Aller au contenu principal

Radioactif 326

mars 22, 2022

Radioactif 326

Texte de 2008

Les Lavigueur.      

En écoutant la série télévisée sur les Lavigueur, je vois que ce n’est pas d’aujourd’hui que le Journal de Montréal manque d’éthique professionnelle.  Je me sens dans la peau de cette pauvre famille humiliée par les propos de ce journal.  Aujourd’hui, je subis le même sort. 

D’abord Richard Martineau publie une chronique en oubliant d’indiquer la nuance que j’établis entre la pédophilie et la pédérastie.  Cette nuance est d’autant plus importante que le gouvernement canadien modifie l’âge de consentement pour faire plaisir à la police et aux mouvements religieux.  Il me pointe comme un des porte-parole des pédophiles, ce que je n’ai jamais été et ne serai probablement jamais.  J’écris sur la pédérastie et non la pédophilie, toute une nuance.

La pédophilie, quant à moi, met en danger les jeunes, ce qui me suffit pour que je n’y souscrive jamais.  Des stations de radio de la ville de Québec (avec le groupe de Jeff Fillion) reprennent ce texte malhonnête puisqu’il ne traduit pas ce que j’ai écrit et elles le diffusent.  Pire, le service canoë s’organise sur le web pour que l’on retrouve, dès le début d’une recherche sur moi, les accusations de Richard Martineau. 

Même si je lui ai fait parvenir des textes pour rétablir la vérité, celui-ci n’a pas eu le professionnalisme de s’excuser et rétablir les faits.  À cause de cette accusation, l’Association des auteures des Cantons de l’Est me bannit de ses rangs alors que l’UNEQ fait enlever ma présentation comme auteur québécois sur le site «L’Île», sous prétexte que je ne suis pas (plus) membre de l’UNEQ.  C’est vrai parce que je n’ai pas renouvelé ma cotisation de titulaire depuis des années.  Puis, on m’a mis à la porte de ce cartel culturel.

On essaie de faire disparaître mon nom de tout ce qui est littéraire, sous prétexte que je suis pédéraste, comme si je n’écrivais que sur ce sujet.  Je ne vois pas pourquoi on puisse m’interdire d’écrire parce que je suis pédéraste.  J’écris sur ce sujet pour contrer la désinformation comme j’ai participé dans les années 1980 à des ateliers pour faire connaître le phénomène de la pédérastie.   Des médecins, même des policiers, assistaient à mes présentations. 

Bizarre que mon manuscrit La pédérastie mise à nu soit acceptée pour publication à Paris et rejeté au Québec.  Malheureusement, je ne suis pas assez riche pour poursuivre ce projet.  Par ailleurs, si on veut lire mes poèmes, c’est possible de le faire sur des sites en France puisqu’au Québec je suis proscrit.  Là-bas, on semble être assez intelligent pour reconnaître la différence entre pédophilie et pédérastie. 

Freud dirait que c’est une question de stade dans le développement de la sexualité des individus.  Les pédophiles s’intéressent aux jeunes de moins de 10 ans.  Ce n’est pas de ma faute, s’il n’y a pas un terme pour les adolescentes.  Même si l’évidence confirme cette nuance, les féminounes croient toujours qu’on peut être blessé par un attouchement sexuel. Elles sont ignorantes ou carrément de mauvaise foi. 

Ce n’est quand même pas moi qui oublie de constater les différences (surtout sociales à partir du mariage) sexuelles entre la perception de la sexualité par un gars et une fille : ignorance ou hypocrisie

Au prix que la chasse aux pédophiles coûte, il faudrait commencer d’avoir le droit d’en parler : elle est payée à même nos impôts

Est-il vrai que les mouvements religieux missionnaires sont infiltrés par les services de renseignements secrets, d’où cette soudaine peur pour le sexe des jeunes orientaux ? 

Les peurs libérales…       

Ça y est, la machine à faire peur libérale vient de repartir.  Selon Jean Charest, la déclaration de Madame Pauline Marois, du PQ, signifie que le Québec connaîtra cinq autres années de perturbations, si elle pose des gestes à caractère souverainiste. 

Ça rappelle la belle époque où le gouvernement fédéral avait fait organiser les événements de la Brinks pour faire peur à la population, juste avant des élections.  Une foule de documents avaient été placés dans des camions de la Brinks pour fuir le mauvais Québec séparatiste.  On s’est ensuite aperçu que ce n’était qu’un bluff, une petite mise en scène pour faire croire qu’un Québec indépendant ferait fuir tous les capitaux. 

Serions-nous redevenus assez naïfs pour ne pas comprendre que selon les dernières déclarations de Jean Charest, le fédéral n’a pas l’intention de respecter les résultats d’un futur référendum démocratique ? 

