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Radioactif 262

janvier 17, 2022

Radioactif 262

25 Novembre 2007

Le hasard.

Le hasard fait drôlement les choses. 

Depuis quelques temps, j’ai le sentiment que l’on aimerait bien m’épingler d’ici un an parce que je propage un peu trop la conception que la société est pourrie et que plus tu es riche, plus tu t’es enrichi sur le dos des plus pauvres, grâce à nos institutions qui régissent non seulement notre agir, mais nos pensées. 

Il y a cependant quelques exceptions : les découvreurs.  Ce n’est pas tout le monde qui a la chance et le génie de découvrir quelque chose d’utile à l’ensemble de l’humanité. 

Actuellement, l’industrie la plus payante est celle de la peur ou de la sécurité.  On ne peut pas entretenir la peur, si on n’entretient pas le danger. 

Or, hier soir, je suis allé à un spectacle.  Une des choses que j’adore avec le petit vin que j’y prends.  Je discute avec un voisin de publication et ces problèmes. 

Quand vient le temps de parler de mes livres, ça ne me tente pas de parler de la pédérastie mise à nu. 

J’ai écrit ce livre pour me débarrasser du sujet parce que je crois en avoir fait le tour, avoir tout dit ce que j’avais à dire et pourtant il me revient à la figure à tout moment. 

Je réponds donc à sa question à savoir sur quels sujets  je parle : tout ce qui est interdit. 

La discussion se poursuit et le même gars m’indique après un certain temps qu’il est policier.  Je ne sais pas jusqu’à quel point j’ai piqué sa curiosité, mais ça m’apprendra à être plus prudent. 

Il était assez jeune pour ne pas connaître l’histoire de l’aéroport de Dorval qu’on voulait à Drummondville et de la trahison du gouvernement de Pet Trudeau. 

J’ai été aussi étonné d’apprendre que la police connaît très bien les films qui prétendent que les attentats du 11 septembre ont été organisés en connivence avec les services secrets américains pour justifier par la suite son intervention au Moyen-Orient (le pétrole et la Bible). 

Pourquoi, si on sait tout ça, qu’au Canada on n’arrive pas à nous protéger de cette stratégie planétaire géopolitique ? 

À quand un monde fait pour les humains ?   Les religions sont à la base de toutes les guerres. Qui dit religion dit domination.

25 Novembre 2007

Le corps : une merveille !          

Le corps est une merveille en soi. 

Il est inimaginable que l’on nous le présente comme la cause de notre dégénérescence parce qu’il meurt. 

C’est bien normal puisque la vie est une attraction électromagnétique ou quelque chose du genre qui incarne un monde, une suite d’état d’instabilité, de transformations jusqu’à épuisement et  un retour à l’ensemble des énergies pour être remodelée et recommencer. Toujours. Toujours. 

L’univers est une perpétuelle transformation.  Un réajustement d’énergies. 

C’est drôle que dans ma petite tête, j’ai toujours cru que la matière inerte est aussi éternelle et que la vie est une onde qui en modifie sans cesse les structures. 

Cette onde venait-il de l’extérieur ? Un dieu.  Où de l’intérieur, c’est-à-dire présente dans l’énergie matérielle et capable de se transformer en énergie électromagnétique qu’après avoir atteint un certain degré d’attraction suffisant pour modifier l’environnement.  Comme la foudre dans le ciel.  

Si la vie est facile à concevoir, que l’espace-temps dépasse notre entendement, il en va tout autrement de la conscience, de la mémoire, de l’intelligence, des énergies qui ressemblent plus à celles qui animent nos ordinateurs. 

Juste ces quelques secondes de réflexion sur la vie nous prouvent que la nature mérite toute notre admiration. 

Pourquoi y réagir comme si c’était mal ?  Simplement parce qu’on ne se donne pas la permission de réfléchir en dehors des idées reçues.  

Dans ma petite tête, rien n’a été créé. Tout existe depuis toujours, mais se transforme tout le temps.

Radioactif 261

janvier 16, 2022

Radioactif 261

24 Novembre 2007

Éducation.

Le premier but en éducation est de développer l’autonomie, la responsabilisation,  en d’autres termes, de créer une conscience personnelle. 

C’est pourquoi je préconise qu’on taise l’âge de consentement et qu’on la remplace par la rentrée au secondaire.  

Les cours sur la sexualité devraient être dispensés seulement à la fin du primaire afin d’apprendre à dire «oui» et «non», «j’aime ou j’aime pas». 

Ainsi, il est possible de renchérir son estime de soi, de se créer une conscience personnelle et constater que la sexualité n’est surtout pas un interdit, comme ce le fut toujours, mais une responsabilité qui marquera le reste de notre vie. 

L’interdit vécu comme une paranoïa collective et hystérique est la probablement la première des séquelles que vivent les gens à la suite d’une expérience sexuelle si elle est libre, consentie et agréable.

24 Novembre 2007

La stupidité au pouvoir  1.         

Le pseudo scandale d’initiation d’une policière  dans la police de Québec démontre jusqu’à quel point nos lois sur la sexualité sont encore archaïques et parfois carrément débiles. 

Qu’on le veuille ou non, même si c’est complètement malade, elle a le droit de prétendre qu’elle a été victime d’un crime à caractère sexuel.  Un toucher peut être fait à l’aide d’un objet, selon notre code pénal.  C’est fou, mais c’est comme ça. On oublie que la gravité d’un geste tient à ses conséquences.

Heureusement, on avait oublié la bêtise que peut provoquer nos scrupules ;  mais il a fallu qu’une policière ressuscite cette conception vieillotte de l’attouchement sexuel pour s’apercevoir qu’on a jamais eu l’intelligence de modifier notre définition d’un crime sexuel en fonction des découvertes scientiques. 

C’est comme demander d’interdire la lutte parce qu’un des adversaires peut tenir l’autre par la «fourche» pour lui écraser les épaules au sol.  Une des choses que l’on m’a déjà reprochées dans u de mes procès. 

La bêtise peut être immense quand elle est alimentée par nos scrupules. 

Le seul aspect comique de cet incident est que ce soit la police qui en ait à défrayer la bêtise.   Ce serait encore plus fou d’interdire cette coutume ou de devoir revenir à l’époque des tavernes pour avoir droit de respirer. 

Une loi pour les gars et une loi pour les filles. L’égalité de la femme serait qu’elle assume sa sexualité, sans toujours avoir honte ou voir le diable dans tout ce qui touche le mot plaisir.  Les féministes d’antan ne maudissaient pas le sexe, mais savaient qu’une femme vaut bien un homme.

Prenons pour acquis qu’il ne s’est rien passé à part la pesée : un policier nous balance sur son dos, d’autres gagent sur notre poids et un moment donné, un autre policier nous frappe avec une petite planche sur les fesses.  J’ai déjà raconté cette situation dans un de mes billets.

Ce fut aussi mon initiation policière à mon entrée comme journaliste. Loin d’être mort, j’avais trouvé ça une occasion formidable de rire avec les policiers.  J’avais appris à ne jamais cesser complètement de me méfier des gens, de ne pas avoir une confiance aveugle, même envers la police. Le policier qui devait me frapper a dû retenir son coup, car j’ai tout de suite descendu un de mes bras, au cas où. On ne m’a pas cassé le bras, on s’est amusé. 

Il faut être malade pour voir là un crime.  Bien des gars de la construction seraient déjà en prison, car une des farces les plus appréciées était le gars qui te prend le «paquet» par en arrière et te fait faire un saut.  Quel crime ! 

On peut bien être rendu dans un monde assez fou pour pouvoir être poursuivi pour harcèlement si t’as le malheur de rire des performances dans ton pantalon et qu’une femme se trouve alentour. 

C’est manquer de tact, j’en conviens, mais de là à en faire un aussi gros plat, c’est carrément stupide.  Le scrupule n’est qu’un degré de psychose paranoïde qui n’est pas encore tout à fait dangereux, mais qui peut le devenir quand on l’impose aux autres.  

Le pire, selon notre code criminel, un toucher d’ordre sexuel peut-être fait avec un objet.  Donc, d’un certain point de vue, elle a raison.  Mais, quand on y pense comme il faut, c’est complètement débile. 

Personne n’a été blessé à ce que je sache, personne en a souffert , sauf son orgueil et ses complexes, mais elle a le droit de penser que ses fesses valent plus que les reliques. 

Si c’est ça l’égalité, on peut se demander jusqu’où cette folie va nous conduire.  Un ministre a déjà fait scandale pour avoir donné une claque  (taloche) sur les fesses d’une dame de son parti.  Il en souffert pour le reste de sa carrière politique. 

Est-ce dans ce monde fou que l’on veut vivre ?  Il y a 30 ans, j’écrivais pour que la Commission sur la révision du droit examine ces prétendus crimes à caractère sexuel.  Évidemment,  je ne fus jamais pris au sérieux.  Aujourd’hui, on a éliminé cette commission pour économiser. 

Notre système judiciaire est comme la tradition, figé dans l’ignorance.

15 janvier 2021

Le Québec vient de créer un tribunal spécial pour les causes concernant  la violence conjugale et sexuelle.

C’est une bonne idée a priori, mais le problème c’est que l’on dépense des centaines de millions pour préparer, accompagner le témoignage des prétendues victimes.

Comment peut-on croire qu’il est encore possible de tenir un procès juste et équitable, quand une des parties part nettement favorisée?

La justice n’est pas rendue seulement quand l’accusé est automatiquement reconnu coupable comme le voudrait les féminounes (féministes wokes).

Il y a une différence entre un attouchement sexuel (une claque sur une fesse, par exemple) et un attouchement violent (la personne est immobilisée pour permettre cet attouchement, par exemple). Dans un cas, on emploie la force dans l’autre, non. On s’arrête ou on continue, ce qui est devient carrément du harcèlement.

Il y a une différence entre un attouchement simple ou celui où tu te fais dire que l’autre ne veut pas et que tu continues quand même. 

La question de consentement en matière sexuelle est fondamentale.  Ton approbation ou désapprobation doit être claire comme de l’eau de roche. Un simple attouchement, sans violence ou sans emploie de la force, est davantage une question de savoir-vivre que de harcèlement.

Notre problème est que le tribunal ne fait aucune distinction entre la gravité des gestes posées.

Tout cela tient du fait que l’on présente presque toujours la sexualité en soi comme un geste pervers.

On oublie que dans la majorité des cas, s’il y a consentement, les gestes sexuels sont des plaisirs. Difficile de penser ainsi quand on s’est fait laver la cervelle par les religions qui voient du mal dans tout ce qui se passe en dehors du saint sacré

mariage.

Radioactif 260

janvier 15, 2022

Radioactif 260

Colloque sexuel de l’ADQ.         

M. Dumont, Quelle merveilleuse idée de tenir un colloque sur la sexualité qui permettra aux citoyens du Québec de constater le vide absolu des critères sur lesquels la religion a amené les Québécois à maudire la sexualité plutôt que de la vivre avec responsabilité et sans violence. 

Cela permettra également de percevoir jusqu’à quel point notre notion puritaine de la sexualité est une des principales causes du suicide chez les adolescents. 

Un tel colloque, s’il est honnête, démontrera qu’il existe une différence immense, infranchissable entre pédophilie et pédérastie. 

Si on veut respecter les individus, on tiendra compte des différents stades de développement de la sexualité des individus et la vitesse de leur évolution (Freud, Reich, Fourrier). 

Par la suite, on devra avoir le courage de dénoncer l’approche du gouvernement canadien de Stephen Harper qui poursuit l’ignorance religieuse en la matière comme critère indiscutable de l’établissement des lois sur la vie sexuelle.  Ces lois qui contreviennent à la réalité de la nature humaine ne tiennent même pas compte de la différence entre des faits violents d’avec des expériences consenties, voire même agréables. 

Harper viole la clause des droits de la personne à l’effet qu’il n’y aura pas de discrimination d’âge. 

Questions

Je vous soumets quelques questions auxquelles on pourrait répondre :


a) Doit-on proposer une approche plus libre, plus responsable, apprendre le sens de consentement chez les jeunes pour leur permettre d’avoir une conscience personnelle ?  Savoir ce qu’implique de dire oui ou non à des relations sexuelles ?   

b) L’approche religieuse de la sexualité n’est-elle paranoïaque et hystérique?  Le fanatisme n’est-il pas une forme de problèmes mentaux ?  Comment peut-on avoir une estime de soi quand on croit que notre sexualité, la base même de notre personnalité, est condamnable ?  

c) La paranoïa et l’hystérie qui entourent les relations à l’adolescence ne sont-elles pas les principales sources des séquelles psychologiques qui, prétend-on, entourent une expérience sexuelle chez un adolescent ?  Les réactions sociales ne sont-elles pas encore pires que l’expérience sexuelle vécue d’une façon non violente et consentie ? 

d) Pourquoi n’a-t-on pas l’honnêteté intellectuelle de reconnaître la différence entre pédophilie et pédérastie ?           

e) Pourquoi ne fait-on pas une différence entre celui qui accepte et vit une conception de liberté sexuelle et le délinquant sexuel violent, donc dangereux ?

f) En quoi un Dieu absolument immatériel peut-il nous dire comment on doit se comporter pour être un individu sexué responsable ?  Dieu a-t-il un zizi pour le savoir ?        

g) N’est-on pas à créer une nouvelle industrie : la sexualité réprimée.  Chantage? Fondations de toutes sortes? Une concession à la pègre? Un moyen de mieux faire vivre certains professionnels?     

h) Pourquoi s’il n’y a pas de violence peut-on retourner dans la vie d’un individu jusqu’à 30 ans derrière et, s’il est reconnu coupable, de pouvoir le harceler jusqu’à la fin de sa vie alors qu’il y a prescription de deux ans sur le proxénétisme ? 

Est-ce un règlement raisonnable avec la pègre ? 

24 Novembre 2007

Prudes excessifs et compulsifs.         

Plutôt que de jouer aux prudes excessifs, pour ne pas dire maladifs, on se demandera pourquoi la sexualité est encore une raison majeure de suicides chez les adolescents? 

L’approche préconisée par la société est strictement contre- nature, en rejetant toute forme de sexualité en dehors de la procréation et en fixant un âge minimum de consentement. 

N’est-ce pas nier le rôle de communication, de liens affectifs de la sexualité?  L’importance que l’on y accorde n’est-elle pas strictement démesurée pour ne pas dire complètement hystérique ? 

Que doit-on faire pour promouvoir l’égalité homme-femme, sûrement le contraire de ce qu’implique la sexualité à travers les religions?  Comment peut-on prévenir les maladies vénériennes si on maintient le tabou de la sexualité, encore plus s’il s’agit d’une déviance. 

Marcuse a-t-il raison de prétendre qu’il serait plus profitable pour la société de tolérer les déviances non-violentes ?  Il est inacceptable qu’en 2007, notre société juge encore la vie sexuelle à partir de prémisses erronées et fortement dépassés des religions.  Je vous joins mon dernier livre La pédérastie mise à nu.  J’espère que celui-ci permettra à votre parti politique d’approfondir sa position sur une question aussi déterminante quant au bonheur des Québécois. 

Si ce colloque n’est pas fait juste pour entendre ceux qui condamnent la sexualité, ça pourrait être très intéressant et très constructif. 

En tous cas, on devra revoir la décision d’éliminer les cours sur la sexualité, ne serait-ce que pour informer les jeunes sur les maladies vénériennes et à avoir une approche plus positive, plus apte à développer l’amour de soi à travers sa vie sexuelle. 

Radioactif 259

janvier 14, 2022

Radioactif 259

23 Novembre 2007

Religion 1.   

(Mémoire pour la Commission Bouchard –Taylor)           


Un rite n’est pas une religion. Les événements qui nous ont menés à cette réflexion touchent principalement la religion et la langue.  Et, si on est un peu perspicace, ce ne sont pas les religions et leur droit d’exister qui sont remis en cause, mais leurs rites et leur approche de la sexualité.  On devrait un jour pouvoir au Québec traiter de ce sujet de façon rationnelle et non avec une émotivité digne des membres de l’Inquisition. 

Les règles judiciaires ne doivent pas être simplement une prolongation des règles religieuses.  Il suffit de se rappeler de la guerre pour les cheveux longs qui, disait-on, touchait directement à notre identité sexuelle  pour convenir qu’au fond, c’est le même problème.  Un problème qui n’est pas religieux, mais tout à fait sexuel : le voile sert à cacher les cheveux, symbole sexuel.  C’est la même chose pour le kirpan : un signe religieux initiatique à consonance mâle, comme dirait Freud. 

Mais dès qu’il est question de sexualité au Québec, nous faisons une crise d’émotivité et d’identité comme si l’Église dirigeait encore tout ce qu’on pense.  On n’arrive même pas à faire la nuance entre des gestes violents et non violents.  La sexualité est toujours le diable ambulant en pleine crise de laïcité.  Contrôler la sexualité, c’est contrôler l’émotivité.            

Le problème n’est pas de garantir le droit des individus à professer une religion, mais le droit d’une religion à implanter et imposer dans l’espace publique ses rites sous prétexte de sa foi. 

Ça rappelle l’Église catholique alors que tout était péché.  Hors de l’Église, point de salut.  Enfer pour tous ceux qui mangeaient de la viande le vendredi, l’enfer pour tout.  Comment créer une forme d’estime de soi dans de telles conditions?  L’Église a changé ses rites parce qu’elle était de plus en plus délaissée et personne n’en est encore mort… pour ce qui est de savoir si on sera sauvé quand même, on verra de l’autre bord… Personne n’est encore venu nous donner la réponse .         

Notre passé n’est pas très éloquent quant à la tolérance.  Non seulement tout ce qui touchait à la sexualité était-il soumis à la pire des censures.  On avait même des livres à l’index que n’importe qui lit aujourd’hui avec plaisir. 

Il fallait avoir peur des communistes, rejeter les Bérets blancs intolérables, craindre les étrangers pour leur religion et aujourd’hui nous devons nous accrocher à une morale sexuelle archaïque.  Plutôt que de prôner la responsabilité et l’autonomie, on se vautre dans la haine des ennemis présentés par Quebecor. 

Est-il normal que l’on puisse scruter la vie d’un individu jusqu’à 30 ans en arrière  et le condamner à une surveillance perpétuelle jusqu’à sa mort pour un attouchement sexuel alors qu’il y a prescription de deux ans pour le proxénétisme? 

Être à tort ou à raison accusé d’un crime sexuel non violent est une invitation au suicide.  Un pédophile est moins dangereux qu’un George Bush qui, pour respecter la Bible et préserver le pouvoir du pétrole au Moyen-Orient, crée une guerre qui tue des milliers de personnes?   Ou du chauffeur ivre qui tue un jeune sur le bord de la route?  Ou des parents qui secouent leur bambin?  Pourquoi ce devoir de chasteté qui ne tient à rien de rationnel est-il plus important que la vie? 

Notre système est bien meilleur pour protéger les pénis que de protéger le cerveau de ceux qui le portent.  Le jour où la lutte à la violence et aux drogues fortes sera aussi importante que la lutte à la sexualité, on commencera à pouvoir songer à une forme de société.  Une société qui respecte l’Homme. 

Ce n’est pas l’Égalité entre l’homme et la femme que l’on devrait proclamer, mais l’égalité existentielle juste du fait d’être un être humain comme dans la déclaration des droits, lors de la révolution française.  Mais, il a fallu P.E.Trudeau pour combattre la Charte des droits de la personne, un charte trop québécoise à son goût.

En  fait, on a mis dans notre constitution une obligation de permettre aux gens d’exercer leur religion en opposition à la peur du nihilisme communiste.  On a oublié dans cette obligation de distinguer cet athéisme des autres religions sur terre.  Il y a une différence entre rites et dogmes. 

Si l’on veut une véritable égalité entre les hommes et les femmes, il faudra repenser la sexualité dans et en dehors du mariage, en fonction de la science et non à partir des idées préconçues et archaïques des religions.  Les religions nous ont tenus dans une atmosphère janséniste et puritaine qui est la principale cause avec les drogues des suicides chez les adolescents. 

Il est temps que l’on se rende compte que le rejet des religions c’est plutôt le rejet de leur façon d’aborder la sexualité. 

Toutes les religions sont misogynes.  Pour se libérer de leur étau, il faudra apprendre à faire une distinction entre la foi en Dieu, la prière et les lois qu’elles ont inventées pour contrôler les individus. 

Il faudra voir la sexualité scientifiquement plutôt qu’à travers la perception dépassée du péché.  Le Québec de demain pour consacrer l’égalité homme-femme deviendra-t-il plus scrupuleux comme l’exigent certaines féministes réactionnaires ou plus libertin comme le commande la nature masculine?  Continuerons-nous à aborder la sexualité des jeunes et des adolescents à partir des préceptes des religions ou reverrons-nous les lois pour correspondre à la réalité humaine comme l’enseigne entre autre la psychanalyse?  Voulons-nous former des jeunes responsables, autonomes, équilibrés ou percevoir la sexualité comme une saleté où la paranoïa est sans limite à un point tel qu’on essaie de nous faire croire qu’une caresse est pire qu’un meurtre ?  

Pour les Québécois, la ligne de démarcation est facile à établir. 

Tous les individus ont le droit de professer chez eux, à la maison, la religion qui leur convient ainsi que dans leurs temples. 

Cependant, les religions doivent adapter leurs rites à la vie civile de la société.  Par exemple, pas d’excision possible ou des rites qui s’attaquent à l’intégrité physique d’un individu.  Le port de la burka est inacceptable chez-nous parce que nos soldats se font tuer en Afghanistan pour libérer les femmes de cette obligation des Talibans.  Faut-il tolérer le voile islamique dans un espace public ?  Pourquoi pas, si on voit la figure et que la femme qui le porte le fait en toute liberté? 

J’avoue que ce rite ne m’empêche pas de dormir.  Il ne faut pas passer d’un excès à un autre.  Par contre, on ne peut pas empêcher la terre de tourner pour prier d’une certaine manière et à certains moments précis.  Ce sont des rites qu’on n’a pas à imposer aux autres.  Si on les fait sien, on a qu’à vivre avec. 

Quand Mahomet à parler de prier cinq fois, il n’a pas dit où exactement à quelle heure et de quelle façon précise. 

Les Québécois refusent de se laisser mener par une dictature de la Cour Suprême qui se plie aux normes du fédéral.  Droit à la religion parfait, mais autant qu’on ne l’impose pas aux autres.

Les Québécois sont contre les écoles religieuses. 

Si les religions ont l’argent pour se construire des temples, c’est justement pour pouvoir recevoir leurs fidèles et leur enseigner les fins de semaine.  Il n’appartient pas à l’école d’enseigner les religions.  Cependant, un cours qui les fait connaître toutes permettra peut-être une meilleure harmonie entre les humains. 

Cependant, aucun cours sur la religion ne devrait être donné avant l’entrée au secondaire pour ne pas être une forme de lavage de cerveau

Les religions doivent nous apprendre à nous aimer, pas à s’haïr.  Actuellement, les religions à cause de leur fanatisme sont des usines de discriminations. 

Lesquelles reconnaissent l’égalité de la femme ou le droit des homosexuels?  Aucune école ne devrait exister pour répondre aux besoins des religions.  Les temples sont là pour prier et enseigner la parole de Dieu, Allah ou du dieu que vous voudrez. 

La religion avant l’adolescence est une responsabilité des parents, pas des écoles.  Si elles prétendent à la vérité, elles n’ont pas besoin de lavage de cerveau pour survivre. 

Par ailleurs, les religions étrangères  en dehors de la prière, devraient faire un effort pour que les activités se déroulent en français.  Langue et religion sont intimement liées quand il est question d’intégration. 

Je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas aller prier dans la mosquée autant qu’à l’église, puisque nous croyons dans un seul même dieu unique.  


24 Novembre 2007

Commission Bouchard –Taylor.         

Mon mémoire à la Commission Bouchard-Taylor comprenait trois textes: le mémoire comme tel que je viens de publier sur mon carnet (blog), un projet de Constitution  et une lettre à Mario Dumont sur l’idée d’un colloque sur la sexualité. 

Plus on examine les doléances des gens concernant les accommodements culturels, plus on se rend compte que le vrai problème vient du fédéral et de notre incapacité à se dire OUI comme pays. 

Chaque année se termine par un peu moins de pouvoirs réels pour le Québec.  Nous sommes déjà une nation avortée, morte – née.  

Le fédéralisme et son obsession de nous assimiler est la cause historique de nos maux d’aujourd’hui et qu’on le veuille ou non, il est impossible, selon les juridictions du Québec de s’en sortir sans devenir un pays puisque les lois du fédéral ont prépondérance sur celles du Québec.  Nous aimons nous faire mentir, mais peut-être faudrait-il se réveiller? 

Il est impossible de changer quoi que ce soit de vraiment fondamental, à cause des conditions nécessaires à remplir pour changer la Constitution canadienne.  On a qu’un choix : endurer ce qui se décide à Ottawa ou devenir un pays. 

Il est inutile de débattre durant des siècles sur des sujets qui sont de juridiction fédérale, d’autant plus qu’avec les changements à la carte électorale que veut apporter Stephen Harper, le Québec ne pourra même plus avoir le pouvoir d’empêcher le fédéral de passer les lois qu’il désire. 

La situation actuelle au fédéral, nous prouve qu‘un gouvernement fédéraliste, même minoritaire, peut faire ce qu’il veut, sans l’accord du Québec.

Nous sommes une minorité à part entière, perdue à jamais dans une Amérique de droite.  Est-il encore temps d’y changer quoi que ce soit ? 

Radioactif 258

janvier 13, 2022

Radioactif 258

Immigrant = français.

Tous les immigrants doivent pouvoir s’exprimer en français dès leur arrivée au Québec ou devraient avoir une période pour apprendre assez le français pour que ce soit leur langue de communication. 

S’ils ne veulent pas apprendre le français , le reste de l’Amérique est là pour les accueillir.  Il devrait y avoir un nombre d’années minimum (5 à 10 ans) pour avoir droit de vote.  

23 Novembre 2007

Immigration 2.        

L’immigration est définitivement une richesse essentielle au développement du Québec. C’est indiscutable.

Cependant, seul le Québec devrait avoir un mot à dire sur l’immigration, comme d’ailleurs dans tout ce qui touche sa culture, si on est vraiment une nation. 

Quand tu n’es même pas capable de protéger ta langue, dans ce contexte, être une nation, c’est presque sarcastique.  Le moins qu’on peut espérer au Québec, c’est la souveraineté culturelle. 

Je dirais même que si on veut absolument demeurer dans le fédéralisme, on ne peut accepter rien en dessous du rapport Allaire bonifié, c’est-à-dire en y ajoutant la justice, le retrait de la loi sur le désaveu et le respect absolu des juridictions, etc. 

Mais, en acceptant de vivre à l’intérieur du fédéralisme, il faut être conscient que c’est d’accepter d’être à jamais rien d’autre qu’une grosse minorité

Pour combattre les séparatistes, les fédérastes ont érigé de telles barrières que tout changement significatif est impossible à l’intérieur de la Constitution canadienne. 

23 Novembre 2007

Immigration 1.        

Ce problème surgit au Québec parce que l’immigration est partagée avec le fédéral dont le but évident à toujours été de nous diviser pour mieux nous assimiler, une thèse qui existe depuis Lord Durham. 

Toute personne vivant au Québec devrait pouvoir communiquer en français.  C’est loin d’être ce qui se passe. 

Radioactif 257

janvier 12, 2022

Radioactif   257

23 Novembre 2007

Démocratie = transparence.      

La démocratie exige la transparence, le droit de tout individu à une vie privée, le droit absolu de parole et d’opinion. 

Toute censure est un accroc à la démocratie.

La démocratie, c’est aussi apprendre à être un électeur et un consommateur,  responsable de l’évolution humaine.

Il est temps qu’on échappe aux grandes Inquisitions et laisser les gens libres de penser et d’agir comme ils l’entendent tant qu’il n’y a pas de violence et de domination. 

En ce sens, si l’on veut se définir comme peuple,  il faudra le courage de se définir face à la guerre et la paix. 

Il faudra reconnaître que les référendums sont les meilleurs moyens pour définir l’avenir et les priorités d’une nation et non les armes, même si elles devenaient le seul moyen de se faire entendre.

23 Novembre 2007

Tolérance = démocratie.

Devenu maîtres chez-nous, le Québec doit être un état de tolérance exemplaire. 

Ce n’est pas possible tant qu’il devra passer son temps à défendre son existence contre les forces fédérastes. 

Par exemple, si le Québec était indépendant, on peut facilement entrevoir d’avoir des individus bilingues sans mettre en danger l’existence même du Québec français.  Puisque nous sommes dans une Amérique anglophone, pourquoi tous les Québécois qui le veulent n’apprendraient pas l’anglais pour se trouver de meilleurs débouchés? 

Si le Québec se veut un état tolérant, il devra apprendre à jauger les vrais dangers quant à son identité.  Il y a un monde de différence entre le voile islamique et la burka, par exemple. 

On doit aussi apprendre que les religions sont des forces politiques très riches et comment se protéger des multinationales qui ne nous respectent pas. 

Aucun système actuel ne respecte les droits de l’homme et de la vie privée. 

L’argent est plus important que les humains.  Est-ce normal?

23 Novembre 2007

Langue 1.    

Le problème de la langue est aussi l’objet de la dictature de la Cour Suprême qui invalide morceau par morceau la loi 101. 

Il est essentiel que la langue de travail au Québec soit prioritairement le français.  Il est anormal qu’on te réponde d’abord en anglais quand tu téléphones dans une industrie, une compagnie ou un commerce au Québec. 

Le respect veut que la première langue de communication utilisée au Québec soit le français.  Aucun ouvrier ne devrait être soumis à l’anglais sans obtenir une compensation. 

J’ai dénoncé et obtenu un arrangement hors-cour d’une maison internationale de sondage pour congédiement illégal parce qu’on prétendait que j’avais un accent français quand je parlais anglais.

Il ne suffit même plus de pouvoir parler anglais, mais il faut le parler comme les anglais, sans accent. C’est ce qui arrive quand les États-Unis et leurs multinationales s’installent chez-nous. 

Il est impératif si l’on veut que le Québec demeure français qu’au moins le français soit la langue de travail et que les immigrants communiquent en français peu de temps après leur arrivée. 

Les écoles chez les immigrants doivent être strictement françaises : selon les normes fixées par la loi. 

Aucune subvention ne devrait être versée pour des écoles privées.

23 Novembre 2007

Immigrant fanatique.       

Quand un immigrant me dit en anglais (j’étais allé chercher un billet d’avion pour permettre à un membres de ma famille musulmane d’aller mourir au Bangladesh) que tous les séparatistes du Québec devraient être en prison,  je ne pus faire autrement que lui rétorquer que le Québec est français et que s’il ne veut pas l’apprendre, la 401 l’attend, car le Canada est un pays anglais, même s’il se prétend bilingue. 

Le raciste, c’est lui.  Ce n’est pas en se laissant humilier que l’on fait preuve de tolérance.

The Pas T

janvier 11, 2022

The Pas T.

La mémoire affective est souvent surprenante, tout comme la vie.

La mienne a toujours été le produit du hasard, une espèce d’enchaînement imprévisible dû à la rencontre d’êtres extraordinaires.

Avoir connu grand Gabriel m’a permis de me sortir de la vie misérable de celui qui manque d’instruction.  Après quatre ans d’université, j’avais enfin les diplômes pour enseigner.    

Quand tu laisses tes études, les dettes ne se règlent pas comme par magie, il faut trouver un emploi et le plus payant est le meilleur. Surtout que j’avais un fils adoptif. 

À ma grande surprise, j’ai été embauché par une commission scolaire du Manitoba dans une ville située tellement dans le Nord que nous devions nous y rendre en avion.

J’avais des classes au primaire et au secondaire à qui je devais apprendre le français.

Le début de l’année ne fut pas facile. Je m’entêtais à respecter le principe que l’enseignant doit seulement parler la langue enseignée qu’on le comprenne ou pas.

Dès le premier bulletin, je devais éteindre une rébellion autant chez les parents que les élèves. Je devais trouver une solution au plus vite où retourner à Montréal.

J’ai changé ma politique. Au lieu de demander aux classes de s’adapter à moi, j’ai trouvé des moyens de m’adapter à eux.

L’enseignement est quatre-vingt pour cent d’amour et vingt pourcent de plaisir. Les résultats sont les efforts mis par les élèves.

J’ai inventé des jeux en français et mes classes sont devenues des parties de plaisir.

Je me suis même mis à chanter des chansons à répondre alors que je ferais fausser toute chorale qui aurait la stupidité de me laisser chanter avec elle.

Nous avons même créé une émission musicale  en français  pour la radio locale, grâce aux cassettes de musique apportées pour écouter durant cet exil.

Nous avons passé plus d’heures à essayer d’annoncer sans rire la chanson «  Le phoque en Alaska » que les 35 autres minutes de l’émission. 

Pour les anglophones le mot «  fuck » est la pire saleté, mais devoir le dire semait les fous rires.

Si tout allait de mieux en mieux dans ma vie personnelle d’enseignant, il en était autrement de mon fils Rouhed qui me téléphonait pour me demander en pleurant de retourner à Montréal puisqu’il s’ennuyait de moi  et qu’il n’aimait pas l’autoritarisme de celui qui avait été choisi pour le garder pendant cette année absolument nécessaire pour garnir les provisions monétaires essentielles à la survie.

Je ne lui ai pas seulement promis de ne plus travailler en dehors de Montréal, j’ai pris la ferme décision de respecter cette promesse.

J’aimais tellement mes élèves que j’ai proposé d’organiser une tournée du Québec à la fin de l’année scolaire.

Un mois avant la fin de l’année scolaire, j’étais allé à l’hôtel avec mes confrères et consœurs. Habituellement, j’avais la sagesse de m’arrêter après la troisième bière,  la limite fatale entre être raisonnable ou me mettre à boire comme un trou et devenir follement désagréable.

Je suis reparti vers la maison à pied, en titubant, lorsque je fus presque renversé par une auto. Malheur!  C’était une voiture de la police. 

Il n’en fallait pas plus pour que ma rage d’ex-révolutionnaire me monte à la tête. Je me suis permis de dire aux policiers dans leur langue que « si  on les avait manqué en 1970,  maintenant, on saurait mieux leur chauffer le cul ».

C’était juste assez pour qu’il m’amène au poste et m’oblige de coucher en cellule pour la nuit. J’avais évidemment un autochtone comme compagnon de cellule.

À mon arrivée à l’école, je fus convoqué par le directeur qui m’exprima un premier avis pour mon mauvais comportement.  Je regrettais sincèrement cette nuit de stupidité.

Je crois toujours que la vie en dehors de l’école quand tu enseignes ne regarde personne. Tu n’es pas curé, tu es professeur.

Je ne sais pas quand et pourquoi ceux qui nous dirigent exigent que l’on se comporte comme des images.  Ils  ont décidé qu’un  professeur c’est comme un curé et qu’il se doit, par conséquent,  donner l’exemple 24 heures sur 24 heures.

Mon péché fut vite pardonné car j’étais selon mon directeur un excellent professeur.

Malheureusement, ma rage révolutionnaire avait entraîné des soupçons et la police locale a décidé de pousser plus loin ses investigations.

Même pas une semaine après, le directeur me convoqua à nouveau pour m’avertir que cette fois il ne pourrait pas m’aider, car l’information avait été donnée directement à la Commission scolaire.

Environ 20 ans plus tôt, j’avais fait de la prison pour des délits d’ordre sexuel. C’était inévitable. La Commission scolaire tint une assemblée spéciale pour  décider de mon sort.

Il fut statué que j’étais congédié immédiatement, sans remettre les pieds en classe, mais la direction de l’école obtint que je reste en poste le temps que l’on me trouve un remplaçant, soit une journée ou deux.

Comment annoncer ça à mes élèves qui haïssait déjà Rouhed puisque je leur avais déjà dit que je ne reviendrais pas enseigner l’année suivante parce qu’il s’ennuyait trop. Comment continuer le projet de voyage, si je quittais la ville?

Le directeur, lui me faisait absolument confiance. Il se demandait quel sortilège faisait en sorte qu’ils perdent tous ceux qu’il considérait comme de bons professeurs de français.

On s’est entendu que le groupe se rendrait quand même en autobus à Montréal et que de là, sans que personne ne le sache, je me joindrais au groupe pour faire le tour du Québec. Je coucherais simplement dans la chambre du chauffeur qui serait au courant de la situation pour s’assurer que rien d’incorrect ne se produise.

Le sommet a été atteint quand après plusieurs heures d’attente à la Ronde mes élèves ont vu les feux d’artifice internationaux. C’était quelque chose à côté du pétard annuel qui marquait les fêtes qui se déroulaient à The Pas.

Au dernier souper, Rouhed était invité. C’était beau à voir.

Avant de partir, alors que quelques-uns ne pouvaient  plus retenir leurs larmes, ils m’ont remis un chandail et un pantalon.

Après, on se demandera pourquoi j’ai réussi pendant 15 ans à retenir mon amourajoie sur les heures de travail et ainsi respecter ce que m’avait appris grand Gabriel :     « Never on the job. »

Les imbéciles de la morale pourraient accuser un dinosaure d’avoir écrasé une fleur.  Les tam-tams du mal ne s’allument que dans la tête des adultes. Le plaisir est le pire ennemi du salut. Il faut souffrir le martyr pour devenir un saint.

Plus fou que ça, c’est impossible. Pas tout à fait, c’est pire de croire que les jeunes sont asexués.  C’est ça, du délire carrément schizophrène.

Radioactif 256

janvier 11, 2022

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22 Novembre 2007

Un homosexuel ? 

Puisque je vis différemment depuis environ 10 ans, me contentant encore une fois de seulement me masturber, et, ayant qu’à une seule occasion succombé à un amour qui n’a pas duré plus de trois semaines avec un Colombien de 27 ans, aie-je changé d’orientation sexuelle? 

Je me sens encore attiré par les garçons.  Était-ce la relance de l’offre d’un emploi en Colombie qui venait de m’être faite en prison qui m’ouvrit les bras de ce gars-là ?  Ce fut très court, car je me sentais, comme les féministes appellent ça, un objet sexuel point.  Un one way ! 

Les femmes, par contre,  ne peuvent pas endurer, même imaginer, qu’un homme puisse préférer un petit gars à une femme. 

22 Novembre 2007

Gauche/droite.

Aujourd’hui, on veut me bannir de la littérature parce que je me dis pédéraste.  Faites- vous une idée ! 

Si la loi du consentement à 14 ans n’est pas changée,  je devrai bientôt me demander si je ne suis pas tout simplement un homosexuel, attiré par des plus jeunes que lui. 

Selon les féministes enragées wokes (féminounes), l’orientation sexuelle est différente des comportements. 

Depuis trois ou cinq ans,  je vis avec une petite chienne, sans sexe, sans même y penser, évidemment. 

Serais-je devenu assez perturbé pour vivre d’une façon anormale, soit sans attrait pour les autres humains?  

Puisque  les féministes me courent sans cesse après pour me créer des problèmes, je me suis affectivement réservé à ma chienne pour ne plus avoir à subir leur obsession.  Avec ma chienne, je me contente de la bien nourrir, de l’amener prendre des marches et lui caresser la tête de temps en temps. 

Je ne serais pas surpris qu’il y en ait bientôt une pour faire une autre crise de jalousie et qu’elle prétende que je m’occupe trop bien de mon petit Pitou. 

Je ferais la même chose avec un petit humain, mais elles sont à la veille de faire descendre dieu lui-même, qui voit tout , de son gros nuage pour venir témoigner contre moi.   Il se rappelle de toute l’éternité alors que j’oublie même le nom de personnes que j’ai bien connues.  Ce n’est pas ça l’égalité?

22 Novembre 2007

Branchez-vous !


Nos moralistes des temps modernes ou certaines féministes réactionnaires ont bien de la misère à savoir où se brancher. 

Il y a quelques années, j’avais écrit une lettre dans un journal qui portait un nom de cri d’oiseau — Quick, Couac ou Couok — pour dénoncer la censure sur internet. 

Une dame prit la peine, pour resituer mon point de vue, de publier un grand article pour me traiter de pédophile à partir de mon roman Laissez venir à moi les petits gars, publié à Parti pris. 

J’eus beau essayer de préciser que je ne suis pas pédophile (qui aimes les enfants de moins de 10 ans) mais bel et bien pédéraste ( un homme qui aime les petits gars de plus de 10 ans jusqu’à 18 ans) , comme jadis Platon, en Grèce Antique.  Fait-on un procès du poète Ovide ?  Pas du tout, on l’a mis à l’index et il fut tout simplement oublié comme on voudrait que ça m’arrive. 

J’en ai conclu que l’égalité homme-femme se termine avec et  quand la femme a parlé.  Comme dieu. Au fait était-il un homme ou une femme ?  Faut être humain pour être assez débile pour se le demander.  

23 Novembre 2007

Mémoire accommodements.    

Il est plus qu’urgent que l’Assemblée nationale accepte à l’unanimité le rapport Allaire bonifié, en y ajoutant le pouvoir de désaveu, la justice, le respect des juridictions, par exemple.  C’est un minimum vital pour le Québec. 

Si on ne peut pas faire accepter ce minimum à l’intérieur du Canada (le Canada l’a déjà refusé) il faut absolument entreprendre la marche pour un Québec libre, un pays indépendant. 

Personnellement,  je me suis permis d’écrire un brouillon de ce que devrait être notre Constitution.  C’est mon dernier effort.  En démocratie, l’opinion des autres compte aussi.  J’ai dit à peu près tout ce que j’avais à dire, aux autres de décider s’ils sont d’accord ou non. 

Radioactif 255

janvier 10, 2022

Radioactif 255

22 Novembre 2007

La retraite.   

C’est fait : ma démission au travail a été remise pour passer à ma retraite.  Que j’ai hésité. 

Le problème n’existerait pas si nos gouvernements étaient moins des voleurs légalisés.  Nos gouvernements sont au-dessus de la pègre et de la police, c’est ce que j’appelle la mafia légale, le législateur.  Il fait les lois pour s’assurer que tout paye en double et d’une façon ou d’une autre. 

Par exemple, l’Église s’est maintenue au pouvoir,  grâce aux péchés d’impureté.  Dans les sermons, les curés nous culpabilisaient et au confessionnal, ils nous pardonnaient, en apprenant en même temps tout qui se passait ou se « tramait » : l’intention était aussi un péché. 

Plus l’individu était coupable, plus son estime de soi diminuait , plus il se sentait coupable, plus il devait trouver des moyens pour se faire pardonner et réparer son mal aux yeux de ses congénères. 

L’ado a un problème, il est son pire juge, car il n’a pas encore compris le sens de sa sexualité. 

En inventant ce rite du péché/pardon, pour offrir l’absolution,  l’Église a su offrir des paniers pour toutes les bourses. Elle a appris à jouer du fouet et du ciel. 

La mafia légale tient elle aussi les coffres de ceux qui condamnent et pardonnent en même temps. Ça duré des siècles, ce qui veut dire qu’à la base, c’est un maudit bon racket. 

22 Novembre 2007

Le pot.          

C’est la même chose avec le pot. 

Si on le décriminalise, on devra s’occuper davantage des grosses drogues et ça risque de nuire au commerce international ( un autre pallier de mafia) qui est plus payant. 

La seule vraie question pour nous devrait être le rapport pot / cerveau : le pot est-il nocif pour le cerveau ou conduit-il nécessairement à la dépendance de drogues encore plus nocives? 

Si le pot avait été légalisé, il serait moins fort qu’il l’est aujourd’hui et fort probablement qu’il y aurait moins de problèmes de santé mentale chez les jeunes.  Ce sont des sujets de recherches absolument fascinants, car ils permettront d’axer le développement de la vie émotive de l’homme. 

C’est intéressant de voir que la musique, les drogues, le sexe activent la même partie du cerveau et procure une jouissance

Tout a évolué sur le plan technique, mais l’homme est émotivement demeuré à l’âge des cavernes alors que la violence est la meilleure arme.  Par exemple, l’expérience de dieu est jusqu’à aujourd’hui une expérience de la douleur et de la peur.  Avec le christianisme, on est passé à un Dieu d’amour. Il me plaît beaucoup, car il repose sur la beauté et l’amour. Si Dieu était humain, il serait sans doute un pédéraste.

Qu’en sera-t-il quand ce sera l’ère de la contemplation et du plaisir ou de la jouissance? 

Beau sujet de réflexion pour retraité en dehors du meilleur des mondes de Huxley…  

22 Novembre 2007

Décriminaliser le sexe.    

On ne décriminalisera jamais le sexe ou la drogue parce que si on permet à l’individu d’être le seul maître de son corps et de son esprit, le système va trop perdre d’argent. 

La décriminalisation ferait  perdre non seulement le contrôle des prix, mais aussi celui sur l’offre ou la demande. 

Il faut vraiment être vicieuse pour qu’une policière joue à la prostituée pour épingler ceux qui se payent du bon temps.  C’est qu’il faut de bonnes statistiques, prouver son taux de réussite contre le crime pour justifier que le gouvernement engouffre encore plus d’argent dans la répression. 

S’attaquer à la liberté sexuelle des gens, ça permet de faire croire que l’on est très efficace, tout en prenant le minimum de risques. 

Le sexe n’est généralement pas un sport violent et dangereux.  Il ne faut vraiment plus avoir de morale pour accepter ce genre de situation. 

Je me suis laissé dire que bien des prostituées sont victimes de malades qui se servent d’elles pour réaliser leur fantasme.  Une belle hypocrisie ! 

Quant à moi, une prostituée est un être humain de même valeur que Stephen Harper, même s’il ne remplit pas la même fonction, du moins de façon différente et à un autre niveau.  Elles ne nous fourrent pas de la même façon. 

22 Novembre 2007

Les institutions.    

Les institutions sont là non seulement pour unir les gens, mais surtout pour les contrôler.  Ainsi, on peut exiger un comportement identique à tous ceux qui font partie de la même institution.  C’est plus facile de contrôler le groupe que d’y voir d’une façon individuelle. 

On les retrouve dans des mouvements comme les religions, puis, dans ce que l’on affiche comme professionnel et finalement, dans les syndicats.  Le but de toutes ces institutions est d’avoir le plus de membres à contrôler pour avoir un maximum de cotisations. 

Pendant 15 ans, j’ai payé des cotisations syndicales, mais quand est venu le temps de me défendre et faire valoir que ce que je faisais dans ma vie privée n’avait rien à voir avec mon métier d’enseignant, là, on s’est mis à inventer des raisons pour ne rien faire. 

Bien évident, en enseignement,  la majorité des profs sont des femmes et les femmes sont plus faciles à manipuler quant aux scrupules. 

Le syndicat, pour moi,  ce ne fut rien d’autre que de payer pour un service que l’on ne m’a jamais donné.  Les meilleurs profs sont ceux qui adorent les jeunes. Ce fut mon cas, même si je ne me croyais pas supérieur aux autres.  Je faisais de mon mieux. 

9 janvier 2021

À 78 ans, on se sent pas mal inutile. Être bénévole me manque beaucoup. Il me semble que j’aurais autre chose à faire que d’écrire des textes rarement lus et faire plaisir à un groupe de vieux asiatiques ou à me rincer l’œil.

Radioactif 254

janvier 9, 2022

Radioactif 254

21 Novembre 2007

Mgr Ouellet.

Le cardinal de Québec tombe sur ses genoux et nous demande pardon pour ce que l’Église a fait au Québec : un viol de conscience qui a duré des siècles où l’Évangile s’est mise à parler de cul alors que le Christ en dit pas un mot.  Sauf quand il dit à Marie Madeleine qu’elle est sauvée parce qu’elle a su aimer.

Le pire ce n’est pas d’avoir joué aux fesses avec des petits gars (probablement consentants), mais d’avoir continué de maintenir que c’était péché mortel et d’essayer de se  racheter à coups de millions, ce qui a contribué à créer l’industrie du chantage. 

Malgré tout, Mgr Ouellet a raison.  Il faut pardonner à l’Église « allez et ne pêchez plus», reconnaissez le mal que votre misogynie a fait aux femmes, que votre intolérance a provoqué envers les homosexuels. 

Mais, surtout n’oubliez pas que Dieu pardonne qu’à ceux qui ne veulent vraiment pas recommencer. 

Je suis loin de croire que demain l’Église reviendra à l’essentiel de l’Évangile : aimer tous les humains, surtout ceux qui sont les plus démunis ainsi que les pécheurs.  Ce serait trop beau.  Un miracle, quoi ! 

L’Église ne voudra jamais reconnaître que le péché de la chair c’est une invention de tordus.

21 Novembre 2007

La pédérastie mise à nu.

C’est quand même invraisemblable que mon livre La pédérastie mise à nu soit décriée par des féministes réactionnaires que j’ai nommées féminounes pour respecter les vraies féministes alors que le fond de la réflexion porte sur le besoin de revaloriser  la sexualité chez les femmes pour permettre une vrai et authentique égalité entre hommes et  femmes. 

Comme dans mon mémoire à la Commission sur les accommodements culturels, j’affirme que toutes les religions sont misogynes et intolérantes.  

Je dis aussi qu’on prétend vouloir protéger les jeunes, mais que leur campagne de dénigrement de la sexualité est un des facteurs important de suicide chez les adolescents. 

Comment te croire pure quand à l’adolescence tu découvres des besoins sexuels encore insoupçonnés, mais surtout incompris, parce que la honte que l’on crée autour de la sexualité, fait de toi une bête qui est nourrie  par son ignorance et  la censure;  alors que ce que tu vies est tout à fait normal

La chasteté, elle, est une maladie car on confond spirituel et matériel.  Nos lois sexuelles sont souvent contre-nature ou du moins ignorante de la réalité sexuelle humaine.

Comment peut-on se croire d’une pureté absolue quand on est prêt à ce que des gens soient tués par la création d’une liste de pédophiles rendue publique. L’imbécile qui me harcèle en prétendant que je suis pédophile (je suis pédéraste) fait appel à l’existence de cette liste et d’une comunauté anti p.édophile existante. Mais, je pense qu’en me parlant de Richard Martineau, il tente de me mettre sur une mauvaise piste pour l’identifier. 

Faut vraiment être malade pour croire que la chasteté est plus importante que la vie. 

Un tel registre, s’il y a danger de violence,  peut au mieux appartenir à la police s’il est utilisé intelligemment.  Bravo au ministre de la Justice, même s’il est libéral, il  a eu l’intelligence de dire non merci. 

22 Novembre 2007

La famille/système.          

L’hétérosexualité n’existe pas sans la procréation.  Il a donc fallu concevoir toute la société en implantant la famille.  Elle devint le sens de la vie de la très grande majorité des humains, car un des plus grands objectifs individuels demeurent de se plaire à soi-même.  On naît seul et on meurt seul.   Mais, il est aussi fondamental de se reproduire pour continuer d’exister.

Pour manipuler la majorité, le système a dû maintenir un degré de pauvreté presqu’extrême de façon à concentrer les efforts des gens à maintenir un certain standard aux membres de la famille. 

Les hommes ont dû se concentrer sur cette tâche de pourvoyeur alors que les femmes se sont vues obligées de s’occuper des plus petits.  Chacun a concentré ses efforts sur cette vocation. 

En augmentant le coût de la vie, on ne force plus seulement l’homme à devoir travailler comme un fou de l’adolescence à la mort, mais la femme doit en faire autant.  Il faut deux salaires à la maison pour pouvoir survivre convenablement. 

Plus la société nous tient à la gorge, plus elle peut s’enrichir.  Avec la peur, elle entretient une industrie de la guerre pour avoir le même contrôle sur les états que sur les familles.  Plus elle nous fait peur, plus elle peut s’enrichir en assumant notre protection artificielle. 

C’est ainsi que l’on invente de nouveaux dangers : celui de la sexualité est encore celui qui pogne le plus et chez le plus grand nombre de gens, car tout le monde est sexué. 

Plus la protection touche de domaines,  plus elle rapporte,  car tout est taxé.  Dans cette perspective, l’individu n’est pas grand-chose.  C’est la masse qui est payante. 

Une forme de liberté et de conscience personnelle risque de déséquilibrer ce système d’exploitation systématique des individus.   Il ne faut pas éveiller les consciences.

22 Novembre 2007

Religion / judiciaire.         

Le système judiciaire tente de refaire le même coup que les religions en contrôlant la sexualité des individus.  Toute forme de prostitution en dehors du mariale est illégale.  L’État est maître de ton corps.  En l’interdisant,  la police peut ramasser des amendes et avoir un oeil très attentif sur tous ceux qui ont l’esprit trop large.  La prostitution est une forme d’infidélité pour hétéros… l’herbe dans le champ du voisin.   Elle rend légitime le regard du couple qui veut se protéger.    Par contre, ceux et celles qui veulent vivre de prostitution peuvent seulement tomber au main de la pègre ou de proxénètes (c’est la même chose), car seule, elle aura non seulement à se protéger de la pègre, mais aussi de la police.  La raison est simple : les revenus doivent être perçus par l’état qui les distribuera dans les bonnes poches… L’état est le législateur.  Il définit la route que doivent emprunter les revenus pour être bien acceptables socialement.  Le marché du travail ou le travail au noir.  Comme dans l’Église, il n’y a que les voies du bien ou du mal, mais elles aboutissent toutes les deux dans un même portefeuille.  Plus les gens sont fanatiques, plus c’est payant.  Pas question, par exemple, de protéger les prostituées.  C’est une dépense que la morale rendra inutile aux yeux de la majorité d’où faut-il défavoriser le sexe en dehors des normes.  Ainsi , le sexe demeure un des plus beaux rackets que la société a inventé pour se faire de plus en plus de profits.  Il ne faut pas croire que le mariage vient y changer quelque chose, ce n’est qu’une licence comme toutes les autres.  Elle te permet de coucher avec celle de ton choix.  À vrai dire, sans l’amour, le sexe et un commerce qui se maintient par l’esclavage du désir.  Plus il est alléchant, plus il est difficile, plus on est prêt à consentir d’efforts pour l’avoir.   La liberté est une valeur ajoutée. 

Radioactif 253

janvier 8, 2022

Radioactif 253

20 Novembre 2007

Luxe de millionnaire.       

Sans amour, la pédérastie est un luxe de millionnaire. 

Presque tout repose sur la séduction et surtout sur la générosité de l’adulte.  On essaie de faire croire que les jeunes ne «bavassent» pas parce qu’ils ont peur. 

La vérité est souvent toute autre : un pédéraste est pour un jeune le meilleur compte en banque et une source intarissable sur le plan sentimental, à moins de croire que se faire caresser, masturber ou sucer va te faire très mal; à moins de croire que les pédérastes sont tous des monstres très dangereux. 

Si ta peur est plus forte que tes désirs, tu ne chercheras même pas à y penser (et vice-versa).  Par contre, certains s’y risqueront sachant très bien d’instinct que d’en parler, c’est se priver de cette manne économique ou affective, en
échange d’un peu de la sienne.

Si on n’arrive pas à maintenir l’idée que c’est péché ou interdit, même s’il n’y a rien d’intelligent pour le justifier, la société risque de voir que ce sont des choses qui peuvent intéresser des gens bien plus jeunes que l’on s’imaginait. 

La peur des prédateurs pour des enfants de moins de dix ans est une précaution qui se doit d’exister, mais qui ne peut être justifiée lorsque le jeune est plus vieux. 

D’ailleurs, à un certain âge, les parents sont loin de toujours savoir ce qui se passe. Tant que le jeune n’est pas traumatisé, en étant forcé, la société n’a rien à voir dans ces rapports.   Le jeune doit apprendre à être autonome et savoir ce qu’il aime ou qu’il n’aime pas.  Ils doivent se créer une morale personnelle, une conscience qui les respecte et les grandit. 

C’est une relation humaine: elle peut être très bonne ou très mauvaise.

21 Novembre 2007

Droit de la personne 1.   

J’ai fait parvenir une réponse à Commission des droits de la personne qui refuse de reconnaître la discrimination à mon égard par l’Association des auteures (rs) des Cantons de l’Est :

Je vais en appel de votre décision, car vous ne semblez pas comprendre la différence profonde qui existe entre pédérastie et pédophilie, différence que j’explique à maintes reprises dans mon livre La pédérastie mise à nu  que jevous ai fait parvenir.  Votre définition est religieuse et non réaliste.

Je ferai parvenir ce texte au plus de gens possibles, car je suis écœuré de me battre seul contre une institution qui a tous les pouvoirs.  Si c’est un cas personnel, comme on le prétend pour garder le silence, j’en prends acte et j’abandonne cette lutte. 

Que je sois pédéraste ou pas  j’aimerais que l’on m’explique comment et pourquoi je pourrai être un auteur à l’index au Québec,  même si j’ai publié plusieurs livres où  je n’en parle même pas. 

Je continuerai sur ce blog (carnet) à raconter ma vie, pour ceux que ça peut divertir, mais quand je prendrai ma retraite je passerai à autre chose. 

Quand les gens trouveront plus important de sauver la vie de leurs jeunes plutôt que leur virginité psychotique, on redécouvrira mes écrits. 

Il fut inclus dans la Charte des droits, la discrimination d’âge, mais ça n’a jamais été respecté.  Même si la loi avait établi l’âge de consentement à 14 ans, on a inventé toutes sortes de nouvelles lois pour contourner cette loi et revenir au 18 ans qui existait auparavant. 

On se sert aussi de faux-fuyants, comme vous l’avez fait dans votre réponse, en essayant de faire accepter que la pédérastie soit un simple comportement sexuel alors qu’elle est vue depuis la Grèce Antique comme une orientation sexuelle. 

Ce n’est pas parce que des féministes veulent nier ce qui se passait en Grèce antique que c’est fidèle à la vérité. 

Ce manque de connaissances (littéraires, historiques et psychanalytiques ) permet d’entretenir le même vent de paranoïa et de censure que l’Église a maintenu pendant des siècles sur le Québec

Ces croisades d’extrême droite et de gauche minent l’estime de soi de bien des jeunes ce qui les conduit souvent au suicide.  Il est étonnant que l’État du Québec souscrive à ces campagnes d’ignorance et de mensonges, d’autant plus qu’il dépense des milliers de dollars pour faire croire aux jeunes qu’il ont le droit de leur orientation sexuelle, qui soit dit en passant ne se choisit pas et ne change pas en cours de route.

Je vous fais parvenir une nouvelle lettre de l’Association des Auteures(rs) des Cantons de l’Est. 

Je ne vois pas en quoi mes  « comportements sexuels » permettent de revenir à la censure d’antan, surtout si on m’accuse d’être ce que je ne suis pas.  Pourquoi n’aurais-je pas le droit d’être écrivain au Québec ?  Parce que je ne crois pas dans votre morale sexuelle ?  C’est en soi une discrimination. 

Comme vous le savez, l’orientation sexuelle qualifie l’attrait, le choix quant à ses partenaires dans une relation sexuelle.  Ne pas faire de nuance entre la pédophilie et la pédérastie prouve hors de tout doute que vous ne savez pas de quoi vous parlez. 

Serait-ce que nous sommes à l’aube d’une dictature de féminounes (féministes wokes)? 

Est-ce démocratique, de faire entendre qu’un côté de la médaille ?

J’ajouterais que des études américaines ont démontré qu’à cinq ans, il est déjà possible par la pupille des yeux de prédire très exactement si un enfant sera gai ou hétéro.  Commencera-t-on à tuer les enfants, comme ça se pratique déjà contre les filles dans certains pays, mais cette fois parce qu’ils sont gais ?   

Pourquoi mes rapports avec un petit gars peuvent-ils m’empêcher d’être écrivain?  Parce qu’il y a une bande de fascistes qui entretiennent la peur face à mes écrits. 

Je suis pour une sexualité consciente, sans peur, sans violence, sans domination. Pas assez payant pour la pègre et la police. 

Une personne vient de m’indiquer qu’il est impossible de me retrouver dans la liste des auteurs du Québec, même si j’ai publié plus de 20 livres.  Je croyais que je n’existais pas parce que je n’avais pas de talent.  Mais,  je me demande aussi pourquoi j’ai toujours énormément de succès quand je participe à soirée de poésie, par exemple.  C’est simple : j’aime les petits gars et on m’a mis sur une « black liste » comme dans le temps où on avait des livres à l’index : Simoneau est un auteur maudit à l’index. Il ne faut plus lui laisser de droit de parole, certains pourraient se mettre à réfléchir. 

On m’a aussi dit qu’il est impossible de sortir un de mes livres de la bibliothèque nationale.   Me lire serait comme entrer directement en contact avec le diable.  Je pense que le général Dallaire pourrait assez rapidement  faire comprendre que la lutte à la pédérastie est une lutte bourgeoise très insignifiante quand on songe à ce qui se passe en Afrique où des milliers de jeunes meurent tous les jours pour enrichir la mafia internationale de la guerre, du pétrole et des minerais pour laquelle ces mêmes âmes pures votent pour les maintenir au pouvoir . 

Je ne suis pas publié parce que les maisons d’édition sont concentrées entre les mains de quelques éditeurs qui n’existent que pour faire de l’argent.  Plus c’est vide et neutre, en plus, ça excite l’esprit de voyeurisme, hétéro et hypocrite, plus c’est commercial, plus c’est ce qu’il cherche à vendre. Des fabricants d’inconscience collective.   

Comme je l’écrivais dans un livre d’humour en 1968, l’Homo-vicièr, tout est commerce.  Je me ruine à essayer de publier, est-ce vraiment utile ?   

07-01-2022

Si j’étais vraiment intelligent j’aurais décroché à cette époque.

Radioactif 252

janvier 7, 2022

Radioactif 252

19 Novembre 2007

Mon orientation sexuelle.          

De quelle orientation sexuelle suis-je?  J’ai couché avec des femmes et nous nous sommes rendus à l’orgasme, malheureusement, je n’ai jamais eu d’enfant de mon propre sang.  J’ai quand même demeuré avec certaines ou joué le rôle de l’amant.  Je suis donc hétéro

Mais, j’ai aussi couché avec des hommes et consumer le plaisir.  Nous avons même été amants.  Je suis donc homosexuel

Mais, j’ai aussi connu des petits gars avec qui j’ai atteint le summum de la jouissance.  Ces garçons ont été comblés par mon expertise et de mon expérience.  Je suis donc pédéraste

Mais si je suis tout ça en même temps, que suis-je réellement?  

Une fausse boussole? 

Certains aujourd’hui diraient avec fierté que je suis un libre penseur essayiste alors que d’autres me proclameraient volontiers un maudit cochon. 

Malheureusement, je ne suis pas bourgeois et je dois me contenter de mon plaisir comme seul bénéfice de ces expériences.  C’est possiblement la valeur de l’authenticité qui fait la différence entre en avoir honte ou garnir sa mémoire de superbes moments en attendant de crever.


20 Novembre 2007

Contradictions du système.      

Le vrai problème, c’est qu’en interdisant la pédérastie, on envoie le message que la sexualité, dans certaines de ces expressions, est encore mal, mauvaise et dangereuse.
 

On dépense des millions pour enseigner aux jeunes de ne pas accepter de discrimination quant à son orientation sexuelle, qu’on a le droit d’être gai, mais seulement entre jeunes.  Quand il y a un adulte c’est devenu vicieux, comme nous l’enseignait notre bonne mère l’Église.  Depuis on sait ce que veut dire Tartuffe.

On se sert de la télévision et des procès pour lieu de grands sermons et pour maintenir la peur.  On joue autant que possible avec les sentiments, sachant qu’il est plus facile de condamner que d’essayer de comprendre. 

On procède toujours en se servant du terme  » victime » pour parler des jeunes,

même s’ils participaient avec joie à une partouze, de façon à faire croire que les jeunes n’aimaient pas ça. 

Pourtant, la dénonciation vient très rarement de ces jeunes, mais d’une tierce personne qui ne se même pas de ses affaires.

« Les victimes »  le feront vite quand il y aura une enquête policière pour ne pas passer pour des pareils. Si le jeune a consenti, on brime son droit à la vie privée, mais ce n’est pas grave les jeunes, dans la réalité, n’ont aucun droit sur leur vie personnelle.

De quel droit la société peut-elle déterminer entre quel âge et à quel âge un jeune individu a le droit de choisir son partenaire?  S’il est libre, consentant, non dominé, ça ne regarde que lui.  C’est son droit le plus strict, même garanti par la constitution : aucune discrimination d’âge.

On sait qu’aucun jeune n’osera jamais faire valoir ses droits, donc, on lui enlève  pour le protéger et en faire un robot.

20 Novembre 2007

Suicides.

Si bien des jeunes se suicidaient quand ils prenaient connaissance de leur orientation sexuelle, c’est qu’ils arrivaient encore à identifier leur réalité au mal ou à la honte. 

On oublie aussi que de plus en plus de pédophiles ou de pédérastes se suicident parce que leur vie est un enfer.  La société ne les pleurera pas. On dira simplement : un hostie de cochon de moins, oubliant la dignité de tout individu. 

Mon ami s’est suicidé quand il a été accusé de pédophilie. Il ne voulait pas nuire aux autres membres de son cirque et ainsi priver des jeunes d’instruction et de nourriture ce que fournissait le cirque aux itinérants sans le sou et nourriture; mais un zélé, peut-être un jaloux, a fait un  signalement à la police.

 Je me sens responsable puisque je suis celui qui lui a dit d’aller dans l’enseignement  parce qu’il avait tout pour faire un bon professeur. Ce qui a été reconnu dans la première institution où il a travaillé.

Il était venu me demander conseil après que j’eus publié « Laissez venir à moi les petits gars ». Il a écrit « Je veux que mon suicide soit vu comme un assassinat. Je suis parfaitement d’accord avec cet énoncé. Il a été tué par une justice aveugle et stupide qui condamne tous les gestes sexuels, même ceux qui ne procurent que du plaisir.

La vie est-elle plus importante que la chasteté ?  Si on ne faisait pas croire que le jeune est automatiquement molesté, on ne pourrait pas justifier un tel état de répression digne de l’Inquisition ou de la Gestapo.  Et, sans cette peur, il serait impossible de remplir les coffres de  » la sécurité « . 

Pour arriver à faire croire qu’un individu qui se fait aimer en donnant des cadeaux est aussi pire que celui qui organise des guerres ou qui se sert des enfants comme soldats, il faut que tu es poussé ton catéchise ou ton enseignement religieux jusqu’au fanatisme. 

Il est plus facile de faire haïr un individu que de risquer que ce goût de liberté se répande et qu’on se rende compte que la sexualité dans son sens génital, sans procréation, c’est beaucoup moins important qu’on le prétend. 

Il faut lire Willem Reich qui, dans ses essais, démontre le rôle de la culpabilité et de la honte dans l’acceptation totale des normes de la société.  On ne donne pas le droit à la liberté parce qu’on a peur de ce qu’on en ferait.

Pourtant, la violence tuera notre planète, bien avant que pourrait le faire la sexualité.    

20 Novembre 2007

Jeunes intéressés.        

On oublie que dans la réalité, certains jeunes sont non seulement intéressés, mais qu’ils aiment ça. 

Ça les intéresse parce qu’ils sont attirés par des gens du même sexe ou des gens qui payent bien.  Un hétéro croit qu’aucune autre orientation sexuelle ne peut être justifiée en dehors de sa propre orientation, car l’orientation sexuelle définit le cadre de tes intérêts, de ta personnalité, de ta conscience et de ton estime de soi. 

