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Radioactif 604

janvier 4, 2023

Radioactif  604

08 Août 2011

Le danger américain.

La crise financière américaine est d’abord et avant tout une crise religieuse et politique. Le Tea Party est animé par les Mormons et autres mouvements de droite extrême qui voudraient bien écraser Barak Obama afin de pouvoir présenter leur futur président des Etats-Unis, un des leurs, un Républicain

Le combat semble politique, mais il est de fait mener par les religions, plus spécifiquement les Mormons.    

Ceux qui dominent ont la certitude que leur combat moral est plus important que de sauver les Etats-Unis de ses dettes. En d’autres mots, les Républicains d’extrême droite croient qu’en enlisant la présidence actuelle, ils arriveront aux prochaines élections à créer un tel mépris des Démocrates que les Républicains reprendront le pouvoir.         

Ils ont la certitude de tracer la voie de Dieu, pensant que les riches sont ceux qui détiennent le pouvoir légitime. Les pauvres ne valent pas mieux que leurs chiens.

Or, si les Républicains continuent de se comporter en sauvages, les Etats-Unis se retrouveront à plus ou moins long terme en pleine guerre civile.  Quand tu es condamné à mourir de faim. Tu es prêt à bien des excès surtout quand on est un peuple armé.      

J’avoue que c’est terrifiant à imaginer, mais le fanatisme religieux qui détient des pouvoirs politiques est extrêmement dangereux qu’on appelle ça Mormons ou Talibans ou communistes, c’est toute la même chose. 

12 Août 2011

Arc-en-ciel littéraire


Je serai absent durant la fin de semaine, car, je serai samedi au kiosque de la maison d’édition, l’Arc-en-ciel littéraire, sur la rue Ste-Catherine entre Montcalm et Wolfe, à Montréal, de 11h. à 16heures.  Je rencontrerai les lecteurs qui s’y présenteront.  Bonne fin de semaine.

 19 Août 2011

Transdev-Limocar : un problème à Magog.

Voici une lettre de Mme Provost, concertant le problème de l’emplacement du terminus de Limocar à Magog.         

Je suis une usagère de vos services québécois. Je voyage par Transdev-Limocar depuis de nombreuses années. Cependant, ça devient de plus en plus difficile. Votre filiale semble plus préoccupée de nous pousser à acheter des automobiles que de promouvoir le transport en commun.            

En effet, sa stratégie est maintenant de débarquer les passagers aux bretelles d’autoroute au lieu de se rendre dans les petites villes autrefois desservies. Par le fait même, ces municipalités n’ont plus de liens entre elles et les gens doivent s’acheter des voitures.          

Dans mon village, il n’y a même pas de médecin. Vos autocars ne nous donnent plus accès aux services de santé, à l’éducation supérieure, au travail parfois. Nous avons besoin de vous.  

Je suis d’accord avec l’affirmation qu’on trouve sur votre site http://www.transdev.eu : « Le transport public s’inscrit dans la vie de la cité. Parfois, il représente le seul service ‘public’ actif dans certains quartiers ou régions rurales. »

Toutefois j’aimerais aussi que vous mettiez en pratique la phrase suivante tirée du même site : « Transdev revendique son rôle de facilitateur au service de la collectivité : permettre les échanges, désenclaver certains secteurs, rendre les populations plus mobiles. »      
 

L’action de Transdev-Limocar est toute autre. Les citoyens se plaignent, envoient des lettres aux journaux, demandent l’appui de leurs élus. Rien n’y fait.

Vous affirmez pourtant : « Favoriser les déplacements dans la cité est l’une des missions partagées par tous les élus. Transdev poursuit le même objectif et dispose d’un savoir-faire et d’une expérience incontestables dans le domaine. Conscient de cette convergence, Transdev a fait le choix stratégique de la concertation et du partenariat avec les collectivités locales. Notamment en étant force de propositions. »          

Alors, allez-y de vos propositions. La mienne serait d’augmenter les services en région rurale, pas de les couper. Vous êtes en train de vous saborder vous-mêmes en obligeant les usagers à abandonner le transport collectif.

25 Août 2011

Réponse à ceux qui m’ont écrit sur la pédérastie.



