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Radioactif 329

mars 25, 2022

Radioactif 329

Texte de 2008

La pédérastie mise à nu.

Citation :

Le propre de la pédophilie est que l’enfant âgé de moins de 10 ans est encore incapable de distinguer entre le bien ou le mal, ce qu’il aime et n’aime pas.  Il pourrait être traumatisé par la peur de ce qu’il voit ou ce qu’il ressent.  Tout dépend évidemment du comment et de ce qui se passe pour qu’il y ait traumatisme.  Mais, mieux vaut de ne pas prendre de chance.  En ce sens, personne ne peut accepter la pédophilie.

           
La pédérastie mise à nu, page 32.

 La pédérastie est une orientation sexuelle, donc qui devrait être permise par la Charte des droits. Cependant, personne ne peut accepter la pédophilie, car, les enfants de moins de 10 ans pourraient être traumatisés par une expérience sexuelle qui ne respecte pas leur rythme de développement physique et psychologique.

La pédérastie mise à nu, page 13 

Comment Richard Martineau, du Journal de Montréal, a-t-il pu écrire que je suis pédophile, s’il a lu mon livre avant de le critiquer ?  Est-il analphabète ?

Sexualité éclatée 1.

Je n’ai pas vécu une sexualité aussi éclatée pour éduquer qui que ce soit ou me comporter en héros, mais j’adore philosopher. 

Et, je crois, que je suis lent à me faire une idée définitive sur des sujets très importants.  Je ne veux pas être un exemple, je ne veux pas tenter de montrer un harem de petits, je veux tout simplement comprendre et partager mon expérience de la vie et les réflexions qu’elle m’a amené à porter sur l’homme. 

Je cherche ce qui pourrait nous aider à vivre plus heureux.           

Pour certains,  je suis un vieux cochon qui n’a pas su dire «non», le spécimen parfait du jouisseur irresponsable qui ne pense pas au bien-être de son petit compagnon.  Les psychologues ont créé toute une variété de traumatismes chez les jeunes qui font une expérience précoce de leur sexualité.   Pourtant, les sondages démontrent clairement que les spécialistes du sexe ne savent pas de ce dont ils parlent.  Ils disent le contraire de ce que l’expérience dans la vie nous apprend. D’ailleurs, on ne veut pas rendre public les sondages fait auprès des jeunes, car ceux-ci démentent tout ce que l’on nous enseigne.      

Ma réflexion me porte à entrevoir une nouvelle approche personnelle de la sexualité. Si elle peut servir à quelqu’un : tant mieux !  Sinon, j’aurai eu le plaisir de la vivre et de l’écrire.    

Aussi longtemps qu’on remonte dans l’histoire de l’humanité, il y a des gens qui se sont posé des tonnes de questions pour essayer d’améliorer les choses.  D’autres étaient obsédés par le pouvoir.  La science a alors servi, comme les religions, à justifier les interdits sexuels.   On était prêt à tout déformer pour donner raison aux puritains.          

 Je suis un petit curieux qui essaie de comprendre la vie.  Pourquoi l’homme est-il à la fois le pire et le meilleur des animaux ? Comment pourrait-on apprendre à vivre sans guerre?  Dans l’amour. 

Personne n’est à blâmer pour ce que j’ai fait, sauf moi. 

Je remercie Dieu des circonstances qui m’ont amené à être «un peu hétéro, un peu gai, un maximum pédéraste».  Je suis un petit jouisseur comme tous les êtres humains, malheureusement, je le suis plus en esprit qu’en chair. 

Même si je suis un pisseux naturel, je n’ai jamais hésité à cueillir un plaisir sexuel.

Comme le disait jadis mon confesseur, l’abbé Roméo Laurencelle : je suis un moteur de Cadillac dans une petite volks.  Je voulais tout connaître.  On peut savoir à travers les livres ou les autres instruments de connaissance, mais il n’y a qu’un moyen de connaître vraiment : l’expérience, le vécu.  

