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Radioactif 449

juillet 29, 2022

Radioactif 449

Texte de 20087, p 810

Au-delà du territoire … l’indépendance.

L’indépendance du Québec n’est pas qu’une question de territoire ou de pouvoirs entre le fédéral et le Québec ; mais surtout, une vision du monde et de « notre place » dans le monde.      
    
C’est une perception qui rejoint le sens de la vie. Mais, ce peut être tout autre chose pour un autre que moi.  Tout dépend de ce qui constitue l’élément sur lequel repose notre jugement. 

Si je ne pense qu’à l’argent, je crois dans le Canada.  Si le français est prioritaire, c’est évident que je suis indépendantiste.  Si je crois aux droits de la personne, l’un n’est pas meilleur que l’autre.  Les lois du Canada prévalent sur celles du Québec.  Nous sommes des colonisés.   Au criminel, elles sont les mêmes.  Nous sommes aliénés.   Nous embrassons nos chaînes.

Harper, les féminounes et la droite religieuse en font de grandes zones d’insécurité.  Ce sont des Talibans chrétiens.  Évidemment, entre notre intolérance et la folie des Talibans, il n’y a rien de comparable, sinon que c’est la même racine.  

Le problème fondamental demeure la vérité.  Puisque chacun tire de son bord de la couverture, il est pratiquement impossible pour le commun des citoyens de savoir quand on lui ment ou non.  On appelle ça : l’intérêt du parti. 

Pourtant, une question aussi importante devrait être traitée au-delà des intérêts des partis politiques pour voir dans l’ensemble quelle solution est la plus avantageuse pour les Québécois (Tous ceux qui demeurent sur le territoire du Québec).            
 
Je ne suis pas devenu indépendantiste juste parce que c’était à la mode dans les années 1970 ; mais parce que mon expérience comme journaliste à la Tribune (l’échec du projet d’aéroport international à Drummondville, les subventions dans le monde agricole, Ottawa qui paye pour que les industries fuient le Québec afin d’entretenir la peur, les bombes de la GRC, etc.) tout ça me prouvait le suprême mépris du fédéral pour les gens du Québec. 

Quand je téléphonais à Ottawa, un peu plus et les ministres en entrevues auraient eu besoin d’une carte géographique pour savoir d’où je leur parlais.  Tu n’as pas de besoin de dessin pour comprendre que pour eux (à part des impôts à payer), tu n’es rien.  

Par contre, le pire problème qui nous assaillait localement c’était l’esprit de clocher.  Sherbrooke, en particulier, se prenait pour l’Estrie au complet.

Dans ma tête, on ne peut pas améliorer le sort des gens d’une région en remettant les décisions à des gouvernements extérieurs et sans que les gens aient une conscience régionale pour trouver des solutions.     

Un pays, c’est simplement un territoire qui permet à des gens qui veulent être ensemble, de vivre convenablement à travers les mêmes valeurs qui les réunissent.       

Le territoire n’est pas nécessairement physique, il doit être aussi psychologique.  Un pays, ce n’est pas qu’un territoire, mais une âme, une culture.   C’est là où comme humain je me réalise le mieux. 

Pour maximiser ma personnalité, me mettre pleinement en valeur, mes valeurs doivent trouver un écho dans mon pays   Tout le monde doit rêver de vivre dans le meilleur des pays.    

On devrait avoir le droit de vivre dans le pays de son choix.
  Il devrait y avoir autant de pays dans le monde qu’il y a d’endroits qui correspondent à cette définition (un territoire où on vit pour les mêmes valeurs). 

Chaque individu devrait avoir le choix de son pays.  Pour que ce soit possible, on doit admettre qu’on n’est pas tous des copies. Nous sommes une quantité d’énergies sculptées par notre environnement et notre culture.   

Quand tu peux être heureux, te réaliser dans un tel territoire, ça devrait être là où tu devrais vivre.  Les frontières ne devraient jamais être un obstacle.  On devrait pouvoir vivre dans le pays qui nous permet d’atteindre le maximum de nos capacités.  Il n’y a pas un être humain qui ne mérite pas de vivre.  Se réaliser, ce n’est pas seulement être riche.  C’est être autonome.  Avoir un idéal et chercher à l’accomplir.   

