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Radioactif 471

août 20, 2022

Radioactif 471

Texte de 2008

Bravo à Michaël Jean !

Je ne suis pas celui qui est porté à encenser Michaël Jean.  Ça n’a rien à voir avec sa couleur, car, c’est une jolie femme.  Elle est du groupe des féminounes (une de ses amies a été mêlée à mon dossier à Val-d’Or) et encore pire, elle est gouverneur générale, un poste qui n’a plus sa raison d’être.           
 
Règle générale, j’écris pour lui dire de se taire, de respecter sa job donc de se la fermer ; mais cette fois-ci, je dois admettre que je suis tout à fait d’accord avec elle (comme elle a eu mon appui pour couronner M. Morgentaler), 

Saint – Harper devrait exiger d’urgence le rapatriement du jeune Khadr.  C’est un enfant soldat.  La réputation du Canada est en jeu ; c’est plus important que son caucus. 

Harper doit jubiler ces temps-ci : il a une crise économique pour faire peur aux gens.

La crise économique : une vaste fraude.      

Faute de pouvoir ramener les États-Unis dans une autre guerre, les dirigeants ont dû se contenter, pour faire peur aux gens, de créer une crise économique.  Cette crise est le résultat normal du capitalisme sauvage, de la recherche du gros profit à tout prix.  C’est le fruit de leur imprévoyance et de leur soif insatiable de profits. 

Pour produire, il faut des consommateurs, des consommateurs qui peuvent payer ce qu’ils prennent.  Ce sont aux banques de payer pour leurs erreurs et non au petit peuple. Les capitalistes n’ont jamais tenu compte de la présence des pauvres, sinon pour les exploiter.

Cette crise est surtout le coup de poing sur la table des riches condamnés à la banqueroute.  Tout le monde crèvera s’il le faut, si l’on ne nous aide pas.  Ainsi, on demande aux pauvres de payer encore plus de 700 milliards pour sauver les riches banquiers.  Un beau coup juste avant les élections. 

Le plan de Bush est la fraude du millénaire.  Qu’on sauve le système, c’est une exigence incontournable, mais ce n’est pas aux pauvres de le faire.  Le plan de sauvetage doit toucher ceux qui sont assez riches pour ne pas être privés de l’essentiel.      

La crise actuelle est juste un moyen de finir de nettoyer le fond des portefeuilles de ceux qui en ont juste assez pour vivre.  Une surexploitation de la pauvreté.  

On dirait que le message est simple : vous nous sauvez (les banques et autres profiteurs) ou on vous laisse crever de faim.  C’est bizarre ! Les banques font de millions de profits chaque année et là tout d’un coup, juste avant les élections, elles piquent du nez.  Ça ressemble aux messages de Ben Laden qui arrivent toujours par miracle quand les sondages mettent Bush dans la merde.       
 
Le sauvetage devrait se faire après les élections présidentielles.  

Au Canada, on n’a pas les mêmes banques.  Elles continuent de s’enrichir ; mais ce qui me préoccupe ce sont les hauts-fonctionnaires qui jouent avec les fonds de retraite et qui espère faire plus vite des profits et qui perdent nos avoirs. 

Cette crise devrait leur calmer le pompon. Les spécialistes qui nous font perdre nos avoirs devraient être licenciés sur le champ, sans compensation.  Ils se donnent bien une prime quand ça va mieux. Il faudra bientôt une police spéciale sur les vols économiques ; une escouade, ça ne suffit plus. 

Non à la censure !

La lutte contre les compressions budgétaires dans la culture fait de plus en plus de bruit ; mais on semble oublier que le message essentiel devrait être NON À LA CENSURE.    

Et qu’on le veuille ou non, la censure chez-nous ne passe pas encore par le politique ; mais par la sexualité parce que nous avons été traumatisés durant des décennies par des curés qui ne parlaient que de ça ou presque. 

Et, l’Ouest canadien n’en est pas encore libéré. Les Conservateurs, c’est surtout le REFORM PARTY devenu le parti de Harper.  Harper est tellement à droite qu’il fait des déclarations que même Bush n’oserait pas faire.  Avec lui, notre ambition est de devenir une des grandes puissances militaires.  Pas pour moi !  Pas pantoute. 

Aujourd’hui, cette droite en mène de plus en plus large au Québec : le clergé constipé (parce qu’il y a des prêtres évolués), le Journal de Montréal et TVA, (instruments de peur et de propagande en focussant sur les nouvelles judiciaires) l’ADQ, les Conservateurs et les féminounes.  Même les partis de gauche souffrent de cette peur de la sexualité. 