C’est aussi ce qui ressort du discours des jeunes qui se livrent à la prostitution.  Ils oublient que tu ne peux pas être heureux si tu n’es pas en accord avec ce que tu es le plus profondément.  Tu ne deviendras jamais gai ou pédéraste si tu ne l’es pas dès ta tendre enfance. 

Si la pédérastie n’était pas un amour très profond, parfois même un peu trop, ce serait du masochisme pur.  Non seulement c’est un plaisir (si on parle de jouer aux fesses, comme disent les jeunes) de très courte durée, mais tu dois pour cela vivre en hypocrite toute ta vie, risquant à tous moments que le système s’en serve pour te caser à jamais. 

Donc, il faut que ce soit plus qu’un contact physique qui explique cet amour, pour ne pas dire cet esclavage et la haine publique sociale qui est tout aussi automatique.

Le pédéraste est la cible parfaite de toutes les formes de chantage. Il est absolument seul. Personne ne criera à l’injustice, car, il passerait pour un pareil.

Radioactif 251

janvier 6, 2022

Radioactif 251

18 Novembre 2007

Présentenciel.       

La malhonnêteté intellectuelle existe même dans notre système judiciaire. 

Quand j’ai été évalué pour mon présententiel en 1996, la madame m’a à peine parlé cinq minutes. Et, elle m’a jugé à partir de l’Homo-vicièr.

Or, en m’accusant de tenir des propos trop scatologiques (grossiers où il est question d’excréments), elle prouve qu’elle ne l’a même pas regardé. Il n’y a même pas un mot sur ce sujet dans l’Homo-vicièr

Elle semblait plutôt parler d’un livre de mon ami Jean Ferguson.  Un livre comique sur les pets. 

Chaque individu est unique. Nous embarquer dans des moules, c’est un travail de lâche.  C’est pourtant ce qu’elle a fait. (Sur Google, il y a un sexologue qui fait la même chose, en 2016) en disant que j’utilise le langage des pédophiles. Il a fait de l’université et il ne sait même pas la différence entre un pédéraste et un pédophile. Petit quotient intellectuel.

Je sais par expérience que je suis capable d’avoir de vrais amis et être assez gentil pour que l’on aime ma compagnie; mais dès que l’on apprend que j’aime les petits gars, on m’écarte, je deviens comme la peste. On me fuit et pourtant je n’ai rien changé dans mon comportement.  

Mais, l’opinion publique donne peur. Qu’est-ce que les autres vont penser si je parle avec un pédéraste?

18 Novembre 2007

Archives gaies.     

Je vieillis.  Aujourd’hui, je m’en vais à l’inauguration des Archives gaies du Québec, à Montréal.  Je leur ai donné tout ce que j’ai écrit dans les années 1970.  C’est monumental. 

Pour un écrivain aussi bon rien que moi, que l’AAACE  et l’UNEQ veulent me mettre à la porte, ce n’est pas trop pire.  Vive la liberté d’expression.

J’ai aussi remis les archives de la Thérèsa.  Elles sont à Sherbrooke, aux archives nationales du Québec,à Sherbrooke. 

On ne peut pas y mettre tous mes textes, car on manquerait d’espace, surtout depuis que Jean Charest est premier ministre. Y prend bien de la place ce gars-là.  Je gage qu’on ne l’accusera jamais lui. Il a créé la police qui enquête sur lui.


19 Novembre 2007

Lettre à la ministre 1.       

J’ai fait parvenir ce dossier à la ministre de la Culture et de la Condition féminine:

Attendu que l’AAACE est un regroupement d’écrivains et non un organisme religieux ,         

Attendu que l’éthique n’a rien à voir avec la morale ,

Attendu que La pédérastie mise à nu est un essai et que le propre d’un essai est de faire valoir des arguments pour ou contre un sujet donné, même tabou et qu’en aucun temps j’attaque une personne en particulier ,         

Attendu que la censure qui a dominé et violé notre enfance devrait être disparue depuis longtemps, il n’y a rien d’anti-professionnel à aborder la pédérastie en 2007,

Attendu que la pédérastie est une orientation sexuelle depuis qu’elle existe en Grèce antique                    

Attendu que la pédérastie n’a rien à voir avec la pédophilie

Attendu que dans La pédérastie mise à nu j’établis clairement les nuances que j’y apporte,

Attendu que je ne force personne à lire ou à adhérer à ce que j’écris

J’ai fait parvenir une copie de ma lettre à l’AAACE à ma ministre de la Culture et de la Condition féminine.

Attendu que j’ai publié plus de 20 livres et que j’ai déjà été accepté comme membre de l’UNEQ alors que certains livres que vous contestez étaient déjà publiés, donc, je ne vois pas pourquoi on pourrait justifier un tel changement. Qui êtes-vous pour décider si je suis un écrivain ?

Attendu que La pédérastie mise à nu s’adresse à un public adulte        

Attendu que mon orientation sexuelle ne regarde personne.

Je conteste votre décision et je la porte en appel devant le comité d’éthique. Je n’en ai jamais réentendu parler. Pourtant, La Charte des droits protège les individus contre leurs confrères affirmant que tu ne peux pas être exclu pour des différences d’opinions.

Radioactif 250

janvier 5, 2022

Radioactif 250

17 Novembre 2007

Différence d’âges.

J’ai toujours cru que la vérité a ses droits et j’ai toujours essayé de me tenir debout.  C’est pour ça que j’ai écrit La pédérastie mise à nu. Je veux vider le sujet pour passer à autre chose. 

Il y a des mensonges et des peurs perpétuelles, une hypocrisie vicieuse, dès qu’il est question de pédérastie. 

La pédérastie et la pédophilie sont deux choses totalement différentes non seulement à cause de la différence d’âge des jeunes concernés, mais parce que cette différence entraîne une perception spécifique à certains groupes d’âges. 

Pour Freud, les stades de développement de la sexualité sont: 0 à 5 ans : la découverte de soi ; de 5 à 10 ans : une période de latence c’est-à-dire une période où la sexualité n’a presque pas d’existence ou ne retient pas l’attention; de 10 à 16 ans : l’arrivée des hormones, le retour à la sexualisation, la découverte de l’autre, et, l’âge adulte. 

Ces stades ressemblent comme deux gouttes d’eau aux autres. À sept ans, l’âge de raison (le pouvoir de distinguer entre le bien et le mal);  à 12 ans, l’âge de la responsabilité (devenir responsable de ses gestes devant un tribunal)  à 14 ans, l’âge de consentement sexuel.  L’attrait des pédérastes se situe entre 10 et 16 ans et la pédophilie entre 0 et 10 ans

La pédérastie est strictement gaie alors que la pédophilie est plus commune chez les hétérosexuels

17 Novembre 2007

Différence de perception.          

La différence entre la pédérastie et la pédophilie existe principalement parce que les acteurs (les jeunes) n’ont absolument pas la même perception de la situation. 

L’enfant croit tout ce qu’il entend et se forge des rêves.  II agit en fonction de la réaction de ses parents. Il agit surtout par imitation. 

Chez l’enfant la sexualité en est une de curiosité comme les autres, car elle ne l’identifie pas. 

Par contre, vers 10 ans, le jeune commence à se percevoir comme un être unique.  Ses hormones le poussent à être plus curieux sur sa réalité et sa sexualité en fait partie. Sa conscience est toute autre et il veut savoir ce qu’il est et ce que sont les autres.  Il cherche à devenir autonome et à se réaliser, donc, de prendre conscience de ce qui lui plaît en dehors même du simple fait de la douleur et du plaisir. 

Plus il se sentira autonome, plus il sera fier de lui.  Son rapport avec les autres le définiront.  Il développe ses goûts et sa morale personnelle.  C’est pourquoi qu’à partir de cet âge, la société se doit de reconnaître ses droits individuels dont la sexualité ainsi que son droit à la vie privée.  Il se doit de pouvoir agir par lui-même et ça ne se développe pas en étant gardé dans un cocon, même s’il a encore besoin jusqu’à un certain point d’être protégé. 

On peut aussi dire que la vieillesse est un retour à l’enfance différent chez chacun, selon sa capacité d’autonomie, mais le besoin de protection est égal.  Cette fois les gens ont besoin d’être protégés contre les prédateurs financiers, une espèce encore plus dangereuse.

18 Novembre 2007

Les femmes.          

Une autre affirmation gratuite : la peur des femmes des pédérastes.  C’est parfois le cas, mais je parlerais plutôt de la haine des femmes parce que les pédérastes se sentent harceler par une certaine junte féminoune (féministe woke). 

Certains de mes amis seront fâchés de lire que je crois sincèrement que si les femmes n’existaient pas, il faudrait les inventer.  Si elles ne m’attirent pas particulièrement physiquement, elles ne me repoussent pas.  Au contraire, je pense que la perception féminine est un acquis social indispensable.

D’autre part, même si leur discours ou leurs intérêts sont parfois déconcertants (la mode, les «lofts story», par exemple) elles apportent une teinte de changement dans nos préoccupations et surtout dans leur façon de voir les choses. 

Les femmes, surtout les féministes,  sont très centrées sur les femmes.  Elles deviendront bientôt une majorité.  Et elles n’entendent pas se faire oublier.

Je ne peux pas endurer celles qui se lamentent sous prétexte qu’elles ne sont pas nos égales, strictement  pour aller chercher plus de pouvoir de sympathie et nous mettre en boîtes. 

Ce ne sont pas toutes les femmes.  Mon rapport avec elle est plutôt bon, probablement parce que j’ai deux sœurs que j’adore (Pauline et Henriette) et que mes compagnes furent toutes des féministes. 

On oublie que chaque individu est un cas d’espèce.  La sexualité est une expérience de vie et elle est d’autant plus importante qu’elle engendre notre personnalité.  Notre estime de soi repose sur elle.

Radioactif 249

janvier 4, 2022

Radioactif 249

17 Novembre 2007

Traumatisme.

Si dans un cas de pédophilie, un enfant peut être traumatisé, en ayant peur quant à ce qu’il voit ou ce qu’il ressent, un enfant battu ou sans cesse dévalué par ses proches, l’est encore plus. 

Par contre, à partir de 11-12 ans, le petit est beaucoup mieux armé pour faire face à ce qui pourrait le marquer, car il a plus de points de repères pour identifier ce qui est dangereux de ce qui ne l’est pas.  C’est donc pour ça que la très grande majorité des jeunes savent que les adultes mentent ou s’excitent pour rien quand il est question de prédateurs sexuels. 

De plus, aujourd’hui, les jeunes ont des moyens infinis pour dénoncer le moindre écart.  Qu’ils le sachent est plus important que la psychose des mères affolées par leur hantise de les voir perdre leur vertu. 

Malheureusement, les jeunes ont aussi appris que le chantage est un moyen payant.  Il suffit de te dire victime d’un abus sexuel pour devenir la vedette ou l’attention de l’heure.  Les médias sont les grands pourvoyeurs de l’hystérie qui entoure la sexualité. Elle est basée surtout sur la peur des femmes face à la sexualité.

On allume leur mécanisme de projection et ont les fait halluciner sur ce qui pourrait arriver à leurs petites (un autre elle) comme on fait jouer les jeunes aux jeux vidéo. 

Aussi, les enfants deviennent souvent de fausses victimes, l’arme ultime, dans les cas de divorce. C’est une accusation, une présomption très facile à servir. J’ai connu un père qui fut accusé, qui s’est suicidé avant que sa fillette avoue que c’était une histoire inventée.

J’ai cru qu’à partir de ce fait, je suis tout à fait justifié de parler du problème. Je suis le mieux placé parce que je n’ai rien à perdre. Sinon de perdre la possibilité d’être reconnu écrivain.  Est-ce vraiment important?

17 Novembre 2007

Ce qui se passe vraiment.         

Contrairement à ce que la société prétend, très, très souvent le jeune sera non seulement libre, mais très souvent il retournera voir ce que l’on appelle son prédateur pour jouir encore de la relation privilégiée qui s’est établi, souvent parce qu’il aime trouver enfin autant de liberté. 

C’est d’ailleurs un des points négatifs de la pédérastie.  Les jeunes comprennent très vite ce que signifie la relation et où elle peut les conduire.  C’est loin de faire mal quoiqu’en disent les détracteurs.

Les jeunes d’aujourd’hui sont moins niaiseux qu’on ne l’était.  Ils aiment pratiquement toujours ce qui se passe et ils sont tout à fait libres d’être là ou pas.  Que tu touches un zizi en luttant, c’est un attouchement illégal.  Pourtant quand on télévise les scènes de lutte aux olympiques, il arrive très souvent que les lutteurs se touchent et on n’en fait pas un drame.  C’est du moins l’expérience que j’en ai ou de laquelle j’ai été témoin. 

Dans son Journal noir, Jean Ferguson   raconte comment ça se passe et pourquoi il est faux de prétendre que c’est toujours l’adulte qui fait le premier pas.  Habituellement, c’est le cas, mais le jeune qui aime ce genre d’expériences saura le manifester assez clairement pour indiquer son consentement. 

La démarche est facile à reconnaître et pour l’un et pour l’autre.  La très grande majorité de ces relations sont des caresses, des masturbations, des fellations.  C’est généralement plutôt très agréable, même si c’est interdit.  C’est aussi très souvent à sens unique, c’est-à-dire le jeune qui reçoit le plaisir. 

Il peut y avoir des cas de sodomie, mais c’est, je crois, très exceptionnel parce que ce n’est pas le fun pour la majorité des gens.

17 Novembre 2007

Absence de violence.      

Je n’ai jamais connu en 55 ans (et plus), un seul pédéraste violent avec les jeunes.  Au contraire, ce sont des gens qui adorent les jeunes et qui plus souvent qu’autrement se font financièrement plumer par ces jeunes pour leur plaire. Les exceptions sont possibles, mais je n’en ai pas connues. 

Ils se fichent de l’argent parce que tout ce qui compte c’est de se sentir aimé et d’aimer, à la folie.  Je ne sais pas tout de leur vie, mais il me semble que s’il y en avait eu un violent, j’aurais fini par le savoir. 

Les pédérastes sont habituellement des gens d’une extrême sensibilité et la pédérastie est un besoin infini d’affection.  Les pédérastes ne se conforment pas à toutes les règles, ils doivent saisir le pourquoi.

Ce sont des adultes qui refusent la vie comme on nous force de la vivre : naissance- études – boulot – enfants- mort.  Les pédérastes n’acceptent pas cette vie qui tourne toujours autour du portefeuille parce que pour eux, l’essentiel c’est la beauté et l’amour.  Les valeurs sont tout à fait différentes. 

La pédérastie est une raison fondamentale de vivre pour eux.  Elle permet d’exprimer leur amour. Elle permet de le vivre en dehors de tous ces problèmes d’adultes : jalousie, exclusivité, remords.  Ils aiment vivre, rire, jouer, expérimenter le plus de choses possibles avec leurs serins.  Franchir les limites. 

Ils veulent revivre leur état d’enfant (l’innocence) grâce à ce que leur proposent les jeunes. 

Le vrai problème avec la pédérastie est la permanence et par conséquent, la responsabilité. 

Tu ne peux pas être en amour par-dessus la tête avec un jeune et le laisser tomber deux semaines après parce qu’il ne t’intéresse plus.  Tu dois apprendre toute la responsabilité que contient cette relation compliquée par les préjugés des relations entre un adulte et une personne moins âgée. 

Le problème avec la pédérastie, ce n’est pas elle en soi, mais toutes les intentions diaboliques qu’on lui prête par préjugés.  Chaque cas est un cas d’espèce.  Il peut y avoir des gens extraordinaires comme de beaux salauds.  C’est comme dans toutes les tranches de la société. 

Radioactif 248

janvier 3, 2022

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16 Novembre 2007

Bénévole refusé.  

Avant d’être prof, j’ai été bénévole pour accompagner un couple d’aveugles.  Le monsieur avait de la gangrène dans une jambe qui s’installa dans l’autre.  Je les adorais.  Nous étions devenus, moi et ce monsieur, très amis.   Il voulait que je l’amène au parc et prendre une bière avec moi. 

Quand il souffrait trop , il me disait jusqu’à quel point il voulait mourir pour cesser d’en endurer autant.    Moi, beau cave, j’essayais de lui faire croire que la vie est très belle, malgré la souffrance.  Si j’étais allé avec lui, en prenant sa bière avec ses médicaments, il aurait probablement fait la même crise cardiaque qui l’emporta. 

Évidemment, après ma condamnation, j’ai voulu répondre à un appel urgent d’aide : on voulait des bénévoles pour accompagner des adultes aveugles ou des malades dans le métro. 

On rejeta mon offre de bénévolat, sous prétexte que j’étais pédophile et qu’on ne voulait pas risquer qu’un jour je rencontre un jeune aveugle dans le besoin.  Quelle bande d’idiots ! 

Ce fut pareil avec une organisation pour venir en aide aux jeunes itinérants.  On préfère qu’ils se suicident à devoir prendre le risque d’une tentation sexuelle.   Mais, le responsable fut très clair : tu es sans doute une richesse pour ce genre de travail à cause de tout ce que tu as vécu, mais on ne peut pas prendre de chance car la police surveille ceux qui œuvrent pour nous. Et, selon nos bonnes consciences, le silence des pédérastes est la preuve de leur hypocrisie et de leur manipulation de l’esprit des jeunes. 

Que font-ils, eux, avec leur esprit tordu de conservatisme et la perversité de leurs jugements?

Tu ne peux même pas être bénévole ou enseigner aux adultes, car tu pourrais vivre sans remords. 

Au contraire, pour moi, ce fut la preuve que l’on agit en dictateur. On fait tout pour que le pédéraste se suicide ou devienne complètement fou à cause de ce rejet absolument débile, car, le sexe n’a pas l’importance que la société veut nous faire croire qu’il a chez les enfants. La peur des pédophiles c’est strictement une paranoïa d’adultes. Un geste sexuel n’est ni violent, ni souffrant, sauf qu’avec la morale on lui confère un statut de gravité pire que le vol, que de conduire en auto en état d’ébriété ou de commencer à se droguer.

Le problème réside dans le fait de lui attribuer un degré de danger qui n’est que phantasme adulte.

 Comme dans l’arrache cœur, de Boris Vian.  J’ai aussi hâte de lire Le syndrome de la mère poule. 

17 Novembre 2007

Authenticité.

Tu ne peux pas vivre authentique, si tu es pédéraste. 

Si tu n’en parles pas et qu’on l’apprenne, tu es un sale, un hypocrite, et j’en passe.  Tu ne peux plus travailler à des postes payants, car on s’arrange pour que l’on apprenne ta petite histoire. 

Au mieux, la télévision la diffuse comme si c’était une grande manchette, mais on ne parle pas des centaines de jeunes tués dans leurs guerres à la même époque.  Mourir ce n’est pas grave tant que tu es chaste.   Bande de malades. 

Tu ne peux pas t’aimer, car ça veut dire que tu ne le regrettes pas.  Tu dois t’haïr, avoir honte, faire des mea culpa publics. Te fouetter sur la place publique serait encore mieux, j’exagère à peine. 

Toutes les «gouines» veulent que ta photo soit sur tous les poteaux de téléphone afin que personne n’ose jamais plus te parler ; mais, si c’est toi qui en parle ouvertement, c’est que tu t’en sers pour trouver une petite victime. 

Ainsi, l’AAACE veut me radier de ses membres parce que je parle de ma pédérastie et que cela ne convient pas à leur éthique

Même la Commission des droits de la personne est d’accord : je ne suis pas brimé dans mon droit de parole contenu dans la Charte ou à mon droit à la vie privée.   

Si je pense le contraire je n’ai qu’à engager un avocat. C’est le rôle de la Commission des droits si tu es trop pauvre pour te payer ce service et elle refuse de le faire, le crime étant trop important. Or, les droits existent exactement pour empêcher ce genre de dictature sur les individus par la société.

Les lois sont toujours interprétées de la façon à ce que ça fasse leur affaire. 

Bientôt le Québec sera totalement castré.  Les hommes devront avoir honte d’avoir un pénis et d’ainsi désobéir à l’égalité obligatoire entre les hommes et les femmes. Égalité ou domination féministe ?

Radioactif 247

janvier 2, 2022

Radioactif 247

16 Novembre 2007

La dénonciation.   

Il y a deux éléments fondamentaux dans mon livre La pédérastie mise à nu

Il y a bien sûr la dénonciation de l’hystérie quasi maladive de tout ce qui entoure la sexualité, violente ou pas, dominatrice ou pas, au Québec. Il y a surtout la recherche à savoir pourquoi une relation sexuelle peut-être être mal?  Qu’est-ce qui justifie cette censure autour de tout ce qui touche la sexualité?

Comment peut-on concevoir que l’on puisse retourner jusqu’à 30 ans en arrière dans la vie d’un individu et le poursuivre jusqu’à sa mort , simplement pour avoir participé ou initié des jeux sexuels.

Très souvent les jeunes adorent participer à de telles expériences et vont parfois jusqu’à les initier eux-mêmes. 

Même si on sait que c’est vrai, on nie cette réalité parce que l’on ne sait pas comment la traiter.  La façon que l’on aborde le sujet fait, à mon avis, plus de mal que de bien, même en ce qui concerne la protection des jeunes. 

En croyant que le sexe est mal et puisque tous y participent un jour, les plus scrupuleux, vulnérables, se croient déjà des êtres inférieurs aux autres. Ils sont traumatisés par la honte d’avoir obéi à leur nature et leur curiosité alors que la négation du sexe dans l’établissement du bonheur individuel établie par les religieux est, elle, la contre-nature. Tout le monde a une vie sexuelle.

Dans la pédérastie, il y a au moins 98 ans de relations qui touchent l’affectif, l’amitié, l’amour et un petit deux pour cent où parfois il y a une relation sexuelle qui se résume à des caresses et masturbations, parfois des fellations. Pratiquement jamais de sodomie parce que c’est douloureux et que la haine et la peur de la merde est plus forte que la curiosité de savoir ce que ça fait. La société ne retient que ce deux pourcents pour condamner cette relation.

La pédérastie évolue à 100% sous forme de jeux. On oublie que selon Freud la curiosité, qui consiste souvent à se comparer à l’autre, est pratiquement toujours la base des jeux sexuels chez les mineurs.

Un peu de vérité dans l’évaluation de ce phénomène ne fera pas de tort.           
 

16 Novembre 2007

Motivation 1.          

La raison fondamentale pour écrire sur la pédérastie s’est modifiée au cours des ans. 

La première fois que j’en ai parlée reposait strictement sur la volonté de retrouver Daniel à qui j’ai dédié des poèmes dans « Hymne à l’amour, le vice et la révolte ».  Une petite histoire que je raconterai plus tard. 

À cette époque, même être homosexuel était considéré comme une maladie mentale et un crime abject. 

J’avais besoin de proclamer mon amour pour Daniel donc des petits gars comme un droit et je dénonçais le tas de lois souvent contradictoires inventées pour t’enfermer d’une façon ou d’une autre, que tu sois dangereux ou pas.  La grande bêtise est que l’on a fait un péché avec tout ce qui touche au sexe en dehors du mariage et inventer un vocabulaire de peur et de dégoût pour qualifier ces gestes de plaisir. Pour aller au ciel, il saut faire des sacrifices. Et, le racket est lancé.

La légalisation du sexe est une perte économique pour ceux qui dirigent,  car elle ne justifie plus d’investir des millions pour la domination de l’interdit alors que les cas sont proportionnellement rares. La seule chose intelligente dans ces lois est l’interdiction de la violence et imposer le consentement. Le reste n’est que du théâtre judiciaire, donc une branche économique de la société dominante.         
 
Évidemment, on essaya de faire croire que je me proclamais pédéraste seulement pour l’argent (j’ai toujours été bien pauvre) ou pour attirer les jeunes. Ce qui était vrai au début, mais qui se transforma en recherche de la vérité.  

Je n’étais pas le seul à se poser des questions sur le sort réservé à ceux qui avaient pris part à une expérience sexuelle en dehors des règles en place.

La Charte des droits s’en prenait aussi à la discrimination de l’âge et de l’orientation sexuelle : les jeunes ont-ils le droit d’avoir des rapports sexuels avec une personne adulte ?  Pourquoi la prostitution est-elle interdite, même entre adultes ?  Pourquoi défendre la polygamie ou la polyandrie, si les gens sont bien à l’intérieur de cette structure?  Le mariage est-il autre chose qu’une structure économique?  Qu’est-ce qu’une orientation sexuelle? 

Pourquoi la pédérastie n’est-elle par une forme d’orientation sexuelle, car elle existe chez l’individu de par sa constitution mentale depuis sa conception?

Le goût de la pédérastie ne peut pas s’acquérir avec l’âge et à la suite d’expériences. C’est ta réalité dès ta naissance. Et, le pire tu ne choisis pas ce qui t’attire. Ainsi, à cause de la haine des homosexuels, le pédéraste se trouve condamner à l’hypocrisie ou à la prison pour le reste de sa vie.

Tout dépend évidemment de ceux qui font les lois.  Pour quels motifs ? Pourquoi cette partie de la philosophie ne peut pas être questionnée au fur et à mesure que la science évolue? 

Est-il normal qu’afin de pouvoir te condamner la police puisse offrir au père de choisir : ou signer une dénonciation ou perdre la garde de son garçon?  C’est pourtant ce qui m’est arrivé. Qui veut vivre une vie à la merci des cancans pour le reste de sa vie?

La sainteté de notre système est une belle hypocrisie.

16 Novembre 2007

Motivations.2

Puis, on a commencé à dire que les jeunes pouvaient souffrir de séquelles à la suite d’une telle expérience, ce fut tout un questionnement sur le pourquoi de la pédérastie.

Pourquoi cela devrait-il être permis ou interdit?  Est-ce que les jeunes peuvent vraiment être perturbés ?  C’était aussi le temps de la lutte des femmes (les vraies féministes) pour le droit à l’avortement, le droit de choisir entre une carrière et la maternité

Pour la première fois, on disait que le sexe n’était pas qu’un geste de procréation dans le moule d’une famille monogame

À cette époque, les féministes ne songeaient pas à dominer les hommes comme aujourd’hui.  Cette réflexion m’a conduit à vouloir créer une éthique sexuelle pour les personnes qui vivent en dehors du mariage et plus spécifiquement pour les pédérastes. 

Si tu es pédéraste ou pédophile à vie comment faut-il se comporter pour ne pas briser la vie sociale et émotive des jeunes? 

J’ai commencé à faire une distinction très nette entre pédérastie et pédophilie et je me suis rendu compte que je suis fondamentalement contre la pédophilie.

D’autre part, je fus amené à me demander aussi ce qui détruit le plus un jeune : le fait de se faire masturber, sucer par un adulte ou un autre jeune ou l’ampleur démesurée qu’accorde la société à ces gestes qui ne sont peut-être pas automatiques dans la vie de tous les jeunes, mais qui sont tout à fait normaux dans l’évolution de la sexualité d’un individu. 

La vraie question est devenue : Qui a raison la psychanalyse ou les religions? 

Aujourd’hui, je me demande pourquoi dépense-t-on des millions pour maintenir la peur de la sexualité, tout en étant si permissif pour la violence ou les drogues?  Question d’argent? 

Les règles qui permettent de dépenser des millions chez les adeptes de la répression sont-elles un glissement en faveur du crime organisé international? 

Pendant qu’on chasse les prétendus prédateurs sexuels,  les gens ne sont pas portés à s’interroger sur la pertinence des guerres et la culture des drogues puisque ça ne les touche pas puisque les morts sont sur d’autres continents. 

Si vous n’avez pas peur des terroristes, pourquoi avoir peur des prédateurs sexuels, ils sont bien moins dangereux.  L’intolérance vis-à-vis la sexualité permet au système d’injecter des millions dans cette prétendue sécurité des jeunes.  Ainsi, tout le monde paye en croyant avoir raison de payer pour le bien de la jeunesse alors que l’économie s’enrichit. Il y a de plus en plus d’avocats et on multiplie les sortes d’infractions, c’est plus payant.

16 Novembre 2007

Motivations. 3

Ce fut le choix de retourner à l’école pour devenir professeur et aller chercher une maîtrise en français aux universités de Sherbrooke et de l’UQUAM.  Aussi, incroyable que cela puisse paraître,  j’ai suivi mes cours de français, à l’université McGill. 

L’enseignement tricotait encore plus serrée les règles personnelles qui devaient exister pour avoir la certitude qu’aucun jeune pourrait être perturbé en venant avec moi

Ce fut l’époque où j’ai appris de jouir des tentations et m’en débarrasser  le soir en me masturbant, tout en agitant mes phantasmes. Une vie de moine qui dura toute ma période d’enseignement, à quelques exceptions près en dehors de ma vie de prof. 

Finalement, j’ai écrit La pédérastie mise à nu  pour dénoncer la stupidité hystérique qui entoure les mots pédérastie et pédophilie.

Je déteste l’ignorance et la censure.  Je suis tellement désexualisé que ça ne représente plus comme avant le sacrifice de ma vie sexuelle juste pour avoir le droit de dire ce que je pense sans me mettre en danger. 

Aujourd’hui, je veux proclamer ma vérité pour changer la situation, même si cela touche moins de 2% de la population. 

Cette lutte contre la morale bourgeoise a été entreprise pour me débarrasser du sujet de la sexualité et enfin pouvoir recommencer à jaser politique. 

Par contre, cette réflexion m’a amené à remettre en question toute l’éthique sexuelle de notre civilisation et j’ai commencé à préconiser des solutions qui, à mon avis, protègent plus réellement les jeunes.  Je les ai écrites dans mon livre « De la pudeur à la paranoïa »

Mais, à cause de cette lutte, tout ce que j’écris depuis 40 ans risque de disparaître, car on commence à m’interdire le droit de parole un peu partout. 

Je ne suis pas une religion et on interprète la Charte des droits en faveur de la pensée unique majoritaire religieuse. 

Quand j’aurai fini ce trip, j’abandonnerai aussi l’écriture puisque ça donne rien, sauf me ruiner à publier mes réflexions. 

Bush-Poutine-Harper-Chavez sont nos nouvelles bibles avec une banque mondiale qui tord le cou aux peuples qui ne veulent pas se soumettre.

Radio-actif 246

janvier 1, 2022

Radioactif 246

15 Novembre 2007

La pédérastie mise à nu…          

Pourquoi écrire La pédérastie mise à nu, d’amener tout le Québec à m’haïr? 

D’abord, la question fut : qu’est-ce que je trouvais le plus important à léguer comme écrivain au Québec?  J’aurais pu écrire sur le problème de la drogue et de la santé mentale puisque je venais tout juste de me ramasser à l’hôpital, après avoir été battu. 

Ma contribution fut plutôt des articles envoyés dans les journaux (surtout La Presse) et au député du Bloc qui s’occupe de ce problème, quitte à revenir sur le sujet à travers un roman (quand je serai à la retraite).  Mais, je ne croyais pas que de dénoncer ou de tenter d’expliquer une telle situation touchait vraiment la fibre profonde des Québécois. 

Le vrai tabou au Québec demeure la sexualité, pas seulement la pédérastie. 

Je voulais faire comprendre mon point de vue de l’intérieur (puisque je suis pédéraste) et préconiser des solutions qui m’apparaissent comme une forme d’équilibre entre la panique paranoïaque entretenue par les féminounes et ma conception.

À mon avis, il faut éliminer toute forme de peur et de culpabilité, en autant que ce ne soit pas de la pédophilie (moins de 10 ans), sans violence et domination, donc, consentement.  Une perspective qui respecte vraiment les individus.  Mais il faut cesser d’essayer de traumatiser les jeunes avec la pédophilie, peur qui devient une paranoïa collective.

J’en ai fait ma principale raison de vivre parce que je pense que si on ne règle pas cette panique maladive des Québécois face à la sexualité, ils n’auront jamais la sécurité émotive nécessaire pour voter l’indépendance.   Ils penseront ce que les autres pensent.

J’ai vécu à chercher la vérité sur les effets autant positifs que négatifs de la pédérastie.

15 Novembre 2007

Un exemple : le porno.    

Ainsi, on lance des campagnes contre la pornographie alors qu’on achète des tonnes de jeux basés sur la violence à nos enfants. Où est la logique ?  En quoi la violence est-elle réprimée, anéantie, supprimée, en jouant à des jeux d’assassins alors que la sexualité dans une vidéo porno est un danger pour les jeunes?  Comme si la nudité était une honte, un péché.

La vitesse et les courses des adolescents dans les vraies autos ne sont-elles pas le prolongement de leurs jeux vidéo ?  Bien des experts diront que non, car ils moussent leur carrière au service des compagnies productrices de ces gadgets pour les jeunes.  Les commotions cérébrales à cause des sports violents sont plus dangereuses que la pédérastie où s’il y a consentement, il n’y a que plaisir.

Un jeune qui se masturbe en regardant une fille nue qui l’excite ce n’est pas très payant, car on peut en voir des millions sans payer sur internet. Ce l’est encore moins, s’il est gai puisqu’il ne représente que 25% de la population et s’il est pédophile, il représente moins de 1%.  Et, dans ce cas, il est pratiquement impossible de trouver de la pornographie impliquant des jeunes qui n’éjaculent pas, donc, des jeunes qui ne soient pas  adolescents. Les rapports de la police sont la seule place semble-t-il où on retrouve ce genre de comportement …publicitaire.

D’ailleurs,  la critique des jeunes vis-à-vis le porno est souvent plus intelligente que celle des adultes qui confondent nudité et pornographie.  

La solution n’est pas dans l’interdit, mais dans l’éducation. 

D’ailleurs, tous les sites pornographiques gais mélangent homosexualité et sodomie. Les gens détestaient les homosexuels parce qu’ils les croyaient sodomites. Or, la réalité est toute autre. Tu peux être gai et ne pas être intéressé par la sodomie.  J’ai été pédéraste toute ma vie et je n’ai jamais été sodomite ou sodomisé.

Probablement, que tous les parents craignaient que leur fils soit sodomisé, ce qui se comprend bien, car la sodomie est souvent souffrance plutôt que plaisir, surtout et inévitablement, s’il n’y a pas consentement. Tous les autres gestes toucher, caresses, baisers, sucer, masturber  sont de purs plaisirs et à moins de vivre dans un milieu scrupuleux et que ces gestes t’apparaissent comme mal.

Que les femmes soient plus fermées à une sexualité libre est bien normal, car elles se retrouveront souvent seules avec l’enfant à naître, si elles ne sont pas mariées. De plus, la sexualité est plus significative pour les filles que pour les gars, car elles sont pénétrées, ce qui n’est pas toujours ce qu’il y a de plus jouissant. Le gars, lui, est certain qu’en éjaculant, il connaîtra un grand plaisir.

Contrairement au gars, qui ne connait que du plaisir à faire l’amour, la femme est pénétrée. Pour certaines, c’est en soi douloureux.

C’est une dimension absolument différente dans la perception de soi et de son corps. Qui veut souffrir? La notion d’être pénétrée est la même que la sodomie, c’est absolument plus intime que la masturbation ou la fellation.

La sexualité est différente si tu es gai ou si tu es hétérosexuelle.

Le gai ne peut pas avoir le problème de la procréation ce que la majorité des gars doivent vivre s’ils sont hétérosexuels. Même de nos jours, il est encore possible pour une fille de se ramasser fille-mère.

J’ai décidé quand j’ai écrit La pédérastie mise à nu de mener ce combat (parce qu’il y a un prix et un risque à vouloir être libre) parce que depuis mon enfance la censure québécoise de la sexualité (ou sa déformation en péché) est le pire viol de conscience que je connaisse. 

La censure est une forme de lobotomie ou de génocide culturel. 

J’aime trop le Québec pour en être complice.  J’ai choisi de combattre l’hypocrisie et le mensonge entourant la pédérastie, à partir de ma propre expérience, même si pour un temps je serai identifié au diable lui-même.  La vivre, la méditer, la confronter aux histoires d’horreur que l’on raconte habituellement, m’a amené à identifier des balises qui font que ce geste ne soit pas dangereux; mais au contraire, il permette au jeune de pouvoir confirmer son identité sexuelle et la vivre dans le bonheur relatif à l’espèce humaine.

La vérité a ses droits.  J’ai été témoin interne pendant près de 65 ans de ce viol de conscience collectif.  Il est temps que j’essaie de faire connaître une facette de la vérité ou du moins de forcer à la réflexion.  Il y autant sinon plus de gars qui ont vécu jeune une expérience sexuelle qui ne fut que plaisir.

Si j’y arrive, je pourrai dire que ma vie n’a pas été inutile.

16 Novembre 2007

Expliquer la pédérastie.  

Il ne s’agit pas de défendre la pédérastie, d’en faire la promotion ou un modèle de vie, mais d’expliquer au meilleur de ma connaissance ma façon de percevoir la réaction négative et punitive de la société vis-à-vis de ce phénomène.  Elle est tellement exagérée qu’elle est carrément malade. 

Qu’est-ce que cette haine procure aux victimes ?  Une très bonne allocation financière.  Des diocèses ont littéralement été ruinés dans cette guerre hypocrite entre les catholiques et les protestants.  Sans demander une augmentation de sentence, on condamne un jeune à trois ans de prison pour avoir tué deux adolescentes dans un accident d’automobile alors que pour un prédateur sexuel (le terme ne peut que déjà nous inciter à la haine) verra le système retourner à 30 ans derrière dans sa vie pour l’inculper et même s’il fait sa sentence, il sera harcelé par la police ou les mouvements  féministes rétrogrades jusqu’à sa mort.

 Une personne accusée d’un crime sexuel ne peut pas ou très difficilement gagner sa vie, car les emplois sont quasi impossibles à trouver (il y a toujours quelqu’un pour aviser l’employeur).  Il ne pourra même pas faire du bénévolat, même si on dit que la vie sociale est aussi importante pour un individu que de manger, strictement sous prétexte de protéger les jeunes.  Les protéger de quoi?  Du plaisir?  

Il y a là une disproportion de sentences qui est pour le moins très illogique, mais tout à fait émotive.  On ne peut pas s’empêcher de penser comme ce que l’on nous a appris étant tout jeune.  Qui menait, il y a plus de 30 ans?  L’église. 

La haine d’un comportement sexuel déviant est basée sur la paranoïa, particulièrement, de certaines féminounes (féministes wokes) qui s’identifient aux jeunes pour pleurer leurs déboires personnels.

Pourquoi ce sont toujours les chastes qui disent aux autres comment il faut vivre? Pourquoi n’y aurait-il pas des prostitués (es) indépendant(es) heureux (ses) dans l’accomplissement de leur travail? En quoi ce travail est-il plus dégradant que tout autre travail?

16 Novembre 2007

Pédérastie : loi « préjugée ».       

Les aventures pédérastes prennent souvent l’allure de partouzes (c’est loin d’être dangereux ou désagréables), le jeune n’est ni tué, ni blessé. Il s’amuse.

Cette expérience ne diminue aucune de ses facultés, au contraire, il se connait mieux après, et souvent il a du plaisir et il adore ça.  Ce n’est pas pour rien que plusieurs retournent chez celui que l’on décrira plus tard comme l’agent de perversion.  Et, on se servira de la psychologie pour inventer une façon d’interpréter ce drôle de comportement. Quand j’ai été violé, je n’ai pas cherché à retourner voir mon agresseur. J’ai plutôt essayer d’en tirer une leçon de prudence élémentaire à mettre à exécution.

Le sacrilège dont on accuse l’adulte n’a aucun fondement, sinon le lavage de cerveau des religions qui prétendent qu’un dieu strictement spirituel attache de l’importance aux frémissements de nos corps ou qu’il aime se mêler de nos histoires de fesses.  On appelle ça une loi «préjugé». 

La quasi-totalité des gens croit qu’elle est justifiée, mais personne n’a le courage ou songe même à remettre en cause sa raison d’exister.  C’est comme ça parce que ça toujours été comme ça.  Pas très intelligent, mais facile  à vivre.

Évidemment, si la société autour du jeune devient complètement déchaînée, débile, en l’apprenant, si on considère ce geste comme le pire des crimes, le jeune sera automatiquement traumatisé.  Il doit sauver sa peau en manifestant sa haine pour avoir osé essayer de goûter au plaisir. 

Cette manifestation de haine est en pleine contradiction avec l’atmosphère profondément amicale, parfois amoureuse de l’expérience qu’il vient de vivre, mais pour s’en sortir, il doit bien manifester son repentir et sa haine contre le diable qui l’a incité à découvrir un corps capable de jouissance, même en dehors du mariage.

Pour ne pas comprendre, les adultes feront abstraction de tout ce qu’ils ont vécu dans leur propre jeunesse et en resteront à ce qu’il y a de plus facile «c’est interdit, un point c’est tout. » Mais, c’est interdit pourquoi? Voilà ce que j’ai cherché toute ma vie et toutes ces recherches m’ont mené à croire que seule la violence, le non-respect du consentement est un problème.

Le principal problème est que la majorité des prédateurs, comme on dit dans le jargon, décideront de tuer leur victime pour que celle-ci ne les dénonce pas. C’est compréhensible puisque la société les isole et les humilie tellement que la peur que cela se produise est plus grande et peut même conduire à la maladie mentale. On a qu’à regarder l’effet de la pandémie pour comprendre combien l’équilibre mental est difficile, spécialement chez les jeunes. (1 janvier 2022)

Un jeune a le droit de dire oui ou non à une expérience sexuelle, c’est ce que demande La Charte des droits de la personne.   Le jeune a droit a son intégrité absolue, à la liberté de conscience, donc, à décider de sa sexualité.

Bonne année 2022 !

janvier 1, 2022

Que tous vos vœux se réalisent.

Radioactif 245

décembre 31, 2021

Radioactif 245

14 Novembre 2007

Le plongeon politique.    

Quand j’ai commencé à m’intéresser à la politique, il n’y avait que l’Union Nationale et le Parti libéral.  Durant les années 1960, les libéraux représentaient l’éveil du Québec.  Il se dotait de tous les instruments modernes et se débarrassait du carcan religieux. 

Comme bien d’autres , j’imagine, je croyais encore dans la nécessité d’appartenir à l’Église.  J’ai pris bien du temps à allumer ; mais j’étais loin d’être soumis, grâce à ma pédérastie. 

Ce goût du péché m’obligeait à combattre les images du diable dont on nous lavait le cerveau dès l’enfance. 

J’ai fait mon premier et seul discours politique à Magog, au sous-sol de l’église Ste-Marguerite, en faveur de Georges Vaillancourt.  Il y avait moi, Mme Kirkland- Casgrain et comme invité, mon héros, René Lévesque. 

Je ne me rappelle pas de ce que je parlais, mais ce texte s’intitulait : Les dieux font festin et le peuple crève de faim.  Il est quelque part dans les archives gaies, à Montréal. 

À  vrai dire, j’ai toujours été meilleur dans l’écriture.  Je ruais déjà dans les brancards puisque j’ai appuyé la souveraineté- association de M. Lévesque parce que je ne voulais pas que nous continuions à tourner en rond. 

Je n’aurais jamais pensé que plus de 40 ans plus tard, on en serait encore à devoir nous définir pour comprendre la nécessité de créer le pays du Québec.

Par contre, d’avoir passé le chapeau pour financer mes études au secondaire a été repris dans les journaux et je fus déclaré un cas spécial, ce qui m’a permis d’avoir l’argent pour aller chez les Jésuites. 

Même si j’ai toujours manifesté seul, pour ne pas impliquer qui que ce soit si on découvrait ma pédérastie, mes actions ont eu beaucoup de rebondissements

J’ai bien hâte de voir ce qui arrivera avec mon mémoire présenté à la Commission de consultation sur les accommodements culturels.  

Aujourd’hui , il faut plus qu’une contestation individuelle.

Radioactif 244

décembre 30, 2021

Radioactif 244

13 Novembre 2007

Démocratie SS.     

Nous envoyons des soldats se faire tuer en Afghanistan, sous prétexte de défendre la démocratie alors qu’ici même on nous expulse des associations d’écrivains si on ne dit pas ce que le système stipule et veut bien entendre. 

À date, jusqu’à preuve du contraire, notre intervention (pour faire plaisir à George Bush) a servi seulement les Seigneurs de la guerre et les trafiquants de pavot. 

Le peuple est tellement dans la misère qu’il commence à regretter les Talibans.  Il faut vraiment être dans la misère. 

Pendant que nous allons dire aux autres comment vivre la démocratie, nous ne sommes mêmes pas capables d’accepter qu’un individu ne partage pas l’éthique de ces assassins légalisés et de bourgeois corrompus.  La pensée unique. 

Je ne sais pas si on se rappelle que j’ai été membre de l’AAACE  jusqu’au 31 août 2007 et que j’ai même signé des textes dans leur revue, l‘Alinéa.  

La pédérastie mise à nu a été acceptée pour publication à Paris ainsi que L’autoportrait d’une révolte

Quand je suis allé en Californie, j’ai trouvé une copie de mon livre Lettre ouverte aux gens de par chez-nous qui raconte l’histoire de l’Estrie, des Cantons de l’Est  ou Vaucouleurs (selon le choix) à l’université de Berkeley, en Californie, alors qu’on en retrouve même pas une copie à la bibliothèque Éva-Sénécal, à Sherbrooke. 

Suis-je le premier écrivain maudit de ma génération ? 

   

14 Novembre 2007

L’aliénation.

À la fin de la Thérèsa, il y avait des dames qui se promenaient avec des pancartes durant les assemblées pour dénoncer les suppôts du diable et les communistes. 

Ce qu’elles ne pouvaient pas comprendre : leur foi invincible avait oublié que Ste- Thérèse se fiche bien de l’argent et ne rêve que d’amour. Comme la spiritualité est différente des religions dans lesquelles il n’y a que péchés. 

Après 1984,  je conseille Les pouvoirs de l’horreur.  Un livre formidable écrit par une femme psychiatre pour nous faire saisir jusqu’à quel point les religions sont misogynes. 

Il faut parler d’égalité homme-femme comme dans La pédérastie mise à nu  pour que ce soient des femmes qui s’en prennent à mes écrits.  Serait-ce ça l’aliénation ?  Ça me montrera de vouloir finir ce qui n’est pas fini. 

Le Québec est encore sous le pouvoir de l’Église.  Nous ne faisons qu’assister à une phase de régression.  Le texte d’hier a été envoyé à tous les journaux et salles de nouvelles des postes de télévision, si vous voulez connaître notre degré de liberté d’expression, c’est une bonne occasion de le vérifier.  J’ai aussi bien hâte de voir si la Commission de consultation sur les accommodements culturels rendra mon mémoire public. 

Je croyais que ça mettrait fin à ce que je voulais dire avant de crever, mais je vois que je devrais prendre encore une décennie avant de commencer à espérer. 

J’espère que La pédérastie mise à nu sera un accélérant.  On vieillit tellement vite…

14 Novembre 2007

Ferguson avait-il raison ?          

Je ne suis pas tellement habitué aux attaques personnelles.  Aussi aie-je de la difficulté à réagir aux assauts des féminounes de l’AAACE. 

On m’a très souvent refusé de publier ce que j’écris, mais là on essaie de faire disparaître tout ce que j’ai fait en 40 ans.  C’est un monde différent.  Avec l‘égalité homme-femme: défendu de parler des différences.

La droite nous étrangle de plus en plus.  J’ai écrit ces deux derniers livres  La pédérastie mise à nue et  Autoportrait d’une révolte pour en terminer avec ce qui me semble ma raison d’être écrivain et enfin jouir d’une bonne vieillesse tranquille.  J’ai royalement manqué mon coup. 

Jean Ferguson avait peut-être raison.  Je sous-estime l’imbécilité

En sommes-nous à une littérature de vieilles bourgeoises qui ont de l’argent plein leurs poches et qui ne savent que faire pour se donner de la prestance sociale ?  J’espère que non.  Une chose est certaine leur intervention indique que nous n’avançons pas.

Radioactif 243

décembre 29, 2021

Radioactif  243

13 Novembre 2007

Et lui ?          

Déjà, ma plus grande préoccupation était en 1963 : comment mon petit ami a vécu cette expérience sexuelle et mon arrestation. Tout un drame pour s’être masturbé à deux et ainsi avoir plus de plaisir.  Le plus stupide, on faisait ça pour s’assurer que l’on ne deviendrait pas des violeurs, car on n’avait pas de petites amis et  le bas du corps nous nous démangeait horriblement.

Je me rendais coupable de la honte qu’il devait subir à cause de moi.  Tout ce que j’en sais, il a pris bien du temps avant d’ouvrir son sac à la police.  Une chose est évidente : tout dépendait de la réaction de ses parents.  Lui pardonnaient-ils ou le criblaient-ils de haine pour avoir osé goûter au plaisir interdit? 

Une chose est évidente : tout ce scandale qui ne regardait personne l’a sûrement profondément perturbé comme moi .  Je n’ai jamais su comment il s’en est tiré.  J’espère qu’il a eu le courage et la force de comprendre que nous n’avions vécu rien de mal, si on se mêle de ce qui nous regarde. 

Notre relation était un crime aux yeux des bigots et bigotes.  De quoi se mêlent ces gens qui se garrocheront à l’église pour remercier Dieu de ne pas être d’aussi grands pécheurs.  «Aime ton prochain comme toi-même» ne veut certainement pas dire d’imposer ta façon de voir la sexualité aux autres. 

La vie est ainsi faite: il y aura toujours des Tartuffes dont l’œil ne sait s’éloigner de ce qui se passe dans le pantalon du voisin.  On aime tellement ça que l’existence d’un pédophile en Thaïlande devient le sujet d’une manchette au Québec, oubliant que des milliers d’enfants sont tués sans qu’on en parle et que ça nous révolte. 

Qu’on ne vienne pas nous faire croire qu’on ne peut rien y faire.  On vote. On achète. Chaque individu est responsable de la misère sur terre, surtout en Amérique. 

Bien vécue, la pédérastie est un moyen d’aider les gens dans des pays où ils crèvent de faim.  La seule condition : être vraiment en amour et non celui qui court les lieux de prostitution, sans rien donner en retour pour le plaisir qu’il vit.

13 Novembre 2007

Dieu : immatériel.  

Dieu n’a rien à voir avec nos petits jeux de fesses.  Et, nos lois n’ont pas encore assez évolué pour nous détacher de ces perceptions religieuses qui justifient jusqu’à date cet interdit

Si Dieu existe, il est absolument spirituel. 

Donc, la seule chose qui pourrait le toucher et l’intéresser est la qualité, la concentration de l’énergie qu’est notre amour pour les autres.  Le bien et le mal est simplement un degré d’amour et de responsabilité. 

D’une manière, vivre dans un milieu où j’étais jusqu’à un certain point un étranger, me permettait de mieux supporter ma culpabilité et ma honte.  C’est vrai que c’est plus facile à dire 30 ans plus tard.  Mon plus grand reproche ne venait pas des autres, mais de moi envers moi. 

J’étais le fruit de mon éducation contre-nature parce que religieuse. 

Tant qu’il n’y a pas de violence ou de domination, il n’y a pas de viol et par conséquent, ce plaisir ne crée aucun mal, bien au contraire.   

13 Novembre 2007

La honte.     

La honte est pire que la culpabilité

Tu ne la domines pas, tu la ressens, c’est tout.  D’une certaine façon, j’ai été chanceux, car j’ai quitté ce milieu pour survivre économiquement, là, où personne ne me connaissait en profondeur, sauf maman Alice qui me devinait. 

Juste créer les Disciples de la Croix indique bien jusqu’à quel point  j’ai été intérieurement détruit par ce procès.  Risquer quotidiennement d’être battu ou tué, pendant des mois, c’est un peu comme la peur dans la vie d’un soldat. 

Tout ce que je voyais, c’était ma désobéissance aux règles, sans même me demander si ces règles avaient un sens et une certaine logique.  Comme me le disait un ami  : il faut des dizaines d’années avant d’avoir la force de comprendre que sans violence ou domination, toutes ces lois sont débiles, car elles reposent sur un pré requis qui ne tient pas la route. 

Ce que je ne pouvais même pas imaginer à cette époque.  J’avais tort, c’était tout.  Je n’avais pas encore compris qu’en dehors de la violence et de la domination, rien n’est condamnable dans la sexualité. 

Nos lois sont si mal faites qu’il y a prescription sur le proxénétisme, donc, une façon d’encourager l’esclavagisme.  Où est la logique ?

13 Novembre 2007

1984 est encore vivant.   

Une lettre de 8 novembre 2007, reçue aujourd’hui :

Ce n’est pas à la légère que le conseil de l’Association des auteures et auteurs des Cantons de l’Est vous retourne votre chèque et vous refuse l’adhésion à notre association.        

Après la lecture d’une bonne partie de votre essai La pédérastie mise à nu, après avoir eu recours à l’UNEQ et s’être informés auprès des connaisseurs, notre position se défend par un point de notre charte ainsi que celle de l’Union des écrivaines et écrivains québécois. 

Dans les statuts et règlements nous trouvons dans les restrictions le point 8.2 qui stipule :

Le Conseil d’administration se réserve le droit de refuser un candidat comme membre titulaire ou membre associé si certains faits portés à sa connaissance contreviennent aux normes d’éthique en usage.  Le candidat refusé conserve toutefois le privilège d’en appeler de cette décision au Comité d’éthique.

Nous avons monté un dossier afin de bien défendre notre position.

Ginette Bureau, présidente de l’AAACE.

Pourquoi pourrais-je être exclu des écrivains québécois puisque je fus déjà accepté comme membre titulaire de l’UNEQ et membre de l’AAACE ?  Ma carte de membre expirait 31 AOÛT 2007.  Donc, on m’expulse à cause de mon livre La pédérastie mise à nu.  Je suis peut-être le premier écrivain maudit de notre ère?

1984 rides again.  Dans ce roman, on faisait disparaître les opposants.  Un livre tout à fait d’actualité.  

Quand j’ai été reçu membre de l’UNEQ, j’avais déjà publié Laissez venir à moi les petits gars.  

Un peu tard pour se rendre compte que je suis pédéraste ou les intellectuels d’aujourd’hui ne respectent plus le droit d’expression.  Ce qui est plus évident. Et, chaque jour on chante la liberté d’expression au Québec.

Radioactif 242

décembre 28, 2021

Radioactif 242

12 Novembre 2007

Immigration 1.        

Le Québec est français et s’il veut le demeurer il doit exiger que les immigrants qui s’installent chez-nous aient la décence de nous respecter assez pour apprendre le français. 

Pour ce faire, ils doivent comprendre leur choix avant de s’installer chez-nous.  Ou ils savent déjà le français ou ils doivent l’apprendre avant d »être citoyens du Québec.  Il n’y a rien de raciste ou d’intolérant dans cette demande minimum, si elle est clairement définie dès le début. 

C’est un respect minimum que nous devons avoir envers nous-mêmes,  une honnêteté minimale en vers ceux qui arrivent  de leur dire et de leur faire comprendre qu’étant donné notre situation minoritaire en Amérique, ça devient une question de survie culturelle.

Il n’appartient pas à nos voisins de définir qui nous sommes.

12 Novembre 2007

Immigration 2.        

Qu’on le veuille ou non, si nous n’avons pas assez de courage pour éclaircir les règles de notre immigration au Québec, nous sommes une société qui se fait hara-kiri.

Il suffit de constater le taux d’assimilation des francophones dans les autres provinces du Canada pour comprendre que l’anglicisation quand tu es minoritaire est évidente et dévastatrice si tu ne prends pas les moyens pour la contrer.  Si tu ne veux pas apprendre le français pour t’installer au Québec, le reste de l’Amérique t’attend.  C’est un choix à poser avant d’immigrer. 

Cependant, si tu veux apprendre le français, nous nous devons de t’offrir tous les moyens possibles pour t’aider à réaliser la connaissance du français et ton intégration. 

Tous les immigrants devraient savoir exactement avant de venir, ce qui les attend en arrivant au Québec.  Le Québec ne doit pas être un simple tremplin pour mettre les pieds en Amérique. 

Si nous dépensons des millions, ce n’est pas pour leur permettre d’aller s’installer ailleurs après quelques années où nous leur avons tout fourni pour s’installer.

12 Novembre 2007

Immigration 3.        

Quand tu reçois de la visite, tu n’acceptes sûrement pas qu’elle définisse l’aménagement de la maison où tu demeures. 

Le choix de M. Charest est clair : l’argent avant le français.  Si tu es plus riche, tu es un investissement intéressant.  On a qu’à regarder le rétrécissement des règles pour unir les familles pour découvrir que l’on confond immigration et investissement. 

Quant à Mario Dumont, sa haine du Parti Québécois lui fait oublier que l’avenir d’une nation est plus important que de la petite politique du moment.  Si Mario Dumont veut demeurer en selle, il devra apprendre à agir comme une personne qui est capable d’une vision nette de l’avenir du Québec. 

Le français est un sujet assez important pour renverser un gouvernement, du moins, plus que l’abolition des commissions scolaires. 

12 Novembre 2007

Droite – gauche.

Je trouve ça très ahurissant de voir la tenue de colloques où l’on dénonce la montée de la droite au Québec et plus particulièrement au Canada. 

Par exemple, je viens de recevoir une invitation de la revue Liberté afin d’assister à un lancement sur la droite.  Or, depuis, depuis 1996, je dénonce cette flambée de la droite.  La revue refuse tous mes textes.  La droite et la gauche se rejoignent et sont identiques par la morale.  Ils sont du même bord en étant des frères siamois. L’une ne vit pas sans l’autre.  Les extrêmes se rejoignent. 

En 1998, je récitais déjà chez Janou Saint-Denis mon poème  À droite toute. Les gribiches qui essaient de m’empêcher de parler de pédérastie sont justement le fondement de cette nouvelle droite… biblique.  

La droite passe par l’interdit sexuel où l’on s’attaque à un individu plutôt que de dénoncer le viol comme armes militaires. 

Pendant qu’on se divise, la morale bourgeoise poursuit son ascension.  Celle des religions et des maîtres de ce monde, ceux capables d’organiser leurs guerres et leurs massacres. 

L’extrême droite – gauche, c’est la mafia planétaire organisée.  Un seul dieu : le profit.  La droite, c’est le pouvoir de l’argent et la faiblesse de la solidarité.  La gauche est le pouvoir de la dictature. 

Tant que le sexe sera un danger plus grand que la violence et la domination bancaire, on continuera à saccager la planète.  Nos dirigeants sont des assassins légaux, démocratiquement élus et nous sommes les responsables qui leur fournissons le pouvoir d’étendre leur empire. 

La droite et la gauche, c’est dans la tête, et l’application d’une même morale. 

On m’a «fait sauter» en se servant de ma pédérastie pour que je ne sois  pas pris au sérieux. 

Notre vieux fond religieux fait en sorte que ça réussit.  On n’a même pas le courage de défendre notre langue.

Le cégep doit se faire en français, selon la loi 101.

Radioactif 241

décembre 27, 2021

Radioactif 241

11 Novembre 2007
Le ciel et la pédérastie… 

Au niveau du symbole, même si la pédérastie est défendue et pourchassée par tous les conservateurs constipés, les religions classent la pédérastie au rang de la récompense céleste. 

Je dois être une force, un être qui refusait les anges asexués et qui a décidé de venir voir la différence sur terre: j’ai toujours été en avance sur tout. Alors pourquoi pas ça?  C’est une farce, bien évidemment.

Les élus seront servis par des anges et des adolescents nus qui seront éternellement à leur service.  Intéressant, car il est aussi possible d’avoir des vierges pour celui qui est hétéro; mais on garde le silence à savoir si une femme pourra avoir plusieurs hommes à son service, après sa mort.  À ne pas oublier qu’à la résurrection, nous aurons tous une douzaine d’années,  mais on ne dit pas si nous serons nus. 

Donc, la pédérastie est beaucoup plus profonde que de juste chercher un plaisir avec un petit pénis.  Elle constitue l’image inconsciente du paradis (retour à l’enfance).  L’éternité.

En fait, elle représente la libido à l’état pur.  La différence d’âge entre partenaires est certainement une fixation à l’identification du plaisir à un âge où l’on n’en était pas encore conscient. Ceux qui fondent leurs règles sur la différence d’âge sont des pervers qui voient le mal là où il n’existe pas.

Les études ont montré qu’on peut déjà connaître l’orientation sexuelle d’une personne à cinq ans.  Cette empreinte correspond-elle à la découverte du plaisir sexuel?  En quoi le plaisir sexuel est-il différent du plaisir?   Serait-ce la mémoire inconsciente de gestes posés durant qu’on était bébé qui nous ont fait jouir, mais dont on ne se rappelle pas? 

Quelle est cette empreinte primaire qui a défini le plaisir ?  De plus, la pédérastie prend forme probablement inconsciemment quand dans le sein de la mère on prend conscience de sa réalité.  On vit alors un principe d’identification. 

Déjà, un gars ne sera pas une fille. Aujourd’hui, on parle de genre , une définition bien différente du sexe de l’individu.  Le bébé se cherche à travers ses parents. Pas étonnant que durant bien des années l’éducation pour un enfant passe par l’imitation.  L’enfant a besoin d’un modèle pour se former « psychiquement ». 

La pédérastie est un rapport à l’enfant qui correspond à l’identification à l’enfance.   Ce peut aussi être la fixation dans cette prise de conscience, comme l’homosexualité s’explique par des différences sur une dizaine de gênes.

11 Novembre 2007

Pédérastie : miroir de l’âme.      

La pédérastie est une façon pour un adulte de continuer à vivre son enfance,  avec et à travers le jeune qui lui plaît.  Il s’accroche à travers le jeune à ce qui lui plaisait le plus de lui-même enfant. 

Le jeune est un miroir de l’âme de l’adulte qui s’y reflète et se complait dans l’enfance.  L’adulte aime à travers son partenaire le petit gars qui est encore en lui.  C’est l’évidence même. 

Mais ce besoin d’éternelle jeunesse est-il relié au désir d’éternité de l’individu?  Sûrement pas, à moins que le moment présent est l’éternité (comme le veulent certaines philosophies actuelles) puisque la pédérastie est un instant donné dans la vie d’un jeune et d’un adulte.  Une rencontre. 

C’est malheureusement très rare que la pédérastie, comme mode de liaison survive et se transforme en homosexualité parce que la société écrase la pédérastie qu’elle confond avec la pédophilie, ce qui braquent ceux qui vivent ainsi et surtout parce que les intéressés se modifient, changent avec le temps et perdent de l’intérêt l’un pour l’autre, surtout le jeune qui est appelé à vivre bien d’autres expériences dans la vie. 

Donc, c’est faux de prétendre que cet amour nous rend immortel. 

La pédérastie est aussi une forme de l’expression d’une attraction à partir de réalités physiques (senteur, lignes du corps, sourire, joie) qui s’épanouit à travers les qualités que l’on retrouve dans la jeunesse.  Il y a une forme de paternité passagère au niveau des émotions.  

Au Moyen-âge, la pédérastie était un passage qui correspond à l’initiation chez les adolescents.  Le but de cette initiation était  le passage de l’enfance à la puissance sexuelle.  En enlevant le raison d’être de cette initiation, on lui a enlevé sa raison fondamentale d’exister : apprendre à un individu à dominer sa libido.   

Par contre, le lieu social (le rang, la charge) occupé par l’amant était l’héritage qu’il laissait à l’aimé. C’était d’être introduit dans une hiérarchie supérieure que d’être remarqué par un aîné qui lui apprenait par son exemple le rang qu’il aurait à occuper par la suite.

11 Novembre 2007

Pourquoi être pédéraste ?        

Ma plus grande passion intellectuelle actuelle est d’essayer de comprendre la pédérastie, même si je ne suis pas psychanalyste.  Connais-toi toi-même. 

J’ai le droit et le devoir de me poser des questions sur un phénomène que j’ai nourri durant presque toute ma vie. 

La pédérastie demeure un mystère.  Pourquoi la nudité est-elle de la pornographie pour certains?  Il faut protéger les jeunes du mal, du péché et en même temps, on les encourage dans tous les jeux violents? Les vendeurs de drogues se multiplient. Pourquoi la nudité est-elle plus dangereuse que la violence?  Pourquoi être sexuellement attiré par un garçon?   Pourquoi être assez fou pour vouloir un petit plaisir qui te fait haïr et parfois même emprisonner? 

Les scrupuleux ne seraient-ils pas les pires pervers puisqu’ils cherchent à identifier le mal chez l’autre pour se faire plaisir à le dénoncer et ainsi mettre leur valeur leur propre dominance sur le mal. Un geste de pure projection.

La pédérastie est-elle vraiment néfaste pour les jeunes ou est-ce un moyen de contrôler les individus?  Les victimes sont-ils majoritairement des arnaqueurs puisqu’il leur suffit de raconter les traumatismes victimaires pour empocher de grosses sommes d’argent?

Si on n’avait pas en horreur la pédérastie et la pédophilie, la sexualité pourrait-elle être présentée aux jeunes comme un bien, le développement normal de tout individu?

En parlant de danger, le jeune l’associera -t-il à la sexualité ?  La morale se répand, même si elle est frauduleuse.  Les séquelles dont se plaignent certaines personnes sont  plutôt dues à l’esprit conservateur, à une fausse pudeur exagérée qu’au fait lui-même.  

La stupidité de la réaction de l’environnement ne donne-t-elle pas l’impression que c’est le pire des crimes?  Serait-ce que la morale actuelle est une perversité?  Une hypocrisie ?  Une forme de haine instinctive du corps dissimulée dans des croyances religieuses?  Le fruit de la jalousie des femmes face aux hommes (le fameux pénis convoité de Freud), voulant garder un lien sacré entre elles et les enfants, un lien qu’elles refusent de partager avec le mâle?

Se connaître est fondamental.     Est-ce que la tolérance créerait une société meilleure qu’une société hyper-scrupuleuse? Est-ce que le sexe a vraiment autant d’importance?

Radioactif 240

décembre 26, 2021

Radioactif 240

10 Novembre 2007

Mai 1968.     

J’avais un professeur de sciences sociales un peu sauté.  Il a par exemple dit à ma petite amie qu’il croyait que j’étais allé me suicider juste pour savoir la réaction qu’elle aurait. 

C’était d’ailleurs la seule matière scolaire dans laquelle je coulais, car quand je me choquais, je pouvais aussi bien répondre par exemple de la façon suivante à cette question : pourquoi les élèves font-ils une dépression ?  Vous n’avez qu’à regarder les examens idiots que vous nous donnés pour comprendre. Il prenait tout au premier degré et me coulait automatiquement. 

Par contre, mon prof de psychologie était tout à fait différent.  Les bouts dans l’Homo-vicièr où je ris des mécanismes de défense décrits dans les livres de Freud fut une de mes réponses à un examen.  Celui-ci me donna une très bonne note, car selon lui, non seulement j’arrivais à bien les décrire mais les exagérations que j’y amenais étaient par l’absurde tout à fait justes. 

Les Jésuites ont commencé à descendre mes textes dans leurs cours, à me faire passer pour le pire des cancres, mais ils pétaient les plombs quand ils arrivaient avec un auteur célèbre et qu’un étudiant faisait remarquer que je l’avais déjà dit et qu’on m’avait traité de fou. 