Si le monde était parfait, on n’aurait pas besoin de révolution.  Nous serions tous heureux. Nous saurions que pour être heureux, il faut nécessairement être content de soi.  Donc, il faut pouvoir s’accepter.  Il faut ensuite le respect de l’autre.

Tout devrait être permis, sauf la violence.   L’exploitation est une forme de violence.  La libido, la sexualité n’est que notre énergie de base.  Je ne le savais pas encore, mais je le ressentais.  Ça ne donne rien d’être dans le plus grand, le plus beau pays du monde, si tu y étouffes.     

Je suis donc devenu le prédicateur pour la création de gouvernements régionaux.  Plus cette idée faisait son chemin, plus je me rendais compte qu’il y a un pallier de gouvernement de trop.  Comment un gars du BC peut-il s’intéresser et comprendre un gars du Québec puisque nous vivons des problèmes bien différents et surtout que les domaines qui nous sont compatibles sont en compétition? 

Ma campagne pour un gouvernement régional exigeait une révision quant à la concentration des pouvoirs et de l’argent.  La population peut être le mieux servi par ceux qui sont près et qui ont les vrais pouvoirs de décision plutôt que par des fonctionnaires assis à leur bureau dans la capitale nationale.  Défendre les intérêts des gens de ma région m’a probablement rendu un peu trop fanatique. Mais j’étais jeune et ça correspondait à ce que je comprenais de la vie.   

Mes voyages sur le pouce m’ont par ailleurs fait prendre conscience d’une autre réalité.  Il y a différents niveaux d’évaluation de la qualité de la vie.  Le Canada est illogique sur le plan économique à cause de la diversité des intérêts entre les provinces.  Il m’est totalement inconnu sur un plan culturel.           

Cependant, ma pédérastie m’a amené à comprendre que l’indépendance doit être motivée par quelque chose de plus profond que l’économie.  Un individu, même vivant sur un territoire différent presqu’hostile, demeure un humain qui peut être fascinant.  Un petit gars n’a pas besoin d’une identité raciale, patriotique ou autre pour être une merveille.  Le fait d’aimer sans me poser de limites, de frontières, m’a fait découvrir que l’idéal fondamental de l’espèce humaine devrait être de faire de la terre : le paradis terrestre. 

Un ti-cul comme moi, sans argent, sans pouvoir, pire un pédéraste, qu’est-ce que ça peut faire, sinon écrire ce qu’il voit pour apporter sa toute petite contribution à cet idéal.  Le monde que l’on crée sera le monde dans lequel nos enfants seront obligés d’évoluer.  Si on leur lègue un monde de mensonges, d’hypocrisie, ils seront des menteurs et des hypocrites.  Si on leur montre un monde de violence, ils penseront que c’est normal que d’accepter la violence.  Si dès l’enfance, on leur fait croire que la sexualité est mauvaise, ils seront des scrupuleux qui tenteront d’imposer leur prétendue pureté aux autres, car ils se penseront supérieurs comme l’enseigne la religion.          
 
La religion est la source de toutes les ségrégations.  La vie me forçait à prendre conscience qu’elle est le reflet de la façon dont tu la juges.  Si t’es ouvert, elle te semblera de toute beauté.  Si t’es scrupuleux, intolérant, elle te semblera sale, laide et sans valeur.  La valeur réelle de ton pays est donc ancrée dans le jugement que tu portes sur ton entourage. 

C’est pourquoi, je trouve plus important de pouvoir vivre dans un espace où j’ai le droit d’exprimer mes sentiments, de travailler à améliorer mon sort et le sort de ceux qui m’entourent.  C’est pourquoi, jamais je n’accepterai la censure parce qu’elle est la négation d’une partie de la réalité ou de la vérité.             

J’ai toujours été obsédé par la justice sociale et c’est ce qui m’amène encore à décrier le sort que l’on fait aux pédérastes et pourquoi pas (même si je suis contre) aux pédophiles.           

