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Lettre au gouvernement du Canada

décembre 11, 2021

               Lettre au gouvernement du Canada

Magog,
10 décembre 2021

M. Justin Trudeau,
Premier ministre du Canada.

Monsieur,
Je tiens à féliciter et remercier le gouvernement du Canada d’avoir eu l’intelligence d’interdire les cliniques de conversion.

Cette décision est historique puisqu’elle introduit la science dans le monde de la sexualité.

Contrairement aux religions, la science confirme que le sexe n’est ni bon, ni mauvais, mais une propriété du vivant qui permet, grâce au plaisir qui l’accompagne, la survie de la race humaine. L’orientation sexuelle est un phénomène purement biologique.

C’est un  pas vers le jour où on cessera de croire que réaliser sa vie sexuelle en dehors du mariage est une perversité, voir même un crime, oubliant que sans violence et consentement réciproque le sexe est un plaisir.

Je n’ai jamais compris pourquoi il faut souffrir pour aller au ciel.

La notion de péché ou de crime quand il n’y a pas de violence ou de domination, donc un consentement mutuel clair, nous vient de l’époque où l’on ne connaissait rien à l’anatomie humaine et pendant laquelle on croyait que l’âme était tout et le corps, la matière, quelque chose d’ignoble, d’où la notion de dualité.

La sexualité humaine est ce qui nous différencie de la bestialité puisque l’on peut faire son choix non seulement du partenaire, mais aussi du moment. Le rut n’entre pas dans la définition du mâle humain.

Malheureusement, on ne semble pas encore faire la différente  entre la pédophilie et la pédérastie pour ce qui est des jeunes ainsi que la gravité des événements, comme si le sexe était un crime en soi.

Pour des raisons psychologiques, la pédophilie ne peut pas être acceptée. C’est non-négociable, car on ne connait pas quel peut être la réaction à un geste de nature sexuel avec un enfant.  

Cependant, il en est tout autrement avec l’adolescence qui correspond d’ailleurs avec de multiples changements physiques à l’intérieur de son du corps.  Établir des normes quant aux âges pour accepter ou non une relation sexuelle est en soi un piétinement des droits les plus fondamentaux de l’individu, car il devient absolument clair que l’on considère alors le geste sexuel est en soi comme une tare ou une perversité. Ce qui va à l’encontre de la théorie du développement des individus.

Selon Freud, l’enfance peut être semée d’épisodes de curiosité sexuelle; mais de six à 10 ans, c’est une période dite de latence, donc, une période où les jeunes ne s’intéressent pas à la sexualité.

Par contre, dès la transformation à l’adolescence, la personne doit apprendre qu’elle est maître de son corps et son esprit. C’est l’époque de l’éveil à son orientation sexuelle. Combien de jeunes se sont-ils suicidés auparavant parce que les parents jugeaient la sexualité comme un péché mortel?

La liberté de conscience ne tient pas à dire absolument non, mais à choisir entre le oui et le non; j’aime ou je n’aime pas. La différence ne tient pas tant à l’âge, mais au développement du cerveau et des hormones, donc, à la personnalité des individus concernés.

C’est le fondement de la vie privée, donc, de la démocratie.

La Charte des droits prévoit l’intégrité physique et morale de tous les individus, de tous les âges, et une protection particulière  pour  la jeunesse à qui elle garantit le droit  indélébile de la liberté de conscience.

Le droit de choisir exige par conséquent le droit à des cours sur la sexualité qui présente la vie humaine dans sa réalité et non en fonction de notion de péché ou de crime, s’il n’y a pas de violence et si le consentement mutuel est respecté.

Pas de violence, pas de domination, consentement mutuel, respect, doivent être la limite de la permissivité.

Ça ne s’apprend pas dans nos rêves et le silence, comme ce fut le cas auparavant, est un très mauvais professeur. Savoir comment se comporter  ça peut s’apprendre aussi dans des cours à l’école, quoique la première responsabilité soit parentale.

Tout est question de consentement et de respect. La violence est absolument incompatible avec le sexe. On n’a jamais été victime du plaisir.

En espérant que nos tribunaux cesseront de voir une partie de plaisir comme un crime acceptant à priori que le sexe est une perversité et non un plaisir. Bravo aussi de vouloir éliminer les peines minimales.

Espérons que, comme au Québec,  avant les Conservateurs, l’âge de consentement soit refixé à 14 ans et non à 16 ans ce qui prive les jeunes de leur intégralité physique durant des années. Donc, qui va à l’encontre de la Charte des droits.

Je vous remercie de votre attention.

Jean Simoneau

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