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Radioactif 551

novembre 11, 2022

Radioactif 551

Texte de 2009, p. 1168    
23 Octobre 2009     
La liberté sexuelle. 1        

Je lis présentement, grâce à la bibliothèque de Magog, L’Histoire de la sexualité, La volonté de savoir, de Michel Foucault, Gallimard, pour qui l’interdit du sexe est un leurre.           

On voit que ce grand philosophe français n’a pas vécu au Québec, le royaume de la censure et de la paranoïa féminoune.        

Je ne suis pas le seul à avoir vécu une période où juste dire le mot «cul » te rendait un ignoble pécheur, condamné à tous les feux de l’enfer.  On n’était pas écrasé sous le poids des péchés de la chair omniprésents, c’était pour les jeunes comme moi, l’omerta le plus absolu sur le sujet.  Le secret, l’incompréhensible.  Pourquoi les jeux sexuels étaient-ils mauvais?

Selon notre société, un jeune ne se pose pas de questions sur la sexualité : elle n’existe pas avant l’âge de consentement (et dans mon temps, c’était 21 ans).  Penser sexe avant faisait de toi un maudit cochon.

Pourtant, la sexualité est une partie intégrante et importante de ta personnalité et ce dès ta conception.            

Le sexe-tabou guidait chaque geste de notre vie sentimentale.  Le sexe, c’était le plaisir secret de jouer aux docteurs.          

Même si la religion a mangé une claque, les gens ne sont pas encore rendus à se demander si l’enseignement religieux, ayant le sexe au centre de son lavage de cerveau, leur dit la vérité.  Pourquoi le sexe serait-il mal, mauvais, s’il a été créé par Dieu ?  D’où nous vient la peur du sexe ?  Est-ce que le fait que la Nouvelle-France ait été développée par des jansénistes à jouer dans notre perception du bien et du mal ?        

Malgré tous les mensonges, les exagérations, on croit encore au Québec que le sexe est un gros monstre.  

On a été incapable, de créer une sexualité qui respecte la réalité individuelle et naturelle, tout en condamnant la violence et l’oppression sexuelle (car ça existe).  Le pouvoir religieux est toujours là. Les prédateurs ne sont pas que de la fiction.         

Maintenant, on fait semblant d’aborder le sujet avec ouverture, mais on refuse de comprendre que notre perception de la sexualité est non seulement cristallisée dès l’enfance à travers son orientation sexuelle; mais qu’elle  et se développe ensuite à partir de sa propre expérience. Notre façon de voir la sexualité est façonnée dans notre enfance par les réactions de notre entourage.        

Même aujourd’hui, on continue de croire que les enfants ne sont pas sexués (ce qui est totalement faux) et que les gais sont des êtres dégénérés, le pire de ce qui puisse arriver à notre garçon (une autre aberration).  On n’efface pas des générations d’obscurantisme dans une semaine.     

On prétend encore que l’homosexualité n’est pas naturelle, qu’elle est une tare et cette « perception » se cache maintenant derrière la lutte aux pédophiles qui veut aussi et surtout protéger les jeunes filles du gros méchant loup qui les guette à chaque détour de leur vie.  

Un gars.  Que c’est dangereux un gars. Ça peut te faire mal lors de tes premières expériences, ça peut te mettre enceinte, ça peut te laisser tomber, alors que dois faire une fille pour se protéger, s’assurer que le sexe est aussi un bonheur pour elle ? Cette aberration vient du fait qu’au nom de l’égalité homme-femme, on nie la différence entre les deux sexes. Les parents ont plus peur du sexe que les jeunes.             

Pour ne pas passer pour niais, ils font semblant d’être ouvert à l’homosexualité tant que ça ne touche pas leur garçon.  Le Québec est encore d’une hypocrisie viscérale dès qu’il est question de sexe.  Pourquoi ?  On n’a jamais pu penser par nous-mêmes, on a toujours accepté le point de vue des religieux et des bourgeois.           

On en a tellement peur que l’on a retiré les cours sur la sexualité des écoles ou du moins en définir le contenu comme un péché et on veut des campagnes contre la pornographie. 

Chez les jeunes, si on n’en parle pas à l’école, on va sur internet.  Serait-ce que les plus vieux sont encore victimes de la morale débile qui a écrasé le Québec durant des décennies ?   

