Aller au contenu principal

Radioactif 575

décembre 5, 2022

Radioactif  575

Textes de 2010, p. 1307/1708

Une crise des valeurs au Québec ?    

Je suis allé écouter M. Jean Campeau, dimanche, à l’église St-Patrice, à Magog (où je fus baptisé).   Il était l’invité du Bloc Québécois et de M. Christian Ouellet, notre député.  Une idée excellente d’organiser de telles séances d’information. Les médias n’étaient pas là pour couvrir l’événement.  D’ailleurs, le principal problème des souverainistes, c’est la communication.       

Les média sont entre les mains des libéraux ou des conservateurs, en fait, entre les mains de ceux qui ont de l’argent.  Et, les médias sont devenus tellement puissants qu’ils fabriquent la manière de penser des gens.  Eh oui, «la dictature de la piasse» va jusque-là.  Elle module nos valeurs.       

M. Campeau expliqua ce qui se passe dans le monde par une crise des valeurs.  À ma surprise, on se rejoint à bien des points de vue, mais on n’utilise pas le même langage.  Il est avocat et je suis écrivain.  Selon lui, il y aura bientôt de nouvelles crises économiques ; à mon avis, ces crises ne sont que des fraudes monumentales à l’échelle mondiale.          

Il croit dans la loi, je crois que les lois sont établies par ceux qui ont de l’argent, qui investissent dans le bien et le mal et récoltent leurs profits des deux côtés.  La loi est un instrument économique comme les religions qui voient leur rôle effacée par les médias modernes.  Le discours est modulé par les chefs de pupitres.  

Les bourses sont fondées sur la spéculation et sur les valeurs ajoutées.  C’est donc, comme le disait Alphonse Caouette, président de la Thérèsa, des institutions de bandits.  À ce point de vue, il avait tout à fait raison.   

Il leur suffit de modifier par internet les investissements pour qu’un groupe croisse ou décroisse.  Tout est artificiel, mais c’est ce qui justifie dans notre système la valeur de l’entreprise.  Plus voleur que ça, tu étouffes.       

La spéculation ne sert qu’à faire monter ou descendre les prix dans le seul but de faire plus de profits.  C’est du vol organisé, planifié.  C’est le système : des voleurs légaux. La mine d’or des avocats.           

Le deuxième élément de ce grand vol mondial légalisé est la valeur de l’argent.  On ne me fera pas croire que dans l’espace d’une journée le PIB d’un pays puisse être assez modifié (ça se joue sur au moins une année) pour changer la valeur de l’argent.  C’était plus honnête auparavant quand l’argent était comparé à l’or comme valeur étalon.        

Ces changements de la valeur de l’argent permettent encore de créer un moyen de spéculer et de faire plus d’argent ; mais on ne tient pas compte que ces changements modifient le marché et par conséquent peut être la cause de la dégringolade d’une industrie. 

C’est ce qui arrive dans le domaine forestier, des meubles.  Notre marché, c’est les États-Unis.  Dès que les États-Unis frissonnent nous sommes victimes d’une pneumonie.  Quand on a voulu avoir l’aéroport international à Drummondville, l’idée fondamentale était de faire du Québec le lien entre l’Europe et les États- Unis.  On voulait que le Québec diversifie son marché et se tourne aussi vers l’Europe. 

C’est un peu ce que Jean Charest préconise, mais comme fédéraste.  Ce n’est pas réalisable tant qu’Ottawa dira non.  Le problème avec le Canada, c’est que le Québec est étouffé par celui-ci, car nos intérêts sont absolument divergents.
 
Le troisième élément de ce système de bandits, c’est le marché
.  Au nom du marché, on peut écraser n’importe quel pays, forcer les compagnies à moins payer ceux qui y travaillent ; à profiter des richesses naturelles des pays qui sont trop pauvres pour les transformer sur place.  Ce sera ainsi tant que l’ONU ne sera pas assez forte pour statuer qu’aucune compagnie ne peut s’installer ailleurs pour moins bien payer les travailleurs.   Le salaire minimum des travailleurs dans ces usines devrait être fixé selon le salaire payé dans le pays d’origine ou être le même partout sur terre.      
 
Tout ça fait que le système économique se maudit complètement des hommes, l’argent devient tout.  God is money.   C’est le résultat de notre évolution.  Est-ce qu’on doit continuer dans le même sens ?  La planète ne peut pas absorber une telle orgie.  Est-on prêt à prendre le risque d’éliminer la race humaine ?   

Une belle conférence muette, car même si on n’utilise pas les mêmes mots, on dit la même chose.

Le culte du faire-semblant.        

