Aller au contenu principal

Radioactif 502

septembre 21, 2022

Radioactif 502

Textes de 2008, p. 969

Mon accusation.   

Quand je suis sorti de prison, à la suite de mes accusations en 1996, à Val-d’Or, j’avais la certitude que tout était organisé.                  
 
Par hasard, mon accusation avait été montée par une amie de Michaël Jean, animatrice à Radio-Canada, devenue depuis Gouverneure générale du Canada.  Une amie d’un de mes amis rencontrée pour la première fois à la suite du suicide de mon fils cadet prétendait être une grande défenderesse des pédérastes, mais j’ai appris beaucoup plus tard qu’elle aurait été impliquée dans l’arrestation d’une de mes connaissances.  Elle aurait eu aussi quelque chose à voir avec le suicide d’un autre de mes amis, Marc Lachance.       

J’avais trouvé bizarre que sous prétexte de m’aider, elle devait enregistrer tout ce que je racontais.  Elle disait que si ça marchait, on la conduirait en limousine à Ottawa, une petite promesse politique.  Je n’y comprenais rien, mais je ne la voyais pas encore à cette époque comme une moucharde.                      

Deux dossiers avaient été montés contre moi, mais ils étaient très différents.  On a donc dû en rejeter un parce que j’avais le bras droit qui, à la suite d’une chute, n’avait plus qu’environ 10 pour cent de son pouvoir de bouger.  C’est difficile d’agir comme un gros méchant dans ce temps-là.  Ainsi, on garda un seul dossier, moins incriminant, mais plus plausible.           

Un autre hasard : tout ça concordait avec la présentation de la loi de la clarté de Stéphane Dion.  Pire, j’avais poussé l’audace jusqu’à envoyer un texte sur la pédérastie que j’avais intitulé «Pour en finir avec l’hypocrisie » à l’ami philosophe de la Gouverneure générale du temps, Mme Clarkson.  Une semaine après, j’étais arrêté et on me soulignait ne pas avoir le choix parce qu’on insistait trop  » en haut  » pour que ça se fasse vite.          

J’ai pensé qu’on voulait me faire taire, car à ce moment-là, j’écrivais que les fédérastes avaient volé le référendum.  J’avais même organisé une manifestation à une réunion d’Alliance Québec pour dénoncer lapartition, car c’était à mon avis, un appel, à la guerre civile.  On prétendait que des civils de l’Ouest canadien pratiquaient aussi du fusil pour intervenir au Québec.

À cause de mes enfants adoptifs qui étaient musulmans, quand le 11 septembre est arrivé, j’ai d’abord cru que c’était le début d’une guerre mondiale.  Une peur de mon enfance. Puis, plus j’en entendais parler, plus j’ai commencé à croire que c’était un coup organisé par les magnats du pétrole   Ce qui se passait là me semblait un complot de Bush-Ben Laden pour faire peur aux gens, pour justifier une guerre au Moyen-Orient.  C’était si évident pour nous, mon frère et moi, on pouvait une semaine ou deux avant,  prévoir les messages de Ben Laden, car ceux-ci concordaient toujours avec les moments où George Bush était en difficulté.  On sortait ces messages pour semer la peur et justifier les actions politiques. 

Pour moi, c’est devenu clair que Ben Laden est une invention américaine en collaboration avec les grands du pétrole de cette région ainsi qu’un appui à la cause d’Israël.  Les Talibans sont les curés des magnats du pétrole qui essayent de dominer de plus en plus le monde d’où le soudain besoin d’expansion de l’Islam.  L’Islam était à la recherche de grandes conversions et envoyaient des étudiants à l’université de façon à donner une certaine crédibilité à leurs enseignements.

Mais, en même temps, je ne me croyais pas assez important pour justifier ce qui m’arrivait.  Même si je venais de démissionner du poste de président de la Société nationale des Québécois de Val-d’Or, quel intérêt avait-on à me monter un tel bateau? Me faire peur?  Me faire taire? Mais, j’étais déjà un sans voix.  En étant accusé de grossière indécence, je perdais toute crédibilité.  Pourquoi devais-je croire ceux qui me disaient que l’on avait décidé de nettoyer le monde de tous les impies avec l’arrivée de l’an 2000, mais que je n’étais pas du nombre des sacrifiés? C’était paranoïaque, mais ça ressemblait parfois à ça.

J’ai commencé à voir que ce qui se passe dans le monde est ce que le Québec a vécu dans la période de Pierre-Elliot Trudeau.  Le coup de la Brinks, la fuite des capitaux, etc.  Le Québec a tout simplement été un grand canevas d’essai avant d’être appliqué à l’échelle mondiale.           

Bush réussit à provoquer la guerre en Irak pour appuyer Israël.  La Russie essayait d’écraser la Tchétchénie et l’Afghanistan pour du pétrole.  Toute tourne autour de l’or noir.  Si c’était vrai, il manquait une grosse crise économique.  L’autre argument fédéraste pour écraser le Québec et de dominer par la peur. 

Et, la crise a pointé le nez.  L’œuvre de la droite.  Les États-Unis venaient de se faire arnaquer par le système capitaliste.  Évidemment, Bush était à la fin de son règne.  Il contribua à provoquer cette crise qu’on devrait nommer la pire fraude de l’histoire de l’humanité.  Elle doit s’assurer que les disciples de la droite continuent leur travail.       

