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Radioactif 403

juin 12, 2022

Radioactif  403

Texte de 208, p. 693

La vraie question.

Tout le monde a un certain degré de curiosité pour des sujets différents.  Certains cherchent des extraterrestres dans les champs de blé d’inde, ils y font même pousser du pot pour faciliter leurs apparitions. 

D’autres courent toute leur vie pour trouver les moindres profits à engranger, c’est ainsi que nous retrouvons la vermine comme valeur ajoutée chez les spéculateurs immobiliers.

Moi, le finfin, je voulais comprendre d’où on vient et où on va.  Je dois aujourd’hui admettre que je vais mourir et que je ne le saurai pas encore : car, pour savoir ce qui se passe après la mort, il faut être mort.

L’être vivant est une petite vision temporaire de ce qui se passe dans l’univers.  La perception de la vie est-elle dépendante de l’intelligence? 

Comment Benji perçoit-elle la vie?  Voit-elle ou sent-elle la même chose que nous?

On a tous une vision individuelle de ce qui se passe dans l’univers.  On est, semble-t-il, l’aboutissement de la réunion de certaines formes d’énergies qui donnent naissance à la conscience, aux changements, donc, à la vie.  La vie est une permutation des énergies qui nous composent.  Existe-t-elle après avoir été modifiée?  L’âme existe-t-elle?   

On est à la fois, un hasard et une conséquence inéluctable : tel gêne plus tel gêne donne tel gêne.  Une chaîne qui se poursuit à travers les siècles.  Rien ne se perd et rien ne se crée. On est donc éternel, mais en sommes-nous toujours conscients? 

Qu’est-ce que ça donne d’exister, si on ne sait pas qu’on existe?  Pourquoi un petit bonhomme comme moi renferme plus d’énergies que toutes les roches qui forment le mont Orford? 

Je croyais auparavant que pour être immortel, il faut avoir un enfant.  Pour se perpétuer, il faut fournir un peu de sperme afin de créer un nouvel être ; mais ce n’est qu’en partie vrai.  

Le nouveau-né est un être totalement autonome, dans le sens de différent des parents. 

Chaque individu est une composition ADN différente de tous les autres. On est tous unique. On est une transformation qui, une fois réalisée, disparaîtra parce qu’elle n’a plus l’énergie suffisante pour garder son état. On n’est vraiment pas grand-chose et pourtant on se prend pour le nombril du monde. 

Le temps qu’on vit, on est le centre de  l’univers parce que grâce à notre conscience on peut identifier la réalité qui nous est extérieure. Les idées, les concepts naissent à un autre niveau et la création est d’abord et avant tout une idée. On ne peut rien connaître sans l’avoir vécu parce que la conscience est un miroir. 

La connaissance est différente du savoir : savoir c’est seulement la capacité d’identifier de l’information alors que la connaissance est un degré plus évolué,  car c’est connaître par osmose.  J’ai toujours été très curieux. 

Bizarrement, ma curiosité sexuelle a pris fin avec les expériences.  La dernière fut d’être le centre d’une orgie.  Je m’étais rendu pour ce faire sur la montagne avec un ami.  Je n’ai pas vraiment apprécié l’aventure, même si c’est particulier. 

Le sexe sans sentiment ça ne conduit nulle part.  Le meilleur moyen pour l’apprendre, c’est l’expérience.  

Pénis / circoncision.

Quand t’es jeune, tu t’imagines que tu es le seul sur terre à vivre telle ou telle situation. 

Le problème avec notre système de censure, on ne peut jamais trouver quelqu’un qui peut nous parler d’un problème sexuel ou répondre aux questions que l’on se pose. 

J’ai reçu en cadeau un livre d’éducation sexuelle suédois à partir des questions que se posent les jeunes, accompagnées de merveilleuses photos.  Il s’intitulait Show me. Il y avait aussi un très bon texte explicatif. 

Dans une perquisition, un tel livre au Québec serait considéré comme pornographique parce qu’il est illustré.  La vraie pornographie, c’est d’y voir de la pornographie.  C’est une attitude définitivement débile. 

Les jeunes se posent beaucoup de question quant à leur réalité sexuelle, mais c’est quasi impossible d’avoir une réponse intelligente, alors, on en parle aux amis ou on va directement voir des films pornographiques. 

L’omerta sexuelle est un tabou débile qu’entretiennent les nouveaux prêtres féminounes et qui fait qu’un gars ne peut pas avoir de réponses à des questions bien légitimes. 

Quand j’étais plus jeune, je pensais avoir un bien trop petit pénis quand je me comparais avec tous ceux que je voyais.  Écœuré de ne rien trouver dans les livres pour me renseigner quant à ce qui est normal, je me suis rendu chez un médecin pour lui demander si je l’étais.  J’aurais pu savoir que j’étais dans les normes sans aller voir un médecin si la société québécoise n’était pas assez scrupuleuse pour refuser de fournir tous ces petits détails de la vie la plus normale. 

Pourquoi refuse-t-on d’informer les jeunes que le pénis normal mesure entre cinq et six pouces bandé alors que dans les magazines ou les films, les hommes ont des pénis qui sont toujours plus de six  pouces.  Que les changements quant à la grosseur des testicules ou le développement du pénis se fait habituellement entre onze et quinze ans, selon les individus.  Ça se rend parfois jusqu’à 18 ans. 

Pourquoi n’a-t-on pas le droit de savoir comment s’effectue ces changements ? C’est ce qui nous touche le plus : notre corps. 

Il y a aussi des jeunes dont le prépuce constitue un véritable montage de chair ratatinée au bout du pénis et qui souffrent s’ils veulent se laver, comme c’est essentiel de le faire.  Ils ne savent pas que s’ils ont de la difficulté à dégager le gland, c’est qu’ils ont besoin d’être circoncis. 

C’est différent ici, au Québec, car les médecins font souvent à la naissance une circoncision à la québécoise ou une demi-circoncision ; c’est -à-dire qu’on enlève l’excédent de chair inutile, tout en gardant un prépuce qui recouvre le gland en entier, mais qui peut facilement être dégagé.  Le prépuce glisse très bien.  

Pourquoi entretenir une honte de parler d’un phénomène aussi normal ? 

C’est plus malsain de garder le silence sur ces réalités.  C’est ce qu’un bon cours sur la sexualité devrait apprendre aux garçons, mais nos âmes frileuses préfèrent entretenir le mystère et la honte.  Bande de malades ! 

Si on ne créait pas une telle atmosphère de délinquance autour ce tout ce qui est sexuel, mais sans violence, on aurait moins de frustrés. 

La censure quant à elle est une attitude maladive. Une forme d’étroitesse d’esprit qui nous vient souvent de notre surmoi.

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