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Radioactif 360

avril 29, 2022

Radioactif 360

Texte de 2008

Esclaves du gouvernement.     

Quand tu dépasses 65 ans, tu deviens jusqu’à un certain point l’esclave du gouvernement parce que tu en dépens complètement quant aux revenus. 

Quand j’ai travaillé à la Fondation des aveugles, j’étais extrêmement surpris du nombre de personnes âgées qui vivaient sous le seuil de la pauvreté. Ces gens me disaient qu’ils devaient choisir entre manger ou se soigner.  Jusqu’à quel point était-ce vrai ?

Et, pourtant notre système médical se veut de plus en plus boiteux. 

Que faudra-t-il faire pour en assurer non seulement la subsistance, mais l’efficacité?  Beaucoup de gens blâment l’Office des médecins qui s’arrangent pour toujours avoir moins de médecins, d’infirmiers et infirmières que l’on en a besoin.  Est-ce une pénurie nécessaire pour garder la population en otage?  Pour s’assurer que l’on peut imposer les revenus que l’on exige?  Pourquoi les professionnels sont-ils payés disproportionnellement en fonction de la population en général?  Parce qu’ils savent se rendre aussi indispensables que le pétrole ou l’électricité ? 

Normalement, plus tu es intelligent plus tu devrais être compatissant.  On vit dans une société qui pense de plus en plus qu’en fonction de l’argent.  C’est difficile de faire autrement quand tout augmente. 

C’est comme Hydro-Québec qui passe son temps à augmenter ses tarifs, sous prétexte que c’est moins cher ailleurs.  C’est vrai, mais ailleurs, ce ne sont pas ceux qui en ont payé la construction. 

Quand René Lévesque a pensé à la nationalisation de l’électricité, c’était pour combattre la pauvreté.  On est loin de ce but maintenant.  On dirait que la pauvreté ne disparaît pas, mais se répand davantage. Une impression ou une réalité?  On chiale contre les assistés sociaux et on donne des millions en subventions aux industries qui s’en iront s’établir ailleurs. 

Michael Fortier

J’aimerais rappeler à Monsieur Fortier que si nous sommes si bien au Québec, comme il l’a dit à Tout le monde en parle, ce n’est pas grâce au fédéral, mais c’est MALGRÉ le fédéral. 

Le Québec a été assez fort pour devenir la nation que nous sommes aujourd’hui, grâce à la révolution tranquille et non grâce aux infamies fédérastes. 

Il suffit de se rappeler le coup de l’aéroport international Pet Trudeau, des mesures de guerre, du rapatriement unilatéral de la constitution et des industries qui sont parties du Québec subventionnées par le fédéral pour s’installer ailleurs, du vol de l’assurance-chômage pour savoir que le Québec existe malgré les efforts fédérastes pour nous assimiler et nous réduire à une toute petite minorité silencieuse. 

Le Québec s’est développé grâce à des hommes comme René Lévesque, Jacques Parizeau, le Dr Camille Laurin, etc.  Ce sont, eux, qui  tout en tenant tête au fédéral qui s’immisce de plus en plus dans les pouvoirs du Québec tout  en nous faisant croire qu’il a compris qu’on est une nation, qui ont construit le Québec

Avec les Conservateurs et leurs nouvelles lois de la censure et de l’aliénation, on peut dire qu’on a même maintenant une raison culturelle de se séparer du reste du Canada. 

On a plus rien à attendre de positif du fédéralisme, ce sont toujours les mêmes mensonges, les mêmes hypocrisies et les même stratégies.  Dès qu’on aura retrouvé notre mémoire, on saura que le temps presse pour créer le pays du Québec.            

La conspiration, ce sont les chefs de pétrolières qui défendent leurs intérêts sur toute la planète. Une guerre de compagnies d’essence et de profits.  Peut-être aussi pour la contrebande du pavot.         

Ce n’est pas nos soldats que nous n’appuyons pas, mais les raisons économiques qui motivent ces guerres. 

Censure de mes livres.   


Je sais que mes livres ne sont pratiquement pas trouvables.  Ça fait partie de la décision de m’effacer de la liste des écrivains québécois parce que j’ose écrire que je suis un pédéraste heureux et les jeunes ont, non seulement une sexualité, mais le droit à celle-ci et à leur vie privée.  Disons, que je suis le créateur d’une morale sexuelle pédéraste en évolution. 

Tout est permis tant qu’il n’y a pas de violence ou de domination, qu’il y a consentement, amour et responsabilité, et finalement, que ce soit agréable pour tous les participants.  Ce qui va de soi. 

La CENSURE au Québec cherche à éliminer tout ce qui est sexuel et éventuellement capable de se ramasser dans les mains des moins de l’âge de consentement.  On a pour cela créé la littérature de la jeunesse.  On se fiche de la violence, c’est du cul dont il ne faut jamais parler. Je dirais même penser. 

