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Radioactif 470

août 19, 2022

Radioactif 470

Texte de 2008, p. 870

Malhonnêteté intellectuelle = Conservateurs d’Harper.   

Les Conservateurs de Stephen Harper sont d’abord les anciens du Reform Party, un groupe religieux d’extrême droite  comme les Mormons du Canada?  

En ce sens, on s’attendrait à ce que ce parti politique ait au moins la décence de rechercher la vérité et respecter les lois.  Alors que Stephen Harper promet d’augmenter les punitions pour les jeunes contrevenants violents, son parti se fait prendre à ne pas respecter les lois quant aux dépenses électorales et il nie sa propre loi à l’effet de tenir des élections à tous les quatre ans. 

C’est comme dans le message de l’Évangile, où un individu voulait enlever la paille dans l’oeil du voisin parce qu’il a oublié la poutre dans le sien.  C’est le propre des mouvements religieux : l’hypocrisie et le mensonge.  

Si la répression donnait plus de résultats que la réhabilitation, il faudrait envisager cette solution.  Mais, toutes les statistiques prouvent le contraire. 

Là où il y a le moins de crimes violents, c’est au Québec.  Là, où on a toujours préféré la réhabilitation.  C’est une réalité alors pourquoi ne pas en tenir compte?             

D’autre part, pour un meurtre ou un vol violent, un viol, c’est naturel de demander des peines plus sévères ; mais est-ce plus rentable pour la société?  C’est comme la dénonciation qui est devenue un instrument de pouvoir pour les vengeances ou le chantage.   La réhabilitation a toujours connu plus de succès que la répression.              

Harper ajoute les crimes de nature sexuelle, mais que fait-il de ceux qui sont sexuels, mais sans violence?  Rien.  Pas un mot.  La sexualité demeure un champ trop payant pour le système judiciaire pour y réviser quoique ce soit.    

Pour ne pas avoir à parler de la guerre en Afghanistan, Harper prétend que le Canada s’en retira en 2011.  Comment peut-on le croire puisqu’il ne respecte pas ses propres lois?  «Faites ce que je dis, faites pas ce que je fais.» 

Depuis qu’il est premier ministre, Harper dit au monde ce que même les Américains n’osent pas dire.  Ce fut le cas quand Israël a attaqué le Liban.  Au lieu de respecter la notion de non-violence, de défenseur de la paix, Harper veut faire du Canada une des grandes forces militaires.  Pourquoi dépenser des milliards pour l’armée alors que l’on ne trouve pas l’argent pour vraiment solutionner le déséquilibre fiscal avec le Québec ?    
 
Je sais très bien que mon opinion ne modifiera absolument rien aux résultats du vote du 14 octobre ; mais j’avoue ne pas comprendre le raisonnement de ceux qui se préparent à élire un gouvernement Harper majoritaire. 

Harper n’a rien donné au Québec.  Sa reconnaissance de la nation ce n’est que du vent pour imbéciles. Qui est assez peu instruit ou informé pour croire dans cette reconnaissance faite pour embêter le Bloc québécois et couper l’herbe sous le pied aux libéraux ?

Les vieux dans cette élection…


Une des principales revendications du Bloc est d’annexer la pension de vieillesse et de s’assurer que tout le monde ait automatiquement le supplément pour le minimum de revenu garanti quand on y a droit.  

Ce n’est pas la fin du monde, c’est juste un minimum de décence envers ceux qui ont travaillé toute leur vie pour construire la société dans laquelle on évolue.  

Pourtant, c’est une des nombreuses lois présentées par le Bloc et refusées par les Conservateurs.  On n’a pas d’argent pour nos vieux, mais des milliards pour aller combattre dans des pays qui ne nous connaissaient même pas avant que nos soldats arrivent.  Dans un scénario pour implanter la peur et justifier la guerre.   

Ce n’est pas le Bloc qui bloque, ce sont les Conservateurs qui refusent tout ce qui vient du Québecparce que, selon eux, nous sommes des citoyens de dernier ordre.  Nous sommes des Québécois.  Et, quand on dit Québécois, chez les Conservateurs, ce sont des idiots à qui il suffit de dire qu’ils sont une «nation» pour qu’ils croient qu’on leur a accordé un statut particulier.     

Qu’est-ce que ça nous donne d’être une nation si on a aucun droit supplémentaire sur la culture, l’immigration et la langue, aucun sou dans nos poches.  Qu’est- ce que ça nous donne d’être une nation selon Saint Stephen Harper?  Les Conservateurs ont dit qu’on est une nation que pour embêter le Bloc.  Ça ne veut rien dire de plus.  Et nous les tatas, on s’imagine que c’est important.  Plus naïf, c’est impossible, tu meurs dans ton rêve.      

Quand on a monté le piège contre moi à Val- d’Or : il y avait un message facile à décrypter : «occupe-toi de tes affaires, arrête d’aider les gens qui sont dans la merde.» 

Ça m’a pris bien du temps pour me décider de lentement me diriger vers ma retraite parce que je n’ai jamais accepté de vivre continuellement aux frais des autres.  J’ai dû faire un petit bout de bien -être.  J’ai fait des sondages.  J’ai travaillé dans des fondations.   J’ai pu constater qu’il y a un besoin urgent de faire de bonnes enquêtes sur ces institutions.  Il n’y a rien pour nous assurer que la majorité de l’argent versé aide vraiment ceux qu’on doit aider.  Beaucoup d’argent en administration, très peu en dons réels.   

