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Radioactif 274

janvier 29, 2022

Radioactif 274

01 décembre 2007 

                             Introduction.    
« La  valeur de l’homme ne réside pas dans ses vices, ses vertus ou son degré de rationalisation, mais dans l’intensité et la réalisation de son amour».

Je vis comme je fais de l’auto-stop, en marchant sur le bord de la chaussée, la tête nourrie d’images par la vie qui m’entoure.  Je marche, sans m’arrêter, sachant qu’avec ou sans voyageur généreux, j’arriverai toujours à temps, sinon pour festoyer, au moins pour dormir.         

Je regarde défiler les voyageurs et je leur souris. Ils me font des grimaces. Mais, j’espère.  Il est tellement difficile d’aimer quand les gens nous font des grimaces et nous laissent planté là, sous une pluie froide qui nous gèle le squelette.  Mais qu’importe, il y aura probablement, un autre voyageur, seul, comme moi, qui viendra m’aider à avancer plus rapidement.  Et, s’il n’y en a pas, il restera bien quand même un ruisseau à écouter, un soleil ou des nuages à observer, ou même, si tout est vide, il restera sûrement assez d’air et de lumière pour s’amuser.  Car, vous savez, même dans le vide se faufilent des beautés qui n’attendent qu’un homme pour leur donner un sens.  Aimer, c’est créer.  Et l’homme est un Créateur.      

Il n’est qu’un malheur, je ne peux pas marcher sur la chaussée, car, comme les sauterelles ou les moufettes qui se sont aventurées sur ce terrain défendu aux animaux demeurés sauvages, je serais tué, mon monde n’est pas celui des automobiles. C’est celui de l’Homme – du – Cosmos.     

Une automobile, c’est bon, ça nous fait avancer plus vite; mais dans une auto, nous allons tellement vite que nous oublions les sauterelles et les champs.  Et, dans une auto, s’il n’y a pas un homme à connaître, eh bien, nous descendons pour dormir sans avoir vu un seul mouvement de la vie.  Nous nous enfermons dans un sommeil profond et vide qui ne change en rien à celui qui nous attend au bout du voyage.     


01 décembre 2001 
Autres réflexions. 

Il faut tout unifier.   
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Quand Dieu créa le monde, il vit que celui-ci était mauvais, mais il le trouva si beau qu’il ne put s’empêcher de l’aimer.     
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Le ciel et l’enfer ont été inventés par l’ignorance de la réalité de l’échec de l’homme en amour, mais en vérité, il n’y a ni récompense, ni punition en dehors de la vie ; elles sont contenues dans l’amour puisque l’on est heureux ou malheureux, selon qu’on aime bien ou mal.          

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Comme l’existence constitue l’éternité des phénomènes, la conscience engendre le temps, et l’attraction, l’espace.         
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Croire au péché mortel, c’est mépriser Dieu.   
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Le vice (ou moins ce que vous appelez ainsi) constitue pour moi un moyen de communication afin d’échapper à une solitude que je n’arrive pas à supporter, soit par lâcheté ou par peur.         
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Pour aimer profondément quelqu’un, il faut le connaître profondément et pour cela notre attention doit être presque exclusivement orientée vers lui.  Aujourd’hui, à cause des communications plus grandes, il est impossible d’être à la fois tout au monde et tout à une personne.  Actuellement, nous attachons plus d’importance à la quantité de nos relations qu’à la qualité.  C’est pourquoi, l’art doit se transformer pour fournir cette qualité qui nous manque dans nos relations et nous empêche d’aimer comme il se doit.           
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Bientôt, la conscience collective prévaudra sur la conscience personnelle. Quel malheur !   
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Aujourd’hui, j’ajouterais que l’individu, perdu dans la spirale de la vie, forme sa conscience à partir des médias.        


01 décembre 2007 
Conclusion d’Hymne à l’amour, le vice et la révolte.        

Je suis allé en enfer, j’y ai bu à pleines coupes l’absinthe du damné.  J’ai sauté le mur du mal et j’ai découvert qu’au-delà des passions règne la vie en autant qu’elle est libre. Et, être libre, c’est de n’avoir aucun regret, c’est chercher l’Amour dans ce qu’il y a de plus absolu.    

Peut-être jusqu’à nos jours, l’amour a-t-il échoué parce que nous n’avons pas su apaiser toutes nos passions.  Oui !  L’Amour vaincra quand même.  La chair n’est pas à blâmer; elle est bonne, elle est sainte.  C’est l’Esprit qui est encore trop faible, mais le temps saura bien l’affermir.  Et alors, ce sera, j’en suis sûr, la réconciliation de la chair et de l’esprit.  L’un ne vit pas sans l’autre, mais ils n’ont pas encore appris à vivre ensemble.  C’est là, le travail des siècles qui vont suivre.  C’est l’époque de l’esprit et demain sera l’époque de l’Homme.       

Alors, n’ayez crainte, tout ce qui est fait par amour ou pour l’amour est bien.  Et, si l’on vous dit que c’est de la passion ou du vice, et que vous, vous soyez certains que vous ne recherchez pas le plaisir pour le plaisir, mais bien l’amour, alors à ce moment, soyez le plus vicieux des hommes, car alors seulement, vous serez digne d’être appelé un homme.     


01 décembre 2001 
Curé écrivain.        

C’est drôle de voir comment je parlais ou plutôt j’écrivais en curé.  Ce qui démontre bien l’éducation dans laquelle j’ai grandi.

Cette façon de penser ne venait pas du fait que mes parents étaient trop scrupuleux, au contraire, c’étaient de bons vivants; mais pour eux, les commandements existaient et il fallait les suivre. 