Je ne crois pas dans la fidélité et pourtant je suis assez fidèle pour me priver du nécessaire juste pour venir en aide à ceux que j’aime.  On a prouvé récemment que les femmes ont une partie du cerveau qui expliquerait leur obsession pour la fidélité, une obsession qui n’existe pas chez les hommes.  Elles secrèteraient une hormone ou quelque chose du genre qui les amène à focaliser sur la fidélité.  Ce geste du cerveau aurait été développé dans le cerveau féminin par des siècles à s’occuper de la famille.   

Je crois que chez les femmes, la fidélité est synonyme de sécurité et de responsabilité.  Ce sont elles qui enfantent et élèvent la famille. L’homme a moins de racines familiales d’où une plus grand frivolité.  Les femmes peuvent avoir mal dans une relation sexuelle, elles saignent alors que pour les hommes le sexe n’est que plaisir d’où cette interprétation différente de la sexualité. 

Les femmes ont plus peur et sont plus sensibles au regard des autres femmes.  Elles sont même carrément jalouses. La fidélité ne me semble pas héréditaire, mais le résultat de milliers d’années à subir des rôles différents pour les femmes et les hommes.            

La fidélité est une nuance essentielle entre l’homme et la femme

La femme n’accepte pas que l’homme puisse voir d’autres femmes par insécurité.  Une exclusivité pire que la prison. On ne voit pas la vie sexuelle de la même façon quand elle est vue comme un plaisir plutôt qu’une perversité. Il faut aussi tenir compte du fait qu’une femme qui connaît une aventure sexuelle sera normalement pénétrée, ce qui qui modifie sûrement la perception que l’on a. Cela justifie sa réticence et solidifie son besoin d’exclusivité.

Une aventure sexuelle chez un hétéro, même chez les mâles, est différente de celle entre gais.  Un gai ne peut pas avoir d’enfant en faisant l’amour.  Le lien est donc moins important, de nature, strictement émotive. Par contre, aujourd’hui, le gai peu avoir le sida plus facilement qu’un hétéro. À remarque que cela ne s’applique qu’aux gais qui pratiquent la sodomie, ce qui n’est pas le cas de tous les gais.

Chez les pédérastes, même si le sexe est ce qu’il y a de plus convoité, ce n’est pourtant pas ce qu’il y a de plus important.  La pédérastie est la communication extraordinaire qui s’établit avec un garçon. Une forme de complicité.  Un partage de jeunesse. 

Fondamentalement, la réalité sexuelle féminine est la même que celle de l’homme, mais elle a dévalorisé, en écoutant les religions, tout ce qui touche à la génitalité.  Un pénis n’est pas qu’un clitoris allongé, mais c’est aussi un symbole. Selon Freud, toutes les femmes rêvent d’avoir un pénis et se sentent désavantagées parce qu’elles en auront jamais, plutôt que de s’accepter..      

Une chose est certaine : dieu étant de nature spirituelle n’a pas dicté comment agir dans notre espace temporel. 

En fait, les prêtres qui dirigeaient tout, ont inventé à travers les Écritures, les rôles de l’homme et de la femme ; en précisant les devoirs de chacun et en choisissant ce qui faisait le mieux leur affaire.  Une femme ne peut pas faire autrement que de rêver au prince charmant et à une vie à deux ad vitam aeternam, tout simplement parce que son rôle en est un de pure dépendance. 

Dans les anciens mariages, elle est strictement qu’une marchandise.  Tout est fait en fonction du mâle.  Les femmes doivent même se voiler, disparaître pour ne pas être une tentation parce que le mâle est trop cochon et tout puissant.  Il ne peut pas en voir une femme qui est belle, sans tomber en érection.  L’homme agit ainsi comme tous les animaux qui ont leur rut.   

Par contre, l’homme est le pourvoyeur, le chasseur et donc, le prédateur.  Il ne pense pas plus au cul que les femmes, mais, lui, il n’en a pas peur.  Il ne sera jamais mère.  Pour la femme. Le sexe est une responsabilité alors que pour l’homme le sexe est un plaisir.

Depuis le début de l’humanité, il se doit d’être un chasseur.  Je suis content de ne pas avoir été simplement hétéro, j’aurais manqué une bonne partie du tableau de la vie.  Je suis juste né ou re-né au mauvais moment.  J’aurais été très heureux dans la Grèce antique.  Là, ou la tempérance était une vertu, la vertu qui d’ailleurs se transforma en abstinence ce qui tua d’ailleurs la pédérastie.

