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Radioactif 401

juin 10, 2022

Radioactif 401

Texte de 2008, p. 686

Le sexe à la garderie ?    

Si je trouve maladif les appels à la délation des féministes, je dois avouer que je ne comprends pas qu’un individu (remarquez que c’est rarement une femme) ait posé des gestes de nature sexuelle sur des bambins dans une garderie ou à la maison.  Ça me semble tellement invraisemblable que parfois je me demande si ce n’est pas « organisé avec le gars des vues » pour nous en mettre plein la vue et entretenir la peur chez les parents qui doivent faire garder leurs enfants. 

Pourquoi une personne normale serait-elle intéressée à avoir un contact sexuel avec un bambin? Non seulement le bambin, à mon avis, ne peut pas jouir de cette relation ; mais il ne présente aucun intérêt sexuel.  Il n’y a pas de partage, d’échange.  J’avoue ne pas comprendre, même si j’essaie.  Ça me dépasse complètement. 

À la rigueur, je pourrais accepter comme possibilité qu’une personne puisse se demander par curiosité à quel âge on commence à bander, étant donné qu’aucun livre à ma connaissance ne semble apporter une réponse.  Je pourrais comprendre que quelqu’un cherche la réponse.  On pourrait à la rigueur essayer de répondre à cette interrogation. Ce n’est pas parce qu’on trouve très beau un petit nu devant nous, qu’on est pédophile. 

Cependant, quand on lit que le jeune a des bleus aux fesses ou qu’on a essayé de l’enculer, c’est tellement incroyable et maladif qu’on peut douter de la véracité de ces informations.  N’importe quel adulte sain d’esprit sait très bien que toute pénétration avec un bambin est impossible, sans le blesser.  Une simple question de dimension.  Il faut être malade pour tenter une telle chose.   

D’autre part, quand on dit que le petit a le gland du pénis «mâchouillé», je ne peux m’empêcher de penser que cette personne ne connait rien à la fellation.  Tu ne mords jamais quand tu suces.  Le plaisir réside dans la façon de le faire, dans les chatouillements provoqués, la vitesse du va et vient, de la douceur de la langue, et non à prendre le pénis pour un « hot dog».  D’ailleurs, en vieillissant, t’apprends vite que le succès est mieux assuré si t’enlève ton dentier.  La fellation est en soit quelque chose de doux, de plus agréable encore que la masturbation partagée. 

Est-ce qu’on veut nous faire croire qu’il y a des dépravés qui dépassent toutes formes d’entendement?  Personne ne peut être d’accord avec un tel comportement, mais de là à implanter une paranoïa dans la tête des gens en faisant croire que c’est fréquent, je trouve ça tout aussi débile.  L’ignorance doit être un facteur décisif dans tout comportement de ce genre. 

Une personne normale ne s’intéresse pas au sexe d’un bambin, tout le monde est d’accord ; mais ce n’est pas parce qu’il y a un malade de temps en temps qu’on doit semer une peur disproportionnée. 

Par ailleurs, je ne crois pas que l’on doive juger de la gravité des gestes en fonction d’une morale religieuse ou d’adulte, mais selon ce que ça peut produire comme traumatisme chez l’enfant, s’il y en a un.  À ce compte, l’enfant doit avoir peur. 

Plus important que punir, c’est d’assister la victime à ne pas se sentir dévalorisée aux yeux de ses parents et de ses compagnons.  L’enfant doit être le centre des préoccupations.  A-t-il été traumatisé ou notre réaction est-elle si vive qu’elle le traumatise encore plus?  Pour qu’une relation soit profitable, elle doit être consentie, non violente, responsable et surtout amusante, pour ne pas dire jouissante

Ces conditions ne peuvent pas être rencontrées avec un enfant trop jeune.  C’est l’évidence même.

Par contre, je crois qu’un enfant battu est dans une situation encore pire

Un enfant a besoin de se sentir aimé et apprécié de ses parents.  Et l’on vient de prouver qu’à l’adolescence, dans un environnement normal et positif, même un enfant violenté, peut compter sur la résilience du cerveau pour orienter sa vie dans la joie et le bonheur.  On oublie plus facilement les phases de joie que les moments de misère. 

Comment un jeune de plus de 10 ans qui apprend la jouissance de se faire tailler une pipe peut-il être traumatisé jusqu’à 70 ans?  Je pense qu’on nous prend pour des idiots.  Je me souviens qu’un jour, alors que j’enseignais au secondaire à Montréal, j’avais amené un petit gars à avouer que son père le battait.  Après en avoir discuté avec le directeur, nous avons averti la DPJ.  Quelle erreur nous avons commis. 

