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Radioactif 501

septembre 19, 2022

Radioactif 501

Textes de 2008, p. 958

Le chef de la coalition : un nouveau. 

Rien dans la Constitution, à ma connaissance, n’exige que le chef de la Coalition ne soit le chef du parti Libéral ou d’un autre parti politique fédéral.       

Ce pourrait être à l’occasion, et ce serait même mieux, un député du NPD, tel Thomas Musclair ou un type reconnu pour sa perspicacité dans les finances, tel Paul Martin.      

Le nouveau chef doit être un conciliateur, un rassembleur plutôt qu’un chef.  La politique émanant de la coalition sera le fruit des cogitations de la nouvelle alliance plutôt que d’un parti.  Sur le plan constitutionnel, la Coalition devient temporairement le parti au pouvoir.  

Le but de la Coalition est d’offrir un gouvernement stable pour au moins deux ans, le temps de faire face à la crise économique, si elle a lieu. Pour l’instant, chez-nous, la crise économique est ce qui se passe dans le domaine forestier, manufacturier et de l’automobile, etc.  Nous avons de bonnes chances que ce soit tout ce dont nous ayons à faire face dans l’avenir.  Comment rebâtir une économie prospère?           

Le choix d’avoir un député en dehors des crises internes du parti Libéral permettrait à la lutte à la chefferie libérale de se dérouler, sans que le pays ait à payer pour leur division fraternelle.  Le nouveau chef libéral serait prêt pour les élections dans deux ou trois ans, ce qui lui donnerait le temps de rebâtir un peu d’unité dans ce parti.  Il suffit juste d’avoir assez de respect pour le Canada pour oublier un peu son égo, le temps de la crise appréhendée ou réelle.           

Ce ne semble pas être le cas de Stéphane Dion qui ne veut pas comprendre que personne ne veut de lui autant au Québec que dans le reste du Canada.  Le résultat des dernières élections ne peut être plus clair.   Il vit même la partition au sein du parti libéral.  S’il aime le Canada, il va démissionner.  Dommage pour lui que sa présence dans son propre parti ne permette pas d’envisager l’unité nécessaire à la Coalition tant qu’il sera là.  À remarquer que c’est le cas de tous les chefs réels ou aspirants des libéraux.  Il ne faut pas tuer la Coalition parce que les libéraux se spécialisent à s’entre-tuer.   

Le nouveau chef de la Coalition n’aura pas le pouvoir d’un premier ministre centralisateur ou chef de parti, mais devra être l’individu le plus apte à la conciliation, le plus au-dessus des chicanes stupides de partis, le plus rassembleur.  Il ne lui appartient pas comme un premier ministre d’établir seul l’idéologie à suivre ; mais de s’assurer que la Coalition se tient debout et réponde aux problèmes pour lesquels elle a été créée.  Le chef de la Coalition ne doit pas mourir étouffé dans son égo. Nous avons un gouvernement minoritaire, qui doit être dirigé comme un gouvernement minoritaire, dans une situation spéciale, car le Canada peut jouer ses dernières cartes, s’il ne veut pas vivre une série de séparations. 

Ce n’est pas moi qui vais se mettre à pleurer sur la réalité de la diversité et de l’opposition des besoins des régions ; mais le Canada anglais de l’Ouest doit décider s’il est capable de mettre un peu d’eau dans son vin pour éviter l’éclatement.   Non seulement la déchirure est économique, mais Stephen Harper vient de montrer son côté idéologique.  Le Canada ne veut pas être dirigé par une bande de faux curés ou d’individus qui ne cherchent qu’à se venger contre tous ceux qui ne pensent pas comme eux.             

Reverser Harper, c’est lui signifier que la démocratie est plus importante que ses idées de droite.             

Ce virage idéologique confirme la stupidité de tenir des élections au Québec.  Charest agit exactement comme Harper.  C’est pourquoi il faut lui faire comprendre que le Québec ne veut pas de petit dictateur imposé par un Paul Desmarais qui se croit si important qu’il pense avoir fait élire Sarkozy.  Sa conception des relations avec le Québec confirme le lien entre eux.  Il faut un gouvernement du Parti Québécois majoritaire.      

Dommage que ces élections viennent briser le lien de confiance que Charest était à créer.  Sa vision futuriste du Québec n’a rien de bien nouveau.  Il y a 40 ans, on disait que le Québec devait être le pied de la France dans la porte en Amérique du Nord.  C’était un des arguments en faveur d’avoir un aéroport international à Drummondville plutôt que Ste-Scholastique.      

Par ailleurs, le fait qu’il n’y a pas encore un marché libre Est-Ouest au Canada prouve bien que ce pays est construit contre-nature.  Les échanges se font surtout dans l’axe Nord-Sud d’où notre vulnérabilité à ce qui se passe aux États-Unis.  En ce sens, il faut reconnaître que si on doit demeurer dans le Canada, Charest a raison d’attacher autant d’importance à ce facteur ; mais rien n’empêcherait le Québec de créer et appartenir à la zone de libre marché qu’il voudrait, selon ses propres besoins.  

Quant à développer le Nord, il faudrait d’abord savoir ce qu’en pensent les autochtones.  La vie humaine est plus importante que l’exploitation des mines ou autres richesses naturelles.  Cependant, on dit immédiatement commencer à imaginer un monde sans pétrole.Dans cette perspective, le Québec a un avenir plus que prometteur.


Harper, le dangereux.     

Imaginez un peu  ce que signifierait un Stephen Harper majoritaire.        

Le peu de démocratie de notre système se serait écroulé et le Québec serait fortement pénalisé de ne pas avoir appuyé le dictateur idéologique, frère jumeau de George Bush, Stephen Harper.   

