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Radioactif 150

septembre 26, 2021

Radioactif  150

22 Septembre 2007

Théâtre 1.    

Mine de rien le théâtre fut une autre jouissance qui a profondément marqué mon adolescence.  J’adorais faire du théâtre quoique j’avais un handicap insurmontable : l’absence de mémoire. 

Je n’arrivais jamais à me rappeler exactement le mot à mot du texte que je devais apprendre par cœur.  Aussi, je m’arrangeais pour que ça arrive à dire à peu près la même chose, ce qui ne facilitait pas le jeu, surtout que j’avais la mauvaise habitude d’improviser toutes sortes de farces. 

J’ai tellement toujours eu peu de mémoire que la seule chose que je me rappelle des fables que l’on devait apprendre par cœur est :« un loup n’avait que la peau et les os tant les chiens faisaient bonne garde».  Je n’ai jamais pu apprendre une fable au complet. 

À l’école normale, pour devenir enseignant, je n’ai jamais pu apprendre les déclinaisons latines.  J’étais même la risée de tous.  C’est pourquoi je me dépêche d’écrire tout ce que je me rappelle parce que je sens le vide s’installer lentement. 

Heureusement, en préparant mes archives pour les Archives gaies du Québec, j’ai pu évaluer ma vie et en venir à la conclusion que j’ai bien vécu.   

À vrai dire, je ne me trouve pas tellement vite sur mes patins , ni brillant ,quand je participe à une entrevue, par exemple. 

Je sais mieux plus tard ce que j’aurais dû dire alors. J’ai le cerveau un peu tortue.

22 Septembre 2007

Théâtre  2.   

Je me souviens d’une pièce de théâtre dans laquelle j’étais le petit Hermann, l’enfant pur et amoureux de la Vierge Marie. 

Qu’il fut difficile de ne pas éclater de rire au cours de ma prière à genoux devant Marie, une belle et gentille fille du village. Doriane. 

Une autre fois, je devais comme un archange sortir mon épée du fourreau, ce qui se fit vite et facilement, mais puisqu’elle était de carton, elle plia en deux immédiatement.  Je lançai aussitôt une farce sur sa rigidité, genre une chance que j’ai autre chose de plus dur, qui fit rigoler l’assistance alors que ce se devait d’être un drame. 

Ce goût du théâtre m’habitait tellement que j’avais organisé une soirée de comédie, à Sherbrooke, dans une salle paroissiale, avec l’aumônier des jeunes, car je faisais partie de la «Jeunesse ouvrière catholique».

Tout au long de cette pièce je me moquais des émissions de télévision.  J’avais tout écrit.  Un plaisir incroyable quand les gens t’applaudissent ensuite.  Quel triomphe!

 J’ai toujours secrètement envié le succès des acteurs et des chanteurs quoique dans mon cas, le deuil de la gloire est facilement plausible. 

Quoique durant ma retraite, il ne faudrait pas me tordre un bras bien longtemps pour me glisser dans un petit spectacle. 

Ce ne doit pas être pire que de réciter de la poésie.  Même si j’adore ça, je fonds juste à m’imaginer en scène.   Dans mes moments dépressifs, je me sens complètement dépourvu de tous  talents.  Si j’avais à recommencer ma vie, je voudrais bien avoir la facilité que les jeunes ont aujourd’hui d’étudier en théâtre.   

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