Quand le FLQ existait, Pierre Laporte se vantait dans les réunions des libéraux que ses discours sur la fuite des capitaux et la fermeture d’usines n’étaient que des mensonges nécessaires puisque la plupart des gens sont trop insignifiants pour comprendre sans exagération, sans caricature.  Faudrait-il en déduire que le Parti libéral est celui des Anglais, des menteurs et des épouvantails ? 

Pendant des années, dans les Cantons de l’Est, on s’est demandé qui étaient les terroristes qui posaient des bombes un peu partout ?  Plusieurs années plus tard un bon libéral me disait que c’était l’œuvre de la GRC ou des services secrets canadiens.  Vrais? 

M. Charest devrait savoir qu’il est bien évident que le fédéral tentera par tous les moyens d’empêcher le Québec de devenir un pays indépendant.  Le fédéral ne respecte pas les lois quand c’est dans son intérêt.

J’aurais été arrêté et accusé d’attouchements sexuels (ça te coupe de tout le monde) pour dissimuler que l’on voulait me punir d’avoir été supposément un membre du FLQ.  J’ai appris en prison que le Canada doit, si l’indépendance passe dans un référendum, ressusciter le FLQ, dans cadre d’une opération nommée «Pathfinders».  Selon ce projet, ce groupe formé d’ex-membres de la GRC et de l’armée poseraient des bombes au nom du FLQ à Montréal. Ainsi, ça créerait une situation de violence de façon à justifier une nouvelle intervention de l’armée, comme en 1970. 

 Quand on sait que l’agent Samson, de la GRC, a sauté avec la bombe qu’il allait placer durant un conflit syndical à Montréal, on sait que c’est possible.  Personnellement, je suis convaincu que si on était sûr que ça réussirait, les fédérastes n’hésiteraient pas une seconde.   

C’est vrai que la séparation du Québec du Canada créera avec certitude des perturbations, mais elles ne seraient pas nécessairement négatives pour les Québécois, bien au contraire, mais elles pourraient être illégales et organisées par Ottawa, comme ce fut déjà le cas. 

Ottawa ne respecte pas les lois du Québec, il se croit supérieur.  Quant à Stéphane Dion, il a préconisé la partition.  Ceux qui ont vu l’émission  » Une heure sur terre« , parlant d’Israël et de la Palestine, comprendront que Stéphane Dion préconise avec la partition que le Québec soit un gruyère comme la Palestine… beau défenseur du Québec.  On a pas besoin de mur, on a déjà le mur linguistique.  On a déjà nos vendus pour nous humilier et nous maintenir muets. 

Manif pour le français.

La principale raison de vouloir que le Québec soit un pays, c’est le français.  On semble oublier qu’à la fin des années 1960, la langue était le principal enjeu politique.  Il n’y avait rien de différent dans le discours des assimilateurs : le libre choix des parents.  L’anglais, pour avoir un emploi. 

Ce fut la principale raison d’exister, selon l’écrivain Raoul Roy, de la première vague du FLQ.  Je n’étais pas à la manifestation de St-Léonard, mais j’ai participé à quelques autres manifestations.  D’ailleurs, une dame a été tuée dans une de ces manifestations quand l’anti-émeute a chargé les manifestants, cette dame enceinte a été piétinée.

Dans une autre manifestation, on avait décidé de me faire goûter aux plaisirs d’affronter la police.  J’étais au premier rang des manifestants.  Deux autres gars, un chaque bord, me tenaient par la main, avec consigne que j’avançais ainsi tant qu’ils ne me diraient pas de partir pour sauver ma peau.   Je peux vous garantir que l’escouade était assez virulente pour nous faire trembler dans nos culottes.  Quand ils frappaient leurs boucliers, en marchant au pas sur nous, ce sont comme des machines qui se fichent de la vie. Des tueurs en puissance. Comment des humains peuvent-ils être considérés comme des êtres conscients, pensants, et agir ainsi, même s’ils sont bien payés ? 

À un moment donné, nous étions tout près, les autres m’ont lâché en criant « cours» et je vous garantis que c’est ce que j’ai fait.  Nous nous sommes retrouvés derrière des barricades, nous avons mis le feu et tirés des roches ; mais la police anti-émeute n’a été retardée que quelques minutes.  Nous nous sommes enfuis dans une entrée de métro.  Je me rappellerai toute ma vie le bruit de leurs bâtons sur les portes. 

Aujourd’hui, on a qu’à faire une petite croix pour changer de gouvernement, d’en choisir un qui a assez de respect pour protéger notre langue et on ne vote même pas.  Si le sort du français ne nous préoccupe pas, nous n’avons qu’à apprendre l’anglais, car nous serons très bientôt irrévocablement assimilés.  Le respect de soi, pour nous, passe par le respect du français.  Faudra-t-il reprendre la rue pour se faire respecter ? 

