Aller au contenu principal

Radioactif 413

juin 22, 2022

Radioactif  413

Texte de 2008, p. 717

Le verdict    

La Commission des droits de la personne et de la jeunesse m’a fait parvenir son verdict quant à la plainte que j’ai déposée concernant l’article de Richard Martineau et le fait d’avoir été banni de l’Association des auteures des Cantons de l’Est. 

Ce verdit me prouve que non seulement la réflexion sur la sexualité au Québec n’a pas progressé, mais que le Québec s’enlise avec le Canada dans les délires religieux à la base des lois.  Le sexe est pire que la violence.     
  
Est-ce que je devrais perdre mon temps et mon argent à poursuivre mon combat d’écrivain libre, en allant en appel en Cour ?            

D’une manière ou d’une autre, je n’ai certainement pas plus que 35 ans à vivre.  La sexualité dans ma vie est devenue une affaire du passé.  Pire, je ne vois pas d’intérêt personnel à y changer quoi que ce soit.  Je sais depuis des dizaines d’années me contenter d’un petit coup de poignet ou d’une aventure à l’improviste.    

Dommage !  Je pense que l’humanité aurait besoin d’être réveillée, mais je n’en ai absolument pas les moyens.  Tous les exploiteurs (religions, avocats, banques, pétrolières) ont des milliards pour former l’opinion publique et ils se fichent même que des millions de gens crèvent : la terre aurait déjà trois milliards d’habitants de trop.

Les avocats sont des professionnels, des gens formés pour jouer avec les mots et les lois et celles-ci doivent être assez compliquées pour que l’individu ordinaire ait besoin de payer pour obtenir un semblant de justice. 

Le judiciaire, c’est la mafia légalisée.  Celle qui s’enrichit avec les lois.  Une forme d’exploitation qui avantage les deux puissances utilisées (la pègre et la police) pour escroquer les moins bien nantis, car au lieu de s’attaquer à la violence, au vol et au viol, à la recherche des gens disparus, on gère la vie des individus, tout en ayant de belles phrases pour faire croire que les gens ont un droit à la vie privée. 

Notre société est le meilleur gage qu’un jour la cupidité humaine provoquera la disparition de l’espèce. 

Pour l’instant, je vais noter les bouts qui me semblent intéressants et révélateurs de l’incapacité du Québec professionnel de faire évoluer le Québec vers la liberté.  Ça me fait chier de voir que le Québec sera trop borné pour devenir un jour un pays. 

Très bientôt, grâce à l’anglicisation, nous aurons disparu comme nation en Amérique.  Un peuple dont l’élite ne trouve rien mieux à faire que se cracher dessus ne peut être appelé qu’à disparaître… qu’on fasse ça vite…


Les passages qui veulent dire quelque chose.      


Voici quelques passages significatifs    :

Considérant que le plaignant s’est adressé à la Commission le 17 octobre 2007, alléguant avoir subi de la «diffamation» de la part d’un journaliste au Journal de Montréal, ce dernier l’ayant «identifié comme pédophile » dans une de ses chroniques diffusées par Canoë. ca ;         

Considérant qu’il allègue également avoir subi de la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle de la part de l’Association des auteures et auteurs des Cantons de l’Est (AAACE) dont il est membre et qui décida de lui  interdire de participer à une séance de signature prévue à son kiosque du Salon du livre de l’Estrie ainsi qu’au lancement collectif s’adressant à tout auteure ou auteur de l’Estrie ayant publié un livre au cours de l’année ;      

Considérant que le courriel transmis par la président de l’AACE à cet effet indiquait particulièrement au plaignant que le jury de l’association , après délibération concernant les prix littéraires, avait « fortement dénoncé (ses) écrits en disant qu’il s’agissait de pédophilie » , notamment les titres Laissez venir à moi les petits gars et Aimer les petits gars, féérie du monde adulte, et lui interdisait, pour le motif que l’AAACE ne pouvait endosser de tels écrits, de participer aux séances de signature et au lancement collectif;        

Considérant que le plaignant conteste cette décision de l’AAACE, faisant valoir qu’il existe une différence marquée entre la pédophilie et la pédérastie et soulignant qu’il ne prône pas la pédophilie; mais bien la pédérastie ;   

