Aller au contenu principal

Radioactif 349

avril 18, 2022

Radioactif 349

Texte de 2008

L ‘ R du Q.   

Quand j’ai laissé la Tribune, après avoir gagné ma révision pour avoir droit à l’assurance-chômage, j’ai décidé de retourner à l’école.  Je suis donc allé au CEGEP de Sherbrooke. 

J’ai alors participé à la rédaction du journal étudiant que l’on appelait   L’ R du Q.  Il était très engagé.  Il a été nommé ainsi en mémoire de Gaston Gouin.

Le premier numéro est passé sans problème ; mais le deuxième a fait des flammèches parce qu’on parlait abondamment de ma candidature comme candidat Rhinocéros dans Sherbrooke.      

J’avais aussi écrit un long texte sur la liberté sexuelle quand un des responsables du journal m’a appris qu’il serait contresigné par une jeune fille que je ne connaissais pas.  J’en étais très fier, car, enfin, une fille s’impliquait dans cette révolution de l’esprit.  

C’était d’autant plus intéressant que Sherbrooke est une des places les plus conservatrices et religieuses (ça va ensemble) du Québec.  Puis, une fois imprimé alors qu’on commençait à le distribuer, la jeune fille se serait déclarée victime d’une arnaque : cette idée n’aurait pas été la sienne, mais, on lui aurait imposé en signant à sa place, sans la consulter.       

Ce n’était pas la version que le responsable du journal me donnait.  J’aurais été le premier à dénoncer ce procédé si cela avait été vrai.  Puis, on est venu à la conclusion d’une entente,  selon laquelle on publiait quand même, puisqu’il était déjà imprimé, mais on bifferait la signature de la jeune fille.     

Personnellement, je n’avais rien à dire dans le journal, je n’avais qu’écrit des textes, commandés par un de ses directeurs.  quoique j’aie choisi les sujets. 

La direction du CEGEP s’en est mêlée et a décidé de le confisquer et de le brûler, malgré cette entente. 

J’étais persuadé que ce geste était beaucoup plus de nature politique que pour respecter les bonnes mœurs sexuelles de cette jeune fille qui avait toute une équipe pour l’entourer.  Pourquoi aurait-elle signé ce texte si elle ne l’avait pas lu?  Bizarre d’autant plus qu’on reprochait très clairement la trop grande visibilité du parti Rhinocéros dans L’ R du Q.           

On prétendait même que j’essayais de m’en servir comme organe officiel du parti.  Si on regarde tous les textes publiés dans le journal étudiant de l’université de Sherbrooke, on s’aperçoit que cette saga existait plutôt parce que des jeunes appuyaient ce changement de cap politique.   Les jeunes ont même organisé trois soirées de débat entre tous les candidats, soit un au CEGEP, à l’université Bishop et à l’université de Sherbrooke.           Aussi, niaiseux que ça puisse paraître, les libéraux avaient peur de cette nouvelle force.          

Je n’avais rien à dire quant au contenu du journal et encore moins sur sa publication.  Aujourd’hui, je me rends compte que ma position sur la sexualité n’a rien à faire dans la répression que l’on exerce sur moi ; mais elle permet de me fermer la gueule ou du moins de ne pas avoir d’influence politique.   

C’est tellement clair que récemment ma pédérastie a rebondi dans les chroniques du Néo rhino pour bien indiquer que je n’étais pas le bienvenu dans ce nouveau parti supposément drôle et devenu bilingue dans tous les sens du mot.  Tellement drôle, qu’on s’accroche à mes ébats sexuels.  Un ou une imbécile prétendait que je me sers du parti Néo rhino pour appuyer mon orientation sexuelle.  D’ailleurs, cette personne est assez stupide pour ne pas faire de nuance entre la pédophilie et la pédérastie.  Un bon moyen de constater que c’est devenu un parti comme les autres : au prise avec le cancer féministe réactionnaire.   Seul le nom est révolutionnaire. 

