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Radioactif 558

novembre 18, 2022

Radioactif 558
Textes de 2009, p. 1204    
15 Novembre 2009
H1N1 : de la folie ?           

Une chance que la pandémie de grippe AH1N1 n’est pas assez dangereuse pour nous faire craindre pour nos vies (à moins d’être déjà très malade).         

Quel fouillis ce serait !   Quelle panique !         

Selon ce que l’on nous explique, c’est encore une mesure préventive.  Imaginez, s’il avait fallu, qu’il y ait plus de morts au Québec, ce serait bien la folie furieuse… 

Une chose est certaine, on peut se demander qu’est-ce qui nous arriverait s’il fallait que Jean Charest n’est pas les deux mains sur le volant parce que ça fait déjà sec. Où est-ce que ça fait sec parce que c’est lui qui a le volant ?  Mais, ce sera le temps de se poser cette question, quand tout sera fini.  Pour le moment, les nerfs !  Laissons-les travailler, ils ne veulent sûrement pas notre mal.

Par contre, je pense que pire que Charest, ce sont nos médias d’informations qui propagent une vraie paranoïa et se prennent pour Salomon, en mettant l’accent sur tous les prétendus cas de favoritisme.  Pauvre Dubois !  

Que ceux qui entourent les gens qui travaillent à la seule usine qui fabrique les vaccins soient vaccinés, est-ce vraiment du favoritisme ou une mesure de précaution ? Si la grippe entrait dans cet établissement qu’est-ce qui arriverait?  Il ne faut pas trop charrier et commencer à se demander qui a droit de vie ou de mort. On n’en est pas là.  Je serai probablement vacciné, comme les autres, en mi-décembre, et je fais confiance assez à notre système médical pour ne pas croire que ma vie est en danger pour autant.           

Si on ne peut pas parler d’autre chose, qu’on cesse de donner autant de bulletins d’informations, ça ne sert qu’à empirer les choses.  Plus les médias en parlent, plus les gens ont peur.  Plus on a peur, plus on va à droite.  Les médias manquent totalement de sens de responsabilité.  On prend des cas particuliers pour créer une situation générale.  Nos journalistes font secs.         

On n’a pas besoin de ça.  Qu’on se contente de dire où et quand aller se faire vacciner, dans l’ordre et la patience.  Nous sommes tous supposés pouvoir l’être.  Alors, pourquoi tant paniquer pour rien ?  Mais, on peut déjà dire que l’on aura un besoin urgent d’un vrai plan de vaccination.  Qui distribue les vaccins?  Le fédéral.  Sommes-nous tributaires d’Ottawa ?  Qui est responsable des pénuries actuelles ?         

Rien ne prouve aussi que cette nouvelle maladie ne sert pas les intérêts des multinationales pharmaceutiques. Complot ou pas, c’est payant pour elles et énervant pour nous.


16 Novembre 2009
L’itinérance 1.        

Avec l’hiver qui arrive, c’est le temps plus que jamais de se poser des questions sur l’itinérance. C’est un problème qui me touche particulièrement à la suite de ce que j’ai vécu. Il ne faut pas croire que l’itinérant est nécessairement solitaire.  Il a souvent une famille qui voudrait bien l’aider, mais qui ne peut pas.            

À mon avis, le plus important, c’est de trouver des gîtes pour passer la nuit.   L’itinérant qui est pris à l’extérieur a pratiquement pas de place où se réfugier durant la nuit. 

C’est donc essentiel d’avoir des sites d’hébergement nombreux et bien localisés.  On n’a pas à juger un individu à savoir s’il mérite son sort ou pas. Tout être humain a droit au respect, même si parfois c’est une réalité difficile à avaler.  Quand t’aide quelqu’un et que cette personne t’écrase de problèmes, c’est très difficile à vivre, mais ce n’est pas une raison pour le haïr.        

Quand j’étais avec petit Gabriel, j’ai constaté que dans son cas, c’était le problème le plus important quand il ne demeurait pas chez-moi.  Celui-ci vient directement avec celui de la maudite drogue.  Très souvent, il passait ses journées à quêter pour pouvoir s’offrir ses bières ou sa dope.  Quand il ne s’agissait que de bière, ce n’était pas si mal ; mais dès qu’il touchait à la dope, c’était l’enfer parce qu’il devenait violent.     

