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Radioactif 560

novembre 20, 2022

Radioactif 560
 
20 Novembre 2009 , p. 1215       
La vie est très belle !        

Comment ne pas aimer la vie ?  J’ai toujours vécu très intensément toutes les contradictions possibles chez un individu.  Et, j’en ai des tonnes.  C’est ce qui fait peut-être la valeur de l’expérience.

Je ne peux cesser les introspections qui datent des fameux examens de conscience de notre enfance, même si je commence à m’interroger sur la vie privée et la nécessité de son existence.  C’est un peu tard, mais c’est un changement qui risque de remettre ma vie d’écrivain en question. 

Mes textes apportent-ils quelque chose de positif au Québec de demain ?                            

Devrais-je passer à autre chose ?  Qui s’intéressent à mes grandes réflexions que l’on peut prendre pour des confessions ?  Un style littéraire déjà dépassé ?   

Je peux parler comme tout le monde, en connaissance de cause, que de ce que j’ai vécu. 

Il y a des milliers d’autres sujets, je le sais.  Certains sont même beaucoup plus intéressants que «mon nombril», mais «la vie» et celle de la civilisation est ce qui me préoccupe le plus, en vieillissant. 

Pourquoi le système est-il devenu une mafia mondiale ?           

Laisse-t-on quelque chose en héritage quand on écrit ?  Que peut-on donner de plus que sa connaissance ? 

Au pire, tout ce que j’écris ira à la poubelle et m’aura aidé à passer le temps ainsi que celui de ceux qui auront eu la patience de me lire.  Je serai totalement oublié puisqu’on ne peut déjà pas retrouver mes livres. . 

Qui peut s’intéresser au point de vue d’un hostie de pédéraste ?  Mais, je m’en refous de plus en plus.  Donc, pourquoi m’en faire ? 

J’aurai été le petit Saint-Jean-Baptiste qui du fond de son désert crie sans jamais être entendu.  Le petit missionnaire qui se prend au sérieux et qui découvre que les autres ont tout à lui apprendre… Je suis un gars d’action que l’on force à l’inertie. Tout ça parce que j’ai osé dire que j’ai été pédéraste et que sentimentalement quand on l’a été une fois ,on l’est pour toujours. Alors, autant l’assumer. 

L’important j’ai beaucoup vécu, ce fut très agréable, sauf de 1996 à 2006.  L’enfer, le vrai !  Maintenant, je peux me permettre de rire de moi.  Je suis fou, mais pas assez.  Dommage ! Je n’ai pas assez de talent pour marquer la littérature québécoise.  Ça ne m’empêche pas d’être content d’avoir vécu.   

Je suis persuadé que le Québec doit réviser sa conception de la sexualité pour l’ajuster aux connaissances scientifiques évolutives plutôt que de continuer avec l’approche religieuse du péché et de la culpabilité.  Il va en va de l’estime de soi, de la fierté de vivre dans un état progressiste.           

Il y va du bonheur de ceux qui vivront en dehors des sentiers battus comme moi.   C’est une de mes préoccupations majeures : y aurait-il moyen par l’écriture d’éviter à certains jeunes les tiraillements que j’ai vécus ?  Est-ce que mes interrogations rejoignent celles d’autres personnes d’autant plus qu’on sait que les pédérastes sont en nombre infiniment petit ?  Peureux et silencieux.  Avec raison d’ailleurs !  Ils sont sans pouvoir parce que trembler n’a jamais changé quoi que ce soit et la solidarité est dangereuse, car on voit ça comme un complot. 

Si on cessait seulement de voir négativement la sexualité, j’aurai participé à quelque chose de grand.  Ce n’est pas seulement important pour les pédérastes, mais pour chacun de nous.  

La nécessité du droit à une conscience personnelle est fondamentale.        

Voir ce qui nous anime comme le fruit du péché, c’est très différent d’une perception selon laquelle la sexualité est une des plus grandes et des plus belles forces de l’humanité.  Ce qui nous différencie des animaux, car on peut même s’en servir pour lutter contre la surpopulation. Ce sera bientôt un devoir moral dont la réussite sera la survie de l’espèce ou son élimination.          

