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Radioactif 345

avril 14, 2022

Radioactif 345

Texte de 2008

L’industrie des vieux.

Les subventions aux grosses compagnies, les crises économiques provoquées par le système pour aller chercher plus de subventions, le fédéral qui payent les industries pour quitter le Québec et s’installer au Canada pour maintenir la peur, les fédérastes au pouvoir et le contrôle de l’information ; j’avais toutes les bonnes raisons pour être fanatique.  Mais, aussi, toutes les raisons pour désespérer de la race humaine. 

Heureusement, en contrepartie, il y avait la pédérastie.  C’est ce qui m’a apporté le plus de bonheur dans ma vie. 

Je me souviens toujours avec plaisir les délices de ces aventures et quelle que soit la gestapo féminoune, la petite pègre légale de la moralité, on ne peut pas m’empêcher de m’en rappeler avec plaisir.  Mes partenaires aimaient ça autant que moi, c’était l’évidence même.

Depuis des années, je me contente que de ça : m’en rappeler.  C’est la seule chose qui a valu la peine d’être vécue : me sentir en amour ou être aimé. 

Que ce soit déséquilibré ou pas, obsédé ou pas, au moins ainsi, la vie méritait d’être vécue.  J’ai apporté bien du plaisir de vivre à plusieurs autour de moi. 

Aujourd’hui, il n’y a que l’argent qui compte. 

On revient, par derrière, hypocritement comme on a toujours vécu notre sexualité au Québec : aux enseignements paranoïaques des religions qui bannissent la sexualité et consacrent l’infériorité de la femme. 

Au lieu des curés, on a l’état et la télévision.  Au lieu des sermons, on a les appels féminounes à la dénonciation. Quand tu en entends certaines féministes, tu ne peux faire autrement que de recommencer à croire que les religions ont raison ; certaines sont vraiment stupides de peur. 

L’hystérie des femmes qui n’acceptent pas leur sexualité n’a pas de limite.  Les hommes ne sont pas mieux.  Elles ne peuvent pas s’occuper d’elles, elles doivent violer la vie de tous ceux qui n’ont pas leurs scrupules.  On dirait que certaines femmes adorent leur statut de victimes sexuelles potentielles, car, tout en jouant les scrupuleuses, elles s’agenouillent devant l’industrie de la femme coquette et jalouse.  Au lieu d’assumer leur féminité, elles braillent sur leur chasteté perdue.   

J’aimerais bien connaître le lien entre ces féministes, la pègre et les fédérastes américanisées. C’est une filière de la Gestapo québécoise fédéraste appuyée par les médias d’information.  Qu’importe !  Personnellement, ça ne me touche pas.  Je trouve ça moins important, très banal, par rapport au sort que l’on prépare aux vieux, sans le sou. 

 Sommes- nous à l’orée du siècle de la torture ? 

Tout est argent. Plus les vieux ont peur, plus ils seront disposés à payer plus cher pour leur sécurité.  Une roue qui tourne et les mafiosi savent que c’est une manne temporaire, donc, qu’il faut l’exploiter à fond durant que c’est payant .

Il n’y aura jamais eu autant de vieux .  L’industrie des vieux est déjà lucrative.  Il ne faut pas croire que les vieux échapperont à l’insensibilité économique.  Pour faire de l’argent, il ne faut pas avoir de coeur. 

On laisse des milliers de jeunes se ramasser sur le trottoir parce qu’on veut conserver le commerce de la drogue,  pensez-vous que ce ne sera différent pour les vieux? 

Le système se fout de leur bien-être, il veut leur argent.  Qu’arrivera-t-il à ceux et celles qui n’ont pas d’argent?  On n’essaiera pas de les maintenir en vie par amour, mais parce qu’en agissant ainsi, les gouvernements dévoreront jusqu’à leur dernier sou.  Plus ils seront malades longtemps, plus on devra les maintenir artificiellement en vie, plus ça coûtera cher et plus ça nourrira les goussets de l’industrie médicale.  C’est un sujet qu’il faudra bien aborder un jour. 

Est-il préférable d’endurer une vie malheureuse, de souffrance, plutôt que de pouvoir entreprendre le grand voyage à son rythme? 

Personnellement, si dois devenir indigent, j’espère qu’il y aura quelqu’un d’assez charitable pour me donner le moyen d’accélérer les choses.  Je n’ai pas peur de la mort, mais je ne veux pas souffrir.  Aucun acharnement thérapeutique comme le voulait maman et si possible, comme elle, mourir extrêmement vite et dignement.  

C’est là où j’en suis dans ma réflexion, mais j’ai peut-être encore de 10 à 20 bonnes années à vivre.  C’est un goût personnel : je préfère vivre.  Je ne veux pas influencer qui que ce soit ; je ne suis pas le seul à penser ainsi.  Des réflexions d’une personne qui a plus de 65 ans… Il faut en profiter au boutte, ça achève. 

Ça ne donne rien de se lamenter, on va mourir pareil. 

L’intégrité 1.           

Il était impossible pour La Tribune de me laisser continuer à vivre mon radicalisme.  On a engagé des patrons pour surveiller mes moindres gestes.  On avait tellement peur que je touche à quelque chose de politique ou que ça le devienne qu’on ne me laissa pas faire une recherche aux États-Unis sur une nouvelle taxe aux frontières américaines.  Ce n’est que quelques semaines plus tard que la direction a constaté, quand ce fut publié ailleurs, qu’on venait de laisser échapper une primeur mondiale. 