Les adultes sont hystériques dès qu’il est question de sexe.  C’est normal, nous avons été élevés ainsi. 

Si on ne veut pas qu’une idée fasse son chemin, on n’a même pas besoin de l’interdire, on en empêche la diffusion.  Ça coûte très cher d’être écrivain quand tu ne dis pas ce que le système veut entendre.  Le signe de piastre $$$ est la liberté dans notre monde. 

On retrouve certains de mes livres dans les bibliothèques des universités et à la Bibliothèque nationale.     

Ce n’est pas n’importe qui (de n’importe quel âge) qui y a accès.  Je n’écris pas pour les jeunes, mais pour changer les règles de notre société face à la sexualité.  Passer d’une vision religieuse à une vision scientifique de la sexualité

Il y a même un de mes livres que l’on retrouve à la bibliothèque de l’Assemblée nationale Le temps d’agir parce que je suis encore politisé et que je rêve plus que jamais que le Québec devienne un pays. 

Un ami qui a cherché mes livres durant des mois s’est fait disputer à la Bibliothèque nationale, sous prétexte que je suis un pédophile, ce qui est absolument faux.  Je suis pédéraste.  Par ignorance crasse, on refuse de faire la distinction.  Je devrais, étant donné mon expérience, me classer plutôt du côté des libres penseurs. 

Effectivement, je devrais plutôt dire, plus que je vieillis, plus je suis un «masturbo-fantasmeux», si notre orientation sexuelle signifie les gestes sexuels que l’on vit au moment présent.           

Je sais que les lois fédérastes vont dans le même sens que la CENSURE qui a miné la vie du Québec jusque dans les années 1970.  On ne pouvait même pas dire le mot «queue ou pissette», je dirais même qu’on n’avait même pas le droit d’y penser.  On devenait rouge dès que le mot sein nous effleurait l’esprit. 

Notre morale sexuelle dans sa rigidité tient de la débilité la plus absolue. 

Un tabou dont on ne parle pas, on n’y pense même pas. 

Selon nos autorités, tout ce qui se passait sexuellement en-dehors de vouloir procréer dans le cadre du mariage seulement était interdit.  Nous retournons à une vitesse grand « V » à cette époque de grande noirceur, grâce aux Conservateurs au fédéral et à la droite féminoune au Québec. 

Je pensais que nous étions sortis de cette ère de débilité due à l’ignorance, mais on ne fait qu’y replonger.  On ne veut pas que je sois un modèle pour les autres pédérastes parce que je m’accepte comme je suis, tout en me créant une morale personnelle.           
    
Je ne passe pas mon temps à avoir peur quoique la dernière visite en prison m’ait rendu beaucoup plus paranoïaque.  Je ne pourrai pas continuer ainsi sans un jour «péter les plombs».   On refuse de faire une distinction entre un geste volontaire et un geste de violence ou de domination.  Il y a une différence entre aimé et abusé.

Le ministère de la Justice fédéral a même subventionné une étude à l’Université de Montréal, sur moi et sur ceux qui ont écrit dans Sortir, un livre des Éditions de l’Aurore, publié par Jean Basile. 

De plus, on a peur que je sois un mauvais exemple pour les jeunes.  C’est mal me connaître et les jeunes aussi.  Cependant, je refuse de continuer d’appuyer une morale qui élimine notre sexualité (la base même de notre personnalité) et qui reste silencieuse devant la violence. 

Je ne veux pas d’un pays malade du tabou sexuel, un cancer de l’estime de soi qui fait que tout ce qui est sexuel en dehors de «l’ordre public» est un crime.  

M’empêcher d’en parler, c’est du fascisme.

Béret blanc pédéraste.   

Quand je suis revenu pour la première fois de Vancouver, à Sherbrooke, j’ai rencontré un pédéraste béret blanc. Ça semble quasi impossible qu’un fils de ce mouvement maladivement conservateur comme les Mormons puisse être pédéraste.  Non seulement il était pédéraste, mais parfois, il essayait lui aussi de tirer un joint avec nous.  Il s’est ainsi ramassé quelques fois à l’urgence de l’hôpital, n’ayant pas assez confiance pour nous instruire de ses peurs. 

Ghislain avait toutes les adresses pour obtenir toutes les revues pornographiques américaines.  Il allait les chercher à Newport où il les faisait venir par la poste.  Je n’ai jamais vu d’aussi belles revues, sauf celles qu’un de mes lecteurs m’a, plus tard, apporté d’Europe pour me remercier de mes écrits. 

 Malheureusement, j’ai dû me départir de tout, quand je suis déménagé à Magog parce que mon frère est totalement hétéro, normal comme me diraient certains de mes amis, et il n’accepterait jamais que de telles photos le mettent en danger.  Ces merveilles servent à t’exciter, à te créer des fantasmes, à te masturber.   

