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Radioactif 148

septembre 23, 2021

Radioactif  148

21 Septembre 2007

Priorités d’enfance.         

Mes deux plus grandes priorités quand j’étais tout jeune étaient de jouer dehors et l’amitié.  J’ajouterais que ma plus grande qualité était ma curiosité, même sexuelle. Je ne comprenais pas encore ce qu’était le mal, cette déformation mentale des adultes concernant le sexe. 

J’étais haut comme deux pommes et déjà j’étais prêt à mettre toutes mes énergies pour défendre mes amis.  Bien évidemment, je m’opposai de toutes mes forces quand les mangeuses de balustres et le curé commencèrent à faire pression sur mes parents pour que moi et mes frères choisissions mieux nos amis.  Vers 12 ans, mon meilleur ami était Galen, un petit anglophone, donc, un protestant.

Quand nous sommes arrivés à Barnston, il y avait encore beaucoup d’anglophones. Un catholique ne peut pas avoir d’amitiés avec quelqu’un d’une autre religion. Cela me révoltait, malgré mon âge.

Je me rappelle le père de Galen, un fusil à la main, criant contre nous.

Dire que cette famille a donné  naissance à une de mes plus profondes amitiés.

Avec Galen, on imitait les films de science-fiction présentés à la télévision. Une petite cabane était notre vaisseau spatial.

Heureusement, mes parents n’en faisaient pas un drame.  On ne pouvait pas concevoir un bon petit catholique capable de se tenir avec un méchant protestant anglophone par-dessus le marché et encore moins un communiste venu d’Europe quand ce fut le tour de Raymond, un belge, et de Patrice, u petit français de France.

Quand t’es jeune, ce sont des différences dont tu  ne t’occupes même pas . Tu partages le plaisir d’inventer des jeux, voilà tout.  Ces pressions me mettaient en rogne, car, ces deux garçons, mes amis,  étaient toute ma raison de vivre en dehors de ma famille. 

Je n’ai jamais été approché par un adulte pour des raisons sexuelles dans mon enfance. Le sexe c’était entre nous du même âge et sporadiquement selon les humeurs. Les échanges étaient extrêmement rares et survenaient de la manière la plus naturelle du monde.

Je ne comprenais pas ce qu’il y avait de mal, encore moins ce qui était dangereux puisqu’on avait toujours du plaisir à visiter nos différences. Pourquoi dès qu’il en était question, le adultes en faisaient tout un plat. Personne ne sortait blessé ou diminué par ces petits jeux de vérification.

Les réactions des adultes m’apparaissaient comme une espèce de folie religieuse, ce que je crois encore.

Radioactif 147

septembre 22, 2021

Radioactif 147

21 Septembre 2007

La pratique religieuse.    

La pratique de la religion quand j’étais petit était très différente d’aujourd’hui. 

À cette époque, on n’était jamais trop religieux.  Il fallait être à jeun depuis minuit pour pouvoir communier le matin.  Ne jamais toucher l’hostie, sous peine de péché mortel.  Mentir était péché véniel, mais on ne parlait presque jamais de médisance et calomnie. 

Je servais la messe pour 0.10$ par jour.  Je faisais aussi mes premiers vendredis du mois et j’aillais aux prières du mois de Marie.  Pas de viande le vendredi. Le jeûne durant le carême. 

L’Église d’alors ressemblait étrangement aux Talibans, surtout quand il était question de sexe. Les sœurs avaient leurs «capines» comme les femmes musulmanes ont leur voile. 

Dans toutes les religions, on crée des règles supposément venues de Dieu ; mais Dieu est un être strictement spirituel.  Il n’a donc rien à cirer de toutes ces  prétendues offenses à sa grandeur. 

21 Septembre 2007

La prière.     
La religion avait son beau côté : l’idéal de charité et la prière. 

Jeune, la prière était une vraie élévation de l’âme vers Dieu.  Je trouvais ça tout à fait normal,  la prière étant des ondes d’énergie dirigées vers l’univers.  Notre corps est un capteur et un émetteur.  Il permet une certaine concentration et par conséquent une certaine conscience. 

Mes séances de prières étaient des moments sublimes.  Était-ce de l’autosuggestion?  Je n’en sais rien, mais ça me rendait absolument heureux.  Un bonheur indicible que je n’ai jamais revécu. 

Dieu avait une place prépondérante dans tout ce que je pensais et je faisais.  J’essayais autant que possible de comprendre les Évangiles et la haine des étrangers me paraissait coupable. 

Comment mes meilleurs amis pouvaient-ils être damnés parce qu’ils n’avaient pas eu la chance de naître dans une famille catholique ?  

Radioactif 146

septembre 21, 2021

Radioactif  146

21 Septembre 2007

De l’enfant à l’ado.

Dans ma tête, mon adolescence c’est tout ce qui a précédé mon premier emploi à la Tribune, de Sherbrooke, à 17 ans. 

Cette période m’oblige de me demander quel rôle joue l’émotion dans les choix qui marqueront notre vie. 

Jeune, tout tourne autour de nos parents; alors qu’ado, ce sont surtout nos paires.  Nos parents deviennent des casse-pieds.

Il est évident que l’on est au départ une énergie donnée en réaction avec son environnement.  Le plaisir est normalement ce qui guide nos actions.  À moins d’être masochiste, il existe personne qui vit pour souffrir, même Bouddha nous a dit que le sacrifice ne nous conduit pas à l’illumination plus que le plaisir.  Il préconisait plutôt l’équilibre comme dans le tir à l’arc. 

Pourtant l’instinct de mort est aussi très fort.  Un instinct de destruction.  Le besoin de retourner au nirvãna, dans le ventre de sa mère.  La boisson en est le prototype parfait : tu bois pour le plaisir, la griserie ou pour oublier que tu ne t’acceptes pas  comme tu es.  Un mélange désastreux.  Trop boire équivaut à se détruire complètement. Un suicide déguisé.

Boire est un signe de faiblesse évident et pourtant ce peut être aussi un geste de grande solidarité comme quand tu bois avec tes amis pour le plaisir d’être avec eux.

La vie est ainsi faite à deux vitesses que l’on en soit conscient ou non. 

21 septembre 2021

Je suis bien plus renversé par l’information de la mort de mon ami Jean-Paul que par le résultat des élections. Jean-Paul avait 96 ans.

Il est mort en 2020, le jour de son anniversaire de naissance, le 24 novembre. Je m’interrogeais depuis longtemps à savoir ce qui se passait avec lui. Je le savais malade, mais pas à ce point. Je ne saurai jamais si c’est la Covid-19 ou une autre maladie.

Jean-Paul m’a rencontré la première fois lors d’une assemblée politique comme dans le cas du gars avec lequel je vis depuis neuf ans. Jacques a 78 ans comme moi.

Nous nous voyions rarement (Jean-Paul), mais c’était toujours très intensif. Paix soit avec lui. Il me manque et c’est ce vide qui a fait que je cherchais à savoir ce qui se passait avec lui, d’autant plus que son téléphone avait été débranché.

C’est le deuxième ami qui meurt sans que je le sache sur le coup.  J’ai connu la mort de Gabriel Charpentier, une semaine après sa mort, alors qu’on était allé le voir à Montréal.

Mes amoureux s’effacent l’un après l’autre et ils ont plus de 90 ans ce qui fait que je suis un drôle de pédophile, selon mes détracteurs.

Ça prouve qu’une chose : l’écriture ne correspond pas toujours à la réalité de l’auteur.  Intérieurement, cependant, je demeurerai amourajeux pour le reste de ma vie, même si ma manière de vivre ne correspond pas à ma réalité intérieure.

Radioactif 145

septembre 20, 2021

Radioactif 145

21 Septembre 2007

La charité.   

Quand j’étais petit, mon moteur fonctionnait à l’idéal religieux, dans ce que la religion a de noble : aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu. 

Je vivais de véritables moments d’extases quand j’allais communier et  je me sentais en lien direct avec Dieu. 

Mes préoccupations étaient ce que l’idéal chrétien devrait créer en nous : éliminer la guerre, la violence et la misère, être reconnaissant d’avoir été créé et apprendre à en jouir. 

Si je voulais faire un curé pour faire plaisir à maman,  je découvrais aussi le plaisir.  Les petits jeux sexuels de mon enfance étaient des gestes de curiosité.  Aucun adulte n’en a jamais eu connaissance, sauf, une de mes institutrices qui m’a pris en plein jeu d’exploration entre les jambes d’un petit confrère de classe avec qui je partageais le travail demandé. 

Elle m’a simplement demandé de me mettre les mains sur la table.  Sans être traumatisé,  j’en fus totalement confus. Mais, ça ne m’a pas empêché de recommencer en faisant plus attention aux regards des autres.

20 septembre 2021

C’est beau l’innocence. Ce devrait être ainsi durant toute la vie; mais des esprits tordus viennent nous emmerder avec leur idée de péchés et de vertus comme si Dieu pouvait être assez dégueulasse pour nous offrir d’aller en enfer.

Je n’ai jamais compris pourquoi le sexe peut être mal. Dans mon cas, il fut toujours un grand plaisir quoique j’admets qu’en en ayant trop, ça finit par être insupportable et que les vacances sont alors bienvenues.

Le sexe ne peut pas exister sans amour. Les sentiments qui l’accompagnent sont ce qui le rendent agréables.

Quand tu es petit, tu ne peux pas faire d’enfant.  L’enfantement est le risque que tu connais quand tu peux commencer à éjaculer. S’il n’y a pas de violence ou de domination, cela n’a aucun effet néfaste, au contraire. Le mal c’étaient les bons chrétiens qui s’en prenaient aux filles-mères et qui aujourd’hui s’en prennent à l’avortement.

Quand tu es assez vieux, le sexe devient une responsabilité autant qu’un plaisir.

J’ai donc passé des années à essayer de comprendre pourquoi les jeux sexuels méritent de se ramasser en cour et j’avoue que j’ai compris que les faiseurs de morale sont les plus pervertis parce qu’ils s’inventent des règles absolument hors-nature. Les lois sont légales à ce sujet, mais elles sont absolument illégitimes.

Le sexe occupe peu de temps dans nos vies et pourtant à la télévision on ne parle que de ça.

Radioactif 144

septembre 18, 2021

Radioactif 144

21 Septembre 2007

Jansénisme débile.          

S’il n’y avait pas eu cette démence anti-sexuelle, je ne me serais jamais autant questionné sur la religion et son hypocrisie. 

Enfant, je voulais être un saint et je n’avais pas encore compris de ce dont on parlait avec autant d’insistance et qui faisait trembler tous les murs de l’enfer.

Quand j’ai fait le rapport entre le péché et le zizi, j’étais déjà un adepte pour ne pas dire un esclave de ce sport national depuis très longtemps.  Je partageais ce plaisir avec plusieurs autres, la cachette rendant les choses encore plus palpitantes et moi, tout comme les autres, on n’y percevait rien de mal, bien au contraire.  Tu ne souffres pas tellement quand tu jouis. 

Effectivement, il faut avoir l’esprit vraiment tordu pour y voir quoique ce soit de mal. 

Le péché c’est un manque d’amour.  Je n’en manquais pas, j’en avais à revendre.  Comment notre nature profonde peut-elle être méchante ?  C’est un blasphème contre notre Créateur. 

Ces interdits débiles sont nés des premiers prêtres qui ne savaient pas se contrôler et qui pour éliminer les tentations ont décidé de créer un interdit pour tous. 

Le corps de l’autre est une tentation.  Donc, il ne faut même pas y penser.  C’est de la castration mentale. 

Il faudrait avoir un corps qui ne ressent rien.  Quelle connerie !  C’est le contraire de la tolérance sexuelle que l’on retrouve dans les Évangiles. 

La peur du sexe est amenée principalement par St-Paul qui aurait été, comme Hoover le maniaque de la guerre anti-gai américaine, un homosexuel qui ne s’accepte pas. 

Faute de pouvoir dominer, les religions ont fait comme le parti libéral quand ils ont mis René Lévesque dehors : ils ont figé dans leur paranoïa. 

21 Septembre 2007

Le sexe : tabou.    

Jamais il ne fallait parler de sexe.  Comme si c’était une discussion pour martien.  Juste y penser et t’étais un maudit cochon. 

Ça me fait penser aux féminounes d’aujourd’hui, même les hommes gais devraient être féministes. 

Chez-moi, c’était le tabou absolu, pas un mot.  Pas une explication.  Un pet nous ravissait pour son «big bang» et provoquait des rires fous illimités. 

Ce silence sur les choses de la vie était compensé par les discussions de cour d’école et comme je le rappelais avant on apprenait toutes sortes de conneries. 

Je ne savais pas comment naissent les enfants et ça ne m’intéressait pas particulièrement.  Par contre, j’étais obsédé par la beauté de la gueule des gens autour de la planète jusqu’à vouloir tout voir, tout savoir, tout comparer.  Et quand j’ai connu des étrangers venus d’un autre continent cette curiosité a cédé la place à la beauté des accents et à tout ce qu’ils pouvaient me raconter sur l’Europe. 

Quant aux curés, ils nous mentaient radicalement.  Tu avais des boutons si tu te masturbais, tu pouvais mourir cardiaque parce que ça demandait trop d’efforts, comme on le croyait 3,000 ans plus tôt et, la meilleure,  en insistant trop sur le plaisir tu pouvais devenir fou ou meurtrier. 

Ce sont ces mensonges qui m’ont révolté et qui me font encore bondir quand les médias commencent à se prendre pour des curés. 

18 septembre 2021

Je n’ai jamais voulu faire la promotion de la pédérastie (amourajoie) simplement parce que ça ne donne rien. Tu es selon ton orientation sexuelle dès ta naissance et ce jusqu’à ta mort.  Cependant, tu peux encadrer cet élan et même la vivre en te fixant des règles. Il faut des cours de sexualité qui repose sur les connaissances scientifiques et non sur les inventions religieuses qui ont pour seul but de te dominer individuellement par la peur ou par la honte.

Moi, je suis contre la pédophilie;  non pas que c’est mal. Je ne crois plus dans le péché de la chair et je ne vois pas pourquoi mettre la main sur une fesse est plus mal que de la mettre dans les cheveux; mais parce qu’un enfant pourrait avoir peur ou être dégoûté, si on lui impose des actions dont il ne saisit pas le sens ou qui va à l’encontre de toute ce qu’il entend dans son milieu.  C’est par pure sécurité, car en principe un toucher ça ne fait pas mal et ça ne blesse personne.

Aujourd’hui, j’y ajoute le consentement. Tu ne peux pas toucher quelqu’un sans que cette personne soit d’accord. Je suis aussi contre toute forme de domination. Je suis même pour la prostitution si elle est individuelle et consentie.

Parc contre, la violence ne peut pas exister dans une relation sexuelle saine.

J’ajouterais aujourd’hui que je suis surtout contre toutes les formes de lavage de cerveaux directs ou indirects. Ça me choque d’entendre parler que d’agressions sexuelles à la télévision.

On n’a pas besoin de savoir ça et ceux qui en parlent mènent une lutte en décidant pour les autres que cela est mal. Le savoir-vivre ne regarde pas les ondes télévisuelles ou radiophoniques. Cette opération pour faire peur aux hommes entretient une forme de paranoïa collective  selon laquelle il faut se méfier de tout ce qui bouge autour de nous.

Il ne faut surtout pas oublier que des « victimes » sont tuées parce que les prédateurs ont peur de la réaction sociale. L’Église nous apprenait qu’il est mieux de mourir que d’avoir un rapport sexuel, Maria Goretti. Absolument stupide! La  mort d’un seul enfant est de trop.

J’écris pour essayer. en disant comment ça se vit, de dédramatiser la situation.

On parle de maladie mentale, mais la chasse aux pédophiles ne peut que créer des malades mentaux. On les isole et on leur fait vivre l’enfer sur terre. Si chacun se mêlait de  ses affaires la vie serait bien plus belle.

Je ne dis pas cela parce que depuis une semaine, j’ai une espèce de malade qui m’appelle et qui me menace, supposément parce que je suis pédophile et que j’appelle trop souvent Richard Martineau, le journaliste. Je suis pédéraste de nature et gai de réalité. J’ai envoyé l’annonce pour mon livre à beaucoup de gens parce que j’aimerais bien que pour une fois je n’aie pas investi du temps et de l’argent pour rien.

Je n’appelle jamais Martineau puisque ça ne m’intéresse pas de jaser avec lui. Il me semble particulièrement bouché, mais je respecte sa capacité d’écrire. Je lis ses chroniques tous les jours.  J’avoue même que parfois je le trouve très intelligent, mais certaines fois, je le trouve tout aussi con.

Je comprends qu’un parent pourrait avoir peur de moi à cause de mes propos, mais si on s’explique le moindrement on s’aperçoit que l’on a eu peur pour rien. Je n’ai même pas été en contact seul avec un jeune depuis plus de 20 ans. Calmons-nous les pompons!

Radioactif 143

septembre 17, 2021

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20 Septembre 2007

Le mensonge ado 1.        

Avant de retourner à mon enfance et d’entrer dans mon adolescence,  je me dois, puisque je reviens toujours sur l’actualité, de souligner que je comprends parfaitement la peur des parents face aux abuseurs parce qu’on s’imagine qu’ils sont tous violents.

La violence est le cas d’une très infime minorité, pour ne pas dire une exception. 

Quand Shuhed, le plus vieux de mes fils adoptif, a eu 16 ou 18 ans, il est allé veiller avec ses amis.  Il était deux heures du matin quand il est entré.  Je faisais du sang de cochon depuis des heures. 

J’en étais rendu à vouloir appeler la police tant j’avais peur.  Il entra.  Je lui fis le sermon sur la montagne de ma vie, avec le fameux  » Pourquoi ne m’as-tu pas téléphoné ? Je n’aurais pas été aussi inquiet. »  Plus je montais dans les rideaux,  plus il souriait, plus il trouvait ça drôle.  J’en étais rendu fou. 

Les nerfs ont lâché et je lui ai donné une claque dans la figure.  Le lendemain, je braillais comme un veau parce que j’avais peur d’être devenu un batteur d’enfants.  Autant je suis pour la liberté sexuelle, autant je condamne la violence faite aux enfants. 

Mes consœurs enseignantes ont dû me consoler en me faisant comprendre que c’était de toute évidence, à me voir aussi triste, un pur accident bien compréhensif. 

J’adore les jeunes, ce n’est pas pour les frapper, mais partager leurs expériences de vie.  La pédérastie, c’est une forme de régression, de fixation à son enfance.  Revivre avec et à travers eux son enfance et son bonheur.  

20 Septembre 2007

Le pardon 2.           

Ce fut ma seule expérience du genre et je lui ai pardonné de ne pas être entré à la maison en métro. J’ai même approuvé sa décision. 

Tout ce qu’il a eu à me dire pour me convaincre : « Je n’ai pas pris le métro, car en m’en allant trouver les autres, il y avait un homme qui ne cessait pas de me reluquer tout le temps ».  Pédéraste, j’aurais dû connaître la chanson. 

Allumé. Pantoute.  C’était comme à l’époque dans laquelle on veut nous replonger.  Un jeune qui avait tué un adulte n’avait qu’à dire qu’il avait soupçonné le bonhomme d’avoir voulu lui mettre la main sur le zizi pour qu’instantanément ce petit écœurant devienne une pauvre victime.  Pas très intelligent, mais nous pensions ainsi.  « Le sexe quand tu le touches, ça fait tellement mal que c’est l’enfer intérieur». 

Plus tard,  j’ai compris son petit sourire en coin quand je lui faisais la morale. Il avait simplement commencé à fumer du  » pot   » en cachette, ce que je n’avais pas encore découvert. 

On s’est fait tellement laver le cerveau par la religion avec ces histoires de sexe, de danger de prédateurs qu’on en voyait plus clair.  Pourtant, 40 ans après, c’est la même maladie.  Cela, c’est à mon sens, le vrai viol : le viol des consciences. 

À l’adolescence, tu dois être assez averti pour savoir si t’aimes ça ou pas.   Tu dois connaître tes responsabilités.

Radioactif 142

septembre 16, 2021

Radioactif 142

20 Septembre 2007

Savoir en parler.   

Feu Pierre Faucher, un de mes amis professeur et ancien  de la SQ, disait que le Québec souffre du syndrome du 911. 

Plutôt que d’apprendre à parler avec leurs enfants, d’apprendre à leur faire confiance, les parents préfèrent que la police ait plus de moyens pour compenser cette absence de responsabilité. 

Quand on regarde les reportages actuels, on parle plus souvent de filles de 16 -17 ans, donc, de filles qui ont déjà l’âge de prendre leurs responsabilités.  Cette campagne de Quebecor et des féminounes chroniques prouve bien que nous sommes pires qu’il y a 40 ans. 

Nous n’avons jamais eu le courage de nous demander pourquoi le sexe est si négativement abordé. 

On a foutu l’Église dehors et on est resté accroché à ce qu’elle prêchait de plus débile : le péché de la chair. 

On n’est pas sorti du bois !  Les vieilles grébiches devraient se mêler de leurs affaires et laisser les jeunes décider s’ils vivront les mêmes tabous. 

Par contre, les jeunes doivent être informés des dangers réels (il y a des débiles dangereux, des enfants ont déjà été tués).  Avoir du fun, c’est une chose ; mettre sa vie en danger, s’est une toute autre chose.  Mais, on enlève les cours sur la sexualité à l’école et on laisse ça dans les pages de sensationnalisme de Quebecor.

Tant pis pour la création d’une conscience personnelle et responsable. On revient à l’époque de la grande noirceur…


20 Septembre 2007

Rien ne change.    

Le monde ne change pas.  On est pareil à ceux qui existaient 40 ans auparavant.  On agit différemment parce que nous n’avons pas le même environnement.  La vie est une question d’adaptation. 

Je ne peux pas réfléchir de la même façon si je nais au Bangladesh.  Je ne percevrai pas la même chose qu’un blanc qui vit grassement au Québec. Pourtant, fondamentalement, on est exactement pareil. 

On n’a pas appris à essayer de se mettre dans la peau de l’autre.  On s’imagine qu’on connait tout.  La religion permet de remercier dieu même si on crève de faim.  Si elle est bien implantée, tu finiras même par remercier dieu d’être crève-faim parce que c’est déjà au-delà de ce que tu mérites. 

C’est ce genre de discours débile que j’accepte de moins en moins.  S’il y a un dieu, c’est en cherchant ce qu’il y a de beau, de grand, dans tout.  Le plaisir inclusivement.

Radioactif 141

septembre 15, 2021

Radioactif 141

20 Septembre 2007

Baisses des agressions sexuelles.    

Un petit communiqué contredit les campagnes de Quebecor et l’ADQ sur la sexualité. 

Les agressions sexuelles rapportées à la SQ de l’Estrie présentent une diminution de 15 %. (La Tribune, 20 septembre 07, p. 15).   Il ne faut pas oublier qu’au point de vue judiciaire une agression n’est pas un acte violent, mais un trompe-oreille. 

Nos nouveaux curés de Quebecor qui essaient de nous ramener dans le giron d’une société paranoïaque ont beaucoup d’argent à dépenser dans les sondages.  Une chose certaine , la sexualité se politise de plus en plus, mais on n’a pas encore l’honnêteté de faire la différence entre un enfant et un adolescent.  

Personnellement, les deux livres que j’ai présentés pour les concours annoncés par l’AAACE finiront sur les tablettes La pédérastie mise à nu parce qu’il manquerait de candidats et Autoportrait d’une révolte parce que je me serais trompé de page de présentation et j’aurais mis celle de 2005.  Cette fois, c’est vraiment mon erreur. 

Toutes les copies remises à l’Université de Montréal ont été retournées parce que la reliure ne convient pas à leur critère.  La reliure a plus d’importance que les idées.  Pas fameux pour une université. 

Quant aux publications en Europe, ça me semble des arnaques plus qu’autre chose.  Je suis trop pauvre pour essayer.  Je paye pour écrire.  

Quant à Windows, il m’a remis une page personnelle dans laquelle je publie mes poèmes, mais avec une adresse si compliquée que personne n’ira voir.
Pour ceux qui aiment la poésie.  C’est tout ce que j’y mets.

Radioactif 140

septembre 14, 2021

Radioactif 140

19 Septembre 2007

M. Pope.      

Les cigarettes Matinée que je fumais avec Rénald, mon ami belge,  étaient bien différentes des cigarettes que nous donnait M. Pope, le facteur qui m’amenait avec lui.

Celui-ci s’amusait à nous faire fumer,  tout en essayant de nous dompter de vouloir fumer.  Alors, il nous en proposait, si le sujet se présentait, mais il mettait du gingembre au bout de la cigarette.  C’était affreux à endurer. 

C’est sûrement grâce à lui que je n’ai jamais été un gros fumeur. 

De M. Pope, je me souviens qu’une de ces vaches avaient eu un petit veau.  Je voulais flatter le petit veau alors j’ai essayé d’être très gentil avec la maman en lui donnant des pommes.  Le temps d’un éclair et j’étais sur le cul, plus loin, car la vache m’avait encorné pour protéger son petit. 

Heureusement,  je n’avais pas été blessé.  Mais j’avais appris à flotter dans les airs comme un mouchoir.  

14 septembre 2021

Tout ce qui se passe d’important, surtout sur le plan émotif, quand on est jeune, prend une dimension encore plus grande au fur et à mesure que l’on vieillit.

Alors que tout le monde a peur des pédophiles qui ne représentent moins de deux pourcents de la population, les pires ennemis de la jeunesse sont, à mon avis, la boisson et les drogues.

Ces ingrédients sont souvent valorisés en groupe. Si tu as le malheur de te sentir un peu inférieur aux autres, tu peux facilement devenir accroc parce que tu penses que ce que tu ressens est la réalité alors qu’au contraire, ils peuvent t’aider à te défouler, mais aussi te faire commettre des gestes qui orienteront ta vie et pas toujours dans le bon sens.

On avait des chauffeurs de taxi qui acceptaient d’aller acheter de la boisson pour nous à la Commission des liqueurs, à Coaticook. Nous étions trop jeunes pour pouvoir en acheter nous-mêmes.

J’aimais me prendre un peu pour Elvis Presley, pas du point de vue de la voix, je chante comme une corneille, mais de la démarche. Je pensais que ça impressionnait les filles.

Plus tard, la boisson me rendait encore plus fou, plus baveux et plus paranoïaque.

Quant à la drogue à l’adolescence,  je l’ai essayée parce que je voulais savoir ce que ça faisait. Malheureusement, la drogue que j’achetais d’un ami, était trafiquée par lui et aurait pu me tuer tellement les ingrédients utilisés pour la faire n’avaient pas de sens.

Radioactif 139

septembre 13, 2021

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19 Septembre 2007

Rénald  1.    

Quand j’ai connu Rénald et son frère Reg,  je pouvais enfin me renseigner sur les autres cultures dans le monde.  Je passais mes soirées avec Rénald, car je pouvais enfin parler avec de vrais étrangers puisqu’ils étaient tous les deux de Belgique. 

Question de me rendre plus intéressant et de provoquer plus de rencontres et de les rendre encore plus excitantes avec Rénald, je me permettais de temps en temps de voler un paquet de cigarettes dans le magasin de mon père. 

Quant à moi, ce n’était pas voler, ça appartenait à papa donc à moi aussi.  Je passais mes soirées à questionner Rénald sur l’Europe et le comment on y vit. 

Les cigarettes étant défendues, nous devions nous cacher pour fumer, ce qui donnait encore un peu plus un air mystérieux. Elles en étaient que meilleures. Les « Matinée »  n’étaient pas aussi fortes que les Players. 

J’étais littéralement enivré par la présence de Rénald.  Ce fut certainement sans que je le sache le premier garçon avec lequel je suis tombé profondément amoureux.  Il ne l’a jamais su.  J’aimais sans le savoir.

19 septembre 2007

La lutte 2.    

Reg, était plus vieux que moi, tout  était tout à fait différent avec lui. 

On se rendait à Sherbrooke voir ou des films ou du théâtre, mais de préférence de la lutte.  J’y croyais mordicus d’autant plus qu’on la regardait toujours à la télévision chez-nous.  À chaque soirée de lutte ou pour chaque partie de hockey, le salon chez-nous devenait un vrai stadium. 

J’adorais voir lutter les petits nains.  Je me demandais secrètement si Little Beaver avait un zizi très développé.  J’ai cru dans la lutte jusqu’à ce qu’un organisateur, assis près de nous, un soir à Sherbrooke, trouvant très rigolo de nous en mettre plein la vue, nous annonce tout ce qui allait arriver.

Par contre, mon frère Denis et moi, avons développé le plaisir noir de faire semblant de nous battre, de nous blesser.  On mettait du mercurochrome pour donner l’illusion de saigner et ainsi troubler davantage les passants quand on se rendait en visite durant l’été à la Pointe Merry, à Magog.  J’adorais ces grandes scènes de fausses violences.  Et nous étions vraiment bons.

Lettre à Justin Trudeau. Élection 2021.

septembre 12, 2021

Lettre à Justin Trudeau

Magog,
12 sept. 2021

M. Justin Trudeau,

À la dernière élection, je vous ai écrit et vous (ou quelqu’un de votre groupe signant votre nom) m’avez répondu.  Mon message était simple :

La loi 21 ne s’applique qu’au Québec et correspond aux vœux de la très grande majorité. Qu’est-ce que le Canada anglais vient faire dans le débat local?

Ce faisant, seuls,  les dirigeants musulmans nourrissent l’islamophobie, en ramenant le sujet dans l’actualité. C’est en Ontario que l’on a connu le plus de gestes islamophobes. Peut-être ont-ils besoin d’une loi 21 eux aussi?

Toutes les autres lois garantissent  à toutes les religions la protection nécessaire pour se rendre à son temple prier en paix. Même que le voile est admis au Québec dans l’espace public puisque la loi 21 ne touche que les personnes en état d’autorité. Je ne suis pas islamophobe, je fus accepté comme musulman, il y a plusieurs années. Mais, je sais faire les nuances entre l’Islam et les musulmans qui souffrent de  la violence islamique.

Comme je l’ai toujours indiqué,  je suis indépendantiste, mais j’ai souscris à la caisse libérale aux dernières élections parce que je ne veux pas individuellement d’un gouvernement conservateur parce que je suis gai et les Conservateurs seraient notre pire ennemi.  

Tout le monde sait que la vie judiciaire est dominée par le politique, sinon toutes les nouvelles règles concernant le consentement et l’idiotie de créer des âges minimum selon le nombre d’année entre les amants n’existeraient pas. La Cour suprême est là pour s’assurer que les lois ne se pilent pas sur les pieds, mais les lois émanent du parlement.

Malheureusement, peu de membres LBGT savent que les Conservateurs se battent toujours contre la loi de la conversion. Quand j’en ai parlé dans mon groupe, mon interlocuteur m’a répondu qu’il devait voter conservateur, mais que sachant cette situation, il voterait libéral.

L’avenir du parti libéral est de créer un pays où autochtones et francophones pourront commencer à se sentir chez eux.  C’est le contraire, d’un  pouvoir concentré entre les mains d’une majorité anglophone canadienne qui ne respecte pas ses minorités.

Si je vois les choses complètement différemment que dans les années 1960 et 1970 où tout était à la confrontation, je réalise depuis le débat des chefs en anglais, que les choses n’ont peut-être pas si changées que cela.

Par contre, je sais que cette confrontation est collective et que sur le plan individuel, un humain reste un humain quelles que soient les différences.

Dommage que les religions sèment la zizanie au lieu de la fraternité.

La réconciliation nationale passe certes par une lutte au racisme touchant non seulement les autochtones, maïs  aussi les francophones et les gens de couleur.

Cet automne sera déterminant pour la survie du français en Amérique, j’espère que vous serez du bord de ceux qui la souhaite.

Il me fera plaisir de vous faire parvenir une copie de mon livre « Un sourire arraché à l’enfer, tome 1 et 2, car je fais une nette distinction entre l’époque que j’y évoque et l’époque que je vis maintenant. On peut l’acheter chez Renaud-Bray.

Respectueusement,

Jean Simoneau

Radioactif 138

septembre 11, 2021

Radioactif 138

18 Septembre 2007

Avenir =désespoir.           

Bizarre.  Le sentiment qui m’a le plus collé à la peau durant toute ma vie fut d’être inexistant pour les autres.  Rien à voir avec la pédérastie qui m’a permis d’être heureux ; mais parce qu’on aime pas ma façon de critiquer la société actuelle, basée sur l’argent, la violence et le jansénisme. 

L’Inquisition revient en courant sous forme de paranoïa sexuelle, anéantissant tout espoir que les hommes seront un jour une espèce animale qui mérite de survivre. 

L’évolution des années 1970 n’aura pas duré longtemps. Faites l’amour, non la guerre, le temps que des recherches militaires vomissent le sida.  Comme la souveraineté du Québec est morte parce qu’elle est passée de statut d’idéal à celui de carrières politiques. 

À force d’attendre en vain,  serons-nous aussi écœurés de la liberté ?  La terre prépare sa vengeance.  En 1970, les grosses têtes croyaient que l’homme pourrait dominer la température.  On voit ce que ça donne aujourd’hui.  L’homme s’anéantira lui-même. 

Quand j’étais petit,  j’ai rêvé la fin du monde : le cosmos qui tombait sur  terre, comme disait Saint Jean ; mais c’était plutôt une course folle pour échapper à la toxicité de l’air, de ce nuage pourri venu du Sud qui nous brûle sur place, nous forçant à se réfugier ailleurs et ne pas savoir où aller. 

Le fanatisme religieux de l’homme et son orgueil sera son propre poison. Nostradamus prétendait que tout commencerait avec la France,  Sarkozy lui donne raison…Nous vivons une période de régression…  mais nous nous en sortirons.

11 septembre 2021

Ce n’est pas très optimiste! C’est vrai que la terre commence un cycle pénible climatique. La principale raison de ce dérèglement est la surpopulation, la déforestation, etc. Mais, que faire sur un plan individuel?

Radioactif 137

septembre 10, 2021

Radioactif 137

18 Septembre 2007

Mémoire et conscience.

Si la conscience est mystérieuse, la mémoire l’est tout autant. 

C’est pourquoi il est difficile de raconter sa vie avec une certaine logique. 

D’abord une autobiographie n’est jamais exactement comme les événements se sont déroulés.  La mémoire nous ramène seulement ce qui fait notre affaire. 

C’est drôle d’être un aussi intégral ennemi de la censure et de devoir admettre que son propre inconscient est un « maître dissimulateur » quasi absolu.  Tu ne veux pas mentir, mais quand tu compares un certain moment ou une certaine action,  les autres ont un point de vue différent et  parfois la même action n’a pas le même sens pour tous.  Notre mémoire est sélective et c’est elle qui, comme un miroir, alimente notre conscience, grâce à notre intelligence. 

Les trois mousquetaires de notre réalité palpable.  Vive la liberté ! … assez ténue merci ! 

Vers 20 ans, j’en étais venu à la conclusion que la vie ne peut pas subsister après la mort, si le cerveau est détruit.  J’aurais déterré des morts pour le savoir.  Je croyais alors que l’énergie libérée ne peut pas avoir accès à la conscience, car elle est diffuse. 

Selon sa qualité, elle est happée dans l’univers, toujours là, unique, mais inconsciente de sa réalité. 

Quand j’ai failli être tué, j’ai compris que c’est une chose possible.  On ne peut pas en être malheureux, on a tout  simplement plus conscience de soi.  Un petit nuage d’énergies dans le cosmos.

On ne sent rien, c’est le vide absolu.  Je doute de plus en plus dans une résurrection possible.

Radioactif 136

septembre 9, 2021

18 Septembre 2007

L’orgueil ?  

Un midi , nous avons tous dîné ensemble.  Mes deux sœurs  Henriette et Pauline ainsi que mes frères : Roland, Marcel ,Denis, Serge et Maurice.  Nous avons ri de nos comportements d’enfants.  Je ne me souvenais pas d’avoir été aussi soupe au lait.  Je commençais à jouer , si je me sentais trop faible ou que je perdais, je m’en allais brailler aux anges.  Je ne me souvenais pas d’avoir été aussi complexé, quoique j’en parle dans l’Homo-vicièr.  Ma faiblesse physique m’était insupportable.  J’avais besoin de m’affirmer pour me penser apprécié.  Je crois que ce fut toujours mon pire défaut.  Non seulement,  je suis généreux , mais je suis un peu bonasse dans le sens que je n’accepte pas que ceux que j’aime aient de la difficulté.  En ce sens,  tous ceux qui ont été proches de moi ont largement bénéficié de mon portefeuille et j’ai toujours pu compter sur mes amis quand j’étais dans la merde.  On m’avait dit que je n’avais pas à toujours tout donner pour être aimé,  je l’étais sans ça.  Bonasse ou pas , j’ai passé ma vie en amour  et c’est probablement pourquoi je peux dire aujourd’hui malgré les épreuves : j’ai eu une maudite belle vie.

Radioactif 135

septembre 8, 2021

Radioactif 135

17 Septembre 2007

Expliquer la pédérastie.  

Ce n’est pas parce qu’on s’est servi d’un de mes livres L’homo – vicièr pour me jeter en prison que je vais me taire. 

Je raconte ma vie parce que je crois que c’est une réalité qui peut aider certains jeunes à mieux s’accepter et se pardonner certaines manies. 

Si j’en ai tellement arraché dans mon adolescence, c’est que je vivais dans une société de scrupuleux.  Une société hors-nature, car tu nais sexué et tu demeures sexué jusqu’à la mort. 

Que tu le veuilles ou non, c’est la nature humaine. 

Quand on est adolescent, on s’imagine qu’on est un être unique, si on se croit porteur d’un  défaut, on se croit un monstre. 

Un petit coup de poignet nous semble pire que le fait qu’une bonne partie des héros nationaux Staline, Bush, Saddam, l’Inquisition, les Talibans assassinent des milliers d’humains, que dire des millions d’innocents, sous prétexte d’agir selon la volonté de dieu ou pour obéir à leur doctrine. 

Je préfère être névrosé qu’être un assassin, même si le système chante leurs louanges et leur donne le pouvoir. 

Quand j’ai découvert le plaisir fou de me masturber ou de partager le ciel avec d’autres,  j’aurais eu besoin d’avoir un modèle, des réponses quant à ce qui se passait et ne pas avoir à attendre plus de 20 ans avant de savoir que mes héros, André Gide, Roger Peyrefitte, Rimbaud et Verlaine vivaient les mêmes amours qui créaient en moi honte et haine contre moi-même.

Je vivais dans une société d’hypocrites qui nous parlait de charité et nous envoyait chez le diable parce que nous étions assez intelligents pour savoir que le mot jouir ne blesse pas .

Radioactif 134

septembre 7, 2021

Radioactif 134

17 Septembre 2007

Suicides évités.     

C’est vrai que selon certains commentateurs,  je serais du groupe des salauds ; mais je peux affirmer que dans ma vie, certains jeunes se seraient suicidés si je n’étais pas intervenu. 

Je ne l’aurais probablement jamais fait si je n’avais pas osé auparavant essayer de combattre l’hypocrisie et le fanatisme religieux qu’affichent certains média du Québec, en essayant de faire revivre la peur entretenue par les curés sur le plan sexuel. 

Ils se disent professionnels, ils crient au droit à l’information, mais ils exagèrent tellement que leur travail est contre-productif.  Ils oublient qu’en démocratie, la Charte des droits permet aux jeunes d’avoir aussi une vie privée

Les jeunes ne sont pas la propriété des adultes.

17 Septembre 2007

La vérité a des droits.      

Ce n’est pas parce que je me prends pour un autre ou pour défier qui que ce soit que je parle de pédérastie   C’est une réalité humaine qui existera toujours.  

On n’est jamais un cas absolument unique, pourri, malade parce que l’on aime se masturber ou en partager l’expérience durant son adolescence. C’est au contraire, une vérité qui se vit de plus en plus jeune à cause des possibilités de communiquer. 

Contrairement à ce que l’on nous prêche comme dans le temps des curés,  qui nous rendaient malades avec leurs scrupules, il est possible d’être sexuellement très actif tout en étant normal.  C’est une question de libido, de la vitesse du moteur. 

J’écris sur ce sujet pour que l’on cesse de mentir.  Il existe sûrement des pédérastes psychopathes violents, mais je n’en ai jamais connu.  C’est très rare. 

Pourtant, si on écoute nos média, notre monde serait envahi par des prédateurs sexuels dangereux.  On essaie de nous faire revivre au temps du scrupule maladif du péché de la chair.  Une peur maladive du sexe.  Pourquoi ? 

C’est très payant.  Pas de statistiques affreuses : moins d’argent des gouvernements, de policiers, d’avocats, de juges, de psychologues, de journalistes, de fondations qui se nourrissent des prétendus dangers sexuels. 

Pour entretenir l’industrie du chantage comme les Américains, il faut faire croire qu’il y a danger à chacun de nos pas. 

Il faut au contraire vouloir créer des êtres libres, autonomes et créateurs.  

Radioactif 133

septembre 6, 2021

Radioactif 133

16 Septembre 2007

Voile : rite religieux.         

Comment dieu, un être strictement spirituel, peut-il s’attacher à un tel détail ? 

Les religieux ont établi cette règle humaine en interprétant ce qu’est le respect.  Toutes nos religions ont leurs rites.  Donc, le voile n’est pas nécessaire pour être musulmane.  C’est un choix. 

Cette obligation n’apparaît nulle part dans le Coran.  D’ailleurs, c’est complètement fou de permettre de porter la burka au Québec alors que nos soldats vont se faire tuer en Afghanistan pour permettre aux femmes de vivre sans l’obligation de la porter et se soustraire ainsi aux Talibans. 

La religion, ça se vit à la maison ou au temple.  L’école est absolument laïque et aucun enfant ne devrait avoir le droit de fréquenter une école religieuse tant qu’il n’a pas l’âge de consentement afin d’éviter les lavages de cerveau. 

Mieux,  le Québec étant laïc, les écoles religieuses devraient être interdites. Si tu veux que ton enfant apprenne les préceptes de ta religion qu’il fréquente le temple avec ses parents.  

16 Septembre 2007

Rite n’est pas religion.    

Le voile, c’est une connotation sexuelle plus que religieuse. 

On a qu’à se rappeler le tapage créé par l’idée que les garçons portent les cheveux longs pour être fixé sur le vrai symbolisme des cheveux. 

Le président des élections du Canada a fait jaillir une autre contradiction entre le Québec et le Canada. 

Comme le disait l’ex-ministre libéral Scowen, les valeurs québécoises sont tout à fait incompatibles avec celles du reste du Canada. 

Le voile est un rite religieux et une obligation religieuse. 

La religion c’est l’objet de te croyance alors que le rite est une manière, une règle, une façon de vivre ta religion. 

Par exemple, on te demande de ne pas placer le Coran sur le dernier étage de ta bibliothèque puisque la parole du prophète vaut d’être située au plus haut niveau pour la respecter.  Ce rite s’explique bien sur un plan humain, mais Allah doit s’en ficher complètement.

6 septembre 2021

Pendant qu’on  combat la loi 21 en Cour suprême du Canada, l’endroit le plus pacifique entre les communautés religieuses est justement le Québec.

Le derniers attentat a été effectué en Ontario et rien ne prouve que ce fut un attentat entre communautés religieuses. Des chicanes intérieures sont aussi une possibilité, mais on ne le saura jamais, tout est gardé secret.

La loi 21 consacre l’égalité entre les religions et nos lois interdisent les gestes haineux religieux. Mieux, le voile est permis dans l’espace public.

L’islamophobie est créée par l’islam radical qui ne se rend pas compte qu’en agissant aussi fanatiquement, il fait haïr les musulmans dans le monde. L’Islam radical s’appuie sur la Charia  alors que les musulmans eux appuient leur foi sur le Coran.

Radioactif 132

septembre 5, 2021

Radioactif 132

16 Septembre 2007

Le problème des religions.        

Le problème avec les religions: les enseignements religieux régissaient et dominaient chacun durant toute sa vie. 

La religion jouait le rôle de médecin, de psychiatre, de policier , etc.  Tous étaient sous l’emprise des religions. 

Aujourd’hui, elles refusent d’évoluer et de constater que nous vivons dans un monde tout à fait différent et, par conséquent, souvent, avec un environnement qui modifie la justesse des règles qui avaient été proclamées. 

En croyant ces règles immuables, dans le temps et l’espace, on a gardé les gens arriérés et déconnectés de la réalité actuelle. 

Les religions qui ont besoin de se servir de violence, pour faire passer leur message ne peuvent pas être divines, car dieu est amour dans toutes les croyances religieuses. 

En se croyant capables de s’imaginer dieu, les religions oublient que notre petit cerveau ne peut pas et ne pourra jamais concevoir les règles régissant un monde sans limite et éternel comme celui des dieux (la totalité de toutes les forces existantes). 

Les règles et les lois des religions n’ont qu’un but : dominer  tous les individus.

Dieu justifiait la misère et l’esclavage. Il servait de bouclier contre la révolte.  Tout ce qui arrivait nous était accordé par dieu et il fallait respecter sa volonté, le remercier.

Je me rappelle avoir entendu un juif raconté qu’avant d’être exterminés, certains avaient établi une cause en justice contre dieu.  Tous le trouvèrent coupable.  Et qu’est-il arrivé ?, demanda-t-on au narrateur.

« Nous avons recommencé à prier.»

Un exemple parfait de notre impuissance. Les religions nous empêchent d’être nous-mêmes et de nous prendre en main.    

Radioactif 131

septembre 4, 2021

Radioactif 131

16 Septembre 2007

Sudbury.

Il faut avoir vécu en dehors du Québec pour constater comment l’assimilation gruge les communautés francophones en dehors du Québec.  Ce n’est pas une lubie , c’est un fait statistique. 

Quand je suis allé enseigner, un été, à Sudbury, je n’avais pas compris clairement leurs exigences, car dans ma tête, Sudbury était une ville où rayonnait partout le français. 

Je devais laisser mes vacances pour enseigner le français à des fonctionnaires de différentes provinces.  Or, dans le Nord de l’Ontario, on ne pouvait pas trouver un livre d’auteurs québécois, ni de chanteurs francophones.  Pire, les autorités de l’université (on ne m’en avait pas parlé) ne voulaient pas que nous nous rendions en ville avec nos étudiants parce qu’ils seraient toujours interpellés en anglais.  Ce fut ma plus grande surprise. 

Une autre des raisons pour laquelle mon contrat ne fut pas renouvelé : j’affichais clairement et sans détour ma pédérastie devant mes collègues. 

Les francophones hors- Québec qui vivent quotidiennement en français sont des héros qui s’ignorent.  Il parait cependant qu’en Alberta et en Colombie-Britannique, les cours d’immersion en français sont très à la mode.

4 septembre 2021

J’ai visité le Canada, sauf Terre-Neuve. deux fois dans ma vie.

J’ai enseigné au Manitoba (le français) et en Ontario (l’anglais). J’ai même reçu la visite des inspecteurs gouvernementaux ontariens pour vérifier mon anglais parce qu’on trouvait que j’avais trop l’accent québécois.  Des parents francophones m’avaient dénoncé parce qu’ils doutaient de mon anglais.  

Selon les inspecteurs, j’avais une très bonne connaissance académique de l’anglais, mais un accent qui ne diminuait en rien la valeur de mon enseignement. Le plus curieux, à force de ne pas l’utiliser, j’ai complètement perdu tout ce que je savais de l’espagnol et je peux difficilement tenir une vraie conversation en anglais.

J’ai travaillé en Ontario comme professeur. Je me suis rendu là parce que c’était l’endroit où avait été vécue la fameuse Thérèsa Gold Mine. Je voulais vérifier sur place et j’avais peur que ma relation avec Denis, à Montréal,  m’amène à oublier le principe même de l’enseignement quand tu es amourajeux : Never on the job.

J’ai enseigné l’anglais parce que ma compagne de travail venait de Québec. Elle était une spécialiste en mathématiques, mais elle ne savait pas un mot d’anglais. Or, à la fin du primaire, on devait enseigner toutes les matières. C’était toute une préparation de classe. Aussi, j’ai enseigné l’anglais aux élèves de Martine.

À part avoir aussi vécu une liaison fantastique avec elle, j’avais la mauvaise habitude de boire avec les Indiens au restaurant local. Quand je sortais du restaurant bien saoul, comme un maudit fou, je faisais des Pow Wow individuel.

Je me battais aussi contre le fait que les francophones s’exprimaient toujours en anglais. Le maire de la place était québécois, venait de la région de Coaticook. Le conseil municipal parlait anglais lors de ses assemblées, mais en français quand on ne savait pas comment les choses se disaient en anglais.

Je me suis servi de mon expérience journalistique pour dénoncer ce fait dans le journal de Hearst et à Radio-Canada. Dans ce temps-là, on ne m’ignorait pas complètement.

L’été, on m’a demandé d’enseigner en immersion à l’université Laurentienne et j’ai été embauché à Le Pas, Manitoba, parce qu’un de mes étudiants travaillait au Ministère des Finances du Manitoba me recommanda à ses connaissances parce qu’il me considérait comme un très bon professeur.

Et c’est ainsi que j’ai expérimenté différentes façons d’enseigner.

L’âge de consentement.

septembre 3, 2021

La gestapo féminoune

La Gestapo féminoune nie que l’âge de consentement au Québec pour des actes sexuels fut jadis de 14 ans. Quelle indécence face à la vérité!

Ce n’est que très récemment que le gouvernement fédéral a unanimement décrété que l’âge de consentement serait dorénavant de 16 ans au Canada.  On a modifié ainsi la Charte des droits du Québec sans même tenir un débat.

Cela ne respecte absolument pas le droit absolu des adolescents (es) à être seuls maîtres de leur corps et de leur esprit comme l’indique la Charte des droits du Québec. Ce changement est un affront à l’esprit d’ouverture qu’avait le gouvernement péquiste du temps. L’âge de consentement à 14 ans visait à protéger les jeunes contre des parents dictateurs et leur conférer le droit de choisir.  

La liberté ne consiste pas à toujours dire non, mais à pouvoir dire oui en toute connaissance de cause.

Personne au Québec n’a osé relever cette ineptie fédérale (je l’ai fait en témoignant à la commission sur la laïcité) parce qu’on a évidemment trop peur d’être jugé comme étant pédophile.

Personne ne se rappelle que la pédérastie ou l’amourajoie est strictement différente de la pédophilie.  Le fédéral a changé les règles, sans même consulter le Québec. Ce dernier est devenu tellement scrupuleux qu’il n’aurait probablement rien fait pour analyser pourquoi on avait accepté l’âge de 14 ans auparavant.

L’âge de consentement va de pair avec le droit d’un jeune d’être maître de son corps et de sa vie.

Un autre juge vient de le reconnaître dans un dossier concernant la vaccination d’un jeune de 12 ans. À cet âge, le jeune n’est définitivement pas à un adulte, mais il peut être assez mature pour décider ce qui lui convient le mieux face à des parents qui lui imposent leur vérité. Les conservateurs sont d’ailleurs pour les cliniques de conversion chez les garçons homosexuels.

C’est le même droit à l’intégrité physique des jeunes  du côté sexuel, même si pour la majorité des jeunes, la vie sexuelle se résume à la masturbation.

Si tu en fais un péché ou un crime, en obéissant à ta curiosité sexuelle comme c’est normal chez les jeunes, il est  évident que de t’y livrer, même si c’est normal, fera que tu seras culpabilisé et honteux.  

Ce sont les mêmes féminounes qui ont aussi essayé de faire croire que la Grèce antique n’était pas  pédéraste (amourajeuse).

Les féminounes rejettent l’homosexualité mâle depuis des dizaines d’années. Pas étonnant que l’on soit passé d’un féminisme novateur et constructif à un féminisme qui régresse de plus en plus dans une paranoïa absolue de la sexualité comme du temps où l’Église décidait de tout en 1950.

L’emprisonnement de M. Edgar Fruitier est un exemple de la différence entre un tribunal d’inquisition et une cour de justice. Ce procès sur des gestes posés il y a 45 ans et assez anodins faut-il en convenir, sont devenus aujourd’hui  des crimes. La folie ne porte pas qu’à tuer. En quoi mettre en prison un vieux de 91 ans protège-t-il les jeunes? C’est de l’abus et de l’aveuglement volontaire.

Tant qu’au dénonciateur il aurait avantage à rencontrer un psychologue plutôt qu’à chercher à se venger en se servant d’un juge.

Radioactif 130

septembre 1, 2021

Radioactif  130

16 Septembre 2007

Libéraux et immigration.

Le problème du parti libéral du Québec, c’est qu’il ne sait pas faire la différence entre l’assimilation et l’intégration.  Ils ont toujours choisi l’assimilation d’où, dit-on,   les libéraux sont le parti des Anglais. 

Qu’on le veuille ou non, un parti fédéraste ne peut pas servir l’immigration autrement que par l’assimilation, car le Canada et le reste de l’Amérique du Nord est anglophone. 

Les valeurs canadiennes ne sont pas les nôtres, ne serait-ce strictement parce que leur héritage culturel est protestant et non catholique. Il n’y a pas de racisme là-dedans, c’est simplement constater un fait qui peut nous permettre de comprendre sociologiquement notre univers.

La perception de ton pays est teintée par la religion que tu professes. 

Malheureusement pour nous, l’immigration n’a jamais été un pouvoir exclusif du Québec.  Si on avait, il y a 30 ans, exigé que tous les immigrants parlent français avant de s’établir au Québec ou qu’ils puissent apprendre notre langue en cinq ans, soit le temps requis pour avoir sa citoyenneté, nous ne vivrions pas les problèmes que nous avons aujourd’hui quant à l’intégration des nouveaux arrivants. 

Tous sauraient que la langue commune de communication au Québec est le français.  Que le fait de tous parler français faciliterait l’intégration.  Ce serait déjà dans nos mœurs.

Mais, les besoins ou les attentes économiques ont supplanté, comme à l’habitude, nos valeurs identitaires. Si les immigrants parlaient tous le français, nous serions sûrement intéressés à partager avec eux leur culture, car nous sommes en général assez curieux.  Et, surtout, nous aimons fêter.   

L’affaire Edgar Fruitier

août 31, 2021

Notre système de justice est devenu «  les talibans religieux du Québec ».

Il faut tuer l’homosexualité  comme le proclame la Charia et le péché de la chair catholique et autres, en propageant la peur. C’est exactement ce qui se passe dans la condamnation à six mois de prison d’Edgar Fruitier.

En quoi la prison protège-t-elle les adolescents actuels et futurs de gestes sexuels puisque ceux-ci ont été posés en 1970?  Il a fallu 40 ans pour que le plaignant se rende compte que cela n’était plus accepté dans une société devenue de plus en plus janséniste.

Cette condamnation est strictement fanatique car elle impose de croire dans les fabulations religieuses plutôt que la science.

Pire, c’est une négation absolue du droit des adolescents  à leur intégrité physique et morale comme le veut la Charte des droits.

Cette condamnation prouve qu’il ne peut plus y avoir de justice.La seule chose qui compte c’est punir pour faire peur.

Le plaignant reconnaît lui-même avoir pu poser le geste parce qu’il a reçu l’appui de la police et de la Couronne. On a dépensé des millions pour s’assurer que cette morale anti-réalité soit celle qui occupe tout le terrain lors des procès. On a des millions pour apprendre aux « victimes » à dire ce qu’il faut pour être vue et entendu comme une victime. Qu’on aime pas se faire toucher, c’est un droit, mais qu’on prétende que cela nous a remversé et changé notre vie , c’est de la fabulation.

Si tu es accusé, tu n’as aucune chance d’être reconnu innocent. Six mois pour avoir il y a 50 ans passé les doigts sur le pantalon d’un garçon c’est un outrage à l’intelligence humaine, car la sentence essaie de nous faire croire qu’un attouchement sexuel est  un crime terrible et dangereux.

On serait peut-être mieux de prendre ce temps pour combattre la propagation des armes plutôt que de jouer aux « mauviettes ».

La nouvelle inquisition.

août 30, 2021

La nouvelle inquisition.

Le système judiciaire devient de plus en plus fou quand il est question de protéger sexuellement  les enfants. On a décidé que le sexe en dehors du mariage est un péché et que l’âge pour s’y livrer peut constituer un crime. Point à la ligne.

Ce principe religieux est peut-être légal, mais tout à fait illégitime. Le sexe n’est pas une violence, mais un plaisir.

Pire, au nom de cette croisade religio-judiciaire,  on oublie toutes les autres règles pour essayer de faire peur aux pédophiles et aux pédérastes comme si la Cour suprême faisait partie de la courser électorale actuelle et qu’il faille quelques exemples pour attirer le vote des féminounes.

Les Conservateurs ne sont pourtant pas encore au pouvoir.

« Pas d’appel pour un pédophile qui a dessiné 78 enfants nus », Journal de Montréal, 28 août, page 38.

À première vue, tu ne peux qu’être d’accord; mais quand tu lis l’article, tu te demandes si les juges ne sont pas tombés sur la tête.

D’abord, les dessins étaient faits à partir de scènes sexuelles violentes prises sur le web. Donc, aucun jeune n’était vraiment directement impliqué. On pourrait prétendre qu’un des jeunes pouvaient se reconnaître sur les dessins. Là encore, c’est encore plus fou.

Le gars a été dénoncé en 2013 par un membre de sa famille qui a vu ses dessins au crayon de plomb chez lui. Comment peut-il contribuer à l’exploitation sexuelle  d’enfants, en ayant chez lui des dessins qu’il a lui-même dessinés? S’ils avaient été rendus publics, je comprendrais, mais là ils ne sont pas sortis de son domicile. Belle parenté que de dénoncer parce que tu vois des dessins dégueulasses. À quoi tient cette vengeance?

Mais, le droit à la vie privée, c’est aussi une loi. C’est aussi dans la Charte des droits.  Tout comme le droit des jeunes à leur intégrité physique et donc sexuelle.

Le crime a été commis par la compagnie qui a mis ces photos ou vidéos en public et non par celui qui les regarde.

Le gars prétendait se soigner ainsi de son homosexualité.

J’avoue que je n’ai jamais entendu parler d’une cure qui t’engage à faire des dessins sexuels surtout violents, ce qui manifeste le problème mental de ce cet individu. Il ne voulait vraisemblablement pas en faire un commerce.

 Plutôt que de sévir, la Cour devrait lui présenter un bon psychologue puisque c’est évident que sa solution réside dans une bonne thérapie. Il pourrait ainsi comprendre que l’on n’est plus en 1950 lorsqu’on croyait que l’homosexualité était une maladie mentale punissable par la prison et que même les homosexuels ne dessinent jamais de telles images pour vivre leur homosexualité, encore moins pour la nier.

Bientôt,  il faudra craindre de s’être promené nu chez soi quand on avait trois ans, il y a 70 ans, car le nombre d’années ne semble pas arrêter cette folie monstrueuse de retourner dans la vie des gens pour leur faire payer de vivre leur vie sexuelle.

Il faut simplement se rappeler que le sexe ne peut pas être agréable avec de la violence et  que le consentement est la limite de tes droits.

Mais, qu’il y a aussi une loi pour protéger ton droit à la vie privée.

Radioactif 129

août 30, 2021

Radioactif 129

L’adolescence et la confiance 1.         

Le pire problème de l’adolescence, c’est de croire que tues le premier et le seul à vivre les émotions qui t’habitent. 

Les pairs prennent toute l’importance.  Souvent les parents qui sont, en réalité, les seules personnes qui te sont vraiment fidèles sont perçus comme s’ils voulaient t’empêcher de te réaliser. 

Leur peur est contagieuse.  C’est un poignard dans ton estime de soi.  Souvent, les jeunes n’osent pas parler de leur vie quotidienne, car ils craignent les réactions puritaines de leur milieu.  Cette peur peut les anéantir. 

Tout individu a besoin de se sentir soutenu dans la vie.  Un jour, alors que j’enseignais à Longlac, il fut décidé que les élèves les plus âgés se rendraient à Géraldton pour s’y baigner, sous ma surveillance.

16 Septembre 2007

L’adolescence et la confiance2.          

C’était la pire nouvelle pour les parents de ces garçons,  car certains, venant de Barnston, ont vite fait circuler que je suis pédéraste. 

Les parents de mes élèves-garçons, qui me connaissaient assez bien, décidèrent de me rencontrer et de m’en parler directement.  Ils m’avouèrent être inquiets à cause des rumeurs qui voulaient que j’aime les garçons; mais ils ne voulaient pas empêcher leurs fils de vivre un aussi beau et aussi rare moment tout simplement par peur.

« Nous avons décidé de leur faire confiance et de croire qu’il ne leur arrivera rien s’ils ne le désirent pas.»

Nous sommes allés à la piscine.  Même si les gars se sont tous déshabillés ensemble, sans mon intervention, aucune peur ou réaction négative ne se manifesta parce que j’étais là.  

Le plaisir ignore le scrupule.  On ne fond pas comme de la cire si on est vu nu. 

Ce fut une très belle expérience.  J’ai compris que cette attitude de ces parents était la meilleure, car elle ne provoquait aucun mouvement de peur ou d’hystérie. 

La discussion s’est déroulée entre nous,  moi et les parents, sans les jeunes, qui n’en savaient rien et qui n’avaient pas besoin d’être informés, ce qui aurait sapé à jamais leur confiance en moi.  C’était la solution idéale. 

Tu n’as pas besoin de mettre des photos sur des poteaux et déclencher une panique générale.  La peur incontrôlée est bien plus dangereuse.  

Les féminounes poussent les hommes à détester les femmes, elles nous rappellent qu’en jouant les martyres, elles auront toujours raison sur les hommes.  Des hommes battus par leurs épouses, ça existe aussi.  Des hommes ruinés par un divorce, c’est très répandu.

On s’entend que la violence envers les femmes on ne peut pas tolérer ça, mais les tords ne sont pas que d’un bord.

Mon livre  » Un sourire arraché à l’enfer » est en vente chez Renaud-Bray.

Radioactif 128

août 29, 2021

Radioactif 128

15 Septembre 2007

Barnston.


Une chance que je vivais à Barnston, un tout petit village près de Coaticook, car j’aurais sûrement  mal tourné. 

Pour certains, ça ne pourrait pas être pire que maintenant, simplement parce qu’ils ne me connaissent pas vraiment.  J’ai été pédéraste, pis? 

Je crois autant dans la liberté sexuelle que la non-violence; mais je suis certain que la violence et les discriminations existeront tant que la sexualité ne sera pas perçue comme une chose très positive, si elle est non-violente, consentie et agréable. 

Mais, selon les normes de notre société, il faut haïr les pédérastes, mais il faut aussi prier pour nos dirigeants qui tuent à travers les guerres de religion et de pétrole. On espére qu’un jour il n’y en aura plus de pédérastes alors qu’ils existent depuis le début de l’humanité. 

Même que chez les Grecs anciens, c’était le summum de l’amour. 

J’assume «ma» réalité, depuis ma première publication en 1968 et même si je ne me suis pas approché seul d’un jeune depuis 20 ans. La stupidité du système judiciaire nous oblige à en parler, car sinon c’est un sujet sans trop d’importance.  

C’est quasi impossible de modifier cette «première empreinte», le péché de la chair, surtout quand elle a marqué toute une nation. 

L’Église a réussi à faire de nous une bande de scrupuleux compulsifs

J’admets qu’adolescent, je me croyais un salaud, mais c’était ma nature profonde, je n’y pouvais rien et je dois vivre avec. 

Depuis, j’ai compris que tous ces interdits ne reposent sur aucune raison valable si elles sont non violentes, que c’est même une offense à l’intelligence que de continuer de vouloir nous faire régresser dans les ténèbres de l’intolérance religieuse vis-à-vis la sexualité. 

Le plaisir sexuel n’est pas un péché en soi.  Il faut apprendre à être responsable de notre appétit sexuel.  Une relation sexuelle peut être bénéfique,  si elle se vit dans l’égalité et le plaisir.

Radioactif 127

août 28, 2021

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15 Septembre 2007

La prison.

J’avais 20 ans, il en avait 14.  J’ai fait de la prison parce que j’avais partagé mes goûts sexuels avec ce jeune partenaire.  Notre motif : nous craignions d’être assez pervers pour attaquer et violer une fille.  C’était à tous les deux notre raison justificatrice. 

Nous avions tous les deux un mal fou à contrôler nos instincts, comme diraient les religieux qui n’en ont plus.  

Se masturber, nous calmait l’appétit et nous pouvions passer à autre chose comme annoncer les films à l’affiche au cinéma local.  Je l’aimais bien et je ne lui aurais jamais fait le moindre mal. 

J’ai répété l’expérience de soulager mes besoins de masturbation avec un autre garçon qui, lui, voulait bien, en autant que je le paye.  J’étais assez fou pour croire que ce sont des gestes d’amour, donc, qui ne se négocient pas financièrement.  J’ai refusé de lui verser les 0.25$ exigés, question de principe, et il me dénonça. 

Son père était libéral et moi je travaillais pour un journal de l’Union nationale. Donc, puisque j’écrivais dans les journaux et que je participais à des émissions de radio à St-Georges-de-Beauce, pas question de me laisser filer. Bizarrement, le sujet vedette ait la construction d’un pont ou d’un tunnel entre Québec et Lévis.

Le péché de la chair ‘est plus payant aujourd’hui, depuis que l’Église essaie de s’en sauver en payant ses victimes qui s’enrichissent vite puisqu’il n’y a pas de prescription comme si c’était un meurtre… 

D’ailleurs des fondations ont été créées pour multiplier le nombre de victimes et en profiter un peu.  

Les politiciens se sont servis des événements  pour me la fermer et m’éloigner de l’Aiglon, journal de Lac Etchemin et de la radio, à St Georges de Beauce, où je commentais les actualités une fois par semaine.  Ils avaient ainsi un petit répit. 

Quand on présenta de nouvelles accusations, je ne connaissais aucun des garçons, mais j’ai plaidé coupable.  Je voulais en finir le plus vite possible.  Ainsi, mon petit ami n’avait pas à venir s’humilier devant la cour. 

Le pire, si à cette époque, il y avait eu la loi actuelle sur le consentement, je n’aurais jamais fait de prison. On n’aurait même pas pu m’accuser, on en aurait été quitte pour l’humiliation. 

J’étais au mauvais endroit, au mauvais moment.  Le plaisir est une réalité humaine tant que personne ne sait en quoi consiste ce plaisir. Une hypocrisie. Je raconte cette aventures dans Laissez venir à moi les petits gars.

Septembre 2007

Disciples de la croix.       

Quand je suis sorti de prison, j’ai fondé mon petit groupe religieux, les Disciples de la Croix.  Ça faisait dire à certains prêtres que j’étais un saint. 

J’étais plutôt déséquilibré par la religion qui m’avait rattrapé, grâce à la culpabilité et la honte.  Je me sentais en Cadillac, vers la schizophrénie. 

Ma foi s’est embourbée encore une fois quand j’ai rencontré un petit disciple qui m’a rappelé que le ciel n’est pas seulement fait de bonnes intentions, mais qu’il est possible d’y goûter sur terre. 

J’étais déjà différent de tout le monde.  Mon père ne pouvait pas me faire vivre jusqu’à 100 ans.  Les enfants accrochés aux jupes de leurs parents, ça n’existait pas encore. 

Plutôt que de vivre une dépression permanente, parce que je m’haïssais à travers la haine sociale, j’ai décidé de retourner à l’école à Québec où je suis tombé amoureux d’une fille.  Je l’ai laissé juste avant les vacances. 

Quand je dansais avec elle , elle aurait pu me passer à travers un mur pour sentir ma petite fourchette diabolique s’élever vers le ciel , mais elle prétendait que j’étais trop cochon quand mes doigts sur ses seins tentaient de m’imprimer dans la tête les joies d’être avec une personne de l’autre sexe.  Hypocrisie que je n’ai jamais retrouvée chez un garçon. 

À cette époque, je passais mon temps à écrire. Je croyais dans mon talent.  Je voulais m’affirmer, dire à tout le monde qu’il n’y avait rien là à être pédéraste.  J’étais pourtant encore un acte de culpabilité ambulant. 

Mes parents m’ont surpris avec un garçon.  Ce fut les grincements de dents jusqu’à ce que Ste-Thérèse s’en mêle . J’ai alors appris que je venais de gagner en poésie le prix Canada-Normandie et  la médaille de Lisieux, en France. 

J’ai invité ma mère à Québec pour la remise du prix, question de lui faire oublier que selon leur critère religieux, j’étais le diable en personne.  

Renaud-Bray

août 27, 2021

      Renaud-Bray

          Vend

Un sourire arraché à l’enfer, tome 1.

                     de

                Jean Simoneau

Ce premier tome d’Un sourire arraché à l’enfer raconte la période où j’ai été journaliste pendant environ un quinzaine d’années. Le choix d’un aéroport international à Ste-Scholastique (Mirabel) plutôt qu’à Drummondville  a marqué pour moi le début d’un engagement contre les trahisons du gouvernement fédéral.  Malgré mon amourajoie et ma foi absolue dans la non-violence, j’ai décidé de me proclamer felquiste.

Cette guerre avec le fédéral m’a coûté deux ans d’exil volontaire, et vous sera racontée dans le tome 2.

Radioactif 126

août 26, 2021

Radioactif 126

15 Septembre 2007

Daniel.