Le père était portugais et considérait que sa manière d’élever ses enfants ne regardait que lui.  La police a rencontré le père qui a prétendu que son fils se droguait. À partir de ce moment, le jeune était fréquemment suivi par les policiers qui le harcelaient à cause de sa consommation.  Cette situation ruina son rapport avec les autres qui le prenaient maintenant pour un drogué. La vie de ce jeune est passée du purgatoire à l’enfer parce qu’on voulait l’aider. 

J’ai aussi beaucoup de difficulté à croire dans les mouvements de protection des jeunes qui ne parlent que de sexe.  Les protègent-ils vraiment?  J’ai à maintes occasions dû constater que ces dénonciations et l’interprétation des intervenantes ne faisaient qu’empirer la situation pour le jeune.  Les jeunes ont surtout besoin de compréhension pour être aidés.  C’est leur bien qui doit l’emporter, pas nos jugements sur la moralité de leurs gestes, surtout s’ils ne sont pas violents

Tout peut être toléré, tant qu’il n’y a pas de violence ou que ça ne conduit pas à la violence.            

Les Maria Goretti modernes.

En plus de jeter 60 millions $ de nos impôts à l’eau, alors qu’on manque d’argent pour franciser les nouveaux arrivants (Mme St-Pierre est ministre responsable de la langue française et de la condition féminine au Québec), la campagne en faveur de la délation sème, en plus de la paranoïa, une haine de la sexualité chez toutes les jeunes filles, et une évaluation de la vie humaine sujette à créer tous les intégrismes. 

D’abord, ces publicités en présentant la femme comme une victime automatiquement potentielle (une sur trois sera violée) nie la beauté de la sexualité et amplifie l’homophobie de ces féministes de la castration, en laissant entendre que les mâles sont des cochons incontrôlables, avides du pouvoir, un pouvoir qu’elle voudrait bien détenir.   

Ces nouvelles Maria Goretti utilisent les mêmes mécanismes de base que les religieux employaient pour déterminer le bien et le mal en matière de sexualité.  Comme les curés, elles projettent leur état de femmes frustrées sexuellement sur toutes les autres femmes ainsi que sur les enfants 

Dans le Coran, on parlait des impies et les Talibans nous montrent jusqu’où cette fièvre de la pureté peut nous conduire.  

Pour toutes les asexuées, le plaisir n’existe pas dans les rapports humains.  Elles croient coupables tous ceux et celles qui le ressentent.  Selon elles, le sexe n’est pas souhaitable. Il salit. 

Heureusement, ce ne sont pas toutes les femmes qui réfléchissent ainsi ; celles qui sont équilibrées savent fixer leurs limites et reconnaître le don extraordinaire qu’il leur est accordé de pouvoir enfanter. 

Qui auraient pensé qu’un jour des femmes auraient tellement honte de leur corps qu’elles en seraient rendues à croire que cacher ce corps, le rendre inaccessible à toutes formes de jouissance, les rendraient plus « intérieurement propres».  Avoir une telle honte et une telle peur de la sexualité est définitivement un signe de profond déséquilibre.   

Comme les curés, elles ont besoin de se couvrir pour oublier et se cacher qu’elles sont des êtres humains, donc des êtres sexués.  Vouloir le nier, c’est un acte schizophrène, un déni de la réalité.  On pourrait faire un meilleur usage de ces millions. 

Les religions sont devenues milliardaires en prônant l’abstinence sexuelle et en exploitant la culpabilité et la honte. Ce n’est pas une raison pour poursuivre leur erreur.   Le pape vient nous le rappeler dans sa visite aux États-Unis.  Dire qu’on veut même créer une ligne 1-800 de dénonciation… Ça ressemble à notre Harper- Bush national qui interdit des livres sur les drogues, sous prétexte qu’on peut ressentir quelque chose d’amusant sous l’effet des drogues.  L’as de la censure ! 

Éduquer les jeunes, c’est leur mentir selon lui.  Ce fasciste préconise aussi qu’on dispose de 30 milliards supplémentaires pour aller faire la guerre pour les pétrolières. Mais, il ne trouve pas d’argent pour améliorer le sort des jeunes qui vont à l’université ou vivent dans la misère.   Le fédéral n’est-il pas responsables des études post universitaires ? 

Les gouvernements n’ont pas d’argent pour vaincre le décrochage et préparer une relève ; mais ils l’ont pour leur propagande de malades.

Nos gouvernements sont aveugles et n’ont aucune vision d’avenir. Il faut remplir les poches de ses petits copains durant qu’on est au pouvoir. 

Je n’ai aucun respect pour toutes ces idéologies hypocrites et ordurières.          
 

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