subventions.   Cette campagne de censure ressemble à la prolongation des sermons de l’Église catholique qui nous invitait à vivre une paranoïa sexuelle qui frise la folie.  Un traumatisme qui ne s’effacera pas avec une génération. C’est aussi ce qui m’a amené à écrire sur le sujet.  Le droit des jeunes.         

La censure ne fut pas que fédéraste.  On a essayé de faire disparaître mon nom en me bannissant des associations d’auteurs et de poètes.  Je n’existe même pu sur la liste des écrivains québécois officiels.  «Reject total au Québec».    
Je suis persuadé que le Québec ne sera jamais indépendant tant qu’il sera dirigé avec cette étroitesse d’esprit.   Je ne suis pas important.  Je ne suis pas connu et je serai oublié avant même de mourir ; mais on en fera autant de tous ceux qui mettront en danger les fédérastes.     

On n’a pas besoin d’aller à l’église pour rester traumatisés par la peur sexuelle de l’Église… On n’a pas besoin d’une grosse poussée pour qu’on retourne 30 ans en arrière… on a déjà perdu le sens de la liberté.           

C’est le sujet d’un petit film dans lequel j’étais le principal acteur : Un pays nommé régression. La régression sert parfois à préparer l’avenir.  J’ai peur que ce soit trop tard, car alors nous serons d’éternels fédérastes.   

Il va pleuvoir…         

Radioactif 528

octobre 18, 2022

Radioactif 528

Textes de 2009, p. 1061

On a le pays qu’on mérite !

Si on a le pays qu’on mérite, les Québécois ne valent pas chers en intelligence, selon les derniers résultats électoraux.          

Après l’arnaque mondiale qui nous a coûté des milliards, après avoir élu un gouvernement qui nous mentait à pleine gueule, après s’être fait enlever nos institutions aux dépens de Toronto, on est encore assez idiots pour voter libéral. 

On aura ce qu’on mérite. Des gouvernements corrompus.  Une société qui ne peut pas réfléchir en dehors des sentiers des chroniqueurs de journaux manipulés par Québecor et Gesca.          

Apprenons l’anglais immédiatement plutôt que de perdre notre temps à essayer de sauver un français appelé à disparaître d’une manière ou d’une autre du continent américain parce que les francophones du Québec n’ont pas assez de couilles pour défendre leur identité. .  L’argent est tellement plus important que la culture. 

Laissons-la revenir au beau temps où tout était interdit de dire et de lire sur des propos sexuels.  Vivons dans une société castrée et selon ce que les autres pensent de nous.  Vive les religions devenues des multinationales et des sources de ségrégations de toutes sortes.  Soyons aussi bouchés que le commande notre foi.         

Avec de tels résultats électoraux, on peut se demander si ça vaut la peine de se démener pour évoluer et essayer de créer un pays extraordinaire.   

Le Québec est à droite comme le reste du Canada et on semble décidé de ne rien changer. On est vraiment «bouchés».           

Maudit que ça fait du bien de se défouler un peu ! 


Michaël Jackson enfin heureux.          

Michaël Jackson s’est enfin débarrassé de l’étroitesse d’esprit d’une bonne partie des humains.  Une maladie, une tare que l’on appelle juger les autres.   

Maladie ?  Suicide ?  Suicide assisté ? Qu’importe ! 

Fini le chantage !  Enfin, la paix… Ne plus être jugé par une bande de scrupuleux sexuels et par conséquent, d’irresponsables politiques… héritage d’un manque d’autonomie personnelle…

C’est ce qui arrive quand on ne peut pas penser par soi-même, qu’on s’est fait laver le cerveau depuis qu’on est enfant par des religions qui aspirent aux péchés pour vendre des absolutions…    

Pour un pédéraste, la mort est souvent , malheureusement , le seul moyen d’échapper à l’ostracisme. .. La méchanceté humaine!  Ce sont ces mêmes humains qui tiennent à une religion dont la base est l’amour et la charité pour exiger la mort de ceux qui n’obéissent pas à leur étroitesse d’esprit.           

Même se sauver du pays pour aller vivre ailleurs ce que l’on est (et qu’on voudrait t’empêcher d’être) ne donne rien ; car on a trouvé moyen d’inventer la peur du tourisme sexuel, le confondant avec celui de la pègre et de la police locales de ces pays.        

On oublie que dans certains pays, le mieux qui peut arriver à certaines familles, c’est qu’un des jeunes plaisent à un pédéraste, car là-bas, le sexe n’est pas tabou et péché.  Ces pays ne sont pas encore prisonniers d’une morale bourgeoise et contre-nature (être le contraire de ce que l’on est fondamentalement, la petite nature, comme on dit au Québec). 

La faim est le seul véritable péché de la chair.  On combat plus énergiquement la pédophilie ou la pornographie infantile que les meurtres que constituent les guerres.          

Ce manque de charité est d’ordre religieux et bourgeois. 

Plus tu es religieux, plus tu es fanatique et plus tu es intolérant.  Des centaines de personnes ont dû s’enlever la vie parce que les gueules sales ne leur laissaient pas la chance de vivre leur vie, même si elles étaient mille fois plus pures que les puritains qui les dénonçaient.   

Nous, cette maladie nous guette, plus particulièrement, depuis que les féminounes ont commencé à mélanger pédérastie et pédophilie. 

Même certains homosexuels rejettent les pédérastes, oubliant qu’eux, ils étaient à leur côté dans la lutte qui les a fait passer de  « malades mentaux» à gens ordinaires.  Les gais étaient assez riches que l’on a accepté le Village.   Les gais sont un marché somptueux. 

On continue à dire des pédérastes ce qu’on disait des gais : « ce sont des dégénérés qui refileront leur vices à nos enfants.», oubliant que les enfants ont droit à leur sexualité et leur vie privée.  Le principal but de l’éducation est de créer des personnes autonomes.  Le retour à la grande noirceur existera tant que les religions existeront.         

L’amour à la manière de la Grèce Antique, la pédérastie (nommée pédophilie par les féminounes depuis les années 1970) coûte une fortune à vivre.  C’est le seul crime pour lequel on est prêt à revenir 30 ans en arrière et pousser la peine jusqu’à la fin de la vie (une condamnation à perpétuité).  On a peur que les jeunes aiment ça.  Qu’on se le tienne pour dit : Le fascisme est plus vivant que jamais.

Malheur à ceux qui ont de l’argent et qui vivent cette forme d’amour, tous leschantages sont possibles, car, ceux qui nous dirigent sont les pires criminels de la planète et dictent notre morale où seul l’argent est dieu.  Vive la violence!  Vive le vol !  L’amour est dès lors un danger.