Durant l’été de l967, je suis tombé amoureux fou. 

C’était la première fois, à mon âge, que je rencontrais un garçon plus jeune que moi qui voulait vivre une expérience sexuelle avec moi, qui aimait ça et qui ne manifestait aucun remord d’être complètement nu dans mon lit alors que je me morfondais de scrupules. 

Ce fut un coup de foudre qui ne dura qu’un après-midi.  Il devait revenir me voir, mais il ne se manifesta pas. 

J’ai tout fait pour le retrouver.  Impossible.  Quand j’ai décidé de publier Hymne à l’amour, le vice, la révolte, je lui ai dédié les poèmes que j’avais écrits pour lui. 

J’étais convaincu que la police s’en mêlerait et qu’avant de me retrouver en dedans, je pourrais au moins le voir une autre fois puisqu’il serait obligé de venir témoigner contre moi.  Comment était-ce possible ?  Étais-je devenu masochiste? 

J’ai commencé à courir les psychologues et les psychothérapeutes qui prétendaient que c’était la faute de mes parents si j’étais émotivement aussi mal en point.  Ce que je ne crois pas. 

Mes parents étaient adorables et très bons.  Selon le système, si j’étais pédéraste, c’est que j’étais perverti.  C’était un peu de ma faute, car je n’avais pas le courage de me suicider, la seule solution qu’on nous offre, car, on ne peut rien y changer. 

C’est contre cette façon de voir les choses que j’ai décidé de me battre, même si je suis seul.  Était-ce complètement de ma faute si ça finit toujours en enfer avec les filles alors que je goûte les joies d’un séraphin devant son petit dieu quand je suis avec un garçon ? 

Nous vivons pour être heureux.

Ajout du jour :

L’orientation sexuelle n’a rien à voir à savoir si tu es soit  bon ou mauvais. Tu n’as un mot à dire sur ce qui t’attire et te fascine, sauf, que tu peux essayer de rendre « ce problème » le moins dommageable qui soit, tant que tu crois que les autres ont raison. C’est ce que j’ai essayé de définir dans mes écrits : la lime qu’il ne faut pas dépasser.

Au Québec, pour protéger les jeunes, on a créé la littérature de la jeunesse. Donc, en principe, dans la littérature pour adulte, tu devrais avoir le droit de tout dire ce que tu veux si tu n’appelles pas à la violence ou si tu ne t’attaque pas à un autre individu.

C’est ce que je proclame en publiant  « Un sourire arraché à l’enfer », qui est en vente chez Renaud-Bray. 

La pire chose qui pourrait m’arriver, c’est que je ne vende aucun livre et qu’il passe tout à fait inaperçu.  Je devrais alors conclure que ce que j’écris n’intéresse personne et ça me permettrait de prendre ma retraite de l’écriture. Mais, ce serait une fronde à mon orgueil.         

Quoiqu’à mon âge, il serait temps que je me contente de vivre, en attendant la mort.  Il y a bien d’autres choses à faire qu’à écrire. Mais, je sais que cela arrivera seulement quand j’aurai publié Le jeune espion et  Le temps des cauchemars.

Radioactif 125

août 23, 2021

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15 Septembre 2007 (Modifié)

Cours de sexualité.          

Au cours des années 1980, nous cherchions dans les cours de morale une façon d’aborder la sexualité au secondaire, soit  avec les adolescents.  J’ai été choisi pour mettre sur pied un projet pilote.

Mon premier critère fut : la vérité.  La deuxième obligation : être deux pour s’assurer de l’objectivité des propos et faire en sorte que la science ait prépondérance sur les tabous religieux.  

Même si personne ne le savait, je devais aussi tenir en compte de mes tendances sexuelles et m’assurer que je ne sois pas tenté d’y ajouter une touche personnelle. « Never on the job. » était le fondement même de ma décision d’un jour être enseignant. Une chose que j’ai respectée avec scrupule.

L’école se doit de chercher à créer des individus libres et autonomes, capables de se créer une conscience personnelle et non de propager les interdits religieux basés sur l’ignorance psychologique des gens ou une liberté absolue. 

La répression sexuelle a atteint un sommet avec la venue de la reine Victoria, donc, elle joue un rôle fondamental en politique.

À cette époque, certains étaient assez fous pour se servir d’épinglettes  afin de retenir le prépuce des jeunes de façon à ce qu’il ne bande pas le matin parce que l’érection était ainsi trop douloureuse. On a aussi inventé tout un rayon quant aux aliments pouvant ou non exciter la vie sexuelle des garçons.

L’approche religieuse de la sexualité est déterminée par la soif de pouvoir sur chaque individu. Pour y arriver, on inventa le péché de la chair qui était classé dans les péchés mortels. Pas de rédemption à moins d’obtenir l’absolution lors de la confession et de ne pas vouloir recommencer. L’enfer garanti aux jouisseurs sur cette terre.

La religion décida que la matière était moins sacrée que l’âme. Il faut dire que l’on ne comprenait pas grand-chose à la chimie ou l’astronomie,  car, on croyait encore que la terre était plate et que l’homme était le sommet de la création. Quant à la femme, elle était l’instrument servile des hommes.

Les religions primitives ont d’abord servi à combattre la peur des événements inexplicables dans la nature.  Elles ont  ensuite essayé d’expliquer et de donner un sens à la vie et surtout à éteindre les crises de nerfs des différents dieux inventés.  Les sacrifices humains, surtout des jeunes, étaient offerts pour calmer les colères des dieux. 

La sexualité est un mystère d’où on inventa des cérémonies d’initiation et des règles pour déterminer comment on devait agir pour ne pas déplaire aux dieux. . 

Quand ce n’étaient pas les sacrifices humains, c’étaient les grandes inquisitions aux rythmes des nouveaux scrupules, s’attaquant particulièrement aux femmes, ces objets de luxure, et aux enfants puisqu’aimer les jeux sexuels faisaient de toi in possédé du diable. 

Incapables de dompter leurs envies, les grands prêtres inventèrent le péché pour éloigner les tentations.  Ils démonisèrent  la sexualité pour s’en protéger. 

Par contre, ces grands moments de l’histoire noire de l’humanité n’avait pas à être racontés aux élèves. Ce qui comptait,  c’était la vraie vie, celle dans laquelle ils doivent se développer.

Ces cours furent une vraie leçon pour ses deux professeurs (dont une infirmière). Nous sommes partis d’une consultation qui garantissait la confidentialité absolue, mais qui nous permettait de trouver les sujets qui pouvaient les intéresser et chercher les réponses à leurs interrogations.

Le plus drôle fut que l’on nous reprocha surtout de se servir d’un matériel qui les faisait se sentir comme des imbéciles qui ne connaissaient rien à la vie. C’était tout ce qui existait. Des petits films pour expliquer le fonctionnement féminin et la fécondation (à partir de lapins) On en est semble-t-il encore là devant la peur d’enseigner la sexualité.

23 août 2021

Aussi étonnant que ça puisse paraître, un des éléments importants est l’hygiène.  Les jeunes ont besoin de se connaître et de se savoir normal. C’est niaiseux, mais c’est une des réalités que l’on a découverte. Ne pas en tenir compte, c’est refuser la réalité. Ça ne touche pas tout le monde, mais ça peut sauver certains jeunes d’une mésestime de soi qui crée les problèmes quand on vieillit. S’il n’apprenne pas la vérité dans ces cours, ils iront la chercher dans la pornographie et souvent ils aggraveront leur problème parce que la pornographie identifie être gai à être sodomite.

Le théâtre et les mises en situation sont extrêmement importants. C’est ainsi que l’on a découvert qu’un des jeunes songeait souvent au suicide parce qu’on le traitait de tapette alors qu’il était absolument hétéro. On a demandé à deux jeunes de vire la situation d’un agresseur et de l’agressé verbalement évidemment.  Ce jeune a vu changer sa vie grâce à ces cours.

J’ajouterais aujourd’hui, les impacts de nos premiers amours (à la suite du suicide de Rouhed, mon fils adoptif) et le besoin de respecter le consentement qui doit être évident, clair et sans retour.

Le respect de soi passe par le respect des autres.

Un surmoi qui t’étouffe te rendra tout aussi malheureux. Il faut apprendre à s’aimer soi-même et à développer notre esprit critique.

Radioactif 124

août 22, 2021

Radioactif 124

15 Septembre 2007 (Modifié)

Cours de sexualité.          

Au cours des années 1980, nous cherchions dans les cours de morale une façon d’aborder la sexualité au secondaire, soit  avec les adolescents.  J’ai été choisi pour mettre sur pied un projet pilote.

Mon premier critère fut : la vérité.  La deuxième obligation : être deux pour s’assurer de l’objectivité des propos et faire en sorte que la science ait prépondérance sur les tabous religieux.  Même si personne ne le savait, je devais aussi tenir en compte de mes tendances sexuelles et m’assurer que je ne sois pas tenté d’y ajouter une touche personnelle. « Never on the job. » était le fondement même de ma décision d’un jour être enseignant. Une chose que j’ai respecté avec scrupule.

L’école se doit de chercher à créer des individus libres et autonomes, capables de se créer une conscience personnelle et non de propager les interdits religieux basés sur l’ignorance psychologique des gens ou une liberté absolue. 

La répression sexuelle a atteint un sommet avec la venue de la reine Victoria, donc, elle joue un rôle fondamental en politique.

À cette époque, certains étaient assez fous pour se servir d’épinglettes  afin de retenir le prépuce des jeunes de façon à ce qu’il ne bande pas le matin parce que l’érection était ainsi trop douloureuse. On a aussi inventé tout un rayon quant aux aliments pouvant ou non exciter la vie sexuelle des garçons.

L’approche religieuse de la sexualité est déterminée par la soif de pouvoir sur chaque individu. Pour y arriver, on inventa le péché de la chair qui était classé dans les péchés mortels. Pas de rédemption à moins d’obtenir l’absolution lors de la confession et de ne pas vouloir recommencer. L’enfer garanti aux jouisseurs sur cette terre.

La religion décida que la matière était moins sacrée que l’âme. Il faut dire que l’on ne comprenait pas grand-chose à la chimie ou l’astronomie,  car, on croyait encore que la terre était plate et que l’homme était le sommet de la création. Quant à la femme, elle était l’instrument servile des hommes.

Les religions primitives ont d’abord servi à combattre la peur des événements inexplicables dans la nature.  Elles ont  ensuite essayé d’expliquer et de donner un sens à la vie et surtout à éteindre les crises de nerfs des différents dieux inventés.  Les sacrifices humains, surtout des jeunes, étaient offerts pour calmer les colères des dieux. 

La sexualité est un mystère d’où on inventa des cérémonies d’initiation et des règles pour déterminer comment on devait agir pour ne pas déplaire aux dieux. . 

Quand ce n’étaient pas les sacrifices humains, c’étaient les grandes inquisitions aux rythmes des nouveaux scrupules, s’attaquant particulièrement aux femmes, ces objets de luxure.  Puis, au 19è siècle, on ajouta les jeunes.

Incapables de dompter leurs envies, les grands prêtres inventèrent le péché pour éloigner les tentations.  Ils démonisèrent  la sexualité pour s’en protéger. 

Par contre, ces grands moments de l’histoire noire de l’humanité n’avait pas à être racontés aux élèves. Ce qui comptait,  c’était la vraie vie, celle dans laquelle ils doivent se développer.

Ces cours furent une vraie leçon pour ses deux professeurs (dont une infirmière). Nous sommes partis d’une consultation qui garantissait la confidentialité absolue, mais qui nous permettait de trouver les sujets qui pouvaient les intéresser et chercher les réponses à leurs interrogations.

Le plus drôle fut que l’on nous reprocha surtout de se servir d’un matériel qui les faisait se sentir comme des imbéciles qui ne connaissaient rien à la vie. C’était tout ce qui existait. Des petits films pour expliquer le fonctionnement féminin et la fécondation (à partir de lapins) On en est semble-t-il encore là devant la peur d’enseigner la sexualité.

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Radioactif 123

août 21, 2021

Radioactif  123

15 Septembre 2007

Dire la vérité.          

Les jeunes veulent entendre la vérité quand il est question de sexualité. Il faut cesser de prétendre que toutes formes de sexualité en dehors de la procréation est à condamner. 

La chose la plus importante dans la vie, c’est apprendre à aimer. 

La sexualité est le principal moteur de nos actions conduisant à l’amour. 

Évidemment, il faut faire une distinction entre la sexualité et la génitalité. 

Notre comportement sexuel comporte aussi une très grande responsabilité, si grande qu’elle peut même affecter le reste de notre vie. 

La répression sexuelle n’est pas venue seulement des religions, mais aussi de la bourgeoisie qui a aussi voulu y ajouter ses règles.  Pas question de mélanger le sang noble avec celui du peuple.

Les interdits se multiplièrent et devinrent au temps de la reine Victoria d’Angleterre particulièrement, une véritable industrie.  Selon ces jansénistes, même la nourriture avait un rôle à jouer dans la sexualité. 

On inventa un nouveau commerce comme le firent les Juifs et les Musulmans avec la viande.  Ça permet aux religions d’être plus riches si on leur fait croire dans de tels rites. 

Dans nos cours, il fallait éviter de tomber dans une telle paranoïa, qui condamne tout plaisir  et ne pas créer en revanche une complaisance absolue pour la liberté sexuelle. 

Tout le monde a le droit de savoir comment fonctionne son corps, mais il faut aussi apprendre que l’on est responsable de son émotivité. 

Un sourire arraché à l’enfer, tome 1

août 19, 2021

Un sourire arraché à l’enfer, tome 1.

                     de

                Jean Simoneau

          est en vente chez

      Renaud-Bray

Ce premier tome d’Un sourire arraché à l’enfer raconte la période où j’ai été journaliste pendant environ un quinzaine d’années. Le choix d’un aéroport international à Ste-Scholastique (Mirabel) plutôt qu’à Drummondville  a marqué pour moi le début d’un engagement contre les trahisons du gouvernement fédéral.  Malgré mon amourajoie et ma foi absolue dans la non-violence, j’ai décidé de me proclamer felquiste.

Cette guerre avec le fédéral m’a coûté deux ans d’exil volontaire, et vous sera racontée dans le tome 2.

Radioactif 122

août 19, 2021

Radioactif  122

15 Septembre 2007

Sondage sexuel.   

Aussi, avons-nous demandé aux jeunes de participer à des sondages dans lesquels il ferait connaître leur implication, leur vie sexuelle, mais qui garantissait de ne jamais pouvoir être identifiés.  Tout y passait. 

Compilés, les résultats dirigèrent le contenu des cours et permirent de constater qu’entre ce dont se vantent les jeunes et leur expérience réelle, il y a toute une différence. 

Cette confidentialité permettait de réponde sans se demander ce que les voisins en pensent.  Contrairement à ce que l’on pense, la très grande majorité n’avait eu aucune expérience sexuelle à deux. 

À la suite de cette démarche, on a divisé les gars et les filles pour analyser les résultats.  Personnellement,  je croyais qu’il faut garder un très profond respect du sujet, sans le sacraliser ou le banaliser, se sentir à l’aise. 

L’humour permet de bien cibler les réponses sans heurter personne. Tous les sujets étaient abordés en citant les résultats.  Les jeunes aimaient ça, car la confidentialité était absolue et les scrupules ne l’emportaient pas sur les besoins d’information et de discussion. 


15 Septembre 2007

Éducation sexuelle.         

Quand il était question d’aborder la masturbation, on ne cachait pas que c’est une pratique normale, généralisée, courante chez les adolescents et qu’il ne faut pas se sentir coupable, bien au contraire, ça permet parfois d’éliminer l’anxiété ; mais, on ajoutait, que si ça devient obsessionnel, que tu as le gland en sang, t’as un problème.

Chacun est le seul maître de son corps était aussi un des sujets traités.  Les gars étaient ravis de mes cours; mais les filles se révoltaient contre la morale qu’essayait, selon elles, de leur « passer» l’infirmière choisie pour s’occuper d’elles. 

Nous avons donc réuni à nouveau filles et garçons et la réponse donnée venait ou de moi ou de l’infirmière ou les deux.  Nous avions une complicité extraordinaire.  Notre but était de renseigner et non de moraliser. 

C’est vrai qu’un gars est peut-être moins attentif quand on explique le cycle des menstruations (on se servait des films disponibles), mais un jour, il sera ravi de savoir un peu ce qui en est quand il aura une blonde. 

Quant à sa blonde, il est peut-être bon qu’elle sache les incendies qu’elle allume chez son «chum».  C’est un sujet essentiel à la connaissance de soi. 

Même si j’avais près de 40 ans, pour la première fois, j’apprenais que le scrotum (mieux connu sous le nom de poche) et la verge se ratatinaient quand on prend son bain parce que les testicules ont un certain besoin de chaleur.  Niaiseux ? Pourquoi ne nous le disions pas? Mais c’était comme ça que l’on nous tenait quand j’étais jeune. 

Les adultes devenaient fous dès qu’ils percevaient le moindre intérêt pour la sexualité chez les jeunes.  Pas étonnant qu’aujourd’hui il y ait encore des mouvements qui voudraient nous ramener à cette époque de la grande stupidité du tabou sexuel.

Les médias de Quebecor se spécialisent dans ce domaine  de la peur à tout prix.  Ça coûte moins cher de faire les nouvelles à partir toujours du même endroit : le palais de justice.  On nous fait croire que c’est un droit à l’information.

Mais, en parler ainsi, c’est donner une connotation négative à la sexualité. Ce que Dieu a fait de mieux : il nous a fait confiance.

Urgence

août 17, 2021

L’urgence.

C’est affreux ce qui se passe en Afghanistan. Tous ceux qui veulent venir ici pour sauver leur vie parce qu’ils nous ont appuyé doivent pouvoir le faire. Un pont aérien doit immédiatement être mis en branle par toutes les grandes nations pour s’assurer que personne n’est laissé là-bas.  Pas demain, maintenant.

L’Islam radical politique combat la loi 21 ici plus hypocritement, mais efficacement. L’Islam radical politique  n’a rien à voir avec les vrais musulmans.  La différence est la Charia.  Les musulmans obéissent au Coran et non à la Charia. L’islamophobie est une création de l’Islam radical.  Il faudrait les aimer quand on les voit tuer des humains.

Difficile de penser autrement car tu vois les Talibans tirer contre les gens qui essaient de fuir leur pouvoir.

La leçon du jour.

août 17, 2021

Les femmes occidentales, regardez ce qui se passe en Afghanistan et vous connaîtrez l’avenir de celles qui appuient les revendications islamiques ici. Même les hommes couraient pour changer leur  jean pour le vêtement décrété par les Talibans. Vive la loi 21, si on respecte les femmes!

Radioactif 121

août 16, 2021

Radioactif 121

15 Septembre 2007

Pornographie.

À ma grande surprise, les jeunes désapprouvaient la pornographie, non pas pour des raisons morales, mais parce qu’elle ne représente absolument pas la vraie vie et les vrais enjeux. 

Les jeunes qui,  au début, en étaient friands racontèrent que la pornographie leur est devenue mensongère dès qu’ils eurent la chance de l’expérimenter.  Les jeunes détestaient la pornographie parce que les acteurs sont bâtis comme des chevaux, qu’ils peuvent quasiment remplir un vase de sperme en se lamentant alors qu’au mieux un individu en éjacule environ une cuillère à soupe. 

Les jeunes reprochaient à la porno sont exagération, son manque d’amour, de sentiments passionnés autres que la copulation.  Ils ne voulaient pas juste voir du taponnage, mais entendre de belles histoires d’amour sans qu’on cache les scènes jugées obscènes. 

Tous savaient que tu ne te lamentes pas dès que l’on te touche et que l’excitation dans ces films est totalement exagérée, sinon fausse.  Ces jérémiades de plaisir leur tombaient sur les nerfs et ils étaient choqués d’être abordés dans ces films comme s’ils étaient des imbéciles.  J’étais renversé d’apprendre que les jeunes rejettent la pornographie parce qu’elle ne leur montre pas la vérité. 

La nudité les excitait encore plus du fait qu’elle était interdite et accompagnée d’une masturbation en visionnant.

15 août 2021

Eh oui! Même si j’ai passé ma vie à me battre pour la tolérance quand il est question de sexualité.

Même si on m’empêche de rendre public mes livres au cas où des jeunes s’y intéresseraient, en pensant que ces mêmes jeunes ne seraient pas assez dégourdis pour aller consulter des sites pornographiques sans que leurs parents ne le sachent.

Que j’ai écrit toute ma vie pour que l’on fasse la différence entre la pédérastie (amour des garçons entre 10 et 18 ans, même chose pour le sexe féminin)  et la pédophilie (amour des enfants entre 0 à 10 ans).

Que j’ai écrit noir sur blanc que je suis contre la pédophilie.  

Qu’à mon sens, il est impératif que les parents entendent toutes les versions possibles sur les relations sexuelles chez les jeunes afin qu’ils puissent juger de leur réaction quand leurs enfants deviendront adolescents et que la Charte des droits leur donne le droit absolu à leur intégrité, donc , à leur propre sexualité, même si elle diffère du choix des adultes.

Eh oui! J’ai dirigé un cours sur la sexualité dans le cadre d’un projet pilote.

Pour calmer les nerfs de ceux qui veulent monter dans les rideaux ou aux  barricades, je dois rappeler que j’ai enseigné durant 15 ans et qu’à cause d’une dénonciation organisée (plutôt politique que sexuelle…lendemain de référendum)  j’ai dû abandonner ce métier. 

Les policiers ont scruté toutes les avenues pour pouvoir trouver un moment où j’aurais profité de mon statut de professeur pour me payer une partie de jambes en l’air. Certains jeunes m’ont raconté leur rencontre avec les policiers.  Certains voulaient savoir qui m’avait dénoncé pour lui arranger la face. L

Malheureusement pour les policiers, je respectais scrupuleusement ma chasteté absolue quand j’enseignais. C’est vrai que je crois que ma pédérastie m’a aidé à être un bon professeur, mais certains sont aussi bons tout en n’étant pas pédérastes.

Tous ces cours se faisaient avec une infirmière et je dois avouer que je crois ce tandem essentiel pour permettre aux jeunes une ouverture qui rend possible la liberté de s’exprimer. La sexualité n’a rien de mauvais ou mal, elle est une réalité humaine.  Le choix des sujets étaient déterminés selon les besoins exprimés par les jeunes. L’attitude de neutralité par rapport au sujet par ceux qui enseignent est tout aussi essentielle que le respect des questions qui émergent des jeunes au fur et à mesure que l’échange se poursuive.

Si parler de sexualité t’indispose, c’est que tu as besoin d’une bonne visite chez le psychologue, car tu donnes une dimension « secrète ou sale » à la sexualité. Tu dois régler ton problème avant d’enseigner ce sujet.

Les cours d’éducation sexuelle ne doivent jamais prendre l’allure de cours de morale, ni de loin, ni de près. Seules les informations scientifiques doivent prévaloir.

Radioactif 120

août 15, 2021

Radioactif 120

15 Septembre 2007

Nouveau sondage.          

C’est drôle qu’un récent sondage, près de 30 ans plus tard, en arrive aux mêmes conclusions.  Le fait de pouvoir parler sexualité sans mourir de honte a donné l’occasion d’aborder les discriminations comme : traiter quelqu’un de tapette. 

Dans un de mes cours de morale,  j’ai eu un jeune qui, tout en larmes, décida de partager son calvaire. 

Il était toujours invectivé par ses compagnons qui pensaient qu’il était gai , car il était plus sensuel, plus efféminé que les autres. J’ai connu des efféminés qui étaient plus hétéros que bien des hétéros

Il nous raconta comment il avait projeté de se tuer tellement cette situation le faisait souffrir.  Le message fut entendu par ses camarades qui fréquentaient cette même classe. 

Les jeunes entre eux peuvent détruire par les mots, les rejets, encore plus que par les poignards. 

De cette expérience, j’en ai conclu que les adultes n’ont pas à faire la morale aux jeunes quand ils enseignent la sexualité, soit verbalement ou dans leur comportement. 

Les enseignants doivent essayer de répondre objectivement à toutes les questions et tenter de désamorcer les peurs et les préjugés, tout en ne minimisant pas les dangers comme les maladies vénériennes. 

Le problème de notre  « société scrupuleuse» , c’est de ne pas vouloir parler des vrais choses, d’être hypocrite, paranoïaque et hystérique,  quoiqu »il existe parfois de vrais dangers.          

14 août 2021

Pourquoi parler d’un sujet qui terrorise autant de gens? La polarisation va strictement dans le sens d’un  retour aux années 1950 où, grâce à la religion, tout ce qui touchait au sexe était péché qui s’est transformé en crime.

On ne se rappelle pas du nombre incroyable de jeunes qui se sont suicidés parce qu’ils se sont découvert gais. On oublie que l’on pouvait littéralement tuer un gai sous prétexte d’accomplir la volonté de Dieu.

On oublie que la Charte des droits a inscrit le droit aux jeunes à leur intégrité physique et donc sexuelle.

On oublie que dans certains pays on demande la peine de mort contre les homosexuels.

On oublie que le meilleur moyen de combattre la violence est le droit de parole à tous, même à ceux qui disent des choses qui ne nous plaisent pas à la majorité.

L’homophobie risque de reprendre du terrain et ce serait une catastrophe pour l’humanité. On essaiera bientôt d’interdire les correspondances sexuelles sur internet entre personnes adultes.

J’écris sur la liberté sexuelle non pas pour avoir des compagnons, non pas pour inviter qui que ce soit à être gai ou pédéraste puisque l’orientation sexuelle se définit avant même la naissance et que tout individu répond à sa réalité qu’il découvre au fur et à mesure qu’il vit.

J’essaie juste à travers ce que j’ai vécu à prévenir ce retour à la folie morale. J’écris pour la tolérance. La seule chose qui doit s’instaurer, ce sont de vrais cours sur la sexualité pour permettre aux jeunes d’avoir une idée à savoir comment on doit se comporter pour respecter les autres et que rien ne doit se vivre sans consentement.

J’ajouterais, puisque je viens d’écouter un documentaire sur la lutte LBGT+ que si on veut être libre sexuellement, il ne faut pas oublier les préservatifs.

Radioactif 119

août 14, 2021

Radioactif  119

(Pour adulte seulement)

15 Septembre 2007

Jack.  1

Avec Jack, j’ai appris qu’avant même l’âge d’éjaculer, il est possible de ressentir un picotement extraordinaire dans le ventre après quelques secondes d’exercice manuel. 

Jack était mon aîné de quelques années et comme mon cousin, il était bâti comme un cheval, ce qui effaçait toute forme d’éblouissement de ma part.  Je n’ai jamais aimé les grosses queues. 

Contrairement à ce que l’on nous propose dans les revues, je suis fasciné par le petit.  Je ne sais pas pourquoi je lui rendais visite, sauf nos petites découvertes sexuelles  qui m’attiraient chez lui. 

Il avait un caractère de chien et nous n’avions aucun intérêt commun; sauf que dans la cabane, il s’emballait dans la jouissance totale dès que je me mettais au travail et que je découvrais que c’est bien plus amusant à deux. 

J’aimais lui examiner la figure au fur et à mesure que je le masturbais.  J’étais chaque fois sidéré par la taille de ce membre qui me faisait ressembler à un infirme et qui crachait en soubresauts.

14 Septembre 2007

Le télescope  2.

Un jour, il m’offrit d’aller chez une dame chercher les accessoires dont j’avais besoin pour monter un télescope.  Même si la générosité de la dame me parut louche,  j’étais ravi d’enfin trouver les morceaux indispensables à cet exercice. 

Je rêvais d’avoir un télescope pour regarder mes étoiles et on nous montrait dans un livre comment s’y prendre pour en construire un. 

Dans la maison, il commença à détruire une horloge grand-père, sous prétexte que la dame lui avait dit que le morceau recherché serait à l’intérieur. Puis, il revint, habillé en femme, m’exhibant tous ses gros atouts déjà bien durs et faisant semblant de me séduire.  Comment résister ? 

J’ai oublié durant un certain temps ma passion pour l’astronomie puisque je pouvais jouer avec une matraque beaucoup plus impressionnante,  plus ferme dans la main qu’une baguette magique.  Une réalité bien plus tangible. C’est loin, les étoiles.

14 Septembre 2007

Le vandalisme  3.  

Quand il laissa le linge de femme sur le plancher, j’ai pensé que ce ne serait pas très intéressant pour la dame de tout nettoyer. 

Puis, il se mit à déchirer le linge avant d’aller dans la cuisine briser la vaisselle.  C’était évident que cette visite n’avait jamais été permise et qu’il m’avait berné.  J’étais le petit nigaud.

Quand j’ai voulu partir, il me rappela que nous y étions tous les  deux et que par conséquent, j’étais complice.  Je n’avais plus qu’à me taire et d’attendre la sortie. 

Dans un petit village comme Barnston, la nouvelle se répandit vite.  Mon père déclara solennellement, sans savoir que j’y avais pris part, que ça prenait des moyens trous-de-cul pour avoir agi ainsi.  Je mourrais de honte, mais je me la fermais. 

Il ajouta que la police enquêterait et que l’on trouverait bientôt qui étaient ces écœurants.  Pour une fois, je regrettais que nos petits jeux ne se soient pas terminés par une simple masturbation.

14 Septembre 2007

La police  4.

Quelques jours plus tard, on disait à l’école qu’on avait identifié Jack comme le grand responsable de ce carnage et qu’il serait mis en prison. Pire, on connaîtrait bientôt ses complices.  Je cherchais déjà dans ma tête tous les plans possibles pour qu’il puisse s’évader. La fidélité, ça existe, non ? 

Je fus demandé chez la directrice où un policier m’attendait.  Je l’ai suivi à l’auto et je me suis appuyé sur le bord d’une des vitres pour m’adresser à un autre policier à l’intérieur du véhicule, laissant voir que même si j’étais blessé, une petite éraflure qui saignait, je pouvais endurer la douleur. 

Il me dit que j’avais une excellente réputation et que par conséquent, on ne croyait pas que c’était une de mes habitudes.   «T’as toutes les chances de t’en sortir, mais arrête de voir ce gars- là, il n’est pas fait pour toi». 

Je jouais au brave, mais je faisais dans mon froc.

14 Septembre 2007

Délinquant  5.        

J’ai immédiatement compris que je n’avais pas l’étoffe, ni le goût d’être délinquant, même si j’étais très révolté par le banditisme des institutions qui nous dirigent et leur hypocrisie. 

Je demeure convaincu que ce serait encore plus infernal s’il n’y avait pas de lois et une police pour les faire respecter. 

Toutes les lois ne sont pas aussi folles que les mesures contre la sexualité chez les jeunes. 

J’ai appris à travers cette expérience que quand on est jeune, les amis sont des facteurs essentiels dans la voie que tu choisiras pour l’avenir.  La vie est un fiasco, sans un but précis. 

Dans mon cas,  j’ai choisi la liberté sexuelle sans violence, sans domination, le plaisir.  Je ne sais pas si j’ai raison, mais j’ai la conviction que mon approche est plus humaine et plus susceptible d’apporter une forme de bonheur dans une société qui ne vit qu’à travers l’argent à tout prix.

Ça servirait au moins à apprendre à s’aimer.

Radioactif 118

août 13, 2021

Radioactif 118

14 Septembre 2007

École St- Luc.        

Au début, nous fréquentions une petite école de rang où l’institutrice enseignait à tous les niveaux. 

Sous la pression de papa,  Émile Simoneau, et de ceux qui partageaient son point de vue, on a décidé de construire l’actuelle école Saint Luc, du même nom que la paroisse, à Barnston. 

Pour papa, l’éducation était le premier but dans la vie des jeunes et le moyen par excellence pour permettre au Québec d’évoluer. 

Quand on la construisit, M. Guay m’engagea.  Je devais nettoyer les briques.  Beau temps, mauvais temps, j’étais à l’ouvrage.  J’ai toujours aimé travailler.  Je ne mettais pas de chapeau et il pleuvait souvent. 

La première chose que j’ai sue, mes broches à foin de cheveux se mirent à friser.  À un tel point que ma tante Émilia, qui ne m’avait pas vu depuis très longtemps, demanda à ma mère depuis quand je me faisais friser, une opération réservée aux filles bien évidemment. 

Maman en a bien ri, car personne ne pouvait expliquer ce changement de coiffure.  Pas même moi, mais j’aimais ça et j’en étais fier.

12 août 2021

Finalement, selon la conférence d’un chimiste que je viens d’écouter, la vie serait venue simplement de l’effet chimique de produits (des gaz) qui existaient  dans l’atmosphère, la mer et la première terre solide.

Une histoire de migration de produits chimiques qui transportés sur la plage ont créé une espèce de filament. Effectivement, ça ressemble étrangement à la photo de la première manifestation de la vie retrouvée eh oui au Québec. Il y a 3.4 milliards d’années, selon les experts.

Par contre, cette conférence très intéressante, mais trop scientifique pour mes pauvres méninges, ne répond pas à ma question : d’où vient la première cellule? Cet exposé explique comment ont pu se constituer les premiers acides animés. À quel moment un code s’est-il créé pour qu’il y ait ensuite une évolution darwinienne?

En d’autres mots, on est simplement le produit de l’environnement enrichi avec le temps.

Où est-ce les météorites? Une autre théorie intéressante.

Tout est constitué de particules et de forces. La théorie des cordes. Donc, la vie serait une forme de vibration. Chaque force ou particule modifie le tableau général sans même que ça paraisse, parce que c’est une toute petite particularité dans mode immense.

C’est drôle de s’imaginer la réalité en petits points vibrants comme les pixels. Je passe des heures à écouter de telles conférences et je trouve ça de plus en plus captivant.   

À mon âge, mon petit pixel ne durera pas longtemps. Charlie a été la première victime, mais il s’ajuste à la réalité nouvelle. C’est ce que j’ai fait toute ma vie : m’adapter.

Découragez-vous pas mon premier Radioactif compte 1,500 pages.

Radioactif 117

août 12, 2021

Radioactif 117

14 Septembre 2007

Les chiens. 

Les chiens ont toujours eu place privilégiée dans ma vie. 

Quand Princesse est morte, ce fut ma première crise religieuse.  On m’avait dit que tout ce que tu demandes avec foi, tu l’as.  Je voulais qu’elle ressuscite et rien de tout cela ne s’avéra vrai.  Pire, elle avait été tuée, selon nous, par exprès, par le curé, ce qui le fit haïr par les plus vieux de la famille. 

Puis, Pitou mourut d’un âge vénérable.  Quant à Kiki, je l’ai connu presque naissant jusqu’à la fin.  Sa vieillesse m’attriste encore et je me reproche parfois des moments d’impatience avec lui.  Il jouait un rôle de premier plan dans ma vie.  Il était toujours content de me voir et il m’acceptait comme j’étais. 

C’est comme Benji, aujourd’hui, à part ma famille, c’est le seule être vivant avec qui je suis en relation quotidienne.  Ça me fait oublier le sentiment d’être rejeté de tous pour oser dire ce que je pense.   

Benji se fiche que soit un pédéraste, elle n’a pas besoin d’avoir peur et elle fait une vie de pacha avec moi. Elle est moins stupide que la société qui se prive de mes talents par paranoïa.

11 août 2021

J’ai toujours une certaine culpabilité vis-à-vis Benji parce que je lui donnais du chocolat, même si on m’avait averti que c’est très mauvais pour les chiens. Elle adorait le chocolat et je me sentais très égoïste quand j’en mangeais de ne pas lui en donner.

J’ai un peu l’impression d’avoir joué un rôle dans sa mort. Je me sens un beau dégueulasse, mais quand j’y pense davantage, moins émotivement,  je me rappelle que je lui en donnais moins de chocolat qu’elle en voulait parce que j’avais peur que ce que l’on me disait soit vrai.  J’aurais dû m’abstenir au complet.

Je me reproche aussi de ne pas avoir été assez compréhensif lorsqu’elle fut malade à la fin de sa vie.  J’aurais dû comprendre qu’elle était vraiment très malade. Être plus attentif, plus affectueux.

Les chiens ont un amour inconditionnel que  les humains n’ont pas.

Elle était devenue diabétique, ce qui n’aidait en rien à solutionner son cancer. Cela n’aidait pas à me déculpabiliser quoique j’acceptais (hypocrite?)  de la soigner quotidiennement avec injection d’insuline pour le reste de sa vie.  Malheureusement, quand je suis retourné chez le vétérinaire, celui-ci me dit qu’elle n’avait pas survécu à son opération,  qu’elle est morte à son réveil.

Sa mort me hante quand même depuis plusieurs années. Elle me force à me demander si je suis capable de véritablement me mettre dans la peau des autres ou si je suis autiste, d’une certaine manière, en n’arrivant qu’à me projeter dans les autres.

Je suis convaincu que les autochtones ont raison quand ils disent que l’homme est un animal parmi les autres et qu’ainsi ils sont d’une certaine manière nos partenaires dans le mystère de la vie.

La vie est la formule chimique d’une  distribution des énergies qui nous créent.  C’est la situation, la répartition des éléments du moment dans l’espace-temps. Rien n’est plus vrai sur le plan de la conscience que le moment présent, car c’est le seul instant que l’on peut percevoir notre réalité. Pas étonnant que dans une vie, on chance de corps sans s’en rendre compte. Suis-je la cellule de base qui comprend tout notre développements futur ou l’ensemble des cellules qui naissent avec une nouvelle fonction pour compléter le tout que nous sommes?

Radioactif 116

août 11, 2021

Radioactif 116

14 Septembre 2007

Le scénariste.        

Adolescent, on trouve essentiel de faire partie du gang.   À Barnston, les plus vieux se fichaient bien de nous.  C’était deux mondes.  La pire chose qui peut nous arriver, vers 11 ans, c’est de passer inaperçu.  J’aurais bien aimé être un leader, mais j’ai toujours été celui qui pense les stratégies, celui qui est derrière et qui voit tout, prépare tout : le scénariste.

Sans le vouloir, je m’isolais en allant lire durant des heures les encyclopédies de ma tante Émilia. Mars avait plus d’importance que la température extérieure, même si on passait 90 pourcent de notre temps à jouer dehors. 

J’étais un petit ange qui aurait voulu que tout le monde sur la terre soit heureux et s’aime à la folie.

11 août 2021

Deux exemples de stupidité absolue.

L’affaire d’Andrew Cuomo, gouverneur de New York, est la stupidité la plus absolue qui soit. 

À moins qu’il y ait eu un viol ou quelque chose du genre (mais violent) qui nous est caché, le harcèlement sexuel devenu un crime est de la folie pure. Le harcèlement sexuel, c’est simplement ne pas savoir vivre.

Tout est question de jugement et surtout de respect donc de consentement mutuel.

Quelqu’un qui sait vivre n’imposera jamais des gestes inappropriés, tel un toucher non consenti. Les lois doivent tenir compte de la gravité des gestes, mais ne doit pas devenir une machine à vengeance pour les personnes trop sensibles. Le récit inventé pour promouvoir la « victimologie », genre on a volé mon enfance,  je ne pouvais plus dormir sans cauchemars et tout ce bataclan n’a rien pour soigner un malaise existentiel, mais pour rendre ta honte intérieure encore plus néfaste puisque maintenant tu n’es plus le ou la seule à savoir ce qui t’es arrivé , mais tout le monde peut te regarder en se disant : c’est la sainte Maria Goretti dont on a parlé dans les média.

Par contre, si tu es trop fragile pour entendre des propos à caractère sexuel, c’est que t’as mauditement besoin  de te faire soigner.  Malheureusement, cette  fragilité est maintenue par l’hypocrisie : tu dois la dénoncer pour ne pas être perçu comme un monstre.

Dès qu’il n’y pas de violence, ces histoires de harcèlement parce que tu t’es fait toucher, t’as été regardé avec un peu trop d’insistance, que l’individu a une trop grande tendance à maximiser la splendeur de son petit pénis ou à raconter des histoires juteuses, c’est de la foutaise.  Tu ne fonderas pas, tu ne t’émietteras pas, tu ne te coaguleras pas parce que quelqu’un a effleuré une partie de ton corps qui se prend pour Notre-Dame-de-Paris s’imagine très drôle en étant qu’un vulgaire individu..

C’est la raison principale pour laquelle il faut des cours sur la sexualité et sur le comportement individuel. Personne ne sait d’expérience ce que sont les relations humaines, les effets de l’amour et les horreurs de la violence. Le droit au respect est à la base du savoir vivre dans les relations humaines.

Honte à la Chine!

S’en prendre à quatre Canadiens pour faire contrepoids à la justice canadienne qui à la demande des États-Unis a arrêté une ressortissante chinoise en vertu d’une entente antérieure entre les deux pays nous montre ce que c’est exactement l’amoralité de la Chine quand elle fait d’une chose politique une chose de droit.

Condamner à la mort, c’est en soi un abus de pouvoir.   C’est révoltant qu’un pays aussi prestigieux que la Chine ait recours à ce chantage qui peut coûter la vie ou de longues peines de prison à ceux qui en sont involontairement les victimes. Et, on essaiera de nous faire croire que la justice m’a rien à faire avec la politique.

Radioactif 115

août 10, 2021

Radioactif  115

13 Septembre 2007

Les films.     

Je valsais entre le petit président de la JEC (Jeunesse étudiante catholique) et le petit gangster potentiel.  Tout dépendait du film que je venais de voir, sauf les films d’horreur qui avaient encore le pouvoir de me figer de peur. 

J’adorais les films avec les animaux, les cowboys, mais les favoris étaient les films de comédie, genre Laurel and Hardy.  Je m’amusais à me prendre pour Jerry Lewis, à imiter Elvis Presley, même si je chantais comme un pied. 

Un peu plus tard, après un film policier, je remontais et roulais les épaules, pour me faire croire que j’étais déjà un dur.  En vérité, j’étais un tendre ayant un besoin infini de tendresse.  J’en rêvais. 

J’étais déjà un voyeur qui créait sa propre notion de beauté et l’aveugle qui découvre le plaisir au bout de ses doigts, électrisé par le toucher défendu. 

Ma plus grande découverte fut mon amour pour le théâtre.  J’adorais jouer, mais je n’avais déjà pas de mémoire. Comment être un bon comédien, si tu ne te rappelles pas ce que tu dois dire ?

Lettre au ministre responsable de l’internet

août 9, 2021

Magog,
30 juillet 2021

M. le ministre Steven Guilbeault

Monsieur le ministre,

Je viens de prendre connaissance de votre consultation quant à la liberté d’expression sur  internet.

Sur le fonds, interdire la violence, les abus sexuels, en autant que l’on définisse clairement ce que l’on veut dire, on ne peut être que d’accord; mais il faut aussi respecter le droit  absolu à la vie privée des individus, car c’est grâce à ce principe que la démocratie peut exister.  

Il y a toute une différence entre être violent et ne pas savoir vivre.

La censure est la pire forme de mépris de l’intelligence humaine puisqu’elle  est une dictature de l’esprit. Dans leur hypocrisie, les censeurs sont les pires pervers. Ils privent les autres de qu’ils regardent ou lisent comme si les gens n’étaient pas assez intelligents pour savoir ce qu’ils peuvent voir sans être blessés.

Quant au scrupule sexuel, on peut dire que le poids écrasant du surmoi engendre un déséquilibre émotif qui peut ou mener à de très sérieuses conséquences, selon qu’on l’applique pour soi ou que l’on essaie d’imposer sa morale aux autres.

Le scrupule découle aussi plus hypocritement de la haine inconsciente des autres qui nous apparaissent plus beaux, plus intelligents ou plus riches. C’est une forme de jalousie de l’autre qui nous pousse à tout censurer pour ne pas à avoir à admette que le voisin est plus beau que soi.

Si on ne veut pas voir de pornographie, on a qu’à ne pas en regarder.

Elle n’apparaît pas automatiquement sur nos écrans. Et, pour savoir de quoi elle se compose et trouver de la pornographie qui ne respecte pas les normes, il faut en regarder énormément ou avoir une connaissance de l’internet que la très grande majorité des gens n’ont pas. Tous les sites pornographiques sur le web doivent être légaux ou disparaître.

Il est évident que chaque individu peut exiger qu’aucune photo ou vidéo de lui (ou d’elle) ne se retrouve sur un site pornographique.  Les sites doivent éliminer ce qui s’y trouve sans consentement le plus rapidement possible. Il devrait aussi y avoir une compensation pour les victimes d’un tel comportement des sites pornographiques.

Il faut des règles qui assurent que des photos privées ne se retrouvent pas sur des sites publics. Le consentement de la personne impliquée est strictement essentiel.

D’ailleurs, quand on parle de protéger la jeunesse, on devrait se rappeler que les jeunes connaissent mieux l’internet que n’importe quel adulte et que dans tous les sites pornographiques ou presque, il y a des touches permettant d’en sortir sur le champs.  Même lorsqu’il est question de pouvoir entrer en contact avec un autre individu.

Donc, la première responsabilité envers les plus jeunes appartient aux parents qui peuvent même ajouter des limites sur les ordinateurs, interdisant la fréquentation des sites pornographiques par des mineurs. 

La présence policière ne doit exister que sur dénonciation. On sait que les statistiques sont ce qui détermine les subventions et que ce sont les contribuables qui en payent la note.

La pornographie n’existe pas si elle n’est pas offerte à tout le public. Les discussions privées ne doivent pas être considérées comme de la pornographie, car l’accès est limité et inaccessible à tous.

Par conséquent, il est essentiel de protéger la vie privée à travers les messageries privées comme WhatsApp,  Messenger ou Télégramme. 

Ce que disent ou font deux individus en privé ne regarde personne d’autre.

Donc, pour ce qui est des propos ou images d’ordre sexuel, l’intimité entre deux adultes ou un groupe d’individus adultes consentants doit prévaloir.

Les règles concernant la sexualité doivent tenir compte des découvertes scientifiques récentes puisque jusqu’à aujourd’hui la morale a été dictée par les religions qui brillaient surtout par leur méconnaissance du corps humains, de ses fonctions et de ses besoins.

On peut avoir une situation légale, mais la loi n’est pas automatiquement légitime, surtout si elle se base sur des faits déformés ou des préjugés qui s’installent dès l’enfance, grâce aux carnets cognitifs humains.

Si la vie sexuelle des usagers est fondamentalement privée, donc à l’abri de toute écoute ou visionnement d’une tierce personne; dans le cas de violence, pour prévenir la possibilité d’organiser des actions violentes,  il faut protéger la société contre toutes les dérives possibles.  

Dans ce cas, sous dénonciation ou par prévention, la police devrait avoir le droit d’écoute avec l’assentiment d’un juge afin d’éliminer les propos qui incitent à la violence.

Il faut s’assurer d’autre part que seule la violence constitue un crime.

On peut différer d’opinions, de valeurs, et même critiquer les autorités, les religions, les lois, tant qu’on ne prêche pas le recours à la violence ou que l’on fasse de menaces de gestes criminels. Sinon, comment une société pourrait-elle évoluer?

La liberté d’expression est sans limite tant qu’on ne prône pas la violence ou qu’elle s’attaque à un individu par des propos dégradants ou haineux à son endroit.

Les propos haineux sont un manque d’éducation. Sans encadrement, ils peuvent détruire un individu. Ces propos sont plus dangereux que la pornographie.

Mais, une opinion divergente sur n’importe quel sujet ne peut pas être censurée.

Un peu d’histoire

Qui ne se rappelle pas que l’homosexualité était criminalisée et vue par les psychiatres comme une maladie mentale.

Durant les années 1950  jusqu’à la décriminalisation de l’homosexualité, des adolescents se suicidaient parce qu’ils découvraient la nature de leur sexualité et les homosexuels étaient battus dans les parcs à cause de leur orientation sexuelle. Tout cela grâce aux sermons religieux qui faisaient de la sexualité hors-mariage un péché mortel. Juste penser sexe était un péché qui faisait de toi un pervers. Aujourd’hui, on a RDI qui ne cesse de relater tous les cas de harcèlement sexuel comme si c’était la chose la plus importante dans le domaine de l’information.

On semble retourner à 1950, grâce à la censure, même si les prédicateurs ne sont pas les mêmes.

D’où venait cette idée de tout interdire ? De la notion de péché, inventée par les religions à partir du fait que l’on croyait que la matière était méprisable contrairement à l’esprit..

Dans la Grèce ancienne, d’où vient le fondement de notre société, on croyait que le sperme était une partie du cerveau ou de la moelle épinière que l’homme sacrifiait pour donner naissance à un enfant. Le sperme établissait aussi ta position sociale à ta naissance. Il était normal que l’on essaie de régulariser les rapports sexuels.

Dans cette même Grèce antique,  on glorifiait la pédérastie. La beauté des adolescents étaient le summum de toutes beautés. Les participants aux jeux olympiques étaient nus. Quand on naît, on est nu. La santé mentale ne constituait pas un problème, contrairement, à ce qu’il se passe quand la pudeur devient contre-nature.

Au contraire, dans certaines universités, il y des baignades familiales nues. Personne n’en est mort. Les religions sont venues tout déformer. La morale est devenue scrupule.

 La nudité n’est pas de la pornographie.

Chez-nous,  on prétendait que les homosexuels étaient des pervers qui s’attaquaient aux enfants. Pour échapper à cet état d’hystérie collective, les homosexuels ont décidé de se dire « gais », espérant que la haine contre eux se dissipe un peu. 

Les gens qui connaissaient l’existence de la pédérastie dans l’antiquité croyaient que la pédérastie était exclusivement mâle et n’existait pas chez les femmes. Il ne fut donc jamais possible que les lesbiennes puissent défendre cette réalité qui n’a rien à voir avec le genre sexuel.

Faute d’entente, on a aussi inventé un mot pour désigner la relation d’un plus vieux avec un plus jeune : la pédophilie.

Le problème est que selon le développement sexuel des individus, il y a des étapes et chaque étape a ses caractéristiques. Freud en parle abondamment ainsi que des mécanismes de défense.

Chaque étape coïncide avec le développement du cerveau et par conséquent de l’autonomie individuelle.  La capacité de décider soi-même.

La réalité sexuelle n’est pas que différente entre un homme et une femme; mais aussi entre les individus d’âge différents jusqu’à la majorité.

La sexualité ne prend de l’importance qu’avec l’arrivée des hormones.  Le rapport à la  sexualité change avec la possibilité de procréer.  On peut dire sans se tromper que la sexualité est une préoccupation adulte. La curiosité enfantine est normale.

La pédophilie est une relation sexuelle avec un enfant de 0 à 10, elle peut être gaie ou hétérosexuelle. Quant à la pédérastie, elle est absolument gaie et touche les gars et les filles de 10 ans à 18 ans.  Inutile de dire que la pédophilie (0-10ans) doit être strictement interdite.

Au Québec, on a ajouté dans la Charte des droits que l’âge de consentement est de 14 ans. 

Malheureusement, le gouvernement Harper a ramené l’âge de consentement à 16 ans, oubliant que si l’âge de 14 ans a été choisi pour la Charte, c’est aussi parce que  les jeunes ont le droit légal absolu à leur intégralité physique et morale, donc,  sexuelle  

Or, depuis les scientifiques ont découvert que l’orientation sexuelle et sa forme d’expression dans la vie des gens peut être localisée dans une dizaine de gênes et que les sentiments sont le fruit des hormones.  Donc, la diversité des variations d’expression de sa sexualité peut être beaucoup plus étendue que l’on croyait. (Même les gais  on dut changer pour LBGT+, au fur et à mesure que l’on découvre que la sexualité est essentiellement un droit individuel inviolable)

Cette révélation, grâce aux recherches scientifiques, remettent strictement en cause l’idée de péché de la chair. À moins de violence, tout doit être permis en matière sexuelle.

Le sexe en-dehors du mariage peut toujours être considéré par les personnes religieuses comme un péché mortel; mais les découvertes récentes de la science font que les rapports sexuels sont moralement ni bons, ni mauvais; mais une réalité pour garantir la survie de l’espèce.

Sans sexualité, sans le plaisir sexuel, l’humain n’existerait pas.

L’homosexualité peut être vue est en quelque sorte comme une façon de combattre la surpopulation, un problème dont on se mettra à parler bientôt avec les changements climatiques. Il s’agit peut-être d’une sélection naturelle génétique pour conserver une certaine forme d’équilibre?

À moins de violence, les rapports sexuels sont un plaisir et non une douleur.

Aucun homme ne pourra convaincre un autre homme qu’une masturbation ou une fellation est douloureuse. Comment peut-on être traumatisé par le plaisir? Qu’est-ce qui change dans la perception selon l’âge? Rien, sinon l’éducation reçue.

Une chose est certaine, il faut être assez âgé pour pouvoir procréer et autrefois les femmes qui avaient un enfant sans mariage étaient,  elles et leurs enfants, maltraitées par la société au point où l’avortement devenait la seule solution alors qu’on l’interdisait. Combien de femmes sont mortes en essayant de se faire avorter en secret?

C’est pour protéger les jeunes de parents trop scrupuleux que la Charte des droits a établi l’âge de consentement à 14 ans.  « Tu es le seul maître de ton corps et de ton esprit », comme nous le disait les vraies féministes. 

Il faut évoluer avec l’évolution de nos connaissances.

C’est la raison pour laquelle il est temps que l’on ajuste les lois en fonction de ces nouvelles réalités plutôt que d’obéir aveuglément à ce que nous racontait les religions pour qu’elle puisse possiblement détenir une forme d’autorité, voire d’esclavage individuel.

La base d’une réflexion sur la sexualité doit évidemment être le respect, la non-violence et le consentement mutuel clair et irréversible.

Il est anormal que le sexe soit vu comme plus dangereux que de posséder des armes à feu.

On doit remettre la sexualité à son rang d’importance dans la vie en  être obsédé est un déséquilibre puisque toute personne normale ne passe pas son temps à penser au sexe. 

Il y a tellement de sujets plus importants et plus urgents à traiter que, sans minimiser l’importance des relations sexuelles,  il faudrait aussi empêcher qu’on gonfle l’importance de celle-ci  au point de permettre au nom de la « victimologie » de créer une industrie légale de chantage, donc, d’une nouvelle espèce de crime organisé. 

Avec consentement, sans violence, sans domination, rien ne devrait être interdit sur le plan sexuel.

La vie sexuelle est aussi un apprentissage de la vie. On sait tous que contrairement à ce que l’on nous a appris, la vie et la non-violence sont beaucoup plus importantes que la chasteté et ses scrupules.

Le rôle de l’état est de s’assurer que l’éducation sexuelle soit la meilleure forme de prévention contre les abus.

Inutile de dire que j’aimerais obtenir si possible une copie du projet de loi. Merci d’avoir pris le temps de lire mon exposé.

Jean Simoneau

Radioactif 114

août 6, 2021

Radioactif  114

12 Septembre 2007

Les vraies questions …   

La Commission sur les accommodements raisonnables ne fait que poser des questions superficielles.  Les vraies questions sont :

Voulez-vous que le Québec soit un pays laïc ?  Voulez-vous que le Québec soit francophone ?  Voulez-vous que toutes les religions soient acceptées à condition qu’elles soient vécues à la maison et au temple seulement?  Voulez-vous que les rites religieux soient obligés d’être conformes aux lois civiles? Croyez-vous qu’il soit possible à l’intérieur d’une religion de respecter l’égalité entre un homme et une femme ?  Croyez-vous que l’interdit sexuel puisse venir de Dieu (car sinon, il n’a aucun fondement) ?  Doit-on voir la sexualité à travers la religion ou les connaissances scientifiques?  Voulez-vous que le Québec soit strictement pacifique? 

Croyez-vous que l’on puisse survivre à l’intérieur du Canada en étant de plus en plus minoritaire? Le Canada respecte-t-il la culture québécoise?  Est-ce possible que nous soyons des Canadiens à part entière et heureux de l’être? 

Sinon, comment devenir un pays sans faire la guerre?  Si nous continuons à attendre serons-nous capables de changer notre avenir à l’intérieur du Canada quand les francophones seront minoritaires au Québec? 

C’est d’abord une question à savoir si nous partageons les mêmes valeurs que le Canada.  Est-ce plus important de respecter ses valeurs que d’avoir plus d’argent?

13 Septembre 2007

Peur des morts.    

Petit, j’avais bien plus peur des morts que des vivants. 

Même si j’étais une faiblesse ambulante, je savais tellement encaisser que je m’en sortais toujours très bien.  Aussi, aie-je aidé à créer une petite «gang» qui se voulait bien dévastatrice , mais qui ne réussit qu’à organiser deux ou trois croisades , se résumant à des courses et des déguisements à n’en plus finir et quelques coups assez insignifiants (des vitres brisées). 

J’aurais bien voulu que se déshabiller fasse partie des rites obligatoires d’initiation, j’aurais pu enfin me rincer l’œil,  mais ce fut une idée rejetée par la majorité et j’avais déjà le sens de la démocratie. 

L’attrait du gang n’a pas fait long feu puisqu’il était plus facile d’apaiser mes curiosités en duo.  Je rêvais de déculotter le monde, mais d’une certaine manière, c’est la vie qui m’a déculotté. 

Elle m’avait doté d’une force que j’ignorais : la curiosité intellectuelle.  Mes obsessions se sont concentrées ailleurs.

Radioactif 113

août 5, 2021

12 Septembre 2007

Dieu a-t-il un zizi ?

Pour que l’approche religieuse de la sexualité ait un sens, il faudrait que Dieu est une connaissance et une expérience d’être limité, sexué, pour pouvoir nous offrir des règles morales intelligentes.  Or, c’est impossible.  La partie ne peut pas contenir le tout. 

Comment Dieu peut-il savoir qu’une petite branlette, c’est très plaisant, lui, qui n’est qu’énergie ?  À moins qu’il nous ait caché qu’il a une sexualité.

Comment la plus puissante énergie humaine, la sexualité, peut-elle être considérée comme perverse?  Qui a inventé la perversité ? 

Le péché n’existe que dans la tête de ceux qui peuvent le concevoir. 

Un enfant ne voit aucun mal dans la nudité et encore moins dans la sexualité.  Il ne se pose même pas la question, mais il adapte son comportement face à cette réalité à travers les réactions de son environnement.

Seuls, les adultes n’arrivent pas à voir la sexualité avec nuance et positivement.  Pour eux, c’est trop émotif, d’où prétendent-ils que la nudité est de la pornographie, qu’une caresse est douloureuse comme un coup de poing.

Une perception assez malade de la réalité, n’est-ce pas ? 

Si le Christ était dieu, il nous a appris la tolérance dans sa relation avec Marie-Madeleine.

12 Septembre 2007

Scrupule =séquelles.      

Selon ma théorie, notre approche janséniste de la sexualité est la première cause des fameuses séquelles dont on nous emplit l’esprit depuis quelques années comme si tu t’asséchais quand tu te masturbes ou que tu te fais sucer (on dira ce que l’on voudra, ça ne fait pas physiquement mal, au contraire). 

Ces séquelles sont dues à tes problèmes de conscience, car tu te crois un salaud d’avoir dérogé aux saintes règles à l’effet que la sexualité n’existe pas en dehors de la procréation.  Une castration hors-nature exigée par les religions en-dehors du mariage. 

Avec ces interdits, il est impossible de s’aimer, d’avoir de l’estime de soi, quand ta nature est considérée comme étant anormale du simple fait d’être comme elle est. 

Qu’on le veuille ou non, on naît sexué et on meurt sexué. 

Cette haine de soi pour avoir répondu à sa nature profonde est incompréhensive à l’adolescence et c’est sûrement cette chasteté maladive qui est une des principales causes de suicide chez les jeunes. 

On paye des centaines de milliers de dollar pour enlever la discrimination contre les gais, mais on prêche que la sexualité est un problème si on la ressent trop jeune.  On oublie que l’on est déjà sexué dès la naissance.

L’indentification première, c’est ton sexe, d’où la nécessité que les petits gars puissent avoir des hommes qui les entourent.  L’égalité homme-femme ne se fait pas en éliminant la présence des hommes plus âgés des gars plus jeunes. Et ce simplement parce que le harcèlement sexuel est devenu une forme d’hystérie généralisée.

5 août 2021

Le pire, mais le plus raisonnable à mon âge, est d’accepter que le monde d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui dans lequel j’ai survécu.

Dans mon enfance, nous avons été la première famille à avoir la télévision dans le village. Depuis, l’avancement technologique n’a de cesse. Ces changements font que tranquillement ce qui est une niaiserie pour tout le monde m’apparaît comme la fin du monde.

Presque tous mes anciens amis sont morts.

Il y a quelques années, je rêvais sans cesse aux pays à visiter. Maintenant, je préfère être sagement assis devant le téléviseur ou à jouer sur internet, car écrire ne me semble plus une responsabilité puisque je suis censuré au point de ne même plus avoir un livre en vente libre.

Éditer signifie pour moi une dépense inutile puisque personne ne consulte ce que j’écris. Et, on nous chante le grand refrain de la liberté d’expression dans le monde libre capitaliste.

À travers mon dernier livre « Un sourire arraché à l’enfer, tome 1 »publié, mais non en vente ou même distribué, j’ai constaté que j’ai toujours vécu en parallèle avec le parti libéral. 

Si dans les années 1970, je me prenais pour un grand révolutionnaire, la vie a fait que j’ai rencontré un ami d’enfance de Pierre-Elliot Trudeau, qui a modifié absolument mes élans de colères politiques. J’ai perdu du radical et j’ai dû réaliser que somme toute, je n’étais qu’un électron libre dans une masse d’énergies volumineuse sur lesquelles je n’ai aucun pouvoir.

En fait, je suis dépassé; mais encore moins que Richard Martineau qui dans le journal d’aujourd’hui (Journal de Montréal), nous invite à voter conservateur.

On peut dire que ses neurones ont pris du vieux encore plus que les miennes. Qu’est-ce que les conservateurs nous apporteraient au Québec ?  L’interminable besoin de dépenser moins, de revenir au déficit zéro et sur le plan moral de revenir à genoux devant le Seigneur comme dans les années 1950. Malheur à tous ces pécheurs qui osent rechigner.

Maintenant, au Québec, la priorité des priorités est de sauver la langue et la culture francophone. Cet automne, il y aura le dépôt de la loi 96, qui ne va pas assez loin pour nous garantir un bon avenir, et,  fort probablement un jugement pour neutraliser la loi 21 pour faire plaisir aux musulmans de l’Ontario. 

Est-ce que M. Legault saura se tenir debout et devenir le capitaine de l’équipe qui forcera le Canada à nous respecter ou faudra-t-il tenir un troisième référendum sur l’indépendance du Québec? L’idée de bulle-nation québécoise francophone et laïque est plus que jamais l’avenir à exploiter.

Je suis toujours de ceux qui pense que la solution passe par le respect de notre identité et les mesures pour en assurer l’avenir avec une seule petite nuance : avec ou sans le Canada.  

La réaction canadienne actuelle nous force à envisager encore une fois une bataille avec Ottawa, même si Justin Trudeau semble plus censé envers le Québec que ne l’était son père.

Radioactif 112

août 4, 2021

Radioactif  112

11 Septembre 2007

Accommodements.

La Commission sur les accommodements raisonnables sera un autre exemple de comment on jette notre argent à l’eau pour noyer le poisson. On commence par ne même pas faire la distinction entre religion et rites religieux.   

Musulman,  on croit dans un dieu que l’on a nommé Allah et dont Mahomet est le prophète. 

Quand on me dit de ne pas mettre le Coran dans un étage du bas d’une bibliothèque parce que ce n’est pas respecter les paroles du prophète, ce n’est pas la religion, mais un rite de cette religion. 

Il est étonnant que nos grosses têtes n’aient pas encore compris cette nuance.  Un rite ne fait pas la religion, c’est un élément dans l’ensemble de l’expression de cette religion.  Il en est ainsi pour le kirpan, pour le crucifix, etc. 

Si on doit accepter les rites de toutes les religions et cultures, nous devons accepter l’excision. L’initiation sexuelle tantriste avec les adolescents (ce ne serait pas si mal, j’aurais beaucoup de travail). 

Ainsi, le mieux, c’est une société laïque, mais permissive. 

Elle permet toutes les croyances ou si l’on veut toutes les religions, tout  en spécifiant qu’elles peuvent être vécues à la maison et au temple et que leurs rites doivent se conformer aux lois civiles. 

Pour les règles sexuelles : Pas de violence, de domination, de chantage, responsable et « le fun».

Égalité entre tous les êtres humains.  Pas difficile.

12 Septembre 2007

Religions : jardins de haine.     

À cause de leur approche de la sexualité, toutes les religions, qui devraient nous apprendre l’amour, nous amènent à vivre la discrimination, la violence, le rejet des autres différents de nous. 

Tant que les religions se mêleront de nous dicter notre agir en matière sexuelle, nous serons des jardins de haine et de mépris, de nos gestes jusqu’à nos paroles. 

Tout simplement parce que leur pré requis ne peut que nous amener à nous mépriser et par conséquent à nous juger les uns les autres, en partant du point de vue que nous sommes tous des êtres dégénérés parce que nous ne sommes pas les anges que nos religieux auraient voulu être. 

Le premier commandement est : aime-toi et aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu.  Si la religion a un sens, on l’a vite oublié.

Pour moi, ça demeure le principe, le sens profond de la vie, même si cet amour est pédéraste.  Les religions nous aveuglent avec leurs rites et leurs règles.  Elles nous mènent à la haine  parce qu’elles nous forcent à  vivre en frustrés.

Radioactif 111

août 3, 2021

Radioactif 111

10 Septembre 2007

Premier amour.     

Je ne sais trop pourquoi, mais mon adolescence fut tout le contraire de mon enfance. Un enfer.  Il faut dire que j’ai eu une naissance difficile, même si je ne me rappelle de rien, bien évidemment. J’avais des problèmes au ventre et un nombril qui refusait de se cicatriser.

Ado, soudainement, j’ai commencé à me trouver laid, j’ai pris note de la disproportion de mon nombril,  de ma faiblesse physique, de ma différence émotive et intellectuelle par rapport aux autres garçons.  J’ai appris que la masturbation était un péché, moi, qui voulais devenir un saint.

J’ai découvert les autres autour de moi et le besoin de retenir leur attention. 

J’ai eu ma première blonde c’est-à-dire qu’une petite fille acceptait de se promener avec moi, la main dans la main, osant affirmer que je sortais avec elle.  Je me sentais davantage comme les autres.  Une fierté, plus qu’une expérience amoureuse. 

Mais, comme tous, j’ai connu ensuite une fille de qui je me sentis totalement amoureux, celle que je rêvais embrasser parce que je croyais que le baiser était la quintessence de l’amour.  Et, qui même si elle était très gentille, ne savait même pas que j’éprouvais de tels sentiments à son égard.

Malheureusement, pour moi, elle ne semblait pas s’apercevoir que j’existais.  Ce fut ma première peine d’amour.  J’étais si amoureux que j’ai cru que jamais plus je ne pourrais aimer une autre fille autant qu’elle.  Ce fut une déception terrible.  La terre cessa de tourner.  Mon mal était incommensurablement désespéré.

Malheureusement, je n’avais pas encore appris que le temps arrange tout et qu’après la pluie vient le beau temps.  Mes copains comblèrent le vide ou ont su profiter de ma soif d’aimer et d’être aimé.

Je pense qu’à l’adolescence  la majorité de nos problèmes sont une couple de neurones qui font le party ou qui braillent trop facilement.

Radioactif 110

août 2, 2021

Radioactif 110

09 Septembre 2007

Confusion de livre.          

En 1996, quand on fit mon évaluation pour mon« présententiel» à présenter à la cour, on a confondu des textes de Jean Ferguson avec les miens. 

Il avait écrit un petit livre sur les bienfaits des « pets ».  Or, je ne sais pas comment on a pu faire une telle erreur, mais on a prétendu que mon livre l’Homo-vicièr était eschatologique.  Non seulement il n’y a pas un paragraphe dans ce livre qui parle de merde, mais aucune allusion.  Comment peut-on te condamner pour avoir écrit quelque chose que tu n’as jamais écrit? 

Si vous pouvez mettre la main sur ce petit livre de Ferguson, je vous le conseille, il est assez drôle.  Au fait, le juge a considéré que mon livre n’était pas une apologie ou une incitation à la pédérastie. 

Bizarre qu’aujourd’hui, certains pensent le contraire et prétendent même que j’ai écrit en faveur de la pédophilie alors qu’au contraire,  j’affirme dans tout ce que j’écris pourquoi je suis contre.  Si on  lisait l’Homo-vicièr, on s’apercevrait que c’est un petit bijou d’humour…

09 Septembre 2007

Jean Ferguson.     

Mon ami Jean Ferguson était Micmac. Il voulait absolument être un écrivain connu. 

 À sa mort, il m’a laissé son JOURNAL NOIR dans lequel il raconte sa rencontre fortuite avec des jeunes garçons qu’il a profondément aimés et qui étaient ravis de leur expérience sexuelle avec lui. 

À son avis,  je saurais quoi faire pour qu’un jour les Québécois reconnaissent son talent d’écrivain.  Je ne sais pas si Jean savait ce que ça signifie comme défi que d’écrire sur la pédérastie.  Il ne faut pas seulement décrire son amour, mais aussi faire comprendre que c’est une orientation sexuelle, qui dénonce toute forme de violence et de domination, ce dont notre système judiciaire ignore complètement. 

