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Radioactif 482

août 31, 2022

Radioactif 482

Texte 2022, p. 903

L’AAACE : fasciste et féminoune.

L’Association des auteurs(es) des Cantons de l’Est ne change pas : c’est un mouvement qui regroupe des féminounes en chaleur et, par conséquent, de fascistes réactionnaires.     

La ville de Magog organise des événements littéraires et personne n’est entré en contact avec moi, par exemple, même si on sait que j’ai participé deux fois à la Flambée des couleurs.   En réalité, je devrais être tout à fait indifférent.  Pas surprenant que les choses se passent ainsi puisque nous nous trouvons aux antipodes.        

En principe, je devrais m’en ficher.  C’est ce que je vivais jusqu’à ce qu’on me mette sur le nez jusqu’à quel point on essaie de censurer tout ce que j’ai écrit et me faire oublier comme si je n’avais jamais existé.  Même à la Bibliothèque nationale, on essaie de décourager ceux qui veulent me lire.          

On a fait tout un plat avec la loi de Harper sur la censure et pourtant on vit et on véhicule cette même philosophie dans notre littérature. 

La littérature pour la jeunesse existe pour que la sexualité ne touche pas les jeunes et maintenant on voudrait empêcher les adultes d’avoir une vision différente de la sexualité hétéro. Une belle société d’hypocrites !  Être écrivain, c’est d’avoir un point de vue différent.  C’est permettre à tous d’explorer un autre monde.  Rien de plus faux quoique ça devrait être ça.     

Je ne comprends pas pourquoi qu’on se rappelle de moi après ma mort est devenu pour moi important.  C’est complètement idiot.  Quand je serai mort, il n’y aura plus rien pour moi.  Le vide total et éternel ou un changement de dimension tel que ce que j’aurai écrit n’aura aucune importance. 

Je voulais faire comprendre une différence. Je l’ai fait. Pourquoi est-ce que je m’y accroche ?  Une autre de mes contradictions émotives.  

On est appelé à disparaître comme tout le monde, mais on le refuse comme si on pouvait y faire quoi que ce soit.  Ça doit tenir à ce qu’étant jeune, on nous faisait croire qu’il faut accomplir de grandes choses durant notre vie.  Complètement idiot : la raison fondamentale de vivre, c’est le bonheur, l’expérience.

Cette année, j’ai décidé que mon livre Autobiographie d’une révolte sera publié un jour avec les dernières retouches, même si pour moi, la pédérastie est une réalité qui n’existe plus depuis longtemps, sauf, pour me rincer l’œil.  On n’élimine pas ce qui nous attire.

Je crois que ces écrits sont encore pertinents, même si les sujets sont de plus en plus dépassés.  Ces textes ont été écrits (la très grande majorité) au début des années 1970, à l’époque où je croyais qu’être poète, ça voulait dire quelque chose. 

Je n’écris plus de poésie depuis très longtemps et je ne crois plus dans une écriture qui peut être censurée par les valeurs bourgeoises.  Les jeunes le croient aussi, car ils ont créé le slam comme j’avais créé la poésie de jet qui n’a rien de sexuel quoiqu’en pense les féminounes.  À cette époque, je crachais plutôt comme un volcan.         

Cette association ne veut pas se mêler de politique, donc elle doit être libérale, c’est leur façon d’agir.  On me l’a vite rappelé quand j’écrivais une série d’articles dans leur journal.  J’ai toujours, semble-t-il la réputation du gros, mauvais révolutionnaire, travesti en Rhinocéros.          

Ces dames veulent encore moins évoluer dans le sens d’une libération des consciences et se débarrasser des niaiseries que les religions nous apprennent quant à la sexualité.  Leur paranoïa devrait être celle de tout le monde, oubliant que pour les féminounes, la sexualité est un danger alors que pour les gars, c’est un plaisir.  

Les féminounes ont cru qu’elles pouvaient faire disparaître la pédérastie en s’appuyant sur la mafia (les raclées en dedans) et le politique de droite (les lois comme l’âge de consentement de Harper, les obsessions de l’ADQ) .Erreur.  La pédérastie fait partie de la nature et quoiqu’on fasse, ça existera toujours.  Le seul problème est de créer un environnement d’où la violence et la domination seront totalement exclues.         

La majorité des garçons échappent à la morale bourgeoise basée sur la honte et la peur de la sexualité et savent la différence entre le plaisir et la douleur. Heureusement, les psychopathes qui s’attaquent à des enfants sont très rares, malgré les nouvelles de TVA (ce ne sera encore rien à côté de RDI).  Et, bien évidemment, tous les jeunes, sans devenir parano, doivent être conscients du problème et du danger. 

Il y a un monde entre un petit jeu de fesses entre des gens qui se connaissent et le psychopathe qui est prêt à tuer pour le plaisir de faire souffrir ou le marché mondial des organes ou des adoptions illégales (enlèvement des enfants en bas âge). 
 
En ce sens, l’émission les Parent, à Radio-Canada, nous a montré exactement ce que je veux dire : les jeunes ne sont plus des niaiseux.  Ils ne se font plus embarquer par des peurs qui ne sont pas justifiées.  Les gars ont une approche totalement différente de la sexualité. 

Pendant qu’on apprend à une fille à vivre dans la peur, les gars apprennent le plaisir de découvrir les joies du sexe.  Il suffit pour eux de bander pour avoir un premier professeur personnel.   Ils trouvent vite ce qui se passe.  Malheureusement, on ne leur inculque pas les devoirs et les responsabilités que ce plaisir implique lorsqu’il se transforme en paternité ou même en drames émotifs. (Même si les filles sont plus hystériques, ce sont les gars qui se pendent quand ils se sentent rejetés).  Apprendre à gérer sa sexualité, c’est apprendre à gérer ses émotions.   

Dans cette émission, on a aussi fait ressortir un des pires problèmes de générations : alors que les jeunes ne s’en font pas avec une sexualité qui est merveilleuse (transmettre la vie) les parents véhiculent hypocrisie et mensonge parce qu’ils ont été élevés dans un monde qui a toujours décrié la sexualité plus que la violence.

C’est un fossé inévitable tant qu’on n’aura pas compris que la sexualité, c’est la force vitale la plus importante qui existe dans le monde animal.  Tous les moyens pour l’éliminer le plaisir sexuel sont contre nature et pourtant ils sont utilisés pour asseoir notre morale débile venue des curés.  On n’est pas vite à comprendre.      

Le monde de demain devra apprendre à respecter même les diversités de la nature (une sexualité en dehors de la procréation) parce que c’est préférable d’être homosexuel que d’être culpabilisé, honteux et malheureux.  

Cette réalité ne commence pas à 16 ans, mais elle nous habite dès la naissanceFreud avait raison.           

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