La femme a peur de tout ce qui pourrait lui faire perdre son pouvoir sur son homme, même ses enfants, d’où sa haine de la pédérastie.  Elle perçoit le pédéraste comme un concurrent potentiel ou un individu qui vient briser son nid.  Une compétition inégale.  Sa peur se traduit le mieux dans la sa lutte contre la pornographie et les revues de femmes fatales.  Elle prend acte de la compétition au niveau des fantasmes mâles, lutte qu’elle imagine plus sanglantes que la guerre.  Plus elle prétend dominer son homme par la beauté, plus elle est fragile et faible parce que le corps vieillit. 

Quant à la pédophilie, la femme scrupuleuse la craint, car elle se projette dans la peau de sa petite fille ou de son petit gars qu’elle perçoit comme une partie d’elle-même.  Elle perçoit, pour eux, les mêmes problèmes de la découverte d’une sexualité qui l’a rendu honteuse de l’avoir connue.  Pour elle, la sexualité est le mal absolu, une perversion, une saleté propre aux hommes. 

Sans s’en rendre compte, les féminounes sont des homophobes et des pédophiles perverses, car elles sont toujours obsédées par le sexe des enfants. 

Le pire, ces scrupules féminins transmettent ainsi ce que j’appelle « le gêne féminin héréditaire de honte et de dégoût» parce qu’elle ne s’aime pas assez comme femme sexuée pour se percevoir, sur ce terrain, égale de l’homme.  Cette aliénation est le fruit de l’enseignement religieux qui diminue toujours la femme.  Pour avoir sa femme, son objet sexuel, l’homme doit passer par ses règlements.        

Qu’on le veuille ou non, grâce à leur manipulation des sentiments, les femmes wokes sont devenues les vraies patronnes.  Elles mènent tout, par derrière, en hypocrites, en se plaignant ; mais c’est bien elles qui dirigent tout.  Je parle bien évidemment de certaines femmes. 

Dans les pays musulmans, les femmes sont toujours rien, les esclaves des hommes, leur chose. 

Ainsi, s’il y a une inégalité entre les hommes et les femmes, c’est à cause des religions qui ont voulu que le sexe, la génitalité (ce qui est bien différent de la sexualité) ne serve qu’à procréer.  Le plaisir, c’est le mal.  

Évidemment, tout n’est pas mauvais dans l’héritage des religions si on n’est pas assez fanatique pour prendre les Saintes Écritures à la lettre.  Il faut bien qu’il y ait un mâle, un amant, un mari exemplaire de temps en temps. 

Je suis bien content d’avoir essayé plus d’un statut dans ces relations humaines.  Loin de me juger coupable, je crois que ces rôles me permettent de mieux me mettre dans la peau des autres.  Je ne sais même pas si j’ai tort ou raison.  Mon jugement sur ma vie ne vaut que pour moi.             

La seule difficulté, la seule question demeure : Est-ce que j’ai eu sans le vouloir un mot à dire dans le suicide de Rouhed?  Comment aurais-je pu empêcher le petit Gabriel de se faire sauter le cerveau avec la drogue?  Aie-je été un mauvais père ou une mauvaise mère?  

On se ment souvent quand il est question de faire son procès personnel.


Le mariage. 

J’aimais bien la façon de mon Égyptienne de concevoir la possibilité d’avoir un amant, tout en demeurant fidèle à son mari et à ses enfants.            

Comme Aristote, elle répertoriait l’amour en différentes formes d’expression, selon le genre de relation. 

Il peut y avoir des amours mari-épouse; parents-enfants ; cousins-cousines, amis-amis, etc. 

Tout le monde sait qu’il est plus facile d’établir une relation avec les gens du même sexe, si on écarte bien évidemment pour la plupart, la génitalité.  L’amitié n’est pas gai en soi quoiqu’elle est l’élément essentiel.

L’amour de son mari et de son fils est bien différent pour l’un et l’autre.  On ne fera pas avec l’un ce que l’on fait avec l’autre.  D’ailleurs, le temps a donné raison à ce précepte sexuel. 

Les relations entre les personnes consanguines créent des problèmes.  Donc, même pas besoin de grands exercices moraux pour accepter cette règle.  La nature s’en charge. 