Si Stephen Harper n’avait pas présenté une nouvelle loi portant l’âge du consentement à 16 ans, j’en parlerais probablement plus. Il faut avouer que 14 ans, c’était déjà acceptable, sauf que ça ne respecte pas la réalité des jeunes garçons quant à leur entrée dans l’adolescence. 

C’est pour cette raison que j’ai placé l’âge de consentement avec l’entrée au secondaire.

On oublie qu’il y a eu un tas de suicides parce qu’on n’a pas su trouver un moyen de faire comprendre aux jeunes qu’une déviation sexuelle ce n’est pas insurmontable dans la vie. L’important, c’est comment on la vit.

Pouvoir en parler sans honte .: C’est rendre ce handicap positif.   

Radioactif 109

août 1, 2021

Radioactif 109

09 Septembre 2007

Tantrisme.

Il y a bien des façons de voir les lois.  Le problème avec le président des élections fédérales canadien, il confond religion et rites religieux. 

Ce n’est pas parce que tu portes une burka ou le voile que tu es plus musulmane.  Tu ne fais qu’exprimer ta peur de ta sexualité à travers un rite religieux ou le désir de la suprématie mâle. 

Même si tu interdis la burka et le voile, tu n’interdis pas la pratique de cette religion.  Le voile demeure légal dans l’univers public.

Si les rites des religions sont protégés par la Charte des droits, on pourra revendiquer le droit à l’excision.  Un adepte du tantrisme pourra quant à lui revendiquer le droit de se consacrer à l’éducation sexuelle des garçons pour obéir à sa religion. 

Comme je l’ai écrit précédemment, la religion ça se pratique à la maison et dans le temple,  ton église.  La religion est assujettie aux lois civiles. 

Au Québec, l’égalité entre l’homme et la femme est un principe fondamental. 


09 Septembre 2007

Mal à l’aise. 

Malgré tout ce que j’ai écrit jusqu’à date, je me sens toujours mal à l’aise, gêné, quand j’aborde la pédérastie (amourajoie). 

Je ne voudrais pas influencer qui que ce soit, mais les informer d’une expérience et d’une réflexion sur la vie que cette orientation sexuelle nous oblige à vivre. 

La sexualité, c’est ce qu’il y a de plus privé, mais pour que les gens comprennent ce qui se passe, il faut avoir le courage de nommer les choses comme elles sont, au risque d’être haïs de tous. 

Une fois les choses dites, il appartient à chacun de se situer face au phénomène de la pédérastie qui existe depuis le début de l’humanité et qui ne disparaîtra jamais, qu’on le veuille ou non, car tu nais ainsi. 

La pédérastie est une forme d’expression de son homosexualité. Tant qu’il n’y pas de violence et le consentement mutuel, il n’y a rien de mal et ça ne regarde personne d’autres.

La démocratie ne peut pas s’exprimer dans la censure et  le tabou.

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La loi 21

juillet 31, 2021

La loi 21

Ceux qui combattent la loi 21, excepté les deux québécoises enseignantes, et évidemment la Commission scolaire anglophone de Montréal qui refuse de vivre comme tous les citoyens du Québec, sont de l’extérieur du Québec. Ils  se mêlent  de ce qui ne les regarde pas puisqu’ils  ne sont même pas touchés par l’application de cette loi.

Les groupes islamistes sont de l’Ontario et la loi 21 ne touche que le Québec. De quoi se mêlent-ils ? Qu’ils vivent comme ils le veulent en Ontario, ils n’ont pas à nous dire comment vivre au Québec, une nation francophone donc une expression différente de ce qui peut créer la paix sociale.  Les derniers crimes haineux contre les religions se produisent en Ontario et dans l’Ouest où on brûle des églises catholiques.

Si on n’avait pas transporté cette loi en Cour suprême, personne n’en parlerait. Les crimes haineux contre toute religion continue de s’appliquer malgré la loi 21. Au Québec, on protège autant les mosquées que les églises chrétiennes.

La loi 21 vise l’égalité entre toutes religions.  Elle s’applique à toutes les religions.

La loi canadienne interdit le prosélytisme. La tenue vestimentaire religieuse est du prosélytisme puisqu’elle sert à nous identifier à une religion en particulier. C’est donc une forme de publicité qui vise à montrer aux autres l’existence de sa religion. 

Pire, ces mêmes femmes à la source des plaintes, peuvent toujours porter le voile en dehors de leur travail et même si elles étaient insultées elle pourraient porter plainte pour harcèlement.

Toucher à la loi 21 est du racisme puisque c’est s’attaquer à la réalité culturelle de la nation québécoise.

Radioactif 108

juillet 30, 2021

Radioactif 108

09 Septembre 2007

Énergie pure (sombre).   

Nous sommes une infime partie de l’énergie sombre, une énergie pure, qui expérimente son environnement jusqu’à échapper à l’attraction, donc, à être complètement, indéfiniment, et à jamais partie intégrante et consciente d’un monde d’un tout autre ordre de niveau énergétique que le monde physique dont nous sommes conscients, par comparaison. 

Cette énergie est ainsi parce qu’elle a réalisé toutes ces comparaisons lui permettant d’être consciente.  Ce stade d’évolution se suffit à lui-même et est pure contemplation.  Comme le nirvãna ou le ciel chrétien.  Un état intérieur à jamais fixe de pur bonheur. 

La vie est une recherche du bonheur, donc, d’une forme de conscience qui te mène à l’illumination permanente. 

C’est où j’en suis rendu dans ma tentative de compréhension de notre réalité et notre vie.  Un peu curé comme perception de la vie ?  J’ai hâte d’être à la retraite pour avoir tout le temps d’y penser.

09 Septembre 2007

La haine.     

Tu sais qu’aussitôt que les autres prendront connaissance de ta pédérastie, sans même se demander pourquoi, à cause de ce que tu es, ils te haïront à l’excès.  Tu seras mis de côté comme une charogne totale ; mais en même temps, c’est un mode de vie qui, s’il est sans violence, te permet de passer à travers la vie avec le regard d’un enfant

C’est ce que m’a permis , malgré toute la bêtise qui entoure la façon des religions de nous présenter Dieu et ses prétendues règles de vie, de demeurer profondément croyant. 

Que j’aie tort ou raison, le plus important dans la vie, c’est  l’amour.  Et plus l’amour est gratuit, plus il est pur. 

C’est bien beau, mais c’est une toute autre chose que de l’appliquer dans sa vie.

Ce fut pourtant le centre de ce que j’ai toujours essayé de vivre.  Les erreurs sont nombreuses, mais inévitables…

09 Septembre 2007

La vie = bonheur.  

Le plus important dans la vie, c’est le bonheur.  Mais pour être heureux, il faut savoir s’accepter, pire, s’aimer. 

Il faut pouvoir percer le beau dans toutes les autres créations et pouvoir en jouir sans jalousie.  Tout est question d’équilibre. 

Dans mon cas, tout s’est déroulé tellement vite que j’arrive à peine à remettre les morceaux de casse-tête en place.  Qui sommes-nous ?  D’où venons- nous?  Où allons-nous ?  Personne ne le sait vraiment, avec certitude. 

D’ailleurs, être pédéraste est à la fois une des pires et des plus merveilleuses choses qui puisse t’arriver.  Pour vouloir faire connaître ce que j’en ai appris, je me condamne à être rejeté.  Masochisme ?   Comment peut-on évoluer, si on ne peut pas partager ses expériences bonnes ou mauvaises ?

29 juillet 2021

Plus tu vieillis plus tu te rends compte que tu ne sais rien et que tu mourras parfaitement ignorant.

De fait, tant que tu travailles, que tu participes à la vie sociale, tu n’as pas le temps d’observer des faits et situations qui modifieront toute ta manière de réfléchir.  Rares sont les occasions où tu te demanderas pourquoi tu existes et ce qu’est la vie.

Adolescent, ma plus grande obsession était d’avoir de la culture, d’avoir réponse à tout. .Je croyais qu’un individu peut à lui seul avaler toutes les connaissances, même si j’étais nul en mathématique et en chimie.

Adolescent, je croyais qu’il fallait une connaissance générale universelle qui te permette d’avoir une idée sur tous les sujets. Puis, j’ai dû me rendre compte à cause de la « spécialisation » que tu ne peux pas tout savoir.  Il y a trop de choses à apprendre pour y arriver dans une vie. Déjà que j’arrive difficilement à pouvoir saisir ce que je ne vois pas.

 Il n’y a pas de savoir global qui apporte une explication qui permette de comprendre tout ce qui existe. La spécialisation coupe en plus petits morceaux ce que tu avais enfin digéré dans ta petite tête et place un nouveau puzzle qui te demande une énergie foudroyante juste à comprendre que ce que tu avais compris n’était pas ce qu’est  la réalité.

C’est bien beau de se dire que tout est matériel, que tu vis dans un espèce de plasma chimique; mais comment donner un sens à ce phénomène que tu perçois dans les lectures.

Ce soir, ma perception de moi-même en a pris pour son rhume. Alors que j’essaie du mieux que je peux d’essayer de me faire une représentation de l’univers, j’ai appris qu’une de mes grandes questions est « matière enseignée en maternelle ». Qu’est-ce que l’air? Pourquoi on ne la voit pas si c’est de la matière?

Comment avais-je pu oublier que l’air est le gaz parfait. Incolore, invisible et  inodore.

Cette petite honte journalière m’a permis d’apprendre sa composition et m’a rappelé que c’est bien malheureux pour moi, mais je ne suis pas un génie ou un grand philosophe. Je devrai me contenter de rire de mon ignorance.

Je me console en me disant qu’au moins je me suis posé la question et qu’à mon époque ce n’était pas la question la plus répandue. Mis, je n’ai pas pu oublier que cette question m’était venue en me demandant ce qu’est la matière noire.

On est tombé sur la tête !

juillet 29, 2021

Le Québec est tombé sur la tête!

Si le Canadien de Montréal veut bien représenter le Québec,  il devrait demander à ses joueurs qu’ils apprennent le français pour pouvoir faire des entrevues; mais non, on devient fou parce qu’un gars de 17 ans a mis la photo de sa blonde nue sur internet en Suède,  le paradis de la dictature féministe.

Il a payé une amende de $2,000. En plus, il regrette son geste.  Pourtant,  les chroniqueuses sont en feu pour qu’il ne puisse plus jouer au hockey. Elles veulent  prouver qu’elles ont du pouvoir et qu’elles dominent même les hommes virils.  Ainsi, après avoir tenté de tuer la religion, elles nous fournissent les mêmes sermons que les prêtres de 1950.

Le seul élément sur lequel on devrait insister et ça c’est le plus qu’important, mais on n’en parle pas. On ne peut pas agir sexuellement sans avoir d’abord obtenu le consentement.  

À les entendre, le geste est en soi le crime, comme le péché mortel, et la punition doit être éternelle. Pas de rédemption. Le sexe est même plus important que la survie de la nation.

Bande de malades!

Radioactif 107

juillet 28, 2021

Radioactif  107

09 Septembre 2007

L’adolescence.

Que tu aies un gros nombril que tu caches dans un costume de bain qui aujourd’hui serait identifié comme un costume de fille ; que tu aies la peau plus noire que celle des autres ; les yeux bridés ou que tu aies une plus petite quéquette que celles de tes camarades ;  tant que tu n’as pas 11 ou 12 ans , ça ne t’énerve pas encore bien gros. 

Cependant, quand les hormones commencent à faire leur travail, que ton zizi lève avant même que tu es eu le temps de lui demander de se recoucher (ça arrive parfois dans le métro),  que ton corps devienne l’objet du regard des autres et que autres veut dire filles, même si dans ta petite tête, tu ne sais même pas encore ce que signifie le mot «responsabilité», voilà l’adolescence. 

Pour les premières fois, tu essaies de comprendre d’une façon autonome ce qu’est la vie, mais tu es dirigé par tes hormones et ton environnement.

Ta plus grande peur, c’est d’être rejeté.  Tu ferais n’importe quoi pour être «regardé», alors imagine ce que représente dans ta nouvelle réalité « être compris ». 

27 juillet 2021

L’adolescence fut pour moi la plus bizarre des périodes. Je ne voyais pas comment je pourrais un jour survivre sans mes parents. Je croyais mourir de faim avant 40 ans. Je ne savais rien faire.

J’étais pas mal à l’école et j’avais des amis assez pour ne pas me sentir un petit nul. Le problème  est que je confonds facilement les époques dans ma vie. Je pense que j’adorais déjà certains camarades, mais je ne savais pas encore ce qu’est d’être gai ou une de ces nuances être pédéraste, si on y ajoute stupidement la notion d’âge.

Je vivais ma sexualité en secret et aujourd’hui, je dirais que c’est la meilleure chose à faire surtout que toutes les scrupuleuses du monde se sont regroupées pour brailler plutôt que de rendre visite à leur psychologue et ainsi retrouver la paix de l’âme. Nous vivons dans l’espace de « la femme victime », après avoir vécu une période merveilleuse, celle de la femme égalitaire, la féministe.

L’adolescence est probablement la partie de ta vie la plus confuse. Tu dois commencer à te définir, tu apprends l’importance d’appartenir à ton milieu qui peut être simplement ta « gang »d’amis. Et, tu as tes parents qui te surveillent et de donnent des ordres or des parents qui te laissent faire tout ce que tu voudras, les enfants rois.

J’ai eu une famille parfaite, nous étions six gars, deux filles. Nous avons appris que l’égalité homme femme est une réalité. Nous n’avons pas eu le besoin de l’intervention de mon père pour nous le rappeler, c’était comme quelque chose allant de soi.  Aucun de nous n’aurait osé agir violemment avec nos sœurs, qui savaient se défendre, puisque papa ne l’aurait définitivement pas toléré.

Les valeurs ce sont les parents qui les apprennent aux enfants; puis, les amis jouent à l’adolescence un rôle crucial. On croit plus ses amis que ses parents. On veut prouver que l’on est quelqu’un et que l’on sait mieux que tous ce qu’il faut faire. Je ne sais pas comment tu vis cela quand tu es « centré sur toi-même »

Par contre, je pense que ce fut aussi ma période de profonde révolution.  Je me souviens d’être parti en pleine tempête de neige pour me rendre chez le seul qui m’aimait vraiment, le « Vieux-curé ». C’était très loin. Ce fut pour moi sans le savoir ma première expérience gaie, même s’il ne s’est jamais passé le moindre geste sexuel entre nous. Je l’aimais à la folie tout simplement.

Ce fut des moments très pénibles pour ma mère, car même si je l’aimais profondément, nous vivions souvent de grands moments de turbulence. Pourtant, ma mère a toujours été très près de moi.

Quand j’enseignais à Val-d’Or, le pape Jean-Paul 11 se rendait à Montréal. Personne ne pouvait accompagner maman d’où a-t-elle décidé de demander à son « communiste »de l’accompagner. . Et, c’est ainsi que j’ai pu voir le pape de très près parce que maman avait besoin de moi pour pousser sa chaise roulante.

Radioactif 106

juillet 27, 2021

Radioactif 106

09 Septembre 2007

Éjaculation révélée…       

Je suis allé coucher chez un cousin.  Avant de s’endormir, il a décidé de me montrer ce qui le rendait le plus fier dans sa vie : son «batte» monstrueux.

C’était long et gros à faire peur.  Il insista pour le manipuler et me montrer quelque chose de vraiment surprenant : il produisait une espèce de crème puante et chaude.  J’ai trouvé ça simplement dégueulasse, mais ahurissant. 

Son pénis était au moins 10 fois plus gros que le mien et j’avais beau répéter ses gestes, tout ce que je ressentais, c’était une très faible euphorie, des chatouillements dans le bas ventre,  jamais de crème. 

Cette révélation a joué un rôle capital par la suite  puisque je ne pouvais pas en parler à personne,  sans éveiller un ouragan de représailles.  Pourquoi les autres pouvaient-ils faire de la crème et moi, non   Étais-je anormal ?  Ce fut le début de la haine dirigée contre moi-même. 

Si j’avais su que c’était normal et comment fonctionne notre corps,  je n’aurais jamais sombré dans le délire du péché de la chair, péché que la droite d’aujourd’hui essaie de nous injecter de force.  C’était tout à fait normal puisqu’il avait 15 ans environ, et moi, une dizaine

L’ignorance est une bêtise involontaire, maintenue par le scrupule religieux.  C’est le lot de toutes les religions, depuis des millénaires.  Une infamie qui passe à travers le temps sans être démasquée.   

09 Septembre 2007

Péché = baiser.     

Aussi idiot que ça puisse paraître, pour moi, faire l’amour ce n’était rien de répréhensible, car, plus jeune, on avait joué au bœuf et à la vache, le docteur avait tout examiné et introduit son bout de foin partout pour savoir ce que ça faisait. 

Tout le monde ou presque font ça durant leur enfance, mais il ne faut jamais le confesser. 

J’étais déjà fasciné par les différences de pénis et le péché se résumait dans un mot entendu auparavant : embrasser.  Tout interdit tenait à ce mot.  Un péché strictement réservé aux relations avec les filles, car, bien évidemment un gars n’embrassait pas un autre garçon. 

Avec les filles, on ne savait jamais de quoi parler. Leur intérêt naissait vers les quinze ans avec  leurs seins.  Un intérêt qui devient une obsession pour plusieurs un peu plus tard dans la vie. 

Si les adultes avaient eu l’intelligence de nous expliquer comment fonctionnent nos corps, les prétendus mystères de la sexualité, on serait probablement passé plus vite à autre chose. 

La curiosité existe tant qu’on n’a pas découvert les réponses à nos questions d’enfant.  C’est normal.  Le silence, lui, sur ce sujet, est une perversion de l’esprit.

26 juillet  2021

Si le désir sexuel pas, la procréation n’offrait pas en même temps du plaisir, non seulement l’existence future serait en danger; mais la vie n’existerait pas.

La reproduction est un élément essentiel quand on définit la vie. Et, seulement les religieux ont eu l’indécence d’amener les gens à avoir honte ou de percevoir le sexe comme un péché. Cette notion est la pire perversité que l’homme a créée.

Il serait essentiel que l’on s’interroge à savoir pourquoi cette perception odieuse de la vie a pris naissance et dans quel but elle a été répandue?

Évidemment, on dira qu’en dehors du mariage, donc de sa fonction principale, la sexualité est contre-nature; ce qui est une fausseté puisque nous sommes des êtres venant de l’évolution et que celle-ci ne peut pas exister sans changements. L’évolution exige des essais, de prendre des chances dans la combinaison génétique de la vie afin de pouvoir s’améliorer et ainsi multiplier les chances de la survie de son espèce.

Je crois que ceux qui ont tracé la morale n’ont pas cherché à tromper les autres; mais à l’époque, où cela a été inventée, on ne connaissait absolument rien de l’anatomie. Pour eux, il était évident que la matière est moins noble que l’esprit. Ce qu’il ne savait pas est que l’esprit sans la matière, du moins dans notre ordre de conscience, n’existe pas.

Radioactif 105

juillet 26, 2021

Radioactif 105

08 Septembre 2007           
Peur.

Enfant, les histoires racontant la résurrection d’individus avait un impact mille fois plus néfaste sur moi que toutes les allusions sexuelles confondues. 

J’étais tellement niaiseux dans mon interprétation de la sexualité que je n’y comprenais rien.  Je n’arrivais pas à identifier exactement ce que l’on voulait dire.  Pourquoi c’était mal d’être nu?  Pourquoi ne fallait-il jamais en parler?  Sommes-nous tous pareils ?  Une minute dans la vie d’une semaine. 

Mais la peur des morts,  ça c’était bien quotidien.  Ça habitait mes rêves.  Peur de dormir et de rêver parce qu’un méchant me courait toujours après.  La maladie, c’était un mal de jambes effroyable, mais la peur, la honte, c’était quelque chose de non identifiée, que je ressentais sans en connaître exactement le visage. 

C’est ce que je reproche le plus à notre société de droite, de nous empêcher de trouver une réponse à nos hontes ou à nos peurs. 

Je suis de plus en plus persuadé que ma révolte contre leur bêtise est strictement justifiée ; mais le pire, maintenant que je peux envoyer promener toute leur vision de péché, que je devrais me battre pour que jamais plus une telle stupidité anime notre société,  j’en ai pu le goût.  C’est comme si le fait de l’avoir dit, d’avoir su l’exprimer à travers mes livres,  je devrais tourner la page. 

Et pourtant, cette maladie sociale, le scrupule, est de plus en plus répandue.  Elle nourrit même la pensée de partis politiques.  Donc, elle est encore à nos portes.  

Harper veut augmenter l’âge de consentement, par exemple, même si c’est refuser de reconnaître la réalité des adolescents, par scrupule, par bêtise, par ignorance.


08 Septembre 2007

Maladie d’adultes.

Le scrupule est une maladie propre aux adultes et à la bourgeoisie. 

Quand tu es enfant, tu perçois la vie très différemment.  Les règles ne sont pas nécessairement dictées, mais elles sont générées par les comportements des adultes autour de nous. 

Si à toutes les fois qu’un sujet s’approche de la sexualité et que les adultes paniques, le jeune ne peut pas faire autrement que de croire qu’il s’agit là de choses extrêmement mal,  même s’il ne sait pas pourquoi. 

C’était ainsi auparavant.  Je me souviens que mon père et mon grand-père se sont aperçus que nous écoutions aussi adolescents, à la cachette, la «Partie de plotte du Père Gédéon ». 

Ils crurent que nous n’y comprenions rien, mais ils changèrent d’idée quand ils se sont rendu compte qu’on riait aux bons moments.  Il en aurait été tout autrement quelques années plus tôt.

26 juillet 2021

Pire que notre système de justice concernant les délits sexuels, les moumounes de la morale arrivent maintenant à empêcher un gars ou une fille à vivre sa vie de façon normale s’il a eu le malheur de faire une bêtise d’ordre sexuel quand il était plus jeune.

Malheur à la firme qui ne s’avachit pas devant nos nouveaux maîtres de la pensée morale,  car une campagne de boycott peut être envisagée pour forcer les récalcitrants à se plier aux ordres.

La réadaptation, ça n’existe plus. Il faut payer jusqu’à ta mort. C’est de la folie pure, mais c’est maintenant ainsi,

Les mouvements moraux arrivent à isoler des individus si ces derniers ne se sont pas conformés aux règles que cette société puritaine a créées.

L’histoire du repêchage chez les Canadiens de Montréal est un exemple frappant. Parce qu’un jouer repêché a montré jadis une photo de ses ébats sexuels avec une amie. Toute une bêtise, il faut en convenir, parce que sa compagne ne partageait  pas la décision de montrer cette photo ou vidéo. Mais, maintenant quelques années plus tard, il devrait abandonner sa carrière de joueur de hockey. Comme on l’a fait avec Jutras dans les arts.

La société a fait disparaître tout ce que ce cinéaste a produit ainsi que tous les noms de rues qui lui rendaient hommage. Quelle débilité! C’est la nouvelle force des féminounes et des wokes.

La vie privée n’a rien à voir avec l’œuvre d’un individu. Sur le plan littéraire, mon orientation sexuelle n’a rien à voir avec mes écrits, même si je parle d’amourajoie. C’est en parlant des tabous que l’on peut vaincre les tabous.

Il y a des choses bien plus importantes dans la vie que les bêtises sexuelles des individus : les changements climatiques, par exemple.

.

La folie de la morale sexuelle.

juillet 25, 2021

La folie s’attaque au sexe.

La morale folle religieuse se déguise maintenant en appui au féminisme rétrograde des féminounes.

Le Québec religieux des années 1950 nous a fait comprendre que la folie de la morale sexuelle entraînait suicides et violence, particulièrement chez les jeunes.

Aujourd’hui, on reproche au CH d’avoir repêché un gars qui a eu l’idiotie de publier une photo sexuelle durant  son adolescence sans penser aux conséquences. Et, pour ça, il devrait dire adieu à sa carrière. Quelle saloperie! 

C’est exactement ça une justice aveugle et punitive contrairement à une justice qui croit dans la réhabilitation.

Après avoir pris le contrôle absolu de la littérature, les féminounes essaient d’étendre leurs tentacules au hockey  et l’armée, en exagérant l’importance de la sexualité dans nos vies.

On s’est débarrassé des curés, ce n’est pas pour vivre leurs sermons déguisés en nouvelle vertu anti-sexe politique.  

La morale folle religieuse a déjà assez dominé.

Radioactif 104

juillet 24, 2021

Radioactif 104

07 Septembre 2007

Enfance heureuse.          

Disons pour boucler la boucle que j’ai eu des parents extraordinaires, dévoués.  J’ai vécu une enfance toute heureuse. 

Émotivement,  je m’attachais un peu trop vite et très profondément aux femmes plus âgées qui m’entouraient.  Ce n’était pas physique, mais émotif. 

Malheureusement, au Québec, à cause de l’Église qui ne cessait pas de nous casser les oreilles avec ses règles sur la sexualité, nous avons toujours été un peuple qui a peur de se toucher.  C’est comme si l’affection faisait partie des interdits. 

Enfant, je ne pouvais pas identifier ce manque, mais ce fut tout autrement avec l’adolescence.  Comme tous les jeunes, j’avais des blondes pour être normal, mais je préférais de beaucoup les garçons à cause des jeux. 

Le partage filles/gars c’est encore une idée d’adultes.  L’important, quand t’es jeune, c’est le jeu, le plaisir.  On nous divisait selon le sexe, même dans la cour de récréation.  La peur du sexe est une maladie d’adulte.  Une des plus profondes maladies au Québec.

08 Septembre 2007           
Le scrupule.           

Ce ne sont pas mes parents qui étaient trop scrupuleux. La société était ainsi très malade.  Il ne fallait pas parler de sexe.  On craignait que ça scandalise les enfants, mais en réalité on empêchait les enfants de comprendre que la sexualité est une réalité tout aussi noble que de prier.

Il ne fallait tout simplement pas en parler.  Dès que tu demandais une question sur le sujet, t’étais un cochon.  Alors, imaginez l’effroi d’essayer de voir un corps nu? 

Là,  t’étais un monstre, un pervers, un individu condamné au pire avenir possible.  Nous vivions dans une société totalement  perverse, car le mal existe que dans la tête des pervers

Nous avions une peur démesurée de la sexualité ou du jugement des autres.  On avait beau aller à la messe à tous les dimanches, il n’était pas question de voir un bâtard comme un être ordinaire, innocent. 

Je n’ai pas connu ce problème, mais mon ami Gilles avait eu le malheur d’en être un.  Il ne fallait pas respecter un petit bâtard.  À 60 ans, il cachait encore cette réalité comme s’il en était responsable. 

Notre charité était à l’étroit dès qu’il était question de sexe.  Le scrupule se répandait par le non-dit.  Les exclamations pour maudire toute forme de plaisir.  Et, pourtant, à la cachette, nous avons tous vécu de très belles expériences.

24 juillet 2021

Les pédérastes Grecs de l’époque de Platon avaient raison : rien n’est plus beau que le corps nu d’un jeune homme  ou d’un garçon. Si j’étais une fille je dirais certainement le corps nu d’une jeune fille. En réalité, les deux sont de toutes beautés dans leurs particularités.

Malheureusement, pour nous les plus âgés, notre beauté éclate avec notre bedaine qui ne cesse de gonfler. Pourtant, il existe une foule de jeunes qui tombent à genoux en prosternation devant un vieillard nu. Je reçois chaque jour des compliments sur ma prétendue beauté. Ils doivent être aveugles, mais ce n’est pas moi qui les priverai de leur plaisir.

Il fut un temps dans l’interprétation de ma réalité où j’ai cru qu’être disponible à l’autre, sans rien demander en retour, était une forme de grande charité, surtout quand l’autre était de toute évidence un frustré.

Je demeure persuadé qu’un jour les humains comprendront  que la haine du corps est la trouvaille des religions pour entretenir l’esclavage émotif universel. Tant que tu les crois, tu acceptes de répartir les humains en catégories à partir de leur orientation sexuelle.  Cette forme de pensée bourgeoise te permet de te croire supérieur aux autres et c’est ce genre de stupidité qui a donné naissance à l’esclavage et aux commerces d’êtres humains.

Les autochtones avec le respect de la nature sont ceux qui ont la meilleure philosophie : nous sommes qu’un élément de la nature comme la pierre ou l’animal. Si on pense à l’infiniment petit quant à la structure de notre univers on est qu’un mélange de particules, donc, qu’est-ce qui peut  justifier que l’on se croit si important.

Ceux qui ont encore le goût militaire comme Poutine et ses semblables sont des dangers pour l’humanité.  Comment pourrait-on empêcher ces gens d’armer davantage les pays en entretenant une compétition qui nous mène à notre destruction.

Augmenter plutôt le salaire minimum à la grandeur de la planète. La pauvreté ne devrait pas exister depuis longtemps.

On devrait tous comme citoyens refuser qu’il y ait de l’argent qui serve à s’armer. On devrait refuser des payer la part d’impôts qui est destiné à jouer les gros bras. Pas d’argent pour les armes, partout, dans tous les pays.

Par contre, les armées peuvent être un moyen efficace pour faire  face aux dangers qui se présentent. La pandémie, les feux de forêts prouvent que le service militaire peut être essentiel au bien-être d’un pays.

Mais, les armes ont en a pas besoin, au contraire, c’est entretenir un commerce de riches qui justifie le colonialisme visible et invisible.

Tant pis pour ceux qui rêvent d’être dictateur. La tendance  deviendra la solidarité face aux dangers de la disparition de l’être humain à cause des changements climatiques. Nous n’aurons pas un autre choix, il faudra se solidariser davantage.

Il faudra pour cela combattre toutes les formes de prosélytisme et toutes ces théories qui engendrent la division entre les individus. Puisqu’être trop gros empêche d’agir avec efficacité, il faut que la notion de pays et de nation soit à nouveau revalorisée. Le pays est responsable de chacun de ses citoyens.

Il y deux modes de vie actuellement. Le premier  se confond à la richesse matérielle et l’autre à la richesse de chaque individu. Le premier cherche le pouvoir, le second cherche la tendresse et le bien-être pour tous. Quand nous mourrons, on n’apportera rien avec nous. Pourquoi chercher à tant devenir plus riche?  L’important c’est le moment présent. La richesse c’est d’être bien dans sa peau.

Radioactif 103

juillet 24, 2021

Radioactif 103

07 Septembre 2007

Le voile intégral.   

Le port du voile intégral, c’est non seulement un geste religieux ridicule, mais une provocation politique. 

Aucun gouvernement ne devrait tolérer le voile intégral au Québec alors que nos soldats vont se faire tuer en Afghanistan pour permettre aux femmes de s’en libérer. 

Le voile intégral, n’est-ce pas une régression absolue vers la négation de soi .   Qu’importe ! 

Je pense qu’il faut être complètement sauté pour croire que c’est un désir de dieu.  C’est simplement avoir tellement honte de soi d’où on ne veut pas avoir de corps.  Du travail pour le Doc Mailloux . 

Que le fédéral nous impose sa décision en l’autorisant, ça démontre encore une fois le peu de respect du Canada à notre égard. 

Il y a une différence entre être tolérant et imbécile.  Le pouvoir d’une religion est le nombre de ses adeptes, d’où le besoin de s’afficher.  L’habillement, la coiffure, etc., c’est du prosélytisme. C’est contre la loi.

Le Québec est un pays neutre, laïc.

07 Septembre 2007

Droit de vote et pension.

J’ai toujours préconisé deux règles qui me semblent essentielles si on veut que le Québec devienne un pays. 

Tout Québécois est un individu qui est né et qui vit en permanence (paye des impôts) sur le territoire du Québec.  Cependant, s’il y a un référendum seulement ceux et celles qui sont ici depuis cinq ans au moins devraient avoir droit de vote

Lors du dernier référendum, le fédéral a essayé de nous noyer en assermentant de nouveaux citoyens du jour au lendemain pour gagner le référendum.  Une autre preuve du manque de respect de la démocratie par le Canada. 

Il faut éviter cette situation à l’avenir.  Le gouvernement du Québec devrait aussi promulguer une loi avant le référendum à l’effet que le Québec assumera les paiements des pensions de vieillesse, immédiatement après un vote positif. 

Une telle loi éliminerait le chantage répétitif que le fédéral cessera de payer ses pensions avant même que le Québec prenne la relève.  Quand t’es vieux, que t’as rien que ça pour vivre, c’est ta survie qui est en cause.  C’est une fausse peur dont se sert joyeusement le fédéral.   

Radioactif 102

juillet 23, 2021

Radioactif 102

06 Septembre 2007

Élections au Québec.      

Pendant que tous les yeux sont tournés vers Ottawa, la plus grande possibilité d’élections est au Québec. 

À moins d’une surprise, Mme Pauline Marois sera élue.  Le Parti Québécois continuera comme toujours à nous faire rêver d’indépendance sans prendre les moyens nécessaires pour la réaliser. 

Il est à espérer que le PQ acceptera immédiatement la prochaine question référendaire : Voulez-vous que le Québec devienne un pays

Il devrait l’inscrire immédiatement dans son programme.  Ainsi, tous les indépendantistes sauraient qu’ils n’ont qu’une chose à faire : trouver les arguments véritables en faveur de la création de ce nouveau pays. 

Si ce n’est qu’une question d’argent, qu’on oublie ça immédiatement, ça n’en vaut pas la peine. 

L’indépendance,  c’est essentiellement un pays francophone,  laïc, tolérant qui offre une excellente qualité de vie et qui veut dire son mot dans l’avenir de la planète. 

L’élection sera déclenchée parce que Mario Dumont veut absolument être premier ministre.  Charest s’accroche et le mieux qu’il peut souhaiter c’est que Dumont s’excite assez pour renverser le gouvernement et lui permettre de lui mettre sur le dos des élections déclenchées sur l’incapacité des libéraux d’avancer des politiques en faveur de la classe moyenne. 

Un autre gouvernement minoritaire en vue ; car, il semble bien que pour Québec solidaire le féminisme soit le catéchisme avec l’environnement.  Belles perspectives !  

21 juillet 2021

Ces élections ont eu lieu et le Pati Québécois a été battu. Il dégénère de plus en plus depuis ce temps, ce qui permet au fédéral de ne plus voir les indépendantistes comme leurs pires ennemis.

En fait, maintenant, le passé canadien est le pire ennemi du Canada.

Leur hypocrisie est enfermée dans une constitution qui devrait faire du Canada un pays souverain, mais qui maintient la reine d’Angleterre comme sa souveraine.

Surtout, le racisme du dominateur nous explose en plein visage avec l’histoire des pensionnats. Non seulement les Canadiens anglophones ont essayé d’éliminer le français avec des lois provinciales au Manitoba et en Ontario  interdisant le français dans leurs écoles, mais ils ont essayé de faire disparaître l’indien dans l’indien. Un véritable génocide culturel canadien.

La faute revient d’abord aux Conservateurs du gouvernement canadien d’alors, mais elle nous prouve aussi que les dirigeants religieux catholiques qui dominent les francophones hors-Québec ont trahi leur identifié culturelle pour maintenir leur pouvoir et ses avantages.  Ainsi, ils ont opposé la francité de Paris à la culture québécoise pour ne pas donner de force aux penseurs du Québec à travers le Canada. Diviser, pour régner.

Évidemment, qu’on ne peut rien pour changer le passé; mais cela devrait nous apprendre à éliminer ce problème dans l’avenir en s’assurant que le racisme systémique canadien sont soigné de façon à ce que l’on reconnaisse les vraies différences culturelles , soit en dehors des luttes de pouvoir des religions, luttes qui sont actuellement dirigées par les musulmans et qui s’attaquent évidemment au vivre ensemble du Québec.

Le point dominant de la poursuite de ce génocide culturel pour le Canada est d’angliciser le Québec par tous les moyens.

Est-ce que cet esprit colonisateur existe seulement dans la tête des dirigeants du Canada WASP ou dans celle de tous les Canadiens anglophones?

Si le Canada anglais ne nous aime pas (à part le portefeuille) pourquoi ne nous invite-t-il pas à devenir un pays? On pourrait être de très bons amis.

Radioactif 101

juillet 21, 2021

Radioactif  101

06 Septembre 2007

Loi des faillites.     

J’ai appris hier que la mafia légale a décidé de changer les normes pour le dépôt légal (une forme de faillite personnelle). 

Plutôt que de s’en prendre aux multinationales, à l’industrie de la guerre, pour se faire plus d’argent,  la droite s’en prend à ceux qui sont le moins bien nantis de notre société. 

Ainsi, il était possible auparavant de continuer de travailler, sauf, qu’après 500$ par mois, tu devais rembourser le tiers du montant perçu en excédent. 

Or,  nos bandits légaux ont changé les règles du jeu.  On m’a dit hier qu’on a maintenant droit à 240$ par paye ou par mois avant de devoir commencer à verser le tiers du surplus au ministère de la Justice. 

En fait, on te met dans la rue : tu es plus pauvre en travaillant qu’en se faisant vivre par le système. 

Il faut être BS à vie, à plein temps, sinon dégager.  Il faut devenir bandit pour avoir droit de subsister sous les règles de cette mafia légale.   

06 Septembre 2007

La droite s’installe.           

On a encore rien vu.  Hitler sera bientôt de la petite bière, car si la droite prend le pouvoir, on peut être assuré que la Charte des droits va en prendre plein le nez.  Les camps de « moralisation  » seront installés en toute légalité. 

Quand on donne le droit de tuer et de torturer à ses services secrets,  on nage en plein fascisme. L’extrême droite, c’est Bush, Steven Harper, de plus en plus l’ADQ et tous les endroits où la religion domine.  

C’est assez phénoménal de voir Power Corporation sur la même longueur d’ondes que le Journal de Montréal (à travers ses éditorialistes ou ses grandes gueules).   On est bien mal pris sur le plan politique au Québec.  Harper est un « Bush plus».

Stéphane Dion profiterait certainement du fait que le Québec se débarrasse des Conservateurs pour présenter une loi afin de tuer à jamais le droit du Québec à l’auto-détermination du Québec. 

En exigeant un 65 % dans un référendum alors que la norme établie à travers le monde est de 51%, Dion justifierait tous les moyens pour forcer l’adhésion du Québec au Canada.

Par contre, même si c’est la seule solution, voter Bloc Québécois ne fait que garantir un nouveau gouvernement minoritaire. 

Je ne serais pas surpris que l’Opposition appuie Harper, car les intérêts des partis politiques prévalent sur tout.  Pas de guerre, l’économie risque de manger une claque. 

Pas surprenant qu’on a encore un Cheick  qui nous sort d’on ne sait où pour nous prédire de nouveaux attentats en Amérique… organisés pour qui?     Les ennemis ou les services secrets d’ici pour justifier une intervention militaire plus musclée ? 

20 juillet 2021

A mes 78 ans, quand je relis ce texte, je constate que je serais classé parmi les complotistes aujourd’hui. Pourquoi?

Parce que je parlais des États-Unis et que ce qui arrive aujourd’hui est vraiment ce que l’on a semé auparavant. On croyait définitivement que la guerre de Bush était une guerre religieuse.

Les Conservateurs sont toujours du côté des Républicains. Avec Trump, on prépare une dictature qui s’appuiera sur la religion, même si le Président sait se comporter comme un vieux cochon. L’hypocrisie est le propre de la bourgeoisie. Le divin Trump n’hésitera pas à s’en prendre à tous ceux qui ne pensent pas comme lui. Ce gars-là est affreusement dangereux puisqu’il fait le jeu des communistes qui, selon toutes vraisemblances n’hésiteront pas quand ils se sentiront assez fort pour créer une guerre nucléaire dans le but de dominer la terre.

Heureusement, le président Biden semble plus clairvoyant pour empêcher une réélection de Trump, mais le danger demeure.

Au Canada, à l’intérieur du Sénat, une bande de vieux constipés dépassés du parti Conservateur essaient d’empêcher l’acceptation de la loi qui permettra l’interdiction de cliniques de conversion gaie ainsi que la loi 10.

Par contre, dans ma petite tête, la nuance de gauche et de droite n’existe plus. Les deux extrêmes se ressemblent trop pour  faire des distinctions. Nous vivons présentement  ici au Canada une guerre de religions et d’idéologie qui sera de plus en plus dominante dans la vie politique. La visite libérale des mosquées  nous indique de quel côté penche le Canada. Tout sauf un Québec francophone et surtout laïque.

La censure fait en sorte qu’aucun de mes livres n’est connu et à mon âge, à part que de passer le message en rétrospective avec mon vieux carnet intitulé Radioactif, écrire est  un moyen pour se tenir occupé parce que je ne suis plus au sein de l’action.

En d’autres mots, je suis dépassé parce que je ne peux plus changer quoi que ce soit. 

Je suis un neutrino libre.

Radioactif 100

juillet 20, 2021

Radioactif  100

05 Septembre 2007

Énergie sombre.   

Nous sommes une très infime partie de l’énergie totale des univers connus  La vie universelle ou la totalité de l’énergie est considérée comme étant Dieu puisqu’il est la  somme de tout ce qui existe et probablement la conscience pure et totale. 

La matière sombre, tout comme la matière ordinaire est simplement de l’énergie de moindre qualité. 

Comme on nous enseignait qu’il y a des séraphins,  des chérubins, des archanges et des anges,  il y a des niveaux de qualité et de concentration de l’énergie. 

Le cerveau permet simplement d »être sporadiquement conscient, c’est-à-dire capable de les capter. 

Plus notre énergie est consciente, plus elle est de qualité. 

La qualité de notre conscience se mesure à la qualité de notre énergie, sa condensation, son degré d’amour et sa capacité d’osmose.  Plus l’amour est grand, plus la conscience est vivante. 

C’est un peu en résumé ce que je conçois de la vie ou de la mort.  Quand on meurt, nous devenons une énergie libérée. 

Il est donc normal que cette énergie se dirige selon sa densité vers la force qui l’attire le plus dans l’univers.  Si elle est trop faible, elle demeure dans notre système, incapable d’y échapper.  C’est un peu comme le nirvana. 

Le JE est une résultante de la conscience.  La vie humaine est un très précaire équilibre des forces qui la maintiennent.  Tout est attraction électromagnétique.  

19 juillet 2021

J’ai deux formes de folie. Ma pédérastie que j’ai appelé l’amourajoie dans un dossier du Berdache en novembre 1980, un magazine gai du temps, et mon intérêt pour les trous noirs, la matière noire, l’énergie sombre, la vie, la pensée.

Plutôt que de nier l’existence des pédérastes à l’intérieur de la communauté gai, j.ai décidé au contraire de l’affirmer et de raconter ce qui se passe vraiment de manière à ce que l’on dissolve un peu les nuages de peur que l’on créait pour éloigner les enfants du péché.

Évidemment, on a cru que je me servais de cette situation pour attirer de nouveaux petits amants, ce qui est complètement débile puisque le « cruising » pédéraste (amourajeux) se développe simplement par l’amitié, l’amour et la curiosité. 

Ma recherche  porte simplement sur le récit de la vérité à partir de mon expérience personnelle, car je ne suis pas un psychanalyste capable de tout expliquer quant au comportement amourajeux. Pourquoi être attiré par des plus jeunes et non des plus vieux, par exemple.

On ne devient pas gai parce qu’on a eu une aventure sexuelle. On l’est à notre naissance et notre orientation sexuelle se développe avec le temps. Il arrive souvent que l’on découvre ce que l’on est, en identifiant ce qui nous attire.

Socialement, il est impossible de ne pas être atteint par ce qui s’écrit et ce qui se dit sur le sujet. Les spécialistes ont tout simplement inventé des mots pour expliquer ce qu’ils voient, mais ça ne veut pas dire qu’ils ont raison.

L’amourajoie est certainement une des modifications d’un des 10 gênes qui ont été identifiés comme étant différents et expliquant qu’il y a des gais.

Mon amour de tout ce qui touche l’infiniment grand est encore plus fou.

J’essaie de comprendre, mais je ne sais rien, ce qui ne m’empêche pas de faire mes petites théories qui aux yeux de ceux qui s’y connaissent doivent être de bonnes farces sur l’ignorance ;   mais il faut bien s’intéresser à quelque chose dans notre vie.

Contrairement au texte précédent, je ne crois pas que la matière noire soit une énergie de seconde qualité, sous prétexte qu’on ne peut pas la voir, l’enregistrer.  Au contraire, elle structure les galaxies en étant perceptible à la force énergétique (le sens de la rotation) qui façonne les trous noirs.  

Je pense que le spin qui structure les galaxies vient de l’orientation du mouvement  d’effondrement  qui donne naissance  aux trous noirs et sa singularité.

Quand l’étoile meurt, la supernova abrite une pouponnière d’étoiles.  L’ordre est dans le désordre de l’explosion. Donc, c’est qu’il y a des sous directions de mouvement qui déclencheront la création de nouveaux amas qui constitueront   de nouveaux systèmes solaires.

Je me questionne à savoir si la matière noire est ce qui constitue  l’orientation, l’organisation des systèmes des galaxies ou le frein à l’action de dispersion que l’explosion des éléments devrait entraîner.

L’énergie noire, c’est ce qui procure la structure de la vie, de la pensée.  

Hier soir, je lisais un texte où on nous apprend que la matière noire est une nouvelle force fondamentale de la nature. Elle permet la création des galaxies.

Tout dans le système se passe comme en nous.

Nous naissons, nous grandissons, grâce à la consommation des énergies qui nous entourent  et nous mourrons. Un de nos principaux besoins est la reproduction, car elle signifie notre survivance.

Nous sommes des copies d’ADN différentes qui expérimentent des réalités qui l’environnent.

Faut être un peu vaniteux pour croire comprendre un tout petit peu comment fonctionne cet ensemble qui constitue la vie et les univers.

Mais ça permet aussi de s’apercevoir qu’on n’est pas plus fin que les autres.

Radioactif 99

juillet 19, 2021

Radioactif 99

04 Septembre 2007

Les commissions.

Quand je suis entré en politique, la « manière éduquée » d’envoyer promener un projet  était de créer des comités d’études.  Ta proposition allait y mourir de sa belle mort. 

Aujourd’hui, on est plus fin, on crée des commissions d’enquêtes. Ça permet de donner du travail à ta bande de  « chums» et ça coûte des millions pour dire ce que tout le monde sait. 

L’enquête Gomery a coûté une fortune et croyez-vous que les vrais responsables sont en prison?  Où est passé l’argent volé ?  Les coupables ne sont que le petit fretin, les hommes de main.

Daniel Johnson junior a une commission qui coûte une fortune pour nous dire que le viaduc a été mal construit, pas de responsables, évidemment.  Je vous aurais dit la même chose pour beaucoup moins qu’un million et j’aurais pu, en surplus, republier certains de mes livres. 

Quant aux accommodements dits raisonnables, pas besoin de se poser tant de questions : ta religion, tu la vies chez-toi et dans le temple de ta communauté.  Au Québec, on ne peut pas enseigner voilée, mais on peut porter le voile partout dans l’espace public en dehors de son travail.  La guerre à la loi 21 permet de mentir sur une échelle internationale.

Au Québec, tu as droit d’appartenir à toutes les religions, même au tantrisme et ses initiations sexuelles. 

La religion doit être régie par les lois civiles.  Si tu prêches la violence, tu peux être arrêté pour incitation à la violence.  Une église, c’est fait pour prier, pas pour faire de la politique.. 

L’école est neutre, sans religion et en français.

Ça ne prend pas un million pour savoir que c’est ce que veulent la majorité des Québécois.

19 juillet 2021

La pire saloperie faite par le gouvernement fédéral du Canada fut de nous faire croire que le Canada, en rapatriant sa constitution, devenait un pays souverain.

Ce beau manège nous présente le vrai visage hypocrite du fédéralisme canadien. .

La  constitution canadienne est dominée symboliquement par la reine d’Angleterre et reconnaît l’existence de Dieu. Comment a-t-on pu nous mentir à ce point,  sans que l’on rechigne.

A ce moment, je demeurais avec Gabriel, qui était pour le OUI, même si c’était un ami d’enfance de Pierre-Elliot Trudeau.  Nous avions bu et le lendemain matin, Gabriel me dit : « une chance qu’on était ici et que tu n’as pas d’arme, car, hier soir, je pense que tous mes amis seraient morts assassinés.

C’est vous dire la rage qui m’anima quand le fédéral fit son « show » à la télévision. . Nous nous étions endormis dans les bras l’un de l’autre, saouls comme pas possible.

Ça marque aussi le fait que j’étais devenu politiquement un impuissant absolu.

Encore aujourd’hui, on est pris avec une reine de l’Angleterre comme souveraine du Canada.  Quel mensonge !  Quelle hypocrisie ! 

Pas étonnant que l’on ait connu les commandites.  La ministre  Sheila Coops donnait tellement de drapeaux canadiens qu’on aurait pu garnir toutes les toilettes des Québécois.

Pendant ce temps, certains Ontariens s’amusaient à marche sur le drapeau du Québec.

Il faut se demander si le geste de la CAQ, d’ajouter dans la Constitution que le Québec est une nation francophone ne nous oblige pas à signer une constitution qui réduit nos pouvoirs par rapport à la constitution de 1867.

Si on est en dehors de la constitution canadienne, il est temps que l’on agisse comme si cela est un fait et non comme si ça n’avait pas d’importance.

Il est évident que pour le Canada anglais seuls les privilèges de la fausse minorité anglaise du Québec a de l’importance. Tout est fait pour hypocritement mieux nous angliciser.

Radioactif 98

juillet 18, 2021

Radioactif 98

(Je n’ai pas respecté mes règles d’écriture dans ce carnet, cat j’ai modifié ce qui a été écrit en 2007 dans le texte, plutôt que de commenter en inscrivant la nouvelle date. Je m’en excuse.)

03 Septembre 2007

Subvention.

J’ai reçu une grosse subvention d’un programme de recherches du Conseil des Arts du Canada.  Il s’agit du programme Explorations, un programme qui n’existe plus.

Mon ami Gabriel Charpentier, le compositeur de musique et poète,  a réussi à me convaincre de présenter ce projet de recherche. Il s’est abstenu de voter quand la décision a été prise en comité puisqu’il était aussi membre du jury.

C’était la subvention maximale pour que je puisse découvrir ce qui s’était réellement passé à la Thérèsa, une mine d’or, située à Longlac, en Ontario de, disons, 1940 à 1952.  

La Thérèsa est une mine d’or, catholique et française, dans le Nord de l’Ontario. Celle-ci a pris beaucoup d’importance, grâce au clergé québécois qui promettait aux investisseurs de devenir riche,  comme il garantissait le ciel.

C’est ce marketing, cette influence religieuse, qui donne lieu à une apparence de fraude.

Je ne crois pas que les acteurs de cette aventure ait été le moindrement malhonnète. Ils ont cru dans cette mine.

J’ai écrit un immense livre qui relate tout ce que j’ai découvert et le tout a été remis aux Archives du Québec, à Sherbrooke.  Un travail colossal.  Des entrevues. Des photos.

Par contre, je n’ai jamais pu obtenir de l’aide financière nécessaire pour réécrire le livre de façon à pouvoir être publié et faire bénéficier les gens sur cette histoire merveilleuse, même si, selon mes recherches, c’est d’une certaine manière une fraude religieuse québécoise. 

M. Alphonse Caouette, président, croyait vraiment dans la Thérèsa, mais en réalité, il n’y avait pas assez de minerai pour que la mine soit rentable. 

Ce fut le livre d’une histoire tablettée à l’image de la Thérèsa. 

J’ai même produit un scénario pour porter l’histoire à l’écran, après être retourné à l’UQAM me chercher un certificat en scénarisation pour y arriver.  Mon diplôme date d’août 1999. Mais, ça n’intéresse personne ou plutôt la réalisation de ce fils coûterait trop cher à réaliser.

La Thérèsa, c’est comme la souveraineté : un rêve extraordinaire. 

Par contre, j’ai eu un plaisir fou à imaginer un roman à partir d’un petit fait réel : un des actionnaires avait envoyé son fils comme espion pour savoir si la mine en valait la chandelle. 

Ces deux débuts de textes, l’histoire de la mine et mon histoire de sexe, car on dirait que je ne suis pas assez intelligent pour m’en sortir,  ont servi à décrocher une maîtrise en création française, le 8 juin 1991, à l’université de Sherbrooke et à publier à Paris, en 2016, aux éditions Edilivre, mon roman Le jeune espion.  

Ma maîtrise ne m’a jamais servi en enseignement parce que j’ai été reconnu coupable d’avoir eu un contact  sexuel avec le fils d’un de mes amis, en 1996.  Le juge avait cependant affirmé dans sa décision que je n’étais pas un danger pour les petits gars, mais que j’en étais un pour les institutions du pays, d’où j’ai toujours cru que c’était un coup monté pour me faire payer d’avoir appuyé l’indépendance du Québec, plus que d’avoir essayé d’aider un ami à maîtriser la paresse de son fils.

On a fait la première page de l’hebdo de Val-d’Or quand le jugement fut connu.

Accusé, dès lors, t’es un homme mort.  Petit à petit, on m’a rayé de la carte comme Claude Jutras.

 La folie ne ne porte pas qu’à tuer physiquement. La folie de l’Inquisition rides again au pays du Québec.  

C’est une des principales raisons pourquoi  M. Boisclair a été rejeté quand il s’est présenté aux élections pour le Parti Québécois.  Il était gai, mais il consommait, en plus. Ce dernier avait refusé de me trouver un emploi de professeur auprès des adultes. Il m’avait simplement répondu : « n’y pense même pas ».

Au Québec, on fait semblant de ne pas être homophobe, mais on l’est encore.   

On est encore prisonnier des idioties religieuses qui sont maintenant reprises par le système judiciaire. 

On a beau avoir tous les mouvements LBGT possibles, on oublie de revenir à ce qui est l’essentiel : ton orientation sexuelle est génétiquement partie intégrante de ton ADN et la pédérastie est une modification supplémentaire aux marqueurs génétiques, modification qui justifie ce qui t’attire sexuellement.

Quant aux gestes posés, cette simple explication scientifique devrait suffire pour nous faire comprendre qu’il y a une différence entre ne pas savoir vivre et respecter l’autre et un crime.

Il y a une différence de niveau dans l’état de violence et de domination. Entre endurer une forme de douleur ou avoir du plaisir, quoique ce plaisir peut t’apporter plus tard sous l’influence de la société une forme de culpabilité ou de honte.  Il y a un monde de nuances différentes dont le système judicaire ne tient pas compte pour faire plaisir aux plus de gens possibles.

La guerre pour toucher de l’argent de l’Église catholique pour des abus sexuels est non seulement une guerre de religion; mais l’établissement d’une nouvelle forme de mafia basée sur la dénonciation du passé.

  1. Alphonse Caouette, président, croyait vraiment dans la Thérèsa, mais en réalité, il n’y avait pas assez de minerai pour que la mine soit rentable au prix de l’or à cette époque, selon le livre Les enfants de la Thérèsa. 

Radioactif 97

juillet 17, 2021

Radioactif  97

03 Septembre 2007

Interdit irraisonnable.      

Tous les mouvements se fondent sur les anciens enseignements religieux en ce qui concerne la sexualité.  Ils méprisent et écrasent toute forme d’explication autre que l’interdit. 

On veut développer à travers cette paranoïa une société castrée à l’image des féminounes qui n’acceptent pas que la vie soit sexuée. 

On veut continuer d’essayer, même si c’est contre-nature, d’extirper la sexualité de la pensée et propager un monde asexuel.  Maintenir les règles en ce sens permet de rêver de générer une source intarissable de revenus. 

Il leur faudrait lire W. Reich ou Freud, etc.  Le monde a évolué depuis la dictature sexuelle des prétendus livres dictés par dieu et qui maudissent tout ce qui touche de près ou de loin la sexualité. 

S’il n’y a pas de violence ou de domination, il y a des choses bien plus importantes et préoccupantes pour le bien de l’humanité que la sexualité. 

L’interdit sexuel est une approche religieuse et bourgeoise

Se débarrasser des guerres et de la misère de la majorité des hommes est un idéal mille fois plus important que le cul quoique dans l’immédiat mille fois moins payant quoiqu’une société heureuse sera une société qui voudra toujours vivre plus heureuse.

03 Septembre 2007

Nouvelle inquisition.       

Quel est le lien entre Richard Martineau, du Journal de Montréal, M. Dubuc, de Power Corporation,  François Paradis, de TVA,  l’ADQ,  les Conservateurs et  George Bush?

Grâce à leur philosophie, les avocats cherchent des causes qui gueulent sans cesse contre la Charte des droits de la personne.

Tout en réclamant le pouvoir public de consulter les dossiers protégés par le Droit à la vie privée, le ministère fédéral de la Justice a commandité l’étude de Pierre Tremblay, de l’Université de Montréal.

L’exploitation du malheureux événement  du HEC sert à maintenir la peur des hommes frustrés chez les femmes.   

On crée de nouvelles associations pour la pseudo- protection des jeunes contre la sexualité.  Elles propagent  les mêmes enseignements que les religions obsédées par le sexe : 

C’est la nouvelle Inquisition.   

16 juillet 2021

Parce que j’ai osé écrire que j’aime les adolescents, certains ont décidé de ne plus me parler, de ne plus me lire, de ne plus me tolérer vivant. Aucune librairie ne vend mes livres et les partis politiques me demandent de me retirer pour ne pas nuire à leur image.

À leur avis, la pédérastie est pire que le sida, rien à côté du Coronavirus et encore moins que des vols ou des assassinats. Une forme de cancer de l’âme, dirait-on, mais contagieuse. Ce qui est absolument débile. L’orientation sexuelle ne se transmet pas comme un virus ou en partageant l’air que l’on respire

Voilà le prix à payer pour oser affirmer que l’orientation sexuelle existe depuis la naissance et que l’homosexualité a pu être identifié, grâce à des changements dans une douzaine de gênes.

Donc, il a été scientifiquement établi que l’homosexualité n’a rien de pathogène puisqu’elle correspond exactement aux comportements que l’on est en droit de s’attendre en fonction ou en vertu de ces changements  génétiques qui sont obligatoirement involontaires.

Comment la société scientifique peut-elle expliquer que devant ces preuves irréfutables on continue de propager une morale contre-nature simplement grâce à l’ignorance populaire? Qu’attendent les scientifiques pour remettre les pendules à l’heure?

Pire, la Cour suprême du Canada envisage de penser ses lois de manière de plus en plus répressive en privilégiant une justice punitive. Les juges vont comprendre la loi en fonction des victimes, sur le plan sexuel, on s’entend.  S’il y a violence, pas de problème. Les jeux sexuels sont et doivent demeurer des plaisirs..

Que les homosexuels aiment ça ou pas, la pédérastie est un comportement homosexuel. On peut les comprendre de vouloir le nier puisqu’on rejetait l’homosexualité parce qu’on prétendait que les gais corrompent la jeunesse pour les pourchasser.

C’est normal que l’on ne veuille pas faire le lien entre ces deux réalités de même famille. Mais, on est plus à l’époque des cavernes et on sait maintenant que  les jeux sexuels ne sont pas des gestes violents, mais au contraire des gestes de plaisirs. Seule nuance qui existe vraiment entre l’homosexualité et la pédérastie est  l’âge des personnes concernées, ce qui n’a rien à faire avec le plaisir ou le déplaisir. Cette notion est d’une perversité sans nom puisque qu’elle sous-tend que la sexualité est mauvaise.

La réalité est que la sexualité n’a absolument rien à faire avec la morale.

La sexualité n’est ni bonne, ni mauvaise, mais une réalité humaine acceptable dans toutes ses nuances d’expression, tant qu’il n’y a pas de violence ou de domination.

Les victimes plutôt que de dénoncer à la police pour punir, ce qui ne change rien à leur mal intérieurs, devraient se rendre chez un intervenant psychologue, sexologue, pour reprendre sa vie en main. Se reconstruire est plus positif que d’essayer de punir l’autre,

La victime apprendra ainsi qu’elle n’a pas à avoir honte et que voir l’autre puni ne changera rien en réalité à son malaise intérieur.

Son malaise sera connu par plus de monde que si elle se rend chez un bon psychologue.  Et peut-être que des mouvements féministes sociaux tenteront de lui faire croire faussement  qu’il ou elle est devenu un héros en dénonçant..

Sa faiblesse demeura toujours de se croire vulnérable et « une victime », donc un « amoché de la vie ». L’individu aura simplement réussi à se fondre dans l’ensemble des murmures de la majorité névrotique des « diminuées » parce qu’on n’a pas su comprendre que la honte est une arme religieuse pour garder son autorité. Le péché de la chair est la pire des perversions.

La vie sexuelle est le fondement même du droit à la vie privée. En dénonçant, on rejette ce droit fondamental pour participer à la vague des illusions qu’en dénonçant tu te sentiras mieux plus que cinq minutes.

Radioactif 96

juillet 16, 2021

Radioactif  96

02 Septembre 2007

IGA de Magog.       

Un exemple de ce qui est inacceptable au Québec : l’IGA de Magog est puni par un tribunal administratif parce qu’il a osé vendre des vins du terroir non autorisés par la SAQ. 

Il faut vraiment avoir du front tout le tour de la tête pour qu’un juge, nommé sur un plan politique, punisse un commerce parce qu’il vend des produits du Québec.  C’est la même chose avec la littérature. 

Les grands magasins vendent presque seulement des produits français ou américains.  C’est ça perdre son identité. 

Un gouvernement qui accepte ça mérite de perdre ses prochaines élections.  C’est peut-être moins pire que le scandale des commandites, mais c’est tout bonnement la même chose : une institution gouvernementale qui a droit de vie ou de mort sur la vente des produits dont elle détient le monopole au détriment des payeurs de taxe qui la maintienne en exercice.

C’est surprenant  que le PQ ou l’ADQ n’aient encore rien dit. 

On n’a pas besoin des autres pour nous détruire, notre mafia légale le fait elle-même. 

Tous les produits du Québec devraient avoir priorité sur nos tablettes, surtout quand notre culture est en jeu.

Pour vouloir un pays, faut reconnaître son identité, ses produits, sa façon d’être. 

15 juillet 2021

La pandémie aura eu au moins ça de bon, l’achat local est devenu beaucoup plus important.

Sur un plan plus global, la pandémie nous interroge sur deux formes de structures sociétales bien différentes : les pays et la mondialisation.

La mondialisation, sans solidarité humaine,  s’est révélé un véritable cancer puisque la strate des riches a su non seulement maintenir son pouvoir, mais le rendre encore plus payant. 

Les pays, voir les régions, sont plus importants puisque leur dimension permet de répondre plus adéquatement aux besoins des humains qui y vivent. Ils n’ont pas les ressources nécessaires pour jouer le rôle qui leur est assigné. La faiblesses des systèmes médicaux est un indice qui ne ment pas.

La mondialisation sert surtout le commerce. Tout est fait en gros, mais les produits nécessaires ne se rendent pas à ceux qui en ont besoin et encore moins à ceux qui ont peu de moyens. On dirait que l’économie fonctionne par strates. Ceux  qui ont déjà de l’argent et peuvent ainsi investir pour s’en faire plus,  et les pauvres, qui voient monter les coûts de la vie, crèvent encore plus de faim.

Par contre, la pandémie a mis en lumière la nécessité de la solidarité humaine.  Ceux qui ne pensent qu’à eux se fichent que la maladie se répande en autant que ce n’est pas dans leur pays ; mais les plus intelligents se rendent compte que la maladie ne pourra être vaincue qu’au moment où elle sera irradiée de la planète.

Avec les changements climatiques, il faut immédiatement que les prédateurs qui cherchent encore à augmenter leur fortune se rendent compte que très bientôt, le coût de ces changements climatiques sera tellement énorme qu’ils n’auront qu’à pleurer sur leur impuissance à ramener une forme de vie climatique normale sur cette terre.

L’économie mondiale doit revoir la fiscalité de manière à ce que nos gouvernements puissent mieux répartir les richesses et donner une chance aux humains de survivre.  

Un individu qui gagne plus de 500,000$ canadien devrait payer des impôts de plus de 80 pourcents pour tout ce qui est excédentaires à ce montant. Cette règle devrait être planétaire donc fixée par l’ONU.  Personne n’a besoin de plus de 500,000 par année pour vivre.

Radioactif 95

juillet 15, 2021

Radioactif 95

31 Août 2007

Sexe et religion.    

Au Québec, on croit dans l’approche religieuse de la sexualité.   À mon sens, la perception religieuse de la sexualité est presqu’identique aux délires parano-schizophrènes, donc, complètement décrochée de la réalité. 

Elle est basée sur le rejet du corps et une dévalorisation de soi, en nous identifiant à un pécheur,   Si tu es une femme c’est une dévalorisation quasi-absolue et permanente.  La femme est symbole de sexualité. Voir le Pouvoir de l’horreur, un livre formidable écrit par une femme psychiatre, Julia Kristeva.

Des éditorialistes comme MM. Martineau et Dubuc présentent les pédophiles comme des malades mentaux.  Ils oublient qu’il existe des sociétés où les caresses même génitales sur un poupon sont vues comme une affection rassurante et plaisante, l’empreinte primaire.  Moins sûr cependant que l’effet serait le même de la part d’un étranger.  Mais, le plus étonnant c’est qu’il n’y a presque pas de suicides dans ces sociétés.  Qu’en disent les anthropologues? 

Le propre du fascisme est d’interdire de parler et de justifier ses horreurs au nom de la recherche.  On sait que le sida serait une erreur faite dans un centre de recherche de la CIA américaine en Afrique parce qu’on voulait trouver une arme capable de vaincre les Vietnamiens.

31 Août 2007

Réprobation.

Je n’appuie pas la pédophilie
, même si je suis pédéraste ou amourajeux, non pas pour des raisons morales, mais des motifs scientifiques : tout individu à une vitesse de développement, même en sexualité. 

Les stages de développement (voir Freud) se présentent à des moments différents, mais ils finissent par être à peu près identiques pour tous les individus, mais ce n’est pas un absolu.  Par exemple, tous ne passent pas par une phase carrément homosexuelle, mais c’est le cas de la plupart. 

Des études plus poussées sur la dilatation des pupilles des enfants ont pu établir que déjà à six ans, on peut déceler avec presque certitude l’orientation sexuelle d’un enfant.  Malgré ce jeune âge, cette orientation est déjà fixée. 

Donc, ce n’est pas une expérience qui modifie la sexualité de l’enfant. L’orientation sexuelle est surtout génétique.  

L’environnement déterminera la facilité avec laquelle celle-ci s’exprimera.  Mieux, Freud disait que nous sommes tous à priori des polymorphes pervers reste à voir ce que la vie fait de nous.


31 Août 2007

Le scrupule rend malade.          

J’ai connu une fille qui me plaisait bien, mais elle préférait un belge.  Son père, un bon monsieur qui croyait un peu trop dans les règles de notre Sainte Mère l’Église, décida que ces écarts n’étaient pas normaux.  Aussi, la força-t-il à passer des tests psychiatriques pour éliminer cet attrait trop prononcé.  Elle fut tellement bien soignée qu’elle a dû divorcer, elle a perdu la garde de tous ses enfants et finalement, après tous les traitements, elle avait mal à vivre en société. 

D’une fille charmante, elle était devenue plus ou moins un légume, mais au moins elle ne s’intéressait pas au sexe.  Est-ce à ce que le gouvernement songe quand il rêve d’une prison-hôpital pour les délinquants sexuels?  Je me suis toujours demandé comment des médecins pouvaient vivre l’âme en paix après avoir détruit une fille non violente pour une morale dont l’excès rend débile. 

Le curé d’Ars avait-il des hallucinations religieuses ou schizophréniques? Où est-ce la même chose ? La morale est ce qu’il y a de plus privé.   Laisserons-nous les pervers de la morale excessive créer nos lois ?

14 juillet 2021

Rien à dire de plus, sinon que les malades qui se prétendent les vertueux ont pris le pouvoir et que la sexualité est devenue un élément très important dans la guerre de religions.

La place du voile en est un exemple majeur de prosélytisme protégé par la Cour du Canada. Il est le symbole de ce que le mâle attend des femmes. Le prôner, c’est promouvoir la soumission féminine et maintenir l’inégalité homme-femme. On prêche une chose et son contraire.

Malheureusement, on confond encore les fondements des religions avec ce que chacune a imposé de plus pour justifier l’existence des rôles de l’homme et de la femme. Les religions croient avoir ainsi « gelé » l’agir humain ainsi que son but et son sens. .

Toutes les religions veulent avoir raison, car avoir plus de disciples signifie plus de richesses. Le rôle de la sexualité n’est pas le même dans toutes les cultures. Les religions prétendent aussi savoir ce qui se passe après la mort.

Parler de l’après-mort ne peut pas être  dangereux d’être confondu, car il n’y a pas tellement de témoins vivants qui peuvent venir affirmer que ce que l’on nous raconte a le moindre sens et la moindre exactitude.

Le génocide canadien

Ainsi, le génocide culturel autochtone au Canada ne repose pas seulement sur les sévices sexuels qui ont certainement existé, mais qui n’ont pas tellement d’importance dans la vie autochtone quand on sait que chez eux la notion du péché de la chair n’existait pas.

Le génocide culturel des autochtones du Canada repose sur le racisme du colonialisme anglais. Enlever l’Indien de dedans l’indien. Lui interdire de parler sa langue et le français.