Considérant, sur ce point, qu’il s’en réfère à son essai intitulé La pédérastie mise à nu , où, entre autres, à la page 55, il se dit «étonné de l’hypocrisie, de l’hystérie collective ou la psychose que suscite le mot « pédophile » dans la collectivité québécoise, surtout qu’on l’interprète faussement, en confondant volontairement pédophilie et pédérastie» , précisant à la page 56 que la «pédophilie (…) consiste dans des rapports sexuels forcés entre un enfant de 0 à 10 ans et un adulte»;           

Considérant , quant à sa définition de la pédophilie et de la pédérastie, que le plaignant a indiqué verbalement à la personne responsable du traitement de sa plainte que « la pédophilie est 10 ans et moins et la pédérastie 10 ans et plus» ;  

Considérant l’article 10 de la Charte, qui se lit comme suit :
    10- Toute personne a droit à la reconnaissance et l’exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction , exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l’orientation sexuelle, l’état civil , l’âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l’origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l’utilisation d’un moyen de pallier cet handicap.
      Il y a discrimination lorsqu’une telle distinction, exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de compromettre ce droit. 

Considérant qu’il y a discrimination lorsqu’une distinction, exclusion ou préférence fondée sur un motif prévu à l’article 10 de la Charte a pour effet de compromettre le droit d’une personne d’être traitée en pleine égalité dans la reconnaissance et de l’exercice de ses droits et libertés; 

Considérant , de l’avis de la Commission, que l’examen de la plainte n’apporte pas d’éléments susceptibles d’établir la décision contestée par le plaignant serait reliée à un motif de l’article 10 de la Charte, en l’occurrence l’orientation sexuelle;

Considérant qu’il ressort plutôt de cet examen que la décision de l’AAACE résulte de ce que l’association n’endosse pas les prises de positions du plaignant en faveur des pratiques sexuelles avec des garçons mineurs,  tel que véhiculées dans ses écrits,  et qu’elle souhaite s’en dissocier de façon non équivoque en l’écartant de ses activités;  

Considérant qu’il est pertinent de souligner ici que le Code criminel fixe à 16 ans l’âge légal pour consentir à des activités sexuelles au Canada;          

Considérant , selon la Commission , que la pédérastie, définie dans le Petit Robert comme étant le « le commerce charnel de l’homme avec le jeune garçon », n’est pas incluse dans le motif de «orientation sexuelle» contenu à l’article 10 de la Charte, non plus que la position prônée par le plaignant à l’effet de permettre les rapport sexuels avec des mineurs de 10 ans et plus :          

Considérant qu’en l’absence de lien avec un tel motif, la situation faisant l’objet de la plainte à l’encontre de l’AAACE ne relève pas d’un cas de discrimination au sens de la Charte;           

Considérant , quant aux allégations du plaignant voulant qu’il ait subi de la «diffamation» de la part d’un journaliste l’ayant «identifié comme pédophile» , que de tels propos ne relèvent pas non plus d’un cas de discrimination au sens de la Charte, mais bien de la manifestation d’une opinion ou d’une pensée;        

Considérant , à cet égard, la protection accordée à la liberté d’expression par l’article 3 de la Charte, ce qui permet à chacun de «manifester ses pensées, ses opinions, ses croyances , en fait, toutes les expressions du coeur ou de l’esprit, aussi impopulaires, déplaisantes ou contestataires soient -elles (Irwing Toy Ltd. c. Québec (Procureur général) 1 R.C.S. 927,968);

Considérant que la compétence d’enquête de la Commission ne s’exerce, selon les termes de l’article 71  1 de la Charte, que lorsque la situation «lui parait constituer (…) un cas de discrimination»;       

Considérant que les prescriptions de l’article 6 du Règlement sur le traitement des plaintes et la procédure applicable aux enquêtes ont été respectées, le plaignant ayant été avisé par lettre du 7 février 2008 de l’intention de la personne responsable du dossier de recommander à la Commission de cesser d’agir et invité à lui faire part de ses commentaires ;  

Pour ces motifs, la Commission estime qu’il est inutile de poursuivre la recherche des éléments de preuves;      

Conséquemment, la Commission cesse d’agir en vertu de l’article 78, alinéa 2 de la Charte des droits et libertés de la personne;         

Résolution prise à l’unanimité par les membres du Comité des plaintes à leur 514è séance , tenue le 28 mars par leur résolution CP-514.8. 

21 juin 2022

Et, depuis ce temps, je suis banni de la littérature québécoise.

