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Radioactif 203

novembre 18, 2021

Radioactif 203

17 Octobre 2007

La pédérastie.        

Je m’étais rendu à Sherbrooke rencontrer mon directeur spirituel.  Je songeais de plus en plus à devenir prêtre, mais encore plus, je doutais de mes capacités à renoncer aux plaisirs de la chair. 

C’était d’autant plus évident que je n’étais pas juste intéressé aux filles, les garçons prenaient de plus en plus de place. 

Cet amour des garçons étaient cependant très souvent platonique. Même divines, ces occasions étaient rares.   Les rêves suscités par mes expériences antérieures constituaient déjà les plus beaux moments de ma vie. 

Plusieurs croient que la pédérastie se vit surtout dans un lit.  Quelle erreur !  Rien de plus faux. C’est aussi stupide que de croire que la pédérastie est possible s’il y a violence ou si on se sent dominateur. 

Le pédéraste est l’esclave du jeune de qui il tombe amoureux. 

Pour moi, ce fut une passion fougueuse pour la beauté des visages.  Juste les regarder, les admirer m’indiquaient jusqu’à quel point la création est une beauté infinie.  Que dire de leurs regards complices, taquins ?  De la musicalité de leurs rires comme les étoiles du Petit Prince ? De leurs démarches de serpent ?  De leur gentillesse ?  Aussi grisant qu’une tempête de neige. 

La pédérastie c’est continuer d’avoir une âme d’enfant, malgré l’installation des âges dans ton corps.  Garder le goût du jeu et la curiosité de l’autre.  Les plus beaux moments sont ceux où tu as l’impression d’être un enfant.  La magie de revoir et ressentir la vie à travers ce petit garçon que tu fus et qui t’habite encore.. 

L’amour elle-même devient un jeu. 

Défendues, ces rencontres ne sauraient être éternelles malheureusement.

Elles sont des fichiers que tu empiles dans ta tête pour trouver la vie belle.  Une forme de communion à la beauté. 

Puis, un soir, Yvette se présenta pour me connaître.  Nous avons passé au lit.  Mon désir d’être prêtre venait de disparaître à jamais.

17 Octobre 2007

Invitation au lit.      

Bernard et Paulo ont très bien pris à cœur leur mission de dépuceler ce petit journaliste ouvert aux plaisirs nouveaux.

Bernard jouissait de sa popularité de boxeur et Paulo se vantait sans cesse d’avoir toutes les filles qu’il voulait. 

C’est ainsi qu’un jour ils me confièrent qu’ils connaissaient une fille très intéressée à me montrer à faire autre chose que la planche. Tout ce que j’avais à faire : accepter qu’elle vienne nous rejoindre dans ma chambre à l’arrière du bureau, à un tel moment. 

Je n’étais certainement pas pour refuser, mais je ne croyais pas qu’une fille puisse s’intéresser à une échalote comme moi. 

Le soir de la rencontre fatidique arriva.  Les gars passèrent à la chambre les uns après les autres.  Puis, Yvette en sortit en toute vitesse alors qu’il ne restait plus que moi. 

Elle s’approcha de moi et me dit simplement : « Toi, je te verrai quand tu seras seul ». 

Tout n’était pas perdu, mais j’en avais encore, semble-t-il pour un bon petit bout de temps à croire que les plaisirs du sexe se tenaient dans ma main. 

J’ai cru qu’on s’était servi de moi pour organiser une grande partouze à mes dépens.  Chaque trahison féminine justifiait mon intérêt pour les gars.    

L’avenir me prouvera que j’ai tord de penser qu’Yvette se jouait de moi.

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