Pour les penseurs du ROC, les Indiens et les francophones sont des peuples soumis à sa Majesté la reine d’Angleterre qui dirige notre beau pays. Les Canadiens ne sont pas plus fins que les Allemands qui n’ont rien dit quand la saloperie animait la tête des fascistes. Maintenant, on crie à l’horreur, mais on a rien fait quand on a interdit le français au Manitoba et en Ontario.

Quand j’ai visité le Canada, j’ai vu que les Indiens du Canada n’avaient pas droit aux lits des institutions créées pour assister les blancs anglophones en danger ou en voyage, puisque les autochtones devaient coucher sur le plancher des granges adjacentes et non dans les « hostels gouvernementaux ». 

Je ne sais pas si un jour on aura l’intelligence de voir qu’un être humain, voir même être vivant, est la plus belle des réalités.  

Que cet être soit blanc, bleu ou vert, qu’il soit hétéro ou gai, homme ou femme, catholique ou communiste, est la plus grande des richesses de notre système. Quand verra-ton d’abord les qualités avant de toujours chercher les défauts.

Quand l’homme sera-t-il plus respecté que les profits?

Radioactif 94

juillet 14, 2021

Radioactif 94

31 Août 2007

Souveraineté culturelle(1).        

Il n’y a pas que l’immigration qui devrait immédiatement être un pouvoir exclusif du Québec, mais dans l’immédiat, tous les partis politiques du Québec devraient réclamer d’une seule voix la souveraineté culturelle du Québec comme le voulait Robert Bourassa.  

Si le Québec est une nation, ce n’est pas qu’un mot vide des Conservateurs pour déculotter le Bloc Québécois. Ce n’est pas non plus une nouvelle revendication du Québec. 

Si Ottawa n’avait plus rien à dire sur l’essence même de notre personnalité, nous pourrions créer les règles qui régissent une société qui n’a pas à s’interroger sans cesse sur sa survie.  Ottawa n’a qu’à se retirer immédiatement des pouvoirs sur la langue, la culture et les communications et les remettre aux provinces qui veulent les assumer. 

Il doit aussi confirmer qu’il n’y remettra pas le nez dedans.  Ce devrait être un combat unanime de tous les membres de l’Assemblée nationale.           

La souveraineté culturelle devrait être le minimum exigé dans l’immédiat du gouvernement fédéral.  C’est même plus important que le déficit fiscal (facile à régler : les provinces ramassent les impôts et payent leur participation aux dépenses fédérales) .

Si on continue comme maintenant, il ne sera jamais possible de survivre comme nation francophone autonome en Amérique. Nous sommes une minorité.   Même pire, la culture nous échappe. 

Les livres de France, des USA, de n’importe où ont plus de vitrines que les œuvres du Québec.  Pas étonnant qu’on perd ainsi notre âme commune.  On se vautre dans les valeurs des autres. 

Depuis que la loi 101 est créée, il y a toujours un individu pour en remettre une partie en cause.  Pire, les immigrants croient que l’anglais est essentiel pour obtenir un emploi parce que nous ne pouvons pas contrôler la langue de travail. 

Sommes-nous sous le pouvoir dictatorial de la Cour Suprême ?  J’ai l’impression que depuis 40 ans, on nous fait rêver d’un pays ; mais on s’arrange pour que ce ne soit pas possible.   Tant qu’on croira qu’Ottawa va se comporter en respectant les règles, nous continuerons à nous enfoncer sur l’autoroute de la disparition.     

13 juillet 2021

Quand le Québec sera reconnu comme nation et qu’il aura tous les pouvoirs pour assurer sa survivance culturelle, ce sera moins important d’être un pays ou une nation à l’intérieur du Canada ou, si l’on veut, être  une bulle francophone et laïque à l’intérieur du Canada, ayant tous les pouvoirs pour assurer son développement.

Le problème est que jamais le ROC, Canada anglais, consentira ces pouvoirs au Québec parce que le Canada a toujours l’esprit colonialiste anglais. Il veut angliciser le Québec. C’était l’idée Durham et ça demeure le programme fédéral. Et, le seul moyen de l’éviter, dans les mêmes circonstances que maintenant, c’est de faire du Québec un pays.

La CAQ sera l’instrument pour nous sortir du colonialisme anglo-saxon en tenant un référendum sur l’indépendance du Québec , si le Canada refuse de nous céder ces pouvoirs essentiels à notre survie.

Avec tous les pouvoirs culturels dont l’immigration, on pourra survivre au confort et à l’indifférence, sans devenir une deuxième Louisiane où Montréal sera comme Sudbury, en Ontario; c’est-à-dire, là, où on aura un titre francophone, la métropole du français en Amérique, mais où on entend que de l’anglais et des média anglophones. Nos francophones lapident déjà le français, on a qu’à continuer à s’auto-fragiliser.

Contrairement aux francophones hors-Québec, ce n’est pas l’Église catholique qui mène au Québec d’où la loi 21. Les religions ont été mises à leur place. Elles doivent être égales d’où la loi 21.  Les signes religieux extérieurs sont du prosélytisme et rien d’autre.

Aucun professeur au Québec n’est obligé d’aller à la messe pour avoir droit d’enseigner. Et, l’Église ici n’est pas à la merci des gouvernements. L’histoire nous a appris que le pouvoir religieux travaille de pair avec le pouvoir politique.

 À Edmonton, en Alberta, quand j’ai dénoncé cette situation en 1973, deux journalistes, soient ceux qui m’avaient laissé parler à la radio, ont été congédiés. M. et Mme Jeff Brown.

À la radio, tout ce qui venait de France était présenté alors que tout ce qui arrivait du Québec était interdit. Est-ce que ça vraiment changé?

Le gouvernement de la CAQ doit informer les citoyens à savoir si le problème de la main-d’œuvre au Québec n’est pas une création fédérale, surtout à partir de l’immigration.           
  

Radioactif 92

juillet 12, 2021

Radioactif 92

30 Août 2007

Français : langue de travail.      

On n’essaie pas de nous assimiler seulement par l’école et l’immigration, mais surtout par la langue de travail.  Plus il y aura de compagnies américaines qui s’installeront chez nous, moins on sera respecté, particulièrement, dans le domaine des centres d’appels. 

Je travaillais pour une compagnie de sondages canadienne, installée à Montréal.  Comme dans les autres compagnies, il y avait des périodes de chômage par manque de travail, mais la patronne faisait tout en son pouvoir pour me trouver du boulot. La compagnie fut vendue aux Américains, une belle internationale qui, comme toutes les autres internationales, se fichent de ses employés et ne pense qu’à son expansion ou en d’autres mots à ses profits.       

Immédiatement après la vente de la compagnie, le matin quand ma patronne se présenta au travail, on lui annonça qu’on avait plus besoin d’elle, qu’elle avait quelques heures pour préparer des affaires personnelles et déguerpir sans rien apporter.  Elle vint me dire que je suis un bon intervieweur. 

J’aimais ce que je faisais d’autant plus que ma relation avec mes patrons immédiats, grâce à Paul Hervé, était excellente. 

Seulement quelques semaines passèrent, le travail se fit de plus en plus rare.  On me retirait ainsi que Carole des assignations qui nous étaient habituellement réservées.  Pendant ce temps, on remplissait la salle d’à côté d’intervieweurs parlant surtout anglais et qui, parfois, barguignaient le français, en plus. 

Pour eux , le français c’était rien.  Il suffisait de se faire comprendre.  Le français était en piètre état dans leur allocution, tout comme dans les textes à lire.      

Plus le temps passait, moins moi et Nicole n’avions de travail. Ça ressemblait étrangement à un congédiement parce que j’ai un accent français quand je parle anglais alors qu’elle ne parlait que français. 

Devant cette situation, j’ai décidé de ne plus me présenter au travail et plutôt porter plainte pour congédiement illégal. 

La compagnie prétendait que mon accent nuisait car mes entrevues étaient faites à l’extérieur du Canada.  Or, c’était faux.  Je n’appelais personne aux États-Unis, car ils sont trop mémères pour te répondre si tu as le malheur de parler un peu différemment d’eux. 

La Commission du travail m’a donné raison et forcé la compagnie de me dédommager.  J’ai donc décidé de porter aussi la cause à la Commission des droits de la personne. 

30 Août 2007

Victoire du français.        

J’ai eu une très bonne avocate. 

Non seulement la maison de sondages a dû me payer une compensation, mais la vice-présidente de la compagnie américaine s’est informée du comment ça se passe à Montréal et elle a même demandé que je fournisse les moyens à employer pour que de tels événements ne se reproduisent pas. 

Mon cas fait juridisme prudence . Quand j’ai commencé ce travail, je mourais de peur à mon arrivée, car, j’avais lu dans le Journal de Montréal qu’il s’agissait peut-être d’une base d’opération de la CIA, de Chicago.  En dedans, j’avais lu un livre racontant comment un journaliste de Radio-Canada avait passé 10 ans en prison sous de fausses accusations parce qu’il avait refusé de coopérer avec la CIA.  Le message en prison qui m’était adressé était assez clair : « Tu en as assez fait.  On ne fera pas de toi un second Mandela. Tu prends ta retraite et tu surveilles ce que tu écris, tu ne fais pas comme Ferron ou tu finiras comme lui. II s’est suicidé. 

Toujours des allusions qui finissent par ressembler à un message, dans les bons moments de paranoïa.  Une expérience capable de me prouver que je n’ai rien d’un brave ou d’un héros. 

Pourtant, mon premier livre Projection intra projective en était un de dénonciation politique.  Je me disais : si je crève au moins le message sera passé. 

12 juillet 2021

C’est invraisemblable que l’on en soit rendu à Montréal à se battre pour protéger le français comme les francophones hors-Québec. 

Que notre gouvernement continue d’y aller en « moumoune », c’est s’assurer que dans quelques années  ce sera trop tard, le Québec deviendra irréversiblement anglais, une province comme les autres.

L’anglicisation passe par de nombreux circuits : l’immigration d’abord. Le patronat plutôt que de penser qu’une augmentation de salaires et de meilleures conditions de travail sont les principales modifications à apporter pour combattre le manque de main-d’œuvre s’ingénue à crier pour le « cheap labor » que représente malheureusement trop souvent l’immigration. Le Québec doit reprendre tous les pouvoirs en matière d’immigration.

Sur le plan scolaire, ce n’est pas mieux. Les universités anglaises, qui bénéficient de l’argent du fédéral, attirent plus les jeunes que les universités francophones.  En plus, on  « tataouine » encore à savoir si les cégeps devraient être uniquement en français. On a qu’à regarder ce qui se passe dans l’affichage pour voir que la seule façon de sauver notre langue devra nécessairement passer par de solutions radicales.

Le Canada peut nous traite de racistes, il devrait se regarder dans un miroir. Quand on a voyagé assez pour savoir ce qui se passe, on sait que le Canada anglais souffre de racisme systémique dont la haine des autochtones est vite suivie par celle des francophones.

Ce n’est pas la religion catholique qui a inventé les pensionnats autochtones. Ils le furent par le parlement du Canada sous l’emprise des CONSERVATEURS.

Radioactif 91

juillet 11, 2021

Radioactif 91

29 Août 2007

Maintenir la peur : $.        

Les grands moralistes du Québec doivent être en contact avec Jeff Fillion et sa radio pirate, car avant que l’on gèle mon site sur Messenger live, la plupart des visiteurs étaient des gens de ce groupe, à la suite d’un texte de Richard Martineau, dans le Journal de Montréal. 

M. Martineau parlait de mon livre La pédérastie mise à nu.  Il n’a même pas eu l’honnêteté journalistique de dire qu’à plusieurs reprises dans ce livre, j’explique pourquoi pédérastie et pédophilie ne sont pas la même chose et pourquoi, pour des raisons non morales mais scientifiques, on ne peut pas accepter la pédophilie. 

Ces gens ne semblent pas obsédés par la vérité et la réalité.  La police parlait récemment de 90 prédateurs sexuels au Québec, ce qui est insuffisant pour faire vivre toutes les organisations de bienfaisance alors on a augmenté le nombre à 1,300 personnes. 

Ça rappelle les tactiques du gouvernement fédéral qui disait aux ouvriers que le FLQ était très dangereux parce qu’il pouvait kidnapper n’importe qui.  Le but premier du FLQ était de défendre le petit peuple … mais le mensonge passait bien.

29 Août 2007

Semer la peur.       

Le problème de ce vaste mouvement contre les prédateurs sexuels est qu’il peut créer tout à fait le contraire de la prévention. 

Quand j’étais beaucoup plus jeune, j’ai maintes fois consulté psychologues et psychothérapeutes, ce n’était pas tellement parce que les scientifiques d’alors disaient qu’on était des malades mentaux ; mais parce que j’avais peur qu’en ayant trop peur je devienne fou pour vrai et donc violent. 

On agit comme de vrais imbéciles. On traque ces gens en retournant dans leur jeunesse jusqu’à 30 ans parfois. Ils sont emprisonnés.  Ils font leur temps, mais après on les traque encore sans leur laisser une seconde de répit.  Ils perdent passeport, droit de quitter le pays, on essaie de les empêcher de travailler, on veut mettre leurs photos sur internet, on veut leur rendre la vie si totalement invivable qu’ils ont toutes les chances du monde de devenir fous.  Ce n’est plus de la prévention, mais du harcèlement. 

On ne pense plus aux jeunes mais à notre débile façon de sentir la sexualité.  « On veut extirper les prédateurs !  »  Ouche !

Ouche !  Ça toujours existé.  Un prédateur sexuel non violent n’est pas pire que Norbourg qui a sapé la vie de bien des gens âgés, que les commandites et l’armée en Afghanistan pour le pétrole, qu’un récidiviste de l’alcool au volant. 

Je préfère être névrosé que d’être psychosé ou paranoïaque. 

Je préfère croire dans une sexualité non violente, consentie et responsable.  Ces femmes seraient mieux de se demander pourquoi il y a prescription de deux ans pour un proxénète ?  Faudrait peut-être avoir assez d’intelligence pour faire une différence entre une relation sexuelle non violente et forcément le fun et un individu violent. 

Semer la peur, c’est semer plus de clients… Quelle hypocrisie !  Apprenez à dompter vos émotions. La santé mentale ça existe. La honte, la culpabilisation sont les meilleurs ingrédients pour une dévalorisation personnelle et une bonne dépression.          

Radioactif 90

juillet 10, 2021

Radioactif 90

L’affaire Laporte.  

29 Août 2007

Selon ce que j’avais entendu, Pierre Laporte s’était gravement blessé en se précipitant par la fenêtre. Les felquistes ne savaient plus que faire avec ce moribond.  Ils ont décidé de l’amener près de l’hôpital militaire à St-Hubert, afin qu’il soit soigné le plus rapidement possible et ils ont averti CKAC pour être pris au sérieux.

Quand la voiture fut découverte, grâce aux brillantes idées de Jean Chrétien, les autorités ont commencé à penser que ça pourrait être une auto bourrée de dynamite.  Chrétien aurait même suggéré que l’on tire dans le coffre arrière pour s’en assurer. 

Les discussions ont pris tellement de temps que Laporte a eu le temps de mourir au bout de son sang avant qu’on ouvre le coffre. 

Certains ont d’abord cru qu’on avait tiré dans le coffre puisque l’on disait à la radio que les terroristes s’en étaient pris à ses organes génitaux pour couvrir la blessure causée par le coup de feu.  Est-ce vrai ?  Je ne sais pas, je n’étais pas là.   Mais, l’enquête du Coroner établit que Laporte n’a jamais subi de violence sexuelle. Ce qui démontre que finalement à part les vrais acteurs de ce drame, personne ne saura jamais, ce qui s’est vraiment passé.

29 Août 2007

Spirale intra projective.   

Quand je suis arrivé à Bordeaux, un prisonnier vérifia si j’étais un vrai révolutionnaire parce que certains pensaient que j’étais là pour une sordide histoire de cul et rêvaient déjà de la bonne que je mangerais. 

Je lui ai montré les premières pages de «Spirale intra projective », mon prochain livre, ce qui lui fit affirmer que j’en étais un vrai de vrai.  Il n’a pas fallu des siècles pour jaser de 1970.  Je lui ai raconté la façon dont j’en avais entendu parler.  Elle me semble authentique, mais je n’en sais rien. 

Tout ce que j’ai retenu, c’est que Paul Rose a été condamné pour un meurtre alors qu’il n’était même pas là.  Je l’ai écrit dans les journaux de l’Ouest. 

Ma plus grande participation aux événements d’octobre fut de craindre que le système soit rendu comme au Chili et tue ses opposants. 

29 Août 2007          
Soupçon.

Plus tard, j’ai entendu mon interlocuteur dire au téléphone «Ce christ-là, y sait toute».  On a stupidement pensé que j’étais mêlé à l’affaire Laporte parce que j’avais écrit avoir rencontré le ministre comme journaliste quelques mois auparavant. 

Laporte se vantait alors de ne pas avoir peur de cette bande de terroristes amateurs et à une de ces remarques sur mes amours, je lui ai répondu qu’un jour au Québec, on aurait davantage honte d’être fédéraste que d’être pédéraste. 

On ne savait pas que Laporte me connaissait, car j’avais été libéral avant que le PQ existe. 

J’ai été averti que certaines personnes s’étaient même acheté une bouteille de vin pour fêter ma mort en dedans.  Rien de politique ! 

9 juillet 2021

Je suis très content que Félix Rose, fils de Paul Rose,  ait produit le film Les Rose, ce film tout comme le livre de Francis Simard, nous révèle l’humanité des felquistes. Il faut avoir vécu cette période pour comprendre ce qui nous animait puisque c’était une véritable guerre avec Ottawa.

Le Canada n’a jamais eu de respect pour les Autochtones et les Francophones. Tout est fait pour angliciser le Québec et pour que le Québec se comporte en province  comme les autres. La seule différence avec la période de Trudeau père est l’hypocrisie.

Dans le tome 2, de mon livre « Un sourire arraché à l’enfer » je parle des autorités francophones de l’Ouest qui étaient sous l’oppression de l’Église catholique. Quand j’ai enseigné en Ontario, il fallait aller à la messe tous les dimanches pour donner l’exemple.

Toutes les fois que je me suis ramassé en prison, c’était presque tous les 20 ans et toujours sous prétexte de mes amours illicites, ce qui faisaient dire à Gilbert Langevin que j’étais le marginal des marginaux ou si vous voulez le Jean Genêt du Québec. Il y avait toujours une situation politique électrisante.

La première fois, c’était la guerre entre libéraux et unionistes : pour ou contre un tunnel entre Québec et Lévis. Je travaillais pour un journal unioniste. La deuxième fois, j’avais perdu mon emploi pour avoir écrit en français à la Ronald Federated Graphic, à Montréal. Je vivais avec Suzanne et ses deux enfants une expérience d’école libre de style Summerhill. Finalement en 1996, j’avais activement participé au référendum et j’étais un président de la Société nationale des Québécois, un  peu trop engagé au goût des libéraux et même de certains péquistes. Plus récemment, en 2016, ce fut une petite vengeance qui m’a permis d’écrire trois-quatre livres,  car j’ai la manie de toujours vouloir m’expliquer.

Cela a mis un peu de piquant dans ma vie. Je suis depuis tellement censuré que l’on n’arrive pas à trouver mes livres en librairie. Je ne crois plus au mot « démocratie », c’est plutôt une « démocrassie » que dans laquelle nous vivons.

Radioactif 88

juillet 9, 2021

Radioactif  88

29 Août 2007

Mailloux rides again.      

Même si je ne suis pas habituellement d’accord avec le Dr Mailloux parce qu’il dit des énormités, cette fois je trouve qu’on le harcèle un peu trop. 

Même si ce qu’il a dit à Tout le monde en parle est choquant et idiot, si on ne tient pas compte qu’il citait une étude débile américaine sur le QI, il a droit à son opinion. 

Son titre de psychiatre (les psychiatres sont parfois, dans leur propos, plus délirants que leurs malades) et la justice n’a rien à voir là-dedans. 

Nous ne sommes pas des Américains pour essayer de toujours s’enrichir en poursuivant tout le monde. La liberté d’expression existe tant qu’il n’y a pas de violence, même quand ça ne fait pas notre affaire. 

Il a simplement démontré que parfois il a un QI inférieur à ceux qu’ils dénonçaient.  Ce n’est pas pire que d’appuyer et promouvoir la partition du Québec comme le faisait un certain Stéphane Dion. 

Personnellement, je ne me sens pas du tout flatté quand , à cause de ma barbe, on me prend pour le Doc Mailloux. 


29 Août 2007

Bravo Jean Charest.       

C’est rare, mais je me dois de féliciter Jean Charest pour deux choses : 1- Quand il a rencontré les parents de la petite Cédrika, il a eu la décence de ne pas faire « de publicité politique».  Il a compris que c’est plus important de retrouver la petite vivante que de promouvoir ses opinions et ses intérêts comme l’a malheureusement fait M. le sénateur Boisvenu. 

2- M. Charest a très bien décrit ce que veulent les Québécois sur le plan de la religion quant à la Commission des accommodements raisonnables : les gens sont libres de vivre leur foi chez eux ou dans le temple de leur religion comme ils l’entendent ; mais pas de promotion ou de sollicitation. 

Les autres sont libres de croire ce qu’ils veulent.  Cependant, si on veut aller au fond des choses, on comprendra que dans la plupart des religions, c’est l’approche de la sexualité qui rend fanatique.  Si on veut être sérieux, on s’attaquera aussi à la sexualité.  

Dorénavant, l’approche de la sexualité doit en être une fondée sur la responsabilité, et non sur la peur ; sur la science, et non sur les écrits religieux. 

Même le tantrisme est une religion. Peu importe son approche de la sexualité, c’est une façon de s’identifier à la vie.

29 Août 2007

Mme Marois a raison.      

Mme Pauline Marois, du PQ, a absolument raison : le problème dans le domaine de l’immigration est la présence du fédéral qui ne rêve qu’à nous assimiler. 

On a vu ça au dernier référendum.  Le jour où le Québec sera un pays, nous choisirons notre propre immigration et alors Mario Dumont aura raison de dire que le nombre d’immigrants doit correspondre à l’effort que nous sommes capables de déployer pour les intégrer à notre communauté, tout en conservant leur spécificité. 

L’immigration est une richesse, mais elle peut être aussi une arme destructive, si on s’en sert uniquement pour nous forcer à appartenir au Canada. 

Le Québec doit demeurer majoritairement francophone.  Nous avons aussi un seuil de tolérance.  Se faire engloutir par des immigrants qui préfèrent vivre en anglais, c’est du masochisme.  Ce n’est pas être fanatique, mais conscient.

8 juillet  2021

Est-ce qu’après la pandémie,  nous aurons un virus encore  plus dangereux, soit les « têtes enflées » qui dirigent le monde communiste ? La mafia trumpienne qui résiste à sa disparition aux États-Unis et surtout le danger de son retour à la direction du pays?


Depuis quelques mois, la Chine et la Russie essaient de nous impressionner avec leurs nouvelles armes.

Est-ce seulement un moyen pour nous forcer à ne pas voir ce qui se passe démocratiquement dans ces pays ou les dirigeants sont-ils prêts à un coup de force pour prouver qu’ils sont supérieurs aux États-Unis? Est-ce qu’une course aux armes nucléaires seraient un nouveau moyen pour cacher que les dirigeants de ses pays s’en mettent pleins les poches en évoquant un nouveau problème de sécurité.

Si le climat est actuellement la préoccupation la plus importante pour la survie de la race humaine, la stabilité militaire l’est tout autant. Les guerres furent souvent provoquées par des dirigeants aux têtes enflées ou simplement par des malades mentaux comme Hitler .Les religions sont aussi une des raisons .qui sonnent un appel ; aux armes. Avec le retrait des États-Unis , le Moyen-Orient pourrait se détruire à cause des luttes religieuses.

Une chose est certaine, jamais la survie de la vie sur la planète n’a été autant en danger que maintenant.  

Faudra-t-il que l’homme disparaisse pour que l’équilibre vital se rétablisse ?

Un sourire arraché à l’enfer, tome 1

juillet 8, 2021

                 Communiqué de presse

De 1965 à 1975, c’était la guerre ouverte avec OttawaPierre Elliot Trudeau,. le père de Justin Trudeau, faisait ouvertement la guerre à tous les Québécois nationalistes.

Selon le Dr Jacques Ferron, les événements d’octobre 1970 ont été organisés par le fédéral dans la suite des mises en scène pour faire peur au Québec  (la Brinks, la fuite des industries, le vol à l’agence de presse libre, et, la liste est encore longue).

Ce n’est plus pareil aujourd’hui, les acteurs ont changé.  Son fils, Justin Trudeau vient de reconnaître que le Québec est une  « nation francophone » en vue des prochaines élections, en attendant que la Cour suprême invalide et la loi 21 et la loi 96, en s’appuyant sur une constitution que le Québec n’a jamais signée.

Les Conservateurs, grâce au Sénat, empêche que soient acceptées  les lois C-10 qui aide les artistes ainsi que celle qui rend illégales les cliniques de conversion pour les adolescents gais, ce qui est pire que tout ce que pourraient imaginer les libéraux ou toute personne qui a encore un peu de décence.

Dans son livre « Un sourire arraché à l’enfer, tome 1 », Jean Simoneau raconte comment il a vécu cette période survoltée des années 1970 alors qu’il était journaliste à La Tribune de Sherbrooke.

Simoneau ne cache pas les tourments causés par son amourajoie et explique comment il est devenu un « radical ».

Ce livre des Éditions du Temps. Québec permet de comprendre comment les événements peuvent déterminer le caractère d’un individu.

Il sera mis sur le marché bientôt, si une librairie accepte de le vendre.

On peut se le procurer aux Éditions du Temps. Québec

819-843-3668

Radioactif 87

juillet 7, 2021

Radioactif  87

28 Août 2007

La pauvreté.           

En 1950-60, nous étions pauvres. 

Nos écoles étaient de petites bâtisses carrées, chauffées à la truie et avec des toilettes extérieures.  Les gars se faisaient une gloire d’avoir réussi à lancer une balle de neige aux fesses de telle ou telle fille. 

Papa ne discutait pas avec ses enfants. On était trop jeunes. 

Il aidait tout le monde de la paroisse sans qu’on le sache.  Sa bonté l’a même forcé à devoir se rendre travailler au barrage, à Carillon, pour conserver le magasin qui ne suffisait pas à nourrir ses six gars et deux filles.

Même s’il m’amenait partout, j’avais l’impression qu’il ne s’occupait pas de moi. 

Parfois, il levait la voix et ma mère se mettait à pleurer.  Que je le détestais alors.  Le temps m’a appris que parfois maman pleurait pour rien, la fatigue que voulez-vous. 

Une fois, j’ai souhaité qu’il soit malade.  Nous étions chez Pope à regarder les bœufs monter les vaches.  On nous avisa que papa venait de faire sa première crise cardiaque.  Je t’assure que je priais là, j’avais peur que ce soit ma faute.  Que je m’haïssais. 

À sa mort, j’ai cru faire une dépression tellement tant ça m’a affecté.  On venait juste de commencer à être des amis sincères.   Il n’acceptait pas que je sois pédéraste.  Pour lui, un pédéraste c’était un pervers. Il pensait que j’étais trop intelligent pour vivre dans cette bassesse.  Cela ne nous empêchait pas de nous aimer.  On le sentait, même si on ne se le disait pas.

28 Août 2007

Mon père Émile.    

Mon père m’a toujours étonné, même si on était parfois loin de se comprendre. 

Politiquement, il était unioniste au Québec et Conservateur, au fédéral.  À son avis, les mercenaires francophones à la Trudeau étaient encore pires que les Anglais. Plus hypocrites ! 

Ainsi, très jeune, je me suis ramassé dans bien des activités politiques avec lui : campagne électorale de Daniel Johnson, père, et de Barrette, le candidat du peuple avec sa boîte à lunch, prouvant que même un ouvrier pouvait devenir premier ministre. 

J’ai été secoué par la mort de Paul Sauvé.  Avec lui, je nous croyais capables de créer le pays du Québec, même si je n’étais pas rendu là dans ma réflexion.  Je le ressentais. 

Ça été la même chose avec la Thérèsa Gold Mines.  Je me rappelais certaines activités que même maman avait oubliées. C’est ainsi que je lui parlai d’une pièce de théâtre, jouée à Lennoxville, dans laquelle il y avait des Indiens.  Je m’en rappelais parce que j’avais été très déçu qu’il n’y ait pas de jeunes Indiens nus.  La pièce avait été écrite par des gens de Magog. 

C’était un souvenir assez précis, car j’ai retrouvé l’auteur à Magog quand j’ai fait mon enquête sur la Thérèsa vers les débuts de 1980. 

7 juillet 2021

Mes parents ont été des êtres extraordinaires comme la majorité des humains. Papa s’est beaucoup investi dans l’aide de son prochain et surtout à la promotion de l’éducation.

Grâce à lui et les autres commissaires, Barnston fut la première école primaire à être construite au Québec. Avant, c’était les petites écoles de rang. J’ai demandé en référendum que l’école St-Luc fut renommée l’école Émile Simoneau, mais ce fut refusé. Quelle reconnaissance !   

Mes parents n’ont pas eu à souffrir de mon amourajoie avant ma vingtaine, car c’était une réalité que je ne défendais pas encore et que je vivais en secret. 

Jeune, je ne me suis jamais interrogé sur mes goûts sexuels. Je préférais les garçons, c’était clair comme de l’eau de roche. J’étais très curieux de savoir comment certains étaient physiquement constitués. C’était comme une obsession quand je les voyais; mais la très grande majorité de ceux-ci n’ont même jamais su que je me posais des questions sur la beauté de leur zizi.

Ce n’est qu’à l’adolescence, quand j’ai compris que se masturber c’était la même chose que se crosser, que j’ai commencé à me poser des questions quoique ce fût évident que pour les adultes tout ce qui approchait le mot sexe devenait les flammes de l’enfer et le bouquet de la perversité.

Toutes les lectures sur le sujet disait que non seulement c’était mal d’aimer quelqu’un de son propre sexe, mais que c’était une forme de maladie mentale. Ce n’est pas très encourageant pour commencer ta vie.

D’une manière, je n’arrivais pas à comprendre pourquoi un Dieu d’amour que j’adorais à tous les cinq minutes devenait du jour au lendemain celui qui t’a créé, mais qui t’as en même temps damné. Pourquoi étais-je ainsi? Je ne le voulais pas. J’ai combattu cette tendance du mieux que je pouvais dès que j’ai compris que c’était mal; mais comme aurait dit Mme G. « la petite nature est ce qu’il y a de plus fort en nous. »

Mes parents eurent à faire face à cette épreuve quand je fus arrêté pour la première fois.  Ils ont voulu me rendre visite sur mon lieu de travail, un petit hebdo à Lac-Etchemin, quand ils ont appris que j’avais été arrêté pour des raisons d’ordre sexuel.

Ce fut un choc terrible. Est-ce que j’ai été responsable de la maladie de cœur et ainsi de la mort de mon père? Je ne saurai jamais quoique ce soit survenu beaucoup plus tard alors que j’avais eu la chance de renouer les contacts avec lui. Je sais que Papa aurait accepté que je sois homosexuel, mais pas amourajeux. J’ai ensuite passé ma vie à essayer de comprendre où est le mal dans l’amourajoie. J’en ai conclus que ce sont les religions qui ont inventé cette histoire pour dominer chaque individu.

Après la mort de mon père, j’ai fait un rêve dans lequel mon père est venu me dire que je n’étais pas si mal que ça. Il y avait un mur avec de drôle de couleurs. J’ai dit à mon père que c’était un mur de merde. Il m’a demandé d’avancer. C’étaient des arbres, puis des branches qui étaient recouvertes de diamants comme il arrive parfois avec le givre et mon père me dit que chacune de ses branches étaient un de mes amours.

Quand on s’est battu pour plus de justice pour les homosexuels, j’ai pris la défense extrême, soit celle des amourajeux en faisant mon coming out dans SORTIR. J’ai toujours écrit sur le sujet dans l’unique but de comprendre et de dénoncer que l’on croit que le sexe est plus important que la vie.

Radioactif 86

juillet 6, 2021

Radioactif  86

28 Août 2007

Immigration québécoise.           

En attendant que les autorités de l’humanité commencent à évoluer et penser à autre chose que l’argent et le pouvoir, il faudrait que le Québec ait seul tous les pouvoirs en ce qui regarde son immigration. 

Il faudrait privilégier le choix des immigrants qui savent déjà le français, autrement, les immigrants qui arrivent devraient avoir une période de cinq ans pour apprendre le français de façon à pouvoir communiquer convenablement dans cette langue. 

S’ils ne veulent pas l’apprendre, ils n’auraient qu’à aller s’installer ailleurs au Canada. 

Quant à l’école, tous les immigrants devraient fréquenter l’école française et seulement elle jusqu’à l’université. 

Toutes les décisions devraient quand même d’abord être humaines.  Il y a parfois des situations particulières. De  plus, les immigrants deviennent des citoyens à part entière dès qu’ils ont leur citoyenneté permanente,


28 Août 2007

Déficit de mémoire.          

La mémoire est un instrument très bizarre. 

Quand je me rappelle une activité, que je compare mon point de vue à celui des autres, je m’aperçois que mon souvenir n’est qu’un aspect de la réalité. 

Je devais être un enfant très émotif.  Quand on parle de moi, c’est comme si j’étais le diable en personne. 

Pourtant, il me semble que je n’étais pas si tannant que ça.  Je sais que j’adorais maman et que pour cette raison je pouvais laver tous les planchers pour lui épargner de travailler. 

Comme le sexe est un problème d’adultes, je me souviens seulement qu’un gars normal devait avoir une blonde.  La petite Andrée fut ma première, mais ça ne voulait pas dire grand-chose. 

Pour moi, le sexe s’était s’embrasser et je ne l’embrassais pas.  Je me sentais plus à l’aise avec les autres garçons, sans oublier que l’on pouvait vérifier notre petite virilité. Avec un gars, je savais ce que je voulais quoique j’étais  scrupuleux ou plutôt que j’avais une peur affreuse de commettre des péchés.

6 juillet   2021

Le choix est simple sur le plan de la politique fédérale. Les libéraux ou les conservateurs. Le Bloc québécois indique la force de l’opposition et la possibilité d’avoir la balance du pouvoir.  Tout indique que nous aurons des élections plus tôt que tard. Personnellement, tout, sauf les Conservateurs, ces descendants du colonialisme.

Le Sénat, cette vieille structure désuète, fait le jeu des Conservateurs et bloquent les lois C-10  et l’interdiction d’avoir des cliniques de conversion homosexuelle. Il force des élections.

Cette guerre contre les homosexuels, devenus gais et LBGT, existait chez les nazis d’Hitler.

C’est aussi dire que c’est le même esprit colonisateur qui anima le gouvernement Conservateur de Macdonald dans la lutte pour éliminer l’indien de l’indien

Trudeau doit cesser de demander des excuses au pape François qui n’a rien eu à voir dans ce génocide et rappeler que ce sont les Conservateurs qui ont donné la commande et fait en sorte qu’elle soit exécutée. 

Reste qu’un adulte qui se sert d’un enfant comme d’un esclave,  qui le prive de sa vie d’enfant, qui le martyrise, est dégueulasse. Et, cela n’est pas qu’une réalité quand on veut dénoncer les abus sexuels. Au moins, dans les jeux sexuels, il y a partage, égalité et très souvent valorisation en plus du plaisir, sauf si tu es en autorité et qu’alors le consentement est impossible.

J’ai toujours été frappé par le besoin de dénoncer les abus sexuels, ignorant la violence qui est faite à certains enfants, comme si on mourrait d’abus sexuels et que ce serait moins pire que d’être martyrisé. Tout est question de violence. Et, le pire les enseignements religieux nous apprenaient que l’homme est le grand maître au-dessus même de la critique.  Avec les pensionnats, on apprend aussi qu’une femme peut être aussi pire qu’un homme.

La frustration conduit aux pires inconduites. Ça, par contre, la société ne semble pas l’avoir encore compris.

Radioactif 85

juillet 5, 2021

Radioactif  85

28 Août 2007

Immigration planétaire.   

L’immigration devrait être un droit individuel planétaire.  Tous les humains devraient avoir le droit de choisir le pays dans lequel ils veulent vivre

Le choix du pays permettrait à chaque individu de vivre exactement les valeurs qu’il désire.  Les frontières ne constituent pas un problème particulier, mais elles devraient être acceptées par tous et définitives. 

Si le commerce peut être exercé librement à la grandeur de la planète pourquoi n’en serait-il pas de même pour l’immigration ?  Celle-ci exercerait strictement une fonction de contrôle statistique, dans le sens, de savoir qui habite où. 

Évidemment, l’immigrant doit accepter les us et les coutumes et se conformer strictement aux lois du pays où il choisit de vivre.  Cela ne sera possible qu’au moment où nous aurons tous accepté que tous les individus soient égaux par leur essence humaine et que les différences culturelles de chaque communauté peuvent devenir un atout pour le choix de sa qualité de vie. 

Les pays devraient ainsi améliorer leur qualité de vie chez eux pour soutenir l’intérêt et attirer les immigrants. 
 


28 Août 2007

Petit Vietnamien.   

Avant d’adopter Shuhed et Rouhed, des gars du Bangladesh, j’ai rencontré un petit vietnamien, un petit boat people tout à fait extraordinaire.  Ça immédiatement cliqué entre nous. 

Je voulais l’adopter, mais il demeurait avec sa tante en Ontario.  Ses grands-parents, qui avaient toute l’autorité, ont décidé que pour le bien de tous, il demeurerait chez sa tante durant l’école et qu’il pourrait venir passer l’été avec moi. 

Avant cette décision, on avait même entrepris les démarches nécessaires pour son adoption.  Quand j’ai demandé une exemption pour qu’il puisse fréquenter l’école anglaise durant un an avant d’intégrer l’école française, ce fut tout un scandale.  Pourquoi un radical comme moi osait-il demander une permission spéciale pour envoyer un jeune immigré à l’école anglaise? 

C’était facile à comprendre. Je trouvais qu’il fallait lui donner un peu de temps pour apprendre au moins la base essentielle à toute communication. Il venait d’absorber l’anglais dans un temps record. En demeurant avec moi, tout aurait été en français uniquement. Après une année, il aurait pu intégrer des classes françaises sans difficulté et sans rattrapage à faire.

28 Août 2007

Immersion.

Depuis son arrivée en Ontario, il avait appris l’anglais dans un temps record.  Un vrai petit «bollé», un enfant adorable.

Je considérais inhumain de le placer immédiatement dans une école d’immersion totale pour apprendre une troisième langue.  Je voulais juste qu’il ait un petit répit d’autant plus que le français est plus difficile à apprendre. 

Je m’étais dit qu’après une année avec moi, il pourrait plus facilement intégrer l’école française.  Il pourrait au moins déjà connaître l’essentiel d’une communication de base en français.  Ce ne fut pas nécessaire, mais je crois toujours que ma position était raisonnable. 

4 juillet 2021

Si la langue était le principal problème à l’intégration, depuis on a dû ajouter la religion d’où l’impérative nécessité de la loi 21 pour que toutes les religions soient traitées sur un pied d’égalité.

Le prosélytisme est une réalité et notre Cour suprême sera-t-elle faire la différence puisqu’avec le multiculturalisme, il n’y a rien qui l’interdise. Pourtant, c’est une réalité essentielle pour s’assurer que toutes les religions puissent exister sur un même territoire sans créer de discrimination.

Au Québec, tu peux vivre n’importe quelle religion, aller au temple de celle-ci sans problème, voire même porter un voile dans l’espace public tant que tu n’es pas à visage découvert.

Au Canada, on se croit plus fin et pourtant c’est l’endroit où il y a eu le plus d’attentats à base religieuse. C’est toute une différence culturelle.

Si le Canada ne peut pas accepter cette différence, il faut absolument devenir indépendant pour vivre selon notre conscience.

Si la Cour suprême accepte cette différence, il sera de plus en plus possible de croire que les états associés de Gérin-Lajoie, la souveraineté-association de René Lévesque, des libéraux, ou même la souveraineté culturelle de Robert Bourassa, qui n’a rien d’un séparatiste, sont possibles à l’intérieur du Canada.

Il ne faudrait pas que les Québécois soient le deuxième génocide canadien, car les pensionnats sont la preuve que ce fut un génocide des autochtones, grâce aux Conservateurs, qui aujourd’hui encore bloquent la loi pour interdire les cliniques de conversion, soit un refus maladif de l’homosexualité.

Ce processus pour nous faire disparaître culturellement ne peut pas être le même, mais tout se fait plus hypocritement grâce à la Constitution et la répartition des champs de compétence.

Radioactif 84

juillet 4, 2021

Radioactif 84

28 Août 2007

Déformations religieuses.         

Les musulmans et les Juifs n’échappent pas à ces déformations, car à force de vouloir vivre le mot à mot des paroles de dieu, ils oublient que nous ne sommes pas des dieux et que par conséquent ce n’est qu’orgueil que de prétendre pouvoir interpréter la parole divine. 

Mahomet reconnaissait un rôle de partenaire égal entre l’homme et la femme ; le contraire de ce qui se passe aujourd’hui dans l’Islam. 

Les hommes étudient les religions dans les universités, mais ils semblent oublier que les religions ont été fondées par la peur de nos ancêtres face aux pouvoirs de la nature.  Les rites sont nés avec leurs désirs de calmer un peu les nerfs aux différentes forces de la nature auxquelles ils ont donné des noms de dieux. 

La guerre entre Israël et Palestine et tout le Moyen-Orient est celle d’une bande de fanatiques religieux, en plus ,des richesses naturelles convoitées.    

28 Août 2007

Mensonges religieux.      

Les religions ont toutes déformées les paroles de leur dieu en les interprétant.  C’est surtout vrai en ce qui concerne la sexualité ou, si on veut,  le rapport entre les hommes et les femmes ou entre individus. 

Dans la religion catholique, Évangile selon Saint-Jean, Jésus pardonne à une prostituée.  Son péché n’est pas pire que les autres.  Saint-Jean n’a que quinze ans et il est le disciple bien-aimé.  Jésus couche nu dans le Jardin des Oliviers avant de se faire massacrer. 

Nos âmes frileuses qui s’attaquent à toute liberté sexuelle devraient réfléchir avant de se proclamer les seuls êtres purs de l’humanité.  La pureté n’est-elle pas profondément liée à la capacité d’aimer, sans juger?  La chasteté ne serait-elle pas une notion pour préserver la grande noirceur qui se prétend la vérité divine? 

Pour encore mieux nous dominer, la religion a inventé le catéchisme comme les musulmans se sont dotés de la Charia.

3 juillet 2021

Plus on regarde l’histoire de l’humanité et ce qui se passe un peu partout sur la planète, plus les choses sont pareils. Il y a toujours des religions qui s’imaginent être meilleures  que les autres et qui inspirent les plus fanatiques à assouvir les autres humains à leur fausse préciosité.

Les religions créent tellement de discriminations qu’elles engendrent plus de mal et de violence que presque toutes les institutions

Les religions devraient au contraire nous apprendre à accepter les différences et à se mêler de ses affaires. C’est un droit individuel que de croire ou de ne pas croire.

Les problèmes ne sont pas toujours et exclusivement solutionnés par les dénonciations judiciaires, Si tu as des problèmes émotifs ou psychologiques, ce sont des traitements psychologiques que tu as besoin pour mieux te sentir dans ta peau.   

Radioactif 83

juillet 3, 2021

Radioactif  83

27 Août 2007

Le Néo Rhino.       

Le foulosophe François Yo Gourd, foliticien et libre farceur est finalement candidat pour le parti Néo Rhino.  Bravo ! 

C’est une excellente idée de semer un peu de rires dans le comté d’Outremont.  Toutes nos grosses poches de la bourgeoisie libérale et fédéraste doivent serrer les fesses. 

Notre champion part assuré d’au moins 200 votes.  Les Néo Rhinos sont les dignes descendants du Party Rhinocéros du Dr Jacques Ferron (tout un écrivain) dont j’ai été moi-même candidat à Sherbrooke. 

L’humour permet d’échapper à la constipation.  Elle est contagieuse.  Même certains Juifs du coin songeraient à joindre les rangs puisque les autos seront interdites dans Outremont durant le Shabbat.  Un Outre-Monde est possible au-delà du Raël, au-delà du Reer, comme le dit le sage candidat.    


27 Août 2007

Les Anglos…          

Ma mère a toujours eu beaucoup de difficulté à comprendre pourquoi les Québécois en veulent tant aux Anglophones de l’Ouest de Montréal.  C’est pourtant simple : question de comportement. 

Les Anglophones dans les Vaucouleurs (Estrie) n’ont pas du tout l’arrogance des Anglophones de l’ouest de Montréal ainsi que de plusieurs immigrants. 

Quand je me fais dire par un immigrant que tous les séparatistes devraient être en prison, il me rappelle que c’est à cause de ceux qui pensent comme lui que nous n’avons pas notre propre pays.

C’est loin des discussions franco-anglaises que nous avons ici.  À Magog, il n’y a pas vraiment de différence entre les deux nationalités (sauf pour le vote du référendum).  Nous sommes amis à priori.  Nos discussions valsent entre le français et l’anglais. 

À Montréal, ceux qui s’adressent à toi en anglais sont habituellement arrogants et se prennent pour les maîtres, même s’il faut reconnaître qu’ils sont de moins en moins nombreux.  Ce sont ceux qui devraient déménager à Toronto s’ils n’aiment pas le français.  

Un Québec indépendant est indivisible. Pas de partition comme le préconisait Stéphane Dion, un autre Trudeau. 

3 juin 2021

J’aurais dû voir  que la censure devenait omniprésente quand des membres du parti Rhinocéros ont commencé à me reprocher de me dire amourajeux (pédéraste) et prétendre que je me servais de cette plate-forme pour  faire la promotion de cette orientation sexuelle.

J’ai plutôt pensé qu’il faut être complètement débile pour croire qu’un parti basé sur l’humour puisse attacher de l’importance aux farces à caractère sexuel.

Je me suis donc détaché du groupe en pensant que c’était le début de la fin.  Quand tu ne sais plus faire la différence entre l’humour et le sérieux , que tu es un parti dont le fondement est l’humour, tu ne peux pas faire autrement que de péricliter. Comment peux-tu te prendre au sérieux quand tu es là simplement pour rire ?

Le seul rôle vraiment politique était que l’humour permettait d’avoir une façon originale d’annuler son vote. Ceux qui pensaient que les rhinocéros pourraient un jour prendre le pouvoir avait certainement un problème de neurones surchauffées. Juste y penser était une bonne farce ! 

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Radioactif 82

juillet 2, 2021

Radioactif  82

26 Août 2007

Dr Camille Laurin. 

Quand on parle d’un héros, il faut absolument citer : le Dr Camille Laurin.

Ce petit homme est définitivement celui qui avec, René Lévesque, mérite le plus notre admiration. 

Essayer de vous imaginer un petit homme comme lui devant des foules d’anglophones essayer de les convaincre de la nécessité de la loi 101.  Fallait un courage exceptionnel. 

Je me souviens m’être présenté à une réunion anglophone pour faire valoir mon point de vue et leur faire savoir qu’il y avait des travailleurs francophones qui devaient gagner leur vie en Anglais au Québec. 

Je n’ai pas eu de problème, mais j’ai été à même d’admirer le père de la loi 101.  Quel homme !  On a même plus le dixième de son courage. 

Et, le Doc Laurin n’était pas un fanatique ou même un anglophobe.  Il n’y a que dans le pays du Québec, où on aura plus à craindre de perdre notre langue.   Pour cette raison, nous verrons apparaître certaines ouvertures à la tolérance véritable qui n’existe que si elles savent d’abord se respecter elles-mêmes.

27 Août 2007

Raoul Roy, écrivain.        

L’écrivain Raoul Roy avait ses idées bien à lui. 

Nous étions des Canadiens français et les Anglophones avaient même volé notre nom.  Même s’il était le père spirituel d’un Québec socialiste indépendant, Raoul Roy ne voulait rien savoir de l’appellation de Québécois.  Il avait la tête dure des Beaucerons. 

Il prétendait aussi que le premier FLQ était le seul authentique.  D’ailleurs, soulignait-il, pour le premier FLQ, tout partait de la défense du fait français.  Pour eux, le français était la principale revendication, à part l’indépendance. 

À son avis, les autres cellules étaient fomentées par Ottawa.  Des cellules animées par la gauche et qui tenait peu à l’indépendance du Québec. Point de vue que je ne partageais pas, même si on sait qu’à la fin du FLQ, il y avait plus de policiers de la GRC que de terroristes.  

Par contre, c’était le même langage que celui du Dr Jacques Ferron qui a été; le négociateur lorsqu’on a arrêté Paul Rose.  Ferron  disait aussi que les évènements d’octobre étaient la réalisation d’un plan fédéral pour justifier l’occupation militaire du Québec.  Ces écrivains basaient leur thèse sur le fait que cette révolution armée était menée par révolutionnaires dont le but était bien plus de renverser le système capitaliste que de faire l’indépendance du Québec.

Raoul Roy a dénoncé le premier les écrits « québécophobes » publiés dans les grands journaux américains.  Dans  « Lettres aux Juifs de Montréal », il cite des articles pour nous ouvrir un peu les yeux.

Il était également parti en guerre contre ce qu’il appelait «  la go-gauche » québécoise. .  

Bizarre qu’il est tant écrit et qu’aujourd’hui personne ne se rappelle de lui. 

Raoul Roy, l’écrivain, avait aussi choisi le nom de Vaucouleurs pour remplacer celui de l’Estrie ou des Cantons de l’Est.  Il disait que ce nom personnifiait mieux cette région.  Quand je songe à la beauté des paysages dans les environs de Barnston et Baldwin’s Mill, rien n’est plus vrai. 

2 juillet 2021

La division du Québec entre les gens de droite (religieux) et la gauche (anticapitalisme) sera ce qui tuera le Québec.  Tant que cette division prévaudra, on peut dire que la chanson de Pauline Julien, « Mammy » sera notre réalité. Nous ferons comme la francophonie hors-Québec,  nous deviendront de plus en plus des entités folkloriques.

Jamais le Québec ne deviendra un  pays tant que celui-ci sera partagé sous cette formule.  Avant il y  avait les francophones et les anglophones, maintenant, le partage se fait aussi avec les immigrants, mais on doit ajouter la division entre les hommes et les femmes. .

La division a toujours servi le fédéralisme et le servira encore plus avec toutes ces histoires de « victimes » dès que tu as une petite différence.

Le nombre était la force du PQ tant que la division se faisait entre péquistes et libéraux. La venue de Québec solidaire a divisé encore plus ceux qui espéraient que le Québec devienne un pays.

Le seul premier ministre qui a vraiment voulu une indépendance totale est Jacques Parizeau. L’indépendance à la Lévesque est plutôt un nouveau partage des compétences constitutionnelles entre le fédéral et les provinces. Le référendum de 1980 était simplement de permettre au gouvernement du Québec de négocier avec le fédéral. La souveraineté-association. Il a fallu les mensonges de Pierre-Elliot Trudeau pour que le fédéral l’emporte : un non sera un oui. Tous les changements apportés furent des changements qui diminuaient les pouvoirs du Québec.

Avec l’arrivée de Québec solidaire, le mouvement indépendantiste a opposé le progressisme à la souveraineté.  Malgré tout ce que l’on voulait nous faire croire, l’osmose de ces deux partis pour créer une vraie force nationale n’a jamais existé. Lors des dernières rencontres du OUI Québec, par exemple,  on avait plutôt l’impression de se retrouver dans un mouvement féministe.   On parlait plus de la place des femmes que de la souveraineté.

Avec ce qui se passe maintenant,  Québec solidaire est officiellement le parti de la go-gauche. Il se fiche carrément des «  de souche » pour défendre ce qui nous divise encore plus : la guerre des religions.

Génocide autochtone au Canada

juillet 1, 2021

Les CONSERVATEURS  de M. John A Macdonald  sont  les premiers responsables  et initiateurs du projet des pensionnats autochtones à l’origine du génocide que l’on dénonce aujourd’hui.  

Aujourd’hui, ce sont les  Conservateurs  du Sénat qui bloquent la loi C10, celle qui aide nos artistes.  

Les Sénateurs conservateurs bloquent aussi la loi contre les cliniques de conversion  homosexuelle, condamnant les jeunes à se mépriser à vie au nom d’une morale arriérée, décriée par le monde scientifique.

C’est aussi le gouvernement CONSERVATEUR de Macdonald qui a fait pendre Louis Riel et qui a envoyé l’armée contre les Métis de Batoche pour son fameux chemin de fer.

Ce n’est pas qu’un génocide de guerre de religions, mais un produit carrément politique.  Le génocide est l’application de la morale des CONSERVATEURS.

Radioactif 81

juin 30, 2021

Radioactif 81

26 Août 2007

Ronald Federated Graphics.     

J’arrivais de Vancouver sur le pouce.  Comme tout Québécois qui va vivre en français en dehors du Québec, j’ai appris que le Canada ce n’est pas mon pays.  Je n’y suis pas chez-moi.  On ne respecte aucune de mes valeurs fondamentales dont la tolérance. 

Si tu veux qu’un Québécois devienne indépendantiste, envoie-le vivre en français en dehors du Québec. 

Je n’avais pas un sou et je ne sais pas pourquoi je déteste vivre aux dépends des autres. Est-ce de l’orgueil ? J’ai donc accepté un emploi de messager chez Ronald Federated Graphics, à Montréal.  Tout se passait en anglais. 

Dans un excès de zèle patriotique, dira-t-on, j’ai décidé de traduire tous les messages que je devais apporter d’un département à un autre, en français. Bell Canada devint Cloche Canada.

Les patrons n’ont pas particulièrement apprécié.  Les journaux se sont saisis de l’affaire.

26 Août 2007

Congédié pour avoir écrit en français.          

À cette époque, il y avait un certain Meloche qui venait de tuer ses patrons. 

Les patrons m’ont d’abord averti, puis, convoqué au bureau de la direction.  En me présentant, j’ai déposé une pomme et un petit couteau sur le bureau du patron. 

Il me dit :  » Tu veux m’intimider ? — Non, je veux manger une pomme, mais je suis content de vous rappeler qu’il commence à y avoir bien des Meloche au Québec.   »   

Évidemment, je fus renvoyé, mais on m’avait demandé auparavant ce que je désirais.  Ça se résumait au respect de la loi 101. 

Le jour même, je suis revenu avec une pancarte à la main : Congédié pour avoir écrit en français, à Montréal.  La police arriva pour m’arrêter, mais puisque j’étais seul, je les ai menacés de les poursuivre pour arrestation illégale.  Ils ont confirmé que je connaissais la loi et pour la première fois j’ai manifesté sous le regard de la police. 



26 août 2007           
Loi 22.

Au même moment, le parti libéral de Robert Bourassa sortait sa fameuse loi 22.

Même si elle disait que le Québec est français, ce qui était un pas énorme, à part de son titre, c’était une loi bidon comme celle de la nation de Stephen Harper.

Elle portait un titre extraordinaire, mais dans les faits, elle nous faisait encore un peu plu la peau sur le plan culturel. 

La loi 22 faisait du français la langue officielle du Québec, mais dans les faits quand tu la lisais article par article, elle accélérait notre assimilation.

Elle servait à nous endormir comme aujourd’hui quand on essaie de nous faire croire que le français se porte bien.    

Fort de mes premières manifestations, j’ai décidé de poursuivre la lutte en me rendant à la fête du Canada, le premier juillet, avec ma pancarte « Congédié pour avoir écrit en français, à Montréal». 

Devant ma décision, probablement pour m’aider à avoir moins peur, l’amie de Gilbert Langevin, Mireille Despard a décidé de se joindre à moi. 

Heureusement, tout s’est bien déroulé quoique aujourd’hui, je crois que c’était quand même très risqué. 

Une seule fois, un anglophone s’est permis de me frapper en passant, mais rien de grave.

Le plus frappant fut à, un moment donné, de sentir que la police n’était pas là pour m’arrêter, mais plutôt pour nous protéger.  Ça fait très bizarre de constater que ceux qui furent tes ennemis deviennent bizarrement ceux qui te protègent.

Était-ce parce qu’on savait que les journaux suivaient l’affaire?  Seul feu le quotidien le JOUR en parla et présenta une photo.  Mais, l’exploit avait été accompli.

26 Août 2007          
La 22 sur la 22.      

J’ai décidé de pousser l’audace jusqu’à me rendre à l’Assemblée nationale défendre mon point de vue en commission.  Il était évident que je ne pourrais pas y entrer avec ma pancarte.  Donc, j’ai mis un tas de petits cartons dans mon sac avec des crayons feutres. 

Ma présence devant le parlement fut vite remarquée par certains ministres.  Jean Cournoyer vint même me parler.  Je croyais leur avoir fait comprendre ce qui se passait, mais il s’agissait d’une toute autre chose : j’avais doublé ma pancarte et sur l’autre côté, j’avais écrit : La 22 sur la 22.  On y voyait là, un message du FLQ en plein piquetage. 

En réalité, c’était un affreux malentendu.  Je n’ai aucun talent en dessin et je n’avais eu assez de place pour suivre le conseil de Gilbert Langevin et écrire : La 22 sur la 22 ou la 222.   La 222 est une chanson de Pauline Julien « La croqueuse de de 222 ».

Finalement, je me suis présenté à la Commission parlementaire. Je confectionnais une pancarte, on me mettait dehors.

J’entrais, j’en faisais une autre et on me remettait à la porte. 

Le manège a duré ainsi durant un bon bout de temps.  Je sentais la commission exaspérée, je suis retourné à Montréal. 

Je ne voulais pas faire carrière dans les manifestations, mais c’était mon moyen d’expression, même si parfois je risquais ma vie. 

Je croyais dans un Québec français qui respecte ses minorités, mais qui ne s’en laisse pas imposer l’anglais par la peur.

J’y mettais autant de cœur que pour faire comprendre la nécessité d’une liberté sexuelle non violente et consentie dès l’adolescence. 

26 Août 2007

Les femmes enchaînées.           

Quelques temps plus tard, des femmes dont une madame Derome se sont enchaînées à leur siège dans l’enceinte du parlement pour manifester leur opposition à la loi 22. 

J’ai appris depuis que ces femmes audacieuses avaient décidé de s’enchaîner parce qu’elles avaient lu que j’avais été expulsé.  

À cause de l’ambiguïté du titre et des articles, j’avais peur de m’être trompé et d’avoir mal lu la loi 22.  Par contre, une chose était certaine : j’avais été congédié pour avoir écrit en français dans une entreprise qui faisait entre autres les Pages jaunes.  Il fallait que je sois le dernier qui perde son emploi pour avoir osé utiliser le français. 

Ainsi quand on a tenu à Québec, les premières fêtes de la francophonie, je me suis présenté seul avec une pancarte.  Tous les médias se sont précipités sur moi. Combien y aurait-il de manifestants ? De jeunes manifestants m’ont aidé et je me suis juché sur un monument.  Ce n’était pas important qu’on me voie la face, mais que tous les médias du monde proclament Congédié pour avoir écrit en français, à Montréal.

26 Août 2007

Trudeau et l’agent Samson.      

J’ai décidé de rendre manifester à Ottawa.  J’étais avec ma pancarte à la sortie de la salle où Pierre Trudeau donnait une conférence de presse. 

 À sa sortie, Trudeau a refusé d’écouter Marguerite et il a décidé de se rendre à pied au parlement plutôt qu’en auto.  J’ai toujours soupçonné Trudeau d’aimer ces situations. 

Tout en montant, les agents de la GRC me poussaient afin de tenir ma pancarte à l’écart des caméras.  Miracle.  Un des photographes trébuche dans les marches et Trudeau lui présente la main pour l’aider à se relever.  Les policiers sont déstabilisés.

J’ai pu mettre ma pancarte en évidence.  Pour moi, dans tout ce que je faisais, c’était le message qui comptait. 

J’étais convaincu que le fédéral voulait mettre le feu aux poudres au Québec pour justifier une intervention militaire en se servant du domaine linguistique.

Un autre miracle, à mon retour, j’ai appris que l’agent Samson, de la GRC, venait de sauter avec sa bombe. Ainsi, la police qui rêvait de faire revivre le FLQ était prise dans son propre jeu.

Quand je suis retourné dans la rue contre la loi 22, il tombait des clous et nous étions environ 100,000 manifestants. 


26 Août 2007

Ronald Federated Graphics.     

Vous ne le croirez peut-être pas, mais la compagnie a changé de nom. Un nom français : Les imprimeries Ronald. 

La meilleure, quelques années plus tard, l’Observateur, de Paris, reprenait ma photo devant le parlement de Québec, sur le monument, pour parler de la nouvelle lutte des jeunes pour un Québec indépendant. 

Plusieurs média ont aussi parlé de cet événement aussi loin qu’en Europe et en Afrique.  Je n’étais pas important, mais le message reste primordial pour la survie du français au Québec. 

Un soir, j’ai assisté à un spectacle de Gilles Vigneault.  Il fallait écrire les couplets d’une chanson. J’en ai fait trois, mais un lui causa des problèmes.  Il fut vachement critiqué parce que je disais que mon père travaillait de jour d’où nous étions 22 enfants.

On n’a pas des moumounes du sexe que depuis peu temps.

Radioactif 80

juin 29, 2021

Radioactif  80

26 Août 2007

Striptease de la loi 101.   

La situation linguistique au Québec n’a pas tellement changé, même si nous avons, pour encore un petit bout de temps, les écoles linguistiques. 

Depuis l’avènement de la loi 101, les Anglophones, en se servant des immigrants et surtout de la Cour suprême, éliminent un par un les articles qui garantissent la survie du français dans une mer américaine anglophone. 

Le striptease linguistique se poursuit parce que nos partis politiques passent leur intérêt partisan avant ceux de la nation.  Ils n’ont pas assez de vision et d’honnêteté pour mettre fin au carnage, en mettant cette cause au-dessus des préoccupations mesquines des partis politiques. 

Sur le plan de la langue, comme de la laïcité, il ne devrait pas y avoir de dissension ou de compromis.  Ce n’est pas le moment de jouer à la roulette russe avec notre culture.   

Les lois fédérales ont prédominance sur les lois du Québec.  C’est ça le fédéralisme.  On est des marionnettes.  Si on veut s’angliciser pour avoir de meilleurs salaires, on a qu’à continuer à se mettre la tête dans le sable. 

On oublie, que pour être acceptable par tous, la loi 1 a été modifiée et est devenue la loi 101. 

Depuis, on détruit même la loi 101, article par article, en se disant que les petits Québécois bonasses ne s’en rendront pas compte.

Dans un pays du Québec, le français ne sera pas constamment en danger. Il sera la langue d’usage.

28 juin 2021

Ça fait 14 ans que j’ai écrit concernant le danger évident que nous perdions notre culture francophone et laïque.  Aujourd’hui, la différence, les experts confirment ce que je disais.

Tout, dans la Constitution canadienne nous condamne à disparaître comme peuple ou nation. L’éducation supérieure est de responsabilité partagée d’où l’anglais devient essentiel si tu veux obtenir un diplôme dans les universités canadiennes  les plus populaires dans le monde, McGill ou Concordia. Cette intrusion d’ans l’éducation permet de jeter un coup d’œil dans ce qui se passe au secondaire et au CEGEP, sous prétexte de protéger la pauvre minorité anglophone du Québec. Ce qui se passe avec Dawson prouve que ces institutions ne servent pas que la minorité locale, mais à angliciser davantage les immigrants et même les petits québécois embourgeoisés et colonisés.

Le visage du Québec n’a plus rien de francophone. On retrouve partout des enseignes anglaises ou prioritairement anglaises. On a refusé au Parti Québécois d’exiger que  l’affichage soit unilingue francophone parce qu’on ne voulait pas de chicane avec les Anglophones. Ceux qui étaient d’accord avec l’affichage uniquement en français étaient dédaignés par les autres parce qu’ils étaient trop radicaux. Ce « moumounage » nous a menés à un paysage anglophone un peu partout.  Que fera-t-on maintenant pour changer ces résultats?

Et, à l’immigration, on fait croire que l’on manque de travailleurs, alors on fait venir n’importe qui, même ceux qui ne parlent pas français ou qui ne l’apprennent pas.

Nos gouvernements provinciaux québécois ne pensent qu’à l’économie.  On peut faire de l’argent encore mieux en anglais alors pourquoi s’arracher les cheveux pour notre avenir. Demain, on sera de plus riches habitants anglais se remémorant l’époque où nos ancêtres étaient francophones.

Radioactif 79

juin 28, 2021

Radioactif  79

26 Août 2007

Système judiciaire.          

Le système judiciaire remplace de plus en plus les religions et poursuit cette domination individuelle.  Contrôler l’émotivité, c’est le pouvoir religieux. 

Pour le conserver, le système judiciaire continue de s’attaquer à la liberté sexuelle non violente et consentie.

C’est l’hypocrisie du gouvernement Harper qui sait que plus les Québécois partageront les valeurs canado-américaines, plus les Québécois seront dociles et accepteront que le Canada et le Québec deviennent le grenier des États-Unis.

Nous nous faisons déjà exploiter dans le cas des richesses naturelles et pour nous laver sans qu’il y ait une révolte générale face à ce pillage, il faut que le Québec se sente une partie intégrante de l’Amérique.  

27 juin 2021

D’une certaine façon, c’est vrai. Nous sommes absolument liés au sort de nos voisins du Sud et nous avons les richesses ; mais notre intégration à l’Amérique ne passe pas par notre assimilation comme le pense les Anglophones du Canada. 

Cette assimilation repose non seulement sur la tentative de nous noyer par l’immigration, mais en exigeant de plus en plus que l’anglais redevienne la langue de travail. 

Il est normal qu’un immigrant qui veut travailler et qui pense avoir plus de chance en apprenant  l’anglais tente d’apprendre l’anglais. Il doit apprendre que s’il veut utiliser l’anglais pour vivre, il se trompe de province. Le Québec est une bulle, un territoire, une nation francophone.

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le Canada essaie de se débarrasser du français. L’Ontario et le Manitoba ont déjà interdit le français. Si on avait pu faire, avec le Québec. ce que l’on a fait aux autochtones, ça ferait longtemps que ce serait déjà fait.

Assimilation , ça sonne comme génocide culturel, ça ressemble, en moins violent, aux pensionnats autochtones.

Le mépris international du Québec, grâce aux média d’information américains, ne vient pas de commencer, il se poursuit. L’écrivain Raoul Roy, l’a dénoncé dans un petit livre intitulé : « Lettres aux Juifs de Montréal ».

Radioactif 78

juin 26, 2021

Radioactif 78

26 Août 2007

Dieu = pouvoir.      

Pour le système (la mafia légale mondialisée), dieu c’est le pouvoir de l’argent, de l’énergie et de la violence ; c’est la banque mondiale. 

Elle est capable de tout manipuler, les états par les prêts ; les individus par les religions. 

C’est le système financier mondial qui décide de la survie, de la prospérité des pays ou de leur déchéance. 

Je me suis laissé dire qu’Hitler n’avait pas le choix, tous ses projets d’expansion étaient étouffés par la finance.  Il aurait été assez fou pour croire pouvoir renverser « le pouvoir mondial» et prendre le contrôle à sa place, grâce aux armes, d’où sa haine des Juifs. 

On sait où ça nous a mené.  Pour éviter que ces choses puissent se reproduire, il faut restaurer le droit d’exprimer toutes les opinions.  La vérité doit être prouvée pour être reconnue.  Tout est question de crédibilité. 

On a vidé la vie de son sens en priorisant le pouvoir plutôt que l’Homme.

26 Août 2007

Système et religion.         

Pour le système, communisme et capitalisme sont simplement des moyens différents de faire de l’argent. 

Les religions ne servent qu’à faire accepter tous les gestes violents des pouvoirs économiques en leur fournissant une justification. 

Les Américains et les Juifs ont le christianisme (la Bible), les communistes ont l’athéisme et les magnas du pétrole ont l’Islam. 

Les religions doivent souder les individus autour d’une interprétation de la vie qui guide leur façon de se juger et de juger les autres. 

Plus les gens sont aveuglés par leur foi, plus ils sont disciplinés et prêts à tous les sacrifices.  C’est pour cela que toutes les religions partent avec l’existence du péché de la chair et de l’après -vie. 

Cette conception déstabilise les individus, car ils naissent pécheurs, coupables.  Ce péché ne permet pas seulement de combattre les abus, mais par sa castration, elle gruge toute forme de plaisirs.  Non seulement le sexe est le mal ambulant, mais tout ce qui y conduit, c’est à dire les sens d’où : la nudité est une offense, pire, il ne faut pas toucher, ne pas regarder, ne pas convoiter…en fait tout ce qui est corporel mène au mal. 

Plus les personnes se méprisent, plus elles sont capables d’haïr les autres et justifier les guerres quand ceux qui dirigent ont besoin de chair à canon pour défendre leurs intérêts.

Le système est une mafia planétaire.  Le sexe sert à détourner les regards des abus des riches qui manipulent les plus pauvres.

26 juin 2021

On passe notre temps à parler des droits individuels, mais en réalité le système judiciaire est le premier à ne pas les respecter quand il organise une justice punitive plutôt que préventive ou de réhabilitation.

Comment peut-on prétendre de protéger les enfants d’aujourd’hui en condamnant des gens pour des gestes sexuels commis il y a plus de 20 ans ?

