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Radioactif 405

juin 14, 2022

Radioactif 405

Texte de 2008, p. 698

Le mot respect en prison.

S’il est un mot qui est abondamment utilisé en prison, c’est bien : respect.  Respect, c’est le mot qui permet à ceux qui ont de gros bras d’obtenir un traitement particulier.  Il l’exige de tous.

Habituellement, celui qui crie au respect est celui qui va se lever, gueule comme un fou après tous. Pour lui, c’est trop tôt quand tu passes devant sa cellule, en parlant bien régulièrement. Le problème est que ça empêche monsieur de dormir;  alors, il est prêt à tout briser parce qu’on a osé vivre normalement autour de lui comme s’il était  « seul  »  dans l’univers.            
    
On manque de respect si on le dérange, mais lui, peut déranger tout le monde.  C’est celui qui, à chaque fois que les choses ne tournent pas rond pour lui, criera qu’on lui manque de respect.  Ce sera également celui qui se croit tellement supérieur, que tout lui est dû et permis. 

Pour lui, c’est difficile d’apprendre que le respect ça se joue dans les deux sens.   Être respectueux, c’est de permettre à l’autre d’être différent être tolérant  envers tes différences.             

Cependant, plier toujours l’échine, se comporter comme un misérable esclave, ce n’est pas du respect ; car pour être respectueux envers les autres, tu te dois d’abord de l’être envers toi-même. C’est ce qui arrive dans le cas de mes livres. 

On me reproche de manquer de respect parce que je dis que ceux qui me censurent sur la pédérastie sont des bornés.
 

Je suis bien conscient qu’il y a des pays où je serais immédiatement décapité ; mais cette sanction prouve à mon sens leur manque de jugement.  En 2008, il ne doit plus y avoir de sujet tabou comme nous l’ont imposé les religions qui pourtant nous prêchent la charité et l’amour.  Les religions sont incapables d’accepter les différences de foi, de valeurs et d’idées.           

Le respect, c’est aussi se dire nos vérités dans le but de mieux se comprendre et d’améliorer nos comportements.  Les personnes parfaites sont des tas d’orgueil qui oublient que tout être humain est imparfait.      

Quand j’ai écrit mes livres en 1968 et au début des années 1970, je n’acceptais aucune censure et je crois que j’avais raison.  La censure vient des dirigeants.  Elle ne sert pas à nous améliorer comme individu, mais à garantir la sécurité des dirigeants et la servilité qu’ils réclament.          

Le monde évoluera le jour où l’on pourra se parler franchement sans craindre de représailles et sans avoir l’intention d’imposer sa vérité.  Aucun humain normal ne souhaite de la misère ou des malheurs aux autres, sauf en économie là où l’on accepte que ses besoins passent en premier, même si ça doit coûter des milliers de vies. 

C’est en ce sens que je considère que nos sociétés sont dirigées par une mafia légale. 

On a qu’à se renseigner sur la crise alimentaire actuelle pour se rendre compte que pour les dirigeants du monde la vie humaine est moins importante que leurs profits.  C’est ce qu’il faut changer, si on veut que la terre survive.           

À l’époque, où j’ai commencé à écrire, nous n’avions pas encore les moyens de pouvoir échanger nos connaissances avec l’internet, tout est maintenant différent.  Espérons que ça améliorera le sort des plus démunis.  Je préfère les humains aux profits des pétrolières. Ceux qui nous dirigent devraient avoir à répondre devant l’ONU des morts que leurs décisions apportent.  

Le respect modifie le comportement, il inclut la tolérance.  Il n’y a pas de Vérité, il y a des vérités.             

C’est bien évident que même si je parle de pédérastie, je n’invite personne à le devenir. 

Je constate que la seule façon de vivre cet handicap humain non désiré est de lui donner un visage encore plus humain, car on dirait que la pédérastie commande automatiquement la générosité.  Il arrive aussi de changer d’idée, d’évoluer, c’est ce que permet le respect : être à l’écoute de l’autre.   

Je ne comprends pas qu’aujourd’hui, on n’ait pas encore éliminé la peine de mort sous toutes ses formes.  Les guerres ne servent que les intérêts économiques, même s’ils sont déguisés. 

