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RADIOACTIF 617

janvier 17, 2023

Radioactif  617     Textes de 2012, p. 1562/170831 Décembre 2012 Le Québec est paralysé.  Le Québec est paralysé depuis que Robert Bourassa n’a pas eu le courage de tenir le référendum sur la souveraineté, référendum qu’il avait non seulement promis, mais qui avait été accepté par le parti libéral et une résolution de la Commission Bélanger-Campeau, à la suite de l’échec de Meech. D’ailleurs, si ce référendum avait été tenu comme promis, on en serait pas encore, après plus de 20 ans, à se demander si le Québec doit être indépendant.        On ne peut pas toujours repousser cette question, car elle est fondamentale. Si elle n’est pas résolue, on ne peut que continuer durant des siècles à s’entre-déchirer entre deux clans et ainsi s’épuiser parce qu’on n’a pas l’intelligence et le respect de soi voulus pour être conséquent avec la réalité qui démontre de plus en plus clairement que l’on a le choix entre être majoritaire, c’est-à-dire décider de notre avenir, ou être de plus en plus minoritaire dans un Canada qui nous respecte de moins en moins. M. Bourassa, un fédéraliste fanatique, ne voulait pas être celui qui passerait à l’histoire pour avoir fait l’indépendance du Québec. Évidemment, on se servait de l’ignorance des jeux économiques pour maintenir la paralysie complète, la majorité des gens croyant dans l’incapacité du Québec de vivre aussi riche dans un pays indépendant qu’à l’intérieur du Canada. Pour faire semblant de vouloir modifier le Canada, on a plutôt tenu le référendum canadien de Charlottetown qui a mis encore plus en évidence la différence entre le Canada anglais et les Québécois.         Empêcher l’indépendance est une obsession libérale depuis le congrès du parti libéral au cours duquel René Lévesque a été exclu de ce parti autant parce qu’on disait que c’était un communiste que pour son projet de souveraineté-association. D’ailleurs, j’ai dû démissionner comme président des Jeunes libéraux de Limoilou, lors de ce congrès.          Cette obsession fédéraliste tient à deux éléments fondamentaux: les anglophones ont l’impression que leur culture sera éliminée dans un Québec souverain et la peur bleue de la population en ce qui concerne l’économie. On a qu’à se rappeler les cas de la Brinks et les mesures de guerre pour comprendre jusqu’où le fédéral est prêt à aller pour maintenir le Québec dans la fédération centralisatrice canadienne.          À l’époque, il était encore possible de rêver d’un changement profond de la fédération canadienne, mais depuis le passage au pouvoir des libéraux fédéraux l’étau s’est tellement resserré que ce choix n’existe même plus. La Constitution est devenue pire qu’une prison.      Tant que le Québec n’aura pas décidé d’une manière irréversible si c’est un pays indépendant ou une province comme les autres, une minorité absolue, nous serons paralysés. Il faut absolument régler définitivement ce problème pour ensuite s’occuper des éléments qui détermineront notre vie de façon plus détaillée. Tant que cela ne sera pas réglé, le Québec se divisera de plus en plus petites parcelles idéologiques.                    2013   L’importance de la constitution. Pourquoi est-il infiniment important de choisir entre faire partie du Canada ou devenir un pays indépendant?          Plusieurs prétendent que la Constitution et la Chartre des droits n’intéressent personne. C’est une erreur fondamentale, car le pays dépend des décisions prises à partir de ces accords qui déterminent non seulement nos valeurs, mais la marche à suivre des institutions, le partage des pouvoirs ainsi que la répartition de la richesse.          Comme je l’écrivais dans d’autres textes, le système se perpétue à travers les siècles à partir des ententes qui régissent la vie sur un territoire donné. Aujourd’hui, le grand patron est à mon sens le système idéologique qui constitue, grâce à la vie économique et financière, la mafia mondiale légale, celle qui a tous les pouvoirs et domine même la démocratie.           Sans que l’on s’en rende compte, la constitution du pays gère jusqu’à notre souffle, car c’est elle qui répartit les pouvoirs et les obligations. C’est elle qui nous assure que toutes les lois se complètent plutôt que de se recouper ou s’annuler. Malheureusement, le Québec n’a pas sa Cour Suprême et on sait dans quel sens celle d’Ottawa penche. Les règles sont si déterminantes qu’elles décident aussi de nos valeurs personnelles. C’est ainsi que nos autorités ont décidé que l’on peut parfois porter la burka. La burka a été inventée pour les tempêtes dans les déserts, en quoi est-elle nécessaire ici alors que l’on n’a pas de désert?   