 Évidemment, maintenant on commence à se justifier d’agir en fasciste, car c’est du fascisme, ce sont philosophiquement les mêmes règles qui justifiaient Hitler dans sa guerre aux homosexuels et aux handicapés, sous prétexte qu’il faut écouter les « victimes ».

Mais, si les victimes veulent réellement échapper à des problèmes intérieurs créés parce qu’ils ou elles pensent que la sexualité sans violence ou domination en dehors de normes est un crime et que ce crime leur crée honte et culpabilité, ce n’est pas en te vengeant, en faisant appel à la Cour. qu’ils ou elles y parviendront. Elles se vengeront, c’est certain, mais en quoi le fait que tout le monde sache que tu t’es fait agresser te délivre de tes démons intérieurs?

La Cour, c’est la vengeance, c’est la mise sur pied d’un système systématique pour faire payer dans le sens littéral, la personne désignée agresseur. C’est souvent  un nouveau moyen d’essayer de se faire des sous.

Si la « victime » veut vraiment se libérer de ce malaise intérieur, ce n’est pas en le criant dans les micros de RDI qu’elle y parviendra. En fait, elle devrait consulter. Voir un bon psychologue ou sexologue pour arriver à reprendre confiance en elle et à pouvoir se revaloriser.

Malheureusement, ces spécialistes coûtent une fortune pour être consultés. On n’a donc pas d’autre choix que d’essayer de se défouler en dénonçant et se faire croire que cela fait de nous un héros alors que ce geste est plutôt celui des zéros.

Les dénonciations servent à gonfler les statistiques et justifier là où ira l’argent.

Par contre, les mouvements pour venir en aide aux gens qui en ont besoin sont définitivement essentiels dans le présent et non en revenant sur de vieilles affaires comptant les décennies. Ces cas servent juste à continuer de vouloir imposer son pouvoir en se servant de la peur comme le font la plupart des religions.

Radioactif 77

juin 25, 2021

Radioactif 77

25 Août 2007

La télévision.         

Nous fûmes les premiers à Barnston à avoir la télévision.  Inutile de vous dire que le salon se bondait quand venaient les finales du hockey.  L’atmosphère était tout simplement électrique. 

Mon frère Marcel ressortait souvent gonflé à bloc des résultats puisqu’il était, rien de moins, que Maurice Richard.  Quant à moi, je grugeais mon frein de constater que mon personnage, pourtant un excellent joueur, n’avait pas la «cote», même s’il s’appelait Godie Howe. 

Quand on jouait au hockey, j’avais parfois un petit problème à saisir le fil qui transforme l’imaginaire en réalité.  Étais-je méprisé parce que j’étais moi ou parce que j’étais Godie Howe ? J’étais souvent naïf, du moins pas très vite à saisir certaines réalités. 

25 Août 2007

Droit de religion.   

Le Québec est un pays laïc.

Le problème d’identité au Québec n’est pas dû à la population, mais à nos dirigeants politiques qui face à Ottawa, n’ont pas de couilles.  

La seule vraie et unique solution au problème religieux est un état laïc, non violent, avec la reconnaissance de l’égalité d’essence de tous les humains. 

Elle reconnaît à tous les individus le droit de choisir sa religion et de la vivre sur une base personnelle à la maison ou dans son temple. Même le tantrisme.  Rien d’autre.

Que les religions cessent de s’occuper de sexualité et il n’y aura plus de problème.  Nos lois ne font que continuer à nous imposer les vues sexuelles des institutions religieuses, même si elles n’ont aucun fondement. 

Les religions sont devenues des institutions carrément commerciales.  C’est à elles de s’adapter aux lois civiles.

25 juin 2021

Le Canadien va en série finale, depuis sa victoire, hier soir, soir de la fête de la Saint-Jean, notre fête nationale. C’est notre nouveau nationalisme à en juger combien de gens étaient en délires. 

Suivre le hockey parce que mon ami aime ça a régénéré en moi l’amour de ce sport. Je ne croyais pas que c’était possible. Par contre, je suis toujours manifestement contre les « débordements » quoique je ne monte plus dans les rideaux quand il y a de sérieuses mises en échec. Si je veux assister à des combats de boxe, ce ne doit pas être au hockey. J’adore quand c’est rapide et intelligent. Et je dois avouer que c’est le cas maintenant.

J’ai aussi reçu les 100 premières copies de mon livre « Un sourire arraché à l’enfer, tome 1» dans lequel je raconte la phase felquiste de ma vie, tout en racontant comment je vivais alors mon amourajoie (ma pédérastie).

Je trouve que j’en parle trop, ce qui me fait perdre des lecteurs, mais il est maintenant imprimé, c’est un peu tard pour vouloir y changer quoi que ce soit.  Le deuxième tome est sous correction, mais je ne sais pas si je le publierai parce que ça me coûte une fortune et aucune librairie, aucun médium n’en parlera comme d’habitude.

C’est ce que j’appelle ma folie : publier des livres quand personne n’est intéressé à lire ce que j’écris. Je devrais prendre cet argent pour voyager plutôt que je jouer au gars qui veut absolument faire triompher « sa vérité ».

Vieillir commence à me travailler. Je dois sortir de mon esprit missionnaire et prendre plaisir à raconter simplement comment j’ai eu une vie fascinante quoique difficile. Je me sens comme un politicien : beaucoup de mots inutiles

J’étais un gars d’action, écrire me fait plutôt me sentir comme un prêcheur quand j’aborde le sujet de la liberté sexuelle. À mon âge, c’est ridicule, car je n’ai plus de vraie vie sexuelle depuis longtemps. Pourtant,  je me sens obligé de continuer mes prédications comme si ce que j’écris permettrait de changer les choses.

Au moins en recevant ma deuxième dose de vaccins, hier, je sais que dans deux semaines, je pourrai recommencer à vivre comme la vraie vie plutôt que de toujours agir comme si on était un virus ambulant ou en danger d’en rencontrer un. C’est tellement important de pouvoir se toucher.

Radioactif 76

juin 24, 2021

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25 Août 2007

La violence.

Même si on a passé une partie de notre enfance à lutter et à jouer au cowboy personne, à ma connaissance, n’est devenu violent.  Cependant, nos jeux nous permettaient d’être créatifs et surtout de nous trémousser assez pour ne pas devoir brailler pour avoir plus de cours de gymnastique, cours qui n’existaient pas encore. 

Tout se passait dans notre imagination.  Tellement que parfois je me demandais si ce que nous inventions ne pouvait pas devenir réel.  Si la présence des Indiens me semblait impossible, mais on ne sait jamais, celle du trésor laissé près de la rivière par les soldats d’Arnold ne faisait aucun doute.  Le curé Laurencelle l’avait dit, donc ça avait l’air un peu plus sérieux.  Une paye perdue. 

C’était comme les mauvais maniaques qui couraient les enfants.  Il n’y en avait sûrement pas dans le voisinage, mais à force d’entendre parler les adultes, moi et quelques autres, avions remarqué qu’une certaine voiture passait souvent sur la route.  Elle était donc suspecte.  Si cette peur avait persisté, nous aurions été condamnés à avoir peur jusqu’à la fin de notre vie. 

Les adultes pensent que les jeunes réagissent comme les adultes. Quelle erreur!  Nous avons vécu un monde où l’affection manifestée par de tendres touchers n’existait pas.  On se demande ensuite pourquoi des jeunes se suicident, ce qui n’arrive pas dans les peuplades africaines.  

Elles sont tout simplement assez intelligentes pour savoir qu’une caresse n’est pas une agression…


25 Août 2007

Différence de mode de vie.        

C’est sûrement très difficile pour les jeunes d’aujourd’hui de s’imaginer un monde sans télévision ou électricité, avec un service de téléphone où toutes les moumounes de la paroisse écoutaient les conversations pour mieux placoter.  Un monde où il fallait aller chercher de l’huile dans le garage pour approvisionner le poêle durant la nuit, où il fallait faire chauffer l’eau nécessaire pour prendre un bain durant des heures. 

Nous n’étions pas riches, mais nous étions heureux, sans souci, papa s’occupait de tout avec maman. 

La première fois que j’ai vu la télévision, nous étions allés voir un match de hockey chez mon parrain, Hormidas Turgeon, à Magog.  Enfin, je pouvais essayer de comprendre pourquoi il y avait autant de rondelles perdues, lors de la description d’une partie à la radio. 

Nous fûmes les premiers à avoir la télévision à Barnston.  J’avais des goûts différents de tous les autres : les voyages avec le père Ambroise, la musique classique avec l’Heure du concert de Gabriel Charpentier que je rencontrerai beaucoup plus tard dans la vie, etc. 

Je mourrais de peur là où il y avait des meurtres (L’assassin aux gants blancs, avec Garceau), des bêtes bizarres (La belle et la bête) et les films sur la mort…Défaut de mémoire pour le nom.  C’est malheureusement ça vieillir.

24 juin 2021

J’ai vraiment une tête de cochon. Je sais que je suis sous la censure absolue parce que j’ose parler de pédérastie (amourajoie) alors que les féminounes ratissent les codes de loi afin de trouver moyen de s’en prendre aux formes de rapports sexuels qui ne leur plaisent pas.

Je crois qu’elles devraient plutôt voir de bons psychologues pour solutionner leur problème émotif. Ce serait plus constructif pour elle que de chercher à se venger.

Quand tu es violé, tu n’as pas à avoir honte ou te sentir coupable puisque cela revient à ton agresseur et non à toi, la victime. Par contre, un viol, ça n’existe pas sans pénétration et sans violence. Un attouchement n’a rien de comparable à un viol. Malheureusement, les juges façonnent leur sentence de manière à soigner un peu leur popularité. Notre société n’évolue pas , elle régresse puisqu’elle est dominée par les deux extrêmes : les conservateurs et les radicaux dits progressistes.

En fait, dans la réalité, les rapports sexuels, les pensées sexuelles sont extrêmement minoritaires quant au temps global que l’on vie quotidiennement.

Je me considère comme était obsédé par le sexe, à cause de ce que j’écris et le nombre impressionnant d’hommes qui me contactent, et pourtant, cela n’occupe qu’une très petite quantité de mon temps de vie.

Quand il y a trop de sexe, la vie n‘est plus agréable.  C’est une autre forme de prison. Et, le sexe sans amitié n’est absolument pas une richesse.

En réalité, l’important c’est le sentiment qui entoure les rapports sexuels, l’amitié, l’amour, la fascination.

Radioactif 75

juin 23, 2021

Radioactif 75

24 Août 2007

Québec : Afghanistan.    

Si le Québec était indépendant, nous ne serions pas en guerre en Afghanistan.  Une des caractéristiques fondamentales de l’État du Québec devra être son caractère de non-violence.  Il est bien évident que si on prend des engagements, ils devront correspondre à nos valeurs. 

Il n’y a pas que l’économie et le commerce qui comptent, même s’ils sont essentiels à notre bien-être. 

Si l’on veut établir la démocratie, il faudra éliminer la censure…


24 Août 2007

La lutte au forum.


Même si on adorait nos parents, nous étions bien contents quand ils s’absentaient un peu parce qu’enfin on pouvait se livrer à tous les jeux interdits : la lutte ou la guerre des élastiques. 

Nous étions six gars et bien évidemment notre jeu favori, c’était la lutte. 

Maman venait à peine de quitter la maison que la cuisine se transformait en arène.  Le jeu se poursuivait jusqu’à ce qu’il en ait un qui se mette à brailler.

Nous savions quand même modérer nos ardeurs.  Je me choquais souvent contre moi-même parce que j’étais moins fort que les autres. Ça m’humiliait. 

Quant aux élastiques, nous nous faisions des forts et nos projectiles étaient les élastiques, les mêmes dont on se servait pour tenir nos bas. 

Dans un de ces combats, nous avons blessé la gardienne à un oeil.

24 Août 2007

Un jeu, c’est un jeu.         

Même si maman avait raison de combattre la violence entre nous, pour nous, les jeunes, lutter c’était juste mesurer notre force et nos talents d’acteurs.

Nous avions la sagesse de faire la différence entre un match de lutte et une chicane.  Fallait être fort, mais ne pas blesser. 

C’était comme quand je disais ma messe, je savais très bien que je n’étais pas curé ou quand on jouait aux docteurs, les maladies entre les deux jambes n’étaient qu’une façon d’assouvir notre curiosité.  Il n’y a que les adultes qui aient l’esprit assez tordu pour y voir assez de mal pour penser que ça nous traumatise.  C’est possible seulement s’il a violence. 

Heureusement, chez les jeunes, le sexe est une pensée sur un million.  Nous n’étions pas encore assez stupides pour croire qu’une caresse ça fait mal.  Un jeu, c’est un jeu. 

Quoiqu’on en dise certains, aujourd’hui.  Pas étonnant que nos sociétés soient aussi paranoïaques. Pour défendre une chasteté débile, on est prêt à oublier toute forme de compassion.  Aimez votre prochain comme vous-mêmes pour l’amour de Dieu… belle hypocrisie !

Radioactif

juin 22, 2021

Radioactif  74

24 Août 2007

Masochistes ?       

Sommes-nous des masochistes ? Il fut un temps où l’on craignait que le Royal 22è se tourne en faveur de l’indépendance si ça brassait trop entre les Québécois et les fédérastes.  Est-ce une des raisons pour laquelle nous sommes en Afghanistan ?

Même si ça l’air paranoïaque et invraisemblable, la question demeure.  Si on a pu tuer des milliers de personnes pour le pétrole en Afrique peut-on croire que l’on hésiterait de manipuler les événements ?  Est-il vrai que Bush et Ben Laden ont des fonds communs dans les mêmes compagnies pétrolières ? 

Si c’est le cas que faisons-nous là-bas ?  À qui profitent ces guerres ?  Quels étaient les intérêts de ceux qui ont perpétué les événements du 11 septembre?  Une vengeance entre riches ? 

Est-il vrai que des projets d’initiés entouraient ces événements ?  Ces guerres auraient-elles pu être déclenchées sans les événements le 11 septembre ?  Les gens font-ils la différence entre l’OTAN et l’ONU?  Quand pourrons-nous connaître la vérité?  Elle est essentielle.  

24 Août 2007

Médias-Afghanistan.       

Ce ne sont pas les combats en Afghanistan qu’on veut voir comme dans les arènes romaines, mais à quoi servent nos sous pour établir la démocratie et combattre pour l’égalité de tous les êtres humains, hommes et femmes. 

Que l’armée permette la construction d’écoles, que la population ait tout ce qui est nécessaire pour évoluer et se développer, personne ne peut remettre un tel idéal en cause. 

Cependant, si ces vies et nos sous nourrissent la richesse des Seigneurs de la guerre ou les producteurs de pavot, il faut cesser immédiatement d’appuyer cette initiative. 

Nous ne sommes pas des Américains pour confondre les intérêts de la nation avec ceux des pétrolières ou des multinationales.  Il faut savoir qui sont les Talibans ? Qui les fournit en armes et en argent ?  Ben Laden était-il encore un agent de la CIA en septembre 2001? Ce sont les vraies questions que nos parlements doivent commencer à se poser. 

Quelles superpuissances profitent de cette situation ?   Les guerres servent toujours des intérêts économiques, même sous le masque de religions.   

22 juin 2021

J’ai l’impression que les États-Unis et la Chine nous préparent une guerre pour très bientôt.

Si c’est le cas, la désolation de la pandémie ne sera reine à côté du désastre que constitue une guerre.

Pourquoi les humains sont les seuls animaux assez fous pour se faire la guerre?

 Il y a une bibitte dans la tête de ceux qui nous conduisent à de telles périodes de misère absolue.  Tout ça pour de l’argent et le pouvoir.

On doit mettre nos énergies à rendre la vie des humains plus belle plutôt que de créer des cauchemars.

Radioactif 73

juin 21, 2021

Radioactif  73

24 Août 2007

Agents provocateurs.     

Ce n’est pas d’aujourd’hui que le système fournit des agents provocateurs.  Le premier but n’est pas la sécurité comme on veut nous le faire croire, mais de discréditer les manifestants. 

Dès qu’il y a de la violence, les journaux foncent sur le sensationnalisme plutôt que l’information.  On va parler de nombre, de comportement, de tout ce qui est possible, sauf des motifs vrais et profonds des manifestants.  C’est ce que m’ont appris 15 ans de journalisme.  C’est aussi en se servant de mes écrits «déformés» sur la pédérastie qu’on peut miner d’un coup tout ma crédibilité. 

Plus on évolue, plus l’information est concentrée et donc dirigée par « le système».  Selon la pensée de la bourgeoisie, tant fédéraste que québécoise, le peuple est trop niais pour comprendre, il faut donc tout lui expliquer ce que nous voulons qu’ils comprennent «selon nos intérêts». 

Il suffit d’un manifestant violent pour faire oublier la raison première d’une manifestation. 


24 Août 2007

La GRC au Québec …      

La Gendarmerie Royale du Canada a été reconnue coupable au Québec d’avoir volé la liste des membres du Parti Québécois, d’avoir incendié une grange dans un repère du FLQ, d’avoir posé des bombes au nom du FLQ, même l’agent Samson a sauté avec sa bombe, etc. 

C’est seulement qu’après tant de faits que l’on a découvert et rendu public les jeux de la police fédérale au Québec.  La pointe de l’iceberg. 

Qu’est-ce que le gouvernement du Québec attend pour interdire cette police-bandit sur le territoire du Québec ? 

Comment peut-on être en sécurité quand on apprend que les pires coups de cochon sont faits par la police fédérale qui domine encore nos services policiers?   

Pourquoi des policiers acceptent-ils ces missions ?  Notre système est entre les mains des profiteurs à l’échelle mondiale, des gens qui ne reculent pas devant les guerres ou les assassinats pour défendre leurs avoirs. 

Paranoïa non, réalité.

20 juin 2021

Plus je lis, plus je suis persuadé que je vais devoir finir ma vie au cours d’un conflit armé entre les grandes puissances qui ne pensent qu’à leurs intérêts. C’est incroyable le nombre de malades mentaux qui dirigent des pays maintenant.

Je crois que les citoyens devraient refuser de payer des impôts qui servent le militaire. Nous n’avons pas à nous entretuer pour garnir le portefeuille des bourgeoisies qui dominent par le monde.

Il faut revoir les mesures pour s’assurer qu’une guerre mondiale soit impossible.

Le but premier de nos sociétés doit être le bien-être de chaque citoyen.

Radioactif 72

juin 20, 2021

Radioactif  72

22 Août 2007

Notre langue : toujours en danger.     

Tant que le Québec ne sera pas un pays, des anglophones ou des immigrants tenteront de briser la loi 101(104). 

S’ils veulent absolument apprendre l’anglais pourquoi ces arrivants ne s’en vont-ils pas à Toronto ? 

Cette fois, on a pas besoin de dessin, la charte canadienne de Trudeau a été créée seulement pour empêcher que la Charte québécoise de la personne ait priorité au Québec.; même si la charte québécoise est plus complète. 

En 40 ans, jamais ce combat ne fut sur le point d’être solutionné. L’assimilation anglaise est galopante dans toutes les provinces du Canada et si les fédérastes parviennent à trouer encore les lois linguistiques, M. Godbout aura raison : nous disparaîtrons sous peu. 

Il ne faut pas seulement attendre le jugement colonialiste de la Cour Suprême, mais exiger de rétablir la loi nonobstant sur la langue de façon permanente. 

Harper à beau dire que le Québec est une nation pour déculotter le Bloc Québécois, cela ne protège pas l’essentiel : notre langue et notre culture.  Tant que nous ne serons pas un pays républicain, nous n’arriverons jamais à nous faire respecter. 

19 juin 2021

Le sens fondamental de cette chronique est que très peu de choses changent et cela prend une éternité ou une crise.

On vient juste de s’apercevoir que l’existence du français en Amérique, voire même au Québec, est en danger plus que jamais.

Si on veut que le Québec demeure francophone, il faut que le Québec soit le seul à détenir les leviers nécessaires sur son territoire. 

La souveraineté culturelle sur son territoire doit être pleine et exclusive puisque le passé nous prouve que le Canada est un pays anglophone  qui prendra tous les moyens à sa portée pour détenir le pouvoir linguistique majoritaire et que la disparition du français ne le préoccupe pas vraiment, sauf en période d’élection.

La loi de Mme Joly devrait être implantée dans les communautés francophones hors-Québec en durcissant la loi sur le bilinguisme. Le taux d’assimilation démontre clairement que la francophonie au Canada est constituée d’îlots qui subsistent grâce à l’héroïsme des mouvements de défense du français.

Quand j’ai travaillé à l’extérieur du Québec, j’ai été à même de constater que l’on ment aux Québécois quant à l’importance du français en dehors de ses murs. Que l’on fasse ce que l’on voudra, le Canada est et restera un pays anglophone et le Québec doit survivre à l’assimilation,  s’il ne veut pas devenir un gros îlot folklorique francophone comme ailleurs au Canada.

Je ne comprends pas pourquoi on n’accepte pas l’idée d’un Québec laïc et francophone, lié au Canada par l’économie. C’est le projet initial de René Lévesque et même de Robert Bourassa. Si les francophones du Québec se divisent encore entre partis politiques, sa disparition est évidente.

Tout sert à l’assimilation. Prétendre qu’il faut être bilingue pour un travail, l’immigration, l’anglais à la télévision, les noms d’entreprises en anglais, les cegeps anglophones sur proportionnés, etc.

Plus jeune, j’interdisais à mes fistons d’écouter la télévision en anglais pour qu’ils apprennent le français. Le français est une langue difficile à maîtriser alors qu’on apprend l’anglais en quelques mois, seulement à écouter la télévision dans cette langue.

Le plus vieux m’a souvent reproché cet interdit, mais aujourd’hui, il a 54 ans et il parle encore français, même s’il est depuis plus de 30 ans en Ontario.  Il sait aussi l’anglais qu’il a appris très rapidement.

J’étais contre la loi 22 parce qui selon le titre, cette loi faisait du français la langue du Québec, mais les articles de la loi continuaient d’assurer une assimilation garantie. J’arrivais de l’Ouest canadien et je savais comment on utilise de servir les clients en anglais et de faire attendre pour être servi en français est efficace pour forcer l’assimilation.

Sauver le français maintenant entraînera automatiquement une guerre en le Canada anglais qui protégera la fausse minorité anglophone de Montréal et les gens qui veulent absolument que le Québec demeure une bulle francophone an Amérique du Nord.

Si on veut un Québec français et qu’Ottawa refuse que l’on ait l’exclusivité des règles sur notre territoire, il ne reste qu’une seule solution : l’indépendance.

Radioactif 71

juin 19, 2021

Radioactif 2021

22 Août 2007

Censure = dictature.        

La censure est le premier geste de dictature.

C’est un manque de confiance dans l’intelligence des gens.  Elle existe depuis toujours. 

Dans un de mes deux voyages sur le pouce d’un bout à l’autre du Canada, j’ai pu constater que c’est un instrument politique. 

C’était à Edmonton, Alberta, je fus invité à participer à une émission de radio pour présenter le point de vue d’un écrivain québécois.  J’ai dénoncé la bourgeoisie francophone qui faisait que les habitants hors-Québec avaient plus de contact avec la France qu’avec les Québécois. 

Ce snobisme culturel permettait de nous tenir à distance les uns des autres.  Pendant qu’on crachait sur notre accent, on empêchait nos doléances de s’exprimer dans les autres provinces du Canada.  Ainsi, on ne savait pas pourquoi au Québec, on voulait devenir un pays. 

Quelques mois plus tard, je recevais une lettre de Jeff Brown et son épouse, m’Informant qu’il passerait la Noël au Québec.  Ils avaient été congédiés tous les deux pour m’avoir cédé les ondes quelques minutes.  

Et, on va montrer aux autres dans le monde, ce qu’est la démocratie.  J’ai dénoncé la situation, mais personne n’a bougé. 

18 juin 2021

La ruse des fédéralistes pour combattre le Québec francophone et laïc est invraisemblable.

Pendant que le Canada se donne en exemple pour la liberté d’expression, c’est un petit groupe de juges de la Cour suprême du Canada qui décideront bientôt si le Québec a le droit de légiférer pour s’assurer que l’État soit catégoriquement laïc chez les fonctionnaires en état d’autorité.

L’infâme de la situation c’est la propagande faite pour mépriser le Québec, car avec la loi 21, aucune religion n’a le droit d’avoir de signes religieux pour les employés de l’État en autorité. C’est un  compromis pour mettre fin aux chicanes de religions.

Pendant qu’on traite le Québec de raciste à cause de cette loi, en Ontario, il y a eu l’assassinat de toute une famille musulmane, sauf un survivant un petit garçon de  neuf ans et à Toronto il y a eu des attaques contre une mosquée.

La loi 21 existe pour prévenir ces gestes débiles. Une musulmane peut porter le voie dans l’espace public et si on l’invective, elle peut porter plainte pour harcèlement. Où est l’islamophobie?

Il faudrait faire une différence entre religion et prosélytisme.

Radioactif 70

juin 18, 2021

Radioactif 70

21 Août 2007

L’autel de Gaston St- James.    

Mon père avait engagé un individu charmant, Gaston St-James, pour s’occuper avec lui du magasin général, en plus ou avant, je ne le saurais le dire, qu’il engage M. Charles Bergeron (notre conteur) pour diriger la boucherie.  Ce dernier était tellement bon que ce service existe encore à Coaticook …surtout les saucisses. 

Gaston a décidé de me faire un cadeau.  Il a fabriqué dans le bois, à la main, ce qui fut le plus beau cadeau dans mon enfance (à part les lunettes d’approche de mon oncle Rosaire Gonthier pour regarder les étoiles) : un autel.  

J’ai commencé à dire mes messes, mais l’adolescence a eu raison de ma foi enfantine.  Au moins, ça faisait plaisir à maman.  Elle pouvait croire ainsi qu’elle aurait un jour «son prêtre» parmi ses six garçons bien vivants… 

21 Août 2007

Dr Mailloux, en France.   

Bonne nouvelle !  Le Dr Mailloux sera bientôt importé en France. 

C’est malheureusement une farce.  Il pourra continuer ici à raconter ses imbécilités sur la castration chimique.  Il a trouvé dans la droite une terre fertile.  Depuis qu’il n’a plus de jambe, Mailloux rêve que les hommes n’aient plus de couilles.   Bonne chance la France !  Vous pouvez l’avoir, je m’y objecte pas du tout…       


21 Août 2007          
Les 2 grands moules.

On serait porté à croire qu’il n’y a que deux grands moules pour l’Homme.

Celui de l’amour, de l’idéal, du sexe, de la liberté, de la création, du plaisir, de la non-violence, du partage, de l’Évangile, du masochisme.

Celui de l’argent , de la violence , de la domination, du sacrifice , du vide de sens, du profit , du mensonge , de l’hypocrisie, du meurtre légal et illégal, de la Charia , de la Torah et de la Bible , du sadisme.

Est-ce une réalité ou un leurre ?  Y aurait-il une troisième voie ?  

17 juin 2021

Dans quelques jours je recevrai les copies de mon livre, Un sourire arraché à l’enfer,  tome 1, dans lequel je raconte ma fin comme journaliste de la Tribune de Sherbrooke et dans lequel je reprends position pour le droit à la pédérastie (amourajoie), tout en condamnant la pédophilie. J’ajouterais l’interdiction de la pénétration avant 14 ans.

Certains m’haïront encore un  peu plus. Je me demande si cette fois on trouvera au moins une librairie qui acceptera de le vendre.

On m’enverra aussi 20 copies de plus de mon autre livre  De la pudeur à la paranoïa que je continue d’envoyer pour exposer mon point de vue sur la nécessité d’une plus grande tolérance et des cours sur la sexualité à l’école.

Évidemment, puisque je ne vends pas un livre, je les fais parvenir aux média ainsi qu’aux autorités qui sont capables de changer quelque chose, même si je n’y crois plus du tout.

Les religions ont tellement pervertis les âmes qu’il n’y a aucun moyen de faire valoir un autre point de vue que le leur. On se fiche des découvertes scientifiques et encore plus de ce que je pense. Et après ? Moi, dans quelques mois ou quelques années, je ne serai plus qu’un oubli de plus dans notre mémoire collective.

J’essaie de visualiser le trou que je constituerai et c’est difficile de se sentir rien, de ne plus être connecté à la mouvance que constitue la vie. Caput!   Je serai un cadavre que l’on incinéré et un peu de cendres que l’on dépose dans le cimetière de Barnston. Ceux qui s’occuperont de mes affaires devront se demander que faire de tous ces livres non vendus que j’ai à la maison d’autant plus que je suis maintenant un pur inconnu pour presque tous les vivants.

En fait, ma vie aura été un combat inutile à long terme, mais qui m’aura permis de me faire croire que j’ai eu une certaine valeur sociale durant une période de la conquête de l’émancipation du Québec. J’ai eu beaucoup d’expériences diverses ce qui constitue une mémoire illimitée à revisiter.

Malheureusement, nous nous aurons débarrassé des religions, mais nous serons encore prisonniers de ce qu’elles ont de pernicieux, c’est-à-dire leur morale sexuelle contre nature pour ce qui est des gais. On n’y échappera jamais.

Ceux qui veulent vivre en dehors de leur bêtise devront le faire comme tous ceux qui ont voulu vivre leur nature profonde : vivre en hypocrite.

Ce matin, j’ai découvert une autre façon de voir pourquoi mes écrits sont interdits en lisant une chronique de Sophie Durocher, dans le Journal de Montréal..  

Elle nous apprend qu’une sanction disciplinaire a été donnée à une enseignante de Toronto pour avoir distribué dans son cours un passage de Jacques Prévert dans lequel le mot « esclavage » est utilisé à double sens, comme si à 16 ans tu ne peux pas être assez intelligent pour commencer à savoir qu’en poésie le mot peut avoir différents sens. Même si la symbolisation est un phénomène qui n’arrive pas avant 20 ans, cette faculté peut commencer à être développée avant.

On devrait fermer la ville de Nantes en France parce qu’on y relate l’apport français à l’esclavage. Une chose que j’ignorais avant de m’y rendre  et qui m’a révélé une évidence.  Comment peut-on nous tenir dans une telle ignorance?

En fait, il y a un lien entre le discours féminoune antisexuel et la lutte à tout ce qui ressemble à la défense de parler de sujets qui ont construit notre histoire et qui aujourd’hui sont vus d’u autre œil. On essaie de redéfinir une nouvelle morale qui éliminera les fautes passées, mais dont la transposition dans la vie réelle est carrément stupide. Être trop purs cache simplement ton goût hypocrite envers tes perversités.

Malheureusement, on ne peut pas changer le passé et la connaissance de ce passé nous permet d’avoir un esprit plus critique par rapport à notre monde d’aujourd’hui.  Vivre comme au premier temps de la Bible en 2021, c’est un dérapage psychologique fondamental qui nous indique que certains ne pourront jamais échapper aux billets cognitifs qui ont sculpté leur « moi », même si la réalité est telle que leur mode de vie est carrément schizophrénique.

Radioactif 70

juin 17, 2021

Radioactif 70

21 Août 2007

L’autel de Gaston St- James.    

Mon père avait engagé un individu charmant, Gaston St-James, pour s’occuper avec lui du magasin général, en plus ou avant, je ne le saurais le dire, qu’il engage M. Charles Bergeron (notre conteur) pour diriger la boucherie.  Ce dernier était tellement bon que ce service existe encore à Coaticook …surtout les saucisses. 

Gaston a décidé de me faire un cadeau.  Il a fabriqué dans le bois, à la main, ce qui fut le plus beau cadeau dans mon enfance (à part les lunettes d’approche de mon oncle Rosaire Gonthier pour regarder les étoiles) : un autel.  

J’ai commencé à dire mes messes, mais l’adolescence a eu raison de ma foi enfantine.  Au moins, ça faisait plaisir à maman.  Elle pouvait croire ainsi qu’elle aurait un jour «son prêtre» parmi ses six garçons bien vivants… 

21 Août 2007

Dr Mailloux, en France.   

Bonne nouvelle !  Le Dr Mailloux sera bientôt importé en France. 

C’est malheureusement une farce.  Il pourra continuer ici à raconter ses imbécilités sur la castration chimique.  Il a trouvé dans la droite une terre fertile.  Depuis qu’il n’a plus de jambe, Mailloux rêve que les hommes n’aient plus de couilles.   Bonne chance la France !  Vous pouvez l’avoir, je m’y objecte pas du tout…       


21 Août 2007          
Les 2 grands moules.

On serait porté à croire qu’il n’y a que deux grands moules pour l’Homme.

Celui de l’amour, de l’idéal, du sexe, de la liberté, de la création, du plaisir, de la non-violence, du partage, de l’Évangile, du masochisme.

Celui de l’argent , de la violence , de la domination, du sacrifice , du vide de sens, du profit , du mensonge , de l’hypocrisie, du meurtre légal et illégal, de la Charia , de la Torah et de la Bible , du sadisme.

Est-ce une réalité ou un leurre ?  Y aurait-il une troisième voie ?  

17 juin 2021

Dans quelques jours je recevrai les copies de mon livre, Un sourire arraché à l’enfer,  tome 1, dans lequel je raconte ma fin comme journaliste de la Tribune de Sherbrooke et je que je prends position pour droit à la pédérastie, tout en condamnant la pédophilie. Certains m’haïront encore un  peu plus. Je me demande si cette fois on trouvera au moins une librairie qui acceptera de le vendre.

On m’enverra aussi 20 copies de plus de mon autre livre  De la pudeur à la paranoïa que je continue d’envoyer pour exposer mon point de vue sur la nécessité d’une plus grande tolérance.

Évidemment, puisque je ne vends pas un livre, je les fais parvenir aux média ainsi qu’aux autorités qui sont capables de changer quelque chose. Je n’y crois plus du tout. Je crois que les religions ont tellement pervertis les âmes qu’il n’y a aucun moyen de faire valoir un autre point de vue que le leur. On se fiche des découvertes scientifiques et encore plus de ce que je pense. Et après ? Moi, dans quelques mois ou quelques années, je ne serai plus qu’un oubli de plus dans notre mémoire collective.

J’essaie de visualiser le trou que je constituerai et c’est difficile de se sentir rien, de ne plus être connecté à la mouvance que constitue la vie. Caput!   Un cadavre que l’on incinéré et un peu de cendres que l’on dépose dans le cimetière de Barnston. Ceux qui s’occuperont de mes affaires devront se demander que faire de tous ces livres non vendus que j’ai à la maison d’autant plus que je suis maintenant un pur inconnu pour presque tous les vivants,

En fait, ma vie aura été un combat inutile , mais qui m’aura permis de me faire croire que j’ai eu une certaine valeur sociale durant une période de la vie de l’émancipation du Québec. Malheureusement, nous nous serons débarrassés des religions, mais nous serons encore prisonniers de ce qu’elles ont de pernicieux, c’est-à-dire leur morale sexuelle contre nature pour ce qui est des gais. On y échappera jamais. Ceux qui veulent vivre en dehors de leur bêtise devront le faire comme tous ceux qui ont voulu vivre leur nature profonde  : vivre en hypocrite.

Radioactif 69

juin 17, 2021

Radioactif 69

21 Août 2007

Qui nous dirigent ?          

Il est impossible de vivre dans un pays vraiment démocratique si on n’a pas une liberté absolue de dire ou d’écrire ce que l’on veut, sans censure. 

Bien évidemment, il faut régir les cas de diffamation, mais même là, on ne doit pas pouvoir interdire avant le fait de le dire ou de l’écrire. 

Il s’agit de faire prévaloir le droit à la vérité

Par exemple, il faudrait savoir s’il est vrai que le grand Ben Laden a des liens directs avec la famille Bush.  Est-il vrai que les deux ont des intérêts dans les mêmes compagnies de pétrole $ ? C’est une vérité importante, essentielle, pour juger de notre intervention en Afghanistan. 

Si le grand Ben était de la CIA qu’est-ce qui nous prouve que les événements de septembre ne sont pas survenus parce que c’était dans l’intérêt supérieur des pétrolières? 

La guerre pour se procurer de l’énergie ne fait que commencer.  Moins il y aura de richesses, plus les pays seront surpeuplés, plus il y aura de misère, car la richesse est concentrée entre les mains d’une toute petite minorité planétaire qui a su agripper les pouvoirs politiques et militaires.  

À quand un monde fait pour le monde ? 

15 juin 2021

C’est une journée très importante pour le Québec, mais que l’on reconnaisse que le Québec est une nation francophone n’est peut-être que du vent.

Les politiciens ont absolument besoin de nous pour avoir une majorité;   alors on peut présenter des projets de lois qui mourront au feuilleton après les élections prévues pour le début de l’automne.

Ce n’est pas grave puisque la Cour suprême du Canada continuera probablement d’appliquer la même haine du Québec que Pierre-Elliot Trudeau. On peut s’y attendre déjà en ce qui concerne la loi 21. On fera la même chose plus tard avec la loi 96.

Si jamais les intentions sont sincères et que l’on commence à comprendre la nécessité de respecter l’identité québécoise, c’est merveilleux.

Je me garde une petite gêne puisque le fédéral a toujours fait autrement que son discours officiel. Trudeau ne cesse de nous répéter que de toute façon la Cour suprême tranchera, ce qui n’augure rien de bon si on se fie au passé.

Ce serait un bon moyen pour le fédéral de demeurer hypocrite, faire des lois qui seront démolies par la Cour suprême. Il ne restera qu’à pleurer et s’excuser.

Mais si le French power est vraiment  le gouvernement Trudeau actuel et qu’il protège le français pour vrai, on peut parler de changement historique.

Radioactif 68

juin 15, 2021

Radioactif  68

Août 2007

Le vol de Montebello.      

Qu’est-ce qu’un vol légal ?  C’est quand on se sert de nos impôts pour défendre des dirigeants tellement impopulaires que tu doives monter des barrières pour les protéger. 

Si nos gouvernements nous consultent et respectent le désir de la majorité, ils n’auront pas besoin de dépenser des millions pour protéger ceux qui nous dirigent.  Mais, ce n’est pas le cas, parce qu’ils protègent les intérêts des multinationales et plus particulièrement des pétrolières. 

Dépenser des millions pour organiser des guerres, la protection des plus riches, de ceux qui se fichent que le reste de l’humanité crève de faim ou de misère pourvu qu’ils fassent leurs profits, c’est ça un vol légal, détourner l’argent de nos impôts pour servir les intérêts d’une petite «clique». 

Ce sont eux les vrais criminels de notre planète.


21 Août 2007

Violence organisée ?      
La violence ne conduit nulle part, sauf à d’autres violences de plus en plus grandes et barbares. 

Malheureusement, nos systèmes politiques semblent avoir l’art de devoir attendre les crises extrêmes avant de réagir.  Mais, on ne nous dit pas que c’est parfois le système lui-même qui organise les situations violentes pour faire éclater le bobo. 

En 1972, quand je me suis rendu en France, nous étions intéressés de constater sur place l’efficacité de ces manifestations qui recommençaient comme en mai 1968.  Une explosion que les autorités n’avaient pas vu venir. 

Or, mon groupe relevait du bureau du premier ministre de la France.  Quelle ne fut pas ma stupéfaction d’apprendre de la bouche même de certains députés ce qui devait se dérouler durant la journée.  Ce fut la première fois où je me suis demandé si le FLQ pouvait être ainsi manipulé par le gouvernement Trudeau.  Les événements d’octobre le confirme quasiment.  Les acteurs étaient certainement convaincus, mais on les a laissé agir, sachant qu’on contrôlait déjà la situation.

On a appris plus tard que les terroristes ou manifestants étaient des policiers , des barbouses. 

Dans ma visite à Bordeaux Beach, on m’a parlé qu’advenant un Oui à l’indépendance, on avait déjà prévu un scénario appelé « Pathfinders ».  Il devait ressusciter la violence au Québec pour justifier une nouvelle occupation militaire du Québec.  Pendant ce temps, certains s’exerçaient militairement pour intervenir au Québec. Mon ami de route fut approché pour en faire partie.

En 1996, les autorités ont tout fait pour ramener le FLQ, mais un FLQ non seulement infiltré, mais dirigé par la police.

Quand je suis allé en prison, par hasard à cette époque, le chef de l’endroit où j’étais détenu était un libéral, bizarrement un gars d’East Angus comme dans mon piège à la rédaction dans les années 1970. 

On m’a d’abord identifié comme un révolutionnaire et j’ai réussi à avoir le respect de tous, après bien des engueulades avec le chef du lieu.

Le message le plus frappant fut quelqu’un qui m’a dit de ne plus faire de politique si je ne voulais pas être le deuxième docteur Ferron. On sait que le Dr Ferron a été le négociateur quand on a retrouvé les Rose et qu’on l’a retrouvé mort sur un banc dans un parc. On a prétendu qu’il s’était suicidé.

Le Dr Ferron a toujours prétendu que les événements d’octobre avaient été organisés et planifiés par Pierre-Elliot Trudeau. Mon ami Raoul Roy, l’écrivain, que l’on considérait comme le penseur de la première vague du FLQ, pensait exactement la même chose.

Avec ce qui se passe maintenant, on saura bientôt si Justin est comme son père ou s’il veut passer à l’histoire comme celui qui a réussi à consolider l’unité nationale en ayant une très grande ouverture pour le Québec, soit le contraire de son père qui faisait de l’urticaire juste à entendre le mot Québec nationaliste.

Si on accepte le  Québec comme une nation francophone, laïc, démocratique et progressiste, le Québec pourrait devenir une « bulle » à l’intérieur du Canada et réaliser la prédiction d’Yvon Deschamps, un Québec fort, dans un Canada uni.

Mais, pour que cela arrive, le Canada devra cesser son « Québec bashing » et accepter qu’il puisse exister des gens intelligents en dehors des WASP et qui ont une culture différente. 

Radioactif 67

juin 14, 2021

Radioactif 67

20 Août 2007

Léonard B.  

Petit, tout était jeux.  Je n’avais qu’un petit problème : mes émotions.  

J’étais autant en amour avec mes institutrices qu’avec ma mère.   Ma petite allure fluette faisait en sorte que certains essayaient de me casser.  Malgré ma faiblesse, si je n’étais pas un attaquant, je savais me défendre.  Je mangeais beaucoup de coups, puis, j’éclatais.         

Un jour, dans une de mes chicanes, un de mes petits voisins se fit casser la jambe.  Ce fut alors des effusions à n’en plus finir et le début d’une très grande amitié qui prit fin quand le petit Beauchesne quitta Barnston pour Granby. 

Chez lui, tout était création.  On avait non seulement construit une cabane, mais aménagé un petit lac. 

Cette amitié si solidement ancrée dans la poésie fut le point de départ de Réjean, petit récit qui est devenu une lettre d’amour pour un petit gars que je connaissais alors et qui s’appelait Réjean.  Le texte fut lu aux Ateliers des inédits, à Radio-Canada.  J’avais alors comme aujourd’hui les amours faciles.

20 Août 2007

Chez les Chabot.  

Un jour, mon père nous amena à Baldwin’s Mill, chez les Chabot. Nous étions encore très jeunes, et, je ne sais trop pourquoi, nous avons décidé de retourner seuls, sans attendre, à Barnston.  Évidemment, nous nous sommes écartés et mon père a eu toutes les misères du monde de nous retrouver. 

Finalement, quelques heures plus tard, une vieille dame anglaise nous accueillit et avisa la famille de sa trouvaille. 

Inutile de dire que nous avons goûté au petit fouet pour nous récompenser d’être partis sans permission. 

Nous étions loin d’être des enfants battus.  Mon père ne nous frappait jamais au visage ou à un endroit dangereux, mais les fesses quand il nous attrapait, en mangeait toute une. 

Habituellement, c’était maman la gendarme, mais quand ça ne suffisait pas, elle avertissait papa.  À partir de là, c’était du sérieux.  On ne pouvait pas se moquer de sa force. Il avait été champion boxeur et la terreur de Magog-est. 

Mes parents étaient des êtres formidables.

13 juin 2021

La majorité des humains sont en soi des êtres formidables. Les institutions en font parfois des êtres abominables. La jalousie, l’amour sans limite du pouvoir et de l’argent sont les pires sentiers qui conduisent à la haine. Très souvent les discriminations sont les produits directs des religions.

Le Canada qui se donne toujours en exemple en aurait beaucoup à apprendre du Québec pour devenir plus tolérant.  Actuellement, après l’horrible carnage de London, on commencera encore une fois à crier à l’islamophobie, oubliant que le Québec a su égaliser le droit de toutes les religions à travers sa loi 21.

L’islamophobie est le produit direct des guerres de religions au Moyen-Orient qui se sont transposées ici.  S’il n’y avait pas eu Charlie Hebdo, Nice, Londres, l’État islamique, l’islamophobie ne se serait pas répandue. On dirait que les autorités sont mentalement trop limitées pour comprendre que la haine engendre la haine.

Le meilleur moyen de propager l’islamophobie est de contester la loi 21 alors que la très grande majorité des gens au Québec sont d’accord avec elle. Il faut séparer l’état (le politique) des religions.  

En contestant la loi, on s’assure que l’on en reparlera et plus on en reparlera plus on a de chance de tomber sur une personne dérangée sombrera dans la violence et encore une fois on recommencera le même schéma de mettre la faute sur le dos du voisin.

La loi 21 interdit des signes religieux dans l’exercice des fonctions en autorité et cela s’applique à toutes les religions.

Toutes les musulmanes peuvent porter le voile dans l’espace public. Des lois contre le harcèlement les protègent contre ceux qui ne savent pas leur reconnaître ce droit.

Si tous apprennent à se respecter dans leurs différences et à respecter les règles de la société, l’islamophobie, le racisme et la haine des différences sexuelles n’existeront plus ou du moins seront des exceptions à la règle.

On ne peut pas revivre le passé, mais on peut changer le présent.

Radioactif 66

juin 13, 2021

Radioactif  66

20 Août 2007

Saint-Nicolas.

J’ai eu beaucoup d’aventures parce que je porte la barbe.  Certains enfants s’engueulaient avec leurs parents qui s’efforçaient de leur faire comprendre que je suis seulement un type qui ressemble au Père Noël et non le vrai. Ces faits furent extrêmement nombreux et très amusants. 

Dommage que pour certaines mamans, la peur des pédophiles les rend tellement paranoïaques qu’elles privent leurs enfants d’un bonheur bien innocent soit d’avoir vu le Père Noël, en dehors de la nuit de Noël. 

Un jour, en autobus à Montréal, j’ai dû sous l’œil et l’oreille amusés des moniteurs, expliquer à un petit bonhomme ce que je faisais à Montréal.  Les vacances, c’est bien beau, mais où avez-vous mis votre bedaine ?  Comment expliquer qu’elle fond durant l’été et prend des proportions d’our blanc durant l’hiver? 

Une autre fois, j’ai fait Saint-Nicolas, le grand-père du Père Noël.  J’ai niaisé, car je ne savais pas de quel pays venait cette légende et qui était le Père Fouettard.  Mais, à cause des regards émerveillés des enfants, ce fut une aventure extraordinaire. 

Je n’y suis pas retourné la deuxième fin de semaine, car je me sentais exploité. Je l’ai regretté.


20 Août 2007

Le Père Noël, à Magog.   

Le Père Noël n’a pas occupé tout l’espace prévu dans mon enfance, même si j’étais la naïveté incarnée. 

Nous nous étions rendus de Barnston à Magog, voir passer le vieillard sur la rue Principale, dans le bas de la ville de Magog, où habitait mon grand-père, Napoléon Simoneau. 

Le Père Noël lançait des bonbons aux enfants derrière le traîneau.  La gourmandise et d’être emporté par la frénésie de la parade ont fait en sorte que nous sommes arrivés plus tard que prévu chez mon grand-père. 

Pour nous punir, papa a fait semblant de partir sans nous.  Je me rappelle encore le désarroi sans limite qui nous habitait en courant derrière son petit camion.  Quel geste d’abandon!  Ce n’est pas que papa ne nous aimait pas, bien au contraire, mais il voulait faire réaliser qu’il n’est pas toujours possible d’être en retard. 

On avait le nombril encore solidement attaché à nos parents qui furent des êtres extraordinaires. 

Le Père Noël a ensuite perdu des plumes au fur et à mesure que je vieillissais comme tous les enfants normaux du monde


20 Août 2007

Père Noël 2.

Pour moi, Père Noël rimait avec cadeau. 

Quand Ti-Charles Bergeron le fit, la mise en scène était tellement excellente que je n’y vis que du feu ; mais quand M. Pope, dans la salle communautaire de Barnston, fit Santa Claus, j’ai vite découvert le subterfuge à cause de sa barbe qui ressemblait davantage à une vadrouille qu’à une barbe.  Même anglais, le Père Noël ne pouvait pas avoir une barbe d’aussi mauvaise qualité. 

Le Père Noël, c’est le miracle que l’on découvre dans les yeux des enfants.  Leur éblouissement.  C’est plus beau que ce qu’on peut imaginer. Des vrilles qui te percent le cœur.  Des yeux qui transpercent le silence et l’incapacité de dire en mots ce qu’ils veulent communiquer.  Un grand frémissement de l’âme devant leur extase. 

Un jour, j’ai fait le Père Noël pour la paroisse Sacré-Cœur.  Les adultes, dans leur imbécilité, avaient décidé que les filles iraient chercher leur cadeau de Mère Noël, une idée de féministe «fuckée».  Une petite Haïtienne me mangeait des yeux. Vous auriez dû la voir au moment où je lui dis :  » toi, c’est le Père Noël que tu veux voir  »  et que je l’invitai à venir chercher son cadeau.

Comment les adultes peuvent-ils être assez insensibles pour ne pas s’apercevoir que ces luttes de sexes stupides n’intéressent pas une seconde les enfants, finalement, moins débiles qu’eux.


20 Août 2007

Père Noël 3.

Puis, ce fut moi qui devins de façon plus permanente le Père Noël. 

Au début, je ne m’étais pas laissé pousser une barbe pour être le Père Noël, mais pour souligner la révolution.  On avait voulu couper la barbe de Fidel Castro. Ma barbe devait pousser tant que ma vengeance n’était pas accomplie. 

 Malheureusement, au Salon du livre à Montréal, avec «La lecture en cadeau», un petit gars décida de venir me tâter la barbe pour prouver à sa mère que j’étais le vrai Père Noël. Je me le rappelle devant sa mère, le doigt en l’air, lui dire : « Je te l’avais dit que c’est le vrai Père Noël.» 

Pourquoi les enfants ont-ils le pouvoir et le droit de venir lire directement dans nos âmes ? J’ai alors compris ma nature profonde : je ne suis pas un monstre, ni un père décadent, ni un mâle absent à travers les siècles, mais un adulte qui adore les enfants.  Jamais, je n’accepterai qu’on leur fasse mal (violence). 

C’est ainsi qu’impuissant, malgré mon amourajoie, je me suis surpris à prier pour la petite Cédrika Provencher, de Trois-Rivières.  Si elle a vraiment été enlevée par un salaud ou un psychopathe, il ne faudrait pas que je sois juge.  Je pense que j’en oublierais mes leçons de petit catéchisme. 

L’idée de faire souffrir un enfant ou un vieillard m’est totalement insupportable comme pour toute personne normale. 

13 juin 2021

Le Père Noël c’est le discours de la bonté,  du bonheur et de la non-discrimination. Qui que tu sois, le Père Noël s’occupera de toi en t’amenant des cadeaux. Toute personne est  attirée par ce qui l’accepte tel quel. Chaque enfant a un personnage qui lui a servi d’exemple. Malheureusement, il y a des pays où la guerre existe encore. T’as beau avoir un beau Père Noël, si ta maison est détruite ou si un de tes parents est mort dans un bombardement, tu vis une profonde souffrance. Le Père noël c’est la bonté d’un court moment. Une lueur d’espoir.

Les dirigeants qui entretiennent la guerre ou la pauvreté sont des anti-pères Noël. Ils sèment la misère et la souffrance. Il est urgent que notre monde comprenne que l’humanité est menacée de disparition pour rendre ces salauds encore plus riches.

Radioactif 65

juin 12, 2021

Radioactif   65

19 Août 2007

Farce de détente.  

Il y a différents types de gens : ceux qui parlent tout le temps, ceux qui écoutent tout le temps, ceux qui jugent l’autre tout le temps, ceux qui essaient tout le temps de comprendre.

Pour moi réfléchir, écrire, c’est autant sinon plus jouissant que d’éjaculer, au moins ça prend plus qu’une minute. Donc, j’ai le cerveau plus jouisseur que le zizi.


19 Août 2007

Immigration- religion.      

Les immigrants se servaient de la religion pour justifier leur fréquentation des écoles anglaises.  Les mauvais francophones refusaient les pratiques religieuses juives et musulmanes dans leurs écoles.  Il leur a donc fallu se tourner vers l’école anglaise, en attendant qu’on accorde des permis pour que certaines religions puissent enseigner leurs propres valeurs.  Des accommodements raisonnables, mais socialement du masochisme pur. 

Les anglophones rêvaient de reprendre le pouvoir perdu avec la révolution tranquille et sans les immigrants ils sont nettement inférieurs en nombre, donc, en pouvoir.  Avec l’aide d’Ottawa, ils seront bientôt aussi nombreux, sinon plus, que les francophones pure laine. 

Tout ce que l’on veut, c’est que les immigrants qui s’installent chez nous sachent déjà communiquer en français à leur arrivée et tant qu’Ottawa sera dans le portrait l’immigration servira à nous assimiler.  C’est ce qu’on voudrait bien nous faire oublier.   

19 Août 2007

Immigration-assimilation.


Qu’on le veuille ou non, la religion a un effet direct sur l’assimilation.  Si tu demandes une immigration francophone au Québec, t’es un raciste.  Mais, celui qui arrive et refuse d’apprendre le français est une victime de notre ostracisme.  Un moyen de nous culpabiliser de vouloir préserver notre identité.

Nous sommes de beaux moutons masochistes.  Au dernier référendum (le mot par excellence d’une vie démocratique), le fédéral a fait venir des juges pour assermenter de nouveaux arrivants à la condition qu’ils votent non au référendum.  Il y en a eu comme, par hasard, le petit nombre suffisant pour que les fédérastes l’emportent. 

Pendant que nos journaux francophones conspuaient Jacques Parizeau pour avoir osé dire la vérité, Stéphane Dion mijotait une loi sur le référendum donnant le droit au fédéral de choisir la question et le nombre requis de  majorité pour que l’indépendance soit acceptée.  Ce même Monsieur Dion appuyait l’idée que les territoires anglophones à l’intérieur du Québec puissent continuer malgré l’indépendance d’être des territoires canadiens. 

Je lui ai écrit à maintes reprises à l’effet que sa position était un véritable appel à la guerre civile advenant qu’un jour on ait la fierté de se dire OUI. Une position qui m’a beaucoup servi puisqu’on me tînt à l’ombre, sous prétexte de ma pédérastie, pendant qu’il nous passait ce sapin. 

Cela m’a permis d’apprendre que des projets avaient été faits pour faire renaître le FLQ, si jamais un oui l’emportait, de façon à pouvoir immédiatement sortir la loi des mesures de guerre de ces cendres. 

Ayant emporté le référendum par la peau des fesses, les fédérastes ont pris peur et ont commencé à agir plus ouvertement ce qui nous a conduit aux commandites et la Commission Gommery. 

J’avoue que j’étais trop baveux en ce sens qu’en écrivant à Jean Chrétien et Paul Martin, je leur affublais le poste de chef de la mafia légale.  Une vision ? 


19 Août 2007

Un choix de nation.         

J’ai passé une très grande partie de ma vie avec des immigrants.  Ce sont des gens fantastiques qui ont beaucoup apporté au Québec.

Évidemment, il y a des trous-du-cul chez eux comme chez nous, mais le bon l’emporte définitivement.  Ces gens viennent pour une vie meilleure comme nous souhaitons en avoir une. 

Un jour, j’ai rencontré un chef religieux musulman à Hamilton.  Il croyait probablement que j’avais beaucoup de pouvoir.  Aussi, a-t-il essayé de me convaincre qu’il nous fallait accepter au Québec une immigration parlant anglais. 

Quand il sut ma position, il me répondit qu’il faudrait que les gens de sa religion s’installent ailleurs qu’au Québec.  « Si vous ne voulez pas apprendre le français, c’est ce qu’il y a de mieux à faire.» , lui avais-je répondu.

Dans les temples, c’est loin d’être le français qu’on utilise.  Maintenant, on essaie de nous rendre coupable parce que plus d’immigrants s’installent à Toronto ou Vancouver.  Tant pis, s’ils ne veulent pas apprendre le français, ils sont mieux dans un territoire qui parle anglais. 

On n’a pas à toujours à nous comparer aux autres et se laisser mener par le bout du nez.  Nous sommes prêts à bien les accueillir, mais ils doivent s’en montrer dignes en ayant assez de respect pour apprendre la langue du pays qui les reçoit. 

En ce sens, le Québec est français et le Canada est anglais.  C’est pourquoi nous sommes une nation. 

12 juin 2021

Rien à ajouter, sinon que le temps passe et le Québec s’anglicise parce que l’on a pas encore solutionné ce problème    
  

Radioactif 64

juin 11, 2021

Radioactif  64

19 Août 2007

Nous, les mauvais .

Si vous écoutez nos dirigeants, tout ce qui ne va pas dans notre société est la faute des francophones de souche. 

Si les immigrants s’entêtent à parler anglais au Québec, terre d’adoption, c’est que nous ne savons pas les intégrer, malgré les millions dépensés à cette fin. 

En réalité, ceux qui s’installent au Québec devraient d’abord connaître suffisamment le français pour vivre sans frontière linguistique avec nous.  La raison principale de cette lacune, c’est qu’ils ne savent pas qu’en venant au Québec, ils devront vivre en français.  Il en sera ainsi tant que le fédéral aura un mot à dire dans l’immigration.  

L’immigration est devenue surtout «une question de portefeuille ».  Il faut plus d’immigrants pour payer plus d’impôts et avoir plus de « cheap labor ». 

L’immigrant qui s’installe au Québec devrait nécessairement connaître le français.  Les immigrants qui refusent le français viennent au Canada, un pays anglophone, avec l’espérance de pouvoir un jour s’installer aux USA. 

Avec la xénophobie de nos voisins du Sud, ce rêve est de plus en plus impossible.  Même nous, devrons bientôt avoir notre passeport pour se rendre aux États-Unis..

19 Août 2007

Immigration forte. 

La principale raison pour vouloir une immigration forte et diversifiée ne tient pas qu’aux impôts qu’ils paieront plus tard, mais à la richesse du Québec, dans sa diversité de penser, dans son respect de la vie privée et de la conscience individuelle, dans sa capacité humaine de pouvoir comprendre les autres peuples et à la solidarité internationale qui fleurira à travers cet amour de la diversité

L’état québécois doit être celui de l’humanisme, de la non-violence, d’un sens très profond de la démocratie et de la liberté

Pour que cet amour puisse exister, il faut que les gens puissent communiquer entre eux, d’où la nécessité de se parler français puisque c’est la langue de la majorité.  Une question de respect. 

Dans un Québec indépendant, donc, qui n’a pas toujours à craindre son assimilation, les individus pourraient très bien et de préférence être bilingues ou même connaître plusieurs langues.

10 juin 2021

Tant que les immigrants seront intégrés à la majorité francophone, plus il y aura d’immigrants au Québec, mieux ce sera pour le Québec.

Il est essentiel de régler le plus vite possible la question de la reconnaissance des diplômes des nouveaux arrivants. C’est une honte que ce problème n’ait pas encore été solutionné. L’immigré doit avoir un travail garanti au Québec dans ses compétences dès son arrivée.

Nos immigrants doivent apprendre ou de préférence déjà connaître le français. Pour cela le Québec, pourrait avoir des écoles qui enseignent le français aux futurs immigrants qui ont été sélectionnés et qui ne connaissent pas le français. Quelques écoles privées en dehors du Québec dirigées par le Québec ne devraient pas coûter une fortune.

Malheureusement, Ottawa a encore un mot à dire dans l’immigration québécoise et continue à intervenir à angliciser le Québec, en faisait semblant de protéger la minorité anglophone. Une minorité qui n’en est pas une.

Radioactif 63

juin 10, 2021

Radioactif 63

18 Août 2007

Beauté religieuse.

On pourrait penser que nous étions de malheureux esclaves en appartenant à une religion aussi dictatoriale que la religion catholique au Québec.

Pas du tout.  C’était ainsi.  La religion était une raison pour s’unir. 

Tous les soirs, il y avait, à la radio, le chapelet en famille avec le Cardinal Léger. «Une famille qui prie est une famille unie». Le mois de mai ou le mois de Marie. Celui des chants magnifiques.  Le seul moment où ceux-ci étaient presqu’aussi beaux que les cantiques de la semaine sainte. J’aimais les incantations des Ora pro nobis qui n’en finissaient plus. 

En tous cas, dans mon petit cœur dévot, Dieu avait une place émotive tout aussi infinie que lui. 

La religion était, malgré ses péchés, un idéal de charité.  C’est du moins comme ça que je la percevais. Tout le monde se donnait la main quand un malheur survenait à l’un des nôtres.  L’essentiel de la foi était la charité, pour ne pas dire sa seule raison d’exister. 

Et quelle émotion quand je regardais des films comme celui qui mettait en vedette un petit gars, dont la dévotion à St- François d’Assise avait sauvé l’âne qu’il aimait. 

La vraie religion, c’était de grands élans de contemplation.  Je n’avais pas à avoir peur j’avais fait tous mes premiers vendredis du mois, donc, je ne pouvais plus être damné… 


18 Août 2007

Le frère Madore.    

Rien ne valait la visite du frère Madore, missionnaire au Bangladesh.  Que pouvions-nous souhaiter de plus ?  

Lorsque le frère Madore débarquait à Barnston, on avait droit à une soirée de magie.  Il nous amenait aussi des films sur les habitants du Vietnam et l’on pouvait voir le malheur de millions de personnes du Vietnam nord, évacuées vers le Sud, pour fuir les mauvais communistes. 

Je n’y comprenais pas grand-chose, mais je compatissais au désœuvrement de ces gens.  Je n’avais pas encore la moindre idée de ce que voulait dire le mot «propagande».  

Il y avait quelque part sur la terre des gens qui souffraient atrocement et cela suffisait amplement à alimenter mes prières durant un bon bout de temps. 

Pourquoi faut-il autant de misère pour gagner son ciel, si dieu est miséricordieux? 

J’étais loin de savoir que ce n’est pas dieu qui est responsable de la guerre, mais les dirigeants de nos pays qui se prennent pour d’autres, pour qui la vie humaine à moins d’importance que le profit et le pouvoir. 

9 juin 2021

J’ai commencé à douter de la religion quand les plaisirs de la chair l’emportèrent sur les peurs religieuses.

Dans ce processus de libération personnelle, j’ai d’abord passé par celui du mépris envers moi parce que tout d’un coup j’ai découvert que j’étais un affreux pécheur puisque je pratiquais quasi-quotidiennement la masturbation.

Je n’avais pas encore allumé à ce que sont les « synonymes » et les jeunes de chez nous on ne parlait pas de masturbation, mais de « se crosser ». Idiot, peut-être, mais je n’avais pas vu que c’était la même chose.

Quelle horreur quand tu veux être un saint d’apprendre que tu es la proie du diable et que tu es le pire des pécheurs. On ne pouvait pas encore parler de pédérastie, car mes camarades avaient à peu près le même âge que moi. Mais, les tentations définissaient déjà mo orientation sexuelle.

J’en veux aujourd’hui aux Églises qui nous font croire que le sexe en dehors du mariage est un  péché.

Cette philosophie engendre la culpabilité et la haine de soi.   Elle est à la source de ce mépris que la société validait envers les filles qui avaient une grossesse avant mariage. Ces pauvres filles et leur enfant étaient condamnés à l’isolement, la pauvreté et le mépris des bonnes âmes chastes qui évidemment seront contre l’avortement.

Pourquoi faut-il souffrir pour aller au ciel et que le plaisir nous conduit directement en enfer?

C’est fondamentalement ce qui anime l’idée du péché.  Le corps ne vaut rien à côté de l’âme. On ne savait pas encore qu’il existe de la matière et de l’énergie. On croyait que le sperme était une partie du cerveau mâle sacrifié par l’Homme pour créer un enfant.

Toutes les règles sexuelles furent créées quand on ne connaissait encore rien à ce que sont les humains et encore moins ce que sont les processus de la reproduction.

Dans le temps, on haïssait encore plus les homosexuels. Ces êtres dégénérés. Ces pervers. Ces salauds qui corrompaient la jeunesse. Même nos grands esprits pensaient que l’homosexualité est une maladie mentale.

L’homophobie était systémique comme la peur de la pédophilie.

L’Église, comme Denise Bombardier, souffrait d’une obsession en ce qui concerne la sexualité des autres.

On était encore assez idiots pour croire que la chasteté est plus importante que la vie. Les retraites que l’on nous prêchait portaient surtout sur les péchés de la chair.

Ce n’est pas étonnant que les Québécois soient aussi scrupuleux.

Quand j’ai voyagé j’ai pu constater entre autres que la nudité n’a rien à voir avec la pornographie et que le scrupule est en réalité la honte et la haine du corps.

On n’a jamais eu l’intelligence de se demander s’il est normal d’aimer les plaisirs sexuels et pourquoi la censure existe.

Le meilleur moyen de rendre le sexe obsessionnel, c’est de la défendre.

Autrement, tu passes peu de temps à penser à la sexualité.

Radioactif 62

juin 9, 2021

Radioactif 62

18 Août 2007

Barnston.


À notre arrivée à Barnston, nous étions parmi les seuls Canadiens français puisqu’à cette époque, on ne savait même pas qu’un jour on voudrait être Québécois. 

Je me rappellerai toujours le père Descôteaux avec son fusil sur la galerie qui nous invectivait, enragé noir, et le rire fou qui l’animait quelques années plus tard quand on se rappelait cette époque où les Anglais haïssaient les Français. 

Avec le temps, Barnston est devenu à 99 pourcent francophones.  Les enfants Descôteaux ont appris le français et nous avons appris l’anglais. Tellement bien que plus tard à l’école, on m’enlevait des notes pour mon accent et quand je reparlais avec des anglophones, ils me disaient que mon accent antérieur, du village, si on peut dire, était meilleur que celui enseigné à l’école. 

18 Août 2007

Barnston 2.


Je me souviens que le curé du village n’aimait pas que l’on fréquente les Descôteaux.  Il faut savoir qu’à cette époque, seulement les catholiques– en état de grâce — avaient droit au salut. 

Pour moi, c’était la catastrophe, car mes petites tendances m’amenaient à rechercher les étrangers.  J’étais plus ou moins obsédé par les vérifications et les réponses à mes questions sur les autres. Cette manie, tellement cachée que presque personne ne savait qu’elle existait, développa en moi une curiosité quasi infinie. 

Je servais la messe à tous les matins, pour 10 cents, et mes prières portaient toutes le même message.  » Mon Dieu faites au moins une exception pour Galen, puis, Raymond et Robert, etc.  »  Ils doivent être sauvés.

Ce fut les premières fois où j’ai commencé à douter de l’amour de Dieu.  Comment pouvait-il être un dieu d’amour et condamner tous ceux qui n’étaient pas catholiques? 

Mes lectures m’amenèrent même à chercher comment, malgré mes dix ans, régler la guerre. 

La solution : les communications avec les communistes (la deuxième peur de notre société, juste après le sexe).  Tout devint communication. 

Si les communications entraînaient la création d’un gouvernement mondial, la différence des cultures, elle, en provoquait l’éclatement, car communiquer fait ressortir ce que l’on a en commun, mais aussi ce qui nous différencie. 

Il n’y a pas que l’argent dans la vie.  


18 Août 2007

Barnston 3. 

Je ne comprenais pas l’obsession des gens pour les automobiles. 

Pourtant, c’était la même frénésie que moi pour les visages des petits gars dans les catalogues Eaton. Les formes de l’auto, au lieu des yeux et des sourires, des regards joyeux ou tristes.  Je ne m’en vantais pas parce que ça n’aurait intéressé personne. Pire, le Québec vivait étouffer par le scrupule de sa religion. 

Par exemple, quand on acheta un disque de Presley — Love me tender et Hound dog –le curé se précipita chez nous et le fracassa sur le plancher. 

La danse, cette invention du diable, serait notre perte si on se mettait à aimer cette musique de Satan.  J’étais en beau «joual vert », car j’adorais les rythmes, les déhanchements de ce nouveau chanteur qu’appréciait aussi mon père, aussi étonné que nous de le voir aller à la télévision jusqu’à Ed Sullivan. 

Les stations décidèrent ensuite de ne plus le montrer au complet quand il chantait au petit écran. 

C’est vous dire jusqu’à quel point la folie du scrupule dévore nos sociétés d’Amérique.  

Les peurs des curés étaient les mêmes désirs de castration que nous vivons maintenant avec les féminounes  pour qui un attouchement sur un garçon vole son enfance.

Moi, j’appelle ça de la psychose.  Il faut être fou en maudit pour croire que ça peut te traumatiser, sauf si le plaisir le peut. 