L’arnaque que constitue la crise économique mondiale actuelle en témoigne. Même la Chine fait sa petite crise contre Google pour faire semblant d’être un pays responsable. On agit comme si la sexualité était plus importante que de vivre décemment, ce que ne peuvent pas des milliards d’individus sur terre.  Hypocrisie, quand tu nous tiens !           

Malheureusement, Jackson n’aura pas connu avant sa mort la chanson québécoise de Daniel Boucher qui illustre le mieux ce qu’il doit penser de ses pourfendeurs :  » Ma bande de malades… »      

Il n’y a que la mort pour échapper à l’ostracisme.  Parfois, le corps choisit seul, pour nous, le moyen d’échapper aux tortures morales que propagent les gueules sales : un poison (plus efficace que l’arsenic) de l’Inquisition moderne.        

Mes textes sur le sujet ne sont pas et ne veulent pas être une confession publique.  Au contraire, j’écris sur le sujet pour rétablir un minimum de vérité, pour combattre l’étroitesse d’esprit que les féminounes engendrent avec leur paranoïa.  Cette aliénation, je crois, nous fera manquer la possibilité d’être une nation qui aura assez de couille pour devenir un pays. C’est le coût de l’aliénation. 

Cette haine de la sexualité est ce que nous ont laissé les religions comme héritage.   Tant qu’on n’aura pas la force d’admettre que les religions sont la source de presque toutes les discriminations, nous continuerons de tourner en rond.  

Cette réflexion à partir de mon gros nombril veut seulement amener les gens sincères à se poser quelques questions sur le sujet.  Plus nous allons, plus nous nous faisons manipuler par les médias.  Nous ne pensons plus par nous-mêmes, nous pensons ce que les dirigeants d’entreprises de presse veulent que nous pensons.              

Je suis encore exclus de l’Association desauteures des Cantons de l’est  parce que je suis pédéraste et que j’ose en parler positivement.   Le premier geste fasciste, même s’il est féministe, c’est la censure.  J’ai hâte de voir si ça changera avant le 29 août, soirée de poésie à Magog; mais je ne crois pas qu’elles auront allumé.        


Quand j’écrivis ma chronique dans le journal de cette association, on craignait déjà de mes tendances politiques.  Ce qui m’a toujours fait penser que le féminisme sert surtout le fédéralisme.   Quoique, de dire que je suis pédéraste, n’est pas tellement mieux, car les plus stupides pourront y voir un lien avec mon orientation politique. Et ce même si ça n’a aucun lien.  Tiens !  Tiens !

Le pessimisme fiche le camp. Virus doit prendre du mieux, mais il n’est certainement pas au bout de ses problèmes.   

C’est incroyable la similarité entre le Québec et la Grèce ancienne. Tous les sujets y étaient déjà abordés, ce qui veut dire qu’après 2.500 ans on n’a pas évolué d’un poil.          

Deux théories intéressantes.

Il existe deux nouvelles théories fort intéressantes.  Évidemment, on peut y croire ou non, mais elles formulent une conception de la vie qui nous invite à réviser les paradigmes qui créent notre monde.             

    Personnellement, je me demande :   

    1-    Qu’arriverait-il si nos sociétés étaient pour la liberté sexuelle (sans violence, domination, intimidation) et contre la violence ?      
    2-   Pourquoi n’y aurait-il pas une richesse maximum tout comme un salaire de base pour tous les hommes, de façon à assurer un partage plus équitable des richesses de notre monde ?       

La première étude est une discussion scientifique : la théorie des cordes.  Il est possible de la trouver sur wikipédia en textes, mais aussi en vidéos en allant sur Daily motion.com/.  Rendu là, on va dans la barre de recherche en haut à droite et on demande la théorie des cordes.  C’est exaltant.      

La deuxième étude : l’hyperscience.     

C’est plus discutable, mais ça demeure intéressant. Les vrais questions sont : Qu’est -ce que la vie, l’intelligence, la conscience ?  Cette théorie tente une réponse.  Malheureusement, le site qui diffusait ces textes est maintenant fermé.  Pourquoi ?  

Ces théories correspondent le mieux aux questions que je me pose depuis mon enfance.  Une passion comme une autre.  Vouloir comprendre.          

Je me devais de vous fournir ces informations, car elles constituent une voie de réflexion fort pertinente.  C’est peut-être vrai ou faux.  L’important, ce sont les questions soulevées.           

Excusez ce petit écart.  Je reviendrai à Virus dès demain.   

(Note : Virus est le seul tome que j’ai réédité au Québec. Les derniers amours de Platon, tome 1,  ainsi que le tome 3 ne l’ont pas été parce que je ne suis pas assez riche pour le faire. Cette série publiée à Paris a ensuite été interdite de publication sous prétexte que ça mettait la maison d’édition Edilivre en danger. Je n’ai jamais su quel danger. Et surtout, qui a fait les représentations pour que ces livres soient interdits, tout comme Le jeune espion)

Radioactif 527

octobre 17, 2022

Radioactif 527

Textes de 2009, p. 1058

La malhonnêteté intellectuelle.

Ça y est, nous voilà encore dans une tempête de malhonnêteté intellectuelle sans précédent à cause des partis politiques.         

Demain, Michael Ignatieff annoncera probablement que la population ne veut pas d’élections.  Il permettra ainsi à Harper de survivre jusqu’à l’automne, ce qui permettra à ce fasciste de placer ses semblables dans les postes clefs et, dans quelques années, on pourra reprendre, là, où on a tout laissé. L’histoire est cyclique.

Un des objectifs du fédéral est de plumer le Québec.  Avec des élections, on doit envisager une ou de fausses concessions pour avoir le vote de ceux qui sont encore assez naïfs au Québec pour croire dans la démocratie du système fédéral (et non confédéral).           

Si on voulait tant que ça que les gens votent.  Pourquoi ne pas voter par internet, on pourrait en toute sécurité, améliorer le nombre de votants.  Ne pourrait-on pas le faire par cette machine, en donnant un code à toute personne qui voudrait se prévaloir de ce nouvel outil ? Pour éviter les fraudes électorales?           

On fait croire que la démocratie coûte tellement cher ; que presque plus personne ne veut des élections.   Elles coûtent peut-être des millions, mais c’est encore moins que ce que dépensent les gouvernements.  La vraie raison de ce désintérêt, c’est qu’on a l’impression de voter toujours pour le moins pire, et non, pour un idéal politique, car ils sont tous pareils. 

