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Radioactif 300

février 24, 2022

Radioactif 300

19 décembre 2007
Poèmes. 

Dans ce texte, la leçon de la croix, je voulais simplement affirmer qu’il n’y a aucun mal dans la sexualité et que l’on peut normalement être assailli par des besoins qui peuvent même nous paraître bizarres. 

20 décembre 2007 
Avis.

Dans mon cheminement pour passer du gars culpabilisé, religieux, au gars libéré, mais encore profondément chrétien,  j’ai écrit des textes qui peuvent sembler irrespectueux. 

En réalité, ils montrent simplement les idées, les émotions, les découvertes qui sont sous-tendues à l’acceptation de ma pédérastie. 

Donc, si on a peur d’être choqué par mes propos, je vous invite à passer par-dessus mes propos durant quelques jours, soit jusqu’à ce que je change de sujet, ayant dit tout ce qui est important. 

Je suis passé du gars démoli par le regard des autres, à celui qui accepte sa réalité, sans rechigner, d’où la nécessité de constater que nous nous sommes souvent royalement fait rouler par les religions qui sont devenues de véritables multinationales beaucoup plus intéressées aux profits qu’au sacré. 

Après avoir publié  Hymne à l’amour, le vice et la révolte  je fus souvent pris de scrupules.   J’ai souvent eu peur de la façon dont on pouvait se servir et interpréter ce que j’écrivais pour détruire le christianisme plutôt que de revoir la différence totale de perspective entre la Bible et l’Évangile. 

Je ne craignais pas pour ce que j’avais écrit, mes intentions, mais la façon dont on l’interpréterait. 


20 décembre 2007 
Parcours.

J’ai vécu un parcours qui m’a permis de pouvoir sincèrement retrouver le plaisir que j’avais enfant de communiquer avec une force spirituelle. 

Aujourd’hui , je trouve ça drôle, car avec la publication du Code de Vinci , mes textes (à part les amours de Jésus et de Jean) n’ont plus rien de scandalisant.  Cette relation gaie entre Jésus et Jean indique une nuance essentielle dans les niveaux d’amour, sans parler vraiment de hiérarchie, mais de capacité à communiquer. 

Quand tu admets que la chair fait aussi partie de la spiritualité, qu’elle est au-dessus des mesquineries qui nous font la condamner, ta vision du mal est changée. 

Les restrictions quant aux rituels entourant l’amour étaient considérés comme «anormaux» s’ils ne répondaient pas aux valeurs de ceux qui se disaient des sages, mais qui en réalité proclamaient l’ignorance d’où est issue leur intolérance. 

C’est l’amour que l’on retrouve à pleine page dans les Évangiles, un amour qui nous permet de réévaluer notre perception de la sexualité et de l’intégrer dans une des raisons fondamentales de vivre. 

S’il y a des milliers d’années, l’humain avait besoin de procréer pour garantir la survie de l’espèce ; aujourd’hui, ce besoin est plutôt devenu un handicap à cause du surplus de population qui risque d’anéantir toute forme de vie sur terre.  

Nous en sommes encore à réaliser l’ampleur des sentiments qui composent l’amour.  Le but spirituel de l’amour quand il est question de la survie physique de l’humanité, de sa transmission est bien différent de celui de combler sa solitude, du besoin d’être deux pour créer une paix intérieure capable de nous rendre heureux. 

Avec la satisfaction de notre instinct de vie, des plaisirs, la vie émotive devient une des raisons principales d’exister  quand on a atteint ce degré de sécurité, où que l’on est détaché de ce besoin d’éternité qui nous anime dans notre ignorance. La vie prend alors le sens de création et de bonheur.  C’est immédiat. 

Quand tu es en amour, t’es pleinement heureux. Comment faire pour l’être sans arrêt? Que ce soit un amour entre gens hétéros ou gais, il n’y a aucune différence.  L’amour rend heureux. 

Sa fonction et son but sont de permettre d’accéder à un niveau supérieur de vie intérieure, un niveau beaucoup plus intense.  L’amour est mère de la joie. Plus les énergies sot pures, plus elles cherchent des énergies aussi pures, d’où l’intérêt pédéraste : un échange d’énergies.

20 décembre 2007 
La retraite.

Ça y est !  Je suis presque devenu un retraité hier puisque ce fut ma dernière journée de travail pour une firme de sondages.

Comme je l’ai indiqué à mes patrons, SOM,  fut une des meilleures compagnies pour lesquelles j’ai travaillé.  Je dois maintenant attendre d’avoir franchi mes 65 ans  pour être officiellement un retraité.  Un vieillard. 

Ça va changer complètement ma vie en ce sens que l’écriture et Benji deviendront mes principales préoccupations.  Jusqu’en janvier, il n’y aura pas un grand changement.  Par la suite, je verrai si ça vaut la peine de faire à nouveau des efforts pour publier officiellement.  Une chose est certaine, plus on essaiera de m’empêcher d’écrire, plus ça risque que je revienne aux pancartes. 