Je réalise qu’il y a deux vérités historiques concernant la répression sexuelle au Québec : celle de la monogamie hétérosexuelle (la très grande majorité des gens) et celle du monde gai    (qui lui subit encore la haine de tous ceux qui se prétendent normaux, principalement les bourgeois).  La seule différence c’est qu’on ne le dit plus ouvertement, de peur d’être actionné.          

Monsieur Obama vient de faire un nouveau pas pour combattre l’homophobie aux États-Unis, ce qui nous atteindra certainement un de ces jours puisque nous pensons de plus en plus comme nos voisins du Sud. 

Par contre, on est encore loin d’une loi où l’âge de consentement est l’entrée au secondaire.  Même ici au Québec, on a le tata Stephen Harper, qui nous a fait régresser.  Il a fixé l’âge de consentement à 16 ans et même le Bloc québécois a été assez stupide pour l’accepter.         

Pourquoi lire Foucault qui voit l’histoire de la répression sexuelle avec un oeil qui contredit souvent (semble-t-il) les psychiatres, historiens, qui eux ont toujours appuyé la théorie de la conspiration pour élucider comment s’est installé cette           « paranoïa du sexe ».    

Par souci de comprendre, de chercher la vérité et aboutir à une façon de vivre notre sexualité comme un avantage plutôt qu’un souci quotidien.  Qu’on arrête d’en faire tout un plat.    

Foucault ne contredit pas, à mon sens, la théorie de la répression sexuelle.  Il l’aborde plutôt sous l’angle de la majorité hétérosexuelle monogame, qui vit sans se poser de question et qui voit la sexualité devenir un enjeu majeur dans la vie alors que c’est un phénomène très facile à comprendre.          

La sexualité est là pour garantir la survie de l’espèce.  Et, pour y parvenir, le geste sexuel est entouré d’un vif plaisir.   C’est une chose que vit tout individu normal. 

Foucault apporte un autre éclairage fort intéressant qui explique encore plus le pourquoi de cette obsession sexuelle. Inutile de dire que j’ai toujours aimé lire Foucault, avec ses réflexions profondes et perspicaces.            

Le sujet étant tellement vaste, je me permettrai au cours des prochains carnets de commenter ce livre puisque j’ai noté une foule de passages qui méritent notre attention et parfois notre réflexion.  (4 pages de notes)      

Je continuerai cependant avec Virus parce que c’est mon souci quotidien de savoir ce qui lui arrive et ce n’est pas facile d’essayer d’inventer une suite quotidienne qui garde une certaine profondeur.  J’ai d’abord écrit Virus pour réfléchir sur la société.    Puisque je n’ai jamais cru dans mon talent (ça peut surprendre, mais c’est vrai, même si je m’enfle la tête avec ma petite notoriété, je me sens très nul), cette histoire m’oblige à faire un effort pour croire que j’ai encore un tout petit rôle à jouer dans la littérature québécoise.  Heureusement, je commence à oublier le besoin d’être reconnu comme me l’enseignait Jean Ferguson.  Écrire sera demeuré un plaisir. Une masturbation intellectuelle.        

Foucault ne ressemble pas aux livres de Nelly Arcand que je lis en même temps.  Elle écrit bien et elle a des choses à nous apprendre, même si elle ne mâche pas ses mots. Selon elle, ceux et celles qui font leur crise contre la pédophilie sont les vrais pédophiles,  car ils sont les plus et les seuls obsédés par le sexe des jeunes.  De temps en temps, je me lâche aussi dans    » Poussière d’étoiles », d’Hubert Reeves.  Un autre auteur fabuleux.  Un type que j’aimerais bien rencontrer, car j’aurais bien des questions à lui poser.        

J’ai décidé de cesser de me ruiner avec mon besoin d’écrire. Ce doit être compulsif.    

L’imagination blanche …

On parle souvent de la page blanche quand on écrit.  Ne pas avoir une maudite idée qui te permette de noircir la page. C’est pour ça, qu’on doit se faire un plan de travail.  Il y a un début, un milieu et une fin.             

Quand t’écris un carnet (blog) quotidien, c’est un peu différent.  Tu suis le développement de ton texte, selon tes humeurs, et tu te rends compte que tout nous influence finalement. Tu ne passes pas des heures à surveiller les virgules, la syntaxe, les idées mêmes.  T’écris un blog pour te faire plaisir, pour t’entendre jaser, pour te faire croire que tu es toujours vivant.         