Si je voulais faire la promotion de la pédérastie, je choisirais un parti politique susceptible de pouvoir changer les lois criminelles à Ottawa.              

Si je me tiens debout, aux prochaines élections, j’annulerai mon vote avec certitude.  Aucun parti fédéral n’a été assez intelligent pour défendre le droit des jeunes à leur sexualité et à leur vie privée.  Ils jouent les papas et les mamans qui interdisent, n’ayant pas le courage de discuter franchement de sexualité.           

Michel Chartrand. 

Quand j’ai été invité à participer à une soirée rhino à Montréal,   L’R du Q venait d’être interdit.  Nous en avons parlé et nous avons obtenu l’aide de Michel Chartrand pour dénoncer cette censure. 

À l’entendre crier et s’exclamer, comme s’il tournait un show, je me demandais s’il n’était pas un peu sonné : « Qu’est-ce que vous attendez pour virer ça de boutte, ce cégep-là? »   Puis, il nous dit qu’il nous aiderait pour faire connaître l’événement.        

Le lendemain, le communiqué n’était pas parti des bureaux de la CSN et nous en avons averti Michel Chartrand.  Je vous assure qu’il ne faisait pas que déplacer de l’air.  Je n’ai jamais vu un gars avoir autant le sens de l’organisation et de l’efficacité. 

Après m’avoir entendu, à la soirée rhino, il n’avait pu retenir sa perception critique : « je n’ai jamais vu ou entendu quelqu’un d’aussi plate de ma vie. »            

Évidemment, notre communiqué de presse fut envoyé et repris par plusieurs journaux.  Merci à Michel Chartrand !  C’était un gars qui se tenait debout.  D’ailleurs, Jim Corcoran a fait une chanson qui s’intitule  » Comme Chartrand « .  Si j’ai bien compris, il parlait de mes cheveux en parachute, de moi, léniniste, felquiste qui se crisse de tout ou peut-être voulait- il parler de quelqu’un d’autre ? 

C’est comme avec l’Homo-vicièr. J’avais discuté toute une nuit avec Paul Chamberland de mon livre et de ma pédérastie. Ça l’avait bien touché et il m’a envoyé une petite lettre.  Stupidement, sans lui en parler, en croyant qu’il serait bien d’accord, nous l’avons mis sur la dernière page de mon livre.  J’ai appris plus tard que c’était un genre de critique qu’on s’envoyait entre écrivains pour la forme.  Est-ce vrai ?  Je ne le revois jamais, donc, je ne peux pas lui demander. 
Je ne sais pas si ses textes ont subi les mêmes censures que les miens quand il parla de pédérastie.  La censure, c’est tellement stupide que ça touche n’importe quoi qui peut remettre le système en question.      

 Harper pourra-t-il faire adopter ses lois débiles avant de se lancer en élection?       

Personnellement, pour la première fois de ma vie, je ne voterai pas pour le Bloc.   «Je vais voter pour moi : je fais des XXX partout ». 

Finie la charogne!  Vivre dans un Québec arriéré, ce n’est pas mieux que dans un Canada arriéré.»           

Malheureusement, je ne suis pas assez riche pour aller vivre au Mexique. Là-bas, les politiciens sont assez intelligents pour mettre l’âge de consentement à 12 ans. 

Le Québec ferme les églises, mais maintient sa morale débile.  Pas étonnant qu’il marche à reculons depuis 40 ans.  Un Québec fort dans un Canada uni : c’est de la pure schizophrénie

Spectacles rhinocéros.  

Il y eut trois soirées au cours desquelles tous les candidats expliquaient leur programme et répondaient aux questions. 

Au Cégep de Sherbrooke, j’ai surtout fait un show autour d’un texte sur la langue.  Je me souviens qu’en sortant, il y avait une bande de libéraux qui m’engueulaient et me traitaient de felquiste.  J’avoue que je n’ai jamais compris le lien entre le FLQ et les Rhinos, sauf que les Rhinos présentaient presque toujours des vedettes.   Quand on est borné comme ces libéraux, on voit des choses que les autres ne voient pas.   

