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Radioactif 217

décembre 2, 2021

Radioactif 217

27 Octobre 2007

Le Québec sur le pouce.

À mon avis, le Québec ne peut rien obtenir de valable d’Ottawa tant qu’on se battra entre les différents partis politiques du Québec à savoir qui sera le plus fin et ou qui aura ultimement raison. 

Mon livre « Le temps d’agir» présentait un compromis au-dessus des partis politiques pour le bien des citoyens du Québec.  Cela mettait fin au «bluff des négociations », car pour une fois, le choix final présenté à Ottawa envisageait ou de rester au sein du Canada en acceptant nos revendications ou le Québec devenait un pays, une république.

C’était à prendre ou à laisser.  Avec ce qui venait d’arriver : Meech, l’offre de Charlottetown (où il aurait quasiment fallu remettre nos sous-vêtements à Ottawa), c’était beaucoup demander ; mais si le Québec devenait unanime dans sa demande ; Ottawa n’avait plus le choix. 

J’ai donc pris le bâton du pèlerin.  J’ai fait le tour du Québec sur le pouce avec Gabriel Deshaies, un jeune punk qui vivait quotidiennement avec moi, pour faire connaître mon livre et ce compromis. 

Bien des journaux en firent mention et furent même élogieux.  La télévision au lac St-Jean l’a présenté aux nouvelles; mais dans la vie politique ce fut tout autrement. 

27 Octobre 2007

Le temps d’agir.    

En 1991, j’ai publié aux Éditions d’ici et d’ailleurs, sous la direction de Jean Ferguson, à Val-d’Or, un livre intitulé « Le temps d’agir ». 

Nous étions au lendemain de l’échec de l’accord du lac Meech et les jeunes libéraux sous la direction de Mario Dumont, venait de lancer le rapport Allaire, à la suite de la fameuse Commission Bélanger Campeau. 

À mon sens, le rapport Allaire bonifié (en y ajoutant les autochtones, la justice et l’immigration et en retranchant les pouvoirs de désaveux et de dépenser d’Ottawa) constituait le minimum vital qu’on devrait exiger pour vivre à l’intérieur du Canada. 

Si l’Assemblée nationale acceptait ce compromis à l’unanimité , il était possible de dire à Ottawa : voici ce que nous voulons , c’est le minimum , sinon on entreprend les démarches préconisées par la Commission Bélanger Campeau pour décréter notre indépendance nationale comme il en fut décidé à l’Assemblée nationale .  En étant accepté à l’unanimité, aucun parti politique provincial ne pourrait trahir ce minimum en abordant des négociations avec Ottawa.

28 Octobre 2007

Mario Dumont.       

À l’époque, Mario Dumont est venu en Abitibi faire connaître sa position constitutionnelle.  Il avait accepté l’invitation du Comité du OUI, à la condition qu’il ne rencontre que moi à cause de mon livre et qu’aucun membre du PQ se manifeste. 

Par la suite, il a présenté son projet à Toronto en leur disant qu’il n’avait rien à leur demander.  J’étais très déçu de sa position parce qu’à mon sens le rapport Allaire bonifié était le plancher minimum de ce que l’on doit espérer du fédéral. 

C’était une voie intéressante.  On ne discute pas de son avenir sans savoir jusqu’où on veut aller et le dernier compromis que l’on est prêt à accepter. 

Malheureusement, notre peuple- nation n’a pas de mémoire.  Avec Charlottetown, on nous offrait moins que rien.  Tout le monde accepta le verdict du Canada sans broncher.  On s’attendait bien à ce qu’on nous dise que ce rapport en demandait trop.  Le référendum a eu comme résultat de prouver les deux solitudes.

Depuis, je suis renversé à toutes les fois que j’entends les péquistes rêver d’une nouvelle alliance avec Mario Dumont.  Il haït le PQ à en attraper le va-vite. N’empêche que le rapport Allaire bonifié devrait être un document  accepté par tous les partis de l’Assemblée nationale pour que le Canada sache clairement ce qui constitue le minimum pour nous. 

Quand on a eu la crise sur le déséquilibre fiscal, j’ai proposé une solution : faites un référendum au Québec sur la question suivante:  Voulez-vous que le Québec seul perçoive toutes les taxes et tous les impôts sur son territoire?  Question d’avoir un vrai pouvoir de négocier… Rien. 

J’ai l’impression que nos partis politiques cherchent plus à avoir raison qu’à solutionner le problème constitutionnel du Québec. 

Avec ces éternelles querelles, les plus vieux sont certains de mourir sans voir l’indépendance.  C’est le défi du PQ de les sortir de ce défaitisme incarné.  On est né pour une petite bouchée de pain.

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