Pour que le gouvernement cherche une solution, il faut une crise. On ne bouge pas sans ça.         

Écoutez les périodes de questions, c’est pire que dans une garderie.  Personne ne sait agir au-dessus des intérêts des partis politiques.   Nos partis politiques sont trop stupides pour penser au bien du pays. Pourtant, être en guerre ou pas, c’est une grosse différence. Éliminer le déficit, c’est aussi un point important.  Où est passé tout cet argent ?          

La guerre a coûté si cher qu’elle a ruiné la Grèce Antique, serait-ce que l’Afghanistan et l’Irak sont en train de nous faire la même chose ?  Où sont les travaux qui justifient un déficit de 40 milliards ?  Ne serait-il pas temps que l’on pense à un système financier comptable qui garantisse d’éliminer les déficits?  Au lieu de prévoir ce que ça coûtera, pourquoi les taxes et impôts ne seraient-ils pas fixés, après opération, en fonction de ce qui est arrivé durant l’année précédente?  Tout est fait pour jeter de la poudre aux yeux des contribuables.     

Être indépendant des États-Unis, c’est tout aussi très important.  La crise actuelle est le premier jalon d’une guerre d’énergies qui nous conduira probablement à l’éclatement de la planète. Nous ne pouvons pas vivre en grande santé quand nous sommes aussi dépendants de nos voisins et que ceux-ci sont sur le bord de l’implosion.

Ignatieff devrait avoir l’honnêteté de dire que la crise économique actuelle n’a jamais existé.  C’est une fraude mondiale et nous en vivons les répercussions, car 80% de notre production va aux États-Unis.   Harper ne peut pas avouer que le Québec n’a pas encore reçu l’argent pour les infrastructures que Charest prétend avoir créées pour combattre cette crise de  «gros bonnets » à l’échelle mondiale ».  C’était, toujours, selon Charest, préférable d’être dans les G20 – G8, etc., que devenir un petit pays.

Or, si on n’était pas un petit, dans la cour des grands, il ne nous resterait pas une seule plume.  Notre petitesse nous sauve de la crise mondiale parce qu’on est moins dépendant des multinationales.  

Si on avait été indépendant, on ne serait pas aussi pris à la gorge à cause de l’achat de notre nourriture aux États-Unis.  On aurait assez diversifié notre production pour s’en sortir.  Le coût de la vie, ça compte aussi.  La crise sert à baisser les salaires.  Une revendication des actionnaires.  Remarquez que là où nous sommes touchés, ce sont des multinationales, car elles font la crise ?      

Les banques sont les premières bénéficiaires. Les riches ont encore empoché plus de 700 milliards pour se renflouer.  Ces argents viennent des contribuables des pays riches.  Le FMI (banque mondiale) est un système d’esclavage pour les pays pauvres et en voie de développement.  Comment des banques qui faisaient des milliards ont-elles pu ainsi s’effondrer dans l’espace d’une semaine ?  Qui a l’autorité de resserrer les marchés ?  Qui prend cette décision ? 

Pire, les universités fournissent les spécialistes « mathématiciens» pour organiser et contrôler les crises.  Une crise, c’est un moyen de voler plus pauvre que soi, de nettoyer l’espace pour que les plus gros fassent ensuite plus d’argent. C’est un vol légal. 

Puis, il y a l’immobilier, car si on veut plus de profits, il faut augmenter la valeur des propriétés (on les rachète pour presque rien et on les revend dans une dizaine d’années à grand prix).  L’immobilier est un des grands moyens employé pour le blanchiment d’argent et par les banques pour faire des profits exorbitants par les cartes de crédit.                      

Les banques jouent le même rôle que les guerres.  Saper l’argent des contribuables.  Ce sont les guerres qui ont fait tomber l’empire de la Grèce Antique et non l’homosexualité comme l’a prétendu Montesquieu.  Les guerres ont engendré les révoltes populaires. 

La crise actuelle en est une du pétrole, de l’énergie.  Pas étonnant que les voitures électriques ne soient pas encore employées.  D’où vient Ben Laden ? Qui mène la guerre entre Israël et la Palestine ? (Religions juives et musulmanes)   D’où vient le pétrole ?  D’où vient la drogue ?        

Les religions servent à justifier toutes les actions qui ne tiennent pas compte de ce que sont les humains, mais qui conduisent à de gros profits.        

L’homme est un animal aussi primitif qu’à l’époque des cavernes, sauf qu’il s’est techniquement amélioré.  Dans La paix indésirable, une analyse faite pour Kennedy, on affirmait que la guerre permet des emplois bien rémunérés, grâce à la recherche.  Les salaires sont une des façons de redistribuer la richesse dans un pays qui a un bon système ou régime social.     

Dans la crise actuelle, on se fiche des travailleurs, les grosses compagnies font faillite pour pouvoir repartir sous un autre nom (les fusions)et faire plus d’argent, car on aura descendu les salaires en profitant de la grogne contre les syndicats qui n’ont pas su s’adapter, il faut bien l’avouer.     
   
  (À suivre demain car je dois aller faire mon petit peu de bénévolat pour penser que j’ai encore une raison d’exister.  Ferguson pensait qu’on se ferait enfermer pour avoir osé critiquer ainsi le système, à la suite d’une entrevue que j’ai faite sur vidéo avec lui quelques mois avant sa mort. On peut entendre cet entrevue à la Société d’histoire de la ville de Val-d’Or.)  


Les crises, c’est le système qui les crée.

Monsieur Parizeau a raison, nos gouvernements attendent qu’il y ait une crise avant d’agir. 

C’est ce que j’ai appris en 1972, en me rendant en France.  On dépendait du bureau du premier ministre de France.  Le grand révolutionnaire que je croyais être a appris que les crises c’est une soupape de sécurité.  Il en est ainsi depuis toujours, partout.  La violence dans les manifestations venait des barbouses (police politique française).     
            
Malheureusement, on manque de vision.  Pourquoi l’électricité n’a pas encore remplacé les autos au pétrole, par exemple ?       

Pourquoi ne prévoyons-nous pas les problèmes à venir ? Le manque de main-d’œuvre spécialisé ?   S’il y a des crises, c’est qu’on laisse pourrir les situations plutôt que de trouver des solutions quand il est encore temps.             

Comment peut-on accepter qu’en 2009 il y ait encore autant de misère sur terre alors qu’il n’y a quelques riches qui possèdent la majorité des biens ou presque tout ? 