Depuis quelque temps, on essaie de nous obliger à croire dans la même morale que nos voisins républicains des États-Unis. Celle-ci peut s’implanter grâce aux structures de la société d’où l’importance de définir notre société, mais comment le faire si on n’est pas le maître des instruments qui nous définissent?  Notre identité ne dépend même plus de nous, mais est entre les mains d’un Canada plus à droite que jamais. Même nos médias souffrent de cette dépossession de nos valeurs, car ils sont concentrés entre les mains de fédérastes ou d’institutions qui ne recherchent que les profits.       Depuis Trudeau, le Canada s’est enfermé dans une Constitution bloquée, invincible, grâce aux nouvelles règles. Grâce aux libéraux, on a éliminé toutes les possibilités de changements afin d’empêcher le Québec d’obtenir les modifications nécessaires à sa particularité. Il est rendu impossible de changer en profondeur la constitution canadienne. Le Québec est paralysé et est devenu le pire minoritaire qu’un système puisse inventer. On peut complètement se passer du Québec à Ottawa pour obtenir les votes nécessaires pour changer toutes les lois. Donc, on a même plus un mot à dire sur les institutions, les règles qui régissent nos vies et notre économie.          Le gouvernement du Québec est devenu une succursale obéissante ou plutôt impuissante. On qu’à regarder le problème de l’emploi pour constater que notre parlement ne peut même pas obtenir du fédéral les changements qui sont essentiels au Québec.     On se sert de la division des Québécois pour les rendre absolument impuissants. Accepte-t-on parce qu’on a peur de la controverse que les autres définissent notre vie? Où est notre fierté? 8 Janvier 2013Paliers de gouvernement : Le partage des pouvoirs.        Un autre élément important pour justifier la nécessité de l’indépendance est le partage des pouvoirs.             Qu’on le veuille ou non, mondialisation ou pas, le partage des pouvoirs fait en sorte que nous sommes les moutons noirs de la fédération canadienne, car nos intérêts autant que nos valeurs sont incompatibles avec ceux du Canada et plus particulièrement avec ceux de l’Ouest canadien.           Le partage des pouvoirs était, est et sera toujours la base de notre impuissance collective. Le partage de l’autorité est aussi un phénomène qui joue contre nous : le multiculturalisme fédéraste l’emporte sur les besoins linguistiques du Québec. Grâce à la Cour suprême du Canada, la loi 101 a été légalement amputée de tout ce qui aurait pu préserver notre langue fortement minoritaire en Amérique du Nord, grâce à ce partage des pouvoirs dont le but est de protéger les institutions qui constituent l’ensemble canadien.         Même notre vie quotidienne est sujette aux décisions du fédéral. Le fédéral préfère aider l’industrie de l’automobile et les pétrolières (et tout ce que cela comporte) à venir en aide à nos fermiers, à l’industrie du bois, ce qui constitue les éléments de notre économie locale.   Le fédéral base ses réflexions économiques à partir du pétrole alors qu’au Québec notre force est l’électricité. Pourtant, le fédéral subventionne Terre-Neuve pour nous concurrencer alors qu’il n’a rien fait pour le Québec dans ce même domaine.   L’impuissance est créée par le fait de doubler, diviser, partager les pouvoirs entre les différents paliers de gouvernements : fédéral, provincial, municipal, scolaire. Ces divisions permettent deux choses particulières : ne pas intervenir sous prétexte que c’est l’affaire de l’autre palier de gouvernement et la possibilité de créer une formule d’impôts et de taxation qui font en sorte que le gouvernement central reçoit le gros du gâteau, mais dépensent moins que les provinces.    Comme le disait Robert Bourassa, la société est mieux servie par le gouvernement qui est le plus près de la population à desservir.   Ce qui rejoint la nécessité de gouvernements régionaux advenant l’indépendance du Québec. Pourquoi les partis politiques ont-ils oublié cette réalité? Serait-ce que l’intérêt des partis politiques passe avant celui de la nation? Quels changements doit-on apporter dans notre système pour que le bien du peuple l’emporte sur celui des partis politiques ou des multinationales?          Ce problème existait et est une des principales raisons qui m’a amené à devenir indépendantiste. La mondialisation ne fait qu’empirer la situation, car maintenant les multinationales avec leur horde d’avocats ont plus de pouvoir que nos gouvernements. Non seulement l’indépendance est une réalité essentielle pour les services à la population, mais seuls les gouvernements de pays indépendants peuvent exiger efficacement le respect des ressources et le bien-être des travailleurs. Ils sont presque les seuls à pouvoir nous assurer que les multinationales se conforment aux règles d’ici.          