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Radioactif 507

septembre 26, 2022

Radioactif 507

Textes de 2008, p, 985

La peur : l’arme religieuse.

Les hommes ont toujours eu besoin de gens supérieurs pour les guider et les diriger. Les singes, nos ancêtres, ont créé leur hiérarchie à partir de la longueur du pénis.  Plus il était long plus le porteur dominait les autres. Ils feraient fortune dans les maisons de pornos actuelles où, même les jeunes, ont des pénis d’éléphant.        

Aussi longtemps qu’on se rappelle les rois avaient leur armée pour dénuder les plus pauvres. La valeur du roi résidait dans le nombre et la richesse de ses sujets. Son armée était essentielle pour dominer.             
 
Le pouvoir et la puissance étaient donc strictement mâles.    Par contre, les rois étaient menés par le bout du nez par les religieux qui se servaient de la peur pour entretenir leur pouvoir sur le roi.  Le spirituel, une psychologie d’antan, gérait la bénédiction ou les châtiments des dieux.            

Les rois étaient comme ceux qui aujourd’hui croient dans la cartomancie.  Les prêtres étaient les seuls à être instruits.  Ils menaient le roi par le bout du nez, donc, ils étaient tout-puissants.  Ils avaient le pouvoir ultime, même de faire frémir les rois que l’on voulait immortels, car ils avaient toute une préparation pour les recevoir dans l’au-delà.  Les prêtres étaient les seuls à détenir la clé de l’éternité.
 
La mort les a servis à souhait.  Pour dominer, les religieux ont inventé la vie après la mort.  Cette pensée existe depuis bien plus longtemps que le spirituel.  Personne ne veut mourir.  C’est ancré en nous, oubliant que la vie est la transformation ultime et naturelle. Tout meurt dans notre univers, même les étoiles. En étant les seuls à posséder une explication sur la mort, ils leur suffisaient de rendre leur savoir encore plus terrifiant, pour avoir tous les pouvoirs ici et dans l’éternité.  Même les rois ne voulaient pas prendre de chance.  Pour s’assurer de ne pas partager ce pouvoir, cette révélation inventée, les religieux ont eu comme idée d’en minimiser leur nombre.  Pour devenir religieux, il fallait être initié.     
 
Les religieux ont ainsi inventé des peurs pour conserver leur pouvoir.  Comment un prêtre pouvait-il avoir autant de pouvoir que l’épouse de son roi ?   En discréditant les femmes, qui n’avaient pas l’utilité d’un militaire et qui pouvaient facilement être remplacées si elles s’avéraient stériles.             

Mais le pouvoir de fécondation était strictement féminin.  La machine corporelle ne permettait rien d’autre.  La lignée familiale prit le sens d’éternité.  Le pouvoir, pour s’assurer qu’il demeure toujours entre les mêmes mains de la même lignée a été transféré de père en fils.  Et, ainsi, la procréation devint tout aussi importante que la mort, car c’était elle qui assurait la suite.  Il a bien fallu admettre des reines.  On n’était pas encore en Chine où on tue les filles même avant de naître.       

L »homosexualité est un excellent moyen de contraception, la nature s’en charge et ne tue personne, mais la connaissance d’alors n’était pas encore capable expliquer ce qui pourrait arriver, si les homosexuels étaient très nombreux. On craignait la disparition des humains. Donc, on interdit tout amour entre hommes.

Le roi avait aussi besoin de beaucoup de jeunes pour servir ses armées. Le nombre en faisait souvent la force.        

En Chine, ils apprendront que l’homosexualité ne se propage pas comme un virus. Un hétéro sera un hétéro toute sa vie, quitte à aller chercher la femme dans un autre territoire.      

Ainsi pour empêcher les femmes d’évincer le pouvoir religieux, elles ont été reléguées au dernier rang dans les livres dits saints, celui de la servante, pratiquement de l’esclave.         

Cependant, un fait était indéniable : pas de femme, pas d’enfant.  Il fallait donc les endurer.  Pour confirmer cette vue, Dieu confirma les rôles de l’homme et de la femme dans les dites Saintes Écritures.  La femme doit être soumise à l’homme, selon Dieu.  Faut presqu’être fou pour croire qu’un dieu peut énoncer un tel édit.     

Et nous, les cons, on a jamais pensé qu’un homme et une femme sont égaux ne serait-ce que parce que nous sommes tous des êtres humains, avec ou sans pénis.

On s’est servi de Dieu pour faire croire dans ce mensonge.  Qu’est-ce qu’un être qui ne connaît rien de la matière peut bien comprendre à la copulation?  Sauf, que Dieu a-t-on dit, est l’amour.  C’est le pouvoir suprême, le pouvoir qui peut être interprété seulement par les religieux.   Il est le principe de l’attraction, donc, l’amour.   Il n’a jamais souffert, ni joui. Il est énergie. Point. 

