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Radioactif 395

juin 4, 2022

Radioactif 395

Texte de 2008, p. 676

L’obésité.

Je ne savais pas jusqu’à quel point l’obésité est un problème pour un enfant.  Quand j’étais avec Yanie, j’entendais souvent parler du problème d’obésité.  On nous disait même que ça pouvait conduire à une mort prématurée. 

Évidemment, parce que je l’aimais bien, j’essayais de la convaincre de moins manger, de faire plus d’exercices, de perdre du poids.  En somme, je voulais absolument la sauver et régler le problème pour qu’elle ne meure pas plus jeune.  Autrement, je m’en foutais éperdument.  Je l’aimais telle quelle.

Beaucoup plus jeune d’ailleurs, j’ai voulu même vérifier «life », sans succès, s’il est vrai que les obèses ont tous de courtes queues, assez grosses ou volumineuses, mais toutes ratatinées.  Ce mystère est demeuré sans réponse qui, avec l’âge, se dissipe et disparaît..  

Plusieurs années plus tard, Yanie s’est retrouvée dans une de mes classes au secondaire, alors que j’enseignais à Jeanne Mance, à Montréal.    Nous sommes allés ensemble au restaurant.   Elle m’a avoué que ma préoccupation pour son poids était la seule chose qu’elle avait détestée de moi. 

Je suis presque tombé en bas de ma chaise, car ce souci était une des marques incontestables que je l’aimais.  Je l’aimais assez pour ne pas vouloir qu’il ne lui arrive rien de mal.  Je ne sais pas ce que cela a eu comme impact dans sa vie.  Par contre, cet aveu a fait que je me suis vite demandé si on a le droit, même au nom de l’amour, de demander ou d’exiger qu’une personne prenne mieux soin d’elle pour son propre bien. De quel droit peut-on intervenir dans la vie des gens quant à leur corps. Ils sont les seuls maîtres d’eux-mêmes.

C’est un peu comme ma bande de fuckés qui décident de m’éliminer de toute écriture, sous prétexte que j’aime manger une petite queue et que j’ose l’écrire.  Un dessert que je ne me suis pas offert depuis plus de dix ans et un thème que je continuerai de traiter parce qu’il y va de quelque chose de plus fondamental derrière ce besoin de liberté : le droit de s’exprimer et le droit à son intégrité physique et mental. 

La seule personne qui a droit de juger son corps est celle qui le possède.

Aujourd’hui, je considère qu’il n’appartient à personne de juger de l’obésité. Les individus doivent apprendre à s’aimer. Une image positive de soi est essentielle pour un minimum de bonheur.   Il y a beaucoup de femmes pour lesquelles être bien en chair les met encore plus en valeur.

Toutes formes de censure, hors les appels à la violence, sont des gestes antidémocratiques et fascistes.      

Hitler aussi s’en prenait aussi aux homosexuels (gais). Vivre et laisser vivre.

Tout doit être permis sur le plan sexuel, sauf la violence et la domination.  Ton corps n’appartient qu’à toi.  Une vérité universelle.          

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