L’ignorance favorise cet état de chose.  Elle est entretenue surtout par les religions.  En 1970, l’Église catholique était plus riche que Général Motors, qu’en est-il aujourd’hui ?  Que penser des états théocratiques ?  Qu’ont-ils de démocratiques ?          

Plus on regarde, plus on s’aperçoit que les hommes n’ont pas évolué, sauf sur le plan technique.  Il faut trouver un moyen de contrôler les richesses en contrôlant les multinationales. Il faut éliminer les religions et le remplacer par une science sur l’évolution psychique de l’homme, sa recherche du bonheur.      


BONNE FÊTE NATIONALE !     
Même si on doit encore attendre après le pays.

Radioactif 526

octobre 16, 2022

Radioactif  526

Textes de 2009, p. 1053

Avoir un ministre ?

Avoir un ministre dans ton comté : qu’est-ce ça donne ?     

Rien.  Absolument rien.  À moins que tu sois dans le groupe immédiat de décision et que tu sois encore assez idéaliste pour croire que tu peux changer le monde.  

Souvent, tu es moins bien desservi par un ministre que par un simple député qui n’a rien que ça à faire : s’occuper de ses électeurs.         

C’est un peu normal puisque le personnel du ministre doit se concentrer sur sa tâche de ministre plutôt que d’aider ses électeurs.            

Évidemment, on dira qu’un ministre peut mieux défendre un projet qu’un simple électeur parce qu’il est au conseil des ministres.  Probablement, mais le projet qui est bien enveloppé, a autant de chance de passer la rampe s’il est défendu par un député qui l’a à cœur. Il trouvera bien la meilleure personne pour le défendre au conseil des ministres.      

Par exemple, quand nous nous sommes battus pour réaliser le projet d’aéroport international à Drummondville, Smiley Pépin, de Drummondville, était alors ministre de l’Industrie.  Il a fallu une bonne manifestation pour qu’il allume et se rende compte que cette demande avantageait non seulement Drummondville, mais tout l’Estrie.  On sait la suite.  On a choisi Mirabel pour que les organisateurs autant à Ottawa qu’au Québec s’en mettent plein les poches.  Depuis, Mirabel a dû fermer les portes. Un éléphant blanc. Mais mauditement payant pour les libéraux du fédéral et l’Union nationale, au Québec. 

Une chose est certaine, Mirabel a été le choix du fédéral parce que Toronto voulait être la plaque tournante d’entrée avec l’Europe au lieu de Montréal.  Si Drummondville avait été choisi, et que le Québec était devenu indépendant, l’aéroport aurait appartenu au Québec ; mais puisque les avions devaient survoler l’Ontario avec Mirabel, advenant l’indépendance, l’aéroport devenait propriété du fédéral.  Et voilà pourquoi, on s’est fait avoir encore une fois.

Le fédéral donnait d’ailleurs des subventions aux compagnies qui quittaient le Québec pour s’installer en Ontario. C’est le bureau de Joe Clark qui me l’a confirmé.  Question de faire croire que l’indépendance faisait fuir les investisseurs.  Sommes-nous encore assez crétins pour continuer de croire les menteries d’Ottawa ?   

Si on est intelligent, on sait qu’on n’a pas signé la constitution rapatriée par le Pierre -Elliot Trudeau.  Il a amené une Charte des droits incomplète par rapport à celle du Québec, mais on l’a accepté et on lui a donné la priorité.    

Il lui a suffi d’écraser le Québec pour qu’on appelle dorénavant l’aéroport de Dorval, l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau.      

Plus t’es crosseur, plus t’es honoré dans ce pays qui se prétend libre;  mais qui s’agenouille encore devant la reine de l’Angleterre.   

Pas vite les francophones alors que les anglais savent, eux, ce qui est le mieux pour eux. Ils votent à 98 % pour tuer toute possibilité que le Québec soit encore français dans quelques décennies, grâce à l’immigration.  Le travail est encore plus facile à trouver en anglais.         

Tout le monde sait que l’indépendance ne se fera pas sans qu’on se tienne debout et  unis.                

BRAVO, MME MAROIS ! 

On semble comprendre enfin que l’indépendance du Québec est un but à atteindre. Cependant, il peut aussi survenir des solutions jusqu’ici impensables.  

Qui nous dit qu’à un moment donné, au cours des négociations, nous ne consentirons pas à la formule de gouvernement présenté, si c’était par exemple, une vraie confédération ?   Ce sont les provinces qui ont créé le fédéral.  Le fédéralisme est une structure centralisatrice, une déviance de ce que doit être une vraie confédération.  Fédéralisme = Un abus de pouvoir contre les provinces de la part du fédéral.

Le Canada est devenu centralisateur quand on a voulu rattaché l’est à l’ouest du pays par les trains et qu’on a assassiné Riel et ses métis qui voulaient leur pays.

Pourquoi serait-il impossible qu’un jour on le reconnaisse ?  Le Québec a toujours précédé le Canada dans la découverte de son identité.  Le Québec ne doit pas faire partie du Canada, s’il n’est pas plus respecté.  Sommes-nous des lâches ? 

L’indépendance existe pour nous donner une identité, une fierté. Mais, pour avoir une identité, encore faut-il vouloir exister.         

Qu’attendons-nous pour être les seuls responsables de notre culture, une culture que Harper et Ignatieff sont à étouffer.   

Sommes-nous fiers d’être francophones ?  Si oui, qu’attendons-nous pour nous doter des moyens pour assurer la survie du français au Québec ?  Pourquoi ne sommes-nous pas assez intelligents pour nous regrouper en un seul bloc comme le font les Anglophones pour nous empêcher de devenir un pays ?            

Qu’on le veuille ou non, au rythme que vont les choses, particulièrement à Montréal, dans très peu d’années, non seulement l’indépendance ne pourra jamais plus être réalisée ; mais avec l’immigration (non francophone) le fait français sera chose du passé.   Une simple question mathématique d’où l’importance d’accorder la priorité d’avoir le français comme langue de travail et une immigration francophone.  Notre premier désir est de laisser un pays francophone à nos enfants. 

Avec les changements que le fédéral veut apporter à la carte électorale, le Québec sera bientôt devenu à jamais une minorité, en d’autres termes, on pourra se passer totalement du Québec pour diriger le Canada. Qu’arrivera-t-il quand le Québec sera aussi faible ?  Ce n’est pas encore le cas que déjà il suffit de cracher sur le Québec pour s’assurer d’être le parti au pouvoir.     

C’est exactement ce que j’écrivais au début des années 90, dans mon livre Le temps d’agir, c’est-à-dire au moment où l’on arrivait pas encore à tuer notre nation, en créant des multitudes de tiers-partis pour nous diviser alors que les Anglophones sont de plus en plus unifiés contre un Québec français.   

