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Radioactif 332

mars 28, 2022

Radioactif 332

Texte de 2008

Pédérastie = handicap.   

Je ne pensais pas que la politique viendrait tout bouleverser à ce point. 

Même si j’avais récité un poème en disant que ma poésie se cueille sur les lèvres d’un garçon (j’aurais été mieux de parler de pipe, ça aurait été plus authentique).  À ma surprise, des gens partageaient et applaudissaient le fait qu’il y ait enfin une personne assez  » brave ou sautée  » pour lever le voile sur ce tabou. 

Il y avait peu de gens qui savaient que je suis pédéraste. Ça ne te paraît pas dans le front. Je ne suis pas efféminé, alors impossible de le savoir à moins que j’en parle. 

Je me considérais anormal.  J’avais peur de moi et je me demandais si c’était possible que je   « pette un jour au frette » et devienne violent.  J’avais peur que la peur me rende fou.  Je me détestais et je cherchais, comme aujourd’hui, à me comprendre et à comprendre

Naître pédéraste, c’est venir au monde avec un maudit handicap émotif.  C’est inné. Tu peux te tuer. Ou tu peux essayer de le dissimuler toute vie et mourir en te détestant, en te disant que t’es le produit de ton hypocrisie.  Ou tu peux chercher un moyen de l’assumer. C’est ce que j’ai essayé de faire. 

Une bonne partie de mes amis voyaient la solution en changeant de pays.  Là, où on n’a pas une bande des bourgeoises névrosées qui font la lutte à tout ce qui est sexuel. 

Ce n’est pas bête, car si tu tombes en amour avec un petit gars là-bas, tu vas essayer de l’aider ainsi que sa famille, comme le disait le grand écrivain français: Tony Duvert.  Cependant, il y a des fous partout sur la terre, tout n’est qu’une question de fanatisme.  

Le problème avec cette solution: c’est égoïste, même si c’est un moyen d’échapper au suicide.  Tu es là-bas un bout de temps, puis tu reviens.  Le jeune qui s’est attaché à toi est laissé sur le pavé et il vit une situation encore pire qu’avant de te connaître parce que tu lui as ouvert l’esprit à autre chose que sa misère quotidienne quand tu étais là. 

Je n’ai jamais été un touriste sexuel, mais j’en ai assez entendu parler pour ne pas me laisser emplir par toutes les histoires qu’on raconte pour justifier l’existence de bien plus grosses subventions. 

On recherche un pédophile alors que les grandes puissances subventionnent en cachette les guerres, les soldats-enfants, les enfants qui travaillent, les enfants qui sont tués par des escouades de la mort;  mais ces jeunes meurent chastes au moins, ils ne sont pas pervertis par le sexe.         

De plus, de nombreux mouvements missionnaires religieux servent de tremplin à l’espionnage et aux services secrets des grandes puissances.  Il faut bien les connaître un peu pour mieux les mâter et voler leurs richesses naturelles…

Pédéraste, tu te ruines pour ton serin alors que les responsables du commerce charnel des femmes, de la drogue, des ventes d’armes opèrent en groupe, sous la protection de la police internationale.  Toute une différence !      

Les projets à l’eau…         

L’apathie des gens et la peur des autorités locales nous ont coûté tous les grands projets pour sortir les Cantons de l’Est (Vaucouleurs) de l’impasse ; mais avec les cultivateurs,  j’ai appris que si tu veux quelque chose, tu dois brasser un peu la cage. 

Comme me l’a appris, en France, un fonctionnaire du bureau du premier ministre : Il faut parfois créer des petites crises pour laisser la fumée du volcan s’échapper en geysers. 

Si je n’avais pas réussi avec l’aéroport international de Drummondville (un petit investissement d’un milliard), la zone spéciale, etc. ; au moins, j’avais la parole de Robert Bourassa quant à son accord pour la construction de la Transquébécoise ainsi que la tenue d’une étude de mon projet de 100 millions de développement pour tirer l’Estrie de la misère économique. 

Nous n’avons pas eu tout ça, mais je dois avouer en toute honnêteté qu’il a accepté qu’on verse 55,000$ pour étudier le projet à travers le Centre de développement régional.  Le projet tombait peut-être dans les mains de fonctionnaires, mais au moins, il avait une chance de se concrétiser.  Bourassa n’était pas un fou, c’était un économiste compétent, mais il faisait dans ses culottes dès qu’il était question d’indépendance. 

