Aller au contenu principal

Radioactif 443

juillet 23, 2022

Radioactif 443

Texte de 2008, page 790

Mort de Benji. (Texte corrigé)   

Un deuxième texte, c’est moins bon, mais…    

Eh oui ! Ma petite chienne Benji (voir les photos) est décédée lundi après-midi.  Ça fait drôle de remettre toute ma vie en question, juste avec la mort de ma petite chienne, C’est complètement fou, mais sa mort m’amène à me poser exactement les mêmes questions philosophiques sur ma vie que sur la sienne.   Qu’est-ce que la vie?  Qu’est-ce qu’on fait sur terre?  Qui sont les vrais salauds?  Y a-t-il un au-delà?  Qu’est-ce que ça changerait, s’il n’y en a pas?           

J’ai reçu Benji d’un ami qui pensait ne plus pouvoir s’en occuper à la suite d’une opération au coeur.  On lui prenait des artères dans les jambes, donc, il lui était impossible de continuer d’aller marcher avec elle.    
Benji et moi, on s’aimait déjà beaucoup.  Elle devenait folle dès que j’allais chez mon ami, un compagnon de travail (aucun rapport sexuel).  Il vivait au dixième étage et dès que je sonnais, après avoir téléphoné, Benji se jetait sur lui pour hâter ma venue. Pour Benji, je n’arrivais jamais assez vite.  Mon ami n’était jamais assez vite pour lui faire plaisir. Il a toujours trouvé ça bien drôle.  

Il y a des affinités bizarres entre les êtres que ce soient les humains ou les animaux.

Ce n’est donc pas seulement parce que je suis le genre de gars qui a terriblement de difficulté à dire «non» qui m’a fait accepter Benji, mais parce que je ne voulais pas qu’elle meure.  Je la trouvais bien trop le « fun ».  Elle a pu ainsi vivre six ans de plus.             

Puis, je l’avoue, j’ai toujours peur de blesser quelqu’un ou de ne pas avoir été assez charitable si je refuse un service raisonnable.  Je tiens ça de ma jeunesse.  On doit toujours essayer de rendre service aux autres.  Toujours essayé d’agir avec les autres et les traiter comme si c’était nous.  C’est de ce qui reste de plus beau de ma pédérastie. C’est aussi ce que ma religion m’a enseigné. 
 
Quand je suis amoureux d’un petit gars, j’en suis l’esclave.  Une dépendance affective qu’ils appellent ça.  Ses besoins passent bien avant les miens.   C’est mon petit côté maladif.  Je lui donnerais le monde si je le pouvais.  Mais, je suis supposé être le gros méchant parce que je veux aussi sucer sa petite queue, s’il est d’accord.  Aucune résistance s’il me le demande ; bien de l’empressement, au contraire.  Soyez cool, ça arrive bien plus souvent que vous pensez. 
 
Les jeunes sont souvent moins fuckés que les adultes.  Ils savent faire la différence entre ce qui fait mal et ce qui fait plaisir. Tu n’as pas besoin d’influencer un jeune pour y arriver.  Il a sa propre libido et ses propres désirs; mais le système ne peut pas le reconnaître, car il faudrait encore changer l’approche de la vie : passer de l’autoritarisme à la conscience personnelle.        

Pas de violence, pas de problème. Mais selon les scrupuleux c’est affreux.  Ça fait tellement mal que ça traumatise quelqu’un pendant des siècles.  Ça vaut une réparation de plusieurs milliers de dollars.             
 
C’est pourtant bien moins pire que de laver les cerveaux à ceux et celles qu’on veut amener à être des martyrs pour Allah ou pour Bush.  Seulement les débiles peuvent croire ça, mais ils ont le pouvoir.  Ils ne le croient pas, ils le font croire.  C’est ce qu’ils nous chantent à la télévision presque chaque jour, pour qu’on les croie. 

Il y a 40 ans, ils prétendaient, toute la gang, les psychiatres en tête, que les homosexuels étaient des malades mentaux.  On les brûlait, il n’y a pas bien des siècles   En Iran, on est encore assez débile à cause la religion, qu’on les pend.  C’est cette même peur qui se prolonge quand on s’attaque aux pédérastes.  Jouir. C’est pire que de tuer des gens en Tchétchénie, au Darfour, au Tibet, en Chine,  en Irak, en Iran, pour avoir plus de profits ou conserver son autorité, son pouvoir abusif. 