Tu t’imagines que les chiffres des visites sont vrais, alors tu es comme les partis politiques, tu regardes si tes propos semblent encore intéressants pour ceux qui se donnent la peine de les lire, car tu crois faire œuvre de divertissement.  Il faut bien donner un sens à sa vie. Se faire croire qu’on a un peu de talent.  Amuser, faire réfléchir, c’est un but comme les autres.  Balzac écrivait bien des séries dans les journaux…  Lévy-Beaulieu voudrait bien être le Balzac québécois.           

Mais quand tu deviens esclave de ton carnet (blog), écrire devient comme un travail.  Tu ne veux pas décevoir.  Ta vie dépend de ton carnet.  Et, ça crée parfois des problèmes quand tu vieillis.  Les cataractes, la grosse bedaine, l’arthrite sont en compétition avec le temps nécessaire pour nourrir ton carnet.  Pire, ça demande tellement de temps en dehors de la marche anti-bedaine, de la lecture pour se nourrir l’esprit, de la télévision pour avoir un peu de vie sociale ; que tu manques d’heures de sommeil, surtout si tu t’es rincé l’oeil trop longtemps.  La retraite, c’est un travail à 110 pourcent.

22 Octobre 2009

Sauver le français : l’indépendance.  

Maintenant que les francophones s’intéressent de moins en moins à la possibilité de créer un pays, les anglophones retrouvent l’appui de la dictature fédéraste à travers les jugements de la Cour Suprême, en déclarant invalide la loi 104.        

Cette Cour est une dictature hypocrite, car personne ne peut contester ses décisions, surtout celles qui sont unanimes comme celle-ci : Qui est le plus apte à nous représenter : le Gouvernement du Québec ou la Cour Suprême du Canada ?  

La loi 104 est un moyen de remédier aux «classes passerelles», c’est-à-dire un stratagème employé pour permettre aux francophones et immigrants d’aller à l’école anglaise.  De mon temps, la religion servait de moyen pour contourner la loi 101, mais puisque nous avons maintenant des écoles linguistiques, il faut bien tabler sur un autre moyen hypocrite pour contourner les lois linguistiques du Québec. Et, ce sont nos francophones qui le font.  Méritons-nous d’exister comme peuple ?            

Le danger d’anglicisation vient autant des francophones qui se sentent assez inférieurs pour devoir apprendre l’anglais, car ils ne veulent pas que leurs enfants soient privés d’emploi parce qu’ils sont unilingues français.  Ce qui se comprend bien, mais il y a déjà des cours d’anglais à l’école publique.  L’anglais est une langue qui s’apprend très facilement.  Un petit peu d’immersion et c’est fait.  C’est loin d’être le cas du français avec toutes ces maudites exceptions.  Mais, Paris ne veut pas qu’on simplifie la grammaire, on préfère disparaître tranquillement.          
 
Si on continue de vivre la tête dans le sable, non seulement le Québec sera absolument rien, un mal nécessaire à endurer au sein Canada ; mais le fait français disparaîtra au cours des prochaines générations… Pendant qu’on se sera laissé endormir par l’économie, le discours des libéraux pour qui rien d’autre n’existe.            

Cette réalité nous indique clairement que dès que le Parti Québécois aura pris le pouvoir une des priorités sera d’officialiser notre non-appartenance à la Constitution canadienne et immédiatement créer une Cour Suprême du Québec, complètement indépendante de celle du Canada.    

Il suffira alors de promulguer que toutes les anciennes lois demeurent celles du Québec, tant au civil qu’au criminel.  Cependant, finie la juridiction fédéraste sur notre système judiciaire.  Le Québec est le seul maître de ses lois.  Les lois sont un consensus social, un pacte accepté comme moyen de vivre en société. Imposer la Cour Suprême, c’est de la dictature.       

Par la même occasion, pour empêcher que le judicaire soit toujours un siècle en arrière sur les réalités, le gouvernement du Québec devrait remettre sur pied à notre échelle la Commission permanente de révision du droit.     

Faudra apprendre à se tenir debout si on veut survivre comme peuple (Ensemble d’hommes, vivant en société, habitant un territoire défini et ayant en commun un certain nombre de coutumes, d’institutions) et nation (groupe humain, généralement assez vaste qui se caractérise par la conscience de son unité et la volonté de vivre en commun). 

Il est urgent que les Québécois cessent de s’engueuler sur les virgules et se rendent compte que si on ne fait rien maintenant, bye bye le français, bye bye le pays du Québec…          

Quant aux immigrants, s’ils ne veulent pas du français, qu’ils s’installent ailleurs au Canada, ce ne sont pas les places qui manquent.

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