Il n’en demeure pas moins que le Québec ne pourra jamais ainsi respecter deux ou trois éléments retracés plus tard dans mes livres quant à l’intégrité des individus, car il faut avoir un certain âge pour avoir droit au consentement. On ne devient pas lucide qu’au premier jour de nos 16 ans.  Quelle idiotie!

Pourtant, selon la nature humaine et les enseignements de Freud, il y a une différence absolue sur la perception de la sexualité que l’on ait 5 ou 15 ans. C’est d’ailleurs pour cette raison, respecter l’intégrité des enfants, que la Charte des droits de la personne du Québec avait placé l’âge de consentement à 14 ans. Respecter le droit individuel de l’enfant à se créer une conscience personnelle, hors les religions ou les croyances des parents.

Rien n’a changé, même si j’ai expliqué ma démarche qui veut assurer que les jeunes ne soient pas maintenus dans un état crasse d’ignorance et de péché, comme cela était dans mon enfance. Loin d’être plus tolérante, la société devient de plus en plus obtuse quant à la façon de voir la sexualité. 

Je place le consentement à dix ans, car il y aurait auparavant, à la fin du primaire, deux années intensives de cours sur la sexualité, cours qui doivent essayer d’éliminer la violence dans les rapports sexuels et enfin apporter les vraies réponses aux questions que les jeunes peuvent se poser quant à leur sexualité. Jele mets à dix ans parce que selon Freud il y a une période de latence qui se termine avec l’adolescence.    À cet âge, puisque tu n’éjacules pas encore, tu ne reçois pas d’hormones qui t’éveillent à la sexualité, ce qui n’est pas le cas quand tu vieillis.  

Les études scientifiques démontrent que ton orientation sexuelle est déjà là dès ta naissance. Donc, on ne peut pas devenir gai en ayant une expérience, ce que tout le monde craignait quand j’ai commencé à écrire.  Ainsi, les rapports sexuels avec un personne mineure passent par trois étapes dans le monde de l’homosexualité : la pédophilie (surtout hétérosexuelle, mais aussi possible chez les homosexuels),  la pédérastie, contact d’un adulte avec un adolescent et les gais, soit deux adultes de même sexe.  C’est la réalité, mais on refuse de la reconnaître. C’est comme continuer à croire dans le péché de la chair, la base même de tous les mouvements antisexuels.

Certains prédateurs continueront de tuer leurs victimes. C’était pour combattre cette situation, la raison fondamentale, pour laquelle j’ai décidé d’attaquer le problème de front. 

Quand j’étais plus jeune, il y avait eu une suite de crimes qui avaient coûté la vie à de jeunes garçons. Je voulais simplement faire comprendre que cela n’arrivait que très rarement et  que la peur  des prédateurs de la réaction publique pouvait être une des raisons fondamentales de leur geste.

J’écrivais pour appeler à la tolérance, puisque dans la majorité des relations sexuelles sont non-violentes et la plupart du temps consenties, même si elles demeurent secrètes. Je croyais avoir une explication ou peut-être même la solution pour combattre cette possibilité de violence.

Je voulais aussi démontrer que la violence sociale crée par la peur et la honte du sexe était responsable de suicides d’adolescents et de violences familiales liées aux orientations sexuelles hors norme à cette époque. Dire que tu étais gai, à cette époque, c’était être isolé à vie. On garde ça maintenant pour les pédophiles et les pédérastes, les précipitant vers la maladie mentale ou le suicide.

On a décidé que j’étais le méchant.  On a décidé pour moi que ma démarche existait pour mieux cruiser les jeunes. .On a même essayé de m’en convaincre.

J’ai passé ma vie à écrire pour expliquer pourquoi les jeunes doivent avoir un cours de sexualité qui leur permet ensuite de vivre celle-ci dans le respect des autres.

Notre société est devenue folle de peur devant les sexualités divergentes, une préoccupation on ne peut plus bourgeoise. Pendant que des milliers de gens crèvent de faim au Bangladesh, ici, on s’offense de s’être fait toucher une fesse.

De la dictature catholique nous sommes passés à la dictature féminoune sur le plan sexuel.

Avoir peur et honte de sa sexualité est redevenu la norme sociale. C’est pourtant un déséquilibre puisque la vie est bien plus importante que la pudeur. Si u simple toucher te chavire à ce point, ce n’est pas d’un juge dont tu as besoin, mais d’un psychologue.

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueueurs aiment cette page :