Les systèmes idéologiques et économiques sont la véritable mafia légale.                      Notre gouvernement a pour mission le bien-être de son peuple alors que les multinationales ont pour mission de faire plus de profits d’où cette hantise contre tout ce qui est syndicat. Le profit est devenu le centre de la vie, d’où voit-on par exemple des républicains aux États-Unis qui gagnant plus de 400,000 $ pleurer parce qu’ils doivent payer de l’impôt, se fichant bien de la pauvreté des autres.    La Commission Charbonneau, ce n’est absolument rien à côté de ce que l’on trouverait si on voulait réfléchir en dehors de la désinformation. Par exemple, on parle toujours de la crise de 2008 ;  ce ne fut pas une crise, mais une fraude monumentale. Si c’était nous qui l’avions fait, nous serions tous en prison; mais eux, ce sont les maîtres.  Malheureusement, ce problème ne peut être résolu qu’à l’échelle planétaire par des Nations Unies plus responsables d’où le besoin pour le Québec de devenir un pays et avoir un mot à dire.         Dans un Québec indépendant, le Québec serait le seul à planifier son avenir et à répondre aux besoins de la nation. Un Québec indépendant pourrait, grâce à sa nouvelle Cour suprême, définir ses valeurs et fixer les règles et le cadre de son développement. Les partis politiques devraient cesser de se regarder le nombril et songer davantage au bien-être de la nation.           Dans un Québec indépendant, il n’y aurait pas un autre palier de gouvernement pour invalider les décisions du Parlement. Le Québec pourrait enfin créer ses propres objectifs et répondre au défi de la mondialisation.   11 Janvier 2013Des exemples du fédéralisme anti-québécois. Sur un plan strictement économique, il est impossible de planifier son avenir si on n’est pas seul à décider de ce que l’on fait pour réaliser à long terme un plan d’ensemble. Avoir le moins de paliers de décision permet non seulement de se concentrer et de s’entendre sur l’avenir; mais c’est aussi un moyen de payer moins d’impôts pour obtenir un maximum de services.             Or, les intérêts économiques du Québec sont souvent écrasés dans le fédéralisme. Deux exemples : l’aéroport international de Drummondville et le déménagement des industries.      L’aéroport international.     J’ai été le journaliste affecté à la construction d’un nouvel aéroport international sous prétexte que Dorval ne suffisait plus.     On parle de St-Jean, mais ce projet a vu le jour dans les derniers milles de la course alors que le projet qui avait le plus de faveur au Québec était la construction d’un aéroport international à Drummondville. Plus de 80 % des municipalités du Québec appuyaient le projet de Drummondville. C’était aussi le cas de Robert Bourassa. St-Jean était le choix de l’Union nationale.    Inutile de dire que la réalisation de ce projet mettait fin à la vie noire que vivait l’Estrie sur le plan économique. Les usines de textile fermaient à cause du dumping des compagnies asiatiques qui avaient très souvent les mêmes propriétaires que les industries non concurrentielles au Québec. Le phénomène de la Chine n’a rien de nouveau, les profits l’emportent toujours dans des décisions financières. Drummondville pensait avoir toutes les chances. Trudeau, Marchand, Pépin (ministre du comté de Drummondville) étaient ministres, des francophones, de supposés Québécois; mais Toronto en décida autrement. On fit alors une grande étude pour prouver que Ste-Scholastique, là où on trouvait les meilleures terres agricoles du Québec, était l’endroit idéal. La seule vraie raison de ce choix fut que Ste-Scholastique exigeait un passage au-dessus de l’Ontario. Or, dans un tel cas, advenant l’indépendance du Québec, Ste-Scholastique devenait une propriété fédérale alors que si l’on choisissait Drummondville qui pouvait agir sans couloir au-dessus du territoire canadien, devenait pour cette même raison une propriété québécoise.    Pire, on avait obtenu que l’Estrie devienne une zone spéciale pour l’implantation de nouvelles industries, ce qui amenait des investissements de plusieurs millions dans la région, une compensation pour avoir perdu Drummondville; mais la majorité des autorités en place étaient libérales et ont accepté que le fédéral ne tienne pas ses promesses. Il aurait fallu contester. On a baissé la tête et pas un sou ne fut investi dans l’Estrie, excepté pour les cultivateurs qui manifestaient contre l’injustice de voir les millions couler dans l’ouest du Canada et la sècheresse des portefeuilles de subventions pour le Québec.        