Layton a proposé que l’âge de consentement soit de 16 ans. C’est normal, c’est un sujet difficile qui peut créer des remous dans n’importe quel sens ; car, la sexualité est d’abord et avant tout chez -nous une question émotive.   

On a qu’à se rappeler le rôle des Yvette dans les résultats du référendum.  Les féminounes ne sont pas plus branchées dans les élections actuelles.  Aucun parti ne serait assez à plat -ventre devant leurs revendications de femmes qui ne réfléchissent qu’à travers leur statut de femmes.  Elles oublient qu’il y a des valeurs propres aux deux sexes.  C’est beau préconiser l’égalité des sexes ; mais encore faut-il que ce soit vrai pour les deux.   Elles oublient que le Bloc est définitivement pour l’égalité des sexes. Ça fait même parti de son credo.      

Quand on discute de la sexualité, on oublie son côté rationnel parce que ce sont les religions qui ont le monopole de notre perception.  Qu’on le veuille ou non, les femmes sont les plus marquées par cet enseignement de peur et de répression, car l’Église se servait même de la Bible pour les stigmatiser.  C’est normal qu’une femme soit plus vulnérable qu’un homme puisqu’elle est la plus convoitée.  Il y a des viols homosexuels, mais les hommes sont loin encore d’avoir peur que ça leur arrive à chaque coin de rue. 

De plus, une femme peut avoir un enfant, donc, elle doit prendre une décision qui la marquera pour la vie.  Le gars n’a que le plaisir d’éjaculer et de se pousser, s’il veut.  De manière ou d’une autre, avec le cancer de la prostate, on se fait tous élargir le derrière. Une revanche de la nature !    
 
Pire, les femmes sont plus peureuses ou paranoïaques parce que presque en naissant on les entretient quotidiennement de la peur qu’il faut avoir du gros cochon qu’est l’homme. 

La sexualité sans amour n’a aucun sens, mais elle est encore vécue ainsi dans certaines religions où le couple est formé en vertu d’une décision économique (le statut social, l’appartenance au clan).      

On n’a jamais voulu tenir une véritable réflexion sur la sexualité au Québec.    

On se contente de faire dans nos culottes en disant le mot pédophile.  C’est encore un sujet absolument tabou.  On n’a même pas l’honnêteté de faire la différence entre un pédophile, un pédéraste et un homosexuel.   Et si on essaie, on est expulsé des syndicats littéraires, car, pas de subventions ou de travail, si tu n’es pas membre d’une association littéraire.    

L’âge judiciaire de consentement devrait être ce qui différencie un pédophile d’un pédéraste ainsi que la façon de vivre cette situation.  On ignore la réalité humaine et scientifique pour définir la sexualité comme le veulent les religions.  On ne va plus à l’église, mais on est encore plus catholique que le pape.  On peut pas dire que celui-ci a beaucoup évolué avec le temps, même si les papes se sont décrétés infaillibles.          

En défendant la pédérastie et le droit à sa liberté sexuelle tant qu’elle n’est pas violente ou dominatrice, mais un moyen de développer sa personnalité et son autonomie, je peux affirmer que la censure n’est pas que le propre des Conservateurs. 

On a inventé la littérature pour la jeunesse afin d’éliminer toutes les références sexuelles.  Quand on analyse un livre ou un jouet pour savoir s’il convient aux jeunes, on n’étudie pas les répercussions de la violence dans ce livre, mais s’il y a des insinuations sexuelles.  Même avec cette nouvelle approche de la littérature, on continue de censurer tout ce qui parle de pédérastie ou pédophilie, même si le livre ne s’adresse qu’à des adultes comme mes deux derniers livres.           C’est ça la CENSURE.             

Cette censure semble le propre des féminounes qui sont obsédées par ce qu’elles appellent l’hypersexualisation alors que de fait, la réalité est que les propos sexuels ou images peuvent être vues par un plus grand nombre de jeunes, car ils savent mieux pitonner sur internet que nous.  Ce n’est pas d’interdire qu’on a besoin, mais de prendre les moyens pour nous rendre plus conscients, responsables et autonomes face à cette nouvelle réalité.  C’est la meilleure sécurité qu’on peut leur donner.        