On a presque ainsi détruit tout l’Afrique.  Eux, nos leaders, nos patrons, ils ont le droit de détruire la planète.  Ils sont élus ou pire, ils ont l’argent.  Ils donnent de l’ouvrage. Le système est une immense mafia planétaire.  Le «pouvoir», comme le disait «1984», de George Orwell.     
 
On vient d’inventer des cours pour sexologues à l’université.  Pensez-vous que ces nouveaux intellectuels seront invités à lire Jean Simoneau, pour avoir une nouvelle façon, bien différente, de voir le problème et d’essayer de comprendre.  Un autre coup d’œil.  Jamais.  Ça remet même la religion en question,  donc, c’est plus facile de m’interdire, de me retirer des listes d’écrivains québécois que d’essayer de comprendre. 

Les droits de l’Homme, c’est une farce entre leurs mains. Les mouvements littéraires crient à la démocratie, mais pratiquent la censure.  Belle bande d’hypocrites !       
 
Je ne me sens pas coupable, ce sont des bandits légaux ou non qui créent les lois, mais elles sont toutes faites pour conserver le pouvoir, l’autorité de ceux qui nous dominent déjà.      

C’est la société qui se comporte en fasciste envers moi parce que j’ose dire que je suis heureux et fier de moi, qu’on peut être un pédéraste heureux et consciencieux

C’est cette même société qui vote pour la guerre, le meurtre légalisé, une société qui tue au nom de Dieu ou Allah pour empocher plus de profits. C’est ce monde de séniles qui m’a réduit à gagner 10$ l’heure au travail au lieu de 55,000$ par année.  C’est elle qui m’a privé d’enseigner et d’aider des jeunes que j’adore, sous prétexte qu’il faut protéger leur chasteté.  Bande de malades !         
Puisqu’on n’a pas pu me prendre en défaut avec mes élèves ; on a organisé un piège (sa mère était dans une secte religieuse : les Mormons) pour m’éliminer de la politique et de l’enseignement parce que je gueulais trop fort et qu’en me condamnant je n’avais plus aucune crédibilité.  Les mauvaises langues se sont activées au maximum entre deux messes.            
 
Je suis certain que j’aurais pu être encore très utile aux jeunes, même si je suis pédéraste.   Et, je ne devrais pas me révolter. Je dois accepter d’être un zombie. Je ne peux pas enseigner alors que j’ai une maîtrise en français et que j’ai toujours été reconnu comme un bon professeur, quoiqu’un peu sauté.           
On préfère avoir des analphabètes, manquer de professeurs que d’avoir des gens qui pensent autrement que ce que le système nous oblige de penser. Bande de malades ! 

Je ne suis pas le seul, il y en a des bien pires que moi et ils ont le pouvoir.

Moi je suis un malade d’amour ; eux, ce sont des malades de violence et de profits.  Pour eux, une vie ça n’a aucune importance.  Me taper dessus, c’est juste s’assurer que personne ne me croit. 

Le fédéral a même fait faire une étude, par un recherchiste de l’université de Montréal, pour savoir si un gars comme moi qui écrit et qui peut être facilement compris pourrait avoir de l’influence sur les autres en prison.  On en conclut que ça représente un certain danger, mais que je ne suis pas influent à cause de mes fréquentations.     
 
Plutôt que de devoir faire piquer Benji, je l’ai pris sous mon aile.  Puisqu’elle semblait aider Gabriel à mieux s’en sortir, c’était  le jeune qui vivait chez moi,  quand vint le temps de la remettre à mon ami, comme ça avait été convenu, j’ai plaidé pour la garder avec moi. 

J’ai longtemps eu l’impression de lui avoir volée, même si nous en avons parlé souvent et convenu que c’était mieux ainsi. 

À notre avis, Benji était trop attachée à moi pour changer encore de foyer, même si elle aimait encore son ancien proprio.  La deuxième personne qui la traitait bien et qui l’avait pris pour qu’elle cesse d’être mal traitée par son premier propriétaire.   On a choisi ce qui nous semblait le mieux pour Mademoiselle.  Je l’ai donc gardé et quand je le pouvais, j’amenais Benji voir son ancien maître.    
 