08 juin 2021

Avec l’âge et surtout avec les découvertes scientifiques, on s’aperçoit que si les religions sont des contes pour tenter de nous expliquer la vie et notre raison d’être. Son application pratique est souvent contre-nature comme dans la sexualité ou trop humaine en inventant des règles supposées respecter ainsi Dieu lui-même.

Les religions ont inventé le scrupule qui se transforme souvent en paranoïa et haine de l’étranger. Le fanatisme conduit à la violence.

Croyez-vous vraiment qu’un Dieu qui n’est qu’énergie puisse exiger que tu ne touches pas la ciboire ou que tu doives finir de manger tôt la veille pour respecter un Dieu qui vient dans ton estomac par la communion? Pourquoi se laver les pieds en rentrant dans une mosquée? C’est bien plus pour les travaux d’entretien que par respect pour Allah. En quoi un Dieu qu’on ne sait même pas si c’est une femme ou un homme peut-il exiger la circoncision?

Ce sont tout simplement des règles humaines que l’on fait croire divines. On est plus ou moins crédible selon le degré de sa foi qui très souvent se transforme en fanatisme.

C’est justement ce qui arrive avec la loi 21. On blâme le Québec d’intervenir pour qu’il y ait séparation de l’état et la religion et ceux qui se sentent blâmer entretiennent la guerre pour protéger leur pouvoir de domination.

Si les chefs religieux avaient du bon sens, ils chercheraient à éliminer les différences entre les croyants de toutes les religions. L’égalité absolue est à rechercher entre toutes les confessions.

Le fanatisme conduit à la violence et la violence d’un tribunal qui tranche contre la culture d’un peuple ou une nation pour témoigner de sa domination est aussi dégueulasse que les meurtres religieux.

Les femmes musulmanes peuvent continuer à se voiler dans tous les lieux publics et une catholique ne pourrait pas travailler au gouvernement  en public en portant une croix sur elle. Où est donc l’islamophobie de la loi 21 puisqu’elle s’applique à toutes les religions?

Radioactif 61

juin 8, 2021

Radioactif 61

18 Août 2007

Assimilation.

L’assimilation des francophones n’était pas à mon programme et ne faisait pas partie de mes préoccupations quand j’étais jeune. 

Au contraire, mon intérêt, une petite curiosité obsessionnelle pour visiter les entrejambes, m’amenait à vouloir tout savoir des différences raciales et de tous les étrangers de mon âge.  J’étais fasciné par leurs visages et je voulais savoir si le reste du corps à cause de ses proportions, de ces lignes, ajoutait à leur beauté. 

De la beauté, je m’interrogeais sur leur vie et j’essayais d’imaginer toutes les séductions pour pouvoir vivre avec eux.  Ainsi, tous les petits gars du monde sont devenus extrêmement importants dans mon imaginaire. Et, comme tous les jeunes, à part une rage de lire les encyclopédies de ma tante Émilia, tout était jeu. C’est sûrement pour ça que la vie était si belle.   

8 juin 2021

Le pape François est pris entre l’arbre et l’écorce. S’il s’excuse, l’Église sera confrontée à des procès à n’en plus finir et très coûteux.

S’il admet que le péché de la chair n’existe pas, il vient de nous faire comprendre qu’on s’est fait emplir durant des siècles. Et, cela touche toutes les formes de christianisme.

On risque de comprendre que le péché de la chair sert à introduire la culpabilisation, la honte et la haine des pécheurs, donc, la discrimination. Le péché permet à celui qui l’absout de dominer.

Avec ce que l’on connaissait quand le discours religieux a été inventé, c’est normal que le corps soit une malédiction pour l’âme.  On était en pleine dualité sur le plan religieux et philosophique. Les fanatiques polluaient. L’Inquisition trônait. C’était aussi fou que tuer aujourd’hui au nom d’une religion.

Mais, aujourd’hui, on sait que l’orientation sexuelle nous vient de quelques gênes et que nos sentiments proviennent des hormones. Rien à voir avec le bien et le mal. Et, dans le fonds, on n’a pas grand-chose à dire sur ce qui créé nos tentations.

Même la Cour suprême serait obligée de revoir tout ce qui touche aux lois sur la sexualité pour probablement convenir que la seule chose humaine possible soit d’exiger le consentement, d’éliminer la domination d’un être humain sur un autre et de combattre la violence en ce qui touche la vie sexuelle tant émotive que génitale.

Nos lois sont légales, mais tout à fait illégitimes.

Radioactif 60

juin 7, 2021

Radioactif 60

17 Août 2007

Le Canada : pays de droit ?      

La souveraineté nationale devrait servir à permettre aux différents courants de pensée, de coutumes et de cultures d’exister dans le monde.

Seulement quelques règles de base devraient exister.  Par exemple, tous les meurtres, viols et vols, y compris la peine de mort, devraient être interdits et sévèrement punissables. Il faut développer une conscience individuelle responsable. 

À partir de là, tout individu devrait avoir le droit de s’installer dans le pays de son choix, en autant qu’il respecte les lois, les us et les coutumes de son pays d’adoption. Les frontières devraient correspondre aux limites physiques d’une nation. 

Les superpuissances devraient être obligées de se retirer des pays conquis : la Chine du Tibet, Israël de Palestine, la Russie de Tchétchénie, la Chine de Hong Kong, l’Occident de l’Orient. 

Il faut penser en termes de survie de la planète.  L’ONU devrait avoir les moyens pour interdire toutes formes de dictature et exiger que seuls les pays laïcs soient reconnus comme potentiellement démocratiques. La théocratie est une dictature de l’esprit tout comme les idéologies. 

Je me suis toujours demandé pourquoi j’aurais à payer des policiers et des militaires pour protéger des sommets comme Montebello qui servent à mettre en place les règles de notre asservissement aux grands bandits légaux de ce monde ? 

Pourquoi n’ont-ils pas assez de conscience et d’idéal pour s’apercevoir qu’ils défendent les riches qui répandent l’injustice sociale sur la planète ? 

Nos dirigeants politiques et économiques sont responsables des gens tués à la guerre (pour s’accaparer pétrole, eau, etc.), même si, pour eux, la guerre est moins dangereuse qu’un attouchement sexuel.   Ont-ils peur qu’en éjaculant dans le plaisir nous devenions des déserts en spermatozoïdes ?  La pollution se chargera bien de rendre les mâles impuissants.

Il faut s’entendre, la police est nécessaire et une institution plus que respectable (en principe quand elle ne vole pas, ne pose pas de bombes, ne met pas le feu à des granges ou voler des listes de membres du PQ comme la GRC l’a fait au Québec) dont on ne saurait pas se passer, car malheureusement des gens violents, des psychopathes, etc., ça existe.   

Il faut des policiers pour combattre la violence sous toutes ses formes de crimes …

17 Août 2007

Canada : pays de droit.

«Le Canada : un pays de droit » est une façon de nous tenir à genoux. 

Tout ce qu’on a essayé de produire au Québec depuis des décennies, ce sont des curés et des avocats (dès que tu ne savais pas quoi faire de ta peau).  Pour qu’ils gagnent bien leur vie, il faut beaucoup de règlements inutiles et sans fondement, comme les lois sur la sexualité non violente et consentie mutuellement. 

Plusieurs lois servent à garnir les poches des institutions qui nous dirigent. 

Les taxes et les impôts, si elles sont nécessaires pour répartir les richesses et combattre la misère, sont une forme de vampirisme légalisé quand on s’en sert pour la guerre et enrichir un petit nombre (toujours le même) d’individus ou d’institutions contre le bien-être de la majorité humaine. 

Pour alimenter ce commerce de «grandes gueules», il faut maintenir une certaine hystérie et paranoïa… ce à quoi servent les statistiques. 

Si le Canada était un pays de droit, il n’aurait pas coupé les vivres à la Commission de la réforme du droit.  S’il était un pays de droit, il observerait les lois de ses provinces.  La Commission Gomery, l’argent payé en trop lors du dernier référendum,  prouvent que le gouvernement fédéral se fiche des lois pour nous empêcher de devenir un pays. 

Certains politiciens d’ici sont plus catholiques que le pape.  Ils ne croient pas, ne voient pas le peu de respect qu’affichent les fédérastes pour le Québec. 

7 juin 2021

La meilleure preuve que le Canada ne veut rien savoir du Québec, c’est que toutes les demandes jusqu’au plus élémentaire ont été refusées par le fédéral.

Robert Bourassa incarne exactement cette réalité. Même si on était toujours en chicane, je dois admettre qu’il est celui qui nous prouve que le Québec doit absolument maintenir l’idée d’indépendance, si nous ne voulons pas passer complètement dans le tordeur de l’assimilation.

Si Robert Bourassa avait tenu un référendum comme la loi le stipulait après la Commission Bélanger-Campeau, nous serions déjà un pays. Nous pourrions avoir les lois que nous voulons quant à notre culture et nous ne serions capables de vivre économiquement aussi bien que si nous étions partie intégrante du Canada.

Le fédéralisme lutte contre le Québec depuis toujours, mais plus particulièrement depuis Pierre-Elliot Trudeau. On a envoyé l’armée dans les rues pour nous faire peur. On a subventionné des industries pour aller s’installer en Ontario et ainsi dynamiter l’économie du Québec. C’est Joe Clark lui-même qui me l’a confirmé quand j’étais attaché de presse du candidat Conservateur de Sherbrooke, après avoir été moi-même candidat Rhinocéros dans le même comté.

L’avenir nous a prouvé qu’en plus du fédéral qui combat tout ce qui est québécois, le parti libéral du Québec est le parti des anglophones. Ces derniers, avec les commissions scolaires, tentent maintenant de réaliser leur fameuse idée de partition, en essayant de vivre autrement que le reste des Québécois.

Je me rappelle quand je manifestais seul devant le journal The Gazette qui était du fanatisme invraisemblable.  Les média servent encore de stimulant pour combattre le fait français même au Québec.

Radioactif 59

juin 6, 2021

Radioactif 59

16 Août 2007

FLQ épuisé.

Je ne suis pas un FLQ dangereux, mais un FLQ épuisé, comme disait Léon Dion, le père de Stéphane Dion, en parlant des fédérastes. C’est tellement ma marque que je suis foncièrement non violent.   

J’admets qu’en 1970, j’ai crié à la fin d’un de mes poèmes : Vive le FLQ ! Vive le Québec libre, libre, libre… même si on pouvait se faire ramasser pour cinq ans.  C’est très dangereux de s’afficher. 

La poésie ça vous détruit presqu’autant qu’une fellation.  Ça vous vide de l’intérieur.  Je n’ai pas la police et l’armée pour me protéger comme le président américain , lui , il a juste permis d’envahir des pays pour son maudit pétrole, tuant des centaines de milliers de personnes pour de l’argent.   

Je ne veux pas qu’on laisse les USA venir vider nos réserves d’eau potable.  Pensez-vous que ce sera Harper qui dira non à «Bouche» ? Il est à genoux devant lui

Je serai très bientôt à la retraite et si c’est vrai qu’on vit dans une démocratie, je pourrai continuer d’écrire sans toujours avoir à craindre les mouvements des fédérastes ou de leurs subalternes.

Donc, on n’a rien à craindre, sauf ce que je crois être la vérité. 

6 juin 2021

Je suis tombé en bas de ma chaise quand j’ai commencé à corriger mon prochain livre (mi-juin) Un sourire arraché à l’enfer, soit mon autobiographie de mes dernières années de journalisme. J’avais écrit le texte avant 1978 pour être certain de ne pas oublier.

Finalement, avant de devenir indépendantiste, j’ai été très près des libéraux. J’ai connu toutes les grandes figures de mon époque, mais je n’ai joué aucun rôle important en politique ou autrement.

Jeune, j’étais une espèce de peace and love, Et, je crois, que de m’être senti infériorisé parce que je suis amourajeux, même si je n’ai pas été en compagnie d’un jeune depuis plus de 20 ans, a aidé à me radicaliser contre le système qui demeure à mon avis, l’instrumentalisation de l’esclavage individuel.

La pauvreté est toujours présente et l’étroitesse d’esprit prend de l’ampleur.

Pour comprendre que je me sois radicalisé, il faut savoir qu’à cette époque les relations des Québécois éveillés avec le fédéralisme systématiquement raciste des autorités canadiennes faisaient que nous étions littéralement en guerre.

Je regrette cependant d’avoir donné autant de place à l’amourajoie dans ce dernier livre parce que je pense que jamais rien ne changera en ce qui a trait à notre prise de conscience sur le plan sexuel.  Les scrupuleux(es) l’ont emporté et en plus de vivre une époque où l’existence même de la race humaine se jouera, on continuera de vivre en hypocrite si on est le moindrement marginal.

Il sera intéressant de savoir si Justin Trudeau continuera l’œuvre diabolique de son père ou s’il profitera de la chance inouïe qu’il a pour reconnaître le Québec et sa culture et ainsi permettre que cette partie du Canada soit assurée de garder son héritage français, laïc et humain.

La Cour suprême qui tranchera en dernier essor est là pour interpréter la Constitution et non l’écrire d’où l’importance que le parlement du Canada reconnaisse le Québec comme société distincte, francophone et laïque.

On est vraiment plus dans le même esprit qu’en 1970. Avec la loi 10, on a la preuve qu’il ne faut absolument pas remettre le pouvoir aux mains des Conservateurs

Au Québec, s’il y a élections, tout se décidera entre le Bloc et les libéraux. Mais, pour aucune raison, il ne faut que cette rivalité permette aux Conservateurs de prendre le pouvoir.

Personnellement, je trouve complètement inapproprié de tenir des élections à l’automne.

Les libéraux doivent prouver que l’ouverture au Québec n’est pas que de la frime ou une stratégie pour nous mentir encore une fois. 

Pierre-Elliot nous disait que voter non c’était comme voter oui pour le changement. On se rappellera que le changement a été à 500% contre le Québec et ses intérêts. Il nous a même imposé la reine d’Angleterre dans notre constitution.

L’unité canadienne dépend de ce que fera le reste du Canada devant la nécessité de mettre de la chair autour de l’os quant à l’idée que « Québec est une nation».

Radioactif 58

juin 5, 2021

Radioactif 58

16 Août 2007

Mémoire qui fesse.           

J’ai reçu l’invitation du Gouverneur général alors que j’étais en prison et que le beau Stéphane Dion faisait accepter sa loi sur la clarté. 

Je ne me pensais pas assez important pour qu’on s’assure que je sois, sous surveillance, tant que notre grand tata Dion passe sa loi pour tuer l’indépendance du Québec.

Le Québec est, comme dit M. Bouchard, un état de droit, mais on oublie de nous dire que ce sont les fédérastes qui font la loi du pays.  La mafia légale.

J’ai répondu en envoyant une photo de moi et Pierre Trudeau et un petit texte : On ne m’empêchera jamais d’être indépendantiste, pour parodier une page de mon meilleur roman de fiction L’homo-vicièr, écrit en 1967 et publié en 1972.

16 Août 2007

Mémoire qui fesse.           

Comme par hasard, je venais d’être ramassé par la police de Montréal pour aller expier les plaisirs savourés en attouchements sexuels, une faute que l’on attribue habituellement aux professeurs qu’on aime pas; mais, je n’enseignais pas à Mathieu

Ce n’était pas non plus une vengeance, mais la police de Val-d’Or avait menacé son père de lui faire perdre la garde de son fils, s’il ne signait pas cette dénonciation. 

C’est bizarre, le petit s’est vanté depuis de m’avoir bien organisé la face et je ne sais toujours pas s’il est circoncis. 

On m’a dit à différentes reprises que mes problèmes venaient du fait que l’on voulait me faire payer d’avoir été felquiste, l’un des seuls à leur avoir échappé durant 20 ans. 

Pour savoir si c’était vraiment un coup monté, j’ai fait parvenir mon mémoire «Pour en finir avec l’hypocrisie» au mari de la Gouverneur générale. Trois jours plus tard, la police était chez-moi. Ça venait vraiment du fédéral. Les policiers me dirent qu’ils n’avaient pas le choix vu l’insistance persistante d’en haut… 

Le bureau de Dion a possiblement pensé que j’étais un bon libéral du Québec puisque je m’étais informé à son bureau à savoir comment présenter un mémoire à la commission sur les commissions scolaires linguistiques. 

On élimina de la liste un mouvement jugé « trop nationaliste » pour me permettre d’être entendu à leur place.  Quelle surprise les attendait !  J’étais trop pauvre pour me rendre à Ottawa et personne ne voulait m’aider à y aller, même pas les députés du Bloc. 

J’ai fait parvenir mon mémoire à la dernière minute par fax.  La loi des commissions scolaires linguistiques fut acceptée.  Le Gouverneur général du Canada organisa une grande réception pour fêter cet événement.

Quand le fédéral examina en Commission, la loi fédérale acceptant de modifier la Constitution de façon à ce l’on crée les commissions scolaires linguistiques, sous la présidence de Stéphane Dion, il n’était pas question du pouvoir de fréquenter les écoles anglaises en inscrivant «autre religion». 

J’ai donc décidé de présenter un mémoire à la suite de mon expérience à Val-d’Or.  Le secteur français a été créé en se servant de ce moyen, malgré la loi 101 ; mais il connut un tel succès qu’il y avait plus de francophones qui fréquentaient cette école secondaire anglophone, Percival High School, que d’anglophones.  Un témoignage accablant qui ne pouvait pas passer sous silence.

4 juin 2021

En 1996, je fus accusé, à la suite d’un interrogatoire de Mathieu qui a duré de nombreuses heures.  Sa maman aurait été celle qui aurait déposé la plainte. La travailleuse sociale était une amie personnelle de Michaël Jean qui devint gouverneur générale du Canada. On connait sa lutte contre la pédérastie et le FLQ.

Mathieu a menti très souvent et son père n’a guère été mieux, même si tout cela arrivait parce que Jean-Paul (père de Mathieu) voulait que je l’aide à obtenir une certaine discipline sur son fils. Mathieu ne voulait pas aider son père à faire le ménage d’où l’intérieur de la maison avait l’allure d’une vraie porcherie. Je n’avais jamais vu ça de ma vie.

Jean-Paul disait que si j’étais parvenu à changer Gabriel d’un petit voleur en gars honnête, je pourrais l’aider à s’approcher de son fils.

Il arrivait sans avertir avec Mathieu et me débitait toutes les horreurs jusqu’à ce que Mathieu se repente et qu’il accepte d’aider un peu son père. Gabriel, le garçon qui vivait chez moi, m’avait dit qu’il trouvait louche cette soudaine amitié devenue une forme de support. Je récompensais Mathieu quand j’avais la preuve qu’il avait tenu parole. Je pensais que Gabriel était jaloux.

Au cours des festivités de la fête nationale, Jean-Paul est arrivé en pleurs me disant que la police avait enlevé ses deux enfants, qu’il ne pouvait plus leur parler, ni les voir et qu’ils étaient gardés dans un centre de jeunesse. Je l’ai aidé à préparer la dénonciation à la déontologie policière. Selon Jean-Paul, Mathieu et sa sœur ont été amenés au poste parce que la maison était trop sale. Moi, je voyais ça comme un kidnapping légal. Jean-Paul était en guerre avec son ex pour la garde des enfants.

J’ai été accusé d’attouchements sexuels, Je n’ai pas témoigné comme me le proposait mon avocat. Les propos de Mathieu n’étant pas contredits, je fus condamné à neuf mois de prison. Ce furent les mois les plus politisés de ma vie. Mathieu n’a dit la vérité qu’à mon procès préliminaire, décrivant ce qui c’était passé. Le reste est une pure fabulation. Il devait dire ce qu’on lui avait dit de dire.

Mon premier avocat m’avait clairement dit que je ne payais pas 10,000$, j’aillais en prison. Il a été écarté pour subir une désintoxication et m’a présenté son remplaçant. J’étais trop pauvre donc je suis allé faire un tour à Bordeaux Beach.

Mathieu est venu chez moi avant que je reçoive ma sentence, Il voulait être rassuré et être certain que je ne lui en voulais pas. Ça même sorti dans mon procès, mais ça n’a rien changé. C’est tellement affreux  de ne pas voir le sexe comme un crime.

Selon mes amis, on visait l’ex-felquiste que j’étais. Je me suis rappelé plus tard que des étudiants m’avaient demandé en classe s’il était vrai que j’avais posé des bombes. Plus de 20 ans plus tard, on voulait me faire payer pour mon passé felquiste.  Je le raconte dans mon prochain livre   Un sourire arraché à l’enfer qui paraîtra bientôt.

Jean Ferguson, un ami Micmac de moi et Jean-Paul, prétendait que Jean-Paul avait fait ça pour de l’argent. Ferguson refusa jusqu’à sa mort d’adresser à nouveau la parole à Jean Paul.

Mon ami Pierre, un ancien policier, me disait que dans un  coup monté, il faut voir l’utilisation des « je ne me rappelle pas » pour évaluer si le procès est vraiment un coup monté. Il y en a eu des centaines de réponses équivoques. Avant de mourir, il me dit qu’il se reprochait de ne pas avoir témoigné à mon procès, car je n’aurais pas fait de prison si cela était arrivé. J’aurais été innocenté. Il ne voulait pas témoigner parce qu’il en voulait à la police pour ce qu’il aurait subi quand il  travailla dans les forces de l’ordre.

Le juge lui, affirma que je n’étais pas un danger pour les garçons, mais que je mettais les institutions du pays en danger. 

Qu’importe!  J’ai dû laisser le travail que j’adorais.  

L’enquête de la police n’a pas pu relever même l’ombre d’un seul cas où un de mes élèves aurait pu me dénoncer pour des actions sexuelles ou des propositions indécentes.  J’adorais trop être enseignant pour mettre mon métier en danger, ce qui sera en lien  avec une autre accusation 20 ans plus tard, en 1994, quand mon plus jeune fils adoptif se suicida et que je reçus la visite d’un cousin.   

Le judiciaire me retrouve à toutes les fois que la vie politique s’agite un peu.

Si je n’avais pas eu ce dossier judicaire, je me serais présenté, malgré mes 78 ans, pour enseigner puisqu’il y a un manque affreux de professeurs.

Difficile d’oublier le sujet quand un de tes meilleurs amis s’est suicidé  quand il fut accusé de délits sexuels.

Radioactif 57

juin 4, 2021

Radioactif 57

15 Août 2007

Assimilation.

Les fédérastes ont toujours essayé d’angliciser le Québec.  Ils se sont servis de trois moyens privilégiés que l’on retrouvait déjà dans le rapport Durham, niant notre culture : l’éducation, l’immigration et la langue de travail.

Au niveau de l’éducation, pour permettre aux francophones plus aliénés de fréquenter l’école anglaise, on se servait de la religion.  Il suffisait de se dire «autres» pour avoir accès à l’école anglaise.  La solution fut apportée par Mme Pauline Marois avec la création des écoles linguistiques.

Quand le Québec sera un pays, toutes les institutions devront se conformer à la norme de prédominance du français, mais, sur un plan individuel, le bilinguisme cessera d’être un danger d’assimilation, mais deviendra un avantage individuel extraordinaire.


15 Août 2007

Pas de religion à l’école.

La religion doit être enseignée dans les temples et dans les foyers et non dans les écoles.  Sauf, pour offrir un survol qui permet de comprendre ce qui unit tout le monde, malgré les religions, les écoles doivent demeurer absolument neutres. 

Le fanatisme religieux conduit à la violence et crée la discrimination.  La religion est un droit strictement individuel.  

Le droit à la religion a été inscrit dans la Charte des droits de la personne strictement pour s’assurer que l’on n’interdira pas à une religion d’exister comme dans les pays communistes. Il ne doit pas y avoir d’écoles religieuses.

Il n’appartient pas à l’état de dire si telle religion est bien une religion, comme tantrisme, par exemple.

3 juin 2021

Pour éliminer la différence autochtone, le gouvernement fédéral a inventé les pensionnats autochtones. Pire que la loi des indiens fédérale, le gouvernement s’arrogeait le droit de kidnapper des enfants, de les enlever de leurs familles et de les maltraiter. Il fallait tuer l’indien dans l’enfant. C’est horrible quand on pense à ça. Ça rappelle le cas des Enfants de Duplessis.  

Ce scandale touchait les enfants des filles mères.  On leur enlevait leur enfant dès la naissance pour permettre aux familles de ces mères de ne pas à avoir à rougir devant les autres et ne pas réveiller les salauds ou salopes qui mangent la réputation du voisin. On a revu ça avec la pandémie : des voisins qui ont du plaisir à dénoncer leurs voisins. Ce fut la même chose durant la crise d’octobre.

Quand le système pense qu’il a raison, il a toutes les armes pour imposer son point de vue et même l’indécence de se féliciter de ne pas déroger de sa façon de voir.

Aujourd’hui, selon les entrevues avec les autochtones, ça se passe autrement. Les enfants des familles indiennes sont retirés de chez eux pour être placés dans une famille blanche qui elle obéit aux règles morales de la société dominante.

La seule différence qui existe avec la position du fédéral vis-à-vis le Québec est la taille du Québec. On veut tuer le français au Canada.

On ne peut pas s’arranger de front pour essayer d’angliciser le Québec et d’en faire un  génocide comme dans les cas des autochtones qui sont divisés en tribus.  Ce serait trop évident.

Alors, on y va avec la constitution et la répartition des pouvoirs comme le disait le rapport Durham. Éducation. Immigration. Travail

Au Québec, les deux principaux canaux d’assimilation sont l’immigration (dont on ne peut pas se passer) mais dont on exagère la nécessité en prétendant qu’il faut prendre plus ‘immigrés pour combattre le manque de main d’œuvre et l’éducation. (Si on augmentait les salaires et la qualité de vie, on aurait probablement moins besoin d’autant d’immigrants). Mais, l’immigration est un atout. C’est essentiel. Mais, l’immigration ne doit pas être un instrument pour maintenir le cheap- labor ou pour angliciser lentement le Québec. Il faut des immigrants, mais il faut aussi la capacité de les intégrer à la société québécoise.

Le fédéral est maître des universités avec le Québec. Pas étonnant qu’il y autant d’universités anglophones au Québec  durant que le Canada étouffe les besoins des minorités francophones.  L’université Laurentienne en Ontario est un exemple extraordinaire.

Le fédéral s’occupe aussi du bilinguisme. Un moyen de mettre le nez dans le système linguistique québécois sous prétexte de défendre la fausse minorité anglophone du Québec. Tu ne peux pas être une minorité si tu fais partie de la majorité anglophone canadienne. On se rappellera du projet de « partition ». Des îlots canadiens anglophones dans un Québec francophone indépendant. .

Si on veut vraiment que le Québec soit une nation à l’intérieur du Canada, tout ce qui touche la culture devrait être exclusif au Québec, y compris l’immigration. Ce n’est pas une nouvelle revendication. C’était celle de Robert Bourassa, un premier ministre libéral du Québec. Le Québec serait simplement la bulle, l’état, la nation, francophone du Canada. Le respect des anglophones n’a jamais manqué au Québec.  Pour ce qui est du français, hors-Québec, le fédéral a déjà une loi sur le bilinguisme. C’est à lui de respecter ses responsabilités. Un Canada bilingue, c’est actuellement de la pure hypocrisie.

Les répartitions actuelles constitutionnelles permettent à la Cour suprême du Canada d’étouffer tous les efforts faits pour sauver le français en donnant raison à ceux qui s’opposent aux lois 21 et 96. Ce sont des lois qui forment le fondement même de la culture québécoise. Et, la culture est l’âme d’un peuple, d’une nation.

Radioactif 56

juin 3, 2021

Radioactif  56

12 Août 2007

Les prêtres catholiques.

Les dénonciations des prêtres catholiques aux États-Unis ou ailleurs pour des fautes d’ordre sexuel font partie d’une guerre de religion dont le but est de tuer l’Église catholique afin de la remplacer par des sectes protestantes. 

Les religions sont presqu’aussi payantes que les pétrolières.  En religion, on ne se sert pas d’armes, mais de dénonciations. 

Le pire pour l’Église catholique fut d’essayer de régler le problème en payant des dédommagements aux victimes.  En agissant ainsi, l’Église a réveillé l’instinct prédateur financier qui dort dans tous les Américains, grâce à l’American dream.  Faire de l’argent vite et facile.

La chasteté est devenue plus importante que la vie.  La vérité a perdu des plumes.

L’Église a tellement payé que certains diocèses ont pratiquement fait faillite. Des millions.  Ce qui a fait de la dénonciation un commerce très rentable.  Les avocats et le système judiciaire ont apprécié cette nouvelle manne. 


12 Août 2007

Garder le même discours : $.    

Même si elle est capable de payer, l’Église n’a pas eu l’intelligence de s’en abstenir et de modifier son discours face à la sexualité. 

On a préféré que de vieux prêtres soient tués en prison plutôt que d’avouer que la chasteté ne vaut pas un meurtre légal ou non. 

C’est le problème de toutes les religions et du marketing. 

Une fois qu’une façon d’agir s’est avérée très payante, on refuse d’y modifier ne serait-ce qu’un iota pour ne pas prendre de chance.  Si ça déjà beaucoup payé, ça va encore payer demain.  La formule est invincible. 

Cette prison de la tradition tue les religions un peu plus chaque jour.  On est moins ignorant, moins aveugle que nos parents et nos grands-parents et les institutions ne s’adaptent pas. 

J’avais pointé ce phénomène de dénonciation, repris par la pègre, à la Commission Bélanger -Campeau sur l’avenir du Québec.   J’ai passé pour un fou et les églises se sont vidées.  Faut pas s’en faire, c’est pareil dans toutes les religions.  Il suffirait d’ouvrir l’œil pour le constater…


14 Août 2007

Harcèlement.

Aux élections fédérales, le vampire fédéraste a gelé une partie de ma retraite sous prétexte que les lois fédérastes n’ont pas à respecter les lois du Québec.

Depuis que mon livre La pédérastie mise à nu est en circulation, je souffre de harcèlement.   C’est au tour du provincial, en prétendant que je ne réponds pas aux règles du dépôt volontaire dont voici ma réponse :  

M. Michel Pelletier, Vos informations sont très différentes des miennes.  J’ai effectivement déménagé pour une question de vie ou de mort. 

Pour ce qui est de l’argent déposé, il correspond à ce que l’on m’a dit que je devais déposer.  Même si je travaille à temps partiel, les revenus ne sont pas suffisants pour plus.  D’autant plus, que le vampire fédéraste vous a précédé, sous prétexte qu’il n’est pas soumis aux lois du Québec. 

Par conséquent, il prélève déjà 132$ par mois sur ma petite pension.  Pire, j’ai fait enlever 100$ par paye pour rembourser plus rapidement mes impôts fédéral et provincial.  Je fais déjà le maximum possible. 

Ce n’est pas à 10 $ l’heure, à temps partiel, que tu peux rembourser des dettes aussi vite que tu le veux;

Même si Richard Martineau et sa bande de fascistes n’ont pas eu de répercussions sur mon emploi à temps partiel.  Ils ont seulement pu faire geler ma page personnelle sur Windows. 

On veut qu’on paye, mais en même temps, on fait tout pour vous empêcher de survivre. 

2 juin 2021

Monsieur Richard Martineau,  La drogue et la boisson sont les pires ennemis des jeunes garçons.

À moins de vivre dans un milieu puritain où le sexe a plus d’importance que la vie, les jeux sexuels n’ont jamais été autre chose qu’un plaisir que l’on cache à ses parents, mais un plaisir quand même, tant que l’on se fait pas prendre puisqu’alors il n’y a plus qu’une solution : jouer à la victime.

Une société qui divinise le puritanisme et  l’hypocrisie.

 Évidemment, j’exclus la sodomie, car la douleur semble être au rendez-vous plus souvent qu’autrement. D’ailleurs la sodomie est dans presque toutes les pornographies, probablement pour dégoûter ceux qui pourraient être attirés par des relations sexuelles en dehors du mariage.

La seule chose importante dans le cadre sexuel,  ce sont la non-violence, le consentement mutuel, le condom et avoir du plaisir.  Et si c’est hétérosexuel, assumer la responsabilité s’il y a naissance d’enfant.

Dans vos campagnes contre les pédophiles et les pédérastes vous ne semblez pas connaître la différence entre ces deux réalités.  Vous êtes l’exemple parfait du père qui a peur que son fils rencontre un mauvais monstre  c’est-à-dire un pédophile, un pédéraste ou dans mon langage, un amourajeux.  Pas de problème!  Tant que vous n’êtes pas aussi un des paternels qui demeurent indifférents à ce que son fils boive,  prenne des drogues ou subisse des blessures sportives, car, ce sont les choses qui démolissent le plus la vie des jeunes.

Ce Monsieur Martineau  que je lis tous les jours et que je respecte n’en demeure pas moins qu’il écrit parfois sans savoir de qui il parle et ne reprend jamais ce qu’il a confondu pour expliquer son erreur.

Par exemple, je ne suis pas pédophile, je suis amourajeux (pédéraste), une différence monumentale, même si notre système de justice voit la sexualité avec la vision de la période de l’inquisition. Une ignorance bien pardonnable de votre part, mais inexcusable par le sexologue qui écrit sur moi à vos côtés sur Google.

J’ai écrit je ne sais combien de fois que je suis contre la pédophilie.

Vous ne m’avez pas débusqué, comme vous dites.   Je l’ai écrit dans SORTIR, (p. 139) en 1978. J’ai aussi dirigé un travail sur le sujet dans Le Berdache, novembre 1980, journal gai de l’époque. Il y a aussi mon livre Laissez venir à moi les petits gars, à Partis pris.

C’était à l’époque où l’homosexualité était vue comme une maladie mentale mais où on était encore capable de faire la différence entre un viol et un comportement inapproprié. Je n’ai pas été en compagnie d’un jeune de moins de 18 ans depuis plus de 20 ans. Vous êtes un peu en retard dans le démasquage.

Le système qui a donné naissance aux lois actuelles sur la sexualité est le même qui a créé les pensionnats religieux contre les autochtones et provoquer des centaines de milliers de suicides de petits gars qui se découvraient homosexuels, sans compter tous ceux qui ont été rejetés par leur famille pour la même raison.

Cette loi est appliquée par la même Cour suprême qui a permis cette haine des autochtones et qui semble maintenant se déplacer vers la haine de la culture québécoise.  Vous n’êtes pas sans vous rappeler le sort de la loi 101 qui sera peut-être le même que celui des lois 21 et 96.

Comme me disait le juge quand j’ai été accusé en 1996 : je ne représente pas un danger pour les garçons, mais je mets les institutions de notre pays en danger.

 Je le raconterai très prochainement  dans mon prochain livre Un sourire arraché à l’enfer,  dans lequel  je raconte ce qui se passait quand j’étais journaliste.

Radioactif 56

juin 2, 2021

Radioactif  56

12 Août 2007

Les prêtres catholiques.

Les dénonciations des prêtres catholiques aux États-Unis ou ailleurs pour des fautes d’ordre sexuel font partie d’une guerre de religion dont le but est de tuer l’Église catholique afin de la remplacer par des sectes protestantes. 

Les religions sont presqu’aussi payantes que les pétrolières.  En religion, on ne se sert pas d’armes, mais de dénonciations. 

Le pire pour l’Église catholique fut d’essayer de régler le problème en payant des dédommagements aux victimes.  En agissant ainsi, l’Église a réveillé l’instinct prédateur financier qui dort dans tous les Américains, grâce à l’American dream.  Faire de l’argent vite et facile.

La chasteté est devenue plus importante que la vie.  La vérité a perdu des plumes.

L’Église a tellement payé que certains diocèses ont pratiquement fait faillite. Des millions.  Ce qui a fait de la dénonciation un commerce très rentable.  Les avocats et le système judicaire ont apprécié cette nouvelle manne. 


12 Août 2007

Garder le même discours : $.    

Même si elle est capable de payer, l’Église n’a pas eu l’intelligence de s’en abstenir et de modifier son discours face à la sexualité. 

On a préféré que de vieux prêtres soient tués en prison plutôt que d’avouer que la chasteté ne vaut pas un meurtre légal ou non. 

C’est le problème de toutes les religions et du marketing. 

Une fois qu’une façon d’agir s’est avérée très payante, on refuse d’y modifier ne serait-ce qu’un iota pour ne pas prendre de chance.  Si ça déjà beaucoup payé, ça va encore payer demain.  La formule est invincible. 

Cette prison de la tradition tue les religions un peu plus chaque jour.  On est moins ignorant, moins aveugle que nos parents et nos grands-parents et les institutions ne s’adaptent pas. 

J’avais pointé ce phénomène de dénonciation, repris par la pègre, à la Commission Bélanger -Campeau sur l’avenir du Québec.   J’ai passé pour un fou et les églises se sont vidées.  Faut pas s’en faire, c’est pareil dans toutes les religions.  Il suffirait d’ouvrir l’œil pour le constater…


14 Août 2007

Harcèlement.

Aux élections fédérales, le vampire fédéraste a gelé une partie de ma retraite sous prétexte que les lois fédérastes n’ont pas à respecter les lois du Québec.

Depuis que mon livre La pédérastie mise à nu est en circulation, je souffre de harcèlement.   C’est au tour du provincial, en prétendant que je ne réponds pas aux règles du dépôt volontaire dont voici ma réponse :  

M. Michel Pelletier, Vos informations sont très différentes des miennes.  J’ai effectivement déménagé pour une question de vie ou de mort. 

Pour ce qui est de l’argent déposé, il correspond à ce que l’on m’a dit que je devais déposer.  Même si je travaille à temps partiel, les revenus ne sont pas suffisants pour plus.  D’autant plus, que le vampire fédéraste vous a précédé, sous prétexte qu’il n’est pas soumis aux lois du Québec. 

Par conséquent, il prélève déjà 132$ par mois sur ma petite pension.  Pire, j’ai fait enlever 100$ par paye pour rembourser plus rapidement mes impôts fédéral et provincial.  Je fais déjà le maximum possible. 

Ce n’est pas à 10 $ l’heure, à temps partiel, que tu peux rembourser des dettes aussi vite que tu le veux;

Même si Richard Martineau et sa bande de fascistes n’ont pas eu de répercussions sur mon emploi à temps partiel.  Ils ont seulement pu faire geler ma page personnelle sur Windows. 

On veut qu’on paye, mais en même temps, on fait tout pour vous empêcher de survivre. 

2 juin 2021

Monsieur Richard Martineau,  La drogue et la boisson sont les pires ennemis des jeunes garçons.

À moins de vivre dans un milieu puritain où le sexe a plus d’importance que la vie, les jeux sexuels n’ont jamais été autre chose qu’un plaisir que l’on cache à ses parents, mais un plaisir quand même, tant que l’on se fait pas prendre puisqu’alors il n’y a plus qu’une solution : jouer à la victime.

Une société qui divinise le puritanisme et  l’hypocrisie.

 Évidemment, j’exclus la sodomie, car la douleur semble être au rendez-vous plus souvent qu’autrement. D’ailleurs la sodomie est dans presque toutes les pornographies, probablement pour dégoûter ceux qui pourraient être attirés par des relations sexuelles en dehors du mariage.

La seule chose importante dans le cadre sexuel,  ce sont la non-violence, le consentement mutuel, le condom et avoir du plaisir.  Et si c’est hétérosexuel, assumer la responsabilité s’il y a naissance d’enfant.

Dans vos campagnes contre les pédophiles et les pédérastes vous ne semblez pas connaître la différence entre ces deux réalités.  Vous êtes l’exemple parfait du père qui a peur que son fils rencontre un mauvais monstre  c’est-à-dire un pédophile, un pédéraste ou dans mon langage, un amourajeux.  Pas de problème!  Tant que vous n’êtes pas aussi un des paternels qui demeurent indifférents à ce que son fils boive,  prenne des drogues ou subisse des blessures sportives, car, ce sont les choses qui démolissent le plus la vie des jeunes.

Ce Monsieur Martineau  que je lis tous les jours et que je respecte n’en demeure pas moins qu’il écrit parfois sans savoir de qui il parle et ne reprend jamais ce qu’il a confondu pour expliquer son erreur.

Par exemple, je ne suis pas pédophile, je suis amourajeux (pédéraste), une différence monumentale, même si notre système de justice voit la sexualité avec la vision de la période de l’inquisition. Une ignorance bien pardonnable de votre part, mais inexcusable par le sexologue qui écrit sur moi à vos côtés sur Google.

J’ai écrit je ne sais combien de fois que je suis contre la pédophilie.

Vous ne m’avez pas débusqué, comme vous dites.   Je l’ai écrit dans SORTIR, (p. 139) en 1978. J’ai aussi dirigé un travail sur le sujet dans Le Berdache, novembre 1980, journal gai de l’époque. Il y a aussi mon livre Laissez venir à moi les petits gars, à Partis pris.

C’était à l’époque où l’homosexualité était vue comme une maladie mentale mais où on était encore capable de faire la différence entre un viol et un comportement inapproprié. Je n’ai pas été en compagnie d’un jeune de moins de 18 ans depuis plus de 20 ans. Vous êtes un peu en retard dans le débusquage

Le système qui a donné naissance aux lois actuelles sur la sexualité est le même qui a créé les pensionnats religieux contre les autochtones et provoquer des centaines de milliers de suicides de petits gars qui se découvraient homosexuels, sans compter tous ceux qui ont été rejetés par leur famille pour la même raison.

Cette loi est appliquée par la même Cour suprême qui a permis cette haine des autochtones et qui semble maintenant se déplacer vers la haine de la culture québécoise.  Vous n’êtes pas sans vous rappeler le sort de la loi 101 qui sera peut-être le même que celui des lois 21 et 96.

Comme me disait le juge quand j’ai été accusé en 1996 : je ne représente pas un danger pour les garçons, mais je mets les institutions de notre pays en danger.

 Je le raconterai très prochainement  dans mon prochain livre Un sourire arraché à l’enfer,  dans lequel  je raconte ce qui se passait quand j’étais journaliste.

Radioactif 55

juin 1, 2021

Radioactif  55

11 Août 2007

Procès.

Comment un jeune peut-il croire que la sexualité est naturelle et bonne, après avoir assisté à des séances d’hystérie générale comme cela se produit quand il y a un procès sexuel?

Tous les procès d’ordre sexuel devraient être interdits de publication.  C’est du voyeurisme. 

Tous ces procès devraient chercher ce qui convient le mieux pour protéger les plus jeunes ou les victimes.  Les accusateurs devraient tous avoir à répondre qu’à une question : étaient-ils consentants(es)? 

C’est la seule différence fondamentale avec la violence ou non ; entre des ébats sexuels et un viol.  

Puisque c’est la seule chose qui compte, on n’aurait pas besoin de décortiquer ou de raconter tout ce qui s’est passé comme quand on allait à la confession, mais juste prouver qu’on était consentant ou pas. 

Finis les procès où les femmes violées deviennent les accusées. D’où l’importance des cours  sur la responsabilité sexuelle individuelle

Puisqu’il n’y aurait plus d’âge de consentement pour respecter le rythme de développement de chacun, on fixerait l’entrée du secondaire comme étant le moment où l’individu devient complètement responsable de sa sexualité. 

11 Août 2007

Le respect des jeunes.

La raison pour laquelle je vois les choses ainsi tient du respect réel du jeune et non à un interdit fondé sur le bourrage de crâne.  Ce n’est pas en dénonçant tous les gestes de nature sexuelle, comme le font les religions, que l’on développera l’autonomie individuelle et le respect de soi et des autres. 

Cette solution permet de départager les crimes sexuels des méfaits plus pernicieux de la traite des gens (esclavage moderne). 

Ce n’est pas du sexe dont il faut avoir peur, mais de la violence dans le sexe.

La liberté individuelle, la création d’une conscience personnelle, la valorisation de l’autonomie, c’est la meilleure garantie de prévention.  

Ce n’est pas bon seulement pour la sexualité, mais pour l’avenir de l’humain sur la planète.  Si la répression l’emporte, l’humanité ne vaudra pas cher car elle conduit à de plus en plus de violence. 

Si les jeunes sont correctement informés, ils sauront choisir entre le plaisir et la douleur.

1 juin 2021

On s’énerve parce qu’un individu a eu des rapports sexuels inappropriés comme si le fait d’être touché te paralysait pour le reste de ta vie. On en fait une manchette à la télévision, tout en n’ayant pas l’honnêteté de se demander si les lois sont non seulement légales, mais légitimes dans le cas de la sexualité abusive.

Aujourd’hui, on doit parler de deux événements qui nous prouvent qu’on a complètement perdu la tête.  

On accuse le Québec de racisme systémique parce qu’il présente la loi 21, voulant que toutes personnes en autorité qui travaille pour l’état ne puisse pas porter de signe religieux. Cette loi vise à rétablir la paix entre les confessions religieuses puisqu’elle s’applique à toutes et cherche à établir une séparation entre l’état et les religions.

La Cour Suprême devra se prononcer sur le droit du gouvernement du Québec, l’Assemblée nationale, de légiférer comme bon lui semble parce que le Québec fait partie du Canada.

La Cour suprême respectera-t-elle la particularité culturelle du Québec?

Pendant que l’on accuse le Québec de racisme systémique, on retrouve en Colombie-Britannique une fosse commune de 215 enfants autochtones près d’un pensionnat.  On sait que le gouvernement fédéral qui entretient habituellement la réputation de raciste pour le Québec, est responsable de cette période durant laquelle on enlevait les jeunes « indiens » de leur famille pour les placer dans un pensionnat qui avait comme mission de tuer le « côté indien » de ces enfants.  On se rappelle aussi que certaines provinces dont l’Ontario et le Manitoba, ont eu des périodes où l’enseignement du français était interdit sur tout leur territoire. Quand le gouvernement fédéral aura-t-il la décence d’admettre que le racisme systémique est vivant surtout dans ses veines?

On plaint la pauvre minorité anglophone du Québec parce que nous voulons sauver le français en Amérique en améliorant la loi 101.

Or cette minorité n’existe pas puisque le Canada est majoritairement anglophone et ce n’est pas ta situation géographique qui fait que tu deviens une minorité. Le Québec est un modèle dans sa façon de traiter ce que l’on appelle la minorité anglophone.  

Le Canada et son multiculturalisme crée des ghettos linguistiques et religieux.

La deuxième nouvelle est qu’un éditeur qui a eu un comportement inapproprié – il  a essayé de toucher une femme à travers ses vêtements à des endroits érotiques- s’est tué dans un accident de motocyclette.

Comment ne pas savoir vivre peut devenir un crime? On ne fait aucune nuance quant à l’emploi de la violence ou non. Un viol nécessite une forme de violence et un non consentement.  Tout le monde est d’accord pour que cela soit considéré comme un crime.  Est-ce que ne pas savoir vivre se manifestant par un toucher peut être traité comme un viol et faire les manchettes de la télévision?

Est-il normal que la télévision devienne le juge de ce qui se passe sexuellement?

Radioactif 54

mai 31, 2021

Radioactif  54

10 Août 2007

L’hystérie.

Je croyais avoir réussi à exprimer ce que j’avais à dire dans ma vie en écrivant La pédérastie mise à nu. C’était enfin un sujet classé.  

D’abord, s’il n’y a pas de violence, les interdits sexuels nous viennent de l’interprétation «maladive» de la sexualité par les religions.       

Personne ne sèche si elle se fait sucer, personne ne perd un bras dû à son engourdissement à la suite d’une masturbation et qu’on le veuille ou non, on est sexué de la naissance à la mort. 

Plutôt que d’en faire une psychose, on est mieux d’essayer de vivre avec son orientation sexuelle , le plus positivement possible.  Qu’on le veuille ou non, il y a des gens qui naissent plus dépourvus que les autres, mais ce n’est pas une raison, à moins de travailler dans les camps nazis, de vouloir les éliminer ou leur rendre la vie invivable. 

Non seulement la prétendue protection des enfants est une surprotection, mais une forme de paranoïa hystérique de certains adultes.     

La négation et la condamnation de la sexualité chez les jeunes n’ont d’assises qu’à partir du fait que la sexualité est un tel tabou que personne n’ose remettre en question.  

Qu’il y ait des prédateurs sexuels violents, malheureusement, c’est un fait. Ça révolte d’ailleurs autant les pédérastes que tout autre individu

Qu’un adulte s’en prenne violemment à un enfant, c’est définitivement un cas sérieux de dérèglement émotionnel et mental. 


10 Août 2007

Politique des conservateurs.    

Quand il s’agit de la vie d’un enfant, on devrait avoir la décence de ne pas essayer de se faire du capital politique en se prenant de plus en plus pour le ministre de la Justice ou un envoyé de Dieu. 

Ce n’est pas en multipliant et en durcissant les sentences (on s’occupe déjà en prison des prédateurs sexuels et des batteurs de femmes, de façon à faire ailleurs ce que le système officiel ne peut pas se permettre) qu’on solutionnera le problème, même si ça tombe à point pour défendre l’argumentaire des conservateurs. 

J’ai beaucoup de respect pour le sénateur Hugues Boisvenu , mais je crois que sa rencontre avec le père de la petite victime aurait été plus efficace et plus sincère , si elle n’avait pas eu l’air d’une campagne politique, menée avec TVA, pour supporter les  «lois à la Bush religieuse» que l’on est en train de nous faire avaler de force parce qu’il n’y a pas un parti politique qui veut des élections. 

On a même mené un sondage pour savoir si on devrait appliquer la peine de mort aux prédateurs sexuels violents ou non violents, pas de différence. 

Pour y arriver, tout ce qui se passe de négatif, est du sirop sur le gâteau.  Il est reconnu que le Québec, grâce à sa formule de réadaptation est un des endroits les moins criminalisés et où la réadaptation s’est avérée un facteur positif fondamental pour la baisse de la criminalité      . 

Les Québécois retourneront-ils à ce qui les a écartés des religions : le fanatisme religieux antisexuel. 

La Charte, le droit à la vie privée, c’est pour nous préserver du fascisme.  Hitler voulait aussi nettoyer la terre des indésirables… il a d’abord fait la chasse aux homosexuels. 

La sexualité fait aussi partie des droits de chaque individu.  Tout le monde sait que la pédérastie est absolument autre chose que la pédophilie, excepté ceux qui ont intérêt à le nier. 

On n’est plus en 1939, alors que juste dire le mot sexe était un péché mortel et qu’un certain Hitler décidait de faire tuer tous les homosexuels.   C’est aussi pour se le rappeler que j’ai écrit mon livre : parce qu’il y a encore des jeunes qui se suicident parce que notre société n’a pas vraiment évolué quant à sa perception de la sexualité. 

Vous pouvez le demander à M. Boisclair, même si ce n’est pas la seule raison de sa défaite. 


10 Août 2007

Créer la peur.         

Il y a tout un monde de différences entre un attouchement sexuel, une jouissance sexuelle, un enlèvement, une séquestration, un viol et un meurtre.  Une nuance que certains semblent incapables de faire. 

Personne ne peut demeurer indifférent et ne pas se révolter quand un tel événement survient (la petite Cédrika).  

À force d’en parler, on propage néanmoins une forme de paranoïa hystérique qui touche non seulement les enfants, mais les adultes «fragiles». 

Le jeune a peur avec raison, surtout quand on prétend que cela peut arriver partout, n’importe quand, même si c’est un phénomène qui survient très rarement heureusement.  Cependant, rien ne prouve que cette enfant ait été enlevée par un pédophile.  Ce peut être un psychopathe. Un commerce international d’organes, etc.  Ce peut être pour le commerce international de femmes et d’enfants, pour des raisons qui ne sont pas sexuelles, mais pour avoir des femmes de ménage ou l’adoption illégale.

Ces mafias ne pensent pas qu’au sexe, mais surtout au profit.


10 Août 2007

L’irresponsabilité.

Ce qui est stupide dans tout ça, c’est le comportement irresponsable de TVA.  C’est du bon papier.  Tout le monde est touché.  Tout le monde est révolté. 

Mais, en insistant à ce point, en multipliant la paranoïa sexuelle, on ne sait pas comment ce ou ces prédateurs réagiront. 

Cette panique qu’on entretient peut-elle coûter la vie de la pauvre petite ? Celui ou celle (ceux ou celles) qui l’ont enlevé (en supposant que ce n’est pas pour le trafic international) peuvent-ils se mettre à paniquer et vouloir s’en débarrasser ? 

Quelle réaction peut avoir un psychopathe ?  C’est évident que tous les efforts et les sous nécessaires doivent être disponibles quand il s’agit de disparition d’une personne humaine.  Rien ne vaut une vie. 

L’enquête doit être menée de préférence par la police qui s’y connait mieux que par des médias qui sèment la terreur.   

11 Août 2007

Cours de sexualité.


Lesraisons pour lesquelles j’ai clairement pris position contre la pédophilie dans mon livre La pédérastie mise à nu n’ont rien de religieux parce que l’évolution des religions n’a rien donné de bien reluisant. 

Basées sur la peur et l’interdit, les religions ont toujours abordé négativement la sexualité comme les vieux mâles qui ont créé les règles religieuses.

La pédophilie doit être proscrite parce qu’elle ne correspond pas au rythme de développement de la sexualité de l’enfant.  Par conséquent, cela pourrait créer des traumatismes émotifs. 

Même si c’est loin d’être certain, il est préférable de ne pas prendre de chance tant qu’on n’en saura pas davantage. 

Dans certains pays, caresser un bambin, même sexuellement fait partie de la vie, tout bon anthropologue vous le confirmera.

La vitesse de compréhension et de développement de la sexualité n’est pas la même pour chaque individu, d’où je préfère qu’il n’y ait pas d’âge de consentement, car ça représente mieux la réalité de l’enfant.  


C’est pourquoi, je préconise comme solution que les enfants de la fin du primaire aient des cours de sexualité qui ne soient pas qu’une condamnation de la sexualité, mais des informations scientifiques sur le comment et pourquoi notre corps est ainsi fait , que notre sexualité se développera de telle façon , comment se préserver des maladies vénériennes ,etc.

Un enseignement valorisant.  Ces cours doivent surtout porter sur l’anatomie individuelle et la création d’une conscience personnelle : « ton corps et ton esprit n’appartiennent qu’à toi».  Tu en es le seul maître, comme disait les féministes. 

Pour que les femmes deviennent réellement égales à l’homme, elles doivent cesser de percevoir leur sexualité comme un péché ou une maladie.  Elles doivent être aussi fières que les hommes d’être sexuées.  Il faut leur apprendre à s’accepter et s’aimer pour pouvoir s’ouvrir aux autres.  Homme ou femme, tu n’as pas le choix quand tu nais.

Les cours d’éducation sexuelle doivent être dispensés seulement à la fin du primaire pour être sûrs qu’ils n’arrivent pas trop tôt.  Répondre aux questions que les enfants se posent avant, c’est la responsabilité des parents.  Il suffit de se souvenir que l’ignorance est pire que de dire la vérité. 

Ces cours doivent insister sur une réponse précise, sans équivoque et sans scrupule. Tu veux ou tu ne veux pas. 

Ces cours doivent présenter le droit individuel de dire OUI ou NON ; j’aime ou je n’aime pas.

Ce qui revient à appliquer la loi du consentement sans l’enfermer dans un âge précis, ce qui est contraire à la Charte québécoise des droits de la personne.

Les jeunes doivent comprendre qu’adulte, la sexualité n’est pas qu’un jeu, mais une responsabilité à vie et l’essence même de l’autonomie. 

Il faut leur rappeler qu’ils ont le droit d’exiger qu’on respecte leur choix.  C’est à l’individu seul qu’il appartient par la suite de porter plainte ou non, si quelqu’un ne respecte pas son choix. 

31 mai 2021

Rien à ajouter, sauf, que rien n’a changé, On a toujours peur du sexe pour rien. C’est maintenant la maladie des « sexto », la police cherche à avoir plus de subventions en y exagérant le problème.

La nudité n’a jamais fait mourir personne, avoir honte de son corps est un bon moyen pour s’aménager un bon complexe d’infériorité permanent.

Radioactif 53

mai 30, 2021

Radioactif 53

10 Août 2007          
La mafia légale s’agite.   

Je pourrais me croire paranoïaque, mais les faits sont là. 

Dès que j’écris quelque chose qui ne plaît pas à notre système, il m’arrive quelque chose. 

À l’avant dernière élection, j’étais à Montréal.  Je voulais travailler pour le Bloc.  Par hasard, le jeune qui habitait chez moi a tout défoncé, mes vitres, même ma porte, menant à la cour extérieure.  On devait venir les réparer comme, par hasard, le jour des élections. 

Le matin des élections, on avait changé d’idées.  Quand je l’ai appris, je me suis quand même rendu travailler aux élections.     
 
Quand j’ai écrit sur la Charte de Montréal, comme par hasard, le jeune parvenait encore à avoir des consommations et moi, ma raclée.  

Aux dernières élections provinciales, le fédéral a saisi une partie de ma préretraite. 

Depuis que j’ai envoyé mes écrits à la Commission sur les arrangements raisonnables, j’ai reçu une lettre enregistrée du Bien-être social qui voudrait que je rembourse l’aide qu’il m’a apportée parce qu’après le coup monté de 1996.

Je n’avais rien à manger et j’ai dû avoir recours à ce service.  C’est drôle que ça arrive toujours quand j’écris quelque chose qui ne leur plaît pas.  Je dois être parano. 

Je fais des liens avec ce qui n’en a pas.  Voyons donc, notre système est bien trop honnête pour arranger des affaires croches de même.

Il ne tue pas, il te pousse pas au suicide. Il t’étrangle. On oublie et on passe au prochain texte.

29 mai 2021 

Je ne sais pas si je suis réellement paranoïaque, mais une chose est certaine ces faits se sont réellement passés.

Le fédéral venait d’échapper à la peur de sa vie, le OUI à l’indépendance du Québec  venait en 1995 de pratiquement remporter le référendum. Le lendemain les journaux on prit une déclaration de M. Jacques Parizeau pour créer un grand scandale. Il avait dit la vérité. Le référendum a été gagné grâce à l’argent et aux votes des ethniques. Ce scandale le força à démissionner.

Le référendum n’a pas été remporté par le fédéral. Il a été volé par le fédéral. Il y a eu environ 50,000 votes de plus pour rester dans le giron fédéraliste, mais ces votes venaient du même nombre d’immigrants qui venaient d’être assermentés par un juge du Nouveau-Brunswick pour leur permettre de voter. Pour quoi pensez-vous qu’ils ont voté?

De plus, on avait organisé un grand « loving » pour que les Québécois sachent que les Canadiens les aimaient, des dépenses qui ne respectaient la loi sur les dépenses autorisées. Ce même Canada refusait de reconnaître la société québécoise et son caractère francophone. C’est le minimum des demandes québécoises et elles ont toutes été rejetées par le fédéral. Donc, la réaction actuelle à la loi 96 n’est pas nouvelle au Canada, on nous méprise. On conteste la loi 21 devant la Cour suprême du Canada et on fera pareil avec la loi 96.

 À ce que je sache, la Cour suprême est là pour s’assurer que les lois ne soient pas contradictoires, donc pour interpréter et non pour décider du contenu d’une loi. Ce qui est un privilège du parlement. Le parlement fait les lois, la Cour suprême interprète les lois.

Est-ce à dire que la Cour suprême exerce une dictature contre le Québec francophone ?

Radioactif 52

mai 29, 2021

Radioactif  52

09 Août 2007

Sauver les poissons.


Je ne peux m’empêcher de me rappeler que mon enfance fut aussi baignée dans la sensibilité.  Les animaux étaient sans doute ma prédilection. 

Nous allions souvent pêcher chez Chagnon et même s’il fallait marcher durant des milles, je me dépêchais de revenir à la maison pour essayer de sauver le plus de truites possible, car, quand on arrivait, on mettait les survivantes dans des chaudières d’eau.  D’ailleurs, certaines sautaient en dehors durant la nuit. 

Je me rappelle aussi avoir trouvé effrayant les séances de boucherie auxquelles j’ai assistées.  Les meuglements de vaches, les cris stridents des cochons, les yeux des petits veaux.  On aurait dit que ces animaux savaient qu’on les amenait pour les tuer et moi ça me tuait.   

J’ai toujours eu un faible pour les chiens : Princesse, Pitou, Kiki et maintenant, Benji.

Les animaux nous aiment sans se poser de questions.  Ils sont moins intransigeants et manifestent leur affection. 

Ma pire expérience fut sans doute la mort de nos petits lapins qui s’en sont allés, malgré les soins que leur avions prodigués ; mais, sans le savoir, c’était nous qui les tuions, car nous leur donnions du trèfle pour leur faire plaisir. 

Le trèfle étant cueilli sous les pommiers, nous les empoisonnions à cause des pesticides.  Preuve que l’amour peut tuer.

10 Août 2007

Publications.

On vient de me confirmer que mon livre de poèmes Autoportrait d’une révolte a été accepté par le comité de lecture des Éditions Amalthée, à Nantes.             

Le système ne digère par ma prise de position dans La pédérastie mise à nu, acceptée pour publication par la Société des écrivains, à Paris.  

Le gouvernement vient de me signifier que je suis sur la loi des dépôts volontaires (faillite) et, en sous-entendu, qu’il ne serait pas très sage que je me ramasse en prison avec un tel livre. 

Cette fois, on pourrait remplacer la bouteille de vin qu’on avait achetée pour fêter ma mort, par une bouteille de champagne.  Il suffit d’un jugement, de t’envoyer dans la salle commune, parmi tous, et de faire connaître tes écrits aux prisonniers : c’est le suicide assuré.

28 mai 2021

Pour être lu, il faut écrire des choses qui plaisent aux lecteurs et non essayer de leur faire comprendre un état d’âme de gens d’une minorité de la minorité. Parler de pédérastie est un suicide littéraire assuré.

Donc, je devrais cesser de me plaindre de la censure et reconnaître que les valeurs de ma société sont le fruit d’une intelligentsia beaucoup plus riche et productive que ma petite maison d’édition, les Éditions du Temps. Québec, qui n’a aucun titre officiel.

Ce nom fut choisi dans les années 1970 pour donner un certain visage à mes écrits. Je n’ai jamais été assez riche pour publier en livre papier d’autres auteurs, quoique j’ai préparé un livre de Jean Ferguson que j’ai publié sur ce blog et j’aurais adoré publier un livre de Normand Lebeau, un écrivain qui a un sens de l’humour extraordinaire.

Pour faire de l’argent, il faut d’abord avoir de l’argent. D’avoir une idée originale et pouvoir concevoir quelque chose d’unique. Si j’avais des sous, je suis convaincu que de dénicherais un certain public avec Les derniers amours de Platon et aussi avec Le temps des cauchemars, illustré par Gabriel Deshaies. Mais, pour vendre encore faut-il qu’il y en ait une copie en libraire quelque part dans le monde, ce qui n’est pas le cas.

Dans peu de temps, je me consacrerai surtout à faire connaître ce que j’ai écrit auparavant, car à part cette partie de Radioactif, je n’écris plus. Je commence lentement ma vie de petit vieux que j’entamerai, si je m’y rends, avec mes 89 ans.

Je ne veux pas brailler sur mon sort parce que j’ai eu une vie extraordinaire quant à la connaissance des différentes sensations que la vie nous procure. Étant Québécois, je suis déjà par naissance un petit privilégié.

Radioactif 51

mai 28, 2021

Radioactif 51

09 Août 2007

Contes et films.     

La culture quand j’étais enfant, à Barnston, se résumait à peu de choses. 

Nous avions parfois des films qui étaient présentés au soubassement de l’église, dont Laurel et Hardy.  Je me rappelle aussi un film qui narrait l’histoire d’un petit gars qui avait une dévotion toute spéciale pour Ste-Thérèse  Évidemment, ça me touchait parce que le petit gars s’appelait Jean. 

Les films complétaient bien mes sessions de narcissisme.  Il y avait aussi les contes de Ti- Charles Bergeron.     

Mon père avait une boucherie en plus du magasin qui était tenue par M. Charles Bergeron. 

Quand il n’avait rien à faire de particulier, son plaisir était de s’entourer de petits et de leur raconter des contes.  Il avait toujours la sagesse de choisir le héros parmi les jeunes qui l’écoutaient et disons que mon tour revenait plus souvent qu’autrement.  Et, pour solidifier cette atmosphère ludique qui me marquait jusque dans le bout des orteils, on présentait parfois à l’église des films de la légende de Ti -Jean, faits par l’ONF. 

Ces moments m’ont tellement marqué que j’ai déniché des copies des Ti-Jean pour enseigner le conte.  Parfois, j’ai aussi raconté, de peine et de misère, un des contes de M. Bergeron à mes élèves. 

Quand je racontais ce conte, on pouvait entendre siffler les mouches.  Je me servais aussi d’un conte d’un de mes excellents amis, Jean Ferguson.  Son livre Valdabie était une des lectures obligatoires. 

Jean est même parfois venu rencontrer mes étudiants pour parler de son livre.  J’adorais enseigner, j’avais l’impression de faire quelque chose de ma vie.

Radioactif 50

mai 27, 2021

Radioactif  50

08 Août 2007

Fier-à-bras libéraux.        


Quand j’ai été candidat rhinocéros dans Sherbrooke, les libéraux ont voulu me faire payer mon impertinence. 

Ils pensaient que j’étais un gars du FLQ.  C’est vrai que j’étais un ex-journaliste de la Tribune, fanatiquement engagé, très radical, que je me prenais pour un felquiste, mais je savais que je n’en étais pas un, ce qui me préoccupait parce que je ne voulais surtout pas nuire au FLQ.

Or, nous allions habituellement prendre une bière au même pub tous les soirs.  Mes opposants étaient en gang

Un paraplégique, je crois, commença à affirmer qu’il me soutenait, moi, son président.  Les gars ont commencé à le menacer.  Voyant cette écœuranterie, je me suis pointé et j’ai demandé à ces individus de lui ficher la paix puisqu’il était infirme. 

Ces salauds ont simplement profité de mon intervention pour me sauter dessus et me tabasser avec plaisir.  Je ne sais pas combien de fois on m’a dit que des gars comme moi, des séparatistes, on leur cassait les jambes.  Aie-je été seul à subir ces violences libérales ?

En 1996, on disait que j’étais le seul du FLQ actif à ne pas avoir payé pour ses actions. 

Mon avocat me dit que tout était éminemment politique « mais pas dans le sens que moi je l’entendais ». 

J’ai hâte qu’on puisse dire ce que l’on pense, sans claque sur la gueule ou de nouveaux moyens pour te ruiner. 

Ce n’est pas parce que je ne suis pas fédéraste que je suis pour la violence, bien au contraire, l’indépendance se fera, qu’on le veuille ou non, quand un maximum de Québécois auront répondu OUI à la seule question qu’un nouveau référendum devra poser : VOULEZ-VOUS QUE LE QUÉBEC DEVIENNE UN PAYS? 

Le Québec sera terre de tolérance et de liberté.  Un pays francophone. 

27 mai 2021

C’est vraiment le comble du ridicule, la motion du Bloc québécois pour inclure dans la constitution canadienne que le peuple québécois constitue une nation dont la langue est le français a été bloquée aux Communes par une autochtone qui a besoin de faire parler d’elle pour gagner ses prochaines élections d’où toute la merde possible contre Justin Trudeau.

Cette ex-ministre de la Justice s’était fait valoir dans l’affaire SNC-Lavalin.  Par contre, elle ne représente aucunement les autochtones et ceux-ci devraient le dire pour ne pas passer pour des gens qui ne comprennent pas la différence entre vivre dans un milieu qui t’accepte ou vivre dans un pays qui méprise ses minorités, tout en faisant croire qu’il est un exemple de tolérance.

Lors du projet du lac Meech, c’est encore un autochtone qui a bloqué le projet de réconciliation entre le Québec et le Canada. C’était probablement la marionnette d’une certaine bourgeoisie canadienne qui refuse le droit  de respirer à tous ceux qui ne sont pas de purs Wasps. Le bal était alors mené par Pierre-Elliot Trudeau, le père de Justin, qui détestait tout ce qui est québécois.

Heureusement, son fils semble moins vendu et capable de distinguer entre la haine de la nation québécoise et l’unité canadienne.

Si le Canada anglais ne veut pas d’un Québec francophone qu’il aide les indépendantistes à réaliser leur vœu le plus cher : créer le pays du Québec.

Radioactif 49

mai 26, 2021

Radioactif 48

08 Août 2007

La mafia légale sort son artillerie.        

Le Québec se prétend comme le Canada un royaume de démocratie. 

Pourtant, dès qu’on dit quelque chose qui ne fait pas l’affaire de la mafia légale qui nous dirige, on s’applique de nous fermer la gueule. 

Avant les élections fédérales, on a gelé une partie de ma préretraite. 

Richard Martineau a écrit une colonne sans lire mon livre : La pédérastie mise à nu

Et, nos moralistes ont réussi à faire geler ma page personnelle précédente sur internet.  On a même eu la malhonnêteté de me faire dire le contraire de ce que j’ai écrit.  La vérité n’a aucune importance.

Aujourd’hui, j’ai reçu une lettre enregistrée d’un autre groupe de harceleurs professionnels pour te faire taire : le bien-être social. 

Puisqu’on ne peut pas m’accuser de quoique ce soit, qu’on n’a pas encore eu le temps de monter un piège politique comme en 1996, on essaie de me ruiner pour que je ne puisse plus écrire ou du moins publier. 

Après m’avoir fait perdre mon emploi, m’avoir empêché de me recycler, voilà qu’on essaie de s’assurer que je n’ai plus un sou, en prétextant que je ne respecte pas la loi des dépôts volontaires. 

