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Radioactif 459

août 8, 2022

Radioactif 459

Texte 2008

Répression = viol de conscience.       

Que l’Église veuille nous faire croire que le sexe est péché, c’est une chose ; mais qu’on t’empêche d’avoir différents points de vue en censurant tout ce qui se produit, c’est un viol de conscience. 

Pour moi, les tordus, ce sont ceux qui luttent contre le droit à une sexualité libre et non violente.  Ils imposent leur jugement, je devrais plutôt dire leur condamnation du sexe dans la vie. Ils vivent en frustrés et sont jaloux de ceux qui y trouvent le bonheur.          

Quand j’étais jeune, on prétendait que l’homosexualité est une maladie mentale. On ne pouvait pas concevoir l’avenir d’un homme en dehors de la paternité ou de la prêtrise.         

Les féministes d’alors ont remis en question la vocation de mère sans y attacher la notion de plaisirs au lit.  Elles ont proclamé haut et fort leur droit de revendiquer le plaisir qui est attaché à leur devoir de devenir mère.  Évidemment, ça faisait leur affaire parce qu’elles se battaient pour le droit à l’avortement et l’égalité homme-femme.  Grâce à elles, on a pu commencer à penser que faire l’amour ce n’était pas seulement procréer dans une structure uniquement monogame et nucléaire.  Que le plaisir sexuel sert à autre chose qu’à engendrer.  Il appuie la création de l’amour.  Pas de plaisir, pas de complicité, pas d’amour.       

Dans Laissez venir à moi les petits gars, je disais que ces relations sont aussi une forme de communication, communication qui peut procurer autant de plaisirs que les gestes corporels. La tendresse n’est pas que le minouchage, mais le sentiment qui l’accompagne.  On peut avoir plus de plaisir à voir l’autre éjaculer qu’à se faire tâter soi-même.     
 
Probablement, que le choix inconscient de la personne qui te plaît est déjà fixé dans tes gênes, révélé par nos hormones qui nous font réagir à tels types de stimulations plutôt qu’à telles autres.   Nos goûts personnels se développent à travers notre expérience du plaisir et de la douleur.  Qu’est-ce qui peut arriver si tu participes à une activité sexuelle avec une autre personne, autrement que du plaisir, de la tendresse, à moins d’être sadomasochiste ou être violé ?  Rien.  D’autant plus que le cerveau habituellement gère la mémoire de façon à nous faire oublier complètement ou en partie les aventures qui nous blessent.  D’où vient donc leur invention quant aux séquelles ?       
 

D’une manière, la peur de nuire aux autres a été bénéfique dans mon développement.  Elle m’a obligé à me demander constamment ce que les autres vivaient.  J’avais trop peur de leur faire mal pour ne pas chercher à comprendre l’impact de ces relations.   Est-ce que je pouvais créer des problèmes à un jeune avec qui je partageais ma sexualité?  C’était le fonds de tout mon questionnement et de ne pas pouvoir trouver les réponses, sauf des livres qui condamnaient tout ce qui sortait des règles religieuses, me rendait encore plus vulnérable aux discours répressifs, car tout ce que je pouvais et peux encore objecter à leur argument, c’est ma petite expérience personnelle.  Celle-ci a cependant l’avantage de me permettre de ne plus me faire mentir à plein tube et me faire croire que la pédérastie est néfaste.    
  
Quand j’étais jeune, je crois que l’attitude des filles à mon égard fut très importante quant au choix naturel de la pédérastie.  Depuis que je suis très jeune, je ne sais pas de quoi parler avec une fille.  Leurs goûts me sont absolument étrangers.  Il n’y a rien à comprendre, sauf qu’elles fonctionnent surtout par les émotions quand il s’agit de relations humaines.  J’imagine que c’est parce que je n’ai pas rencontré la fille avec qui je me serais senti aussi comblé qu’avec un petit gars que je suis resté pédéraste.  Je n’avais pas besoin d’elles.  Je me sentais même privilégié d’être pédéraste et même si les aventures sont trop peu nombreuses, elles demeurent un fantasme suffisant pour vivre une vie agréable.      

Ma relation avec les filles et les gars de mon âge fut un problème de communication.  De goût.  Je déteste me sentir posséder, de devoir obéir à tous les caprices du ou de la partenaire.  La jalousie me rend malade. 

Pour moi, un être aimé, ce n’est pas un bien dont on dispose à volonté.  C’est un échange profond.  Une fascination et un émerveillement.  Les femmes avec lesquelles j’ai vécu me fascinaient autant que les petits gars par leur sens de la liberté.  Une liberté qui leur permettait de choisir le partenaire, mais qui les amenait souvent à changer.  Tu étais l’homme de la situation tant que tu comblais tous leurs vœux au lit ; mais si ça déclinait, tout changeait.  J’étais parfaitement d’accord avec ce point de vue.      

Tu peux t’attacher à quelqu’un pour un certain passage dans ta vie; mais ça ne veut pas dire que ce sera ce qu’il y a de mieux durant toute ta vie; donc, pourquoi ne pas changer? Les femmes cherchaient surtout et d’abord la sécurité. 

À cette époque, les femmes ne pouvaient pas socialement se développer comme un gars. C’était à mon sens complètement stupide.  La femme peut aussi bien remplir toutes les fonctions que remplissent les hommes et si tu ne fais pas d’enfant tu n’as aucune obligation envers personne.      