Je ne peux pas seulement blâmer la Tribune, j’étais devenu vraiment fanatique.  Je me voyais en croisade pour le Bien de la population.  Je détestais ce système qui étrangle les travailleurs, qui ne rêvent que de pouvoir et d’argent.  Abdiquer, c’était donner raison à une bande de voleurs légaux.  Je croyais même parfois que ma vie était en danger.  Tu ne la risques pas quelques fois, sans refuser ensuite de te tenir debout.  C’était à l’absolu opposé de mes valeurs qui, qu’on le veuille ou non, étaient issues de la religion catholique et de ma pédérastie. 

Loin de manipuler et exploiter les gens, cette pédérastie me rendait très généreux, elle me sensibilisait aux malheurs des autres, elle m’ouvrait l’esprit à la nécessité de combattre un système pourri. 

Oui.  Je jouais aux fesses, comme on dit aux Québec, (des petits attouchements, une petite masturbation mutuelle ou au mieux, voir à travers les yeux de celui que l’on suce, s’ouvrir le paradis, et Dieu sourire de nous voir heureux). 

Je succombais aux charmes des plus jeunes que moi, mais ils adoraient ça autant que moi et ils n’avaient pas la maladie paranoïaque de la sexualité qu’ont les plus vieux et les gens de mon âge parce qu’ils ne s’étaient pas encore fait laver le cerveau par la religion.  Pas de violence, que du plaisir !  Et, quel plaisir ! 

Je comprends que les frustrés soient jaloux.  Aussi, je me sentais piégé de toute part puisqu’on condamnait aussi mes amours.  Je ne voulais pas être un paria de la société, même si je n’en pensais pas grand bien

Pour moi, les gens, eux, étaient corrects et ça valait la peine de se battre pour eux.   Et, c’était pour eux que je me battais.  Pour améliorer leur sort.  

L’intégrité 2.           

Après coup, je me suis demandé si je n’avais pas tort.  Je ne pouvais pas être seul à avoir raison. 

D’ailleurs, dans Il était une fois les Cantons de l’Est, j’écris : «Je passe bien des entrevues chez les boss à me faire dire que si j’accepte les règles de la Truie Brune, je serai bien avec eux ou sinon balayer le plancher.   

Accepter les règles de la Truie Brune, c’est laisser un peu la Transquébécoise, taire un peu les cris contre les grosses compagnies, ficher la paix au gouvernement qui s’est embourbé dans ses promesses.  C’est arrêter de me battre pour les gens, c’est abdiquer au désir de publier la vérité. »

La Tribune ne m’a pas que donné des coups de pieds au cul, elle m’a offert de très beaux postes, mais j’ai refusé au nom de « L’INTÉGRITÉ».  Je ne sais pas ce que ça m’a apporté, sinon de changer ma vie complètement : de me forcer à partir en voyage. 

Quarante ans ou presque, après cette croisade, je me suis souvent demandé ce que ça m’a apporté d’autre que de la merde. 

La vie s’est chargée de me donner une réponse : J’ai au moins la fierté de m’être tenu de bout, à tort ou à raison, de ne pas m’être laissé acheter, même si je dois concéder que le système est plus fort que moi et tous les pauvres de la terre.  Le système est une pourriture illimitée et éternelle.  Et, je n’ai pas fini de manger de la merde, parce que je me bats encore contre lui.  Je ne suis pas son vassal.  Je me sens propre et libre. 

 J’écrivais alors en 1973 : « J’t’écœuré.  Ce n’est pas possible.  Toujours être en guerre contre son boss, le gouvernement ou les grosses compagnies, sans compter les flics qui s’en mêlent.  Remarque que ce dernier aspect n’est pas tellement important, mais emmerdant, ça nourrit la paranoïa ». 

Par ailleurs, je n’en veux absolument pas à mes patrons de cette époque. 

Nous avions une façon de voir et de sentir les choses et rien ne dit que ce n’était pas eux qui avaient raison.  Je suis même fier d’avoir eu des patrons d’aussi haut calibre.  Je me suis même permis, l’an dernier, de leur téléphoner parce que non seulement c’est fini, que je ne leur en veux pas, mais je suis très reconnaissant de ce qu’ils m’ont appris. 

En journalisme, si je n’avais pas eu Yvon Dubé, je ne comprendrais pas la nécessité de toujours avoir les deux côtés de la médaille, d’être tolérant et de respecter ce que l’on croit coûte que coûte.  Sans Pierre Paul, je n’aurais jamais autant aimé la poésie ; comme sans Antoine Naaman, je n’aurais pas su écrire.  J’ai appris.  

J’ai affreusement souffert d’avoir laissé le journalisme.  J’en ai rêvé durant des années.  Ce fut une première vie.  Je comprends maintenant qu’il n’y a rien a changé, car on y peut rien. Il faut apprendre à s’adapter à tout, à jouir de tout, surtout avec les gens qui nous entourent. 

 L’argent est le maître du monde et même de la vie, le dieu moderne, tout puissant, car, le système n’hésite pas à tuer pour avoir ses profits et ses guerres. 

Au moins, j’ai vécu, j’ai survécu jusqu’à maintenant. J’ai compris que les religions conduisent à la haine.

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