Le monde de demain doit être régi selon les droits des individus et le respect de la vie humaine.  Nous devons créer la paix.         

Manque de couille en immigration.

Si nous avions des politiciens qui se tiennent debout, le problème de l’immigration serait vite résolu au Québec.  Il faut tout simplement faire l’indépendance, se créer un pays. 

Alors on pourra exiger que tout immigrant qui vient vivre chez-nous doive d’abord savoir le français ou s’engager de l’apprendre au cours des premières années.   La citoyenneté ne serait accordée que s’ils savent assez le français pour vivre en français.         

Cependant, il serait préférable que les gens sélectionnés pour immigrer au Québec soient pris en charge dans leur pays de façon à apprendre le français à un coût moindre.  Le Québec pourrait créer un genre de pensionnat de transition par continent  De temps de l’apprendre devrait être payé par le Québec.

Par contre, étant donné la situation de l’emploi, le métier doit être une priorité venant immédiatement après la nécessité d’apprendre le français.  Le choix doit correspondre aux besoins de la main-d’œuvre chez nous. 

Les immigrants pourraient aussi être pris en charge dès leur arrivée par les industries qui en ont besoin. En fait, s’il est possible d’avoir un manque de main-d’œuvre, il faut d’abord blâmer notre système d’éducation qui ne sait pas s’adapter. 

Dans un mémoire, je préconisais que les jeunes soient capables dès le secondaire trois, d’orienter leurs études en fonction du métier qu’ils ont choisi ; mais il n’y a plus, à ma connaissance, suffisamment d’écoles de métiers. 

Les jeunes vivent le même enfer que nous pour entrer sur le marché du travail.  Ils voudraient tout de suite avoir le salaire maximum alors que les patrons voudraient qu’ils aient plus de cinq ans d’expériences, en sortant de l’école.  Une impossibilité.  Nous nous devons de revoir complètement le rapport entre les employeurs et les syndicats pour améliorer la productivité.  Les syndicats doivent sortir de leur nombril pour voir les vrais besoins des travailleurs. 

Le problème dans le monde, ce n’est pas que des gens fassent fortune, le problème, c’est la répartition : moins de super- riches et pas de démunis, c’est le rôle des gouvernements et de l’ONU : redistribuer la richesse.        

En plus, du français, du besoin de la main-d’œuvre ; les immigrants doivent savoir qu’ici l’égalité homme -femme est une priorité et que les religions sont soumises à l’état au Québec.  Le droit de religion doit être exercé à la maison et dans les templesAucune religion ne devrait être enseignée publiquement avant l’âge du consentement sexuel.  Si tu ne peux pas identifier ta propre orientation sexuelle, tu es certainement moins capable de décider de la religion qui te convient le mieux. 

Apprendre l’œcuménisme, c’est simplement un bourrage de crâne s’il n’y a pas vraiment un échange entre les gens pour apprendre à vivre sans préjugés et tabous.   À priori, la religion se vit dans sa famille ou son enseignement se fait au temple.  En dehors, l’état est strictement laïc. 

Il est par contre essentiel d’être confronté à des valeurs humanistes.  Si au lieu de dominer, les religions enseignaient et vivaient l’amour au lieu de se crêper le chignon, il n’y aurait pas de fanatiques, car s’il n’y a qu’une vision de  dieu.  C’est absurde que les juifs, les musulmans et les chrétiens ne se respectent pas, ils ont le même Dieu.  Les religions sont-elles autre chose que des multinationales?    

La solidarité et la fraternité ça s’apprend à chaque jour de notre vie.  Il faut d’abord condamner toute forme de violence qui conduit à la mort. 

Les crises économiques existent seulement pour enrichir davantage les plus riches en faisant mourir le plus possible de démunis.

Nous avons une responsabilité individuelle face à ces crimes.  Que pouvons-nous faire? 

Ceux qui veulent vivre en fanatiques ne respectent pas l’esprit du Québec et devraient s’installer ailleurs.  Le Canada est anglophone et vit le multiculturalisme qui engendre cependant des ghettos communautaires. Toutes les religions doivent être tolérées, mais pas le fanatisme.

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