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Radioactif 622

janvier 22, 2023

Radioactif 622

25 Juin 2013

Les religions sont des multinationales.

Aucune religion n’est pauvre. Ce sont toutes des institutions multimilliardaires.           

C’est normal, car chacune s’est inventé une morale pour tenir les gens dans la peur de la mort et du sexe. Les règles de cette morale servent à ramasser de l’argent pour devenir plus riche et asseoir la domination d’une religion sur les autres.

La mort et le sexe sont les deux éléments sur lesquels les individus n’ont aucun pouvoir. Pire, aucune personne ne peut leur échapper. C’est une réalité fondamentale. Tous vont mourir et tous vont chercher à assouvir leur besoin sexuel, lequel est d’ailleurs strictement essentiel pour maintenir la vie humaine. Aujourd’hui, dans notre paranoïa, on essaie de convertir ce plaisir en « raison » d’avoir peur des autres. Le regard est même devenu un viol.     

C’est le dominant qui crée la règle et l’oriente vers son propre profit.        

La mort est la peur suprême. On nous la montre comme quelque chose d’effrayant alors que la souffrance qui l’accompagne est ce qui est horrible.

Tout le monde a peur de la mort. Créer une résurrection avec un ciel et un enfer, c’est mener tout le monde par le bout du nez de la naissance à la mort. Pas étonnant que les religions veulent absolument être enseignées dans les écoles. Le lavage de cerveau doit commencer dès la tendre enfance si on veut qu’il soit efficace. Dès l’adolescence, on commence à vouloir penser par soi-même, donc, c’est trop tard pour créer une domination émotive de l’individu.   

La peur de la mort est naturelle, car elle est la grande illustration de notre ignorance.

La mort est un simple aboutissement de notre réalité. On naît condamné à mourir. Pour diriger la conscience individuelle, on a inventé l’enfer et les jugements particuliers et généraux pour entretenir la peur, mais ils servent aussi à consolider la morale que l’on impose aux individus qui n’ont pas de temps à perdre à se demander ce qu’il adviendra après la mort. On se sert de la peur de la mort pour contrôler la vie des individus.  

Pour mériter le ciel, il faut… sinon c’est l’enfer. La souffrance éternelle. Et, dans ce il faut, il y a les moyens pécuniaires pour racheter le fait que l’on est un être limité, donc un pécheur, état auquel personne ne peut échapper.    

Pourtant, d’une manière ou d’une autre, personne ne sait ce qu’il y a après la mort. Dieu ou le vide absolu? C’est une question de conscience ou si l’on veut de perception de la réalité. Si on a plus conscience de ce qui se passe, c’est comme perdre connaissance, on ne se souvient de rien. C’est le vide absolu. Une négation même des forces qui nous constituent et de celles qui nous entourent en dehors de notre propre champ de conscience. Qui est revenu pour nous prouver que cela a le moindre sens?            

On ne sait même pas d’où on vient, sinon de la transmission de la vie, un phénomène génétique.

La domination religieuse repose sur la capacité de créer une forme de mésestime de soi qui doit être compensée par des dons. Le problème des indulgences a d’ailleurs amené à un premier divorce chez les chrétiens ce qui créa le protestantisme.       

Aujourd’hui, on a d’un bord les créationnistes et de l’autre la théorie de l’évolution, laquelle est définitivement plus intelligente et plus réaliste. Personne ne peut prouver qu’il y a eu un créateur; mais grâce à la science, on peut comprendre comment notre monde a été créé. Dieu serait-il une force, une direction vers une conscience globale? Personne ne peut le prouver et personne ne peut prouver le contraire. On croit en Dieu ou pas; mais les religions ont interprété cette réalité pour se constituer et devenir des institutions toutes puissantes. Parler au nom de Dieu, c’est s’approprier son pouvoir.   

Quant au sexe, c’est l’énergie la plus fondamentale de l’être humain. Elle se résorbe seulement dans le plaisir qui le réalise. Le sexe est si puissant que s’il ne gagne pas directement à tirer son plaisir, il contournera tout pour le réaliser quand même. C’est d’ailleurs ainsi qu’est né le capitalisme. C’est une déformation du but de la vie humaine où l’Être est remplacé par l’Avoir. C’est simplement un détournement de but. Dieu devient le pouvoir de la richesse. C’est une perception absolument athée de la vie. Le riche s’imagine être Dieu.       

Puisque le désir sexuel peut entraîner une foule de désordres, on a fait de celui-ci l’ennemi no 1. On a créé des règles pour le régir, des règles mur à mur comme si cette énergie s’exprimait de la même façon chez tous les êtres humains.      