Si on veut réussir à obtenir quelque chose pour le Québec, il faudra cesser toutes ces maudites luttes stériles et stupides entre partis politiques. 

Un Québec français ou l’indépendance doit être un but qui échappe aux mesquineries des partis politiques.  Si on veut survivre, il est temps qu’on cesse de se diviser en partis qui se veulent féministes, adéquistes, Québec solidaire, etc.  Si on ne peut pas y arriver, apprenons l’anglais, cessons de rêver d’un Québec français et disparaissons dans la grande mer anglophone.

Par ailleurs, si le Québec doit être un état francophone dans toutes ses institutions, il faudrait se rappeler qu’advenant l’indépendance, le bilinguisme sera un atout sur un plan individuel.  Il faut envisager l’importance des langues secondes sur une planète de plus en plus petite.  Et, dans ce cas, il faudrait consulter les Anglophones pour connaître l’espace et le projet qu’ils ont pour eux.  Un Québec indépendant, c’est le pays de tous ses citoyens.  

L’indépendance, c’est la recherche de ce qui est le meilleur pour les citoyens du Québec.  Ce n’est pas un rêve de bourgeois, mais un idéal.
 

Je suis bien content d’avoir écrit une constitution (j’y ajouterais la Charte des droits des enfants), même si je n’existe déjà plus dans le milieu littéraire et politique.  On m’a fait disparaître avant même que je meurs.          

C’est ma faute : j’ai choisi de défendre la pédérastie, car je considère essentiel que les jeunes aient droit à leur sexualité, sans devoir se faire mentir par les religions comme ce fut notre cas dans notre enfance. 

L’aliénation et la censure sont les deux plus grands obstacles au Québec.  Censure = Pas de liberté = Pas d’autonomie= Pas de démocratie= Pas de droits humains= L’ignorance au pouvoir.

Pourquoi les gens ne votent plus…

Depuis que Mme Marois a déposé son nouveau plan pour la souveraineté, on entend tellement d’imbécilités de la part des différents partis politiques qu’on se demande si ça vaut la peine d’aller voter. On dirait que nos partis politiques sont devenus des garderies.  Quand tout le monde se divise sur ce qui est essentiel, on devrait avoir honte.     

Je suis de plus en plus écœuré de la politique parce qu’aucun parti politique n’a assez d’honnêteté pour rechercher fondamentalement le bien-être des Québécois.  C’est tout aussi stupide, sinon pire, à Ottawa.         

Il me semble que sauver notre culture, prendre en main notre immigration, ce sont des éléments qui ne devraient même pas être discutables, tant il est évident que c’est pour le bien général des Québécois. Mais, on arrive à se diviser : les fédérastes trouvent qu’on en demande trop, donc, on veut des ententes administratives qui sont des coquilles vides ; les adéquistes crient qu’ils sont les premiers autonomistes alors que les péquistes leur disent que leurs revendications autonomistes sont des cris d’eunuques (ce qui est vrai si on ne fait pas l’indépendance).  

Ottawa est mort de rire et le français est en voie de disparition.  Quelle bande de caves nous faisons !          

Serions-nous devenus assez débiles que l’on doive s’empêcher d’améliorer notre statut juste pour avoir raison.  On n’a pas besoin d’adversaires pour tuer notre émancipation et tuer notre culture, on se suffit à nous-mêmes. Que de discours de nombrileux (moi, le premier).    

Comment peut-on demander à Ottawa de nous refiler les pouvoirs qui nous appartiennent viscéralement si l’on n’est pas assez intelligent pour mettre de côté nos petits intérêts de partis politiques ?  Il y a des réalités qui dépassent l’intérêt partisan.       

Les seuls qui devraient avoir une certaine réserve et que l’on se doit d’écouter pour s’assurer qu’eux aussi soient heureux d’habiter le Québec, sont les Anglophones, puisqu’il faut les nommer par leur nom.  Il faut tout en étant un état français, trouver moyen qu’eux aussi se sentent chez eux au Québec.  Quoique je pense toujours que s’il refuse le fait français chez-nous, le reste du Canada unilingue anglais les attend.       

Quel peuple peut se croire intelligent quand ses dirigeants se divisent ainsi pour faire des shows de télévision, souvent moins bons, que ceux de nos humoristes.

Radioactif 525

octobre 15, 2022

Radioactif 525

Texte de 2009, p. 1049

Bloc ou Ignatieff ?

Les prochaines élections fédérales seront un problème de conscience invraisemblable pour ceux qui, comme moi, ont toujours voté pour l’indépendance du Québec, qui croit plus que jamais que c’est la seule solution politique pour le Québec  parce que le Canada est une fédération (centralisatrice) plutôt qu’une confédération;  que les valeurs du Canada anglais sont à l’opposé de celles du Québec, mais qui,  pour rien au monde, voudrait voir le fasciste Steven Harper , reporter au pouvoir encore une fois.           

À Magog, c’est d’autant plus difficile que le bloquiste Christian Ouellet est un excellent député.  

Il a proposé des modifications aux règles de l’assurance-emploi (un sujet- prioritaire au Bloc depuis des années) pour aider les travailleurs qui perdent leur« job», à cause du vol légalisé que constitue la crise économique actuelle.       

Il veut un train rapide entre Sherbrooke et Montréal.  Question de permettre plus d’accès au travail.  Il est assez intelligent pour savoir que le capitalisme est le fond du problème.   Il sait que la fermeture d’usines ne peut être compensée que par un changement de production, des productions qui ne soient pas au coeur de la crise économique actuelle (pétrole et ses dérivés).     

Il a assez de sensibilité pour se lever pour combattre la censure.   L’ennemi numéro de la culture québécoise parce que la censure, c’est un moyen de contrôler les idées et la façon de penser des gens. 

La censure, c’est être trop lâche pour prendre le risque de discuter d’un sujet parce que sa position initiale est indéfendable, même si elle est approuvée par la majorité.  Le sujet est prétendument trop émotif.  C’est le moyen de proclamer une règle et la rendre indiscutable.  Crois ou meurs. L’Inquisition ou la Charia.  Même fermeture d’esprit.

Il sait que l’on a recommencé à déménager les institutions économiques du Québec, en Ontario (la bourse, etc.) et que Canada Inc. précipite le Québec Inc. vers une mort certaine.         