C’est ainsi que mon prof de sociologie se fit remettre sur le nez mes propos quand il commença à vanter les événements de mai. On lui demanda pourquoi c’était fou dans ma bouche et génial dans les rues de Paris.    

10 Novembre 2007

Prof jésuite.

Les Jésuites étaient de grands professeurs.  J’en ai plus appris avec eux en une année que pendant une quinzaine d’années ailleurs.  J’adorais une science que je découvrais : la philosophie et je n’étais pas le plus perspicace. 

Un de mes professeurs m’a même prédit que je ne saurais jamais rien faire de bon, que je ne serais même pas capable d’être un journaliste. Je mélangeais tous ces syllogismes et je m’amusais à en créer qui le précipitait par terre de désespoir. 

D’ailleurs, celui que j’ai écrit au début de l’Homo-vicièr fut loin d’être compris par tout le monde.  C’était quelque chose comme : l’homme est un enfant; Dieu aime l’homme; donc, dieu est un pédéraste.  On ne s’en est servi qu’une fois à la télévision pour montrer aux gens de Val- d’Or que j’étais vraiment un gros méchant.  Ils doivent avoir réussi, car mes amis m’ont lâché depuis que Richard Martineau leur a dit (il ne me connait même pas) que je suis un pédophile. 

J’ai déposé une plainte à la Commission des droits pour diffamation.   On m‘a envoyé promener, ce qui confirme à mon avis la dictature féminoune (féministe woke). 

Bizarre qu’après avoir vécu dix ans avec quelqu’un et que dix ans après, ce qu’on en dit est plus vrai que ce que l’on a vécu. Les rumeurs ou placotages l’emportent sur la mémoire vive. 

Y parait que c’était effrayant à entendre ce qu’on a dit de moi.  Des hypocrites quoi?  

J’aurais pu me vanter d’aimer les petits gars, mais je n’aurais pas travaillé longtemps.  Par contre, qui voulait comprendre pouvait facilement le faire.  On avait qu’à vérifier mon CV.

D’ailleurs, quand je suis arrivé à Val-d’Or, Jean Ferguson, un  poète Micmac, voulait me rencontrer, car pour lui, j’étais le grand révolutionnaire de Montréal qui était assez fou pour proclamer pédéraste. C’était, c’est vrai, 30 ans plus tard, avant que les wokes existent. Ce sont de nouveaux malades de l’esprit qui s’imaginent que le mal est autre chose que la haine des autres. La victimologie qui remplace la sainteté.

11 Novembre 2007

L’émotivité.

Le toucher, l’affection, la tendresse dans l’enfance est sûrement un des constituants les plus importants dans l’émotivité d’un individu. 

La « peur de l’inconnu » justifie à elle seule l’interdit pour un adulte d’avoir des rapports sexuels avec un enfant trop jeune.  Que ressent-il? C’est suffisant pour être contre la pédophilie; mais adolescent, il sait ce qu’il veut et ce qu’il ressent. Adolescent, les jeunes savent se défendre seuls.

Par ailleurs, introduire l’interdit juste en s’en tenant à des sermons moraux selon lesquels il ne faut pas se laisser toucher par un étranger, sans pouvoir justifier cet interdit , c’est condamner ce jeune à avoir peur de la curiosité que constitue le risque de la découverte.

Comment agir pour amener un jeune à pouvoir nuancer et évaluer un danger réel ?  Car qu’on le veuille ou non, avec le trafic d’organes, les gangs de rues et l’esclavage sexuel international, il y a des individus dangereux, violents ou qui se fichent de ce que ressentent les jeunes. 

Par contre, refuser d’en parler, de créer des nuances, de créer une morale acceptable pour ceux qui sont pédérastes, c’est criminel. 

Les jeunes ont droit et besoin plus que jamais de comprendre leur sexualité.  Il n’y avait pas ces dangers il y a trente ans.  Il n’y avait pas de sida, même s’il a été inventé pour des fins militaires et nos dirigeants ne sont pas très rapides à l’éliminer.  C’est le sens de ma réflexion. 

Les jeunes ont-ils des droits sur leur sexualité ?

11 Novembre 2007

Brutalité.

Par ailleurs, je ne comprends pas qu’un adulte puisse brutaliser un enfant pour un plaisir sexuel. Comment un adulte peut-il être inconscient au point de laisser des marques de blessures sur un enfant sans se rendre compte que c’est inacceptable ?  Cette personne ne pose pas qu’un geste immoral, mais un geste d’une inconscience incroyable.  Une blessure, ça ne fait jamais plaisir ou de bien. 

Par contre,  je n’arrive pas à comprendre comment un individu peut blesser un enfant en lui faisant une fellation ? Il y a peut-être exagération pour rendre le geste plus condamnable.  La police aime en mettre pour mieux obtenir une condamnation. 

Je ne sais pas, je me demande simplement comment c’est possible.  Je suis peut-être trop niaiseux. 

Cependant, je comprends très bien qu’un enfant peut être blessé dans le cas d’une pénétration. Je ne crois pas qu’on puisse être responsable pour poser de tels gestes. Personne ne peut croire qu’un enfant est physiquement constitué de façon à pouvoir vivre une telle expérience. 

Par contre, on est tellement scrupuleux que l’on exagère les dangers de la nudité et de la masturbation, par exemple.  Chez certains peuples, caresser, même sexuellement un enfant, c’est lui procurer du plaisir.  C’est lui procurer de la sécurité affective.  Dans ces peuples chez qui ces caresses ne  sont pas mal vues, il y a par hasard une absence presque totale de suicides.  C’est un élément qui mérite réflexion.

J’ai lu un livre sur les expériences en Israël, où les enfants n’étaient pas élevés par leurs mères, mais des gardiennes.  Ceux-ci quand ils deviennent jeunes hommes sont hantés par le désir de suicide.  Refuser d’en parler, c’est jouer à l’autruche. 

Nos sociétés sont-elles devenues trop scrupuleuses ?   Ce scrupule engendre-t-il la sous-estimation personnelle ?

11 Novembre 2007

Caresses.

La pédophilie c’est seulement quand il y a des rapports sexuels entre un adulte et un enfant de moins de 10 ans. 

Personnellement, comme je l’ai souvent écrit,  je suis contre la pédophilie parce que le jeune n’est peut-être pas psychiquement capable de vivre une telle expérience de façon positive. 

Physiquement, un enfant n’est pas encore intéressant et psychologiquement il est encore trop fragile.  Tu dois toujours avoir peur de le blesser plutôt que de lui procurer du plaisir ou l’aider à s’épanouir.  

Pour l’enfant, ce genre de relation ne peut pas lui permettre d’expérimenter et comprendre ce que c’est d’être amoureux. 

Cependant, il ne faut pas non plus devenir fou.  Je me souviens avoir entendu une femme qui racontait que sa fille avait été victime d’un pédophile. 

Premièrement, elle était trop vieille pour qu’on parle d’une relation pédophile. D’autre part, ce qu’elle reprochait à l’adulte c’est d’avoir été étendu sur son lit et de se caresser le moineau durant que la jeune fille essayait de ne pas regarder.  Rien de bien grave ; mais la mère ajoutait que depuis elle ne pouvait plus regarder sa fille qui la dégoûtait.  Pauvre petite. 

J’espère que sa mère a été soignée.  Pourquoi détruire l’image intérieure d’une enfant en s’exprimant ainsi.  La petite doit simplement ne plus jamais remettre les pieds chez ce gars-là.   Elle a aussi besoin de sa mère pour comprendre que ce n’est pas une salope.  Comment peut-on faire ça à une enfant ?  Ce n’est pas tellement plus édifiant que la pédophilie, car c’est une autre façon de détruire une gamine.

11 Novembre 2007

Confusion.

Quelque part  dans les impressions primaires, le pédéraste est marqué par des senteurs, des formes, des comportements qui se retrouvent presqu’exclusivement chez les jeunes.

Le pédéraste recherche probablement chez le jeune l’authenticité, la spontanéité et d’une certaine manière, la naïveté, puisque ces rapports sexuels n’ont pas de sens particuliers chez les jeunes, sauf le plaisir de combler une certaine curiosité. 

Le pédéraste est attiré par la présence de ces qualités chez le jeune. La pédérastie est une forme d’attraction ou d’amour dont l’objet est exclusivement le jeune. 

C’est une orientation sexuelle qui n’est ni mieux, ni pire que tous les autres.  Mais qui, si elle se veut responsable, doit davantage interroger les vrais motifs de cette liaison. 

La pédérastie est interdite parce qu’on la confond avec la pédophilie.  Cette volonté écrasante de vouloir protéger les ados est plutôt une forme de surprotection.  On oublie que la Charte des droits leur garantit une intégrité absolue physique et morale. Ce qui signifie la liberté de conscience.

Comment peuvent-ils devenir autonomes ?  Sûrement  pas en étant surprotégés.  La meilleure des sécurités pour un jeune adolescent c’est d’être bien informé.

La morale sexuelle est une déformation religieuse qui contredit la science.

26 décembre 2021

Les montres.

Hier, j’écoutais « être humain » à Radio-Canada. L’intervieweur parlait des pédophiles comme les montres des montres. Comment pouvait-on être assez humain pour se permettre d’être en contact avec eux?

Tellement monstrueux, tellement rejetés des autres que même en prison on a été obligé de créer une unité de protection pour que les autres prisonniers ne le assassinent pas après les avoir affreusement fait souffrir.

Qui sont les montres ? Ceux qui ont décidé que tu ne mérites pas de vivre parce que tu partages un plaisir avec un plus jeune que toi? Qu’est-ce qui peut arriver? Si tu es un garçon, très jeune tu ne pourras pas éjaculer. Donc, tu ne pourras pas enfanter, soit la première raison pour laquelle on a interdit le sexe entre homme femme aux jeunes parce qu’on croyait qu’un jeune ferait des enfants chétifs et maladifs et qu’ils deviendraient un poids pour la société.

Hors, les femmes qui donnaient naissance avant le mariage étaient bannies, calomniées, détestées par les pures. Leur enfant furent désigné bâtard et doive supporter la malédiction de la mère pour le reste de sa vie.

On a même dû inventer l’avortement pour qu’il y ait moins de femmes qui meurent lors des accouchements. Encore aujourd’hui,  une bande de « pures » font encore la guerre à l’avortement, inconscients que l’avortement existe pour sauver ces pauvres femmes de la laine de ceux qui se prétendent de bons chrétiens et qui ont oublié que le christianisme est fondé sur la résurrection, mais aussi et surtout, sur la charité, la tolérance.

La tolérance est la grande différence entre Dieu, le Père guerrier, et son fils, mort sur la croix pour sauver l’humanité. L’Esprit-Saint, la science, vient nous prouver que le sexe n’est ni bon, ni mauvais, mais un élément de la nature.

Si le garçon est adolescent, il devra savoir qu’il faut mette un condom, même si l’Église catholique le combat en Afrique. S’il est gai, il ne pourra qu’avoir du plaisir avec son compagnon, car ça correspond à sa réalité. La seule chose qui peut blesser et être douloureuse est se faire enculer, tout comme faire l’amour peut être douloureux pour certaines femmes. D’ailleurs, même aujourd’hui, la majorité des gens croient qu’être gais c’est être sodomites.

Une fois que l’on sait ça, on peut se demander si prêcher d’être le plus sale possible avec un individu qui vit sa sexualité en respectant l’autre, du moins le croit-il, n’est pas la vraie forme de la monstruosité, cette incapacité d’empathie qu’ont les purs envers les autres  qu’ils voient comme des déchets.

Ça peut bien coûter des centaines de millions de dollars pour avoir le récit de la « bonne victime » qui pourra aller décrocher des dizaines de milliers de dollars, grâce à un tribunal spécial,  parce qu’autrefois il a participé à un jeu qui, avec le temps, est devenu dans la réalité, une horreur sociale.

Enfin, en définissant ce qui est bien ou mal dans la sexualité, les femmes wokes, comme au temps de la Grèce antique, peuvent détenir le pouvoir absolu, car on peut revenir jusqu’à 40 ans en arrière et croire que ce que l’on pensait alors est ce que l’on pense aujourd’hui, incapable d’échapper à la pression sociale, surtout depuis la découverte d’internet.

Du viol (donc, de la violence)  on est passé au non-savoir- vivre qui est devenu un crime digne de prison. Un baiser volé, par exemple.

Pas besoin de curés pour nous faire peur avec le péché, on a les féministes wokes et les hommes qui n’osent pas dire un mot de peur de perdre leur possibilité d’avoir des relations sexuelles s’ils osent dire ce qu’ils pensent.

Puisqu’à la fin, les mouvements pour l’indépendance du Québec se souciaient plus de l’apport féministes à l’intérieur de leur organisation que de l’indépendance, je me suis demandé si ces femmes politiques ont décidé de sauver la dictature féminine comme en Suède au détriment de l’indépendance du Québec, comme république laïque et francophone.  Le féminisme serait ce qu’on a appelé la trans-partisannerie.

Ce mouvement est devenu la grande différence entre le Parti québécois indépendantiste et Québec solidaire, la gauche woke qui existe seulement pour tuer le PQ, donc, empêcher finalement l’indépendance, en faisant semblant d’être indépendantiste.

Radioactif 239

décembre 26, 2021

Radioactif 239

La recherche du petit prince.

J’essayais de trouver des réponses aux problèmes qui me touchaient , tout en apprenant à écrire.  J’avais fait un livre qui s’appelait La recherche du petit prince ainsi que de nombreux poèmes, genre Bise sidérale.  J’essayais d’écrire une étude profonde sur l’avenir du pays et à ma grande surprise tout débouchait sur l’indépendance, même si j’étais fédéraliste comme tout le monde à cette époque.  Pour moi, c’était évident que la sexualité était le grand mal.  Mes poèmes le braillaient à chaque mot.  Comment échapper à cet enfer  intérieur ?  Comme les adolescents tout se brassage ne se faisait qu’à l’intérieur de moi.  Dans la vraie vie , à la pension, c’était la joie de vivre, le contraire de mes grandes réflexions qui sont d’ailleurs déposées aux Archives gaies du Québec, à Montréal.  C’est aussi à cette époque que j’ai reçu l’appel d’Éric Kierans et que je me suis mêlé aux libéraux .  J’étais un fidèle de René Lévesque, mon héros.


10 Novembre 2007

Changer le monde.          

Cette période d’étude en fut aussi une d’écriture.  C’était une telle passion que je ne me promenais jamais sans crayon.  Le monde ne vivait que par le bout de la plume.  Je prenais des notes sur tous les petits bouts de papier qui me tombaient sous la main.  C’était la grande recherche, obsession d’améliorer la vie de la société.   Moins je m’acceptais, plus ce désir croissait.  Dans certains écrits,  je suis loin d’être fier de moi, mais je peux mettre ça sur l’idée folle de vouloir un jour être premier ministre pour créer un pays qui élimine la misère et permet à tous d’être des créateurs. Quelle stupidité !  J’arrive juste à survivre et toutes les moumounes du Québec constipent dès qu’elles entendent mes poèmes. 

10 Novembre 2007

Le petit David.       

Cette peur de pouvoir éventuellement devenir violent est morte avec ma visite à Roy-Rousseau.  C’était complètement farfelu, mais quand tu aimes, tu t’assures de ne pas être un quelconque danger.  Il fallait aucun doute.  Par contre, j’étais moins convaincu de ma supériorité intellectuelle.  Il suffit que tu parles quelques secondes avec bien des gens pour constater que tu ne connais pas grand-chose et qu’il y en a des milliers de cerveaux supérieurs à toi.  Ma crainte est certainement morte avec le petit David.  Quand je travaillais le soir, à mes études, le petit David apparaissait.  S’il voulait discuter, jouer à un jeu quelconque, il était vêtu comme en plein jour.  Il s’installait près de moi et attendait que je lui demande ce qu’il voulait.  Et, on jouait ensemble.  Quand il venait me retrouver , nu sous son pyjama, il s’installait près de moi et attendait patiemment que je m’occupe de lui.  Aucune question à se poser.  J’avançais la main et s’il souriait .  Je savais ce qu’il cherchait.  Aucune question à se poser.  J’avançais la main, il souriait . Tout était dit.  Je savais quel plaisir lui fournir… 

10 Novembre 2007

L’abondance.

Mon retour à l’école fut très pénible à assumer.  Les emplois que tu trouves permettent à peine de survivre.  Il suffit qu’il y ait une fin de semaine plus tranquille pour que tu te ramasses dans l’eau bouillante. Que tu le veuilles ou non quand t’as quitté tes parents tu dois te débrouiller pour survivre.  De plus, les mouvements qui se vantent d’aider les jeunes étaient particulièrement absents.  Ils trouvent toujours une raison pour ne pas t’aider.  Par contre, les gens chez qui j’étais pensionnaire étaient assez formidables pour comprendre ma situation.  J’ai réussi ma onzième année et par la suite, seuls les jésuites acceptaient de me recevoir.  Mais qui dit jésuites, dit : tu payes tout de suite.  Parce que je n’avais pas d’argent,  j’ai décidé d’aller passer le chapeau au bureau du ministre de l’Éducation, Paul Gérin Lajoie.  Ça ne m’a pas donné grand-chose sur le coup, sauf que les journaux se sont emparés de l’événement et le gouvernement a fini par me donner une bourse d’études, même si j’étudiais au niveau secondaire.  Étudier chez les Jésuites, c’est tout une aventure.  Ce sont tous des « bollés » et ils sont très exigeants.  D’autre part, j’avais rencontré une jeune fille de qui je suis devenu le prétendant . Ce fut probablement une de mes premières passes de longévité sans petits gars.   Ma vie sexuelle correspondait aux vœux de notre très saint peuple, même si très rarement encore je courais parfois les toilettes pour un peu d’excitation.  Une vision et j’étais au paradis.  Un toucher, je devenais fou.  Une aventure et j’en avais pour des semaines à me mémoriser chaque seconde.  Je n’ai jamais compris pourquoi c’est ainsi.  C’est un peu débile, mais c’est l’adrénaline totale.  Le risque d’être refusé, écœuré même, les milles passes pour te faire comprendre et les efforts pour saisir ce langage verbal, comprendre la réponse.  Tout un programme sur l’intensité des regards, l’interprétation des gestes. La grande séduction…  Pas question de te tromper, car tu peux te ramasser en prison.  Tu dois bien interpréter l’autre.

10 Novembre 2007

Dépressif.

Une des choses les plus importantes que j’ai apprise chez les Jésuites : oublier tout ce que la religion m’avait enseigné et repartir à neuf.  J’ai compris que la Bible n’a rien de la parole de Dieu, car elle fut écrite par un groupe de scribes d’Israël pour que les gens de ce peuple se rappellent ce que la vie leur avait enseigné.  Dépressif,  j’ai commencé à prendre les pilules prescrites et parfois je dois l’avouer je trichais un peu en ingurgitant au préalable une petite bière ce qui me rendait euphorique.   C’est ainsi que j’ai écrit une partie de mon meilleur livre L’homo-vicièr.  C’est à mon avis, le meilleur que j’ai fait , car c’est une parodie de la vie du début à la fin , mais avec une réflexion sur le vrai sens de l’existence.  Je me suis particulièrement amusé lorsque j’ai écrit la partie où je me sers de  All you need is love pour essayer d’y développer une philosophie.  Le soir où j’ai imaginé cette partie, j’étais allé danser avec Mireille et je buvais un peu.  Nous nous étions entendus de nous livrer toutes les pensées les plus drôles qui nous passaient par la tête et nous fumes emportés par cette chanson des Beatles.  Elle a pris toute la place dans mon explication de la vie et ce fut la première fois que j’ai écrit que le bien et le mal sont une seule et même chose : la couleur envoyée dans un prisme qui les divise, selon leur contraire.  L’une n’existerait pas sans l’autre.  L’homo-vicièr m’a sauvé la vie, car, son humour m’a fait oublier tous les problèmes du moment, même s’il m’a indirectement coûté mon renvoi des Jésuites.  Non seulement  j’avais eu l’audace à Noël d’écrire un texte contre les examens dans le Garnier, mais j’ai écrit un autre billet dans lequel j’affirmais que les enfants ne doivent rien à leur parents.  Puisque ces derniers doivent agir par amour et donc par gratuité.  Puis,  j’ai eu la folie de parler de mon aventure en prison dans ce journal étudiant.  Les Jésuites n’en pouvaient plus.  On ne m’a pas jeté dehors, on a exigé que je paye alors que je ne le pouvais pas encore.  Ce qui revient au même.   

Joyeux Noël !

décembre 25, 2021

À tous.

Radioactif 238

décembre 24, 2021

Radioactif 238

Les psychologues.          

Pour échapper à la possibilité de devenir un  danger pour les garçons que j’aimais, j’ai essayé de suivre des traitements différents (psychologues, psychothérapeutes, etc.), mais je m’en suis lassé.

Ils essayaient toujours de me faire croire que j’avais une réaction anormale face à des parents « sadiques » Idée que je ne partageais pas.

 Au contraire,  je les adorais et même si on ne partageait pas toujours le même point de vue, ils n’avaient rien à se reprocher et ils avaient souvent raison.  Ils réagissaient, selon leurs connaissances, à ma pédérastie qui était alors vue pire que l’homosexualité. 

Ma pédérastie ne venait pas d’eux. Ils en souffraient déjà assez sans que j’ajoute cette maudite manie que l’on a de toujours d’essayer de trouver un coupable en dehors de soi pour minimiser sa propre responsabilité. 

 À vrai dire, je ne trouvais rien de répréhensible à avoir une relation sexuelle avec un plus jeune en autant que l’autre soit bien d’accord.  J’avais peur d’avoir peur.  J’avais peur que la peur me rende violent.  On ne sait jamais jusqu’à quel point la prison peut te rendre fou. 

D’autre part, je considérais les adultes complètement pourris de ne pas voir tout le bien que nous apportent de telles relations.  Personne n’est tué, ni blessé ; bien au contraire, c’est très agréable et ça ne prive personne de quoique ce soit. Ceux qui y voient du mal sont les pervers.   

Les adultes ne peuvent pas sortir de leurs perspectives d’adultes avec leur péché, ce qui n’existe pas dans la tête d’un petit gars, à moins qu’on y enfonce ce jugement.  Les adultes pensent la sexualité en adulte plutôt que d’essayer de la comprendre dans sa vraie dimension créative.   

09 Novembre 2007

Roy – Rousseau.  

Pour en avoir le cœur net, je suis allé en institution. J’ai cru qu’en allant à un hôpital psychiatrique, eux, mieux que quiconque, pourraient me dire si j’étais fou. 

On m’a affirmé que mon problème était plutôt mon quotient intellectuel élevé et que je devrais essayer de devenir homosexuel pour éviter de trop souffrir de la haine sauvage de la société. 

Je ne les ai pas trouvés très forts, en ce sens que tu ne choisis pas ceux qui t’attirent.  Pour être homosexuel, il me faudrait être attiré par les hommes. Ce qui était loin d’être le cas.  On passait déjà un temps énorme à nous faire peur avec les inconnus.  J’avais attrapé cette paranoïa.  

Par contre, ils m’ont complètement rassuré quant à ma peur fondamentale : de la façon que ça se passe, tu ne seras jamais un danger pour un petit gars, mais la société en sera toujours un pour toi.

On me demanda ce que je lisais. À leur avis, même si le livre de Freud sur le développement de la sexualité était une lecture aride,  je pouvais la comprendre. 

09 Novembre 2007

Effets divers …       

Qu’on le veuille ou non, à cette époque, j’étais encore écrasé par la culpabilité. 

En fait, j’avais surtout peur de devenir fou comme un certain Dion qui avait tué trois petits gars, à Québec. 

Ma peur était celle de tuer des petits gars en devenant fou.  La peur qu’après une relation sexuelle,  ils me fassent chanter en me menaçant de dénonciation et que je prenne peur.  La peur que cette peur soit telle qu’elle me fasse perdre les pédales.  Quand on devient fou, on ne sait pas qu’on est fou. 

C’est une peur qui peut sembler stupide pour quelqu’un qui n’a jamais goûté à la prison, mais elle est bien là.  La prison ne produit pas toujours les mêmes effets.  Tu peux devenir complètement culpabilisé et tenter par tous les moyens de te racheter ou te détruire.  C’était ce que je vivais alors. 

Tu peux aussi avoir peur de la révolte engendrée parce que la vie en-dedans est loin d’être toujours facile.  Cette révolte se construit aussi sur la certitude que la punition que l’on t’impose est injustifiée ou disproportionnelle à la gravité des événements. 

J’avais peur de devenir comme ce Dion que je ne comprenais pas.  Pourquoi vouloir tuer quelqu’un que tu adores ? Comment peux-tu aimer un jeune ou peut-il t’aimer si tu es méchant avec lui ?  Pour moi, pédérastie veut dire amour absolu, sans violence et le fun.  Mais, la peur, c’est tellement fort…ça peut te ravager d’un coup.

10 Novembre 2007

Jean-Pierre Patrice.         

J’avais tellement honte de ma pédérastie que je voulais porter un pseudonyme.  Ainsi, sans révéler ma nature, je pourrais rendre hommage à Patrice que j’avais tant aimé et parler de ma nostalgie émotive : Jean-Pierre Patrice.  

Le jean, c’était moi.  Jean-Pierre, c’était le prénom de l’aîné d’une famille française.  C’est avec lui que je me tenais le plus quand je me rendais pour y rencontrer son petit frère, Patrice,  de qui j’étais follement amoureux. 

Tout le monde pouvait s’en apercevoir tant je changeais de «  manière de regarder» quand le petit Patrice arrivait.  C’était à lui seul une raison suffisante pour que Dieu ait créé l’univers

Malheureusement, pour moi, Patrice après avoir habité Barnston, a déménagé à Montréal avec sa famille.  Une séparation très pénible; mais c’est la vie. 

Dieu t’a tout donné et tout enlevé, me clamait ma philosophie. Ce qui nous arrive est toujours pour nous préparer à autre chose.  Rien n’arrive pour rien. 

J’adorais Patrice quand j’avais 16 ans et malgré son départ, il hantait toujours mes rêves.  Patrice c’était l’amour incarné.   Puisque je ne l’ai jamais touché, on peut dire que cet amour platonique était aussi grand qu’il était pur. C’est ce sentiment qui pour moi est fondamentalement la pédérastie.

Le rapport sexuel n’est que la cerise sur le sundae. Il nuit plus qu’il ne nourrit la transcendance corporelle. C’est drôle de dire ça puisque je ne partageais pas ce point de vue avec Platon parce que je croyais que la pédérastie est d’abord et avant tout l’amour, la fascination d’un corps jeune et beau.

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décembre 23, 2021

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09 Novembre 2007

Retour à Québec. 

Puisque le travail n’arrivait pas à engendrer assez de profits et que mon père ne pouvait quand même pas me nourrir éternellement,  j’ai décidé de retourner vivre à Québec. 

C’était l’endroit où j’avais eu le plus de plaisir et où je me sentais accepté sans hésitation.  D’ailleurs, Maman Alice connaissait mes interrogations intérieures sur mes amours pédérastes. Je m’étais confié à elle parce qu’il y avait aussi de jeunes pensionnaires. 

Quitter Barnston était une décision prise à contrecœur.  Je m’étais senti exclus, rejeté par les remarques de papa ; mais ce fut la décision la plus importante et la plus positive de ma vie.  J’étais conscient que sans un nouveau diplôme et un nouveau métier, j’étais condamné à crever de faim. 

Retourner à l’école , c’était la décision la plus sage.  Maman Alice me reçut avec beaucoup de compréhension.  Elle admirait mes efforts pour m’en sortir.  Pour elle, j’étais un bon gars qui en arrachait. 

J’ai refait ma onzième année, j’avais tout oublié.  Je suis allé à l’école Jean-François Perrault.  Pour payer mes études,  je me suis engagé dans des restaurants pour les fins de semaine.  Un Marie-Antoinette.  Puis, j’ai changé pour devenir uniquement placier dans un cinéma.  Là, j’y  ai vu le Gendarme de Saint-Tropez des centaines de fois.  Je connaissais chaque seconde.  Un autre film qui l’accompagnait m’a tout simplement bouleversé et il a définitivement marqué tout le reste de ma vie : Mondo Cane.

09 Novembre 2007

Le monde fou.       

Mondo Cane est un film qui m’a littéralement bouleversé. 

Ce fut mon premier vrai mouvement de conscience collective.  On y parlait de tous les rites bizarres dans le monde.

Celui qui m’a le plus frappé fut l’existence d’une société archaïque en Australie qui, durant la deuxième guerre, commença à croire que les avions qui atterrissaient au bas de la montagne étaient les âmes de leurs ancêtres d’où fallait-il les visiter et à leur remettre des cadeaux.  On appelait ça le cargo culte. 

Cette révélation était immense, car ça nous montrait comment par ignorance naissait une tradition à travers une nouvelle religion.  Comment l’ignorance et l’imagination peuvent créer une nouvelle religion…

Ces gens croyaient dur comme fer à la venue de leurs âmes ancestrales.  C’est exactement notre cas face à la Bible.  On n’arrive même pas à s’apercevoir que la Bible et les Évangiles sont en opposition absolue. On continue de fermer les yeux et l’esprit. 

Pour une fois, je voyais quelque chose de plus mystérieux que la pédérastie et son rejet.  Il était possible qu’un individu soit aveuglé au point d’être l’esclave d’une pensée religieuse, même si elle est complètement erratique. 

Ce film montrait également de nombreux rites chrétiens idiots parce que l’homme se croit pécheur.  Le film faisait ressortir également les problèmes émotifs autour de la mort et des animaux, de la destruction de la nature.  L’homme est-il autre chose qu’un animal ?  Peut-il sortir de l’imbécilité dans laquelle les traditions l’ont enchaîné? 

Ça carburait beaucoup dans les pistons de mon petit cerveau. 

J’étais possédé de plus en plus par des questions philosophiques aussi stupides que me demander pourquoi je ne ressentais pas un mal de dent d’une personne assise près de moi dans un autobus.  Est-ce que ce mal serait le même pour moi? 

Mais, avec les pensionnaires, l’humour avait le dessus absolu.  Je me prenais déjà pour un écrivain.   Plusieurs aimaient ce que j’écrivais.

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décembre 22, 2021

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08 Novembre 2007

Limoilou – Nouvelles.     

Heureusement, le directeur du journal pour lequel je travaillais à Lac-Etchemin a décidé de me redonner une nouvelle chance.  Il m’a réengagé pour diriger son hebdomadaire à Québec : le Limoilou – Nouvelles. 

Je me suis installé dans une famille de trois enfants, deux filles et un garçon, qui ne prenaient que des immigrants comme pensionnaires.  Quelle extraordinaire expérience !

J’ai adoré demeurer avec des Européens.  J’étais le seul Québécois pensionnaire.

La dame qui tenait la pension était plus qu’extraordinaire : Mme Alice savait nous mettre en confiance.  Elle nous comprenait comme si nous étions ses propres enfants et surtout elle nous acceptait comme nous sommes, tant qu’on n’était pas violent. 

Elle a su me redonner parfaitement confiance et j’ai compris que mon crime n’était pas aussi grave qu’on veut bien nous le faire croire.  Personne n’est blessé, au contraire, c’est une histoire d’amour. 

Comme d’habitude, je travaillais comme un fou ; mais j’avais de la difficulté à vendre de la publicité ce qui entraîna la fermeture du journal. 

Cependant, ayant appris à photographier, sachant écrire, on essaya de s’en sortir en vendant des livres sur l’histoire des municipalités ou en immortalisant les mariages.  L’emploi dura quelques mois avant que l’on se rende compte que ce n’était pas assez rentable.  En chômage,  je suis retourné dans ma famille.

08 Novembre 2007

Homosexuel.

J’ai surtout connu des hommes dans des aventures d’un soir.  Cette fois, je me sentais plutôt comme un prostitué, une aventure sexuelle à vendre, alors que je ne réclamais pas un sou. 

Pour ceux avec qui j’ai eu une relation sexuelle plus suivie, j’étais le plus jeune et j’adorais ce rôle de l’aimé désiré que l’on comble d’affection pour lui plaire. 

Chaque forme de relation m’a appris des choses différentes et c’est en ce sens que je suis bien content d’avoir eu une vie sexuelle aussi éclatée.  Si j’avais été plus scrupuleux, j’aurais été affreusement malheureux.   D’autre part, elle a répondu à mes besoins et je suis convaincu que bien des gens ont profité de ma largesse d’esprit pour vivre leur éclatement. 

Je suis persuadé qu’aucun jeune n’est devenu plus malheureux à cause de moi, sauf peut-être ceux dont les parents se sont acharnés contre le mal .  Des bornés pour qui ont la prétention de croire que le péché est plus importante que le bonheur de leur petit gars. 

J’ai bien hâte de voir ce que me réserve le troisième âge, car en ayant beaucoup moins de libido, j’ai l’impression que ma vie sera toute différente… Juste écrire ce blog est déjà un début.

08 Novembre 2007

Amour pédéraste.

Pédéraste, tu es prisonnier du jeune, mais pas de la même façon que si tu étais le père.  Tu te sens plus responsable, tout en étant plus libre. 

Tu n’es pas le pourvoyeur, mais celui qui donne par amour, pour éblouir.  Comme un  homme « cruise  » une femme.  

Dans mon cas, aider le jeune à se réaliser, c’est un besoin essentiel.  Dans notre monde, il est aussi rare que miraculeux de pouvoir vivre sa pédérastie en pleine lumière,   Elle prend l’allure du mal et du défendu.  Le fait de devoir se cacher, de vivre en secret, lui donne une allure de jeu de couple auquel le jeune n’est pas prêt. 

L’idéal serait que tu puisses vivre cette relation au nez et au su de tout le monde, ce qui élimine les dangers d’abus, sans tout le merdier que la société crée autour de cette forme d’amour. 

La pédérastie, c’est la passion à l’état pur qui se change en une forme de paternité ou de Maître comme en Grèce antique.  Elle est éphémère parce que nos sociétés la décrient au point d’engendrer une paranoïa hystérique comme si le jeune était blessé ou tué au cours de cet échange amoureux.      

Même en toute liberté, la pédérastie comme telle sera toujours éphémère parce que le jeune vieillit et ses sentiments se transforment.  Il se détache pour devenir gai ou hétéro, selon sa propre nature profonde. 

En vieillissant , le jeune perd de sa spontanéité et de son authenticité. Deux qualités absolument essentielles en pédérastie.   La pédérastie ne peut être qu’un conte de fée. L’amitié doit y survivre, mais ce n’est pas nécessairement ce qui arrive.  Souvent, les amoureux sont séparés par la vie.  Mais ça n’a rien de sexuel, c’est juste le hasard de la vie.

08 Novembre 2007

Différents amours.           

Le moment où j’ai été le plus vrai et plus sincère dans la définition de mon orientation sexuelle fut celui où je disais en réponse à mes étudiants : je suis à tout, mais particulièrement aux serins. 

Chacune des orientations sexuelles que j’ai expérimentées ont eu un petit côté féérique différent. 

Mes aventures avec les filles ont même été plus nombreuses que dans le cas de bien des gars qui se croient uniquement hétéro.  Elles ont défini la dépendance et  la liberté.  Se sentir trop aimer, c’est être prisonnier. 

Contrairement aux féminounes (féministes wokes),  je crois que c’est très agréable de te sentir un certain temps  » l’objet enivrant, exclusif « , tout en te sentant le pourvoyeur de la sécurité et du plaisir. 

Je dis bien un certain temps, car cette fidélité qui vire à la jalousie et la possession finit par être affreuse. 

J’avais beaucoup trop besoin de ma liberté pour accepter d’être éternellement le prisonnier d’une femme ou d’un homme.  Probablement parce que les jeunes comblaient tous mes besoins d’affection. 

Il ne faut pas se tromper : je préfère donner que de recevoir parce que quand j’étais petit,  je n’ai pas connu le bonheur d’être cajolé.  Le toucher est un besoin essentiel que les religions ont diabolisé. 

Sans affection, la vie est un désert… autant pour les pédérastes que les féministes.  Les femmes veulent l’égalité,  tout en étant les propriétaires exclusives de tout ce qui est enfant.  Elles pleurent l’absence du père…  mais elles font tout pour rendre la vie impossible à l’homme qui se veut affectueux envers un petit gars.

Pour elle, est tout ce qui est normal  est de la perversion quand c’est accompli par un homme.  Les jeunes doivent être la propriété exclusive des femmes dans leur délire d’être exploité par un  mâle. 

Elles peuvent te frapper, mais si tu réponds, tu es un salaud, un danger public.

Radioactif 235

décembre 21, 2021

Radioactif 235

07 Novembre 2007

Juste un peu.         

Je trouve très amusant de modifier juste un petit peu ma vie et me figurer ce qui aurait pu se produire. 

Si je n’avais pas été pédéraste dans ma jeunesse,  je n’aurais jamais essayé toutes les expériences sexuelles possibles non-violentes comme avoir vécu avec trois femmes, à trois occasions différentes ainsi que des hommes pour tenter le changement préconisé par les psychiatres et essayer de connaître les plaisirs de jouer à la «guidoune». 

Je me serais surtout privé de la plus belle expérience de ma vie : être un enfant malgré mon âge. 

Si je n’avais pas été journaliste, je n’aurais jamais connu le FLQ et la paranoïa politique.  Par contre, cela m’aurait permis de vivre comme tout le monde.  C’est à dire que l’argent aurait été déterminant.  Elle aurait modulé ma vie.  Comme tous les autres,  je serais simplement né,  je serais allé à l’école, j’aurais trouvé un  emploi, j’aurais créé une famille et je serais mort d’un cancer ou d’une crise cardiaque. 

Heureusement,  j’ai pratiquement goûté à tout cela et son contraire.  J’ai toujours été ébloui par la beauté de l’Homme et pourtant je fus à maintes reprises calomnié et écrasé par eux.

J’ai fait un idéal absolu de vivre dans l’intégrité et la vérité et j’ai dû à maintes reprises cacher que j’étais pédéraste juste pour avoir le droit de survivre. 

Quelle sorte de curé aurais-je été ?  Aurais-je pu être un cadre ?  Comme on me l’a dit un jour, je suis fou, mais pas assez pour pouvoir être manipulé.  

J’ai joui du présent de la vie et je ne me suis pas ennuyé.

07 Novembre 2007

La pédérastie 1.    

Même si cette aventure fut parfois très pénible à vivre, comme la mort de Rouhed,  elle était je crois un élément nécessaire à ma réflexion sur la vie. 

Bien évidemment,  je trouve ça complètement idiot, capoté, d’attacher autant d’importance au droit de se masturber, sucer, caresser avec un jeune garçon ou un autre homme. 

Pourquoi être prêt à vivre l’enfer pour au maximum une petite demi-heure de plaisir? 

C’est qu’il y a probablement quelque chose de plus fondamental dans cette forme de relation : la recherche de l’enfant en soi, la beauté de l’autre, l’authenticité de la communication. 

La pédérastie permet de vivre les mêmes feelings, les mêmes sentiments que si tu avais l’âge du jeune avec qui tu es.  Une complicité absolue.  Une fixation sur l’éternité de la beauté. 

Tout se passe au niveau de la communication.  Cet amour portait les soldats au combat à l’ère de la Grèce Antique. Il ne faut pas en sous-estimer la force, même si les religions ont essayé de la faire méprisée.

07 Novembre 2007

Pédérastie 2.       

Aussi paradoxal que ce soit,  la pédérastie est une forme d’osmose avec le jeune.  C’est vivre à travers lui la pureté des sentiments,  la plus authentique qui existe. C’est partager le sens de la complicité et d’une certaine façon de l’innocence.  La découverte du plaisir.

Le pédéraste est comme un ange qui accepterait la corporalité pour pouvoir goûter d’une façon absolue aux joies de la communication.  C’est se permettre de boire l’énergie à l’état intégral. 

Les gestes sexuels ne sont que l’aboutissement de cette complicité dans l’égalité.  C’est comme vivre le paradis promis dans les religions en dehors du temps et dans l’espace matériel : le paradis où de beaux jeunes hommes nus servent les élus. 

Ça paraît complètement fou, mais c’est la seule façon que j’arrive à décrire ce que l’on y ressent.  Le monde s’énerve pour rien, car aucun individu ne peut devenir pédéraste. Tu l’es ou tu ne l’es pas. 

C’est une attraction vers un autre très défini parce qu’on accorde une importance à l’âge. Point final.

C’est une orientation sexuelle déviante si on croit que la seule raison d’exister de la sexualité est la procréation et que le plaisir peut traumatiser. 

C’est une très infime minorité de gens ce qui permet de devenir le bouc émissaire parfait. 

Je ne conseille à personne d’essayer de le devenir;  car cette image paradisiaque de l’amour a un frère jumeau identique : la haine de la société. 

Une haine maladive par son ampleur. C’est comme si certains ne pouvaient pas endurer de ne pas vivre cette déviance, tout simplement parce qu’elle n’est pas en eux.  La jalousie les gruge cellules par cellules.

Cette jalousie paranoïaque est née de la prétention de que son enfant est sa propriété.  Cette haine permet d’inventer tous les mensonges possibles sans que personne ne se demande si cela a du sens. 

Je ne fais pas la promotion de la pédérastie. J’essaie, ayant malgré moi exploré cette tendance, d’expliquer comment on se sent et ce que l’on pense.

On naît pédéraste, mais contrairement à ce que je croyais, on peut modifier la trajectoire et devenir gai. Sur le plan de l’attraction, cependant, celle-ci existera de notre naissance à notre mort.

La beauté est éternelle.

Radioactif 234

décembre 20, 2021

Radioactif 234

Les Rock Machine 1.       

La première fois dedans,  j’y ai goûté comme je le raconte dans Laissez venir à moi les petits gars».

La dernière fois en 1996 ce fut un coup de chance que je n’y laisse pas ma peau.  On m’a raconté que des gens avaient déjà acheté une bouteille de vin pour célébrer ma mort en dedans.  Ce qui m’étonnait le plus, ces gens étaient des indépendantistes comme moi, mais ils me trouvaient beaucoup trop radical. 

J’ai été transféré d’Amos à St-Jérôme, mais j’ai refusé d’être sous protection. 

Rendu à St-Jérôme, on me plaça avec les Rock Machines. Je n’avais pas prévu que, seul dans la cour, sans gardien, qu’un gars crierait par la fenêtre que j’étais un pédophile pour que les Rock Machines réagissent. Un ticket direct pour la morgue ! Disons qu’il fait assez chaud dans de telles situations. 

Je n’avais aucun moyen d’y échapper et je me suis cru déjà mort. Il n’y avait aucun garde.  Mourir, pas de problème, mais je ne voulais surtout pas trop souffrir.

J’étais au centre de la cour, sous l’invitation du chef mafieux qui m’invitait à avancer et qui me demandait : T’es-tu pédophile? Puisque je crois qu’il y a un monde entre un pédophile et un pédéraste, même si ce n’était pas le temps de commencer de savantes explications, j’affirmai que non en toute conviction.  Je croyais que tout le monde me sauterait dessus, mais on avait plutôt formé un cercle autour de moi.  Le chef insista. 

Le détracteur derrière sa vitre poursuivit en disant que c’était vrai puisque les journaux de Val-d’Or l’affirmaient.  Ces drôles que mêmes des journalistes qui connaissent la différence sémantique et physique des mots continuent de refuser de la reconnaître celle entre pédophile et pédéraste. Imbécilité ou malhonnêteté intellectuelle?   Ils ne savent pas chercher dans un dictionnaire. 

J’ai maintenu ma position et je me suis contenté de lui dire que les journaux ne savent pas de quoi ils parlent.  Le chef s’est alors adressé à un autre prisonnier qui venait d’arriver d’Amos avec moi pour avoir son avis.   Ce dernier leva les épaules et avoua n’en rien savoir. 

Le chef mafieux s’est contenté de me flanquer une claque par la tête et m’envoyer dans la cuisine du local, me demandant de rester dans ma cellule et ne plus me montrer le bout du nez.

Quand un garde s’est présenté,  le chef cria : « Tu me sors ce Christ-là d’ici, sinon tu retrouveras un cadavre.» 

Le gardien m’amena et on me plaça sous protection. Je me déplaçais accompagné de gardiens comme si j’avais été chef de la mafia.

06 Novembre 2007

Silence, on tourne…         

Dans ma vie, je n’ai pas toujours été détesté par tout le monde.  En enseignant, je n’avais que le choix de me taire.  Je pouvais me sentir authentique et sincère avec certains amis qui me connaissaient comme amant des garçons. 

Habituellement, je ne mentais pas, mais je répondais que j’aime  tout, surtout les petits  serins.  Qui veut comprendre comprend.

Je l’écrivais depuis 1968, mais je n’étais pas assez fou pour faire cette lutte au grand jour alors que j’enseignais.  Je suis d’ailleurs extrêmement fier d’avoir pu enseigner durant 15 ans et pouvoir me vanter qu’aucun de mes anciens élèves ne peut me dénoncer, car il ne s’est jamais rien passé avec eux quand je leur enseignais. 

Je crois encore que ma vie privée n’a rien à voir avec mon enseignement.  Juste pour donner l’exemple, j’ai été de nombreuses années sans boire.  Si j’en parlais avec certaines  gens autour de moi, je ne pouvais pas en parler à n’importe qui, car je pourrais le regretter pour le reste de ma vie.  

Dès que j’ai été accusé,  je suis devenu pour plusieurs le sujet de toutes leurs calomnies.  Je n’ai jamais vécu complètement à la cachette.  Les gens me voyaient avec les jeunes de qui j’étais amoureux et ils s’en doutaient bien.  Ces jeunes étaient très heureux de me connaître.  Pourquoi,  du jour au lendemain, tu deviens la saleté des saletés?  Parce que Dieu l’a dit?  Quand ?  Tes juges tombent-ils sur la tête?  Je suis le même gars avant, pendant  et après. 

C’est un jugement que je trouve un peu, beaucoup malade.  Tout le monde s’en doute, mais dès que c’est officiel, c’est pire que si tu avais attrapé la peste.  Pourquoi les gens se mêlent-ils de tes amours ?  La charité chrétienne

D’ailleurs, la condamnation n’a aucune proportion avec le délit, s’il y a faute.  

C’est cette hypocrisie morale que je dénonce depuis des années… Jésus l’avait dénoncé : le brin de foin dans l’œil de l’autre contre la poutre dans le tien. 

Le Québec scrupuleux est le Québec hypocrite

07 Novembre 2007

Un autre point de vue.    

Ma pédérastie m’a forcé à ne pas avoir le même point de vue que tout le monde. 

D’abord, c’est peut-être une application trop fanatique de l’Évangile.  Tout est amour.  Tu ne juges personne et tu es né pour être heureux et créateur.  Tu essaies de te réaliser pleinement puisque la vie est une série d’expériences. 

Si je n’avais pas refusé de payer 0.25$ pour une petite séance de masturbation, parce que je croyais que l’amour ne s’achète pas, je n’aurais jamais fait de prison la première fois et j’aurais certainement eu l’occasion de répéter l’expérience.  Puisque c’est une façon facile de se faire de l’argent. le jeune serait revenu me trouver pour retrouver plaisir et argent. 

Puis, si j’avais refusé d’aider un ami qui ne venait pas à bout de son fils et qui me menaçait de se suicider, je n’aurais jamais été pris au piège, à Val-d’Or, et je serais peut-être encore professeur.  J’aurais été un peu plus l’hypocrite que je dénonce dans mes livres. 

J’aurais trouvé plus d’avantages à me la fermer qu’à prôner une meilleure compréhension de la véritable ampleur des inconvénients à vivre une sexualité perturbée. 

Je serais plus fier, mais serais-je aussi heureux d’avoir connu tant de belles expériences?  Mes seuls regrets sont de ne pas avoir su sauver Rouhed et Petit Gabriel de la drogue… un enfer bien pire que la vie sexuelle.

Radioactif 233

décembre 19, 2021

Radioactif 233

06 Novembre 2007

La surprise de mes parents.     

Mes parents venaient me rendre visite au journal à Lac-Etchemin quand ils ont appris sur place que j’étais pédéraste et en tôle. 

Incapable de supporter les faits, mes parents ont décidé de ne pas venir me voir.  Papa avait peur que son cœur ne puisse pas supporter la scène.

Nous avions une drôle de relation, mon père et moi.  Je ne savais pas s’il m’aimait ou non.  Avec son sens de l’humour, il me faisait facilement croire que je n’étais pas grand-chose à ses yeux et j’étais trop idiot pour savoir si c’était vrai ou un jeu. 

Aujourd’hui, je sais sans aucun doute qu’il m’aimait bien et me trouvait bien intelligent.  Il aimait cacher son attachement. 

Pour papa, un homosexuel, c’était un malade.   Je croyais papa indifférent à mon égard alors qu’en réalité, il m’a toujours traîné partout avec lui, ce qui m’a permis de comprendre la vie. 

Quand il est décédé, à 67 ans, ce qui est très jeune,  j’ai pratiquement fait une dépression, car depuis peu nous étions devenus de vrais amis. 

Un soir, autour d’une bière, je lui ai expliqué ce que je vivais. Nous pleurions tous les deux et ma mère, craignant qu’on se saute au collet, se promenait entre la toilette et sa chambre, manifestant son impatience.  Le verdict de mon père fut simple : si tu ne peux pas te retenir, j’aimerais mieux que tu ne restes pas alentour. 

C’est ainsi que j’ai décidé de voyager. Mon père n’était pas un salaud, au contraire, il était très apprécié.  Il a sauvé bien des familles en leur faisant crédit.  Les gens l’aimaient et ils ont su le lui prouver à ses funérailles.  L’église était remplie à craquer, comme aux funérailles de maman. 

Moi, je sais qu’il n’y aura personne ; mais au moins j’aurai essayé de faire valoir mon point de vue.  Le Québec a besoin de tolérance et non de fascisme.

06 Novembre 2007

 L’intolérance absurde.   

Je n’en veux pas à mon père.  Qu’il continue à me parler en apprenant que je suis pédéraste, pour cette époque, c’était déjà un miracle de tolérance. 

Papa était ce qu’il y a de plus hétéro et ma mère a toujours été d’une gentillesse légendaire.  Imaginez la mauvaise surprise d’apprendre que j’étais pédéraste.  Je vivais avec ce qui est perçu dans notre société comme le pire défaut du monde. 

Quand un juge fou demande la pendaison pour les pédophiles, imaginez ceux qui ne sont pas instruits

Les fascistes et les féminounes (féministe woke)  essaient de nous harceler sans cesse afin de nous isoler et nous rendre la vie intenable. Suicide next step, semblent-elles espérées, trop folles qu’elles sont pour comprendre qu’on ne choisit pas son orientation sexuelle.

Elles essaient de nous faire haïr par tout le monde.  Elles font croire qu’il ne faut pas nous fréquenter pour ne pas passer pour des pareils (pédérastes et pédophiles confondus).  

Dans ma vie, j’aurai appris que le jugement des gens quand il s’agit d’une chose aussi émotive est complètement obstrué par la haine que nos religions ont posé contre la sexualité.    

Les Québécois sont incapables de faire face à leur émotivité dès qu’il est question de sexe.

08 Novembre 2007

Disciples de la Croix.

Que je ressorte de tôle en créant les Disciples de la Croix n’a rien d’étonnant. 

Le principe même de la prison est de te rendre coupable.  Plusieurs se tournent vers la religion pour retrouver un peu d’amour et surtout une raison de vivre.   

J’étais juste assez naïf pour croire dans leur histoire comme si Dieu lui-même en personne pouvait perdre son temps pour venir nous dire comment vivre une sexualité qu’il ne connaîtra jamais : il lui est impossible de tomber en amour avec une déesse puisqu’il est Dieu unique.  Donc, pas de reproduction à moins qu’il soit capable de s’auto-semer et engendrer à partir de lui-même. 

La foi aveugle est une forme de maladie mentale dès qu’elle devient obsédante.  Comment croire ce que l’on nous dit concernant ce qui s’est passé il y a des millénaires ? 

Si Adam et Ève ont eu deux fils seulement comment ont-ils fait l’amour pour avoir une descendance?  Comment, devant de tels faits, peut-on être assez naïf pour croire la Bible mot à mot? 

C’est un exploit irréalisable à moins d’avoir subi jeune un lavage de cerveau : la raison fondamentale pour laquelle on veut maintenir l’enseignement des religions. 

Pas de religion, pas de cohésion dans une dictature aliénante.

07 Novembre 2007

Vie = rivière.

En d’autres termes, la vie est comme une rivière qui prend la direction qui lui permet de contourner les obstacles. 

Il ne faut jamais regretter les expériences qui nous sont arrivées, car de toute façon on ne peut plus rien y changer.  Non, je ne regrette rien et j’ai la certitude que l’avenir sera meilleur que les dix dernières années. 

Je ne sais par quel miracle, mais les gens se rendront compte que les réactions à la pédérastie, tout comme pour la pédophilie, sont nettement démesurées.  Payer tout une vie pour ce que tu es, sans même en être complètement responsable, c’est de la folie pure. 

Peut-être qu’un jour, les gens au lieu d’aller brailler dans les commissions pour retrouver la religion auront-ils l’intelligence de s’apercevoir que ce n’est pas de cours de religions qu’ils ont besoin , mais de méditer un peu sur les grandes leçons de l’Évangile.  Aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu.  

Je suis bien conscient qu’avec les Disciples de la croix, j’étais probablement un peu fou, mais ça m’a permis de me rééquilibrer et m’apercevoir qu’il ne faut pas exagérer l’importance des religions,  comme en toutes choses.   

Radioactif 232

décembre 18, 2021

Radioactif 232

04 Novembre 2007

Ma vingtaine.

Le début de ma vingtaine fut certainement une des périodes les plus difficiles de ma vie. 

Dans le journalisme, j’étais toujours confronté à mes valeurs : défendre le petit peuple dans la mesure du possible et surtout toujours écrire la vérité. 

Les gens croient que les journalistes sont des menteurs, mais ce n’est pas connaître le métier, surtout de mon temps.  Tu n’avais aucunement le droit d’écrire un mot s’il ne t’avait pas été dit.  Autrement, on coupait sous prétexte que c’étaient des commentaires.  Tous mes conflits venaient de cette supposée objectivité du journalisme. 

Je ne commentais pas,  je me fabriquais des dossiers dans ma tête  qui me permettaient de comparer les réponses ou les faits.  En fait,  j’essayais d’être informé de l’historique de la situation.  Toutes mes questions venaient de ce travail de détails et un amour fou de comprendre et d’expliquer.  J’adorais le journalisme. 

Quand j’en suis sorti, j’en ai rêvé pendant des dizaines d’années.  Le temps de me sentir dépassé.  Le président de la Tribune, M. Yvon Dubé, m’a déjà dit que j’étais tout simplement en avance sur mon temps.

Le journalisme qu’on me refusait se vit aujourd’hui au quotidien, sauf que nous avions un rayon d’action plus large qu’un palais de justice. 

J’avais un trop gros parti pris pour le peuple, une déformation due à ma pédérastie, c’est-à-dire refuser d’accepter l’autorité telle qu’elle est. 

Je n’étais pas parfait,  j’étais parfois un peu trop fanatique. 

05 Novembre 2007

Dépression d’automne.  

J’ai fait parvenir mon mémoire à la Commission sur les accommodements, mais je serais très surpris qu’on en tienne compte.  Pourquoi suis-je actuellement dans une impasse émotive ?  Le début de l’automne ?  Le mal physique qui me gruge continuellement et qui ira grandissant avec l’hiver ?  Une impuissance à admirer tout ce qui existe ? La solitude ? 

Pourquoi écrire sur un système judiciaire parfaitement débile me déprime ainsi?  Je regarde mon maximum d’années à vivre, 20 ans, au gros maximum et je ne vois rien d’encourageant. 

Le Québec s’engage de plus en plus à droite.  Il retourne à l’époque de la censure et du banditisme.  Je devrais peut-être réécrire un livre dans le style de l’homo-vicièr, soit tout en humour. 

L’humour sert souvent de pont entre le vide et le sourire.  Il permet de fermer les yeux et enjamber l’inconnu. 

Ce n’est pas trop rassurant d’entrer à la retraite.  Ça me rappelle mes dernières discussions avec l’écrivain, Jean Ferguson.  Il avait le cancer. Même s’il voulait écrire, son mal le rongeait tellement que ça lui enlevait le goût.  Pauvre Jean, il aura voulu toute sa vie être reconnu et il se fiait même sur moi pour ça. 

Aujourd’hui, tout le monde me renie, mais au moins, j’ai pu dire que notre système en s’en prenant à des gestes non violents se conduit comme des imbéciles qui n’ont pas la profondeur de se demander sur quoi reposent leurs interdits. Une société romaine qui a besoin d’en bouffer une couple de temps en temps pour se calmer les nerfs.

05 Novembre 2007

La petite nature.    

Heureusement, notre petite nature veille au grain.  Je me suis attaché au plus jeune des prisonniers.  Nous sommes devenus de très bons amis.  Un baume psychologique. 

Jeannot me prenait un peu pour un ange.  J’écoutais son âme se répandre de remords et d’affection et je savais déjà boire chaque diamant dans ses yeux quand il me parlait.  Je le trouvais de plus en plus beau et attirant.  C’était un très bon garçon, un peu malchanceux. 

J’ai continué de correspondre avec lui à ma sortie, mais nous ne nous sommes jamais revus.  Je pense que Jeannot m’a permis de ne pas devenir aussi fou que notre système qui se croit menacé par une simple masturbation. 

Il est le prolongement de l’Église et de sa folie sexuelle, pas étonnant qu’il réagisse avec aussi peu de discernement. 

Quand j’ai mis les pieds dehors, je regrettais d’être sorti parce que j’avais peur de la vie et surtout de la beauté du monde.  Un beau tableau n’est-il pas fait pour être savouré ? 

La prison, ça rend fou si tu te mets à croire que tu es immonde alors que tu n’a rien fait de violent.  Tu as simplement aimé en dehors de normes que personne ne peut honnêtement justifier. 

Depuis quand, pourquoi aimer, c’est mal ?  Ne veut-on pas toucher ce que l’on aime ?  L’amour ne se manifeste pas que d’une seule façon. 

Jean Genet l’exprime mieux que moi , mais je sais ce qu’il ressentait… 

05 Novembre 2007

Parfois culpabilité = folie.           

Le fait d’avoir été arrêté dans la vingtaine a provoqué en moi une crise de culpabilité sans précédent.  Cependant, elle dura peu de temps.  Je faisais des sacrifices comme me priver de manger, prier sans arrêter. 

La seule question qui reste quant à mon comportement d’alors est bien simple : les saints sont-ils des fous ?  Les fous ont tous un délire religieux. 

Le sentiment religieux est plus profond que l’on pense et il mine très facilement notre équilibre émotif. 

Un jour, j’ai assisté, tout à fait réveillé, à la rencontre d’âmes, qui voyageaient  sous forme de petits nuages.  Des «grumeaux » d’énergie.  Les âmes avaient ces formes et pouvaient se distinguer l’une et l’autre simplement par l’intensité et la concentration qui leur donnaient une couleur et une force différente d’attraction ou de rejet.  Les nuages se regroupaient par affinité. 

Les âmes perdues se lamentaient de solitude.  Je ne crois pas que j’étais devenu complètement fou, mais j’avais trop jeûné.  J’hallucinais comme le curé d’Ars.

J’étais assez fou pour avoir des visions comme les saints.
Je n’étais pas le seul prisonnier de la religion au Québec. 

La guerre de valeurs fait partie de notre réalité. .  La guerre des valeurs entre les localités particulièrement Québec et Montréal est un résidu de notre asservissement religieux. 

Les gens de Québec sont encore bien plus endoctrinés qu’à Montréal.  Il y a peu de temps l’Église prêchait que Montréal était le pire lieu de promiscuité, de péchés, d’où le besoin de retour à la terre. 

Ça paraît stupide comme ça, mais nous sommes le produit de notre passé et de notre inconscient collectif.  La ville de Québec a toujours été jalouse de Montréal. 

Radioactif 231

décembre 17, 2021

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04 Novembre 2007

Comme tout le monde… 

Si j’avais été comme tout le monde quant à mon évolution sexuelle, j’aurais accepté la chasteté absolue jusqu’au mariage prêchée par nos curés et je n’aurais jamais eu tous ces problèmes.  C’est vrai.   Juste ta petite cédille entre les deux jambes bouleverse et oriente à jamais ta vie parce que depuis des millénaires de grands esprits tordus s’ingénient à te forcer d’entrer dans un  » cadre  » de ta naissance à ta mort.  Les institutions sont là pour s’assurer que tu ne bouges pas d’un iota hors des sentiers prévus et fixés pour ta petite carcasse.  Ton statut social détermine tes droits.  Plus tu es rigide, plus tu es protégé par ce système du crois ou meurs.  Si tu es un juge ou un président tu peux jouer aux fesses tant que tu voudras, en autant que personne ne le sache.  L’hypocrisie c’est comme le pouvoir, ça vient d’en-haut.  Marx parlait de lutte des classes.  Il n’avait pas complètement tord.  Si tu es millionnaire, tu ne peux pas l’être devenu sans avoir plumé quelqu’un ou découvert quelque chose.  Les grosses poches se protègent entre elles.  La vrai révolution est de créer un monde parallèle dans lequel tu peux vivre tes idéaux car autrement  tu payes pour te faire casser la gueule dans une manifestation tenue pour dénoncer ton exploitation.  Plus tu montes dans la hiérarchie, moins t’es atteignable.  Ce qu’on oublie : je suis pédéraste par nature, j’en suis fier, même si je sais que la très grande majorité me condamne.  Je suis heureux tant que les étroits d’esprit ne se mêlent pas de mes amours.    

04 Novembre 2007

Libéraux, PQ et ADQ…    

La Tribune a toujours été le porte-parole du parti libéral et du clergé.  Pas étonnant que Sherbrooke ait tant de difficultés.  Les libéraux ne pensent qu’en fonction de l’argent et des profits à réaliser.  C’est le parti des anglophones (un peu normal) et des gens d’affaires, des boss comme disait le manifeste du FLQ.  Quand je suis tombé dans le piège de Val-D’or, et que je me suis ramassé en dedans, je me disais qu’il n’y a qu’une différence entre le PQ et les libéraux.  On se sert d’un idéal un bout de temps pour nous encourager à investir le plus possible dans un projet d’indépendance qu’on ne veut pas réellement réaliser et quand le doute s’installe, c’est le retour des libéraux qui peuvent piger directement dans l’assiette parce qu’il n’y a personne pour les arrêter.  On me répliquait que les politiciens passent, les fonctionnaires restent.  Qui ont vraiment le pouvoir ? Si l’ADQ n’était pas de droite, ce serait sûrement une alternative sérieuse, mais on risque que ce ne soit que du vent.  Le Québec a besoin d’un parti politique qui va se tenir debout devant Ottawa et défendre notre culture.  Le Québec est bourré de talents.

04 Novembre 2007

Censure et démocratie.  

J’avais la réputation d’être un journaliste dangereux parce que je n’étais pas achetable.  Selon Maurice Bellemare,  j’étais le seul qu’il craignait parce que je n’hésitais pas de les mettre en bouteille.  Pour moi, la censure c’est le pire ennemi de l’individu et de la démocratie, même si on l’établit toujours sous le faux prétexte de défendre les jeunes.  On a créé une littérature de la jeunesse, sous prétexte de défendre les jeunes de la sexualité.  Notre société libre et démocratique a institutionnalisé la censure.  On est encore plus janséniste, plus hypocrite que sous le règne de la grande noirceur.  L’épuration se fait par le nivellement de la pensée, par l’extraction de tout ce qui est sexuel, donc personnel.  C’était une pensée communiste : tout le monde est strictement pareil ce qui a permis que les foules et les peuples soient exploités par des partis et un petit groupe de dictateurs.  Le communisme est une forme d’exploitation comme le capitalisme.  Ceux qui veulent empêcher les jeunes de ressentir leur sexualité sont des esprits tordus, des malades qui voient des dangers dans tout ce qui est sexuel, même s’il n’y a pas de violence.   Mais, ils refusent de voir les assassinats dictés par ceux qu’ils considèrent comme leurs modèles.  L’ignorance ne crée pas l’autonomie d’un individu.  Sa naïveté est responsable de sa servitude.            

Par contre, j’étais d’une lenteur incroyable pour détecter tout ce qui était croche.  Aussi, quand ça arrivait , il n’y avait même plus un doute possible et les conflits arrivaient.  La seule chose qui a changé dans ma compréhension de la société : tous les partis politiques aboutissent à la même corruption ou la même domination …

Radioactif 230

décembre 16, 2021

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04 Novembre 2007

L’Aiglon.

Par miracle, j’ai découvert un emploi de journaliste dans un hebdomadaire de Lac-Etchemin, l’Aiglon.   M. Turmel était de l’Union nationale à cause de sa famille.  J’ai adoré travailler pour lui.  Je devais remplir seul le journal de la semaine, apprendre à faire la mise en page, à photographier et conduire une petite volks.  J’étais tout dévoué à mon nouveau travail et patron.  J’avais même une émission de radio à Saint-Georges de Beauce où je commentais l’actualité. 

Je descendais souvent les libéraux qui ne voulaient pas construire un tunnel entre Québec et Lévis. 

Puis, j’ai rencontré un petit gars d’une quinzaine d’années avec qui j’ai entretenu une très profonde amitié.  Nous avions pris l’habitude, quand la nature était trop exigeante, de nous soulager mutuellement.  Et, j’ai rencontré un autre qui cette fois exigea 0.25$ ou la dénonciation. 

Par principe, on n’achète pas l’amour, j’ai refusé et je me suis ramassé dedans.  Ainsi les motifs d’incarcération dans Laisser venir à moi les petits gars sont faux, inventés pour rendre ça encore pire et ainsi essayer de mieux expliquer comment je voyais la pédérastie.  La vie en prison est réelle. 

J’en ai arraché toute ma vie, mais je suis bien content d’avoir écrit ces livres.  J’ai respecté mon idéal d’écrivain. 

Le système a tellement peur que les gens comprennent qu’il n’y a pas de violence dans les cas de pédérastie qu’il est prêt à inventer n’importe quoi.  La chasse aux pédophiles est une raison majeure pour justifier que notre gouvernement dépense des millions de dollars pour une sécurité qui n’est même pas mise en danger par eux. 

Si les acteurs de notre système de bandits légaux peuvent vendre leurs mères pour des chansons, croyez-vous qu’ils s’arrêteront à se demander si leur obsession est justifiée. Si les gens ne croient pas dans ce danger, les autorités ne pourront plus y dépenser leurs millions.  Payez !

04 Novembre 2007

L’après – prison. À 19 ans.        

Plutôt que de me révolter contre l’idiotie des lois en ce qui concerne la sexualité, j’ai plaidé coupable.  J’ai même plaidé coupable à des relations avec des garçons que je ne connaissais même pas.  J’étais assez idiot pour croire que je devais payer pour mes péchés. 

Le journaliste du Soleil n’a pas voulu en parler dans le journal sous prétexte que j’étais un trop bon gars pour mériter de gâcher ainsi ma vie.  Je me suis converti.  Je me suis senti coupable, J’ai cru que mon seul avenir possible serait d’aller mourir dans un  monastère. 