Ce fut une des raisons pour lesquelles les femmes furent tenues à l’écart.   La jalousie des prêtres pour garantir leur pouvoir.  Les femmes qui avaient la nature un peu forte sont d’ailleurs avec le temps décriées comme des sorcières.               
Les religieux ont tranquillement associé la femme à la tentation et au péché.  En réalité, l’attraction sexuelle est ce qu’il y a de plus naturel et de plus normal qu’elle soit hétéro ou gaie.   Les religieux avaient découvert que même en s’enculant, la descendance n’est pas tellement forte.  Ils ont donc opté pour les relations hétérosexuelles pour les autres et l’abstinence pour eux.  Cela permettait d’éloigner les femmes de la prêtrise. 

Pour s’assurer que tous respectent leur point de vue, ils ont décrété que la sexualité en dehors de l’enfantement est un péché.  Il fut un temps où on avait besoin de la procréation ne serait-ce que pour survivre.  Pour l’obtenir, ils ont décrété mauvaises toutes autres formes de relations sexuelles en dehors des normes de la religion.  Ainsi, on a créé la famille nucléaire avec le couple pour forcer toutes les personnes à devoir respecter une part de responsabilité.    

Mais, la femme n’était pas un danger seulement qu’à ce niveau.  Pour les fondamentalistes de l’époque, la femme demeurait une tentation et elle les éloignait de leur capacité de concentration.  La femme était devenue la menace aux bonnes méditations.  Un homme qui pense à une femme n’a pas besoin d’en avoir une pour se soulager, un petit coup de poignet replace les pensées.  Ainsi, la femme est-elle devenue l’incarnation du diable, l’ennemi de la méditation, la sexualité ambulante.  La femme était plus que la femme comme telle, elle était la sexualité en soi.      

Nos religions sont devenues obsédées par le sexe parce que les religieux préféraient vivre contre-nature, c’est- à-dire en décriant la sexualité alors que la libido est la force de la vie. 

Les religieux sont devenus les premiers hypocrites par excellence.  Pour eux, la recherche du pouvoir, de la puissance, c’était moins mauvais que de jouir.  Ça n’a pas changé depuis, car en créant des institutions, les dirigeants s’assurent que rien de fondamental ne changera.     

Avec l’homosexualité homme-femme, on doit revoir l’importance de la génitalité dans le rapport entre humains.  On doit commencer à faire des nuances.  C’est pour cela que l’on tente de nous faire encore plus peur, pour reprendre le pouvoir perdu (le sida).             

Les religions sont essentielles à la domination de l’homme par l’homme, car c’est elles qui entretiennent la peur, le goût de la sécurité jusqu’à pourrir sur place.  La morale religieuse et bourgeoise sert simplement de rempart à ce pouvoir qui ne respecte rien, sauf le pouvoir lui-même.     

Abstinence = déséquilibre.        

En proclamant l’abstinence sexuelle, les religions se sont ainsi assurées d’un pouvoir strictement mâle. Cependant, l’abstinence le dit bien, l’homosexualité y était aussi proscrite.  On en fit un vœu.  Rien. Pas de sexe. 

En somme, l’abstinence était depuis toujours la base de vie de tous les acètes de ce monde, mais avec le temps, elle est devenue une sorte d’obsession.  Pour eux, le sexe empêchait la communication avec Dieu.  Le sexe était le mal.  J’imagine que le curé d’Ars aurait été moins tenté par le diable, s’il s’était masturbé.  Il aurait en tous cas arrêté d’halluciner.    

À mon sens, c’est la pire stupidité qui entra dans les mœurs religieuses.  Si l’amour est l’attraction, si la liberté est ce que Dieu a donné comme plus grand cadeau à l’homme, interdire l’amour, c’est mépriser Dieu. 

Si Dieu ne voulait pas qu’on joue aux fesses, il n’aurait pas été assez méchant pour en faire notre principale force.  Sauf que pour les acètes, il fallait se priver de tout, se sacrifier pour arriver à entretenir un rapport avec Dieu.  Une pensée strictement masochiste.

Je ne connais que Bouddha qui, un jour, en a eu assez de la souffrance comme moyen d’entretenir la spiritualité.  Il a, à ce que je sache, rejeté autant le plaisir comme la souffrance pour établir la connaissance.  Il est passé à ce qui est un peu plus censé : le juste milieu.       

Ma première visite en prison fut en soi une expérience mystique.  Je me sentais coupable.  Je priais comme un dément et je me sacrifiais autant que possible.  Je diminuai même de manger pour être encore plus pur.  Évidemment, comme tous les acètes privés de ses petites éjaculations, de tous les plaisirs, détestant son corps objet de mal, et à la recherche de son Dieu, j’ai connu l’illumination.  C’est-à-dire que j’étais devenu assez fou pour avoir des hallucinations et ce, même sans drogue.             