Aie-je fait une belle et bonne vie ? En quoi mon expérience peut-elle aider les autres à faire des choix ?  Quelles erreurs faudrait-il éviter à l’avenir ou quels bons coups faudrait-il faire ?  La société est quasi la même chose qu’il y a des milliers d’années.  La vie tourne.  Elle revient toujours au même.  

Les humains n’ont pas évolué, sauf sur le plan technique.  Nos valeurs ne correspondent plus nécessairement à notre connaissance.  Les lois de la tradition nous immobilisent, nous empêchent de changer, car, on a toujours peur du changement.  Pour avoir un meilleur monde, on doit cesser de s’interroger sur la sexualité et créer une morale pour un partage équitable de la richesse dans le monde.        

Aucun individu ne devrait avoir à se préoccuper entièrement de devoir se trouver de quoi pour se nourrir, se vêtir, s’éduquer.  Cette réalité est plutôt du domaine de l’économie.   Qu’attend-on pour mettre l’économie au pas ?          

Pour vivre dans un monde civilisé, on doit interdire toute forme de censure, de torture et de violence.  On doit éliminer la peine de mort légale ou pas.  Mais comment peut-on y arriver ? On ne peut même pas dire qu’on est pédéraste sans se faire crucifier vivant.  Quel geste peut-on poser pour changer une société sclérosée en monde progressiste ?    

J’ai éliminé une très grande partie de ma vie privée avec mes carnets (blogs), car je pense que mon expérience mérite d’être entendue pour créer une éthique ou une morale sexuelle au Québec qui repose sur des données plus saines que les interdits religieux. 

Par contre, si j’étais plus riche, j’abandonnerais volontiers l’écriture pour voyager par pur égoïsme. 

La perversité est peut-être du côté des accusateurs ou du moins, de cette exagération digne de l’époque de l’Inquisition. 

La pédérastie est confondue malhonnêtement avec la pédophilie.  Pour comprendre, rien de mieux que de retourner aux racines du sujet. C’est ce que je fais, grâce à mes lectures, depuis des années.  C’est aussi ce qui me donne maintenant l’impression de tourner en rond.  Je suis le seul qui a pris la parole.  Qu’est-ce que cela a changé ?  Rien.  C’est encore pire.     

La seule distance que je mets à date pour sauvegarder mon intimité, c’est le temps.  Je parle d’événements qui n’ont plus d’impact ou de réalité aujourd’hui.  Je ne suis déjà plus, celui dont je parle. Cependant, on juge le passé avec les yeux du jour. L’éclairage tamisé par le temps. C’est notre seule évolution possible à titre d’individu.       

Je considérais la violence et mentir comme des péchés bien plus graves que d’essayer de passer les doigts entre les cuisses du voisin pour sentir se lever un petit bâton qui m’indique sa personnalité propre, sa vérité cachée.  Y parvenir faisait plus plaisir que de développer un cadeau du Père Noël.  

C’est ce qui se passe très souvent chez la plupart des garçons, mais avec notre morale débile qui condamne la sexualité ou en fait un danger quasi nucléaire, on n’a pas l’honnêteté d’admettre que c’est un phénomène tout à fait normal puisque naturel.  On voit la sexualité du gars et de la fille du même oeil, oubliant qu’il y a une toute une différence à cause de la possibilité de la procréation et de la vitesse de développement des individus qui n’est pas la même pour tous.   Nous sommes tous un cas particulier.   

On préfère mentir et se faire croire que c’est une erreur de la nature qui cause la perversité de l’individu.   Bien entendu, on est pervers si on ne vit pas comme tous les autres.   Ainsi, certains individus vivent des années de malheurs que l’on pourrait éviter si on disait la vérité.  On aurait le temps de s’attaquer à un problème bien plus important : l’exploitation de l’homme par l’homme.  On aurait le temps de découvrir que la pédérastie est de l’ordre de l’idéal plutôt que de l’asservissement, du vice.    

