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Radioactif 278

février 2, 2022

Radioactif 278

04 décembre 2007 
Le paranormal.

C’était une période où je croyais au paranormal. 

Aussi,  j’essayais les exercices pour sortir de mon corps.  Un soir, j’ai si bien réussi que j’en eus la chienne.   L’aumônier de l’École normale pour hommes, à Sherbrooke, me dit plus tard que ça pouvait être dangereux, car on peut sortir relativement facilement de son corps, mais c’est plus difficile de revenir. 

Une chose est certaine, je croyais dans le pouvoir absolu du cerveau. 

Le cerveau est comme un ordinateur alors que le corps en est le clavier, celui qui permet  de saisir l’extérieur. 

Ainsi, en contrôlant la sexualité et les sens des gens quant à la découverte de leur corps, l’Église viole l’intimité de tous. 

Je m’amusais aussi à pratiquer le pouvoir de suggestion à distance.   Par exemple, fixer le bas du cou d’une personne en visualisant une action à lui faire accomplir.  Le plus drôle souvent la personne se tourne et commence à chercher derrière elle ou elle fait carrément le geste visualisé qu’on voulait lui faire faire. Se frotter le derrière de la tête, par exemple. 

Le grand Robert, quant à lui, pensait que j’avais des dons de voyance. 

Si ça avait été vrai, le Québec serait déjà indépendant alors qu’à moins d’un miracle  ça n’arrivera pas de sitôt.  Nous sommes encore à la phase féministe, c’est-à-dire l’américanisation à pleine porte, grâce aux valeurs religieuses et sexuelles.  

Il faudrait en sortir pour prendre conscience qu’on peut être un pays parce qu’on est différent.  C’est encore très loin , mais la vie s’accélère. 

On verra dans les dix prochaines années, après que l’ADQ aura pris le pouvoir et sera identifié au parti libéral.           


04 décembre 2007 
L’hypnotisme.

Quant à l’hypnotisme, j’ai cessé d’y croire parce que je me rappelais de tout après avoir été hypnotisé, contrairement à ce que nous commandait l’hypnotiseur, le Grand Roméo, qui donnait des représentations à Lac- Mégantic. 

Nous arrivions quand même, sous la prétendue hypnose, à faire des choses incroyables : porter des gens sur notre ventre alors qu’on était étendu entre deux chaises, endurer des cigarettes allumées sur les mains, faire le chien devant des centaines de personnes, etc. 

Être hypnotisé, c’était comme avoir le droit de faire ce que tu voulais ou de faire des choses que tu n’aurais jamais osé faire autrement.  Il y avait sûrement quelque chose de vrai, mais puisqu’on disait qu’on ne devait pas s’en rappeler et que l’on s’en rappelait quand même, j’ai cru que c’était du «faux semblant».

L’obéissance dictatoriale de l’hypnotiseur était voulue, consentie, intégrée par l’hypnotisé qui n’ose pas refuser l’ordre.  Un pouvoir réel de ton propre inconscient pour ne pas perdre la face? 

À cette époque aussi, je croyais que la force de ton cerveau pouvait agir directement sur la matière comme un pouvoir de séduction, d’attraction ou de transformation. 

La réalité étant une forme de fluide, d’espace engendré par des forces électromagnétiques révélées par la conscience. 

Il se pouvait donc que la force d’un autre champ magnétique puisse modifier l’autre par un simple contact.  Un peu comme si dieu aurait modifié la matière inerte seulement en entrant en contact avec elle. La collision entre deux galaxies par exemple. 

05 décembre 2007 
Poésie de jet.

Inutile de dire qu’à cette époque, on rejetait complètement ce que j’écrivais          (comme aujourd’hui encore, d’ailleurs). 

Peut-être prenions-nous les textes pour le mot à mot alors que l’esprit était ce qui les animait.

Je prenais ça très au sérieux jusqu’au jour où Bernadette, l’épouse de mon frère aîné Roland, me confie qu’elle avait ri aux larmes avec sa sœur, en lisant mes grandes complaintes.  J’ai dû me rendre compte que mes textes étaient plus souvent très rigolos que de grandes envolées lyriques. 

Je savais que l’on reprochait aussi à mes textes de pouvoir être aussi bien écrits en prose qu’en poèmes.  C’est pour cela que j’ai décidé à cette époque d’appeler mes poèmes de la poésie de jet.  Réalité- émotions -réflexions- rires.  C’était tout ce que je voulais apporter avec mes textes. 

Qui aurait pu dire que La victoire racontait une de mes expériences pédérastes vécues récemment et qu’à cette époque,  je me croyais obligé de les condamner tant j’étais prisonnier, imprégné de l’étroitesse d’esprit religieuse québécoise face à la sexualité.  J’y voyais encore le mal.  Ça prend parfois bien du temps avant d’allumer.

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