Puis, je suis retourné dans ma famille.  Je suis allé travailler à la Dominion Textile, à Magog.  Ma culpabilité a duré le temps de rencontrer un autre beau garçon susceptible de m’exciter les sens.  J’avais même fondé un mouvement chrétien appelé Les Disciples de la Croix. 

Aujourd’hui, je crois sans compromis , sans hésiter, qu’il n’y a que les imbéciles pour croire que de se masturber à deux ou plus , c’est un mal plus grave que d’agresser des vieillards et les priver de l’argent dont ils auront absolument besoin pour survivre. 

Je n’ai pas la même échelle de valeurs que le système que je qualifie de mafia légale.  Juste avec ce que j’écris dans ce blog (carnet) on pourrait me garder en prison pour le reste de ma vie parce que la liberté d’un esprit libre pour un  système de bandits légaux, c’est le pire danger

Selon les juges, des ignorants ou des pauvres, tu peux faire ce que tu veux avec ça. 

On pourrait prétendre que je suis un danger public qui se croit moins dangereux que Georges Bush et qui par conséquent devient un délinquant à vie… Les bandits ne sont pas toujours ceux que l’on pense…Ceux qui font les lois sont parfois les pires bandits.

04 Novembre 2007

Mes certitudes.      

Pour la deuxième fois, en deux jours, je viens de perdre un article que j’avais écrit et que la machine n’a pas sauvegardé.  Ça fait chier, mais c’est la vie. 

Plus je vieillis, plus j’ai hâte que ce soit fini.  Trop d’humains n’en valent pas la peine avec leur intolérance. 

Donc, Victoriaville m’a permis de mieux connaître mon ¨je¨ profond.  Je détestais la jalousie et le «bitchage» des femmes, tout autant que la censure de tout ce qui s’écrit en dehors de la pensée acceptée par tous, à partir des paroles d’un dieu qui a jamais dit un mot.  Les vagins ne m’intéressaient pas plus que les gros pénis que je trouvais dégoûtants. 

Que je le veuille ou non, tout mon être s’émerveillait devant la beauté de certains garçons dont Jimmy, devenu mon idole.  Je ne me rappelle plus pourquoi j’ai quitté cet emploi, mais il me semble que la Tribune ne voulait pas parler d’un petit coup de cochon politique, ce qui engendra un problème d’autorité avec mon patron immédiat. 

J’admets que j’étais fanatique quand il s’agissait d’écrire ce qui me semblait la vérité.  Je croyais dans l’idéal et la mission du journaliste.  Je me retrouvais comme à l’adolescence : dans l’insécurité absolue quant à savoir comment j’arriverais à survivre sans cet emploi et hors de ma famille.  Tout ce que je connaissais : le journalisme.   

Et, à tout bout de champs, j’étais trop niaiseux pour faire les compromis qui m’auraient permis de garder mes emplois. 

Quand tu veux être trop propre, tu étouffes dans ton savon…  

Radioactif 229

décembre 15, 2021

Radioactif 229

03 Novembre 2007

Écrivain.      

La profession d’écrivain professionnel est de plus en plus une fumisterie, car, en plus de vivre sous la dictature des féminounes, l’édition est entre les mains de quelques millionnaires fédérastes ou Quebecor. 

Si tu penses le moindrement différemment de ces morts-vivants, il ne te reste plus qu’à crever.  Non seulement faudrait-il être vide, penser à vide comme nous l’a appris notre tradition religieuse et ne rien dire pour être publié ; mais, en plus, ça coûte une fortune juste pour faire connaître ce que tu écris et que l’on condamnera avant même de le lire. 

Même l’organisme du Conseil des Arts, le droit du prêt public, ignore les livres pour lesquels tu as déjà reçu une aide par les années passées, sous prétexte qu’ils n’ont pas été trouvés, là, où ils faisaient leurs recherches (tu ne peux même pas savoir où). Si tu n’as pas une robe, ça ne vaut même pas la peine d’essayer d’écrire. À droite toute ! 

Mise à jour

Je devais être très fâché et très frustré quand j’ai écrit ce texte. Tout y est exact si on regarde ça du côté de ce qui se passe dans ma vie littéraire, mais ce n’est pas tout à fait exact quant à l’interprétation..

Si mes livres sont peu connus, c’est juste de dire ce que j’ai écrit dans l’article précédent;  mais si on regarde plus objectivement, ma hantise de la vérité et mon obsession de parler de sexualité partout, expliquent la situation.

Je n’ai pas à me plaindre. J’ai choisi mes sujets. J’aurais pu écrire une tonne d’autres choses qui ne touchent pas à la sexualité et je ne serais pas censuré -parce que c’est ce qui arrive lorsque personne ne parle de mes écrits-.  Tout s’explique excepté « Les derniers amours de Platon » qui sont trois livres d’imagination pure.

Mais, c’est mon choix de vouloir faire comprendre que le sexe sans violence ou domination est un plaisir et ne devrait pas être vue comme criminel. C’est le contraire de ce que 99.9% des gens pensent à cause des religions.

En parlant de ma vie, je n’intéresse personne et je le sais. Alors, je n’ai pas à confondre liberté d’expression et intérêt des lecteurs puisque j’ai écrit tout ce que je voulais et je l’ai même publié, mais ça n’intéresse personne parce que je parle d’un sujet qui n’intéresse que quelques personnes.

Les spécialistes, eux sont si confiants dans leur grande théorie du mal, que ce que je dis ne les touche même pas.

J’ai écrit pour rétablir la vérité.  Les « pudiques » pensent pour nous. Ils nous jugent et prétendent vouloir nous sauver ou nous protéger. Ils ont besoin d’une bonne psychanalyse pour leur apprendre que le sexe n’est ni bon, ni mauvais;  mais une réalité humaine. Sans plaisir l’humanité serait déjà disparue. Dommage que leur obsession ne leur permette pas de jouir de la vie. Ils ont juste besoin d’apprendre à se mêler de leurs affaires et laisser les autres vivre comme ils le veulent tant que c’est sans violence et respectueux, don, consentant.

Dans le sens d’avoir des sujets tabous, ma seule existence prouve que c’est encore tout à fait juste. La censure est toujours là. Juste parler de sexe est un mal, si on sort des normes établies.

Même si je n’ai pas été en compagnie d’un jeune de moins de 16 ans pour au moins plus de 20 ans, le système cherche des poux pour me faire taire. On cherche à interdire autant les rapports sexuels entre adultes sur internet que la pornographie juvénile. Comme si regarder un corps nu est en soi un crime.  On oublie le droit fondamental de la liberté de conscience, de la vie privée, même dans une société de « victimes 

L’important est que j’ai fait ce que je crois qu’il devait être fait. Dans ce sens, j’ai réussi ma vie. Malheureusement, les féministes workes continueront leur campagne pour rendre tous les gens qui ont du plaisir de se sentir des vicieux. La folie ne porte pas qu’à tuer. Certains sont jaloux du bonheur des autres et veulent imposer leur austérité.

03 Novembre 2007

Dieu. 

Quand j’étais plus jeune, pour moi, la Sainte-Trinité n’avait aucun mystère. 

Dieu, c’est une force suprême, une énergie supérieure, à travers le temps.  La totalité de toutes les forces existantes.  Le modeleur comme la matière noire et l’énergie noire dans une perspective plus large.

Les trois personnes en Dieu étaient le même être, mais selon des manifestations différentes, grâce au nouveau visage que prenait cette force au cours de l’évolution humaine. 

Ainsi, le Père, c’est le créateur, l’énergie première (la puissance, la force) qui est et qui sera toujours.  Le Fils est le nouveau message (la tolérance) ou la nouvelle perception de cette même énergie vue à travers une nouvelle conscience humaine.  L’Esprit-Saint, c’est l’énergie divine qui se révèle à l’intérieur de chacun de nous.  La conscience.  C’est chaque fois une manifestation différente de la même énergie. 

Ce qui est différent, c’est notre capacité de conscience et de compréhension. 

Rien pour se casser la tête.  Les prophètes sont des hommes sur une longueur d’onde qui leur permet de saisir la force divine et transmettre sa perception aux hommes, une sorte de force intermédiaire.  Celui qui capture l’énergie de son peuple.

Si Dieu est une énergie, il peut très bien créer n’importe quel changement ou miracle par sa simple présence.

Notre esprit est incapable d’en saisir l’ampleur d’où il est impossible de nous dire ce qu’il pense.

Radioactif 228

décembre 14, 2021

Radioactif 228

03 Novembre 2007

Différence.

Qu’on le veuille ou non, le sexe d’un individu change sa vie à jamais.  C’est idiot, mais c’est ainsi. 

Si j’avais été une fille, je n’aurais jamais emprunté les mêmes sentiers.  Je n’aurais jamais été camelot, et encore moins, puisque cet emploi m’a fait découvrir ce métier,  journaliste.

J’aurais sûrement été féministe et j’aurais décidé d’être égale aux hommes, de combattre l’injustice de cette inégalité sociale, mais j’aurais été que je le veuille ou non à jamais différent. 

Sur le plan social, la perception de la sexualité nous vient directement des religions et de la place qu’elles donnent aux femmes. 

Ne trouvez-vous pas bizarre que dans toutes les religions la femme soit toujours identifiée au mal ou la tentation ?  N’est-il pas normal puisqu’elles sont élevées dans un tel mépris qu’elles aient à sa battre davantage qu’un mâle pour acquérir le respect et l’amour de soi essentiel au bonheur ?  

Depuis des millénaires, on nous inculque ces valeurs d’inégalité et de dépréciation de la femme et de tout ce qui touche la sexualité en dehors du saint sacrement du mariage.  Est-il normal de ne pas pouvoir sortir de ce cocon philosophique? 

Nos sociétés n’acceptent que la monogamie, l’homosexualité selon l’âge  et l’hétérosexualité.  Ainsi, la majorité des dépravés sont hétérosexuels, mais pourtant ce sont les homosexuels qui éclopent.  On parle parfois de la polygamie, un privilège que se donnent certaines gens ; mais qui a entendu parler de la polyandrie, une femme qui a plusieurs maris ? 

Cet aspect nous indique simplement qu’avant d’être une institution sacrée, le mariage est une institution économique.  La dot en est la preuve.  Le mariage en fonction de l’argent plutôt que de l’amour. Les castes. 

Il n’est pas étonnant puisque ça toujours permis le contrôle absolu des individus, de leur émotivité et par conséquent de leur personnalité, que notre système judicaire — toujours quelques siècles en arrière sur l’évolution— continue de maintenir cette grande noirceur, maintenue grâce à la censure et aux lois dites préjugées.  Nous n’y échappons pas. 

Au Québec, dès qu’on touche au sexe, on touche à la sécurité émotive de la nation.  Ce qui n’empêchera pas les petits gars de trouver l’âme sœur et souvent un autre mâle. Mais, s’il est hétérosexuel quoiqu’il fasse il reviendra à sa vraie nature.

03 Novembre 2007

Religion = misogynie.        

Ce petit geste anodin (la circoncision) est un des pires pour marquer l’aspect carrément misogyne des religions judéo-chrétiennes. 

Le prépuce est en effet ce qui symbolise la féminité du mâle.  En l’extirpant de l’organe le plus prisé du mâle, le mâle devient un vrai mâle, le mâle parfait, parce qu’il a perdu ce qu’il avait de femme en lui.  Son machin ne porte plus de robe. 

Évidemment, on fera croire qu’il s’agit d’un geste de propreté.  C’est loin d’être prouvé, car la propreté du pénis peut exister tout aussi bien avec ou sans prépuce.  Cependant, comme l’excision chez la femme, la circoncision sert à éliminer une partie du plaisir quand on fait l’amour puisqu’il est désensibilisé par le frottement des vêtements sur le gland.  Ce n’est pas majeur, mais ça marque quand même l’irrespect du corps des individus. 

Je n’ai personnellement rien pour ou contre (quoique la circoncision rend tous les pénis ressemblants, enlevant ainsi le challenge de la curiosité et de la surprise), l’important étant de bien vivre sa situation. 

Cependant, ce ne devrait pas être les parents qui décident si tu seras circoncis ou non.  Encore moins dieu.  En quoi cela le regarde-t-il ?  

L’individu devrait être le seul à décider du comment il porte son pénis et par conséquent, la circoncision ne devrait être exercée que sur la demande d’un jeune en âge de pouvoir décider par lui-même, en toute connaissance de cause. 

Selon certaines religions, un individu non circoncis est automatiquement un impie. Une belle ségrégation! 

On a dit que les Juifs, depuis la guerre mondiale spécialement, espère que tous les jeunes garçons soient circoncis pour qu’on ne puisse plus les identifier en baissant leur culotte.  Est-ce vrai ?  Je n’en sais rien.  Mon médecin était juif et nous n’en n’avons jamais parlé.

Il était cependant d’accord avec le fait que les religions sont les premiers éléments qui conduisent aux guerres. 

Radioactif 227

décembre 13, 2021

Radioactif  227

03 Novembre 2007

Dictature féminoune.       

Nous vivons de plus en plus sous la dictature féministe woke au Québec. Celle-ci est appuyée par les intellectuels et répandue par les média. 

Quand on regarde la qualité de l’information, ce n’est pas étonnant de constater que notre culture pique du nez. 

Les féministes réactionnaires (féminounes) qui mènent le bal aujourd’hui maintiennent la dictature religieuse, donc, antisexuelle qui étouffait le Québec quand j’étais petit. 

Sous prétexte de défendre les enfants des mains des mauvais pédophiles, on crée une littérature expurgée de toute pensée sexuelle. La censure est déguisée en règles pour protéger les jeunes.  On est ainsi à créer une société d’hypocrites et de «stools». 

Comme les religions, cette nouvelle morale immorale et antinaturelle conçoit le toucher non comme un geste de tendresse et d’appréciation, mais un crime.  C’est tellement débile que l’on prétend qu’une caresse sexuelle, c’est pire qu’un meurtre. 

Les hommes incapables de se passer de femmes, avalent cette stupidité et n’osent plus ouvrir la bouche pour ne pas être identifiés aux misogynes ou aux pédophiles.  D’ailleurs, quand on veut retirer un bonhomme de la société, on l’accuse d’être pédophile.  C’est entre autre le lot de beaucoup d’hommes dans les familles reconstituées. 

Une société de plus en plus malade, de plus en plus paranoïaque.  Les féminounes ont mis la main sur la littérature et dans quelques années,  elle sera aussi fade que la morale qu’elles portent.

Évolution de l’amour.      

Quand j’étais jeune, j’étais très religieux.  Cependant, la sexualité était une curiosité, une expérience de plaisir alors que les vrais préceptes religieux étaient : tu aimes ton prochain, tu ne le juges pas, tu ne mens pas, tu aides d’abord ceux qui ont de la misère. 

Quant à l’amour, je l’ai défini dans un de mes poèmes dans Hymne à l’amour, le vice et la révolte : l’amour, c’est d’abord l’attraction d’un corps jeune et beau.  Avec les années,  j’y ai ajouté la nécessaire égalité et liberté entre les partenaires. 

À mon sens, il est impossible de vivre de l’amour dans la souffrance, à moins d’être sadomasochiste.  Ce que je ne suis pas, on ne peut pas tout avoir.  Puis, ayant adopté mes deux fistons,  j’y ai ajouté la responsabilité. 

Cette évolution fut parfois très lente, avec des régressions, mais elle fut constante.  Je suis très fier d’avoir vécu douze ans avec Rouhed et pouvoir affirmer que notre relation fut d’une chasteté exemplaire. 

Comme je l’ai dit déjà, la seule chose que je me reproche parfois, c’est d’être allé travailler à l’extérieur pour fouiller plus à fond l’histoire de la Thérèsa, payer mes dettes, ne pas trop être attiré par sa beauté toujours grandissante alors qu’il était strictement hétéro;  mais parfois je me demande si ça aurait changé quelque chose que d’avoir été plus présent.  J’étais sa sécurité ? 

Les hommes ont peut-être besoin d’être moins volage, mais je ne comprends pas la fidélité des femmes qui tournent automatiquement en jalousie et en possession.  Une dictature émotive. 

C’est certainement ce qui m’a le plus déplu et le plus écarté des femmes.  Je voulais absolument avoir un enfant, mais sans à avoir endurer la mainmise de la mère.  Je n’ai jamais accepté d’être étouffé par le contrôle de qui que ce soit. 

C’est l’avantage que Jimmy avait sur toutes mes nouvelles flammes naissantes pour obéir aux sirènes de la normalité.   


03 Novembre 2007

Sexe et religions.  

Les règles sur la sexualité nous viennent des temps où dieu était tout et parlait aux hommes.  Une première institution de domination.  Il allait jusqu’à nous dire comment se comporter face à notre pénis. 

Bizarre qu’il ne s’est jamais manifesté depuis pour nous indiquer comment vraiment aimer profondément.  Maintenant, les descendants de ce que l’on pourrait classer comme les conservateurs dominent la pensée des hommes sur presque toute la terre, grâce aux communications et aux traditions.  Un des meilleurs exemples est la circoncision. 

Les religieux prétendent que dieu lui-même, qui n’a jamais connu les effets d’une érection, est venu dire à Abraham, qui jouait bizarrement avec le zizi de son fils, qu’il faudrait dorénavant être circoncis pour que l’acte de procréer soit sacralisé. 

Une chance que je n’étais pas Abraham, j’aurais bu ma descendance…Les nerfs, c’est une farce !

03 Novembre 2007

Au Québec. 

Il est bien entendu que dans certains cas, la circoncision est obligatoire parce que le prépuce voyage difficilement sur le gland ou est trop serré pour permettre au gland d’être bien lavé.  J’ai connu un individu qui a dû endurer cette opération à la suite de son mariage, mais c’est une exception. 

Au Québec, les médecins effectuaient une demi-circoncision c’est-à-dire qu’il enlevait à la naissance ce qui risquait de devenir un inconvénient majeur avec l’âge, mais gardait quand même le gland recouvert.  Ainsi, pas de problème pour se laver, mais aucune perte de jouissance.  Une telle pratique permet cependant à l’individu de décider quand il est plus vieux s’il garde cet aspect ou s’il veut être circoncis.  La beauté ou la tradition juive ?

13 décembre 2021

Ces textes marquent là  j’étais rendu dans ma réflexion en 2007. À partir de la notion d’égalité, j’essaie aujourd’hui de comprendre les différences entre les hétérosexuels, les hommes, les femmes et les gais.

La façon de vivre sa sexualité est individuelle, mais il y a sûrement des leçons à tirer pour que le sexe cesse d’être vu comme une perversité ou encore pire un crime et découvrir le plaisir de le vivre en dehors de la violence, de la domination et dans le respect mutuel.

Radioactif 226

décembre 12, 2021

Radioactif 226

02 Novembre 2007

Citoyen de seconde zone.         

Quand on parle de citoyen de seconde zone, il n’est plus question de langue, mais de pognon.  Nos gouvernements ont choisi de privilégier les plus riches qui veulent s’installer chez-nous aux dépens souvent d’une politique de regroupement des familles. 

Le gouvernement préfère l’extase devant un immigrant bourré d’argent que celui bourré de talents ou un citoyen qui veut oublier la dictature de son ex-gouvernement et prendre plaisir de partager la vie démocratique avec nous. 

En réalité, tout humain devrait avoir le droit de s’installer où il veut , où la culture et la forme de vie lui plaisent  le plus ; mais nous sommes encore loin de cet idéal d’ouverture aux autres. 

Qu’on le veuille ou non,  les rites religieux,  l’approche de la sexualité et le sens de l’existence de l’homme dans les religions sont inévitablement les principaux motifs de ségrégation et de racisme dans le monde. 

M. Charest devrait tenir un  référendum avec la question : Les immigrants devraient-il apprendre le français avant d’être déclarés citoyens du Québec? 

Si on n’a pas le droit de définir la citoyenneté parce qu’on fait partie du Canada, il est urgent d’en sortir.

02 Novembre 2007

De la visite. 

Un immigrant, c’est comme de la visite à la maison, à l’échelle d’un pays.  Personne n’est obligé d’accepter la visite qu’il ne veut pas recevoir ou le visiteur peut aller s’installer chez le voisin, si ta face ne lui revient pas. 

Ce n’est pas du racisme, c’est une simple réalité.  Imaginez quelqu’un que vous recevez chez-vous, que vous entretenez et qui décide de s’imposer.  C’est la même chose.  Nous n’avons pas à intégrer les problèmes et la haine du visiteur. 

Les religions fabriquent et entretiennent une haine millénaire. 

Nous devons reconnaître que l’immigration est extrêmement positive pour l’amélioration d’un pays ; mais nous sommes totalement en droit d’exiger que les immigrants apprennent le français pour avoir droit de s’installer chez-nous.  Ils viennent par choix.  Ils doivent savoir qu’ici on parle français et que l’on s’attend à ce qu’ils nous respectent assez pour vouloir nous parler dans notre langue. 

On ne peut rien faire pour ceux qui sont déjà là, mais les autres doivent savoir à quoi s’en tenir avant de s’installer chez-nous. 

D’autre part, il est anormal qu’un universitaire vienne ici et que l’on ne reconnaisse pas ses capacités.  Connaître d’autres façons de penser, d’autres cultures, c’est une richesse; mais un immigrant qui refuse d’apprendre le français, c’est un intrus.  

02 Novembre 2007

Québec français.  

L’immigrant qui vient vivre au Québec doit savoir avant même d’y mettre les pieds que le Québec est un pays francophone et que le Canada, notre voisin d’à côté, qui se prétend bilingue, est encore plus unilingue anglophone que n’importe quel citoyen du Québec est unilingue francophone. 

Même les jeunes anglophones ont l’intelligence de saisir l’importance de parler français au Québec. 

Le jour où le Québec sera un pays, qu’il sera maître de sa destinée, il songera sûrement aux avantages de connaître plus d’une langue, même si au Québec toutes les institutions publiques devront être unilingues francophones. 

Dans un Québec indépendant, il ne devrait y avoir qu’un système scolaire français, mais un tel système doit permettre à tous les jeunes d’avoir une bonne connaissance du français et de l’anglais.  Il serait possible que la première et la deuxième année du secondaire soient totalement offertes dans l’autre langue que notre langue maternelle. 

Des cours devraient être aussi offerts dans d’autres langues comme activités parascolaires, en se servant des immigrants comme enseignants. 

Plus nous connaissons de cultures différentes, plus nous avons de chance d’être heureux, car on apprend ainsi à admirer l’autre plutôt que de le voir comme un ennemi potentiel.  Je suis bien content que la pédérastie m’ait  fait penser ainsi.

02 Novembre 2007

Des assiégés ?     

Est-il préférable d’être des assiégés ou des fédérastes colonisés aliénés ? Là, est toute la question en immigration. 

Exiger que les immigrants apprennent le français en s’installant chez nous au Québec ne font pas d’eux des citoyens de seconde zone puisque nous défrayons leurs programmes sociaux dès qu’ils s’installent chez-nous.  Ils reçoivent même plus d’aide que nos aînés. 

N’est-il pas normal qu’ils aient la décence d’apprendre la langue qui leur permettra de communiquer avec les autres Québécois ? Pourquoi s’installer  au Québec, si on refuse d’apprendre le français ?   Ils n’ont qu’à s’installer partout ailleurs en Amérique du Nord où ils pourront parler anglais. 

Nous ne forçons personne à s’installer chez nous.  Par contre, quand M. Charest parle de citoyens à deux vitesses, c’est un problème temporaire si on commence à l’exiger maintenant.  C’est comme la partition : pourquoi le Canada refuse-t-il une double citoyenneté pour faire plaisir à ceux et celles qui sont trop âgés pour modifier leur vie et qui veulent mourir en s’imaginant vivre encore au Canada?  Ça nous enlève quoi, en autant que le fédéral ne vienne pas mettre le nez au Québec quand nous serons indépendants ?  On dirait qu’au Québec tu as droit d’être indépendantiste, tant que tu penses que ça ne se réalisera pas…

Lettre au gouvernement du Canada

décembre 11, 2021

               Lettre au gouvernement du Canada

Magog,
10 décembre 2021

M. Justin Trudeau,
Premier ministre du Canada.

Monsieur,
Je tiens à féliciter et remercier le gouvernement du Canada d’avoir eu l’intelligence d’interdire les cliniques de conversion.

Cette décision est historique puisqu’elle introduit la science dans le monde de la sexualité.

Contrairement aux religions, la science confirme que le sexe n’est ni bon, ni mauvais, mais une propriété du vivant qui permet, grâce au plaisir qui l’accompagne, la survie de la race humaine. L’orientation sexuelle est un phénomène purement biologique.

C’est un  pas vers le jour où on cessera de croire que réaliser sa vie sexuelle en dehors du mariage est une perversité, voir même un crime, oubliant que sans violence et consentement réciproque le sexe est un plaisir.

Je n’ai jamais compris pourquoi il faut souffrir pour aller au ciel.

La notion de péché ou de crime quand il n’y a pas de violence ou de domination, donc un consentement mutuel clair, nous vient de l’époque où l’on ne connaissait rien à l’anatomie humaine et pendant laquelle on croyait que l’âme était tout et le corps, la matière, quelque chose d’ignoble, d’où la notion de dualité.

La sexualité humaine est ce qui nous différencie de la bestialité puisque l’on peut faire son choix non seulement du partenaire, mais aussi du moment. Le rut n’entre pas dans la définition du mâle humain.

Malheureusement, on ne semble pas encore faire la différente  entre la pédophilie et la pédérastie pour ce qui est des jeunes ainsi que la gravité des événements, comme si le sexe était un crime en soi.

Pour des raisons psychologiques, la pédophilie ne peut pas être acceptée. C’est non-négociable, car on ne connait pas quel peut être la réaction à un geste de nature sexuel avec un enfant.  

Cependant, il en est tout autrement avec l’adolescence qui correspond d’ailleurs avec de multiples changements physiques à l’intérieur de son du corps.  Établir des normes quant aux âges pour accepter ou non une relation sexuelle est en soi un piétinement des droits les plus fondamentaux de l’individu, car il devient absolument clair que l’on considère alors le geste sexuel est en soi comme une tare ou une perversité. Ce qui va à l’encontre de la théorie du développement des individus.

Selon Freud, l’enfance peut être semée d’épisodes de curiosité sexuelle; mais de six à 10 ans, c’est une période dite de latence, donc, une période où les jeunes ne s’intéressent pas à la sexualité.

Par contre, dès la transformation à l’adolescence, la personne doit apprendre qu’elle est maître de son corps et son esprit. C’est l’époque de l’éveil à son orientation sexuelle. Combien de jeunes se sont-ils suicidés auparavant parce que les parents jugeaient la sexualité comme un péché mortel?

La liberté de conscience ne tient pas à dire absolument non, mais à choisir entre le oui et le non; j’aime ou je n’aime pas. La différence ne tient pas tant à l’âge, mais au développement du cerveau et des hormones, donc, à la personnalité des individus concernés.

C’est le fondement de la vie privée, donc, de la démocratie.

La Charte des droits prévoit l’intégrité physique et morale de tous les individus, de tous les âges, et une protection particulière  pour  la jeunesse à qui elle garantit le droit  indélébile de la liberté de conscience.

Le droit de choisir exige par conséquent le droit à des cours sur la sexualité qui présente la vie humaine dans sa réalité et non en fonction de notion de péché ou de crime, s’il n’y a pas de violence et si le consentement mutuel est respecté.

Pas de violence, pas de domination, consentement mutuel, respect, doivent être la limite de la permissivité.

Ça ne s’apprend pas dans nos rêves et le silence, comme ce fut le cas auparavant, est un très mauvais professeur. Savoir comment se comporter  ça peut s’apprendre aussi dans des cours à l’école, quoique la première responsabilité soit parentale.

Tout est question de consentement et de respect. La violence est absolument incompatible avec le sexe. On n’a jamais été victime du plaisir.

En espérant que nos tribunaux cesseront de voir une partie de plaisir comme un crime acceptant à priori que le sexe est une perversité et non un plaisir. Bravo aussi de vouloir éliminer les peines minimales.

Espérons que, comme au Québec,  avant les Conservateurs, l’âge de consentement soit refixé à 14 ans et non à 16 ans ce qui prive les jeunes de leur intégralité physique durant des années. Donc, qui va à l’encontre de la Charte des droits.

Je vous remercie de votre attention.

Jean Simoneau

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Radioactif 225

décembre 10, 2021

Radioactif 225

01 Novembre 2007

René Lévesque.    

René Lévesque fut le plus grand premier ministre du Québec.  Loin d’être un petit bourgeois, il avait à cœur autant les pauvres que la richesse de notre société. 

Un de ses plus grands monuments a certainement été la lutte à la corruption politique (qui risque d’entrer à nouveau dans nos mœurs par la porte arrière, sous le vocable de PPP). 

Si vous voulez  vous amuser et connaître sous forme de fiction jusqu’où était étendue la corruption politique, lisez le gros roman de Roch Carrier : De l’amour dans la ferraille.   C’est très drôle et dramatique, pathétique, en même temps. 

Il dénonce notre supériorité pour former des gouvernements corrompus comme à l’époque de Maurice Duplessis.  Â cette époque, le beau Maurice Duplessis qui mangeait dans la main de notre très sainte mère l’Église racontait toutes sortes de bêtises au sujet de l’implantation du communisme au Québec. 

Les communistes faisaient autant trembler que les Talibans et Maurice Duplessis avait l’art d’entretenir ses petits «chums».  L’Église claironnait : Hors de l’Église, point de salut!

Cet héritage d’intolérance profonde catholique fonctionne encore à plein régime lorsqu’il est question de gais et plus particulièrement de pédophiliques.  Il suffit d’entendre le mot pour ne pas avoir l’intelligence de savoir ce qu’il veut dire.  Aussi, on continue d’ignorer la différence entre pédophile et pédéraste.   

01 Novembre 2007

Les libéraux.          

Le parti libéral a certes été le plus grand parti politique au Québec au cours des années 1960, tant que René Lévesque en fut membre. 

Malheureusement, à la fin de la décennie, René Lévesque présenta un projet d’association avec le Canada qui fut refusé par le parti, en congrès.  Puis, René Lévesque a créé son propre parti politique : le Parti Québécois.  Qu’on le veuille ou non, c’était vraiment l’équipe du Tonnerre. 

Les libéraux, d’avant la constipation, était à l’avant-garde dans tous les domaines.  Que ce soit avec Lévesque quant à la nationalisation de l’électricité, le bien-être, les autochtones, le français ou Paul Gérin-Lajoie  qui a modifié complètement notre système d’éducation, donnant à chaque Québécois la chance de s’instruire. On avait tous une raison d’être fier de notre gouvernement. 

Par la suite, les libéraux se sont emprisonnés dans leur portefeuille et n’ont plus jamais eu une autre vue que leurs billets du Dominion.  Ce ne serait pas grave, si ça ne se faisait pas au détriment de notre âme : notre langue. 

Si Robert Bourassa avait voulu faire l’indépendance au lendemain de Meech, il aurait eu tous les appuis nécessaires, mais il manqua de couilles.  Nous avons eu droit qu’à un très beau discours, vraiment très beau. 

01 Novembre 2007

Une idole.    

Pour moi, René Lévesque est le plus grand politicien de tous les temps au Québec.  Je ne l’ai pas rencontré très souvent et il a répondu à un ami qui lui demandait s’il me connaissait, par un haussement d’épaules et un « connais pas pan toute». 

Une chance, car j’étais le mauvais garçon qui avait présenté une résolution d’urgence demandant que l’on reconnaisse Paul Rose comme un prisonnier politique et non un prisonnier de droit commun.  Ma demande était fondée sur mon sens de la justice.  Tous disaient que Paul Rose n’était pas là quand Pierre Laporte fut assassiné et leur geste était politique, qu’on le veuille ou non, qu’on soit d’accord ou pas. 

Notre système judiciaire dès qu’il s’occupe de politique est foncièrement malhonnête.  Avec la Cour Suprême, on peut même parler de la dictature des juges contre le Québec. 

Je l’ai aussi rencontré à mes débuts en politique et à différentes occasions où j’avais l’honneur de lui serrer la main.  Ce fut ainsi pour pratiquement tous les premiers ministres du Québec.  Même si plusieurs m’ont perçu comme un fanatique de l’indépendance, le plus comique est que j’ai surtout connu Pierre-Elliot Trudeau, à cause de mon implication journalistique dans le projet de l’aéroport international à Drummondville et non Ste-Scholastique,  le scandale qui m’a fait pencher à jamais pour que le Québec devienne un pays…  une république.

9 décembre 2021

Aujourd’hui, mon admiration va à Jacques Parizeau. J’ai entendu parler pour la première fois de «  La république assassinée de Daniel Johnson » qu’en lisait le livre de Pierre Schneider. Une vraie mine d’informations.

Quand j’étais tout jeune, mon père m’avait amené avec lui et un groupe d’amis écouter Daniel Johnson. Papa était pour l’Union nationale. Il avait ensuite demandé ce que je pensais de son discours devant ses amis certain que je ne pouvais que proclamer sa justesse, mais ma réponse fut : « C’est très beau, mais c’est trop beau pour être vrai. » J’étais très jeune et ébloui par ce rêve, mais je ne croyais pas que c’était possible à réaliser.

Je suis devenu indépendantiste à cause la décision concernant l’aéroport international de Drummondville. Je ne croyais pas que le gouvernement fédéral puisse assez haïr le Québec pour condamner son développement économique. J’avais dit au chef de cabinet du ministre des Transports que si on ne choisissait pas Drummonville, c’était la preuve que le Québec ne peut pas compter sur la justice économique. Si cela se produisait,  lui avais-je dit, je dois donner raison aux séparatistes et j’achèterai ma carde du Parti québécois.

Papa m’a aussi présenté John Diefenbaker, mais je ne me rappelle que son branlement de tête et qu’il ne parlait qu’anglais.

Radioactif 224

décembre 9, 2021

Radioactif 224

31 Octobre 2007

Démission.

Finalement le temps du grand congrès libéral arriva.  Mes résolutions étaient au programme, mais elles furent vite envoyées pour être étudiées en commissions, un moyen poli de les enterrer. 

L’après-midi, c’était l’acharnement contre la résolution de René Lévesque.  J’étais assez niaiseux dans le temps pour hésiter.  J’appuyais davantage la résolution de Gérin-Lajoie qui connut le même sort que les miennes. 

Puis, devant ce carnage de mon idole, je me suis présenté au micro où j’ai dit à peu près :  » Il est évident que le fédéralisme est en train de nous étouffer.  À mon âge, je ne peux pas accepter d’être étouffé par l’immobilisme du statut quo, par conséquent,  j’appuie la résolution de M. René Lévesque. « 

Ce fut le gel total : un jeune de Limoilou qui osait appuyer René Lévesque. 

Au cours de l’après-midi , alors que je dînais les visites se firent plus nombreuses et insistantes pour avoir ma démission.  Je n’avais pas quitté la salle comme plusieurs autres.

Le soir,  je suis monté sur la scène et j’ai déclaré que je démissionnais car il était évident que je ne représentais plus l’opinion de mon exécutif.  Cependant, aie-je ajouté, je demeure libéral parce qu’il faut que mon parti continue dans l’unité à défendre le pain et le beurre pour le petit peuple. 

Quand j’ai descendu de l’estrade, tout le monde était debout.  J’ai reçu l’accolade de tout le haut gratin du parti, Kierans et Lesage compris.  Pourtant,  j’étais complètement dégoûté et j’avais décidé de ne plus jamais m’occuper de politique. 

Soit dit en passant, c’est le seul standing ovation que j’ai reçu dans ma vie pour avoir démissionné. Ce sera probablement le party quand je déciderai de ne plus écrire.


31 Octobre 2007

Hypocrisie.

L’archevêque de Québec, Mgr Ouellet, a peut-être raison à l’effet que le Québec manque de spiritualité; mais il oublie que c’est l’Église qui l’a tuée au Québec.

L’Église s’est elle-même assassinée par son hypocrisie.  Plutôt que d’évoluer,  l’Église a continué d’entretenir un langage de misogyne et d’intolérance vis-à-vis les gais. 

Pourtant, si l’Église avait le moindrement de sagesse et voulait vraiment revenir à l’Évangile, elle commencerait par se rendre compte que l’Évangile et la Bible sont d’une incompatibilité totale. 

Tandis que la Bible est le récit guerrier d’Israël, l’Évangile, selon Jean, est un discours basé sur l’amour du prochain, la tolérance. Jésus pardonne à Marie-Madeleine, la prostituée.  Il a aussi un disciple bien-aimé, St-Jean, qui n’a que 15 ans.  Et tout au long de sa vie active Jésus dénonce l’intransigeance religieuse. 

Oui ! C’est vrai sur toute la terre actuellement, il y a un manque de spiritualité parce que nous sommes dirigés par des bandits légaux qui ne songent qu’à leur pouvoir et leurs profits

Le principal problème de l’humanité n’est pas quelques pédophiles qui se servent de leurs richesses pour se payer quelques enfants; dans les pays pauvres ; ce sont nos dirigeants qui organisent guerres sur guerres, qui tuent des millions d’humains mais qui sont intouchables parce qu’ils ont l’appui du peuple qui n’a pas le choix de les suivre. 

Ce sont ces surveillants de la morale qui font enrôler des enfants dans les armées qu’ils entretiennent hypocritement.  Ce sont les services secrets qui créent l’environnement propice à la haine.  Le mal le plus profond demeure que les richesses sont entre les mains d’un tout petit nombre alors que la très grande majorité des humains crèvent de faim et que l’on est prêt à tuer la planète à force de la vider de ses richesses. 

Quand allons-nous nous réveiller ?  Voter pour un gouvernement qui est favorable à la guerre, c’est voter pour la guerre.  

Accepter un dieu qui accepte la guerre, c’est accepter que ce dieu est un criminel d’une autre dimension.  

01 Novembre 2007

Dictionnaire, SVP.

Ce matin, je me suis ramassé avec un message d’un pseudo poète de France
(ouf ! je pensais qu’il était du Québec), qui me dit : « après m’avoir envoyé un émail sollicitant des poèmes : « Ayant lu votre biographie sur le net, je ne tiens pas à publier vos poèmes dans ma revue. Merci de ne rien m’envoyer». 

Ce à quoi j’ai pris un vilain plaisir de répondre : « Je vois que vous refusez mes textes avant même de les avoir lus.  La poésie, c’est l’expression de la liberté.  Que votre littérature s’étouffe dans le col de votre étroitesse d’esprit.  C’est bizarre, mais la droite a vraiment pris le contrôle de notre poésie». 

Est-ce un signe de notre disparition prochaine comme nation vide?  Il y a presqu’une dizaine d’années, je présentais dans une soirée de Janou St-Denis, un poème que j’appelais : À droite toute !  Je croyais qu’en France, on était assez intelligent pour faire la distinction entre un pédophile et un pédéraste.  Un dictionnaire, ça existe. 

Radioactif 223

décembre 8, 2021

Radioactif 223

31 Octobre 2007

Le samedi de la matraque.        

Je ne croyais rien de ce que l’on racontait contre Lévesque.  À mon avis, René Lévesque était un ministre intègre qui cherchait seulement une solution à la haine des Canadiens-anglais qui s’exprimait de plus en plus à notre endroit. 

Un beau samedi, la reine Élizabeth s’est présentée à Québec et ça sauté de partout.  Le samedi de la matraque, a-t-on appelé cela.  Des indépendantistes ne voulaient pas que la reine vienne à Québec. 

Comme membre de l’exécutif de l’école secondaire Joseph-François-Perrault,  j’ai écrit une lettre ouverte, affirmant que l’on devrait enseigner le français aux ministres du gouvernement fédéral d’Ottawa plutôt que de contester la reine qui parle assez bien le français. 

Les journaux anglais ont applaudit ce petit québécois qui osait défendre la reine, mais ils oubliaient facilement les raisons qui motivaient ce choix et l’ironie de la situation. 

Je suis devenu membre de la SSJB-de Québec, croyant que c’était un mouvement d’avant-garde, ce qui s’avéra totalement faux. 

On y vivait déjà la guerre éternelle Montréal – Québec.  Québec demeurant des siècles en arrière du progrès, trop écrasé par la religion. 

D’ailleurs, trente ans plus tard, Québec n’avait pas évolué et vota majoritairement NON à l’indépendance.  

31 Octobre 2007

Éric Kierans.          

J’avais pris l’habitude d’écrire de longs mémoires pour solutionner tous les problèmes du Québec. 

Aujourd’hui,  je rougirais d’avoir été l’auteur de certains de ces textes, mais ils représentaient ce que je pensais à cette époque.  Tout le monde riait de moi de dépenser autant d’énergies. 

Un soir, au souper, je reçus un téléphone.  C’était le ministre Éric Kierans qui se disait intéressé par mon petit côté gauchiste et qui voulait me rencontrer.  Puis, nous nous sommes rendus chez Lesage qui voulait m’apprendre à faire des discours.  J’ai refusé l’invitation parce que je ne voulais pas être le jeune dont on se servirait pour sortir les crucifix des écoles et surtout je voulais rester libre de mes opinions.  Je n’ai pas grande aptitude comme perroquet. 

Par contre, je suis devenu le président des Jeunes libéraux de Limoilou.  J’ai pondu une longue résolution pour le congrès général. 

À mon grand étonnement, on ne parlait que du méchant René Lévesque.  C’était un communiste qui voulait détruire le Canada.  Je n’avais jamais vécu une telle hystérie paranoïaque.

Radioactif 222

décembre 7, 2021

Radioactif 222

30 Octobre 2007

La tolérance.          

Si je n’avais pas eu des fils musulmans, j’aurais pu croire que les musulmans sont tous fanatiques; mais les relations avec eux se sont resserrées.

J’ai pu avec le temps constater que les musulmans sont comme nous tous, quoiqu’il y en a qui sont plus fanatiques que d’autres, surtout chez les Imams et les autres dirigeants. . 

Ces connaissances me permettront de faire la nuance entre musulmans et islamistes. Les fanatiques sont les islamistes, les musulmans sont comme nous, ils vivent leur foi sans devenir fous. Les islamistes confondent la religion à la politique.

La famille de mes deux enfants adoptés  a toujours été tellement formidable que j’en suis venu à la conclusion que ce ne sont pas les religions qui font la qualité de l’âme des individus, mais leur façon de vivre et d’aimer leur prochain.  Je suis devenu de plus en plus un partisan de la tolérance. 

Depuis quelques temps, très bizarrement, je réentends la chanson de The Body guard, la même que j’entendais le premier soir dans l’appartement où Rouhed s’est suicidé comme s’il voulait me dire qu’il ne m’oublie pas. 

Et, depuis quelques semaines, soit le cousin ou Shahed, le plus jeune frère de Rouhed, appellent pour avoir des nouvelles et me réinviter à les visiter. 

30 Octobre 2007

Funérailles de Rouhed.  

Quand Rouhed est décédé, je devais assister aux cérémonies; car il fut vite décidé que les funérailles et la sépulture seraient musulmanes.

À mon arrivée à la mosquée, j’ai rencontré le responsable.  Je lui ai dit : «Rouhed est chanceux.  Il a deux portes d’entrée pour le ciel : Jésus puisque je suis catholique et Allah puisqu’il était musulman.» 

Je croyais avoir été spirituel.  L’Iman ne l’a pas pris du bon côté.  Il ne voulait plus que Rouhed soit inhumé dans la religion musulmane parce qu’il vivait avec un chrétien et que par conséquent, on ne savait pas s’il disait ses prières comme l’exige le Coran. 

Effectivement, Rouhed avait son tapis de prières dans sa chambre.  Je n’en revenais pas, mais j’ai toujours essayé de respecter la foi des individus.  Les choses ont pu se calmer quand son cousin, Choco, qui avait aussi habité chez-moi est intervenu pour jurer que jamais je n’ai essayé de l’empêcher de prier. 

La vie m’a permis de constater que c’étaient les réactions d’un individu et non les règles de sa religion qui en mettait plus qu’Allah lui-même en demande. 

Pour continuer,  j’ai lu le Coran deux fois plutôt qu’une afin de mieux comprendre la religion des autres membres de la famille et à mon grand étonnement,  la vertu principale de Dieu ou d’Allah, si on veut, c’est d’être miséricordieux.

On a du chemin à faire aujourd’hui pour imiter notre Dieu.

Radioactif 221

décembre 6, 2021

Radioactif 221

30 Octobre 2007

L’amour de Rouhed.       

Quand Rouhed (un de mes fils adoptif) est décédé, j’ai eu une période où, dans mes rêves, se succédaient des visages terrifiants.  C’était une succession de visages de plus en plus en colère et à l’allure religieuse.

Puis, une nuit il est venu m’expliquer que son suicide était une décision personnelle.  Il était si beau que ça m’a réveillé.  Je ne me sentais même pas triste.  Il venait chercher son pardon ou du moins m’expliquer son geste.

Deux femmes qui le connaissaient bien (que j’appelais) les sorcières prétendaient qu’il n’avait pas voulu mourir, mais qu’il s’est réveillé de l’autre côté, ahuri par ce qu’il découvrait.

C’était évident que nous nous aimions beaucoup.  Sa mort a bouleversé tout mon intérieur. Je voulais être mort à sa place. En descendant de Val-d’Or à Montréal où on venait de découvrir son corps, je ressentais la douleur au cou de la corde qui l’a tué. J’aurais voulu éliminer la réalité et le remplacer.

Le seul regret que j’ai maintenant est de ne pas toujours être demeuré à Montréal avec lui.  Je n’arrive pas à séparer la réalité économique qui me forçait à travailler à l’extérieur et l’égoïsme d’avoir profité d’un emploi à Longlac, le site d’une recherche que je faisais sur la Thérèsa Gold Mines. Était-ce un moyen de me sauver de ma réalité?

Quand je suis allé enseigner à Longlac,  il avait peut-être plus besoin de moi que je le pensais. Les limites dans nos relations père- fils confirmaient que je n’étais pas un prédateur pour lui.  Il savait que j’étais pédéraste, mais que jamais je n’oserais lui imposer mon orientation sexuelle. Notre amitié était plus pure que ce que tous les puritains de ce monde ne pourront jamais vivre. Je me pardonne mal de n’être pas demeuré à Montréal et avoir ainsi empêché ce suicide.

Un jour, son père, Adam,  était venu à la maison avec un groupe du Bangladesh et il avait décidé que dorénavant Shuhed, l’aîné, irait vivre avec lui.  Quand j’ai découvert que c’était pour l’amener travailler plutôt que d’aller à l’école, j’étais furieux.  Un peu saoul,  je me suis rendu chez-lui l’engueuler.  J’en mettais assez que l’on décida de me calmer en faisant venir la police.  Personne, sauf le cousin, qui ne comprenait ni le français, ni l’anglais, donc pas grand-chose à ce qui se passait,  était prêt à porter plainte contre moi parce que je semblais menaçant pour le père biologique de Rouhed. . C’est le père, Adam, qui se mit à intervenir en ma faveur, disant que j’avais trop bu et qu’il s’occuperait de moi. 

Rouhed qui craignait que la même chose que son frère lui arrive s’est cassé un doigt de façon à ne pas pouvoir travailler et ainsi continuer à demeurer avec moi.  Rouhed était un enfant adorable. 

Je n’ai jamais compris pourquoi il pensait que j’étais un père inflexible, exigeant et autoritaire.  Il avait tous les droits.  Avant de mourir, il m’a écrit une lettre commençant par  «Cher papa Jean».  Il ne voulait pas qu’on rapporte son corps au Bangladesh.  Comme dans le message musical, sa lettre était cette fois une citation de Bob Marley : « Don’ t worry, be happy !  »

J’avais constamment une chanson dans la tête. Je ne la connaissais pas. Quand je l’ai entendu à la radio, j’ai téléphoné pour savoir le titre et le nom de celle qui chantait. C’est «  The body gard ».

Les paroles sont un vrai message. Juste à le rappeler j’en ai les frissons et j’ai peine à l’écrire noyé dans mes larmes.

Radioactif 220

décembre 5, 2021

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29 Octobre 2007

Hypocrisie.

Au Québec, dès qu’il est question de sexe ou d’immigration, il y en a une maudite gang qui devient fous.  Ce sont des sujets émotifs.  

L’approche de nos religions face à la sexualité ne peut  que nous déséquilibrer émotivement  car elle repose sur le mépris de son corps.

Au début de la Commission sur les accommodements culturels, tous les journalistes s’en prenaient aux présidents qui faisaient connaître leurs opinions.  On leur a répété et répété qu’ils étaient là pour écouter les gens et non les sermonner. 

Malheureusement, la Commission Bouchard  Taylor prend un chemin que nos petits bourgeois ne peuvent plus contrôler.  Ils s’affolent et crient à qui veut bien les entendre que nos présidents devraient intervenir plus souvent et au nom de la démocratie qu’ils devraient ne pas laisser les gens dire tout ce qu’ils veulent, surtout à la télévision.  La belle hypocrisie de mon enfance. La censure. 

Comme disait mon père « tu gardes un peuple ignorant et/ou pauvre si tu veux le dominer parfaitement ».  Tu dis ce que nos petits bourgeois veulent entendre ou tu fermes ta gueule.  On fait même venir des gars de l’université d’Ottawa pour nous le dire.  

On sait comment Ottawa respecte le français partout.  Good Joke!  Ces moralistes se prennent vraiment pour d’autres.  Tant que tu es fédéraste, tu peux penser ce que tu veux, t’as raison ; mais dès que tu es indépendantiste tu es un galeux.   Quand j’enseignais, la première chose que l’on m’a appris, c’est de faire une distinction entre l’individu et son comportement. 

Un geste peut nous paraître idiot, ça ne veut pas dire que celui qui le fait est idiot. 

Les immigrants sont en général plus fanatiques que nous ; mais quand on les connaît bien on oublie ça.    Nous sommes tous des êtres humains qui, sur cette planète, devraient apprendre à s’aimer plutôt que de se chercher des poux.  «Vivre et laisser vivre », ce n’est pas qu’un slogan de prison.  C’est la base des religions qui se respectent. 

Tous les livres saints appuient sur le fait que la plus grande qualité de Dieu, d’Allah, c’est qu’il est miséricordieux. 

Si c’est bon pour Dieu, pourquoi cette vertu ne devrait-elle pas être dominante chez tous ceux qui croient en Lui?   

Radioactif 219

décembre 4, 2021

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29 Octobre 2007

Sexisme.

Je trouve insultant que la droite québécoise recommence à nous faire la morale comme dans les années 1950. 

Aujourd’hui , on parlait d’une publicité supposément sexiste.  Je n’ai pas vu sur la photo de femmes ou de gars, mais des doigts écartés.  Puis, une féministe ridicule en est venue à exiger des lois préventives contre ce geste que je ne connaissais même pas.  Ce serait une nouvelle façon de s’exprimer des garçons et ça voudrait dire qu’on y retrouve des femmes dont le derrière serait de cette dimension.  WOW ! 

Combien de gens connaissaient ce geste?  Si les féministes voulaient faire castrer les garçons, voilà que maintenant, elles exigeront de leur couper les doigts.  La stupidité n’a pas de limite.

Il y a plusieurs années y parait que tu pouvais dire si tu étais hétéro ou homo juste par la façon ou l’endroit où tu portais tes boucles d’oreilles.  J’imagine que tout le monde savait ça.  On aurait dû demander de couper les oreilles : nouveaux symboles sexuels.  C’est devenu complètement ridicule. 

Cette chasteté débile est  la nouvelle religion féministe.  Heureusement, bien des femmes ne veulent rien savoir de normes morales aussi folles.

29 Octobre 2007

La vérité.     

Dans ma façon de voir les choses,  j’ai toujours préféré que l’on se dise toute la vérité.  Ce n’est pas toujours très agréable à entendre, mais au moins, tu n’agis pas en hypocrite : le propre des religions et des féminounes. 

Les gens qui refusent carrément les musulmans oublient qu’il s’agissait de juifs quand il fut question de fenêtre givrée. Il faut départager les faits. 

Les Imans comme les curés sont souvent plus fanatiques que les pratiquants.

Ils sont incapables de faire la part des choses parce qu’ils s’imaginent que les rites ont été sacralisés par Allah ou Mahomet comme l’Église exigeait que l’on fasse jeun jusqu’à en être malade, sous prétexte de respecter l’hostie.  Un rite n’est ni mieux, ni pire dans une religion que dans l’autre. 

Si ce symbole prend plus d’importance que l’intelligence, il risque de devenir ridicule.  Cependant, refuser de reconnaître qu’il y a encore des mariages forcés, des excisions ou des circoncisions qui se font en voyages forcés ou pas, c’est refuser une réalité, même si ce sont des exceptions. Il faudrait en revenir un peu, si l’on veut se comprendre et se respecter. 

Radioactif 218

décembre 3, 2021

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28 Octobre 2007

Québec français.  

C’est curieux comme nous sommes tous une bande de racistes dès qu’on refuse la théorie de la bourgeoisie canadienne québécoise à l’effet que le Québec est un état français. 

Non seulement nous sommes racistes, mais nous sommes des xénophobes.  Ok! Je préfère être jugé ainsi que d’être responsable de la disparition du fait français en Amérique du Nord. 

Ces belles gueules oublient de nous donner les chiffres réels sur l’assimilation des francophones dans l’Ouest.  Ils oublient aussi de nous dire que très bientôt les pures laines québécois seront minoritaires dans la ville de Montréal. 

Si on continue d’accepter des immigrants qui refusent d’apprendre le français, nous sommes condamnés à disparaître très très bientôt

Ce n’est pas la faute des immigrants,  mais celles de ces grandes gueules qui essaient de nous endormir car plus le Québec sera français, moins il se sentira une partie intégrante du Canada.  Ce n’est pas nous, ni les immigrants qui sont racistes, mais cette bande de politiciens véreux qui essaient de nous rendre coupables à tout prix.  Ils essaient par les médias de nous rendre coupables d’être encore assez vigilants pour se poser des questions. 

Quand j’étais à Québec, nous avons reçu un pensionnaire noir.  Le futur cuisinier du gouverneur général du Canada (sans le savoir).

J’étais allé prendre une bière avec lui.  Je me suis garroché pour lui payer une bière pour inconsciemment me démontrer jusqu’à quel point je n’étais pas raciste.  Et, voilà tu pas, que ce tabarnouche commence à me traiter de raciste.  J’étais insulté, mais j’écoutai ce qu’il m’expliqua et je lui ai complètement donné raison. 

À son avis, j’étais un raciste parce que j’en faisais plus pour lui plaire que je ne l’aurais fait pour une autre personne de la même race que moi.  Quelle vérité ! 

Je ne crois pas qu’il soit déplacé de dire aux immigrants musulmans ce que nous pensons plutôt que d’agir en éternels hypocrites.  C’est en se parlant qu’on s’explique.  C’est à cause de cette franchise essentielle dans une vie démocratique que les musulmans pourront nous démontrer que notre peur de leur religion est stupidement basée sur les préjugés créés par les attentats du 11 septembre.  Une peur entretenue par le système, car elle est exceptionnellement payante.    

29 Octobre 2007

Mon petit juif.         

Ça me rappelle une aventure avec une féministe. Elle avait un mari, un juif, et deux enfants.  Le mari et le garçon m’aimaient bien, mais je ne pouvais pas en dire autant de la petite fille qui trouvait que j’accaparais trop sa maman. Tant que j’eus d’yeux que pour madame, qui me savait pédéraste, tout était parfait. 

Quand le petit eut 20 ans environ, il décida de venir vivre avec moi en appartement.  Au cours de nos discussions, il m’a confié qu’il désirait que je m’occupe de lui depuis qu’il me connaissait, alors qu’il avait treize ou quatorze ans.  J’avais remarqué qu’il aimait bien venir se promener en pyjama devant moi, mais je n’osais pas en espérer tant. 

Il me l’avoua très candidement et à sa demande nous avons repris le temps perdu.  Quand sa mère l’apprit, elle s’arrangea pour qu’il se trouve une fille au plus vite et le traîna chez les psychiatres.  C’était différent.  C’était son fils.  Il avait osé m’aimer et me désirer. 

Là, s’est arrêtée toute concession à la compréhension et à la tolérance.  C’est malheureusement ce qui arrive souvent.  À l’époque hippie,  tous les couples avant-gardistes prônaient la tolérance et le fait que ton corps t’appartient.  Ça faisait leur affaire; mais dès que tu étais marginal, ces mêmes évêques de la tolérance devenaient les pires moumounes et les pires inquisiteurs. 

Eux se permettaient de te condamner sans merci.  

Radioactif 217

décembre 2, 2021

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27 Octobre 2007

Le Québec sur le pouce.

À mon avis, le Québec ne peut rien obtenir de valable d’Ottawa tant qu’on se battra entre les différents partis politiques du Québec à savoir qui sera le plus fin et ou qui aura ultimement raison. 

Mon livre « Le temps d’agir» présentait un compromis au-dessus des partis politiques pour le bien des citoyens du Québec.  Cela mettait fin au «bluff des négociations », car pour une fois, le choix final présenté à Ottawa envisageait ou de rester au sein du Canada en acceptant nos revendications ou le Québec devenait un pays, une république.

C’était à prendre ou à laisser.  Avec ce qui venait d’arriver : Meech, l’offre de Charlottetown (où il aurait quasiment fallu remettre nos sous-vêtements à Ottawa), c’était beaucoup demander ; mais si le Québec devenait unanime dans sa demande ; Ottawa n’avait plus le choix. 

J’ai donc pris le bâton du pèlerin.  J’ai fait le tour du Québec sur le pouce avec Gabriel Deshaies, un jeune punk qui vivait quotidiennement avec moi, pour faire connaître mon livre et ce compromis. 

Bien des journaux en firent mention et furent même élogieux.  La télévision au lac St-Jean l’a présenté aux nouvelles; mais dans la vie politique ce fut tout autrement. 

27 Octobre 2007

Le temps d’agir.    

En 1991, j’ai publié aux Éditions d’ici et d’ailleurs, sous la direction de Jean Ferguson, à Val-d’Or, un livre intitulé « Le temps d’agir ». 

Nous étions au lendemain de l’échec de l’accord du lac Meech et les jeunes libéraux sous la direction de Mario Dumont, venait de lancer le rapport Allaire, à la suite de la fameuse Commission Bélanger Campeau. 

À mon sens, le rapport Allaire bonifié (en y ajoutant les autochtones, la justice et l’immigration et en retranchant les pouvoirs de désaveux et de dépenser d’Ottawa) constituait le minimum vital qu’on devrait exiger pour vivre à l’intérieur du Canada. 

Si l’Assemblée nationale acceptait ce compromis à l’unanimité , il était possible de dire à Ottawa : voici ce que nous voulons , c’est le minimum , sinon on entreprend les démarches préconisées par la Commission Bélanger Campeau pour décréter notre indépendance nationale comme il en fut décidé à l’Assemblée nationale .  En étant accepté à l’unanimité, aucun parti politique provincial ne pourrait trahir ce minimum en abordant des négociations avec Ottawa.

28 Octobre 2007

Mario Dumont.       

À l’époque, Mario Dumont est venu en Abitibi faire connaître sa position constitutionnelle.  Il avait accepté l’invitation du Comité du OUI, à la condition qu’il ne rencontre que moi à cause de mon livre et qu’aucun membre du PQ se manifeste. 

Par la suite, il a présenté son projet à Toronto en leur disant qu’il n’avait rien à leur demander.  J’étais très déçu de sa position parce qu’à mon sens le rapport Allaire bonifié était le plancher minimum de ce que l’on doit espérer du fédéral. 

C’était une voie intéressante.  On ne discute pas de son avenir sans savoir jusqu’où on veut aller et le dernier compromis que l’on est prêt à accepter. 

Malheureusement, notre peuple- nation n’a pas de mémoire.  Avec Charlottetown, on nous offrait moins que rien.  Tout le monde accepta le verdict du Canada sans broncher.  On s’attendait bien à ce qu’on nous dise que ce rapport en demandait trop.  Le référendum a eu comme résultat de prouver les deux solitudes.

Depuis, je suis renversé à toutes les fois que j’entends les péquistes rêver d’une nouvelle alliance avec Mario Dumont.  Il haït le PQ à en attraper le va-vite. N’empêche que le rapport Allaire bonifié devrait être un document  accepté par tous les partis de l’Assemblée nationale pour que le Canada sache clairement ce qui constitue le minimum pour nous. 

Quand on a eu la crise sur le déséquilibre fiscal, j’ai proposé une solution : faites un référendum au Québec sur la question suivante:  Voulez-vous que le Québec seul perçoive toutes les taxes et tous les impôts sur son territoire?  Question d’avoir un vrai pouvoir de négocier… Rien. 

J’ai l’impression que nos partis politiques cherchent plus à avoir raison qu’à solutionner le problème constitutionnel du Québec. 

Avec ces éternelles querelles, les plus vieux sont certains de mourir sans voir l’indépendance.  C’est le défi du PQ de les sortir de ce défaitisme incarné.  On est né pour une petite bouchée de pain.

Radioactif 216

décembre 1, 2021

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26 Octobre 2007

Le coût de la vie.   

Le Québec est certainement un des meilleurs endroits où demeurer, malgré ses défauts. 

Ce n’est pas une raison pour tout accepter et prétendre qu’il n’y a rien à améliorer. 

Sur le plan de la conscience sociale, nous avons un bon bout de chemin à faire.  Il est anormal que dans un pays aussi prospère que le nôtre, il y ait autant d’itinérants et de famille en détresse.  Comment peut-on justifier que les refuges aient à se battre pour survivre? 

Quand je travaillais à Montréal, à chaque année, les augmentations pour le prix du métro et de mon appartement dépassaient toutes les augmentations de salaires que j’aurais pu obtenir.  J’avais un logement qui me convenait, mais bourré de souris.  Mon salaire  suffisait seulement à manger et payer mon appartement.  

À la moindre occasion, il fallait trouver moyen d’emprunter en attendant de prendre le dessus. 

Dans le métier, il y avait des périodes sans travail.  On dirait que les syndicats ne s’occupent que de ceux qui sont bien payés et qui fournissent une bonne cotisation.  L’intérêt des travailleurs passent après celui du syndicat. 

J’ai remarqué que les politiciens sont très intéressés à nous parler dès qu’il y a des élections, ils sont tout aussi empressés de nous oublier après l’élection.

Les mouvements nationalistes sont absents du décor. On attend la prochaine élection pour mobiliser les gens. 

Pourtant, un pays ça se construit au jour le jour. Un pays est un espace dans lequel on peut encore réaliser des rêves

27 Octobre 2007

Les partis politiques.       

On dirait que les partis politiques sont incapables de faire des compromis pour le bien des gens qu’ils représentent. 

Bourassa était presque indépendantiste, mais comme les libéraux, il ne pouvait pas penser sans consulter son portefeuille.  

Le petit groupe de Dumont ne pouvait espérer mieux, car sa proposition, même embellie un peu, était refusé par Ottawa, même si le rapport Allaire bonifié était le compromis national le plus intelligent. 

J’ai écrit à cette époque le livre Le temps d’agir, qui proposait un nouveau partage des compétences à partir du Rapport Allaire.  Un journaliste me dit que c’était l’indépendance avec u petit « i ».

J’ai aussi écrit de façon précipité une Constitution du Québec parce que j’ai été envoyé en prison où je croyais y être tué.

Évidemment, les libéraux pour qui la « piastre » est plus importante que la langue et notre existence ont commencé à trouver que c’était trop demandé. Quant à Mario Dumont, il s’est rangé du côté du OUI, mais à la condition de ne pas parler avec les péquistes, pour ne pas y être confondu.  Je l’ai reçu pour faire campagne pour le OUI à Val-d’Or .

Ainsi, nos grands penseurs ont été incapables de comprendre que jamais le Québec n’aura le statut souhaité tant que nous serons ainsi divisés. 

Qu’on le veuille ou non, le parti libéral est devenu le parti officiel des anglophones, de la finance et des crosseurs.  

Le PQ est le même, sauf qu’il nous motive autrement en prônant une indépendance.  On sait qu’elle ne se fera jamais ou, du moins, tant qu’on n’aura pas plus de couille.

Quant à  l’ADQ, il est tellement viré à droite qu’il ne serait pas surprenant que Jeff Fillion soit élu ministre des Communications avec sa station pirate connectée sur les articles de Richard Martineau et la croisade pseudo-morale de Canoë (tva). 

Au lieu de nous unir, on a appris à s’haïr mutuellement jusqu’à ce que la mort du Québec français soit officialisée.  Ça ne devrait pas trop tarder quand on voit la réaction à la loi sur l’identité québécoise présentée par Mme Marois. 

On réagit comme au lendemain du référendum alors que l’on qualifiait Jacques Parizeau de sale raciste parce qu’il avait simplement dit la vérité : le fédéral a volé le référendum en se servant des immigrants et de l’argent. Il a agi comme un bandit de grand chemin. 

Les juges venus du Nouveau-Brunswick pour assermenter de nouveaux immigrants (environ 55,000) qui devaient voter NON officialisent de l’ingérence judiciaires dans le monde politique quand il s’agit de battre l’idée de l’indépendance du Québec.

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Radioactif 215

novembre 30, 2021

Radioactif 215

25 Octobre 2007

Jimmy.

Mes ambitions politiques n’étaient pas les seules au rendez-vous de la vingtaine.  J’avais la libido en plein éveil. 

J’avais une petite amie. Je rêvais de mariage et de progéniture avec elle. 

Avec ce que l’Église m’avait appris, l’amour ne pouvait pas exister sans chasteté, ce qui prouve bien qu’elle enseigne ce qu’elle ne connait pas.  Pour elle, le sexe, existe uniquement pour procréer, s’en servir à une autre fin, surtout celle d’avoir du plaisir, est une déviance pire que le meurtre- une autre absurdité. Selon la religion, le sexe est l’autoroute des autoroutes, menant directement au feu de l’enfer.

Puisque ma petite amie habitait loin de chez-moi,  je l’ai invité en visite. 

J’ai trop insisté pour que l’on couche dans le même lit– c’eut été le fun de sauter des étapes– et par conséquent, selon ma conscience personnelle, je m’étais conduit comme un cochon. 

Ce qui est bizarre, si elle avait été un garçon, j’aurais trouvé ça normal. 

Ces reproches ont eu raison de mon amour, avalé par la culpabilité d’avoir eu autant de tentations, comme si ce n’était pas normal. Même mon attirance pour la jeune fille de la maison devint négative.  Elle était beaucoup trop chaste, beaucoup trop pur, beaucoup trop correcte pour un salaud de mon espèce.  J’étais le grand pécheur.  J’aurais aimé coucher avec elle.  Quel crime! 

Pour oublier cet écart et quand même profiter de la vie, je me suis fait un petit ami.  Je filais avec lui l’amour parfait.  Pas de culpabilité, mais des rêves à profusion.  Cet amour était si solide que cette fois j’aurais abandonné le journalisme pour Jimmy.  J’avais enfin une vraie raison de vouloir vivre, vivre intensément.

26 Octobre 2007

Le système.

Je suis de ceux qui pensent que les choses doivent changer pour valoriser davantage la vie et l’être humain. 

Malheureusement, tout ce que l’on a fait pour améliorer la vie a été récupéré. 

Le moment où l’on commence à être conscient du pouvoir du système et son absence de morale, de sa propension à confondre la chasteté à la sainteté, on est déjà rendu un pied dans l’éternité. 