Le plus écoeurant, c’est qu’aujourd’hui, Dorval porte le nom de Trudeau, donc, de celui qui a refusé la construction d’un aéroport international à Drummondville pour répondre aux intérêts de Toronto et du fédéralisme canadien en cas de sécession. Le déménagement des industries           Après avoir été candidat Rhinocéros dans Sherbrooke, j’ai accepté de devenir l’attaché de presse du candidat conservateur parce qu’il appuyait le OUI, lors du référendum de 1980. Le premier ministre était Joe Clark et on était devant une nouvelle élection contre  P.-E.Trudeau.             Or, profitant de mon poste, j’ai demandé à M. Clark s’il était vrai que le fédéral et certaines provinces subventionnaient fortement des industries pour quitter le Québec et s’installer au Canada. M. Clark m’a confirmé la chose; mais le plus étonnant dans ses réponses fut lorsque je lui ai demandé si c’était fréquent. Il a refusé de me dire combien d’industries avaient été ainsi soudoyées pour quitter le Québec se contentant de répondre « qu’il y en avait assez que si ça se savait au Québec, ce serait la révolution. »             À cette époque, les libéraux blâmaient le FLQ pour le départ d’industries québécoises pour l’Ontario. Pourquoi peut-on ainsi mentir pour faire peur aux Québécois et garder ainsi le pouvoir ?       Est-ce que les choses ont changé? Poser la question, c’est y répondre. L’argument économique est celui que les fédérastes se servent pour empêcher le Québec de devenir un pays, alors que les études démontrent que le Québec serait plus riche s’il était indépendant.        La vérité a-t-elle droit de parole dans le débat constitutionnel ?      14 Janvier 2013Le terrorisme de la GRC ou pour la sécurité et la non-violence. Comme on vient de l’apprendre, il suffit d’être contre les gaz de schiste au Canada pour être aux yeux de la GRC des activistes dangereux.     Cette formule a bien servi un certain Bush aux États-Unis. Il n’avait qu’à repasser une cassette de Ben Laden pour mettre les Américains à genoux devant ses politiques et obtenir de nouveaux crédits pour la guerre.           Le terrorisme consiste à servir de la peur pour appuyer ses idées. Ce n’est pas nouveau. Ce fut aussi la formule employée par les religions en se servant de la sexualité pour mettre sur pied des codes moraux régissant autant les individus que les communautés. On a fait d’un plaisir un acte criminel, tout en s’assurant ainsi que personne ne pourra y échapper.  On mit sur pied la confession qui deviendra les services de renseignements de nos jours. On ajouta aussi un ciel et un enfer après la mort pour que personne ne puisse vérifier.   La sécurité politique est un moyen pour la police fédérale de s’ingérer dans les domaines qui ne sont pas de sa compétence.  La GRC a déjà posé ses bombes (agent Samson) elle a déjà fait ses vols (la liste du PQ) et les fédérastes n’ont jamais suivi les lois lors des référendums pour gagner (la manifestation massive en 1995). Pas étonnant que l’on retrouve des formules pour essayer de garder un contrôle sur le Québec, en passant par l’environnement. On se rappellera que la pègre en 1970 a offert ses services au gouvernement Bourassa.  On voit que le lien n’a pas été brisé avec ce que nous donne l’enquête Charbonneau.         Les gaz de schistes, c’est mettre l’eau potable du Québec en danger. C’est donc un refus total, global même pour l’exploration. Il est étonnant qu’un certain Lucien Bouchard soit rendu du côté des capitalistes pour défendre l’indéfendable.        La GRC se sert du même modèle. Pour justifier ses interventions, on a répété les faux attentats au Canada (le cimetière en 1996 à Montréal et la banque à Ottawa afin de faire croire dans une résurrection du FLQ) strictement pour justifier une intervention politique déguisée sous le visage de la sécurité nationale. On se rappellera qu’il y a déjà existé des camps de formation dans l’Ouest canadien pour intervenir si les Québécois choisissaient l’indépendance du Québec dans les années 1970. Il était convenu d’une réapparition du FLQ, advenant un OUI à l’indépendance pour justifier une intervention militaire. La Cour suprême du Canada vient de légitimer la loi des mesures de guerre, n’est-ce pas?       Donc, s’il doit y avoir une période de turbulence après un OUI, c’est que les fédérastes essaieront de provoquer des raisons d’intervenir policièrement ou militairement. Les violents ce ne sont pas les Québécois, mais le système qui veut nous forcer à conserver l’industrie du pétrole comme seul moyen de survivance énergétique.          Pour empêcher le Québec de se retrouver dans de tels mouvements de violence, il faudrait immédiatement après un OUI à l’indépendance que la GRC soit Non grata au Québec.   

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