Ça élimine de facto, l’inceste.  Par contre, les raisons qui restreignent la possibilité d’avoir un amant pour une personne mariée peuvent être surtout émotives ou économiques.  On se marie pour avoir des enfants.  Les parents sont responsables de leurs rejetons jusqu’à ce qu’ils puissent voler de leurs propres ailes.  Dans mon temps, on volait en solo très jeune. 

Aujourd’hui, avec l’université, ça n’en finit plus.  Les parents ont à peine le temps de respirer qu’ils ont déjà l’âge d’or.  Il arrive même que des grands-parents élèvent leurs petits-enfants.     

Dans la famille, le lien fondamental est particulièrement la sécurité économique ; mais les familles unies sont celles qui génèrent de l’amour maternel, paternel et familial.  Personne ou presque ne songera à coucher avec sa sœur ou sa mère.  C’est une loi qui va de soi, sans même une éducation universitaire.  

Dans certaines cultures, le mariage est complètement dénué de sentiments ou d’amour.  Le père choisit pour son enfant, selon la dote.  La femme est un objet d’échange et le mariage sert parfois à améliorer le rang occupé dans la hiérarchie de la communauté.   Pour certains, la polygamie (un homme avec plusieurs femmes) et la polyandrie (une femme avec plusieurs maris) sont acceptées.  Pourquoi pas, si tout le monde est heureux dans cette forme d’union ?  Le but premier de la vie c’est d’être heureux, content d’avoir vécu. Mais souvent dans ces mariages, les humains sont moins importants que leur valeur financière ou celle de rang.        

Pour mon Égyptienne, le mariage était une forme de contrat émotif : elle pouvait avoir un amant tant que ça ne nuisait pas à ses relations avec son mari ou ses enfants.  L’amant pouvait exister tant que personne dans sa famille n’était privé de quoique ce soit à cause de son existence. 

J’ai joué ce rôle jusqu’à ce qu’elle rencontre un autre poète plus jeune, plus beau, plus fou et plus performant au lit que moi probablement.  Le changement fait du bien.  Plus tard, elle a aussi divorcé de son mari.      

Malheureusement, je n’avais pas été assez vite pour me rendre compte, quoique je le soupçonnais, que son fils avait de l’intérêt pour ma pauvre personne.  Je n’étais pas un oiseau rare uniquement pour sa mère.             

Quand les féministes ont commencé à revendiquer leur droit à la liberté, le sens du mot « égalité  » tenait surtout au droit de pouvoir changer d’hommes ou de pouvoir entreprendre une carrière. 

Jusque-là, les femmes étaient des objets sexuels et des ménagères parce que ça avantageait le système économique qu’elles s’occupent de la famille.  Le jour, où on a compris qu’amener les femmes sur le marché du travail permettait d’augmenter le coût de la vie et par conséquent les profits, les dirigeants ont laissé s’opérer le changement ; mais on refusait toujours qu’à « travail égal, les femmes aient un salaire égal».      

Aujourd’hui, pour les féministes, l’égalité c’est une question de nombre égal, la fameuse parité.  

J’ai toujours pensé que l’égalité entre homme et femme est qu’« on est tous fondamentalement pareils, égaux, avec les mêmes droits et les mêmes responsabilités, à travers nos différences». 

Aujourd’hui, il faut deux salaires pour qu’un foyer puisse survivre.  Les enfants existent pour assurer l’avenir, mais n’ont jamais le temps de découvrir ce que veut dire le mot tendresse, affection.           

Il est impossible où presque de vivre seul à cause du coût de la vie. 

C’est comme avant, tu pouvais te rendre n’importe où sur le pouce.  Il y a eu tellement de barbaries que maintenant c’est dangereux de faire du pouce.  Est-ce que le monde d’aujourd’hui vaut mieux que celui de mon temps, où l’on pouvait faire confiance à ceux qui nous entouraient ? Nous rêvions d’être meilleurs un jour. 

Aujourd’hui, on cauchemarde la fin de la terre.  Les hommes se détruisent par avidité.  Au lieu de partager le plaisir d’aimer, on se fusille. On se dénonce. Un monde malade.   

Un nègre blanc.    