C’était un vrai rite.  Elle agissait comme si elle le savait.  Je demeure à Magog et quand nous allions voir son ancien maître à Montréal, Benji se rappelait exactement le chemin pour se rendre à son appartement.  Elle savait aussi son nom ; mais on nous dit que les chiens n’ont pas d’âme, qu’ils ne sont que des animaux.  Claude savait que Benji était traitée comme une reine avec moi.  Elle était déjà assez vieille, mais ça ne paraissait pas. 

Benji, c’était le grand patron.  C’est elle qui m’amenait prendre de longues marches.  J’avais acheté un panier roulant pour la promener, ce qui a amené des centaines de personnes à Magog à me parler de leurs animaux morts.  Je savais que Benji n’en n’avait plus pour des siècles, car des petits chiens vivent rarement plus de 14 ans.  Quand je suis arrivé à Magog, le vétérinaire m’avait dit qu’elle était encore bonne pour deux ans et nous avons tenu le coup trois ans.         

C’est sûr, Benji mangeait ma liberté, car je ne pouvais pas partir en voyage sans l’amener et notre société est très hypocrite quant aux animaux.  On prêche d’avoir son petit animal pour la zoothérapie, mais on met tellement de règlements que ce n’est pas vivable d’avoir un petit animal.  D’autant plus que bien des propriétaires agissent comme de vrais salauds. 

Mais, c’est aussi vrai que certains niaiseux ne ramassent pas les crottes de leur chien, des irresponsables, aussi, tout le monde à Magog est privé de pouvoir se rendre sur la plage avec son chien.  Heureusement, quelques endroits commerciaux moins stupides (Magog est une ville touristique) ont pris l’initiative de pouvoir amener les chiens sur les terrasses.  Ils ont compris qu’un animal fait partie de la famille.    
 
Au Québec, on s’en vient comme en Russie : il faudra bientôt avoir un permis pour «péter». C’est une vraie folie!  Au moins, il y a ça d’intelligent chez les adéquistes : Empêcher le Québec de trop ressembler aux livres de Kafka. Il y a beaucoup trop des règlementations.  On est vraiment mal parti.  Il y a des règlements sur tout.  T’es même pu maître dans la maison chez toi.  Tu veux la réparer, t’as une tonne de fonctionnaires pour te faire payer des permis même pour chaque sorte de clou.  De vrais malades de la règlementation.  Pourquoi?  Pour s’en mettre un peu plus dans les poches. 

Les vrais bandits sont ceux qui créent les règlements superflus. Un abus de pouvoir.                 
 
L’idéal, c’est de refuser la violence et la domination.  On n’a pas besoin d’être aussi règlementé quoique certains se comportent comme des irresponsables. 

Qu’une personne soit punie parce qu’elle laisse son chien chier sur un trottoir, rien de plus logique ; mais interdire absolument la présence d’un animal, c’est prêcher la zoothérapie en l’empêchant d’être vécue.  Il y a des nuances, mais on n’en tient pas compte.  

Un petit animal de compagnie, c’est très important pour les aînés.  C’est une raison de vivre, une responsabilité.  Un chien, c’est très important pour combattre la solitude.  Un chien n’organise pas de guerre. C’est un rayon de soleil.  Pourquoi les interdire?  Les chiens, c’est comme les enfants, ça dérange.

Maudite machine !

Je viens de sacrifier une heure de mon temps à rendre intéressant mon texte sur la mort de Benji.  J’ai oublié de sauvegarder assez vite, donc, j’ai tout perdu.  Maudite cochonnerie !  Qu’est-ce que cette merde?  Y a-t-il quelqu’un, à part mes ennemis qui me lisent?  Sûrement pas les responsables, car sinon ils communiqueraient avec nous pour améliorer les choses. Ça donne un autre texte.  Le meilleur s’est envolé.  Je vieillis, j’oublie.

Une chance que je republie des vieux textes, car je n’arrive pas à écrire une histoire par jour. Ça me permet de voir ce que je pensais il y a 20 ans et les différences quant à la société.

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueueurs aiment cette page :