Cette façon de comprendre l’amour modifie tous les paramètres dans la vie.  Si tu fondes une famille, tu en es totalement responsable et alors pour la sécurité de la famille, la fidélité est essentielle ; mais si tu n’as pas d’enfant l’amour ne te rend absolument pas propriétaire de l’autre.  C’est en ce sens que je crois que le couple peut exister en fonction de la solitude, du partage, de la complémentarité et alors ce n’est pas important, dans ce cas, que le couple soit hétérosexuel ou homosexuel.  L’important devint : être bien dans ta peau, être bien avec l’autre.         
 

Jeune, je n’avais pas cet échange avec les femmes.  Elles m’étaient complètement étrangères.  Je n’avais aucun sujet de discussion qui aurait pu leur plaire, mais je demande si j’en avais avec les gars, car, j’étais aussi différent d’eux que je l’étais des filles.         

Comment s’identifier à l’homosexualité, comme me l’avaient recommandés les médecins que j’avais consultés, alors que j’avais à cause des journaux jaunes et des discussions soulevées chez les adultes  peur des hommes intéressés aux plus jeunes parce qu’ils étaient tous supposés être des montres qui risquaient de nous tuer après nous avoir enculés.

Je ne pouvais pas concevoir de prendre le risque quoique ça me tentait. On nous présentait les homosexuels comme des gars qui s’enculent automatiquement et ce n’est pas une pratique que j’aime.  Alors, que faire ?             
Avec un jeune, pas de problème, il aimait autant que moi les caresses, les masturbations et un petit suçage.  Je n’ai jamais eu une expérience où un jeune a manifesté de la répugnance ou d’insatisfaction.  Ils sont tous revenus quand on pouvait se revoir et leur comportement signifiait clairement leur désir de recommencer. 

Les faits contredisaient tout ce que l’on disait sur le sujet.  Tout n’était que plaisir et à moins de croire ce qu’on prétendait quant au mal que l’on faisait, il était impossible de s’en repentir.  C’était, au contraire, de très bons souvenirs.    

Mon manque de communication avec les femmes ne me les a pas fait haïr.  Elles n’ont tout simplement jamais été chez moi aussi importantes émotivement qu’un petit gars.  Je voulais avoir un enfant. C’est ce qui m’attirait en elle. C’est ce qui a développé l’idée que je pourrais vivre aussi heureux avec une femme qu’avec un homme.  Aujourd’hui, je considère la sexualité comme un besoin secondaire.   

Par contre, les filles ont joué un rôle primordial dans mon goût de la boisson.  Toujours te faire refuser quand tu vas les demander à danser, ce qui constituait mes rapports avec elles, vers 15-16 ans, ça m’humiliait, ça me choquait.  Aussi, plutôt que de toujours me faire dire non, parce que j’étais trop laid, je m’achetais de la bière et j’oubliais ainsi cet outrage.  À 16 ans, j’avais déjà un bon fond alcoolique.  Ce rapport ne faisait qu’amplifier le mépris que j’avais de moi.  Les filles signifiaient bien plus un problème qu’une tentation.

J’ai résolu le problème en les éliminant de ma vie.  Elles ont cessé d’exister dans mon imaginaire quand il était question de plaisir et surtout de sexe.  Plus je les ai connues, moins elles ont occupé d’espace.  Par contre, celles avec qui j’ai vécu demeurent de très bons souvenirs.  Ce qui explique probablement que je suis beaucoup moins misogyne que la majorité des pédérastes que j’ai connus.              
     
Par contre, la lutte que les féminounes me livrent fait en sorte que je préfère vivre avec une petite Benji qu’avec une femme.  Benji, ma chienne, ne fait pas de crises stupides. Elle n’est pas assez scrupuleuse pour ne penser qu’au cul.  Le plus drôle, le fait d’avoir eu Benji m’a mis plus que jamais en contact superficiel avec une tonne de femmes. 

Donc, je fais à nouveau une différence avec les féminounes, des êtres arriérés, et les vraies femmes, les féministes.  Je ne suis pas plus intéressé, mais davantage amusé.  Me faire dire que je suis bel homme ne me laisse pas tout à fait indifférent.  Et plus que jamais je crois que tous les êtres humains sont égaux.  Il suffit de découvrir ce qui les rend plus beaux et plus agréables à fréquenter. 

On devrait créer un circuit de gens qui aurait pour mission de découvrir la beauté de l’autre peu importe le sexe, la race, la langue, la religion.  Découvrir simplement la beauté de l’humanité.  Avec les trous-de-cul qui nous dirigent, c’est devenu un besoin essentiel.   La vie est tellement courte qu’il faudrait cesser de perdre notre temps avec nos différences.   

7 août 2022.

Je ne suis pas indifférent aux compliments quant à ma beauté ou ma laideur.  

À 79 ans, je n’ai jamais eu autant d’hommes pour me dire qu’ils me trouvent désirables et qui me demandent en mariage. Évidemment, tous ces compliments dirigent le rapport qui s’établit entre nous et qui finit majoritairement par me demander si j’accepte de me montrer nu. Puisque la nudité ne m’apparaît pas comme mal, je ne vois pas pourquoi je leur refuserais.

Plus tard, je dirai que c’est ce petit aspect « guidoune » qui a fait que j’ai pu m’éloigner de la pédérastie quoique la paternité et enseigner ont aussi joué un rôle essentiel. J’ai découvert les jeunes autrement. S’accepter comme on est, c’est toujours difficile.

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