Le Canada tasse le Québec sur tous les plans, offrant de fausses ouvertures, pour mieux camoufler son empiétement.   On vole des milliards avec le papier commercial (une fraude) et le premier ministre Charest, l’ami de Paul Desmarais, refuse une enquête alors qu’on sait bien que le système est en train de créer la prochaine crise, qui sera encore pire que celle-ci parce qu’on pourra blâmer la Chine…  (On a déjà commencé).    

Nos compagnies s’installent en Chine et crient contre la concurrence.  Bande d’hypocrites ! La mondialisation sert uniquement à baisser les salaires des ouvriers.   Selon le capitalisme, il faut tuer les syndicats.Quel est celui qui peut affirmer que ça fait plus mal de se faire caresser que de perdre ton bas de laine quand tu n’es plus en âge de le remplir à nouveau d’où devoir te priver jusqu’à prier pour mourir plus vite pour que ça  fasse moins mal.           

Voler !  Voler !  Priver des aînés d’avoir une retraite bien méritée, c’est à mon avis, plus chiant, plus bandit, plus douloureux que de se faire faire une pipe, de se faire passer un poignet ou de se faire caresser, et ce, à n’importe quel âge.    

On dit que je suis baveux, ce n’est pas ce que je veux, mais je sais qu’utiliser des mots qui ne sont pas vulgaires (comme on dit), c’est aussi un moyen hypocrite de dire les choses et ne pas être compris.  Dis ainsi c’est très clair.           

Par contre, personnellement, je considère comme un affront à l’intelligence que le Bloc ait voté en faveur de l’augmentation de l’âge de consentement à 16 ans.  C’est ignorer le droit des jeunes à la chose la plus fondamentale chez un individu : sa sexualité et sa vie privée.  On ne devient pas sexué à minuit le soir de tes quinze ans (avec la fin du développement de tes testicules).  Pas étonnant que les jeunes se tuent parce qu’ils sont privés de ce droit fondamental et que les pédérastes se terrent, grelotant de peur, devant l’intolérance absolu de la majorité.  Ceux qui ont voulu quitter le Québec croyaient que c’était le seul moyen de survie…           

On oublie qu’au moment où on a voulu faire reconnaître le droit d’être homosexuel, la lutte qu’on livrait contre le projet portait toujours sur les pauvres enfants, comme si la sexualité pouvait être mauvaise. Comme si tout geste sexuel crée automatiquement un psychopathe.  Le même argument est venu quand il a été question de mariage gai.  Au moins, Ignatief dans son livre La révolution des droits reconnaît le droit des homosexuels à adopter des enfants.  Il n’y a pas que la sexualité dans la vie.  Elle prend une ampleur invraisemblable quand on l’interdit… pourquoi ? Y a-t-il une vraie raison d’interdire, à part la violence ?  Ce n’est pas parce que c’était de même, c’est de même et ce sera toujours de même, que ça l’a du bon sens ou pas.        

La Charte québécoise prévoyait qu’il fallait éliminer la discrimination à cause de l’âge, mais nos« corrompus par la vertu» ont vite obtenu que ça ne touche pas la sexualité.  C’est atroce de jouir, ça fait tellement mal que c’est plus traumatisant que d’être un enfant battu, un bébé secoué.   Un juge a récemment déclaré qu’un bébé secoué n’avait pas subi de traumatismes…  ce n’est pas con, non?  C’est ce qui m’a toujours écœuré dans les explications pour interdire la sexualité déviante.  Pas de violence. Pas de domination. Pas d’intimidation.  T’aime ou t’aime pas et c’est toi seul qui peut le déterminer, pas les adultes qui se projettent en toi.  La folie  » du scrupule » est tellement forte qu’on élimine des cours essentiels sur la sexualité dans un monde pris avec le sida, l’avortement, etc.  Peut-être qu’un peu d’ouverture ne ferait pas de mal dans ce domaine ?                      

C’est inexplicable à moins que le Bloc ait voulu plaire aux femmes (un bon nombre de votes) et ait oublié que le vrai féminisme ne repose pas sur la peur du sexe, mais constitue une recherche afin de trouver le moyen d’être égaux (hommes-femmes), tout en étant différents.    

 Par contre, peut-on prendre la chance de voir Harper l’emporter contre Ignatieff, même si ce dernier ne semble pas très solide quand il s’agit de défendre le Québec.  

Si on vote pour Ignatieff, rien ne nous dit qu’une fois au pouvoir il ne fera pas comme les autres.  Même si c’est prendre une chance, c’est encore mieux que d’avoir Harper.  Est-ce que le purgatoire pourrait amener les indépendantistes à réajuster le projet de façon à ce qu’il nous offre un nouveau rêve pour le Québec : un pays de tolérance.  Un pays où la misère est exclue.  Un pays qui dit non à la violence. Un idéal à réaliser.  Enfin comprendre qu’il y a moyen de vraiment changer les choses que si on est à la table des Nations Unies, parce qu’autrement, les multinationales sont plus fortes que les nationalités.

Pendant que Harper combat le registre des armes à feu, il songe à multiplier les moyens pour créer un registre sur les crimes sexuels, même non violents, encore plus performant.  Condamner à perpétuité pour avoir fait une pipe.  Hostie de malade !  Oups ! Ça m’a échappé.  Mais la bêtise me met de plus en plus en colère.

Ignatieff : un hypocrite


 Le docteur d’université sur les droits, nouveau chef du parti libéral, auteur de La révolution des droits, Michael Ignatieff, viendrait aujourd’hui de montrer son vrai visage en Chambre, en refusant de voter favorablement pour que les institutions fédérales au Québec soient obligées d’obéir à la loi 101.    

C’est exactement en contradiction avec ce qu’il a écrit alors qu’il était professeur. Selon lui, non seulement la loi 101 était honnête et justifiée, mais elle le demeurait bonne, même quand elle exige que les immigrants apprennent le français pour s’installer au Québec, étant donné notre situation particulière en Amérique.

Mais il n’était pas encore chef des Libéraux.  Sauf avec le Bloc et le NPD, on s’aperçoit qu’à Ottawa, il suffit de se prononcer contre le Québec pour s’assurer plus de votes dans le reste du Canada.  Combien de temps faudra-t-il que ça dure — pour que les brillants Québécois s’en aperçoivent ?          

On a beau chialer contre les immigrants qui nous empêchent d’avoir notre indépendance, chez les francophones on est divisé moitié-moitié quant à l’indépendance.  Les Anglais et les immigrants, eux, ont assez de génie pour voter à plus de 90 pour cent contre.  Nous, on se divise, comme d’habitude ou on ne va pas voter.            