Je me croyais devenu un être capable de communiquer avec son Dieu à tel point que je croyais dans la possibilité d’un miracle pour convertir les plus endurcis.  Je voyais déjà les petits nuages qui constituent les âmes de tous les morts.  Je percevais déjà la communication de ceux-ci après la mort.  Une simple sensation.  Je pouvais visionner le jugement dernier aussi bien que le jugement général.  J’étais devenu assez fou pour être comme les acètes et penser que le corps est la source de tous les maux. 

J’étais assez fou, à ma sortie de prison, pour créer mon propre petit groupe : les Disciples de la Croix.             
 
Mais, j’avais sous-estimé que Jeannot, qui était en prison avec moi, soit le portrait vivant d’une sexualité qui ressuscitait entre mes deux jambes, malgré ma chasteté absolue.  Le sexe se vit d’abord dans la tête : ce sont de petites hormones qui forcent l’éjaculation.

Les prières, pour ne plus être tenté sexuellement, était la seule chose intelligente qui demeurait dans mon comportement.  Un mantra du vide.   La culpabilité est à la base du mépris de soi.  Comme me l’avaient dit les psychiatres, « tu ne dois jamais retourner en prison, car tu ne pourras plus jamais le supporter». 

Pour eux, si j’étais devenu totalement déséquilibré après un petit trois mois, il était évident que de revivre un excès de culpabilité semblable ne pouvait que me rendre fou.  Ils avaient raison, sauf qu’ils n’avaient pas perçu que j’avais une libido éléphantesque, même si j’ai toujours eu une toute petite trompe.  Ce qui me disqualifie d’ailleurs de la possibilité de devenir un acteur dans les films pornos. Pauvre moi !

Mon amour pour les garçons m’a fait jeter en prison; mais ce même amour m’a sauvé de la folie.  J’ai laissé ça en cadeau aux féminounes qui poursuivent la croisade des religieux et des bourgeois. 

Quand on pense que quelqu’un qui a un costume de bain est nu, on a un sérieux problème. C’est pourtant ce que nous racontent très souvent les féminounes qui viennent à la télévision déverser leur stupidité.      
 
Il m’a fallu près de dix ans pour échapper à ces lois idiotes.  Il a fallu que je vive absolument librement ma pédérastie pour constater que je m’étais fait rouler par la morale religieuse québécoise.  Que les scrupules féminounes sont strictement de la malhonnêteté intellectuelle.  Et j’ai décidé de mettre toutes mes énergies pour éviter qu’un jour un Québec indépendant soit prisonnier de cette folie.   

C’est pourquoi j’ai commencé à prôner la pédérastie.  Pas parce que je voulais que tous deviennent pédérastes, ce serait de la folie pure;  mais pour qu’on soit assez intelligent pour cesser de projeter sur les enfants toutes ces débilités religieuses concernant le sexe. 

J’avais peur que le prédateur qui sommeillait en moi soit réveillé par la peur de la prison et qu’il tue sa victime, comme le font la majorité des prédateurs qui ont peur de l’opinion publique, parce qu’il est devenu fou. 

Les féministes des années 1970 poursuivaient le même combat que moi, soit celui de la liberté individuelle.  J’étais et je suis encore pour l’égalité absolue entre homme et femme et je me retrouvais dans les revendications gaies. La pédérastie est un phénomène gai.      

À mon sens, il est impossible de créer un pays tant qu’on n’aura pas atteint cet état de libération de l’aliénation qui nous a été donné par les religieux et les bourgeois.   

Après avoir publié « Laissez venir à moi les petits gars », je suis retombé dans la peur de la culpabilité.  J’avais peur d’avoir offensé Dieu pour ce que j’avais écrit ; mais en même temps, j’étais fier de combattre l’obscurantisme qui a toujours existé autour de la sexualité au Québec. 

J’ai modifié ma façon de vivre en me libérant personnellement. 

J’ai décidé de répondre à tous les mensonges et à tout ce qu’on essaie de nous faire croire au nom des jeunes qui ne peuvent pas parler et sur lesquels le système met la main en leur inculquant la peur et la honte d’être authentique.  J’ai cessé d’écrire et je me suis mis à vivre.       

Je savais que je n’étais pas un danger pour les petits gars. Cette possibilité m’avait tellement apeuré que je ne pouvais pas entrevoir la possibilité de violer qui que ce soit sans m’en vouloir à vie. 

Évidemment, ce n’est pas encore la façon de penser de notre système, qui préfère négocier avec la pègre la liberté de vendre de la drogue aux jeunes, même si cette drogue les tue intérieurement et est responsable d’une foule de suicides et de la création de jeunes itinérants.        
 
Pour moi, combattre en faveur de la pédérastie, c’est devenu combattre pour la vérité, contre les mythes inventés par les féminounes pour arriver à la faire défendre complètement.  

Mon combat est devenu : La liberté de vivre sans violence et dans l’amour.       

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