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Radioactif 158

octobre 4, 2021

Radioactif  158

26 Septembre 2007

L’homosexualité.

Un malheur n’arrive pas seul.  Non seulement je ne savais pas parler aux femmes, mais je découvrais avec stupeur dans les livres qu’il existait une maladie mentale nommée homosexualité. 

Je ne savais pas encore que les vrais fous étaient ceux qui prétendaient que l’homosexualité est une maladie. 

Il était de plus évident que l’homosexualité expliquait mon comportement.  Je savais que ce n’était pas monnaie courante qu’un garçon soit fasciné par les pénis, mais de là à prétendre que c’était une maladie, c’est une autre paire de manche. 

D’autant plus que l’homosexualité ne me collait pas complètement à la peau puisque mon sport favori était de me passer un poignet. 

Je n’avais pas compris auparavant parce que nos chastes grands gueules utilisaient un tout autre vocabulaire, prétendant que nos mots étaient trop vulgaires ou trop sales. 

J’avais eu le temps d’en prendre goût et je n’étais pas encore assez sénile pour croire qu’un attouchement sexuel ça fait mal. 

Les religions, ayant toujours été les juges de la sexualité, nous étions tous des cochons avant même d’y avoir consenti.  Une pensée suffisait pour nous envoyer chez le diable.  Je voulais tellement me débarrasser de ce vice que j’espérais rien de moins qu’un miracle.

26 Septembre 2007

Fierté pour mon père.     

Je me suis mis à boire à cause de ce que l’on nous faisait croire. Ça me rendait absolument malheureux. 

Pourtant, ce n’était pas l’exemple de tempérance qui manquait.  Mon père, Émile, qui aimait savourer une bière fut plus de 20 ans Lacordaire pour nous montrer comment agir.  Si ce n’est pas un homme responsable, je me demande quand tu en deviens un. 

Papa est arrivé un soir, une caisse de bières à la main.  Il ne voulait pas qu’on se tue dans un accident d’automobile à cause de la boisson et  pour ce faire il trouvait préférable qu’on boive à la maison plutôt que d’aller s’enivrer ailleurs. 

J’ai depuis une véritable admiration pour la sagesse de mon père.  Pas étonnant que pour lui le Québec ne pouvait pas s’améliorer sans l’éducation.  Papa disait  «je ne peux pas vous donner d’argent, mais je vous aurez fourni l’instruction. C’est à vous d’apprendre à vous en servir».


26 Septembre 2007

Maudite boisson ! 

L’ange déchu est apparu avec l’adolescence. 

À 16 ans, pour ma fête j’écoutais I am just a lonely boy et je croyais que je ne m’en sortirais jamais. 

Les filles ne voulaient rien savoir de ma carcasse et boire me rendait encore plus majestueusement malheureux.  Je buvais comme un trou.  Un sale ivrogne. 

Par exemple, mon père avait décidé de me punir et m’avait confiné dans ma chambre. Sachant où il gardait son brandy pour son coeur (il est mort d’une crise cardiaque) je me suis allégrement servi.  À son retour, j’étais tellement saoul que j’étais malade et je suis même tombé en bas de mon lit.  «Ça lui apprendra, le maudit cochon», résuma la réaction de papa. 

Une autre fois, j’ai déboulé l’escalier et tombé en bas d’une chaise.  Je buvais pour me tuer.  Un jour, maman exaspérée me gifla.  Ce fut comme frapper dans un oreiller de plumes.  Je m’en amusais. 

Le pire, j’ai fait mes promesses pour devenir Lacordaire alors que j’avais de la difficulté à me tenir debout.  Mon point de vue : mes promesses étaient pour l’avenir et non le présent. 

Boire fut le pire défaut que j’ai eu dans ma vie.

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