En 1978, sous la direction de Jean Basile, les éditions de l’Aurore, publiaient Sortir, un livre pour contester la répression policière à l’endroit des homosexuels. J’ai été invité à y participer, ce que j’ai accepté avec joie, car, à cette époque, j’étais encore très radical et missionnaire. Je croyais dans ma mission de poète.   

J’ai même participé à des ateliers où je parlais de ma pédérastie pour éliminer la peur que l’on avait des prédateurs sexuels, faisant une nuance entre ceux qui sont violents et souvent malades mentaux et ceux qui sont non violents et dont l’approche est dans la séduction. Un besoin de vérité.      

On me reprochait alors de prêcher pour ma paroisse, de chercher à obtenir l’attention et me faire de l’argent à partir de mes dénonciations. En réalité, je me croyais investi du devoir de faire connaître la vérité. Depuis, j’ai appris qu’il n’y a pas de Vérité, mais des Vérités. Écrire sur ce sujet est devenu une recherche sur l’humain. Au lieu de me payer, écrire est devenu un moyen de ne ruiner. Je dépense à peu près tout ce que je gagne pour continuer à exister dans l’arène littéraire.    

Je voulais, quoiqu’il arrive, dénoncer toute l’hypocrisie, tous les mensonges qui entourent la pédérastie. Particulièrement, la malhonnêteté intellectuelle qui élimine la différence fondamentale entre la pédérastie et la pédophilie. Celle qui nie l’existence d’une sexualité, une libido chez les jeunes.  

À cette époque, disons que j’étais un pédéraste égocentrique. Je voyais le problème à partir de ce que je vivais. Je me battais pour le droit de jouir de mon corps, d’en être maître, même si c’était le contraire de ce que le système nous prêchait. On était tellement scrupuleux qu’on n’osait même pas penser, parler, encore moins toucher. La sexualité n’avait qu’un but : procréer. Tout était péché en dehors : une vraie démence. On avait mis sur pied un système de censure, sous prétexte de protéger les jeunes, système qui existe encore aujourd’hui quoiqu’on prétende qu’il est aboli.   

Me battre pour cette liberté, c’était presque une vocation, car je croyais que cette morale nous empêchait d’être heureux .qu’elle nous mentait. Aussi stupide que ça paraît, je croyais me battre pour le droit au bonheur. Je croyais, et je crois encore, que le Québec doit évoluer et se libérer de l’enseignement sexuel par le vide qu’on nous a imposé avant de retrouver l’estime de soi.        

Ma philosophie cadrait parfaitement avec le discours des féministes d’alors, qui voulait que tout individu est le seul maître de son corps et de son esprit.      

Aujourd’hui, je mettrais certains bémols, à mon enthousiasme d’antan, d’abord à cause de mon expérience de la vie. Plus de dix ans sans rapport sexuel, ça éteint un peu la flamme. Tu te demandes si quelques minutes de plaisir justifient des années de malheur. Une vingtaine d’années, plusieurs mois de prison plus tard, et surtout, une vie très active ; ça m’a permis d’être encore plus conscient jusqu’à quel point le système nous ment quant à la pédérastie.

On a depuis quelques années crée une véritable industrie du chantage. La pédérastie est devenue un moyen de se faire de l’argent facilement. Elle est aussi un moyen politique que l’on utilise pour détruire la religion qui fait ombrage à une autre d’où le scandale des prêtres catholiques parce que l’on confond spiritualité et règles morales.   

Je constate un retour en force de la morale castré, mensongère, hypocrite, des religions. Elle nous arrive par la porte de derrière, grâce au discours des féministes réactionnaires féminounes) sur l’hypersexualisation (quoique c’est en partie un vrai problème).    

Ces féminounes, à mon avis, sont un petit groupe politique qui sert le fédéral, en divisant la société entre hommes et femmes. Il n’y a aucune différence sur les raisons de fonds invoquées contre la pédérastie et le port du voile : la pureté confondue avec la chasteté. .. La guerre du bien et du mal.            

À cette époque (1978), on se servait de l’homosexualité pour créer une chasse aux sorcières contre tous ceux qui ne partageaient pas le dogme fédéraste. Si tu n’obéis pas aux règles de la sexualité, tu es déjà hors- norme et potentiellement dangereux pour ceux qui dominent, en l’occurrence le Canada.      

