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Radioactif 285

février 9, 2022

Radioactif 285

10 décembre 2007 
Lutte bourgeoise.

Comment peut-on arriver à concevoir la sexualité, en dehors du péché, quand tous les curés pendant des décennies nous ont envoyé aux enfers, même si on était juste assez normal pour y penser et  l’expérimenter.  

C’est comme la gestapo féminoune d’aujourd’hui qui fait la guerre à tout ce que l’on identifie comme pédophilie, sans même savoir ce qu’est la pédophilie, sans même avoir l’intelligence de penser qu’on peut voir la sexualité d’une autre façon que la tradition laissée par les religions. 

Pourquoi la projection de leur peur et de leur scrupule deviendrait-elle la norme sociale des jeunes?  Elles sont tellement obsédées qu’elles n’arrivent même pas à distinguer la pédophilie de la pédérastie. 

La lutte d’une bourgeoise jalouse qui s’enflamme pour que les gens qui se procurent sans danger,  librement, du plaisir et qui ignorent que des milliers des jeunes crèvent de faim ou doivent devenir des enfants- soldats. 

Elles s’imaginent que le désastre de leurs expériences sexuelles est la réalité de tous.  On refuse de voir la différence de perception homme-femme.  On se sert de la langue quand ça fait notre affaire, sinon on oublie vite ce que veulent dire les mots pour laisser crier nos bibittes que l’on projette sur les autres. 

Si les féminounes bourgeoises considèrent que faire l’amour, ça fait mal; pour un gars, c’est tout le contraire.

La folie, c’est d’essayer d’implanter cette perversion de la réalité dans la tête des garçons.      

10 décembre 2007 
Absence de talent.

La poésie de jet ne fut pas nommée ainsi parce que j’avais beaucoup de poèmes adressés à Daniel, mais à force de me faire dire que je n’ai pas de talent.  J’ai décidé de créer alors ma propre sorte de poésie : la poésie de jet. 

Puisque je l’inventais, les critiques qui se prennent souvent pour d’autres parce qu’ils sont allés  à l’université n’avaient pas grand-chose à dire.  Pour moi, écrire un poème pour quelqu’un n’avait pas de prix.  C’était l’hommage éternel.  La déclaration d’amour perpétuel.  «J’écris avec mon sang», avais-je écrit pour dire que le sujet de ma poésie était rien d’autre que ma vie. 

C’était ma façon de percevoir la poésie.  J’y croyais dur comme fer.  Mais à force de te faire dire que ça ne vaut pas de la merde, tu finis par passer à autre chose. 

J’étais trop imbu de moi-même pour l’accepter, j’ai créé mon mode d’expression.  La poésie de jet.  Ceux qui étaient trop bourgeois pour l’apprécier n’avait qu’à chercher ailleurs.  J’ai même essayé de créer de nouveaux signes pour moduler les sons.  Le succès fut tel que je ne m’en suis jamais vanté. 

Je n’avais qu’un admirateur : moi-même.  Je me croyais et ça suffisait pour meubler ma vie.  

10 décembre 2007 
Le talent.

L’important n’a jamais été d’être reconnu talentueux par les autres poètes, mais d’en avoir juste assez qui partagent ma flamme littéraire pour savoir ce que veut dire le mot amitié, plaisir de découvrir l’autre. 

Un poème, c’est un cadeau de la vie que tu donnes; c’est toi, tu t’offres. 

Si on aime ce que tu fais, tant mieux ; sinon il y en a d’autres pour qui ce que tu écris est intéressant, même si c’est jugé stupide par d’autres. 

Je ne jugeais pas la poésie des autres, selon des critères techniques ou universitaires, mais selon l’amitié, le partage, l’admiration qui s’installait entre nous. Je reconnaissais parfaitement que ce que j’écrivais à côté de Rimbaud, Verlaine, Baudelaire, Prévert, etc., que je lisais avec avidité, ne valait rien. 

J’étais impressionné par des Madeleine Guimond, Pierre Paul, Paul Chamberland, Gérald Godin, Gaston Miron, Gilbert Langevin, tous ceux de cette époque, je devrais peut-être même dire tous ceux de mon époque.

J’étais ébloui par Janou St Denis qui se dévouait à faire connaître les poètes, à Montréal.  Le plus grand poème fut pour moi le fameux Speak White, de Michèle Lalonde. 

J’aurais tout donné pour avoir assez de talent pour écrire ce chef d’œuvre.  Encore aujourd’hui, j’aime lire et entendre ce que les autres ont à dire ; mais il y en a tellement, qu’il faudrait être millionnaire pour les lire tous.  Ma poésie m’a permis d’être ami avec Janou St Denis, Gilbert Langevin, Gaétan Dostie, Jean Ferguson et beaucoup d’autres.   

Pour moi, la poésie c’est la porte d’entrée de l’amitié.  C’est déjà énorme.  Juste ces amitiés valent d’avoir vécu.


10 décembre 2007 
Tuer la poésie.      

 Quand j’ai enseigné, je me suis rendu compte que tous les jeunes ou presque aiment écrire de la poésie.  C’est un moyen extraordinaire de percevoir et d’assumer ses sentiments. 

Les jeunes sont comme moi, ils adorent des poèmes qu’on peut comprendre.  Pas besoin de 20 ans d’université pour d’écrire ton état d’âme ou pour le camoufler derrière des images que tu es seul à comprendre. 

La lecture t’amène à être plus exigeant et t’apercevoir que n’est pas poète qui veut.   Le monde de la poésie doit être selon moi, de la musique, des images, une avalanche de sentiments.  Je trouvais très bourgeois ceux qui condamnaient les textes de Félix Leclerc ou de Prévert. 

Il peut y avoir un plaisir quasi enfantin dans des poèmes perçus comme des contes ou des éclats de rire.  La poésie est réussie, si elle engendre un sentiment, une sensation, une musique intérieure. 

Malheureusement, on essaie d’en faire un snobisme qui amène les jeunes à décrocher.  La poésie est pourtant une forme d’écriture qui devrait rallier tout le monde, parce qu’il y a toujours quelque part un poète qui nous plaît, qui nous renverse. 

La poésie a sa petite part de sacré comme le chant grégorien. Pas besoin d’être super instruit, suffit d’être sensible, et tout le monde l’est   Comme disait Janou St Denis : « Tuer la poésie, c’est tuer l’espèce humaine».  Et j’ajouterais :

« Censurer la poésie; c’est la tuer. »

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