Malheureusement, toutes ces promesses commencèrent à tourner au vinaigre.  Une lenteur à faire mourir un escargot d’impatience.  On m’avait aussi retiré du projet de la Transquébécoise, une politique que semblait adorer la Tribune : on me laissait faire tous les cris primaires, aboyer à qui mieux mieux après la lune, puis, on me retirait le projet parce que j’étais trop électrique. 

Quand les libéraux sentaient que je leur chauffais trop le derrière, il obtenait que je sois écarté du dossier. 

Une chance que je ne buvais pas sur la job.  Je suis beaucoup plus baveux après avoir bu qu’après avoir un fumé un joint.  Le joint me rend paranoïaque ou fou comme une punaise de lit, comme m’avait dit Mme Emma Descôteaux (you are crazy as a bed bug). 

Non seulement Bourassa a accepté le projet, mais ils ont  commencé les travaux de construction de la Transquébécoise (la 55 aujourd’hui),

 Quand Antonio Pinard, ministre la Voirie, est venu inaugurer le projet, je fus remplacé et il en a profité pour citer quelques brides de mon petit livre Réjean, une façon de marquer sa complicité avec ma campagne pour obtenir cette autoroute.  Mais, ça démontrait aussi que certains ministres étaient bien au courant de mon orientation sexuelle.  On m’avait dit que certaines grandes personnalités partageaient mes goûts. Je n’ai jamais vérifié.  C’était un petit clin d’oeil pour me calmer les nerfs.  

Réjean, c’est une lettre d’amour pour un petit gars du même nom. Quand il l’a lue, sa seule réaction fut : C’est très beau, mais on n’adore que Dieu. Mon livre finit par : « Petit prince, je t’adore».  

Réjean est le seul livre qui m’a vraiment payé parce qu’il a été lu par Ronald France, aux Ateliers des inédits, à la radio de Radio-Canada. 

Quand je suis paranoïaque, je pense qu’on me prépare une retraite définitive, mais on veut s’assurer avant qu’on ne pourra pas trouver mes livres. Pas trouvable.  Si en plus mon nom ne paraît nulle part, je serai très vite oublié.

Un libéral…

Définition : Un individu qui a troqué son cerveau par des $$$$$$….        


Les partis politiques.       

Les partis politiques devraient en principe nous permettre de nous situer dans la société et défendre des valeurs particulières.  Malheureusement, les partis politiques ne savent pas sortir de leurs petits intérêts mesquins et voir le bien véritable du peuple.  C’est le cas, du fait français. 

 À moins d’être idiot, tout le monde sait que très bientôt les francophones représenteront la minorité québécoise la plus importante à Montréal et au Canada, le Québec pèsera moins qu’une plume.  

Cette situation ne nous vient pas seulement de l’immigration, surtout si les immigrants apprennent le français en arrivant ou avant de venir.  

L’immigration est une merveille, elle permet un métissage de toutes les  beautés; mais l’immigration joue un rôle négatif déterminant ; si nous n’avons pas le courage de nous définir comme nation francophone.  Nous sommes à peu près le seul peuple sur terre à être assez schizophrène pour ne pas savoir qui il est.  On vote pour des gouvernements indépendantistes, mais on refuse de passer par un nouveau référendum, sous prétexte que ça coûte de l’argent.  On aime mieux avoir des journalistes qui pensent pour nous que de penser. 

Le moins qu’on devrait s’attendre de nos dirigeants, c’est que l’intérêt de la nation passe avec celui des partis politiques. 

Quand je me suis battu pour le français dans les sondages, c’est la Commission des droits de la personne et de la jeunesse qui a défendu le dossier.  La Commission sur la langue ou l’Office sur la langue française ne voulait rien savoir.   Non seulement le Canada ne respecte pas notre langue, mais il élimine nos valeurs : les jeunes délinquants, la guerre en Afghanistan, l’âge de consentement, etc. 

Au fédéral, Stéphane Dion semble un mollusque quand on l’entend parler des prochaines élections.  Il est capable de se comporter en frondeur seulement quand il s’en prend aux Québécois comme s’il avait déjà pris pour acquis que nous sommes un troupeau de moutons. 

Une nation qui n’a pas de pouvoir, c’est comme un homme sans colonne vertébrale…

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