J’aurais probablement pu les cacher, mais pour qu’il n’y ait pas de problème, j’ai jeté tout ce que j’avais. Ça fait partie de l’hypocrisie canadienne que d’entretenir des croisades contre la pornographie. Cependant, je tiens à ce que mes goûts n’entraînent pas de problèmes à ceux qui m’aident. 

C’est facile de faire de telles croisades, ça impressionne la galerie, ça maintient la peur de la sexualité chez les femmes et, par conséquent, le conservatisme social.  

Je n’ai jamais compris cet interdit, sauf auprès des producteurs.  C’est, chez eux, que la police devrait sévir, mais elle ne le fait pas parce que la police doit les protéger.  La police s’attaque aux individus et non à la pègre.   Il y a des millions de $$$ en jeu ; c’est comme la drogue. On interdit le petit pot local pour mieux passer les drogues dures. 

En quoi une personne qui se masturbe en regardant des revues, des films ou internet dérange-t-elle la communauté dans son sommeil ? 

L’interdit sexuel conduit à des gestes beaucoup plus graves : à la frustration, au fanatisme religieux, par exemple.   Il permet de se haïr et de mépriser les autres et de péter les plombs.  Rien ne crée une situation de vengeance aussi grave, aussi intense que la répression sexuelle. 

On le sait, mais on ne change rien.  Au contraire, on s’attaque aux individus déviants sexuels jusqu’à leur rendre la vie impossible.  Quand ils «pettent au fret», qu’ils se suicident, on fait semblant de se demander pourquoi ça arrive.     

On ne fait rien pour légaliser les gestes sexuels sans violence parce que la répression permet un contrôle plus large des individus. 

Plus on permet aux gens de s’imaginer, de s’inventer des horreurs, particulièrement sexuelles pour les femmes, plus on maintient la peur, et plus, on rend une toute petite minorité, sans pouvoir, responsable de tous les crimes de la terre.   C’est un phénomène vieux comme le monde.  Ce n’est pas pour rien que 96 % des Québécois sont contre des rapports sexuels avec des mineurs.  Ça fait des siècles que l’Église en garde le monopole. 

Plus tu es frustré, plus t’es une bombe à retardement.  Toutes les religions savent ça.  La chasse aux pédérastes a un autre avantage : elle permet d’avoir de grosses, grosses subventions ; de faire des études sur des personnes vivantes comme les nazis le faisaient (combien dur bandes-tu quand quelque chose t’excite ? On va te mettre un appareil sur le gland pour le mesurer.  

C’est mieux d’avoir une prison à Gaspé pour éloigner les curieux.  Au moins les prisonniers-cobayes ont droit à de la pornographie gratuite.  Puis, ces personnes ne sont pas violentes.  Elles meurent de peur, aussi est-il facile pour le système d’arrêter quelques pédophiles de temps en temps pour prouver son efficacité.  C’est moins dangereux que de courir après les vrais criminels, mais pour ça il faut faire croire qu’il y a un véritable danger. Il faut tout encadrer avec des lois, dans un langage de l’épouvante.  

Si les argents allaient pour la recherche des personnes disparues, au moins ce serait plus normal, mais la police risquerait de passer pour une organisation inefficace.   Des pédés, il y en a partout, il y en a toujours eu et il y en aura toujours.  Croire dans leur extinction (la croisade actuelle), c’est de l’angélisme schizophrénique. 

Je n’en ai pas contre la police, elle obéit aux ordres.  Je pense que la mafia légale donne les ordres pour que ça rapporte le plus.  La police sert la mafia légale.  Elle sert à emmurer la pègre, à s’assurer que les meurtres et la violence se passent juste entre eux.  Pourquoi ne se sert-on pas de tous les moyens pour retrouver les personnes disparues?  Pourquoi ne trouve-t-on pas moyen d’empêcher un chauffard de faucher d’autres vies humaines?  Pourquoi ne se sert-on pas des lois existantes contre les gangs de rue? 

Comme je l’ai déjà dit au ministre de la Sécurité du temps de Lucien Bouchard : on est bien meilleur pour protéger les pénis que pour protéger les cerveaux de la drogue et de la violence.

J’ai voulu développer une façon morale de constater qu’on est pédéraste sans constituer un danger pour les jeunes et demeurer authentique.  C’est pourquoi j’ai ajouté les notions de non-violence, de consentement, de responsabilité et de plaisir mutuel.  Tu es le seul maître de ton corps.

Une solution qui passe essentiellement par l’éducation.  « Comment te percevras-tu quand tu seras à l’article de la mort?  Si t’es heureux de la vie que tu as vécu, c’est tout ce qui compte.»           

Une philosophie que la prison te permet de comprendre, car c’est essentiel pour la réhabilitation d’avoir confiance en soi et de l’estime pour soi. 

Nos gouvernements l’ignorent.  Ils sont trop occupés à trouver de nouveaux moyens pour nous faire les poches. Nous sommes victimes d’une dictature fasciste sous le règne du gouvernement Harper.

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