À cette époque, j’avais encore plus de difficulté avec l’homosexualité qu’avec les femmes. Je n’aime pas les grosses queues.  Nous ne parlions jamais de sexualité avec des gens qui connaissaient vraiment ça, donc, on s’en faisait une idée selon ce que l’on entendait. Une grosse queue c’était nécessairement un violeur et ce devait être douloureux parce que trop gros. On n’arrivait pas à s’imaginer l’homosexualité sans la sodomie. Un élément qui permettait de crier au besoin de protéger les enfants contre les mâles à grosse queue.          

Mes expériences avec des hommes murs furent très restreintes, même si j’ai travaillé dans un club où je devais faire des commissions dans un autre club, qui lui était gai.  Tout ce que j’en connaissais : on disait qu’ils étaient malades mentaux, les gens normaux détestaient tous les homos. Les fifis.  

Je ne croyais pas encore que la pédérastie était une forme d’homosexualité, que les gais aiment ça ou pas.         

On s’imaginait aussi qu’il était impossible de jouir entre hommes sans passer par la sodomie, une autre chose qui ne me disait absolument rien.  Les gais rôdaient souvent dans les toilettes publiques et parfois quand je me sentais assez brave, je faisais comme eux. Je m’exposais.  Je trouvais ça excitant, mon petit côté féminin ou prostitué.  Une autre forme d’expérience. 

Un regard, une couple de mots, quelques tâtonnements et une invitation à aller ailleurs ou regarder l’autre se masturber.  J’adorais me faire manger et encore plus le faire, mais seulement avec des jeunes parce qu’ils avaient une petite queue.  Il y a des hommes qui n’ont jamais connu autre chose que la masturbation sur le plan génital durant toute leur vie.  Dommage !  C’est très embryonnaire comme relation humaine.  J’étais trop pisseux pour prendre des risques parce que dans les journaux on parlait souvent de crimes à caractère sexuel.  J’étais niaiseux, direz-vous, mais j’étais comme tout le monde de l’époque.      

Un moment donné dans ma vingtaine, j’ai commencé à voir du vitiligo.  J’ai une peau brune.  On en riait parfois, soit qu’on disait que j’étais sale ou un petit nègre ; mais j’ai bien vu plus tard que je suis loin d’être aussi noir qu’un Africain ou même un Haïtien.  J’étais gêné des taches blanches qui se multipliaient sur mon corps.  J’avais honte d’être de deux couleurs. Je ne m’acceptais pas.   

Puis, un jour, je dus rencontrer Frédéric, un peintre de Sherbrooke pour un reportage sur la peinture.  Frédéric venait de Scotstown, mais il vivait à Sherbrooke avec sa gérante.  En plus de son immense moustache, Frédéric était officiellement gai. 

Notre entrevue, chez lui, se déroula comme toutes les autres.  Puis, il me prit gentiment une main dans les siennes et me demanda si j’avais beaucoup de ces taches.  Il m’invita par la suite de lui montrer mon torse. La chemise disparut.  J’étais mort de gêne.  Mais, il était évident que ça lui faisait plaisir.  Alors, je m’exécutai.  Tout ce qu’il me dit alors, même si c’était presque rien, transforma ma vie : de honteux à fier.  « Pourquoi es-tu gêné d’avoir de telles taches ?  Nous on doit porter d’immenses moustaches pour attirer l’attention et toi tu as une mappemonde sur le corps et ça t’humilie.  Réveille ! »

J’ai alors compris qu’il faut avoir la sagesse de s’accepter comme on est.  D’autant plus qu’il n’existe pas de médicament pour la dépigmentation de la peau.   » Tu peux te ruiner si tu veux, mais tu n’y changeras jamais rien ! « , m’avait dit un dermatologue.  Alors, j’ai accepté d’avoir un corps deux couleurs.   

C’est exactement la même chose avec la pédérastie.  Tu ne peux rien y changer. 

Malheureusement, la société est tellement haineuse envers les pédophiles et les pédérastes qu’il est préférable que tu vives ta réalité en secret ou avec des gens assez intelligents pour te laisser vivre.   La société, quand elle se met à haïr un genre d’individus se comporte exactement comme l’Inquisition et la Gestapo.

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