Ma retraite a commencé à Magog et a d’abord signifié de me regarder le nombril parce que je voulais mettre un terme à ma première tentative d’écriture.  Reprendre mes écrits des années 1970 et leur donner l’éclairage que je voulais qu’ils aient à la lumière de mon expérience personnelle.  Comprendre le sens de ce que j’ai vécu pour en faire profiter ceux qui viendront.  Mais, on est plus dans les années 1970.  On est loin d’être encore progressistes.  Même la gauche est rendue à droite.   

On essaie de justifier la réhabilitation en prétendant que le cul des jeunes est en danger en prison.  Ce n’est pas fort pour justifier notre opposition aux règles du curé Harper, mais c’est le langage des féminounes et elles représentent une grande proportion des votes.         

Mes deux derniers livres étaient essentiels pour expliquer ma trajectoire comme écrivain, surtout, si je voulais passer à autre chose, écrire sur d’autres sujets.  Là, j’avais le temps de remettre mon message en perspective, en fonction de ce que la vie m’a enseigné. 

Par contre, je ne savais pas qu’il existait des chroniqueurs aussi malhonnêtes que Martineau pour te faire dire le contraire de ce que tu penses, le contraire de ce que l’ensemble de ce que tu écris veut dire.  Cette fois ce n’est pas moi qui paranoïais mais le système.  Ceux qui créent des lois fédérastes, évidemment imposées au Québec.       

On a changé l’âge de consentement pour faire plaisir à la police et à la droite ; même si c’est donner foi au contraire de tout ce qui est enseigné en psychanalyse. 

On nous ramène à la compréhension idiote de la sexualité par les religions.  On a changé le sens du mot justice pour le remplacer par vengeance.  Ça fait paranoïa féminoune.  Comme si la vengeance apaisait vraiment les âmes.           

On veut avoir des lois plus sévères et on est assez idiot pour combattre le registre des armes à feu qui entretient la lutte à la violence. 

On veut éliminer la violence, mais on accepte une augmentation de la pauvreté.  On parle du décrochage scolaire et on ne fait aucun lien avec la drogue.  Et le registre des armes à feu?  Personne ne devrait avoir besoin d’être armé au Québec ou ailleurs ; même si on a pour voisin la nation la plus paranoïaque de la terre.   

Les fédérastes font des lois mais ils ne les respectent même pas.  Ils respectent celles qui font leur affaire.   Si elles ne le font pas, ils en créent de nouvelles.  Un système de bandits légalisés.  Un système d’hypocrites comme seules les religions peuvent créer.  Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais.  Hypocrisie érigée en système.         

On ne parle pas beaucoup du sort des vieux au Québec, même si c’est une des principales préoccupations du Bloc.  Pour les dix prochaines années, les vieux occuperont numériquement la plus grande place.  Nous sommes les morts en attente et pour le peu qu’il nous reste, on devrait s’arranger pour que ce ne soit pas la misère.         

Je fais ce qu’on m’a recommandé quand je suis allé dedans, je ne parle dorénavant que de mes intérêts puisque je suis un vieux.  Un vieux qui a besoin de jeunes pour évoluer.  Mais, je ne peux pas m’empêcher de penser qu’une fois que nous serons morts, on n’aura pas encore réglé le problème de la main-d’œuvre.  On manque vraiment de prévision. 

On n’aura pas non plus réglé le problème de l’indépendance et ce sera peut-être trop tard. Si c’est le cas, autant commencer à apprendre l’anglais puisqu’on ne veut plus exister. On n’a pas d’argent pour la culture, ou plutôt on se sert de l’argent de la culture pour la censurer ; mais on trouve des milliards pour faire la guerre.   Et on est assez idiot pour croire que nos gouvernements travaillent pour améliorer la vie.  Si on ne change pas très vite nos modes de consommation, nous serons responsables de l’instinction de l’espèce humaine.          

Quand on dit que la classe moyenne de 40,000$ et plus n’arrive pas à joindre les deux bouts, essayez d’imaginer le sort des vieux qui ont moins de 20,000$.  Certains doivent choisir entre les médicaments et la bouffe.  Mais, ce n’est pas grave.  Il faut leur aider à mourir plus rapidement en leur refusant le minimum. 

Je ne parle pas de moi, même si j’ai cet argent, je ne demeure pas seul.  Plutôt que d’avoir peur et de s’obstiner à toujours voter pour  le même parti, les vieux devraient exiger l’indexation des pensions, des soins à domicile et un service médical qui leur permet de pouvoir se faire soigner sans toujours occuper les lits d’hôpitaux.  

On devrait aussi revoir le payement des impôts pour permettre aux vieux de continuer de travailler s’ils le désirent.  Dans le système actuel, les vieux sont pénalisés s’ils veulent continuer de travailler.  On devrait privilégier le rapport entre vieux et jeunes.  La connaissance ça se transmet entre humains. 

Évidemment, toutes les féminounes vont se mettre à avoir peur.  Elles pourraient être soignées ou éduquées de manière à cesser d’avoir peur du sexe.

On devrait aussi revoir la loi quant au droit à un suicide assisté.  On est tous obligés de mourir, mais on est pas obligés de souffrir pour mourir et permettre au système de se remplir les poches en nous maintenant en vie.  La morale doit servir à autre chose qu’à nous culpabiliser et nous faire peur.    

Les coupures dans la culture, ça fait des années que je vis ça.  J’ai obtenu un peu plus de 1,000$ pour mes vingt livres, il y a trois ans, cinq cents, l’année suivante, et 350$, l’autre. 

C’est une façon de t’empêcher de produire parce que ça te coûte plus cher d’essayer d’être publié que l’argent qu’on te donne pour avoir tant travaillé pour rien. 

Pour les Conservateurs, leur cri de ralliement devrait être : « Vive la castration, vive la violence ! »  Malheureusement, ça s’applique à tout ce qui fait partie du système.  

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