Charest nous disait qu’on est mieux dans de grands ensembles.  Le temps a prouvé le contraire. Le Québec s’en sort bien justement parce qu’il ne fait pas partie de la grande mafia mondiale alors que nos grands penseurs économiques continuent d’essayer de nous faire avaler que les choses vont aller en s’améliorant dans les grands ensembles. Tous les G du monde sont de la merde.  

Comme le disait Paul Martin, watchez vos fonds de culottes quand on commencera à prétendre que le capitalisme s’effondre à cause de la Chine alors qu’il est en vérité en train d’imploser parce que les riches sont trop voraces.  On a bien commencé à chanter cette chanson pour expliquer les fermetures d’usines dont la seule vraie raison est une crise pour diminuer les salaires et tuer les syndicats.  Mais la crise du pétrole, le vol dans l’immobilier, la voracité des banques ont devancé et changé temporairement le refrain.  Les vols sont devenus plus palpables.      

On commence à se demander avec raison si nos systèmes économiques ne sont pas strictement que des institutions mafieuses ,  surtout les banques,  des bandits en cravates.           

M. Ignatieff ne voulait pas voter pour cette motion faisant de la loi 101 au Québec, une loi incontournable, sous prétexte que c’est un bill privé présenté par un député, en l’occurrence M. Pierre Paquette, du Bloc.  . 

Malheureusement, on n’a pas su les résultats de ce vote.  On n’en parle pas aux nouvelles.  Ce n’est pas important pour nous.  Ça nuirait aux libéraux.  Les journaux appartiennent à Gesca (Power Corp.) et Péladeau (le roi de la cour et des scandales)… C’est comme à l’époque où les romains avaient besoin des arènes pour se divertir.         

Ignatieff n’est pas au pouvoir que déjà il fait dans ses culottes et laisse tomber ce en quoi il croit.  Un lâche ou un profiteur ?  Les libéraux sont aussi anti-québécois qu’avant.  Ils savent qu’ils n’auront pas besoin du Québec pour renverser Harper, cet infâme personnage de droite, digne idéologiquement des Hitler et des Bush.             

Je pense que je n’ai plus besoin de me demander pourquoi je ne dois pas croire en Ignatieff.  Il y a répondu.  J’ai hâte que ce soit confirmer.  Socrate est mort, lui, pour ce qu’il croyait.  C’était un vrai.

Pas étonnant que le monde ne veut plus aller voter. On ne sent rien de sérieux dans ce qui se passe. On vote pour les moins pourris.   Je fais des élections,  si je les gagne ou je n’en fais pas,  si je les perds.  Des profiteurs. 

Radioactif 524

octobre 14, 2022

Radioactif 524

Textes de 2009, p. 1046

Intermède littéraire.

Au cours des dernières semaines, j’ai lu trois livres québécois très intéressants qui finalement se recoupent parce qu’ils nous forcent à réfléchir sur les sujets tabous, et, au Québec, on n’en manque pas.   

On a créé une commission sur les accommodements raisonnables, tout en croyant raisonnable de discuter superficiellement des problèmes parce qu’on a politisé le débat et qu’il ne faut surtout pas voir un effet religieux à la base des discriminations.  Et, on s’étonne que ça ne change pas.  Il faut continuer à vivre, à penser « by the book ».  Les émotions l’emportent sur la raison.  Moins ça change, mieux c’est !            

Pour me divertir et entrer dans l’ambiance, j’ai lu Sortir de l’ombre, un collectif de nouvelles et récits gais.  C’est publié par l’Arc-en-ciel littéraire.  Ce groupe de Montréal arrive à nous dérider, tout en nous faisant partager leurs émotions quant à ce qui les aurait amené à se découvrir gais.  Certains y ont goûté, comme Réjean Roy, qui a perdu son emploi et a dû déménager au Québec, étant victime quotidiennement de discriminations, dans la belle province du Nouveau-Brunswick, un coin de pays à voir absolument.     

D’autres ont vécu ça «mollo», comme l’écrivain bien connu, Marcel F. Raymond, qui s’est tout simplement rendu dans un sauna gai.  Aussi, les textes de Richard Bradley, une amitié d’enfance (et ses rêves) retrouvée.  Quant à Wilhem Storitz, il présente une nouvelle version gaie et amusante de Caïn et Abel, nous permettant de relaxer un peu et sainement rigoler, avant de se plonger dans l’univers de la réflexion philosophique des deux autres livres.           

Le deuxième livre est formidable parce qu’il met en scène un sujet plus que tabou au Québec : la pédérastie que l’on confond d’ailleurs avec la pédophilie, la différence fondamentale étant une question d’âge et d’attitude.     

Les définitions de ce ces deux mots sont historiques (datent même de la Grèce Antique) d’où il est assez incroyable que les auteures d’ici ne sachent pas la différence.  Un moyen de faire condamner le second par la fusion au premier ?  Il s’agit d’Olivier ou l’incroyable chagrin, de Nicole Fontaine, chez Hurtubise.    

Ce roman tente de nous faire voir la perception qu’ont les féministes de ce phénomène, phénomène qui existe depuis la nuit des temps, mais dont on n’ose pas parler de peur d’être accusé  d’approuver ou de minimiser la réalité.  A-t-on le droit d’aimer ou être ami avec un pédéraste?  La censure maintient l’ignorance et la peur.  La littérature tue la censure, si elle est libre.  Et ce livre est surprenant.

L’ostracisme qui entoure toute forme de rapport sexuel entre un ado et un adulte est encore présent dans notre société dite «ouverte».  On le retrouve dans ce livre.  Malheurs à celui ou celle qui pourrait essayer de vivre la pédérastie.  Cet aspect saute aux yeux quand madame Fontaine parle de la peur d’Olivier, même si, à son avis, elle confond cette peur avec la culpabilité, car en plus d’avoir aimé un petit gars de onze ans à l’étranger, Arun, il aime aussi Clara, qui attend même un enfant de lui.  Bel effort pour la dramatique. 

Olivier se suicide-t-il par amour, voyant l’impossibilité de continuer avec Clara qui ne l’acceptera jamais?  Il est conscient qu’une telle expérience dynamite sa vie actuelle et future.  L’ostracisme fait que personne ne cherchera à le comprendre, étant de mise de le condamner automatiquement.   Finalement, le suicide n’est-il pas la seule vraie, bonne et efficace solution?  Comme disait un ami pédéraste avant de se suicider : je voudrais que l’on interprète mon suicide comme un meurtre.  Est-ce que Clara l’a quitté parce qu’il est paraplégique, qu’il ne peut plus faire l’amour ou parce qu’elle ne peut pas lui pardonner son orientation sexuelle, son aventure pédéraste?         