Le système a tous les moyens pour défendre sa bassesse.  Il a les religieux pour inventer une soumission psychologique, l’aliénation individuelle.  Il a la police, l’armée, le système judiciaire pour défendre ses intérêts à travers ses institutions et les imposer comme allant de soi,  à travers des lois qu’il proclame lui-même. 

Il y a la pègre pour contourner les lois et ainsi justifier la présence de la police quoique les revenus aboutissent dans les mêmes poches.  Le système est l’argent. 

Il a donc tous les revenus nécessaires pour organiser tout ce qu’il veut.  Il a même son système d’agents secrets pour organiser et diriger les crises nécessaires pour asseoir plus fermement son pouvoir.  

Le système, c’est la corruption sous le masque de l’économie mise au service des plus riches pour permettre d’enfler les profits  en augmentant le coût de la vie.  C’est l’exploitation des pauvres.  C’est l’abus écologique, le non-respect de la nature pour augmenter ses avoirs. 

Le système dépasse les frontières, c’est un mode de penser et de vie à l’échelle planétaire.  Le système c’est une dictature économique mondiale

Le système survit grâce à sa violence.  Pas de violence, pas de système.   

26 Octobre 2007

Animal social.        

Le problème est que nous sommes tous individuellement condamnés à abreuver le système. 

Qu’on le veuille ou non, le système fonctionne grâce à chacun de nous.  Nous n’avons pas encore une conscience planétaire et encore moins une structure planétaire.  Aucun être humain n’est capable de vivre seul. 

Pour survivre, il doit établir un certain équilibre entre ses besoins et la place qu’il occupe en société.  C’est compréhensible que tout individu essaie d’avoir la meilleure part du gâteau possible.  Il est donc en pleine jungle.  Non seulement il doit composer avec ses capacités et ses déficiences ; mais il est tributaire de la famille dans laquelle il naît et de son statut social. 

Pourtant, à la base, nous devrions tous être égaux,  juste par le simple fait de vivre.  Mais, nous jaugeons nos qualités et nos défauts ; nos forces et nos faiblesses.  Nous nous comparons aux autres et plutôt que de vivre «heureux», nous ambitionnons de cumuler notre raison de vivre avec les rêves des autres que nous envions. 

La société dans laquelle nous vivons, grâce aux communications,  joue un jeu permanent de déformation de notre énergie fondamentale et nous nous sentons obligés de plaire aux autres pour arriver à nous aimer nous-mêmes. 

Contrairement aux animaux, nous n’occupons pas nécessairement la place que nous devrions selon notre nature profonde. 

Le pire, avec les religions, nous condamnons un de nos éléments constitutifs, une de nos plus grandes vérités : l’instinct de plaisir.  Les religions naissent de la peur et de l’instinct de pouvoir…

Radioactif 214

novembre 29, 2021

Radioactif 214

24 Octobre 2007

Le juge.        

Il y a quelques années, la police menait secrètement de grandes croisades contre les homosexuels parce qu’on pensait que chacun d’entre eux était un révolutionnaire.  Aujourd’hui, on leur laisse un peu la paix, mais la même croisade, la même chasse à l’homme, la même inquisition se poursuit contre les pédophiles, ennemi juré des féministes postmodernes. 

Même s’il y en a probablement moins de un pourcent de la population, nos nouveaux héros pour maintenir la peur essaient de faire croire qu’il y en a des milliers foire autour du monde. À remarque que je suis totalement contre la pédophilie, mais pour la pédérastie.    

Ainsi, un juge est probablement tombé sur la tête pour réclamer dans un journal très progressiste de Montréal rien de moins que la peine de mort pour les pédophiles. 

Or,  je me rappelle que mon grand ami Pierre Faucher, un ancien policier , m’a raconté avoir été souvent scandalisé du fait que nos notables se servent de leur titre pour se payer le luxe de bons gros partys qui valent bien les partouzes du commerce sexuel international.  (Des rumeurs puisque je n’y ai jamais participé).

Ils sont chanceux ces riches de le pouvoir, ils sont au-dessus de la loi, donc, ils ne sont pas dérangés. On dit aussi que les services secrets de bien des pays se servent très facilement des enfants pour espionner, surtout à partir des mouvements à consonance religieuse. 

Je me demande pourquoi le zizi de ces petits trouble tant ces juges qui passent sous silence leur nomination politique, nomination qui sert un système qui emploie des enfants pour faire la guerre. 

Tuez tant que vous voudrez, mais chastement …belle hypocrisie ! 

25 Octobre 2007

Évolue-t-on?

Une chose est certaine, l’homme est un animal intelligent; mais on dirait qu’il est prisonnier de la civilisation et sur un plan individuel de son émotivité. 

Il est incapable d’échapper à la violence.  Est-ce juste à cause des religions.

La civilisation est la structure peaufinée par l’homme à travers les siècles.  C’est une structure historique

L’expérience du «ici-maintenant» de chaque génération indique l’espace émotif des nouveaux venus. 

Notre expérience est en progrès puisque l’inconscient collectif est une réalité.  Sommes-nous capables de surmonter cet inconscient de façon à pouvoir se créer une réalité individuelle vraiment actuelle ?  Pourquoi en sommes-nous rendus à créer des génocides un peu partout sur la planète et prêt à tuer un individu pour des plaisirs sexuels qui ne correspondent pas à notre perception de la morale?

L’homme évolue-t-il vers une société de responsabilité et de tolérance ou vers un fascisme de plus en plus profond ? 

Si nous voulons que la planète survive, il est urgent que l’on prenne conscience que ceux qui nous dirigent nous conduisent directement à notre destruction .

25 Octobre 2007

Des dirigeants bandits ?

Quand on regarde ce qui se passe sur la planète, on se pose de sérieuses questions sur la valeur des dirigeants des pays de notre globe. 

L’homme a moins de valeur à leurs yeux que l’économie. 

Pourtant, chaque individu est plus important que les richesses pour lesquelles nos dirigeants perdent tout sens moral.  Il n’y pas que le rapport à la sexualité qui qualifie notre valeur morale, bien au contraire.  

On dirait que plus tu évolues dans la sphère des gens influents sur la planète, plus tu es pourri.  Est-ce normal qu’en 2007, il y ait encore que de la misère pour la majorité des humains?  Est-ce un phénomène dû à l’impuissance de nos institutions à créer une justice sociale planétaire? 

Quand un juge demande la peine de mort pour un pédophile, un magistrat qui doit trancher par son objectivité et sa connaissance, on peut douter sérieusement de son influence à ramener le trop « fasciste» à la raison. 

Il réagit tellement émotivement que ses propos n’ont aucun sens dans un pays qui se prétend démocratique.  Ces appels aux meurtres, même s’ils sont légaux, nous obligent à se demander en quoi l’homme est supérieur au singe ? 

A-t-on besoin d’une société hiérarchisée pour maintenir un tel degré d’intolérance?  

En ramenant la répression au premier rang, c’est exactement l’Inquisition que l’on ramène au pouvoir

Comme à l’époque des romains, on vise une minorité des minorités pour centrer toutes les haines hypocrites qui nous habitent.  Ils servent à défouler la majorité frustré.

Radioactif 213

novembre 28, 2021

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23 Octobre 2007

Imprésario.

À Victoriaville, je me suis installé chez une vieille dame, convaincu que mes dollars pour la pension contribueraient à son bonheur.  Ce désir de contribuer au bonheur des autres fait partie intégrante de ma personnalité.

Ma chambre était au deuxième étage.  Ma vie là-bas a totalement changé quand, pour les besoins de la cause, je fus nommé un genre de chasseur de talents pour étoffer le personnel de la nouvelle compagnie d’enregistrement de disques de mon nouveau patron.

Évidemment, ça ne voulait rien dire, sauf dans les papiers; mais je me suis servi de ce fait pour me donner de l’importance quand j’allais assister à un spectacle.  Je m’y croyais aussi un peu. 

C’est vrai que les artistes changent de comportement devant quelqu’un capable de changer sa carrière et c’est tout à fait normal.  Que je me bidonne avec mon nouveau titre pour mieux les approcher était sûrement moins noble.

24 Octobre 2007

Jean-Pierre Ferland.        

Mon imagination quand il s’agit de me faire croire qu’un tel métier est fait pour moi est vite en ébullition.  Je croyais vraiment pouvoir aider les nouveaux talents à se faire connaître. Le seul problème : j’étais un peu comme le père Caouette, de la Thérèsa,  j’y croyais trop. 

Je me faisais presque un devoir de me présenter aux représentations des nouveaux talents de la chanson.  Quand je trouvais qu’il en valait la peine, je me faisais un devoir de le souligner.  Ça me permettait de me rendre intéressant à leurs yeux et de profiter de mon nouveau prestige. 

Je n’étais pas celui qui croyait le plus dans ses charmes, même que je me trouvais laid. , mais je croyais dans mes talents,

J’ai été ébloui en écoutant un jeune chanteur qui venait de produire un disque avec mon nouveau patron et qui se nommait Jean-Pierre Ferland. 

Les framboisiers disaient entre autres à peu près ceci : «tu me prends le cul pour un framboisier, tu fais l’amour en bikini, tu t’endors quand c’est pas fini et tu te demandes pourquoi je suis viré tapette.» C’est tout ce dont je me rappelle quelque 40 ans plus tard.  Ça ressemblait à ça.  Quelle audace !

Ce ne fut jamais un grand succès parce qu’il s’attaquait à un de nos tabous nationaux, le sexe, ce péché mortel devenu crime en prenant de l’âge; mais j’adorais cet humour et surtout cette forme de provocation.    

24 Octobre 2007

Jacques Michel.    

Il y avait un chanteur que j’adorais et qui n’était pas encore très connu : Jacques Michel. 

Son talent m’a immédiatement ravi et il était en plus un vrai gentilhomme.  Il prenait toujours quelques secondes pour venir nous saluer.  Personnellement, j’ai toujours cru que sa chanson  » Un nouveau jour  » devrait être l’hymne national du Québec.

Dans ces soirées, j’ai été gêné qu’une seule fois. 

J’avais décidé, pour lui faire connaître un peu la vie culturelle, d’amener ma vieille dame chez qui je pensionnais venir savourer une soirée à l’hôtel.  Son comportement fut un désastre et pour une fois dans ma vie,  j’ai senti un petit bourgeois qui sommeillait en moi et qui n’arrivait plus à fermer l’oeil. 

D’autre part,  j’ai pu constater que les grands artistes sont très près des gens et capables de vivre comme le monde ordinaire. 

Habituellement, les têtes enflées croient avoir du génie, mais leur personnalité les rend désagréables.  Je dois être un artiste, car je suis rendu très seul.  Presque tous mes amis les plus proches sont décédés ou m’ont laissé tomber, de peur de passer eux aussi pour des pédérastes… pourtant, la majorité de mes amis, sinon tous, sont hétérosexuels à vie.

Un autre artiste qui m’a beaucoup marqué non seulement parce que ce fut ma première entrevue avec un artiste comme journaliste, mais à cause de sa simplicité fut Michel Noël, le Capitaine Bonhomme. Il était merveilleux avec son humour, sa bonne humeur, sa modestie.  Un grand philosophe. 

Radioactif 212

novembre 27, 2021

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22 Octobre 2007

Motifs ?        

Willem Reich, dans ses livres sur la sexualité des jeunes prétend que l’aliénation sexuelle crée une telle culpabilité chez les adolescents qu’ils doivent par la suite s’impliquer dans la vie sociale pour essayer de se faire pardonner par la société. 

Je ne sais vraiment pas jusqu’à quel point ce facteur fut vrai dans mon cas. 

Je me croyais courageux de refuser de me plier au dictat social quant aux règles sexuelles. J’ai aussi cru dur comme fer dans ma grande vocation de pondre des projets en vue d’améliorer la situation des gens. 

Une chose est certaine, à cette époque, j’étais sorti de mes grandes recherches et remords.

J’avais encore beaucoup trop de filles dans mon paysage pour pouvoir commencer à avoir une honte irrémédiable pour mes attirances pour les garçons.  Un phénomène que je ne m’expliquais pas, mais que je vivais avec grande joie. 

Les expériences avec ceux-ci étaient insoupçonnables pour pratiquement tout le monde, même les plus intimes.  C’étaient des déclarations d’amour passionnées et très intimes. 

Quand j’étais jeune, je ne comprenais rien à l’interdit sexuel; plus vieux, j’étais tellement trop occupé comme journaliste et absorbé par ce métier pour avoir le temps de réfléchir à fond sur la question.  Je vivais ce que je ressentais, voilà tout.  

23 Octobre 2007

Dictature.

Un exemple flagrant de l’illogisme et de la malhonnêteté du système judiciaire: une femme vient d’être accusée de corruption d’enfants de moins de 18 ans. 

L’âge de consentement est toujours de 14 ans quoique notre Bush-Harper national veuille l’amener à 16 ans. 

Cette transformation de la loi est contre la Charte des droits de la personne quant à la discrimination d’âge, car il interdit le choix des jeunes quant à leurs expériences et orientation sexuelles.

Pire, ça prône que la sexualité est une corruption. 

La pire des corruptions, c’est la guerre, la violence, la domination et la misère humaine.  Elle est exercée surtout par ceux qui nous dominent et qui détruisent actuellement la planète.  Essayer de nous faire avaler que le sexe est mal , c’est un viol de conscience. 

On est rendu à une chasse aux sorcières planétaires : qui sont les profiteurs qui empochent au nom d’une morale périmée ?  Les bandits ne sont pas juste ceux qu’on pense. Il y a ceux qui entretiennent la dictature morale.  La tradition religieuse.

Radioactif 211

novembre 26, 2021

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21 Octobre 2007

Rêve politique.      

C’est probablement le passage le plus fou de mon existence, car j’ai commencé à vouloir changer le monde et croire que j’avais assez de talent pour le faire.  L’ignorance te fait rêver.

Je croyais qu’un jour je serais premier ministre et que par conséquent tout ce que j’écrivais était important. 

Comment aie-je pu m’enfler la tête à ce point ?  N’avais-je pas répondu à Mgr Cabana,  à sa question à savoir ce que je voulais faire quand je serais grand, rien de moins que d’être le pape.

Ce gonflage démesuré du cerveau fut soudain et s’est manifesté par l’importance que j’accordais à mes textes. 

Puis, j’ai fait la première partie d’une réunion politique, à Magog, en présentant un texte que j’avais intitulé : « Les dieux font festin et le peuple crève de faim».  Cette réunion libérale au sous–sous de l’église Ste-Marguerite, à Magog, avait comme invités René Lévesque et Mme Claire Kirkland Casgrain.

C’était une réunion du parti libéral pour M. Georges Vaillancourt, député de Stanstead et qui m’avait invité à prendre la parole puisque je m’y offrais.  J’étais tout jeune.  J’étais le premier orateur, suivi de Mme Claire Kirkland -Casgrain et de nul autre que mon grand héros : René Lévesque. 

J’étais ravi quand M. Lévesque, pour la forme j’imagine, a dit qu’il ne se posait plus de questions pour la relève après m’avoir entendu. 

Je n’ai jamais été un membre important pour le parti par la suite, même si je voulais me faire croire le contraire.  Ma carrière politique, en dehors de mes textes, a pris fin avec ce discours.

J’avais des mémoires sur tous les sujets et je voulais améliorer surtout les mœurs politiques du Québec.  Je voulais me battre contre la pauvreté. 

22 Octobre 2007

Assurance hospitalisation.       

C’est bien beau de vouloir écrire pour changer le monde, si ça meurt dans tes tiroirs, ça ne donne rien.  Aussi, à Victoriaville,  je me suis arrangé pour faire de nouveau partie de la JOC (Jeunesse ouvrière catholique) de manière à insuffler de la vie à mes idées sous forme de résolutions. 

J’ai réussi à être invité comme conférencier à la Chambre de commerce de Victoriaville où j’ai présenté mes grands plans pour nationaliser la santé et introduire un système de santé accessible à tous. 

Je ne me rappelle pas ce que valait ce projet ( il est dans mes archives) ; mais un jour j’ai rencontré un des St Pierre, qui jouait un rôle politique prépondérant , à Victoriaville.  Il me dit avoir bien ri lorsque je proposai de nationaliser les sœurs, ajoutant qu’il n’avait jamais pensé qu’un jour il me dirait que « mon idée de fou s’était concrétisée ». 

J’ai relu un autre texte que j’ai écrit à cette époque.  Je le trouve affreusement stupide.  J’ai conservé le texte, même si je dois passer pour un beau cave quand on le lira… mais à 20 ans tout au plus, on croit parfois, que l’on est génial alors que la vérité est toute autre.  Pas question de regretter ça, c’est une de pistes qui m’a mené à vouloir être écrivain.

Radioactif 210

novembre 25, 2021

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20 Octobre 2007

Gayhurst : le scandale.   

Puis on se mit à parler d’un barrage qui, à cause de fissures, risquait de s’effondrer si on ne le détruisait pas.  Je me suis rendu sur les lieux à plusieurs reprises.  Au début, ça semblait possible.  On parlait du danger potentiel pour les gens de la Beauce qui recevrait toute cette eau si le barrage éclatait.  Jusque-là c’était de la bonne, de la grosse nouvelle ; mais rien de plus. 

Soudainement, l’affaire a pris une ampleur incroyable.  Les médias nationaux sont arrivés.  Plus ils étaient nombreux, plus cette histoire de barrage prenait une allure de catastrophe gigantesque.  On allait jusqu’à prétendre que Lac-Mégantic serait inondé.  La ville était située des milles en amont.  Avez-vous déjà vu de l’eau refouler, sauf à St-Jean, au Nouveau-Brunswick?  Ça n’avait plus aucun sens.  C’était devenu un immense mensonge.  Une tragédie qui n’existait que dans la tête des journalistes et quelques ingénieurs qui leur faisaient croire n’importe quoi. 

Je me demandais bien pourquoi on faisait une si grosse affaire avec un danger qui n’existait même pas.  J’ai commencé à écrire et à dire à la radio de St-Georges – de- Beauce ainsi qu’à la télévision de Sherbrooke qu’il y avait si peu d’eau que les poissons devaient nager sur le côté pour remonter la rivière.  Probablement que mes articles étaient plus importants du fait qu’ils touchaient les populations qui devaient croire dans ce mensonge. 

Que Lac-Mégantic voulut vendre un barrage au gouvernement du Québec prenait l’allure d’une tragédie digne de mention internationale parce qu’on déformait les faits.

20 Octobre 2007

Les ingénieurs de Gayhurst.    
Les premiers contacts avec les ingénieurs qui s’occupaient de Gayhurst  se firent à l’hôtel, soit l’endroit où ils s’étaient installés.  Ces derniers plutôt que de m’informer, de me livrer leurs opinions ont commencé à rire de moi.  Et une de mes répliques à l’effet que les personnes les plus instruites semblent souvent rire des autres, comme me l’avait si bien dit mon père, devint le centre de la discussion.  Ce furent insultes par-dessus insultes. 

J’étais un petit niaiseux prétentieux qui ne savait même pas si on doit dire «popa ou papa».  On essaya de faire ressortir que je n’étais qu’un petit idiot qui niait les faits scientifiques qu’eux évidemment avançaient. 

Cette engueulade me persuada qu’il y avait quelque chose de croche derrière tout ce cinéma.  Un après-midi des étrangers me rendirent visite et m’offrirent 25 à 35,000$, si je changeais mon discours dans le journal, à la radio et la télévision.  J’étais outré, mais je ne savais pas quoi faire. 

Si je refusais, on me proposait de m’amener visiter le barrage, dans le bois, la nuit.  Je m’y voyais déjà mort. J’ai téléphoné à mon père et je lui ai demandé s’il avait toujours son revolver pour protéger le magasin, car j’en avais besoin. 

Le soir,  je refusai l’argent et d’aller avec eux.  Je leur soulignai, la main sur le téléphone, que le poste de police était très près.  Je n’ai jamais réentendu parler d’eux.  Je me suis aussi fié sur la force que consentiraient sûrement mes amis de l’armée pour me protéger, mais ce ne fut jamais nécessaire.  

21 Octobre 2007

Riche ou bandit ?

C’était tout une initiation à la corruption politique ou journalistique.  Certains m’ont dit que j’étais un maudit fou d’avoir refusé une telle somme d’argent ; mais ce n’est pas comprendre le besoin moral qui nous anime quand on croit en quelque chose. 

Pour moi, un journaliste est strictement tenu à la Vérité.  C’est son métier.  Il peut se tromper, mais il doit la chercher à travers les informations qu’il reçoit.  C’est comme un professeur.  Il ne doit pas seulement dispenser des informations ou des connaissances, il doit aider au développement de son élève.  Et qui dit développement dit autonomie.  Quand t’es professeur seulement parce que ça paye bien, tu devrais démissionner.  Un bon professeur aime ses élèves.  C’est essentiel !  Aujourd’hui, avec la connerie des pédophiles qu’il faut dénoncer et traquer à tout prix, il est dangereux de manifester la moindre affection à un de ses élèves.  Pourtant, combien en manque ?  En psychologie, on dit que le besoin d’aimer et être aimer est aussi essentiel que la nourriture.  À force de prêcher d’avoir peur de tous, de voir dans un geste affectueux une agression sexuelle, les jeunes préfèrent se suicider.  Nos dirigeants sont trop pourris pour saisir le message, pour eux, rien n’existe en dehors du fric et du pouvoir. 

D’une manière en étant honnête, j’ai tout perdu.  Le journal m’a enlevé du dossier et je fus ainsi bâillonné.  C’est assez cocasse, car dans ma vie financière, je n’ai jamais pu jouir de la moindre sécurité. 

Quand j’ai eu les enfants, je me suis ruiné pour leur apporter le mieux que je pouvais leur offrir.  Quand je fus sorti de cette spirale du barrage, je fus accusé et j’ai passé de 55,000$ à 9.25 $ de l’heure. 

Quand j’eus terminé d’investir dans ce que j’écris, car je voulais être un écrivain connu et lu, j’étais ruiné.  C’est la vie.

Si j’avais été un bandit, je serais riche aujourd’hui.  Probablement que si je n’avais pas été pédéraste,  je n’aurais pas été aussi allumé aux problèmes sociaux et j’aurais fait un bon boss. Mais, je ne regrette rien.  J’ai connu une belle vie.

20 Octobre 2007

René Lévesque.

La situation prit une telle ampleur que René Lévesque, alors ministre dans le cabinet de Jean Lesage, vint lui-même calmer la joute quant au barrage Gayhurst, un  barrage qu’on disait en danger d’éclatement.

À la suite de son passage, on construisit une brèche sur le bord du barrage, permettant à l’eau de s’écouler lentement. 

Quant à moi,  j’ai voulu annoncer dans mes articles le désir du gouvernement Lesage de vouloir nationaliser l’électricité.  C’était, selon moi, de toute évidence, dans le discours du ministre.  Mes patrons considéraient que je charriais. 

Peu de temps après, on m’annonça que j’étais retiré du dossier. Inutile de dire que je pensais que c’était pour me la fermer définitivement. 

Insulté, je suis parti une semaine aux États-Unis où j’aurais bien aimé faire carrière comme annonceur francophone à la radio ou à la télévision.  Les dirigeants de la Tribune étaient furieux que je parte ainsi sans les avertir et dès mon retour je fus avisé de mon congédiement.  Une nouvelle que j’ai reçu en chantant : « C’est le plus beau jour de ma vie, j’ai retrouvé ma liberté.  » 

Je me sentais victime de mon devoir, mais aujourd’hui, je pense que j’avais couru un peu après.  Je croyais que je perdais ce dossier pour me faire taire et qu’on y place un «journaliste de paille» pour que les gens apprennent ce qu’on voulait bien qu’ils sachent.  Une petite crise d’honnêteté.  Si je perdais ce dossier, sans réagir aie-je pensé,  je serai croche à jamais.  Je ne pouvais pas supporter cette idée.  

Par contre, un an ou deux après, les patrons se mordaient les doigts de ne pas m’avoir laissé écrire ce que je croyais être l’annonce de vouloir nationaliser l’électricité.  Ils avaient manqué ce qui aurait été le scoop de la décennie. 

J’ai passé des mois difficiles n’ayant plus de revenu.  J’ai été bûcheron d’occasion, j’ai travaillé dans la construction, puis,  je suis retourné à La Tribune, mais cette fois à Victoriaville où je devais être encadré par Alphée Gagné.

Radioactif 209

novembre 24, 2021

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20 Octobre 2007

Intimidation à Lac-Mégantic.     

Mon expérience m’amena à voir un peu plus de flaire.

Je commençais à m’intéresser sérieusement à des anomalies financières concernant l’hôpital.  On me fit savoir indirectement de me mêler de me affaires,  si on ne voulait pas que ça tourne mal. 

Si je ne partageais la morale sexuelle du pays, par contre,  j’étais un vrai fanatique de la vérité et de l’honnêteté.  Rien au monde ne pouvait me faire taire quand je croyais que l’intérêt de la population était en jeu. 

Le journalisme, c’était pour moi, une vocation taillée sur mesure.  Pas question  de me taire, d’avoir peur ou de tricher. 

Aussi dépassé que cela puisse paraître, j’étais prêt à y laisser ma peau.  Je devais accomplir ma mission d’informer la population. 

Les rumeurs de plus en plus persistantes et répandues d’une petite pègre qui réglerait mon compte, si j’allais trop loin , ne m’atteignait  pas vraiment , même si au fond j’avais peur.  J’ai toujours été pisseux.  On ne sait jamais.   Ma paranoïa était–elle  réelle?

20 Octobre 2007

Dénonciation.

Même ou peut-être parce que je travaillais et produisais à plein tube, j’ai échappé aux plaintes portées par des grands gueules plus catholiques que le pape.  On me reprochait ma propension à amener un peu trop souvent des jeunes filles dans mon lit à l’arrière du bureau.  Je me demande qui ça pouvait bien déranger. 

La Tribune fut avisée que son bureau régional était devenu un des pires bordels de la ville de Lac-Mégantic. 

Les patrons me signifièrent bien comprendre ma jeunesse, mais me demandèrent de bien vouloir calmer ma fougue.  Mes élans pour devenir ce qu’ils prétendent être normaux étaient à nouveau rabroués.  Je devais laisser les feux de l’enfer me consumer sans que jamais ne se manifeste une flamme. 

J’avais la libido assez forte pour exiger les interventions d’un poste de pompiers en entier.

Par contre, je travaillais tellement que j’avais, sans le savoir, un immense pouvoir.  Non seulement je publiais énormément d’articles, mais je participais souvent à des « beep phone», c’est-à-dire qu’on montre ton portrait à la télévision durant que tu lis ta nouvelle. 

J’avais aussi une émission de radio durant laquelle je commentais ce qui se passait.  Pas si mal pour un jeunot de 18 ans.

Radioactif 208

novembre 23, 2021

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20 Octobre 2007

Ignorance et immaturité.

C’est vrai que je manquais de maturité, mais comment peut-on l’acquérir si on n’a même pas le droit d’en parler, de se questionner ?

Quand j’allais avec un garçon,  je savais comment lui faire plaisir. Je connaissais bien les trucs pour rendre la vie jouissante.  Mon seul intérêt était de lui rendre l’expérience tellement agréable qu’il rêverait de la revivre. 

Avec une fille, c’était très différent.  Je ne voulais rien savoir, je n’imaginais pas possible de lui faire une fellation.  Le missionnaire, c’était tout ce que je connaissais.  Ce n’était pas très fort, mais j’étais dans la moyenne nationale.  Tout se passait autrement. 

Avec elle, mon attention n’était pas centrée et concentrée sur elle, mais sur mon petit plaisir personnel.  Je trouvais ça plus égoïste.  Comme tous ceux de mon âge probablement,  je ne savais pas qu’une fille est plus lente à démarrer et à apprécier la situation.  Les préliminaires,  je ne  connaissais pas. 

Donc, tu te sens toujours un incapable, tu penses que c’est ta faute alors qu’en réalité tu es tout simplement ignorant.  Tu es instable et craintif.  On disait que si tu te masturbais, tu ne pourras plus avoir une érection digne de ce nom.  Et, je connaissais bien ce sport. 

D’une manière, ces expériences ont créé en moi un autre besoin : le besoin d’avoir une femme comme amie. 

Même si je suis d’abord pédéraste,  je trouve essentielle la présence d’une femme dans ma vie.  Un trip plutôt intellectuel.  Une fréquentation qui ajoute  une différence dans la façon de percevoir les choses et de penser. 

Je trouve aberrant que des pays exigent que les nouveaux nés soient des garçons.  Quand respecterons-nous la nature ?  S’il a trop d’individu sur la terre, ça ne nous donne pas le droit à une sélection.  Il y a d’autres moyens de contraception. 

L’argent rend l’homme inférieur à la bête.

Radioactif 207

novembre 22, 2021

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20 Octobre 2007

Science actuelle.  

Je trouve ça drôle qu’on découvre aujourd’hui que le « sexe » est une des grandes différences entre les cerveaux masculins et féminins. 

Je croyais que cette différence existait surtout à cause de la différence de l’éduction reçue par un homme ou une femme. Les femmes sont par nature plus scrupuleuses parce que c’est ce qu’on leur prêche depuis leur enfance. Les parents avaient peur de voir leur fille tomber enceinte. Ce qui ne risque pas d’arriver à un homme.

Les femmes produiraient plus d’hormones ou d’un liquide (dont je ne me rappelle plus exactement le nom) qui provoquent l’exclusivité et la fidélité. 

C’est normal. Une mère doit s’attacher plus à son enfant qu’un mâle qui doit aller chasser pour nourrir la famille.  Nous sommes les produits du passé et de son évolution. 

Comment pouvais-je l’imaginer à 17 ans?  Je ne savais même pas qu’on fonctionnait aux hormones.  Je croyais que les valeurs qui nous envahissaient étaient spirituelles. C’est fascinant de constater que l’amour est une réaction chimique et que la première cellule qui a été à la source de notre développement comprenait déjà toutes les diversités nécessaires pour donner un être humain. La cellule primaire est un algorithme.

Quarante ans plus tard,  Harper, notre premier ministre du Canada, ne le sait même pas.  Il est prisonnier de sa religion. 

Il ne considère même pas qu’en fixant l’âge de consentement à 16 ans, il contrevient à un élément de la Charte des droits de la personne et celle de l’enfant à l’effet qu’il ne doit pas y avoir de discrimination d’âge. 

Les religions nient la sexualité des jeunes.  Elles sont ainsi des sources de discriminations naturelles.  Elles regimbent encore sur le droit à l’homosexualité.  Elles sont prises dans les glaces du passé et n’arrivent pas à penser d’une façon moderne. 

Harper fait comme Bush.  Nous vivons en pleine régression.  Harper se comporte comme un dictateur puisque Stéphane Dion et ses libéraux ont fait dans leurs frocs et renié toutes leurs valeurs, en votant oui au discours du trône.  Pauvres mecs !  L’intérêt du parti avant tout. 

Les sondages prouvent que je ne suis pas le seul à penser ainsi.   Pour que nous ayons le moindre pouvoir à l’intérieur du Canada, nous devons être parfaitement unis.  Dion vient de nous prouver que le Bloc est bien préférable aux libéraux.   Mais, nous sommes la voix de l’impuissance.  Tant que le Québec ne sera pas un pays, il en sera ainsi.

20 Octobre 2007

Différence.

Une expérience avec un garçon, c’est une toute autre affaire.  C’est un «moment différent» dans une série d’activités avec un autre garçon. Un détour. Une curiosité assouvie. 

Avec les filles, c’était entrer dans le monde des grandes jalousies et de la possession.  T’es mon homme ; t’es ma femme.  Il ne faut plus rien voir de plus.  T’es supposé être comblé ad vitam aeternam. 

Tout est centré, concentré sur elle et rien d’autre.  Tu te sens prisonnier de son intérêt pour toi.  Cette limite tuait en moi toutes formes de relation prolongée avec une fille.  J’aurais voulu que ce soit une profonde et grande amitié.  Une forme d’attache volontaire qui te libère, qui te conduit un peu hors de ton nombril, qui te permet de devenir papa. 

Physiquement, il n’y avait pas de problème insurmontable.  Les seins valent bien un pénis.  Le problème n’était pas là.  C’était l’engagement.  L’exclusivité. 

Je n’arrivais pas à vivre prisonnier d’une personne.  Je trouvais les filles étouffantes alors qu’en même temps, elles t’envoyaient promener parce que tu n’étais pas de leur goût.  Pour surmonter ce rejet,  j’étais devenu alcoolique. 

À 17 ans, tu vibres plus aux satisfactions physiques qu’aux valeurs.  Tu es en recherche de toi-même.  En devenir…

21 novembre 2021

J’ai pu constater avec le temps que toutes les femmes ne sont pas toutes identiques. Chaque individu est différent et c’est ce qui fait la beauté du genre humain. Malheureusement, on ne nous apprend pas la tolérance.

On sait aujourd’hui que l’homosexualité est le produit d’une dizaine de gênes qui se différencient sans que l’on sache trop pourquoi. La sagesse de la nature fait en sorte qu’elle porte en elle la limite qui assure que l’espèce ne disparaisse pas par surpopulation.

La pédérastie n’est rien d’autre que de l’homosexualité à un âge différent. Puisque l’on a toujours combattu celle-ci on a gardé la haine de la pédérastie que l’on a nommé pédophilie par pure ignorance  pour permettre aux gais de vivre en paix.

Dans ma lutte pour le droit à la pédérastie (qui n’a rien à voir avec la pédophilie que je condamne), j’ai fait deux erreurs par ignorance.

Je croyais qu’un pédéraste ne peut pas changer et devenir  gai. On ne peut pas cesser d’être attiré par ce qui nous plaît et dans le cas de la pédérastie, c’est la beauté du corps du jeune garçon; mais on peut découvrir quelqu’un d’autre qui nous plaît et nous apporte autre chose dans la vie, sans altérer notre amour des garçons.

L’âge dans la sexualité, sauf pour la pédophilie parce que le jeune vit normalement une période de latence, n’a aucune importance. Que tu te fasses sucer à 13 ans ou à 92 ans, tu ressentiras la même sensation, sauf qu’à 92 ans ça risque de durer beaucoup plus longtemps qu’à 13 ans.

On peut même être à différent degré attiré en même temps par des individus de sexe différent. L’évolution m’a permis de vivre le contraire de ce que croyais. L’important n’est pas le sexe, mais l’individu. Être en amour, c’est d’être bien avec quelqu’un. Je suis parfaitement d’accord avec mon ami Gabriel Charpentier qui m’a appris cette définition. L’amour et le bonheur sont des siamois.

Pédéraste, j’avais une attirance vers les femmes quoique celle pour les garçons étaient beaucoup plus prononcées. Je crois aujourd’hui que cette attirance ne peut pas mourir, mais qu’elle n’est pas nécessairement exclusive. Il faut seulement apprendre à s’accepter comme on est et proscrire toute forme de violence ou de domination. Le sexe ne peut pas être agréable dans la douleur, la violence et sans le consentement de l’autre.

L’autre erreur que j’ai faite dans ma lutte pour la liberté sexuelle fut de croire que les femmes ne pouvaient pas être pédérastes. Quelle stupidité! Les lesbiennes ça existe et elles peuvent aussi être attirées par des jeunes filles parce qu’elles découvrent en elles quelque chose que l’on ne trouve pas chez les adultes. De cette ignorance est né le terme « pédophile » pour éliminer la possibilité que la pédérastie soit une exclusivité masculine.  

Ce terme manque de nuance et va à l’encontre de la charte des droits parce que l’adulte ne respecte pas l’intégrité de l’enfant qui découvre sa sexualité. La liberté ce n’est pas de croire qu’il faut absolument dire non à toutes les avances, mais le choix de dire oui ou non, dès que t’atteint l’âge de consentement. 

J’ai appris en enseignant dans l’Ouest canadien la formule que je trouve extraordinaire face à la sexualité.  «  Tu aimes » ou « tu n’aimes pas ». C’est juste, car en réalité, la sexualité n’est ni bonne, ni mauvaise; mais un mécanisme pour assurer la survie de l’espèce et comme dirait les plus religieux : Dieu a été assez intelligent pour que ce processus soit accompagné de plaisir.

Pourquoi souffrir assure notre salut alors que jouir nous condamne à l’enfer. Probablement parce que cette perception permet de créer deux classes sociales, les bons et les mauvais. 

La sexualité est une question de respect et de responsabilité.

RADIOACTIF 206

novembre 21, 2021

Radioactif  206

20 Octobre 2007

Justice ?     

En 1975, je vivais avec une femme et deux enfants.  Nous respections les principes de Summerhill dont la liberté sexuelle des enfants. 

À notre avis, la nudité n’a rien à voir avec la pornographie et nous appliquions cette conviction dans notre vie quotidienne quand c’était possible. 

Notre garçon, le plus vieux, décida de ne pas donner de chips à ses amis.  Pour se venger, ils dirent à leurs parents que nous vivions parfois nus à la maison.  Nous leur interdisions de venir le matin puisque nous dormions nus. 

La police fut aussitôt alertée.  Les parents étaient hystériques. 

Nous sous sommes ramassés en procès.  Durant celui-ci, un des jeunes témoins vedettes qui m’aimait bien fondit en larmes. « Je ne sais pas si ce que je raconte est ce qui s’est vraiment passé ou si c’est ce que la police veut absolument que je raconte. »

Le premier juge s’est récusé, mais il fallait ma peau pour améliorer les statistiques.  Malheureusement, pour le système, à la fin des témoignages, je n’avais touché personne, mais en participant à un jeu, initié par les enfants, j’avais baissé mes culottes comme ils me le demandaient, dix à trente secondes, le temps de me brasser les fesses et respecter mes croyances. 

Le juge sauta sur l’occasion pour me sermonner à l’effet que ce n’était pas parce que ça se faisait en Europe que je devais éduquer tout le quartier. Il me condamna à trois mois. 

Pendant ce temps, certains de nos chefs politiques faisaient tuer leurs ennemis.  Une belle société!  Et Harper veut nous ramener à ces régimes d’assassins hypocrites.  Trop cons pour lire Freud ! 

20 Octobre 2007     
Martyrs sexuels.   

Attiré par les garçons, c’était facile de savoir s’il était intéressé ou non.  Il y a d’abord les regards et les sourires qui ne mentent pas, puis des signes plus explicites, plus sexuels, plus mâles. 

Même si le jeune est friand de l’aventure plus que toi, il peut se défendre de mille façons en vue d’être déclarés victime. 

Victime, c’est lui que l’on croira.  Particulièrement au Québec, la victime a un statut inatteignable. 

Les catholiques sont friands de martyrs  tant que ce ne sont plus eux

Dès qu’il est question de sexe, ils appellent au martyr; mais tournent la tête dès qu’ils sont pointés du doigt.  Prétendre qu’un adulte (il y a des exceptions) peut faire peur à un jeune ado  c’est mentir effrontément. 

La preuve : POURQUOI les pauvres victimes retournent-elles chez leurs prédateurs?  Les psychologues s’inventent des explications qui n’expliquent rien. En fait, c’est que la victime goûte trop au plaisir pour savoir s’en passer.  Ils prennent leurs « sugar dady » pour des cornets de crème glacée jusqu’à ce que le jeu soit découvert.  Alors, ils s’effondrent sur la place publique.  Ils prétendent qu’ils ont été pris au piège dans leur innocence.  Puis, ils retournent chez leur bourreau dès qu’ils ont un petit besoin de se faire caresser.  

Est-ce qu’un plaisir sexuel est plus grave qu’un meurtre ?  Quel témoin est assez imbécile pour dire qu’il aimait ça quand sa vie est en danger s’il démontre le moindre intérêt? 

Pour boucler « un ennemi de la morale débile religio- bourgeoise, la police pourrait-elle inventer des histoires ou les rafistoler un peu pour les rendre encore un peu plus dégueulasses?  

Pour concevoir une partouze comme un crime sexuel dangereux, s’il n’y a pas violence, il faut déjà avoir l’esprit tordu. 

Radioactif 205

novembre 20, 2021

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19 Octobre 2007

Définir sa sexualité.         

Ma sexualité fut une révélation au fur et à mesure de mes expériences dans la vie.  Au compte-gouttes

Une chose était indéniable : on y trouvait une mine de plaisirs.  Je découvrais le sens,  la profondeur des sentiments ainsi que leurs nuances au fur et à mesure que je vivais une nouvelle expérience avec un lot de nouvelles interrogations. 

C’était bien intéressant de baisser ses culottes, mais plus je vieillissais, plus j’apprenais l’existence de responsabilités jusqu’alors impensables. 

Puisque je travaillais sans arrêt, les réflexions philosophiques se faisaient au ralenti. 

Quand j’étais jeune, on ne parlait pas de faire des enfants, on ne savait même comment on naissait.  On n’avait encore fait aucun lien entre la sexualité et la vie. 

À 17 ans, j’avais tous les éléments nécessaires pour créer un nouvel être.  Des outils que je ne m’étais servi qu’avec des garçons pour découvrir de nouvelles sensations de plaisir.  Étais-je prêt à sacrifier tous mes moments de plaisir à travailler davantage pour prendre en charge une famille? 

Ces responsabilités poussaient en nous tout naturellement comme l’herbe sur le gazon. 

Dans notre temps, les services secrets miliaires n’avaient pas encore entrepris des recherches en Afrique qui accidentellement créèrent le sida.  Le sida serait né durant les recherches pour mettre au point une arme bactériologique pouvant venir à bout des petits Vietnamiens communistes. Le grand singe qui le transportait était bien un homme.  

Je ne sais pas si c’est à cause de l’automne, mais ma foi en l’intelligence humaine est en panne totale.   J’ai l’impression que nous fonçons tête première vers une nouvelle guerre mondiale.

19 Octobre 2007

Silence maudit.     

Le plus grand problème quant à la sexualité que nous ayons connu quand nous étions jeunes, c’est le silence absolu et stupide quant aux vraies choses de la vie. 

Quand à 30 ans , on a jamais osé t’apprendre que le pénis se rapetisse et que la poche (scrotum , c’est pas tellement  joli) se contracte quand tu te laves simplement pour permettre aux testicules de toujours être suspendues , à la même température, pour préserver ses petits spermatozoïdes parce qu’on prétend que c’est un sujet pervers, on vit dans une société malade. 

Qu’y a-t-il de plus beau et de plus mystérieux que cette réaction de notre corps qui dépasse même notre conscience?  Comment peut-on traiter ça aussi mal?  Le rejet absolu du corps? Une chasteté malsaine? 

Sur le plan des individus, la vie était belle.  La nature poursuivait son élan malgré cette folie religieuse de considérer comme abject tout ce qui touche de près ou de loin à la sexualité.  Tout se vivait, mais à la cachette. Une société d’hypocrites. 

La sexualité exprimait merveilleusement notre insécurité devant les sentiments.  On s’arrêtait à l’ombre d’une pensée, car, elle était déjà un péché.  La folie ne tient pas qu’à la schizophrénie.  

Grâce à Harper et son âge de consentement à 16 ans, nous retournons dans ces profondes ténèbres de dédain de tout ce qui est notre corps.  Il nous fait revivre la maladie mentale de nos religions face à la sexualité et nous sommes trop niaiseux pour l’arrêter.   

Radioactif 204

novembre 19, 2021

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18 Octobre 2007

Yvette.

Cette Yvette fut toute une révélation dans ma vie. 

Non seulement elle embrassait, mais elle faisait l’amour comme la guerre.  Elle n’épargnait rien pour qu’on en sorte comblé. 

Cette fougue tenait autant à son besoin de jouir qu’à me montrer comment agir pour que nous parvenions tous les deux au sommet de la félicité en même temps. 

Sa première visite se termina quand elle eut la certitude que ça valait la peine de revenir.  Mais, cette fois,  il fut entendu qu’on louerait une chambre de motel pour être certain de ne pas être dérangés.  Quelle nuit ! 

Je n’aurais jamais cru ça possible. Ça dura toute la nuit.  Le matin, j’en avais mal aux reins. «Je ne ferai définitivement pas un curé.  Péché ou pas péché, c’est bien trop le fun, lui dis-je.  Elle avait l’air troublée et me dit : « Ne viens pas me dire que je suis la première. »– «De cette manière, avec autant de passion oui» 

Je lui fis part de mes rêves et mes intentions passées, en ajoutant qu’elle n’avait rien à se reprocher, que c’était un choix personnel et que ce n’était pas sa faute si j’aimais ça autant.  Ce fut irrévocablement la fin de ma vocation. 

Nous sommes allés manger au restaurant et je me suis plu de faire chanter Édith Piaf ;  « Non, rien de rien.  Non, je ne regrette rien.  » 

Mon initiation à la vie venait de franchir un nouveau stade. Pour la première fois,  j’ai songé au mariage.   

18 Octobre 2007

Roxane.       

Je suis reparti à la conquête d’une autre femme qui serait plus digne d’être la mère de mes enfants.  J’ai rencontré Roxane.  J’ai paradé en habits militaires pour lui faire plaisir.  Nous sommes sortis ensemble quelques fois.  Pas question de toucher à cette Maria Goretti. 

Je rêvais mariage et avenir quand soudain elle me fit une crise me demandant ce qu’elle avait de moins qu’Yvette pour que je ne succombe pas à ses charmes. La bourrasque fut tellement forte que d’un instant à l’autre, j’étais à nouveau condamné au célibat. 

Yvette refit surface en jurant à tous ceux qui voulaient bien l’entendre que j’étais le père de l’enfant qu’elle portait.  Mes amis me mirent aussitôt en garde contre cette nouvelle révélation, disant qu’Yvette en avait que pour mon argent.  Elle abandonna.  Elle me dit simplement « qu’elle viendrait me présenter mon fils quand il aurait 20 ans. ». 

Ainsi,  je goûtais pour la première fois à la jalousie ignoble qui peut exister entre deux femmes.  Parfois,  je me demande si je n’aurais pas dû croire Yvette, même si ce n’était pas vrai.  Elle venait de jeter en moi un désir nouveau : avoir un fils. 

La chasteté n’a jamais su me donner autant de satisfaction que l’action.  Les garçons en étaient qu’encore plus beaux, plus attirants.  Il ne me restait qu’à cesser d’avoir peur et répondre à leurs sourires.  Pouvais-je avoir une aventure qui dure avec eux?  

Si c’était le cas, je devais m’y appliquer?  Comment vivre avec un garçon, sans la mère? Une impossibilité, disait-on, car pour que ce soit possible, il faudrait que la mère te désire, même si elle connaît tes sentiments pour son fils.

18 Octobre 2007

Mauvaise influence.

Yvette a certainement été un baume momentané sur mes plaies d’adolescent.  Si les baisers n’avaient réussi qu’à m’attirer des tourments, Yvette m’acceptait physiquement et m’apprenait à répondre au besoin essentiel de confiance en soi. 

Pour elle,  je n’étais ni laid, ni beau; mais très performant.  Elle avait un cinquième sens lui permettant de s’apercevoir que je m’attachais à elle de plus en plus.  Ça lui suffisait. 

Cette nouvelle assurance se mesura très vite à l’opinion de mes compagnons pour qui je méritais mieux qu’une prostituée, même si je ne lui avais jamais donné un sou. 

Grand sermon sur l’amour.  Le désir d’avoir des enfants.  J’ai finalement cru m’être trompé.  Le plaisir ne pouvait pas durer.  Ce n’était rien sans amour. 

Dans ce nouveau discours, la vocation de père prenait toute sa place.  J’ai commencé à vouloir un petit de moi.  Il fallait que je trouve une fille qui en soit digne.   C’était toujours compliqué avec une femme.

Radioactif 203

novembre 18, 2021

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17 Octobre 2007

La pédérastie.        

Je m’étais rendu à Sherbrooke rencontrer mon directeur spirituel.  Je songeais de plus en plus à devenir prêtre, mais encore plus, je doutais de mes capacités à renoncer aux plaisirs de la chair. 

C’était d’autant plus évident que je n’étais pas juste intéressé aux filles, les garçons prenaient de plus en plus de place. 

Cet amour des garçons étaient cependant très souvent platonique. Même divines, ces occasions étaient rares.   Les rêves suscités par mes expériences antérieures constituaient déjà les plus beaux moments de ma vie. 

Plusieurs croient que la pédérastie se vit surtout dans un lit.  Quelle erreur !  Rien de plus faux. C’est aussi stupide que de croire que la pédérastie est possible s’il y a violence ou si on se sent dominateur. 

Le pédéraste est l’esclave du jeune de qui il tombe amoureux. 

Pour moi, ce fut une passion fougueuse pour la beauté des visages.  Juste les regarder, les admirer m’indiquaient jusqu’à quel point la création est une beauté infinie.  Que dire de leurs regards complices, taquins ?  De la musicalité de leurs rires comme les étoiles du Petit Prince ? De leurs démarches de serpent ?  De leur gentillesse ?  Aussi grisant qu’une tempête de neige. 

La pédérastie c’est continuer d’avoir une âme d’enfant, malgré l’installation des âges dans ton corps.  Garder le goût du jeu et la curiosité de l’autre.  Les plus beaux moments sont ceux où tu as l’impression d’être un enfant.  La magie de revoir et ressentir la vie à travers ce petit garçon que tu fus et qui t’habite encore.. 

L’amour elle-même devient un jeu. 

Défendues, ces rencontres ne sauraient être éternelles malheureusement.

Elles sont des fichiers que tu empiles dans ta tête pour trouver la vie belle.  Une forme de communion à la beauté. 

Puis, un soir, Yvette se présenta pour me connaître.  Nous avons passé au lit.  Mon désir d’être prêtre venait de disparaître à jamais.

17 Octobre 2007

Invitation au lit.      

Bernard et Paulo ont très bien pris à cœur leur mission de dépuceler ce petit journaliste ouvert aux plaisirs nouveaux.

Bernard jouissait de sa popularité de boxeur et Paulo se vantait sans cesse d’avoir toutes les filles qu’il voulait. 

C’est ainsi qu’un jour ils me confièrent qu’ils connaissaient une fille très intéressée à me montrer à faire autre chose que la planche. Tout ce que j’avais à faire : accepter qu’elle vienne nous rejoindre dans ma chambre à l’arrière du bureau, à un tel moment. 

Je n’étais certainement pas pour refuser, mais je ne croyais pas qu’une fille puisse s’intéresser à une échalote comme moi. 

Le soir de la rencontre fatidique arriva.  Les gars passèrent à la chambre les uns après les autres.  Puis, Yvette en sortit en toute vitesse alors qu’il ne restait plus que moi. 

Elle s’approcha de moi et me dit simplement : « Toi, je te verrai quand tu seras seul ». 

Tout n’était pas perdu, mais j’en avais encore, semble-t-il pour un bon petit bout de temps à croire que les plaisirs du sexe se tenaient dans ma main. 

J’ai cru qu’on s’était servi de moi pour organiser une grande partouze à mes dépens.  Chaque trahison féminine justifiait mon intérêt pour les gars.    

L’avenir me prouvera que j’ai tord de penser qu’Yvette se jouait de moi.

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novembre 17, 2021

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15 Octobre 2007

Paradis terrestre.  

Aujourd’hui, c’est le voyage à Montréal pour assister au lancement du programme du parti Néo Rhino. 

Derrière ses allures farfelues, les objectifs ou si l’on veut les valeurs des membres du parti sont des plus valables : créer le paradis terrestre.  Ça me rappelle mon passage comme étudiant chez les Jésuites. 

J’ai alors découvert que tout ce que je croyais ne voulait rien dire. 

La Bible est un livre qui résume l’histoire du peuple Juif à travers une poésie et des images formidables.  Cependant, c’est complètement illusoire de croire au mot à mot comme le font tant de personnes. 

Le délire religieux est du même ordre que la schizophrénie. 

On disait qu’on sera éternellement ce que nous sommes à la seconde de notre mort.  Ainsi, faut-il mourir dans le bonheur pour jouir de la vie éternelle.  C’est apporter un sens à notre existence : on est là pour apprendre à aimer,  pour être plus heureux et reconnaissant de la création. 

Nous vivons pour créer le paradis terrestre.  Plus nous serons des êtres aimants et responsables, plus la terre sera un paradis pour tous.  C’est drôle comme ça ressemble à certains aspects de l’enseignement religieux… sans la folie du péché. 

17 Octobre 2007

Stéphane Dion.     

Comment Stéphane Dion peut-il nous prendre pour des imbéciles assez épais pour croire qu’il ne veut pas d’élections parce que les Canadiens n’en veulent pas ? 

Il vient juste de prouver qu’il sait qu’il n’est pas à la hauteur pour affronter Harper.  C’est loin d’être à son honneur. 

Les libéraux sont tellement vides qu’ils acceptent de se vautrer dans l’hypocrisie pour ne pas faire face à la musique. 

Stephen Harper est un second Bush.  Ses lois sur la sexualité, entre autres, le rendent très dangereux.  Il est tellement dans les culottes de Bush qu’il dit ce que Bush lui-même n’oserait jamais dire, faisant du Canada une autre puissance militaire en devenir. 

Pendant que des millions de gens crèvent de faim, cette horreur nationale rêve d’armée et de pétrole.  Il se fiche complètement du sort de la planète.  Malheureusement, rien ne peut plus l’arrêter. 

Si Dion avait eu le sens politique le moindrement développé, il se serait rappelé que les Canadiens détestent les aplatissements.  Les libéraux prouvent hors de tout doute qu’ils ne croient en rien et ne sont préoccupés que par l’intérêt du parti.  Ils ne peuvent même pas penser être une relève crédible et intéressante. 

Dion me dégoûte complètement.  Il a eu une forte gueule pour s’attaquer au Québec, mais il est assez pourri pour rejeter tout ce en quoi ils croient.  Pauvre Dion !  Il vient de couler les libéraux pour longtemps. 

Plus longtemps Harper sera là avec ses promesses  vides, moins un autre parti politique aura de chance de le déloger.  C’est ce qui arrive quand on est toujours pris pour voter pour le moins pire.  J’ai hâte de voir à Noël si mes « feeling » du printemps se concrétiseront.  Harper est là pour très longtemps, il sera majoritaire aux prochaines élections,  mais il y aura très bientôt des élections au Québec.     ADQ au pouvoir.  Bien du vent.  Heureusement,  je me dépolitise à grande vitesse.

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novembre 16, 2021

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14 Octobre 2007

Masturbation.

En fait, ce dont nous avions le plus peur quand nous étions jeunes, c’était la damnation éternelle, les feux du toujours jamais. 

T’arrives très difficilement à te représenter, dans ta petite tête en ébullition, à quoi ça ressemble l’éternité et l’infini : pas de commencement, ni de fin.  Dieu est un être qui voit tout, entend tout. 

Quand tu es très jeune, le sexe ne t’intéresse absolument pas, sinon de savoir si le pénis de ton voisin est plus long ou plus court que le tien. D’ailleurs, tu ne ressens pas grand-chose de fabuleux dans ces explorations plus que sporadiques.

Tout change quand tu commences à éjaculer. La curiosité se mute en plaisir. Éjaculer est accompagné d’une sensation d’implosion formidable. Mais, cela était un péché mortel.

Aussi. je me masturbais en disant mon acte de contrition parce que je ne voulais pas prendre de chance ; mais j’étais incapable de m’en passer. 

Puis vint la grande question avec l’éjaculation : étais-je l’assassin d’un être potentiel ?  Pas facile de trancher jusqu’au jour où tu apprends que si tu ne te masturbes pas, tu as un rêve blanc érotique qui se charge de te vider le sac si tu ne l’as pas déjà fait. 

Évidemment, on te fait croire que si ça arrive, c’est que t’es tellement rendu cochon, que même tes rêves sont de la pure méchanceté. T’es un monstre, rien de moins. 

Une fois que j’eus expérimenté les rêves cochons, après avoir été sage pendant assez longtemps, j’ai constaté que ces moments sont encore plus délicieux que la vraie vie.  En ce sens, retarder un peu le plaisir pour un plaisir plus grand, c’est un bon « deal ».  Vive la fiction ! 

J’arrivais à des rencontres totalement inespérés dans la vraie vie.  Et, j’ai compris qu’on me mentait.  Le péché sert à nous faire croire que l’on est des êtres perfides, animés par le mal. Ce scrupule sert à te diminuer dans la représentation que tu te fais de toi. Pécheur, tu es un être soumis, un dégénéré.  

C’est un viol de conscience et un abus de confiance total de la part des adultes que de prétendre protéger les jeunes contre les abus sexuels. Pour le jeune, sauf le plaisir, à moins d’avoir un partenaire violent, ce n’est que pur plaisirs.  

Je ne comprenais pas pourquoi personne n’en parlait, pire on ne semblait même pas s’en rendre compte.  Je voulais absolument être sauvé.

Du gars culpabilisé, je suis devenu le gars révolté. 

J’étais un masturbateur compulsif, mais, eux, ils étaient des écœurants obsédés en essayant de nous laver le cerveau avec leurs scrupules et leurs mensonges. 

La confession a servi aux prêtres d’identifier sans problème ceux qui aimaient bien les péchés de la chair.   C’est plus facile et moins dangereux pour préparer tes avances à ceux qui te plaisent.

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novembre 15, 2021

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14 Octobre 2007

Poésie / enseignement.  

Quand j’ai enseigné les jeunes aimaient tellement la poésie, à Percival, à Val-d’Or,  qu’ils ont organisé une soirée complète de poésie.  C’était drôle, car certains voulaient encore plus que moi démontrer leur appartenance au Québec. 

La directrice d’alors, une libérale obsédée par son allégeance au Canada, ne voulait plus que l’événement se reproduise sous prétexte que ça avait été trop politisé.  J’avais pensé mettre des drapeaux du Québec pour calmer l’ardeur de certains jeunes, mais ils sont apparus drapés du drapeau du Québec. 

Les textes étaient très bons et très peu touchaient à la politique.  Les jeunes préfèrent parler de leurs sentiments, ce qui rend la poésie très populaire auprès des jeunes.  Tous ou presque aimaient ça. 

La pire chose qu’on a fait dans l’enseignement du français, ce fut de dénigrer la poésie. 

À un autre moment, on avait invité les jeunes à participer à un concours de nouvelles littéraires.  Alors qu’on me demandait des textes d’au moins 20 pages, on accepta que la nouvelle littéraire des jeunes puisse être très courte. 

En fait, quand le livre est paru, les jeunes ont assisté au lancement.  Mieux les critiques les ont si bien accueillis qu’ils disaient nettement préférer les écrits de ces jeunes à ceux de leurs professeurs. 

Quand j’ai commencé dans l’enseignement, j’étais super excité par l’intelligence des jeunes alors que les vieux profs priaient pour obtenir une maîtrise afin de pouvoir quitter les classes et se retirer comme fonctionnaires au Ministère de l’Éducation.  Ils ne pouvaient plus endurer les jeunes. 

Je me suis dit alors que le jour où je commencerais à réagir négativement aux jeunes,  je prendrais ma retraite.  Quant à moi, il est impossible d’être un prof si tu n’aimes pas les jeunes.  En ce sens, ma pédérastie m’a beaucoup aidé. 

Sincèrement, je crois que je n’aurais jamais été un aussi bon prof si je n’avais pas été pédéraste.


14 Octobre 2007

Poésie de jet 1.      

J’ai inventé le terme «poésie de jet» pour échapper à la critique, car on n’aimait pas ce que je faisais. 

Pour certains, la poésie se doit nécessairement d’être ludique. 

En d’autres mots , elle ne doit rien dire et rien signifier qui puisse être vu comme un message politique ou social.  Il faut utiliser un langage que pas un chat ne comprend de manière à camoufler le vide de la pensée de certains textes. 

Puisque je voyais la poésie comme un cri,  je ne pouvais pas prétendre à la poésie, alors j’ai inventé un terme pour identifier ma poésie. 

Poésie de jet ne signifie absolument pas une éjaculation comme certaines le voient maintenant après 40 ans d’usage.  Je n’ai jamais pensé ni de près, ni de loin à la sexualité quand j’ai commencé à appeler ma poésie ainsi. 

La comparaison qui m’a amené à ce choix était entre le volcan et le geyser.  Le cri laborieux ou non.

Je constate qu’il y a des gens plus obsédés que moi, mais du côté pudeur.  On voit du sexe là où il n’y en a même pas. On devrait plutôt parler de scrupules obsessionnels. Une maladie des féminounes québécoises.

Depuis que j’ai commencé à écrire de la poésie, j’ai toujours eu une bande de détracteurs me répétant que je ne suis pas un bon poète, que je suis un écrivain qui n’en vaut pas la peine. 

J’avais décidé de faire un  livre résumé des principales étapes dans ma vie émotive.  Et, de laisser à jamais la poésie.  

Parfois, je me demande pourquoi il ne serait pas ainsi de toute l’écriture ?  Je trouve ça emmerdant de devoir nager dans toutes ces formes de jalousies.

14 Octobre 2007

Poésie de jet 2.      

La poésie de jet se veut l’expression d’une émotion et non une fabulation à travers les symboles de l’inconscient. 

Je considère que la poésie doit absolument tenir compte de sa musicalité et de ses images.  C’est un texte qui concentre toute son énergie dans l’expression des émotions.  Cette poésie permettait l’usage de l’humour et punch. 

D’ailleurs, Gilbert Langevin disait que ce qu’il aimait dans ma façon d’écrire, c’était le punch à la fin de mes textes. 

Je ne suis pas le seul de ma génération à avoir écrit de cette façon.  On écrivait en voulant dire quelque chose.  La poésie ludique me semble plus féminine, plus attachée à la forme qu’au fond.  Personnellement je ne crois pas dans la poésie qui ne veut rien dire et qui charrie très péniblement les sentiments. 

J’aime aussi cette poésie qui fait rêver, mais je ne crois pas que ce soit la seule poésie qui existe.  Ma poésie de jet, c’est ce qui plaît aux jeunes.  Elle leur parle. La poésie, adoration de ton nombril, utilisation de grands mots pour paraître savant est celle qui peut se vanter de tuer la poésie.  Elle répugne les jeunes.  Dommage ! 

Je pourrais ajouter depuis : c’est aussi pour cela que les jeunes adorent le «slam», ce n’est pas une expression d’universitaires qui veulent se surprendre de la profondeur de leur vocabulaire.  Du narcissisme intellectuel.

Radioactif 199

novembre 14, 2021

Radioactif  199

13 Octobre 2007

Nos bigots. 

Nos bigot(es) ne savent pas ce qu’ils veulent et ce qu’ils disent.  Certains(es) ont même essayé de nier l’histoire et de nous faire croire que la pédérastie n’a jamais existé en Grèce antique. C’était même un phénomène de la vie publique.  Marguerite Yourcenar a très bien répondu à ses faussetés. 

Une autre des faussetés est que toutes les victimes vont devenir les futurs agresseurs.  Rien de plus stupide dans bien des cas. 

Si c’était un automatisme vrai, il faudrait tenir notre nouvelle martyre nationale,  loin des enfants, car elle a toutes les chances du monde de les initier aux jeux de son enfance.   Bien des jeunes m’ont raconté avoir été initiés par leur gardienne.  L’agressé devient agresseur…  C’est une possibilité.       

Chaque individu est un cas particulier, forgé par sa nature et son environnement. 

Si le cerveau peut se modifier à l’adolescence, dans une ambiance de sérénité et d’estime de soi, pour permettre de revivre le bonheur, l’équilibre, pourquoi n’en serait-il pas ainsi pour les questions sexuelles?

Le plaisir marque-t-il les individus plus que la souffrance ? Combien de personnes ont souffert lors d’une première expérience sans violence, sans domination, par amour et par plaisir? 

L’atmosphère de peur que l’on crée pour tous ceux qui entourent un jeune (le père peut être incestueux, l’oncle est pédophile, l’étranger est un dangereux maniaque) n’est certainement pas propice à créer un milieu sécurisant, un des premiers jalons nécessaires à la sécurité intérieure et au bonheur. 

Mais, cela fait partie du vocabulaire pour combattre les mâles et le patriarcat.  Faudrait arrêter de charrier le monde.  Souvent,  la seule violence qui existe naît des termes légaux. Faut bien qui se passe de quoi pour justifier le travail des policiers, des avocats et des juges. 

Pourtant, la drogue effectue des ravages bien plus graves pour notre avenir que la pédérastie, mais on en discute pas parce que les journaux n’en parlent pas

Les média d’information sont nos nouveaux papes ou plutôt les nouvelles papesses.

13 Octobre 2007

La mémoire.           

Je m’aperçois une fois de plus que je commence à perdre la mémoire. 

Cependant, je vais décrire ce dont je me rappelle au meilleur de ma connaissance.  Ce que l’on peut lire sur la mémoire et la plasticité du cerveau est phénoménal. 

Le cerveau est un organe tellement phénoménal et développé qu’il réussit à effacer les mauvais souvenirs afin de maintenir un certain équilibre. 

Dans mon cas, si cet organe conserve surtout tout ce qui fut agréable, les souvenirs des meilleurs moments de ma vie sont presque tous sexuels.  C’est à rougir. 

Même si je ne suis pas un scrupuleux de nature,  je ne me promènerais pas les fesses à l’air sur la rue Sainte-Catherine pour autant.  Question d’équilibre. 

Je suis bien prêt à raconter des brides de ma vie, comme me l’avait suggéré Gilbert Langevin, mais je ne vois pas ce qui peut intéresser les gens, sauf la particularité que j’ai goûté à bons nombres d’expériences sexuelles et j’arrive à en parler avec une certaine décence. 

À mon avis, mes expériences politiques ont été bien plus marquantes, pour moi, du moins.  Remplir ainsi son blogue, ça ressemble à une séance publique de psychanalyse.  

Radioactif 198

novembre 13, 2021

Radioactif 198

13 Octobre 2007

Parler, ne pas parler.       

Si tu ne dis pas que t’es pédéraste, t’es un hypocrite et un menteur.  Dès que ça se sait, du jour au lendemain, tu deviens le pire trou de cul du monde.  Personne ne veut plus te voir et te parler. 

Pourtant, quand les gens te voyaient avec ton jeune, ils reconnaissaient nécessairement qu’il était très heureux d’être avec toi.  Si, au contraire, tu oses raconter ton expérience, là, t’es encore bien plus trou de cul : tu te cherches un serin.  Tu te sers de ta franchise pour pervertir l’univers. 

La vérité, c’est que ce sujet est trop émotif pour être discuté rationnellement. 

La vérité, c’est que la relation entre d’eux personnes ne regardent personne d’autres, à moins qu’une des deux personnes n’aiment pas la forme que ça prend et qu’elle décide d’en parler ou de demander de l’aide.  Un cas tout à fait différent. 

Si les parents méritaient la confiance de leurs ados au lieu de jouer à l’Inquisition, les jeunes n’hésiteraient pas une seconde à leur confier leurs problèmes quand il y en a un. 

La Charte des droits garantit le droit d’expression, mais on vit encore comme à l’époque de la censure, dès qu’il est question de pédérastie que l’on confond avec pédophilie. 

La Charte est supposée protéger les jeunes contre la discrimination d’âge, mais les autorités ont décidé que la charte ne s’applique pas dans le contexte sexuel?  Protection ou domination ?  Il faut les protéger du plaisir et d’aimer ça. 

Bien évidemment, il y a encore parfois de la violence et de la domination. Ce n’est pas un fait à négliger et il faut le combattre. 