Si on ne croyait pas que la sexualité est le pire mal des maux, on privilégierait de créer une conscience personnelle autonome.  

Pour une femme, la sexualité est encore un danger, un péché alors que pour le gars la sexualité, c’est d’abord du plaisir. 

Il est bien évident qu’en regardant plus profondément la sexualité, il est impossible d’ignorer la responsabilité.  

Dans notre société hétéro, on semble croire encore que la femme est l’Ève qui a présenté la pomme à Adam pour l’entraîner dans le mal.  Les religions sont un lavage de cerveau.  Ce n’est pas pour rien qu’on veut absolument commencer à les enseigner dès la petite enfance.    

L’Association des Auteures (rs) des Cantons de l’Est (une association libérale ?) est un exemple éloquent d’Inquisition québécoise.        

La police a toujours voulu ramener l’âge de consentement à 16 ans, même si c’est contraire à tout ce que la psychanalyse nous apprend sur le développement de la sexualité.  Est-ce que le Québec est un État policier ?          

L’ordre et la paix, dont on fait appel, se transformera en chasse contre les indépendantistes dès que les fédérastes auront la certitude que les séparatistes ne seront plus assez forts pour contrer cette chasse.  

Les riches de la mondialisation ont décidé que c’est plus rentable pour eux d’avoir un Québec au sein du Canada.             

Quand il est question de sexe, tous les instincts hypocrites refont surface.  On nie le problème.  Pourtant, c’est le fond du débat quand on constate l’arrivée de nouvelles religions au Québec (le voile, l’école privée religieuse).  Même si toutes les religions sont répressives, elles ne le sont pas toutes de la même façon.  Le voile était bien porté par les religieux d’ici, il n’y a pas si longtemps.  Quand on rentrait à l’église, une femme devait se couvrir la tête et l’homme se la découvrir…           

On lutte contre les compressions de Harper en mettant de côté l’essentiel juste parce qu’on risquerait de se ramasser «ses propres culottes à terre».  On veut bien dénoncer les Conservateurs, mais on oublie qu’à cause du clergé (et des féminounes qui le remplacent) la censure fait partie de nos mœurs depuis toujours. 

Nous sommes des descendants de Port Royal (pas tous, mais une bonne gang).  Port-Royal, c’étaient des fanatiques religieux qui au nom de Dieu, ont essayé de détruire les cultures indigènes. 

Le Peace and love n’était pas encore à l’honneur.  La seule raison qui faisait que la censure ne rejoignait pas tout le monde, c’est que pour échapper à la misère économique, on n’avait pas le temps de s’embarrasser des mœurs des jeunes.  Au contraire, il fallait le plus tôt possible les marier pour que le pays ait les bras dont il avait besoin.  La sexualité et la façon de la percevoir a aussi son histoire.  On oublie que la sexualité est ce qu’il y a de plus privé et, sans violence, ça ne devrait pas regarder les autres.            

Se servir de  » l’ordre public  » pour justifier la censure nous amènera à une répression politique puisqu’au moment où la majorité sera fédéraste et que les autonomistes seront devenus impuissants, on prétendra que de prêcher l’indépendance du Québec nuit à l’économie du Canada.        

Comme ça se faisait, alors que j’étais journaliste, le fédéral subventionnait les industries qui voulaient quitter le Québec pour faire croire aux gens que l’indépendance faisait fuir les compagnies (Cadbury, Sun Life, etc.).          

Le problème avec les Québécois : non seulement ils ne se rappellent pas leur histoire ; mais ils ne savent pas ce qui s’est passé dans les 40 dernières années. 

Malheureusement ou heureusement, au Québec, il faut admettre que le Bloc est le mieux placé pour éviter un gouvernement majoritaire conservateur.  Ceux qui ont décidé de jouer aux opportunistes devraient réfléchir.             

J’abandonne ma campagne pour la liberté sexuelle (sujette à nous diviser), on y reviendra après les élections.  Pour le moment, il faut créer un mouvement de solidarité contre Harper.  Voter n’importe quoi, sauf Harper.  Voter pour celui ou celle qui pourra nous en débarrasser. 

Cela aurait été plus facile si les libéraux avaient été plus forts ; mais actuellement c’est clair il faut trouver une autre alternative.  Tout pour ne pas avoir un gouvernement conservateur majoritaire. Il ne reste que le Bloc pour y arriver.  

On peut se vanter de servir d’exemple puisque la crise américaine actuelle tient de la même formule que le coup de la Brinks.

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