Pour moi, à cette époque, l’indépendance du Québec, c’était la priorité des priorités. J’ai la conviction qu’elle se réalisera avec le temps et la prise de conscience de la population du Québec. Quand les Québécois auront la conviction que l’indépendance améliorera leur sort. Plus cette réflexion sera profonde, plus elle sera inéluctable. Plus le Québec sera français, plus il sera homogène.

Aujourd’hui, mon approche est autre. Je ne préconise pas un plaisir que je veux m’offrir ; je réfléchis sur la philosophie, le droit des individus à leur sexualité et comment une morale peut en découler sans brimer la vie privée. Ma réflexion est plus universelle, mais pas moins québécoise.    

J’ai surtout écrit fin des années 1960 jusqu’à 1980, car je me croyais capable de devenir un jour un grand écrivain. Aujourd’hui, quand je me compare, je doute fortement de ce potentiel. À cette époque, je me prenais aussi pour un grand révolutionnaire, j’avais parfois des intuitions paranoïaques qui offraient à la vie un petit côté électrique… la vie était une libération.

Avoir enseigné 15 ans, avoir adopté deux garçons ils m’ont forcé à réfléchir encore plus profondément sur l’importance de la liberté sexuelle, et surtout, j’ai découvert avec le temps, l’importance de la responsabilité. Jouer aux fesses n’est pas un geste anodin en soi parce qu’il implique toute une gamme d’émotions de la vie affective ; mais on exagère sciemment son importance pour en augmenter la valeur commerciale. Les scandales entourant la sexualité sont très payants pour les médias.            

Si on veut vraiment créer un pays démocratique, fondamentalement ouvert sur l’avenir, il faut avoir le courage et la détermination d’aller au fonds de la question.

Pour ma part, les règles sur la vie sexuelle, principalement celles qu’on nous imprègne dans l’enfance et l’adolescence (la religion plutôt que la psychanalyse) sont un viol de conscience qui créent l’aliénation. Être aliéné, ce n’est pas seulement être enchaîné, mais c’est aussi aimer ces chaînes. Être colonisé, c’est une chose ; être aliéné, c’est se prétendre heureux dans ce colonialisme.            

L’aliénation est le contraire de l’autonomie, de la création d’une conscience personnelle. Et, c’est pourquoi, il y deux ou trois ans, après être passé à un doigt de la mort, j’ai recommencé à écrire de nouveau sur la pédérastie avec mon livre La pédérastie mise à nue. À ce moment-là, ma question fondamentale était : si je mourrais qu’est-ce que j’aimerais que l’on retienne de mon engagement en faveur d’un Québec libre ? Qu’est-ce qui pourrait aider à l’avènement d’un Québec libre ?    

Je n’ai aucun poids me permettant de croire qu’on attache la moindre importance à ce que je pense politiquement. Cependant, je crois que jamais les Québécois ne décideront de créer un pays tant qu’ils ne seront pas non seulement conscients du colonialisme fédéraste, mais de tout ce que peut nous apporter l’indépendance. Ce besoin, cette volonté d’être ce que nous sommes ne peut pas s’épanouir si on continue de s’auto mépriser ; j’ai décidé de reprendre la plume pour essayer de faire comprendre le cheminement inconscient de notre peuple vers sa libération.     

J’ai identifié ce besoin strictement fondamental de faire la nuance entre la spiritualité et les religions pour pouvoir créer une société foncièrement libre et tolérante.

J’ai pris conscience que les religions sont des créateurs d’intolérance et de discrimination envers tous ceux qui ne partagent pas exactement leurs convictions. Que je le veuille ou non, mon amour de l’humanité est essentiellement en lien directe avec mon expérience pédéraste, même si aujourd’hui, je devrais pour être honnête avec moi-même, me demander si je suis encore pédéraste puisqu’à part de regarder les sites pornos, je ne vis plus de vie sexuelle et je suis même rendu comme les curés à trouver que ce besoin est contraignant, négatif parce qu’il m’éloigne d’une réflexion encore plus profonde et m’empêche d’écrire.          

