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Radioactif 236

décembre 22, 2021

Radioactif 236

08 Novembre 2007

Limoilou – Nouvelles.     

Heureusement, le directeur du journal pour lequel je travaillais à Lac-Etchemin a décidé de me redonner une nouvelle chance.  Il m’a réengagé pour diriger son hebdomadaire à Québec : le Limoilou – Nouvelles. 

Je me suis installé dans une famille de trois enfants, deux filles et un garçon, qui ne prenaient que des immigrants comme pensionnaires.  Quelle extraordinaire expérience !

J’ai adoré demeurer avec des Européens.  J’étais le seul Québécois pensionnaire.

La dame qui tenait la pension était plus qu’extraordinaire : Mme Alice savait nous mettre en confiance.  Elle nous comprenait comme si nous étions ses propres enfants et surtout elle nous acceptait comme nous sommes, tant qu’on n’était pas violent. 

Elle a su me redonner parfaitement confiance et j’ai compris que mon crime n’était pas aussi grave qu’on veut bien nous le faire croire.  Personne n’est blessé, au contraire, c’est une histoire d’amour. 

Comme d’habitude, je travaillais comme un fou ; mais j’avais de la difficulté à vendre de la publicité ce qui entraîna la fermeture du journal. 

Cependant, ayant appris à photographier, sachant écrire, on essaya de s’en sortir en vendant des livres sur l’histoire des municipalités ou en immortalisant les mariages.  L’emploi dura quelques mois avant que l’on se rende compte que ce n’était pas assez rentable.  En chômage,  je suis retourné dans ma famille.

08 Novembre 2007

Homosexuel.

J’ai surtout connu des hommes dans des aventures d’un soir.  Cette fois, je me sentais plutôt comme un prostitué, une aventure sexuelle à vendre, alors que je ne réclamais pas un sou. 

Pour ceux avec qui j’ai eu une relation sexuelle plus suivie, j’étais le plus jeune et j’adorais ce rôle de l’aimé désiré que l’on comble d’affection pour lui plaire. 

Chaque forme de relation m’a appris des choses différentes et c’est en ce sens que je suis bien content d’avoir eu une vie sexuelle aussi éclatée.  Si j’avais été plus scrupuleux, j’aurais été affreusement malheureux.   D’autre part, elle a répondu à mes besoins et je suis convaincu que bien des gens ont profité de ma largesse d’esprit pour vivre leur éclatement. 

Je suis persuadé qu’aucun jeune n’est devenu plus malheureux à cause de moi, sauf peut-être ceux dont les parents se sont acharnés contre le mal .  Des bornés pour qui ont la prétention de croire que le péché est plus importante que le bonheur de leur petit gars. 

J’ai bien hâte de voir ce que me réserve le troisième âge, car en ayant beaucoup moins de libido, j’ai l’impression que ma vie sera toute différente… Juste écrire ce blog est déjà un début.

08 Novembre 2007

Amour pédéraste.

Pédéraste, tu es prisonnier du jeune, mais pas de la même façon que si tu étais le père.  Tu te sens plus responsable, tout en étant plus libre. 

Tu n’es pas le pourvoyeur, mais celui qui donne par amour, pour éblouir.  Comme un  homme « cruise  » une femme.  

Dans mon cas, aider le jeune à se réaliser, c’est un besoin essentiel.  Dans notre monde, il est aussi rare que miraculeux de pouvoir vivre sa pédérastie en pleine lumière,   Elle prend l’allure du mal et du défendu.  Le fait de devoir se cacher, de vivre en secret, lui donne une allure de jeu de couple auquel le jeune n’est pas prêt. 

L’idéal serait que tu puisses vivre cette relation au nez et au su de tout le monde, ce qui élimine les dangers d’abus, sans tout le merdier que la société crée autour de cette forme d’amour. 

La pédérastie, c’est la passion à l’état pur qui se change en une forme de paternité ou de Maître comme en Grèce antique.  Elle est éphémère parce que nos sociétés la décrient au point d’engendrer une paranoïa hystérique comme si le jeune était blessé ou tué au cours de cet échange amoureux.      

Même en toute liberté, la pédérastie comme telle sera toujours éphémère parce que le jeune vieillit et ses sentiments se transforment.  Il se détache pour devenir gai ou hétéro, selon sa propre nature profonde. 

En vieillissant , le jeune perd de sa spontanéité et de son authenticité. Deux qualités absolument essentielles en pédérastie.   La pédérastie ne peut être qu’un conte de fée. L’amitié doit y survivre, mais ce n’est pas nécessairement ce qui arrive.  Souvent, les amoureux sont séparés par la vie.  Mais ça n’a rien de sexuel, c’est juste le hasard de la vie.

08 Novembre 2007

Différents amours.           

Le moment où j’ai été le plus vrai et plus sincère dans la définition de mon orientation sexuelle fut celui où je disais en réponse à mes étudiants : je suis à tout, mais particulièrement aux serins. 

Chacune des orientations sexuelles que j’ai expérimentées ont eu un petit côté féérique différent. 

Mes aventures avec les filles ont même été plus nombreuses que dans le cas de bien des gars qui se croient uniquement hétéro.  Elles ont défini la dépendance et  la liberté.  Se sentir trop aimer, c’est être prisonnier. 

Contrairement aux féminounes (féministes wokes),  je crois que c’est très agréable de te sentir un certain temps  » l’objet enivrant, exclusif « , tout en te sentant le pourvoyeur de la sécurité et du plaisir. 

Je dis bien un certain temps, car cette fidélité qui vire à la jalousie et la possession finit par être affreuse. 

J’avais beaucoup trop besoin de ma liberté pour accepter d’être éternellement le prisonnier d’une femme ou d’un homme.  Probablement parce que les jeunes comblaient tous mes besoins d’affection. 

Il ne faut pas se tromper : je préfère donner que de recevoir parce que quand j’étais petit,  je n’ai pas connu le bonheur d’être cajolé.  Le toucher est un besoin essentiel que les religions ont diabolisé. 

Sans affection, la vie est un désert… autant pour les pédérastes que les féministes.  Les femmes veulent l’égalité,  tout en étant les propriétaires exclusives de tout ce qui est enfant.  Elles pleurent l’absence du père…  mais elles font tout pour rendre la vie impossible à l’homme qui se veut affectueux envers un petit gars.

Pour elle, est tout ce qui est normal  est de la perversion quand c’est accompli par un homme.  Les jeunes doivent être la propriété exclusive des femmes dans leur délire d’être exploité par un  mâle. 

Elles peuvent te frapper, mais si tu réponds, tu es un salaud, un danger public.

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