Ainsi, au lieu de privilégier le plaisir, on l’a rendu coupable. (À lire : Pouvoirs de l’horreur, de Julia Kristeva, Seuil 1980) On a, au contraire, et c’est la logique même, définit la violence comme le moyen de dominer pour combattre « le mal». La création de la hiérarchie dans notre société est le fruit de cette façon de penser. On vient de sociétés qui ont été dirigées par des rois. Leur pouvoir venait de Dieu et l’entretien d’armées pour asseoir ce pouvoir était strictement nécessaire, car de chaque force inexplicable naissait un dieu. La guerre s’est donc implantée entre les dieux, ou si l’on veut, entre les détenteurs du pouvoir.      
En fondant leur vision de la vie sur ces deux points, la peur du sexe et de la mort, les religions sont certaines qu’elles atteignent tout le monde. Un individu peut être extrêmement pauvre, mais si ce sont des milliards d’individus qui travaillent, il suffit d’un tout petit don de chacun pour que le commerce soit absolument payant. C’est la raison pour laquelle on tient tant à ce que les religions soient protégées par les lois. Elles permettent aux riches d’étendre leur pouvoir sur les pauvres qui nourrissent leur portefeuille de leur travail.           

Il est bien de vendre ta force de travail, mais il est mal que ce travail soit effectué à partir de ton cul. On nomme ce travail prostitution. On entretient la peur du sexe par la honte. On force la libido à réaliser ses rêves dans le cadre de ce que l’autorité a décrété.       

Les religions sont une formule pour contrôler d’une manière absolue l’émotivité des individus. Et, pour que cette domination soit totale, les individus doivent obéir à des règles qui se concrétisent dans les signes extérieurs, le prosélytisme.   

En défendant leurs signes extérieurs, les religions ne parlent pas au nom d’un dieu; mais elles concrétisent les moyens humains de devenir un peu plus riches. Plus elles ont de fidèles, plus c’est payant. Plus c’est payant, plus elles sont puissantes.

La domination humaine repose sur le symbolisme, l’inconscient. Notre conscience est une infime partie de la réalité.

29 Juin 2013

Le bon côté des religions.

Si les religions servent à dominer les individus, elles ne sont pas intégralement mauvaises. La foi peut aussi apporter un gage d’espérance et de respect pour autrui.

La seule chose qui condamne les religions, c’est le fanatisme, le prosélytisme.
C’est leur refus d’évoluer. Elles reposent souvent sur des préjugés qui sont de l’ignorance crasse. C’est surtout le cas en ce qui concerne la sexualité.      

Aussi, si on les dépouille de ce pouvoir de tuer au nom de Dieu, Yahvé ou d’Allah (c’est le même gars), elles peuvent jouer un rôle très important de sécurité intérieure chez les individus.     

Les religions ont d’abord été inventées pour fournir une explication aux éléments dangereux pour l’homme. C’est une tentative d’explication de ce que nous sommes et de notre but. En principe, les religions doivent à travers leur morale assurer que leurs membres ne s’entretuent pas, se respectent, s’aiment même. Avec le temps, les religions sont devenues des pommes de discorde.            

C’est une distinction de taille, car si on reconnaît que les saints écrits sont la parole de Dieu, on ne peut pas en dire autant des rites qui sont carrément des inventions humaines pour mieux dominer ses moutons. Pire, les artéfacts religieux ont pour fondement d’asseoir le pouvoir de sa religion sur les méchants qui ne croient pas comme eux au même dieu. En fait, les rites sont des gestes politiques.

C’est pourquoi on doit interdire la prédominance des rites sur les règles de société. Je ne vois pas comment un dieu peut se sentir plus respecté parce qu’on se lave les pieds avant d’entrer dans un temple. C’est de la pure projection humaine. Qu’est-ce que Dieu doit penser de sa créature qui passe son temps à avoir honte de son corps, comme si sa création était une pure erreur?     

Aussi, les sociétés se doivent de protéger le droit absolu des individus de pouvoir pratiquer la religion de leur choix, si elle obéit aux normes civiles.
Pratiquer sa religion, c’est le droit de croire et de prier. C’est le droit d’obéir à certaines obligations et s’en tenir à certaines règles de comportement. Chaque individu doit être assuré de ce droit. C’est aussi le droit de prier ensemble dans un même temple. Cependant, quand l’enseignement devient politique, on ne fait plus d’actes religieux, on s’engage politiquement dans une lutte de pouvoir.   

En ce sens, la Commission des droits a été piratée. On l’a détourné de son but : protéger les individus contre la majorité.   

La Commission protège les institutions religieuses quand elles protègent les rites de ces institutions.

9 Juillet 2013

 Les dessous du cas Lac-Mégantic…1

C’est invraisemblable que le Québec n’ait même pas un mot à dire quant aux normes qui doivent réglementer le transport de matières dangereuses sur son territoire.

Cette incongruité nous amène à plus de 40 morts, car pour faire plus d’argent on achemine du pétrole quelle que soit le degré de dangerosité d’un océan à l’autre. Moins les équipements et leurs installations coûtent chers, moins il y a du personnel, plus les contrats se font grands, plus l’argent entre. C’est ainsi que fonctionne tous les systèmes financiers et économiques capitalistes et communistes (sauf que ce ne sont pas les mêmes poches qui encaissent les bénéfices).

L’argent est roi et maître ici-bas au nom de l’économie ou de la finance. Ça se passe à tous les échelons de la société.