Cependant, je demeure convaincu que le jour où notre société combattra la violence avec autant d’acharnement que la sexualité, le monde viendra de commencer à se transformer et devenir respectueux de l’être humain. 

Y a-t-il abus quand un pays en envahit un autre au nom du pétrole ou de son dieu ?  Ces meurtres ne sont-ils pas pires qu’une fellation ?  N’y a-t-il pas là un transfert dangereux des valeurs ?   Au lieu de m’empêcher de publier, on devrait apprendre à discuter de la sexualité en dehors de l’émotivité.

13 Octobre 2007

Les photos sur les poteaux.     

On veut mettre la photo, le nom, le numéro de téléphone, l’adresse des pédophiles sur les poteaux pour mieux les faire connaître. (J’ai un harceleur qui m’appelle fréquemment pour me menacer. Il a commencé en me parlant de Richard Martineau avec qui je communiquerais fréquemment par téléphone, ce que je n’ai jamais fait) 

Et, on refuse de discuter publiquement de la nuance entre pédophile et pédéraste. 

Une phobie aux proportions maladives de la chasteté avant tout. 

Pourtant, depuis 1968, j’écris que je suis pédéraste et on fait maintenant une campagne de salissage pour me priver du droit d’écrire et de parler parce que j’informe sur la pédérastie, en dehors du discours officiel. 

Je n’incite personne à devenir pédéraste parce que c’est impossible.  Tu ne choisis pas ton orientation sexuelle,  tu la subis ou tu la vis positivement. 

Dans le monde de fou dans lequel on vit actuellement, où tout est argent, être pédéraste et encore pire pédophile, c’est prendre un ticket direct pour le suicide. 

Nos bonnes âmes pour faire prévaloir leur morale sont prêtes à te forcer à devoir te suicider car ils te rendent la vie intenable.  Belle charité !

13 Octobre 2007

Québec tolérant ? 

Notre Québec tolérant, ancré dans la charité la plus absolue, ne veut pas que tu travailles, que tu te promènes parmi les gens, que tu aies de l’argent, que tu parles de ton expérience à part de la décrier parce qu’on en a peur. 

La pédérastie est encore un tabou.

Ce qui se passe vraiment on s’en fiche. L’important c’est que ça n’existe pas.  L’hystérie de la virginité et de la chasteté est tellement profonde en nous que d’oser dire comme Freud que les jeunes sont sexués, c’est risquer à la rigueur de se faire tuer. 

C’est cette hypocrisie, cette paranoïa collective axée sur la peur de son corps que je dénonce dans certains de mes livres. 

J’espère juste pouvoir en survivre et surtout ne pas nuire à ceux qui me connaissent, car une des grandes folies est : dès que tu connais un pédophile, t’es un pédophile,  si t’arraches pas ta chemise sur la place publique pour le dénoncer. 

Je préfère ma marginalité à celles des dirigeants des pays qui tuent pour se maintenir au pouvoir.  Leur main est celle de la mort, la mienne du plaisir.  À ma connaissance, tous les jeunes que j’ai connus m’ont dit qu’ils ont vécu les plus belles années de leur vie avec moi.   Et,  j’en suis fier.

La trans-partisanerie

novembre 12, 2021

Le parti féminoune

12 novembre 2021

Parce que trans- partisan, le féminisme woke (féminoune) est le plus grand et le plus efficace parti politique du Québec.

Radioactif 197

novembre 12, 2021

Une erreur.

Radioactif 196

novembre 12, 2021

Radioactif 197

12 Octobre 2007

Un tueur, inventeur.         

Parmi les choses qui m’ont frappé alors que j’étais à Lac-Mégantic, au début des années 1960, ce fut l’histoire d’un avocat de Québec qui vint nous raconter comment son client, un petit chef de pègre à Québec, était devenu riche grâce au commerce des peanuts et pourquoi il avait été pendu en prison.

Ce n’est pas cet aspect qui m’intéressa fortement, mais le fait qu’il avait découvert le cinéma parlant avant tout le monde

Il s’était rendu à New York pour faire connaître son invention et il se l’est fait voler. 

J’étais ravi d’apprendre qu’un Québécois avait été le premier à posséder le secret du film parlant.  Il parait qu’il donnait des représentations dans les cours de Québec avant même qu’on en entende parler sous une forme commerciale. 

Mes investigations ne donnèrent rien quoiqu’elles laissent un petit goût de curiosité inassouvi.  C’était avec Mandrin, le deuxième bandit à éveiller en moi un courant de sympathie. 

Lui,  je ne le trouvais pas vertueux, mais intelligent.

Il pourrait dire comme moi : je ne veux pas être jugé pour ce que je suis, mais pour ce que j’ai fait.

Radioactif 196

novembre 11, 2021

Radioactif 196

12 Octobre 2007

Procès pour viol.  

Je préconise des changements dans nos lois depuis la fin des années 1960. 

Je ne comprends pas que tu sois persécuté durant toute ta vie pour un attouchement sexuel, une caresse, une masturbation, voire même une fellation, si les personnes concernées directement sont consentantes et qu’on a eu du plaisir ensemble. 

On a beau faire croire que 20 ans après tu souffres encore de remords, que tu sois encore plus déchiré que jamais, mais c’est alors le contraire du fonctionnement normal du cerveau que l’on nous fait avaler. 

Peut-être que si tu vies dans un monde de bigot que tu te sentiras accusé à toutes les fois que quelqu’un parlera de maudits cochons dès qu’il est question de sexe comme si la sexualité était quelque chose d’anormal chez un être équilibré. 

Tous les procès d’ordre sexuel devrait s’en tenir à : Étiez-vous consentants ?  Y a-t-il eu violence ou domination ?  Avez-vous aimé ça ?  Y a-t-il eu des conséquences négatives ?  Le reste ne regarde personne.  C’est du voyeurisme de bas-étage. 

C’est toujours facile de juger les autres et de les condamner , mais c’est le contraire de ce que l’Évangile nous a appris et de ce que prétendent vivre nos grandes « âmes de la pureté».  Le commandement de base de la foi, c’est l’amour.  «Tu ne jugeras pas les autres ». 

Et pourtant, l’approche de la sexualité au Québec nous invite à vivre le contraire de cette fraternité.  Il faut dénoncer pour se venger et plus l’accusé est riche, plus il faut le faire. Le système judiciaire est devenu la branche du woke féministe que j’ai baptisé féminoune.

Il est urgent que le Québec revoie, non seulement à travers l’Église, mais la science, ses connaissances en matière de sexualité. 

Nos bigotes prendraient peut-être le chemin des psychologues. Elles apprendraient au moins que c’est normal de connaître du plaisir à travers les gestes sexuels

La sexualité est à la base de la construction de ta personnalité dès ta prime enfance. Elle est ni bonne, ni mauvaise, elle est essentielle à la survie de l’espèce.  

12 Octobre 2007

Un viol.        

Un autre fait m’a marqué quand j’étais journaliste à Lac-Mégantic.

.Je couvrais bien évidemment les procès et  j’ai été vivement secoué par une histoire de viol.  Je trouvais hallucinant, même si j’étais un garçon, de voir la fille en pleurs obligée de raconter tous les détails morbides pour faire condamner son agresseur.  Il arrivait même souvent que c’était cette pauvre femme qui semblait l’accusée. 

Elle levait la jambe trop facilement.  Elle était trop alléchante, etc. Je dirais même que c’était révoltant. 

Un viol, ce n’est pas un jeu sexuel au cours duquel les deux se sont amusés.  Le gars l’avait sauvagement battue. 

Je n’ai jamais compris et j’espère ne jamais le comprendre ou le ressentir comment un individu peut jouir quand il voit son ou sa partenaire en pleurs ou blessé.  Il me semble que de voir l’autre malheureux (se) c’est assez pour ne pas pouvoir bander. Excusez, mais je ne peux pas le dire autrement.  

Il ne faut pas être normal pour jouir en frappant l’autre. 

Je n’ai pas ce besoin sadomasochiste.  Heureusement ! 

Le gars a été condamné et je dois avouer en très mauvais chrétien que je n’avais aucune peine pour lui. 

Pour moi, il est impossible de vivre une expérience sexuelle enrichissante, si elle ne conduit pas à l’amour, si elle ne fait pas appel à la générosité. 

C’est pourquoi bien des pédérastes se sentent bien plus souvent exploités qu’aimés.

Sexe et violence sont des contraires irréconciliables. 

Moi aussi, je fus à cette occasion, un chrétien hypocrite. Je n’avais aucune miséricorde envers l’accusé.

Honte à M. Legault!

novembre 10, 2021

En refusant de soumettre les cégeps à la loi 101, M. François Legault, premier ministre du Québec,  consacre la Louisianisation du français en Amérique.

Pas étonnant que les hommes d’affaires fassent des discours en anglais seulement, ils veulent montrer aux « aborigènes québécois » que l’anglais est la langue du patronat partout sur terre.

Honte à M. Legault ! Nous seulement il ne fait pas l’indépendance du Québec, mais il permet que l’on tue le français en acceptant les méthodes du rapport Durham. Il consacre la folklorisassions du français au Québec.

Radioactif 195

novembre 10, 2021

Radioactif  195

12 Octobre 2007

Daniel Johnson, père.     

À Lac – Mégantic,  je couvrais une conférence de Daniel Johnson, père, à l’hôtel Queen. Elle n’existe plus. Un membre de son équipe m’a remis de l’argent, sous la table.  Y paraît que ça se faisait couramment.

Vexé, je demandai à M. Johnson de venir me rencontrer au bureau de La Tribune qui se trouvait juste de l’autre côté de la rue. 

Quand il se présenta, je me permis de le sermonner contre le fait que l’on avait essayé de m’acheter.  Je lui remis l’argent en lui soulignant que ses pratiques ne changeraient rien à mon article. 

M. Johnson, tout en disant comprendre mes scrupules, se montra tellement gentil que j’ai vite oublié l’événement. 

Il en fut tout autrement pour La Tribune affolée d’apprendre que j’avais convoqué le Chef de l’Opposition dans notre bureau qui faisait vraiment sec. 

On ne voulait pas que le sérieux du journal soit jugé à partir de l’allure de son bureau.  « Avec lui, a-t-on conclu, on ne sait jamais.  Il pourrait tout aussi bien y amener le premier ministre.» On déménagea. Heureusement, j’y avais encore ma chambre. 

Le nouveau bureau était situé près du chemin de fer, il me semble, près de la station de police, de l’autre côté.  Le local a été détruit avec l’incendie lors de la tragédie, la semaine après que j’eus amené mon ami Jacques, voir où se situait ce bureau.

Mon rapport avec les premiers ministres fut aussi une très belle expérience. 

J’ai toujours regretté d’être à couteau tiré avec Robert Bourassa. Il ne le saura jamais, mais je l’aimais bien, sauf en politique. Il était trop fédéraliste pour moi. Et, ses promesses prenaient une éternité à se réaliser. C’est quand même un bon souvenir que de te rappeler que le premier ministre te citait dans des conférences de presse.

12 Octobre 2007

Les valeurs.

Pour moi, l’égalité entre les humains va de soi.  Ça existe depuis toujours.  L’homme est un animal.  Je ne vois pas la différence en importance entre moi et un chef d’état ou n’importe quel autre individu. 

Selon l’Évangile,  rien n’est plus digne que d’être le serviteur de l’homme.  On a tous un bout de chemin à faire dans la vie, certains le feront dans la gloire ; d’autres ignorés de tous comme moi, simplement parce que j’ai osé dire que jeune j’étais pédéraste. 

La loi des lois, celle qui dépasse toutes les lois, toujours selon le christianisme est : «Aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu ». 

Pas sûr que nos grands moralistes réfléchissent sur cette grande vérité. 

Les religions sont des usines à produire toutes les formes de discriminations au lieu de nous apprendre à nous aimer.  Un poseur de briques est aussi important dans notre société qu’un premier ministre.  Chacun a un rôle à jouer.  La valeur humaine est inhérente à son existence.  Tout humain est bien plus important que n’importe quelle somme d’argent. 

Quand j’étais petit, c’était ainsi.  Sauf, qu’aujourd’hui on accorde plus de valeur à un pénis qu’à la vie elle-même.  Il y a des névrosés, trop occupés par le sexe ; et il y a les psychosés, les bigots. 

Personnellement, je préfère être névrosé.  C’est plus le fun. 

Mais, la sexualité dans ma vraie vie occupe peu d’espace, sauf chez les bigots qui s’occupent de tout ce qui se passe dans le pantalon du voisin ou de la voisine.  Ils ont tellement de choses à surveiller qu’ils oublient de vivre.  De vraies machines de médisances ou de calomnies.  De quoi rendre la vie chiante au bout. 

Pour moi, les vraies valeurs pour lesquelles j’étais même un peu fanatique étaient : la vérité, l’authenticité et l’honnêteté.    J’étais prêt à mourir pour ces valeurs.  Elles ont joué un rôle déterminant pour le jugement que je porte sur la vie politique que j’associe de plus en plus à l’hypocrisie et à l’exploitation.

Radioactif 194

novembre 9, 2021

Radioactif 194

11 Octobre 2007

Bernard et Paolo. 

J’ai été pris sous l’aile de l’armée parce que j’arrivais grâce à mon intérêt personnel, à faire grossir le nombre des adhérents.  Les records des campagnes d’inscription se succédaient.

Quand j’étais plus jeune, j’aurais bien aimé qu’il y ait des scouts à Barnston.  Je ne sais pas si c’est avant ou après avoir découvert l’étendue de mes désirs pédérastes, mais l’existence de ce mouvement a dû être un petit sacrifice. 

À Lac-Mégantic, ils existaient certainement déjà, mais j’étais beaucoup trop occupé pour être envahi par ce désir.  Il y avait certes quelques petits soldats et quelques camelots qui me faisaient rêver, mais je n’avais pas le temps de chercher à épancher mes fantasmes.  J’étais plutôt absorbé par mon désir de produire de nombreux articles et si possible remplir une page complète du journal quotidien, ce qui ne se faisait pas très souvent, mais ça devint un concours interne personnel. 

Lac-Mégantic est une charmante petite ville.  Au début, j’ai l’impression que je m’y ennuyais beaucoup.  Puis, j’ai rencontré Bernard et Paolo.  Le premier faisait de la boxe et le second, de la mécanique.  C’étaient de bons vivants.  J’ai appris à apprécier la vie…

11 Octobre 2007

Égalité : homme = femme.

Qu’on le veuille ou non, l’idée de déclarer noir sur blanc dans la Charte des droits de la personne que les hommes et les femmes sont égaux, c’est très bien.  Il faut même se demander pourquoi on n’y avait pas penser avant. 

Les féministes diront que toutes nos institutions sont de fabrications mâles et que les mâles sont de par nature des prédateurs ou des dominateurs.  Les hommes diront que les femmes conduisent tout le monde par derrière tout en se lamentant de ne pas avoir accès au pouvoir.  En fait, tout le monde va montrer l’autre du doigt. 

On oubliera facilement que si tout est le fruit de notre civilisation judéo-chrétienne.  Le pire ennemi de la femme, c’est certainement la sexualité dans les religions.   Toutes les religions sont misogynes, en partant.  Un des meilleurs livres sur le sujet est certes Le pouvoir de l’horreur.  On oublie qu’en 1789, la révolution française a eu l’audace elle de déclarer que tous les êtres humains sont égaux.  WOW ! Pas mal plus fort. 

Contrairement aux religions qui croient que nous sommes des anges déchus, on a statué qu’un humain est égal à un autre par le simple fait d’être humain. 

À partir de ce principe, on devrait croire que tous les hommes et toutes les femmes (faut bien le dire pour ne pas avoir de crises de jalousie) sont d’une seule et même nature, l’une n’étant pas mieux que l’autre.  Aussi,  si on pousse le raisonnement, on devrait statuer que tous les humains ont droit de vie et condamner sans détour la peine de mort légale et illégale. 

Si on ne se tue plus entre humains, l’industrie militaire et son complexe industriel s’effondre.   Où  faut-il investir pour que le système puisse subsister ? 

Dans le bien-être des individus, en leur reconnaissant le droit à un minimum qui leur permet d’être dans la grande course au bonheur, une course d’endurance, d’authenticité, d’obstacles, de plaisirs et surtout d’amour. 

Mais, si on regarde ce qui se passe pour de vrai, on constate que les puissants de ce monde, pour augmenter leurs profits et leur puissance, organisent encore des guerres.

Oui l’égalité, c’est vrai quand c’est concret.  Tous les individus sont portés à penser, après avoir bien philosophé, qu’ils sont bien meilleurs que leurs voisins. 

Si l’égalité des femmes est définie par les féministes, par exemple, il faudra peu de temps pour que les hommes et les garçons soient castrés et qu’enfin nous vivions sous leurs règles.

L’égalité hommes-femmes existe en principe depuis le début de l’humanité, il serait temps qu’on la définisse et qu’on se rende compte qu’elle ne peut exister sans l’égalité sexuelle : tu es le seul maître de ton corps et de ton esprit. Un être responsable.

11 Octobre 2007

Le temps d’un mot.          

En dehors des grandes formules ronflantes, il faut dire que l’égalité ne dure pas longtemps.  Juste dire : les hommes et les femmes sont égaux, c’est déjà un problème. 

Dans Réjean, je disais que le problème c’est le «mot». 

N’est-ce pas un bon moment de «ploguer», un petit livre d’à peine 27 pages, une lettre d’amour à Réjean.  Ce petit livre fut payant parce qu’elle a été lue sur les ondes de Radio-Canada, dans le cadre des Ateliers de l’inédit.  Payant aussi parce qu’on l’avait mis à l’étude au Séminaire de Sherbrooke.   Certains professeurs s’en sont servis pour sa poésie, en disant qu’il s’agissait d’un père qui parle à son fils.  Ce qui dans mon cas est très près de la vérité, car ma pédérastie (ne pas confondre avec pédophilie) ressemble étrangement à la paternité.       … 
 
Doit-on dire égaux ou égales ?  Juste prononcer le mot, c’est être sexiste.  Il n’y a peut-être pas que les pédophiles qui ne savent pas parler à une femme. Nous sommes peut-être égaux, mais différents.  Quand on prend plus pour une certaine différence, qu’on le veuille ou non, on est déjà dans un des deux camps.  Sauf que si l’on croit à l’autonomie personnelle, individuelle et responsable, à ce moment-là,  tu vies ta vie comme tu le veux, tant que tu n’es pas violent que tu respectes les autres (Se caresser quand les personnes impliquées sont consentantes est un profond respect). 

Ce n’est plus une question de sexe ou d’âge,  mais d’être un «humain», point à la ligne.  On est encore loin de la notion sociale de l’égalité.  L’égalité serait-elle finalement un équilibre ?  Bouddha serait content.  Lui et la tension de son arc.

Radioactif 193

novembre 8, 2021

Radioactif  193

10 Octobre 2007

L’armée.

Quand je suis arrivé à Lac-Mégantic comme journaliste, armé de mes 17 ans, je ne connaissais pas grand-chose ; mais je prenais mon nouveau métier très au sérieux. 

À ma grande surprise et, à la leur aussi, je me suis beaucoup intéressé aux exercices de la réserve du régiment de la Chaudière. Je me pointais dès qu’il y avait une nouvelle activité. 

Au début, je me souviens du caporal Ti-Will qui ne m’aimait pas du tout.  Je crus en venir au poing avec lui ; mais mes réparties cinglantes lui plurent et nous devînmes de très grands amis. 

Je me suis si souvent rendu faire des reportages sur l’armée que pour me récompenser on m’intégra.  Eh oui ! Je me suis enrôlé. 

Un jour, un officier supérieur vint à Lac-Mégantic.  Quand je lui fus présenté, j’ai tout fait de travers ; mais, l’autre officier, lui fit remarquer que le recrutement bénéficiait tellement de mon intérêt pour l’armée que ça n’avait pas d’importance que je sache ou non les règles du protocole. 

Quand il fut temps de participer à une parade parce que je voulais essayer ça, un des caporaux fut assigné à préparer mon linge et à cirer mes boutons et mes bottines.  Ma réputation fut telle qu’un officier supérieur souligna sans retenu qu’il était bien dommage que je ne sois pas de Lévis. 

J’étais très fier de mon appartenance à l’armée. 

11 Octobre 2007

Une bonne bière.  

La première fois que je suis allé à l’hôtel avec Paolo, le serveur était nul autre que mon bon ami, le caporal Phil.  Quel hasard !  Bien évidemment, j’ai aussitôt reçu ma grosse bière.  Quant à Paolo,  il eut beau s’obstiner, faire valoir qu’il avait 26 ans, rien à faire. 

«Pourquoi sers-tu le jeunot, il n’a même pas l’âge nécessaire pour entrer à l’hôtel?  — Voyons donc, c’est le plus vieux de la gang! » Rétorqua Phil.  Paolo avait absolument raison, j’étais mineur. 

Paolo a dû se rendre chez-lui chercher ses cartes pour avoir sa bière.  Il fulminait.  La rencontre de ces deux gars a changé littéralement ma vie d’alors. 

J’avais dorénavant des partenaires pour me déniaiser.  J’adorais prendre un coup de temps en temps.  Et, mes deux nouveaux amis avaient le pantalon brûlant dès qu’ils voyaient une fille.  La bosse apparaissait aussitôt et leur compassion se déversait sur mon inexpérience.  

Me sortir de ma situation de puceau  devint vite une mission pour eux : ils devaient m’accoupler d’urgence.  J’offrais aussi une opportunité de qualité : on pouvait se servir de ma chambre pour les grandes occasions.  Il ne restait plus qu’à trouver la fille qui voudrait bien glisser dans mon lit. 

Radioactif 192

novembre 7, 2021

Radioactif  192

09 Octobre 2007

Sexualité = ignorance.    

Je n’en reviens pas de l’ignorance des Québécois (es) dès qu’il est question de sexualité.  Ça conduit au mépris.

Pourtant, je devrais comprendre : on a jamais voulu que l’on comprenne, voir même que l’on essaie d’apprendre autre chose que la rengaine cléricale sur comment se comporter envers notre sexualité.  C’est pourtant la base fondamentale de nos émotions, dans notre vie de tous les jours. 

Ainsi, on peut accuser qui que ce soit, de quoi que ce soit, parce que personne ne s’entend à savoir de quoi on parle.  On ne fait plus la différence entre un crime violent et un attouchement qui marque un manque de savoir-vivre. On essaie même de nier que l’âfe de consentement était à 14 ans au Québec.

Évidemment, ceux qui pourraient apporter des points de vue intéressants (psychanalyste, psychologues, etc.) ne veulent rien dire.  Ils perdraient leur droit d’exercer s’il reconnaissait ce que je dis.

S’ils admettaient que la sexualité ne fait pas bobo, que ça nous marque psychologiquement beaucoup moins que la pudibonderie qui nous culpabilise et nous détruit, ils risqueraient de perdre une bonne partie de leur clientèle et surtout leur droit d’exercer.. 

Ce genre de procès (AAACE) se perpétue depuis l’article de Richard Martineau, dans le Journal de Montréal.  Je lui ai fait parvenir environ neuf pages de textes dans lesquelles je lui réponds  et qui ont été censurés par Windows puisqu’on a m’a enlevé ma page personnelle. Quel esprit démocratique ! 

Je ne veux pas devoir porter plainte à la Justice contre M. Martineau pour diffamation, mais …

Il n’y a pas que le voile que l’on ne prend pas au Québec, mais tout ce que les nouveaux curés des médias nous disent sur la sexualité.  C’est surtout vrai chez les femmes à qui on renvoie le même sermon que celui que l’Église leur servait : la sexualité, c’est sale.  C’est pour les cochons. 

Pensez ainsi, c’est malade.  Quant à moi, je ne peux pas écrire et cacher une expérience aussi importante dans ma vie.

Si je ne me trompe pas, on vient de déconnecter mon carnet sur Centerblog.  Et on vous crie que la liberté d’expression existe. C’est ça l’hypocrisie woke.

Radioactif 191

novembre 6, 2021

Radioactif 191

09 Octobre 2007

Nouvelle inquisition.       

Je vous livre un courriel que vient de m’envoyer la présidente de l’Association des auteures des Cantons de l’Est. Ça démontre bien jusqu’où on peut être bas au Québec (elle n’exprime que l’opinion qu’on lui a demandé de me faire parvenir, j’imagine)…  

« Je n’ai pas la tâche facile.  Hier soir avait lieu les délibérations concernant les Prix littéraires.  Le jury a fortement dénoncé votre titre -Poésie de jet- disant qu’il s’agissait de pédophilie.  Je suis donc allée sur internet chercher des informations sur vous.  D’abord le titre que vous soumettez a déjà été publié en 1968,  de plus des titres comme  Laissez venir à moi les petits gars et Aimer les petits gars, féérie du monde adulte, Sortir) confirment leurs doutes.  Vous me voyez dans l’obligation de vous interdire de participer à notre lancement collectif et à nos séances de signature.  À notre prochaine rencontre du Conseil d’administration de l’Association des Auteures et des auteurs des Cantons de l’Est, nous nous consulterons afin de bien définir notre position envers vous.                 
Ginette Bureau, présidente de l’AAACE. 

09 Octobre 2007

Hypocrite ou bornée ?    

L’AAACE est-elle hypocrite ou bornée ?

Voici ma réponse :   « J’aimerais souligner que je ne vous ai pas présenté un livre intitulé Poésie de jet ; mais plutôt Autoportrait d’une révolte. Dans ce livre, j’exprime les moments et les sentiments forts dans ma vie.  Celui qui a été publié en 1968, s’intitulait Hymne à l’amour, le vice et la révolte. Tout y était très différent, sauf quelques textes que j’ai ramenés pour marquer cette étape de ma vie. 

Quant à la poésie de jet, c’est un terme inventé en 1968 pour indiquer que ma poésie puise surtout dans la réalité plutôt que le ludique.  Quant à l’accusation de pédophile, cela m’étonne venant de littéraires qui utilisent la langue française pour s’exprimer.  J’ai expliqué mon point de vue bien avant qu’on parte en peur avec cette accusation, dans mon livre, un essai, que je vous ai fait parvenir pour le concours qui n’a plus lieu.  Dans La pédérastie mise à nu,  j’explique pourquoi il y a une différence marquée entre la pédophilie et la pédérastie. 

J’explique aussi pourquoi la pédophilie est inacceptable.  Évidemment, la nouvelle Inquisition pourra en juger différemment. 

Radioactif 190

novembre 5, 2021

Radioactif  190

08 Octobre 2007

La vérité.     

Ma très grande production de textes ou de nouvelles fut toujours ma marque de commerce.  J’ai toujours été très prolifique. 

Cependant, pour moi, comme journaliste, il fallait écrire la vérité.  C’était non seulement une exigence fondamentale, mais une mission.  J’étais un vrai Taliban de la vérité, prêt à mourir pour cette vertu essentielle au développement de la pensée et de l’avenir. 

J’en étais tellement scrupuleux qu’à mes débuts, j’ai refusé de changer une déclaration que mon propre père avait faite alors qu’il était conseiller municipal.  Il voulait rectifier quelques mots qui justifiaient sa prise de position.  Je l’ai fait dans l’article suivant pour ne pas modifier la vérité. 

Quand Gaston Gouin cracha au visage du premier ministre Jean-Jacques Bertrand , j’ai refusé de changer ma version de cet épisode de la loi 63, à East-Angus, parce que je voulais m’en tenir à ce que je savais et qui était selon moi, la vérité.  Probablement, que j’en avais manqué un bout puisque j’étais à l’intérieur quand cette scène arriva dans la manifestation à l’extérieur. 

En fait,  je pouvais jouer aux fesses avec tout le monde sans mourir de peur et de honte, mais j’étais un scrupuleux fou de la vérité. 

J’avais le journalisme en très haute estime (ce que j’ai toujours, même si certains de nos médias versent plus dans la sensation et la démagogie). 

L’information c’est ce qui moule l’action.  Plus on est informé, plus on est conscient. 

Une personne la moindrement allumée ne peut pas se faire charrier par les déclarations de Steven Harper sur le statut du Québec. Elle sait immédiatement que ce sont des paroles vides pour accumuler des votes.  C’est vrai qu’avec Dion, on est pas mieux servi.

Avec le Bloc, on aura un autre gouvernement minoritaire, en attendant de pouvoir se réveiller. Donc, il reste les néo rhinos pour nous faire jouir, mais un jour, la réalité nous rattrapera et nous devront unir nos forces pour créer l’indépendance du Québec. C’est le seul moyen pour assurer la survie du français en Amérique.

Radioactif 189

novembre 4, 2021

Radioactif 189

08 Octobre 2007

Arrivée à Lac-Mégantic.  

J’avais 17 ans quand je suis arrivé à Lac-Mégantic.  Le bureau de la Tribune était situé face à l’hôtel Queens. 

C’était un vieux, bureau, laid, pas très propre.  Heureusement, à l’arrière, il y avait assez de place pour que je puisse y aménager ma chambre.  On y avait accès par la porte en plein centre du mur arrière du bureau. 

En plus d’écrire, je devais m’occuper des camelots ou de la personne qui en avait la charge.  J’étais le grand patron.  Ça se passait il y a plus de 40 ans, alors si ma mémoire flanche,  je m’en excuse. 

Le journaliste Yvon Dallaire se fera sûrement un grand plaisir de me ramener à la réalité.  Dans son premier article sur son ami Breton qui devint mon adjoint, si on peut dire, il y avait des inexactitudes très faciles à comprendre puisqu’il ne connaissait que lui. 

Nous nous sommes connus bien plus tard.  La mémoire est une faculté qui oublie ou qui choisit.  Mon frère cadet, Denis est venu me trouver, mais je ne me rappelle pas pourquoi et dans quelles circonstances.   Il avait trouvé un travail, je crois.

 À cette époque, je n’avais pas de blonde.  Je n’y pensais même pas.  Les petits gars m’intéressaient déjà plus, mais ça se passait en cachette ainsi que les aventures rarissimes qui ont marqué à jamais mon imaginaire dans le meilleur des sens. 

Comme je l’ai dit  j’étais trop naïf pour complètement comprendre le monde des adultes et de leur frayeur du sexe. Ils pensent comme si quelqu’un a pu déjà être blessé de jouir.  Bien évidemment, l’atmosphère puritaine conduit à l’hypocrisie d’où on ne se vantait pas de ses écarts. 

On était ignorant, mais on n’était pas fou. Ce qui ne m’empêchait pas d’être très religieux.  Mon directeur de conscience était d’ailleurs un dirigeant des mouvements secrets religieux.  C’est lui qui m’a introduit à la lecture de Confiance à la divine Providence.  La pensée positive ? 

Il montrait tellement de compassion à mes désirs et de curiosité quant à mes luttes titanesques pour demeurer chaste que j’avais de la misère à lui expliquer mes passions.   J’ai parfois cru que je devais lui montrer l’objet de mes frénésies pour qu’il comprenne ce que je disais ou que je comprenne de ce à quoi qu’il voulait me parler. 

Je n’étais pas nono, mais des questions, genre es-tu circoncis, me dépassait. On n’employait jamais ce vocabulaire.

J’étais l’image parfaite de notre société d’antan.  Il fallait essayer de tout deviner. 

J’étais tellement imbu de mon métier de journaliste, que je n’avais même pas le temps de penser à me masturber.  Du petit complexé, j’étais passé à celui qui est bien fier d’être ce qu’il est.

L’hypocrite

novembre 4, 2021

La Chambre de commerce de Montréal  nous a montré de quel côté elle est.  Hypocrite! Elle nous a insulté en nous prouvant que l’on peut vivre 24 heures sur 24, à Montréal, en anglais seulement.

Radioactif 188

novembre 3, 2021

Radioactif 188

07 Octobre 2007

Le paradis nu.       

Un des plus beaux tableaux de ma vie fut un après-midi sur la plage de nudistes à Vancouver. 

Il y avait une maman avec ses deux petits gars de 12-13 ans. Nous avons fait connaissance et nous avons ensuite joué à escalader la falaise, puis, ce fut le tour de la construction des châteaux, tous nus, sans scrupule et heureux de jouer ensemble. 

Je me rappellerai toujours ces images et ces sensations.  J’ai couvert les jeunes de sable jusqu’au cou.  L’eau de l’océan était glaciale.  Il faisait une chaleur affreuse et quand on regardait bien, on voyait au loin les cimes des monts américains couverts de neige éternelle.  Toutes les sensations du chaud et du froid dans une même image, un même regard. 

Il n’y avait qu’une chose de plus sublime : le rire des enfants quand je jouais avec eux.  Si Dieu a fait mieux, il l’a jalousement gardé pour lui.  Et vlan à vie pour les faux scrupules ! 

Si tout le monde se mêlait de ses affaires des scènes aussi paradisiaques se multiplieraient pour ceux qui ont la conscience assez ouverte pour discerner entre le beau et le laid, le bien et le mal. 

Avec notre éducation, nous sommes un paquet de contradictions.  Par exemple, pour me montrer très ouvert,  je répétais à qui voulait bien l’entendre que si les filles peuvent danser entre elles sans honte, ni gêne, il devrait en être de même entre garçons. 

Or, à des noces dans la famille, les gars un peu pompettes ont commencé à s’amuser à danser ensemble.  Quand on m’invita, j’y suis allé, mais je croyais mourir de gêne.  Je me suis rendu compte qu’il n’est pas facile de vaincre ses préjugés, mais facile de se vanter d’être plus ouvert qu’on  l’est. 

Je suis persuadé plus que jamais que les gars devraient pouvoir danser entre eux aussi, mais je ne suis pas celui qui initierait le projet dans une salle ordinaire. Plus je vieillis, plus je suis moumoune.

2 novembre 2022

La nudité n’a rien de pervers.  Au contraire, être scrupuleux est signe d’un déséquilibre psychologique puisqu’on y rejette une partie de soi et la beauté des autres. 

Mais, cette honte nous est transmise depuis notre enfance. Si nous grandissions dans une société qui accepte la nudité comme un simple confort pour l’exercice de certaines activités, la nudité nous laisserait complètement indifférent,  car on ne penserait pas seulement à comparer notre corps à celui des autres.

Cette peur de la nudité nous vient des religions qui ont décrété que l’âme a toute l’importance et que le corps, le matériel, est en soi une preuve de notre déchéance.

Refuser de reconnaître la beauté des corps est un geste dégénéré. On devrait revenir à la Grèce ancienne où les sports se pratiquaient nu.

Je suis un peu comme Bernadette dans le film. Offrir du plaisir à ceux qui en sont habituellement privé n’est pas sale, pervers ; mais un geste de solidarité et parfois même de charité..

Pourquoi les scrupuleux (euses) peuvent –ils nous imposer leur incapacité de franchir la ligne des règles débiles religieuses?

Un sourire arraché à l’enfer , tome 1

novembre 2, 2021

      Renaud-Bray

          Vend

Un sourire arraché à l’enfer, tome 1.

                     de

                Jean Simoneau

Ce premier tome d’Un sourire arraché à l’enfer raconte la période où j’ai été journaliste pendant environ un quinzaine d’années. Le choix d’un aéroport international à Ste-Scholastique (Mirabel) plutôt qu’à Drummondville  a marqué pour moi le début d’un engagement contre les trahisons du gouvernement fédéral.  Malgré mon amourajoie et ma foi absolue dans la non-violence, j’ai décidé de me proclamer felquiste.

Cette guerre avec le fédéral m’a coûté deux ans d’exil volontaire, et vous sera racontée dans le tome 2.

Pour plus d’information :

Éditions du Temps. Québec.  819-843-3668

Radioactif 187

novembre 2, 2021

Radioactif 187

07 Octobre 2007

Sexe et sondages.           

La réaction des Québécois dans les derniers sondages démontrent clairement que la sexualité, à cause de son aspect émotif, demeure un sujet «préjugé ou une croyance dont on ne remet jamais en question le bien-fondé». 

On aborde la sexualité automatiquement d’une façon affreusement négative, comme l’Église nous l’a appris.  Notre société développe encore la peur de la sexualité.  

Même si cette peur est irrationnelle, elle anime toute notre conception de la sexualité.  Puisqu’on ne peut plus faire porter cette peur sur les épaules des femmes, on l’identifie maintenant à la protection des ados. 

Même si nous ne fréquentons plus l’église, nous sommes encore prisonniers de son mépris de la sexualité.  Nous refusons qu’un humanoïde soit nécessairement sexué.  Nous en tremblons de peur et nous exigeons que ce mal ne se transporte pas d’adultes à ados.  

Cette «empreinte primaire» a beau être dépassée, nous maintenons l’ignorance qui justifie cette approche de la sexualité. 

Non seulement notre société n’a pas réussi à modifier notre comportement au fur et à mesure que l’ignorance religieuse a été démentie par les découvertes psychanalytiques, mais le monde judiciaire s’impose comme une prolongation des interdits religieux et les campagnes de nos médias sont une mutation de la chasse-aux-sorcières du Moyen-âge. 

Le nudisme.           

Quand je pense à la nudité, je ne peux m’empêcher de visualiser Wreck Beach , une plage de nudistes à Vancouver.  Pour s’y rendre, il fallait descendre une falaise, derrière l’université. 

Quand j’y suis allé pour la première fois, je n’avais pas l’intention d’être un des leurs, mais voir à quoi ça ressemblait.  C’est facile de dire qu’on est pour le nudisme, c’est une toute autre chose que de le vivre. 

Ma première surprise fut de voir que ces gens se fichaient complètement d’être nus. C’est exactement comme s’ils avaient été habillés de la tête au pied, le voile inclus.  Je ne comprenais pas.  Je croyais que d’être nu ça te rendrait sexuellement surexcité. 

Avec le temps, j’ai décidé que je n’avais rien à perdre et qu’au contraire si je n’essayais pas,  je ne saurais jamais ce que ça fait.  Pour les quelques premières minutes, effectivement, t’as le reflexe mental d’être gêné et de regarder ce que tu ne peux généralement pas voir sans mourir. 

À ma grande surprise, très vite , tout devient normal et tu ne penses même plus à regarder ailleurs que dans les yeux.  Les conversations se font sans arrière-pensée.  Et, je dois avouer que tu te sens cent mille fois mieux.  C’est comme si tu n’avais rien à cacher. 

La conversation est empreinte de transparence.  J’ai absolument changé d’avis et j’ai commencé à comprendre pourquoi les nudistes détestent les gens qui restent habiller par pudeur et qui regardent hypocritement par-dessus leurs lunettes. 

Les vrais cochons sont ceux qui vont voir pour se rincer l’oeil, mais qui sont trop conformistes pour se dénuder. 

Je peux vous assurer qu’il est beaucoup plus plaisant de nager nu.

Radioactif 186

novembre 1, 2021

Radioactif 186

06 Octobre 2007

Birmanie.

Le Darfour et la Birmanie nous indiquent d’une façon, on ne peut plus éloquente, que l’ONU sera impuissante à faire régner la non-violence sur terre tant que les superpuissances auront le droit de véto. 

La Chine, en appuyant la Birmanie, nous prouve qu’elle n’est pas mieux que la Russie ou les USA. 

Il est étonnant que tous les dirigeants des grandes nations soient de beaux salauds qui n’ont aucun respect pour la vie humaine. 

Comment  ou pourquoi,  après des millénaires l’homme est-il encore aussi vil? 

Tout ce qui est politique finit par tomber entre les mains d’une bande de malades qui n’hésitent pas à tuer pour protéger leur domination.  Il est temps de découvrir une forme de solidarité internationale planétaire qui mettra en échec ces vampires.   Laquelle ?

06 Octobre 2007

Poésie.

J’écrirai moins d’articles aujourd’hui parce que ce soir,  je présente mes poèmes dans le cadre de la Flambée des couleurs, à Magog

La semaine prochaine, ce sera une séance de signature et un lancement collectif au Salon du livre, à Sherbrooke.  Pauvre Benji, elle sera seule ce soir.  Benji, c’est mon petit chien.  Elle m’accompagne partout. 

Puisqu’elle est très âgée, douze ans, je la promène en carrosse.  C’est une vraie attraction touristique.  Tout le monde veut la flatter.  Benji est bien plus populaire que moi. 

Dommage que je ne sache pas comment faire pour mettre des images dans mon blogue… ça m’aurait fait plaisir de la montrer.

Elle sera sûrement moins nerveuse que moi.  Je suis bien conscient que mes propos sont pour le moment à contre-courant au Québec. 

On a oublié l’histoire de nos 40 dernières années où le fédéral nous a de plus en plus manipulés.  On fait des Commissions pour pleurer puisqu’on ne peut plus agir…

07 Octobre 2007

Succès.

Je suis vraiment ravi du succès qu’a connu la soirée de poésie à Magog.  J’y ai rencontré des gens charmants. Et, comme toujours, je trouve que mon pire défaut, c’est d’être raseur, de ne pas savoir assez écouter.

Par contre, j’ai pu constater encore une fois que les jeunes d’aujourd’hui sont beaucoup plus rusés et intelligents que nous l’avons été, même si l’atmosphère générale du temps nous excuse. 

Les jeunes sont conscients de la nécessité de maîtriser nos émotions et particulièrement du danger de l’expression de la violence dans la vie quotidienne.  C’est un sujet fondamental comme celui du suicide chez les adolescents. 

Je suis sorti de cette soirée persuadé que les jeunes vont nous faire évoluer encore plus rapidement, car ils savent se poser les vraies questions. 

D’autre part, cette soirée m’a rappelé combien il y a de talent au Québec.  Ça me coupe encore le souffle.  Notre ministre de la Culture a raison de se demander pourquoi tous ces talents n’émergent pas ?  Peut-être un défaut d’exploitation ou de mise en marché ?  Bravo encore aux organisateurs. 

Radioactif 185

octobre 31, 2021

Radioactif 185

7 Octobre 2007

Adolescence normale.    

En somme, avant d’entrer à La Tribune, ce fut une vie comme tout le monde, sans hypocrisie et fausse pudeur, donc, semée de petites expérience sexuelles au sens large du mot avec les autres jeunes du coin.

 La réalité ne correspondait absolument pas à l’idée répandue par les adultes incapables d’échapper aux préjugés.

Ma naïveté me protégeait en quelque sorte de l’idiotie de prétendre qu’un Dieu pur esprit peut nous dire ce que nous devons faire de nos corps. 

Déjà ma sexualité répondait à «sa» réalité : avoir du plaisir, chercher le bonheur. 

Durant des milliers d’années, les jansénistes ont tenté de nous inculquer, avec succès, faut-il l’admettre, une vision dépravée de la sexualité à savoir que la sexualité, c’est quelque chose de sale. 

Comme si ce n’était pas leur prétendu créateur qui aurait fait nos corps. 

Ces moralistes devraient savoir que le but premier de la sexualité est d’assurer la reproduction et que cette recherche de l’immortalité n’existe pas sans l’appel au plaisir. 

L’amour est une forme d’expression de l’intensité de notre énergie de base : l’attraction électromagnétique. 

Comme tout le monde, j’étais modelé par mon environnement

La censure, le tabou, représente pour moi le pire viol de conscience qui soit. 

Une atmosphère qui ne doit plus jamais exister et qui n’existera plus jamais. si les communications demeurent libres, en autant qu’il n’y a pas d’appel à la violence ou de violence sur internet. 

Un jeune qui se masturbe en regardant une belle fille ou un beau garçon est plus normal que l’adulte qui s’horrifie d’un tel geste.  La frustration conduit à la violence.

30 octobre 2021

C’est fou d’attacher autant d’importance à la sexualité alors que cela prend une place beaucoup moins importante dans nos vies. C’est presque marginal.

Cette disproportion de l’importance de la sexualité est due au fait que notre système continue de croire que le sexe est mal.

La sexualité  est ni bien, ni mauvaise, c’est une de nos réalités.

Si on n’y rattachait pas la honte d’être pervers, l’interdit de parler de pédérastie, la guerre contre la pornographie et la médiatisation de tout ce qui touche aux supposées violences sexuelles quand il n’y a pas de violence, la sexualité serait un sujet de moindre importance.

L’interdit sexuel est maintenant le sermon des féminounes qui nous tiennent prisonniers de la morale des curés des années 1950. Les féminounes sont simplement les « wokes » du féminisme.

Heureusement, le féminisme qui n’est pas la religion woke sexuelle, prouve que les femmes peuvent non seulement aussi bien faire que les hommes, mais que leur connaissance, leur compétence offrent de plus en plus de postes de direction aux femmes. La compétence n’a rien à voir avec le sexe ou le genre.

Je continue à ne pas comprendre pourquoi on  fait une différence entre les hommes et les femmes, sinon sur le plan physique pour la procréation.

Je crois que l’intensité des guerres antisexuelles menées par les féminounes a un  rapport direct avec les féminicides. 

Je sais par expérience qu’une femme peut te ramener sur le nez durant des siècles ce qu’elle te reproche et cela peut envenimer la situation qui finit par dégénérer en crise, surtout si elle se met dans la tête que tu peux l’avoir déjà trompé. Elle n’arrive pas à voir que tu ne peux pas changer le passé.

Mais, qu’un homme tue une femme parce que c’est une femme est à mon avis un geste de pure folie. On devient rarement fou d’un coup.  Il faudrait  donc prévoir plus de services dans le domaine de la santé mentale. Un homme violent est un homme malade.

La santé même mentale est exclusivement un pouvoir provincial quoiqu’en pense le gouvernement fédéral. Un peu de politique…

Liberté d’expression

octobre 30, 2021

Le jugement de la Cour Suprême concernant  Mike Ward est finalement très sage puisque l’on défend la liberté d’expression, tout en signalant que ce que Mike  disait de Jérémy était tout simplement dégueulasse. J’aime ses spectacles, mais quand il dit au jeune : comment t’es pas encore mort?  Je ne peux pas cautionner  ce genre d’humour. En ayant quatre juges dissidents, les humoristes qui croient que l’on peut dire n’importe quoi ont besoin d’y penser deux fois.

Quant à la liberté d’expression c’est faux de prétendre qu’elle existe vraiment  au Québec quand il est question de sexualité. Mes livres ne sont pas accessibles au public dans les librairies. Au moins, pour une fois, ils sont en vente chez Renaud-Bray et Archambault.

Radioactif 184

octobre 30, 2021

Radioactif 184

04 Octobre 2007

Théâtre.

Quand je suis entré pour la première fois à La Tribune, j’étais encore imbu de religion.  J’étais membre de la JOC (Jeunesse catholique ouvrière).

Quand j’ai organisé ma soirée pour se moquer des émissions de télévision, j’ai obtenu l’appui du vicaire, l’abbé Fortier, de la paroisse Ste Thérèse, je crois.  Il devint plus tard le curé de Barnston. 

Cette soirée fut un vrai succès. Je me laissais tellement emporter par mes rôles qu’à chaque fois, que l’on se moquait de la poule aux œufs d’or, je manquais de casser un bras au participant auquel je tordais un bras pour le forcer à choisir.  Je me trouvais pas mal bon d’avoir tout écrit pour cette soirée. 

À cette époque  je croyais encore dans la pudeur et je me sentais parfois très malheureux d’être attiré par les garçons.  Je n’avais pas encore compris que la «bibitte» est plutôt dans le cerveau des gens qui refusent la réalité et qui mènent de grandes campagnes de pudeur nationale plutôt que d’apprendre à vivre et laisser vivre, tant qu’il n’y a pas de violence ou de domination, le sexe est un plaisir.


05 Octobre 2007

L’âme.

Plus l’énergie est concentrée, plus l’attraction est de qualité, plus le choix est étendu.  Plus il y a de choix, plus l’énergie de l’autre doit être compatible ou complémentaire avec l’énergie que l’on est. 

Si un chien obéit à l’odeur; un humain fait sa sélection à partir d’un plus grand nombre d’éléments : l’odeur, la beauté, le tempérament, le caractère, la communication.  Le tout formant une vibration individuelle.

Plus l’être est libre, plus il est un degré élevé d’énergie.  Plus un être est libre, plus il a de choix. 

Contrairement à l’animal, l’homme est capable d’osmose avec son partenaire, de communication avec l’autre parce qu’il est conscient de son propre «je», de sa propre existence, de sa propre qualité d’énergie.  Il sait qui il est et il peut ainsi pouvoir se comparer et compléter ses besoins.  Il sait choisir et son éventail est plus large. 

Platon avait-il raison ?   Il y a deux formes de procréation : physique et psychique ou spirituelle ?  Si c’est exact les formes d’union entre individus, sans tenir compte du sexe ou du genre,  sont non seulement compréhensibles, mais tout à fait normales.  L’union de deux âmes est-elle supérieure à celle de deux corps?  De qualité, d’intensité plus élevée.  Si tel est le cas, un tel degré de qualité d’énergie cherchera une énergie qui lui est semblable et profitable. 

Si tel est le cas, la vraie question est l’âme existe-t-elle ou si l’on veut : qui suis-je?  « Je pense, donc j’existe », ne suffit plus pour nous définir.  Qu’est-ce qu’une pensée ?  Une énergie purement électromagnétique ? L’orgone, comme disait W. Reich ? Ou une forme d’énergie hors du matériel? La pensée vient-elle de la matière noire ? La pensée peut-elle voyager plus vite que la lumière?

Radioactif 183

octobre 29, 2021

Radioactif 183

04 Octobre 2007

Lac-Mégantic.

J’étais bien déçu que Me Paul Desruisseaux ne tienne pas parole et ne paye pas mes cours universitaires.  Heureusement, on m’annonça que je demeurais au service de la Tribune.  J’adorais tellement ce nouveau métier que je trouvais ça avantageux pour moi.  Une chose est certaine, ça flattait mon orgueil. 

Je ne sais pas trop pourquoi, mais mon frère Denis, d’un an mon cadet, est venu me rejoindre.  Nous étions assez inséparables, c’était plus facile pour lui de se trouver un emploi. Cette décision chambarda toute ma vie. 

Je me souviens qu’à cette époque, je ne voulais pas partager mon salaire avec mon père.  Aujourd’hui, je considère que j’avais absolument tort avec ma petite crise d’autonomie.  Il avait besoin de moi, j’aurais dû avoir l’intelligence de l’aider sans aucune restriction. 

Le fait de déménager à Lac-Mégantic a vraiment chambardé ma vie.  

04 Octobre 2007

Robert.

Il y avait, à Sherbrooke,  un petit adonis où j’habitais. 

Quand j’ai commencé à me sentir attiré par Robert, j’ai décidé, comme un pauvre petit con, d’en parler à sa mère plutôt qu’à lui.  Bizarrement, ça n’a pas fait de vague puisqu’elle me connaissait très bien et qu’elle me considérait comme un maudit bon petit gars. 

Pour eux, ce manque de confiance en moi était carrément disproportionné.  Ça ressemblait effectivement à la morale castrante dans laquelle j’ai nagé un certain bout de temps. 

Je vacillais entre les désirs qu’il suscitait en moi et les interdits que je n’avais pas encore perçus comme profondément débiles.  

Pour eux, Robert avait 13 ans et il pouvait décider s’il aimait ça ou pas.  Sa mère me dit que ce n’était pas un aveu de culpabilité de ma part, mais une preuve que je l’aimais assez pour ne jamais lui faire le moindre mal.  

J’ai été affreusement déçu de devoir les quitter parce que la Tribune m’offrait une promotion, malgré mes 17 ans.  Je serais le journaliste en charge du bureau de Lac-Mégantic. Toute une promotion quand on y pense.

Radioactif 182

octobre 28, 2021

Radioactif 182

03 Octobre 2007

Émotions vives.    

À mon arrivée dans le journalisme l’été fut assez éprouvant, même si j’adorais mon travail.  Le problème était le choix des sujets. 

On a découvert que j’avais beaucoup de facilité à écrire des textes émotifs.  Aussi, aie-je eu à couvrir des événements qui faisaient appel à une grande sensibilité dans cette courte période. 

Quatre événements importants me furent assignés pour faire pleurer les lecteurs et vendre le journal. 

La première fois, j’ai interrogé un gars qui venait à peine de sortir de l’eau, sur ce qui se passait, ce qu’il pensait et éprouvait quand il s’est aperçu de ne pas pouvoir ramener son ami sur le bord de la plage, de lui redonner la vie.  Je me sentais presqu’un voleur de sentiments de ne pas donner le temps à ce gars-là de se rendre parfaitement compte du drame qu’il vivait. 

Puis, on m’assigna une série de reportages au cours desquels j’essayais de peindre ce que ressentait un gars condamné à la mort et qui voyait venir sa fin à grand pas.  Je me rappelle que pour lui la mort fut d’abord la solitude, être abandonné de ses amis sportifs.   

Le problème, je m’attachais aux personnes et, par conséquent, je ressentais leur drame.  Ce qui me hantait.  Je peux dire que ce fut bien plus  pénible que mes expériences sexuelles. .

03 Octobre 2007

Les accidents.       

Puis, ce fut un petit bonhomme de six ou sept ans qui se précipita de joie voir la carcasse d’une auto qui avait été happée par un train ; mais en apercevant les lunettes sur le plancher avant de l’auto, il comprit que sa mère était la victime. 

Il se précipita sur nous en pleurant et en criant :  « Vous avez tué ma mère.  »  Il nous frappait du poing en même temps qu’il criait.  Trente ou quarante ans plus tard, j’ai encore des frissons et les larmes aux yeux quand je raconte cet événement.  Je deviens absolument dessus-dessous dès que je vois souffrir quelqu’un.  Je souffre plus qu’eux. 

La goutte qui fit déborder le vase émotif fut le sort d’un petit gars de 13 ans.  J’avais interrogé son petit copain et il m’avait bouleversé.  Son ami s’était fait arracher une jambe quand il fut happé en bicyclette par une auto le long de la route. Je me suis presqu’évanoui quand j’ai appris son décès. 

Après deux mois, j’étais sur le bord de la dépression, subjugué par le malheur des autres.  Heureusement, je suis parti avec ma tante Aurore et son fils Ti-Jacques Pépin, visiter les provinces de l’Atlantique. 

À mon retour, une autre surprise m’attendait.

Radioactif 181

octobre 27, 2021

Radioactif 181

03 Octobre 2007

Concon (Constance Langlois).

Quand Concon,  ma petite cousine infirme est décédée, j’ai rêvé à elle. 

Je lui avais demandé de me dire la vraie raison d’exister.  Son message me fut révélé que plus tard : il faut aiderles autres. 

Je le faisais parfois comme journaliste.  C’était formidable de parvenir en une semaine à permettre à des gens qui relevaient d’un incendie de pouvoir recommencer la vie avec confiance. 

Parfois, j’interrogeais aussi des immigrants.  J’adorais ça, car, un de nos problèmes, nous rejetons souvent  les étrangers sans même avoir fait un effort pour les connaître. 

Personnellement,  je ferais le tour du monde pour connaître au moins un individu de chaque nationalité.  J’aurais aimé rencontrer une personne de chaque peuple en ce bas monde juste pour saisir les différences dans la jouissance et la beauté particulière de chacun. 

J’enseignerais n’importe où, si je le pouvais, même au risque de ma vie. 

Le vrai sens de la vie : aider. Ce fut le message de Concon.

Malheureusement, je vis à la « cenne près ».  Alors, je dois me contenter de ma petite vie de tentative d’être un jour écrivain. 

Par contre, le métier  de journaliste avait un défaut, on exploitait à fond les émotions des gens.

Radioactif 180

octobre 26, 2021

Radioactif 180

03 Octobre 2007

Américanisation.

J’adorais le métier de journaliste d’autant plus qu’à cette époque les médias ne pensaient pas qu’à faire de l’argent.  Ils ne coupaient pas dans les dépenses au point de déménager la rédaction dans les palais de justice et devenir prisonniers d’un défaut habituellement réservé à certaines féminounes homophobes : « le bitchage ». 

On essaie de remplacer l’autorité parentale par la police qui doit en plus devenir curé. 

On essaie de nous faire croire qu’une proposition indécente peut avoir une incidence grave sur notre avenir plutôt que d’apprendre à avoir assez de caractère pour dire non, si ça ne nous tente pas. 

Toujours regarder dans le pantalon du voisin, ça permet d’évacuer les propres déficiences de sa personnalité.  Nous devenons Américains. 

Incapables d’assumer nos responsabilités alors on crie pour avoir le secours de la police pour toutes sortes de raisons.  Nous créons un peu plus chaque jour une société superficielle et de paranoïaques.   » C’est bizarre qu’à la Commission sur les accommodements, on ne s’est pas encore aperçu que presque tous les problèmes cités sont nés des conflits antérieures avec le gouvernement fédéral. 

C’est le cas de l’immigration, de la religion, de la justice, même de l’âge de consentement.  Sommes-nous à ce point Alzheimer ?  Où est-ce que les participants sont choisis par le secrétaire de la Commission, qui est aussi l’attaché de presse de Jean Charest ? 

Rien ne peut changer,  si on ne devient pas un pays. 

L’indépendance n’est pas dépassée, elle n’a jamais réellement été assumée comme projet.    

Radioactif 179

octobre 25, 2021

Radioactif 179

02 Octobre 2007

Le cadavre. 

Ce qui est intéressant quand tu es journaliste, tu participes à ce qui se passe.  Un après-midi, mon patron immédiat, Alain Guilbert, qui adorait rire de moi, décida de m’envoyer couvrir la découverte d’un cadavre. 

Même si j’avais 17 ans,  je n’avais pas réussi à dominer ma peur des morts. 

Effectivement, nous avons trouvé le cadavre dans un bois.  Les policiers s’amusaient de ma peur évidente, allant jusqu’à mettre un doigt sur les lèvres bleues de l’homme retrouvé. 

Je n’en menais pas large et j’essayais autant que possible de me tenir loin.  Je n’étais quand même pas pour avouer que je crevais de peur.  C’était le genre de tour que Guilbert aimait bien me jouer pour me faire découvrir mon infériorité

Une autre fois, il m’envoya à Acton Vale parce qu’une jeune fille avait des apparitions du diable qui s’amusait à jouer au baseball avec la vaisselle de la maison. 

Selon Guilbert, j’étais le seul capable d’interroger le diable, grâce à ce que j’avais écrit dans Hymne à l’amour, le vice, la révolte. 

D’une manière,  j’aimais ça quand Guilbert me lançait des défis, ça aiguisait mes capacités à être encore meilleur journaliste.  Je commençais et j’adorais déjà les premières pages.

02 Octobre 2007

Initiation.

Après la découverte du cadavre, nous sommes, moi, Royal Roy, le photographe du journal, et les policiers, arrêtés prendre une bonne bière à l’hôtel. 

Bien évidemment, j’ai dit oui quand les policiers m’ont offert de m’en payer une.  Je n’étais pas pour jouer au gars trop jeune. 

Quelques minutes plus tard, ils s’obstinaient sur ma pesanteur.  Or, pour trouver la réponse, ils m’ont invité à sauter sur le dos d’un des leurs.  Je le fis, mais je gardai une main près des fesses, me doutant bien qu’ils avaient peut-être une mauvaise idée derrière la tête.  Ça ralentit les ardeurs de celui qui devait m’asséner un méchant coup de bâton sur les fesses. 

De retour à la table, les policiers m’avertirent que je serais arrêté car je consommais dans un endroit public, sans avoir l’âge requis.  Ce à quoi je répliquai qu’ils étaient dans une position bien pire que la mienne, car ils avaient payé la bière.  Ils essayèrent de m’intimider, jusqu’à ce qu’ils me félicitent pour ne pas m’en être laissé imposer.  « Tu seras un très bon journaliste, car tu sais te défendre.» 

C’est vrai que j’avais le pif.  Sur les lieux d’un vol, les gars s’étaient sauvés dans le bois.  Selon mes informations, ils étaient trois alors que les policiers en cherchaient deux avec leurs chiens. 

Quand ce fut terminé, ils confirmèrent que j’avais raison.  Ils étaient étonnés de la précision de mes informations.  J’avais réussi à jouer à l’enquêteur au-delà de mes aspirations.

01 Octobre 2007

Cours de sexe.      

Ce ne sont pas les adultes qui me montrèrent le plus à jouir, mais très souvent, pour ne pas dire la plupart du temps, ce furent les plus jeunes qui amenaient de nouveaux trucs dont ils avaient entendu parler et qu’ils voulaient essayer. 

Bien évidemment , ce n’était pas grand-chose, car les scènes érotiques n’existaient pas encore.  Il fallait les imaginer.  Nous étions les seuls à avoir un téléviseur dans toute la paroisse et, même à Sherbrooke, les adultes tombaient en bas de leur chaise quand ils apprenaient l’existence d’un journal un peu osé dans un dépanneur. 

Pourtant, j’ai appris comme tout le monde qu’un pénis sert à autre chose qu’à pisser.  Mon meilleur professeur venait de Montréal et je venais d’apprendre avec lui ce qu’on voulait dire quand on me demandait : « Pis toi, viens-tu ? »  

Il avait eu la réponse entre ses deux petites cuisses bien serrées…pendant que j’avais le bas-ventre électrisé.       

Lien pour mon livre.

octobre 25, 2021

Radioactif 178

octobre 24, 2021

Radioactif 178

01 Octobre 2007

Les funérailles.      

C’était loin de mes préoccupations quand j’ai fait mon entrée au journal.  On m’envoyait couvrir toutes sortes d’événements dont les funérailles. 

Il fallait ramasser le nom de tous ceux qui étaient présents.

J’ai développé ma tactique pour avoir rapidement les noms.  Je prenais deux calepins de notes que je donnais aux personnes au premier rang et que je faisais circuler vers l’arrière, en vérifiant au fur et à mesure si je pouvais lire tous les noms.  C’était très rapide et très efficace.  J’étais passé maître de la couverture des funérailles. 

L’autre domaine dans lequel j’excellais c’était d’organiser des campagnes pour venir en aide aux familles dans le besoin.  J’étais très fier d’être journaliste, mais il fallait une équipe spéciale pour corriger mes textes bourrés de fautes

Au début, je me suis loué une chambre et pension au Parthénon, une maison de chambre pour les prêtres.

Je gagnais la monumentale somme de 32$, ce qui me permit de m’acheter un appareil pour filmer. 

Je n’avais aucune confiance en moi, mais je fonçais.  Je m’amusais.

C’est ainsi aussi que je fis la connaissance avec des chanteurs engagés pour les funérailles dont André Breton. Ce fut le lien qui me permit de devenir aussi correspondant pour la station de télévision qui appartenait au même propriétaire, il me semble. Tout un pouvoir quand tu n’as pas encore 21 ans.

Radioactif 177

octobre 23, 2021

Radioactif 177

01 Octobre 2007

Les jeux.      

Les découvertes anatomiques des gars étaient toujours inscrites dans un jeu ce qui les rendaient beaucoup plus agréables. 

Le jeu de la cachette n’apportait pas grand-chose, car à notre âge courir était bien plus important que de découvrir.  C’était pareil quand on jouait aux cowboys ou aux Indiens.  On n’avait pas le temps de penser au sexe puisque ces jeux occupaient presque toute la place.

Par contre, ça finissait autrement quand on jouait aux « lignes ou aux douanes américaines ».  Le douanier devait souvent aller chercher partout.

Plus tard, l’hypnose fut un autre moyen pour vérifier l’authenticité du dormeur.  C’est certainement parce que les découvertes anatomiques étaient mariées à des jeux qu’elles devenaient automatiquement intéressantes. 

Question de comparaison, de longueur, grosseur, forme et excitation.  Tout se passait surtout dans les sourires et le feu dans les yeux. 

01 Octobre 2007

L’absence des filles.        

Les femmes qui prétendent que les pédérastes ont peur des femmes s’inventent un pouvoir qu’elles n’ont pas.
 

Tous ceux que j’ai connus, les ignoraient totalement ou les détestaient à la folie.  Quant à moi, je ne crois pas être misogyne.  Je suis plutôt indifférent.

Ce n’est pas moi qui aie fait un effort pour en avoir une dans sa vie.  Mon seul contact avec les filles quand je fus très jeunes furent mes cours d’anatomie avec une de mes petites cousines.  Ça ne doit pas m’avoir frappé tellement puisque je ne m’en suis rappelé qu’au moment où elle me confia avoir adoré ça. 

Sur un plan strictement inconscient, j’ai peut-être été très profondément blessé par la mort de ma petite sœur Mariette, mais j’avais moins de trois ans.  Je sais seulement avoir regardé sa photo des milliers de fois pour essayer de m’en rappeler.  Un oubli créé par le mal qu’a provoqué sa disparition? 

Quant à ma petite cousine, à l’âge que nous avions , il n’y avait pas aucune différence, autre que le pénis.  Les séances d’initiation, ayant été dénoncées,  je n’ai eu que le temps de m’apercevoir que je préférais les gars.  Les baisers aux filles firent leur apparition catastrophique durant mon adolescence alors que j’avais 16 ans environ. 

J’étais plus fasciné, même obsédé par leur beauté de mes petits camarades. 

Tout se passait à un niveau plus sentimental. Les filles signifiaient alors castration, honte et peur des mots.

Heureusement, la vie m’a permis de remettre les choses dans une réalité plus équilibrée. Mes amours avec certaines femmes ont été non seulement agréables, mais très formatrices. Même pour un marginal , même pour un gai, les femmes ont finalement une très grande importance quant à la découverte de l’équilibre.

Radioactif 176

octobre 22, 2021

01 Octobre 2007

Filles absentes.     

Les filles étaient pratiquement absentes dans notre éducation.  À part mes sœurs, je n’ai pratiquement jamais connu une femme dans mon enfance.  Tout se passait entre garçons.  Les filles ne jouaient pas avec nous ou très rarement.  Les camions n’étaient pas des poupées.  Même à l’école , on séparait les filles des gars.  On ne savait pas de quoi leur parler de toute façon.  Leurs intérêts étaient absolument différents.  Et le sexe , sauf quand les adultes voulaient absolument qu’on prouve qu’on était normaux en ayant une petite blonde, ça ne m’intéressait pas. Comme tous les gars normaux d’ailleurs … Par contre,  je tombais vite en amour avec mes institutrices, des substituts de ma mère; mais c’étaient des sentiments dénoués de toute forme de sexualité.  Je voulais plaire aux femmes,  mais elles ne sont devenues un attrait sexuel quelconque que très tardivement quand je me suis mis à rêver de devenir père.  Était-ce un intérêt pour les femmes ou la nécessité de devoir en avoir une pour avoir des enfants ?  Ma perception des femmes ressemblent étrangement à mes relations avec mes sœurs.  Plus affectives et intellectuelles que sexuelles.  Une femme ce n’est pas intéressant parce qu’elle peut être belle ; mais parce qu’elle a une façon différente de percevoir les choses. La tendresse est un mystère envoûtant.  Et, l’intelligence des femmes est surtout une forme de perspicacité.  Malheureusement, un très bon nombre sont paranoïaques à cause de leur peur de la sexualité. 

Radioactif 175

octobre 21, 2021

Radioactif 175

30 Septembre 2007

Chez les frères.     

L’année suivante fut celle du grand changement.  Au lieu de poursuivre l’école à Kingscroft, nous devions aller au collège Sacré-Cœur, à Coaticook. 

C’était la première fois que mes enseignants étaient des hommes. 

Ça ne changeait pas grand-chose, sauf que les jeunes avec qui j’étais étaient plus vieux et plus tumultueux.  Je devais écouter pour comprendre les farces nouvelles qui abondaient.  Ils étaient cependant loin de m’atteindre comme le petit Patrice.  Et, je devais en faire un peu plus pour être remarqué. 