Sur certains points, j’étais un petit de la Grèce antique dès mon enfance, car l’Amitié était la valeur pour laquelle je voulais vivre.  J’étais trop imbu de religion.  Le summum de la vie était la beauté.  Comme à cette époque, j’aimais un garçon d’abord pour sa beauté physique, puis, sa beauté intérieure. Son caractère.  Je rêvais de grandes amitiés.  Je surmontais mes peurs d’un refus ou d’une dénonciation.   Mes tentatives étaient tellement électriques qu’elles donnaient encore plus de valeur à transgresser les règles.  Je devais vaincre ma peur.  Écraser ma conscience, comme disaient les curés.           

Aimer, c’était l’ultime but de ma vie. Mais, qu’est-ce qu’aimer ?  Aime-t-on quelqu’un d’autre que soi ?  Quelle différence y a-t-il entre aimer un gars, une fille ?  Quelle différence y a-t-il dans l’approche, le cruising ?  Peut-on vivre libre à deux ? À quelles conditions ?       

Si je pleurais devant un beau paysage, y voyant un rapport avec la beauté de Dieu, imaginez ce que c’était de tomber en amour avec un petit compagnon.  Cet amour, c’est la divinité.  Ça se passe à un niveau intellectuel et sentimental.  Ça dépasse le simple plaisir physique de la caresse ou de l’éjaculation.  Le plaisir d’être ensemble, de communiquer.    Comment pouvoir vivre une certaine continuité quand la pédérastie est condamnée en partant à ne pas survivre au temps ?  Un problème qu’avaient soulevé les philosophes comme Platon.  

Si j’ai été culpabilisé au boutte d’être pédéraste, c’est à cause de la contradiction que je vivais entre ce désir d’être un grand personnage, un être à la recherche de la perfection, comme nous l’enseignait la religion et , la curiosité, le plaisir de tomber en amour, en extase devant la beauté d’un autre.  Une excitation préférable à se saouler, mais encore plus condamnée. 

La condamnation de la sexualité était tellement omniprésente, grande, que tu ne pouvais que te croire un monstre.

On te brassait toujours les oreilles avec la fameuse « volonté ».  C’était en partie vrai.  Personne ne nous force à être pédéraste.  On l’est parce qu’on l’est, qu’on le veuille ou non, c’est «sa petite nature», comme me disait Mme Gosselin quand j’habitais à Québec. On ne peut blâmer personne, on est les seuls à pouvoir dire ou non.  Si les doigts s’enfilent aux endroits défendus, c’est qu’on les laisse aller, même si on  » se fait semblant  » de se retenir.  La grande réalité, c’est l’intention.  Et, on ne peut pas se mentir.          

On nous a appris que la tentation est déjà aussi pire que le péché, oubliant de nous dire qu’y résister, crée peut-être le caractère, mais qu’un être frustré est un être mal dans sa peau. Un danger d’ÉCLATEMENT.  Sommes-nous créés pour nous haïr ?  À quel moment pètera-t-on les plombs ? Trop de jouissance ou de souffrance ?          

On a le choix et on se doit d’apprendre à choisir.  La sexualité ne peut être intéressante que s’il y a consentement mutuel, plaisir mutuel. 

Moi, j’étais trop ambivalent.  Je ne voulais pas pécher, mais avoir le plaisir du péché.  Succomber pour mieux me repentir.  Un manque de volonté.  Ne pas savoir dire non. C’est bien l’histoire d’une partie de ma vie. 

L’autre, c’est ce besoin de me donner pour les autres.  De vibrer à une parole d’Évangile : « Il faut savoir donner sa vie pour son ami ». Je vous avais dit que je suis trop religieux.  C’était ma conception d’être révolutionnaire.  Se battre pour le bien des autres.  Sauf, qu’il faut que les autres veulent que l’on se batte pour eux.  C’est ce que j’ai compris au cours du voyage dans la vie.          