Eh oui ! La tragédie de Lac-Mégantic dénonce le système capitaliste et son insatiabilité. Et, quand on écoute les reportages, l’anglais prend assez de valeur pour nous rappeler notre américanisation.   

Non seulement les trains dangereux, les bombes de la mort, passent-ils dans nos villes et villages, mais on ne peut même pas dire un mot sur les règles de transport, la décision est prise par d’autres que nous. C’est le fédéral et le fédéral a un budget qu’il gère de pire en pire, car nos gouvernements commencent à penser qu’on régit un pays comme une entreprise.


C’est exactement cela le dédoublement. Le fédéral qui impose sa façon de penser, sa façon de faire, qui tire nos taxes et impôts, mais laisse aux gouvernements locaux le soin de payer la majorité de la facture. C’est une des principales raisons pour lesquelles il faut que le Québec devienne un pays. Pourquoi le pétrole de l’Ouest doit-il passer dans nos villes et villages ? Pour nourrir les Américains, l’économie, la finance.

Pourquoi la nature nous menace-t-elle d’éliminer l’homme ? Les mêmes raisons que l’on nie toujours… On veut tout dompter pour faire plus de cash.      

Bien évidemment, les fédérastes feront tout pour faire oublier cet aspect essentiel de la liberté, soit le pouvoir de changer les règles. On essaiera, au contraire, de vanter ce que l’on a déjà fait pour améliorer les choses comme si les 40 morts étaient un simple accident.        

Je venais la semaine précédente d’aller visiter Lac-Mégantic avec mon ami Jacques de Grandmont, juste pour me rappeler la ville où en 1962, je crois,  j’y fus correspondant pour La Tribune.    

Continuons de fermer les yeux et croire que les grands ensembles sont là pour notre bénéfice personnel. C’est moins exigeant que de construire un pays comme on le veut

 11 Juillet 2013

Être maître chez soi.

L’accident de Lac-Mégantic nous démontre la nécessité d’être maître chez nous et d’avoir ainsi la capacité de décider ce qui se produit sur notre territoire. Il met aussi en évidence le fait que la finance et l’économie ne sont pas les seules choses importantes dans la vie, d’autant plus que tout bon capitaliste passe le besoin d’avoir de bons rendements bien avant celui du bien-être et la sécurité de la population.            

Comme le disait le grand patron, la compagnie fera probablement faillite et comme dans toutes les bonnes faillites cette même compagnie repartira probablement sous un autre nom. Qui paiera la note? Le gouvernement du Québec, donc, tous les citoyens du Québec. Pourquoi? Pour permettre à l’Alberta de vendre son pétrole aux Américains. Vive le fédéralisme qui coupe de plus en plus dans les transferts aux provinces!        

Est-ce qu’on interdira le passage aux convois qui transportent des matières dangereuses dans les villes ? Jamais, les gros perdraient trop d’argent. Et, l’argent est bien plus important que la vie.       

Quand nos gouvernements nous parlent de la sécurité, ce n’est pas celle de sa population, mais celle de ses dirigeants. La sécurité de l’économie.  

J’étais abasourdi quand j’ai entendu le ministre fédéraste Lebel nous vanter les efforts de sécurité de son ministère. Il parlait comme si ce qui s’est passé à Lac-Mégantic était un simple accident. Y a des morts, mais on pourrait en avoir plus. Quelle belle mentalité!         

Le train a pris feu. Il a déambulé la pente parce qu’il n’avait pas de frein. Ce n’est pas un accident ordinaire, c’est vraiment un crime que des compagnies puissent en toute impunité n’avoir rien à se reprocher, car les règles fédérastes ont été observées. Ces règles ont d’ailleurs de toute évidence été modifiées pour accommoder la compagnie qui transporte du pétrole, non pas pour les gens de Lac-Mégantic et la région, mais pour les Américains. L’économie.        

C’est ça être un peuple conquis : devoir subir les règles de l’autre et cet autre dans ce cas c’est le gouvernement fédéral.     

Je tombe de ma chaise quand j’entends les fédérastes nous dire que la sécurité s’est améliorée de façon drastique depuis des années alors qu’on nous montre des photos de rails pourris et d’endroits multiples où les trains sont mis en danger de dérailler si le rail demeure dans un si mauvais état.   

Combien de morts sommes-nous prêts à accepter pour que le système continue de se faire de l’argent grâce au pétrole, la principale cause des changements climatiques?

Ne me dites pas qu’il n’y a pas de lien. Au contraire, ce sont les multinationales qui vendent du pétrole qui sont les principales responsables des changements climatiques et de tous les désordres climatiques qui en résultent.     

Le lien c’est cette voracité économique qui devient la priorité des priorités, oubliant que les riches n’ont jamais assez de profits. Les libéraux, caquistes et conservateurs ont le même discours : l’importance de l’économie.  

Lebel et le président américain ne sont pas les seuls à minimiser l’accident de Lac-Mégantic en se pétant les bretelles sur les normes de sécurité établies.       

Pire que la compagnie américaine, c’est le fédéral qui crée les normes. C’est le principal responsable, car il fait une génuflexion devant les besoins de profits.      

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