L’année précédente, j’avais écrit un texte de commentaires sur les émissions de télévision qui fut non seulement publié dans le journal, mais commenté à la télévision.  L’ayant appris par ma marraine, Médora Turgeon-Simoneau, de Magog, j’ai demandé au représentant du journal quand il se présenta chez-moi, si je pouvais en avoir une copie. 

ll me demanda si j’étais intéressé à devenir le correspondant du journal à Barnston, ce que je m’empressai d’accepter quoique je ne croyais pas que l’on m’accepterait. 

Les prédictions de M. Robert Breault, le secrétaire de la municipalité de Bantson, se concrétisaient.

Inutile de dire que ce nouveau métier m’intéressait mille fois plus que mes études. 

J’ai eu ma première page frontispice quand j’étais à Barnston et qu’un vagabond se vola à manger dans le frigidaire des Arnold. 

Être journaliste était dorénavant tout ce qui m’intéressait.  Mais,  je devrai aller vivre à Sherbrooke.  

30 Septembre 2007

Cours spécial.       

Au cours de l’année, le frère responsable de ma classe de français, à Coaticook, le Frère Vianney, a décidé d’organiser une période spéciale dans un cours pour me forcer à étudier et faire mes devoirs.  C’était clair pour tous.  J’étais le responsable de cette mesure spéciale et de ce traitement de faveur pour les élèves de onzième année. 

Je ne sais pas pourquoi ce frère était si intéressé  à me voir réussir en classe. 

Puisque je travaillais sans cesse depuis qu’il avait inventé ce régime de faveur, il était fier comme un paon.  Ça duré jusqu’à ce qu’il s’aperçoive qu’au lieu d’étudier,  je rédigeais mes articles pour le journal.  Ce fut la colère totale. 

Puisque durant l’année, je n’avais pas les points nécessaires pour réussir quand vint le temps des examens et de la vengeance, il me mit seul dans un coin pour être certain que je ne puisse pas tricher.  À cette époque, tu passais l’examen du Ministère et tu passais ton année. 

Les frères s’arrachèrent les cheveux quand ils apprirent que j’avais réussi haut la main, avec plus de 70 pourcent.  Quand je me suis présenté chez le directeur pour avoir mon diplôme celui-ci me fit remarquer que je ne le méritais pas.  J’ai simplement rétorqué : « Je m’en fiche, vous êtes obligé de me le remettre quand même. »

Quand j’ai enseigné, beaucoup plus tard,  tous mes cours commençaient par une période d’écriture. Cela me permettait d’être plus près de mes élèves et de mieux encadrer leur développement imaginaire.  C’était affreusement plus de travail puisqu’en plus de corriger tous les « journaux de bord », je me permettais d’y ajouter des commentaires.

J’ai un étudiant que j’ai pu ainsi sauver du suicide car en s’écrivant j’ai pu dépister la mauvaise relation qui existait entre lui et son père.

Je n’ai pas adoré enseigner pour rien. J’avais l’impression d’avoir une vraie raison de vivre, soit d’aider des jeunes à devenir autonomes.

Radioactif 174

octobre 19, 2021

Radioactif  174

30 Septembre 2007

Grève étudiante.   

À ma faveur, j’écrivais tellement de textes que le propriétaire de la Tribune, Me Paul Desruisseaux, me fit demander. 

Quand je l’ai rencontré, il fut entendu que si j’étais accepté à l’université, il paierait toutes mes études, mais je devais travailler durant l’été au journal.  Je suis allé passer un test et non seulement je fus accepté, mais on me mettait dans un cours spécial à l’essai. 

Pendant ce temps, à Coaticook, les jeunes du collège que je fréquentais se plaignaient de geler en classe.  J’ai suggéré quelques moyens.  En premier, nous portions des mitaines durant le cours.  J’ai fait parvenir la nouvelle au journal. 

Puis, ce fut la grève.  Inutile de dire que le journal était très intéressé  puisque c’était la première grève étudiante de l’histoire.  La nouvelle fit tant de bruit que la télévision me demanda de lire mon texte aux nouvelles.  Ce fut mon premier «beep phone ».   

Le cas fut vite réglé très vite. 

Mon emploi d’été était assuré.  Mes petits dix-sept ans étaient très fiers.  Je devins : Jaunisse, le journaliste. 

J’étais maigre et ma peau était parfois jaunâtre.  J’écrivais plus de fautes que de mots, mais j’adorais mon  nouveau métier de journaliste. 

Radioactif 173

octobre 19, 2021

Radioactif 173

30 Septembre 2007

16 ans.         

J’avais 16 ans, à l’école à Kingscroft.  J’étais en amour par-dessus la tête avec Patrice qui n’en avait que neuf.  J’acceptais de me battre pour le protéger et déjà j’aurais voulu lui consacrer ma vie. 

Cela ne m’empêcha pas d’inviter mon institutrice à venir s’amuser avec moi dans le lit de l’appartement qui lui était assigné.  J’avais de bonnes notes et 99 pourcent du temps j’étais un bon élève sans histoire comme tous les bons étudiants. 

J’étais assis à l’arrière de la classe.  Ça m’a permis d’observer mon petit compagnon qui s’amusait à se faire bander et regarder ce que ça donnait comme moulure sous ses pantalons.  Il serait sûrement mort de gêne s’il avait su que j’étais un spectateur quotidien assidu et comblé par la qualité du spectacle. 

Je n’aurais pas changé de place pour un million.  Je constatais que pour bien des adolescents, le pénis est long et de petite taille. La gracieuseté parfaite.

Pourtant, j’étais malheureux et j’avais peur de l’avenir.  Je me sentais comme un poisson en dehors de son bol. 

Je ne craignais pas les discussions avec les filles : je les ignorais simplement.  Pour moi, elles étaient inexistantes. 

Je préférais le monde moins compliqué des garçons. 

Radioactif 172

octobre 18, 2021

Radioactif 172

30 Septembre 2007

Tabou = éducation.         

C’est très facile d’accuser les autres.  C’est pourquoi on a semé le mensonge à l’effet que tous les pédophiles  (on a même pas l’honnêteté de faire la distinction avec pédérastes)  le deviennent parce qu’ils ont été entraînés par des adultes. 

Pas besoin d’un adulte pour découvrir ta sexualité.  Si tu écoutes le moindrement ton corps, tu peux percevoir les différences avec l’âge, 

Au Québec, on tremblait dès que tu entendais quelque chose qui pouvait avoir un rapport quelconque avec la sexualité.  Ça comprenait même la défécation. 

Tout était tellement tabou, durant des décennies, qu’on a commencé à croire que c’était ça être normal d’être janséniste, poigné.  Qui a peur de tout ce qui est le moindrement hors -norme? 

La sexualité, c’était pour faire des enfants et faire peur aux enfants.  Point à la ligne. 

Ce sont les féministes qui les premières se sont insurgées contre ce droit de la communauté sur le corps des individus.  Elles avaient raison et elles ont fait avancer la connaissance des droits des individus à travers le débat sur l’avortement. 

Tout était tellement tabou que tu te demandais s’il était normal de péter tant on décriait ce geste comme grossier.  Juste le fait d’être sexué est devenu grossier.  Toute notre éducation a été basée, durant des décennies, sur cette peur de notre sexualité, de notre réalité. 

Être trop chaud était une maladie mentale. Il n’est pas étonnant qu’aujourd’hui encore nous ayons une attitude janséniste par rapport à tout ce qui touche la sexualité. Pourtant, je suis convaincu que je ne suis pas le seul à préconiser une liberté sexuelle absolue, tant qu’elle est consentie, non violente et responsable. 

Pourquoi les hommes devraient-ils devenir aussi scrupuleux que la nouvelle vague féministe réactionnaire, les féminounes ?  Le Québec sera-t-il une société castrée pour leur obéir ?     

30 Septembre 2007

Le mensonge.       

Qu’on le veuille ou non, nous allons tous découvrir, avec ou sans aide, que nous sommes des animaux sexués. 

Si nous venons d’un milieu scrupuleux, toutes les chances du monde existent à l’effet que l’on se croit dès lors une bête, un être sali ou un monstre.  On confondra sa nature profonde au mal. 

Quand on découvre sa vraie nature, c’est en général le plaisir que nous découvrons; mais les religions ont travesti cette réalité en calvaire de culpabilité et de mépris de soi. 

Les religions qui nous invitent à renoncer à nos sens, à notre état de mortel,  nous forcent ainsi à vivre contre-nature.  Il faut souffrir pour aller au ciel. On peut même accumuler les sacrifices pour la vie éternelle. Quelle folie!

Nous croyions que la sexualité est quelque chose de sale et nous méprisons tous ceux qui ne pensent pas comme nous.  Puisque c’est payant, c’est récupéré par le système. 

Ainsi, les religions et les féminounes castristes tentent de nous faire interpréter la vie à partir de «l’ange déchu», donc sexualisé. Une croyance paranoïaque schizophrénique qui tient du délire religieux. 

Les féminounes ont tellement peu le souci de la vérité qu’elles ont même tenté de nous faire croire que la Grèce n’a jamais connu un summum de pédérastie dans sa vie quotidienne.  Leur rejet de la réalité est tel qu’il devient une obsession.  

Elles essaient de nous faire croire que jouir est sale et douloureux.  Ce n’est pas l’expérience que j’en ai.    

Radioactif 171

octobre 17, 2021

Radioactif 171

30 Septembre 2007

Première éjaculation.      

J’étais avec un autre gamin de mon âge.  Nous luttions et ce jeu s’est transformé en caresses plutôt qu’en démonstration de force. J’avais introduit mon pénis entre ses cuisses, sous le scrotum (la poche, c’est plus beau) et je faisais comme si je lui faisais l’amour.  Un jeu appris plus tôt dans la vie…

À un moment donné, je me suis senti étourdi et ravi par une nouvelle sensation, une véritable explosion de jouissance, dans le bas-ventre.  Je n’y comprenais rien. 

Quelques jours plus tard, nous avons recréé ce même plaisir découvert ensemble.  Le phénomène se reproduisit.  Mais, cette fois, on pouvait le comprendre. Nous avons constaté que nous pouvions produire de «la crème », comme on appelait le sperme puisqu’on ne savait pas comment appeler ça autrement. 

Le langage est souvent une forme bourgeoise de domination… Cette inexistence de vocabulaire venait de notre peur de parler de tout ce qui approchait la sexualité.  Ce fut la découverte des découvertes.  Quel plaisir !  Je n’ai pas eu besoin d’adulte pour en faire la connaissance. 

On essaie de nous faire croire que tous les jeunes pédérastes ont été pervertis dans leur enfance.  Si ce n’était pas le cas, on ne pourrait pas condamner ces tendances et ces pratiques.  Il faut entretenir l’idée que c’est mal

On oublie qu’il fut un temps où les filles se mariaient à 12 ans.  Donc, à cet âge, elle est déjà éveillée sexuellement.  Elle n’a besoin de personne pour se sentir. 

Heureusement, ce n’est plus le cas.  On voit les choses différemment d’où est-il essentiel d’avoir une éducation qui permet de choisir entre le oui et le non (j’aime- j’aime pas). 

Le jansénisme actuel des féminounes sert à créer une industrie de la culpabilité. 

Il faut plus d’argent pour combattre le vice et plus d’argent pour ceux qui entourent les victimes.  Alors il faut bien confondre ce qui est naturel et le vice pour mieux l’exploiter. 

Puisque tout le monde est sexué, plus on arrivera à maintenir honte et culpabilité vis-à-vis notre nature profonde réelle, plus on pourra développer des moyens de se faire de l’argent et d’avoir des emplois payants pour encadrer les peurs qu’on développe.  Pas de peur, pas d’argent.  

Radioactif 170

octobre 16, 2021

Radioactif 170

Le vin de messe.   

Quand j’ai eu pris le goût de boire, j’étais entre dieu et le diable. 

Dans la paroisse St-Luc, comme partout ailleurs,  j’imagine, il y avait des journées consacrées à l’adoration de l’hostie. 

Ayant acquis de l’expérience comme enfant de chœur, je savais où trouver le vin de messe.  Aussi, je me rendais à ces heures d’adoration, toujours seul, et je m’apportais un verre pour goûter au vin de messe. 

Mes discussions avec Dieu étaient d’abord assez silencieuses, mais au fur et à mesure que le temps passait, elles s’envenimaient.  Je n’ai jamais autant parlé dans la face du bon Dieu. 

Tout commençait en silence et se terminait dans des répliques à haute voix.  J’en sortais tout croche, mais affreusement heureux parce qu’on s’était dit les choses sans se cacher la vérité.  J’ai toujours aimé prier de cette façon.  Et aussi bizarre que ça puisse paraître, ça toujours fait partie de ma vie. 

Au début, je demandais au diable de bien vouloir réaliser mes vœux sexuels, puis, la peur me ramenait à Dieu jusqu’au jour où j’ai compris que si le plus important sur terre c’est l’amour.  

Dieu n’est pas aussi bête que les hommes et n’exige pas que cet amour soit dans un but strict de procréation. Je pouvais ainsi lui demander ses faveurs pour jouir un peu de la vie à travers la beauté de la jeunesse. Ma pédérastie a ainsi commencé à avoir un sens plus mystique…vivre plus heureux, en acceptant sa condition de pécheur.

Dieu a toujours été une forme de jouissance intérieure, un accès privilégié.

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Radioactif 169

octobre 15, 2021

Radioactif  169

29 Septembre 2007

Le pouce 1. 

On peut croire que la paranoïa des adultes vis-à-vis la sexualité nous laisse carrément indifférents quand on est petit. 

Quand j’ai commencé à faire du pouce entre Barnston et Coaticook, il n’y avait pas de danger  puisque presque tous ceux qui y passaient nous connaissaient. Normal, papa avait le magasin général de Barnston.  Papa a tenu le magasin de Barnston durant des décennies. 

J’avais pourtant assez peur avec ces histoires d’adultes prédateurs que j’enfilais une grosse roche dans mes poches, au cas où j’aurais à me défendre d’un danger quelconque. 

Une fois, persuadé que j’en aurais plus besoin, je l’ai simplement dit au bon samaritain qui m’avait embarqué.  La réponse fut catégorique : il s’arrêta et m’obligea de débarquer. 

Ceux qui ont déjà fait de l’auto-stop savent que l’endroit où tu es est garant de ta chance pour être embarqué. 

Plus tard, quand je demeurais des heures sur le bord de l’autoroute à attendre, je me fâchais et je gueulais après Dieu jusqu’à ce que je m’excuse et que je recommence à jaser avec lui.  Et là, quelqu’un s’arrêtait.  C’étaient tous les mercis intérieurs possibles.  Des voyages prières. 

Ce n’est que plus tard, même si je me trouvais laid, que j’ai compris la fascination qu’un pouceux peut représenter quand son hôte à les doigts longs et rapides ainsi que les lèvres tendres. 

Heureusement, ça ne me faisait plus peur, au contraire, je provoquais souvent juste pour le plaisir de voir comment il s’y prendrait.  Moralement ou autrement, je peux jurer que ça n’a jamais été douloureux puisque je le voulais de tout mon cœur…

29 Septembre 2007

Le pouce 2. 

C’est dommage qu’on ne puisse plus voyager sur le pouce comme avant.  Vols et meurtres ont mis fin à cette pratique géniale. On a  pas toujours besoin d’argent.  J’ai parcouru deux fois le Canada sur le pouce.  Il eut bien quelques bonnes expériences sexuelles, mais la très grande majorité du temps, les gens nous embarquaient pour jaser. 

Une fois, j’ai passé une nuit à discuter politique avec un gars qui a rajouté trois à quatre cent milles à son parcours pour que l’on puisse finir notre discussion.  Quand je suis débarqué, il m’a simplement dit merci de ma patience et de sa surprise devant l’enthousiasme que je manifestais en faveur du Québec. «Pas trop de FLQ », m’a-t-il dit et il me passa sa carte de visite.  C’était un conseiller spécial du premier ministre de la Colombie britannique.   

Le plus beau moment sur le pouce fut quand je suis parti avec un petit gars de 14 ans, Brandon, qui venait de Winnipeg.  J’ai pris le peu d’argent que j’avais pour louer une chambre d’hôtel avec lui parce qu’il faisait trop froid.  C’était la nuit. 

Quand je suis retourné le voir, je l’ai rencontré avec mon copain de voyage qui était un pédéraste béret blanc qui ne s’était pas encore reconverti. 

À mon insu, celui-ci avertit  Brandon d’appeler la police, car je lui avais dit que s’il ne voulait pas venir avec moi, je le kidnapperais.  Une façon de dire qu’il me fascinait. 

Quand Brandon l’entendit,  il rit du calomniateur et me le dit.  J’étais bien fier. car Brandon a juré devant mon compagnon de voyage que jamais il ne prendrait les armes contre le Québec.  On envisageait dans l’Ouest de créer une armée de volontaires pour mettre le Québec à sa place. Brandon refusait cette optique parce qu’il voulait être certain de ne jamais avoir à se battre contre moi. 

Je ne savais pas que je l’avais aussi bien convaincu que je suis un maudit bon gars.  Il était si gentil, si beau, qu’il est mon meilleur souvenir de voyage.

J’avais vu les fesses de Brandon parce qu’il avait mal fermé la porte quand il prit sa douche.  Une merveille. Pour la première fois de ma vie, j’étais estomaqué par la beauté des fesses de quelqu’un. Freud a raison les courbes peuvent être très sexuelles.

Radioactif 168

octobre 13, 2021

Radioactif 168

29 Septembre 2007

Suspendu à l’école.         

Me faire respecter était le seul motif qui, à mon avis, justifiait l’emploi d’une certaine violence.  Être attaqué ou défendre quelqu’un qu’on aime sont des motifs valables. 

S’il faut être ouvert, il ne faut pas non plus sombrer dans le masochisme. 

Je montais les escaliers à l’école quand je fus accroché par l’institutrice – chipie qui exigea que je jette ma gomme. 

Je la regardai avec un petit air qui ne lui plut pas , ajoutant : « tu ne m’enseignes pas, tu n’as pas affaire à moi. » Elle me flanqua une gifle au visage.  Je l’ai soulevé et je lui offert de passer par-dessus la rampe de protection de l’escalier.  Elle a eu la chienne de sa vie. 

De plus, la fameuse lettre cochonne écrite à mon institutrice faisait surface au même moment.  C’était la goutte de trop.  Même si mon père était président de la Commission scolaire de Barnston, (incluant Kingscroft), je fus suspendu. 

Les excuses du curé Laurencelle sur ma façon d’agir n’eurent aucun effet.  J’en ai mangé une bonne.  Je n’ai pas tenté de m’en sauver parce que je considérais l’avoir mérité. 

De plus, mon père était un ancien champion de boxe : la terreur de Magog-est.  C’était du moins la légende quoique j’aie surtout vu des trophées de quilles. 

Mon père n’était pas un batteur d’enfant, mais il y avait des limites qu’il ne fallait pas franchir et avec lesquelles j’étais et je suis encore bien d’accord.    

29 Septembre 2007

Le désarroi.

La principale cause de mon désarroi à mon adolescence fut certainement les échecs de mes relations. 

À son retour, Rénald n’avait plus le même comportement avec moi.  Il feignait l’indifférence. 

Mes premières tentatives de baiser avec les filles me causaient des problèmes dans la famille,  car mon père ne pouvait pas s’imaginer que je sois assez niaiseux pour croire qu’un pauvre baiser soit le geste de l’immoralité totale. 

Pour empirer, les choses, Patrice,  que j’adorais tant, est déménagé à Montréal avec sa famille.  Tout ce que j’avais trouvé pour essayer de récupérer ces déceptions amoureuses, en plus, de ne pas pouvoir me rendre en Europe, se tournaient contre moi.

En plus d’être laid, de ne pas savoir parler aux filles, je me suis mis à avoir peur de l’avenir.  Comment pourrais-je survivre ?  Je ne connaissais aucun métier et je n’en voyais aucun qui me convenait. 

Tout était noir, même si la notion de tout quand t’es jeune n’est pas la même qu’à 60 ans.  Je buvais pour oublier.  Que l’on est malheureux à cet âge !  On s’imagine que ça ne finira jamais. 

On s’imagine qu’on est les seuls à vivre aussi malheureux.  Je me sentais déraciné, méprisé, indigne de vivre. 

Je n’avais encore la sagesse de savoir qu’il suffit d’attendre pour que les choses se tassent d’elles-mêmes.         

Radioactif 166

octobre 12, 2021

Radioactif 166

28 Septembre 2007

Premier amour absolu.   

Si Rénald m’éblouissait par ses histoires sur l’Europe, Patrice me rendait littéralement fou par sa façon de prononcer les mots, la senteur de ses cheveux et ce rire digne de tous les petits princes de la terre. 

En fait, j’ai toujours été en amour absolu avec la beauté

Je vivais mes semaines en fonction des fins de semaine parce qu’alors je n’étais pas que quelques minutes avec lui , mais des journées complètes.  Chaque instant était une nouvelle forme de fascination.  

Je sais que ces frères ont tous deviné comment il m’hypnotisait dès qui m’approchait, mais ils ne se montrèrent jamais jaloux.  Ce fut la première personne de qui je suis tombé assez profondément amoureux assez pour être prêt à vendre mon âme au diable pour l’avoir sur mes épaules.  

À l’école, personne n’interférait entre nous, sauf que vers la fin de l’année, un jeune un peu plus anti-français décida de le frapper.  Par malheur pour lui,  je le vis faire et je lui sautai dessus.  Il regretta amèrement son geste car je l’ai presque étouffé. 

C’est alors qu’une des jeunes filles de ma classe me traita pour la première fois de  » fifi ».  Je n’y comprenais rien, mais à les voir se tordre de rire devant cette réflexion, c’était bien évident que ce n’était pas en ma faveur. 

Une chose fut cependant bien comprise : on ne pouvait pas frapper Patrice sans avoir de mes nouvelles.  C’est peut-être fou d’être aussi amoureux, mais ce fut très souvent mon cas.  Si c’est fou, au moins je suis un fou heureux, ce qui est bien préférable à une vie de frustration.

29 Septembre 2007

Aristote.

Je ne crois pas à l’amour platonique, même si Platon est très persuasif. 

C’est vrai que l’amour grandit avec la tentation inassouvie.  Elle prend une autre forme, une autre signification, mais elle s’éteindra si à un certain moment on ne succombe pas à la tentation.  Le rapport charnel n’est qu’une autre étape vers l’amitié. 

L’amour est un fait exclusif à la relation homme-femme et sa finalité ne peut être autre chose que d’avoir un enfant.  Comme disait Platon, l’amour est un acte de création.  Il rejoint deux personnes qui se complètent pour en former une autre.  Cet autre devient le centre de tes préoccupations et pourtant si tu continues de t’imposer de choisir pour lui quand il est adolescent, tu le tues dans son autonomie en devenir

C’est difficile pour un parent de convenir que son enfant n’est pas sa propriété.  C’est une évolution terrible à franchir que d’apprendre à respecter la liberté d’un être pour lequel tu t’es habitué d’être la référence absolue.  

En ce sens, je trouve que l’ami Aristote a tout à fait raison.  Il y a toutes sortes d’amour, de degrés en amour.  Celui que je trouve le plus profond et le plus durable : c’est l’amitié. 

L’amitié est la forme homosexuelle de l’amour qui peut s’exprimer sans se sentir freiner par cet élan vers une autre personne du même sexe pour avoir nécessairement un enfant.  L’amitié n’a rien de génital. C’est de l’ordre de l’émotif, du sexuel.   La croissance vers la pureté d’intention est son ultime but.  C’est pourquoi il y a si peu de vrais amis dans nos vies.  L’amitié n’a pas d’intérêt…

Radioactif 165

octobre 11, 2021

Radioactif 165

28 Septembre 2007

Féminisme.

Certains croient que je suis contre le féminisme, mais c’est tout le contraire.  Je suis contre le féminisme réactionnaire, les féminounes, qui nous ramènent aux valeurs religieuses essentiellement sexuelles qui présentaient la femme comme le péché ambulant ou un être dégénéré. 

J’ai bien de la misère à comprendre pourquoi les femmes – qui ont toujours été perçues dans les philosophies religieuses comme une pomme de discorde ou de volupté veulent absolument nous faire avaler de force leur haine de la sexualité. 

Il est possible de présenter la féminité comme quelque chose d’aussi formidable que la masculinité.   J’ai rarement vu un homme enceinte ou ne femme qui rêve toutes les nuits à l’ablation des pénis.

Pour arriver à voir le sexe positivement, il faut cesser les guerres contre tout ce qui est ou tout ce qui semble sexué. 

Les jeunes évoluent dans une atmosphère créée par les adultes dans laquelle ils tracent  leur avenir.  Si les adultes deviennent fous à chaque fois qu’ils voient un bout de peau, inutile de croire que les jeunes se sentiront valorisés d’avoir un corps… source de saleté.

Il y a 40 ans, juste voir une forme ronde ou pointue donnait des haut-le-cœur chez tous ces esprits bornés qui faisaient aussi campagne contre tout ce qui était étranger, les alliés de Satan.

C’est noble de vouloir inscrire l’égalité homme- femme dans la Constitution du Québec , mais encore faut-il pour cela que le Québec ait une constitution et soit un pays.

Radioactif

octobre 10, 2021

Radioactif  164

28 Septembre 2007

Janou Saint-Denis.          

En poésie, Janou St-Denis laissait s’exprimer toutes les tendances. 

C’était un vrai héros de la liberté de parole qui aurait été méprisée par les poètes de droite et de gauche intégristes. 

Elle disait que tuer la poésie, c’est tuer la race humaine. 

J’ajouterais tuer une façon de penser, c’est créer un futur génocide culturel. 

Quand les hommes seront évolués, tu auras le droit absolu de penser, de dire, de faire tout ce que tu veux en autant que tu ne sois pas violent et que tu n’empêches pas les autres d’être différents et de vivre leurs différences, tout en sachant te faire respecter. 

Le paradis terrestre néo-rhino est la seule équipe politique sérieuse. 

Je me souviens aussi du Baron Philippe et de sa petite amie qui préconisaient le féminisme, lui, vêtu en femme.  Ils sont morts tous les deux dans un accident de voiture. 

À cette époque, c’était le vrai féminisme, pas une vision rétrograde de la femme pécheresse avec ou sans voile intégral. 

L’égalité de l’homme et de la femme, n’est pas qu’une simple question à l’effet qu’il y ait toujours un nombre égal d’hommes et de femmes,  mais la fierté de son sexe, en se reconnaissant égale à l’autre, avec une vocation différente, c’est-à-dire un animal humain. 

L’individu est beau s’il est authentique.

Radioactif 163

octobre 9, 2021

Radioactif 163

28 Septembre 2007

La vie quotidienne.          

Si dans mes souvenirs le mauvais côté des choses semble l’emporter de manière à ce que je puisse passer pour un petit voyou, la vie quotidienne était toute autre.

On se rappelle plus facilement les mauvais coups.  Peut-être parce qu’on les regrette plus longtemps ?  Dans l’ensemble, j’étais un étudiant comme les autres, même assez doué.  J’aimais beaucoup l’avis des autres. 

M. Robert Breault me conseilla de passer la Tribune à Barnston.  Ce travail de camelot me permettrait de me ramasser de l’argent et de peut-être m’ouvrir un peu plus l’esprit sur l’avenir.  Ce que je fis avec empressement, laissant de côté le travail d’enfant de chœur. 

Je n’avais pas beaucoup de temps à moi, car, en plus de l’école, il fallait voyager  d’une place à l’autre (Barnston-Kingscroft, puis, Barnston-Coaticook).  Même si c’était peu éloigné, il me semble que ça prenait une éternité. 

Nous avions aussi toujours une tonne de devoirs et de leçons.  J’étudiais peu et j’avais toujours de bons résultats, sauf que j’avais bien de la difficulté à apprendre les choses par cœur.  Je devais comprendre. 

Ce fut l’époque où j’ai écrit ce que j’appelais Mes réflexions. C’était un cahier dans lequel je parlais de toutes sortes de choses.  J’avais même voulu inventer une nouvelle poésie, basée sur l’intonation et la musicalité.  Une invention qui n’a rien révolutionné. 

J’admire les inventeurs.  Eux, ils apportent vraiment quelque chose à l’humanité.  Quel est le rôle d’un individu ?  Vivre.

9 octobre 2021

Rendu à la presque toute fin de ma vie, je suis ravi d’avoir passé à travers, même si elle fut parfois difficile à avaler, surtout ce sentiment d’être un « rejet » total et absolu, tout simplement parce que j’ai osé dire tout haut que j’aime les garçons, donc, que je suis pédéraste et non, un pédophile.

J’ai eu une très belle vie et même si j’écris contre les religions, je remercie Dieu de m’avoir permis de vivre une expérience aussi variée. Je me sens presqu’un autiste, mais comme Édith Piaf, non, je ne regrette rien. J’ai connu l’essentiel, l’amour-passion,  la paternité, le journalisme, enseigner.  

Même si aujourd’hui, je considère que j’étais trop égoïste pour faire un père parfait.  Je dois admettre que cela m’a aidé à faire la nuance entre l’idéal et la réalité. Cette expérience m’a aussi permis de savoir que l’inconscient peut créer une discussion entre ton fils mort par suicide et toi et te paraitre tellement vraie que cela devient le signe que l’amour entre vous deux était extrêmement profond. Cet amour m’a aussi enseigné que le sexe n‘est pas de l’amour

J’écrirais mille fois par jour que je suis totalement contre la pédophilie, les gens continueraient de me voir comme un pédophile parce que notre système ne veut pas faire la différence entre les deux orientations. Les pédophiles aiment les jeunes filles et garçons de moins de 10 ans, ce sont surtout des hétérosexuels qui le sont, alors que les pédérastes n’aiment que les garçons entre 10 et 18 ans généralement plus près du 18 que du 10ans.

Ma vie aurait été totalement différente si j’avais fait le compromis de ne pas en parler dans mes écrits. Tout se serait vendu et j’aurais cessé de me présenter comme le marginal des marginaux comme m’appelait Gilbert Langevin qui était un mâle alpha, un indien intégré qui poignait auprès des femmes.

Comme je l’ai lu récemment, il y a deux réalités pour connaître un homme. Ce qu’il est et ce qu’il a fait.

La seule chose qui me « saigne » est que l’on n’a pas su utiliser ce que je suis. Cette inutilité sociale depuis 1996 me chagrine.

La société en continuant de croire que le sexe est un péché crée les pires discriminations et se prive du talent de celui qu’elle condamne au rejet. Cette prétention au péché me semble être le pire des sacrilèges. Dieu ne peut pas être un tel salaud.

 L’enseignement m’a permis d’être fier d’exister et m’a appris comme me la dit Constance, dans un rêve après sa mort, ce que tu fais pour les autres est le chemin du bonheur.

L’enseignement me rend fier d’avoir existé parce que cela était utile à la société.  

Je considère avoir échoué en amour parce que tous les garçons dont  j’ai été follement amoureux ont mal fini leur vie. Est-ce qu’il en aurait été autrement pour eux si je n’avais pas existé ?

Ne sommes-nous pas, tous, un peu hypocrite quand on se juge soi-même ?

Radioactif 16

octobre 8, 2021

Zzz Radioactif  162

28 Septembre 2007

Être écrivain.          

J’ai commencé à 14 ans à vouloir être un écrivain. 

J’avais vu un film sur Mandrin et je voulais rétablir sa réputation.  Il était inacceptable qu’un bandit qui vole pour aider les pauvres soit exécuté.  Le noble bandit est un thème qu’on retrouve souvent dans la littérature française puisque Mandrin a bel et bien existé à Grenoble, en France. 

J’ai commencé à écrire en croyant apporter un point de vue exclusif et très important pour la libération du Québec.  Je me suis même fait croire d’avoir déjà joué un rôle dans notre développement. 

Quand je lis les sondages sur la pédophilie, je me rends compte que les gens d’aujourd’hui sont aussi pris dans leurs préjugés qu’il y a 40 ans.  Un Québec de droite, c’est un retour en arrière. 

À remarquer que les femmes sont encore plus jansénistes que les hommes et que la très grande majorité ne font pas confiance aux jeunes.

Radioactif 161

octobre 7, 2021

Radioactif 161

28 Septembre 2007

Écriture.

J’ai toujours eu un petit côté tête enflée qui a développé  en moi l’idée qu’un jour,  je pourrai être un écrivain. 

La vie se chargea de me rappeler qu’il en est rien.  On ne peut pas défendre la pédérastie dans une société dominée par les féminounes qui rêvent 24 heures sur 24, à la castration de tous les mâles et l’élimination même, si c’était possible, de l’existence de la sexualité. 

Le Québec se conduit à cet égard comme les pays en voie de développement qui n’ont accès à aucune éducation. 

Maintenir la peur de la sexualité est une industrie très payante. 

C’est drôle que dans L’homo-vicièr, Ester, symbole du féminisme, précède l’indépendance du Québec.  De toute façon, plus je vieillis, moins je trouve important d’être reconnu un jour. 

La jalousie en littérature est ce qu’est l’hypocrisie en politique.  Elle tient presque toute la place à cause des gros  » égos « . 

Aussi,  je ne tiens plus nécessairement à être une étoile de la pensée parce que nos étoiles sont les porte-paroles de ceux qui nous exploitent.  Morale=profit. 

Je livre mes expériences, sans but, ni prétention, pour m’amuser.  Si elles servent à quelqu’un, tant mieux. 

Dans 30 ans d’ici, on comprendra peut-être qu’il est préférable de combattre le surplus de population par l’homosexualité que par les génocides.  La terre a ses limites et nous les dépasserons bientôt. 

Aujourd’hui, il n’y a plus d’idéal.  Il reste quelques vrais combats : éliminer la violence ; la peur, la misère et apprendre à respecter la nature.  On est loin du compte… Et, si on est réaliste, c’est peine perdue. 

Radioactif 160

octobre 6, 2021

Radioactif 160

27 Septembre 2007

Kingscroft.

Quand je suis arrivé à Kingscroft, il y avait plusieurs clans.

Le camp de l’endroit dominait tous ceux qui n’étaient pas de leur village.  L’un d’eux s’amusait à frapper sans cesse un des nouveaux : un petit français. 

Fasciné par sa voix, terrorisé de le voir pleurer,  j’ai offert  aux gros bras de Kingscroft de me battre avec celui de leur choix. Si je gagnais, on ficherait la paix au petit.  Le combat eut lieu.  J’étais une vraie fureur. 

Vainqueur, je me suis ensuite promené avec le petit sur mes épaules.  Il avait une telle façon de dire mon nom que je venais dans mes culottes juste à l’entendre.  Je suis devenu amoureux fou de ce petit et j’ai commencé à fréquenter sa famille assez nombreuse d’ailleurs.  Ce fut la fin des combats jusqu’au printemps prochain. 

Là, je me suis battu à nouveau parce qu’un gars avait recommencé à harceler Patrice. Je l’ai presque étouffé. Je n’ai jamais été aussi fou de rage.

Il faut dire qu’une des filles de la classe avait commencé à me traiter de tapette parce que j’étais toujours avec Patrice.

Son père étant athée, inutile de dire que ça me plaça encore plus dans la peau du contrevenant.  Au jour de l’An, mon grand-père Gauthier me souhaita, les larmes aux yeux, de mieux choisir mes amis.  Encore des problèmes parce que j’aime les étrangers.

Les religions qui doivent nous apprendre à nous aimer arrivent à nous diviser et à nous haïr, si on ne se conforme pas à leurs délires.

6 octobre 2021

Cette aventure est au centre d’une de mes nouvelles littéraires « L’art de créer un monstre » chez l’Arc-en-ciel littéraire, page 109, sous le nom de Pierre Patrice.

Pourquoi un pseudo?  Simplement parce que je venais d’être accusé d’avoir eu une relation sexuelle avec un cousin, 25 ans auparavant. La débilité est le propre de la justice quand il est question de sexe.

D’ailleurs, ce qui s’était alors passé était légal quand cela s’est produit parce qu’il avait 15 ans et que l’âge de consentement était de 14 ans. Les fascistes de Harper n’étaient pas encore au pouvoir et les féminounes n’avaient pas encore un procès journalier pour maintenir la mauvaise réputation du sexe dans les bulletins d’informations.

On ne fait aucune nuance. Violence ou pas violence, consentement ou sans consentement. On est encore accroché au prétendu plaisir de la chair, un  péché mortel.

Ce qui n’a pas empêché des milliers de prêtres à voir des rapports sexuels avec des centaines de milliers de personnes. Par ailleurs, on ne me fera jamais croire que sur ce nombre incroyable de participants, il n’y en a pas eu qui ont su apprécier les plaisir de jouir. Le point G est facile à trouver pour un gars.  Remarque que recevoir quelques milliers de dollars, ça permet d’avoir une meilleure vieillesse.

Aussi, les autres écrivains refusaient dorénavant que mon nom figure près de leurs noms comme si le fait d’être dans un même livre voulait dire que tu partages entièrement ce que les autres écrivent. Ce à quoi je répondais : que je n’écris pas avec mon pénis. Qu’est-ce que ma vie privée sexuelle vient faire dans mes écrits? Je raconte ma vie en espérant améliorer la tolérance et la connaissance d’un phénomène marginal.

Patrice et Réjean furent les plus pures, les plus chastes et les plus fascinantes histoires d’amour que j’ai vécues.

Loin d’être en enfer, j’étais au ciel avec mon petit séraphin, remerciant Dieu d’avoir créé un aussi beau garçon. Et, je vous jure qu’ils n’étaient pas malheureux de me connaître. Fort probablement grâce au fait que je ne peux envisage un amour qui ne soit pas consenti et apprécié par ceux qui le vivent. L’amour ne peut pas être une prison. Quoiqu’on puisse être un dépendant affectif. Le lien entre le bien et le mal est si ténu.

Le racisme.

octobre 5, 2021

Racisme systémique.

On se rappelle que les anglophones du Québec avaient inventé l’idée de « partitionniste » pour combattre l’indépendance du Québec.

Cette fois, ils ont inventé le concept de « racisme systémique » pour combattre la loi 21 et la loi 96, en faisant semblant de défendre les autochtones contre le Québec, cet état raciste et xénophobe.

Tout le monde s’entend qu’il y a du racisme au Québec comme ailleurs, mais on ne peut pas dire que nos institutions cherchent à créer du racisme. Ils le savent, mais cette idée et leur hypocrisie permettent  d’essayer de dévaloriser le premier ministre Legault, le faisant passer pour un sans-cœur.

En fait, le racisme systémique est une réalité fédéraste. Le Canada aime être le miroir déformant et accuser les autres de ses pires défauts. L’ambigüité du terme permet au plus fédéraliste  de diviser le monde et d’entretenir  un faux problème. L’essentiel est, et n’y a que ça : travailler tous ensemble contre le racisme. Faire une chicane sémantique nous oblige de parler dans le vide plutôt que de faire face au problème. Le mot systémique sert à diviser plutôt qu’à faire prendre conscience de l’existence du racisme.

Pour comprendre pourquoi ce thème divise tellement, il faut se rappeler de l’époque de René Lévesque puisqu’il a été le premier à nous parler de la réalité autochtone.

René Lévesque s’est aperçu que l’indépendance du Québec ne pourra pas se faire tant et aussi longtemps que le Québec n’aura pas établi un rapport d’égal à égal avec les autochtones. Il s’est aussi rendu compte que le fédéral se servait des argents versés chez les autochtones pour imposer l’anglais.

Ce fut le début de la lutte entre le fédéral et le Québec pour avoir les autochtones de leur côté. On déforme aussi  l’histoire pour oublier que les français ont toujours eu une meilleure relation avec les autochtones.

Nos journalistes manquent de perspective historique quand ils posent en meute la question du racisme et du racisme systémique. Ce faisant ils jouent un jeu comme si l’incantation « racisme systémique » changeait quoique ce soit dans la situation réelle, sinon nous diviser.

Radioactif 159

octobre 5, 2021

Radioactif 159

27 Septembre 2007

Lettre cochonne.  

Parmi les événements les plus négatifs de mon adolescence : les plus vieux de mon école primaire devaient dorénavant se rendre en classe par autobus à Kingscroft.  C’était encore une plus petite école que celle de Barnston, mais dorénavant,  il y avait des clans. 

Mon institutrice, Pauline, avait seulement une vingtaine d’années et me racontait ses flirts avec son amant qui faisait de la course de chevaux. 

Bien évidemment, mes connaissances sur la petite nature avaient pris du galon au cours de cette dixième année d’école.  Je lui ai écrit une lettre en anglais pour l’inviter à partager le lit de l’appartement mis à la disposition du corps enseignant. 

Une lettre on ne peut plus cochonne, m’a-t-on dit, car le président du Comité du NON de ce secteur au référendum de 1980, était jadis commissaire d’école.

« Je ne comprends pas qu’un gars qui possède aussi bien l’anglais puisse être séparatiste », m’avait-il confié. 

Le curé de ma paroisse s’en est mêlé affirmant que j’étais une Volkswagen avec un moteur de Cadillac.  Je fus suspendu de l’école.

27 Septembre 2007

Crise d’adolescence.      

Le vide à l’âme adolescent est un phénomène en soi
. C’est comme si tu n’arrivais pas à être satisfait de toi, à être ce que tu veux être.  T’aimerais que tout le monde t’aime, mais au moindre regard suspect,  tu t’imagines que la terre entière t’en veut.  Tu n’es jamais pleinement satisfait de ce que tu es. 

Pourtant, très souvent,  t’es un individu intéressant, sinon fascinant.  Un jour, en plein hiver, en pleine tempête, j’ai succombé à une de ces crises.  Je suis parti de Barnston, à pied, peu vêtu, pour me rendre à Coaticook., en pleine tempête de neige.  Je ne voulais plus demeurer chez-moi et je voulais dorénavant habiter chez le Vieux- Curé. 

C’est d’ailleurs lui qui informa mes parents de l’endroit où je me trouvais après être venu me chercher en voiture, à la demande de mes parents.  Après négociations, je suis retourné chez-moi. 

Je ne rappelle même pas des motifs de ma mauvaise humeur, mais d’avoir été bien en maudit parce que papa n’avait rien trouvé à me dire, sauf de ne plus recommencer ça, sur un ton sans équivoque.  

À cette âge, j’étais assez narcissique que je ne me rendais même pas compte des inquiétudes de mes parents devant un ado révolté sans trop savoir pourquoi.  C’est comme si je m’étais dit que ça ne me faisait rien parce que je croyais qu’ils m’haïssaient.  Une réalité qui n’existait que dans ma petite tête. 

Radioactif 158

octobre 4, 2021

Radioactif  158

26 Septembre 2007

L’homosexualité.

Un malheur n’arrive pas seul.  Non seulement je ne savais pas parler aux femmes, mais je découvrais avec stupeur dans les livres qu’il existait une maladie mentale nommée homosexualité. 

Je ne savais pas encore que les vrais fous étaient ceux qui prétendaient que l’homosexualité est une maladie. 

Il était de plus évident que l’homosexualité expliquait mon comportement.  Je savais que ce n’était pas monnaie courante qu’un garçon soit fasciné par les pénis, mais de là à prétendre que c’était une maladie, c’est une autre paire de manche. 

D’autant plus que l’homosexualité ne me collait pas complètement à la peau puisque mon sport favori était de me passer un poignet. 

Je n’avais pas compris auparavant parce que nos chastes grands gueules utilisaient un tout autre vocabulaire, prétendant que nos mots étaient trop vulgaires ou trop sales. 

J’avais eu le temps d’en prendre goût et je n’étais pas encore assez sénile pour croire qu’un attouchement sexuel ça fait mal. 

Les religions, ayant toujours été les juges de la sexualité, nous étions tous des cochons avant même d’y avoir consenti.  Une pensée suffisait pour nous envoyer chez le diable.  Je voulais tellement me débarrasser de ce vice que j’espérais rien de moins qu’un miracle.

26 Septembre 2007

Fierté pour mon père.     

Je me suis mis à boire à cause de ce que l’on nous faisait croire. Ça me rendait absolument malheureux. 

Pourtant, ce n’était pas l’exemple de tempérance qui manquait.  Mon père, Émile, qui aimait savourer une bière fut plus de 20 ans Lacordaire pour nous montrer comment agir.  Si ce n’est pas un homme responsable, je me demande quand tu en deviens un. 

Papa est arrivé un soir, une caisse de bières à la main.  Il ne voulait pas qu’on se tue dans un accident d’automobile à cause de la boisson et  pour ce faire il trouvait préférable qu’on boive à la maison plutôt que d’aller s’enivrer ailleurs. 

J’ai depuis une véritable admiration pour la sagesse de mon père.  Pas étonnant que pour lui le Québec ne pouvait pas s’améliorer sans l’éducation.  Papa disait  «je ne peux pas vous donner d’argent, mais je vous aurez fourni l’instruction. C’est à vous d’apprendre à vous en servir».


26 Septembre 2007

Maudite boisson ! 

L’ange déchu est apparu avec l’adolescence. 

À 16 ans, pour ma fête j’écoutais I am just a lonely boy et je croyais que je ne m’en sortirais jamais. 

Les filles ne voulaient rien savoir de ma carcasse et boire me rendait encore plus majestueusement malheureux.  Je buvais comme un trou.  Un sale ivrogne. 

Par exemple, mon père avait décidé de me punir et m’avait confiné dans ma chambre. Sachant où il gardait son brandy pour son coeur (il est mort d’une crise cardiaque) je me suis allégrement servi.  À son retour, j’étais tellement saoul que j’étais malade et je suis même tombé en bas de mon lit.  «Ça lui apprendra, le maudit cochon», résuma la réaction de papa. 

Une autre fois, j’ai déboulé l’escalier et tombé en bas d’une chaise.  Je buvais pour me tuer.  Un jour, maman exaspérée me gifla.  Ce fut comme frapper dans un oreiller de plumes.  Je m’en amusais. 

Le pire, j’ai fait mes promesses pour devenir Lacordaire alors que j’avais de la difficulté à me tenir debout.  Mon point de vue : mes promesses étaient pour l’avenir et non le présent. 

Boire fut le pire défaut que j’ai eu dans ma vie.

Radioactif 157

octobre 3, 2021

Radioactif 157

26 Septembre 2007

L’Europe.    

Quand le Vieux-Curé me proposa d’aller avec lui en Europe, c’était le miracle attendu.  Il payait pour tout.  Je n’avais qu’à préparer le voyage et apprendre les autres langues assez bien pour nous débrouiller.

Enfin, j’aillais me rendre à Lourdes et Marie me sauverait de ma fréquence très élevée de masturbations.  Ce serait comme dans les histoires qu’on me racontait plus tôt.  Je redeviendrais le petit pur d’antan. 

J’ai vite compris qu’en Europe le titre fait la réponse.  Aussi, aie-je ajouté  « Maître » à mon nom quand j’écrivais pour avoir des renseignements.        

J’étais loin de me douter qu’un jour je porterais effectivement ce titre, mais dans le sens d’avoir une maîtrise et non d’être avocat. 

Les informations arrivaient à la tonne.  Le Vieux-Curé était très fier de moi et je savais l’apprécier. 

Malheureusement, quand vint le temps de partir, mon père s’y opposa parce qu’il n’avait pas l’argent pour m’acheter un habit neuf.  Ce fut la pire déception de ma vie d’ado. 

Un midi, je le traitai devant tout le monde de « séraphin ».  Et, mon père ne fit rien. 

Quand les autres lui demandèrent  pourquoi il m’était permis d’agir ainsi, il répliqua : « C’est mieux que ça éclate maintenant.  Il ne fait qu’empiler ses émotions ».  Il avait raison. 

J’ai essayé de me suicider.  Je suis resté chez moi et j’ai dévoré les cartes postales que le vieux curé m’envoyait.  L’Europe, c’est un  continent merveilleux que je ne pouvais pas admirer à cause de l’argent. 

03 octobre 2021

Mon expérience dans la vie m’apprend que les restrictions sexuelles et l’idée de péché quand on est nu ou que l’on se touche ou que l’on partage le plaisir avec un ami sont une invasion de la vie privée criminelle.

C’est une méthode « systémique » pour te faire croire que tu es un rien, un salaud, un pas bon juste parce que ta libido commence à se faire sentir avec l’adolescence.

C’est une méthode « systémique » créant particulièrement les barrières entre les religions, entre les blancs et les noirs, entre les jeunes et les adultes.

C’est le mensonge qui te permet de te croire supérieur à ces pécheurs qui iront en enfer.

En nous faisant, croire dès notre enfance,  que le sexe est interdit et constitue ce qui fait de toi un pervers,  le système créée en nous une forme de dépréciation de sa personne, un complexe d’infériorité qui a de bien pires conséquences qu’en ayant partagé quelques jeux sexuels.

La culpabilité et la honte d’être sexué est ce qui mène les extrêmes droite et de gauche. La morale religieuse plane comme un nuage au-dessus des lois et nous précipite dans les tempêtes de culpabilisation puisque bien des individus ne se mêlent pas de leurs affaires. La morale religieuse est amplifiée grâce à la bourgeoisie.

Le scrupule est simplement avoir un « Surmoi » disproportionné.  Des parents ou des adultes qui ont réussi à te faire avoir une peur affreuse de tout ce qui touche à la vie sexuelle. Un sentiment qui est souvent renforcé par la haine de son propre corps.

Donc, c’est le scrupuleux qui est le plus déséquilibré des êtres humains puisque le sexe devient son obsession et que plutôt que de tirer du plaisir d’un plaisir, les scrupuleux y trouvent raison de se culpabiliser et de dénoncer tout ce qui bouge autour d’eux.

Dénoncer équivaut à aller à la confession te faisant croire que ce geste te permet de mieux te sentir dans ta peau.

Radioactif 156

octobre 2, 2021

Radioactif  156

25 Septembre 2007

Retour de Renald.

J’attendais avec frénésie toutes les lettres de Rénald. Il était le centre de mes préoccupations.  Les jours étaient longs sans lui.  Et, il revint. 

Je n’existais quasiment plus.  Il avait son auto. On aurait dit qu’il avait tellement vieilli dans l’Ouest que je n’étais plus qu’un ti-cul qu’il ne tenait plus à connaître.  J’étais foncièrement déçu. 

Un soir, je m’aperçus qu’avec Jack,  il m’observait me masturber parce que je n’avais pas totalement descendu le rideau de la chambre de bain.  Le lendemain, je vérifiai si mes appréhensions étaient fondées.  C’était possible.

Dans nos discussions au cours desquelles j’essayais de trouver pourquoi je ressentais de plus en plus un vide à l’âme, Jack m’avoua que je devais agir plus comme un homme si je voulais retrouver le bonheur. Il m’offrit ce qu’il appelait une drogue et qui devait venir à bout de toutes mes inhibitions, me permettant ainsi de retrouver la confiance en moi . 

Croyant que cette potion magique me permettrait de revivre heureux, je me suis mis à voler pour en obtenir.  En fait, ce mélange bizarre qui n’avait aucun effet était confectionné par Jack. 

Pour quelques mois, la vie fut un calvaire, car en plus, ma curiosité intellectuelle m’avait permis de trouver des livres où je commençais à comprendre que je n’étais peut-être pas si anormal que ça.

25 Septembre 2007

Amours meurtris.  

Comme à peu près tous les adolescents, le début de mon adolescence fut teinté par les premières peines d’amour. 

Mon expérience des baisers semaient un doute quant à ma pureté.  Avec le besoin de recommencer je me sentais poursuivi par le mal.  Imaginez quand j’ai découvert que se masturber faisait intégralement parti du péché de la chair. 

De plus, même les garçons, mes meilleurs amis, semblaient ne plus me percevoir comme un être intéressant.  Le pire, quand il y avait des soirées de danse, j’étais toujours mis de côté, ce qui arrivait à mon avis parce que j’étais laid.  Ce fut le début de ma déconstruction

Comment plaire aux filles ?  C’était ce que tout le monde devait faire.  Heureusement, Fern, l’ami de ma sœur aînée, arriva d’Europe avec une connaissance extraordinaire du rock.  J’avais les jambes comme des «deux par quatre».  Il m’a fallu bien du temps, des heures et des heures pour devenir un bon danseur. 

D’ailleurs, je le dois spécialement à ma cousine Concon (Constance Langlois) qui, elle, prenait plaisir à danser avec moi.  Mais, les autres filles m’ignoraient ou pire m’envoyaient promener dès que je les invitais à danser. 

Pour oublier le mal intérieur que ça créait, j’ai commencé à boire.  J’ai beaucoup bu pour oublier les filles. Oublier la catastrophe d’être laid.   Je dois avouer qu’aujourd’hui je regrette bien plus d’avoir pris l’habitude de boire que d’être amourajeux. 

Radioactif 155

octobre 1, 2021

Radioactif 155

24 Septembre 2007

Mon grand-père.   

Un soir, on apprit avec stupeur que mon grand-père, Eugène Gauthier était mort , près des toilettes chez-lui. 

Il a d’ailleurs été exposé quelques jours dans son salon.

Mon grand-père était un drôle de phénomène.  Parfois, il était malin en tabarouette, mais quand il riait c’était jusqu’aux larmes. 

Je me rappellerai toujours quand il écouta La partie de plotte du Père Gédéon.  C’est le monologue le plus drôle que j’ai entendu.  Tout était à double sens. 

Bizarre que Doris Lussier nous faisait ensuite la morale.  On dirait que la morale est directement proportionnelle à la peur.  Jusqu’à 13-14 ans, il n’y avait que la religion.  Confessions sur confessions.  Je ne savais même plus que dire, mais il nous fallait y aller. 

Je dois avouer que plus tard c’est ma possibilité de me confesser avant chaque messe le matin qui m’a permis de ne pas sombrer dans la peur absolue du péché et c’est aussi probablement la raison pour laquelle les péchés d’impureté furent toujours pour moi qu’une façon d’exprimer son intérêt pour un autre. 

Malgré cela, je me haïssais parce que je ne vivais pas la chasteté que l’on nous enseignait.  Aujourd’hui, je crois que la chasteté est contre-nature.   Et, la peur de la sexualité, de la pure paranoïa.  

25 Septembre 2007

Le tabou sexuel.   

C’est très difficile de se rappeler exactement ce qui a pu provoquer une telle haine intérieure de moi-même, devenu jeune homme, mais je crois fortement que la débilité mentale de notre société face à la sexualité est la principale cause.  

Ce sont les bigots qui ont un vrai problème à travers leur perception maladive du corps.  L’enseignement religieux de la sexualité est non seulement le maintien du tabou, mais un lavage du cerveau, pire un viol de la conscience individuelle. 

Non seulement le tabou permet de ne pas parler du sujet, mais on ne pouvait même pas trouver un texte objectif sur la sexualité.  Même les médecins étaient prisonniers de l’engrenage religieux. 

Si tu crois au départ que le corps est mauvais tu ne peux pas faire autrement qu’être un scrupuleux, un être déchiré, qui se prend pour un autre par sa croyance, et qui en veut à tout le monde d’être sexué. 

Imaginez que nos bons médecins disaient de l’homosexualité.

À cette époque, on avait déjà les «mangeux de balustre » qui criait à la pornographie à la simple vue d’un corps nu. 

Pourquoi cette conception maladive (paranoïaque et parfois schizoïde) de la sexualité existe-t-elle encore?  L’homme est-il capable d’évoluer émotivement?  Il est impossible d’échapper à sa sexualité. Ou elle créera le capitalisme par sublimation ou la violence chez les fanatiques religieux. 

La réconciliation

septembre 30, 2021

La réconciliation.

En ce jour de réconciliation avec les Premières Nations, je ne peux passer sous silence Louis Riel et les Métis de Batoche qui sont morts pour défendre leur territoire contre le passade des chemins de fer imposés par le gouvernement fédéral.

Ça me rappelle aussi  Jean Ferguson, un Micmac, super fier d’être un auteur francophone. Jean a écrit de nombreux romans et de la poésie dont le livre « J’ai mal à ma langue », en défense de la langue française.

En plus, de l’abolition de la loi sur les Indiens, nous recommandions alors que chaque communauté autochtone puisse avoir une ou des écoles leur permettant d’enseigner leur langue commune.

J’ai toujours eu une forme de vénération envers ces premiers résidents d’Amérique et pour moi quand je parle des Indiens, ce n’est pas du mépris que je ressens, mais au contraire beaucoup d’amour et une saine colère de constater comment ils souffrent encore souvent de racisme. Un racisme qui est bien pire que de les appeler Indiens.

Radioactif 154

septembre 30, 2021

Radioactif  154

24 Septembre 2007

Esprit charitable.  

Ce qui me plaisait le plus à Barnston, c’était la charité entre les paroissiens quand quelqu’un avait des problèmes. 

Un soir, la grange chez les Gosselin est passée au feu.  Plusieurs personnes ont essayé de sauver la grange.  Heureusement, la maison fut épargnée.  J’aimais cet esprit d’entraide.  Pour moi, c’était ça la vraie religion. 

D’ailleurs, quand je fus journaliste, je suis presque devenu un spécialiste des campagnes d’aide aux sinistrés. À cette époque, la radio et parfois même la télévision m’aidaient à mener mes campagnes. 

Aujourd’hui, par économie, l’actualité est puisée dans les Palais de justice. Pas de grandes dépenses et ça anime l’esprit pervers de ceux et celles qui ont besoin de manger leur prochain dans leur mesquinerie.  Comme on tuait des gens dans l’arène romaine.  

Une fois la réputation ternie,  la vie d’un individu est détruite. 

Sous prétexte du droit du public à l’information, les média écrasent et salissent tout le monde.  Quand on en est rendu à organiser des discours sur la nécessité de dénoncer, ça ne vaut vraiment pas grand-chose. 

Plutôt que de nous entretenir sur ces conneries, les média seraient mieux d’essayer de nous faire réfléchir, mais ça ne paie pas. 

Un jour, à une soirée de la Société Saint-Jean-Baptiste à Montréal, je m’étais engueulé avec M. Pierre Péladeau sur le rôle de l’information. 

Pour lui, information voulait dire lecteurs, lecteurs voulaient dire annonces et annonces voulaient dire $.  Quand on lit le Journal de Montréal, on voit que ça n’a pas changé.   M. Pierre Péladeau était indépendantiste quand c’était plus payant et il devenait président de commission fédérale quand le fédéralisme était rentable. 

Pas étonnant qu’un attouchement sexuel soit pire que Norbourg ou les meurtres pour envahir l’Irak. 

Radioactif 153

septembre 29, 2021

Radioactif 153

23 Septembre 2007

Hypocrisie politique.       

Nous vivons sous le règne politique de l’hypocrisie. 

Par exemple, au provincial, on a essayé de nous faire croire que le cas du Mont Orford était réglé.  Connerie !  On va s’arranger pour que la situation persiste durant deux ans afin de pouvoir reprendre la situation là où elle avait été laissée. 

La première condition pour solutionner le problème, c’est de débarrasser le dossier de ceux qui ont créé le problème. 

Au fédéral, c’est la même chose : Harper fait semblant de nous donner une voix sur le plan international alors qu’en réalité on est encore soumis au fédéral. 

Il nous dit qu’il a réglé le déficit fiscal alors que c’est un règlement temporaire , le temps d’une élection.  Rien n’a bougé depuis. 

C’est la même chose avec la nation.  Qu’est-ce qu’une nation si tu n’as même pas le pouvoir de choisir ta langue et ton immigration ? 

Une chance pour nous qu’il y a les néo-rhino, au moins avec eux on sait qu’on s’amuse, en attendant qu’on allume. 

Je commence à me demander si les Québécois sont masochistes ?  On dirait qu’on aime ça se faire bourrer… par ceux qui nous dirigent. 

29 septembre 2021

L’avenir du français en Amérique se joue actuellement à l’Assemblée nationale avec la loi 96.

Enfin, on peut établir sans se tromper que le fédéral prétend que les Anglophones au Québec forment une minorité parce que ça lui permet d’intervenir au Québec, surtout dans le domaine de l’éducation post-secondaire, alors que l’éducation devrait être un pouvoir exclusif du Québec. Donc, il faudrait éventuellement revoir la Constitution canadienne que l’on n’a jamais signée.

Comme l’a si bien dit M. O’Toole, les Anglophones au Québec ne constituent pas une minorité, mais un prolongement de la majorité anglophone canadienne au Québec.

Cette réalité permet à la prétendue minorité anglophone d’effectuer un travail hypocrite visant, grâce à l’immigration, à l’anglicisation de Montréal. Si les immigrants continuent de se ranger du côté de la minorité anglophone, dans peu de temps, la majorité à Montréal sera anglophone. Ce mouvement sera devenu permanent.et irréversible. L’anglicisation du reste du Québec ne sera qu’une question de temps.

La notion de minorité est au centre de cette opération d’anglicisation  telle que préconisée dans le rapport Durham au Québec.

Au référendum, on s’est servi des francophones hors-Québec pour inciter les Québécois à voter NON, sous prétexte qu’il fallait protéger le français hors-Québec. Or, on lira dans le tome 2, de Un sourire arraché à l’enfer, que le Canada anglais a toujours incité, grâce au pouvoir religieux,  les minorités francophones à se nourrir directement de la francophonie européenne essentiellement pour que le Québec ne puisse pas les  influencer.

La souveraineté culturelle préconiser par Robert Bourassa  n’a même pas été acceptée par le fédéral.

Pourtant la solution linguistique tant pour le Québec que pour le Canada devrait être la suivante. Le français au Québec est sous la juridiction absolue de l’Assemblée nationale du Québec, y impliquant  les institutions fédérales sur le territoire du Québec  alors que la francophonie canadienne est sous la juridiction de la loi des langues officielles du Canada.

Radioactif 152

septembre 28, 2021

Radioactif 152

22 Septembre 2007

La peur.       

Jeune, sauf de fréquents maux de jambes, je n’avais rien à souligner du côté santé.  La seule solution pour des rhumatismes, à part me frotter les jambes avec une crème médicinales, c’était la chaleur ou l’engourdissement à ne plus rien pouvoir sentir.  J’étais mille fois plus collant quand ce besoin de chaleur se faisait sentir.  Ce n’était pas un problème, mais une réalité passagère. 

Par contre, toutes ces histoires de morts qui revenaient à la vie me hantaient.  Je mourais de peur à chaque fois que j’allais chercher de l’huile.  Je manquais de m’évanouir à chaque fois que je servais à la cérémonie pour une funérailles. 

Durant des années, j’ai fait des cauchemars, toujours le même cauchemar. 

J’arrivais sur le parterre des Ouimet à Barnston, tout enthousiaste. Puis, des morts apparaissaient et m’agressaient pour finalement me jeter dans une immense fosse d’où j’étais prisonnier.  Je me réveillais en sueurs et en pleurs. J’avais tellement peur que pour me rassurer je serrais mon partenaire de sommeil avec autant d’ardeur que pour combattre les rhumatismes. 

Il a fallu des années d’horreur, avant que dans un rêve, qui fut le dernier de la série, je réussisse à m’en sortir. 

Si je me rappelle bien dans ce rêve quand je fus libéré les morts sont devenus des vivants. 

C’est pour ça que je trouve criminel que l’on fasse autant peur aux jeunes avec la paranoïa de l’étranger.  Je préfère les écoles où on leur apprend à se défendre sans insister sur le danger.  C’est sûrement possible de leur faire prendre conscience du danger sans les rendre complètement fou avec ça. L’étranger , est un problème auquel je n’ai jamais été confronté.  Donc, une impression à partir de ce que je me rappelle de mon enfance. À force d’en entendre parler, tu finis par y croire et même l’inventer.  

23 Septembre 2007

Le baiser fatal.       

Ce qui devait arriver arriva.  Un jour, lorsqu’on jouait à la cachette, à Magog, je me suis enfilé sous un perron avec une petite fille qui me plaisait joliment. 

La discussion ne s’éternisa pas longtemps et j’en ai profité pour l’embrasser, à multiples reprises,  malgré ses réticences, Ce n’était pas ce que ça goûtait qui en valut la peine, mais le changement de rythme de mon petit coeur qui me faisait sentir soudainement envahi du grand amour.  La félicité ne dura que le  temps de me rendre compte que j’avais eu assez d’audace pour bel et bien l’embrasser. 

J’étais donc un cochon total.  Un pécheur.  Je le regrettais tellement que je lui ai écrit pour lui demander pardon.  Ne comprenant pas pourquoi, j’étais soudainement aussi niais, elle me répondit dans une lettre enflammée qui ne laissait aucune équivoque.  C’était le grand amour.  Mais, c’était aussi ne pas savoir que mon père l’intercepterait, la lirait devant tous à la table et que j’aurais droit à un interrogatoire digne de l’Inquisition à savoir ce que je pouvais avoir fait d’aussi grave pour exiger un tel état de contrition .  Un super vent froid venait d’éteindre la flamme de nos premiers amours. 

J’étais révolté d’avoir été aussi humilié.   

28 septembre 2021

Les enfants de ma génération ont été élevés dans ce monde où il ne fallait jamais poser de questions sur la sexualité et encore moins accepter de vivre une expérience sexuelle, à la cachette, parce que même si on ne comprenait pas pourquoi c’était interdit, on savait que ce l’était.

Accepter de te laisser toucher, et, à moins d’être menteur, c’était bien agréable, faisait de toi automatiquement un pervers. Je me souviens que je ne savais  jamais quoi dire quand j’allais en confession. Il y avait bien d’avoir menti à l’occasion, de m’être fâché et de m’être parfois toucher au zizi. Je me demandais d’ailleurs quand cela devenait un péché, car, tu ne peux quand pas aller pisser sans le toucher.

Évidemment, cette peur du sexe fut transmise à la génération suivante.  Même si on avait plus de prédicateurs pour venir nous damner, il y avait la télévision pour semer la peur de tout étranger à plus de 500 mètres d’un enfant. La débilité parfaite!

Ça n’a pas changé. On continue dans les informations de nous casser les pieds avec leur harcèlement sexuel. La peur du sexe est devenue nos lois et bientôt nous aurons des tribunaux spéciaux pour bien écouter ce que toute personne aura à raconter comme jadis à la confession.

Pourtant, ces cas relèvent davantage des psychologues et sexologues que des tribunaux.  On ajoute les crimes pour rendre la chose plus payante et donner ainsi raison aux femmes qui sont de plus en plus nombreuses et représentent un poids politique.

Ça fait bien l’affaire du système de multiplier les raisons de croire que nous sommes des pécheurs, d’être culpabilisés juste du fait d’être normal, c’est-à-dire des humains, des êtres sexués.

L’éducation des jeunes doit les conduire à l’autonomie et la liberté de conscience non à être des moutons qui croient tout ce qu’on leur raconte.  Juste parler de ce qui se passe en cours permet de maintenir l’idée que le sexe est criminel. Ce qui n’est pas le cas sans violence et avec consentement, Apprendre à vivre responsable, tout simplement.

Un sourire arraché à l’enfer

septembre 28, 2021

Voici le lien pour votre livre sur notre site; https://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=3519448&def=Un+sourire+arrach%c3%a9+%c3%a0+l%27enfer+%3a+Le+journalisme%2c+Tome+1%2cSIMONEAU%2c+JEAN%2c9782924549186.