 Au Canada, Harper a profité de la peur de cette récession pour essayer de prendre le pouvoir absolu, mais il ne l’a pas pu à cause du Québec. Plutôt que de perdre le pouvoir, il a fermé le parlement.  Un geste digne des dictateurs.  Et, Jean Charest a essayé la même chose.  On saura le 8 décembre. 

En attendant, on prétend qu’on est en crise économique et Harper est prêt à sacrifier 340 millions $$, après 16 jours de règne, pour nous plonger en élections.  Jean Charest, lui, a 88 millions pour pouvoir diriger seul les destinées du Québec et ne plus avoir à répondre de ses gestes.           

Et, on nous endort avec une crise économique dont on n’a pas eu à s’occuper durant des semaines à cause des élections.  Pourquoi la crise est-elle si peu importante que l’on puisse dépenser des millions et ne pas gouverner durant des semaines ?  Il y une odeur de mensonges, de coup monté bien capitaliste.    

La démocratie… malade?

Qu’il n’y ait que 55% des gens du Québec qui soient allés voter le 8 décembre indique que la démocratie n’est pas tout à fait en bonne santé.  Jean Charest ayant obtenu 45% des voix, c’est dire que seulement 26% de Québécois l’approuvent.  Il n’a rien à pavaner, même si les autres sont encore plus faibles.          
 
Avoir dépensé 80 millions pour rien devrait plutôt lui créer des maux d’estomac.  Ces 80 millions $ auraient pu aider bien des gens dans la misère.  Mais, nos politiciens sont bien trop têtes enflées pour comprendre ce que c’est de vivre dans la misère, de toujours avoir peur de manquer de l’essentiel.  On devra peut-être devoir leur apprendre un jour en les mettant sur les listes de l’assurance-emploi comme chômeurs.  Peut-être qu’alors ces guerres de pouvoir disparaîtront-elles?  On n’est pas tous aveugles.           

Dans certains pays du monde, on est prêt à prendre les armes pour se procurer le droit de voter librement.  Ici, on l’a et on n’en profite pas.  On a beau dire que le peuple exprime la sagesse, demeurer chez-soi plutôt que de voter, c’est exprimer une paresse intellectuelle qui devra disparaître si jamais le Québec fait vraiment face à une tempête. Je suis peut-être un des rares à penser que la crise économique actuelle est tout simplement une arnaque mondiale qui sera malheureusement payée par ceux qui sont les plus pauvres.  Les riches ne perdront rien comme d’habitude.        
 
Par ailleurs, la démocratie est en meilleure santé au Québec qu’au Canada.   Au Canada, Bush II (Stephen Harper) a fermé le parlement plutôt que de perdre un vote de confiance, comme dans tous les pays dirigés par un dictateur.      

En janvier, ce sera la grande foire pour trouver une solution ou reprendre le pouvoir en gagnant le vote de confiance ou en dépensant 340 millions$ en élection. Si c’est le cas, on pourra dire que M. Ignatief ne vaut rien de mieux que Harper.  Il se fiche du pauvre monde et du Québec simplement pour avoir une chance de prendre le pouvoir. On le saura à la fin de janvier.            

Si la coalition vit encore, c’est elle qui doit prendre le pouvoir.  Ce n’est pas un coup d’état, comme les gangs de Paul Desmarais et Québecor essaient de nous le faire croire, au contraire.  Dans un parlement, si un gouvernement ne peut pas gouverner, on invite ceux qui le peuvent à le faire, avant de convoquer des élections.  C’est ça la démocratie.      

On n’est pas obligé de penser comme les chroniqueurs payés pour nous faire penser comme leurs patrons.  Rien de pire que la manipulation.  On a été manipulés toute notre vie par les religions. Ça fera, non !  

Une chose est certaine : la haine des Québécois est là pour rester plus ou moins hypocritement.  Si Ignatief n’essaie pas d’empêcher des élections, en reniant les demandes du Québec, il risque qu’il n’y ait plus un libéral au Québec.  Si les fédérastes pensent qu’on doit rester dans le Canada, c’est à eux de nous prouver que ça en vaut la peine.        
 

Ceux qui ne sont pas allés voter n’ont qu’à se taire et endurer si ça ne fait pas leurs affaires.  C’est le droit que donne le silence.  Qui ne dit rien consent.  Si on était en beau joual vert parce que Charest a décrété des élections, il n’y avait qu’un moyen de lui faire savoir qu’on n’aimait pas ça : voter contre.           

Par ailleurs, c’est extraordinaire de voir comment Pauline Marois a repris du poil de la bête.  Madame Marois est fière avec raison d’avoir réveillé un vieux parti qui était toujours en chicane. Il est à espérer que le PQ apprendra qu’en dehors de l’indépendance, sa première raison d’exister est de défendre le fait français au Québec.         

Ce doit être la priorité au cours des prochaines années, ce qui n’empêche pas de s’occuper d’autres choses, car dans quatre ans quand le PQ reprendra le pouvoir ce sera pour faire l’indépendance.             

Les indépendantistes de carrière doivent comprendre que si le PQ prend trop de temps à réaliser son but, son objectif prendra vite le bord des poubelles. 

Les gens veulent de l’action, pas des jeux de coulisse et de pouvoir.  On est écœuré de se faire mentir, d’être manipulés.  On ne veut pas de carriéristes de l’indépendance, on veut qu’elle se fasse le plus vite possible.  

Si le gouvernement croit vraiment dans la démocratie, une des premières lois qui devraient s’appliquer immédiatement : le vote proportionnel.



No comments yet

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueueurs aiment cette page :