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Radioactif 526

octobre 16, 2022

Radioactif  526

Textes de 2009, p. 1053

Avoir un ministre ?

Avoir un ministre dans ton comté : qu’est-ce ça donne ?     

Rien.  Absolument rien.  À moins que tu sois dans le groupe immédiat de décision et que tu sois encore assez idéaliste pour croire que tu peux changer le monde.  

Souvent, tu es moins bien desservi par un ministre que par un simple député qui n’a rien que ça à faire : s’occuper de ses électeurs.         

C’est un peu normal puisque le personnel du ministre doit se concentrer sur sa tâche de ministre plutôt que d’aider ses électeurs.            

Évidemment, on dira qu’un ministre peut mieux défendre un projet qu’un simple électeur parce qu’il est au conseil des ministres.  Probablement, mais le projet qui est bien enveloppé, a autant de chance de passer la rampe s’il est défendu par un député qui l’a à cœur. Il trouvera bien la meilleure personne pour le défendre au conseil des ministres.      

Par exemple, quand nous nous sommes battus pour réaliser le projet d’aéroport international à Drummondville, Smiley Pépin, de Drummondville, était alors ministre de l’Industrie.  Il a fallu une bonne manifestation pour qu’il allume et se rende compte que cette demande avantageait non seulement Drummondville, mais tout l’Estrie.  On sait la suite.  On a choisi Mirabel pour que les organisateurs autant à Ottawa qu’au Québec s’en mettent plein les poches.  Depuis, Mirabel a dû fermer les portes. Un éléphant blanc. Mais mauditement payant pour les libéraux du fédéral et l’Union nationale, au Québec. 

Une chose est certaine, Mirabel a été le choix du fédéral parce que Toronto voulait être la plaque tournante d’entrée avec l’Europe au lieu de Montréal.  Si Drummondville avait été choisi, et que le Québec était devenu indépendant, l’aéroport aurait appartenu au Québec ; mais puisque les avions devaient survoler l’Ontario avec Mirabel, advenant l’indépendance, l’aéroport devenait propriété du fédéral.  Et voilà pourquoi, on s’est fait avoir encore une fois.

Le fédéral donnait d’ailleurs des subventions aux compagnies qui quittaient le Québec pour s’installer en Ontario. C’est le bureau de Joe Clark qui me l’a confirmé.  Question de faire croire que l’indépendance faisait fuir les investisseurs.  Sommes-nous encore assez crétins pour continuer de croire les menteries d’Ottawa ?   

Si on est intelligent, on sait qu’on n’a pas signé la constitution rapatriée par le Pierre -Elliot Trudeau.  Il a amené une Charte des droits incomplète par rapport à celle du Québec, mais on l’a accepté et on lui a donné la priorité.    

Il lui a suffi d’écraser le Québec pour qu’on appelle dorénavant l’aéroport de Dorval, l’aéroport Pierre-Elliot Trudeau.      

Plus t’es crosseur, plus t’es honoré dans ce pays qui se prétend libre;  mais qui s’agenouille encore devant la reine de l’Angleterre.   

Pas vite les francophones alors que les anglais savent, eux, ce qui est le mieux pour eux. Ils votent à 98 % pour tuer toute possibilité que le Québec soit encore français dans quelques décennies, grâce à l’immigration.  Le travail est encore plus facile à trouver en anglais.         

Tout le monde sait que l’indépendance ne se fera pas sans qu’on se tienne debout et  unis.                

BRAVO, MME MAROIS ! 

On semble comprendre enfin que l’indépendance du Québec est un but à atteindre. Cependant, il peut aussi survenir des solutions jusqu’ici impensables.  

Qui nous dit qu’à un moment donné, au cours des négociations, nous ne consentirons pas à la formule de gouvernement présenté, si c’était par exemple, une vraie confédération ?   Ce sont les provinces qui ont créé le fédéral.  Le fédéralisme est une structure centralisatrice, une déviance de ce que doit être une vraie confédération.  Fédéralisme = Un abus de pouvoir contre les provinces de la part du fédéral.

Le Canada est devenu centralisateur quand on a voulu rattaché l’est à l’ouest du pays par les trains et qu’on a assassiné Riel et ses métis qui voulaient leur pays.

Pourquoi serait-il impossible qu’un jour on le reconnaisse ?  Le Québec a toujours précédé le Canada dans la découverte de son identité.  Le Québec ne doit pas faire partie du Canada, s’il n’est pas plus respecté.  Sommes-nous des lâches ? 

L’indépendance existe pour nous donner une identité, une fierté. Mais, pour avoir une identité, encore faut-il vouloir exister.         

Qu’attendons-nous pour être les seuls responsables de notre culture, une culture que Harper et Ignatieff sont à étouffer.   

Sommes-nous fiers d’être francophones ?  Si oui, qu’attendons-nous pour nous doter des moyens pour assurer la survie du français au Québec ?  Pourquoi ne sommes-nous pas assez intelligents pour nous regrouper en un seul bloc comme le font les Anglophones pour nous empêcher de devenir un pays ?            