Tous les ingrédients sont disposés pour offrir une saine réflexion, en dehors de l’émotivité et l’aveuglement religieux.  Ce qui est intéressant avec le livre, il fait taire les préjugés à l’effet que le petit gars est traumatisé d’avoir été «violé», ce qui n’est pas le cas, puisqu’Arun, vit la suite de cette relation avec un amour profond pour Olivier, un amour partagé par sa famille.  Un abus ne demande pas la permission et s’il n’est pas consenti, il finit par éclater au grand jour.  Dans ce cas, le jeune est bien content de cette relation.  Est-il le seul?  Est-ce parce qu’il vit dans une société plus ouverte?  Les traumatismes naîtraient-ils de la condamnation sociale?  Le suicide est-il une lâcheté quand il n’y a aucun moyen de vivre heureux parce que les autres ne peuvent pas accepter ce que vous êtes?

Est-ce donc notre société qui erre dans l’erreur?   Dans le monde d’Arun, on accepte la pédérastie.  L’auteur tue ainsi un des mythes inventés : il n’y a pas de viol puisque c’est normal dans son pays.  Qu’est-ce qui est plus sain : vivre en pleine liberté et bonheur, selon la réalité de la nature ou vivre dans un monde qui condamne sans procès toute sexualité selon l’âge, selon les normes judéo-chrétiennes et qui ne laisse que le suicide comme solution?  Les suicides et les fugues pour des raisons sexuelles chez les jeunes du Québec ont pourtant de quoi faire réfléchir.  Est-ce une raison suffisante pour en discuter sans se faire crucifier, si on ne partage par l’opinion populaire? 

D’accord ou pas, ce livre a, au moins, le mérite d’amener un «soupçon de possibilité de discussion» même si on sent, à sa lecture, qu’il faut voir un salaud dans Olivier.  Mais, au moins, on en parle.  On coupe avec la censure comme solution à la réalité sexuelle des humains.  La tolérance a bien meilleur goût.          

Le troisième livre est plus philosophique et non moins intéressant puisque son auteur sera probablement bientôt le premier ministre du Canada, M. Michael Ignatief  Surprenante présentation pour un indépendantiste?  Non, simplement réaliste.  Ce livre s’intitule La révolution des droits, publié chez Boréal.          

M. Ignatief poursuit une réflexion philosophique très intéressante.  Il proclame d’abord que les droits individuels doivent l’emporter sur les droits collectifs, car ces droits sont justement là pour protéger les individus contre les «abus» de la majorité.  Est-ce que M. Ignatief respectera ses valeurs, en éliminant les changements au code criminel qui violent les droits des jeunes individus à vivre la vie sexuelle de leur choix tant que c’est, sans violence, sans domination et intimidation?  En portant l’âge de consentement à 16 ans, ne prive-t-on pas ainsi tous ceux qui sont moins âgés de ce qui est le plus fondamental dans le développement de leur personnalité : la sexualité?  Ils ne peuvent évidemment pas réclamer ce droit.    

Par la suite, il nous entraîne sur les droits des autochtones (quel vilain mot pour remplacer indien, un mot beaucoup plus beau) et des Québécois.  Là encore, il nous réserve quelques surprises.  Il proclame l’existence de trois nations au Canada. Il semble d’avis qu’il ne faut pas de chevauchements quant aux pouvoirs entre le fédéral et les provinces.  Il donne raison à la loi 101, il croit comprendre que le différend entre les Québécois et les Anglais du Canada est basé sur une interprétation différente de l’histoire.       

Que devons-nous en retenir?  Si les Anglais du Canada croit, comme le dit M. Ignatieff que nous, les Francophones, devrions nous réjouir de la victoire des Plaines d’Abraham parce que l’Angleterre a protégé le droit à notre langue et notre religion, leur rappellera-t-il que la milice britannique a alors brûlé les maisons et que ce droit a été cédé parce que l’Angleterre avait peur que le Québec s’allie avec les révolutionnaires qui voulaient créer les États-Unis? 

De l’opportunisme politique.  Malheureusement, on ne le saura pas avant son élection, mais son point de vue mérite d’être analysé, car il est différent de ce que nous avons entendu jusqu’à maintenant.  M. Ignatieff est un intellectuel.  Que fera-t-il quand il sera question d’agir ? 
     
Ce livre doit être lu pour comprendre la pensée de M. Ignatieff.  C’est de bonne guerre, mais la question fondamentale demeure : qu’est-ce qu’il fera de ce qu’il a de nouveau à apporter?  Si on aime les discussions philosophiques, ces trois livres ont de quoi nous occuper pour encore bien longtemps.              

Avant d’écrire l’article d’aujourd’hui, j’aimerais vous référer à celui que j’ai écrit sur Nipox, mon autre blog.  Ce n’est pas pour me plaindre, mais pour faire comprendre à quel point la censure au Québec est devenue une force littéraire et politique. 

Radioactif 523

octobre 13, 2022

Radioactif 523

Textes de 2009, p. 1043

BONNE FÊTE DES PATRIOTES |

Qu’on le veuille ou non, le Québec est en train de se faire bouffer par le gouvernement fédéral, sur tous les plans.     

Sur le plan économique, les Québécois viennent de se faire arnaquer pour plus de 40 milliards.  Le pire, ce vol a été possible grâce à ses propres institutions dont certaines déménagent déjà vers Toronto, aux dépens de Montréal.           

C’est fou comme les crises sont possibles sous un régime libéral!  Les péquistes seraient-ils mieux?  Quand on songe aux commandites, on est porté à croire que les libéraux sont les meilleurs.  Ils savent, l’argent étant leur principale préoccupation, quelles lois sont nécessaires pour s’en mettre un peu plus dans les poches.           

Les PPP sont-ils autre chose qu’un moyen de contourner les règles pour donner des contrats?  Pourquoi s’attaque-t-on à la FTQ : c’est la deuxième colonne vertébrale du mouvement indépendantiste?  Tuer les syndicats, c’est payant dans un contexte sur-capitaliste.   

L’indépendance du Québec n’est pas assez payante pour les institutions internationales d’où leur intérêt à ne pas la laisser se réaliser.  Le Canada risquerait de ne plus participer à la guerre en Afghanistan.  Pire, les États-Unis perdraient le monopole de la pensée en Amérique. Les Québécois ont une tendance vers la libre pensée. Ils sont un peu plus évolués que les Américains. 

C’est aussi très étrange qu’on ne fasse pas intervenir l