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Radioactif 265

janvier 20, 2022

Radioactif 265

26 Novembre 2007

La pédérastie 1.    

Quand on te met en prison pour un crime non violent, tu en as des années à te resituer intérieurement et socialement. 

Si tu n’es pas riche, le système s’emploiera également à te faire crever de faim de manière à ne plus te voir lui courir entre les jambes. 

C’est pourquoi, j’ai écrit Spirale intra projective qui a été refusé partout où je l’ai présenté.  C’est vrai que j’essayais la structure du nouveau roman.  C’est loin d’être clair que les gens comprendraient l’approche trop universitaire de mes confidences. 

J’aurais eu beaucoup plus besoin de pornographie que de littérature, mais j’adore écrire, donc j’écris tout le temps. 

Entre deux ou trois essais d’autobiographie, j’ai écrit  La pédérastie mise à nu.  Je voulais y expliquer la différence entre la pédophilie et la pédérastie. 

Je voulais aussi faire comprendre qu’en créant une atmosphère hystérique autour des relations sexuelles qu’apprécient souvent les jeunes, on créait justement les séquelles psychologiques que notre système s’applique à dénoncer et qui sont souvent la principale cause des suicides chez les gens. 

Je voulais faire connaître le danger d’interpréter la sexualité d’une façon religieuse plutôt que scientifique. 

J’ai envoyé le texte à Richard Martineau que je croyais plus évolué et je suis passé à autre chose un petit bout de temps, tant qu’une station de radio m’apprenne que le Journal de Montréal devenait plus jaune chaque jour.  La gang de Jeff Fillion a fait interdire ma page personnelle où je répondais à Martineau. 

J’ai fait parvenir La pédérastie mise à nu à Paris, à la Société des écrivains qui a accepté de le publier ; mais tout est tombé à l’eau parce que je ne suis pas assez riche.  Pré- paranoïaque,  j’ai commencé à me demander si ce n’était pas un racket.  Ça paraît  tellement bien quand tu es publié à Paris.  Et là,  je suis apparu sur ce petit (carnet) blog.

J’espère pouvoir continuer à réciter les aventures palpitantes de Ti-Jean dans la brousse morale d’un Québec qui se cherche encore.

26 Novembre 2007

La pédérastie 2.    

Puisque je rêvais d’héritage culturel, j’ai commencé à essayer d’écrire une autobiographie de ma poésie.  J’ai fait  Cri de rage et de révolte que j’ai fait parvenir à mon ami Claude Hamelin qui l’a refusé en me servant une première douche poétique. 

Je suis habituellement bien aimé du public lors de mes prestations poétiques, mais là, j’ai appris que je  vaux moins que rien. 

Par contre, Claude a eu l’amabilité de me faire parvenir un CD sur ma visite chez les amis de Gilbert Langevin et il m’a indiqué des sites poétiques sur internet, tout en me précisant que je suis meilleur en prose. 

Pour poursuivre ma quête d’éternité,  j’ai modifié mes grands cris en petites révoltes et j’ai appelé ça l’Autoportrait d’une révolte  que j’ai fait parvenir aux éditions Amalthée, à Nantes, en France, qui l’ont accepté pour publication, mais je ne peux pas parce que je n’ai pas l’argent.. 

Puis, j’ai eu un courriel présentant les concours de l’Association des auteures(rs) des Cantons de l’Est.  Wow ! Enfin quelque chose qui se passait chez nous, là, où s’étaient déroulés mes premières actions autobiographiques. 

J’ai fait parvenir mes deux petits nouveaux livres et ça a déclenché une révolte de plumes, exigeant que je sois radié ad vitam æternam de la fonction d’écrivain au Québec.   

My pen is dorénavant on the way for 1984, proclamé danger public no 1dans la guerre des valeurs contre Steven Harper. 

Je devais aller signer des autographes pour Autoportrait d’une révolte et participer au lancement collectif.  On a appris, 40 ans après ma sortie du placard, que je suis pédophile, ce qui est faux puisque je suis pédéraste et que l’on est trop ignorant pour  faire la différence. 

On a ensuite décidé de ne pas accepter mes 50$ comme écrivain de l’Estrie. C’est tout !        

26 Novembre 2007

La pédérastie mise à nu 2.         

P
uis, c’est au tour du néo rhino d’essuyer les attaques d’un certain brave qui se cache derrière un pseudonyme pour m’attaquer. Rhino, un jour ! Rhino toujours ! 

J’ai une maudite carapace pour endurer la loi des grandes noirceurs.  Le seul côté négatif de toute cette saga, c’est que je retarde toujours le grand moment tant attendu où j’expliquerai comment se vit la vie d’un no man’s land dans une tête qui rêve d’un monde meilleur.  Là, où il n’y a pas de violence et bien des petits anges sexués, alléchants comme dans toutes les bonnes promesses de paradis. 

Parfois, je crois que je devrais revenir à l’humour de l’Homo-vicièr juste pour me rappeler que  Jean Ferguson, célèbre écrivain et éditeur de Val-d’Or, comptait sur moi pour l’introduire dans le panthéon de l’écriture du Québec.  Un petit voyage dans l’éternité qu’il a entrepris bien trop vite pour savoir ce qui arriverait. 

Il m’avait promis de me faire gagner le million et il n’a réussi qu’à le faire en rêve. Un rêve dont je me rappelle un peu, c’est très rare. 

De toute façon, qu’est-ce que je pourrais faire avec un million?  Peut-être aidé des enfants en Afrique ou en Haïti à s’instruire pour qu’ils n’aient pas à devenir des enfants-soldats.  Ici, on préfère mourir de faim à jouir d’un peu de la chaleur de l’amitié.

Au moins,  je servirais à quelque chose. Ici, on manque de professeurs, mais je ne peux même pas l’être pour les adultes, comme si la pédérastie se transmettait comme le sida que nos bonnes âmes ont créé pour avoir une nouvelle arme de combat au Vietnam.

26 Novembre 2007

La pédérastie mise à nu  3.        

Je n’aurais jamais cru qu’en écrivant La pédérastie mise à nu,  mon livre ferait un tel tabac. 

Comme je l’ai dit, j’ai voulu me vider le cœur et faire connaître mon point de vue sur ce sujet que je trouve essentiel dans le développement de la conscience collective québécoise, avant de passer à un autre sujet. 

Je voulais combattre la censure que j’ai dû subir étant jeune et les malheurs que ça implique.  J’ai envoyé le résumé du livre à une agence qui acceptait de payer pour avoir des résumés.  Puisque le nom m’intriguait, j’ai communiqué avec eux pour en savoir plus sur cette organisation.  J’ai appris qu’il s’agissait d’un centre de recherches si on peut dire,  stationné en Israël. 

Richard Martineau quant à lui a écrit un texte dans le Journal de Montréal, m’affublant du titre de pédophile.  Ce que je ne suis pas.   J’explique la différence dans La pédérastie mise à nu.  

Des amis ont cessé de me parler parce que j’avais dit que tant qu’à être condamné pour un attouchement sexuel,  j’étais aussi bien de prétendre que c’était fondé afin de ne pas perpétuellement à avoir à recommencer à me justifier et fournir des explications. 

Je l’avais déjà fait dans Spirale intra projective, un livre écrit à Montréal pour me resituer dans la vie

Dans cette lettre, on me dit que le jeune qui m’avait accusé s’était vanté à ses amis qu’il m’avait bien eu en racontant ses mensonges.  

Puisque j’apprends en vivant, j’ai encaissé le coup.  

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