Par contre, à l’université Bishop, je me suis fait désarçonner par une série de questions sérieuses.  Quand je faisais mes spectacles, j’arrivais là avec des lunettes immenses, une très longue pipe dans laquelle je fumais du vrai pot et une fleur immense pour me moquer de Trudeau.  Je l’avais d’ailleurs invité à un concours de natation : faire dix fois le tour d’une barboteuse, à la nage.           

Puis, je lançais de bonbons à la foule.  » Des bonbons ? Je ne les promets pas, je les donne « 

À Bishop, le jeune qui s’adressait à moi fit valoir que je venais de quitter le journalisme et insistait par conséquent sur le fait que je devais être le plus compétent, de ceux qui se présentaient.  À son avis, je devais être celui qui connaissait le mieux l’Estrie.  J’ai finalement obtempéré à sa demande.  Et, j’ai commencé à prendre plaisir à ma candidature.  Enfin, je faisais du théâtre. 

La troisième fois, ce fut à l’université de Sherbrooke.   

Université de Sherbrooke.        

Le meilleur spectacle s’est sans doute déroulé à l’université de Sherbrooke pour la bonne raison que je m’éloignais de la politique par amour pour les planches.  Je me voyais de plus en plus en vedette. D’ailleurs, on avait mieux organisé la mise en scène. 

Je m’étais mis une paire de culotte courte, sous ma soutane d’évêque, et nous avions placé un poster du petit René Simard, juste où se situait le libéral René Pelletier. 

Je suis entré en scène habillé en évêque.  Je bénissais l’assistance et dans mon sermon, je promettais de construire des taudis, de créer de la misère puisqu’en bons chrétiens « plus on mange de merde plus on va vite au ciel ».  

Puis, j’ai strip-teasé, en affirmant que le rouge me rendait malade.  J’ai aussi commencé à dire aussi que le candidat libéral avait peut-être un beau sourire, mais qu’il était beaucoup moins beau que René Simard. J’avoue avoir eu énormément de plaisir à ce jeu. 

Si ma campagne électorale, grâce à Pierre Brisson, devenait de plus en plus vivante et intéressante ; les libéraux ne le prenaient de la même façon. 

Un soir que je m’étais rendu au Pub, notre lieu de rencontre, il y avait un handicapé qui disait très fort que j’étais son président.  Un groupe de bonhommes ont commencé à lui faire un mauvais parti.  Donc, je m’y suis rendu pour calmer le jeu et demander à ces imbéciles de cesser de l’outrager.

« Comme ça, tu veux te mêler de ça.  » Et, c’était parti mon kiki ! J’en ai mangé une bonne.      

Les libéraux ont toujours eu des fiers à bras et ils se promènent autour du monde pour prêcher la démocratie du Canada.  Tu ne peux même pas dire que t’es pédéraste, ici, sans te condamner à crever de faim, dans le mépris le plus absolu.  Vive la démocratie !           

Je dois dire qu’aujourd’hui que j’ai bien aimé la décision du parti libéral de sortir des Communes pour ne pas endosser la loi sur l’âge du consentement.  Sans respect pour le droit des jeunes à leur sexualité, les Conservateurs veulent nous imposer la manière du Canada- américain de concevoir la sexualité.  Vierge jusqu’à l’assèchement du cerveau.  Un retour en arrière à des milliers d’années, au Moyen-âge, au moins.      

À ma surprise, le Bloc a voté pour cette loi débile.  Il est peut-être temps de leur rappeler que le Québec a toujours eu une politique plus ouverte.  Pas mal débranché, le Bloc.  Ça vient d’y coûter mon vote.  Je suis peut-être seul, mais cela peut-être significatif.  Mon vote aux prochaines élections fédérales sera une série de XXXX, si je vais voter …

Canadien ou Québécois castré, t’es castré. On est vraiment rendu des Américains. Il n’y a que l’argent qui compte.

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueueurs aiment cette page :