Je ne savais même pas ce que j’étais.  Probablement pas le plus équilibré des gars.  Les filles m’attiraient, mais elles me repoussaient tellement que c’était devenu un effort d’essayer de leur plaire.  Pourquoi se donner tant de mal pour obéir à des règles acceptées par tous ? Les filles ne me manquaient pas.  C’est difficile de se comprendre entre gars et filles.  Alors, pourquoi perdre son temps?  S’il y en a une pour nous, elle se manifestera bien.  La vie peut être très agréable même si tu n’es pas en couple.           

Le couple c’est pour créer une famille ou trouver un moyen de combattre la solitude. Si t’es bien occupé, tu ne te rends même pas compte que tu te condamnes à la solitude quand tes amis seront disparus ou t’auront laissé tomber. 

Mais, pour être ami, encore faut-il respecter la liberté de l’autre. La liberté, l’authenticité sont aussi importantes que l’amour, car sans elles, on ne peut pas s’estimer soi-même.  Qui veut vivre pour s’haïr ?  J’ai appris à être fier de ma pédérastie quand j’ai compris la force que cela signifiait et exigeait. Vivre à contre-courant, haï de tous, juste parce que tu crois le contraire de ce que tout le monde pense.  

Par contre, je ne pouvais pas m’identifier aux gais, car même si j’aimais les petits gars, ce n’étaient pas des hommes. Il y a plus qu’un pouce de différence entre l’amour d’un homme et d’un petit gars.   Aimer un petit gars, c’est être en amour avec la jeunesse.  La vie.  Perpétuer cette vibration que tu as quand tu es jeune et qui s’émousse si vite.  Cette passion qui déborde dès que t’aime quelqu’un.  Cette admiration que tu voues à la lumière brillante dans leurs yeux.  Chaque seconde est une découverte.  Je pensais alors que vivre avec un homme, c’est chercher un pareil à soi, un miroir sécurisant, c’est comme vivre avec une femme.           

Et, il faut comprendre qu’enfant nous ne connaissions rien, rien de la chose dont il fallait éviter de parler. 

À mon adolescence, on était encore des niaiseux parfaits, mais on savait où était le plaisir caché, défendu par les adultes. Tout ce que tu lisais : les gais sont des malades mentaux.   Imagine si tu aimes des gars plus jeunes que toi.   T’es quoi?  Un monstre?

Ce n’est pas à l’école que l’on nous montrait le trio Verlaine-Mathilde -Rimbaud.  Ce n’est pas à l’école que l’on nous disait que Léonard de Vinci était pédéraste.  On n’arrivait même pas à lire les auteurs français qui ont eu le courage d’aborder le sujet.  Un jour, on m’a demandé si j’avais lu Gide.            Gide qui?  On était ignorant dans tous les sens du mot parce qu’on nous cachait tout ce qui concerne la sexualité.

Notre monde aseptisé est une véritable catastrophe pour l’individu, surtout si tu n’es pas comme les autres. 

Même nos mouvements des droits de l’homme sont demeurés figés avec une morale qui tient sur de faux éléments de base. L’âge de consentement est un âge de contrôle du sexe, non un âge pour acquérir un droit.  

On a le temps de mourir avant d’être adolescent.  On n’est pas encore sorti de l’imbécilité de la chasteté pour les jeunes, une pensée hors nature.  Une morale qui consacre la censure en se prétendant prude. Une perversité de l’esprit.  Il faut être pervers pour voir du mal dans la sexualité.    

C’était la même chose entre un homme et une femme : c’était pervers de s’aimer s’il y avait une grande différence d’âge. Comme si on ne pouvait pas communiquer entre nous si la différence d’âge est trop grande.

Quel imbécile a décidé qu’il fallait qu’il en soit ainsi, contre toutes les normes de la communication.  Qui a décidé qu’il y a un âge pour aimer ?  Et que l’amour exclut la tendresse et les plaisirs sexuels?    