Harper est un religieux obsédé comme Bush.  Les religions (non la spiritualité) sont une forme de maladie mentale où le sexe est plus mal que la violence.   On a inventé le ciel et l’enfer pour tenter de donner un sens à la vie et ainsi éviter les révolutions françaises à répétitions.  

Charest est tellement certain de l’emporter qu’il se comporte exactement comme son grand frère Stephen : les requins qui l’entourent salivent déjà.   Les journaux et autres médias sont tellement vendus que Charest a, à tous les jours, le double d’espace dans les médias.   Est-ce ça qu’on appelle la démocratie ?  Les Québécois sont-ils assez peu politisés qu’ils doivent se faire dicter par les médias « par qui ils doivent être dirigés »?  Les journaux devraient se contenter d’informer au lieu d’essayer de penser pour nous.  Pourquoi n’a-t-on pas déjà un vote proportionnel et des élections à date fixe? C’est l’intérêt des partis politiques, pas celui de la démocratie.     
 
Paul Desmarais prétend avoir fait élire Sarkozy et s’imagine pouvoir répéter l’exploit en mettant Charest au pouvoir.  Un gouvernement Charest majoritaire serait la pire chose qui puisse arriver au Québec.   Juste le fait d’être en élections et de prétendre que la crise économique sera plus courte et moins sévère que prévue pose des doutes.  Jusqu’à quel point la crise économique est-elle une invention ?  Charest veut la majorité pour pouvoir faire tout ce qu’il veut, rien d’autre.  Il se fie sur le manque d’opposition pour y arriver.  Charest sacrifie l’ADQ, son pendant de droite, sachant que la majorité des Adéquistes voteront pour lui.       

La vraie crise économique nous a déjà frappés : la crise forestière et manufacturière.  Les États-Unis qui n’achètent plus chez-nous.  Harper a agi comme si elle n’existait pas.  Il nous a donné simplement des bonbons.  Pour solutionner ce problème, il faudrait envisager une relance économique qui s’effectue à partir de nouvelles données qui sont rattachées à notre capacité de créer des produits que nous soyons les seuls à pouvoir produire parce que nous avons le savoir pour le faire contrairement aux autres pays.             

Qu’est-ce que le Québec peut produire qui lui soit exclusif et qui réponde à un marché totalement mondial de façon à ne pas encore nous obliger envers nos voisins du Sud?   Des voitures électriques.  

Le Québec a tout à gagner dans la lutte aux problèmes climatiques.  Si l’Arctique continue de fondre, nous aurons plus de pluies, ces pluies sont très acides et par conséquent, les eaux potables que nous avons actuellement seront polluées.  Cette richesse que nous avons plus que tout autre disparaîtra.            

Après la crise du pétrole qui a entraîné celle que nous vivons sur un plan mondial, à un niveau qui nous touche encore à peine, la prochaine crise sera l’eau potable et la nourriture.  Si l’on ne contrôle pas la consommation, nous appauvrirons tellement la planète qu’elle ne pourra plus fournir l’énergie nécessaire à notre subsistance et cette fois, l’espèce animale la plus antinaturelle (à cause des religions) sera menacée de disparition.  L’homme n’a pas su évoluer émotivement au cours des siècles.           

Ce n’est pas un problème futuriste, c’est absolument une réalité actuelle.          

Avec la crise à Ottawa, on n’a pas fini d’entendre tous les hystériques fédérastes crier au coup d’état alors que les Conservateurs ont simplement été remis à leur place.  Plutôt que de chercher le bien du Canada, les Conservateurs ont décidé d’enfoncer de force dans la gorge du Québec la politique idéologique du Reform Party.  Ah !  Qu’arrive le 9 décembre prochain le plus vite possible…             

Si Harper ferme les portes du parlement jusqu’à la fin de janvier : c’est lui qui ne respecte pas la majorité.  Et la majorité, dans notre système, c’est l’élément essentiel de la démocratie.           

La Coalition a quelque chose d’irréaliste (le Bloc et Stéphane Dion) ; mais cette alliance est loin d’être contre-nature, dans le contexte actuel.  Le Bloc a tout a gagné, car il est la balance du pouvoir.  Harper a déjà eu sa chance, mais tout ce qu’il a su faire, c’est nous mentir, de nous faire croire dans la nation coquille-vide, dans les vertus de la censure… Harper déteste notre culture.  Il est donc normal que le Bloc permette au seul gars qui a encore la réputation d’être honnête de devenir premier ministre temporairement.  Harper pensait que Dion ne pourrait jamais se tenir debout… il avait oublié qu’il est encore possible de se défendre des dictateurs en étant solidaire.             
 
Quant à moi, ça ne change rien que Dion soit le père de la loi de la clarté puisqu’à mon avis la seule question référendaire est : Voulez-vous que le Québec soit un pays ?  Et, la réponse doit être très claire pour que tout se déroule dans l’ordre.  Un OUI majoritaire force Ottawa à négocier l’indépendance du Québec ou un autre statut comme la création d’une vraie Confédération.   

Le problème : le reste du Canada s’obstine à dire non, sans même se demander si cela ne serait pas plus avantageux, même pour tous les Canadiens.  C’est impossible pour moi d’oublier que j’étais dedans pendant qu’Ottawa votait la loi de la clarté.   
 
Les vrais séparatistes : ce sont les Canadiens anglais. Ils ne sont même pas capables de nous laisser complètement tout ce qui touche à la langue, la culture et l’immigration.  Un domaine où ils prétendent perdre de l’argent en le possédant.  Facile.  Le 8 décembre le choix est simplement : Voulez-vous que le Québec soit français ?  Qui peut vous l’offrir ?   Il n’y aura jamais rien de régler tant qu’on n’aura pas répondu à cette question. 

Qui sommes-nous et que voulons-nous devenir ?

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