Chaque fois que le gouvernement fait intervenir ses gorilles, c’est qu’il prépare un coup de cochon pour le Québec et qu’on force toujours un type que l’on croit dangereux à garder sous silence.  Qu’est-ce que ce sera cette fois ?

21 mai 2021

C’est drôle comment la vie est faite de coïncidence. 

À mon premier procès, en 1963, je crois, puisque j’ai la mémoire temporelle pas mal dans les limbes, mais, c’est autour de cette date.  Je me rappelle facilement des événements, mais je ne sais pas toujours où les situer dans le temps. Plus je vieillis plus ce phénomène s’accentue. Qu’est-ce que ce sera en 2031 quand j’aurai 88 ans?   Si je me rends jusque-là.

Les libéraux n’aimaient pas que je sois davantage pour la construction d’un tunnel entre les villes de Québec et Lévis. On se chicanait à savoir si on devait construire un nouveau pont ou creuser  le tunnel.  C’était au début des années 1960. En 2021, de quoi parle-t-on ?   De la guerre pour la construction d’un tunnel entre Québec et Lévis.

La seule chose qui a changé c’est le prix pour le réaliser. Le système avec ses vrais bandits sait comment faire monter les prix avec le temps, tout en s’assurant que les individus ne soient pas plus riches. Le cout de la vie précède toutes les augmentations de salaires. Tu fais de l’argent avec de l’argent. Si tu n’en a pas, tu ne feras rien.

En 1974, je paradais avec une pancarte  Congédié pour avoir écrit en français à Montréal et je faisais connaissance avec une amie, mère de deux enfants qui allaient à l’école libre, genre Summerhill.

Je fus condamné pour des activités sexuelles que je raconte dans le deuxième tome de mon autobiographie approximative : Un sourire arraché à l’enfer. C’était déjà la guerre entre « voir la sexualité comme quelque chose de bien » ou « voir la sexualité comme un crime si elle est vécue en dehors du lavage de cerveau religieux ». Un sujet où se fondent la droite et la gauche, car la répression sexuelle permet l’esclavagisme individuel. Les deux clans idéologiques sont mariés dans ce cas spécifique.

En 1995, j’enseignais depuis 15 ans environ. Je travaillais à Val-d’Or à l’école Percival, une école anglophone avec un secteur français. J’étais président de la Société nationale des Québécois et j’écrivais parfois des textes pour le député du Parti Québécois, M. André Pelletier, un homme extraordinaire. Je revenais tranquillement à la vie politique puisqu’avant j’avais rayé cet aspect de ma vie pour me consacrer uniquement à l’enseignement.

J’ai contribué financièrement et organisé des soirées pour le OUI durant le référendum et j’ai démissionné quand nous l’avons perdu.

Un an après, un ami permit au système de m’accuser encore sur le plan sexuel afin de m’éloigner de l’enseignement, car il y avait plus de petits séparatistes qui émanaient des classes de l’école anglaise que de partout ailleurs. Ce ne fut pas un  procès politique puisque le juge a dit dans son jugement que je n’étais pas un  danger pour les jeunes, mais que je mettais en péril les institutions du pays.  À la fin de mon emprisonnement, on me dit : tu ne fais plus de politique où tu seras le deuxième Docteur Ferron. On sait qu’il a été retrouvé mort et que l’on a dit qu’il s’était suicidé.

Aujourd’hui je suis un écrivain non gratta puisque j’ai continué de me battre pour obtenir des cours sur la sexualité qui ne soient pas un lavage de cerveau religieux et que les lois sur la sexualité éliminent  les gestes que l’on dit criminels et qui ne sont pas violents. Tout doit être permis s’il n’y a pas de violence et s’il y a consentement.

La sexualité est le meilleur moyen pour classer un individu dans la case de « monstre ».

Aucun de mes livres est en vente livre dans les librairies du Québec.  

Radioactif 48

mai 25, 2021

Radioactif 48

07 Août 2007

La mort.       

Il y a deux ans, j’ai failli être tué par un jeune schizophrène qui prenait de la drogue.  Cet enfer de violence a duré plusieurs années parce que je m’entêtais à vouloir l’aider, le garder chez moi.   Je l’aimais très profondément. 

Pour les policiers, les interventions étaient difficiles parce qu’il était malade mental.   Pour certains d’entre eux, j’étais l’agresseur agressé : les préjugés créés à partir de mon dossier. 

Quant aux psychiatres, ils ne voulaient pas le soigner parce qu’il était consommateur de drogue.   Mon soutien ou la prison, c’était tout ce que ce jeune pouvait espérer de la vie. 

Depuis ce temps, je sais que l’aide aux malades mentaux, c’est de la théorie beaucoup plus qu’une réalité.  Pour le système, un malade ça coûte cher.  Ça passe bien avant le respect de l’individu.  On n’écoute rien des gens qui veulent aider, si ça ne se passe pas exactement comme ils le veulent.  Même si les gens risquent leur vie pour eux.

Cette expérience m’a cependant permis de constater que mourir ce peut être le vide absolu et éternel.  Sans la conscience, tout est vide.  Ce qui est mort reste mort.  Mais, en même temps, nous savons avec Einstein que rien ne se perd.  L’âme étant une forme d’énergie électromagnétique se transforme ou s’évade. 

Quand j’étais jeune, je croyais qu’on était ainsi projeté dans le cosmos.  C’est tout ce qu’on peut dire.  Qu’il y ait quelque chose après ou non, c’est de la pure spéculation.  Ce qui est mort reste mort.  Je ne crois pas dans la résurrection de Lazare parce qu’il serait encore vivant aujourd’hui… à moins qu’il ait fait le trip du tunnel… donc d’une fausse mort, comme perdre conscience.

Par contre, je suis persuadé que la mort est aussi évolutive.  Elle ne peut se produire que dans une circonstance bien spéciale, un arrangement des énergies en présence.  Aussi, la mort est inscrite dans un processus normal d’évolution.  Tu feras ce que tu voudras, le moment, l’endroit, la manière que tu mourras, c’est déjà inscrit en toi et ça arrivera que tu le veuilles ou non au moment où ça doit arriver.

24 mai 2021

Le système a de la difficulté à contrôler le sort des hôpitaux à cause de la Covid-19. Si on s’en sort à si bon compte maintenant, c’est que la population en général accepte de collaborer et essaie par tous les sacrifices demandés de mettre fin à cette vie contre nature dans laquelle ce petit maudit virus nous force à vivre. Le vaccin demeure cependant la seule vraie solution.

La Covid nous a appris que notre système de santé est largement déficitaire. Il suffirait d’une petite tempête pour le faire tomber. Le système n’est pas assez riche pour effectuer une révolution qui remettrait les établissements en bon ordre comme l’hôpital Rosemont l’exige et d’avoir une personnel qui soit assez nombreux pour ne pas devoir surcharger ceux qui travaillent.  Les syndicats se multiplient ce qui rend encore la gestion encore  plus difficile. La lutte au Covid a montré que la bureaucratie médicale est trop lourde. C’est une course et la Covid prend toujours les devants parce que la prévention tarde a être établie.

Mais, d’avoir trouvé le bon vaccin en si peu de temps est un exploit. Les complotistes pensent que la Covid est une invention du système, donc, en refusant de se soumettre à des exercices qui nous protègent ils font des manifestations qui mettent tout le monde en danger et allongent la période de pandémie, quoiqu’à l’extérieur, le virus est presqu’inefficace et on sait maintenant qu’il n’aime pas tellement la chaleur.

Ça m’amène à me demander ce que le fédéral vient faire en santé. Il a tous les sous, mais ne dessert pas directement la population. La première chose qui semble évidente est que la santé devrait être un champ de compétence exclusive des provinces. J’ai hâte de voir comment la demande des provinces sera entendue après la pandémie.

Il serait peut-être urgent de revoir les champs de compétence de chacun si on doit demeurer à l’intérieur du Canada. Une chose est certaine pour le Québec tout ce qui protège sa langue et sa culture, dont l’immigration, devrait être une compétence exclusive québécoise. Ça ressemble à la souveraineté culturelle que demandait Robert Bourassa, premier ministre libéral du Québec. À ce que je sache, ce n’était pas un membre actif du Parti québécois ou du FLQ . Sinon, il ne reste que l’indépendance.

Radioactif 47

mai 24, 2021

Radioactif  47

06 Août 2007

Questions.

Quand certains décident de se faire justice je me demande si ce que j’écris ne peut pas être dangereux, car, si je réprime absolument la violence, le non consentement, ce n’est pas le cas de tous ceux qui lisent ce que j’écris. 

Par ailleurs, si j’étale ma vie ainsi, au risque d’endurer encore de nouvelles années de souffrance, c’est que je crois que mon expérience peut aider des adolescents à s’ouvrir les yeux avant de se suicider. 

Exprimer ce tu ressens alors que t’es la minorité de la minorité est essentiel pour se comprendre.  Pour moi, ce n’est pas une question à savoir si j’ai raison ou tort qui importe, mais combattre la grande noirceur, le fanatisme et la violence. 

Je crois être écrivain, même si je ne suis pas reconnu comme tel par tous les éditeurs et surtout que je suis loin d’être un succès littéraire.


07 Août 2007

La peur de la mort .

La peur et l’anxiété sont des phénomènes normaux durant l’enfance, car la réalité et l’imaginaire peuvent être coupés au couteau, tellement il est parfois difficile de faire la différence. 

Tout jeune, on nous racontait des histoires pour montrer la force de la Sainte Vierge.  Pour se sortir de leurs vices, certains avaient récité trois «Je vous salue, Marie» avec l’évocation « Bonne Sainte Vierge, assiste-moi à l’heure de ma mort», durant toute leur vie.  D’autres étaient morts étouffés en allant communier en état de péché mortel.  Rien de rassurant quand tu es jeune et que tu es profondément croyant.

Dans mon cas, ces histoires racontées pour nous rendre meilleurs ont pris l’allure de cauchemars autant en état de veille qu’en rêves. 

J’ai commencé à paniquer juste à l’idée de la mort ou de voir des morts vivants.  À toutes les fois que je me sentais mal, je me demandais, si c’était ça la mort.  Chaque fois que je portais la croix aux funérailles de quelqu’un, on devait me remplacer pour m’empêcher de tomber dans les pommes. 

Puis, vint la télévision avec ses films : L’assassin aux gants blancs, la Belle et la Bête et Orphée, des chefs-d’œuvre que je n’ai pu apprécier que devenu adulte.  Jeune, c’était la panique, mais j’avais tellement eu peur de passer pour un imbécile que je n’en parlais à personne. 

Un peu plus vieux, après avoir invoqué bien des défunts que j’aimais d’amener ma peur avec eux en les touchant dans leur tombeau, j’ai fini par percevoir la mort comme un déséquilibre d’énergie qui faisait que tu changes tout simplement de perception.

Le corps est un fil électrique et la vie, l’électricité qu’il transporte.  Je me suis presque fait tuer et cela a encore modifié mon point de vue : même si c’était à jamais le vide total ça n’aurait pas d’importance, car j’en aurais jamais conscience. 

 Aujourd’hui, je n’ai plus peur ni de la mort, ni des morts. 

Radioactif 46

mai 23, 2021

Radioactif  46

06 Août 2007

Papa.

Comment faisait-il pour nourrir toute la famille ?  Papa dût s’exiler à quelques reprises pour nous nourrir et continuer à opérer le magasin.

J’ai eu seulement deux garçons, durant quelques années, et je me suis ruiné pour leur donner tout ce que je pouvais pour les rendre heureux. 

Maman

Quant à ma mère, Irène Gauthier Langlois, elle travaillait sans cesse. 

Aussi, pour la soulager un peu, j’étais souvent volontaire pour laver et cirer les planchers.  J’adorais laver la vaisselle avec ma sœur Pauline, car on chantait, on dansait, on s’amusait, tout en travaillant.

Plus j’y pense, plus je constate que mes parents étaient de véritables héros, même si on ne retrouve pas leur vie racontée à la télévision.


06 Août 2007

Le petit Michel.      

Un des moments les plus émouvants de mon enfance fut la disparition du petit Michel.  Le petit bonhomme s’était égaré dans un bois près du mont Orford. 

Mon père fut chercheur bénévole.  Chaque jour, je me demandais ce qui est arrivé à ce petit.  On l’a découvert mort.  Qu’il a dû souffrir.  On avait composé une chanson à cette occasion qui commençait par : « Petit Michel, c’est ta mère qui t’appelle… Je suis encore parcouru de frissons quand je me remémore cet événement.

Ça me rappelle aussi quand on avait commencé à parler de tueurs qui s’en prenaient aux enfants.  Je n’en ai jamais vu, mais j’ai eu la peur, puis, la certitude de l’existence d’un suspect est apparue avec notre imagination. 

Qu’un individu fasse mal à un enfant, je ne comprends pas, pire, ça me révolte à l’extrême. 

Je suis amourajeux, bien d’accord, mais dans ma vie le minimum des minimums, c’est le bonheur des enfants.  Qu’on me croit ou pas, c’est un des seuls points pour lequel je n’ai aucune tolérance. 

Je souffre à leur place juste à y penser.  Il n’y a pas que les enlèvements, les frapper qui m’écœurent ; mais de constater qu’il soit possible qu’il y ait un réseau international de traite des humains encore de nos jours.  C’est un scandale que ce soit des enfants, des femmes ou des travailleurs.  Comment peut-on accepter qu’au Brésil, il y ait une escouade pour tuer les enfants dans les rues ?  Que dans certains pays, il y a des enfants forcés à la guerre dès 10 ans et moins?  Ces crimes sont inacceptables. Pourtant, ils ne font pas de prison.

Pour qu’un individu frappe un enfant, le blesse, le kidnappe, il doit être affreusement malade mental ou imbu de pouvoir. 

Mais, dès que c’est pour faire de l’argent, nos scrupules s’effacent. L’habitat normal d’un enfant est dans sa famille et à l’école et non dans des lieux de travail.

22 mai 2021

Il faudrait que les Nations Unies puissent avoir un mot à dire pour ce respect minimum des enfants. Il n’y a pas que le sexe qui compte dans la vie. D’ailleurs, qui passe des heures à penser au sexe quotidiennement? C’est peut-être la crème sur le Sunday, mais c’est quand même un élément marginal dans une journée.

Les Nations-Unies doivent abolir les droits de veto des grandes puissances et les super puissances devraient servir à trouver un équilibre qui permette à tous d’avoir une vie qui soit un minimum agréable. Une vie sans guerre.

Il faudrait que tous ceux qui sont responsables du déclenchement d’une guerre aient à répondre de leur décision. Tuer dans une guerre ou pas, ça devrait être un crime. La guerre est en soit le crime des crimes.

Hier soir, un de mes correspondants en Syrie me demandait si je pouvais comprendre le malheur de ce peuple qui a souffert d’une guerre, mais qui continue d’être emprisonné dans leur pays. Là, où tu dois penser comme le veulent les dirigeants, sinon tu risques de perdre ta vie ou te ramasser en prison. Impossible de voyager et de pouvoir ainsi profiter de la beauté des différentes cultures.

Le pire, je n’avais pas de réponse. J’ai beau braillé sur le fait que mes écrits ne sont pas sur le marché, ma vie reste un paradis à côté de ce que vit cet homme. D’ailleurs, dans certains pays j’aurais déjà été décapité parce que j’ose parler de l’amourajoie (pédérastie).    On peut se vanter de vouloir la liberté d’expression et la combattre en décidant de son contenu.

Radioactif 45

mai 22, 2021

Radioactif 45

06 Août 2007          
Mon père.    

J’ai eu des parents extraordinaires, même si dans mon adolescence, je leur ai fait la vie dure.  Ils ne m’ont jamais rejeté comme cela arrivait souvent dans bien des familles quand on découvrait qu’un des jeunes était homosexuel. 

Imaginez pédéraste que l’on confond aujourd’hui à pédophile. . Au nom de leur religion d’amour, j’étais à jamais maudit, rejeté et méprisé.   Ma crise d’identité était bien plus personnelle qu’une affaire de famille. 

Je ne m’acceptais pas comme j’étais.  Je ne connaissais rien.  J’avais une peur atroce de devenir adulte.  Comment arriverais-je à gagner ma vie, seul, hors de la famille.  Et, tout est arrivé bien normalement en temps et lieu.    

Mon père me traînait partout, même s’il parlait peu avec nous, les enfants.  Un soir d’élection, il m’amena avec ses amis entendre Daniel Johnson, père, expliquer son : Égalité ou indépendance.  Papa était fier de moi jusqu’à ce qu’il me demande ce que j’en pensais : «je ne le crois pas, c’est trop beau».

Nous avons reparlé politique quand René Lévesque fut au pouvoir.  Mon père détestait Pierre – Eliot Trudeau parce qu’il endettait le Canada et méprisait les Québécois.  Mais, par-dessus tout, parce qu’il avait fait accepter le bill omnibus et légaliser l’homosexualité. 

Personne dans ma famille endosse mes amours illicites, mais tous savent que je ne suis pas dangereux et apprécient mes bons côtés.   Une preuve de grande intelligence et de tolérance.


06 Août 2007

Humour.

Mon père, Émile, adorait l’humour et je n’étais pas toujours assez vite pour comprendre. 

Ainsi, sans le savoir , il prononça la pire sentence jamais encaissée dans ma vie parce qu’elle était dite devant un des hommes que j’admirais le plus, Léonce Laperle,  et qui se disait surpris de constater comme j’avais grandi, ce à quoi mon père ajouta : « mais ça ne l’embellit pas». 

Il a fallu des années avant que j’aie le courage d’expliquer à mon père combien il m’avait blessé sans s’en douter.  Il me pensait plus intelligent que je le suis.  Quand on est jeune, on s’en fait parfois avec des détails sans importance.

21 mai 2021

J’ai appris dans la vie que le plus important c’est de s’accepter comme on est.

De toute façon, on n’a pas tant de pouvoir que ça pour modifier notre personnalité, mais c’est possible. On peut cesser de boire , même si on est alcoolique. On peut passer de la déprime à être positif, mais encore faut-il que les événements nous le permettent.  

La société qui  nous entoure a un rôle déterminant. Nous apprenons jeune ce que sont les valeurs ou les défauts de notre société. On peut universellement s’entendre sur le fait que la non-violence est l’essentiel. Que la tolérance a de bien meilleurs effets sur les êtres humains que l’autoritarisme.

Que d’être trop scrupuleux, c’est de la paranoïa et le rejet des autres.

Tant que l’on m’abordait du côté politique, j’étais aimé par les uns et détesté par les autres. Au Québec, il n’y avait que les Unionistes et les libéraux, les bleus contre les rouges. Puis, dans les années 1960, avec le Maître chez nous, il s’est développé le souverainisme, puis, l’indépendantisme. Pierre-Elliot Trudeau faisait la guerre aux Québécois qui se tenaient debout.

Lors des élections contre Joe Clark, le candidat conservateur dans Sherbrooke a retenu mes services comme attaché de presse. On le critiquait parce que j’avais été candidat Rhinocéros quelques années plus tôt.

J’ai profité de ma situation pour demander à M. Clark, s’il était vrai que le fédéral et l’Ontario avaient uni leurs efforts pour subventionner des industries afin qu’elles déménagent du Québec à l’Ontario. Il me dit ce que c’était vrai et quand je lui ai demandé combien d’industries, il m’a simplement répondu qu’il ne voulait pas le dire, car si on le savait, ce serait la révolution au Québec. Il n’y a pas eu que les commandites. Un système organisé de corruption pour faire valoir le Canada à l’intérieur du Québec.

Pire, en exil, mon compagnon s’est fait offrir d’entrer dans une unité spéciale créée dans l’Ouest canadien. Cette armée se pratiquait pour la guerre afin d’intervenir si le Québec devenait indépendant. L’unité canadienne ou le colonialisme ?

Aujourd’hui, après avoir nié l’existence du peuple Québécois, après Meech , un essai pour réintégrer le Québec, après avoir nié nos droits les plus fondamentaux, avec la loi 96 du gouvernement du Québec, nous assistons à une levée de boucliers dans le Canada pour nier notre réalité soit qu’on est une nation et que notre langue est le français.

Les journalistes canadiens mentent quand ils défendent la pauvre minorité an- glaise au Québec, parce que c’est la minorité la plus choyée sur terre.   

On me supportait quant à mes pensées politiques, mais si on apprenait que j’aime les garçons, c’était le refus total. Je ne sais pas combien de gens qui avant m’aimaient bien et ont cessé de me voir, de me parler, de m’accepter dans leur entourage  parce que j’ai eu l’impudeur de rendre public mon attirance pour les garçons..

Ce n’était même pas fait hypocritement,  ils affichaient clairement leur dédain pour un personnage comme moi.

Même les partis politiques auxquels j’appartenais ont demandé ma démission, lors de mon dernier procès.

Peu étonnant qu’aujourd’hui, je ne crois plus dans la liberté d’expression.

Même mes livres ne sont pas vendus dans les librairies au cas où un ado pourrait mettre la main dessus.

Dans cette perspective, je dois dire que l’humanité est une belle saloperie grâce aux religions. L’humanisme fiche le camp au détriment d’une morale régressive qui soutient les imbécilités des religions sur le plan sexuel.

Radioactif 44

mai 21, 2021

Radioactif 44

06 Août 2007

Mon enfance.         

Mon enfance fut un paradis terrestre , malgré mes petits problèmes, comme ne pas avoir les mêmes points d’intérêts que les autres garçons, ne pas percevoir la nécessité d’avoir une blonde pour être normal, d’être physiquement faible et, par conséquent , souvent dans la loupe protectrice de maman qui voyait à ce que je ne force pas trop, mais qui me laissait quand même vivre ma vie. 

La sexualité, comme pour ceux de mon âge, occupait à peine les 2% de mes pensées.  Tout était jeux.  Privilège des grosses familles. 

Ainsi, l’hiver avions-nous, à même le chemin qui passait dans le village de Barnston, deux côtes qui faisaient de merveilleuses glissades, d’autant plus qu’à cette époque, il y avait très peu de circulation.  Des bancs de neige à hauteur des premiers étages et un petit étang naturel sur lequel on allait jouer au hockey.

L’été, c’était le temps des fraises, des escalades en forêt, et la fameuse rivière Provencher.  On devait parcourir presque cinq à dix milles à pied pour s’y rendre.  Même si le trou dans lequel on se baignait, sous le pont, était tout petit ; pour nous, c’était une mer.  Je m’y serais noyé si ce n’eut été de l’intervention de mon frère Marcel.  

Bizarrement, pour moi, les cérémonies religieuses faisaient aussi partie des belles choses de la vie : le chant, la présence de Dieu, le culte à Marie, et surtout, étant un petit servant de messe (j’adorais porter la soutane), je pouvais voir l’assistance et reluquer une fois par semaine la beauté des jeunes de notre communauté.  J‘en manquais pas une.


06 Août 2007

Famille.

Les grosses familles n’étaient pas rares à l’époque.  Chez nous, nous étions six gars et deux filles vivants.  Mariette est morte à Magog dans les bras de mon père. Tout ce que je connaissais d’elle : à chaque fois que son nom était prononcé, ma mère se mettait à pleurer et ça me revirait à l’envers. 

J’étais plus sensible qu’une fille, particulièrement, aux humeurs de ma mère que j’adorais ; mais j’étais bien un garçon : j’adorais lutter, participer à tous les jeux de gars et je n’étais pas efféminé.  J’étais juste un peu plus poète. Un amant des étoiles, toujours à réfléchir et essayer de comprendre.  À Barnston, maman a eu deux autres accouchements, mais ils étaient mort-nés.   

Roland, Marcel, Pauline, Mariette, moi, Henriette et Denis sommes nés à Magog. Je fus baptisé à St-Patrice.  Nous habitions alors une petite maison qui fut démolie pour qu’on y érige le bureau de poste actuel.  Mon père était superviseur à la Dominion textile.  Il détestait donner des ordres à ses amis alors il s’est installé à Barnston où il acheta le magasin général.  Serge et Maurice y sont nés.  Serge fut le premier baptisé de St-Luc de Barnston.

Les premières années nous fréquentions une petite école de rang, puis, papa qui faisait partie de la Commission scolaire et croyait l’instruction essentielle fit construire une école primaire. 

Mon père a toujours été à l’avant-garde.  Tout ce qu’il me racontait s’est avéré juste.  Je me demande où il allait chercher tout ça.   

20 mai 2021

La famille, c’est ce qu’il y a de plus important dans la vie. Heureusement, tous les enfants sont encore vivants et en santé, sauf Pauline, qui a des problèmes de santé ainsi que Denis.

Je suis très fier de ma famille et j’ai souvent peur que le fait d’écrire tout ce qui me passe par la tête blesse un membre de ma famille. On sait que ma réputation est assez embarrassante  puisque je suis presque seul au monde à croire que les jeux  sexuels sont magnifiques et que toutes ces histoires de péchés sont des stupidités qui conduisent à la psychose.

Chaque individu se croit avec raison quelque chose d’unique et par conséquent quelque chose de magnifique. On ne peut pas aimer les autres, si on ne s’aime pas soi-même.

Je n’ai pas vraiment connu ce que c’est la haine, heureusement pour moi. Je pense que le mépris des autres est l’état le plus bas qui puisse exister dans la réalité des perceptions.

Malgré que je sois un personnage controversé parce qu’il ne reconnaît pas l’existence du mal, je pourrai dire à ma mort que j’ai eu une vie merveilleuse.

Aujourd’hui,  je lisais que notre univers est en perpétuels changements et qu’il est comme un algorithme qui s’auto corrige pour être de mieux en mieux, grâce à son contenu mathématique. Dommage que ça prenne des milliards d’années avant que ça paraisse, ce doit être extraordinaire de savoir qu’avant le Big bang les énergies étaient assemblées différemment et de pouvoir en saisir la différence.

Notre univers est comme le spermatozoïde ou l’ovule qui donnera naissance à un nouvel univers qui est en nous et qui naîtra quand la transformation aura atteint une nouvelle forme d’autonomie.

Ce qui me frappe c’est que la mort d’une géante donne naissance à des millions d’autres étoiles qui sont réunies par le trou noir qui a été créé par cette implosion.  Le « spin »  détermine la forme de la galaxie qui naîtra.

Quand j’étais plus jeune, je croyais qu’ils devaient mourir tant de gens pour donner naissance à autant d’autres humains. L’énergie ne pouvait que se déplacer et devait donc toujours être égale dans sa totalité. C’est probablement faux, mais je ne saurai jamais la réponse.

La grande question était qu’est-ce qui se passe quand tu meurs. La chaleur, le refroidissement, l’énergie vivante qui n’a plus d’influence sur la matière. Pourrir est le sort de la matière, mais qu’advient-il de l’énergie qui nous anime. Le cerveau cesse de fonctionner. Je rêvais de déterrer des cadavres pour vérifier si le cerveau était encore là, car sans cerveau, il n’y a plus de vie, je devrais plutôt dire de connaissance de la réalité. . Et là, je viens de lire que le cerveau n’est qu’une fonction de l’être que l’on est. Alors qu’est-ce qu’on est vraiment?

Radioactif 43

mai 20, 2021

Radioactif 43

05 Août 2007

Sexualité = curiosité.       

La sexualité pour moi s’est très vite affirmée autour de ma curiosité.  Comment gros, comment long, comment courbé…un jeu de devinettes, sans réponse.  Un puzzle de questions sur les proportions et la beauté du corps.  Quel zizi pouvait bien aller avec une telle sorte de visage ?  J’imaginais tout puisqu’aucune photo n’était disponible.  Un nombril était déjà une scène affreusement pornographique.

La pudeur excessive est une déformation de la personnalité.  Trop poussée, elle peut même devenir une psychose, ce qui est encore bien pire que toutes les névroses. 

Je dirais que 95% de ma pédérastie était un ravissement, un éblouissement devant la beauté des visages des petits gars.  Tous les livres sur lesquels je mettais la main me faisaient découvrir un nouvel aspect de leur beauté.  J’examinais, dans tous les détails, en quoi chaque garçon de toutes les races était beau et différent des autres. 

Plus j’explorais, moins j’avais la possibilité de vérifier mes hypothèses, plus cette quête de questions-réponses me hantait.  J’étais amoureux fou de la beauté.  Puis, je m’intéressai à la vie de ces gens différents de moi.  Je voulais tout savoir d’eux.  Je rêvais de voyages et de jeux.

Mon univers était un immense point d’interrogation et de fascination habité par le visage des garçons. 

06 Août 2007

Le mal.         

À cette époque, juste regarder une braguette, nous valait déjà l’enfer et d’être classés chez les irrécupérables pervertis.  Ça n’a pas beaucoup changé. 

Le Québec s’enlise dans la peur du sexe. Juste pensé d’en parler, c’est un crime.  Les féminounes ne rêvent que de pédophiles.  Ce sont peut- être elles les pédophiles, car elles ne pensent qu’au sexe des enfants, sous le couvercle de devoir les protéger. 

On cherche à restaurer la censure, l’omerta en propageant la peur et en criant à la nécessité de dénoncer.  On est rendu tellement fou qu’un simple toucher peut anéantir le corps qui expérimente la jouissance. 

Le Québec est en pleine régression vers la droite… On veut réinstaurer la censure plutôt que de nous laisser vivre en paix, tant qu’il y a consentement mutuel, non-violence et du « fun en prime».  

Redevenir castré, semble être perçu comme un de nos phénomènes identitaires… une société de féminounes, c’est un monde sans sexualité. 

Radioactif 42

mai 19, 2021

Radioactif 42

05 Août 2007

Conscience-enfant.

Ta perception de la vie enfant n’a rien à voir avec celle des adultes.  Est-ce parce que le cerveau est en perpétuelle construction ?  Que la conscience est formée autant par les émotions que l’intelligence ? Et, surtout, parce que tu es encore dépendant des autres, de tes parents pour survivre?

La vie d’un jeune, c’est normalement de jouer, de découvrir.  Tout jeune, t’es comme une éponge ou une sculpture. 

Si la perception de l’espace-temps est modifiée, il en est de même pour la sexualité à l’adolescence. 

Selon l’Église, les grandes villes, particulièrement Montréal, étaient des ateliers de vices et de pornographie.  Mieux valait vivre en campagne pour échapper au diable.  Et le diable, c’était le sexe. L’Autre. La tentation.  Une phobie de curés.

 Mais, qu’on le veuille ou non, en campagne comme en ville, chez tous les enfants, un jour, la curiosité nous rattrape, car c’est notre nature profonde que les religions ont voulu nier et condamner. 

La morale qu’il nous enseignait était perverse puisque antinaturelle.   C’est le germe de toutes les discriminations pendant qu’on nous prêche l’amour.


05 Août 2007          
Premières expériences sexuelles.      

À part quelques écarts dans ma toute petite enfance, ma découverte de la sexualité fut des cours pratiques donnés dans les tunnels, dans le foin de la grange chez le voisin ou dans la nôtre. 

Les plus vieux supervisaient les plus jeunes qui apprenaient à découvrir et jouir de leurs corps.  Lulu, ma cousine, était ma partenaire privilégiée.  Je ne sais pas ce que nous trouvions d’aussi captivant : la différence peut-être ? On imitait les plus vieux ou les animaux, car on jouait aussi au bœuf et à la vache.

Au cours d’un bon repas , bien arrosé, quarante ou cinquante ans plus tard, Lulu me révéla bien candidement : « le seul temps où je fus pleinement heureuse dans toute ma vie, c’est quand on jouait au docteur ensemble.  T’en rappelles-tu?».  

C’étaient de rares occasions qui, je ne sais trop pourquoi, sont restées gravées dans nos petites mémoires comme si elles avaient eu lieu quotidiennement pour enjoliver notre enfance alors qu’en réalité, c’est arrivé très peu souvent.. 

Je pense que c’est au cours d’un de ces grands jeux que mon intérêt s’est fixé sur les autres petits gars.  Je ne voulais plus être le malade, mais le médecin pour pouvoir moi aussi visualiser nos premiers petits soubresauts garçonniers.  Je voulais voir et toucher.

19 mai 2021

Il n’y avait pas encore de Covid-19.  Les adultes avaient autre chose à faire que de dénoncer tous les gestes sexuels non encore classés dans la rubrique des crimes. Le plaisir permet de  franchir une étape dans la connaissance de soi alors que la culpabilité est un geste d’étouffement  et de négation de soi. L’esclavage moral est le fruit des religions.

Radioactif 41

mai 18, 2021

Radioactif 41

05 Août 2007

Admiration.

Nos soldats ont toute notre admiration pour leur courage et leur dévouement, mais cet héroïsme est exploité par les vrais bandits de notre planète qui n’hésitent pas à faire des guerres pour défendre leurs intérêts monétaires. 

Que nous allions protéger le peuple afghan pour qu’il puisse enfin sortir de sa misère, nous sommes tous d’accord avec ça.  Mais, que nos gouvernements se servent de la vie de nos soldats pour défendre les intérêts pécuniaires d’une petite bande de milliardaires du pétrole, on ne veut rien savoir. 

L’obscurantisme des talibans se combat par l’éducation quoiqu’il faille s’assurer que cette éducation se poursuive dans l’ordre et la paix. 

Une question légitime : qui servent les Talibans ?  Sont-ils seulement des fanatiques un peu sonnés ou une branche des services secrets des pays du pétrole ? Quel intérêt l’Afghanistan peut-il avoir pour nous : un pays de pavot et de gazoducs ?  Nos soldats se font-ils tuer pour défendre la solidarité internationale des pétrolières ou protéger le peuple de ce pays ? 

Si notre argent sert vraiment à la reconstruction du pays pour le bien des gens et non pour une petite clique, ça en vaut la peine.  La vraie liberté n’a pas de prix.  Mais, pour savoir la vérité, il faut la liberté de presse.  Elle est essentielle. 

Nos argents doivent aider à construire des écoles, à nourrir la population affamée et dépossédée et non à enrichir les seigneurs de la guerre et les talibans?  Servons-nous à mettre sur pied un système démocratique qui sorte ces gens de la misère ?  Là est toute la question. 

Comment savoir ce qui s’y passe réellement à l’autre bout du monde, objectivement ?  Une chose est certaine la pauvreté de ces pauvres gens élimine toute idée de vengeance contre eux, car ils ne peuvent pas être blâmés des événements survenus en Amérique.  Au bout du compte, c’est aux Afghanistans de se prendre en main…

Aller se battre pour que les femmes n’aient plus à porter la burka alors qu’ici d’autres femmes essayent de nous l’imposer, il y a quelque chose d’illogique.  Pour ces pays, religion et politique, c’est la même chose. 

Les signes extérieurs religieux sont devenus dans notre monde des gestes politiques, d’où faut-il essayer de voir clair dans tout ça.  Il est évident qu’il faut combattre un monde soumis à la Charia où les règles sont d’un monde d’intolérance totale.  En ce sens, il faut l’empêcher pendant qu’il est encore temps, tout en étant bien conscient que la démocrassie de Bush ne vaut guère mieux. 

La dictature de la pensée de nos nouveaux moralistes ne vaut pas mieux que celle des talibans. 

Je me demande pourquoi ces talibans ne décident pas de vivre en gangs comme dans les monastères ?  Ils n’ont qu’à vivre leur extrémisme entre eux et ficher la paix aux autres.    

Idem pour tous les mouvements du même genre quelle que soit la religion.

Radioactif 40

mai 17, 2021

Radioactif  40

05 Août 2007

Afghanistan 1.       

Avant de retourner à mon enfance, pour ne pas dire à l’obsession nombriliste de comprendre un jour ce qui se passa pour que je me ramasse pédéraste, il faut absolument remettre les pendules à l’heure, de mon point de vue, sur l’Afghanistan. 

Le Québec est un endroit ultra pacifiste.  C’est tellement vrai que la mort de Pierre Laporte a entraîné la mort du FLQ, même si elle fut accidentelle. 

L’indépendance d’accord, mais pas au prix du sang.  Rien ne justifie l’assassinat d’un homme.  Si nous rêvons de liberté, ce n’est pas pour s’entretuer, mais pour apprendre à être heureux dans le petit bout de temps que nous avons à passer sur la terre. 

Le Québec doit être un pays de tolérance dans une non-violence absolue.  La tolérance exige le respect de toutes les idées.  Une société qui doit tuer pour imposer ses vues est une société vide.

L’appui à nos soldats n’a rien à voir avec les réticences du Québec pour cette mission organisée en cachette avec Big Brother par les libéraux fédéraux au lendemain des événements qui sont survenus à New York dans le cadre d’une guerre sans merci entre les riches producteurs de pétrole et l’organisation Bush (aussi noyée par le pétrole). 

Ben Laden est introuvable parce qu’il fait partie des riches qui s’empoignent le toupet quant à la distribution des revenus de l’or noir.  Il a été formé par les services secrets de l’armée américaine pour combattre la Russie qui voulait que son pétrole passe sans problème sur les terres afghanes. 

Une guerre de riches, dans les hautes sphères de la mafia légale de notre système, une guerre des superpuissances.  Pour devenir infiniment riches, il te faut découvrir un instrument ou une substance qui devient indispensable dans la vie du plus grand nombre de gens possible.  Un monopole auquel personne ne peut échapper comme le pétrole, l’eau, l’électricité, la bouffe, etc. 

Ce ne sont pas les soldats qu’on appuie mal, mais les raisons de cette guerre que nous rejetons.   

16 Mai 2021

Quelle stupidité!  Israël vient de relancer la guerre à la Palestine.

Deux peuples qui ne peuvent pas se sentir et un gouvernement qui déplace les Palestiniens pour les donner à ses contribuables juifs.  Est-ce que les dirigeants de ces pays sont assez intelligents pour voir tout le mal créé par les guerres. Ces derniers devraient être jugés et s’ils sont reconnus responsables de ces guerres devraient être emprisonnés.

Ce sont les pauvres gens d’un bord comme de l’autre qui souffrent de cette incapacité des leaders à trouver des solutions pacifiques.

La haine dès la naissance contre d’autres humains c’est inadmissible.

Que tu sois blanc, noir, bleu, jaune,  que tu sois femme ou homme, que tu sois gai ou hétérosexuel, ça n’a aucune importance. On n’est pas sur terre pour s’entretuer, on a déjà les virus pour s’en occuper, alors c’est urgent que les dirigeants cessent de mettre le feu et trouvent des terrains d’entente.

Les dirigeants des grandes puissances doivent cesser de jouer des muscles et arbitrer le conflit de manière à ce qu’il n’y ait pas de guerre et un peu de justice. Ce sont les civils des deux camps qui payent injustement le fanatisme des dirigeants.

Radioactif 39

mai 16, 2021

Radioactif 39

04 Août 2007

La religion.  

Au Québec, c’est tout ou rien.  L’Église nous a écrasé à nous rendre fous et pour la punir les églises se sont vidées. 

C’est un peu stupide, car la religion n’est pas que l’enseignement maladif d’une morale dépassée où tout était péché, même si les dirigeants maintiennent le cap dans ce vent de folie. 

Qu’on s’écarte de la religion et sa vision du sexe, c’est bon, mais tout n’était pas mauvais dans la religion. 

À mon sens, le temple est strictement un lieu de prières.  Et, le chant, la musique qui les accompagnait savaient nous fasciner.  Il y a tout un côté «idéal» de vie dans l’Évangile qui reste pertinent même si on sait que les religions sont des rackets extrêmement payants. 

Toutes ces âmes débiles qui s’énervent avec la sexualisation des jeunes, trop hypocrites pour se rappeler qu’elles ont passé par les mêmes emportements me font encore vomir, mais ça rien à voir avec la prière. 

La prière, c’est ton rapport avec Dieu, une tentative de communication.  D’âme à Dieu.  Le reste que ce soit les péchés de la chair ou la peur de toucher le Coran parce que ce sont les paroles de Dieu, on tombe dans l’hommerie pour ne pas dire la superficialité qui engendre le fanatisme, une maladie religieuse.  


05 Août 2007

La censure.

Ce n’est pas tant à la religion que j’en veux pour nous avoir menti, mais à la CENSURE.

L’homme, la démocratie, la connaissance ne peuvent pas se développer sans la liberté de pensée et de parole. La CENSURE est, et rien d’autre, que de l’ÉTROITESSE D’ESPRIT… La censure, c’est une dictature de l’esprit, très souvent religieuse.

Idem aujourd’hui.

Radioactif 38

mai 15, 2021

Radioactif 38

04 Août 2007

Le curé Laurencelle.        

Le curé de Barnston, l’abbé Roméo Laurencelle, était d’un tout autre genre.  À quatre pattes sur l’enseignement de l’Église, il s’est souvent pointé chez nous faire la morale à mes parents parce que nous nous tenions avec des gens d’une autre profession religieuse.  C’était particulièrement mon cas.  Galen était protestant, Raymond et son frère Robert l’étaient aussi, mais on prétendait qu’ils étaient communistes parce qu’ils étaient Belges.  Quant à la famille de Patrice, c’était des athées parce que le curé avait été mis à la porte, alors qu’il voulait leur imposer une statue de la Vierge.  Et pire encore, le père était français de France et travaillait à Radio-Canada, un repère d’homosexuels.

Mon père avait un commerce et pour s’en sortir il aurait bien voulu vendre de la bière.  Le curé a réussi à forcer la tenue de deux référendums et anéantir le projet.  Pour survivre, mon père a dû s’exiler à Magog et travailler comme concierge.  Ce sont les effets pervers de la religiosité québécoise. 

Le curé Laurencelle n’était pas qu’un bigot.  Il m’introduit à l’astronomie, un sujet qui me passionne.  Pour mieux voir les étoiles nous nous sommes même rendus sur le mont Mégantic.  Le soir, avant de nous coucher, nous nous étions vidés la vessie sur le bord de la cabane que nous occupions pour dormir.  En pleine nuit, nous fûmes réveillés par des porcs épics qui venaient ronger l’urine.  Nous en avons même poursuivi un dans un arbre.

Quand il était question d’astronomie le curé Laurencelle rayonnait comme une étoile.  Un vrai bébé.  La passion l’animait tellement dès qu’on touchait ce sujet que les yeux lui bandaient autant que moi quand je vois un beau petit gars.   Personne ne l’accusa de quoique ce soit, tout le monde savait qu’il aimait les femmes.  Mais, c’est lui qui endurera des centaines ou des milliers de confessions de mes masturbations, chaque matin avant la messe, car je voulais pouvoir communier.  Il disait que j’étais un petit volks avec un moteur de Cadillac.

14 mai 2021

Le sexe a occupé beaucoup trop d’espace dans ma petite vie et surtout dans mes livres. Dès que j’arrivais à oublier les plaisirs que cela procure, il arrivait quelque chose pour remettre ce sujet à l’avant-plan.

À tous les 20 ans environ, quand l’idée d’indépendance prenait du poids ,on trouvait une raison pour m’accuser sur le plan sexuel. Ainsi, en 1996, le juge a été plus que clair : il ne représente pas un danger pour les jeunes (j’enseignais depuis 15 ans et jamais même l’ombre d’une dénonciation, difficile d’être dangereux), mais il met en danger les institutions du pays. Ces sont les mots du juge. Difficile d’être plus clair.

Je ne nie pas être un obsédé sexuel, de vivre comme si j’avais 20 ans avec un appareillage drôlement déficitaire, mais je constate que le sexe sans amour est un plaisir très limité qui ne répond pas à la nécessité d’aimer. 

Il manque, surtout sur internet, une certaine forme de maintien dans le temps. C’est bien beau que l’on te dise physiquement magnifique, quand tu sais que ce n’est absolument pas vrai, ça flatte ton égo; mais ça n’a rien d’inspirant et de super gratifiant.

Je pourrais dire qu’il manque le toucher pour compléter la relation interpersonnelle, mais c’est plus que ça. L’apparence physique a beau avoir son importance, elle est dépourvue de l’essentiel : les sentiments. À part d’être excité, la limite dans le temps et l’espace fait en sorte que le plaisir ne dure que le temps de ce partage. À la fin , tu ne connais pas ton partenaire assez pour devenir un véritable ami.

Même l’amitié demande une certaine permanence dans les relations. C’est bien beau la liberté, mais si elle n’exige pas une certaine forme de responsabilité, elle ne conduit nulle part.  Il faut créer des liens, comme le disait le Petit Prince, sinon c’est une réalité émotive bien fascinante sur le coup, mais qui ne rime a rien très vite. Sauf, que ça permet une certaine forme de défoulement.

Radioactif 37

mai 14, 2021

Radioactif 37

03 Août 2007

Vieux curé 1            .

Vers 12-13 ans, nous sommes partis, moi et mon frère Denis, avec l’abbé Paul Tourigny, que l’on appelait le Vieux Curé, visiter la Pennsylvanie. 

Nous n’avions absolument rien à payer.  Je devais simplement servir d’interprète anglais, parce qu’il ne parlait pas cette langue.  Même s’il ne m’a jamais touché, le Vieux Curé est sûrement un des premiers adultes avec M. Pope de qui je suis tombé amoureux. 

Non seulement je lui faisais absolument confiance, mais il me permettait de me dépasser.  Avec eux, j’apprenais.  Je découvrais le monde et les sentiments.  Ceux qui prétendent qu’un jeune garçon ne peut pas ressentir de désirs sexuels pour un adulte ne connaissent rien.  Tout ce que je ressentais : j’aurais bien aimé me faire caresser par eux, mais eux, ne voulaient rien savoir. Du moins, c’est ce que je croyais et que je crois encore.

Rendu à Atlantic City, un après-midi, après avoir parcouru le Boardwalk, nous avons aperçu de très très près, alors qu’il entrait dans un hôtel, rien de moins qu’Elvis Presley.  Quelle surprise magnifique ! Je l’ai reconnu car on l’écoutait à la télévision. Nous étions les seuls dans le village à avoir un téléviseur.

Mais nous avions le diable au corps.  Ainsi, un après-midi, après avoir vu les annonces, nous avons décidé, mon frère cadet Denis et moi, de nous sauver et aller voir le film «Les dix commandements», puisque le Vieux Curé ne voulait pas. 

Imaginez l’horreur que nous lui avons fait vivre.  Un adulte avec deux petits gars disparus à Atlantic City.  Nous avons eu droit à toute une semonce et le Vieux Curé pour nous punir à décider de ne pas passer par New York et Washington.  Mais, les chutes Niagara furent très belles.

Que je le veuille ou non, les curés ont profondément marqué ma vie et ma perception religieuse pour des raisons très différentes. 

Le Vieux -Curé nous amenait au drive-in, c’est-à-dire aux cinémas extérieurs, aux frontières américaines, parce qu’il était encore défendu au Québec.  Il nous achetait du pop-corn et s’intéressait à notre développer notre culture. 

Un soir, nous étions allés voir Moby Dick et avec un petit anglais. Il nous parlait de « blé d’inde blanc» au lieu de la baleine blanche.  C’était bien drôle.

Nous savions que le Vieux Curé était malade du coeur et, de temps en temps, il devait prend sa petite gorgée de fort.  Nous avons découvert ses cachettes et nous avons quelques fois profité de sa maladie. 

C’était un homme formidable, extrêmement doux, qui nous aimait sincèrement.  Aujourd’hui, nos esprits tordus qui ne voit que du mal dans le sexe avec ou sans violence, nous demanderaient de le dénoncer parce qu’il était toujours avec une bande de petits gars. Pourquoi nous priver de la présence d’un homme que l’on adorait?

J’étais en visite chez des parents à Sherbrooke quand il est décédé.  Quand je l’ai appris, ma tante Aurore crut que j’allais m’évanouir tant j’étais blanc. Ce fut en effet un des très durs moments de mon adolescence.  Au salon funéraire, ces sœurs dirent qu’il parlait toujours à un Ti-Jean dans ses derniers délires avant de mourir.  Elles se demandaient bien de quoi il s’agissait quand il parlait de ses petites vues. J’étais ce petit Jean.

Le Vieux -Curé valait bien plus que n’importe quelle langue sale qui ergotait sur son dos.

Radioactif 36

mai 13, 2021

Radioactif 36

03 Août 2007

Héros.

Quand j’ai commencé à écrire, je voulais proclamer ma foi en Dieu et en la vie. C’était des textes qui se prenaient tellement au sérieux que c’est à mourir de rire. 

Puis, ce fut la révolte, la tentative de justifier ma pédérastie, après avoir été en prison.  Après la révolte, vint l’engagement. 

Aujourd’hui, je me contente de ce petit blog parce qu’il me permet de partager la vie houleuse, mais extraordinaire, que j’ai vécue avec le plus de sincérité possible.  Je suis comme un petit vieux qui s’apprête à crever.  

Adolescent , j’aurais bien voulu avoir un auteur qui m’aurait montré que la vie n’est pas faite que de gestes héroïques , mais qu’elle est une suite d’expériences bonnes ou mauvaises.   

J’aurais bien voulu pour pouvoir m’accepter comme j’étais grâce à un auteur qui me parle autant de ses mauvais coups que de ses bons. 

Puis, enfin, heureusement, sont arrivés André Gide et Roger Peyrefitte. J’ai cessé, avec eux, de m’en vouloir d’être ce que j’étais, bien malgré moi. 

J’ai réalisé combien sale est le fiel des moralistes conservateurs; mais l’important c’est d’aimer et d’essayer d’empêcher que des adolescents trop faibles pour vivre la misère de l’étranglement d’une morale trop étouffante continuent de se suicider.  

C’est pourquoi j’écris encore aujourd’hui. Et, c’est pour me faire taire que je suis tellement censuré que même mes livres ne se retrouvent dans les rayons d’aucune librairie.

12 mai 2021

À moins d’être exceptionnel, tout le monde est oublié après sa mort. C’est juste une question de temps.

J’ai passé des années à écrire en souhaitant évidemment être abondamment lu. Les vieilles qui se battaient pour que mes écrits soient censurés ou pour me faire expulser des mouvements littéraires prétendaient agir ainsi pour protéger leurs petits fils. Elles n’ont jamais eu l’honnêteté de se demander si ces petits fils auraient aimé ce que j’écris. Une chose est certaine, il n’aurait pas appris grand-chose qu’ils ne savaient pas déjà. Les jeunes sont moins niaiseux qu’on les croit.

En fait, on voulait leur cacher la vérité sur leur sexualité et s’assurer qu’ils n’aiment pas cela étant jeunes parce qu’à cette époque penser au sexe faisait de toi un vicieux.

Les pires esprits tordus sont ceux qui refusent de voir la réalité en face et préfère croire les sornettes religieuses sur la sexualité.

L’humanité sera gagnante quand on apprendra que les religions sont de longs délires contre la nature humaine parce qu’en créant la honte et la culpabilité, tu crées des esclaves. Ces états d’âme sont la source de toutes les discriminations. Pour te faire pardonner, tu es capable de te mépriser ou de mépriser les autres si tu te crois meilleur qu’eux.

Mais, j’ai écrit des tonnes de textes dans des carnets publiés à Radioactif et un autre « blog » en Europe.

Probablement que les chiffres que donnait Radioactif était faux, car sinon j’aurais été lu, du moins à travers un épisode comme celui-ci, plus d’un million de fois.

Aujourd’hui, je suis content de ne pas être connu. C’est moins d’emmerdes. Sauf, que je reste avec une tonne de livres sur les bras à ne plus savoir quoi en faire. Les hommes qui entrent en contact avec moi savent que ce n’est pas pour se préparer à la prière et c’est par le véhicule d’internet.

De toute manière, je dois cesser de publier des livres puisqu’à mon âge il faut se préparer à assumer ta survie. Les retraites ne sont pas suffisantes pour faire face aux augmentations du coût de la vie.

Radioactif 35

mai 12, 2021

Radioactif 35

03 Août 2007          

Alinéa (3,1) Journal de l’AAACE. (Association des auteurs et auteures des Cantons de l’Est), Sherbrooke. Québec.         

Il ne peut pas exister de littérature, sans publication et diffusion.  Les auteurs, hors des grandes maisons, sont obligés de payer pour être lus.  Le public pense que l’écriture rend millionnaire. 

La littérature nationale d’un pays ne peut pas exister si les régions ne sont pas prolifiques.  Il s’écrit tellement de belles choses que ça remplit bien une vie juste à essayer de se tenir à date. 

Malheureusement, aujourd’hui, au Québec, à cause de la concentration de la presse, la littérature est devenue un objet commercial comme un autre.  Power Corporation. De Desmarais, est l’organe officiel des libéraux alors que Quebecor se spécialise dans les journaux jaunes.  Pierre Péladeau (père) prétendait que les journaux n’ont pas à faire évoluer la pensée d’un peuple.  Même s’il a un million de tirage, parfois, le Journal de Montréal ressemble plus à un torchon qu’à un journal.  Mais, les gens en redemandent.

Je n’ai jamais compris pourquoi les gens se vautrent dans les comptes rendus de procès.  Je peux affirmer que les dirigeants de la pègre aiment bien ça, car ça informe« leurs bras» à l’intérieur des murs sur la raison de la venue des nouveaux locataires.  Un emploi, dans cette forme de journalisme que l’on m’a offert vers 1974, et que j’ai refusé.

Le Devoir est plus partisan du Parti Québécois, mais l’élite de notre petit pays à naître a souvent la tête enflée.  N’y entre pas qui veut.


03 Août 2007

Alinéa 3.2.   

C’était pareil dans les années 1970 ; mais l’esprit de coopérative ou de coopération, a sensiblement changé les choses dans l’Estrie. 

Les Auteurs réunis sont nés, grâce à Jean-Pierre Labbé, de Windsor, qui avait aussi sa petite imprimerie.  Les auteurs ont publié ou devaient publier une série de plaquettes : Tétra-sordide , de Gaston James Stratford ; L’apocalypse, selon Léon , de Jean-Pierre Labbé ; Tué par la mort , de Jacques Labrecque ; Réjean , de Jean Simoneau (lu à l’Atelier des Inédits, à Radio-Canada) ; Clairs obscurs ; de Luc Michel, le seul européen du groupe ;  Pour durer , de Hélène Gutmann; Le clou, la pâte -Adam et d’Êve ; de Réjean Laflamme, Relatif quinze ; de Richard Cayer. 

Puis, Chair de poule ; de Pierre Brisson, aux Éditions TIC-TAC, pour rivaliser avec les Éditions du Temps, que j’avais créées pour détourner la censure et trouver moyen de publier L’homo-vicièr.   

03 Août 2007

Alinéa 3.3.   

L’homo-vicièr est un livre complètement d’humour.  Une parodie de la société.  Il y avait tellement de fautes et c’était tellement mal écrit qu’Antoine Naaman décida de devenir mon tuteur pour réécrire toute l’histoire.  J’en ai bavé avec lui.  Il était affreusement exigeant, mais il m’a appris à écrire. 

Quand le temps de publier L’homo-vicièr fut venu, Naaman me confia qu’il ne pouvait pas le faire dans ses maisons d’édition trop à droite pour ce que j’écrivais.  Alors, il me passa l’argent nécessaire pour créer Les Éditions du temps, une maison dont je me sers encore contre la censure littéraire qui existe au Québec.  Pas le droit de parler de pédérastie, des femmes et de juifs, à moins de vouloir vivre un véritable calvaire.

Roch Carrier a aussi publié sa petite plaquette pour nous encourager.  Il y eut un petit livre hommage à l’auteur de J’il de noir, de Gaston Gouin ; puis, Point commun, suivi de Courir la galipote, de Gaétan Dostie. 

On parlait de plus en plus de nous comme de l’école littéraire de l’Estrie alors qu’Antoine Naaman avec son CELEF (Centre mondial des littératures francophones) nous en mettait plein la vue en voulant faire de Sherbrooke un endroit incontournable dans la littérature francophone dans le monde.

Le dernier souvenir de cette époque est une plaquette sur les auteurs de la région qui venait d’être publiée par l’Association des auteurs (es) des Cantons de l’Est. 

Que reste-t-il de cette époque. Je n’en sais pas. Je sais seulement être totalement inexistant dans les bibliothèques de Sherbrooke et de la région. Ce fut une belle époque parce qu’on était passionné. 

11 mai 2021

Sans commentaire, sauf que je ne suis dans aucune bibliothèque du Québec. Un homme qui aimait ce que j’écris s’est même rendu à la Bibliothèque nationale pour trouver mes écrits. On a tout fait pour le persuader que je n’étais pas un écrivain qui valait la peine d’être lu. Quant à ce qui a été mis sur cd, la bibliothèque a tout, mais le public n’y a pas accès. Par contre, la Bibliothèque nationale me reconnaît comme éditeur et comme auteur.

Radioactif 34

mai 11, 2021

Radioactif 34

03 Août 2007

Points de vue.       

Tout est une question de point de vue.  Par exemple, si vous vous rendez à pied à la ronde par le pont Jacques -Cartier, vous aurez l’impression, en regardant en bas à partir du pont, que tout est petit et sans vie.  Pourtant, quand vous y aurez mis les pieds, vous verrez que c’est énorme et ça grouille d’individus.

Même chose pour le temps et l’espace.  C’est quand même bizarre qu’on se rappelle si peu de notre petite enfance.  C’est l’espace de vie qui façonne.  Ce qui viendra  nous importe aussi, mais on est trop pris par le présent pour vraiment être aveuglé par le futur….

Pour moi, un épicurien positif, la vie est une expérience qui nous apprend à jouir de la moindre petite chose.  Ce doit être pour ça, pour mieux apprécier chaque moment que l’on passe du malheur au bonheur.  Si tu es un optimiste, ta vie sera un sourire.  Si tu es négatif, ta vie sera un enfer.  Un autre fait bizarre : les bigots voudraient que nous le devenions tous de malheureux, frustrés, comme eux. 

10 mai 2021

Retour pour la troisième fois dans le code rouge. Bizarre qu’un petit virus vienne changer la vie de tant de gens. Même si tout va relativement bien pour moi et Jacques, je ne peux que sympathiser avec une foule de gens que je ne connais même pas, mais qui souffrent à cause de ces changements.

Mon prochain livre, Un sourire arraché à l’enfer dans lequel je raconterai les années où j’étais politiquement très engagé tome 1 et dans le tome 2, mes voyages dans l’Ouest en autostop, et surtout le sort du français, est sur le point d’être imprimé.

Je constate avec les jours qui passent que ma petite vie littéraire tire à sa fin. Si je veux me protéger financièrement je me dois de cesser de publier ce que j’ai écrit et admettre que dans le monde actuel je ne suis plus qu’un vieux qui est de plus en plus impuissant dans tous les sens du mot.

J’ai constaté à partir de cette autobiographie que je n’ai jamais été un gars important, mais que j’ai toujours été près de ceux qui exerçaient le pouvoir. J’étais un gars d’action.  Il faut se rappeler que l’arrivée de l’idée de l’indépendance du Québec a provoqué une véritable guerre entre les nationalistes québécois et les gouvernements du fédéral, spécialement dirigé par Pierre-E. Trudeau. Il a été le plus enragé des premiers ministres. Revoir le passé, c’est se rendre compte jusqu’à quel point le Canada anglais a toujours méprisé le Québec.  

Radioactif 33

mai 10, 2021

Radioactif 33

03 Août 2007

Perverted justice.

Est-il préférable d’être des assassins légaux, des pédérastes ou victimes de l’esprit obtus de «Pervertis de la justice ou Perverted justice » ?

Le gouvernement américain vient de vendre des armes pour des milliards de dollars à ses alliés du Moyen-Orient.  Cette petite passe financière coûtera des centaines de milliers de vies humaines, mais ce n’est pas grave, ce sont des gens de l’autre bout du monde, qu’on ne connait pas et en bonne partie, ils seront assez jeunes pour mourir chastes de quoi remplir de joie le coeur de nos «justiciers violeurs d’âmes de la grande famille puritaine. »           
—–

Refuser de faire une nuance entre pédophilie et pédérastie (amourajoie) , c’est de la malhonnêteté intellectuelle et un viol de conscience , digne des Conservateurs du Canada et de leurs nouvelles lois morales. Les autres politiciens ne sont pas mieux … l’argent avant l’idéal.          
—–

La démocratie ne peut pas exister sous le règne de la censure.  Les intégristes qui combattent le site« Free Spirites » sont du même acabit que les talibans. 

Quand on ne peut pas discuter d’un sujet, on le dit tabou et on interdit d’en parler.  Et La Presse s’en donne à coeur joie (première page du 2 août) parce qu’il faut bien justifier le coût de la peur.

En quoi un pédophile est plus dangereux qu’un Bush?  Ça fait jouir plutôt que tuer ou torturer.

Il faut des pédophiles pour entretenir la paranoïa.  Qui vient de nous faire payer des milliards pour nous armer et aller tuer des gens dans d’autres pays ?  N’est-ce pas payer avec vos impôts ? Pas besoin de casier secret pour vous vider les poches.  Juste être le gouvernement et vous faire peur un peu. 

Je ne serais pas surpris qu’on nous annonce bientôt que le grand Ben Laden a ouvert une école de pédophilie pour justifier de payer encore plus d’impôts et élargir la guerre pour aller tuer ceux qui ne veulent pas nous céder leur pétrole, en les faisant passer pour des pédophiles (on a essayé ça avec Saddam Hussein). 

Quand on regarde le nom de ceux qui se prononcent sur le sujet on voit à qui profite nos impôts.  Pas de pédophiles, pas d’études stratégiques sur de prétendues nébuleuses, pas de fondations. C’est une raison de moins pour justifier le contre-espionnage.

Radioactif 32

mai 9, 2021

Radioactif  32

01 Août 2007

L’ignorance.

Quand t’es petit, la perception du monde est bien différente.

Il nous arrivait parfois de nous rendre à Montréal en camion pour mener des animaux à l’abattoir.  Le plus drôle, c’était d’entendre les jeunes s’obstiner à savoir si l’animal qu’ils voyaient était une vache ou un cochon.  La télévision n’était pas encore née ou presque.

Plus petit, je me rendais parfois avec M. Pope distribuer la malle.  Il m’appelait son Chinois parce que j’avais les yeux en amande comme eux.  Juste faire le tour de la municipalité de Barnston me semblait un voyage interminable.  Il en était de même de ma perception du temps à cette époque : les années étaient des éternités et les journées des secondes.

Ma connaissance de la vie sexuelle était étonnante d’ignorance.  Un jour, je suis arrivé avec M. Pope dans une ferme où une vache devait mettre bas.  J’ai assisté à la scène, assis dans l’escalier.  En sortant, j’ai simplement affirmé avec beaucoup de sérieux, à mon grand ami : « y a juste une chose que je ne comprends pas : comment cette vache a-t-elle faite pour manger ce veau?» 

Quarante ans plus tard, M. Pope en riait encore.

9 mai 2021

Depuis des mois, je suis obsédé par la pensée. Qu’est-ce que ça peut bien être? J’ai d’abord, cru que la pensée était électrique.  On arrive bien à faire bouger des prothèses grâce à des interventions électriques. Mais, ça n’englobe pas le phénomène. Ce n’est pas le petit choc envoyé dans le cerveau qui dit au bras de bouger de telle ou telle façon, mais autre chose qui comprend la commande et la fait exécuter. Elle peut aussi avoir été placée dans la prothèse.  Mais de toute évidence le cerveau est conducteur de l’électricité du cerveau à la prothèse. Donc, le cerveau est conducteur d’électricité ou du moins le cerveau reconnaît l’électricité, mais la pensée n’est pas nécessairement électrique. L’électricité ne fait que déclencher une action d’une partie du cerveau qui lui donne la commande. C’est assez évident puisque l’on se parle et on ne déclenche pas de phénomène électrique.  La pensée n’est pas qu’un transport d’énergie électrique,  L’électricité est une chose, l’information en est une autre. La pensée est une forme différente d’énergie, mais laquelle ?

On dit que la pensée peut être communiquée de façon instantanée, plus vite que la lumière. Selon les règles, c’est impossible, mais dans la vraie vie, ça s’avère vrai.

Quand j’étais petit et que j’allais à la messe, j’aimais trouver une personne et me concentrer sur une action à lui faire exécuter par la pensée. Ça prenait du temps, mais presque toujours  la personne réagissait d’une manière ou d’une autre. Je percevais le malaise. Au mieux, si je focussais sur le fait que ça piquait sur une fesse, la personne finissait par se gratter. J’avais oublié ces tentatives de jeune qui s’intéressait à la télépathie.

Mais, ce matin, je suis allé au restaurant avec Jacques, avant de retomber dans la zone rouge, tabarnache,

Il y avait un jeune qui, comme Francis dans les publicités à la télévision, était triste, absent, Ses grands-parents se parlaient, mangeaient, mais lui était seul et paraissait  malheureux dans sa petite tête. C’est ainsi que je le percevais. Bizarre, en attenant que l’on nous assigne notre table, je l’avais repéré et quelle fut ma surprise de me retrouver à une table en face de lui.

Un moment donné, il me regardait intensivement. J’ai pensé que c’était le hasard, mais j’ai soutenu le regard jusqu’à ce qu’il me sourit. Ce fut par la suite, un échange de regards et de clins d’œil, avant le petit bye bye de départ. Pour lui, je l’avais aidé à passer le temps. Je me suis juste demandé pourquoi nous avions de toute évidence été attiré l’un et l’autre. Je ne l’avais jamais vu, mais je ressentais comme un lien bizarre entre nous. Je ne peux pas l’expliquer. C’est comme si je l’avais ressenti, lui, en moi, et que l’on se connaissait déjà. Je ne l’ai jamais vu auparavant. Mais, une chose est certaine on communiquait par nos yeux,

Ce fut suivi par une autre surprise. Sa table et une table voisine furent occupées par deux couples. Les hommes s’installèrent près de nous et les femmes prirent la table la plus éloignée. Incroyable, mais vrai, ils étaient tous sourds, mais contrairement à Jacques, ils se parlaient par signes. Wow! On est loin de l’électricité.

Pourtant, chaque geste a une signification précise et la meilleure, ils se comprennent comme s’ils se parlaient comme nous. Ils l’ont appris, je suis d’accord.  Mais pourquoi un signe a-t-il une signification?

Donc, la pensée peut se transmettre sans avoir besoin d’un support matériel. C’est une énergie que l’on ne voit pas, mais qui contient l’information. Il y a la vue qui permet le contact; mais si vous connaissez des aveugles, vous les avez déjà entendus dire qu’ils sont allés voir un spectacle. Mon aveugle, un homme que je rencontrais dans le cadre de visites à une personne handicapée, était accordeur de piano. Il avait développé une ouïe qui compensait pour sa perte de vue.

La pensée peut se transmettre de cerveau en cerveau grâce à nos sens. Mais qu’est-ce qui arriverait si tu n’avais pas de sens? Y aurait-il possibilité de pensée sans que l’on n’en soit conscient? Est-ce comme quand on était bébé. On savait ce qui se passait et aujourd’hui, on ne s’en rappelle pas du tout, sauf, notre inconscient. Donc, des cellules enregistrent notre mémoire ce qui nous permet de se faire une idée de notre réalité. Mais qu’est-ce que la réalité?

Radioactif 31

mai 8, 2021

Radioactif 31

31 Juillet 2007

Feeling 3.    

Je ne crois pas que l’on puisse justifier l’interdit sexuel, sinon par le fait que les religions nous ont lavé le cerveau avec leur perception.

Évidemment, je parle de rapports consentis, non violents et non dominateurs. Autrement,  c’est un viol.


01 Août 2007

Le nombril. 

La perception que l’on a du monde tient de celle que l’on a de soi-même.

Je suis né malade.  J’étais crevé, comme on disait, à deux endroits au ventre, à un point tel que l’on a dû m’écraser le nombril avec une pièce de 0.25$, le temps qu’il accepte de se cicatriser.  C’est peu de chose, mais ce fut un handicap psychologique certain tout au long de mon enfance.  Quelle honte quand je me suis aperçu que j’étais différent.

Ma mère, une très charmante femme qui veillait sur ses petits moineaux avec beaucoup de bienveillance, m’a surprotégé jusqu’à mon adolescence.  Là, j’ai voulu commencer à affirmer ma petite virilité.

En plus de ne pas avoir les mêmes goûts que les autres garçons, j’étais devenu à cause de ce tout petit problème, une espèce d’handicapé de son image personnelle.

Malgré mon âge, je n’arrivais même pas à tenir 20 livres au bout d’un bras.  Ce qui me valait les sarcasmes de tous.  Et, j’avais affreusement honte de mon nombril difforme, énorme.  Je voulais être un gars, un vrai.

Aussi, j’ai appris à boxer pour me revaloriser.  Je n’étais pas un bon frappeur, mais l’orgueil faisait de moi un maître encaisseur incroyable. Je ne gagnais pas à cause de mes coups, mais parce que mon adversaire s’était fatigué à me frapper  et était rendu à bout de souffle Mon entraînement fut assez efficace pour faire de moi un petit boxeur redouté. 

La boxe m’intéressa jusqu’à ce que je casse le nez d’un autre garçon.  Ça mit fin à toutes mes aspirations de force physique et la violence redevint un ennemi.  « Aime ton prochain comme toi-même pour l’amour de Dieu… »

8 mai 2021

S’il n’y a pas violence, la loi sur la sexualité est une loi légale, mais une loi tout à fait illégitime.

S’il y a consentement, ce que tu fais de ton zizi ne regarde ni la religion, ni la cour, ni les autres. Le sexe est un plaisir légitime du fait qu’il fait partie de notre réalité humaine. Il n’y a pas que la procréation, il y a aussi le plaisir qui accompagne le geste de procréer et les sentiments qui naissent avec la personne de qui on tombe en amour.