En fait, je ne reproche pas tellement les règles religieuses contre la sexualité.   Elles reposent probablement sur l’expérience de malades qu’on a sanctifiés et donnés en exemple parce qu’ils résistaient aux désirs de leur corps. Ces règles sont juste aussi folles que les bases de cette condamnation.  Ce que je hais le plus c’est l’omerta, la censure, l’hypocrisie. 

Les adultes agissent comme des Alzheimer. Ils se cachent dans la morale pour ne pas se rappeler comment ils ont vécus leurs premiers amours.           

Comment comprendre que tu n’es pas le seul dans la vie à ressentir la même chose quand l’Église interdit toutes les lectures qui touchent à la sexualité ?  De quel droit l’Église peut-elle décider ce qui est bien ou mal, si l’homme est un être de libre arbitre ?  Dieu aurait-il été un idiot en nous donnant ce droit de choix ?    

Le plaisir était souvent plus fondamental que l’interdit, même s’il était suivi d’une profonde culpabilisation qui était à son tour annihilée par la miséricorde infinie de Dieu.  Si après tes premiers vendredis du mois, tu es certain d’être sauvé alors pourquoi tant s’en faire ? T’avais tes assurances pour le ciel et bien du plaisir sur le banc de la toilette.       

La vie se charge de créer elle-même les limites et nous transforme à travers les expériences.  Qu’on le veuille ou non, on réfléchit.  On cherche à comprendre. On modifie son agir en conséquence. 

Les grecs n’interdisaient pas « le geste sexuel », au contraire, mais il disait qu’il fallait chercher à être raisonnable. À ne pas en abuser, car ils avaient une drôle de conception des plaisirs de la chair. Faire l’amour pouvait, selon leur croyance, déclencher l’épilepsie. On se fait toujours avoir au nom de la santé.            

J’ai tellement analysé le sujet que j’en suis venu à la conclusion que le rejet de la pédérastie est, à mon sens, une erreur de notre civilisation, erreur qui justifie les guerres et l’abus de la violence.  C’est une exploitation des individus de la couche au tombeau, pour répondre d’abord aux besoins de l’exploitation économique.  

Pendant qu’on cherche à se contrôler, les exploiteurs peuvent agir sans problème, car ils ont détourné notre attention.       

La chasteté est une forme de masochisme, se faire mal pour jouir d’illuminations.  Elle repose sur un rejet de la réalité : l’homme est corporel et c’est bien ainsi, même s’il doit mourir.

Cette morale est aussi le rejet du plaisir.  Avons-nous été créés pour souffrir?  En quoi la souffrance me rend-elle meilleur ?  Tout repose sur notre vision de la vie.  On nous a fait vivre pour une vie éternelle, après la mort, une re-vie dont personne ne peut prouver l’existence, mais qui permet de diriger le monde en attendant la mort.  Vivre en fonction d’un possible paradis à venir après, bien évidemment.  Un besoin d’éternité.  Mais ce n’est pas parce qu’on a besoin d’éternité qu’on ne meurt pas. Tout naît et meurt dans notre univers, même les étoiles.   

S’il n’y avait pas d’éternité après, penserions-nous la vie comme aujourd’hui?  Ne serions-nous pas porter à exiger une plus grande égalité entre les êtres? 

Serions-nous capables de découvrir que notre bonheur tient aussi à notre rapport aux autres ?  Est-il possible de souhaiter du mal pour la personne que l’on aime ?     

Pourquoi la vie ne serait-elle pas paradisiaque sans l’éternité ?  Le gars qui nous exploite aujourd’hui, parce qu’il vit dans le concret, a autant de chance que nous de réaliser qu’après la mort il n’y a rien.  S’il n’y a rien, il ne se rappellera de rien.  Il ne pourra même pas se dire qu’au moins il a su en profiter, oubliant ce que tous les autres ont souffert à cause de lui. 

Un riche n’a pas de conscience, sauf quelques-uns qui le sont devenus par accident et qui ont gardé leur âme d’avant, sans se laisser pourrir par le pouvoir ou la renommée. 

Et. si ceux qui se prétendent des saints étaient le diable ?        


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