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Radioactif 334

mars 30, 2022

Radioactif 334

Texte de 2008

Les dieux… 

Il y a toutes sortes de gens dans toutes les religions. Tous ceux qui ont lu le Coran, comme la Bible ou les Évangiles savent très bien que ce sont des écrits en vue de réfléchir, de belles histoires.  Rien pour rendre fanatique. 

La très grande majorité des gens se servent de leur religion comme d’un moyen pour avoir un lien avec Celui qu’ils appellent Dieu, l’infini, la force supérieure. 

Avant les humains inventaient les dieux comme de nouvelles liqueurs. Il y en avait des tonnes.  Un dieu par peur.  Un dieu par élément de la nature qui pouvait se déchaîner.   

À la suite de bien des guerres, les hommes ont mis de côté ceux de la Grèce antique, puis de Rome, puis, ont adopté un seul Dieu.  Les juifs l’ont appelé Yahvé, les musulmans Allah et nous, Dieu.  C’est toujours le même. 

Alors si nous avons le même Dieu pourquoi menons-nous des guerres pour le dieu de notre dénomination, c’est le même que celui des autres avec un autre nom?  Pourquoi vouloir que le nôtre domine celui des autres? 

Les Sages, les prêtres ont essayé de définir Dieu et en son nom ils ont inventé toutes sortes de préceptes, toutes sortes de lois, en prétendant que c’était Dieu qui les donnait à l’homme.  Puisqu’on ne connait rien, qu’on est des peureux devant la mort, on a accepté de croire dans ces règles qui dominent notre vie et on a appelé ça religion. 

Avec le temps, les autorités religieuses ont pris le pouvoir, sous prétexte de détenir seuls la vérité.  Ils ont inventé les péchés et les sacrifices.  Ils ont créé des rites.  Nous sommes nés avec les connaissances de nos parents qui les ont transmises.  Ignorer cela, nous permet d’être fanatique, mais ne fait que marquer notre ignorance. 

Pourquoi les dieux d’une telle culture seraient-ils mieux que ceux d’une autre culture?  Les dieux sont inventés par les hommes.

Fanatisme.

Le vrai problème des religions, c’est que pour devenir plus riches, plus vite, elles mélangent de plus en plus le commerce et la politique à la religion. 

Les religions sont toutes dirigées par des fanatiques parce qu’ils s’appuient sur les traditions pour maintenir leur pouvoir.  Les chrétiens ne peuvent pas se croire bien supérieurs aux juifs et aux musulmans quand ils écoutent le pape ou la reine parler de sexualité ou de partage. Les Borgia et les Tudors nous rappellent que nos religions sont issues d’orgies sanguinaires.

Il n’y a aucune différence entre un juif, un catholique ou un musulman.  Ils sont tous tellement possédés de Dieu que leur pratique religieuse semble être d’avantage une forme de schizophrénie que de prières. 

Les religions, loin de pousser les hommes à s’entraider,  les poussent plutôt à se haïr parce qu’ils s’imaginent à être les seuls à avoir raison, que leur religion est supérieure et qu’il faut établir la loi de leur dieu. 

Comment « un être strictement spirituel » peut-il régner sur les hommes?  Seulement si ces hommes ont le pouvoir de faire croire qu’ils parlent au nom de dieu.  C’est le seul moyen d’ailleurs pour expliquer les interventions de dieu dans la vie sexuelle des individus. 

L’homme est un animal et ça lui prend beaucoup de temps pour évoluer.  C’est l’animal le plus dangereux.  C’est le seul être qui est assez bête pour essayer d’empiler des milliards $$$ quand on sait que tout le monde va crever de faim. Pas d’exception.

C’est aussi en inventant ce qui se passe après la mort ou avant la naissance que les prêtres ont pu avec leur imaginaire inventer des philosophies qui expliquent tout, même si on s’aperçoit que ça ne tient pas tellement debout.   

Les fanatiques n’ont pas une seule cellule du cerveau connecté à la réalité. 

Quand tu es prêt à tuer pour ta religion. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans ton petit cerveau, quelle que soit la religion.

La tolérance.          

Fort heureusement, les croyants ne sont pas tous des fanatiques.  Les fanatiques sont ceux qui dirigent les religions. 

Tout le monde pense que tous les musulmans sont fanatiques.  C’est loin d’être vrai ; tout comme c’est aussi vrai que ce ne sont pas tous les juifs qui sont riches.  Ce qui compte : être humain et être tolérant. 

Un exemple : Je m’étais rendu chez mon fiston et bien évidemment les enfants qui m’appellent « dada », l’équivalent de grand-père, étaient bien contents que j’achète des pizzas pochettes. J’ai vérifié pour être certain qu’il n’y avait pas de porc et nous avons vécu un vrai party.  Quand j’y suis retourné, j’ai voulu organiser la même fête et je suis allé chercher des pizzas pochettes pour les enfants.  C’était le régal, jusqu’à ce que mon fils lise les données sur la boîte et que l’on se rende compte que cette fois les maudites pizzas contenaient du cochon.  Ça aurait pu tourner au vinaigre, mais on a vite conclu que je ne l’avais pas fait exprès. C’était grave, selon leur religion, les enfants pouvaient être damnés à cause de moi, mais on m’a pardonné J’en n’ai pu jamais rachetées quand j’y suis retourné.  C’est ça de la tolérance. 