Qu’on le veuille ou non, au rythme que vont les choses, particulièrement à Montréal, dans très peu d’années, non seulement l’indépendance ne pourra jamais plus être réalisée ; mais avec l’immigration (non francophone) le fait français sera chose du passé.   Une simple question mathématique d’où l’importance d’accorder la priorité d’avoir le français comme langue de travail et une immigration francophone.  Notre premier désir est de laisser un pays francophone à nos enfants. 

Avec les changements que le fédéral veut apporter à la carte électorale, le Québec sera bientôt devenu à jamais une minorité, en d’autres termes, on pourra se passer totalement du Québec pour diriger le Canada. Qu’arrivera-t-il quand le Québec sera aussi faible ?  Ce n’est pas encore le cas que déjà il suffit de cracher sur le Québec pour s’assurer d’être le parti au pouvoir.     

C’est exactement ce que j’écrivais au début des années 90, dans mon livre Le temps d’agir, c’est-à-dire au moment où l’on arrivait pas encore à tuer notre nation, en créant des multitudes de tiers-partis pour nous diviser alors que les Anglophones sont de plus en plus unifiés contre un Québec français.   

Si on veut réussir à obtenir quelque chose pour le Québec, il faudra cesser toutes ces maudites luttes stériles et stupides entre partis politiques. 

Un Québec français ou l’indépendance doit être un but qui échappe aux mesquineries des partis politiques.  Si on veut survivre, il est temps qu’on cesse de se diviser en partis qui se veulent féministes, adéquistes, Québec solidaire, etc.  Si on ne peut pas y arriver, apprenons l’anglais, cessons de rêver d’un Québec français et disparaissons dans la grande mer anglophone.

Par ailleurs, si le Québec doit être un état francophone dans toutes ses institutions, il faudrait se rappeler qu’advenant l’indépendance, le bilinguisme sera un atout sur un plan individuel.  Il faut envisager l’importance des langues secondes sur une planète de plus en plus petite.  Et, dans ce cas, il faudrait consulter les Anglophones pour connaître l’espace et le projet qu’ils ont pour eux.  Un Québec indépendant, c’est le pays de tous ses citoyens.  

L’indépendance, c’est la recherche de ce qui est le meilleur pour les citoyens du Québec.  Ce n’est pas un rêve de bourgeois, mais un idéal.
 

Je suis bien content d’avoir écrit une constitution (j’y ajouterais la Charte des droits des enfants), même si je n’existe déjà plus dans le milieu littéraire et politique.  On m’a fait disparaître avant même que je meurs.          

C’est ma faute : j’ai choisi de défendre la pédérastie, car je considère essentiel que les jeunes aient droit à leur sexualité, sans devoir se faire mentir par les religions comme ce fut notre cas dans notre enfance. 

L’aliénation et la censure sont les deux plus grands obstacles au Québec.  Censure = Pas de liberté = Pas d’autonomie= Pas de démocratie= Pas de droits humains= L’ignorance au pouvoir.

Pourquoi les gens ne votent plus…

Depuis que Mme Marois a déposé son nouveau plan pour la souveraineté, on entend tellement d’imbécilités de la part des différents partis politiques qu’on se demande si ça vaut la peine d’aller voter. On dirait que nos partis politiques sont devenus des garderies.  Quand tout le monde se divise sur ce qui est essentiel, on devrait avoir honte.     

Je suis de plus en plus écœuré de la politique parce qu’aucun parti politique n’a assez d’honnêteté pour rechercher fondamentalement le bien-être des Québécois.  C’est tout aussi stupide, sinon pire, à Ottawa.         

Il me semble que sauver notre culture, prendre en main notre immigration, ce sont des éléments qui ne devraient même pas être discutables, tant il est évident que c’est pour le bien général des Québécois. Mais, on arrive à se diviser : les fédérastes trouvent qu’on en demande trop, donc, on veut des ententes administratives qui sont des coquilles vides ; les adéquistes crient qu’ils sont les premiers autonomistes alors que les péquistes leur disent que leurs revendications autonomistes sont des cris d’eunuques (ce qui est vrai si on ne fait pas l’indépendance).  

Ottawa est mort de rire et le français est en voie de disparition.  Quelle bande de caves nous faisons !          

Serions-nous devenus assez débiles que l’on doive s’empêcher d’améliorer notre statut juste pour avoir raison.  On n’a pas besoin d’adversaires pour tuer notre émancipation et tuer notre culture, on se suffit à nous-mêmes. Que de discours de nombrileux (moi, le premier).    

Comment peut-on demander à Ottawa de nous refiler les pouvoirs qui nous appartiennent viscéralement si l’on n’est pas assez intelligent pour mettre de côté nos petits intérêts de partis politiques ?  Il y a des réalités qui dépassent l’intérêt partisan.       

Les seuls qui devraient avoir une certaine réserve et que l’on se doit d’écouter pour s’assurer qu’eux aussi soient heureux d’habiter le Québec, sont les Anglophones, puisqu’il faut les nommer par leur nom.  Il faut tout en étant un état français, trouver moyen qu’eux aussi se sentent chez eux au Québec.  Quoique je pense toujours que s’il refuse le fait français chez-nous, le reste du Canada unilingue anglais les attend.       

Quel peuple peut se croire intelligent quand ses dirigeants se divisent ainsi pour faire des shows de télévision, souvent moins bons, que ceux de nos humoristes.

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