Plus on fait semblant, plus on est populaire.  C’est bien comme ça que Robert Bourassa menait le Québec.  Jean Charest, grâce à ses nouveaux conseillers — qui sont les mêmes qu’à l’époque de Bourassa — fait exactement pareil.  Avec le même succès. C’est ce que nous indiquent les sondages.  Charest est aussi populaire qu’avant.      

Même avec la perte de 40 milliards à la Caisse de dépôt, la fausse crise qui est en réalité une arnaque des banques mondiales ; même après avoir montré son impuissance devant Harper, à Copenhague, Jean Charest est aussi populaire.         

Il lui suffit de faire semblant pour qu’on le prenne pour un héros, pour que sa popularité croisse.  On devrait peut-être tous devenir libéraux et le forcer à tenir un référendum sur l’indépendance du Québec. (Tiens, c’est ce que je ferais si ce n’était pas un mauvais scénario pour la population.).   Un mauvais scénario, on l’a déjà utilisé avec la loi 150, après la Commission Bélanger-Campeau… 

Une crise faut que ça paie, c’est inventer pour ça.     

Donc, si vous voulez devenir une vedette, sachez qu’il suffit de faire semblant.           

Avec Charest, le Québec se tient debout devant Ottawa — devrait-on voir le banc sur lequel il est agenouillé– ?   Le matamore est prêt à courir dès que le dinosaure rugira. Un peu de patiente et les Québécois auront tout oublié.  Ils sont encore plus Alzheimer que moi, ce qui est peu dire.   
 
On refait comme en 1996, il faut couper, couper, couper dans les services parce qu’on n’a pas pu empêcher la fraude mondiale, créée justement pour que le système économique puisse mettre au pas les pays qui ne sont pas capables de payer.  

Le coup de la Brinks moderne avec la complicité de l’establishment bourgeois.  Charest ne nous avait-il pas promis qu’on ne se ramasserait pas dans un tel bourbier s’il avait les deux mains sur le volant ?             

Sommes-nous sourds ? Aveugles ?  Une chose est certaine, on aime ça se faire fourrer. 

Je me souviens de mon grand discours, en habit d’évêque, à l’université de Sherbrooke quand je me suis présenté rhino (les vrais).    Je promettais aux gens des taudis, de la misère, tout pour aller très vite au ciel.  Je ne sais pas s’il y en a d’autres qui ont remarqué que tous les pays les plus pauvres de la planète sont ceux qui sont les plus fanatiquement religieux

Ce serait une étude intéressante à faire.  Si le capitalisme a été créé par sublimation sexuelle, la pauvreté serait-elle liée à la foi ?            

Mariage Harper-Boisvenu         

M. Boisvenu a enfin trouvé un emploi à vie bien rémunéré, grâce à Steven Harper. Ils pensent tous les deux la même chose : une charia judiciaire, servie avec une sauce à la canadienne.

28 Janvier 2010

Harper : le Georges Bush du Nord.

        
Ce que M. Steven Harper, premier ministre minoritaire du Canada ne dit pas quand il défend le système de mafia mondiale, nommé capitalisme, c’est qu’il parle plus au nom des pétrolières que des contribuables de son pays.          

Ce n’est pas le temps des réformettes, mais d’une remise en question en profondeur du capitalisme.           

Est-ce que le dieu ARGENT est plus important que l’HOMME ? C’est la question que doivent se poser les pays développés.  La planète est mise en danger par les règles « d’arnaques consécutives– les bulles spéculatives, le marché– » qui nous mènent de crises en crises.  Le système économique est de plus en plus clairement un moyen de permettre aux plus riches de devenir plus riches aux dépens des plus pauvres.  On tue la classe moyenne qui s’appauvrit à vue d’œil.  

Steven Harper est minoritaire au Canada.  Il parle au nom de son parti politique qui équivaut aux Républicains, aux États-Unis.  Il fait leur sale boulot sur la scène internationale pour éliminer le pouvoir d’Obama sur le peuple.  

Plus les réformes tardent, moins les gens croient en Obama, qui fait de son mieux pour améliorer le monde et nous sortir des griffes des spéculateurs et des banques. 

De plus en plus de Canadiens ont honte des propos de George Bush du Nord.           

Le Canada veut une réforme en profondeur du capitalisme, du moins, une majorité de Québécois. 

09 Février 2010

Réginald Dupuis.  

J’ai reçu ce message aujourd’hui… On dira que l’internet ne change pas le monde.

 Bonjour,
J’ai appris avec tristesse le décès de mon homonyme. J’aurais aimé le rencontrer et voir ses toiles lors d’un séjour au Québec. J’étais à Sherbrooke il y a bien des années, et garde q.q. souvenirs de votre jolie région.          
Salutations depuis la Suisse         
R. D.  

Je vous remercie de ce petit mot, ce fut très touchant.  Bonne santé et longue vie! 

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueueurs aiment cette page :