Je ne suis peut-être pas le seul pour qui le mot liberté veut encore dire quelque chose.


20 décembre 2007 
Dr Jacques Ferron.

J’avais un cours de littérature à l’UQAM.  On devait analyser le Petit Chaperon, du Dr Jacques Ferron.  Le professeur nous en mettait plein la vue quant aux symboles sexuels dont regorgeait le texte du Dr Ferron.  Je protestai.  Je lui dis que connaissant le Dr Ferron, ce qu’il nous disait était tout à fait impossible. 

Le Dr Ferron était loin d’être un obsédé sexuel et il n’était pas assez niais pour semer des symboles sans savoir ce qu’ils veulent dire. 

Durant la semaine, j’ai téléphoné au Dr Ferron et je lui ai demandé son avis.  Il me confirma ce que je pensais déjà : le professeur divaguait.  De retour à mes cours, j’en ai fait part à mon professeur qui a quand même maintenu son interprétation et qui ajouta même ce point de vue : «  Un texte publié n’appartient plus à l’auteur, mais au lecteur qui l’interprète comme bon lui semble, quitte à ce qu’il le transforme à sa guise.» 

C’est ce genre de stupidité dont je craignais être victime quand j’ai publié mes livres.  Puisque je suis déjà très contesté, on peut leur faire dire n’importe quoi. 

Par exemple, j’ai beau écrire que je suis contre la pédophilie  expliquer pourquoi, on continue de me faire dire le contraire.  C’est ce que j’appelle de la malhonnêteté intellectuelle. 



21 décembre 2007 
Tout y passait.

Avec la découverte de l’humour, tout y passait. 

Berkeley est un grand philosophe qui prétendait comme certains que l’extérieur n’existe pas en soi.  Nous créons notre environnement à partir de notre propre conscience.  Donc, le monde extérieur n’existe pas.  Pour pouvoir le connaître, il faut être semblable.  Quelle belle chance de rire d’une réflexion qui me semblait assez farfelue.

Il faut dire que depuis j’ai appris que nous ne pouvons rien connaître à moins de l’avoir expérimenté de près ou de loin. 

C’est le genre de réflexions que j’adorais.  Comment sommes-nous conscients?   Qu’est-ce que la conscience ?  La pensée était-elle comme l’électricité ?  Avec les ordinateurs d’aujourd’hui, on devrait aussi se demander si le cerveau n’est pas qu’un très puissant ordinateur. 

Comment ne pas admirer un individu quand on prend conscience que cette richesse est le fruit de siècles de réflexion et d’expériences de toutes sortes ? 

J’ai commencé à concevoir la possibilité de l’évolution de l’homme à travers Teilhard de Chardin.  Il était, à mon avis, beaucoup plus précis et compréhensible.  Un scientiste religieux extraordinaire qui nous rappelle que l’évolution ça ne se réalise pas seulement d’un individu à un autre, mais  la constante générationnelle est plutôt le fruit de millions d’années d’expériences. 

C’est aussi une des raisons qui a fait que la pédérastie a cessé d’être pour moi le résultat du péché. 

Je dois avoir un petit gêne de mutant qui s’est mélangé dans ses choix à ma naissance et qui s’est révélé ainsi quand il a commencé à évoluer dans/avec son environnement.  Une petite libido qui est un peu trop curieuse.  Elle a voulu s’habiller en mère de famille et oublié qu’elle avait des instruments pour être un père.

La pédérastie ressemble beaucoup à l’amour inconditionnel d’une mère pour son fils.  Le serin est tout. 

D’autre part, comme me l’avait indiqué mes psychiatres, ma pédérastie était une fixation à une époque infantile de ma vie. 

En d’autre terme, ma vocation de mâle « perpétuer » de la race fut reléguée à l’oubli puisque j’étais resté prisonnier  de ma pré- adolescence. Question de sécurité? 

J’étais tellement bien chez moi quand j’étais petit qu’il est bien normal que je n’aie jamais voulu passer à l’adolescence.  L’adolescence, c’est le combat pour t’affirmer et prendre ta place

D’autre part, dans l’histoire,  les femmes ont toujours haï les pédérastes parce qu’elles ont l’impression que leur petit pourrait leur être enlevé par quelqu’un saurait les aimer encore mieux qu’elles. Ce qui fait qu’elle se croit seule à aimer ses petits gars. Pour les féministes wokes (féminounes), tous les mâles sont pervers. Pour éliminer cette réalité, elles croient qu’il suffit de tout censurer dans la littérature pour que le phénomène n’existe pas. Elles oublient que la petite nature n’a rien à voir avec la littérature.

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