Pour certains itinérants, leur misère est encore préférable à l’obligation de respecter des règlements.  C’est difficile de comprendre pourquoi le  » plaisir immédiat  » devient à ce point important dans leur vie.   

Il y a sûrement une grande différence entre l’itinérant parce qu’il n’a plus d’endroit où vivre, de famille ou de gens de qui il se sent aimé et celui qui est dans la misère par amour de la boisson ou de la dope, surtout si la personne est touchée par la maladie mentale.  Les aider n’est pas aussi facile que ça en a l’air.    

17 Novembre 2009
Itinérance 2.

Le gros du problème de l’itinérance est lié à la drogue, la boisson et la santé mentale.  C’est une forme de mésestime de soi ou encore un trop plein de problèmes.  La vie est intenable.  C’est le décrochage absolu.         

C’est surprenant le nombre de gens qui souffrent maintenant de santé mentale.  Aristote dit que l’on ne connait pas les choses sans les avoir vécues et j’en suis convaincu.  Je peux cependant témoigner sur ce qu’est vivre avec une personne qui préfère l’itinérance à la vie normale. Je l’ai vécu.        

Le pire problème, dans certains cas de santé mentale, c’est directement lié au fait que le «pot» d’aujourd’hui est beaucoup trop fort.  Dans mon temps, fumer ne voulait pas dire rester accroché.  La preuve, j’ai fumé beaucoup, durant un an ou deux, et j’ai eu moins de difficulté à cesser de prendre du pot que d’arrêter de fumer ou de boire (près de huit ans pour enseigner). 

Quand je buvais je devenais fou raide après une bouteille de vin.  C’était  mieux s’en priver que de rendre la vie un infernale à tous ceux qui nous entourent. 

En refusant de légaliser le pot, le système a aucun contrôle puisque c’est la pègre qui dirige tout.  La dope est aussi une des principales causes du décrochage scolaire.  Être trop strict, ça écœure les jeunes, mais il est impossible d’étudier sans un minimum de discipline. Le juste milieu existe même dans la discipline.  

À mon sens, avoir fermé toutes les institutions psychiatriques pour éviter les abus, c’est une erreur.  Il y a une différence entre éviter les abus et priver tout le monde des soins dont ils ont besoin. On est fort au Québec sur la censure.  Si un sujet nous fatigue, n’en parlons pas.  C’est de la paresse de caractère, une faiblesse. Penser que l’on élimine un problème, en refusant d’en parler crée une société d’autruches. On a la tête dans le sable, sans même profiter d’avoir le cul en l’air.         

Le plus gros problème vient du fait qu’ils ne veulent pas vivre en appartement.  Ils préfèrent se droguer ou boire.  Qu’on le veuille ou non, il y a un élément contre lequel on ne peut rien parce que c’est ainsi, un malade mental a des droits, et parfois ces droits vont à l’encontre de ses besoins. 

Par exemple, très souvent le malade mental pourrait vivre comme n’importe qui, à la seule condition, de prendre ses médicaments ; mais personne ne peut le décider pour lui.

Quand il décide de consommer à la place de prendre ses médicaments, tu n’y peux rien.  Si tu vas à l’hôpital pour qu’on le soigne, on le remet immédiatement à la rue parce qu’il consomme (il faut être à jeun au moins trois mois avant d’être soigné), même un jugement de cour n’y change rien.  Alors, la personne est en maudit contre toi parce que tu as essayé de la faire soigner.  Tu deviens dès qu’il consomme l’ennemi à abattre. Tu veux qu’il soit soigné, mais on a que la prison comme solution.  Et, c’est loin d’être la solution (quoique dans certaines institutions, les dirigeants sont encore assez humains pour tenter de comprendre).   

Le pire, quand ils sont remis en liberté, car on les met en prison et là ils sont soignés, le psychiatre ne peut pas te donner de prescriptions quand il est libéré.  Il faut voir un autre psy pour avoir les médicaments et ça peut prendre jusqu’à un minimum d’un mois. 

Un patient n’endurera jamais ça.   Pour éliminer ses problèmes, ils recommencent à consommer.   Le jeune a tout le temps qu’il faut pour être redevenu complètement incontrôlable.  Il n’y a rien que l’on puisse faire, sinon endurer. 