L’économie, c’est une arme de domination comme l’anti-émeute pour imposer la peur. C’est le propre de nos gouvernements de ne rien faire tant que la situation n’est pas devenue intenable. Ensuite, ils placent leurs fomenteurs de trouble pour justifier leur sadisme.  L’économie est devenue au même titre que la bombe atomique, l’arme de persuasion. Vous fermez votre gueule, où on ne vous donnera plus d’argent. C’est un bon moyen pour obliger tout le monde à être obéissant.

Le bilinguisme.      

Avec le bill 63, le Québec s’enfonçait.  Les aliénés (ceux qui sont contents d’être vassaux) semblent aussi nombreux que les colonisés.  Les aliénés sont ceux qui ont perdu tout respect envers eux-mêmes et leur nationalité québécoise.  Ils acceptent d’être traités comme s’ils étaient des étrangers dans leur propre territoire.  Mais, la langue est un sujet presque aussi tabou que la religion et la sexualité parce qu’elle charrie un énorme potentiel émotif. 

Plutôt que de s’expliquer, on préfère nier le problème ou s’invectiver de bêtises.  Pour certains,  être bilingues,  c’est une nécessité que le travail leur a imposé ; pour d’autres, c’est une forme d’accomplissement, de plaisir de posséder plusieurs langues alors que pour d’autres, l’unilinguisme anglais, c’est une manifestation de leur prétendue supériorité parce qu’ils ne sont pas assez intelligents pour apprendre le français ou déménager dans un territoire anglophone comme le Canada.  Ils masquent leur déficience en faisant valoir leur droit de pouvoir utiliser l’anglais au Québec. 

Personne ne veut empêcher personne de parler anglais, mais on demande que l’on ait assez de respect envers la majorité pour apprendre aussi le français et pouvoir ainsi communiquer avec les autres en français. 

Ces unilingues anglophones masquent leur déficience en faisant valoir le droit d’utiliser l’anglais au Québec.  C’est pas ma faute, c’est à cause des autres. Personne ne peut reprocher à un autre de vouloir connaître le maximum de langues parce que ça permet d’étendre ses connaissances sur un plan social et culturel.  Être ouvert aux autres, c’est une qualité et non un défaut.  Il n’y a que les petits bourgeois pour s’arrêter aux accents toniques. 

Que tu parles anglais, même si tu vies au Québec, il n’y a rien là ; mais que tu ne parles que l’anglais et que tu vives au Québec, tu as un foutu problème de respect envers les autres.  La langue utilisée au Québec, c’est le français ; mais plusieurs nouveaux arrivants ne se donnent même pas la peine et la chance de l’apprendre. Si nous étions plus, que nous ne serions pas noyés dans une mer anglophone, la langue aurait moins d’importance.  C’est pourquoi un Québec indépendant sera capable de mieux accepter le bilinguisme qu’aujourd’hui.  Nous n’aurons plus à craindre l’assimilation ou si elle se fait, ce sera de notre faute.  Un autre élément de ce problème est qu’il est pratiquement concentré à Montréal.

Perception

Même si le français est la langue d’usage au Québec, un bon nombre d’immigrants ne l’apprennent pas.  Ces gens ne semblent pas penser à leurs enfants qui, à l’école, doivent apprendre le français. 

Auparavant, le gouvernement défrayait les coûts des cours de français.  Aujourd’hui, c’est encore plus restreint et les Québécois ne perçoivent l’immigration qu’en fonction de ce qu’elle nous coûte.  « Ils ont tous les avantages dès leur arrivée, alors que les nôtres peuvent compter sur aucune aide. », pensent plusieurs. 

Avant d’apprendre l’anglais, si tu respectes ceux qui te reçoivent, tu apprends leur langue : le français.   Par contre, ça coûterait infiniment moins cher si les immigrants apprenaient le français dans leur pays avant de venir au Québec.  Ils pourraient assurer leur survie (l’aide serait moins dispendieuse), tout en apprenant le français, un métier, notre histoire, nos coutumes.  Quand ils arriveraient ici, ils pourraient voler de leurs propres ailes.   Non seulement ça coûterait moins cher, mais ça permettrait aux immigrants d’avoir tous les outils pour vivre cette nouvelle liberté qui leur est donnée.  Ça permettrait d’entretenir l’immigration, car nous en avons définitivement besoin. 

Qu’est-ce qui empêcheraient les industries qui ont besoin de main-d’œuvre de participer à leur formation, moyennant un certains nombres d’années garanties de travail?  Mais, pour créer tout ça, il faut d’abord reprendre totalement en main notre immigration.  Le fédéral s’en est toujours servi pour nous assimiler et combattre l’indépendance

No comments yet

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueueurs aiment cette page :