La seule différence sur le plan sexuel avec un animal est que l’on peut choisir quand et avec qui. La très grande majorité des animaux obéissent à leur période de rut sans avoir un mot à dire sur cet instinct qui les force à chercher à s’accoupler. Les fleurs doivent attendre le passage des abeilles ; mais malgré les différences, le but est de sauver ton espèce de la disparition.

Le droit a une sexualité libre est le fondement même de la démocratie. Les humains ne sont pas des « fractables » comme disent les scientifiques. Des copier/coller identiques comme les brins de neige.  On est tous pareils, bien d’accord, mais on est tous des individus différents avec une vie différente, ce qui n’est pas le cas d’une fleur qui n’a aucun choix que de répondre à la situation.

La démocratie repose sur ce droit à l’individualité. Le droit de ne pas penser exactement comme les autres. La seule chose qui doit être universelle est l’interdit de tuer ou de blesser les autres ou soi-même.

Dans le cas de la sexualité, il faut ajouter une exigence fondamentale : le consentement. Le respect des autres exigent un minimum de savoir-vivre  mais aussi que les scrupuleux vivent leurs scrupules, sans toujours essayer de l’imposer aux autres. S’ils ne veulent pas de pornographie, ils n’ont qu’à ne pas en regarder et laisser les autres décider si ça leur convient ou pas.

La principale règle en matière de sexualité est de se mêler de ses affaires.

Bientôt, la surpopulation nous forcera à voir la sexualité complètement en dehors de la procréation. La décriminalisation de l’homosexualité est un premier pas. Le droit de regarder de la pornographie sera le second, la masturbation sera devenue une denrée essentielle. Quoique le plaisir est bien plus complet à deux et plus qu’à soi seulement.

Radioactif 30

mai 7, 2021

Radioactif 30

31 Juillet 2007

Les anges 1.          

Tout petit, avant l’adolescence, tout allait super bien.  J’étais religieux à en faire rougir les évêques.   Je voulais être prêtre pour faire plaisir à maman et la religion coulait dans chaque geste de ma vie.  Tout était sujet à la médiation et la contemplation.  Même le corps de mes amis, mais ça n’occupait pas encore beaucoup d’espace dans ma petite tête.  Tout au plus une très forte curiosité.  

Le péché, c’était mes colères, mes jalousies qui se terminaient toujours de la même façon : je partais seul dans les champs ou le bois où j’allais maugréer après Dieu et les anges.  Je jasais avec Dieu et mon ange gardien comme avec ses meilleurs compagnons et quand ça allait mal, ils se faisaient parler dans la face.

Je voulais tout comprendre.  On parlait toujours de mystères où je n’en voyais aucun.  C’était simple, Dieu s’était manifesté à différentes époques, sous différentes formes, ajustant son message à l’évolution de l’homme.

Dieu était simplement la totalité de toutes les énergies.  L’incarnation, c’était de l’énergie compressée à un point tel que l’homme en qui elle se manifestait était à la fois homme et dieu.   Si tu étais une telle énergie, tu savais t’en servir, il était juste normal de faire des miracles.


31 Juillet 2007

Les anges 2.          

Ma première chicane avec Dieu est survenue avec la mort de mon chien. 

On l’avait placé dans le hangar en attendant de l’enterrer.  On nous avait appris à l’école que si on croyait vraiment ce que l’on demandait, on l’obtenait.  Il n’est jamais ressuscité.  Je me suis senti trahi par Dieu. 

Inutile de dire que ce doute s’est amplifié quand j’ai lu que Moïse n’avait pas pu entrer dans la terre promise parce qu’il avait frappé la montagne une fois de trop.  Dieu devenait un tyran, un maniaque de l’obéissance, incapable de saisir la fragilité de l’homme. Il n’avait plus rien d’humain. 

C’est fort probablement la raison pour laquelle je tenais tant, quand je fus plus âgé, à ce que Jésus ait eu une sexualité.  Sinon, qu’est-ce qu’un dieu connait des besoins humains ?

C’est ce qui arrive quand on mélange chair et esprit : deux entités, deux réalités, de qualité tout à fait différente qui s’interpénètrent et que les religions ont déformées pour ne pas dire diffamées.

Des gros sujets pour un petit gars, mais il en a toujours été ainsi.

7 mai 2021

Dieu. Inconscient? Énergie? Je suis. Voilà le nom qu’il a donné à Moïse. Je suis. Le grand Tout de la théorie des cordes ? Je suis. La matière n’est que cinq pourcents de la réalité de notre univers. On ne sait même pas s’il y a d’autres univers. Pourtant, tout le monde croit en Dieu sûrement parce que dès l’enfance on voit nos parents prier et on les entend nous parler de Dieu, mais malheureusement pour Dieu, on le représente toujours plus par la punition qui nous attend. 

Jeune, il fallait être catholique pour être sauvé. Cela me révoltait, car Galen était protestant et je l’aimais bien trop pour accepter qu’il soit damné. Ce fut pire avec Patrice puisque son père s’opposait à la religion et le curé disait que c’était un communiste. Mes fréquentations créaient problèmes et toujours au nom de la religion.

En ce sens, le fait d’être pédéraste (amourajeux) m’a aidé à mieux accepter la différence humaine et même à aimer davantage les étrangers. J’ai connu, grâce à cette malédiction, qui fut pour moi le summum de la beauté et du bonheur, des étrangers de toutes les races et de toutes les religions.  

La religion m’a apporté des moments de profondes méditations qui accompagnaient mes larmes, non parce que j’étais malheureux, mais parce que je ne pouvais pas contenir toute la fascination que je ressentais.

Ces extases devant la beauté ont toujours été à mon sens une certaine présence d’une réalité qui nous habite comme si on arrivait de l’intérieur à se fondre momentanément à la totalité des énergies qui nous submergent. Ce fut des moments où je me sentais près et partie de Dieu.

Malheureusement, avec l’âge, j’ai perdu cette capacité à m’émouvoir, peut-être parce je ne sens plus cette présence de la vie dans sa fluidité et que contre mon consentement j’ai cru dans l’horreur du mot péché. La honte et la culpabilité de l’adolescence ont probablement eu raison de ma naïveté d’enfance.  

Radioactif 29

mai 6, 2021

Radioactif 29

30 Juillet 2007

MARIETTE.

Petit, j’avais environ deux ans, j’étais littéralement en amour avec ma petite sœur d’un an mon aînée, Mariette. 

Mariette tomba malade et mourut. On a dû me faire garder pour m’empêcher de toujours la salir dans son cercueil.  Je voulais lui faire manger des bananes.  Évidemment, je ne m’en rappelle pas. 

Une ancienne gardienne me raconta l’incident.  Je me suis demandé, depuis avoir été informé de cet incident, s’il se pouvait que j’aie été traumatisé par sa disparition soudaine et définitive. 

Aie-je identifié la mort à la disparition de ma sœur ?  Comment aurais-je pu savoir la différence physique entre un gars et une fille ?  Une peur de castration en quelque sorte qui expliquerait ma peur affreuse de ne pas être aimé quand j’étais jeune, encore plus qu’une très grande sensibilité.

On me raconta aussi que ma curiosité m’amenait toujours à mettre un couteau ou une fourchette dans une entrée électrique.  J’ai alors compris pourquoi, aujourd’hui, j’ai toujours peur de l’électricité quand je change une ampoule électrique.

6 mai 2021

La famille c’est ce qu’il y a de plus important dans l’enfance. Nous étions six gars et deux filles. Heureusement, à cette époque, personne ne savait et ne pouvait deviner que je serai assez idiot pour oser dire dans une publication, SORTIR, en 1978, que les jeunes qui participent à des jeux sexuels ont beaucoup de plaisir.

Imaginez la réputation. Comme me le disait si bien une amie, te rends-tu compte de la misère que tu as créée à tes parents?  Évidemment, que j’y ai pensé. Évidemment que j’en ai souffert parce que j’adorais mes parents.  Je ne voulais pas leur imposer cette mauvaise réputation. Pour les gens qui croient dans la religion la pire tache que l’être humain puisse traîner est le péché de la chair. 

Le sexe imaginé un peu. Grâce aux féminounes et au service judiciaires, on ne parle plus que de ça. Certains pensent même que le virus Covid-19 a été créé pour forcer les gens à se tenir à distance.  

Le propre des scrupuleux est de forcer les autres à penser comme eux. Pourtant, être scrupuleux est une forme de désordre émotif, la fixation sur une réalité qui a été déclarée mauvaise par les religions. Ce sont les scrupuleux qui devraient être soignés. Car ils ne sont pas capables de s’accepter dans toute leur réalité.

Tous les êtres vivants sont sexués. Heureusement, les humains ne tuent pas leurs concurrents comme dans les autres espèces animales. Pauvres de nous, nous ne sommes qu’un animal et nous ne sommes pas les seuls à avoir un cerveau, même si le nôtre est le plus performant, à notre avis.

Par ailleurs, dans ma famille, mes parents nous ont appris à respecter les femmes. Je n’ai aucun mérite en me disant féministe. Cela fait partie intégrale de mon éducation. Les hommes et les femmes ont des différences, mais celles-ci ne changent pas un  iota quant à l’égalité absolue entre un homme et une femme. Un humain n’a pas de sexe, de couleur, d’orientation sexuelle qui justifie la moindre discrimination. Nous sommes ce que nous sommes et personne ne peut revendiquer d’être plus que les autres.

Les humains doivent réapprendre à respecter et admirer ce que nous sommes tout en ne se prenant pas pour ce que nous ne sommes pas, soit le centre de l’univers.  Les individus ont tous des qualités et des défauts. Certains sont même mentalement malades. Mais, sans solidarité humaine complète, malgré les religions, les idéologies, les frontières, la politique et surtout l’économie, nous nous autodétruiront.

Il faut se dire les vraies choses, car la nature que l’on détruit par notre inconscience nous en fera payer le prix.  

Radioactif 28

mai 5, 2021

Radioactif  28

30 Juillet 2007

Mes héros.  

Les trois personnages qui me fascinent le plus sont : Socrate, Jésus et Gandhi.
Socrate parce qu’il a payé de sa vie pour dire la vérité.  Jésus parce qu’il est la tolérance incarnée.  Gandhi parce qu’il a réussi l’indépendance de son pays par la non-violence… (Mais on l’a assassiné).

En écrivant ça, je me rends compte que tous mes héros ont finalement payé de leur vie pour vivre ce qu’ils prêchaient… Ste-Thérèse a aussi occupé une place prépondérante pour sa gratuité en amour.

Si on regarde autour de nous, on retrouve des modèles réduits de tous ces personnages. 


30 Juillet 2007

Sensibilité.

Les histoires de morts revenus à la vie marquèrent toute mon enfance.  Je devais aller chercher l’huile pour le poêle dans le hangar attenant au magasin.  J’avais si peur que je la puisais en tremblant de peur et je déguerpissais dès que possible.

J’étais super- sensible et émotif.  C’est ainsi qu’en écoutant un film sur la vie de Mandrin, vers 14 ans, je fus révolté que le roi de France le fasse guillotiner.  Mandrin volait les riches pour remettre le tout aux pauvres. 

Après avoir vérifié son existence dans le dictionnaire, j’ai décidé que je deviendrais écrivain pour venger sa réputation.

Quand on parla de l’existence d’un prédateur sexuel, une auto qui me semblait revenir souvent sur la grande route devint suspecte.

Quand t’es jeune, c’est parfois super-difficile de faire la part entre la réalité et l’imaginaire.

5 mai 2021

C’est formidable de voir les tulipes s’ouvrir ou se fermer, selon qu’il y ait du soleil ou de la pluie. Même le végétal sait comment survivre.

Cette connaissance innée fondamentale pour garantir son existence se transmet de génération en génération. Il n’est pas autrement  quand il est question de trou noir ou d’étoiles à neutrons. Le processus est inscrit dans la réalité de la sorte d’être que tu es.  Une tulipe ne pourra pas être une rose, même si elle le voulait.

Il en est de même de l’humain. Tout est déjà façonné avant même la naissance. Pourtant, chaque individu est différent.et cette différence s’inscrit dans son environnement.

Je ne serai pas le même gars si je nais en Afrique ou en Ontario. Ma structure de pensée sera différente si je suis élevé dans un milieu aisé ou dans la pauvreté.

Donc, l’éducation, cet acquis, déterminera ma façon d’agir et de réagir. Notre réalité déborde celle de notre corps. Si je nais chez les musulmans, je croirai que ma foi doit guider mes actions et suivre les rites de ma religion comme le chrétien croit qu’il doit obéir à l’Église catholique. Le degré de mon engagement dépendra de ma capacité à vivre sans être prisonnier de ma communauté et de ma capacité à critiquer ce que j’apprends. .

Je suis d’une manière façonnée par ma génétique, mais aussi par mon environnement.

La Covid 19 nous apprend que les individus quelle que soit la race, la religion, le degré de richesse doivent être solidaires comme entité humaine, si l’humain ne veut pas disparaître.

Cette maudite maladie nous prouve avec l’augmentation du coût de la vie que certains humains sont de véritables rats qui profitent des malheurs des autres pour augmenter leur richesse personnelle ou de compagnie Pourtant, ils n’arriveront même pas à l’amener avec eux quand ils crèveront.  Quoique aujourd’hui, on peut transmettre, grâce aux marchés et à la bourse, cette richesse qui constitue la pauvreté de la très grande majorité.

À mon âge, je crois qu’il y aura toujours des riches et des pauvres et que la seule façon d’obtenir un peu de justice sociale est d’avoir des lois mondiales qui répartissent la richesse de manière à ce qu’il n’y ait plus autant de pauvreté.

En somme, un individu est généralement impuissant à changer profondément les institutions. Et, malheureusement, quand les institutions commencent à défendre les institutions, les individus sont alors des moins que rien.  

Radioactif 27

mai 4, 2021

Radioactif 27

29 Juillet 2007

Suicide.

Un jour, j’ai été frappé par la gueule d’enterrement d’un de mes étudiants.  Il avait manqué l’école depuis quelques jours.  C’était un peu normal en récupération.  Il s’agissait d’un programme fédéral de français au secondaire, L’école avant tout, même si le fédéral n’a aucun droit dans le secteur de l’éducation.  La directrice de l’école était libérale, fédéraste, et rêvait d’avoir ma peau.

Quelques jours plus tard, ce jeune vînt déjeuner avec moi.  Il me raconta son drame affreux.  Sa sœur avait dénoncé son père à la police pour attouchements sexuels.  Les gens qui le connaissaient le condamnaient parce qu’il n’était pas intervenu pour protéger sa petite sœur. 

Il se sentait coupable et honteux.  Il était, disait-il, réconforté que je ne le condamne pas.

Quelques jours plus tard, la nouvelle tomba : son père qui ne pouvait pas supporter d’avoir été faussement accusé se rendit chez lui, prit sa carabine et se suicida.

C’est une des raisons fondamentales pour laquelle j’ai écrit : Pour en finir avec l’hypocrisie. 

Puis, survint la mort du petit Daniel Desrochers.  Je n’étais pas d’accord avec la position trop molle du PQ et du Bloc.  J’ai écrit une lettre au ministre Ménard, dans laquelle j’affirmais que le système est bien meilleur pour protéger les pénis que les cerveaux (faisant directement allusion au commerce des drogues). Je lui remis personnellement.

Peur de temps après j’étais arrêté aussi pour des raison sexuelles.

Y paraît que certains, habituellement de mon bord, avaient déjà acheté une bouteille de vin pour fêter ma mort en-dedans. C’est ensuite difficile … de garder la foi …


30 Juillet 2007

Accusation : un des faits…        

Le père du jeune qui m’accusait est venu chez moi m’avertir que la police lui avait laissé deux choix : ou il signait ma dénonciation ou il perdait la garde de son petit gars.

Je lui ai répondu que si j’avais été dans sa peau, j’aurais fait la même chose.

04 mai 2021

La répression sexuelle cause bien plus de dommages qu’elle protège vraiment les jeunes. Tout repose sur le fait que le système nie l’existence de la sexualité des jeunes. C’est tout à fait le contraire de ce que la science nous apprend concernant la sexualité.  Même Freud parlait des étapes de développement de la sexualité chez les jeunes.

On protège les jeunes d’un problème qui n’existe pas. Jeune,  tu ne souffres pas plus d’un jeu sexuel que si tu avais 32 ans. Si c’est agréable quand tu es adulte pourquoi cela deviendrait-il souffrant quand tu es jeune? Il est entendu qu’il doit y avoir des règles de base au savoir vivre : respecter l’autre, avoir son consentement et ne pas le dominer. Le sexe doit être un plaisir et s’il ne l’est pas, c’est que tu uses de violence.

Donc, les lois supposément pour protéger les jeunes des abus sexuels ne reposent sur rien d’intelligent. Le jeune ne peut pas éjaculer, donc, il ne peut pas mettre au monde un enfant. S’il a une relation avec un autre jeune de son entourage, cela ne veut pas dire qu’il sera gai quand il sera âgé. L’orientation sexuelle se définit avant même la naissance à partir de modifications à l’intérieur d’une dizaine de gênes alors que les sentiments sont l’œuvre des hormones.

Le sexe n’est ni bon, ni mauvais, c’est simplement une réalité humaine.

Voir le sexe comme une saleté, être éduqué en apprenant  que tu es un pervers si tu t’intéresses au sexe, c’est semer la culpabilité et la honte. Cette honte nous empêche de parler franchement de la réalité sexuelle parce qu’on l’aborde avec les yeux d’une condamnation automatique.

Les spécialistes savent déjà tout ça, mais ils font comme si les découvertes scientifiques n’existaient pas. 

Dans le monde de demain, les malades seront personnes trop scrupuleuses.

Ceux dont le surmoi est tellement gros qu’il bouffe la réalité et la rend invivable.

Radioactif 26

mai 3, 2021

Radioactif 26

29 Juillet 2007

Enfance.

Mon enfance fut très heureuse.  Barnston est un endroit extraordinaire.  Le jeu, tout était jeu.  Dans le bois.  Dans le foin. Superman, Zorro, les Indiens, tout y passait, même le docteur. 

Les fraises, la rivière Provencher.  Le hockey avec des catalogues Eaton sur le petit étang de la beurrerie où Marcel était Maurice Richard, Galen Descôteaux, Red Kelly, et moi, Godie Howe. 

Les premiers voyages avec le Père Ambroise, Pépino et Capucine. Une émission anglaise sur les voyages d’une planète à l’autre.  Programmes que nous reconstituions Galen et moi. Une vie fabuleuse.

Une seule ombre au tableau, une de mes institutrices nous racontait sans cesse des histoires de morts ressuscités, de bonhomme qui était mort étouffé avec son hostie parce qu’il avait communié en état de péché, etc.  Que de cauchemars à cause de sa manie de nous raconter toutes sortes de peurs pour nous amener à prier la Sainte- Vierge.

Je suis certain que si j’avais été un petit frère du petit Jésus, Marie n’aurait jamais accepté   qu’elle nous raconte de telles histoires.  C’était l’époque où le diable était partout. 

Mais, nous nous pensions a bien plus nous amuser.  Contrairement aux jeunes d’aujourd’hui, nos parents ne se battaient pas avec nous pour nous faire entrer à la maison.   

2 mai 2021

Le discours que tiennent les adultes quand il y a des jeunes peuvent facilement perturber les plus petits. Créer la peur ou la culpabilité est une forme de torture psychologique, mais les adultes n’en sont pas toujours conscients.

Le monde des enfants aujourd’hui semble tout à fait différent de celui que j’ai vécu. Nous n’avions pas encore tous les nouveaux moyens techniques à leur disposition.

Certains parents paniquent parce que leurs jeunes peuvent aller voir de la pornographie comme si ça pouvait  les traumatiser profondément.

Les jeunes savent tirer la plogue quand ça ne fait  pas leur affaire. Plutôt que de dépenser des millions pour avoir une police dédiée à la pornographie, les parents seraient mieux d’accompagner leurs enfants dans leurs recherches et leur apporter les vraies réponses. Il faudrait peut-être commencer à rééduquer les adultes face à la sexualité qui n’a rien de monstrueuse et qui fait partie intégrante de ce que nous sommes.

Il est temps au 21è siècle de cesser de voir la sexualité comme un plaisir déraisonnable ou comme un crime. Il faut comprendre la curiosité et le besoin pour les jeunes de savoir qui, comment ils sont , ce que les autres de leur âge pensent et comment sont les autres par rapport à eux.

Je sais pertinemment bien que les jeunes savent déjà mille fois mieux que moi comment fonctionne l’internet.

Leur fournir un esprit critique ça fait partie de l’éducation.

Radioactif 15

mai 2, 2021

29 Juillet 2007

Perception.

Ta perception de la sexualité, c’est aussi ta perception de la vie…  Léo Ferré disait :  » Ton style, c’est ton cul « .

Quand j’étais étudiant chez les Jésuites, à Québec, j’avais un professeur que j’appelais Pompon.  Il enseignait la littérature, Dostoïevski, particulièrement.  Ce cher Pompon finissait toujours par nous ramener à la Bible.  Or, un jour, il s’est impatienté et m’a demandé de lui dire ce que la Bible représentait pour moi. 

C’est un excellent roman, avais-je répliqué.  Un livre que l’on devrait lire à l’envers parce tout indique que la création est en marche vers la conscience et son but est de recréer le Paradis terrestre.  Quel job !  Si on doit améliorer l’homme jusqu’à ce que la terre soit à nouveau le paradis terrestre.  Il nous faut apprendre à pardonner, à vivre sans violence, à être responsable et autonome. 

Si c’était le cas, répliqua Pompon, tu viendrais d’inventer une nouvelle religion…  S’il me disait ça aujourd’hui, j’aurais la certitude d’être un jour aussi riche que Bill Gates.

Radioactif 24

avril 30, 2021

Radioactif 24

29 Juillet 2007

Éducation sexuelle 1.         

Quand tu es jeune, tu comprends la vie à partir de ton expérience et selon ce que tu entends.  T’apprends en imitant.  À six ans, ta personnalité est déjà formée et tu pourras seulement la modifier superficiellement par la suite.  Ainsi, l’éducation sexuelle revient d’abord aux parents.  Si le jeune ne peut pas obtenir de réponses à ces questions légitimes, sa formation sera celle de ce qu’il apprendra à la cachette.  Le pire, c’est l’omerta.  Ce «t’es trop jeune pour parler de ces choses-là » est la pire des éducations que tu puisses recevoir.  C’était celle de la religion : tout ce qui était sexuel devait demeurer caché ou être déformé pour aboutir nécessairement à maudire la sexualité.  Le péché des péchés.  Enfant, tu essaies de comprendre, tu t’imagines toutes sortes de choses.  Je me souviens avoir entendu dans la cour d’école que les bébés naissent sous les bras, c’est presque aussi bon que les cigognes ou les feuilles de chou…

Freud parlait de l’âge de 0 à 6 ans comme celui de la curiosité.  Le besoin de savoir pourquoi ton corps est ainsi fait.   Puisque chaque jeune a une vitesse de compréhension et de développement, c’est stupide de vouloir donner des cours publics sur le sujet à trop bas âge.  Cependant, on devrait avoir des livres illustrés à la portée de ceux qui sont plus rapides et plus curieux.  C’est aussi pourquoi, il faudrait peut-être revoir l’âge de consentement : afin de respecter la vitesse de développement de chacun.  C’est préférable de connaître la vérité et d’approcher la sexualité sans honte et sans dégoût.


29 Juillet 2007

Éducation sexuelle 2.         

La réalité sexuelle devient différente après 10 ans, car après avoir vécu une période de latence, c’est-à-dire sans intérêt pour la sexualité ou l’autre sexe, le jeune avec ses nouvelles hormones se réveillent au plaisir, se découvre différent.  Si le gars s’accepte assez facilement ; pour les filles, à cause de notre éducation, ça ressemble parfois à un calvaire.  C’est à ce moment-là et, malheureusement — il n’y a aucun jeune qui évolue au même rythme — qu’il faut des cours de sexualité dans les écoles.  Ils en ont besoin pour se comprendre, pour se protéger des maladies transmises sexuellement de plus en plus nombreuses et se créer une conscience personnelle, autonome.

Ce fut une des raisons d’exister de la Charte des droits de la personne au Québec : le droit à l’orientation sexuelle et l’absence de discrimination à cause de l’âge.  Mais, à la demande de la police, ces droits furent remisés dans le placard.  Les interdits ont continué sous prétexte de défendre les jeunes contre les mauvais esprits corrompus comme moi.  Et, aujourd’hui, le premier ministre du Canada a présenté une foule de lois pour répondre à la demande de revenir à une approche sexuelle plus conventionnelle.  C’est à dire basée sur la religion et le péché plutôt que sur la connaissance scientifique ainsi que sur la censure contre tout ce qui s’écrit sur le sujet.

Aucun parti politique ne voulant d’élections fédérales, ces lois même si elles sont perverses, fascistes, seront appliquées. 

Pour moi, c’est une raison supplémentaire pour rejeter la fédération canadienne.  Au moins, Mme Marois avait eu l’intelligence d’implanter des cours d’éducation sexuelle.

Radioactif 23

avril 29, 2021

Radioactif  23

28 Juillet 2007

Homophobie.

Pendant qu’on verse des centaines de milliers de dollars dans les écoles pour combattre l’homophobie, on appuie les grandes campagnes de dénonciation contre les mauvais prédateurs, ces voleurs de jouissance. 

On s’étonne ensuite que la sexualité soit tellement mal perçue.   Plusieurs adolescents se suicident parce qu’ils ne s’acceptent pas ou meurent de peur d’être découverts. 

Face à la sexualité, le Québec (et c’est peut-être un des endroits le moins pire) nage dans la contradiction absolue, à cause de l’hypocrisie engendrée par la lutte contre la beauté innée de la sexualité. 

L’approche qui nous vient des religions est contre-nature, peut-être même une maladie mentale (un rejet de la réalité).  L Il ne peut pas y avoir d’agression sexuelle s’il y a consentement mutuel, non domination et non-violence. 

Évidemment pour que nos avocats, nos policiers et nos professionnels puissent continuer à s’en mettre plein les poches, il faut bien maintenir la haine de la sexualité, donc, de soi-même.  

Sans compter la paranoïa engendrée par tout ce qui bouge autour de soi…


29 Juillet 2007

Ma nouvelle lutte. 

Plusieurs pensent que je me suis trop doré la noix au soleil parce que plus que jamais j’écris non seulement sur la politique , mais l’amourajoie ou la pédérastie , à l’encontre de la grosse machine (les nouveaux curés)  qui essaie de nous faire croire que pédophilie rime avec pédérastie. 

Qu’il y ait des jeunes qui se suicident pour leur orientation sexuelle semble moins important que d’essayer de maintenir la paranoïa entourant la sexualité chez les jeunes.

Non seulement j’ai fait parvenir une copie de La pédérastie mise à nu à la Commission sur les arrangements raisonnables, mais j’y ferai aussi parvenir Spirale intra projective, l’indépendance et la mondialisation ou Un peuple = un pays

J’ai écrit ces livres par amour pour les jeunes du Québec, pour le Québec et son avenir. 

Tous mes anciens étudiants savent que je ne suis pas un vieux pervers, mais une personne assez folle pour accepter de se mettre la tête sur le billot pour défendre ce en quoi je crois profondément … même si ça ne veut pas dire que j’ai raison… 

Loin d’être seulement un obsédé, je lutte depuis 1968 pour la tolérance et l’ouverture d’esprit.  Mes idées ont aussi cheminé.  Je suis moins catégorique, moins provocateur, un petit peu plus vieux. 

Je ne veux pas devenir plus haï que Jean Charest, mais ma vie aura été inutile si je ne fais pas ce dernier effort pour faire comprendre mon point de vue. 

C’est dangereux.  Des policiers ou des féministes intégristes «pèteront la coche» et iront sentir jusque dans mes couches pour me trouver une cause et me renvoyer jusqu’à ce que mort s’en suive en prison, car, on le sait, c’est une des seules raisons avec les femmes battues pour lesquelles on peut se faire tuer ou être forcé psychologiquement à te suicider parce que en dedans, on te rend la vie impossible.

Mais, la vérité a ses droits et une médaille a toujours deux côtés.

Aucun jeune ne doit vivre l’enfer de la stupidité morale sexuelle qui a entouré mon adolescence.  La censure est la pire ennemie de la démocratie. 

28 avril 2021  

Rien n’a changé, sinon empiré. 

Jeune, il ne fallait pas parler de sexe ou tout ce qui rimait avec ce mot. C’était tellement ridicule. On nous faisait croire qu’une expérience sexuelle pouvait modifier tout le reste de notre vie. Parce que tu te serais fait un peu tripoter jeune, 40 ans plus tard tu aurais de la difficulté à bander ou à éjaculer.

Si tu te masturbais, tu pouvais avoir le visage plein de boutons. Comme s’il y avait un lien entre l’état de ta peau et les curiosités normales à l’adolescence.

On avait de grandes émissions de Bonhomme Sept-Heures à la télévision pour t’amener à avoir peur qu’un enfant soit kidnappé et violé dès qu’il était à plus de trois pieds de ses parents. On a entretenu une véritable paranoïa de la pédophilie. Remarquer que j’ai écrit à plusieurs reprises que se suis contre la pédophilie qui n’a rien à voir avec la pédérastie ou l’amourajoie, selon le vocabulaire. Je n’ai pas changé d’avis, mais la pédophilie s’applique aux enfants des deux sexes de moins de 10 ans.et l’adolescent à le droit absolu à on intégrité, donc, le droit de décider et que cette décision soit respectée.

Aujourd’hui, la folie s’est déplacée. On ne parle plus de pédophilie, mais de pornographie infantile. On semble oublier que les jeunes connaissent mieux l’internet que la majorité des personnes plus âgées. On ne nous dit pas que dans la plupart des sites pornographiques, il est possible par un simple petit geste de peser sur « dénoncer les abus ». Les seuls où un contact est possible peuvent être quittés à volonté, il suffit de peser sur « autre » ou « suivant ». Pourquoi faire croire que les jeunes sont piégés et obligés d’écouter le prédateur qui essaie d’entrer en contact avec eux?

Aussi, la majorité de sites où tu peux voir de la pornographie sont déjà sous la censure et  tout ce qui semble trop jeune est vite « deleted ». ou « removed ». Ces sites qui présentent des films ou vidéos ne permettent pas d’entrer en contact avec l’acteur ou l’actrice et règle générale on ne sait même pas son nom. À qui ça fait mal que tu vois ce qui te fait jouir?

Cette peur permet de créer des statistiques et les statistiques sont à la base des sous qui seront versés selon l’urgence ou la gravité du problème.  Plus tu as de dénonciations, plus les gouvernements t’enverront de subventions.

Il serait peut-être moins coûteux que les parents suivent mieux leurs flos et aient l’honnêteté de discuter avec leurs enfants de la sexualité. Si on est mal à l’aise d’en parler avec eux, on doit consulter car être trop scrupuleux ou avoir honte d’une réalité humaine est un signe évident d’un manque d’équilibre émotif.

Ça me fait penser aux émissions de télévision qui ne manquent pas une minute pour nous rappeler l’existence des thromboses à la suite de la  vaccination et qui pour mieux en parler souvent et longtemps se demandent, après un cas, si les gens continueront, malgré leurs reportages, à faire confiance aux vaccins.  Un moyen bien hypocrite de semer encore plus le doute.

Dans presque tous les sites homosexuels, on semble dire que le plaisir sexuel est dans la sodomie. Pourtant, c’est une des seules choses qui peut engendrer de la douleur ou te faire lever le cœur. Un jeune qui se croit gai, pensera que cela ne peut pas se vivre sans sodomie, ce qui est absolument faux. C’est comme si un gai ne peut pas avoir des rapports sexuels sans imiter les hétérosexuels. Peut-être que le meilleur moyen pour combattre l’homosexualité est de montrer ces scènes dans presque tous les vidéos. Les grimaces des receveurs n’ont rien de rassurantes.

Radioactif 22

avril 28, 2021

Radioactif 22

28 Juillet 2007

Intolérance.

Les religions conduisent nécessairement à l’intolérance. 

Un de mes grands-frères fut presque excommunié parce qu’il avait assisté au baptême de sa petite amie protestante.  Quand Rouhed est décédé, j’ai eu le malheur de dire au religieux en charge de la mosquée qu’il était chanceux parce qu’il avait deux chemins pour se rendre à Allah : Jésus et Mahomet.  Loin de trouver l’affirmation sympathique, celui-ci menaça sa famille de ne pas accepter qu’il soit enseveli dans un cimetière musulman (comme il me l’avait demandé dans une lettre) parce qu’il vivait avec un chrétien.

Je me rappelle aussi mon grand-père Gauthier qui, en larmes, me souhaita un premier de l’An que j’aie la sagesse de ne plus me tenir avec des communistes.  J’étais en amour par-dessus la tête avec la beauté du petit Patrice qui prononçait mon prénom avec une adorable sonorité.  Si l’athéisme de son père me scandalisait un peu, Patrice exerçait une bien plus grande force d’attraction avec son petit accent français de France.

Depuis, je crois que les religions doivent se vivre uniquement d’une façon personnelle, soit à la maison ou au temple. 

Aucune école ne devrait enseigner les religions, sinon les lieux de culte.

Si on veut que nos jeunes les connaissent, on a qu’à aller avec eux aux temples. La société doit être laïque.  La liberté de religion s’arrête là. 

Toutes les religions doivent se conformer aux lois civiles. 

Par contre, l’intelligence nous force d’admettre que les religions peuvent aussi nous apporter des choses positives. Elles nous servent à ajuster ses valeurs. Raison de plus pour encourager la non-discrimination entre les relgions.

28 avril 2021

Au Québec, grâce à la loi 21, la paix religieuse a été retrouvée sur son territoire.

Les musulmanes peuvent se promener avec ou sans voie sur la place publique. La majorité de Québécois (es) connaissent la différence entre un musulman pratiquant et un fanatique prêt à tuer pour une religion qu’il ne connait presque pas.

La très grande majorité de la population se fiche de ce qui anime religieusement le voisin et se respecte justement parce qu’elle reconnaît que la religion fait partie de ton petit jardin secret. Ou si tu veux de ta vie intime. Tu vis ce que tu veux en autant que ça respecte l’autre.

Tant qu’il n’y a pas de violence, tout est permis.  Crois ce que tu veux.

Le fanatisme est une forme d’ignorance, car le but des religions est de se rapprocher et non de s’entretuer. L’histoire des religions est pratiquement une histoire de haine et de guerres de domination.

Pourquoi la loi 21 est-elle soumise à la Cour suprême ? Parce que des mouvements canadiens méprisent le Québec. Ils s’imaginent que vivre en ghettos est le genre de société dans laquelle on veut vivre.

Je ne comprends pas le racisme, je ne comprends pas plus que les gens ne connaissent rien de l’histoire de l’humanité, car si elles savaient elles essaieraient sûrement d’éviter les guerres que le fanatisme a créé.

Radioactif 21

avril 27, 2021

Radioactif 21

28 Juillet 2007

Hypocrisie.

L’hypocrisie est une véritable œuvre d’art du système

Le système est une mafia mondiale dont le seul but est d’amasser des profits. 

Pour avoir des profits, il faut avoir des guerres. 

Pour que les hommes ne contestent pas l’injustice sociale flagrante, il faut des religions. 

Pour trier sa population et leur faire payer des impôts, il faut des structures politiques, des pays. 

Pour s’occuper des gens qui ne veulent rien savoir des lois, il y a la pègre et pour se protéger de la pègre, il y a la police, qu’il faut faire vivre de plus en plus grassement.

Tout est une question d’équilibre pour que les individus ne puissent pas y voir clair.

Toutes les lois viennent d’en-haut, elles conduisent toutes à des revenus pris des poches ses plus petits.

Le système finalement, c’est dieu : l’endroit où se ramassent tous les profits.   

26 avril 2021  

Le système, l’establishment, c’est un discours.

Le discours dépend d’où tu es né et à quelle époque. Tu n’as aucun pouvoir sur ces données essentielles quant à ce que te réserve l’avenir.  

Aujourd’hui, il y a le monde dit « libre », démocratique, et le monde communiste, celui des dictatures.

Évidemment, le petit peuple n’a rien à dire de fondamental, dans ni l’un, ni dans l’autre, des systèmes.

Le discours se trame dans les hautes sphères et dans un  univers de plus en plus complexe, ce qui permet à une minorité de diriger la très grande majorité qui essaie simplement de survivre dans une certaine atmosphère de vie endurable.

Le discours est là pour te faire croire que tu es dans le meilleur des mondes. Mais, est-ce la vérité? Est-ce que ce que l’on nous dit est la réalité ? Comment peut-on se fier à l’information reçue?  Pourtant, c’est plus qu’essentiel pour se créer une idée de sa position dans le monde. Et quand je parle de position je ne ne parle pas de notre univers et encore moins des infinis autres univers qui existent probablement, avec ou sans vie.

Quand on te parle d’avoir découvert un espace qui est le frère jumeau de la structure de l’ADN, est-ce à dire que les millions d’années lumières que constitue cet espace est un montre vivant quelque part dans les confins de notre univers ou simplement que cet assemblage d’énergies différentes, vu de loin, ressemble structurellement à notre ADN? Les univers différents peuvent-ils aussi avoir une structure différente? Pourquoi tout serait rond ou elliptique?

Après tout, la mort d’une étoile signifie plus tard la naissance de nombreuses autres étoiles. Son explosion crée un vide qui n’est rien d’autre qu’un affaissement qui crée un trou noir qui dans son spin créera un horizon des événements et qui confinera tout ce qui entre dans un tout petit espace qu’est la singularité. Ce spin déterminera quel sera la forme de la nouvelle galaxie, grâce à la matière noire dont on ne connaît encore presque rien.

On découvre encore de nouvelles particules.  Nous sommes tous une petites cordes dans un infiniment grand et on se pense le centre de tout.

C’est le principe des religions : savoir d’où on vient et où l’on va; mais il n’y a pas qu’une religion. Chacune nous fait croire qu’elle détient la vérité parce que plus elle a d’adeptes, plus elle constitue une force et surtout arrive à mieux emplir ses coffres. Pouvoir veut dire richesses.

Par contre, ce n’est pas parce qu’on a des structures que cela veut dire que nous sommes exploités et si être exploités peut signifier sécurité et bien- être pourquoi pas? On est plus fort en groupe que seul. L’important, c’est de se croire heureux.

La structure des pays est essentielle pour l’organisation sociale. Donc, à quel moment pouvons- nous dire que notre système est bon ?

Je parlais aujourd’hui à un Syrien. Il considérait Bashar al Assad comme un héros qui a combattu Daech et Al Qu’Aïda. Je revoyais dans ma tête la misère de la population, les ruines dues à ces grandes guerres pour combattre le mal, le mal étant l’autre, et j’avoue que je n’arrivais pas à comprendre, sinon que le discours fondamental qui nous habite est celui du territoire que l’on habite. Notre vérité intérieure est notre réalité.

Dans une autre conversation, un individu qui habite l’Arabie Saoudite, qui m’entendait parler de la censure de mes écrits, m’a simplement demandé ce que je pensais de la liberté d’expression et de son existence.

Je dois avouer que dans mon cas, la liberté d’expression que l’on dit si sacrée au Canada existe seulement si tu ne sors pas du discours accepté.  

Peut-être qu’être heureux, c’est de ne pas se poser de questions?          

Radioactif 20

avril 26, 2021

Radioactif 20

28 Juillet 2007

Racisme.

Au Québec, il suffit de se faire traiter de raciste pour commencer à s’haïr.  C’est presqu’aussi pire que d’être perçu comme un pédophile par la filière «féministe en démangeaison de langues».

L’oncle d’un de mes enfants adoptifs était venu à Montréal, des USA, et il tomba malade.  Il ne lui restait qu’une semaine ou deux à vivre.  On fit appel à moi pour négocier avec les médecins afin de lui permettre d’aller mourir au Bangladesh.

Il fallut se rendre acheter un billet d’avion.  Tout se passait en anglais.  J’ai demandé d’être servi en français et le vendeur, venu des Indes, je crois, commença à gueuler contre moi et les francophones.  

À son avis, tous les séparatistes québécois devraient tous être en prison.  J’en sortais avec la conviction de payer pour mes idées politiques.  Je lui ai demandé, s’il ne voulait rien savoir du fait français, ce qu’il attendait pour aller s’installer à Toronto.

Le Canada est un vaste pays anglophone.  J’avais été «mis à l’ombre», officiellement pour des gestes indécents, pendant que Stéphane Dion présentait, par hasard, sa loi sur la clarté, après avoir encouragé les Anglophones à la partition, ce qui équivalait à mon avis à une incitation à la guerre civile. 

Plus tu montes dans la hiérarchie, plus tu pues …  Une visite très politisée …

Heureusement, quand j’ai pris le métro, et que j’ai entendu des jeunes et des vieux de toutes les races et de toutes les couleurs parler français, je me suis dit que c’était le cas d’un imbécile isolé.

Il y a des bons gars et des trous-du-cul dans toutes les communautés.  Il ne faut pas juger sur une mauvaise expérience. La tolérance a bien meilleur goût.

26 avril 2021

Quand j’enseignais à Val d’Or, les libéraux étaient au pouvoir et notre député était ministre dans ce gouvernement. Or, celui-ci, dont je ne me rappelle plus du nom présentement, accepta une entrevue avec le journal étudiant de mon école puisque j’enseignais à Percival, donc, dans le secteur français d’une école anglaise.  Le directeur  venait d’Angleterre, il était un bon peintre et nous avions d’excellentes relations. Son assistante était  une francophone québécoise libérale teinte en rouge et j’étais perpétuellement en guerre avec elle. Les choses empirèrent quand je suis devenu président de la Société nationale de Val-D’or.

Or, ce ministre dont je ne me rappelle pas le nom et je suis trop paresseux pour faire des recherches maintenant nous révéla sa peur pour le français au Québec. Quand il constata son erreur de franchise, il m’accusa comme beaucoup d’autres parce que je suis indépendantiste d’être raciste.

Quelle stupidité ! J’avais deux enfants adoptifs qui venaient du Bangladesh et mon meilleur ami d’enfance, Galen, était un anglophone. Tout un raciste ! Et, je dois ajouter que les haines raciales sont à mon avis une pure stupidité.

Blanc, noir, bleu, homme, femme tous ont exactement la même base essentielle. Ils sont humains. J’ai essayé de décrire la folie de ces mises en pièces de l’humain dans le tome 3,de mon livre Les derniers amours de Platon, publié à Paris et retiré du marché pour des raisons inconnues, sauf la censure.

Le racisme selon un ami noir avec qui j’étais allé prendre une bière consiste à avoir un comportement différent avec quelqu’un sur la base de la couleur de sa peau. Selon lui ,si je luis achetais une bière cela pouvait être raciste parce que ce geste ne servait qu’à me réconforter dans mon opinion sur moi-même à l’effet que je ne suis pas raciste. Cette discussion m’a toujours hanté. Quand sommes-nous des hypocrites avec nous-mêmes?

Radioactif 19

avril 25, 2021

Radioactif 19

28 Juillet 2007

Indépendantistes.

On a la mémoire courte. On nous fait croire que l’indépendance est en perte de vitesse parce qu’il n’y a seulement que 30% des gens qui voteraient demain matin pour que le Québec devienne un pays indépendant.  C’est pourtant la même chose, même un peu plus qu’il y a 40 ans. 

À cette époque, il y avait 30% de séparatistes (un terme inventé par un brillant fédéraste pour déstabiliser émotivement les Québécois), 30% de fédérastes (un autre terme inventé par moi quand j’étais plus fanatique) et 30% de ceux qui espéraient autre chose, soit un renouvellement de la constitution (l’ADQ d’aujourd’hui ou les fédéralistes fatigués de M. Dion, père).

Les Québécois veulent faire partie du Canada, tout en étant un pays indépendant.  Ils croient encore dans la sincérité d’Ottawa et l’implantation d’une vraie confédération. 

Ce n’est pas de l’indépendance ou du fédéralisme que les gens sont tannés d’entendre parler, mais le carriérisme des différentes causes.  Ça n’accouche pas. 

On veut savoir la vérité : les jeunes du Québec de demain vivront-ils mieux dans un Québec indépendant ou dans une fédération centralisatrice canadienne ? 

Ce n’est pas qu’une question d’argent, mais de langue, de religion (même si on ne va plus à l’église), de valeurs, en d’autres mots, c’est une façon de penser, de sentir, de réaliser la vie.

Quel genre de société voulons-nous être demain ?

28 Juillet 2007

La morale Harper. 

Avec Harper, nous replongeons 60 ans en arrière. Nous inoculer la morale de son voisin du Sud est le meilleur moyen de nous rembarquer dans le bateau fédéraliste en nous amenant à nous dire qu’après tout, on est comme ils sont.  Même dieu, mêmes valeurs, mêmes guerres. 

Il est préférable d’être dans le G8, du côté des riches, même s’il faut tuer pour des causes qu’on ne comprend pas.  Être indépendantiste, c’est dire non à toute cette merde  Notre culture, notre tolérance, valent mieux que les milliards qu’on vient d’engouffrer dans les poches des multinationales pour continuer à opérer le commerce des armes, une industrie très payante.

La vraie guerre, c’est de nourrir et soigner ces populations, leur redonner l’espoir, leur permettre de s’éduquer.  Le terrorisme à la Taliban ne peut pas exister si les jeunes sont instruits et dé fanatisés.

Même si, ici, quelques excentriques veulent porter la burka parce qu’elles ont honte d’être femmes,  ce sont des cas dignes des psychologues.

Dans mon enfance, ce fut la guerre entre les Anglais et les Français jusqu’à l’adolescence, là, on a découvert la beauté de la musique et le plaisir de jouer aux fesses … la jouissance de la langue …  Je préfère ça à l’ignorance.

25 avril 2021

Quatorze ans plus tard, rien n’a changé. Pour une poignée de femmes, on est encore en cour pour la laïcité. Elles sont évidemment appuyées par une cohorte de mouvements religieux venus d’en dehors du Québec pour nous dire comment on doit vivre en communauté ici.

On oublie que le Canada est profondément raciste face aux autochtones et aux francophones. On nous parle de société distincte pour le Québec, mais en autant que ça ne veuille rien dire.

Tout ce que ça prouve : on ne peut pas s’en sortir, sans faire l’indépendance du Québec.

Les fédérastes n’acceptent pas que les Québécois aient une culture différente d’eux.  Pour eux,  tout ce qui compte est le dollar, l’argent.

Jamais, si ce n’était de ce maudit procès et du jugement Blanchard, ce juge vendu au multiculturalisme, le Québec ne pouvait enfin revivre sans cette obsession débile qui caractérise les guerres de religion.

La loi 21 est une compromis extraordinaire. Les gens qui préconisent la laïcité sont satisfaits, quoiqu’il faille regarder ce que l’on enseigne aux jeunes quant aux religions, le mieux serait de ne pas en parler, et les musulmans n’ont plus à craindre de discriminations puisqu’on n’en parle plus, donc qu’il n’y a plus d’huile à jeter sur le feu. Les femmes musulmanes peuvent se promener dans l’espace civil en voile et pratiquement personne ne dit un mot parce que c’est accepté par une majorité.

Mais non, il faut que le fédéral vienne encore embrouiller les cartes et ce qu’il ne peut pas faire politiquement, il le fait faire par la Cour suprême du Canada. On n’est pas encore assez niais pour ne pas s’en rendre compte. 

La haine du Canada pour les valeurs québécoises n’a pas de borne. 

Au Québec, on a trois choix : le fédéralisme centralisateur des libéraux de Trudeau, la souveraineté étatique à l’intérieur du Canada (les États associés) un élargissement culturel de la notion de nation québécoise ou la séparation nette et pure, soit l’indépendance.

Il est urgent que ce problème soit résolu pour que l’on passe à autre chose.

Radioactif 18

avril 24, 2021

Radioactif 18

27 Juillet 2007

Jalousie.

Mon père soutenait que le pire défaut des Québécois, c’est la jalousie. Il suffit qu’une personne réussisse en affaires au coin d’une rue pour que trois autres commerces identiques s’installent sur les trois autres coins jusqu’à ce que les quatre crèvent de faim.

C’est toujours vrai, mais je me demande si cela ne tient surtout pas au fait que l’on nous apprend à obéir plutôt qu’à devenir responsable et autonome.  On dirait qu’une tonne de gens ne savent pas vivre en dehors du regard des autres.  Ils croient tout ce que les médias leur racontent et ils ne se demandent même pas s’ils ont raison.

Comme société, on devrait avoir honte de ne pas avoir défendu Jacques Parizeau, au lendemain du référendum parce qu’il avait eu l’audace de dire la vérité. 

Selon Parizeau, on a perdu le référendum à cause de l’argent (le scandale des commandites le prouve amplement) et des ethnies (des juges spéciaux du Nouveau-Brunswick ont été envoyés au Québec pour assermenter les immigrants qui devaient ensuite voter contre l’indépendance du Québec).

  Quelle horreur, osez dire que le fédéral pour gagner a même fait venir des juges du Nouveau – Brunswick pour assermenter de nouveaux arrivants qui devaient voter non. 

Monsieur Parizeau avait raison, on s’est fait voler le référendum puisque le Canada qui prêche et combat pour la démocratie dans le monde ne respecte même pas nos lois québécoises. 

Le fédéral se dit supérieur et nous lui donnons raison.  C’est ça être colonisé, plus précisément être aliéné.  Les fédéralistes ont aussi perdu le leur : Charlottetown, mais on en parle pas.

Nos moutons journalistes, ont bêlé les mêmes bêtises que les fédérastes voulaient bien nous faire entendre et, comme jadis, avec les curés, on a bu leurs paroles. 

23 avril 2021

L’envie est une chose que je ne connais as et que je comprends mal. Tant qu’il n’y a pas de violence, ce qui se passe chez le voisin, surtout dans les pantalons, ne me regarde pas.  Pour moi un «  stool », c’est toujours un « fumier ».

Au contraire, le bonheur des autres me réjouit ou leur peine me peine. 

C’est peut-être pour cette raison que je n’arrive pas à m’expliquer le tas de féminicides qui se produisent au Québec. Tuer une femme parce que c’est une femme est de la folie au pluriel.

Le « braillage » féminin qui nous présente les femmes comme d’éternelles victimes  dans les publicités à la télévision me tape sur les nerfs ainsi que le féminisme fanatique qui semble une nouvelle religion. Ça m’agace tout autant parce que ce n’est pas ça la « femme ».

Quelle bêtise de faire deux clans : les hommes d’un bord ; les femmes de l’autre.

Je comprends si tu es gai de préférer un homme ou si tu es lesbienne de préférer une femme, mais complètement exclure l’autre sexe, pire de s’y attaquer physiquement, c’est profondément débile.

Ce n’est pas parce que tu as un pénis ou un vagin que tu es supérieur ou inférieur à l’autre. Sur le plan, intellectuel et de la création, les femmes nous apportent une vision de la vie qui sert la très grande majorité des hommes.

Par contre, je suis tout à fait révolté que la société continue de se comporter en donnant des salaires inférieurs aux femmes, de minimiser leur capacité de gérer, même si je suis catégoriquement contre la notion de la discrimination positive.

L’égalité ce n’est avoir un nombre égal d’hommes et de femmes dans tel ou tel domaine. L’égalité est ne pas faire de distinction quant à la valeur de l’un ou de l’autre. Ton sexe ne t’améliore pas ou ne te diminue pas. Chaque individu a sa propre richesse.

Quand j’ai adopté mes deux gars, je répondais à ceux qui étaient étonnés et qui me disaient : Et ta femme? – J’ai déjà assez de troubles avec deux enfants, je n’ajouterai pas une femme.  Et pourtant, plus tard, je suis tombé en amour avec deux magnifiques femmes et je ne regrette pas d’avoir partagé une partie de ma vie avec elles.

Si on arrive à des meurtres, c’est que la chicane ne porte pas seulement sur le sexe, mais sur des émotions incontrôlées. J’ai peine à croire que dans une chicane, il n’y a qu’une personne qui a tort. Mais, la violence physique n’a aucune excuse. Au-delà du présent, il faut aller plus loin pour comprendre ce qui se passe et trouver les moyens pour prévenir cela. On ne doit pas s’arrêter à la violence faite aux femmes. On doit combattre toute violence physique.

Je suis certain que de la manière qu’ont les religions d’aborder les femmes est de la discrimination systémique.  Il faut aussi que dans les cours sur la sexualité on parle des relations homme-femme. De faire comprendre aussi à tous qu’être en amour avec quelqu’un n’en fait pas ton esclave. Les femmes doivent apprendre que pour les hommes la fidélité à une seule personne est contre-nature. Il faut cesser d’entretenir la honte autour de la sexualité.

Pour tuer un autre individu, tu dois être malade mental au moment que tu fais cet acte ou exaspéré contre la personne qui te porte à poser ce geste.  Pour tuer la violence au foyer, il faut trouver la cause profonde et la prévenir.

Radioactif 17

avril 23, 2021

Radioactif 17

27 Juillet 2007

Notre naïveté.        

Les Québécois sont naïfs. 

Après s’être faits mentir par l’Église durant des décennies sur la sexualité, au point de ne pas pouvoir encore s’en sortir ; ils ont eu droit aux campagnes de peurs, de chantages et de mensonges fédérastes : la Brinks, les changements constitutionnels de PET, le vol du dernier référendum, la partition et ses commandites.  Et  la crise d’octobre pour envoyer l’armée.

On a même essayé de faire croire aux gens que le FLQ était dangereux pour la population en général, mais en réalité bien des bombes étaient posées par la GRC.  Il faut bien une crise pour justifier l’apparition de l’armée dans nos rues. 

La loi des mesures de guerre a permis au fédéral d’emprisonner des centaines d’innocents.  Les jeunes ne peuvent pas s’en rappeler, ils n’étaient pas encore nés.  Si on continue à se diviser et faire dans nos culottes (on peut agir radicalement sans violence), notre nation disparaîtra et on l’aura bien mérité.

On vient juste de reconnaître que le comportement de Harper n’est pas très différent de Hitler, en ce sens, que lui aussi il commence son règne «pro-bush et pro-religieux» en multipliant les lois sur la moralité sexuelle. Sa politique étrangère exige que l’on se demande s’il a une morale.

23 avril 2021

Nous récoltons ce que nous avons semé. Les moumounes qui ont fait échouer les mesures de ceux que l’on appelait les purs et durs au Parti québécois doivent aujourd’hui se rendre compte que la disparition de la culture francophone au Québec et ensuite de l’Amérique est tellement bien enclenchée qu’il sera difficile de l’éviter parce que le fédéral agit en hypocrite avec l’aide du système judiciaire pour s’accaparer de la mainmise absolue sur le Québec qui doit devenir une province comme les autres. Le français doit devenir aussi folklorique au Québec qu’il l’est dans le reste du Canada.

Nous sommes à des années-lumière de la souveraineté culturelle prônée par nul autre que le très libéral Robert Bourassa. Les Anglophones du Québec se conduisent comme une majorité, celle à laquelle ils appartiennent, alors que le fédéral les présente comme une minorité, ce qui permet d’avoir plus de sous pour combattre le fait français et la culture de la majorité.

Puisque linguistiquement le Québec résiste à son assimilation, on se sert maintenant de la religion pour continuer par tous les moyens à diviser le Québec comme le prônait le rapport Durham.  Quoi de mieux que des chicanes de famille à partir ce que qi est le plus émotif : la religion.

C’est exactement un geste de partition que le jugement Blanchard. Il force les Québécois à se rendre compte que sa survie culturelle ne passe plus par les états associés de Paul-Gérin Lajoie ou la souveraineté-association de René Lévesque, mais à cause du pouvoir de la Cour suprême, qui fracture le Québec entre le Québec et la ville de Montréal. Il ne reste qu’un seul moyen de survivre comme nation c’est l’indépendance et non la souveraineté.

Les moyens pour s’en sortir n’existent plus en-dehors de l’indépendance puisque au cours des dernières décennies on a réussi à neutraliser le pouvoir du nationalisme.

Seul le Parti québécois pouvait être un négociateur sérieux avec Ottawa, on s’est évertué à le briser en créant Québec solidaire.

Les fédéralistes sont au pouvoir ce qui signifie que l’argent l’emportera et la nation québécoise disparaîtra, à moins qu’on ne se réveille.

Radioactif 16

avril 22, 2021

Radioactif 16

26 Juillet 2007

Violence.

En sortant de chez les pères de St-Paul où ma vocation a duré le temps qu’on me refuse de revoir un de mes petits copains , il y avait un autre jeune à l’école de Barnston qui s’amusait à me « tapocher». 

Un jour, j’en ai eu plein le casse et je l’ai invité à une séance de boxe avec moi. 

Évidemment, mes grands frères Marcel et Roland furent mis à contribution dans mes soirées d’entraînement. 

Quand le moment fut venu, l’autre me rafla une joue alors que j’arrivai à lui flanquer un bon direct au nez.   Ça fait « splouch» et le sang a rougi la neige. 

À mon retour à l’école, je fus invité à me rendre aux lavabos aux toilettes voir ma pauvre victime en sang.  Il fut conduit à l’hôpital où l’on constata de très nombreuses fractures au nez. 

Il y resta quelques jours. 

Le père de celui-ci décida donc d’aller voir mon père, hospitalisé pour une maladie de cœur, afin de se plaindre de mon comportement. 

Mon père l’écouta et statua : il est temps qu’il se défende. 

Le discours de ma mère fut tout autre : tu veux tuer ton père.  Agir ainsi quand il est hospitalisé.  

Cette expérience me pénétra tellement que je n’ai jamais pu tout au long de ma vie exprimer de violence, sauf pour défendre Patrice, et ce, même quand j’ai  voulu m’identifier au gros méchant FLQ. 

Ce que je raconte dans un nouveau livre qui sera publié prochainement : Un sourire arraché à l’enfer.

On n’avait pas encore inventé le chantage de la pédophilie, mille fois plus efficace pour rendre un individu fou.  Être accusé de pédophilie, c’’est plus violent qu’un coup de poing, ça brise une vie encore plus efficacement que d’’en être victime.

1- tapocher   me frapper.

21 avril 2021

La violence sous toutes ses formes ne règle rien. Elle ne fait que semer plus de malheur.

Le problème est que même les institutions qui devraient nous enseigner la tolérance et la non-violence, les religions,  se servent de la violence psychologique pour maintenir leur pouvoir.  

Le pouvoir garantit une richesse plus abondante. Qui ne veut pas être riche ?

Le problème est que la richesse est tellement mal partagée qu’il y a plus de gens qui en souffrent que de gens qui en jouissent.

Quand tu es plus jeune, ce problème est obsédant. Malheureusement, en vieillissant, tu te mets à comprendre qu’il en sera toujours ainsi. Il y aura toujours des plus riches et des pauvres, des maîtres et des esclaves. La véritable égalité entre humain n’existe pas, car personne n’a le même quotient intellectuel ou la même génétique.  Cette réalité ne peut pas être changée par personne.

Par contre, il est possible de rendre  la dignité  à tous les métiers, toutes les passions, toutes les connaissances  dignes d’un niveau de vie qui soit agréable pour tous. Il suffit d’avoir des politiciens qui le veuillent.

Aujourd’hui, ma plus grande peur est qu’avec le niveau de chefs d’état malades mentaux, nous risquons de voir la fin de la vie humaine sur cette terre. C’est là où nous mène la dictature et surtout quand elle est individuelle.  La guerre froide est à son maximum. Il suffit d’un fou pour que tout s’embrase.

Au cours des dernières années, ma paranoïa m’a empêché d’écrire, au point de comprendre que mon style ne peut pas être populaire.  Il semble impossible pour la très grande majorité de sortir de la réalité dans laquelle nous vivons. Le sarcasme, la dérision, l’humour apparaissent comme une perte de temps.  Le pire est le même de sens de l’humour.  Par contre, le dialogue doit être maintenu grâce aux arts.

La seule idée qui me venait pour un prochain roman était un personnage qui entrait dans une ville où rien ne bougeait, comme s’il n’y avait plus de vie. Je bloquais,  car je ne voulais pas que mon personnage soit attaqué, frappé, blessé, mais je n’arrivais pas à comprendre ce silence, Cette immobilisation. Le virus est une vision.

La chose dont j’avais le plus peur et l’image que je rejetais automatiquement est celle d’une nouvelle guerre, nucléaire cette fois.

Espérons que la pandémie servira à une profonde réflexion sur le sort de l’humanité. Est-il possible que la perception individuelle de l’urgence de changer avant de frapper un mur devienne collective?

Radioactif 15

avril 21, 2021

Radioactif 15

25 Juillet 2007

Camille.

Quand j’étais très jeune, je tombais facilement en amour avec mes institutrices. 

Ce fut tellement le cas que je me suis rendu chez le curé pour empêcher le mariage d’une de mes belles institutrices.  Ce fut peine perdue. 

Un soir, Mademoiselle a décidé de me garder en retenue pour comprendre pourquoi son petit ange était devenu son petit diable. 

Il a fallu bien du temps, que je balance longtemps le pied devant moi, en regardant le plancher pour que je lui lance toute la vérité au visage d’un seul coup.  «Toi, pis ton Camille !  Je ne veux rien savoir ! » .

Et, je suis parti à la course aller brailler aux anges.  C’est ainsi qu’est mort une de mes premiers amours. 


26 Juillet 2007

L’amour.

Quand j’étais petit, je voulais être un prêtre pour faire plaisir à ma mère, de préférence être un missionnaire, car je voulais connaître intimement les cultures et les hommes de toutes les races. 

J’étais amoureux de la tête de tous les petits gars que je voyais dans les catalogues.  Je tombais en amour non seulement avec mes petits copains, mais aussi avec les petits chinois que j’achetais. 

L’amour est en soi une forme de volupté : la beauté d’un visage, un déhanchement, un rire, un sourire, une flamme dans les yeux, une senteur qui nous séduit, mais l’amitié naît que si elle perdure.   Elle est une boîte à mémoire. 

Dans mon cas, cette volupté fut tout aussi corporelle qu’émotive ou intellectuelle.  Comme je l’ai déjà écrit : l’amour est d’abord l’attraction pour un corps jeune et beau. 

Mais, cet amour est vide, si la création ne s’y installe pas.  Ma plus grande peur fut de manquer d’amour, car notre conscience nous révèle que le système est une mafia légalisée.  Comment croire dans l’homme quand la vie est remplie de violence ? 

N’importe quel animal semble plus intelligent que la bête que nous sommes devenus, nous, les pilleurs de planète. 

Mais, en même temps, il y a tellement de choses extraordinaires qui naissent de l’homme «amoureux ou amourajeux » qu’elles valent à elles seules de «vivre». On dirait qu’il y a une spiritualité dans l’amour qui repose sur la connaissance, l’expérience, le plaisir et l’équilibre.  L’amour est sûrement une puissance électromagnétique.

20 avril 2021

On sait aujourd’hui que les sentiments  sont plutôt une question d’hormones. Tout le monde a le droit de se tromper.

Heureusement aujourd’hui la majorité des gens instruits savent que l’orientation sexuelle est un phénomène génétique. Quant à l’attirance ce doit être une question de vibration. Mon ami Réginald pensait comme Freud. On est attiré par symboles : le rond, la flèche, etc. La vibration  de la personne.

Une chose est certaine la vie mérite d’être vécue, mais est-ce parce que je l’ai toujours eu facile ? Comment vois-tu la vie si tu souffres d’infirmité ou que t’apprends que tu as une maladie incurable ? Ce sont plus souvent qu’autrement des exemples de force et de courage.

Pourquoi y aurait-il quelque chose de conscient après la mort, si on ne peut pas se rappeler de ce qui existait avant notre naissance et souvent on a que quelques souvenirs de notre enfance

Radioactif 14

avril 20, 2021

Radioactif 14

24 Juillet 2007

Caractère.

Quand j’étais petit, j’avais parfois un mauvais caractère.  Pendant que les autres jeunes s’émerveillaient à chaque nouvelle auto, moi, je lisais les encyclopédies de ma tante Emilia. 

Dans ma petite tête, tout était énergie.  Quand on mourait, notre âme prenait telle ou telle direction selon sa pureté ou si l’on veut sa densité.  Son poids nous dirigeait vers le nouveau milieu qui nous permettait de revivre dans une autre planète ; une nouvelle vie à partir de la nouvelle énergie que l’on dégage en mourant. 

Je croyais vraiment être un descendant direct des Pléiades que j’examinais avec mes lunettes d’approche.  Je croyais que l’être atteindra son apogée quand sa fragilité, son poids, son intensité, sera si petit qu’il se fera avaler par un trou noir.  Il sera presque rien, mais il ressentira le tout.  L’avenir de l’homme c’est d’être un ange, c’est à-dire exister sous forme d’énergie plus grande, sans corps. Une chose impossible à réaliser sans mourir auparavant.

Le monde est une succession d’implosions d’énergies que la condensation finit par rendre instable.  Cette image intérieure, ressentie plutôt que comprise, a peu changé, sinon qu’aujourd’hui, je crois que chaque petit point d’énergie est aussi un petit point de conscience.

Nous sommes des petits nuages de conscience dont la capacité d’entrer en contact avec les autres dépend de l’évolution de sa capacité à aimer.  Plus l’amour est pur, plus il est léger et répondra plus facilement à l’attraction.  

Quand je veux me prendre un peu pour un autre, je me permets de me laisser aller à essayer d’inventer une explication à notre existence. 

C’est un petit côté fou qui rend la vie un peu plus intéressante… Même si c’est moins sérieux en vieillissant. 

20 avril 2021

Le cerveau est une fonction de l’être que nous sommes. Il forge notre réalité selon notre capacité à percevoir notre environnement.

Sans la vue, les nerfs, l’ouïe, le goûter, on ne saurait rien de la réalité, de notre environnement. Notre cerveau est un ordinateur de très grande performance, mais ce n’est pas nous. Qui sommes-nous ? Qu’est-ce que la vie?

Radioactif 13

avril 19, 2021

Radioactif  13

23 Juillet 2007

Raoul Roy, écrivain.        

Je n’aurais jamais cru que le contenu de mes poèmes vienne un jour aussi populaire.  Avec le Da Vinci Code, le débat est relancé.   Je ne trouve pas ça très important.  Ça s’est passé il y a très longtemps dans des sectes de fanatiques religieux du Moyen-Orient. .

Jésus, nu aux Jardins des Oliviers avec Saint-Jean, selon mon grand ami Raoul Roy, ne change rien de ce que je pense de lui.  C’est même écrit dans la bible de Jérusalem, Évangile selon Saint-Jean.  Quand Jésus était aux Jardins des Oliviers, il est bien dit qu’il dormait nu avec ses compagnons. 

Il paraît qu’à cette époque de l’année, il fait trop froid pour coucher seul nu, il faut au moins être deux pour se réchauffer mutuellement.  Ce serait merveilleux que Jésus ait eu une vie sexuelle comme nous.  Ça en fait un dieu encore plus sympathique. 

Quant à moi, je trouve l’Évangile selon Jean, un livre extraordinaire de réflexion sur la vie.  Si on le mettait en pratique, la vie sur terre serait complètement différente.  Que Jésus ait ou non joué aux fesses, c’est rien à côté de la magnificence de son enseignement. 

Je le trouve encore meilleur que Platon.  Raoul Roy fut un de mes meilleurs amis.  C’était extraordinaire de voir toutes les énergies qu’il mettait pour l’indépendance du Québec.  Personne aujourd’hui ne semble s’en rappeler ou presque. Ce qui prouve que la mémoire des  morts est très limitée dans le temps. Le mort existe probablement que dans la tête de ceux qui l’ont connu.           

23 Juillet 2007

Hymne à l’amour : conclusion.

Je suis allé loin en enfer, j’y ai bu à pleines coupes l’absinthe du damné. J’ai sauté le mur du mal et j’ai découvert qu’au-delà des passions règne la vie en autant que l’on est libre.  Et, être libre, c’est de n’avoir aucun regret ou remord, c’est chercher l’Amour dans ce qu’il a de plus absolu.

Peut-être jusqu’à nos jours, l’amour a-t-il échoué, parce que nous n’avons pas su apaiser toutes nos passions.  Oui ! L’Amour vaincra quand même.  La chair n’est pas à blâmer, elle est bonne, elle est sainte. 

C’est l’Esprit qui est encore trop faible, mais le temps saura bien l’affermir.  Et alors ce sera j’en suis sûr, la réconciliation de la chair et de l’esprit. L’un ne vit pas sans l’autre, mais ils n’ont pas encore appris à vivre ensemble.  C’est là, le travail des siècles qui vont suivre.  C’est l’époque de l’esprit et demain ce sera l’époque de l’Homme.

Alors, n’ayez crainte, tout ce qui est fait par amour est bien.  Et, si l’on vous dit que c’est de la passion, ou du vice, et que vous, vous soyez certains que vous ne recherchez pas seulement le plaisir, mais bien l’Amour, alors à ce moment, soyez le plus vicieux des hommes, car alors seulement, vous serez digne d’être appelé un Homme.

Conclusion d’Hymne à l’amour, le vice et la révolte (1968)