Je me ramasse dans une autre controverse, je suis banni de toutes les associations d’écrivains (qui en même temps pondent de grands textes sur le droit à l’expression). Cependant, cette fois l’arme que l’on utilise, c’est de me dénoncer comme pédophile alors que je dénonce moi-même la pédophilie, en s’appuyant sur un de mes romans Laissez venir à moi les petits gars et le texte publié dans Sortir, aux éditions de l’Aurore. Cette dénonciation permet de s’assurer qu’aucun éditeur n’aura le courage de publier ce que j’écris maintenant, qu’on essaiera d’effacer la petite gloire que je bénéficiais avant, grâce à mon engagement politique.      

Que je le veuille ou non, mon approche de la question est toute autre qu’à l’époque de ce texte. Aujourd’hui, je me rends compte que les règles de protection qu’on impose sous prétexte que les jeunes sont trop niais pour décider, sont en fait, un moyen de s’assurer que tout le monde est dans le même troupeau de moutons. Refuser de discuter de ce sujet, de voir objectivement le problème, c’est nier aux jeunes le droit de se créer une conscience personnelle et d’avoir une vie privée bien à eux.  C’est refuser la véritable démocratie.      

Pendant que des jeunes se suicident parce qu’ils se découvrent gais, le gouvernement continue de subventionner les mouvements qui créent une paranoïa maladive autour de la sexualité : le besoin de dénoncer.

On enlève les cours sur la sexualité dans les écoles sous prétexte que l’éducation sexuelle appartient aux parents alors que ceux-ci font une crise d’hystérie dès qu’ils entendent que les adolescents (es) ont une libido comme tous les êtres humains. Comme, quand j’étais jeune, la sexualité est redevenue tabou.

On se fiche bien que les jeunes soient noyés dans la violence, on prétend que ça ne les influence pas ; mais on lit tous les livres qu’on leur offre afin de s’assurer qu’il n’y ait pas d’allusions à la sexualité. Une telle castration n’a plus sa raison d’exister aujourd’hui dans un Québec moderne. Le scrupule maladif duquel nous sommes sortis nous marque encore trop profondément pour discuter librement et objectivement du sujet.   Pourquoi l’Homme est-il sexué ? Les jeunes ont-ils une sexualité ? Les règles qui en découlent sont-elles justifiables ? En fait, on ne mentionne jamais que dans ma conception de la liberté sexuelle, toute forme de violence est bannie.

Même si cela représente un certain danger — j’ai même découvert un blog sur lequel on affiche ma photo pour me dénoncer– j’ai décidé de reprendre ce sujet, là où je l’ai laissé, il y près de 30 ans déjà, et de dire ce que mon expérience m’a appris.

Je n’invite personne à être pédéraste : je sais que c’est une vie de souffrance pour presque tous ceux qui le sont. Même si je suis heureux, je suis conscient d’être une exception. J’ai aussi compris, je crois, le lien fondamental entre la liberté sexuelle et la démocratie.         

Cette haine à mon endroit existe, elle me chagrine ; mais ça ne me surprend pas. Les obscurantistes ont encore le pouvoir et l’argent pour propager la peur.   

Je suis très chanceux d’être au Québec, car dans certains autres pays, je me ferais tuer juste pour avoir osé aborder le sujet. Donc, voici ce texte qui fait tant rougir l’Association des auteurs des Cantons de l’Est… (Il s’agit de Aimer les petits gars, féérie du monde adulte, dans Sortir.  Puisqu’il est déjà dans ce CD, je ne le reproduis pas ici) À remarquer que j’ai été reconnu écrivain titulaire (professionnel) alors que ce texte et mon roman avaient déjà été publiés…  Le Québec est en pleine régression.

27 Août 2011

Lancement d’Apparences trompeuses.


Je serai absent dimanche, car j’assisterai au lancement du livre Apparences trompeuses, un collectif de la seule maison d’édition gaie au Québec, l’Arc-en-ciel littéraire.  J’y une petite nouvelle littéraire Sophie veut savoir.  Ce texte est basé sur un fait vécu. Il est un peu transformé évidemment pour les besoins littéraires.

Le lancement a lieu au Citibar, au coin des rues Ontario et Champlain, à Montréal, entre 2h. et 4h. , dimanche. Bienvenue à tous.

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