Même s’ils sont malades, quand tu les aimes, tu ne restes pas indifférent à leur misère.  C’est la même maudite affaire qu’une femme battue.  Tu veux être protégé, mais tu ne veux pas le faire sur leur dos.  Donc, tu manges la raclée parce que la police ne s’en mêle pas lorsqu’il y a une problématique de santé mentale.  La santé mentale ne s’en occupe pas parce qu’il consomme.  Un bon moyen de s’en laver les mains.      

Il n’y a rien, rien, rien à faire quand tu es pris avec une personne que tu aimes, qui souffre de santé mentale et qui aime consommer. . Difficile La société est prête à t’assassiner pour une pipe, mais elle tolère la drogue et la violence de continuer à croire que la société a raison.  Mais, ce n’est pas demain que ça changera.  Ça paye trop pour qu’on y change quoique ce soit.    

Je ne vois pas pourquoi il faudrait se taire.  Faut-il attendre que la situation soit totalement irréversible ?  Une chose est certaine ce n’est pas en étant intolérant qu’on solutionnera ce problème.   


18 Novembre 2009
Un ami mourant.

Même si on ne s’était pas vu depuis les années 70, je viens récemment d’apprendre qu’un ami est maintenant à la fin de sa vie à cause d’un cancer.  J’espère pouvoir le voir un instant.  Même si je n’ai que de bons souvenirs, c’est toujours difficile de constater que la vie est si courte.    J’espère qu’il aura une copie de ces très courts textes pour qu’il sache que pour moi cette période de ma vie a été fabuleuse, grâce à notre amitié qui était tout ce qu’il y a de plus correct.


18 Novembre 2009
 2012.

 2012 est un excellent film, mais je n’y amènerais pas mon enfant, car, si les effets spéciaux sont extraordinaires, j’ai l’impression qu’un jeune enfant pourrait être intérieurement secoué par les scènes ahurissantes d’apocalypse (Mais c’est ce qui donne de la valeur au film).  Pourtant, si les dirigeants de la planète ne se réveillent pas, c’est ce qui risque de nous arriver.           

Je me rappelle encore d’un rêve de fin du monde datant de mon enfance.  J’avais eu peur en maudit.           

Il faut d’urgence que le bien de l’être humain passe avant la voracité de l’économie

C’est évident que ceux qui détiennent le pouvoir économique ont toutes les possibilités de chantage, car ce sont eux qui peuvent décider du sort des pays. Ce sont eux qui peuvent décider de la main-d’œuvre et des salaires.  Alors que le coût de la vie devrait diminuer, nous assistons à une progression.  Même si nos salaires sont plus élevés, le coût de la vie étant plus élevé, nous sommes de plus en plus pauvres.  C’est vrai surtout avec la nourriture.   

À l’époque, on disait que l’agriculture d’ici devait nourrir les gens d’ici.  Maintenant, que nos fermes sont devenues de grandes entreprises, on se rend compte que d’être obligé de faire venir ce dont on consomme, c’est la principale raison de l’augmentation du coût de la vie.  Pensons gros, vivons maigres !          

Ces richissimes personnes ou institutions qui nous exploitent sont particulièrement concentrées dans le domaine de la finance (les banques) et de la bourse.  Ces personnes sont tellement riches que même les pays ne peuvent pas se payer les avocats nécessaires pour se défendre contre ces dinosaures.  La crise est une réalité quand tu es pauvre. Quand tu es tellement riche, tu ne sens même pas la crise.  Ses vagues ne t’atteignent même pas.  Est-ce que nos dirigeants ne sentent pas ce qui se passe ou sont-ils des assassins qui se ferment les yeux pour ne pas voir ce qu’ils font ?       

En fait, contrairement à ce que disait Jean Charest, si le Québec s’en est bien sorti jusqu’à date, c’est qu’il est petit et en dehors des institutions mondiales qui ont provoqué presque certainement, intentionnellement, la situation économique mondiale actuelle. Que fait-on pour lutter contre la misère ?  Des réunions qui sont remises après les funérailles de milliers de personnes, particulièrement des enfants.  Et on nous casse les pieds sur les dangers de se faire faire une pipe. 

Nos dirigeants sont de beaux salauds quand on vient confirmer que la torture est encore utilisée dans le monde.  Et, on vote pour Steven Harper.  Sommes des aveugles ?  (Excusez les aveugles d’emprunter cette image). 

La droite américaine et la droite canadienne ont le même nombril religieux.

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