Je n’étais pas un cadeau parce que j’aimais déjà boire à 16 ans, mais pire, quatre ans plus tard, il me découvrait pédéraste. 

Imaginez leur ouverture d’esprit quand on pense à combien de jeunes ont été reniés par les membres de leur famille parce qu’ils étaient homosexuels. 

Chez moi, on a fini par m’accepter pour ce que je suis et non pour répondre aux règles sociales,  même s’il est difficile d’accepter la réputation de son fiston.  Ils savaient que je ne pouvais pas être un danger public, sauf pour les esprits étroits.

Comme me l’ont aussi dit mes psychiatres.   Cette pudibonderie sociale,  je l’identifie surtout à la perception que j’avais de la société québécoise. 

Derrière les grands sermons moraux, je décelais une forme d’intolérance envers tous ceux qui ne pensaient pas et surtout ne vivaient pas comme tous les autres. 

C’est un peu comme aujourd’hui, l’indifférence qu’ont les gens du système vis-à-vis la foule de jeunes qui vivent sur le trottoir.  Les Québécois sont rapides sur la gâchette quand il s’agit de la misère humaine. 

La détresse est une forme de vie bien plus répandue qu’on veut l’admettre.  On dirait même que depuis 1996 on a tendance comme société de balayer le problème sous le tapis pour ne pas le voir.

 Avoir des pédophiles, ça permet d’avoir bonne conscience,  car on a des gens à blâmer et les détester suffit  pour être acclamés et passer pour des héros proportionnels à notre mépris

La compassion, ce n’est pas notre fort.  Et quand je pense au texte de Richard Martineau, je dirais que l’honnêteté intellectuelle est aussi une grande absente.         



02 décembre 2007 
Autres grandes réflexions profondes du philosophe Ti – Jean.
  
 « Pour moi, tout est clair.  La vie est une pièce de théâtre.  Chacun a son rôle à jouer.  Si tu te révoltes, tu es insignifiant ; si tu cherches à comprendre, t’es stupide ; si tu cherches à changer quelque chose, tu gâches tout et si tu vis comme la vie se présente, en faisant simplement ce que tu peux, en étant désintéressé de ton sort dans cette pièce de théâtre, alors seulement t’es raisonnable.
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La vie sera demain selon ce que nous en faisons aujourd’hui.  Si nous faisons la guerre, nous récolterons la guerre ; si nous semons l’amour, nous récolterons la paix, le bonheur et la liberté.    
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L’homme est encore dans sa préhistoire.        
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Le véritable espoir, c’est de ne rien espérer.   
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Il faut apprendre à rire de la vie. 
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Si nous voulons la paix, nous devons améliorer la communication universelle, établir un dialogue entre les hommes, cesser de juger et de maudire ; essayer loyalement, hors de nos tabous, de comprendre les autres.          
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Puisque le passé et le futur n’existent pas et qu’au présent seulement nous sommes;  puisque l’éternité, si elle existe, serait la fixation hors du temps de l’état dans lequel nous sommes au moment de la mort ; tout ce qui importe c’est d’être dans le présent ce que nous voudrions être dans l’éternité : un être aimé et aimant, un être libre et créateur.   
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L’agressivité est un signe de faiblesse.
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Il faut tuer les tabous et préjugés à partir des sexes. L’AMOUR N’A PAS DE SEXE. 
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Aimer les autres à travers Dieu, ce n’est pas de l’Amour, mais de la charité de bas étage.  C’est hypocritement y chercher son propre salut.     
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L’individu n’a aucune importance en soi, comme il n’a aucun sens en soi, c’est son rôle dans le temps et l’espace qui le crée.      
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Le monde coule avec indifférence vers le mépris de la vie, et pour se sauver, il doit redécouvrir son âme d’enfant : apprendre à saisir la vie comme un jeu.     
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La vérité, c’est la réalité, le bonheur,  l’amour.
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Le Christ n’était pas dieu, mais un homme qui a su aimer. 
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Le Christ est mort pour nous délivrer de notre prison : la peur, la culpabilité et l’inégalité.  Et nous, avec le mythe du péché, nous avons construit une nouvelle inégalité : l’hypocrisie et l’avoir. Il est mort pour nous apprendre que seul l’amour nous juge, et nous, avec notre orgueil, nous avons créé de nouvelles valeurs qui aujourd’hui nous empêchent d’aimer.    
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S’il y a des guerres, c’est qu’il y a injustice et que nous ne nous connaissons pas assez pour nous aimer ; c’est que nous refusons d’assumer notre métier d’homme.  Nous sommes tous individuellement responsables de chaque homme tué dans une guerre. Tant que l’économie prévaudra sur l’amour, il y aura de nouvelles guerres. L’homme est insatiable. 

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02 décembre 2007 
Expériences.

Je n’étais pas encore né  
que déjà on souhaitait      
que je ne fusse jamais né
je ne fusse jamais né.

J’ai toujours été de trop    
un poids toujours trop lourd        
pour le monde artificiel     
de l’homme et la matière.

J’ai cru dans un idéal       
lequel à chaque jour,        
on s’est plu à détruire       
un peu plus 
pour un autre esclavage  
qu’on appelle Société.

Mon cœur en fut révolte.  
Mon esprit de la haine      
et mon tout fit de moi         
     un «maudit»      
qui ne s’accepte pas         
et refuse cet univers.

Maintenant,  je pleure       
après tant de rires ;
maintenant,  je pleure       
après tant de révoltes        
et je chante partout :          

Vivons d’esprit !  Vivons d’amour !         
d’un amour à chaque jour plus grand   
d’un amour à chaque jour plus gai        
Aimons tout !  N’aimons rien !     

Cette perception était celle de mon adolescence.  Mes réflexions étaient des voies à suivre, j’imagine.            



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