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Un sourire d’enfer 21

mars 1, 2023

Un sourire d’enfer   21 J’ai mis autant de coeur à l’ouvrage que possible en de telles circonstances.   Des amis m’ont refilé un dossier sur un cas évident de patronage du parti libéral, à East Angus.  Celui-ci fut très vite censuré et mis au rancart, même si j’avais toutes les preuves.    J’étais révolté.  La Tribune aurait fendu un cheveu en quatre pour dénicher un scandale contre le Parti Québécois, mais rejetait un fait prouvé contre le parti libéral. C’était son impartialité traditionnelle. J’ai décidé de régler le problème une fois pour toute : j’ai écrit au patron que s’il ne publiait pas ce dossier bien étoffé et véritable, je ne travaillerais plus à la Tribune.  Il publiait ou je sortais.  En d’autres termes, le journal était honnête ou il me mettait à la porte, en décidant de ne pas se conformer aux normes d’un journalisme authentique.  Il n’y a pas eu d’articles, je suis parti. Ça été une décision extrêmement pénible.  J’adorais être journaliste.  Comment comprendre que des Québécois soient assez sales pour refuser de défendre les intérêts du Québec au dépend d’une bande de patronneux ?  Je choisissais le chômage pour rester honnête.  J’étais encore une fois un imbécile, Qui apprécierait ce geste ? Cette saga, d’une manière, faisait l’affaire des deux parties.  En ayant un tel dossier, je pouvais accuser la Tribune et prouver ce pourquoi  je l’accusais et pour le journal c’était la chance en or de se débarrasser de moi sans que personne ne le sache.  Il ne le publierait certainement pas.  La gratitude n’a pas tardé. Plusieurs péquistes me trouvaient trop radical.  Certains, même s’ils étaient très rares, me croyaient un agent provocateur à cause de mes envolées en faveur de mon amourajoie.  L’un de ces derniers est même venu me voir pour me dire :  » Qu’allons-nous faire de toi ?  Si, au moins, tu lâchais les petits gars. » Belle mentalité !  C’étaient ceux que j’appelais mes faux prêtres.  Ils acceptaient que tu contestes tout, excepté la religion.  En étant plus catholiques que le pape, ils étaient incapables de voir vivre un autre individu plus librement qu’eux, surtout pas un amourajeux.  Ce n’était tout de même pas de ma faute si j’avais réussi à sortir de leurs malaises existentialistes.   À force de défendre la pédérastie, j’en étais devenu fier.  Aucune révolution ne réussira tant qu’on n’aura pas le courage de rejeter notre façon d’aborder la sexualité.  Même la gauche est trop bornée pour voir la nécessité de réajuster le tir. Les faux révolutionnaires ne voient pas les liens entre les religions et l’état pour maintenir les Québécois dans le joug.  Le respect d’une autorité qui nous ment est à l’origine de notre aliénation.  L’Église ne prenait plus parti pour un clan politique comme à l’époque de Maurice Duplessis.  Elle était devenue plus hypocrite. Son rôle, tout particulièrement dans les Vauxcouleurs (Estrie), demeurait tout aussi néfaste. Il se manifestait surtout dans les lettres ouvertes et dans l’action de différents mouvements.  Dans notre région, le scrupule était la principale force religieuse.  Cela permettait d’entretenir, grâce à la haine de la sexualité, le mépris du corps, donnant naissance à des sentiments de culpabilité, allant du masochisme pur et simple à l’obéissance aveugle. Je connaissais l’influence de l’Église dans la vie politique ; mais jamais je n’aurais cru qu’elle avait autant d’importance.  Les religieux sont vite apparus comme le ciment de la société ; car, leur philosophie constitue pour leurs sujets une façon de voir, de juger la vie et les événements. La religion ne repose-t-elle pas surtout sur la peur de la mort et de sa sexualité ?  L’interprétation de la mort est un domaine purement spéculatif.  Personne ne peut affirmer si ce que l’on prétend est vrai. De tous temps, les systèmes politiques ont été soutenus par des religions, des philosophies, des conceptions ou des interprétations de la réalité.  Les pyramides ont été possibles grâce aux croyances du temps sur l’immortalité et la divinité.  L’Inquisition a été le meurtre légal de milliers de gens qui voulaient remettre en cause la foi de cette époque.  Combien sont morts pour avoir osé prétendre que la terre est ronde ?  Le Christ lui-même n’était-il pas un révolutionnaire qui contesta aussi sa religion et se fit crucifier par ses paires ? L’Église au Québec n’a jamais été indifférente à la politique du pouvoir.  Elle a toujours soutenu le pouvoir des Anglais et appuyé leur domination tant qu’elle bénéficiait de sa part du gâteau.  Elle ne voulait pas que les gens s’instruisent parce qu’elle craignait de perdre son contrôle.  En 1837, elle excommunia les Patriotes.  Elle leur refusait d’être enterrés dans un cimetière catholique.  Elle n’a pas changé depuis car, aux élections scolaires, pour défendre sa confessionnalité, ses intérêts financiers, l’Église a permis de faire élire à la CECM tous ceux qui étaient contre la loi 101.  Ces trahisons sont presqu’impossible à calculer tant elles sont nombreuses. Dans les Vauxcouleurs (Estrie), l’Église prenait la relève pour le conservatisme et la peur du changement, là, où le système politique avait échoué.  Combien de péquistes sont plus catholiques que le pape et refusent ainsi de voir l’indépendance du Québec comme étant plus qu’un simple réajustement administratif du régime politique ?  L’indépendance, ce n’est pas seulement mettre Ottawa à sa place.  C’est un changement de mode de vie dans lequel le plus important soit le respect de l’humain, de la nature, la tolérance, le vrai christianisme, comme il nous a été enseigné.  Sauf, sur le plan de l’enseignement sexuel, l’Église a sa raison d’exciter.  Pour cela, l’Église doit séparer les affaires religieuses des choses politiques ou judiciaires. Les religions ont presque toujours conduit au fanatisme et inévitablement aux guerres.  Cela est encore vrai même de nos jours.  Les religions sont intolérantes : hors de l’Église point de salut. Avec l’Islam, c’est encore pire. Je me devais de combattre cet empiétement religieux dans des juridictions qui ne la concernent pas.  C’est aussi un élément important de la révolution. Les systèmes politiques s’appuient sur les croyances religieuses pour s’immiscer dans la vie privée des gens.   La foi est la plus grande justification des guerres.  L’Église a gratifié l’esclavage noir et béatifié la guerre au Vietnam.  Sans un appui religieux profond en ce sens, les USA ne pouvaient pas justifier leur intervention militaire.  Tout a été mis sur le dos du communisme.   Quant au Canada, le défenseur de la paix, celui-ci vivait grassement de la vente de ses canons et de ses armes de guerre.  Le débat est donc forcément politique.  Quant à l’aspect moral, je n’avais pas besoin de réfléchir longtemps pour saisir l’importance de la vie religieuse dans la vie politique des Vauxcouleurs. (Estrie) Il suffisait de me dire amourajeux, incroyant ou croyant non pratiquant, pour que personne ne prête attention à mes paroles, même si elles y étaient favorables. 

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