Par contre, quand mon plus jeune fils s’est suicidé, j’ai eu le malheur de dire à l’Iman que Rouhed était très chanceux parce qu’il pouvait emprunter autant le chemin de Jésus que du Prophète pour se rendre au ciel.  L’Iman est presque devenu fou. Il ne voulait plus que Rouhed soit enterré dans un cimetière musulman parce qu’il avait vécu avec un chrétien. 

Heureusement, son cousin qui demeurait aussi chez- moi, a pu leur expliquer que Rouhed était libre de prier et qu’il avait même son petit tapis pour le faire. 

À cause de mes enfants, j’ai lu le Coran et j’ai eu la surprise de découvrir que la plus grande qualité d’Allah, c’est d’être miséricordieux.  Les dirigeants religieux oublient que l’on ne peut pas aimer dieu si on n’aime pas son prochain. 

Réfléchir, c’est un des aspects pour lequel les religions méritent d’exister, en autant qu’elles respectent l’espace publique. 

Permettre la liberté religieuse, c’est permettre de croire ce que l’on veut, de pratiquer chez-soi la religion que l’on veut, de pouvoir assister aux offices religieux que l’on veut ; mais quand un iman, un prêtre ou n’importe prêche la violence, ce n’est plus de la religion, mais de la politique. 

Le Québec n’a rien à faire dans la guerre des juifs (Israël, États-Unis) contre les musulmans (Iran, Palestine, Chine et Russie).  Ici, tu as droit à ta religion, mais tu ne peux pas l’imposer aux autres. 

Le secteur de l’éducation est non confessionnel, ça veut dire dans toutes les institutions scolaires ou préscolaires.  Le parent qui ne veut pas que son enfant mange la même nourriture que les autres n’a qu’à préparer le repas que mange son petit. 

Ce qui se passe à Montréal est inacceptable, surtout qu’on veut forcer la garderie à payer 4,000$ d’amende.  De la folie pure.  Ce n’est pas ça un accommodement raisonnable.  C’est du chantage religieux.  C’est au père à fournir sa viande, s’il ne veut pas que son enfant mange comme les autres.

Les communistes.

Fin des années 1960 début des années 70, le mot «révolution» revenait plus souvent que le mot idéal. 

Nous rêvions tous de changer le monde pour le mieux et au fur et à mesure qu’on vivait, plus on s’apercevait que ce n’est pas si facile que ça.  

Le problème est le même aujourd’hui : on ne connaît pas l’histoire.  Bien des jeunes s’imaginent qu’ils savent tout, qu’en se prétendant autonomiste, ils ont inventé une nouvelle façon de penser, que tous les vieux sont de vieux cons qui ne leur ont laissé que des dettes, oubliant que ce dont ils profitent aujourd’hui, c’est grâce aux vieux cons. 

La vie des générations portent toujours son lot de bêtises et de bons coups.  Ainsi, le monde actuel appartient aux jeunes et c’est tant mieux.  C’est à leur tour d’essayer d’améliorer les choses et, comme nous, ils s’apercevront que parfois notre solution est pire que le mal que l’on veut soigner.  Dommage cependant qu’ils ne se rendent pas toujours compte que le Québec a toujours été le paradis des francophones…

Je n’étais pas à priori de la mouvance révolutionnaire communiste, je ne connaissais même pas ça.  

Quand j’étais plus jeune, la face de Staline m’a toujours été présentée comme étant celle du diable.  En fait, il a été aussi pire, sinon pire qu’Hitler ou Pol Pot ; mais ce dernier est moins connu, même si des millions de gens sont morts au nom de son idéologie.  Il n’a jamais été traîné en cour.  Que diront les dictionnaires de George Bush, de Poutine ou de Harper?  Du colonialisme? De l’esclavagisme?  De l’âgisme? 

Quand on parlait de communistes dans la paroisse, des films à l’appui, on nous montrait les mauvais Viêt-Cong qui envahissaient tranquillement le sud du Vietnam.  Il était difficile pour des enfants de comprendre pourquoi tant de gens doivent fuir leur village.  Un enfant n’a pas encore l’esprit assez sale pour penser que les guerres sont bonnes pour les humains.  Ils ne connaissent pas encore les systèmes économiques ou d’exploitation.  Pourquoi les gens s’entretuent-ils?  Les adultes sont des fous. 

Un communiste, ça ne voulait pas dire grand-chose en nos campagnes, mais dès qu’on traitait quelqu’un de mauvais, on le disait communiste.  Donc, une évidence, être communiste c’était le mal ambulant, la voie de l’enfer et du diable.  Un communiste, c’était un étranger qui s’installait et qui ne venait pas à la messe.  C’était à peu près tout ce que je savais du communisme.     

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