Radioactif 151

septembre 27, 2021

Radioactif  151

22 Septembre 2007

La vocation 1.        

Ma crise religieuse m’amena souvent à faire mes valises pour devenir prêtre, mais je ne me suis jamais rendu jusqu’à porter la soutane. 

La première fois, l’école Émile Simoneau (St-Luc) de Barnston recevait des frères qui venaient récolter la moisson divine. 

Ainsi , je me suis inscrit à une visite, à Compton . À cet endroit, nous avons subi une foule de tests pour vérifier notre QI.  Je fus invité à rencontrer le responsable qui voulait s’assurer que je n’avais pas triché et qui figeait devant mes résultats.  Un score assez imposant. 

Malheureusement, tout test tombé à l’eau pour des raisons dont je n’ai aucun souvenir.  Puis, ce fut mon entrée chez les Pères St-Paul, des Italiens de Sherbrooke.

22 Septembre 2007

Le pensionnat  2.  

Cette fois, je suis devenu pensionnaire à plein temps.  Je m’ennuyais beaucoup.  Je n’avais pas grand talent dans l’imprimerie et je me sentais plutôt mal à l’aise avec certains prêtres. 

Quant à mon directeur de conscience, il n’y avait aucun doute possible, j’avais la vocation.  Même dans ma façon de me tenir, j’étais déjà consacré. 

Dieu m’a retenu au téléphone jusqu’à ce que la ligne soit entrecoupée d’une information à l’effet que Rénald , mon ami belge inséparable, quittait Barnston, son père étant criblé de dettes.  Ce fut tout un choc. 

J’ai demandé une permission spéciale pour aller le voir avant son départ, au moins pouvoir lui écrire : ninine ! Dieu voulait que je fasse ce sacrifice.  Une abnégation qui dépassait mon seuil de tolérance.  Si je ne pouvais pas avoir cette permission, je n’avais plus qu’une solution possible pour le revoir : me faire chasser de l’institution.

22 Septembre 2007

L’insurrection  3.   

Plutôt que de prier quand on travaillait à la cuisine, je chantais des chansons d’Elvis Presley et j’apprenais aux autres à se déhancher. J’organisai un clan de petits révoltés pour dénoncer l’affreuseté de la nourriture.  Pire, le soir, je surveillais au dortoir pendant que les autres allaient dans la cave vider les frigidaires. 

Un soir, ils revinrent avec tellement de vin qu’ils en furent tous malades et dégueulèrent par les fenêtres, peinturant les bords difficiles d’accès.  Le matin, ça puait à intoxiquer la ville de Sherbrooke. 

Le coup de renvoi fut quand je détruisis le chapeau du père Alfred qui se permettait souvent de nous frapper. 

Les portes du ciel s’ouvrirent et j’ai quitté le paradis terrestre, jouant à la cachette comme mes arrière-grands-parents, Adam et Ève.  

Mon père est venu me chercher bien découragé que je n’aie pas encore trouvé ma place. Malheureusement, tout ce tumulte fut inutile puisque mes amis étaient déjà partis de Barnston. 

Un jour, j’eus une lettre de Rénald qui m’apprit qu’ils étaient dans l’Ouest canadien.  La vocation prit des allures de sirène une couple de fois encore : chez les Franciscains et les Pères blancs d’Afrique. 

Aujourd’hui encore, j’irais enseigner dans n’importe quel pays parce qu‘ici je ne sers à rien.

Radioactif 150

septembre 26, 2021

Radioactif  150

22 Septembre 2007

Théâtre 1.    

Mine de rien le théâtre fut une autre jouissance qui a profondément marqué mon adolescence.  J’adorais faire du théâtre quoique j’avais un handicap insurmontable : l’absence de mémoire. 

Je n’arrivais jamais à me rappeler exactement le mot à mot du texte que je devais apprendre par cœur.  Aussi, je m’arrangeais pour que ça arrive à dire à peu près la même chose, ce qui ne facilitait pas le jeu, surtout que j’avais la mauvaise habitude d’improviser toutes sortes de farces. 

J’ai tellement toujours eu peu de mémoire que la seule chose que je me rappelle des fables que l’on devait apprendre par cœur est :« un loup n’avait que la peau et les os tant les chiens faisaient bonne garde».  Je n’ai jamais pu apprendre une fable au complet. 

À l’école normale, pour devenir enseignant, je n’ai jamais pu apprendre les déclinaisons latines.  J’étais même la risée de tous.  C’est pourquoi je me dépêche d’écrire tout ce que je me rappelle parce que je sens le vide s’installer lentement. 

Heureusement, en préparant mes archives pour les Archives gaies du Québec, j’ai pu évaluer ma vie et en venir à la conclusion que j’ai bien vécu.   

À vrai dire, je ne me trouve pas tellement vite sur mes patins , ni brillant ,quand je participe à une entrevue, par exemple. 

Je sais mieux plus tard ce que j’aurais dû dire alors. J’ai le cerveau un peu tortue.

22 Septembre 2007

Théâtre  2.   

Je me souviens d’une pièce de théâtre dans laquelle j’étais le petit Hermann, l’enfant pur et amoureux de la Vierge Marie. 

Qu’il fut difficile de ne pas éclater de rire au cours de ma prière à genoux devant Marie, une belle et gentille fille du village. Doriane. 

Une autre fois, je devais comme un archange sortir mon épée du fourreau, ce qui se fit vite et facilement, mais puisqu’elle était de carton, elle plia en deux immédiatement.  Je lançai aussitôt une farce sur sa rigidité, genre une chance que j’ai autre chose de plus dur, qui fit rigoler l’assistance alors que ce se devait d’être un drame. 

Ce goût du théâtre m’habitait tellement que j’avais organisé une soirée de comédie, à Sherbrooke, dans une salle paroissiale, avec l’aumônier des jeunes, car je faisais partie de la «Jeunesse ouvrière catholique».

Tout au long de cette pièce je me moquais des émissions de télévision.  J’avais tout écrit.  Un plaisir incroyable quand les gens t’applaudissent ensuite.  Quel triomphe!

 J’ai toujours secrètement envié le succès des acteurs et des chanteurs quoique dans mon cas, le deuil de la gloire est facilement plausible. 

Quoique durant ma retraite, il ne faudrait pas me tordre un bras bien longtemps pour me glisser dans un petit spectacle. 

Ce ne doit pas être pire que de réciter de la poésie.  Même si j’adore ça, je fonds juste à m’imaginer en scène.   Dans mes moments dépressifs, je me sens complètement dépourvu de tous  talents.  Si j’avais à recommencer ma vie, je voudrais bien avoir la facilité que les jeunes ont aujourd’hui d’étudier en théâtre.   

Le cas Guillaume Lemay-Thivierge

septembre 25, 2021

La mondialisation de l’autoritarisme à outrance  s’installe de manière de plus en plus universelle  sur la planète.

 Autant je suis d’accord qu’il faille se faire vacciner au plus vite pour protéger tout le monde et que cette obligation transcende même le droit à la liberté individuelle parce qu’on est en pandémie, autant je pense que c’est du fascisme pur qu’un artiste perde un contrat, sous prétexte qu’il n’est pas vacciné et que sa personnalité est un modèle.

Que Guillaume Lemay- Thivierge ne puisse pas participer à District 31 parce qu’il n’est pas vacciné, je le comprends, puisqu’il faut protéger les autres contre la courroie potentielle qui permettrait  la possible propagation  du maudit virus dans le groupe; mais en quoi la publicité pour une automobile peut-elle influencer qui que ce soit dans sa décision de se faire vacciner ou non?

Bientôt, on sera condamné à la mendicité dès que l’on ne pense pas comme le veut la majorité. Le passeport vaccinal est un outil pour nous protéger, mais de là à commencer à nous faire la morale en nous servant l’imbécilité de la « responsabilité du modèle », comme on l’a fait dans le cas de Jutra, il y a tout une différence.  Il ne parle quand même pas de la pandémie dans ses annonces publicitaires.

Radioactif 149

septembre 24, 2021

22 Septembre 2007

Arrivée de Carl  1. 

Les escapades avec le Vieux-curé se sont transformées au fil des ans.  Le groupe s’est agrandi, particulièrement, avec l’arrivée d’un petit anglais, peut-être d’une ou deux années, mon aîné. 

En plus du «drive in », nous nous sommes rendus de plus en plus souvent à Newport.  C’étaient des pique-niques nouveau genre : Carl avait trouvé un moyen de se procurer de la boisson que nous ingurgitions à la cachette. 

Ce fut l’expérience d’une sensation nouvelle, divine.  C’était plus amusant.  On n’hésitait pas à se rendre à une plage sur le chemin du retour pour profiter d’un bon bain, nus, pendant que le Vieux – curé nous attendait dans l’auto. 

Avec Carl, nous vivions enfin des activités habituellement réservées aux plus vieux.  Ce fut probablement mes premiers écarts à ma vie de petit gars modèle.  Puis, les voyages ont diminué en nombre. 

Le Vieux -curé qui devait se plier à nos caprices nous trouvait devenus beaucoup trop indisciplinés.  Par contre, j’ai pu continuer de vivre une relation amicale avec lui.  J’étais plus sage, même si je me trouvais un peu sauté.

22 Septembre 2007

Nouvelle félicité  2.           

Je ne veux pas blâmer Carl.  J’étais parfaitement volontaire.  Nous sommes les seuls à blâmer pour les mauvais plis que nous prenons. 

Mes parents étaient extraordinaires.  Ils ne pouvaient pas toujours nous épier.  Puis, l’adolescent que j’étais voulait toujours bien paraître, le brave d’entre les braves, aux yeux de ses camarades. 

Je nageais dans la félicité de ne pas toujours avoir à me cacher et pouvoir enfin goûter avec Daniel aux plaisirs de partager mes ébats sexuels,  jeux qui pouvaient maintenant se réaliser avec plusieurs garçons. 

Cela me suffisait pour justifier mon désir d’être prêt à tout pour continuer de plaire à Carl.  J’ai même, une fois, volé de l’argent à mon père pour permettre à Carl d’acheter de la boisson.  Mon père s’en était aperçu, mais j’avais dissimulé l’argent dans mes bas, un endroit où je savais que mon père n’irait pas fouiller, si je me faisais prendre. J’ai eu raison. Mais, ce fut de toute ma vie une des pires choses à me reprocher.


21 Septembre 2007

La garde-robe 3.   

Ce réveil brutal à la vie d’adolescent ne pouvait pas se restreindre à enfiler mes premières gorgées de boisson. 

Un jour, je me suis rendu à Coaticook pour y rencontrer des filles avec Carl.  Au rendez-vous, j’ai pu, comme les autres, me cacher durant quelques minutes dans un des garde-robes avec une petite inconnue très coquette.

Elle sut s’occuper de mon petit «Willie» alors que j’étais pour la première fois de ma vie en présence d’une fille assez vieille pour avoir de magnifiques petits seins.  J’ai laissé l’appartement complètement ébloui par cette révélation. 

Je ne me sentais coupable de rien, car j’avais refusé de me livre au péché : je ne l’avais pas embrassée.  Que voulez-vous, dans les sermons, le mot baiser revenait sans cesse pour caractériser le mal.  J’en avais déduit que je pouvais tout faire comme quand j’étais tout jeune, tant que je n’embrassais pas. 

Qu’est-ce qui était le plus «jouissif» la communion, ces nouveaux seins ou les jeux avec Daniel ?  Car, avec l’adolescence, ma curiosité avait pris un nom : le plaisir avant tout.

Radioactif 148

septembre 23, 2021

Radioactif  148

21 Septembre 2007

Priorités d’enfance.         

Mes deux plus grandes priorités quand j’étais tout jeune étaient de jouer dehors et l’amitié.  J’ajouterais que ma plus grande qualité était ma curiosité, même sexuelle. Je ne comprenais pas encore ce qu’était le mal, cette déformation mentale des adultes concernant le sexe. 

J’étais haut comme deux pommes et déjà j’étais prêt à mettre toutes mes énergies pour défendre mes amis.  Bien évidemment, je m’opposai de toutes mes forces quand les mangeuses de balustres et le curé commencèrent à faire pression sur mes parents pour que moi et mes frères choisissions mieux nos amis.  Vers 12 ans, mon meilleur ami était Galen, un petit anglophone, donc, un protestant.

Quand nous sommes arrivés à Barnston, il y avait encore beaucoup d’anglophones. Un catholique ne peut pas avoir d’amitiés avec quelqu’un d’une autre religion. Cela me révoltait, malgré mon âge.

Je me rappelle le père de Galen, un fusil à la main, criant contre nous.

Dire que cette famille a donné  naissance à une de mes plus profondes amitiés.

Avec Galen, on imitait les films de science-fiction présentés à la télévision. Une petite cabane était notre vaisseau spatial.

Heureusement, mes parents n’en faisaient pas un drame.  On ne pouvait pas concevoir un bon petit catholique capable de se tenir avec un méchant protestant anglophone par-dessus le marché et encore moins un communiste venu d’Europe quand ce fut le tour de Raymond, un belge, et de Patrice, u petit français de France.

Quand t’es jeune, ce sont des différences dont tu  ne t’occupes même pas . Tu partages le plaisir d’inventer des jeux, voilà tout.  Ces pressions me mettaient en rogne, car, ces deux garçons, mes amis,  étaient toute ma raison de vivre en dehors de ma famille. 

Je n’ai jamais été approché par un adulte pour des raisons sexuelles dans mon enfance. Le sexe c’était entre nous du même âge et sporadiquement selon les humeurs. Les échanges étaient extrêmement rares et survenaient de la manière la plus naturelle du monde.

Je ne comprenais pas ce qu’il y avait de mal, encore moins ce qui était dangereux puisqu’on avait toujours du plaisir à visiter nos différences. Pourquoi dès qu’il en était question, le adultes en faisaient tout un plat. Personne ne sortait blessé ou diminué par ces petits jeux de vérification.

Les réactions des adultes m’apparaissaient comme une espèce de folie religieuse, ce que je crois encore.

Radioactif 147

septembre 22, 2021

Radioactif 147

21 Septembre 2007

La pratique religieuse.    

La pratique de la religion quand j’étais petit était très différente d’aujourd’hui. 

À cette époque, on n’était jamais trop religieux.  Il fallait être à jeun depuis minuit pour pouvoir communier le matin.  Ne jamais toucher l’hostie, sous peine de péché mortel.  Mentir était péché véniel, mais on ne parlait presque jamais de médisance et calomnie. 

Je servais la messe pour 0.10$ par jour.  Je faisais aussi mes premiers vendredis du mois et j’aillais aux prières du mois de Marie.  Pas de viande le vendredi. Le jeûne durant le carême. 

L’Église d’alors ressemblait étrangement aux Talibans, surtout quand il était question de sexe. Les sœurs avaient leurs «capines» comme les femmes musulmanes ont leur voile. 

Dans toutes les religions, on crée des règles supposément venues de Dieu ; mais Dieu est un être strictement spirituel.  Il n’a donc rien à cirer de toutes ces  prétendues offenses à sa grandeur. 

21 Septembre 2007

La prière.     
La religion avait son beau côté : l’idéal de charité et la prière. 

Jeune, la prière était une vraie élévation de l’âme vers Dieu.  Je trouvais ça tout à fait normal,  la prière étant des ondes d’énergie dirigées vers l’univers.  Notre corps est un capteur et un émetteur.  Il permet une certaine concentration et par conséquent une certaine conscience. 

Mes séances de prières étaient des moments sublimes.  Était-ce de l’autosuggestion?  Je n’en sais rien, mais ça me rendait absolument heureux.  Un bonheur indicible que je n’ai jamais revécu. 

Dieu avait une place prépondérante dans tout ce que je pensais et je faisais.  J’essayais autant que possible de comprendre les Évangiles et la haine des étrangers me paraissait coupable. 

Comment mes meilleurs amis pouvaient-ils être damnés parce qu’ils n’avaient pas eu la chance de naître dans une famille catholique ?  

Radioactif 146

septembre 21, 2021

Radioactif  146

21 Septembre 2007

De l’enfant à l’ado.

Dans ma tête, mon adolescence c’est tout ce qui a précédé mon premier emploi à la Tribune, de Sherbrooke, à 17 ans. 

Cette période m’oblige de me demander quel rôle joue l’émotion dans les choix qui marqueront notre vie. 

Jeune, tout tourne autour de nos parents; alors qu’ado, ce sont surtout nos paires.  Nos parents deviennent des casse-pieds.

Il est évident que l’on est au départ une énergie donnée en réaction avec son environnement.  Le plaisir est normalement ce qui guide nos actions.  À moins d’être masochiste, il existe personne qui vit pour souffrir, même Bouddha nous a dit que le sacrifice ne nous conduit pas à l’illumination plus que le plaisir.  Il préconisait plutôt l’équilibre comme dans le tir à l’arc. 

Pourtant l’instinct de mort est aussi très fort.  Un instinct de destruction.  Le besoin de retourner au nirvãna, dans le ventre de sa mère.  La boisson en est le prototype parfait : tu bois pour le plaisir, la griserie ou pour oublier que tu ne t’acceptes pas  comme tu es.  Un mélange désastreux.  Trop boire équivaut à se détruire complètement. Un suicide déguisé.

Boire est un signe de faiblesse évident et pourtant ce peut être aussi un geste de grande solidarité comme quand tu bois avec tes amis pour le plaisir d’être avec eux.

La vie est ainsi faite à deux vitesses que l’on en soit conscient ou non. 

21 septembre 2021

Je suis bien plus renversé par l’information de la mort de mon ami Jean-Paul que par le résultat des élections. Jean-Paul avait 96 ans.

Il est mort en 2020, le jour de son anniversaire de naissance, le 24 novembre. Je m’interrogeais depuis longtemps à savoir ce qui se passait avec lui. Je le savais malade, mais pas à ce point. Je ne saurai jamais si c’est la Covid-19 ou une autre maladie.

Jean-Paul m’a rencontré la première fois lors d’une assemblée politique comme dans le cas du gars avec lequel je vis depuis neuf ans. Jacques a 78 ans comme moi.

Nous nous voyions rarement (Jean-Paul), mais c’était toujours très intensif. Paix soit avec lui. Il me manque et c’est ce vide qui a fait que je cherchais à savoir ce qui se passait avec lui, d’autant plus que son téléphone avait été débranché.

C’est le deuxième ami qui meurt sans que je le sache sur le coup.  J’ai connu la mort de Gabriel Charpentier, une semaine après sa mort, alors qu’on était allé le voir à Montréal.

Mes amoureux s’effacent l’un après l’autre et ils ont plus de 90 ans ce qui fait que je suis un drôle de pédophile, selon mes détracteurs.

Ça prouve qu’une chose : l’écriture ne correspond pas toujours à la réalité de l’auteur.  Intérieurement, cependant, je demeurerai amourajeux pour le reste de ma vie, même si ma manière de vivre ne correspond pas à ma réalité intérieure.

Radioactif 145

septembre 20, 2021

Radioactif 145

21 Septembre 2007

La charité.   

Quand j’étais petit, mon moteur fonctionnait à l’idéal religieux, dans ce que la religion a de noble : aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu. 

Je vivais de véritables moments d’extases quand j’allais communier et  je me sentais en lien direct avec Dieu. 

Mes préoccupations étaient ce que l’idéal chrétien devrait créer en nous : éliminer la guerre, la violence et la misère, être reconnaissant d’avoir été créé et apprendre à en jouir. 

Si je voulais faire un curé pour faire plaisir à maman,  je découvrais aussi le plaisir.  Les petits jeux sexuels de mon enfance étaient des gestes de curiosité.  Aucun adulte n’en a jamais eu connaissance, sauf, une de mes institutrices qui m’a pris en plein jeu d’exploration entre les jambes d’un petit confrère de classe avec qui je partageais le travail demandé. 

Elle m’a simplement demandé de me mettre les mains sur la table.  Sans être traumatisé,  j’en fus totalement confus. Mais, ça ne m’a pas empêché de recommencer en faisant plus attention aux regards des autres.

20 septembre 2021

C’est beau l’innocence. Ce devrait être ainsi durant toute la vie; mais des esprits tordus viennent nous emmerder avec leur idée de péchés et de vertus comme si Dieu pouvait être assez dégueulasse pour nous offrir d’aller en enfer.

Je n’ai jamais compris pourquoi le sexe peut être mal. Dans mon cas, il fut toujours un grand plaisir quoique j’admets qu’en en ayant trop, ça finit par être insupportable et que les vacances sont alors bienvenues.

Le sexe ne peut pas exister sans amour. Les sentiments qui l’accompagnent sont ce qui le rendent agréables.

Quand tu es petit, tu ne peux pas faire d’enfant.  L’enfantement est le risque que tu connais quand tu peux commencer à éjaculer. S’il n’y a pas de violence ou de domination, cela n’a aucun effet néfaste, au contraire. Le mal c’étaient les bons chrétiens qui s’en prenaient aux filles-mères et qui aujourd’hui s’en prennent à l’avortement.

Quand tu es assez vieux, le sexe devient une responsabilité autant qu’un plaisir.

J’ai donc passé des années à essayer de comprendre pourquoi les jeux sexuels méritent de se ramasser en cour et j’avoue que j’ai compris que les faiseurs de morale sont les plus pervertis parce qu’ils s’inventent des règles absolument hors-nature. Les lois sont légales à ce sujet, mais elles sont absolument illégitimes.

Le sexe occupe peu de temps dans nos vies et pourtant à la télévision on ne parle que de ça.

Radioactif 144

septembre 18, 2021

Radioactif 144

21 Septembre 2007

Jansénisme débile.          

S’il n’y avait pas eu cette démence anti-sexuelle, je ne me serais jamais autant questionné sur la religion et son hypocrisie. 

Enfant, je voulais être un saint et je n’avais pas encore compris de ce dont on parlait avec autant d’insistance et qui faisait trembler tous les murs de l’enfer.

Quand j’ai fait le rapport entre le péché et le zizi, j’étais déjà un adepte pour ne pas dire un esclave de ce sport national depuis très longtemps.  Je partageais ce plaisir avec plusieurs autres, la cachette rendant les choses encore plus palpitantes et moi, tout comme les autres, on n’y percevait rien de mal, bien au contraire.  Tu ne souffres pas tellement quand tu jouis. 

Effectivement, il faut avoir l’esprit vraiment tordu pour y voir quoique ce soit de mal. 

Le péché c’est un manque d’amour.  Je n’en manquais pas, j’en avais à revendre.  Comment notre nature profonde peut-elle être méchante ?  C’est un blasphème contre notre Créateur. 

Ces interdits débiles sont nés des premiers prêtres qui ne savaient pas se contrôler et qui pour éliminer les tentations ont décidé de créer un interdit pour tous. 

Le corps de l’autre est une tentation.  Donc, il ne faut même pas y penser.  C’est de la castration mentale. 

Il faudrait avoir un corps qui ne ressent rien.  Quelle connerie !  C’est le contraire de la tolérance sexuelle que l’on retrouve dans les Évangiles. 

La peur du sexe est amenée principalement par St-Paul qui aurait été, comme Hoover le maniaque de la guerre anti-gai américaine, un homosexuel qui ne s’accepte pas. 

Faute de pouvoir dominer, les religions ont fait comme le parti libéral quand ils ont mis René Lévesque dehors : ils ont figé dans leur paranoïa. 

21 Septembre 2007

Le sexe : tabou.    

Jamais il ne fallait parler de sexe.  Comme si c’était une discussion pour martien.  Juste y penser et t’étais un maudit cochon. 

Ça me fait penser aux féminounes d’aujourd’hui, même les hommes gais devraient être féministes. 

Chez-moi, c’était le tabou absolu, pas un mot.  Pas une explication.  Un pet nous ravissait pour son «big bang» et provoquait des rires fous illimités. 

Ce silence sur les choses de la vie était compensé par les discussions de cour d’école et comme je le rappelais avant on apprenait toutes sortes de conneries. 

Je ne savais pas comment naissent les enfants et ça ne m’intéressait pas particulièrement.  Par contre, j’étais obsédé par la beauté de la gueule des gens autour de la planète jusqu’à vouloir tout voir, tout savoir, tout comparer.  Et quand j’ai connu des étrangers venus d’un autre continent cette curiosité a cédé la place à la beauté des accents et à tout ce qu’ils pouvaient me raconter sur l’Europe. 

Quant aux curés, ils nous mentaient radicalement.  Tu avais des boutons si tu te masturbais, tu pouvais mourir cardiaque parce que ça demandait trop d’efforts, comme on le croyait 3,000 ans plus tôt et, la meilleure,  en insistant trop sur le plaisir tu pouvais devenir fou ou meurtrier. 

Ce sont ces mensonges qui m’ont révolté et qui me font encore bondir quand les médias commencent à se prendre pour des curés. 

18 septembre 2021

Je n’ai jamais voulu faire la promotion de la pédérastie (amourajoie) simplement parce que ça ne donne rien. Tu es selon ton orientation sexuelle dès ta naissance et ce jusqu’à ta mort.  Cependant, tu peux encadrer cet élan et même la vivre en te fixant des règles. Il faut des cours de sexualité qui repose sur les connaissances scientifiques et non sur les inventions religieuses qui ont pour seul but de te dominer individuellement par la peur ou par la honte.

Moi, je suis contre la pédophilie;  non pas que c’est mal. Je ne crois plus dans le péché de la chair et je ne vois pas pourquoi mettre la main sur une fesse est plus mal que de la mettre dans les cheveux; mais parce qu’un enfant pourrait avoir peur ou être dégoûté, si on lui impose des actions dont il ne saisit pas le sens ou qui va à l’encontre de toute ce qu’il entend dans son milieu.  C’est par pure sécurité, car en principe un toucher ça ne fait pas mal et ça ne blesse personne.

Aujourd’hui, j’y ajoute le consentement. Tu ne peux pas toucher quelqu’un sans que cette personne soit d’accord. Je suis aussi contre toute forme de domination. Je suis même pour la prostitution si elle est individuelle et consentie.

Parc contre, la violence ne peut pas exister dans une relation sexuelle saine.

J’ajouterais aujourd’hui que je suis surtout contre toutes les formes de lavage de cerveaux directs ou indirects. Ça me choque d’entendre parler que d’agressions sexuelles à la télévision.

On n’a pas besoin de savoir ça et ceux qui en parlent mènent une lutte en décidant pour les autres que cela est mal. Le savoir-vivre ne regarde pas les ondes télévisuelles ou radiophoniques. Cette opération pour faire peur aux hommes entretient une forme de paranoïa collective  selon laquelle il faut se méfier de tout ce qui bouge autour de nous.

Il ne faut surtout pas oublier que des « victimes » sont tuées parce que les prédateurs ont peur de la réaction sociale. L’Église nous apprenait qu’il est mieux de mourir que d’avoir un rapport sexuel, Maria Goretti. Absolument stupide! La  mort d’un seul enfant est de trop.

J’écris pour essayer. en disant comment ça se vit, de dédramatiser la situation.

On parle de maladie mentale, mais la chasse aux pédophiles ne peut que créer des malades mentaux. On les isole et on leur fait vivre l’enfer sur terre. Si chacun se mêlait de  ses affaires la vie serait bien plus belle.

Je ne dis pas cela parce que depuis une semaine, j’ai une espèce de malade qui m’appelle et qui me menace, supposément parce que je suis pédophile et que j’appelle trop souvent Richard Martineau, le journaliste. Je suis pédéraste de nature et gai de réalité. J’ai envoyé l’annonce pour mon livre à beaucoup de gens parce que j’aimerais bien que pour une fois je n’aie pas investi du temps et de l’argent pour rien.

Je n’appelle jamais Martineau puisque ça ne m’intéresse pas de jaser avec lui. Il me semble particulièrement bouché, mais je respecte sa capacité d’écrire. Je lis ses chroniques tous les jours.  J’avoue même que parfois je le trouve très intelligent, mais certaines fois, je le trouve tout aussi con.

Je comprends qu’un parent pourrait avoir peur de moi à cause de mes propos, mais si on s’explique le moindrement on s’aperçoit que l’on a eu peur pour rien. Je n’ai même pas été en contact seul avec un jeune depuis plus de 20 ans. Calmons-nous les pompons!

Radioactif 143

septembre 17, 2021

Radioactif 143

20 Septembre 2007

Le mensonge ado 1.        

Avant de retourner à mon enfance et d’entrer dans mon adolescence,  je me dois, puisque je reviens toujours sur l’actualité, de souligner que je comprends parfaitement la peur des parents face aux abuseurs parce qu’on s’imagine qu’ils sont tous violents.

La violence est le cas d’une très infime minorité, pour ne pas dire une exception. 

Quand Shuhed, le plus vieux de mes fils adoptif, a eu 16 ou 18 ans, il est allé veiller avec ses amis.  Il était deux heures du matin quand il est entré.  Je faisais du sang de cochon depuis des heures. 

J’en étais rendu à vouloir appeler la police tant j’avais peur.  Il entra.  Je lui fis le sermon sur la montagne de ma vie, avec le fameux  » Pourquoi ne m’as-tu pas téléphoné ? Je n’aurais pas été aussi inquiet. »  Plus je montais dans les rideaux,  plus il souriait, plus il trouvait ça drôle.  J’en étais rendu fou. 

Les nerfs ont lâché et je lui ai donné une claque dans la figure.  Le lendemain, je braillais comme un veau parce que j’avais peur d’être devenu un batteur d’enfants.  Autant je suis pour la liberté sexuelle, autant je condamne la violence faite aux enfants. 

Mes consœurs enseignantes ont dû me consoler en me faisant comprendre que c’était de toute évidence, à me voir aussi triste, un pur accident bien compréhensif. 

J’adore les jeunes, ce n’est pas pour les frapper, mais partager leurs expériences de vie.  La pédérastie, c’est une forme de régression, de fixation à son enfance.  Revivre avec et à travers eux son enfance et son bonheur.  

20 Septembre 2007

Le pardon 2.           

Ce fut ma seule expérience du genre et je lui ai pardonné de ne pas être entré à la maison en métro. J’ai même approuvé sa décision. 

Tout ce qu’il a eu à me dire pour me convaincre : « Je n’ai pas pris le métro, car en m’en allant trouver les autres, il y avait un homme qui ne cessait pas de me reluquer tout le temps ».  Pédéraste, j’aurais dû connaître la chanson. 

Allumé. Pantoute.  C’était comme à l’époque dans laquelle on veut nous replonger.  Un jeune qui avait tué un adulte n’avait qu’à dire qu’il avait soupçonné le bonhomme d’avoir voulu lui mettre la main sur le zizi pour qu’instantanément ce petit écœurant devienne une pauvre victime.  Pas très intelligent, mais nous pensions ainsi.  « Le sexe quand tu le touches, ça fait tellement mal que c’est l’enfer intérieur». 

Plus tard,  j’ai compris son petit sourire en coin quand je lui faisais la morale. Il avait simplement commencé à fumer du  » pot   » en cachette, ce que je n’avais pas encore découvert. 

On s’est fait tellement laver le cerveau par la religion avec ces histoires de sexe, de danger de prédateurs qu’on en voyait plus clair.  Pourtant, 40 ans après, c’est la même maladie.  Cela, c’est à mon sens, le vrai viol : le viol des consciences. 

À l’adolescence, tu dois être assez averti pour savoir si t’aimes ça ou pas.   Tu dois connaître tes responsabilités.

Radioactif 142

septembre 16, 2021

Radioactif 142

20 Septembre 2007

Savoir en parler.   

Feu Pierre Faucher, un de mes amis professeur et ancien  de la SQ, disait que le Québec souffre du syndrome du 911. 

Plutôt que d’apprendre à parler avec leurs enfants, d’apprendre à leur faire confiance, les parents préfèrent que la police ait plus de moyens pour compenser cette absence de responsabilité. 

Quand on regarde les reportages actuels, on parle plus souvent de filles de 16 -17 ans, donc, de filles qui ont déjà l’âge de prendre leurs responsabilités.  Cette campagne de Quebecor et des féminounes chroniques prouve bien que nous sommes pires qu’il y a 40 ans. 

Nous n’avons jamais eu le courage de nous demander pourquoi le sexe est si négativement abordé. 

On a foutu l’Église dehors et on est resté accroché à ce qu’elle prêchait de plus débile : le péché de la chair. 

On n’est pas sorti du bois !  Les vieilles grébiches devraient se mêler de leurs affaires et laisser les jeunes décider s’ils vivront les mêmes tabous. 

Par contre, les jeunes doivent être informés des dangers réels (il y a des débiles dangereux, des enfants ont déjà été tués).  Avoir du fun, c’est une chose ; mettre sa vie en danger, s’est une toute autre chose.  Mais, on enlève les cours sur la sexualité à l’école et on laisse ça dans les pages de sensationnalisme de Quebecor.

Tant pis pour la création d’une conscience personnelle et responsable. On revient à l’époque de la grande noirceur…


20 Septembre 2007

Rien ne change.    

Le monde ne change pas.  On est pareil à ceux qui existaient 40 ans auparavant.  On agit différemment parce que nous n’avons pas le même environnement.  La vie est une question d’adaptation. 

Je ne peux pas réfléchir de la même façon si je nais au Bangladesh.  Je ne percevrai pas la même chose qu’un blanc qui vit grassement au Québec. Pourtant, fondamentalement, on est exactement pareil. 

On n’a pas appris à essayer de se mettre dans la peau de l’autre.  On s’imagine qu’on connait tout.  La religion permet de remercier dieu même si on crève de faim.  Si elle est bien implantée, tu finiras même par remercier dieu d’être crève-faim parce que c’est déjà au-delà de ce que tu mérites. 

C’est ce genre de discours débile que j’accepte de moins en moins.  S’il y a un dieu, c’est en cherchant ce qu’il y a de beau, de grand, dans tout.  Le plaisir inclusivement.

Radioactif 141

septembre 15, 2021

Radioactif 141

20 Septembre 2007

Baisses des agressions sexuelles.    

Un petit communiqué contredit les campagnes de Quebecor et l’ADQ sur la sexualité. 

Les agressions sexuelles rapportées à la SQ de l’Estrie présentent une diminution de 15 %. (La Tribune, 20 septembre 07, p. 15).   Il ne faut pas oublier qu’au point de vue judiciaire une agression n’est pas un acte violent, mais un trompe-oreille. 

Nos nouveaux curés de Quebecor qui essaient de nous ramener dans le giron d’une société paranoïaque ont beaucoup d’argent à dépenser dans les sondages.  Une chose certaine , la sexualité se politise de plus en plus, mais on n’a pas encore l’honnêteté de faire la différence entre un enfant et un adolescent.  

Personnellement, les deux livres que j’ai présentés pour les concours annoncés par l’AAACE finiront sur les tablettes La pédérastie mise à nu parce qu’il manquerait de candidats et Autoportrait d’une révolte parce que je me serais trompé de page de présentation et j’aurais mis celle de 2005.  Cette fois, c’est vraiment mon erreur. 

Toutes les copies remises à l’Université de Montréal ont été retournées parce que la reliure ne convient pas à leur critère.  La reliure a plus d’importance que les idées.  Pas fameux pour une université. 

Quant aux publications en Europe, ça me semble des arnaques plus qu’autre chose.  Je suis trop pauvre pour essayer.  Je paye pour écrire.  

Quant à Windows, il m’a remis une page personnelle dans laquelle je publie mes poèmes, mais avec une adresse si compliquée que personne n’ira voir.
Pour ceux qui aiment la poésie.  C’est tout ce que j’y mets.

Radioactif 140

septembre 14, 2021

Radioactif 140

19 Septembre 2007

M. Pope.      

Les cigarettes Matinée que je fumais avec Rénald, mon ami belge,  étaient bien différentes des cigarettes que nous donnait M. Pope, le facteur qui m’amenait avec lui.

Celui-ci s’amusait à nous faire fumer,  tout en essayant de nous dompter de vouloir fumer.  Alors, il nous en proposait, si le sujet se présentait, mais il mettait du gingembre au bout de la cigarette.  C’était affreux à endurer. 

C’est sûrement grâce à lui que je n’ai jamais été un gros fumeur. 

De M. Pope, je me souviens qu’une de ces vaches avaient eu un petit veau.  Je voulais flatter le petit veau alors j’ai essayé d’être très gentil avec la maman en lui donnant des pommes.  Le temps d’un éclair et j’étais sur le cul, plus loin, car la vache m’avait encorné pour protéger son petit. 

Heureusement,  je n’avais pas été blessé.  Mais j’avais appris à flotter dans les airs comme un mouchoir.  

14 septembre 2021

Tout ce qui se passe d’important, surtout sur le plan émotif, quand on est jeune, prend une dimension encore plus grande au fur et à mesure que l’on vieillit.

Alors que tout le monde a peur des pédophiles qui ne représentent moins de deux pourcents de la population, les pires ennemis de la jeunesse sont, à mon avis, la boisson et les drogues.

Ces ingrédients sont souvent valorisés en groupe. Si tu as le malheur de te sentir un peu inférieur aux autres, tu peux facilement devenir accroc parce que tu penses que ce que tu ressens est la réalité alors qu’au contraire, ils peuvent t’aider à te défouler, mais aussi te faire commettre des gestes qui orienteront ta vie et pas toujours dans le bon sens.

On avait des chauffeurs de taxi qui acceptaient d’aller acheter de la boisson pour nous à la Commission des liqueurs, à Coaticook. Nous étions trop jeunes pour pouvoir en acheter nous-mêmes.

J’aimais me prendre un peu pour Elvis Presley, pas du point de vue de la voix, je chante comme une corneille, mais de la démarche. Je pensais que ça impressionnait les filles.

Plus tard, la boisson me rendait encore plus fou, plus baveux et plus paranoïaque.

Quant à la drogue à l’adolescence,  je l’ai essayée parce que je voulais savoir ce que ça faisait. Malheureusement, la drogue que j’achetais d’un ami, était trafiquée par lui et aurait pu me tuer tellement les ingrédients utilisés pour la faire n’avaient pas de sens.

Radioactif 139

septembre 13, 2021

Radioactif 139

19 Septembre 2007

Rénald  1.    

Quand j’ai connu Rénald et son frère Reg,  je pouvais enfin me renseigner sur les autres cultures dans le monde.  Je passais mes soirées avec Rénald, car je pouvais enfin parler avec de vrais étrangers puisqu’ils étaient tous les deux de Belgique. 

Question de me rendre plus intéressant et de provoquer plus de rencontres et de les rendre encore plus excitantes avec Rénald, je me permettais de temps en temps de voler un paquet de cigarettes dans le magasin de mon père. 

Quant à moi, ce n’était pas voler, ça appartenait à papa donc à moi aussi.  Je passais mes soirées à questionner Rénald sur l’Europe et le comment on y vit. 

Les cigarettes étant défendues, nous devions nous cacher pour fumer, ce qui donnait encore un peu plus un air mystérieux. Elles en étaient que meilleures. Les « Matinée »  n’étaient pas aussi fortes que les Players. 

J’étais littéralement enivré par la présence de Rénald.  Ce fut certainement sans que je le sache le premier garçon avec lequel je suis tombé profondément amoureux.  Il ne l’a jamais su.  J’aimais sans le savoir.

19 septembre 2007

La lutte 2.    

Reg, était plus vieux que moi, tout  était tout à fait différent avec lui. 

On se rendait à Sherbrooke voir ou des films ou du théâtre, mais de préférence de la lutte.  J’y croyais mordicus d’autant plus qu’on la regardait toujours à la télévision chez-nous.  À chaque soirée de lutte ou pour chaque partie de hockey, le salon chez-nous devenait un vrai stadium. 

J’adorais voir lutter les petits nains.  Je me demandais secrètement si Little Beaver avait un zizi très développé.  J’ai cru dans la lutte jusqu’à ce qu’un organisateur, assis près de nous, un soir à Sherbrooke, trouvant très rigolo de nous en mettre plein la vue, nous annonce tout ce qui allait arriver.

Par contre, mon frère Denis et moi, avons développé le plaisir noir de faire semblant de nous battre, de nous blesser.  On mettait du mercurochrome pour donner l’illusion de saigner et ainsi troubler davantage les passants quand on se rendait en visite durant l’été à la Pointe Merry, à Magog.  J’adorais ces grandes scènes de fausses violences.  Et nous étions vraiment bons.

Lettre à Justin Trudeau. Élection 2021.

septembre 12, 2021

Lettre à Justin Trudeau

Magog,
12 sept. 2021

M. Justin Trudeau,

À la dernière élection, je vous ai écrit et vous (ou quelqu’un de votre groupe signant votre nom) m’avez répondu.  Mon message était simple :

La loi 21 ne s’applique qu’au Québec et correspond aux vœux de la très grande majorité. Qu’est-ce que le Canada anglais vient faire dans le débat local?

Ce faisant, seuls,  les dirigeants musulmans nourrissent l’islamophobie, en ramenant le sujet dans l’actualité. C’est en Ontario que l’on a connu le plus de gestes islamophobes. Peut-être ont-ils besoin d’une loi 21 eux aussi?

Toutes les autres lois garantissent  à toutes les religions la protection nécessaire pour se rendre à son temple prier en paix. Même que le voile est admis au Québec dans l’espace public puisque la loi 21 ne touche que les personnes en état d’autorité. Je ne suis pas islamophobe, je fus accepté comme musulman, il y a plusieurs années. Mais, je sais faire les nuances entre l’Islam et les musulmans qui souffrent de  la violence islamique.

Comme je l’ai toujours indiqué,  je suis indépendantiste, mais j’ai souscris à la caisse libérale aux dernières élections parce que je ne veux pas individuellement d’un gouvernement conservateur parce que je suis gai et les Conservateurs seraient notre pire ennemi.  

Tout le monde sait que la vie judiciaire est dominée par le politique, sinon toutes les nouvelles règles concernant le consentement et l’idiotie de créer des âges minimum selon le nombre d’année entre les amants n’existeraient pas. La Cour suprême est là pour s’assurer que les lois ne se pilent pas sur les pieds, mais les lois émanent du parlement.

Malheureusement, peu de membres LBGT savent que les Conservateurs se battent toujours contre la loi de la conversion. Quand j’en ai parlé dans mon groupe, mon interlocuteur m’a répondu qu’il devait voter conservateur, mais que sachant cette situation, il voterait libéral.

L’avenir du parti libéral est de créer un pays où autochtones et francophones pourront commencer à se sentir chez eux.  C’est le contraire, d’un  pouvoir concentré entre les mains d’une majorité anglophone canadienne qui ne respecte pas ses minorités.

Si je vois les choses complètement différemment que dans les années 1960 et 1970 où tout était à la confrontation, je réalise depuis le débat des chefs en anglais, que les choses n’ont peut-être pas si changées que cela.

Par contre, je sais que cette confrontation est collective et que sur le plan individuel, un humain reste un humain quelles que soient les différences.

Dommage que les religions sèment la zizanie au lieu de la fraternité.

La réconciliation nationale passe certes par une lutte au racisme touchant non seulement les autochtones, maïs  aussi les francophones et les gens de couleur.

Cet automne sera déterminant pour la survie du français en Amérique, j’espère que vous serez du bord de ceux qui la souhaite.

Il me fera plaisir de vous faire parvenir une copie de mon livre « Un sourire arraché à l’enfer, tome 1 et 2, car je fais une nette distinction entre l’époque que j’y évoque et l’époque que je vis maintenant. On peut l’acheter chez Renaud-Bray.

Respectueusement,

Jean Simoneau

Radioactif 138

septembre 11, 2021

Radioactif 138

18 Septembre 2007

Avenir =désespoir.           

Bizarre.  Le sentiment qui m’a le plus collé à la peau durant toute ma vie fut d’être inexistant pour les autres.  Rien à voir avec la pédérastie qui m’a permis d’être heureux ; mais parce qu’on aime pas ma façon de critiquer la société actuelle, basée sur l’argent, la violence et le jansénisme. 

L’Inquisition revient en courant sous forme de paranoïa sexuelle, anéantissant tout espoir que les hommes seront un jour une espèce animale qui mérite de survivre. 

L’évolution des années 1970 n’aura pas duré longtemps. Faites l’amour, non la guerre, le temps que des recherches militaires vomissent le sida.  Comme la souveraineté du Québec est morte parce qu’elle est passée de statut d’idéal à celui de carrières politiques. 

À force d’attendre en vain,  serons-nous aussi écœurés de la liberté ?  La terre prépare sa vengeance.  En 1970, les grosses têtes croyaient que l’homme pourrait dominer la température.  On voit ce que ça donne aujourd’hui.  L’homme s’anéantira lui-même. 

Quand j’étais petit,  j’ai rêvé la fin du monde : le cosmos qui tombait sur  terre, comme disait Saint Jean ; mais c’était plutôt une course folle pour échapper à la toxicité de l’air, de ce nuage pourri venu du Sud qui nous brûle sur place, nous forçant à se réfugier ailleurs et ne pas savoir où aller. 

Le fanatisme religieux de l’homme et son orgueil sera son propre poison. Nostradamus prétendait que tout commencerait avec la France,  Sarkozy lui donne raison…Nous vivons une période de régression…  mais nous nous en sortirons.

11 septembre 2021

Ce n’est pas très optimiste! C’est vrai que la terre commence un cycle pénible climatique. La principale raison de ce dérèglement est la surpopulation, la déforestation, etc. Mais, que faire sur un plan individuel?

Radioactif 137

septembre 10, 2021

Radioactif 137

18 Septembre 2007

Mémoire et conscience.

Si la conscience est mystérieuse, la mémoire l’est tout autant. 

C’est pourquoi il est difficile de raconter sa vie avec une certaine logique. 

D’abord une autobiographie n’est jamais exactement comme les événements se sont déroulés.  La mémoire nous ramène seulement ce qui fait notre affaire. 

C’est drôle d’être un aussi intégral ennemi de la censure et de devoir admettre que son propre inconscient est un « maître dissimulateur » quasi absolu.  Tu ne veux pas mentir, mais quand tu compares un certain moment ou une certaine action,  les autres ont un point de vue différent et  parfois la même action n’a pas le même sens pour tous.  Notre mémoire est sélective et c’est elle qui, comme un miroir, alimente notre conscience, grâce à notre intelligence. 

Les trois mousquetaires de notre réalité palpable.  Vive la liberté ! … assez ténue merci ! 

Vers 20 ans, j’en étais venu à la conclusion que la vie ne peut pas subsister après la mort, si le cerveau est détruit.  J’aurais déterré des morts pour le savoir.  Je croyais alors que l’énergie libérée ne peut pas avoir accès à la conscience, car elle est diffuse. 

Selon sa qualité, elle est happée dans l’univers, toujours là, unique, mais inconsciente de sa réalité. 

Quand j’ai failli être tué, j’ai compris que c’est une chose possible.  On ne peut pas en être malheureux, on a tout  simplement plus conscience de soi.  Un petit nuage d’énergies dans le cosmos.

On ne sent rien, c’est le vide absolu.  Je doute de plus en plus dans une résurrection possible.

Radioactif 136

septembre 9, 2021

18 Septembre 2007

L’orgueil ?  

Un midi , nous avons tous dîné ensemble.  Mes deux sœurs  Henriette et Pauline ainsi que mes frères : Roland, Marcel ,Denis, Serge et Maurice.  Nous avons ri de nos comportements d’enfants.  Je ne me souvenais pas d’avoir été aussi soupe au lait.  Je commençais à jouer , si je me sentais trop faible ou que je perdais, je m’en allais brailler aux anges.  Je ne me souvenais pas d’avoir été aussi complexé, quoique j’en parle dans l’Homo-vicièr.  Ma faiblesse physique m’était insupportable.  J’avais besoin de m’affirmer pour me penser apprécié.  Je crois que ce fut toujours mon pire défaut.  Non seulement,  je suis généreux , mais je suis un peu bonasse dans le sens que je n’accepte pas que ceux que j’aime aient de la difficulté.  En ce sens,  tous ceux qui ont été proches de moi ont largement bénéficié de mon portefeuille et j’ai toujours pu compter sur mes amis quand j’étais dans la merde.  On m’avait dit que je n’avais pas à toujours tout donner pour être aimé,  je l’étais sans ça.  Bonasse ou pas , j’ai passé ma vie en amour  et c’est probablement pourquoi je peux dire aujourd’hui malgré les épreuves : j’ai eu une maudite belle vie.

Radioactif 135

septembre 8, 2021

Radioactif 135

17 Septembre 2007

Expliquer la pédérastie.  

Ce n’est pas parce qu’on s’est servi d’un de mes livres L’homo – vicièr pour me jeter en prison que je vais me taire. 

Je raconte ma vie parce que je crois que c’est une réalité qui peut aider certains jeunes à mieux s’accepter et se pardonner certaines manies. 

Si j’en ai tellement arraché dans mon adolescence, c’est que je vivais dans une société de scrupuleux.  Une société hors-nature, car tu nais sexué et tu demeures sexué jusqu’à la mort. 

Que tu le veuilles ou non, c’est la nature humaine. 

Quand on est adolescent, on s’imagine qu’on est un être unique, si on se croit porteur d’un  défaut, on se croit un monstre. 

Un petit coup de poignet nous semble pire que le fait qu’une bonne partie des héros nationaux Staline, Bush, Saddam, l’Inquisition, les Talibans assassinent des milliers d’humains, que dire des millions d’innocents, sous prétexte d’agir selon la volonté de dieu ou pour obéir à leur doctrine. 

Je préfère être névrosé qu’être un assassin, même si le système chante leurs louanges et leur donne le pouvoir. 

Quand j’ai découvert le plaisir fou de me masturber ou de partager le ciel avec d’autres,  j’aurais eu besoin d’avoir un modèle, des réponses quant à ce qui se passait et ne pas avoir à attendre plus de 20 ans avant de savoir que mes héros, André Gide, Roger Peyrefitte, Rimbaud et Verlaine vivaient les mêmes amours qui créaient en moi honte et haine contre moi-même.

Je vivais dans une société d’hypocrites qui nous parlait de charité et nous envoyait chez le diable parce que nous étions assez intelligents pour savoir que le mot jouir ne blesse pas .

Radioactif 134

septembre 7, 2021

Radioactif 134

17 Septembre 2007

Suicides évités.     

C’est vrai que selon certains commentateurs,  je serais du groupe des salauds ; mais je peux affirmer que dans ma vie, certains jeunes se seraient suicidés si je n’étais pas intervenu. 

Je ne l’aurais probablement jamais fait si je n’avais pas osé auparavant essayer de combattre l’hypocrisie et le fanatisme religieux qu’affichent certains média du Québec, en essayant de faire revivre la peur entretenue par les curés sur le plan sexuel. 

Ils se disent professionnels, ils crient au droit à l’information, mais ils exagèrent tellement que leur travail est contre-productif.  Ils oublient qu’en démocratie, la Charte des droits permet aux jeunes d’avoir aussi une vie privée

Les jeunes ne sont pas la propriété des adultes.

17 Septembre 2007

La vérité a des droits.      

Ce n’est pas parce que je me prends pour un autre ou pour défier qui que ce soit que je parle de pédérastie   C’est une réalité humaine qui existera toujours.  

On n’est jamais un cas absolument unique, pourri, malade parce que l’on aime se masturber ou en partager l’expérience durant son adolescence. C’est au contraire, une vérité qui se vit de plus en plus jeune à cause des possibilités de communiquer. 

Contrairement à ce que l’on nous prêche comme dans le temps des curés,  qui nous rendaient malades avec leurs scrupules, il est possible d’être sexuellement très actif tout en étant normal.  C’est une question de libido, de la vitesse du moteur. 

J’écris sur ce sujet pour que l’on cesse de mentir.  Il existe sûrement des pédérastes psychopathes violents, mais je n’en ai jamais connu.  C’est très rare. 

Pourtant, si on écoute nos média, notre monde serait envahi par des prédateurs sexuels dangereux.  On essaie de nous faire revivre au temps du scrupule maladif du péché de la chair.  Une peur maladive du sexe.  Pourquoi ? 

C’est très payant.  Pas de statistiques affreuses : moins d’argent des gouvernements, de policiers, d’avocats, de juges, de psychologues, de journalistes, de fondations qui se nourrissent des prétendus dangers sexuels. 

Pour entretenir l’industrie du chantage comme les Américains, il faut faire croire qu’il y a danger à chacun de nos pas. 

Il faut au contraire vouloir créer des êtres libres, autonomes et créateurs.  

Radioactif 133

septembre 6, 2021

Radioactif 133

16 Septembre 2007

Voile : rite religieux.         

Comment dieu, un être strictement spirituel, peut-il s’attacher à un tel détail ? 

Les religieux ont établi cette règle humaine en interprétant ce qu’est le respect.  Toutes nos religions ont leurs rites.  Donc, le voile n’est pas nécessaire pour être musulmane.  C’est un choix. 

Cette obligation n’apparaît nulle part dans le Coran.  D’ailleurs, c’est complètement fou de permettre de porter la burka au Québec alors que nos soldats vont se faire tuer en Afghanistan pour permettre aux femmes de vivre sans l’obligation de la porter et se soustraire ainsi aux Talibans. 

La religion, ça se vit à la maison ou au temple.  L’école est absolument laïque et aucun enfant ne devrait avoir le droit de fréquenter une école religieuse tant qu’il n’a pas l’âge de consentement afin d’éviter les lavages de cerveau. 

Mieux,  le Québec étant laïc, les écoles religieuses devraient être interdites. Si tu veux que ton enfant apprenne les préceptes de ta religion qu’il fréquente le temple avec ses parents.  

16 Septembre 2007

Rite n’est pas religion.    

Le voile, c’est une connotation sexuelle plus que religieuse. 

On a qu’à se rappeler le tapage créé par l’idée que les garçons portent les cheveux longs pour être fixé sur le vrai symbolisme des cheveux. 

Le président des élections du Canada a fait jaillir une autre contradiction entre le Québec et le Canada. 

Comme le disait l’ex-ministre libéral Scowen, les valeurs québécoises sont tout à fait incompatibles avec celles du reste du Canada. 

Le voile est un rite religieux et une obligation religieuse. 

La religion c’est l’objet de te croyance alors que le rite est une manière, une règle, une façon de vivre ta religion. 

Par exemple, on te demande de ne pas placer le Coran sur le dernier étage de ta bibliothèque puisque la parole du prophète vaut d’être située au plus haut niveau pour la respecter.  Ce rite s’explique bien sur un plan humain, mais Allah doit s’en ficher complètement.

6 septembre 2021

Pendant qu’on  combat la loi 21 en Cour suprême du Canada, l’endroit le plus pacifique entre les communautés religieuses est justement le Québec.

Le derniers attentat a été effectué en Ontario et rien ne prouve que ce fut un attentat entre communautés religieuses. Des chicanes intérieures sont aussi une possibilité, mais on ne le saura jamais, tout est gardé secret.

La loi 21 consacre l’égalité entre les religions et nos lois interdisent les gestes haineux religieux. Mieux, le voile est permis dans l’espace public.

L’islamophobie est créée par l’islam radical qui ne se rend pas compte qu’en agissant aussi fanatiquement, il fait haïr les musulmans dans le monde. L’Islam radical s’appuie sur la Charia  alors que les musulmans eux appuient leur foi sur le Coran.

Radioactif 132

septembre 5, 2021

Radioactif 132

16 Septembre 2007

Le problème des religions.        

Le problème avec les religions: les enseignements religieux régissaient et dominaient chacun durant toute sa vie. 

La religion jouait le rôle de médecin, de psychiatre, de policier , etc.  Tous étaient sous l’emprise des religions. 

Aujourd’hui, elles refusent d’évoluer et de constater que nous vivons dans un monde tout à fait différent et, par conséquent, souvent, avec un environnement qui modifie la justesse des règles qui avaient été proclamées. 

En croyant ces règles immuables, dans le temps et l’espace, on a gardé les gens arriérés et déconnectés de la réalité actuelle. 

Les religions qui ont besoin de se servir de violence, pour faire passer leur message ne peuvent pas être divines, car dieu est amour dans toutes les croyances religieuses. 

En se croyant capables de s’imaginer dieu, les religions oublient que notre petit cerveau ne peut pas et ne pourra jamais concevoir les règles régissant un monde sans limite et éternel comme celui des dieux (la totalité de toutes les forces existantes). 

Les règles et les lois des religions n’ont qu’un but : dominer  tous les individus.

Dieu justifiait la misère et l’esclavage. Il servait de bouclier contre la révolte.  Tout ce qui arrivait nous était accordé par dieu et il fallait respecter sa volonté, le remercier.

Je me rappelle avoir entendu un juif raconté qu’avant d’être exterminés, certains avaient établi une cause en justice contre dieu.  Tous le trouvèrent coupable.  Et qu’est-il arrivé ?, demanda-t-on au narrateur.

« Nous avons recommencé à prier.»

Un exemple parfait de notre impuissance. Les religions nous empêchent d’être nous-mêmes et de nous prendre en main.    

Radioactif 131

septembre 4, 2021

Radioactif 131

16 Septembre 2007

Sudbury.

Il faut avoir vécu en dehors du Québec pour constater comment l’assimilation gruge les communautés francophones en dehors du Québec.  Ce n’est pas une lubie , c’est un fait statistique. 

Quand je suis allé enseigner, un été, à Sudbury, je n’avais pas compris clairement leurs exigences, car dans ma tête, Sudbury était une ville où rayonnait partout le français. 

Je devais laisser mes vacances pour enseigner le français à des fonctionnaires de différentes provinces.  Or, dans le Nord de l’Ontario, on ne pouvait pas trouver un livre d’auteurs québécois, ni de chanteurs francophones.  Pire, les autorités de l’université (on ne m’en avait pas parlé) ne voulaient pas que nous nous rendions en ville avec nos étudiants parce qu’ils seraient toujours interpellés en anglais.  Ce fut ma plus grande surprise. 

Une autre des raisons pour laquelle mon contrat ne fut pas renouvelé : j’affichais clairement et sans détour ma pédérastie devant mes collègues. 

Les francophones hors- Québec qui vivent quotidiennement en français sont des héros qui s’ignorent.  Il parait cependant qu’en Alberta et en Colombie-Britannique, les cours d’immersion en français sont très à la mode.

4 septembre 2021

J’ai visité le Canada, sauf Terre-Neuve. deux fois dans ma vie.

J’ai enseigné au Manitoba (le français) et en Ontario (l’anglais). J’ai même reçu la visite des inspecteurs gouvernementaux ontariens pour vérifier mon anglais parce qu’on trouvait que j’avais trop l’accent québécois.  Des parents francophones m’avaient dénoncé parce qu’ils doutaient de mon anglais.  

Selon les inspecteurs, j’avais une très bonne connaissance académique de l’anglais, mais un accent qui ne diminuait en rien la valeur de mon enseignement. Le plus curieux, à force de ne pas l’utiliser, j’ai complètement perdu tout ce que je savais de l’espagnol et je peux difficilement tenir une vraie conversation en anglais.

J’ai travaillé en Ontario comme professeur. Je me suis rendu là parce que c’était l’endroit où avait été vécue la fameuse Thérèsa Gold Mine. Je voulais vérifier sur place et j’avais peur que ma relation avec Denis, à Montréal,  m’amène à oublier le principe même de l’enseignement quand tu es amourajeux : Never on the job.

J’ai enseigné l’anglais parce que ma compagne de travail venait de Québec. Elle était une spécialiste en mathématiques, mais elle ne savait pas un mot d’anglais. Or, à la fin du primaire, on devait enseigner toutes les matières. C’était toute une préparation de classe. Aussi, j’ai enseigné l’anglais aux élèves de Martine.

À part avoir aussi vécu une liaison fantastique avec elle, j’avais la mauvaise habitude de boire avec les Indiens au restaurant local. Quand je sortais du restaurant bien saoul, comme un maudit fou, je faisais des Pow Wow individuel.

Je me battais aussi contre le fait que les francophones s’exprimaient toujours en anglais. Le maire de la place était québécois, venait de la région de Coaticook. Le conseil municipal parlait anglais lors de ses assemblées, mais en français quand on ne savait pas comment les choses se disaient en anglais.

Je me suis servi de mon expérience journalistique pour dénoncer ce fait dans le journal de Hearst et à Radio-Canada. Dans ce temps-là, on ne m’ignorait pas complètement.

L’été, on m’a demandé d’enseigner en immersion à l’université Laurentienne et j’ai été embauché à Le Pas, Manitoba, parce qu’un de mes étudiants travaillait au Ministère des Finances du Manitoba me recommanda à ses connaissances parce qu’il me considérait comme un très bon professeur.

Et c’est ainsi que j’ai expérimenté différentes façons d’enseigner.

L’âge de consentement.

septembre 3, 2021

La gestapo féminoune

La Gestapo féminoune nie que l’âge de consentement au Québec pour des actes sexuels fut jadis de 14 ans. Quelle indécence face à la vérité!

Ce n’est que très récemment que le gouvernement fédéral a unanimement décrété que l’âge de consentement serait dorénavant de 16 ans au Canada.  On a modifié ainsi la Charte des droits du Québec sans même tenir un débat.

Cela ne respecte absolument pas le droit absolu des adolescents (es) à être seuls maîtres de leur corps et de leur esprit comme l’indique la Charte des droits du Québec. Ce changement est un affront à l’esprit d’ouverture qu’avait le gouvernement péquiste du temps. L’âge de consentement à 14 ans visait à protéger les jeunes contre des parents dictateurs et leur conférer le droit de choisir.  

La liberté ne consiste pas à toujours dire non, mais à pouvoir dire oui en toute connaissance de cause.

Personne au Québec n’a osé relever cette ineptie fédérale (je l’ai fait en témoignant à la commission sur la laïcité) parce qu’on a évidemment trop peur d’être jugé comme étant pédophile.

Personne ne se rappelle que la pédérastie ou l’amourajoie est strictement différente de la pédophilie.  Le fédéral a changé les règles, sans même consulter le Québec. Ce dernier est devenu tellement scrupuleux qu’il n’aurait probablement rien fait pour analyser pourquoi on avait accepté l’âge de 14 ans auparavant.

L’âge de consentement va de pair avec le droit d’un jeune d’être maître de son corps et de sa vie.

Un autre juge vient de le reconnaître dans un dossier concernant la vaccination d’un jeune de 12 ans. À cet âge, le jeune n’est définitivement pas à un adulte, mais il peut être assez mature pour décider ce qui lui convient le mieux face à des parents qui lui imposent leur vérité. Les conservateurs sont d’ailleurs pour les cliniques de conversion chez les garçons homosexuels.

C’est le même droit à l’intégrité physique des jeunes  du côté sexuel, même si pour la majorité des jeunes, la vie sexuelle se résume à la masturbation.

Si tu en fais un péché ou un crime, en obéissant à ta curiosité sexuelle comme c’est normal chez les jeunes, il est  évident que de t’y livrer, même si c’est normal, fera que tu seras culpabilisé et honteux.  

Ce sont les mêmes féminounes qui ont aussi essayé de faire croire que la Grèce antique n’était pas  pédéraste (amourajeuse).

Les féminounes rejettent l’homosexualité mâle depuis des dizaines d’années. Pas étonnant que l’on soit passé d’un féminisme novateur et constructif à un féminisme qui régresse de plus en plus dans une paranoïa absolue de la sexualité comme du temps où l’Église décidait de tout en 1950.

L’emprisonnement de M. Edgar Fruitier est un exemple de la différence entre un tribunal d’inquisition et une cour de justice. Ce procès sur des gestes posés il y a 45 ans et assez anodins faut-il en convenir, sont devenus aujourd’hui  des crimes. La folie ne porte pas qu’à tuer. En quoi mettre en prison un vieux de 91 ans protège-t-il les jeunes? C’est de l’abus et de l’aveuglement volontaire.

Tant qu’au dénonciateur il aurait avantage à rencontrer un psychologue plutôt qu’à chercher à se venger en se servant d’un juge.

Radioactif 130

septembre 1, 2021

Radioactif  130

16 Septembre 2007

Libéraux et immigration.

Le problème du parti libéral du Québec, c’est qu’il ne sait pas faire la différence entre l’assimilation et l’intégration.  Ils ont toujours choisi l’assimilation d’où, dit-on,   les libéraux sont le parti des Anglais. 

Qu’on le veuille ou non, un parti fédéraste ne peut pas servir l’immigration autrement que par l’assimilation, car le Canada et le reste de l’Amérique du Nord est anglophone. 

Les valeurs canadiennes ne sont pas les nôtres, ne serait-ce strictement parce que leur héritage culturel est protestant et non catholique. Il n’y a pas de racisme là-dedans, c’est simplement constater un fait qui peut nous permettre de comprendre sociologiquement notre univers.

La perception de ton pays est teintée par la religion que tu professes. 

Malheureusement pour nous, l’immigration n’a jamais été un pouvoir exclusif du Québec.  Si on avait, il y a 30 ans, exigé que tous les immigrants parlent français avant de s’établir au Québec ou qu’ils puissent apprendre notre langue en cinq ans, soit le temps requis pour avoir sa citoyenneté, nous ne vivrions pas les problèmes que nous avons aujourd’hui quant à l’intégration des nouveaux arrivants. 

Tous sauraient que la langue commune de communication au Québec est le français.  Que le fait de tous parler français faciliterait l’intégration.  Ce serait déjà dans nos mœurs.

Mais, les besoins ou les attentes économiques ont supplanté, comme à l’habitude, nos valeurs identitaires. Si les immigrants parlaient tous le français, nous serions sûrement intéressés à partager avec eux leur culture, car nous sommes en général assez curieux.  Et, surtout, nous aimons fêter.   

L’affaire Edgar Fruitier

août 31, 2021

Notre système de justice est devenu «  les talibans religieux du Québec ».

Il faut tuer l’homosexualité  comme le proclame la Charia et le péché de la chair catholique et autres, en propageant la peur. C’est exactement ce qui se passe dans la condamnation à six mois de prison d’Edgar Fruitier.

En quoi la prison protège-t-elle les adolescents actuels et futurs de gestes sexuels puisque ceux-ci ont été posés en 1970?  Il a fallu 40 ans pour que le plaignant se rende compte que cela n’était plus accepté dans une société devenue de plus en plus janséniste.

Cette condamnation est strictement fanatique car elle impose de croire dans les fabulations religieuses plutôt que la science.

Pire, c’est une négation absolue du droit des adolescents  à leur intégrité physique et morale comme le veut la Charte des droits.

Cette condamnation prouve qu’il ne peut plus y avoir de justice.La seule chose qui compte c’est punir pour faire peur.

Le plaignant reconnaît lui-même avoir pu poser le geste parce qu’il a reçu l’appui de la police et de la Couronne. On a dépensé des millions pour s’assurer que cette morale anti-réalité soit celle qui occupe tout le terrain lors des procès. On a des millions pour apprendre aux « victimes » à dire ce qu’il faut pour être vue et entendu comme une victime. Qu’on aime pas se faire toucher, c’est un droit, mais qu’on prétende que cela nous a remversé et changé notre vie , c’est de la fabulation.

Si tu es accusé, tu n’as aucune chance d’être reconnu innocent. Six mois pour avoir il y a 50 ans passé les doigts sur le pantalon d’un garçon c’est un outrage à l’intelligence humaine, car la sentence essaie de nous faire croire qu’un attouchement sexuel est  un crime terrible et dangereux.

On serait peut-être mieux de prendre ce temps pour combattre la propagation des armes plutôt que de jouer aux « mauviettes ».