On ne me fera jamais croire qu’un geste de nature sexuel, à moins d’être violent, soit assez grave pour condamner un individu à vie (il fait six mois de prison, mais on peut à la loupe examiner tout son passé et l’écraser en l’isolant pour le reste de sa vie.  La différence avec les Inquisiteurs, ils avaient le droit de brûler les individus.  C’est ce même esprit qui exige toujours d’être plus sévère avec les autres.   Avec le regard de la religion, les autres sont des impies.  On est violent envers les autres sous prétexte de se protéger du mal.     

C’est ce manque d’humanisme, ce manque de tolérance que je n’arrive pas à accepter que ce soit au Québec ou au Canada. 

À la décharge de la religion, cet esprit ne correspond même pas aux sermons des Évangiles.  C’est comme si, au Québec, on a confondu obsession sexuelle de l’Église avec l’ensemble de la foi chrétienne.  La religion, c’est prier.  Point à la ligne.  Les règles qu’on prétend divine, ce sont des mensonges.  Comment un pur esprit peut-il donner des consignes à un être inférieur, limité à savoir comment il doit se comporter?  Poser la question, c’est comprendre la stupidité d’une telle assertion et pourtant c’est exactement ce que font les religions avec la sexualité.                  

On prône son ignorance quant à la nature humaine comme la plus grande des vérités.  On est trop bête pour remettre en cause ses vérités qui sont devenues de toute évidence, avec les découvertes de la science, la preuve que l’on s’est mis un doigt dans l’œil.     

On n’a pas tellement évolué puisqu’on réagit comme les autorités du temps quand les premiers astronomes ont affirmé que la terre est ronde et qu’elle tourne autour du soleil.  Puisque inévitablement, notre terre disparaîtra ainsi que le soleil, donc selon notre réalité, comment peut-on prétendre à l’éternité ?   Si on a su se tromper et brûler les gens qui ne nous croyaient pas pourquoi n’a-t-on pas la sagesse de simplement reconnaître que sur le plan de la sexualité, les religions sont des tissus de mensonges et d’ignorances crasses de la réalité humaine.   Pourquoi ne pas tenir compte des découvertes scientifiques quant à la sexualité?         

C’est pour cela, que pour moi si on n’ajoute pas les valeurs de non- violence, de justice sociale, de respect de la liberté individuelle et de vie privée, de l’égalité entre tous les individus ainsi que la tolérance, l’indépendance ça ne veut rien dire parce que la Canada peut aussi nous l’offrir. 
     
J’ai appris au cours de mes 40 ans de combat que le plus fondamental se joue au niveau de l’esprit, dans des valeurs.  Et, il serait plus facile de se reconnaître à travers un Québec français qu’un Canada anglais qui s’américanise à la vitesse des formules 1.   Amen.

Texte de 20087, p. 809

Égoïsme.

Je me sens très égoïste de me rincer l’oeil avec tant de passion. 

Ce n’est pas normal d’être aussi « accroché» à de belles photos, mais le sexe a toujours été un moyen par excellence pour geler toutes mes douleurs intérieures, un contrepoids à la souffrance intérieure.             
  
Cet exercice a pris une autre allure : il me désensibilise parce que je me couche trop tard et cette fatigue assassine tout projet d’écriture.  Je suis revenu à la case départ.  Je vis de plus en plus mon impuissance et mon isolement. Serait-il vrai que je ne sois qu’un fou qui ignore sa folie ?

En attendant de me stabiliser, je vous livre une des rares tentatives que j’ai explorées dans le domaine du théâtre.  Il y a aussi la Thérèsa et Les puces

Je ne suis pas plus sage dans ce domaine littéraire.            

Berceau fasciste.

Quand la beauté est interdite      
le fascisme perce des dents        
grignote la vie individuelle           
les droits de la personne  
cadenasse la libido
tue l’envie folle de vivre.   

La passion naît sous les doigts   
au bout des langues         
dans la beauté des ados  
nourriture sans prix.

Les courbes des fesses, la ligne du corps,      
la beauté fascinante d’un regard complice,     
la fraîcheur de l’esprit et l’extase des yeux       
chemin de l’amour universel       
plaisir antiracisme, illumination…           

La vie est un sexe bon à dévorer
malgré les proxénètes       
de la pauvreté et de la culpabilité           
malgré les castrations morales    
des religions, des bourgeois       
pour criminaliser l’amour.

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